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Histoire des Institutions sociales et politiques de l’Antiquité

Examen : 1 question de cours un peu ouverte.

Réflexion autour de l’intitulé du cours.


Qu’est-ce que c’est que l’Antiquité ?

Pour nous ici, ce sera à la fois un voyage dans le temps et un voyage dans l’espace. L’antiquité c’est
2 choses :
 c’est le Moyen et le proche orient qui constituent le repère le plus ancien pour nous, mais
une société nous intéressera d’avantage. Parmi les grandes civilisations prises en référence :
 l’Egypte ancienne
 Les Empires perses
 L’Ancienne Israël. Les diplomates disent toujours « la grande civilisation perse ».
 Après, il y a l’Antiquité « Classique » : classique parce qu’au 14e et 16e s, on a redécouvert
cette Antiquité gréco-romaine. Et, le poids de Rome dans le monde juridique est une évidence
(le droit romain, nos codes sont des héritiers de Rome) Parcontre, pour la Grèce, en tant que
juriste on sait 2 choses : les philosophes, l’art, l’esthétique, la Cité grecque, la pensée politique,
l’aube de la démocratie…Des choses importantes qui sont devenues profondément culturelles.

 Quand on parle de l’Antiquité, on aborde un chronologie considérable : si on prend l’Egypte


ancienne et Rome par exemple, cela couvre au moins 3000 ans (2000 ans pour l’Egypte seule
et 1000 ans pour Rome)

 Egalement, quand on parle de civilisations anciennes, avant d’aborder le politique, il faut saisir
que ce sont toujours des sociétés religieuses.
religieuses Aujourd’hui on qualifie ces sociétés de
société holistes = des sociétés où tout est enfermé comme dans une sphère religieuse qui
les enveloppe.
A l’intérieur, des modalités différentes, certaines de ces sociétés sont polythéistes (ex, en Egypte,
en Grèce, Rome…) Parcontre,certaines sont strictement monothéistes (le monde biblique,
hébraïque : l’ancienne Israël) Le monde Perse est différent : il est polythéiste mais évoluera vers une
dualité (un Dieu du mal et un Dieu du Bien)  retenir cette forte imprégnation de divin de ces
sociétés.

! Il ne faut pas croire qu’il n’y a pas de règles dans ces sociétés, elles sont même parfois très
compliquées MAIS, elles sont ordonnées en fonction de personnes, de lois religieuses.

 Un Espace politique aussi : on s’intéressera au Institutions politiques. Ici, on est en face de


modèles qui sont très variés mais où finalement on se rattache à des variantes simples. 2
modèles politiques nous sont légués en héritage de l’Antiquité :
 le modèle des empires
 le modèle des cités
(Et puis, quelques formes qui sont un peu hybrides)
C’est très important car au travers de toute l’histoire, ces modèles-là ont toujours existé : une
pérennité de ces modèles.

 Et, tantôt on ira vers l’architecture la plus simple, la mieux ordonnée : la Cité.
Cité C’est à travers de
ce modèle que la Grèce élaborera une « démocratie » (aussi brève fut-elle). On verra à travers la

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Grèce les 2 façons d’organiser la Dcie:
 en plaçant la liberté humaine au centre des I° démocratiques
 ou au contraire, en plaçant la collectivité au cœur des I° démocratiques (postule une Dcie
absolue avec un égalitarisme strict). Dans la seconde hypothèse, il n’y a évidemment plus de
liberté. Cela nous renseigne sur le fait que l’héritage qu’on a de la Dcie est assez paradoxale :
- soit on va aller vers une Dcie libérale
- soir vers un collectivisme/ communisme total
MAIS en respectant les formes démocratiques.

 Le legs des Empires c’est autre chose : celui de l’Egypte, des perses, de l’Empire romain qui
passera de la cité à l’Empire.
En effet, les Empires vont être à a fois l’image de la forme la plus massive, complète des modèles de
gouvernement. Avoir l’Empire de quelque chose veut dire « en être le maître ».
 les Empires son caractérisés par des territoires géographiques très larges
 des règles très autoritaires…
 par des conquêtes (les Empires sont tjs plus conquérants que les Cités)  Acropolis = la Cité
Haute, la Forteresse = la cité qui se défend (plus qu’elle ne conquière)
 armée, chef militaire…
 fragile, successif, militaire, multiethnique…

SI on le compare la cité grecque, l’Empire ne va pas être marqué par la citoyenneté : il est
tellement vaste qu’il englobe des langues, des ethnies…  une fragilité intrinsèque de l’Empire
(des frontières trop éloignées, des soulèvements intérieurs)
 parfois, les Empires perses s’écroulaient en une journée mais immédiatement le vaincqueur
reconstituait l’empire.
Cette fragilité n’empêche pas que certains d’entre eux ont duré très longtemps (malgré des
successions de régimes, de ruptures très fortes)
Ex : l’Empire Egyptien  plus de 2 millénaires
Ex : l’empir perse  1300 ans

Rome, une bourgade qui naît au 8e s avant JC. La Rome occidentale est prise par les barbares au 5e
s : 13s pour la Rome occidentale. Mais si on va à Byzance, Istanbul, Constantinople, il faut aller
jusqu’au 15e s d’aujourd’hui (15+8 !) : une civilisation qui a 23 siècles d’existence.
d’existence Explique que
Rome c’est quasiment l’éternité. « les Romains bâtissent solide ».

L’Empire va rester à côté de la cité qui va constituer un modèle plus restreint mais surtout
centré sur la démocratie et la citoyenneté. Quelque chose qui pèse dans la conscience politique,
dans les I° politiques.  on a des modèles forts.

 Pour nous, c’est le legs juridique qui nous intéresse :


Le legs juridique de l’Antiquité est là mais il est différent selon les Empires ou les Cités considérés.
Parmi ces legs, certains ne marqueront pas profondément l’histoire européenne.
 l’Egypte pharaonique… Il nous reste tout de même quelque chose : notre fonction politique.
Les héritiers les + lointains, les scribes, la hiérarchie, les fonctionnaires existaient comme
aujourd’hui
 Dans ce legs juridique, on peut aussi trouver quelque chose dans l’ancien héritage
hébraïque : un legs différent puisqu’il relève de la conception monarchique du pouvoir. La
configuration de la royauté a son point de départ dans la manière dont les anciens hébreux ont
construit la leur. On parle de « royauté davidique » : celle du roi David.
 Pour Rome : bcp d’exemples mais un legs juridique considérable qui pour certaines I° va

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traverser l’histoire presque sans changement  celui des magistratures romaines.

 Un dernier héritage : l’héritage du christianisme : en effet, l’Antiquité finit chrétienne et est


même chrétienne pendant plusieurs siècles de sa fin. Or, cette configuration religieuse est
importante parce qu’elle va reléguer les autres religions (sans les effacer complètement). On a
affaire à une religion particulière judéo-chrétienne : un monothéisme, une religion marquée
par un messianisme très fort (toute la vie est orientée vers un but)

Le plus important pour nous peut être : c’est la configuration du pouvoir. Aussi bien les Egyptiens
que les Grecs, que les Perses, c’étaient plus ou moins des Dieux. Or, avec le christianisme et
l’héritage biblique, les rois ne peuvent plus être des Dieux, il ne sont que des serviteurs, des
instrument de Dieux : cela change profondément la nature du pouvoir politique qui n’est plus
omnipotent (seul Dieu est tout puissant)

L’EGYPTE PHARAONIQUE
Les I° de l’Egypte ancienne sont marquées par une Autocratie très forte puisque l’ensemble des
institutions politiques tourne autours de Pharaon : un roi des rois, un prètre et un Dieux : il cumul
un pouvoir sur les choses humaines et sur les choses divines  un personnage clé.
En même temps, malgré les conflits, les crises parfois très dures, on a affaire à un régime très solide.
Pharaon incarne aussi la J : il règle le combat entre le bien et le mal. Il est Dieu sur terre et il a la
tête de toutes les divinités.
Cela implique bcp de choses, dans l’organisation du pouvoir qui échappe aux règles humaines.
Ce roi, personnalise de façon totale le pouvoir  personnalisation absolue du pouvoir. Mais, le roi
est entouré d’une administration très centralisée, d’un système de gouvernement complexe. Du fait
de la dimension importante du territoire, le pharaon nomme dans des circonscriptions des Vizirs
(administrateurs qui ont la plénitude du pouvoir mais pas cet enracinement divin qui ferait d’eux des
Dieux)
Pendant les 2 Millénaires, les Pharaons ont mis au point le cadastre dont il sont l’inventeur. Une
politique du dénombrement qui est adminstrative, fiscale, économique mais aussi religieuse.  Tout
cela, Pharaon en est le maître.

La Société Egyptienne est très hiérarchisée, cloisonnée :


- En bas, les esclaves (ils sont la Pté de Pharaon en + de la Pté de la terre)
- Au dessus des esclaves, les classes populaires « des serfs » (ont une certaine liberté mais
pas complète)
- Au dessus d’eux, les artisans (sont considérés comme des gens qui savent transformer
quelque chose et dans cette art de la fabrication on considère qu’ils sont supérieurs aux autres,
qu’ils sont des techniciens : pour les grecs, « ils ont volé aux Dieux leur savoir »/ en Grèce les
artisans prennent une place importante dans la cité). En Egypte, ils sont bien traités.
- Les scribes et les prêtres (des classes très particuliers)
 Scribes = des techniciens de l’écriture, de la J, du dénombrement, de l’administration : une
caste.
 Les prêtres = sont au dessus des scribes. Cette caste est élitiste, népotiques et c’est un groupe
puissant, roche qui parfois discutera à Pharaon son autorité (parce que le critère de l’autorité
c’est la détention du pouvoir religieux)

On a une société hiérarchisée, divisée mais en même temps, dans le système pharaonique, il y a
une égalité devant la loi et devant la J: assez rare dans les sociétés anciennes.

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L’économie est marquée par « un socialisme d’Etat » : le pouvoir est très centralisé et il a la main
sur tout (sur les mines, sur les récoltes…) Un dirigisme très fort garant de la durée de l’Egypte.

La force du modèle politique égyptien c’est la sacralisation de la royauté et la puissance de


l’architecture administrative. C’est la solidité des I° qui traversent les siècles. C’est aussi la puissance
originale de la religion égyptienne. (une religion zoomorphe : des Dieux à tête d’animaux)

LES PERSES
Durée : 1300 ans.
ans Ce sont des Empires successifs. Les Empires Mèdes d’abord, les Empire
Achéménides, les Parthe, les Sassanide.
Une continuité jusqu’au 7e s où les perses sont vaincus en une journée d’une bataille célèbre : la
Bataille de 636

Les perses ont été très puissants, on a assisté à des affrontements très forts Perses/ grecs ;
Perses/romains … des affrontements religieux majeurs : entre le christianisme et la religion perse (la
religion mazdéenne)
mazdéenne
« le perse, c’est l’ennemi » mais ils sont forts, cultivés. Ils ont menacé l’Europe.
Emerge un modèle dynastique : la dynastie achéménide : c’est à travers de ce modèle qu’on
dresse un tableaux de ce que représentent les perses

- les perses c’est un Roi : le roi des rois (il y a des petits rois) : il est chef de guerre, juge très
sévère, un législateur (=/= Egypte. Ici, la loi est permanente elle ne s’incarne pas dans le
souverain, elle lui survit)
- Ce roi est entouré d’une Cour des rois perses très symbolique composée des familiers, amis,
fidèles. Des gens sans savoir mais aussi des techniciens de l’adm° de l’armée, de la marine
etc… Cette cour est marquée par des rites dont certains d’entre eux passerons dans les
héritages ultérieurs : le trône, la prosternation, les symboles du pouvoir (couronne, sceptre…)
- Le royaume perse est divisé en satrapies : leur dimension est parfois très grande (l’Egypte
en est une par exemple). Pour le pouvoir politique la géographie est une protection mais aussi
un obstacle au pouvoir. On a souvent des rois de l’antiquité mais les expressions durent encore
jusqu’à la fin du moyen âge où on a des monarques qui dise « mon autorité ne va pas plus loin
que la flèche de mon meilleur archet/ canon… ». Pendant longtemps, on s’est servi de la portée
maximale des canons pour calculer l’espace sur lequel on avait du pouvoir. (cf : en droit
maritime). Les satrapes sont des « vices rois » qui cumulent les pouvoirs judiciaires,
militaires, fiscaux, politiques

Comparé aux Egyptiens, la puissance administrative des perses est très faible. Ce qui compte avant
tout c’est 2 pôles :
 la puissance militaire
 la capacité à nourrir le trésor royal (à imposer)

Le modèle perse c’est aussi un modèle religieux original : les perses ont connu des polythéismes
mais peu à peu émerge le mazdéisme : une religion perse simplifiée avec deux dieux le Bien et le
Mal.
Mal Cette religion connaîtra un grand succès et en plus, elle inclus une très forte composante
patriotique  C’est la religion de la patrie perse  « une religion d’Etat ». Elle est placée sous
l’étroite autorité du Roi des rois.

LES HÉBREUX
La bible nous renseigne sur le monde hébraïque. C’est une très ancienne et durable civilisation : plus
de 2000 ans.ans C’est une civilisation où l’influence sera particulièrement forte dans certains

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domaines : dans le domaine religieux.
Influecne sur le plan de la configuration du pouvoir : les monarchies en Europe sont héritières de
ce modèle.
Les fondations des lois européennes : le décalogue = les 10 commandements = vont devenir la
base des lois morales et des éléments moraux qui fondent la plupart des lois.

Sur le plan de l’organisation politique ce qui compte c’est le sytème royal de l’Ancien Israël : la
royauté biblique = la royauté Davidique  un roi qui n’est plus Dieu, Dieu est seul Dieu, il n’y
en a pas d’autre.
 le monarque est l’instrument de Dieu sur terre, il est chargé de gouverner en fonction du
décalogue pour conduire leur peuple au salut.
Dans cette royauté, le pouvoir royal est une combinaison de 3 choses :
 le roi est dynastique (d’ordre
( génétique)
 mais c’est aussi un roi auquel le peuple consent : un roi élu par le peuple.
 entourant le tout, c’est un Roi auquel Dieu a donné son approbation : un roi choisi par Dieu.

Dans le système israélite ancien, on trouve l’idée d’une alliance entre Israël et Dieu : un peuple
élu, choisi que Dieu va protéger de manière particulière.
 Cela postule l’idée que parmi toutes les races, nations, peuples, sur la terre il y aun peuple élu qui
a reçu les attentions spéciales de Dieu. Cette idée d’un peuple élu amène la conséquence
d’une certaine supériorié de ce peuple sur les autres.
Des conséquences :
- dans l’Antiquité, on identifie aussi peuple et terre sur laquelle il vit : la terre d’israël sera
aussi sacrée et divinement élue.élue. Entraîne sur le plan du droit l’idée que la terre d’israël est
particulière, elle ne peut pas par exemple faire l’objet d’une appropriation par un étranger, elle
ne peut être possédée que par un israélite croyant.

- Implique l’Idée que le peuple chrétien,


chrétien constituera un ensemble étranger vis à vis des autres
peuples. Implique l’idée que les autres peuples sont différents et même peut être
inférieur et s’ils veulent rentrer dans la communauté du peuple élu, ils doivent se convertir.

- Ce roi, c’est un juge, un chef de guerre, quelqu’un qui a le gouvernement des choses
matérielles. MAIS ici,, le regimen (gvt des choses mat) part du principe que le but du roi ici,
c’est la propérité de son royaume, le bien être de ses sujets. Ces deux sont liés au contrat
moral et religieux que le roi a passé avec Dieu. Si le roi ne mène pas son peuple au succès,
c’est que Dieu ne le soutient plus. Un ordre moral qui implique même les choses
matérielles les + simples.

- Le roi c’est un juge : la J des Talions (inventée par Israël) : c’est faire subir à une personne
la même chose qu’elle a faite à sa victime. Il apparaît comme quelque chose de cruel car
souvent associé à la peine capitale pour le meurtrier. Mais le Talion est un immense progrès
parce que les stades préalables sont ceux où on va seulement faire des compensation qui la
plupart du temps seront pécuniaires (même pour un homicide). Le Talion a un critère rapporté
à la valeur incommensurable, exclusive, incalculable de l’être humain  on ne peut pas tout
acheter.

- L’ancienne civilisation hébraïque offre une constitution sociale inégalitaire comme bcp
d’autres Mais on a des différences.
 une place particulière faite aux étrangers : ils sont bien traités MAIS resterons étrangers
(il ne peuvent ni épouser, ni acquérir des terres ou des biens)
 les esclaves : dans le monde biblique, il n’y en a pratiquement pas. Des esclaves toujours
achetables, qu peuvent racheter leur condition et dont la durée d’esclavage est limitée au

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maximum à 5 ans. La plupart sont des esclaves publics. On trouve la réduction à l’esclavage
comme peine.
 Les prophètes : leur fonction n’est pas seulement religieuse. Elle est prophétique oui
(rappel de la loi de Dieu et des conditions de l’Alliance) mais il s’agit surtout d’inssister sur le
fait que la loi n’est jamais absolue. Le rôle des P est de dire au législateur, au roi, au juge que
la J humaine est toujours imparfaite. A ce titre, les Prophètes d’Israël sont les inventeur
de l’abus du droit : l’excès de droit peut conduire à une injustice.

PARTIE I. Les cités grecques

La Cité grecque est un modèle fondamental mais en même temps chez les grecs, les particularismes
l’emportent sur l’unité. Jamais la Grèce ne réussira à réaliser l’unité. On parle d’ailleurs souvent d’un
« particuarisme d’acropole ». (acropole : lieu du pouvoir, puissance, forteresse)
On retiendra 2 modèles sgnificatifs : Spartes et Athènes.
Athènes

Qu’est-ce que la Grèce ou plutôt qui sont les Grecs ?


La Grèce n’est pas un ensemble homogène géographiquement parlant : un espace géographique qui
ne regroupe pas seulement ce qu’on appelle aujourd’hui la Grèce mais c’est aussi des îles très
nombreuses (petites, grandes, dispersées). Au delà, il y a ce qu’on appellera la grande Grèce
(résultat d’une sorte de diaspora= populations qui viennent dans des sortes de colonies de
peuplement s’installer. Par exemple, en Sicile qui va faire partie de la Grèce, ou dans le sud de
l’Italie). Enfin, la Grèce s’installe dans la Turquie actuelle.  Un ensemble géographique vaste.

La Grèce c’est évidemment un exemple politique avant tout et philosophique : la politique va


naitre non pas enfermée dans des lieux mais au contraire, elle se fait dès le départ au grand jour, à
l’extérieure sur ce qu’on appelle l’Agora : la place publique (à la fois un marché, un lieu où l’on
rend la J, où l’on fait les affaires et surtout le lieu premier de la politique : lieu où on se réuni pour
débattre des affaires de la cité)
La Grèce va montrer que l’Homme est un animal politique (Aristote) : pas seulement un être
humain clôt sur son petit univers propre mais naturellement inscrit dans la cité, dans un espace qui
est celui d’une communauté politique.
La cité c’est la polis,
polis la participation à la vie de la cité, c’est la politeia : très important de comprendre
que l’homme est un acteur dans la vie de la cité.

 Une période troyenne :


La première période de la Grèce. Le poids de la civilisation de Troie s’est dillué. Mais les références à
Troie sont nombreuses pendant longtemps en Europe. Il y a même un « mythe troyen » : un mythe
politique puissant. Il y a aussi une référence à Troie qui s’inscrit comme une sorte de pédagogie.
Jusqu’au 17e s, les monarques européens aiment encore se dire les héritiers des prestigieux rois de
Troie. La civilisation troyenne cède au 12e s avant JC à la civilisation égéenne/ crétoise.
 La civilisation crétoise ou égéenne : L’époque rappelée par la légende du minotaure.
 la civilisation de mycènes
 L’époque Homérienne :
Pour les historiens, l’âge d’Homère signe le véritable début de l’histoire grecque. On peut
dresser un tableau des I° de la Grèce : une royauté mais dont on va voir que d’une façon plus précoce
que d’autres, il y aura déjà des transformations qui contiennent en particulier sur le plan juridique,
des nouveautés considérables. En effet, les grecs ont une sorte de géni inventif en matière

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politique.

Chapitre 1er. La Société Homérique

Certains pensent qu’Homère n’a jamais existé mais vraisemblablement il a bel et bien existé. Il
raconte la vie de la Sté de son temps avec deux récits :
 l’Odyssée
 L’Iliade (qui raconte la Guerre de Troie)
Ces récits montrent le passage d’une société royale à un gouvernement de type aristocratique. On
note la précocité de l’émergence de la place du peuple : le demos, un peuple organisé et réuni pour
faire quelque chose de la vie politique.

Section 1. La royauté Homérique


Cette royauté homérique a des traits généraux qui proviennent pour l’essentiel de l’époque crétoise
(antérieure). C’est une organisation politique marquée par une certaine mixité : le pouvoir y est en
quelque sorte partagé :
 Il y a un roi
 en même temps, un conseil de chefs et de grandes familles
 et l’émergence d’une assemblée du peuple.
Ce sont les 3 caractéristiques de cette société homérique.

A. Les caractères du pouvoir royal


Ils sont très ordinaires.
le Roi est un roi dont l’origine est légendaire, souvent divine. Les rois figurent parmi les familles les
plus riches et insistent sur le fait qu’ils descendraient des Grands Dieux. En même temps, on a une
royauté héréditaire avec les modes de transmission qui sont par exemple les messes et qui
associent quelque fois la désignation du successeur. En particulier, la filiation divine, humaine et
des modes d’association au trône. Cela implique que la plupart du temps, il y a des crises, que la
simple filiation est contestée.

Ce roi a des pouvoirs importants :


- Un pouvoir religieux : il résulte du fait qu’il est inspiré par les Dieux.
- Des pouvoirs militaires : conduite de l’armée et partage du butin (personnes
vaincues+biens : on retrouvera cela à Rome d’ailleurs)
- Un pouvoir de justice : le Roi est juge
Il a à la fois le pouvoir de juger et de dire le droit. En réalité, ce n’est pas une dualité mais quelque
chose qui est profondément unique. Rendre J et dire le droit c’est la même chose parce que le Droit
ici, est le résultat de la décision judiciaire. C’est à l’occasion d’un PB, d’un conflit que le roi rend
une décision qui a valeur de droit. Le Droit est donc un Droit judiciaire.
judiciaire. Nous sommes à une période
où l’écrit est très rare. Ainsi, très souvent, le Roi a fait souvent l’objet de mémoire : des juristes ont
pour fonction de rappeler les décisions rendues par le roi à l’occasion d’une affaire : le record de
Cour.
Cour Ces juges à l’époque homérique dont c’est la fonction, on les appelle des thémistes : peu à
peu, ils deviennent des spécialistes et finissent par constituer eux même de véritables recueils de Jce
qui constituent le droit. En effet, à l’époque homérique, la loi « nomos » n’existe pas encore.
- le Roi dispose des richesses de son domaine et d’un pouvoir territorial très
important.
CCL: L’assise de l’autorité politique est donc constituée de la religion, de la puissance militaire, de

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l’exercice de la J et de la propriété des terres. (exam)

B. Le conseil des compagnons du roi: la Boulè


Le mot grec qui le désigne : la Boulè
Le roi ne gouverne pas seul car il est un roi qu’on appelle le basileus : roi mais plus roi que les
autres.
Un « roi des roi » mais donc, il y a d’autres puissances, d’autre chefs de clans, de grandes
familles. Ces chefs sont des sortes de nobles (se distinguent par le prestige, la richesse, l’autorité).
La plupart d’entre eux ont aussi une ascendance divine, tous sont des propriétaires terriens… Ils sont
donc obligatoirement consultés par le roi, consultation qui prend la forme de la réunion d’un
conseil des compagnons qui se réuni dans le prytanée et l’essentiel de cette réunion porte sur
l’exercice de la J (sur la déclaration de la guerre ou de la paix, sur l’accueil des étrangers et parfois
sur la nécessité de faire des sacrifices.

 RQ:
RQ Ce conseil est important parce que les grecs vont dès l’époque homérique être intéressées
par un point qui montre qu’ils veulent réaliser une harmonie : pour les grecs, la Justice est très
précoce et déjà, dans cet exercice de la J où le roi est juge avec ses compagnons, on recherche l’idée
que pour être pleinement réalisée, la J doit comporter cette association du roi et des chefs des
grandes familles. Et, on voit même apparaître le mot « Diké » (montre qu’on est dans un degré
supérieur de la J: la J idéale.)

C. L’assemblée du peuple
L’époque homérique nuus révèle 3 mots grecs qui permettent de désigner un groupe d’hommes :
 ochlos
 laos
 demos
Ici, on voit progressivement naître une sorte de figure du peuple et dont la signification politique et le
rôle sont de plus en plus clairs.

Le mot ochlos signifie l’idée d’une masse.


masse Les gens sont réunis, ils sont forts mais en réalité, cette
réunion s’inscrit plutôt dans une simple puissance physique. La masse est brutale, violente, forte
elle peut être victorieuse. MAIS, ce n’est pas une masse qui réfléchit, qui calcule…

Le mot Laos signifie éjà le peuple : le peuple réuni sur l’Agora. Le Laos ne vote pas, n’est pas
convoqué périodiquement mais il est là simplement pour voir ce qui le gouverne, l’entendre : le
peuple rassembée sur l’Agora dont la fonction est d’être témoin de la chose publique : par sa
simple présence. Idée que la politique ne peut être qu’une chose publique et non secrète. Tout le
monde doit connaître les décisions publiques. On est au moins au 9e s. (=/= en Perse à la même
époque, tout est secret). Homère souligne qu’une décision importante qui n’aurait pas fait l’objet
d’une annonce publique serait arbitraire, mauvaise… On voit se dessiner des embryons de règles.

Le mot demos : (Le peuple au sens de la démocratie)

Section II. La société homérique et l’organisation sociale et familiale

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La société grecque est marquée par des clivages sociaux importants dans lesquels la grande
division de l’Antiquité est extrêmement visible : la différence entre ceux qui sont libres et ceux
qui ne le sont pas. En même temps, la société homérique sera marquée par une évolution singulière :
le passage assez lent de l’Oikos (la famille au sens large) au Genos (un véritable clan patriarcal
bcp plus étendu, regroupant plusieurs famille, constitué comme une grande fratrie.
La famille est l’ossature de cette société

A. Les principales classes


D’emblée, on remarque que la hiérarchie de ces classes est fondée sur des caractéristiques très
classiques. Mais en même temps, un autre élément : les grecs vont être très attachés à une notion
qu’ils révèlent par un mot grec : la Timé  on parle des caractère timocratiques/ d’une
une société
timocratique : veut dire « le respect » mais aussi, « le prestige de la fortune, de la liberté
juridique »… le prestige associé à certaines fonctions.
Prestige, richesse, fonction.

La typologie de la timocratie est tout de même essentiellement fonctionnelle : les gens sont
classés en fonction de leur utilité sociale :
 on trouve au premier rang les nobles compagnons du roi, roi, grand propriétaire mais dont
l’activité est simplement d’en percevoir les revenus. Leur activité, c’est d’être des guerriers.
 Ensuite, on trouve les paysans libres qui exploitent les terres. La terre n’est pas riche en
Grèce et donc, la culture du sol est considérée comme essentielle à la survie du corps social.
Parmi les plus grands crimes : la destruction des récoltes.
 Au 3e rang, on trouve les démiurges : ce sont les artisans, ceux qui ont pris aux Dieux leur
savoir, qui sont capable de transformer les choses pour en créer de nouvelles. Ces artisans
maîtrisent la techné : le savoir divin.
 En dessous, on trouve ceux que l’on appellerait des manœuvres : ce qui n’ont comme force
que leurs mains  des ouvriers qui travaillent avec la force de leur corps, leur seul richesse.
Mais, lls sont libres.
 Enfin, on trouve les esclaves « des animaux à 2 pattes » selon Homère. Les esclaves sont
surtout des femmes.

B. L’oikos : la famille

Littéralement en grec « la maison ».


C‘est une famille large qui vit sur un domaine rural, elle est regroupé autour d’un chef de
famille. Cet Oikos est au départ une communauté de sang mais en même temps, c’est une unité
bcp plus large.
C’est à la fois une unité familiale mais aussi une unité économique et aussi une petite unité
politique.
 C’est la cellule de base : le Roi est le chef de l’Oikos le plus riche, le plus nombreux.

Cet Oikos constitue un ensemble fermé à tel point que l’individu n’existe que par rapport
l’oikos dont il est originaire.
originaire Pour les grecs, il n’y a de liberté que collective : être libre sous
Homère c’est être membre d’un Oikos libre.
C’est dans l’Oikos que l’individu trouve toutes les composantes de son être et ce qui lui assure son
existence (protection, nourriture assurée par l’oikos)
L’homme libre dans l’Oikos et l’esclave sont inclus dans ce même ensemble et l’Oikos doit aussi à
l’esclave certains droits : il doit le nourrir, l’entretenir, le protéger en cas d’agression…

Normalement, l’Oikos est une unité autonome ;mais, il arrive que les oikoi se regroupent : on

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parle alors de fratrie,
fratrie de tribu.
tribu  Par exemple se sera dans le but de mieux exploiter des terres ou
pour des raisons de culte. On trouvera aussi ces rassemblements pour des raisons militaires,
défensives ou de conquête.

C. Les pouvoirs dans la famille

La place de la communauté du sang est forte, mais elle n’est pas exclusive. La famille c’est un
ensemble économique, cultuel, de relations génétiques.

Le chef de cette famille est donc toujours le plus vieil ancêtre commun.
commun
Le passé est toujours préférable au futur : le passé on peut le connaître, s’en souvenir, y trouver des
leçons d’expérience (“l’histoire est maîtresse de vie“) alors que le présent, on le connaît mal, on le
subi… et le futur est inconnu ; l’inconnu, c’est le danger. Le passé appartient aux hommes alors que
le futur appartient aux Dieux. Donc, tout ce qui relève de l’homme est naturellement tourné vers le
passé ; L’expérience, la sagesse, le savoir, la longévité sont des gages que celui qui les
possède pourra mieux guider les autres. Si on est vieux, c’est que les Dieux nous ont accordé leur
faveur.

 Ce patriarche, il a droit de vie et de mort sur tous les membres de l’oikos et


principalement sur les esclaves (idem pour le pater familias à Rome)
Le patriarche peut donc décider de la vie de la mort, en rendant la Justice, en abandonnant l’auteur
de l’acte à la victime ou bien même en décidant de prendre un membre de la famille et de le donner
à l’autre groupe victime de l’agression. « Donner vie pour vie ». Des systèmes de compensation.

 Le père de famille est également le juge souverain des homicides, adultères, vols,
sacrilèges. Cette J fait du paterfamilias celui qui a la plénitude du pouvoir, jusqu’à la peine capital
en passant par l’expulsion.

 le père organise les mariages, règle le droit successoral…


successoral à l’époque homérique, une sorte
de mariage par achat : on achète les femmes. Un droit successoral inégalitaire où la fille n’hérite pas
mais tout de même, un système où il n’y a pas la dichotomie brutale entre enfant légitime et
illégitime : les uns et les autres héritent. C’est parce que la famille comprend bcp de concubines.

Section 3. Le genos et le pouvoir aristocratique


Le génos c’est le pouvoir aristocratique. A partir une évolution très importante à/p du 8e s av JC, car
le système change : un déclin de la fonction royale, royale l’apparition de la magistrature avec les
archontes, l’importance de + en + grande du conseil des compagnons du roi. Les grecs vont attacher
une signification très forte à l’aristocratie : prestige, autorité, richesse… montre qu’on est dans un
système de gvt mixte marqué par la présence croissante d’une oligarchie.
Une transformation concernant le peuple : émergence de la chose publique, de la publicitation de la
chose publique. Et bien, tout cela disparaît presque, on est dans un déclin.

