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02/03/2013

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FOOTBALL

SANTÉ

Championnat Professionnel Ligue 1 (17e journée)

L’ASO Chlef met les voiles

Les problèmes psychologiques dans l’enfance ont un impact durable

Météo
21 à Alger 27° à Ouargla

MONNAIE

PÉTROLE

Le Brent à 115,32 dollars le baril

L'euro à 1,408 dollar

P. 32

P. 17

25 Rabi’El Thani 1432 - Mercredi 30 Mars 2011 - N°14164 - Nouvelle sér ie - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

La 19e Conférence africaine des ministres de l’Industrie (CAMI) s’ouvre ce matin au Palais des nations

300 participants au rendez-vous d’Alger
La Conférence africaine des ministres de l’Industrie (CAMI) dont la 19e édition s’ouvre ce matin à Alger, est un rendez-vous de concertation et d’échange sur la situation des industries dans le continent et les méthodes de les développer. Instituée en 1975 en tant qu’approche panafricaine coordonnée pour promouvoir le développement industriel accéléré et durable en Afrique, la CAMI qui se tient tout les deux ans dans un des pays membres de l’Union africaine (UA) sert de forum où les dirigeants africains et leurs partenaires se rencontrent pour discuter et examiner les avancées de l’industrialisation du continent. Son institution témoigne de la réaffirmation collective, par les pays africains, du rôle clé que l’industrie peut et devrait jouer dans le développement socioéconomique de l’Afrique, selon un document dont l’APS a obtenu une copie lors de la session des experts chargés de la préparation de l’ordre du jour de la réunion des ministres africains de l’industrie les 30 et 31 mars à Alger. La CAMI est formé de deux importants organes : l’organe législatif et l’organe exécutif. Le premier est composé de la session ministérielle qui est généralement précédée d’une réunion du Comité intergouvernemental d’experts (hauts fonctionnaires des ministères, notamment les directeurs des départements du commerce et de l’industrie) de tous les Etats membres de l’UA. L’organe exécutif ou le bureau de la CAMI est composé, quant à lui, de cinq représentants démocratiquement élus, qui sont à l’origine des ministres, plus un membre de droit. Au début, l’organisation de la CAMI était entièrement sous la direction de l’ONUDI jusqu’en 2006, année où elle a été confiée à l’UA par un mémorandum d’entente signé la même année au Caire lors de la CAMI-17. La CAMI d’Alger porte sur le thème de la ''Promotion de la compétitivité des industries africaines par l’augmentation et l’amélioration de la valeur ajoutée''. Quelque 300 fonctionnaires et experts africains prendront part à cette manifestation continentale organisée par l’Algérie en collaboration avec l’ONUDI et l’UA.
P. 18

Benmeradi l’a annoncé hier

1100 milliards de dinars
pour relancer le secteur industriel public
P. 4

APN

CONFÉRENCE DE LONDRES SUR LA LIBYE

Jusqu’où ira la coalition ?
Des députés soulignent la nécessaire révision du système de sécurité sociale
La conférence sur la Libye s’achève sur une "large adhésion" de la communauté internationale à l’action de la coalition
P. 31

P. 3

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

EL MOUDJAHID

Météo

21° à Alger, 35° à In Salah

Ce matin à 10 h à l’APN Ce matin, à 10 h

eux agèrement nuag ons gi temps sera pass gions nord, le pluies, notamment sur les régeuse Sur les ré ec quelques ité pluvio-ora aujourd’hui, av notera localement une activde l’Office national n de l'Est où l'o , annonce le dernier bulletin secassez marquée gie.. 0/40 Km/h) de de la météorolo ront en général modérés (2 s se Les vent itée. rd-ouest. teur ouest à no peu agitée et localement ag mps sera partielleLa mer sera d du pays, le te pluies sur le nord s du Su Dans les région localement, quelques avec des ment nuageux, ec localement, ral modérés, av Sahara. s seront en géné Les vent joursable. es) prévues au soulèvements detures (maximales- minimal péra Les tem o cen (17o-9 ), Tlem mme suit : d’hui seront co-9°), Oran (22o-9o), Annaboa o), Chlef (21o-9o), 5 -4 o o (21° o o Alger ), Batna (1 (24 -12 ), El Oued o tantine (14 -6 (21o-6 ), Cons Béchar (27o-12o), Ghardaïa 3o-17o), Adrar (33oo -3o), o 6o), Djanet (3 o). Tiaret (16 o o anrasset (31 -1 (26o-12 ), Tam (35o-18o) et Tindouf (35 -17 14o), In Salah

Table ronde sur le phénomène du divorce
Une table ronde sera organisée ce matin à 10 heures, au centre de presse d’El Moudjahid sur le divorce, en tant que phénomène social en courbe ascendante, sa nature et les mesures prises pour en réduire les effets.

8 questions à 4 ministres

Aujourd’hui, de midi à 13 heures, à la Radio nationale,

Noureddine Moussa, invité de l’émission « Tahaoulat » de la Chaîne 1
M. Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, sera l’invité de l’émission « Tahaoulat », diffusée par la Chaîne 1 de la Radio nationale, aujourd’hui, de midi à 13 h. Les nouvelles formules d’acquisition de logement promotionnel aidé et la vente par facilités au profit des jeunes, sont les principaux points soumis à débat, lors de cette émission animée par notre consoeur Bariza Berrezag.

Le ministre de la Santé rappelle aux paramédicaux que leurs doléances ont été "acceptées"
Les revendications formulées par les personnels paramédicaux, en février dernier lors d'une grève, ont été "toutes acceptées" et tout nouvel arrêt de travail serait alors injustifié, a déclaré hier à Alger, le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès.

L’Assemblée populaire nationale reprend ses travaux aujourd’hui, en consacrant sa séance plénière de ce matin, à 10 heures, aux questions orales. Selon le communiqué de l’institution, 8 questions seront adressées à cette occasion à quatre départements ministériels concernés, en citant les ministères des Affaires religieuses et duWakfs, du Tourisme et de l’Artisanat, l’Energie et les Mines, notamment.

Ce matin, à 9 h 30, au musée du Moudjahed de Tizi-Ouzou,

Ce matin, à 8 h 45, à Ben Aknoun

Association Iqraa’

Sessions de formation au profit des jeunes de moins de 35 ans
Dans le cadre de l’accord signé avec le ministère de la Jeunesse et des Sports concernant la formation d’animateurs de jeunes, dont l’âge ne dépasse pas 35 ans, l’association nationale Iqraa’ organise depuis le 27 mars dernier, des sessions de formation à travers l’ensemble du pays, assurées par les membres de son bureau national. Selon le communiqué de l’association, la première session a débuté samedi dernier à l’école primaire Takoucht Ali de Tizi Ouzou.

Hommage aux chouhada du mois de mars
Un vibrant hommage sera rendu aux glorieux chouhada de la Révolution de Novembre, tombés au champ d’honneur au mois de mars, ce matin à 9 h 30, au musée du Moudjahed de Tizi- Ouzou, à travers la célébration du 50e anniversaire du commandant Mohamed Aghri, dit « Si Moh Saïd Ouzeffoun », mort le 31 mars 1961. Organisée par l’association Machaâl Echahid, en coordination avec le bureau de wilaya de l’ONM et le musée du Moudjahed de la région, cette rencontre permettra aux chercheurs universitaires, historiens et aux compagnons d’armes du glorieux chahid d’évoquer les grandes batailles de la Wilaya III historique et les nombreux chouhada, morts les armes à la main, durant ce mois de mars.

Ghoul inspecte le projet de la e 2 rocade sud d’Alger
Dr Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, effectuera ce matin, à partir de 8 h 45, une visite de travail et d’inspection au projet structurant de la 2e rocade sud d’Alger, précisément aux deux derniers tronçons Birtouta- Meftah et Khemis El Khechna- Boudouaou.

Noureddine Moussa à Biskra
M. Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Biskra, au cours de laquelle il s’enquerrera de l’état d’avancement des divers programmes relevant de son secteur, avant de présider une cérémonie de remise des clés à 388 bénéficiaires de logements sociaux participatifs (LSP), en présence des responsables et des élus locaux.

British Council

Conférence nationale sur l’enseignement de la langue anglaise
L’école « British Council » organise aujourd’hui et demain à Alger la conférence nationale sur l’enseignement de la langue anglaise « Speak Up », destinée aux inspecteurs et enseignants algériens. Elle sera animée par des experts de « British Council » ainsi que des spécialistes algériens et internationaux de l’enseignement de l’anglais. La cérémonie d’ouverture, prévue ce matin, à partir de 9 h 30, à l’hôtel d’El Biar, sera présidée par l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Alger, Martyn Roper.

ropéen et l’Union Eu la journée parde entre l’Algérie d’association le », tel est l’intitulé exact de l’Assemblée « L’accord na h 30, au siège conomie natio impact sur l’é i s’ouvrira ce matin à 8 Pr. Abdelaziz Ziari. eprises du lementaire quionale, sous la présidence iversitaires et DG d’entr nisée Populaire Natspécialistes, chercheurs un à cette manifestation, orga l’inPlusieurs nt attendus s, du développement, de ue notamment, so économiques, ion des affaires économiqn, relevant de l’APN. par la commiss merce et de la planificatio m dustrie, du co

eme Journée parl’association d sur l’accord érie et l’UE entre l’Alg ne et son

N 8 h 30, à l’AP Ce matin, à ntaire

Demain, après-midi, au siège du ministère de l’Energie et des Mines
Séminaire sur la recherche- développement dans les énergies renouvelables « La recherche développement pour la mise en œuvre du programme des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique », tel est le thème d’un séminaire qui s’ouvrira demain 31 mars, à 14 heures, au siège du ministère de l’Energie et des Mines.

Ce matin, à 10 heures, à Annaba

Conférence de presse de l’UGCAA
Le siège du bureau de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) d’Annaba, sis 02 rue Tandjoub (face au café du Peuple), abritera aujourd’hui à 10 heures, une conférence de presse sur les dispositifs relatifs au secteur commercial et aux opportunités d’emploi. Selon le communiqué de l’UGCAA, cette conférence se tient dans le cadre de la conférence régionale des wilayas de l’Est algérien, portant sur le programme national des assises du secteur commercial et économique.

Aigle Azur ouvre une desserte entre Bejaia et Mulhouse (France)
La compagnie "Aigle Azur" va assurer l’été prochain une desserte aérienne entre l’Euro-Airport BâleMulhouse (France) et l’aéroport de Bejaia "Abane Ramdane-Soummam", a-t-on appris hier, auprès de la direction de wilaya des transports. Son programme de vol, étalé de juin à septembre, sera assuré par un avion de type "Airbus A320", avec une rotation d’une fois par semaine, a-t-on précisé. L’ouverture de la ligne intervient en réponse à une demande pressante d’associations d’émigrés installés dans le Haut-Rhin et qui offrent un potentiel de voyageurs de plus de 36.000 personnes immatriculées au consulat d’Algérie à Strasbourg, a-t-on ajouté. Son intérêt, y voit-on, se mesure en terme de réduction de désagréments et de coûts pour les voyageurs, ces derniers étant contraints traditionnellement à transiter par Paris ou Lyon pour pouvoir se rendre au pays. Les responsables de l’aéroport de Bejaia, bien que n’ayant pas reçu, à ce titre, la notification officielle se disent "prêts" à faire face au complément d’activités que cette ligne va générer. "L’Aéroport de Bejaia, traite quelque 200.000 voyageurs par an alors qu’il dispose d’une capacité de 500.000 voyageurs. Il est sous-utilisé et l’ouverture de nouvelles lignes ne peut que nous réjouir", a souligné, à cet égard, son directeur, M. Kerrouche. Dans la perspective d’agrémenter l’accueil des voyageurs, beaucoup d’améliorations seront apportées durant la période estivale, a-t-il indiqué, évoquant notamment l’inauguration d’un nouveau système d’affichage et d’information, l’introduction d’équipements de sonorisation et de climatisation plus adaptés ainsi qu’un renfort en chariots à bagages.

it ilan s’alourd Japon : Le b s

Médéa

Rencontre nationale sur
l’application des TIC dans la vulgarisation agricole
Le siège du centre de formation et de vulgarisation agricole de Médéa (CFVA) abritera les 30 et 31 mars courant, une rencontre nationale sur le thème : « Application des TIC pour le renforcement des liens, de la coordination et des services de vulgarisation ». Selon le communiqué, cette rencontre est organisée par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, dans le cadre du programme de renforcement des capacités humaines et d’assistance technique (PRCHAT).

e i à 11.063 isoire du séism Le bilan prov n le 11 mars s'est alourd la Police er Japo t frappé le a annoncé hi on 58 disparus, morts et 17.2 e source é par la mêm nationale. us t bilan donn Un précéden 04 morts et 16.244 dispar le nord-est gé 10.8 faisait état de de magnitude 9 qui a rava meurtrier à Le séisme urs est le plus , lorsqu'un mars en co du Japon le 11 l'archipel depuis 1923us de 142.000 avoir frappé terre à Tokyo avait fait pl tremblement de omique e le coût écon morts. ent a estimé qu les sept préfectures Le gouvernem ars dans lever à 309 es du 11 m des catastroph es du pays pourrait s'é que plus de hé s les plus touc dollars américains, alor totalement ou milliards de tions ont été détruites 12.250 habitat. partiellemen

11.063 mort rus pa et 17.258 dissuivi du tsunami qui

Air France présente ses nouveaux tarifs promotionnels sur l’international

Avec 594 avions exploités, 244 destinations, 71,4 millions de passagers et un chiffre d’affaires de 21 milliards d’euros, le groupe Air France KLM est aujourd’hui un leader mondial du transport aérien. A la faveur d’une conférence de presse organisée lundi dernier au Sofitel, la compagnie française a présenté son programme Eté 2011 au départ d’Algérie, lequel propose 4 vols quotidiens vers le Hub de Paris Charles De Gaulle et un vol quotidien vers Marseille. Les horaires pratiqués à cet égard par Air France permettent également d’assurer des correspondances avec plusieurs villes dans le monde comme Montréal, Shanghai, Pékin, Washington. Dans ce contexte, les représentants de la société ont annoncé le lancement de tarifs promotionnels au départ d’Alger vers plusieurs destinations, en citant l’exemple du billet vers Montréal, fixé à 84 000 dinars TTC, à bord de l’avion A380. D’autres informations relatives au développement croissant de cette compagnie ont été présentées à cette occasion, à l’instar de l’intégration d’Air France à l’alliance aérienne internationale SkyTeam qui permet aux clients d’avoir accès à un réseau mondial, bénéficiant de plus de destinations, de fréquences et de connectivité.

Mercredi 30 Mars 2011

EL MOUDJAHID

Nation
Reprise des séances plénières
réformes sociales en matière de sécurité sociale. Il comprend trois axes principaux traitant de l'amélioration de la qualité des prestations, de la modernisation ainsi que de la préservation des équilibres financiers du système de la sécurité sociale afin de garantir sa pérennité avec ses principes fondamentaux actuels basés sur les principes de la répartition et de la solidarité. Au plan de l'amélioration de la qualité des prestations, le projet de loi prévoit, notamment, l'élargissement du champ d'application des conventions auxquelles peuvent souscrire les organismes de la sécurité sociale dans le cadre de la généralisation du système du tiers payant et qui intègrent l'ensemble des prestataires de soins et des services liés à ces soins. Concernant la modernisation de la sécurité sociale, il convient de rappeler que la loi n° 83-11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales a connu des réaménagements importants en 2008 à travers la loi n°08-01 du 23 janvier 2008 qui a introduit les dispositions sur le système de la carte électronique de l'assuré social (Chifa). Donc en vertu de ce présent projet de loi, de nouvelles procédures ont été introduites dans le domaine des assurances sociales concernant l’utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) et le système Chiffa dont les objectifs sont la promotion de la qualité des soins et la rationalisation des dépenses de santé. S'agissant de la préservation des équilibres financiers du système national de la sécurité sociale, le projet de loi prévoit deux types de mesures visant l'amélioration des ressources de la sécurité sociale et le renforcement et la rationalisation des dépenses, notamment celles de l'assurance maladie. Dans son allocution, le rapporteur de la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l'APN, Slimane Saâdaoui, a, donné sa lecture du projet de loi en relevant que les dispositions contenues dans le texte de loi visent la poursuite et l’élargissement des réformes en cours dans le secteur de la sécurité sociale. Pour plus d’adaptation des dispositions du projet de texte au

3

APN

Examen du projet de loi sur les assurances sociales
L’
Assemblée populaire nationale a repris hier matin ses travaux, lors d’une séance plénière présidée par Abdelaziz Ziari, président, consacrée à la présentation au débat général du projet de loi modifiant et complétant la loi n°83-11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales dont l’exposé des motifs a été soumis au débat par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh. La séance s’est déroulée en présence du ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri. Dans son exposé des motifs, le ministre a expliqué que ce projet de loi est initié dans le cadre de l'adaptation du dispositif législatif relatif à la sécurité sociale aux évolutions socio-économiques que connaît le pays et de la mise en œuvre du programme de réformes du système national de la sécurité sociale. Le projet de loi, articulé autour de 32 articles, intervient dans le cadre de l’adaptation du dispositif législatif relatif à la sécurité sociale et aux évolutions socioéconomiques du pays tout en apportant les instruments de la mise en œuvre des

Ph. : Nacera
contexte actuel, la commission, prévoit une série d’amendements dans le fond et la forme. Les débats qui enregistrent 35 interventions se sont focalisés sur la modernisation du système des assurances sociales, le financement des caisses nationales en rapport avec les assurances, la rationalisation de la gestion et autres interrogations se rapportant aux tarifs des consultations, des nomenclatures des médicaments à rembourser ou encore des questions touchant aux pharmacies. Les travaux se poursuivront aujourd’hui à la faveur d’une journée d’étude parlementaire portant sur la problématique de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne et son impact sur l’économie nationale. Houria A.

