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RESULTATS DE

L’ENQUETE DE BASE

Programme SALOHI
« Strengthening and Accessing Livelihood
Opportunities for Household Impact »

Octobre – Novembre 2009


Antananarivo, Madagascar

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 1


REMERCIEMENTS

L’équipe SALOHI présente ses sincères remerciements à tous ceux qui ont,
directement ou indirectement, contribué à la réalisation de l’enquête de base.

Nous voudrions spécialement présenter notre très grande reconnaissance :

- aux membres de l’équipe de suivi et évaluation du Programme


SALOHI, qui ont assuré la progression régulière de l’enquête de base;
- aux membres de l’équipe technique du Programme SALOHI, qui ont
activement participé à la conception des outils de collecte des données,
à la formation des enquêteurs et à l’analyse des résultats;
- aux enquêteurs et aux superviseurs qui ont rendu possible la collecte
des données et des informations sur le terrain ;
- à l’UNICEF (merci Paola, Amal et Virginia!) pour nous avoir prêté les
instruments de mesures anthropométriques, et à Conservation
International (merci James!) pour les GPS ;
- à l’équipe du cabinet AGENCE CAPSULE pour la qualité de la saisie
des données.

Nous voudrions aussi remercier toute l’équipe de soutien logistique de toutes


les ONG (spécialement les chauffeurs), et essentiellement les membres des
communautés qui nous ont bien accueilli chez eux, et accepté de participer à
l’enquête. Enfin, nous voudrions remercier USAID-Madagascar pour son
soutien technique et FANTA-2 (spécialement Vicky et Ellen) pour leurs
commentaires et suggestions d’amélioration du processus de l’enquête de
base.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 2


TABLE DES MATIERES

RESUME EXECUTIF Page 15


INTRODUCTION Page 27
SECTION 1 : JUSTIFICATION, OBJECTIFS ET METHODOLOGIE Page 28
1.1. Justification et objectifs de l’étude de base Page 28
1.2. Méthodologie de l’étude de base Page 29
1.2.1 Type et Méthodes d’enquête Page 29
1.2.2 Sélection et formation des enquêteurs Page 33
1.2.3 Organisation de la collecte des données Page 34
1.2.4 Exploitation et analyse des données Page 34
SECTION 2 : CADRE DES RESULTATS ET CADRE DE PERFORMANCE DE SALOHI Page 36
2.1 Cadre des résultats Page 36
2.2 Cadre de performance Page 39
SECTION 3 : CONTEXTE SOCIOECONOMIQUE D’IMPLANTATION DU PROGRAMME Page 41
3.1 Cadre administratif du Programme Page 41
3.2 Caractéristiques socioéconomiques des ménages Page 42
3.2.1 Taille et composition des ménages Page 42
3.2.2 Principales activités économiques des ménages Page 45
3.2.3 Possession de biens par les ménages Page 47
SECTION 4 : ETAT SANITAIRE ET ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS Page 52
4.1 Echantillon des enfants et modèles de référence Page 52
4.2 Malnutrition chronique (ou retard de croissance) chez les enfants de 6-59 mois Page 53
4.3 Insuffisance pondérale chez les enfants de 0-59 mois Page 56
4.4 Malnutrition aigue chez les enfants de 0-59 mois Page 58
4.5 Variation de la malnutrition selon l’âge des enfants Page 61
4.6 Vue croisée sur l’état nutritionnel des enfants : le tableau de Waterlow Page 62
4.7 Pratiques nutritionnelles et d’alimentation des enfants et des mères Page 64
4.7.1 Pratiques de l’allaitement maternel Page 65
4.7.2 Introduction des compléments dans l’alimentation des enfants Page 68
4.7.3 Connaissance et consommation des aliments riches en vitamine A et en fer Page 70
4.8 Pratiques de prévention et de traitement des maladies des enfants Page 77
4.8.1 Consultations prénatales, assistance à l’accouchement et consultations Postnatales Page 77
4.8.2 Vaccination des enfants Page 83
4.8.3 Suivi de la croissance des enfants Page 84
4.8.4 Administration de la vitamine A et des déparasitant Page 85
4.8.5 Utilisation des moustiquaires pour les enfants Page 86
4.8.6 Pratiques d’hygiène personnelle et d’hygiène alimentaire Page 87
4.8.7 Incidence des maladies chez les enfants de moins de cinq ans Page 93
4.8.8 Connaissance du VIH/SIDA Page 95
4.9 Etat nutritionnel, état de santé et pratiques nutritionnelles Page 97
4.9.1 Hypothèses, variables dépendantes et variables indépendantes Page 97
4.9.2 Association entre participation aux activités de suivi de croissance et malnutrition Page 99
4.9.3 Associations entre pratiques nutritionnelles et malnutrition Page 100
4.9.4 Associations entre morbidité et malnutrition chez les enfants Page 101
4.9.5 Hygiène et incidence de la maladie chez les enfants Page 102

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 3


SECTION 5 : INSECURITE ALIMENTAIRE ET STRATEGIE DE SURVIE DES MENAGES Page 103
5.1 L’insécurité alimentaire des ménages : accès et utilisation alimentaires Page 103
5.1.1 Accès alimentaire : mois d’approvisionnement alimentaire adéquat Page 104
5.1.2 Utilisation alimentaire : score de diversité alimentaire des ménages Page 107
5.1.3 Sécurité alimentaire : indice des stratégies de survie des ménages Page 111
5.2 Production agricole : volumes et rendements des cultures promues Page 116
5.2.1 Contexte de la production agricole Page 116
5.2.2 Cultures et rendements Page 119
5.3 Activités d’élevage Page 129
5.4 Organisations paysannes et développement des plans d’agrobusiness Page 131
5.5 Production agricole, sécurité alimentaire et état nutritionnel Page 134
5.5.1 Hypothèses, variables dépendantes et variables indépendantes Page 134
5.5.2 Pratiques de production, superficie, volume de la production et rendements agricoles Page 134
5.5.3 Accès à l’irrigation, production agricole et vulnérabilité alimentaire Page 137
5.5.4 Diversité alimentaire, insécurité alimentaire et malnutrition Page 138
5.5.5 Participation aux organisations paysannes et production agricole Page 140
5.5.6 Production agricole et sécurité alimentaire Page 141
5.5.7 Pénurie alimentaire et état nutritionnel des enfants Page 141
SECTION 6 : RESILIENCE DES MENAGES ET DES COMMUNAUTES Page 142
6.1 Prévalence des catastrophes naturelles et autres types de chocs Page 142
6.2 Gestion des catastrophes naturelles Page 145
6.2.1 Stratégies de gestion des conséquences des catastrophes naturelles Page 145
6.2.2 Système d’alerte précoce et dispositifs communautaires d’intervention Page 146
6.3 Accès aux services sociaux de base et accessibilité des communautés Page 147
6.3.1 Accessibilité et fréquentation des services de santé Page 147
6.3.2 Gestion des points d’eau publics Page 149
6.3.3 Accès aux marchés Page 149
6.3.4 Accessibilité des communautés Page 150
6.4 Gouvernance et gestion des communautés Page 151
6.4.1 Concertation au sein des communautés Page 151
6.4.2 Prise en compte des opinions et des besoins des populations Page 152
6.4.3 Participation des responsables et des organisations communautaires au conseil Communal Page 153
6.4.4 Existence et exécution des plans de développement local Page 154
6.5 Evaluation de la vulnérabilité des communautés Page 155
6.5.1 Dimensions et indicateurs de la vulnérabilité des communautés Page 155
6.5.2 Méthode de construction de l’indice de vulnérabilité Page 157
6.5.3 Vulnérabilité des communautés Page 158
SECTION 7 : CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS POUR LE PROGRAMME SALOHI Page 161
7.1 Les défis Page 161
7.2 Les opportunités Page 163
7.3 Les domaines d’exploration future Page 165
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES Page 166
ANNEXES

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 4


ANNEXES

ANNEXE 1 : Outils de l’enquête (questionnaires)


- Questionnaire ménage « Chef de ménage »
- Questionnaire ménage « Femme»
- Fiche d’enregistrement des données anthropométriques
- Questionnaire communautaire
ANNEXE 2 : Plan de formation et guides de collecte des données
- Formation des formateurs, Guide de formation des enquêteurs
- Guide de terrain
- Guide pour la collecte des données
- Guide pour le Focus Group Femmes
- Guide pour le Focus Group Hommes
- Guide pour le Focus Group Communauté
ANNEXE 3 : Planification de l’enquête et logistique
- Calendrier de l’enquête
- Plan de collecte des données
- Liste des Fokontany inclus dans l’échantillon de l’enquête

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 5


ACRONYMS

ADRA Adventist Development and Relief Agency


CPN Consultation Prénatale
CARE Cooperative for Assistance and Relief Everywhere
CP Central Plateau
CPN (ANC) Consultation Prénatale
CRS Catholic Relief Services – United States Conference of Catholic Bishops
CSI Indice des Strategies Alimentaires
DPMP Plan de gestion et de mitigation des désastres

DRR Réduction du Risque de Désastre


ENA Actions Essentielle de Nutrition
EWS (SAP) Système d’Alerte Précoce
FARN Foyer de Réhabilitation Nutritionnelle des enfants modérément malnutris a l’échelle des communautés
(Déviance Positive)
FARNG Groupes de soutien aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes
FFS Ecoles de champ
FFT Nourriture pour Formation
FFW (FFA) Nourriture contre Travail
FHH Chef de ménage feminin
FSI Indice de Securité Alimentaire
GRC Gestion des Risques et Catastrophes (Management of Risks and Disasters)
HAZ Score z du rapport Taille pour Age (TA)
IEC/BCC Information, Education, Communication/Communication pour le Changement de Comportement
IMCI-C Gestion Intégrée des Maladies des Enfants au niveau communautaire
IPTT Tableau de Suivi des Indicateurs de Performance
IR Résultat Intermediaire
LOL Land O’Lakes
MHH Chef de ménage masculin
MUAC Circonference du milieu de l’avant bras
NGO Organisation Non Gouvernementale
SALOHI Strengthening and Accessing Livelihood Opportunities for Household Impact
SE Sud Est
SLUP Plan d’Utilisation Durable des Terres
SRA Système de Riziculture Amélioré
SRI Système de Riziculture Intensif
SO Objectif Stratégique
VSL Groupe Villageois d’Epargne et de crédit
WAZ Score z du rapport Poids pour Age (PA)

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 6


LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Répartition de l’échantillon des ménages (effectifs pondérés et effectifs non pondérés) par Page 31
zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 2 : Cibles annuelles et de fin de programme, en termes de pourcentage d’amélioration des Page 39
indicateurs d’impact et d’effet de SALOHI
Tableau 3 : Superficie et population des régions et districts couverts par SALOHI Page 41
Tableau 4 : Répartition par âge des membres des ménages (en %) selon les zones d’intervention des CS, Page 42
les zones géographiques et selon le sexe du chef de ménage
Tableau 5 : Effectifs des enfants de 0-59 mois par groupes d’âges et pourcentages de chaque groupe Page 43
d’âge dans la population totale
Tableau 6 : Répartition (en %) des chefs de ménages par groupe d’âge, selon le sexe, les zones Page 43
d’intervention des CS et les zones géographiques
Tableau 7 : Pourcentage des chefs de ménage qui savent lire, par sexe, zones d’intervention des CS et Page 44
par zones géographiques.
Tableau 8 : Répartition (en %) des chefs de ménages, selon l’état matrimonial, par sexe, zones Page 44
d’intervention des CS et zones géographiques
Tableau 9 : Répartition des réponses données par les chefs de ménage sur les activités qu’ils mènent et Page 45
pourcentages des ménages qui pratiquent chaque type d’activité
Tableau 10 : Pourcentage des ménages qui pratiquent chaque type d’activité, par zones d’intervention Page 46
des CS et les zones géographiques
Tableau 11 : Répartition des réponses des chefs de ménages à la question sur l’utilisation des revenus du Page 46
ménage et pourcentages des ménages qui ont cité les postes de dépenses
Tableau 12 : Pourcentages des ménages qui possèdent les différents biens, par zones d’intervention des Page 47
CS et par zones géographiques
Tableau 13 : Profils de bien-être économique des ménages, par sexe du chef de ménage, par zones Page 51
d’intervention des CS et par zones géographiques
Tableau 14 : Effectifs non pondérés des enfants de moins de 5 ans touchés par les mesures Page 52
anthropométriques
Tableau 15 : Pourcentages des enfants de 6-59 mois atteints de retard de croissance (inférieur à – 2 Page 53
écarts-type), selon le sexe de l’enfant, les zones d’intervention des CS et les zones géographiques.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 7


Tableau 16 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints d’insuffisance pondérale (inférieur à – 2 Page 56
écarts-type), selon le sexe de l’enfant, les zones d’intervention des CS et les zones géographiques.
Tableau 17: Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints de malnutrition aigue (score z inférieur à – 2 Page 58
écarts-type), selon le sexe de l’enfant, les zones d’intervention des CS et les zones géographiques.
Tableau 18 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois dont le rapport périmètre bracial pour l’âge (PBA) Page 60
est inférieur à moins deux écarts-types, pourcentages des enfants de 0-59 mois dont l’indice de masse
corporelle pour l’âge (IMC) est inférieur à moins deux écart-types et pourcentages des enfants de 0-59
mois chez lesquels on a détecté la présence d’oedème au pied.
Tableau 19 : Malnutrition selon l’âge. Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints d’insuffisance Page 61
pondérale (rapport PA), de malnutrition chronique (rapport TA) ou de malnutrition aigue (rapport PT),
par groupe d’âge, selon les modèles de référence
Tableau 20: Répartition des enfants âgés de 0-59 mois selon leur état nutritionnel défini par le Page 63
croisement entre le rapport PT et le rapport TA (tableau du Dr Waterlow), par zone d’intervention des CS
et par zone géographique.
Tableau 21 : Répartition (en %) des femmes enquêtées selon leur état, par zone d’intervention des CS et Page 65
par zone géographique
Tableau 22 : Pourcentages des enfants de moins de deux ans qui ont été allaités, pourcentages des Page 66
enfants de 0-6 mois qui ont été allaités dans l’heure de la naissance et pourcentages des enfants de 0-6
mois qui sont allaités exclusivement au sein, depuis la naissance et la veille de l’enquête.
Tableau 23: Pourcentages des femmes qui ont donné à leur enfant âgé de 0-6 mois le type de liquide Page 68
indiqué, le jour ou la nuit qui a précédé l’enquête
Tableau 24 : Pourcentages des femmes qui ont donné à leur enfant âgé de 0-6 mois et de 6-24 mois le Page 69
type d’aliment solide indiqué, le jour ou la nuit qui a précédé l’enquête
Tableau 25 : Pourcentages des femmes qui déclarent qu’elles connaissent des aliments riches en Page 71
vitamine A, en fer et en iode, par zone géographique, par zone d’intervention des CS et par niveau
d’instruction
Tableau 26 : Pourcentages, parmi les femmes qui ont déclaré connaitre des aliments riches en vitamine Page 72
A, de celles qui ont cité les aliments indiqués, par zone géographique et par zone d’intervention des CS
Tableau 27 : Catégorisation des aliments sur lesquels ont été interrogées les femmes. Page 74
Tableau 28 : Pourcentages des femmes qui ont consommé chaque type d’aliment la veille de l’enquête Page 75
Tableau 29 : Pourcentages des femmes qui ont consommé au moins un aliment riche en vitamine A et Page 75
pourcentages de celles qui ont consommé au moins un aliment riche en fer, la veille de l’enquête, par
zone et par niveau d’instruction de la femme.
Tableau 30: Pourcentages des ménages qui ont déclaré qu’ils consomment régulièrement le sel iodé, par Page 76
zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 31 : Pourcentages des femmes, mères des enfants de moins de deux ans, qui ont effectué des Page 78
consultations prénatales pendant la dernière grossesse et pourcentages de celles qui ont consulté le
type de personnel indiqué, par zone et par niveau d’instruction de la femme.
Tableau 32 : Répartition (en %) des femmes selon l’âge de la grossesse au moment de la première CPN, Page 79
par zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 33 : Répartition (en %) des femmes selon le nombre total de CPN effectuées, par zone Page 79
d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 34 : Pourcentages des femmes ayant effectué au moins une consultation prénatale, qui citent Page 80
les domaines dans lesquels elles ont reçu des conseils du personnel de santé
Tableau 35 : Pourcentages des femmes qui connaissent les différents signes de danger de la grossesse, Page 81
et pourcentages des femmes qui citent le centre de santé comme le premier endroit où se rendre en cas
de signe de danger, par zone d’intervention des CS et par zone géographique.
Tableau 36 : Pourcentages des femmes mères d’un enfant de moins de deux ans selon le type Page 81

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 8


d’assistance à l’accouchement, par zone et par niveau d’instruction de la femme
Tableau 37 : Pourcentages des enfants de moins de deux ans qui ont été pesés à la naissance, Page 83
pourcentages des enfants de moins de deux ans pesés à la naissance qui ont un faible poids (inférieur à
2,5 kg) et pourcentages des enfants de moins de deux ans selon la grosseur, par zone d’intervention des
CS et par zone géographique
Tableau 38 : Pourcentages des mères ayant un enfant de moins de deux qui ont fait participer leur Page 85
enfant à des séances de suivi de la croissance et pourcentages de celles qui l’ont fait dans un service
public de santé ou dans un service de santé communautaire, par zone et par niveau d’instruction de la
mère.
Tableau 39: Pourcentages des enfants de 7-59 mois et de 13-59 mois qui ont reçu, respectivement la Page 86
vitamine A à 6 mois et un déparasitant après un an.
Tableau 40: Pourcentages des femmes qui attestent que leurs enfants de moins de cinq ans ont dormi Page 87
sous une moustiquaire la nuit dernière
Tableau 40a : Pourcentages des femmes, mères des enfants de moins de cinq ans, qui ont cité Page 88
spontanément les différentes occasions auxquelles elles lavent les mains, par zone et par niveau
d’instruction.
Tableau 40b : Pourcentages des femmes, mères des enfants de moins de cinq ans, qui ont cité Page 89
spontanément les différentes occasions auxquelles elles lavent les mains au savon, par zone et par
niveau d’instruction.
Tableau 41 : Pourcentages des femmes selon le nombre des occasions de laver les mains et le nombre Page 89
des occasions de laver les mains au savon qu’elles ont citées, par zone et par niveau d’instruction.
Tableau 42 : Pourcentages des femmes qui adoptent les comportements d’hygiène alimentaire Page 91
indiqués, par zone et par niveau d’instruction
Tableau 43 : Principales sources d’eau pour la boisson. Pourcentages des ménages qui utilisent les Page 92
sources d’eau indiquées, et pourcentages des ménages qui traitent l’eau de boisson, par zone
d’intervention des Cs et par zone géographique.
Tableau 44 : Pourcentages des ménages qui utilisent les différents types de toilettes, par zone Page 93
d’intervention des CS et par zone géographique.
Tableau 45 : Pourcentages des enfants de moins de 5 ans qui ont été malades au cours des deux Page 94
dernières semaines et pourcentage de ceux qui ont souffert des maladies indiquées.
Tableau 46 : Pourcentages des mères des enfants malades qui ont recherché des conseils ou des soins, Page 94
selon la nature de la maladie de l’enfant et selon les types de prestataires auxquels elles ont fait recours,
par zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 47 : Pourcentages des hommes et des femmes qui ont entendu parler du VIH/SIDA, Page 95
pourcentages de ceux qui en connaissent les modes de transmission et les méthodes de prévention, par
zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 48 : Pourcentages des hommes et des femmes qui ont entendu parler du VIH/SIDA, Page 96
pourcentages de ceux qui en connaissent les modes de transmission et les méthodes de prévention, par
zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 49 : Statistiques d’association entre participation aux activités de suivi de la croissance et Page 99
malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans.
Tableau 50: Statistiques d’association entre pratique de l’allaitement maternel et malnutrition chez les Page 101
enfants de 0-24 mois.
Tableau 51 : Statistiques d’association entre la morbidité et la malnutrition chez les enfants de moins de Page 101
5 ans.
Tableau 52 : Statistiques d’association entre pratique de l’allaitement exclusif au sein depuis la Page 102
naissance et malnutrition chez les enfants de 0-24 mois (Zone sud).
Tableau 53 : Pourcentages des femmes qui ont cité les mois indiqués comme mois de pénurie Page 104

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 9


alimentaire pour le ménage, par zone d’intervention des CS et par zones géographiques
Tableau 54 : Répartition (en %) des ménages selon le nombre de mois d’approvisionnement alimentaire Page 106
adéquat (MAAA), par zone d’intervention des Cs et par zone géographique
Tableau 55 : Nombres moyens et médians de mois d’approvisionnement alimentaire adéquat selon le Page 107
sexe du chef de ménage, par zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 56 : Pourcentages des ménages dans lesquels les groupes d’aliments ont été consommés, par Page 108
zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 57 : Score moyen de diversité alimentaire des ménages, par zone géographique et par zone Page 110
d’intervention des CS.
Tableau 58 : Stratégies alimentaires des ménages. Pourcentages des ménages qui ont adopté les Page 112
différentes stratégies pendant le nombre de jours indiqué, par zone.
Tableau 59 : Valeurs moyennes et médianes de l’indice d’insécurité alimentaire des ménages (IIAM), par Page 114
zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 60: Pourcentages des ménages qui mettent en œuvre les différentes stratégies pendant la Page 114
période de pénurie alimentaire, selon le sexe du chef de ménage, par zone d’intervention des CS et par
zone géographique.
Tableau 61: Pourcentages des ménages qui prennent 1 à 5 repas pendant la période alimentaire Page 115
normale, selon le nombre de repas qu’ils prennent en période de pénurie.
Tableau 62 : Pourcentages des réponses fournies par les chefs de ménages au sujet des trois principales Page 115
sources de nourritures auxquels ils ont fait recours pendants la dernière période de pénurie alimentaire,
par zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 63 : Pourcentages des réponses fournies par les chefs de ménages au sujet des trois principales Page 116
sources de nourritures auxquels ils ont fait recours pendants la dernière période de pénurie alimentaire,
par zone d’intervention des CS et par zone géographique, selon le sexe du chef de ménage
Tableau 64 : Pourcentages des chefs de ménages agriculteurs qui connaissent les différentes techniques Page 117
agricoles et pourcentages de ceux qui les pratiquent, par zone d’intervention des CS et par zone
géographique
Tableau 65 : Pourcentages des chefs de ménages agriculteurs qui connaissent les différentes techniques Page 118
agricoles et pourcentages de ceux qui les pratiquent, selon le sexe du chef de ménage.
Tableau 66 : Pourcentages des agriculteurs qui cultivent les produits indiqués, par zone d’intervention Page 120
des CS et par zone géographique
Tableau 67 : Rendements moyens des cultures familiales de riz, par zone géographique et par zone Page 123
d’intervention des CS
Tableau 68 : Rendements moyens des cultures familiales de mais, par zone géographique et par zone Page 126
d’intervention des CS
Tableau 69 : Rendements moyens des cultures familiales de manioc, par zone géographique et par zone Page 127
d’intervention des CS
Tableau 70: Rendements moyens des cultures familiales de haricot chez les agriculteurs mettant en Page 128
valeur des superficies comprises entre 0,05 ha et 1,25 ha, par zone géographique et par zone
d’intervention des CS
Tableau 71: Pourcentages des chefs de ménage selon leur opinion sur leurs récoltes au cours de la Page 129
dernière saison agricole et sur les raison des mauvaises récoltes, par zone d’intervention des Cs et par
zone géographique.

Tableau 72: Pourcentages des ménages qui pratiquent des activités d’élevage. Pourcentages des Page 129
ménages selon le type d’élevage pratiqué, par zone d’intervention des CS et par zone géographique
Tableau 73 : Pourcentages des ménages pratiquant l’élevage, qui connaissent et mettent en œuvre les Page 130
différentes techniques d’élevage, par zone géographique.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 10


Tableau 74: Pourcentages des ménages dont au moins un membre adhère à une organisation paysanne Page 131
(OP). Pourcentages des OP selon les principales activités qu’elles mènent.
Tableau 75 : Pourcentages des OP selon les principales activités qu’elles mènent, par zone d’intervention Page 132
des CS et par zone géographique.
Tableau 76 : Pourcentages des ménages qui participent à des activités communautaires et pourcentages, Page 133
parmi les ménages qui participent à des activités communautaires, de ceux qui ont cité les différentes
activités auxquelles ils participent, par zone d’intervention des CS et par zone géographique.
Tableau 77 : Statistiques d’association entre pratiques de production, superficie, volume de la Page 135
production et rendement des cultures de riz
Tableau 78 : Statistiques d’association entre accès à l’irrigation, volume de la production et vulnérabilité Page 138
alimentaire
Tableau 79 : Statistiques d’association entre diversité alimentaire, sécurité alimentaire et malnutrition Page 139
chez les enfants de moins de cinq ans
Tableau 80: Association entre appartenance à une organisation paysanne et production agricole. Page 140
Tableau 81: Association entre niveau de la production agricole et durée de la pénurie alimentaire Page 141
Tableau 82: Association entre durée de la pénurie alimentaire et état nutritionnel des enfants Page 141
Tableau 83 : Pourcentages des communautés qui ont été touchées par différentes catastrophes Page 143
naturelles au cours des dernières années
Tableau 84 : Conséquences socioéconomiques des catastrophes naturelles sur les communautés. Page 144
Pourcentages des communautés ayant subi les différents types de conséquences.
Tableau 85 : Chocs socioéconomiques subis par les ménages au cours des 12 derniers mois. Page 144
Pourcentages des ménages qui attestent avoir subi les différents types de chocs.
Tableau 86 : Pourcentages des ménages qui utilisent les différentes stratégies pour faire face aux Page 145
conséquences des catastrophes naturelles subies au cours de l’année passée
Tableau 87 : Pourcentages des communautés dans lesquelles existe un système d’alerte précoce (SAP) Page 146
ou un dispositif communautaire d’intervention (DCI). Pourcentages des SAP et des dispositifs
communautaires d’intervention selon le niveau de fonctionnalité.
Tableau 88 : Accès aux services de santé. Pourcentages des femmes selon la distance et le temps de Page 148
marche pour accéder au service de santé le plus proche. Pourcentages des femmes qui attestent qu’il
existe des volontaires de santé dans leur communauté.
Tableau 89 : Pourcentages des communautés dans lesquelles les différents types de services de santé Page 148
sont les plus proches des populations. Pourcentages des communautés dans lesquelles les populations
utilisent fréquemment les services de santé. Pourcentages des communautés qui évoquent les
différentes raisons pour lesquelles les populations n’utilisent pas fréquemment les services de santé.
Tableau 90: Nombre de points d’eau publics et pourcentages de ceux qui sont fonctionnels et de ceux Page 149
qui sont protégés contre l’érosion, par zone
Tableau 91: Accès aux marchés. Pourcentages des communautés selon la distance et le temps de Page 150
marche pour atteindre le marché le plus proche.

Tableau 92: Pourcentages de communautés rurales accessibles en toute saison et pourcentages des Page 151
communautés accessibles par les différentes voies de communication
Tableau 93 : Pourcentages des communautés dans lesquelles existent des instances de concertation Page 153
entre leaders et entre leaders et populations. Pourcentages des instances de concertation selon le
niveau de fonctionnalité. Pourcentages des communautés dans lesquelles les opinions et les besoins des
populations sont bien pris en compte. Pourcentages des communautés selon le niveau de
représentation des femmes dans les instances de décisions.
Tableau 94: Pourcentages des communautés selon le niveau de participation des responsables et des Page 154
organisations communautaires aux conseils communaux.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 11


Tableau 95 : Pourcentages des communautés selon l’existence d’un plan de développement local (PDL) Page 154
et selon le niveau d’exécution du dernier plan de développement local
Tableau 96 : Dimensions de la vulnérabilité des communautés, indicateurs de risque et indicateurs de Page 156
résistance.
Tableau 97 : Comprendre la vulnérabilité des communautés de SALOHI. Evaluation des niveaux de risque Page 159
et des niveaux de résilience, par zone géographique.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 12


LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 1 : Localisation des zones de SALOHI et des Fokontany de l’échantillon de l’étude de base. Page 31
Graphique 2 : Cadre des résultats de SALOHI Page 37
Graphique 3 : Pourcentage des ménages qui possèdent les différents biens d’équipement, de production Page 48
ou du bétail indiqués.
Graphique 4 : Score moyen d’accumulation des biens, par zone géographique. Nombre des différents Page 49
types de biens possédés par les ménages, par zone géographique
Graphique 5 : Répartition des ménages selon le score d’accumulation des biens (Nombre des types de Page 50
biens possédés par le ménage)
Graphique 6 : Pourcentages des enfants de 6-59 mois atteints de retard de croissance (rapport Page 55
Taille/Age), par sexe, selon les zones d’intervention des CS (a) et selon les zones géographiques (b)
Graphique 7 : Pourcentage des enfants de moins de 5 ans atteints d’insuffisance pondérale (rapport Page 57
Poids/Age), par sexe selon les zones géographiques (a) et selon les zones d’intervention des CS (b)
Graphique 8 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints de malnutrition aigue, par zone Page 59
d’intervention des CS et par zone géographique (modèle NCHS)
Graphique 9 : Taux de malnutrition par groupe d’âge des enfants, selon les modèles de référence Page 61
Graphique 10 : Etat nutritionnel des enfants de 0-59 mois selon la classification de Waterlow Page 62
Graphique 11 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois qui souffrent à la fois de malnutrition chronique Page 64
(rapport TA) et de malnutrition aigue (rapport PT), par zone d’intervention et par zone géographique,
selon les modèles de référence (NCHS et WHO).
Graphique 12 : Pourcentages des enfants de moins de 5 ans qui ont été allaités, pourcentages des Page 67
enfants de 0-6 mois qui ont été allaités dans l’heure, et pourcentages de ceux qui sont exclusivement
allaités au sein
Graphique 13 : Pourcentages des mères qui ont donné la veille à leur enfant le type d’aliment indiqué, Page 70
par zones géographiques.
Graphique 14 : Profils de connaissance des aliments riches en vitamine A. Pourcentages, parmi les Page 73
femmes qui ont déclaré connaitre des aliments riches en vitamine A, de celles qui ont cité les aliments
indiqués.
Graphique 15 : Pourcentage de l’ensemble des femmes de chaque zone géographique selon le nombre Page 73
d’aliments riches en vitamine A qu’elles connaissent
Graphique 16 : Pourcentages, parmi les femmes qui ont déclaré connaitre des aliments riches en fer, de Page 74
celles qui ont cité les aliments indiqués.
Graphique 17 : Comparaison entre niveaux de connaissance et niveaux de consommation des aliments Page 76
riches en vitamine A et des aliments riches en fer, par zone d’intervention des CS, par zone géographique
et par niveau d’instruction des femmes (données des tableaux 17 et 21)
Graphique 18 : Pourcentages des mères des enfants de moins de deux ans qui ont fait participer leur Page 85
enfant à des séances de suivi de la croissance, par zone et par niveau d’instruction
Graphique 19 : Nombre des femmes selon le nombre des occasions de laver les mains et le nombre des Page 90
occasions de laver les mains au savon qu’elles ont citées
Graphique 20 : Variation mensuelle de l’accès alimentaire. Pourcentages des femmes qui citent les mois Page 105
indiqués comme mois de pénurie alimentaire.
Graphique 21 : Pourcentages des ménages dans lesquels les aliments indiqués ont été consommés la Page 109
veille.
Graphique 22 : Variation des scores de diversité alimentaire des ménages, par zone géographique. Page 110
Graphique 23 : Variation de l’indice d’insécurité alimentaire des ménages Page 113
Graphique 24 : Comparaison entre niveaux de connaissance et de pratique des techniques agricoles Page 118
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 13
améliorées. Pourcentages des agriculteurs qui connaissent les différentes techniques agricoles et
pourcentages de ceux qui les pratiquent
Graphique 25 : Variabilité des superficies des cultures familiales de riz, par zone géographique. Page 121
Graphique 26 : Variabilité des rendements des cultures familiales de riz, par zone géographique. Page 122
Graphique 27 : Variation des superficies des cultures familiales de sorgho, par zone géographique Page 124
Graphique 28 : Variation des superficies des cultures familiales de mais, par zone géographique Page 125
Graphique 29 : Variation des rendements des cultures familiales de mais, par zone géographique Page 125
Graphique 30: Variation des superficies des cultures familiales de manioc, par zone géographique Page 126
Graphique 31 : Variation des rendements des cultures familiales de manioc, par zone géographique Page 127
Graphique 32 : Variation des superficies, de la production et des rendements des cultures familiales de Page 136
riz, selon les pratiques de production
Graphique 33 : Niveaux de vulnérabilité des groupes de communautés SALOHI Page 160

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 14


RÉSUMÉ EXÉCUTIF

Le Programme “Renforcer et Accéder aux opportunités de vie pour un impact au niveau des
ménages” (SALOHI) est un Programme de sécurité alimentaire de 85 millions de dollars des Etats
Unis sur cinq ans, initié par USAID/Office of Food for Peace, et mis en œuvre par un Consortium de
quatre ONG –Adventist Development and Relief Agency ( ADRA), Coopérative for Assistance and
Relief Everywhere (CARE), Catholic Relief Services – United States Conference of Catholic Bishops
(CRS, comme agence leader) et Land O’Lakes International Development Division (LOL) – dans l’Est et
le Sud de Madagascar. En octobre et novembre 2009, les données de l’enquête de base ont été
collectées dans les zones d’intervention du Programme pour permettre aux équipes de mesurer et
évaluer les progrès dans le temps. Le présent rapport contient les résultats de cette enquête de base.

Caractéristiques socioéconomiques des ménages


1. La collecte des données de l’étude base a été réalisée au mois de novembre 2009. L’enquête a
touché un échantillon global de 2876 ménages sélectionnés de manière aléatoire dans 120
communautés rurales. Cet échantillon résulte d’un tirage aléatoire des ménages dans 30 unités
administratives (fokontany) sélectionnées elles-mêmes de manière aléatoire et indépendante parmi
les fokontany des zones couvertes par chaque sponsor du consortium (CS).

2. Quatre zones géographiques ont été définies qui sont relativement homogènes, les unes par
rapport aux autres, du point de vue socioéconomique et écologique : le Centre domaine des hauts
plateaux, le Sud, le Sud-est et l’Est qui sont, à l’opposé du centre, des zones de basses terres
littorales. Les communautés couvertes par ADRA se répartissent entre le Centre et le Sud-est ; celles
de CARE sont localisées dans l’Est et le Sud, CRS couvre des communautés de l’Est, du Sud et du Sud-
est ; LOL enfin couvre seulement des communautés du Sud-est

3. Les ménages touchés par l’enquête comptent en moyenne 6 personnes. Ils sont essentiellement
dirigés par des hommes (82 %), mais dans 18 % des cas, le chef de ménage est une femme. Près de la
moitié de ces femmes sont célibataires (48 %), 29 % sont séparées ou divorcées et 20 % sont veuves.
L’agriculture et l’élevage sont les deux principales activités économiques des ménages. Elles sont
pratiquées respectivement par 94 % et 69 % des ménages. Dans les zones du centre et du sud-est, le
travail salarié occasionnel représente une source de revenus pour 30 % des ménages. Près de 20 %
des ménages tirent aussi des revenus de l’artisanat.

4. La quasi-totalité des ménages (plus de 93 %) sont propriétaires de terrain et de maison. Sept


ménages sur 10 (71 %) possèdent de la volaille, 34 % des bovins et 20 % des porcins. Les ménages qui
possèdent davantage de bétail sont ceux du sud et du centre. Peu de ménages possèdent des biens
d’équipements : par exemple, 40 % seulement des ménages possèdent une radio. Une typologie des
ménages utilisant un indice d’accumulation des biens, construit sur 15 biens proposés dans le
questionnaire de l’enquête, a permis de considérer 62 % des ménages comme relativement pauvres
(42 %) ou très pauvres (20 %). Par rapport à cette typologie, 82 % des ménages dont le chef est une
femme sont classés dans les catégories pauvres et très pauvres.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 15


Etat nutritionnel des enfants, pratiques nutritionnelles et pratiques de
prévention des maladies
5. Les résultats de l’étude de base indiquent que le retard de croissance ou malnutrition chronique
touche 44 % des enfants âgés de 6 à 59 mois et l’insuffisance pondérale 35 % des enfants âgés de 0 à
59 mois. La malnutrition touche davantage les garçons que les filles quelle que soit la zone
géographique. Elle touche davantage les enfants du centre, presque également les enfants du sud-
est et ceux de l’est. Elle touche beaucoup moins les enfants du sud. Par exemple, le retard de
croissance affecte 64 % des enfants du centre, 47 % des enfants du sud-est, 43 % des enfants de l’est
et seulement 28 % des enfants du sud. En revanche, l’émaciation qui n’est pas un indicateur d’impact
du Programme, affecte davantage les enfants du sud que ceux des autres régions : 10,2 % contre 8,9
% à l’est, 8,5 % au sud-est et 5,2 % au centre.

6. L’allaitement maternel est considéré par le Programme comme un facteur essentiel affectant l’état
nutritionnel des enfants de moins de cinq ans. Les résultats de l’enquête révèlent que la pratique de
l’allaitement maternel est très répandue : 92 % des enfants de moins de deux ans ont été allaités au
sein ; 71 % ont été allaités dans l’heure de la naissance et 55 % des enfants de moins de 6 mois sont
exclusivement allaités au sein depuis la naissance (autant pendant la journée qui a précédé
l’enquête). L’allaitement exclusif est davantage pratiqué par les mères du sud-est (67 %) et beaucoup
moins par celles du sud (26 %).

7. Les niveaux de connaissance des mères dans le domaine de la nutrition sont très faibles : 39 %
seulement d’elles connaissent au moins un aliment riche en vitamine A et 12 % au moins un aliment
riche en fer. Les niveaux de connaissance sont relativement meilleurs dans le sud et le sud-est, par
rapport au centre et à l’est. La consommation des aliments riches en vitamine A et des aliments
riches en fer restent en conséquemment faibles : 36 % des mères consomment au moins un aliment
riche en vitamine A et 11 % au moins un aliment riche en fer. Paradoxalement, c’est dans le sud où
les niveaux de connaissance sont les plus faibles que la consommation d’aliment riches en vitamine A
est le plus élevée.

8. Au contraire des pratiquent nutritionnelles, les pratiques de prévention des maladies, à la fois chez
les mères et chez les enfants, sont relativement bonnes. Plus de 86 % des mères, qui ont eu des
enfants au cours des deux dernières années, ont effectué des consultations prénatales,
principalement auprès des médecins et des sages-femmes. Les principaux domaines dans lesquels
ces mères ont déclaré avoir reçu des conseils pendant les consultations prénatales sont : (i) la
vaccination antitétanique (69 % des mères), (ii) l’utilisation des moustiquaires (59 %) et l’allaitement
maternel (51 %). Moins de 50 % des mères ont déclaré avoir reçu des conseils dans des domaines
aussi importants que les signes de danger pour une femme en grossesse (29 %), ou la consommation
des aliments riches en vitamine A (21 %) et des aliments riches en fer (40 %).

9. Bien que 86 % des mères des enfants de moins de deux ans aient effectué des consultations
prénatales, seules 32 % d’elles ont accouché avec l’assistance du personnel de santé. La majorité des
femmes (64 %) accouchent avec l’aide d’une accoucheuse traditionnelle. On s’attend donc à ce que
les consultations postnatales soient relativement faibles dans ces conditions : 32 % seulement des
mères ont déclaré avoir effectué des consultations postnatales. Ce pourcentage est relativement plus
élevé dans la zone est (47 %), à l’opposé du sud où il est seulement égal à 20 %.

10. Un peu plus de la moitié des mères ayant des enfants de moins de deux ans ont déclaré avoir fait
participer leur enfant à des séances de suivi de la croissance. Cette pratique semble davantage
répandue dans la zone est (70 %), les autres zones étant à des niveaux comparables (environ 51 %).
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 16
Le suivi de croissance a eu lieu majoritairement dans des services de santé communautaire (62 % des
cas), sauf dans la zone du centre où 71 % des mères l’ont effectué dans un service public de santé.
Toujours dans le domaine des pratiques de prévention des maladies, 90 % des enfants de 7 à 59 mois
ont reçu une dose de vitamine A à l’âge de 6 mois et 89 % des enfants âgés de 13 à 59 mois ont reçu
des médicaments contre les parasites à l’âge d’un an. Par ailleurs 61 % des enfants de moins de cinq
ans ont dormi sous une moustiquaire la veille de l’enquête.

11. Les pratiques d’hygiène personnelle sont très faibles : 4 % seulement des mères ont déclaré
qu’elles lavent les mains aux cinq moments critiques suivants (i) avant de préparer les repas, (ii)
avant de manger, (iii) avant de donner à manger aux enfants, (iv) après avoir été à la selle et (iv)
après avoir fait la toilette à un enfant qui a fait les selles. Notons que les mères n’ont pas été
explicitement interrogées sur chacun de ces cinq moments ; elles ont répondu spontanément à la
question « à quels moments vous lavez-vous les mains ? ». Les pratiques d’hygiène alimentaire sont
tout autant faibles : 9 % seulement des mères ont satisfait aux quatre comportements appropriés
retenus, à savoir : (i) utiliser une source d’eau potable pour la boisson, (ii) conserver les ustensiles de
cuisine dans un endroit convenable, (iii) conserver les restes d’aliments dans un endroit convenable,
(iv) réchauffer les restes d’aliment avant de les consommer.

12. Parmi les réponses à la malnutrition et au mauvais état de santé des enfants de moins de cinq ans
que propose le Programme figurent (i) la participation aux activités de suivi de la croissance, (ii)
l’amélioration des pratiques nutritionnelles et (iii) l’amélioration des pratiques d’hygiène. Nous avons
testé avec des statistiques simples (rapport de chances ou odds ratio et risque relatif) les hypothèses
formulées sur les relations entre les variables relatives à ces solutions et l’état nutritionnel des
enfants. Les résultats indiquent que :

 Il n’y a pas d’association statistiquement significatives entre suivi de la croissance et


malnutrition, quel qu’en soit le type ;
 L es enfants qui n’ont pas été allaités courent un risque de retard de croissance une fois et
demie plus élevé que les enfants qui ont été allaités au sein ;
 Les enfants qui ont été malades au cours des dernières semaines sont davantage des enfants
atteints d’insuffisance pondérale ou d’émaciation que ceux qui n’ont pas été malades ;
 Les mauvaises pratiques d’hygiène personnelle sont significativement associées avec
l’incidence de la maladie chez les enfants ; mais les pratiques d’hygiène alimentaire ne le
sont pas.

Sécurité alimentaire des ménages


13. Pour évaluer l’insécurité alimentaire dans les ménages, les programmes de Titre II mettent
l’accent sur l’accès à l’alimentation et l’utilisation de l’alimentation, en calculant respectivement la
durée moyenne (en nombre de mois) d’approvisionnement alimentaire adéquat et le score de
diversité alimentaire basé sur douze groupes standards d’aliments. Un indice d’insécurité alimentaire
est aussi calculé pour analyser les stratégies de survie que mettent en œuvre les ménages lorsqu’ils
manquent de nourriture.

14. D’après les réponses données par les femmes, les ménages ont un accès relativement facile à une
alimentation adéquate pendant 8 mois sur 12. Cette durée moyenne est égale à 7 mois dans le sud
et, à l’opposé, égale à 9 mois dans le centre. Les ménages consomment en moyenne des aliments
appartenant à 5 des 12 groupes standards. Les ménages du sud ne consomment que 2 types
d’aliments alors que ceux des autres régions en consomment plus de 5 types. Les aliments les plus

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 17


consommés par les ménages sont le riz (80 % des ménages), les tubercules (73 %), les légumes (71 %)
et, dans une moindre mesure, les boissons comme le thé ou le café (64 %).

15. Les résultats de l’enquête indiquent que pendant les périodes de pénurie alimentaire, 88 % des
ménages réduisent les rations alimentaires et 85 % remplacent les aliments préférés par des aliments
moins chers. Dans le sud, la réduction du nombre des repas est une stratégie davantage pratiquée
que la réduction des rations alimentaires (90 % des ménages). L’indice d’insécurité alimentaire,
calculé en utilisant la liste abrégée de cinq stratégies de survie, est égal à 24,9. Il est bien plus élevé
pour les ménages du sud (29,7) et bien plus faible pour ceux du centre (15)

16. L’amélioration de la production agricole est proposée par le programme comme une réponse à
l’insécurité alimentaire des ménages. Cinq cultures sont retenues : le riz, le sorgho, le mais, le manioc
et le haricot. Les résultats de l’enquête indiquent que 94 % des ménages pratiquent l’agriculture ;
peu d’entre eux bénéficient d’un système d’irrigation (24 %) et 65 % ont déclaré avoir été victimes
d’inondation au cours de la dernière campagne agricole. Peu d’agriculteurs ont bénéficié d’un
encadrement technique (10 % seulement) ; mais plus de 50 % ont déclaré connaitre et avoir pratiqué
plusieurs techniques modernes de production.

17. Le manioc est cultivé en moyenne par 83 % des ménages et par davantage de ménages du sud et
du sud-est (88 %). Le riz est cultivé par 81 % des ménages, par plus de 95 % dans les zones du centre,
du sud-est et de l’est, et par seulement 11 % des ménages du sud. Le mais est cultivé par 50 % des
ménages, davantage dans le sud (89 %) et dans le centre (70 %). Le haricot est cultivé par 28 % des
ménages essentiellement par les ménages du centre (77 %). Enfin le sorgho n’est cultivé que par 6 %
des ménages, essentiellement ceux du sud (21 %).

18. Les superficies mises en valeur par les ménages sont très petites : la superficie moyenne des
champs familiaux de riz est estimée par l’enquête à 0,75 ha ; celle du mais à 0,49 ha, celle du manioc
à 0,44 ha et celle du haricot 0,13 ha. Les rendements de toutes ces cultures sont relativement faibles,
voire même très faibles. Le rendement moyen du riz est estimé par l’enquête à 560 kg/ha. Il est
beaucoup plus élevé dans le centre (plus de 1500 kg/ha) et beaucoup plus faible dans le sud et à l’est
(moins de 300 kg/ha) ; le rendement moyen du manioc est estimé à 1347 kg/ha. Ce rendement
moyen est plus élevé dans le sud-est et à l’est (plus de 2000 kg/ha), au contraire de la zone du sud
(moins de 500 kg/ha) ; le rendement moyen du mais est estimé à 344 kg/ha, plus de 800 kg/ha dans
le centre et moins de 300 kg/ha dans le sud.

19. En général, les ménages travaillent individuellement. Très peu participent à des organisations
paysannes qui pourraient leur offrir des opportunités d’encadrement techniques et des opportunités
de commercialisation. Environ 17 % des ménages adhèrent à une quelconque association ou
organisation ; 10 % participent à des organisations qui développent des activités de production
agricoles et seulement 3 % participent à des organisations plus formelles de type coopérative
agricole.

20. Les réponses à l’insécurité alimentaire proposées par le Programme sont (i) l’augmentation de la
production par l’adoption des techniques modernes et l’accès à l’irrigation, (ii) le développement des
activités d’agrobusiness et (iii) la promotion et le développement des groupes villageois d’épargne et
de crédit. Quelques tests d’hypothèses effectués sur ces réponses révèlent que :

 L’utilisation des techniques modernes de production est associée avec de meilleurs


rendements en riziculture ;

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 18


 Le risque d’avoir une faible récolte est plus élevé chez les riziculteurs qui n’ont pas accès à
l’irrigation, même si les tests disent que la différence n’est pas significative ;
 Les riziculteurs qui n’ont pas accès à l’irrigation ont été relativement plus nombreux que ceux
qui y ont accès à déclarer avoir passé une mauvaise campagne agricole l’année dernière ; les
résultats de ce test sont statistiquement significatifs ;
 Il existe une association statistiquement significative entre la diversité alimentaire et
l’insécurité alimentaire des ménages ;
 La diversification alimentaire ne semble pas être associée à la malnutrition chez les enfants
de moins de cinq ans, quel que soit le type de malnutrition.

Prévalence des catastrophes naturelles et résilience des communautés


21. La principale raison d’être du programme SALOHI c’est la prévalence des catastrophes naturelles
et leurs conséquences néfastes sur la vie des populations du sud et de l’est de Madagascar. La quasi-
totalité des communautés dans lesquelles l’enquête de base a eu lieu (97 %) ont déclaré avoir été
victimes de catastrophe naturelle au cours des dernières années : cyclone, inondation ou sècheresse.
Vingt communautés sur cent vingt ont déclaré avoir été touchées par ces trois catastrophes à la fois.
Neuf ménages sur dix (93 %) ont déclaré avoir été victimes de cyclone, inondation ou sècheresse au
cours des douze derniers mois. Plus spécifiquement, 57 % des ménages ont été victimes de cyclone,
54 % d’inondation et 56 % de sècheresse. Plus de 84 % des ménages du sud-est et plus de 60 % de
ceux du centre ont été touchés par les cyclones ou par l’inondation. La quasi-totalité des ménages du
sud (96 %) et 79 % de ceux de l’est ont été victimes de sècheresse au cours des douze derniers mois.

22. Les conséquences des catastrophes sont importantes : pertes de récoltes dans 95 % des
communautés, destruction des terres de culture dans 57 % des communautés, pertes de biens
matériels dans 45 % des communautés, pertes de bétail dans 38 % des communautés et dégâts
importants sur l’environnement dans 35 % des communautés.

23. Plus de la moitié des communautés (55 %) ne disposent cependant pas d’un système d’alerte
précoce et il n’existe des organisations communautaires, prêtes à aider les familles, que dans 25 %
d’entre elles. Plus de 44 % des systèmes d’alerte précoce existant sont considérés comme peu ou pas
du tout fonctionnels. Par bonheur, un nombre relativement important des communautés (71 %),
parmi celles qui ont été touchées par l’enquête, sont accessibles en toute saison, notamment les
communautés du sud (83 %), à l’opposé de celles du centre et du sud-est (65 %)

24. L’évaluation de la vulnérabilité des communautés, effectuée dans la dernière section du présent
rapport, est une vue panoramique de la situation et une évaluation des faiblesses et des forces des
communautés, respectivement en termes de risque dans tous les domaines couverts par le
Programme (Etat nutritionnel, production agricole, résilience et gouvernance) et en termes de
capacités de réponse des communautés. Cette évaluation est pourtant optimiste dans la mesure où,
par manque de données, les forces et faiblesses des communautés sont définies par rapport à la
situation générale dans la zone d’intervention du Programme et non par rapport à la situation
nationale ou par rapport à la situation des zones où ne sévissent pas les intempéries.

25. Le tableau 23 révèle que globalement les risques sont nombreux et de niveau élevé dans toutes
les zones couvertes par le Programme : 7 facteurs de risque élevés sur 12 dans le sud et le sud-est, 6
facteurs de risque élevés dans le centre et à l’est. Et, malheureusement, les capacités de réponses
sont très faibles dans le sud et le sud-est où les risques sont relativement plus élevés (4 et 5 facteurs
de résilience forte sur 14). Elles sont relativement faibles dans le centre et l’est (8 facteurs de
résilience forte sur 14).
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 19
26. Plus spécifiquement, dans le domaine de la santé et de l’état nutritionnel des enfants, les risques
sont importants dans le sud-est, le sud et le centre. Ils sont relativement faibles à l’est. Les capacités
de réponse des communautés dans ce domaine sont très faibles dans le sud, relativement faibles
dans les autres zones.

27. Dans le domaine de la sécurité alimentaire, les risques sont très élevés dans le sud, élevé dans le
sud-est et l’est et relativement faible dans le centre. Les capacités de réponse dans ce domaine sont
très faibles dans le sud et dans le sud-est, relativement faibles à l’est et relativement fortes au
centre.

28. Dans le domaine des catastrophes naturelles, les risques sont importants dans toutes les zones,
relativement moins dans le sud. Les capacités de réponse des communautés sont très faibles dans le
centre et dans le sud-est, relativement faibles dans le sud et à l’est.

Gouvernance locale
29. Dans le domaine de la gouvernance locale, 92 % des communautés attestent que les leaders et
les associations communautaires se concertent et autant disent que les leaders consultent
directement les membres des communautés. Plusieurs communautés décrivent ce mécanisme de
consultation comme fonctionnel (63 %) ou très fonctionnel (25 %). Entre 88 et 100 % des
informateurs clés pensent que les points de vue des populations sont pris en compte par les
décideurs. Il n’y a pas de différences importantes entre les zones géographiques dans ce domaine.
Toutefois les instances de concertations semblent plus fonctionnelles dans le Sud-est (39 %) et dans
la zone couverte par LOL (36 %). A l’opposé, dans l’Est les concertations entre semblent

Genre
30. Les rôles lies au genre varient selon la zone géographique et selon les activités
socioéconomiques. En général, les rôles sont partagés dans le domaine de la production agricole
(défrichement, semi, désherbage, récolte) en fonction des capacités physiques à accomplir les
différentes tâches. En particulier, dans le domaine de la riziculture les rôles paraissent équitablement
partagés. Alors que les hommes sont plus souvent responsables pour l’élevage du gros bétail (bœufs,
zébus) et la pour la pèche, les femmes s’occupent davantage du petit élevage (volaille, chèvre, porc)
et de la vente des produits de pèche. Tandis que les femmes gèrent le plus souvent la vente des
marchandises pour la nourriture familiale, les hommes gèrent le plus souvent la vente de la récolte
pour l’acquisition de biens autres que la nourriture. Dans près du tiers des communautés (29 %), les
informateurs clés pensent que les femmes sont bien ou très bien représentées dans les instances de
prise de décisions, mais cela varie considérablement selon la zone géographique : faible dans le Sud
(8 % des communautés) et dans l’Est (13 %). Les femmes sont nettement moins alphabétisées que les
hommes et les ménages dirigés par les femmes beaucoup plus pauvres que ceux dirigés par les
hommes.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 20


Conclusions
31. En général les résultats de l’enquête de base confirment les hypothèses du cadre des résultats du
Programme SALOHI. Les niveaux de malnutrition sont très élevés et sont liés à l’état de santé, aux
pratiques d’hygiène, aux pratiques nutritionnelles, aux pratiques de production agricole et aux chocs.
Les données de l’enquête indiquent que 90 % des ménages souffrent d’insécurité alimentaire
pendant une partie de l’année, et que les zones d’intervention sont adéquatement sélectionnées. Le
manque d’accès a certaines communautés durant les saisons de pluie, la fréquence et la sévérité des
chocs, la faiblesse des connaissances nutritionnelles, la faiblesse des pratiques d’hygiène et le très
faible rendement des cultures sont certains des défis spécifiques que le personnel de SALOHI devra
redresser. Concomitamment, les taux élevés d’allaitement immédiat et d’allaitement exclusif tout
comme l’accès à la terre et aux ressources productives sont des opportunités qui peuvent être
exploitées pour faciliter la mise en œuvre du Programme.
32. Le personnel de SALOHI prendra en compte toutes les informations collectées pendant l’enquête
de base pour améliorer les stratégies du Programme, orienter les activités, mesurer et évaluer les
impacts. L’enquête a offert aux intervenants de SALOHI l’excellente opportunité de se connaitre les
uns et les autres et de connaitre davantage les populations ciblées. L’enquête a été structurée de
manière à promouvoir la participation des équipes techniques et des équipes de Suivi et
d’évaluation, à la conception, à la réalisation et à l’analyse des données, tout comme les membres
des communautés à la réalisation de la collecte. Une stratégie innovatrice sera utilisée pour
disséminer les résultats de l’enquête au niveau des communautés, en vue de contribuer au
développement d’un système de suivi et d’évaluation à base communautaire. Le personnel de
SALOHI continuera à suivre et évaluer la faisabilité, l’efficacité et la durabilité et l’acceptabilité
culturelle des stratégies et des activités, pour améliorer la mise en œuvre du Programme.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 21


Niveau de base des indicateurs de résultat : SALOHI
Intervalle de confiance
Niveau Erreur à 95 % Effet de
INDICATEURS
de base type Limite Limite grappe
inférieure Supérieure
SO1 : Etat de santé et état nutritionnel des
enfants de moins de 5 ans améliorés
Indicateurs d’impact
Pourcentage des enfants de 6-59 mois atteints de
44,4 1,487 41,4 47,5 3,104
malnutrition chronique (rapport Taille/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
34,5 1,316 31,8 37,2 2,937
d’insuffisance pondérale (rapport Poids/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
8,4 0,613 7,2 9,7 1,843
d’émaciation (rapport Poids/Taille < - 2 ET)
Indicateurs d’effet
Pourcentage des enfants de 0-6 mois allaités dans
71,2 2,914 65,2 77,2 2,030
l’heure de la naissance
Pourcentage des enfants de 0-6 mois exclusivement
55,8 3,598 48,0 62,7 2,568
allaités
Pourcentage des femmes qui consomment des
36,4 2,822 30,6 42,2 9,892
aliments riches en vitamine A
Pourcentage des femmes qui consomment des
11,2 1,125 8,9 13,5 3,661
aliments riches en fer
Pourcentage des mères qui démontrent des
4,4 0,592 3,2 5,6 2,385
comportements adéquats d’hygiène personnelle
Pourcentage des mères qui démontrent des
8,6 1,011 6,5 10,6 3,760
comportements adéquats d’hygiène alimentaire
SO2 : Capacité de survie des ménages en
situation d’insécurité alimentaire renforcée
Indicateurs d’impact
Nombre moyen de mois d’approvisionnement
7,7 0,112 7,5 7,9
alimentaire adéquat des ménages
Score moyen de diversité alimentaire des ménages 4,8 0,163 4,4 5,1
Indicateurs d’effet
Pourcentage des groupements de producteurs et de
24,9 3,691 17,3 32,4 3,821
coopératives ayant un plan d’agrobusiness
Pourcentage des ménages qui ont emprunté de
54,9 2,056 50,7 59,1 4,905
l’argent au cours de la dernière année
SO3 : Résistance des communautés aux chocs de
sécurité alimentaire améliorée
Indicateurs d’impact
Indice de vulnérabilité des communautés
Indicateurs d’effet
Nombre des communautés qui ont un système
53/119
d’alerte précoce
Pourcentage des points d’eau publics qui sont
44,4
protégés contre l’érosion
Pourcentage des communautés qui déclarent qu’elles
43,3
disposent d’un plan de développement local

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 22


Niveau de base des indicateurs de résultat : ADRA
Intervalle de confiance
Niveau Erreur à 95 % Effet de
INDICATEURS
de base type Limite Limite grappe
inférieure Supérieure
SO1 : Etat de santé et état nutritionnel des
enfants de moins de 5 ans améliorés
Indicateurs d’impact
Pourcentage des enfants de 6-59 mois atteints de
56,6 3,006 50,4 62,7 2,726
malnutrition chronique (rapport Taille/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
44,1 2,291 39,4 48,8 1,749
d’insuffisance pondérale (rapport Poids/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
7,3 1,163 5,0 9,7 1,621
d’émaciation (rapport Poids/Taille < - 2 ET)
Indicateurs d’effet
Pourcentage des enfants de 0-6 mois allaités dans
79,7 6,165 67,1 92,3 2,207
l’heure de la naissance
Pourcentage des enfants de 0-6 mois exclusivement
64,5 5,532 53,2 75,9 1,257
allaités
Pourcentage des femmes qui consomment des
30,3 3,665 22,8 37,8 4,571
aliments riches en vitamine A
Pourcentage des femmes qui consomment des
12,1 1,918 8,2 16,0 2,488
aliments riches en fer
Pourcentage des mères qui démontrent des
2,8 0,929 0,9 4,7 2,291
comportements adéquats d’hygiène personnelle
Pourcentage des mères qui démontrent des
5,9 1,348 3,1 8,6 2,365
comportements adéquats d’hygiène alimentaire
SO2 : Capacité de survie des ménages en
situation d’insécurité alimentaire renforcée
Indicateurs d’impact
Nombre moyen de mois d’approvisionnement
8,4 0,152 8,1 8,7
alimentaire adéquat des ménages
Score moyen de diversité alimentaire des ménages 5,5 0,106 5,3 5,7
Indicateurs d’effet
Pourcentage des groupements de producteurs et de
39,1 7,039 24,7 53,5 1,956
coopératives ayant un plan d’agrobusiness
Pourcentage des ménages qui ont emprunté de
54,3 3,499 47,2 61,5 3,548
l’argent au cours de la dernière année
SO3 : Résistance des communautés aux chocs de
sécurité alimentaire améliorée
Indicateurs d’impact
Indice de vulnérabilité des communautés
Indicateurs d’effet
Nombre des communautés qui ont un système
2/30
d’alerte précoce
Pourcentage des points d’eau publics qui sont
28,3
protégés contre l’érosion
Pourcentage des communautés qui déclarent qu’elles
26,7
disposent d’un plan de développement local

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 23


Niveau de base des indicateurs de résultat : CARE
Intervalle de confiance
Niveau Erreur à 95 % Effet de
INDICATEURS
de base type Limite Limite grappe
inférieure Supérieure
SO1 : Etat de santé et état nutritionnel des
enfants de moins de 5 ans améliorés
Indicateurs d’impact
Pourcentage des enfants de 6-59 mois atteints de
44,4 2,731 38,8 50,0 2,740
malnutrition chronique (rapport Taille/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
33,5 2,097 29,2 37,8 1,901
d’insuffisance pondérale (rapport Poids/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
7,1 1,127 4,8 9,4 1,856
d’émaciation (rapport Poids/Taille < - 2 ET)
Indicateurs d’effet
Pourcentage des enfants de 0-6 mois allaités dans
62,0 4,879 52,0 72,0 0,899
l’heure de la naissance
Pourcentage des enfants de 0-6 mois exclusivement
52,4 6,260 39,6 65,2 1,398
allaités
Pourcentage des femmes qui consomment des
48,3 4,320 39,4 57,1 5,374
aliments riches en vitamine A
Pourcentage des femmes qui consomment des
10,9 1,656 7,5 14,3 2,030
aliments riches en fer
Pourcentage des mères qui démontrent des
6,5 1,789 2,8 10,2 3,781
comportements adéquats d’hygiène personnelle
Pourcentage des mères qui démontrent des
6,7 1,408 3,8 9,5 2,299
comportements adéquats d’hygiène alimentaire
SO2 : Capacité de survie des ménages en
situation d’insécurité alimentaire renforcée
Indicateurs d’impact
Nombre moyen de mois d’approvisionnement
6,2 0,404 5,4 7,0
alimentaire adéquat des ménages
Score moyen de diversité alimentaire des ménages 4,8 0,163 4,4 5,1
Indicateurs d’effet
Pourcentage des groupements de producteurs et de
15,2 6,818 1,3 29,2 4,643
coopératives ayant un plan d’agrobusiness
Pourcentage des ménages qui ont emprunté de
56,0 4,605 46,5 65,4 6,178
l’argent au cours de la dernière année
SO3 : Résistance des communautés aux chocs de
sécurité alimentaire améliorée
Indicateurs d’impact
Indice de vulnérabilité des communautés
Indicateurs d’effet
Nombre des communautés qui ont un système
16/29
d’alerte précoce
Pourcentage des points d’eau publics qui sont
69,2
protégés contre l’érosion
Pourcentage des communautés qui déclarent qu’elles
36,7
disposent d’un plan de développement local

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 24


Niveau de base des indicateurs de résultat : CRS
Intervalle de confiance
Niveau Erreur à 95 % Effet de
INDICATEURS
de base type Limite Limite grappe
inférieure Supérieure
SO1 : Etat de santé et état nutritionnel des
enfants de moins de 5 ans améliorés
Indicateurs d’impact
Pourcentage des enfants de 6-59 mois atteints de
35,6 2,873 29,8 41,5 3,336
malnutrition chronique (rapport Taille/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
27,2 2,310 22,5 31,9 2,853
d’insuffisance pondérale (rapport Poids/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
9,8 1,083 7,5 12,0 1,385
d’émaciation (rapport Poids/Taille < - 2 ET)
Indicateurs d’effet
Pourcentage des enfants de 0-6 mois allaités dans
70,6 4,089 62,2 78,9 1,361
l’heure de la naissance
Pourcentage des enfants de 0-6 mois exclusivement
52,2 5,719 40,5 63,9 2,215
allaités
Pourcentage des femmes qui consomment des
40,5 4,615 31,1 50,0 6,353
aliments riches en vitamine A
Pourcentage des femmes qui consomment des
11,0 2,082 6,8 15,3 3,175
aliments riches en fer
Pourcentage des mères qui démontrent des
4,4 1,087 2,1 6,6 2,040
comportements adéquats d’hygiène personnelle
Pourcentage des mères qui démontrent des
11,5 2,047 7,3 15,7 2,953
comportements adéquats d’hygiène alimentaire
SO2 : Capacité de survie des ménages en
situation d’insécurité alimentaire renforcée
Indicateurs d’impact
Nombre moyen de mois d’approvisionnement
7,8 0,175 7,4 8,1
alimentaire adéquat des ménages
Score moyen de diversité alimentaire des ménages 4,4 0,327 3,7 5,0
Indicateurs d’effet
Pourcentage des groupements de producteurs et de
22,2 5,123 11,7 32,7 1,836
coopératives ayant un plan d’agrobusiness
Pourcentage des ménages qui ont emprunter de
52,9 3,774 45,2 60,4 4,111
l’argent au cours de la dernière année
SO3 : Résistance des communautés aux chocs de
sécurité alimentaire améliorée
Indicateurs d’impact
Indice de vulnérabilité des communautés
Indicateurs d’effet
Nombre des communautés qui ont un système
17/30
d’alerte précoce
Pourcentage des points d’eau publics qui sont
58,7
protégés contre l’érosion
Pourcentage des communautés qui déclarent qu’elles
40,0
disposent d’un plan de développement local

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 25


Niveau de base des indicateurs de résultat : LOL
Intervalle de confiance
Niveau Erreur à 95 % Effet de
INDICATEURS
de base type Limite Limite grappe
inférieure Supérieure
SO1 : Etat de santé et état nutritionnel des
enfants de moins de 5 ans améliorés
Indicateurs d’impact
Pourcentage des enfants de 6-59 mois atteints de
45,9 1,869 42,0 49,7 1,248
malnutrition chronique (rapport Taille/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
39,8 1,514 36,6 42,9 0,941
d’insuffisance pondérale (rapport Poids/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints
7,5 0,929 5,6 9,4 1,204
d’émaciation (rapport Poids/Taille < - 2 ET)
Indicateurs d’effet
Pourcentage des enfants de 0-6 mois allaités dans
60,3 3,685 52,7 67,8 0,766
l’heure de la naissance
Pourcentage des enfants de 0-6 mois exclusivement
50,7 4,762 41,0 60,5 1,225
allaités
Pourcentage des femmes qui consomment des
23,5 3,042 17,3 29,7 3,683
aliments riches en vitamine A
Pourcentage des femmes qui consomment des
8,8 1,353 6,0 11,5 1,636
aliments riches en fer
Pourcentage des mères qui démontrent des
8,2 1,371 5,4 11,0 1,781
comportements adéquats d’hygiène personnelle
Pourcentage des mères qui démontrent des
8,6 1,591 5,3 11,8 2,312
comportements adéquats d’hygiène alimentaire
SO2 : Capacité de survie des ménages en
situation d’insécurité alimentaire renforcée
Indicateurs d’impact
Nombre moyen de mois d’approvisionnement
6,5 0,244 6,0 7,0
alimentaire adéquat des ménages
Score moyen de diversité alimentaire des ménages 4,4 0,151 4,1 4,7
Indicateurs d’effet
Pourcentage des groupements de producteurs et de
14,5 4,106 6,1 22,9 2,408
coopératives ayant un plan d’agrobusiness
Pourcentage des ménages qui ont emprunté de
64,6 2,663 59,2 70,1 2,218
l’argent au cours de la dernière année
SO3 : Résistance des communautés aux chocs de
sécurité alimentaire améliorée
Indicateurs d’impact
Indice de vulnérabilité des communautés
Indicateurs d’effet
Nombre des communautés qui ont un système
18/30
d’alerte précoce
Pourcentage des points d’eau publics qui sont
79,2
protégés contre l’érosion
Pourcentage des communautés qui déclarent qu’elles
70,0
disposent d’un plan de développement local

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 26


INTRODUCTION

Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde. Plus de 60 % des 19 millions d’habitants
vivent en-dessous du seuil minimum de pauvreté fixé à un dollar des Etats-Unis par jour et par
personne (INSTAT 2006). La malnutrition est influente : un enfant sur deux, âgé de moins de cinq ans,
a un retard de croissance et 42 % ont un poids faible pour leur âge (EDS 2003/2004). Sept ménages
sur dix (70 %) manquent de nourriture à un certain moment de l’année (INSTAT 2006)

Pour répondre à une insécurité alimentaire continue et chronique dans l’set et le sud de Madagascar,
le CRS a établi, à travers le programme SALOHI (Strengthening and Accessing Livelihood
Opportunities for Household Impact), un partenariat avec ADRA, CARE et Land O’Lakes avec l’objectif
global de réduire l’insécurité alimentaire dans les communautés vulnérables de 21 districts. SALOHI
est mis en place pour une durée de cinq ans, par le Bureau de « Nourriture Pour la Paix » (Food For
Peace, FFP) de l’USAID. Le Programme SALOHI vise 98.000 ménages vulnérables (soit
approximativement 492.500 personnes) dans 120 communes rurales et trois centres urbains de 21
districts, dans le sud et l’est du pays.

Le présent document analyse les résultats de l’étude de base dont la collecte des données a eu lieu
en novembre 2009 en vue de déterminer les niveaux de base des indicateurs d’effet et d’impact du
Programme et permettre ainsi de suivre les progrès et d’évaluer correctement les changements. Le
rapport est structuré en six sections dont la première décrit la méthodologie de l’étude de base et la
deuxième le contexte socioéconomique dans lequel le Programme va développer ses activités : cadre
administratif et caractéristiques socioéconomiques des ménages. La troisième section du rapport
rappelle le cadre des résultats et le cadre de performance en fonction desquels les stratégies du
Programme et les objectifs de l’étude de base ont été définis. Ces cadres orientent également
l’analyse des résultats de l’enquête. La quatrième section analyse l’état sanitaire et l’état nutritionnel
des enfants de moins de cinq ans. Elle décrit les pratiques nutritionnelles et les pratiques de
prévention des maladies, en termes d’hygiène personnelle et d’hygiène alimentaire. Elle présente
enfin les résultats des tests simples des hypothèses d’association entre d’une part les différentes
formes de malnutrition et d’autre part les pratiques nutritionnelles et les pratiques de prévention
des maladies. La cinquième section se rapporte à la sécurité alimentaire des ménages en termes
d’accès et d’utilisation alimentaires. Trois indicateurs importants sont calculés : le nombre moyen de
mois d’approvisionnement alimentaire adéquat, le score moyen de diversité alimentaire et l’indice
d’insécurité alimentaire des ménages. Les superficies, les quantités de récoltes et les rendements des
cinq cultures promues par le Programme sont estimés et leurs variations géographiques sont
décrites. Certaines hypothèses d’association entre les pratiques de production, l’accès à l’irrigation,
la sécurité alimentaire et la diversité alimentaires sont testées. La sixième et dernière section du
rapport est consacrée à la prévalence des catastrophes naturelles et aux capacités de résistance des
ménages et des communautés. Une approche multidimensionnelle est mise en œuvre, en vue de
mieux comprendre la vulnérabilité des communautés en termes de niveau des risques et capacités
de réponse. La gouvernance locale est également évaluée, en termes de fonctionnalité des instances
de concertation entre gouvernés et gouvernants.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 27


SECTION 1: JUSTIFICATION, OBJECTIFS ET METHODOLOGIE DE L’ETUDE DE
BASE

1.1 Justification et objectifs de l’étude de base


L’étude de base se justifie par l’obligation de rendre compte des progrès réalisés chaque année dans
la mise en œuvre du programme et des résultats obtenus dans le domaine de l’amélioration de la
sécurité alimentaire après cinq ans. Il est nécessaire pour cela de connaitre la situation de départ.
Plus précisément, le but de l’étude de base est de déterminer les connaissances, attitudes et
pratiques actuelles des ménages, leurs ressources et leurs capacités, en rapport avec la sécurité
alimentaire, ainsi que d’évaluer l’état nutritionnel actuel des enfants de moins de cinq ans.

Fondamentalement l’étude de base est le point de référence à partir duquel les résultats escomptés
du Programme seront mesurés, à la revue à mi-parcours et au moment de l’évaluation finale. Les
résultats de l’étude doivent également être utilisés pour déterminer les indicateurs de sécurité
alimentaire qui devraient déclencher une réponse urgente et pour calculer des valeurs pour le suivi
et l’évaluation des impacts environnementaux. Ils devraient permettre également au personnel de
SALOHI de tester les hypothèses qui soutiennent le cadre des résultats et pour affiner les stratégies
de mise en œuvre. Les résultats de l’étude de base seront utilisés par l’USAID pour évaluer l’efficacité
des activités du programme, et par les communautés pour affiner leur compréhension de la situation
de la sécurité alimentaire dans leur zone. Ils pourraient finalement être utilisés par les autres
partenaires au développement qui interviennent dans les mêmes zones.