A. La répartition des prérogatives royales

A/P du 8e s avant notre aire, les gené occupent une place de + en + grande, on assiste à l’arrivée
d’un pouvoir oligarchique : on va dépecer les prérogatives du roi pour les donner à des membres
de cette aristocratie qui vont occuper des magistratures suprêmes. Le roi reste mais ses fonctions
sont désormais limitées :
- un rôle religieux tjs important : un roi sacrificateur

10
- un roi juge qui incarne une J cependant assez rare (sa J ne concerne que les meurtres qui
souillent la cité)
Les autres fonctions royales seront données à des magistrats :
- pendant longtemps, il n’y en a qu’un seul qui est chargé de la guerre : le polémarque. (la
polémarchie c’est l’art de la guerre/ L’art de la paix c’est l’irénarchie)
- A côté, apparaissent des archontes, sortes de ministres qui peu à peu sont juges, président le
conseil, administrateurs, gardiens du trésor…
- Peu à peu, ces fonctions d’archonte, de magistrat s’insrivent dans une durée : ils vont être élus
pour 10 ans. (au 7e et 6e s, le système est fixé à 1 Roi et 9 archontes)  Ces archontes
finissent par constituer une magistrature collégiale élue, ces fonctions sont entre les mains de
la noblesse et finalement, le roi n’est qu’un archonte un peu plus supérieur aux autres : on est
arrivé à un système oligarchique qui conserve quelques traits anciens de royauté.

B. Dans ce nouveau système, il faut noter l’importance du conseil des


compagnons du roi

« la Boulè » change de nom : l’aréopage  ce conseil se réunissant sur la colline d’Ares.


Ce conseil prend tjs aux alentours du 6e, 7e s av JC, une organisation fixe : il est composé de
membres inamovibles appartenant à la noblesse. Les archontes y figurent comme membres de
droit et on a là une puissante institution : ses prérogatives recouvrent la totalité de l’exercice du
pouvoir :
- Le contrôle des archontes, l’exercice de la J, le contrôle de certains cultes
- Surtout, le conseil est le gardien des traditions aristocratiques.

L’aréopage est fondé sur une notion greque « eupatrides » : ceux qui sont biens nés  un élitisme
fondé sur la naissance. Tous ceux qui appartiennent aux grands clans familiaux sont bien nés : ils
constituent une aristocratie. Les aristoi se sont ceux qui possèdent les plus grandes qualités, ceux
qui réunissent idéalement 2 choses :
 l’homme doit être beau
 L’homme doit être bon
L’origine de ce groupe venaient des Dieux.
Dans cette notion de bien nés, va se trouver l’idée d’une égalité : seuls sont égaux ceux qui sont
biens nés.
nés On les appellera à Spartes « les égaux ».
Ces groupes sont marqués par une solidarité liniagère, extrêmement forte. forte Ce groupe exercera
un contrôle politique, économique financier mais aussi culturel sur le corps social. social (un
rapport très étroit de la culture et du politique en Grèce) En effet, la culture sera le principal
instrument de la construction de la citoyenneté : c’est par l’aculturation des individus que l’on va
fabriquer des citoyens. Seule cette classe aura la maîtrise de l’écriture.
Homère, dans ces écrits met en scène des héros, des modèles (Achiles…) : on a là la construction de
modèles politiques sociaux, culturels, idéologiques…

Chapitre II. La cité grecque et l’avènement de la


démocratie : 7e, 6e s
Le 7e s sera une période de crise politique, sociale, économique. Passé cette crise, 1s et demi à peine
suffira pour parvenir à l’âge d’or Grecque du 5e s. Ce sera celui de la démocratie mais pour
l’atteindre, il y aura 2 voies :
 une voie rapide : la solution lacédémonienne. (Spartes Spartes : Dcie totale, absolue, égalité

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parfaite, disparition complète de l’être humain dans la collectivité, absence de liberté). Mais
Platon fera de Spartes le modèle parfait de la Dcie.
 Le modèle d’Athènes qui passe par des phases de transition. La place de l’individu et de la
liberté y est grande, une classe non donnée à tous mais on arrive à ce qu’Aristote appelle un
« nombre idéal » pour être libre et pratique, une cité ne doit pas excéder un certain nombre
d’habitants. Ces transitions partent d’1 même situation : la crise qui a 4 raisons
 1 : le passage d’une richesse foncière à une richesse commerciale
 2 : des crises agraires qui vont amener des famines, des révoltes et qui vont précipiter une grande
demande : celle du partage des terres.
 3 : une crise démographique (baisse de la natalité…)
 4 : l’émergence d’une conscience de la nécessité de réformes profondes qui porteront sur
l’organisation du corps social et sur celle de l’armée. En effet, la construction de la cité va se faire
dans une relation très étroite entre l’organisation de l’armée et celle dont on va ranger les citoyens
dans la cité.

+ une sorte de diaspora Grecque qui prend la forme de colonies de peuplement : la Grèce
s’élargie et cet élargissement amène les grecs au contact d’autres peuples  Cet élargissement
privilégie le négoce, le commerce et donc, on s’écarte des voies anciennes marquées par cette
civilisation rurale, aristocratique. Ces modèles sont ceux de 2 grandes cités :
- le régime de Spartes
- le régime d’Athènes

Section 1. La solution lacédémonienne (= celle prise par le modèle de


Spartes)
Spartes

A. L’égalité des citoyens selon la grande rhétrat

Spartes va offrir quelque chose de très singulier : elle va être considéré à la fois comme une sorte de
modèle de la démocratie mais aussi comme quelque chose de parfaitement anti
démocratique.

Ce qui caractérise le + sparte en effet c’est le mot eunomia : l’ordre souverain de la loi- ce
dernier s’inscrit surtout dans une sorte de grande Constitution mythique : la grande rhétrat.rhétrat
Elle est l’œuvre d’un roi plus ou moins légendaire : Lycurgue.
Lycurgue  Il serait donc le fondateur de la cité
de Sparte et le rédacteur d’un ensemble de lois qui mélange lois et coutumes. Cet ancrage ancien
aura une force tellement grande qu’au cours de la vie de Sparte on n’y changera jamais rien. Une
autorité très grande de cette « constitution ».

Ce règne souverain de la loi va signifier qu’il y a un ordre de la vie sociale, publique qui gouverne la
cité. La notion d’ordre est souvent reliée au cosmos, symbole de l’ordre cosmique. Une sorte de
religion du cosmos parce qu’il incarne cette perfection de l’ordre de la nature.
C’est souvent à partir de là qu’on va faire dériver l’odre des choses politiques  on passe de l’ordre
des choses divines à un ordre plus simple, celui des hommes.
Ayant copié l’ordre de la nature, les Hommes inscrivent leurs propres institutions dans une harmonie
souveraine intouchable.  les choses sont perpétuelles.
Cela implique que l’ensemble de cette cité est tournée vers la tradition qui apporte l’ordre
souverain. Ce dernier impliquer aune forte discipline sociale et une subordination complète de
l’individu à la communauté.
L’être humain appartient avant tout à une communauté : il doit être en communion avec celle-
ci qui lui fourni tout : existence et protection. Il n’y a de liberté que si on appartient à une cité libre.

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Cet ordre des choses institué à Spartes dans la grande réthrat est fondé sur une égalité totale des
citoyens entre eux : une égalité parfaite, absolue. Mais en même temps à Spartes, on voit
apparaître un clivage entre ceux qui sont citoyens et ceux qui ne le sont pas. Des clivages radicaux
empêchent qu’on passe d’une catégorie à une autre. La cité de Spartes a d’original qu’elle accentue
à l’extrême la grande division entre ceux qui sont libre et ceux qui ne le sont pas. pas.

En outre, les cités grecques sont fondées sur l’idée qu’elles doivent rassembler un nombre idéal de
citoyens.
citoyens. Elles doivent s’inscrire dans un nombre le plus parfait possible.
A Spartes : les égaux sont 8000 citoyens = “les spartiates“ Pendant toute la durée de Spartes
(4s) on ne change rien à ce nombre. Il faut que ce nombre reste toujours identique.

Ces spartiates sont parfaitement égaux et le sont à partir de 2 constituants :


 une égalité parfaite selon la fortune
 une égalité parfaite par l’éducation

1. L’égalité selon la fortune

La fortune ici, c’est la terre : une société aristocratique et terrienne où la terre est le symbole de
la richesse, de la puissance. Cette égalité résulte du fait que l’aristocratie a abandonné une partie de
ses terres et les a donné à la Communauté. Cette dernière restitue ces terres aux spartiates. Mais
tout le monde reçoit un Kléros = un lot de terre de plusieurs hectares et inaliénable. Terre égale,
productive… Ce lot est calculé pour permettre aux spartiates de vivre mais spartiatement.
 le spartiate ne travaille pas lui même cette terre, la terre est travaillée par des hilots (sorte
d’esclaves).
 le spartiate lui, perçoit une sorte de rente alimentaire calculée pour correspondre juste au
nombre que sont les spartiates (optique toujours malthusienne).  Ainsi, le spartiate est assuré de sa
subsistance et dégagé de travail  le Spartiate est avant tout un guerrier/guerrier toute autre fonction
lui sont interdites.

2. L’égalité selon l’éducation

L’agogé : le dressage  Dans cette éducation, on trouve des liens entre la vieille aristocratie
antérieure et la nouvelle. On veut former une élite. En même temps, il ne s’agit pas de donner une
formation qui permettrait à chacun d’épanouir ses propres qualités et de se différencier : au
contraire, tout est fait pour que chacun soit semblable à l’autre  but : aboutir à une sorte de
collectivité humaine uniforme chacun n’étant qu’un rouage de la société. (But ( : être un bon
guerrier)

La façon dont on va faire la guerre à Sparte exprime cette communauté militaire : la communauté
n’est pas défendue par la masse des citoyens qui combattent les uns à côté des autres mais la cité
est défendue par ses héros = les Spartiates, les 8000.

Tout va changer : (important)


 la manière de se battre va changer : on a la formation d’une société politique, et c’est un
groupe, un ensemble, une armée rangée en ligne de bataille. Des individus coude à coude,
donne l’impression d’une masse compact où ce qui importe c’est la force collective de
l’ensemble : c’est ce qui exprime la cohésion de la cité. Il y a donc une sorte de préexistence
de l’organisation de l’armée sur les modes politiques de l’organisation de la cité (on retrouve
exactement la même chose à Rome où le nom des assemblées est celui de certains corps
militaires organisés pour combattre) un lien étroit entre la qualité de citoyen et celle de soldat :

13
c’est parce qu’on est soldat qu’on est citoyen.
citoyen

 La naissance d’un spartiate montre que l’enfant n’appartient pas à ses parents : il
appartient à la Cité. IL y a un conseil de la Cité, auquel on va présenter l’enfant et on va
l’examiner :
 si on juge qu’il sera robuste, s’il n’a pas de défaut physique, on le garde et il va être nourrit, élevé
chez ses parents jusqu’à l’âge de 7 ans
 s’il est considéré comme déficient ou en surnombre, on le tue car il est excédentaire aux besoins
de la cité.
A l’âge de 7 ans, il est enlevé à sa famille et éduqué dans des écoles militaires où on le
forme aux métiers des armes et où on lui apprend des choses qui touchent essentiellement à
l’histoire militaire, prestigieuse de la cité. On lui donne aussi un enseignement élémentaire. On
cherche de manière précoce à le rendre endurant, résistant : des épreuves physiques et morales
sévères.
A l’âge de 18 ans, il est mûr pour occuper sa place dans l’armée ; il restera un guerrier complet
jusqu’à 50 ans avec l’interdiction de se marier avant 30 ans.
Ce moment où il devient guerrier inclus aussi un ensemble de rites : il doit prouver qu’il est un
guerrier
 la cryptie : un ensemble d’épreuves où le spartiate est laissé seul, nu avec une épée et une
lance. On l’envoie dans la nature où il doit se débrouiller seul pendant plusieurs jours.
 Un autre rite dans la Cryptie : la chasse aux hilots (les serfs). Le Spartiate doit prouver qu’il
est capable de tuer.

Une fois guerrier, il va occuper sa place dans l’armée et dans les assemblées; dans le même temps, il
va devoir consacrer ses activités à la guerre et une partie importante de sa vie à la
communauté militaire : obligation de manger avec ses autres compagnons (avant la famille, il est
un soldat). Le Spartiate apprend en 1er qu’il
il doit donner sa vie pour sa cité.
cité

B. D’autres habitants de la cité

La distinction entre les libres et les non-libres : repose sur le plan militaire et sur les droits
politiques  les autre catégories que les Spartes n’ont aucun droit politique et sont asservies.
 les périéques : Lorsque Sparte est née elle a fait un partage des terres : les périéques ont été
refoulés en dehors de la communauté politique et n’ont pas bénéficié de ce partage des terres.
Ils sont à l’extérieur des grandes fonctions économiques ; quelque uns occupent des fonctions
commerciales, artisanales ; les plus considérés sont ceux qui sont des navigateurs. On les
appelle les « habitants du pourtours ».

 les Hilots : des serfs d’Etat : ce ne sont pas des esclaves, ce sont des êtres humains qui
peuvent avoir une famille et même parfois quelques terres propres. MAIS, l’essentiel de leur
activité est lié au Kléros du Spartiate qu’ils cultivent. Leur revenu vient de la différence de
ce qu’ils versent au spartiate et ce que la terre produit. Normalement ils ne peuvent pas
changer de qualité mais il arrivera que Sparte ait besoin de + de guerrier : à ce moment
là, on va armer les hilots et les inclure dans l’armée en tant qu’auxiliaires. Mais à chaque
fois, cette situation va constituer un danger pour Sparte : ils sont plus nombreux que les
Spartes. Après la bataille, même victorieuse, la plus part du temps, on tue les hilots qui
pourraient rompre l’équilibre délicat du système : un contrôle de la part des spartiates.

Les spartiates sont enfermés dans un système très rigoureux, donc on a imaginé une soupape : le
meurtre des hilots = Une compensation à cette écrasante servitude qu’est en réalité la leur dans la
collectivité.

14
C. L’organisation politique de Sparte : les principales institutions

Le mot ordre et le mot oligarchie sont caractéristiques : on va toujours privilégier par divers moyens
l’élite, le petit nombre et tout doit être ordonné.
L’idée qu’il y a une discipline sociale et militaire et transposée dans le domaine du corps politique.
L’ensemble est tiré par une philosophie de la tradition.
On aurait pu croire qu’on aurait débouché sur un système d’assemblé très
démocratique (malthusianisme):

1. en réalité, il y a bien une assemblée : L’APELLA


 une assemblée importante et même symbolique dans la mesure où elle réunit normalement
tous les citoyens. La Grèce a une conception de la démocratie qui l’amène a avoir une assemblée
qui rassemble la totalité des citoyens : catéclésia (la Grande assemblée/ orth) On a une assemblée
qui est symboliquement très forte mais qui en réalité n’a aucun pouvoir.
- sur le plan juridique : l’Apella élit les grands magistrats, fonctionnaires de la cité et donc c’est
d’elle qu’émanent tous les pouvoirs. Une forte conception de la souveraineté de
l’assemblée.
- Mais la manière dont ces élections sont réalisées, l’esprits de ces guerriers habitués à obéir
aux ordres expliquent qu’en réalité, cette assemblée ne peut pas jouer un véritable rôle.
 du fait de son nombre elle n’est réunie que rarement
 elle n’a aucun droit propre (elle ne fixe pas sa réunion). C’est une assemblée de muets où
personne ne peut prendre la parole.
 c’est une assemblée dans laquelle la manière dont elle va voter montre qu’elle est en
réalité dirigée.

2 conceptions du vote si on regarde l’histoire :


 une conception faible du vote : on procède par acclamation, c’est le cas à l’Apella.
l’Apella
 une conception forte

 le système Spartiate dans son ensemble est formé sur l’oralité : c’est lié à l’inculture de sparte.
Ce qui compte c’est la parole criée publiquement. De là, va dériver une conception de la démocratie
selon laquelle l’expression la meilleur de la Dcie c’est l’oralité : parce qu’elle est la forme sans
intermédiaire de l’expression de la volonté des personnes.  tout se passe en public : une
publicité  la Dcie c’est le lieu de la parole publique libre.
Un système qui fonctionne parce qu’il est réglé, discipliné

CCL : une assemblée nombreuse, symbolique, illustration de la souveraineté des égaux MAIS en
même temps, elle s’inscrit dans cet ordre de la loi souverain, absolu, discipliné.

2. Le conseil des Anciens : LA GÉRUSIA


28 vieux,
vieux, nommés à vie par l’assemblée. Une gérontocratie.
Dans ce système on a illustré un certain nombre de privilèges :
- le privilège de l’âge
- les gérontes symbolisent la tradition militaire
- les élitismes

Ces gérontes incarnent le véritable pouvoir de la cité :


 d’abord,, leur fonction est de préparer les lois. lois. (elles doivent être très rares dans
l’Antiquité)
 mais surtout, ce sont des juges,
juges ils forment une cour de justice : à la fois une cour politique

15
et les grands crimes sont de leur compétence. Prononcent des privations de droits et même
des peines capitales.
 Ex : la peine d’Atimie : l’atimé : si on la supprime à la personne, on le tue. Les peines d’atimie
sont pour cette raison là très sévère et associées à la peine capitale. L’atimie = la privation des
droits.

Ces gérontes sont donc des juges ce qui montre que l’exercice de la J est la première des fonctions :
des juges civils et militaires. Comme ils sont nommés à vie, vie les gérontes montrent qu’on est
dans un système où on veut donner aux I° la durée la + longue possible/ C’est l’idée d’un
conservatisme.
conservatisme Idée : les anciens ont une mémoire longue et se souviennent d’un très long passé :
permet à la tradition d’aller du passé, au présent et au futur.
Difficile de faire des lois dans l’Antiquité : et dans les passés anciens, la conscience qu’on a du futur est
encore plus incertaine qu’aujourd’hui. Pour vaincre cet obstacle : on prend la transition offerte par les
hommes eux-mêmes, les gérontes qui assurent le passage du vieux temps, au présent et au
futur
+ Les gérontes sont aussi le symbole de la continuité du gouvernement de la cité.

3. L’ÉPHORAT : un petit organe exécutif  5 EPHORS


Ils sont élus par l’assemblée : leur pouvoir consiste surtout à exécuter les décisions de gérontes :
des administrateurs, des magistrats.
Dans leur rôle d’exécutant, ils sont chargés de 2 missions :
- ils sont les gardiens de l’égalitarisme sparte : des surveillants qui veillent que l‘égalité
stricte ne soit jamais rompue.
- Des gardiens vis à vis de la discipline sociale : des sortes de commissaires politiques, des
contrôleurs. Ils contrôlent tout le fonctionnement de la cité dans le domaine civil et militaire.

Et, pour faire en sorte que ce soient des gardiens purs et durs, on choisi les ephors parmi ceux qui
appartiennent aux classes les plus humbles : des gens de qualité inférieure, très moyenne,
« des citoyens obscurs ».
Les ephors sont des gardiens, parfois appelés les « gardiens de la révolution de Sparte »

CONCLUSION sur le système de Sparte


 Des éléments positifs
 Sur le plan de l’efficacité, de la durée : incontestablement, Sparte a réussi contrairement
à Athènes qui n’a cessé de traversé des crises. Sparte : une espèce de ligne ininterrompue, un
machine politique qui a fonctionné sans heurt. L’influence de Sparte sera pour cela forte dans
l’histoire.
 en dépit d’une égalité très forte de ses citoyens, Sparte repose sur une division des tâches
extrêmement stricte. Et, cette division s’inscrit dans une hiérarchie au sommet de laquelle se trouve
les spartiates et les autres corps dans lesquels s’insèrent les habitants de la cité : division, hiérarchie,
ordre et discipline de l’ensemble : un modèle assez complexe où ce qui compte c’est l’ordre
souverain de la loi.loi
 vue de l’extérieur, on peut penser que Sparte est un système injuste : Or, il va paraître juste car
l’analyse qui sera faite pas les grecs de Sparte dira que S est le résultat d’une
une évolution au cours
de laquelle une Société injuste s’est totalement mise sous l’autorité d’une loi juste.
Constat : toutes les sociétés sont inégalitaires et pour Spartes, la société politique d’avant la cité était
celle d’une royauté et d’une oligarchie puissante : une inégalité multiforme et créatrice de désordres.
L’idée de sparte va être d’introduire de la mesure, de la Justice : idée d’une loi juste qui tout
en conservant des inégalités, créé une égalité stricte (des spartiates ligotés)  Hybris : pour les
philosophes grecs, sparte offre déjà l’exemple d’uneune cité qui parvient à maîtriser les excès. excès Le

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souci politique premier des grecs c’est lutter contre la démesure : contre l’excès =
l’hybris.
l’hybris

 des éléments négatifs


 Sparte reste une tyrannie collégiale, militaire : l’individu est totalement enfermé, même
inexistant dans la collectivité.
 Sparte est l’exemple d’une cité qui a porté le refus de la culture au maximum : la sclérose
sociale et politique (il ne reste rien de Sparte). Sparte s’est aussi un schématisme politique (le
schéma initial : la grande réthra)
 partition du corps social avec refus de toute mobilité. (les spartiates et les autres)

BILAN : Sparte est à la fois un système démocratique parfait dans lequel l’abnégation du citoyen
peut être volontaire, et à partir de là, Platon dira que c’est l’image idéal, parfaite et pure de la
démocratie.
MAIS pour bcp d’autres, Spartes sera l’inverse d’Athènes qui est le lieu de naissance de l’individu
politique = le citoyen. Pose les conditions d’une conscience individuelle de la citoyenneté.

A Athènes par contre, on assiste à tout un processus de réformes politiques, sociales, culturelles qui
conduiront en plusieurs siècles à l’apogée de la Dcie grecque : les 50 années du siècle de Périclès.

Section 2. Les réformes à Athènes et la transition vers la démocratie :


entre 630 et 500 av JC
Les crises du 7e s au cours desquelles Athènes connaît des transformations de l’état social, culturel,
politique.
Il s’agit d’une critique de la démocratie. Un courant individualiste se manifeste de + en + et il est
exalté par la littérature, par l’art, par la poésie. Il ne faut pas séparer culture et politique à Athènes.

Des réformateurs apparaissent et seront parfois des tyrans.


tyrans Mais le tyran en grèce correspond à
une situation dans laquelle un chef populaire prend le pouvoir sans fondement légal et accompli toute
une série de réformes. Or, ces dernières vont a-à peu près toutes dans le même sens : un processus
qui est sensé conduire à la démocratie. La tyranie est donc vue comme quelque chose de positif
dans la société grecque.
 Clisthène, Cylon : des « tyrans »
 d’autres sont plus qualifiés de réformateurs : Solon, Dracon (les règles draconienne)

A. La place des réformateurs dans cette aire : vers 630 jusqu’à 593

Dracon et Solon : leurs noms sont très connus dans la mémoire des juristes. On les associe souvent
à l’élaboration de constitutions.
Leurs œuvres font partie d’un un courant non seulement réformateur mais aussi un courant de
rédaction du droit.
(Il y a une pensée juridique grecque : conception étudiée des rapports entre la J et le droit. Il y a bien
un droit grec mais il a été écrasé par le droit romain. Les grecs ont légué aux romains, qui en sont les
héritiers.)

1. DRACON ET LA PUBLICATION DE LA LOI


Dans la tradition de bcp de sociétés, la loi est secrète, ignorée de tous, elle est entre les mains d’une
petite élite de scribes, de juristes ou bien entre celle de celui qui exerce le pouvoir.
Aussi bien pour Sparte avant Lacédémone qu’avant Athènes avant la démocratie, on avait des

17
aristocraties : le droit était donc entre les mains du roi et des ténistes.

Avec Dracon : les lois sont révélées par l’affichage des textes : elles peuvent être lues par
tous ce qui amène un processus égalitaire. Dracon est l’auteur de cette publication de la loi.
loi
 A la fois dans l’ordre pénal
 que dans l’ordre politique et social.

 EXEMPLES SUR LE PLAN PÉNAL


Il met en œuvre un droit pénal rigoureux.
rigoureux Mais ce sont des lois qui vont rompre avec toutes les
grandes traditions en usage jusqu’alors qui faisaient que le droit pénal était avant tout un droit
communautaire : pas de préoccupation de la Victime ou de l’auteur du dommage. Pas
d’individualisation dans ce droit, de l’action pénale. (ce n’est pas la victime qui porte l’action en
justice, c’est le chef de l’oikos ou du genos). Pas d’individualisation de la peine (ce n’est pas le
coupable qui supporte le châtiment : on peut offrir quelqu’un d’autre en échange).
Avec Dracon, abandon progressif de l’action collective, de la responsabilité collective
(familiale).
La Grèce est lel pays le plus précoce dans l’histoire de l’émergence de l’individualisation pénale, de la
responsabilité, de la « culpabilité ».
 Dracon distingue par exemple entre l’intention coupable et celle qui ne l’est pas : un progrès.
Après Dracon les grecs vont bien distinguer le meurtre volontaire du meurtre involontaire : dans ce
dernier, une zone floue difficile à juger. On va dire que les meurtres volontaires sont du domaine de
la J humaine et les meurtres involontaires du domaine de la J des dieux qui sont plus aptes.

A côté de ces réformes, on va trouver avec SOLON des tentatives de modifier un certain nombre de
caractères politiques et sociaux de la société grecque.

2. SOLON

L’hybris : Dracon et Solon vont souligner combien l’excès est dangereux dans la vie sociale et
politique et qu’il faut y mettre fin.
Deux physionomies de l’hybris :
- l’hybris de l’aristocratie : elle a des privilèges et elle veut les garder.
- L’hybris des pauvres, des masses populaires : ceux là sont aussi possédés par l’hybris.

Dans l’Antiquité, un excès spécifique qui prend la forme de la volonté du partage des terres
 Solon et Dracon verront que c’est le nœud de la démocratie. (ils voient que Spartes à fait un
partage plus que draconien  les Kléros: jusqu’où ira Athènes dans l’assise terrienne du pouvoir ?)
La solution grecque et romaine apparaîtra comme celle la plus favorable pour une démocratie
pacifiée : une société sans hybris  passe par la constitution d’une classe moyenne. Il faut une
richesse moyenne et une forte classe moyenne sans laquelle la démocratie ne peut pas
exister.
exister

 On a aussi une espèce de laïcité et de rationalité de la chose publique.


publique
Prend la forme du mot « autonomia » : l’autonomie du politique. Les grecs pensent que l’homme
est un animal politique et ils ne peut pas vivre autrement qu’en société. Comme cela fait partie de sa
nature et de sa destinée, forcément existe en lui des capacités à créer lui-même cet ordre social qui
lui est nécessaire. On a donc une espèce d’écart progressif qui se constitue entre l’homme et
les dieux.
 pour cela, ils peuvent créer les lois : le nomos.
nomos En faisant cela, on légitime les réformes du tyran.

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 Autres réformes : des réformes sociales concernant le droit de la famille, le droit
successoral, la filiation…
Parmi ces réformes, on a un ensemble de règles qui peu à peu brisent l’autorité collective de
la famille et qui font émerger comme des personnes juridiques les différents membres.

 le rejet du fardeau : interdiction de s’engager soit même comme débiteur. (très important,
on le retrouvera à Rome). Que fait-on quand on est tellement pauvre qu’on a rien ? il reste son
propre corps qui a toujours servi à payer ses dettes, ou à payer une créance : en travaillant
pour son créancier… en se faisant esclave…
Athènes sera une des premières sociétés à se dégager de ces contraintes très fortes. Interdiction
de tout engagement sur la personne ou sur les descendants du débiteur.

 Des réformes politiques : Solon prenant appui sur le modèle de Sparte va être intéressé par
la discipiline de façon à égaliser le corps social en le plaçant sous l’autorité de la loi.
On trouve les premiers essais consistant à faire participer au maximum le citoyen à la vie politique ;
idée : la meilleure des cités sera celle où le plus grand nombre de citoyens peuvent
gouverner.

2 organes :
- l’Assemblée : l’Ecclésia (= assemblée du peuple de la cité réunie pour élire) C’est
l’assemblée du demos, l’ecclésia remplace l’aréopage noble. Désormais, il n’y a plus de
critère génétique mais des critères censitaires.
censitaires. Le cens révèle que chaque citoyen doit
selon ses moyens, payer des impôts pour participer au fonctionnement de la cité.

- La création d’une Justice populaire : l’Helié (le tribunal). C’est le peuple souverain qui
juge. Une grande cour de J. 6000 jurés dans ce tribunal. N’importe qui pourra parler dans
l’assemblée et n’importe quel citoyen peut être juge. N’importe qui peut agir en J :
l’individualisation est très fortement en marche.

B. La tyrannie de Pisistrate : 560-511


(Pisistrate est un Tyran. )

Un groupe de commerçant et d’artisans devient //t de plus en plus puissant parce qu’Athènes
s’enrichit. Ils veulent accéder au pouvoir. Pisistrate est un accélérateur de ce processus vers la
démocratie.
Chez Pisistrate, on va trouver 3 tendances.

1. Le renforcement de l’égalité
Il s’agit plutôt d’égalité réelle et c’est la propriété de la terre qui donne réalité à l’égalité :
Pisistrate va confisquer des terres aux nobles et créer par un partage, une classe de petits
propriétaires. Pisistrate créé une nouvelle classe : enracine profondément la tyrannie dans la
mémoire grecque selon laquelle elle est un bien fait dans la cité.

2. Pisistrate va aussi amplifier un ensemble de structures urbaines centralisées


La cité va de + en + inclure des organes de gouvernement mais en même temps tout un ensemble
connexe de ces organes. Tout l’annexe de la culture : les temples, amphithéâtre, les stades… 
Pisistrate créé une cité dans laquelle le citoyen trouve à la fois les organes de gouvernement et tout
ce qui va nourrir sa conscience sociale et politique.

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Les tyrans sont entrain de fabriquer une conscience civique grecque à la fois nationale (presque
ethnique) mais en même temps très élargie. En même temps une sorte d’impérialisme culturel :
sorte d’élargissement de la culture à tous les grecs où qu’ils résident.

La culture, c’est d’abord le culte : un ensemble de rites civiques au cours desquels on célèbre les
dieux de la cité. La religion ici, comme à Rome sera une religion civile dans laquelle l’individu fait
partie de l’ensemble homogène que forme les citoyens d’une cité.

Dans la formation de cette conscience, il va y avoir les jeux :


- Permet d’exprimer publiquement la beauté (des athlètes) : illustration de la perfection
corporelle  une esthétique du politique, du sport
- Le sport sert aussi d’exutoire aux masses
D’autres lieux : le théâtre  un exutoire aussi

L’art, l’illustration de la communauté par les grands ensembles, des lieux politiques et sociaux, mais
en même temps, l’art grec a été celui qui a accéléré la prise de conscience de l’individu.
Les grecs vont être les inventeurs d’une représentation de l’être humain dont on peut faire le tour =
très symbolique : représentation d’individu autonomes…
Idée : Importante construction de la citoyenneté : à la fois de l’individu-citoyen et de la
communauté des citoyens dans la ville d’Athènes qui résulte de cette immense illustration
artistique qui touche tous les domaines. Les philosophes vont être associés à ce mouvement :
les philosophes sont des théoriciens constructeurs de la cité et lorsque la cité aura atteint son
apogée, ils deviendront des annalistes, des contestataires.

