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COURSD’ABOUYOUSSEFouL’ARABESANSLARMES
COURSD’ABOUYOUSSEFouL’ARABESANSLARMES
(maisnonsansefforts
(maisnonsansefforts!)
!)

INTRODUCTION
INTRODUCTION


Arabelittéraireetdialectes

L’Arabeestunelangueuniquedanssaformelittéraire,cellequel’onapprendàl’école,cellequel’on
lit – livres, journaux – et qu’on entend à la radio. Mais dans la conversation, tout le monde parle,
habituellement,l’arabedialectal,chaquepaysayantsondialecte,duMarocàl’Irak.

Les deux langues, littéraire et parlée (dialecte), sont bien sœurs, mais les différences sont assez
grandes.Beaucoupdemotssontcommunsauxdeux,maisbeaucoupaussisontdifférents;enoutre,
parfoislemêmemotaunsensenlittéraireetunautreendialecte.

Cecourstraitedudialectelibanais,enfaitprochedeceluideSyrieetdeJordanie.Sionlesait,on
pourradonccomprendrequelqu’undeDamasoudeAmmanetsefairecomprendredelui,malgréles
différences.Mêmeàl’intérieurdecedialecte,notonsqu’ilyaquelquesdifférencessuivantlesrégions
etmêmed’unvillageàl’autre.Ilnefaudrapass’enétonner.Onchoisiratelleforme(celledulieuoù
l’onréside)pourladiresoi-même,maisilestbiendesavoirlesautresformespourlescomprendreen
lesentendant.


Pourquoitranscrireencaractèreslatins?

L’alphabetarabe,quiestévidemmentadaptéàlalanguelittéraire,nepeutcependantrendretousles
sonsdudialecte,spécialementcertainesvoyellesbrèves(e,é,o,u,ö…)etcequifaitqueteldialecte
estlibanaisouégyptien…Deplus,latranscriptionenlettreslatinesrendplusfacilel’étudedel’accent
tonique(quisedéplacedanslemot)etpermetd’exprimerlepetit equ’onglisseparciparlàdansla
phrasepourlarendrepluscoulante.

L’usagedelatranscriptionestunehabitudeàprendre.Sions’ymetdèsledébut,sansréticence,ons’y
faitviteetcelapermetdanslasuitedeprendredesnotesendialecteavecprécisionetdelesrelire
exactementdixansaprès.

C’estassurémenttrèsbiend’apprendreàlirel’arabelittéraire,ilyadeslivrestrèsbienfaitspourcela.
Maisnotrecoursviselalangueparléeetnepeuttoutfaire…Onapréférérenonceràfairelesdeuxà
lafois,àcaused’inconvénientsréels.

Ce n’est sûrement pas par hasard que, si d’anciennes méthodes d’arabe parlé ont employé les
caractèresarabes,maintenantparcontre,lesméthodeslesplusrécentes,duMarocàl’Irak,sonten
transcription.Certainslinguistesarabesderenomnefontpasexception.

1
Méthoded’étude

Ilestconseilléd’étudierchaquejourunpeu(etnontroisheuresdesuiteunefoisparsemaine).Siune
leçonesttroplongue,lacouperendeux,entrois,lareprendrelelendemain.Nepass’étonnerdene
pastoutretenirdechaqueleçon.Ilfautallerdel’avantsansêtresûrdechaquemotdéjàrencontré.
Mais revenir detemps entemps en arrière, feuilleter les leçonsdéjà vues, s’arrêter à ce qui semble
oublié, lire les textes en français et essayer de retrouver le texte arabe sans le regarder. Ne pas
s’affoler, tout s’apprend par la répétition, à la longue, et les règles énoncées théoriquement vous
entrerontdanslalangueetlepalaisgrâceauxnombreuxexercices.

Ilfautlesdeux:

− sanslarègleexpliquée,onrestedanslevague,oncroitquetoutcelasefaitauhasard,lesexercices
restentœuvredeperroquet;

− sanslesexercicespratiques,larèglenerentrepas,n’estpasassimiléeetrestethéorieabstraite.

Cequ’ilfautdonc,c’estunerépétitiond’exercicesencomprenantcequ’onfait,enfaisantattention,
nonauhasard.


Prononciation

L’arabeestunelanguedifficileàprononcer,maisonpeutyarriversionmaintientl’effort.Aucune
explication par écrit ni enregistrement normal (audition un peu floue) ne peuvent remplacer des
exercicesavecunepersonnedelalangue:l’observer,l’écouter,essayerderépéter.C’estquelquefois
unebonneaided’écouterlesconseilsdequelqu’unquiaeuàdécouvrirlui-mêmecommentprononcer
telle ou telle lettre. Mais il est bon en outre d’écouter attentivement des gens dont l’arabe est la
langue.

Entouscas,ilfautserappelerdeuxchoses,ets’armerdepatience:

− Une lettre qu’on n’arrive pas à prononcer du premier coup ou même après un mois, peut être
acquise (conquise, pourrait-on dire) à la longue. Il faut avoir eu l’occasion de bien entendre la
lettreetdansdespositionstrèsdifférentes,dansdesmotsoùelleressortbien…etilfautquele
palais et la langue s’habituent à la prononcer, prennent le pli physique; c’est une vraie
gymnastiquecorporelle,unassouplissementquidonnesesfruitsavecletemps.