Six objectifs principaux sont assignés à l’étude de base :

 Décrire la situation actuelle dans les communautés ciblées par SALOHI en rapport avec les
interventions du programme (état et pratiques de santé et de nutrition, production agricole
et pratiques de production, accès aux marchés, activités génératrices de revenus et
dépenses, épargne et accès au crédit, vulnérabilité aux désastres et réponses, capacité de
gouvernance locale, sécurité alimentaire et stratégie de survie, etc.) ;
 Déterminer les niveaux actuels d’adoption des activités proposes par le projet (pratiques de
santé et pratiques nutritionnelles, pratiques de production agricole, pratiques de
commercialisation et stratégies de prévention et de mitigation des désastres) ;
 Collecter des données quantitative pour mesurer les changements par rapport aux
indicateurs clés Durant la vie du projet ;
 Collecter des données qualitatives pour aider le personnel du projet à définir des approches
efficaces en vue d’améliorer le dessin et la mise en œuvre du programme ;
 Promouvoir le travail de groupe au sein de l’équipe et,
 Partager l’information sur le projet avec les communautés ciblées et commencer le
processus de planification participative, de suivi et d’évaluation.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 28


Les résultats spécifiques suivants sont attendus :

 La valeur de base pour chaque indicateur (y compris les indicateurs de suivi


environnemental);
 Un tableau de suivi des indicateurs de performance révisé avec des cibles
appropriés ;
 Une meilleure compréhension de la situation de sécurité alimentaire et des pratiques
pertinentes dans les zones ciblées par SALOHI et les réponses appropriées pour
réduire l’insécurité alimentaire ; et
 Une liste d’indicateurs déclencheurs et de valeurs limites pour chaque zone (le sud,
le sud-est et l’est).

1.2 Méthodologie de l’étude de base


1.2.1 Type et méthodes d’enquête

L’étude de base s’est fondée sur une enquête de type I dans laquelle une situation de départ est
établie en vue d’être comparée à une situation d’arrivée, à mis parcours et en fin de projet, dans le
but d’en déduire les changements induits par le projet. La même enquête sera donc répétée à mi-
parcours et en fin de projet pour documenter l’évolution des niveaux des indicateurs clés.

Pour obtenir une image assez complète et claire de la situation initiale de sécurité alimentaire dans
les zones ciblées par le programme, les méthodes quantitative et qualitative de collecte des données
ont été mises en œuvre simultanément.

a) L’enquête quantitative

Son but principal, comme l’indique son nom, est de collecter des données quantitatives qui se
rapportent principalement aux indicateurs quantitatifs retenus par le programme au titre des
impacts, des effets ou des résultats intermédiaires. L’enquête quantitative a été menée auprès d’un
échantillon représentatif de ménages après le choix des zones d’intervention des CS comme strates.

Echantillonnage

La base de sondage est constituée, pour chaque strate, par la liste exhaustive des Fokontany des
communes dans lesquelles le Programme doit intervenir. Pour chaque Fokontany on dispose des
noms de la commune, du district et de la région de rattachement, ainsi que de l’estimation de
l’effectif de la population fournie par les opérations de cartographie du recensement général de la
population en cours de préparation.

Un échantillon indépendant de ménages a été tiré dans chaque strate en utilisant la formule
suivante :

n = D x [(Z + Z)² x (P1 (1- P1) + P2 (1 - P2)) / (P2 - P1)²]

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 29


dans laquelle :

- n = est la taille minimum de l’échantillon requise par strate


- D = est un facteur de correction tenant compte de l’effet de grappes
- Zα = est le niveau de signification statistique souhaité (le score-z correspondant au degré de
confiance avec lequel on désire être en mesure de conclure qu’une différence observée (P2 –
P1) est statistiquement significative)
- Zβ = est le degré de confiance souhaité (le score-z correspondant au degré de confiance avec
lequel on désire être certain de détecter une différence (P2 – P1) si elle existe.
- P1 = le niveau estimé d’un indicateur au temps t1 mesuré en termes de proportion sous
forme décimale
- P2 = le niveau estimé du même indicateur au temps t2, telle que P2 – P1 est la différence
minimum que l’échantillon est censé détecter.

Pour le calcul de la taille de l’échantillon de l’enquête de base, nous avons choisi comme indicateur
clé le pourcentage des enfants de moins de cinq ans atteints de retard de croissance. Son niveau
initial a été estimé à 50 % en tenant compte des informations fournies par différentes études
menées dans les zones du projet. Nous avons choisi une valeur standard égale à 2 pour l’effet de
grappes et, selon les recommandations de FANTA, Zα = 1,645 et Zβ = 0,84. Le document de projet a
décidé de réduire la proportion des enfants atteints de retard de croissance de 8 % et donc en
l’occurrence la valeur de cet indicateur en fin de projet P2 = 42 %. Nous avons finalement pris en
compte un facteur d’ajustement de 10 % pour les non réponses.

La pris en compte de tous ces paramètres nous a conduit à un échantillon minimum de 557 enfants
de 6-59 mois. La proportion des enfants de cet âge dans la population étant estimée à 17,4 % et avec
une taille moyenne de 5 personnes par ménages, on détermine qu’il faut enquêter dans 640
ménages par strate et avec 10 % d’ajustement pour tenir compte des non réponses, on arrive à 704
ménages par strate, soit 704 x 4 = 2.815 ménages au total. En mettant en œuvre la méthode des 30
grappes, le nombre moyen de ménages à tirer par grappe égale 23.

Dans chaque strate, on a tiré au premier degré 30 grappes (Fokontany) avec des probabilités
proportionnelles à la taille exprimée en nombre de population. Au deuxième degré 24 ménages ont
tirés. Etant donné dimension géographique relativement importante des Fokontany, on a procédé à
une segmentation, chaque localité constituant un segment. Les ménages ont été sélectionnés dans le
segment tiré par hasard. La sélection des ménages a utilisée la méthode du parcours aléatoire. Dans
chaque ménage une seule femme a été interrogée et tous les enfants de moins de cinq ans ont été
impliqués dans les mesures anthropométriques.

Le tableau 1 donne la répartition de l’échantillon finale des ménages, par zone d’intervention des CS
et par zone géographique. Tous les tableaux de résultats utilisent les effectifs pondérés.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 30


Tableau 1 : Répartition de l’échantillon des ménages (effectifs pondérés et effectifs non pondérés)
par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Effectifs non Effectifs


Zones Pourcentages Pourcentages
pondérés pondérés
ADRA 720 25,0 1040 36,2
CARE 720 25,0 394 13,7
CRS 720 25,0 1188 41,3
LOL 716 24,9 254 8,8
Total 2876 100,0 2876 100,0
CENTRE 408 14,2 566 19,7
SUD 624 21,7 575 20,0
SUD-EST 1292 44,9 1176 40,9
EST 552 19,2 559 19,4
Total 2876 100,0 2876 100,0

La carte du graphique 1 montre les zones d’intervention des CS et la localisation précise (en points)
des 120 Fokontany dans lesquels les données de l’étude de base ont été collectées.

Graphique 1 : Localisation des zones de SALOHI et des Fokontany de l’échantillon de l’étude de base.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 31


Les questionnaires de l’enquête quantitative

Quatre types de questionnaire ont été utilisés pour l’enquête quantitative : un questionnaire « chef
de ménage », un questionnaire « femme », un questionnaire « communautaire » et un
questionnaire « anthropométrie » Les questionnaires « chef de ménage » et « femme » sont en
réalité les deux volets du questionnaire « ménage ». Les sections de ce questionnaire ont été
regroupées de manière à pouvoir mener simultanément les interviews dans le ménage, avec le chef
de ménage et avec son épouse, chacun ayant été jugé compétent pour donner des réponses fiables à
des groupes différents de questions.

Le questionnaire fictif « ménage » comporte au total 10 sections :

- Section 1 : Caractéristiques socioéconomiques du ménage ;


- Section 2 : Consommation alimentaire du ménage ;
- Section 3 : Eau et assainissement ;
- Section 4 : Accès aux services de santé ;
- Section 5 : Santé et alimentation des femmes enceintes ou allaitantes
- Section 6 : Santé et alimentation des enfants de moins de deux ans
- Section 7 : VIH/SIDA
- Section 8 : Agriculture et élevage ;
- Section 9 : Groupements de paysans et activités communautaires ;
- Section 10 : Résilience.

Les sections 1 et 7 à 10 ont été rassemblées dans le questionnaire « chef de famille ». Les sections 2 à
7 ont été rassemblées pour constituer le questionnaire « femme ». Notez que la section 7 a été
appliquée aux deux catégories de répondants. Une section 0 a été ajoutée au questionnaire
« femme » pour enregistrer les caractéristiques individuelles des femmes enceintes et des femmes
allaitantes.

Le questionnaire communautaire est composé de 7 courtes sections : 1 : Marché, 2 : Organisations


paysannes, 3 : Accès aux services de santé, 4 : Accès à l’eau potable, 5 : Accès aux marchés et à la
communauté, 6 : Catastrophes naturelles et résilience, et 7 : Gouvernance.

Le questionnaire « anthropométrie » comportait simplement des colonnes pour l’enregistrement des


caractéristiques anthropométriques des enfants : sexe, date de naissance, âge en mois, poids, taille,
périmètre brachial et œdème.

Les questionnaires « chef de famille » et « femme » ont été traduits en malgache. Le questionnaire
communautaire en raison de son élaboration relativement tardive n’a pas été traduit ; il a été utilisé
dans sa version initiale, mais les enquêteurs ont évidemment conduit les interviews en malgache.

b) L’enquête qualitative

Son but est d’aider a mieux comprendre et interpréter les résultats de l’enquête quantitative, et a
identifier les contraintes et les opportunités sur lesquelles pourrait s’appuyer la mise en œuvre des
activités du programme. Des discussions de groupe ont donc été organisées avec trois catégories
d’informateurs clés : (i) avec les femmes sur toutes les questions relatives a la sante et a la nutrition,
(ii) avec les hommes sur les questions relatives a la production agricole et a la gestion des ressources

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 32


naturelles, (iii) avec les responsables des communautés sur toutes les questions relatives a la
vulnérabilité des communautés face aux catastrophes naturelles et a la gouvernance locale.

Chaque CS devait organiser au moins ces trois discussions de groupe dans au moins trois endroits
différents dans leur zone d’intervention en fonction des spécificités socioéconomiques, culturelles et
ou naturelles. Les résultats indiquent que, au total 63 discussions de groupe ont été réalisées : 12 par
les équipes de ADRA, 9 par les équipes de CARE et le même nombre par les équipes de LOL et 33 par
les équipes de CRS.

Des outils standards et une démarche de conduite des discussions de groupes ont été proposés,
discutés et amendés lors de la formation des formateurs. Ces outils standards ont été utilisés par
toutes les équipes.

1.2.2 Sélection et formation des enquêteurs

La formation du personnel chargé de la collecte des données a été réalisée en deux étapes :
formation des formateurs, puis formation des enquêteurs.

a) La formation des formateurs


Elle a été organisée et réalisée par l’Unité de Coordination du Programme (PCU) dans le but de
constituer de permettre a chaque CS de disposer d’un personnel suffisant et techniquement a même
de former leurs enquêteurs respectifs. Elle a été l’occasion de discuter tous les types de
questionnaire, question par question, de les améliorer et d’élaborer un manuel d’instructions aux
enquêteurs plus précis.

L’atelier de formation des formateurs a dure 5 jours. Au total 39 personnes y ont participe dont 7
membres de du PCU. ADRA et CRS ont implique chacun 10 personnes, CARE en a envoyé 5 et LOL 7.
En début de séance, une évaluation des participants sur leurs expériences en matière d’enquête a
été effectuée. Ses résultats ont indiquent que plus de la moitié d’eux avaient déjà organisé des
formations du genre, 43 % avaient déjà utilisé un GPS, tous avaient déjà utilisé une toise et une
balance pour des mesures anthropométriques, mais seuls 37 % avaient effectué des mesures de
périmètre brachial.

La formation des formateurs a permis de (i) finaliser, traduire et valider les questionnaires et les
guide de discussion de groupe, (ii) finaliser les modules de formation et le manuel d’instructions aux
enquêteurs, (iii) former 32 chefs d’équipe au remplissage des questionnaires et a la formation des
enquêteurs, (iv) discuter et trouver des solutions a l’essentiel des questions logistiques.

b) La formation des enquêteurs


Chaque CS a assure le recrutement et la formation des agents charges de la collecte des données. Les
CS de ADRA, CARE et LOL ont utilise leur personnel habituel alors que CRS, compte tenu de l’étendue
de sa zone d’intervention et du temps total imparti a la collecte, a décide d’augmenter le nombre des
enquêteurs et donc a été obligé de recruter du personnel additionnel extérieur.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 33


Les formations ont été planifiées pour une durée de 5 jours. Le CRS qui couvre trois couvre trois
zones géographiques dont certaines sont partagées avec d’autres CS, a organisé des séances de
formation conjointement avec CARE. Au total 94 enquêteurs ont été formés et impliqués dans la
collecte des données. Parmi eux 62 hommes et 32 femmes (34 %). Les formations des enquêteurs
ont eu lieu entre le 12 et 17 octobre.

1.2.3 Organisation de la collecte de données

Chaque CS a organisé la collecte des données en fonction du nombre de ses enquêteurs, du nombre
d’équipes, de ses contraintes de temps etc. Deux groupes d’enquêteurs ont été mobilisés par chaque
CS : un groupe pour l’enquête quantitative et un autre pour l’enquête qualitative. Les groupes ont
travaillé parallèlement mais au même moment dans les différentes grappes. En ce qui concerne
l’enquête quantitative, au total 20 équipes d’enquêteurs ont été déployées sur le terrain. Elles
étaient composées chacune d’un chef d’équipe et de quatre enquêteurs. Les équipes ont utilisé,
selon les conditions et les lieux, des véhicules 4 x 4, des motos et parfois ont marché à pied pour
accéder à certaines localités.

La collecte a duré en moyenne 25 jours. Elle a eu lieu entre le 19 octobre et le 20 novembre sur des
durées différentes selon le CS : ADRA en 20 jours avec 4 équipes, CARE en 18 jours avec 6 équipes,
CRS en 12 jours avec 6 équipes et LOL en 25 jours avec 4 équipes.

Les résultats de la collecte indiquent que 2876 questionnaires « chef de famille », 2876
questionnaires « femme », 2620 questionnaires « anthropométrie » et 120 questionnaires
« communautaire » ont été remplis. Chaque CS a enquêté 24 ménages dans 30 Fokontany, soit 720
ménages. LOL, a enquêté finalement dans 716 ménages. Les mesures anthropométriques ont touché
au total 3876 enfants de moins de cinq ans. Par ailleurs, 63 discussions de groupe ont été organisées
au total.

1.2.4 Exploitation et analyse des données

La saisie des données a été réalisée par un cabinet local qui a été sélectionné parmi les quatre qui
ont répondu à l’appel lancé par le PCU de SALOHI. Le cabinet a travaille en étroite collaboration avec
l’équipe technique du PCU pour tenir compte des exigences de celle-ci en termes de format du
masque de saisie, de la qualité des contrôles et du format final des fichiers de données. Le logiciel
ETHNOS version 5.5 a été utilisé pour la saisie, mais les fichiers de données ont été livres au format
SPSS, logiciel utilisé par PCU pour la tabulation et l’analyse.

Les masques de saisie ont été élaborés du 26 au 29 octobre 2009, la formation des agents de saisie
du 1er au 3 novembre. La saisie proprement dite a commencé le 3 novembre. Elle a été réalisée au fur
et à mesure de l’arrivée des lots de questionnaires. Les derniers questionnaires sont arrives le 23
novembre et la saisie a été achevée le 26 novembre. Les données ont été exploitées par le PCU
compte tenu des contraintes techniques liées au calcul des coefficients de pondération et a
l’estimation des erreurs d’échantillonnage. Il était prévu d’utiliser le module « Complex Sample » de

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 34


la version 18 de SPSS pour le calcul des erreurs d’échantillonnage, mais en raison du retard accuse
dans l’acquisition de ce logiciel, Epi Info, version 3.5.2 a été utilise en lieu et place de SPSS.

L’analyse préliminaire des données de l’enquête a fait l’objet d’un atelier organise par le PCU et
impliquant les équipes techniques des CS. Six groupes ont été constitues autour des thèmes
suivants : sante et nutrition, sécurité alimentaire, résilience des communautés, genre,
environnement et gouvernance locale. Chaque groupe a utilise les tableaux de l’enquête quantitative
et les rapports des discussions de groupe pour élaborer un rapport préliminaire. L’atelier a dure 3
jours et demi. Il a été l’occasion, pour plusieurs participant d’être impliques effectivement dans
l’analyse des données d’enquête, pour les équipes des CS et les équipes techniques de PCU de
s’approprier les résultats de l’enquête, en ayant participé à toutes ses étapes : conception,
élaboration des questionnaires, formation des formateurs et des enquêteurs, collecte et analyse des
données.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 35


SECTION 2: CADRE DES RESULTATS ET CADRE DE PERFORMANCE DE SALOHI

2.1 Cadre des résultats du Programme

Rappelons que le Programme SALOHI a pour objectif général (OG) l’amélioration de la sécurité
alimentaire et l’amélioration des capacités de résistance des familles et des communautés aux
catastrophes naturelles qui les frappent. On espère atteindre cet objectif général à travers trois
objectifs stratégiques (OS) : a) l’amélioration de l’état de santé et de l’état nutritionnel des enfants
(OS 1), b) l’amélioration de la capacité de survie des ménages en situation d’insécurité alimentaire
(OS 2), c) le renforcement des capacités de résistance des communautés face aux chocs affectant la
sécurité alimentaire (OS 3).

Le Programme se base sur l’hypothèse que la santé et l’état nutritionnel des enfants pourraient être
améliorés d’une part par l’adoption par les ménages des pratiques nutritionnelles recommandées à
la fois pour les enfants et pour les mères (Résultats Intermédiaires, RI 11), d’autre part l’adoption par
les ménages des pratiques recommandées de prévention des maladies des enfants (RI 12). Le
Programme va développer, en conséquence, (i) des activités de promotion et de mise en œuvre des
séances de suivi de la croissance des enfants, (ii) des activités de soutien aux groupes de femmes
enceintes ou allaitantes, (iii) des campagnes de changement de comportement, (iv) des activités de
promotion des volontaires de santé communautaires et (v) de gestion intégrée des maladies des
enfants focalisée sur la prévention.

Le Programme se base aussi sur l’hypothèse que d’une part l’amélioration de la productivité des
agriculteurs et des éleveurs (RI 21), le développement des activités d’agrobusiness par les petits
producteurs (RI 22) et d’autre part la mobilisation de capital par les ménages à travers l’adhésion à
des systèmes villageois d’épargne et de crédit (RI 23), pourraient améliorer les capacités de survie
des ménages en situation d’insécurité alimentaire. Le Programme envisage d’organiser (i) des
activités de formation des producteurs à travers des écoles de champ et avec l’intermédiation des
producteurs modèles, (ii) des activités de promotion des associations de producteurs, (iii) des
activités d’élaboration des plans d’agrobusiness et (iv) des activités de promotion des systèmes
villageois d’épargne et de crédit.

Le Programme se fonde enfin sur l’hypothèse que la préparation des communautés à répondre aux
chocs (RI 31), l’amélioration de la gestion des ressources naturelles (terres et eau) et des pistes
rurales par les communautés (RI 32), l’amélioration de l’accès des familles urbaines en situation
d’extrêmement insécurité à des appuis critiques de la part des fournisseurs de service (RI 33) et enfin
l’amélioration de la capacité des communautés à influencer les décisions communales affectant la
sécurité alimentaire (RI 34), pourraient ensemble améliorer la résilience des communautés face aux
chocs. Le programme envisage alors (i) de promouvoir des activités de développement des plans de
prévention et de mitigation des désastres, (ii) de mettre en place des systèmes d’alerte précoces, (iii)
de mettre en place de plans de gestion durable des ressources naturelles, (iv) de développer des
activités de renfoncement des centres de protection sociale, (v) de former les membres des ménages

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 36


urbains extrêmement vulnérables, (vi) de former les leaders communaux, les responsables
communautaires et les individus à la mise en œuvre des pratiques de bonne gouvernance.

Le schéma ci-dessous représente le cadre des résultats du Programme, c’est-à-dire les relations de
causalité entre les résultats de différents niveaux décrits ci-dessus, sur lequel se fondent les
stratégies de mise en œuvre du Programme.

Graphique 2 : Cadre des résultats de SALOHI

NB : Lire dans le texte de la page précédente la signification des abréviations.

Une dizaine d’hypothèses ont été plus explicitement formulées pour justifier et soutenir le cadre des
résultats ainsi que les objectifs et les stratégies du Programme :

Hypothèse 1 : La malnutrition est une maladie cachée. Participer à des programmes de suivi
de la croissance et de promotion aidera les mères à identifier et à traiter à temps les enfants atteints
de malnutrition et conduira à des niveaux plus bas de malnutrition dans les populations ciblées. Les
enfants dont les mères participent aux activités de suivi de la croissance auront des niveaux plus bas
de malnutrition que ceux dont les mères ne participent pas à ces activités

Hypothèse 2 : Les enfants dont les mères ou les tutrices pratiquent des actions essentielles
de nutrition courent moins le risque d’être atteints de malnutrition que ceux dont les mères
n’adoptent pas ces pratiques.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 37


Hypothèse 3 : Les enfants dont les mères ou les tutrices pratiquent une bonne hygiène sont
moins souvent malades. Les enfants qui sont fréquemment malades courent plus le risque de souffrir
de malnutrition.

Hypothèse 4 : Les agriculteurs qui ont reçu des formations sur ou ont été exposés à des
pratiques améliorées de production agricole sont plus enclins (prédisposés) à les pratiquer.

Hypothèse 5 : Les agriculteurs qui utilisent des pratiques améliorées de production ont des
rendements plus élevés que ceux qui utilisent les pratiques traditionnelles.

Hypothèse 6 : Les agriculteurs qui ont un accès à l’irrigation produisent plus de nourriture et
sont moins vulnérables aux chocs que ceux qui n’ont pas accès à l’irrigation.

Hypothèse 7 : L’accès au marché est limité par des routes pauvres. Améliorer les pistes
rurales facilitera la commercialisation des récoltes locales. Les agriculteurs qui ont accès à une route
praticable toute l’année produisent et vendent plus de produits.

Hypothèse 8 : Les agriculteurs ne profitent pas assez des fruits de leur travail. Organiser les
agriculteurs en groupements les aidera à mieux identifier les opportunités et les stratégies de
commercialisation, et de recevoir de meilleurs prix pour leurs produits. Les agriculteurs qui
participent à des groupements ou coopératives ont des prix plus élevés pour les produits et/ou
paient moins pour les intrants.

Hypothèse 9 : La dépendance du riz et des pratiques alimentaires traditionnelles contribue à


l’insécurité alimentaire. Les ménages qui consomment une nourriture diversifiée sont plus en
sécurité alimentaire que ceux qui ne le font pas (moins de mois de faim, moins de malnutrition)

Hypothèse 10 : Les ménages dans les communautés disposant d’un système d’alerte précoce
et d’un plan de gestion et de mitigation des désastres sont mieux préparés aux désastres et sont plus
en mesure de se préparer pour réduire les effets des désastres et s’en remettre.

Hypothèse 11 : La Gouvernance est un important facteur sous-jacent qui affecte la sécurité


alimentaire. Plusieurs groupements ou associations communautaires ne fonctionnent pas
efficacement. Les ménages dont les membres participent à des groupements fonctionnels courent
moins le risque d’avoir des enfants atteints de malnutrition que les ménages qui ne participent pas à
de tels groupements.

L’un des objectifs fondamentaux de l’étude de référence est de tester, avec des données
empiriques, ces hypothèses ainsi que les relations entre les différents niveaux de résultats
schématisées par le cadre des résultats.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 38


2.2 Cadre de performance du Programme

Pour chaque niveau de résultats (résultats liés aux activités ou résultats immédiats, résultats
intermédiaires et résultats stratégiques), le Programme a défini des cibles à atteindre chaque année.
Les cibles en année 5 sont cumulent les résultats des années antérieures.

Le tableau 2 est un extrait du cadre de performance du Programme, limité aux seuls résultats d’effet
et d’impact, dont le Programme a l’obligation de déterminer les niveaux de base, en vue de suivre et
d’évaluation les changements induits dans la zone d’intervention par rapport à ces indicateurs. Au
total donc 12 indicateurs d’impact et d’effet sont principalement concernés par la présente étude de
référence. Notons que les indicateurs d’effet relatifs aux objectifs stratégiques 2 et 3 se rapportent
aux bénéficiaires du programme, c’est-à-dire ceux qui participent effectivement aux activités du
programme. Leur niveau de base ne peut donc pas être déterminé par l’étude de référence. Il le sera
dans la première année de mise en œuvre, lorsque les bénéficiaires auront été sélectionnés.

Tableau 2 : Cibles annuelles et de fin de programme, en termes de pourcentage d’amélioration des


indicateurs d’impact et d’effet de SALOHI

Indicateurs Base A1 A2 A3 A4 A5 FIN


SO1 : Etat de santé et état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans améliorés
Indicateurs d’impact
Pourcentage des enfants de 6-59 mois atteints de
TBD -8 -8
malnutrition chronique (rapport Taille/Age < - 2 ET)
Pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints d’insuffisance
TBD -5 -10 -10
pondérale (rapport Poids/Age < - 2 ET)
Indicateurs d’effet
Pourcentage des enfants de 0-6 mois allaités dans l’heure de
TBD +5 +10 +15 +20 +20
la naissance
Pourcentage des enfants de 0-6 mois exclusivement allaités TBD +5 +10 +15 +20 +20
Pourcentage des femmes qui consomment des aliments
TBD +10 +15 +20 +25 +25
riches en vitamine A
Pourcentage des femmes qui consomment des aliments
TBD +10 +15 +20 +25 +25
riches en fer
Pourcentage des enfants de 0-59 mois qui participent au
TBD +10 +20 +30 +35 +40 +40
suivi de croissance
Pourcentage des mères qui démontrent des comportements
TBD +5 +10 +15 +20 +25 +25
adéquats d’hygiène personnelle
Pourcentage des mères qui démontrent des comportements
TBD +5 +10 +15 +20 +25 +25
adéquats d’hygiène alimentaire
SO2 : Capacité de survie des ménages en situation d’insécurité alimentaire renforcée
Indicateurs d’impact
Nombre moyen de mois d’approvisionnement alimentaire
TBD +1 +2 +2
adéquat des ménages
Score moyen de diversité alimentaire des ménages TBD +1 +2 +2
SO3 : Résistance des communautés aux chocs de sécurité alimentaire améliorée
Indicateurs d’impact
Indice de vulnérabilité des communautés TBD

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 39


Le Programme se propose, au terme de 5 années d’activités, de :

 réduire de 8 % la prévalence de la malnutrition chronique (rapport Taille/Age) chez les


enfants âgés de 6 à 59 mois ; cet indicateur devrait être réduit de 3 % à la fin de la troisième
année ;

 réduire de 10 % la prévalence de l’insuffisance pondérale (rapport Poids/Age) chez les


enfants de moins de cinq ans, avec une réduction de 5 % à la fin de la troisième année ;

 augmenter de 20 % le pourcentage des enfants de 0-6 mois qui sont allaités dans l’heure de
la naissance, et celui des enfants de 0-6 mois exclusivement allaités au sein, sur la base d’une
augmentation de 5 % chaque année à partir de la deuxième année ;

 augmenter de 25 % le pourcentage des femmes qui consomment les aliments riches en


vitamine A et celui des femmes qui consomment des aliments riches en fer; le niveau de ces
indicateurs sera augmenté de 10 % à la fin de la deuxième année et de 5 % chaque année
pendant le reste du programme ;

 augmenter de 40 % le pourcentage des enfants de moins de 5 ans qui participent aux


séances de suivi de la croissance ; l’augmentation annuelle sera de 10 % chaque année
pendant les trois premières années, puis de 5 % la quatrième et la cinquième année ;

 augmenter de 25 % le pourcentage des femmes qui démontrent des comportements


adéquats d’hygiène personnelle et celui des femmes qui démontrent des comportements
adéquats d’hygiène alimentaire, à un rythme annuel de 5 % à partir de la première année ;

 augmenter de 2 % le nombre moyen de mois d’approvisionnement alimentaire adéquat des


ménages et le score moyen de diversité alimentaire des ménages, au rythme de 1 % à la fin
de la troisième année et de 1 % les deux années suivantes

 l’objectif d’augmentation du score de vulnérabilité des ménages reste à déterminer.

L’un des objectifs principaux de l’étude de référence c’est de déterminer les niveaux de base de ces
principaux indicateurs de résultat, d’évaluer la faisabilité des objectifs quantitatifs que se fixe le
Programme et les stratégies proposées pour y parvenir.

Nous allons d’abord, à l’aide des informations générales tirées de l’étude de référence, décrire
sommairement le contexte socioéconomique dans lequel va être implanté le programme SALOHI.
Ensuite nous allons présenter successivement pour chaque objectif stratégique, les niveaux des
indicateurs d’impact et analyser leur variation selon les zones d’intervention des CS et selon les zones
géographiques que couvre le programme. Nous allons enfin décrire les niveaux et les variations des
indicateurs d’effet, puis nous allons analyser les relations qu’ils ont avec les indicateurs de résultats
intermédiaires dans le contexte socioéconomique et culturel où vivent les populations ciblées par le
programme. Chemin faisant nous vérifierons autant que possible les hypothèses sur lesquelles se
fondent les objectifs et les stratégies du programme.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 40


SECTION 3: CONTEXTE SOCIOECONOMIQUE D’IMPLANTATION DE SALOHI

3.1 Cadre administratif du Programme


Le Programme SALOHI va couvrir sept régions administratives, 21 districts, 120 communes et 544
communautés (Fokontany) de l’est et du sud de Madagascar. Les sept régions s’étendent sur une
étroite bande (large d’environ 100 km) d’une longueur de près de 1250 km du sud au nord, avec une
base plus large au sud d’environ 200 km.
Les sept régions couvertes par le Programme totalisent une superficie de 145.870 km et une
population totale estimée, selon les opérations de cartographie censitaires en cours, à 1.500.000
habitants. A l’intérieur de cet espace, les 21 districts de SALOHI couvrent une superficie totale
d’environ 79.000 km2, soit 54 % de la superficie totale des régions, comme l’indiquent les données du
tableau 3.

Tableau 3 : Superficie et population des régions et districts couverts par SALOHI

Population
Superficie des
Superficie 2 Districts couverts Superficie communes
REGIONS 2 districts SALOHI (km ) 2
totale (km ) par SALOHI (km ) SALOHI en 2009
Ambositra 2 912 133 845
AMORON’I 16 540 6 204 Fandriana 2 351 100 646
MANIA
Manandriana 941 89 431
Fenoarivo 3 000 18 742
ANALANJIROFO 21 682 10 416 Atsinanana
Manara Avatatra 4 492 80 077
Vavatenina 2 924 61 256
Ambovombe 6 151 151 545
Bekily 5 259 56 342
ANDROY 18 721 18 721
Beloha 4 662 33 072
Tsihombe 2 649 25 912
ANOSY 29 588 10 169 Amboasary Atsimo 10 169 103 377
ATSIMO Farafangana 2 735 61 983
16 560 7 640
ATSINANANA Vangaindrano 4 905 33 282

ATSINANANA 22 151 6 097 Mahanoro 3 742 78 380


Vatomandry 2 355 33 344
Ifanadiana 4 074 97 846
Ikongo 3 129 34 308
VATOVAVY Manakara 2 068 22 509
20 631 19 630
FITOVINANY
Mananjary 5 356 168 462
Nosy Varika 3 799 133 045
Vohipeno 1 204 14 782
Ensemble 145 873 78 877 78 877 1 532 186

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 41


3.2 Caractéristiques socioéconomiques des ménages
L’étude de référence nous a permis de collecter des données sur les caractéristiques
socioéconomiques des ménages de la zone d’intervention de SALOHI. Ces données se rapportent à la
taille et la composition des ménages, les principales sources de revenus (activités économiques), la
structure des dépenses, la possession de biens matériels d’équipement et biens de production, la
possession de bétail, etc. D’autres caractéristiques, davantage liées aux objectifs stratégiques, seront
analysées plus loin.

3.2.1 Taille et composition des ménages

L’échantillon de l’étude de base est composé de 2.876 ménages statistiquement représentatifs de


l’ensemble des ménages de la zone d’intervention de SALOHI. La taille moyenne de ces ménages
s’établit à 5,7 personnes. Elle ne varie quasiment pas selon les zones d’intervention des CS (5,6 dans
les zones de ADRA et de LOL et 5,8 dans les zones de CARE et de CRS). En revanche, la taille moyenne
des ménages varie selon les zones géographiques, passant de 6,6 personnes dans le sud où elle est le
plus élevé à 5,8 au centre, 5,5 au sud-est et 5,1 à l’est. La taille des ménages varie également selon le
sexe du chef de ménage : les ménages dirigés par les hommes ont une taille moyenne de 5,9
personnes contre une taille moyenne de 4,7 dans les ménages dirigés par les femmes.

Comme le montre le tableau 2, les ménages sont composés en majorité d’enfants : une personne sur
quatre est un enfant de moins de 5 ans et les moins de 18 ans représentent entre 58 et 66 % (dans le
sud) des membres des ménages.

Tableau 4 : Répartition par âge des membres des ménages (en %) selon les zones d’intervention des
CS, les zones géographiques et selon le sexe du chef de ménage

Groupes Sexe du CM Zones d’intervention des CS Zones géographiques


d’âges Masculin Féminin ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud Est Est
0-5 ans 24 26 20 23 28 27 19 28 25 25
5-18 ans 37 36 38 38 35 34 39 38 35 33
18-60 ans 38 35 39 38 36 37 39 33 38 40
60 ans + 01 02 03 01 01 02 03 01 01 02
TOTAL 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
N pondérés 2321 527 1032 389 1175 254 564 566 1162 558

Le Programme SALOHI cible en particulier les enfants de 0-59 mois et développe des appuis
spécifiques pour des sous groupes à l’intérieur de cette tranche. Les données du tableau 5 indiquent
que les enfants de 0-59 mois représentent, en moyenne 24,3 % de la population totale de la zone
d’intervention de SALOHI. Les enfants de moins de 6 mois en représentent 2,8 % et les enfants de 6-
24 mois, 7,8 %. Ces pourcentages varient en fonction des zones d’intervention des CS et en fonction
des zones géographiques. La proportion des enfants de 0-59 mois et de ses sous groupes (0-6 mois et
6-24 mois) est relativement plus faible dans la zone géographique du Centre. En revanche, elle est
relativement plus élevée dans la zone Sud, en comparaison du Sud-est et de l’Est. Dans ces deux
zones, les pourcentages des enfants de 0-6 mois sont relativement plus élevés.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 42


Tableau 5 : Effectifs des enfants de 0-59 mois par groupes d’âges et pourcentages de chaque groupe
d’âge dans la population totale

Effectifs absolus Pourcentages


ONG/Zone
0-6 mois 6-24 mois 0-59 mois Pop Tot 0-6 mois 6-24 mois 0-59 mois
ADRA 118 374 1188 5831 2.0 6.4 20.4
CARE 43 165 528 2295 1.9 7.2 23.0
CRS 260 618 1901 6907 3.8 9.0 27.5
LOL 45 125 381 1410 3.2 8.9 27.0
TOTAL 466 1282 3999 16444 2.8 7.8 24.3
CENTRE 60 197 630 3291 1.8 6.0 19.1
SUD 83 363 1061 3816 2.2 9.5 27.8
SUD-EST 219 496 1610 6494 3.4 7.6 24.8
EST 105 227 698 2843 3.7 8.0 24.6
TOTAL 466 1282 3999 16444 2.8 7.8 24.3
Les chefs de ménage sont en grande majorité des hommes (81,5 %), toutefois on compte un nombre
non négligeable de femmes chefs de ménages (533, soit 18,5 %). Cette proportion varie nettement
selon les zones d’intervention des CS, passant de 15 % dans la zone d’ADRA à 32 % dans celle de LOL.
Elle varie moins selon les zones géographiques (de 13 % au Centre à 21 % au sud est). Les chefs de
ménage sont âgés en moyenne de 38 ans ; ils sont relativement plus jeunes dans la zone
d’intervention de LOL (35 ans) et dans les zones est et du sud-est (36 ans contre 40 et 41 ans,
respectivement dans le centre et dans le sud).
La majorité des chefs de ménage (61 %) sait lire. Dans toutes les zones, à l’exception de la zone
géographique du sud (35 %), le pourcentage des chefs de ménage qui savent lire est supérieur à 50
%. Il est particulièrement élevé dans la zone d’intervention de ADRA (72,8 % et dans la zone
géographique du Centre (83,2 %). Comme on pouvait s’y attendre, les hommes chefs de ménage sont
plus alphabétisés (63,6 %) que leurs homologues de sexe féminin (51,8 %)
Tableau 6 : Répartition (en %) des chefs de ménages par groupe d’âge, selon le sexe, les zones
d’intervention des CS et les zones géographiques

Sexe Zone d’intervention des CS Zones géographiques


Groupes
Masc Fem ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est Total
d’âges

15-19 2,0 6,2 2,3 1,5 3,5 4,0 1,1 2,6 3,4 3,8 2,9

20-24 9,0 16,5 7,9 12,0 11,8 11,9 6,0 9,9 12,1 12,0 10,4

25-29 14,6 11,6 14,0 11,7 14,4 16,6 13,5 11,0 14,9 16,1 14,1

30-34 16,7 16,7 19,3 13,8 15,1 18,6 20,0 12,0 17,5 16,6 16,7

35-39 15,5 10,7 14,9 13,5 14,8 15,0 14,5 14,4 14,1 15,9 14,7

40-44 13,5 10,5 11,4 12,8 14,6 11,9 11,3 12,3 13,4 14,1 12,9

45-49 9,7 10,3 10,8 10,7 8,8 8,7 9,6 9,9 10,9 7,7 9,8

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 43


Sexe Zone d’intervention des CS Zones géographiques
Groupes
Masc Fem ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est Total
d’âges

50-54 7,6 7,3 7,3 9,4 7,6 5,1 8,3 8,9 6,8 7,0 7,5

55-59 4,4 4,5 5,0 5,4 3,7 4,3 6,2 5,9 3,4 3,2 4,5

60 et + 6,8 5,6 7,1 9,2 5,8 4,0 9,4 13,0 3,5 3,6 6,6

TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0

N pond 2342 533 1039 392 1189 253 564 575 1175 559 2873

Moyen 38,5 36,1 38,7 39,8 37,3 35,8 40,3 41,1 36,4 36,0 38,0

Tableau 7 : Pourcentage des chefs de ménage qui savent lire, par sexe, zones d’intervention des CS et
par zones géographiques.
Sexe Zone d’intervention des CS Zones géographiques
Masc Fem ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est Total

63,6 51,8 72,8 53,0 55,6 55,6 83,2 35,0 60,5 68,7 61,6
N = 2341 531 1040 394 1183 254 566 575 1176 557 2874

Les chefs de ménage sont en général mariés, comme on peut s’y attendre. Toutefois leur état
matrimonial est très différent selon le sexe et selon la zone géographique. Les données du tableau 8
indiquent que 97 % des chefs de ménage masculins sont mariés, légalement (18 %) ou selon la
tradition (79 %). Au contraire, 97 % des femmes chefs de ménage, ne sont pas actuellement mariées.
Elles sont en séparation ou divorcées (29 %), veuves (20 %) ou jamais mariées, c’est-à-dire
célibataires (48 %)

Tableau 8 : Répartition (en %) des chefs de ménages, selon l’état matrimonial, par sexe, zones
d’intervention des CS et zones géographiques

Chefs de ménage féminins


Etat matri CM Masc Total
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est
Marié Légal 17,9 1,1 0,0 0,8 0,0 0,0 0,0 0,7 1,7 14,8
Marié Tradition 79,3 0,9 1,2 1,6 0,4 0,8 0,9 0,8 1,7 65,1
Séparé/Divorcé 0,6 40,1 35,5 21,0 27,3 29,6 26,7 30,6 28,9 5,8
Veuf/veuve 1,0 31,3 21,9 14,5 12,8 30,1 13,6 22,3 13,2 4,4
Célibataire 0,6 26,6 40,8 59,8 59,0 38,5 57,1 44,7 52,2 9,1
Autre 0,7 - 0,6 2,4 0,5 - 1,8 0,8 2,2 0,8
TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 44


3.2.2 Principales activités économiques des ménages

Les ménages de la zone d’intervention de SALOHI vivent principalement en milieu rural et donc
exercent essentiellement des activités agropastorales. Les données du tableau 9 montrent que
l’agriculture est la principale activité économique des ménages. Elle a été citée dans 35 % des
réponses des chefs de ménage sur les activités économiques du ménage (3è colonne du tableau 9) et
elle est pratiquée par 93,7 % des ménages (dernière colonne du tableau 9). L’élevage est la deuxième
activité économique ; elle est pratiquée par 69 % des ménages. Environ 44 % des ménages tirent des
revenus du travail salarié occasionnel (26 %) ou du travail journalier (18 %). L’artisanat enfin procure
des revenus à 18 % des ménages.

Au total 2.876 ménages ont cité 7.632 activités économiques, ce qui signifie que plusieurs ménages
exercent plus d’une activité économique d’où ils tirent principalement leurs revenus. En moyenne les
ménages exercent au moins 2 activités économiques (7.632 divisé par 2.876).

La structure des activités économiques des ménages varie peu en fonction du sexe du chef de
ménage, mais elle varie sensiblement selon la zone géographique. L’agriculture et l’élevage
demeurent les activités économiques dominantes quelles que soient les zones. L’agriculture est
toutefois relativement plus importante dans le Centre et à l’Est où elle occupe plus de 97 % des
ménages, comparativement au Sud (88 %). L’élevage est davantage pratiqué dans le Centre et la
pêche dans la zone Est. Le salariat occasionnel et le travail journalier sont relativement importants
dans toutes les zones, à l’exception de la zone sud. Ils concernent en moyenne 43 % des ménages et
plus de 56 % dans les zones du centre et du sud-est. Au sud c’est seulement 5 % des ménages qui
tirent des revenus du travail salarié occasionnel.
Tableau 9 : Répartition des réponses données par les chefs de ménage sur les activités qu’ils mènent
et pourcentages des ménages qui pratiquent chaque type d’activité

Réponses Pourcentage des


Activités économiques
Nombre Pourcent ménages
Agriculture 2694 35,3 93,7
Elevage 1980 25,9 68,9
Pêche 252 3,3 8,7
Exploitation minière 166 2,2 5,8
Artisanat 522 6,8 18,2
Bucheron 39 0,5 1,4
Commerce 487 6,4 16,9
Travail journalier 516 6,8 17,9
Salariat occasionnel 740 9,7 25,7
Salariat permanent 149 2,0 5,2
Autre activité 87 1,1 3,0
TOTAL 7632 100,0
Nombre de ménages 2876

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 45


Tableau 10 : Pourcentage des ménages qui pratiquent chaque type d’activité, par zones
d’intervention des CS et les zones géographiques.

Zones d’intervention des CS Zones géographiques


Activités économiques Total
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est
Agriculture 95,6 86,8 96,5 83,0 97,9 88,5 92,4 97,3 93,7
Elevage 73,1 64,9 69,3 55,3 86,4 66,4 62,7 66,6 68,9
Pêche 0,8 24,1 8,7 17,9 -- 8,7 8,6 18,1 8,7
Exploitation minière 7,7 3,1 6,2 0,1 0,5 0,5 10,7 6,2 5,8
Artisanat 16,7 20,1 15,9 32,1 24,5 18,7 14,8 18,3 18,2
Bucheron 1,8 2,2 0,5 2,3 3,1 0,7 0,8 1,6 1,4
Commerce 15,2 21,7 14,6 28,0 17,1 24,7 14,7 13,4 16,9
Travail journalier 13,2 20,6 20,7 20,4 12,9 3,0 26,8 19,8 17,9
Salariat occasionnel 41,8 21,0 11,1 35,7 43,5 1,8 32,9 17,2 25,7
Salariat permanent 4,9 11,4 3,5 4,6 8,2 8,8 3,3 2,5 5,2
Autre activité 2,9 4,2 2,7 3,4 4,2 4,7 1,5 3,3 3,0
Nbre moyen d’activités 2,7 2,8 2,5 2,8 3,0 2,3 2,7 2,6 2,6

Les principaux postes de dépenses des ménages sont, selon les déclarations des chefs de ménage,
dans l’ordre décroissant d’importance la nourriture (27 % des réponses et 97,6 % des ménages),
l’habillement (18,8 % des réponses et 67,9 % des ménages), la scolarisation (13,2 % des réponses et
47,7 % des ménages) et la santé (12,6 % des réponses et 44,5 % des ménages). Seuls 30 % et 10 %
des ménages ont déclaré respectivement investir et épargner une partie de leurs revenus.

Tableau 11 : Répartition des réponses des chefs de ménages à la question sur l’utilisation des
revenus du ménage et pourcentages des ménages qui ont cité les postes de dépenses.

Réponses Pourcentage
Postes de dépenses
Nombre Pourcent des ménages
Nourriture 2805 27,0 97,6
Santé 1304 12,6 45,4
Scolarisation 1372 13,2 47,7
Habillement 1951 18,8 67,9
Logement 134 1,3 4,6
Social 1027 9,9 35,7
Investissement 861 8,3 30,0
Epargne 280 2,7 9,7
Autre poste 646 0,2 22,5
TOTAL 10380 100,0
Nombre de ménages 2876

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 46


3.2.3 Possession de biens d’équipement, de biens de production et de bétail

Un certain nombre de biens ont été listés en vue de savoir lesquels de ces biens sont possédés par
les ménages. Ce type d’information est utilisée par les Enquêtes Démographiques et de Santé et par
la Banque Mondiale pour classer les ménages en quintiles de bien être économique. Ces deux
institutions ont publié conjointement des rapports techniques qui démontrent que l’indice calculé
par la méthode qu’elles proposent en utilisant les informations sur la possession des biens, rend
suffisamment bien compte du bien-être économique des ménages. Dans le cadre de la présente
étude nous nous contenterons d’une catégorisation plus simple des ménages en nous basant sur ce
qu’on pourrait appeler un score d’accumulation des biens. Il s’agit de compter simplement le nombre
des différents types de biens listés que possèdent les ménages et de trouver une méthode simple de
les classer sur la base de cette information.

Les données du tableau 12 indiquent qu’en moyenne les ménages possèdent au moins quatre biens
parmi ceux qui ont été listés. La structure de possession des biens est très semblable selon les zones :
les ménages possèdent surtout des terrains et des maisons (80 % et plus), au moins une radio (de 30
% des ménages au sud à 59 % au centre), du bétail et de la volaille. On note quelques spécificités
liées aux activités économiques : plus de ménages possèdent des pirogues et des filets de pêche à
l’est et plus de ménages possèdent des bœufs et des porcs à l’est.

Le score d’accumulation des biens par les ménages pris individuellement varie très peu selon les
zones d’intervention des CS. Le graphique 3 signale seulement une plus grande variabilité des
situations des ménages dans les zones couvertes par CRS et par LOL. En revanche le score
d’accumulation, illustré au graphique 4, varie visiblement selon les zones géographiques. Les
médianes (score d’accumulation atteint par 50 % des ménages) sont nettement étagées : 3 pour le
sud-est, 4 pour l’est, 5 pour le centre et 6 pour le sud. Les deux zones qui affichent les meilleurs
scores (le sud et le centre) affichent également une plus grande diversité des situations individuelles
des ménages.

Tableau 12 : Pourcentages des ménages qui possèdent les différents biens, par zones d’intervention
des CS et par zones géographiques

Zones d’intervention des CS Zones géographiques


Biens Total
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est
Terrain 94,8 86,9 94,1 79,8 95,5 91,3 90,1 94,0 92,2
Maison 91,2 95,4 96,6 94,9 88,4 98,4 95,0 94,8 94,4
Télévision 2,4 2,4 2,3 1,5 3,5 1,7 1,7 3,0 2,3
Radio 47,6 37,3 32,4 45,5 58,9 29,5 37,0 36,4 39,7
Machine à coudre 9,2 6,9 11,5 6,2 9,8 9,6 7,3 14,0 9,6
Vélo 6,1 15,5 16,2 7,6 8,9 27,4 4,6 13,4 11,7
Moto 0,3 0,3 0,3 0,1 0,5 0,1 0,2 0,5 0,3
Charrette 2,6 10,1 14,8 0,5 4,8 37,1 0,2 -- 8,5
Charrue 3,5 12,2 16,6 0,8 6,2 38,8 0,6 3,1 9,9

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 47


Zones d’intervention des CS Zones géographiques
Biens Total
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est
Pirogue 1,1 18,6 6,7 8,9 1,1 4,8 6,4 13,8 6,5
Filet de pêche 2,9 16,0 5,8 7,7 0,3 3,4 8,0 11,7 6,3
Bœufs 33,6 27,6 33,9 26,1 47,5 65,5 17,3 14,0 32,3
Porcs 38,6 19,5 8,7 20,3 47,2 3,5 22,3 15,1 22,0
Mouton 0,6 13,2 23,3 -- 0,5 56,8 0,4 -- 11,7
Volaille 75,6 61,4 71,0 67,3 82,1 68,7 70,2 63,8 71,0
Nbre moyen de biens 4,1 4,2 4,3 3,7 4,6 5,4 3,6 3,8 4,2

Graphique 3 : Pourcentage des ménages qui possèdent les différents biens d’équipement, de
production ou du bétail indiqués.

a) Par zones d’intervention des CS

120

100

80

60 ADRA
CARE
40
CRS
20 LOL
TOTAL
0

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 48


b) Par zones géographiques

100
90
80
70
60
50 Centre

40 Sud
30 Sud-E
20 Est
10 TOTAL
0

Graphique 4 : Score moyen d’accumulation des biens, par zone géographique. Nombre des différents
types de biens possédés par les ménages, par zone géographique

Une typologie « naturelle » en trois classes selon le bien-être économique mettrait ensemble les
ménages du sud-est et de l’est et garderait séparément les ménages du sud et ceux du centre. Le
premier groupe (sud-est et est) serait le plus pauvre, le centre serait moyen et le sud plus riche. On
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 49
utilisera cependant l’histogramme du graphique 5 pour créer quatre groupes de ménages : le groupe
le plus pauvre sera composé par les ménages qui ont totalisé au plus deux points sur 15, le second
groupe le plus pauvre sera composé des ménages qui ont totalisé 3 ou 4 points. Le second groupe le
plus riche sera composé des ménages ayant obtenu 5 ou 6 points et le groupe le plus riche
contiendra les ménages qui ont obtenu 7 à 11 points.

Graphique 5 : Répartition des ménages selon le score d’accumulation des biens (Nombre des types
de biens possédés par le ménage)

En examinant le tableau 12 on constate que les ménages dirigés par les femmes sont nettement plus
pauvres que ceux dirigés par les hommes : 38 % de ces ménages sont classés dans la catégorie plus
pauvre contre seulement 16 % des ménages dirigés par les hommes, à l’opposé moins de 2 % des
ménages dirigés par les femmes appartiennent à la catégorie plus riche, contre 14 % de ceux dirigés
par les hommes.

Géographiquement parlant, le sud-est et l’est apparaissent comme les zones qui accumulent les
ménages les plus pauvres : 75 % des ménages du sud-est sont classés dans les catégories plus pauvre
ou pauvre et 69 % des ménages de l’est. Le paradoxe de la zone sud est qu’il est généralement
considéré comme la zone la plus pauvre, celle où rien ne va très bien, comme on le verra avec la
plupart des indicateurs d’état nutritionnel, de santé et de comportement. Cependant elle apparait
comme une région disposant de grandes potentialités économiques, en tout cas en tenant compte
des biens d’équipement et des biens de production que les ménages ont accumulés.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 50


Tableau 13 : Profils de bien-être économique des ménages, par sexe du chef de ménage, par zones
d’intervention des CS et par zones géographiques

Second plus Second plus Nombre de


Plus pauvre Plus riche TOTAL
pauvre riche ménages
Sexe du CM
Masculin 15,5 41,1 29,6 13,8 100,0 2341
Féminin 38,1 44,3 16,1 1,5 100,0 533
Zones CS
ADRA 19,0 42,3 31,0 7,7 100,0 1040
CARE 20,3 39,3 27,2 13,2 100,0 394
CRS 18,5 41,4 24,1 16,0 100,0 1188
LOL 26,9 43,9 26,1 3,2 100,0 253
Zones géo
Centre 11,0 38,2 39,8 11,1 100,0 566
Sud 13,4 23,5 29,2 33,9 100,0 575
Sud-Est 24,6 50,9 20,9 3,7 100,0 1176
Est 24,7 44,7 25,2 5,4 100,0 559
Ensemble 19,7 41,7 27,2 11,5 100,0 2875

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 51


SECTION 4: ETAT SANITAIRE ET ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS
DE 5 ANS

Le premier objectif stratégique de SALOHI est l’amélioration de l’état de santé et de l’état


nutritionnel des enfants de moins de 5 ans, par de meilleures pratiques nutritionnelles et par de
meilleures pratiques de prévention des maladies des enfants. Deux indicateurs de résultats sont
retenus pour évaluer la réalisation de cet objectif stratégique : le pourcentage des enfants de 6-59
mois atteints de malnutrition chronique et le pourcentage des enfants de 0-59 mois souffrant
d’insuffisance pondérale.

Nous présenterons d’abord les niveaux actuels de ces deux indicateurs et analyserons leur variation
par zones géographiques et par zones d’intervention des CS. Nous analyserons ensuite les indicateurs
relatifs aux pratiques nutritionnelles et aux pratiques de prévention des maladies des enfants. Enfin
nous examinerons, par des méthodes statistiques simples, les relations entre ces deux groupes
d’indicateurs : l’état nutritionnel des enfants (variable dépendante) et les pratiques nutritionnelle et
de prévention des maladies des enfants (variables indépendantes, explicatives).

4.1. Echantillon des enfants, logiciel de calcul des paramètres et modèles de


référence

L’étude de base a collecté des données sur le sexe, l’âge, la taille et le périmètre brachial de tous les
enfants âgés de 0 à 59 mois dans les ménages de l’échantillon. Au total 3876 enfants ont été touchés
par ces opérations.

Tableau 14 : Effectifs non pondérés des enfants de moins de 5 ans touchés par les mesures
anthropométriques

Zones d’intervention des CS Zones géographiques


Zones Total
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-Est Est
Effectifs non pondérés 823 981 1076 996 453 1041 1746 634 3876
Effectifs pondérés 1202 519 1797 358 635 978 1584 678 3876

Le logiciel WHO Anthro de l’OMS a été utilisé pour le calcul des paramètres d’état nutritionnel. Ce
logiciel permet d’utiliser soit l’ancien modèle NCHS-OMS de 1978 soit le nouveau modèle de l’OMS.
Ce dernier présente certaines particularités importantes : a) le groupe des enfants constituant la
population de référence est composé d’enfants venant de plusieurs pays (Ghana, Inde, Brésil, Oman,
Norvège et USA) contrairement au modèle précédant qui se basait seulement sur des enfants des
USA ; b) l’allaitement au sein est considéré comme une norme biologique et la croissance de l’enfant
allaité est considéré comme le modèle de croissance et de développement ; la population de
référence est donc composé d’enfant qui ont été allaités au sein ; c) en plus des indicateurs
classiques d’état nutritionnel (rapports Poids/Age, Poids/Taille, Taille/Age) plusieurs autres

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 52


indicateurs sont calculés dont le rapport Périmètre Brachial/Age et le rapport Masse Corporelle/Age.
On constatera que le nouveau modèle de l’OMS donne des taux de prévalence plus élevé que le
modèle NCHS-OMS.
En dépit du fait que nous avons utilisé le logiciel WHO Anthro, le fichier des paramètres généré a été
traité avec le module CSample de Epi Info pour le calcul des erreurs de sondage et la définition des
intervalles de confiance, compte tenu du plan de sondage complexe de l’étude de référence, que ne
prend pas en compte le nouveau logiciel. Les intervalles de confiance qu’il calcule et propose dans les
résultats au format Excel, supposent que les données proviennent d’un sondage aléatoire simple.

Toutes nos analyses se baseront sur les indicateurs calculés en utilisant le modèle NCHS,
principalement parce que le calcul de la taille des échantillons de l’étude de référence et la fixation
des cibles à atteindre en matière de réduction de la malnutrition ont utilisé les indicateurs calculés
par cette méthode. Les indicateurs du nouveau modèle sont présentés en annexe pour comparaison
et parce que ce modèle sera probablement utilisé de plus en plus dorénavant.

4.2. Malnutrition chronique (ou retard de croissance) chez les enfants de 6-59
mois

Les données du tableau 14 indiquent qu’en moyenne, 44 % des enfants âgés de 6-59 mois dans la
zone d’intervention du Programme, souffrent de retard de croissance. Ce fléau touche différemment
les enfants des zones géographiques et donc les enfants des zones d’intervention des CS. La
prévalence la plus forte est enregistrée dans la zone du centre (64 %) mais ce taux est instable en
raison du faible effectif des enfants sur lesquels il a été calculé, notamment lorsqu’on sépare les
enfants par sexe (218 garçons et 192 filles). Son intervalle de confiance, trop large pour cette raison,
indique que sa vraie valeur peut se situer entre 56 et 72 %. Après le centre, les zones géographiques
les plus touchées par le retard de croissance chez les enfants de 6-59 mois sont le sud-est et l’est
avec des taux de prévalence de 48 % et 43 % respectivement. En revanche le sud affiche une
prévalence relativement trop faible de 28 %. Plusieurs autres sources de données arrivent toutefois à
des résultats comparables.

Tableau 15 : Pourcentages des enfants de 6-59 mois atteints de retard de croissance (inférieur à – 2
écarts-type), selon le sexe de l’enfant, les zones d’intervention des CS et les zones géographiques.

Rapport Taille/Age Modèle NCHS Rapport Taille/Age Modèle WHO


Sexe de
Zones IC à 95 % IC à 95 %
l’enfant Valeur Valeur
Limite inf Limite sup Limite inf Limite sup
Fille 53,6 46,5 60,8 58,1 50,9 65,3
ADRA
Garçon 59,3 51,9 66,7 65,7 59,3 72,2
(n = 742)
Total 56,6 50,4 62,7 62,1 56,6 67,6
Fille 41,3 34,9 47,7 46,8 39,7 53,9
CARE
Garçon 47,5 41,0 53,9 55,4 48,6 62,3
(n = 908)
Total 44,4 38,8 50,0 51,2 45,1 57,3
CRS Fille 32,9 27,7 38,2 36,7 31,4 41,9

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 53


Rapport Taille/Age Modèle NCHS Rapport Taille/Age Modèle WHO
Sexe de
Zones IC à 95 % IC à 95 %
l’enfant Valeur Valeur
Limite inf Limite sup Limite inf Limite sup
(n = 928) Garçon 38,1 30,2 45,9 44,9 37,0 52,8
Total 35,6 29,8 41,5 41,0 35,1 46,8
Fille 43,3 38,3 48,3 50,7 45,4 56,0
LOL
Garçon 48,2 43,7 52,7 56,0 51,7 60,4
(n = 888)
Total 45,9 42,0 49,7 53,5 49,7 57,2

Fille 61,7 53,5 69,9 66,6 59,1 74,1


CENTRE*
Garçon 66,6 56,3 76,9 70,9 61,6 80,1
(n = 410)
Total 64,2 56,4 72,1 68,9 61,8 75,9
Fille 27,3 22,1 32,5 30,9 26,0 35,8
SUD
Garçon 29,0 21,6 36,4 36,4 28,2 44,6
(n = 976)
Total 28,2 23,0 33,3 33,8 28,6 39,0
Fille 43,0 38,0 48,1 47,7 41,9 53,5
SUD-EST
Garçon 51,9 47,5 56,2 59,1 54,9 63,3
(n = 1528)
Total 47,6 43,9 51,2 53,5 49,9 57,2
Fille 41,5 36,1 47,0 46,8 39,9 53,7
EST
Garçon 44,4 35,2 53,6 52,6 44,3 61,0
(n = 552)
Total 43,0 36,3 49,8 49,9 43,2 56,6

Fille 41,7 38,7 44,6 46,2 43,1 49,3


TOTAL Garçon 47,0 42,3 51,6 53,9 49,3 58,4
Total 44,4 41,4 47,5 50,2 47,3 53,2
*
Les taux sont calculés à partir de faibles effectifs : 218 garçons et 192 filles.

Quelle que soit la zone géographique ou la zone d’intervention des CS, le retard de croissance touche
davantage les garçons que les filles. En moyenne, 47 % des garçons de 6-59 mois souffrent de
malnutrition chronique contre 42 % des filles du même âge.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 54


Graphique 6 : Pourcentages des enfants de 6-59 mois atteints de retard de croissance (rapport
Taille/Age), par sexe, selon les zones d’intervention des CS (a) et selon les zones géographiques (b)

a) Zones d’intervention des CS

60

50

40
Fille
30
Garçon

20 Total

10

0
ADRA CARE CRS LOL TOTAL

b) Zones géographiques

70

60

50

40 Fille
Garçon
30
Total
20

10

0
CENTRE SUD SUD-EST SUD TOTAL

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 55


4.3. Insuffisance pondérale (rapport Poids/Age) chez les enfants de 0-59 mois

L’insuffisance pondérale compare le poids des enfants à leur âge, en se référant à ce que devrait être
normalement ce poids (population de référence) pour un âge donné. Le tableau 15 présente les
pourcentages des enfants de moins de 5 ans qui ont un poids trop faible pour leur âge.

Tableau 16 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints d’insuffisance pondérale (inférieur à – 2
écarts-type), selon le sexe de l’enfant, les zones d’intervention des CS et les zones géographiques.

Rapport Poids/Age Modèle NCHS Rapport Poids/Age Modèle WHO


Sexe de
Zones IC à 95 % IC à 95 %
l’enfant Valeur Valeur
Limite inf Limite sup Limite inf Limite sup
Fille 40,9 35,3 46,5 34,0 28,8 39,1
ADRA
Garçon 47,1 41,3 52,9 39,6 34,1 45,4
(n = 823)
Total 44,1 39,4 48,8 36,9 32,7 41,1
Fille 34,9 28,6 41,2 26,3 19,3 33,4
CARE
Garçon 32,2 27,8 36,7 28,2 24,1 32,4
(n = 981)
Total 33,5 29,2 37,8 27,3 22,7 31,9
Fille 25,6 20,3 30,9 22,1 16,5 27,7
CRS
Garçon 28,7 23,3 34,1 25,4 19,0 31,7
(n = 1076)
Total 27,2 22,5 31,9 23,8 18,4 29,3
Fille 39,4 34,8 43,9 31,8 27,8 35,8
LOL
Garçon 40,1 35,5 44,7 33,6 30,1 37,0
(n = 996)
Total 39,8 36,6 42,9 32,7 30,2 35,2

Fille 41,8 32,9 50,6 33,8 25,8 41,8


CENTRE*
Garçon 50,2 42,2 58,2 43,5 36,5 50,6
(n = 453)
Total 46,2 39,5 52,9 38,9 33,3 44,5
Fille 22,8 17,2 28,4 17,8 12,8 22,8
SUD
Garçon 22,5 17,2 27,7 16,5 11,6 21,4
(n = 1041)
Total 22,7 17,9 27,4 17,1 12,9 21,3
Fille 37,9 33,8 42,1 32,3 27,7 37,0
SUD-EST
Garçon 40,0 35,5 44,6 35,9 31,7 40,1
(n = 1746)
Total 39,0 35,7 42,3 34,1 30,7 37,5
Fille 27,4 20,8 34,1 23,1 14,3 31,9
EST
Garçon 31,9 25,3 38,5 28,2 20,3 36,1
(n = 634)
Total 29,8 24,8 34,8 25,8 18,6 33,0

Fille 33,0 30,3 35,7 27,4 24,2 30,5


TOTAL Garçon 35,9 32,3 39,4 30,9 27,4 34,4
Total 34,5 31,8 37,2 29,2 26,3 32,1

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 56


En moyenne, près de 35 % des enfants de moins de 5 ans vivant dans la zone d’intervention de
SALOHI sont atteints d’insuffisance pondérale. La variation géographique de ce indicateur de
malnutrition est à l’image de celle du retard de croissance : le centre affiche la prévalence la plus
élevée (46 % des enfants de moins de 5 ans). Viennent ensuite le sud-est (39 %), l’est (29 %) et le sud
(23 %). Les garçons sont davantage affectés que les filles, quelle que soit la zone géographique,
comme le montre les graphiques ci-dessous, mais les différences sont relativement plus faibles qu’en
ce qui concerne le retard de croissance.

Graphique 7 : Pourcentage des enfants de moins de 5 ans atteints d’insuffisance pondérale (rapport
Poids/Age), par sexe selon les zones géographiques (a) et selon les zones d’intervention des CS (b)

a) Zones d’intervention des CS

60

50

40
Fille
30
Garçon
20 Total
10

0
CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL

b) Zones d’intervention des CS

50
45
40
35
30 Fille
25
Garçon
20
15 Total
10
5
0
ADRA CARE CRS LOL TOTAL

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 57


4.4. Malnutrition aigue ou émaciation
La malnutrition aigue est détectée en comparant le poids des enfants d’un âge donné à la taille
moyenne du standard de référence à cet âge. Lorsqu’un enfant a un poids trop faible pour sa taille
(score z inférieur ou égal à – 2 écart-types) il est considéré comme atteint d’émaciation ou de
maigreur. Les données du tableau xxx (suivant) indiquent que

Tableau 17: Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints de malnutrition aigue (score z inférieur à
– 2 écarts-type), selon le sexe de l’enfant, les zones d’intervention des CS et les zones géographiques.

Rapport Poids/Taille Modèle NCHS Rapport Poids/Taille Modèle WHO


Sexe de
Zones IC à 95 % IC à 95 %
l’enfant Valeur Valeur
Limite inf Limite sup Limite inf Limite sup
Fille 8,4 5,4 11,4 8,1 5,0 11,2
ADRA
Garçon 6,4 3,2 9,6 8,1 4,2 12,0
(n = 823)
Total 7,4 5,0 9,7 8,1 5,1 11,1
Fille 8,2 4,9 11,5 9,5 6,2 12,7
CARE
Garçon 6,0 3,5 8,6 8,0 4,8 11,3
(n = 981)
Total 7,1 5,0 9,4 8,7 6,4 11,1
Fille 8,4 5,8 10,9 9,4 6,7 12,0
CRS
Garçon 11,0 8,0 14,0 11,9 8,3 15,5
(n = 1076)
Total 9,8 7,5 12,0 10,7 8,1 13,3
Fille 6,7 4,2 9,0 8,1 5,2 11,1
LOL
Garçon 8,3 5,7 10,9 10,3 7,6 13,0
(n = 996)
Total 7,5 5,6 9,4 9,2 7,1 11,4

Fille 5,2 2,8 7,6 5,2 2,7 7,8


CENTRE*
Garçon 5,1 1,7 8,4 5,5 1,5 9,5
(n = 453)
Total 5,1 3,2 7,0 5,4 2,9 7,8
Fille 9,6 6,8 12,4 8,8 6,1 11,5
SUD
Garçon 10,8 7,5 14,1 9,2 5,7 12,7
(n = 1041)
Total 10,2 7,8 12,6 9,0 6,7 11,3
Fille 8,9 6,1 11,7 9,8 7,0 14,4
SUD-EST
Garçon 8,0 5,7 10,3 11,1 7,9 14,4
(n = 1746)
Total 8,4 6,6 10,3 10,5 8,0 13,1
Fille 7,2 3,6 10,7 10,0 5,2 14,9
EST
Garçon 10,5 4,7 16,2 13,1 5,4 20,7
(n = 634)
Total 8,9 5,3 12,6 11,6 6,1 17,2

Fille 8,2 6,6 9,8 8,9 7,2 10,5


TOTAL Garçon 8,7 6,8 10,5 10,0 7,7 12,4
Total 8,4 7,2 9,7 9,5 7,8 11,1

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 58


Graphique 8 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints de malnutrition aigue, par zone
d’intervention des CS et par zone géographique (modèle NCHS)
a) Par zone d’intervention des CS

12

10

8
Fille
6
Garçon
4 Total

0
ADRA CARE CRS LOL TOTAL

b) par zone géographique

12

10

8
Fille
6
Garçon
4 Total

0
CENTRE* SUD SUD-EST EST TOTAL

D’autres indicateurs de l’état nutritionnel des enfants ont été également calculés. Il s’agit du
périmètre bracial et de l’indice de masse corporelle. Par ailleurs on a examiné les pieds des enfants
pour détecter la présence ou non d’œdème. Le tableau 17 donne les pourcentages des enfants de 0-
59 mois dont le rapport périmètre bracial pour l’âge (PBA) est inférieur à moins deux écarts-types,
dont l’indice de masse corporelle pour l’âge (IMC) est inférieur à moins deux écart-types et chez
lesquels on a détecté la présence d’oedème au pied.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 59


Tableau 18 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois dont le rapport périmètre bracial pour l’âge
(PBA) est inférieur à moins deux écarts-types, pourcentages des enfants de 0-59 mois dont l’indice de
masse corporelle pour l’âge (IMC) est inférieur à moins deux écart-types et pourcentages des enfants
de 0-59 mois chez lesquels on a détecté la présence d’oedème au pied.

Score z inférieur - 2 ET
Sexe de Pourcent
Zones
l’enfant Périmètre Indice de Masse avec oedème
brachial /Age Corporelle

Fille 13,1 6,3 0,0


ADRA Garçon 15,5 6,9 0,0
Total 14,4 6,1 0,0
Fille 19,6 8,7 1,2
CARE Garçon 19,8 7,5 0,8
Total 19,7 8,1 1,0
Fille 14,2 9,1 0,1
CRS Garçon 18,8 10,1 1,2
Total 16,6 9,6 0,7
Fille 17,0 6,2 0,6
LOL Garçon 18,9 8,5 0,5
Total 18,0 7,4 0,6

Fille 11,1 2,7 0,0


CENTRE Garçon 10,3 4,3 0,0
Total 10,7 3,7 0,0
Fille 14,0 8,3 0,9
SUD Garçon 16,3 9,2 0,8
Total 15,3 8,8 0,7
Fille 17,3 9,0 0,1
SUD-EST Garçon 23,4 8,8 0,4
Total 20,5 8,9 0,3
Fille 14,0 9,9 0,3
EST Garçon 14,8 11,2 2,3
Total 14,4 10,6 1,4
Fille 14,9 7,9 0,3
ENSEMBLE Garçon 17,9 8,6 0,8
Total 16,5 8,3 0,5

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 60


4.5. Variation de la malnutrition selon l’âge des enfants
Toutes les études sur l’état nutritionnel des enfants ont montré l’existence d’une relation entre cet
état et l’âge des enfants. Mais cette relation peut sensiblement varier d’un contexte
socioéconomique à l’autre.

Tableau 19 : Malnutrition selon l’âge. Pourcentages des enfants de 0-59 mois atteints d’insuffisance
pondérale (rapport PA), de malnutrition chronique (rapport TA) ou de malnutrition aigue (rapport
PT), par groupe d’âge, selon les modèles de référence.

Modèle NCHS Modèle WHO Nombre des


Groupes d’âge
PA TA PT PA TA PT enfants

0-5 mois 5,6 10,4 4,5 13,2 16,6 12,4 356


6-11 mois 26,8 26,8 10,0 25,1 30,3 17,3 399
12-23 mois 37,4 45,3 11,7 25,6 48,7 8,5 836
24-59 mois 40,0 47,0 6,5 33,7 54,4 7,4 2032
TOTAL 34,6 40,8 7,9 28,9 46,7 9,2 3623

Graphique 9 : Taux de malnutrition par groupe d’âge des enfants, selon les modèles de référence

60

50

40
Modèle NCHS PA
Modèle NCHS TA
30 Modèle NCHS PT
Modèle WHO PA
Modèle WHO TA
20
Modèle WHO PT

10

0
0-5 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-59 mois

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 61


Les donnees du tableau 18 et le graphique 9 montrent que la malnutrition chronique (rapport
taille/age ou TA) et l’émaciation (rapport poids/age ou PA) s’agravent entre 0-5 mois et 12-23 mois.
Un fléchissement, dû en partie à la fusion de plusieurs groupes d’âge quinquennaux, est constaté au
niveau du groupe d’âge 12-23 mois. On notera que le modèle NCHS sous-estime le niveau de la
malnutrition chronique et de l’émaciation à tous les âge, en comparaison du modèle de l’OMS. La
malnutrition aigue (rapport poids/taille ou PT) augmente jusqu’à l’âge de 12 mois, puis elle décline
vers l’âge de deux selon le modèle de l’OMS et garde ce niveau jusqu’à 59 mois. L’agravation de la
malnutrition aigue continue jusqu’à l’âge de deux selon le modèle NCHS et décline ensuite. Sauf pour
le groupe d’âge 12-23 mois, le modèle NCHS sous-estime également le niveau de la malnutrition
aigue par rapport au modèle de l’OMS.

4.6. Vue croisée sur l’état nutritionnel des enfants : le tableau de Waterlow
Le tableau de Waterlow croise deux indicateurs de l’état nutritionnel (le rapport poids/taille et le
rapport taille/âge) pour classer les enfants en quatre groupes selon les différents états de
malnutrition : état nutritionnel normal, retard de croissance seulement, émaciation seulement,
retard de croissance et émaciation à la fois. Cette classification a une signification pratique, car elle
permet d’établir un ordre de priorité dans les actions d’intervention médicale. Ainsi, les enfants
souffrant d’un retard de croissance ont moins besoin d’intervention immédiate que les enfants
atteints de malnutrition aigue. Par contre ceux qui souffrent à la fois d’émaciation et de retard de
croissance nécessitent une intervention urgente et doivent, par conséquent, recevoir la plus haute
priorité pour les soins.

