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Alimentation et état nutritionnel des enfants de 0-36 mois dans la commune rurale de Sabotsy Namehana (MAHAZAFY - INSPC/2007)

Alimentation et état nutritionnel des enfants de 0-36 mois dans la commune rurale de Sabotsy Namehana (MAHAZAFY - INSPC/2007)

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La présente étude a pour but d’étudier la pratique de sevrage des enfants en milieu
rural, plus précisément dans la Commune de Sabotsy Namehana. Les objectifs spécifiques sont :
- déterminer la prévalence de malnutrition,
- identifier les facteurs socio-économiques influençant l'état nutritionnel de l'enfant de 0-36 mois,
- identifier les pratiques inadéquates d'alimentation, et enfin
- formuler des suggestions en fonction des résultats de recherche.

Outre l'introduction et la conclusion, l 'étude comprend cinq parties :
- Premier partie : Rappel sur l’alimentation de l’enfant,
- Deuxième partie : Méthodologie,
- Troisième partie : Résultats,
- Quatrième partie : Discussions et commentaires,
- Cinquième partie : Suggestions.
**********************************************************
MAHAZAFY - INSPC/2007
La présente étude a pour but d’étudier la pratique de sevrage des enfants en milieu
rural, plus précisément dans la Commune de Sabotsy Namehana. Les objectifs spécifiques sont :
- déterminer la prévalence de malnutrition,
- identifier les facteurs socio-économiques influençant l'état nutritionnel de l'enfant de 0-36 mois,
- identifier les pratiques inadéquates d'alimentation, et enfin
- formuler des suggestions en fonction des résultats de recherche.

Outre l'introduction et la conclusion, l 'étude comprend cinq parties :
- Premier partie : Rappel sur l’alimentation de l’enfant,
- Deuxième partie : Méthodologie,
- Troisième partie : Résultats,
- Quatrième partie : Discussions et commentaires,
- Cinquième partie : Suggestions.
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MAHAZAFY - INSPC/2007

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MAHAZAFY

ALIMENTATION ET ETAT NUTRIONNEL DES ENFANTS 0-36 mois DANS LA COMMUNE RURALE DE SABOTSY NAMEHANA

Mémoire pour l'obtention de Diplôme en licence en Nutrition

REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana -----------------

MINISTERE DE LA SANTE ET DU PLANNING FAMILIAL

MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

Année 2007 N°……….

ALIMENTATION ET ETAT NUTRIONNEL DES ENFANTS 0-36 mois DANS LA COMMUNE RURALE DE SABOTSY NAMEHANA
Présenté le Par MAHAZAFY né le 24 janvier 1977 ANALALATSAKA BEALANANA

Président Juges

: Professeur ANDRIANASOLO Roger : Professeur RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques Madame le Docteur RAVELOSON Hantaniana

Encadreur

: Docteur RATSIMBAZAFY Marie Rolland

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana MINISTERE DE LA SANTE ET DU PLANNING FAMILIAL SECRETARIAT GENERAL INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

I. LISTE DES PRINCIPAUX RESPONSABLES
I – DIRECTION GENERALE Directeur Général : Pr RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

A. II – DIRECTION DE LA FORMATION ET DE LA RECHERCHE Directeur : Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie Chef du Service Pédagogique et Scientifique : Docteur RATSIMBAZAFY Marie Rolland Chef du Service et Expertise : Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio Responsable du Secrétariat Permanent de l’Enseignement à Distance : Docteur RARIVOARILALA Esther

B. III – DIRECTION DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES Directeur : Monsieur RASOANAIVO ANDRIANASOLO Simon Chef du Service Administratif : Madame RABODOHARY Ranorohelimiadana Eléonore

PROGRAMME DE FORMATION LICENCE EN NUTRITION :
C. LICENCE EN NUTRTION Crédits

UE1

NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINES

10

Module 1 : Méthodologie Module 2 : Initiation à la science de nutrition Module 3 : Principes fondamentaux de la nutrition /alimentation Module 4 : Aspects socioculturels et écologiques de la nutrition Module 5 : Biochimie de la nutrition Module 6 : Métabolisme et Physiologie de la nutrition Module 7 : Besoins nutritionnels à travers le cycle de la vie MALADIES DE CARENCE ET URGENCES NUTRITIONNELLES EN CAS DE CATASTROPHE Module 1 : Principaux troubles nutritionnels dans le pays en développement UE2 Module 2 : Prévention et prise en charge des maladies carentielles Module 3 : Urgences nutritionnelles en cas de catastrophe ACTIVITES DE LABORATOIRE EN NUTRITION ET DE TERRAIN Module 1 : Analyse biologique pour le dépistage de carences en micronutriments au niveau d’une population Module 2 : Analyse physico-chimique des aliments UE3 Module 3 : Hygiène alimentaire et salubrité environnementale Module 4 : Législation des denrées alimentaires UE4 APPROCHE COMMUNAUTAIRE 1 1 2 2 2 2 4 2 1 1 4 1 1 1 1 12 1 1 1 2 1 1 1 4

Module 1 : Diagnostic communautaire sur le plan alimentaire et nutritionnel Module 2 : Planification des programmes communautaires de nutrition Module 3 : Suivi et évaluation des programmes de nutrition Module 4 : IEC en matière de nutrition Module 5 : Notions de sécurité alimentaire des ménages (SAM) Module 6 : Politiques nationales en matière de nutrition Module 7 : Anthropologie Module 8 : Recherche opérationnelle sur la situation nutritionnelle d’une localité

UE 5

ETUDES NUTRITIONNELLES QUANTITATIVES

4 1 2 1 16

Module 1 : Statistiques sanitaires et démographiques Module 2 : Epidémiologie de la nutrition et statistiques Module 3 : Informatique appliquée UE6 PREPARATION SOUTENANCE DE MEMOIRE Préparation de mémoire Encadrement et Soutenance de mémoire

LISTE DES ENSEIGNANTS :
Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie Professeur RANDRIANARIMANANA VAHINIARISON Dieudonné Professeur ANDRIANASOLO Roger Professeur RAMAKAVELO Maurice Philippe Professeur RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques Professeur RANAIVOHARISOA Lala Docteur RAKOTONIRINA Simon Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio Docteur RALAIARISON Raharizelina Docteur RAVELOSON Hantaniaina Docteur RASOARIVAO Vololomiarana Docteur RAVAOARISOA Lantonirina Docteur RAVOAJA Pauline Monsieur RAKOTOZANAKA Julien Madame RAMINO Vololona

DEDICACES

Je dédie cette mémoire :

A mes parents,

Qui m'ont soutenu dans toutes les circonstances, qui m'ont tant aimé, tant donné et appris. Je vous admire tellement, que les mots me manquent pour vous remercier.

A mes frères, mes sœurs, Tous mes vœux

A toute ma famille et tous mes chers amis

En témoignage de ce mémoire et toujours restant dans mon cœur

A tous ceux qui ont contribué à l'élaboration de ce travail, Mes remerciements.

REMERCIEMENTS : A notre Directeur Général de l'Institut National de Santé Publique et Communautaire Monsieur le professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANAN Justin « Nos sincères remerciements »

A notre Président de mémoire

Monsieur le professeur ANDRIANASOLO Roger Qui nous fait l'honneur d'accepter la présidence de notre jury.

«Toute respect et notre reconnaissance »

A nos juges Monsieur le professeur RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques Madame le Docteur RAVELOSON Hantanaina Vous nous faites l'honneur d'avoir accepté de siéger parmi les membres du jury. «Nos sincère et vifs remerciements »

A notre Encadreur de mémoire Monsieur le Docteur RATSIMBAZAFY Marie Rolland Qui nous a partagé ses expériences et réservé de son précieux temps pour nous aider à la réalisation de ce travail. «Nos plus vifs remerciements »

A tous nos Enseignants

«Nos profonds respects »

A tout le personnel de l'Institut National de Santé Publique et Communautaire «Nos plus vifs remerciements » A tous le personnel de la Commune rurale et des sites communautaires de Sabotsy Namahana.

SOMMAIRE
INTRODUCTION ....................................................................................................................................8 PREMIERE PARTIE : RAPPEL SUR L'ALIMENTATION DE L'ENFANT 1. Alimentation au sein ...........................................................................................................................10 2. Diversification des aliments des enfants. ............................................................................................11 2.1. Aliments de complément ..............................................................................................................11 2.2. Les groupes des aliments ..............................................................................................................12 2.2.1. Les aliments du groupe I ........................................................................................................12 a. Les glucides.........................................................................................................................................12 b. Les lipides ...........................................................................................................................................12 2.2.2. Les aliments du groupe II......................................................................................................13 2.2.3. Les aliments du groupe III......................................................................................................13 3. Les lois nutritionnelles ........................................................................................................................14 4. Les mesures de la malnutrition ...........................................................................................................14 4.1. L'indice Poids/Age(P/A)...............................................................................................................14 4.2. L'indice Taille/âge(T/A) ...............................................................................................................15 4.3. L'indice Poids /Taille (P/T)...........................................................................................................15 4.4. Circonférence mi- bras .................................................................................................................15 DEUXIEME PARITIE : METHODOLOGIE 1. Cadre d'étude.......................................................................................................................................16 a. Situation géographique........................................................................................................................16 b. Situation démographique ....................................................................................................................16 c. Situation économique..........................................................................................................................16 d. Situation climatique ............................................................................................................................17 e. Situation de l’assainissement. .............................................................................................................17 f. Situation sanitaire ................................................................................................................................17 g. Situation en matière d'éducation et socioculturelle.............................................................................18 2. Type d'étude ........................................................................................................................................19 3. Periode d'étude ....................................................................................................................................19 4. Durée d'étude. .....................................................................................................................................19 5. Population d'étude ...............................................................................................................................19 6. Critère d'inclusion. ..............................................................................................................................19 7. Critère d'exlusion ................................................................................................................................20

8. Mode d'échantillonage ........................................................................................................................20 9. Taille d'echanillonage .........................................................................................................................20 10. Variables ...........................................................................................................................................21 10 a. L'enfants......................................................................................................................................21 10 b. mère ............................................................................................................................................21 11. Modes de collecte de données:..........................................................................................................21 12. Modes d'analyse de donées ...............................................................................................................22 13. Calcul statistique utilisé ....................................................................................................................22 14. Consideration éthiques......................................................................................................................23 15. Limites d'études ................................................................................................................................23 TROISIEME PARTIE : RESULTATS I. RENSEIGNEMENTS SUR LES FAMILLES ENQUETEES ............................................................24 II. MODE D'ALIMENTATION DES ENFANTS..................................................................................27 a. Alimentation au sein............................................................................................................................27 b. Aliments de complément ....................................................................................................................28 c. Age de sevrage ....................................................................................................................................30 d. Passage à l'alimentation de l'adulte .....................................................................................................30 III. ANALYSE DES DETERMINANTS NUTRITIONNEL.................................................................33 QUATRIEME PARITIE : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES 1. Schémas d'état nutritionnel .................................................................................................................38 2. Schémas d'alimentation.......................................................................................................................39 CINQUEME PARITE : SUGGESTIONS 1. Recommandations...............................................................................................................................43 1.1. Promotion de mode d'alimentation d'enfants................................................................................43 1.2. Promotion sur mode de cuisson des aliments ..............................................................................44 1.3. Promotion des règles d'hygiène ....................................................................................................44 1.4. Surveillance nutritionnelle et Communication pour Changement de Comportement(CCC) .......45 CONCLUSION......................................................................................................................................47 Webgraphie/Bibliographie: ..................................................................................................................48

