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Panorama de la literatura francesa

Alumna: Paola Longo


Trabajo práctico: Le corps, la naissance, la vie, la mort et
l´éducation chez Rabelais

Fecha de entrega: 27 de septiembre de 2010

Le corps, la naissance, la vie et la mort

La oeuvre de Rabelais nous permet de mieux comprendre la culture comique populaire


à laquelle il appartient où il y a une prédominance du principe de la vie matérielle et
corporelle : images du corps, du manger et du boire, de la satisfaction des besoins
naturels, de la vie sexuelle. Dans l´extrait de Gargantua et Pantagruel, on pourrait citer
des moments où ces images apparaissent : « tous les deux, ils faisaient ensemble la bête
à deux dos, se frottant joyeusement leur lard, tellement qu'elle se trouva grosse d'un
beau fils qu'elle porta jusqu'au onzième mois. », « Le fondement lui échappait, par un
après-dîner, le troisième jour de février, pour avoir mangé trop de gaudebillaux. »,
« En dépit de ces remontrances, elle en mangea seize muids, deux baquets et six pots. »,
« Oh! La belle matière fécale qui devait boursoufler en elle! ». Dans ce texte-ci le corps
est représenté comme un corps ouvert qui doit être nourri et qui fait partie de la nature d
´une manière ininterrompue : le corps est perçu comme un universel indissoluble du
monde extérieur.

L´œuvre de Rabelais est aussi construite sur le principe de la fête, du banquet et de l


´allégresse, de la « bonne chère ». On pourrait citer les extraits suivants : «… il avait

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d'ordinaire une bonne réserve de jambons de Mayence et de Bayonne, force langues de
boeuf fumées, des andouilles en abondance, quand c'était la saison, du boeuf salé à la
moutarde, une quantité de boutargues, une provision de saucisses, non pas de Bologne,
car il redoutait le bouillon du Lombard, mais de Bigorre, de Longaulnay, de la Brenne
et du Rouergue. », « Les gaudebillaux sont de grasses tripes de coiraux. Les coiraux
sont des boeufs engraissés à la crèche et dans les prés guimaux. Les prés guimaux, ce
sont ceux qui donnent de l'herbe deux fois par an. Ces boeufs gras, ils en avaient fait
tuer trois cent soixante-sept mille quatorze pour qu'on les sale à mardi gras, afin
d'avoir en début de printemps du boeuf de saison en abondance, de façon à pouvoir
faire au début des repas un bénédicité de salaisons, et mieux se mettre au vin. Les tripes
furent copieuses, comme vous vous en doutez, et si savoureuses que chacun s'en léchait
les doigts. », « Ils dansèrent au son des joyeux flageolets et des douces cornemuses, de
si bon coeur que c'était un passe-temps céleste que de les voir ainsi se rigoler. » La fête
représente la joie de la vie et de la renouvelle perpétuelle. C´est justement la fête qui
montre le principe matériel et corporel qui gouverne l´œuvre de Rabelais.

Chez Rabelais, le « haut » et le « bas » ont une signification topographique. Le « haut »


représente le ciel tandis que « le bas » représente la terre et le principe de l´absorption
aussi que la naissance et la résurrection. La terre chez Rabelais a une valeur
ambivalente : elle signifie la mort mais aussi la résurrection, négation et affirmation à la
fois. Pour le réalisme grotesque le bas représente la terre qui donne la vie et le sein
corporel, le bas est toujours le commencement. On pourrait aussi ajouter la conception
du temps, qui appartient à une notion circulaire où la vie naturelle et biologiques passe
par la naissance la vie et la mort mais qui recommence une deuxième fois à jamais. Par
exemple : « …d’un côté sa femme Badebec morte, et de l’autre son fils Pantagruel né…
», « pleurait comme une vache, mais tout soudain riait comme un veau », « allez à
l’enterrement d’elle et cependant je bercerai ici mon fils… », « … la naissance d'un
enfant survenue au onzième mois après la mort du mari… ».

Parmi les images grotesques utilisées dans le réalisme grotesque de Rabelais on trouve l
´accent sur les parties du corps :
• Les orifices (dans cet extrait il y a des références à la merde, au manger et au
pleurer)

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• Les protubérances (dans cet extrait la protubérance la plus marquée est celle de
la grossesse de la femme de Gargantua, qui montre le cycle entre la vie et la
mort et le fait que son corps n´est pas un corps complet mais un corps qui créé)

Finalement, on pourrait noter que chez Rabelais montre un corps éternellement créé et
créant et ouvert, jamais prêt. Il y a une tendance à montrer deux corps en un seul : le
premier qui donne la vie et disparaît et le deuxième qui a été conçu et qui est mis au
monde. La mort est toujours mise en corrélation avec la naissance, la tombe avec le
sein de la terre qui donne le jour. On pourrait citer : « Et si quelqu'un les blâme de se
faire rataconniculer de la sorte sur leur grossesse… ».

