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c  c

   
  
  @

La Pénitence après le
péché
M 
   @
@
@
@

« Dis : ³ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre
détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah
pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très
Miséricordieux´. »
[Sourate 39 : Verset 53]
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Le manuscrit arabe :

La vers
on or

nae -e manuscr
t arabe- de cette pere extra
te des écr
ts de  mâm a été
trouvée dans a b
b
othèque de $arthagène (Qartâah) en Espagne. La « synthèse-traduct
on »
est fa
te à part
r du 
vre arabe éd
té par Dâr an-Nashr a-
sr
yyah a-Had.thah
(
ttéraement : « La ma
son d¶éd
t
on égypt
enne moderne »). Nous pr
ons D
eu de rendre
ut
e cet ouvrage et sa traduct
on à tous es musumans. Nous Le pr
ons de compter ces mots
dans es pages de nos bonnes act
ons et de nous pardonner d¶éventuees maadresses dans
cette traduct
on. Nous
nvoquons Sa 
sér
corde et Sa Généros
té.

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3
Àntroduction du livre

« Sache que a pén


tence est un terme qu
engobe tro
s aspects : un savo
r, des états et des
œuvres. Le prem
er aspect
mp
que e second et e second
mp
que e tro
s
ème seon une o

d
v
ne étab
e dans e royaume de D
eu. Quant au savo
r, c¶est e savo
r de ¶ampeur du ma
résutant des péchés

esques sont des po
sons mortes et un obstace entre e serv
teur et
L¶A
mé (î ). A
ns
orsque ce savo
r s¶
nstae avec cert
tude dans e cœur,
 s¶ensu
t une
doueur dans e cœur due à ¶éo
gnement de ¶A
mé, car
 est certa
n que e cœur souffre
orsqu¶
 ressent que ¶A
mé ¶a déa
ssé. $omme cet éo
gnement est dû à une mauva
se
act
on, e serv
teur a dépore. $e sent
ment de doueur causé par cette act
on s¶appee : e
regret. », $¶est a
ns
que commence e 
vre de ¶Imâm.

L¶essence de la pénitence

Dans ¶
ntroduct
on de son 
vre a pén
tence après e péché ¶Imâm Abû Hâm
d A-Ghazâ
,
que D
eu e compte parm
es S
ens, nous présente a pén
tence comme engobant tro
s
doma
nes : un savo
r, des états et enf
n des œuvres. I entend par « à  », e savo
r ou a
pr
se de consc
ence de ¶ampeur du ma qu
résute des péchés, esques sont une no
rceur qu

obscurc
t e cœur et un obstace entre e f
dèe et son Se
gneur. En effet, es péchés ont pour
conséquence ¶éo
gnement progress
f du serv
teur de son Se
gneur. $¶est pourquo
orsque ce
savo
r s¶
nstae avec cert
tude dans e cœur,
 s¶ensu
t une v
ve doueur. I est certa
n que e
cœur souffre orsque e musuman ressent que ses péchés r
squent de e pr
ver de a prox
m

d¶Aah. Le musuman dépore aors sa mauva
se œuvre ; a doueur qu
emp
t son cœur se
transforme en un état de regret : e regret d¶avo
r péché.

A
ns
a pén
tence cons
ste-t-ee à s¶écarter du péché dans e moment présent et d¶avo
r une
ferme voonté de ne pus ama
s succomber au péché dans e futur (proche et o
nta
n). I va de
so
que cette voonté d¶érad
quer e péché se tradu
t par de bonnes œuvres qu
prouvent a
s
ncér
té de a pén
tence. En effet, a pén
tence n¶est acceptée que orsque es œuvres qu
a
su
vent prouvent que e musuman a honoré sa paroe devant D
eu, en ne retournant pus au
péché comm
s dans e passé. Le musuman qu
déc
de de se repent
r à Aah et qu
, queques
ours pus tard, retourne au même péché, prouve que sa voonté est fa
be, que sa fo
est
vac
ante, qu¶
 n¶honore pas es engagements qu¶
 a pr
s envers D
eu. Un te
nd
v
du
prendra
t-
 D
eu - Exaté so
t-I - à a égère ? I devra
t être aerté par sa nég
gence et son
manque d¶observance du Tout Pu
ssant. I est à cra
ndre que ¶hypocr
s
e s¶
nf
tre dans son
cœur car ¶hypocr
s
e, une fo
s
nstaée dans e cœur, ne peut coex
ster avec une fo
s
ncère.

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4
Le devoir de se repentir et la valeur de la pénitence

Le devo
r de se repent
r appara.t ca
rement dans a trad
t
on prophét
que et dans es versets
coran
ques. I est rendu év
dent par a um
ère qu¶Aah dépose dans es cœurs de ses f
dèes.
Heureux sont ceux qu
cro
ent fermement que nu bonheur ne peut être espéré dans a v
e
future sauf e bonheur de rencontrer e Se
gneur des se
gneurs. aheureux sont ceux qu
ne
ou
ront pas de a prox
m
té de D
eu ;
s brûeront ce our dans es fammes du tourment et de
¶excus
on de Sa Haute Assembée et pér
ront dans es feux de ¶Enfer. Sache que cet
éo
gnement de D
eu résute de ¶obé
ssance de ¶homme aux v
es pass
ons d
ctées par ¶âme
charnee. Et sache que, pour être proche de D
eu,
 conv
ent de su
vre Son Dro
t $hem
n et
de e pr
er avec recue
ement et s
ncér
té. Pour bénéf
c
er de a prox
m
té de D
eu, a prem
ère
des cond
t
ons c¶est d¶év
ter tout ce qu
écarte e musuman de son Se
gneur, c¶est-à-d
re es
péchés. Pour se détourner du chem
n des péchés et se d
r
ger vers Le $hem
n d¶Aah,
 faut
ce savo
r (ou cette pr
se de consc
ence), e regret d¶avo
r péché et a ferme voonté de ne pus
retourner au péché.

Auss
Aah a-t-
 fa
t un appe généra aux croyants pour qu¶
s se repent
ssent :

« Et repentez-vous tous à Allah Ô croyants afin que vo us récoltiez le succès ».

($oran 24 : 31)

Notre Se
gneur a égaement préc
sé a qua
té de a pén
tence qu¶I agrée :

« Repentez-vous à Allah d¶un repentir sincère ».

($oran 66 : 8)

La s
ncér
té s
gn
f
e que e repent
r est fa
t excus
vement pour pa
re à D
eu. S
a seue
f
na
té recherchée par e repent
r est a sat
sfact
on de D
eu, c¶est aors un repent
r dépourvu
de toute
mperfect
on ou défaut. $¶est une act
on ouabe et agréée par Le Tout

sér
cord
eux.

D
eu nous a par a
eurs
nd
qué a nobesse de a pén
tence en d
sant :

« Allah aime ceux qui se repentent, et Àl aime ceux qui se purifient ».

($oran 2 :222)


sam accorde a pus grande
mportance à a pur
f
cat
on phys
que ma
s auss
, et surtout, à
a pur
f
cat
on des cœurs et des âmes, aquee est e fru
t de a pén
tence. Notre prophète -
pa
x et bénéd
ct
on de D
eu sur u
- nous a appr
s que « Celui qui se repent après le péché et
comme celui qui n¶a pas péché1 », a pén
tence efface es péchés.

1
(
se en garde : cec
n¶est pas une
nv
tat
on aux gens à pécher de façon
nsouc
ante et
audac
euse en d
sant « une pén
tence future avera ce péché » ...
 faut y vo
r év
demment une
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5
áne pénitence bien accomplie est agréée par Dieu

Une pén
tence accomp
e avec s
ncér
té est sans e mo
ndre doute agréée par Aah. $omme a
um
ère du our d
ss
pe es ténèbres de a nu
t, a um
ère de a pén
tence rayonne dans e cœur
et efface a no
rceur du péché. L¶empo
du cœur dans de v
s desse
ns et dans de bas péchés
e sou
e. Sa pur
f
cat
on se fa
t aors par es chaudes armes du regret versées ors de a
pén
tence et ors des
nvocat
ons de D
eu. $haque personne dont e cœur et e corps sont
pur
f
és mér
te a sat
sfact
on de D
eu seon un décret d
v
n :

« 7. Et par l¶âme et Celui qui l¶a harmonieusement façonnée ;

8. et lui a alors inspiré son immoralité, ainsi que sa piété !

9. A réussi, certes, celui qui l¶a purifiée. »

($oran 91 : 7-9)

Pu
sque « tout ra
sonnement théoog
que non soutenu par a trad
t
on ne peut vao
r », prenons
à ¶appu
queques versets et had
ths. Aah a d
t en parant de Lu
-même :

« Le Pardonneur des péchés, l¶Accueillant au repentir [«] ».