ABREVIATIONS
AME ASBC ATR BCG CCC CPON CAP CSB2 CRENA CRENI DTCHEP EDS F M VAT VPO P/A T/A P/T PCIME PF IEC IRA ET MAMA N IC OR RR P OMS OMD PTME Allaitement Maternel Exclusif Agent de Santé Base de Communauté Anti- Rougileux Bacille de Calmette et Guerin Communication pour le Changement de Comportement Consultation Post- Natal Connaissance Attitude Pratique Centre de Santé de Base de Niveau II Centre de Récupération Nutritionnel Ambulatoire Centre de Récupération Nutritionnel Intensive Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Hépatite Enquête Démographique de la Santé Féminin Masculin Vaccin Antitétanique Vaccin Antipoliomelyte Poids sur Age Taille sur Age Poids sur Taille Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'Enfant Planning Familial Information, Education, Communication Infection Respiratoire Aiguë Ecart Type Méthode l'Allaitement Maternel d'Aménorrhée Nombre total d'enfant Intervalle de Confiance Odds Ratio(anglais) Risque, Relatif Probabilité Organisation Mondiale de la Santé Objectifs des Millénaire de Développement Prévention de la Transmission Mère Enfant

PNN UNICEF

Politique Nationale de Nutrition United Nations International Children's Emergency Fund/ Fonds de Nations Unies pour l'Enfance

VIH SIDA SEECALINE

Virus Immunodeficience Humaine Syndrome, Immuno Déficience, Acquise Surveillance et Education des Ecoles et des Communautés en Matière d'Alimentation et de Nutrition Elargie

SPFSD

Service de Planning Familial de Santé de District

LISTES DES TABLEAUX
Tableau 1 : Caractéristiques de l'enfants selon les facteurs socio-économiques. Tableau 2 : Etat de santé des enfants. Tableau 3 : Caractéristiques des enfants selon l'alimentation au sein. Tableau 4 : Proportion des enfants selon le nombre de tétée. Tableau 5 : Proportion des enfants selon l'âge d'introduction des aliments de complément. Tableau 6 : Proportion des enfants selon leurs motifs d'introduction des aliments. Tableau 7 : Proportion des enfants selon l'âge de sevrage. Tableau 8 : Proportion des enfants selon leur repas pris la veille de l'enquête. Tableau 9 : Proportion des enfants selon groupe d'aliments journalier. Tableau 10 : Proportion de fady alimentaire. Tableau 11 : Proportion des enfants selon les motifs. Tableau 12 : Caractéristiques de l'enfant selon son état nutritionnel. Tableau 13 : Proportion de degré de malnutrition selon l'état nutritionnel. Tableau 14 : Proportion de tranche d'âge de l'enfant selon l'état nutritionnel. Tableau 15 : Caractéristiques d'alimentation selon l'état nutritionnel. Tableau 16 : Groupes d'aliments selon l'état nutritionnel.

LISTES DE GRAPHIQUES
Graphique 1 : Tranche d'âge de l'enfant. Graphique 2 : Type d'aliment avant 6 mois. Graphique 3 : Type d'aliment à partir de 6 mois. Graphique 4 : Aliments au passage au l'adulte.

INTRODUCTION

La malnutrition constitue un problème de santé publique dans le monde. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus vulnérables. Elle concerne surtout les pays en voie de développement où un enfant sur quatre a un poids insuffisant. On estime que, chaque année, la dénutrition contribue au décès de quelque 5,6 millions d'enfants de moins de 5 ans. Bien que des progrès aient été enregistrés depuis 1990, ils sont insuffisants. Il est plus qu’incertain de pouvoir atteindre l’Objectif du Millénaire pour le développement numéro 1, à savoir la réduction de moitié, d’ici 2015, des enfants qui présentent une insuffisance pondérale. Le rapport de l’UNICEF intitulé « Progrès pour les enfants : un bilan de la nutrition », publié en mai 2006 fournit les données sur l’évolution de la situation nutritionnelle des enfants dans tous les pays du monde.

L'Asie de Sud a le taux de malnutrition le plus élevé dans le monde, les enfants accusant une insuffisance pondérale représentent de 53% en 1990 à 46% en 2006. Par contre, au Brésil, leur proportion est relativement faible (6%). Le Mexique a réalisé une réduction plus spectaculaire, ramenant ce taux de 14% en 1988 à 8% en dix ans environ. En Afrique de l'Ouest et Centrale, le Congo a le plus faible proportion d'insuffisance pondérale (14%). En Gambie cette proportion était de 26% en 1996 et 17% en 2000 (1).

A Madagascar selon la dernière enquête démographique et de santé (EDS 2003- 2004), le taux de malnutrition se situe à 40% pour la forme modérée contre 13% pour la forme sévère. Dans les provinces, les taux sont de : 39,3% pour Antananarivo, 39,7% pour Fianarantsoa, 39,9% pour Toamasina, 44,6% pour Mahajanga, 38,9% pour Toliara, et 27,9% pour Antsiranana. Selon le milieu de résidence les taux sont de 29,3% pour la Capitale, 35% pour l'ensemble urbain, et 40,5% pour le milieu rural (5).

Les conséquences de la malnutrition sont inquiétantes : l'augmentation de morbidité et de mortalité surtout infanto-juvéniles, l'augmentation de charge de la famille et/ou de nation, coût de frais

de médicaments et/ou d'hospitalisation de ménages concernés, difficulté de scolarisation et déficit physique et mentale. La période critique dans la croissance de l’enfant se situe à partir de l’introduction des aliments de complément. La présente étude a pour but d’étudier la pratique de sevrage des enfants en milieu rural, plus précisément dans la Commune de Sabotsy Namehana. Les objectifs spécifiques sont :

déterminer la prévalence de malnutrition, identifier les facteurs socio-économiques influençant l'état nutritionnel de l'enfant de 0-36 mois, identifier les pratiques inadéquates d'alimentation, et enfin formuler des suggestions en fonction des résultats de recherche.

Outre l'introduction et la conclusion, l 'étude comprend cinq parties :

Premier partie : Rappel sur l’alimentation de l’enfant, Deuxième partie : Méthodologie, Troisième partie : Résultats, Quatrième partie : Discussions et commentaires, Cinquième partie : Suggestions.

PREMIER PARTIE : RAPPEL SUR L'ALIMENTATION DE L'ENFANT

1. Alimentation au sein.
Le lait maternel est naturellement l’aliment des nourrissons jusqu'à l'âge de 6 mois. Il contient tous les nutriments indispensables en proportion harmonieuse, nécessaires à leur croissance staturopondérale et intellectuelle, il les protège des infections grâce aux éléments (immunoglobulines, globules blancs, lactoferrine) qu’il contient. C’est un aliment stérile, prêt à l’emploi et bon marché. De plus, il favorise la relation affective entre la mère et son bébé.

On recommande d'allaiter le nouveau- né dès qu'il arrive au monde, même si le cordon ombilical n'est pas encore coupé. Le bébé bénéficiera ainsi des éléments contenus dans le colostrum, notamment des substances protectrices. De plus, au moment de l’accouchement, l’allaitement prévient l’hémorragie de la délivrance. Le nourrisson sera alimenté au sein à la demande au moins huit fois, de jour comme de nuit.

Il ne faut jamais nourrir le bébé avec du lait en boîte quand le lait maternel est disponible, il est recommandé de le nourrir exclusivement au sein jusqu'à l'âge de 6 mois. L’apport d’autres liquides (eau, thé, ranombary, café etc ), ou autres aliments (eau de riz, bouillie de légume etc ) est non seulement inutile, mais aussi dangereux. Les nourrissons qui reçoivent d'autres aliments à cet âge risquent 14 fois plus d’être atteints par la diarrhée et 4 fois plus par d’autres infections (13).

La composition du lait maternel

Le lait maternel est composé de tous les nutriments indispensables au développement de l’enfant : les glucides (lactoses), les protéines (caséine, taurine, les acides aminés, servant à la croissance du cerveau, des muscles …), les lipides (riches en énergie et en chaleur ), des minéraux (calcium, phosphore, …), les sels mineraux (sodium, chloride, potassium), les vitamines (A, D …), de l'eau à plus de 87% de sa composition et les substances anti-infectieuses (globules blancs) (4-12).

Le colostrum Il assure la première alimentation du nouveau né et sa défense durant quelques jours qui suivent la naissance. Il est de consistance épaisse et de couleur jaune. La quantité sécrétée quotidiennement varie de 10 à 100 ml. Il est de forte densité, mais de faible volume. Il est riche en nutriments recouvrant tous les besoins du bébé, en particulier les vitamines liposolubles (A, E , K) et certains sels minéraux (sodium, zinc…). Le colostrum contient au moins deux fois plus de vitamine A que le lait mature. Avant la monté laiteuse (environ 3-14 jours qui suivent la naissance), on encourage les mères de nourrir le nouveau né exclusivement avec le colostrum. Il se compose aussi des substances protectrices (anticorps, globules blancs) qui protègent le bébé des agressions (microbes, virus, parasites … ). Il est riche en facteurs de croissance (protéines, acides aminés). Il a un effet laxatif et facilite la première évacuation de selles du nouveau né (appelé le méconium, de couleur noire).

Le lait mature La composition du lait change au cours de la tétée : au début, il est d'apparence bleutée et aqueuse. Il contient tous les nutriments (protéines, vitamines et sels minéraux) pour les besoins de bébé. Les lipides sont en plus faible quantité, au début de tétée. A la fin de la tétée le lait est de couleur blanchâtre, avec de composition plus riche en lipides. Pour les besoins de croissance du nourrisson, on encourage la mère d'allaiter jusqu'à la vidange des seins. Ceci permet au bébé de bénéficier d'une source d'énergie de quantité plus de 50% d'origine lipidique (8-10).

2. Diversification des aliments des enfants.
A partir de 6 mois, malgré sa qualité exceptionnelle, la quantité du lait maternel ne couvre plus les besoins du nourrisson. La diversification de son alimentation par des aliments disponibles localement et adaptées à la maturité physiologique de son tube digestif, est nécessaire.

2.1. Aliments de complément. Il faut introduire d'une manière progressive : d'abord commencer par les aliments mous (bouillies) jusqu'à ce que l'enfant s'y habitue, puis augmenter la quantité et introduire d’autres variétés d’aliments au fur et à mesure qu'il grandit. Les aliments doivent être adaptés aux conditions physiologiques (capacité digestive, déglutition, mastication), aux besoins nutritifs : glucides, les lipides, protéines, vitamines et sels minéraux). Il est conseillé d’utiliser des protéines disponibles

localement : si possible d'origine animale grâce à leur haute valeur biologique, ou d'origine végétale : légumineuses (haricot sec, lentille, petits pois…) et/ou les produits oléagineux (arachide, soja, voanio, …).

