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Essai de définition d’un module agraire chez les Ibéres R. GONZALEZ VILLAESCUSA Meétrologie agraire antique et médiévale. Actes de la Table ronde, 8-9 septembre 1998, Presses Universitaires Frano-Comtoises, Besangon, 2003, pages 15-25. [1999] [Titre 48] EssAI DE DEFINITION D'UN MODULE AGRAIRE CHEZ LES IBERES Ricardo GONZALEZ VILLAESCUSA* 1 Introduction Cet article a pour but d’exposer a la comu- nauté scientifique une hypothase de travail issue de observation de quelques coincidences métro- ogiques relevées dans des régions éloignées, en pays valencien et dans les Pyrénées, mais qui appartiennent au méme substrat culturel, celui de la formation sociale des Ibares. Suite a sa présen- tation publique a la table ronde d’ Avignon et & la présente publication, il sera possible de refuser ou daccepter 'hypothése d’un module agraire qui aurait été utilisé par les Ibares. Au colloque d’Orléans nous avions montré (Gonzdlez Villaescusa 1996), parmi d'autres ‘exemples, celui d'un possible parcellaire indigene du type cohesive system, & Lifria, en pays valen- cien, fondé sur une mesure de 525 m entre les limites. J‘ai développé cet exemple en un autre lieu avec d’autres données (Gonzalez Villaescusa, 2000). Max Guy proposait, dans ce méme col- loque d'Orléans, qu'un systéme d’unités agraires ait pu étre fondé sur la coudée de 0,525 m, le pied de 0,35 m (2/3 de la coudée) et le pied associé de 0297 m. Comme il le disait, ce systéme de mesures pourrait “avoir été la base de toutes les ‘mesures parcellaires depuis les temps archaiques jusqu’a la mise en vigueur du pied romain vers le début du Meme siécle en Grande Gréce” (Guy 1996, 188). Figure I: Carte de localization des sites. “Chercheur associé 8 UMR 7041 "Archéologies et sciences de I'Antiquité", Maison de I'Archéologie et de 'Ethmologie - 21, allée de I Université 92023 Nanterre cedex bg METROLOGIE PROTOHSTORIQUE Plus tard l'observation effectuée dans un autre contexte géographique, proche des Pyrénées, & Isona, dans une situation comparable a celle de St. Bertrand des Comminges mais du coté espagnol de la frontiére, nous a obligé & reve- nir A nouveau sur Vexemple de Liiria et a compa- rer les coincidences pour approfondir d'autres, questions qui pourraient nuancer ou compléter Vhypothése. Certes, si & Lliria, on trouve une structure formée par deux bornes, “Les Fites”, datée par des tessons de céramique ibere — structure qui a ‘un rapport d’orientation avec la structure agraire et qui a un réle morphogénétique dans un syste me parcellaire qui daterait d’époque ibére, fondé sur un module de 525 m (0,525 x 1000) —, on peut se poser la question de savoir si sa construction aurait pi étre réalisée avec le systéme de mesures agraires proposé par M. Guy. On notera auparavant que l’essai dévelop- pé dans ce travail est en constante relation entre 1) la réalité paysagere d’un systéme de che- mins et parcelles et ses manifestations métrolo- giques (dans deux régions éloignées) ; 2) la réalité archéologique d’un monument et sa construction, 3) Fétude métrologique des dimensions de ce méme monument. 2, DEUX PARCELLAIRES INDIGENES ? DANS DES REGIONS ELOIGNEES Nous n’entrerons pas trop dans les details de argumentation au sujet de la chronologie et de la fonction de ce parcellaire car important ici est de définir son module agraire. Néanmoins il faut rappeler quelques éléments nécessaires & une meilleure compréhension. 