CESAG DAKAR

DESS AUDIT SOIR

PROF : M DIOP

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1. L'ANALYSE FINANCIERE - GENERALITES
Avant d'entrer dans le détail des outils et des concepts de l'Analyse Financière, il nous paraît utile de cadrer le domaine de cette discipline. Quatre points seront abordés : 1. Les objectifs de l'Analyse Financière 2. Les utilisateurs de l'Analyse Financière 3. Les sources d'information 4. La méthodologie générale de l'Analyse Financière. 1.1 LES OBJECTIFS DE L'ANALYSE FINANCIERE L'analyse financière d'une entreprise doit permettre : • • • de connaître sa situation financière à une date déterminée, de prévoir l'évolution probable de cette situation, d'aboutir à des recommandations et de motiver, si nécessaire, le choix des mesures correctives à mettre en œuvre.

Un accent différent sera mis sur chacun de ces objectifs selon l'utilisateur de l'analyse financière. 1.2 LES UTILISATEURS DE L'ANALYSE FINANCIERE Les nombreux utilisateurs de l'analyse financière ont des motivations particulières et s'attachent donc plus spécialement à certains aspects de l'analyse. 1) Analyse financière et gestionnaires : L'étude financière effectuée dans l'entreprise est appelée analyse financière interne par opposition à l'analyse financière externe faite par les analystes extérieurs. Basée sur des informations nombreuses, l'analyse interne couvre l'ensemble des objectifs dégagés ci-dessus. 2) Analyse financière et actionnaires : Les actionnaires sont intéressés par la rentabilité immédiate (dividende) mais également par la perspective de gains futurs (bénéfice par action, plus-value en capital). Les actionnaires étudieront le secteur d'activité de l'entreprise et la place qu'elle y occupe. Le calcul du bénéfice sera complété par une étude de la politique des dividendes et une étude du risque, de façon à orienter les choix vers les titres les plus intéressants. 3) Analyse financière et prêteurs : Si l'analyse s'est rapidement développée dans les banques lorsque celles-ci voulaient s'assurer de la capacité de remboursement de leurs clients, elle a été aussi utilisée 3

Les techniques d'analyse financière varient selon la nature et la durée du prêt.. mais il peut être intéressant de disposer de cinq années. contraintes d'approvisionnements et de commercialisation.3 LES SOURCES D'INFORMATION Elles diffèrent selon la nature des utilisateurs. Le paiement des intérêts et le remboursement du principal en dépendent. organisation de l'entreprise. et son évolution. les créanciers s'intéresseront également à la structure financière qui traduit le degré de risque de l'entreprise. 4 . • le bilan. Quelle que soit l'optique adoptée. S'il s'agit de prêts à long terme.... Afin d'apprécier la rentabilité et la signification des informations publiées par l'entreprise. monétaire.. dans certains cas. structures de production. Mais que le prêt soit à court terme ou à long terme. il reste cependant fondamental de situer l'analyse de ces états financiers dans le contexte général de la situation de l'entreprise. de la conformité de certaines opérations avec les textes en vigueur (amortissements par exemple). au contraire. les états financiers disponibles sont : • le compte de résultat.. et il disposera d'éléments beaucoup plus complets pour procéder à des prévisions). fiscal. Le gestionnaire d'entreprise possédera une gamme d'informations beaucoup plus grande que l'analyste financier externe (par exemple il pourra approfondir l'analyse du point mort sur la base des données issues de la comptabilité analytique et budgétaire. Les analyses sont généralement effectuées sur les trois dernières années. c'est-à-dire sa capacité à faire face aux échéances court terme. Cette situation. L'analyste financier externe . les prêteurs doivent alors s'assurer de la solvabilité et de la rentabilité de l'entreprise.dont nous adopterons la position disposera essentiellement des états financiers de l'entreprise. 4) Analyse financière et salariés : par les salaires qu'ils perçoivent et. • des facteurs internes : nature des produits. les salariés sont intéressés à double titre aux résultats de l'entreprise.4 LES OUTILS ET METHODES DE L'ANALYSE FINANCIERE Dans le cadre du SYSCOA. • le tafire • l'annexe. soit pour s'assurer. ils peuvent recourir aux services d'analystes financiers. 5) Analyse financière et Administration : L'Administration peut recourir à l'analyse financière soit pour juger de l'opportunité et de la nécessité d'apporter des fonds dans une entreprise (subventions par exemple). S'il s'agit de prêts à court terme. L'analyse financière est différente selon qu'il s'agit de prêts à court terme ou à long terme. outre de l'acquittement régulier des diverses impositions. les prêteurs sont spécialement intéressés par la liquidité de l'entreprise. ou qui vendent à crédit. types de produits. par leur participation aux fruits de l'expansion. o les données sur le secteur auquel appartient l'entreprise étudiée. structure juridique et financière. 1. processus technologique. 1.par les entreprises qui consentent des prêts ou des avances à d'autres entreprises. reposent sur deux types de facteurs : • des facteurs externes qui regroupent : o les données générales sur le plan économique.

de dégager les soldes et de calculer les agrégats représentatifs de sa rentabilité : Présentation et analyse du compte de résultat et Capacité d'Autofinancement). la rentabilité de l'entreprise. la solvabilité et. l'appréciation de l'équilibre financier de l'entreprise.• Le compte de résultat et le tableau des soldes intermédiaires de gestion permettent d'analyser les principaux indicateurs de l'activité de l'entreprise. mais de manière incomplète. 5 . Elle permet également de mettre en évidence les incidences de la structure financière sur la solvabilité et la rentabilité. Elle permet d'analyser la situation financière. L'analyse statique forme le noyau «classique» de l'analyse financière. indices. Cette analyse est effectuée selon trois méthodes : Méthodes Techniques Agrégats de résultats Globale ou Statique Classes de capitaux (bilantiels) Ratios pris successivement (optique unidimentionnelle) 2) Dégager une vue d'ensemble du profil financier de l'entreprise 1) Construire des indicateurs synthétiques (taux.) capables de révéler les tendances Objet et fonctions 1) Résumer l'information et constituer des grandeurs principales et homogènes Comparative ou Relative Ratios groupés 2) Améliorer la compréhension du (optique multidimentionnelle) contenu et de l'importance des masses financières Tableaux de flux. Tableaux de financement (ou de ressources et emplois) Tableaux de variation de Trésorerie 1) Raisonner dans une optique (financière) de liquidité et de flux monétaires réels 2) Expliquer les tendances décelées par les ratios et déterminer les variations des masses financières dans le temps Différentielle La méthode statique Cette méthode s'appuie principalement sur l'étude du bilan. L'analyse des bilans de l'entreprise permet : o o • la détermination de l'affectation des résultats. qui traduit la politique de distribution des dividendes.. La méthode comparative Un ratio est un rapport entre deux postes ou groupes de postes du bilan et/ou du tableau des soldes caractéristiques de gestion.

encore appelée analyse dynamique ou analyse différentielle. la rotation des stocks. voir d'insolvabilité.. Elle permet également de mesurer des caractéristiques de la firme aussi importantes que l'intensité capitalistique.. à moyen et à court terme.. détériorée. Elle permet de retracer le parcours financier d'une entreprise en s'attachant à l'équilibre entre les emplois et les ressources à long. LA DEMARCHE DE L'ANALYSE FINANCIERE Collecte des informations Retraitements Comptables Extracomptables Application des outils de l'Analyse Financière Etablissement d'indicateurs et de tableaux Interprétation des tableaux et indicateurs o o o Equilibre financier Solvabilité Rentabilité Rapport de synthèse de l'Analyse Financière Recommandations Perspectives offertes à l'entreprise 6 . Elle permet enfin de pratiquer des études comparatives soit dans le temps (quelle est l'évolution de la rentabilité ? L'indépendance financière a-t-elle été préservée.. l'indépendance financière. Les analyses différentielles connaissent actuellement un remarquable développement et constituent le centre d'intérêt des recherches financières.) Soit par rapport aux entreprises du même secteur (le taux de productivité de la main d'oeuvre de l'entreprise est-il au dessus ou en dessous de la valeur moyenne du secteur ? des principaux concurrents ? etc. Elle permet également de s'assurer de la viabilité de telle ou telle stratégie financière. renforcée au cours des 3 années passées ? etc. est souvent complexe mais elle est extrêmement importante en ce sens qu'elle étudie les flux animant l'entreprise. ses ressources internes dégagées par l'activité. les risques de difficultés de trésorerie. les financements externes nécessaires..L'analyse par les ratios permet de mesurer la rentabilité globale de l'entreprise et d'identifier les sources de cette rentabilité. la productivité.). L'analyse par les flux L'analyse par les flux financiers.. L'analyse par les flux peu ainsi amener à une compréhension historique des problèmes de trésorerie que l'entreprise a rencontrés. Cet aspect prévisionnel conduit à l'établissement de plans de financement où sont identifiés les besoins de fonds de l'entreprise. etc.

2 années de politique financière avec les 3 bilans permettant d'expliciter deux intervalles de 12 mois. en milliers ou en millions d’UM de façon à ne garder pour chaque donnée numérique que 3 ou 4 chiffres représentatifs. soit de distribuer des dividendes à ses actionnaires. • S'obliger à conclure l'analyse sans utiliser trop de termes proprement financiers. • Ne calculer des ratios ou des concepts financiers que dans le but de tester une idée et non pas en espérant qu'un tel calcul permettre à lui seul de découvrir un point important. de la gestion courante.Solutions et mesures d'accompagnement QUELQUES CONSEILS PRATIQUES L'énoncé de ces principes pourra paraître tenir de l'évidence. mais en se servant plutôt de termes généraux. de la rentabilité. Nous supposerons dans ce chapitre que nous ne disposons que de 3 bilans et 3 comptes de résultats. suivant la taille de l'entreprise. mais il permet d'éviter certains contresens graves. o b) Ce qu'il faut éviter 7 . de la structure financière.. En voici quelques exemples : Premier exemple : une entreprise n'a pas prévu la baisse de son chiffre d'affaires causée par une mévente. Il pourra se faire que l'entreprise étudiée traverse une période de 24 mois de croissance et de 12 mois de récession . • Effectuer une analyse axée autour d'objectifs clairs tels que par exemple l'analyse de la croissance. Raisonner en sommant les données comptables par grandes masses ou agrégats afin d'arriver rapidement à une vue globale. c'est-à-dire d'une information sur : o o • 3 années d'exploitation avec les 3 comptes de résultats. mais homogène. même si celles-ci sont de durée inégale. etc.. dans ce cas l'analyse portera sur deux périodes. Raisonner sur une période suffisamment longue. dont elle n'arrive pas à obtenir le financement. Son exploitation dégage donc un excédent de trésorerie qui lui permet. a) Ce qu'il faut faire • • Raisonner. quitte à rechercher ensuite la décomposition de certaines masses dont le montant paraît curieux. o Deuxième exemple : une entreprise est en phase de maturité qui se caractérise par une forte rentabilité. Elle se retrouve donc en dépôt de bilan ou contrainte d'ouvrir son capital à un groupe plus puissant ou à des financiers. Les décisions draconiennes permettant seules d'abaisser le niveau du point mort n'ont pas pu être prises à temps. soit d'autofinancer sa diversification. des besoins de financement. Aussi l'entreprise connaît-elle des pertes.

ce qui prive d'une indépendance de jugement indispensable. il convient d'aborder l'analyse financière proprement dite. La comparabilité des informations. par exemple entre les comptes successifs d'une même entreprise ou entre les comptes de différentes entreprises appartenant au même secteur d'activité. La détermination des retraitements à effectuer dépend des problèmes et des particularismes comptables rencontrés par l'analyste. il faudrait : déterminer et apprécier les raisons qui ont amené un changement dans les méthodes comptables o o faire les retraitements nécessaires afin d'éliminer de l'analyse les effets pervers de tels changements. 2. ce qui constitue une perte certaine de temps et risque en outre de mener à des données financières sans rapport avec la réalité. • Suivre de trop près la présentation et la démarche de la comptabilité. • Le principe d'importance relative . Par ailleurs.1 RETRAITEMENTS DES ETATS COMPTABLES EN VUE DE LEUR ANALYSE 2. Si cela n'était pas le cas.1. 2 LES PRINCIPAUX RETRAITEMENTS DE L'ANALYSE FINANCIERE 2. en particulier lorsque celle-ci s'écarte de la présentation comptable.1 Fondement des retraitements L'analyse financière doit porter sur des éléments permettant à la fois : • • la traduction de la réalité économique de l'entreprise. la pratique de l'analyse financière conduit généralement à pratiquer certains regroupements visant à faciliter la présentation de l'information et la réalisation du calcul des principaux agrégats financiers. • S'attacher à une sophistication excessive des méthodes de redressements comptables.1.2 Les principaux retraitements du compte de résultat 8 . nous allons examiner ci-après les principaux retraitements. Ces quelques conseils pratiques étant communiqués. l'introduction dans le PCG 82 des soldes caractéristiques de gestion ayant considérablement limité les besoins de retraitement du compte de résultat. Exemple : élimination des non-valeurs ou actifs fictifs du bilan. les retraitements ne se justifient que s'ils ont un caractère significatif au niveau d'information recherché.• Effectuer une suite de calculs sans construire une démarche préalable. tout en notant que l'essentiel de ceux-ci concernent les bilans. Ces principes étant posés. C'est pour atteindre ces objectifs qu'il est habituel de procéder à un certain nombre de retraitements et reclassements des données comptables. à partir des états financiers d'une entreprise au cours de trois exercices consécutifs. Elle doit en tous cas être ajustée en fonction de deux principes : • Le principe de la permanence des méthodes comptables (ou principe de fixité). L'analyste devra vérifier que ce principe a bien été respecté (exemple : pas de changement dans la méthode de valorisation des stocks). • Se borner à rédiger le résumé des calculs en décrivant les variations des ratios ou des concepts.

Les biens acquis en crédit-bail n'appartiennent pas juridiquement à l'entreprise avant l'exercice de la levée d'option. Il arrive cependant que figurent parmi les actifs incorporels certains postes qui ont été immobilisés pour permettre l'étalement des charges ou de frais. en l'absence de retraitement. s'ils sont connus. en retranchant la différence («écarts de conversion actif» . Ces frais. b) Immobilisations acquises en crédit-bail . la pratique du crédit-bail aurait pour conséquence de minorer la Valeur Ajoutée et l'Excédent brut d'exploitation. Ce retraitement permet en effet de rendre comparables des entreprises qui choisissent des modes de financement de leurs investissements différents (emprunt. en vertu du principe de nominalisme (comptabilisation des immobilisations au coût historique).3 Les principaux retraitements du bilan a) Elimination des non-valeurs . ils ne figurent pas au bilan. inclus comptablement dans les «Autres Services Consommés». le retraitement est en principe le suivant : on procède à une compensation entre les deux. en particulier pour les immeubles et équipements productifs. En général. doivent être ajoutés aux frais de personnel et simultanément exclus des Services extérieurs.«écarts de conversion passif») du montant des fonds propres et en les faisant disparaître du bilan. En pratique le retraitement du crédit-bail est assez complexe car il touche à la fois au compte de résultat et au bilan. a conduit les analystes financiers à pratiquer de plus en plus souvent le retraitement des biens en crédit-bail au bilan des entreprises. afin de mesurer le potentiel de main-d’œuvre utilisé par l'entreprise. En ce qui concerne les écarts de conversion actif. pour partie avec les frais financiers. Par exemple les frais d'établissement sont généralement considérés par l'analyste financier comme des non-valeurs ou actifs fictifs. Une solution du même type peut être adoptée pour le fonds commercial. et ce quelle qu'en soit la nature. du fait de l'inflation. et la part des redevances dans les loyers en renvoi au pied du compte de résultat. Le montant des engagements de crédit-bail doit figurer dans l'annexe. être retranchés de ceux-ci pour être portés pour partie avec les amortissements. est plutôt sous-évaluée. Conséquemment. mais que ne constituent pas effectivement des immobilisations. 2. Il ne sera à effectuer que lorsque le montant du crédit-bail est significatif par rapport au montant total des immobilisations. la valeur comptable des immobilisations. En effet. les loyers de crédit-bail doivent. b) Le retraitement des loyers de crédit-bail . quoiqu'en principe celui-ci ne figure au bilan que s'il a été acquis. La valeur comptable des actifs figurant au bilan s'écarte nécessairement de leur valeur réelle. Il est souhaitable de soustraire de l'Actif et des Fonds propres cet ensemble de non-valeurs.a) Le retraitement des frais de personnel intérimaire . crédit-bail). Si les écarts de conversion passif sont supérieurs aux écarts de conversion actif. contribuant de ce fait au gonflement apparent des actifs. dans le compte de résultat retraité.1. La généralisation de la pratique du crédit-bail. 9 . le niveau des fonds propres se trouve donc majoré par ce retraitement. compte tenu de l'existence par symétrie des écarts de conversion passif. Sont généralement considérées comme des non-valeurs les actifs suivants : • capital souscrit non appelé • frais d'établissement • charges à répartir • primes de remboursement des obligations • écarts de conversion actif.

Cette méthode est relativement facile à appliquer mais fait apparaître des frais financiers fixes alors que le capital restant dû décroît. La difficulté principale est d'établir une cohérence entre le montant des loyers et les composantes de leur retraitement : amortissements. regroupements que nous préciserons dans les chapitres traitant du compte de résultat et du bilan. frais financiers et remboursement. des retraitements de l'ensemble des années courues. • La méthode préconisée par la Banque de France consiste à calculer. et le passif d'un montant correspondant d'emprunt. assorti d'un financement par emprunt. Ce montant sera reclassé. Il existe deux méthodes de retraitement. Le montant de cet «amortissement» correspond au montant du «remboursement». • La méthode préconisée par l'Ordre des experts comptables consiste à reconstituer. Mais il apparaît alors un écart entre les amortissements techniques et les remboursements. c) Effets escomptés et non échus : l'escompte commercial est un des moyens auquel peut recourir une entreprise pour satisfaire un besoin de trésorerie. le montant du remboursement et des frais financiers pour chaque échéance. • mettre en évidence les besoins de trésorerie réels de l'entreprise. Ce poste recouvre donc la totalité des dettes auprès des établissements financiers. parallèlement au calcul des «amortissements» théoriques. Remarque : Les principaux retraitements décrits ci-dessus étant effectués. • rendre comparables des situations ou des entreprises qui auraient des stratégies financières à court terme différentes. Afin de : • mesurer le véritable volume du crédit accordé à la clientèle. pour partie en «frais financiers». Il est nécessaire de réintégrer ces effets escomptés et non échus à l'actif : dans les effets à recevoir au passif : dans les concours de trésorerie. car il suppose la prise en compte. sur la base de la valeur vénale à la signature du contrat. à taux d'intérêt fixe. rétrospective. avec les effets escomptés non échus en 'concours de trésorerie'. l'actif sera majoré de la valeur résiduelle du bien. Au compte de résultat. jusqu'à l'échéance de l'effet et au règlement du débiteur. Les frais financiers sont alors calculés par différence. 10 . traitée comptablement en «charges externes» (compte 61) sera retraitée pour partie en «amortissements». d) Emprunts et dettes financières : le Plan Comptable Français ne distingue plus les dettes à plus d'un an des dettes à moins d'un an.Le principe de ce retraitement est l'assimilation du bien pris en crédit-bail à un bien acquis normalement. Au bilan. la redevance. un montant théorique d'amortissement». Ce retraitement est en outre délicat. la première étant la plus simple et la plus utilisée. correspondant à ce que l'on aurait pratiqué sur une immobilisation acquise. il est usuel de procéder à un certain nombre de regroupements. facilitant la présentation et l'analyse des états financiers. • prendre en compte l'engagement né envers la banque en vertu du droit cambiaire. Il convient d'en extraire le montant des dettes de trésorerie c'est à dire des concours bancaires courants et soldes créditeurs de banque qui figure en renvoi au pied du bilan.

CHAPITRE 2 : ANALYSE DE L’ACTIVITE ET DES RESULTATS DE L’ENTREPRISE I.ou+) Variation de stocks (marge brute sur marchandises voir TB) Achats de matières premières Et fournitures liées (. l'interprétation des comptes impose la comparabilité des données. de l'élimination. RA RB RC RD RE RH RI RJ RK RL RP RQ RS RW TOTAL DES CHARGES D’EXPLOITATION (Résultats d’exploitation voir TX) SA SC SD SF 11 ACTIVITES FINANCIERES Frais financiers Perte de change Dotation aux amortissements et aux provisions CHARGES ACTIVITE D’EXPLOITATION Achats de marchandises (. ils peuvent être considérés comme des ressources permanentes. de l'effet des réévaluations sur : l'actif brut les amortissements les fonds propres (écart de réévaluation). notion de surface élargie). et même des fonds propres (cf.ou+) Variation de stocks Transports Services extérieurs Impôts et taxes Autres charges (Valeur ajoutée voir TN) Charges de personnel (1) (1) dont personnel extérieur (Excèdent brut d’exploitation voir TQ) Dotations aux amortissements et aux provisions Exercice N Exercice N-1 .ou+) Variations de stocks (Marge brute sur matières voir TG) Autres achats (. dans la mesure du possible. f) Comptes courants d'associés : si les bilans de l'entreprise présentent des comptes courants d'associés pour des montants significatifs et stables.e) Elimination de l'effet des réévaluations : si une réévaluation d'actif est intervenue au cours de la période étudiée. DESCRIPTION DU COMPTE DE RESULTAT Le compte de résultat retenu par le SYSCOA se présente en compte et en liste A) PRESENTATION COMPTE DE RESULTAT – SYSTEME NORMAL Réf.

TOTAL CHARGES FINANCIERES (Résultats financier voir UG) SH TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES (Résultat des activités ordinaires voir UI) SK SL SM SO SQ SR SS ST TOTAL DES CHARGES HAO (Résultat HAO voir UP) Participation des travailleurs Impôts sur le résultat TOTAL PARTICIPATION ET IMPOTS TOTAL GENERAL DES CHARGES (Résultat net voir UZ) HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) Valeurs comptables des cessions d’immobilisations Charges HAO Dotation HAO 12 .

. HORS ACTIVITES ORDINAIRES (HAO) Produits des cessions d’immobilisations Produits HAO Reprises HAO Transferts de charges TOTAL DES PRODUITS HAO RESULTAT HAO (+ OU -) TOTAL GENERAL DES PRODUITS RESULTAT NET Bénéfice (+) . …………… ……………. perte (-) 13 Exercice N Exercice N-1 …………. …………. …………… …………….. …………… …………… . / …………… (1)dont à l’exportation ………….Réf TA TB TC TD TE TF TG TH TI TJ TK TL TN TQ TS TT TW TX UA UC UD UE UF UG UH UI UJ UK UL UM UN UO UP UZ PRODUITS ACTIVITE D’EXPLOITATION Ventes de marchandises MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES Vente de produits fabriqués Travaux. services vendus Production stockée (ou déstockage) (+ ou -) Production immobilisée MARGE BRUTE SUR MATIERES Produits accessoires …………………………………………………………… CHIFFRE D’AFFAIRES (1) (TA + TC + TD + TH) …………. / …………… …………………………………………………………… Subventions d’exploitation Autres produits VALEUR AJOUTEE EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION Reprises de provisions Transferts de charges TOTAL DES PRODUITS D’EXPLOITATION RESULTATS D’EXPLOITATION Bénéfice (+) perte (-) ACTIVITE FINANCIERE Revenus financiers Gains de change Reprise de provisions Transferts de charges TOTAL DES PRODUITS FINANCIERS RESULTAT FINANCIERS (+ ou -) TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRE RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES ( + OU -) (1) dont impôt correspondant ……… / ……….

les charges et produits financiers étaient inclus dans le niveau Exploitation. les escomptes accordes. les gains et pertes sur cessions de titres de placements. les abandons de créances consentis ou obtenus.STOCK INITIAL Donc pour les marchandises. 2 . Il inclut les intérêts verses ou reçus.LA CREATION D’UN NIVEAU FINANCIER Dans les plans antérieurs.B) STUCTURE GENERALE Les quatre niveaux l’analyse : • • • • Niveau d’exploitation => Résultat d’exploitation } Résultat Activité Ordinaire Niveaux financier Niveau HAO Niveau Global => Résultat financier => Résultat HAO =>Impôt sur le résultat et participation => Résultat Net C) CERTAINES NOUVEAUTES PAR RAPPORT AUX PLANS PRECEDENTS 1 . les charges et produits sur cessions d’immobilisations non courantes. les expropriations d‘actifs. et dépréciations des immobilisations financières) de caractère financier ainsi que les reprises y afférents .. – 10000 Variation de Stock…………………+ 37500 14 . Exemple : Stock initial Marchandise 50000 Mat premières 350000 Dans le compte de Résultat on aura Stock Final 60000 312500 Variation de stocks +10000 -37500 Variation de stock ………………. quelques dotations et reprises HAO comme celles relatives aux provisions réglementées (d’origine fiscale). les gains et pertes de change.ACTIVITES ORDINAIRES /ACTIVITES HAO Le niveau HAO du SYSCOA est très restreint et ne comporte que des évènements extrêmes comme les catastrophes naturelles. les escomptes d’effets de commerce. D) COMMENTAIRE DE CERTAINS POSTES 1) -VARIATION DE STOCKS Pour le SYSCOA la variation de stocks au niveau des charges se calcule en faisant Stock final-Stock initial VARIATION de STOCKS = STOCK FINAL . il faut retrancher la variation de stock avec son signe+ou-.. les dotations aux amortissements (prime de remboursement des obligations). et aux provisions (pour risques et charges. les redevances de titres. les matières premières et les autre achats le mode de calcul est le même pour obtenir la véritable charge d’achat consommée.

En les mettant ainsi dans les autres charges. Elle est calculée de la même façon que pour les marchandises et les matières. rémunération transférée) 15 . logiciels » ainsi que les « frais bancaires » sur effets. licence. Productions immobilisées) • • Signe plus si augmentation du stock Signe moins si diminution 5) TRANSFERTS DE CHARGES • Soit le transfert de charges d’exploitation en charges immobilisée (frais d’établissement. intermédiaires ou en cours. le SYSCOA les considère comme des charges décaissables et évite de les inclure dans la capacité d’autofinancement globale (CAFG). qu’ils soient finis.S positive) vient évidemment majorer la production (et une diminution la minorer). En revanche les redevances de crédit bail et les rémunérations de personnel extérieur sont retraites en fin d’exercice pour être portées en remboursement des emprunte et intérêts (redevances de crédit bail) et en charges de personnel (personnel extérieur) 3) AUTRES CHARGES Ils comprennent notamment : . charges à repartir) • Soit le transfert de charges d’exploitation à des comptes de tiers • Soit le transfert de charges d’exploitation vers d’autres charges d’exploitation (exemple avantage en nature.la valeur comptable des cessions d’immobilisation courantes .les pertes sur créances clients et autres débiteurs . Services vendus.les charges provisionnées d’exploitation Il faut bien noter que les charges provisionnées sont une innovation importante du SYSCOA qui les considère comme des dotations courtes sur risques à moins d’un an ou pour dépréciation d’actif circulants susceptibles de déboucher sur des décaissements à court terme. sur titres et les commissions. VARIATION DE STOCK = STOCK FINAL STOCK INITIAL Mais dans les produits une augmentation du stock (V. 4) PRODUCTIONS STOCKEES OU DESTOCKEES C’est la variation des stocks de produits fabriques. La production stockée s’ajoute donc avec son signe aux trois autres postes de la production (productions vendues.2) SERVICES EXTERIEURS Ils incluent notamment les « Redevances pour brevets.

2) La production de l’exercice Elle ne concerne que les entreprises industrielles (transformation) et se compose de : + Production de l’exercice + Production stockée + Production immobilisée PRODUCTION DE L’EXERCICE C’est un bon indicateur pour mesurer la croissance de l’entreprise. (coût des achats consommes. 1) LES INDICATEURS D’ACTIVITE 1. 16 . dérapage des frais généraux. glissement de la masse salariale etc. 2. part de marché) et de la conjoncture La recherche des causes doit être poussée jusqu’à l’identification des causes réelles . L’évolution du chiffre d’affaires s’apprécie au regard des variables du « marketing mix » Politique de prix (adaptation à la cible. et la capacité d’autofinancement. L’appréciation du chiffre d’affaires doit toujours se faire par rapport a la norme du secteur. à des coûts non maîtrisés. ainsi une réduction du chiffre d’affaires due à des prix très élèves par rapport à la concurrence peut être imputable à des marges trop importantes. il est égal : + Ventes de marchandises + Ventes de produits fabriques + Travaux. objectif de marge) Politique de produit (adaptation au marche)   Politique de distribution (pertinence des réseaux par rapport à la cible) politique commerciale (publicité. action commerciale) Toute évolution trouve ses causes par rapport à ces variables compte tenu du positionnement concurrentiel (intensité concurrentielle.II ANALYSE QUANTITATIVE DE L’ACTIVITE Le compte de résultat permet de calculer des indicateurs d’activité.…) Dans l’analyse de l’évolution il faut tenir compte de l’incidence de l’inflation. Indicateur de l’activité externe. des soldes de gestion. pour aboutir à un chiffre d’affaires déflaté plus représentatif de l’évolution réelle.1) Le chiffre d’affaires C’est le montant des ventes (Production et Services) réalise par l’entreprise. cependant il faut garder à l’esprit que seule la production vendue enrichit l’entreprise pour l’exercice considère. services vendus + Produits accessoires ______________________________ CHIFFRE D’AFFAIRES Parmi les grandeurs significatives du compte de résultat le chiffre d’affaires occupe une place importante car il reflète les performances commerciales de l’entreprise et sa capacité à dégager des résultats.