Le lait maternel reste l'aliment de base pendant la première année. Il est recommandé aux mères de respecter la quantité de 500-600 ml, au moins, jusqu’à la seconde année de l’enfant pour éviter les carences en micro- nutriments (vitamines, sels minéraux …). Les aliments quotidiens doivent être assortis :

L’aliment principal : céréales (riz, mais, sorgho, blé …), les tubercules et les racines manioc, patates douces, saonjo ou taro, pomme de terre…), Les légumineuses, les produits oléagineux et si possible des aliments d’origine animale (viandes de bœufs, de porcs, de poulets, du poisson, œufs, lait et dérivés …), Les légumes à feuilles vertes et feuilles verts foncés (épinards, tomates, oignons, aubergines, concombres …) et des fruits ou légumes jaunes (carottes, mandarines, orange, mangue, ananas,…) (12-13).

2.2. Les groupes des aliments. 2.2.1. Les aliments du groupe I.

a. Les glucides.
Ce sont des aliments énergétiques. Ils constituait les principales sources énergétiques dans les pays pauvres. Biologiquement ils sont composés de nième de carbone, de l’oxygène, et d'hydrogène (exemple glucose C6O6H12 besoins quotidiens). Dans certains ouvrages, on les appelle des hydrates de carbones ou de sucres. Les sources principales en sont les céréales, les tubercules et les racines, le miel, les sucres et ces dérivés (canne à sucre, bonbons …).

b. Les lipides.
Ce sont d'excellentes sources d'énergie avec leur stock d'énergie et de nutriments essentiels (vitamines liposolubles : A, D, E, K et les acides gras essentiels ).

Les sources principales sont : d'origine végétale (huile arachides, soja, de palme, de voanio, de tournesol, de coton …), d'origine animale : (lait et dérivés, les viandes gras…). La carence à long terme provoque des déficiences en vitamine A, le retard mental et même d'arrêt de croissance…

2.2.2. Les aliments du groupe II.

Particulièrement importants dans les pays en voie de développement à cause de leur faible apport au régime des enfants en bas âge, ils sont composés biologiquement de carbone, d’hydrogène, d’oxygène, et d’azote et diffèrent aux protéines. Leur rôle est capital : construction, réparation, croissance des tissus. Il y a 2 sources principales : les protéines d'origine végétale (les légumineuses) et les protéines animales.

La carence permanente en aliments de ce groupe entraîne la malnutrition protéique appelée kwashiorkor. Elle atteint surtout des enfants moins de 5 ans dans les pays en voie de développement. Le signe habituel est la présence d'œdème au niveau de deux membres inférieurs. Si la carence est accompagnée de déficit d'alimentation du groupe I, on parle de malnutrition protéino-énergétique (MPE), ou kwashiorkor avec marasme. Le signe fréquent est la déperdition de graisses et de muscle, l'enfant devient très maigre «os dans la peau». Elle est surtout due au sevrage précoce, aux grossesses très rapprochées, à l’indisponibilité des mères dans le foyer, à l’ignorance etc. Ces deux formes de malnutrition (kwashirkor et marasme) constituent une urgence nutritionnelle, car elles menacent la vie de l’enfant. Elles constituent le critère d'admission au Centre de Récupération Nutritionnelle Intensive ou CRENI (15-16).

2.2.3 Les aliments du groupe III. A ce groupe appartiennent les vitamines et sels minéraux. Ils servent à la protection contre les maladies et au maintien de la vie en bonne santé. Les principales sources en sont les légumes surtout à feuilles vertes et à feuilles verts foncés et des fruits de couleur jaune (riches en provitamine A, fer …). La carence en ce groupe d’aliment est particulièrement spécifique : l'Avitaminose A : Le premier signe est l'héméralopie (cécité nocturne), puis la maladie évolue vers l'inflammation de la conjonctive (conjonctivite). S'il n'y a pas de traitement, la cornée devient sèche et sombre : c’est

la xérophtalmie, qui entraîne la dégénérescence cellulaire, l'ulcération et même la perforation de la cornée qui entraîne la perte de liquide oculaire et une cécité permanente (kératomalacie).

l’Anémie : Il y a plusieurs formes d'anémies mais c'est l'anémie ferriprive qui constitue un problème de santé publique surtout dans le Tiers Monde. C'est une forme de malnutrition par suite de déficit en fer, souvent accompagné d'une carence en acide folique. Le dépistage se fait par la mesure du taux d’hémoglobine. Mais cet examen reste difficile à exécuter dans les pays pauvres. Ainsi, la recherche de l’anémie se fait par l’appréciation de la pâleur de la conjonctive des yeux, de la paume de la main et da la plante des pieds. La confirmation de l'anémie est de ce fait tardive et on se trouve souvent déjà dans une forme grave.

3. Les lois nutritionnelles.
Elles sont de trois sortes : La loi de la diversification alimentaire : on recommande que les aliments journalière soient composés de 3 groupes d’aliments. La loi quantitative et qualitative : nos besoins quotidiens doivent être satisfaits en énergie (lipides, glucides) et en nutriments (protéines, vitamines et sels minéraux). la loi de l'équilibre nutritionnelle : elle est difficile à pratiquer dans les pays en voie de développement. On établit un régime alimentaire pour faire en sorte que 10-15% de calorie de la journée proviennent des protéines, 30-35% de calorie des lipides et 50-55% de calorie des glucides (9-15-16 ).

4. Les mesures de la malnutrition.
L'anthropométrie est le meilleur moyen d'évaluer le développement corporel d'une personne. Les mesures les plus utilisées pour l'évaluation de l'état nutritionnel des enfants moins de 5 ans sont les différents rapports entre le poids, la taille et l’âge et la mesure de la circonférence mi-bras. Elles constituent ce qu'on appelle les indicateurs de l'état nutritionnel.

4.1. L'indice Poids/Age (P/A) : L'indice P/A exprime le poids de l'enfant en fonction de son âge. C'est un indicateur pour apprécier la malnutrition globale et pour surveiller la croissance de l’enfant. Le poids de l’enfant augmente de 150-200 g par semaine pour les 4 premiers mois. Normalement, à cinq mois, le nourrisson double son poids de naissance et, à l’âge de 12 mois, il fait trois fois son poids de naissance. La courbe de référence est un moyen pour surveiller la croissance de l’enfant. Si le poids de l’enfant se trouve au dessus ou sur le même niveau qu’elle, l'enfant est considéré comme bien nourri, par contre, si le poids de l’enfant se trouve en dessous, l’enfant a un problème de nutrition. Le degré de malnutrition est représenté par trois bandes : • • •

bande verte ( bon état nutritionnel) bande jaune (malnutrition modérée) bande rouge (malnutrition sévère).

On recommande que chaque enfant ait son carnet de santé et vienne au service de santé au moins une fois par mois pour le suivi de son état nutritionnel (7-11). 4.2. L'indice Taille/âge(T/A) : Cet indice s'exprime par le rapport de la taille sur l'âge. Lorsqu'il est faible indique une sous alimentation chronique et résulte par conséquent d’une longue dénutrition. La taille de l’enfant est d’environ 50 cm à la naissance, 72 cm à 12 mois, 85 cm à 24 mois et de 92 cm à 36 mois avec une légère diminution pour le sexe féminin (11).

4.3. L'indice Poids /Taille (P/T) :

Il exprime le poids de l'enfant en fonction de sa taille. Il est utilisé surtout en situation d'urgence, exemple dans la catastrophe naturelle (cyclone, inondation, sécheresse…) et lorsque l'âge de l'enfant est inconnu (7).

4.4. Circonférence mi- bras :

Elle est presque stable pour l'âge de 1 à 5 ans 15-16 cm. S'elle est inférieure à 13,5 cm, elle correspond alors à la zone d’alerte et on recommande d'envoyer l'enfant tout de suite au centre de récupération nutritionnelle le plus proche (7).

DEUXIEME PARTIE : METHODOLOGIE

1. Cadre d'étude.
a. Situation géographique. La Commune rurale de Sabotsy Namehana se trouve dans la région d'Analamanga, le district d'Antananarivo Avaradrano. Elle compte 22 fokontany et à une superficie de 2393 km2. La distance par rapport à la capitale est de 10 km. Elle est délimitée, au Nord par le fokontany Ambohomanga, au Sud fokontany Ankadikely, à l'Ouest fokontany Ankehiroka, et à l'Est fokontany Manandriana. b. Situation démographique. Le nombre total de la population est de 526.44 habitants avec une densité estimée à 22 habitants /km2. Le sexe ratio est de 0,95 avec 51,10% d’hommes et 48,9% de femmes. La proportion des enfants âgés de 0-3 ans est de 5791 (11%) et la taille moyenne de ménage de 7,56, (Recensement avril 2007).

c. Situation économique. La profession des habitants se repartit dans les 3 secteurs classiques : sur les 30130 personnes en activité recensées, 41,30% travaillent dans le secteur primaire, 14,21% dans le secteur secondaire et 21,9% dans le secteur tertiaire. 22,53% sont des demandeurs d’emploi. Les principales cultures sont le riz et les légumes. L'élevage se base sur les volailles, les bovidés, et les porcs. Il y a 96 artisans enregistrés dont : 7 en vanneries, 48 broderies, 9 bijouteries, 22 menuiseries 3 cordonniers, 3 en travail de raphia, 2 textiles, 2 briqueteries, et 1 quincaillerie. D'après les données sur la commerce. On a une augmentation du nombre d'épiceries des quartiers et de gargotes respectivement de 273 et 141, en plus 1 abattoir, 4 marchés communaux, 1 OTV, 1 CECAM, 4 Publiphones publiques, 1 agence postale, 1 bureau de poste, 3 stations taxi brousse, et 1 vétérinaire privé et 1 public.

d. Situation climatique.

Le climat est de type tropical séparé par 2 saisons qui sont : la saison sèche du mois de mars au mois d'octobre et la saison chaude et pluvieuse, du mois de novembre au mois d'avril. La température se situe au voisinage de 18°C avec une pluviométrie à 200 mm/an et une superficie de zone inondable 1200ha. e. Situation de l’assainissement.

Il existe 31 bornes fontaines publiques, toutes en bon état, 6330 puits individuels avec 15 collectifs. La commune emploie 3 balayeurs, 5 containers. La fréquence d'enlèvement d'ordures est deux fois par semaine. On a constaté l'existence de deux bacs à ordures fixes de capacités respectives de 6 tonnes et de 2 tonnes et 20 bacs à ordures mobiles de 5 kg. L'engin utilisé pour le ramassage d'ordures est un camion. Le service est effectué par 5 personnes avec le ramassage d'ordures trois fois par semaine. Presque la totalité de ménages ont de latrines, avec 95% fosse perdue et 5% fosse septique et trois WC publics. f. Situation sanitaire.

Les formations sanitaires de la

Commune rurale de Sabotsy Namehana sont rattachées au

SSPFSD d’Avaradrano. La commune compte 2 CSB2. Le CSB2 ATSINANA situé au chef lieu de la Commune avec, 3 médecins, 3 sages femmes, 2 infirmiers, 1 dispensateur qui s’occupe ainsi du jardinage, 1 gardien. Pour le second CSB2, celui d'ANOSY AVARATRA, les personnels sont composés, 2 médecins, 1sage femme, 1 infirmier. Les 2 CSB2 offrent des paquets minimums d’activités dont les soins préventifs, curatifs et promotionnels concernant la santé de la mère et de l’enfant :Le PEV, l’allaitement maternel exclusif jusqu'à l'âge de 6 mois, MAMA, PF, PTME et lutte contre VIH/SIDA, CPN, CPON. Les indicateurs des activités réalisées en 2006 au niveau du CSB2 ATSINANANA sont : • • • • • 57,96% 58,70% 35,30% 42,40% 35,35%

Taux CE(Consultation Externe) = Taux consultation = Taux 1ere CPN = Taux de couverture contraceptif = Taux de couverture d'accouchement =

• • • • • • • • • • •

Taux de femme accouchée ayant reçu de vitamine A =

35,20%

Couverture vaccinale des enfants dans le PEV( 0-11 mois) : BCG = DTC HEP3 = VPO = ATR = VAT2 et plus pour les femmes enceintes = 71,44% 65,82% 37,48% 70% 41,27%

Les 5 principales causes de morbidité de la population en 2006 : IRA = diarrhées = HTA = Parasitoses intestinales = Paludisme = 34,08% 2,29% 1,35% 1,34% 1,13%.

