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IES Lenguas Vivas

Traductorado de francés

Estilística

Alumna: Paola Longo

Análisis del poema de Baudelaire “Recueillement”

Un des thèmes suggérés par ce poème pourrait être l´angoisse de vivre et la mort
comme le seule possibilité pour s´en fuir. On pourrait aussi mettre en rapport ce thème
avec la notion de l´Ennui (la fatigue de vivre), très présent chez Baudelaire.
Ce poème évoque une image de la douleur comme si elle était une personne (il y a une
personnification d´elle dans tout le poème). La douleur pourrait, donc, être comparée
avec une amante (« ma chère » l.14) et un enfant qu´il faut protéger (« soi sage » l.1 ;
« tiens-toi plus tranquille » (l.1), « donne-moi la main » (l.8) et « viens para ici » (l.8)).
C´est intéressant aussi de marquer l´utilisation des mayuscules dans le mot « Douleur »
(l.1). Finalement, on s´adresse á la douleur avec un vocatif (« ô ma Douleur » (l.1)) où l
´on constate que ce sentiment est considéré une entité si importante qu´elle devient une
autre personne. En utilisant cette personnification, la douleur devient un agent des
actions, une compagne du Je poétique et cela montre l´importance que ce sentiment a
pour lui. Tous les deux échappent la foule et l´ennui, et ils attendent la mort, la seule
solution que le je poétique trouve comme réponse á la souffrance et à la dépression qu´il
sent. En plus, la douleur avait demandé la mort comme si elle était son désir, sa seule
possibilité de s´en fuir. Quand la mort arrive à la ville, on aperçoit les remords qui
chassent les hommes, victimes du Plaisir, le maître tout puissant (« sous le fouet du
Plaisir » (l.6), une autre personnification.
Dans ce poème il y a une ambiance obscure mais calme, sensation qui accompagne la
forme choisie pour l´exprimer (un sonnet) où on trouve deux quatrains et deux tercets
écrits en alexandrins. La rime choisie est : ABAB ABAB CCD EDE. Le fait que la
structure du sonnet a été respectée contribue aussi à la construction d´un ton calme,
réflexif mais avec une tension latente.

Dans le premier quatrain, la personnification de la douleur est un élément très fort.


Premièrement parce que le Je poétique utilise des ordres à la forme impératif (« soi
sage » (l.1), « tiens-toi » (l.1), « tu réclamais » (l.2)). Ensuite parce qu´il parle avec elle
et lui explique la situation comme si elle était une personne (« le voici » (l.2), « une
atmosphère obscure... » (l.3), « aux uns portant la paix... le souci » (l.4)). Il semblerait
comme si la douleur avait plus de détermination pour le Je poétique que tous les gens
que se trouvent dans la ville et qui sont représentés par les pronoms indéfinis «uns »
(l.4) et « les autres » (l.4).

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.


Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
C´est aussi intéressant de remarquer la ponctuation dans ce quatrain. À la fin de la
deuxième ligne on aperçoit le commencement d´une explication marquée par la
ponctuation.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,

Dans cette explication, l´atmosphère est personnifiée par l´utilisation des verbes
« envelopper » et « porter ». La mort, dans ce cas, est appelée de différent manières :
« le Soir », et « une atmosphère obscure ».
Dans le deuxième quatrain, on trouve une description plus profonde des gens nommés
dans la strophe précédente. Les gens sont décrits comme « une multitude vile » qui
subit les remords après avoir péché. À la fin de cette strophe, le Je poétique répète l
´ordre à la douleur pour qu´elle lui accompagne mais, avant de le faire, et, grâce à l
´utilisation d´une hyperbate, il décrit les souffrances des gens à cause de leurs remords.

Pendant que des mortels la multitude vile,


Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,

Il faut aussi remarquer l´utilisation du rejet qui se trouve entre la dernière ligne du
deuxième quatrain et la première ligne du premier tercet. Ce rejet nous oblige à lire les
deux strophes de suite en mettant en rapport leur contenu.

Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,

Dans le premier tercet, la description de ce spectacle grotesque devient plus symbolique


en personnifiant les Années et le Regret. Le passage du temps et le regret qui ronge le
coeur des gens ne font que provoquer la souffrance lente mais permanente. Dans le cas
du Regret, on constate aussi que il semble avoir triomphé sur les hommes (« le Regret
souriant » (l.12)) et ce trait de succès personnel et de satisfaction renforce l´ambiance
obscure du poème : dans cet univers, le regret, les années, la douleur et le plaisir sont
des personnes qui ont volonté et qui agissent d´après leur désir. Nous, les hommes,
donc, sommes des victimes de leurs plans et nous ne pouvons que souffrir leurs
inextricables épreuves.
Le deuxième tercet est la seule partie du poème qui commence avec l´ordre canonique
de la phrase « le Soleil moribond s´endormi sous un arche » (l.12). Toutes les autres
strophes commencent avec une inversion de l´ordre où on trouve dans la première
strophe, une ordre, dans les deuxièmes et troisièmes strophes, des propositions
adverbiales et syntagmes prepositioneles.

Finalement, on pourrait dire qu´il y a trois champs lexicaux qui sont fort présents dans
ce poème :
1. La religion : Parmi les mots compris dans ce champ, on trouve : « paix »,
« remords », « regret », « plaisir »
2. La mort : « mortels », « bourreau », « défuntes années», « soleil moribond »,
« un long linceul »
3. La nuit : « le soir », « une atmosphère obscure », « le soleil moribond », « s
´endormir », « la douce nuit »
En utilisant ces trois champs lexicaux, le poème acquiers une atmosphère sombre,
lourde et négative qui contribue à exprimer l´idée de la fin de la vie qui s´approche
inexorablement.
Pour conclure, « Recueillement » est un poème où le thème principal de la mort comme
la seule réponse à la fatigue de vivre est encadré dans un monde obscur et plein de
remords et regrets qui oppressent les hommes. Malgré cette vision, le Je poétique
assume une attitude protectrice et presque paternelle vers son sentiment de douleur qui
est tellement enraciné chez lui, qu´il devient un petit enfant, innocent et fragile.