($oran 40 :3)

Notre Prophète nous a ense


gné : « certes Dieu étend Ses Mains avec la pénitence jusqu¶au
matin pour celui qui pèche la nuit et jusqu¶au soir pour celui qui pèche pendant la
journée ».

Qu¶est-ce qui nécessite le repentir ?

La pén
tence, répétons-e, c¶est e fa
t de regretter un péché et de s¶en écarter. Or,
 sembe

mposs
be de s¶écarter d¶un péché sans en conna.tre a nature. I est une rège seon aquee
« $e sans quo
une ob
gat
on ne peut être accomp
e est à son tour une ob
gat
on à
accomp
r ». $omme a pén
tence est un devo
r, ce sans quo
a pén
tence est
mposs
be
dev
ent une nécess

ncontournabe. Auss
est-

nd
spensabe de savo
r ce que sont es

m
sér
corde de D
eu af
n que es pécheurs ne désespèrent pas et pour qu¶
s sachent qu¶une
s
ncère pén
tence est touours agréée par D
eu)

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6
péchés af
n de pouvo
r s¶en écarter. Les péchés sont, en résumé, es act
ons, es paroes et es

ntent
ons contra
res aux ordres d
v
ns et aux ense
gnements prophét
ques.

Les péchés sont comm


s orsque ¶homme enfre
nt a Lo
dans quatre contextes d
fférents où,
à chaque fo
s
 veut s¶attr
buer, ou man
feste dans son att
tude, des qua
f
cat
fs qu
ne sont
pas es s
ens, à savo
r : des attr
buts qu
n¶appart
ennent qu¶à D
eu, des qua
f
cat
fs assoc
és
au d
abe, des comportements qu
reèvent des an
maux ou enf
n des bêtes fauves.

Souvent ¶homme tente de se parer d¶attr


buts qu
n¶appart
ennent en vér
té qu¶au Se
gneur de
toute créature. A
ns
certa
ns espèrent, vo
re prétendent, à ¶étern
té. D¶autres man
festent
orgue
 et f
erté. D¶autres enf
n v
vent pour être oués. $omme s
cette personne orgue
euse,
a
mant es ouanges, voua
t cr
er haut et fort comme Pharaon :

« 'e suis votre Seigneur, le Très Haut ! »

($oran 79 : 24)

Un te comportement, fréquent, condu


t
néuctabement aux péchés maeurs et au $hât
ment
de D
eu.

L¶homme dev
ent d
abo
que orsque son cœur s¶emp
t d¶env
e, de aous
e, d¶hypocr
s
e et
orsqu¶
 détourne es gens du dro
t chem
n et es appee à des chem
ns dév
ants.

L¶homme dev
ent «    » orsqu¶
 se donne pour obect
f ¶assouv
ssement, à tout pr
x,
des pa
s
rs de a cha
r (  ààà ). I en découe a forn
cat
on, a
sodom
e, e vo des b
ens d¶autru
pour sa sat
sfact
on personnee, a
ns
que d¶autres péchés
que déveoppent de bas appét
ts...

L¶homme est parfo


s comme une bête fauve fur
euse orsqu¶
 se a
sse emporter par sa coère,
en attaquant verbaement et/ou phys
quement es gens, en es agressant, en tuant ou en
commettant d¶autres actes aux conséquences maheureuses.

Nous avons ment


onné
c
des péchés cap
taux a
ns
que eurs sources respect
ves. En
dér
vent des péchés qu
se déc
nent avec nos d
fférents membres et sens. Pour e cœur par
exempe, c¶est ¶assoc
at
on d¶autres d
v
n
tés à D
eu, ¶hypocr
s
e, ¶
ntent
on de nu
re et
 en
va a
ns
pour chacun de nos sens.

La classification des péchés : majeurs et mineurs

Les péchés se subd


v
sent en péchés cap
taux ou maeurs (>
) et en péchés vén
es ou
m
neurs (à
). $erta
ns savants ne sont pas de cet av
s et prétendent que toute entorse à
une o
d
v
ne est un péché maeur. ême s

ntent
on de ces savants est ouabe (s¶écarter de
tout type de péché), eur av
s demeure cependant fa
be, car D
eu d
t :
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7
« Ceux qui évitent les plus grands péchés ainsi que les turpitudes et qui ne commettent
que des fautes légères. Certes, le pardon de Ton Seigneur est immense. »

($oran 53 : 32)

I d
t égaement :

« Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos méfaits de
votre compte, et Nous vous ferons entrer en un Lieu honorable. »

($oran 4 : 31)

Les savants ont d


vergé au suet du nombre et de a nature des péchés maeurs. Abû Tâ
b A-
akk. a ment
onné d
x-sept péchés t
rés de a [ . Is se déc
nent comme su
t :

Quatre dans e cœur : assoc


er d¶autres d
v
n
tés à D
eu, pers
ster dans a transgress
on de a
o
de D
eu, désespérer de a 
sér
corde de D
eu, ne pas cra
ndre e chât
ment de D
eu en
pensant qu¶I ne sév
ra pas contre es transgress
ons dans ce monde.

Quatre par a angue : porter faux témo


gnage, accuser
nustement d¶adutère une personne
vertueuse et chaste, prat
quer a mag
e, ment
r sous serment af
n de s¶emparer d¶un b
en ou
af
n d¶avantager une personne qu
est dans e tort.

Tro
s 
és au ventre : bo
re e v
n ou toute autre bo
sson qu
provoque a perte de a ra
son,
dépenser à son propre prof
t ¶argent des orphe
ns, v
vre d¶un argent
ssu de ¶usure, aquee
est str
ctement
nterd
te.

Deux sont 
és au sexe : commettre a forn
cat
on et a sodom
e.

Deux concernent es ma


ns : tuer et voer.

Un concerne es p
eds : fu
r ¶ennem
au cours d¶une bata
e ;
 n¶est en effet pas perm
s de
fu
r devant un ennem
même deux fo
s pus nombreux.

Un concerne e corps tout ent


er : ¶
ngrat
tude envers es parents, qu
se man
feste orsqu¶une
personne désobé
t à ses parents et n¶accomp
t pas ses devo
rs envers eux, ou envers ¶un
d¶eux, en terme de respect, de so
ns et de subvent
on à eurs beso
ns, qu¶
 s¶ag
sse de beso
ns
f
nanc
ers ou affect
fs.

Te est e po
nt de vue de Abû Tâ
b A-akk.. $eu
-c
n¶a néanmo
ns pas cass
f
é es
péchés qu¶
 ment
onne en péchés maeurs ou m
neurs.

c  c
   
  
  
8
Transformation d¶un péché mineur en majeur

Prendre à a égère un péché m


neur et pers
ster à e commettre sc
emment e rend
certa
nement auss
ourd de conséquences qu¶un péché d
t maeur. D
eu a préc
sément oué
ceux qu
ne pers
stent pas dans a désobé
ssance :

« 133. Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Paradis large comme les cieux
et la terre, préparé pour les pieux, [...] 135. et pour ceux qui, s¶ils ont commis quelque
turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se
souviennent d¶Allah et demandent pardon pour leurs péchés ² et qui est-ce qui
pardonne les péchés sinon Allah ? ² et qui ne persistent pas sciemment dans le mal
qu¶ils ont fait. »

($oran 3 : 133-135)

A contrar
o, un retour à D
eu et une pén
tence s
ncère efface un grand péché. $ommettre sans
cesse un péché d
t m
neur peut être pus grave que de commettre une fo
s un péché maeur. En
effet, e pus grand ma c¶est de prendre ¶hab
tude de commettre e ma sans éprouver a
mo
ndre cra
nte de D
eu. D¶a
eurs e Prophète met ¶accent sur ¶effet de a constance sur a
vaeur d¶une œuvre : « es me
eures act
ons sont es pus pérennes, même s
ees ne sont pas
d¶une grande envergure ». $omme, a vaeur d¶une bonne œuvre est mut
p
ée orsqu¶ee est
fa
te dans a durée, e po
ds du péché est mut
p
é orsqu¶
 est comm
s de façon permanente
ou répét
t
ve. $¶est pourquo
es p
eux n¶éta
ent ama
s sat
sfa
ts de eurs bonnes œuvres et
voya
ent en chacun de eur péché une montagne sur e po
nt de s¶effondrer sur eux. Tee est
a cra
nte du chât
ment de D
eu. Les hypocr
tes, eux, trouvent eurs péchés, même es p
res,
auss

ns
gn
f
ants qu¶une mouche qu
v
nt se déposer sur eurs v
sages pu
s repr
t son vo...
De pus, a cra
nte de a conséquence des péchés est pus grande chez des savants p
eux que
chez es p
eux au savo
r 
m
té. Le savo
r contr
bue à a conna
ssance de D
eu a
ns
qu¶à a
conna
ssance des péchés et eurs conséquences. De même, a cra
nte de ceu
qu
sa
t est
supér
eure à cee de ¶
gnorant qu
, par son
gnorance, ne mesure n
ses actes, n
ses mots, n

eurs conséquences. I s¶ensu


t og
quement que e péché est d¶autant pus grave que ceu
qu

e commet sa
t pert
nemment qu¶
 enfre
nt a o
d
v
ne.

