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Analyse morphologique et limites de perticae. Le cadastre A d'Orange et le territoire de la cité de Nimes JEAN-LUC FICHES, R. GONZALEZ VILLAESCUSA Les formes des paysages. Tome 3 L'analyse des systémes spatiaux, G. Chouquer (dir), Paris, 1997, 127-134 [Titre 29] ANALYSE MORPHOLOGIQUE ET LIMITES DE PERTICAE. LE CADASTRE A D’ORANGE iar ET LE TERRITOIRE DE LA CITE DE NIMES (1) par Jean-Luc FICHES* et Ricardo GONZALEZ-VILLAESCUSA** * USR 708 « Archéologie spatiale » CRA, CNRS “ UMR 6575 « Archéologie et Tertitoires », CNRS et Université de Tours Si la région des Costiéres, a lest de Nimes, présente des difficultés pour une approche morphologique étant donné la multiplicité des orientations repérables, il en est de méme pour aborder l'occupation du sol, car il y manque des prospections systématiques comme celles {que connait aujourd'hui la région voisine de la Vaunage. Cependant, cette zone du territoire des Volques Aréco- miques, en particulier sa marge orientale au-dessus de la vallée du Gardon (2), permet de poser les problémes concernant le contact entre les limites des cités de Nimes et d'Arles et leurs différentes perticae, ainsi que le réle joué par 'agglomératign d' Ugernum/Beaucaire. On peut s‘appuyer, en effet, sur les travaux de Gérard Chouquer qui ont montré I'extension du réseau A d°Orange sur la rive droite du Rhéne jusqu'aux abords de la ville de Nimes, sur les différentes propositions de restitution des réseaux proprement nimois (en dernier lieu, [2376] FICHES 1997), et sur les recherches dont le terrtoire d' Ugernum a fait objet ([104] BESSAC et al. 1987). Or, nous avons observé, dans cette zone, des rapports originaux entre des axes attribués aux réseaux ‘Orange A et Nimes A; il nous a donc paru utile de faire appel aux procédés de construction géométrique des cadastres sur une diagonale tels quils ont été étudiés récemment par Anne Roth-Congés ([2859] ROTH CONGES 1996, 328-345). On a bien souvent eu recours & cette modélisation pour proposer une construction théorique des systémes a partir des rapports géomé- triques de faits aléatoires, nous voudrions montrer com- ment une modéiisation fondée sur Identification au sol d éléments remarquables peut s'avérer fructueuse. C'est en multipliant des études de cas comme celle-ci que ron appréhendera mieux l'utilisation de ces procédés par les arpenteurs, UN AXE MORPHOLOGIQUE FORT Dans la zone comprise entre Sernhac et Meynes, au contact du plateau des Costiéres et de la vallée du Gardon, l'analyse morphologique révéle des formes agraires trés contrastées : d'une part, un parcellaire régulier et compartimenté mais adapté a la vallée du Gardon, d'autre part, une zone de parcellaire régulier aux quartiers de culture plus grands ot domine lorienta- tion de la trame du cadastre Orange A (ig. 1). En outre, con peut remarquer, dun cdté empreinte du parcellaire dassainissement de 'étang de Clausonne, d'un autre le terroir radio-concentrique, organisé aux environs de Meynes. Ce terroir ne se développe pas autour du villa- ge, qui se trouve tangent & la structure ; en revanche, les chemins confluent vers le lau-dit les Tuileries, & 'empla- cement d'une croix de chemin (fig. 1). Celle-ci pourrait indiquer emplacement de habitat qui fut & origine de ce terroir, au niveau de la rupture de pente entre le pla- teau des Costiéres et la plaine du Gardon, avant que la villa Medenis, attestée en 960 ([2444] GERMER- DURAND 1868, 135), ne soit installée au piémont, a la périphérie du terror. Le fait morphologique majeur de cette zone corres- pond @ un long axe nord-sud qui, maigré un parcours un peu tortueux, se développe sans interruption sur 7,6 km, entre Serhac et les environs du lieu-dit les Sayardes (fig. 1). Déformé par le terroir de Meynes, qui ne I'estom- pe pas cependant, cet axe, fortement marqué dans le paysage, a peut-étre servi de limite au terroir médiéval. I Teprend son parcours prés des Ginhouses et ne s'arréte que 3,4 km plus au sud (ie Domptalre), au rebord de la Costiére (fig 4). Il sinscrit exactement dans orientation du cadastre A d Orange (NG-2°30' E) dont on a pu resti- tuer avec précision les centuries doubles partir d'un Tocus gromae bien identifié, grace aux fragments de marbre ratrouvés & Orange ; il ne s'agit pas cependant d'un limes principal, mais d'un limes intercisivus par moi- tié de centurie entre VK 10 et VK 11 (qu’on appellera, pour simplifier, VK 10,5) (3). La faible conservation des limites linearil VK 10 et VK 11 par rapport & cet axe conduit & siinterroger sur le phénomane qui a provoqué cette conservation différentielle, et sur le statut de ce signe fortement présent dans le paysage actuel La nette influence de la centuriation A d'Orange se manifeste dans le parcellaire autour du limes intercisiuus : & Vextérieur de 'auréole formée par le ter- roir de Meynes (lieux-dits les Plantieux, le Courradou, la Blanchonne), a Vintérieur (les Tuileries et les Cervelles) (fig. 1), mais aussi au Bois des Orgnes avec des traces fossiles et actives. On retrouve aussi, dans le chemin entre Meynes et Bezouce, un long axe décuman = limes intercisiuus — qui ne génére guére de parcellaire isocline, 0233 128 ‘Au-dela de cet espace, 'empreinte au sol de ce réseau se raréfie, méme si "analyse de Gérard Chouquer ({217] 4983) montrait une conservation isocline de limites jusqu’aux abords de la ville de Nimes. Ces observations complatent celles qui furent faites sur le tracé du TGV- Méditerrannée (CHOUQUER et al. 1996) et qui ont per- mis d'apprécier les limites de timpact de Orange A & Test de Redessan, au sud de Jonquiéres et aux environs du decumanus maximus, prés de Boulllargues, et du kardo VK 17. UN SECOND AXE EN DIAGONALE Lrextrémité de l'axe cardinal qui se perd prés des Sayardes, & proximité de la station de pompage du canal diirigation des Costiéres, est en contact, par capture, avec le chemin qui conduit, en oblique, & Saint-Vincent (3,6 km). Or, ce chemin, qui, & 'opposé de Saint-Vincent, forme une limite cantonale, correspond a un axe cardinal de la grille théorique du réseau Nimes A. Cet axe se prolonge d'ailleurs au sud-est de son contact avec VK 10,5 dans le quartier les Armassons, au nord de Saint-Vincent entrainant, a ses abords, une masse parcellaire isociine des deux cétés ; celle-ci est cohérente avec la grille, aux environs de Saint-Vincent, Jonquiéres et /a Tine, méme sila conservation est assez faible. On pourrait done étre aux marges d'influence de cette centuriation qui laisse ici trés peu de traces. Cet effet de marge concerne aussi le Nimes B : sur la zone analysée, sa présence est, en effet, réduite au secteur nord-ouest; aux alentours de rétang de Clausonne, il est en rapport direct avec le tracé de Taqueduc de Nimes, qui longe un axe principal sur 2,4 km, sans toutefois avoir une grande influence sur le parceliaire actuel. Cet axe bien conservé du Nimes A entretient avec celui d'Orange un rapport angulaire d'environ 32-34°. Un peu plus au nord, & lest de I'étang de Clausonne, on trouve dailleurs un trongon d'axe (1 km) qui, cohérent aussi avec la grille du Nimes A, entretient le méme rap- port angulaire (fig. 1) Les variations du rapport angulaire entre les grilles des deux réseaux sont indiquées dans le tableau ci-des- sous; elles correspondent aux différentes propositions dorientation formulées pour le Nimes A (4) : ia] bisa] —_wnesa [onan] — es orig | aewie | creme cemcereara| a | aT | fasoarwa) = a aE | Les variations constatées dans lrientation du réseau Nimés A pourralent s‘expliquer en fonction de la zone ot ont 16 pratiquées les mesures. En effet, ce cadastre connait une vaste extension d'est en ouest ~ de Beaucaire & Murviel-l8s-Montpellier ~ et subit donc une légére distorsion dés que on s’éloigne du méridien, sans tenir compte des erreurs que supposent les assem- blages de cartes & la main. On peut daailleurs illustrer cette variabilité puisque l'axe cardinal du Nimes A qui sarticule & celui de lOrange A & l'est des Costiéres, pré- sente une orientation & NG-31°50', ce qui implique un écart angulaire entre les deux réseaux de 34°20’. Or, cette mesure est trés proche de l'angle formé par deux cadastres lorsque 'un a été construit sur une diagonale par rapport a l'autre, celle-ci formant 'hypoténuse de tri- angles rectangles dont les autres o6tés correspondent respectivement & deux et trois centuries du premier réseau. Dans ce cas en effet, I'angle est de 34°41 ((2859] ROTH CONGES 1996, 341). LE CONTACT OBLIQUE DE DEUX PERTICAE (On se trouverait done en présence de l'un des cas ‘qu’Anne Roth-Congés a récemment étudiés & partir de analyse des textes gromatiques relatifs aux construc. tions des cadastres sur une diagonale. On peut résumer quelques-uns de ses postulats qui intéressent notre cas ({2859] ROTH CONGES 1996, 328-359 notamment) : (1) Les arpenteurs pourraient avoir utilisé d'une maniére moins systématique la groma au profit de la construction d'un réseau sur une diagonale & partir d'un systéme antérieur. (2) Cette image (rapport oblique des cadastres) est représentée par les vignettes