Les formations sanitaires privées ou libérales sont nombreuses dans la Commune rurale de Sabotsy Namehana : 21 sites de cabinets médicaux privé dont 19 médecins généralistes, 2 médecins chirurgiens dentistes. On a aussi un dispensaire catholique avec deux médecins. Il existe quatre dépôts de médicaments, l'un est localisé à Imanga Atsinanantsena (MAMORISOA), un à Tsarafara (MIARINTSOA), un à Anosy Avaratra (VONJY AINA), et une à Antsinanantsena (HAJATIANA).

On note aussi une collaboration efficace entre les tradipraticiens, les personnels de santé et les autorités locales. La participation de la communauté au développement de la santé se fait par l’intermédiaire des ONGs, dont la SEECALINE et les agents de santé à base communautaire (ASBC) dont le nombre est actuellement de 15. La SEECALINE intervient dans la promotion de la nutrition et de l’alimentation. g. Situation en matière d'éducation et socioculturelle.

L'éducation s'effectue surtout dans les l'établissements privés. Pour le niveau préscolaire, on a enregistré vingt établissement dont quatre confessionnels composées de total de classe sept, de sept d'instituteurs et 313 d'élèves. Pour le reste se situe de 43 classes, de 46 d'enseignants, et de 945 d'élèves. Dans l'établissement de premier niveau, on note 13 écoles publiques avec 95 classes, 89 instituteurs et 4210 d'élèves. Dans la catégorie privée de premier niveau, on a 21 sites d'écoles avec 3 confessionnels avec 110 de salles de classe, 111 d'enseignants et 2839 d'élèves. En outre pour

l'établissement secondaire, on a un collège d'enseignement générale(CEG) public, localisé à Andrefantsena et un lycée situé à Soaniadanana avec une capacité d'accueil, le nombre de salles, et d'enseignants non chiffrés. Pour les collèges d'enseignement privés secondaire il y a 14 sites d'écoles avec 3 confessionnels dont 73 nombres de classe, 118 instituteurs et 2103 d'élèves (21). Sur le plan social et culturel, la religion est fondée sur le christianisme avec : deux églises catholiques Romains(ECAR) située à Namehana et à Anosy Avaratra, 10 temples protestantes, une fiangonana loterianina malagasy (FLM) localisé à Andrefantsena, un Anglican à Antsahatsiresy, deux Jesosy mamonjy à Ambohibary et Tsarafara, deux Adventistes à Namehana et Tsarafara, un Témoins de jehovah à Ansifonondry, un pentecôtistes à Ambohinaorina, un RHEMA à Antsinanantsena et un MATEM à Andrefantsena. Du point de vue de la distraction, il y a deux salles de fête publiques à Antsinanantsena avec une capacité de 200 personnes. Sur les salles privées on a trois nombres avec un confessionnel de capacité de 600 personnes et les deux autres respectivement de 300 et 1100 personnes. De plus qu'il existe deux salle de vidéo, l'une à Antsinanantsana et l'autres à Ambohinaorina. Enfin pour la sécurité, on a un site de poste de gendarmerie national, un site de poste de police composé de 7 personnes, 4 vehecules, 1 moto et 3 bicyclettes, et 88 quartiers mobiles.

2.Type d'étude :
L'étude est de type de rétrospectif transversal.

3. Période d'étude :
La période d’étude varie de 11-05-2007 au 15-05-2007.

4. Durée d'étude :
L'étude a duré de 8 mois.

5. Population d'étude :
La population d’étude : enfants de 0-36 mois dans la Commune rurale de Sabotsy Namehana.

6. Critère d’inclusion :
Les mères ayant des enfants âgés de 0 et 36 mois et ayant vécu dans la Commune rurale de Sabotsy Namehana depuis la naissance de l’enfant.

7. Critère exclusion :
Les mères ayant des enfants malades ou atteints de maladie congénitale, les mères absentes ou malades. Les enfants des mères qui sont de passage temporaire ne sont pas compris dans l’enquête.

8. Mode d’échantillonnage :
a. L’enquête utilise une investigation aléatoire : le sondage en grappe. b. Base de sondage : cette enquête nécessite une liste des fokontany de la Commune rurale de Sabotsy Namehana. c. Tirage des grappes : les grappes sont tirées à l’aide d’un intervalle d’échantillonnage et d’un chiffre au hasard (voire annexe2).

9. Taille de l’échantillon : elle est obtenue par la formule :
i = précision souhaitée : 10% p= prévalence de malnutrition des enfants : 40% q = 1-p= 60% g= coefficient correcteur effet à grappe [2- 4] : 2,1 n = (1,96 )2× p × q i2 n= (1,96)2× 0,4 × 0,6 × 2,1 (0,1)2 d'où n=194 mères à enquêtées.

Un choix raisonné de tirer aléatoirement 23% des fokontany( en fonction de population cible 036 mois : 11%) a été décidé pour mener cette enquête. Le tirage des fokontany à enquêter s’effectue par tirage au sort à partir des listes fournies par la Commune dont les contenus sont rangés également de manière aléatoire : le fokontany Anosy avaratra, Ambohinairina, et Tsarafara ont été tirés au sort. Le nombre total des enfants 0-36 mois pour les trois fokontany est de 1332.

10. Variables :
10 a. L'enfants

Variables quantitatives :

L'âge de l'enfant au moment de l'enquête est exprimé en mois, le poids exprimé en kg avec 2 chiffres après la virgule, l'âge du frère et de la sœur né(e) avant l'enquête exprimé en années.

Variables qualitatives

Ce sont : le genre, l'alimentations au sein, l'AME jusqu'à 6 mois, le mois d'introduction d'aliments de complément, le motifs d'introduction d'aliment avant 6 mois, le type d'aliments avant 6 mois et 6 mois et plus, l'alimentation donnée la veille, fréquentation dans la journée, le groupe d'aliments dans la journée, l'aliments fady pour les enfants, les causes des fady d'antécédents des maladies 2 semaines avant l'enquête, le prise de vitamine A, le déparasitage et la source d'eau.

10 b. mère

Variables quantitatives :

L'âge est exprimé en années et la taille de ménage en nombre entier.

Variables qualitatives :

Elles réfèrent à l'état de grossesse, au niveau d'instruction, au statut matrimonial, et à la profession de mère.

11. Modes de collecte de données :
Les matériels : on a utilisé de fiches individuelles pour l'interview, de balance de mark SALTER de 25 kg × 100 g et la culotte pour le pesage de l'enfant.

Méthodes : Pour le pesage : d'abord on tare la balance, puis elle est accrochée à un bâton en bois tenu par 2 personnes. Ensuite, on installe l'enfant seulement vêtu d'un habit léger dans la culotte, on accroche cette dernière au crochet inférieur, et on laisse prendre librement. On fait la lecture du poids de l'enfants en soustrayant le poids moyen des vêtements. Enfin, le poids est enregistré tout de suite dans la fiche individuelle.

Pour l’enquête : on se met au centre du Fokontany, on fait tourner une bouteille, la première maison a enquêtée est la première maison qui se trouve dans la direction indiquée par le goulot, la deuxième maison est choisie après tirage au sort de la direction et on continue de proche à proche jusqu'à obtention du nombre nécessaire des mères. Si la mère a plus d’un enfant âgé de 0-3 ans, il faut les peser tous.

Pour évaluer l’état nutritionnel des enfants, on s’est référé à la courbe de suivi de la croissance des enfants établit par l'OMS/UNICEF.

12. Mode d’analyse de données :
On utilise le logiciel d'Epi-info 2000 pour l'analyse et le traitement des résultats de l'enquête enregistrés dans les fiches individuelles, le logiciel Microsoft Word pour la saisie des textes et le logiciel Microsoft Excel pour l'exécution de graphique.

13. Calcul statistique utilisé :
On emploie la moyenne, la médiane, d'écart- type, la variance, le mode, les quartiles l'étendu, le sexe ratio, le risk ratio (OR) (odds ratio en anglais ), le risque relatif (RR), la prévalence.

Les tests statistiques utilisés :

Si p<0,05, la différence est significative, si p>0,05 la différence est non significative. Pour l'intervalle de confiance (IC) : OR(IC à 95%), ou RR(IC à 95%) : si la valeur de «1» est compris dans l'IC l'association n'est pas significative et si l'IC ne contient pas «1» l'association est significative. Pour

le condition de calcul d'OR et de RR, il faut que le tableau soit de deux colonnes et de deux lignes et que la valeur attendue soit >5.

14. Considération éthique :
On respecte strictement la confidentialité. Tous les renseignements enregistrés dans les fiches individuelles sont tenus secrets et placés dans un endroit sécurisé. Pour le droit de l’enfant on parle avec amour et gentillesse sans les brusquer. Pour la liberté d’opinion, respecter les droits des mères en les laissant parler, sans juger, mais écouter attentivement et bien la regarder. Enfin pour les consentements éclairés, on a expliqué à la mère le but de l’enquête, ce qu’on attend d’elle et de son enfant, lui dire qu’elle a le droit de refuser l’enquête, sans qu’il y ait des conséquences néfastes pour elle et son enfant.

15. Limites d'étude :
Notre étude ne peut pas être considérée comme représentative de la région d'Analamanga. L’indicateur de l’état nutritionnel utilisé est seulement la valable pour la malnutrition globale. Les questions posées n'ont pas permis d’avoir plus de détails sur la quantité d’aliments pris par l’enfant.

TROISEME PARTIE : RESULTATS

I. RENSEIGNEMENTS SUR LES FAMILLES ENQUETEES.
Tableau1 : Caractéristiques des enfants selon les facteurs socio-économiques.