P
re encore, c¶est de commettre e péché et n¶éprouver aucune honte à e rendre pub
c ou à
¶aff
cher. $omme ceu
qu
annonce haut et fort un péché pour se fé
c
ter de ¶avo
r comm
s !
« J¶a
ru
né e commerce d¶un te ! » « J¶a

nsuté te autre ! ». $eux-c
oub
ent que D
eu es
a
ssent œuvrer, ma
s qu¶un our
s devront rendre compte du pus
ns
gn
f
ant de eurs mots
et gestes. Au 
eu de se repent
r à D
eu, Qu
n¶a pas dévo
é es péchés qu¶
s commettent
secrètement,
s annoncent avec nég
gence eurs péchés. Is ont comm
s un péché, vo
à un
prem
er péché,
s ¶ont rendu pub
c, vo
à un deux
ème,
s sédu
sent ceux qu
es écoutent et
embe
ssent à eurs yeux e ma, vo
à un tro
s
ème péché... « $eu
qu
étab
t une mauva
se
prat
que porte son péché et e péché de ceux qu
¶ont su
v
, sans que cea n¶ôte queque chose
aux péchés de ceux qu
¶ont su
v
» nous apprend e Prophète ohammad ² pa
x et
bénéd
ct
ons sur u
². I en va de même pour ceu
qu
est à ¶or
g
ne d¶une prat
que ouabe.
Tee est ¶équ
té de ¶
sam.

c  c
   
  
  
9
L¶accomplissement de la pénitence, ses conditions et sa
permanence

$hacun est en mesure de conna.tre a vér


té de sa pén
tence. La s
ncér
té de a pén
tence se
refète dans a force du sent
ment de regret qu
emp
t e cœur et se sent dans es armes
versées pour
mporer e pardon de D
eu. Pour es nég
gents, e péché a un goût doux et
dé
c
eux comme e m
e ; ma
s en réa

 a ¶effet du po
son. Le d
abe essa
e de sédu
re e
f
s d¶Adam,
 embe
t à ses yeux des pa
s
rs

c
tes. Un des s
gnes du regret c¶est de vo
r
es pa
s
rs qu
accompagnent e péché deven
r amers et répugnants. $¶est cette amertume du
péché qu
crée une répus
on entre e cœur et ¶act
on
nterd
te. $¶est pourquo
a pén
tence ne
peut être s
ncère sans qu¶ee so
t soutenue par une fo
so
de qu
refuse es pa
s
rs
nterd
ts,
auss
sédu
sants so
ent-
s. $ette force de a fo
, qu
nécess
te efforts et pat
ence, fa
t a vaeur
de a pén
tence et éève e rang de ceux qu
se repentent. En somme, a pén
tence transpara.t
dans e regret et e regret se tradu
t par ¶amertume du péché.

D¶autre part,
 est
nd
spensabe de réparer dans e présent et e futur un ma qu
découe d¶un
péché passé. I s¶ag
t de mettre f
n à des
nust
ces comm
ses et notamment de rest
tuer tout
b
en obtenu de façon

c
te à son vra
propr
éta
re. A
ns
ceu
qu
a empoché de ¶argent en
trah
ssant, en tr
chant, en voant, en cachant à un acheteur es défauts du b
en vendu ou ceu

qu
n¶a pas payé e trava
 d¶une personne à sa uste vaeur, tous ceux-à do
vent rect
f
er eur
acte et mettre un terme à ces
nust
ces. Au cas où es personnes ayant sub
ces
nust
ces ne
sera
ent pus de ce monde,
 faut rendre ¶argent à eurs hér
t
ers. Que chacun passe en revue
es
nust
ces qu¶
 a comm
ses avant qu¶
 ne es passe en revue devant a Haute Assembée
d¶Aah. $e our,
 sera trop tard pour se repent
r. S
ama
s e vra
propr
éta
re de ¶argent est

nconnu, cet argent do


t être dépensé ent
èrement pour une bonne cause (pour a
der es
pauvres par exempe). S¶
 y a une
ncert
tude sur e vra
montant de ¶argent obtenu de façon
non 
c
te,
 faut essayer de ¶est
mer de a façon a pus honnête pour év
ter de se nourr
r
d¶argent
 (

c
te) et pour év
ter que ¶argent 
 (
c
te) ne se méange avec e
.

Pour es
nust
ces non matér
ees,
 faut adresser des excuses et demander e pardon des
personnes que nous avons bessées par un mot ou par un geste af
n que e pardon de D
eu
pu
sse être demandé. a
s s
une des personnes à qu
nous devons des excuses est
mposs
be
à o
ndre, a seue
ssue est de mut
p
er es bonnes œuvres et espérer e pardon de D
eu.

Enf
n, s
un péché a été comm
s par
gnorance, ceu
qu
e commet do
t dorénavant se
rense
gner auprès des pus savants pour accro.tre son savo
r et pour déceer e ma avant d¶y
être tombé. Nous pouvons résumer cette
dée de ¶Imâm Abû Hâm
d par a paroe d¶un poète
arabe « ¶a
appr
s ce qu¶éta
t e ma non pour e fa
re, ma
s pour m¶en prémun
r ».

c  c
   
  
  
10
Les repentants et leurs diverses catégories

I ex
ste quatre catégor
es de repent
r.

Prem
ère catégor
e : Le pécheur qu
a comm
s des péchés se repent et reste à v
e sur e dro
t
chem
n en év
tant es péchés et en ne commettant que des fautes égères auxquees aucun être
huma
n ne peut échapper, car nu être huma
n n¶est parfa
t. (e prophète- pa
x et bénéd
ct
on
de D
eu sur u
- nous a appr
s que « tout être huma
n commet des péchés, es me
eurs
pécheurs sont ceux qu
se repentent »). Une tee personne a un repent
r s
ncère et une âme
apa
sée que D
eu appeera :

« 27. "Ô toi, âme apaisée, 28. retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; 29. entre
donc parmi Mes serviteurs, 30. et entre dans Mon Paradis »

($oran 98 : 27-30)

Deux
ème catégor
e : une personne se repent et fa
t de son m
eux pour rester sur e dro
t
chem
n, ma
s, sans qu¶ee ¶est préméd
té,
 u
arr
ve de tomber dans certa
ns péchés vén
es
où ¶
ntent
on de pécher n¶a pas précédé ¶acte. $ette personne pèse en permanence ses actes
et paroes par a baance de a re
g
on. $haque fo
s qu¶ee est sur e po
nt de commettre un
péché, ee s¶
nterroge. Face au péché, ee ressent un v
f regret et se reproche touours e
mo
ndre péché. $ette personne a une âme réprobatr
ce (î à î 
 ). $ette âme
reproche e ma et dev
ent son propre uge. $¶est une catégor
e nobe, pus répandue que a
précédente, ma
s ee a mo
ns de mér
te que a catégor
e précédente. $¶est une personne qu

v
t en utte constante pour fa
re en sorte que ses bonnes œuvres pèsent davantage auprès de
D
eu que ses péchés. a
s tant que e f
dèe est an
mé par a pén
tence et tant qu¶
 demande
e pardon à Aah, Aah ¶enveoppe dans Sa 
sér
corde. D
eu a honoré es musumans de
cette catégor
e dans e $oran en es comptants parm
es p
eux :

« 133. Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un 'ardin (paradis) large comme


les cieux et la terre, préparé pour les pieux, [«] 135. et pour ceux qui, s¶ils ont commis
quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à
Allah), se souviennent d¶Allah et demandent pardon pour leur péchés
et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah ?- et qui ne persistent pas sciemment
dans le mal qu¶ils ont fait. »

($oran 3 :133,135)

Tro
s
ème catégor
e : La personne qu
se ma
nt
ent dans a vo
e de a pén
tence pour un
certa
n temps. Pu
s, dans a utte
nterne contre certa
ns péchés, a séduct
on et a tentat
on
f
n
ssent par ¶emporter. La personne aors commet sc
emment es péchés en quest
on, tout en
fa
sant de bonnes œuvres en paraèe. $haque fo
s, qu¶ee commet ces queques péchés
préméd
tés, auxques ee a succombé, ee e regrette et se promet de ne pus y retourner.
A
ns
chez cette personne, se côto
e de bonnes œuvres et des péchés préméd
tés dus à a
séduct
on. $ette personne a une âme qu
succombe aux séduct
ons ou, du mo
ns, à certa
nes
séduct
ons. I est à cra
ndre que, progress
vement, ee g
sse vers a terre du péché en se

c  c
   
  
  
11
a
ssant tenter par e monde
nf
n
des péchés. $ependant,
 est à espérer, grâce aux bonnes
act
ons qu¶ee ma
nt
ent, qu¶ee f
n
sse ses ours enveoppée dans a 
sér
corde de D
eu.