3. Pisistrate : le maître de la terre, de la guerre et de la justice


Pisistrate va donc se servir de son pouvoir personnel pour imposer des réformes et à ce titre, il
apparaîtra comme le maître de la terre, de la guerre et de la justice.

 le maître de la terre : il a imposé un partage du sol de la terre en se déclarant le mettre du


sol.
 Le maître de la guerre : Sparte avait construit sa cité sur la prééminence du guerrier. En
Grèce les liens seront presque rompus entre guerrier et citoyen. Pisistrate est l’artisan de ce
panélénisme qu’il veut le plus fort possible pour faire des grecs des modèles. Mais il n’utilise
pas la force militaire de ses citoyens : trop peu nombreux, mal armés  il va vouloir
qu’Athènes soit très riche pour se payer des mercenaires. Mais la guerre va lui servir à enrichir
la cité, créer des comptoirs et avec Pisistrate débute l’hégémonie.
 Le maître de la justice : Pisistrate est un réformateur de la Justice : il garde l’helié mais il
va créer une justice inférieure : la Justice des dèmes : une petite justice de village, de petites
villes. Les nobles avaient l’habitude de rendre la J sur leur terre donc par cette création, on
enlève aux nobles une partie de leur autorité judiciaire. Cela concours à accélérer le processus
de la création de la démocratie à Athènes

BILAN SUR PISISTRATE :


 Il a enlevé à l’aristocratie ses principaux privilèges : le culte, la justice et même l’armée
puisque ce sont des mercenaires
 Il offre au peuple par le partage des terres une meilleure condition de vie. Pour lui, il
faut un bien être matériel pour que la démocratie puisse exister.
 Pisistrate est l’inventeur des conditions culturelles qui président à l’instauration du
citoyen. (intellectuelles, sportives…) L’ensemble créé vraiment l’instauration
instauration d’une véritable
communauté politique.
politique

20
C. L’élargissement des bases de la démocratie par Clisthène : 507-501

Clisthène est un tyran.


tyran Il va accomplir toute une série de réformes destinées à souligner les bases
juridiques et idéologiques de la démocratie d’Athènes. Ces réformes sont inspirées par la volonté
d’aboutir à la perfection.
perfection

Les athéniens ont de plus en plus conscience qu’il créé quelque chose de neuf pour eux et pour
l’ensemble des autres nations. Il créé un modèle de cité.
cité Profitant de ce que leur langue leur
permet, de ce que cette création s’appui sur un contenu culturel fort, il y a sous-jacent que c’est un
modèle universel.
universel

Dans cette construction, une sorte de paradoxe dans le fait qu’on a quand même affaire à une petite
cité mais cette construction très ordonnée,
ordonnée est à l’échelle non seulement universelle de la terre
habitée mais aussi à l’échelle cosmique…car
cosmique le grand modèle de toutes les choses, c’est le cosmos.

Comme à Sparte, on a le sentiment que le nombre, les mathématiques sont très importants. Une
obsession du calcul : introduire des chiffres dans le fonctionnement de la démocratie.
démocratie Des
nombres sacrés à respecter. Cela va introduire un petit peu de malthusianisme.

Clisthène va dépasser l’idée de l’ordre souverain de la loi : l’eunomia.l’eunomia Il va dire que le


citoyen est à la fois un individu obéissant à la loi et magistrat de la loi. Tout cela parce que la cité
appartient dans son entier au citoyen.

Enfin, dans la mesure où Clisthène pose de façon très forte cette souveraineté du citoyen, il va de
plus en plus distinguer entre ceux qui sont citoyens et ceux qui ne le sont pas ; avec en plus
un contrôle de la citoyenneté « être un bon citoyen ». En même temps, Clisthène créé la
garantie de la citoyenneté : c’est à dire l’ostracisme (protéger la cité contre un citoyen qui
voudrait porter atteinte à la cité).

1. La nouvelle géographie du pouvoir dans la cité

L’expression de « nouveau territoire » : quelque chose qui n’a jamais été jusqu’à lors.
Le citoyen va devoir prendre corps dans un lieu : Cela va correspondre à un enracinement politique.

Clisthène va contraindre chaque citoyen à s’enraciner dans un lieu : le droit du sol (opposé
au droit su sang : l’enracinement génétique). Il s’agit de casser tout ce qui pouvait rester de lien
génétique.

a. Une cellule locale de base : le dèmes


Clisthène divise la société en 100 dèmes. 3 masses :
 le dème de la ville
 le dème de l’à côté (dans la périphérie d’Athène) orth
 le dème de l’intérieur
Chaque dème correspond à environ 300 et 1000 habitants ce qui va donner entre 100 et 300 citoyens
mâles adultes.

Le dème c’est le lieu de naissance ou bien sera le lieu de résidence définitif.


définitif.
Le dème c’est un territoire commun à tous ceux qui y habitent. Clisthène créé une appartenance au
sol précise et définitive.
L’appartenance aux dèmes est aussi exclusive : les habitants avaient tous un nom

21
patronymique : un nom individuel qui permet de les identifier. A côté de ce nom existait un nom
lignager : celui de la famille dans laquelle on s’enracinait. Désormais, le nom du dème va remplacer
le nom familial de façon à enlever toute réalité aux anciens liens génétiques et de façon à faire
prévaloir le nom du dème.  le dème c’est ce qui qualifie et dénomme la personne.personne L’individu
est déraciné de ses origines propres : cela abouti à débaptiser.
débaptiser Inquiétant. Mais on le fait par
volonté d’inscrire totalement le citoyen dans la cité, il se trouve réuni aux autres par une
dénomination qui inclut une parenté : ils sont tous d’un certain dème. On invente un individu nouveau
avec un nouveau nom.

Le dème c’est la cellule de base.


base
 C’est à la fois une unité administrative locale, elle porte au pouvoir local un démarque (sorte
de maire), c’est là qu’on organise les affaires commerciales, les cultes. C’est là qu’on instaure un
contrôle sur les ressources et qu’on définit le cadastre, qu’on établit l’état civil, qu’on organise la
police.
 et une unité politique : l’assemblée du dème va élire par tirage au sors ceux qui font partie de
la Boulè : une assemblée politique.

b. Les trittyes
30 Trittyes qui regroupent 1 ou plusieurs dèmes.

c. Les tribus
Elles ont une fonction religieuse et surtout elles vont désigner les 50 citoyens qui
composeront le corps exécutif de la cité
 10 tribus qui comprennent 3 trittyes. Les tribus constituent le dernier échelon : une sorte de
cadre national construit pour englober le citoyen sans faire apparaître la prééminence quelconque
d’un territoire sur un autre.
CCL : une architecture de gouvernement déjà solide.

2. les nouvelles institutions de gouvernement

Clisthène prolonge les évolutions antérieures : il va créer ou réorganiser un nouveau conseil, donner
un développement à l’assemblée et créer l’ostracisme = un système de protection de la cité.
Mai avant tout, une réforme inclus toute les autres : la réforme du calendrier  Clisthène créé un
calendrier politique calqué sur la durée des fonctions, la tenue des assemblée, un calendrier
calculé à/p du nouveau rythme politique de la cité.
 très nouveau car correspond à l’affirmation de la laïcité du politique.
Jusqu’alors, le calendrier était dans les mains des prêtres, c’était des calendriers liturgiques dont la
fonction était de rythmer les cultes dans l’année. Quand les romains parlaient du déroulement des
jours, ils utilisaient deux mots : fas et nefas  les jours fas étaient des jours où les dieux
permettaient aux hommes d’agir. Sinon cela ne marchait pas.
Ici, il s’opère un déracinement précoce.
= les grecs sécularisent la chose publique : idée d’une révélation, que c’est visible par tous.
Désormais, on peut dire que la sphère publique et la sphère privée sont séparées de ce point de vue :
la sphère publique se laïcise alors qu’au contraire, la sphère privée restera beaucoup plus
longuement soumise sous l’autorité, sous la providence, sous la permission des dieux. dieux

Divers déracinements qui vont donner plus d’autorité aux organes mis en place :
 le nouveau conseil de la cité : la Boulè (existait déjà avec Solon) = là, un conseil de 500
membres tirés au sorts élus pour 1 ans, 50 par tribus sur la base des assemblées des
dèmes. Pas de condition de cens. Une rotation rapide tous les ans.

22
Des attributions importantes : la gestion et l’administration permanente d’Athènes ; pour le
symboliser, un feu doit être entretenu.  Ce conseil est l’organe qui exprime la permanence
des I° et du pouvoir

 les stratèges : un corps nouveau qui vient compléter le corps des archontes. Les
stratèges sont élus. 1 par tribu. Ils exercent un commandement militaire : place très
importante dans la cité. On les choisit soit par tirage au sort soit on combine le choix ou le
tirage au sort. . Les stratèges les plus importants sont spécialistes de l’art de la défense de
la cité.
 RQ: Le tirage au sorts est considéré par les Athéniens comme étant l’un des meilleurs mode de
scrutin : le hasard. Montre que la séparation avec le monde religieux n’est finalement pas complète

 L’Ecclésia : réunion du peuple assemblé. Elle a commencé d’exister pour être témoin de la
chose publique. Mais elle a fini par retrouver la forme d’une I° entre les mains d’une oligarchie.

Une double modification :


- on change de lieu de réunion (avant réunie sur l’aéropage) : désormais, l’Ecclésia se réunit
sur une autre colline. Un lieu où le pouvoir est vu de tous et où chacun s’il veut s’exprimer est
vu du pouvoir. La Pnyx : nom de la colline sur laquelle l’assemblée se réunit désormais.
- On change le mode de réunion : apparition de règles internes de fonctionnement,
apparition de gradins pour s’asseoir, lieu où on met en place un calendrier, des dates de
réunion. C’est dans ce lieu que le peuple va pouvoir écouter les discours des chefs mes
également pouvoir répondre et prendre la parole. Et finalement voter. Processus = écoute,
parole puis vote.
vote Un droit égal pour chacun de prendre la parole et de voter.

 l’ostracisme : c’est une procédure, une sorte de décision de justice


Vient du grec ostracon qui désignait un petit tesson de céramique qui servait de bulletin de vote.
L’ostracisme est une procédure complexe, majeure, et symbolique : c’est un vote de défiance
populaire.
populaire

Idée de Clisthène : Pour protéger la démocratie entrain de se constituer, pour empêcher que des
tyrans, des orateurs ne détournent le peuple et s’écartent de la Dcie, on va permettre à l’Ecclesia
de prendre une décision qui exclue ces personnes. personnes Une décision grave car on est dans le
processus de fabrication de la citoyenneté. Mais en même temps on ne peut pas défaire les liens
initiaux très forts du sang, de la communauté initiale facilement. Pour protéger ce corps social, on
invente l’ostracisme = Tous les ans, à la même date, on réuni l’Ecclesia. Dans un 1er vote, on vote
pour savoir s’il y a lieu de procéder à un ostracisme. Si on ne conclu à aucun danger pour la cité, on
ne va pas plus loin. Si on conclu à un danger Un 2e vote : il faut au moins 6000 votants ; cette
assemblée est présidée par un collège d’archontes et la Boulè sert de contrôleur des bureaux de vote.
Un 2nd vote alors de défiance populaire sur une personne vis à vis de laquelle il y a une suspision
d’atteintes aux liberté etc…
 Sanction : L’ostracisé déigné a 10 jours pour quitter la ville et il est condamné à une sorte
d’exil pour 10 ans. Pendant ce temps, il perd la timé = ses droits civils et civiques = il perd son
identité de citoyen et toute sa capacité religieuse.
Cet ostracisme remplace la peine ancienne d’atimie : on bannissait les personnes dangereuses
pour la cité MAIS là, la peine s’appliquait à toute la race de la personne à toute sa parenté. On allait
jusqu’à la privation de sépulture (très cher aux romains pourtant : punition des plus sévères)
L’ostracisme laïcise en ce sens : ce n’est plus une peine perpétuelle mais décennale et ne touche
que l’individu seul.
Ostracisme = mode de défiance populaire, prend la forme d’une assemblée politique qui
prend une décision. Et, considère toujours que l’ostracisme est à l’origine de la motion de censure
dans les assemblées parlementaires. L’ostracisme va rester en usage jusqu’à la moitié du 5e s et

23
progressivement disparaître car sera remplacé par une autre forme résultat d’un arrêt de justice.

Chapitre III. L’apogée de la démocratie athénienne au 5e siècle : le


siècle de Périclès : 460-430

Section 1. Les données historiques, les principes démocratiques


initiaux
A. HISTOIRE

Le 5e siècle est l’apogée à tous égards : économique, de la pensée politique, du fonctionnement


des I°, de la richesse de la Grèce. Un rapport entre la richesse et le bon fonctionnement des I°
politiques.

Athènes est aussi au fait de sa puissance militaire : elle a vaincu les Perses au cours de plusieurs
batailles
- 490 Marathon : la plus célèbre
- la victoire navale de Salamine en 480
- la victoire de Platée en 479 qui met fin aux affrontements avec les perses. Une victoire
militaire à fort sens politique : elle libère la Grèce, la rend autonome, la rend plus facilement
conquérante en libérant ses armées.
Surtout, ces guerres vont exiger le concours de nombreux soldats : or, les éphèbes sont bien trop
nombreux. Ici, on va utiliser 2 catégories d’habitants d’Athènes qui n’ont pas les droits des
citoyens mais dont les fonctions sont de plus en plus utiles au fonctionnement d’une société de + en
+ nombreuse et complète : les Thétes (citoyens trop pauvres exclus par le cens à la participation de
la vie de la cité), les Méthèques (des étrangers résidents).

Puissance économique et commerciale d’Athènes.


d’Athènes Les Grecs ont créé dans tout le bassin
méditerranéen des ports et colonies, Athènes est importatrice et organisatrice de ce commerce.
Ces colonies vont devenir autant de cités : ces cités grecques vont être grecques principalement
par la langue. Ces cités vont peu à peu nouer des liens institutionnels entre elles pour créer une
sorte de confédération athénienne : regroupera jusqu’à 150 cités dispersées. Cette confédération
prend un nom : la ligne de Delos : elle va aboutir à instaurer une thalassocratie : le pouvoir de la
mer  des cités thalassocratiques.
thalassocratiques

Le pouvoir de la mer : 1er prémisse des toutes premières institutions du DIP. Ces ligues vont être tout
de suite très bien organisées avec des I° propres avec des cour de J propres, des magistrats
inspecteur, L’ensemble des systèmes de taxation…
Le PHOROS = impôt que toutes les autres cités devait payer à Athènes, mère de la ligue.
L’idée d’Athènes ici à son apogée c’est de renforcer un maximum les institutions de la cité mais en
même temps, elle cherche à se constituer un Empire propre, qui prend la forme d’une sorte
de confédération de cité. Cet empire devrait aboutir à réunir les cités autours d’Athènes,
cité mère.

Le lien entre autonomie de la cité, maximum de la puissance et de la richesse avec le nombre


d’habitant : idée ici aussi du nombre d’or, optimum. Quelque chose de malthusien. Les grecs ici, ne
font pas preuve d’une autonomie plénière de la pensée politique : ils sont captifs d’une
conception cosmique et divine des mathématiques. Dans ce nombre, il y a l’idée aussi que
les richesses doivent être partagées pour qu’il y en ait assez pour tous (un peu dans la ligne
spartiate)  la richesse moyenne du grand nombre assure le bien être = ce qui permet à

24
l’être humain d’être dispensé de la recherche du minimum vital. On a l’esprit libéré.
RQ: Le monde de l’Antiquité pensait construire l’existence humaine en opposant 2 termes : otium
(consacrer son temps à des activités plus élevées que le travail : ex, la prière, le loisir et le loisir va
inclure le studium : les études  le loisir de l’étude ; le savoir politique) et negotium (le travail)

Le siècle de Périclès est donc celui d’une addition de l’impérialisme, de l’autarcie des cités, de la
liberté des citoyens, de l’égalité des droits…En plus de cela, tous les penseurs vont dire que la
richesse inclus la responsabilité ; à l’inverse la pauvreté exclu toutes responsabilité.
responsabilité.
Les grecs vont analyser la chose en terme philosophique : l’ordre et la mesure vont être les
garants du bon fonctionnement de la Dcie dans la cité. cité (contrairement à l’hybris)

b. les principes

L’Isonomia : c’est l’égalité des droits, l’égalité politique, l’égalité d’accès aux charges publiques
L’isegorie : droit de chaque citoyen de prendre la parole en public
L’isogonia : l’égalité au sens biologique, par la naissance  tout le monde à les mêmes droits par la
naissance
L’isokratia : le fait que tout le monde peut commander  égalité des pouvoirs
L’eunomia : l’ordre de la loi, la souveraineté de la loi (en // avec l’isonomia qui va remplacer
l’eunomia) Isonomia : tout le monde est dans le même rapport avec la loi.
Eleutheria : la liberté qu’ont les citoyens parce qu’ils sont membres du Telos : de la communauté
civique.  une liberté collective à la cité. C’est cette liberté qui prime sur la liberté individuelle.
Autonomia : l’autonomie se trouve être le qualificatif d’une cité qui a la liberté de choisir ses propres
lois, institutions, mode de gouvernement. Sert à distinguer les cités grecques des cités orientales
sous l’égide de tyrans. L’autonomie enferme la liberté au sein des murs de la cité.

Ces termes vont peu à peu prendre leur signification plénière et trouver leur champ d’existence au
moment de l’apogée : entre 460 et 430. On les retrouvera après mais peu à peu, ils vont être vidés de
leur sens.
Ces termes constituent l’assise du vocabulaire constitutionnel de la cité d’Athènes. C’est
autours de ce vocabulaire que vont se mettre en place les principaux organes de gouvernement :
l’assemblée du peuple, le conseil de la cité, les magistratures et enfin la justice.

Section II. l’assemblée du peuple : l’Ecclesia définitive


Exam !
A. les conditions de la citoyenneté

A Athènes, il n’y a pas de figure abstraite de l’autorité, on peut même dire à la limite que la cité
grecque n’est pas un territoire au sens politique. La cité grecque c’est les grecs. En dépit
d’institutions fortes, on n’est pas dans un système d’institutionnalisation du pouvoir. IL n’y a pas non
plus de personnalisation du pouvoir : retenir l’idée d’une communauté d’hommes, d’Athéniens.
d’Athéniens
Ce sont les citoyens. (ressemble à la configuration spartiate).
 Pour être citoyen :
- il faut être un homme
- né de père ou de mère athénien
Le principe de l’exclusion des femmes et des métèques (étrangers) est la règle et ne souffre
d’exception que dans le cas où la cité est en danger.

Cette assemblée, va reposer sur l’idée d’une souveraineté extrêmement forte. Sans
intermédiaire : une Dcie directe.
directe Chaque membre du Telos est pleinement souverain et cette

25
souveraineté s’incarne par le droit ou non d’assister et de voter à l’assemblée.

Cette Dcie directe rencontre des limites : au 5e s, on ne peut pas réunir tous les citoyens. (45 000
citoyens à Athènes !) Dans la pratique, il y aura tjs 2000 ou 3000 citoyens à assister aux réunions.
Cette démocratie du nombre va nécessairement orienter la présence des membres dans le sens que
ne vont pouvoir siéger que les oisifs : ceux qui ont du temps.
 en effet, l’Ecclésia siège tous les 9 jours

Ces contraintes vont avoir 2 conséquences :


 Vont siéger ceux dont le métier n’exige pas la présence (les artisans qui ont des ouvriers, des
paysans à certaines époques, une classe plutôt commerçante…) Des pans entiers de la
société vont se trouver exclus
 Pour pallier ces difficultés, peu à peu la Boulé va décider d’offrir des compensations à ceux qui
viennent siéger et qui perdraient de leur revenu. On va distribuer des jetons de présence. Mais
cette pratique va modifier la nature de cette réunion. Certains ne viendront que pour être payé
et tout le temps : une sorte de personnel politique.

B. La souveraineté de l’assemblée

 Une assemblée forte qui n’est pas cantonnée au pouvoir législatif : elle participe à
l’exécutif.
l’exécutif Dans la volonté d’une présence nombreuse et forte des citoyens, le système imaginé
inclut presque une démocratie directe : pour décider de la paix ou de la guerre, pour décider des
alliances, des finances…. Pour la nomination des ambassadeurs…Ces citoyens exercent aussi un
contrôle sur les magistrats : l’assemblée nomme ceux qui ont les grandes fonctions
administratives dans la cité

 L’assemblée est également l’organe législatif : elle est surtout maîtresse des lois : les citoyens
réunis en assemblée peuvent décider du moment où il voteront des lois. N’importe quel citoyen
présent dans l’assemblée peut déposer un projet de loi qui est souvent voté sans discussion ; il est
souvent transmis à la Boulé qui en fait une étude plus approfondie. Le projet revient enfin devant
l’assemblée qui le vote définitivement.
On note le soin qu’on a mis a exprimer très fortement la supériorité de la loi : LE NOMOS. Il est à la fois
le résultat du respect que le citoyen doit à la loi et le résultat de la souveraineté de
l’assemblée elle même. 2 faces.
 cette autonomie de la loi, n’est pas totalement achevée (religion). Pas de constitution mais un
ensemble de traditions politiques qui fait que cet ensemble de « coutumes fondamentales »
s’applique à tous.

 Enfin, une participation à l’activité judiciaire : les citoyens sont des juges. Ils sont des
elias  ils peuvent exercer une fonction de justice. Ici, on a une sorte de confusion entre l’exercice
du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire. Normalement l’assemblée ne juge pas, ce n’est pas sa
fonction MAIS, à l’époque de Périclès, il y a 3 procédures originales au moyen desquelles
l’assemblée exerce un pouvoir juridictionnel.

 l’ostracisme (cf la procédure) continu d’exister. On l’entour de procédures plus complexes : un


vote secret
 le vote d’une amnistie : l’Adeia. C’était jadis quelque chose qui n’était pas centré sur les droits
politiques mais qui se rapportait à la personne, à ses composantes intérieures
 L’eisangelia : tout ce qui relève du jugement, de la dénonciation des crimes contre l’Etat. La J
politique : haute trahison…

26
c. Des limites à la souveraineté de l’Ecclesia

L’histoire d’Athènes est une histoire complexe où on a eut une succession de coups de force. On a
pu voir venir au pouvoir des tyrans (Clisthène, Pisistrate), des réformateurs (Dracon, Solon), des
membres de l’aristocratie et de l’oligarchie… : il y a une tentation monarchique ou royale
présente au moins dans la mémoire politique (on retrouve cela dans la partie républicaine de
l’histoire de Rome).

Pour toutes ces raisons, la souveraineté de l’assemblée est limitée pour empêcher que
l’assemblée ou bien 1 citoyen face voter des lois qui seraient contraires aux grandes
fondations politiques de la cité.
 1ère forme de ces limites : un citoyen qui serait à l’origine d’un projet de loi qui comporterait un
danger pour la cité : une intention mauvaise, un danger général pour la cité
 2e forme de ces limites : un projet de loi non en lui même politiquement dangereux mais qui
contiendrait un vice de forme qui le rendrait contraire aux lois.

2 actions :
 Une action en responsabilité c’est la graphé paranomon : une action entre les mains du
tribunal populaire de l’Elié et qui lui donne le droit d’intenter une action contre un
citoyen qui aurait été animé de mauvaises intentions à l’égard de la cité en projetant une lois
mauvaise ou contenant des vices de formes.
 Sanctions : peuvent aller de la déchéance des droits, au bannissement à la mort du coupable.
Considéré comme essentiel à la protection de la cité.
 Une action en illégalité : a pour but d’empêcher l’incohérence de la législation et le
mauvais fonctionnement de la démocratie dans l’assemblée. Des sanctions moins lourdes mais
on a voulu limiter l’exercice des prérogatives des membres de l’assemblée. Vise à ordonner
une cohérence de la législation.

Section III. La Boulè, le conseil de la cité


Elle devient le grand conseil pérenne, exécutif de la cité. Ce conseil a remplacé l’Aéropage
mais l’aéropage ne disparaît pas. On a réduit ses pouvoirs, mais on l’a laissé subsisté. Un
phénomène très fréquent qui s’explique par la révérence que l’on a pour les choses anciennes. Une
perte de prérogatives compensée par un très grand prestige.  L’aéropage : elle est compétente
pour l’organisation des fêtes, pour ce qui relève du culte et même pour ce qui ressort des crimes
religieux.

 La Boulé comprend 500 membres âgés de + de 30 ans, tirés au sorts pour une durée d’1
an.
an Ses membres exercent une fonction gratuite.
gratuite (c’est l’idée dominante d’Athènes) Des jetons de
présence apparaîtront peu à peu et ne correspondront pas à cette gratuité initiale.
Mais en attendant, on remplace l’absence de rémunération par des honneurs : être honnoré dans
l’Antiquité comporte toujours des charges, des obligations : les Romains ont traduit cela par une
formule latine simple : « honora onera »  les honneurs, les charges.

(A Athènes, cela va se traduire par l’évergétisme, le mécénat : Si on occupe un poste prestigieux, si par surcroît
on est riche, on recueil les honneurs. Et, plus on est honoré, plus on doit à la cité : les evergetes sont donc des
citoyens qui prendront à charge des parties très importantes des « Services public ». ainsi, des armées, des
navires, des constructions de temples sont payés par un citoyen. )

Les membres de la Boulé exercent leurs fonctions et ont des honneurs : parmi ces honneurs,

27
celui d’aller gratuitement au théâtre, d’être placé dans les premiers rangs dans les solennité…
Les membres de la boulé sont convoqués régulièrement par des prytanes qui à tour de rôle
exercent le commandement de la cité.

 L’institution de la Boulé correspondait à la volonté d’instaurer un système politique qui incarnerait


3 grandes caractéristiques.
 la sagesse politique : la Boulé doit incarner la mesure, l’absence de passion, la réflexion dont
chaque citoyen détient ce qui en assure la réalisation.
 le sens commun. On veut éviter toute professionnalisation de la vie politique. Le sens
commun appartient au peuple
 l’aspect collectif  la Boulé doit faire émerger une conscience collective. On ne veux par
revenir à l’oligarchie on veut une conscience populaire.

 Rôle de la Boulé : un organe chargé de préparer le travail de l’Ecclésia. A l’Ecclésia on


projette des lois qui sont votées, la Boulé saisi ces projets et c’est elle qui avec des bureaux
spécialisés, prépare les textes renvoyés ensuite à l’Ecclésia qui les votera définitivement.
Avec le temps, un élargissement de ces prérogatives : la réunion de l’Ecclesia tous les 9 jours
apparaît insuffisante pour répondre à l’urgence ; avec les guerres, il faut prendre des décisions
rapides : on voit apparaître dans la Boulé un pouvoir de prendre des décrets en cas d’urgence.
d’urgence
- dans un premier temps, ils porterons sur un domaine limité
- puis seront élargis en fonction des circonstances.

Autre prérogative : le contrôle des magistrats  tous les fonctionnaires de la cité sont soumis au
contrôle de l’Ecclésia mais elle ne peut pas tout faire. Très vite, la Boulé reçoit une délégation : elle
les contrôles, vérifie leur comptes, leur donne des instructions
 un contrôle des personnes et de leur activité
 un contrôle de leur finances
La Boulé est la pièce maîtresse dans le fonctionnement et le gouvernement de la cité.

Section IV. Les magistrats


De manière générale, on parle des « magistratures » dans l’Antiquité. Le mot n’est pas pris dans
son sens judiciaire qui est très exceptionnel mais les magistrats sont des administrateurs.
administrateurs Mais,
on peut aussi els voir comme des « ministres ».
- il y a une grande magistrature
- une magistrature moyenne
- des magistrats subalternes (sorte de petits fonctionnaires de la cité)  des esclaves
pourront exercer ces fonctions. (ingénieurs, maîtres d’œuvres, architectes, intendants…) une
fonction très importante des magistrat subalternes : surtout des pédagogues.

A. L’organisation générale de la magistrature à Athènes

 Les magistrats constituent d’abord un personnel varié et nombreux : on trouve des


magistrats de très haut rang et des petits fonctionnaires subalternes. Des magistrats de
gouvernement et des magistrats d’administration
L’exigence de savoir et de technicité a été telle sous cette période que l’on trouve des
esclaves et même des étrangers en tant que magistrat d’administration.

 Dans l’idéal de la cité grecque, il y a l’obligation que tout citoyen puisse accéder au
pouvoir mais en même temps se développe l’idée que la meilleure des cités possibles

28
est celle qui permet aux citoyens d’être le plus facilement possible magistrat. Cela fait
partie des droits des citoyens que d’être magistrat de la cité.

 Les fonctions sont importantes, les pouvoirs exercés sont lourds. En même temps qu’on
insiste sur l’utilité de ces magistratures, on est conscient du risque que les M
exercent des pouvoirs excessifs. Cq : les traditions introduiront des limites aux
pouvoir des M.M
2 vont figurer classiquement en Grèce et à Rome : la collégialité et l’annalité  ce sont deux
principes fondateurs.
 La Collégialité : le fait que dans chaque ordre administratif, de gouvernement, on va trouver au
moins 2 magistrats qui exercent ensemble leurs fonctions et qui se neutralisent. L’idée est
d’empêcher qu’un M accapare le pouvoir. En même temps, cela va demander des mécanismes de
fonctionnement. Par des systèmes, on a voulu soit donner au M un pouvoir pendant une certaine
durée et son collègue prend la suite… des systèmes de véto…
 l’annalité : une limite qui souffrira de bcp d’exception. En particulier pour des fonctions
militaires : on ne peut pas d’un coup changer de magistrat alors qu’on est en guerre :  Ex, Périclès
sera réélu 15 fois magistrat de la cité.

Les magistrat ne sont pas en principe rééligibles pour éviter la corruption des institutions
d’Athènes.
Ces fonctions sont gratuites.
 MAIS les grandes fonctions très onéreuses vont être toujours attribuées aux citoyens les plus
fortunés
 Pour corriger ce que ce système avait d’inégalitaire, on va rémunérer progressivement les
magistrats (comme pour ceux qui assistent l’assemblée…) progressivement une
indemnité de fonction : LE MISTHOS.

B. Les modes de désignation des magistrats


Ici, le tirage au sort est la règle commune.
commune Les Grecs considèrent que les Dieux ont une part
de choix dans la désignation des responsabilités. Cela se traduit par un sens faible du mot élection.
 Un scrutin peut regrouper la majorité : on parlait alors de major pars
 Un scrutin pouvait aussi résulter de la sanior pars : On n’est pas dans un simple compte des voix, on pèse
les voix et on leur assortit une qualité selon les compétences, l’âge, l’origine, les langues…

La part humaine est réduite alors que la part des Dieux reste forte. On fait rentrer cette part des
Dieux dans l’élection par le tirage au sort : « le tirage par la fève » considéré comme le meilleur
des systèmes.
Le tirage au sort est la règle et est utilisé sauf pour des fonctions qui impliquent une
spécialisation très forte.
forte En particulier pour tout ce qui relève du militaire, de la construction
navale, de l’architecture, de la marine…

Une fois ce tirage effectué, plus ou moins longuement, le candidat passe devant la Boulé qui va
l’interroger pour vérifier sa moralité, ses compétences, ses qualités civiques…

C. La responsabilité des magistrats et les contrôles


Une expression à Athènes dit que les magistrats sont des sortes de « domestiques dévoués à la
cité ». ils sont honorés, disposent de privilèges et sont même des personnages sacrés.
sacrés Un
honneur bref puisque tout disparaît à la fin de leurs fonctions.
fonctions

29
Cette sacralisation + autorité dont ils disposent rendent nécessaire un contrôle étroit :
exercé par la Boulé. (des inspections, des commission spéciales…). Les sanctions peuvent être très
sévères.

Le contrôle comme l’accusation portent sur le collège de magistrats (certains collèges sont
composés de 10 magistrats : implique une surveillance réciproque)

Il est interdit au M de quitter la cité une fois achevées ses fonction ; et cela avant d’obtenir un quitus
sur leur responsabilité.

Conclusion sur la magistrature :


On a voulu faciliter l’accès de la M aux citoyens, que ces M expriment par leur fonction la grandeur de
la cité d’Athènes mais en même temps, on les soumet étroitement à un contrôle.
Le meilleur des M c’est celui qui jour et nuit s’est consacré à la Cité. Le plus célèbre d’entre eux :
Périclès.

Section 5. La Justice
LA Justice c’est le peuple assemblé pour juger : c’est ce que signifie le terme Héliée  le grand
tribunal du peuple/ le tribunal souverain. Il remplace l’ancien aéropage, mais l’Heliée n’est que la
base de l’ensemble des tribunaux d’Athènes.