Le projet de loi relatif aux assurances sociales s'inscrit dans le cadre de la réforme de la sécurité sociale

L

e projet de loi modifiant et complétant la loi n°83-11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales, présenté hier, à l'Assemblée populaire nationale (APN), s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de réformes du système national de sécurité sociale. Le programme comprend trois principaux axes : l'amélioration de la qualité des prestations, la modernisation ainsi que la préservation des équilibres financiers du système de sécurité sociale aux fins de garantir sa pérennité. En matière d'amélioration de la qualité des prestations, le projet de loi prévoit l'élargissement du champ d'application des conventions auxquelles peuvent souscrire les organismes de sécurité sociale dans le cadre de la généralisation du système du tiers payant, qui intègrent l'ensemble des prestataires de soins et de services liés aux soins. Le projet de loi prévoit également le maintien de l'accès gratuit des assurés sociaux et de leurs ayants droit aux établissements

publics de santé dans le cadre de la contractualisation des soins dans les hôpitaux. Il s'agit aussi de la couverture des frais d'hospitalisation dans les établissements publics de santé des personnes assurées sociales ou ayants droit d'assurés sociaux ne remplissant pas les conditions d'ouverture de droit aux prestations en nature en matière d'assurances sociales par le fonds d'aide et de secours. Concernant la modernisation de la sécurité sociale, il convient de rappeler que la loi n° 83-11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales a connu une évolution importante en 2008, à travers la loi n° 08-01 du 23 janvier 2008, qui a introduit les dispositions relatives au système de la carte électronique de l'assuré social Chifa. Aussi, le présent projet de loi introduit de nouvelles procédures dans le domaine des assurances sociales utilisant les nouvelles technologies d'information et de communication et le système Chifa, dont les objectifs sont la promotion de la qualité des soins et la rationalisation

des dépenses de santé à travers notamment le développement de la télétransmission des documents de remboursement des frais de soins de santé et la téléconsultation à distance des historiques de consommation des soins. S'agissant de la préservation des équilibres financiers du système national de sécurité sociale, le projet de loi comporte deux types de mesures visant l'amélioration des ressources de la sécurité sociale et le renforcement et la rationalisation des dépenses, notamment celles de l'assurance maladie. S'agissant de l'amélioration des ressources visant le renforcement du financement du système national de sécurité sociale, il convient de souligner notamment que le principe de sources additionnelles, autres que les cotisations, est confirmé, après la mise en œuvre des premières mesures à travers la loi de finances de 2010. Ces mesures permettront d'augmenter la capacité de financement des soins de santé du système national de sécurité social et, par consé-

quent, d'augmenter ses capacités d'amélioration de la qualité des prestations en faveur des citoyens Concernant la rationalisation des dépenses de l'assurance maladie, le projet de loi intègre des dispositions portant sur l'amélioration des contrôles administratifs et médicaux dans le cadre du renforcement de la lutte contre les abus et fraudes multiformes dans le domaine des assurances sociales. Il prévoit également de nouvelles mesures relatives à l'indemnisation des arrêts de travail, notamment à travers l'obligation de notification aux employeurs concernés des décisions relatives à l'indemnisation des arrêts de travail, qui incombera aux organismes de sécurité sociale. Cette procédure vise à dissuader les travailleurs qui utilisent les arrêts de travail de complaisance pour des raisons autres que celles liées à la maladie, et ce, au détriment notamment de la sécurité sociale et des entreprises publiques nationales. Le texte aborde, en outre, les conditions de prise en charge des

soins de santé et les formalités de transmission des dossiers médicaux à l'organisme de sécurité sociale, dont l'application a été élargie aux prestataires de soins en raison de la perspective de généralisation de la carte Chifa. Dans ce cadre, la possibilité de sanctions prévues à l'encontre des assurés sociaux qui ne respectent pas les délais fixés et qui mettent l'organisme de sécurité sociale dans l'incapacité d'exercer son contrôle est également élargie aux prestataires de soins. Enfin, le projet de loi procède à l'adaptation des dispositions de la loi 83-11 du 2 juillet 1983 en vue d'une redéfinition équitable du montant minimum de l'indemnité journalière au taux de 100 % en fonction du contrat de travail, une meilleure organisation du contrôle médical exercé par le médecin conseil de l'organisme de sécurité sociale et une clarification du concept des relations contractuelles entre les organismes de sécurité sociale et les établissements publics de santé.

Les structures locales de l'ANSEJ se dotent des moyens d'appliquer les nouvelles mesures sur l'emploi

L

es conditions d'application des nouvelles mesures gouvernementales en matière de création de micro-entreprises sont en train d'être mises en place dans toutes les structures locales de l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (ANSEJ), a-t-on appris auprès de cette Agence. Ces annexes s'emploient, pour commencer, à réorganiser les conditions d'accueil afin d'améliorer la prise en charge des flux très importants de jeunes promoteurs, a assuré à l'APS Mme Samira Djaider, chef du département de l'accompagnement et de la formation à l'ANSEJ. C'est ainsi que pour mieux informer et orienter les postulants sur les nouvelles mesures relatives aux dispositifs d'emploi des jeunes, des supports de communication diversifiés (prospectus, dépliants...) expliquant ces mesures ont été distribués dans les 48 antennes et 70 annexes de l'Agence opérationnelles à l'échelle nationale, a-t-elle ajouté. A l'accueil, ce sont des diplômés de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle qui ont été placés dans certaines annexes de l'ANSEJ par le biais du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP). Cette insertion, explique-t-on, vise à consolider les moyens humains chargés d'assurer l'accompagnement des jeunes promoteurs de l'ANSEJ bénéficiaires de nouvelles mesures sur l'emploi. L'ANSEJ avait lancé, il y a deux

mois, un programme de formation au profit de ses agents chargés de l'accueil et de l'orientation. Cette formation est encadrée par l'Institut international de communication (IICOM). D'autre part, la convention tripartite regroupant les représentants de l'ANSEJ, des banques et du Fonds de garantie a été revue dernièrement pour adapter ses clauses au contenu des nouvelles mesures. Mme Djaider a aussi affirmé que toutes les activités gelées auparavant étaient actuellement ouvertes aux jeunes pour la création de leurs micro-entreprises, et qu'une démarche était entreprise en vue d'alléger les dossiers administratifs relatifs à la création de ce type d'entreprise. Mme Djaider a affirmé que tous les promoteurs ayant déposé leurs dossiers de projets d'activités à l'ANSEJ, avant le 6 mars, et qui n'avaient pas bénéficié de prêts non rémunérés (PNR) de l'Agence avant cette date étaient concernés par les nouvelles mesures sur l'emploi. Les conditions et le niveau d'aide apportée aux jeunes promoteurs ont été fixés par un décret exécutif publié au Journal officiel. Selon ce texte, le seuil minimum des fonds propres des jeunes promoteurs dépend du montant de l’investissement de création ou d'extension projeté. Il est fixé à 1% du montant global de l'investissement lorsque celuici est inférieur ou égal à 5 millions de dinars, et à 2% du montant de l’investissement lorsque celui-ci se

situe entre 5 millions de dinars et 10 millions de dinars. Le montant des prêts, variant en fonction du coût de l’investissement, est fixé à 29% du coût global de l’investissement lorsque celui-ci est inférieur ou égal à 5 millions de dinars, et à 28% du coût global de l’investissement lorsque celui-ci est situé entre 5 millions de dinars et 10 millions de dinars. Des prêts non rémunérés supplémentaires de 500.000 DA destinés à l’acquisition de véhicules pour

l'exercice de l'activité ou pour la prise en charge du loyer du local destiné à la création de cabinets groupés médicaux, d’auxiliaires de justice, et d’expertise comptable peuvent être accordés, selon le texte. Outre les avantages prévus par la législation en vigueur, les jeunes promoteurs bénéficient d’une bonification des taux d’intérêt fixée à 80% du taux débiteur pour les investissements réalisés dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, du

BTPH ainsi que de l’industrie de transformation. Elle est fixée à 60% du taux débiteur appliqué par les banques au titre des investissements réalisés dans tous les autres secteurs d’activités. Lorsque les investissements sont situés dans les wilayas des hautsplateaux et du Sud, les bonifications prévues sont portées respectivement à 95% et à 80% du taux débiteur.

Des journalistes des secteurs public et privé débattent d'une plate-forme de revendications
Quelque 80 journalistes des secteurs public et privé se sont rassemblés hier à Alger pour débattre d'une plate-forme de revendications sociales et professionnelles qu'ils envisagent de soumettre aux autorités et parties concernées. Répondant à une initiative de journalistes appelée "Initiative nationale pour la dignité de la presse", les personnes rassemblées à la maison de la presse Tahar-Djaout entendent adresser leur canevas de revendications, samedi prochain, au Premier ministre, au ministre de la Communication, aux présidents des Groupes parlementaires et aux directeurs de publication des entreprises de presse nationales. Les participants, dont c'est le second rassemblement après celui de samedi dernier, ont convenu de se rencontrer à nouveau samedi prochain, sur les mêmes lieux, pour désigner les délégués des différentes journaux appelés à remettre la plateforme de revendications. Un coordinateur provisoire de l'initiative sera également désigné lors de la même réunion, selon un journaliste qui fait partie du groupe à l'origine de cette action entreprise, au départ, à travers le réseau social facebook. Ce journaliste a estimé nécessaire de bien encadrer le mouvement afin d'éviter les dérapages pouvant surgir à l'avenir, citant, à ce titre, une "fausse" information publiée dans un quotidien national, selon laquelle "le départ de l'actuel ministre de la Communication" figure parmi les revendications des initiateurs. "L'initiative ne vise aucun responsable", a-t-il dit à ce sujet, tout en considérant qu'il s'agit d'une "réflexion d'un journaliste qui n'engage pas tous les journalistes présents lors du sit-in de samedi passé". Les participants ont enfin insisté sur la nécessité de poursuivre la campagne de sensibilisation et de mobilisation au sein de la corporation. Ils réclament notamment la promulgation d'un nouveau statut particulier du journaliste, l'ouverture d'un "débat officiel" avec la presse algérienne, la création d'un Conseil supérieur de l'information, la réactivation du Conseil de l'éthique et de la déontologie, la dépénalisation du délit de presse, ainsi que l'adoption d'une grille de salaires nationale qui soit "digne du métier de journaliste".

Mercredi 30 Mars 2011

4

Nation
M. Mohammed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la Promotion de l’investissement et de la PME invité de la Chaîne 3 de la Radio nationale

EL MOUDJAHID

«La structure du capital du 51%-49% ne sera pas réaménagée»

L

a règle du 51%/49% instaurée par l’Etat algérien dans le cadre de la LFC de 2009 garantissant la majorité à la partie algérienne dans les projets de partenariat avec des étrangers ne sera pas abandonnée. C’est ce qu’a fait savoir, hier, le ministre de l’Industrie, de la Promotion de l’investissement et de la PME. Plus explicite, le ministre a affirmé que si réaménagement il y aurait, il ne concernera pas la structure du capital mais les règles de fonctionnement du partenariat. Aussi selon l’invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio nationale, « aucune décision n’a été prise dans ce sens ». Par la même occasion, le ministre démentira les informations selon lesquelles les IDE ont baissé conséquemment à la mesure du 51%/49%. «C’est un jugement de valeur que je ne partage pas» dira til. Pour étayer ses propos, il annoncera d’autres accords de partenariats avec les allemands dans le même dispositif, notamment dans le secteur du machinisme agricole. Le ministre a dans le même contexte, souligné les divers avantages incitatifs consentis dans le cadre du nouveau dispositif en ce qui concerne le foncier industriel, entre autres. A ce propos, M. Benmeradi a déclaré que sur les 12.000 ha qui constituent la superficie totale des zones industrielles, 30% sont déjà disponibles. Le ministre ajoutera, à ce titre que, 7.000 ha ont été retenus pour la réalisation de 30 nouvelles ZI pour un montant de 64 milliards de dinars. Dans le même contexte, le ministre a souligné que « Sur toute la décennie 2000-2010, les IDE, hors hydrocarbures, étaient inférieurs à 2 milliards de dollars » et que « durant la même période, l’investissement privé représentait moins de 25% du total des investissements nationaux»pour conclure que « les investissements par la dépense publique n’ont pas eu d’effet d’entraînement sur la croissance». Par conséquent, le gouvernement a décidé

d’affecter plus de ressources à l’investissement productif, a-t-il indiqué. Un objectif du plan d’action en cours d’évaluation par le CPE quant à l’appui à apporter aux entreprises. Concernant ce chapitre, le ministre précisera que les entreprises publiques ont bénéficié d’un soutien de l’Etat estimé à plus de 1100 milliards de dinars soit l’équivalent de 7 milliards de dollars. «Il est vrai que par rapport aux 22.000 milliards de dinars du plan quinquennal (20102014), cela ne représente que 4 % mais l’État met l’effort dans l’investissement et la mise à niveau du potentiel existant des entreprises publiques ». A ce titre, le ministre a rappelé que le gouvernement a adopté depuis une année un programme de mise à niveau des PME du secteur privé d'un montant de 4 milliards de dollars en direction des entreprises privées et de 16 milliards de dollars au profit des entreprises publiques dans «cet objectif de diversification de l’économie nationale et de réduction des importations ». M. Benmeradi a souligné que les secteurs industriels, qui ont un effet d’entraînement sur les autres activités tels que la mécanique qui a bénéficié d’un plan d’action de 21 milliards de dinars, seront encouragés dans le cadre de cette

démarche qui constitue «une consolidation de la stratégie industrielle» d’autant plus qu’«Il faut avoir des entreprises crédibles dans leurs structures financières et technologiques et dans leurs managements avant d’aller vers des partenariats » précisant que « les choix pris ces dernières années pour l’encouragement de l’investissement direct étranger (IDE) et du secteur privé n’ont pas donné de résultats sur le terrain ». L’effort de l’Etat vise, d’autre part, l’encouragement du partenariat public/privé, notera le ministre qui fera état, dans ce sens, d’un examen, il y a quelques jours, par le Conseil des participations de l’Etat (CPE) «d’un dossier très sensible » qui consiste à autoriser, pour la première fois, le fonds national des investissements à prendre part dans le capital des investissements privés à hauteur de 34%. Sur un autre plan, le ministre a déclaré que le partenariat avec le constructeur allemand Volkswagen est encore en phase de discussion et que la partie algérienne a soumis à ce dernier une fiche technique des conditions algériennes. «Nous attendons les réponses de ce constructeur », a-t-il dit à ce propos. Concernant Renault, le ministre a rappelé que les discussions avec ce dernier ont repris il y a une année après une rupture de trois ans du fait que les propositions de ce constructeur n’étaient pas compatibles avec les exigences de la partie algérienne. Il ajoutera que le partenariat en question prévoit un taux d’intégration progressif de 50% sur une durée de cinq années et qu’une soixantaine d’entreprises privées bénéficieront de mise à niveau dans le cadre des projets de sous-traitance qui seront retenus au titre de ce partenariat. Le ministre a tenu à préciser que le groupe de travail en charge de ce dossier devra se réunir à Alger dans les prochains jours et que l’état d’avancement actuel des négociations ne « veut pas dire qu’on est parvenu à un accord ». A savoir si l’Algérie aurait sa propre voiture, M. Mohammed Benmeradi répondra que « le dossier n’est pas à l’ordre du jour » et que même si cette voiture venait à être produite dans notre pays, « elle sera de gamme étrangère ». D. Akila

A retenir
● L'Etat a consacré 1.100 milliards de dinars pour la restructuration et la relance du secteur industriel public. "Le gouvernement a essayé depuis trois ans de mettre de l'ordre dans le secteur industriel public”. ● “Le Conseil des participations de l'Etat (CPE) a récemment passé en revue les dossiers de développement de chacune des 30 Sociétés de gestion des participations (SGP) et les entreprises qui ont un potentiel et un marché ont bénéficié d'un soutien financier très important", a expliqué le ministre à la Radio nationale. ● “Une fois parachevé ce travail dans les prochaines semaines au niveau du CPE "plus de 1.100 milliards de dinars (16 milliards de dollars) auront été investis dans le secteur public". ● Le secteur privé a également bénéficié d'un nouveau programme de mise à niveau de 386 milliards de dinars qui concernera 20.000 PME à l'horizon 2014. ● “Le gouvernement a constaté, au bout de deux ou trois ans, que l'encouragement des investissements par les entreprises privées et les partenaires étrangers dans le cadre des investissements directs étrangers (IDE) n'a pas donné de résultats sur le terrain". ● Il était question que les investissements publics se réalisent dans les infrastructures économiques et sociales et que l'activité du secteur privé national et étranger prenne le relais pour ce qui est de l'investissement industriel et l'investissement productif. ● “Le bilan qui a été fait depuis deux ans et demi a montré que les IDE hors hydrocarbures étaient inférieurs à 2 milliards de dollars sur toute la décennie 20002010 et l'investissement privé national représentait moins de 25% du total de l'investissement national", a-t-il relevé. ● "Ce bilan montre qu'il y a un déséquilibre et que les investissements par la dépense publique n'ont pas eu un effet d'entraînement sur la croissance tel que souhaité".

Machinisme agricole : des projets de partenariat avec les Allemands prochainement annoncés

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es projets de partenariat avec des entreprises allemandes pour la fabrication de machines agricoles en Algérie seront bientôt annoncés, a indiqué M. Mohamed Benmeradi. "Des projets avec des partenaires allemands seront prochainement annoncés notamment dans le domaine du machinisme agricole", a déclaré le ministre sans donner de détails sur ces projets de partenariat. Interrogé sur le projet conclu récemment entre l'Algérie et le groupe allemand Daimler, le ministre a indiqué qu'il s'agit "d'un projet destiné à l'Armée nationale populaire (ANP) pour la fabrication de camions. Les premiers engins sortiront de l'usine de la SNVI de Rouiba (Alger) en 2013". Il est question, a-t-il dit, de produire 7.500 camions au cours de la première année pour atteindre les 15.000 camions au bout de 4 ans. Concernant les négociations menées avec le constructeur allemand d'automobile Volkswagen, M. Benmeradi a indiqué que la partie algérienne "est dans l'attente de la réaction du constructeur allemand à la fiche technique contenant nos requêtes". Par ailleurs, le ministre a fait savoir que les négociations avec le constructeur français Renault pour l'implantation d'une usine de fabrication de voitures en Algérie ont "bien avancé".