des arpen- teurs (fig. 2) dans les cas des contacts de territoires « rapport oblique qui a pour but ¢’éviter la contusion entre deux systémes » (Ibid, 353) (3). Les vignettes et les textes les concernant montrent bien le cas de la colo nie d'Emerita et dune préfecture anonyme qui illustre ce contact, mais aussi le cas des préfectures Mullicenses et Turgalionses dont la différence s'est faite au moyen de centuries rectangulaires (40 x 20 et 20 x 24 actus) qui permettent une meilleure distinction des systémes (ibio., 358). (4) Une telle relation géométrique souligne la « forte probabilité que l'un a été construit & partir de autre » dans un temps court (Ibid., 341), « sans quion puisse pour autant en déduire de chronologie relative. » (ibid,, note 147) Si fon compare avec la région qui nous occupe, on observe quelques éléments de coincidence : le rapport oblique entre Orange A et Nimes A, et le fait qu'au moins run de ces cadastres, Orange A, a un module rectana laire. Les considérations d’Anne Roth-Congés conde sent A se demander si T'un des deux réseaux n’a pas été construit & partir de 'autre dans un espace de temps court et si les deux axes, bien conservés dans le paysa- ge, n'ont pas joué un réle de limite administrative, méme sils ne constituent pas une finitima linea de ces réseaux Pour la chronologie, 'hypothése admise aujourd'hui est que ces deux cadastres ont une chronologie de pro grammation proche ((379] FICHES 1993; [211] CHOU QUER 1993) (9). Mais, avant de revenir sur cette ques- tion, on va d'abord préciser si fun de ces axes n'a pu effectivement jouer un rdle de division administrative. UNE LIMITE TERRITORIALE Nous avons donc un long axe, probablement un limes intercisiuus (VK 10,5 fOrange A), bien marqué au sol 0294 129 aie 1318 13100) Laie sie roid a7 15 Laie 13173 {© GONZALEZ VMLAESCUSA 587 =, DELATIRE cet vKi2 vit vKi0 Ko, F Patcelare gZométrique ila vallée du Garcon 1s} Relief iF Oo « Noeud »: coincidence de carrefours du Nimes A et Orange A Lo Coincidence entre la limite VK 10.5 et des carefours du Nimes A Terroir erculaire de Meynes —— re) fig. - et phota-interprétation de la région de Meynes (Gard). Hypothése de restitution des cadastres Orange A (NG-2°30') et Nimes A (vG-31°50"), 0295 Fig (35 /p 11014 Legstianceart Ries | CoLoNtAt Fy (8S fp HO)? & in Fy (SS [p.170) 6 ei = i | Contact de perticae des différentes colonies dans les vignettes des arpenteurs. En haut: vignette de la Geometria incerti auctor du ms rivipulensis ( Fig, 25 La). Ministerio de Educacién y Cultura, Archivo dela Corona {de Aragén, Barcelona. Manuscits, Ripol, n° 106,” 82. En bas : figure 135 de Féition Lachmann, méme & l'heure actuelle, bien que ce ne soit pas une route principale ~ mais il est articulé sur la via Domitia -, et quill ne desserve pas directement de sites majeurs de lAntiquité. Cet axe n'est pas tras loin de la limite d'ensembles géographiques distincts : la vallée du Gardon et les Costiéres. A son extrémité nord, il rejoint le premier rebord de la Costiére, au contact avec la gar- rigue de Serhac. Dans la grille proposée pour l'Orange A, c'est le premier axe qui ne concerne que les Costiéres. On peut se demander si on n'est pas en pré- sence d'un limes continu («...limitibus perpetuis dirigun- tur »), évoqué par Siculus Flaccus a propos des limites entre cités, municipes, colonies et préfectures, et cité, explicitement, entre deux colonies (La. 136, § 290) (10). UI pourrait marquer, au sein de la pertica, une limite qui fixe la frontiére entre Nimes et Ugernum. Dans lAntiquité tardive (IV-Ve sidcles), Beaucaire ot ses environs, qui faisaient vraisemblablement partie de la cité de Nimes auparavant, ont été rattachés au dioce- se d'Arles formant la terre d'Argence, territorium Argenciae ([2444] GERMER-DURAND 1868, 10), sur la rive droite du Rhéne (11), Si lon classe les microtopo- nymes des abords de l'axe VK 10,6 en fonction du dio- ese auguel appartenait leur paroisse (d'aprés Eugene Germer-Durand), on observe que, pour la plus grande part, ces lieux-dits se répartissent, selon leur diocese, des deux cétés de l'axe cardinal (fig. 3). C'est le cas notamment de ceux qui sont trés proches de la limite théorique : les Armassons, les Barres, Clausonne se trouvent & l'est et dans le diocése d’Arles; le Mas du Bosc ou Contrac sont & louest et dans le diocese de Nimes. Les deux exceptions a cette régle ~ le Mas du Grand Argence et le Petit Argence, paroisses arlé- siennes qui se trouvent & l'ouest de !'axe théorique sont dans une zone proche du petit Rhéne, bien