Les données du tableau 19 et le graphique 10 montrent les résultats de la classification de l’ensemble


des enfants de la zone d’intervention de SALOHI selon la procédé proposé par le Dr Waterlow.

Graphique 10 : Etat nutritionnel des enfants de 0-59 mois selon la classification de Waterlow

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 62


Tableau 20: Répartition des enfants âgés de 0-59 mois selon leur état nutritionnel défini par le
croisement entre le rapport PT et le rapport TA (tableau du Dr Waterlow), par zone d’intervention
des CS et par zone géographique.

Etat nutritionnel (classification de Waterlow)


Ni retard de Retard de Malnutrition Retard de Nombre des
Zones enfants de
croissance, ni croissance aigue croissance et
malnutrition seulement seulement malnutrition 0-59 mois
aigue aigue
Modèle NCHS
ADRA 42,5 50,1 4,9 8,5 1160
CARE 52,5 40,2 5,2 2,0 497
CRS 59,3 30,9 8,3 1,5 1692
LOL 52,8 39,8 4,7 2,7 339
Total 52,5 39,0 6,5 2,0 3688
Modèle WHO
ADRA 37,8 54,0 4,1 4,0 1160
CARE 45,4 46,0 5,8 2,8 497
CRS 53,9 35,4 7,6 2,9 1692
LOL 45,0 45,6 5,3 4,1 339
Total 46,8 43,7 6,2 3,3 3688
Modèle NCHS
CENTRE 37,3 57,8 3,0 2,0 609
SUD 65,1 25,2 8,2 1,4 915
SUD-EST 51,8 40,0 5,7 2,4 1487
EST 55,0 37,1 5,9 2,1 615
Total 53,3 38,8 5,9 2,0 3626
Modèle WHO
CENTRE 33,1 61,6 2,3 3,0 609
SUD 60,5 30,6 7,1 1,7 915
SUD-EST 45,3 44,3 5,9 4,4 1487
EST 47,1 41,9 7,3 3,6 615
Total 47,4 43,4 5,8 3,4 3626

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 63


Graphique 11 : Pourcentages des enfants de 0-59 mois qui souffrent à la fois de malnutrition
chronique (rapport TA) et de malnutrition aigue (rapport PT), par zone d’intervention et par zone
géographique, selon les modèles de référence (NCHS et WHO).

4.5
4
3.5
3
2.5
2 NCHS
1.5 WHO
1
0.5
0

La proportion des enfants de moins de 5 ans qui souffrent à la fois de malnutrition chronique et de
malnutrition aigue est en moyenne 2,0 % selon le modèle NCHS et 3,4 % selon le modèle de l’OMS.
Elle varie considérablement d’une selon les zones géographiques, notamment entre le Sud qui
enregistrement les taux les plus faibles et les autres zones, en particulier de Sud-est.

4.7. Pratiques nutritionnelles et d’alimentation des enfants et des mères

Les pratiques nutritionnelles et d’alimentation des mères et des enfants sont considérées dans le
cadre des résultats de SALOHI, comme des déterminants proches de l’état nutritionnel des enfants,
en l’occurrence le retard de croissance chez les enfants de 6-59 mois et l’insuffisance pondérale chez
l’ensemble des enfants de moins de cinq ans. Notre modèle retient principalement parmi les
pratiques nutritionnelles affectant l’état nutritionnel des enfants, l’allaitement maternel en général,
l’allaitement précoce dans l’heure de naissance et l’allaitement exclusif en particulier. L’alimentation
de complément donnée aux enfants notamment après les six premiers mois (après le sevrage), est
également considérée comme une pratique importante. Nous allons décrire et analyser toutes ces
pratiques avant des les confronter aux données sur l’état nutritionnel avec lesquels on s’attend
qu’elles aient des relations.

Les femmes allaitantes, les femmes enceintes et, plus généralement les femmes qui prennent soins
des enfants de moins de 5 ans, sont parmi les populations cibles privilégiées de SALOHI. Les
questions sur les pratiques nutritionnelles, les pratiques sanitaires et les pratiques d’hygiène ont été
posées à ces catégories de femmes. Les données du tableau 20 indiquent quelle sont les proportions
de ces catégories de femmes dans les zones d’intervention des CS et dans les zones géographiques.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 64


Tableau 21 : Répartition (en %) des femmes enquêtées selon leur état, par zone d’intervention des
CS et par zone géographique

SUD-
Catégories de femmes ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD EST TOTAL
EST
Enceinte 7,1 7,4 5,9 9,1 9,1 5,3 7,0 5,6 6,8
Allaitante 45,3 46,7 60,9 60,9 42,2 64,4 55,5 48,4 53,3
Enceinte et allaitante 1,4 1,3 6,8 2,0 1,6 3,2 1,4 11,2 3,7
Ni enceinte, ni allaitante 46,2 44,6 26,5 28,1 47,1 27,1 36,1 34,9 36,2
TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Mère enfant de 0-6 mois 11,5 11,0 21,0 18,1 10,6 13,5 19,0 17,5 16,0
Mère enfant de 6-24 34,5 40,9 49,9 46,6 34,6 62,6 39,1 39,0 42,8
mois
Mère enfant de 24-59 53,6 73,7 63,6 55,1 54,9 63,6 66,4 68,0 62,0
mois

En moyenne, environ 7 % des femmes de la zone d’intervention de SALOHI sont enceintes, 53 % sont
des femmes allaitantes non enceintes et 4 % des femmes qui sont enceintes et qui allaitent. La
proportion des femmes enceintes est relativement plus élevée dans le Centre (9 %) et dans le Sud-est
(7 %) par rapport aux deux autres régions. Le pourcentage des femmes allaitantes est relativement
plus élevé dans le Sud (64 %). Celui des femmes qui sont à la fois enceintes et allaitantes semble
anormalement élevé à l’Est (11 %)

4.7.1 Pratiques d’allaitement maternel

Pour chaque enfant âgé de moins de deux ans, il a été demandé à la mère s’il avait été allaité depuis
la naissance. Dans l’affirmative on demandait combien de temps après la naissance il avait reçu le
premier allaitement. Enfin il était demandé à la mère si l’enfant avait reçu d’autres liquides ou
aliments solides, en dehors du lait maternel, depuis sa naissance et pendant la journée qui a précédé
l’enquête. Les réponses à ces questions nous permettent de décrire les pratiques d’allaitement qui
nous intéressent dans le cadre de la présente étude.

Les données du tableau 21 nous indiquent que la très grande majorité des enfants de moins de deux
(92 %) ont été allaités. Les zones géographiques du sud-est et de l’est ont des pourcentages en-
dessous de 90 % et celles du centre et du sud sont bien au-dessus de la moyenne (95 et 97 %
respectivement) Les femmes les plus instruites semblent pratiquer davantage l’allaitement au sein :
94 % des femmes de niveau secondaire et plus, 92 % des femmes de niveau primaire contre 91 % des
femmes sans instruction. Il n’y a pas de tendance en fonction de l’âge des femmes.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 65


Tableau 22 : Pourcentages des enfants de moins de deux ans qui ont été allaités, pourcentages des
enfants de 0-6 mois qui ont été allaités dans l’heure de la naissance et pourcentages des enfants de
0-6 mois qui sont allaités exclusivement au sein, depuis la naissance et la veille de l’enquête.

Enfants
de 0-24 Enfants de 0-6 mois
Zones mois
Caractéristiques de la mère Exclusivement allaités
Allaités dans
Allaités depuis la
l’heure la veille
naissance
Zones géographiques
Centre 95,3 84,4 57,0 57,5
Sud 97,5 78,3 25,6 26,1
Sud-est 89,2 70,4 67,6 67,3
Est 88,6 58,0 53,1 55,2
Zones d’intervention des CS
ADRA 93,2 79,7 64,5 63,6
CARE 95,9 62,0 52,4 47,8
CRS 90,7 70,6 52,2 52,6
LOL 91,6 60,3 50,7 59,2
Niveau d’instruction de la mère
Sans instruction 91,1 65,2 43,6 43,6
Primaire 92,3 74,1 65,6 66,7
Secondaire et plus 94,4 79,0 53,9 52,3
Age de la mère
15-19 88,5 59,5 53,9 49,7
20-24 93,4 75,5 53,4 52,0
25-29 93,5 72,1 58,3 61,4
30-34 93,0 73,9 50,7 52,9
35-39 88,7 75,4 61,6 64,1
40-44 93,4 58,5 69,5 73,1
45-49 93,7 69,7 - -
Ensemble 92,1 71,2 55,4 55,8

La proportion des enfants de 0-6 mois qui ont été allaités dans l’heure de la naissance est en
moyenne égale à 71 %. Par zones géographiques, l’allaitement dans l’heure est relativement moins
pratiquée dans le sud (58 % seulement contre 70 % pour le sud-est, 78 % pour le sud et 84 % pour le
centre).

Du point de vue caractéristiques des mères on note que, comme en ce qui concerne l’allaitement en
général, les femmes plus instruites pratiquent davantage l’allaitement dans l’heure : 79 % des
enfants nés de mères de niveau d’instruction secondaire et plus ont été allaités dans l’heure de la
naissance contre 74 % des enfants dont la mère a un niveau primaire et 65 % seulement des enfants
dont la mère est sans instruction. Les femmes plus jeunes (15-19 ans) et les femmes plus âgées (40
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 66
ans et plus) semblent pratiquer moins l’allaitement dans l’heure de naissance que les femmes des
groupes d’âges intermédiaires (20 à 39 ans)

Graphique 12 : Pourcentages des enfants de moins de 5 ans qui ont été allaités, pourcentages des
enfants de 0-6 mois qui ont été allaités dans l’heure, et pourcentages de ceux qui sont exclusivement
allaités au sein

a) Zones géographiques

100
90
80
70
60 Centre
50 Sud
40
Sud-est
30
20 Est
10
0
Allaités Allaités dans Exclusivement Exclusivement
l'heure naissance hier

b) Zones d’intervention des CS

100
90
80
70
60
Sans instruction
50
40 Primaire

30 Secondaire et plus
20
10
0
Allaités Allaités dans Exclusivement Exclusivement
l'heure naissance hier

Plus de la moitié des enfants de 0-6 mois (55 % en moyenne) sont exclusivement allaités au sein,
depuis la naissance et pendant le jour qui a précédé l’enquête. Cette pratique touche un
pourcentage relativement plus élevé des enfants du sud-est (61 %) en comparaison de ceux des
autres zones géographiques, en particulier les enfants du sud dont 24 % seulement sont allaités
exclusivement au sein. Les femmes de niveau d’instruction primaire semblent pratiquer davantage
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 67
l’allaitement exclusif au sein (66 %) que celles de niveau secondaire ou supérieur (52 %) et que celles
qui sont sans instruction (44 %).

4.7.2 Introduction des compléments dans l’alimentation des enfants

L’allaitement maternel se prolonge jusqu’au-delà de deux ans. Les données de l’enquête indiquent
que 91 % des enfants sont encore allaités entre 12 et 18 mois et 68 % entre 18 et 24 mois. Les
femmes qui ne pratiquent pas l’allaitement exclusif au sein donnent à leurs enfants respectifs divers
liquides et/ou aliments solides avant l’âge de 6 mois, de l’eau simple au café. Le tableau 22 informe
sur les types de liquide et leur fréquence d’utilisation.

Tableau 23: Pourcentages des femmes qui ont donné à leur enfant âgé de 0-6 mois le type de liquide
indiqué, le jour ou la nuit qui a précédé l’enquête

Liquide donné la Zones d’intervention des CS Zones géographiques


Total
veille ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est
Eau simple 10,4 31,0 26,9 11,8 13,3 61,3 7,7 22,2 21,5
Eau sucrée 4,8 6,3 5,0 5,5 8,1 1,9 2,8 11,8 5,2
Eau de riz 22,7 15,6 19,0 12,3 23,6 15,1 16,3 26,0 19,0
Jus de fruit 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Thé 3,1 4,8 4,6 4,9 6,2 2,4 3,0 7,6 4,3
Lait frais 2,1 2,9 0,0 1,6 1,7 0,9 1,0 0,5 1,0
Lait en poudre 0,0 1,2 3,2 1,3 0,0 0,0 1,7 5,9 2,0
Café 13,2 11,6 8,3 4,8 10,2 0,0 14,1 7,5 9,6
Autre liquide 0,9 10,4 4,9 2,9 0,0 10,2 2,9 4,3 4,2
N de femmes 136 49 280 48 68 96 243 105 513

L’eau simple est naturellement le liquide que les femmes donnent le plus souvent à leur enfant avant
l’âge de 6 mois (22 % des femmes). Il faut noter à ce sujet que plusieurs personnes, y compris parmi
les personnes de niveau d’instruction élevé, ne pensent pas possible de ne pas du tout donner de
l’eau simple à un bébé jusqu’à l’âge de 6 mois. Dans des régimes alimentaires dominés par la
consommation de riz, on n’est pas surpris que l’eau de riz soit le deuxième type de liquide donné aux
enfants de moins 6 mois ; 19 % des femmes l’ont attesté. Les autres liquides sont donnés dans des
proportions beaucoup plus faibles. En raison de la faiblesse des effectifs, on se gardera bien de faire
des comparaisons entre zones géographiques ou zones d’intervention des CS. On notera cependant
une tendance à l’introduction plus fréquente de l’eau simple dans l’alimentation des enfants de
moins de 6 mois dans la zone sud (61 %) et de l’eau de riz au centre et à l’est, par rapport aux autres
zones géographiques.

Il faut noter également que ces tendances se maintiennent lorsqu’on étend l’analyse à l’ensemble
des enfants de moins de deux ans. L’élément nouveau introduit dans l’alimentation des enfants en
faisant cette extension est le café. Déjà près de 10 % des mères attestent qu’elles ont donné du café
à leur enfant âgé de moins de 6 mois. Cette proportion est de 30 % en moyenne pour les enfants de

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 68


moins de deux ans. La pratique est quasiment inexistante au sud (2 %), alors qu’elle est faite par plus
de 41 % des femmes du centre et du sud-est et par plus de 32 % de celles de l’est.

En plus des liquides, divers aliments solides sont donnés aux enfants avant l’âge de 6 mois. Il s’agit
principalement des céréales et des tubercules : 19 % et 11 % des femmes respectivement ont déclaré
avoir donné ces aliments à leur enfant la veille de l’enquête. Il faut faire remarquer que près de 7 %
des mères ont fait goûter le repas familial à leur enfant de moins de 0-6 mois.

L’introduction des aliments solides dans l’alimentation des enfants de 6 à 24 mois est, sans surprise
plus fréquente. Ce sont principalement des tubercules (65 %), des céréales (61 %) et des brades (50
%). Les données indiquent que 61 % des enfants de 6-24 mois mangent les repas familial. On note
également que, dans une moindre mesure, les mères donnent du poisson, du haricot ou des lentilles,
des fruits et d’autres aliments gras à leurs enfants.

Tableau 24 : Pourcentages des femmes qui ont donné à leur enfant âgé de 0-6 mois et de 6-24 mois
le type d’aliment solide indiqué, le jour ou la nuit qui a précédé l’enquête

Aliment solide donné à Enfants de Enfants de 6-24 mois


Total
l’enfant la veille 0-6 mois Centre Sud Sud-est Est
Céréales 19,0 74,1 42,5 66,5 65,6 60,6
Orange, carottes, etc. 0,4 2,5 1,9 2,4 8,6 3,4
Tubercules 11,3 72,2 72,4 56,8 65,8 65,4
Brèdes 5,2 60,1 29,8 53,5 63,4 49,5
Mangues, papayes, etc. 0,1 3,2 2,6 2,1 5,8 3,1
Autres fruits, légumes 0,8 3,6 1,4 20,0 14,4 11,0
Viande rouge 0,6 8,8 3,1 5,1 9,7 6,0
Volaille 0,3 2,9 0,0 3,0 4,5 2,4
Poisson, crustacés 1,8 6,5 2,5 18,3 33,3 14,6
Œufs 1,8 2,1 0,5 3,2 8,0 3,1
Haricot, lentilles 0,9 22,9 2,1 17,7 7,5 12,2
Noix 0,1 4,0 3,5 1,3 1,0 2,3
Yaourt, fromage, etc. 0,7 0,8 0,0 1,5 6,9 1,9
Aliment gras 1,3 15,0 2,1 11,0 32,8 13,0
Plat familial 6,9 77,5 44,0 73,0 47,4 60,7
Abats 0,3 0,0 0,1 0,7 1,2 0,5
Nombre de femmes 513 175 318 411 200 1094

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 69


Graphique 13 : Pourcentages des mères qui ont donné la veille à leur enfant le type d’aliment
indiqué, par zones géographiques.

80
70
60
50
40 Centre
30
Sud
20
Sud-est
10
0 Est
TOTAL

Les profils sont très semblables selon les zones géographiques. On note simplement que les poissons
et crustacés sont davantage introduits dans l’alimentation des enfants dans les zones est et sud-est,
ainsi que des fruits et légumes. La présence de poissons et crustacés s’expliquent par les activités de
pêche dans les zones concernées. La consommation du repas familial et du haricot ou des lentilles
par les enfants, semble plus répandue dans le centre et dans le sud-est.

4.7.3 Connaissance et consommation des aliments riches en vitamine A et en fer

a) Connaissance des aliments riches en vitamine A, en fer et en iode

Les niveaux de connaissance des aliments riches en vitamine A, en fer ou en iode sont très faibles
dans la zone SALOHI : seules 39 %, 12 % et 14 % des femmes ont répondu qu’elles connaissent
respectivement ces aliments. Les femmes de l’est et du centre ont une meilleure connaissance de
tous les types d’aliments en comparaison de celles du sud et du sud-est. Les niveaux de
connaissances augmentent avec le niveau d’instruction des femmes : par exemple, 73 % des femmes
de niveau secondaire ou supérieur connaissent les aliments riches en vitamine A, contre 43 % des
femmes de niveau primaire et seulement 26 % des femmes sans instruction.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 70


Tableau 25 : Pourcentages des femmes qui déclarent qu’elles connaissent des aliments riches en
vitamine A, en fer et en iode, par zone géographique, par zone d’intervention des CS et par niveau
d’instruction

Connait des Connait des Connait des aliments Nombre


aliments aliments riches en iode de femmes
riches en riches en fer
vitamine A
Zones d’intervention des CS
ADRA 33,4 8,0 14,1 794
CARE 47,4 9,5 17,1 343
CRS 42,3 14,4 13,8 1092
LOL 30,8 6,0 8,8 251
Zones géographiques
Centre 48,4 14,1 19,2 426
Sud 26,6 15,5 7,4 545
Sud-est 36,0 5,5 11,3 1050
Est 51,8 21,9 22,4 459
Instruction de la mère
Sans instruction 25,7 8,5 6,1 1046
Primaire 43,4 10,6 14,3 1125
Secondaire ou plus 72,8 33,0 41,9 276
TOTAL 39,0 12,2 13,8 2480

Plus de la moitié des femmes qui ont déclaré connaitre des aliments riches en vitamine A ont cité la
carotte (51 %). Les autres aliments de cette catégorie ont été cités par environ une femme sur 4. Le
lait, le foie et la courge ont été souvent cités comme aliments riches en vitamine A. Les profils de
connaissance (graphique 14) montrent une très grande diversité entre les zones géographiques. Les
femmes du sud se particularisent, d’une part par leur bonne connaissance relative des œufs et du lait
entier comme aliments riches en vitamine A, d’autre part par leur mauvaise connaissance de la
mangue, des légumes à chair jaune et de la carotte, comme aliments appartenant à cette catégorie.
Les femmes de l’est se distinguent par leur connaissance des feuilles vertes et de la patate à chair
jaune.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 71


Tableau 26 : Pourcentages, parmi les femmes qui ont déclaré connaitre des aliments riches en
vitamine A, de celles qui ont cité les aliments indiqués, par zone géographique et par zone
d’intervention des CS

Aliments riches en
Centre Sud Sud-est Est TOTAL
vitamine A cités
Carottes 3,7 18,8 54,8 50,6 51,3
Courge 0,0 1,9 2,2 3,0 1,9
Foie 4,5 16,4 8,2 6,1 8,1
Feuilles vertes 9,9 34,4 19,3 41,0 24,9
Jaune d’œuf 16,5 51,7 18,1 9,6 20,6
Lait entier 7,8 53,8 9,0 12,9 16,3
Légumes à chair 49,5 6,5 39,6 24,9 33,2
jaune
Mangue 33,6 13,4 22,8 34,6 26,7
Patate à chair orangé 22,5 21,7 18,1 54,3 28,6
Nombre de femmes 206 141 374 238 958
ADRA CARE CRS LOL TOTAL
Carottes 66,3 44,0 44,4 55,5 51,3
Courge 0,0 2,9 2,2 4,6 1,9
Foie 4,6 13,7 7,6 11,2 8,1
Feuilles vertes 13,1 17,7 33,5 29,3 24,9
Jaune d’œuf 15,5 20,8 24,7 13,0 20,6
Lait entier 8,0 19,5 19,1 21,6 16,3
Légumes à chair 49,9 24,3 26,5 34,3 33,2
jaune
Mangue 30,0 42,4 20,1 21,4 26,7
Patate à chair orangé 21,3 30,1 34,2 17,1 28,6
Nombre de femmes 265 160 457 77 958

Sur 2876 femmes interrogées seules 291 connaissent au moins un aliment riche en fer et 344 un
aliment riche en iode. Celles qui connaissent des aliments riches en fer ont principalement cité les
feuilles vertes (36 %) et le poisson (30 %). Les femmes qui connaissent des aliments riches en iode
n’ont quasi exclusivement cité que le sel iodé (88 %)

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 72


Graphique 14 : Profils de connaissance des aliments riches en vitamine A. Pourcentages, parmi les
femmes qui ont déclaré connaitre des aliments riches en vitamine A, de celles qui ont cité les
aliments indiqués.

60

50

40

30 Centre

20 Sud
Sud-est
10
Est
0
TOTAL

Graphique 15 : Pourcentage de l’ensemble des femmes de chaque zone géographique selon le


nombre d’aliments riches en vitamine A qu’elles connaissent

80.0

70.0

60.0

50.0
Centre

40.0 Sud
Sud-est
30.0
Est
20.0

10.0

0.0
0 1 2 3 4 5+

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 73


Graphique 16 : Pourcentages, parmi les femmes qui ont déclaré connaitre des aliments riches en fer,
de celles qui ont cité les aliments indiqués.

Légumes vert
Poisson foncé
30% 13%

Feuilles vertes
36%

Viande rouge.
volaille
18%

Foie
3%

b) Consommation des aliments riches en vitamine A, en fer et en iode

Les enquêteurs ont énuméré aux femmes interrogées six aliments riches en vitamine A et ou en fer
et leur ont demandé si elles avaient consommé ces produits le jour d’avant. Le tableau 26 donne la
liste de ces aliments et indique s’ils sont riches en vitamine A ou en fer.

Tableau 27 : Catégorisation des aliments sur lesquels ont été interrogées les femmes.

Riche en Riche en
Groupes d’aliments
Vitamine A Fer
Carotte, épinard, potiron, laitue, poivron, melon, tomate,
a Oui Non
cornichon, betterave, patate douce à chair orangé
b Abricot, kaki, mangue Oui Non
c Foie de porc, de veau, volaille Oui Oui
d Lait, beurre Oui Non
e Bœuf, porc, agneau, chèvre, lapin, poulet, canard, autres oiseaux Non Oui
f Œuf Oui Non

En tenant compte de cette typologie, on a déterminé le nombre des femmes qui consomment
chaque type d’aliments. Les données des tableaux 27 et 28 indiquent que les niveaux de
consommation des aliments riches en vitamine A et en fer sont aussi bas que les niveaux de
connaissance de ces aliments (tableau 24) : 36 % des femmes ont consommé au moins un aliment
riche en vitamine A et seulement 12 % un aliment riche en fer.

Les femmes du sud sont nettement plus nombreuses à consommer des aliments riches en vitamine A
alors que leur niveau de connaissance de ces aliments est la plus faible (Tableau 17). La
consommation des aliments riches en fer semble relativement plus importante chez les femmes de
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 74
l’est et du centre. Les femmes de niveau d’instruction secondaire ou plus se démarquent des autres
femmes : par exemple, 46 % d’entre elles consomment des aliments riches en vitamine A, contre 35
% environ chez les femmes de niveau primaire ou sans instruction.

Tableau 28 : Pourcentages des femmes qui ont consommé chaque type d’aliment la veille de
l’enquête

Nombre de
Groupes d’aliments %
femmes
Carotte, épinard, potiron, laitue, poivron, melon, tomate,
a 939 37,4
cornichon, betterave, patate douce à chair orangé
b Abricot, kaki, mangue 52 1,8
c Foie de porc, de veau, volaille 31 1,1
d Lait, beurre 80 3,2
e Bœuf, porc, agneau, chèvre, lapin, poulet, canard, autres oiseaux 259 10,4
f Œuf 93 3,7

Tableau 29 : Pourcentages des femmes qui ont consommé au moins un aliment riche en vitamine A
et pourcentages de celles qui ont consommé au moins un aliment riche en fer, la veille de l’enquête,
par zone et par niveau d’instruction de la femme.

Pourcentages Pourcentages
Zones ayant consommé ayant consommé
Nombre de
au moins un au moins un
Caractéristiques de la femme femmes
aliment riche en aliment riche en
vitamine A fer
Zones géographiques
Centre 33,7 13,8 566
Sud 52,6 9,0 576
Sud-est 30,0 9,4 1176
Est 35,8 14,5 559
Zones d’intervention des CS
ADRA 30,4 12,1 1041
CARE 48,2 10,9 394
CRS 40,5 11,0 1187
LOL 23,6 8,7 254
Niveau d’instruction
Sans instruction 35,7 8,9 1164
Primaire 34,7 11,4 1321
Secondaire ou plus 45,8 18,1 330
Ensemble 36,4 11,2 2876

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 75


Les données de l’enquête informent par ailleurs que la consommation des aliments riches en iode est
également faible : 31 % des femmes ont répondu que le sel iodé est régulièrement consommé dans
leur ménage.

Le pourcentage des ménages qui ont déclaré consommer régulièrement le sel iodé, varie
considérablement selon les zones d’intervention des CS et selon les zones géographiques.

Tableau 30: Pourcentages des ménages qui ont déclaré qu’ils consomment régulièrement le sel iodé,
par zone d’intervention des CS et par zone géographique

SUD-
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD EST TOTAL
EST

Pourcentage des ménages qui


consomment régulièrement 62,5 63,2 22,3 59,3 60,5 14,3 49,1 32,2 31,3
le sel iodé

Graphique 17 : Comparaison entre niveaux de connaissance et niveaux de consommation des


aliments riches en vitamine A et des aliments riches en fer, par zone d’intervention des CS, par zone
géographique et par niveau d’instruction des femmes (données des tableaux 17 et 21)

80
70
60
50
40
30
20
10
0

Connait des aliments riches en VitA Consomme des aliments riches en VitA
Connait des aliments riches en fer Consomme des aliments riches en fer

En moyenne, les niveaux de connaissance des aliments recommandés sont très peu différents des
niveaux de consommations de ces aliments : 39 % des femmes connaissent des aliments riches en fer
et 36 % en consomment ; 12 % des femmes connaissent des aliments riches en fer et 11 % en
consomment. Toutefois les écarts sont relativement importants lorsqu’on observe les données par
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 76
zones géographiques. Dans le Centre et l’Est les niveaux de connaissance des aliments riches en
vitamine A sont sensiblement supérieurs aux niveaux de consommation de ces aliments. A l’opposé,
comme nous l’avons déjà fait remarquer, les niveaux de connaissance des aliments riches en
vitamine A sont en-dessous des niveaux de consommation de ces aliments dans le Sud. Il en est de
même dans le Sud-est en ce qui concerne les aliments riches en fer. Les femmes semblent
consommer tout naturellement les aliments qui sont disponibles sans en connaitre forcément leurs
apports sur le plan nutritionnel et peut-être sans trop se soucier de ces aspects.

4.8. Pratiques de prévention et de traitement des maladies

Les pratiques de prévention et traitement des maladies des enfants constituent, dans les stratégies
d’intervention de SALOHI, le deuxième groupe des déterminants importants de l’état nutritionnel des
enfants de moins de 5 ans. Le Programme retient principalement les pratiques d’hygiène personnelle
et d’hygiène alimentaire par les mères des enfants ou les femmes qui en prennent soins. D’autres
pratiques sont moins explicitement évoquées, mais ne sont pas pour autant de moindre importance.
Parmi elles, les consultations prénatales, l’accouchement avec l’assistance du personnel de santé, les
consultations postnatales, la vaccination, le suivi de la croissance des enfants, l’administration de
vitamine A aux enfants, la consultation curative. Des informations ont été collectées sur tous ces
facteurs que nous allons décrire et analyser avant de tester leur relation avec l’état nutritionnel des
enfants.

4.8.1 Consultations prénatales, assistance à l’accouchement et consultations postnatales

a) Consultations prénatales

Une série de questions a été posée à toutes les femmes ayant des enfants de moins de deux ans sur
les consultations prénatales et les connaissances qu’elles ont procurées aux femmes, ainsi que sur
l’assistance à l’accouchement et sur les consultations postnatales.

Les données du tableau 30 indiquent qu’une grande majorité des femmes (86 %) a déclaré avoir
effectué au moins une consultation prénatale lors de la dernière grossesse. La quasi-totalité des
femmes (94 %) ont déclaré avoir un carnet de santé (tableau 31). Les enquêteurs ont pu voir les
carnets de santé de 54 % des femmes enquêtées (58 % de celles qui ont déclaré en avoir). Sur le plan
de la consultation prénatale, on ne note pas sur ce plan de grandes différences entre zones
géographiques. Les femmes de l’est seules se distinguent avec 90 % de taux de consultation. Les
femmes de niveau secondaire ou plus affichent de nouveau une meilleure pratique : 97 % d’elles ont
effectué des consultations prénatales, contre 88 % des femmes de niveau primaire et 83 % des
femmes sans instruction.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 77


Tableau 31 : Pourcentages des femmes, mères des enfants de moins de deux ans, qui ont effectué
des consultations prénatales pendant la dernière grossesse et pourcentages de celles qui ont
consulté le type de personnel indiqué, par zone et par niveau d’instruction de la femme.

Ont effectué Ont effectué une consultation prénatale


Zones une auprès d’un (e) Nombre de
Instruction consultation Médecin Sage-femme Accoucheuse femmes
prénatale

Centre 86,6 46,4 58,0 0,6 206


Sud 86,0 40,0 61,8 1,4 347
Sud-est 84,5 51,4 47,3 5,0 551
Est 90,0 62,6 41,2 11,8 277

ADRA 80,3 55,6 45,4 2,8 370


CARE 85,8 17,1 80,3 5,5 165
CRS 90,4 56,5 45,8 6,2 711
LOL 84,7 40,4 60,6 2,0 135

Sans instruction 82,2 47,7 52,1 4,1 598


Primaire 88,1 50,6 51,5 5,3 607
Secondaire ou plus 97,3 56,1 48,4 4,1 146
Ensemble 86,4 50,0 51,4 4,8 1381

Les femmes ont été pour la première fois en consultation prénatale lorsque leur grossesse avait en
moyenne 4,4 mois (Tableau 31). Les premières CPN semblent relativement tardives dans le Centre
(âge moyen de la grossesse 4,9 mois) Les femmes ont effectué en moyenne 3,6 consultations
prénatales durant la grossesse (tableau 32). Ce nombre moyen de CPN est identique pour les zones
géographiques.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 78


Tableau 32 : Répartition (en %) des femmes selon l’âge de la grossesse au moment de la première
CPN, par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Age de la grossesse ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
1 mois 0,0 2,5 0,9 0,7 0,0 1,7 0,5 1,7 0,7
2 mois 3,2 7,1 4,4 5,5 1,1 4,6 4,6 6,7 4,4
3 mois 16,7 26,5 23,9 25,1 16,1 25,0 21,8 25,7 22,4
4 mois 24,5 30,5 28,7 30,6 27,2 31,0 25,4 30,4 28,0
5 mois 23,3 18,1 23,2 22,0 24,7 21,5 23,4 19,3 22,4
6 mois 18,5 11,8 15,0 11,3 17,8 12,2 16,7 13,2 15,3
7 mois 10,4 2,9 2,8 3,3 8,9 2,5 6,1 2,5 5,1
8 mois 3,4 0,6 1,0 1,2 4,2 1,2 1,5 0,4 1,7
Age moyen 4,8 4,0 4,3 4,2 4,9 4,2 4,5 4,1 4,4
Age médian 5,0 4,0 4,0 4,0 5,0 4,0 4,0 4,0 4,0
Possession de carnet 95,5 95,7 90,8 97,2 98,8 87,5 94,5 93,7 93,5
Carnet de santé vu 51,2 47,4 57,6 56,8 60,4 55,3 50,3 56,4 54,3
Nombre de femmes 604 288 998 213 353 451 873 426 2096

Tableau 33 : Répartition (en %) des femmes selon le nombre total de CPN effectuées, par zone
d’intervention des CS et par zone géographique

Nombre de CPN ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
1 7,4 5,1 4,3 2,7 6,5 3,6 5,2 5,7 5,4
2 12,8 10,1 11,5 7,6 11,9 16,0 9,5 9,7 11,3
3 33,2 28,2 32,9 25,4 32,8 31,1 28,7 36,9 31,6
4 26,6 28,0 32,2 29,5 27,2 27,1 32,1 29,7 29,7
5 15,3 20,1 15,3 20,7 17,2 15,5 17,5 15,0 16,5
6 3,6 5,3 2,8 9,8 3,2 4,8 5,3 1,4 4,1
7 0,9 1,7 0,4 3,4 1,0 1,0 1,2 0,9 1,0
8 0,2 0,9 0,5 0,8 0,0 0,6 0,5 0,8 0,5
9 0,0 0,6 0,0 0,0 0,0 0,4 0,0 0,0 0,1
Nombre moyen 3,5 3,8 3,6 4,1 3,5 3,6 3,7 3 ,5 3,6
Nombre médian 3,0 4,0 4,0 4,0 3,0 3,0 4,0 3,0 4,0
Nombre de femmes 607 285 998 212 355 440 877 428 2101

Les consultations prénatales ont été effectuées principalement auprès des médecins ou des sages-
femmes, quelle que soit la zone et quel que soit le niveau d’instruction de la femme. A l’exception
des femmes de la zone est où leur proportion atteint 12 %, les femmes qui ont consulté les
accoucheuses traditionnelles sont très peu nombreuses. Aucune femme n’a déclaré avoir consulté un
agent de santé communautaire pendant sa grossesse.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 79


Lors des séances de consultations prénatales, le personnel de santé procure des conseils et fait
connaitre aux femmes les signes de danger de la grossesse, les pratiques nutritionnelles et de santé
favorables à leur état. Pendant l’enquête on a demandé aux femmes qui ont effectué des
consultations prénatales les domaines dans lesquels elles ont reçu des conseils. Le tableau 33 donne
des informations sur les réponses des femmes.
Tableau 34 : Pourcentages des femmes ayant effectué au moins une consultation prénatale, qui
citent les domaines dans lesquels elles ont reçu des conseils du personnel de santé

Zones d’intervention des CS Zones géographiques


Domaines de conseils Total
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est
Préparat. accouchement 54,0 56,6 45,3 44,1 61,9 26,4 46,5 72,5 48,9
Initiation précoce 49,6 60,1 42,9 50,9 55,7 34,9 48,4 55,0 47,5
Allaitement maternel 56,1 66,8 45,1 51,4 63,2 39,1 51,5 57,0 51,3
Espacement naissance 47,7 60,6 49,1 40,8 61,9 48,3 43,6 51,8 49,2
Vaccination 71,7 76,0 66,9 65,1 74,5 79,9 62,9 64,1 69,1
Antitétanique
Signes de danger 29,1 45,1 24,3 28,9 33,1 21,9 27,2 36,0 28,5
Aliments riches en vit A 27,6 23,4 19,5 8,8 37,2 20,5 13,9 24,1 21,1
Aliments riches en fer 41,8 60,0 38,0 25,8 53,2 35,6 34,6 48,1 40,3
Utilisation moustiquaire 34,4 78,2 70,2 54,1 29,3 79,3 50,7 77,1 59,3
Prise de FAF 48,1 46,4 36,3 42,5 49,6 34,2 43,4 39,8 41,4
Prise de sulfadoxine 29,1 38,0 21,5 47,1 25,6 2,8 40,9 35,6 28,2
Nombre de femmes 413 175 750 158 230 368 608 289 1486

Les principaux domaines dans lesquels les femmes déclarent avoir reçu des conseils du personnel de
la santé, sont par ordre décroissant d’importance, la vaccination antitétanique (69 % des femmes en
moyenne), l’utilisation des moustiquaires (59 %), l’allaitement maternel (51 %) et, dans une moindre
mesure, l’espacement des naissances (49 %) la préparation à l’accouchement (48 %) et l’initiation
précoce (48 %). Les pourcentages des femmes dans les zones géographiques changent, mais les
domaines principaux de conseil restent les mêmes. Notons que les faibles pourcentages de femmes
conseillées sur les aliments riches en vitamine A et ceux riches en fer justifient bien les faibles
niveaux de connaissances mises en évidence précédemment.

b) Connaissance des signes de danger de la grossesse

La faiblesse des conseils donnés lors des CPN sur les signes de danger pour une femme en grossesse
se traduit effectivement par le pourcentage relativement élevé des femmes qui ne connaissent
aucun de ces signes. En moyenne, 38 % des femmes interrogées n’ont pas pu citer un seul signe de
danger. Dans la zone du Centre cette proportion atteint environ 56 %.

Les données du tableau 34 indiquent que les signes de danger pour une femme en grossesse les plus
connus par les femmes de SALOHI sont la fièvre (26 % des réponses données par 35 % des femmes)
et le saignement (12 % des réponses par 16 % des femmes) Dans les zones Est et Sud, les femmes
connaissent relativement mieux les signes de danger de la grossesse, en comparaison de celles du

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 80


Centre et du Sud-est : elles relativement sont plus nombreuses à les connaitre et en connaitre un
plus grand nombre.

Tableau 35 : Pourcentages des femmes qui connaissent les différents signes de danger de la
grossesse, et pourcentages des femmes qui citent le centre de santé comme le premier endroit où se
rendre en cas de signe de danger, par zone d’intervention des CS et par zone géographique.

Signes de danger ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD- EST TOTAL
Fièvre 18,1 56,2 38,0 47,5 12,2 34,2 EST
32,9 61,7 35,1
Essoufflement 6,2 16,3 10,8 6,1 2,1 13,0 8,1 16,6 9,6
Saignement 18,9 13,4 13,4 19,5 21,1 16,0 15,3 11,9 15,8
Œdème 3,8 13,1 6,3 4,1 4,1 6,6 5,1 10,6 6,2
Autre signe 20,6 42,9 29,2 35,6 21,8 40,6 28,6 24,3 29,0
Ne sait pas 56,7 18,6 32,2 33,7 55,7 26,0 45,3 19,6 38,4

Centre de santé comme


premier endroit où aller en 82,0 88,2 89,0 94,8 80,3 87,8 88,1 90,5 87,2
cas de signes de danger
Nombre de femmes 753 327 1014 239 395 467 1033 438 2334

8
c) Assistance à l’accouchement et consultations postnatales

Alors que 86 % des femmes ont déclaré avoir effectué au moins une consultation prénatale
principalement auprès d’un médecin ou d’une sage-femme et que seulement 5 % d’entre elles ont
déclaré avoir consulté une accoucheuse traditionnelle, les données du tableau 24 indiquent que
seulement 32 % de ces femmes ont accouché avec l’assistance d’un médecin ou d’une sage-femme.
En revanche, 64 % ont accouché avec l’aide d’une accoucheuse villageoise.

Tableau 36 : Pourcentages des femmes mères d’un enfant de moins de deux ans selon le type
d’assistance à l’accouchement, par zone et par niveau d’instruction de la femme

Ont accouché avec l’assistance d’un (e)


Nombre
Zones Médecin Sage- Accoucheuse Agent de santé
de
Instruction femme traditionnelle communautaire
femmes
Infirmier

Centre 15,4 20,6 59,2 0,0 236


Sud 12,5 28,7 54,8 0,0 412
Sud-est 12,5 12,1 73,7 0,1 652
Est 21,0 7,4 58,0 12,8 301

ADRA 16,8 15,4 63,9 0,0 458


CARE 8,0 30,6 56,6 0,0 191
CRS 15,7 13,4 64,6 4,9 793

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 81


Ont accouché avec l’assistance d’un (e)
Nombre
Zones Médecin Sage- Accoucheuse Agent de santé
de
Instruction femme traditionnelle communautaire
femmes
Infirmier
LOL 10,3 20,8 67,3 0,5 159

Sans instruction 11,5 13,7 70,3 1,4 734


Primaire 16,8 18,6 60,5 3,3 685
Secondaire ou plus 21,6 29,2 43,2 2,9 151
Ensemble 14,5 16,7 63,7 2,5 1616

Les accoucheuses traditionnelles sont fortement sollicitées, principalement dans la zone sud-est (74
%) et naturellement, par les femmes sans instruction (70 %). Toutefois 43 % des femmes de niveau
secondaire ou plus leur demandent également assistance.

Les consultations postnatales, sont relativement faibles : 32 % des femmes, mères d’un enfant de
moins de deux ans, attestent avoir effectué des consultations postnatales. Les pourcentages des
femmes qui effectuent des consultations postnatales augment avec le niveau d’instruction : 48 % des
femmes de niveau secondaire ou plus, 37 % des femmes de niveau primaire et 25 % des femmes sans
instruction. Par zone géographique, les femmes de l’est effectuent en plus grande proportion des
consultations postnatales (47 % contre 35 % dans le sud-est, 31 % dans le centre et seulement 20 %
dans le sud.

Les comportements alimentaires et sanitaires des femmes pendant la grossesse ont sans doute des
conséquences sur l’état de santé des enfants à la naissance que l’on évalue souvent par le poids à la
naissance : les faibles poids à la naissance (poids inférieur à 2,5 kg) seraient les conséquences de
comportements prénatals (alimentaires et/ou sanitaires) peu conformes aux normes recommandées.

Nous avons demandé aux femmes enquêtées si leurs enfants respectifs avaient été pesés à la
naissance et, dans l’affirmative, quel était ce poids. Si l’enfant n’a pas été pesé on a demandé à la
mère comment elle a jugé la grosseur de son enfant à la naissance : trop petit, plus petit que la
moyenne, moyen, plus gros que la moyenne, très gros. Le tableau 36 donne la répartition des enfants
de moins de deux ans selon leur poids ou leur grosseur à la naissance.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 82


Tableau 37 : Pourcentages des enfants de moins de deux ans qui ont été pesés à la naissance,
pourcentages des enfants de moins de deux ans pesés à la naissance qui ont un faible poids (inférieur
à 2,5 kg) et pourcentages des enfants de moins de deux ans selon la grosseur, par zone
d’intervention des CS et par zone géographique

Grosseur du bébé à la naissance


Poids Faible
selon l’opinion de la mère
Pesé à la moyen / poids
Zones
naissance Poids (inf. à Plus petit Plus gros
Très Très
médian 2,5 kg) que la Moyen que la
petit gros
moyenne moyenne

ADRA 29,6 3,1 / 3,0 13,4 25,1 17,4 31,7 23,6 2,1
CARE 44,6 4,1 / 3,4 11,0 24,1 13,8 37,4 20,5 4,1
CRS 39,6 3,7 / 3,1 12,8 18,0 12,7 50,1 13,1 6,0
LOL 34,4 3,3 / 3,0 10,2 15,4 18,5 32,1 23,5 10,5

CENTRE 42,1 3,1 / 3,1 9,7 20,6 18,0 28,0 31,5 1,8
SUD 25,7 4,4 / 3,5 4,0 22,2 12,4 41,5 16,8 7,1
SUD-EST 31,7 3,3 / 3,0 13,5 22,7 14,0 39,8 16,8 6,7
EST 57,8 3,7 / 3,1 17,6 13,5 17,0 56,0 11,7 1,8
36,8 3,6 / 3,1 12,5 20,5 14,8 41,7 18,0 5,1

Seuls 37 % des enfants ont été pesés à la naissance (32 % des femmes ont accouché avec l’assistance
du personnel de la santé). Le poids moyen des enfants pesés à la naissance est égal à 3,6 kg, ce qui
est nettement au-dessus du poids critique de 2,5 kg. On peut considérer ces enfants comme ceux
dont les mères ont eu de meilleurs comportements prénatals en comparaison de l’ensemble des
femmes et donc que les enfants pesés sont en meilleure état de santé à la naissance. Les enfants du
Sud qui ont été pesés ont un poids moyen (médian) supérieur à ceux des enfants des autres zones
géographiques. Notons toutefois que seuls 26 % des enfants de cette zone ont été pesés à la
naissance. Les poids médians des autres zones sont du même ordre. Près de 13 % des naissances
sont de faible poids (inférieur à 2,5 kg). Ces proportions sont nettement plus élevées à l’Est et dans le
Sud-est.

Les mères des enfants qui n’ont pas été pesés à la naissance estiment que 21 % environ de ces
enfants étaient très petits et donc probablement de faible poids. Ces proportions sont du même
ordre pour les zones géographiques à l’exception de l’Est où les femmes attestent que seuls 14 % des
enfants étaient très petits à la naissance.

4.8.2. Vaccination des enfants

La vaccination des enfants avec les antigènes requis et en temps opportun est une pratique
stratégique en matière de prévention des maladies des nourrissons et de la petite enfance. L’étude
de base a donc collecté des informations générales sur la vaccination des enfants dans la zone du
Programme. Comme on peut le comprendre à travers le cadre des résultats la vaccination n’est pas
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 83
un objectif stratégique de SALOHI même si on sait qu’elle a une forte influence sur la morbidité et la
survie des enfants. C’est pourquoi on a simplement demandé aux mères des enfants de moins de
cinq ans si ceux-ci avaient été vaccinés au moins une fois depuis la naissance.

Les réponses des femmes indiquent que la très grande majorité des enfants de moins de cinq ans
(en moyenne 85 %) ont été vaccinés au moins une fois depuis la naissance. Ce qui ne signifie pas
forcément que tous les antigènes requis ont été administrés et au moment où il le fallait. Ce taux de
vaccination varie de 79 % dans le sud à 92 % dans l’est, en passant par le sud-est (83 %) et le centre
(89 %). Les enfants des femmes les plus instruites sont plus nombreux à être vaccinés : 95 % des
enfants dont la mère a un niveau secondaire ou supérieur, 88 % des enfants dont la mère a un niveau
primaire et 79 % des enfants des mères sans instruction.

4.8.3. Suivi de la croissance des enfants

Dans le cadre de SALOHI la promotion du suivi de la croissance et l’implication des femmes


allaitantes dans ce système constituent des activités essentielles de soutien à l’amélioration des
pratiques nutritionnelles et, implicitement à l’amélioration des pratiques de prévention et de
traitement des maladies chez les enfants. Les enquêteurs ont donc demandé aux femmes ayant des
enfants de moins de deux ans si elles ont fait participer leur dernier né à des sessions de suivi de la
croissance et dans l’affirmation dans quel type de service : service public de santé ou service de santé
à base communautaire.

Les données du tableau 37 indiquent que plus de la moitié des femmes (55 %) déclarent avoir fait
participer leur enfant à des séances de suivi de la croissance. Ce taux de participation est supérieur à
50 % quelle que soit la zone géographique, les femmes de l’est se distinguant nettement des autres
avec un taux de 70 %. Encore une fois, le niveau d’instruction des femmes fait la différence : 72 % des
femmes de niveau secondaire ou supérieur, 57 % des femmes de niveau primaire et 50 % des
femmes sans instruction.

Le suivi de croissance s’est effectué, dans la majorité des cas, dans des services de santé
communautaire : 62 % en moyenne contre 38 % dans les services publics de santé. Par zone
géographique, seules les femmes du centre ont majoritairement effectué le suivi de croissance dans
les services publics (71 %). Un peu plus de la moitié des femmes de niveau secondaire (55 %) ont
aussi préféré les services publics.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 84


Tableau 38 : Pourcentages des mères ayant un enfant de moins de deux qui ont fait participer leur
enfant à des séances de suivi de la croissance et pourcentages de celles qui l’ont fait dans un service
public de santé ou dans un service de santé communautaire, par zone et par niveau d’instruction de
la mère.

Ont participé à Ont participé au suivi de la


Zones des séances de croissance dans un Nombre de
Niveau d’instruction suivi de la Service public Service de santé femmes
croissance de santé communautaire

Centre 51,3 70,8 29,2 243


Sud 51,6 32,4 65,4 406
Sud-est 50,8 31,7 67,8 644
Est 70,3 32,1 67,9 304

ADRA 39,6 62,2 37,8 465


CARE 72,0 27,2 72,8 190
CRS 57,7 31,5 67,3 783
LOL 64,7 34,3 65,7 159

Sans instruction 49,5 31,7 67,5 727


Primaire 56,7 38,3 61,7 685
Secondaire ou plus 71,5 54,5 44,4 153
Ensemble 54,8 37,6 61,7 1597

Graphique 18 : Pourcentages des mères des enfants de moins de deux ans qui ont fait participer leur
enfant à des séances de suivi de la croissance, par zone et par niveau d’instruction

80
70
60
50
40
30
20
10
0

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 85


4.8.4. Administration de la vitamine A et des déparasitant aux enfants de 6 à 24 mois

Pendant la collecte des données, il a été demandé aux femmes si leur enfant avait reçu une dose de
vitamine A à l’âge de 6 mois et des médicaments contre les parasites une année après leur
naissance. Les données du tableau 38 indiquent que la quasi-totalité des enfants ont reçu leur dose
de vitamine A à l’âge de 6 mois et des médicaments contre les parasites à l’âge d’un an. La zone sud
fait toujours un peu exception avec toutefois des pourcentages supérieurs à 70 %.

Tableau 39: Pourcentages des enfants de 7-59 mois et de 13-59 mois qui ont reçu, respectivement la
vitamine A à 6 mois et un déparasitant après un an.

Ont reçu Ont reçu des Nombre des Nombre des


une dose de médicaments enfants de enfants de
Vitamine A contre les 7-59 mois 13-59 mois
à 6 mois parasites à un
an
Zones d’intervention des CS
ADRA 92,8 92,1 649 534
CARE 93,5 93,1 283 238
CRS 86,1 83,8 871 681
LOL 93,7 94,2 202 160
Zones géographiques
Centre 93,4 92,3 349 293
Sud 78,7 72,6 437 314
Sud-est 92,5 92,1 820 673
Est 94,7 95,2 398 333
Niveau d’instruction
Sans instruction 85,0 83,5 827 632
Primaire 92,8 91,2 911 753
Secondaire ou plus 96,4 96,4 227 199
TOTAL 90,1 89,0

4.8.5. Utilisation des moustiquaires pour les enfants

Le paludisme est reconnu comme la maladie la plus mortelle en Afrique. L’utilisation de


moustiquaires imprégnées a été largement promue et appuyée dans tous les pays. Près de 60 % des
femmes ont cité l’utilisation des moustiquaires parmi les conseils qu’elles ont reçus pendant les
consultations prénatales. Il leur a été demandé lors de l’enquête si leur enfant âgé de moins de cinq
ans avait passé la nuit précédente sous une moustiquaire. Leur réponse est « oui » dans 61 % des
cas.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 86


Tableau 40: Pourcentages des femmes qui attestent que leurs enfants de moins de cinq ans ont
dormi sous une moustiquaire la nuit dernière

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est Sans Prim Secon Total
24,3 90,9 75,6 68,8 4,1 67,3 63,1 96,5 59,8 60,5 66,1 61,1

Par zone géographique, dans le centre 4 % seulement des femmes ont répondu par l’affirmative. A
l’opposé 97 % des femmes de l’est protègent leurs enfants par une moustiquaire, 67 % des femmes
du sud et 63 % de celles de sud-est. Environ 66 % des femmes de niveau d’instruction secondaire ou
supérieur ont utilisé une moustiquaire pour leurs enfants contre 60 % de celles qui ont un niveau
primaire ou qui sont sans instruction.

4.8.6. Pratiques d’hygiène personnelle et d’hygiène alimentaire

Dans le cadre de SALOHI l’adoption des pratiques de prévention des maladies des enfants par les
ménages constitue un des deux résultats intermédiaires à atteindre à la fin du Programme. Le
pourcentage des mères qui adoptent des comportements appropriés d’hygiène personnelle et le
pourcentage des mères qui adoptent des comportements appropriés d’hygiène alimentaire sont les
deux indicateurs d’effet de l’objectif stratégique visant à améliorer l’état de santé et l’état
nutritionnel des enfants de moins de cinq ans.

Un comportement approprié d’hygiène personnelle est défini par le fait de se laver les mains aux
moments critiques c’est-à-dire (i) avant de préparer les repas, (ii) avant de manger, (iii) après être
allé à la selle, (iv) avant de donner à manger aux enfants, (v) après avoir nettoyé un enfant qui est
allé à la selle. Un comportement approprié d’hygiène alimentaire est défini comme le fait de (i)
s’approvisionner à une source d’eau potable ou traiter l’eau de boisson, (ii) disposer les ustensiles de
cuisine dans un endroit convenable, (iii) garder les aliments dans un endroit convenable, (iv)
réchauffer les restes d’aliment avant de les manger.

Au cours de l’enquête des questions ont été posées aux femmes sur ces différents comportements.
Les réponses nous permettent de calculer le pourcentage des ménages dans lesquels les femmes
adoptent des comportements adéquats d’hygiène. Tous les ménages n’ont pas répondu à toutes les
questions en ce qui concerne les critères d’hygiène alimentaire, certaines de ces questions n’étant
pas pertinentes pour tous. Par exemple 26 % des ménages ont dit qu’ils n’ont presque jamais des
restes d’aliment et donc les questions sur comment sont garder les restes d’aliment et quelles
dispositions sont prises avant de les manger, sont sans objet. Etant donné que nos indicateurs sont
calculés sur l’ensemble des comportements, nous retiendrons seulement les ménages qui ont
répondu à toutes les questions. Nous analyserons individuellement tous les comportements pour
une meilleure appréciation de la situation.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 87


a) Pratiques d’hygiène personnelle.

Les femmes ont été interrogées d’une part sur les occasions auxquelles elles lavent les mains, d’autre
part sur les occasions auxquelles elles lavent les mains avec du savon. Les données des tableaux 40a
et 40b informent sur la fréquence de ces comportements.

En moyenne, dans la zone du programme, 40 % des femmes ont déclaré spontanément qu’elles se
lavent les mains avant de préparer les repas, 61 % avant de manger, 11 % après les selles, 26 % avant
de donner à manger aux enfants et 23 % après avoir nettoyé un enfant qui a fait les selles. A toutes
ces occasions, les pourcentages des femmes de la zone Est et ceux des femmes du Sud-est qui se
lavent les mains sont plus importants. De même, les pourcentages de femmes qui se lavent les mains
aux différentes occasions augmentent avec le niveau d’instruction.

Un nombre relativement important de femmes (36 % en moyenne dans la zone du programme)


déclarent ne jamais se laver les mains au savon. Seulement 19 % d’entre elles se lavent les mains au
savon avant de préparer les repas, 8 % avant de donner à manger aux enfants, 14 % au retour des
selles et 13 % après avoir nettoyé un enfant qui a fait les selles. Comme précédemment, quelles que
soient les occasions, les femmes de l’est et celles du sud-est sont relativement plus nombreuses à
utiliser du savon. Par ailleurs, plus les femmes sont instruites plus elles sont nombreuses à utiliser du
savon pour se laver les mains.

Tableau 40a : Pourcentages des femmes, mères des enfants de moins de cinq ans, qui ont cité
spontanément les différentes occasions auxquelles elles lavent les mains, par zone et par niveau
d’instruction.

Lavent les mains


A au A toutes Avant de Avant de Après les Avant de Après avoir
Zones moins les préparer manger selles donner à nettoyé les
une occasions manger aux selles des
occasion enfants enfants
ADRA 83,9 2,8 39,5 66,1 7,0 17,5 15,8
CARE 80,0 6,5 33,7 63,2 13,2 46,3 28,9
CRS 77,4 4,4 41,6 56,1 10,9 26,8 24,8
LOL 83,9 8,2 43,9 60,9 22,3 29,2 32,0

Centre 79,1 1,4 34,3 60,2 6,6 11,4 7,8


Sud 55,6 1,1 30,3 20,7 2,8 23,7 26,0
Sud-est 86,7 5,6 42,6 70,4 13,2 24,0 25,1
Est 95,4 8,5 50,2 84,1 18,4 49,0 29,6

Sans inst. 73,6 3,5 28,0 50,7 7,9 21,5 22,6


Primaire 84,7 4,4 37,5 66,7 10,9 27,1 23,1
Secondaire 91,3 8,3 40,0 74,7 19,3 40,6 21,7
Ensemble 80,7 4,4 40,0 61,1 10,8 26,3 22,8

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 88


Les données du tableau 41 permettent de déterminer les pourcentages des femmes qui ont cité
spontanément au moins une occasion de laver les mains et les pourcentages de celles qui ont cité
toutes les occasions que nous prenons en compte dans l’évaluation des comportements d’hygiène
personnelle. En moyenne 81 % des femmes ont cité au moins une occasion de laver les mains et 32 %
une occasion de laver les mains avec du savon. Seules 4 femmes sur 100 lavent les mains aux cinq
moments critiques retenus par SALOHI et 2 femmes sur 100 avec du savon.

Tableau 40b : Pourcentages des femmes, mères des enfants de moins de cinq ans, qui ont cité
spontanément les différentes occasions auxquelles elles lavent les mains au savon, par zone et par
niveau d’instruction.
Lavent les mains au savon
A au A toutes Jamais Avant de Avant de Après les Après avoir
Zones moins une les préparer donner à selles nettoyé les
des occasions manger selles des
occasions aux enfants
enfants
ADRA 32,3 1,1 37,7 20,7 5,5 9,4 11,2
CARE 19,3 1,3 49,5 9,7 4,8 11,9 5,9
CRS 38,7 3,4 28,0 22,0 10,7 19,5 18,7
LOL 20,0 2,4 43,3 11,1 7,2 6,9 9,9

Centre 31,5 0,5 29,4 19,8 5,7 9,3 9,0


Sud 29,0 0,3 25,6 10,7 1,9 14,9 20,2
Sud-est 29,8 3,3 41,2 19,0 8,3 10,8 12,4
Est 40,5 3,6 41,6 26,0 14,2 22,9 13,1

Sans inst. 28,6 2,2 38,2 15,9 7,2 11,6 14,9


Primaire 32,4 1,6 35,3 18,6 7,1 13,0 11,6
Secondaire 45,7 4,4 28,5 32,0 12,4 24,8 15,6
Ensemble 32,1 2,2 35,8 18,9 7,7 13,7 13,4

Tableau 41 : Pourcentages des femmes selon le nombre des occasions de laver les mains et le
nombre des occasions de laver les mains au savon qu’elles ont citées, par zone et par niveau
d’instruction.
Laver les mains Laver les mains au savon
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4
ADRA 16,1 45,2 24,5 8,1 3,4 2,8 67,7 22,0 7,2 2,0 1,1
CARE 20,0 25,4 23,5 18,2 6,4 6,5 80,7 9,9 7,1 1,0 1,3
CRS 22,6 31,1 25,0 11,6 5,4 4,4 61,3 18,7 11,8 4,7 3,4
LOL 16,1 31,6 22,9 14,9 6,2 8,2 80,0 11,0 5,3 1,4 2,4

Centre 20,9 50,8 20,5 4,2 2,1 1,4 68,5 21,8 7,7 1,5 0,5
Sud 44,4 27,2 15,4 7,9 3,9 1,1 71,0 16,1 7,9 4,7 0,3
Sud-est 13,3 37,4 26,3 12,2 5,0 5,6 70,2 17,3 7,5 1,8 3,3
Est 4,6 24,3 33,7 20,7 2,3 8,5 59,5 17,8 14,2 4,9 3,6

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 89


Laver les mains Laver les mains au savon
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4

Sans Inst. 26,4 35,0 21,9 9,7 3,5 3,5 71,4 15,5 7,7 3,2 2,2
Primaire 15,3 37,6 25,0 12,0 5,7 4,4 67,6 20,3 8,2 2,3 1,6
Secondaire 8,7 31,1 30,9 15,8 5,2 8,3 54,3 19,9 16,7 4,6 4,4
Ensemble 19,3 35,5 24,4 11,5 4,9 4,4 67,9 18,0 8,9 2,9 2,2

Graphique 19 : Nombre des femmes selon le nombre des occasions de laver les mains et le nombre
des occasions de laver les mains au savon qu’elles ont citées

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 90


b) Pratiques d’hygiène alimentaire

Les femmes ont été interrogées sur la source principale de l’eau, sur le traitement de l’eau, sur les
lieux de conservation des ustensiles de cuisine, les lieux de conservation des restes de repas et les
précautions qu’elles prennent avant la consommation de ces restes. Ce sont là les quatre
composantes de l’hygiène alimentaire retenues dans le cadre du programme SALOHI.

Nous avons considéré que les femmes s’approvisionnent à une source d’eau potable si elles ont
accès à un robinet, un forage, un puits équipé d’une pompe ou si elle traite l’eau provenant des
autres sources. Les lieux retenus comme convenables pour la conservation des ustensiles de cuisine
sont la table, l’étagère ou le fait de les suspendre. Les lieux retenus comme convenables pour la
conservation des restes de repas sont le garde-manger, un récipient couvert ou un coin d’étagère
bien protégé. Enfin la précaution à prendre avant de manger les restes de repas, retenue comme
adéquate est de les réchauffer.

Tableau 42 : Pourcentages des femmes qui adoptent les comportements d’hygiène alimentaire
indiqués, par zone et par niveau d’instruction

Au moins Tous les Utilisation Conservation Conservation Traitement


un critère critères d’eau convenable convenable convenable des
potable des des restes de restes
ustensiles de repas d’aliment
cuisine
ADRA 81,7 5,9 30,0 30,6 64,2 62,5
CARE 81,3 6,6 35,0 25,4 70,8 57,2
CRS 89,7 11,5 33,9 49,0 72,7 80,1
LOL 89,9 8,6 50,6 31,6 81,8 38,2

Centre 81,7 9,0 33,5 46,8 55,8 68,3


Sud 80,6 6,1 20,1 27,8 68,8 93,2
Sud-est 86,0 7,5 38,8 30,9 73,6 53,8
Est 94,2 12,8 39,4 52,3 78,7 68,3

Sans Instruction 79,9 5,3 27,1 28,4 66,2 39,4


Primaire 89,3 9,3 36,8 39,1 73,1 65,8
Secondaire ou + 90,3 14,6 45,3 59,2 70,2 61,1
Ensemble 85,6 8,6 34,1 37,6 70,2 67,0

Le tableau 42 donne les pourcentages des femmes qui adoptent chaque type de comportement
adéquat d’hygiène alimentaire. En moyenne, 34 % des femmes utilisent de l’eau potable, 38 %
conservent les ustensiles de cuisine de manière appropriée, 70 % conservent adéquatement les
restes de repas et 67 % réchauffent les restes de repas avant de les manger. Une grande majorité des
femmes (86 %) rapportent au moins un des comportements recommandés, mais seules 9 % d’elles
rapportent l’ensemble des quatre critères. Les femmes de l’est semblent être plus nombreuses à
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 91
pratiquer des comportements adéquats d’hygiène alimentaire : 13 % d’elles rapportent l’ensemble
des critères, contre 9 % des femmes du centre, 7 % des femmes du sud-est et 6 % de celles du sud.
Les comportements s’améliorent avec les niveaux d’instruction des femmes.

Plus spécifiquement, les données du tableau 43 indiquent que les cours d’eau constituent la
principale source d’eau de boisson utilisée par les ménages de la zone de SALOHI. Près de la moitié
des ménages (49 %) s’approvisionnent à cette source, 20 % utilisent une source naturelle d’eau et 16
% un puits traditionnel. Pour 91 % des ménages, la source d’eau indiquée est la seule disponible
pendant toute l’année. C’est le cas pour 96 % des ménages du Centre, 95 % de ceux du Sud-est, 90 %
des ménages de l’Est et 76 % de ceux du Sud.

En moyenne 26 % des ménages traitent l’eau de boisson avant la consommation. Cette proportion
est relativement plus élevée dans l’Est (39 %) et dans le Sud (31 %). La principale méthode de
traitement utilisée est de bouillir l’eau : 90 % des ménages qui traitent l’eau ont fait état de cette
méthode. L’utilisation de produits comme le Sur’Eau est relativement plus répandue dans le Sud et
dans l’Est. Le filtrage de l’eau est également plus répandu dans le Sud. On ne sait cependant pas
quelle est l’efficacité des filtres utilisés, ni quelle est la qualité initiale de l’eau filtrée dans un
contexte de sècheresse comme c’est le cas dans le Sud.

Tableau 43 : Principales sources d’eau pour la boisson. Pourcentages des ménages qui utilisent les
sources d’eau indiquées, et pourcentages des ménages qui traitent l’eau de boisson, par zone
d’intervention des Cs et par zone géographique.

Sources de l’eau de boisson ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL

Cours d’eau 40,9 49,1 56,7 44,9 15,2 41,7 62,2 62,6 48,9
Robinet 10,8 2,5 9,7 3,9 11,7 11,3 9,2 1,6 8,6
Forage 0,0 0,0 0,3 2,8 0,0 0,5 0,6 0,0 0,3
Puits équipé de pompe 0,4 13,0 3,7 2,8 0,7 0,7 3,7 9,5 3,7
Puits traditionnel 1,1 25,4 21,4 41,3 0,7 37,2 12,4 19,0 16,4
Pluie 0,3 0,0 0,0 0,0 0,5 0,0 0,0 0,0 0,1
Implivium 0,0 2,8 1,3 0,0 0,0 4,7 0,0 0,0 0,9
Source naturelle 46,4 6,4 4,7 3,9 71,2 1,0 10,7 6,8 19,9
Autre source 0,2 0,8 2,2 0,4 0,0 2,8 1,2 0,5 1,1
TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Traitent l’eau de boisson 19,7 33,2 25,0 47,4 22,3 8,4 30,9 38,5 26,2
Sur’Eau ou similaires 2,5 4,5 11,5 2,5 1,6 13,0 4,9 9,5 6,3
SODIS 0,0 0,6 0,0 0,0 0,0 2,2 0,0 0,0 0,1
Bouillir 98,5 80,3 85,9 96,7 97,6 60,9 97,5 79,2 89,8
Filtrer 2,5 0,0 6,2 0,0 4,0 25,5 0,0 2,6 3,0
Autre traitement 0,0 0,0 0,4 1,7 0,0 4,3 0,5 0,0 0,4

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 92


Dans le domaine plus large de l’hygiène familiale des questions ont été posées sur les types de
latrines utilisées par les ménages et plus spécifiquement sur la gestion des selles des enfants. Les
données du tableau 44 indiquent que la grande majorité des ménages (71 %) ne possèdent pas de
toilettes et défèquent dans la nature. Environ 24 % d’eux utilisent des latrines traditionnelles.
L’absence de toilettes est surtout remarquable dans la zone Sud (93 % des ménages) et dans le Sud-
est (83 %). A l’opposé, 50 % des ménages du Centre et 45 % de ceux de l’Est utilisent des latrines
traditionnelles. Sans surprise, les selles des enfants sont jetées dans la nature (43 % des ménages). En
réalité cette pratique est plus fréquente parce que dans la modalité « autre lieu », qui concerne en
moyenne 20 % des ménages, les enquêteurs ont placé principalement les forêts et les cours d’eau.
C’est donc environ 63 % des ménages qui jettent les selles des enfants dans la nature.

Tableau 44 : Pourcentages des ménages qui utilisent les différents types de toilettes, par zone
d’intervention des CS et par zone géographique.

Types de toilettes utilisés ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL

Nature 62,5 81,8 69,1 93,3 45,3 93,9 82,5 47,2 70,6
Latrines traditionnelles 32,3 17,5 22,5 5,5 49,9 3,5 11,1 45,1 23,8
Latrines améliorées et ventilées 0,7 0,5 1,6 0,0 0,9 2,6 0,6 0,2 1,0
Latrines publiques 4,3 0,3 6,8 1,2 3,6 0,0 5,8 7,5 4,5
Latrines avec chasse d’eau 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Autre type de toilettes 0,2 0,0 0,0 0,0 0,4 0,0 0,0 0,0 0,1

Lieu d’évacuation des selles des ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
enfants
Latrines 27,9 19,0 24,7 3,1 37,8 8,4 13,2 44,5 23,2
Trou 5,0 24,4 19,0 17,3 2,1 17,9 14,2 24,1 14,4
Nature 46,2 23,9 47,7 39,9 34,4 54,5 56,0 13,3 43,3
Autre lieu 18,3 34,6 11,4 40,6 25,5 22,4 15,1 21,0 19,7

4.8.7. Incidence des maladies chez les enfants de moins de cinq ans

L’étude de base s’est intéressée à l’incidence des maladies chez les enfants de moins de cinq ans au
cours des deux semaines qui ont précédé le passage des enquêteurs. Les réponses des femmes
indiquent qu’en moyenne 44 % de ces enfants ont été malades pendant la période indiquée. Ce taux
d’incidence varie entre 30 % dans la zone du centre et 51 % dans celle du sud en passant par un taux
de 39 % à l’est et de 49 % au sud-est. Les enfants des mères analphabètes ont connu un taux de
morbidité plus élevé (45 %) en comparaison des enfants dont les mères ont un niveau primaire (44
%) et de ceux dont les mères ont un niveau secondaire ou supérieur (37 %).

La fièvre et la toux ont été les maladies dont les enfants ont principalement souffert (45 et 42 %
respectivement) les deux étant d’ailleurs très souvent liées. Un nombre relativement important des
enfants (20 % en moyenne) a souffert d’autres types de maladies qui n’étaient pas proposées dans la
liste de l’enquête.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 93


Tableau 45 : Pourcentages des enfants de moins de 5 ans qui ont été malades au cours des deux
dernières semaines et pourcentage de ceux qui ont souffert des maladies indiquées.

Ont été Maladie au cours des 15 derniers jours Nombre des


malades Autre enfants
Diarrhée Fièvre Toux
maladie
Zones d’intervention des CS
ADRA 38,0 34,2 39,1 43,2 11,5
CARE 47,9 24,2 47,7 41,5 17,9
CRS 46,2 29,2 45,9 44,4 27,4
LOL 48,8 22,3 52,6 33,7 14,3
Zones géographiques
Centre 29,9 37,9 18,6 38,1 14,8
Sud 50,7 38,7 36,4 54,1 28,0
Sud-est 49,2 25,8 53,6 42,3 16,3
Est 38,5 19,2 50,7 31,2 21,4
Niveau d’instruction
Sans instruction 45,3 31,0 42,7 38,9 23,7
Primaire 44,4 26,9 47,7 44,6 16,9
Secondaire ou plus 37,4 29,9 45,8 45,6 20,2
TOTAL 44,1 29,0 45,1 42,4 20,1 2542

Les mères dont les enfants ont été malades au cours des deux dernières semaines ont
majoritairement (55 %) demandé des conseils ou des soins. Sauf dans le Sud (49 %) ce pourcentage
est partout supérieur à 50 %. On peut noter que les cas de diarrhée, ainsi que les autres maladies
sans doute un peu plus compliquées que celles qui sont listées, ont sensiblement plus requis le
recours à des conseils ou à des soins.

Tableau 46 : Pourcentages des mères des enfants malades qui ont recherché des conseils ou des
soins, selon la nature de la maladie de l’enfant et selon les types de prestataires auxquels elles ont
fait recours, par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Maladie de l’enfant ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL

Diarrhée 53,9 63,6 62,3 70,4 50,0 51,5 66,9 71,4 60,3
Fièvre 57,3 58,4 56,7 57,8 56,5 56,4 54,5 65,7 57,4
Toux 47,7 57,1 57,7 50,0 39,6 50,4 57,0 64,2 54,2
Autre maladie 70,0 51,7 60,2 56,3 77,8 60,6 64,9 42,9 59,8
TOTAL 53,5 57,2 54,2 57,9 50,8 49,3 57,4 58,9 54,9

Type de prestataire ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL

Centre de santé public 59,4 60,0 70,7 62,0 43,8 77,8 67,7 56,3 65,1

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 94


Service de santé privé 2,5 7,0 0,4 5,6 0,0 4,7 2,7 2,4 2,8
Animateurs de santé 9,4 8,0 12,3 8,5 6,3 3,9 8,1 24,2 10,3
Guérisseurs 8,2 3,0 10,1 8,5 14,1 9,2 7,4 5,6 8,1
Autre prestataire 21,4 15,0 11,4 16,9 34,4 7,8 17,5 8,1 15,4

Les consultations ont eu majoritairement lieu au centre de santé public (65 % des cas). La catégorie
« autre » regroupe environ 15 % des cas, il s’agit d’achat de médicament à la pharmacie ou chez le
vendeur non officiel de médicaments, de recours à des parents, à des amis ou à des voisins, etc. Les
mamans qui ont eu recours à ces pratiques sont relativement plus nombreuses dans la zone du
Centre (21 %, contre 17 % à l’Est, 15 % au Sud et 11 % au Sud-est. Le troisième recours c’est
l’animateur de santé (10 % des cas), puis vient le guérisseur traditionnel (8 % des cas).