"Avec Renault nous avons bien avancé, ça ne veut pas dire que nous sommes arrivés à un accord, mais en tout cas on parle de modèles techniques, de commercialisation, de gamme et de la nature de l'investissement", a-t-il dit, précisant que des groupes de travail ont été mis en place et doivent se rencontrer dans les jours qui viennent à Alger "pour essayer de rapprocher les visions", a-t-il ajouté. "Nous avons encore énormément de questions à régler. Les négociations dans le cadre des partenariats industriels prennent des fois 6 à 8 mois pour aboutir à de premiers accords qui seront ensuite finalisés dans des mémorandums plus précis", a-t-il estimé. Concernant sa visite prochainement à Paris, le ministre a précisé que ce déplacement dont la date n'a pas encore était fixée s'inscrit dans le cadre du suivi des relations économiques algéro-françaises. "Nous avons eu déjà deux rounds. Un troisième round est prévu également en marge d'un forum de la PME qui se tiendra fin mai prochain à Alger. D'ici là, il se peut effectivement que je fasse un déplacement à Paris pour voir l'état d'avancement de l'ensemble des dossiers de la coopération et pas uniquement le dossier de Renault", a-t-il expliqué.

Un budget de 5 milliards de dinars pour financer 34 programmes nationaux de recherche

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n budget de 5 milliards de dinars sera consacré au financement des 34 programmes nationaux de recherche (PNR) qui seront lancés au mois d’avril prochain, a annoncé mardi à Oran le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ces PNR seront présentés et validés par les dix commissions intersectorielles réunies mardi et mercredi à Oran, a déclaré à l'APS le professeur Hafid Aourag, en marge de la cérémonie d’ouverture de cette réunion consacrée à l’exécution de ces programmes.

Au nombre de 34, ces PNR ont été définis par l’article 10 de la loi du 23 février 2008 portant loi d’orientation et de programme à projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique 2008-2012. Interrogé sur l’ouverture de l’université et du secteur de la recherche sur les secteurs socioéconomiques du pays, le DG de la recherche scientifique et du développement technologique a souligné que "cette ouverture sur les secteurs socio-économiques est l’une des conditions d’acceptation de ces nouveaux projets. "Sans la présence d’un partenaire socio-économique dans le projet

de recherche, ce dernier est tout simplement rejeté", a-t-il expliqué, ajoutant que "les nouveaux projets doivent répondre à des problèmes posés par le secteur socio-économique qui est un partenaire indissociable du projet de recherche". L’objectif visé par la recherche, a soutenu M. Aourag, "est de disposer de la capacité à répondre à un problème sur le terrain et non de publier des résultats de recherche ou de soutenir des thèses". Ce responsable a également parlé du projet de lancement d’un nouveau PNR dédié à l’innovation, à l’industrie et aux services. "C’est un PNR destiné au développement des procédés et des services avec

comme finalité d’apporter un plus au citoyen dans ses relations avec des organismes et des institutions publiques, comme le secteur bancaire ou celui de la poste et des télécommunications. Ce sont des projets dont les retombées toucheront directement le citoyen et non le secteur socio-économique", a-t-il déclaré. La réunion d’Oran regroupe les membres des commissions intersectorielles émanant de 24 ministères impliqués dans les PNR. Elles sont chargées de la programmation, de la coordination, de la promotion et de l’évaluation des activités de recherche scientifique et de développement technologique dont elles ont la charge. Au cours

de ces deux journées de travaux, ces commissions auront à classifier les projets retenus selon leur priorité, à étudier les modalités d’affectation des crédits pour la mise en œuvre des projets et à définir les mécanismes de coordination et de concertation entre l’administration, les organismes de recherche et les entreprises économiques directement ou indirectement impliquées. L'appel d’offres pour les PNR a mobilisé plus de 18.000 chercheurs à travers 3.998 soumissions de projets examinées par 15 organismes pilotes, qui ont eu à évaluer la pertinence de ces propositions, a-t-on rappelé. APS

Mercredi 30 Mars 2011

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Sûreté nationale

Nation

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Visite de Abdelghani Hamel, DGSN, à Tlemcen

Inauguration d'un centre de formation de lutte contre la criminalité et 3 sièges de sûreté

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e directeur général de la sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel, a estimé, hier, à Tlemcen que le taux de couverture en matière de police de proximité a atteint un niveau très satisfaisant à travers le pays. “La politique du pays en matière sécuritaire vise en priorité à assurer la protection des biens et des personnes. Partant de là, la DGSN s'est fixée pour objectif la réalisation de sièges de sûreté à travers l'ensemble du territoire national. L'Etat de droit commence au niveau de la police et s'achève avec le soutien des citoyens, une raison pour laquelle la police de proximité devra évoluer dans des conditions de performance appropriées”, fera observer le premier responsable de ce corps de sécurité qui a eu l'opportunité, hier à Tlemcen, de procéder à l'inauguration de plusieurs infrastructures et équipements publics relevant de son département. Béni Boussaïd a été la première halte où, au niveau de cette daïra frontalière, M Abdelghani Hamel a inauguré le siège de la sûreté de daïra qui a nécessi-

La couverture sécuritaire assurée à 100% dans la wilaya de Tlemcen.
té la mobilisation d'une enveloppe de près de 9 milliards de centimes. Cette infrastructure est devenue une exigence pour une région située à proximité de la frontière algéro-marocaine. Un célibatorium doté d’une autorisation de programme 2,6 milliards a été également inauguré afin de prendre en charge les éléments de police opérant dans la région A Maghnia, Abdelghani Hamel a procédé à la pose de la première pierre d'un programme de 70 logements LSP au profit des agents de police avant de pré-

sider une cérémonie de remise de 30 logements type LSP au profit du personnel du secteur. La daïra de Mansourah a eu la part de lion avec l'inauguration d'un centre de formation et de préparation en matière de lutte contre la criminalité, d'un siège de sûreté de daïra, d'un célibatorium et enfin un centre de protection de l'enfance. Sur place, le général major a procédé à la remise de titres d'affectation de 10 logements au profit des cadres du secteur. La visite du directeur général de la sûreté nationale sera clôturée aujourd'hui par l'inauguration d'un siège de sûreté à Ouled Mimoune qui vient renforcer le potentiel infrastructurel existant actuellement et qui est de l'ordre de 19 sièges de sûreté répartis à travers le territoire de la wilaya. Le directeur général n'a pas manqué de signaler que dans le cadre de la manifestation Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011, un dispositif sera mis en place afin de permettre à cet événement d'évoluer dans des conditions sereines. Sofiane Z.

Reportage

Au détour d’une bretelle sur l’autoroute Est-Ouest, une image de sérénité d’une agglomération rurale au travail

Tiberkanine (Aïn Defla), la renaissance
Une bretelle où dès son amorce, un chantier vient d’ouvrir depuis une dizaine de jours. Une assiette de 22 hectares a été dégagée pour la réalisation de la toute première aire de services et de repos sur l’autoroute. Outre le carburant et autres services en direction des automobilistes pour l’entretien et la vérification de leurs véhicules, l’aire de repos proprement dite avec différents modules permettra aux usagers de se restaurer, d’accomplir leurs prières mais aussi de goûter aux produits du terroir. A ce sujet, apprenons-nous auprès de la commune, une fiche technique détaillée sur les activités économiques a été élaborée et transmise à la wilaya. que pour le gaz naturel, les études ont été finalisées et les premiers branchements se feront au plus tard au début de l’année prochaine. Pour les élèves du palier du secondaire, la bonne nouvelle, nous révèle M. Kerchouche, c’est le lycée dont a bénéficié la commune, le choix du terrain ayant été effectué, les études ficelées, l’on n’attend que le premier coup de pioche. El-Attaf à neuf kilomètres, est jusque l’heure le passage incontournable pour les lycéens de la commune. En matière d’emploi, l’agriculture n’est pas le seul secteur employeur pour les populations locales, Tiberkanine aura été longuement et très fortement sollicitée pour les besoins des travaux de l’autoroute en matière de granulats et d’agrégats. 15 carrières d’exploitation sont en activité et deux nouvelles vont bientôt entrer en activité. En matière d’emploi et d’insertion des jeunes, soulignons cette initiative prise par les élus locaux pour accompagner et aider les jeunes de leur localité. Plus de 143 ont été placés grâce au dispositif mis en place par l’agence locale de l’emploi dans des travaux d’entretien des châteaux d’eau, des chemins communaux alors que 90 jeunes ont bénéficié sur place d’une formation accélérée assurée par des techniciens de l’institut national d’élevage. Une formation diplômante, note le P/apc qui va permettre à ces jeunes de postuler pour un crédit auprès de l’Ansej pour la création d’entreprises d’élevage bovin et ovin. En ce printemps qui s’installe, le vert des champs de blé qui pousse est omniprésent. Tiberkanine qui respire la quiétude, a le regard résolument tourné vers l’avenir, ses atouts en main, ses potentialités autant humaines que naturelles se valorisent de jour en jour… A. M. A.

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nclavée de par le passé, la commune de Tiberkanine à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Ain-Defla est sortie de son isolement pour redonner une tout autre image, une image de sérénité, de labeur quotidien et de lutte tous azimuts contre le sous-développement avec non seulement l’amélioration tangible des conditions de vie des populations de ses 23 douars, mais aussi et surtout une relance économique certaine qui a énormément absorbé le chômage enregistré et qui n’avait cessé de faire grimper sa courbe faute de perspectives de par le passé. Une image qui n’a absolument rien à voir avec celle qui l’avait maintes fois sortie de son anonymat en donnant et le nom et la localisation en boucle sur les chaînes de télévision et les téléscripteurs des agences de presse du monde entier. Tiberkanine a énormément souffert des affres du terrorisme qui aura autant tétanisé les énergies que vidé la région de sa substance économique, des carrières de granulat abandonnées, des champs désertés. Avec le retour de la paix à la faveur de la noble et courageuse œuvre de réconciliation nationale, les premiers coups de pioche du développement ont commencé et aujourd’hui, la commune aspire à encore plus d’actions, à une ambition légitimement affichée au regard de ses potentialités. La nouvelle image qu’offre Tiberkanine aujourd’hui, c’est d’abord cette vue imprenable sur sa profondeur naturelle avec ses champs cultivés et ses agglomérations qu’offre désormais l’autoroute est-ouest qui la traverse et qui l’a désenclavée complètement. Pour les usagers, une bretelle y mène. En deux doubles voies, séparées par un séparateur en béton, le new-jersey des spécialistes des travaux publics, cette bretelle comprend plusieurs ronds points qui desservent autant d’agglomérations situées de part et d’autre.

Une nette amélioration des conditions de vie...
Des maisonnettes neuves attirent le regard çà et là. La commune a bénéficié de plus de 500 logements de type rural au cours des dernières années. Pour le présent exercice, nous signale Mr Mohamed Kerchouche, le président de l’Assemblée populaire communale, un programme de 150 logements de type rural a été affecté à la commune parallèlement à 250 unités de type socio-locatif. Un plus évident, sachant que la commune relève notre interlocuteur, enregistre près d’un millier de demandes entre logements et aides à l’habitat rural. En matière d’approvisionnement en eau potable, outre les forages dont disposent la commune, une étude est en cours pour le transfert d’eau depuis le barrage de Tighzel situé à cheval entre les communes de Tiberkanine et d’El-Maine plus au sud. Concernant l’électrification rurale, souligne le P/APC, l’ensemble des agglomérations sont reliées au réseau alors

Nouvelle zone industrielle de Bordj Bou-Arréridj

Un second souffle pour l’activité économique dans la wilaya

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e nouvelle zone industrielle de Mechta Fatima est située à 7 kilomètres de l’ancienne. Elle donne sur le même axe à savoir la RN45 reliant la wilaya de Bordj BouArréridj. Elle offre aussi les mêmes avantages d’accessibilité et surtout de fonctionnalité puisqu’elle est implantée sur une zone aride. Autant dire que les terres agricoles sont préservées avec ce projet, mais si l’ancienne zone a été le théâtre de la réussite de l’industrie dans la wilaya, la nou-

velle représente un second souffle pour l’activité économique dans la région. En effet, la zone où ont été implantées les unités qui ont créé des richesses et des milliers d’emplois est saturée. Les 164 lots qu’elle contient sont pris par 95 investisseurs activant dans plusieurs domaines, comme les matériaux de construction, l’agro-alimentaire et l’industrie électronique. Cette situation a obligé plusieurs opérateurs à rechercher d’autres lieux pour y

construire leurs usines. C’est ainsi que Cristor est situé à la sortie ouest de la ville. Samsung est à l’est. Condor a choisi la zone d’activités. Cette dispersion pouvait provoquait des contraintes et menaçait l’activité d’essoufflement. La capitale de l’électronique était menacée d’étranglement à cause du problème du foncier. Cela a amené les responsables locaux à opter pour une nouvelle ville industrielle qui devait préserver cette dynamique. Leur

choix a été judicieux puisque Mechta Fatima offrait une superficie double. Elle s’étend sur 381 hectares, dont 210 sont cessibles. Elle est même extensible à 500 hectares. Comme elle est nouvelle le problème de planification ne se pose pas comme cela a été le cas pour l’ancienne. Les opérateurs seront regroupés par activité. Les investisseurs n’ont pas attendu la livraison du projet pour se manifester. 300 dossiers ont été agréés par le CALPI de la wilaya. Ce sont les mêmes sec-

teurs qui reviennent. Autant dire que la wilaya n’est pas prête à lâcher sa spécialité, ni sa nouvelle vocation. Elle ambitionne même de devenir un pôle régional. Bien sûr il va falloir attendre la fin des travaux de viabilisation qui doivent être lancés dans les jours qui viennent. Les jeunes demandeurs d’emploi doivent prendre leur mal en patience. 12.000 postes directs sont prévus avec la mise en service des unités programmées. F. D.

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Nation
ment prometteuses et annoncent l'émergence d'une démocratie authentique. "L'agitation" qui prend certaines parties est, somme toute, dans l'ordre des choses d'une démocratie où de la contradiction émergent les idées fécondes. D'aucuns constatent que ces efforts sont à dessein occultés par certains partis qui revendiquent des réformes politiques en passe de se traduire sur le terrain tous les jours que Dieu fait, même si beaucoup reste encore à faire eu égard à la jeunesse de l'entreprise. Il y a certes un besoin d'accélérer le processus de démocratisation et tout le monde en convient. Le pays a atteint un stade de développement qui lui permet d'aller de l'avant dans la construction démocratique et l'édification d'une véritable société civile qui donne un sens concret à la démocratie participative inscrite au menu des pouvoirs publics. Il est curieux de constater que parmi les voix qui s'élèvent pour revendiquer le changement démocratique, il y a celles de certains leaders de partis qui réduisent à sa plus simple expression le principe de l'alternance étant à la tête de leur formation respective depuis l'ouverture politique et l'avènement du multipartisme qui leur ont permis d'accéder au libre exercice politique. Le Chef de l'Etat tient à ce que le projet démocratique aboutisse et il investit tous ses efforts pour que cet idéal se concrétise et pour que tous les sacrifices consentis par tous les Algériens ne soient pas vains. Il va sans dire que le processus est irréversible tout comme les options sacralisant l'Etat de droit dans une République prospère et où règne la justi-

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La démocratie, un idéal sacré
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ngagée sur de nombreux fronts nécessitant une infinité de chantiers à faire aboutir, l'Algérie ne baisse pas la garde et poursuit son parcours édificateur dans la sérénité. Ce plan de charges dont la concrétisation n'est pas une sinécure ne dispense pas les pouvoirs publics d'approfondir les réformes politiques et de consolider le processus démocratique. L'expérience démocratique nationale place incontestablement le pays en position confortable dans le Monde arabe et dans la région magrébine. C'est que l'Algérie n'est pas réfractaire au changement. Loin s'en faut, le processus engagé en application de la politique présidentielle inscrite dans la prospective lui permet de se mettre au diapason de la tendance universelle. Les avancées accomplies sont assuréce sociale. C'est que depuis la stabilisation du pays rendu à la viabilité, l'Algérie ne ménage pas ses efforts et ne lésine pas sur les moyens pour construire la démocratie à laquelle tout le monde aspire. La revendication de la démocratie n'est pas l'apanage des partis politiques, elle découle de la concrétisation d'un idéal exprimé par toute une nation alors en guerre de Libération contre le colonialisme et toutes ses injustices. Aujourd'hui, force est de reconnaître que le processus de rupture avec l'ancien système est mis en branle pour parachever la transition. Le programme du Président de la République est à même de conduire cette œuvre sacrée à bon port. S. Lamari

