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Institutions économique internationales

23/09

Les institutions économique internationales s'épanouissent dans la mondialisation. Dans sa


forme première, la mondialisation s'applique à un univers international, elle oblige les états
à dépasser leurs horizons national et à prendre conscience de leurs responsabilités dans
l'organisation de leurs rapports sur le plan mondial. Dans sa forme actuelle, la
mondialisation se double de ce que l'on appelle la globalisation qui exige un transfert au
plan international de problèmes qui jusque là semble pouvoir être réglés de manière
bilatérale.

La mondialisation accentue l'intégration de société, d'états, d'entreprises et d'ONG dans un


réseau transnational.
A s'y définir, la mondialisation ne préjuge pas de la forme prise par cette mondialisation,
mais en pratique elle est favorable à la libéralisation des échanges (les rendant plus faciles et
plus efficaces). Dès lors, la mondialisation s'identifie à la création d'un marché mondial.
Ainsi défini, la mondialisation telle qu'elle est connue aujourd'hui est LIBERALE.

Le libéralisme a souvent été considéré comme postulat de la mondialisation, or ce postulat


est de plus en plus contesté.
A partir de 1994 (le 1er janvier) mais surtout depuis 1998-1999 a émergé un mouvement de
contestation envers la mondialisation dont l'origine est le mouvement anti-mondialisation et
alter-mondialiste. Ce mouvement tente de proposer une alternative à la mondiallisation
libérale. L'idée qui prévaut est de replacer l'être humain au centre de la mondialisation en
développant la solidarité.
Ainsi pour se former une opinion sur ce phénomène qu'est la mondialisation, seule la
connaissance des institutions qui la véhiculent ou qui y contribuent peut permettre de se
forger une opinion objective.

La constitution d'un ordre économique international est une tentative d'établissement d'un
ensemble de règles juridiques se fondant sur une pratique concertée et une organisation des
relations internationales permettant la mise en place d'institutions et une reconnaissance des
droits et devoirs.
La mise en place de l'ordre économique international débute véritablement à la fin de la
WWII. L'idée qui a prévalue est de permettre via le développement des relations
économiques et la préservation de la paix. En effet, grâce au développement des échanges et
à la hausse de l'interdépendance, les états seraient moins enclins à faire la guerre.
Mais le développement des échanges ne date pas de la fin de la WWII, on considère
traditionnellement que 2 ordres économiques se sont succédés:
– Le vieil ordre économique international, avant tout Européen (ligue Hanséatique) qui
se développe avec la fin de la révolution industrielle (qui prend fin avec la crise
financière de 1929)
– Un nouvel ordre économique apparaît alors. On y trouve 2 conceptions:
– Le capitalisme qui préserve les intérêts des pays occidentaux face à l'émergence
de nouveaux pays.
– Le tiers-mondiste né avec l'indépendance des états asiatiques et surtout des états
Africains (mouvement des non-alignés)

Définition d'institution: Lato sensus (au sens large) c'est un ensemble de mécanismes et de
structures notamment juridiques qui régissent la conduite d'un collectif donné. En ce sens,
l'institution n'est pas synonyme d'organisation.
L'organisation internationale est composée de 2 ou plusieurs états sur une base régionale,
inter-régionale ou même universelle.
La différence fondamentale entre ces deux concepts réside dans l'approche plus libérale de
l'institution. En effet une institution au sens internationale ne repose pas forcement sur un
acte juridique.

Définition d'international: A priori, il s'agit d'une définition plus simple. Cela signifie
« entre les nations » c'est à dire entre personnes ayant une communauté, une langue, une
histoire et une culture. Cependant, matériellement parlant, « international » a été conçut
comme un synonyme « d'inter-étatique » car l'on considérait que les relations économiques
internationales étaient avant tout géré par les états. Mais cette vision est dépassée dans le
domaine économique et grâce aux nouveaux acteurs (sociétés transnationale).

Définition d'économie: Regroupe tout ce qui concerne la production, la distribution et la


consommation des richesses. Elle permet de regrouper plusieurs réalités que sont la finance,
le commerce et le développement.