au sud du trongon conservé. Plutét que de voir 18 une variation de la limite depuis le haut Moyen Age (12), on pourrait en conclure quill ne faut certainement pas prolonger cet axe au-dela de sa partie conservée, c’est-a-dire au sud du Domptaire. Il apparait donc que ce limes intercisiuus du cadastre Orange A était déja trés prégnant dans le paysage & la fin de 'Antiquité et quil a pu ainsi servir de limite diocé- saine sur un long trongon. Le fait qu’au cours de Vépoque romaine, ce limes ait ét8 davantage utilisé que les limites de centuries voisines pourrait expliquer sa pérennité. Sa situation en bordure du plateau a sans doute contribué a le privilégier dans la période dutilisa- tion du cadastre. De plus, ce limes entretenant un contact réel et un rapport oblique avec deux limites linear de la centuria~ tion dite Nimes A, trs marqués, eux aussi, dans le pay- sage et formalisant, pour l'un, une limite administrative actuelle, il est permis de penser que laxe VK 10,5 a ét Nines ‘DIOCESE DE NIMES ‘DIOCESE D'ARLES: 3 ea § noma } Parvisse © Parvisse “w Paroisse abarc:nnee Ca) wre sea a aueee CS pene fig. 3 : Répartition des parotsses de I'Antiqu ‘Moyen Age. 0296 matérialisé dés la cadastration de cette région. Il est copendant délicat de fixer le statut originel de cet axe. En tout cas, ce n'est certainement pas une finitima linea de Orange A dans la mesure ol Ion rencontre des blocs parcellaires isociines & ce réseau immédiatement a Vouest (les Plantieux, Courradou, Pazac) et méme plus loin @ proximité de Nimes. En revanche, la matérialisa- tion de VK 10,5 dans le cadastre Orange A peut corres- pondre a la volonté de matérialiser de fagon linéaire la zone frontiare entre les territoires de Nimes et d'Ugernum, au moment de la création de ce réseau transtertitorial. On observera simplement que, par rap- Port aux restitutions théoriques du terrtoire de cette der- @ (18) (fig. 3), celui-ci est plus réduit que celui de Nimes, ce qui n’étonnera pas en raison de importance aujourd'hui reconnue de ragglomération de Nimes au second Age du Fer. LINSERTION D’UGERNUM . DANS LE CADRE DE LA CITE Philippe Leveau a déja évoqué le lien étroit entre agglomération secondaire et territoire ([594] LEVEAU, 1993, 278), notamment dans le cas d’ Ugernum, 'un des oppida ignobilia de la région (ibid, 279), et de son ratta- chement par attributio & la cité de Nimes, 'onomastique des épitaphes trouvées & Beaucaire et dans sa région Confirmant, en particulier, l'appartenance de l'ancien oppidum protohistorique au territoire de la cité des Volques Arécomiques. En effet, les agglomérations secondaires peuvent avoir des territoires correspondant des divisions administratives de la cité, avec des bor- ‘nages qui peuvent méme délimiter des « petites commu- autés villageoises qui semblent disposer d'une certaine autonomie administrative et sont entourées d'un terrtoire restreint » ((594] LEVEAU, 1993, 296-297). Tel serait le cas de Tarascon, dépendant de la colonie c’Arles (ibid, 297-298), auquel on peut ajouter les territoires de ceux qui sont concernés par le cadastre A d'Orange et qui cnt, pour la plupart, statut d’oppidum latinum (Glanum (14) Tarusco, Caenica, Avennio et Cabello). Mais il convient ici de distinguer plusieurs étapes avant l'intégration d'Ugernum dans la cité de Nimes. On sait par César que Pompée attribua A Marseille une par- tie du territoire des Volques Arécomiques et il est tout & fait possible que la région d Ugernum, en particulier, ait 6t6 concernée par ces mesures (dont la nature est dis- cutée), d'autant plus quill s'agit de la zone volque la plus roche de la ville grecque, en liaison direete avec elle par le Rhdne et les fosses mariennes que celle-ci contré- lait également. Quoiquill en soit, Ugernum a di bénéf- ier, comme Nimes et bien d'autres communautés, de Voctroi du droit latin par César ((2459] GOUDINEAU 1976). Aprés la chute de Marseille, Nimes recut le titre de colonie, mais son autorité ne s'étendit & l'ensemble de la cité des Volques Arécomiques que lorsqu'elle se vit attribuer — vers 16-10 av. J.-C. si fon suit Michel Christol et Christian Goudineau ([228] 1987-1988) ~ 24 oppiaa, au nombre desquels se trouvait sans doute Ugernum. 