2) La Marge Brute sur Matières Premières Elle est déterminée dans les entreprises industrielles et de bâtiment (travaux publics) et est surtout intéressante dans les entreprises ou la matière première constitue une part significative de la production.Achats de Marchandises + ou -Variations de stocks _____________________________________________________ MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES La marge brute est différente de la marge commerciale qui est calculée dans une optique coût d’achat tenant compte des frais accessoires et des frais d’approvisionnement L’évolution de la marge peut s’apprécier à travers : . Elle est égale à : + Marge brute sur marchandises + Marge brute sur matières premières + Produits accessoires + Subvention d’exploitation + Autres produits .3) La valeur ajoutée La valeur ajoutée retrace la création ou l’accroissement de valeur apportée par l’entreprise dans l’exercice de ses activités professionnelles courantes aux biens et services en provenance des tiers. Valeur ajoutée 17 . Elle est égale à : + Production de l’exercice .Achats de matières premières + ou -Variations de stock MARGE BRUTE SUR MATIERES PREMIERES 2.Autres charges ………………………………. 2) LES SOLDES DES GESTION 2.Transport .le taux de marge : marge brute /coût d’achat des marchandises vendues qui mesure la marge brute générée par un (1) franc d’achat de marchandises . C’est la différence entre le montant des ventes de marchandises et les achats consommés de marchandises Elle se calcule dans les entreprises commerciales ou dans la branche négoce des entreprises industrielles.Services extérieurs .La production immobilisée compense des charges qui ne seront intégrées dans les coûts de revient que lors de l’amortissement de l’immobilisation concernée.Autres achats + ou – Variation des stocks . Elle est égale à : Ventes de Marchandises .1) La Marge Brute C’est la marge que l’entreprise tire de la revente de marchandises achetées en « l’état ».le taux de marque : marge brute / CAHT qui mesure la marge brute obtenue pour un (1) franc de chiffre d’affaires hors taxes 2.Impôts et taxes . c’est à dire sans opérer de transformation.

charges de personnel _____________________________________ Excédent brut d’exploitation L’EBE apparaît comme un solde avant : • • • • Dotation aux amortissements Charges financières Toute incidence hors activité ordinaire impôt sur le résultat 18 . La valeur ajoutée est également représentative du degré d’intégration de l’entreprise. Ainsi on peut dire que deux entreprises réalisant le même chiffre d’affaire que la plus « importante » économiquement est celle dont la valeur ajoutée est la plus forte. La notion de la valeur ajoutée constitue un des éléments essentiels. subvention d’exploitation et autres produits . Le rapport = Valeur ajoutée Production traduit le degré d’intégration verticale de l’entreprise La valeur ajoutée étant la richesse crée par l’entreprise. La valeur ajoutée est également un instrument de mesure de la taille économique. Si le chiffre d’affaire reflète l’activité externe.Consommations et charges externes ………………………………………………………………… Valeur ajoutée Cette approche de la valeur ajoutée est dénommée approche soustractive. un des outils majeurs de l’analyse financière.4) L’excédent brut d’exploitation C’est l’indicateur pivot de la performance économique de l’entreprise. l’étude de la répartition de cette richesse donne des indications intéressantes sur la structure interne de l’entreprise : Personnel : charges de personnel + participation des travailleurs Etat : impôt sur le résultat Prêteurs : charges d’intérêt sur emprunts Associés : dividendes + intérêts de comptes courants Entreprise : autofinancement Cette répartition de la valeur ajoutée constitue un second mode de calcul de la valeur ajoutée dénommé méthode additive. Il est égal à : Valeur ajoutée . à la fois résultant de toute la gestion courante et préalable à une répartition qui diffère d’une entreprise à l’autre. La valeur ajoutée représente donc la richesse créée par l’entreprise.On peut également écrire : Marge brute sur marchandises + Production de l’exercice + Produits accessoires. la valeur ajoutée elle reflète l’activité interne de l’entreprise et son aptitude à effectuer la meilleure combinaison possible des facteurs de production c’est à dire des facteurs humains et matériels. 2.

Il est moins comparable avec les entreprises concurrentes.8) Le résultat hors activités ordinaires C’est le solde entre les produits et les charges sans rapport avec l’activité courante et récurrente de l’entreprise. Néanmoins le Résultat Net reste un outil de communication important. L’EBE est enfin le point de départ de plusieurs calculs financiers : CAFG. ou rentabilité économique.7) Le résultat des activités ordinaires C’est le résultat lié aux activités ordinaires de l’entreprise. 2.6) Le résultat financier C’est le solde entre les produits et les charges financières d’une entreprise.C’est justement parce qu’il ne subit pas de distorsions d’une entreprise à une autre et qu’il est indépendant du degré d’intégration économique. En outre l’EBE représente la trésorerie potentielle générée par l’exploitation. EBE. Il est égal à : Résultat d’exploitation + Résultat financier ____________________________________ Résultat activités ordinaires 2. Produits HAO . 2. mais après prise en compte des dotations et reprises sur amortissements et provisions d’exploitation.Charges financières ________________________________ Résultat financier Il permet d’apprécier l’incidence des charges financière sur la rentabilité ou la part prise par les produits financiers. sa capacité à produire des ressources financières (potentielles du fait des décalages de paiement). 19 .9) Le résultat net C’est le solde découlant de tous les produits et toutes les charges au cours d’une période déterminée et après calcul de la participation et de l’impôt sur le résultat. mais reste un bon outil d’appréciation des performances économiques si l’on raisonne dans une logique interne et pluriannuelle.5) Le résultat d’exploitation Il reflète l’activité normale de l’entreprise. 2. Il est égal à : Produits financiers .Charges HAO ______________ Résultat HAO C’est un solde qui n’est pas pertinent dans l’appréciation des performances de l’entreprise. Un bénéfice n’est pas nécessairement le signe d’une saine gestion. que l’EBE est l’indicateur le plus pertinent pour opérer des comparaisons intra-sectorielles. 2.

VALEUR AJOUTEE GLOBALE PERSONNEL ETAT PRETEURS : =>Charges de CAFG : personnel résultat : : =>personnel : extérieur : : =>Participation : du travailleur =>impôt sur le =>frais financiers ENTREPRISE ET ASSOCIES DIVIDENDES AUTO FINANC EXCEDENT BRUT GLOBAL 20 . l’Etat. LES SOLDES GLOBAUX 1) La valeur ajoutée globale C’est la richesse totale produite par l’entreprise au cours de l’exercice et que se partageront : le personnel. Elle est égale à : VAG = Valeur ajoutée du compte de résultat + Autres produits encaissables sauf produits sur cessions d’immobilisations .Autres charges décaissables sauf charges de personnel (dont personnel extérieur et participation).III. les prêteurs et l’entreprise elle-même. et impôt sur le résultat. Frais financiers.

1.F. = C.Perte de change + Produits HAO + Transfert de charge HAO . Elle représente également le revenu qui est acquis à l’occasion de ses opérations de gestion.Impôt sur le résultat _______________________________________________ = CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE 1. AUTOFINANCEMENT NET L’autofinancement est la part de la CAF consacrée aux financements de l’entreprise. PRÊTEURS. LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE (CAFG) La capacité d’autofinancement représente la ressource dégagée au cours de l’exercice.2 Méthode additive Résultat de l’exercice + Dotations aux amortissements et aux provisions d’exploitation + Dotations aux amortissements et aux provisions financières + Dotations aux amortissements et aux provisions HAO .Reprises aux amortissements et aux provisions HAO + Valeur comptable des cessions d’immobilisation -Produits des cessions d’immobilisation 2.1 Méthode soustractive Excédent brut d’exploitation + Transfert de charges d’exploitation + Revenus financiers + Gain de change + Transfert de charges financières .1.A.1. 1.Reprises aux amortissements et aux provisions financières .Charges HAO . C’est la ressource disponible après rémunération des associés. PERSONNEL). par l’entreprise grâce à l’ensemble de ses opérations de gestion. après rémunération de l’ensemble de ses partenaire (ETAT.Reprise aux amortissement et aux provisions d’exploitation .G. LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE 1.Participation des travailleurs .F. Mode de calcul de la CAFG 1.IV. – Distribution de dividendes 21 .Frais financiers . Autofinancement = A.

DIVERS ASPECTS DE L’AUTOFINANCEMENT • L’autofinancement comprend deux parties répondant à des buts différents. Cet autofinancement résulte surtout de la non distribution de bénéfices. 22 . Il s’agit de : • L’autofinancement de maintien • L’autofinancement d’expansion ou d’enrichissement a) L’autofinancement de maintien C’est la partie de l’autofinancement utilisée pour maintenir le patrimoine de l’entreprise au niveau déjà acquis. Ce sont : • Les dotations aux amortissements • Les dotations aux provisions à plus d’un an b) L’autofinancement d’enrichissement C’est la partie de l’autofinancement utilisée pour augmenter le patrimoine de l’entreprise. Rembourser les emprunts en cours : les banquiers sont très attentifs à l’évolution du rapport : Dettes financières / CAFG 4. L’insuffisance d’autofinancement oblige l’entreprise à emprunter pour financer les Investissements nécessaires. Financer de nouveaux investissements : c’est par l’autofinancement que l’entreprise peut s’assurer une croissance dans l’indépendance. Cet autofinancement est constitué par : • Les réserves constituées à partir des bénéfices • Des dotations aux provisions sans objet réel • Des dotations aux provisions hors impôt latent.3. DESTINATION DE LA CAF La capacité d‘autofinancement qui correspond à un surplus monétaire potentiel dégagé par l’activité de l’entreprise permet de financer plusieurs besoins possibles : • • Rémunérer les actionnaires ou associés : par le biais des dividendes.

4) Calculer l’excèdent brut global Charges d’exploitation Achats de marchandises Variation de stocks de marchandises Achats stockés d’approvisionnement Variation des stocks d’approvisionnement Achats non stockés Services extérieurs Impôts et taxes Charges de personnel Dotation aux amortissements et provisions Autres charges TOTAL Charges financières TOTAL Intérêts et charges assimilées Charge nette sur cession VMP TOTAL Charges hors activités ordinaires Charge sur opération de gestion Valeur comptable des immo. cédées TOTAL Participation Impôts sur le bénéfice Résultat de l’exercice TOTAL GENERAL 45 2 47 11 6 17 1 31 61 660 TOTAL GENERAL 660 Produits hors activités ordinaire Produits sur opération de gestion Produits de cession d’éléments actifs TOTAL 4 14 18 Produits d’exploitation 125 Ventes de marchandises -9 Production vendue Montant net du C A 54 Production stockée 3 18 Reprise sur provisions 62 Autres produits 10 153 82 TOTAL 5 Produits financiers 503 Autres intérêts et produits financiers 6 6 636 Production immobilisée Subvention d’exploitation 410 185 395 21 _ 5 12 3 23 .CAS N°4 SOCIETE MINERVA TRAVAIL A FAIRE A Partir du résultat du compte de l’exercice N 1) calculer les soldes de gestion 2) calculer le CAF de deux façons différentes 3) Calculer la valeur ajoutée globale et procéder à la répartition de la valeur ajoutée globale.

11 _ Valeur comptables des éléments cédé = .3 _ Achats non stockés = -18 _Services extérieurs = -62 _Impôts et taxes = -10 _Autres charges =.A. Consommation provenance de tiers .152 VALEUR AJOUTEE 356 _Charge de personnel = .CORRIGE SOCIETE MINERVA 1°/ ETABLISSONS LES SOLDES CARACTERISTIQUES DE GESTION +Ventes de marchandises = 410 _ Achats de marchandises = -125 + Variation de stock =+ 9 294 = 294 MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES Production vendue Production stockée Production immobilisée +Subvention d’exploitation +Autres produits Autres produits et subv = 185 = 21 = _ 206 = +5 = 3 8 = +206 = +8 _ Achats stockés d’approvision.O sur op. =.O sur op. = .45 _ Charges nettes sur cession VMP =.41 RESULTAT ACTIVITES ORDINAIRES + Produits H.O =+ 1 RESULTAT A REPARTIR _ Participation _ Intérêt sur le bénéfice RESULTAT NET COMPTABLE = 133 = .82 RESULTAT D’EXPLOITATION + Produits financiers = 6 _ Intérêt et charges assimilées = .153 = .153 EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION = 203 + Reprise sur provision + 12 _ Dotation aux amortissements et provisions .54 _ Variation de stock d’appr.152 = .A. RESULTAT H.5 .6 . de gestion =+ 4 + Produits des cessions d’éléments d’actif= + 14 _ Charges H.41 = +92 =+1 = +93 -1 -31 = 61 24 . de gestion = .2 . RESULTAT FINANCIER .A.

charges d’intérêts.2°) CALCUL DE LA CAF Approche Soustractive Approche Additive EBE = 203 Résultat = + 61 + Produits financiers = +6 Dotations = + 82 _ Intérêt et charges assim.O =+ 4 PCEAC = .2 + Produits H.O = .1 _ Impôt sur le résultat = -31 .11 .A. _ Charges H.12 _ Charges nettes sur VMP = .A. 25 .2 VCEAC = + 6 + Produits H.45 Reprise = . = .14 .A. CAF = 123 3°) 1/ Calcul de la valeur ajoutée GLOBALE ( VAG) VAG = VA + Autres produits encaissables (sauf produits de cession) _ Autres charges décaissables ( sauf charges de personnel. 353 3°)2/ REPARTITION DE LA VAG Personnel = 153 + 1 = Préteurs = = ETAT = = ENTREPRISE ET ASSOCIES = 154 45 31 123 353 .O =+ 4 _ Charges H. et impôt sur le résultat) VA = +356 + Produits financiers =+ 6 _ Charges nettes sur VMP= .O = -11 CAF = 123 _ Participation =.A.

taxes et versements assimilés 94 978 Salaires et traitements 866 212 Charges sociales 359 716 Dotations aux amortissements des immobilisations 188 540 Dotations aux provisions sur actif circulant Dotations aux provisions pour risques et charges Autres charges 2 902 PRODUITS FINANCIERS De participation et de valeurs mobilières et créances de l’actif 10 385 Autres revenus financiers et produits assimilés 15 336 Reprises sur provisions 4 458 Gains de changes 7 935 CHARGES FINANCIERES Dotations aux amortissements et provisions 18 937 Intérêts et charges assimilés 68 834 Pertes de changes 2 980 Total des charges financières 90 751 PRODUITS HORS ACTIVITES ORDINAIRES Produits HAO 733 Sur opérations en capital (produits des cessions d’immobilisation) 32 832 Reprises sur provisions 24 792 CHARGES HORS ACTIVITES ORDINAIRES Charges HAO 10 721 Sur opérations en capital (valeurs comptables des cessions d’immobilisation) 12 088 Dotations aux amortissements et aux provisions 18 130 Impôt sur le Résultat 41 992 RESULTAT NET 66 416 26 .CAS SIPLAST A partir du compte de résultat suivant : 1) Etablissez les soldes significatifs de gestion 2) Calculer la CAF par les 2 méthodes ainsi que l’autofinancement net si les dividendes distribués sont de 30 000 3) Calculer la valeur ajoutée globale et répartissez la 4) Calculer l’excédent brut global 5) Calculer la CAF à partir de l’EBG 6) Expliquer les notions de Valeur ajoutée et CAF ainsi que leur intérêt. exercice N PRODUITS D’EXPLOITATION Ventes de marchandises 235 227 Production vendue 3 888 547 Chiffre d’affaires net 4 123 774 Production stockée 71 935 Production immobilisée 47 364 Reprises sur amortissements et provisions 18 253 Autres produits 5 146 CHARGES D’EXPLOITATION Achats de marchandises 206 933 Variation du stock de marchandises (17 281) Achat de matières premières et autres approvisionnements 1 506 316 Variation du stock de matières premières et autres approvisionnements (11 271) Autres achats services extérieurs et personnel extérieur à l’entreprise 925 800 Impôts.

CORRECTION

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CORRIGE CAS 5 Ventes de marchandises -Achat de marchandises Variation de stocks MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES Production vendue + production stockée + production immobilisée - achat de mat. Première +Variation de stock de mat. première MARGE BRUTE SUR MATIERE PREM. + Autres produits - Autres achats et services externes - Impôt et taxes - Autres charges - VALEUR AJOUTEE - Salaires et traitements - Charges sociales EBE + Reprises sur amortissements et provisions - Dotation aux amort. et prov. Sur immob. RESULTA D’EXPLOITATION Produits financiers Charges financières RESULTAT FINANCIER RESULTAT ACTIVITE ORDINAIRE Produits HAO Charges HAO RESULTAT HAO Impôt sur le résultat RESULTAT NET 2) Calcul CAFG et autofinancement CAFG 1ER méthode EBE + Produits financiers encaissables - charges financières décaissables + Produits HAO - Charges HAO - Impôt sur le résultat CAFG 313 914 + 33 656 - 71 814 + 733 - 10 721 - 41 992 223 776 235 227 - 206 933 + 17 281 + 45 575 3 888 547 71 935 47 364 - 1 506 316 11 271 2 512 801 5 146 - 925 800 - 94 978 - 2 902. 1 539 842 - 866 212 - 359 716 313 914 + 18 253 - 188 540 143 627 + 38 114 - 90 751 - 52 637 90 990 + 58 357 - 40 939 + 17 418 - 41 992 + 66 416

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CAFG 2ème méthode Résultat net + Dotation d’exploitation + Dotation financière + Dotation HAO - Reprises d’exploitation - Reprise financière - Reprise HAO + Valeur comptable de cession - Produit de cession CAFG Autofinancement = CAFG – dividendes distribués = 223776 – 100 000 Autofinancement = 123 776 3) Calcul et répartition de la VAG VAG = VA du compte de résultat + Autres produits encaissables sauf produits de cession - Autres charges décaissables sauf charges de personnel Intérêts et impôts sur le résultat VA + Produits financiers encaissable - Pertes de charges + Produits HAO - Charges HAO VAG Répartition de la VAG Part de travailleurs Part des préteurs Part de l’état Part des actionnaires Part de l’entreprise VAG 4) Calcul de l’EBG EBG = VAG – Part des travailleurs = 1 560 530 – 1 225 928 EBG = 334 602 5) Calcul de la CAFG à partir de l’EBG CAFG = EBG – Part des préteurs – Part de l’état = 334 602 – 68 834 – 41 992 CAFG = 223 776 1 225 928 68 834 41 992 100 000 123 776 1 560 530 1 539 842 + 33 656 - 2 980 + 733 - 10 721 1 560 530 + 66 416 + 188 540 + 18 937 + 18 130 - 18 253 - 4 458 - 24 792 + 12 088 - 32 832 223 776

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de taille économique et de degré d’ verticale de l’entreprise. Elle sert à investir.6) Explications notions de VAG ET CAFG La valeur ajoutée représente le surcroît de valeur apporté par l’entreprise dans la transformation des biens et services en provenance des tiers. C’est un bon indicateur de création de richesse. à rémunérer les actionnaires et à rembourser les dettes 30 . C’est également un bon indicateur de croissance La CAFG est la ressource interne générée par l’entreprise grâce à l’ensemble de ses opérations de gestion au cours d’un exercice.

31 .

Cette analyse cherche à dégager du bilan des masses significatives de réalités économiques. Il faut cependant souligner qu’il existe une deuxième approche fonctionnelle appelée « Bilanpool de fonds ». Pour se prêter à l’analyse. On distingue six (6) fonds de masses qui sont : 32 . les ressources propres externes et les dettes financières. Il existe deux approches principales du bilan : l’approche fonctionnelle qui se situe dans une perspective économique l’approche financière ou liquidité qui vise davantage à apprécier la solvabilité et la liquidité I. mais aussi l’indépendance financière de l’entreprise solvabilité et sa liquidité Cette structure financière s’apprécie d’abord à travers son bilan. L’APPROCHE FONCTIONNELLE HORIZONTALE DU BILAN La mise en œuvre de cette approche nécessite le découpage du bilan en fonds de masses. mais mets en face d’un pool d’Emplois (le capital économique) un pool de fonds distinguant les ressources propres internes. Or il n’existe pas lecture du bilan. C’est une approche qui se prête bien aux règles de présentation du SYSCOA pour le bilan et le TAFIRE. mais des lectures en fonction des objectifs de l’analyse. 1.emplois stables .CHAPITREI II : ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE L’appréciation de la structure financière permet principalement d’évaluer la bonne adéquation entre moyens économiques ressources financières. Il s’agit donc d’une lecture horizontale du bilan puisqu’elle repose sur le principe d’une adéquation Ressources stables . des agrégats qui expriment d’une part des moyens de financement et d’autre part des ressources qui les couvrent. L’APPROCHE FONCTIONNELLE C’est celle que l’on utilise lorsque l’on veut procéder à un diagnostic économique. Le besoin de financement de l’exploitation (BFE ou BFRE) est l’élément central de cette approche car c’est en fonction de ce BFE que le fonds de roulement (FDR ou FRNG) est déterminé. L’approche fonctionnelle procède donc à une analyse en termes d’emplois ressources du bilan et découpe ceux ci en fonction des cycles (investissement financement exploitation)d’ou l’ expression de « bilan fonctionnel » . Cette seconde approche ne cherche pas à mettre en adjonction Emplois et Ressources stables. le bilan comptable doit être remanie de façon à être adapte à ses différentes approches. Donc deux lectures du bilan sont dans l’approche fonctionnelle : • • Une lecture horizontale Une lecture verticale dite « pool de fonds ».

les différents éléments étant pris à leur valeur brute. corporelles et financières. Les emplois et ressources d’exploitations : ce sont les postes constitutifs de l’actif et du passif circulant qui sont des éléments du cycle d’exploitation liés à l’activité de l’entreprise : les stocks et créances en emplois.• • • • • • Les Emplois stables : constitués de l’actif immobilisé principalement ce sont les éléments destinés à servir de façon durable dans l’entreprise Les emplois stables comprennent les charges immobilisées. les dettes fournisseurs en ressources. quatre (4) soldes significatifs : 33 . les immobilisations incorporelles. Les ressources durables : c’est l’ensemble des ressources de financement stable utilisées par l’entreprise. Les emplois et ressources de trésorerie : disponibilités et valeurs mobilières de placement (trésorerie actif) en emplois concours bancaires courants et soldes créditeurs de banque (trésorerie passif) en ressources. D’où le bilan fonctionnel condensé suivant : EMPLOIS STABLES RESSOURCES DURABLES 50 EMPLOIS D’EXPLOITATION 35 70 RESSOURCES D’EXPLOITATION 23 Emplois hors Activités ordinaires 5 EMPLOIS DE TRESORERIE 10 Ressources hors Activités ordinaires 2 Ressources de Trésorerie 2 Cette présentation permet de calculer quatre (4) entités distinctes. Les emplois et ressources hors activités ordinaires : créances et dettes non liées au cycle d’exploitation et sans signification économique particulière. Elles comprennent les capitaux propres et dettes à longs termes destinées à financer les emplois stables.

1. Le fonds de roulement net global (FRNG) ou fonds de roulement de roulement (fdr) : compare les emplois stables (représentation le cycle d’investissement) aux ressources durables (représentant le cycle de financement) . 2. Le besoins en fonds de roulement d’exploitation (BFE) : qui rapproche les emplois des ressources liées au cycle d’exploitation (stocks + créances – dettes d’exploitation) 3. Le besoin en fonds de roulement hors activités ordinaires (H.A.O) ou le besoin de financement H.A.O composant emplois et ressources non liées au cycle d’exploitation. 4. La trésorerie nette (TN) : Solde des emplois et ressources de trésorerie nette est un indicateur de l’équilibre entre les différentes fonctions. Le bilan comptable du SYSCOA est quasiment un bilan fonctionnel car il intègre des retraitement prévus en général par les analystes financiers (crédit bail, effets escomptés non échus, personnel intérimaire etc.). Toutefois certains retraitements résiduels peuvent être opérés. 1.1 RECLASSEMENTS POUVANT ÊTRE EFFECTUÉS Actif immobilisé en valeur brute : les amortissements ne sont pas soustraits de l’actif, mais sont ajoutés aux ressources durables car ils présentent une épargne (il font partie de la capacité d’autofinancement). Raisonner en valeurs brutes permet en outre de procéder à des comparaisons sectorielles. • Les primes de remboursements des obligations : elles peuvent être élimées et simultanément déduits des emprunts obligatoires correspondants. Ceux-ci figurant alors pour leur valeur d’émission et non pour leur valeur de remboursement. Les intérêts connus et non échus rattachés aux comptes d’actifs et de passifs : peuvent être retraites dans les comptes d’emplois et de ressources d’exploitation. Les écarts de conversion : sont annulés et soustraits ou ajoutés aux dettes et créances concernées, ce qui les ramène à leur valeur initiale : si le poste auquel se rattache l’écart n’est pas connu on peut agréger l’écart actif aux emplois d’exploitation et l’écart passif aux ressources d’exploitation. Les charges et produits constatées d’avance : s’ils ne peuvent être ventilés, peuvent arbitrairement être agréger aux élément d’exploitation.

• •

Il est possible, et même préférable de raisonner valeur nette, car ces provisions sont considérées par le SYSCOA comme des provisions courtes qui n’entrent pas dans la capacité d’autofinancement. 1.1 Analyse du bilan fonctionnel horizontal a) Principe d’analyse Une fois obtenu le bilan fonctionnel, il devient possible de faire l’analyse en rapprochant les masses qui le constituent. Cette analyse s’appuie sur la structure des emplois et des ressources, de leur adéquation et suppose une norme d’équilibre « le long terme doit couvrir le longs terme »

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Le raisonnement part du cycle d’exploitation et du besoin de financement qui en découle, le « besoin en fonds de roulement d’exploitation » (BFRE). Dans une perspective de continuité d’exploitation, ce besoin se renouvelle en permanence : il constitue donc un emploi stable et doit à ce titre être finance par une ressource durable. Compte tenu de la structure du bilan fonctionnel, les seules ressources durables disponibles sont celles qui excèdent les emplois stables, c’est à dire le fonds de roulement net global. Les emplois et ressources HAO constituent le besoin de financement hors activités ordinaires (HAO) et regroupant des analytiques hétérogènes et marginaux. Il n’a pas conséquent aucune signification économique mais vient alléger ou alourdir la trésorerie. La trésorerie apparaît dans cette démarche, comme la résultante des différentes masses et, selon son solde à un instant donne, permet de juger de l’équilibre de l’ensemble. C’est néanmoins la confrontation « Fonds de roulement net global - Besoin en fonds de roulement d’exploitation » qui doit retenir l’attention dans cette lecture fonctionnelle horizontale.
LECTURE FONCTIONNELLE ET HORIZONTALE DU BILAN

BFR d’EXPLOITATION
RESSOURCES D’EXPLOITATION

EMPLOIS STABLES FONDS DE ROULEMENT NET GLOBAL

RESSOURCES DURABLES

EMPLOIS D’EXPLOITATION

BFRE BFHAO EMPLOIS HORS ACTIVITES ORDINAIRES B.F.H.A.O
RESSOURCES FONDS DE ROULEMENT NET GLOBAL

TRESORERIE

H.A.O

TRESORERIE NETTE EMPLOIS DE TRESORERIE RESSOURCES DE TRESORERIE

b) Etude financière du cycle d’exploitation : le BFE ou BFRE Notion de cycle d’exploitation : dans le cadre de son activité courante une entreprise effectue des opérations répétitives dont le renouvellement définit son cycle d’exploitation. On peut donc dire que le cycle d’exploitation est le temps nécessaire pour que l’entreprise accomplisse l’ensemble des phases de son activité économique. Le cycle d’exploitation peut être long ou court lent ou rapide

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vente

REGLEMEN T

Achat Achat Règlement Règlement Décalage des flux financiers Décalage des flux financiers

Stockage Stockage matières matières Achat matièr es Paiement matières

Production Production

Stockage et Stockage et commercialisation commercialisation + Frais de stockage et distribution

+ Charges de production DUREE DU BESOIN DE FINANCEMENT

Le cycle d’exploitation génère un besoin financement du fait d’un double décalage un décalage lié à la durée du cycle : il faut d’abord débourser des achats divers (salaires loyers etc..) avant d’encaisser les ventes. un décalage lié aux délais de règlements : le crédit accorde aux clients (30j à 120j) allonge la durée du besoin de financement d’autant. En effet la récupération des déboursés liée au cycle se fait, non pas au moment de la vente, mais à celui du règlement. Les déboursés liés au cycle d’exploitation sont donc finances plus longtemps. Mais de la même façon que l’entreprise accorde des délais de règlements à ses clients, elle en bénéficie de la part de ses fournisseurs pour ses achats, ce qui allége d’autant le besoin de financement. Donc on peut dire que : Le besoin en fonds de roulement est le besoin de financement génère par le cycle d’exploitation. C’est la différence entre les actifs et passifs cycliques d’exploitation Du fait qu’il faille assurer en permanence la continuité de l’exploitation, ce besoin de financement se renouvelle sans cesse .tous les jours l’entreprise achète, stocke, vend, encaisse. Il y’a en permanence des stocks de matières premières, en cours, et produits finis un certain volume de créances clients et de dettes fournisseurs PRINCIPAUX FACTEURS DE VARIATION DU BFRE Le BFE varie avec 1) Le niveau d’activité : c’est à dire le chiffre d’affaires Si l’activité se développe, le volume des achats, des stocks et des ventes va s’accroître parallèlement.