Quatr
ème catégor
e : Après queques ours de repent
r, a personne reponge de pus bee
dans e péché sans man
fester
ntér
eurement un regret ou sans ressent
r a mo
ndre amertume.
$¶est a catégor
e de ceux qu
pers
stent sc
emment dans a désobé
ssance et e péché. Is ont
une âme qu
appee aux péchés et u
obé
ssent. I s¶ag
t de ¶âme
nc
tatr
ce au ma :

« Certes l¶âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde,
(ne la préserve du péché) ».

($oran 12 : 53)

$e sont des gens qu


fu
ent e b
en et v
vent dans e péché tout en espérant a 
sér
corde de
D
eu ! En effet
 est des gens aux cœurs maades et à ¶entendement 
m
té qu
commettent es
p
res péchés, ne demandent ama
s e pardon et pensent néanmo
ns mér
ter a 
sér
corde de
D
eu. $es personnes sont comparabes dans eur att
tude à un homme qu
a démo
sa ma
son,
gasp
é son argent usqu¶au dern
er sou et pense que D
eu u
enverra certa
nement un trésor
pour comber sa fa
m et cee de sa fam
e Pour obten
r e pardon,
 faut su
vre e dro
t
chem
n. Pour obten
r a sc
ence,
 faut fourn
r beaucoup d¶efforts et de pat
ence. I en est a
ns

pour toute nobe chose. a


s
 y a des gens dépourvus de toute ra
son qu
, crouant sous es
péchés our et nu
t, d
sent aègrement : «
 y aura touours une pet
te pace dans e vaste
parad
s pour des gens comme mo
, et mes péchés, même nombreux, et ma désobé
ssance,
même perpétuee, ne nu
sent pas à D
eu« ». $e sont des personnes qu
passent eurs v
es à
cour
r derr
ère es ornements de a v
e terrestre et ne prépare ama
s eur rencontre avec D
eu.
Is oub
ent a paroe de D
eu :

« 39. et qu¶en vérité, l¶homme n¶obtient que (le fruit) de ses efforts ; 40. et que son effort,
en vérité, lui sera présenté (le jour du 'ugement). »

($oran 53 : 39-40)

Que D
eu nous éo
gne de a mauva
se vo
e et qu¶
 nous gu
de vers son dro
t chem
n

Des œuvres qui suivent la pénitence

D
eu annonce a bonne nouvee:

« Et ceux qui endurent dans la recherche de l¶agrément d¶Allah, accomplissent la Salâh


et dépensent (dans le bien), en secret et en public, de ce que Nous leur avons attribué, et
repoussent le mal par le bien. À ceux-là, la bonne demeure finale. ».

($oran 13 : 22)

c  c
   
  
  
12
A
ns
, après e regret d¶une mauva
se œuvre,
 conv
ent de a su
vre par une bonne œuvre qu

¶efface. Les péchés se déc


nent seon nos d
vers organes et nos sens. I en est de même pour
nos bonnes œuvres. $¶est pourquo
un péché comm
s par un certa
n organe do
t être avé par
une bonne act
on qu
concerne ce même organe. S
par exempe e péché est comm
s par e
cœur,
 faut que ceu
-c
supp
e humbement D
eu pour demander son pardon,
 faut que e
cœur se débarrasse de ¶orgue
, qu¶
 espère e b
en à tous es musumans et qu¶
 se remp
sse
de bonne voonté. I faut qu¶
 demande en toute hum

té et
nassabement e pardon de D
eu.
Nous avons un exempe dans oïse qu
demanda e pardon de D
eu:

« Àl dit : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même ; pardonne- moi". Et Àl lui


pardonna car il est le Pardonneur, le Miséricordieux. ».

($oran 28 : 16)

« $eu
qu
demande pardon pour un péché qu¶
 cont
nue à commettre » prend à a égère a
paroe de D
eu. I va sans d
re que sa demande de pardon n¶about
ra pas. A ce suet, un savant
de nos prédécesseurs d
sa
t : « a pén
tence qu
se résume à des paroes (non attestées par e
cœur et non su
v
es par des act
ons) c¶est a pén
tence des hypocr
tes ». S
a angue prononce
des mots qu
ne trouvent aucun effet dans e cœur, ce sont des mots creux et
nut
es. $omme
ceu
qu
, ayant ment
onné ¶Enfer, demande à D
eu de e préserver de ses feux sans que son
cœur ne so
t touché par ses paroes ou comme ceu
qu
remerc
e D
eu cent fo
s par our sans
ama
s sent
r par e cœur a profondeur des mots que sa angue répète.

La demande s
ncère de pardon porte deux fru
ts. Prem
èrement, ee efface es péchés.
Deux
èmement, ee hausse e rang du f
dèe. Les rangs es pus vaeureux sont atte
nts
orsque a angue et e cœur pr
ent et
nvoquent D
eu avec s
ncér
té et recue
ement.
Néanmo
ns, occuper sa angue par a demande du pardon est une bonne œuvre en so
, même
s
e cœur, par moments, n¶est pas parfa
tement éve
é. En effet, au cas où ce dern
er n¶est pas
ent
èrement recue

,
 vaut m
eux occuper a angue par a demande du pardon que par des
paroes que D
eu n¶agrée po
nt. a
s, aors
 faut rester sens
be aux états du cœur et être
aerté par sa réact
on et surtout par ¶absence de sa réact
on ! I faut ve
er à ce qu¶
 so
t
touours éve
é de tee sorte que chaque mot so
t pesé et que chaque paroe so
t prononcée de
façon réféch
e.

Comment guérir la persistance dans le mal

Pour mettre f
n à a pers
stance dans e péché et a désobé
ssance, nous ret
endrons et
recommanderons es quatre moyens su
vants.

Prem
er moyen : se rappeer es versets du $oran où D
eu promet Son Pardon à ceux qu
se
repentent a
ns
que es versets qu
révèent e sort des pécheurs
rréduct
bes. De même, a
ecture des Had
ths qu
vont dans son sens et des ense
gnements donnés par nos p
eux
prédécesseurs a
dera e f
dèe sur a vo
e de a pén
tence.
c  c
   
  
  
13
Deux
ème moyen : a ecture des réc
ts des prophètes où ¶on apprend e sort des peupes et
des communautés désobé
ssants, et pers
stants dans e péché et es cr
mes. D
eu es a
enseve
s à cause de eur
nust
ce et pour avo
r compoté contre Ses messagers :

« 9. N¶ont-ils pas parcouru la terre et vu ce qu¶il est advenu de ceux qui ont vécu avant
eux ? Ceux-là les surpassaient en puissance et avaient labouré et peuplé la terre bien
plus qu¶ils ne l¶ont fait eux-mêmes. Leurs messagers leur vinrent avec des preuves
évidentes. Ce n¶est pas Allah qui leur fît du tort ; mais ils se firent du tort à eux-
mêmes. »

« 42. Dis : ½Parcourez la terre et regardez ce qu¶il est advenu de ceux qui ont vécu avant.
La plupart d¶entre eux étaient des associateurs¾. »

« 47. Nous avons effectivement envoyé avant toi des Messagers vers leurs peuples et ils
leur apportèrent les preuves. Nous Nous vengeâmes de ceux qui commirent les crimes ;
et c¶était Notre devoir de secourir les croyants. »

($oran 30)

I faut garder à ¶espr


t que es réc
ts ment
onnés dans e $oran donnent ¶exempe, rappeent,
avert
ssent et font réféch
r ceux qu
sont doués de compréhens
on :

« Ceci est un message (le Coran) pour les gens afin qu¶ils soient avertis, qu¶ils sachent
qu¶Àl n¶est qu¶un Dieu unique, et pour que les doués d¶intelligence s¶exhortent. »

($oran 14 : 58)

Tro
s
ème moyen : se rappeer que a pers
stance dans e ma pr
ve de a bénéd
ct
on de D
eu
et qu¶ee se tradu
t par e chât
ment de D
eu dans ¶au-deà comme dans a v
e terrestre. Parm

nos prédécesseurs, certa


ns sou
gna
ent que a maéd
ct
on ne cons
ste pas à avo
r un v
sage
no
rc
par e péché ou des d
ff
cutés f
nanc
ères ou autres, au contra
re a vra
e maéd
ct
on
c¶est quand a personne qu
tte un péché pour en commettre un p
re, dans a pus grande
a
sance et sans a mo
ndre d
ff
cuté. En effet, a maéd
ct
on c¶est ¶expus
on et
¶éo
gnement de D
eu. La p
re pr
vat
on est de ne pas être gu
dé vers e b
en et v
vre dans e
péché avec e pus grand confort. Pus a personne pers
ste dans a désobé
ssance, pus ee
s¶éo
gne de a prox
m
té de D
eu et pus ee se pr
ve de a compagn
e des p
eux. Heureux
sont ceux qu
v
vent dans a bénéd
ct
on de ¶obé
ssance à Aah et qu
Le remerc
ent pour ses
b
enfa
ts
nnombrabes.