4.8.8 Connaissance du VIH/SIDA

Les chefs de ménage ainsi que leurs épouses respectives ont été interrogés sur leurs connaissances
du VIH/SIDA (mode de transmission et méthodes de prévention). Les données des tableaux 47 et 48
indiquent que les niveaux de connaissance sont relativement faibles, notamment chez les femmes.
Par zone géographique, les pourcentages des chefs de familles et des épouses qui ont entendu parler
du SIDA sont plus élevés dans le Centre (92 % des hommes et 84 % des femmes) et plus bas dans le
Sud (68 % des hommes et 67 % des femmes)

Parmi ceux qui ont entendu parler du VIH/SIDA, les pourcentages de ceux qui connaissent au moins
un mode de transmission varient de 75 % dans le Centre à 56 % dans le Sud-est en ce qui concerne
les hommes ; de 66 % dans le Centre à 46 % dans le Sud, en ce qui concerne les femmes. Le mode de
transmission le plus connu, quelle que soit la zone géographique, est de loin le rapport sexuel non
protégé (de 93 % des hommes qui connaissent le SIDA dans le sud à 74 % de ceux du Sud-est et de 85
% des femmes de l’Est qui connaissent le SIDA, à 72 % de celles du Sud-est) Les autres modes de
transmission et qui ne sont pas des moindres, sont très faiblement connus, en particulier les
possibilités de transmission mère-enfant par le placenta ou par l’allaitement.

Tableau 47 : Pourcentages des hommes et des femmes qui ont entendu parler du VIH/SIDA,
pourcentages de ceux qui en connaissent les modes de transmission et les méthodes de prévention,
par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Hommes Femmes

ADRA CARE CRS LOL ADRA CARE CRS LOL

A entendu parler du VIH/SIDA 83,8 84,8 72,7 68,5 77,5 79,4 64,7 57,1
Connait au moins un mode de 66,2 68,9 60,9 5
53,1 57,1 64,7 51.8 44,1
transmission du VIH/SIDA
Transfusion sanguine 14,1 16,6 19,4 22,9+ 13,3 17,1 14,2 19,8
Rapport sexuel non protégé 75,9 84,0 83,3 76,7 71,1 84,7 79,7 74,3
Mère-enfant 1,1 1,8 5,5 9,2 0,7 3,2 3,5 6,7
Allaitement maternel 0,2 0,9 2,5 3,7 0,0 1,1 2,4 4,5
Matériels non stérilisés 15,9 17,2 14,7 22,7 13,2 15,2 13,3 20,1

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 95


Hommes Femmes

ADRA CARE CRS LOL ADRA CARE CRS LOL

Connait au moins une mesure de 58,8 66,5 60,6 46,5 46,4 63,3 51,2 38,0
prévention du VIH/SIDA
Abstinence sexuelle 18,1 8,8 17,0 8,7 7,5 6,9 20,5 5,9
Utilisation de préservatif 25,6 73,0 59,0 55,8 25,5 74,0 58,5 56,5
Partenaire sexuel unique 45,6 38,2 52,7 38,7 39,0 35,1 39,9 36,9
Dépistage 4,6 3,0 6,1 18,6 4,9 1,9 4,8 12,4
Difficultés d’application des
mesures de prévention du
VIH/SIDA
Difficultés d’approvisionnement en 4,7 15,9 35,3 3,1 0,8 13,2 21,4 2,0
préservatif
Eloignement du centre de santé 4,3 5,6 22,7 1,2 1,2 3,8 15,6 0,2
Absence de services de prévention ou 6,0 14,1 33,7 2,4 0,9 9,5 14,2 1,4
de prise en charge
Polygamie 5,0 13,6 16,2 5,9 7,3 11,3 16,1 3,1
Tabous et croyances 2,4 10,2 4,8 2,0 3,0 10,5 2,5 1,6
Pas de contraintes 20,7 25,2 14,78 35,3 36,6 29,3 18,8 34,9

Tableau 48 : Pourcentages des hommes et des femmes qui ont entendu parler du VIH/SIDA,
pourcentages de ceux qui en connaissent les modes de transmission et les méthodes de prévention,
par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Hommes Femmes

SUD- SUD-
CENTRE SUD EST CENTRE SUD EST
EST EST

A entendu parler du VIH/SIDA 92,2 67,7 74,5 81,3 84,2 59,8 67,4 75,0
Connait au moins un mode de 75,4 61,4 55,6 69,0 66,0 46,4 49,4 64,0
transmission du VIH/SIDA
Transfusion sanguine 17,2 20,6 14,3 20,0 18,1 13,6 11,9 17,1
Rapport sexuel non protégé 78,8 92,6 73,5 83,1 75,6 80,2 71,5 84,8
Mère-enfant 1,5 3,1 2,8 7,5 0,8 4,9 2,3 3,2
Allaitement maternel 0,3 0,7 1,1 3,9 0,0 2,4 1,4 2,2
Matériels non stérilisés 18,2 11,1 16,4 17,4 17,9 11,8 12,3 14,7
Connait au moins une mesure de 64,3 59,5 52,5 69,8 56,2 47,7 40,9 65,0
prévention du VIH/SIDA
Abstinence sexuelle 15,3 22,5 13,9 13,3 9,0 34,1 6,7 8,7
Utilisation de préservatif 20,9 60,4 45,1 72,1 29,1 59,2 38,7 75,2
Partenaire sexuel unique 54,9 60,7 37,4 43,3 43,2 42,3 34,6 37,9

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 96


Hommes Femmes

SUD- SUD-
CENTRE SUD EST CENTRE SUD EST
EST EST

Dépistage 3,1 5,3 8,4 5,5 5,2 3,6 6,5 2,8


Difficultés d’application des
mesures de prévention du
VIH/SIDA
Difficultés d’approvisionnement en 3,0 37,3 7,7 36,3 0,9 30,2 4,5 17,8
préservatif
Eloignement du centre de santé 1,4 18,4 6,3 24,4 1,0 13,0 2,6 16,9
Absence de services de prévention ou 5,7 43,9 5,2 31,0 1,2 18,1 1,5 16,1
de prise en charge
Polygamie 2,2 27,1 9,7 8,5 3,4 31,0 10,3 3,6
Tabous et croyances 1,1 3,8 4,1 9,0 1,7 4,5 4,4 4,4
Pas de contraintes 31,3 10,2 17,2 22,4 46,7 12,6 25,3 29,4

Parmi ceux qui ont entendu parler du VIH/SIDA, les pourcentages de ceux qui connaissent au moins
une méthode de prévention ou de protection contre le SIDA varient de 70 % dans l’Est à 52 % dans le
Sud-est en ce qui concerne les hommes ; de 65 % dans l’Est à 41 % dans le Sud-est, en ce qui
concerne les femmes. Les moyens de prévention ou de protection les mieux connus sont la fidélité
par un partenariat sexuel unique et l’utilisation de préservatifs (notamment par les hommes et les
femmes de l’Est et du Sud). L’abstinence sexuelle est très faiblement citée, mais relativement plus
par les hommes et les femmes du Sud. Elle n’est peut-être pas inconnue comme méthode de
prévention, mais faiblement préconisée.

Dans les zones du Sud et de l’Est, les questions d’approvisionnement en préservatifs, d’accessibilité
des centre de santé et d’existence des services de prise en charge sont identifiés par un nombre
relativement important d’hommes et de femmes comme contraintes à l’application des mesures de
prévention et de protection contre le SIDA. La polygamie est citée comme contraintes dans le Sud, à
la fois par les hommes et par les femmes.

4.9 Etat nutritionnel et de santé des enfants et pratiques nutritionnelles et de


prévention des maladies

4.9.1 Hypothèses, variables dépendantes et variables indépendantes

Rappelons encore une fois que, selon le cadre des résultats de SALOHI, une amélioration des
pratiques nutritionnelles en faveur des femmes et des enfants et une amélioration des pratiques de
prévention des maladies des enfants, contribueront à une amélioration de l’état nutritionnel et de
l’état de santé des enfants de moins de cinq ans. Trois hypothèses sont explicitement formulées :

 les enfants dont les mères participent à des activités de suivi de la croissance auront des
niveaux plus faibles de malnutrition que ceux dont les mères ne participent pas à ces
activités ;

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 97


 Les enfants dont les mères ou surveillantes pratiquent des actions essentielles de
nutrition courent moins le risque d’être atteints de malnutrition que les enfants dont les
mères n’adoptent pas ces pratiques ;

 Les enfants dont les mères ou surveillantes pratiquent une bonne hygiène sont moins
souvent malades ; les enfants qui sont fréquemment malades courent plus le risque
d’être atteints de malnutrition.

Dans cette section, nous essaierons de tester ces hypothèses, mais nous évaluerons aussi le cadre
des résultats en examinant les relations entre certains résultats immédiats et les résultats
intermédiaires auxquels ils devraient contribuer.

Deux variables dépendantes sont concernées par les hypothèses ci-dessus : la malnutrition et la
morbidité chez les enfants de moins de cinq ans. Dans le cadre logique du Programme les indicateurs
de malnutrition retenus sont (i) le retard de croissance chez les enfants de 6-59 mois et (ii)
l’insuffisance pondérale chez les enfants de 0-59 mois. Nous ne disposons que de l’incidence de la
maladie au cours des deux dernières semaines, comme indicateur de morbidité. Un meilleur
indicateur aurait été la fréquence de la maladie.

Deux groupes de variables indépendantes (explicatives), à mettre en rapport avec les variables
dépendantes, sont retenus : les variables de pratiques nutritionnelles et les variables de pratiques
préventives des maladies, conformément au cadre des résultats du programme.

 Variables de pratiques nutritionnelles :


o Allaitement
 Variables de pratiques de prévention des maladies
o Participation à des activités de suivi de la croissance
o Comportements adéquats d’hygiène personnelle et alimentaire

Les variables sont dichotomisées et mises en relation dans des tableaux croisés 2 x 2 en vue de
calculer des statistiques d’association simples mais efficaces, principalement le risque relatif et le
rapport de chance (odds ratio). Le but de l’exercice n’est pas de rechercher un modèle explicatif
complet de la malnutrition, par exemple, en prenant en compte tous les facteurs qui peuvent
théoriquement être pertinents. Nous cherchons simplement à soutenir le cadre des résultats en
testant l’existence effective de relations unidimensionnelles entre d’une part les pratiques
nutritionnelles et les pratiques de prévention des maladies, d’autre part l’état nutritionnel et l’état
de santé des enfants de moins cinq ans.

Signalons que les enfants dont les mesures anthropométriques ont été faites ne sont pas tous les
enfants de l’unique femme qui a été interrogée dans le ménage. Les variables indépendantes,
présentées ci-dessus, sont toutes des variables associées à des comportements individuels, mais elles
seront considérées comme reflétant des comportements collectifs à l’échelle du ménage. On parlera,
par exemple de l’état nutritionnel des enfants vivant dans des ménages où l’allaitement au sein est
pratiqué, où les enfants dorment sous des moustiquaires, etc. On affectera donc à tous les enfants
du ménage les attributs et les comportements de la femme qui a été interrogée. Cela correspond
d’ailleurs parfaitement à la manière dont sont formulés les deux résultats intermédiaires de l’objectif
stratégique d’amélioration de l’état de santé et de l’état nutritionnel des enfants, à savoir : « les
ménages adoptent les pratiques recommandées de nutrition maternelle et infantile et les pratiques
recommandées de prévention des maladies »

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 98


4.9.2. Associations entre participation aux activités de suivi de la croissance et malnutrition

Les enfants de moins de cinq ans ont été classés en deux catégories, ceux qui vivent dans des
ménages où les mères ont fait participer leurs enfants à des activités de suivi de la croissance et ceux
qui vivent dans des ménages où les mères n’ont pas fait participer leurs enfants à ces activités. Les
mêmes enfants ont été classés dans deux groupes en fonction de leur état nutritionnel : enfants
atteints de malnutrition et enfants non atteints de malnutrition. Trois indicateurs de malnutrition
sont utilisés : le rapport Taille/Age, le rapport Poids/Age et le rapport Poids/Taille.

Le module d’analyse des échantillons complexes du logiciel Epi Info a été utilisé pour calculer les taux
de malnutrition pour chaque catégorie d’enfants, les risques relatifs, les rapports de chances et leurs
intervalles de confiance respectifs à 95 %. Le tableau 48 résume ces informations.

Tableau 49 : Statistiques d’association entre participation aux activités de suivi de la croissance et


malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans.

Malnutrition
TA PA PT
Oui Non Oui Non Oui Non
Participation au suivi Non 38,6 61,3 31,4 68,6 7,5 92,5
de la croissance Oui 39,7 60,3 33,9 66,1 10,5 89,5

Rapport de chances (OR) 0,957 0,893 0,693


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,72 0,69 0,46
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,264 1,156 1,042
Risque relatif (RR) 0,974 0,927 0,716
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,82 0,78 0,49
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,154 1,104 1,040
RR = Risque d’être atteint de malnutrition si la participation au suivi de croissance est Non rapporté au
risque d’être atteint de malnutrition si la participation au suivi de croissance est Oui.

Rappelons que le risque relatif c’est le rapport entre le taux d’incidence parmi les personnes
porteuses du facteur de risque (exposées au risque) et le taux d’incidence chez les personnes non
porteuses du facteur de risque (non exposées au risque). Le facteur de risque dans le cas du tableau
31, c’est la participation ou non au suivi de croissance. Le taux d’incidence c’est le pourcentage des
nouveaux cas, par opposition à la prévalence qui est le pourcentage de tous les cas (anciens et
nouveaux). Les taux de malnutrition, tels qu’ils sont calculés ici, ne sont pas des taux d’incidence ; ce
sont des taux de prévalence. Dans ce cas le risque relatif est égal au rapport de risque ou odds ratio
(OR). C’est un risque relatif de prévalence (RRP). Dans le tableau 31 c’est l’OR qui correspond au RR
correct. Pour le rapport TA, RR = OR = (38,6 x 60,3) / (39,7 x 61,3) = 0,956. Ce qui correspond bien à la
valeur de l’OR dans le tableau.

Un RR égal à 1 signifie que le risque est identique pour les personnes exposées au risque et pour les
personnes non exposées. Un RR inférieur à 1 signifie que le risque est moins important chez les
personnes exposées que chez les personnes non exposées et un RR supérieur à 1 signifie que le
risque est plus important chez les personnes exposées que chez les personnes non exposées. Lorsque
l’intervalle de confiance à 95 % contient le 1, c’est-à-dire lorsque la limite inférieure est inférieure ou
égal à 1 et la limite supérieure est supérieure ou égale à 1, alors le RR ou l’OR n’est pas
statistiquement significatif. En revanche lorsque les deux limites se situent du même côté de la

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 99


valeur 1 (en dessous ou au-dessus) le RR ou l’OR est statistiquement significatif, même si on ne peut
pas déterminer à quel point (à quel seuil).

L’OR et le RR du tableau 31 sont inférieurs à 0, quel que soit le taux de malnutrition. Ce qui signifie,
paradoxalement, que le risque d’être atteint de malnutrition, pour un enfant vivant dans un ménage
où les mères ne participent pas à des activités de suivi de croissance, est plus faible que le risque
d’être atteint de malnutrition, pour un enfant vivant dans un ménage où les mères participent à des
activités de suivi de croissance. Toutefois aucun des OR ou des RR n’est statistiquement significatif.
Ce constat est donc le fait du hasard. Nous avons testé l’association entre ces deux variables dans
chaque zone géographique prise individuellement ; les conclusions restent les mêmes. La
participation à des activités de suivi de croissance en elle-même n’a peut-être donc pas une influence
sur l’état nutritionnel des enfants. D’autres variables (intermédiaires) doivent être prises en compte.

Cette absence d’association entre la participation à des activités de suivi de la croissance et l’état
nutritionnel des enfants de moins de deux ans doit nous amener à nous interroger non seulement
sur la pertinence de notre démarche (est-il pertinent d’attribuer le comportement d’une seule
femme à l’ensemble des enfants d’un ménage ?) mais aussi sur l’efficacité des activités de suivi de la
croissance (pendant combien de temps les enfants participent-ils aux activités de croissance, quels
conseils et quels appuis nutritionnels sont donnés aux participantes, dans quelle mesure les femmes
mettent-elles en pratique les conseils qui leur sont donnés ?) il est possible après tout que des
enfants qui ont participé à des activités de suivi de la croissance n’en tirent pas suffisamment profit
du point de vue nutritionnel ! Nous devons en tenir compte lors de la mise en œuvre de nos activités.

4.9.3. Associations entre pratiques nutritionnelles et malnutrition

Nous avons retenu l’allaitement comme variable de pratique nutritionnelle pouvant avoir une
incidence sur la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans et nous l’avons croisé avec les
trois indicateurs de la malnutrition chez les enfants de 0-24 mois. Les informations sur l’allaitement
n’ont été collectées que pour ce groupe d’âge. Le tableau 49 présente les statistiques d’association.

Elles indiquent que l’allaitement au sein réduit le risque de malnutrition chez les enfants de moins de
deux ans, quel que soit l’indicateur d’état nutritionnel utilisé. Dans la zone SALOHI, le risque de
retard de croissance est une fois et demie plus élevé chez les enfants de moins de deux ans qui n’ont
pas été allaités, comparés aux enfants qui ont été allaités. Il pourrait même être près de deux fois et
demie plus élevé (limite supérieure de l’intervalle de confiance). Ce résultat est statistiquement
significatif. Par contre même si les statistiques indiquent que les risques d’insuffisance pondérale et
d’émaciation sont plus élevés chez les enfants non allaités, les intervalles de confiance indiquent que
ces résultats ne sont pas statistiquement significatifs.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 100


Tableau 50: Statistiques d’association entre pratique de l’allaitement maternel et malnutrition chez
les enfants de 0-24 mois.

Malnutrition (enfants de 0-59 mois)


Taille/Age Poids/Age Poids/Taille
Oui Non Oui Non Oui Non
Non 49,7 50,3 35,3 64,7 13,3 86,7
Enfant allaité au sein
Oui 38,4 61,6 32,4 67,6 8,7 91,3

Rapport de chances (OR) 1,580 1,143 1,615


Limite inférieure de l’IC à 95 % 1,05 0,77 0,92
Limite supérieure de l’IC à 95 % 2,368 1,700 2,820
Risque relatif (RR) 1,292 1,092 1,533
Limite inférieure de l’IC à 95 % 1,05 0,84 0,94
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,593 1,414 2,493
RR = Risque d’être atteint de malnutrition si l’enfant n’a pas été allaité au sein rapporté au risque d’être
atteint de malnutrition si l’enfant a été allaité au sein.

4.9.4. Association entre morbidité et malnutrition chez les enfants de 0-59 mois

Nous avons déjà déploré le fait que le seul indicateur de morbidité généré par l’enquête est
l’incidence de la maladie au cours des deux dernières semaines. Ce qui ne traduit pas totalement
l’idée de la troisième hypothèse ci-dessus présentée, à savoir la fréquence de la maladie. L’incidence
peut avoir une cause quelconque, circonstancielle alors que la fréquence de la maladie chez un
enfant traduirait véritablement son état de santé.

Tableau 51 : Statistiques d’association entre la morbidité et la malnutrition chez les enfants de moins
de 5 ans.

Malnutrition (enfants de 0-59 mois


Taille/Age Poids/Age Poids/Taille
Oui Non Oui Non Oui Non
Non 41,7 58,3 31,5 68,5 6,9 93,1
Incidence maladie
Oui 40,9 59,1 38,4 61,6 10,3 89,7

Rapport de chances (OR) 1,035 0,736 0,646


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,92 0,63 0,49
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,159 0,858 0,860
Risque relatif (RR) 1,020 0,819 0,670
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,85 0,74 0,52
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,090 0,906 0,871
RR = Risque d’être atteint de malnutrition si l’enfant n’a pas été malade rapporté au risque d’être atteint
de malnutrition si l’enfant a été malade.

Les statistiques attestent qu’il existe une association significative entre l’incidence de la maladie chez
les enfants de moins de cinq ans et l’insuffisance pondérale d’une part, l’émaciation d’autre part. En
revanche le risque de retard de croissance est quasi identique entre les enfants qui ont été malades
et ceux qui ne l’ont pas été. Ces résultats sont logiques, une maladie au cours des deux semaines qui

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 101


ont précédé l’enquête pourrait certainement affecter le poids des enfants, mais pas leur taille. Une
maladie de plus longue durée ou la fréquence de maladie pourrait affecter aussi bien le poids que la
taille.

4.9.5. Hygiène et incidence de la maladie chez les enfants de moins de 5 ans

Si les pratiques d’hygiène personnelle et d’hygiène alimentaire ont des conséquences sur la
malnutrition, c’est sans doute par l’entremise de la maladie. C’est ce que formule la troisième
hypothèse. Nous avons donc mis en relation le niveau d’adoption des comportements d’hygiène avec
l’incidence de la maladie. Nous avons classé les mères en deux catégories : celles qui ont une bonne
pratique d’hygiène et celles qui ont une faible pratique. La bonne pratique d’hygiène personnelle
c’est le fait de laver les mains à au moins deux moments critiques sur 5. La bonne pratique d’hygiène
alimentaire c’est le respect d’au moins deux pratiques recommandées sur quatre.

Tableau 52 : Statistiques d’association entre pratique de l’allaitement exclusif au sein depuis la


naissance et malnutrition chez les enfants de 0-24 mois (Zone sud).

Incidence
maladie
Oui Non
Pratique d’hygiène Faible 48,4 51,6
personnelle Bonne 40,2 59,8

Rapport de chances (OR) 1,397


Limite inférieure de l’IC à 95 % 1,12
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,750
Risque relatif (RR) 1,205
Limite inférieure de l’IC à 95 % 1,06
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,367
Pratique d’hygiène Faible 45,2 54,8
alimentaire Bonne 43,7 56,3

Rapport de chances (OR) 1,061


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,79
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,428
Risque relatif (RR) 1,034
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,88
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,220

Il existe une relation statistiquement significative entre les pratiques d’hygiène personne et
l’incidence de la maladie chez les enfants de moins de cinq ans. Le risque pour les enfants vivant dans
des ménages où existe une faible pratique d’hygiène personnelle est environ une fois et demie plus
élevé que chez les enfants vivant dans un ménage où existe une bonne pratique. Par contre les
risques sont presque identiques en ce qui concerne la pratique de l’hygiène alimentaire.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 102


SECTION 5: INSECURITE ALIMENTAIRE ET STRATEGIES DE SURVIE DES
MENAGES

Le deuxième objectif stratégique de SALOHI est la réduction de l’insécurité alimentaire des ménages
et le renforcement des capacités de survie, par l’augmentation de la production, l’amélioration des
rendements des principales cultures, la création et le renforcement des capacités des groupements
de paysans et la promotion des groupes villageois d’épargne et de crédit. Deux indicateurs de
résultats sont retenus pour évaluer la réalisation de cet objectif stratégique : la durée moyenne
d’approvisionnement adéquat des ménages en nourriture et le score moyen de diversité alimentaire
des ménages.

Nous présenterons d’abord les niveaux actuels de ces deux indicateurs et analyserons leur variation
par zones géographiques et par zones d’intervention des CS. Nous analyserons ensuite les
informations relatives à la production agricole, aux organisations paysannes et à l’adhésion des
populations aux associations villageoises d’épargne et de crédit. Enfin nous examinerons, par des
méthodes statistiques simples, les relations entre ces deux groupes d’indicateurs : l’insécurité
alimentaire des ménages (variable dépendante), la production agricole et l’organisation paysanne
(variables indépendantes, explicatives).

5.1. L’insécurité alimentaire des ménages : accès et utilisation alimentaires


L’USAID définit la sécurité alimentaire (Détermination de politique, 13 avril 1992) comme une
situation « où tous les gens en tout temps ont accès tant sur le plan physique qu’économique à une
nourriture suffisante pour répondre à leurs besoins alimentaires leur assurant ainsi une vie
productive et saine. » Trois variables sont d’importance capitale pour la réalisation de la sécurité
alimentaire :

a) la Disponibilité alimentaire : quantités suffisantes des types appropriés d’aliments


provenant de la production familiale, des importations commerciales ou de bailleurs de
fonds autres que l’USAID et qui sont constamment disponibles pour les individus ou qui
sont à leur portée ou à proximité raisonnable ;

b) l’Accès alimentaire : les personnes ont des revenus suffisantes ou d’autres ressources
suffisantes pour acheter des aliments ou procéder à un troc en vue d’obtenir la
nourriture qui leur permet de maintenir un bon niveau d’alimentation et de nutrition ;

c) l’Utilisation alimentaire : les aliments sont bien utilisés, les bonnes techniques de
préparation et de conservation sont employées, il existe une connaissance suffisante des
techniques de nutrition et soin des enfants et ces techniques sont effectivement
appliquées et il existe également des services adéquats de santé et d’assainissement.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 103


Les programmes du Titre II se concentrent sur les composantes relatives à l’accès et à l’utilisation. Le
mois d’approvisionnement alimentaire adéquat des ménages est retenu comme mesure supplétive
de l’accès alimentaire des ménages. Le score de diversité alimentaire est retenu comme mesure
supplétive de l’utilisation alimentaire.
Dans le cadre de l’étude de base de SALOHI les données permettant de calculer ces deux indicateurs
ont été collectées auprès des ménages en posant les questions y afférentes, non pas au chef de
ménage, mais à l’épouse.

5.1.1. Accès alimentaire : nombre de mois d’approvisionnement alimentaire adéquat des ménages.

Conformément au questionnaire standard proposé par FANTA-2, les enquêteurs ont posé des
questions aux épouses des chefs de ménage sur les mois auxquels le ménage n’a pas disposé de
suffisamment d’aliments pour faire face à ses besoins. Le tableau 35 donne la répartition des femmes
selon les mois considérés par elles comme des mois de pénurie alimentaire.

Tableau 53 : Pourcentages des femmes qui ont cité les mois indiqués comme mois de pénurie
alimentaire pour le ménage, par zone d’intervention des CS et par zones géographiques

MOIS ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-E Est TOTAL
Janvier 59,7 42,5 23,6 21,1 72,9 51,5 30,4 10,0 39,0
Février 51,1 53,3 32,0 51,3 60,3 44,4 42,8 26,0 43,3
Mars 22,2 60,4 54,4 79,9 11,9 39,2 56,8 63,8 45,8
Avril 13,8 55,4 56,2 91,3 2,2 28,0 60,0 68,5 43,9
Mai 1,9 24,5 16,0 15,2 0,8 19,3 8,7 22,7 12,0
Juin 0,6 18,9 11,0 7,1 0,8 27,3 3,9 4,0 8,0
Juillet 3,0 32,0 14,1 16,3 3,5 29,7 9,2 12,2 12,7
Août 12,6 49,7 27,5 45,4 6,9 35,4 29,3 32,5 26,7
Septembre 23,2 64,9 43,8 74,8 11,3 40,1 50,1 57,9 42,0
Octobre 45,9 79,1 57,0 86,5 25,5 53,4 71,4 70,6 58,6
Novembre 60,4 55,6 49,0 42,7 53,7 65,3 51,3 45,5 53,5
Décembre 64,4 41,5 37,6 22,6 68,4 65,8 37,9 22,6 46,5

Le graphique 20 montre qu’en moyenne, dans la zone d’intervention du Programme, la période


située entre septembre et avril est une période d’accès difficile à l’alimentation : plus de 40 % des
femmes ont cité ces huit mois comme mois de pénurie alimentaire. A l’opposé, la période de mai à
août est une période d’accès relativement facile à l’alimentation.

Par rapport à ce profil moyen d’accès à l’alimentation les zones géographiques présentent des
situations très différentes. Le sud-est et l’est ont des profils semblables et plus proches du profil
moyen, avec quelques particularités : (i) les ménages y ont un accès alimentaire relativement plus
facile pendant les mois de décembre à février dans le sud-est et pendant les mois de décembre et
janvier dans l’est ; (ii) en revanche le mois octobre, d’une part et les mois de mars à avril d’autre part
sont des mois d’accès alimentaire relativement plus difficiles. Le centre a un profil particulier

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 104


caractérisé par une seule période difficile, de 4 mois, allant de novembre à février identifiés comme
telle par plus de la moitié des ménages. Les autres mois de l’année, au nombre de 8 sont considérés
par moins de 30 % des ménages du centre comme période de pénurie alimentaire. Le sud a aussi un
profil particulier, avec une période de 4 mois où plus de 50 % des ménages attestent avoir été en
difficulté alimentaire, mais où la courbe d’accès alimentaire reste globalement élevée, ce qui signifie
une permanence de pénurie alimentaire.

Graphique 20 : Variation mensuelle de l’accès alimentaire. Pourcentages des femmes qui citent les
mois indiqués comme mois de pénurie alimentaire.

a) par zones géographiques

80
70
60
50 Centre
40
Sud
30
Sud-est
20
Est
10
0 TOTAL

b) par zones d’intervention des CS

100
90
80
70
60
ADRA
50
CARE
40
CRS
30
LOL
20
10 TOTAL

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 105


Le tableau 53 montre la répartition des ménages selon le nombre de mois d’approvisionnement
alimentaire adéquat. Pour l’ensemble de la zone d’intervention de SALOHI, le nombre moyen de
mois d’approvisionnement alimentaire adéquat est égal à 7,7. Il varie de peu selon les zones
géographiques, de 7,0 au sud à 8,8 au centre en passant par le sud-est (7,5) et l’est 7,5)

Tableau 54 : Répartition (en %) des ménages selon le nombre de mois d’approvisionnement


alimentaire adéquat (MAAA), par zone d’intervention des Cs et par zone géographique

Nombre
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-Est Est TOTAL
de MAAA
0 0,0 9,4 0,2 2,2 0,0 6,4 0,5 0,4 1,6
1 0,2 0,5 0,0 0,4 0,3 0,2 0,1 0,2 0,2
2 0,3 2,4 0,3 1,9 0,2 1,0 0,8 0,6 0,7
3 0,3 3,6 0,9 3,7 0,5 0,9 1,5 1,8 1,3
4 1,3 7,9 4,7 7,4 1,2 5,7 4,4 5,0 4,1
5 3,4 13,9 9,3 13,4 3,3 11,5 8,1 9,9 8,2
6 8,1 14,8 13,2 27,5 4,9 11,7 17,1 12,9 12,8
7 13,9 11,5 14,1 12,7 9,2 14,0 15,8 12,9 13,6
8 26,7 11,7 15,8 12,6 22,4 13,1 21,5 15,9 18,9
9 18,9 9,4 19,5 7,3 21,9 19,5 11,7 19,4 16,8
10 16,3 9,5 15,1 7,0 20,4 11,9 12,2 13,6 14,0
11 3,4 2,0 5,1 1,5 3,2 1,5 4,6 4,5 3,7
12 7,3 3,4 1,9 2,5 12,2 2,7 1,7 2,5 4,1
Moyenne 8,4 6,2 7,8 6,5 8,8 7,0 7,5 7,6 7,7
Médiane 8,0 6,0 8,0 6,0 9,0 7,0 8,0 8,0 8,0
MAAA = Mois d’Approvisionnement Alimentaire Adéquat

Les nombres moyens et médians de mois d’approvisionnement alimentaire adéquat sont quasiment
identiques pour les ménages dont le chef est un homme et les ménages dont le chef est une femme,
comme le démontrent les données du tableau 54.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 106


Tableau 55 : Nombres moyens et médians de mois d’approvisionnement alimentaire adéquat selon
le sexe du chef de ménage, par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Sexe du
SUD-
chef de MAAA ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD EST TOTAL
EST
ménage

Moyen 8,5 6,2 7,8 6,6 8,9 7,0 7,6 7,6 7,7
Masculin Médian 8,0 6,0 8,0 6,0 9,0 7,0 8,0 8,0 8,0
Ménages 888 327 954 172 490 466 926 459 2341
Moyen 8,2 6,5 7,7 6,2 8,4 7,1 7,2 7,7 7,4
Féminin Médian 8,0 7,0 8,0 6,0 9,0 8,0 7,0 8,0 8,0
Ménages 152 67 232 82 75 109 250 99 533
Moyen 8,0 6,2 7,8 6,5 8,8 7,0 7,5 7,6 7,7
TOTAL Médian 8,0 6,0 8,0 6,0 9,0 7,0 8,0 8,0 8,0
Ménages 1040 394 886 254 565 575 1176 558 2876

5.1.2. Utilisation alimentaire : diversité alimentaire des ménages

La définition de la sécurité alimentaire basée sur trois composantes (disponibilité, accès et


utilisation) stipule que la disponibilité et l’accès à l’alimentation ne suffisent pas à assurer une
sécurité alimentaire et donc ne suffisent pas à assurer l’impact souhaité sur l’état nutritionnel des
membres du ménage. Il faut une utilisation adéquate de l’alimentation dont un critère essentiel est
la diversification alimentaire. Autrement dit, l’accès à une alimentation non diversifiée ne
contribuera pas pleinement à l’amélioration de l’état nutritionnel.

La diversité alimentaire des ménages est définie comme le nombre des différents groupes d’aliments
consommé dans le ménage pendant une période de référence donnée. L’équipe FANTA-2 qui le
propose indique que c’est un indicateur attractif de substitution pour certaines raisons : (i) une
alimentation plus diversifiée est un important résultat en soi ; (ii) une alimentation plus diversifiée
est associée à un nombre de résultats améliorés dans des domaines comme le poids à la naissance,
l’état nutritionnel des enfants et de meilleurs concentrations d’hémoglobines ; (iii) une alimentation
plus diversifiée est fortement corrélée à des facteurs comme l’adéquation calories et protéines, le
pourcentage de protéines animales (protéines de haute qualité) et le revenu du ménage. Même dans
les ménages très pauvres, argue-t-on, un accroissement des dépenses de nourriture consécutif à une
augmentation du revenu est associé à une augmentation de la quantité et de la qualité des aliments.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 107


Les 12 groupes d’aliments retenus sont les suivants :

A. Céréales G. Poissons et fruits de mer


B. Racines et tubercules H. Légumes, noix
C. Légumes I. Lait et produits laitiers
D. Fruits J. Huile/gras
E. Viande, volaille K. Sucre/miel
F. Oeufs L. Autres

Pour mieux connaitre la consommation des aliments promus par le Programme, nous avons utilisé la
liste désagrégée en 16 éléments de ces groupes de produits. Il a été demandé aux femmes d’indiquer
les groupes d’aliments qui ont été consommés par quelqu’un du ménage au cours de la journée ou la
nuit qui a précédé le passage des enquêteurs. Le tableau 54 donne les pourcentages des ménages
dont au moins un membre a consommé les différents groupes d’aliments.

Tableau 56 : Pourcentages des ménages dans lesquels les groupes d’aliments ont été consommés,
par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Groupes d’aliments ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL
Riz et dérivés 98,1 65,2 68,5 86,3 98,6 15,1 94,7 98,7 80,3
Pain, dérivés du blé 4,9 2,9 8,0 6,6 6,6 1,7 5,6 10,9 6,0
Mais, sorgho, dérivés mais 10,0 15,6 14,8 1,8 16,1 19,4 4,0 17,3 12,0
Carottes, patates, courge 41,9 58,1 30,6 23,3 47,6 42,4 33,0 33,3 37,8
Racines, tubercules 69,9 70,6 80,1 51,7 56,3 74,1 75,6 81,1 72,6
Légumes vertes 79,3 56,4 68,9 69,9 77,5 51,8 77,1 71,5 71,0
Autres légumes 3,4 4,5 4,2 13,1 3,1 1,3 6,4 6,5 4,7
Fruits, jus de fruit 19,0 19,9 21,3 34,0 6,4 4,4 36,4 22,4 21,4
Viande, volaille 16,5 9,4 10,6 7,5 17,7 6,9 10,5 16,1 12,3
Œufs 3,3 1,3 4,8 2,3 4,3 0,8 3,5 5,9 3,6
Poissons, fruits de mer 16,6 30,5 21,5 17,3 12,5 2,1 22,6 43,8 20,6
Haricot, pois, lentille 38,4 10,5 19,6 13,6 38,2 5,7 27,8 23,3 24,6
Lait, dérivés du lait 2,7 5,9 3,0 2,2 4,5 3,7 1,8 4,3 3,2
Huile, beurre, graisse 42,9 47,3 34,4 39,9 50,9 7,4 42,1 56,5 39,7
Sucre, miel 74,7 28,6 34,5 46,5 75,4 3,6 60,6 46,0 49,3
Café, thé 83,7 45,9 55,7 55,1 76,6 10,8 81,9 70,6 64,4
Nombre de ménages 1039 394 1186 254 564 574 1176 559 2873

Le profil moyen de consommation alimentaire (graphique 15) indique que les ménages consomment
de manière prédominante, le riz (plus de 80 %), les tubercules et racines (plus de 70 %), le café ou le
thé (plus de 60 %) et dans une moindre mesure le groupe composé de carotte, patate, courge d’une
part, les aliments gras d’autre part.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 108


Graphique 21 : Pourcentages des ménages dans lesquels les aliments indiqués ont été consommés la
veille.

a) Zone géographique

100
90
80
70
60
50
CENTRE
40
SUD
30
SUD-EST
20
EST
10
TOTAL
0

b) Zone d’intervention des CS

100
90
80
70
60
50
ADRA
40
30 CARE
20 CRS
10
LOL
0
TOTAL

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 109


Toutes les zones géographiques affichent à peu près le profil général, à part le sud qui se caractérise
par une très faible dépendance du riz (15 % des ménages) et une faible consommation de la plupart
des autres aliments sauf les racines et tubercules et les légumes.

FANTA-2 recommande de calculer le score de diversité alimentaire des ménages sur la base des 12
groupes standard d’aliments. En suivant cette consigne on obtient les scores moyens de diversité
alimentaire figurant au tableau 55. Les ménages consomment en moyenne 5 groupes d’aliments sur
12. Le sud se distingue des autres zones par son très faible score de 2,2 groupes d’aliments sur 12.

Tableau 57 : Score moyen de diversité alimentaire des ménages, par zone géographique et par zone
d’intervention des CS.

Sexe du
SUD-
chef de ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD EST TOTAL
EST
ménage

Masculin 5,6 4,4 4,4 4,5 5,4 2,3 5,5 5,6 4,9
Féminin 5,3 3,6 4,1 4,1 4,6 2,1 5,0 5,1 4,4
TOTAL 5,5 4,3 4,4 4,4 5,3 2,2 5,4 5,5 4,8

Les scores de diversité alimentaires sont relativement plus faibles dans les ménages dirigés par des
femmes que ceux dirigés par les hommes : en moyenne, 4,8 contre 5,3. Il en est ainsi quelles que
soient les zones, sauf au Sud où les scores sont quasiment identiques.

Graphique 22 : Variation des scores de diversité alimentaire des ménages, par zone géographique.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 110


Il existe une grande diversité de situation entre les ménages dans une même zone géographique,
notamment en ce qui concerne la zone est, comme on peut le remarquer sur le graphique 22.

5.1.3. Sécurité alimentaire des ménages

L’indice de stratégie alimentaire des ménages a été développé et adopté comme instrument de
mesure de la sécurité alimentaire des ménages. Il est basé sur la logique simple derrière la question
« Que font les ménages quand ils n’ont pas de nourriture et pas d’argent pour en acheter ? »
Autrement dit, comment se débrouillent les ménages dans de telles situations ? L’indice proposé est
un indice de stratégie de débrouillardise des ménages face à un accès limité à l’alimentation.

Les auteurs de l’instrument attestent que les ménages en situation d’insécurité alimentaire utilisent
quatre types de stratégies de consommation : (i) changer de régime, en remplaçant les aliments
préférés habituellement par des aliments moins préférés mais moins chers ; (ii) utiliser des stratégies
de court terme consistant à emprunter de la nourriture ou prendre de l’argent à crédit ; (iii) réduire
le nombre des consommateurs en envoyant, par exemple, les enfants chez des parents ou des amis
aux heures de repas ; (iv) et plus généralement, réduire les rations ou réduire le nombre de mets, ou
encore passer quelques jours sans repas. L’indice de stratégie alimentaire des ménages utilise une
liste complète de 12 comportements des ménages face à des difficultés alimentaires ou une liste
réduite de 5 comportements, classés dans les quatre types de stratégies ci-dessus définies.

Pendant notre étude de base nous avons utilisé la liste réduite des comportements et avons
interrogé les femmes des ménages qui ont déclaré avoir passé une période de pénurie alimentaire au
cours des 12 derniers mois, sur le nombre de fois où le ménage a utilisé l’un des 5 comportements ci-
dessous énumérés, pendant une période de 7 jours :

a) recourir à des aliments moins chers ;


b) emprunter de la nourriture ou recourir à l’aide d’un ami ou d’un parent ;
c) limiter les rations alimentaires ;
d) restreindre la consommation des adultes ;
e) réduire le nombre de repas par jour.

Des coefficients différents de pondération, traduisant la sévérité du comportement, sont utilisés.


Dans le cas de notre enquête un coefficient de sévérité 3 a été attribué au comportement d) et un
coefficient 2 au comportement b). Les autres comportements ont été affectés du coefficient 1. En
pondérant donc le nombre de jours sur 7 pendant lesquels ces différents comportements ont été
adoptés, par les coefficients correspondants et en sommant, on trouve un indice d’insécurité
alimentaire pour chaque ménage.

Le tableau 56 informe sur le pourcentage des ménages qui utilisent chacune des cinq stratégies
retenues (dernière colonne) et sur le nombre de jours pendant lesquels les différentes stratégies
alimentaires ont été utilisées par les ménages. On peut facilement remarquer que toutes les
stratégies sont mises en œuvre par les ménages quelle que soit la zone géographique. Dans le centre,
les ménages usent beaucoup moins de la restriction de la consommation des adultes et de la
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 111
réduction du nombre journalier de repas. Le recours à l’emprunt est globalement relativement
moindre, probablement parce qu’il n’y a pas beaucoup d’opportunités d’emprunter. En revanche, les
ménages sont plus nombreux à limiter les rations alimentaires, à recourir à des aliments de
substitution moins chers et à réduire le nombre de repas journaliers. Le sud se distingue par un usage
plus répandu de l’utilisation des aliments de substitution (99 % des ménages) et de la réduction du
nombre des repas par jour (90 % des ménages).

Tableau 58 : Stratégies alimentaires des ménages. Pourcentages des ménages qui ont adopté les
différentes stratégies pendant le nombre de jours indiqué, par zone.

Nombre de jours sur 7 d’utilisation de la stratégie 1


Zones géographiques
0 1 2 3 4 5 6 7 à
Zone du centre 7
Recours à des aliments moins chers 21,9 21,3 14,6 14,9 6,0 2,3 0,9 18,0 79,0
Emprunt de nourriture 41,8 17,3 23,1 10,9 3,7 1,2 - 1,9 58,2
Limitation de rations 26,6 11,2 12,4 11,8 8,0 3,0 0,9 26,0 73,4
Réduction de la consommation 53,2 8,5 7,9 7,7 7,8 2,9 0,2 12,7 46,8
Réduction du nombre de repas 70,6 3,8 8,4 4,0 1,9 0,5 0,5 10,3 29,4
Zone Sud
Recours à des aliments moins chers 0,6 50,3 11,6 8,5 4,1 2,5 2,7 19,8 99,4
Emprunt de nourriture 46,8 10,6 18,3 9,1 4,2 2,4 1,6 7,0 53,2
Limitation de rations 17,0 4,0 4,9 3,3 2,1 1,2 1,6 65,8 83,0
Réduction de la consommation 27,2 6,5 2,5 4,7 2,0 1,0 1,3 54,9 72,8
Réduction du nombre de repas 9,8 6,1 2,7 1,4 2,6 1,4 1,2 74,9 90,2
Zone Sud-est
Recours à des aliments moins chers 15,8 7,8 15,0 18,5 11,0 5,1 2,4 24,3 84,2
Emprunt de nourriture 35,1 16,8 21,0 15,6 5,9 2,0 0,9 2,8 64,9
Limitation de rations 5,0 5,0 12,8 12,3 8,9 5,5 2,3 48,2 95,0
Réduction de la consommation 18,6 5,6 12,8 14,1 8,9 4,5 2,0 33,5 81,4
Réduction du nombre de repas 30,5 3,7 12,7 10,4 7,0 3,9 2,2 29,6 69,5
Zone Est
Recours à des aliments moins chers 18,9 10,5 14,2 20,6 7,5 5,8 4,0 18,5 81,1
Emprunt de nourriture 29,0 16,2 21,9 16,5 6,7 1,1 1,9 6,7 71,0
Limitation de rations 4,7 2,8 9,1 13,5 6,6 5,3 6,2 5,7 95,3
Réduction de la consommation 23,9 3,9 6,1 12,7 8,9 7,1 5,6 31,7 76,1
Réduction du nombre de repas 35,4 1,6 5,9 10,3 4,8 7,0 5,3 29,6 64,6
Ensemble
Recours à des aliments moins chers 14,6 19,5 14,1 16,2 8,0 4,2 2,5 21,0 85,4
Emprunt de nourriture 37,5 15,6 21,0 13,6 5,3 1,7 1,1 4,2 62,5
Limitation de rations 11,6 5,6 10,4 10,6 6,9 4,1 2,7 48,0 88,4
Réduction de la consommation 27,9 6,0 8,4 10,7 7,3 4,0 2,2 33,3 72,1
Réduction du nombre de repas 35,0 3,8 8,5 7,3 4,7 3,3 2,3 34,9 65,0

L’indice d’insécurité alimentaire que l’on déduit de ces informations, s’établit en moyenne à 24,9
(tableau 57, ci-dessous). Sa valeur moyenne est quasiment identique dans les zones d’intervention

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 112


des CS, sauf en ce qui concerne ADRA qui a un indice moyen de 15 contre 28 à 30 pour les autres CS.
Elle l’est également pour les zones géographiques sauf le centre qui affiche un indice moyen égal à
15 alors que les autres zones ont des indices entre 26 et 30.

Toutefois les variations intra-zones sont très fortes et les valeurs médianes de l’indice sont plus
variables d’une zone à l’autre que les valeurs moyennes, comme le montre le graphique 23.

Graphique 23 : Variation de l’indice d’insécurité alimentaire des ménages

a) Zones géographiques

b) Zones d’intervention des CS

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 113


Tableau 59 : Valeurs moyennes et médianes de l’indice d’insécurité alimentaire des ménages (IIAM),
par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Sexe du
chef de ISAM ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
ménage

Masculin Moyen 16,6 30,0 28,9 27,2 14,6 30,0 25,4 26,6 24,3
Médian 14,0 31,0 33,0 26,4 13,0 36,0 25,0 29,0 23,0

Féminin Moyen 19,2 29,0 32,0 30,6 17,7 28,5 29,7 29,6 27,8
Médian 18,0 33,5 36,0 30,7 16,0 30,0 30,6 35,0 28,0

TOTAL Moyen 16,9 29,8 29,5 28,3 15,0 29,7 26,2 27,1 24,9
Médian 15,0 31,0 34,0 28,0 14,0 36,0 26,0 30,0 24,0

En plus du fait que la diversité alimentaire est plus faible dans les ménages dirigés par les femmes, on
note avec les données du tableau 57 que les indices de stratégie alimentaire des ménages sont
également plus élevés dans ces ménages, sauf dans le Sud. Les ménages dirigés par les femmes
souffrent davantage pendant les périodes de pénurie alimentaire parce qu’ils mettent en œuvre des
stratégies plus sévères que dans les ménages dirigés par les hommes.

La réduction du nombre des repas par jour est considérée par les concepteurs de l’indice de stratégie
alimentaire des ménages comme une stratégie des plus sévères. Son coefficient de gravité est, avec
celui qui est affecté à la réduction des rations alimentaires, est le plus élevé (3). Comme on peut le
voir sur le tableau 58 ci-dessous, cette stratégie est cependant mise en œuvre par 65 % des ménages
(74 % des ménages dont le chef est une femme et 63 % de ceux dont le chef est un homme)

Tableau 60: Pourcentages des ménages qui mettent en œuvre les différentes stratégies pendant la
période de pénurie alimentaire, selon le sexe du chef de ménage, par zone d’intervention des CS et
par zone géographique.

Chef de ménage Chef de ménage


Ensemble
masculin féminin
Recours à des aliments moins chers 84,4 89,5 85,4
Emprunt de nourriture 61,6 66,3 62,5
Limitation de rations 87,8 90,5 88,4
Réduction de la consommation 70,1 77,4 72,1
Réduction du nombre de repas 62,7 73,8 65,0

En période normale, les ménages de la zone d’intervention de SALOHI prennent en moyenne 2,9
repas par jour et en période de pénurie ils en prennent 2,4. Les données du tableau 59 montrent
que, plus spécifiquement, 88 % des ménages prennent trois repas par jour en période normale (89 %
des ménages dont le chef est un homme, 86 % de ceux dont le chef est une femme). En période de
pénurie, seuls 49 % des ménages prennent trois repas par jour (51 % des ménages dont le chef est un
homme, 41 % de ceux dont le chef est une femme), soit une réduction de 44 % (43 % des ménages
dont le chef est un homme, 44 % de ceux dont le chef est une femme).
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 114
Tableau 61: Pourcentages des ménages qui prennent 1 à 5 repas pendant la période alimentaire
normale, selon le nombre de repas qu’ils prennent en période de pénurie.

Nombre de repas Nombre de repas en période de pénurie


Effectifs %
en période 0 1 2 3 4 5 ND
normale
1 5,6 88,9 - - - - 5,5 18 0,6
2 0,4 68,7 30,5 - - - 0,4 259 9,3
3 0,1 9,1 36,2 54,4 - - 0,2 2472 88,4
4 0,0 3,1 12,5 53,1 25,0 - 6,3 32 1,1
5 0,0 0,0 13,3 46,7 0,0 40,0 0,5 15 0,5
Effectifs 5 419 981 1370 8 6 7 2796 100,0
% 0,2 15,0 35,1 49,0 0,3 0,2 0,3 100,0

D’après les réponses données par les chefs de ménages, les trois principales sources de nourriture
pendant la dernière période de pénurie alimentaire étaient par ordre d’importance l’achat de vivre
(en moyenne 95 % des ménages, 40 % des réponses), l’utilisation des récoltes propres (58 % des
ménages, 28 % des réponses) et l’achat de nourriture à crédit (50 % des ménages, 21 % des
réponses). Dans les ménages dirigés par les hommes, on a fait relativement plus recours à la récolte
propre (29 % des réponses) que dans les ménages dirigés par les femmes (25 % des réponses), ce qui
suggèrerait que les stocks d’aliments sont relativement plus importants dans les premiers.

Tableau 62 : Pourcentages des réponses fournies par les chefs de ménages au sujet des trois
principales sources de nourritures auxquels ils ont fait recours pendants la dernière période de
pénurie alimentaire, par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Principales sources de
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
nourritures citées

Propres récoltes 37,2 16,4 26,2 18,0 39,3 20, 5 28,7 23,9 28,2
Achat de nourriture 40,2 42,4 39,8 41,3 40,6 44,5 40,8 36,0 40,4
Achat à crédit de nourriture 18,3 29,7 20,8 23,8 16,2 21,6 22,4 23,7 21,3

Troc (échange de produits) 2,2 3,5 8,0 3,9 0,9 3,6 3,0 13,1 4,9
Don (famille/amis) 0,5 2,2 0,5 3,3 0,3 0,8 1,2 1,2 1,0
Aide alimentaire (ONG, projet) 0,5 0,6 2,4 0,7 0,4 5,7 0,4 0,2 1,3
Pas de sources de nourriture 1,1 0,8 0,7 2,3 2,0 1,7 0,6 0,2 1,0
Autre source 0,2 4,5 1,4 6,6 0,2 1,6 2,8 1,7 1,8
TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 115


Tableau 63 : Pourcentages des réponses fournies par les chefs de ménages au sujet des trois
principales sources de nourritures auxquels ils ont fait recours pendants la dernière période de
pénurie alimentaire, par zone d’intervention des CS et par zone géographique, selon le sexe du chef
de ménage.

Principales sources de Chef de Chef de


ménage de ménage de TOTAL
nourritures citées
sexe masculin sexe féminin

Propres récoltes 29,0 24,6 28,2


Achat de nourriture 40,3 41,0 40,4
Achat à crédit de 21,3 21,6 21,3
nourriture
Troc (échange de produits) 4,8 5,4 4,9
Don (famille/amis) 0,8 1,7 1,0
Aide alimentaire (ONG, 1,2 1,9 1,3
projet)
Pas de sources de 0,9 1,3 1,0
nourriture
Autre source 1,7 2,6 1,8
TOTAL 100,0 100,0 100,0

5.2. Production agricole : volume, rendement et valeur des cultures promues

La production agricole est une composante essentielle de la sécurité alimentaire. La disponibilité


alimentaire au niveau des ménages et au niveau des communautés ainsi que l’accès alimentaire
dépendent des quantités d’aliments produites localement ou importées. L’autosuffisance
alimentaire, par l’augmentation des volumes de production et l’amélioration des rendements des
cultures, est une solution plus durable que l’aide alimentaire (quelle que soit sa nature ou sa forme)
ou l’importation de produits alimentaires.

5.2.1. Contexte de la production agricole

Les données de l’enquête indiquent que 94 % des ménages de la zone d’intervention de SALOHI
pratiquent l’agriculture comme activité économique principale. Ce pourcentage est relativement plus
faible dans le sud et le sud-est (respectivement égal à 89 et 93 %). A l’opposé, la quasi-totalité des
ménages du centre et de l’est pratiquent l’agriculture (plus de 97 %).

En général (79 %), les ménages pratiquent à la fois l’agriculture et l’élevage, notamment dans le
centre (90 %) et dans le sud (82 %). A l’est moins de 70 % des ménages pratiquent en même temps
les deux activités. Dans toutes les zones, ceux qui ne combinent pas les deux activités, pratiquent
seulement l’agriculture, aucun ménage, parmi ceux qui ont été enquêtés, ne pratique exclusivement
l’élevage.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 116


Les domaines de culture sont majoritairement des plaines. Plus de 70 % des ménages ont déclaré
qu’ils exploitent des plaines, notamment dans le centre (94 %) et, dans une moindre mesure au sud-
est (84 %) et à l’est (74 %). Dans le sud les terres de cultures sont majoritairement des champs de
plateau (76 %)

Peu de ménages bénéficient d’un système d’irrigation. Sur environ 2 600 ménages qui pratiquent
l’agriculture, seuls 620 ont déclaré bénéficier d’un système d’irrigation, soit en moyenne 24 %. Le
plus grand nombre d’entre eux se trouvent dans la zone du centre (246) où ils représentent 44 % des
ménages qui pratiquent l’agriculture et dans le sud-est (235) où ils en représentent 22 %. L’est
totalise 129 bénéficiaires de système d’irrigation (26 % des agriculteurs) et le sud en compte
seulement une dizaine (2 % des agriculteurs)

En raison de la fréquence des intempéries, les cultures sont souvent détruites par des inondations
ou par la sècheresse. Plus de 65 % des producteurs du sud-est et de l’est et 48 % des agriculteurs du
centre ont déclaré avoir été victimes des inondations lors de la campagne agricole passée. Le sud où
l’agriculture se pratique sur plateau n’a pas enregistré de cas d’inondation.

Neuf agriculteurs sur 10 ont déclaré n’avoir reçu aucun appui technique dans le domaine de
l’agriculture. Et pourtant un nombre relativement important d’entre eux ont déclaré connaitre
plusieurs techniques agricoles que leur ont énumérées les enquêteurs. On peut alors se demander
s’il s’agit de techniques traditionnelles ou de techniques modernes. Parmi celles que connaissent plus
de 50 % des agriculteurs interrogés figurent le désherbage (83 %), l’association des cultures (71 %), la
rotation des cultures (63 %), la culture en ligne (52 %) et les engrais organiques (52 %). Plus
spécifiquement en matière de riziculture, le paquet technologique SRI, n’est pratiqué que par 2 % des
agriculteurs.

Tableau 64 : Pourcentages des chefs de ménages agriculteurs qui connaissent les différentes
techniques agricoles et pourcentages de ceux qui les pratiquent, par zone d’intervention des CS et
par zone géographique

CENTRE SUD SUD-EST EST


Techniques agricoles
Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique
Rotation des cultures 69,0 60,6 95,1 90,6 52,6 42,0 52,1 21,3
Association des cultures 79,2 76,4 95,9 91,6 65,3 59,2 56,4 38,8
Culture en ligne 85,1 48,7 26,1 13,3 56,3 10,4 40,8 3,8
Semences améliorées 39,7 15,6 70,0 36,1 34,2 17,5 29,6 8,2
Opérations post-récoltes 32,5 17,5 36,9 26,7 15,1 7,8 26,2 15,4
Transformation des produits 39,4 24,5 21,2 0,8 13,8 8,2 17,9 6,3
Utilisation engrais organique 95,6 90,8 35,8 14,5 54,7 27,6 22,2 4,5
Compostage 69,9 28,5 17,7 14,7 20,2 9,1 11,0 3,0
Mulching 4,0 2,0 5,6 2,6 7,8 3,3 7,3 1,0
Utilisation engrais chimique 77,9 30,1 7,1 0,4 33,1 6,1 10,5 0,1
Semi direct sur couverture 6,6 0,2 11,5 3,3 7,4 3,2 9,5 3,4

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 117


CENTRE SUD SUD-EST EST
Techniques agricoles
Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique
Culture sur terrasse 81,0 63,7 16,0 2,9 17,8 8,5 10,0 4,1
Clôture en haie vive 8,1 3,0 40,0 17,0 14,5 9,0 31,5 9,8
Désherbage 87,3 84,8 93,2 91,4 87,8 83,3 67,7 65,5
Gestion de l’eau 75,0 64,4 17,9 5,0 40,7 37,2 52,8 35,2
Lutte intégrée 19,2 10,6 38,0 33,0 22,5 18,8 82,4 82,6
Nombre moyen de techniques 8,7 6,1 6,3 4,4 5,0 3,1 5,3 3,0
Nombre médian de techniques 9,0 6,0 6,0 4,0 5,0 3,0 5,0 3,0

Graphique 24 : Comparaison entre niveaux de connaissance et de pratique des techniques agricoles


améliorées. Pourcentages des agriculteurs qui connaissent les différentes techniques agricoles et
pourcentages de ceux qui les pratiquent

90
80
70
60
50
40
30
20
Connait
10
0 Pratique

Tableau 65 : Pourcentages des chefs de ménages agriculteurs qui connaissent les différentes
techniques agricoles et pourcentages de ceux qui les pratiquent, selon le sexe du chef de ménage.

Chef de ménage masculin Chef de ménage féminin Total


Techniques agricoles
Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique
Rotation des cultures 64,9 51,9 61,2 48,5 64,3 51,3
Association des cultures 73,5 66,4 66,5 58,3 72,4 65,0
Culture en ligne 54,0 18,7 50,0 13,5 53,3 17,8
Semences améliorées 42,2 19,0 37,9 18,1 41,4 18,8
Opérations post-récoltes 26,1 15,4 21,2 13,8 25,3 15,2

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 118


Chef de ménage masculin Chef de ménage féminin Total
Techniques agricoles
Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique
Transformation des produits 21,9 9,9 19,7 9,2 21,5 9,9
Utilisation engrais organique 53,7 34,4 48,8 30,0 52,9 37,3
Compostage 29,8 13,7 21,1 10,1 28,3 13,1
Mulching 6,4 2,3 6,5 2,9 6,4 2,4
Utilisation engrais chimique 33,9 9,2 27,6 7,1 32,8 8,9
Semi direct sur couverture 9,1 2,6 5,7 2,8 8,5 2,6
Culture sur courbe de niveau 30,5 19,4 22,7 13,0 29,2 18,3
Clôture en haie vive 21,4 9,2 22,3 10,5 21,6 9,5
Désherbage 85,3 81,9 81,7 79,6 84,6 81,5
Gestion de l’eau 47,2 37,1 40,5 32,1 46,0 36,2
Lutte intégrée 36,6 33,1 40,2 34,5 37,2 33,3
Nombre moyen de techniques 6,2 4,0 5,4 3,5 6,1 4,0
Nombre médian de techniques 6,0 4,0 5,0 3,0 6,0 4,0

En gardant à l’esprit que toutes les techniques agricoles ne sont pas pertinentes pour tous les lieux,
on note qu’en moyenne les agriculteurs de la zone de SALOHI connaissent 6 techniques agricoles
améliorées sur les 16 qui leur ont été énumérées et n’en pratiquent en moyenne que 4. Ce qui
traduit un niveau de connaissance relativement faible et un niveau d’application encore plus faible.
Les décalages les plus importants entre connaissance et pratique concernent l’utilisation des engrais,
les semences améliorées et les cultures en ligne.

Par zone géographique, les paysans du Centre ont des niveaux de connaissance et de pratique
nettement supérieurs à ceux des paysans des autres zones géographiques. Les paysans du Sud ne
sont pas en reste dans ce domaine : ils devancent légèrement ceux du Sud-est et de l’est à la fois en
connaissance et en pratique des techniques agricoles. Du point de vue genre, les ménages dont le
chef est un homme connaissent et pratiquent plus que ceux dont le chef est une femme : en
médiane 6 techniques connues contre 5 et 4 techniques pratiquées contre 3.

Les techniques agricoles améliorées les plus connues parmi celles qui ont été énumérées sont
l’association des cultures, la rotation des cultures, le désherbage, la culture en ligne et l’utilisation
des engrais organiques. En revanche très peu de paysans connaissent le mulching ou le semi direct.
Par ailleurs et plus spécifiquement, parmi les paysans qui pratiquent la riziculture irriguée (au
nombre de 1901), seuls 60 (3 %) pratiquent l’ensemble des composantes de la technique SRI
(utilisation de jeunes plantules à 2 brins, culture en ligne, distance carrée de 25 cm, gestion de l’eau
et désherbage fréquent)

5.2.2. Cultures et rendements

Les ménages cultivent plusieurs produits à la fois ; en moyenne 4. Sur la base du nombre des
producteurs qui les pratiquent, les principales cultures sont : le manioc (83 % des producteurs), le riz

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 119


(81 %), la patate (62 %) et le mais (50 %). Les autres cultures concernent moins de 30 % des
producteurs.

Le riz, le sorgho, le mais, le manioc et le haricot sont les cultures que SALOHI se propose de
promouvoir et de soutenir pendant la durée du programme. Le riz est cultivé par la très grande
majorité des paysans dans toutes les zones géographiques, sauf dans le sud (seulement 11 %). Le
sorgho est principalement cultivé dans le sud (21 % des agriculteurs), le mais dans le sud (89 %) et le
centre (70 %). Le manioc est cultivé largement dans toutes les zones, mais relativement plus au sud
et au sud-est. Le haricot est cultivé principalement dans la zone du centre.

Tableau 66 : Pourcentages des agriculteurs qui cultivent les produits indiqués, par zone
d’intervention des CS et par zone géographique

Cultures ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL
Riz 96,9 70,3 67,0 96,9 94,7 10,6 98,4 98,9 81,0
Sorgho 0,9 10,6 11,0 0,5 0,8 21,2 3,6 3,4 6,3
Mais 55,1 56,5 51,1 4,1 69,8 89,2 26,0 38,3 49,6
Manioc 80,9 81,6 85,4 82,8 73,1 87,5 88,0 77,9 83,0
Haricot 57,1 15,6 11,3 3,0 76,8 10,0 23,9 3,7 28,3
Soja 5,9 5,4 12,0 0,5 9,5 27,8 1,3 0,9 8,0
Patate 69,0 71,6 52,2 64,0 80,9 79,2 52,0 45,5 61,9
Pomme de terre 18,9 4,7 1,7 4,9 29,6 3,8 3,2 2,9 8,7
Taro 18,7 4,0 5,2 6,1 21,5 2,7 10,9 3,8 10,2
Légumes 30,7 13,8 12,5 17,4 36,7 13,1 19,9 8,4 19,9
Café 14,7 15,5 18,4 35,3 0,5 0,6 30,6 27,3 18,0
Litchi 5,3 21,3 11,7 36,2 0,0 0,7 16,2 29,5 12,5
Poivre 5,7 0,6 0,7 4,8 0,0 0,3 6,7 0,5 2,9
Autre fruits 10,1 15,3 8,1 30,9 9,3 1,7 18,7 8,8 11,6
Nombre de ménages 1000 341 1125 211 557 511 1086 525 2678

Nous nous intéressons donc exclusivement à ces cinq cultures et essayons de mesurer au mieux les
volumes de production, les rendements et les valeurs monétaires des récoltes. Il faut noter que les
données relatives à ces variables sont relativement difficiles à collecter dans le cadre d’une enquête
générale comme celle-ci. Les enquêteurs font appel uniquement à la mémoire des agriculteurs, dans
un temps relativement court. Il n’y a ni pesé de récolte, ni mesure de superficie. Les informations
sont données par le paysan en unités de mesure locale. Les enquêteurs enregistrent sur les
questionnaires en unités locales d’abord puis convertissent en unités standard. On peut facilement
comprendre que les données soient imprécises dans ces conditions. Celles qui sont présentées dans
ce rapport le sont à titre indicatif et ne serviront pas nécessairement de référence pour le
Programme. Il faudra, lorsque les bénéficiaires des appuis dans le domaine de la production agricole
seront identifiés, procéder à une mesure précise des superficies mises en valeur et à un suivi annuel
des volumes de production et des rendements. Les données collectées de cette manière, dès la
première année, pourront servir de référence pour les autres années.
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 120
a) La production de riz

Nous avons exploré minutieusement les données collectées pendant l’enquête. Elles révèlent une
très grande diversité des superficies des champs familiaux et des récoltes. Pour ne pas modifier de
manière compromettante la structure des échantillons de producteurs, nous avons simplement
écarté de l’analyse les cas marginaux que met en relief le graphique 18a.

Le graphique 25 montre la variation des superficies de riz par zones géographique. On peut
remarquer que (i) 50 % des producteurs de riz ainsi sélectionnés mettent en valeur des superficies
voisines de 1 ha, quelle que soit la zone géographique ; (ii) il y a peu de producteurs de riz qui
exploitent plus de 4 ha.

Une question stratégique importante à ce niveau est de savoir quelle catégorie de producteurs de riz
le programme devrait appuyer pour avoir le meilleur impact du point de vue de la disponibilité des
aliments dans la zone d’intervention (donc au-delà des ménages, au niveau des communautés) et du
point de vue accessibilité alimentaire des ménages.

En divisant pour chaque ménage la quantité de riz récoltée au cours de la saison agricole passée par
la superficie mise en valeur, nous obtenons les rendements de riz par ménage. Le graphique 26
montre la variation de ces rendements dans chaque zone géographique. Les valeurs aberrantes ont
été éliminées.

Graphique 25 : Variabilité des superficies des cultures familiales de riz, par zone géographique.

a) Après élimination des valeurs aberrantes

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 121


b) Après plafonnement à 4 ha

Graphique 26 : Variabilité des rendements des cultures familiales de riz, par zone géographique.

a) Résultats bruts

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 122


b) Résultat après plafonnement à 5.000 kg/ha

Les données aberrantes ayant été écartées, on a calculé pour chaque zone d’intervention des CS et
pour chaque zone géographique, la somme des superficies mises en valeur puis la somme des
récoltes. Les rendements moyens calculés en rapportant la somme des récoltes à la somme des
superficies des cultures de riz, figurent dans le tableau 64.

Tableau 67 : Rendements moyens des cultures familiales de riz, par zone géographique et par zone
d’intervention des CS

Superficie Récolte Rendement Prix Valeur de la Nombre


Zones totale (en totale (en moyen médian du production de
ha) kg) (kg/ha) kg (en AR) (en AR) ménages
Centre 205 317.240 1.544 670 522
Sud 96 19.769 205 1 225 51
Sud-est 654 364.256 557 624 1060
Est 644 194.146 301 1 000 507

ADRA 688 512.192 745 670 963


CARE 344 59.843 174 1 225 235
CRS 499 270.112 541 500 739
LOL 69 53.265 767 616 204
Ensemble 1.599 895.411 560 700 2.140

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 123


Les rendements de la culture du riz sont très faibles : en moyenne environ 560 kg à l’ha, avec un
maximum d’un peu plus de 1540 kg à l’ha dans la zone du centre et un minimum de moins de 250 kg
à l’ha dans le sud. La superficie moyenne des cultures de riz par ménage est égale à 0,75 ha, la
récolte annuelle moyenne est égale à 418 kg.

b) La production de sorgho

La culture du sorgho est quasi exclusivement pratiquée dans le sud et beaucoup plus faiblement dans
le sud-est et l’est (voir tableau 41 ci-dessus), comme le montre le graphique 20 qui indique
également que les superficies consacrées à cette culture varient fortement, avec une médiane qui se
situe aux alentours de 0,5 ha dans le sud, principale zone de production. Dans l’ensemble de la zone
SALOHI, la superficie moyenne des cultures de sorgho est égale à 0,45 ha.

La superficie totale cultivée est égale à 68,4 ha avec une récolte totale de 10 322,5 kg, soit un
rendement moyen de 150 kg par ha environ. Le prix moyen déclaré par les paysans se chiffrant à 596
Ar par kg, la valeur de la récolte totale est de 6.150.000 Ar environ.

c) La production de mais

La culture du mais est pratiquée par près de 50 % des paysans de la zone d’intervention de SALOHI.
Elle est davantage répandue dans le sud (89 % des producteurs) et dans le centre (70 %). Comme en
ce qui concerne la production de riz, après exploration graphique des données nous avons écarté de
l’analyse les valeurs aberrantes.

Graphique 27 : Variation des superficies des cultures familiales de sorgho, par zone géographique

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 124


Graphique 28 : Variation des superficies des cultures familiales de mais, par zone géographique

Graphique 29 : Variation des rendements des cultures familiales de mais, par zone géographique

Le tableau 65 donne les superficies totales de mais cultivées et les volumes des récoltes
correspondantes, par zone d’intervention des CS et par zone géographique. Le rendement moyen
des cultures de mais est égal à environ 344 kg par ha. Il est relativement plus important dans le
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 125
centre (plus de 800 kg par ha) en comparaison des autres zones, y compris et surtout le sud qui est la
zone où cette culture est la plus pratiquée.

Tableau 68 : Rendements moyens des cultures familiales de mais, par zone géographique et par zone
d’intervention des CS

Superficie Récolte Rendement Prix Valeur de la Nombre


Zones totale (en totale (en moyen médian du production de
ha) kg) (kg/ha) kg (en AR) (en AR) ménages
Centre 53 43.010 809 480 380
Sud 513 146.726 286 600 437
Sud-est 34 16.042 472 600 273
Est 36 13.094 367 400 198

ADRA 78 52.580 675 520 538


CARE 75 32.236 428 400 181
CRS 481 133.337 277 600 559
LOL 81 718 881 959 8
Ensemble 636 218.872 344 600 1288

d) La production de manioc

Plus de 83 % des ménages de la zone d’intervention de SALOHI cultivent le manioc. Un nombre


relativement plus important des ménages du sud et du sud-est (88 %) pratiquent cette culture. Le
graphique 30 montre comment varient les superficies familiales des cultures de riz par zone
géographique.

Graphique 30: Variation des superficies des cultures familiales de manioc, par zone géographique

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 126


Graphique 31 : Variation des rendements des cultures familiales de manioc, par zone géographique

Le tableau 66 donne les superficies totales mises en valeur, les volumes de production du manioc et
les rendements, par zone géographique et par zone d’intervention des CS.

Tableau 69 : Rendements moyens des cultures familiales de manioc, par zone géographique et par
zone d’intervention des CS

Superficie Récolte Rendement Prix Valeur de la Nombre


Zones totale (en totale (en moyen médian du production de
ha) kg) (kg/ha) kg (en AR) (en AR) ménages
Centre 77 132.290 1.716 300 393
Sud 452 204.095 452 600 417
Sud-est 293 683.234 2.328 200 943
Est 109 234.164 2.149 200 347

ADRA 242 345.886 1.429 200 791


CARE 111 174.637 1.570 200 255
CRS 522 652.297 1.250 500 883
LOL 56 80.664 1.441 200 171
Ensemble 931 1.253.783 1.347 300 2.100

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 127


e) La production de haricot

Le haricot est cultivé par 28 % des ménages dans la zone d’intervention de SALOHI, mais
principalement par les ménages vivant dans la zone du centre (78 %).

Tableau 70: Rendements moyens des cultures familiales de haricot chez les agriculteurs mettant en
valeur des superficies comprises entre 0,05 ha et 1,25 ha, par zone géographique et par zone
d’intervention des CS

Superficie Récolte Rendement Prix Valeur de la Nombre


Zones totale (en totale (en moyen médian du production de
ha) kg) (kg/ha) kg (en AR) (en AR) ménages
Centre 41 18.653 455 1 600 413
Sud 18 4.508 254 950 46
Sud-est 30 9.965. 327 1 583 247
Est 5 716 140 1 600 17

ADRA 60 22.189 372 1 600 549


CARE 13 3.875 303 1 600 47
CRS 22 7.647 353 950 122
LOL 0,2 132 607 1 000 6
Ensemble 94 33.842 360 1 584 723

Quelle que soit la culture, les superficies mises en valeur dans le sud sont relativement plus vastes,
mais à l’inverse les rendements moyens y sont toujours relativement plus faibles. Le climat, la nature
des sols et certainement les techniques de production paraissent plus défavorables dans cette zone
que dans les autres. Au centre et aussi à l’Est, par opposition au Sud, les superficies moyennes des
cultures sont relativement plus petites et les rendements relativement plus élevés.

En plus des informations sur les superficies et les rendements des cultures pratiquées par les
exploitations familiales, on a demandé aux chefs de ménage leur opinion sur leurs récoltes de la
dernière saison agricole. Près de 70 % ont répondu que la saison a été mauvaise, 20 % qu’elle a été
moyenne et 10 % seulement ont répondu que les récoltes de la saison passée étaient bonnes. Les
données du tableau 68 indiquent comment ces opinions varient d’une zone géographique à l’autre.