Mais alors, comment les institutions internationales influencent elles les politiques
publiques internationales, comment structurent elles l'économie internationale?
Ont elles les moyens de leurs ambitions?

Il faut comprendre pourquoi les institutions économique internationales concentrent des


critiques de plus en plus virulente tant sur leur objet que sur leur mode de gouvernance.

1. La multiplicité des acteurs de la mondialisation économique


Plusieurs approches sont possibles mais nous opterons d'abord par une séparation des
institutions mondiales et régionales. En effet, l'idée qu'une hiérarchisation prévaut dans le
système économique international.

I. Les institutions économiques à vocation universelle


Il en existe 3 types qui émanent de 3 actes juridiques distincts mais aussi complémentaires:
– Les institutions Onusiennes issues de la charte de San Fransisco de juin 1945.
– Les sœurs de Bretton-woods issues des ces accords de 1944 (FMI et Banque
mondiale).
– Les institutions dédiées au commerce (Organisation Mondiale du Commerce) issues
des accords de Marrakech en 1994.

Les institutions Onusiennes


Dans le cadre des nations unies, un organe se consacre aux problèmes économiques. Il s'agit
du conseil économique et social (éco-soc)

A. Les organes de l'éco-soc

L'éco-soc rassemble 54 états membres au sein du conseil. La désignation se fait parmi les
états membres de l'Assemblée Générale selon une répartition géographique.
L'Afrique occupe 14 sièges, l'Asie 11, l'Europe Orientale 6, l'Amérique Latine et les
Caraïbes 10 et 13 sièges pour l'Europe Occidentale.
Les membres du conseil sont élus par tiers, tous les ans, pour 3ans.
On remarque que les pays en développement sont majoritaires et que le mode de votation est
le même que pour l'Assemblée Générale (1 siège= 1voix)
L'éco-soc compte 28 commissions, chacune spécialisées dans le traitement de problèmes
particuliers.

B. Le rôle normatif de l'éco-soc

Les pouvoirs normatifs de l'éco-soc sont faibles.


Elle dispose de 2 types de compétences essentielles:
– Un rôle consultatif: le conseil peut faire et provoquer des études ou des rapports sur
des questionnement international en économie et en culture. Au terme de ses études,
le conseil fait des recommandations à l'Assemblée Générale en vue d'assurer le
respect effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
– Un rôle de coordination: elle coordonne les activités des institutions spécialisées. Elle
a un rôle centralisateur dans certains champs d'interventions.

C.Le déclin progressif de l'éco-soc

Dans les années 60, la création de l'éco-soc provoqua une vague d'enthousiasme car c'était
un outil de coopération tant formellement que substantiellement, le domaine d'intervention
était large et les acteurs multiples (dont l'ONG) .
Certaines notions sont nées au sein de l'éco-soc comme le « droit au développement ».

Cependant, l'éco-soc en tant qu'institution onusienne connait une lourdeur administrative et


surtout l'absence de caractère contraignant (recommande mais n'oblige pas) entrainant ainsi
un désintérêt. L'éco-soc n'a donc pas réellement de poids sur les états.

Les soeurs de Bretton-woods

En 1944 furent crées les 2 institutions financières devenues majeures dans la famille des
nations unies. Elles ont été conçut comme complémentaire où l'une assure la stabilité des
échanges et l'autre la remise en marche du système économique mondial.
Ces sœurs ont évoluées indépendamment mais ensemble, il s'agit:
– Du Fond Monétaire International (FMI)
– De la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) qui
s'appelle de nos jours le Groupe de la Banque Mondiale.

A. Le FMI
Le FMI comporte 185 états membres. Environ 2600 personnes de 143pays différents y
travaillent.
Le total de quottes part était au 30/09/07 de 338 milliards de dollars.
L'encourt total des prêts est d'environ 25 milliards de dollars répartis sur 69 pays.