131 PROPOSITIONS POUR QUALIFIER LES ESPACES ADMINISTRATIFS On peut, en outre, proposer une restitution de la géo- Graphio historique et des limites administratives concer- ‘rant la région d'étude, par comparaison avec le cas étu- Gié par Paul Veyne a partir de la table des Ligures Baebiani. Leur territoire avait 6t6 attribué & la colonie de Bénévent, tout en gardant le souvenir des anciennes limites. Dans ce cas, l'auteur signalait la présence de trois expressions pour définir la situation des différents ‘pagi qui apparaissent dans cette table : in Beneventano, pertica Beneventana et finibus Beneventanorum. Ainsi Quelques pagi chevauchent différents territoires, mais rappellent leur appartenance d'un o6té ou de tautre dune ligne physique ([2969] VEYNE 1957, 94.96) «...a Table, par expression in Beneventane pago Romano in Ligustin, designera la partie du p. Romanus qui est stuge ans la région ligure du terroice de Bénévent; tandis que par ago Flomano finibus Beneventanorum, elle désignera lauire oitlé de ce méme pagus, située dans la région proprement bénéventine... Fines Beneventanarum s'entend de la région Proprement bénéventine, Beneventanum de ‘ensemble du ter- Itoire, région ligure comprise « pertica s‘appliquera 2 la partie centuriée ou assignée de ensemble du territoire bénéventin... une partie seulement dy Nouveau teritoire fut centuriée ou assignée; cst elle que la Table désigne par pertica Beneventana; le reste, tout en cant ‘uant & faire parte de la colonie ~ in Beneventano, dit Ia Table ne recut jamais a visite des arpenteurs... et fut sans doute Tendu en partie aux anciens propriétaires (agri redeft). » Ainsi, Beneventanum comprend le territoire de la cité, de la colonie, au moment de la déduction de 42 av. J-C.; fines Beneventanorum ou Ligustinum rappelle les limites avant l'attribution des Ligures Baebiani & Beneventum, donc avant 42 av. J.-C. ; et, enfin, pertioa correspond & la partie du territoire divisée et assignée (ibid, 97). Mais, toujours d'aprés Paul Veyne (ibid, 104- 106), le fort souvenir dans la table des différentes réali- tés juridiques et administratives signifie que le rédacteur du texte épigraphique avait sous les yeux un ou plu- sieurs documents — la forma cadastrale ou le « commen- taire illustré de la lex data de la colonie », et/ou les registres du cens ~ qui exprimaient les différents niveaux de la réalité géographique et administrative. Paul Veyne s‘appuyait finalement sur les fragments de marbre des cadastres d'Orange, alors récemment publiés, qui mon- trent une réalité des Triumvirs reprise sous Vespasien (ibid, 106), Comme pour Bénévent, on pourrait se demander si, dans notre région, la partie ouest de notre VK 10,5 ne correspond pas aux fines Nemausensium, comprenant le terrtoire propre & l'agglomération de Nemausus avant "attribution des oppida ignobila; entre le Rhéne et cette méme ligne, on trouverait les fines Ugernensium, ancien territoire de Vagglomération, qui serait compris dans le Nemausensis, c'est-2-dire l'ensemble du sol de la cité des Volques aprés Iattribution; et, enfin, la partie des territoires divisés par le réseau dit Nimes A serait la pertica Nemausensis, En revanche, dans le méme terti- toire, mais divisé par le réseau des limites de la pertica 0297 132 Orange A, se trouveraient les terres appartenant aussi bien a Ugernum qu’ Nimes (fig. 4). On se situerait donc a différents niveaux de la réalité historique, géogra- phique et administrative de 'Antiquité : la réification au sol d'une réalité agraire et administrative, et des ditfé- rentes unités territoriales, tout en conservant un « fond de plan » historique, la réalité des entités tribales et leur adaptation a une nouvelle gestion de l'espace. HYPOTHESE DE DATATION DES RESEAUX ORANGE A ET NIMES A Le cadastre A, comme les autres qui étaient affichés & ‘Orange, n'a pas « pour but de dessiner le territoire d'une cite » ((204] CHOUQUER 1983, 291). Ltoption de batir tne limitation avec un module rectangulaire, de méme que 'emplacement de la groma (a 14 km au nord-est de la colonie d'Arles environ) montreraient bien le souci de ses concepteurs de gérer les terres des oppida latina et de différencier ce réseau des autres cadastres existant dans la région, ou & construire; le but fondamental serait d'établir une pertica transtertitoriale, comme l'avaient déja pressenti Gérard Chouquer et Francois Favory ((224] 1992, 182). En effet, rune des acoeptions du mot pertica, spécifiée dans le traité de Siculus Flaccus, cor- respond & lensemble des territoires de plusieurs muni- cipes compris dans une seule limitation..., sous un aspect unique..., dont « ils [les arpenteurs] ont donné aussi en plusieurs endroits des frontiares précises & Vintérieur desquelles ils (les municipes] devaient avoir pouvoir de juridiction » (voir en appendice la citation plus complete). Dans ce cas, la vocation premiere du cadastre