Quatr
ème moyen : rappeer es pe
nes spéc
f
ques à des péchés comme ¶adutère, e vo etc..

Enf
n, pour va
ncre cette pers
stance et en guér
r,
 conv
ent de se rappeer que tôt ou tard
nous rendrons ¶âme. La mort est une coupe que chacun goûtera. $hacun son our, chacun son
tour. Qu¶avons-nous préparé pour a rencontre de D
eu ? Ne perdons ama
s de vue ce qu

attend chaque être après sa mort, que ce so


t son passage par a tombe ou es d
ff
cutés et es
effro
s du Jour Du Jugement où chacun
ra à a récote de ce qu¶
 a cut
vé toute sa v
e sur
terre. La Sourate 22 nous rappee :

« 1. Ô hommes ! Craignez votre Seigneur. Le séisme de l¶Heure est une chose terrible. 2.
Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu¶elle allaitait, et toute femelle

c  c
   
  
  
14
enceinte avortera de ce qu¶elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu¶ils ne le sont
pas. Mais le châtiment d¶Allah est dur. »

($oran 22)

Nous trouvons dans a sourate 18 e regret et ¶amertume de ceux qu


se sont pr
vés d¶une
pén
tence avant d¶aer à a rencontre de D
eu :

Et on déposera le Registre. Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qui y


est inscrit, dire : ½Malheur à nous, qu¶a donc ce livre à n¶omettre ni pêché véniel ni
pêché capital ?¾ Et ils trouveront devant eux tout ce qu¶ils ont œuvré. Et ton Seigneur ne
fait du tort à personne. »

($oran 18 : 49)

Les réfex
ons autour de a v
e future mènent à a cra
nte révérenc
ee de D
eu pour ceux qu

sont doués d¶
nte
gence et de sens
b

té. $¶est ustement cette cra
nte de D
eu, et ce qu¶ee

mp
que, qu
déterm
nent e sort de ¶homme, sourate 92 :

« 4. Vos efforts sont divergents. 5. Celui qui donne (de sa fortune) et craint (Allah) 6. et
déclare véridique la plus belle récompense 7. Nous lui faciliterons la voie au plus grand
bonheur. 8. Et quand à celui qui est avare, se dispense (de l¶adoration d¶Allah), 9. et
traite de mensonge la plus belle récompense, 10. Nous lui faciliterons la voie à la plus
grande difficulté, 11. et à rien ne lui serviront ses richesses quand il sera jeté (au Feu). »

($oran 98)

áne noble vertu : être patient et endurant

Aah - que Son Nom so


t gor
f
é- a oué ceux qu
man
festent de a pat
ence dans a
d
ff
cuté, ceux qu
man
festent de ¶endurance dans es épreuves et ceux qu
sont
reconna
ssants envers D
eu qu
nous a combé de b
enfa
ts
nnombrabes.

Les occurrences du mot pat


ence, ou des mots qu
en dér
vent, sont très nombreuses dans e
$oran. Dans certa
ns passages, atte
ndre es rangs des vaeureux est présenté comme un fru
t
de a pat
ence et de ¶endurance :

« Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants qui guidaient (les gens) par Notre
ordre aussi longtemps qu¶ils enduraient et croyaient fermement en Nos versets. »

($oran 32 :24)

Et I a d
t :

c  c
   
  
  
15
« Tout ce que vous possédez s¶épuisera, tandis que ce qui est auprès d¶Allah durera. Et
Nous récompenserons ceux qui ont été patients en fonction du meilleur de ce qu¶ils
faisaient ».

($oran 16 : 96)

D
eu accorde une récompense doube à ceux qu
ont enduré et pat
enté :

« Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour leur endurance, pour avoir
répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons octroyé ».

($oran 28 : 54)

Aors que a vaeur des act


ons p
euses est b
en étab
e seon es o
s d
v
nes, a rétr
but
on de
ceux qu
ont fa
t preuve d¶endurance est sans 
m
te, sans bornes, ee pu
se d
rectement dans
a Généros

nf
n
e de D
eu :

« Dis : ½Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Craignez votre Seigneur¾. Ceux qui ici-bas font
le bien, auront une bonne [récompense]. La terre d¶Allah est vaste et les endurants
auront leur pleine récompense sans compter ».

($oran 39 :10)

D¶autre part, es endurants ou


ssent de a me
eure des compagn
es, cee de D
eu :

« Ô les croyants ! Cherchez secours dans l¶endurance et la Prière (Salâh). Car Allah est
avec ceux qui sont endurants ».

($oran 2 :153)

Par a
eurs, D
eu es a honorés par un témo
gnage qu
es éèvent aux pus hauts rangs en
d
sant :

« Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde ; et ceux-
là sont les biens guidés ».

($oran 2 :157)

I a été rapporté que e prophète- pa


x et bénéd
ct
on d¶Aah sur u
- a d
t « ¶endurance (ou a
pat
ence) est a mo
t
é de a fo
»

c  c
   
  
  
16
La vérité de la patience et ce qu¶elle englobe

L¶endurance est ¶afferm


ssement dans a vo
e tracée par a re
g
on et a constance dans
¶éo
gnement de a vo
e des pass
ons propres, avec tous es efforts que cea
mp
que. La vo
e
de a re
g
on c¶est cee qu
gu
de ¶homme vers son $réateur. $¶est cette vo
e qu
u
apprend
à m
eux conna.tre son Se
gneur. $¶est sur cette vo
e qu¶
 se a
sse
mprégner par es hautes
mora
tés et a um
ère du messager de D
eu, notre prophète uhammad. $¶est en su
vant e
gu
de de D
eu, que ¶homme apprend à ne pus être ¶escave de ses propres pass
ons, pour
deven
r un serv
teur commandé par a paroe de D
eu et son prophète. $¶est en su
vant ce
dro
t chem
n, que ¶homme apprend à être au-dessus de ses pass
ons propres et à ses dés
rs
bassement matér
es, esques sont cana
sés et rég
s par a re
g
on qu
a d
st
ngué e 
c
te de


c
te. $¶est cet anob
ssement de ¶homme qu
e d
st
ngue des an
maux subugués à eur
beso
ns et dés
rs. $eu
qu
fa
t preuve de voonté ferme en refusant de su
vre tous dés
rs et
pass
ons

c
tes, pour ne su
vre que ce qu
pa.t à D
eu, dev
ent du nombre des endurants et
des pat
ents dans e sent
er d¶Aah.

Dans cette utte


nterne pour su
vre a vo
e de D
eu et s¶écarter de cee du d
abe nous
d
st
nguons tro
s tendances :

La pus nobe et a pus rare : grâce à a pat


ence, ¶attra
t des pa
s
rs et dés
rs

c
tes cesse,
a
ssant pace à une ent
ère soum
ss
on à D
eu. $¶est e rang des éus parm
es p
eux. $e rang
n¶est atte
nt que par de ongs efforts constants et un cœur éve
é et embrasé par ¶amour de
D
eu et son Prophète.

« Ceux qui disent : ½Notre Seigneur est Allah¾, et qui se tiennent dans le droit chemin, les
Anges descendent sur eux. ½N¶ayez pas peur et ne soyez pas affligés ; mais ayez la bonne
nouvelle du Paradis qui vous était promis. »

($oran 41 : 30)

La pus détestabe : après une courte utte entre a pat


ence et a tentat
on, a tentat
on prend e
dessus. Dans ce cas ¶homme nég
gent, à a voonté fa
be, s¶engage dans a v
e de
¶égarement où Satan est son gu
de.

« Ce sont eux qui ont troqué le droit chemin contre l¶égarement. Eh bien, leur négoce
n¶a point profité. Et ils sont loin d¶être sur la bonne voie. »

($oran 1 :16)

La pus m
t
gée : dans a utte permanente entre a pat
ence et a séduct
on du péché, tantôt a
pat
ence prend e dessus, tantôt e contra
re. $e sont es gens qu
méangent en permanence
péchés et bonnes œuvres. I est à espérer que D
eu es engobe dans sa 
sér
corde et que a
pat
ence va
nque a tentat
on de façon durabe.

Par contre ceux qu


ne conna
ssent même pas cette utte
nterne entre a tentat
on et a
pat
ence sur e dro
t chem
n sont comme es an
maux. Is sont mêmes p
res. En effet, D
eu a
fa
t don à ¶être huma
n d¶une ra
son et d¶un cerveau qu
u
permettent de d
scerner e b
en du
c  c
   
  
  
17
ma, ce qu
n¶est pas e cas des an
maux. Lorsque e comportement de ¶homme s¶a
gne sur
ceu
de ¶an
ma, c¶est ¶homme qu
est bâmabe et
 est aors p
re qu¶un an
ma dépourvu de
toute ra
son. La pat
ence, ee, est fac

tée par a cra
nte révérenc
ee de D
eu et a cert
tude
que Sa promesse est vér
té.