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dettes afférentes à l’impôt sur le résultat. du rapport de force fournisseur-client. de la solvabilité des clients Montant des dettes fournisseurs : reflet des négociations sur les délais de paiement Comment apprécier un BFRE (BFE) Analyser son évolution et celle de ses composantes sur plusieurs exercices.En cas de régression l’inverse se produira. plus la valeur ajoutée est forte. stocks occasionnels etc. Pour cela le calcul des ratios de délais de règlement et de durée de stockage se révèle un outil précieux.. Le BFRE est fréquemment exprime en jours de chiffre d’affaires. de l’efficacité de la facturation et du recouvrement. 3) La valeur ajoutée Plus un cycle de production est long. Si l’entreprise sous traite. des délais accordes par les commerciaux. ) Le montant du BFHAO s’ajoute au BFRE pour obtenir le Besoin de financement global (BFG). 4) La bonne tenue de ses éléments Le volume du BFE reflète aussi la qualité des décisions opérationnelles Montant des stocks : reflet de l’efficacité de la méthode de gestion des stocks et de la production Montant des créances : reflète en partie la politique commerciale et le suivi des clients. BFG=BFE+BFHAO 37 . des entreprises ayant le même type d’activité. il ne faut pas le même temps pour fabriquer un avion et pour produire un pot de yaourt. Il y’a donc un lien le BFRE et le CHIFFRE D’AFFAIRES. Comparer le BFRE (BFE) exprimé en jours de chiffre d’affaires à celui d’entreprises concurrentes. Déterminer le BFRE normatif c’est à dire en prenant en compte es conditions normales d’exploitation c) Le Besoin en fonds de roulement hors activités ordinaires (BFHAO) Le BFHAO est constitue d’éléments acycliques et généralement marginaux et n’a pas de signification économique particulière (Créances ou dettes lies à des cessions ou achats d’immobilisations. Stocks et créances importants contre dettes fournisseurs faibles. 2) Le secteur d’activité et le produit Un cycle de production et de stockage n’a pas la même durée d’un secteur à l’autre. raison pour laquelle leur rapport est supposée relativement constant. elle réduit ses encours et ses stocks de produits intermédiaires. De même la saisonnalité de la production et des ventes liée au type de produits fabriques et vendus va faire varier le BFR au cours de l’année (ex : entreprise de fabrique de jouets). elle accroît ses dettes fournisseurs mais se prive d’une marge qu’elle transfère aux sous-traitants. Donc il est impératif de comparer des données arrêtées a la même date. plus le BFR grandit.

Trésorerie nette =Trésorerie actif.…) de l’autre un besoin de financement qui reflète les décisions courantes et dépend d’éléments communs (secteur et niveau d’activité. e) La trésorerie comme résultante de l’équilibre de la structure Dans l’approche fonctionnelle la trésorerie nette (TN) apparaît comme la résultante de l’équilibre entre fonds de roulement et besoin de financement. D’un point de vue arithmétique. la position globale de l’entreprise sur ses opérations financières a court terme. ni insuffisant. Un principe de l’analyse fonctionnelle veut que les ressources affectées à un emploi restent investies aussi longtemps que cet emploi existe : donc le long terme doit couvrir le long terme. endettements.Il faut relever ici le caractère dual du besoin en fonds de roulement qui bien qu’étant compose d’éléments à court terme. durable. valeur ajoutée etc. mais adapté au BFRE qui lui doit être bien géré.Trésorerie passif Trésorerie nette = Trésorerie actif – Trésorerie passif L’égalité : TN = FRNG – BFR 38 . amortissement etc. Donc les ressources durables doivent financer non seulement l’actif immobilise mais également le BFE (BFRE).…) Le niveau du FRNG qui s’apprécie en fonction du BFRE. Mais de façon générale une insuffisance de FRNG provoque une situation de fragilité pour l’entreprise et nécessite un renforcement du FRNG par l’accroissement de ressources durables et/ou la gestion des emplois stables (apprécie par le taux d’utilisation des capacités de production et le montant investi par franc de chiffre d’affaires). permanent. Si FRNG > BFR alors TN > 0 Si FRNG < BFR alors TN < 0 La trésorerie nette apparaît comme le solde net de trésorerie. Définition : le fonds de roulement net global est la part des ressources durables affectée au financement du cycle d’exploitation FRNG=FDR=RESSOURCES DURABLES-ACTIF IMMOBILISE On peut également dire que ce sont les ressources stables devant couvrir le besoin en fonds de roulement d’exploitation.BFG=BFE+BFHAO d) Fonds de roulement net global (FRNG) . On a donc : d’un côté des ressources restées disponibles (FRNG) qui reflète des décisions stratégiques (investissement. un caractère structurel. distributions. c’est l’excèdent des ressources durables sur l’actif immobilise. présente du fait du renouvellement incessant du cycle d’exploitation. ne doit être pléthorique. bonne gestion du cycle.

Si au contraire. tant que l’entreprise n’a pas réussi à reconstituer son FRNG et/ou à limiter son BFR. ce dernier se trouve entièrement finance sur ressources stables et l’entreprise peut alors éviter toute dépendance à l’égard des ressources de trésorerie. f) L’équilibre de financement 39 .Qui exprime la relation qui existe entre les soldes significatifs du bilan fonctionnel (FRNG. le FRNG ne permet pas de financer l’intégralité du BFR (FRNG < BFR). BFR. Actif circulant (AC). Trésorerie actif (TA). L’entreprise se trouve alors dans une position particulièrement favorable en terme de solvabilité à court terme. Trésorerie passif (TP) du mode de calcul des trois notions importantes FRNG = RD – AI BFR = AC – PC TN = TA – TP de l’équilibre du bilan AI +AC + TP = RD + PC +TP De cette égalité et en déplaçant et regroupant les termes l’on a : AC + TA – PC – TP AC – PC + TA – TP BFR + TN = RD – AI = RD – AI = FRNG (AC – PC) + (TA – TP) = (RD – AI) On peut alors formuler la relation de trésorerie FRNG – BFR = TN De cette relation on peut tirer l’interprétation suivante : Lorsque le FRNG permet de financer l’intégralité du BFR. • • • Ressources durables (RD). La dépendance à l’égard des ressources de trésorerie présente alors un caractère durable. Or le BFR constitue un besoin permanent. Passif circulant (PC). TN). Elle découle : des six grandes masses fondamentales : Actif immobilise (AI). s’appelle la relation de trésorerie. structurel. l’entreprise se voit contrainte de faire appel à des ressources de trésorerie pour financer une fraction du BFR.

ont une rotation rapide de leur stock et bénéficient de crédit fournisseur important. ACTIF IMMOBILISE + BFE = CAPITAUX INVESTIS L’équilibre de financement est assure lorsque les capitaux investis sont couverts par des ressources durables. et être mise en perspective sur plusieurs années (évolution). Il s’y ajoute que dans certains secteurs comme la grande distribution (hypermarchés.…) et l’hôtellerie. l’on sait que le BFR est un besoin permanent.La règle de l’équilibre de financement veut : • Qu’un besoin durable soit financé par une ressource durable • Qu’un besoin d’exploitation soit financé par une ressource d’exploitation En outre. supermarchés etc. RESSOURCES DURABLES >1 CAPITAUX INVESTIS g) Limites de l’approche fonctionnelle horizontale Il ne faut conclure de ce qui précède qu une structure financière déséquilibrée (trésorerie négative) est toujours malsaine. Il ne faut pas oublier enfin que l’analyse fonctionnelle est une analyse statique qui doit être relativisée par rapport au cycle d’exploitation (à quel moment du cycle se situe t’elle ?). Ce sont donc des entreprises qui tout naturellement n’ont pas de fonds de roulement. Ceci découle du fait que ces entreprises assurent des prestations au comptant. au secteur (quels sont les résultats de la concurrence ?) et à la conjoncture (est-elle porteuse ou défavorable ?). Le total forme par l’Actif Immobilise et le BFE constitue les CAPITAUX INVESTIS. D’autres entreprises. On parle alors de dégagement de fonds de roulement. structurel. mais également le BFE. Ces ressources de trésorerie constamment renouvelées sont assimilables à des ressources durables. avec un renouvellement automatique des crédits de trésorerie obtenus. L’expérience montre que nombre d’entreprises vivent et se développent avec des fonds de roulement négatifs. Donc les ressources durables doivent financer non seulement les immobilisations. c’est à dire en finançant une partie de leurs actifs immobilises avec des crédits à court terme. durable. notamment dans le secteur industriel présentent quasiment en permanence une trésorerie négative. les entreprises présentent très souvent un besoin en fonds de roulement négatif. 40 .

La lecture du bilan est verticale. Primes. Subventions) Capital Économique de fonds BFR Immobilisations brutes Financières VMP + disponibilités 41 Dettes Financières (Emprunts à L. Un portefeuille d’actifs regroupe donc les emplois industriels et commerciaux à côté des emplois financiers Toutes les ressources (à l’exception de celles incluses dans le BFR) représentent le pool de fonds nécessaire pour financer les emplois. Les immobilisations financières sont distinguées des autres et s’ajoutent aux valeurs mobilières de placement (V M P) et aux disponibilités pour former les emplois financiers. Cette analyse suit la démarche économique suivante : dans les emplois figurent les immobilisations d’exploitation et le BFR.T et Trésorerie Passive) . Les ressources de trésorerie font partie au même titre que l’endettement à long terme et les fonds propres d’un ensemble de ressources finançant globalement les actifs . Amortissement. Dans cette approche. quel que soit leur terme Il n’y a aucune affectation d’une des composantes de ce pool à un emploi précis IMMOBILISATIONS BRUTES D’EXPLOITATION Ressources propres internes (Réserves.sans affectation particulière. et Provisions) Pool Ressources Propres externes (Capital. comme un « pool » destiné à financer les emplois. qu’il s’agisse de fonds propres ou de dettes quelle qu’en soit l’échéance. l’ensemble des moyens nécessaires à l’activité industrielle et commerciale. il n’y a aucune affectation des ressources durables aux emplois stables. Ce pool réunit à la fois : • • • Les ressources propres internes Les ressources propres externes Les dettes financières.M. c’est à dire le capital économique. L’APPROCHE FONCTIONNELLE « Pool de fonds » L’approche pool de fonds est avant tout économique .Elle permet : de dégager dans les emplois le capital économique générateur d’activité et de résultat de présenter l’ensemble des ressources.2.

arbitrage entre financement par fonds propres et financement par endettement. b) Elle permet une analyse stratégique du bilan : au niveau des emplois : l’évolution des composantes donne t’elle une priorité à une stratégie industrielle ou financière. Cette analyse du bilan permet de reconstituer l’ordre des priorités (croissance. on aura : Résultat D’exploitation Rentabilité économique = Capital Economique Pour la productivité qui consiste à rapprocher une production des moyens mis en œuvre pour l’obtenir. à la croissance interne ou externe et avec quels résultats en terme de rentabilité économique au niveau des ressources : l’évolution montre le choix de la structure du passif et la gestion de l’endettement . Par exemple pour la rentabilité qui consiste à rapprocher un résultat des moyens mis en œuvre pour l’obtenir. ou les produits financiers contribuent de façon importante au résultat.Emplois Financiers L’intérêt de cette conception « pool de fonds » se situe à deux niveaux a) Elle permet une comparaison entre la composition des emplois et niveau de d’activité ou de résultat. rentabilité) de la politique générale et financière de l’entreprise. 42 . le capital économique pourra inclure les emplois financiers tandis que le chiffre d’affaires comprendra les produits financiers. indépendance. entre endettement à long terme ou concours bancaires. on aura : Chiffre d’affaires Productivité du capital économique = Capital économique Si c’est une entreprisse ou un secteur.

La solvabilité dépend de la valeur réelle du patrimoine mesurée par l’ACTIF NET. l’exigibilité pouvant se définir par la proximité du terme auquel une dette doit être réglée. BILAN FINANCIER Le bilan financier permet de mesurer les risques encourus par l’entreprise eu égard aux dettes et aux créances et à leur échéance. le résultat de l’exercice. Les éléments du passif sont à classer par ordre d’exigibilité croissante . mis en évidence par la liquidité de l’entreprise. la liquidité pouvant se définir par l’aptitude d’un élément à être transformé en disponibilité. Le bilan financier est également appelé bilan-liquidité. appelés également non valeurs.2 LIQUIDITÉ FINANCIÈRE DE L’ENTREPRISE L’entreprise doit pouvoir faire face à ses échéances.1 SOLVABILITÉ DE L’ENTREPRISE La solvabilité. SOLVABILITÉ ET LIQUIDITÉ DE L’ENTREPRISE 1. l’établissement du bilan financier doit tenir compte de nouveaux critères pour juger du degré de liquidité financière de l’entreprise. 43 . c’est l’aptitude globale de l’entreprise à faire face à ses échéances (optique de fin d’activité). écarts et réserves. 1. Les éléments de l’actif sont à classer par ordre de liquidité croissante . Actif net Actif net = = Actif réel – Dettes Capitaux propres – Actif fictif somme des actifs ayant une valeur de revente. les subventions d’investissement.II. Dans l’analyse courante. ACTIF REEL = ACTIF FICTIF = CAPITAUX PROPRES = l’ensemble des ressources de financement qui sont considérées comme acquises à l’entreprise. c’est à dire disposer de liquidités pour payer les dettes qui viennent à échéance. les actifs sans valeur. le report à nouveau. En conséquence. l’ensemble des primes. les provisions réglementées. Ils comprennent le capital. 1. autrement elle encourt la cessation de paiement. le concept de solvabilité doit être complété par la notion de « solvabilité » à échéance. Le bilan financier doit permettre de renseigner les actionnaires et les tiers (notamment les prêteurs) quant à la solvabilité de l’entreprise et surtout quant à sa liquidité financière.

• • • 44 .2. Il faut bien noter que pour le bilan financier. PRÉSENTATION ET CONSTRUCTION Actifs à plus d’un an Actifs à moins d’un an Capitaux propres Dettes à plus d’un an Actif à plus d’un an CP Actifs à moins d’un an Capitaux permanents Dettes à moins d’un an Dettes à moins d’un an A. est en réalité une réserve. elles peuvent être considérées comme des capitaux propres. RETRAITEMENT DE SOLVABILITÉ a) Actif fictif et actif réel L’actif fictif doit être soustrait de l’actif immobilisé et des capitaux propres. b) Prise en compte de situations latentes ou différées Le bilan financier tient compte : • Des plus values sur des éléments d’actifs connus après expertise (ex : fonds de commerce crée) • Impôts latents sur certaines provisions c) Retraitement en fonction du contenu des postes • Les provisions pour risques et charges constituent des dettes probables. De plus. Les actifs de conversion passif sont ajoutées aux capitaux propres. Mais lorsque les provisions apparaissent sans objet réel. Les actifs de conversion actif sont déduits des capitaux propres. une provision constituée pour acquérir des biens. DU BILAN COMPTABLE AU BILAN FINANCIER 2. il faut travailler sur des valeurs nettes.1. La partie du résultat destinée à être distribuée sous forme de dividendes est considérée comme une dette à moins d’un an.

ou centrée sur zéro. 2. donc pas de charges financières. LES ÉQUILIBRES DE STRUCTURE FINANCIERS On peut établir un certain nombre de relations qui doivent exister entre les valeurs qui figurent dans le bilan financier condensé.A.R. Actif 45 . Il s’agit de voir les échéances des créances de l’actif immobilisé. Les relations sont mesurées par des ratios : • Degré de liquidité = actif à moins d’un an Actif réel total actif à moins d’un an dettes à moins d’un an (dont CBC) créances à moins d’un an + T. Ce qui signifie qu’il n’y a ni découvert.A. dettes à moins d’un an et CBC • Liquidité générale = • Liquidité réduite = • Ratio de liquidité immédiate = T.P. financier Actifs à moins d’un an – dettes à moins d’un an = F.) Trésorerie = fonds de roulement financier – besoin en fonds de roulement financier Trésorerie = trésorerie actif – trésorerie passif L’idéal est d’avoir une trésorerie zéro. ni encaisses oisives qui peuvent êtres dues à des emprunts trop élevés.R. liquidité BFR = Actif à moins d’un an (sauf T. RETRAITEMENT DE LIQUIDITÉ Il s’agit de reclasser des postes de bilan par liquidité croissante à l’actif et exigibilité croissante au passif.2.) – passif à moins d’un an (sauf T. des créances de l’actif circulant.B. 3. de l’exigibilité des emprunts et des autres dettes des fournisseurs. NOTIONS ASSOCIÉES À L’APPROCHE FINANCIÈRE Capitaux permanents – actif à plus d’un an = F.

L’optique financière est privilégiée par la plupart des études en terme de risques et de prévention des difficultés..dettes à moins d’un an et CBC • Ratio de solvabilité générale = actif réel total dettes • Ratio d’autonomie financière = capitaux propres dettes • Ratio de financement des investissements = capitaux permanents actifs à plus d’un an CONCLUSION Il y a deux optiques dans la présentation du bilan : l’approche fonctionnelle et l’approche financière. • L’optique fonctionnelle privilégie le problème économique et les problèmes d’équilibre matérialisés par des outils comme le fonds de roulement. la trésorerie nette. etc. le besoin en fonds de roulement. • 46 . le tableau de financement..

CAS N° 1 SOCIETE SANTEX Intitulés Immo. corporelles Immo. financière Stocks Créances clients Créances diverses Disponibilités Charges à repartir Charges constatées d’avance Bruts 100 000 1 000 000 50 000 270 000 340 000 110 000 35 000 15 000 20 000 Amortissements et provisions 40 000 700 000 10 000 Nets 60 000 Capital 300 000 Réserves 40 000 Résultat 270 000 Subventions d’investissement 340 000 provisions réglementées 110 000 Provision pour risques 35 000 Provision pour charges 15 000 Dettes auprès des établissements de crédit 20 000 Emprunts et dettes financières diverses Fournisseurs Dettes fiscales et sociales Dettes diverses Produits constatés d’avance Découverts bancaires 1 940 000 750 000 1 190 000 intitulés montant 400 000 120 000 30 000 20 000 10 000 35 000 25 000 210 000 30 000 160 000 60 000 38 000 12 000 40 000 1 190 000 On vous donne les informations complémentaires suivantes: Parmi les stocks il y a pour 40 000 F de stocks occasionnels Les créances diverses sont des créances sur cessions d’immobilisation les dettes diverses sont des dettes sur acquisitions d’immobilisation TRAVAIL A FAIRE : A partir du bilan ci-dessus et des informations complémentaires 1°) Etablir le bilan fonctionnel condensé 2°) Calculer le FDR (FRNG ) de deux façons 3°) Calculer le BFE. le BFHAO le BFG et la trésorerie 4°) Expliquer le financement du BFG 47 . incorporelles immo.

O 40 000 + 110 000 TRESORERIE ACTIF ACTIF ACTIF IMMOBILISE ACTIF CIRCULANT .O b) TRESORERIE PASSIF ACTIF IMMOBILISE 100 000 + 1 000 000 + 50 000 + 15 000 ACTIF CIRCULANT D’EXPLIOTATION 230 000 + 340 000 + 20 000 ACTIF CIRCULANT H.A.CORRIGE CAS N°1 SOCIETE SANTEX 1) BILAN FONCTIONNEL CONDENSE a) Ressources stables : Capitaux propres 400 000 + 120 000 + 30 000 + 20 000 + 10 000 = Somme des amortissements et provisions 750 000 + 35 000 + 25 000 Dettes financières (210 000 + 30 000) TOTAL RESSOURCES STABLES 2) PASSIF CIRCULANT D’EXPLOITATION 160 000 + 60 000 + 12 000 a) PASSIF CIRCULANT H .A.D’EXPLOITATION = = 150 000 35 000 PASSIF 1 165 000 RESSOURCES STABLES PASSIF CIRCULANT 590 000 -D’EXPLOITATION 1 630 000 232 000 = 590 000 = = = 232 000 38 000 40 000 ACTIF = 1 165 000 = = = PASSIF 580 000 810 000 240 000 ____________ 1 630 000 48 .

HORS D’ORDINAIRES TRESORERIE ACTIF TOTAL ACTIF 150 000 -HORS D’ORDINAIRES 35 000 TRESORERIE PASSIF 1 940 000 TOTAL PASSIF 38 000 40 000 1 940 000 3) FDR = FRNG = ressources stables . Il est couvert en grande partie par le FRNG correspondant au montant des ressources stables non utilisés pour le financement de l’actif immobilisé. HORS ACTIVITES ORD 150 000 000 3-3) BFG 000 3-4) TRESORERIE NETTE = TRESORERIE ACTIF -TRESORERIE PASSIF 35 000 40 000 = 000 FRNG 465 000 000 4) FINANCEMENT DU BFR Le BFR représente un besoin de financement s’élevant à 470 000.. BFR 470 000 = = BFG = 358 000 P.PASSIF CIRCULANT D’EXPLOITATION 590 000 232 000 = 000 3-2) BFHAO = AC.actif immobilisé = 1 630 000 1165 000 = 465 000 = TOTAL ACTIF CIRCULANT .TOTAL PASSIF CIRCULANT (590 000 + 150 000 + 35 000) . La partie non utilisée des CBC au financement du BFR se retrouve en actif de trésorerie (35 000). pour 465 000. Le FRNG étant insuffisant la société à du recourir à des CBC pour un montant net de 40 000.(232 000 + 38 000 + 40 000) = 465 000 3-1) BFE = ACTIF CIRCULANT D’EXPLOITATION . HORS ACTIVITES ORD 38 000 = 358 112 BFRE + BFRHAO + 112 000 = 470 -5 -5 49 . C.

Commenter brièvement leur évolution. N2 190 000 2 660 2 800 4 500 40 200 000 70 000 1 500 123 000 500 3 600 1 400 200 000 N3 195 000 2 500 4 600 6 870 30 209 000 73 000 1 600 126 500 2 500 3 900 1 500 209 000 50 .CAS N° 2 SOCIETE OMEGA BILAN DES 3 DERNIERES EXERCICES (en milliers de francs) SOCIETE OMEGA Immobilisations corporelles Immobilisations financières Stocks Créances clients Disponibilités Total Capitaux propres Provisions pour risques et charges Emprunts Découverts bancaires Dettes fournisseurs Dettes fiscales et sociale N1 186 000 2 380 900 3 500 220 193 000 65 000 1 400 122 000 0 3 300 1 300 193 000 TRAVAIL A FAIRE A partir des bilans présentés ci-dessus : calculer le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement pour chacun des trois exercices sociaux.

3 300 .1 400 2 300 40 .1300 .200 200 0 220 1820 1 840 2 800 4 500 -3 600 .680 -2 010 BILAN SYNTHETIQUE DES VARIATIONS VARIATION N1/ N2 AUGMENTATION DU BFR 2500 AUGMENTATION DU FBR BAISSE DE LA TRESORERIE 2500 VARIATION N2/N3 AUGMENTATION DU BFCE 1 820 680 2500 3770 AUGMENTATION DU BFR BAISSE DE LA TRESORERIE 3770 1760 2010 3770 COMMENTAIRE SOCIETE OMEGA Le besoin de financement du cycle d’exploitation augmente de manière importante en particulier à cause de la croissance des stocks (de 900 à4600) et des créances clients (de 3 500 à 6 870) tandis que les ressources d’exploitation augmentent très peu L’argent nécessaire au financement de cette croissance a été trouvé dans l’augmentation du fonds de roulement (de 20 à 3 600) elle même due : .A une augmentation de capitaux propres.2 470 2 500 3 770 .A une augmentation des emprunts .500 -460 1760 N3 73 000 1 600 126 500 -195 000 -2 500 3 600 4 600 6 870 -3 900 -1 500 6 070 30 -2 500 .CORRIGE CAS N° 2 SOCIETE OMEGA N1 N1/N2 N2 N2/N3 CAPITAUX PROPRES 65 000 70 000 Provisions pour risque et charge 14 000 1 500 Emprunts 122 000 123 000 Immobilisation corporelle -186 000 -190 000 Immobilisation financière -2380 -2 660 FDRG =FDR Stocks Créances clients Dettes fournisseurs Dettes fiscales et sociale BDFR= BFCE DISPONIBILITES DECOUVERTS BANCAIRS TRESORERIE Contrôle T N=FDR-FBR 20 900 3 500 . probablement du à une mise en réserve des bénéfices annuels 51 .

Si les fonds sont utilisés pour acquérir des immobilisations .financières . Emission d’un emprunt obligataire .d’exploitation 5.Si les fonds sont utilisés pour augmenter des stocks II QUESTIONS 1°) Expliquer la notion de bilan fonctionnel 2°) Qu’est ce que le fonds de roulement net global ? 3°) Pourquoi le besoin en fonds de roulement d’exploitation est-il également appelé besoin de financement de l’exploitation ? 5°) Quelle est la relation qui lie les soldes significatifs du bilan fonctionnel 6°) Qu’appelle t-on dégagement de fonds de roulement ? 52 . INFLUENCE SUR LE BESOIN EN LE FONDS DE FONDS DE ROULEMENT ROULEMENT NET GLOBAL OPERATIONS ENVISAGEES 1. Augmentation du capital par apport en nature .Si les fonds sont utilisés pour augmenter les stocks .Si les fonds sont utilisés pour augmenter les disponibilités 3.Tandis que les actifs immobilisé n’augmentaient que modérément mais l’augmentation du fonds de roulement a été insuffisante pour financer la totalité des besoins de financement du cycle d’exploitation le complément a été trouvé dans une baisse sensible de la trésorerie de (220 à 2 470) en particulier due à l’apparition d’un document bancaire (2 500 l’année N3) CAS N°3 I Une société envisage de modifier sa situation TRAVAIL DEMANDE Afin d’éclairer les dirigeants qui doivent prendre des décisions.d’une créance d’exploitation 4.Si les fonds sont utilisés pour acquérir des immobilisations . Augmentation du capital par incorporation de réserves 2. il vous est demandé de compléter le tableau suivant en répondant en cas d’augmentation ( ) en cas de diminution ( ) et en l’absence de modification ( ). Augmentation du capital par incorporation de dettes . Augmentation du capital par apports en numéraire .d’un immeuble .

80 1. Les responsables de la société souhaitent. Les dettes de l’entreprise se décomposent comme suit.35 0.).35 RATIOS Autonomie financière : capitaux propres DETTES Financement des investissements : capitaux permanents actif à plus d’un an Liquidité réduite Créances à moins d’1 an +trésorerie Actif dettes à moins d’1an Liquidité immédiate : Trésorerie actif . Parmi les créances d’exploitations 10.A moins d’un an : 475.A spécialisée dans la fabrication d’articles de loisirs (remorques. figurent des effets à recevoir : 40.000 F TRAVAIL A FAIRE 1/ Apres avoir présenté dans un tableau le calcul des plus ou moins values. de la « S. Dans le poste « créances clients et comptes rattachées ».000 F les constructions sont évaluées à 180.000 F peuvent être considérés comme négociables.A plus d’un an : 90. 2/ Calculer les ratios correspondant au tableau ci-après SITUATION MOYENNE DE LA BRANCHE 0. vous établirez le bilan financier détaillé. . Des renseignements récents permettent d’estimer la valeur de l’action à120 F. toiles de tentes.A Marin ».80 0. la provision pour risque concerne un procès que l’entreprise est certaine de perdre. puis le bilan financier condensé.000 F . actions de valeur nominale 100 F.000 F Les titres immobilisés sont constitués par 250. L’issue du procès sera connue d’ici 2 mois. avant d’envisager un programme d’agrandissement.A Vous disposez (voir annexe) du bilan après répartition du résultat au 31-12-98 de l’entreprise DELTA S. 53 .000 F sont à plus d’un an...000 F L’ensemble des installations et du matériel est estimé à 100. sacs de couchages etc.CAS N° 4 ENTREPRISE DELTA S. procéder à l’analyse de la situation financière au 31-12-98 Une étude précise des différents postes du bilan au 31-12-98 fait apparaître les informations suivantes : les terrains sont estimés 60.