serait de créer les conditions d'un nouveau rapport a la terre au sein des anciens oppida, dont quelques-uns de aire diinfluence de Marseille : Glanum, Avignon, Cavaillon, Ernaginum, Caenica et Ugernum ({204} CHOUQUER, 1983, 294). Ce n’est certainement pas le fait du hasard que ce cadastre ait également organisé la rive droite du Rhéne jusqu'aux abords de Nimes, si l'on garde en mémoire le texte de César (B.C., |., 35), quand il indique que Pompée concéda & Marseille des terrtoires chez les Volques arécomiques ({104] BESSAC et al, 1987, 65, suivant [2459] GOUDINEAU 1976). Ainsi, le contexte historique qui serait le plus favorable pour expliquer une aussi importante réalisation cadastrale serait a situer aprés la chute de Marseille en 49, Ce pourrait étre la marque d'une reprise en main par Rome d'un espace jusque [& contrélé par Marseille (peut-tre surtout & partir: de droits de passage) et dans la perspective de nou- veaux modes de prélévement. Dans la région de Beaucaire notamment, on a pu montrer le rdle des propriétaires fonciers indigenes dans la maitrise des terres, illustré par la dispersion de la documentation funéraire au ler s. av. n.€. dans un sec- teur dynamique de la cité (FICHES 1993, 399) Diailleurs, cette dynamique s'exprime encore dans le secteur au siécle suivant : en effet, au piémont des gar- rigues et au pied du chateau de Clausonne prés de Meynes, se trouve un établissement qui comportait des structures voatées, un bassin, des fragments de mosaique, des dolia et des céramiques du haut Empire (LAUBENHEIMER, 1985, 141-146) ; au sud, un atelier de céramique commune, de matériaux de construction et d'amphores (Gauloise 4 et 1) couvre 2,5 ha. Enfin, quelque 200 m a lest se trouvait une des plus riches tombes de la cité de Nimes qui doit dater de la fin du ler s. ap. JC. (FICHES, 1993, 336) On a parlé d'une pertica arelatensis & propos de YOrange A. En effet, lors de lidentification au sol de cette forma atfichée & Orange ([204] CHOUQUER, 1983, 295), Gérard Chouquer avait proposé de mettre sa créa- tion en rapport avec celle de la colonie d'Arles en 46. Plus tard, il a associé la déduction coloniale & un cadastre moins vaste, limité aux abords de la ville, qui serait orienté & NG-0°30' W avec un module de 704 m ((224] CHOUQUER, FAVORY, 1992, 150) ; il plagait alors la réalisation du cadastre A a la fin de l'époque triumvirale ou au début du Principat, pour une seconde vague de colons. La présence d’assignations sur les marbres de la forma A indique bien qu'elle a pu accueillir des colons d’Arles, mais cela n’exciut pas une date haute (49-45 av. J.-C.). I'y a certes une intention provo- catrice @ proposer une datation aussi précise ; il faut sans doute compter avec les délais de réalisation d'une politique engagée @ la suite de la chute de Marseille; le choix de créer une colonie & Arles siinscrit sans doute dans ce cadre, mais la fondation coloniale a trés bien pu se faire aprés la limitation des terres dans des territoires quit était important de ne pas laisser longtemps sans contréle, Pour avancer que la réalisation du Nimes A est posté- rieure a celle de Orange A, on peut faire plusieurs observations : (1) une construction sur une diagonale suppose que le locus gromae du second réseau se situe a un carrefour de limites du premier ({2859] ROTH CONGES 1996, 341-342) ; or, le locus gromae de TOrange A est bien identifié en dehors de la zone d'extension du Nimes A. (2) En marquant la limite entre Nimes et Ugernum (axe VK 10,5), on aurait sans doute donné a ce linéament particuliérement bien situé dans la partie haute du rebord de la Costiére un statut de limes linearius de Orange A. (3) La prédominance de blocs parcellaires isoclines & Orange A jusqu’aux abords de Nimes ne se justifierait pas si le Nimes A avait fonction- né auparavant. (4) Méme si le Nimes A a un caractére transtercitorial par rapport aux oppida de la région de Nimes, le contexte historique ne permet pas de justifier sa création avant la période & laquelle nous proposons de placer Orange A. (5) En out, l'analyse des implanta- tions rurales dans plusieurs régions concemées par les deux réseaux (ouest des Alpilles, Beaucairois, Vaunage et Lunellois) montrent qu’elles sont plus nombreuses avant le changement d'ére de part et d'autre du Rhéne (Alpilles, Beaucairois) que plus & l'ouest (15). Limplantation du cadastre Nimes A se situerait dono entre 45 et 15 av. J.