- Au premier degré, on trouve les juges des dèmes.


dèmes
 Dans chaque dème, un démarque qui fait office de sorte de juge de paix.
- Il y a au-dessus des juges arbitres dont la fonction est de concilier les parties. Soit ils
peuvent être désignés par des parties soit l’arbitrage s’impose en cas de certains conflits
(système compromissoire)
- au dessus, il y a le tribunal supérieur : l’Héliée, le juge d’appel souverain qui est le
pendant de l’Ecclésia : il comprend autant de membre = 6000 jurés de plus de 30 ans. Un
tribunal gigantesque quie se réunit normalement 300 jours par ans. Un tribunal qui s’inscrit
dans une espèce de permanence de la souveraineté de la Justice.
Ces jurés, on va les appeler des dikastes et surtout des héliastes : ils prêtent serment.

Ce tribunal nombreux, composé de citoyen est caractérisé par peu de savoir juridique, peu de
compétence judiciaire.
judiciaire
Idée : le peuple peut naturellement être juge : ce qui fait la souveraineté du citoyen c’est qu’il
peut être électeur et juge.
juge

Devant l’Héliée, la procédure est orale : « la vérité sort de la bouche »  l’oralité est une
expression naturelle de la démocratie. Alors que l’écrit, c’est pesant. Le citoyen juge naturellement
bien et il juge vite. (l’Hélié c’est toute la caricature des années 1790, 93…on peut faire le pendant
très nettement avec la révolution française)

Des jurés sans compétence, sans savoir qui se réunissent tous les jours : la J sera un désastre à
Athènes.
Athènes
L’ancêtre des avocats grecs : le logographe  il argumente, dispose des subtilités de l’art oratoire.
Athènes est l’illustration parfaite de la puissance de l’avocat. On s’adresse à lui et il plaidera
l’affaire. L’un des plus célèbre d’Athènes : Démosthène.

Une J où il y a peu de droit, une J pervertie car c’est un système accusatoire et non inquisitorial.
C’est même un système de dénonciation. On va donner un nom grec à ces dénonciateurs qui

30
hantaient les tribunaux et qu’on pouvait payer pour inventer des dénonciation ou fournir des alibis :
des sycophantes.
Brièveté de l’instance : le jugement devait être prononcé avant le coucher du soleil..

Ces tribunaux vont très vite traduire l’échec flagrant de la démocratie populaire.

 Au départ, les fonctions des jurés sont gratuites bien que très lourdes : 300 jours par an.
 Très vite un glissement : vont siéger dans les assemblées seulement les oisifs et progressivement,
recevront une indemnité en tant que juge. Les amendes serviront à rémunérer les juges. Conduit à
une sorte de pervertion du système : appât du gain.
 Certains iront jusqu’à dire que cela a permis une prise en main de la J par les classes les plus
pauvres qui y trouveront un pouvoir.

Conclusion : Les crises de la citée Grecque et des empires


hellénistiques
Une unité forte mais finalement brisée parce que la Grèce au sens des cités traditionnelles va
disparaître.
Comment se fait-il que les I° grecques disparaissent et se transforment en monarchies
hellénistiques ?

Introduction

 le 5e siècle a été le siècle de l’apogée, de la prospérité politique, économique, culturelle


d’Athènes. Mais une prospérité qui dure peu car le 4e s est marqué par un conflit avec
Sparte : la Guerre du Péloponèse qui dure plus de 25 ans et s’achève par la défaite
d’Athènes en 404.
 une défaite qui montre une inefficacité politique de la cité d’Athènes, des insuffisances
militaires graves et dans ces conflits, les bases de la cité sont ébranlées. Une série
d’évènements qui marquent une rupture entre le 5e siècle de l’apogée et le 4e s.

 l’homogénéité sociale et économique de la cité est fortement perturbée. Cf  la


maîtrise de l’excès, de l’hybris. Or, l’assise même de la démocratie disparaît et les grands
conflits entre riches et pauvres réapparaissent.

 L’aspect culturel : la citoyenneté d’Athènes est fondamentalement culturelle. culturelle Des


éléments ont abouti à la création d’un civisme fort, une sorte de patriotisme. Cette culture
politique incluait une adhésion aux grands principes qui gouvernait la cité, dans les grandes
structures (Ecclésia, Boulè) La démocratie était fondée sur cette base culturelle. L’abandon
de cette conscience civique a pour conséquence que le peuple va rechercher plutôt
des chefs providentiels.
providentiels Mais, ce ne sont plus des tyrans réformateurs comme jadis mais au
contraire de véritables tyrans : des oligarques qui prendront le pouvoir par des coups d’états
et qui institueront une tyrannie extrêmement dure.

 L’importance accordée aux mœurs politiques : les magistrats devaient être intègres. On
avait aussi instauré des mécanismes procéduraux pour éviter que les citoyens soient tentés
par l’exercice du pouvoir, de faire des mauvaises lois… Ces clés ont disparu ce qui
entraîne une corruption croissante des I°, des mœurs, du fonctionnement de la vie
politique. Les tribunaux sont dans les mains de groupes partiaux qui cherchent le

31
profit et le pouvoir. Vers 320, on va trouver beaucoup d’avocats : « la république des
avocats »  des orateurs, qui vont utiliser leur talent pour exercer un pouvoir à leur profit. Une
période également où les stratèges sont très populaires.

 le poids des idées et des philosophies : le rôle des philosophes est de critiquer et de
montrer qu’elle peut être la perfection des choses. Au moment de l’apogée d’Athènes au 5 e s,
on a eut des grands penseurs qui ont été loin dans la dénonciation de dérives (Sophocle,
Platon, Aristophane) mais tous avaient un point commun : au delà de leurs critiques, ils ne
remettaient pas en cause le régime de la cité. Ils tendaient seulement à en critiquer des
aspects à perfectionner selon eux. Au 4e s, on a toute une génération nouvelle de
penseurs chez lesquels se sont les principes fondamentaux de l’organisation de la cité qui
sont discutés : Aristote rappelle sans cesse les exigences d’un pouvoir équilibré et pour lui, il
faut recentrer les I° de la cité autour d’un gvt démocratique équilibré. Il voit la perfection du
système autours de 3 grands principes :
o il faut que la cité soit prospère pour un équilibre des I° : la richesse est d’abord gage de
loisir et ensuite une source de liberté et de moralité. « le pauvre peut toujours être
corrompu » = on peut acheter des voix. C’est aussi source d’indépendance : on ne doit
rien à autrui
o les capacités : pour lui, les capacités donnent des droits politiques supérieurs. Les H
ont des qualités différentes, des individus sont supérieurs aux autres. Les capacités sont
nécessaires au gvt de la cité. 2 types de capacités : les capacités morales et les
capacités intellectuelles. Pour Aristote il faut rééquilibrer ces deux aspects par lepoids
de la masse civique : par les vertus du nombre
o les vertus du nombre/ le poids de la masse civique : suffisamment de citoyens
n’appartenant pas à cette élite doivent pouvoir agir en contre poids par leur masse.
C’est là sans doute que se trouve la réunion d’une sanior parts d’un côté et d’un principe
majoritaire de l’autre. La perfection = l’unanimité qui est en quelque sorte l’addition
de la sanior parts et de la major parts.

D’autres seront bien plus dangereux pour la cité qu’Aristote : certains font un véritable procès à
la démocratie : Isocrate ou Xénophon. Ce sont des réactionnaires : pour eux, il faudrait revenir à
l’oligarchie, restaurer l’aristocratie. Ils jugent que le système est insuffisant : pour eux, il faut
conjuger élite, oligarchie avec la puissance, une sorte d’impérialisme : ils appellent cet
impérialisme le panhellénisme.
panhellénisme Aussi, il y a des épicuristes : épicurisme.
épicurisme

Epicure est quelqu’un qui conseille de vivre pur lui même en sage, dans une paisible jouissance de la
vie et aussi c’est quelqu’un qui s’écarte de la cité. « jouir en sage » = ne pas participer à la vie
publique. Le philosophe n’est pas un homme politique. L’épicurisme détournera une partie
importante de l’élite du gouvernement d’Athènes.

Autre exemple : les stoïciens  ils sont partisans du cosmopolitisme : les hommes appartiennent
avant tous au cosmos avant d’être citoyen d’une cité. Le stoïcisme aura une grande force dans
l’histoire des idées politiques. Il ne faut pas y voire seulement une dénonciation mais aussi quelque
chose qui contribuera à élargir l’intérêt que portent les hommes à l’humanité toute entière. Le
cosmopolitisme va casser le système : à partir du moment où tous les hommes habitent une même
cité, on va dire qu’il y a chez l’être humain 2 patries : la grande et la petite patrie et que, il
faut qu’il y ait une sorte de relation harmonieuse entre l’une et l’autre. Implique forcément une
forme d’égoïsme dans la mesure où on veut défendre notre petite patrie contre les autres (lieu de
naissance… etc) La petite patrie n’appartient pas à tous mais à ceux qui l’ont faite. Donc,
l’étranger, le résident de passage ne peut pas avoir tous les droits de celui qui a été membre par le
sang, par une longue occupation, de cette petite cité. Mais il y a quand même la grande patrie : elle
n’implique pas une égalité, une solidarité complète mais elle implique nécessairement des liens.

32
Pour la petite patrie, il va y avoir un droit particulier : le droit civil et puis, un droit des gens sorte de
droit universel pour les relations avec ceux qui n’en font pas partie. Cela implique reconnaissance,
respect.

Le cydisme : on disait que les cydiques se conduisaient comme des chiens. On va leur reprocher de montrer d’abord une
individualisation forcenée qui méprise les autres : ils font ce qu’ils veulent, quand ils le veulent. A partir de là, comment être
citoyen d’une cité et œuvrer au bien commun ? Les cydiques seront accusés de corruption dans la société politique. Ils se
moquent de la démocratie comme de tous les régimes. Ils dénonceront la culture civique.

A. L’échec de l’union des cités grecques

Cela va consister à une fuite en avant pour dépasser le cadre des cités devenu insuffisant. Certaines
d’entre elles ruinées… Et, de créer des sortes de fédérations, une sorte d’impérialisme
panhellénique. C’est à ce moment là qu’on voit émerger les 1er éléments de DIP. Les cités Grecques
ont imaginés plusieurs techniques d’abord pour mettre fin aux guerres entre elles : des systèmes
de paix perpétuelle,
perpétuelle qui organisent des arbitrages en cas de conflits.
- tantôt ces arbitrages concerneront une affaire particulière
- tantôt ils seront bcp + généraux : ce seront les parties qui déciderons, ou alors ils seront
obligatoire.
 un système souple de compromis. Souvent les arbitres sont des grands prêtres.

A côté de ce système, on essayera de créer des ligues qui ont toujours une base religieuse et
dont l’objectif est d’aboutir à une sorte de confédération des cités.
cités. Reposent sur l’idée que les cités
qui s’associent sont égales entre elles. Les confédérations au contraire montrent qu’il y a toujours
un cité mère : Athènes et des petites cités autour d’elle. Des ligues très nombreuses. Leur objectif
est souvent le même : de ne pas se faire la guerre entre elles, de pouvoir se défendre et constituer
une armée commune ; avoir des cultes communs… Certaines de ces ligues prévoient des cours
arbitrales ; un trésor commun.

Le système de la confédération comporte des I° différentes : Athènes par exemple impose ses
lois aux autres cités. Un conseil de la confédération dans lequel Athènes a la majorité. Le système
oblige les cités vassales à payer une redevance périodique, un tribu. Ces unions sont donc
diverses, multiples, se développent pendant plus d’un siècle et montrent que les grecs ont essayé de
corriger les défauts initiaux de l’autonomie et de l’indépendance des cités qui les affaiblissaient.
Finalement c’est un échec,
échec notamment militaire ce qui explique la défaite des grecs devant les
royautés macédoniennes.

B. La victoire du système politique macédonien sur les cités : 338-168

Le système macédonien prolonge la Grèce : dans les musés, les statues sont souvent celles de la
période hellénistiques. Ici, on trouvera des royaumes de type particuliers.
Les macédoniens sont des imitateurs, conquis alors même qu’ils sont vainqueur. Dans leur
objectif de s’acculturer la culture Grecque ils vont aller très loin. Une sorte de transition est
assurée entre la Grèce classique (la Grèce des cités) et le monde qui suivra : le monde romain.

 Une unité politique de type monarchique des macédoniens. Ils sont les vainqueurs de la
Grèce dans un bataille importante : Chéronée en 338 : soumission de la Grèce placée sous
protectorat macédonien. Une victoire de la confédération des armées. L’armée est très
importante pour les macédoniens. On parle de royauté macédonienne : une royauté
marquée par une faible unité.
unité Il y a un roi souvent élu par l’assemblée des guerriers ; des

33
royaumes très riches car les conquêtes leur permettront de piller les cités vaincues. C’est une
unité politique où le pouvoir est dominé par une personnalité de premier plan qui souvent s’est
imposée dans des querelles dynastiques classiques. 2 de ces chefs émergent : Philippe II de
macédoine et son fils Alexandre Le Grand (Philippe 2 de macédoine a inventé l’armée
macédonienne) ils voient dans la Grèce une organisation supérieur à la leur. Ce sont des
conquérants : Alexandre Le Grand sera celui qui portera les conquêtes macédoniennes au plus
loin (conquête de l’Iran actuel, de l’Inde…)  un voyage de conquêtes orientales
extraordinaires.
extraordinaires

Les macédoniens sont les vainqueur de tout un territoire qui inclus les perses et l’Egypte. Ces
conquêtes aboutissent à la constitution de 3 royaumes :
- le royaume séleucide :
- le royaume antigonide
- le royaume lagide : l’Egypte
 l’unité de ces royaumes sera la civilisation Grecque. Sur la base traditionnelle de leurs I°
propres : un chef populaire, une armée forte, le rôle privilégié de l’assemblée des guerriers, les
macédoniens vont agréger des éléments empruntés à la Cité Grecque.
Mais ces éléments serons plus culturels qu’institutionnels. Ce qui reste dominant en effet, c’est la
place du chef.
 Dans ce régime, le roi cumule beaucoup de pouvoirs : il est législateur,
administrateur (avec des intendants, surveillants…) Il y aura des administrateurs locaux.
(Les phularques sont une création particulière : ils sont des administrateurs qui cumulent des
fonctions judiciaires, militaires)

 L’hellénisation est très présente dans la Cour macédonienne et l’on remarque


aussi une hellénisation des institutions et mêmes des fonctions. Cette Cour a une
organisation assez frustre : une combinaison entre la fidélité « 1er ami du roi », « 2e ami
du roi »… et une absence complète de savoirs, de compétence : un système où la
stabilité des I° est rare SAUF en Egypte où les macédoniens, tout en hellénisant l’Egypte
par la langue conservent l’essentiel des structures héritées des pharaons.

 L’armée, plus que tout autre institution est la clé de voûte de l’ensemble des
systèmes macédoniens :
- l’armée de terre : c’est la phalange macédonienne qui correspond à une armée cuirassée très
lourde qui sera sans rival jusqu’à 168. 168 = défaite face aux légions romaines  la Bataille
de Pydna.
Pydna
- La Cavallerie : composée souvent de mercenaires.
- La Marine : succès de ses embarcations qui comportaient 7 rangs de rameurs. Gigantesque.
Ces embarcations sont devenues trop lourdes donc, des navires bcp plus légers ont fini par être
vainqueurs de ceux des macédoniens.

CONCLUSION
Retenir le fait que les grecs comme cité ont été vaincus par un peuple militairement plus
puissant, plus fort mais politiquement beaucoup plus faible. faible Un peuple dont l’organisation
reposait sur le stade le plus primitif de l’organisation politique : la royauté militaire.
Ce qui a fait le succès des Macédoniens, c’est qu’ils ont trouvé l’unité ailleurs : une unité culturelle.
Les macédoniens vont abandonner leur langue au profit du Grec, vont helléniser leurs I°, leur
commandement…

Il n’y a pas un secteur de la vie politique, économique et sociale qui n’ait été hellénisé.
hellénisé
Ce que les Grecs n’avaient jamais réussi : créer des ensemble de dimension supérieur à la cité (échec
des ligues …) les macédoniens vont le faire au profit des grècques.

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 Cf les royaumes macédoniens sont des noms grecs pour des royaumes qui chacun correspondent à
un territoire important. (Lagide, Antigonide, Séleucide…)

La défaite des macédonien en 168 contre les romains à Pydna est toujours considérée
comme la fin du royaume macédonien.
macédonien Par contre, les macédoniens disparus vont malgré tout
être les transmetteurs de la Grèce.
Grèce

Les romains ont été les vainqueurs de la Grèce mais ont été vaincus par la culture
grecque.
Et, le bloc latin avec ses I°, son droit, sa culture latine, est désormais profondément ébranlé parce
qu’il est confronté à un autre ensemble dont on va surtout voire le poids des idées, de la pensée.
Ce phénomène sera à la fois bénéfique pour Rome mais entraînera une scission de Rome en 2 (un
Empire d’orient qui parle Grecque et un Empire d’occident) Ce sera une scission culturelle profonde
qui empêchera que Rome soit réuni en un ensemble. A partir du 2 e s, l’esprit Grec sera toujours
considéré comme supérieur à ce qui est Romain. Même les empereurs voudront parler Grec :
l’empereur (H)Adrien.

EXAM
Grèce: formes anciennes homériques mais avant tout 2 points principaux: Spartes et Athènes.
Examen: bien réviser els deux.

Un enseignement important sur les figures de la démocratie légué par ces deux modèles

(2e session: Rome  les aspects sociaux plus que ceux relatifs aux I° politiques)

Partie II. Rome : de la cité à l’Empire

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Passage de la Cité à l’Empire.
Autant sur le plan social que politique des enseignements :
 des enseignements institutionnels : c’est simple de gouverner une petite cité au départ mais
au fur et à mesure que Rome s’étend, gouverner devient de plus en plus compliqué. Une
maîtrise de l’espace difficile.
 La petite cité de Rome c’est celle des latins mais l’extension, l’empire complique les choses.
Partout où s’étend l’Empire, Rome est présente. On va voir les Romains peu à peu abandonner
leurs vieux droits et privilèges pour en donner tout ou partie à ceux qui sont désormais des
membres de l’Empire. Les romains vont être l’inventeur de strates de citoyenneté
différentes :
- les vieux citoyens
- les citoyens nouveaux

La citoyenneté va perdre de son sens dans cette ouverture. Quand le nombre de citoyens
s’accroît, les choses se compliquent. Finalement, on va donner la nationalité à presque tout le monde.
Mais en même temps, cette nationalité ne signifie plus grand chose d’un point de vu des droits
politiques. Un pouvoir impérial qui devient une monocratie absolue qui gouverne sur un ensemble où
tout le monde est sujet du pouvoir. Il y a eu une dilution des droits civiques initiaux.
initiaux

INTRODUCTION
1. La fondation de Rome est légendaire : 754 avant notre aire.
aire Rome est fondée par les
étrusques. Des mythes rapportent ces évènements. Une cité étrusque dirigée par un roi et qui
était idéalement située : au milieu de l’Italie, au bord d’un fleuve, dans une voie de relations
commerciales. Et, cette petite cité réunit peu à peu des peuples en raison de la victoire de l’un
d’entre eux : victoire des latins.
latins Le latin devient ainsi la langue de Rome. Cette petite cité, en
4 siècles domine progressivement l’Italie du nord puis l’Italie du sud, elle va finir par vaincre
Carthage et elle s’installe sur la méditerranée qui devient un mer romaine : « mare
nostrum » (notre mer)

2. Les institutions : dans un 1er temps, la première Rome est une sorte de conglomérat, de
confédération de grandes familles mais c’est aussi une installation originale qui est le fait de la
royauté étrusque : Avant d’être Romaine, Rome est étrusque.
étrusque Finalement, Rome d’un point de
vue institutionnel est u ensemble très proche de la Grèce : les caractères de la royauté à Rome
sont très semblables à ceux de la vieille royauté homérique. Cette Rome première, la Rome
royale a encore gardé des aspects ruraux, agricoles : une société embryonnaire  les I°
existent mais ne sont pas développées.
Lorsque Rome s’étend, ces I° ne correspondront plus, seront insuffisantes. C’est dans
l’ensemble de ces mouvements que se place un grand changement institutionnel : lorsqu’on
arrive à la Rome républicaine en 509, les choses changent  la forme institutionnelle du
pouvoir est désormais bcp plus stable juridiquement c’est le grand règne des magistrats, du
sénat, on assiste à la formation du populus.
La république : une armature institutionnelle puissante qui permettra à Rome de gouverner un
Empire formé d’immenses territoires. Cette République installe les bases de l’Etat romain. On
peut dire qu’il y a une sorte d’Etat romain mais pour l’Antiquité en général,, la
personnalisation du pouvoir est tjs forte.
forte
4s de république qui laissent des traces d’un pouvoir que les contemporains ont appelé
« gouvernement mixte » : combinaison entre pouvoir populaire et pouvoir aristocratique.
 devise de la république de Rome : senatus populus que romanus : le sénat et le peuple
romain. « SPQR »

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3. Cette république laisse un héritage puissant, marqué par une idéologie.. La « res publica » :
des bases très formelles et en même temps très conservatrices. La république fini dans le
sang, dans la guerre civile et elle n’abouti pas à un retour à la royauté : elle se termine par un
changement de régime qui intervient en 27 avant JC : le Principat. Principat Auguste n’est pas
Empereur mais un princeps : le premier des citoyens. Le régime évolue vers un Empire. On
passe ainsi du principat au dominat : toutes les I° sont rassemblées dans la personne de
l’empereur qui gouverne.

4. L’histoire de l’empire c’est aussi celle d’une


une séparation : des difficultés apparaissent à
gouverner u ensemble territorial immense. A partir du 3e s, il faudra scinder l’Empire en
deux :
 une partie occidentale avec Rome comme capital. La langue est latine
 une partie orientale dont la capitale sera Byzance puis Constantinople.

5. La fin de Rome : Une conviction profonde chez les Romains que le pouvoir romain,
l’hégémonie de Rome ne cesserait jamais.. « idée de la Rome éternelle » explique aussi les
I°. La fin de Rome intervient dans « l’Empire tardif » marqué par une fracture de + en +
visible entre la Rome occidentale et la Rome orientale :
 La Rome occidentale disparaît en 476  Rome est conquise par les invasions Barbares. La
chute de Rome est un traumatisme très fort.
 La Rome orientale au contraire connaît un essor, notamment juridique. Byzance,
Constantinople, c’est la grande capital de l’Empire d’Orient ; c’est le lieu où les empereurs vont
rédiger leurs textes de lois (Justienien : le code, les constitutions, le digeste) L’empire
d’orient est mort au milieu du 15e s seulement, en 1453 : Constantinople est conquise
par les Turcs. C’est la fin définitive de Rome et celle de la Rome chrétienne. Il faut faire le lien
entre le passé romain et l’Europe d’aujourd’hui qui dans ses configurations n’est pas très loin
de la Rome romaine.
(intro = un résumé de tout : surtout les mots clés)

Repères chronologiques :
 la période royale : de 754 à 509
 la période républicaine : de 509 à 27 av JC
 l’Empire : de 27 à 476 pour l’Empire d’occident et jusqu’à 1453 pour l’Empire d’orient.

Chapitre 1. La formation de la Cité Romaine : la


royauté (754-509)
Dans le passé, les fondations sont toujours mythiques et sacrées,sacrées ce sont des récits
légendaires.
L’enceinte va être le pomerium : un espace tracé par l’Homme avec l’aide des Dieux qui enclôt les

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limites de la cité. Cet espace traduit la réalité qu’il y a des choses à l’intérieur et des choses à
l’extérieur et que leur différence sont profondes :
 cela va donner naissance au gouvernement interne de la cité qui est d’ordre religieux
et civil  lois civiles
 et au gouvernement externe qui est d’ordre militaire (le militaire ne doit jamais pénétrer
le civil  Cf, César qui traversera le Rubicon)  lois de la guerre
Une séparation entre la paix de la cité et la violence de l’extérieur.

Section 1. Les origines de Rome

§1. L’organisation gentilis dans la Rome primitive

Les origines de Rome sont pré étatiques. Alors même qu’au pus fort des institutions Romaines, l’Etat
ne ressemblera pas à ce qu’on entend aujourd’hui par Etat : mais, une confédération politique et
sociale complexe composée de grandes familles, de groupes aristocratiques… Ceci sera beaucoup
plus durable qu’en Grèce (où l’Oïkos est principalement détruite par le Demos). Rome sera fondé
sur l’organisation humaine qu’est la famille.
famille Les familles resteront toujours puissantes à Rome,
elles gouverneront. L’Empereur est « le père de tous ».
Cette famille à Rome, on la trouve sous deux formes : un grande et une petite
 la Gens (: gentilice/ jus gentium : le droit des gens) = la grande famille fortement politique,
économique.
 La domus : la famille romaine traditionnelle. Elle est incarnée par son chef : le pater familias.
familias

A. L’organisation de la GENS
C’est l’institution de base qui servira à la construction de la Cité.
C’est une organisation fermée : pour être membre de la gens
 il faut être lié par le sang : les liens du sang
 mais on peut être membre de la gens aussi si on a été choisi, élu par un vote :
« adrogatio ».

A Rome pour cette raison, l’adoption sera toujours très surveillé. A l’origine, elle était entourée de
rites et était rare. C’est car la conception de la famille au sens du sang est très forte.

La gens identifie ceux qui en font partie : tous les membres de la gens portent le même nom :
GENTILIS.
Cette gens peut être un ensemble numérique considérable.
A l’origine, la gens correspondait à une communauté villageoise vivant de l’agriculture. A la tête de
cette gens se trouve un chef qui n’est pas toujours le chef selon les liens du sang, ce peut être un
chef élu.
 pour certain c’était un pater, pour d’autres un princeps
Des pouvoirs religieux, militaires du chef. Chaque Gens a ses Dieux. Le Chef est le grand prêtre, le
chef du culte.
C’est un chef militaire qui ne l’est que lorsqu’il y a des conflits.

La gens, c’est également une communauté qui regroupe des « clients » : des personnes

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extérieures qui sont considérées comme nécessaires pour le fonctionnement des activités de la
gens, placés sous la protection du chef. Ils peuvent être des serviteurs, des esclaves mais aussi
des gens liés par une sorte de serment de fidélité.

Ce qui va compliquer les choses c’est qu’on ne sait pas très bien s’il y avait une différence forte entre
la gens (très grande famille) et la domus (la famille au sens premier du terme)
Pour certain non, pour d’autres oui.

B. Les caractères de la DOMUS

1. Le Pater familias
On ne peut définir la domus qu’à partir des pouvoirs de son chef : le pater familias : l’ancêtre
commun  toujours un homme âgé. C’est donc une communauté de sang.
Le chef a des pouvoirs absolus.
absolus « l’autorité du pater familias ».
 les romains parleront de la patria potestas : la puissance du père. Elle porte aussi bien sur
les personnes que sur les biens.

 Sur Les personnes : le pater familias est le seul à détenir ses droits de lui-même  tous
les autres détiennent leur pouvoir de lui. En droit, on utilise 2 mots différents
 le père est sui juris : tient son pouvoir de lui même.
 les autres sont alieni juris : tiennent leurs droits d’autrui
Les prérogatives du chef portent aussi sur les esclaves, les clients. Cette puissance ne s’éteint
qu’à la mort du pater.

Des effets juridiques : Le père est juge de la famille, de tous les évènements, de tous les conflits
qui s’y passent.
 Ex : un membre de la famille commet un crime dans la famille  le pater est libre de faire ce
qu’il veut. Si le crime est passé à l’extérieur, le pater va s’entendre pour les formes de la
réparation avec le père de l’autre famille concernée.

Le pater familias est le maître de la vie et de la mort. Il a également une autorité totale sur
les biens

• sur les biens : le pater est le seul à pouvoir posséder quelque chose car il est sui juris.

Ce père de famille peut également réunir les forces de sa domus en cas de conflit qui nécessiterait
la défense soit de la famille soit de la gens dont la famille fait partie.
Il est également le chef de l’unité économique que constitue la domus.

Ces caractères établis, on peut dire que la formation de la cité va résulter de l’agrégation de la
domus, de la gens mais aussi d’un progressif affaiblissement de la puissance paternelle
dans le domaine politique, religieux mais pas du tout dans le domaine civil, et très peu dans le
domaine judiciaire.

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(Civitas = cité en latin)

2.Les clients

Dans la famille, il y a également des clients (= celui qui obéit) : ils viennent pour chercher du
travail et qu’on leur donne de quoi vivre.

Le système du patronage : le client n’est pas le fils de la famille, n’est pas un adopté… c’est
quelqu’un qui vient se placer sous le patronage du pater familias.
familias
La fides : le lien spécial entre le patron et le client. = La confiance dans les contrats.
Ce lien est bilatéral et va devenir héréditaire : un lien consacré par la confiance réciproque :
la fides.

Un lien qui comporte des obligations : ressemblent aux obligations vassaliques :


 travailler pour son Patron, lui obéir, avoir du respect, aider à le défendre. Lorsque c’est nécessaire,
on va procéder à l’élection de chef dans le cadre des gens par exemple ; alors, il faudra que les
clients votent pour leur patron.
 A l’inverse, le Patron doit protection, aide assistance, fourniture du W...

La Cité est faite d’un agrégat complexe de groupes et non d’individus entre lesquels
existent des liens divers. Un abandon de soi à l’autorité de la cité, un devoir pieux : la pietas.
pietas
Pour le client, c’est la fides mais à un degré moins fort.

Si on ne respecte pas les liens familiaux, les obligations dues au père de famille, on commet alors un
crime abominable. D’une façon plus large, si on rompt ces engagements, on devient Sacer = celui
qui a rompu tous les liens qui l’unissait à sa gens, à sa domus… « celui qui rencontrera le sacer le
tuera, et c’est un devoir pieux »

§2. Les thèses sur les origines de la cité


Un grand débat d’historiens avec deux thèses :
 1ère thèse minoritaire : La cité de Rome s’est formée à partir d’une fédération des
gentes qui se sont rassemblées pour des raisons militaires, économiques. Ces
confédérations ont fini par élire des chefs qui se sont perpétués dans le temps, qui ont eu une
assise politique de + en + forte. Ensuite, il y a eu des cultes communs. Le fait aussi que la
gens l’emporte sur la domus : les pater familias sont obligés d’abandonner une partie de leurs
prérogatives au profit de l’intérêt commun.. « la fédération des 7 collines » serait le nom de
cette fédération. Les proximités linguistiques auraient facilité les choses.

 2e thèse majoritaire : la Cité de Rome a été fondée par les Etrusques vers 610 ou
580.
580 On les connaît peu mais on sait qu’ils ont fondé des villes un peu partout dans le nord de
l’Italie parmi lesquelles Rome a figuré comme une grande fondation étrusque. Rome est une
singularité dans le monde antique par le nombre d’habitants : dès le début de la fondation
étrusque= près de 40 000 habitants. Une société divisée en classe, en groupes. Cette cité est
devenue le lieu du pouvoir royal : une cité-Etat dont la première forme est la royauté. Des
caractères étrusques qui sont restés forts :
 L’imperium : c’est le droit de commander, d’avoir un Empire sur quelque chose. Un droit de
commandement sur toute chose associé au pouvoir du roi étrusque ; il deviendra le symbole du
pouvoir de commandement des magistrats romains et puis le pouvoir impérial.
 les aruspices : un mot étrusques en sa première partie, le reste est du latin. Ce sont des prêtres
qui ont des pouvoirs magiques et qui font des présages en observant le vol des oiseaux. Une société
Holistique : dans laquelle le profane est totalement enfermé dans le monde religieux. Les romains

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vont très vite avoir une expression pour désigner cette combinaison : la combinaison jus fas que (le
juste et le faste)Le
faste) jus c’est tout ce que les H peuvent faire sans être redevable aux dieux. Le fas
englobe le jus : c’est tout ce que les dieux autorisent. Le jus est subordonné au fas. Les aruspices
sont ceux capables de dire que les dieux permettent et assurer l’effectivité ou non de l’acte humain.
Les rois étrusques vont être ceux qui au départ sont capables avec l’aide des prêtres de créer du jus.
 la chaise curule. (sans dossier, symbole du pouvoir)

Section 2. L’organisation politique romaine à l’époque


royale

L’organisation politique de la Rome royale est une structure semblable de celle qui existe à l’époque
homérique : un roi mais qui a des caractères religieux plus importants.
importants Il exerce des pouvoirs
étendus mais limités par un certain nombre d’auxiliaires
’auxiliaires qui appartiennent à l’aristocratie et qui
forment une sorte de sénat royal.royal Enfin, dès l’époque royale, on va trouver un lien extrêmement
fort entre l’organisation politique du peuple, et l’armée rangée en ligne de bataille. La façon dont
les soldats sont rangés va déterminer leur place dans l’organisation politique. (rattraper
avec le cour actuel  comparer)

L’org° po de la Rome royale c’est une structure semblable à celle de l’époque homérique c à d un roi
mais qui a des caractères religieux plus importants, ce qui donnera à Rome une dimension sacrée
dont-ils s’émanciperont difficilement. Le roi est complété par des auxiliaires qui E à l’aristocratie et
qui forme une sorte de sénat. Dès l’époque royal on trouve un lien extrêmement fort, direct entre
l’organisation po du peuple et l’armée rangée en ligne de bataille. La façon dont vont se ranger les
soldats dans la bataille témoigne de leur place dans les assemblées.

