Vous êtes sur la page 1sur 2

c La  est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d'expression de chacun.

Elle
passe par l'examen du détenteur d'un pouvoir (étatique ou religieux par exemple) sur des livres,
journaux, bulletins d'informations, pièces de théâtre et films, etc. -- et ce -- avant d'en permettre
la diffusion au public. Par extension, la censure désigne différentes formes d'atteintes à la liberté
d'expression, avant et/ou après leur diffusion (censure |  et | ). On distingue la
censure politique (limitation par le gouvernement de la liberté d'expression) de la censure
indirecte, non officielle, mais sous forme de pression, en particulier une forme de censure
économique (due notamment à la concentration des médias, etc.) ; on peut aussi ajouter les
phénomènes d'autocensure.

La censure peut aussi être institutionnelle ou sociale par la privation de l'information disponible à
des particuliers ou à un groupe. Cette forme de censure peut se justifier dans certains cas pour
des raisons médicales (voir psychiatrie)[réf. nécessaire] mais elle prend majoritairement une forme
négative. La censure positive peut prendre aussi la forme de censure liée à l'âge. Un tel type de
censure positive comporte par exemple la classification de film selon la thématique. (voir
pornographie et violence)

La censure est représentée sous la forme d'Anastasie tenant de grands ciseaux.

^  




La censure a accompagné la liberté d'expression dès le début de l'Histoire. Ainsi, l'origine du


terme censure remonte au poste de censeur, créé à Rome en -443, dont le but était de maintenir
les mœurs.

Dans la Chine et l'Irlande antique, la censure était considérée comme un moyen de régulation des
mœurs et de la vie politique. La première loi sur la censure fut instaurée en Chine en 2010. Le
plus célèbre cas de censure antique est celui de Socrate, condamné à boire la Ciguë pour avoir
« incité les jeunes à la débauche ».

Le combat pour la liberté d'expression remonte aussi loin, Euripide défendant déjà la liberté
d'expression au IVe siècle av. J.-C.[réf. souhaitée]

Pour les religions monothéistes, la condamnation du blasphème est un thème central depuis un
des premiers livres recueillis dans la Bible, le Lévitique : « Si un homme insulte son Dieu, il doit
porter le poids de son péché ; ainsi celui qui blasphème le Nom du Seigneur sera mis à mort ».

La naissance de l'Église orthodoxe, et son besoin de maintenir l'orthodoxie, développa largement


la censure. Nombres de mesures de censure[réf. souhaitée] furent appliquées pour éradiquer les
menaces hérétiques au dogme chrétien, comme par exemple au concile de Nicée. Cependant,
elles ne suffirent pas, et le nombre d'ouvrages illicites écrits et copiés explosa, et échappa au
contrôle de l'Église, qui instaura des mesures plus draconiennes[réf. souhaitée] .

Avec l'arrivée de l'imprimerie, les autorités civiles et religieuses sentent le besoin de créer un
cadre plus solide à la censure, et légifèrent sur la censure.






Outre la question de la censure sur internet lui-même (article détaillé ci-dessus), les opérateurs de
sites Internet (dont Wikipedia) sont également accusés de pratiquer parfois la censure.


 



 

Dans un sens plus large la censure regroupe différentes formes d'atteinte à la liberté d'expression.

Le fonctionnement des médias implique de nombreuses personnes ayant chacune à son niveau un
pouvoir de modification voire de suppression de certaines propositions initialement faites.
Nombreux sont ceux qui assimilent une telle action à de la censure dans les faits, ce qui étend
assez largement la définition de la censure. Même s'il n'en demeure pas moins que les
propriétaires des médias évitent évidemment de publier ce qui peut déplaire à des clients, à l'État,
à des syndicats, etc. et que même les professionnels s'abstiennent généralement de simplement
proposer un article potentiellement litigieux (auto-censure).

Quelquefois, une information spécifique et unique dont la véritable existence est à peine connue
du grand public, est gardée dans une subtile situation de quasi-censure, étant classée comme
« subversive » ou « inconvenante ». Le texte de 1978 de Michel Foucault, |   | 

,
par exemple ± défend l¶abolition de l¶âge du consentement, et depuis août 2006, est presque
totalement invisible sur Internet, que ce soit en français ou anglais, et n¶apparaît même pas sur
les sites Web spécialisés sur Foucault.

Paradoxalement, les appels à la censure constituent souvent une véritable publicité qui, en
éveillant la curiosité du public, provoque l'effet inverse à celui recherché. Les films   et |
   |
, le roman   || 
 ont reçu une publicité qu'ils
n'auraient sans doute pas eue sans les menaces dont ces œuvres ou leurs auteurs ont été la cible.





  
     


 

  

Reporters sans frontières (RSF) établi chaque année le classement mondial des pays pour la
liberté de la presse2.

La France arrive au 43e rang du classement général en 2009, reculant de 8 places par rapport à
2008. En 2002, elle occupait la 11e place[réf. nécessaire] .

Dans les autres pays, la censure d'informations générales, politiques ou commerciales s'exerce
généralement par voie de décisions de justice et non par le contrôle d'un organe de censure
pérenne.