Plus de 70 % des ménages des zones Sud, Sud-est et Est attestent avoir fait de mauvaises récoltes au
cours de la campagne agricole passée. A l’opposé dans la zone du Centre 58 % des ménages disent
avoir fait des récoltes moyennes (34 % des ménages) ou bonnes (24 % des ménages). Les principales
raisons évoquées par ceux qui ont fait des récoltes jugées moyennes ou mauvaises sont le manque
d’eau ou la sècheresse (55 % des ménages en moyenne, 99 % dans la zone Sud et 72 % dans la zone
Est) et l’excès d’eau ou les inondations (44 % des ménages en moyenne, 66 % dans les sud-est, 45 %
à l’est et 33 % au Centre). D’autres raisons non moins importantes ont été évoquées parmi lesquels
la prédation des récoltes par les insectes (28 % des ménages, 52 % dans la zone Sud), les grêles (15 %
des ménages). Dans la catégorie « autre raison » (29 % des ménages en moyenne, 45 % dans la zone
sud-est) sont principalement cités les cyclones et les vents forts.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 128


Tableau 71: Pourcentages des chefs de ménage selon leur opinion sur leurs récoltes au cours de la
dernière saison agricole et sur les raison des mauvaises récoltes, par zone d’intervention des Cs et
par zone géographique.

Nature des récoltes de la


ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
dernière saison agricole

Mauvaises récoltes 56,5 79,2 76,3 81,0 41,8 74,3 80,3 72,5 69,7
Récoltes moyennes 25,7 14,9 17,9 10,9 33,7 23,2 13,4 15,3 19,8
Bonnes récoltes 17,8 5,8 5,8 8,1 24,5 2,5 6,3 12,2 10,5

TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0

Causes des mauvaises récoltes ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST

Manque de pluie / Sècheresse 43,0 74,0 63,0 21,1 32,0 98,9 33,2 71,8 54,8
Excès de pluie / Inondation 32,1 45,1 42,3 88,8 32,7 0,9 65,6 45,0 44,2
Grêle 18,7 0,8 13,8 32,3 9,2 1,1 29,2 1,4 15,0
Maladies phytosanitaires 6,8 2,9 3,2 1,8 10,4 0,4 3,8 4,7 4,1
Insectes 25,4 34,5 31,3 6,3 10,9 51,6 21,9 27,0 27,7
Insuffisance de moyens 15,7 7,5 13,4 14,6 26,0 9,6 8,5 19,7 13,3
Autre raison 31,0 25,8 29,8 29,8 20,3 7,6 43,9 24,5 29,5
Ménages ayant eu des récoltes 583 302 918 192 234 397 914 449 1994
moyennes ou mauvaises

5.3 Activités d’élevage


Rappelons qu’en moyenne 69 % des chefs de ménages dans la zone de SALOHI pratiquent l’élevage
comme activité principale (tableau 6). En fait 77 % d’entre eux pratiquent cette activité non pas
forcément comme activité principale. Cette pratique concerne différemment les zones
géographiques : environ 90 % des ménages dans le Centre, 79 % dans le sud, 75 % dans le Sud-est et
68 % à l’Est.

Tableau 72: Pourcentages des ménages qui pratiquent des activités d’élevage. Pourcentages des
ménages selon le type d’élevage pratiqué, par zone d’intervention des CS et par zone géographique

Nature des récoltes de la


ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
dernière saison agricole

Pratique l’élevage 81,8 69,9 76,8 72,0 89,5 78,9 75,0 68,0 77,3
Type d’élevage

Pisciculture 11,6 0,7 1,8 0,0 15,0 0,0 3,1 3,4 5,2
Aviculture 94,1 88,2 95,4 93,5 92,8 89,9 96,5 93,8 93,8
Elevage de bovin 40,0 39,3 43,4 34,1 51,0 82,5 21,9 21,2 40,8
Elevage de porcin 46,5 27,1 11,3 28,4 52,5 4,3 29,3 21,7 28,1
Elevage de caprin 0,7 20,6 29,8 0,5 0,6 72,3 0,4 0,0 15,1

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 129


Nature des récoltes de la
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD-EST EST TOTAL
dernière saison agricole

Apiculture 4,2 2,7 7,4 3,4 4,8 12,9 2,0 4,3 5,3
Autre 0,8 0,0 0,7 0,9 1,1 1,3 0,4 0,0 0,7
Ménages qui pratiquent 850 276 913 183 506 455 879 381 2221
l’élevage

L’aviculture est le type d’élevage le plus répandu : en moyenne 94 % des ménages la pratiquent.
L’élevage de bovin et de caprin caractérisent le Sud (82 % et 72 % des ménages respectivement).
Dans la zone du Centre plus de la moitié des ménages pratiquent l’élevage de bovin et l’élevage de
porcin.

Tableau 73 : Pourcentages des ménages pratiquant l’élevage, qui connaissent et mettent en œuvre
les différentes techniques d’élevage, par zone géographique.

CENTRE SUD SUD-EST EST


Techniques d’élevage
Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique Connait Pratique

Vaccination 92,6 82,4 99,5 94,9 73,7 44,5 72,6 30,1


Hygiène 44,9 30,6 18,4 6,3 31,2 25,2 24,7 16,5
Fourrage 24,0 5,5 7,7 1,3 3,3 1,2 6,8 1,1
Compléments alimentaires 29,1 27,1 7,5 3,0 33,4 29,2 25,9 24,1
Abri des animaux 43,9 24,4 18,6 13,8 48,5 43,5 65,4 49,2
Gestion 32,5 22,0 31,8 31,6 6,1 4,4 28,4 25,9
Nombre de ménages qui 850 276 913 183
pratiquent l’élevage

Les éleveurs de la zone du Centre connaissent et pratiquent mieux un plus grands nombre de
techniques d’élevage. La vaccination des animaux est largement connue et pratiquée, notamment
dans le Sud, parce qu’elle s’applique davantage aux bovins. Les techniques de fourrage sont très peu
connues. En revanche les techniques d’alimentation complémentaire le sont relativement mieux,
sauf dans le Sud où les animaux sont sans doute conduits dans des pâturages naturels.

Le nombre quasi nul des ménages qui ont bénéficié d’assistance technique en matière d’élevage (5 %
seulement en moyenne, au mieux 9 % dans la zone du centre), justifie largement le faible niveau de
connaissance et de pratique dans ce domaine.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 130


5.4. Organisations paysannes et développement des plans d’agrobusiness

Les stratégies de SALOHI postulent que l’organisation des paysans en groupements pourrait les aider
à mieux identifier les opportunités et les stratégies de commercialisation et à obtenir de meilleurs
prix pour leurs récoltes. Les paysans agissant individuellement sont presque toujours à la merci des
commerçants qui profitent davantage de la valeur ajoutée provenant de la vente des récoltes. Il était
donc important de savoir à quel niveau d’organisation se trouvent les agriculteurs de la zone
d’intervention du Programme.

Les résultats de l’enquête indiquent que la participation des populations à des organisations
paysannes est très faible. Seuls 16 % des chefs de ménages interrogés ont attesté qu’un membre de
leur ménage appartient à une quelconque organisation ou association. Le taux d’adhésion des
ménages aux organisations paysannes varie selon les zones géographiques, de 23 % environ dans
l’est à 10 % au sud, en passant par le sud-est (17 %) et le centre (15 %).

Tableau 74: Pourcentages des ménages dont au moins un membre adhère à une organisation
paysanne (OP). Pourcentages des OP selon les principales activités qu’elles mènent.

Chef de Chef de Activités CM CM


Zones ménage ménage TOTAL menées par TOTAL
masculin féminin
masculin féminin les OP

ADRA 12,5 12,4 12,5 Agriculture 63,3 53,6 61,5


CARE 17,8 12,1 16,8 Elevage 11,8 5,1 10,5
CRS 18,4 17,2 18,2 Pêche 2,6 4,4 3,0
LOL 25,0 24,4 24,8 Artisanat 4,6 8,5 5,3
Santé 3,6 5,0 3,9
CENTRE 16,1 10,5 15,4 Nutrition 3,9 4,0 3,9
SUD 10,8 6,5 9,9 Epargne 13,4 13,3 13,4
SUD-EST 16,6 19,6 17,2 Autre 23,8 29,0 24,8
EST 22,9 23,2 22,9 Nombre OP 384 85 469
TOTAL 16,6 16,2 16,5

La participation des ménages dans des organisations paysannes est très faible : en moyenne 16,5 %
des ménages. Le niveau d’adhésion est identique pour les ménages dirigés par les hommes et ceux
dirigés par les femmes. En revanche il varie sensiblement selon la zone géographique : de 10 % dans
le Sud à 23 % dans l’Est.

Les organisations paysannes, comme on peut s’y attendre, mènent principalement des activités en
agriculture (62 % des OP) et, dans une moindre mesure, en micro finance (13 % des OP) et en élevage
(10 % des OP). Les autres activités (sanitaires ou génératrices de revenus) sont pratiquées par moins
de 5 % des organisations paysannes. Dans la catégorie « autre » concernant 25 % des OP, ont été
regroupé divers types d’activités sociales, culturelles et religieuses. Sachant que 16,5 % seulement

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 131


des ménages participent dans des organisations paysannes et que 4 % seulement de ceux-ci
développent des activités en santé, en nutrition et 13 % en micro finance, on en déduit que moins
d’un pourcent de l’ensemble des ménages de la zone SALOHI (0,6 % précisément) participent dans
des organisations qui développent des activités de santé ou de nutrition, et environ 2 % à des OP qui
développent des activité de micro finance.

Les profils des OP auxquelles participent les ménages dirigés par les hommes et ceux dirigés par les
femmes ont très proches. On note simplement plus d’OP dans l’agriculture chez les hommes et plus
d’activités socioculturelles, sanitaires et artisanales chez les femmes. Les profils des OP dans les
zones géographiques sont également semblables. On note que les OP du Sud-est développent très
peu des activités de micro finance et davantage d’activités socioculturelles (catégorie « autre ») en
comparaison des OP des autres zones.

Tableau 75 : Pourcentages des OP selon les principales activités qu’elles mènent, par zone
d’intervention des CS et par zone géographique.

Principales activités menées par SUD-


ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD EST TOTAL
les organisations paysannes EST

Agriculture 65,9 61,6 68,9 27,6 65,6 58,3 66,0 53,3 61,5
Elevage 12,5 17,4 9,6 2,4 15,5 28,7 3,0 11,1 10,5
Pêche 0,0 3,3 4,6 3,1 0,0 5,0 1,0 7,1 3,0
Artisanat 2,1 0,9 8,6 5,2 3,2 15,7 1,6 7,9 5,3
Santé 2,3 5,9 5,0 1,1 0,0 1,5 3,5 8,2 3,9
Nutrition 3,5 7,9 4,1 0,0 0,0 6,3 4,7 4,1 3,9
Epargne 19,6 20,2 10,8 2,3 22,6 15,3 6,9 16,7 13,4
Autre 23,7 23,9 13,1 67,5 19,2 7,7 32,8 23,3 24,8
Nombre des OP 127 66 213 63 84 56 201 128 469

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 132


Tableau 76 : Pourcentages des ménages qui participent à des activités communautaires et
pourcentages, parmi les ménages qui participent à des activités communautaires, de ceux qui ont
cité les différentes activités auxquelles ils participent, par zone d’intervention des CS et par zone
géographique.

SUD-
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD EST TOTAL
EST

Participent à des activités 68,7 60,9 61,9 48,0 65,1 46,7 60,3 83,2 63,0
communautaires

Types d’activités
Réunions communautaires 31,5 78,3 53,8 16,6 28,4 59,4 25,2 82,7 45,7
Nettoyage collectif 14,1 43,7 52,6 26,8 17,2 60,8 15,6 61,9 34,5
Entretien des infrastructures 76,8 66,4 58,9 66,1 77,7 48,1 75,0 58,9 67,4
Pépinières villageoises 0,2 4,5 0,8 3,2 0,5 1,1 1,4 1,7 1,2
Reboisement communautaire 0,7 10,0 3,4 1,4 1,3 3,2 2,2 5,6 3,0
Autres activités 15,1 15,5 7,1 18,3 9,3 11,4 17,2 7,1 12,1
Nombre des OP

La mobilisation communautaire est très importante dans la zone Est et relativement faible dans la
zone Sud. Les activités communautaires qui mobilisent le plus les populations sont les entretiens
d’infrastructures communautaires : en moyenne, 67 % des ménages ont attesté qu’ils participent à
ce genre d’activité (78 % dans la zone du Centre, 75 % dans la zone du Sud-est. Il faut noter que la
densité des infrastructures communautaires va déterminer, toutes choses égales par ailleurs, le taux
de participation des populations à leur entretien. On note une très faible participation aux activités
d’aménagement de pépinières villageoises et de reboisement communautaire, sans doute parce que
de telles initiatives sont très faiblement promues.

Les organisations paysannes existantes sont largement de type informel. Les organisations plus
formelles comme les coopératives ne concernent que 3 % des ménages (9 % à l’est et 4 % au sud).
Les organisations paysannes se font davantage dans le domaine de l’agriculture (10 %) et, dans une
très faible mesure, dans le domaine de l’épargne (2 %). Les organisations qui développent des
activités d’épargne locale touchent un nombre relativement plus important de ménages de l’est
(4 %) et du centre (3 %)

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 133


5.5. Production agricole, sécurité alimentaire et état nutritionnel

5.5.1. Hypothèses, variables dépendantes et variables indépendantes

Dans cette dernière partie de la section consacrée à la sécurité alimentaire, nous essayons d’analyser
d’une part les relations entre certains facteurs de production et les rendements agricoles, d’autre
part entre la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel de la population à travers celui des enfants de
moins de cinq ans.

Le document de projet a formulé plusieurs hypothèses sur les pratiques et les connaissances des
agriculteurs en rapport avec les rendements et la sécurité alimentaire. Nous en examinerons trois qui
à notre avis contiennent l’essentiel des arguments stratégiques pour la mise en œuvre du
programme :

 Les agriculteurs qui utilisent des pratiques améliorées de production ont des rendements
plus élevés que ceux qui utilisent les pratiques traditionnelles.

 Les agriculteurs qui ont un accès à l’irrigation produisent plus de nourriture et sont moins
vulnérables aux chocs que ceux qui n’ont pas accès à l’irrigation.

 La dépendance du riz et des pratiques alimentaires traditionnelles contribue à l’insécurité


alimentaire. Les ménages qui consomment une nourriture diversifiée sont plus en
sécurité alimentaire que ceux qui ne le font pas (moins de mois de faim, moins de
malnutrition)

L’hypothèse relative à l’impact probable de la participation à des groupements paysans sur l’accès
aux opportunités de marché et sur les prix au producteur ne peut malheureusement pas être testée
parce que nous n’avons pas collecté des données appropriées sur la commercialisation des produits
agricoles.

Plusieurs variables dépendantes sont définies par les hypothèses retenues. Ce sont les rendements,
la production de nourriture, la vulnérabilité aux chocs, la sécurité alimentaire mesurée par le nombre
de mois de pénurie alimentaire et la malnutrition. Les variables indépendantes (les facteurs de
risque) sont respectivement l’utilisation des pratiques améliorées de production, l’accès à l’irrigation
et la diversification de l’alimentation.

5.5.2. Pratiques de production, superficie, volume de la production et rendements agricoles

Les agriculteurs de notre échantillon ont été interrogés sur les techniques agricoles modernes qu’ils
connaissent et pratiquent, en leur énumérant une quinzaine de ces pratiques. Nous avons choisi cinq
pratiques modernes en tenant compte des principales contraintes de la production agricole dans la
zone d’intervention du programme. Il s’agit de (i) la rotation des cultures, (ii) l’utilisation de
semences améliorées, (iii) l’usage d’engrais organique ou chimique, (iv) le désherbage et (v) les
techniques de gestion de l’eau. Les agriculteurs qui ont attesté avoir déjà utilisé l’ensemble de ces

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 134


cinq techniques ont été classés comme mettant plus en œuvre des pratiques améliorées de
production. Tous les autres, même ceux qui ont déjà utilisé une, deux ou trois de ces pratiques sont
classés (parfois exagérément) comme mettant moins en œuvre les pratiques améliorées.

Etant donné par ailleurs que la riziculture est l’activité agricole la plus répandue dans la zone
d’intervention de SALOHI, nous avons choisi de mettre en relation les pratiques de production avec
les rendements des cultures de riz. Comme précédemment, nous utilisons les statistiques
d’association pour les tableaux croisés simples 2 x 2.

La valeur médiane de chaque variable indépendante a été calculée sur l’ensemble de l’échantillon et
utilisée comme ligne de partage. La superficie médiane des cultures de riz s’établit à 0,45 ha, le poids
médian des récoltes de riz à 249 kg et le rendement médian des cultures de riz à 240 kg par ha. Les
superficies, les récoltes et les rendements en-dessous des valeurs médianes ont été considérés
comme relativement faibles et ceux au-delà, comme relativement élevés.

Les riziculteurs qui mettent en pratique les techniques améliorées de production, telles que nous les
avons définies ci-dessus, représentent seulement 3,8 % des 2 700 producteurs de riz touchés par
l’enquête. En moyenne les producteurs qui mettent en œuvre des pratiques améliorées de
production exploitent des superficies relativement plus petites (0,53 ha en moyenne contre 0,68 ha),
mais récoltent des quantités de riz relativement plus importantes (551 kg en moyenne contre 386
kg). La production et les rendements sont donc relativement meilleurs lorsqu’on utilise des
techniques améliorées de production (Graphique 32)

Tableau 77 : Statistiques d’association entre pratiques de production, superficie, volume de la


production et rendement des cultures de riz

Superficie Quantité Rendement des


exploitée de riz récoltée cultures de riz
Petite Grande Faible Elevé Faible Elevé
Pratiques améliorées Moins 49,8 50,2 50,3 49,7 51,1 48,9
de production Plus 63,6 36,4 41,1 58,9 23,9 76,1

Rapport de chances (OR) 0,569 1,449 3,319


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,27 0,77 1,84
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,192 2,719 5,988
Risque relatif (RR) 0,784 1,223 2,135
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,59 0,85 1,39
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,045 1,766 3,275

Les limites des intervalles de confiance indiquent que seules les différences de rendement sont
statistiquement significatives : la probabilité que le rendement des cultures de riz soit relativement
plus faible chez les paysans qui n’utilisent pas des techniques plus modernes de production est près
de trois fois et demie plus forte que chez les paysans qui utilisent ces techniques. Elle pourrait même
être six fois plus forte.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 135


Graphique 32 : Variation des superficies, de la production et des rendements des cultures familiales
de riz, selon les pratiques de production

a) Variation des superficies des cultures familiales de riz

b) Variation des quantités de riz récoltées par ménage

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 136


c) Variation des rendements des cultures familiales de riz

Les superficies mises en valeur par des producteurs n’utilisant pas suffisamment les techniques
améliorées de production soit relativement plus petites (OR = 0,642 et RR = 0,818). Par ailleurs les
chances que le volume de la production de riz soit plus petit chez les paysans qui ne pratiquent pas
suffisamment les techniques modernes de production sont une fois et demie plus grandes que chez
les paysans qui pratiquent plus ces techniques. Toutefois dans ces deux cas, les différences (de
superficie et de récolte) ne sont pas statistiquement significatives.

5.5.3. Accès à l’irrigation, production agricole et vulnérabilité alimentaire des ménages

Les réponses des paysans à la question sur l’irrigation ont permis de savoir que dans la zone
d’intervention de SALOHI environ 600 agriculteurs (29 %) bénéficient d’un système d’irrigation. Le
fait de bénéficier d’un système d’irrigation assure-t-il aux ménages une meilleure récolte ? Celle-ci
assure-t-elle à son tour une plus grande sécurité alimentaire et donc une moindre vulnérabilité des
ménages face aux chocs pouvant affecter leur sécurité alimentaire ?

L’insécurité alimentaire a été définie et opérationnalisée dans le présent rapport par les stratégies de
survie, plus ou moins sévères, qu’adoptent les ménages face à la pénurie alimentaire. La valeur
médiane de l’indice d’insécurité alimentaire, que nous utilisons ici pour mesurer la vulnérabilité
alimentaire des ménages, est égale à 24. Nous avons utilisé cette valeur comme séparateur entre
niveau élevé de vulnérabilité (indice supérieur à la médiane) et faible niveau de vulnérabilité
alimentaire (indice inférieur à la médiane).

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 137


Tableau 78 : Statistiques d’association entre accès à l’irrigation, volume de la production et
vulnérabilité alimentaire

Quantité Dernière Vulnérabilité


de riz récoltée saison agricole alimentaire
Petite Grande Mauvaise Bonne Forte Faible
Non 50,7 49,3 73,1 26,9 52,5 47,5
Accès à l’irrigation
Oui 44,9 55,1 57,6 42,4 43,7 56,3

Rapport de chances (OR) 1,264 1,994 1,422


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,92 1,47 0,96
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,747 2,705 2,096
Risque relatif (RR) 1,130 1,268 1,201
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,95 1,12 0,97
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,343 1,436 1,484

Plus de la moitié (51 %) des producteurs de riz qui n’ont pas accès à un système d’irrigation ont une
récolte relativement faible, contre 45 % des producteurs qui ont accès à un système d’irrigation.
L’odds ratio et le risque relatif sont supérieurs à 1, mais ils ne sont pas statistiquement significatifs.

Lorsqu’on compare les avis des producteurs eux-mêmes sur leur satisfaction par rapport à la
campagne agricole passée 73 % de ceux qui n’ont pas accès à l’irrigation déclarent que la saison a été
mauvaise, contre 58 % de ceux qui ont accès à l’irrigation. Les statistiques d’association concluent
cette fois que les situations sont statistiquement différentes. Autrement dit, la probabilité qu’un
agriculteur qui n’a pas accès à l’irrigation passe une mauvaise saison agricole est presque deux fois
plus élevée (OR = 1,994) que pour un agriculteur ayant accès à l’irrigation ; cette probabilité pourrait
être plus de deux fois et demie plus forte.

Les ménages qui disposent d’un système d’irrigation sont relativement moins vulnérables que ceux
qui n’en disposent pas. L’indice d’insécurité alimentaire est supérieur à la valeur médiane pour 44 %
des premiers contre 53 % des seconds, mais la différence n’est pas statistiquement significative.

5.5.4. Diversité alimentaire, insécurité alimentaire et malnutrition

La dernière hypothèse de l’objectif stratégique 2 que nous allons testée stipule qu’une plus grande
diversité alimentaire assure une meilleure sécurité alimentaire, une plus longue durée
d’approvisionnement alimentaire adéquat et un meilleur état nutritionnel. Nous avons déjà calculé le
score de diversité alimentaire des ménages, le nombre de mois d’approvisionnement alimentaire
adéquat des ménages, l’indice d’insécurité alimentaire des ménages qui est retenu comme indicateur
de vulnérabilité et, évidemment, les indicateurs de malnutrition pour les enfants âgés de moins de
cinq ans. Ces derniers sont déjà dichotomisés à partir de la valeur du score Z inférieure à moins deux
écarts-types. Les autres indicateurs qui nous intéressent ici sont dichotomisés à partir de leur valeur
médiane.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 138


Les données du tableau 48 indiquent qu’il existe une association significative entre d’une part la
diversité alimentaire dans les ménages et la sécurité alimentaire, d’autre part entre la diversité
alimentaire et le nombre de mois d’approvisionnement alimentaire adéquat des ménages. Un peu
plus de 76 % des ménages qui ont un faible score de diversité alimentaire ont aussi un score
d’insécurité alimentaire plus fort. L’odds ratio indique que le risque pour les ménages qui ont un
faible niveau de diversité alimentaire d’être en situation d’insécurité alimentaire plus élevée est trois
fois et demie plus grand que pour les ménages qui diversifient mieux leur alimentation. Dans le cas
du mois d’approvisionnement alimentaire adéquat, le rapport de chances n’est pas calculé à cause
du zéro dans une des cases. Le risque relatif est voisin de deux et sa valeur est statistiquement
significative. Les ménages qui diversifient moins leur alimentation ont une période d’alimentation
adéquate plus réduite que ceux qui diversifient davantage leur alimentation.

Tableau 79 : Statistiques d’association entre diversité alimentaire, sécurité alimentaire et


malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans

Insécurité Mois d’approvisionnement


alimentaire alimentaire adéquat
Forte Faible Faible Elevé
Faible 76,1 23,9 100,0 0,0
Diversité alimentaire
Forte 46,5 53,5 53,9 46,1

Rapport de chances (OR) 3,654


Limite inférieure de l’IC à 95 % 2,88
Limite supérieure de l’IC à 95 % 5,237
Risque relatif (RR) 1,635 1,854
Limite inférieure de l’IC à 95 % 1,44 1,65
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,855 2,083

Malnutrition (enfants de 2 à 5 ans)


Taille/Age Poids/Age Poids/Taille
Oui Non Oui Non Oui Non
Faible 46,5 53,5 33,1 66,9 6,0 94,0
Diversité alimentaire
Forte 47,6 52,4 41,7 52,3 7,2 92,8

Rapport de chances (OR) 0,957 0,690 0,831


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,68 0,48 0,46
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,347 1,000 1,509
Risque relatif (RR) 0,977 0,793 0,841
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,81 0,62 0,48
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,172 1,008 1,471

Au contraire des autres phénomènes, la diversité alimentaire ne semble pas avoir de relation
attendue avec la malnutrition, quel que soit le groupe d’enfants d’âge compris entre 0 et 59 mois.
Les enfants les plus susceptibles de souffrir d’un manque de diversification alimentaire sont ceux qui
sont sortis de l’âge de l’allaitement maternel c’est-à-dire les enfants de 2 à 5 ans. Mais comme on

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 139


peut le constater avec les statistiques d’association les effets de la diversité alimentaire semblent
inversés. Elles indiquent que les enfants des ménages où la diversité alimentaire est faible ne sont
pas dans un plus mauvais état nutritionnel que les enfants vivant dans des ménages où est assurée
une meilleure diversification alimentaire. Les rapports de chances sont même toujours plus
favorables aux premiers, bien qu’ils ne soient pas statistiquement significatifs. On retient donc que
seul l’allaitement maternel influence significativement l’état nutritionnel des enfants (tableau 32).

5.5.5. Participation à des organisations paysannes et production agricole

SALOHI se propose de promouvoir les organisations paysannes et de renforcer leur capacité de


négociation en vue d’avoir un certain contrôle des prix et d’avoir la capacité de répondre à la
demande du marché en termes de quantité et qualité des produits. La participation à des groupes
organisés de paysans offre plus d’opportunité à chaque membre du groupe de profiter des appuis
techniques provenant des projets et programmes de développement ou des ONG. On s’attend donc
à ce que les paysans qui participent à des organisations paysannes aient plus de connaissances
techniques et plus d’expériences, en matière de production agricole. Cela devrait leur permettre
d’avoir une meilleure production en comparaison de ceux qui ne participent pas à de telles
organisations.

Nous testons cette hypothèse en considérant la participation aux organisations paysannes comme
facteur de risque pour la production (en volume de la récolte annuelle de riz). Les résultats figurent
au tableau 77

Tableau 80: Association entre appartenance à une organisation paysanne et production agricole.

Quantité
de riz récoltée
Faible Elevé
Appartenance à une Non 51,1 48,9
organisation paysanne Oui 46,7 53,3

Rapport de chances (OR) 1,191


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,82
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,727
Risque relatif (RR) 1,093
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,90
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,328

Le pourcentage des ménages qui n’adhèrent pas à une organisation paysanne et qui ont une récolte
relativement faible est supérieur à celui des ménages qui adhèrent à une organisation paysanne : 51
% contre 47 %. Mais le risque relatif est faible et la différence traduite par ces pourcentages n’est pas
statistiquement significative

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 140


5.5.6. Production agricole et sécurité alimentaire
Les ménages qui produisent relativement mieux devraient avoir un meilleur accès à l’alimentation,
c’est-à-dire aussi une meilleure couverture des besoins alimentaires annuels du ménage. Cette
hypothèse est testée en comparant les pourcentages des ménages qui appartiennent à deux
catégories différentes de niveau de récolte (faible et élevé) par rapport à la durée moyenne de la
pénurie alimentaire.

Tableau 81: Association entre niveau de la production agricole et durée de la pénurie alimentaire

Durée de la pénurie
alimentaire
Elevée Faible
Faible 47,2 52,3
Quantité de riz récoltée
Elevée 35,7 64,1

Rapport de chances (OR) 1,599


Limite inférieure de l’IC à 95 % 1,15
Limite supérieure de l’IC à 95 % 2,222
Risque relatif (RR) 1,316
Limite inférieure de l’IC à 95 % 1,07
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,615

Le risque d’avoir une durée moyenne de pénurie alimentaire élevée est une fois et demie plus élevé
lorsque la quantité de récolte est faible que lorsque cette quantité est relativement élevée. Les
valeurs des intervalles de confiance à 95 % indiquent que le risque relatif et le rapport de chance
sont statistiquement signification.
5.5.7. Pénurie alimentaire et état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans

Tableau 82: Association entre durée de la pénurie alimentaire et état nutritionnel des enfants

Malnutrition (enfants de 0-59 mois)


Taille/Age* Poids/Age Poids/Taille
Oui Non Oui Non Oui Non
Elevée 43,1 56,9 32,5 67,5 7,3 92,7
Durée de la pénurie alimentaire
Faible 45,5 54,5 36,1 63,9 9,3 90,7

Rapport de chances (OR) 0,910 0,855 0,764


Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,71 0,69 0,55
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,165 1,058 1,057
Risque relatif (RR) 0,949 0,902 0,781
Limite inférieure de l’IC à 95 % 0,83 0,79 0,58
Limite supérieure de l’IC à 95 % 1,089 1,036 1,053
*Enfants de 6-59 mois

Comme en ce qui concerne du test des relations entre état nutritionnel et diversification alimentaire,
les statistiques d’association entre l’état nutritionnel et la durée de la pénurie alimentaire ne
confirment pas l’hypothèse d’une situation de malnutrition plus prononcée pour les enfants de
moins de 5 ans vivant dans les ménages où la durée moyenne de la pénurie alimentaire est
relativement plus longue.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 141


SECTION 6: RESILIENCE DES MENAGES ET DES COMMUNAUTES

La mise en œuvre du Programme SALOHI se justifie principalement par le fait que les zones dans
lesquelles il prévoit d’intervenir sont régulièrement frappées par des catastrophes naturelles :
cyclones et inondations sur la façade orientale et sècheresse dans le sud. L’une des principales
conséquences de ces chocs est l’insécurité alimentaire résultant de la destruction des cultures et des
infrastructures de production, comme les systèmes d’irrigation. Les capacités de prévention et de
gestion des catastrophes naturelles doivent donc être renforcées dans les communautés et les
ménages qui vivent dans ces zones. C’est le principal résultat visé par le troisième et dernier objectif
stratégique du Programme.

Pour le réaliser, il est envisagé (i) d’aider les communautés à se doter de système d’alerte précoce
d’une part, de plans de prévention et de mitigation des désastres d’autre part ; (ii) d’améliorer les
capacités des communautés à gérer les ressources naturelles (terres et eau) et les infrastructures de
transport, notamment par le développement des plans d’utilisation durable des terres ; (iii) de
mettre en place des systèmes de protection des ménages urbains extrêmement pauvres et de former
ces ménages afin qu’ils puissent se prendre en charge ; (iv) renforcer les capacités des leaders
communales, des responsables communautaires, des ménages et des individus, y compris et surtout
les femmes, à mettre en œuvre en toute circonstance et en tout lieu les pratiques de bonne
gouvernance.

L’indice de vulnérabilité des communautés est l’indicateur retenu pour évaluer l’atteinte de l’objectif
stratégique de renforcement des capacités de résistance des communautés aux désastres. Nous
présentons d’abord les informations collectées sur la prévalence des catastrophes naturelles et leurs
conséquences sur les communautés et les ménages ; nous évaluons ensuite les capacités de réaction
des communautés et des ménages face à ces catastrophes. Nous décrirons enfin la gestion des
communautés avant de proposer un indice de vulnérabilité des communautés.

6.1 Prévalence des catastrophes naturelles et des chocs socioéconomiques

Un questionnaire communautaire a été rempli aux chefs lieux des 120 Fokontany appartenant à
l’échantillon de l’enquête, avec la collaboration des responsables communautaires. Cela a permis de
recueillir des informations sur l’accès des communautés aux services sociaux de base, l’accessibilité
des communautés, la gouvernance et sur la survenue ou pas de catastrophes naturelles au cours des
dernières années.

La quasi-totalité des communautés de l’échantillon (98 %), à l’exception de deux communautés dans
les plateaux centraux où intervient ADRA et une communauté couverte par CARE, ont été victimes de
catastrophes naturelles au cours des dernières années. Les catastrophes sur lesquelles ont porté les
questions sont la sècheresse, les inondations et les cyclones. Les données du tableau 49 indiquent
que les communautés ont été frappées par au moins deux types de catastrophes et aucune par un
seul et unique catastrophe.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 142


Tableau 83 : Pourcentages des communautés qui ont été touchées par différentes catastrophes
naturelles au cours des dernières années

Prévalence Types de catastrophe


Zones des Cyclone et Cyclone et Sècheresse et Cyclone, Autres
catastrophes Inondation sècheresse Inondation Inondation et catastrophes*
Sècheresse
ADRA 93,3 53,3 23,3 16,7 13,3 71,4
CARE 100,0 36,7 20,0 23,3 20,0 33,3
CRS 96,4 30,0 20,0 6,7 6,7 20,7
LOL 100,0 66,7 36,7 26,7 26,7 46,7

Centre 100,0 52,9 17,6 11,8 5,9 64,7


Sud 95,8 38,5 19,2 15,4 15,4 32,0
Sud-est 96,3 55,6 31,5 20,4 20,4 48,1
Est 100,0 30,4 21,7 21,7 17,4 26,1
Ensemble 97,5 46,7 25,0 18,3 16,7 42,7
56 sur 120 30 sur 120 22 sur 120 20 sur 120 51 sur 120
*Principalement grêle, insectes et tonnerre-foudre

En moyenne, 20 communautés sur 120 ont été victimes des trois principaux types de catastrophes,
les autres par une combinaison deux à deux de ces types, le couple cyclone-inondation étant le plus
fréquent (56 communautés sur 120). Plusieurs communautés ont aussi été victimes d’autres types de
catastrophes comme la grêle, l’invasion des insectes et les tonnerres et foudres : 71 % des
communautés couvertes par ADRA et 65 % des communautés du centre.

Les conséquences de ces catastrophes sont nombreuses et diverses, comme nous le montrent les
données du tableau 81. Dans la quasi-totalité des communautés (95 %), les récoltes ont été perdues
et les terres de cultures détruites (57 %). Ces derniers dégâts concernent davantage les zones
couvertes par ADRA (96 % des communautés) c’est-à-dire aussi la zone géographique du centre. Les
dégâts sur l’environnement sont relativement plus importants dans le sud-est, zone couverte par
LOL. Dans le sud, près de 70 % des communautés ont parlé de perte de cheptel.

Les ménages dans ces différentes communautés ont subi d’autres types de chocs, de nature
socioéconomique. Le tableau 51 donne des informations sur ces chocs. On peut facilement constater
que le principal choc déclaré par les ménages se rapporte au prix anormalement élevé des aliments
et son corollaire de baisse du pouvoir d’achat ou des revenus des ménages. Ce phénomène a touché
en particulier les ménages du sud et du sud-est (plus de 70 % contre une moyenne de 47 % des
ménages).

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 143


Tableau 84 : Conséquences socioéconomiques des catastrophes naturelles sur les communautés.
Pourcentages des communautés ayant subi les différents types de conséquences.

Conséquences ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL
Perte de biens
39,3 31,0 53,6 56,7 35,3 43,5 51,9 39,1 45,2
matériels
Pertes de récoltes 96,4 89,7 96,4 96,7 94,1 95,7 98,1 87,0 94,8
Pertes de cheptel 17,9 51,7 46,4 36,7 11,8 69,6 32,7 39,1 38,3
Destruction des terres
96,4 51,7 39,3 43,3 100,0 47,8 53,8 43,5 57,4
de culture
Pertes en vie humaine 14,3 10,3 10,7 13,3 17,6 17,4 9,6 8,7 12,2
Dégâts sur
14,3 31,0 32,1 60,0 23,5 26,1 46,2 26,1 34,8
l’environnement
Autres conséquences 25,0 10,3 3,6 20,0 23,5 13,0 17,3 4,3 14,8

Tableau 85 : Chocs socioéconomiques subis par les ménages au cours des 12 derniers mois.
Pourcentages des ménages qui attestent avoir subi les différents types de chocs.

Chocs socioéconomiques ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL
Problèmes phytosanitaires 26,1 30,5 29,8 0,8 20,2 35,1 21,2 32,5 26,0
Maladie du bétail 20,1 24,5 22,2 2,7 15,0 7,8 25,4 26,5 26,0
Maladie/Epidémie 4,5 10,5 12,6 0,7 2,9 1,6 11,1 15,0 8,3
Prix élevé des aliments 12,2 77,2 72,2 28,8 11,8 67,1 39,1 80,3 47,4
Prix élevé des intrants agricoles 1,9 5,7 18,7 4,9 3,0 19,2 3,7 19,0 9,6
Perte d’emploi 0,3 3,5 2,3 1,1 0,2 2,5 1,5 2,4 1,6
Baisse des revenus 11,3 60,8 53,3 23,3 13,5 58,3 24,7 61,9 36,5
Maladie grave/accident 11,7 34,0 26,3 19,0 12,4 51,1 12,4 18,9 21,4
Décès membre actif 3,6 2,9 3,3 4,4 4,9 3,5 3,6 1,6 3,4
Vol du capital de production 0,1 0,8 1,0 1,5 0,2 0,2 0,3 2,5 0,7
Faible opportunité de travail 0,9 7,3 5,5 9,6 1,5 3,2 4,7 8,2 4,4
Insécurité/violence 8,3 10,3 4,4 4,6 13,9 6,4 3,6 5,8 6,6
Manque main-d’œuvre 6,0 14,2 8,0 4,2 9,3 8,7 3,9 13,7 7,8
Problème de maitrise de l’eau 1,7 32,1 4,1 6,1 3,1 4,3 3,6 22,2 7,3

Les autres chocs relativement importants subis par les ménages sont par ordre les problèmes
phytosanitaires, les maladies du bétail et les maladies et accidents des hommes.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 144


6.2 Gestion des catastrophes naturelles par les ménages et par les
communautés
Les intempéries sont inévitables ; elles ne peuvent pas être empêchées. Mais on peut les prévenir et
les communautés et les ménages peuvent se préparer à réduire leurs effets dévastateurs et à se
remettre rapidement de leurs conséquences. Les systèmes d’alerte précoce (SAP) sont des dispositifs
permettant de collecter des informations sur les signes probables des catastrophes et de les
transmettre à temps aux communautés et aux populations pour qu’elles prennent des dispositions.
Ces systèmes d’alerte doivent nécessairement être complétés par des dispositifs communautaires
d’intervention pour limiter les dégâts que peuvent causer les intempéries. Au mieux, les
communautés doivent disposer de plans de mitigation des catastrophes et désastres.
6.2.1 Stratégies de gestion des conséquences des catastrophes naturelles par les ménages
Nous avons demandé aux chefs de ménage qui ont été victimes de catastrophes ce qu’ils avaient fait
face aux conséquences de ces catastrophes. Le tableau 83 présente les réponses selon les zones
géographiques.
Tableau 86 : Pourcentages des ménages qui utilisent les différentes stratégies pour faire face aux
conséquences des catastrophes naturelles subies au cours de l’année passée
Zones géographiques
Stratégies de mitigation TOTAL
Centre Sud Sud-est Est
Consommer des aliments moins chers 70,5 89,4 90,9 95,9 88,0
Réduire le nombre des repas par jour 20,3 85,7 57,2 48,4 54,6
Consommer des produits de cueillette 4,6 60,9 63,4 57,1 51,2
Emprunter des produits alimentaires 25,8 22,6 37,0 49,1 34,6
Acheter des produits alimentaires à crédit 18,9 21,5 30,3 41,7 28,8
Utiliser l’épargne 19,7 46,5 15,1 23,4 23,8
Intensifier le travail agricole rémunéré 41,7 17,1 25,8 33,4 28,4
Consommer les semences de la prochaine saison 8,4 39,2 27,3 29,5 26,8
Faire migrer certains membres du ménage 2,7 0,9 5,7 1,4 3,4
Chercher du travail temporaire 31,8 12,4 40,5 14,6 28,3
Faire migrer définitivement une partie du ménage 0,0 0,9 1,4 0,0 0,8
Réduire les dépenses de santé et scolaires 8,4 14,3 12,0 29,1 15,2
Consommer prématurément les récoltes 12,6 45,6 38,9 38,4 35,5
Emprunter de l’argent 19,5 33,2 41,2 30,2 33,6
Vendre des bijoux ou des ustensiles de cuisine 0,6 21,7 3,1 0,5 5,8
Vendre des meubles et/ou équipements 0,3 21,0 1,5 0,9 5,0
Vendre la volaille 31,5 67,0 23,4 22,5 33,3
Vendre le petit bétail (chèvre, moutons, cochons) 20,1 53,9 6,5 5,7 18,2
Vendre le gros bétail (bœuf, zébu) 3,8 51,6 1,9 97,0 12,4
Vendre le matériel agricole 0,3 2,7 1,1 0,7 1,2
Mettre en location les terres de culture 1,2 1,2 3,8 2,8 2,6
Vendre le terrain 0,0 7,4 2,5 0,6 2,7
Autre 14,4 0,3 13,9 21,5 12,8

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 145


Les stratégies de mitigation sont très nombreuses et variées selon les zones géographiques.
L’alimentation des ménages est fortement perturbée. La consommation des aliments de substitution
est une stratégie générale : 70 % à 96 % des ménages, selon la zone géographique, l’adoptent. C’est
dans le sud-est et l’est que cette stratégie est la plus répandue. A part la zone centrale, la
consommation de produits de cueillette et la réduction du nombre de repas journaliers est utilisée
par 48 % à 86 % des ménages. A l’est et dans le sud-est, des pourcentages relativement importants
de ménages procèdent à des emprunts ou des achats à crédit des aliments.

La zone du centre se caractérise par le pourcentage relativement plus important de ménages qui
cherchent du travail rémunéré agricole et ou non agricole. Le sud se singularise par la vente de biens
monnayables (bétail, volaille, bijoux et ustensiles) et par l’utilisation de l’épargne. A l’est, la plus
importante stratégie de survie des ménages, avant même les changements dans l’alimentation, c’est
la vente du bétail (97 % des ménages).

6.2.2 Systèmes d’alertes précoces et dispositifs communautaires d’intervention

Dans les zones d’intervention de SALOHI, plus de la moitié des communautés qui ont été touchées
par l’enquête (56 %) ne disposent pas de système d’alerte précoce, alors qu’elles sont toutes
frappées par au moins deux types de catastrophes naturelles : sècheresse, inondation ou cyclone. Les
communautés couvertes par ADRA sont celles qui manquent le plus de système d’alerte précoce (28
sur 30 soit 93 %) Les communautés couvertes par les autres CS ont entre 40 et 45 % de
communautés ne disposant pas de SAP. Par zone géographique, corrélativement, les communautés
du centre manquent dramatiquement de SAP : 6 % seulement en disposent contre 43 %, 59 % et 61
% des communautés du sud-est, de l’est et du sud, respectivement.

Tableau 87 : Pourcentages des communautés dans lesquelles existe un système d’alerte précoce
(SAP) ou un dispositif communautaire d’intervention (DCI). Pourcentages des SAP et des dispositifs
communautaires d’intervention selon le niveau de fonctionnalité.

Existence de SAP
ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL
et de DCI
Existence de SAP 6,7 55,2 56,7 60,0 5,9 61,5 42,6 59,1 44,5
Existence de DCI 6,7 40,0 17,2 36,7 11,8 26,9 22,6 39,1 25,2
Fonctionnalité SAP
Pas du tout fonctionnel - 5,9 5,9 11,1 - 12,5 8,7 - 7,4
Peu fonctionnel 50,0 52,9 41,2 16,7 - 43,8 21,7 57,1 37,0
Fonctionnel 50,0 41,2 47,1 61,1 100,0 43,8 56,5 42,9 50,0
Très fonctionnel - - 5,9 11,1 - - 13,0 - 5,6
Fonctionnalité DCI
Pas du tout fonctionnel - 25,0 - 20,0 - 28,6 18,2 11,1 17,2
Peu fonctionnel 100,0 50,0 80,0 10,0 - 57,1 9,1 66,7 37,9
Fonctionnel - 25,0 - 70,0 100,0 14,3 63,6 22,2 41,4
Très fonctionnel - - 20,0 - - - 9,1 - 3,4

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 146


On a demandé aux informateurs clés des communautés s’il existait des groupes de personnes ou des
organisations prêts à aider les populations en cas de catastrophes. De tels groupes que nous avons
appelé des «dispositifs communautaires d’intervention» manquent davantage que les SAP. Seule une
communauté sur 4 (25 %) atteste disposer d’organisation ou d’association prête à aider les
populations en cas de catastrophe.

Toutes ces institutions communautaires, là où elles existent, ne fonctionnent pas de manière


satisfaisante : en moyenne, 50 % des systèmes d’alerte précoce et 41 % des dispositifs
communautaires d’intervention sont considérés comme fonctionnels. Les autres sont peu ou pas du
tout fonctionnels.

6.3 Accès aux services sociaux de base et accessibilité des communautés

L’accès aux services sociaux de base et aux marchés ainsi que l’accessibilité des communautés pour
toute sorte d’aide venant de l’extérieur constituent des facteurs importants de mitigation des
conséquences des catastrophes pour les populations et pour les communautés. Ce sont également
des facteurs importants de résilience étant donné que l’accès et l’utilisation des services de santé
d’une part, l’accès à l’eau potable d’autre part, permettent de renforcer le capital humain (objectif
stratégique 1 de SALOHI). L’accès au marché est le principal facteur d’accès à l’alimentation lorsque
les récoltes familiales et les stocks alimentaires manquent ou sont insuffisants.

6.3.1 Accessibilité et fréquentation des services de santé

Les données du tableau 85 permettent de savoir que les populations ont un accès relativement
difficile aux services de santé : en moyenne 11 % seulement des femmes ont accès à un service de
santé dans leur localité de résidence ; 30 % doivent se déplacer sur 1 à 5 km pour atteindre le service
de santé le plus proche et 49 % doivent parcourir plus de 5 km. En conséquence, 39 % des femmes
de la zone SALOHI doivent marcher pendant 1 heure pour arriver au service de santé le plus proche ;
16 % doivent marcher pendant deux heures et 12 % au moins trois heures.

Par zone d’intervention des CS, les situations sont relativement différentes. Les femmes des
communautés couvertes par LOL ont un accès relativement plus aisé aux services de santé : 78 %
d’entre elles l’ont sur place ou parcourent moins de 5 km pour atteindre le service de santé le plus
proche, contre moins de 50 % dans les communautés couvertes par les autres CS (39 %, 44 % et 41 %
respectivement pour CARE, ADRA et CRS) En conséquence, 58 % des femmes dans la zone de LOL
accèdent, par la marche, en moins d’une heure le service de santé le plus proche. Dans les autres
zones des CS plus de 65 % des femmes doivent marcher pendant au moins une heure.

Par zone géographique, les femmes du centre et du sud-est ont un accès relativement plus facile aux
services de santé : 53,6 % des femmes du centre et 52,7 % des femmes du sud-est disposent d’un
service de santé dans un rayon de moins de 5 km, contre 42 % de celles du sud et seulement 22 % de
celles de l’est. Les temps de parcourir sont tout de même relativement longs pour une grande
proportion de la population quelle que soit la zone géographique. Plus de 88 % des femmes du sud

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 147


doivent marcher pendant au moins une heure pour arriver dans le service de santé le plus proche,
contre 59 % de celles du sud, 61 % de celles du centre et 64 % de celles du sud-est.

Tableau 88 : Accès aux services de santé. Pourcentages des femmes selon la distance et le temps de
marche pour accéder au service de santé le plus proche. Pourcentages des femmes qui attestent qu’il
existe des volontaires de santé dans leur communauté.

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL


Distance au service de santé
Sur place 7,9 18,4 7,8 26,3 7,4 16,6 11,3 7,9 10,9
Moins de 5 km 35,6 20,7 33,3 51,9 47,2 25,5 41,4 14,2 34,1
5 à 10 km 32,4 31,1 45,9 17,5 38,5 28,8 26,2 64,1 36,5
Plus de 10 km 13,8 13,7 11,8 3,9 6,2 19,4 12,0 10,7 12,1
Ne sait pas 10,3 16,0 1,2 0,4 0,7 9,7 9,1 3,1 6,4
Temps de marche
0 heure 29,2 32,5 30,8 58,2 38,7 40,6 36,3 11,8 32,9
1 heure 39,8 34,5 42,7 24,5 46,0 30,4 32,2 54,7 39,0
2 heures 14,0 22,9 16,2 11,7 10,5 9,6 16,4 26,6 15,8
3 heures ou plus 17,0 10,1 10,3 5,6 4,8 19,4 15,1 6,9 12,3
Existence de volontaires de santé 54,1 66,6 79,7 72,4 53,9 65,2 69,4 82,0 68,0

Selon les données du tableau 86, les services de santé les plus proches des populations sont sans
surprise les centres de santé de base de type 1 (CSB I, dans 48 % des communautés) ou les centres de
santé de base de type 2 (CSB II, dans 56 % des communautés). Les agents de santé communautaire
ne constituent les services les plus proches que dans 8 % seulement des communautés et les
cliniques dans 7 % des communautés

Tableau 89 : Pourcentages des communautés dans lesquelles les différents types de services de
santé sont les plus proches des populations. Pourcentages des communautés dans lesquelles les
populations utilisent fréquemment les services de santé. Pourcentages des communautés qui
évoquent les différentes raisons pour lesquelles les populations n’utilisent pas fréquemment les
services de santé.

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL


Service de santé le plus proche
Agents de santé communautaire 16,7 6,7 10,0 0,0 17,6 15,4 3,7 4,3 8,3
Centre de santé de base 1 43,3 43,3 90,0 16,7 47,1 61,5 37,0 60,9 48,3
Centre de santé de base 2 53,3 66,7 20,0 83,3 47,1 50,0 64,8 47,8 55,8
Clinique 6,7 13,3 0,0 6,7 5,9 15,4 5,6 0,0 6,7
Utilisation fréquente des services 63,3 63,3 73,3 80,0 76,5 61,5 74,1 65,2 70,0
Raisons de la faible fréquentation
Distance 20,0 26,7 16,7 6,7 11,8 23,1 13,0 26,1 17,5
Absence des soins attendus 3,3 3,3 3,3 3,3 5,9 3,8 1,9 4,3 3,3
Coûts des prestations 20,0 26,7 16,7 6,7 11,8 30,8 13,0 17,4 17,5
Mauvaise qualité des soins 3,3 3,3 0,0 0,0 0,0 3,8 1,9 0,0 1,7
Mauvais accueil du personnel 6,7 3,3 0,0 0,0 0,0 3,8 3,7 0,0 2,5

Les responsables communautaires attestent que les services de santé sont fréquemment utilisés par
les populations (en moyenne dans 70 % des communautés), notamment dans la zone de LOL (80 %
des communautés) et conséquemment dans le sud-est (74 % des communautés). Les communautés
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 148
dans lesquelles les services de santé ne semblent pas fréquemment utilisés évoquent la distance et
les coûts des prestations comme principales raisons de la faible fréquentation des services de santé.

6.3.2 Gestion des points d’eau publics

Dans la moitié des communautés touchées par l’enquête (51 %) il existe des points d’eau publics qui
sont gratuits dans 74 % des communautés et payants dans 16 communautés sur 120. Il existe un
comité de gestion dans 23 des 60 communautés qui disposent de points d’eau publics. Le tableau 56
donne la répartition des points d’eau publics par zone, ainsi que les pourcentages de ceux qui sont
fonctionnels et de ceux qui sont protégés contre l’érosion.

Les responsables communautaires ont fait état de 484 points d’eau publics dont 436 sont
fonctionnels (90 %) et 215 protégés contre l’érosion (44 %). Le sud-est concentre près de la moitié de
ces points d’eau. Les niveaux de fonctionnalité sont très élevés dans la zone du centre (98,5 %) et du
sud-est (93,6 %) par rapport au sud et à l’est. Plus de 76 % des points d’eau du sud sont protégés
contre l’érosion et seulement 16 % de ceux du centre.

Tableau 90: Nombre de points d’eau publics et pourcentages de ceux qui sont fonctionnels et de
ceux qui sont protégés contre l’érosion, par zone

Nombre Nombre de Pourcentages Nombre de Pourcentages


de points points d’eau des points points des points Nombre de
Zones d’eau fonctionnels d’eau d’eau d’eau communautés
publics fonctionnels protégés protégés
contre contre
l’érosion l’érosion
ADRA 290 288 99,3 82 28,3 30
CARE 78 63 80,8 54 69,2 30
CRS 63 45 71,4 37 58,7 30
LOL 53 40 75,5 42 79,2 30

Centre 129 127 98,5 19 15,7 17


Sud 76 55 72,4 58 76,3 26
Sud-est 233 218 93,6 112 48,1 54
Est 46 36 78,3 26 56,5 23
Ensemble 484 436 90,1 215 44,4 120

6.3.3 Accès aux marchés

Les marchés sont les lieux dans lesquels les populations peuvent s’approvisionner en vivres, que ce
soit en temps ordinaire ou en temps de pénurie alimentaire. Là peuvent être disponibles des produits
alimentaires locaux ou importés. L’accès au marché est d’abord physique. Les populations devraient
pouvoir accéder facilement aux marchés, soit pour y vendre leurs produits, soit pour y acheter des

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 149


vivres ou d’autres types de marchandises. L’accès au marché est ensuite financier, mais nous
n’aborderons pas ici les questions de prix.

Tableau 91: Accès aux marchés. Pourcentages des communautés selon la distance et le temps de
marche pour atteindre le marché le plus proche.

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL


Distance au service de santé
Sur place 10,0 26,7 23,3 23,3 11,8 17,4 20,8 30,8 21,0
Moins de 5 km 26,7 33,3 13,3 36,7 29,4 21,7 30,2 26,9 27,7
5 à 10 km 40,0 26,7 40,0 23,3 29,4 43,5 32,1 26,9 32,8
Plus de 10 km 23,3 13,3 20,0 16,7 29,4 17,4 17,0 15,4 18,5
Temps de marche
Moins d’une heure 22,2 36,4 13,0 34,8 26,7 21,1 27,9 27,8 26,3
Une à deux heures 51,9 45,5 56,5 39,1 40,0 52,6 51,2 44,4 48,4
Plus de deux heures 25,9 18,2 30,4 26,1 33,3 26,3 20,9 27,8 25,3

Les données indiquent que les marchés sont relativement éloignés des populations. En moyenne
seules 21 % des communautés disposent d’un marché local ; les populations des autres
communautés doivent en majorité parcourir plus de 5 km pour se rendre dans le marché le plus
proche, notamment dans le sud (61 %) et dans le centre (59 %). En conséquence une grande majorité
des populations doivent marcher pendant plus d’une heure pour atteindre les marchés les plus
proches.

6.3.4 Accessibilité des communautés

Les communautés ont besoin d’être accessibles en toute saison, en particulier lorsqu’elles sont des
zones à risque de catastrophes naturelles vers lesquelles doivent être acheminées des aides en cas
de désastres, ou dont les populations pourraient avoir besoin d’être évacuées. L’accessibilité des
communautés est donc un facteur important d’intervention en cas de catastrophe.

Nous avons cherché à savoir dans quelle mesure les communautés de la zone SALOHI sont
accessibles et par quelles voies. Les informations recueillies indiquent qu’en moyenne 71 % des
communautés (c’est-à-dire 85 sur 120 qui ont été touchées par l’enquête) sont accessibles en toute
saison. Les zones du centre et du sud-est sont relativement plus difficiles d’accès : 65 % de leurs
communautés ne sont pas accessibles en toute saison, contre 17 % seulement des communautés de
l’est et 24 % de celles du sud. Les zones couvertes par LOL sont celles qui affichent les plus faibles
niveaux d’accessibilité permanente (53 % des communautés, contre 63 % dans la zone d’intervention
de CRS, 73 % dans celle de ADRA et 93 % dans la zone de CARE)

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 150


Tableau 92: Pourcentages de communautés rurales accessibles en toute saison et pourcentages des
communautés accessibles par les différentes voies de communication

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL


Accessibles par :
Route nationale 13,3 23,3 13,3 26,7 23,5 26,9 16,7 13,0 19,2
Route régionale 13,3 6,7 6,7 13,3 17,6 3,8 11,1 8,7 10,0
Route communale 40,0 26,7 33,3 66,7 29,4 38,5 55,6 21,7 41,7
Voie fluviale 0,0 13,3 13,3 23,3 0,0 23,1 14,8 4,3 12,5
Voie maritime 0,0 0,0 0,0 6,7 0,0 0,0 3,7 0,0 1,7
Piste rurale 63,3 53,3 60,0 0,0 58,8 50,0 53,7 65,2 55,8
Sentier 33,3 30,0 30,0 46,7 29,4 15,4 40,7 30,4 31,7
Accessible en toute saison 73,3 93,3 63,3 53,3 64,7 82,6 64,8 76,9 70,8

Les communautés sont accessibles par plusieurs voies différentes. La plus importante, par le nombre
de communautés qu’elle permet d’atteindre, est bien évidemment la piste rurale. Elles desservent 50
% des communautés du sud, 54 % des communautés du sud-est, 59 % de celles du centre et 65 % des
communautés de l’est. Les routes communales désenclavent en moyenne 42 % des communautés.
Elles touchent davantage les communautés rurales du sud-est (55 %) et celles du sud (38 %). Environ
une communauté sur 5 est accessible par les routes nationales.

6.4 Gouvernance et gestion des communautés

La bonne gouvernance est considérée dans les stratégies de SALOHI comme un facteur
environnemental important affectant la sécurité alimentaire. Elle signifie la concertation dans les
prises de décisions concernant la vie des populations, la transparence dans la gestion des ressources
collectives, l’équité dans le partage des bénéfices etc.

Pendant l’enquête, nous avons posé des questions aux informateurs clés dans les communautés, sur
la concertation entre groupes de leaders, entre les populations et les autorités locales, sur la prise en
compte des opinions et des besoins des populations, sur la représentativité des femmes dans les
instances de prise de décision, sur l’existence de plans de développement locaux, etc.

6.4.1 Concertations au sein de la communauté

Dans chaque communauté villageoise, il existe plusieurs groupes de leaders, politiques,


administratifs, traditionnels, religieux etc. qui tous sont chargés de prendre des décisions qui
affectent la vie des populations. Il est souhaitable que ces différents groupes de leaders se
concertent régulièrement, échangent de point de vue et coordonnent leurs actions en faveurs des
populations.

Pour cette raison nous avons demandé s’il existait des instances de concertation entre différents
groupes de leaders et quel était le niveau de fonctionnalité de telles instances. Les données du
tableau 90 indiquent que dans la quasi-totalité des communautés (111 sur 120, soit 92,5 %) les

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 151


répondant ont attesté qu’il existait bien des instances de concertation entre les différents groupes de
leaders. Pour toutes les zones d’intervention des CS, ce pourcentage est supérieur à 90 %. Il faut
noter toutefois que dans 9 communautés sur 120, il n’existerait pas de telles instances de
concertation. Les instances de concertation entre leaders communautaires sont jugées fonctionnelles
dans 69 communautés sur 111 (63 %) et très fonctionnelles dans 27 communautés (environ 25 %).

Dans la très grande majorité des communautés (110 sur 120, soit 92 %) il existerait également des
instances de concertation entre les leaders et les populations. Ces instances sont jugées comme
fonctionnelles (73 sur 110, soit 66 %) ou comme très fonctionnelles (20 sur 110, soit 18 %).

Par zone d’intervention des CS, on note une faiblesse relative de l’existence des instances de
concertation entre leaders et entre leaders et populations dans les communautés couvertes par
CARE. Du point de vue fonctionnalité des instances de concertation de tout type, les communautés
couvertes par LOL affichent des meilleures perceptions : 32 et 36 % des instances sont considérées
comme très fonctionnelles, contre moins de 20 % dans les communautés couvertes par CARE et CRS
et moins de 30 % chez ADRA.

6.4.2 Prise en compte des opinions et des besoins des populations par les décideurs locaux

Les opinions et les besoins des populations semblent relativement bien pris en compte par les
décideurs. Cela a été confirmé dans 112 communautés sur 120 (93,2 %) touchées par l’enquête. On
note de légères différences entre zone d’intervention des CS. Dans les zones de CARE er CRS les
pourcentages sont relativement faibles. La zone sud apparait par ailleurs comme la zone
géographique où les opinions des populations sont moins bien prises en compte.

La représentation des femmes dans les organes de décisions au sein des communautés reste
généralement faible. Dans 38 communautés sur 120 (31 %), elles ne seraient pas du tout
représentées. Le manque de représentation des femmes est plus prononcé dans les zones de CARE
(45 % des communautés) et de ADRA (35 %). Dans 40 % des communautés du sud les femmes ne
sont pas représentées dans les organes de décision. A l’opposé, dans le sud-est, 36 % des
communautés attestent que les femmes sont bien représentées.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 152


Tableau 93 : Pourcentages des communautés dans lesquelles existent des instances de concertation
entre leaders et entre leaders et populations. Pourcentages des instances de concertation selon le
niveau de fonctionnalité. Pourcentages des communautés dans lesquelles les opinions et les besoins
des populations sont bien pris en compte. Pourcentages des communautés selon le niveau de
représentation des femmes dans les instances de décisions.

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL


Concertation entre leaders 93,3 90,0 93,3 93,3 88,2 92,3 92,6 95,7 92,5
Pas du tout fonctionnelle 0,0 0,0 0,0 3,6 0,0 0,0 2,0 0,0 0,9
Peu fonctionnelle 17,9 11,1 7,4 10,7 20,0 12,5 10,2 9,1 11,8
Fonctionnelle 53,6 74,1 74,1 50,0 73,3 75,0 49,0 72,7 62,7
Très fonctionnelle 28,6 14,8 18,5 35,7 6,7 12,5 38,8 18,2 24,5
Concertation avec les populations 100,0 83,3 90,0 93,3 100,0 88,5 90,7 91,3 91,7
Pas du tout fonctionnelle 0,0 0,0 3,7 7,1 0,0 4,3 4,1 0,0 2,7
Peu fonctionnelle 16,7 20,0 3,7 10,7 17,6 8,7 10,2 19,0 12,7
Fonctionnelle 73,3 68,0 74,1 50,0 76,5 78,3 59,2 61,9 66,4
Très fonctionnelle 10,0 12,0 18,5 32,1 5,9 8,7 26,5 19,0 18,2
Prise en compte opinions / besoins 100,0 86,7 89,7 96,7 100,0 88,0 94,4 91,3 93,2
Représentation des femmes
Pas du tout représentées 34,5 44,8 23,3 23,3 29,4 40,0 30,2 26,1 31,4
Peu représentées 31,0 48,3 56,7 23,3 41,2 52,0 24,5 60,9 39,8
Bien représentées 24,1 6,9 16,7 40,0 17,6 4,0 35,8 13,0 22,0
Très bien représentées 10,3 0,0 3,3 13,3 11,8 4,0 9,4 0,0 6,8

6.4.3 Participation des responsables et des organisations communautaires aux instances communales

La bonne gouvernance c’est aussi la représentation des communautés dans les instances de prise de
décision à des niveaux administratifs supérieurs, en l’occurrence au niveau des communes. Pendant
l’enquête, nous avons demandé aux informateurs clés si les responsables communautaires et les
représentants des organisations de base participent régulièrement ou non aux conseils communaux
où les décisions touchant directement la vie des populations rurales sont prises.

En moyenne 31 % des communautés attestent que les responsables des communautés ne participent
pas aux conseils communaux. Ce pourcentage grimpe à 46 % dans les communautés de la zone
couverte par ADRA et à 40 % dans celles de la zone couverte par CARE. A l’opposé, 57 % des
communautés de la zone LOL attestent une participation constante des responsables
communautaires dans les conseils communaux. Les informations concernant la participation des
organisations communautaires vont évidemment dans le même sens avec des niveaux de
participation encore plus faibles : 48 % des communautés attestent la non participation des
organisations de base aux conseils communaux. Les données du tableau 60 sont bien conformes avec
celles du tableau précédent : plus de problème de gouvernance dans les zones de CARE et ADRA,
comparativement notamment à la zone de LOL

Corrélativement à la situation dans les zones des CS, on note une meilleure participation des
responsables communautaires et des organisations de base dans les zones du centre et du sud-est et
une plus faible participation au sud et à l’est.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 153


Tableau 94: Pourcentages des communautés selon le niveau de participation des responsables et des
organisations communautaires aux conseils communaux.

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud- Est TOTAL


est
Participation des responsables
communautaires
Non 46,5 40,0 16,7 23,3 26,7 30,8 29,6 39,1 31,4
Oui, de temps en temps 7,1 16,7 26,7 10,0 13,3 23,1 13,0 13,0 15,3
Oui, souvent 21,4 40,0 33,3 10,0 26,7 38,5 18,5 30,4 26,3
Oui, toujours 25,0 3,3 23,3 56,7 33,3 7,7 38,9 17,4 27,1
Ne sait pas 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Participation des organisations
communautaires
Non 62,1 51,7 37,0 41,4 50,0 42,9 46,2 56,0 48,2
Oui, de temps en temps 10,3 20,7 22,2 10,3 18,8 14,3 11,5 24,0 15,8
Oui, souvent 6,9 27,6 22,2 6,9 6,3 28,6 13,5 16,0 15,8
Oui, toujours 17,2 0,0 7,4 34,5 25,0 9,5 21,2 4,0 14,9
Ne sait pas 3,4 0,0 11,1 6,9 0,0 4,8 7,7 0,0 5,3

6.4.4 Existence et mise en œuvre des plans de développement local

Les données du tableau 61 indiquent que seules 52 communautés sur les 120 touchées par l’enquête
(soit 43 %) disposent d’un plan de développement local. Le nombre relatif des communautés
disposant d’un PDL est nettement plus élevé dans la zone de LOL (70 %) et, dans une moindre
mesure, dans la zone de CRS (40 %). Cela résulte du fait que dans le sud-est et dans le sud 50 % et 42
% des communautés sont dotés de PDL. Toutefois les niveaux d’exécution de ces plans restent
faibles. En moyenne, un plan sur 4 n’a pas été exécuté, 44 % ont eu un faible niveau d’exécution, 23
% un niveau moyen. Seuls 7 % des PDL auraient eu un bon niveau d’exécution.

Tableau 95 : Pourcentages des communautés selon l’existence d’un plan de développement local
(PDL) et selon le niveau d’exécution du dernier plan de développement local

ADRA CARE CRS LOL Centre Sud Sud-est Est TOTAL


Existence de PDL 26,7 36,7 40,0 70,0 35,3 42,3 50,0 34,8 43,3
Niveau d’exécution du dernier PDL
Non exécuté - 60,0 20,0 18,8 - 45,5 20,0 33,3 25,6
Faible niveau d’exécution 57,1 40,0 30,0 50,0 66,7 45,5 40,0 33,3 44,2
Niveau moyen d’exécution 42,9 - 30,0 25,0 33,3 9,1 30,0 16,7 23,3
Niveau élevé d’exécution - - 20,0 6,3 - - 10,0 16,7 7,0

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 154


6.5 Evaluation de la vulnérabilité des communautés

6.5.1 Dimensions et indicateurs de la vulnérabilité des communautés

L’objectif général de SALOHI est l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages et la résilience
des communautés face aux catastrophes naturelles. Comme déjà indiqué, trois stratégies sont mises
en œuvre pour atteindre cet objectif général : (i) améliorer l’état de santé de la population, (ii)
améliorer la production agricole, (iii) améliorer les capacités de résilience. La vulnérabilité des
communautés sera donc évaluée en tenant compte des trois dimensions sur lesquelles sont
élaborées les stratégies d’intervention du Programme (la santé, la production agricole, les
catastrophes naturelles) auxquelles on ajoute une quatrième dimension (la gouvernance) sur laquelle
s’appuient toutes les autres.

La démarche classique dans les évaluations de la vulnérabilité, une fois le domaine choisi, consiste à
mesurer (i) la fréquence ou l’intensité du risque, (ii) la sensibilité au risque et (iii) la capacité de
résistance au risque. La sensibilité est mesurée par l’ampleur des conséquences du risque sur
différents sujets ou objets. Par exemple, jusqu’à quel point une communauté a-t-elle été affectée par
le passage d’un cyclone ou par la survenue d’une sècheresse. Dans le cadre de la présente étude, il
est difficile de mesurer la sensibilité des communautés aux quatre dimensions de la vulnérabilité que
nous avons retenues, à partir des seules données fournies par l’enquête. En revanche, on peut
proposer et renseigner des indicateurs de fréquence ou d’intensité du risque dans les communautés
et des indicateurs relatifs aux capacités de résistance des communautés, en utilisant les données de
l’enquête. Les indicateurs que nous proposons sont évidemment basés sur les stratégies de mise en
œuvre du Programme.

a) Indicateurs de risque et indicateurs de résilience liés à la santé

Le cadre des résultats soutient implicitement qu’un mauvais état de santé des populations affecte le
capital humain et en conséquence les capacités de production. Les deux indicateurs de résultats
retenus sont, rappelons-le, le pourcentage des enfants de 6-59 mois atteints de retard de croissance
et le pourcentage des enfants de 0-59 mois atteints d’insuffisance pondérale. Dans cet exercice
d’évaluation de la vulnérabilité des communautés, on peut ajouter le pourcentage des enfants de 0-
59 mois atteints d’émaciation, compte tenu de la diversité des facteurs de malnutrition des enfants
dans la zone d’intervention du Programme.

Les réponses que le Programme a prévues pour l’amélioration de l’état de santé et l’état nutritionnel
des enfants sont l’implication des femmes dans des activités de suivi de la croissance, l’adoption par
les ménages de bonnes pratiques nutritionnelles, notamment par l’allaitement, de bonnes pratiques
d’hygiène et de bonnes pratiques de prévention et de traitement des maladies. Les capacités de
réponse des communautés par rapport au risque de mauvaise santé seront donc évaluées par
rapport aux indicateurs liés à ces pratiques.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 155


b) Indicateurs de risque et indicateurs de résilience liés à la sécurité alimentaire

SALOHI entend contribuer au renforcement des capacités de survie des ménages par une
amélioration de la production agricole, par la promotion des groupements de producteurs et le
développement de l’agrobusiness et par la promotion des groupes villageois d’épargne et de crédit.
Nous retenons deux indicateurs de sécurité alimentaire : les rendements des cultures, la durée de la
période d’approvisionnement alimentaire adéquat des ménages. Le riz, le mais et le manioc sont
retenus parce qu’ils sont promus par le Programme et cultivés par un nombre relativement
important d’agriculteurs dans toutes les zones géographiques. Nous évaluerons la vulnérabilité des
communautés par rapport aux valeurs de ces deux indicateurs et en fonction des capacités de
réponses en termes d’accès à l’irrigation, d’adoption des techniques modernes de production et de
diversification des cultures.

Tableau 96 : Dimensions de la vulnérabilité des communautés, indicateurs de risque et indicateurs de


résistance.

Facteur de risque Indicateurs de risque (fréquence Indicateurs de résilience (capacité


de vulnérabilité ou intensité du risque) de réponses au risque)
- Accès aux services de santé
- Pratique de l’allaitement
- Prévalence de la malnutrition
maternel
Etat de santé et état chez les enfants de 0-59 mois
- Participation au suivi de
nutritionnel - Incidence de la maladie chez les
croissance
enfants de 0-59 mois
- Pratique d’hygiène (personnelle
et alimentaire)
- Rendement moyen des cultures - Accès à l’irrigation
(riz, manioc, mais) - Utilisation des techniques
Sécurité alimentaire
- Durée moyenne de la pénurie modernes de production
alimentaire - Diversification des cultures
- Incidence des inondations - Mise en place des systèmes
- incidence de la sècheresse d’alerte précoce
Catastrophes - Incidence des cyclones - Mise en place de plan de
naturelles - Incidence des grêles mitigation (ou de dispositif
- incidence des glissements de communautaire d’intervention)
terrain - Accessibilité en toute saison
- Fonctionnalité des instances de - Prise en compte des opinions et
concertation entre leaders et besoins des populations
populations - Représentation des femmes dans
Gouvernance - Fonctionnalité des instances de les instances de décision
concertation entre groupes de - Représentation des
leaders communautaires communautés au conseil
communal

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 156


c) Indicateurs de risque et indicateurs de résilience liés aux catastrophes naturelles

Divers types de catastrophes naturelles frappent les communautés villageoises de la zone


d’intervention de SALOHI. Nous avons retenu les trois principales : cyclones, inondations et
sècheresse. Les réponses à ces calamités naturelles que le Programme envisage sont principalement
la mise en place des systèmes d’alerte précoce et des plans de mitigation. Comme nous n’avons
d’information précise sur l’existence des plans, nous lui substituons l’indicateur supplétif se
rapportant à l’existence de groupes communautaires d’intervention en cas de catastrophe.

d) Indicateurs de risque et indicateurs de résilience liés à la gouvernance

La gouvernance ou le risque de mauvaise gouvernance est mesuré par deux indicateurs : la


fonctionnalité des instances de concertation entre les groupes de leaders au sein d’une même
communauté et la fonctionnalité des instances de concertation entre les leaders et les populations.
Trois indicateurs de réponses au risque de mauvaise gouvernance sont retenus : la prise en compte
des opinions et des besoins des populations, la représentation des femmes dans les instances de
décision et la participation des représentants des communautés dans les conseils communaux où se
prennent les décisions les concernant.