La dynamique es réformes d
Le pays, c’est un fait, continue à s’inscrire dans une dynamique de réformes. Celles-ci se déroulent selon un rythme qui épouse les possibilités du pays. Il y a une conjoncture économique qui reste toujours favorable et qui permet au pays de répondre à des engagements précis vis-à-vis des citoyens d’abord, pour une politique de développement qui leur est entièrement dédiée. Mais c’est vrai que les problèmes à régler se signalent par leur immensité et souvent par leur urgence, que l’architecture institutionnelle et administratives peine parfois à absorber. D’où des attentes sociales parfois insatisfaites. Mais nul ne met en doute qu’il existe une volonté politique tournée vers le règlement des problèmes et que demeure privilégié le dialogue social et la concertation. Même mis à mal par des poussées de fièvre sociale depuis quelques mois, cette voie du dialogue n’a jamais été abandonnée ou désertée. Cela étant, le gouvernement est sur le terrain et sur plusieurs fronts à la fois. Le Président de la République a solennellement confirmé la voie des réformes et elles seront d’import a n c e

dans l’amélioration des conditions de vie citoyennes. Le gouvernement est instruit pour en accélérer la mise en œuvre, que ce soit en matière de débureaucratisation, d’intégration sociale à travers le logement social ou l’emploi. Des mesures vigoureuses viennent renforcer des dispositifs institutionnels qui ont fait par ailleurs la preuve de leur utilité, voire de leur efficacité. Les renforcer, contribuer à leur donner une plus grande assise. La débureaucratisation est à elle seule un immense chantier tant elle affecte le quotidien de chacun d’entre nous. La citadelle bureaucratique a en effet une capacité de nuisance qui reste très grande encore, en dépit d’efforts louables qui sont déployés par l’Etat pour en limiter les effets. Le citoyen est pris dans une réelle tourmente qui vire à l’angoisse chaque fois qu’il a affaire à l’administration pour l’acte le plus simple à accomplir. Que dire alors des investisseurs, des opérateurs économiques ou hommes d’affaires, condamnés à emprunter des circuits bureaucratiques qui n’en finissent pas et parfois sans résultat au bout de l’effort. Très souvent des situations pareilles incitent à des détours pernicieux. Car la voie de la corruption, du népotisme, du régionalisme, ne sont pas très loin. L’exaspération citoyenne de son côté ne tarde pas alors à se manifester avec les débordements que nous renvoie l’actualité. Le gouvernement est décidé à donner un coup de pied à la fourmilière, et les premières mesures annoncées sont significatives à ce sujet. On a tout dit par ailleurs sur le logement et l’emploi. D’importants investissements y sont consentis, notamment en faveur du logement social et de la lutte contre l’habitat précaire. Tout se fera dans l’ordre et la stabi-

lité. C ’ e s t important qu’il en soit ainsi car il ne faut pas oublier que les contentieux sont encore lourds et que tout ne peut être conclu demain. Le plus important est cette volonté affichée par l’Etat de trouver des solutions idoines aux problèmes qui se posent. Cet engagement sera tenu. Les dispositifs en place qui privilégient l’intégration des jeunes par l’emploi notamment sont une assurance pour l’avenir. Là aussi tout est affaire de planification et de suivi. Le gouvernement est parfaitement instruit par la plus haute autorité de l’Etat, le Président de la République, pour une mise en ordre de marche. Globalement le pays on l’a dit est dans une dynamique de développement et de croissance avec de puissants moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. L’ampleur des tâches est pourtant telle qu’elle n’est pas exempté de dysfonctionnement et parfois de ratages qui n’ont rien à voir avec l’ordonnancement des actions qui doivent être accomplies. Une des avancées majeures de ces dernières années quant à la politique mise en place sous l’autorité du Chef de l’Etat est d’associer à ce qui se fait, rigueur, suivi, évaluation, respect des lois et réductions de coûts. La bonne gouvernance ne n’est rien d’autre que cela. Tahar Mohamed Al Anouar

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a mise en œuvre des réformes et les avancées du processus démocratique ont entraîné des changements importants dans la sphère politique, économique, sociale et culturelle où des acteurs nouveaux sont apparus porteurs d’idées et de visions différentes dans la logique du pluralisme choisi comme voie de progrès et d’enrichissement. L’Algérie qui a été un pays pionnier dans le monde arabe s’agissant de la mise en œuvre des réformes tendant à consacrer la démocratie, l’Etat de droit et les libertés et les droits de l’homme s’est attachée depuis une décennie à consolider l’édifice en favorisant le débat et la participation la plus large des composantes de la société. Le débat pluriel au sein des institutions (Parlement, collectivités locales) et le travail accompli par les différents acteurs en tant que forces de proposition, abstraction faite de la compétition pour la conquête du pouvoir politique ont permis à la société d’engranger des acquis non négligeables consolidant l’équilibre et la cohésion sociale. L’expérience démocratique de ces dernières années aura été particulièrement riche en termes d’engagement pour que la société avance du côté de la lumière et du progrès. Rude bataille en

vérité puisqu’il fallait parvenir à dépasser tous les obstacles qui empêchent l’épanouissement et l’émancipation. Toujours est-il qu’avec la mise en place du cadre adéquat, l’émergence au suffrage universel ont

Démocratie, Etat de droit, droits de l’homme

L’Algérie, un pays pionnier dans le monde arabe
pu exprimer leur choix librement pour la consécration du programme qui leur paraissait répondre à leurs préoccupations pour le présent et l’avenir. Les Algériens apprécient à leur juste valeur les avancées et réalisations accomplies durant une décennie d’efforts et les différents plans. La démarche de réconciliation nationale qui a eu le soutien et l’adhésion de tout le peuple a permis de restaurer la paix et la sécurité ouvrant toutes les possibilités pour la réalisation des objectifs de développement. Une gestion faite de rigueur et de prudence dans le contexte des menaces de crises répétées qui caractérisent l’environnement de la mondialisation a

permis la mobilisation des ressources et potentialités pour l’atteinte des objectifs tracées dans les différents plans, qu’il s’agisse de l’équipement du pays en infrastructures modernes, de la modernisation de l’appareil de production national ou de la satisfaction des besoins des citoyens au plan de l’emploi, du logement, de la santé, etc. Les programmes de relance successifs (PSRE, premier et second programme quinquennal) qui ont mobilisé d’importantes enveloppes financières traduisent l’engagement sur le terrain d’une dynamique tournée vers le développement accéléré et l’accès des populations aux bienfaits du progrès et de la modernité dans les régions les plus reculées du pays. Une modernisation et des équipements qui ouvrent des opportunités au plan de l’emploi et de l’amélioration des conditions de vie en général, faisant reculer les fléaux du chômage, de la pauvreté et de la maladie. Ce sont là autant d’acquis dont la préservation et la consolidation exigent de l’ensemble des acteurs de se hisser à la hauteur des défis en s’inscrivant résolument en faveur des réformes devenues irréversibles. M. Brahim

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Nation
Energies renouvelables
ministre délégué aux affaires étrangères, chargé des affaires avait estimé lors de son passage à Alger au début de ce mois de mars, que le secteur des énergies renouvelables est le potentiel qui motive le plus les Allemands. Evoquant le projet, M. Gloser, avait affirmé qu’il reste encore des détails techniques à affiner, comme le transport de l’énergie et le prix de celle-ci, précisant toutefois, que, bien que le projet soit une initiative privée, sa réalisation relève avant tout, d’une «décision politique».Rappelons que ce projet énergétique évalué à 400 milliards d'euros et initié par des entreprises allemandes a pour objectif de fournir à l'Europe 15% de son électricité d'ici 2050 en exploitant les énergies renouvelables dans les pays d'Afrique du Nord et du MoyenOrient. Desertec vise à créer d'ici 40 ans un vaste réseau d'installations éoliennes et solaires en Afrique du nord et au Moyen-Orient, afin de fournir jusqu'à 15% de la consommation d'électricité de l'Europe. Le consortium qui compte déjà 17 partenaires, dont l'américain First- solar, l'italien Enel ou encore le français Saint-Gobain, compte également de grands noms du secteur, tels que l'espagnol Red Eléctrica de España, le marocain

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Le rapprochement entre l’université et l’environnement socio-économique, thème d’un séminaire en juin
Un séminaire interministériel sera organisé en juin prochain par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) sur "le rapprochement entre l’université et l’environnement socio-économique", a-t-on appris hier à Oran. L’annonce a été faite par le professeur Hafid Aourag, Dg de la recherche scientifique et du développement technologique au MESRS à l’ouverture, mardi au siège du Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), des travaux des commissions intersectorielles pour la mise en exécution des programmes nationaux de recherche (PNR). "Il importe d’entraîner les autorités nationales, les institutions, les autres acteurs et la société dans son ensemble, dans un partenariat visant au développement de la recherche", a-t-il souligné, dans son allocution d’ouverture, estimant que "la participation de ces partenaires à un débat général sur la manière de structurer ce partenariat est importante". "Aujourd’hui, nous voulons connaître les besoins du secteur socio-économique et ce que peut faire l’université pour accompagner la dynamique que connait ce secteur. Cette rencontre, qui sera une sorte d’assises, permettra de définir les besoins de ce secteur en termes de métiers et de recherches car nous sommes convaincus que l’université doit s’adapter à ces besoins", a expliqué à l’APS le même responsable.

L’Algérie favorable au projet Desertec
C’est avec l’intention annoncée de se réunir prochainement avec les promoteurs du projet « Desertec » afin de discuter de sa mise en œuvre effective, que l’Algérie vient d’afficher publiquement son avis favorable à cette initiative. Notre ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a affirmé lors d'une présentation de la situation de son secteur à l'Assemblée populaire nationale (APN), que des membres de son département vont rencontrer les responsables du projet Desertec qui devraient se déplacer dans les prochaines semaines en Algérie pour discuter de sa réalisation. Et c’est « ce qui va nous permettre de connaître leur idée sur le projet » a ajouté le ministre. Néanmoins, Yousfi a précisé que «ces entreprises sont les bienvenues si elle acceptent de produire en Algérie les équipements» nécessaires à cette industrie, réitérant la condition de l'Algérie pour participer à cette initiative. «L'Algérie est même prête à travailler en partenariat avec toutes les entreprises qui veulent investir dans des opérations d'exportation de l'énergie électrique», a-t-il indiqué. En juillet 2009, une douzaine d'entreprises, dont la majorité est allemande ont signé un protocole d'accord pour la réalisation du projet Desertec composé d'un réseau de centrales solaires en Afrique du nord et au Moyen-Orient. Les sociétés signataires sont les géants allemands de l'énergie EON et RWE, le réassureur Munich Re, la Deutsche Bank, le groupe algérien Cevital, ainsi que des fabricants de solaire espagnols. L'Algérie et l'Allemagne ont convenu en décembre dernier, d'approfondir d'un commun accord ce projet, à l'occasion de la visite d'Etat du Président Abdelaziz Bouteflika en Allemagne. Pour sa part, le président du groupe d’amitié interparlementaire germano-maghrébin, M. Günter Gloser, ancien

Nareva Holding et l'italien Enel Green Power. First Solar a rejoint le projet Desertec en tant que partenaire associé pour démontrer le potentiel de l'énergie solaire photovoltaïque (PV) à fournir une énergie renouvelable à grande échelle, par l'exploitation du soleil du désert. En tant que partenaire associé à Desertec pour une première période de trois ans, First Solar apportera son expérience des projets photovoltaïques de grande ampleur dans le cadre des groupes de travail de Desertec et contribuera à établir les bases des projets de référence et à

élaborer un plan de déploiement. Le géant américain a déjà construit des sites de production d'énergie solaire de grande ampleur dans des zones désertiques, notamment aux Etats-Unis et dans les Emirats Arabes et compte réaliser un site de production d'énergie solaire de 2 gigawatts à Ordos en Mongolie Intérieure. Les fondateurs de Desertec ont intégré au projet d'autres acteurs majeurs du secteur des énergies renouvelables, notamment solaires et éoliens, ainsi que des distributeurs d'électricité. Amel Zemouri

Technologies solaires

Actualisation du projet algéro-japonais
Le plan d'action algéro-japonais pour le développement des technologies solaires sera actualisé le 16 avril prochain à Oran, a indiqué hier la vice-recteur de l'Université des Sciences et de la Technologie "Mohamed Boudiaf" (USTO). Une séance de travail est prévue à cette date à l'USTO avec des experts de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) pour "réactiver la mise en oeuvre du programme en raison des perturbations induites par le violent séisme qui a secoué, mars courant, l'archipel asiatique", a expliqué Mme Nacéra Benharrat dans un entretien à l'APS. "Les incidences du tremblement de terre sur ce programme de coopération sont minimes et résident dans quelques volets seulement de la démarche initialement convenue", a affirmé cette responsable chargée des relations internationales et de la coopération. Ce projet dont la concrétisation a démarré en janvier dernier porte sur l'acheminement de l'énergie solaire du Sud vers la région Nord du pays en vue d'alimenter les stations de dessalement de l'eau de mer. Le Centre de recherche sur l'énergie solaire d'Adrar est associé à ce programme qui prévoit également la création d'une usine de fabrication de silicium à Saïda et d'un Centre de recherche spécialisé à l'USTO. Une enveloppe budgétaire de cinq millions de dollars, mobilisée par la partie japonaise, est consacrée à la réalisation de cette opération dans un délai de cinq ans.

Au Centre de recherche stratégique et sécuritaire (CRSS)

Travaux publics

«La société civile en Algérie : réalités et perspectives»

T

out contexte national est marqué indéniablement par une dynamique d’action de la société civile organisée au sein d’une chaîne d’arborescences citoyennes qui témoignent de la pluralité des vécus socio-économiques. La société civile, au sens orthodoxe et universellement admis, est un domaine de la vie sociale, organisé volontairement, autonome et autosuffisant. C’est un ensemble d’organisations ou de groupes constitués de façon plus ou moins formelle qui n’appartient ni à la sphère gouvernementale ni à la sphère commerciale. La conférence organisée, hier, par le Centre de recherche stratégique et sécuritaire sur le thème de la société civile du point de vue de sa réalité intrinsèque et de ses perspectives, animée par M. Aïssa Belakhdar, spécialiste des réseaux associatifs, se propose de fournir un éclairage sur le sujet, en commençant d’abord par rappeler que ce concept chargé de valeurs d’engagement, de solidarité, de désintéressement, de capacités à tisser les liens sociaux, a existé dans notre société à travers les âges, les cultures. Il existait donc, un espace civilisateur qui répondait aux critères de la société civile et qui agissait en tant qu’élément fédérateur et en tant que facteur de cohésion sociale. Le conférencier observe qu’il existe actuellement, une grande diversité d’associations qui auraient pu attester à priori, d’un dynamisme de la société civile, mais cette floraison n’a pas été indemne de dysfonctionnements qui se sont faits jour et qui altèrent

son impact au sein des couches sociales. Partant du constat que la société civile n’est pas un luxe que l’on s’offre par coquetterie ou par goût du narcissisme, elle a besoin d’être confortée pour devenir un véritable outil de développement, d’être impulsée puissamment pour tendre vers cet objectif, comme c’est le cas, dans les pays avancés. L’orateur constate dans cette occurrence, que le volontariat, en ce qu’il implique en termes de participation active des citoyens, reste encore faible, marginalisé et confiné dans une proportion congrue, mettant l’accent au passage, sur la nécessité de mettre à contribution les médias, les programmes scolaires et pédagogiques pour lui donner toute sa vitalité. Il plaide en dernière instance, pour son institutionnalisation. Un Etat fiable doit receler en son sein une société civile dynamique et persévérante, a-t-il martelé. Il indique qu’il existe des paramètres qui sont l’apanage d’une société civile qui consacre la liberté, le pluralisme et la tolérance, le respect et la stricte observance des lois, le développement de l’économie de marché. Le manque ou l’insuffisance d’une vision stratégique qui inspire et régule les actions de la société civile en Algérie, est un frein qui la contrarie. Le problème n’est pas de restreindre le nombre des associations qui activent, mais de les inscrire dans une optique d’initiatives et d’actions qui soit conforme à des exigences qui répondent indubitablement aux normes requises. L’orateur constate l’absence de passerelles entre

Ouverture partielle du dernier tronçon de la RN 35 à Aïn Temouchent
Le dernier tronçon du projet de dédoublement de la RN 35 reliant Ain Temouchent à Tlemcen, au niveau de la commune Emir Abdelkader, a été ouvert partiellement à la circulation, a-t-on appris hier, auprès de la direction de wilaya des Travaux publics. Ce tronçon, long d’environ cinq kilomètres, a été ouvert à la circulation routière dans le sens Tlemcen-Ain Temouchent. Le sens inverse, à savoir Ain Temouchent-Tlemcen, dont les travaux de finition sont en voie d'achèvement, sera opérationnel "dans les tout prochains jours". Ils portent notamment sur les bordures et les dépendances des routes, a-t-on précisé. Cette double voie, dont le projet a été doté d'un montant de 2,8 milliards de dinars, permet d’éviter la commune Emir Abdelkader, située à 30 km de la ville d’Ain Temouchent, et de réaliser un gain de temps dans les liaisons avec Tlemcen et Oran, a-t-on indiqué. Ce tronçon achève entièrement le dédoublement de cette route nationale sur une distance de 38 km. "Il s’agit d’un terrain accidenté où il a fallu procéder à plusieurs transferts d’équipements, dont un gazoduc, d’où le retard dans sa livraison", a-t-on expliqué à la direction des Travaux publics de la wilaya de Ain Témouchent. Le projet de dédoublement de la RN 35 permet aussi une meilleure fluidité de la circulation sur cet axe routier qui enregistre un flux de 40.000 véhicules/jour, dont 35% de poids lourds. Deux trémies pour l’évitement de la ville d’Ain Temouchent ont été également réalisées sur la RN 35. Par ailleurs, le projet de dédoublement de la RN 2, reliant Aïn Témouchent à Oran sur une distance de 42 km et pour lequel une enveloppe de 2 milliards de dinars a été affectée, a été achevé et livré totalement à la circulation. Une nette amélioration de la circulation routière est relevée à ce niveau. Désormais, l’usager de cette route peut joindre Oran, depuis Aïn Témouchent, en 40 minutes à vitesse normale. La liaison Oran-Tlemcen est davantage fluide avec l’achèvement du projet de dédoublement de la RN 35, a-t-on affirmé. "On peut aller d’El Bahia à la capitale des Zianides en une heure et demie", a assuré la même source, en rappelant qu’une dizaine d’entreprises ont contribué à la concrétisation des projets des RN 35 et 2. L'ouverture de l’autoroute Est-Ouest a également contribué à l’allègement du flux routier sur l’axe Tlemcen-Oran via Ain Temouchent, a-t-on relevé. La wilaya d’Ain Temouchent sera reliée à cette autoroute par une liaison sur 80 km entre le futur pôle industriel de Beni Saf et le tronçon autoroutier passant par Sidi BelAbbès, projet en cours d’étude, a-t-on ajouté.