La patience : un véritable besoin

Toute chose qu
arr
ve à ¶être huma
n est so
t conforme à sa propre pass
on, so
t contra
re à
ee. Dans chacun de ces deux cas, ¶être huma
n a beso
n d¶endurance.

Prem
er cas : ce qu
est conforme à sa pass
on, comme a bonne santé, ¶argent, a renommée,
e confort, ¶a
sance et es autres pa
s
rs terrestres. L¶être huma
n a sans doute beso
n d¶être
endurant,
 a beso
n de se contrôer pour ne pas crouer sous ses pa
s
rs et en deven
r
¶escave.

« Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu¶une épreuve et qu¶auprès d¶Allah il y
a une énorme récompense. »

($oran 8 : 28)

« Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi [une
tentation]. Prenez-y garde donc. »

($oran 64 : 14)

« Ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel
d¶Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants »

($oran 63 : 9)

Endurer dans a bonne santé s


gn
f
e tendre a ma
n aux pus fa
bes, a
der es personnes âgées
et toute personne pr
vée de a bonne santé. De même, endurer dans ¶a
sance, s
gn
f
e
apprendre à dépenser voont
ers dans a vo
e de D
eu, à a
der e pus pauvres, à fa
re preuve de
char
té en uttant contre ¶avar
ce. $ette pat
ence ou endurance est
nt
mement 
ée à a
grat
tude envers D
eu comme nous e déveopperons dans es chap
tres su
vants.

Deux
ème cas : ce qu
est contra
re à sa propre pass
on. Nous d
st
nguons tro
s catégor
es :

$e qu
dépend de a voonté et du cho
x de ¶homme, comme dans ¶obé
ssance et a
désobé
ssance, ¶œuvre p
e ou e péché. L¶homme a beso
n d¶être endurant dans ¶obé
ssance
et es bonnes œuvres car ees s¶opposent à sa pass
on. A
ns
¶accomp
ssement de a pr
ère
s¶oppose à a paresse, ¶aumône égae et es œuvres char
tabes s¶opposent à ¶avar
ce. Le
pèer
nage et e d
hâd s¶opposent à a fo
s à a paresse et ¶avar
ce. Tout cea nécess
te
¶endurance.

c  c
   
  
  
18
$e qu
arr
ve
ndépendamment de a voonté de ¶homme ma
s ¶homme a e cho
x de a
réact
on, par exempe un ma venant d¶autru
. Lorsque ¶homme est agressé,
nsuté, ou
orsqu¶
 sub
une
nust
ce,
 vaut m
eux ne pas repousser e ma par un ma équ
vaent ma
s
pat
enter.

D
eu a ordonné à son Prophète :

« Endure donc ce qu¶ils disent : et célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever du
soleil et avant [son] coucher ; »

($oran 50 : 39)

« Et endure ce qu¶ils disent ; et écarte-toi d¶eux d¶une façon convenable »

($oran 73 : 10)

I a oué a pat
ence pour es croyants :

« Certes vous serez éprouvés dans vos biens et vos personnes ; et certes vous entendrez
de la part de ceux à qui le Livre a été donné avant vous, et de la part des associateurs,
beaucoup de propos désagréables. Mais si vous êtes endurants et pieux... voilà bien la
meilleure résolution à prendre. »

($oran 3 :186)

D
eu a oué ceux qu
cho
s
ssent de pardonner aors qu¶
s ont a poss
b

té d¶
nf
ger à eur
agresseur un ma éga à ceu
qu¶
s ont sub
:

« Et si vous punissez, infligez [à l¶agresseur] une punition égale au tort qu¶il vous a fait.
Et si vous endurez... cela est certes meilleur pour les endurants. ».

($oran 16 :126)

Notre Prophète b
en-a
mé nous a d
t « Rends visite à celui qui ne te visite pas, donne à
celui qui te prive et pardonne à celui qui a été injuste envers toi ».

$e que ¶homme ne cho


s
t pas et do
t accepter, comme a mort des gens qu¶
 a
me, a perte
de sa fortune, a maad
e, a perte de a vue etc.. Tout cea nécess
te b
en entendu une grande
pat
ence. Dans ce genre d¶épreuves d
ff
c
es,
 faut pat
enter et év
ter tout excès
comme frapper es oues avec a paume de a ma
n, déch
rer ¶hab
t que nous portons (comme
ce fut ¶usage dans a A
  ), exagérer dans es pa
ntes et dans a man
festat
on de a
doueur, changer a façon de se vêt
r ou de manger car ses ééments dépendent de son cho
x.
A a mort d¶un être cher,
 faut év
ter ce que nous avons ment
onné. I est huma
n que es
armes couent des yeux, que a doueur so
t dans e cœur , ma
s de toute façon
 faut accepter
a déc
s
on de D
eu et Son ordre. I faut vo
r que tout ce que nous avons et tout ce qu
est dans
¶un
vers appart
ent à D
eu ; ce que nous perdons appart
ent à D
eu et retourne à Lu
.

I a été rapporté que Umm Suaym, que D


eu u
¶agrée « un de mes fils est mort alors que
mon mari Abû Talhah était absent (à l¶extérieur de la maison). Quand il revint, je lui ai
préparé à manger. Pendant qu¶il mangeait, il me demanda Comment va notre fils ? »,

c  c
   
  
  
19
je lui répondis : Àl va bien grâce Dieu. Depuis sa maladie, il n¶a jamais été aussi bien
que ce soir ». 'e me suis embellie pour lui de la meilleure façon. Quand il eut assouvit ses
désirs en moi, je lui ai alors dit : N¶as tu pas vu ce que nos voisins ont fait ? » Àl dit :
Qu¶y a-t-il ? ». 'e lui dis 'e leur avais prêté quelque chose, et lorsque je l¶ai reprise,
ils se sont fâchés. », Abû Talhah dit : Quelle mauvaise attitude de leur part ! ». 'e lui
dis Tel est notre fils, Dieu nous l¶avait confié et Àl l¶a repris ». Abû Talhah loua Dieu,
Lui demanda pardon et partit voir le prophète pour l¶en informer. Le prophète - paix et
bénédiction de Dieu sur lui- dit Ô Dieu bénis leur ce qui fût dans leur nuit ». » $eu

qu
rapporta e Had.th d
t : "Je v
s par a su
te sept de eurs enfants dans a mosquée,
s
ava
ent tous une bonne conna
ssance du $oran."

I est tout à fa
t huma
n que des armes couent des yeux et que e cœur ressente une doueur et
cea ne sort pas a personne du nombre des endurants. D¶a
eurs, quand Ibrâh.m, e f
s du
prophète, mourut, es armes couèrent des yeux du prophète. Quand on ¶
nterrogea à ce suet,

 répond
t : « c¶est une miséricorde et Dieu n¶englobe dans Sa Miséricorde que ses
serviteurs miséricordieux. ». Peurer n¶est pas en contrad
ct
on avec a sat
sfact
on de a
voonté de D
eu, c¶est une man
festat
on de m
sér
corde et de sens
b

té.

Après avo
r déta
é es d
fférentes catégor
es où a pat
ence est requ
se,
 appara.t que
¶endurance do
t être ¶état du musuman dans toute chose. ême ceu
qu
, à un moment
donné se trouve seu, do
t fa
re preuve d¶endurance car
 do
t utter contre a tentat
on du
d
abe qu
embe
t des
dées peu p
euses. I ne faut pas cro
re que e d
abe n¶occupe pas es
« cœurs v
des » ou dépourvus de fo
. La coupe ne se v
de d¶a
r que orsque on a remp
t d¶eau
et e voume d¶a
r dans a coupe est reat
f au voume d¶eau. I en va de même pour e cœur :
pour e 
bérer des tentat
ons du d
abe,
 faut constamment ¶occuper par ¶amour de D
eu, de
son prophète et par a réfex
on autour de suets
mportants et ut
es. L¶o
s
veté du cœur et de
¶espr
t vont de pa
re avec a nég
gence et se sont à des brèches pour e d
abe.

« Et quiconque s¶aveugle (et s¶écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui


désignons un diable qui devient son compagnon inséparable ».

($oran 43 : 36)

Le cœur o
s
f et ¶espr
t non occupé sont des foyers d¶accue
 pour es d
abes et es v
es
pensées.