Le sentiment dominant est la haine de la royauté.

§1 L’étude du roi et de ses auxiliaires

Il y’a un personnage principal assisté d’auxiliares dans des fonctions, po, jur, religieuses.

A- Le roi

Les premiers rois de Rome sont les rois de la fondation. Cet héritage se retrouve dans des
caractéristiques qui sont celles de la royauté et de ses fonctions. Le roi regroupe des tribus, des
gentes, des grandes familles et donc c’est un roi de grandes fédérations. Il est élu par les chefs des
gantes. Il est à la fois chef religieux et chef militaire. Rex sacrorum = le roi des choses sacrées.
Ius est ars boni et aequi ( le droit c’est l’art du bien (commun) et de l’équitable(donner à chacun ce
qui lui revient)).
Juris prudentia : la prudentia est la sagesse, la prudence, le bon conseil. Iuris= le droit donc
l’ensemble signifie la science du droit.
Divinarum et humanarum rerum notitia (= la connaissance des choses divines et humaines).
Dans l’ordre des choses, hiérarchie du monde, les choses sacrées passent avant tout. Ce rex
sacrorum ets le chef religieux, des cultes. Parmi les pouvoirs royaux il y’a le pouvoir augurale. Le
pouvoir augurale est celui d’interroger les dieux, c’est celui de les consulter quand on prend une
décision importante. Les décisions po nécessitent d’interroger les dieux. Ce roi est un chef militaire, il
prend la tête de la coalition des gentes. C’est un roi élu et non héréditaire. Sa royauté n’est pas
dynastique. Le roi est élu par ses paires, les chefs de l’aristocratie. Le fait qu’il n’y’ait pas succession
dynastique, cela touhe à la continuité du pouvoir. Ceci est un pb grave à résoudre. Les romains ont

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conscience qu’entre la diqparition du monarque, et l’élection du nouveau chef, il y’a un laps de temps
pdt laquelle il n’y’a pas de roi et cette interruption du pouvoir est considérée comme dangereuse:
interregnum (interrègne). Les interrègnes peuvent intervenir si un roi meurt ou s’il est destitué. Pdt
ce tps, le pouvoir est organisé par l’assemblée des gentes = assemblée de l’aristocratie mais il faut
faire en sorte que cet intervalle de tps soit le plus bref possible. Héritage selon laquelle le roi a la
maîtrise des choses: le royaume est son corps projeté. Les romains ont tjs eu des croyances très
fortes pour éviter ces interruptions. Si on va assurer l’immortalité du régime et des I°, il faut établir
des connections de manière à ce qu’il n’y’ait pas d’interruption.
L’impérium est un droit qui contient le commandement civil et le commandement militaire. Le roi
porte les signes traditionnels de son pouvoir.

Ces insignes du pouvoir : la toge pourpre, la couronne, le sceptre, l’usage de la chaise curule qui est
réservé à ceux qui ont l’imperium, les faisceaux : ensemble de bâtons qui son liés et qui entourent
une hache à double tranchant et ils représentent le symbole du pouvoir de commander, de juger et
de condamner (fouet pour punir les condamnés). Les faisceaux seront le symbole du T pénal.

A partir de là on peut classer les compétences de ces premiers rois. Trois domaines traditionnels:

Religieux: consultation des oracles, seul le roi peut demander aux dieux leur approbation pour
l’exercice de son pouvoir, maîtrise du temps, cela permet à un roi de définir le temps à partir de sa
personne. Année éponyme : cette consécration s’accompagne de sacrifices = offrir une victime en
hommage aux divinités. C’est le rôle du roi, c’est pour cela que l’on l’appelle le roi des sacrifices. On
ne connaît pas bien ces sacrifices chez les Etrusques.

Pouvoirs militaires: le roi commande l’armée, on ne sait pas s’il était durable ou circonstanciel. En ce
qui concerne les pouvoirs civils, ils ont deux formes: une forme po ( le roi convoque le Sénat=
aristocratie, membres des gentes); le pouvoir judiciaire: on pense que c’est un pouvoir
discrétionnaire, le droit de juger sans appel pour un certain nombre de crimes. C’est finalement un
droit de vie et de mort.

B- Les auxiliaires du roi


C’Est-ce qui l’aident à gouverner. Le roi peut se faire aider pour des matières civils, militaires,
religieuses.
Les auxiliaires civils sont des magistrats et qui l’aident à rendre la justice et on connaît l’existence de
deux magistrats qui sont compétente en matière de trahison, infidélité po. D’autres magistrats sont
les questeurs du parricide : la questio c’est la question, l’enquête, se sont des magistrats qui doivent
enquêter. Le crime de parricide c’est le grand crime: le meurtre du père, c’est le symbole de tous les
crimes. Il n’y’a pas de mot pour parler d’homicide car souvent c’est un crime privé: ça concerne la
famille de la victime et de l’auteur mais ça ne concerne pas l’Etat. Autant en Grèce qu’à Rome,
lorsque la cité est pleinement constitué, l’homicide apparaît, c’est un crime qui intéresse tous les
citoyens car le fait d’être tous citoyens entrainent une parenté. On pense qu’il y’a eu deux figures du
commandement: celui qu’on appelle un prêteur et l’exemple des tribains.

Pour les religieux on a un corps sacerdotales, collège de pontifes, collège des augures et collège des
flamines.
Ces pontifes sont d’abord 3 et leur nombre s’accroît jusqu’à être prêtre. Ils sont sous les ordres d’un
grand pontife, on a donc une religion organisée avec un statut, avec une fonction précise. Ce grand
pontife est le chef du culte de Rome. Se marier, passer un contrat s’accompagnent de cultes
religieux. Ces pontifes sont les maîtres de la mise en œuvre du droit, ils sont les maîtres des actions
de la loi, les maîtres des procédures. Les pontifes sont les arbitres des choses divines et humaines. Se
sont eux qui rédigent et consultent le calendrier. Ils gardent ces fonctions jusqu’à l’empire. Les
pontifes sont les gardiens des traditions de Rome. Le Mos Majorum : la tradition essentielle.

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Les augures: leur fonction c’est de tirer des présages du vol des oiseaux ou encore de tirer des
présages de la manière dont les poulets sacrés mangent. Ils interviennent dans de nombreuses
décisions.

Les flamines sont les gardiens chargés d’entretenir la flamme dans les autels des dieux. Flamine de
Jupiter, de Mars, de Quirinus. Ils organisent, dirigent, la procédure du mariage solennel romain:
mariage qui conférait des droits importants. C’était le mariage le plus symbolique, réservait aux
citoyens romains devaient être présidés par le flamine. Ses paroles assurent la publicité de l’union et
l’échange des consentements se fait en sa présence. Ce flamine comme les augures et les pontifes,
constitue une caste sacerdotale dont l’accès est étroit, réservé aux grandes familles. Les flamines
seront attachés aux autels des empereurs divinisés et les flamines sont chargés d’entretenir leur
culte.

§2 Le Sénat ou le conseil des patres = conseil des pères/paires

Le Sénat est un organe qui regroupe tous les chefs des gentes: I° fédérative. Il est chargé de
conseiller le roi, il est chargé des fonctions royales pendant l’interrègne, il est le gardien des % de la
noblesse, des I° aristocratiques. Il regroupait une cinquantaine de sénateurs puis ce nombre passe à
300. Les membres du Sénat sont désignés par le roi, se sont des pères conscrits. Ces sénateurs vont
figurer à la fois comme des pères de la cité et des égaux dans la cité. C’est la première ébauche
démocratique d’un organe où tous les membres sont égaux. Quirites= les vieux romains, les vieux
citoyens, ceux qui sont ancrés dans la tradition, dans les vieilles mœurs, premiers habitant de Rome,
bénéficiaires des droits de la cité, ils s’opposeront aux étrangers mais aussi aux nouveaux citoyens,
nouveaux résidents. Coviri: exprime un identité, une parenté, une égalité du citoyen, égalité dans les
droits, égalité dans l‘appartenance de la cité, ça explique que pdt longtemps il y’a un noyau dure de
résistance aux changements concernant la citoyenneté. Vague de nouveaux citoyens, idée qu’il y’a
un groupe initial à l’origine de la cité et par lequel se sont créées les I° et par elles la citoyenneté et
une identité. Cette identité postule la langue, la naissance, le sang, le sol et l’appartenance à ce
groupe constitutif qui est non seulement politique mais également militaire.
Curie: prolongement des deux, c’est le lieu où se rassemble les quirites et coviri, les hommes, les
citoyens. C’est le lieu où vont se réunir les sénateurs. Ce premier embryon démocratique d’assemblé
oligarchique, aristocratique. Les rapports avec le roi sont complexes car il est l’élu des sénateurs.
Lorsque le roi est fort il impose son autorité, notamment par l’armée et le sénat joue un simple rôle
de conseiller, de médiateur entre le roi et l’aristocratie. Ce qui compte c’est l’image le symbole. Le
droit civil c’est le droit des quirites et coviri, ils ne veulent pas que les autres y participent. Donc
invention d’autres droits, combinaisons complexes.

§3 L’armée et l’organisation po du texte

L’armée est l’organisation po du peuple. Ou alors l’organisation po du peuple est l’armée. Lien étroit
entre les deux.

L’armée: elle est constituée du rassemblement des forces de chaque domus, de chaque gens et ce
par le biais de fédération, d’alliance, de mise en commun de la puissance militaire, on constitue des
troupes. Cette configuration militaire montre la puissance aristocratique. Au fur et à mesure que le
tps passe et que Rome commence son expansion, cette armée initiale s’avère insuffisante en
nombre, insuffisante sur le plan militaire. On change la tactique militaire, la composition des armées,
on ouvre l’armée à des groupes qui n’appartiennent pas à l’aristocrate mais qui sont suffisamment
riches pour s’équiper. La sol représentait 500g de sel distribué par l’intendance militaire à chaque
soldat pour accompagner les animaux des campagnes comme nourriture. Le sel permet également
de conserver les aliments. On s’oriente vers des combats collectifs au cours duquel des unités
manœuvrent, combattent, qui dit unité, dit uniformité dit conjonction des forces, dit unité des forces.
Tout cela va présider à l’organisation de l’infanterie romaine. Cependant, dans cette organisation, on

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va garder une petite différence entre deux corps militaies: cavalerie lourde et infanterie curacée.
Cavalerie lourde: le cheval transporte le cavalier jusqu’à la bataille. Ceux qui font partie de cette
cavalerie lourde seront les plus riches. L’idée est d’opérée une conscription: tous les hommes à partir
de l’âge viril; âge de la majorité civile, seront astreints au service militaire. Se construit alors
l’organisation po du peuple.

Pour des nécessités militaires, le peuple va être divisé, réunie en assemblées qui va avoir des
fonctions po, civils mais surtout militaires. Apparaît deux organes: la tribu ( il yen a 3 à Rome), sorte
de grand ensemble dans lesquels sont réunis les citoyens romains à partir d’une base génétique,
selon la dynastie (famille) à laquelle on E on est classé dans une tribu.
On va casser ce système de tribu car trop aristocratique et on divise Rome en 3 territoires, chaque
tribu est divisée en 10 Curie (hommes égaux) car la tribu regroupe trop d’hommes pour qu’on puisse
les faire manœuvrer ensemble. La Curie c’est là où s’exprime le plus fortement l’identité nationale
romaine, l’identité civile, militaire romaine. Ces Curie vont être composées non pas en prennant des
hommes dans une même tribu mais en mélangeant, on va composer ces curies en mélangeant les
membres des différentes tribu pour casser encore plus les appartenances génétiques, aristocratiques,
on veut fonder une cité nouvelle où les éléments identitaires ne pourront plus petre ceux de la
famille, de la dynastie mais de la cité, de l’ensemble. Volonté d’unifier la cité. On veut une unité
militaire. Ces curies sont des unités de manœuvre, que l’on va manœuvrer sur le champs de bataille.
Mais la curie va être encore trop grande donc on va inventer le manipule, une organisation militaire
plus petite.
La Curie c’est un organe po en plus d’être une unité militaire. Il y’a des assemblées des curies que
l’on appelle les comices curiates qui expriment la première forme démocratique de ce que l’on peut
appeler l’assemblée du peuple, même si c’est une assemblée militaire. Ces comices curiates vont
avoir un rôle religieux: un même dieu, un même culte, il faut que toutes ces personnes aient les
mêmes dieux?
Un rôle civil: lieu où s’effectuait la reconnaissance de l’identité des personnes. Les curies vont
prendre cette fonction. Les comices curiates vont être chargées des registres d’état civil, les
mariages, les registres des décès. C’est l’inscription dans la curie qui donne le titre de citoyen et
permet donc d’exercer toutes les tâches po qui sont celles du citoyen.
Ces curies ont un rôle militaire.
Elles ont également un rôle po mais cette émergence est lente. On peut la caractériser de deux
manières. La Gens peut adopter des membres extérieurs (adrogatio), se sont les curies qui vont
prendre en charge cette fonction et contrôler le fonctionnement des gentes.
Peu à peu les assemblées curiates vont exercer un embryon de fonction législative. La vieille cité
héritée des Etrusque, vie sur un stock de coutume immémoriales et intangibles. Mais les besoins de
Rome due à son expansion oblige à résoudre les pb jur nouveaux et entraine une complexité du droit,
rend difficile la simple adaptation des coutumes. Pour cette raison les comis vont apparaître comme
un organe qui donne à donner son consentement à des lois et décisions nouvelles. Ca va prendre la
forme d’une loi que l’on appelle la lex curiata de Imperio : au sujet du pouvoir de commander.

On ne connaît pas les modes de vote, procédures internes. On sait cependant que les militaires
doivent déposer les armes. On sais aussi que l’on a voter par curie et non pas individuellement. A la
fin de l’époque royale, les nécessités militaires vont amener à élargir le recrutement des curies et
donc on va en faire des citoyens.

Les origines de Rome sont étrusques, l’organisation interne de la cité repose sur 3 organes de la cité:
roi, sénat, assemblée ?? Dans ce même tps, l’armée apparaît comme une pièce maîtresse dans
l’établissement de Rome mais elle apparaît aussi comme le pt initial autour duquel se formes les I° et
en particulier les assemblées du peuple.

L’histoire de Rome commence donc par une royauté d’origine étrusque.


étrusque Cette royauté
possède des attributions importantes, mais elle doit également compter avec un conseil

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aristocratique : le sénat, et avec la mise en place d’une organisation politique populaire qui va
prendre sa source des nécessités de la stratégie militaire (on retrouve le rôle de l’armée qui va
préfigurer les cadres de la cité).

§ 1 : Le roi et ses auxiliaires

Il est difficile de parler du roi romain car la plupart des sources sont légendaires et on exagère
toujours. De plus les historiens aiment les légendes, les mythes, et les introduisent dans leur récit.

A. Origine et fonctions du roi :


La royauté remonte avant la fondation de Rome (elle est étrusque),
étrusque elle est légendaire
(Romulus et Remus), il y a déjà l’idée d’un territoire sacré que l’on ne doit pas franchir, d’un territoire
civil et militaire que l’on ne doit pas confondre (= le pomerium on ne peut être armé dans le territoire
civil ). Cette royauté émane de l’aristocratie : le 1er roi est le plus riche. C’est une royauté élue
par la réunion des grands chefs de famille.famille Mais en même temps c’est une royauté sacrée.sacrée

 Une fonction religieuse


Le roi est « rex sacrorum » : roi des choses sacrées car pour les romains on ne peut pas séparer ce
qui est sacré et ce qui ne l’est pas puisque tout est sacré. On croit à tout ce qui ne se voit pas, on
croit qu’il y a une place très grande faite au surnaturel.
Le roi est le roi du sacré, ce qui signifie qu’il est le premier dans la construction hiérarchique
de la société car il est le seul à pouvoir relier le ciel et la terre (religion : qui relie les 2 sphères
séparées). Sa première fonction est donc religieuse.

 Un roi élu
Ce roi n’est pas un chef dynastique, il est élu. Au moment de la mort du roi, il y a un inter règne.règne
Quand le chef meurt, tout s’arrête, rien ne va, tout est suspendu, la nature s’arrête. C’est donc
extrêmement dangereux à il va falloir inventer des mécanismes qui permettront de faire en sorte que
cela ne s’arrête pas, le pouvoir est ce qui tient en suspension les choses : si le pouvoir disparaît
tout s’écroule.
s’écroule Il va falloir donner à quelqu'un les prérogatives pour qu’il tienne le pouvoir après la
mort.
 On invente des mécanismes pour que le pouvoir devienne pérenne.. « Le roi est mort, vive le
roi » : conception selon laquelle il ne fallait pas qu’il y ait d’interruption dans le pouvoir. L’invention
de la pérennité des institutions sera vite tranchée par les romains.

 Prérogatives royales
Le roi a l’
l’imperium (empire sur soi) : Le roi, grâce à la divinité, peut avoir un empire, c'est-à-dire un
commandement, un droit, un gouvernement sur les choses. C’est un droit d’origine étrusque. C’est la
figure la plus élevée du commandement, certains magistrats auront l’imperium, d’autres non.
Le roi est celui qui est assis à l’emblème : la chaise curule (il n’y a pas de dossier), c’est le
signe de la puissance royale, de la majesté.
Il y aura aussi les haruspices : mot étrusque qui désigne les personnes qui au cours des sacrifices
examinaient les entrailles des victimes et en tiraient des présages.
Politiquement, le roi est donc capable de prévoir l’avenir, l’avenir il a un pouvoir augural à par
conséquent il peut légiférer parce qu’il peut interroger les dieux avant toute grande décision et il
peut recueillir ce que la divinité va dire

C’est à partir de ces prérogatives qu’il peut exercer le pouvoir ce prend la forme du pouvoir
de donner son nom à certaines choses (nommer c’est faire exister).
 Les insignes royaux : signa.

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Les romains attachent beaucoup de prix à ces signes = c’est ce qui révèle extérieurement.
- La toge pourpre (rouge : couleur royale) marque l’entrée dans la vie civile
- la couronne (d’abord une couronne de laurier),
- le sceptre (qui comportera un aigle au sommet)
- l’usage des faisceaux. Les faisceaux sont un ensemble constitué de 2 haches (opposées)
entourées de baguettes et réunies par des liens à cela exprime le jus vite necisque : le droit
de vie et de mort du roi : dans la tradition romaine, il suffira toujours d’un geste et d’une
parole du roi, de l’empereur, des consuls, qui dira « déliez les faisceaux » et cela signifie soit
pratiquez une exécution (et on libère la hache) soit le droit de correction (et on libère les
baguettes). Cet attribut sera celui des grandes magistratures, en particulier du pouvoir royal.

Ce roi a aussi des pouvoirs militaires et civils.


civils
Les pouvoirs civils :
 pouvoir qui consiste dans la prérogative de convoquer le sénat
 pouvoir d’exercer
exercer la justice (qui est sans appel).

B. Les auxiliaires du roi


Il y a des auxiliaires religieux : la royauté est sacrale. On est en présence de collèges sacerdotaux
au nombre de 3 :
1. Le collège des pontifes : c’est le plus important. A la base ils sont 3 et sous Jules César ils
seront 16.
16 Ils sont chargés de contrôler les rites religieux mais aussi les mores (mœurs), les
coutumes traditionnelles, etc… Parmi ces rites, il y a la conservation du calendrier. Ces pontifes
sont chargés de dire quels sont les rites nécessaires aux différentes procédures. Ils connaissent
le formalisme strict. Ainsi, chez les romains, pour créer la loi, il y a toute une procédure sacrée.
Les pontifes sont les arbitres des choses divines et humaines. Ils ont une fonction sociale
importante. Le Grand Pontife est le chef du culte voir même du culte national, du culte civique
de Rome. Plus Rome va se complexifier, plus la place des Pontifes sera grande.
2. Le collège des augures : Ils sont 16, 16 ils sont les dépositaires de la vieille science des
étrusques afin de tirer des présages, des pronostiques du vol des animaux ou du
comportement de certains animaux. Ils sont dépositaires d’une science cachée, secrète. Le
fonctionnement de la société romaine est imprégné d’un rite religieux intense. Si on veut
qu’une décision politique puisse être assurée de succès, nécessité de la présence cultuelle des
vieux Augures.
3. Le collège des flamines : il y a en 3 : les Flamines majeurs dédiés aux 3 grandes
divinités romaines : Mars, Jupiter et Quirinus. Ces flamines jouent un rôle dans certaines
procédures de la vie des romains. Les plus importants sont ceux du mariage solennel romain. romain
Chez les romains, ce mariage résultait de rites devant Jupiter : les époux échangeaient du pain.
Ce mariage est celui des patriciens romains, des grandes familles romaines. Le rapport entre
les époux est différent : la pater familias a tous les pouvoirs. Ce sont les grandes familles qui
ont recours à ces mariages. Il existe aussi 12 flamines mineurs attachés aux temples.

§2. Le Sénat ou le conseil des Patres

Le sénat rappel l’idée d’un conseil des anciens. Conseil des patres car conseil des pères.
pères L’idée de
paternité est fondatrice dans la construction de Rome. Les romains sont attachés au mot
Pater. Pour eux, le père est la source première de l’autorité politique et ce, jusqu’à la fin de l’empire
de Rome. Le rapport du père avec ses enfants est particulier car il est l’auteur de leur vie. En ce qui
concerne le sénat :

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 Un Organe fédératif :
Le sénat rassemble les chefs des grandes familles, familles c’est un conseil qui représente leur
intérêt,
intérêt une institution aristocratique, institution qui va toujours dans l’histoire de Rome chercher à
préserver ses intérêts. Jusqu’à la fin de Rome, le Sénat a toujours cherché à préserver son autorité
vis-à-vis des Rois et vis-à-vis du peuple lorsque celui-ci va accéder au pouvoir. Du point de vue
conservateur, le Sénat va être à l’origine des conquêtes romaines. Une fois ces conquêtes
réalisées, le Sénat sera l’institution la plus hostile aux étrangers. Les citoyens sont les gardiens d’une
pureté raciale de Rome. Tout ce qui est extérieur est mal vu.

 Composition du Sénat :
représentation limitée en nombre, d’abord 100 sénateurs puis 300 jusqu’à la fin. fin Ses membres
sont désignés par le Roi. Mais en même temps, les sénateurs exercent des prérogatives qui
peuvent les opposer au Roi. Les sénateurs récupèrent les attributions de la puissance royale
pendant l’interrègne.
l’interrègne Ce sont eux qui éliront le nouveau roi quand les auspices seront favorables.
Le Sénat apparaît comme une assemblée politique oligarchique élitiste, dans laquelle la richesse et le
prestige du nom sont les facteurs déterminants.

§3. L’armée et l’organisation politique du peuple


Plus qu’en Grèce, il y a des liens très étroits entre l’armée et les institutions politiques
publiques. Des liens qui sont même des liens structurels entre les assemblées politiques qui vont
naître et les soldats qui composent les corps d’armée. C’est de la manière dont on va organiser les
armées sur le champ de bataille que l’on va organiser les assemblées du peuple.

A. L’armée et son évolution


On notera ici des changements identiques à ceux concernant la Grèce. Les étrusques vont apporter
avec eux une conception de l’armée marquée par un esprit aristocratique. L’armée est composée
de corps militaires et dans ses corps, la place de l’aristocratie est primordiale. Lorsque la cité de
Rome va prendre corps, on va assister à la fusion progressive des différentes gentes dans une
espèce de confédération.
confédération A l’occasion de cette réunion, les contingents militaires vont être
constitués en regroupant et en mélangeant sous des commandements uniques tous ceux qui
venaient de familles aristocratiques. Cela va se traduire par un changement stratégique du corps
d’armée : désormais on trouve des combats collectifs à la place des combats individuels. Ces
masses obéissent à un même ordre. On a un unité très forte du corps militaire.

Ainsi, l’armée va être complètement remodelée notamment sur le plan de deux grandes divisions :
 Les celeres : une cavalerie lourde mais qui sert à transporter le fantassin sur le lieu de la
bataille. Cavalerie lourdement armée et très protégée. L’équipement coûte très cher et ne concerne
que les plus riches
 Une infanterie cuirassée mais qui va constituer le grand corps de bataille

Ainsi, les anciens corps gentilices vont être mélangés. Les romains vont inclure beaucoup de
monde afin d’avoir un corps d’infanterie nombreux : beaucoup de citoyens donc. Nécessité d’avoir un
corps d’armée puissant. Les romains pensent que l’on ne peut être soldat sans être citoyen.

B. Les conséquences de la réforme militaire sur le plan politique

Pour rendre effective cette réforme militaire, le peuple romain va être divisé en tribus,
tribus celle-ci va
être divisée en curies.
curies Comme cette curie correspond à une énorme masse, on la divise en
centuries.
centuries La centurie va être trop grande, on va alors inventer le manipule (petit corps de

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combattants qui va apparaître comme nécessaire dans les armées).

Le cas de la tribu :
La tribu est l’ethnie, le rattachement à la race. Les romains ont considéré qu’il y avait 3 grandes
tribus d’origine étrusques fondatrices de Rome :
 Les tities
 Les ramnes
 Les luceres
Ces tribus sont donc d’abord des organisations génétiques et non territoriales. Elles se rattachent
à une sorte d’ancêtre commun. Lorsque la cité de Rome est créée, on va transformer la tribu
en structure territoriale. Chaque tribu va devoir fournir du point de vue militaire un contingent de
300 cavaliers et de 1000 fantassins.

Les Curies
Pour des besoins militaires, chaque tribu va être divisée en Curie. Curie Le mot curie est riche de
sens : signifie en latin « les hommes égaux », un peu comme à Sparte. C’est une égalité d’arme,
sorte de fraternité d’arme. Cela va être aussi une sorte de fraternité dans la cité, la curie étant le
symbole des liens dans la Cité entre le militaire et le civil. Cette réunion sera celle des
Quirites.
Quirites Le mot quirite rappelle le passé où les hommes étaient égaux, le passé des vieux romains
où les hommes étaient tous égaux. Le mot quirite rappelle aussi quelque chose de fermé, de racial.
On parlera du droit des quirites, un droit séparateur à la base de tout. Pour les romains, la fonction
principale de la cité était la préservation du travail des anciens. Ce droit quirite est donc un droit
racial formaliste et exclusif. C’est un droit qui ne profite qu’aux semblables. Ces structures vont
éclater avec l’agrandissement de Rome qui a besoin de soldats. Pendant longtemps, on parlera de la
Curie pour parler du Sénat.
Ces curies vont être au nombre de 10 par tribu.
tribu Pour accentuer le mélange entre les divers gentes,
on va rendre obligatoire l’union de ces familles aristocratiques à diverses curies de façon à briser
l’architecture aristocratique initiale.
initiale Les curies ont été un organisme transitoire qui a permis le
passage d’une organisation individualisatrice aristocratique à une organisation de plus en plus
unitaire, celle de la cité. Les curies vont avoir un rôle très important : symbole de la réunion des
citoyens.
citoyens

Ces curies sont réunies en Comices curiates qui ont 4 fonctions principales :
• Des fonctions religieuses : chaque curie va avoir à la fois un culte propre mais en même
temps toutes les curies sont réunies autour d’un culte commun.
commun Ce culte est permanent et déjà
se trouve définit l’idée d’une permanence de la Cité. La cité est une sorte d’être mystique,
religieux pérenne : Rome est éternelle.
• Des fonctions civiles : exactement la même que celle de la fratrie grecques : ce sont les
curies qui solennisent les actes fondateurs de la vie (naissance, mariage et mort) +
l’acquisition de la majorité, âge de la virilité (16 ans) qui permet de faire la guerre. Cette
inscription par la Curie correspond à la déclaration de citoyenneté
• Des fonctions militaires : les curies sont des divisions de l’armée et permettent de mélanger
les jeunes des gentes. On combat ni pour soi ni pour son groupe, on combat pour la cité
• Des fonctions politiques : d’abord des formes mineurs car il faut attendre la République
pour voir apparaître des fonctions législatives dans les comices. Les comices ont une fonction
essentielle dans le futur de la vie politique de Rome : pour qu’un magistrat (en particulier s’il
est important) puisse avoir l’effectivité de ses pouvoirs, il faudra qu’il reçoive une sorte de
consentement de l’assemblée curiate. Cela se transpose dans une loi d’investiture. On parle de
la « lex curiata de imperio » (la loi des curies au sujet des imperiums).
Ces assemblées ont un fonctionnement très frustre mais il s’agit d’un vote par acclamation et ce
sera toujours un vote par curie et non par individu car on ne veut pas qu’un principe individualiste
apparaisse trop fortement.

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Conclusion :
Il s’agit du chapitre de la royauté de Rome avec les origines de la cité. On y remarque l’intervention des
étrusques qui sont les fondateurs de Rome. C’est une transformation profonde d’une société rurale à une
société urbaine. Naissance d’une ville citée, d’une Cité Etat, de l’Urbs. On voit se mettre en place des
structures politiques de gouvernement : un roi, roi un Sénat aristocratique et des assemblées dont les
curiates. On ne peut pas séparer de la mise en place progressive de ces institutions l’armée car c’est au nom de
la stratégie militaire de ses besoins que vont être créées les assemblées du peuple.

Chap. 2 La république romaine : fondation et évolution


politique

La république s’étale sur 5 siècles. (509 jusqu’en 27) Passage d’une royauté marquée par des
caractères anciens à la république.
Les institutions : La magistrature/ les assemblées de la Plèbe/ le Sénat

INTRODUCTION
A. L’effondrement de la puissance étrusque

Tous le 6e s est rempli d’épreuves pour les étrusques : il se heurtent à la puissance des cités grecques
(Italie du Sud et de la Sicille)  les menaces de la Grèce atteignent les étrusques au Sud. Sud
Au nord, ce sont les invasions celtiques.

Les étrusques connaissent des défaites qui affaiblissent les étrusques et encouragent les latins à se
libérer de la tutelle étrusque.

Des conséquences intérieures de ces évènements :


- déclin de la royauté : chute de la dynastie des Tarquins
- une libération de Rome des étrusque et une prise de pouvoir par les latins : Une
nouvelle langue, une nouvelle culture

- des crises sociales et économiques sont amenés par ces défaites


 les populations manquent de nourriture, de terre ; bcp sont obligés de s’endetter. La nécessité
des terres devient alors une des priorités de Rome. Une partie très importante de la population
réclame u partage des terres et un accès au pouvoir : les 2 données majeures dans l’évolution de la
république de Rome. En ce qui concerne le partage des terres, Rome est obligée de se lancer dans
une vaste expansion dont le but c’est la « conquête d’un espace vital » : suffisant pour nourrir une
population importante. Cette politique de l’espace vital oblige à avoir une armée forte. Un
mouvement qui est censé amené des terres à une population qui les réclame. Dans le même temps,
l’armée aura du agréger à ses légions des hommes qui ne faisaient pas partie des anciennes classes
(pas suffisamment riches)
 une ouverture, sociale et politique + un mouvement hégémonique et de conquête
considérable.

B. Les guerres puniques et leurs conséquences

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Carthage est l’obstacle majeur à l’extension de Rome : le monde carthaginois c’est une domination
sur l’ensemble de la méditerranée. Les romains vont devoir détruire cette puissance militaire de
carthage.