Ph. : Louisa

l’université et le monde associatif dans ses différents démembrements. Il relève un autre grief incapacitant qui consiste à dépister une inadéquation au niveau des recherches académiques qui s’effectuent encore, à l’aune de prismes passéistes et éloignés des réalités actuelles. Le travail d’intérêt commun, hautement utile dans les sociétés modernes, ne détient pas, dans notre pays, la place qu’il est en droit d’ambitionner. Tous les Etats comptabilisent minutieusement l’apport assidu des citoyens au sein d’une action collective, orientée vers le bien commun. Ce n’est pas encore le cas chez nous. Il déplore un manque de considération et d’implication de nos figures emblématiques, de nos personnalités qui ont largement contribué à l’essor de notre patrie, à son prestige, à son rayonnement. Il regrette quelque part, le peu de sollicitation de notre potentiel humain, scientifique, culturel installé à l’étranger. Dès lors, il est désormais indispensable de penser à

revoir le cadre juridique qui régit le mouvement associatif, comme le préconise M. Berkouk, dans une brève intervention. De toute évidence, le débat qui s’en est suivi, n’a pas échappé à un inévitable foisonnement de remarques, de suggestions, d’avis qui convergent grosso modo vers l’obligation de réfléchir à un redéploiement salutaire de la société civile afin de l’expurger de contraintes objectives, d’insuffisances notoires, de handicaps parfois structurels, pour l’engager dans une nouvelle perspective qui l’enracine dans un vécu en phase avec les impératifs de notre époque, en l’éloignant d’une espèce de carcan gorgé de schémas d’organisation qui sont devenus la plupart du temps inopérants, qui risquent en définitive, de se poser en obstacles majeurs devant les dynamiques d’une société civile dont les prégnances agissent immanquablement, en tant que rouage essentiel dans la promotion des sociétés modernes. M. Bouraïb

Mercredi 30 Mars 2011

EL MOUDJAHID

Nation
Réformes politiques
cause la réflexion à ce niveau ne saurait prétendre à la pertinence, si on fait abstraction des défis auxquels nous faisons face ici et maintenant. Des défis qui ont pour nom les réponses à donner aux problèmes du chômage, l’exigence d’une formation de qualité qui garantit l’insertion dans le monde du travail, la nécessité de passer à l’après-pétrole, la prise en compte de la lutte contre le terrorisme, les menaces de la crise économique et financière, les dérèglements climatiques, etc. Dans leurs efforts visant à s’engager résolument dans la voie des réformes pour consolider la démocratie et l’Etat de droit, les pays africains ont mis en place un mécanisme d’évaluation du système de gouvernance en place en l’occurrente le MAEP (Mécanisme africain d’évaluation par les pairs). Un certain nombre de pays dont l’Algérie ont accepté de se soumettre à l’exercice d’évaluation par les soins du Panel de personnalités. L’examen porte sur un certain nombre de questions : fonctionnement de la justice ; la corruption ; l’Etat des droits de l’homme et des libertés... Il s’agit pour le pays qui accepte de se soumettre à l’évaluation de faciliter la tâche aux analystes en jouant le jeu de la transparence en n’ayant pas peur du résultat de l’enquête, puisque les critiques et les faiblesses éventuelles qui seront décelées constitueront autant d’éléments qui serviront à apporter les correctifs nécessaires. Une appréciation d’autant plus intéressante qu’il y a de sérieuses assurances quant à l’objectivité du point de vue qui est celui de personnalités intègres et désintéressées. L’essentiel est d’aller vers de nouvelles avancés dans le processus démocratique qui pour être pertinent doit nécessairement prendre en considération les aspirations des Algériens et Algériennes sachant que la femme est en droit d’espérer une meilleure place. M. Brahim

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Le dispositif à l’insertion professionnelle, un apport appréciable pour l’absorption du chômage chez les diplômés

Des avancées concrètes dans la bonne gouvernance L
e débat sur les réformes politiques évoquées dernièrement par le Président de la République à l’occasion du 19 Mars mobilise les états-majors des partis politiques mais aussi les intellectuels attentifs à tout ce qui peut faire avancer le pays dans la bonne direction, ce qui donne lieu actuellement à un foisonnement d’idées et réflexions. Un exercice somme toute normal dans une démocratie, d’autant que les réalités du monde d’aujourd’hui en perpétuelle évolution, imposent de procéder à des évaluations périodiques pour voir ce qu’il y a lieu d’améliorer dans notre système de gouvernance. En tout état de

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Centre des études stratégiques d’Echaâb

Conférence sur les investissements américains en Algérie : un grand intérêt pour investir dans les secteurs hors hydrocarbures
es investissements américains en Algérie et les perspectives de coopération entre les deux pays”, est le thème de la conférence qui s’est tenue hier au centre des études stratégiques du journal Echaâb, une rencontre animée par M. Karim El Hassani, vice-président de la Chambre de commerce américaine en Algérie et opérateur économique. M. El Hassani, qui connaît bien le milieu des hommes d’affaires américains, a souligné le grand intérêt des entreprises américaines pour investir en Algérie dans les secteurs hors hydrocarbures, notamment la grande industrie à l’exemple de l’usine de câbles électriques de Biskra, l’agriculture et l’élevage, l’aquaculture, les énergies renouvelables, la pharmacie. Pour le moment, les investissements américains en Algérie, évalués à 5 milliards de dollars, sont concentrés dans les hydrocarbures. L’orateur a indiqué que le cadre juridique nécessaire au développement des relations et de la coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis est en train de s’étoffer dans le sillage des initiatives prises par Washington dont l’encouragement à la mise en place d’une zone de libre-échange au MoyenOrient, la conférence sur le partenariat et les opportunités d’investissement, le message d’Obama au Caire (Egypte) dans lequel il a insisté sur le renforcement des liens transfrontaliers, le renforcement des initiatives entre les hommes d’affaires, et les secteurs privés, l’encouragement de l’innovation de la sous-traitance et la création d’opportunités d’affaires. Dans le cadre du programme visant le renforcement de la coopération et du partenariat entre les deux pays, un certain nombre de projets sont prévus dont la mise en place d’un réseau de sous-traitance, le renforcement des liens entre les jeunes entrepreneurs, la création d’une académie de

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formation dans le domaine du management et de l’entrepreneuriat et dont le siège est prévu à Alger. Il est question également de créer un pôle technologique et d’innovation pour promouvoir les PME spécialisées dans les NTIC et les industries innovantes en plus de la formation dans les affaires grâce à la mise en place d’un réseau d’écoles de formation dans les affaires. Il est question également de mettre en place un centre d’excellence, de sous-traitance et d’entrepreneuriat. L’orateur notera que le travail de sensibilisation auprès des investisseurs américains consiste à leur faire comprendre les besoins de l’Algérie au plan du transfert de technologie, de l’emploi, ce qui nécessite des investissements de long terme. Au niveau de la Chambre de commerce, on travaille à développer les visites de délégations d’hommes d’affaires dans les deux pays. Il est prévu l’organisation au mois de mai 2011 d’un séminaire portant sur l’encouragement des entreprises algériennes à exporter sur le marché américain des produits hors hydrocarbures. Parlant du climat des affaires en Algérie et des différents facteurs auxquels les investisseurs américains accordent un intérêt avant tout décision d’investir, M. El Hassani soulignera qu’au plan sécuritaire, l’Algérie a fait beaucoup, ce qui a contribué à la stabilité de la région, d’où le fait que la situation sécuritaire n’est pas l’élément le plus important pour les investisseurs. A propos de la règle des 51 et 49 %, l’orateur note que ce n’est pas un obstacle pour prendre le risque d’investir, même si on souhaite un changement concernant cette règle pour qu’on voit plus d’entreprises américains en Algérie. Les aspects importants qui méritent d’être pris en considération pour attirer les investissements concernent la stabilité et la clarté des lois et règlements, les règles concernant le transfert des

Ph. : A. Hamadi

capitaux, le fonctionnements de la Bourse des valeurs mobilières. A propos des changements en cours dans le monde arabe et leur éventuel impact du point de vue de l’attitude des investisseurs, le conférencier a estimé qu’il n’ y a pas de problème, la stabilité étant une ques-

tion de temps. Il a relevé également que l’Algérie a la chance de pouvoir compter sur sa diaspora de chercheurs et scientifiques qui jouent un rôle pour encourager les investissements américains en Algérie. M. Brahim

Réunion hier à Dakar de l’Union africaine de radiodiffusion (U.A.R)

Pour une réunion d’échanges radiophoniques et télévisuels

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Union africaine de radiodiffusion (UAR) a tenu hier à Dakar une réunion consacrée à la mise en place des modalités pratiques d'un réseau d'échanges de programmes radiophoniques et télévisuels entre les radiodiffuseurs membres de cette organisation professionnelle continentale, a-t-on appris auprès des organisateurs. Lors de ces assises dont les travaux dirigés par le président de l'UAR, M. Tewfik Khelladi, également directeur général de la Radio algérienne, les participants évoqueront notamment la question relative au financement des infrastructures techniques permettant l'émission et la réception satellitaire. Participeront à cette réunion prévue sur deux jours, les représentants de l'Union arabe des radiodiffuseurs (ASBU), de l'Union européenne de la radio-télévision (UER) et de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT). A l'heure actuelle, les radios et les télévisions du continent africain connais-

sent de grosses difficultés en matière d'échanges de programmes, de couverture et de retransmission des événements de quelque nature qu'ils soientô, a-t-on expliqué auprès de l'UAR. La couverture et la retransmission des événements par les radios et télévisons nécessitent des moyens techniques qui font à l'heure actuelle cruellement défaut à l'écrasante majorité des radios et télévisions africaines. Cette seconde réunion de Dakar, la troisième après celle tenue en novembre dernier à Alger en marge de la 4eme assemblée générale de l'UAR doit permettre de mettre en place un plan opérationnel de prise en charge de cette question vitale pour les centaines de millions d'auditeurs et téléspectateurs africains, précise-t-on avant le début de la rencontre. Ce plan, indique-t-on de même source, doit intégrer autant la solution technique préconisée que les modalités et les sources de son financement. Interrogé par l'APS sur la faisabilité du projet, M, Khelladi a affirmé que

les solutions techniques existent, qu'elles sont nettement moins couteuses que celles qui existaient auparavant et qu'elles sont plus efficaces car ce sont des solutions multimédias (image, son, texte et téléphonie). Il s'agira donc, a ajouté M. Khelladi, de la capacité des organismes membres à adhérer à ce projet et de celles de l'UAR à mettre en place les outils de financement. Je n'ai absolument aucun doute quant à la volonté des uns et des autres de propulser la radiodiffusion africaine dans le 21e siècle, et ainsi l'arrimer robustement aux les Unions similaires, telles que l'ASBU (monde rabe) ou l'UER (Europe) entre autres, a-t-il expliqué. Cette réunion

précède une autre rencontre non moins importante, prévue jeudi, consacrée aux droits de retransmission des compétitions et événements sportifs, particulièrement ceux organisées par la Confédération africaine de football (CAF).

e Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) continue d’absorber l’essentiel des offres d’emploi émanant des différents organismes employeurs, tant publics que privés, du centre du pays, a-t-on appris de responsables chargés du secteur de l’emploi. Le taux de satisfaction des demandes d’emploi oscille entre 40 et 50% de la demande globale enregistrée au niveau des agences d’emploi du centre du pays, au cours de l’année 2010, a-t-on estimé de même source. Ce taux est appelé à évoluer, durant les prochains mois, à la faveur des nouvelles dispositions introduites par le ministère du travail portant notamment, sur la prolongation de la durée du contrat de travail, qui passera à trois années, au lieu d’une année, ainsi que la révision en hausse de l’indemnité mensuelle octroyée au primo demandeurs d’emploi, fixée à 15.000 DA, contre 12.000 DA auparavant, ajoute-t-on de même source. La mise en place de ce dispositif a permis de réaliser un nombre "très appréciable" de placements au profit des jeunes primo demandeurs d’emploi, à travers les différentes wilayas du centre du pays, a-t-on estimé de même source, précisant que le volume des placements effectués représente, dans certaines régions, plus de la moitié des emplois créés localement au titre des différents dispositifs d’emploi. Il ressort d’un décompte réalisé sur la base des résultats de clôture de l’exercice 2010 des agences de l’emploi du centre, le placement de près de 50.000 jeunes dans des postes de travail temporaires au sein d’organismes économiques, publics et privés, ou administratifs relevant des wilayas respectives de Bouira, Boumerdes, Tizi Ouzou, Ain Defla, Blida, Chlef et Médéa. Un nombre égal de demandes est en instance de placement au niveau de ces dont 15.000 agences, demandes dans la seule wilaya de Tizi Ouzou qui a assuré, en l’espace de trois années, le recrutement, à titre permanent, de quelque 10.500 jeunes diplômés universitaires. Les responsables de ces agences tablent, pour l’année en cours, sur un volume de placement égal ou légèrement supérieur à celui réalisé lors du précédent exercice, en comptant, dans ce contexte, sur une plus grande implication des organismes employeurs, notamment dans le secteur économique et du BTPH qui offrent de grandes opportunités de recrutement et de placement, selon ces responsables. Ces derniers s’attendent à un grossissement du volume des offres de recrutement qui seront collectées auprès des organismes employeurs et ne désespèrent pas de réaliser de meilleurs résultats que durant les précédents exercices, eu égard à la consistance financière du programme de développement quinquennal et des aides octroyées aux organismes qui adhérent à ce dispositif, a-t-on affirmé.

Mercredi 30 Mars 2011

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Culture
Tlemcen, capitale de la culture islamique

EL MOUDJAHID

Le TRBejaia présent avec une pièce sur Abou Al-Fadhl Machdelli Tlemçani

Ouverture d'un Colloque international sur l’Islam, l’orientalisme et dialogue des cultures

L

e théâtre régional de Bejaia (TRB) participera à la manifestation "Tlemcen capitale de la culture islamique 2011" avec une pièce sur le voyageur Abou Al-Fadhl Machdelli Tlemçani, a indiqué le réalisateur Omar Fetmouche. Dans une déclaration à l'APS, Omar Fetmouche, également directeur du théâtre régional de Bejaia a affirmé qu'il est sur le point de finaliser cette pièce qui retrace la vie de ce globe-trotter qui a vécu au XVème siècle à Bejaia et à Tlemcen et parcouru plusieurs pays arabes avant de s'installer en Egypte ou il a étudié les sciences islamique de la Mosquée d'Al Azhar. Il a ajouté que cette pièce qui sera réalisée avec la collaboration d'autres jeunes réalisateurs et dont la scénographie a été confiée à Hamza Djaballah, sera fin prête en juin prochain pour la présenter le 21 septembre à Tlemcen. L'écriture de la pièce qui verra la participation de 22 comédiens repose sur des références historiques et des recherches approfondies avec la participation d'institutions dont le Haut conseil islamique (HCI) et la contribution des descendants de cette personnalité. L’œuvre retrace, selon Fetmouche, le parcours de ce voyageur à commencer par son lieu de naissance à M'chdellah (Bouira) avant son long périple qu'il a commencé de Tlemcen puis la Tunisie, la Libye, le Liban, la Syrie, Chypre et l'Egypte en quête de la science et du savoir. Omar Fetmouche a par ailleurs annoncé l'organisation en avril prochain d'un atelier de chant religieux auquel prendront part des comédiens participants à cette pièce.

U

n colloque international sur "l’Islam, l’orientalisme et le dialogue des cultures" s'ouvrira demain (mardi) à Tlemcen. Organisé par l’université Abou-Bekr Belkaid dans le cadre de la manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011", en collaboration avec le ministère de la Culture, cette rencontre de deux jours vise à mettre la lumière sur l'orientalisme en tant "qu’espace contribuant à l’instauration du dialogue entre les cultures", ont indiqué les organisateurs. Le représentant du comité d’organisation a souligné que les travaux permettront de "revoir divers discours orien-

talistes et de mettre en exergue ses aspects objectifs et autres". Cette rencontre verra la participation d’un grand nombre de chercheurs, de spécialistes et de professeurs d'universités algériennes et étrangères, qui traiteront des axes inclus au programme abordant, entre autres, "L’orientalisme et l’Islam", "Les orientalistes et les sources de l’histoire musulmane", "La réalité du discours orientaliste", "Les méthodologies orientalistes", "Dialogue des cultures: Concept, conditions et moyens" et "La réalité de l'orientalisme à l’ère du dialogue interculturel".