L¶endurance est phys


que - en ne commettant pas des act
ons

c
tes- ma
s surtout
nterne car
e cœur est engagé dans une endurance usqu¶à a mort, et c¶est ce qu
nécess
te e pus
d¶effort. Que D
eu nous gu
de et qu¶I nous engobe dans Sa 
sér
corde.

c  c
   
  
  
20
Le chemin vers la patience

Pour chaque maad


e,
 ex
ste un remède. La pat
ence, certes d
ff
c
e et éprouvante, peut être
réa
sée grâce au savo
r et aux efforts soutenus. Nous avons déà exp
qué que a pat
ence
symbo
se cette utte entre, d¶un côté, ¶attachement à ce que d
cte a re
g
on et, de ¶autre, a
séduct
on des pa
s
rs

c
tes et a vo
x du d
abe. $omme dans tout combat, a v
cto
re est
emportée par e pus fort. Ve
ons donc à renforcer ceu
dont nous espérons a v
cto
re et à
affa
b
r ceu
dont nous vouons a défa
te.

I ex
ste deux moyens pour renforcer ¶attachement aux ense
gnements de a re
g
on :

Se rappeer constamment es fru


ts,
c
-bas et dans ¶au-deà, de ¶endurance dans ¶obé
ssance
à D
eu et espérer es récompenses que D
eu a prom
ses à ceux qu
abandonnent eur pa
s
rs
personnes pour su
vre ce qu
pa.t à D
eu.

Ve
er à rect
f
er progress
vement son comportement usqu¶à ce qu¶on se débarrasse
des mauva
ses hab
tudes et des comportements dév
ants

Pour affa
b
r a séduct
on des péchés

c
tes,
 conv
ent d¶év
ter es pré
m
na
res qu

mènent aux péchés. A


ns
, on ne posera pas son regard sur ce qu
est

c
te à vo
r, et on
ve
era à 
bérer nos
nst
ncts et à assouv
r nos beso
ns de façon nobe et 
c
te tee que D
eu
nous a appr
s. $haque pa
s
r

c
te a un équ
vaent 
c
te. S
¶adutère est un péché, es
rapports sexues entre époux sont des act
ons honorabes. Trouvons donc notre sat
sfact
on
dans e 
c
te.

La vertu de la reconnaissance envers Dieu

Le mot « à > » en arabe engobe pus


eurs nuances subt
es. I peut s
gn
f
er
« remerc
ement » ou « reconna
ssance » ou « grat
tude ». La grat
tude envers D
eu est, s
non
devra
t, être ¶état de tout musuman. $¶est ¶une des vertus b
en étab
e dans e cœur du
croyant. En est pr
vé tout
ngrat.

D
eu a 
é a vertu de Son souven
r par Sa gor
f
cat
on et a vertu de a reconna
ssance envers
Lu
dans e verset su
vant :

« Souvenez-vous de Moi, 'e vous récompenserai. Remerciez- Moi et ne soyez pas ingrats
envers Moi ».

($oran 2 :152)

c  c
   
  
  
21
I a d
t :

« Pourquoi Allah vous infligerait -il un châtiment si vous êtes reconnaissants et


croyants ? Allah est Reconnaissant et Omniscient ».

($oran 4 : 147)

En effet :

« Personne ne peut mourir que par la permission d¶Allah, et au moment prédéterminé.


Quiconque veut la récompense d¶ici-bas, Nous lui en donnons. Quiconque veut la
récompense de l¶au-delà, Nous lui en donnons et Nous récompenserons bientôt les
reconnaissants ».

($oran 3 : 145)

Pus encore, D
eu a prom
s de comber ceux qu
sont reconna
ssants envers Sa aesté :

« Et lorsque votre Seigneur proclama : ½Si vous êtes reconnaissants, très certainement 'e
vous comblerai [de Mes bienfaits] [..] ». Àl a été rapporté que le prophète- paix et
bénédiction de Dieu sur Lui- a dit : celui qui mange en remerciant Dieu a la valeur de
celui qui jeûne et endure ».

($oran 14 : 7)

L¶essence de la gratitude envers Dieu

La reconna
ssance envers D
eu, comme a pén
tence, nécess
te tro
s choses : une
conna
ssance, un état et des œuvres. La conna
ssance s
gn
f
e a conna
ssance des b
enfa
ts du
B
enfa
teur. De cette conna
ssance découe a reconna
ssance envers Lu
. L¶état c¶est e
bonheur éprouvé en pensant aux
nnombrabes b
enfa
ts de D
eu. Les œuvres en quest
on sont
es œuvres qu
pa
sent à D
eu. Ses œuvres p
euses
mp
quent e cœur, a angue et tous es
membres du corps. Pour e cœur, cea cons
ste à ¶emp
r d¶amour pour D
eu et de bonnes

ntent
ons envers Ses créatures. Pour a angue, cea rés
de dans a gor
f
cat
on orae d¶Aah
en d
sant « î    » ou es autres formues de gor
f
cat
on. Pour es autres
membres du corps,
 conv
ent qu¶
s ut

sent tous es b
enfa
ts de D
eu pour répandre e b
en
et s¶écarter du péché. $eux qu
sont
ngrats envers D
eu, so
t
s ren
ent es b
enfa
ts de D
eu,
so
t
s ut

sent ses b
enfa
ts pour commettre es péchés. « Toute créature sur terre n¶est qu¶un
out
 pour que ¶homme atte
gne son saut ».

2
Louange à D
eu

c  c
   
  
  
22
Pour réa
ser a reconna
ssance envers D
eu et échapper à ¶
ngrat
tude,
 est nécessa
re de
conna.tre ce que D
eu a
me et agrée. $ea se fa
t grâce à a ecture des versets et des
ense
gnements prophét
ques ma
s égaement grâce à ¶éve
 du cœur qu
reconna.t dans tout
¶un
vers e Pouvo
r de D
eu, Sa Sagesse et Sa aesté. Toute créature dans ¶un
vers cont
ent
une ra
son d¶être, une sage mora
té ( > ). Derr
ère toute mora
té,
 ex
ste une f
na
té qu

n¶est r
en d¶autre que a conna
ssance du Tout Pu
ssant. $es sages mora
tés sont exp
c
tes ou

mp
c
tes. Quant aux s
gnes exp
c
tes, nous c
terons par exempe a créat
on du Soe
. Parm

es ra
sons pour aquee
 est crée, on peut c
ter e réchauffement et ¶éca
rage de a terre de
tee sorte qu¶
 y a
t e our et a nu
t, a um
ère et ¶obscur
té. A
ns
a v
e sera fac

tée e
our et a nu
t sera prop
ce au repos. I ex
ste certa
nement de nombreuses autres sagesses dans
a créat
on du soe
. I ex
ste dans e $oran de très nombreux exempes de s
gnes exp
c
tes
qu
font appe à a réfex
on de ¶être huma
n et qu
s¶adresse à sa compréhens
on et sa facuté
d¶anayse :

« Certes la création des cieux et de la terre, dans l¶alternance de la nuit et du jour, dans
le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l¶eau qu¶Allah
fait descendre du ciel, par laquelle Àl rend la vie à la terre une fois morte et y répand des
bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel
et la terre, en tout cela il y a des signes, pour des gens qui raisonnent. »

($oran 2.164)

« Et Àl a implanté des montagnes immobiles dans la terre afin qu¶elle ne branle pas en
vous emportant avec elle de même que des rivières et des sentiers, pour que vous vous
guidiez »

($oran 16 : 15)

« Et c¶est Allah qui envoie les vents qui soulèvent des nuages que Nous poussons ensuite
vers une contrée morte ; puis, Nous redonnons la vie à la terre après sa mort. C¶est ainsi
que se fera la Résurrection. »

($oran 35 : 9)

L¶homme doué de compréhens


on trouve des s
gnes exp
c
tes dans e c
e, es astres, es
vents, es mers, es métaux, es végétaux, es an
maux et dans son propre corps. $ea d
t,

ex
ste des ra
sons de créat
on et des s
gnes secrets qu
échappent à ¶
nte
gence huma
ne, ces
ra
sons ne sont connues que par a Sagesse d
v
ne. A
ns
s
¶homme ut

se ses membres ou
une autre créat
on de D
eu dans une f
na
té contra
re à cee pour aquee cette créature
ex
ste,
 enfre
nt a o
d
v
ne. A
ns
ceu
qu
ut

se sa ma
n pour voer, agresser es autres,
frapper es pus fa
bes, est
ngrat envers D
eu qu
u
a donné une ma
n dest
née à u
fac

ter
a v
e et af
n qu¶
 en use pour répandre e b
en. De même, ceu
qu
ut

se ses yeux pour
regarder ce qu
est
nterd
t est
ngrat envers D
eu qu
¶a doté d¶yeux af
n qu¶
 pu
sse vo
r son
chem
n, et se dépacer sans danger, et pour qu¶
 étende son regard dans ¶un
vers et observe
es
nnombrabes s
gnes de D
eu percept
bes par a vue. Auss
, ceu
qu
casse une branche
d¶arbre est
ngrat envers D
eu s¶
 ne s¶en sert pas, ou s¶
 s¶en sert dans un v
 desse
n. $et

nd
v
du a ut

sé sa ma
n et ¶arbre de façon dépacée et
nuste. L¶arbre est créé pour grand
r
et être ut
e aux gens (à  à à  à  à) et couper un arbre eune
sans ra
son ou casser ses branches sans es ut

ser pour une bonne cause est un acte

ngrat
tude.

c  c
   
  
  
23
« Et Àl vous a assujetti tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, le tout venant de Lui.
Àl y a là des signes pour des gens qui réfléchissent. » .

