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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

PRÊLES et FOUGÈRES
PTÉRIDOPHYTES
de la Basse-Combraille

Pascal DUBOC

1 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

PRÉAMBULE
En plus des incontournables flores auvergnate et limousine qui sont les outils
essentiels pour aborder la répartition de toute espèce végétale de ces 2 régions :
BRUGEL E., BRUNEYRE L., VILKS A., 2001 : Plantes et Végétation du Limousin : Atlas de
la Flore vasculaire. CREN Limousin, 800p.
ANTONETTI Ph., BRUGEL E., KESSLER F., BARBE JP, TORT M., 2006 : Atlas de la Flore
d'Auvergne. CBNMC, 984p.
il est un ouvrage indispensable pour aborder les ptéridophytes :
Les Fougères et plantes alliées de France et d'Europe occidentale de Rémi PRELLI, en
collaboration avec Michel BOUDRIE (réédition 2002, 431 p.)
En effet, la nomenclature de ces plantes a été nettement révisée et les classiques flores
(type Costes ou Fournier) ne sont guère d'un grand secours.
La Basse Combraille héberge 2 espèces de Prêles et 17 de Fougères (Cystopteris
fragilis signalée dans la flore d'Auvergne en extrême limite sud de secteur, n'a pas été
contactée personnellement, sa présence locale n'est d'ailleurs pas certaine selon la
cartographie).

LOCALISATION DE LA BASSE-COMBRAILLE
La Basse-Combraille se trouve aux confins du Limousin et de l'Auvergne, à cheval sur la
Creuse, l'Allier et le Puy-de-Dôme. Les limites de la zone prospectée peuvent être matérialisées
au Nord-Ouest et Ouest par la vallée de la Tardes et ses affluents, au Nord-Est et Est par celles
du Cher et au Sud par la limite altitudinale des 600m environ. Une vingtaine de communes
sont visitées régulièrement, une douzaine concernant effectivement le Limousin, huit étant en
partie auvergnate (carte). La superficie globale correspond à environ 43000 hectares.
Le paysage est de type collinéen, ondulant entre 300 et 600m d'altitude, entaillé par les
gorges du Cher, de la Tardes, de la Voueize et de quelques affluents (Chat-Cros, Boron,
Meausson, Tartasse...). La présence humaine est assez dispersée, sans grande agglomération,
et globalement c'est une région en voie de dépeuplement. L'activité agricole dominante est
l'élevage extensif en parcelles bocagées ; rares sont les secteurs de cultures remembrées :
plateaux céréaliers d'Evaux-les-bains et de Chambon-sur-Voueize. Les massifs forestiers sont
peu exploités et d'assez faible superficie à l'exclusion des bois d'Evaux et de la Fayolle, ainsi
que les boisements de pentes des gorges des rivières locales. Les plans d'eau sont en général
de faible superficie (mise à part l'étang de La Reyberie – Budelière et de la Ville du bois –
Sannat), leur végétation rivulaire étant assez banale. Les prairies humides et marécageuses
sont encore assez nombreuses, bien que nombre de drainages agricoles soient entrepris.
Même si le climat semble être de plus en plus perturbé, il reste relativement humide les
deux tiers de l'année, et seuls les 3 mois estivaux sont chauds et secs. Il est toutefois in-
déniable que les épisodes très chauds et secs se réitèrent, alors que dans le même temps le
niveau de pluviométrie semble diminuer.

Photo couverture : Fougère mâle Dryopteris filix-mas

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Carte des communes prospectées.

Ourlet forestier automnal à Fougère aigle Pteridium aquilinum.

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RÉPARTITIONS SPÉCIFIQUES
ÉQUISÉTACÉES

EQUISETUM ARVENSE – Prêle des champs Peu commune

Très souvent citée commune, cette prêle n'est en


fait ici pas très courante.
Elle se rencontre dans quelques fossés routiers,
prairies naturelles, rases ou ornières dans des
cultures peu traitées, parfois prés de villages sur
talus ou gravats.
Cette dispersion est donc certainement à
l'origine d'une sous évaluation cartographique de
répartition.