000 5.800 69.A.000 65.000 23.000 405.000 40.000 25.920 19.000 54.000 25.000 8.000 195.000 386.500 50.000 80.000 845.000 1.000 225.000 4.400 573.000 35.000 960.500 45.366.880 1. BILAN AU 31/12/1998 BRUT ACTIF Frais d’établissement Terrains Construction Installations techniques et matériel Autres immobilisations corporelles Immobilisations financières TOTAL ACTIF IMMOBILISE Stock de matières premières et autres approvisionnements Stock de produits intermédiaires et produits finis Créances clients et comptes rattachés Créances diverses Valeurs mobilières de placement Disponibilités TOTAL ACTIF CIRCULANT TOTAL ACTIF Amortissement NET et provisions 30.dettes à moins d’1 an 3/ Que pensez-vous de la situation de l’entreprise? Quelle solution doit-on envisager pour améliorer cette situation ? ANNEXE DELTA S.500 7.000 126.000 22.000 213.000 23.000 388.700 .000 25.000 320.000 504.000 168.000 195.000 521.00 426.500 456.000 50.000 240.000 72.000 240.500 17.000 8.000 5.000 12.800 8.000 30.000 180.000 25.000 PASSIF Capital Réserve légale Réserves statutaires ou contractuelles Autres Report à nouveau TOTAL CAPITAUX PROPRES Provisions pour risques et charges Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit Emprunts et dettes financières diverses Dettes fournisseurs et comptes rattachés Dettes fiscales et sociales Dettes diverses TOTAL PASSIF CIRCULANT 54 300.

500 60.000/483.000 = -6.000 8.300/573.000 100.000 30.700 954.300 90.000 RATIO 380.700 =0.000 dettes à plus d’un an DISPONIBILITES 73.15 Autonomie financière: Financement Investissement: Liquidité réduite: Liquidité immédiate: 55 .000 26.800 1.700 =0.000 494.000 12.000 80.300/460.000 Capitaux propres Stock et créances à moins d’un an 421.000 180.000 10.000 40.500+27.54 73.500 50.700 954.000 Autres dettes à moins 475.000 483. A CORRIGE Poste du bilan Frais d’établissement Terrains Construction Installation et matériel Titres immobilisés Valeur au bilan 7.6.000 33.000 provision à moins d’un an 8.000 =1.000 168.500 10.000 Capital Réserves Report à nouveau Moins values nettes 300.000 195.000 25.500 Moinsvalues 7.000 173.000 dettes à moins d’un an 954.000 380.000 100.000 30.500 Moins.TOTAL PASSIF CAS N° 4 ENTREPRISE DELTA S.000 27.66 470.000 Terrains Constructions Installations technique et matérielle Autres immobilisations corporelles Titres immobilisés Créances à plus d’ an TOTAL ACTIF A PLUS D’UN AN Stock matières premières Stock produits finis Clients et comptes rattachés Créances diverses Effets à recevoir Valeurs immobilières de déplacement Disponibilités TOTAL ACTIF A MOINS D’UN AN TOTAL ACTIF TOTAL DETTES A MOINS D’UN AN 954.000 40.700 d’un an 483.000/483.000 .500 380.700 =0.000 126.300 Dettes à plus d’un an 90.000 TOTAL PASSIF ACTIF IMMOBILISE A PLUS D’UN AN 460.000 85.000 960.000 460.000 5.000 25.022 259.values nettes =-33.000 13.000 Estimation Plus-values 0 60.000 180.

Une importance excessive de dettes vis à vis des fournisseurs. Une valeur relativement importante de stocks et de produits finis.COMMENTAIRE Tous les ratios sont inférieurs aux moyennes de la branche. Solutions envisagées Augmentation de capital Réinvestissement des bénéfices Emprunt à long terme Amélioration de la rotation des stocks 56 . On constate notamment: Une insuffisance de capitaux propres.

57 .

de financement. ce sont le bilan au 31–12–N qui serviront d’éléments de comparaison pour l’exercice N.… De telles informations sont contenues dans le tableau de financement. l’entreprise a financé ses besoins additionnels à l’aide de ses ressources additionnelles.…) Le tableau de financement est donc un document particulièrement important qui a été prévu et rendu obligatoire par le SYSCOA dans le cadre du système normal. le montant des dividendes distribués. Le patrimoine de l’entreprise étant décrit dans le bilan. pour chaque exercice un certain nombre d’informations qui ne fournissent pas (ou pas directement) le document classique que sont le bilan et le compte de résultat. Il en résulte que le tableau facilite l’analyse des différentes stratégies mise en œuvre par l’entreprise (stratégie de croissance. qui pour le SYSCOA coïncide avec l’année civile. le montant de l’endettement contracté. le montant de la capacité d’autofinancement etc. il est nécessaire de disposer.APPROCHE GENERALE La période de référence est naturellement la durée de l’exercice. 31-12-N-1 66N BILAN AVANT REPARTITION DU RESULTAT AU 31-12-N-1 31-12-N BILAN AVANT REPARTITION DU RESULTAT AU 31-12-N LE TABLEAU DE FINANCEMENT EXERCICE N Le tableau de financement décrit la manière dont. Il s’agit donc d’un document différentiel. de recentrage etc. On peut citer à titre d’exemple le montant des investissements réalisés. Ces bilans sont les bilans avant répartition du résultat. 58 . au cours de l’exercice.LE TABLEAU DE FINANCEMENT Pour comprendre l’évolution d’une entreprise. de distribution. I .

Les tableaux descriptifs des flux de fonds se répartissent en deux catégories. acquisitions d’immobilisations etc. Le tableau de financement identifie les flux d’emplois et de ressources de l’entreprise au cours d’une période déterminée. Les flux de fonds sont des agrégations des flux réels.LES DIFFERENTS TYPES DE TABLEAUX DE FINANCEMENT 1 .LES TABLEAUX DESCRIPTIFS DES FLUX DE FONDS Un flux de fonds correspond à une variation de stock d’emplois et de ressources. Il ne peut se concevoir que dans une optique fonctionnelle du bilan .Le tableau de financement montre comment on est passé du bilan d’ouverture au bilan de clôture. Ils correspondent à des rétentions de flux et constituent la variation du besoin en fonds de roulement. 2 . 59 .Les tableaux descriptifs de flux de trésorerie Ces tableaux ne sont pas en réalité des tableaux de financement à proprement parler parce qu’ils sont concentrés sur la trésorerie comme variable stratégique et analysent donc l’origine de sa variation. Le bilan fournit une image statique de l’entreprise alors que le tableau de financement fournit une image dynamique de l’activité Le tableau de financement fait le lien entre le bilan et le compte de résultat par l’intermédiaire de la capacité d’autofinancement. comparent un « pool de Ressource » à un « pool d’emplois ». Les flux de trésorerie peuvent être classés en trois catégories groupes : Les flux de fonds qui sont des agrégations de flux réels et attachés aux opérations d’investissement et de financement : Exemples : emprunts souscrits. le bilan de SYSCOA est un document qui identifie les flux de fonds. Les issues de la différence entre les flux réels agrégés et les flux réels de contrepartie. Les tableaux d’emplois : Ressources dites tableaux de flux de fonds de roulement qui fait apparaître le calcul de la variation du fond de roulement et l’utilisation qui a été faite de cette variation. Ils correspondent à des flux potentiels de trésorerie car ils conduisent à plus ou moins à un flux de trésorerie. Le tableau d’emplois : Ressources dites tableaux « pool de fonds » qui sans procédé à une affectation qui à une quelconque.… La capacité d’autofinancement correspondant à la différence entre les produits donnant lieu à l’encaissement et les charges donnant lieu à des décaissements. II .

F.G. (à l’exception des PCEAC) .A.) Elle est calculée à partir de l’EBE C. . En réalité ces tableaux de flux bien qu’étant considérés par certains analystes ne le sont pas car les tableaux de financement mettent l’accent sur les ressources nouvelles durant l‘exercice et leur utilisation tandis que les tableaux de flux mettent l’accent sur l’origine de la variation de trésorerie comme valeur stratégique et structurelle.F.Impôts sur le résultat 60 .Charges H. = EBE + production « encaissables à l’exception du PCEAC » .A.une deuxième partie qui constitue le tableau de financement proprement dit.O.O.A.charge décaissable à l’exception de VCEAC C. IPRESENTATION Le TAFIRE est divisé en 2 parties : .Charges financières + Produit H.G.G.une première partie appelée « détermination des soldes financiers » composée de petits tableaux servant à calculer des soldes financiers intermédiaires. de la période de référence C’est un état de synthèse faisant partie des états financiers annuels qui retrace les flux de ressources et les flux d’emplois de l’exercice.F.A. Le tableau de flux analysant la variation de la trésorerie de l’ordre des experts comptables français (OECF). 1°) Première partie « détermination des soldes financiers » a°) La capacité d’autofinancement globale (C. (à l’exception de VCEAC) . DEFINITION : LE TABLEAU DE FINANCEMENT EST UN tableau des emplois ressources qui explique les variations du patrimoine de l’entreprise au cours.Participation .On peut distinguer parmi ces tableaux de flux de trésorerie : LE CASH FLOWN STATEMENT (état DES MOUVEMENTS DE TRÉSORERIE) DE L’INTERNATIONAL ACCOUNTING STANDARS COMMITEE (IASC) éditée en 1991 (norme comptable international N°7) Le tableau de Flux de la BCEAO Le tableau pluri-annuel de flux financiers (TPFF) que Geoffroy de Murard a élaboré au cours des années 1972-1975 Le tableau de flux de centrale des bilans de la banque de France.A. = EBE + Transfert de charges + Produits financiers .

Il s’agit en général de dividende de l’exercice précédent.F.––––––––––––––––––––––––––––– = CAFG b°) Autofinancement (A. 61 . avances reçues » Variation des Fournisseurs d’exploitation Variation des Dettes fiscales Variation des Dettes sociales Variation des autres dettes Variation des risques provisionnés ___________________________________________________ C Variation globale nette des dettes circulantes Variation du BFE = A + B + C • • d°) L’excèdent de trésorerie d’exploitation C’est un solde qui n’est pas nécessaire à l’établissement du TAFIRE. L’ETE est calculé comme suit : ETE = EBE – Variation BFE – production immobilisée Ce concept sera étudié plus en détail dans l’analyse de flux de trésorerie. C°) Variation du besoin de financement d’exploitation (BFE) • Variation des stocks Variation des stocks de marchandises Variations des stocks de matières premières Variations des en-cours de production Variations des stocks de produits fabriqués _________________________________________________ A Variation globale nette des stocks Variation des créances Variation des Fournisseurs avances versés Variation des créances Clients Variation des autres créances __________________________________________________ B Variation globale nette des créances Variations des dettes circulantes Variation des « Clients.) AF = CAFG – Distribution des dividendes opérés durant l’exercice. mais aussi des acomptes sur dividende de l’exercice N qui ont été mise en paiement durant l’exercice. mais c’est un indicateur très puissant de gestion financière.

LES EMPLOIS ECONOMIQUES A FINANCER • • • Investissement et désinvestissement Charges immobilisées : Croissance interne : investissement dans l’entreprise Croissance externe : investissement dans d’autres entreprises (achats de titres. à la différence des remboursements anticipés. Les entreprises n’ont en effet pas de degré de liberté à ce niveau de leur gestion financière.EMPLOIS TOTAUX A FINANCER Ils sont formés : de l’investissement total de la variation du BFE de la variation du BFHAO des emplois financiers contraints : ce sont les remboursements ou des emprunts et dettes financières selon échéances prévues dans les contrats et y compris les remboursements de dettes de crédit bail. rachat d’entreprise etc. sont mentionnés sur la même ligne la CAFG et les dividendes distribués durant l’exercice FINANCEMENT PAR LES CAPITAUX PROPRES Augmentation du capital ou apport : seules les augmentations du capital en numéraire et en nature apportent des ressources nouvelles à l’entreprise. ce dernier volet du tableau représentant in fine. Ainsi. Subventions d’investissements reçues 62 . et qui éclaire le lecteur sur ce « politique de financement ». C’est donc ces 2 modalités qui sont à retenir exclusivement.2°) Deuxième partie : LE TABLEAU DE FINANCEMENT Le tableau de financement met en évidence : A. le montant total des emplois à financer : Soit au titre des investissements Soit à celui du BFR Soit à celui des remboursements contraints d’emprunts LES RESSOURCES NETTES FE FINANCEMENT Ici. FINANCEMENT INTERNE (AUTOFINANCEMENT) Ici.…) Variation du BFE : (Variation des comptes d’exploitation) B . sont mises en évidence les ressources de financement que l’entreprise à mise en œuvre durant l’exercice.

AUGMENTATION DE DETTES FINANCIÈRES Doivent figurer dans cette rubrique les nouveaux emprunts contactés au cours de l’exercice (à l’exception de concours bancaires courants). Variation négative : dégonflement de la trésorerie. La trésorerie a joué en tant qu’emploi (augmentation de la trésorerie nette) CONTROLE La comparaison des masses des Bilans N et N-1 permet un contrôle de ces variations COMMENTAIRE DU TAFIRE L’examen de soldes financiers déterminés dans la première partie du TAFIRE. DEUXIEME PARTIE DU TABLEAU Approche globale Si la trésorerie est positive : cela signifie que la variation du fond de roulement a été suffisante pour couvrir l’augmentation du BFR et générer un surcroît de trésorerie. cette variation sert à asseoir l’équilibre du flux. Approche analytique RESSOURCES DURABLES Le tableau fait apparaître l’importance relative de chacune des ressources de financement auxquelles l’entreprise a eu recours : CAF. Cet examen doit permettre les mesures correctives idoines. recours au crédit de trésorerie pour combler l’insuffisance de ressources de financement. Variation positive : amélioration de la trésorerie grâce à l’excèdent des ressources de financement. Si la trésorerie est négative : cela signifie que l’augmentation du fond de roulement a été insuffisante pour couvrir l’augmentation du BFR et que l’entreprise a été obligée de recourir à des crédits de trésorerie (concours bancaires) comme ressources de financement. EXCEDENT OU INSUFFISANCE DES RESSOURCES DE FINANCEMENT L’ajustement entre ces emplois et ces ressources s’opère par la variation de la trésorerie. LA VARIATION DE LA TRESORERIE Elle est obtenue par différence entre la trésorerie nette globale de fin d’exercice et celle du début d’exercice. cession d’éléments d’actifs. permet surtout d’examiner la variation des composantes du BFE et de voir les éléments qui ont été déterminants dans la hausse ou dans la baisse du BFE. augmentation de capital et augmentation de dettes financières Il est intéressant : 63 .

de filiales). Un relatif équilibre entre immobilisation corporelle et immobilisation financière exprime une stratégie de croissance mixte. 64 . En particulier si. de forts sommes figurent sous cette rubrique. EMPLOIS STABLES L’examen des emplois stables (notamment quant il a lieu sur plusieurs années) permet d’apprécier : La politique de distribution de dividendes et corrélativement la politique d’autofinancement (autofinancement = CAF – dividendes distribués) La stratégie de croissance : si l’augmentation des immobilisations corporelles l’emporte sur l’augmentation des immobilisations financières. Dans les cas contraires. En principe l’augmentation de dettes financières ne saurait être durablement supérieure à l’augmentation de capitaux propres : de mesurer l’importance de la CAF par rapport à l’ensemble des ressources. La politique d’endettement / désendettement : si les augmentations de dettes sont supérieures aux remboursements. il s’agit d’une stratégie de croissance externe. d’analyser le contenu de la rubrique « cession d’éléments d’actifs immobilisé » . il est probable que l’entreprise met en œuvre une stratégie de recentrage (cessions d’usines. l’entreprise s’endette et inversement. plus grande est l’autonomie financière de l’entreprise.de comparer l’augmentation de ressources propres (CAF + cession d’immobilisations +augmentation de capital) à l’augmentation de dettes financières. Plus la CAF est importante. l’entreprise met en œuvre une stratégie de croissance interne.

et d’autres informations relatives à l’entreprise RIBOT : ACTIF Charges à répartir Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations financières Stocks Créances d’exploitation N Brut A et P 8 100 80 Net N-1 Net PASSIF N 1 200 180 60 9 48 80 800 N-1 1 000 140 80 40 50 400 (1) 8 20 -40 2000 1000 1000 70 10 60 0 0 0 24 6 18 0 0 0 1010 180 830 36 36 100 1 9 0 100 1 Créances diverses(1) 0 Valeurs mobilières de placement Disponibilités 9 4537 1420 3117 2 200 Capital Réserves Résultat de l’exercice 360 Subvention d’investissement 420 Provisions pour risques Provisions pour 140 charges 640 Emprunts obligataires Emprunts auprès des établissements 300 de crédit Dettes fournisseurs 160 Dettes fiscales et sociales 140 Dettes diverses (1) 4 20(2) 200 (3) 200 240 56 60 34 20 3 117 2200 100 100 (1) dont à moins d’un an (2) dont concours b . le compte de résultat N . courants (3) dont à moins d’un an (1) HAO 60 65 .CAS N° 6 RIBOT On donne ci-dessous les bilans N et N-1.

O.O. Charges financières Intérêts et charges assimilés Dotation amortissement et prov.A.Compte de résultat Charges d’exploitation Achat de marchandises Variation stock de marchandises Achat de matières premières Variation stock matières premières Achats non stockés Services extérieurs Impôts et taxes Charges de personnel Dotation amortissement et prov. Charges H.A. Produits de cessions d’immobilisations Reprise sur subvention d’investissement 1 000 2 000 10 60 36 16 3 3 125 (1) transfert de charges au compte de charges à répartir Informations complémentaires Tableau des immobilisations Valeurs brutes au début de augmentations l’exercice Immobilisations incorporelles 100 Immobilisations corporelles 1 360 840 Immobilisations financières 540 160   Montants bruts au 31 décembre (n-1) des Créances d’exploitation : Autres débiteurs : 810 300 Valeurs brutes à la fin de l’exercice 100 2 000 700 diminutions 200 - Travail à faire : 1) Calculer la CAF 2) Etablir le tableau de financement 3) Commenter le tableau de financement 66 . Valeur comptable des cessions Participation des salariés Impôt sur le résultat Résultat de l’exercice 143 20 20 6 56 60 3 125 400 -20 800 -20 200 460 50 680 270 Produits d’exploitation Ventes de marchandises Production vendue Transfert de charges (1) Reprises sur provisions Produits financiers Revenus financier Produits H.

Participation des salariés Impôt sur le résultat RESULTAT NET = + 1 490 1 130 680 = + 450 = + 10 = + 60 = .56 = 291 67 .20 = + 200 = + 460 = + 50 Consommations externes VALEUR AJOUTEE Charges de personnel EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION + Transfert de charges + reprise sur provisions . Variation de stocks Achats non stockés Services extérieurs Impôts et taxes = 1 000 = 400 = .20 =1 === 6 56 60 Calcul de la CAF CAF 1er méthode EBE Transfert de charges + Autres intérêts assimilés .143 =6 = .143 = .20 380 = 380 = + 620 + 2 000 = + 800 = .127 123 = . Vendues MARGE BRUTE Production vendue Achats stocks d’approv.Dotations aux amortissements RESULTAT D'EXPLOITATION ACTIVITE FINANCIERE Autres intérêt et produits assimilés Intérêts et charges assimilés DAP Résultat financier RESULTAT ACTIVITES ORDINAIRES REPORT HORS ACTIVITES ORDINAIRES Produits des cessions d’immobilisation Reprise de subvention d’investissement Valeur comptable des cessions d’éléments Résultat H.A.270 = + 250 = + 36 = .1 490 .Gestion financière CORRIGE Entreprise RIBOT Soldes significatifs de gestion Vente de marchandises Achats de marchandises Vendus de stocks Coût d’achat Mar.127 123 = + 16 =+ 3 = .O.20 = .Impôts CAF = + 450 = + 10 = + 36 = .Participation des salariés .Intérêts et charges assimilés .

Reprise de subvention d’investissement CAF = + 60 = + 290 = . Créances diverses Dettes H. cédés . + VCEAC .60 = + 20 =16 =3 = + 291 Calcul de la VAG Valeur ajoutée du compte de résultat + Transfert de charges + Autres intérêts et produits assimilés VAG = 1 130 =+ 10 =+ 36 = 1 176 Répartition de la VAG Personnel Etat Prêteurs CAF EXCEDENT BRUT GLOBAL VAG – charges de personnel 1 176 – 686 = 490 = = = = 686 56 143 291 1 176 EXCEDENT BRUT GLOBAL Variation de stock de marchandises = + 20 Variation de stocks des achats stockés d’appr = + 20 + 40 Variation des créances d’exploitation Créances d’exploitation = 1010 – 810 = 200 Variation des dettes d’exploitation Dettes fournisseurs = Dettes fiscales et sociales = 240 – 200 60 – 56 = = 40 44 4 Variation de BFE = 40 + 200 – 44 = 196 Variation du BFHAO Créances H.14 = 60 – (-14) = + 74 68 .A.Reprise sur prov.A.A.2ème méthode Résultat de l’exercice + DAP .O.Produits C.E.O. Dettes diverses Variation BFHAO = 360 – 300 = 60 = 20 – 34 = .

60 1420 4157 100 2000 700 8 2 808 1 349 Var FRNG = + 29 Exercice N Emplois Ressources INVESTISSEMENTS ET DESINVESTISSEMENTS Charges immobilisées + 10 FINANCEMENT PAR CAPITAUX PROPRES FINANCEMENT / INTERNE Dividendes / CAFG 40 291 Exercice N Emplois Ressources N-1 1 000 140 80 40 50 400 200 1 410 3 320 100 1360 540 2000 1 320 CROISSANCE INTERN E Acquisitions / Cessions Immobilisations incorporelles Acquisitions / Cessions Immobilisations corporelles Acquisitions / Cessions Immobilisations financières INVESTISSEMENT TOTAL Variation du BFE Emplois économiques à financer EMPLOIS / RESSOURCES EMPLOIS FIXES CONTRAINTS EMPLOIS TOTAUX A FINANCER 840 160 16 - Augmentation de capital Subvention d’investissement 200 12 FINANCEMENT PAR DE NOUVEAUX EMPRUNTS Emprunts 760 994 196 1 190 + 74 200 1 464 RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT EXCEDENT OU INSUFFISANCE DE FINANCEMENT Variation de la trésorerie Trésorerie nette A la clôture = A l’ouverture = 59 300 1 223 241 Variation de trésorerie = 241 241 69 .1) CALCUL DE FNRG DES EXERCICES N ET N-1 Capital Réserves Résultats Subventions d’investissement Provisions pour risques Provisions pour charges Emprunts obligataires Emprunts auprès des établissements de crédit Concours bancaires courants Amortissement et provisions d l’actif RESSOURCES DURABLES Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles Immobilisations financières Charges à répartir sur plusieurs exercices ACTIF IMMOBILISE FRN GLOBAL N 1 200 180 60 9 48 80 800 420 .

70 . La CAF dégagée étant insuffisante. Il en résulte une chute importante de la trésorerie active te l’apparition de concours bancaires courants. L’augmentation du BFR (270) qui est essentiellement due à celle du BFRE (196). est nettement supérieur à l’augmentation du FNRG.Contrôle (à partir des masses des bilans N et N-1) Variation du fonds de roulement : (FdR) : FdR (N) – FdR (N-1) Variation du BFG : BFG (N) – BFG (N-1) Variations de la trésorerie : T (N) – T (N-1) EMPLOIS 270 270 RESSOURCES 29 241 270 Commentaire du tableau de financement : L’entreprise a réalisé un important programme d’investissement (immobilisations corporelles. il a fallu procéder à une augmentation de capital et surtout recourir à UN endettement important globalement de FRNG s’améliore légèrement (+29). essentiellement).

(n – 1) et au 31. . il y a eu : • Des remboursements de dettes : .12.12.n de la société Simplex. Renseignements complémentaires : Dans le compte de résultat de l’exercice (n) figure le compte : « produits de cessions d’éléments d’actif » : 75 . Un nouvel endettement au titre des emprunts et dettes financières pour 1920.400 au titre des emprunts obligations. Les tableaux des immobilisations.120 au titre des emprunts et dettes financières diverses . Le tableau des affectations de résultat relatif à l’exercice (n –1). TRAVAIL A FAIRE 1) Calculer la CAFG 2) Etablir le tableau de financement 3) Commenter le tableau de financement 71 .CAS DE GESTION FINANCIERE SOCIETE SIMPLEX On donne en annexes : • • • Les bilans au 31. Au cours de l’exercice n. • Les dettes fiscales et sociales relèvent en totalité de l’exploitation. des amortissements et des provisions relatifs à l’exercice n.

BILAN AU 31. Pour risques Prov.12. (n – 1) AVANT REPARTITION .et outil industriel Autres immobilisations corporelles Immobilisations financières Participations Prêts Stocks et en-cours Matières premières et consommables Produits intermédiaires et finis Créances Clients et comptes rattachés Créances diverses Valeurs mobilières de placement Actions Bons du trésor Disponibilités TOTAL Montant Amort.25 320 12. Montant brut Provision net 580 152 710 3 650 9 175 2 300 1 200 35 212 215 1 520 830 1 570 6 643 1 820 130 28 36 142 710 2 080 2 532 480 1 070 35 184 179 1 378 830 Autres emprunts oblig. mat. Sub. d’investissement Prov.75 430 92 65 78 Fournisseurs et compte rattachés 1 720 Dettes fiscales et sociale 193 450 120 648 21 645 95 10 616 355 120 648 11 029 11 029 72 . Actif Immobilisations incorporelles Frais d’établissement Immobilisations corporelles Terrains Constructions Installations techniques. Pour charges 4 000 38. Emprunts et dettes financières diverses 3 800 280 428 Passif Capital Primes d’émission Réserve légale Autres réserves Résultat net de l’exo.

d’investissement 80 Prov. Montant Provision net 342 238 1 710 1 895 2 657 360 2 870 20 160 200 1 540 630 355 100 89 12 824 12 824 Autres emprunts oblig. 480 Sub.12.et outil industriel Autres immobilisations corporelles Immobilisations financières Participations Prêts Stocks et en-cours Matières premières et consommables Produits intermédiaires et finis Créances Clients et comptes rattachés Créances diverses Valeurs mobilières de placement Actions Bons du trésor Disponibilités TOTAL Montant brut 580 1 710 3 650 9 601 2 300 3 000 20 192 230 1 700 630 450 100 89 24 242 Amort.25 Réserve légale 341.25 Autres réserves 21. Pour charges 65 70 -1 755 6 944 1 940 130 32 30 160 95 11 428 73 . 3 400 Emprunts et dettes financières diverses 2 080 Fournisseurs et compte rattachés Dettes fiscales et sociales Dettes diverses 1 500 480 268 Passif Capital 4 000 Primes d’émission 38.BILAN AU 31. mat.n (avant répartition) Actif Immobilisations incorporelles et charges immob Frais d’établissement Immobilisations corporelles Terrains Constructions Installations techniques.25 Résultat net de l’exo. Pour risques Prov.

Industrielles • Autres immob. corp. TOTAL A Montants des amort. précédent 580 710 3 650 9 175 2 300 1 200 35 17 650 1 000 770 1 800 3 570 C Diminutions D Valeur brute à la fin de l’ex. cumulés à la fin de l’ex. cumulés à la fin de l’ex.TABLEAU DES IMMOBILISATIONS (31. Industrielles • Autres immob.n) Situations et mouvements Rubriques Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles • Constructions • Instal. 342 1 755 6 944 1 940 10 981 74 . Immobilisations financières • Participations • Prêts TOTAL A B Valeur brute à la Augmentations fin de l’ex.12. de l’exercice 284 284 D Montants des amort.n) Situations et mouvements Rubriques Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles • Terrains • Constructions • Instal.12. corp. précédent 152 1 570 6 643 1 820 10 185 B Dotations de l’exercice 190 185 585 120 1 080 C Diminutions d’amort. 580 1 710 3 650 9 601 2 300 3 000 20 20 861 344 15 359 TABLEAU DES AMORTISSEMENTS (31.

de l’exercice D Montants des prov comptabilisée à la fin de l’ex.n) Situations et mouvements Rubriques Provisions pour risques Provisions pour charges Provisions pour depreciations . 65 70 447 582 8 148 158 Origines : Résultat net de l’exercice Affectations : Réserve légale Autre réserves Dividendes 430 21. TOTAL A Montants des prov.5 400 430 430 75 .TABLEAU DES PROVISIONS (31. précédent 65 78 431 574 B Dotations de l’exercice 164 164 C Reprises. comptabilisées à la fin de l’ex.12.5 8.