6.5.2 Méthode de construction de l’indice de vulnérabilité des communautés

Notre indice est un indice multidimensionnel, en ce sens qu’il tient compte des quatre dimensions de
la vulnérabilité des communautés définies ci-dessus. Il tient compte aussi à la fois de la fréquence ou
de l’intensité du risque et de la résilience (des capacités de réponse, de résistance) des
communautés. On parlera donc plus loin de deux indices de vulnérabilités. Pour chaque indicateur
(de risque et de résilience) on choisira entre deux modalités : faible ou élevé. Risque faible ou risque
élevé, résilience faible ou résilience forte (élevée). On aurait pu opter pour une échelle un peu plus
élaborée, par exemple : très faible, faible, moyen, élevé, très élevé. Mais l’évaluation serait
davantage compliquée. Le fait de tenir compte à la fois du risque et de la résilience nous permet de
mieux comprendre la vulnérabilité des communautés. On construit pour chaque communauté un
indice de risque et un indice de résilience. Puis on compare ces indices pour identifier les
communautés situées à différents niveaux de vulnérabilité.

Le jugement sur le niveau des indicateurs (faible, élevé) n’est pas très facile parce que nous ne
disposons pas de point de comparaison standard (de benchmark) en la matière. Une manière simple
de faire cet exercice est de choisir le niveau de l’indicateur à l’échelle de la zone d’intervention de
SALOHI comme point de comparaison. Lorsque la valeur de l’indicateur relatif à une communauté est
supérieure à la valeur générale, il est considéré comme élevé et faible dans le cas contraire.
L’inconvénient de cette méthode est qu’on classera dans la même catégorie des communautés qui se
trouveraient à des niveaux très différents au-dessus ou en dessous du niveau général. Par ailleurs on
est un peu embarrassé lorsque la valeur de l’indicateur pour une communauté égale la valeur
générale. Le choix arbitraire acceptable dans ce cas est de la classer dans la catégorie faible.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 157


6.5.3 Vulnérabilité des communautés

Les 120 communautés dans lesquelles l’enquête a été conduite sont des communautés sélectionnées
de manière aléatoire parmi celles qui composent les 120 communes que le Programme va couvrir.
Elles sont donc représentatives de la situation de départ des communautés, mais elles ne sont pas
forcément celles qui seront réellement bénéficiaires directs des appuis du Programme. Les CS n’ont
pas encore complètement choisi les communautés dans lesquelles ils vont directement intervenir.

L’évaluation de la vulnérabilité n’est pas une fin en soi. Ses résultats devraient permettre d’identifier
les communautés les plus vulnérables en vue de développer des stratégies d’intervention. L’exercice
devrait donc couvrir toutes les communautés où le Programme doit directement intervenir. Nous
nous contenterons ici d’appliquer la méthode à des groupes de communautés tels qu’ils sont définis
par les zones géographiques pour lesquelles tous les résultats précédents ont été obtenus et qui sont
des ensembles homogènes du point de vue climatique et socioéconomique, voire même du point de
vue socioculturel. On évaluera donc la vulnérabilité des communautés du centre, du sud, du sud-est
et de l’est, pour lesquelles tous les indicateurs de risque et de résilience figurant dans le tableau 62
ont été déjà calculés et présentés dans les différentes sections du présent rapport.

Le tableau 63 reporte les valeurs des indicateurs pour chaque zone géographique et indique si le
risque ou la résilience qui leur est associé est faible ou fort, en comparant ces valeurs à celle calculée
pour l’ensemble de SALOHI. Quelques indicateurs méritent d’être clairement définis :

 Le risque de maladie est défini par l’incidence de la maladie c’est-à-dire le pourcentage des
enfants de moins de 5 ans qui ont été malades au cours des deux dernières semaines ;
 Le risque des différents types de catastrophe naturelle est défini par leur incidence mesurée par
le pourcentage des ménages qui ont attesté avoir été victimes de ces catastrophes au cours des
dernières années ;
 Le risque de mauvaise concertation entre les leaders communautaires d’une part et entre les
leaders et les populations d’autre part, est défini par le faible niveau de fonctionnalité des
instances de concertation, mesuré par le pourcentage des communautés dans lesquelles ces
instances ne sont pas du tout fonctionnelles ou sont peu fonctionnelles ;
 L’accès aux services de santé est mesuré par le pourcentage des femmes qui ont accès à un
service public de santé dans un rayon de moins de 5 km ;
 L’allaitement maternel exclusif est mesuré par le pourcentage des enfants de 0-6 mois qui sont
exclusivement allaités au sein depuis la naissance ;
 L’adoption des techniques modernes de production est définie par le pourcentage des
agriculteurs qui ont pratiqué les cinq techniques suivantes : rotation des cultures, fertilisation du
sol (par engrais chimique ou organique), utilisation de semences améliorées, gestion des eaux et
désherbage ;
 L’indicateur de diversification des cultures c’est le nombre moyen de cultures pratiquées par les
agriculteurs ;

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 158


Tableau 97 : Comprendre la vulnérabilité des communautés de SALOHI. Evaluation des niveaux de
risque et des niveaux de résilience, par zone géographique.

Sud- Sud-
Centre Sud Est Centre Sud Est
est est
Indicateurs de risque Valeurs des indicateurs Niveau de risque
Malnutrition chronique (44,4) 64,2 28,2 47,6 43,0 Elevé Faible Elevé Faible
Insuffisance pondérale (34,5) 46,2 22,7 39,0 29,8 Elevé Faible Elevé Faible
Emaciation (8,4) 5,2 10,2 8,4 8,9 Faible Elevé Faible Elevé
Incidence de la maladie (44,2) 29,9 50,7 49,2 38,5 Faible Elevé Elevé Faible
Rendement du riz (560) 1544 205 557 301 Faible Elevé Elevé Elevé
Rendement du mais (344) 809 286 472 367 Faible Elevé Faible Faible
Rendement du manioc (1347) 1716 452 2328 2149 Faible Elevé Faible Faible
Durée de la pénurie alimentaire (4,3) 3,2 5,0 4,5 4,4 Faible Elevé Elevé Elevé
Incidence des inondations (54,3) 63,4 0,5 84,8 65,4 Elevé Faible Elevé Elevé
Incidence de la sècheresse (56,0) 32,3 96,5 46,0 78,8 Faible Elevé Faible Elevé
Incidence des cyclones (59,1) 69,6 3,0 82,1 41,3 Elevé Faible Elevé Faible
Concertation leaders/populations 17,6 13,0 14,3 19,0 Elevé Faible Faible Elevé
Concertation entre leaders (12,7) 20,0 12,5 12,4 9,1 Elevé Faible Faible Faible
Nombre des facteurs de risque élevé 6 7 7 6
Indicateurs de résilience Capacité de réponse
Accès aux services de santé (45,0) 54,6 42,1 52,7 22,1 Forte Faible Forte Elevé
Allaitement maternel exclusif (55,4) 57,0 25,6 67,6 53,1 Forte Faible Forte Elevé
Participation au suivi de croissance 51,0 51,9 51,9 69,5 Faible Faible Faible Forte
Hygiène personnelle (4,4) 1,4 1,1 5,6 8,5 Faible Faible Forte Forte
Hygiène alimentaire (8,6) 9,0 6,1 7,5 12,8 Forte Faible Faible Forte
Accès à l’irrigation (23,4) 44,2 2,0 21,5 26,3 Forte Faible Faible Forte
Techniques de production (5,3) 10,9 3,7 4,6 1,3 Forte Faible Faible Faible
Diversification des cultures (3,6) 4,9 3,1 3,5 3,2 Forte Faible Faible Faible
Système d’alerte précoce (44,5) 5,9 61,5 42,6 59,1 Faible Forte Faible Forte
Dispositifs d’intervention (25,2) 11,8 26,9 22,6 39,1 Faible Forte Faible Forte
Accessibilité en toute saison (70,8) 64,7 82,6 64,8 76,9 Faible Forte Faible Forte
Prise en compte des opinions (93,3) 100,0 88,0 94,4 91,3 Forte Faible Forte Faible
Représentation des femmes (30,7) 25,1 42,9 25,0 40,0 Faible Forte Faible Forte
Représentation des communautés 60,0 46,2 57,4 47,8 Forte Faible Forte Faible
Nombre des facteurs de résilience forte 8 4 5 8

Il faut noter que « risque faible » ne signifie pas que le risque n’existe pas. Il est simplement
relativement faible et le niveau de l’indicateur à gauche, nous permet de savoir La comparaison à
quel point. De même « résilience forte » ne signifie pas qu’il n’y a pas de besoin de renforcement de
des capacités de résistance de la communauté.

Le tableau 63 permet d’avoir une vue panoramique des faiblesses et des forces de chaque groupe de
communautés par rapport à la survie des populations. La comparaison de chaque risque avec sa ou
ses réponses, permet de définir des stratégies spécifiques à chaque groupe de communautés. Par

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 159


exemple, on remarque que les communautés du centre ont un risque élevé en matière d’état
nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, mais que ces communautés disposent en même
temps d’un accès facile aux services de santé et d’un pourcentage relativement important de mères
qui pratiquent l’allaitement maternel exclusif. Toutefois, les femmes du centre ne participent pas
suffisamment au suivi de croissance des enfants, ni n’adoptent suffisamment des comportements
appropriées d’hygiène personnelle. On pourrait donc envisager de privilégier, dans les communautés
du centre, d’une part les activités de promotion et de participation des femmes au suivi de
croissance, d’autre part les campagnes d’information et de sensibilisation pour le changement de
comportement en matière d’hygiène personnelle.

Plus globalement, le nombre des facteurs de risque élevé et le nombre de facteurs de résilience forte
sont deux indicateurs pertinents de la vulnérabilité des communautés. Celle-ci est en réalité une
pièce à deux faces, le risque d’un côté, la capacité de résistance au risque de l’autre côté. On peut
confronter globalement ces deux réalités en utilisant le schéma suivant dans lequel on peut situer
chaque groupe de communautés de SALOHI :

Graphique 33 : Niveaux de vulnérabilité des groupes de communautés SALOHI

Résilience
Faible Forte

Faible
Risque
Sud Centre
Elevé
Sud-est Est

En réalité, tous les groupes de communautés sont encore faibles du point de vue résilience. Le centre
et l’est le sont moins que le sud et le sud-est, mais ils ne totalisent chacun que 8 facteurs de
résilience « forte » sur 14 (57 %). Ils ont encore besoin de renforcer leur résistance par rapport à 6
autres facteurs. Par ailleurs, tous les facteurs de risque du tableau 63 peuvent être réduits, à part les
catastrophes naturelles, contre lesquelles on peut seulement renforcer les capacités de réponses.

On pourrait effectuer une évaluation semblable pour chaque domaine de vulnérabilité : état
nutritionnel, sécurité alimentaire, catastrophes naturelles, gouvernance et pour chaque
communauté sélectionnée pour être bénéficiaire direct des interventions du Programme.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 160


SECTION 7: CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS POUR LE PROGRAMME
SALOHI

Les informations générées par l’enquête de base indiquent qu’il existe beaucoup de défis mais
également beaucoup d’opportunités que l’équipe de SALOHI devrait exploiter pendant la mise en
œuvre du Programme. Certaines de ces défis et contraintes sont résumés ci-dessous :

7.1. Les défis

1. En dépit du long soutien à un des plus grands projets nutritionnels du monde (l’Office National
de la Nutrition, ONN), les connaissances dans le domaine de la nutrition sont très faibles et les
pratiques nutritionnelles pauvres dans les communautés de SALOHI. La participation aux activités
de suivi de la croissance ne semblent pas avoir un impact (ou une association) significatif sur
l’état nutritionnel des enfants. Est-ce parce que la promotion du suivi de la croissance est trop
souvent vue comme la simple mesure de la taille et du poids des enfants ou est-ce quelque chose
de plus fondamentale ? L’équipe de SALOHI devrait adopter une approche novatrice dans le
domaine du suivi de la croissance, promouvoir les capacités locales et du matériel local pour
assurer que la durabilité de ces activités. Dans le court terme, l’usage de la méthode du
périmètre brachial pour l’évaluation de l’état nutritionnel des enfants, en lieu et place des
balances Salter, devrait être encouragé. Une promotion accrue des activités de suivi de la
croissance, par l’utilisation des voies de communication et des messages bien choisis, pourrait
aider à améliorer la situation. L’intégration des activités de renforcement des capacités
nutritionnelles dans les visites à domicile dans le cadre de la prise en charge intégrée des
maladies es enfants (PCIME), dans les activités de promotion agricole, dans les réunions des
groupes villageois d’épargne et de crédit (VSL0 et dans les activités de réduction des risques de
désastre, sera vitale pour assurer l’atteinte des ambitieux résultats attendus en matière de
malnutrition chronique. Alternativement, aider les familles (les mères et/ou les pères) à identifier
les enfants souffrant de malnutrition chronique par l’utilisation d’un instrument simple comme
les graphiques muraux, faits à la maison avec un crayon ou un morceau de charbon de bois,
pourrait s’avérer plus efficace que les approches traditionnelles consistant a faire appel a des
personnes extérieures. Toutefois, les instruments standards demeureront utiles a l’identification
des enfants pour les sessions de déviance positive. Par ailleurs, les données, la documentation et
l’expérience de l’Office National de la Nutrition devraient être utilisées par tous les partenaires
de SALOHI, pour améliorer les stratégies du Programme et profiter des enseignements tirés de
plusieurs années d’activité de ce service.

2. Les pratiques d’hygiène personnelle sont épouvantables. L’habitude de laver les mains, l’accès à
l’eau potable, l’utilisation des latrines et les pratiques d’hygiène alimentaire ont des impacts
directs sur la sante des enfants, qui a un impact direct sur la malnutrition. Il sera nécessaire de
développer une stratégie efficace de communication pour changer les connaissances, les
attitudes et les pratiques en matière d’hygiène. Heureusement, les partenaires comme que PSI,
SanteNet2 et RANO HP, peuvent offrir les soutiens techniques et en communication nécessaires.
Il sera nécessaire de fournir un effort concerté à vaste échelle pour briser la barrière de
l’hygiène, partir de pratiquement zéro et faire une avancée significative.
Rapport de l’étude de base SALOHI Page 161
3. Bien que la couverture des soins prénataux ne soit pas si mauvaise, en ce sens que plusieurs
femmes ont effectué au moins trois visites durant la grossesse, la qualité des consultations ne
répond pas aux standards nationaux. Le Programme de soutien aux femmes enceintes et
allaitantes (FARNG), testé en Guinée et étendu a la Sierre Leone, offre une grande opportunité
de combiner, dans une approche communautaire, les conseils nutritionnels, les messages clés
pour les femmes enceintes et le partage d’information pour la promotion, non seulement des
consultations prénatales mais aussi des consultations postnatales, de l’allaitement au sein
(immédiat et exclusif) et l’alimentation de complément. La clé du succès de ces groupes de
soutien est d’avoir très tôt créé une adhésion communautaire complète (leaders traditionnels,
maris, grand’mères, sagefemmes, professionnels de la santé, volontaires de sante, etc.) et de
rendre les réunions simples, courtes et intéressantes avec des résultats concrets. Cette seule
activité peut aider SALOHI à influencer plusieurs indicateurs (couverture en CPN, connaissance et
consommation d’aliments riches en vitamine A et en fer, supplément en FAF, allaitement
immédiat et allaitement exclusif, couverture en consultations postnatale, alimentation de
complément et malnutrition) Toutefois, nous avons besoin de penser a une nouvelle appellation
du Programme FARNG en Malgache.

4. Les rendements des cultures sont très faibles et sont statistiquement corrélés avec le nombre de
mois d’alimentation adéquat du ménage (un indicateur clé de SALOHI) et l’adoption d’au moins
cinq technologies recommandées. La bonne nouvelle est que plusieurs technologies, capables de
doubler, tripler et même quadrupler les rendements, ont été testées avec succès à Madagascar.
La mauvaise nouvelle est qu’il n’y a pas une expansion de ces technologies. Quelles sont les
contraintes de leur adoption ? Quels critères spécifiques avons-nous besoin d’utiliser pour
évaluer chaque innovation que nous apportons a nos paysans ? Comment les contraintes
d’adoption différent-elles par zone géographique et selon le ménage (chef de ménage homme,
chef de ménage femme) ? Cela est un défi, une opportunité et un domaine de recherche à
l’avenir.

5. Plusieurs paysans enquêtés ont exprimé des attitudes négatives à l’égard du crédit et des
groupements de paysans, qui pourraient limiter l’impact de ces deux stratégies. Il sera vraiment
très important de conduire des discussions de groupe dans les communautés ciblées pour
comprendre exactement comment les populations perçoivent les opportunités et les contraintes
liées a la création et au fonctionnement des groupes villageois d’épargne et de crédit (VSL) et
des groupements de paysans. Des visites dans les sites et groupes existants devraient faire
démarrer rapidement les discussions et donner des résultats.

6. Les zones d’intervention de SALOHI sont définitivement bien ciblées. Elles souffrent de fréquents
chocs ayant des conséquences significatives, notamment sur l’environnement, qui défient la
conception et la mise en œuvre des activités de développement. Déjà les effets de cette année
de cyclone affectent les planifications du Programme. Il sera très important de mettre en place,
le plus tôt possible, des systèmes d’alerte précoce (SAP) fonctionnels, simples et efficaces au
niveau des communautés, pour faciliter le passage rapide d’une situation d’urgence a une
situations de développement. Cela signifie aussi que les plans de conception et de maintenance
des infrastructures tiennent compte des besoins de résistance à certaines forces et être en

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 162


harmonie avec la nature au lieu d’être contre. Les premières activités de SALOHI devraient être
focalisées sur la sécurisation et la maintenance des moyens de production existants, la
prévention des dommages des futures chocs et le développement de nouveaux moyens de
production pour aider les ménages a se préparer pour la croissance.

7. La quasi-totalité des ménages manquent de nourriture durant une période de l’année. Cela aura
des impacts certains sur la programmation des activités de nourriture contre travail et en général
sur celles des distributions de vivres. Alors que dans plusieurs cas on peut décourager les
ménages qui sont relativement en sécurité alimentaire de participer dans les programmes FFA
par des distributions de vivres, dans le cas présent les équipes de programmation auront besoin
d’accepter et d’anticiper de forts taux de participation à ces activités.

8. Les ménages dirigés par les femmes sont particulièrement vulnérables et ont peu de moyens et
de ressources que ceux diriges par les hommes. Ils devraient être ciblés la ou cela est approprié
pour les activités de FFA et FFT, en plus des activités de production, de santé et nutrition et des
activités de réduction des risques de désastre Il sera important de prendre en considération la
capacité physique de ces femmes chefs de ménage, des besoins de leurs enfants, de leur niveau
d’alphabétisation/instruction, et des normes culturelles pour développer des interventions
appropriées de FFA et FFT qui les impliquent aussi bien que les hommes.

9. Les niveaux de malnutrition chronique sont très élevés et varient considérablement d’une zone à
l’autre. Cela indique que les causes sous jacentes diffèrent selon les zones. Ce qui nécessitera des
réponses stratégiques différentes. Pour les partenaires travaillant dans des zones socioculturelles
différentes le défi sera encore plus important.

10. Les connaissances dans le domaine du VIH/SIDA sont très faibles. Comment cela est-il possible ?
Heureusement la prévalence de ce mal est très faible à Madagascar, mais nous avons besoin
d’être prêts à réduire ce niveau ou en tout cas à ne pas augmenter les risques de contamination !
Peut-être devrions-nous en faire une composante des plans de mitigation et de prévention des
désastres ?!

7.2. Les opportunités

1. L’une des grandes forces du Programme SALOHI est qu’il répond directement aux besoins réels
des populations bénéficiaires et qu’il s’agit d’un programme multisectoriel possédant l’immense
opportunité de lier et intégrer les activités pour maximiser l’impact. Par exemple, lier les activités
de suivi de la croissance, d’identification et de réhabilitation des enfants modérément malnutris
(FARN) aux activités de FFA (pour satisfaire les besoins alimentaires immédiats des ménages) aux
groupes d’épargne et de crédit (pour aider les mères a disposer de petits crédits leur permettant
d’amener leurs enfants dans les services de santé et se procurer des médicaments nécessaires a
leur traitement) aux activités de production agricole (orientées vers la diversification des
cultures, la diversification alimentaire, la production d’aliments riches en fer et en vitamine A,
etc.), représente une immense toile a tisser, pour créer une dynamique, un réseau
communautaire sécurisé en faveur des ménages vulnérables et de leurs membres.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 163


2. Le taux des consultations prénatales est relativement élevé, un pourcentage relativement
important d’enfants sont allaités immédiatement a la naissance et exclusivement, la couverture
vaccinale est relativement bonne, le taux d’utilisation des moustiquaires dans les zones
endémiques est bon et les suppléments alimentaires en vitamine A relativement bien
administrés. Cela suggère que le système de soins primaires de santé est fonctionnel dans la
zone d’intervention de SALOHI, spécialement dans l’Est et le Centre. Cela représente une
opportunité qui peut et doit être exploitée par l’équipe stratégique SO1, en vue de soutenir la
mise en œuvre générale du Programme.

3. Plusieurs paysans ont accès a certains moyens de production (terre, animaux, semences, outils) ;
ce qui pourrait contribuer a faciliter les activités de SALOHI.

4. Plusieurs paysans ont exprimé le besoin de développer des activités de protection de


l’environnement. Leurs routes et leurs champs ont été détruits par l’érosion (vent, eau, sable).
Les activités de réduction des risques de désastre devraient soutenir ces besoins.

5. Plusieurs partenaires sont disposes à collaborer et coordonner leurs activités avec SALOHI, au
niveau central et sur le terrain : UNICEF, PAM, RANO HP, SanteNet2, PSI, Conservation
International et WWF ; tous opèrent dans la zone d’intervention de SALOHI ou dans les environs.
Identifier les opportunités de collaboration et de synergie avec ces partenaires contribuerait à
économiser des ressources et du temps et accroitre les impacts. Les équipes de terrain en
particulier sont encouragées à profiter rapidement et souvent de ces partenariats.

6. Il existe une tradition de travail communautaire, notamment en matière de maintenance des


infrastructures. Les équipes de SALOHI devraient profiter de ces systèmes là ou ils existent,
comprendre comment ils fonctionnent (leurs forces et leurs faiblesses) et les utiliser comme
modèles et comme guide pour assurer une maintenance correcte des infrastructures
communautaires construites ou réhabilitées par SALOHI.

7. Enfin, la communication est la clé du changement de comportement (et nous avons une tonne
de comportements à changer). ADRA est le seul partenaire orienté spécifiquement vers la
communication et disposant d’un spécialiste dans ce domaine. Les autres partenaires devraient
identifier des ressources pour améliorer leur programme et système de communication et s’allier
à des partenaires qui ont des avantages comparatifs dans ce domaine. Au lieu d’utiliser des outils
et messages standards de communication, il est préférable d’utiliser la créativité malgache et
élaborer des messages spécifiques et pertinents pour chaque région, qui contribueront
effectivement a lever les barrières a l’adoption, telles qu’identifier et verbalement décrites par
les populations cibles. Faites du bruit. Faites-vous voir et écouter. Répétez-vous. Chantez (C’est
l’époque du Karaoké !)

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 164


7.3. Les domaines d’exploration future
1. Genre. Pendant l’étude de base un nombre important de données a été collecté, mais l’équipe
n’a pas eu le temps de toujours décliner ces données selon le genre, ni la capacité technique
requise pour exploiter tout leur potentiel en matière de genre. Les données qualitatives en
particulier n’ont pas été totalement exploitées. En plus, pendant les ateliers de présentation des
stratégies techniques de SALOHI et durant les réunions d’équipe, il a été noté que le genre
demeure un concept vague sans orientation claire sur l’utilisation de l’analyse genre pour la
programmation. Un consultant sera recherche dans les trois mois a venir pour aider SALOHI a
explorer les données de l’enquête de base pour élaborer un contenu genre, revoir les outils de
suivi et d’évaluation pour une sensitivité genre, et former les équipes SALOHI a l’utilisation des
outils genre dans leur travail de tous les jours.
2. Adoption. SRI (Système de Riziculture Intensive) est un paquet technologique développé à
Madagascar depuis près de 30 ans, qui a une capacité prouvée de tripler le rendement de la
production de riz et qui a été adopté avec un grand succès à travers le monde, mais pas à
Madagascar. Le semi direct, sans labour, le système de culture a base de légumineuse a
également été largement promu a Madagascar, mais pas largement adopté. Il est important que
les équipes de SALOHI continuent de dialoguer avec les partenaires des communautés pour
trouver des solutions locales a ces problèmes, en utilisant les technologies existantes la ou cela
est possible ou en innovant si nécessaire. L’approche FFS est un bon mécanisme pour ce faire,
mais des formations additionnelles pourraient être nécessaires pour aider le personnel à évaluer
de nouvelles technologies en utilisant des critères locaux et identifier les goulots d’étranglement
et les contraintes d’adoption.
3. Indicateurs déclencheurs (ou déclencheurs d’intervention d’urgence). Pendant l’enquête de
base, quelques données qualitatives très intéressantes ont été collectées sur la résilience des
communautés, sur les indicateurs traditionnels de sécurité alimentaire et sur les signes d’alerte
précoce, mais un travail complémentaire est nécessaire pour transformer cette information en
un système d’alerte précoce fonctionnel. Les ateliers de suivi et les réunions de l’équipe SO3
devraient aider à progresser dans ce processus.
En général, l’enquête de base a confirmé plusieurs (mais pas toutes) hypothèses du cadre des
résultats de SALOHI. Les niveaux de malnutrition sont élevés et étroitement liés à l’état nutritionnel,
aux pratiques d’hygiène, aux pratiques nutritionnelles, aux pratiques de production agricole et aux
chocs. Les données de l’enquête de base indiquent que 90 % des ménages souffrent d’insécurité
alimentaire pendant une période de l’année et démontrent que les zones d’intervention ont été
pertinemment sélectionnées. Des défis spécifiques, comprenant le manque d’accès à certaines
communautés pendant la saison des pluies, et les très faibles rendements des cultures, auront besoin
d’être relevés par les partenaires de SALOHI. Concomitamment, les pourcentages très élevés
d’allaitement maternel tout comme l’accès à la terre et aux moyens de production sont des
opportunités qui peuvent être exploitées pour faciliter la mise en œuvre du Programme.

L’équipe de SALOHI prendra en compte toutes les informations produites par l’enquête de base pour
améliorer ses stratégies, orienter les activités, mesurer et évaluer les impacts du programme dans le
temps.

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 165


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. FANTA: Food security indicators and framework for use in the monitoring and evaluation of
food aid programs; January 1999
2. FANTA: Alternative sampling designs for emergency settings. A guide for planning, data
collect and analysis; September 2009
3. FANTA : Echelle de l’accès déterminant l’insécurité alimentaire des ménages (HFIAS) pour la
mesure de l’accès alimentaire des ménages. Guide d’indicateurs ; version 3 ; aout 2006
4. FANTA: Guide d’échantillonnage; Décembre 1997
5. FANTA: Food access indicators review ; July 2003
6. FANTA: Household dietary diversity score (HDDS) for measurement of household food
access. Indicators guide. Version 2, September 2006.
7. FANTA: Out with the old? In with the new? Implications of the new WHO 2006 child growth
standards; July 27, 2006
8. FANTA: Measuring food insecurity. Going beyond indicators of income and anthropometry;
November 2003
9. Fédération Internationale des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant-Rouge : Comment
évaluer la sécurité alimentaire. Guide pratique pour les sociétés nationales africaines ; 2005.
10. Gilles Bergeron and Megan Deitchler: Report of the 2004 joint baseline survey in the targeted
areas of the PL480, Title II Program in Madagascar; November 2004.
11. INSTAT/MEASURE DHS : Enquête démographique et de santé ; EDSMD-IV 2008/2009.
Rapport préliminaire ; Octobre 2009
12. INSTAT/ORC Macro : Enquête démographique et de sante, 2003/2004. Rapport final
13. PAM : Manuel d’évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence. Deuxième
édition, 2006.
14. Southeast Asia START: Assessment on community vulnerability and adaptation to impact of
climate change. Overview of pilot study in lower Mekong River region.
15. UNEP: Manual. How to use the Environment Vulnerability Index (EVI); December 2004
16. United Nations: Designing household survey samples : Practical guidelines. Studies in
Methods. Series F n 98; 2008.
17. USAID : Trigger indicators and early warning and response systems in multi-year title II
assistance programs; FFP occasional paper n 5; November 2007
18. WFP : Sampling. Sampling guidelines for vulnerability analysis. Thematic guidelines, 2004.
19. WFP/CARE: The coping strategies index. A tool for rapid measurement of household food
security and the impact of food aid programs in humanitarian emergencies. Field methods
manual; July 2003.
20. WHO/IDRC: Designing and conducting health systems research projects. Volume 1 ; Part 2 :
Data analysis and report writing; 2003

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 166


ANNEXES

Rapport de l’étude de base SALOHI Page 167


« PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES STRATEGIES DE SURVIE DES MENAGES »
Strengthening and Accessing livelihood Opportunities for Household Impact
SALOHI Program
ETUDE DE BASE
MESURE ANTHROPOMETRIQUE

A LOCALISATION
- Région |___|
- District |___|
- Commune |___|___|
- Fokontany |___|___|
- Coordonnées géographiques Fokontany - Latitude : |___|___|. |___|___|___|___|___| S
- Longitude : |___|___|.|___|___|___|___|___| E
- Altitude : |___|___|___|___| m
B EQUIPE DE COLLECTE
- Enquêteur |___|___|___|
- Chef d’équipe |___|___|___|
C- IDENTIFICATION FICHE D’ENQUETE
- Code CS : |___|
- N° ménage : |___|___|
Date de l’enquête : ……/ ……../ 2009
SECTION 11 : DONNEES ANTHROPOMETRIQUES DES ENFANTS AGES DE 0 à 59,99 MOIS

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

Est – ce que je peux peser et mesurer la taille de (NOM DE L’ENFANT) ? Si NON, fin
11.1
de
SI OUI, PROCEDEZ A LA MESURE ANTHROPOMETRIQUE DE TOUS LES ENFANTS AGES MOINS DE SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| l’interview.
5 ANS DANS LE MENAGE, ET ENREGISTREZ LES DONNEES DANS LE TABLEAU CI-APRES
Remerciez la
mère

Oedeme
Date de Naissance Age en
N° Nom et Prénoms Sexe Poids en kg Taille en Cm Périmètre OUI =1,
Jour / mois/ année mois
brachial en NON =0
1=Masculin mm (MUAC)
2= Féminin

1 |___| |___|___| / |___|___| / |___|___| |___|___| |___|___| , |___| |___|___|___| , |___| |___|___|___| |___|

2 |___| |___|___| / |___|___| / |___|___| |___|___| |___|___| , |___| |___|___|___| , |___| |___|___|___| |___|

3 |___| |___|___| / |___|___| / |___|___| |___|___| |___|___| , |___| |___|___|___| , |___| |___|___|___| |___|

4 |___| |___|___| / |___|___| / |___|___| |___|___| |___|___| , |___| |___|___|___| , |___| |___|___|___| |___|

5 |___| |___|___| / |___|___| / |___|___| |___|___| |___|___| , |___| |___|___|___| , |___| |___|___|___| |___|

6 |___| |___|___| / |___|___| / |___|___| |___|___| |___|___| , |___| |___|___|___| , |___| |___|___|___| |___|

7 |___| |___|___| / |___|___| / |___|___| |___|___| |___|___| , |___| |___|___|___| , |___| |___|___|___| |___|

Observation: Prière de référer au centre de santé les enfants se trouvant dans les zones jaune et rouge lors de la mesure de leur PB et si oedeme constaté
« PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES STRATEGIES DE SURVIE DES MENAGES »
Strengthening and Accessing livelihood Opportunities for Household Impact
SALOHI Program
ETUDE DE BASE
QUESTIONNAIRE COMMUNAUTAIRE

A LOCALISATION
- Faritra |___|
- Distrika |___|
- Commune |___|___|
- Fokontany |___|___|
- Coordonnées géographiques Fokontany - Latitude : |___|___|. |___|___|___|___|___| S
- Longitude : |___|___|.|___|___|___|___|___| E
- Altitude : |___|___|___|___| m
B EQUIPE DE COLLECTE
- Enquêteur |___|___|___|
- Chef d’équipe |___|___|___|
C- IDENTIFICATION FICHE D’ENQUETE
- Code CS : |___|

Date de l’enquête : ……/ ……../ 2009

1
SECTION 1 : MARCHE

Saison
Existe – t –il Unité (Kg,
Groupe d'aliment Aliment Prix en Ar
1 : OUI récipient) Absence
Abondance
0 : NON
Mangue |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Avocat |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Orange |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


Banane |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Ananas |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


FRUITS ………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


……………….. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

……………… |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

……………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

…………….. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


Feuille manioc |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
Feuille patate |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Laitue |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


Carotte |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Tomates |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


LEGUMES ……………….. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

……………….. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


Riz |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
Mais |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
CEREALES
Sorgho |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
……………… |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

|___| _____________
………………. |___|___|___|___| _____________ _____________

2
Saison
Existe – t –il Unité (Kg,
Groupe d'aliment Aliment Prix en Ar
1 : OUI récipient) Absence
Abondance
0 : NON
Patate Douce |___| _____________
|___|___|___|___| _____________ _____________
orange

Patate douce |___| _____________


|___|___|___|___| _____________ _____________
blanche

Manioc |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


TUBERCULES Taro |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
………………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

…………….. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Arachide |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Haricot |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


Pois de cap |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
LEGUMINEUSE
……………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
…………….. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

……………. |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________


Œuf (1) |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Poulet (1, |___| _____________


|___|___|___|___| _____________ _____________
vivant)
VIANDES ET
POISSONS Boeuf (kg) |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________
Chèvre (kg) |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

Porc |___| |___|___|___|___| _____________ _____________ _____________

3
SECTION 2 : ORGANISATION PAYSANNE

N° QUESTIONS CODE ALLER A


Existe-t-il dans la communauté des organisations 0. Non Si NON aller
2.1 paysannes ? |___| 3.1
1. Oui
1. Groupements
2.2 Quels sont les types d’organisations paysannes qui 2. Associations
existent ? 3. Coopératives
4. Autre ………………………………
2.3 Quel est le nombre des organisations paysans
existent ?
|___|___|
0. Non Si OUI, aller
2.4 Les populations de la communauté participent-elles 1. Oui, faiblement 2.6
largement à ces organisations paysannes ? 2. Oui, moyennement |___|
3. Oui, largement
4. Ne sait pas
Si les populations ne participent pas largement, quelles 1. ………………………………………
2.5 sont les raisons ? 2. ………………………………………
3. ……………………………………..
0. Non
2.6 D’après vous, les organisations paysannes sont-elles 1. Oui, un peu
fonctionnelles, apportent-elles de l’aide à leurs 2. Oui, assez |___|
membres ? 3. Oui beaucoup
4. Ne sait pas

SECTION 3 : ACCES AU SERVICE DE SANTE

N° QUESTIONS CODE ALLER A


1. A pied
3.1 Par quel moyen la majorité de la population se rend- 2. A vélo / moto
elle dans les services de santé ? 3. En voiture
4. Par train
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES 5. Par voie d’eau
6. Autre
1. Agent communautaire de santé
3.2 Quel est le type de service de santé le plus proche des 2. CSB I
populations de la communauté ? 3. CSB II
4. Clinique privée
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES
5. Autre, à préciser
0. Non Si oui aller 4.1
3.3 Les populations se rendent-elles fréquemment dans ce
service de santé ? |___|
1. Oui
1. Distance
3.4 Pour quelles raisons principales les populations ne se 2. Absence des soins attendus
rendent pas souvent au service de santé ? 3. Coûts des prestations
4. Mauvaise qualité des soins
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES
5. Mauvais accueil du personnel
NE PAS LIRE LES OPTIONS 6. Autre raison

4
SECTION 4 : ACCES A L’EAU POTABLE

N° QUESTIONS CODE ALLER A


Existe-t-il dans la communauté des points d’eau 0. Non Si NON aller
4.1 publics ? |___| 4.7
1. Oui
Combien de points d’eau publics sont disponibles dans
4.2 Nombre de points d’eau publique |___|___|
la communauté
Combien de ces points d’eau fonctionnent
4.3 Nombre fonctionnel |___|___|
normalement

4.4 Combien sont protégés contre l’érosion ? Nombre protégé contre l’érosion |___|___|
0. Non
Les populations payent-elles pour s’approvisionner
4.5 |___|
dans les points d’eau publics ?
1. Oui
1. Pas de gestion
4.6 Comment sont gérés les points d’eau publics ? 2. Gardien/Surveillant
3. Comite ou groupe de gestion
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES
4. Gestionnaire privé
NE PAS LIRE LES OPTIONS 5. Autre

1. A pied
4.7 Par quel moyen la majorité de la population se rend- 2. A vélo / moto
elle au point d’eau potable ? 3. En voiture
4. Par train
5. Par voie d’eau
6. Autre
0. Non
Le point d’eau potable le plus utilise par les populations
4.8 |___|
de la communauté fournit-il de l’eau en toute saison ?
1. Oui

SECTION 5 : ACCES AU MARCHE ET A LA COMMUNAUTE

N° QUESTIONS CODE ALLER A


Si dans la
5.1 A quelle distance se trouve le marché (ou le point) 1. Dans la localité
localité aller
d’approvisionnement en nourriture de base le plus 2. A moins de 5 Km
5.4
proche des populations de la communauté ? 3. De 5 a 10 km |___|
4. A plus de 10 km

Combien de temps de marche faut-il pour se rendre 1. Moins d’une heure


5.2
dans le marché le plus proche des populations ? 2. Une a deux heures |___|
3. Plus de deux heures

1. A pied
5.3 Par quel moyen la majorité de la population se rend-
2. A vélo / moto
elle dans ces marchés ?
3. En voiture
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES 4. Par train
5. Par voie d’eau
6. Autre
La communauté est-elle accessible en toute
0. Non
5.4 saison (par les autorités, par les prestataires de
services, par les ONG)? |___|
1. Oui

5
N° QUESTIONS CODE ALLER A

1. Route nationale
2. Route régionale
3. Route communale
5.5 Par quelles voies la communauté est-elle accessible ?
4. Voie fluviale
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES 5. Voie maritime
6. Voie ferrée
7. Piste rurale
8. Sentier

SECTION 6 : CATASTROPHE NATURELLE ET RESILIENCE

N° QUESTIONS CODE ALLER A


0. Non Si NON aller
Au cours des dernières années, votre communauté a-t-
6.1 |___| 6.5
elle été victime de catastrophe naturelle ?
1. Oui
1. Sécheresse
6.2 De quel type de catastrophe la communauté a-t-elle 2. Inondation
été victime ? 3. Cyclone
4. Autre ………………………………..
1. Perte de biens matériels
6.3 Quelles ont été les principales conséquences de ces 2. Perte de récoltes
chocs sur la communauté ? 3. Perte de bétails
4. Dégradation des terres de culture
5. Perte de vies humaines
6. Destruction de l’environnement
7. Autre ……………………………….
1. …………………………………………
6.4 Comment les populations ont-elles réagi (fait face) au 2. ………………………………………..
choc ? 3. ………………………………………..
4. ………………………………………..
5. ……………………………………….
Existe-t-il dans la communauté un système permettant 0. Non Si NON aller
6.5 aux autorités de prévenir les populations de |___| 6.8
l’éventualité d’une catastrophe naturelle ? 1. Oui
1. ……………………………………….
6.6 Quelles sont les principales activités de ce système ? 2. ………………………………………
3. ………………………………………
4. ………………………………………
5. ………………………………………
Aller 6.9
1. Pas du tout fonctionnel
6.7 Comment jugez-vous ce système d’alerte précoce ?
2. Peu fonctionnel
3. Fonctionnel |___|
4. Très fonctionnel
1. …………………………………………
Pourquoi la communauté ne dispose pas d’un tel
6.8 2. ………………………………………..
système ?
3. ……………………………………….
Existe-t-il dans la communauté une organisation, une 0. Non Si NON aller
6.9 association de gens prête à aider les populations en |___| 6.11
cas de catastrophe naturelle ? 1. Oui

6
N° QUESTIONS CODE ALLER A
Aller ins 1
1. Pas du tout fonctionnel
6.10 Comment jugez-vous ce dispositif d’intervention ?
2. Peu fonctionnel
3. Fonctionnel |___|
4. Très fonctionnel
1. ………………………………………….
Pourquoi la communauté ne dispose pas d’un tel
6.11 2. …………………………………………
dispositif ?
3. ………………………………………….
Ins 1 VERIFIER A 6.3 SI LES CATASTROPHES N’ONT PAS DEGRADE LES TERRES DE CULTURE Aller INS 2
1. Destruction des terres/sols
Si les catastrophes ont cause des dégâts sur les terres
2. Destruction des systèmes d’irrigation
6.12 de culture, quelle est la nature des principaux dégâts ?
3. Destruction des systèmes de protection des
cultures
4. Autre …………………………………

1. Aucune
6.13 Quelles dispositions ont été prises pour réhabiliter
2. Réhabilitation des terres
l’environnement ?
3. Reconstruction des systèmes d’irrigation
4. Réhabilitation des systèmes de protection des
cultures
5. Autre …………………………………….
INS 2 VERIFIER 6.3 SI LES CATASTROPHES N’ONT PAS DEGRADE L’ENVIRONNEMENT 6.16
1. Dégradation des terres
6.14 Si les catastrophes ont cause des dégâts sur 2. Dégradation des eaux
l’environnement, quelle est la nature des principaux 3. Dégradation des forets
dégâts ? 4. Destruction des animaux
5. Autre ……………………………….
1. Reboisement
6.15 Quelles dispositions ont été prises pour réhabiliter 2. Réhabilitation des terres
l’environnement ? 3. Réhabilitation des eaux
4. Reconstitution de la biomasse
5. Autre ……………………………………
0. Non Si NON 7.1
Existe-t-il dans la communauté des espaces
6.16 |___|
reboises par les populations ?
1. Oui
Quelle est la superficie totale de ces espaces reboisés Superficie des espaces reboisés |___|___|___| Ha
6.17
?
1. Protégés
6.18 Ces espaces sont-ils protégés, surveillés et/ou 2. Surveillés
entretenus ? 3. Entretenus

7
SECTION 7 : GOUVERNANCE

N° QUESTIONS CODE ALLER A


1. …………………………………..
7.1 Quels sont les principaux décideurs en ce qui concerne 2. …………………………………..
les problèmes de la communauté ? 3. …………………………………..
4. ………………………………….
5. …………………………………..
Existe-t-il des instances de concertation entre les 0. Non Si NON 7.4
7.2 différents groupes de leaders ? |___|
1. Oui
1. Pas du tout fonctionnelles
7.3 Comment jugez-vous ces instances de concertation ? 2. Peu fonctionnelles
3. Fonctionnelles
4. Très fonctionnelles
5. Ne sait pas
0. Non Si NON 7.6
Existe-t-il des instances de concertation entre les
7.4 |___|
groupes de leaders et la population ?
1. Oui
1. Pas du tout fonctionnel
7.5 Comment jugez-vous ces instances de concertation ? 2. Peu fonctionnel
3. Fonctionnel
4. Très fonctionnel
5. Ne sait pas
0. Non
Les opinions et les besoins des populations sont-elles
7.6 |___|
suffisamment bien pris en compte par les décideurs ?
1. Oui
0. Pas du tout représentées
7.7 Comment les femmes sont-elles représentées dans les 1. Peu représentées
instances de décision de la communauté ? 2. Bien représentées
3. Très bien représentées
4. Ne sait pas
0. Non Si NON 7.10
Votre communauté dispose-t-elle d’un plan de
7.8 |___|
développement local ?
1. Oui
0. Plan non exécuté
7.9 Dans quelle proportion les actions du dernier plan de 1. Faible niveau d’exécution
développement ont-elles été exécutées ? 2. Niveau moyen d’exécution
3. Niveau élevé d’exécution
4. Ne sait pas
0. Non
7.10 Les responsables de la communauté participent-ils 1. Oui, de temps en temps
régulièrement aux conseils communaux ? 2. Oui, souvent
3. Oui, toujours
4. Ne sait pas
0. Non
7.11 Les organisations basées dans la communauté 1. Oui, de temps en temps
participent-elles régulièrement aux conseils 2. Oui, souvent
communaux ? 3. Oui, toujours
4. Ne sait pas

8
ANNEXE 1 : CALENDRIER CULTURAL

CULTURES Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre
1- Riz pluvial
2- Riz irrigué 1ère saison
3- Riz irrigué 2è saison
4- Maïs
5- Sorgho
6- Manioc
7- Patate douce
8- Pomme de terre
9- Cultures maraîchères
10- Haricot
11- Pois de cap
12- Arachide
13- Lentille

Préparation du sol : « P » Repiquage : « Q » Récolte : « R »


Semis ou plantation « S » Entretien (sarclage – désherbage) : « E »

Source d’information : ____________________________________________________________

9
ANNEXE CALENDRIER DES RECOLTES ET CUEILLETTES

CULTURES Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre
1- Mangue
2- Orange
3- Papaye
4- Banane
5- Litchi
6- Poivre
7- Vanille
8- Girofle
9- ____________________
10- ___________________
11- ___________________
12- ___________________
13- ___________________

Source d’information : ____________________________________________________________

10
« PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES STRATEGIES DE SURVIE DES MENAGES »
Strengthening and Accessing Livelihood Opportunities for Household Impact
SALOHI Program

ETUDE DE BASE
ENQUETE MENAGE
« CHEF DE FAMILLE »

A LOCALISATION
- Région |___|
- District |___|
- Commune |___|___|
- Fokontany |___|___|
- Coordonnées géographiques Fokontany - Latitude : |___|___|. |___|___|___|___|___| S
- Longitude : |___|___|.|___|___|___|___|___| E
- Altitude : |___|___|___|___| m
B EQUIPE DE COLLECTE
- Enquêteur |___|___|___|
- Chef d’équipe |___|___|___|
C- IDENTIFICATION FICHE D’ENQUETE
- Code CS : |___|
- N° ménage : |___|___|

Date de l’enquête : ……/ ……../ 2009

1
- HEURE DE DEBUT DE L’INTERVIEW : ……….. heure et ……...… minute
SECTION 1 : CARACTERISTIQUES SOCIO – ECONOMIQUES DU MENAGE
Lire : « Nous voudrions vous poser les questions suivantes en ce qui concerne la composition de votre
ménage »
LE MENAGE EST DEFINI EN TANT QUE GROUPE DE PERSONNES QUI VIT ACTUELLEMENT ET SE NOURRIT
ENSEMBLE « SOUS LE MEME TOIT »

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

1. Masculin
1.1 Quel est le sexe du chef de famille ?
|___|
2. Féminin

1.2 Quel âge a le Chef de famille? |___|___| ans

Si 3, 4 ou 5
allez 1.5
1- Marié(e) légal(e)
1.3 Quelle est la situation matrimoniale du Chef de famille? 2- Marié(e) selon la tradition
LISEZ LES OPTIONS
3 – Vivant séparément / divorcé |___|
4 – Veuf ou veuve
5- Célibataire
6-Autre ; à préciser____________________

Quel âge a l’époux ou l’épouse du Chef de famille ?


1.4 |___|___| ans

1.5 Combien de personnes vivent habituellement dans le


ménage ? |___|___|

S’IL VOUS PLAIT, REMPLISSEZ LA TABLE


Masculin Féminin
DEMOGRAPHIQUE QUI SE TROUVE A DROITE, ET
QUI INDIQUE LA REPARTITION DES PERSONNES a. Moins de 6 mois |___| |___|
VIVANT DANS LE MENAGE PAR SEXE ET PAR AGE
b. 6 mois - 24 mois |___| |___|
Pourriez – vous me dire s’il vous plaît, le nombre de
1.6 c. 24 mois - 5 ans |___| |___|
personnes de chaque sexe, d’age X vivant dans le
ménage
d. 5 ans -18 ans |___| |___|
e. 18 ans – 60 ans |___| |___|
f. 60 ans et plus |___| |___|
Quel est le niveau d’alphabétisation du Chef de famille 1.7.a Chef de famille …….……………………… |___|
/ Epouse
1.7
0= NE SAIT PAS LIRE 1.7.b Epouse…..……………. ……………………|___|
1= SAIT LIRE
9= NON APPLICABLE
Quel est le niveau d’éducation scolaire du Chef de 1.8.a Chef de famille……....…………………… |___|
famille et son épouse ?
1.8
0 : AUCUN NIVEAU 1.8.b Epouse.……………… ……………………|___|
1 : PRIMAIRE
2 : SECONDAIRE ET PLUS
9= NON APPLICABLE

2
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

1.9 Combien de personnes exercent une activité |___|___|


économique pouvant contribuer au revenu du
ménage ?
OUI: 1 Si Oui, ordre
1.10 Quelles sont les 5 activités principales menées par
d’importance
les membres du ménage ? NON : 0
a- Agriculture |___| |___|
METTEZ EN ORDRE D’IMPORTANCE CES
ACTIVITES (1 : PLUS IMPORTANT – 5 : MOINS b- Elevage |___| |___|
IMPORTANT)
c- Pêche |___| |___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS
d- Exploitation minière |___| |___|
e- Artisanat |___| |___|
f- Charbonnier |___| |___|
g- Commerce |___| |___|
h- Travail journalier |___| |___|
i- Travail salarié |___| |___|
occasionnel
j- Travail salarié |___| |___|
permanent
k- Autre, à citer ….. |___| |___|
_________________

Quelles utilisations le ménage fait – il de ses


1.11
revenus ? OUI: 1 Si OUI, Ordre
d’importance
Classer ces dépenses par ordre, du plus important NON : 0
au moins important
a- Nourriture …………… |___| |___|
METTEZ EN ORDRE D’IMPORTANCE CES
DEPENSES (1 : PLUS IMPORTANT – 9 : MOINS b- Santé ……………….. |___| |___|
IMPORTANT)
c- Scolarisation ……… |___| |___|
INVESTISSEMENT = AGRICULTURE, ELEVAGE,
CONSTRUCTION , .......... d- Habillement ………. |___| |___|
e- Logement …………. |___| |___|
f- Social / culturel …….. |___| |___|
g- Investissement ……. |___| |___|
h- Epargne …………… |___| |___|
i- Autre (à préciser) ….. |___| |___|

3
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

Dans votre ménage, y – a – il quelqu’un qui SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »


1.12
possède : a-Terrain ………………………………………………|___|
LIRE LES OPTIONS b-Maison ……………………………………………...|___|
c- Télévision …………………………….…..……… |___|
d- Radio … …………………………….……...……. |___|
e- Machine à coudre … ……………….……......…..|___|
f- Bicyclettes … …………………………….........….|___|
g- Mobylettes ou motocyclettes … . ............…..….|___|
h- Charrettes. ……………………………...….…….|___|
i- Charrues … ……………………...………….....….|___|
Pirogues ………………………..………..…………...|___|
Filets de pêche .... …..…………....……………........|___|
l- Boeufs ... ………………………………..…..…......|___|
m- Porcs.. ……………………………….....…….…..|___|
n- Moutons/Chèvres ... ………………………..……|___|
m- Volailles .... ..………………………………..……|___|

1.13 Avez-vous emprunté de l’argent, ou de la nourriture SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON,
l’année dernière ? SECTION 8

SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »


1.14 Si oui, auprès de qui avez-vous emprunté ?
a- Famille/Amis .. …………………......……………|___|
b- Organisme de charité .. ………………..……… |___|
c- Usirier local…. ... ……………….….…………… |___|
d- Institution de microfinance / banque….. …….…|___|
e- Commerçant .................................................... |___|
f- Autre, à préciser …..……….………………..….|___|

1.15 Si emprunt d’argent, à quelles fins avez-vous utilisé OUI : 1 Si OUI, Ordre
le dernier crédit obtenu ? d’importance
METTEZ EN ORDRE D’IMPORTANCE CES NON : 0
DEPENSES (1 : PLUS IMPORTANT – 9 : MOINS a- Nourriture |___| |___|
IMPORTANT)
b- Santé |___| |___|
c- Education |___| |___|
d- Habillement |___| |___|
e- Logement |___| |___|
f- Social / culturel |___| |___|
g- Investissement |___| |___|
h- Paiement autre crédit |___| |___|
i- Autre, à préciser |___| |___|
_________________

4
SECTION 8 : AGRICULTURE ET ELEVAGE

Lire : Maintenant, j’aimerais vous poser des questions en ce qui concerne vos pratiques agricoles et vos
productions lors de la dernière récolte

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

8.1 Pratiquez – vous l’Agriculture ? SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON 8.19

8.2 8.2 a Quels types de terrain exploitez-vous ? SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
a- Plaine ou bas fond… …………………………|___|
b- Plateau…...............................................……|___|
c- Terrain en pente ……….… ……..………….. |___|
d- Terrain en bas de pente……..……………….|___|
8.2 b Etes – vous propriétaire des terrains que vous sI 1, 8.2c
exploitez ? a- Plaine ou bas fond… …………………………|___| sI 2, 8.2 d
b- Plateau…...............................................……|___|
- SI PROPRIETAIRE, METTEZ “1” c- Terrain en pente ……….… ……..………….. |___|
- SI NON PROPRIETAIRE, METTEZ “2”
- SI LES DEUX A LA FOIS, METTEZ “3” d- Terrain en bas de pente……..……………….|___|
- SI L’EXPLOITANT NE POSSEDE PAS LE TYPE DE
TERRAIN, METTEZ “9”

8.2 c Si vous êtes propriétaire, est-ce qu’il y a un Si OUI mettez « 1 », Si NON mettez « 0 » Si l’exploitant
statut de propriété légalisé ? ne possède pas le type de terrain, mettez “9”
a- Plaine ou bas fond… …………………………|___|
b- Plateau…...............................................……|___|
c- Terrain en pente ……….… ……..………….. |___|
d- Terrain en bas de pente……..……………….|___|
8.2 d Si vous n’êtes pas propriétaire, quel type de Si Métayage mettez « 1 », si fermage mettez « 2 » Si
contrat d’utilisation avez-vous ? l’exploitant ne possède pas le type de terrain, mettez “9”
a- Plaine ou bas fond… …………………………|___|
b- Plateau…...............................................……|___|
c- Terrain en pente ……….… ……..………….. |___|
d- Terrain en bas de pente……..……………….|___|
8.3 Bénéficiez – vous d’un système d’irrigation et/ou de SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___|
drainage?
8.4 Si bénéficiaire d’un système d’irrigation et/ou de SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___|
drainage, êtes vous membre d’une Association
d’Usager de l’Eau ?
Votre terrain de culture avait -il subi des inondations SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___|
8.5 l’année dernière ?

8.6 Avez-vous déjà bénéficié d’une quelconque SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON 8.8
assistance technique agricole ?

5
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

8.7 a Si Oui, de quels types d’assistance technique SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
agricole avez –vous bénéficié ? a- Formation en techniques agricoles ……… …...|___|
8.7 b- Communication / Education(IEC) ……..……. .|___|
c- Encadrement technique …. …………..………. |___|
d- Dotation en intrants agricoles ………. …….…..|___|
e- Autre, à préciser …….……… ……....…. |___|
8.7 b Qui a fourni l’assistance technique agricole dont SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
vous avez bénéficié ? a- Service technique ……………..……………….|___|
b- Association ou ONG ... .……… .….....………|___|
c- Projet ……………………………..………..…… |___|
d- Autre, à préciser ……… ………….….……..|___|
Connaissez-vous les techniques agricoles suivantes ? Si OUI mettez « 1 », Si NON mettez « 0 »
8.8
Avez-vous déjà pratiqué ces techniques agricoles que Connaissance Pratique
vous connaissez? |___| |___|
a- Rotation culturale
(PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES) b- Association |___| |___|
LIRE UNE A UNE LES TECHNIQUES LISTEES culturale
c- Culture en ligne |___| |___|
d- Semences |___| |___|
améliorées
e Opérations post |___| |___|
récolte (traitement,
stockage …)
f- Transformation des |___| |___|
produits
g- Engrais organique |___| |___|
h- Compost |___| |___|
i- Mulching |___| |___|
j- Engrais chimique |___| |___|
k- Semis directs sur |___| |___|
couverture
l- Culture sur courbe |___| |___|
de niveau ou terrasse
m- Haie vive |___| |___|
n- Désherbage |___| |___|
o- Gestion de l’eau : |___| |___|
irrigation et drainage
p- Lutte intégrée |___| |___|

8.9 Cultivez-vous du riz ? SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON 8.12

8.10 Quel type de riziculture pratiquez-vous ? Si OUI mettez « 1 », Si NON mettez « 0 » Si a, ou c =1


8.12
a- Riz pluvial ……………………………. |___|
b- Riz irrigué……. ……………………… |___|
c- Autre, à préciser …………………… |___|
________________________

6
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

POUR LA RIZICULTURE IRRIGUEE Si OUI mettez « 1 », Si NON mettez « 0 »


8.11
8.11 a -Quels types de technique de riziculture avez-
vous pratiqués ?
a- Jeunes plantules à 2 brins ..|___|
b- Culture en ligne ...........................|___|
c- Distance (carré de 25 cm) ……... |___|
d-Gestion de l’eau |___|
e-Désherbage fréquent |___|
f- Jeunes plantules (âgées de moins d’un
mois)…………………………………...|___|

8.11 b-Si SRI (réalisation a-b-c-d-e) quelle proportion


..................................|___| |___||___| %
de votre terrain ?

8.12 Pratiquez –vous des cultures maraîchères ? SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___|

7
8.16 SELON LE PRIX
8.13 Quelles sont les 8.14 Quelle superficie avez – vous cultivée pour chaque 8.15 Combien avez – vous récolté pour chaque culture ? AU MARCHE LOCAL, 8.17 ESTIMER LA VALEUR
principales cultures que vous culture lors de la dernière saison culturale ? ESTIMER LE PRIX TOTALE DE CHAQUE
avez pratiquées lors de la 8.14 b CONVERSION EN 8.15 b CONVERSION EN MOYEN UNITAIRE DE PRODUCTION (NE PAS
saison passée ? 8.14 a MESURE EN 8.15a MESURE EN UNITE MESURE STANDARD (NE PAS DEMANDER)
UNITE LOCALE MESURE STANDARD (NE PAS LOCALE CHAQUE
DEMANDER) DEMANDER) PRODUIT(NE PAS
Si OUI mettez « 1 »,
Si NON mettez « 0 » DEMANDER)
a- Riz |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar* |___|___|___|___|___| Ar

b- Sorgho |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

c- Maïs |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

d- Manioc |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

e- Haricot |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

f- Soja |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

g- Patate douce |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

h- Pomme de terre |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

i- Taro |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

j- Légumes |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

k- Café |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

l- Litchi |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

m- Poivre |___| |___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

n- Autre arbres fruitiers |___| |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar


|___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg

o- Autre à préciser
|___|___|___|___|_____ |___|___| , |___|___|___|___| ha |___|___|___|___|___|________|___|___|___|___|___|___| Kg
___________________ |___| |___|___|___|___| Ar |___|___|___|___|___| Ar

TOTAL |___|___|___|___|___| Ar

*Pour le prix au marché local : riz blanc pour le riz

8
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

8.18 8.18 a En terme de quantité de récoltes, comment 1- Mauvaise Si 3, 8.19


était la dernière saison culturale ? 2- Moyenne |___|
3- Bonne
8.18 b Si la saison était mauvaise, quelles sont les Si OUI mettez « 1 », Si NON mettez « 0 »
principales causes ? a- Manque de pluie...........……………………..…. |___|
b- Trop de pluie / inondation …………….… …|___|
c- Grêle….………..…… …………………..… |___|
d- Maladies........................................................... |___|
e- Insectes…………………………. .......................|___|
f- Insuffisance de moyens.....................................|___|
g- Autre, à préciser ………………… ................. |___|
8.19 Pratiquez – vous l’élevage ? SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON
SECTION 9
8.20 Quels types d’élevage pratiquez – vous ? Raha ENY mariho « 1 », Raha TSIA mariho « 0 »
a- Pisciculture ........... ……… ..................………….|___|
b- Aviculture (volailles / lapins) …………….……….|___|
c- Elevage bovin (vache, boeuf) ………….……….. .|___|
d- Elevage porcin (porc et truie) ………...………... ..|___|
e- Elevage caprin ………………………….……… ..|___|
f- Apiculture ………..…………...…………….……..…|___|
g- Autre, à préciser ……………………………...….. .|___|

8.21 Quelles sont les techniques d’élevage que vous avez - Si OUI mettez « 1 », Si NON mettez « 0 »
pratiquées ? Technique d’élevage connaissance Pratique
a- Vaccination |___| |___|
b- Hygiène |___| |___|
c. Fourrage |___| |___|
d. Complément |___| |___|
d’aliments
e. Logement |___| |___|
d’animaux
f. Gestion en général |___| |___|

8.22 Avez-vous bénéficié d’une quelconque assistance SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON
technique d’élevage ? SECTION 9
8.23 Qui a fourni l’assistance technique d’élevage dont SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
vous avez bénéficié ? a- Service technique ……………………………….|___|
b- Association ou ONG .……………..….....………|___|
c- Projet ………………………………………..…… |___|
d- Autre à préciser …………. ………….……….… |___|

9
SECTION 9 : GROUPEMENT DES PAYSANS ET ACTIVITES COMMUNAUTAIRES

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

9.1 Des personnes au sein du ménage sont – SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON, 9.12
elles membres d’une organisation ou
association paysanne ?

9.2 Si OUI, quel type d’organisation ou 1- Groupement formel


d’association ? |___|
2- - Groupement informel

9.3 Si groupement formel, de quel type ? 1- Coopérative |___|


2- Autre, à préciser ________________________ |___|
9.4 Quels types d’activités les membres font – Si OUI METTEZ « 1 », Si NON METTEZ « 0 »
ils dans cette organisation ou association ? a- Agriculture. ……. ……………………………..........…….|___|
b- Elevage …………………. …………........…………….…|___|
c- Pêche……………..…… ………………….…..…….…… |___|
d- Artisanat …………...... ………………………………..… |___|
e- Santé ..............………. ………………..…...…………….|___|
f- Nutrition ....................... ………………..……………….. |___|
g- Epargne et crédit ............................................... ........ |___|
h- Autre, à préciser ……………………....………….......… |___|
9.5 Les membres de l’organisation ou de SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON, 9.7
l’association ont-ilsl bénéficié d’une
quelconque assistance technique ?

9.6 a Si Oui, de quels types d’assistance SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »


technique ont –ils bénéficié ? a- Formation …………………………..…………………….|___|
b- IEC ………………………………..…..............…………|___|
c- Encadrement technique …………………………..…… |___|
d- Dotation fournitures ou matériels ….……………….… |___|
9.6 e- Autres à préciser ………….……… ………….…...…… |___|
9.6 b Qui a fourni l’assistance technique SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
dont les membres ont bénéficié ? a- Service technique ……………………………….|___|
b- Association ou ONG .……………..….....………|___|
c- Projet ………………………………………..…… |___|
d- Autre à préciser …………. ………….……….… |___|
9.7 L’association ou l’organisation a t – elle - SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
déjà établi un « business plan » |___|
- SI NE SAIT PAS (METTEZ 9)
9.8 L’association ou le groupement fonctionne SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___|
– t – il bien ?

9.9 Au cours de l’année dernière, l’association - 1 : 1 à 3 réunions


a fait combien de réunions ? - 2 : 3 à 6 réunions |___|
- 3 : 6 et plus

10
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

9.10 Quels sont les bénéfices d’une association Si OUI METTEZ « 1 », Si OUI METTEZ « 0 »
ou d’un groupement ? a- Solidarité…… ……………………………………………….|___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS b- Bénéfice économique ….. …………………………….…..|___|
c- Accès au crédit …………...……………………………….. |___|
d- Accès au service technique……………………………….|___|
e- Accès au produits/ accès à l’utilisation des matériels .... |___|
f- Autre, à préciser ...............................................................|___|
9.11 Quels sont les contraintes ou obstacles au SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
sein d’une association ? a- Diversification des attentes des membres en intérêt ......|___|
b- Gestion non transparente............................................... |___|
c- Appui insuffisant par rapport à l’effectif des membres … |___|
d- Autre, à préciser ..............................................................|___|

Dans les questions qui suivent, nous parlons des activités communautaires

9.12 Au cours des 6 derniers mois, des - SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » Si NON ou NE
membres du ménage ont – ils participé à |___| SAIT PAS
des activités communautaires ? - SI NE SAIT PAS (METTEZ 9) SECTION 10

9.13 Si Oui, à quelles activités communautaire SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0


ont – ils participé ? a- Réunion communautaire …………………….............…. |___|
b- Nettoyage collectif.. .………..………..….....…….........…|___|
c- Entretien d’infrastructure communautaire..……..….….. |___|
d- Pépinière villageoise …………. ….…..…..................… |___|
e- Reboisement communautaire……………..................... |___|
f- Autre, à préciser .......................... ……….…................. |___|

11
SECTION 10 : RESILIENCE

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

10.1 Par ordre d’intensité de leurs impacts, quelles sont Si NON


les catastrophes que votre ménage a subies au OUI : 1 Si OUI, 10.5
cours de l’année dernière ? Intensité
NON : 0 d’impact
CITER UNE A UNE LES CATASTROPHES a- Cyclone |___| |___|
b- Inondation |___| |___|
c- Sécheresse / pluies |___| |___|
irrégulières
d- Grêle |___| |___|
e- Criquet |___| |___|
f- Glissement de terrain, |___| |___|
érosion
g- Incendie / feu |___| |___|
h- Foudre |___| |___|
i- Ensablement |___| |___|
j- Autre, à préciser |___| |___|
10.2 Ces catastrophes ont-elles provoqué des impacts SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___|
négatifs sur votre ménage ?

10.3 Si Oui, quels sont les impacts sur votre ménage ? SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
LIRE LES OPTIONS
a- Destruction de maison d’habitation |___|
b- Destruction de terrain de culture |___|
c- Maladies |___|
d- Perte des biens |___|
e- Perte des animaux d’elevage |___|
f- Blessures |___|
g- Mort de membre de famille |___|
h- Autre, à préciser____________________ |___|
Qu’est-ce que vous avez fait pour faire face aux SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
10.4
conséquences de ces catastrophes ?
a- Changement de la ration alimentaire |___|
(produits moins appréciés, moins chers)
LIRE LES OPTIONS
b- Réduction du nombre de repas |___|
c- Consommation de plantes de cueillette |___|
d- Emprunt de la nourriture |___|
e- Achat de nourriture à crédit |___|
f- Utilisation de l’épargne |___|
g- Intensification du salariat agricole |___|
h Consommation du stock de semences |___|
réservées pour la saison suivante
i- Migration saisonnière (< 6 mois) de |___|
certains membres de la famille
j- Travail temporaire |___|

12
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

k- Diminution des dépenses de santé et de |___|


scolarité
l- Consommation des récoltes précocement |___|
m- Emprunt de l’argent |___|
n- Vente des bijoux ou d’ustensiles de |___|
cuisine
o- Vente des meubles et équipements de la |___|
maison
p- Vente de volailles |___|
q- Vente des petits animaux (chèvres, |___|
moutons, cochons)
r- Vente de bétail |___|
s- Vente de matériels agricoles |___|
t- Mise en location du terrain agricole |___|
u- Vente de terrain |___|
v- Emigration permanente de certains |___|
membres de la famille
w- Travail contre nourriture seulement |___|
x- Envoi des enfants pour travailler |___|
y- Autre (à préciser) |___|
10.5 Par ordre d’intensité de leurs impacts, quels sont
les chocs que votre ménage a subis au cours de Liste de chocs OUI : 1 Si OUI,
l’année dernière ? Intensité
NON : 0 d’impact
NE PAS LIRE LES OPTIONS a- Niveau anormalement haut des |___| |___|
problèmes phytosanitaires
b- Niveau anormalement élevé |___| |___|
des maladies du bétail
c- Niveau anormalement élevé de |___| |___|
maladie et épidémie
d- Prix élevé de la nourriture |___| |___|
e- Prix élevé des intrants agricoles |___| |___|
f- Perte d’emploi pour un membre |___| |___|
de la famille
g- Diminution des revenus d’un |___| |___|
membre de la famille
h- Maladie grave ou accident d’un |___| |___|
membre de la famille
i- Mort d’un actif de la famille |___| |___|
j- Vol d’un capital productif |___| |___|
k- Manque d’opportunités de |___| |___|
travail
l- Insécurité / violence |___| |___|
m- Manque de main d’œuvre |___| |___|
n- Problème de maîtrise de l’eau |___| |___|
o- Arrêt des aides et projets du |___| |___|
gouvernement ou des ONG

13
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

10.6 Ces chocs ont-ils provoqué des impacts négatifs SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON fin
sur votre ménage ? SECTION
7

Qu’est-ce que vous avez fait pour faire face aux SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
10.7
conséquences de ces chocs ?
a- Changement de la ration alimentaire |___|
(produits moins appréciés, moins chers)
LIRE LES OPTIONS
b- Réduction du nombre de repas |___|
c- Consommation de plantes de cueillette |___|
d- Emprunt de la nourriture |___|
e- Achat de nourriture à crédit |___|
f- Utilisation de l’épargne |___|
g- Intensification du salariat agricole |___|
h Consommation du stock de semences |___|
réservées pour la saison suivante
i- Migration saisonnière (< 6 mois) de |___|
certains membres de la famille
j- Travail temporaire |___|
k- Diminution des dépenses de santé et de |___|
scolarité
l- Consommation des récoltes précocement |___|
m- Emprunt de l’argent |___|
n- Vente des bijoux ou d’ustensiles de |___|
cuisine
o- Vente des meubles et équipements de la |___|
maison
p- Vente de volailles |___|
q- Vente des petits animaux (chèvres, |___|
moutons, cochons)
r- Vente de bétail |___|
s- Vente de matériels agricoles |___|
t- Mise en location du terrain agricole |___|
u- Vente de terrain |___|
v- Emigration permanente de certains |___|
membres de la famille
w- Travail contre nourriture seulement |___|
x- Envoi des enfants pour travailler |___|
y- Autre (à préciser) |___|

14
SECTION 7 : VIH/SIDA

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

7.1 Avez- vous entendu parler d’une maladie SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON fin
appelée SIDA ? interview

Si OUI, comment se transmet le SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »


VIH/SIDA ?
7.2 a. Transfusion sanguine |___|
b. Rapport sexuel non protégé |___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS
c. Mère – enfant par (femmes enceintes |___|
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES infectées)
d. Allaitement maternel (les femmes enceintes |___|
infectées)
e. Matériels non stérilisés (séringues, rasoir ….) |___|
f. NE SAIT PAS |___|
g. Autre, à citer |___|
Que peut – on faire pour éviter d’attraper SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
le VIH/SIDA ?
7.3
a. Abstinence sexuelle |___|
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES,
NOTER TOUT CE QUI EST b Utilisation de préservatif |___|
MENTIONNE
c. Rapport sexuel avec un seul partenaire |___|
d. Dépistage |___|
e. Autre, à citer |___|
f. NE SAIT PAS |___|
7.4 Quelles peuvent être les contraintes SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
pour l’application de mesures de
prévention du VIH/SIDA ? a- Inexistence du centre d’approvisionnement de préservatif |___|
b- Eloignement du centre de santé |___|
c- Inexistence de service de prévention ou de prise en charge |___|
d- Polygamie |___|
e- Tabou / croyance |___|
f- Autre, à préciser _________________________________ |___|
g- Pas de contrainte |___|

- HEURE FIN INTERVIEW : ……….. heure et ……… minutes

15
« PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES STRATEGIES DE SURVIE DES MENAGES »
Strengthening and Accessing Livelihood Opportunities for Household Impact

SALOHI Program
ETUDE DE BASE
ENQUETE MENAGE
« FEMMES»

A LOCALISATION
- Région |___|
- District |___|
- Commune |___|___|
- Fokontany |___|___|
- Coordonnées géographiques Fokontany - Latitude : |___|___|. |___|___|___|___|___| S
- Longitude : |___|___|.|___|___|___|___|___| E
- Altitude : |___|___|___|___| m
B EQUIPE DE COLLECTE
- Enquêteur |___|___|___|
- Chef d’équipe |___|___|___|
C- IDENTIFICATION FICHE D’ENQUETE
- Code CS : |___|
- N° ménage : |___|___|

Date de l’enquête : ……/ ……../ 2009

1
- HEURE DE DEBUT DE L’INTERVIEW : ……….. heure et ……...… minute

SECTION 0 : INFORMATION CONCERNANT LA FEMME

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

0.1 Quel âge avez-vous? |___|___| ans


1- Epouse
0.2
2- T ante
Quel est votre lien de parenté avec le ménage ?
3- Soeur |___|
4- Nièce

5- Fille

6- Aucun lien
7- Chef de famille
1- Enceinte |___|
Demander et/ou Observer l’état de la femme ; est-ce
0.3
que la femme en question est 2- Allaitante
3- Enceinte et allaitante
4- Ni enceinte, ni allaitante
SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
Est-ce que la femme a des enfants de :
0.4
a- un enfant de moins de 6mois |___|
POSSIBILITE DE REPONSE MULTIPLE b- un enfant de 6 mois à 2 ans |___|
c- un enfant de 2 à 5 ans |___|
d- Autres |___|
Savez – vous lire ?
0.5 1- Ne sait pas lire

2- Sait lire |___|


Quel est votre niveau d’éducation scolaire ?
0.6 1- Aucun niveau

2- Primaire |___|

3- Secondaire et plus

9- Non applicable

2
SECTION 2 : CONSOMMATION ALIMENTAIRE DU MENAGE
Lire : « Nous voudrions vous poser les questions suivantes en ce qui concerne la consommation
alimentaire dans votre ménage »
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

Mois d’approvisionnement alimentaire adéquat (MAHFP). A présent, j’aimerais vous demander à propos de la nourriture dont disposait
votre famille lors de différents mois de l’année. Quand vous répondez à ces questions, pourriez-vous réfléchir sur les 12 derniers mois

Au cours de ces 12 derniers mois, y a-t-il eu des


METTEZ « 1 » SI OUI, ET « 0 » SI NON Si NON 2.3
mois pendant lesquels vous n’aviez pas assez de
nourriture pour répondre aux besoins de votre |___|
2.1
famille ?