Les plants fertiles (à droite) poussent en premiers, sans aucune feuille, alors que les plants
stériles (à gauche) poussent ensuite pour persister tout l'été. La section de la tige porte en son
centre une petite lacune.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

EQUISETUM ARVENSE
pied stérile

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

EQUISETUM FLUVIATILE – Prêle des eaux Peu commune

Le statut local de cette autre prêle mérite


aussi une prospection plus poussée. Inféodée
aux biotopes humides, elle doit logiquement
être plus fréquente dans ce secteur encore
riche en milieux à forte hygrométrie.
Elle occupe les rases de drainage des prairies
humides, les fossés marécageux, les bordures
de quelques rares étangs.

Un seul type de tige verte portant ou nom des verticilles de feuilles et se terminant par l'épi
fertile à tête arrondie. La section de la tige présente en son centre une grande lacune
(tige creuse).

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

POLYPODIACÉES
POLYPODIUM VULGARE – Polypode vulgaire Commun

Ce polypode est commun localement, mais la


différenciation avec l'espèce suivante ne pouvant
pas se faire à coup sûr sans l'examen
microscopique des sporanges, fausse peut être
en partie cette répartition locale ?
Il est commun sur ourlet forestier ombragé,
rocailles humides et ombragées, dans les vallons
et gorges locales fraîches et humides. Il pousse
parfois sur quelques vieux murs, mais ce biotope
est plus typique du polypode suivant.

La feuille adulte est nettement plus longue que large, se terminant par une pointe.

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POLYPODIUM INTERJECTUM – Polypode intermédiaire Assez rare

La certitude d'identification ne pouvant qu'être


par étude microscopique, la carte de répartition
fournie est donc basée sur des identifications à
vue selon la morphologie de la plante.
Ce polypode pousse plutôt sur les rocailles bien
exposées, des murets ou talus routiers. Il croit
plus rarement en sous bois et il est alors parfois
en cohabitation avec le Polypode vulgaire,
rendant bien aléatoire l'identification. Il apparaît
toutefois plus rare que le Polypode vulgaire.

La feuille est en général


plus large que chez le
Polypode vulgaire, se
rétrécissant en pointe
progressivement.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Seule l'étude
microscopique des
sporanges des 2
espèces de polypodes
permet de les
différencier à coup sûr...

Talus forestiers ombragés à rocailles typiques pour l'accueil du Polypode vulgaire.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

DENNSTAEPTIACÉES

PTERIDIUM AQUILINUM – Fougère aigle Commune

La Fougère aigle est la fougère la plus abondante


et répandue.
Elle occupe les ourlets forestiers, les clairières,
les lisières, les bordures de haies, les landes à
ronces et genêts. Elle pousse également dans
certaines prairies assez sèches.
Elle est présente partout sur le secteur d'étude.

Feuille entière et pinnules de Fougère aigle

10 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

ASPLÉNIACÉES

ASPLENIUM TRICHOMANES – Capillaire des murailles Commun

Le Capillaire est bien présent ici, sans être très


abondant, il est largement réparti.
Il occupe murs et murets à fissures quelle que
soit l'exposition, et les vieux puits. En situation
naturelle, il recherche les rocailles plutôt
fraîches, parfois avec ruissellement.
Plusieurs sous espèces sont décrites mais
seules Asplenium trichomanes subsp.
trichomanes (photo ci dessous), et quadrivalens
sont présentes localement, la première semblant
la plus courante.