) = 108 N 192 230 422 1 700 N-1 212 215 427 1 520 Variation -5 180 variation de créances Créances d’exploitation variations dettes d’exploitation Dettes fournisseurs Dettes fiscales et sociales BF HAO Créances diverses Dettes diverses BF HAO = .20) = 15 .CORRIGE SOCIETE SIMPLEX 1) Calcul de la CAF Résultat de l’exercice Dotations aux amortissements Dotations aux provisions Reprises sur provisions Valeurs comptables des cessions d’immobilisation (344 – 284) Produits des cessions d’immobilisations Reprises de subvention d’investissement CAFG = 480 = 1080 = 164 = 156 = = = (bilans) (tableau des amortissements) (tableau des provisions) (tableau des provisions) 60 (tableau des immobilisations et des amortissements) 75 (renseignements complémentairement) 12 (bilans) 1 541 EMPLOIS Charges immobilisés : pas d’acquisition (voir tableau des immobilisations) Immobilisations corporelles = 1 770 (voir tableau immob.Cessions d’immobilisations = 75 (informations complémentaires) .468 Emplois financiers contraints Emprunts obligatoires = 400 (informations complémentaires) Emprunts et dettes financières = 120 (informations complémentaires) RESSOURCES .Nouveaux emprunts : 1 920 1 500 480 1 980 N 630 268 1 720 193 1 913 N-1 830 +67 Variations -200 +268 76 .) Acquisition terrain : 1 000 Acquisition installation : 770 Immobilisation financière BFE Variations stocks Matières premières Produits finis = 1 800 (voir tableau immob.Réductions des prêts : (35 .

Emplois Ressources Investissements / Désinvestissements Immobilisations corporelles Immobilisations financières INVESTISSEMENT TOTAL BFE EMPLOIS ECONOMIQUE A FINANCER BF HAO Emplois financiers contraints 1 770 1 800 3 480 108 3 588 - 468 520 RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT Insuffisance de ressource à financer TN clôture = 639 TN ouverture = 1 218 –––––––– Variations 579 trésorerie 75 15 CAFG Financement par capitaux propres Financement par emprunt

Emplois Ressources 400 1 541 1 920

3 061 579

EMPLOIS TOTAUX A FINANCER

3 640

579

77

78

FLUX DE TRESORERIE ET ANALYSE DE LA LIQUIDITE I. LES FLUX DE TRESORERIE Les opérations que l’entreprise réalise avec son environnement se traduisent immédiatement ou à terme, par des flux de trésorerie sur un exercice donné, la différence Encaissement - Décaissement représente l’excédent ou le déficit global de trésorerie vT obtenu au cours de cet exercice. Cet excédent global de trésorerie est aussi donné par la relation fondamentale : VarT = Var FR – Var BFR vT provient de deux origines distinctes : les opérations de gestion (opérations affectant le compte de résultat, sauf cessions d’éléments d’actifs). les opérations d’investissement et de financement GESTION ENCAISSEMEN T . INVESTISSEMENT FINANCEMENT

TRESORERIE

DECAISSEMENTS On a donc : EXCEDENT DE TRESORERIE + SUR OPERATION DE GESTION

DECAISSEMENTS

EXCEDENT DE TRESORERIE SUR = vFR -vBFR = vT OPERATION D’INVESTI. ET DE FINAN

1) EXCEDENT DE TRESORERIE PROVENANT DES OPERATIONS DE GESTION (ETOG) 1.1 DEFINITION DE ETOG L’excédent de trésorerie provenant des opérations de gestion, relatif à un exercice donné est la différence entre les produits de gestion encaissés au cours de cet exercice et les charges de gestion décaissées au cours de ce même exercice. ETOG = Produits de gestion encaissés - Charges de gestion décaissées Par produits et charges de gestion, il faut entendre produits et charges d’exploitation, financiers et exceptionnels (sauf PCEAC et VCEAC) 1.2 CALCUL DE L’ETOG 79

80 .3 INTERET DE L’EXCEDENT DE TRESORERIE PROVENANT DES OPERATIONS DE GESTION (ETOG) l’ETOG permet de savoir si les opérations de gestion améliorent où détériorent la trésorerie. Par contre. tous les produits de gestion encaissables de l’exercice N ne sont pas encaissés au cours de l’exercice.variations de Créances + variations de Dettes = CAF . au problème de non liquidité. c) Correction relative aux variations de créances et de dettes En raison des crédits interentreprises. moyennant certaines corrections. le même raisonnement conduit à : Charges décaissées = Charges décaissables – variations de dettes La prise en compte des variations de créances et des dettes constitue la troisième correction à apporter à la CAF pour obtenir l’ETOG.L’ETOG peut être calculé à partir de la CAF.(N-1) + Créances N .Var BFR 1. Par contre les dettes antérieures ont été réglées.Créances au 31-12 (N-1) = Créances N . Il s’agit de connaître la ressource dégagée par les opérations de gestion réalisées au cours de l’exercice.(var de Stocks + var de Créances – var de Dettes ) ( var du BFR ) ETOG = CAF . (Ce sont des éléments calculés et les fournisseurs d’approvisionnement seront réglés quelque soit la consommation réalisée). des créances antérieures à l’exercice N ont été encaissées de sorte que l’on a : Produit encaissés = Produits encaissables .Créances nées en N + encaissement de créances antérieures Cette relation s’écrit aussi : Créances au 31-12-N = Créances au 31-12. Par conséquent il faut éliminer les variations de stocks de la CAF pour le calcul de l’ETOG. Une entreprise dont les opérations de gestion réduirait la trésorerie (ETOG<0) se trouverait dans une situation critique et risquerait d’être confronté à bref délai. toutes les charges décaissables de l’exercice N.Créances antérieures encaissées ( v Créances ) On peut écrire donc : produits encaissés = Produits encaissables – variations de Créances De même.Créances antérieures encaissées d’où Créances au 31-12-N . compte tenu des ventes et des consommation de cet exercice. RAPPEL : CAF = Produits encaissables (sauf PCEAC) . Donc la relation liant L’ETOG et la CAF est la suivante : ETOG = CAF . n’ont pas été décaissées.Production immobilisée . Or la constatation des variations de stocks n’a aucun effet sur la trésorerie.Production immobilisée – variations de Stocks .Charges décaissées (sauf VCEAC) b) Correction relative aux variations de stocks La CAF est calculée en tenant compte des variations de stocks. Au 31-12/N il subsiste donc des créances nées en N.

il exprime l’existence d’un potentiel d’autofinancement et est le signe d’une bonne rentabilité.2 CALCUL DE L’ETE a) Calcul de l’ETE à partir de l’EBE Une démarche analogue à celle qui a été conduit pour l’ETOG permet d’établir la relation liant 81 . une place particulière est réservée aux opérations d’exploitation. Schématiquement on a : OPERATION d’exploitation OPERATIONS DE GESTION ETE Autres opérations de gestion Excédent de T. Exemple de situation possible pour une CAF de 100 CAF (hors production immobilisés) 100 100 100 AFBR + 120 0 .v BFR -production immobilisée. Ces opérations dégagent au cours de l’exercice un excédent (ou un déficit) de trésorerie Dénommé/ EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION (ETE) En général L’ETE constitue l’élément principal de L’ETOG. de gestion = ETOG o 2. 2.20 100 + 150 TRESORERIE SUR La gestion consomme La gestion dégage une La gestion dégage une OPERATION DE de la trésorerie trésorerie égale à la trésorerie supérieure à GESTION CAF la CAF 2.50 EXCEDENT DE . En réalité l’excédent de trésorerie sur opération de gestion (ETOG) dépend de l’importance respective de la CAF et de la variation du besoin en fonds de roulement (ABFR). sur autres oper. Par ailleurs la relation : ETOG = CAF .1 DEFINITION DE L’ETE L’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE ) est la trésorerie générée (ou consommée ) au cours de la période par les seules opérations d’exploitation. L’EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION (ETE) Dans l’ensemble des opérations de gestion. montre bien que la CAF ne peut être assimilé à de le trésorerie entièrement c’est à dire une ressource disponible à 100%.Si au contraire L’ETOG est largement positif. c’est à dire aux opérations cycliques caractéristiques de l’activité de l’entreprise.

v Dettes d’exploitation = v de stocks + v créances d’expl .Autres charges d’exploitation + v Dettes d’exploitation EBE = Ventes HT + Production Stockée + Production immobilisée +subvention autres produits d’exploitation . on doit substituer L’EBE et à la variation du BFR.Production immobilisée b) CALCUL DE L’ETE à partir de l’excédent sur opérations EXCEDENT SUR OPERATIONS = ESO = EBE . le complément de trésorerie pour faire face à ses échéances.v Dettes d’exploitation est souvent dénommée Variation de l’encours commercial v encours commercial d’où ETE = ESO -Var encours commercial c) Calcul de l’ETE A PARTIR DES ENCAISSEMENTS ET DES DECAISSEMENTS ETE = Encaissement sur opérations d’exploitation .Achats HT .ETE = Production stockée + v stocks + v créances d’expl .T + subvention et autres produits d’exploitation .v Dettes d’exploitation ETE = EBE . du seul fait de ses opérations d’exploitation. Une telle situation ne peut se prolonger que dans la mesure ou l’entreprise trouve dans ses autres opérations. Il s’agit alors d’une situation grave qui sauf exception traduit une rentabilité insuffisante. Mais ici ne seront concernées que les opérations d’exploitation exclusivement (au sens strict).Achat HT .Ceci peut être fait trimestriellement ou mensuellement en utilisant la relation : 82 .v stocks ETE = ESO -Var Créances d’exploitation +Var Dettes d’exploitation La différence : v Créances d’exploitation . on doit substituer la variation du BFE ou (BFRE) et l’on a : ETE = EBE -Var BFE On peut également donner une démonstration plus analytique : On a : ETE = Ventes H. Si ETE est négatif cela signifie que l’exploitation consomme de la trésorerie au lieu d’en dégager : Les encaissements sont inférieurs aux décaissements.autres charges d’exploitation EBE . Dés lors à la CAF. Il est donc nécessaire de contrôler régulièrement l’évolution de l’ETE .v BFE (ou v BFRE) .v stocks .l’ETE et l’EBE.vCréance d’exploitation .décaissement sur opération d’exploitation INTERET DE L’ETE ETE représente la trésorerie gagnée ou perdue par l’entreprise au cours de l’exercice.

Augmentation de capitaux propres EXCEDENT DE TRESORERIE SUR OPERATIONS . ETOIF = (Encaissement .Augmentation de dettes financières .Cessions ou réductions d’éléments de l’actif immobilisé .Remboursement de dettes financières FINANCEMENT Donc on peut écrire que : Excédent de trésorerie sur opérations d’investissement et de financement = Ressources durables .Dividendes .ETE = ESO .Emplois Stables . plus la rentabilité de l’exploitation et le potentiel d’autofinancement sont grands.CAF .Acquisition d’éléments de l’actif immobilisé . 3. EXCEDENT DE TRESORERIE SUR OPERATIONS D’INVESTISSEMENTS ET DE FINANCEMENT Il correspond à la variation de trésorerie de la période induite par les opérations d’investissement et de financement.Charge à répartir .Réduction de capitaux propres D’INVESTISSEMENT ET DE .décaissement) provenant des opérations d’invest.Emplois autres que la CAF Stables = Ressources durables . et de financement ETOIF = Ressources (encaissement potentiels) – Emplois encaissement potentiels) de la période sur opérations d’investissement et de financement + Créances et dettes provenant des opérations d’investissement et de financement Créance n-1 (liés aux opérations de financement et d’investissement) Dettes n -1 (liés aux opérations de financement et d’investissement) Créances et dettes provenant des opérations d’investissement et de financement Créances n (liés aux opérations de financement et d’investissement) Dettes n (liés aux opérations de financement d’investissement) Schématiquement on a : .CAF ( v FR ) = Var FR .v encours commercial (qui dispense de l’évaluation de stocks) Plus ETE est important.CAF d’où 83 .

Dans le cas contraire. ANALYSE DE LA LIQUIDITE 1. appelé et non souscrit et Dettes sur immobilisations ainsi on peut écrire la relation fondamentale suivante Excédent de trésorerie sur opération de gestion (ETOG) + Excédent de trésorerie sur opération d’investissement et de financement Excédent globale var T = var FR . S’il est inférieur a 1 . LA NOTION DE LIQUIDITE Une entreprise est liquidée quand les ressources dégagées par les opérations courantes lui fournissent les disponibilités pour faire face à ses échéances à court terme.var BFR Il faut noter que l’excédent de trésorerie sur opération d’investissement et de financement peut être décomposé en deux éléments : L’excédent de trésorerie sur opérations d’investissements L’excédent de trésorerie sur opérations de financement II. Mais cela ne permet pas de préjuger du degré de liquidité de l’entreprise. 2. DETTES A MOINS D’UN AN Les deux termes de ce ratio définissent le fonds de roulement financier. S’il est supérieur à 1. Or la liquidité ne peut être valablement apprécier à partir du seul fonds de roulement.CAF Var T = var FR . L’information donnée par ce ratio est un intérêt limité. En fait il s’agit plus d’un ratio de solvabilité que d’un ratio 84 . l’entreprise a un fonds de roulement positif. le fonds de roulement est négatif. LES PRINCIPALES APPROCHES DE LA LIQUIDITE 2-1 Les ratios traditionnels et leurs limites Ces ratios sont calculés à partir du bilan financier • Ratio de liquidité générale = ACTIF A MOINS D’UN AN .varBFR + ETOIF = var FR .var BFR En effet on écrit : ETOG = CAF .CAF + Production immobilisée Toutefois la validité de cette relation suppose que les opérations soient réalisées au comptant. il faut tenir compte de décalages figurants essentiellement dans les rubriques suivants : Capital souscrit et non appelé Capital souscrit.EXCEDENT DE TRESORERIE SUR OPERATIONS D’INVESTISSEMENT = Var FR .

la liquidité est appréciée sur une durée qui correspond à celle de l’exercice. DETTES A MOINS D’UN AN ET C. DETTES A MOINS D’UN AN Ce ratio n’a pas de signification réelle. l’entreprise est en mesure de faire face aux échéances relative à la gestion courante et obtient. Dans le cas contraire CAF < var BFR l’entreprise ne dégage pas de ressources suffisantes pour faire face à ses échéances courantes. dû aux opérations courantes et dénommé : « EXCEDENT DE TRESORERIE SUR OPERATIONS DE GESTION » ETOG est donné par la relation ETOG = CAF . l’excédent de trésorerie résiduel. Cette préférence s’explique par les raisons suivantes : 85 . qu’une augmentation de ce ratio traduise une amélioration da la situation. l’entreprise s’appauvrit et une telle situation ne saurait se prolonger durablement. La solvabilité étant l’aptitude de l’entreprise à régler ses dettes dans l’hypothèse d’une liquidation. si les ressources dégagées par les opérations courantes ne permettent de couvrir le remboursement de dettes financières. • Ratio de liquidité immédiate : DISPONIBILITES .Var BFR Par conséquent si.donc à partir de l’excédent brute d’exploitation (EBE) et de la variation du besoin en fonds de roulement d’exploitation (vBFRE) .de liquidité. pour un exercice. Tous dépend. On ne peut même pas être sur à priori. En effet. dans les échéances à court termes ces remboursements de dettes financières.remboursement de dettes financières > 0 3) Au niveau des opérations d’exploitations (au sens strict) On préfet souvent raisonner à partir de l’ETE . On admet généralement qu’il y a lieu d’inclure. on a : CAF (hors produit immobilisé) > vBFR. a) Au niveau des opérations courantes Après règlement des opérations courantes telles que : achats charges de personnel. impôts. 2-2 Les conceptions basées sur les flux Dans cette optique. de plus un supplément de trésorerie. charges financières. En conséquence ce ratio ne peut donner qu’une information partielle sur cette liquidité.C Nous avons vu que la liquidité de l’entreprise ne pouvant se ramener à une confrontation des créances et des dettes à court terme. Dés lors on peut dire que la liquidité de l’entreprise est assurée si : CAF – var BFR . en effet de la qualité des créances et de leurs échéances. • Ratio de liquidité réduite: = Créances a moins d’un an et disponibilités .B.

respectivement l’essentiel de la CAF et de la variation du BFRE (donc cette substitution n’entraîne pas de trop grandes distorsions.D’abord.R ≥ 0 ETE . Il consiste à calculer L’EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION (ETE) en utilisant la relation ETE = ESO .v dettes d’exploitation Exemple simplifié MOIS (1) CAHT (2) ACHAT et autres charges externes 86 J 100 30 F 95 34 M 100 40 .v Stocks = Produits d’exploitation .Dividendes .Var BFR . en substituant l’excédent sur opérations (ESO) à l’EBE et l’encours commerciales à la variation du BFRE. On peut donc prévenir l’EBE et l’EBFR Enfin.Charges d’exploitation autre que stocks autres que stocks v Encours commerciaux = v créances d’exploitation .I. des opérations d’exploitations.CHARGES D’INTERET .REMBOURSEMENTS DETTES . il est facile de suivre l’évolution de la liquidité sur les périodes inférieures à la durée de l’exercice (trimestre.REMBOURSEMENT DETTES . l’EBE et la variation du BFRE représentent.REMBOURSEMENTS > 0 4) L e suivi de la liquidité Ce suivi peut être réalisé sur des opérations telles que le trimestre ou le mois. lesquelles peuvent faire l’objet de prévision.R ≥ 0 Certains analystes financiers estiment que les dividendes doivent être autofinancés ce qui explique l’expression de liquidité au niveau des opérations courantes globales : CAF .var BFRE . mois) L’expression de la liquidité peut alors s’écrire : EBE . d’autant comme on va le voir on intègre dans l’expression de la liquidité.I.v encours commerciaux que de l’évaluation des stocks ESO (Excédent sur opération) = EBE . les charges d’intérêt et l’impôt sur le bénéfice) Ensuite l’EBE et la variation du BFRE dépendent exclusivement.CHARGES D’INTERET .

LES TABLEAUX DE FLUX 87 .(5) ETE 40 + 10 + 7 30 3 27 42 +12 +8 19 4 15 44 +18 +4 26 14 12 Un tel tableau permet de suivre de très près l’évolution de l’ETE.(3) CHARGES DE PERSONNEL (4) v Créances d’exploitation (5) v Dettes d’exploitation ESO ( (1) . de déceler les dérivés et de prendre les mesures correctives nécessaires rapidement.[(2) + (3) ] ) v encours commerciaux = (4) .

repose sur une approche dynamique et cherche à mettre en évidence les choix stratégiques de l’entreprise et leurs conséquences pour l’avenir de celle-ci Ils regroupent l’ensemble des flux de trésorerie d’une entreprise pour un exercice donné et permettent : _ de déterminer la variation de la trésorerie d’un exercice _ d’établir un diagnostic sur la situation de l’entreprise. du BFRHAO et de la trésorerie. occupe une place centrale dans tous les tableaux de flux La trésorerie dégagée représente pour l’entreprise le résultat de ses choix stratégiques et traduit son niveau de potentialité. Les tableaux de flux tentent de répondre aux deux questions suivantes.I) REMARQUES PRELIMINAIRES 1°) Finalité des tableaux de flux Les tableaux de flux constituent un outil d’analyse privilégié. ainsi que les variations du BFRE . publié en 1993 et est destiné à se substituer à tous les autres tableaux de flux. 2 1) PRESENTATION :TABLEAU DE FLUX DE LA BCEAO Flux de trésorerie Modalités de Calcul 88 Rubrique . à partir des documents comptables passés où à priori en fonction d’une démarche prévisionnelle 2°) La formation de la trésorerie La trésorerie longtemps considérée comme accessoire et dans une optique limitée au court terme. Comment l’entreprise dégage t-elle de la trésorerie? Que fait-elle de la trésorerie dégagée 3°) Origine des informations nécessaires Le regroupement des flux de trésorerie suppose que l’on dispose: _ du compte de résultat : il contient des flux relatifs aux opérations courantes ainsi qu’aux cessions d’élément de l’actif immobilisé _ du tableau de financement qui fournit les renseignements sur les emplois durables de l’exercice et sur les opérations de financement. L’emploi qui en est fait engage l’avenir et va influencer sur l’équilibre dynamique des flux futurs. En l’absence du tableau de financement il faut recouvrir aux bilans et à leurs tableaux annexes II) LE TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CENTRALE DES BILANS DE LA BCEAO La Centrale des Bilans de la BCEAO a mis en place à partir du tableau de financement du SYSCOA un tableau de Flux de trésorerie. Les tableaux de flux de tresorerie ou tableau d’analyse de la variation de la trésorerie sont très utilisés dans les pays anglo-saxons ( notamment Etats Unis et Canada ). qui rompant avec l’optique patrimoniale . en complément à d’autres analyses Ils peuvent être établis à posteriori. Un format a été préconisé par norme internationale.

Prélèvement sur le capital + Emprunts + Autres dettes financières .Remboursement des emprunts et dettes financières sur échéancier .Dividendes + ou – Variation du BFE + ou – Variation du BFHAO (B) .augmentation de charges immobilisées .Remboursement anticipé des emprunts et dettes financières (D) + Trésorerie produite par l’exploitation (A) + Trésorerie résultant de l’investissement (B) + Trésorerie issue du financement (C) (E) + Ecarts de conversion passif .s système normal SYSCOA TRESORIE PRODUITE PAR L’EXPLOITATION (A) (A) + Capacité d’autofinancement global .Acquisitions d’immobilisations financières + Cessions d’immobilisations incorporelles + Cessions d’immobilisations corporelles + Cessions d’immobilisations financières (C) Augmentation de capital par apports nouveaux + Subventions d’investissement .Ecarts de conversion actif (F) + Variation globale de trésorerie + Position nette de change TRESORERIE RESULTANT DE L’INVESTISSEMENT (B) TRESORERIE ISSUE DU FINANCEMENT (C) VARIATION GLOBALE DE TRESORERIE (A)+ (B) +(C) = (D) POSITION NETTE DE CHANGE (E) VARIATION NETTE DE TRESORERIE (D) +(E) = (F) (D) (F) 32) DESCRIPTION ET COMMENTAIRES Le tableau comprend 3 parties principales 89 .Acquisitions d’immobilisations incorporelles .Acquisitions d’immobilisations corporelles .

du niveau d’endettement. de la maîtrise du BFR. L’objectif assigné au tableau de flux de trésorerie de la Centrale des bilans de la BCEAO est de fournir une information sur la capacité de l’entreprise à générer des liquidités et sur l’utilisation qu’elle en a fait au cours de l’exercice. de la liquidité . Il résume ainsi parfaitement le passage des produits et des charges aux encaissements nets des décaissements. corporelles.2-1) La trésorerie produite par l’exploitation Il s’agit des flux de trésorerie d’exploitation et de flux correspondant aux charges et produits hors activités ordinaires. 2-2) Les flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement Cette deuxième partie comprend : _ Les cessions d’immobilisations (incorporelles..Dividendes Trésorerie issue de l’activité Le flux de trésorerie d’exploitation renseigne sur la capacité de l’entreprise à transformer ses marges et ventes en liquidités directement utilisables. des stratégies de croissance. financières) _ Les acquisitions d’immobilisations (incorporelles. à la participation des salairiés et à l’impôt sur les sociétés. Pour l’élaboration de cette partie Cette première partie peut être résumée de la façon suivante: CAF _ var BFE _ var BFHAO . financières La trésorerie afférente à l’investissement permet d’évaluer les conséquences de la politique d’investissement ou de desinvestissement sur la situation disponible. 4 III) LE TABLEAU DE FLUX DE LA CENTRALE DES BILANS DE LA BANQUE DE FRANCE 1) PRESENTATION 90 . de financement. Le regroupement des flux en trois grandes fonctions constitue un cadre pratique pour l’élaboration des prévisions. Ainsi le tableau d’analyse de la variation de trésorerie permet de juger de la rentabilité . corporelles. de recentrages ect. 3) Intérêt du tableau La trésorerie est considérée comme un indicateur central pour l’analyse financiere: une entreprise qui génère régulièrement une trésorerie importante est en même temps solvable et apte à assurer son développement. 3) Les flux de trésorerie liés aux opérations de financement Les sources de financement peuvent être : _ Une augmentation de capital _ Un nouvel emprunt _ Une subvention d’investissement reçue Les emplois trouvent leurs origines dans _ La distribution des dividendes _ Une réduction de capital _ Les remboursements des emprunts La tresorerie issu du financement fournit des indications sur les arbitrageseffectués par les dirigeants de l’entreprise pour se procurer des ressources stables nouvelles dans le cas ou la tresorerie que degage l’entreprise ne suffirait pas à couvrir les investissements nets..

C + D = vT = Variation des disponibilités . obligations .variations des concours bancaires courantes 1 2 N+ N+3 Le solde A permet de mesurer l’aptitude de l’entreprise à générer de la trésorerie au niveau de ses opérations courantes compte tenu des décalages .N+ N EXCEDENT BRUT GLOBAL _ Variation des besoins en fonds de roulement A = Excédent de trésorerie globale _ Intérêts _ Impôt sur les bénéfices _ Distributions mises en paiement au cours de l’exercice _ Remboursement : . Il doit être positif afin de contribuer au financement des investissements.Autres Emprunts B = Flux de trésorerie disponible (après prélèvements obligatoires ) Investissement Productif _ Subvention d’investissement reçus + acquisition de participations et titres immobilisés + Variations des autres actifs immobilisés _ Cessions d’immobilisations C = INVESTISSEMENTS NETS Augmentation ou réduction du capital + variation de groupes et associés( dans dettes financières) + Nouveaux emprunts : .Obligations .Emprunts bancaires .Emprunts bancaires . Le solde C reflète la politique de développement suivie Le solde D montre les ressources utilisées pour couvrir le besoin de financement résiduel 2) DESCRIPTION ET COMMENTAIRES 2-1)Description du tableau 91 . Le solde B (concept central ) donne la trésorerie restante après prélèvements obligatoires.Autres Emprunts D = Apport en ressources stables E = B .

Le bouclage du tableau se fait la variation de trésorerie (SOLDE E) obtenu en application de formule. Il s’agit d’une trésorerie réelle et non potentielle qui est représentée par l’excédent brut global. niveau : Flux de trésorerie disponible. de l’impôt sur le bénéfice et des dividendes. Ainsi lorsque le flux de trésorerie disponible est inférieur au montant des investissements. il faut trouver un financement tel qu’une augmentation de capital. Ils sont net des produits d’actifs immobilisés. 92 . se matérialise par des placements de trésorerie ou un désendettement . Ils émanent tous des décisions du passé LE FLUX DE TRESORERIE DISPONIBLE . Il est destiné à couvrir les conséquences des décisions du futur ( politiques d’investissement et politique de financement ). avant d’engager des programmes d’investissements . ou un recours à l’emprunt ou des concours bancaires.niveau : Apports en ressources stables ( SOLDE D ) L’analyse des apports en ressources stables et de la variation de la trésorerie montre comment le besoin de financement a été satisfait ou encore qu’elle a été l’utilisation du surplus dégagé. après couverture des investissements. c’est à dire de ces activit és cycliques et acycliques. est l’élément central de ce tableau . Flux de trésorerie disponible + Apports en ressources stables . qui est la résultante de l’incidence directe des décalages entre l’engagement des opérations et leur règlement. 5 Le passage de l’une à l’autres se fait par la variation du besoin en fonds de roulement. Variation de la trésorerie = Variation des disponibilités . Les décaissements obligatoires sont ce que l’entreprise ne peut en principe différer dans le temps. Par contre l’existence d’un surplus. dégage une capacité à générer une trésorerie suffisante.C La vérification peut être faite à partir des variations de la trésorerie entre celle du bilan d’ouverture et celle du bilan de clôture.B courants 2-2) Les Grandeurs Le tableau de flux de la centrale des bilans permet de calculer la grandeurs spécifiques issues de l’activité global de l’entreprise. 1 niveau: Excédent de trésorerie globale mesure la capacité de l’entreprise à générer la trésorerie. 3. FTD (solde B) .Investissements Nets ou (B + D ) . Il s’agit de vérifier si l’entreprise. Apprécié sur plusieurs années le Flux de Trésorerie disponible doit être positif pour pouvoir assurer la couverture des investissements . 4. pour faire face aux prélèvements imposés (ou obligatoires) . Le soldes constitue le besoin de trésorerie que l’entreprise à supporté à ce titre. niveau : Investissements Nets (SOLDE C ) Les investissements nets des cessions recensent les acquisitions en immobilisations corporelles et financières . L’analyse de flux de trésorerie disponible (FTD) permet de montrer : • Si l’entreprise a fait face aux décaissements obligatoires • Si celle-ci conserve une marge de manoeuvre. à partir du résultat. 2 . Il résulte de l’activité globale de la firme et non uniquement de son activité d’exploitation.Variation des C.Le tableau du flux de trésorerie propose quatre niveaux d’analyse qui cernent les aspects essentiels de la gestion de l’entreprise. Il s’agit principalement des charges et des remboursements liés aux emprunts.