2. Isona/Eso ibere, municipium Aesonensis (fig. 2) Censuriation: Posie module 15x05 actus, onienté NG-25°00" W Systime coherent Oriente NGS E et module de 525 m Tear entrelacenturiaton et | g2gcy =2730 Te systéme cohérent ee laa Rapport habitat rural cublicains =i tablissements tardo-républic “Chemins crewx qui ont la fonction de collecteurs [Arguments achéologiques | d’évacuation des eaux, aménagement des fortes pentes et lutte contre ’érosion. Lorientation dominante de la Conca d’Isona coincide avec orientation structurelle des dépots, ‘quaternaires (Pefia 1983, p. 227). Les ravins subsi- diaires du fleuve Conques — ravins de la Boiga, Solans, Francolt et torrent de la Colomer— ont la méme orientation, s'adaptant et fouillant les dépbts quaternaires. Mais, outre les ravins, la plu part des paléochenaux, révélés par les taches d‘humidité rémanente au sol ou danp-marks, coin- cident avec cette orientation ou fonctionnent comme des affluents. La photointerprétation et la simple observa tion de la carte, mettent en évidence l'orientation dominante du réseau viaire qui s‘adapte A la pente naturelle : la route entre Conques et Sant Roma d’Abella — longueur maximale de l'axe : 23 km —, et la route dIsona a Abella —6 kin —, 16 ont la méme orientation, qui varie entre NG-33° E et NG-AS? E, conditionnant les parcellaires asso- cigs (Reyes, Gonzalez Villaescusa, Garcia 1998, 2000). ‘La morphologie générale correspond & ce quill est convenu d'appeler systtme parcellaire cohérent, caractéristique des parcellaires protohis- toriques (Bradley, Richards 1978 ; Chouquer 1996), dont les axes entretiennent entre ewx une cohérence d'orientation, mais sans présenter V’or~ thogonalité rigoureuse d’une centuriation. Le ‘tracé des axes principaux et secondaires reproduit la forme de régularité organique que nous avons définie dans le cas des systémes d’irrigation (Gonzalez Villaescusa 1996, p. 159), cest-a-dire tune forme dont les axes et les limites secondaires suivent la sinuosité provoquée par la contrainte 043 Gonediez Vilosscusa. R.- Essai de défniion d'un module agrare chez les loéres @RGV 8 TRE 1908 336 a7 28 aa 240 oa Axes principaux WH Axes secondaires ==] Réseau hydrotogique tin | Te] Matériaux tardo-républicains et du hautempire Figure 2: Releoé du systome cohérent aux lentours duc municipiaum d’Aeso et dispersion des sites tardo-républicains pprpeayais Beds 434 METROLOGIE PROTOHISTORIQUE topographique naturelle, en s'y adaptant, mais en essayant de garder un rythme métrologique De fait, si on s'appuie sur orientation moyenne, NG-38° E, et sur les axes principaux, on trouve un nombre significatif de coincidences, mettant en évidence un rythme métrologique répétitif. La distance entre les deux axes princi- 2.2 Lliria, Edeta ibére, chef-lieu des Edetans et muni paux est de 1.575 m, multiple de 525 m (x3), qu‘on peut apprécier & différents endroits. Si on compare cette structure avec la disper- sion du peuplement, on observe que les axes prin- cipaux et secondaires, ainsi que les masses parcel- laires, sont jalonnés par les établissements tardo- républicains. ium latin (fig. 3 et 4). Centuriation: NG-35*18' E et module de 706 m Systeme cohérent NG-26°W et module de 525m ‘cart entre la centuriation et le systeme cohérent 35°18"-26 = 28°52" Rapport habitat rural systeme agraire liaison des différents oppica. par les chemins du systéme. Arguments archéologiques ‘monument de "Les Fites', deux bornes implantées le long, d'un chemin du systeme, orientés 2 NG-27°W; omiéres antiques dans les chemins du systeme la rie principale du Sseuloppidum qui se trouve dans la plaine, La Sefa, est orientée & NG-21° W; are romain sur le “kardo maximus de fait de la centuriation Le style parcellaire, dans la secteur oi domi- ne le systeme cohérent, montre une forte variation des orientations, entre NG-20-30°, bien que, en moyenne, on ait une orientation NG-26"-W ; les axes principaux présentent une forte adaptation & ja pente du terrain et les paléochenaux visibles sur la photographie aérienne s'adaptent ou bien se trouvent au méme emplacement que les che- mins principaux. La morphologie parcellaire est également celle d’un systéme parcellaire cohé- rent. Les seuls sites qui se trouvent dans la zone sont Masia del Carril, de chronologie ibérique, et El ‘Moncati (Iles. av. J.