30/09

Les quottes part représentent l'argent qui est placé par un état lors de son admission au sein
de l'organisation. Cette quotte part est calculée en fonction de son poid économique et au
pourcentage de quottes part versées par rapport au total des quottes part. Ce pourcentage
correspond au un certains nombre de pourcentage de droit de vote.
Les états unis ont versés environs 18% des 338 milliards, ce qui correspond au pourcentage
de leur droit de vote.
C'est donc un régime inégalitaire car tout dépend de la richesse dont dispose chaque état. Au
sein du FMI, le vote est pondéré.

La spécialité du FMI est d'assurer la stabilité du système monétaire et financier


internationale, à savoir: le système internationale de payement et de taux de change des
monnaies nationales.

Dans son statut, le FMI poursuit les objectifs suivant:


– Promouvoir la stabilité économique et prévenir les crises
– Contribuer à la résolution des crises lorsqu'elles se produisent
– Promouvoir la croissance
– Alléger la pauvreté

Pour parvenir à ses but, le FMI dispose de plusieurs organes et moyens.

A. Les Organes

Au sommet de la hiérarchie, on trouve le conseil des gouverneurs. Ce conseil est investie de


tous les pouvoirs et il est composé d'un gouverneur par état. Les gouverneur est en général
le ministre des finances ou le gouverneur de la banque centrale de l'état. Ce conseil des
gouverneurs se réuni une fois par an en assemblée générale. Cette réunion a pour but
d'examiner les activités du FMI et d'adopter les grandes décisions du type:
– Révision des statuts
– Augmentation des quottes part
– Admission d'un nouvel état membre

C'est un peu l'organe législatif du FMI. Mais concrètement, ce conseil délégue ses pouvoir à
ce que l'on appelle le conseil d'administration. Ce conseil siège en permanence à
Washington. Il est composé de 24 membres:
– 5 membres sont permanent de droit (États unis, Grande Bretagne, Allemagne, Japon
et France)
– 3 sont devenus membre dans les faits (Russie, Chine, et Arabie saoudite). Ces 3
membre représentent à eux seuls, un groupe.
– Les 16 autres membres représentent chacun un groupe de pays désignés en général
sur une base régionale.

Le conseil d'administration est l'organe exécutif du FMI.

A la tête du FMI, on trouve un directeur général qui préside le conseil d'administration et


dirige les services administratif du FMI. Selon un Gentleman Agreement, c'est toujours un
Européen qui est à la tête du FMI et toujours un Américain à la tête de la Banque Mondiale.
Le directeur général actuel du FMI est D. Strauss kan.

Un comité intérimaire se réuni deux fois par an au niveau des ministres des finances des
états membres du conseil d'administration. Son but est de faire des propositions quant à
l'évolution de la politique du FMI. Quelque soi l'organe envisagé, le mode de votation se fait
à la pondération.
Ainsi les États Unis représentent au 24/09/2010 16,74% des droits de votes. A titre de
comparaison, le 2ème contributeur qu'est le Japon ne représente que 6,01% des droits de
votes. Un état comme la Côte d'Ivoire ne représente que 0,15%.
Cette inégalité a une importance parce que les décisions les plus importantes requiert une
majorité de 85% des droits de votes. Les États Unis ont donc un droit de VETO, rien ne peut
se faire sans leur accord.

B. Les moyens d'intervention du FMI

Ces moyens d'intervention sont de trois ordre:


-L'assistance technique
-La surveillance
-Les opérations de prêts

Le FMI peut à la demande des états membres, fournir des conseils aux gouvernements afin
d'assainir par exemple son système bancaire, de réduire les déficits publiques ou encore de
l'aider à rétablir sa balance des payements. Concrètement, l'état fait une demande au FMI en
se sens et l'organisation envoie des experts qui analysent les données économiques de l'état
et fournissent un certains nombres de recommandations. Cette assistance s'est généralisée à
tel point qu'il existe des experts en résidence permanente au sein des états.