Asplenium trichomanes subsp. trichomanes : rachis brun-rouge, pennes arrondies, espacées


et dentelées.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Sporanges de Asplenium
trichomanes subsp.
quadrivalens

Le rachis est noir, les


pennes sont assez
allongées, peu dentées et
rapprochées

12 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

ASPLENIUM ADIANTUM-NIGRUM – Doradille noire Peu commun


La Doradille noire est assez rare et localisée
essentiellement dans les zones de gorges (Cher,
Tardes, Voueize) et vallons frais et humides (Chat-
Cros, Meausson, Boron).
Elle pousse dans la grande majorité des cas sur
des rochers et rocailles ombragées et humides,
parfois directement au sol dans la végétation, en
association avec le Polypode vulgaire et la
Scolopendre officinale, utilisant des pentes à
humus frais et humide. Elle occupe aussi
quelques puits ou sources aux parois empierrées.

Feuilles

Sporanges.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

ASPLENIUM ADIANTHUM-NIGRUM

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

ASPLENIUM SEPTENTRIONALE – Doradille du nord Assez rare


La Doradille du nord est encore beaucoup plus
localisée que la précédente : elle n'est connue
que de façon dispersée des gorges de la Tardes,
et un peu plus fréquemment de celle du Cher.
Elle pousse dans la plupart des cas dans des
anfractuosités de rocailles assez sèches et bien
exposées, démontrant un caractère héliophile.
Elle est implantée également sur de vieux murets
ombragés à Château sur Cher, mais ceci est une
exception.
Un hybride entre Asplenium trichomanes subsp.
trichomanes et Asplenium septentrionale,
nommé Asplenium x alternifolium est connu : il
existe une ou deux stations dans les gorges du Cher (com. pers. Michel BOUDRIE).

15 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

ASPLENIUM RUTA-MURARIA – Rue des murailles Assez commun

La Rue des murailles est une petite fougère assez


bien répartie localement, plus que probablement
présente sur toutes les communes de la zone
étudiée.
Elle cohabite très souvent avec le Capillaire des
murailles, mais elle préfère plutôt les vieux murs
assez secs et ensoleillés. En situation
« naturelle », elle est rarissime sur quelques
rocailles qui d'ailleurs sont plutôt des rochers mis
à nu par l'établissement de route que de
véritables roches naturelles.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

CETERACH OFFICINARUM – Cétérach officinal Rare

Cette petite fougère présente un caractère


héliophile et sur le secteur étudié reste fort
rare et localisée à quelque stations.
Elle est présente sur de vieux murs à Lépaud,
La Petite Marche, Reterre et Fontanières, en
cohabitation avec Rue et Capillaire des
murailles, et sur quelques rocailles des
gorges du Cher en situation ensoleillée.
Chaque station est très peu fournie en pieds
ce qui en fait une des fougères les plus rares
de la zone.
La Basse Combraille fait partie de la zone de
raréfaction géographique de cette plante qui
est nettement plus dispersée dans le NO du Limousin et dans le nord de l'Auvergne ; il est
toutefois possible que quelques murets bien exposés accueillent sur d'autres communes le
Cétérach.

17 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

PHYLLITIS SCOLOPENDRIUM – Scolopendre officinale Rare


La Scolopendre (souvent nommée Langue de
cerf) est peu commune et localisée quasi
exclusivement dans les gorges du Cher et
quelques vallons affluents.
Elle y recherche des pentes à humus, avec forte
humidité ambiante, présence de ruissellement et
non loin de ruisseaux. Ce genre de biotope est
classique pour cette fougère qui apprécie une
forte hygrométrie ambiante.
Elle pousse en colonie de quelques pieds à
plusieurs dizaines.

Situation typique de pente avec rochers et ruissellements.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Sporanges de
Phyllitis
scolopendrium.

Pente humide et ombragée avec Phyllitis scoloprendrium en cohabitation avec Dryoptreris


filix-mas, Polystichum setiferum et aculeatum, Polypodium vulgare.