3-1) La logique financières Le tableau de flux mesure la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie du seul fait de son activité.2-2-1) Excédent brut global ( EBG ) L’excédent brut global est défini comme étant la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables( à l’exception de charges d’intérêts et de l’impôt sur le résultat ). Il permet d’analyser la formation de la trésorerie qui se trouve amputé par l’accroissement du BFR d’une part et par les prélèvements obligatoires d’autre part. L’ETG évalue la capacité d’une entreprise à générer des liquidités du seul fait de son activité. dettes d’impôt et distribution de dividendes. susceptible d’hypothéquer l’avenir économique d’une affaire ou encore un investissement disproportionné par rapport au FTD. 2-2-3) Les Flux de Trésorerie Disponible (FTD) Le flux de trésorerie disponible constitue le concept central du tableau. indépendamment de ses politiques financières et fiscales. Ce flux de trésorerie est alors disponible pour l’investissement et la croissance . L’excédent brut d’exploitation constitue un flux potentiel et partiel de trésorerie compte tenu des décalages imputables à l’activité de l’entreprise. Il est calculé à partir de l’ETG en éliminant tous les postes ayant un caractère obligatoire pour l’entreprise: charges financières et remboursement issus de l’endettement . Le FTD obtenu après couverture des prélèvements obligatoires. 3) Intérêt et Utilité du tableau de FLUX CEDEBE Ce tableau s’inspire d’une logique financières et globale. 3-3) La logique stratégique l’examen de la décomposition du tableau de flux reflète la cohérence des choix stratégiques effectués par les dirigeants. doit être en rapport avec politique d’investissement de l’entreprise. Ce solde traduit le degré de liberté dont dispose l’entreprise pour financer sa politique d’investissement et de croissance. Il permet de vérifier la cohérence des choix stratégiques de l’entreprise. à l’exception des charges financières et de l’impôt sur le bénéfice. 6 2-2-2) L’excédent de trésorerie globale L’excédent de trésorerie globale correspond à un flux de trésorerie issu de toutes les opérations de l’entreprise. 93 . Sur plusieurs années et il est possible de constater un sous-investissement persistant. Il doit être rapproché des investissements. Cette approche est confirmé au principe de l’unité de caisse qui veut que l’entreprise finance un « pool d’emplois » avec un « pool de ressources » sans aucune distinction de l’origine des fonds. Le passage de l’EBG à l’ETG se fait par la prise en compte de rétention de flux figurant au bilan dans les éléments du besoin en fonds de roulement. Il apporte une information sur le degré de maîtrise des mouvements de fonds. Il permet d’appréhender l’indépendance d’une affaire à l’égard de ses partenaires extérieurs 3-2) La Logique globale L’interprétation des flux se fait globalement sans faire aucune distinction entre tous les opérations de l’entreprise . Il mesure la capacité de l’entreprise à dégager un profit dans le cadre de son activité d’ensemble.

alors qu’ici tous les opérations sont confondues . qui repose sur une approche globale des flux est contestable . le tableau de flux met en évidence la cohérence de la politique 7 de croissance mise en oeuvre depuis plusieurs années et des moyens utilisés . HAO) ne permet pas une analyse fine de la trésorerie. Le principe de l’unité de caisse peut être remis en cause .compte tenu du principe d’affectation. Ces flux peuvent provenir : _ D’une recours à l’endettement ou des apports des associés _ L’utilisation des concours bancaires Par son caractère synthétique .Les flux financiers assurent alors la couverture des besoins résiduels. Un développement insuffisant des immobilisations peut créer un risque économique pour l’entreprise. La démarche retenue . 8 IV) LE TABLEAU PLURIANNUEL DES FLUX FINANCIERS ( TPFF) 94 . Un flux de trésorerie disponible faible pour assurer le financement des investissements fait couvrir à l’entreprise un risque financier qui se manifeste par un recours excessif à l’emprunt ou un ponction sur la trésorerie de l’entreprise. financement. 4) Limite du tableau de flux La non ventilation des portés par nature d’opérations (exportation. l’activité première de l’entreprise se manifeste par des opérations d’exploitation .

l ETE y est calculé à partir de l’ESO alors que dans le modèle antérieur .Dividendes distribués .Variation de l’en-cours commercial = EXCEDENT TRESORERIE D’EXPLOITATION . 1) PRESENTATION n Ventes HT de marchandises + Production vendue . Grâce à l’ESO.Frais financiers et de crédit bail .Autres acquisitions d’immobilisations . 9 2) DESCRIPTION DU TABLEAU ET SIGNIFICATION DES SOLDES 95 n+1 n+2 .Impôt / bénéfices . taxes et versements assimilés .Réduction de capitaux propres + Réduction immobilisation financiére + Augmentation des capitaux propres .Charges à repartir .Autres charges .Impôts .v BFRHE = VARIATION DU DISPONIBLE (1) DAFIC = Disponible après financement interne de la croissance Le modèle présenté est le plus récent.Achats -Autres charges externes . ce qui nécessitait la connaissance de stocks.Il s’agit de l’un des premiers tableau de ce type proposé aux analystes .Charges de personnel = ESO . le calcul des stocks n’est plus nécessaire.Participation = F = SOLDE FINANCIER SOLDE COURANT G = E + F + Transfert de charges + Autres produits + Produits financiers ( comptes de flux uniquement ) + Produits exceptionnels ( comptes de flux uniquement ) .Charges financières ( autres qu’intérêts ) . ce qui facilite l’élaboration de tableaux trimestriels ou mensuels.Investissements d’exploitation = E = SOLDE ECONOMIQUE (ou DAFIC (1)) Variation de la dette financière (concours bancaires courants inclus) . il est calculé à partir de l’EBE.Charges exceptionnelles (comptes de flux uniquement ) . Plusieurs modifications sont intervenues depuis la première version qui date de 1977 .

Si ce solde est positif. on retire les investissements dans l’outil de production (immobilisations corporelles ). aux antipodes de l’analyse classique. b) Signification du DAFIC Il mesure l’aptitude de l’entreprise à financer sa croissance interne par la trésorerie dégagée au niveau des opérations d’exploitation. ce qui n’est pas à terme. Il en résulte un deuxième solde important : le SOLDE FINANCIER b) Signification du solde financier « La construction du solde financier le rôle que joue le système bancaire dans la vie économique. l’endettement n’a pour seul objet . en moyenne . concours bancaires courants compris ) et des flux de la répartition ( frais financiers impôt/ bénéfices et participation ) . à de nombreuses discussions . cela correspond à une trésorerie nette disponible pour financer d’autres emplois.. sur plusieurs exercices (4 ou 5 ) . il faut en convenir . Contrairement aux apparences. ce qui conduit au premier solde important: le DAFIC (disponible après financement interne de la croissance ) . 2) Deuxième partie a) Description Cette partie regroupe les flux financiers liés à l’endettement ( variation nette de la dette financière . lorsque l’entreprise parvient à autofinancer la totalité de ses investissements. elle a donné lieu. ce qui signifie que l’entreprise doit parvenir à autofinancer ses investissements d’exploitation. on aboutit au solde final : VARIATION DU DISPONIBLE 10 b) Signification 96 . légèrement négatif 3) Troisième partie a) Description Elle reprend le total des deux soldes précédents ( DEFIS + SOLDE FINANCIER = SOLDE COURANT ) et regroupe également tous les autres flux du compte de résultat et tableau de financement(1ére partie ) qui n’ont pas été pris en considération dans l’élaboration dans 1ére et 2é partie.1) Première partie a) Description La première partie regroupe les flux économiques relatifs à l’exploitation De la trésorerie dégagée. Dans l’analyse présentée ici .(1) Selon la norme du modèle . le DAFIC doit être. sur plusieurs exercices. du coût de la dette et de l’impôt ! Cette conception se situe . en moyenne légèrement positif. ainsi que la variation du BFRHE. pour le reste ». un solde négatif signifie un bon financement externe.. L ‘ensemble des flux ayant été pris en compte . que d’assurer le financement. l’entreprise doit autofinancer ses investissements et s’endetter. compatible avec la norme du modèle. L’analyse classique veut que l’entreprise s’endette à long et moyen terme pour financer ses investissements. et encore aujourd’hui. Selon la norme du modèle. le solde doit être. le cas échéant .

. Lorsque cet objectif ne peut être atteint. il représente l’excédent ou l’insuffisance des liquidités dégagées par l’ensemble des opérations au cours d’un exercice donné. Des propositions sont régulièrement avancées pour améliorer ce tableau qui le mérite d’avoir contribué à faire sensiblement évoluer l’analyse financière. 3) LIMITES DU TPFF Ce tableau a fait l’objet de nombreux articles et de nombreuses critiques: . cela correspond à une rentabilité insuffisante ou à un excès d’investissement.Ce solde a une signification moins importante .les hypothèses sous-jacentes au tableau ne sont pas toujours acceptées : • il suppose une croissance financée exclusivement par le réinvestissement de l’ETE. • les fonds propres de l’entreprise doivent .le tableau donne peu de place à la croissance externe ( les acquisitions de participations financières n’apparaissent que dans la troisième partie). 97 . Il doit être proche de zéro si les normes relatives aux soldes ont été respectées. La croissance est donc subordonnée au niveau de rentabilité. s’accroître en priorité par autofinancement .

LES RATIOS 98 .

si parallèlement les ratios globaux sectoriels donnés par les organisations professionnelles révèlent un comportement de la concurrence encore meilleur de tenir un tableau de bord grâce à un choix d’indicateurs probants. L’analyse par les ratios est donc une aide à la décision. significatifs. Mise en garde 99 . PRINCIPES ET UTILITÉ DU CALCUL Les ratios sont le rapport de deux grandeurs significatives. Par exemple. Elle permet :  d’établir des comparaisons sectorielles et internes dans le temps.I. responsables externe : pour actionnaires. peu nombreux. simples. INTRODUCTION 1. transcrits souvent sous forme de graphiques tendanciels plus lisibles et plus utilisables  Utilité des ratios Constitue une information synthétique interne : pour dirigeants. une évolution dans le temps satisfaisante (constatée grâce à un choix sélectif de ratios sur au moins 3 années) peut être en fait que très médiocre. L’analyse financière par les ratios ne peut cependant être menée à bien qu’en procédant à l’aide de ratios soigneusement sélectionnés. banquiers. honnêtes 2. etc. à un prêteur ou à des conseillers d’entreprise au niveau externe.… historique (sur 3 ans au moins) prévisionnelle avec les entreprises du même type avec les entreprises de la même branche choix de ratios fiables transcription des ratios sous forme de graphiques simples et lisibles Visualiser une évolution Etablir des comparaisons Tenir un tableau de bord Aider à la prise de décision (avec prudence) Pour être des auxiliaires fiables. L’enseignement apporté par les ratios est indispensable à un gestionnaire ou à un responsable d’entreprise au niveau interne. les ratios doivent être simples. conseillers.

un besoin en fonds de roulement calculé sur les états de fin d’année ou une durée de clients calculée grâce au poste « clients » du bilan de clôture. 1. Par exemple. à la clôture de l’exercice.1 Les ratios utilisent des données annuelles ne rendant pas compte de la saisonnalité éventuelle de l’activité. L’analyste financier devra veiller à apporter le correctif nécessaire pour moduler les incidences de l’inflation. ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE Cette étude permet de répondre à la question suivante : quelle est la structure financière. II.…) à la restauration de la réalité économique. des financements obtenus et des résultats dégagés.2 L’inflation provoque un accroissement fictif du résultat et une sous-évaluation des actifs. résultant des opérations réalisées. peuvent n’avoir aucune signification. personnel intérimaire. 2. DIAGNOSTIC DE LA STRUCTURE DE L’ACTIVITE ET DE LA RENTABILITE PAR LES RATIOS SECTION 1 : ANALYSE DE LA STRUCTURE L’étude de la structure doit être appréciée à deux niveaux : structure financière et structure économique. 2.L’analyse par les ratios a des limites qu’il convient de garder à l’esprit. pour une entreprise saisonnière. 1.1 Principaux ratios de structure 100 . effets escomptés non échus etc. 2.3 Le SYSCOA a pour l’essentiel intégré les différents retraitement nécessaires (crédit-bail.

En réalité. l’effet de levier et la fiscalité favorable à l’endettement incitent les entreprises à s’endetter plus que de raison. à la réduction des capitaux propres.le risque bancaire dû au non renouvellement des crédits de trésorerie (en principe reconductibles) . remboursements Financement des immobilisations Equilibre financier Financement bancaire de l’exploitation Ressources durables Actif immobilisé + BFRE Crédits de trésorerie BFR exploitation Indépendance financière ou autonomie financière Capitaux propres Endettement à terme Ou Endettement à terme Capitaux propres Ou Endettement à terme Cap. Il n’existe pas de règle absolue en la matière. l’entreprise doit recourir à des crédits de trésorerie pour financer l’excédent du BFR sur le FNRG Ce ratio est complémentaire des précédents.Intitulé du ratio Mode de calcul du ratio Ressources durables Actif immobilisé Interprétation du ratio La couverture des immobilisations par les ressources (ratio > 1) est en général requise du regard de l’importance du besoin de financement de l’exploitation. Le contenu informationnel de ces ratios est analogue à celui du ratio d’autonomie financière. c’est l’étude de l’évolution de ce ratio dans le temps qui est significative. mais l’orthodoxie financière et les normes bancaires recommandent que l’endettement à terme ne soit pas supérieure aux capitaux propres. Toutefois. Il permet d’apprécier : . Propres + Endettement à terme Lorsque ce ratio est inférieur à 1 alors que le ratio précédent est supérieur à 1. L’augmentation de ce ratio correspond théoriquement à une amélioration des structures de financement * attention au BFRE négatif. Sinon l’entreprise est en situation de fragilité. Les financiers avancent parfois l’idée que ce ratio ne devrait pas être supérieur à deux.le financement des besoins permanents de l’exploitation l’utilisation systémique de crédit de trésorerie n’est pas saine car elle traduit une insuffisance de ressources durables et en outre elle grève la rentabilité et la capacité d’autofinancement C’est un ratio qui mesure la dépendance financière extérieure de l’entreprise. Importance de l’endettement global Endettement global=endettement à terme + dettes à l’égard des associés + crédits de trésorerie Endettement global Capitaux propres 101 . Bien qu’il n’y ait pas de norme.

l’étude de ratio est fort enrichissant pour apprécier la structure du financement des emplois économiques totaux. Le milieu financier recommande la prudence en fixant un endettement global inférieur ou égal à 3 ou 4 années.2 L’effet de levier 102 .Importance des crédits de trésorerie Crédits de trésorerie Endettement global Ce ratio traduit l’arbitrage réalisé par l’entreprise entre emprunts à terme et crédits de trésorerie. Capacité de remboursement Endettement total CAF Taux d’autofinancement Autofinancement Investissement de l’exercice + variation du BFRE 1. La vocation de l’autofinancement étant entre autres de financer les nouveaux investissements et la variation du besoin en fonds de roulement d’exploitation. Ce ratio mesure la capacité théorique de l’entreprise à rembourser ses dettes. Une forte proportion de concours de trésorerie dans l’endettement peut signifier une situation de vulnérabilité qui tient à la précarité de principe de ce type de ressources et à son coût.

Financement par capitaux propres seulement 1000 0 1000 1000 x 0.2 Ilustration Soit une entreprise qui dispose d’un actif économique de 1000. dont la rentabilité est de 15 %.67 / 500 = 13.1 Définition On appelle « effet de levier » l’incidence de l’endettement de l’entreprise sur la rentabilité des capitaux propres (ou rentabilité financière). Calculons sa rentabilité financière selon la manière dont est financé l’actif économique (coût de la dette i = 10 %). on dira que l’effet de levier est de 13.2.2.33 % -10 % = 3.33 %. 10 = 50 100 100 x 2/3 = 66. 1.2. 1.15 = 150 500 x 0. En l’occurrence.33 Capitaux propres Dettes Actif économique Résultat économique ou d’exploitation Charges d’intérêt Résultat imposable Résultat net Rentabilité financière Il apparaît clairement que le recours à l’endettement accroît la rentabilité financière.3 Formulation et généralisation soient : Capitaux propres Dette Actif économique te i Résultat économique Charges d’intérêt Résultat imposable Résultat net = = = = = = = = = K D K+D taux de rentabilité économique taux de la dette (K + D) t e Di (K + D) t e – Di = Kte + D (te – (1 – 0) [Kte + D(te – i)] Rentabilité financière = Résultat net = t f = (1-0) [te + D(te – 1)] K K Cette formule peut aussi s’écrire : tf = (1 – 0)te + (1 – 0)D(t – 1) 103 .67 66.1.15 = 150 0 150 150 x 2/3 = 1000 100/100 = 10 % Financement par capitaux propres et endettement 500 500 1000 1000 x 0.

07 – = 4.2 20 % – 0.1 2.67 – 4. l’expression (1 – 0) D (te – i) mesure l’effet de levier.07 t = 2/3 x 0. Il permet Immobilisation d’exploitation également de situer l’aptitude + BFRE des immobilisations productives à transformer les biens 104 Mode de calcul du ratio . Intitulé du ratio Intensité de l’investissement Ou Rendement marginal du capital Interprétation du ratio Ce ratio exprime le rendement Valeur ajoutée de l’équipement.1) = 2.67 – 13.2 – 0. si l’entreprise n’est pas endettée (D = 0) tf = (1 – 0) te 2.2 + 2/3 x 1 (0. de t e et de i D/K te > i 0 tf = 2/3 x 0. si . t = 2/3 x 0.07 + 2/3 x 1 (0. t f est d’autant plus faible que D/K est grand.1) = 26. si l’entreprise est endettée. .33 % Effet de levier = -1.67 % Effet de levier Effet de levier = 2. Analyse de la structure économique Ces ratios pourraient aussi être qualifiés de ratios descriptifs de moyens d’exploitation mis en œuvre. si Exemple : Evaluation du t f et de l’effet de levier en fonction de D/K.67 % 0. c’est à dire la K contribution positive ou négative de l’endettement à la rentabilité financière. l’effet de levier est négatif .07 0.1 Effet de levier Effet de levier = 20 – 13.33 % = =0 6.67 % tf = 2/3 x 0.1) = T = 2/3 x 0.K Le rapport D/K est appelé « levier financier » La relation (1) ci-dessus montre que : 1. t f est d’autant plus élevée que D/K est grand. l’effet de levier est positif .33 % – 4.33 % 1 0 = 1/3 2 t > i.2 + 2/3 x 2 (0.67 % = -6 % 0.1) = -1.2 0.34 % T = 2/3 x 0.67 % Effet de levier = 26.67 = -2 =0 % te > i 0. t < i.07 – 0.33 % = 13.2 = 13.07 + 2/3 x 2 (0.

il évolue parallèlement au chiffre d’affaires. Il peut être intéressant de suivre l’évolution de ce ratio de manière à suivre la propension à investir des dirigeants d’une entreprise. Il peut permettre de juger de l’effort d’investissement et de modernisation de l’entreprise.Productivité de l’investissement Ou Coefficient marginal du capital Productivité du travail Ou Rendement du travail Valeur ajoutée Investissement d’exploitation + var° BFRE Ce ratio pour être significatif. Une entreprise dont l’équipement est très moderne Immobilisation d’exploitation devrait avoir un ratio d’intensité Effectif capitalistique élevé (exemple : centrale électrique). Le besoin en fonds de roulement d’exploitation est une caractéristique essentielle d’une activité. Toutes choses étant égales par ailleurs. Il y est étroitement lié. Amortissement Immobilisation brute amortissable Ce ratio peut être complémentaire du précédent. Le besoin en fonds de roulement est généralement exprimé en jours de chiffre d’affaires hors taxes. Taux d’abolescence des immobilisations Besoins en fonds de roulement (en jours de CAHT) BFR Exploitation x CAHT 360 105 . doit utiliser la variation de la valeur ajoutée Ce ratio doit être établi conjointement et comparé au rendement de l’équipement Valeur ajoutée Effectif Intensité de la mécanisation ou Intensité capitalistique Ce ratio mesure le rapport existant entre le travail et le capital.

Taux de croissance du chiffre d’affaires hors taxes CAHTN+1 . Toutefois.A.VAn VAn Désignons par : X l’expression monétaire d’une variable déterminée (CAHT ou VA) à la date 0 0 X 1 son expression monétaire à la date 1 (c’est à dire une année plus tard) i le taux d’inflation relatif à l’année 1 c le taux de croissance réel de X 0 1 ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– X X 0 1 La relation liant X et X est : 1 0 X 1 = X (1 + i)(1+ c) 0 d’où X c = –––––––––––––– X (1 + i) 1 0 -1 106 . les ratios d’activité mesurent les performances réalisées par l’entreprise sur plusieurs exercices.SECTION 2 : LES RATIOS DE CROISSANCE (OU D’ACTIVITÉ) De façon générale.CAHTN CAHTN Taux de croissance de la valeur ajoutée (ou de la valeur ajoutée globale) VAn+1 . il faut neutraliser l’effet de l’inflation Ce ratio mesure le taux de croissance (variation) apparent de la valeur ajoutée qui représente la richesse créée durant le cycle de production. Il est intéressant de suivre son évolution. soit à partir de la valeur ajoutée. Il faut comme pour le C. L’activité sera évaluée soit à partir du chiffre d’affaires (ventes de marchandises et de services + production vendue) seul porteur de recettes de trésorerie. tenir compte de l’inflation. Son évolution sur plusieurs exercices est intéressante. seule apte à mesurer la richesse créée. Pour que les résultats soient significatifs. il faut tenir compte de l’inflation. Ce ratio mesure le taux de croissance (variation) apparent.

le taux de croissance apparente est 1200 –1000 ––––––––––––– x 1000 1000 = 20 % c = 15. rentabilité financière. de l’incidence. indépendamment de la politique financière.38 % N 1000 N+1 1200 SECTION 3 : ANALYSE DE LA RENTABILITÉ L’étude de la rentabilité doit être envisagée à trois niveaux : rentabilité d’exploitation.Exemple Quelle est la croissance réelle du CAHT. au cours de l’exercice+ N+1 sachant que l’on a : taux de l’inflation relatif à l’année N+1 = 0.04) (1 + c) 1000 c = ––––––––– -1 = 0.1538 soit 1000 (1. 1. rentabilité économique. C’est un bon élément de comparaison inter-entreprise du même secteur Taux de valeur ajoutée Taux d’excédent brut d’exploitation Valeur ajoutée Chiffre d’affaires HT Ou Valeur ajoutée Production Excédent brut d’exploit Chiffres d’affaires HT 107 . est donné par la relation 1200 = 1000 (1.04) par contre. Son évolution permet d’apprécier la stratégie industrielle d’une entreprise Ce ratio permet d’apprécier le niveau du résultat. ANALYSE DE LA RENTABILITÉ D’EXPLOITATION Taux de marge commerciale Marge commerciale Chiffres d’affaires HT L’examen de ce ratio conduit à l’appréciation de la stratégie commerciale de l’entreprise ainsi qu’à l’appréciation des contraintes du marché et de la politique du prix de vente Ce ratio est l’instrument de mesure de la taille économique de l’entreprise et du degré d’intégration de l’entreprise.A.04 Années CAHT SOLUTION Le taux de croissance réelle du C. de la politique d’investissement. de la fiscalité et de l’incidence des éléments hors activités ordinaires.

Toutes choses étant égales par ailleurs. La marge sur coût variable contribue à la couverture des charges fixes. On le désigne également par le vocable de « ROI » (Return On Investment). Le taux de marge sur coût variable aide à la détermination du seuil de rentabilité qui sera examiné ultérieurement.de l’aptitude à vendre avec une marge bénéficiaire Résultat d’exploitation .Taux de rentabilité d’exploitation Résultat d’exploitation Chiffres d’affaires HT Taux de marge sur coût variable Marges sur coûts variables Chiffres d’affaires HT Ce ratio met en évidence le niveau relatif du résultat strictement lié à l’exploitation indépendamment de la politique financière. 2. Le taux d rentabilité doit être supérieure au loyer fixe de l’argent Capacité Ce ratio permet d’apprécier d’autofinancement l’aptitude à dégager des ressources Capitaux propres assurant le renouvellement et le renforcement des immobilisations 108 Flux de fonds dégagés par les ressources propres . La rentabilité économique résulte : . de l’impôt. ANALYSE DE LA RENTABILITÉ ÉCONOMIQUE Intitulé du ratio Rentabilité brute des capitaux engagés dans l’exploitation E B E Capital économique Mode de calcul du ratio Interprétation du ratio La rentabilité économique mesure les résultats dégagés par les capitaux engagés pour assurer une activité.de la capacité à engendrer du Capital économique chiffres d’affaires Rentabilité des capitaux engagés dans l’exploitation 3. Il convient de ne retenir dans le calcul du ratio que les seules immobilisations productives. Analyse de la rentabilité financière Intitulé du ratio Rentabilité nette des capitaux propres Mode de calcul du ratio Interprétation du ratio Résultat net L’importance de ce ratio qui Capitaux propres mesure la rémunération nette des capitaux propres. sera appréciée par référence au taux moyen de rendement des placements à revenus fixes. c’est un résultat récurrent. et des éléments hors activités ordinaires.

T. on trouvera des stocks soit très faibles. ventes sur stocks . Il convient d'étudier avec attention. 1-1 Rotation des stocks Une bonne gestion des stocks consiste pour l'entreprise à disposer de la quantité de matières ou de produits aussi faible que possible. 109 . en effet. il faut calculer cette vitesse de rotation qui indique combien de fois dans l'année. Lors d'une étude sur plusieurs bilans successifs. si possible. Elle dépend également du caractère plus ou moins saisonnier de l'activité. est un élément favorable (sauf période de pénurie où les stocks ne peuvent être constitués. Il lui faut. l'évolution de ces ratios compte tenu du coût de détention de ce genre de stock et de la signification qu'il faut attribuer à un surstockage. ont des approvisionnements saisonniers. Les deux autres ratios mesurent en nombre de jours de ventes. le stock a tourné . Dans tous ces cas. mais sans pour autant courir le risque de se trouver en rupture.SECTION 4 : LES RATIOS DE ROTATIONS 1 LES RATIOS DE ROTATIONS TECHNIQUES Elles sont obtenues en rapportant les numérateurs aux dénominateurs les plus appropriés. elle dépend essentiellement : o des délais d'approvisionnement des fournisseurs . Une entreprise dont le stock tourne rapidement est moins vulnérable qu'une autre car plus le degré de liquidité de son stock est élevé. si le ratio exprimé en nombre de jours baisse. des variations importantes peuvent être enregistrées au cours de l'année en cas de production saisonnière ou de vente par campagne. soit très importants. selon les entreprises étudiées. La vitesse de rotation des stocks connaît. cela signifie que la vitesse de rotation s'accroît . ce qui généralement. Le stock doit donc «tourner rapidement». 1-1-2 marchandises (surtout pour entreprise commerciale) Stock final (ou moyen) de marchandises x 360 /Coût des stocks vendus (HT) 1-1-3 produits finis Stock final (ou moyen) de produits finis x 360 /Coût des stocks vendus (HT) Le premier ratio permet de déterminer le nombre de jours d'approvisionnement qui doit «nourrir» l'entreprise. d'importantes variations . o de la durée du cycle d'exploitation . afin de ne pas alourdir ses besoins de financement. plus ses disponibilités se reconstituent. réaliser le chiffre d'affaires maximum avec le montant de stock minimum. En outre. o de la politique suivie en matière de ventes : fabrication à la commande. ce qui. On peut calculer ces rotations pour les différents types de stocks : 1-1-1 matières premières Stock final (ou moyen) de matières premières et consommables x 360 /Achats H. ou bien intensifient leur production à certaines périodes de l'année. provoque une diminution du ratio). la quantité de marchandises ou de produits prêts à la vente. Lors d'une étude de bilans. avec celles d'entreprises ayant une même activité. il faut également la comparer avec les vitesses de rotation dégagées au cours des exercices précédents et. en fait. ou bien encore doivent constituer des stocks pour faire face à des ventes concentrées sur quelques mois ou quelques semaines seulement. Certaines entreprises. selon la date du bilan. au début. o de la durée de vie du produit fabriqué.