L'activité de surveillance (prévu par l'article 4 du statut du FMI) est connue sous le nom de
consultation. Ceci veut dire que tous les états sont tenus de fournir annuellement au FMI
leurs principaux indicateurs et un inventaire des principales réformes mises en places. De
manière théorique, le FMI dépêche chaque année un groupe de fonctionnaires dans plusieurs
états qui vont analyser sur place les principaux indicateurs financiers.
Matériellement parlant, les états contrôlés sont toujours les mêmes (par manque de
personnel), c'est à dire des états en développement (pour les contrôler).

Le principal mode d'intervention du FMI sont les opérations de prêts. Actuellement, environ
25 milliards de dollars sont prêtés par le FMI. Les prêts consenties par le FMI suivent une
procédure très spécifique. Au sein du FMI, l'utilisation des ressources du fond par un état ne
peut se faire que si l'état est éligible à l'utilisation de ces ressources.
C'est à ce niveau que la quotte part à une importance aussi. En effet elle conditionne la
capacité d'emprunt de l'état sachant que se dernier ne pourra pas emprunter plus de 300% de
sa quotte part. Le vecteur juridique de la relation existent entre le fond et l'état emprunteur
et ce que l'on appelle l'accord de confirmation, traduction très imparfaite du terme anglais
« stand by arrangement » . Mais un « arrangemeent » n'est pas un accord, ainsi l'état n'a pas
à demander l'avis du peuple.
Le but de ces accords est de permettre à un état, dans des conditions fixées à l'avance,
d'obtenir la possibilité d'acheter des devises du FMI au moyen de sa monnaie nationale.
C'est ce que l'on appelle le purchase. Mais l'état doit s'engager à racheter sa monnaie
nationale au FMI avec des monnaies du FMI. C'est le repurchase.

Concernant les conditions d'éligibilités, une différence doit être faite suivant le montant
emprunté suivant les tranches envisagées. En effet il n'y a aucune condition pour ce que l'on
appelle la tranche de réserve qui correspond aux 25 premier % de la quotte part. Par contre
pour les tranche supérieure, appelée tranche de crédit, plus votre demande est élevée, plus
les conditions sont nombreuses. Ces conditions sont des garanties de remboursement, le
FMI va considérer que vous ne pourrez rembourser correctement que si certaines conditions
sont réunis. C'est ce qu'on appelle la politique de conditionnalité. Les conditions demandées
par le FMI dépendent à la fois de la situation économique propre du pays demandeur mais
aussi du cadre juridique dans lequel cet état demande un financement. Ainsi les conditions
ne sont pas les mêmes suivant la facilité existante au sein du FMI. Facilité étant le terme
général des opérations de prêts du fond.
Ce qu'il faut bien comprend c'est que le FMI est devenu pour de nombreux états lourdement
endettés, le seul moyen de pouvoir disposer d'argent frais sur le marché financier
internationale.

II.Le groupe de la Banque Mondiale


La BM est semblable à une coopérative dans laquelle les actionnaires sont les pays
membres. Les actionnaires sont représentés comme au FMI au sein d'un conseil des
gouverneurs qui est l'organe suprême de la banque. Les gouverneurs sont en général les
ministres des finances. Ce conseil se réuni une fois par an à l'occasion des assemblées
annuelle des deux organisations. Comme au FMI, les gouverneurs délèguent en grande
partie leur pouvoir au conseil d'administration. Ce conseil est composé de 24
administrateurs et se réuni en général deux fois par semaine. Au sommet de la hiérarchie
administrative de la banque on retrouve un président (de la BM) qui est toujours Américain
qui s'appelle Robert Zoellick.
Le président de la BM est élu pour 5ans, il est le chef de l'administration de la banque c'est à
dire le supérieur d'environ 10 000 employés que compte le groupe de la BM. On parle de
groupe de la BM car il existe plusieurs institutions en son sein.