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L´éducation

Pour analyser l´importance de l´éducation dans l´œuvre de Rabelais, nous devons


premièrement tenir compte du contexte social et intellectuel prédominant à l´époque.
On pourrait noter quelques marques de cette notion dans les extraits suivants : « l'on luy
enseigna un grand docteur en theologie nommé maistre Thubal Holoferne, qui luy
aprint sa chartre si bien qu'il la disoit par cueur au rebours: & il fut cinq ans & troys
moys puis luy leut le Donat le facet le Theodolet, et Alanus in parabolis: et y feut treze
ans et six moys. Mais notez que ce pendent il luy aprenoit à escripre Goticquement &
escripvoit tous ses livres. Car l'art d'impression n'estoit poinct encores en usaige. »,
«Puis luy leugt de modis significandi, avecques les commens de Hurtebize, de Fasquin,
de Tropditeulx, de Gualehault, & Iehan le veau, de Billonio, Brelingnandus, et un tas
d'aultres, & y feut plus de dix huyt ans & unze moys. », « Après en eut un aultre vieulx
tousseux, nommé maiste Iobelin Bridé, qui luy leugt Hugutio, Hebrard, Grecisme, le
doctrinal, les pars, le quid est, le supplementum. Marmotret, de modibus in mensa
servandis. Seneca de quatuor virtutibus cardinalibus, Passavantus cum commento. Et
dormi secure pour les festes. Et quelques aultres de semblable farine, à la lecture
desquelz il devint aussi saige qu'onques puis ne fourneasmez nous. », « Ce que faisant
aprint en peu de temps tous les passaiges à ce competens en Pline, Atheneus,
Dioscorides, Galen, Porphyrius, Opianus, Polybieus, Heliodorus, Aristotele,
Aelianus, & aultres. Iceulx propos tenens faisoient souvent, pour plus estre asseurez,
apporter les livres sudictz à table. Et si bien & entierement retint en sa memoire les
choses dictes, que pour lors n'estoit medicin, qui en sceust à la moytié tant comme ilz
faifaisoient. ».

La Renaissance a vu une apparition des connaissances dont l´homme est le centre. C


´est à cette époque-là que l´Humanisme est né. Pour les humanistes l´étude des auteurs
grecs et latins est une des taches les plus importantes. Ils les traduisent et les
commentent. Cette recherche intellectuelle inspire aussi les espoirs de progrès qui
nourriront peu après l´esprit d´examen et d´expérimentation scientifique. Dans cet
extrait de l´œuvre de Rabelais, on peut trouver les citations suivantes : « Là son
precepteur repetoit ce que avoit esté leu: luy exposant les poinctz plus obscurs &

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difficiles. Eux retornans consideroient l'estat du ciel, si tel estoyt comme l'avoient noté
au soir precedent: & quelz signes entroit le Soleil, aussi la Lune pour icelle iournée. ».

Finalement, c´est à cette époque que les gens manifestent un énorme enthousiasme pour
tout ce qui est nouveau et qui appartient au domaine du progrès. Parmi les citations
présentes dans cet extrait qui montrent cet esprit de recherche, on pourrait nommer :
« Ce faict on aportoit des chartes, non pour iouer, mais pour y apprendre mille petites
gentillesses, & inventions nouvelles. Lesquelles toutes yssoient de Arithmeticque. En
ce moyen entra en affection de ycelle science numeralle, & tous les iours après disner
& souper y passoient temps aussi plaisantement, qu'il souloyt es dez ou es chartes. A
tant sceut d'ycelle & theoricque et practicque, sy bien que Tunstal Angloys, qui en
avoit amplement escript, confessa que vrayement en comparaison de luy il n'y entendoit
que le hault Alemant. Et non seulement d'ycelle, mais des aultres sciences
mathematicques, comme Geometrie, Astronomie, & Musicque. Car attendans la
concoction & digestion de son past, ilz faisoient mille ioyeulx instrumens & figures
Geometricques, & de mesmes practiquoient les canons Astronomicques. », « Le
temps ainsi employé luy frotté, nettoyé, & refraischy d'habillemens, tout doulcement
s'en retournoyt & passans apr quelques prez, ou aultres lieux herbuz visitoient les
arbres & plantes, les conferens avec les livres des anciens qui en ont escript comme
Theophraste, Dioscorides, Marinus, Pline, Nicander, Macer, & Galen. ».