L'étude des délais de paiement consentis à la clientèle permet de se pencher sur la politique de crédit. Il faut suivre attentivement le montant du poste clients douteux. on pourrait constater que l'entreprise est obligée d'accorder des délais anormalement longs pour faire face à une concurrence très forte ou bien qu'elle a du mal à encaisser ses créances . en ce cas ce sera principalement le poste «Produits finis» qui augmentera très rapidement alors que le chiffre d'affaires restera constant ou bien diminuera. notamment de produits finis. ou bien par rapport aux délais de paiement accordés habituellement. il faudra chercher une explication. le ratio de rotation des stocks permet. Dans le domaine de la gestion prévisionnelle. liées à l'accroissement du passif exigible à court terme. Dans la plupart des cas. Les matières premières connaissent en effet de très fortes variations. L'apparition au bilan d'un stock trop important.T. 1-2 Rotation des clients (Clients + comptes rattachés + Effets escomptés non échus) x 360 /C.Affaires TTC Nota : Afin de mieux apprécier les délais de paiement accordés à la clientèle.C). Si la durée du crédit ainsi déterminée paraît trop importante eu égard aux usages de la profession. cette tendance à spéculer se révélera le plus souvent dans une affaire industrielle par une augmentation massive du poste «matières premières». de déterminer approximativement le niveau du stock moyen nécessaire pour que l'entreprise puisse fonctionner normalement. ce qui peut pousser certaines entreprises à profiter d'un cours d'achat en baisse. En période d'activité normale. un ralentissement dans la rotation des stocks entraînera des difficultés de trésorerie. (en nombre de jours de ventes T. une hausse du ratio doit être attentivement étudiée pour pouvoir déceler et interpréter les causes du ralentissement constaté de la vitesse de rotation. à l'époque du bilan. Ces constatations sont favorables. Il dépend fortement du secteur d'activité et du caractère saisonnier de l'exploitation. Ce peut-être le signe que l'entreprise spécule . compte tenu du chiffre d'affaires réalisé. On pourra constater par exemple que l'entreprise a une activité saisonnière et que les ventes ont été particulièrement importantes en fin d'exercice ou bien que l'entreprise voit ses affaires se développer de façon considérable. compte tenu des prévisions d'activité. les délais de paiement aux clients doivent être sensiblement stables. que mène l'entreprise vis-à-vis de ses clients : elle permet également de se rendre compte si les montants inscrits dans les postes (clients + effets à recevoir + encours d'escompte) restent dans un rapport raisonnable avec le chiffre d'affaires. peut faire craindre que ce stock ne soit constitué d'éléments invendables. pour constituer des stocks très importants.Au contraire. cette situation est tout à fait défavorable. L'entreprise doit cependant toujours s'efforcer de réduire ces délais mais sans pour autant compromettre ses débouchés et la satisfaction de la clientèle. Ce ratio indique. Ce qui peut être également le signe d'une mévente . Mais dans la même situation. il est souhaitable d'intégrer les clients douteurs pour leur valeur brute. 110 . Précisons que cette étude touche à la gestion financière mais également à la politique commerciale que suit l'entreprise. le montant du crédit accordé à la clientèle.

même si l'achat n'est pas majoré du coût du crédit. L'analyse de ce ratio est particulièrement utile dans le cas où des changements dans la technique de production (par exemple intégration amont) entraînent de très nettes variations du ratio de rotation financière correspondant. c'est de retarder au maximum le paiement de ses dettes et en particulier de ses dettes envers les fournisseurs. 2. demander à ses fournisseurs de trop longs délais de paiement. Le chiffre d'affaires (H. S'il est naturel que l'entreprise utilise comme mode de financement les crédits à court terme qui lui sont accordés par ses fournisseurs.T) tel qu'il apparaît dans le tableau de formation du résultat 111 .C) L'étude des délais de paiement accordés par les fournisseurs permet de se pencher sur la politique que suit l'entreprise en matière d'appel au crédit fournisseur . dans ce cas. Mais cette variation peut également provenir de ce que l'entreprise a une activité saisonnière et que les ventes ont été particulièrement importantes en fin d'exercice ou bien que l'entreprise voit ses affaires se développer de façon spectaculaire. C'est à l'entreprise de déterminer la source de financement la moins onéreuse et celle à laquelle elle peut avoir le plus facilement accès : o les emprunts auprès des banques pour régler comptant ses fournisseurs et bénéficier ainsi o d'un escompte . C'est. c'est également la première manifestation de difficultés à venir. le meilleur moyen pour soulager une trésorerie serrée. un élément défavorable. c'est le signe de difficultés. ou bien par rapport aux délais de paiement habituellement obtenus. Pour éliminer cet inconvénient. Ces constatations sont favorables. Si la durée du crédit paraît trop importante eu égard aux usages de la profession. le règlement différé peut empêcher l'entreprise de bénéficier d'un escompte de règlement. En effet. Il importe de bien noter que le crédit obtenu des fournisseurs n'est pas toujours gratuit . Mais l'absence d'une référence commune (un dénominateur commun) ne permet pas la comparaison immédiate de ces différentes rotations.1-3 Rotation des fournisseurs (Fournisseurs + comptes rattachés) X 360 /Achats (T. elle permet également de se rendre compte si les dettes vis-à-vis des fournisseurs restent dans un rapport raisonnable avec le montant des achats effectués.T. c'est-à-dire que l'entreprise ne doit pas. il faut cependant veiller à ce que le ratio ne soit pas trop élevé. le ratio peut évoluer si l'entreprise change de fournisseurs et que les nouveaux ont des délais de paiement très différents des anciens sans que cela modifie l'appréciation à porter sur l'entreprise et son évolution. Une augmentation de la valeur du ratio est très souvent la conséquence d'une rotation trop lente des stocks et de leur gonflement . o utiliser les délais accordés par les fournisseurs en renonçant à l'escompte. LES ROTATIONS FINANCIERES Les rotations techniques apportent les informations fondamentales pour l'analyse de l'évolution des différentes composantes du Besoin en Fonds de roulement. en période d'activité normale. Enfin. il a paru nécessaire de ramener toutes les données à une base commune.

le crédit client. le crédit fournisseur et la production vendue. 112 . on peut se rapporter aux éléments donnés dans l'étude des rotations techniques. Cette présentation permet d'exprimer le Besoin en fonds de roulement en nombre de jours de CA et de le décomposer de façon additive. Ces différents ratios obtenus en rapportant les numérateurs des rotations techniques à un même dénominateur.T sont appelés ratios de rotations financières. H. Exemple : • Stocks en nombre de jours de CAHT = Stocks x 360 (en décomposant éventuellement ces stocks) /CA HT • Clients en nombre de jours de CAHT : Clients et cptes rattachés + effets escomptés non échus x 360 /CA HT • Fournisseurs en nombre de jours de CAHT (Fournisseurs et comptes rattachés X 360 /CA HT Pour leur interprétation.A. le C.a été retenu car il existe des relations évidentes entre les différents stocks.

Il n’est demandé ni d’établir des tableaux de financement ni d’utiliser des soldes intermédiaires de gestion autres que la valeur ajoutée.S. Le poste «achats directement liés aux services vendus » qui figure dans les charges du compte de résultat concerne les achats de petits matériels et de consommables utilisés sur les chantiers et refacturés aux clients en plus de la prestation rendue Bilans.S.liquidité schématique Immobilisation (1) Stocks (services en -cours) Clients Banques Total actif Capitaux propres après répartition du bénéfice (1) Emprunts à long terme (1) Découverts bancaires Fournisseurs Total passif N1 2 100 32 000 1 500 650 36 250 32 250 100 0 3 900 36 250 N2 5 000 48 000 2 250 150 55 400 38 850 2 000 8 550 6 000 55 400 N3 6 000 72 000 3 250 150 81 400 43 275 2 500 26 625 9 000 81 400 (1) postes à long terme. l’évolution de la société.CAS N°9 SOCIETE C.E La société C. à l’aide de quelques ratios significatifs.E est une entreprise de services spécialisée dans la finition de chantiers immobiliers. N1 144 000 0 18 000 18 700 107 300 96 000 600 0 5 100 5 600 N2 216 000 16 000 27 000 29 000 176 000 160 000 1 400 1 400 6 200 7 000 N3 300 000 24 000 34 500 35 000 254 500 240 000 1 700 3 950 4 150 4 700 113 . les autres termes sont à moins d’ un an Comptes de résultat schématiques Prestation de services Variation des services en cours Achats directement liés aux services vendus Autres achats et charges externes S/T valeur ajoutée Salaires et charges sociales dotations aux amortissements Charges financières Impôts sur les sociétés Bénéfice TRAVAIL A FAIRE Commenter.

3% 0.à priori. mais les salaires augmentent très vite (de 96 000 à 240 000 KF) .5% 89.6% N3 10.5% 94.CAS N° 9 CORRIGE SCSE 1°) CROISSANCE L’activité de la société est marquée par une très forte croissance: Le chiffre d’affaires et la valeur ajoutée font plus que doubler en deux ans.0% 6 200 8 400 4.3%.8 % N2/N3 38. Calcul (année N3 ) 4 700/ 43 275 4 700/(43 275+2 500 ) 4 700/ 300 000 4 700/ 324 000 6 400/ 324 000 N1 N2 17. ce qui est peu en soi mais quasiment équivalent à la part prise par le bénéfice dans la valeur ajoutée (1.2% 3. Ratios d’activité Variation du chiffre d’affaires Variations de la valeur ajoutée Variations du total de l’actif 2°) RENTABILITE Nous ignorons les ratios du secteur d’activité mais . Ratios de résultat Bénéfice/ Capitaux propres Bénéfice/Capitaux permanents Bénéfice/chiffre d’affaires Bénéfice/ Production de l’exercice Capacité d’autofinancement (en KF) Capacité d’autof.9% 3.3% 3. qui n’existaient pas en N1.5% à 94. que ce soit en KF ou par rapport à la production.6% 0. de l’ex.3% 17.0 % 52.6% 1.6% 1.9% 0.8%). accaparent 1.9% 10. la rentabilité est bonne même si elle montre des signes d’effritement l’année N3.7% 1.9% 90.1% 3.9 % Les raisons en sont les suivantes: la valeur ajoutée augmente chaque année.0% N1 N1/N2 50. Ratios de répartition de la valeur ajoutée Valeur ajoutée /Production de l’exercice Salaires et charges sociales/ Valeur ajoutée (1) Dotation amortissements/ Valeur ajoutée (2) Charges financiers / Valeur ajoutée (3) Impôts / Valeur ajoutée (4) Bénéfice /Valeur ajoutée (5) Contrôle 1+2+3+4+5= 100 % (aux arrondis prés) N1 74./ Prod.0% 17.6 % 46.8% 3. apparaissent en N2 et augmentent en N3.9% 3.8% 100% 114 .5% 4.6% de la valeur ajoutée.8% 5.5% 6 400 2.2% 100% N2 75.9% 0. le total de l’actif fait également plus que doubler.0% 4.3% 1.9 % 44.0% 100% N3 78. La croissance des charges financières est bien entendue liée à celle des emprunts et.0 % 64.4% 18.leur part dans la valeur ajoutée passant de 89.6% 1.5% 0. surtout des découverts (zéro en N1 mais 26 625 KF en N3). Mais les charges financières.

De ce fait : il ne représente plus que 48 jours de chiffre d’affaires hors taxes en N3 contre 76 jours deux ans auparavant.6 44 250 73. 1 % 19. même en N3 ou les capitaux propres représentent encore plus de la moitié du passif (53.fourn.6 66 250 79.7% 3.5 N2 70.8 fois plus importants que les dettes à court terme en N1. propres + Emprunt s.8 N2 35 850 60 64. Ratios de cycle d’exploitation (ou de liquidité) En-cours finaux en nombre de jours de CAHT Clients en nombre de jours en CAHT Fourniss.8 38.5 322. ext BFCE (stocks + clients . Mais il n’en demeure pas moins que la croissance très importante des découverts.2 % 17. (2)Stocks+Clients+banques (3) Découv. le fond de roulement-liquidité n’augmente même pas du tiers de cette somme(moins de 10 000 KF).000 KF tandis que.Immo. et. déjà souligné§ 2 ci-dessus a réduit de manière très importante l’indépendance financière de la société. mais nettement moins vite que le chiffre d’affaires ou que la total de l’actif. cet argent à été trouvé dans un recours croissant aux découverts bancaires et à l’emprunt.5 Mais il n’en demeure pas moins que.7 N3 53.3 1. Ratios liés au fonds de roulement-liquidité Fonds de roulement (en KF) Fonds de roulement en jours de CAHT Fonds de roulement/Total actif Actif à court terme (2) /dettes à court terme (3) N1 30 250 76 83. 115 .4% 8. Ratios d’indépendance financière Capitaux propres /Total passif Capitaux propres /Emprunts Capitaux propres/Emprunts & découverts 4°) CYCLE D’EXPLOITATION Les ratios du cycle d’exploitation sont bien contrôlés et évoluent fort peu.8 N3 86 3.5 fois la somme des emprunts et des découverts.9 46. qui étaient 8.3°) STRUCTURE FINANCIERE Le fond de roulement-liquidité augmente.0 N2 80 3. 17fois les emprunts et 1.ne le sont plus que 2.+ fourn L’indépendance financière est très forte.1 fois en N3.3 29 600 74.2%). comme déjà indiqué§ 2. Le besoin de financement du cycle d’exploitation ne passe d’ailleurs que de 74 jours de chiffres d’affaires hors taxes 79.5 jours. le BFCE augmente de plus de 30. Il a bien fallu trouver de l’argent quelque part pour financer l’augmentation du BFCE.5 N3 39 775 48 48.5 N1 89.9% 2.1% (1) Cap. en nb. en valeur absolue. les actifs à court terme.8 38. de j.) BFCE en jours de CAHT N1 80 3. banc. (voir§ 3). d’achats et autres ch.4 3.0 % 322.

o En outre. Les charges financières qui en découlent grèvent alors les marges bénéficiaires. on remarque une dérive sensible des charges de personnel. 116 . ici. l’argent nécessaire est trouvé dans les découverts bancaires et les emprunts. o La rentabilité et l’indépendance sont néanmoins satisfaisants même si elles ont diminué de N1 à N3.5°) CONCLUSION o L’entreprise est en pleine croissance et subit un problème très souvent rencontré par les sociétés qui réussissent trop vite : l’augmentation de l’activité se traduit par une hausse du besoin de financement du cycle d’exploitation et. en l’absence d’un renforcement suffisant des capitaux propres.

117 .

C'est pour cela qu'il est accompagné d'un tableau de synthèse de l'exploitation et des flux qui peut avoir la présentation proposée page suivante. un rapport d'analyse financière a vocation de comprendre quatre parties: l'activité de l'entreprise. le financement. INTRODUCTION Schématiquement. les revenus et la rentabilité. 118 . L'accès au corps du rapport est souvent réservé aux lecteurs comprenant déjà la logique d'ensemble de l'analyse financière et économique.GUIDE D'ANALYSE FINANCIERE I. d'une note de synthèse qui fait ressortir les caractéristiques de la situation de l'entreprise et de sa stratégie avec les observations et appréciations qu'elles suggèrent. les moyens mis en oeuvre.

la vie de l'entreprise et mettre en valeur le ou les faits majeurs que le diagnostic a permis de dégager. Sort-elle renforcée ou affaiblie de !'exercice écoulé ? 4. Elle doit donc se terminer par des interrogations. allant à l'essentiel. Quels sont les changements intervenus dans la situation des salariés et les perspectives qui se dessinent ? 5. elle doit à la fois résumer les principaux évènements qui ont marqué. pour l'entreprise (marché. sur le plan économique et financier. De façon générale. Quels sont les évènements majeurs de l'exercice et quels problèmes essentiels l'entreprise a t’elle rencontrés ? 2.. Une lecture attentive de la synthèse doit permettre de savoir quels sont les éléments essentiels du diagnostic et doit alerter sur les questions auxquelles l'entreprise est confrontée. Y a t’il des menaces qui se profilent. quels plans sont bâtis pour faire face aux problèmes ou pour se développer ? 8. court. avec quels moyens. Peut-on dégager des éléments d'ordre plutôt structurel et d'autres à caractère plus conjoncturel ? 7. La synthèse est la partie capitale du rapport.2 -LA NOTE DE SYNTHESE La synthèse du rapport a pour vocation : de résumer les constats les plus significatifs. d'autres réflexions sont-elles nécessaires ? Ce qui a été fait pour s'adapter. de dégager. des enjeux et des recommandations. quels résultats. ses résultats ? 3. concurrence. Cette synthèse sera un document bien écrit.. de les problématiser en les reliant entre eux et à un contexte général.. les interrogations majeures que vous signalez à l'attention de vos lecteurs et les conclusions ou recommandations propres. Quelles sont les modifications dans l'environnement de l'entreprise. Quelles mesures sont prises. susceptibles de modifier son comportement. de façon à dégager une vision globale et dynamique de l'entreprise (approche analytique). quelles conséquences ? Le point auquel on arrive 119 . selon le degré d'aboutissement de votre réflexion. sélectif. la synthèse doit s'efforcer de répondre aux questions suivantes ou au moins de formuler des interrogations pertinentes: 1.) ? 6. finances. La synthèse ne doit pas être alourdie par la répétition de définitions des notions usuelles qu'il est toujours possible de fournir dans le corps de l'analyse ou en annexe. D'autres mesures.

Par contre.Données caractéristiques de l'entreprise en N : Performances de l'exercice (activité. et ayant une influence déterminante. B . Politiques correctives ou optimisations possibles. rentabilité). voire contraignante. 3. performances globales (croissance.3 -DEMARCHE STRUCTURELLE DESCRIPTIVE A.12 Comparaison sectorielle C . sur la position de l'entreprise (industries à cycle. Cette démarche est particulièrement adaptée aux cas d'entreprises évoluant dans contexte très « volatile » ou « perturbé ». Elle n'a donc pas un caractère universel. Matières premières aux prix fluctuants. financement) Situation bilancielle au 31. Cette démarche est bien adaptée : aux entreprises dans lesquelles vous intervenez pour la première fois aux entreprises d’un type générique particulier par exemple : sous-traitant). Elle requiert une bonne connaissance de l'environnement et des politiques de l'entreprise. problèmes génériques du secteur.Conclusion sur l'adéquation des politiques de l'entreprise aux impératifs d'environnement. raisonnements normatifs.Identification de l'entreprise et du secteur : Type d'activité. emploi.Enjeux stratégiques: Bilan des forces et faiblesses Principaux enjeux et points d'achoppement. emploi. 120 . entreprises dépendant d'un ou plusieurs gros clients). de l'entreprise. Par contre elle ne met pas l'accent sur la présentation structurelle de l'entreprise (supposée connue mais qui peut être développée) et suppose limitée la capacité qu'à l'entreprise d'influer sur la contrainte sectorielle. il faut souligner qu'elle n'est pas reconductible année après année. déterminants de la compétitivité. et qu'elle est inadaptée à l'examen des entreprises en évolution rapide.

des choix stratégiques et des politiques qui en découlent.Bilan de l'étape écoulée: Poursuite. avis porté sur l'efficacité des politiques qui en découlent.Exposé des constats et analyses de la Direction. interrogations ou jugement sur la stratégie et la politique menées. menant en conséquence telle politique ou stratégie. stratégiques.Examen de la situation de l'entreprise à l'issue de l'exercice écoulé.5 . B .Examen critique de la politique suivie: • • Validation ou invalidation : des constats et des analyses des choix stratégiques des moyens mis en oeuvre Esquisses d'alternatives (analyses. Elle doit cependant veiller à ne pas cautionner aveuglément la stratégie conduite et à anticiper '1es effets différés des mesures prises (donc articuler. Elle permet de mettre en lumière les efforts menés. Cette démarche est surtout appréciable dans ces contextes "polémiques" au bon sens du terme .DEMARCHE CRITIQUE OU INTERROGATIVE : A . nouveaux ou persistants Marges de manœuvre trouvées ou retrouvées. 121 . diagnostic financier et gestion prévisionnelle). politiques). dilemmes. ce qui suppose un enjeu plus important que ladite analyse. Cette démarche. DEMARCHE STRUCTURELLE "AU LONG COURT" (ACTIVITE CYCLE LONG) A.Prochaines étapes : Risques et opportunités. se traduisant par telles mesures. l'entreprise (et éventuellement le secteur). améliorations restant à réaliser. Elle revient à relativiser l'analyse fine des comptes de l'année écoulée. Renforcements ou affaiblissements de la position de l'entreprise (du secteur). devant tels problèmes. d'apprécier leurs retombées sous un angle pas seulement comptable. C .4. se trouvait dans telle situation. Préconisations. B . elle s'apparente à celle des missions de diagnostic et suppose des moyens d'investigation équivalents.Rappel de la problématique structurelle : Il y a un an (ou depuis x années). est bien adaptée au cas d'entreprises menant sur le long terme une série d'adaptations ou restructurations. assez particulière. C .3. Difficultés en suspens. inflexion ou réorientation de la politique ou de la stratégie. 3.

et sur ce qu'elle est sur le point de devenir. on soulignera: La nécessité impérieuse de bien séparer les phases de constat et les phases d'analyse ou d'interprétation. ou toutes autres techniques prévisionnelles. 122 . L'intérêt qu'il y a à coupler la réflexion annuelle ("évolution") avec des aspects "structuraux" dépassant le cadre annuel. dans tous les cas où des évènements exceptionnels ont affecté l'entreprise durant l'exercice étudié. etc.. L'intérêt qu'il y a à confronter l'analyse du passé et de l'existant avec les réflexions normatives ou projectives sur ce que devrait être l'entreprise. opportunités. des fermetures d'établissements. CONCLUSION Quelle que soit la démarche. prolongement des tendances.4. il est souhaitable de les traiter isolément. 5. L'obligation de conclure sur des avis ou des interrogations "ouvrant le champ des possibles". EXEMPLE DE CONTENU DE NOTE DE SYNTHESE D’UN DIAGNOSTIC FINANCIER : Le diagnostic est réalisé sur au moins 3 exercices. cela par une analyse des risques. après quoi l'examen de l'exercice écoulé peut se dérouler de façon classique. D'autre part. des OPA. Un tel préambule peut alors décrire l'évènement et retracer ses incidences comptables et financières. évènement inclu ou défalqué. des rachats significatifs d'entreprise. généralement en préambule de la note de synthèse: c'est notamment le cas des opérations d'absorption-fusion. au mieux 5 exercices.

. contenu et caractéristiques de l'endettement. son évolution et l'analyser en termes de causes et conséquences (risques financiers).concurrence .. 2. évolution.débouchés . son environnement macro-économique.caractéristiques . capacité de remboursement.évaluation .statut . • Activité de l'entreprise: . • • • • Autonomie financière: DML T / capitaux propres Capacité de remboursement: DML T/CAF Part des CC Bancaires dans l'endettement global Poids de l'endettement : FF/EBE ou FF/CA Evolution... conséquences: FR/BFR b) Autonomie financière.actionnariat ..localisation • Secteur d'activité: .produits .tendances • Marché: . ANALYSE DES EQUILIBRES FINANCIERS Il s'agit de présenter la structure financière de l'entreprise.stratégie . • Entreprise : .débouchés . son secteur d'activité.. MOYENS ET ACI'IVITE DE L'ENTREPRISE Il s'agit de présenter l'entreprise.historique . causes et conséquences 123 . causes.localisation .activité . ENVIRONNEMENT. son marché.1.produits . a) Structure financière et suivi de la liquidité et de la solvabilité • Situation.

EBE/P • Productivité . ANALYSE DE LA GESTION ET DES PERFORMANCES • Activité et efficience .marges . Comparaison avec d'autres entreprises du secteur et des entreprises à structure équivalente.c) Etude des ratios de rotation des stocks. ANALYSE DES FLUX ET DE LA GESTION • Tableau de financement : Il est fonctionnel (origine et destination.  4. fournisseurs et du BFRHE.. il donne les variations poste à poste des éléments du bilan.RN/FP nets  Situation et évolution des SIG (en volume et en pourcentage) -causes -conséquenœs.CA . Recherche des causes et conséquences.variation VA et variation EBE . afin d'identifier les facteurs qui déterminent l'évolution du BFR et les rectificatifs nécessaires.production . Ils répartissent ressources et emplois selon: exploitation/financier/exceptionnel 124 .productivité du capital • • Rentabilité: économique Rentabilité financière ..EBE/Capital économique . 3. haut de bilan pour FR. exploitation pour BFR et bas de bilan pour trésorerie) et annuel.productivité du travail .  Part des SIG et des composantes du résultat dans la production globale. • TPFF et tableau des flux (norme IASC) : Ils sont pluriannuels et font le lien entre: activité/ressources/structure financière. Sa portée est limitée du fait de l'approche nouvelle des entreprises de leur financement (pool de ressources). créances.

repreneurs.. liquidateurs . de la concurrence. Enfin. Conséquences si CI + 10%. et son évolution sur la période. 6. La note de synthèse se termine avec le tableau de synthèse de l'exploitation et des flux.. bien évidemment.. 5. • Risque global : PME+PMF=PMG On déterminera la distance entre le point mort global (PMG) et le CA.Enfin. banquier. les tableaux qui ont permis d'établir cette note de synthèse constituent le corps du rapport. • Fonctions scores : On utilisera de préférence la fonction CONAN et HOLDER... CONCLUSIONS ET RECOMMANDATION Cette partie... le TPFF (qui peut-être « très bancaire») est un outil de gestion (suivi) tout en permettant de caractériser l'entreprise suivant ses performances et sa situation financière . CA -10%. et l'évolution des résultats sur la période étudiée.. du matériel. mais également le point mort financier (PMF). mais également le point mort exploitation (PME) et la distance entre ce PME et la CA... plutôt qu'une démarche BANQUE DE FRANCE qui fait référence à une méthodologie spécifique. fait le bilan « du point de vue de l'analyste» qui peut être analyste financier interne ou externe.. EVALUATION DU RISQUE DE L'ENTREPRISE • Risque d'exploitation : On travaillera à plusieurs niveaux en évaluant les risques des produits. 125 .. • Risque financier : On travaillera sur les risques de marché de taux. de devises..

126 .

les produits de luxe sont classés dans la catégorie des « dilemmes ». produits contribuant à la croissance mais réclamant des liquidités. se réoriente et son effectif est passé de 306 personnes en 2001 à 208 personnes en 2003. 1-2 Contexte C'est une entreprise du secteur agro-alimentaire qui commercialise également des produits de « bouche » importés. De type familial. alors que les produits de luxe sont au démarrage. Par contre.L'ENTREPRISE ET SON CONTEXTE 1-1 Présentation de l’entreprise L'entreprise BASIC est une société anonyme créée en 1980. Des investissements ont été réalisés pour accroître la production et la qualité des produits. l'entreprise a décidé de développer l'activité de luxe qui semble être un marché porteur. au capital de 25 Millions de Francs et dirigée par son fondateur. Le marché des produits traditionnels connaît une forte contraction en raison de l'intensification de la concurrence. Elle a son usine de production en province et son laboratoire pour produits de luxe dans la capitale régionale. 1-3 Stratégie Elle a trois domaines d'activité stratégique caractérisés par : • • • Les produits agro-alimentaires de base Les produits de luxe La commercialisation de produits de « bouche » importés La Société BASIC SA commercialise ses produits sur le marché national et s'approvisionne sur le marché international pour ses marchandises (produits de « bouche » importés) et sur le marché national pour ses matières premières. Pour répondre aux exigences du marché. à savoir l'obligation de s’informer sur la clientèle et de s'adapter à l'évolution du marché. selon la matrice B C G. BASIC SA a connu toutes les grandes mutations liées à sa profession. Son activité diminue. elle connaît de grosses difficultés tant de production que de commercialisation. c'est à dire produits ne contribuant ni à la croissance. En raison du nouvel enjeu commercial BASIC SA cherche à recentrer ses efforts sur le développement de la fonction commerciale par la mise en place d'une politique de prix et de marketing. Ce qui nous permet de positionner les produits agro-alimentaires dans la catégorie « poids morts ». 127 . ni au profit de l'entreprise.I . L'appréciation du cycle de vie de ces produits nous montre que les produits agro-alimentaires sont en phase de vieillissement.