($oran 45 : 13)

$eu
qu
comprend a Sagesse de D
eu dans Sa créat
on saura être reconna
ssant envers D
eu
et empo
era es b
enfa
ts d¶Aah pour des f
ns ouabes.

Ce qui fait que certains oublient de remercier Dieu

Les
ngrats ne remerc
ent pas D
eu pour ses b
enfa
ts car
s sont à a fo
s
gnorants et
nég
gents. Leur
gnorance et eur nég
gence es pr
ve de conna.tre es b
enfa
ts de D
eu. Or,
on ne peut être reconna
ssant pour un b
enfa
t sans e conna.tre. $erta
ns reconna
ssent des
b
enfa
ts et pensent à tort que a reconna
ssance envers D
eu se 
m
te à une paroe. Is

gnorent que a reconna


ssance envers D
eu s¶appu
e sur a reconna
ssance par a angue ma
s
égaement sur ¶ut

sat
on du b
enfa
t dans ¶obé
ssance perpétuee de D
eu. Les
gnorants et
nég
gents oub
ent ses vér
tés et sont sédu
ts par es pa
s
rs

c
tes, embe
s par e d
abe.

La patience et la gratitude envers Dieu réunies

L¶homme est éprouvé par e b


en et par e ma. Parm
es b
enfa
ts de D
eu, certa
ns sont de
dures épreuves, comme parm
es d
ff
cutés, certa
nes s¶avèrent des pus sauta
res. En effet,
pour certa
ns, a pauvreté ou a maad
e peuvent être a vo
e vers e saut car comb
en de
r
ches ut

sent eur argent de façon

c
te : $omb
en de r
ches pr
vent es pus pauvres ?

$omb
en de personnes empo
ent eur bonne santé pour oppr
mer es pus fa
bes ?

« Si Allah attribuait Ses dons avec largesse à [tous] Ses serviteurs, ils commettraient des
abus sur la terre ; mais, Àl fait descendre avec mesure ce qu¶Àl veut. Àl connaît
parfaitement Ses serviteurs et en est Clairvoyant ».

($oran 42 : 27)

A
ns
a dure épreuve dev
ent ee-même un b
enfa
t orsque e serv
teur endure et obé
t à
D
eu, car cette épreuve endurée dev
endra a ra
son de son saut, donc un b
enfa
t. A
ns
toute
chose n¶est n
un b
en dans ¶absou n
un ma dans ¶absou. Dans toute épreuve, que ce so
t

c  c
   
  
  
24
une épreuve par e b
en ou par e ma,
 faut réun
r ¶endurance et a grat
tude envers D
eu.
$erta
ns penseront que es remerc
ements sont pour e b
en et a pat
ence contre e ma,
s
raouteront aors qu¶
 est
mposs
be de réun
r a pat
ence et a reconna
ssance. $omme nous
¶avons exp
qué, toute n¶est pas dans ¶absou b
en ou ma de façon excus
ve et donc,
certa
ns aspects de a même chose nécess
tent a grat
tude aors que d¶autres aspects
nécess
tent ¶endurance. La r
chesse nécess
te e remerc
ement car ¶a
sance est un b
enfa
t de
D
eu orsqu¶ee nous rappee D
eu. La r
chesse nécess
te ¶endurance car e serv
teur de D
eu
do
t dépenser dans a vo
e de D
eu, a
der es pauvres. I est en utte avec son amour de
possess
on de ¶argent. I est en utte avec e d
abe qu
u
ordonne ¶avar
ce.

$erta
ns hommes p
eux s¶attr
sta
ent orsque D
eu ne es éprouva
ent pas par a d
ff
cuté car

s sava
ent que a d
ff
cuté de ¶épreuve est proport
onnee à a force de a fo
. D¶a
eurs,
nous c
terons c
nq ééments qu
, dans ¶épreuve par a d
ff
cuté, devra
ent fa
re réféch
r ceux
qu
sont doués de ra
son. La d
ff
cuté de ¶épreuve
mposée par D
eu n¶a pas de borne car
r
en n¶échappe à a voonté de D
eu. L¶homme ra
sonnabe remerc
era aors D
eu car
¶épreuve aura
t pu être pus d
ff
c
e.

Tant que e ma qu


nous arr
ve concerne un b
en matér
e et non notre fo
et re
g
on on
devra
t remerc
er D
eu car a v
e est éphémère ; nous qu
tterons es b
ens matér
es et ne
seront accompagnés dans notre tombe que par nos œuvres et seue notre fo
nous sauvera.

La d
ff
cuté pourra
t être un chât
ment pour un péché. Dans ce cas,
 vaut m
eux que e
chât
ment so
t sur terre, car
 d
spensera du chât
ment e Jour du Jugement.

D
eu ava
t
nscr
t cette épreuve d
ff
c
e dans son dest
n et I nous uge sur notre réact
on. S

notre réact
on est a grat
tude envers D
eu, D
eu nous accordera a rétr
but
on pour avo
r
pat
enté dans ¶épreuve et pour avo
r été man
festé notre grat
tude.

L¶épreuve d
ff
c
e est parfo
s comme un méd
cament amer qu¶
 faut avaer pour guér
r. A
ns

¶endurance et a grat
tude
c
-bas ors des épreuves d
ff
c
es se transforme en un confort et
une a
sance éternes dans a v
e de ¶au-deà. I suff
t de savo
r que D
eu a prom
s que « [« ]
es endurants auront eur pe
ne récompense sans compter. » Lorsque ¶épreuve d
ff
c
e
arr
ve,
 faut endurer et garder un cœur pe
n de grat
tude pour D
eu. $ea ne s
gn
f
e
aucunement que e musuman do
t pr
er pour qu¶I ¶accabe d¶épreuves d
ff
c
es ! Au
contra
re,
 faut savo
r que e prophète pa
x et bénéd
ct
on de D
eu sur u
, demanda
t à D
eu
de ¶épargner de tout ma sur terre et tout chât
ment dans ¶au-deà. Te do
t être a pr
ère du
musuman. Le prophète uhammad a égaement d
t Demandez à D
eu d¶être sa
n et sauf,
car r
en n¶est m
eux que d¶être sa
n et sauf, excepté a cert
tude ». I entenda
t par cert
tude, e
fa
t que e cœur so
t sa
n et sauf, c¶est-à-d
re dépourvu d¶
gnorance et emp
par a um
ère de
a fo
qu
excut e doute.

Nous pr
ons D
eu d¶écarter de nous tout ma qu
peut atte
ndre nos corps, ma
s surtout de
guér
r et protéger nos cœurs des maad
es de ¶
gnorance, du péché et de ¶
ngrat
tude.

Nous pr
ons D
eu, Le Pus Généreux et à qu
appart
ennent tous es dons et es b
enfa
ts, de
nous comber de ses b
enfa
ts, d¶emp
r nos cœurs de grat
tude envers Lu
et d¶obé
ssance à
Ses ordres. Que D
eu engobe dans ces pr
ères tous es musumans et qu¶I es exauce.

c  c
   
  
  
25
Sommaire :

Avant-propos____________________________________________________ 2

@ Àntroduction du livre________________________________________ 4
@ L¶essence de la pénitence_____________________________________ 4
@ Le devoir de se repentir et la valeur de la pénitence_ ______________5
@ áne pénitence bien accomplie est agréée par Dieu_ _______________6
@ Qu¶est-ce qui nécessite le repentir ?_ __________________________ 6
@ La classification des péchés : majeurs et mineurs_________________7
@ Transformation d¶un péché mineur en majeur_ __________________9
@ L¶accomplissement de la pénitence, ses conditions et sa
permanence_______________________________________________ 10
@ Les repentants et leurs diverses catégories_____________________11
@ Des œuvres qui suivent la pénitence___________________________ 12
@ Comment guérir la persistance dans le mal_ ____________________13
@ áne noble vertu : être patient et endurant______________________15
@ La vérité de la patience et ce qu¶elle englobe_ ___________________17
@ La patience : un véritable besoin_____________________________ 18
@ Le chemin vers la patience__________________________________ 21
@ La vertu de la reconnaissance envers Dieu _____________________21
@ L¶essence de la gratitude envers Dieu_ ________________________ 22
@ Ce qui fait que certains oublient de remercier Dieu_ _____________24
@ La patience et la gratitude envers Dieu réunies_________________24

Sommaire______________________________________________________ 26

c  c
   
  
  
26