Facteurs Genre Masculin Féminin Intervalle intergenegique ≤2 >2 Age de mère(ans) ≤ 26 >26 Niveau d'instruction Illettré et primaire Secondaire et plus Statut matrimonial Marié Non marié Activité professionnelle Profession ménagères Taille de famille ≤5 >5 Total S =significatif NS =non significatif

< 12 n(%) 42(43,8) 41(39) 39(52,7) 44(34,6)

≥ 12 n(%) 54(56,2) 64(61) 35(47,3) 83(65,4)

Age(mois) Total n(%) 96(47,8)

OR n(%)

IC à 95% n(%)

P

0,8 105(52,2) 74(36,8) 0,8 127(63,2)

[0,46-1,4]

NS

[1,17-3,7]

NS

53(46,1) 30(34,9) 30(42,3) 53(40,8) 80(42,1) 3(27,3) 47(38,8) 36(45) 64(41,6) 19(40,4) 83(41,3)

62(53,9) 56(65,1) 41(57,7) 77(59,2) 110(57,9) 8(72,7) 74(61,2) 44(55) 90(58,4) 28(59,6) 118(58,7)

115(57,2) 1,6 86(42,8) 71(35,3) 0,9 130(64,7) 190(94,5) 0 11(5,5) 121(60,2) 0,7 80(39,8) 154(76,6) 0,7 47(23,4) 201(100) [0,5-2,03] S [0,4-1,37] NS [0,5-1,7] NS [0,9-2,8)] S

Sur les 201 enfants examinés, la tranche d’âge la plus fréquente est celle de 12 à 24 mois qui constitue la classe modale [73 (36,3%)], contre 41(20,4%) dans la classe d'âge 0-5 mois, 42(20,9%) pour la classe d'âge 6-11 mois et 45 (22,4%) pour la classe d'âge 25-36 mois. La moyenne d'âge est de 16,069 mois (±11,25), avec l'âge inférieur à 12 mois 83(41,3%) contre 118(58,7%) ou l'âge supérieur ou égale à 12 mois. Le sexe masculin représente 47,8% contre 52,2% pour le sexe féminin. Le sexe ratio est de 0,9.

L'intervalle intergenegique supérieur à l'âge 2 ans est de 63,2% contre 36,8% pour celui d' inférieur à deux.

On a enquêté 194 mères dont 17% ont moins de 20 ans. L'âge minimum est de 17 ans et la maximum à 45 ans avec la moyenne d'âge 26,80 ans (±6,358). On a constaté que 3,5 % de mère sont enceintes contre qui ne le sont pas 96,5% . Le tableau 1 montre que la proportion d'enfants dont les mères sont âgées de 26 ans ou moins est de 57,2% contre 42,8% pour ceux qui sont supérieurs à 26 ans. L'association de la différence est significative(OR=1,59 [0,9-2,8]), donc il y a la relation de répartition d'âge. La proportion d'âge inférieur à 12 mois est 0,9 moins que à celle de supérieur à 12 mois.

Pour le niveau d'instruction, les mères ayant fréquentés la classe secondaire et plus constitue 64,7% contre 35,3% pour le niveau primaire et illettré(OR=0,9[0,5-1,7]).

Pour la statut matrimoniale : 94,5% sont mariés.

Pour l'activité professionnelle la proportion de l'enfant dont leur a avec profession est de 60,2% contre 39,8% pour les ménagères.

Pour le taille de ménage est autour le chiffre 4 représente la valeur centrale : moyenne = 4,68 (±1,5825 ). La proportion est élevée pour les enfants dans le ménage inférieur ou égal à 5(76,6%) avec 58,4% dans la classe d'âge supérieure ou égale à 12 mois contre 41,6% dans la classe inférieure à 12 mois.

N=201
Total 25 à 36 12 à 24 6 à 11 0à 5 age 0 50 100 150 200 250 S érie1

Graphique 1 tranche d'âge de l'enfant (mois)

Tableau 2 : Etat de santé des enfants.

facteurs - Vaccination Complète Incomplète - Malades 2(s) avant l'enquête - Non malades - Prise de vitamine A Oui non Total (s) : semaine

<12 n(%) 17(13) 66(94,3) 8(30,8) 75(42,9) 30(23,1) 53(74,6) 83(41,3)

Age(mois) Total ≥ 12 n(%) n(%) 114(87) 4(5,7) 18(69,2) 100(57,1) 100(76,9) 18(25,4) 118(58,7) 131(65,2)

OR

IC à 95%

0 70(34,8) 26(12,9) 0,59 175(87,1) 130(64,7) 0,1 71(35,3) 201(100) [0,05-0,19] [0,24-1,43]

Le tableau 2 montre que 65,2% des enfants enquêtés ont finis complètement leur vaccination. 12,9% ont été malades deux semaines avant l'interview. 64,7% des enfants de 6-36 mois a reçu de vitamine A.

II. MODE D'ALIMENTATION DES ENFANTS.
a. Alimentation au sein.

Tableau 3 : Caractéristiques des enfants selon l'alimentation au sein.

facteurs Alimentation au sein Oui Non AME Oui Non

< 12 n(%) 82(53,9) 1(2) 62(41,9) 21(39,6)

Age(mois) ≥ 12 n(%) 70(46,1) 48(98) 86(58,1) 32(60,4)

Total n(%) 152(75,6)

OR n(%)

IC à 95% n(%)

0 49(24,4) 148(73,6) 1,05 53(26,4) [0,5-2]

Le tableau 3 montre que 75,6% des enfants sont nourris au seins. 73,6% des mères pratiquent d'AME jusqu'à 6 mois sur les ces enfants 0-36 mois interviews. Tableau 4 : Proportion des enfants selon le nombre de tétée.

Age(mois) facteur Nombre de tétée <8 ≥8 total < 12 n(%) 8(22,9) 74(63,2) 82(53,9) ≥ 12 n(%) 27(77,1) 43(36,8) 70(46,1) Total n(%) 35(23) 0,36 117(77) 152(100) [0,19-0,67] RR IC à 95%

Le tableau 4 montre que 77% des enfants enquêtés tètent plus de huit fois dans la journée y compris la nuit. Dans cette domaine(nombre de tétée ≥ 8), la proportion des enfants moins de 12 mois plus dominante (63,2%) contre (36,8%) pour l'âge supérieur ou égale 12 mois(RR=0,36[0,19-0,67])S.

b. Aliments de complément.
Tableau 5 : Proportion des enfants selon l'âge d'introduction des aliments de complément.

facteur Age < 6 mois ≥ 6mois Total

<12 n(%) 22(41,5) 26(23) 48(29,9)

Age (mois) ≥ 12 n(%) 31(58,5) 87(77) 118(71,1)

Total n(%) 53(31,9)

RR n(%)

IC à 95% n(%)

1,8 113(68,1) 166(100)

[1,13-2,87]

Le tableau 5 montre que 31,9% des enfants reçoivent d'autres aliments que le lait maternel avant l'âge de 6 mois contre 68,1% à partir de 6 mois. Le test statistique n'est pas significatif(RR=1,8[1,132,87]). La moyenne d'introduction d'aliments de complément est de 5,27 mois(±1,36).

N =201
a u t re s a n im a u x fa rila c la it & d e rivé fru it le g u m e thé eau riz 0 5 10 15 20 %

G r a p h i q u e 2 ty p e d 'a l i m e n t a v a n t l 'â g e d e 6 m o i s

Le graphique 2 montre qu'au cours de premier semestre 15,4% reçoivent bouillie de riz, 8% l'eau, 2% thé, 3% lait et dérivé, 1% fruit, 2% animaux avec place importante de produit de l'industrie (4,5%).

Tableau 6 : Proportion des enfants selon leurs motifs d'introduction des aliments.

facteurs nombre(n) Insuffisance de lait Autres total 36 17 53 % 67,9 32,07 100

Le tableau 6 montre que sur les 53( 26,4%) enfants qui ont reçu d'autres aliments que le lait avant 6 mois d'âge, l'insuffisance de lait maternel a été le motif le plus fréquemment (67,9%).

N=201
autres legumineux lait&derivé animaux farilac fruit legume riz 0 20 40 60 %

Graphique 3 type d'aliment à partir de 6 mois

Le graphique 3 montre que second semestre : 51,7% reçoivent de riz, 6,5% farilac, 6% lait et dérivé, 0,5% légumineuse, 5,7% fruits. On a constaté que l'alimentation devient plus diversifiée. Les apports en légumes étant plus remarquables (17,9%).

c. Age de sevrage.
Tableau 7 : Proportion des enfants selon l'âge de sevrage.

facteurs Age de sevrage(mois) ≤ 18 >18 total

< 12 n(%) 1(3,3) 0(0) 1(2)

Age(mois) ≥ 12 n(%) 19(96,7) 21(100) 50(98)

Total n(%) 30(58,8)

OR n(%)

IC à 95% n(%)

0 21(41,2) 51(100)

Le tableau 7 montre que 58,8% des enfants ne mangent pas déjà du lait maternel avant l'âge de 18 mois. L'âge moyenne de sevrage est environ de 19 mois [moyenne est de 19,33 mois(±5,08)].

d. Passage à l'alimentation de l'adulte.
Tableau 8 : Proportion des enfants selon leur repas pris la veille de l'enquête.

facteurs repas spéciale familiale total

< 12 n(%) 21(84) 16(12,3) 37(23,9)

Age(mois) ≥ 12 n(%) 4(16) 114(87,7) 118(76,1)

Total n(%) 25(16,1)

OR n(%)

IC à 95% n(%)

0 130(83,9) 155(100)

Le tableau 8 montre que sur 77,1% des enfants sur cette domaine d'alimentation 16,1% entrant dans le repas spéciale contre 83,9% dans le plan familiale. Chez les enfants d'âge inférieur à 12 mois, 84% prennent un plat spéciale contre 16% pour ceux âgé plus de 12 mois.

Tableau 9 : Proportion des enfants selon groupe d'aliments journalier.

facteurs Familiale Groupe I Oui non Groupe II Oui non Groupe III Oui non total S =Significatif

< 12 n(%)

Age(mois) Total ≥ 12 n(%) n(%)

OR n(%)

IC à 95% n(%)

P

16(12,4) 67(93,1) 9(9,1) 74(72,5) 14(15,7) 69(61,6) 83(41,3)

113(87,6) 5(6,9) 90(90,9) 28(27,5) 75(84,3) 43(38,4) 118(58,7)

129(64,2) 0,01 72(35,8) 99(49,3) 0,037 102(50,7) 89(44,3) 0,11 112(55,7) 201(100) [0,06-0,2] S [0,016-0,08] S [0,004-0,03] S

Le tableau 9 montre que 64,2% des enfants consomment des aliments de groupes I, contre 49,3% pour le groupe II et 43,3% pour le groupe III. Il y a la signification de l'association de l'âge de l'enfant et le groupe d'aliment. Tableau10 : Proportion de fady alimentaire. facteur Fady alimentaire Voankena Kisoa autres total 10 4 10 24 41,7 16,7 41,7 100 n %

Le tableau 10 montre que sur les 24 enfants (11,9% enquêtés ) qui ont de fady alimentaire,10( 41,7%) ont comme interdit alimentaire le voankena, et 4( 16,7% ) la viande de porc.

Tableau 11 : Proportion des enfants selon les motifs. facteurs Motif croyance allergie total 23 1 24 95,8 4,2 100 n %

Le tableau 11 montre que la croyance est le principale de motif de fady alimentaire.

N=201
autres animaux lait&derivé oleagineux legumineuses % fruit legume mofo thé riz 0 20 40 60 80

Graphique 4 Aliments au passage à l'adulte

Le graphique 4 montre que pour le plan familiale : 63,2% des enfants consomment des riz, 11,9% du thé, 18,4% du mofo, 29,4% du légume, 4% du fruit, 9% des légumineuses, 9% d'oléagineux, 8% du lait et dérivé, 38,8% des animaux, et 16,4% des autres.