-C. En effet, pour avoir laissé des traces & 'intérieur de l'enceinte augustéenne de Nimes, ce réseau rural doit étre antérieur a celle-ci ([83] 0298 ae Mardual ° 4 © Colonie (© Agoloméraion antique FI rt tran sae EEF recs oranges fig. 4:Le contact entre les perticae Orange A et Nimes A. BENOIT 1981, « ville verte »). Il faudrait done admettre ‘que, malgré son réle transterritorial, il a ét6 mis en place avant l'attributio des oppida & Nimes. Plutét que de le mettre en rapport direct avec l'accession de Nimes au rang de colonie latine (entre 45 et 40) et 'hypothétiques assignations ~ ce qui n'est cependant pas en contradic- tion avec notre hypothése -, nous préférerions le consi- dérer comme relevant de la méme politique que celle qui a présidé & la définition de Orange A. Il en serait, en quelque sorte, le prolongement vers rouest et leur articu- lation par une construction sur une diagonale témoigne- rait de extension occidentale du programme primitit ou plutét d'une rectification de celui-ci — ce qui expliquerait la zone d'imbrication des deux systémes sur les nes hydromor Zones hydromorphes | FERED porte artatonsis Proposition de répartition des espaces administratits, Costiéres -, et d'une adaptation a la topographie, l'orien- tation du Nimes A s'inscrivant mieux dans l'axe de la val- Iée du Vistre au sud de Nimes. On serait donc en pré- sence de deux réseaux établis successivement et dans un temps relativement court, dans une méme logique de maitrise des territoires. |I conviendra cependant de mettre cette hypothase a I'épreuve d'une analyse exhaustive du réseau Nimes A. Remerciements Ui nous est agréable de témoigner notre gratitude envers Gérard Chouquer et Francois Favory qui ont bien voulu lire Cotte contribution et dont les observations nous ont été pré- euses pour la rédaction défritve de ce texte 0299 134 APPENDICE : Texte de Siculus Flaccus, De condicionibus agrorum (Les conditions des terres), La. 164, ([884] SICULUS FLACCUS 1993, § 293-298) : s Mais voici ce que l'on a trouvé : plusieurs municipes se sont vu donner des frontiéres dans les conditions suivantes Comme des peuples avaient été expulsés et que des colons avaiont été déduits dans une seule cité choisie parmi d'autres, on a enlevé & beaucoup, nous avons rappelé plus haut et sou” Vent, des territoires (tertoria) ~ et les terres de plusieurs muni. ines furent dvisées -, qui furent compris dans une seule lim. ous), Cest devenu la pertica complet Clsta-dire englobant tous les territoires ~ de la colonie dane laquelle les colons ont été déduits. Done il arrive que plusieurs territoires réunis recoivent une limitation sous un aspect Unique. ~ Mais, & certains peuples, les auteurs de la division ont laissé un peu de tere, clest-a-dire & ceux a qui ils font prise, ans Ia limite de leur juridiction : certains autres ont été conti, ns dans leurs murs. C'est pourquoi, comme nous 'avons deja tr8s fréquemment ait il faudra considérer les lois données aux Colonies et aux municipes : en effet is ont donné aussi en plu sleurs encroits des trontiéres précises a Tintérieur desquelies lis devaient avoir pouvoir de juridiction. Dans le cas oi toute la terre n'a pas pu tomber sous l'assignation a cause soit de apreté des lioux, soit de lescarpement des montagnes, méme ices terres dépassaient les limites données par la oi, cepen- Gant, comme elles étaient vacantes, elles ont &t6 concédées & eux a qui on les avait prises, sans que pour autant le pouvoir e jurgiction leur fot concédé. Souvent méme on a donné ces terres & la res publica. Si cependant il se trouve, comme nous ‘avons dit plus haut, qu'une enquéte est engagée, il faudra se Feporter aux lois des colonies et des municipes, (trad. M. Clavel-Lévéque, D. Conso, Fr. Favory, J.-Y. Guillaumin, Ph, Robin) NoTES 1 Cette recherche se situe dans le prolangement de analyse des formes du paysage menée & terme pour lo trace os TOY Méditerranée (CHOUQUER et al. 1996), et correspond au projet de Fecherche : R. Gonzdloz Vilaescusa, Le rbla de la création pertel, \aite dans ta dynamique des paysages. Epistémologie, latmes ot fonctions des parcellaires : études comparatives on milice Mésitarranéen. Projet conduit dans le cadre de 'UMA 6574 Archéologie et Terrtoires et de "Unité o'Archéologie Spatiaie de TSR 708 du CNRS. Le SRA Languedoc Roussilon contrbue & ls ‘realisation du voletnimols de ce projet, inttulé Dynamique das pay. 4988 nimois, Nous ll adessons ci nos remerciements pour Cove aie, 2 ll Sagit du secteur compris, du nord au sud, entre Semnhac ot vonguiéees-Saint-Vincent, et. est an ouest, du Aone & Redecaan 3 Le réseau Orange A est bin calé sur NG-2"30" E étant donné les Condions de sa