Un riche programme cinématographique à l’affiche

L

e département Cinéma de la manifestation "Tlemcen capitale de la culture islamique 2011" a conçu un programme cinématographique varié pour "divertir les jeunes, les cultiver et les informer des techniques du 7ème art", a annoncé dernièrement à Tlemcen son responsable. Ce programme prévoit la projection d'une série de films documentaires récents sur l’histoire, la culture, le

Mila

Un Salon dédié à la calligraphie arabe

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n salon consacré à la calligraphie arabe a été ouvert, lundi à la Maison de la Culture de Mila, avec la présentation de 53 tableaux de l’artiste plasticien Mohamed Bouthelidja, de la wilaya de Souk Ahras. Mohamed Bouthelidja, qui était le "clou" du Salon de par les divers styles de ses toiles toutes versées sur l'art de la calligraphie arabe, est diplômé de l'Ecole des Beaux-arts d'Alger. Il a reçu une formation à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris (France). L'artiste a participé à de nombreuses expositions, en Algérie et à l'étranger, et passe pour être l’un des fondateurs du festival international de l’art de la calligraphie en Algérie. Ce Salon, devenu une tradition, constitue une occasion propice pour faire découvrir au public milévien plusieurs travaux réalisés par des calligraphes locaux, a indiqué Melle Meriem Bouard, responsable de l’atelier des arts plastiques à la Maison de la Culture de la wilaya.

patrimoine et les érudits de la ville de Tlemcen et ses environs, dont "Tlemcen l’andalouse" de Chérif Aggoune, "les mosquées, zaouïas et mausolées de Beni Snouss" du réalisateur Hocine Nazef, "les savantes et moudjahidate de Tlemcen" de Noureddine Benomar Mezaher et "Sidi Boumediene" de Nora Kaci Abderrahmane Belaroussi, a précisé M. Abdelkrim Oumeziane, lors d'une rencontre avec la presse. Outre des films de fiction comme "El Andaloussi" de Mohamed chouikh et "Dib" de Abdelkrim Bahloul, le programme comporte également des films documentaires sur le patrimoine immatériel et autres dédiés aux genres hawzi, à la poésie et le chant féminin "haoufi", les rituels comme "le carnaval d’Ayrad" de Beni Snouss, ainsi que d'autres sur les région de la Saoura, la Kabylie et les hauts plateaux. Selon le même responsable, son département organisera mensuellement quatre projections en avant-première au niveau de la ville de Tlemcen en présence des réalisateurs et auteurs, avant la projection des nouveaux films dans les différentes salles de cinéma des wilayas voisines. Le film "Cheikh Hadj Kaddour Ben Achour" du réa-

lisateur Nazim Kaidi sera projeté en avant-première mercredi prochain à la maison de la culture Abdelkader Alloula, suivi du film "Le verger de Tlemcen", la semaine prochaine. S’agissant du spectacle, la première étape se déroulera au niveau de la maison de la culture en attendant l’achèvement du projet du palais de la Culture de Mansourah, selon la même source, qui a signalé que le département cinéma utilisera aussi du matériel mobile pour la projection de films dans les places publiques. Par ailleurs, le même département organisera, en collaboration avec la direction de l’Education de la wilaya et des associations culturelles locales, un concours du meilleur reportage multimédias destiné aux lycéens, en plus de l’ouverture, au profit des jeunes amateurs, de clubs des cinéphiles conçus pour débattre des œuvres cinématographiques et des techniques modernes utilisées dans la mise en scène. Un panorama du film documentaire de la manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique", des journées cinématographiques des pays participants à cette manifestation et des débats en présence des réalisateurs, seront également programmés, a-t-on annoncé.

Elaboration d'un programme annuel à Constantine

Cap pour la promotion de l’activité culturelle
Un programme d'animation culturelle, à même de faire "sortir la ville de Constantine de sa relative "léthargie", sera entamé dès dimanche, a indiqué samedi le responsable de l’office local de promotion des activités culturelles au cours d’un point de presse. M. Hacène Blikaz a affirmé que la structure qu’il préside, depuis sa création en août dernier, a élaboré un programme culturel qui "s’étalera sur 12 mois pour tenter d’imprimer un nouveau souffle à l’action culturelle Pour y parvenir, "la participation de tous les acteurs concernés, y compris du public, est souhaitable ne serait-ce que pour découvrir les jeunes talents et les encourager à s’épanouir et s’intégrer pleinement dans la vie culturelle de la cité", a souligné le directeur de l’office devant un parterre de journalistes, de jeunes artistes et d’hommes de culture conviés à cette conférence de presse. "Les portes sont ouvertes à la société civile pour venir en appoint et consolider l’effort déployé pour la promotion de l’acte culturel", a-t-il indiqué avant d’exprimer le souhait d’une "participation active, au double plan moral et matériel des autorités locales pour concrétiser les objectifs tracés". Le projet de programme culturel pour l’année 2011-2012, rendu public, comporte notamment l’organisation, du 27 mars au 2 avril prochain, de la 5e édition du printemps théâtral de la ville de Constantine, de la 2e édition des journées constantinoises du cinéma, des soirées internationales des solistes, des journées constantinoises de l’humour et de la comédie, des soirées "Cirta" des musiques du monde, des journées internationales du "One man show" , des journées des danses populaires méditerranéennes et la découverte des jeunes talents dans les domaines du chant, de la musique, de l’art dramatique, du dessin et de la poésie. Des soirées dédiées à l’Inchad, à El Hadra (chant Aïssaoui) et au malouf, ainsi que des colloques et des conférences scientifiques et culturelles pour la célébration de "Youm El Ilm" qui s’étalera, cette année sur une trentaine de jours, sont également prévues au programme, a affirmé le même responsable.

Le concours "Kaki d'or"

15 textes théâtraux recueillis

L

e commissariat du festival national du théâtre amateur de la wilaya de Mostaganem a recueilli 15 textes dans le cadre de la 4e édition du concours "Kaki d'or", a-t-on appris récemment auprès du commissariat. Le commissariat du festival a retenu jusqu'a présent 15 textes théâtraux qui seront en lice lors de la 4e édition du "Kaki d'or" prévue les 20 et 21 mai prochain à Mostaganem, a précisé le directeur technique du festival, M. Mohamed Boudane. Le dernier délai pour le dépôt des textes théâtraux est fixé au 10 avril pour permettre au jury composé de cinq membres (auteurs, critiques et hommes de lettres) de lire et évaluer les écrits, a indiqué M. Boudane. Les textes doivent être écrits en langues arabe classique ou dialectale, amazighe ou française et présentés en six exemplaires et sur CD, a-t-il précisé. Par ailleurs, M. Boudane a indiqué que la 44e édition du concours de la meilleure inter-

prétation théâtrale qu'organise le festival national du théâtre amateur à Mostaganem est prévue du 21 au 29 juin prochain. Les éliminatoires régionales de ce concours se déroulent actuellement à Skikda, Bordj Menail, Boudouaou, Djelfa et Meghnia où les meilleures troupes seront retenues pour participer à la finale, a-t-il précisé. Organisé annuellement par le festival, le concours "Kaki d'or" vise à ouvrir de nouvelles perspectives aux amateurs et professionnels en écriture théâtrale et à découvrir de nouveaux talents en dramaturgie. Le montant des prix "Kaki d'or" s'élèvent à 75 millions de centimes. Le premier prix est fixé à 30 millions de centimes, le second (20 millions de centimes) le troisième (15 millions de centimes) et le quatrième (10 millions de centimes). Le prix de la troisième édition du concours "Kaki d'or" a été remporté par Marwan Mansouri de la wilaya de Skikda pour son texte théâtral "Nuit d'horreur". Le concours

"Kaki d'or" porte le nom de l'artiste Ould Abderrahmane Kaki qui a œuvré à enraciner le théâtre dans le patrimoine oral algérien, en fondant la troupe "Garagouz" en 1958 qui a adopté un nouveau style, différent de ceux appliqués à l'époque par les troupes françaises et en intégrant dans le théâtre la réalité culturelle et sociale qui traduit l'authenticité et les racines de la société algérienne. Parmi ses plus célèbres œuvres : "132 ans", "Diwan el Garagouz", "el Guerrab oua essalihine", "Chaâb ellil", "Beni Kelboun", "Koul ouahed oua hekmou". Né en 1934 à Mostaganem, Ould Abderrahmane Kaki s'est distingué dans plusieurs capitales arabes et européennes en décrochant plusieurs sacres, notamment la médaille d'or au Caire à la fin des années 80. Il est décédé le 14 février 1995 laissant un riche répertoire et une touche singulière au 4e art que veillent à perpétuer les jeunes créateurs artistiques. APS

Mercredi 30 Mars 2011

EL MOUDJAHID

Santé
Des scientifiques anglais sont parvenus à identifier trois nouveaux types de mutations qui seraient impliqués dans l'apparition de leucémie myéloïde aigüe.
caractérise par une production de cellules immatures au niveau de la moelle osseuse qui provoque un déséquilibre dans la composition du sang. Incorrectement développés, les globules blancs sont incapables de combattre les infections et les globules rouges ne suffisent pas à transporter l'oxygène dans tout l'organisme. Sans traitement, la maladie peut être fatale en quelques semaines. Au cours de leurs recherches, les scientifiques se sont donc intéressés aux étapes du développement de cette forme de leucémie et aux différents facteurs qui pouvaient intervenir. Pour cela, ils ont observé chez des souris les conséquences de différentes mutations sur le risque de développer une leucémie myéloïde aigüe. Ils sont ainsi parvenus à identifier trois gènes distincts parmi lesquels, un affecte la croissance et la division des cellules, et un second modifie l'environnement cellulaire. "Nous avons découvert les étapes critiques qui intervien-

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Les os du visage vieillissent aussi
Les os du visage se modifient. Quand on pense vieillissement du visage, ce sont les rides et le relâchement cutané qui viennent à l'esprit, mais selon de nouvelles recherches la peau n'est pas la seule chose qui vieillit. Au fil du temps, les os du visage perdent de leur volume ce qui accentue l’aspect âgé. Avec l’âge, les orifices orbitaux s’élargissent, le dessin des mâchoires s’estompe. En fait, les os du visage sont comme un « échafaudage » sur lesquels sont tendus les tissus et la peau et la perte osseuse entraîne un affaissement de l’ensemble. Les femmes plus touchées que les hommes. Alors que la perte osseuse touche surtout les hommes de plus de 65 ans, ce processus commence plus tôt chez les femmes : probablement autour de l’âge de 40 ans. La perte de volume osseux explique pourquoi le lifting ne permet jamais de retrouver son visage de 20 ans. Tomodensitométrie osseuse. Les chercheurs de l’université de Rochester (New York) ont utilisé une technique de tomodensitométrie de l'os du visage chez 120 hommes et femmes âgés de 20 à 40, 41 à 64, et 65 ans et plus. Ils ont ensuite créé des reconstructions en trois dimensions de l'analyse, dont ils se sont servis pour prendre des mesures détaillées de la structure osseuse du visage. Avec l'âge, les scans ont montré que les os des orbites reculent et s’élargissent. Des pertes similaires de volume se produisent dans les arcades sourcilières, le nez et la mâchoire supérieure.

Découverte de nouveaux gènes impliqués dans la leucémie

C

'est un nouvel espoir dans la lutte contre cette forme de cancer. Des scientifiques du Wellcome Trust Sanger Institute ont découvert trois différents gènes dont les mutations pourraient conduire au développement de leucémie myéloïde aigüe. Publiés dans la revue Nature Genetics, ces travaux ouvrent de nouvelles voies quant à la mise au point de traitements efficaces et davantage ciblés. Affectant les globules blancs, ce type de cancer se

nent lorsque le cancer se développe. Identifier les étapes biologiques en cours signifie que nous pouvons rechercher de nouveaux traitements capables d'inverser le processus", a expliqué à la BBC le Dr George Vassiliou, consultant

hématologiste à l'Institut. Si développer de nouveaux médicaments pourrait "prendre des décennies", il a ainsi indiqué qu'il serait possible d'utiliser des molécules déjà connues mais "d'une manière plus ciblée".

Aéroports : les scanners corporels sans danger pour la santé
Les scanners corporels des aéroports américains ne sont pas dangereux pour la santé. Ceci est la conclusion d'une étude menée par une équipe de chercheurs de l'Université de Californie, parue hier dans les Archives of Internal Medicine.

L'ADN et ses modes de réparation

L’aspirine est contre-indiquée durant la grossesse
Dès le début du 6e mois de grossesse, les A I N S (antiinflammatoire non stéroïdiens), dont l’aspirine, sont contre-indiqués. Quant aux premier trimestre, les données concernant les AINS et l’aspirine étant insuffisantes pour garantir leur innocuité sur le fœtus, ils sont également déconseillés durant cette période. Le paracétamol est l’antalgique de référence durant toute la grossesse. Dans tous les cas, l’auto-médication est déconseillée pendant toute la grossesse.

T

out au long de la vie, des mécanismes de réparation de l'ADN - qui porte l'information génétique héréditaire - sont mis en œuvre à la suite d'agressions diverses (comme les UV). Si ces lésions ne sont pas correctement réparées, elles seront à l'origine de mutations conduisant à des cancers et un vieillissement prématuré. Ce rôle est assuré par un complexe appelé NER ( Nucléotide Excision Repair ). Une équipe dirigée par JeanMarc Egly, directeur de recherche à l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS / Inserm / Université de Strasbourg) vient de montrer que le rôle de ce NER va bien au-delà de la réparation de l'ADN : il intervient au début des processus nécessaires à la vie. Ces travaux sont publiés dans Molecular Cell .

D

'ici 2011, plus d'un millier de scanners corporels devraient être installés dans les aéroports américains. Comme pour l'imagerie médicale, ces appareils utilisent des rayons X afin de visualiser les objets dangereux pouvant être portés par les voyageurs. Si la directive a pour objectif d'améliorer la sécurité des passagers, certains craignent que les radiations ionisantes de l'appareil nuisent gravement à leur santé. Afin de rassurer les usagers assidus des transports aériens, une équipe de chercheurs de l'Université de Californie a mené une étude sur les risques de ces appareils. Les résultats ont révélé qu'ils ne présentaient aucun danger. L'étude parue hier dans les Archives of Internal Medicine explique que la

quantité de radiation à laquelle un patient est exposé lors d'une radiographie dentaire équivaut à une cinquantaine de passages d'un voyageur à travers un scanner d'aéroport. La radio du poumon est quant à elle égale à 1.000 passages et la mammographie à 4.000 passages. Toujours selon l'étude, "les doses de radiation ionisantes

émises par les scanners à rayon X sont extrêmement basses, si basses qu'on ne sait pas si elles ont le potentiel d'affecter la santé". Cependant, même si ces doses sont insignifiantes, les chercheurs soulignent qu'avec 750 millions de passagers par an aux Etats-Unis, "même un risque ténu au niveau individuel peut se traduire par un nombre significatif de cancers". Les scientifiques ont donc calculé que sur 100 millions de passagers qui auraient voyagé en tout 750 millions de fois dans l'année, six nouveaux cancers risquaient d'apparaître. Pour des voyageurs plus assidus, effectuant 10 vols de plus de six heures par semaine et par an, le nombre de cancers supplémentaires a été évalué à 10.

Les problèmes psychologiques dans l'enfance ont un impact durable
Les problèmes psychologiques rencontrés dans l'enfance peuvent avoir des conséquences économiques et sociales néfastes durant toute la vie de l'individu, révèle une étude menée sur un demi-siècle auprès d'un groupe étendu de Britanniques et publiée lundi aux Etats-Unis. L'analyse des informations recueillies auprès de ces physique", relève James Smith, économiste de la RAND Alissa Goodman et Robert Joyce de l'Institute for Fiscal personnes, dès la semaine de leur naissance puis durant Corporation, un organisme de recherche américain à but Studies à Londres. Cette étude appuie des travaux cinq décennies, révèle que celles ayant eu de graves non lucratif, un des principaux auteurs de cette étude. antérieurs qui avaient déjà révélé l'impact négatif durable problèmes psychologiques dans leur enfance avaient à "Cette recherche laisse penser que davantage d'efforts des troubles psychologiques subis dans l'enfance sur la 50 ans des revenus inférieurs d'environ un quart à ceux pour mieux répondre à ces problèmes de santé mentale réussite économique et le succès dans les relations des personnes n'ayant pas eu ces difficultés. dès la petite enfance pourraient avoir d'importantes sociales, soulignent les auteurs. En outre, les enfants ayant subi des stigmates retombées économiques plus tard dans la vie", ajoute-tUne recherche parue précédemment et dont James psychologiques se sont montrés, une fois adultes, moins il. Ces chercheurs ont ainsi calculé que de graves Smith était le co-auteur révélait que les problèmes consciencieux dans leur travail, étaient moins souvent problème de santé physique dans les premières années psychologiques dans l'enfance avaient un impact sociomariés et connaissaient des relations personnelles moins de la vie ne sont responsables que d'une réduction de 9% économique majeur, et évaluait le coût à 2.100 milliards stables que les autres, ont également constaté les en moyenne des revenus du ménage à 50 ans par rapport de dollars au total au cours de la vie de l'ensemble des chercheurs dont les travaux paraissent dans les Annales aux participants de l'étude n'ayant pas subi ces Américains affectés. de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) problèmes. Cette baisse n'est que de 3% pour des ennuis Les résultats de l'étude américaine sont très similaires datées du 28 mars/1er avril. de santé mineurs, ont aussi calculé les auteurs de cette à ceux de la recherche menée en Grande-Bretagne. "Ces résultats montrent que les problèmes communication. Le fait que les problèmes de santé mentale affectent psychologiques de l'enfance peuvent avoir un impact L'étude a été menée auprès de 17.634 personnes nées apparemment un nombre grandissant d'enfants aux négatif considérable dans le cours de la vie d'une en Grande-Bretagne durant la première semaine de Etats-Unis et en Grande-Bretagne est une autre source personne, beaucoup plus que les problèmes de santé 1958. Outre James Smith, cette recherche est signée par d'inquiétude, soulignent ces chercheurs.