III. ANALYSE DES DETERMINANTS NUTRITIONNEL.
Tableau 12 : Caractéristiques de l'enfant selon son état nutritionnel.

Etat nutritionnel Facteurs Age <12 mois ≥ 12 mois Genre Masculin Féminin Intervalle intergenegique ≤2 >2 Age de mère(ans) ≤ 26ans >26ans Niveau d'instruction Illettré et primaire Secondaire et plus Statut matrimonial Marié Non marié Activité professionnelle Profession ménagères Taille de famille ≤5 >5 Malades Non malade Total S =Significatif, NS =Non Significatif. Bien nourris Mal nourris OR n(%) n(%) n(%) 67(80,7) 78(66,1) 75(78,1) 70(66,7) 55(74,3) 90(70,9) 88(76,5) 57(66,3) 47(66,2) 98(75,4) 136(71,6) 9(81,8) 89(73,6) 56(70) 114(74) 31(66) 15(57,7) 130(74,3) 145(72,1) 16(19,3) 2,14 40(33,9) 21(21,9) 0,56 35(33,3) 19(25,7) 1,19 37(29,1) 27(23,5) 1,65 29(33,7) 24(33,8) 1,56 32(24,6) 54(28,4) 0 2(18,2) 32(26,4) 1,19 24(30) 40(26) 1,47 16(34) 11(42,3) 0,47 45(25,7) 56(27,9) [0,2-1,1] NS [0,7-2,9] S [0,6-2,3] S [0,8-2,94] S [0,9-3,05] S [0,6- 2,3] S [0,3-1,05] NS [1,1- 4,17] NS IC à 95% n(%) P

Le tableau 12 montre que la proportion de malnutrition est de 27,9%. La prevalence de malnutrition pour les enfants âgés de moins de 12 mois est de 19,3% contre 33,9% pour le ceux âgés de plus de 12 mois. Le test statistique n'est pas significatif : OR=2,147[1,1040;4,1772]. Donc l'âge de l'enfant n'a pas d'influence sur son état nutritionnel.

Pour le genre : la proportion de malnutrition de sexe féminin est 33,3% contre 21,9% pour le sexe masculin. L'association n'est pas significative(OR=0,56[0,29,1,05]).

La proportion de malnutrition dans l'intervalle intergenegique inférieur ou égale à 2 ans est de 25,7%, contre 29,1% celle où l'intervalle intergenegique est supérieur à 2. Il y a l'association de espacement de deux enfants consécutif et l'état nutritionnel (OR =1,19 [0,6-2,3] ).

La proportion de malnutrition chez les enfants dont l'âge de mère inférieur à ou égale à 26 ans est de 23,5% contre 33,7% pour l'âge supérieur ou égale à 26 ans(OR=1,65[0,9-3,08]). Donc les enfants dans l'âge inférieur 26 ans est 1,65 plus bien nourris que pour le supérieur à 26 ans.

Pour le niveau de connaissance : les enfants dont les mères n'ont pas dépassé le niveau primaire sont plus malnutris 33,8% (plus de 1,56 fois par rapport à niveau secondaire et plus, OR=1,56 [0,832,94] S.

Pour l'activité professionnelle les enfants dont les mères ont une profession est 1,19 plus bien nourris que pour les ménagères. Le test statistique est significatif (OR=1,19[0,6-2,3]), donc il y a l'influence d'occupation de travail et l'état nutritionnel.

Pour la taille de ménage : les enfants vivant ans une ménage dont la taille inférieur à 5 la sont 1,47 plus de bien nourris que pour ceux qui vivent dans un ménage avec plus de 5 personnes le supérieur à cinq(OR=1,47[0,7-2,9]).

La proportion des enfants malades deux semaines avant l'enquête est de 42,3%, (OR=0,4 [0,21,1]) NS.

Tableau 13 : Proportion de degré de malnutrition selon l'état nutritionnel.

Etat nutritionnel facteur Age(mois) 0-5 6-11 12-24 25-36 total Bande verte n(%) 37(90,2) 30(71,4) 47(64,4) 31(68,9) 145(72,1) Bande jaune n(%) 4(9,8) 11(26,2) 19(26) 11(24,4) 45(22,4) Bande rouge n(%) 0(0) 1(2,4) 7(9,6) 3(6,7) 11(5,5) total n(%) 41(20,4) 0,07 42(20,9) 0,07 73(36,3) 0,07 45(22,4) 201(100) P n(%)

Du point de vue degré de malnutrition 22,4% se trouvent dans la catégorie pour la malnutrition modérée contre 5,5% pour la malnutrition sévère P=(0,0714>0,05) : la différence n'est pas significative.

Tableau 14 : Proportion de tranche d'âge de l'enfant selon l'état nutritionnel.

Etat nutritionnel Facteurs Age(mois) 0-5 6-11 12-24 25-36 total Bien nourris n(%) 37(90,2) 30(71,4) 47(64,4) 31(68,9) 145(72,1) Mal nourris n(%) 4(9,8) 12(28,6) 26(35,6) 14(31,1) 56(27,9) total n(%) 41(20,4 0,03 42(20,9) 0,03 73(36,3) 0,03 45(22,4) 201(100) P n(%)

Le tableau 14 montre que les enfants de la classe d'âge 12-24 mois est plus fréquemment malnutris (35,6%). L'état nutritionnel de l'enfant est lié l'âge (P=0,03).

Tableau 15 : Caractéristiques d'alimentation selon l'état nutritionnel.

Etat nutritionnel Facteurs Alimentation au sein oui non AME oui non S =significatif Bien nourris n(%) 113(74,3) 32(65,3) 109(73,6) 36(67,9) Mal nourris n(%) 39(25,7) 1,53 17(34,7) 39(26,3) 1,37 17(32,1) [0,7-2,7] S [0,7-3,07] S OR n(%) IC à 95% n (%) P

Le tableau 15 montre que il y une relation significatif d'aliment au sein et l'état nutritionnel : OR=1,53 [0,7 ; 3,07 ]. La proportion de malnutrition chez les enfants qui ne sont plus nourris au sein est 34,7% contre 25,7% chez ceux qui sont encore allaités. De même pour la pratique d'AME, l'enfant nourris du sein seul est 1,37 plus de bien nourris que à celui d'introduits d'autres aliments avant 6 mois (OR=1,37[0,7-2-7]) S. Tableau 16 : Groupes d'aliments selon l'état nutritionnel.

Etat nutritionnel Facteurs Familiale groupe I oui non groupe II oui non groupe III oui non Bien nourris n(%) Mal nourris n(%) OR IC à 95% n(%) n(%)

P

86(66,7) 59(81,9) 67(67,7) 78(76,5) 61(68,5) 84(75)

43(33,3) 0,4 13(18,1) 32(32,3) 0,64 24(23,5) 28(31,5) 0,7 28(25) 56(27,9) [0,39-1,34] NS [0,34-1,2] NS [0,2-0,9] S

145(72,1) Total S =Significatif, NS =Non Significatif.

La proportion de malnutrition chez les enfants consomment des aliments de groupe I est 33,3%. L'association est significative(OR=0,4[0,2-0,9]). De même pour les enfants qui consomment des aliments du de groupe II, la proportion est de 32,3% (OR=0,64[0,34-1,2]) NS contre 31,5% pour le groupe III (OR=0,7[0,39-1,34]) NS.

QUATRIEME PARTIE : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES

1. Schémas d'état nutritionnel.
Notre étude de montre que sur les 201 enfants enquêtés, nous avons trouvé 56 (27,9%) malnutris, c'est-à-dire ayant un indice P/A inférieur à la normale selon la courbe de l'OMS. Parmi eux, 11(5,5%) sont classés dans la bande rouge. Le taux de malnutrition chez les enfants du sexe féminin est de 33,3% pour le sexe féminin contre 21,9% chez les sexe masculin de sexe masculin. Comparé aux résultats de l'EDS2003-2004, où le taux de malnutrition était 40% avec 13% pour la forme sévère. Il semble que les enfants de notre étude ont une meilleure état nutritionnel.

Pour les quelques pays francophone de l'Afrique de l'Ouest la proportion de malnutrition est au voisinage de 30,5% (Bénin 29%, Burkina Faso 35%, Côte d'Ivoire 24%, Mali 40%, Mauritanie 31% Niger 50%, Sénégal 22%, Togo 25%, Guinée Conakry 18%, Ghana 27%, Nigeria 35,7%, Suera Leone 29% ). En Niger plus de 50% des leur enfants sont classés dans la catégorie mauvaises d'état nutritionnel (4-5).

La tranche d'âge 12-24 mois est plus malnutris (35,6%) (P=0,03). De même pour l'EDS20032004 l'âge de 10-35 mois est le plus touchée( 46%). C'est à partir de cet âge que la plupart des mères ne préparent plus de repas spéciale pour ses enfants (94,5%). Leur alimentations ne respectent pas les lois nutritionnelles. 49,9% seulement des enfants interviewes consomment des aliments de groupe II contre 43,3% pour le groupe III.

Les enfants ayant des mères âgées de moins de 26 ans sont moins malnutris 23,5% que ceux ayant de mères e plus de 26 ans(33,6%). Elle varie en fonction de l'âge pour l'EDS2003-2004, l'âge 2534 ans était le plus touché (plus de 42% ), puis elle diminue d'âge de 35 ans et plus(39,9% ). Cette à partir de cet âge que les mère ont beaucoup d'occupation, donc elles ont moins de temps pour de prendre soins d'alimentation de leurs enfants (5).

Pour le niveau d'instruction la classe de niveau primaire et l'illettré (33,8%) sont plus malnutris par rapport pour le niveau secondaire et plus(24,6% ). De même pour l'EDS2003-2004 le niveau ni lire ni écrire est le plus victime, 45,2% contre 31,6% pour la secondaire et plus. Le niveau de connaissance des mères tient une place important dans l'amélioration de l'état nutritionnel de son enfant.

La plupart de famille enquêtée a une taille de ménage inférieur à cinq (76,6%). 60,2% des mères ont une profession et l'intervalle intergenegique plus de deux ans est 63,2%. La plupart de femme a appliqué l'espacement de naissance. Le médicament contraceptif dans le CSB est disponible selon leur besoins (le taux de contraceptif de PF en 2006 42,40%) (21).

2. Schémas d'alimentation.
L'alimentation au sein reste l'aliment de base de leur enfant au cours de 6 premiers mois. 73,6% sont nourris uniquement au sein, avec 77% plus de huit fois dans la journalière. Sur 201 enfants de 036 mois 75,6% sont allaités aux seins.

Cette situation est largement élevée par rapport à l'EDS 1992 (42%) seulement pratiquant l'AME jusqu'à 6 mois, 61% pour l'EDS1997. On a remarqué que l'EDS2003-2004 on a une légère augmentation par rapport au deux enquête démographique de santé précédant (67%) avec 99% de tétée de 6 fois pendant le 24 heures.

Pour l'introduction d'aliments de complément autres que le lait maternel 31,9% des enfants moins de 6 mois entrant de cette domaine. Le motif cité est l'insuffisance de lait. La mère évoque aussi la gourmandise des enfants.

Pour l'EDS1992 8,2% des enfants moins de 3 mois recevait de l'eau, 35,5% d'autres liquides et 6,9% déjà consommait d'aliments solides ou bouillies. Mais à cet âge physiologiquement leur tube digestive n'est pas encore mature (29).

Pour l'EDS2003-2004 la consommation d'autres aliments a diminué à 2-3 mois quelques enfants reçoivent déjà de liquides (13%) avec 7% pour les aliments solides ou semi- solides. A 4-5 mois les proportions augmentaient de 22% et 34% (5).