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WOODSIACÉES

ATHYRIUM FILIX-FEMINA – Fougère femelle Assez commune


La Fougère femelle est assez commune
localement mais avec une répartition disparate,
puisqu'elle n'est fréquente que dans les
boisements frais de pentes des gorges du Cher,
de la Tardes, de la Voueize, du Chat-Cros, de la
Tartasse et quelques autres affluents du Cher.
Elle est également présente en plus faible
densité dans les bois d'Evaux ou de
Fayolle/Sannat, ou dans quelques bosquets à
terrains « gras ».
Indéniablement elle recherche une ambiance
fraîche et humide, des terrains riches en humus
forestier et ombragés.
Il est probable qu'elle soit en fait présente sur toute les communes de la zone.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

ATHYRIUM FILIX-FEMINA

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

DRYOPTÉRIDACÉES

POLYSTICHUM ACULEATUM – Dryoptère à aiguillions Assez rare

Ce polystic reste assez rare localement, se


cantonnant exclusivement dans les vallons frais,
boisés et encaissés, parfois sur quelques pentes
de vallées plus ouvertes comme celle de la
Tardes entre Evaux et Chambon (uniquement sur
la pente orientée plein nord).
Il est surtout présent dans les vallons affluents
aux gorges du Cher, appréciant les abords des
petits rus dégringolant dans de petites failles
boisées de feuillus. Il cohabite souvent avec le
suivant.

POLYSTICHUM SETIFERUM – Polystic à soies Assez rare


La répartition de cette autre fougère est calquée
sur celle du Polystic à aiguillons, mais elle est
plus abondante et fréquente.
Elle recherche exactement le même genre de
biotope, les amenant donc à cohabiter très
souvent. Une recherche plus assidue dans les
abords des gorges de la Tardes en amont de
Chambon devrait améliorer la répartition de ces 2
fougères.
Les 2 polystics poussent en colonies de quelques
pieds à plusieurs dizaines.

22 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Polystichum aculeatum
feuilles vert luisant avec
pennes se réduisant
nettement à la base de la
plante

Polystichum setiferum
feuilles vert mat se réduisant peu à la
base avec pédoncule plus long

23 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Polystichum aculeatum
Seule la première pinnule (avec la
petite coccinelle) présente une
oreillette basale.

Polystichum setiferum
Toutes les pinnules présentent une
oreillette.

24 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

En haut : biotope à Dryopteris carthusiana et Dryopteris filix-mas, il s'agit d'une betulaie


tourbeuse des bois d'Evaux.

En bas : éboulis rocheux ombragé à Phyllitis scolopendrium

25 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

DRYOPTERIS FILIX-MAS – Fougère mâle Commun

C'est la fougère en touffe la plus commune et


largement répartie sur zone.
Elle occupe préférentiellement les vallons et
gorges locales où elle recherche fraîcheur,
humidité ambiante et du sol, ombre. Mais elle
pousse aussi plus accessoirement au pied de
quelques haies ou vieux murets dans le bocage
ou en lisière de bois et bosquets.

DRYOPTERIS AFFINIS subsp. BORRERI – Dryoptère écailleux Rare


Ce Dryoptère est extrêmement rare puisqu'il
ne m'est connu que d'une seule station dans
un petit vallon frais et ombragé affluent du
Cher sur Château sur Cher. Cette fougère est
ici en limite de répartition puisque aussi bien
dans la flore auvergnate que limousine, elle
semble quasi absente d'une vaste zone
englobant le Bourbonnais, les Combrailles et
la Montagne limousine. La flore d'Auvergne
ne cite aucune station locale, alors que la
flore du Limousin donne une station sur
Chambonchard (non retrouvée). Plante à
rechercher de manière assidue.

ERIC MOSNIER signale une station sur la commune de Marcillat.

26 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Dryopteris filix-mas
base des pennes sans
tâche noire, pinnules
bien séparées à la base
et dentelées sur tout le
pourtour.

Dryopteris affinis subsp. borreri


base des pennes marquée de noir,
pinnules soudées à la base et dentelées
que vers le sommet.