Mercredi 30 Mars 2011

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Coopération
19e Conférence africaine des ministres de l’Industrie (CAMI)

EL MOUDJAHID

Ouverture des travaux aujourd’hui à Alger
Sous le haut patronage du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, les travaux de la 19e Conférence africaine des ministres de l’Industrie (CAMI) auront lieu aujourd’hui et demain au Palais des nations, Club des Pins à Alger. Les travaux seront inaugurés, ce matin à 8 h 30 par le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, M. Mohamed Benmeradi qui sera élu par ses pairs à la présidence du bureau de cette CAMI-19 à laquelle il est prévu la participation de 35 ministres et chefs de délégations africains, de la commissaire de l’Union africaine chargée du Commerce et de l’Industrie, du directeur général de l’ONUDI, du vice-président de la Commission de l’Union européenne, commissaire chargé de l’industrie et de l’entrepreunariat dont c’est la première participation à la CAMI ainsi que de représentants d’institutions financières africaines et internationales, notamment la Banque mondiale. ● Cette conférence ministérielle d’Alger qui se tient sur le thème “Promotion de la compétitivité des industrie africaines par l’augmentation et l’amélioration de la valeur ajoutée” permettra aux ministres africains d’examiner les travaux des hauts fonctionnaires et experts africains tenus les 27 et 28 mars 2011 au Palais des Nations, travaux marqués par la tenue de trois panels sur l’agroalimentaire, les industries pharmaceutiques et la transformation des produits miniers. Les ministres prendront les décisions appropriées en fournissant les orientations

Le président du Conseil de la Nation reçoit l'ambassadeur d'Iran à Alger
Le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader Bensalah, a reçu hier, à Alger l'ambassadeur d'Iran en Algérie, M. Mahmoud Mohammedi, qui lui a rendu "une visite de courtoisie", selon un communiqué du Conseil. La rencontre a permis, ajoute la même source, de "passer en revue l'état des bonnes relations algéro-iraniennes", et d'affirmer la volonté des responsables des deux pays à travailler à leur "consolidation" dans divers domaines. Les deux hommes ont également examiné les résultats "importants" réalisés par la haute commission mixte algéro-iranienne, et ont échangé des points de vue sur les derniers développements survenus dans la région, indique encore le communiqué.

Algérie-Chine
politiques pour la mise en œuvre du Plan d’action pour le développement industriel et accéléré de l’Afrique (AIDA), dont la stratégie de mise en œuvre a été recommandée par les chefs d’Etat et de gouvernement africains. A la veille de la tenue de cette 19e CAMI, le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, M. Mohamed Benmeradi a reçu M. Rob Davis, ministre sud-africains du Commerce et de l’Industrie et président du bureau de la 18e CAMI tenue à Durban en 2008, ainsi que la commissaire de l’Union africaine chargée du commerce et de l’industrie, Mme Elizabeth Tankeu et le directeur général de l’Orgnaisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), M. Kandeh Yumkella. Les entretiens ont porté sur l’ordre du jour de la Conférence d’Alger, le Plan (AIDA), notamment, les synergies et actions de coordination devant être mises en œuvre afin d’atteindre l’objectif majeur de transformations locales des produits agricoles et miniers africains et le renforcement des potentiels industriels africains. En marge de cette Conférence, M. Mohamed Benmeradi aura des entretiens avec plusieurs ministres africains et le vice-président de la Commission de l’Union européenne et commissaire chargé de l’industrie et de l’entrepreunariat, M. Antonio Tajani.

Le général de corps d'armée Gaïd Salah reçoit le DG du groupe chinois CNGC
Le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a reçu hier à Alger, M. Zhang Guoqing, directeur général du groupe "China North Group Corporation" (CNGC) et président de la société chinoise NORINCO, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). Cette audience accordée au responsable chinois, qui effectue une visite en Algérie du 27 au 30 mars, "intervient dans le souci de permettre au chef de l'état-major de l'ANP de s'enquérir des résultats de la visite, d'aborder les relations de partenariat avec le groupement chinois et d'examiner les voies et moyens susceptibles de les développer et les diversifier davantage", précise la même source.

Session des experts

L’Algérie recommande la création d’un observatoire des industries agroalimentaires
L’Algérie recommande la création d’un observatoire africain des industries agroalimentaires dont le siège pourrait être à Alger, a appris hier l’APS auprès de la délégation algérienne, qui participe à la 19ème Conférence africaine des ministres de l’industrie (CAMI-19). La création de cette entité continentale sur la base d’un financement de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI), permettrait d’assurer une évaluation permanente de la mise en œuvre des programmes africains de développement des industries agroalimentaires (IAA), connues pour leur forte valeur ajoutée, ont affirmé ces hauts fonctionnaires algériens, en marge d'une table ronde lors de la session d’experts de la CAMI-19, qui a pris fin hier à Alger. L’observatoire africain des IAA serait aussi chargé du suivi de l’évolution de l'environnement des entreprises africaines qui activent dans ce secteur et de contribuer au renforcement de leur compétitivité en leur fournissant, en temps opportun, les informations nécessaires à la prise de décision, ont-Ils expliqué. L’Algérie, qui abrite pour la première fois la CAMI, incite les pays africains à développer leurs échanges commerciaux et de les hisser au niveau des relations d’amitié et de bon voisinage qui les lient. "L'Ethiopie qui est un des plus importants producteurs de café au monde n’a aucun pays africain parmi ses clients", s'est étonné un des membres de la délégation algérienne. La mise en place d’une zone franche à Tamanrasset pour faciliter les échanges et la transformation agro-industrielle des productions en provenance de pays voisins, et la création de corridors pour développer les marchés régionaux et interrégionaux, figurent aussi parmi les recommandations de l'Algérie qui seront transmises aux ministres africains de l'industrie pour les examiner au cours de la conférence ministérielle de la CAMI 19 aujourd’hui et demain

M. Ali Boukrami, secrétaire d’Etat chargé de la statistique a affirmé hier à Addis-Abeba :

Gérer le développement en Afrique, c’est lutter contre les inégalités et la pauvreté
Les pays africains doivent lutter contre les inégalités et la pauvreté, en vue de préserver leurs ressources humaines, naturelles et matérielles, a indiqué hier à AddisAbeba le Secrétaire d’Etat chargé de la Statistique, M. Ali Boukrami, qui participe à la 4e réunion conjointe de la Conférences des ministres des Finances et de Développement de l’UA et de la CEA. "Notre démarche consiste à nous battre pour réduire les inégalités quelles qu'elles soient dans le monde et à combattre la pauvreté", a déclaré M. Boukrami à l’APS, en marge d’une table ronde de haut niveau consacrée au thème de la Conférence de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) : gérer le développement en Afrique. "La répartition inégalitaire des revenus dans les pays développés induit la disparition de la classe moyenne, qui devient incapable de former les compétences, ce qui pousse ces pays à puiser dans les talents des pays africains", a-t-il dit, soulignant que les cadres compétents africains se trouvent en Europe et non pas en Afrique. Ce sont les pays développés qui se servent de ces compétences naturelles et matérielles". Pour cela, a-t-il suggéré, "la communauté internationale doit aider l’Afrique non pas pour des questions de justice, mais pour le propre intérêt de cette communauté". Concernant le rôle que doit jouer l’Etat dans le développement, M. Boukrami a souligné que l’Algérie avait eu "conscience de l’importance de l’enjeu", rappelant que le gouvernement algérien a du attendre beaucoup le secteur privé pour qu’il vienne investir dans le programme de développement des infrastructures, lancé depuis 1999. Dans les années 2000, l’Algérie "a longtemps attendu les investisseurs privés pour réaliser les infrastructures de base à la thèse libérale" avant de décider de s’impliquer entièrement dans la réalisation des projets stratégiques. "Il est nécessaire aujourd’hui d’abandonner les débats dogmatiques et idéologiques pour aller vers l’efficience, l’efficacité et la promotion des compétences", a-t-il dit. En matière de développement économique, l’Algérie "a très bien compris que le problème n’était pas un problème de l’Etat ou du secteur privé mais il s’agissait d’avoir une administration au service de l’économie". "Vous pouvez avoir une très grande administration, mais elle n’est pas au service de l’économie (à) c’est ce qu’on appelle le fonctionnement rentier", a-t-il détaillé. Pour lui, "conduire une politique de développement se fait sur le long terme et les changements importants au niveau de la planète comme l’épuisement des ressources non renouvelables et les effets du changement climatique sont autant de données qui peuvent remettre en cause les convictions et les conditions bien arrêtées (par les gouvernements)". "L’Algérie a très bien compris que le problème n’était pas l’Etat ou le secteur privé, mais il s’agit d’avoir une administration au service de l’économie et non pas le contraire", a-t-il encore souligné. Concernant le financement de la santé en Afrique, sujet de débat des participants à la conférence des ministres des Finances africains, M. Boukrami, a mis l'accent sur la réduction de la dépendance des Africains du marché étranger en matière de médicaments. En matière de médicaments, "les laboratoires internationaux ont réduit énormément leurs dépenses de recherche et développement parce qu’ils veulent se débarrasser du (médicament) générique. Or le générique peut diminuer énormément les dépenses en Afrique", a-t-il expliqué. "Le générique est une priorité des priorités de Algérie et elle devrait l’être pour l’Afrique", a souligné M. Boukrami, qui plaide pour une "proportion plus importante du générique dans la prescription médicale". L’autre moyen de prévention contre les maladies, c'est d'avoir l’accès à l’eau potable et au réseau d’assainissement. Le taux d’accès à l’AEP atteint 98% en Algérie, at-il rappelé. Le financement de la santé en Afrique "doit prendre en compte également, l’utilisation rationnelle des infrastructures et des ressources matérielles dont disposent les pays du continent". "Dans certains pays d'Afrique, le taux d’occupation des hôpitaux est inférieur à 60%. Ce n’est pas normal", a-t-il estimé. "Mais cela ne devrait pas perdre de vue que le rôle de l’Afrique c’est d’améliorer son pouvoir de négociation vis-à-vis du reste du monde parce que les problèmes des Africains sont également des problèmes de la communauté internationale", a-t-il ajouté.

pour régler leurs problèmes et non pas l’Afrique, celle-ci est devenue "une roue de secours de la communauté internationale", dira-t-il. Pour lui, l’Afrique doit prendre des décisions en prévision des changements de demain aussi bien sur le plan économique ou environnemental qui vont interpeller le continent durant les prochaines décennies. Pour ce faire, M. Boukrami évoque "le développement de l’approche éthique", c'est-à-dire: "avoir un moindre gaspillage de ressources humaines,

Mercredi 30 Mars 2011

30

Vie Quotidienne
MINISTÈRE
DE LA

EL MOUDJAHID

SANTÉ, DE

LA

POPULATION

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mercredi 25 Rabi’ El Thani 1432 correspondant au 30 mars 2011 : — Dohr...............….....12 h 53 — ‘Asr.........................16 h 25 — Maghreb................. 19 h 11 — ‘Icha....................... 20 h 31 Jeudi 26 Rabi’ El Thani 1432 correspondant au 31 mars 2011 : — Fedjr....................... 05 h 08 — Chourouk................ 06 h 36

ET DE LA

RÉFORME

HOSPITALIÈRE

‹UOHA∑ºL∞« ÕöÅ≈Ë ÊUJº∞«Ë W∫B∞« …¸«“Ë dz«eπ∞U° ¸u∑ßU° bNF±

INSTITUT PASTEUR D’ALGÉRIE

Avis d’infructuosité
L’Institut Pasteur d’Algérie, sis 01 route du Petit Staouéli, Dély Ibrahim, Alger, informe l’ensemble des entreprise ayant participé à l’appel d’offres international restreint n° 01/2011 IPA/DG/BM relatif à l’acquisition de deux millions de boîtes de pétri (2.000.000) dans les journaux “El Moudjahid, Horizons et le Bomop” que cet appel d’offres s’est avéré infructueux pour le motif suivant : - Réception d’une seule offre.
El Moudjahid/Pub ANEP n° 848740 du 30/03/2011

Divers occasion
loue (02) appartements situés à H. Dey, Alger Tél : 07 91.61.59.60
Condoléances
Le Docteur Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ainsi que l’ensemble des cadres du ministère, ont appris avec une vive émotion la nouvelle du décès du frère de M. RABIA Belaïd, cadre à la direction des finances et des moyens, sousdirection des moyens généraux du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. En cette pénible et douloureuse circonstance, ils présentent à toute la famille du défunt et à ses proches leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder Sa Sainte Miséricorde au défunt et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub

Demande d’emploi
Jeune homme cherche emploi comme plongeur Tél : 06 69.68.26.28
Condoléances
Le Docteur Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ainsi que l’ensemble des cadres du ministère, ont appris avec une vive émotion la nouvelle du décès de la mère du Dr Chaâbane Azzedine, sous-directeur des établissements hospitaliers au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. En cette pénible et douloureuse circonstance, ils présentent à toute la famille de la défunte et à ses proches leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder Sa Sainte Miséricorde à la défunte et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub

Condoléances
Le Docteur Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, très affecté par le décès de la mère du Professeur Mohamed Nadjib BOUAYAD, chirurgien vasculaire au CHU d’Oran, présente à ce dernier, à sa famille et à tous ses proches ses condoléances les plus attristées ainsi que l’expression de sa profonde sympathie et de sa réelle compassion. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub

Condoléances
Le Docteur Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ainsi que l’ensemble des cadres du ministère, ont appris avec une vive émotion la nouvelle du décès de la fille de Mme Wahiba BELABESS, secrétaire à la direction de la réglementation du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. En cette pénible et douloureuse circonstance, ils présentent à toute la famille de la défunte et à ses proches leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder Sa Sainte Miséricorde à la défunte et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub

Condoléances
C’est avec peine et tristesse que nous avons appris le décès de notre collègue

Condoléances
Le vice-président Activité Amont Sonatrach, le directeur de la Division Production, les directeurs de divisions et l’ensemble du personnel de l’Activité Amont, le conseil syndical ainsi que le collectif des travailleurs profondément affectés par le décès de la femme de Monsieur BABAGHAYOU Mohamed Rafaâ, ex-viceprésident Activité Amont, lui présentent leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible et douloureuse circonstance de leur profonde sympathie et prient Dieu le Tout-Puissant d’accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub
ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 Fax : (04) 84.86.38

DRAA Azzedine
(électricien à OURHOUD - Hassi Messaoud) En cette pénible circonstance, le président-directeur général, le secrétaire général du syndicat d’entreprise, l’ensemble des cadres dirigeants et tous les travailleurs de l’Entreprise nationale de grands travaux pétroliers (ENGTP), présentent à la famille du défunt leurs sincères condoléances et les assurent en ce pénible et douloureux événement de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub ANEP n° 844760 du 30/03/2011
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Mercredi 30 Mars 2011

EL MOUDJAHID

Libye

Monde
Conférence de Londres

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Syrie Le gouvernement présente sa démission au président Al-Assad

Jusqu’ou ira la coalition ?
● La conférence sur la Libye s’achève sur une "large adhésion" de la communauté internationale à l’action de la coalition
La conférence internationale sur la Libye s’est achevée mardi à Londres par une "large adhésion" de la communauté internationale à l’action de la coalition, selon le communiqué final sanctionnant les travaux de cette rencontre. Les représentants des 40 pays et organisations ont mis en exergue durant la rencontre de Londres, la nécessité de poursuivre le plan d’intervention de la coalition en Libye, conformément aux résolutions 1970 et 1973 du Conseil de Sécurité, selon la déclaration finale. Au cours de ces travaux, les participants ont souligné "la nécessité absolue de protéger les populations civiles qui se trouvent sous la menace d’attaques", excluant toutefois une occupation étrangère de la Libye. Au cours d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre du Qatar, Cheikh Hamad Ben Jassem Ben Jaber Al Thani, à l'issue des travaux, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague s’est félicité des résultats obtenus lors de cette conférence qui a permis, selon lui, de faire le point sur les "progrès" réalisés en Libye en une dizaine de jours et en même temps de prévoir ce qui se fera dans une prochaine étape. "Nous avons enregistré avec satisfaction la large adhésion de la communauté internationale à notre démarche concernant la Libye et

Le gouvernement syrien conduit par le Premier ministre Mohammad Naji Otri a présenté hier sa démission au président Bachar al-Assad, qui l'a acceptée, selon la télévision publique syrienne. Le chef de l'Etat "a accepté la démission du gouvernement" dirigé depuis 2003 par Naji Otri, a indiqué la télévision. Cette démission du gouvernement intervient alors que la Syrie est en proie depuis plusieurs jours à une contestation sans précédent contre le régime. La composition du nouveau cabinet devrait être connue d'ici la fin de la semaine. Il aura pour tâche de mener à bien le programme de réformes que Bachar al-Assad doit annoncer incessamment. Dimanche, une source officielle a indiqué que le gouvernement syrien a décidé d'abroger la loi d'urgence en vigueur depuis 1963, sans toutefois préciser la date de sa mise en application.

Bahreïn Les manifestations ont fait 24 morts

Le Premier ministre turc aujourd’hui à Londres
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est attendu aujourd’hui en Grande-Bretagne pour une visite officielle de deux jours, au cours de laquelle il doit évoquer plusieurs sujets d'actualité notamment la situation en Libye, a-t-on annoncé mardi de source officielle. Selon un communiqué de son service de presse, M. Erdogan doit avoir des entretiens avec son homologue britannique David Cameron portant sur les relations bilatérales et le processus d'entrée de la Turquie dans l'Union européenne (UE), ainsi que la question chypriote. La situation au Proche-Orient et en Libye, où la coalition internationale, dont la GrandeBretagne est membre, mène depuis plusieurs jours des opérations militaires, sera également abordée, affirme le texte. Le Premier ministre sera également reçu par la reine Elizabeth II, ajoute la même source. La Turquie, membre de l'Otan et important acteur diplomatique dans la région, s'est opposée aux frappes aériennes de la coalition internationale en Libye, et s'est dite prête à contribuer aux opérations humanitaires dans ce pays. La Grande Bretagne accueille dans la journée la 1e réunion du groupe de contact sur la Libye, à laquelle prendront part une quarantaine de pays et d'organisations internationales pour dégager une formule de pilotage politique des frappes militaires qui sont désormais placées sous le commandement de l'OTAN, avec pour finalité de préparer la Libye à la transition.

nous nous réjouissons du fait que de nouveaux pays ont exprimé aujourd’hui même, leur volonté de se joindre à nous", a-t-il dit. Il a réitéré la volonté de la coalition à poursuivre les raids "aussi longtemps qu’ El Gueddafi continue à tuer des civils". "Tout le monde s’accorde à dire que El Gueddafi est illégitime et doit partir", a encore ajouté Hague. A une question sur la possibilité d’armer les insurgés, le Chef de la diplomatie britannique a fait savoir que cette hypothèse n’a pas été discutée au cours de cette rencontre. "Ce n’était pas dans notre agenda, mais je dois dire que cela n’est pas permis par la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU", a-t-il noté. M. Hague a qualifié de "positive et encourageante" la position du CNT libyen qui "reprend nos

valeurs, à savoir la nécessité de donner au peuple libyen la liberté de disposer de lui-même, la création d’un Etat démocratique et aussi la liberté d’expression". Selon lui, le CNT a donné la vision d’une Libye "libre et démocratique". A une question sur la faiblesse de la participation des pays arabes à la réunion de Londres, le Premier ministre Qatari a indiqué que les pays arabes "seront plus nombreux certainement lors de la prochaine rencontre du groupe de contact qui aura lieu à Qatar". "Les pays arabes se joindront progressivement à la coalition qui intervient en Libye", a indique Cheikh Hamad Ben Jassem, soulignant qu’"aujourd’hui il n’y a pas d’autres alternatives" pour le cas de la Libye. "Nous devons nous rendre à l’évidence, l’intervention

de la communauté internationale est nécessaire", a-t-il estimé. Il a précisé sur ce point que Qatar va demander à la Ligue Arabe une plus large participation des pays arabes lors de la prochaine réunion du groupe de contact. Dans une autre conférence, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé que les Etats Unis continueront à soutenir la coalition en Libye "pour concrétiser les aspirations légitimes du peuple libyen". "La conférence se tient à un moment important ou de nouveaux pays expriment leur volonté d’adhérer à notre démarche", a-t-elle dit. Concernant la Syrie, elle a fait part de la "profonde préoccupation" des Etats Unis à l'égard de ce qui se passe dans ce pays.