A Abidjan ( capitale de Côte d'Ivoire en 1999 ) 97,5% des enfants moins d'un an sont allaités avec au sein, seulement 3% pratiquait l'AME avant l'âge d'un mois l'introduction de l'eau et de jus de fruit était très précoce (2-7 jours qui suive de naissance ) et constituait une l'habitude des familles pour l'aliments de complément (6).

Des données en provenance du Bangladesh, du Brésil, du Pérou et des philippines montrent que l'apport trop précoce d'aliments de complément s'accompagnent d'un risque accru de mortalité et des décès par diarrhée(13).

L'AME est très avantageux surtout pour les pays pauvre, il renforce système immunitaire de l'enfant. L'introduction précoce des aliments autres que le lait maternel (eau, eau de riz…) augmentent le risque aux infections et de morbidité et de décès surtout le diarrhée (plus de 14 fois ). Les risques pour les enfants d'être atteint de l'IRA est 4 fois plus autres que les autres infections. Le danger d'introduction des aliments de complément est lié à des mauvaises condition d'hygiène. L'apport précoce en aliments de complément influence aussi sur la quantité de lait de la mère. La prise par le bébé d'autres aliments diminue aussi l'absorption de certains éléments nutritifs comme le fer contenu dans le lait maternel. Pour prévenir les carences nutritionnelles, on encourage aux mères de continuer l'allaitement jusqu'à 24 mois. Les enfants nourris au seins ont 90 fois moins de risque de souffrir à l'avitaminose A (4-23 ).

Pour le passage au plan de l'adulte : 56,8% des enfants de 6-11 mois seulement reçoivent un plat spécialement. De même 94,5% des enfants de 12-24 mois mangent déjà de plats familiaux. Malgré la disponibilité d'aliments au le marché et l'accessibilité de la Commune, peu d'enfants mangent d'aliments du groupe II (49,3%) et du groupe III (43,3%).

Pour l'âge d'arrêt de l'allaitement maternel, la majorité des mères procèdent au sevrage de leur enfant à 18 mois. Aucune raison, autre que l'habitude n'est évoquée. De même pour l'EDS2003-2004 la pratique de sevrage est autour de 21,6 mois, 20,7 mois pour l'EDS 1997. Pour quelques pays de l'Afrique de l'Ouest, moment de sevrage se situait aux alentours du 20ieme mois : au Cameroun a été 18,1 mois presque semblable à notre étude et au Burkina Faso 22,7 mois, au Niger 20,7 mois. Pour Togolais (24,4 mois), ce qu'était supérieure la recommandation de l'OMS (4).

En conclusion, la proportion des enfants âgés de moins de 36 mois atteints de malnutrition dans la Commune rurale de Sabotsy Namehana est moins élevée(27,9%) que la moyenne nationale (40%) mais plus proche de celui de la Capitale (29,3%).

Cet état pourrait s'explique par le faits suivant :

- les mères ont eu une meilleur niveau de connaissance, 64,7% ont fréquenté à la classe de secondaire et plus, - prêt 3/4 (76,6%) des mères vivent dans une ménage de moins de 5 personnes, - l'intervalle intergenegique plus de 2/3(63,2%) était supérieur à 2 ans.

Cependant, les pratiques d'alimentation inadéquates sont constatées :

- introduction précoce des aliments de complément chez 26,4% des enfants, - motif le plus fréquemment évoqué était l'insuffisance de lait. Ce qui pourrait nous entendre, une méconnaissance du régime alimentaire chez la femme allaitante, - malgré la disponibilité sur le marché d'aliments du groupe II et III, la diversification alimentaire n'est pas appliquée, - a partir de 12 mois la majorité des enfants (84%) se contentent dans le plat familial.

Aussi, est- il nécessaire de proposer des solutions pour améliorer l'état nutritionnel des enfants de 0-36 mois, dans la Commune rurale de Sabotsy Namehanana ?. Oui, car l'objectif de l'OMD et celui PNN est loin d'être atteint (5).

CINQUEME PARTIE : SUGGESTIONS
L'étude menée dans la Commune rurale de Sabotsy Namehana a fait rencontrer des facteurs qui ont une association significative avec le bon état nutritionnel de l'enfant : le niveau d'instruction de la mère, la taille de ménage et l'intervalle intergenegique. Cependant les pratiques inadéquates en matière d'alimentation persistent dans l'habitude de la communauté. L'introduction précoce des aliments de complément, dont les principales causes sont l'insuffisance du lait et l'arrêt précoce de l'allaitement.

Nos suggestion et recommandation visent à renforcer les comportements positifs et modifier les pratiques non confirmées à une bonne alimentation.

Pour les comportements en faveur d'un bon état nutritionnel :

Encourager les petites filles à continuer leur étude au moins jusqu'au niveau primaire. La richesse en infrastructure d'éducation dans la Commune est importante pour la population. La stratégie actuelle du gouvernement d'inclure les classes de 6eme et 5eme, c'est a due de prolonger de l'enseignement primaire devra apporter une amélioration de connaissance en matière nutritionnelle des élèves surtout les petites filles.

Renforcer la sensibilisation sur le planning familial pour atteindre une taille de ménage de 3 à 4 personnes et d'augmentation l'intervalle intergenesique. L'effectivité de la gratuité des produits PF est une orientation de la stratégie en favorisant les méthodes de longue durée en utilisant des sensibilisation de proximité, de discussion de groupe, témoignage, éducation par les paires sont à considérer.

En ce qui concerne les pratiques d'alimentations inadéquates, on recommande de promouvoir des nouveaux comportements :

Lutter contre l'introduction précoce d'aliments de compléments. L'insuffisance du lait est le motif le plus évoqué par les mères. Cette insuffisance est souvent due à une mauvaise technique d'allaitement surtout chez les jeunes mamans. Cette situation est responsable de la diminution de la quantité du lait

maternel et infection du sein. Apprendre aux mères d'allaiter correctement son bébé est ainsi très importante.

Promouvoir la diversification alimentaire et apprendre aux mères comment préparer les aliments surtout ceux qui contiennent des protéines végétales (plus accessibles financement), des vitamines et des sels minéraux, précautions lors de la préparation et de la cuisson.

Au cours de l'enquête, la raison évoquée pour l'arrêt de l'allaitement (18 mois) est le simple habitude (familiale). Effectuer une campagne de sensibilisation pour reculer l'âge de l'arrêt de l'allaitement à 24 mois et même jusqu'au troisième d'année d'anniversaire.

Cette étude a relevé aussi que le volet nutrition est relativement moins considéré au niveau de formation sanitaire et au niveau de communauté[ animateurs(trices) villageoise insuffisant ] : les agents ne sont pas formés au éducation nutritionnelle.

1. Recommandations.
Notre stratégie est basée sur l'amélioration de l'apport alimentaire. Et l'action est basée sur l'amélioration de l'état nutritionnel et la santé en appliquant la promotion d'éducation nutritionnelle, en hygiène et les préventions des maladies pour prévenir la malnutrition.

1.1. Promotion de mode d'alimentation d'enfants.

L'allaitement maternel est une aliment suffisant et excellent pour la croissance de nourrissons jusqu'au 6 mois d'âge. L'idéal tout le monde connaît bien d'allaiter, mais la plupart est inadéquate techniquement surtout dans le pays en voie de développement . Les questions à répondre : Comment allaiter correctement ? comment aider les nourrissons à prendre le seins ?

On recommande au mère d'appliquer une bonne technique d'allaitement maternel. Au moment de tétée que la bouche de son enfant soit grande ouverte et l'aréole (partie de couleur marron du bout du sein ) soit le recouvert. Vider bien le sein avant d'aller de la deuxième, l'AME jusqu'à l'âge de 6 mois .Allaiter fréquemment pendant 24 heures de jour et nuit, ne jamais le forcer. Si le nez est bouché, le

désobstruer. A cas d'insuffisance de lait, aller au service de santé pour vous aider ne jamais utiliser le biberon, mais de la cuillère le cas de non disponibilité de l'allaitement maternel. A partir de 6 mois on recommande d'introduire l'aliment de complément soit de manière progressive et enrichir des repas principales par les protéines d'origine végétale et/ou d'origine animale. Manger quotidiennement de légumes à feuille vertes ou feuilles verts foncés ou des fruits jaunes qui ont riches en vitamines et sels minéraux.

1.2. Promotion sur mode de cuisson des aliments.

Les danger fréquents liés à la cuisson sont l'incidence des maladies (diarrhée, goitre…). Donnons un exemples de cuisson de manioc frais : le manioc crue existe d'éléments goitrigènes appelés l'acide cyanhydrique qui est responsable de la maladie nutritionnelle appelé «goitre». Leur concentration c'est surtout dans l'enveloppe extérieure, plus de 3 à15 fois par rapport dans la chair. On recommande de le traiter. Jeter la première eau en en ébullition avant de procéder de préparations courantes. Un peu plus loin, la pratique de fermentation appelée «rouissage» : laisser le manioc cru frais épluché pendant quelques jours (environ 4 jours ) dans l'eau courante, puis, on le cuit.

1.3. Promotion des règles d'hygiène.

Pour prévenir les maladies infectieuses(diarrhées, IRA…). On recommande de respecter l'hygiène en appliquant les «règles d'or» de l'OMS : ♦ lavage de mains avec des savons ou autres (cendres …) avant tout les préparations des aliments ♦ bien cuire les aliments, ♦ consommer les aliments tout de suite après de leur cuisson, ♦ bien réchauffer les aliments avant de leur donner aux enfants, ♦ bien protéger les aliments contre les mouches ou autres vecteurs(exemples sur les chaînes alimentaire, lors de transport, la commercialisation…) pour éviter leur contamination, ♦ veuillez a ce que toutes les surfaces de la cuisine soient d'une propriété absolue, ♦ utilisation de l'eau saine (bien le protéger avec le récipient propre, ou traiter : bouillie ou avec des produits chimiques comme l'eau de Javel…, la durée d'utilisation ne dépasse de 24 heures) (22).

1.4. Surveillance nutritionnelle et Communication pour Changement de Comportement(CCC).

le CAP résultant des croyances culturelles, d'un faible niveau d'instruction et de la pauvreté étant des facteurs contribuer l'augmentation de malnutrition. Notre action est basée sur :

Méthode de formation :

Pour avoir la bonne capacité en qualité de connaissance à matière de d'alimentation/nutrition et la santé à générale des intervenants (animateurs(trices) communautés, agents de santé communauté, les écoliers, agricoles, journalistes…) transmettent des messages sur le terrain.

Négociation avant tout des autorités locales (chefs de village, maires, chef religieux …) pour résoudre ensemble les problèmes de santé et d'alimentation de communauté enfin de faciliter des programmes et leur exécution. Multiplier les sites de la surveillance nutritionnelle tel que la SEECALINE et l'association existante au niveau de la communauté…

Discussion de groupe :

On applique de guide d'entretien. Dans ce cas on a choisi par exemple de 10 mères de même niveau d'instruction sur le sujet basé l'alimentation et la malnutrition. On fait la discussion, au plus d'une heure avec thème pas plus de sept.

Enquête de la communauté :

Pesage des enfants 0-36 mois par l'agent de santé communauté, puis interprétation de courbe de poids pour assortir le progrès de croissance de l'enfants, puis on conseille sur le mauvaise croissance .On fait des discussions et encouragement pour de croissance normale. On dirige les enfants malnutris aux CRENA, ou aux services de renutrionnels le plus proche.