SI OUI, quels étaient les mois, dans les 12 mois


passes, pendant lesquels vous n’avez pas eu assez 1- Octobre 09 |___| 7- Avril 09 |___|
de nourriture pour satisfaire aux besoins de votre 2- Septembre 09 |___| 8- Mars 09 |___|
famille ?
3- Août 09 |___| 9- Février 09 |___|
2.2 NE PAS LIRE LA LISTE DES MOIS A PARTIR DU
MOIS ACTUEL (OCTOBRE 2009), METTRE « 1 » 4- Juillet 09 |___| 10- Janvier 09 |___|
DANS LA CASE ADROITE SI LE REPONDANT 5- Juin 09 11- Décembre 08 |___|
RETIENT CE MOIS, PENDANT LEQUEL LE
|___|
MENAGE N’AVAIT PAS ASSEZ A MANGER 6- Mai 09 |___| 12- Novembre 08 |___|

2.3 a Pendant la période normale, combien de fois |___| fois


par jour votre ménage prend – il de repas ?
2.3
2.3 b Pendant les mois où vous n’avez pas assez
de nourriture pour répondre aux besoins de votre |___| fois
famille, combien de fois par jour votre ménage
prend – il de repas ?

Lors de la dernière période de soudure, quelles Source de nourriture OUI : 1 Si OUI, Ordre
étaient les trois importantes sources de nourritures NON : 0 d’importance
de base de votre ménage ? a- Propre récolte |___| |___|
2.4 b- Achat |___| |___|
c- Achat sous crédit |___| |___|
d- Troc |___| |___|
e- Don de famille / Amis |___| |___|
f- Aide alimentaire |___| |___|
g- Pas de source de |___| |___|
nourriture
h- Autre (à préciser) ….. |___| |___|
_________________
A quelle distance se trouve le marché le plus 1- Sur place
2.5
proche ? 2- Moins de 5 km
3- De 5 à 10 km
4- De 10 à 15 km |___|
5- Plus de 15 km
6- Ne sait pas

3
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

Score du ménage – ISA réduit

S’il y a eu des moments où vous n’aviez pas eu


assez à manger ou pas assez d’argent pour acheter
Note pondérée
à manger, combien de fois pendant 7 jours votre Coefficient de
Fréquence (0 à 7) = Fréquence x
ménage a-t-il eu à : gravité
coefficient

2.6
a- recourir à des aliments moins chers ou que vous
aimez moins ? |___| 1 |___|

b- emprunter de la nourriture, ou recourir à l’aide |___| 2 |___|___|


d’un ami ou d’un parent ?

c- limiter les rations lors des repas ? |___| 1 |___|

d- restreindre la consommation des adultes pour


permettre aux plus jeunes de manger davantage ? |___| 3 |___|___|

e- réduire le nombre de repas pris en une journée ?


|___| 1 |___|

TOTAL |___|___|

4
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

Score de Diversité Alimentaire des Ménages (SDAM).


Lire: A présent, j’aimerais vous demander quels sont les types d’aliments que vous ou quelqu’un d’autre dans le ménage avez mangés hier
pendant la journée et la nuit ?
Votre ménage a – t – il mangé hier les types de SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
2.7
nourritures suivantes ?
LISEZ LA LISTE DES ALIMENTS RANG APRES a- Riz ou toutes autres nourritures faites à |___|
RANG. PLACEZ UNE REPONSE APPROPRIEE DANS partir du riz ?
LA CASE SI LE MENAGE A MANGE LA NOURRITURE
EN QUESTION b- Pain, autres nourritures faites à partir du |___|
blé ?

c- Maïs, sorgho autres nourritures faites à |___|


partir du maïs ?

d- Potiron, carottes, courge, ou des patates |___|


douces qui sont jaunes ou oranges à
l'intérieur?

e- Pommes de terre, manioc, ignames ou |___|


autres nourritures faits à partir des racines
ou des tubercules?

f- Légumes à feuilles vertes foncées, tels |___|


que la feuille de manioc, feuilles de haricot,
épinard, ou feuilles de patate douce ?

g- Autres légumes ? |___|


h- Fruits ou jus de fruits ? |___|
(Indiquer les fruits mangés)

i- Boeuf, porc, agneau, chèvre, lapin, |___|


poulet, canard, ou autres oiseaux?

j- Œufs ? |___|

k- Poissons ou fruits de mer frais ou secs ? |___|


l- Haricots, pois, ou lentilles? |___|
m- Yaourt, lait frais ou autres produits |___|
laitiers?

n- Huile, graisse, ou beurre? |___|


o- Sucre ou miel ? |___|
p- Boissons, telles que café, thé? |___|

5
SECTION 3 : EAU ET ASSAINISSEMENT
CETTE SERIE DE QUESTION EST POSEE A FEMME OU AUX PERSONNES QUI CHERCHENT
DE L’EAU POUR LE MENAGE
Maintenant nous allons parler de l’eau que vous buvez

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A


1- Eau de surface (rivière, ruisseau, Lac,
3.1 Mare …)
Quelle est la principale source d’approvisionnement
en eau de boisson pour le ménage ? 2- Eau de robinet
3- Forage
NE PAS LIRE LES OPTIONS 4- Eau de puits équipé d’une pompe |___|
5- Eau de puits traditionnel
6- Eau de pluie
7- Implivium
8- Source naturelle
9- Autre, à préciser
Est-ce que vous utilisez la même source d’eau - Si OUI = 1
3.2
toute l’année ? - Si NON = 0 |___|
- Si NE SAIT PAS = 9
- HEURE |___|___|
Quel temps de marche faut-il pour se rendre à la
3.3
source principale d’approvisionnement en eau de - MINUTE |___|___|
boisson ?
MOINS D’UNE HEURE, INSCRIRE 00 HEURES, - NE SAIT PAS = 9 |___|
ET EVALUER EN MINUTES
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
Qui vont chercher l’eau dans votre ménage ?
3.4
a- Mère / Femme |___|
b- Père / Homme |___|
c- Fille |___|
d- Garçon |___|
e- Autre, à préciser |___|

Comment conservez-vous le plus souvent l’eau 1- Dans des récipients couverts


3.5 destinée à la boisson ? 2- Dans des récipients non couverts |___|
SI POSSIBLE OBSERVEZ 3- Autre, à préciser_________________
3.6 a Traitez – vous l’eau de boisson ? SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON 3.7
3.6
SI OUI « 1 », SI NON « 0 »
3.6 b Quels types de traitement utilisez – vous pour
l’eau à boire ? a- Sur’eau ou autres produits similaires |___|
b- Bouillir |___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS c- Filter |___|
d- (SODIS) |___|
e- Autre, à préciser)________________ |___|

6
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A
1- Sur la table / Etagère / Suspendu
Où conservez-vous vos ustensiles de cuisine ?
3.7 2- Pas de place spéciale |___|
3- Autre, à préciser ________________

1- Juste après le repas


3.8 A quel moment vous lavez vos ustensiles de |___|
cuisine ? 2- Avant le repas
3- Autre, à préciser

1- Garde à manger/récipient bien couvert/ endroit ou


3.9 étagère bien protégé Si 3 (3.11)
Où conservez-vous les restes de repas ?

2- Récipient couvert |___|


3- Pas de reste de repas
4- Autre, à préciser

Qu’est ce que vous faites des restes de repas avant


3.10 1- Chauffer
de les manger ?
2- Aucune préparation |___|
3- Autre, à préciser

Quel est le principal type de latrine utilisé par la


3.11 1- Dans la nature (Buisson/Champs,
plupart des membres de votre famille (ménage) ?
bord de la mer)
2- Fosse/ Latrines Sommaire (à trou
traditionnel)
3- Latrines Améliorées et ventilées |___|
4- Latrines publiques
5- Latrine avec chasse d’eau
6- Autre, à préciser

Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
Où est-ce que vous jetez les selles des enfants ?
3.12
a- Dans les latrines |___|
b- Dans un trou |___|
c- Dans la nature |___|

d- Autre, à préciser |___|

3.13 Avez-vous de savon ? Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 3. 15

3.14 Avez-vous utilisé de savon hier ou aujourd’hui ? Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|

7
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A
3.15 Est-ce que dans votre ménage, il y a un endroit
particulier pour se laver les mains ? Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
3.16 Observez l’existence des éléments suivants
a- Eau/pompe |___|
ENREGISTRER TOUTES LES REPONSES b- Savon/Cendre/Autre produit |___|
c- Récipient d’eau |___|
d- Autre, à préciser |___|
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
A quelles occasions vous lavez-vous les mains
3.17
avec du savon/cendres ?
a- Avant de préparer le repas |___|
b- Avant de manger |___|
ENREGISTREZ TOUT CE QUI EST
MENTIONNÉ. c- Avant de donner à manger aux |___|
enfants
d- Après être allé à la selle |___|
e- Après avoir nettoyé un enfant qui est |___|
allé à la selle

f- Autre, à préciser |___|

Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
A quelles occasions vous lavez-vous les mains
3.18
avec du savon/cendres ?
a- Jamais |___|
ENREGISTREZ TOUT CE QUI EST b- Avant de préparer le repas |___|
MENTIONNÉ. c- Avant de donner à manger aux |___|
enfants
d- Après être allé à la selle |___|
e- Après avoir nettoyé un enfant qui est |___|
allé à la selle
f- Autre, à préciser |___|

8
SECTION 4 : ACCES AU CENTRE DE SANTE

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

A quelle distance se trouve le centre de santé le plus 1- Sur place


4.1
proche ?
2- Moins de 5 km
|___|
3- 5 à 10 km

4- Plus de 10km

9- NE SAIT PAS

Quel est le temps de marche qui sépare de la


4.2 - HEURE |___||___|
formation sanitaire la plus proche ?
MOINS D’UNE HEURE, INSCRIRE 00 HEURES, ET - MINUTE |___||___|
EVALUER EN MINUTES
- NE SAIT PAS (METTEZ 9) |___|

4.3 Existe – t – il un ou des volontaire(s) de santé dans - Si OUI « 1 », Si NON « 0 » SI NON


votre communauté ? |___| SECTION 5
- NE SAIT PAS (METTEZ 9)

Avez – vous déjà participé aux activités d’IEC Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
4.4
organisées par les volontaires de santé ?
4.5 Ave-vous déjà bénéficié d’une formation en santé ? Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|

9
SECTION 5 : SANTE ET ALIMENTATION DES FEMMES ENCEINTES ET ALLAITANTES

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

Avez-vous vu quelqu’un pour des soins prénatals


5.1 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 5.6
pendant que vous étiez enceinte de (NOM DE
L’ENFANT) ?
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
5.2 Si OUI, A qui avez – vous eu recours ?
a. Médecin |___|
b. Sage Femme – Infirmière |___|
c. Accoucheuse traditionnelle |___|
d. Agent de santé communautaire |___|
e. Autre, à préciser |___|

De combien de mois étiez – vous enceinte lors


5.3 - MOIS |___|___|
de votre première consultation prénatale ?
- NE SAIT PAS (METTEZ 99)
Combien de fois avez – vous été en consultation
5.4 durant cette grossesse ? - NOMBRE DE FOIS |___|___|
- NE SAIT PAS (METTEZ 99)
Aviez-vous un carnet de santé pendant que vous
5.5 étiez enceinte de (NOM DE L’ENFANT) ?
1- Oui et trouvé
2- Oui mais pas trouvé |___|
3- Ne possédant pas de carnet
Quels sont les symptômes durant la grossesse Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
5.6
pour lesquels il faut rechercher des soins de
santé ? a- Fièvre |___|
ENREGISTREZ TOUT CE QUI EST b- Essouflement |___|
MENTIONNÉ. c- Saignements |___|
NE PAS LIRE d- Oedème corps / main / visage |___|
e- Autre, à préciser |___|
f- NE SAIT PAS |___|
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
Quel serait le premier endroit où vous iriez pour
5.7
être soignée si vous aviez ces symptômes ?
a-Centre de santé |___|
b-Agent de santé communautaire |___|
c- Autre, à préciser |___|

10
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
5.8 Parmi les domaines suivants, quels sont ceux
dans lesquels vous avez été conseillée au cours a- Préparation à l’accouchement |___|
des consultations pré natales ? b- Initiation précoce |___|
LIRE LES OPTIONS c- Allaitement maternel |___|
d- Espacement de naissance |___|
e- VAT (Vaccin Anti Tétanique) |___|
f- Signes de danger durant la |___|
grossesse
g- Types d’aliments riches en Fer |___|
h- Types d’aliments riches en VIT A |___|
i- Utilisation des moustiquaires |___|
j- Prise de FAF (Fer Acide Folique) |___|
k- Prise de sulfadoxine |___|
pyrimethamine
Qui vous a assistée pendant l’accouchement de 1- Médecin
5.9
(NOM DE L’ENFANT) ?
2- Sage Femme – Infirmière
INSISTER POUR OBTENIR LE TYPE DE 3- Accoucheuse traditionnelle |___|
PERSONNE. ENREGISTRER TOUTES LES
PERSONNES CITEES 4- Agent de santé communautaire
5- Autre, à préciser

Avez- vous été en consultation post natale ?


5.10 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 5.12
5.11
Combien de fois avez – vous été en consultation
NOMBRE DE FOIS |___|___|
post natale ?
NE SAIT PAS (METTEZ 99)
5.12 Connaissez – vous des aliments riches en Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 5.14
VITAMINE A ?
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
5.13
Si OUI, Quels sont les aliments riches en
VITAMINE A que devraient consommer une a- Carotte |___|
femme enceinte ou allaitante ? b- Courge |___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS c- Foie |___|
d- Feuilles vertes |___|
e- Jaune d’oeuf |___|
f- Lait entier |___|
g- Légumes à chair jaune ou orangée |___|
h- Mangue |___|
i- Patate douce à chair orangée |___|
j- Autre, à préciser |___|

5.14 Connaissez – vous des aliments riches en FER ? Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 5.16

11
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
Si OUI, Quels sont les aliments riches en FER
5.15
que devraient consommer une femme enceinte
a- Légumes vert foncé |___|
ou allaitante ?
b- Feuilles vertes |___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS c- Foie |___|
d- Viande rouge, volaille |___|
e- Poisson |___|
f- Autre, à préciser |___|

5.16 Connaissez – vous des aliments riches en Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 5.19
IODE ?
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
Si OUI, Quels sont les aliments riches en IODE
5.17
que vous connaissez ? a- Produits de la mer |___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS b- Sel iodé |___|
c- NE SAIT PAS (METTEZ 9) |___|

Dans votre ménage consommez-vous


5.18 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
régulièrement du sel iodé ?
NE SAIT PAS (METTEZ 9)

Quels sont parmi les aliments suivants ceux que Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
5.19 vous avez mangés hier ?
LISEZ LA LISTE DES ALIMENTS RANG APRES a- Carotte, Epinard, Potiron, Laitue, |___|
RANG. PLACEZ UNE REPONSE APPROPRIEE Poivron, Melon, Tomate, Cornichon,
DANS LA CASE SI LE MENAGE A MANGE LA betterave, patate douce à chair
NOURRITURE EN QUESTION orangée
b- Abricot, Kaki, mangue |___|
c- Foie de : porc, veau, volaille … |___|
d- Lait, beurre |___|
e- Boeuf, porc, agneau, chèvre, lapin, |___|
poulet, canard, ou autres oiseaux
f- Œufs |___|

12
SECTION 6 : SANTE ET ALIMENTATION DE L’ENFANT DE MOINS DE DEUX ANS

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A


6.1 Quel âge (NOM DE L’ENFANT) a – t – il en ce |___||___| MOIS
moment ?
Est-ce que (NOM DE L’ENFANT) a été pesé à la Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| SI NON 6.4
6.2 naissance ?
NE SAIT PAS (METTEZ 9)

Quel était le poids de (NOM DE L’ENFANT) à la |___|, |___|___|___| Kg


6.3
naissance ?
NE SAIT PAS (METTEZ 9) |___|
1- Très petit
6.4 Quand (NOM DE L’ENFANT) est né, était-il (elle) très 2- Plus petit que la moyenne
gros, normal ou très petit ? 3- Moyen |___|
4- Plus gros que la moyenne
5- Très gros

Est-ce que (NOM DE L’ENFANT) a un carnet de


6.5 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
santé ?
NE SAIT PAS ou PERDU (METTEZ 9)
SI OUI : Est-ce que je peux le voir ?
6.6 Depuis sa naissance (NOM DE L’ENFANT) a-t-il été Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 6.8
allaité ?
1- Dans la première heure
6.7
Combien de temps après la naissance avez-vous 2- 1 à 8 heures après
commencé à allaiter (NOM DE L’ENFANT) ?
3- 8 à 24 heures après |___|
4 Après 24 heures

9- NE SAIT PAS

Durant les trois premiers jours suivant


6.8 l’accouchement, avez-vous donné à (NOM DE Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
L’ENFANT) le liquide qui est sorti de votre sein ? NE SAIT PAS (METTEZ 9)

13
`
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

Depuis sa naissance, avez-vous donné à (NOM DE


6.9 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
L’ENFANT) quelque chose d’autre à manger autre
NE SAIT PAS (METTEZ 9)
que le lait maternel ?
Hier (jour et nuit), avez – vous donné à (NOM DE
6.10 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
L’ENFANT) autres aliments (Liquides, Solides)
NE SAIT PAS (METTEZ 9)

6.11 Avez- vous fait participer (NOM DE L’ENFANT) à des Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___| Si NON 6.14
séances de suivi de croissance ?
1- Structure sanitaire
Où est-ce que (NOM DE L’ENFANT) a été suivi ?
6.12 2- Niveau communautaire |___|
9- NE SAIT PAS (METTEZ 9)
VÉRIFIEZ LE CARNET DE (NOM DE L’ENFANT)
6.13 POUR VOIR S’IL A ÉTÉ PESÉ AU COURS DES SIX Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
DERNIERS MOIS

Quand avez – vous commencé, à donner à (NOM DE


6.14 L’ENFANT) des aliments liquides et solides en plus 1- Avant 6 mois
du lait maternel ? 2- Plus de 6 mois |___|
9- NE SAIT PAS

6.15 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|


Est- ce que (NOM DE L’ENFANT) a-t-il encore allaité
actuellement ?
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
Hier (jour et nuit), à part le lait maternel, quels autres
6.16
liquides avez – vous donné à (NOM DE L’ENFANT)
a- Eau simple |___|
CITEZ UN A UN CES ALIMENTS b- Eau sucrée |___|
c- Eau de riz |___|
d- Jus de fruit |___|
e- Thé |___|
f- Laits frais |___|
g- Laits en poudre / concentré |___|
h- Café |___|
i- Rien |___|
j- Autres liquides (spécifier) |___|

14
N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
6.17 Hier (jour et nuit), à part le lait maternel, quels autres
aliments avez – vous donné à (NOM DE L’ENFANT) a- Tout aliment fait de céréales (millet, |___|
sorgho, maïs, riz, blé ou autres céréales
locales, bouillie, pain)
CITEZ UN A UN CES ALIMENTS
b- Citrouilles, courges à chair jaunes ou |___|
orange, carottes
c- Tout autre aliment tiré de racine ou |___|
tubercules
d- - Tout type de brèdes |___|
e- Mangues mûres, papaye mûre (ou |___|
autre aliment local riche en vitamine A)
f- Autres fruits et légumes |___|
g- Bœuf, porc, mouton, chèvre, lapin |___|
h- Poulet, canard ou autres volailles |___|
i- Du poisson frais ou sec ou des |___|
crustacés
j- Des oeufs |___|
k- Tout aliment fait d’haricots ou de |___|
lentilles
l- Tout type de noix ou d’arachide |___|
m- Du yaourt ou du fromage |___|
n- Karazan-tsakafo misy menaka, na |___|
matavy, na dibera
o- Tout aliment contenant de l’huile, de la |___|
graisse ou du beurre
p- Plat familial |___|
q- Abats (foie, rein, autres) |___|

1- Une fois
Hier (jour et nuit), à part le lait maternel, combien de
6.18 2- Deux fois
fois (NOM DE L’ENFANT) a t- il mangé d’autres
3- Trois fois |___|
aliments ?
4- Quatre fois
5- Cinq fois et plus
9- NE SAIT PAS

6.19 Goûter
A part le lait maternel, combien de fois par jour (NOM
DE L’ENFANT) a t-il mangé? 1-Deux fois par jour

2- Plus de deux fois par jour |___|

3- Autre (spécifier)

Aliment de base
1- 3 fois par jour
2- Plus de 3 fois par jour |___|
3- Autre (spécifier)

15
POSER LES QUESTIONS SUIVANTES AUX MERES POSSEDANT DES ENFANTS AGES DE MOINS DE 5 ANS

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A


6.20 Au cours des 2 dernières semaines (15 jours), est- Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
ce que (NOM DE L’ENFANT) a eu des problèmes Si NON, 6.23
de santé ?
Si OUI « 1 », Si NON « 0 »
6.21
Si OUI, de quelles maladies a t –il souffert ?
a- Diarrhée |___|
b- Fièvre |___|
c- Toux |___|
d- Rougeole |___|
e- Autre (spécifier) |___|
6.22 a Avez – vous recherché des conseils auprès Si NON 6.23
6.22 de tierces personnes ou d’un service de santé ? Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|

Si OUI « 1 », Si NON « 0 »

6.22 b Où êtes-vous allé pour rechercher des a- Centre de santé publique |___|
conseils ou un traitement ? b- Centre de santé privé |___|
c- Animateurs communautaires |___|
d- Guérisseurs traditionnels / matrones |___|
e- Autre (spécifier) |___|
(NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) été vacciné(e)
6.23 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
depuis sa naissance ?

(NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) reçu une dose


6.24 Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
de vitamine A six mois après sa naissance ?
(NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) reçu des
6.25 médicaments contre les parasites un an après sa Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|
naissance ?
6.26 (NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) dormi sous
une moustiquaire la nuit dernière Si OUI « 1 », Si NON « 0 » |___|

16
SECTION 7 : VIH/SIDA (Pour toutes les femmes)

N° QUESTIONS ET FILTRES CODE ALLER A

7.1 Avez- vous entendu parler d’une maladie SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 » |___| Si NON fin
appelée SIDA ? interview

Si OUI, comment se transmet le SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »


VIH/SIDA ?
7.2 a. Transfusion sanguine |___|
b. Rapport sexuel non protégé |___|
NE PAS LIRE LES OPTIONS
c. Mère – enfant par (femmes enceintes |___|
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES infectées)
d. Allaitement maternel (les femmes enceintes |___|
infectées)
e. Matériels non stérilisés (séringues, rasoir ….) |___|
f. NE SAIT PAS |___|
g. Autre, à citer |___|
Que peut – on faire pour éviter d’attraper SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
le VIH/SIDA ?
7.3
a. Abstinence sexuelle |___|
PLUSIEURS REPONSES POSSIBLES,
NOTER TOUT CE QUI EST b Utilisation de préservatif |___|
MENTIONNE
c. Rapport sexuel avec un seul partenaire |___|
d. Dépistage |___|
e. Autre, à citer |___|
f. NE SAIT PAS |___|
7.4 Quelles peuvent être les contraintes SI OUI METTEZ « 1 », SI NON METTEZ « 0 »
pour l’application de mesures de
prévention du VIH/SIDA ? a- Inexistence du centre d’approvisionnement de préservatif |___|
b- Eloignement du centre de santé |___|
c- Inexistence de service de prévention ou de prise en charge |___|
d- Polygamie |___|
e- Tabou / croyance |___|
f- Autre, à préciser _________________________________ |___|
g- Pas de contrainte |___|

- HEURE FIN INTERVIEW : ……….. heure et ……… minutes

17
« PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES STRATEGIES DE SURVIE DES MENAGES »
Strengthening and Accessing Livelihood Opportunities for Household Impact
SALOHI Program

E
ETTU
UDDE
EDDE
EBBA
ASSE
E
GUIDE D’ENQUÊTE

Octobre – novembre 2009


----------

1
INTRODUCTION:

Le guide d’enquête a pour but d’aider les enquêteurs à bien mener l’enquête dans le
processus de collecte de données et informations auprès des différents catégories de
personnes à interroger (homme, femme, autorité locale …..). Ce guide permet également
aux enquêteurs de bien assimiler les outils de collecte.
Le Guide a pour objectifs spécifiques de :
 Décrire la structure des questions dans le questionnaire d’enquête ;
 Orienter l’enquêteur à bien choisir les différentes catégories de personnes à
interroger au niveau de ménage selon les types des questions ;
 Indiquer les formes de questions à poser en vue de la collecte des informations à
rechercher ;
 Spécifier les différents codes à utiliser dans certaines rubriques du questionnaire ;
 Expliquer les modalités de remplissage du questionnaire selon les différents types
de questions à poser ;
 Commenter et expliquer les différents termes techniques utilisés dans le
questionnaire
Pour une meilleure compréhension de son utilisation durant la collecte de données, le
guide a été élaboré d’une manière provisoire en utilisant de façon simultanée le
français et le malagasy

2
1- FIRAFITRY NY FISY FANAOVANA FANADIHADIANA TOKANTRANO
Ny fisy fanaovana fanadihadiana eo anivon’ny tokantrano dia mitsinjara karazan’ny 3:
 Questionnaire ménage « chef de famille » na loham-pianakaviana
 Questionnaire ménage « femme » na vehivahy
 Fisy fandrefesana sy fandanjana zaza latsaky ny 2 taona (mesures anthropométriques)
Toy izao avy ary ny fitsinjaran’ny fanontaniana ao anatin’ireo karazana fisy ireo
 QUESTIONNAIRE MENAGE CHEF DE FAMILLE NA LOHAM-PIANAKAVIANA
SOKAJY 1 : TOETOETRA ARA-TSOSIALY SY ARA-TOEKARENAN’NY ANKOHONANANA
 Pejy faha 2 ka hatramin’ny faha 4 (4 PEJY)
 Misy fanontaniana 15
 Fanontaniana N° 1.1 ka hatramin’ny N° 1.15
SOKAJY 8 : FAMBOLENA SY FIOMPIANA ARY NY VOKATRA AZO AVY AMINY
 Pejy faha 6 ka hatramin’ny faha 9 (4 PEJY)
 Misy fanontaniana 23
 Fanontaniana N° 8.1 ka hatramin’ny N° 8.23
SOKAJY 9 : VONDRON’NY TANTSAHA SY ASA IOMBONANA
 Pejy faha 10 ka hatramin’ny faha 11 (2 PEJY)
 Misy fanontaniana 13
 Fanontaniana N° 9.1 ka hatramin’ny N° 9.13
SOKAJY 10 : FAHAFAHANA MIATRIKA LOZA
 Pejy faha 12 ka hatramin’ny faha 14 (3 PEJY)
 Misy fanontaniana 07
 Fanontaniana N° 10.1 ka hatramin’ny N° 10.7
SOKAJY 7 : VIH/SIDA SY OLANA ARA-PAHASALAMANA
 Pejy faha 15 ka hatramin’ny faha 15 (1 PEJY)
 Misy fanontaniana 04
 Fanontaniana N° 7.1 ka hatramin’ny N° 7.4
 QUESTIONNAIRE MENAGE FEMME NA VEHIVAHY
SOKAJY 0 : FILAZALAZANA MAHAKASIKA NY RENY
 Pejy faha 1 ka hatramin’ny faha 1 (1 PEJY)
 Misy fanontaniana 06
 Fanontaniana N° 0.1 ka hatramin’ny N° 0.6

3
SOKAJY 2 : SAKAFO HOAN’NY TOKANTRANO
 Pejy faha 3 ka hatramin’ny faha 5 (3 PEJY)
 Misy fanontaniana 07
 Fanontaniana N° 2.1 ka hatramin’ny N° 2.7

SOKAJY 3 : MIKASIKA RANO FISOTRO, FAHADIOVANA, FIDIOVANA


 Pejy faha 6 ka hatramin’ny faha 8 (3 PEJY)
 Misy fanontaniana 18
 Fanontaniana N° 3.1 ka hatramin’ny N° 3.18
SOKAJY 4 : FAHAFAHANA MANANTONA TOBIM-PAHASALAMANA
 Pejy faha 9 ka hatramin’ny faha 9 (1 PEJY)
 Misy fanontaniana 5
 Fanontaniana N° 4.1 ka hatramin’ny N° 4.5
SOKAJY 5 : MIKASIKA NY FAHASALAMANA SY SAKAFON’NY VEHIVAVY BEVOHOKA SY
VEHIVAVY MAMPINONO (zaza latsaky ny 5 taona)
 Pejy faha 10 ka hatramin’ny faha 12 (3 PEJY)
 Misy fanontaniana 19
 Fanontaniana N° 5.1 ka hatramin’ny N° 5.19
SOKAJY 6 : MIKASIKA NY FAHASALAMANA SY NY SAKAFON’NY ZAZA LATSAKY NY 2 TAONA
 Pejy faha 13 ka hatramin’ny faha 16 (4 PEJY)
 Misy fanontaniana 26
 Fanontaniana N° 6.1 ka hatramin’ny N° 6.26
SOKAJY 7 : VIH/SIDA (Hoan’ny vehivavy rehetra)
 Pejy faha 17 ka hatramin’ny faha 17 (1 PEJY)
 Misy fanontaniana 03
 Fanontaniana N° 7.1 ka hatramin’ny N° 7.3
 FISY FANDREFESANA SY FANDANJANA ZAZA LATSAKY NY 2 TAONA (MESURES
ANTHROPOMETRIQUES)
SOKAJY 11 : DONNEES ANTHROPOMETRIQUES DES ENFANTS AGES DE 0 à 59,99 MOIS
 Pejy faha 2 ka hatramin’ny faha 2 (1 PEJY)
 Misy fanontaniana 1
 Fanontaniana N° 11.1 ka hatramin’ny N° 11.1

4
2- CODES LOCALISATION
Mandritra ny fanangonana ny atotam-baovao na “collecte de données”, dia samy hamaritra ny code-ny
momba ny Région, District, Commune ary ny Fokontany ny CS tsirairay, ary hampita izany mankany
amin’ny PCU aorian’ny collecte de données, mba ahafahana manao ny saisie sy ny traitement.

3- CODE CS
Toy izao ny code CS |___|
 1= ADRA
 2= CARE
 3= CRS
 4= LOL

4- CODE EQUIPE DE COLLECTE


- Enquêteur |___|___|___|
- Chef d’équipe |___|___|___|
Omena laharana 01 ka hatramin’ny 99 ny enquêteur sy ny superviseur. Samy hanana ny filaharany avy
ny CS, saingy ny apetraka ao amin’ny case voalohany ny code CS.
Ohatra ADRA, enquêteur n° 01 - Enquêteur |_1__|_0__|_1__|
Toy izany koa ny superviseur
Tsy voatery hapetraka, ny code équipe de collecte raha toa ka hapetraka ihany ny anaran’izy ireo.

5- CHOIX DE MENAGE
PHASE 1 : Sélection des grappes
Les grappes sont constituées par des fokontany. Elles ont été tirées à l’avance et leur tirage est
proportionnel à la taille de la population.
PHASE 2 : Segmentation
La première étape à faire dans le fokontany est l’établissement de la carte de la communauté tout en
insistant sur sa délimitation, les différents repères et les localités. Quelquefois, les fokontany sont
tellement étendus dans l’espace qu’il est impensable de les couvrir en entier. Il faut donc au préalable
procéder à une segmentation (division du fokontany en plusieurs parties). Les segments sont
assimilés aux localités, et il faut s’assurer qu’on aura assez de ménages pour mener l’enquête. On doit
établir une liste de ces localités avec le nombre approximatif des ménages dans chaque localité.
PHASE 3 : Choix des ménages
Définition d’un ménage : Un ménage est l’ensemble de personnes, apparenté ou non, vivant sous un
même toit (logement) et mettant ensemble leurs ressources pour subvenir à leurs besoins. Ils sont
soumis à l’autorité d’une personne appelée chef de ménage
La sélection des ménages dans chaque Fokontany se fera selon la méthode de bouteille tournée,
dont les étapes du déroulement sont détaillés comme suit:

5
1. Choisir aléatoirement entre les communautés
2. Choix d’une direction aléatoire : quand l’équipe sera arrivée dans la communauté, placer une
bouteille sur le sol et la tourner. L’équipe devra ensuite commencer l’interview dans la direction indiquée
par la bouche de la bouteille.
3. Marcher dans la direction définie et effectuer les enquêtes jusqu'à obtenir les 24 ménages.
4. Si les habitants permanents d’un ménage ne sont pas disponibles lors de visite, il sera remplacé par
le ménage le plus proche de lui (en terme de distance)
5. Le nombre de ménages à enquêter est de 24

6- ENQUÊTE COMMUNAUTAIRE

L’objectif de l’enquête communautaire est d’obtenir des informations globales sur la communauté :
population, infrastructures existantes, système social existant, prix des produits dans la communauté,
activité économique de la communauté.
Comme il s’agit de la communauté, les informateurs clé doivent être choisis de telle sorte que les
réponses soient effectivement relatives à la communauté mais pas à l’individu répondant. Pour ce faire,
on doit :
- Avoir les répondants qui connaissent bien les domaines discutés (sage femme ou médecin si
santé, autorité locale, responsable d’écoles)
- Avoir des répondants qui ont une vision globale de l’ensemble de la communauté
- Dans la mesure du possible, avoir plusieurs répondants et chercher le consensus en cas de
débat.

6
7- EXPLICATION DES QUESTIONS

SECTION 2 : CONSOMMATION ALIMENTAIRE DU MENAGE


Les questions relatives à cette section 2 seront posées à une Femme Chef de ménage ou Femme épouse de la Chef
de ménage. Cette section consiste à collecter des données relatives au nombre de Mois d’approvisionnement
alimentaire adéquat (MAHFP) et le Score de Diversité Alimentaire des Ménages (SDAM).
Pour introduire c’est mieux de dire comme suit: « Nous voudrions vous poser les questions suivantes en ce qui
concerne la consommation alimentaire dans votre ménage ». A présent, j’aimerais vous demander à propos de la
nourriture dont disposait votre ménage lors de différents mois de l’année. Quand vous répondez à ces questions,
pourriez-vous réfléchir sur les 16 derniers mois c'est-à-dire Décembre 6008 au Octobre 6009.

N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATION

2.1 Au cours de ces 12 derniers mois, y a-t-il eu C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
des mois pendant lesquels vous n’aviez pas Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à
assez de nourriture pour répondre aux besoins la question suivante. Si NON, mettez 0 et allez à la question 2.3
de votre ménage ?
Tato anatin’ny heritaona, nisy volana ve tsy
naha ampy ny sakafo ho anareo
mianakavy ?

2.2 SI OUI, quels étaient les mois, dans les 16 C’est qu’on appelle « douze mois passés », c’est à partir du mois novembre
mois passes, pendant lesquels vous n’avez pas 2008 jusqu’au moment de l’enquête (Octobre 2009). Ne pas lire la liste des
eu assez de nourriture pour satisfaire aux mois. Mettez 1 dans la case à droite si la répondante retient ce mois, pendant
besoins de votre ménage ? lequel le Ménage n’avait pas assez à manger
Raha ENY, volana inona avy tao anatin’ny
herintaona no tsy nananareo sakafo ampy
ho an’ny mpianakavy ?

2.3 2.3 a Pendant la période normale, combien de Enregistrez dans la case correspondant le nombre de fois par jour que le
fois par jour votre ménage prend – il de repas ? ménage prend le repas.
Amin’ny andavanandro(fotoana mampisy ny
sakafo), im-piry isan’andro ianareo no
Enregistrez dans la case correspondant le nombre de fois par jour que le
misakafo ?
ménage prend le repas pendant les mois où ce ménage n’a pas assez de
2.3 b Pendant les mois où vous n’avez pas nourriture.
assez de nourriture pour répondre aux besoins
de votre ménage, combien de fois par jour
votre ménage prend – il de repas ?
Amin’ny fotoana tsy maha ampy ny sakafo,
im-piry isan’andro ianareo no mihinana ?
2.4 Lors de la dernière période de soudure, quelles Nous avons 7 types sources de nourritures dans la liste
étaient les sources de nourritures de base de Laisse la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. A chaque
votre ménage ? réponse que la répondante l’annonce, Mettez 1 dans la case du codage
correspondant (première colonne). Sinon mettez 0. Après avoie demandé les
Tamin’ny maintso ahitra/ na fahavaratana
sources de nourritures, classer ensemble avec la mère par ordre d’importance
farany , tanisao ireo fomba nihavian’ny
les sources, en mettant « 1 » la plus importante et enregistrez les sur les
sakafo nohaninareo ?
cases dans la deuxième colonne.
Si la répondante dit AUTRE que dans la liste, le processus est le même mais
préciser bien cette réponse.

7
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATION

Par rapport à votre maison, à quelle distance Nous avons cinq options possibles dont 1- Sur place ; 2- Moins de 5 km ; 3-
2.5 De 5 à 10 km ; 4- De 10 à 15 km ; 5- Plus de 15 km ; 6- NE SAIT PAS On
se trouve le marché le plus proche?
prend le repère par rapport à leur maison. Mettez le chiffre correspondant à la
Firy kilometatra avy eto no misy ny réponse dans la case du codage.
tsena akaiky indrindra ?
Par exemple : si elle dise 500m, mettez 1 dans la case.
S’il y a eu des moments où vous n’aviez pas eu Cette question consiste à collecter des données pour calculer le Score du
2.6
assez à manger ou pas assez d’argent pour Ménage (ISA). Lisez un à un le thème sur la liste et enregistrez dans les cases
acheter à manger, combien de fois pendant 7 de la 1ère colonne la fréquence correspondante à l’option. Ne pas remplir les
jours votre ménage a-t-il eu à : deux dernières colonnes.
Raha nisy fotoana tsy nananareo mianakavy
sakafo sahaza na vola mba hividianan
sakafo nohanina, im-piry tao anatin’ny 7
andro ianareo no

Avant d’entrer dans les questions concernant SDAM il faut mentionner qu’à présent, j’aimerais vous demander
quels sont les types d’aliments que vous ou quelqu’un d’autre dans le ménage avez mangés hier pendant la journée
et la nuit ?

N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

Votre ménage a – t – il mangé Nous avons dans la liste les types de nourriture. Lisez la liste de nourriture rang après rang.
2.7
hier les types de nourritures Placez une réponse appropriée dans la case. Si le ménage a mangé la nourriture en
suivantes ? question, mettez 1, Sinon mettez 0.
Ce sont les types de nourriture :
Nihinana tamin’ny ireto
a- Riz ou toutes autres nourritures faites à partir du riz ;
karazan-tsakafo manaraka
b- Pain, autres nourritures faites à partir du blé ;
ireto ve hianareo omaly ?
c- Maïs, sorgho autres nourritures faites à partir du maïs ;
d- Potiron, carottes, courge, ou des patates douces qui sont jaunes ou oranges à
l'intérieur ;
e- Pommes de terre, manioc, ignames ou autres nourritures faits à partir des racines
ou des tubercules ;
f- Légumes à feuilles vert foncée, tels que la feuille de manioc, feuilles de haricot,
épinard, ou feuilles de patate douce ;
g- Autres légumes ;
h- Fruits ou jus de fruits (Indiquer les fruits mangés) ;
i- Boeuf, porc, agneau, chèvre, lapin, poulet, canard, ou autres oiseaux ;
j- Œufs ;
k- Poissons ou fruits de mer frais ou secs ;
l- Haricots, pois, ou lentilles ;
m- Yaourt, lait frais ou autres produits laitiers ;
n- Huile, graisse, ou beurre ;
o- Sucre ou miel ;
p- Boissons, telles que café, thé ;

8
SECTION 3 : EAU ET ASSAINISSEMENT
Les questions relatives à cette section 5 seront posées à la femme chef de ménage ou épouse du chef de ménage.
Maintenant nous allons parler de l’eau que vous buvez

N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

Je voudrais d’abord vous poser des Nous avons 8 choix de réponses dans la liste à savoir : 1- Eau de surface (rivière,
questions sur votre ménage. ruisseau, Lac, Mare …) ; 6- Eau de robinet ; 2- Forage ; 2- Eau de puits équipé d’une
3.1
pompe ; 4- Eau de puits traditionnel ; 5- Puit traditionnel ; 6- Eau de pluie ; 7-
Impluvium ; 8-Source naturelle
Quelle est la principale source
Laissez lui de répondre, c'est-à-dire ne pas lire les options. On attend une seule réponse
d’approvisionnement en eau de
(la principale source). Et mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à la
boisson pour le ménage ?
réponse qu’elle annonce.
Avy aiza no tena akanareo rano Si la répondante dit autres réponses que dans la liste, mettez le chiffre correspondant et
fisotso be indrindra ? précisez bien cette réponse en écrivant sur la partie vide.

Est-ce que vous utilisez la même Nous avons trois réponses possibles : OUI, NON ou NE SAIT PAS
3.2
source d’eau toute l’année ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si la réponse est NON,
Mampiasa an’io fatsakana rano mettez 0 dans la case et Si elle dise NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case.
fisotro io ve ianareo mandavan-
taona ?

Quel est le temps qui sépare du Nous avons deux cases dont la première pour HEURES et la deuxième pour MINUTES. Si
3.3
point d’eau ? la réponse est moins d’une heure, inscrire 00 dans la case heure et évaluer en minute
avant d’inscrire dans la case minute.
Adiny firy no andehananareo any
am-patsakana ? Exemple : la répondante dise une heure dix.
- HEURES |_0_|_1_|
- MINUTES |_1_|_0_|
Si la répondante dise NE SAIT PAS, Laisse vide les deux cases correspondantes à l’heure
et minute; et pour confirmer que l’enquêteur n’oublie pas de passer à cette question,
cochez dans la case correspondant à cette réponse.

Qui vont chercher l’eau dans votre Nous avons ici deux réponses à choisir :.a- Mère/Femme ; b- Père / Homme ; c- Fille ; d-
3.4
ménage ? Garçon . Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à une réponse qu’elle a
annoncé.
Iza no matsaka ato aminareo?
Laissez lui de répondre, c'est-à-dire ne pas lire les options. Mettez dans la case du codage
le chiffre correspondant à la réponse qu’elle annonce.
Si la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez le chiffre correspondant et
précisez bien cette réponse en écrivant sur la partie vide.

Comment conservez-vous le plus Nous avons ici deux réponses à choisir :.1- DANS DES RECIPIENTS COUVERTS ; 2-
3.5
souvent l’eau destinée à la DANS DES RECIPIENTS NON COUVERTS. Mettez dans la case du codage le chiffre
boisson ? correspondant à une réponse qu’elle a annoncée. Si possible, faites une petite
observation.
Ahoana ny fomba fitehirizanareo
rano fisotro ato an-tokantrano ? Si la répondante dise autres réponses que dans la liste, mettez dans la case le chiffre
correspondant à cette réponse et précisez bien en écrivant sur le parti vide à côté.
3.6 a Traitez – vous l’eau de C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
boisson ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez 0 et
allez à la question 3.7
3.6 3.6 a Manao fikarakarana
manokana ny rano ve ianareo
mba ahazoanareo rano ara-
pahasalamana?

9
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

3.6 b Quels types de traitement Nous avons trois choix dans la liste à savoir : a- Sur’eau ou autres produits similaires ;
utilisez – vous pour l’eau à boire ? b- Bouillir ; c- Filtrer ; d- SODIS
Laisse la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on peut avoir des
3.6 b Inona no karazana
multiples réponses. Mettez 1 dans la case du codage correspondant si la répondante
fikarakarana ataonareo amin’ny
l’annonce. Sinon mettez 0.
rano fisotro ?
Quand elle dise AUTRE que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage correspondant
et préciser bien cette maladie en écrivant sur la partie vide.
Où vous mettre votre ustensile de Nous avons ici deux réponses à choisir :.1- Sur table / Etagère / Suspendu ; 2- Pas de
3.7
cuisine ? place spéciale. Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à une réponse
qu’elle a annoncée. Si possible, faite une petite observation.
Aiza no apetrakareo ireo fitaovan-
dakozianareo ? Si la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez dans la case le chiffre
correspondant à cette réponse et précisez bien en écrivant sur le parti vide à côté.

Quand vous lavez votre Ustensile Nous avons ici deux réponses à choisir :.1- Juste après le repas ; 2- Avant le repas.
3.8
de cuisine ? Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à une réponse qu’elle a annoncée.
Rahoviana ianareo no manasa ny Si la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez dans la case le chiffre
fitaovan-dakozianareo ? correspondant à cette réponse et précisez bien en écrivant sur le parti vide à côté.

Où vous mettez votre reste de Nous avons ici deux réponses à choisir :.1- Dans le garde mangé ; 2- Couverte ; 3- Pas
3.9
repas ? de reste ; 4- Autre. Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à une réponse
qu’elle a annoncé. Si la réponse est 2, allez à la question 3.11
Aiza no hitahirizanareo ny ambin-
tsakafonareo ? Si la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez dans la case le chiffre
correspondant à cette réponse et précisez bien en écrivant sur le parti vide à côté.

Qu’est ce que vous faites pour le Nous avons ici deux réponses à choisir : 1- Faire bouillir ; 2- Mangé sans traitement; 3-
3.10
reste de repas avant de le manger ? Autre. Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à une réponse qu’elle a
annoncée.
Alohan’ny hihinananareo ny
ambin-tsakafo teo aloha, inona no Si la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez dans la case le chiffre
ataonareo ? correspondant à cette réponse et précisez bien en écrivant sur le parti vide à côté.

Quel est le principal type de latrine Nous avons ici cinq réponses à choisir : 1- Dans la nature (Buisson/Champs, bord de la
3.11
utilisé par la plupart des membres mer) ; 2- Fosse/ Latrines Sommaire (à trou traditionnel) ; 3- Latrines Améliorées et
de votre ménage ? ventilées ; 4- Latrines publiques ; 5- Latrine avec chasse d’eau.
Inona no karazana lava-piringa Laissez la répondante à les citer et mettez dans la case du codage le chiffre correspondant
ampiasain’ny maro ato amin’ny à une réponse qu’elle a annoncé. Si la réponse est 6, si possible, l’observation des
tokantranonareo? enquêteurs est souhaitée.
Si la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez dans la case le chiffre
correspondant à cette réponse et précisez bien en écrivant sur le parti vide à côté.

Où est-ce que vous jetez la selle Trois réponses possibles et ne PAS LIRES LES OPTIONS
3.12
des enfants ?
Aiza no ariana ny tain-jaza?
Avez-vous de savon ? C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
3.13
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez 0 et
Manana savony ve ianareo ?
allez question 3.15

Avez-vous utilisé le Savon dans le Dans les « 24 heures », veut dire hier et/ou aujourd’hui.
3.14
24 heures passé ? C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez
Nampiasa savony ve ianareo
omaly na androany ?

10
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

Est-ce que dans votre ménage, il y a C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
3.15
un endroit particulier pour se laver Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez 0
les mains ?
Misy toerana manokana ho
fanasan-tanana ve ato aminareo ?
A quelles occasions lavez-vous les Nous avons cinq choix dans la liste à savoir : a- Avant la préparation de la nourriture ;
3.17
mains ? b- Avant de manger ; c- Avant de donner à manger aux enfants ; d- Après avoir allé à
la selle ; e- Après toilette d’un enfant.
Isaky ny inona no manasa tanana
Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on peut avoir
ianao ?
des multiples réponses. Mettez 1 dans la case du codage correspondant si la répondante
l’annonce. Sinon mettez 0.
Quand elle dit AUTRE que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage correspondant
et préciser bien la réponse sur la partie vide.

A quelles occasions vous lavez- Nous avons cinq choix dans la liste à savoir : a- Jamais ; b- Avant de préparer le repas ;
3.18
vous les mains avec du c- Avant de donner à manger aux enfants ; d- Après être allé à la selle ; e- Après
savon/cendres ? avoir nettoyé un enfant qui est allé à la selle
Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on peut avoir
Amin’ny fotoana toy inona
des multiples réponses. Mettez 1 dans la case du codage correspondant si la répondante
ianareo no manasa tanana
l’annonce. Sinon mettez 0.
amin’ny savony na lavenona ?
Quand elle dise AUTRE que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage correspondant
et préciser bien la réponse sur la partie vide.

SOKAJY 4 : FAHAFAHANA MANANTONA TOBIM-PAHASALAMANA

N° FANONTANIANA SY TOROLALANA CODE

A quelle distance se trouve le centre de santé le plus Nous avons ici cinq réponses à choisir :. 1- SUR PLACE, 2- MOINS DE
4.1
proche ? 5 Km, 2- DE 5 à 10 km, 4- DE 10 Km ET PLUS ; 9- NE SAIT PAS.
Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à une réponse
Firy km avy eto an tranonareo ny tobim-
qu’elle a annoncé.
pahasalamana akaiky anareo indrindra ?

Quel est le temps qui sépare de la formation sanitaire Nous avons deux cases dont la première pour HEURES et la deuxième
4.2 pour MINUTES. Si la réponse est moins d’une heure, inscrire 00 dans
la plus proche ?
la case heure et évaluer en minute avant d’inscrire dans la case
Adiny firy avy eto no misy ny tobim- minute.
bahasalamana akaiky anareo indrindra ?
Exemple : la répondante dise une heure moins cinq.
- HEURES |_0_|_0_|
- MINUTES |_5_|_5_|
Si la répondante dit NE SAIT PAS, Laisse vide les deux cases
correspondantes à l’heure et minute; et pour confirmer que l’enquêteur
n’oublie pas de passer à cette question, cochez dans la case
correspondant à cette réponse.

Existe – t – il un ou des volontaire(s) de santé dans Nous avons trois réponses possibles : OUI, NON ou NE SAIT PAS
4.3
votre communauté ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si la
Misy mpanentana ara-pahasalamana ve eto an- réponse est NON, mettez 0 dans la case et allez Section 5 et Si elle
tananareo ? dise NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case.

11
N° FANONTANIANA SY TOROLALANA CODE

Avez – vous déjà participé aux activités d’IEC C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou
4.4 organisées par les volontaires de santé ? NON.
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si
NON, mettez 0
Efa nandray anjara tamin’ny fanentanana sy
dinidinika ara-pahasalamana nataon’ny
mpanentana ara-pahasalamana ve ianao ?
4.5 Ave-vous déjà bénéficié une ou des formation(s) en C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou
santé ? NON.
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si
Efa nahazo fiofanana mikasika ny fahasalamana
NON, mettez 0
ve ianao ?

SOKAJY 5 : MIKASIKA NY FAHASALAMANA SY SAKAFON’NY VEHIVAVY BEVOHOKA SY


VEHIVAVY MAMPINONO (zaza latsaky ny 5 taona)

Les questions relatives à cette Section 5 seront posées à une Femme Chef de ménage ou Femme mère d’enfant
moins de cinq ans (elle peut être enceinte, allaitante ou bien enceinte et/ou allaitante). Ca veut dire qu’ici l’unité
déclarante est la femme enceinte et/ou allaitante ; l’unité de référence c’est le dernier enfant né (e) âgé moins de
cinq ans. D’abord avant d’entrer dans ces questions, il faut connaître le nom du dernier enfant né dans le classe
d’âge moins de cinq ans dans le ménage choisi.

N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

Avez-vous vu quelqu’un pour Plus précisément cette question peut nous donner les informations nécessaires, si la femme
5.1
des soins prénatals pendant enquêtée avait fait la consultation prénatale durant la grossesse de son dernier enfant. Cette
que vous étiez enceinte de question est fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
(NOM DE L’ENFANT) ?
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case, et continuer à poser la question en 5.2.
Taminao bevohoka farany Si NON, mettez 0 et allez à la question 5.6.
an’i (ANARAN’I ZAZA),
nanatona olona ve ianao
nanao fizaham-
pahasalamana na nisafo
kibo ?
Nous avons quatre types de réponses possibles, ce sont : a-Médecin (Médecin diplômé d’état),
5.2 Si OUI, A qui avez – vous eu
b-Sage femme - Infirmière, c- Accoucheuse traditionnelle, d- Agent de santé communautaire
recours ?
(ASBCs, VAOFA, Matrone formé).
Raha ENY, iza no Laisser la répondante à les citer. Alors, on peut avoir des multiples réponses. A chaque réponse,
nantoninao ? mettez 1 dans la case du codage correspondant si la répondante l’annonce. Sinon mettez 0
Au cas où la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage
correspondant et préciser bien sa réponse.
De combien de mois étiez – Ecrire dans la case du codage le nombre de mois que la répondante annonce. Au cas où elle ne
5.2
vous enceinte lors de votre sait pas, écrire 99 dans cette case.
première consultation
prénatale ?
Teo amin’ny fahafirin’ny
volana nitondranao vohoka
an’i (ANARAN’I ZAZA) ianao
no nisafo kibo voalohany ?
Combien de fois avez – vous Ecrire dans la case du codage le nombre de fois que la répondante annonce. Au cas où elle ne sait
5.4
été en consultation durant pas, écrire 99 dans cette case.
cette grossesse ?

12
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

Parmi les domaines suivants, Nous avons 11 thèmes dans la liste. L’enquêteur ne peut citer que ces 11 thèmes prévus dans la
5.8
quels sont ceux dans lesquels liste. Poser la question en citant une à une le thème (c’est à dire lire les options). Si la répondante
vous avez été conseillée ? dit Oui mettez 1 dans la case du codage correspondant. Sinon mettez 0. Les thèmes sont: a-
Préparation à l’accouchement ; b- Initiation précoce ; c- Allaitement maternel ; d-
Nandritra ny fisafoana kibo
Espacement de naissance ; e- VAT (Vaccin Anti Tétanique); f- Signes de danger durant la
narahinao, nahazo toro-
grossesse ; g- Types d’aliments riches en Fer ; h- Types d’aliments riches en VIT A ; i-
hevitra momba ireto
Utilisation des moustiquaires ; j- Prise de FAF (Fer Acide Folique) ; k- Prise de sulfadoxine
holazaina manaraka ireto ve
pyrimethamine
ianao ?
Qui vous a assisté pendant Nous avons quatre types de personne possibles, ce sont a- Médecin (Médecin diplômé d’état), b-
5.9
l’accouchement de (NOM DE Sage femme - Infirmière, c- Accoucheuse traditionnelle, d- Agent de santé communautaire
L’ENFANT) ? (ASBCs, VAOFA, Matrone formé).
Laisser la répondante à dire et insister pour obtenir le type de personne. On ne peut pas avoir des
Iza no nampiteraka anao
multiples réponses. Pour la réponse de la répondante, insérer dans la case le n° de la réponse.
tamin’ny fotoana niterahana
Au cas où la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettre 5 dans la case du codage
an’i (ANARAN’I ZAZA) ?
correspondant et préciser bien leur réponse.
5.10 Etiez- vous en consultation Cette question nous à donner l’information si cette femme enquêté a été fait la consultation post
post natale ? natale (après l’accouchement de leur dernier enfant). Elle en est de même à la question 2.1, alors
deux réponses possibles dont OUI ou NON.
Nanaraka fizaham-
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la question suivante.
pahasalamana ve ianao
Si NON, mettez 0 et allez à la question 1.9.
taorian’ny niterahanao an’
(ANARAN’I ZAZA)

Connaissez – vous des C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
5.12
aliments riches en VITAMINE Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la question suivante.
A? Si NON, mettez 0 et allez à la question 5.14
Mahafantatra sakafo be
VITAMINE A ve ianao ?

Si OUI, Quels sont les Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Ce sont a- Carotte ; b-
5.13
aliments riches en VITAMINE Courgette ; c- foie ; d- Légume verte ; e- Jaune d’œuf ; f- Lait entier ; g- Légume a couleur
A que devraient consommer jaune et jaune rouge ; h- Manga ; i- Patate douce a couleur jaune rouge.
une femme enceinte ou Alors, on peut avoir des multiples réponses. A chaque réponse, mettez 1 dans la case du codage
allaitante ? correspondant si la répondante l’annonce. Sinon mettez 0
Au cas où la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage
Raha ENY, inona avy ireo
correspondant et préciser bien sa réponse.
karazan-tsakafo be
VITAMINE A tokony
hohan’ny vehivavy
bevohoka na mampinono?

Connaissez – vous des C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
5.14
aliments riches en FER ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la question suivante.
Si NON, mettez 0 et allez à la question 5.16
Mahafantatra sakafo be VY
ve ianao ?

Si OUI, Quels sont les Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on peut avoir des
5.15
aliments riches en FER que multiples réponses. A chaque réponse, mettez 1 dans la case du codage correspondant si la
devraient consommer une répondante l’annonce. Sinon mettez 0
femme enceinte ou Au cas où la répondante dit autre réponse que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage
allaitante ? correspondant et préciser bien sa réponse.
Pour avoir la précision les enquêteurs doivent se référer à la note suivante: a- Légumes vert foncé
Raha ENY, inona avy ireo
comme ; b- Feuilles vertes comme ; c- Foie ; d- Viande rouge, volaille comme ;
karazan-tsakafo be VY
e- Poisson comme poisson d’eau de mer, poisson d’eau douce,
tokony hohan’ny vehivavy
bevohoka na mampinono?

13
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

5.16 Connaissez – vous des C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
aliments riches en IODE? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la question suivante.
Si NON, mettez 0 et allez à la question 5.18
Mahafantatra sakafo be
IODA ve ianao ?

5.17 Si OUI, Quels sont les Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on peut avoir des
aliments riches en IODE que multiples réponses. A chaque réponse, mettez 1 dans la case du codage correspondant si la
vous connaissez ? répondante l’annonce. Sinon mettez 0. Si NE SAIT PAS, mettez « 9 »
Raha ENY, inona avy ireo
karazan-tsakafo be IODA
tokony hohan’ny vehivavy
bevohoka na mampinono?

Dans votre ménage Nous avons trois réponses possibles : OUI, NON ou NE SAIT PAS
5.18
consommez-vous Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si la réponse est NON, mettez 0
régulièrement du sel iodé ? dans la case et Si elle dise NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case.
Mihinana sira misy ioda
matetika ve ianareo ?

Quels sont parmi les aliments Nous avons 6 groupes d’aliments comme suit :
5.19 suivants ceux que vous avez a- Carotte, Epinard, Potiron, Laitue, Poivron, Melon, Tomate, Cornichon, betterave,
mangés hier ? patate douce à chair orangée
b- Abricot, Kaki, mangue
Amin’ireto sakafo ireto,
c- Foie de : porc, veau, volaille
inona avy no nohaninareo
d- Lait, beurre
omaly ?
e- Boeuf, porc, agneau, chèvre, lapin, poulet, canard, ou autres oiseaux
f- Œufs
Lisez la liste des aliments rang après rang. Si le ménage a mangé l’aliment en question, mettez 1
dans la case du codage correspondant, sinon mettez 0

SECTION 6 : SANTE ET ALIMENTATION DES ENFANTS AGES DE MOINS DE 2 ANS


Les questions relatives à cette Section 6 seront posées à une femme chef de ménage ou femme mère des enfants
moins de 2 ans. Ca veut dire qu’ici, l’unité déclarante est la femme mère des enfants moins de 2 ans et l’unité de
référence c’est l’enfant de 0 à 2 ans selon l’instruction suivant :

N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

6.1 Quel âge (NOM DE L’ENFANT) a – t – Enregistrer dans la case l’âge de l’enfant en mois que la femme dit. Il se peut
il en ce moment ? qu’elle dise le nombre de mois avec quelques semaines. Dans ce cas c’est le
Firy volana i (ANARAN’I ZAZA) nombre de mois qui compte.
amin’izao fotoana izao ? Par exemple, quand elle dise 5 mois et demi, enregistrer 5 mois seulement, écrire
05

6.2 Est-ce que (NOM DE L’ENFANT) a été Nous avons trois réponses possibles : OUI, NON ou NE SAIT PAS
pesé à la naissance ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si la réponse est
Nolanjaina ve i (ANARAN’I ZAZA) NON, mettez 0 dans la case et Si elle dise NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case
tamin’ny vao teraka ? et aller à la question 6.4.

6.3 Quel était le poids de (NOM DE Enregistrer dans les cases correspondant le poids de l’enfant que la mère a dit.

14
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS
L’ENFANT) à la naissance ? Exemple : Elle a dit 6kg 500 on va écrire comme |_6_|,|_5_|_0_|_0_| Kg
Elle a dit 2Kg on va écrire comme |_2_|,|_0_|_0_|_0_| Kg
Firy kilao i (ANARAN’I ZAZA)
tamin’ny vao teraka ? Si elle NE SAIT PAS, ne pas remplir les cases mais pour assurer que l’enquêteur
n’oublie pas la réponse met 9 dans la case liée à la réponse NE SAIT PAS.

Quand (NOM DE L’ENFANT) est né, Nous avons trois réponses possibles à savoir 1- Très petit ; 2- Moins que
était-il (elle) très gros, normal ou très normal ; 2- Normal ; 4- Gros que normal ; 5- Très gros
6.4
petit ? Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à la réponse que la mère
annonce.
Tamin’i (ANARAN’I ZAZA) vao teraka
dia vaventy be sa antonony sa bitika
kely izy ?

6.5 Est-ce que (NOM DE L’ENFANT) a un Nous avons trois réponses possibles : OUI , NON ou NE SAIT PAS
carnet de santé ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et demander à
SI OUI : Est-ce que je peux le voir ? elle de voir son carnet. Si la réponse est NON, mettez 0 dans la case et Si elle dit
NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case.
Manana karine na fisy fanaraha-
maso ny lanja ve i (ANARAN’I
ZAZA) ?
Raha ENY, azoko jerena ve ?

6.6 Depuis sa naissance (NOM DE C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
L’ENFANT) a-t-il été allaité ?
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la
Vao teraka ve i (ANARAN’I ZAZA) dia question suivante. Si NON, mettez 0 et allez à la question 6.8.
nampinonona ?

Combien de temps après la naissance Nous avons ici trois réponses à choisir : 1- Pendant la première heure suivant
avez-vous commencé à allaiter (NOM l’accouchement, 2- Une heure à Huit heures après l’accouchement ; 2- Huit
6.7
DE L’ENFANT) ? heures à un jour après l’accouchement ; 4- Une journée après
l’accouchement ; 5- Ne sait pas. Mettez dans la case du codage le chiffre
Ora firy taorian’ny nahaterahan’i
correspondant à une réponse qu’elle a annoncé.
(ANARAN’I ZAZA) ianao no
nanomboka nampinono azy ?
Durant les trois premiers jours suivant Nous avons trois réponses possibles : OUI, NON ou NE SAIT PAS
l’accouchement, avez-vous donné à
6.8 Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si la réponse est
(NOM DE L’ENFANT) le liquide qui est
NON, mettez 0 dans la case et Si elle dise NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case.
sorti de votre sein ?
Tao anatin’ny telo andro voalohany
nahaterahan’i (ANARAN’I ZAZA),
nampinonoanao azy ve ilay
ranombatsy na biba ?

Depuis sa naissance, avez-vous donné Nous avons trois réponses possibles : OUI, NON ou NE SAIT PAS
à (NOM DE L’ENFANT) quelque chose
6.9 Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si la réponse est
d’autre à manger autre que le lait
NON, mettez 0 dans la case et Si elle dise NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case.
maternel ?
Hatramin’ny nahaterahany, efa
nomenao zavatra hafa nohanina na
nosotroina ankoatra ny nonon-dreny
ve i (ANARAN’I ZAZA) ?

Hier (jour et nuit), à part le lait maternel, Nous avons trois réponses possibles : OUI, NON ou NE SAIT PAS

15
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS
avez – vous donné à (NOM DE
6.10 Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si la réponse est
L’ENFANT) autres aliments (Liquides,
NON, mettez 0 dans la case et Si elle dise NE SAIT PAS, écrire 9 dans cette case.
Solides)
Omaly (andro sy alina), nanome
zavatra hafa ankoatra ny nonon-
dreny an’i (ANARAN’I ZAZA) ve
ianao ?

6.11 Avez- vous participé au suivi de la C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
croissance de (NOM DE L’ENFANT)?
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la
Nandray anjara tamin’ny fandanjana question suivante. Si NON, mettez 0 et allez à la question 6.14
an’i (ANARAN’I ZAZA) ve ianao teto
an-tanàna ?

6.12 Si Oui, Où est-ce que (NOM DE Nous avons ici trois réponses à choisir : 1- au structure sanitaire, 2-au niveau
L’ENFANT) a été suivi ? communautaire, et 2- Ne sait pas. Mettez dans la case du codage le chiffre
correspondant à une réponse qu’elle a annoncée.
Taiza i (ANARAN’I ZAZA) no nilanja?

6.13 VÉRIFIEZ LE CARNET DE (NOM DE Vérifiez dans le carnet si l’enfant a été pesé au cours des six derniers mois. Si OUI
L’ENFANT) POUR VOIR S’IL A ÉTÉ 1 dans la case du codage. Si NON 0
PESÉ AU COURS DES SIX
DERNIERS MOIS
JEREO NY KARINE NA NY FISY
FANARAHA-MASO NY LANJAN’I
(ANARAN’I ZAZA) ARY HAMARINO
RAHA VOALANJA IZY TATO ANATY
NY ENIM-BOLANA FARANY

Quand avez – vous commencé, à Nous avons ici trois réponses à choisir : 1- AVANT 6 MOIS, 2- APRES 6 MOIS et
donner à (NOM DE L’ENFANT) des 9- NE SAIT PAS. Mettez dans la case du codage le chiffre correspondant à une
6.14
aliments liquides et solides en plus du réponse que la mère a annoncé
lait maternel ?
Oviana no nanomboka nanome
ranon-javatra na venti-kanina an’i
(ANARAN’I ZAZA) nanampy ny
nonon-dreny ianao ?

6.15 Est- ce que (NOM DE L’ENFANT) a-t-il C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
encore allaité actuellement ?
Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la
Mbola minono ve i(ANARAN’I ZAZA) question suivante. Si NON, mettez 0 et passer toujours à la question suivante
hatramin’izao ?

6.16 Hier (jour et nuit), à part le lait maternel, Nous avons 10 options dans la liste à savoir : a- Eau simple ; b- Eau sucré ; c-
quels autres liquides avez – vous Jus de riz ; d- Jus de fruit ; e- Thé ; f- Lait entier ; g- Lait concentré; h- Café ; i-
donné à (NOM DE L’ENFANT) Rien ; j- Autre liquide
Citez un à un ces liquides. Si la mère confirme la réponse, mettez 1 dans la case
Omaly (andro sy alina), ankoatra ny
du codage correspondant, sinon mettez 0.
nonon-dreny , inona avy no
Dans le cas où elle dise RIEN, mettez 0 dans la case du codage correspondant.
karazana zava-pisotro nomenao an’i
Quand elle dit AUTRE LIQUIDE, mettez 1 dans la case du codage correspondant
(ANARAN’I ZAZA)
et préciser bien cet aliment en écrivant sur la partie vide.

16
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

Hier (jour et nuit), à part le lait maternel, Nous avons 17 catégories d’aliments dans la liste à savoir :
quels autres aliments avez – vous
6.17 Citez un à un ces liquides. Si la mère confirme la réponse, mettez 1 dans la case
donné à (NOM DE L’ENFANT)
du codage correspondant, sinon mettez 0.
Omaly (andro sy alina), karazan-
tsakafo inona akoatra ny nonon-
dreny no nomenao an’i (ANARAN’I
ZAZA) ?
6.18 Hier (jour et nuit), à part le lait maternel, Nous avons ici six réponses à choisir : 1- Une fois, 2- Deux fois ; 2- Trois fois ; 4-
combien de fois (NOM DE L’ENFANT) Quatre fois ; Cinq fois et plus ; 6- NE SAIT PAS. Mettez dans la case du codage
a mangé autres aliments ? le chiffre correspondant à une réponse que la mère a donnée
Omaly (andro sy alina)im-piry i
(ANARAN’I ZAZA) no nihinana
zavatra hafa ankoatra ny nonon-
dreny ?

6.19 A part le lait maternel, combien de fois Nous avons deux types :
par jour (NOM DE L’ENFANT) a - Pour le goûter : 1- Deux fois par jour ; 2- Deux fois et plus par
mangé? jour ; 3- Autre et
- Pour le résistance : 1- Trois fois par jour ; 6- Trois et plus par
Ankoatra ny nonon-dreny, im-piry
jour ; 3- Autre
isan’adro ny zanakao no misakafo?
Prendre un par un ces deux types et mettez dans la case du codage le chiffre
correspondant à une réponse que la mère a donnée
Au cours des 2 dernières semaines (15 C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
6.20
jours), est-ce que (NOM DE L’ENFANT) Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la
a eu des problèmes de santé ? question suivante. Si NON, mettez 0 et allez à la question 6.23.
Tato anatin’ny 2 herinandro, nanana
olana teo amin’ny fahasalamany ve i
(ANARAN’I ZAZA)

Si OUI, de quelles maladies a t –il Nous avons 4 maladies dans la liste à savoir : a- Diarrhée ; b- Fièvre ; c- Toux ;
6.21
souffert ? d- Rougeole
Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on
Raha ENY, aretina inona avy no
peut avoir des multiples réponses. Mettez 1 dans la case du codage correspondant
nahazo azy ?
si la répondante l’annonce. Sinon mettez 0 .
Quand elle dit AUTRE, mettez 1 dans la case du codage correspondant et préciser
bien cette maladie en bien mentionnant sur la partie vide.

6.22 a Avez – vous recherché des C’est une question fermée, alors deux réponses possibles dont OUI ou NON.
6.22 conseils auprès de tierces personnes Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, et passer à la
ou d’un service de santé ? question suivante. Si NON, mettez 0 et allez à la question 6.23
Nitady toro-hevitra tamin’olon-kafa
na tany amin’ny tobim-
pahasalamana ve ianao
tamin’izany ?

6.66 b Où êtes-vous allé pour Nous avons quatre choix dans la liste à savoir : a- Centre de santé publique ; b-
rechercher des conseils ou un Centre de santé privé ; c- Animateurs communautaires ; d- Guérisseurs
traitement ? traditionnels / matrones.
Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on
Taiza ianao no nadeha nitady
peut avoir des multiples réponses. Mettez 1 dans la case du codage correspondant
torohevitra na fitsaboana ?
si la répondante l’annonce. Sinon mettez 0.
Quand elle dit AUTRE que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage
correspondant et préciser bien cette maladie en écrivant sur la partie vide.

17
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

6.23 (NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) été C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
vacciné(e) depuis sa naissance ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez
0
Efa nanao vakisiny ve i (ANARAN’I
ZAZA) hatramin’ny nahaterahany ?

6.24 (NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
reçu une dose de vitamine A six mois Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez
après sa naissance ? 0
Efa nihinana pilina Vitamina A ve i
(ANARAN’I ZAZA) tao anaty ny enim-
bolana taorian’ny nahaterahany ?

6.25 (NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
reçu des médicaments contre les Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez
parasites un an après sa naissance ? 0
Efa nihinana odin-kakana na ody
viky ve i (ANARAN’I ZAZA)tao anaty
ny herintaona taorian’ny
nahaterahany ?

6.26 (NOM DE L’ENFANT) a – t – il (elle) C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
dormi sous une moustiquaire la nuit Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON, mettez
dernière 0
Natory tao anaty lay ve i (ANARAN’I
ZAZA) alina ?

SECTION 7 : VIH/SIDA SY OLANA ARA-PAHASALAMANA


Les questions relatives à cette Section 7 seront posées à la femme chef de ménage et au chef de ménage.

N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS

7.1 Avez- vous entendu parler d’une maladie C’est une question fermée, alors deux réponses possibles : OUI ou NON.
appelée SIDA ? Si la réponse est OUI, mettez le chiffre 1 dans la case du codage, Si NON,
mettez 0 et arrêter.
Efa nahare izany hoe SIDA izany ve
ianao?
7.2 Si OUI, comment se transmet le VIH/SIDA ? Nous avons cinq choix dans la liste à savoir . Transfusion sanguine ; b-
Rapport sexuel non protégé ; c-Mère – enfant par (femmes enceintes
Raha ENY, ahoana ny fomba fifindrany ?
infectées) ;
d-Allaitement maternel (les femmes enceintes infectées) ; e- Outils sale ; f-
Ne sait pas
Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on
peut avoir des multiples réponses. Mettez 1 dans la case du codage
correspondant si la répondante l’annonce. Sinon mettez 0.
Quand elle dit AUTRE que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage
correspondant et préciser bien cette maladie en écrivant sur la partie vide.
7.3 Que peut – on faire pour éviter d’attraper le Nous avons 4 choix dans la liste à savoir a- Abstinence sexuelle ; b-
VIH/SIDA ? Utilisation de préservatif ; c- Rapport sexuel avec un seul partenaire ; d-
Dépistage

18
N° QUESTIONS ET FILTRES EXPLICATIONS
Laisser la répondante à les citer, c'est-à-dire ne pas lire les options. Alors, on
Inona no mety ho sakana amin’ny
peut avoir des multiples réponses. Mettez 1 dans la case du codage
fampiharana ireo fomba fisorohana ny
correspondant si la répondante l’annonce. Sinon mettez 0.
VIH/SIDA ?
Quand elle dise AUTRE que dans la liste, mettez 1 dans la case du codage
correspondant et préciser bien cette maladie en écrivant sur la partie vide.