Les manifestations au Bahreïn ont fait 24 morts, dont quatre policiers, a affirmé hier le ministre de l'Intérieur, devant le Parlement. "Quatre policiers ont été tués, ainsi que sept civils innocents parmi les citoyens et les résidents ainsi que 13 parmi ceux qui ont participé aux troubles et aux actes de violences", a déclaré cheikh Rached ben Abdallah Al-Khalifa. "391 agents des forces de l'ordre ont été blessés ainsi que 56 civils innocents dont des résidents étrangers", a-t-il ajouté, affirmant que "quatre policiers avaient été enlevés et torturés". Bahreïn a connu de la mifévrier à la mi-mars des manifestations sans précédent pour réclamer "des réformes politiques".

Inde-Pakistan Pékin se félicite de la reprise du dialogue entre New Delhi et Islamabad

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères

La coalition internationale doit rendre des comptes au Conseil de sécurité
La coalition internationale en Libye doit agir strictement dans le cadre du mandat de l'ONU et rendre compte directement au Conseil de sécurité de l'ONU, a déclaré hier le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. "Le Conseil de sécurité a adopté cette résolution (1973) avec le seul but d'assurer la protection des civils. Il faut que ces pays qui sont volontaires pour appliquer cette résolution rendent compte au Conseil de sécurité, et non à des structures ad hoc", a déclaré M. Lavrov lors d'une conférence de presse. Il a également appelé à créer un groupe de contact sur la Libye. La création du groupe de contact doit être discutée à la conférence internationale sur la Libye ouverte mardi à Londres, selon lui. Lundi, M. Lavrov a réitéré que le pouvoir de la coalition devrait être utilisé à cette seule fin: protéger les civils. Le ministre russe des Affaires étrangères a également appelé les parties concernées à prendre une décision sur le cessez-le-feu immédiat

La Chine s'est félicitée hier de la reprise du dialogue entre l'Inde et le Pakistan, en soulignant l'importance de l'amélioration des relations entre ces deux pays, comme facteur de stabilité dans la région. "Nous saluons la reprise du dialogue entre l'Inde et le Pakistan. Nous souhaitons que les deux pays traitent leurs différends de façon appropriée grâce au dialogue et à la coopération, afin de mettre en place un développement commun", a déclaré lors d'une conférence de presse, la porteparole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu. L'Inde et le Pakistan ont entamé lundi à New Delhi des discussions marquant ainsi la reprise de leur dialogue de paix bilatéral, suspendu après les attentats de Bombay en 2008. "L'Inde et le Pakistan, deux nations importantes en Asie du sud, sont des bons voisins de la Chine. L'amélioration de leurs relations bilatérales favorise la paix et la stabilité dans la région", a souligné la responsable chinoise. Selon un communiqué commun annoncé hier à New Delhi, les deux pays ont convenu de partager des informations "en temps réel" sur les menaces terroristes, à travers la mise en place d'un "téléphone rouge".

Côte d’Ivoire

Situation critique après de nouveaux combats dans l'est du pays
La situation sécuritaire en Côte d'Ivoire ne cesse de se dégrader notamment après l'intensification hier, des combats entre les camps des deux parties en conflit, laissant craindre une guerre civile. Hier, les forces soutenant le président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara, ont pris le contrôle de la ville de Bondoukou (est), après des affrontements avec l'armée fidèle au président sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir. "Il y a eu des combats et ce (mardi) matin, ils (forces pro-Ouattara) paradent dans la ville en tirant des coups de feu en l'air. Un détachement rebelle se dirige vers Agnibilekrou", à une centaine de km au sud, a assuré un habitant de Bondoukou, une importante ville de l'Est ivoirien, frontalière du Ghana. Après de violents affrontements lundi entre les deux camps, les "Forces républicaines", nouvelle appellation des forces pro-Ouattara qui contrôlent le nord du pays depuis 2002, ont affirmé avoir pris "entièrement" le contrôle de la ville de Duékoué (ouest). Selon les habitants, un retour au calme régnait ce matin, dans cette ville stratégique et plus grand port d'exportation de cacao au monde, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial. Mais la situation restait encore confuse à Daloa (centre-ouest), où les habitants assuraient que les combattants pro-Ouattara avaient pris l'agglomération, une des plus importantes du pays. Cependant, aucun combat n'a été signalé. Dans la capitale ivoirienne Abidjan, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) a qualifié la situation de "volatile" où les forces pro-Gbagbo attaquent à l'arme lourde et le personnel de l'ONU est pris pour cible à plusieurs reprises. L'organisation mondiale a confirmé "l'usage, par les forces pro-Gbagbo, de mortiers et d'armes lourdes dans le quartier d'Abobo". Dans ce sens, le Conseil de sécurité de l'ONU doit examiner dans les prochains jours un projet de résolution, déposé par la France et le Nigeria, visant à interdire l'utilisation d'armes lourdes à Abidjan. L'escalade des tensions entre les camps des deux présidents proclamés rend plus lointaine une issue pacifique à la crise, selon des observateurs. Agences

Mercredi 30 Mars 2011

Eliminatoires CAN 2012

Championnat Professionnel Ligue 1 (17e journée)

L’ASO Chlef met les voiles

C
L'engagement et la volonté des "Verts" ont prévalu

ette 17ème journée de la Ligue1 a été largement favorable aux Chélifiens qui sont allés, à ElMohammadia exhiber leurs "biceps" en l'emportant sur le score de 3 à 1 sur des buts de Soudani, Abdeslam et Messaoud. Les Harrachis ont réduit le score par Boualem sur un superbe coup franc. Les Chélifiens ont fait la bonne affaire du jour, surtout que les Sétifiens ont été accrochés, à Tlemcen, par les T l e m c é n i e n s . L'égalisation de Hadj-

Aïssa n'a pas suffi. Un nul qui a l'allure d'une défaite. Les Saïdis, qui menaient au score en seconde mi-temps après le beau but de Bendahmane, se sont faits surprendre sur une erreur monumentale du gardien Kial qui avait glissé laissant le ballon entrer allègrement dans sa cage. Bonne réaction de la JSMB, qui grâce à un but heureux de Njeng, renoue avec la victoire. C'est le cas de la JSK, qui a réussi à prendre le meilleur sur le MCO, dans un match équilibré. Le but de Hamiti (50') a été très profitable pour

les "canaris" qui remontent un peu au classement général. Au bas du tableau, le MCA a accusé le coup en se faisant

L

es "Verts", version Benchikha, ont remporté une précieuse victoire (1 à 0) devant le Maroc dans le cadre de la 3ème journée des éliminatoires de la CAN 2012, organisée conjointement par le Gabon et la Guinée équatoriale. Les Algériens ont joué le match qu'il fallait en mettant le cœur à l'ouvrage. Quelques spécialistes marocains sur chaîne TV "Médi1" avaient affirmé que "les Algériens avaient joué contre le Maroc à la britannique". C'est à dire que les poulains de Benchikha ont utilisé le jeu en "profondeur", mais aussi le jeu "rugueux" qui ne laisse pas de chances à l'adversaire de se sentir à l'aise dans sa façon de jouer. Les Algériens ont gagné, parce qu'ils ont su comment arrêter cette équipe marocaine assez technique, mais aussi très bonne collectivement. En adoptant cette tactique qui "ferme" aussi le jeu dans l'entre-jeu, Benchikha avait réduit tous les espaces et empêché les Marocains de prendre l'initiative. Tout était lié au comportement des Algériens. Les poulains de Gérets pensaient que les nôtres ne pouvaient pas tenir le coup en poursuivant leur "pressing" du début jusqu'à la fin. Le but inscrit sur penalty très justifié (7'), par Yebda, avait eu pour effet d'aggraver les déboires marocains qui ont aussitôt compris que rien n'allait être facile pour eux. D'ailleurs, la presse marocaine reproche à Gérets ses déclarations d'avant-match en affirmant "on vient à Annaba pour gagner". "L'optimisme démesuré de Gérets lui a joué un mauvais tour". Dans pareille rencontre, il ne faut jamais sous-estimer l'adversaire. On avait vu comment Gérets avait très vite perdu son sourire et surtout sa maîtrise en gesticulant à l'égard de l'arbitre, alors que tout le monde avait vu que le penalty accordé à l'Algérie était à 100% valable. Il n'y a pas l'ombre d'un doute. La défaite du Maroc n'est pas liée à une faute d'arbitrage, mais provoquée par une équipe algérienne survoltée. Elle a joué pour faire un bon résultat. Elle l'a obtenu. C'est l'essentiel ! Si on avait fait un nul ou une défaite, c'est carrément l'élimination prématurée. Ceux qui disent que les "Verts" n'ont pas très bien joué doivent revoir leur copie. Si on avait donné le primat au beau spectacle et aux finesses techniques, on aurait connu une véritable désillusion et que peut-être la CAN du Gabon et la Guinée équatoriale serait déjà du domaine du passé. On a joué une véritable "bataille de gladiateurs". On l'a remportée ! Maintenant, il faudra penser au match du 5 juin prochain à Casablanca. Il faut dire que Benchikha aura le temps pour le préparer. Il va certainement récupérer les blessés. Néanmoins, dans ce match contre le Maroc, il y a eu beaucoup de satisfactions. On avait incorporé Bouzid, qui évolue en Ecosse, à la place de "Magic" Bougherra. On peut dire qu'il a réussi une prestation de premier plan. Il y a aussi Djamel Mesbah. C'est lui qui avait sauvé la balle de l'égalisation. Il a été très bon sur l'homme, mais ausi dans la relance. Le nîmois, Mehdi Mostéfa, a joué comme un vieux "briscard". Il était hermétique et allait goûlument au "charbon". Il doit, cependant, soigner son jeu offensif pour apporter le surnombre. Dans l'entre-jeu, Lemouchia a été impérial. Non seulement, il ratissait beaucoup de balles, mais il était excellent dans la relance. Il faut dire que si l'on continue de jouer avec cette même "grinta" et cette "rage de vaincre", on fournira un bon match au Maroc en juin prochain. H. Gharbi

Ph. : M. Naït Kaci

accrocher par une équipe de l'ASK, qui n'était nullement un foudre de guerre. Le problème du MCA, c'est au niveau de l'attaque. Si les choses continuent à l'identique le MCA se dirigera directement vers la relégation. Très bonne réaction, par contre, du CABBA, qui est allé battre, à Médéa, l'USM Blida (2 à 1). Par ce résultat, le CABBA réduit son écart sur l'avant-dernier. Notons l'expulsion de Daham lors du match MCSUSMA (1-1). Hamid G.

MCA 0 - ASK 0

El Khroub tient en échec le doyen
Stade de Rouiba. Afflunece nombreuse. Arbitrage de MM. Sahraoui, Miloud, Naïr. 4ème arbitre: Babraham Les équipes: MCA: Zeammamouche, Besseghir, Babouche, Bedbouda, Megherbi, Koudri, Bouchema, Mokdad, Laref (Hamrat 59'), Sofiane Aoued 59'), Berramla. Entraîneur: Zekri ASK: Belkhodja, Belaïli, Khelafi, Ziad, Zouak, Gil, Naït-yahia, Belagraâ, Mesfar, Leghzel, Bounab.Entraîneur: Zoheir Djelloul Les Mouloudéens avaient un besoin pressant de points, eux qui sont très mal-classés. Ils étaient obligés de gagner contre l'ASK sur le "ground" du stade de Rouiba. Sur le terrain, on peut dire qu'ils ont rencontré une très forte résistance de la part des khroubis. Ces derniers nous ont habitués à de très bonnes prestations contre les algérois. Certes, les poulains de Zekri méritaient d'ouvrir le score, suite à un coup franc de Mokdad, Berramla verra sa balle percuter la transversale (17'). Puis, les khroubis résisteront jusqu'au bout. Du moins en cette première mi-temps. En seconde mi-temps, les Mouloudéens rencontreront plus de difficultés du fait que les khroubis sont sortis de leur coquille. Zekri était obligé d'apporter du "sang neuf" en vue d'animer le jeu d'attaque. Néanmoins, les Mouloudéens ne purent ouvrir le score devant une équipe khroubie très bien regroupée dans son périmètre. L'excès de précipitation a joué un mauvais tour aux locaux. En dépit du fait que l'arbitre avait ajouté cinq minutes de temps additionnel, le MCA ne marquera pas. Un nul qui l'enfonce dans les profondeurs du classement général H. G.

RÉSULTATS MC Saida - USM Alger MC Alger - AS Khroub JS Kabylie - MC Oran MC El-Eulma - CR Belouizdad USM Blida - CABB Arreridj USM Harrach - ASO Chlef JSM Béjaia - USM Annaba WA Tlemcen - ES Sétif Classement 1 . ASO Chlef 2 . ES Sétif 3 . CR Belouizdad 4 . JS Kabylie --. MC Oran -- . USM Harrach --. MC Saida --. JSM Béjaia 9. MC El-Eulma 10. USM Alger 11. USM Annaba --. USM Blida -- . WA Tlemcen 14. MC Alger --. AS Khroub 16. CABB Arréridj Pts 37 30 27 26 26 26 26 26 21 18 17 17 17 16 16 14 1-1 0-0 1-0 0-0 1-2 1-3 1-0 1-1 J 17 16 17 16 17 17 17 17 16 16 17 17 17 16 16 17

Droit au but

EN : Un sursis et des attentes

L

a victoire arrachée dimanche dernier à Annaba face à la sélection marocaine a permis aux Verts de se retrouver enfin dans la course pour la qualification à la CAN 2012. C’était inespéré, il faut en convenir. Cela dit, il n’y a pas de quoi pavoiser car il ne s’agit là que d’un sursis de plus accordé à Abdelhak Benchikha et aux joueurs car les attentes sont énormes alors que la prestation de l’équipe face au Maroc n’est pas des plus rassurantes. Même si parfois une rencontre de football aussi déterminante que celle de dimanche dernier à Annaba, pour la sélection algérienne s’entend, se joue sur un petit détail, il est bon d’imaginer quel cours aurait pris ce match s’il n’y avait pas eu

ce but inscrit dès le début de la rencontre, tant l’équipe nationale n’avait aucun atout à faire valoir, si ce n’est se jeter dans la bataille et subir le jeu durant pratiquement toute la durée de ce derby. En clair, préserver l’acquis faute de pouvoir au moins faire jeu égal face à l’équipe marocaine. Et là, de grâce point de justificatif du genre, il est difficile de faire face à une cascade de blessés. A moins d’affirmer clairement que nous ne disposons pas d’équipe nationale mais tout juste d’un onze rentrant et que la défaillance d’un ou de deux éléments met dans le désarroi total le sélectionneur national. Et là, il y a de quoi susciter de sérieuses inquiétudes. A titre d’exemple, on savait que la participation du meneur de jeu des

Verts était hypothéquée par sa blessure, déclarée au début du stage, il fallait alors prévoir une doublure, un autre joueur en mesure d’animer le jeu de la sélection nationale mais en vain. Benchikha a opté pour Ghezzal curieusement et s’il fallait chercher le comment et le pourquoi, il faut les chercher dans ce qui reste de référence dans cette équipe nationale. A ce sujet, il est aussi surprenant que la référence soit encore et toujours, ce fameux esprit d’Oum Dorman au lieu et place d’une référence à nos yeux plus prestigieuse, à savoir, notre performance face à la Côte d’Ivoire. A moins de reconnaître à jamais que la valeur de guerriers de nos joueurs et non leurs qualités techniques. Tout se passe comme si tout le monde est

résigné. Point de saut qualitatif. Pas besoin de s’attendre à des miracles sans les retours de Megheni, Matmour, Bougherra, Antar dans la logique du sélectionneur. Il faut alors attendre que les cadres de l’équipe nationale soient compétitifs à la veille de chaque match de l’équipe nationale et que le reste de la liste des sélectionnés soit juste-là pour pallier à des défections de dernière minute, condamnés qu’ils sont à jouer les seconds rôles. Cela veut dire en clair qu’il n’y a eu aucune évolution notable dans le groupe si ce n’est que constater un statut quo qui brise tous les espoirs de voir un jour une équipe nationale performante à même de la réconcilier avec son fidèle public. Abdel.T.

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