On recommande de terminer la vaccination selon les totales des doses désignées par le PEV pour renforcer l'immunisation enfin de prévenir les maladies infectieuses et/ou contagieuses courantes. A l'âge de 6 mois : donner la capsule de vitamine A et le mebendazole pour améliorer leur l'état

nutritionnel. Pesage régulière d'au moins une fois par mois jusqu'à l'âge de 5 ans pour la surveillance de l'évolution de la courbe de poids et dépistage de la malnutrition. A cas de maladie continuer des allaitement maternel et des aliments compléments et l'alimentation de convalescence, au moins d'une semaine.

Pour les femmes à l'âge de procréer et surtout enceintes ou allaitantes, terminer les vaccinations antitétaniques (prévention de tétanos surtout au moment de l'accouchement). A cas de grossesse : suivre régulièrement le rythme de CPN, dépistage sérologique (SIPHILIS, VIH/SIDA…). Au troisième trimestre de la grossesse prise de fer (continuer et même jusqu'à la naissance) et de mebendazole. Apres l'accouchement, prise de capsule de vitamine A 200 000 unité pas plus de 8 semaines. Enfin on recommande de faire de CPON pour la surveillance de santé et de PF pour régulation de naissance (12-14).

CONCLUSION

L'experts en santé publique mondiale ne cessent d'évaluer l'évolution de l'état nutritionnel surtout les enfants de moins de 5 ans. L'objectifs spécifiques de la Politique Nationale de Nutrition (PNN) en 2015 vise à réduire de moitié (20%) la prevalence de l'insuffisance pondérale des enfants en bas âge et augmenter le taux d'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois de 90% (31). La malnutrition reste l'un problème de santé publique surtout dans la pays envoi de développent. Elle augmente le nombre de morbidité et de mortalité infanto-juvénule. L'allaitement maternel exclusif au cours du premier semestre est simple et naturellement moyen pour la combattre. Malgré la politique du ministère de la santé et du planning familial et les agents de santé avec leur partenaire dans la Commune rurale de Sabotsy Namehana, la proportion d'AME jusqu'à l'âge de 6 mois n'est pas encore d'atteindre l'objectifs de PNN (73,6%). L'introduction d'aliments de complément est encore précoce : 26,4% est d'avant le premier semestre d'âge. Pour le passage d'aliments aux adultes 49,9% des enfants seulement consomment d'aliment de groupe II. Mais cet type d'aliment est très utile pour leur croissance intellectuelle et staturo-pondérale. Les déterminants de la malnutrition sont : les alimentations inadéquates, les maladies, le revenue, l'insécurité alimentaire de ménage, manque d'animateurs(trices) villageoises face à l'éducation nutritionnelle. L'estimation d'insuffisance pondérale est de 27,9%. Pour combattre la malnutrition, tous le monde rende dans la responsabilité. Formation multi-sectorielles des entervenants est essentielle pour exécuter les messages. L'IEC, c'est un moyen stratégique en santé publique. La diagnostique communautaire est moyen efficace pour connaître leur CAP. On aide la communauté pour la bonne pratique d'alimentation (enrichissement de leur connaissance) à surmontant tous les obstacles. On recommande de créer, la politique efficace liée à la santé, l'augmentation de la production de tous niveau pour assurer la bonne sécurité alimentaire enfin d'atteindre l'objectif de l'an 2015.

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17. SECALINES ACTES : atelier national sur la stratégie national de sécurité alimentaire et nutritionnelle à Madagascar ,premature 9/13/1996 : 1-104. 18. Rakotonirina Lalao Clara Mireille : contribution à l'étude des différents rencontrés pendant l'ablactation et le sevrage au cours l'allaitement maternel dans la région d'ANTANANARIVO N°478 faculté de médecine 18/6/1983 : 1-91. 19. RAKOTONORINA Jean Bosco Ralambomanana Norbertin(ingenieur agronome : monographie de la Commune rurale de Sabotsy Namehana avril 2007 : 1-48. 20. OMS; INICEF : Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'Enfant Antananarivo 2000 : 1-36. 21. RAKOTONIRINA Simon Christophe : approche nutritionnelle des enfants d'âge préscolaire dans le firaisana d'Ambatofinandrahana faculté de médecine Antananarivo N°522 2/9/1983 : 3-101. 22. OMS créer un environnement favorable à la santé Suisse Genève 1997 : 1-225. 23. Snghir, Tina et John Merray : améliorer la santé de l'enfant à travers la nutrition, BASICS (USA ) 1997 : 1 -20. 24. Mlle Serville, Mlle Dommron, Mlle Dauba : le guide de famille africaine bien manger, N° 7, Paris France année (inconnue ) : 2-39. 25. OMS; Unicef, BASICS : évaluer et classer l'enfant malade âgé de 2 mois à 5 ans (PCME) Madagascar juin 2000 : 1-51. 26. DAVID Morley et Marc Parent : le chemin de la santé, la croissance de l'enfant 1ère édition, République de Zaïre 1987 : 1-207. 27. OMS : les dix premiers années de l'organisation mondiale de la santé, Suisse Genève 1958 : 3-537. 28. Banque mondiale : santé nutrition et population Washington (USA) 9/1997 : 1-93. 29. EDS 1992 Rapport préliminaire centre national de recherche sur l'environnement Démographique ; macro international INC USA mars 1993 : 1-20. 30. OMS : mesure des modifications de l'état nutritionnel Suisse Genève 1983 : 1-104. 31. PNN : Politique Nationale de Nutrition, Antananarivo, 15/4/2004 : 1-30.

ANNEXES
Annexe 1 : Calcul des Nombre de grappe Type de fokontany Enfants 0-36mois (11%) Anosy Avaratra 306 Ambohinaorina 528 Population cumulée 306 834 grappe Nombre de grappe

Tsarafara

498

1332

40-84-128-1727 218-260-304 348-392-436-480- 12 524-568-612-656700-744-788-832 876-920-96411 1008-1052-10961140-1184-12281272-1316

Intervalle d'Echantillon: (IE) =1332 ⇒ 44,4, on choisit 44 pour IE et on prend 40 pour le chiffre 30 au hasard(Choix au Hasard(C.H) : C.H ∈[ 30;44].

Annexe 2 : Fiche d'Enquête

I. RENSEIGNEMENT SUR L'ENFANT 1. Age (mois) 2. Genre 3. Poids actuel(kg) 4. Age de frère ou sœur né(e)avant l'enfant enquêté II. RENSEIGNEMENT DES PARENTS 5. Age de mère(année ) 6. Grossesse 7. Niveau d'instruction de mère 8. Statut matrimonial de mère 9. Profession de mère 10. Profession de mari 11. Source d'eau 12.Taille de ménage III. ALIMENTATION DE L'ENFANT 13. Alimentation au sein 14. Si oui nombre de tétée par jour 15. AME 16. Age(mois) d'introduction de complément 17. Si < 6 mois motifs 18. Types d'aliments introduits avant l'âge de 6 mois 19. Type d'aliment à partir de 6 mois 20. Age de sevrage (mois) 21. Ration donnée hier (repas de 24 heures) 22. Si spéciale 23. Si familiale 24. Fady alimentaire de l'enfant 25. Raisons de ces fady IV. ETAT DE SANTE DE L'ENFANT 26. Vaccination 27. Maladies 2 semaines avant l'enquête 28. Prise du fin avril 2007 Complète , incomplète Diarrhées , IRA , grippe , paludisme , autres Vitamine A , déparasitage Oui , non Oui , non Infections de seins , insuffisances de lait , gourmands , autres Eau de riz , thé , eau , légumes , fruits , animaux , farilac , lait et dérivé , autres Eau de riz , thé , eau , légumes , fruits , animaux , farilac , lait et dérivé , autres Spéciale , familiale Matin midi Matin midi

M , F

Oui , non Illettré , primaire , secondaire , supérieur Marié , célibataire , veuve , divorcé Secteur I , secteur II , secteur III , autres Secteur I , secteur II , secteur III , autres Pompe , puits , rivière , autres

soir soir

Religion , croyance , autres

: ::

Titre du mémoire : « Alimentation et état nutritionnel des enfants 0-36 mois dans la Commune rurale de Sabotsy Namehana » Rubrique : Santé Publique Nombre de figures : 4 Nombre de pages : 49 Nombre d'annexes : 3 Nombre de tableaux :16

Nombre de références bibliographiques : 31

RESUME

Malgré l'objectif de l'OMD jusqu'à l'an 2015, alimentions des enfants restent encore non optimale.

L'étude est du type rétrospectif transversal avec l'objectif générale de déterminer la relation entre l'état nutritionnel, les facteurs socio-économique des mères et le mode d'alimentation des enfants 0-36 mois.

L'échantillon est composé de 201 enfants interviews auprès de sa mère avec la sondage aléatoire en grappe faite du 11 à 15 mai 2007. Les données sont traités par l'Epi-info 2000. La proportion de malnutrition liée à leur déterminants est de 27,9% avec 26,4% le non pratique d'AME jusqu'à l'âge de 6 mois. La prise de vitamine A des enfants 6-36 mois d'Avril 2007 est 64,70%. Les alimentations équilibrées favorisent des bons développements physiques et intellectuels des enfants.

Le diagnostic communautaire, l'amélioration de la qualité des services de la santé face à des maladies, l'activités promotionnelles à éducation nutritionnelle et préventives, l'augmentation de productivité sont étroitement nécessaires à la suggestion.

Mots clés : l'allaitement maternel, alimentation de complément, l'état nutritionnel. Président du mémoire : Professeur ANDRIANASOLO Roger Adresse de l'auteur : Monsieur MAHAZAFY à Analalatsaka BEALANANA 408 de région SOFIA et de province de MAHAJANGA 401.

Title of the report : « food(supply) and the nutritional state of the 0-36-month-old children in the rural district of Sabotsy Namehana »
Column : public Health Number of figures : 4 Number of pages : 49 Number of appendices : 3 Number of paintings(boards) : 16

Number of bibliographical références : 31

SUMMARY
In spite of the objective of the OMD until the year 2015, food(supply) of the children remains still not optimal.

The study is of transverse retrospective type with the objective dress rehearsal to determine the relation between the nutritional socioeconomic state, the factors(mailmen) of the mothers and the mode of food(supply) of the 0-36-month-old children.

The sample consists of 201 children interviews with his(her) mother with random sampling in cluster made from 11 till 15 May 2007. The data are treated(handled) by the Epi-info on 2000. The proportion of malnutrition bound(connected) in them determiners is 27,9% with 26,4% not practice of exlusively breastfeed up to the age of 6 months. The grip(taking) of vitamin A 6-36-month-old children of April, 2007 is 64,70%. The well-balanced food(supply) facilitates good physical and intellectual developments of the children. The community diagnosis, the improvement of the quality of health services in front of diseases, promotional activities with nutritional education and preventive, the increase of productivity are strictly necessary for the suggestion.

Keywords : the breast-feeding, the food(supply) of complement, the nutritional state. President of the report : Professor ANDRIANASOLO Roger Adress of the author : Mister MAHAZAFY to Analalatsaka BEALANANA 408 of the region SOFIA and of province of MAHAJANGA 401.

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