27 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

DRYOPTERIS CARTHUSIANA – Dryoptère des chartreux Assez rare

Cette fougère est également peu commune sur


zone et de répartition très dispersée. Il est
probable que des stations soient passées
inaperçues car parfois la plante n'est présente
que sous la forme de quelques plants. Sa plus
belle station se trouve dans les bois dits d'Evaux
dans une bétulaie tourbeuse où pousse plusieurs
dizaines de pieds.
Le Dryoptère des chartreux recherche les sous
bois humides à marécageux, biotope peu présent
localement, et pouvant beaucoup plus rarement
se développer dans des pentes fraîches, non loin
de ruisseaux.

DRYOPTERIS DILATATA – Dryoptère dilaté Rare


Espèce très proche de la précédente, elle semble
moins fréquente. Elle est très dispersée
localement et l'amélioration de sa répartition
demanderait un important effort de prospection.
Elle est plutôt présente dans les abords
immédiats des gorges du Cher et de la Tardes.
Curieusement elle ne semble pas présente dans
le bois d'Evaux ?
Elle recherche aussi les sous bois à sol plus ou
moins marécageux, cohabitant parfois avec le
Dryoptère des chartreux. Elle a été trouvée dans
des bosquets de charmes et noisetiers, dans des
aulnaies marécageuses, et plus rarement dans
des sous bois de pentes de ruisseaux très ombragés.

28 2008
Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

En haut : pied de Dryopteris carthusiana (Dryopteris dilatata a un port un peu plus élevé et de
couleur vert foncé luisant)

A gauche : pinnules de Dryopteris carthusiana vert pâle mat assez planes


A droite : pinnules de Dryopteris dilatata vert foncé luisant, à bords gaufrés.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Dryopteris carthusiana avec écailles unicolores


Les écailles de la base du pétiole
Dryopteris dilatata avec écailles nettement bicolores

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

BLÉCHNACÉES

BLECHNUM SPICANT – Blechnum en épi Très rare

Incontestablement la fougère la plus rare du


secteur avec une seule station de quelques
pieds dans un bois marécageux à Evaux les
bains, gravement mise en danger par la coupe
du bois. Elle est signalé sur Chambonchard et
peut être Saint Maurice dans les flores
d'Auvergne et du Limousin, stations non
détectées personnellement (celle de
Chambonchard étant douteuse). La région est
largement en limite de répartition inter
régionale, cette fougère reste donc
exceptionnelle ici. ERIC MOSNIER me signale
une station sur Marcillat.

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

Pied de Blechnum spicant

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Prêles et Fougères de la Basse-Combraille

COMMENTAIRES ET PERSPECTIVES
La connaissance locale des Ptéridophytes est encore à améliorer, mais la région
apparaît pour beaucoup d'espèces comme faisant plus partie d'une limite d'extension plus que
comme une véritable limite de répartition. En effet, ces espèces se retrouvent visiblement
nettement plus dispersées en allant vers le nord (Bourbonnais), ou vers le sud (Montagne
limousine).
La plupart de ces plantes recherche un climat ou une ambiance humide en sous bois de
vallons, d'autres ont un besoin primordial de rocailles ou de vieux murets mal jointés. La région
encore riche en vallons boisés, gorges préservées, vieux murs permet d'accueillir une
intéressante diversité, mais son altitude inférieure à 600m. ne laisse pas pénétrer les espèces
plutôt montagnardes.
Très peu de dangers pour ces plantes ont été identifiés, mais Blechnum spicant est en
situation fragilisée avec sa possible disparition de sa seule station connue par exploitation du
bois.
RÉFÉRENCES
Mes remerciements vont tout d'abord à Michel BOUDRIE (l'un des grands spécialistes
français de ces plantes, de surcroît Limousin) toujours disponible pour communiquer. Question
communication, il est d'ailleurs intéressant d'échanger sur la liste :
http://fr.groups.yahoo.com/group/tb-pterido/
où interviennent de réels connaisseurs de ces plantes, que je remercie pour leur aide dans le
cas de difficultés de détermination et qui m'ont permis de rapidement progresser.

Rocailles à Asplenium septentrionale, Asplenium trichomanes, Asplenium adianthum nigrum

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