A. La multiplicité des organisations membres du groupe


Historiquement, la première de celle ci créée à Bretton Woods est la Banque internationale
pour la reconstruction et le développement (BIRD). Actuellement la BIRD est l'institution
de la banque qui collabore avec les pays a revenus intermédiaire et certains pays pauvre
mais solvables. « Elle contribue à la satisfaction des besoins de développement humain et
social que les créanciers privés ne financent pas. Elle protège la solidité financière des
emprunteur en leur fournissant un appuis en période de crise. Elle a recours à ses propres
financements pour promouvoir des réformes stratégiques et institutionnelles essentielles. »

Depuis les années 60 il existe une autre institution spécialisée au sein du groupe dans le prêt
au pays les plus pauvres. Il s'agit de l'agence internationale pour le développement. Elle
compte 165 états membres et vise à réduire la pauvreté en accordant des dons et des prêts à
faible intérêt appelé prêt concésionnel destiné à financer des programmes en vue de stimuler
l'activité économique. L'AID est un des principaux bailleur de fond pour les 78 états les plus
déshérités de la planète dont 39 se trouvent sur le continent Africain. Il s'agit de la principale
source de financement des services sociaux de bases dans les pays les plus pauvres.

21/10

Au titre de l'exercice 2010, est considéré comme un pays pauvre, donc éligible aux
ressources de l'AID, les états dont le revenu national brut est inférieur ou égal à 1135 $ par
habitant. Alors que la BIRD mobilise l'essentielle de ses ressources sur les marchés
internationaux des capitaux, l'AID est tributaire des contributions des plus riches de ses états
membres pour l'essentielle de ses ressources financières. Ce qui veut dire que tout les trois
ans sont reconstitués les capitaux de l'AID (nous sommes actuellement dans la 15ème
reconstitution) qui représente 25 milliards de $. Elle dépend donc uniquement de la
souscription des états riches, ce qui la rend dépendante des états Occidentaux.
Il est a noter que deux états anciens bénéficiaires de l'AID ont accrus leur donations dans le
cadre de l'AID 15; il s'agit du Brésil mais surtout de la Chine.

On trouve aussi la Société Financière Internationale créé en 1956 et compte 179 états
membres. Pour être membre de la SFI, il faut être membre de la BIRD. La SFI investie et
fournie des services de conseils pour promouvoir des projets durables à la fois en matière
économique et financière. L'idée ayant présidée à la naissance de la SFI est la suivante:
La BIRD ne peut statutairement prêter qu'aux états, or afin de stimuler la croissance
économique, il est apparut nécessaire de pouvoir octroyer sous certaines conditions des
prêts à des sociétés privées. Ainsi la SFI a deux activités principales: le prêt et le conseil
aux entreprises privées.

La 4ème institution, l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements créé en 1985 et


comporte 172 états membres (il faut ici aussi être membre de la BIRD avant tout). L'idée
qui a présidée à la naissance de l'AMGI est très simple:
Les préoccupations relatives à l'investissement et la perception des risques politiques
empêche souvent l'investissement étrangers direct. Cela abouti à une majorité des flux
financiers allant vers une poignée de pays et laissant les plus pauvres économie du monde
ignorées.
L'AMGI fournie trois types de services; tout d'abord l'assurance risque politique pour les
investissements étrangers dans les pays en développement. Ensuite une assistance technique
pour améliorer le climat d'investissement et promouvoir les possibilités d'investissements
dans les pays en développement. Enfin, lever les éventuels obstacles à l'investissement futur.

Le Centre International de Règlement des Différends Relatifs aux Investissements, le CIRDI


crée en 1965 par la convention de Washington. Il compte 140 états membres, son objectif
est de fournir un cadre de conciliation et d'arbitrage pour les différends relatifs aux
investissements. Le CIRDI cherche à éliminer les principaux obstacles à la libre circulation
international de l'investissement privé posé par les risques non commerciaux et par l'absence
de méthode internationale spécialisée pour les investissements. C'est un organe
juridictionnel, il est la pour dire quel est le droit international relatif aux investissements.
L'originalité du CIRDI est qu'il permet à une entreprise privée de saisir un juge international
contre un état.