recherche : conservation de quelques fragments lune configuration topegraphique spécifique, Certes, lo mocu ef Galage proposes par G. Chouquer ((204] 1989) 4 parti done tree, Brétaton carto- et photographique, ne sont pas un actuls detinel Pour lo medule, la seule certtuce, daprés les arbres est quo los centuries avaient une superficie de 400 jugéres ou 800 acts yun Gratus. Or, cverses mesures de cétés peuvent donner ce nortnn, comme 2 x 25 actus, découpage attesté a Béndvent (16 1 23), Vela et Vbo Valentia. Cependant, quelle que sot la division bere Git VK 10.6 ne peut étre un fimes principal. Ort rfoccupe une post tion remarquable, en partageant par moitié ia rangée Ge Contes VK 10, que dans le cas de canturies ractangulaires de 20 « 40 actus, ce qui renforce Mhypothése proposée par G. Chouguer, ‘4 Dans le tableau, les orientations sont données par apport au nocd ‘960araphique (NG). Cellas des aiflérents réseaux qui concernent ia Blateau des Costibres - Orange A mis & part (voir not récédante) ~ ont beaucoup varié ot entatiennent des osclator _angulaites partois importantes (276) FICHES 1997) lan est ain Pour la Nimes A : [S63] FICHES, SOYER, 1983, 262 = NGW22* 11 [217] CHOUQUER er a1, 1883 « NG-a1° W; [25] ASSENAT, 1967 3253 = 31°00" W; [224] CHOUQUER, FAVORY, 1982, 146 6/211 CHOUGUER, 1993, 85 = 30°90" W. Des variations sont dgalomer sensible pour les cadastres arésions (voi histoire Jes diverse Propositions dans (2435) GAZENBEEK of al, 1996, 113-115), ‘manque encore un travail fin de morphoiogle qui permette de dc! er entre les propositions pour le cadastre colonial dies: No 0°20" W = [224] CHOUQUER, FAVORY, 1992, 150; NG-9" W FAUDOT, M. (dans {252] CHRONIQUE 1992, 317.220) ; on note ‘aussi des diféronces pour les diférents réseaux tepérds ot mis co ‘apport avec le cadastre C affiché & Orange : (204) CHOUGUER 1983, 289-290 = NG-5* E; [217] CHOUQUER et al, 1963, 25-96 102 = 0°30'6), (224) CHOUQUER, FAVORY, 1902, (04) CHOUUER, 1989. [25] ASSENAT, 1991 224] CHOUQUER, FAVORY, 1992. On a proposé une date précoce, antérieure & 74 av J-C., césarien ‘ne (GOUDINEAU 1986), ou pré-augustéenne ([224) CHOUOUIES FAVORY, 1892), pour le Nimas A. Pour le réseau Grange A. la fon. dation de ia colonie d'Areite a da ee détorminante (48 ay, Je (208) CHOUQUER 1989, 231) ; mais i pourat Sagi d'un covetine ‘éseau colonial pour « assigner de nouvelles vagues de colone | ((224] CHOUQUER, FAVORY 1992, 152). De son ete, M. Accoear 3 proposé une datation césarienne ou tiumviale, relevant » man festement de la volonté cu dictateur» (25] 1991, 40), 10 Le paragraphe (6) sur les textes de Siculus Flaccus reprend fa ‘écante éalion-traduction: (884) SICULUS FLACCUS 198% 11 Nous rappelons pour mémoire les limites de collec! : « Ello état bornée : a I'E., par le Rhone; a I'0., par les tertitoires vo Bollegarde, ce Manduel et de Redessan; au S., pat le Pett hece at au N. par le teri de Saint-Bonnet et le Gardon. Elle compre. halt les onze paroisses suivantes : Argence, Bassarguos Beaucaire, Clausonne, Comps, Fourques, donquidres, Memes Saint Faul\Valer, Saint-Vincant-de-Canrole et Saujan. » (44) GERMER-OURAND, 1868, 19) 12 Vatiafons encore sensibies dans la localisation ds toponymes sur ‘es cartes IGN entre les édtions anciennes et rdcentes, 18 Les recherchas condultes sur ce teritore ont étabi qu’ powvat {rossibrement correspandre a Factuel canton de Beaucsia, un peu audela un rayon de 10 km autour dela vile 104] BESGAG of 1987, 65), 14 Pourle statut de Glanum, ct. [2857] ROTH CONGES 1992. 18.G0s travaux, condults dans le cadre du programme européen Archaeomedes (FAVORY at al, 1985), montrent que fe sourcentage es implantations rurales galo~omaines avant le changement dors Concorne 22 % des établissements du Beaucsirls, 25 % & Tovest 6 Abilis, 20 % en Vaunage et 16 % dans le Lancliog, BIBLIOGRAPHIE COMPLEMENTAIRE CHOUQUER et ai, 1996 = G. CHOUQUER, F. GATEAU, A GONZALEZ VILLAESCUSA. TGV LN 5 « Meditorranée ». Elude des formes du paysage par carto- et photo-intorprétation Dépantoments du Gard et de 'Héraut Lots 22, 41 st 42, tam, 1986, 244, FICHES 1999 = J-L. FICHES. Les éltes nimoises et les campagnes au Haut-Empire : caractérisation, place et signification de ours sépulures, dans FEADIERE (éd)((971] 1989), 309-209, GOUDINEAU 1986 = C. GOUDINEAU, Antiquités Nationales, cours Annuaire cu Coldge de France, 1985-1988, 739-757, cité dane © Poupet [788] 1990), LAUBENHEIMER 1985 = F, LAUBENHEIMER, La production des amphores en Gauie narbonnaise sous le Haut-Empira, Patis, es Bolles Letves, 1985, 466 p. nan