3 guerres puniques qui se déroulent sur 2s et demi : long et lent.


 Lors de la 2e guerre punique, les Romains sont vaincus.
Ces défaites font provoquer un sursaut dans Rome : un sénateur disait alors un seul mot latin
« delenga carthago » orth : il faut détruire Carthage.
Ces guerres puniques aboutissent à la chute de Carthage : dans la bataille de ZAMA en 202 puis
la Prise de Carthage en 146

• L’espace méditerranéen est libéré à partir de ces victoires. Les Romains seront ensuite
vainqueurs. Ce mouvement répond à l’objectif de partage des terres et de dons de terres aux
Romains. Permet de fournir des richesses à Rome, d’ouvrir des espaces commerciaux, amener
à Rome une quantité incroyable d’esclave.

• Ces évènements montrent également la montée constante de la plèbe : la société romaine est
fondée d’ancien romains (les quirites). La plèbe c’est la partie libre qui ne bénéficie pas des
honneurs, de postes… Or, elle fournit une part importante des légions romaines et avec ces
conquêtes, elle est progressivement intégrée dans les institutions : il faudra alors transformer
ces institutions. On est amené à transformer les institutions en « un gouvernement
mixte » : un partage entre l’oligarchie et le peuple ;

• Que faire des terres conquises ? La Q° sera résolue par la création d’une administration
provinciale originale et très organisée:
organisée les terres conquises sont appelées des
« provinces » = le territoire où le vainqueur a tous les pouvoirs/ les vaincus n’ont aucun
pouvoir.

CCL intro : un enrichissement en hommes et surtout en terres.

Section 1. La constitution censitaire de la république


Romaine et le principe timocratique
Avec la disparition des Rois étrusques, on assiste à la mise en place d’institutions politiques
nouvelles : et d’abord des I° primitives de la république.
Tout repose sur des traditions, sur des mythes : l’histoire de Rome c’est celle de fondations
successives. Les fondations royales comptent dans la mémoire civique des romains (rémus/
romulus…) « un stock mémoriel » qui comprend aussi les fondations républicaines ; puis les
fondations impériales le princeps finit par apparaître comme un véritable maître possédant tous
les pouvoirs).

§1. La place de la tradition romaine et la mise en place progressive des


institutions
On ne sait pas exactement le moment des événements qui ont donné lieu à la naissance de la
république ; Les historiens romains ont soulignés certains aspects de la naissance de la république. Ils
ont obéit à un réflexe : faire apparaître les « vieilles I° » comme ce qu’il y a des plus respectable.

50
Pour la république, les historiens latins ont propagé l’idée qu’un roi Etrusque : Servius Tullius en
509 aurait rédigé une sorte de constitution : la Constitution censitaire de Rome. Rome : la C°
sevienne.
sevienne
- Dans cette constitution c’est le roi qui aurait d’abor transformé la base sociale de Rome en
élargissant le système des tribus. Les 2 anciennes tribus génétiques auraient été transformées
en 5 tribus territoriales.
- Ensuite, suivant un système censitaire, il aurait divisé le peuple en 5 classes (des + riches aux
+ pauvres)
- Ce système aurait servi pour l’armée, nouvellement organisée sur la base de ces 5 classes.

Mais les historiens modernes ont écarté ces thèses. Ils ont montré que tout s’est effectué
progressivement :
- la royauté aurait d’abord été remplacée par un système de magistrature collégiale, temporaire.
Ce passage se serait effectué entre le 5e et le 6e s.
- Ce mouvement a constitué aussi à une confiscation du pouvoir par une nouvelle classe noble,
riche et puissante. Elle va se retrouver contraindre de négocier avec la Plèbe pour avoir des
citoyens en plus grand nombre.
CCL : un processus long à la foi social et institutionnel

§2. La nouvelle organisation du peuple selon le principe timocratique


« principe timocratique » : sert à désigner à la fois la richesse et les honneurs. Des I° gouvernés
selon ce principe selon lequel ceux qui gouvernent ce sont les + riches et les plus honorés.
honorés
Division selon la fortune : cette organisation va remplacer les curies initiales.

Les hommes sont divisés en 5 classes selon la fortune. fortune. Le mot classe ici vient du latin
« classis » : façon dont on établi des troupes pour manœuvrer. On fait appel ici au langage maritime.
Idée e mise en ordre non plus sur terre mais sur mer.

• la première classe regroupe les plus riches : avoir une fortune de 100 000 as
• la deuxième classe : 75000
• 3e, 50000
• 4e : 25000
• 5e : 11000

En dessous de cette formule on ne fait pas partie du corps militaire et donc non plus du corps
politique.
Ces classe regroupent trop d’individus alors on créé une subdivision.

Chaque classe va comporter un certain nombre de centuries : 193 centuries.


centuries Tout est fait pour
que la 1ère classe comporte 98 centuries
CQ : toutes les autres classes vont se retrouver dépourvues de pouvoir lorsqu’il s’agira de voter dans
les assemblées. Elle a comme ca facilment la majorité et donc le pouvoir ;

On a voulu faire en sorte que l’addition des plus riches donne la majorité même au seins de la 1 ère
classe. Le pouvoir est entre les mains d’un tout petit groupe : les plus vieux, les plus riches.
Toutes les autres classes sont écartées du pouvoir finalement et les autres sont totalement ignorés.

Les armées vont avoir constamment besoin de + en + de soldats : il faudra augmenter le nombre des
légions. A ce système de classes initiales, on va ajouter peu à peu des classes nouvelles. On abaisse
le cens pour les classes inférieures.

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Le système de centuries ne permet plus de faire manœuvrer les armées car ces dernières deviennent
de + en + nombreuse : on invente une nouvelle division militaire  la division des centuries en
manipules.
manipules

Ces réformes aboutissement enfin à une nouvelle organisation politique. Il y aura désormais
des commisses centuriates : elles détrône peu à peu les vieilles assemblées curiates et finissent
par exercer un pouovir politique très important entre les mains de la minorité de la 1ère classe.
 ces prérogatives touchent à la conduite de la guerre (décision de faire ou non la guerre,
durée des expédition, partage du butin…)
 les commisses centuriates élaborerons des lois centuriates : pouvoir législatif
 des pouvoirs aussi judiciaires des commisses centuriates

Avec la réforme Servienne, on a donc une continuation du système précédent : la formation de Rome
est liée aux armées. Seulement c’est un système censitaire.
Au fur et à mesure que la république évolue, que le temps la rapproche de l’empire, les assemblées
centuriates vont peu à peu se détacher de leur origine militaire. Le corps politique deviendra de + en
+ autonome. Cette autonomie est égalemnt constituée par l’apparition de nouvelles assemblées du
peuples : 2 assemblées
• Les commisses Tributes
• L’assemblée de la Plèbe
= séparation nette entre le politique et le militaire.

Section II. L’évolution des Institutions à l’époque républicaine


3 questions :
• la primauté des magistratures : Rome est désormais gouvernée par des magistrat.
L’évolution de ces M est assez faible mais un phénomène interne important :
 dans un premier temps, les magistratures sont entre les mains d’une oligarchie, d’une élite des
grandes familles qui se partagent ces magistratures.
 Dans un deuxième temps, la nécessité de l’ouverture au peuple (conquêtes, besoin de l’armée) :
on va voir se dessiner un partage du pouvoir à l’intérieur des magistrature. La Plèbe est peu à peu
introduire entre certaines d’entre elles : partage entre les grandes classes riches et le peuple.
• La puissance grandissante des assemblées : les assemblée curiates, centuriates, les
comices tributes et même la Plèbe qui finit par avoir une assemblée spéciale.
 A Rome : les Magistrats + 4 assemblées qui représentent le peuple.
• une autre assemblée encore plus puissamment oligarchique : le Sénat.

§1. Caractéristiques et évolution des magistratures


Les magistrats sont les successeurs des rois. rois Ils ne seront jamais des purs exécutant des
décisions des assemblées, encore moins des représentants du peuple.
Les magistrats ont l’imperium (qui appartenait au roi) : le droit souverain de commander. Associés à

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certains symboles (chaises curules, faisceaux…), ces traits sont les marques de l’autorité des
magistrats.

Les magistrats sont rassemblés par des caractères communs : ils sont tous des M élus pour 1
ans, et les pouvoirs s’inscrivent dans une collégialité. Collégialité/ annalité/ élection.

A. Les principaux magistrats à Rome

Le magistrat à Rome, c’est celui qui gouverne.

• la dictature : une sorte de Magistrature dont on peut se débarrasser car elle est
exceptionnelle. Lorsque la cité est en danger et qu’il est nécessaire de suspendre les lois
républicaines, pendant 6 mois, il peut y avoir un dictateur. Mais les Romains n’ont jamais
reconnu au dictateur cette révérence, cet honneur que les grecques attachaient à la dictature.

Ces magistratures s’inscrivent dans les lois Liciniennes de 367 : avant ces lois, les M sont
réservées au Patriciat (les pères sénateurs de la patrie : réservé au plus riches) A parti de 367 révolte
de la Plèbe, conflit… les M s’ouvrent à la Plèbe.
Plèbe Plébéiens et Patriciens constituent la Magistrature.
Cet accès plénier à la Plèbe se fera peu à peu.

6 magistratures à Rome
• le CONSULS
• les PRETEURS
• les CENSEURS
• les QUESTEURS
• les EDILES
• les TRIBUN de la plèbe

LE CONSULAT
Le consulat c’est la première des magistrature : elle devient l’institution fondamentale de la
république ; Ces consuls sont d’abord choisis par leur prédécesseurs puis ensuite, élus par les
comices centuriates. Ils sont 2 = collegialité. Ces consuls ont l’imperium : le pouvoir de
commander hérité des rois.
• l’imperium domi : le gouvernement des choses privées/ civiles
• l’imperium militiae : le commandement militaire.
Ces commandements impliquent l’exercice de l’administration et parfois de la Justice.
Ces consules sont accompagnés de licteurs : de porteurs des faisceaux (pouvoir de vie et de mort).
Ils ont tous les symboles du pouvoir (chaise curule, faisceaux…)
RQ: Le pouvoir des consuls est tellement symbolique que sous la république, on comptera les années
à partir de la mise en fonction des consuls.

LES PRETEURS
= la préture
Le prêteur est le magistrat du droit et de la justice.
justice Ils apparaissent dès le début de la république
mais avec les loi liciniennes on assiste à des changements profonds dans l’organisation de la préture.
• dans un premier temps : la Rome initiale  il n’y a qu’un seul préteur, le préteur de tous.
• Vers le 4e s, il y aura 2 préteurs : c’est nécessaire. L’un s’appellera le préteur urbain ,
l’autre le préteur pérégrins = un étranger, itinérant. Ce dernier est un magistrat qui devient
nécessaire parce que le vieux droit ne peut pas vraiment s’appliquer ni aux personnes
nouvelles ni aux situation juridiques nouvelles que créé leur arrivée, leur activités…Ce
magistrat est très important car il est à l’origine d’une puissante transformation du droit. Le

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préteur va être un inventeur de droits nouveaux.
• Au fur et à mesure des conquêtes dans les provinces, il va falloir installer une sorte de
gouvernement civil. MAIS, devant l’impossibilité de créer des M nouvelles, on va créer des pro
magistratures. Dans les provinces, on enverra des Propréteurs : finalement il y aura 6
préteurs=
préteurs un préteur urbain, un préteur pérégrin et 4 préteurs provinciaux.

Le préteur a deux fonctions :


• IL DIT LE DROIT :
Tous les ans lors de son entrée en fonction, le préteur rédige « l’édit du préteur » dans lequel il
précise le droit qu’il appliquera pendant son année de fonction. Il va rédiger « les actions » 
préciser les procédures qui permettront d’arriver à des solutions juridiques. Il va réviser les actions
qui permettent à un droit nouveau d’être effectif. A chaque fois, cela voudra dire création de règles
nouvelles et de procédure permettant de s’en prévaloir.
Le droit de Rome ne ressemble pas à notre droit : chez nous, la loi précède la procédure : à Rome
c’est l’inverse. Le rôle du préteur s’est d’imaginer des solutions juridiques nouvelles pour des faits qui
proviennent des situations créées par ces nouveaux résidents.
Pour distinguer ce droit, on va l’appeler le droit honoraire : pour dire que c’est un droit qui relève
du magistrat.
Le droit des prêteur concerne surtout le droit des obligations : le préteur va créer « la fides » :
l’engagement

C’est un droit évolutif.

Un tableau « l’album » du préteur comporte toujours 2 parties :


• on conserve une partie du droit des préteurs précédents
• on ajoute une partie de droit nouvelle ajoutée par le préteur
On arrive à un ensemble : le droit prétorien qui sera codifié en 125 dans « l’édit perpétuel du
préteur » sous l’empereur Hadrien : cette codification marquera finalement la fin du droit
prétorien.

Finalement, ce droit prétorien apparaîtra dans l’histoire plutôt comme un ensemble de solutions
procédurales que comme un véritable corpus de droit.

• LE PRETEUR EST AUSSI UN JUGE


au sens où le procès à Rome est divisé en 3 phases :
 La phase in jure : la phase juridique  le préteur au cours de cette phase qualifie
juridiquement le problème qui lui est soumis. Il termine soit en désignant un juge, soit en
arrêtant le procès.
 La phase apud judicem  la phase devant le juge. A ce moment là, c’est une simple citoyen
qui va faire office de juge. En rapportant des éléments juridiques soumis par le préteur au fait,
il va rendre une décision.
 La phase d’exécution 
 dans le procès civil, c’est celui qui l’a gagné qui a la charge de l’exécution.
 dans le procès pénal, le préteur peut être juge aussi de l’exécution. On peut remarque que la
puissance publique est d’avantage présente dans le domaine pénal.
Ce pouvoir dans le domain pénal en particulier relève de la coercicio du magistrat : le pouvoir de
coercition du magsitrat.

La CENSURE ; Les CENSEURS

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Pour être censeur il fait avoir été consul. Un prestige moral attaché à la fonction. Le caractère
exceptionnel de la fonction se retrouve aussi dans la durée : 18 mois et non 1 an.

La censure rappelle le mot « cens » : censurer va signifier « identifier quelqu’un pour le classer dans
une catégorie » Le censeur confère la citoyenneté, la reconnaît .
Le censeur c’est quelqu’un qui intervient tous les lustres = tous les 5 ans pour rédiger des
sortes de jugements au cours desquels il va pouvoir censurer, punir, admonester les citoyens
qui ne se sont pas comportés comme les oblige les lois morales de la république.
 Le censeur est une sorte de gardien des mœurs. mœurs Ici mœurs = respect du culte, de tout ce qui
touche à la morale de la citoyenneté. Le censeur apparaît comme une sorte de juge qui formule une
sentence.
Un véritable jugement qui abouti à la nota censoria : une note de censure qui peut aller du simple
blâme à la privation des droits civiques et à la morts.

LUSTRUM : Au d’une cérémonie qui a lieu sur le champs de mars (vaste espace où on réunit les
troupes) : son rôle va consister à faire passer le jeune romain à l’âge adulte où il sera revêtu du
la toge virile.
virile L’age moyen sera 17 ans : le jeun homme est reconnu apte au métier des armes, on le
classe en fonction de sa richesse dans les 5 classes. Dans les débuts de la république, on va le classer
selon qu’il bénéficiera d’un armement lourd (il est très riche) ou d’un armement léger (il n’a pas les
moyens de s’armer)
Dans le même temps, le censeur l’inclus dans les diverses assemblées politiques correspondantes : il
lui reconnaît une place et des droits dans ces assemblées (centuriates puis tribute)
Enfin, le censeur va fixer l’étendu des contributions fiscales qui pèsent sur lui.
 Cette grande cérémonie tous les 5 ans s’appelle « lustrum » : un mot religieux, un sorte de
baptême du nouveau citoyen.

Le censeur établi la liste des sénateurs, ainsi qu’un contrôle moral sur le sénat. Les terres conquises
sont devenues des terres publiques : les censeurs constituent une sorte de corps d’inspecteur des
travaux publics, des comptes publics.
(exam)

Les EDILES
Une magistrature importante mais inférieure  ils n’ont pas l’imperium

L’édilité est une vieille magistrature dans l’histoire de la république et dont les membres avaient au
début pour fonction de conserver les archives de la Plèbe : des édiles plébéiens
Puis, on a ajouté 2 édiles curules (appartenant à la classe la plus riche, des patriciens)
Au fur et à mesure du rapprochement de la plèbe et des patriciens, ces édiles ont fusionné.

Des fonctions administratives, juridictionnelles de ces édiles. MAIS l’essentiel de leur rôle a été axé
dans plusieurs domaines :

 le ravitaillement de Rome :
Un problème récurrent. 1Millions d’habitants. Parmi eux, une masse instables d’étrangers, sans
travail. Il a fallu organiser assez vite un ravitaillement de la population ordinaire de Rome (citoyens
etc) et en arriver aussi jusqu’à des distributions gratuites de nourriture. Ces distributions gratuites
avaient lieu tous les matin et portaient le nom d’annone annone. Cette annone comportait une vaste
entreprise de stockage de denrées de façon à éviter la spéculation.

 La tenue des jeux :

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Il y avait deux choses dans ces jeux :
 les jeux solennels : de grands spectacles religieux qui se déroulaient dans des temples. Ces
fêtes religieuses comme en Grèce avaient un but éducatif, civique, servaient a apporter la protection
des Dieux sur la Cité. Il se déroulait des grandes fêtes
 les autres jeux, les divertissements : combats de gladiateurs, spectacles avec les fauves dans
les arènes… Des jeux qui finirons par avoir lieu tous les jours. Des jeux très sanglants. Exécutions en
public d’esclaves…
Tout cela était destiné à occuper les romains qui n’avaient rien à faire. Comme ca, pendant très
longtemps on a réussi à éviter les soulèvements, les guerres civiles.

 la surveillance des funérailles :


Autre fonction des édiles. Un grand moment pour les familles (+ importants que les naissances ou les
mariages).
Sous la république et sous le début de l’empire, les familles vont se ruiner pour s’offrir des funérailles
gigantesques : on a alors été obligé de surveiller les funérailles et on a édicté des lois somptuaires.
somptuaires
Des rites importants : souvent devant le corps du défunt, on promettait au défunt qu’on allait se
venger : c’est le plus proche parent qui faisait cette promesse. Des liens étroits entre le vengeur et
l’héritier. Dans les coutumes romaines, si on ne vengeait pas une mort violente, on ne pouvait pas
hériter : un devoir successoral, sacré, un devoir du sang.
 des risques que ces vengeances dégénèrent  surveillance.

LES QUESTEURS
= la questure

Les questeurs sont d’abord des enquêteurs : des juges chargés d’enquêter dans le moment où la
procédure pénale a laissé place à des enquêtes pour des crimes très graves (le paricide…)
Cette fonction se transforme et à/p du 4e s, les questeurs vont être des magistrats chargés de
fonctions financières.
Les questeurs sont également des magistrats inférieurs : il n’ont pas l’imperium.

Leur nombre ne cessera de croître : 2 questeurs aux armées, 2 à la ville au départ et à la fin de la
République, 40 questeurs : ils sont des sortes de trésoriers généraux chargés d’administrer le
trésor public.
Une fonction qui ne cesse de s’étendre : chargés des douanes, de la collecte des impôts, contrôle des
comptes…

Avec la multiplication des jeux solennels et de divertissement, le coût de ces spectacles ne cesse
d’augmenter pour la ville. Les questeurs vont être amenés à chercher des subventions. subventions 2
corps de magistrats servent à organiser/ subventionner ces jeux (les questeurs et les édiles)

LES TRIBUNS DE LA PLÈBE : LE TRIBUNAT

L’histoire des tribuns est liée à la revendication d’un rôle politique de la Plèbe, vers les années
490 ou une partie du peuple se révolte (car il se trouve endettés, manquent de terre, souhaitent
participer au pouvoir)
Cette revendication trouve sa place puisqu’on cherche à recruter dans la Plèbe de nouveaux soldats :
on abaisse la dernière classe.
Mais ces citoyens ne sont pas réellement intégrés dans l’organisation politique : cela va donner lieu à
un événement majeur : la sécession de la Plèbe. Plèbe La naissance de la Plèbe est liée à cette
revendication politique. Cette victoire de la plèbe se traduit par :

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• des distributions de terres
• et surtout par la création d’une représentation particulière au moyen d’une assemblée qui
leur est propre et qu’on va appeler : le concile de la Plèbe/ l’assemblée de la Plèbe ;
• et enfin par la création d’un magistrat plébéien à la fois le chef et le défenseur de la Plèbe.

Ces tribuns seront différents des autres magistrats : ils n’ont pas l’imperium, mais ils disposent
d’une autorité très forte mais d’une autre nature. Ils sont en effet reconnus comme inviolables 
on parlait de la sacro sainteté des tribuns : leur puissance dérive essentiellement d’une fondation
religieuse et même magique. Cet élément remplace l’imperium et même le pouvoir augurale des rois
anciens dont ils ne peuvent disposer.

Les tribuns sont une incarnation du caractère permanent de la révolution de la Plèbe.


 Ces tribuns sont élus par l’assemblée de la Plèbe, ont une autorité collégiale : ce pouvoir s’appelle
la puissance tribunicienne.
tribunicienne Cette puissance n’est pas la potestas (autorité) mais plutôt un
pouvoir d’assistance,
d’assistance d’aide, de secours. En effet, le rôle des tribuns est de protéger la plèbe
contre les empiètements des autres forces politiques. Protéger la partie la plus faible, pauvre
du populus contre la partie du peuple la plus riche.
Le tribun ne peut pas quitter Rome, il doit être toujours là si un membre de la Plèbe veut faire appel à
lui.

Le tribun peut bloquer le commandement d’un magistrat par l’exercice d’une sorte de veto. Les
tribuns sont là pour surveiller que les magistrats qui appartiennent à la classe la plus riche ne
bafouent les intérêts de la Plèbe.

 A côté de cette protection de la Plèbe, le tribun est aussi le chef de la Plèbe : il peut punir,
condamner à mort toute personne qui outragerait son autorité, sa personne (il n’a pas pour autant les
faisceaux)

 les tribuns vont créer des lois tribuniciennes : une législation destinée à protéger la plèbe
contre l’autorité surtout des sénateurs. (Opposition forte entre les lois du Sénat et celles de la
Plèbe). Domaines de protection : les droits civiques, de la personne…

Cette fonction du tribun conservera une signification très forte dans l’histoire de Rome : les
empereurs romains lorsqu’ils organiseront leur autorité vont usurper des prérogatives détenues par
des magistrats. (seront consuls, s’occuperont de la justice…) MAIS en particuliers, les empereurs
deviendront tribuns.
tribuns  confiscation de la puissance tribunicienne.

B. Les principales garanties des citoyens contre l’arbitraire des


magistrats

Sens des magistratures à Rome : la place du peuple est extrêmement mineur et les magistrats sont
presque tout puissant. Il est difficile de voir immédiatement des garanties dont pourraient bénéficier
les citoyens.

Pourtant elles existent à plusieurs degrés :


• 1er degré : les magistrats sont ELUS par des assemblées différentes. Même, l’élection
devient peu à peu le mode normal par lequel on désigne ceux qui ont une autorité 
L’élection comme garantie. -
- La grande assemblé curiates élit les magistrats supérieurs
- Les magistrats inférieurs sont élus par les comices tributes. (une assemblée uniquement civile)
- Les commandements militaires sont élus par l’une ou l’autre des assemblée

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- Les collèges des prêtres vont finir par être élus par les commisses tributes (ass du peuple) et
idem pour tous les collèges sacerdotaux.
Des limitations à ce principe électif : des condition d’âge, de capacité, impossible d’être conduit
2 fois dans la même fonction, le cursus honorum : obligation de commencer par le degré le plus bas
et de franchir chaque grade.

2e degré : les mesures contre l’excès de pouvoir.


pouvoir L’excès de pouvoir, c’est ce qui est dirigé vers
le retour de la royauté. On veut éviter que les M qui ont l’imperium ne l’exercent pour eux mêmes. Le
refus de la royauté c’est l‘objectif attendu. Pour le réaliser petit à petit apparaîtront 2 mécanismes
destinés à encadrer les pouvoirs des M :
• la règle d’une durée limitée des fonction à 1 an : Mais des exceptions (le dictateur c’est
seulement 6 mois non renouvelables ; le censeur au contraire c’est 18 mois car il a un pouvoir
avant tout moral)
• La collégialité : Les romaines vont vouloir organiser cette collégialité et la définir = disposer
ensemble d’un même droit, être co-titulaire de l’autorité, coauteur d’une règle. Pour organiser
cette collégialité, on va décider que chacun des M a un droit de véto sur tous les actes des ses
collègues : l’intercessio
 tirage au sort en cas de désaccord
 roulements périodiques
 pour l’accomplissement de certains actes, il faudra l’accord des deux magistrats.

3e degré : la provocatio ad populum  le droit d’appel au peuple.


peuple N’importe quel citoyen ne
peut pas se voir condamner à mort par un magistrat sans que sa sentence ne soit validée par
l’assemblée auquel il appartient.
Les citoyens ont ici une garantie.

Mais dans les faits, cette garantie va surtout profiter pour des cas politiques. Et cela ne profite qu’aux
citoyens : les femmes, esclaves, résidents étrangers n’en bénéficient pas.

§2. Le peuple et les assemblées


Le peuple est représenté: on l’appelle le populus = l’ensemble du peuple. C’est une citoyenneté
assez élargie puisque Rome finira par être généreuse dans l’attribution de la citoyenneté
Au départ, on est cityoen par la naissance (père romain), ou si on a été affranchi, ou par
naturalisation.

La Communauté civique est le résultat d’une sorte de création successive dans laquelle
l’imbrication des éléments militaires et civils et extrêmement forte. Surtout dans les
assemblées traditionnelles. Les comices curiates et surtout les comices centuriates.
Avect le temps, une sorte de civilisation de la société Romaine: l’importance de l’armée, le fait
que le citoyen est moins un soldat qu’au paravent amène la naissance d’une nouvelle assembéle
purement civile: la Comice tribute. Au final, elle apparaîtra comme la véritable assemblée
Républicaine.
La Plèbe enfin, est une entité particulière du peuple. Elle a un représentant: le tribun et surtout une
assemblée: le Concile de la Plèbe.

Aparemment, le peuple romain est très divisé puisqu’en dépit du temps, toutes les assemblées
restent, on ne les supprime pas. (4 assemblées): on laisse toujours subsister les vieilles choses
même si on les vides de leurs prérogatives. On les garde sous forme de symbole au moins.

Pour les romains il y a ces 4 assemblées mais aussi une fiction très importantes:

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- ces assemblées sont à elles toutes le peuple.
- En plus, chaque assemblée est censée représenter le peuple en totalité mais selon
une répartition spécifique.

A. Les comices curiates

1. Un caractère gentilis de ces assemblées


Ce sont des assemblées qui ont un caractère aristocratique, génétique très fort: elles se raccrochent
à la gens. Marquées par un héritage très puissant. Une assemblée de gens riches. Peu à peu, cette
assemblée perd de ses préroagtives mais elle reste symboliquement la première car elle
est la plus ancienne. Elle est en ce sens présidée par le grand pontif: autorité religieuse
suprême.

2. Des compétences religieuses


Ex: l’inauguration de certaines I° et organes. Inaugurer c’est donner à l’I° la protection que Dieux
accorde aux actes les + importants

3. Un rôle important dans l’adoption


La religion est celle de la loi du sang donc, les adoptions sont très rares.

4. Des attributions civiles


- en matière testamentaires: on ne meurt pas à Rome sans testament. Un acte social souvent
politique, religieux. Un acte très important.
- Le vote de certaines lois:  la lex curiata de imperio  la loi au sujet de l’imperium. C’est
la loi qu donne ses prérogative à certains magistrats (le consul, le prêteur). Ils ont besoin de
cette loi pour exercer leur pouvoir.

5. Assurer la coninuité des rites, du formalisme d’origine


Alors même que le droit changeait bcp, les romains ont voulu qu’il y ait des rites de procédure
qui changent pas. Les Comices curiates sont chargées de protéger le vieux droit. Les comices
curiates assurent une sorte de surviellance des élus. Avec la possibilité de les corriger s’ils
comettent des erreurs graves qui remettraient en cause des traditions du passé.

6. Les comices curiates gardiens des traditions


Elles peuvent être exprimées par 2 mots latins:
 La pietas: la piété. C’est ce qui converne les sentiments et les comportements des citoyens
vis à vis de la cité. Le citoyen doit être pieux envers la Cité comme l’est un fils à l’égard de son
père.
 La fides: la foi, la confiance dans l’engagement. C’est ce qui relève de l’attention à
l’égard de l’ordre établi par les institutions et les loi. Le cityen doit accepter les lois sans les
remettre en cause. Une partie importante du nouveau droit de Rome est constituée par le droit
des obliations. Au coeur de cela: la foi, la confiance, la fidélité dans les contrats.
CCL: Une I° conservatrice mais qui joue un rôle dans les évolution de Rome

B. Les comices centuriates

1. L’expression de l’alliance du militaire et du civil


C’est l’assemblée qui exprimera le mieux l’alliance des O° militaires et civiles. D’une sorte de
confusion entre le soldat et le citoyen que chaque romain doit être. Elle symbolise cette dualité.
Avec l’introduction d’une partie de + en + nombreuse de la Plèbe, cela grossi le nombre des membre
de la comice curiate. Cela va accroître finalement l’autorité de cette assemblée

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2. L’élément central: l’élément militaire
On passe du militaire au civil. C’est la vieille assemblée militaire mais elle n’est pas statique. Elle
évolue.
Au début dans cette assemblée, chaque soldat selon les différentes classes, avaient un
équipement particulier qui était à leur charge. Une assemblée où la prise en compte de
l’équipement n’est pas le fait de l’Etat. Le seul signe de l’intervention de l’Etat c’est le sel donné à
chaque soldat pour coserver sa nourriture. Mais peu à peu, la cité va prendre à sa charge
l’équipement militaire et finira par rémunérer les légions: introduction de la solde des
militaires (le salaire). Au départ, cela ne va bénéficier que aux soldats les plus pauvres. Peu à peu
elle fini par constituer une rémunération de l’ensemble de l’armée ce qui change la nature de cette
armée.
Pour payer la solde à l’armée, il va faloir unventer un impôt: la plupart des impôt sont nés pour payer
des armées, pour raison militaire “l’impôt permanent est né avec l’armée permanente“.

3. Une assemblée de + en + politique


à/p du 3e 4e s:
s les comices centuriates deviennent une assemblée de plus en plus politique et
de moins en moins militaire. C’est lié à l’entretien des armées par le pouvoir et aux attributions
des comices centuriates qui deviennent de plus en plus nombreuses.

Ces attributions vont être électorales, législatives, judiciaires


 les attributions électorales:
électorales les comices centuriates élisent les magistrats supérieurs
 les attribuations législatives:
législatives les comices centuriates vont peu à peu édicter des lois
centuriates.
centuriates Ces lois sont applicables à tous les citoyens. Un moyen d’augmenter le caractère
démocratique des lois. Mais, la 1ère classe la plus riche est souvent composée des plus vieux,
ce sont par principe leurs intérêts qui sont privilégiés dans ces lois centuriates.
 Ces compétences sont aussi judiciaires:
judiciaires en matière de crimes de guerres puis, vont
devenir civiles  c’est l’assemblée qui reçoit l’appel du peuple (la provocatio) par cette
occasion, les comices centuriates peuvent condamner le magistrat.