B. Les moyens d'interventions du groupe de la Banque Mondiale


La BM dispose de plusieurs instruments conventionnels pour accomplir son objet social. Il
est existe deux principaux: les accords de prêts appelés aussi accords de crédits lorsqu'ils
sont octroyés par l'AID et les accords de garanties. L'accord de prêt ou de crédit est conclu
directement avec l'état membre. L'accord de garantie s'inscrit dans le cadre d'une opération
complexe où l'état garanti un accord conclut entre la banque et un emprunteur qui n'est pas
l'état. Ce dernier accord est dit accord de projet et l'accord entre l'état et la banque est appelé
aussi accord parapluie. L'accord de garanti (ou accord parapluie) a pour but
d'internationaliser l'accord conclut entre la banque et l'autre emprunteur.
L'AID prête des crédits à des conditions dites concésionnelles, autrement dit les crédit de
l'AID sont sans intérêts et les remboursement sont étalés sur une période allant de 35 à 40
ans. A contrario, les prêts consentis par la BIRD sont des prêts a intérêts de 6 à 8% sur une
période ne pouvant excéder 20 ans.
Mais il existe des critères pour pouvoir emprunter auprès de l'AID. Le premier est la
pauvreté qui est définit annuellement en fonction d'un certain seuil du revenu national brut
par habitant. Le deuxième est l'absence de solvabilité permettant d'emprunter selon les
critères du marché.
Cela étant, l'AID octroie un peu moins de 10milliards de $ par an, elle ne peut donc prêter
de l'argent que dans une certaine limite, il y a donc des critères d'allocations. Le principal
facteur qui détermine l'allocation des ressources de l'AID entre les pays admissibles, c'est la
performance de chacun dans la mise en œuvre de politique promouvant la croissance
économique et la réduction de la pauvreté.
A partir de 2004 a été créé une grille d'évaluation des politiques des institutions nationales
selon 10 critères et depuis 2009, selon 12 critères. Il s'agit du rapport dit « doing
buissness ».

III. L'Organisation Mondiale du Commerce


L'OMC est formellement née le 1er Janvier 1995. Elle est le fruit des accords de Marrakech
signés en 1994. Elle compte actuellement 154 états membres mais le commerce
international faisait déjà l'objet d'un encadrement depuis 1948 par le GATT.

1. La marche vers l'institutionnalisation: du GATT à l'OMC


De 1948 à 1994, le GATT a constitué les règles régissant une grande partie du commerce
mondial. C'est pendant cette période que le commerce international à enregistré quelques
uns de ses taux de croissance les plus élevés. Mais le GATT n'était qu'un accord provisoire,
en effet il s'agissait initialement de créer à coté des sœurs de Breton-Hoods une troisième
organisation qui s'occuperait du volet commercial, de la coopération économique
international. Plus de 50 états ont participé aux négociations visant a créer l'organisation
internationale du commerce (OIC).
La charte de l'OIC a été signée en 1948 à La Havane mais elle n'est jamais rentrée en
vigueur. Ainsi pendant un demi siècle les principes du GATT sont restés inchangés. Les
résultats obtenu en matière commerciale ont été rendu possible grâce à une série de
négociations appelée cycle ou « round » . Les plus grand progrès réalisé dans la
libéralisation du commerce ont été accompli dans les années 60 lors de ce que l'on a appelé
le Kennedy round .Dans les années 70, le Tokyo round a été la première tentative majeure
visant à remédier aux obstacles du commerce autre que les droits de douane. Enfin,
l'Uruguay round démarré en 1986 et qui a débouché en 1994 sur la création de l'OMC

2. Les organes de l'OMC

Toutes les grandes décisions sont prises par l'ensemble des membres soit à l'échelon des
ministres, soit au niveau des ambassadeurs. Les décisions sont normalement prisent par
consensus, il n'y a donc pas de vote. A cet égard, l'OMC est très différente d'organisation tel
que le FMI ou la BM.
A l'OMC il n'y a pas de délégation de pouvoir a un conseil d'administration, ainsi est-il
difficile d'adopter des décisions par consensus d'où l'idée de créer un conseil exécutif
restreint.
L'autorité suprême de l'OMC est la conférence ministérielle.