-C. ~Ills, apr. J-C.). Malgré le ‘manque de régularité du systeme, on observe une certaine régularité et une série de limites isoclines sur un rythme métrique de 525 m, Juste dans le tracé de Vaxe majeur (conservé sur 34 km), & Yemplacement de la bissectrice du cone de dgjec- tion du torrent Castellana, se situent les sites men- tionnés. La permanence du parcellaire dans ce secteur (sur un espace de quelques 750 ha) nous permet de penser a une conservation de type *relique” (Bowen, Fowler, 1978) Enfin, il faut apporter une donnée archéolo- gique concluante quant a V’antiquité de V’orienta- tion. La rue principale qui organise l'oppidum de Ja Sefia & Villar del Arzobispo (Bonet 1988, 253- 257) est orientée a NG-24°-W, soit deux degrés de 18 différence avec Vorientation principale du parcel- laire, et trois par rapport ala structure du lieu-dit Les Fites. Le site se trouve a quelque 20 kan de ria /Edeta et montre I'interét de se trouver dans la plaine, par exemple de nous permettre d’extra~ poler I’extension de la structure parcellaire A une bonne partie du territoire de I’ancienne Edeta. Les structures appartenant aux phases les plus anciennes du site sont datables entre le milieu du Vie 5. av. J-C. et le milieu du V¢ s. av. JC, et offrent deux orientations, dont une est cohérente avec celles des phases ultérieures. Méme si la conservation du parcellaire est importante dans cet espace, nous avons essayé d/apprécier son empreinte dans I'espace environ- ant. Juste au nord du Pla de Montero, jusqu’au site de Castellet de Bernabé et entre les villes actuelles de Liftia et Casinos, on apprécie la conservation fossilisée du réseau de chemins dela méme orientation. La limite la plus importante, qui pourrait articuler tout le systéme, est celle de la route Lliria-Aleubias (NG-30° W), qui mantient la méme orientation sur 13 km. Le hameau de Castellet de Bernabé, Ia tour de guet de Tres Pics et ‘Xercol (les deux premiers étant des sites ibériques classiques, le dernier un site ibérique), se trouvent sur le tracé de cette voie de communication, dont 04323 Gonedier Vilosscusa,P. - Essai de détnition oun module agrate chez les ibéves costetter de Bernabe’ Tres Pies my Ke of o Bardinat a Cavallo ° Figure 3: Relevé due systéme coherent au nord-ouest d’Edeta, cheflieu du territoire & Vépoque ibérique, et dispersion des sites ‘bores, ainsi que les bornes des Fite. Dens le cadre se trouve le détal de la figure 3. Babs METROLOGIE PROTOHISTORIQUE la datation antique a été déja défendue par E. Pingarrén (1981, 36 et ss). Dans le paysage, la structure du liew-dit Les Fites a un r6le morphogénétique. A ce point convergent sept chemins, dont un est le sentier de la Monravana, perpendiculaire au chemin de Casinos et a orientation de NG-26° W. La patte dioie peut avoir pour origine le passage naturel au piemont de la Monravana. Il s‘agit done d'un talweg, qui aurait pu étre a V'origine d’une confluence de chemins et étre un repére emblé- matique du paysage le long d'une limite de la structure agraire. Le long de ce méme chemin se trouvent, outre le site de Les Fites, les sites de Bassa dels Pascuals et Aljub de la Zarza. D’autres sites appartenant 4 I’époque ibérique classique ont aussi un rapport topographique direct avec le parcellaire — au bord du réseau viaire — ou indi- rect — dans le prolongement des axes conservés activement — : la Monravana, Lloma de Manoll, Foia II de Lisria, Cova Foradada, El Terg et Concordia (ibérique classique) Bassa dels Pascuals, Corral de Minguilla, La Foia de Casinos, Aljub de La Zarza, El Clots I ou I’Arbreda (de chronologie ibérique large : IVe-Ie s, av. J-C.), en plus des sites deja cités. ‘Au piedmont de la Monravana, l'oppidum le plus important du secteur, se trouve le site de Les Fites. Ce toponyme rappelle la présence de deux grands merihirs parallélépipédiques, dont ‘un est cassé et tombé au sol. A la base, entre les, deux pierres, on observe une structure de fonda- tion de pierres, oi on trouve des fragments de céramique ibérique non décorée. A Vépoque ott fut identifige cette structure, elle délimitait une parcelle, “en ligne droite, longeant un mur qui bordait le chemin” (Fletcher 1947, 68). Lorientation du chemin et celle de la structure sont concordantes (NG-27° W) et cohérentes avec Ie parcellaire qui nous occupe. Nous croyons pro- able I'hypothése selon laquelle il s'agirait de bomes protohistoriques intégrées dans les murs de pierre séche du paysage rural actuel, comme dans le cas des “menhirs protohistoriques” du Salento italien (Compatangelo 1989, 95-108, notamment fig. 11, 12 et 15). Indépendamment de cette interprétation de la fonction des bones, leur importance réside dans le rapport qu’on peut éta- blir entre orientation générale du systéme cohé- rent et sa chronologie, certainement ibérique, révélée par les fragments ibériques qui se trou- vent entre les pierres de la fondation, ou dans I pace environnant. D/autre part, E. Pingarrén (1981, 36) décrivait existence de quelques pierres tronconiques qui pourraient étre des bornes antiques, mais sans dire quelles étaient ces pierres. 2.3. Vérification de 'hypothése sur les pieds 0,297m, 0,35m et la coudée de 0,525m de Ja structure des Fites (Lliria). WESURE ES —]—COUDEr ODOT] MESUREE 0434 ial a TOE [aoc] “HOGE [nore | MSuE fn tome oo a cae oan a = fectome a 7a] ol ES [nee a a vd am = =o a a aan vai a “a [ange cal ail Ee a oa 7 ry a = “al ee a : on eat eet :| [epee tonee cal cc 3 ol vi | 2 ©RGV 1996 29 ejawee ' eueleis' a tas Majadas 2.000 m ES symtme contrent FE] Patdoctenax Syste cent 1 La Loma de Manca (haut empire) 2 La.Lioma de Manoil ibénque cisssique) 3 Masia cel cart 4 Ss Moveat 5 Comal de Mingula _gras les principaux axes du systéme cohérent. Traviesas NG 26°w 3518'E Figure 4: Interaction des systimes cohérent etd systbme parcellaie de type centurié& Vowest d'Edeta. Sont soulignés en METROLOGIE PROTOHISTORIQUE @RGV 1998 2:785m 25 p 0,36) = 875m ER m Mp (Olt abzam v7 18cm 425m Tom Croquis schématique des vestiges conservés de les Fites(Lliria) avec in de 0,297 m. Figure 5 itaiques et en gras les mesures cotucidant avec le pied de 0,35 m Figure 6 : Aspect général des ites au bord du chen, La bore Est se trouve & emplacement de la perche. | 2 [ m des mesures. Sont merstionnées et 04 36 ire 7: Détail dela borne Ouest en place et Ia fondation de la structure des Fites. Ainsi donc, si 'on ne retient que les mesures présentant une erreur relative inférieure a 1% — erreur que pouvaient se permettre les arpenteurs avec leurs outils —, on peut retenir trois dimen- sions de la structure qui s‘adaptent au syst#me de mesures : 1) la distance intérieure entre les bornes, 2) la longueur totale de la structure, et 3) la lar~ geur de la borne est. Ainsi, la distance intérieure des bores (6,255 m) correspond a 21 pieds de 0,297 m avec une erreur absolue de 18 mm. La longueur totale de la structure (8,785 m) représen- Figure 3 : Détail du travail sur la pierre de ia borne Ouest. te 25 pieds de 0,35 m avec une erreur