CONCLUSION: cette assemblée à l’origine militaire devient de plus en plus politique et civile.
Cependant les romains vont finir par considérer qu’elle est trop mixte et donc qu’elle ne représente
pas le peuple civil de Rome. Pour cela, on voit naître une nouvelle assemblée qui est l’assemblée du
peuple civil de Rome dont les caractères vont être différents. Et, ils sont en particulier symbolisés
par le lieu où se tiendra cette assemblée. Les comices centuriates se tennaient traditionnellement en
dehors de Rome car les armées ne pouvaient pas pénétrer dans la Cité. Un rampart qui symbolise
cette séparation: le pomerium.
pomerium A l’inverse, les assemblées du peuple vont se tenir à l’intérieur de la
ville puisque c’est le peuple civil: au capitole

C. Les comices tributes

1. Les origines des comices tributes et des tribus territoriales qui en sont les
fondations

Pendant la période royale, il existait selon la tradition de vieilles tribus: mytiques, génétiques et
aristoacratiques. Sous la république leur rôle change (à/p de 470 surtout). D’abord au nombre de 4,
ces tribus sont 35 à la fin de la période.
- Elles rassemblent à la fois les citoyens qui vivent dans la ville et ceux qui vivent à l’extérieure
de Rome.
- Des tribus caractérisées par leur inégalité numérique (certaines très importantes en nombre,

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d’autres pas du tout)
- Les tribus vont être de + en + entre les mains des censeurs (cf: la cérémonie des
lustres où on inscrit le jeun citoyen dans des classes selon la richess) mais cette cérémonie
emporte aussi son placement dans les tribus. Et, les censeurs vont faire en sorte de mélanger
ces tribus de façon à ne pas isoler ceux qui sont de la ville et ceux qui proviennent de la
campagne. Cette inscription dans la tribu est définitive.
- L’ingalité se retrouve au niveau du vote: le système privilégie les tribus numériqueemnt
les plus importantes dans lesquelles figurent les grands propriétaires fonciers qui ont des
clients qui votent pour eux. (ils doivent le vote à leur patron) il en résulte que les tribus les plus
nombreuses et les plus riches votent les premières et à elles seulesont la majorité. On a fait ce
système parce qu’on a voulu que la nobilitas (l’aristocratie) exerce naturellement une sorte
de pouvoir sur les autres. Leur vote doit être plus important que celui des autres.
 idée soujascente: le peuple ordinaire doit être guidé pars les plus riches.

2. Les attributions

Les comices tributes voient leur prérogatives grandir tout au long de la république à tel point que le
peuple de Rome (populus romanus) est finalement représenté par les comices tributes

3 catégories de pouvoirs de ces assemblées


• des attributions électorales
Les comices tributes élisent les magistrats inférieurs sans l’impérium (édiles, questeurs…)

• des attributions législatives


Leges rogatae : des lois qui répondent au Rogator.
Rogator La réponse de l’assemblée par un vote donne
naissance à une lex rogata. Ces leges rogatae finissent par constituer l’ensemble de légilsation
romaine en particulier pour ce qui relève du droit constitutionnel. On a donc un vote populaire, une
forme démocratique : c’est le peuple assemblée qui vote les lois (seulement c’est une fraction, la plus
riches qui suffit pour emporter la majorité).
Au départ, les attributions législatives sont limitées. Elles vont consister dans le vote des leges (les
lois)

• des attributions judiciaires


Un partage de ces pouvoirs judiciaires entre les comices centuriates et les comices tributes : un
partage qui fait apparaître que par tradition on privilégie toujours les vieilles assemblées : un partage
qualitatif. Les assembéle centuriates restent lescour de justice pour des affaires importantes (quand
les sanctions encourues sont la peine capitale/ en cas de provocatio)

A partir de l’année 300, les assemblées tributes reccueillent peu à peu cette compétence judiciaire.
Par exemple, pour toutes les peines encourues qui ne sont pas la peine capitale. Et finalement, on
pourra faire appel aux comices tributes pour répondre à une provocatio.

Mais cette élargissement de la compétence judiciaire est bref : à la fin de la république apparaissent
des tribunaux criminels spéciaux pour des raison d’urgence (on entre en guerre civile) : pour des
raisons d’urgence, le pouvoir judiciaire des comices tributes disparaît.

D. L’assemblée du peuple: la Concilia Plebis


Lié à l’émergence de la Plèbe: qui fait cessession, réclame des terres et le pouvoir, est intégrée dans
l’armée et finalement bénéficie d’un système de représentation propre et même d’un magistrat
particulier: le Tribun.

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 on peut donc isoler la Plèbe à l’intérieur du populus.

L’assemblée de la Plèbe est une assemblée particulière qui regroupe seulement la Plèbe. Elle n’est
présidée que par le Tribun et non par les magistrats orginaires (édiles…)

Avec le temps, on assiste à un rapprochement entre les comices tributes et les concilia plébis à tel
point qu’il ndevient difficile de les séparer l’une de l’autre: une sorte de fusion se produit. Il
semblerait qu’on y retrouve les mêmes citoyens.  signife que le peuple de Rome est le résultat
d’une fusion d’éléments divers, que les vieilles divisions originaires se sont atténuées pour disparître:
un osmose dans un corps social qui s’est peu à peu mélangé.
Cela est aidé par le fait que l’élément militaire est moins fort: les réformes de marius transforment
l’armée qui devient pour l’essentiel une armée de mercenaires  plus de lien étroit avec la
citoyenneté.

Ces concilia plébis sont au début une assemblée spécifique: marquée par un antagonisme à Rome 
la Plèbe ne peut décider des lois que pour elle même.

Avant que cela se produise complètement, les lois de la Plèbe sont des lois particulières et on les
désigne par le mot scita (si on ajoute devant ‚plebis‘: a donné plébiscite) le mot scita veut dire:
décision de la plèbe.
On a voulu inféroriser les décisions prises par les plébéiens: ils sont un peuple inférieure, ils n’ont pas
la souveraineté du populus des autres assemblées. Ces lois/ ces scita d’ailleurs n’ont pas besoin
d’être accompagnées de tout le cérémonial rituel religieux de Rome (pas besoin de consulter les
Hospices…) parce que ce sont des décisions inférieures, qui ont une moindre autorité.

Les choses changent au 3e siècle: à/p de ce moment là, la mixité des citoyens est pratiquement
achevée et cela se traduit par le fait que les plébiscites sont des lois qui s’appliquent à l’ensemble de
la cité comme tout autre loi  montre que la cité de Rome est devenue une cité patricio-
plébéienne.
plébéienne Un mélange de ces classes auparavent antagonistes.
Cause: les plébéiens sont de + en + nombreux et leur nombre fait pression sur la fraction patricienne
numériquement plus faible. On voit apparaître les décisions de la plèbe comme une catégorie
supplémentaire de lois. Enfin, à la fin de la république, on ne peut plus vraiment distinguer entre le
comice tribute et les concilia plébis mais on ne peut plus non plus distinguer les leges rogatae des
plebiscites.

On va avoir une sorte d’absorbtion des Assemblées de la Plèbe par les Comices tributes. 
Les comices tributes sont devenues le peuple au sens commun: tout le peuple. A ce moment là, plus
besoin d’une assemblée particulière.

L’empereur absorbe les magistratures: dans cette absorption, il affirme la maitrise de son autorité et
cela se traduit par le fait ques les assemblées sous l’empire existent encore mais ne servent
plus à rien.

§3. L’oligarchie et le Sénat


• Le sénat peut se définir comme le conseil public permanent de la Cité. Cité Dans le partage des
Institutions qui résulte de la C° servienne initiale, le Sénat est l’axe autours duquel gravite
tout le reste.
reste L’institution fondamentale car ses membres appartiennent à l’oligarchie riche,
ancienne et qui dirige finalement la république. C’est le Sénat qui tient tout. Cela se voit dans
le fait que la devise de Rome c’est senatus populus quer romanus  le sénat et le peuple
romain.

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• Le sénat c’est un corps constitué:
constitué sages, seniors : gravitas.
gravitas Un corps de citoyens spéciaux: il
ne peut donc pas être confondu avec le reste du peuple. Les sénateurs ont une priorité par
rapport au peuple organisé sous la forme des comices. (structures communes avec des degrés
c/ la structure par excellence qui incarne la République, la Cité: le Sénat)

• Le Sénat est là avant tout pour:


 assurer la continuité de la tradition (des mores):mores la piété due à la cité, l’importance de
l’agriculture, les devoirs…
 les sénateurs veulent apparaître comme un vivier d’hommes politiques expérimentés:
expérimentés on ne
peut en effet être sénateurs qu’après avoir été magistrat.
 Les sénateurs veulent apparaître comme des conseillers d’Etat, des conseilles aulique.
aulique

A. Les orgines, auctoritas, composition du sénat


1. Origines
Les sénateurs sont des anciens coneillers des rois étrusques qui formaient le concilium regium.
Un conseil des anciens, on parle de la Curie du Sénat. Le conseil des anciens était le conseil des
gentes, des grandes familles. Quand la cité de Rome s’est consituée, ils ont voulu garder le pouvoir et
se sont réunis en assemblée permanente régulière.

Des l’origine, ces sénateurs se définissent comme des pères: des Patres
 ils sont à la fois des pères de famille, ce sont des maîtres avec des clientes, des maîtres avec des
esclaves très nombreux.  Ils veulent être aussi des pères de la Cité: la garder, la défendre.

Au moment de l’interrègne, ce sont eux qui ont le pouvoir. pouvoir Lors de ces iterrègnes, pour élire
un nouveau roi, les Sénateurs utilisent un mot révélateur: créatio  ils crééent un nouveau roi.

Ils sont également des conseillers que le roi consulte.


consulte Pour asseoir son autorité sur ce conseil en
cas de questions sur la guerre, sur l’accueil des étrangers etc…Ces Ces sénateurs sont 300 sous les
rois étrusques et ce nombre ne changera pas.
Posera problème car les magistrats et le sénat sont dans une relation étroite: pour être S il a fallu être
M donc on ne peut pas multiplier à l’infini les magistratures si on veut maintenir le nombre intengible
des 300.

2. L’auctoristas du Sénat
Un mot latin spécifique. Il est à l’origine de la distinction actuelle entre l’autorité et le
pouvoir.
L’auctoritas indique l’idée d’une espèce de puissance d’origine religieuse particulièrement
forte qui consiste dans la capacité de valider certaines actes, actes de donner une force exécutoire à
certaines fonctions. Cette notion d’auctoritas vient d’un mot acien auguré qui signifie augmenter.
Cela a donné le mot Augure:
Augure un prêtre qui assistait à un acte juridique, de commerce. Un acte qui
prennait une forme selon les droits mais le respects des règles de droit ne suffisait pas à donner à
l’acte sa pleine efficacité: il fallait que l’Augure intervienne. Après avoir consulté les Dieux, il décidait
si ces actes auraient une valeur, serait efficace. L’auctoritas va se trouve au dessus de la
potestas:
potestas pouvoir de faire une chose car on a la capacité juridique pour le faire.

L’auctoritas des sénateurs: il faut qu’elle agisse pour n’importe quel projet de lois décidé par
n’importe quelle assemblée, pour l’istitution d’un impôt, pour n’importe quel acte administratif
important  sans ca, pas d’efficacité de l’acte, de la décision
Le sénat ne légifère donc pas mais par cette approbation qu’il donne, il dispose de prérogatives
indispensables. Le fonctionnement des institution exigent qu’il y participe.

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Cette auctoritas prend la forme d’une consultation: senatus concultus = consultation du sénat.
L’accor du pouvoir qui peut bloquer n’importe quelle déicsion est un pouvoir quasi-normatif.
quasi-normatif
Mais on sait que le Tribuns par l’intercessio peut bloquer l’intervention du Sénat.

3. Composition
Tous les 5 ans, il y a un renouvellement du sénat: le censeur inscrit les citoyens qu’il juge digne
d’exercer ces fonctions et qui ont occuper des places dans la magistrature. Il fallait appartenir à ue
catégorie très riche pour pouvoir être sénateur, ne pas avoir été conndamné en J etc…

B. Les attributions du sénat

- le gardiennage de la tradition:
tradition dans un premier temps, le Sénat est le gardien des formes,
des rites. Le Sénat va constuire ses diverses prérogatives sur cette surveillance des moeurs, de
la tradition.
Les senatus consultes:
consultes un pouvoir quasi-normatif. (la norma: une dimension qui inclue la tradition)
Les décisions des sénateurs (= les SC) se développent peu à peu dans 3 domaines qui constituent
les plus importants de la vie politique et sociale: le Sénat contrôle tout

1. La religion
Nous somme dans une société Holliste: les sénateurs vont être les gardiens des cultes religieux
fondateurs de Rome. Le culte est toujours un culte civique. Par conséquent, la place des sénateurs
sera essentielle. Rome s’étend, les populations viennet avec leur religion: le rôle de sénateurs sera
de faire barage aux religions qui pourraient menacer les cultes civiques qui assurent la
pérennité de la Cité.  surveillance des cultes
- Les sénateurs vont déclarer des religions licites: ex, le culte de Mitra (orth?) utilisé dans
l’armée, il comportait le bâpteme du sang avec le sang d’un taureau.
- D’autres seront au contraire délcarées illicites: les sénateurs considèrent que dans la
communauté religieuse réunie autours de ces Dieux, il y a un risque communautaire trop fort,
risque d’un groupe étranger à la cité, dangereux; (ex: haine des cultes féminins qui seront
sévèrement réprimés)
Les Sénateurs président les grandes fêtes solennelles:
solennelles litturgie…

2. Les finances
Les sénateurs administrent le trésor public, ils veillent sur lui. lui Ce sont eux qui rglent les
dépenses, décident des recettes, fixent le montant de l’impôt.
Surout, les sénateur administrent l’ager publicus  le domaine public  les terres possédées par
Rome. Et c’est énorme car toutes les terres conquises vont devenir la propriété de la Ville de Rome.

3. La guerre et la politique étrangère


C’est le peuple qui déclare la guerre mais c’est le Sénat qu décide des opérations militaires,
militaires il a
entre les mains le droit de lever des troupes complémentaires et surtout, il décide du statut des
pays conquis.
conquis Les sénateurs contrôlent ce système: + on était proche de Rome, plus les pays
conquis devaient bénéficier d’un statut qui les rapprochait de la citoyenneté.

C’est le sénat qui va contrôler l’administration des territoires conquis,


conquis il est à la tête des
autorités chargées du maintien de l’ordre.
Le sénat est aussi à l’origine des alliances = des relations avec les pays étrangers. Toujour en
utilisant un critère: les pays qui connaissent l’organisation en Cité sont naturellement civilisés, les
autres sont des barbares (idem chez les Grecs). Selon ce paramètre, le gouvernorat sera + ou –
sévère.

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CCL: il s’agit des domaines clé. Les sénateurs ont eu des fonctions d’administrateurs, et ils peuvent
désormais conseiller pour l’ensemble de la Cité: les sénateurs seront donc la pièce maitresse de
l’expansion de Rome:
Rome ils sont les créateurs de l’Empire méditerranéen de Rome (subention des
armées, lancement des armées…

Section 3. L’administration des territoires conquis


En deux siècles, Rome passe d’une petite cité embryonnaire à un Empire qui lui confère la maitrise de
la méditerranée avant les conquêtes de César qui viendront s’ajouter.
L’histoire de ces conquêtes amène le peuple romain à croire que Rome peut prétendre à la
domination universelle.
universelle Une croyance des romains. Cette croyance va les autoriser à/p de la
conscience de leur force, à imaginer de transformer les I° initiales de la cité en un ensemble de
gouvernement bcp + large.
Il s’agit aussi de faire en sorte que cet aggrandissement territorial bénéficie à la cité de
Rome.
Rome Pour réaliser cette politique, les magistrats et les sénateurs vont instaurer des protectorats
sur les provinces les plus éloignées et vont également en élargir lentement la citoyenneté.  idée:
diffuser la citoyenneté dans l’espace.
l’espace (à la fois à Rome où réside des étrangers et dans les
espaces conquis).

§1. L’extension des territoires de Rome


Une progression hégémonique:
hégémonique Elle part de l’idée que Rome doit se défendre, elle a besoin de
territoires. Il faut satisfaire le peuple qui réclame des terres.  Un bellicisme aristocratique qui est
interresé : la guerre ce sont des terres conquises, c’est l’attrait du butin. Le profit augmentra la
richesse et la puissance de Rome.

Cette idéologie repose sur un sentiment très fortement exprimé sous la République dans la
littérature, les discours politiques: on parle de la Magesté du peuple Romain = le peuple Romain
est naturellemnet souverain, et donc il doit gouverner les autres.contient l’idée de la supériorité de
Rome sur les autres peuples qui s’affirme patr les armes et par les lois.
4 phases de l’extension.

1. Une concerne l’Italie: Rome soumet les latins (population autours de Rome)  la
région = le latium. Ces latins vont être totalement inclus et tous les habitants sont
citoyens. Au fur et à mesure qu’on s’éloigne de Rome, la cotoyenneté qui est concédée
est de plus en plus limitée. Une citoyenneté sans droit de vote par exemple.

2. La grande Grèce et la Gaule sisalpine. (Orth) Gaule sisalpine = conquête de l’italie


du nord. Là, les Romains vont créer le système du colonat (des colonies)  le colonat
c’est placer des soldats dans les territoires conquis, leur donner des terres en
contrepartie de la surviellance de la population et des frontières. Quelques fois, on
donne le statut de colon à des soldats des armées vaincues. Un système d’occupaton
de l’espèce militairement et économiquement.

3. Les guerres puniques: contre Carthage (permettent de créer des colonies de


peuplement et font de la mer méditerranée une mer romaine: mare nostrum.

4. La conquête vers l’orient: les royaumes macédonients, l’Egypte, la Syrie. Ce sont ces
territoires que l’on appellera les provinces (car plus éloignées, étrangers…: tout ce qui
est plus oriental) Des territoire qui resteront sous gouvernorat civil et militaire. Province

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du latin pro vincere: des lieux donc où il n’y a que des vaincus. La condition du soldat
vaincu est simple: soit être tué, soit être réduit à l’esclavage. Ces populations vont par
conséquent porter unnom particulier: des deditices.
deditices (la dédition c’est la capitulation)

§2. L’administration des territoires conquis


La conquête c’est la mise en place de soldats et d’administrateurs, c’est aussi constituer des résaux
de relation avec les populations selon leur mode de vie. Comme dans la Cité grècque il y avait cette
divisions de la population en 2 groupes (ceux qui vivaient dans les cité et les barbares), dans la
conquête, les romains connaîtrons ces deux formes de peuples: ceux qui vivent dans la cité, les
autres.
 avec ceux qui vivent dans la cité: des relations d’alliance qui résulte de cette parenté
institutionnelle et politique entre cités
 d’autres populations sont totalement étrangères et leur rédition les conduit à avoir un statut
inférieur: des sujets laissés en vie.

Foederati:
Foederati en latin, les alliés. A la bas de ces relation il y a un contrat, qui contient des clauses
relatives à la vie de ces populations qui concervent un certain nombre de leur I° antérieures.
En dépit des ces alliances, Rome connaîtra des difficultés avec ses alliés. alliés Les révoles d’alliés
sont très dangereuses pour rome et l’obligeront à les intégrer dans la cité de Rome.
On peut distinguer 2 modes d’administration dont la différence repose sur l’éloignement ou la
proximité territoriale avec Rome.

A. L’administration de l’Italie
Dans les territoires italiens: une communauté de lieu, de moeurs, de coutumes. Plus on s’éloigne de
Rome, plus il va falloirt tenir compte des différences. On peut dégager ainsi 3 formes
administratives:
administratives

1. le sytème des municipes


= des cités conquises qui sont proches de Rome par leur organisation, leur caractère et à qui les
romains vont laisser une assez large autonomie : ex, elles peuvent s’administrer elle même avec une
organisation interne copiée largement sur celle de Rome: ces cités ont leur magistrats, leurs
assemblées, leur Sénat et elles gardent leurs droits propres.
Mais très vite: ces Cités perdent leur cotoyenneté qui est peu à peu englobée dans celle de Rome 
conséquence: ce terminera par une forme de fusion avec Rome.
- dans un 1er temps, les cités sont placées sous surveillance de préfets envoyés de Rome. (sur le
plan de la J, puis les prêteurs…)
- au bout de quelques décenies, certaines de ces Cités ne se distinguent presque plus de Rome.

2. Les cités alliées


= les foederati. EN tant que cité, elles ont droit au respect et garderont leur personnalité juridique
au regard de leur autonomie extérieure: elles gardent leur monnaie, une J qui leur est particulière,
elles ont des droits dans les relations internationales MAIS elles ont une autonomie réduite qui se
manifeste par le paiement d’un tribu: une somme d’argent destinée à l’entretien des troupes (= des
contributions militaires) ou bien le paiement d’impôts.

Ce système fait des foederati des Cité-Etat clientes de Rome: un statut original. Les habitants de
ces cités étrangères ont la condition de pérégrin:
pérégrin étangers dont l’existence est reconnue. On confère
des bribes de la citoyenneté à ces cités
 ex: le droit de se marier selon le droit romain, le droit de vote, les droit de bénéficier du droit
romain pour ce qui relève des actes du commerce…

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CQ: Des privilèges politques: droit de vote, Privilèges civils, Privilèges commerciaux
Selon les cas, les relations seront plus ou moins bonnes avec Rome: certain supporteront mal la
qualité de client.

3. Les colonies
Pour l’Italien elles correspondent aux territoires les + éloignés de Rome.
Rome Un système très efficace
et original:
 des colonies militaires, des foyers de peuplement…
Un but essentiellement économique (et militaire) militaire de ces colonies: il s’agit de créer de
nouveaux marchés, de nouvelles villes, des centre d’exploitation… et puis, un certaine stratégie
militaire: pour surveiller ces régions conquises.

Ces colonies sont administrées par des M, un Sénat et des assemblées: tjs le même modèle que
l’on transplante.
On procèdera d’ailleurs à des partages de terres qui seront iégaux: comme les grecs, les romains
considèrent que l’inégalité est une source de tension bénéfique dans le corps social.
On créé une élite, une nouvelle société hiérarchisée dont on espèce qu’elle aura des liens étroit avec
la cité mère.
Lorsque ce sont des citoyens romains qui s’installent dans ces colonies, les liens avec Rome restent
très étroits: en particulier, Rome invente le Jus migrandi : le droit de revenir à Rome. On donne
à ces personne qui s’installe dans les colonies cette garantie de pouvoir revenir à Rome 
l’ubiquité de Rome:
Rome fictivement, Rome est partout. Un citoyen où qu’il soit peut toujours invoquer
sa citoyenneté: il pourra toujours demander à être jugé à Rome.

Ces colonies ont été un système très efficace et durable militairement. militairement Elles seront
prospères économiquement, elles ont aussi été les meilleurs foyers de transport de la culture latine et
de la civilisation de Rome. La langue latine devient assez vite la seule langue.

B. L’adminitration des provinces


Du lation Pro vincere:
vincere aller au devant du vaincu et lui imposer sa loi.
L’administration des provinces procède directement des protectorats militaires mis en place. On
impose la loi du vainqueur.
Le système provincial est une sorte de gouvernement colonial dont la principale mission est ;
 d’imposer la paix, l’autorité de Rome
 et tirer le maximum de ressource des richesses locales.
Aucune relation entre Rome et ces teritoires qui sont étrangers sous tout les angles. Tout est placé
sous le régime de l’arbitraire.
l’arbitraire L’administration des provinces est la manière civile de poursuivre la
domination militaire.

1. Les habitants des provinces


= ils ont la condition de deditices:
deditices ceux qui ce sont livrés au vainqueurs. De ce fait, les Romains
ont un profond mépris pour eux. Rome les maintien en vie parce qu’elle est bienveillante mais en
même temps on les soumet à un régime de fer:
- on fait disparaître toutes trace de souveraineté de ces territoires qui ne sont pas
organisés en Cité: un territoire soumis à une administration civile et militaire
extrêmement dure.
- Ce système est placé sous une loi provinciale: une lex data (et non lex rogata: loi votée par
les citoyens, démocratique) Elle émane du gouverneur. Elle a pour objet de fixer le
montant du tribu que devra payer la province.

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2. Le sol, les biens
Quand on devient le maître par la force des armes d’un pays, cette force s’applique à la fois sur les
habitants mais aussi elle s’applique à une véritable captation, annexion du territoire. territoire Le sol
dans sa totalité est considéré comme un butin et devient la propriété de Rome. (appartient à l‘…
publicus??)
Au habitants, on laisse un seul droit d’usufruit sur ce sol, pour se nourrir, pour vivre.
 Une somme fixe à la charge de l’habitant : le vectigal + un impôt foncier supplémentaire, le
stipendium (orth), mais il y a également une dîme sur les récoltes.
récoltes

Aussi, le sol est réorganisé en grandes propriétés agricoles: agricoles les latifundia.
latifundia Dans ces
territoires, il y a en plus des esclaves (des soldats vaincus)  ces grands domaines sont mis aux
enchères et souvent rachetés par les Romains (par des sénateurs ou par des affranchis)

Ces provinces,
provinces à cause de la richesse qu’elles produisent et en raison du fait qu’elles constituent un
immense réservoir de richesses, vont être aménagées:
aménagées on y construit des ponts, des grandes
routes, des acqueducs… mêm si ces très loin de Rome.

3. L’administration militaire des provinces


Elles restent des territoires sous autorité militaire. On a du créer des organes particuliers de
gouvernement qui ne ressemblaient pas aux organes normaux de l’administration.
- dans un 1er temps, on augmentra peu à peu le nombre des Magistrats de Rome pour
gouverner ces provinces: on va créer u prêteur en Siscille, en Sardaigne, en Espagne… mais
très vite on se rend compte qu’on ne peut pas créer trop de prêteur car ils ont vocation à
devenir des sénateurs et le nombre des S doit rester intangible. On invente en CQ un système:
le système de la prorogation  lorsqu’un M sors de sa charge, il est automatiquement
nommé en province promagistrat (proconsul, proprêteur…) Créée une immense fortune à
ces proM.
- Ces gouverneurs ont aussi un imperium qui n’est pas limité: en principe les M peuvent se voir
interdir de décision soit par le tribun (intercessio pour défendre la Plèbe), par n’importe quel
citoyen par le biais de la provocation au peuple qui demande à une assemblée d’empêcher cet
acte. Mais dans les provinces, l’imperium est sans limite: un droit absolu de commander.
Pas de collégialité.

CQ: permet à ces proM d’exercer leurs prérogatives dans 3 domaines:


 la pacification: la continuité de la loi de mars. (quand la loi civile ne peut plus fonctionner)
Ces territoires connaissent en effet des troubles récurent et l’OP doit être maintenu. Tout ce qui
relève de la J est aussi contaminé par cette nécessité de la pacification.
 La Justice émane de la volonté du gouverneur qui est LE magistrat de la province. Il dit le droit
en vigueur. Il règles l’ensemble des litiges (avec les Romains, avec les étrangers)
 les finances: le gouverneur est à la tête d’un vaste système financier qui about it à des
confiscation des personnes et des biens (cf supra)

En 149 une loi va nommer un tribunal criminel spécial, permanent chargé de juger des
comportements malveillants, corrompus des gouvernement des provinces.

Chapitre 3. Les institutions sociales et juridiques sous la


république.
Rome offre l’exemple d’une société qui a du droit une conception privilégiée parce que seuls les

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citoyens romains en ont l’usage. Mais au long de l’histoire, par le secret de la conquête et de ses
exigences, la conception très étroite de la citoyenneté finit par s’ouvrir . Mais Initialement qu’est-ce
que c’était être citoyen romain? Des citoyenneté multiples?

Section 1. l’étude des catégories juridiques de personnes


Il existe 3 catégories juridiques de personnes: les citoyens, les étrangers, les esclaves
= c’est la très grande division de l’antiquité selon laquelle il y a des hommes libres d’une part et des
H asservis de l’autre.
Le critère c’est la liberté:
liberté soit on est libre, soit on ne l’est pas.
A Rome comme en Grèce, la liberté est liée à l’appartenance à une cité libre  la Liberté ne
relève pas premièrement de l’individu. La liberté est aussi une des clés du statut des citoyens
romains.
romains Mais là encore, les romains considèrent que l’appartenance à une Cité est l’indice majeur
de la civilisation, de la culture.

Une conception étroite de la citoyenneté: des traits archaïques qui révèlent qu’il s’agissait d’une
société rurale, marquée par des fondements ethniques très forts: une conception ratiale du très
vieux droit romain. Aujourd’hui, on dirait simplement que c’est lié au fait que se sont des tribus
génétiques qui utilisent ce droit.

En droit ancien va évoluer: ce sont les exigences de la conquête qui obligent à des modifications
progressives de la citoyenneté. Il y a des phases:
- une phase d’abord de refus sur la vieille citoyenneté, sur le vieux droit et les vieux
juristes.
- Les conquêtes, les annexions font qu’on concède progressivement la citoyenneté: on procède à
des naturalisation distribuées limitativement, le titre de citoyen est cher. Ceci
provoquera l’ouverture d’une série de guerre sociales, civile au 1er s avant JC: des évènements
qui précipiterons la fin de la République.
- Progressivement, on voit la citoyenneté donnée à presque tous sauf les deditices.
- Un phénomène de captation des droits du citoyen par le pouvoir: Le droit de vote, rôle
des citoyens dans les assemblées sont finalement confisqués par les dictateurs, les
empereurs…etc ET au fur et à mesure que l’Empire prend corps, l’empereur se transforme
en maître absolu: le citoyen devient un de ses sujets.
Ex: le Sénat au 3e s de l’Empire  c’est presque une petite assemblée municipale de Rome.
 La citoyenneté s’étend, devient progressivement celle de tous mais les droits politiques ont disparu

§1. Le citoyen romain


A. Des pivilèges attachés à la qualité de citoyen
Le citoyen transporte sa citoyenneté avec lui où qu’il soit: l’ubiquité : une citoyenneté personnelle
(attachée à la personne)
 Cette citoyenneté est d’abord un ensemble de droits public: public avant tout, le droit de vote 
le droit d’être électeur et d’être élu (le le jus sufragii):
sufragii droit de vote dans les assemblées +
d’être candidat aux grands peuples. Aussi, le jus honorum (le droit aux honneurs), le droit de
se protéger de l’arbitraire d’un magistrat: la procédure de la provocation ad populum. Les
citoyens peuvent aussi demander l’intercecio au Tribun.
 A ces droits publics sont correllées des obligations:
obligations Le service militaire, l’obligation de payer
l’impôt (il fini par devenir obligatoire car les armées sont entretenues par la Cité??)
 Des droits privés: ceux qui relèvent du jus civile (= le droit civil)  c’est le droit d’utiliser
le droit romain. Le vieux droit d’abord (celui des quirites) puis le droit prétorien, le droit des
gens éventuellement…
Un de ces droits est très symbolique: le droit au nom  le nom propre ici c’est le tria nomina: nomina les

69
romains ont 3 noms
 le prenomen
 le nom gentilis (le grand nom qui rattache à la famille)
 le nom propre:
propre le surnom/ le nom d’usage

Une fois nommé, le citoyen a d’autres droits:


- le droit au mariage: le jus connubii  le droit au mariage solennel, qui créé la citoyenneté
- le droit d’avoir un pouvoir su des biens  le droit d’être propriétaire
proprié (usus, fructus, abusus)
- le droit d’utiliser la procédure
- le jus comercii (droit
( de faire des actes commerciaux)
- le droit d’être jugé à Rome.
 un ensemble de privilèges

B. Les modes d’acquisition de la citoyenneté


= naissance, affranchissement, naturalisation
 D’abord, les femmes ne sont jamais citoyennes: elles restent des alieni juris: n’ont pas de droit, les
tiennent d’autrui.
 Les enfants avant l’âge recquis non plus.
Avant les grandes conquêtes, assez peu de différence entre les femmes, les esclaves et les enfant
dans la domus. (maison du père de famille)

1. L’acquisition par la naissance


= il faut qu’il y ait eu un mariage solennel des parents: à ce moment là, l’enfant a la condition
qu’avait le père au moment de la conception. (les romains attachent bcp d’importance à la
conception)
S’il n’y a pas eut connubium, c’est la condition de la mère qui prime (si la mère était libre pendant un
court moment, cette condition l’emporte pour l’enfant: il naît libre)

2. L’acquisition par l’affranchissement


Les affranchissements sont rares au début puis vont devenir très nombreux: il faudra les limiter.
Lorsqu’un citoyen affranchis son esclaves il lui confère automatiquement la citoyenneté; Mais ce n’est
pas une citoyenneté immédiate: elle est différée et limitére. Mais quand même une citoyenneté 
elle se traduit par le nom qui désigne l’homme libre = l’ingenus ; et l’affranchis = le libertus.
libertus 
l’affranchis ne sera plainement libre que quand ce sera son fils: il faut être fils d’un affranchis pour
e^tre ingenus.
Des affranchissement rares et solennels: seul un Magistrat de la cité peut affranchir selon des
rites déterminés (augures…). Plus les affranchissement se multiplieront, plus il sera facile d’affranchir:
moins de formalisme.