Le fonds de roulement représentait en 2001 six mois de chiffre d'affaires contre cinq en 2003.Il . malgré un accroissement en 2003 des ressources durables. L'endettement total (DMLT + DCT + T) reste toutefois inférieur aux ressources propres. on assiste à une dégradation accentuée de la trésorerie qui demeure négative sur les trois exercices. clients et fournisseurs) connaissent une évolution tendancielle : à la hausse pour les stocks et les fournisseurs à la baisse pour les clients Le poste « stocks » représente 201 jours de chiffre d'affaires en 2003. c) . b) Le Besoin en fonds de roulement Il est très important. passant de un à deux mois de chiffre d'affaires.Le fonds de roulement Il est positif sur les trois exercices considérés avec cependant une évolution à la baisse. et ne cesse de progresser sur la période. l'endettement MLT dépasse les capitaux propres de l'entreprise. 2-1-2 Autonomie financière et analyse de l'endettement La société BASIC est financièrement dépendante de ses partenaires financiers. Mais ce même endettement total représente un pourcentage de plus en plus élevé des fonds propres. ce qui est considérable. D e 75 900 U.DIAGNOSTIC FINANCIER 2 . le découvert réel de trésorerie représente 22 jours de C. ayant pratiquement doublé sur la période.M. en 2001. Les ratios de rotation des postes d'exploitation (stocks. Il représente en effet 30% 33% 39% du total du bilan de 2001 à 2003. représente près de sept mois de chiffre d'affaires en 2001. pour représenter 7. La société est de moins en moins solvable.5 mois de chiffre d'affaires en 2003.La trésorerie Le FDR étant insuffisant pour couvrir la totalité du BFR. le poste fournisseurs ayant également doublé.A en 2003. En effet. le niveau du fonds de roulement a diminué de 16 % et 15 respectivement en 2002 et 2003.1 Analyse des équilibres financiers 2 . A partir de 2003.1 Structure financière a) .1 . 136 % en 2001 212 % en 2002 et 262 % en 2003 128 .

De la même façon. on constate une forte croissance de la production stockée et de la production immobilisée.A. soit la limite supérieure retenue par le système bancaire.40 % sur la période). la capacité d'endettement et de remboursement de la société se sont beaucoup dégradées. b) .2 -1 . en 2003 les dettes représentent cinq fois la C. Enfin.6 % de son chiffre d'affaires en 2001 (montant des FF/CA) 3. Ainsi.6 % « « « « 2002 « 2003 « ou encore    40 % de son EBE en 2001 85 % 51 % « « « « 2002 2003 ► Ce qui est manifestement trop important.17 %. la détérioration de la trésorerie conduit l'entreprise à avoir de plus en plus recours aux concours bancaires. On constate dans le même temps. 51 % en 94).Production La production vendue suit la même tendance que le chiffre d'affaires. ce qui joue défavorablement sur la structure financière de l'entreprise (accroissement du BFR.2 .Analyse de la gestion et des performances 2 . la progression de l'activité de négoce (qui double) pour représenter 40 % de la production en 2003 et le tassement de la production vendue (95 % de la PG en 92.F. 2 . c'est-à-dire diminue progressivement mais de façon accentuée (. Dans le même temps. Le poids de l'endettement pèse sur l'entreprise qui y consacre    2.5 % 5.Activité a) . Cette situation s'explique par le rétrécissement du marché des produits traditionnels.Remarquons que les composantes de l'endettement évoluent Diminution des DMLT envers les établissements de crédit Augmentations de dettes financières diverses..Chiffre d'affaires Il diminue progressivement passant de 151 900 en 2001 à 125 400 en 2003 soit . consommation de ressource et baisse de trésorerie) 129 .

En dépit de cette situation. passant de 15 % à 26 % durant la période. après avoir fortement chuté en 2002. mais aussi des opérations de réhabilitation. 283 U. ce qui traduit une amélioration de la productivité du travail.Marges Le niveau de la marge commerciale et son évolution croissante montrent une certaine efficacité commerciale de la société sur le nouveau marché des produits de luxe. Son taux de croissance (7 % et 17 %) est supérieur à celui de la production + 8 %.Excédent Brut d’Exploitation Il représente en 2003 10 % de la production globale. les charges du personnel représentent à elles seules en moyenne 80 % sur les trois exercices. d'autre part elle recrute. D'une part.M.Valeur Ajoutée Au cours des trois exercices. en raison des investissements liés à la nouvelle activité. il est à remarquer que l'on enregistre une profonde modification du collectif de travail. Son niveau reste faible malgré son évolution de 5900 en 2002 à 13800 en 2003. pour ses nouvelles activités. mais moins que la valeur ajoutée par salarié. d) . b) .Il semble que l'entreprise poursuive une double stratégie : • • c) . elle passe de 45 % à 54 % de la production globale et son niveau est acceptable pour ce secteur d'activité. A ce titre. l'entreprise diminue son effectif. mais également à la maîtrise de l'évolution des charges du personnel en 2003. Cette amélioration est imputable non seulement au niveau de la valeur ajoutée.. Dans le cadre de la répartition de la valeur ajoutée entre les différents facteurs.2 Analyse de la rentabilité a) . en 92..2 . ce qui représente une très forte proportion : remarquons toutefois sur la période que d'importantes indemnités de licenciement sont passées en charge et qui viennent augmenter le coût réel de la main-d'oeuvre. La marge brute EBENA passe de 17 % à 18. on constate une amélioration de la productivité en 2003 (le taux de croissance EBE étant supérieur à celui de la valeur ajoutée).4 % durant la période. en 94) Que la production par salarié augmente.14 % sur la période) et de la croissance de la marge commerciale. ce que confirme l'évolution du taux de marge. et on constate au total : • • • Que la masse salariale diminue Que le coût unitaire du travail augmente (156 U.Résultat d'exploitation Le faible montant de l'EBE n'a pas permis de couvrir la totalité des charges liées à l'utilisation des immobilisations : les dotations aux amortissements et provisions d'exploitation sont élevées (22 % de la production en 2003) alors que L’EBE n'en représente que 10 %). 2 . Cette évolution favorable s'explique par la maîtrise des consommations intermédiaires qui sont en nette diminution d'une année à l'autre (. 130 . De constitution d'un trésor de guerre en stockant des produits finis De réhabilitation de son patrimoine qui pourra alors être cédé.M.

Au niveau des ressources Augmentation de la CAF. Il existe alors un écart largement négatif entre ces deux indicateurs. Elle est passée de 3560 en 2002 à 7525 en 2003. + 10 % en 2002 et + 15 % en 2003 Mobilisation des comptes courants d'associés : + 162 % en 2002 et + 76 % en 2003 2003.Rentabilité économique Au cours des trois années la rentabilité économique de l'entreprise reste stable et égale à 6 %. d'où une variation négative du FR. e) -Analyse du levier financier : Le tableau des ratios montre que la rentabilité économique (EBE/ Capital Economique) est inférieure au coût moyen de la dette. Ce qui se traduit par une rentabilité financière en dégradation et négative. Ainsi.c) . Les ressources durables sont inférieures aux emplois stables et ne couvrent que 45 % des besoins en immobilisations en 2002 et 70 % en 2003. Les effets escomptés non échus constituent une part importante de cette trésorerie et représentent 75 % de l'ensemble des concours de trésorerie contractés par l'entreprise en 2002 et 70 % en 2003. 131 Appel aux concours de trésoreries qui s'est accru de 64 % en 2002 et 29 % en . 2-3 Analyse des flux et de la gestion 2-3-1 le tableau de financement L'analyse du tableau de financement montre : a) . b) . Cet accroissement est lié à l'importance de VEBE dégagé au cours de ces deux exercices qui est passée de 5900 à 13800 en 2003 soit une hausse de 134 Existence d'un résultat de cession d'immobilisation en 2003 Accroissement des dettes à long et moyen terme. d) -Rentabilité financière La dégradation des résultats au cours des deux dernières années (-7 140 en 2002 et .Au niveau des emplois Accroissement des immobilisations en 2002 et 2003 liées à l'exploitation (nouvelle activité) et aux opérations de réhabilitation des bâtiments. La société a du recourir à un endettement à terme et mobiliser ses comptes courants associés.5 575 en 2003) a engendré une diminution de la rentabilité financière qui passe de 1 % en 2001 à -15 % en 2003. Le taux de rentabilité économique tourne autour de 6 % alors que le coût de l'endettement est de 10 % environ. En outre. traduisant « un effet de massue ». Cette détérioration du FR ne permet pas de faire face aux besoins liés au cycle d'exploitation qui ont aussi diminué pendant ces deux exercices. le tableau de financement indique une dégradation considérable de la trésorerie. on constate un problème d'efficience économique car l'augmentation de capital économique n'a pas donné un résultat suffisant pour améliorer la rentabilité économique. La CAF dégagée est insuffisante pour couvrir le besoin d'investissement.

CCA).3 . - - Au total. LIETE couvre 40 % des investissements en immobilisation d'exploitation. Le taux de couverture du BFR d'exploitation par l'EBE/(EBE/BFP. Un DAFIC négatif (. d'où recours au financement externe (emprunt à LMT. ce qui est satisfaisant. Au total.E) est de 1. Mais ces ressources exceptionnelles sont insuffisantes.36. ces frais financiers étant supérieurs aux variations nettes des DMLT. ce qui explique l'importance des opérations hors exploitation qui accroissent ces ressources entre autres des produits financiers. Des flux d'opérations exceptionnelles positifs (+ 17 285) . Flux financiers négatifs (-1000) . la trésorerie plonge ! Une insuffisance des ressources interne pour financer ses investissements La société BASIC SA est dans une situation de déséquilibre financier caractérisé par : Une faible rentabilité économique de ses investissements conduisant l'entreprise à financer son solde de gestion par des cessions d'actif.30885) : cela signifie que la trésorerie d'exploitation est insuffisante pour couvrir les besoins internes de croissance après financement des besoins d'exploitation de l'entreprise . Il ressort de ce tableau Un excédent de trésorerie d'exploitation (ETE) positif qui a son origine dans l'importance de l'EBE dégagé au cours de ces deux exercices. L'EBE est suffisant pour couvrir les besoins nés du cycle d'exploitation. et l'entreprise se trouve dans la situation 8 « déficit dilemme ». produits de cession et autres produits encaissables et surtout des apports associés importants.2 Tableau des flux financiers (TPFF) L'interprétation se fait sur le cumul des trois exercices considérés. le solde de gestion est très négatif.2 . par un recours des comptes associés et à des crédits de trésorerie. ce qui traduit le poids des frais financiers auxquels la société doit faire face. 132 .

A. Une faible CAF sur les deux derniers exercices. Amélioration de la qualité du nouveau produit. : Points forts : • • Augmentation de la capacité de production due aux nouveaux investissements réalisés. Pour appréhender l'évolution future de l'entreprise. développer de nouvelles activités. Un EBE absorbé par les charges financières. des opportunités s'offrent à cette Société. social et financier. adopter ses charges de structure à son niveau d'activité et si cela est possible. c'est à dire. ce qui supposerait toutefois des apports nouveaux. nous avons recensé l'existant de BASIC S. notamment sur le marché de luxe. Faiblesse de la rentabilité globale de la Société. La caractéristique et la clé de la réussite des PME résident essentiellement dans leurs capacités aux changements et aux mutations à la condition qu'elles maîtrisent bien leur environnement professionnel. 133 .CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS Le diagnostic financier effectué met en évidence : • • • • Une structure financière dégradée. Malgré la menace de la concurrence. Points faibles : • • Inadaptation de la politique commerciale au besoin du marché. Cette entreprise doit très rapidement être restructurée. Une forte réduction du chiffre d'affaires liée aux ventes des produits traditionnels.

134 .

SOCIETE ELECTRO On vous présente ci-dessous les états financiers de la Société ELECTRO pour trois exercices consécutifs : (en milliers de francs) Bilan Actif Immobilisations brutes Amortissements Immobilisations nettes Stock matières premières Stocks produits en cours Stocks produits finis Clients Effets à recevoir Disponibilités N-2 8 633 5 793 2 840 1 140 508 468 2 514 1 207 2 755 11 432 N-1 11 844 6 525 5 319 1 400 558 550 2 335 1 252 1 735 13 149 N 12 621 7 345 5 276 2 265 747 1 448 3 271 1 327 752 15 086 Passif Capital Réserves Résultat de l’exercice (bénéfice ou perte) Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit (1) Dettes fournisseurs et comptes rattachés (effets à payer) Dettes fiscales et sociales 6 000 1 124 775 1 000 963 1 570 11 432 6 000 1 359 530 1 535 1 695 2 030 13 149 6 000 1 609 490 1 394 3 103 2 490 15 086 (1) Dont concours bancaires courants et soldes créditeurs de banque 0 0 294 135 .

taxes et versements assimilés Charges de personnel Dotations aux amortissements sur immobilisations Charges financières Impôts sur les bénéfices Total des charges Solde créditeur : bénéfice Total Général Produits Production vendue (biens et services) Production stockée (produits finis) Production stockée (en-cours) Total des produits Solde débiteur : perte Total Général On précise en outre que : N -2 .32 54 16 359 _ 16 359 20 693 82 50 20 825 _ 20 825 25 262 898 189 26 349 _ 26 349 N-2 5 805 .Compte de résultat Charges Achats de matières premières Variation de stock de matières premières Charges externes Impôts.La TVA déductible sur les achats s’est élevée à 4 163 1 195 N -1 5 007 1 851 N 6 338 2 351 16 337 .375 3 436 175 5 170 507 91 775 15 584 775 16 359 N-1 7 649 .260 4 204 262 6 995 732 183 530 20 295 530 20 825 N 9 649 .865 4 532 248 10 877 820 108 490 25 859 490 26 349 TRAVAIL DEMANDE 136 .La TVA sur les ventes s’est élevée à .

b. BFR. d. tant du point de vue de la société que du point de vue de l’investisseu CORRIGE CAS DE SYNTHESE 137 . des besoins en fonds de roulement et de la trésorerie.I. Calculer dans la mesure du possible. c. des ratios usuels de rotation sur la base d’une année de 360 jours 2) Etude de la rentabilité et de l’autofinancement a. Calculer la capacité théorique d’endettement. après avoir défini les différents concepts (FRNG. Etablir les soldes intermédiaires de gestion pour les trois exercices Calculer la CAF (par 2 méthodes) pour les trois exercices ainsi que l’autofinancement Calcul de la valeur ajoutée globale et de l’excédent brut global pour les trois exercices et procéder à la répartition de la VAG Calcul des ratios de rentabilité qui semblent pertinents 3) Etablissement des tableaux de financement TAFIRE N-1 et N 4) Etude de la trésorerie et analyse de la liquidité a) Calcul de l’ETE à partir de l’EBE et à partir de l’ ESO b) Calcul de l’ETOG et de l’ETOIF c) Etablissez le contrôle de la variation globale de trésorerie d) Analyse de la liquidité à partir de l’ETE 5) Etablir le diagnostic financier éventuellement éclairé par d’autres ratios Un groupe d’investisseur est sollicité pour apporter 3 000 000 F soit grâce à une augmentation de capital. Analyse de l’évolution de la structure financières et de la rentabilité de la société ELECTRO Dans ce but il est demandé de ce conformer à la démarche suivante et de rédiger des interprétations ou conclusions après chaque étape. TN) b. Calcul des fonds de roulement nets globaux. 1) Analyse de la structure financière a. c. les ratios d’autonomie financière et d’endettement et examiner leur évolution. soit sous forme d’emprunt remboursable en 5 ans Précisez les éléments qui militeraient pour l’une ou l’autre solution.

ANALYSE DE L’EVOLUTION DE LA STRUCTURE FINANCIERE ET DE LA RENTABILITE DE LA SOCIETE SODEC 1) ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE a) Calcul des fonds de roulements nets globaux. alors qu’en N il ne couvre plus l’intégralité des stocks a-2) t calcul des besoins en fonds de roulement Calcul des besoins en fonds de roulement Stocks matières premières Stocks produits en cours Stocks produits finis Clients Effet à recevoir BESOINS Fournisseurs et comptes rattachés Dettes fiscales et sociales RESSOURCES BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT 138 N-2 1 140 508 468 2 514 1 207 5 837 963 1 570 2 533 3 304 N-1 1 400 558 550 2 335 1 252 6 095 1 695 2 030 3 725 2 370 N 2 265 747 1 448 3 271 1 327 9 058 3 103 2 490 5 593 3 465 . Calcul des fonds de roulement nets globaux Capital Resserves Résultat de l’exercice Amortissement Emprunts et Dettes TOTAL RESSOURCES DURABLES TOTAL ACTIF IMMOBILISE FONDS DE ROULEMENT NET GLOBAL N-2 6 000 1 124 775 5 793 1 000 14 692 8 633 6 059 N-1 6 000 1 359 530 6 525 1 535 15 949 11 844 4 105 N 6 000 1 609 490 7 345 1 100 16 544 12 621 3 923 On constate une baisse continue du fonds de roulement net global. des besoins en fonds de roulement et de la trésorerie a-1) Définition et calcul des fonds de roulement Le fonds de roulement net global est la partie des ressources durables qui concourt au financement de l’actif circulant.I. alors que l’activité de l’entreprise augmente (voir évolution du chiffre d’affaires). Le fonds de roulement net global couvrait largement les stocks et les créances clients en N-2.

le fonds de roulement se réduisant alors que le besoin en fonds de roulement ne diminue pas (sauf en N-1) b) Ratios d’endettement b-1) Capacité théorique d’endettement Capital Réserves Résultat de l’exercice CAPITAUX PROPRES EMPRUNTS ET DETTES A LONG TERMES CAPACITE THEORIQUE D’ENDETTEMENT N-2 6 000 1 124 775 7 899 1 000 6 899 N-1 6 000 1 359 530 7 889 1 535 6 354 N 6 000 1 609 490 8099 1 100 6 999 RATIO D’AUTONOMIE FINANCIERE = DETTES FINANCIERE / CAPITAUX PROPRES DETTES FINANCIERES CAPITAUX PROPRES RATIO D’AUTONOMIE FINANCIERE N-2 1 000 .3 304 2 755 N-1 4 105 .45 N-1 5 260 . 7 889 0.86 139 .3 465 458 N-2 2 755 2 755 N-1 1 735 1 735 N 752 294 458 La trésorerie s’est considérablement réduite. 7 899 0. 8099 0.12 N-1 1 535 .19 N 1 100 .14 RATIO D’ENDETTEMENT = ENDETTEMENT GLOBAL / CAPITAUX PROPRES ENDETTEMENT GLOBAL CAPITAUX PROPRES IMPORTANCE DE L’ENDETTEMENT / CAPITAUX PROPRES N-2 3 533 .67 N 6 987 . 8099 0. 7 889 0.a-3) Définition et calcul de la trésorerie Calcul de la trésorerie nette DISPONIBILITES Concours bancaires courants TRESORERIE NETTE VERIFICATION Fonds de roulement NET GLOBAL BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT TRESORERIE NETTE N-2 6 059 .2 370 1 735 N 3 923 . 7 899 0.

1 262 4. 1 282 2.RATIO D’ENDETTEMENT = ENDETTEMENT GLOBAL / CAF ENDETTEMENT GLOBAL CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT NET N-2 3 533 . 1 310 5. Ceci amène à s’interroge sur le niveau de la CAF et donc de la rentabilité.2 N 6 987 .91 1 550 1 550 775 775 N-1 20 693 82 50 20 825 7 649 . bien que la forte croissance des dettes à court terme ait dégradé le ratio d’endettement par rapport à la CAF.108 980 980 490 490 140 .260 4 204 262 11 855 8 970 6 995 1 975 732 1 243 183 .183 1 060 1 060 530 530 N 25 262 898 189 26 349 9 649 .32 54 16 359 5 805 .375 3 436 175 9 041 7 318 5 170 2 148 507 1 641 91 .865 4 532 248 13 564 12 785 10 877 1 908 820 1 088 108 .7 N-1 5 260 . taxes et versements assimilés CONSOMMATIONS EXTERNES VALEUR AJOUTEE Charges de personnel EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION Dotations aux amortissements sur immobilisations RESULTAT D’EXPLOITATION Charges financières RESULTAT FINANCIER RESULTAT ACTIVITES ORDINAIRES RESULTAT A REPARTIR Impôt sur le résultat RESULTAT NET N-2 16 337 . 2) ETUDE DE LA RENTABILITE ET DE L’AUTOFINANCEMENT a) SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION Production vendue (bien et services) Production stockée (produits finis) Production stockée (en cours) PRODUCTION DE L’EXERCICE Achats de matières premières Variation de stock de matières premières Charges externes Impôts.3 La capacité théorique d’endettement est bonne et les capitaux propres sont à un niveau satisfaisant.

Charges H.775 1 282 N-1 1 975 .540 722 N 1 310 .Charges H.O (hors reprises et PCEAC) .91 .A.Impôts sur le résultat CAF CAF 2ème méthode RESULTAT NET + Dotation aux amortissements et aux provisions .108 .Participation .A.183 .reprises sur provision + valeur comptable des éléments d’actifs cédés .Produits de cession des éléments d’actifs cédés N-2 775 507 N-1 530 732 N 490 820 N-2 2 148 .Dividendes distribués CAF Dividendes distribués durant l’exercice c) calcul de la VAG et de l’EBG Valeur ajoutée du compte de résultat + Produits financiers encaissables .490 1 310 1 282 1 262 1 310 CALCUL DE L’AUTOFINANCEMENT : AUTOFINANCEMENT = CAF .530 1 262 N 1 908 .O décaissables hors VCEAC VALEUR AJOUTEE GLOBALE Charges de personnel EXCEDENT BRUT GLOBAL REPARTITION DE LA VAG Travailleurs = charges de personnel Prêteurs = Intérêts ETAT = Impôt sur le résultat Entreprise et associés = CAF VALEUR AJOUTEE GLOBALE d) Ratios de rentabilité 141 N-2 1 282 ? N-1 1 262 .Charges financières décaissables hors intérêts + Produits H.Charges financiers + Produits H.280 1 030 7 318 8 970 12 785 7 318 5 170 2 148 8 970 6 995 1 995 12 785 10 877 1 908 N-2 5 170 91 775 1 282 7 318 N-1 6 995 183 530 1 262 8 970 N 10 877 108 490 1 310 12 785 .A.b) CAF : 1ère méthode EBE + Transfert de charges d’exploitation + Produits financier .O encaissables hors PCEAC .O (hors dotations et VCEAC ) .A.

87% 13.93 % 7.BENEFICE NET : pour N-2 = 775 .14% 7.T (N-1) 1 277 TOTAL 1 277 1 277 4) ETUDE DE LA TRESORERIE ET ANALYSE DE LA LIQUIDITE 142 .20 % 9.FDR (N-2) 1 954 Variation du BFG : BFG (N-1) .54 % 6.BFG (N-1) 1 095 Variation de la trésorerie (T) : T (N) .FDR (N-1) 182 Variation du BFG : BFG (N) . 535 1257 1030 1095 Emplois Economique à financer Variation du BFHAO Emplois Financiers Contraints 2 277 1872 1020 1277 435 2 277 2307 1735 2755 1 020 458 1735 1277 CONTROLE (à partir des masses du bilan N-2 et N-1 ) EMPLOIS RESSOURCES Variation du fonds de roulement : FDR (N-1) . CAPITAUX PROPRES 7 124 EBE pour N-2 = 2 148 Chiffres d’affaires 16 337 3) ETABLISSEMENT DES TAFIRES EN N-1 ET N N-1 Res Emplois -source s 10.T (N-2) 1 020 TOTAL 1 954 1 954 CONTROLE (à partir des masses du bilan N-1 et N ) EMPLOIS RESSOURCES Variation du fonds de roulement : FDR (N) .BFG (N-2) 934 Variation de la trésorerie (T) : T (N-1) .55 % N Emplois N-1 Emplois Ressour ces Emploi s N ressources Ressources Acquisitions / cession d’immobilisation 3 211 777 FINANCEMENT INTERNE DIVIDENDES / CAF FINANCEMENT PAR LES CAPITAUX 126 540 2 280 1310 INVESTISSEMENT TOTAL Variation du BFE 3 211 93 4 777 FINANCEMENT PAR DE NOUVEAUX EMPRUNTS RESSOURCES NETTES DE FINANCEMENT EXCEDENT OU INSUFFISANCES DE RESSOURCES DE FINANCEMENT Variation de la Trésorerie Trésorerie nette à la clôture de l’exercice à l’ouverture de l’exerc.

Trésorerie à l’ouverture .262 .4 532 .44 1 011 1 868 .134 . Taxe et Versements assimilés .v BFR N-1 1 262 + 934 2 196 N 1 310 .Charges de personnel L’EXCEDENT SUR OPERATIONS (ESO) Variation créances d’exploitation Variation dettes d’exploitation Variation encours commercial ETE = ESO .CAF ETOIF C) Contrôle de la variation de trésorerie ETOG + ETOIF = Variation globale de trésorerie ETOG ETOIF Variation globale de trésorerie N-1 2 196 .CAF N-1 .Charges externes .6 995 1 583 .1 954 1 262 .1 492 .7 649 .4 204 .1 095 215 N-1 20 693 .1 277 143 .9 649 .4-1) Etude de la trésorerie a) Calcul de L’ ETE à partir de L’EBE ETE = EBE .3 216 .3 216 N .182 1 310 .248 -10 877 .1 492 ETOG = CAF .Achats de Matières premières .1 277 vFR .1095 813 Vérification à partir du bilan : = Trésorerie à la clôture .857 + 813 N-1 1 975 + 934 2 909 N 1 908 .v BFE EBE vBFE ETE Calcul de l’ETE à partir de l’ESO Production vendue .Variation encours commercial b) CALCUL DE L’ETOG ET DE L’ETOIF Calcul de l’ETOG CAF vBFR ETOG Calcul de l’ETOIF : ETOIF = Variation du fonds de roulement .Impôts.1 326 + 2 909 N 25 262 .1 020 .1 020 N 215 .1 192 .

435 . elle le doit à l’importance de sa trésorerie initiale. La cause essentielle est l’évolution des frais de personnel (augmentation supérieure à 100% en valeur absolue) absorbant en N 83% de la valeur ajoutée.183 . Si l’entreprise n’a pas eu encore de difficultés de trésorerie. Structure financière Excellente capacité d’endettement à long et moyen terme. Toutefois l’allongement du délai de paiement fournisseur et la réduction du délai d’encaissement clients risque à terme. POINTS SENSIBLES A TRAITER DANS L’URGENCE 144 . de détériorer les relations avec les clients et les fournisseurs.Impôt sur le Résultat DIAGNOSTIC : PREMIERE PARTIE I . Les conséquences de la chute importante du fonds de roulement ont pu être atténuées par une action sur les besoins en fonds de roulement (clients et fournisseurs) malgré un laxisme apparent dans la gestion des stocks. l’excédent brut d’exploitation baisse.490 . DIAGNOSTIC DETAILLE Rentabilité Bonne croissance du chiffre d’affaires avec une croissance encore supérieure (surtout l’année N) de la valeur ajoutée.Impôts / Résultat > 0 ETE . La liquidité (calculée à partir de l’ETE) qui était assurée en N-1 ne l’est plus en N.Remboursement d’emprunts .Remboursement .220 II.530 2 196 813 . La rentabilité des fonds propres diminue ainsi que la rentabilité économique.108 . LIQUIDITE On voit nettement l’évolution défavorable de la trésorerie d’exploitation qui s’affaisse en N (réduction de plus des 2/3). Et si la tendance actuelle se maintient l’entreprise risque de connaître de très graves problèmes de trésorerie 2 909 .Charges financiers .La concordance est vérifiée D) Analyse de la liquidité à partir de l’ETE L’équation de la liquidité à partir de l’ETE s’écrit : ETE .Charges financière . Mais paradoxalement.

L’emprunt risque donc de mieux passer dans l’immédiat . ce qui est pour l’instant hypothétique. bien que l’on ne sache pas dans ce cas si le partenaire aurait toujours envie de souscrire. le même effet immédiat. 145 . Une solution mixte peut également être envisagée. tous les deux.L’apporteur ne s’engageant pas définitivement. sur le fonds de roulement. bien que pour l’emprunt il faut une politique de mise en réserve qui puisse permettre le remboursement au bout de cinq ans. Si l’on pense que le besoin est durable un appel au capital est sûrement préférable. mais il faut pouvoir l’appâter par la rentabilité et les dividendes.Productivité du personnel Amélioration du fonds de roulement DEUXIEME PARTIE : RECOMMANDATIONS L’augmentation de capital et l’emprunt ont. Elle éviterait de plus le problème de la minorité de blocage qui risquerait de se poser en cas d’entrée dans le capital d’un partenaire extérieur.

146 .

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