7.4 Quelles sont les contraintes sur l’application Nous avons 5 choix dans la liste des réponses. Plusieurs réponses possibles et
des moyens de prévention du VIH/SIDA ? ne pas lire ces réponses, laisser la répondante à les citer. Les réponses
peuvent être : a- Inexistence de point d’approvisionnement en préservatifs ; b-
Inona no mety ho sakana amin’ny éloignement du centre de santé ; c- Inexistence de service de prévention de
fampiharana ireo fomba fisorohana ny VIH/SIDA ; d- Tabou ; e- Croyance
VIH/SIDA ?

SECTION 11 : MESURES ANTHROPOMETRIQUES


Les questions relatives à cette Section 11 seront remplir qu’à partir des mesures anthropométriques. Alors, tous les
enfants moins de 5ans dans le Ménage choisi sont comme unité de référence.

Il faut 6 personnes pour peser ou mesurer un enfant dont Un (e) opérateur et Un (e) aide:
L’opérateur doit tenir l’enfant et lire le résultat de la mesure tandis que l’aide assure la bonne position de l’enfant et prend
note des poids ou mesures obtenus

A- Positionnement/ mise en place de la toise et de la balance:


Il faut bien choisir l’endroit où mettre la toise et la balance pour la bonne marche de la mesure :
Endroit suffisamment eclairé dans lequel l’opérateur peut lire aisément le résultat et si possible à l’extérieur de la maison si
les conditions extérieures le permettent
B- Condition à tenir
1. Il faut connaître à l’avance l’age de l’enfant avant de le mesurer car :
 Si < 6ans il faut mesurer en position couchée
 Si > 6ans, le mesurer debout
 S’il nous est impossible de savoir l’âge de l’enfant : si on estime que sa longueur ne dépasse pas 85 cm,
il faut le mesurer en position couchée sinon le mesurer debout.
2. Il ne faut jamais mesurer 6 enfants en même temps, il faut tout finir avec le premier avant d’entamer le deuxième.
C- Quand commencer ?
Dès que tous les interrogatoires sont finis et que les matériels sont disponibles et bien positionnés
NB :
 L’opérateur doit être calme
 Il faut immobiliser l’enfant dans une position correcte pour la mesure
 Eviter de laisser l’enfant seul sur la toise ou pendu dans une culotte seul sauf au moment de la lecture.
 L’opérateur doit trouver les moyens et astuces pour que l’enfant reste calme au moment de la mesure.
 Il ne faut jamais tenir des matériels tranchants ou succeptibles de blesser l’enfant lors du pesage ou mesure
 Il ne faut jamais peser ou mesurer l’enfant si sa mère refuse ou l’enfant est gravement malade
 Si l’enfant est handicapé, mesurer l’enfant mais noter dans son carnet la nature de l’handicap pour
pouvoir interpréter le resultat.

LA PESEE
A- Les éléments de la balance :
- La croche
- Le cadran
- La culotte et/ou hamac pour les bebés
En principe le balance à une force de 65kg avec des traits un peu longs indiquant le kilo et des indicatifs pour les demi kilo
et d’autre plus fin indicant les 100g.
B- Le processus de la pesée
1. Accrocher la balance
 Acrocher la balance à l’aide d’une corde pendue en hauteur.
 À un endroit suffisamment eclairé

19
 Mettre le cadran en face de l’opérateur
2. Vérifier si la balance est bien tarée (il faut s’assurer que l’aiguille indique « 0 ») et que les accessoires
correspond bien à l’enfant (culotte ou hamac)
3. La pesée proprement dite
 Avant de prendre le bébé, l’opérateur doit bien tenir la culotte de facon à ce que ses mains ouvrent grandement
les orifices de la culotte
 enfiler la culotte à l’enfant tenu par l’operateur avec ses pieds séparément (si nécessaire l’opérateur et son aide
doivent se mettre des deux cotés de l’enfant pour éviter que l’enfant ne tombe)
 Accrocher l’enfant
 L’operateur se positionne bien en face du cadran
 L’aide tient les papiers
 L’opérateur lit le poids
 L’aide répète le poids préalablement annoncé par l’opérateur
 Et si l’opérateur accepte
 L’aide prend note
 Puis après il montre ce qu’il vient d’écrire à l’opérateur

Remarques
 Il faut enlever les vêtements et accessoires qui risquent de fausser le poids
 S’assurer que l’enfant soit bien accroché
 Si l’on n’arrive jamais à immobiliser l’enfant parce que soit il pleure ou s’agite, il faut prendre le poids situé au
milieu de l’oscillation de l’aiguille
PRENDRE LA LONGUEUR DE L’ENFANT
La toise
 C’est l’outil de mesure d’un enfant (outil pliable en deux)
 La toise est munie d’un mètre ruban qu’il faut lire à l’inverse (ex: de bas en haut) et il y a des indicateurs pour
chaque 0,5cm et d’autres de dimensions plus petites pour les 0,1cm
 Et d’un curseur
 Lors de la prise de mesure il faut le mettre sur un support horizontal (sans inclinaison)
 Et dans un endroit suffisamment éclairé pour faciliter la lecture
Comment procéder?
 Enlever tous les habits/ accessoires qui risquent de fausser la mesure (chapeau, chaussures…)
 Poser l’enfant sur la toise avec les pieds bien joints
 en s’assurant que les genoux soient bien alignés par rapport au reste du corps
 la tête, le dos et les fesses bien appliqués à la toise
 l’enfant regarde d’une facon perpendiculaire à la toise
 appliquer bien le curseur sur la tête
Comment obtenir le resultat?
 Lire à l’inverse le mètre gradué
 Il faut lire le chiffre en grand caractère en dessus de la tête de l’enfant
1.1. mesure en position debout (> 64 mois ou >85 cm)
 l’Opérateur
 se met à genou à gauche de l’enfant
 s’assure que le dos est bien appliqué à la toise en mettant une main sur la poitrine de l’enfant.
 Tient le menton de l’enfant
 Fait glisser progressivement le curseur
 Verifie que les genoux et les pieds sont en position adéquate
 Fixe le curseur
 Lit la mensuration
 S’assure que l’aide a bien noté
 L’ aide
 Se met à genou du côté droit de l’enfant
 Tient les pieds de l’enfant avec sa main droite
 Positionne les genoux de l’enfant avec sa main gauche
 Verifie que les fesses de l’enfant sont bien appliquées à la toise

20
 Ecrit la mesure prononcée par l’opérateur
 Montre à l’opérateur ce qu’il a noté pour confirmation
1.2. mesure en position couchée (< 64 mois ou <85 cm)
 l’opérateur
 S’agenouille à droite de l’enfant
 Maintient les genoux de l’enfant à la même ligne que le reste du corps
 Pousse le curseur à s’appliquer au dos des pieds de l’enfant
 Lire la mesure pour son aide
 Verifie si l’aide a bien noté ce qu’il vient de prononcer
 L’ aide
 S’agenouille devant l’enfant
 Tient l’enfant calmement
 Prend note la mesure ainsi obtenue
 Montre à l’opérateur ce qu’il vient d’écrire.
2. Enregistrement du resultat
 L’opérateur prononce la mesure
 L’aide répète ce que l’opérateur vient de prononcer
 L’opérateur confirme ou non
 L’aide enregistre la vraie mesure
 L’aide montre à l’operateur ce qu’il vient de transcrire.
NB : il faut suivre rigoureusement les étapes pour éviter les erreurs qui pourront survenir.

LA MESURE DU PERIMETRE BRACHIAL DE L’ENFANT ET D’UNE FEMME


1. Matériels
 mètre ruban de 150cm ou
 Brassard multicolore pour les enfants
2. Methode de mesure
 Fléchir le bras gauche sur l’avant bras gauche
 Commencer la mesure à l’extrémité externe de l’épaule jusqu’à la partie inférieure du bras
 Lire le chiffre ainsi obtenu
 Diviser le chiffre ainsi obtenu en deux pour pouvoir se situer au milieu du bras
 Ensuite allonger l’avant bras tout en prenant soin de ne pas perdre le repère du milieu du bras
 Mesurer ensuite la circonférence du milieu du bras
 L’opérateur doit prononcer le résultat
 L’aide répète ce que l’opérateur vient de prononcer
 L’opérateur confirme ou non
 L’aide va noter ce que l’opérateur vient de confirmer
 L’aide montre ce qu’il vient de noter
3. NB
 Ne pas trop serrer ni laisser un espace entre le mètre et le bras

21
SECTION 1 : TOETOETRA ARA-TSOSIALY SY ARA-EKONOMIKAN’NY ANKOHONANANA
Ity Section 1 ity dia mirakitra ireo fanontaniana izay hitadiavam-baliny amin’ny lohan-tokatrano. Ny lohan-tokatrano eto dia
mety ho Vehivavy fa tsy voatery ho Lehilahy foana. Marihina fa ny atao hoe tokatrano na ankohonana dia
FIKAMBANAN’OLONA MIARA-MIAINA SY MIARA-MISAKAFO AO ANATIN ‘ NY TRANO IRAY”. Alohan’ny rehetra dia tsara
raha apetra avy hatrany ny fanontaniana hoe Iza no loham-pianakavian ato aminareo? Avy hatrany dia fenoina io
fanontaniana voalohany io. Koa raha Lehilahy ilay izy dia soratana 1 ao anaty “case”, raha Vehivavy kosa dia 2.
Izay vao mandeha ny fanokafana hoe:« Mba te-hametraka fanontaniana aminao izahay momba ny ankohonanao »

N° FANONTANIANA SY SIVANA FANAZAVANA

Efa voalaza eo ambony ny momba ny famenona ity valim-panontaniana ity.


1.1 Iza no loham-pianakaviana?

1.2 Firy taona ny loham- Apetraka ao anatin’ny “case” ny taona nolazain’ilay olona.
pianakaviana? Ohatra: raha milaza izy hoe 50 taona dia soratana toy izao /_5_/_0_/ taona

Misy safidy dimy eto, koa vakina aminy tsirairay ireo safidy ireo dia izay ekeny no raisina ka ny
1.3 Lazao ny fiankohonan’ny
isa mifanaraka amin’izay ekeny no soratana ao anaty “case”.
loham-pianakaviana?
Raha tsy manambady ilay lohan’ny ankohonana izany hoe 5 ny valin-teny dia mandehana avy
hatrany any amin’ny fanontaniana 1.5.
Raha milaza valim-panontaniana hafa ankoatra ireo izy dia raisina ny isa 10 ka soratana
mazava eo amin’ilay hoe lazao inona izay nolazainay.

Firy taona ny vadinao? Apetraka ao anatin’ny “case” ny taona nolazain’ilay mpamaly.


1.4
Ohatra: raha milaza izy hoe 30 taona dia soratana toy izao /_3_/_0_/ taona

1.5 Firy ny olona miara-miaina ao Apetraka ao anatin’ny “case” ny isa nolazain’ilay mpamaly. Marihina fa ireo olona miara-miaina
anatin’ny fianakaviana ? sy miara-misakafo ao anatin’ny trano rehetra no lazaina eto.
Ohatra: raha milaza izy hoe 10 dia soratana toy izao /_1_/_0_/

Azonao lazaina ve azafady, ny Angatahana aminy ny fitsinjaran’ny Lahy sy ny Vavy ka tanisaina aminy tsirairay ireo fitsinjaran-
1.6
isan’ny lahy sy vavy araka ny taona ireo eo ampamenoana ity tabilao ity.
taonany avy ao amin’ny
fianakaviana ?

Mahay mamaky teny ve ianao ? Misy safidy telo ao raisina eto. Ampiharina ireo isa mifanaraka amin’ny valin-teny nomen’ny
mpamaly. Izany hoe raha tsy mahay mamaky teny izy dia apetraka ny 0, raha mahay
1.7 ary ny vadinao ?
mamaky teny izy na ny vadiny dia apetraka 1. Raha ohatra ka tsy azo ampiharina dia
apetraka ny 9.
Raha manambady izy dia fenoina ilay eo amin’ny vadiny raha tsia dia avela ho foana eo.
Kilasy fahafiry ianao no Misy safidy efatra ao raisina eto. Ampiharina ireo isa mifanaraka amin’ny valin-teny nomen’ny
nijanona nianatra ? mpamaly. Izany hoe raha tsy nianatra izy dia apetraka ny 0, raha Fanabeazana fototra izy na
1.8
ny vadiny dia apetraka 1. , raha Ambaratonga faharoa na mihoatra izy na ny vadiny dia
Ary ny vadinao ?
apetraka 2 ; raha ohatra ka tsy azo ampiharina dia apetraka ny 9.
0 : TSY NIANATRA
Raha manambady izy dia fenoina ilay eo amin’ny vadiny raha tsia dia avela ho foana eo.
1 : FANABEAZANA FOTOTRA
2 : AMBARATONGA
FAHAROA NA MIHOATRA
9= TSY AZO AMPIHARINA
1.9 Olona firy ao anatin’ny Apetraka ao anaty case izay isa nomen’ny mpamaly. Tsy tokony miohatra ny isa azo tamin’ny
ankohonana no mandray anjara fanontaniana 1.5 io isa io.
amin’ny asa famokarana
mampidi-bola amin’izao fotoana
izao?

22
N° FANONTANIANA SY SIVANA FANAZAVANA

Ny karazana asa fivelomana tiana ho azo eto dia ireo asa mandany ny fotoanany no sady
1.10 Inona avy ireo karazana asa
ampiasany olona maro. Asiana 1 eo amin’ny case (colonne 1) mifanitsy amin’izay voalazan’ny
fivelomana 5 tena ifotoran’ny
mpamaly. Alahatra araka ny lanjan ‘ny asa, na ny mahazava-dehibe ny asa atao ireo asa dimy
tsirairay ato anatin’ny
voalazany ireo. Ampiasaina ny isa 1 ka hatramin’ny 5 eto.
ankohonana?

Inona avy no andaniany na Asiana 1 eo amin’ny case (colonne 1) mifanitsy amin’izay voalazan’ny mpamaly. Amin’ireo
1.11
ampiasan’ny fianakaviana ny sokajam-pandaniana ireo. Ampiasaina ny fanontaniana hoe : INONA KOA ? mba ahafahana
vola niditra tao amin’ny maka ny heviny. Tsy lazaina aminy anefa ireo sokajim-pandanina misy ireo. Raha milaza hafa
tokantrano? ankoatra ireo izy dia soratana mazava tsara ny valiny.
Alahatra araka ny laharam-pamehana ny fandaniana ka ampiasaina ny isa 1 ka hatramin’ny 9.

Inona amin’ireto zavatra Tanisaina ireo karazana fanana anaty lisitra ireo. Raha zavatra efa hitanao maso ao an-tranony
1.12
manaraka ireto no ananan’ny dia marihina avy hatrany. Mariho 1 eo amin’ny case mifanandrify amin’ny valin-teny ahazoanao
ankohonanao ?: ENY, raha ny mifanohitra amin’izay dia mariho 0.

1.13 Nitrosa vola ve ianao, na Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case raha Eny ary 0
nitrosa zavatra tamin’ny taona raha Tsia.
lasa ?

Raha Eny, iza no nindramana Raha ENY ny valin-teny eo amin’ny 1.14 dia apetraka ity fanontaniana ity; fa raha Tsia kosa dia
1.14
vola ? mandehana avy hatrany any amin’ny Section manaraka.
Avela izy hilaza fa tsy tanisaina ireo ao anaty lisitra. Noho izany valin-teny maro no mety ho azo
eto koa mariho 1 ao anaty case mifanandrify amin’ny valin-teny azonao.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ireo izy dia mariho mazava tsara eo amin’ny
hoe Hafa, lazao izany.

Raha vola no nitrosana, inona Tanisaina ireo voalaza ao anatin’ny lisitra ka mariho 1 hoa n’izay ahazoana valin-teny ENY raha
1.15 no nampiasanao izany ? TSIA dia mariho 0. Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ireo izy dia mariho mazava
tsara eo amin’ny hoe Hafa, lazao izany.
Alaharo araka ny haben’ny fandaniana natao tamin’ny vola nindramina ireo valin-teny azo eto.
Ampiasaina ny isa 1 ka hatramin’ny 9.

23
SECTION 8 : FAMBOLENA SY FIOMPIANA ARY NY VOKATRA AZO AVY AMINY
Ity Section 8 ity dia mirakitra ireo fanontaniana izay hitadiavam-baliny amin’ny lohan-tokatrano. Ny lohan-tokatrano eto dia
mety ho Vehivavy fa tsy voatery ho Lehilahy foana. Marihina fa ny atao hoe tokatrano na ankohonana dia
FIKAMBANAN’OLONA MIARA-MIAINA SY MIARA-MISAKAFO AO ANATIN ‘ NY TRANO IRAY.
Alohan’ny rehetra dia miteny aminy hoe : Izao dia hiresaka mikasika ny fomba fambolena sy ny vokatra azonareo tamin’ny
taon-dasa isika.

N° FANONTANIANA SY SIVANA FANAZAVANA

8.1 Manao asa fambolena ve hianareo ? Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
raha Eny ary 0 raha Tsia dia mandehana any amin’ny fanontaniana 8.19

8.2 8.2 a Karazana toerana inona avy no Asiana 1 eo amin’ny case mifanitsy amin’izay voalazan’ny mpamaly. Izay tsy
nanaovanareo fambolena ? ahazoam-baliny dia mariho 0. Tsy lazaina aminy anefa ireo karazana toerana
misy ireo. Ahazoana valiny maro ity fanontaniana ity. Raha milaza hafa
ankoatra ireo izy dia soratana mazava tsara ny valiny.

8.2 b Amin’ireo karazana tany Ampiasaina ny valin-teny teo ambony ary marihana toy izao manaraka izao ny
novolenareo, tompony ve ianareo sa tsy valin-teny eto : - RAHA TOMPONY, MARIHO “1”; - RAHA TSY TOMPONY,
tompony ? MARIHO “2”; - RAHA IZY ROA MIARAKA, MARIHO “3”; - RAHA TSY
HANANA NY KARAZANA TANY, MARIHO “9”
Raha 1 ny valin-teny dia madehana any @ 8.2c. Raha 2 ny valin-teny dia
mandehana any @ 8.2d

8.2 c Raha anareo ny tany, efa Ampiasaina ny valin-teny teo ambony, raha ENY ny valin-teny eto dia mariho
voasotratra ara-panjakana ve ? « 1 », raha TSIA mariho« 0 » raha tsy ananany ny tany mariho “9”

8.2 d Raha tsy anareo ny tany inona ny Ampiasaina ny valin-teny teo ambony, raha Mindrana mariho « 1 », raha
fifampiraharahana ataonareo amin’ny manofa dia mariho« 2 », raha tsy ananany ny tany mariho “9”
tompon’ny tany?

8.3 Mahazo tombotsoa amin’ny lakandrano Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
na barazy ve ny tany novolenareo? raha Eny ary 0 raha Tsia

8.4 Raha mahazo tombotsoa ianao, Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
mpikambana ao anatin’ny fikambanana raha Eny ary 0 raha Tsia.
mpampiasa rano ve ianao?
8.5 Niharan’ny tondra-drano ve ny taninao Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
tamin’ny taon-dasa ? raha Eny ary 0 raha Tsia
Raha ENY dia hanontaniana aza ny isan’izany tranga izany ary apetraka ao
anaty case.

8.6 Efa nahazo fanampiana na fanohanana Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
ara-teknikam-pambolena ve hianao ? raha Eny ary 0 raha Tsia dia mandehana any amin’ny fanontaniana 8.8

8.7 8.7 a Raha Eny, fanampiana ara-teknika Raha ENY ny fanontaniana teo ambony dia apetraka ity fanontaniana ity. Avela
toa inona ? hitanisa ny mpamaly ka izay voalazany amin’ireo safidy ireo dia mariho « 1 » eo
@ case, raha TSIA mariho « 0 »
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo izy dia mariho tsara eo amin’ny hafa
lazao.

24
N° FANONTANIANA SY SIVANA FANAZAVANA

8.7 b Avy amin’iza ireo fanohanana ara- Raha ENY ny fanontaniana teo ambony dia apetraka ity fanontaniana ity. Avela
teknika azonao ireo ? hitanisa ny mpamaly ka izay voalazany amin’ireo safidy ireo dia mariho « 1 » eo
@ case, raha TSIA mariho « 0 »
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo izy dia mariho tsara eo amin’ny hafa
lazao.
Mahafantatra ireto teknikam-pambolena Valiny maro no mety ho azo eto. Vakio tsirairay ny teknika voalaza eo amin’ny
8.8
manaraka ireto ve hianao ? tsanganana ankavanana. Raha manaiky ilay olona dia mariho 1 eo @ case,
raha Tsia dia mariho 0
Iza amin’ireo teknika fantatrao ireo no efa
nampiharinao? JEREO AO ANATY “MANUEL” IREO FAMARITANA IREO TEKNIKAM-
PAMBOLENA IREO
Rahefa fantatra ireo teknika dia anontaniana azy ny fampiharana nataony.

8.9 Mamboly vary ve hianao ? Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
raha Eny ary 0 raha Tsia dia mandehana any amin’ny fanontaniana 8.12

8.10 Voly vary inona no ataonao ? Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha misy valiny eo amin’ny b dia mandehana @ 8.11, raha tsy misy eo @ b
dia mandehana any @ 8.12
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo ao anaty lisitra izy dia mila soratana
mazava tsara ny valiny.

HO AN’NY VARY AN-KORAKA Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
8.11
Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
8.11 a -Teknika fambolem-bary inona no
nataonao? Raha nahavita ny a – b – c – d – e izy dia hanontaniana ny velaran-tany
nampiharany ireo teknika ireo miaraka (SRI)

8.11 b-Raha manao SRI ( nahavita a-b-c-


d-e) ampahafirin’ny taninao na velarany
manao ahoana ?

8.12 Mamboly anana sy legioma ve ianareo ? Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
raha Eny ary 0 raha Tsia dia mandehana any amin’ny fanontaniana 10.14

Ny fanontanina 8.13, 8.14a°, 8.15a° ihany no mila fenon’ny Mpanadihady amin’ny fotoana hanaovana ny fanadihadihana.
Saingy rehefa vita ny fanadihadihana dia manao ny famadiana azy ho @ refy iraisana ny mpanadihady amin’ny fampiasana
ny refy azon’ny SUPERVISEUR. Fenoina manaraka izany ny fanotaniana 8.14b; 8.15b; 8.16 ary ny 8.17
Ny fanontaniana 8.16 sy ny 8.17 dia tsy hanontaniana ary tsy fenoina mihintsy.
*Vidiny araka ny tsena eo antoerana tombam-bidin’ny iray vary fotsy ho an’ny vary

25
N° FANONTANIANA SY SIVANA FANAZAVANA

8.18 8.18 a Nanao ahoana ny habetsahan’ny Fenoina manaraka ny isa mifanandrify amin’ny valin-teny azo ny case. Valiny
vokatra niakatra tamin’ny taom-pambolena iray ihany no andrasana eto.
farany?
Raha 1 no valiny dia mandehana any @ 8.18b

8.18 b Raha ratsy ny vokatra, inona no tena Avela hitanisa ny mpamaly satria mety ahazoana valiny maro eto. Mariho 1 ao
antony? anaty case mifanandrify amin’ny valin-teny azo rehetra. Raha tsy ahazoam-
baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

8.19 Miompy ve ianareo ? Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
raha Eny ary 0 raha Tsia,ary mandehana any @ Sokajy 9.

8.20 Inona avy ny karazana biby ompianareo? Avela hitanisa ny mpamaly satria mety ahazoana valiny maro eto. Mariho 1 ao
anaty case mifanandrify amin’ny valin-teny azo rehetra. Raha tsy ahazoam-
baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

8.21 Inona avy ireo teknikam-piompiana Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
ampiasainareo Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Rahefa fantatra ireo teknika dia anontaniana azy ny fampiharana nataony.

8.22 Efa nahazo fanohanana ara-teknika momba Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
ny fiompiana ve hianao ? raha Eny ary 0 raha Tsia,ary mandehana any @ Sokajy 9.

8.23 Iza no nanome anao izany fanohanana ara- Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
teknika izany? Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

SECTION 9 : VONDRON’NY TANTSAHA SY ASA IOMBONANA


Ity Section 9 ity dia mirakitra ireo fanontaniana izay hitadiavam-baliny amin’ny lohan-tokatrano. Ny lohan-tokatrano
eto dia mety ho Vehivavy fa tsy voatery ho Lehilahy foana. Tsy voatery ho io loham-pianakaviana io ny mpikambana
ao anatin’ny fikambanana koa raha misy mpikambana ao amin’io tokatrano io dia mila tadiavina mba hanoizana ny
fanontaniana 9.2 ka hatramin’ny fanontaniana 9.10.

N° QUESTIONS ET FILTRES FANAZAVANA

9.1 Misy mpikambana ao anatina fikambanana Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty
(association / groupe / structure) ve ato case raha Eny ary 0 raha Tsia,ary mandehana any @ Sokajy 9.11
aminareo?

9.2 RAHA ENY, karazana fikambanana inona no Lazaina aminy ireo valin-teny andrasana ary soratana ao anaty case ny isa
misy azy ireo ? mifanandrify amin’ny valin-teny izany hoe 1 raha Fikambanana na rafitra
voasoratra ara-panjakana; 2 raha Fikambanana na rafitra tsy voasoratra
ara-panjakana

26
N° QUESTIONS ET FILTRES FANAZAVANA

9.3 Raha vondrona voasoratra ara-panjakana dia Raha vondrona voasoratra ara-panjakana ilay nisy azy dia noheverintsika fa
karazany inona? kaoperativa. Nefa mety hilaza valiny hafa ankoatra io izy, amin’izay fotoana
izay dia soraty mazava tsara eo @ hoe Hafa (soraty) ny valiny azo.

9.4 Inona ny sehatr’asa ataon’ izany fikambanana Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-
izany ? baliny. Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

9.5 Efa nahazo fanohanana ve ny mpikambana? Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty
case raha Eny ary 0 raha Tsia,ary mandehana any @ 9.7

9.6 9.6 a Raha Eny karazana fanohanana inona Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-
no voarainy ? baliny. Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

9.6 b Iza no nanome izany fanohanana izany Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-
? baliny. Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

9.7 Efa nandrafitra « business plan » na tetik’asa Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty
ve ny fikambanana ? case raha Eny ary 0 raha Tsia. Raha TSY HAY dia mariho 9 ao anaty case.

9.8 Mandeha tsara ve ny asan’ny fikambanana ? Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty
case raha Eny ary 0 raha Tsia.
9.9 Nivory impiry ny fikambanana tamin’iny taona Apetrao ao anaty case ny isa mifanaraka amin’ny valin-teny azo. Izany hoe 1
lasa iny ? no apetraka raha nivory in-1 ka hatramin’ny 3 ; 2 raha in-3 ka hatramin’ny
10 ; 3 raha in-10 no mihoatra

9.10 Inona ny tombotsoa azo amin’ny Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-
fikambanana ? baliny. Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.
9.11 Inona avy ireo olana na vato misakana eo Valinteny 3 no azo hisafidianana amin’io fanontaniana io. Tsy tanisaina ireo fa
anivon’ny fikambanana ? avela ny mpamaly fanontaniana no hilaza azy. Marihana hatrany ny isa 1
anaty case raha misy valinteny mifanandrify, raha tsia dia 0
9.12 Tao anatin’ny enim-bolana farany Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty
nodiavintsika, nisy olona nandray anjara case raha Eny ary 0 raha Tsia, ary mandehana any @ Sokajy 10.
tamin’ny asa iombonana ve tato anatin’ny
Raha TSY HAY dia mariho 9 ao anaty case.
tokan-tranonareo ?

9.13 Raha eny, asa inona no nadrasain’izy ireo Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-
anjara ? baliny. Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

27
SECTION 10 : FAHAFAHANA MIATRIKA LOZA
Ity Section 10 ity dia mirakitra ireo fanontaniana izay hitadiavam-baliny amin’ny lohan-tokatrano. Ny lohan-tokatrano eto dia
mety ho Vehivavy fa tsy voatery ho Lehilahy foana.

N° FANONTANIANA SY SIVANA FANAZAVANA

Inona no karazana Loza Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
10.1
voajanahary(catastrophe) nahazo ny Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
tokantranonareo tamin’ny taona lasa?
Hanontaniana azy ny hamafin’ny fisehon’ireo zavatra nolazainy ka alaharo
manaraka ny fanisana 1, 2, 3, ......
Alaharo araka ny hamafin’ny fisehony teo
amin’ny tokantranonareo. Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.
Raha tsy nahazoam-baliny mihitsy ity dia mandehana any @ 10.5.

10.2 Nisy fiantraikany teo amin’ny fiainanareo ve Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
izany ? raha Eny ary 0 raha Tsia

10.3 Ahoana ny fisehony izany teo amin’ny Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
fiainanareo? Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

Inona ny zavatra nataonareo hiatrehana ny Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
10.4
fiantraikan’izany loza izany? Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

10.5 Inona avy ireo karazana voina (Choc) nahazo Avela hitanisa ny mpamaly ary mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny.
ny tokantranonareo tamin’ny taona lasa? Raha tsy ahazoam-baliny dia mariho 0.
Alaharo araka ny hamafin’ny fisehony teo Hanontaniana azy ny hamafin’ny fisehon’ireo zavatra nolazainy ka alaharo
amin’ny tokantranonareo. manaraka ny fanisana 1, 2, 3, ......

10.6 Nisy fiantraikany teo amin’ny fiainanareo ve Roa ihany ny valin-teny azo eto dia ny ENY sy ny TSIA. Mariho 1 ao anaty case
izany? raha Eny ary 0 raha Tsia ary TAPITRA ny fanadihadihana.

Raha ENY dia apetraka ity fanontaniana ity. Avela hitanisa ny mpamaly ary
10.7 Raha Eny, Inona no nataonareo niatrehana ny
mariho 1 eo amin’ny case izay ahazoam-baliny. Raha tsy ahazoam-baliny dia
fiantraikan’izany voina izany?
mariho 0.
Raha milaza zavatra hafa ankoatra ireo voalaza ao anaty lisitra izy dia soraty
mazava tsara eo @ ilay hoe Hafa, lazao.

28
8- DEFINITIONS

 Mulching ou paillage

C’est une technique qui consiste à recouvrir le sol avec des matières végétales (pailles de riz,
herbes coupées, feuilles de banane…) ou à cultiver des espèces pouvant s’étaler et couvrir le sol dans
les intervalles des lignes de culture. Cette technique a pour objectifs de conserver l’humidité du sol
dans les zones sèches, de protéger le sol contre l’érosion, de protéger les racines des plantes contre le
gel, et aussi, d’ajouter à la fertilité du sol car les matières se décomposent au fil du temps et deviennent
des matières humiques ; enfin, le paillage épais empêche les mauvaises herbes de pousser.
 Rotation culturale

C’est la succession des cultures pratiquées sur une même parcelle. C’est une technique améliorée
si on l’effectue avec un certain ordre de sorte à ne pas épuiser le sol et à éviter la prolifération des
ennemies et maladies des cultures.
 Association culturale

C’est la technique qui consiste à installer deux ou trois cultures différentes sur une même parcelle
et que les cycles végétatifs de ces cultures se superposent autrement dit, c’est une association de
cultures dans le temps et dans l’espace. C’est une technique améliorée si les deux cultures se
complètent en besoins physiologiques sans compétition ni répulsion mutuelle.
 Engrais organiques

Substances organiques (fumier de ferme, compost) destinées à apporter aux plantes les
compléments d’éléments nutritifs de façon à améliorer leur croissance et augmenter le rendement et la
qualité des cultures.
 Compost

Produit obtenu par la fermentation des déchets biodégradables (ordures ménagères, feuilles,
branches coupées) dans le but de fertiliser ou améliorer la structure du sol et apporter des compléments
d’éléments nutritifs.
 Préparation de semences

Opération qui consiste à sélectionner dès la récolte les grains à utiliser comme semences : grains
bien matures et bien formés, à trier et nettoyer les semences pour enlever les débris, les grains
cassés, malades ou endommagés par des insectes. Elle consiste aussi à accélérer la germination
des grains par l’élimination des grains vides et le trempage des semences pendant 1 jour par exemple
pour le riz, leur traitement et leur enfouissement dans un trou qui a été préalablement chauffé.
 Culture en ligne

Technique qui consiste à semer ou repiquer les plantes en lignes suivant des intervalles bien définies
sur la ligne et entre les lignes.
 Irrigation

Opération qui consiste à apporter artificiellement de l’eau à des végétaux cultivés pour en augmenter la
production et permettre leur développement normal en cas de déficit hydrique.
 Drainage

Opération qui consiste à favoriser artificiellement l’évacuation de l’eau présente dans le sol.
 Lutte biologique

29
Action qui consiste à combattre les ravageurs des cultures en utilisant leurs ennemis naturels :
pathogènes, prédateurs ou parasites, tout en réduisant le recours aux pesticides chimiques.
 Désherbage

Opération (travail du sol, utilisation d’herbicide) qui consiste à éliminer les mauvaises herbes qui
concurrencent les plantes cultivées et empiètent leur croissance normale.
 Semences améliorées

Ce sont des semences sélectionnées à partir des souches de variété qui possèdent les performances
recherchées comme pouvoir de germination, résistance aux maladies, longueur du cycle végétatif,
capacité d’adaptation dans des zones sèches ou humides, chaudes ou froides.
 Riziculture traditionnelle

Pratique qui cultive le riz selon les anciennes traditions locales d’une zone : repiquage de plants assez
âgés (plus de 30 jours), sans alignement, sans fertilisation ou semis direct en rizière sans passer par la
pépinière.
 SRA (Système de riziculture améliorée)

Système de culture de riz qui utilise des jeunes plants (15 à 20 jours), repiquage en ligne à 2 brins,
fertilisation adéquate et sarclages.
 SRI (Système de riziculture intensive)

Ce système diffère du SRA par l’âge des plants au repiquage (8 à 12 jours), le nombre de plants par
poquet (1 brin), conduite de l’eau plus intensive, sarclages plus fréquents (au moins deux). De ce fait, 6
à 8 kg /ha de semences suffisent pour le SRI versus 50 kg/ha en SRA.
 Riz irrigué

Riz cultivé dans des rizières où l’on fait entrer l’eau par des canaux à partir d’un réservoir d’eau ou
fleuve, généralement dans les plaines, bas fonds mais aussi en terrasses sur tanety comme dans le
central de Madagascar.
 Riz pluvial

C’est une culture de riz qui dépend essentiellement des eaux de pluies, généralement sur tanety.

30
1. Contexte
Le Focus group communautaire a pour objectif d’obtenir les informations suivantes à travers une
discussion de groupe sur la ou les :
 Perceptions locales en ce qui concerne les causes et les conséquences de l’insécurité
alimentaire et des chocs auprès de la communauté en question.
 Périodes dans l’année où la communauté fait face à une insécurité alimentaire,
 Discernements locales des indicateurs de déclenchement de l’insécurité alimentaire.
Il s’agit en général d’avoir la définition par la communauté locale de l’insécurité alimentaire, le calendrier
dés périodes de soudures ou des périodes de moisson, les indicateurs déterminant que la communauté
a noté depuis quelques années qui déclenchent soit l’insécurité alimentaire soit un quelconque chocs.
On doit obtenir aussi les informations sur quelles mesures la communauté a expérimenté face à ces
insécurités alimentaire ou chocs.

2. Les participants au focus groupe


2.1 Taille du groupe
La meilleure taille est de 6 minimum et 12 personnes au maximum, moins de 6 étant intimidant et
limité, plus de 12 il est difficile de mener une vraie discussion et d’entendre tous les points de vue.
En pratique, de plus petits groupes (minimum 4 personnes) peuvent bien fonctionner aussi. Il convient
de faire remarquer que la décision quant à l’effectif nécessaire dans chaque groupe dépendra aussi de
la manière dont les personnes de la communauté ont l’habitude de se réunir pour discuter. Enfin, il est
préférable de ne pas faire un gros recrutement afin de se laisser une marge. Dans beaucoup de
communautés, il n’est pas admis de renvoyer des invités sous prétexte qu’il y a déjà assez de
participants présents.

2.2 Sélection des participants :


Il est important que les différents membres de la communauté soient représentés (hommes, femmes,
jeunes, vieux, membre de structure)

2.3 Lieu où se déroule le focus group :


A un endroit où le groupe peut être à l’aise (à leur choix)

2.4 Durée du focus group :


Environ 2 à 3 heures mais il faut assurer à ce que le groupe reste encore dynamique. S’il est nécessaire
de tenir en deux temps, il faut prévoir les logistiques et informations adéquates (pour la communauté et
le projet)

1
3. Déroulement du focus group et Guide de l’interview
Pour réaliser un focus group, il faut deux personnes :
- un facilitateur pour mener l’animation, et
- un rapporteur pour prendre des notes et observer le groupe (il peut toutefois participer aussi et « sortir
» de son rôle de retranscripteur).
3.1 Discussion sur les ressources

Phrase d’introduction :
Je ne connais pas très bien ce village, et je ne vois que la route et les quelques maisons. Pouvez vous
me dire comment est le reste du village ?

Outil à utiliser : Cartes des ressources du villages

But :

La carte des ressources du village permet d’acquérir des connaissances sur une communauté donnée
et sur sa base de ressources. L’essentiel ici n’est pas la précision cartographique, mais plutôt
l’obtention d’informations révélant la façon dont les ressources sont perçues localement. Les
participants eux-mêmes définissent le contenu de la carte en relevant ce qui est important à leurs yeux.

Comment procéder :

La carte des ressources du village est un bon outil de départ. En plus d’être simple, il permet aux
enquêteurs d’établir un dialogue avec les membres de la communauté.
L’équipe d’enquêteurs (facilitateur et rapporteur) planifie et organise une réunion avec toute la
communauté en s’assurant que l’heure stipulée convient à tous (tant les femmes que les hommes
doivent être en mesure d’assister à la réunion) et que tous les groupes socioéconomiques sont
représentés.
Le mieux est d’utiliser un flipchart et des marker et on invitera les participants à dessiner la carte
dessus, sur un espace ouvert et dégagé. Les participants dessinent toute caractéristique qu’ils estiment
être importants dans le village. Une fois qu’ils ont terminé de dessiner la carte, on leur demande de
vérifier s’ils n’ont rien oublié.

Quelles sont les ressources existantes au niveau du village ?

 Les infrastructures (routes, maisons, constructions);


 les points et les sources d’eau;
 les sols agricoles (variétés culturales et localisation);
 les zones agro écologiques (sols, pentes, altitudes);
 les forêts communautaires;
 les terres de pâturage;
 les magasins, les marchés;
 les centres de santé, les écoles et les institutions religieuses;
 les autres sites spéciaux (cimetières, lieux saints).

Les éléments clés à sortir pour en faire un check-list:


 Où sont situées les ressources ? Qui les utilisent ?
 Les infrastructures sont-ils fonctionnels ? Si non pourquoi ?
 Les infrastructures sont-ils entretenus ? Comment ?
 Si non pourquoi ?
 Qui utilisent les infrastructures existantes ?
 Qui décide de l’utilisation des biens communautaires ?/Accès et contrôle
 Accessibilité de la commune durant l’année
 Liens socio-culturelle par rapport aux ressources
3.2 Discussion sur la vulnérabilité de la communauté

But :

L’objectif est de faire sortir les différentes catastrophes qui ont touché la communauté et d’identifier par
la même occasion leur stratégie de survie et les actions d’atténuation face aux différents risques.

Les éléments clés à sortir :

 Les catastrophes qui les ont touchés les 5 dernières années


 Les conséquences de la catastrophe sur la vie des membres de la communauté
 La stratégie adoptée par la communauté pour faire face aux catastrophes (Avant (y compris le
système d’alerte précoce), pendant et après la catastrophe)
 Le pourquoi de l’adoption de la stratégie
 Les personnes impliquées dans la mise en œuvre de la stratégie (capital social)
 Comment la communauté peut percevoir qu’il va y avoir un choc ?

3.3 Discussion sur les moyens d’existence

Outil à utiliser : Calendrier saisonnier

But :

Les calendriers saisonniers permettent d’étudier les changements se produisant au niveau des moyens
d’existence à différents moments de l’année. Ils sont très utiles pour se faire une idée plus précise des
activités menées aux différentes saisons.
Ils aident à étudier différents thèmes, tels que la charge de travail en fonction des saisons ou les
fluctuations des revenus au fil des mois. Les calendriers sont donc précieux pour approfondir les
aspects liés au caractère saisonnier des moyens d’existence, tels que les disponibilités alimentaires et
d’eau.

Comment procéder :

On travaille avec les mêmes groupes cibles. L’équipe explique aux participants qu’elle souhaite savoir
ce qu’ils font sur une année complète.
Les calendriers peuvent être dessinés sur de grandes feuilles de papier, en utilisant des pierres ou des
grains pour quantifier les activités.
On commence par tracer une ligne horizontale en expliquant aux participants que cette ligne représente
une année et qu’il faut la diviser en mois, en saisons, etc. On retiendra l’échelle temporelle ayant le plus
de sens pour les participants. Les divisions saisonnières sont indiquées le long de cet axe.
Il est généralement plus simple de commencer l’exercice en posant des questions sur les pluies. Les
participants dessinent ou placent des pierres sur chaque mois (ou autre division) du calendrier en
fonction de l’intensité des précipitations.
Lorsque le calendrier des pluies est terminé, on passe à un nouveau calendrier, tracé en dessous du
premier. Le thème pourrait être, par exemple, le travail agricole au fil des mois (par ex., plus de pierres
sur les périodes de travail intense). Pour faciliter les comparaisons, il convient d’aligner tous les
calendriers à celui des pluies.
Cette façon de procéder est utilisée jusqu’à épuisement des questions liées aux saisons.
Les thèmes à traiter :
 Perception communautaire de l’insécurité alimentaire
 les disponibilités alimentaires, (identifier leur stratégie de vie en période de soudure)
 les disponibilités d’eau,
 les sources de revenu et les dépenses.
 Leur calendrier cultural
 Périodes de propagation des maladies
 Période cyclonique, inondation…

NB : On écrira le sujet traité à côté de chaque calendrier ou on utilisera un symbole ou un signe si l’on
travaille avec des populations ayant un taux d’analphabétisme élevé.

3.4 Discussion sur les acteurs de développement et Commune

Outil à utiliser : Diagramme de Venn

But :

Le diagramme de Venn met en exergue la façon dont les communautés perçoivent les associations et
institutions locales. Il permet de mettre au clair les secteurs ayant une influence sur la prise de décision
et d’identifier les conflits potentiels entre les différents groupes. En outre, il est utile pour détecter les
rapports existant entre les institutions locales et celles situées aux niveaux intermédiaire et macro.

Comment procéder :

Il est préférable que tous les groupes socioéconomiques soient représentés (femmes et d’hommes en
prenant soin d’intégrer les pauvres et les groupes marginalisés (appartenance ethnique, etc.).
Pour le rendre plus attrayant, il faut utiliser des cercles de papier de couleur à coller sur une grande
feuille. Les cercles peuvent être découpés à l’avance dans des couleurs et formats différents.
On invite les participants à lister les organisations locales et les institutions extérieures à la
communauté qu’ils estiment être importants. On leur demande ensuite de discuter du degré
d’importance de chacune de ces institutions et groupements et de choisir un cercle de couleur (petit,
moyen ou grand) censé représenter ce degré d’importance. Le nom (ou le symbole) de chaque
organisation est indiqué sur le cercle (dans la mesure du possible, chaque organisation pourrait avoir un
cercle d’une couleur différente).
Enfin, les participants doivent indiquer les groupements, associations, institutions qui travaillent
ensemble ou encore ceux ayant des membres dans plusieurs de ces entités.
Tous les cercles sont placés à l’intérieur d’un grand cercle qui représente le village selon les critères
suivants:
�cercles séparés = pas de contact entre les entités
�cercles se touchant = échange d’informations entre les entités
�cercles légèrement superposés = légère coopération dans la prise de décision
�cercles complètement superposés = forte coopération dans la prise de décision

On cherchera à inclure le plus grand nombre possible de groupements et d’organisations et de discuter


les relations qui les unissent. Il se peut que les débats concernant la position des cercles soient assez
longs et que les cercles soient déplacés plusieurs fois avant que les participants se mettent d’accord.

Les éléments clés à sortir :

 La question de développement est-elle discutée avec les représentants de la commune ?


Quand ? Comment ?
 Les différents acteurs du développement au niveau de la commune, leur importance et leur
interrelation
 La composition des associations ou groupement ? Y- a- t- il une exclusion des femmes,
pauvres ou groupes marginalisés ? Pourquoi ?

1.CLASSIFICATION DES MENAGES SELON LEUR STATUT SOCIO-


ECONOMIQUE

1.1. Ce qu’est la classification économique


La classification socio-économique est un outil de collecte d’information et
d’analyse. C’est une présentation sous forme de tableau à deux entrées : les
catégories socio-économiques et les indicateurs qui caractérisent chaque
catégorie.

1.2. Pourquoi utiliser l’outil

Cet outil est préconisé pour :


connaître les classes sociales 1.3.Quel est l’ objectif
existantes
Cet outil permet de classer les
comprendre la répartition de la
ménages dans une communauté
population par classe sociale,
selon les catégories sociales
comprendre comment les gens se
existantes définies par la
classent et quels sont les indicateurs
de sécurité des conditions de vie des communauté elle-même.
ménages jugés importants par eux- L’objectif est de déterminer :
mêmes, le profil socio-économique général
avoir une idée sur les problèmes qui
de cette communauté
affectent chaque catégorie sociale ;
identifier rapidement les ménages qui les indicateurs de sécurité des
constituent une catégorie et ceci pour conditions de vie des ménages qui
mieux comprendre les problèmes différencient ces catégories.
spécifiques, les potentialités, les
contraintes et les stratégies de
chaque catégorie par le biais des
interviews complémentaires ou
d’autres méthodes. 1.4. Et les résultats obtenus
L’exploitation des résultats des exercices sur la classification socio-
économique permet de :
Ressortir les différentes catégories sociales au sein du Fokontany
Connaître la répartition des ménages par catégories de population au sein du
Fokontany
Tirer la différence entre ces différentes catégories existantes par rapport aux
critères avancés par les participants eux-mêmes (ex : activités génératrices de
revenus, scolarisation et éducation, activités culturelles, loisirs, logement et
habitat, dépense journaliers, …)
Définir le statut et les responsabilités des hommes et des femmes au sein des
ménages et de la communauté
Définir les droits bafoués et respectés au sein des ménages et de la communauté

1.5. Qu’en est-il des Principes de base


Les informations obtenues de cet outil traduisent la perception d’une
communauté ou d’un groupe spécifique. Elles varient alors d’un groupe à
l’autre. Mais à partir de plusieurs exercices avec des groupes différents, on
peut en déduire une vue globale d’une communauté sur les catégories socio-
économiques et les indicateurs.

1.6. Enfin, le Procédé

Un focus groupe de 8 à 12 Remarques :


personnes qui sont ciblées
selon des critères établis et Dans cet exercice de classification socio-
selon les types d’information ou économique, l’occasion peut être mis à
la triangulation qu’on voudrait profit pour estimer la répartition de la
faire : population dans les catégories sociales en
utilisant la méthode de boulier.
utiliser des papiers d’emballages
et des markers, Quelquefois, le pourcentage d’une
catégorie sociale est très élevé. A ce
expliquer aux participants moment-là, le facilitateur doit aller
l’objectif de l’exercice, beaucoup plus en profondeur car il est
commencer l’exercice en possible que les participants ont tendance
demandant aux participants leur à regrouper deux catégories sociales (par
perception sur les catégories exemple les pauvres et les très pauvres).
sociales existantes dans le
quartier ou le fokontany ;
Pour faire ressortir les
indicateurs, demander leur
comment peut-on identifier les
ménages de chaque catégorie
sociale ou comment différencier
les différentes catégories
sociales ;
A partir des indicateurs
évoqués, demander les
caractéristiques de chaque
catégorie sociale, et ceci
constitue le profil socio-
Limites, Risques et Biais possibles :
Facilitant cet exercice dans un groupe
hétérogène (participants issus des
catégories différents), la qualité de
l’information obtenue pourrait être limitée
ou biaisée par la dominance d’une
catégorie.
La classification socio-économique est un
outil un peu délicat et nécessite une prudence
car si on n’explique pas bien l’objectif de
l’exercice, une tension pourrait être créée lors
des discussions du fait que les participants
sont issus de catégories différentes.
GUIDE FOCUS GROUP FEMME

1. Contexte
Le Focus group communautaire a pour objectif d’obtenir les informations suivantes à travers une discussion de
groupe sur la ou les :
 Perceptions locales sur la Santé, la Nutrition et l’Hygiène
 Pratiques locales, les croyances, les tabous en ce qui concerne la santé, la nutrition et l’Hygiène.
 Les modes de préparation et de stockage des nourritures, et les nourritures tabous spécifiquement pour
les femmes enceintes, allaitantes et les enfants de moins de 5 ans
 Discernements locales des indicateurs de déclenchement de maladie
Il s’agit en général d’avoir la définition par la communauté locale (groupe de femme) de c’est que la sécurité
alimentaire, la santé nutritionnelle et hygiène. Les contraintes de santé/nutrition perçues par les femmes. En
effet, de tel focus group permettrait de découvrir les perceptions partagées par les groupes de femme, des
thèmes Santé, Nutrition, Hygiène par rapport même à leur vécue quotidienne, ce qui permettra de constituer une
collection d’informations qualitatives utiles dans l’identification ou le choix des approches et des stratégies à
adopter pour la mise en œuvre des activités du Programme SALOHI.

2. Participants

2.1 Taille du groupe :


Un groupe de 10 à 12 femmes provenant de ménages de type ou de statut différent et de préférence enceinte ou
allaitante ou ayant un jeune enfant. C’est bien de s’assurer que les participants sont à l’aise pour discuter.

2.2 Sélection des participants :


Les participants devraient êtres appelés ou invités au préalables à travers généralement des personnes clés que
l’on peut trouver au village (ex : Chef de village). Les récompenses, généralement sous forme de petits cadeaux
offerts après la discussion, peuvent être faits mais ne sont ni systématiques ni obligatoires. S’assurer de
l’homogénéité du groupe.

2.3 Lieu où se déroule la discussion :


Un endroit calme, mettant tout les participants à l’aise et neutre par rapport à celles-ci.

2.4 Durée :
1 heure et demi environ

3. Déroulement
Déroulement de l’entretien :
Introduction
3.1 Introduction (10 mn)
 Souhaiter la bienvenue et remercier les participants d’être venus
 Présenter vous
 Expliquer le but général de la discussion et pourquoi les participants ont été choisis et
souligner l’importance de leur contribution pour l’étude et la communauté
1
 Demander au groupe de se présenter
 Discuter le but et aspects du focus group : Les mettre à l’aise, les encourager à s’exprimer!
Etablir les règles: toutes les idées sont les bien venues, il n’y a pas de mauvaise idée. Les
opinions contraires sont normales, les confrontations personnelles n’ont pas lieu d’être. Le
focus group doit être vécu comme un moment agréable, une activité sérieuse mais une activité
plaisante!
 Expliquer l’utilisation des outils d’enregistrements et demander l’accord pour l’utilisation,
 présenter l’observateur
 Etablir les normes à suivre durant la discussion telle que : la participation de tout le monde, à
voix haute, un à un, la nécessité d’interrompre une discussion d’emblée pouvant conduire hors
des sujets, fixer le temps de pause eventuelle
 Assurer vous que les gens ont bien compris que les échanges resteront confidentiels
 Informer le groupe que les informations obtenues seront analysées et que les noms des
participants ne seront pas utilisés dans cette analyse
 Présenter les sujets de la discussion

3.2 But général de la discussion

SALOHI, un projet financé par le Gouvernement Américain à travers l’USAID/FFP, a pour objectif de réduire
l’insécurité alimentaire dans 7 régions (Amoron’i Mania, Analanjirofo, Androy, Atsimo Atsinanana,
Atsinanana, Vatovavy Fitovinany, Anosy), 21 districts et 120 communes. Un de ses objectifs stratégique est
d’aider les ménages vulnérables dans leur stratégie de vie. Votre Commune a été choisie comme une des
communes d’intervention du Programme SALOHI. Comme toutes assistances techniques qui démarrent, il
est très important de comprendre la réalité au niveau des communautés de base qui est le principal
bénéficiaire du Programme. Aussi, nous sommes ici pour bien comprendre vos bonnes pratiques en sécurité
alimentaire et de connaître comment avez-vous surmonté les contraintes s’il a lieu. Ceci nous permettra de
mieux orienter les activités que nous allons entreprendre ensemble dans le cadre du programme SALOHI.
Mais auparavant, j’aimerais que nous partions sur la même base sur le terme Insécurité alimentaire.
Pouvez-vous décrire comment se présente dans votre cas l’insécurité alimentaire ?

3.3 Sujet de discussion

La discussion se rapportera sur les thèmes suivants :

1. Santé /Nutrition de l’enfant : Calendrier, perception


2. Les maladies fréquentes dans le village
3. Compréhension de la nutrition
4. Les tabous alimentaires
5. Hygiène, eau et assainissement
6. Femme enceinte
7. Femme allaitante

1. Santé/Nutrition de l’enfant
Quand est-ce que vous avez la période de soudure dans votre village/zone durant l’année?
Note : Explorer les points suivants :
- Période
- Définition de la période de soudure
- Disponibilité et accessibilités aux aliments de base

2
- Stratégies adoptées lors de la période de soudure

2. Les maladies fréquentes dans le village


Quelles sont les maladies fréquentes dans votre village/zone
Note : Explorer les points suivants :
- Fréquence de la maladie, y compris maladie infantile
- Mode de transmission selon la perception de la communauté
- Croyances liées à la maladie
- Moyens et méthodes pour la prévention et traitement de la maladie

3. Compréhension de la nutrition
Selon vos opinions, qu’est-ce qu’on entend par malnutrition ?
Note : Explorer les points suivants :
- Signe de la malnutrition
- Cause de la malnutrition
- Type d’individu touché par la malnutrition
- Pratique pour faire face à la malnutrition
- Prévention et traitement de la malnutrition
- Contrainte à la lutte contre la malnutrition

4. Les tabous alimentaires


Quelles sont les tabous alimentaires dans votre village/zone ?
Note : Explorer les points suivants :
- Tabous alimentaires pour les femmes enceinte ou allaitante
- Tabous alimentaires pour l’enfant de moins de 5 ans
- Causes du tabou/aspect culturel
- Perception des femmes par rapport aux tabous

5. Hygiène eau et assainissement :


Quelles sont les perceptions et les pratiques en matière d’hygiène ?
Note :
- Hygiène de l’Eau
- Aliments dont leur Conservation
- Gestion des déchets (latrines et ordures)

6. Femme enceinte
- Alimentation
- CPN
- Préparation à l’accouchement
- Signes de danger de la grossesse
- Accouchement

7. Femme allaitante
- Alimentation
- Consultation post natale
- Allaitement maternel : Début, fréquence, mode, durée…

8. Les contraintes de la population en matière de Santé et Nutrition ?


(discuté Transversalement dans les thèmes précédents)
9. Les principales priorités en matière de Santé et Nutrition ?
(transversale)

3
Outil de cadre de discussion (récapitulation) de la discussion (tableau)

Enfant de moins Femmes Femmes


de 5ans enceintes allaitantes

Perception

Période

Conduite par rapport à


la situation: prévention
& traitement

Contraintes/ Obstacles

Priorités

Succès
CPON,
alimentation,
CPN, alimentation, allaitement (début,
alimentation, préparation à mode, fréquence,
vaccination, l'accouchement, durée…) prise de
Suivi de accouchement , vit A ou aliments
Particularité croissance vaccination riches en vit A

Hygiènes: Eau, alimentaires (conservation alimentaire), environnement/ latrines

Tabous alimentaires

Maladies fréquentes

Part III : Conclusion


 Remerciement des participants
 Partage des Coordonnées du ou des facilitateurs

4
GUIDE FOCUS GROUP HOMME

1. Contexte

Le Focus group Homme a pour objectif d’obtenir les informations suivantes à travers une discussion de groupe sur la
ou les :

 Inventaires des pratiques de gestion des ressources existantes dans la communauté, (ressources
naturelles : eau, terre, forets,…)
 Fournir un portrait exact de la réalité telle qu’elle est vécue et les croyances et les tabous sous jacentes à
ces ressources,

 Les indicateurs de déclanchement aux crises suivant la perception des hommes


 Les activités économiques ainsi que leurs impacts à la sécurité alimentaire,
 Les mesures prises en cas de chocs ou insécurité alimentaire,
 Organisation existant dans la communauté
Ces informations doivent ressortir les calendriers culturaux, les priorités et les contraintes dans les activités
Agricoles (agriculture et élevage), les expériences et contraintes aux activités d’épargnes et vie associatives.
Ces discussions permettent de recueillir aussi bien les points de convergences que les points de divergence des
participants, de fouiller le pourquoi et le comment des phénomènes.

2. Les participants au focus groupe


2.1 Taille du groupe
Un groupe de 8 à 12 hommes chefs de familles agriculteurs, membres ou non de groupements.

2.2 Sélection des participants :


La sélection des membres des groupes peut se faire au hasard ou guidé. Le but de la composition des groupes est
d’avoir une représentation homogène des populations vulnérables dans la communauté cible. Eviter trop de
différence dans les relations de ‘pouvoir’ pour éviter la domination d’une personne sur un sujet durant la
conversation. Il est conseillé de former des groupes de participants qui partagent des caractéristiques identiques :
classe sociale, âge, niveau de connaissance, caractéristiques culturelles/ethniques et sexe (ou autres variables que
vous pouvez identifier). En effet, cette homogénéité crée un contexte dans lequel des participants sont à l’aise et se
sentent donc plus libre d’exprimer leurs opinions

Le focus groups repose sur une discussion des thèmes présentés entre les participants, et les membres du groupe
peuvent s’influencer mutuellement en participant aux idées et aux commentaires qui sont faits pendant la discussion.

2.3 Lieu où se déroule le focus group :


A un endroit où le groupe peut être à l’aise (à leur choix). On peut toujours proposer de conduire la discussion dans
une salle silencieuse au moins une semaine à l’avance. Vous assurer la veille du focus group qu’elle contient assez
de chaises et les disposer en cercle.

1
- Préparer le matériel dont vous aurez besoin: flip chart, stylos, marqueurs, feuilles différentes couleurs, colle,
ciseau.

2.4 Durée du focus group :


Environ 2h

3. Déroulement du focus group et Guide de l’interview

Pour réaliser un focus group, il faut deux personnes :

- un facilitateur pour mener l’animation, et

- un rapporteur pour prendre des notes et observer le groupe (il peut toutefois participer aussi et « sortir » de son rôle

3.1 Introduction (10 mn)


 Souhaiter la bienvenue et remercier les participants d’être venus
 Présenter vous
 Expliquer le but général de la discussion et pourquoi les participants ont été
choisis et souligner l’importance de leur contribution pour l’étude et la
communauté
 Demander au groupe de se présenter
 Discuter le but et aspects du focus group : Les mettre à l’aise, les encourager à
s’exprimer! Etablir les règles: toutes les idées sont les bien venues, il n’y a pas de
mauvaise idée. Les opinions contraires sont normales, les confrontations personnelles
n’ont pas lieu d’être. Le focus group doit être vécu comme un moment agréable une
activité sérieuse mais une activité plaisante!
 Expliquer l’utilisation des outils d’enregistrements et présenter l’observateur
 Souligner les règles à suivre durant la discussion telle que : la participation de
tout le monde, à voix haute, un à un, la nécessité d’interrompre une discussion
d’emblée pouvant conduire hors des sujets
 Fixer le temps de pause
 Assurer vous que les gens ont bien compris que les échanges resteront
confidentiels
 Informer le groupe que les informations obtenues seront analysées et que les
noms des participants ne seront pas utilisés dans cette analyse
 Présenter les sujets de la discussion
3.2 Objectif de la discussion

SALOHI, un projet financé par le Gouvernement Américain à travers l’USAID/FFP, a pour objectif de
réduire l’insécurité alimentaire dans 7 régions (Amoron’i Mania, Analanjirofo, Androy, Atsimo
Atsinanana, Atsinanana, Vatovavy Fitovinany), 21 districts et 120 communes. Un de ses objectifs
stratégique est d’aider les ménages vulnérables dans leur stratégie de vie. Votre Commune a été
choisie comme une des communes d’intervention du Programme SALOHI. Comme toutes
assistances techniques qui démarrent, il est très important de comprendre la réalité au niveau des
communautés de base qui est le principal bénéficiaire du Programme. Aussi, nous sommes ici pour
bien comprendre vos bonnes pratiques en sécurité alimentaire et de connaître comment avez-vous
surmonté les contraintes s’il a lieu. Ceci nous permettra de mieux orienter les activités que nous
allons entreprendre ensemble dans le cadre du programme SALOHI.

Mais auparavant, j’aimerais que nous partions sur la même base sur le terme Insécurité alimentaire.
Pouvez-vous décrire comment se présente dans votre cas l’insécurité alimentaire ?

3.3 Sujets de discussion


- Calendrier saisonnier
- Gestion des ressources naturelles
- Activités et stratégies des ménages
- Crédit
- Coopératives et associations
- Stratégie de marketing
- Priorisation des contraintes perçues
- Mesures prises en cas de chocs ou insécurité alimentaire (indicateurs de
déclenchements)
-

Sujet 1 : calendrier cultural et calendrier saisonnier des principaux évènements


communautaires (inondations, festivités, taboo etc.)

Outils : calendrier saisonnier (CS)/ FG

Comment procéder

L’équipe explique aux participants qu’elle souhaite savoir ce qu’ils font sur une année
complète.

Les calendriers peuvent être dessinés sur de grandes feuilles de papier, en utilisant des pierres
ou des grains pour quantifier les activités.
On commence par tracer une ligne horizontale en expliquant aux participants que cette ligne
représente une année et qu’il faut la diviser en mois, en saisons, etc. On retiendra l’échelle
temporelle ayant le plus de sens pour les participants. Les divisions saisonnières sont indiquées
le long de cet axe.

Il est généralement plus simple de commencer l’exercice en posant des questions sur les pluies.
Les participants dessinent ou placent des pierres sur chaque mois (ou autre division) du
calendrier en fonction de l’intensité des précipitations.

Lorsque le calendrier des pluies est terminé, on passe à un nouveau calendrier, tracé en
dessous du premier. Le thème pourrait être, par exemple, le travail agricole au fil des mois (par
ex., plus de pierres sur les périodes de travail intense). Pour faciliter les comparaisons, il
convient d’aligner tous les calendriers à celui des pluies.

Différents symboles saisonniers de calendrier seront utilisés pour les hommes, les femmes, et
même, les enfants peuvent être inclus pour montrer qui fait quoi.

Les thèmes à traiter :

- Période des activités les plus signifiantes sur les principales cultures et élevage type.
Laisser les identifier 1 à 5 les plus importantes pour eux pour ces cultures et élevage ;
Exemples activités: installation des cultures, entretiens, récolte, commercialisation …
- Le calendrier des activités et principaux évènements qui influencent ces activités. Les
participants sélectionneront les plus importants de ces évènements ; exemples : pluie,
sècheresse, inondations, festivités etc
- Compréhension des interférences négatives entre ces deux calendriers par rapport à la
stratégie de lutte contre l’insécurité alimentaire (FG)
- Identification des contraintes rencontrées dans le suivi du calendrier cultural (FG)
- Analyse des charges de travail saisonnier et occupation des hommes, des femmes et des
enfants (FG)

NB : On écrira le sujet traité à côté de chaque calendrier ou on utilisera un symbole ou un signe


si l’on travaille avec des populations ayant un taux d’analphabétisme élevé .

Sujet 2 : Croyances sur la gestion des ressources

Outil : Carte illustrée des ressources


Comment procéder

L’équipe de facilitateurs explique aux participants qu’elle aimerait en savoir plus sur l’utilisation
des ressources et le contrôle de celles-ci.
Trois grands dessins sont affichés les uns à côté des autres, en laissant suffisamment de place
entre chacun d’entre eux. Le premier dessin représente un homme, le second, une femme et le
troisième une femme et un homme. Une vingtaine de petites cartes illustrées, chacune
représentant une ressource, sont ensuite montrées. On prévoit aussi quelques cartes vierges
pour ajouter les éventuelles ressources manquantes.
Les participants sont invités à choisir une carte et à la placer en-dessous d’un des grands
dessins, en fonction de qui utilise la ressource (hommes, femmes ou les deux). On encouragera
les participants à expliquer la raison de leurs choix.
Lorsque toutes les cartes sont épuisées, on reproduit l’exercice avec une seconde série
identique de dessins et de cartes illustrées, affichés à côté de la première série, en demandant
cette fois aux participants de se concentrer sur qui détient le pouvoir de contrôle sur les
ressources (qui prend les décisions sur les ressources et/ou qui les possède).
Ici aussi, les participants sont encouragés à expliquer leur choix. Ils sont ensuite invités à
comparer les deux séries de cartes.
Matériels
Deux séries identiques de cartes illustrées des ressources, papier collant pour les afficher

Thèmes clés à traiter

- Inventorier les ressources naturelles existantes(C).


- Analyser les façons de gérer ces ressources à travers les pratiques quotidiennes et les
activités de production (FG).
- Comprendre les raisons de ces pratiques de gestion (FG).
- Comprendre la disparité entre les hommes et les femmes sur l’utilisation et le contrôle
de ces ressources : qui y a accès et qui prend la décision sur leur utilisation
(C)
- Evolution des ressources existantes (dégradation ou non) (FG)
- Priorités et besoins de ressources (FG).
- Mesures prises pour l’atténuation des dégradations (FG)

Sujet 3 : Contraintes sur les activités agricoles, élevage, et stratégies de ménage

Outil : FG

Thèmes clés
- Les principales activités sur l’exploitation (agricole, animale)
- Les principales activités en dehors de l’exploitation (ramassage du bois de feu, collecte
de l’eau, pêche…)
- Les principales activités extra agricoles (commerce, travail salarié)
- Les responsables pour chaque activité (hommes, femmes, les deux)
- Les moyens utilisés pour les activités et leurs origines.
- Les produits (types)
- Les connaissances en matière d’activités agricoles et élevage
- Perception des indicateurs de déclanchements aux crises
- Les facteurs limitants a l’adoption de nouvelles technologies.
- Stratégies pour subvenir aux besoins quotidiens.
- Les opportunités et potentialités locales.

Sujet 4 : Perceptions des expériences sur le crédit

Outil : FG


Thèmes clés
- Les systèmes de crédit/épargne existants (Institutions/associations/ individu sources de
services sur le crédit et l’épargne)
- Les relations entre ces institutions/associations/ individu
- Catégories de personnes qui peuvent recourir aux crédits
- Utilisation des épargnes et crédit
- Les contraintes au recours à des épargnes ou crédits.
- Opinions et analyses sur le système du crédit/épargne.
- Qui perd quelque chose dans ces relations ? Qui gagne quelque chose ? (dans le
système)

Sujet 5 : Perceptions des expériences sur les associations et coopératives

Outils : Diagramme de Venn

Comment procéder
Thèmes a traiter
- Perception de vie en coopératives ou association
- Avantages et inconvénients des coopératives et association
- Types d’institutions existantes avec statut (formel ou non).
- Classes sociales des membres.
- Inter relation entre les associations/coopératives existantes.
- Relation entre les associations/coopératives existantes et les autorités locales
Sujet 6 : Commercialisation des produits

Outils :FG

Thèmes à traiter

- Les produits vendus


- Période d’écoulement
- Zone d’écoulement et accessibilités pendant l’année (routes)
- Responsable de la vente (homme ou femme)
- Les stratégies de commercialisation des produits des ménages (vente groupée,
collaboration avec collecteur, etc.)
- Types d’acheteurs ou clients potentiels
- Apports de la commercialisation des produits sur la sécurité alimentaire
- Marge bénéficiaires (revenu par rapport au prix).

Sujet 7 : Priorités

Outils : Classement avec critères et classement par pair

But de l’exercice

Connaître les:

- Contraintes priorisées
- Activités priorisées

Comment procéder

L’équipe explique : Les activités de SALOHI ont pour but de vous aider à surmonter les
contraintes que vous rencontrez pour assurer une sécurité alimentaire. On aimerait
savoir quelles sont vos priorités sur les activités ? Quelles contraintes faut-il résoudre en
premier ?
Pour ce faire nous allons :
1. Pour les contraintes.
- Refaire la liste des contraintes que vous avez mentionnées durant la session. Vous
pouvez ajouter autre chose qui n’a pas été discutée mais que vous trouvez importante.
- La liste est à limiter au nombre maximum de 8.
- Dessiner le tableau contenant la liste des contraintes. Comparer ces contraintes deux
par deux.
- Compter les points obtenus par chaque contrainte.
2. Les opportunités
- Faire aussi la liste des opportunités par rapport à ces contraintes choisies.
- Fixer des critères de priorisation pour les opportunités selon vous comme : protection
de l’environnement, protection de la santé, faisabilité, temps nécessaire, budget, etc.
- Vous allez décider entre vous combien de cailloux/plus pour votre classement :
exemple :
 Très positif : +++
 Positif : ++
 Neutre : +
 Négatif : -
- Poser chacun le nombre de cailloux /plus pour chaque opportunité selon les critères et
selon votre préférence.
- Compter le nombre de cailloux/plus obtenus pour chaque opportunité et selon les
critères et donner ensuite le rang de votre préférence.
- Revoir à la fin si le résultat vous est satisfaisant.

3.4 Clôture
- Résumer les points discutés
- Demander si quelqu’un a des remarques à émettre,
- Remercier les participants.
« PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES STRATEGIES DE SURVIE DES MENAGES »
Strengthening and Accessing Livelihood Opportunities for Household Impact
SALOHI Program
-----------

ETUDE DE BASE
GUIDE DE FORMATION D’ENQUETEUR

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1. BUT ET OBJECTIFS DE LA FORMATION D’ENQUETEUR
Cette formation a pour but de constituer une équipe d’enquêteurs qui maîtrise
parfaitement la collecte de données auprès des ménages dans le cadre de la mise en
œuvre du « Baseline survey », à travers les deux principaux types de questionnaire
(questionnaire ménage « chef de famille » et questionnaire ménage « femme »).
A l’issue de la formation, le enquêteurs devront être capables de :

 Avoir des connaissances générales sur le Programme SALOHI ;


 Citer l’utilité et l’importance de la collecte de données pour la bonne mise en
œuvre du Programme SALOHI dans les zones cibles ;

 Maîtriser parfaitement les principaux rôles et responsabilités de l’agent


enquêteur sur terrain ;

 Prendre en compte les aspects éthiques dans le processus de la collecte de


données auprès des ménages ;

 Maîtriser la conduite d’une interview au cours de la collecte de données et


informations auprès de ménages ;

 Maîtriser le contenu et la structure du questionnaire en vue de collecter des


données et informations fiables ;
 Manipuler d’une manière correcte les matériels et équipements nécessaires
(balance, toise ….) pour la collecte de données anthropométriques auprès des
enfants âgées de 0 à 5 ans ;

 Remplir correctement le questionnaire en utilisant les différents codes selon


les types de réponses des personnes interviewées.

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2. AGENDA DE FORMATION

1er JOUR 2ème JOUR 3ème JOUR 4ème JOUR 5ème JOUR
- Accueil des participants - THEME 4 : Conduite d’une - THEME 5 : Structure et Contenu - THEME 6 : Utilisation des - THEME 8 : Feed – back et
- Introduction : présentation des interview (méthodes et techniques) du questionnaire (suite) matériels lors de la collecte des instructions pratiques pour les
participants et des formateurs – - THEME 5 : Structure et Contenu c- Questionnaire ménage données anthropométriques enquêteurs (avant interview –
présentation du but et des du questionnaire « femme » : objectifs et principales (présentation des matériels, durant interview – après
objectifs de la formation données et informations à collecter procédures d’utilisation et interview – modes de
a- Les deux types de
selon les différentes sections, pratique d’utilisation par remplissage du questionnaire –
- Collecte des attentes et craintes questionnaire : questionnaire
explication de chaque question et enquêteur) entretien des matériels)
des participants ménage « chef de famille » et
questionnaire ménage « femme » des options de réponses, et THEME 9 : Equipe d’enquête
Matinée - Mise en place des normes de
utilisation des CODES et organisation logistique
travail : horaire, …. b- Questionnaire ménage « chef
« constitution équipe d’enquête
- THEME 1 : Programme de famille » : objectifs, principales
– répartition des matériels –
SALOHI (but, objectifs, résultats données et informations à collecter
questionnaire - organisation du
attendus, zones cibles et selon les différentes sections,
déplacement …… »
partenaire financier) explication de chaque question et
des options de réponses, et
- THEME 2 : Rôles et
utilisation des CODES
responsabilités des Enquêteurs

- THEME 2 : Rôles et - THEME 5 : Structure et Contenu - THEME 5 : Structure et Contenu - THEME 7 : Pratique de la - THEME 9 : Equipe d’enquête
responsabilités des Enquêteurs