3. L’acquisition par la naturalisation


On confère la citoyenneté à des étrangers.
- Dans un premier temps, elle est idividuelle, rare, symbolique, élitiste.
- Ensuite, on va procéder à des naturalisation collectives de plus en plus considérables jusqu’à
un fameux édit de 212 ap. JC de l’empereur Caracala:
Caracala la citoyenneté est données à tous
les habitant de l’empire ‚sauf aux deditices)

C. La perte de la citoyenneté

1 . Elle se perd par une sanction pénale qui prive le citoyen romain de ses droits.
droits Elle
s’accompagne de la fameuse interdiction de l’eau et du feux: on ne doit avoir plus aucun

70
contact avec celui qui a été condamné.
On voit que la citoyenneté est un élément constitutif de la personne puisque celle-ci meurt si
on l’en prive.

2 . La citoyenneté peut se perdre par la décision du censeur.


Il efface le nom du citoyen sur les listes de classement.
3 . la cityenneté peut se perdre aussi si on est fait prosonniers lors de combats.
combats.
 confusion entre le militaire et le civil. Le citoyen vaincu devient esclave et perd tous ses droits; Un
éventuel testamment fait avant la guerre est annulé.
Puis tout va changer: finalement, on permettra au citoyen vaincu devenu esclave, de garder ses
droits. S’il a la chance de revenir à Rome, on considèrera qu’il est toujours citoyen. Une pérennité de
la cotyenneté qui est attachée à la personne mais c’est en même temps un affaiblissement de la
citoyenneté et de ses caractères durs initiaux.

D. Le statut particulier des latins

= les populations autours de Rome qu’elle conquières: ils ont un statut particuliers (des droits et des
privilèges)
Les latins constituent une sorte de catégorie intermédiaire entre les étrangers et les citoyens
romains: 2 catégories de latins
 les vieux latins
= ceux qui sont à la foi les voisins immédiats de Rome et qui ont été annexés le plus tôt. Ils ont la
plus part des droits de la citoyenneté, ils ont droit au mariage, droits commerciaux, le droit de vote
mais dans un premier temps pas le droit d’être magistrat. Peu à peu, leslatins seront peu à peu
intégrés. … ils seront favorisés.
 les latins colonières
= plus lointains ou bien On va les installer comme colonie de peuplement dans des territoires
conquis; des privilégiés mais moins. Ils ont le commercium, le connubium, mais ils n’auront pas le
droit de vote, et encore moins le droit d’être magistrat.

Dans ces conquêtes, rome rencontre des cités: les habitants de ces cités ont la citoyenneté de ces
cités. Pour faciliter la pacification, on va accepter les doubles citoyennetés, les citoyenneté
multiples.
multiples

§2. Les étrangers : les pérégrins


A. la situation des étrangers

Elle est envisagée par rapport à l’existance ou non d’une Cité. L’étranger ce n’est pas nécessairement
le barbare: c’est
’est celui qui vit dans une autre cité que celle de Rome;
Rome

2 catégories de pérégrins:
 les étrangers ordinaires: souvent ils deviennent des résidents à Rome. Ils
appartiennent à des cités aliées de Rome. Ils paient une compensation mais ils
gardent l’autonomie et leurs droits. PB, comme ils deviennent résidents, il va falloirt
nouer des contacts avec eux et c’est une raison d’ouverture de la citoyenneté initiale. Le
prêteur pérégrin sera l’inventeur juridique de ce pont entre les étrangers et les citoyens.
 les étrangers déditices (ceux qui sont dans les provinces)provinces Ils sont sans droit et
sont soumis à la loi du gouverneur. Ils sont liés par la fides, la bonne foi du M qui
gouverne la province. Même, c’est la fides du peuple romain qui est la seule garantie de
leur vie et de leur condition juridique.

71
B. La condition juridique des étrangers/ l’accès à la citoyenneté

 RQ: les étrangers ne sont pas soumis au droit Romain car c’est un privilège.  les
étrangers gardent leur droit propre. Mais, cette conservation est limitée parfois: ce droit pérégrin
est appliqué dans les Cités dont Rome a reconnu l’autonomie.
Il y a peu d’étrangers naturalisés qui deviennent bénéficiaire de la citoyenneté Romaine: ce sont des
notables auxquels ont accorde la citoyenneté dans son entier, ou quelques uns de ces
droits.

On trouve dans de nombreux cas des étrangers qui peuvent être bénéficiaires de
citoyennetés multiples:
multiples les habitants des cités grecques qui ont été conquises: un héritage
historique selon lequel la Cité Grècque reste quelque chose d’important dans la mémoire, une sorte
de modèle.

 Les déditices sont les étrangers vaincus habitant dans les provinces: il
sont soumis à la loi du M qui gouverne la province  soit la bonne volonté de ce magistrat leur
concède quelque éléments de leurs droits locaux (ex: pour des actes commerciaux) soit la
plupart du temps, c’est la loi de ce prêteur pérégrin qui s’impose.
 en définitive, dans les provinces, le M choisi librement le droit qui s’applique. On peut faire une
différence entre le droit civil et le droit pénal  un droit pénal très autoritaire.
En cas de procès, le M choisi les voies d’actions, la procédure, les voies d’exéuction librement : les
déditices ne peuvent rien réclammer.

Les droits d’accession à la citoyenneté pour les étrangers:


 dans un 1er temps: la loi romaine de prévoyait rien
 en raison des nécessités: la loi romaine va prévoir des règles d’accession à la
citoyenneté. Ces règles forment un ensemble appelé: “concession de la citoyenneté
par naturalisation“= elle avait lieu rituellement à des dates précies au moment où le
censeur inscrivait les citoyens dans les différentes classes, sur les listes électorales. Ici,
cette concession par naturalisation est décidée par la Comice Tribute (car le peuple est
souverain) MAIS dans la pratique, ce vote consistera à entériner des décisions prises par
des gouverneurs dans les provinces. Ou bien, on leur délèguera même ce droit.  les M
locaux ont le pouvoir réel.
réel
Ces naturalisations sont rares: elles concernent les élites. C’est la proximité qui conditionne la
naturalisation (l’éloignement, son refus).
- le fait que les empereurs auront récupéré à leur profit les droits des M et subordonné les
assemblées: ces deux raisons ont pour conséquence d’amoindriramoindrir considérablement les
droits de la citoyenneté.
citoyenneté
= un déclin des droits civiques déjà à la fin de la République et les Empereurs renforceront ce
phénomène. On arrivera à un point où les avantages de la citoyenneté deviennent fictif: à tel point,
qu’on ne conservera de la citoyenneté qu’un „“marché“: relations de personnes, d’affaires: c’est le
droit commercial qui compte  Rome est devenu un marché.
On opère une dissociation entre:
 les droits politiques (ils sont pratiquement confisqués par les empereurs): plus
d’inconvénient à ouvrir les naturalisations. La constitution Antoninana de 212: tous les
habitants de l’empire sauf que quelques déditices ont la citoyenneté romaine. Mais une
citoyennet équi permet uniquement d’avoir des relations avec les autres: droit privé =
 les droits d’usages civils, commerciaux

72
 On a ouvert la naturalisaton plus tôt aux pérégrins: la contution (= le fait par un
magistrat de faire payer ses jugement, d’être partial, faire payer ses actes, ses services…) cf 
On avait créé des tribunaux spéciaus pour empêcher les dérives mais ses membres avaient trop
d’intérêts. Cela a mal fonctionné. Finalement, on a instauré la possibilité d’une naturalisation aux
déditices, s’il ouvrait la contution d’un magistrat: un danger.

§3. L’esclavage à Rome


le mot “esclave
esclave“: servus en latin. (Servus a donné serf au MA). A propos de l’esclavae à Rome il faut
éviter la caricature.
On distingue 2 périodes très différentes:
• avant les conquêtes: Rome n’est pas du tout une civilisation esclavagiste: des
esclaves privés en petits nombre. Ils sont plus exactement des esclaves domestiques (on
parle de servus privatus)
privatus Parfois, difficile de les distinguers des autres membres de la famille
(des alieni juris) tant l’autorité du pater familias est forte. Une maitrise identique sur tous les
membres de la domus.

• après les conquêtes: A partir des guerres Puniques,


Puniques des changements sociaux et
économiques très important. Ces guerres sont à l’origine de conquête de terre,
d’enrichissement pour Rome, création de routes commerciales… ET aussi elles sont à l’origine
d’un aflux d’esclave: la guerre est la première source de l’esclavage.
l’esclavage Un aflux qui est
aussi une cause: ce grand nombre d’esclaves permet de développer de grands domaines
agricoles, de lancer des travaux: les esclaves deviennent la pièce maitresse de
l’économie romaine:
romaine ils seront une des cause majeure de la richesse de rome: Rome = une
civilisation esclavagiste.

 La situation des esclaves est variable: frontière entre le servage oriental et le servage
occidental.  la condition des esclaves sera plus dure en orient qu’en occident.
 Ces esclaves très nombreux sont soumis à leur maître et ils sont des choses: un élément matériel
précieux, qu’il faut cosnerver en bon état. (Il est fréquent à Rome qu’on compare les boeufs et les
esclaves)

La condition des esclaves va connaître des évolutions lentes:


• dans un premier temps, il faut les placer en relation avec celle des personnes qui vivent dans la
domus  il y a le maître et tous les autres sont subordonnés. Mais peu à peu, on voit des
différences apparaître: les fils de famille vont exiger d’avoir des droits. Cette émancipation va
se traduire par l’octroi d’argent: un pécule. Cette reconnaissance d’un pécule va glisser
du fils de famille à l’esclave  parfois, on récompensera le travail. (il y a une élite parmis
les esclaves) .
• D’autres changement résulteront de la culture: le Stoïcisme, qui vient des Grecs, qui est
enseigné aux Romains: il dit que tous les hommes sont en quelque sortes égaux par nature =
un premier pas (une égalité peu réaliste, en relation avec le Cosmos)
• Le deuxième pas sera accompli par le christiannisme = une égalité humaine des hommes
mais toujours vis à vis de Dieu  on franchis un pas énorme dans la conception de l’égalité.
Mais la situation des esclaves ne sera pas radicalement changée.
Mais tout cela entrâine un changement de la condition des esclaves, des limites à l’autorité des
maîtres.

A. Les sources principales de l’eslcavage

73
1. la guerre

= C’est la principale source de l’esclavage: les conquêtes de Rome transforment automatiquement


les soldats vaincus en esclave d’Etat.  des “servus publicus“: propriété de l’Etat romain.
 soit l’Etat romain les gardent: ils restent Servus publicus.
 Soit le censeur va les vendre aux enchères sur le marché et des pater familias viendront se
porter acquéreur: ils deviendront esclaves privés.

Cette réduction du vaincu à l’esclavage est la règle: les vertus de Rome exigent que l’on meurt pour
la cité, sinon il y a une dégradation du soldat romain qui a préféré se rendre au lieu de mourir: il
devient esclave = une discalification que les romains s’appliquent à eux mêmes et aux
étrangers vaincus.

Cet aflux d’esclave est énorme:


énorme Les 1ères conquêtes de l’Italie centrale: Rome a 100M habitant et
elle fait plus de 60M esclaves. Avec les Guerres puniques, le chiffre augmente considérablement:
jusqu’à 200M esclaves à chaque fois.
RQ: il n’y a pas plus de 300M citoyens romains mâles à Rome!
A la fin de la république, 3 millions d’esclaves à Rome, dans la ville alors qu’il y a 1M et demi
de citoyens. Cela finit par constituer une masse très nombreuse et donc une menace: des révoltes
d’esclaves: on leur inflige alors des suplices (crucifiction)

2. Les achats d’esclaves à l’étranger

L’esclavage pour dette a été universel: on donne son corps en caution pour se libérer de sa dette.
A Rome, on va voir 2 choses se développer:

• la vente coutumière des débiteurs insolvables par les créanciers


• la constitution de véritables trafics d‘esclaves

 La conception de la Cité implique forcément la liberté: La Libertas romaine. Des conséquences:


 l’impossibilité de créer à l’intérieure de la Cité une servitude qui résulterait seulement de la
volonté d’autrui. On ne peut acheter, commercer des esclaves qu’à l’extérieure de la
Cité.
 La méditerranée: une mer sur laquelle il y a eu un commerce régulier d’esclave. Ce commece
était bcp + important dans la partie orientale de la méditerranée avec deux grandes places
commercantes: l’île de Rôde (orth) et celle de Delos:Delos des marchés qui voient arriver des
populations d’eslcaves qui viennent de très loin. Des entreprises commerciales avec des
fournisseurs d’esclaves. Ils sont le produit des rivalités locales (Inde, Afrique, moyen et proche
orient) Bcp de conflits ethniques provoquent des guerres dont une des raisons pricnpale et de
se fournir en esclave et les vendre sur ces marchés. S’ajoute, toute une piraterie en usage
dans la méditerranée.

Après la chute de la Rome occidentale, les invasions germaniques n’amènent pas avec elle un grand
contingent d’esclave: elle connaissaient un esclavage mais de petite dimension. On avait plus
l’habitude de prendre les femmes comme esclave.
La chute de la Rome occidentale mais donc fin à l’esclavage romain (et non à l’esclavage en général):
un mécanisme qui transforme l’esclavage  un glissement de l’esclavage au servage.
- Entre la fin de Rome et le 7e s l’esclavage diminue, le servage apparaît.
- Du 7e au 16e s: une résurgence de l’esclavage (l’esclavage musulman)
- ensuite, on a les systèmes esclavagistes européens, occidentaux qui sont à l’origine de trafics

74
très importants mais reposent aussi sur le même système de production locale qu’était celui du
passé: les rasias, les pirateries, les conflits ethniques de la marchandise esclave ensuite
achetée par les négociants occidentaux qui les transportent.

Ces marchés prospèrent sous l’antiquité Romaine. On y vend des citoyens romains soumis à la loi de
leur créancier qui préfèrent les vendre que de les faire travailler ou de les mettre à mort.

3. la naissance

Il n’y a pas de mariage légal entre les esclaves: l’enfant est toujours de la condition de sa mère
(si elle est esclave, il le sera). Mais, le droit Romain a progressivement introduit des éléments
en faveur de l’enfant.
l’enfant. L’enfant est tellement lié à sa mère qu’il suit pendant sa grosesse les
cangements de son état: si elle est libre pendant un laps de temps, l’enfant est réputé libre. Si
l’enfant est né de citoyen romain, qu’il a été abandonné, qu’il est adopté par un esclave, il gardera en
dépit de tout cela, sa qualité originaire de citoyen.

(4:
4: on peut devenir esclave par décision de J pénale: il existe comme peine la réduction à
l’esclavage  une peine grave qui s’accopagne souvent du travail forcé)

B. La condition juridique de l’esclave


1. La condition rigoureuse

Pour le droit romain, l’esclave est une chose:


chose un objet de droit. Et, dans le rapport qui existe entre
le père de famille et les biens, 3 mots expriment clairement sa capacité: usus, fructus, abusus = pas
de limite. Le maître a un plein arbitraire sur ses esclaves qui sont ses biens. biens
 Des limites naturelles qui tiennent à la valeur du patrimoine: le maître n’a pas intérêt à tuer,
mutiler ses esclaves: il a plutôt intérêt à en tirer profit, à les entretenir.

(Les romains avaient un classement des choses: les res sacre, les res sancte, les res religose.
Conduisait à donner à certains biens et à ceux qui les possédaient, une dignité supérieure. Les
esclaves qui servaient dans les temples, les hôtels, auraient théoriquement pû être bénéficiaire de ça
mais non, il restent des Biens.)

2. Les amélirations de la condition des esclaves

Le Sotïcisme fait de chaque être humain une personne. (cf: les mémoires d’Hadrien) Les esclaves eux
aussi on une âme: persona.
persona
Les transformations décisives se feront vers la fin de la république: une grande révolte
d’esclave.
Dès le début de l’Empire, toute une série de loi apporte des limites importantes au
pouvoir des maîtres: elles font parties des lois somptuaires (desintées à moraliser la vie sociale).
 ex: on ne doit plus tuer son esclave: c’est un homocide.
 interdiction de mutiler, de prostituer, de castrer son esclave, interdiction des châtiments
corporels.

Ces limites coïnident avec ce mouvement de rapprochement de la condition des esclaves avec celle
des fils de famille: les esclaves vont être récompensés de leur travail par des pécules.
pécules

à/p du 4es, un renforcement de ce mouvement avec les idées chrétiennes: il faut traiter sone sclave

75
comme un homme car une filiation commune entre le maître et l’esclave: Dieu.

C. L’affranchissement
Ils ont été très rares.

- Pendant un temps, il n’y a eut que des affranchissements d’esclaves publics. Affranchissement
exceptionnels des esclaves privés.
 les affranchissements sont entourés de formes, de rites: la manu missio (main: le signe du
pouvoir/ missio: la main qui se libère, qui s‘ouvre) = cesser d’avoir la main sur quelqu’un =
nom donné à l’A en droit Romain.
- Des modes variés d’A et avec le temps, la solennité décroit.

1. Trois modes d’affranchissement


a. l’Affranchissement par testament
Ils sont la règle à Rome: le maître veut que son autorité ait autant de force après sa mort. Le
testament sert à prolonger la vie du défunt. Idée d’un prolongement.
prolongement Certains testaments peuvent
contenir des clauses d’affranchissement.
d’affranchissement
Dans un premier temps, elles sont rares et mal vues des héritiers.

b. L’affranchissement par un procès fictif: la vindicte


La vindicta c’est une baguette.
baguette Un procès fictif, public aurcours duquel le maître se présente devant
le prêteur avec son esclave. Le prêteur touche l’esclave avec sa baguette et dit “je touche un
homme libre“ : le maître ne dit rien, il ne s’oppose pas  cela suffit à affranchir l’esclave.

c. L’affrancissement par le cens


Tous les 5 ans, le censeur inscrit les nouveaux citoyens sur des listes. Aucours de ces cérémonies, le
censeur pourvait classer l’affranchi dans la centurie la plus basse. Si le maître ne faisait pas
opposition, l’esclave se trouvait libéré. Un mode solennel rare (tous les 5 ans)

CCL: l’importance du formalisme et du caractère eexceptionnel dans la première époque

2. Des effets des affranchissements pour les esclaves


libérés:

L’esclave devient libre MAIS reste lié par d’autres liens juridiques nouveaux à son ancien
maître. Et, il n’a pas la plénitude des droits de la citoyenneté. Seuls ses descendants pourront s’en
prévaloir.

Affranchir c’est libérer, accorder la citoyenneté à l’ancien esclave. Symbole: les 3 noms que le citoyen
porte  les anciens esclaves portent désormais 3 nom. MAIS, les esclaves ne peuvent toujours pas
avoir de nomen (=le nom gentilis traditionnel): CQ  le nomen des eslcaves sera celui de leur ancien
maître: permet de poursuivre les liens avec le maître mais c’est un lien nouveau entre le „patroon“ et
l’affranchi.

Libertus: l’esclave est libéré mais la citoyenneté qui lui est conférée est icomplète: seuls ses enfants
seront citoyens au sens plein du terme.  l’affranchi reçoit seulement le droit de vote mais pas
celui d’être élu. En effet, pour être magistrat, il faut être né libre.  la pléniude des droits civils
mais des droits politiques minorés de l’affranchi.

Trois séries d’obligations que l’affranchi continu d’avoir vis à vis de son ancien maître, désormais

76
de son patron,
patron don’t il devient un client.
client
 l’obsecium (orth) = le respect.
respect Très fort, quasi comme la piété filiale du fils avec le pater
familias. La piétas qu’on doit la cité aussi. Un sens moins fort de l’obsecium: un lien
d’avantage contractuel (pas naturel)  un lien quasi filiale mais ni de même nature, ni de
même intensité.
 Le droit aux operae = un ensemble de prestation, de Services la plupart du temps en
nature, mais parfois en partie en argent que l’affranchi doit à son patron  des services
gratuits mais moins durs que sous l’esclavage. Donnera naissance aux corvées du MA. Tous les
ans, l’affranchi doit allez porter à son maître ces prestations.
 Les bona = les biens: biens l’esclava n’a aucun bien. Désormais, il bénéficie des règles
successoralres prévues dans le droit romain. MAIS, un bénéfice amoindri: le patron garde un
droit sur les biens de la succession de son affranchi dans le cas où celui-ci n’a pas eu d’enfant
postérieurement à l’affranchissement.

L’esclave est une source importante du patrimoine du maître: on a voulu ainsi laisser aux maîtres la
possibilité de garder le droit d’utiliser les Services de son ancien esclave, d’obtenir des redevances et
même une partie de ses biens lorsqu’il décède.

Aussi, les pater familias sont des puissances économiques. Dans le système des assemblées, il est
intéressant pour les maître de bénéficier de nombreux affranchis car ceux-ci deviennent des électeurs
qui votent pour eux  une sorte de “clientèle électorale“.
électorale“

Section II. Les classes sociales et leur révolution à la fin de la


république.
Naissance de l’empire. 3 phénomènes.

• L’apauvrissement de la classe des propriétaires fonciers qui avaient été une des bases
de la République
• L’émergence d’une nouvelle classe: la classe équestre/ des chevaliers:
administrateurs, commercants, banquiers qui sont les grands profiteurs des conquêtes et de
l’administration des terrotoires . Cette nouvelle classe bouleverse l’organisation politique de la
Cité. Une classe qui n’a pas du tout le même esprit. Elle sera la plus liée aux conquêtes.
• Les affranchis se multiplient: leur mentalité concourt à détruire encore un peu plus la vieille
société Romaine qui est donc profondément divisée.  une nouvelle unité de la Cité qui se fera
autours de l’Empereur. Fin de la Démocratie.

§1. L’apauvrissement de la classe des propriétaires fonciers


A. Le phénomène
Cet apauvrissement des petits propriétaires fonciers commence au 3e s et s’accentue très vite. Des
lois agraires:
agraires pour leur permettre d’accroître leur terre, d’obtenir des revenus agricoles importants…
Pourquoi ces lois?
 c’est parce que le système des classes est resté inchangé. IL fallait une certaine richesse pour
accéder aux classes. La 5e classe se vidait des citoyens car ils n’étaient plus assez riche pour y
prétendre. Dans ces lois agraires, on va tenter de porter un remède à cet
appauvrissement: on va abaisser le sens de la dernière classe. classe Moins il y a de citoyens
dans les classes, moins il y a de soldats, OR on a besoin de soldats.

77
B. Des guerres meurtrières
Rome a conquis bcp de territoires et ces guerres sont quasiment inninterrompues pendant 2 s: elles
sont des mangeuses d’Hommes. Des pertes importantes. Une hémoragie sévère pour le corps social.
La durée du S militaire éloigne du travail et donc des revenus.
Autre raison: Au fur et à mesure des conquêtes, Rome installe des colons dans des territoires de
plus en plus éloignés: ces colons restent parfois  cela fait des citoyens de moins dans les petites
propriétés agricoles
Encore, l’éloigneemnt empêche les relations conjugales: baisse de la natalité

C. Des raisons économiques touchant à l’organisation de la propriété


agricole
Cette classe de petits propriétaires fonciers sera victime de la conquête. Cf  la constitution de
grands domaines cultivés par des esclaves: les latifundia. Ils sont entre les mains de l’aristocratie (le
Sénat= aristocratie foncière) et les petits propriétaires fonciers ne peuvent pas lutter contre le coût
d’entretien de ces immenses domaines.
(Ce phénomène atteint aussi les petits artisans: des esclaves)

Résultat: prolétarisation, ruine de bcp de petits propriétaires, endettement… (qui peut entraîner la
réduction à l’esclavage)

Les lois agraires seront entreprises par les tribuns de la Plèbe: les réformes des Gracques:
Gracques elles
sont très audacieuses:
 demandent un partage des terres
 la fin de l’exécution des dettes sur la personne
Toutes ces mesures sont insuffisante ---- ---- résultat: aflux à Rome de petits citoyens
ruinés. Ils y viennent pour trouver assistance et nourriture (cf la None:
None distribution gratuite de
nourriture) Des grandes masses oisives que l’on va amuser par le cirque, les jeux… Très couteux et
insuffisants.

§2. L’apparition et l’enrichissement de la classe équestre


la vieille Rome:
Rome elle s’est constituée à partir de fondations, rites, traditions coutumes sur un vieux
droit. Un esprit familial très fort (domus, gentes) sur l’importance du Sénat (des pères de la patrie
riches de terres) et l’ensemble des structures de la vie politique était la cons“quence de cette
situation progressivement mise en place. Là encore les conqêtes amènent la création d’un corps
social nouveau et introduit des liens entre l’argent et le pouvoir
(par opposition à la nouvelle Rome)
Rome

A. La richesse mobilière à l’origine de cette nouvelle classe sociale


= on trouve l’expression de “capitalisme“ dans les manuels.

Cette richesse mobilière est nées dans le processus même de la conquête et dans ses
conséquences:
conséquences
 au fur et à mesure qu’on avance dans la conquête, il faut assurer les liaisons entre Rome et les
territoires conquis. Une foi le territoire conquis, l’ensemble des coûts civils augmente: il s’agit
d’inventer un système qui permettra d’amener à Rome le plus vite possible des richesse sous
toutes les formes (depuis les territoire conquis). Des routes, des ponts…
 ici, une forme d’évergetisme (en Grèce) des sociétés publicain (orth?):: des ensembles où les
gens mettent leur fonds et elles avancent immédiatement à l’Etat une somme d’argent qui
représente le prix de la construction, de l’expoitation…

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 on voit apparaître un droit bancaire, des sociétés. Quelque chose que la vieille Rome ne connaissait
pas du tout

CQ: tout cela créé d’immenses richesses et aboutit à faire de cette classe bénéficiaire un groupe
nouveau dans la cité, concurrentiel de la viville aristocratie foncière sénatoriale (qui était la
plus riche).  tous les territories conquis sont entre leur mains en définitive. (sur le plan de la
construction etc)

Cet argnet non seulement servira à créer une classe mais en raison de l’esprit particulier de ce corps
social, de nombreux bouleversements politiques et de corruption dans l’Etat.

B. La constitution de la Classe des chevailers: la classe équestre

Ces riches banquiers, adjudicateurs vont automatiquement être des citoyens classés dans la 1ère
classe: il deviennent bénéficiaires de tous les avantages.

Pratiquement tout l’équipement est assuré par la cité de Rome mais on a décidé que cette nouvelle
classe est tellement riche qu’elle doit s’équiper elle-même: ces chevaliers sont obligés de s’équiper à
leur frais.

Pendant une 1ère génération, ces nouveaux membres de la centurie des chevaliers ont un titre
personnel: ils ont déjà l’honneur d’appartenir à cette centurie, alors on fait de cette appartenance un
droit simplement viager.
Ensuite, cela deviendra héréditaire: on parlera alors de classe équestre à/p du 3e s. s Elle se
définit comme telle par opposition à la classe sénatoriale. On va interdire à cette dernière de se livrer
aux mêmes activités que la classe équestre.

Cela va provoquer des désordres car la classe équestre est tellement riche qu’elle pourra
corrompre la vie politique (achat de voix…) + elle achètera de nombreux affranchis.

Lorsque la république connaît ses grandes crises et arrive à son déclin, le pouvoir est divisé en 3
groupes:
 les sénateurs (vieille aristo foncière)
 la classe des chevaliers (aristo mobilière)
 un peuple

§3. Le problème des affranchis


On peut mettre l’accent sur 2 caractéristiques:
• le rôle de plus en plus important joué par les affranchis dans la société de Rome.
• La nécessité à la fois de contrôler leur nombre et de diminuer cette influence

A. Une diversité dans le monde des affranchis

des différences très importantes sous l’étiquête d’affranchi:


 certains étaient des anciens esclaves agricoles caractérisés par une absence totale
d‘instruction
 à l’inverse, au plus haut niveau: la catégorie des affranchis grecques.
grecques Souvent des anciens
esclaves publics, choisis pour leur compétence, leur savoir. Parmis les anciens esclaves privés:

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des pédagogues.  leur savoir leur ont permis de monnayer un pécule (accordé aux esclaves
méritants + aux fils de famille)
Devenus affranchis, ceux-la s’enrichissent, participent étroitement au grand courant d’installation de
Rome dans les pays conquis… Des acteurs aux côté de la classe équestre, des publicains. On les
trouve dans les constructions, à l’exploitation des mines…

Ce qui caractérise ce nombre c’est qu’ils ont un esprit particulier finalement proche de la classe
équestre. Certains de ces affranchis sont éloignés de l’esprit des vieux romains qui les considèrent
comme des parvenus.
parvenus  Un immoralisme qui heurte la frugalité des moeurs romaines
traditionnelles: un luxe ostentatoire.
ostentatoire

Une classe qui pour toutes ces raisons est méprisée: par les sénateur et par la masse populaire.
L’usage qu’il font de leur richesse les déconsidère. En même temps qu’ils sont des acteurs de la vie
éco et sociale, ils sont des profiteurs immodérés de ces richesses.
Ces affranchis sont également un groupe instable, turbulant en particulier sur le plan électoral. Ils se
vendent aux plus offrants.

B. Des réactions

CQ  des réactions économiques, politiques, moralisantes: on ira jusqu’à dire que ces
Affranchis représentent le sang corrompu de Rome. On dénonce le risque qu’ils font peser sur la Cité.
On va agir dans 2 directions:
 en limitant le nombre d’affranchissement
 en limitant l’influence des affranchis (en abaissant leur condition juridique)

1. On vise à restreindre les possibilités d’affranchissement

- Des flus extraornidaires d’affranchissement: On en été venu à des Affranchissements très


facile: par simple lettres, déclarations orales. La mode c’était d’affranchir ses esclaves. Une
autre raison liée aux funérailles: un des actes les + importants de la vie sociale à Rome:
occasion de montrer la puissance du clan. Les romains aimaient qu’une foule d’esclaves
suivent le corps. Avant sa mort, le chef de famille décide d’affranchir de nombreux esclaves
pour être sûr qu’il seront dans le cortège.
- CQ: Des voies légales:
légales une série de mesure pour réduire ce nombre
 interdiction d’affranchir avant 18 ans.
 interdiction d’affranchir l’esclave de + de 30 ans.
 on prévoit toute sorte de système d’annulations d’affranchissements déclarés illégaux pour vice
de forme
 on va interdire d’affranchir un esclave en fraudant les droits d’un créancier

2. Rendre moins attrayante/ diminuer la condition d’affranchi

- on va dire que certains esclaves ne peuvent pas être affranchis: tous ceux qui ont été
condamnés pénalement pour des délits graves.
- On va créer des catégories de demi affranchi: ceux qui l’auraient été sans le respect des
formes légales ou ceux qui auraient été des esclaves exerçant des métiers dits infamants 
une citoyenneté partielle est conférée à ceux-là.
- L’affranchi a le droit de vote mais pas celui de magistrat. En plus on dit qu’il it libre mais qu’il
meurt esclave: il ne peut pas transmettre ses biens  on a voulu mettre cette barrière pour
brider l’enrichissement de ces affranchis. Les biens revenaient à leur maître.

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Ces mesures inaugurent des grandes lois impériales (les lois de l’Empereur Auguste qui devient E
en -27) = les lois somptuaires:
somptuaires contre le luxe, des lois moralisatrices.

Exam: 1 sujet sur la grèce (1ère cession)


1 sujet sur Rome (2e cession)

épreuve d’une heure. (écrire le sujet, aérer, souligner des mots clés, phrases clés en relisant)

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