absolue de 35 mm. Enfin, la largeur de la borne orientale cor- respond exactement a celle d’un pied de 0,35 m. Etant donné que la largeur de la borne n’est pas, identique a celle de l'autre borne, on peut imagi- ner qu’elle n’est pas trés importante. Autrement dit, la distance entre bones est plus importante que la mesure du monument puisqu’elle peut aire fractionnaire et qu’il peut s‘agir d’une distance conservée. abr METROLOGIE PROTOHISTORIQUE 3. CONCLUSIONS On a quelques certitudes mais ill nous manque quelques confirmations. Deux parcel- laires, présumés protohistoriques et d’époque ‘bére, montrent des unités de mesure correspon- dantes (525 m et 1575 m = 1.000 et 3.000 fois la coude de 0,525 m). D’autre part, & Lliria, on trou- ve un monument, appelé Les Fites, qui pourrait étre un élément construit, appartenant au paysa- ge rural. En conséquence, peut-on suggérer que la construction de la structure appelée Les Fites soit fondée sur le méme systéme de mesures que celle proposée par M. Guy? De méme, est-il obligatoire qu/on utilise le méme systéme pour la construc tion des champs ainsi que pour l'implantation d’un borne agricole? Peut-on affirmer que les Ibéres aient utilisé ce systéme, d/aprés ce qu’on observe, a savoir son utilisation dans des régions lointaines ? Et s'il s/agit vraiment d'un systime de mesures généra- lisé, serait-il rattaché a une diffusion grecque ou punique, ou bien les Ibéres auraient-ils connu, eux aussi, les propriétés du carré magique das Yépoque des premiéres réalisations des champs? Dans ce sens, la coudée repérée par P. Moret dans Yaire d’influence punico-ibérique en Turdetanie est d’un centimétre plus petite que la nétre, soit 0514 m (Moret 1998, 90), et elle coincide avec la coudée punique de la table de mesures d’époque romaine trouvée & Thibilis, en Algérie (Hallier 1986 cité par Moret 1998, 90). D’autre part, dans Yaire d'influence grecque (Emporion, Ullastret , La Picola) le pied utilisé pour la construction des enceintes (0,297m) peut s'intégrer dans le syste de mesures proposé par M. Guy. II montre la com- plexité d'une espéce de koiné de mesures qui aurait «une origine quasi “simultane” (@ I’échel- Ie historique), en tout cas trés ancienne, au Moyen-orient sans doute.» (Guy 1996, 188). En outre, il faut s‘interroger pour savoir si les systémes de mesures sont utilisés indifférem- ‘ment pour la construction des champs et pour la construction des structures architecturales? Si on admet que les systtmes de mesures peuvent étre associés & I'importation de techniques, on peut imaginer deux systémes, l'un pour la construc- tion, et Vautre pour la mesure des champs, si jamais on admet importation de ces techniques selon des origines différentes. Ce n’est que dans I’étude systématique de différents éléments métrologiques bien dates, appartenant & la culture des Ibéres, qu’on pourra confirmer notre hypothese. Bibliographie Bonet 1988 : H. BONET ROSADO, La Sefa, in Memories arqueologiques a la Comuitat Valenciana. 1984- 1985, Valencia, p. 253-257. Bowen, Fowler 1978: H.C. BOWEN, PJ. FOWLER éds., Early land allotment, BAR British Series 48, Londres. Bradley, Richards 1978 : R, BRADLEY, J. RICHARDS, Prehistoric fields and boundaries on the Berkshire Downs, in Bowen, Fowler 1978, p. 53 60, ‘Chouquer 1996b : G. Chouguer dir, Les Formes du Paysage, 2. Archéologie des parcellaires, Errance, Paris 1996. Chouquer 1996¢ : G. CHOUQUER, Parcellaires et Tongue durée. Points de repére historiques et problemes d’interprétation, in G. Chouquer 19966, p. 201-222. Compatangelo 1989 : R. COMPATANGELO, Un cadastre de pier. Le Salento romain, Paris. 24 Fletcher 1947 D. 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