− Quandonn’arrivepasàprononcerunmotouunephrased’untrait,sansachopperouabîmerau
passage tel ou tel son, il faut prononcer ce mot ou cette phrase lentement, en articulant, en
s’appliquant à ne rien bâcler, puis répéter et répéter encore, mais sans accélérer trop vite, puis
laissertomber.Quandonyrevientplustard,celasortdéjàplusfacilement,etsil’ons’appliqueà
lire ainsi les textes tranquillement, leçon après leçon, à voix haute bien entendu, au bout de
quelquessemainescelasortiratoutnaturellementetàvitessevoulue.

N.B.:Luttercontrelatendancenaturelleàparleraussivitequel’interlocuteurarabe!Lavitesseest
contagieuse,maililfautmodestementrevenirànotrerythme.

2
Enfin,bienreproduirel’accenttonique(lechantdelalangue),lessyllabessurlesquellesletonmonte,
etnepasoublierdebienallongerleslonguesaccentuées.SionditHālcommelefrançais"balle",on
dira"vinaigre"(Hall)aulieudedire"onclematernelle";ilfautdireHāāl.

Quandonaurafinilecours,ilfaudralereprendreàlaleçon1,et,sansregarderletextearabe,enne
lisantqueletextefrançais,essayerderetrouver,commeilestditci-dessus,lesphrasesarabes(etfaire
celaàhautevoix,biensûr)

Ons’apercevraalorsquedeschosesquel’oncroyaitsavoiretquel’oncomprendmêmetrèsbien,on
nesaitpaslesdiresoi-même:onn’avaitpasfaitattentionàlaprépositionemployéeouàteldétail!
Quand on entend, on comprend, mais c’est "l’autre" qui s’est préoccupé de choisir la préposition
voulue!Maisquandondoitlediresoi-même…

Ce cours est différent d’un cours donné en classe où le professeur est là pour expliquer, mimer,
corriger la prononciation de l’élève (s’il y pense!) Il est fait surtout pour celui qui étudie par lui-
même;laméthodeestnécessairementdifférente,lesexplicationspluslongues.

Leprésentcoursestuneadaptationde"L’arabesanslarme",initialementconçupourl’apprentissage
dudialectepalestinien,etspécialementrevuenfonctiondudialectelibanais.Unelangueestquelque
chose de vivant: On tiendra compte beaucoup plus de ce qui se dit, que de ce qui est écrit dans le
cours. Une remarque importante toutefois: on est toujours profondément marqué par sa langue
d’origine:unsyriendonneralaprononciationetlevocabulairedeSyrie.Ilfaudrasavoirdistinguerce
quiestproprementlibanaisdecequiestsyrienoupalestinien.

Cecourspourraêtrerepris,corrigé,complétéenprofitantdessuggestionsdesusagers.Enattendant,
nousespéronsqu’ilpourradéjàrendreservicedanssonétatactuel.

 Bardōn…?
BtéKki…εarabi?

3
TRANSCRIPTIONetPRONONCIATION
TRANSCRIPTIONetPRONONCIATION

Cesnotesnesontpasà"apprendre",biensûr,maisàlireunefois.Puisons’yreporteradetempsen
tempspourcomprendrelessignesdutexte.L’enregistrementferal’essentiel,etsurtoutl’observation
surlevif.


ALPHABET

Lettrearabe Transcrite Prononciation


 ' coupure, facile à faire, que du reste on fait en français quand on
commence un mot par une voyelle (attaque vocalique): quand on
appelle Albert! ou Oscar! on commence en fait par un ' (attaque
nettedelavoyelle),maisonnelafaitplusdans"pourAlbert".Onfait
cette coupure dans "leur haine" – que nous transcrirons
phonétiquementlör’en–quel’ondistinguebiende"lerenne"(lören)
‫ب‬ b bfrançais
‫ت‬ t tfrançais
‫ث‬ Q enlibanais,seprononcet(commeleprécédent)ous
‫ج‬ j jfrançais
‫ح‬ K hexpirédelagorge,sans"racler".Aentendre!
‫خ‬ H challemand(nacht)oujotaespagnole
‫د‬ d dfrançais
‫ذ‬ R en libanais, se prononce en général d, parfois z. Dans les villages,
cette lettre se prononce comme un "d zézayé", le th anglais de "the,
that",maisplusprèsdud.
‫ر‬ r rroulé(commeenitalien,enespagnol,enBretagneouBourgogne)
‫ز‬ z zfrançais
‫س‬ s sfrançais
‫ش‬ š ch français, sh anglais (attention: en arabe transcrit, le groupe ch
n’existepas,etlegroupeshreprésentedeuxsons:s+h)
‫ص‬ U ceslettres"emphatiques"spécialesàlalanguearabesontàentendre.
‫ض‬ V C’estdevantleiqu’onsaisitlemieuxceslettresetqu'onpeutse
‫ط‬ W contrôlersoi-même:Uīn(Chine)biVīε(ilseperd)Wīn(terreglaise)
‫ظ‬ Z N.B.:danslesvillages,VetZsontassezproches,presqueconfondus.
‫ع‬ ε 
étranglement, contraction de la gorge, assez facile à attraper si on
l’entend. Les chèvres et moutons sont de bons maîtres (ils disent
māε)
‫غ‬ ġ r français non roulé (quoique peut-être plus fort). Pourquoi
transcrireparġ?Cen’estpasparhasardetoupourraitciterdiverses
bonnes raisons. Toujours est-il que c’est par ce son que les arabes

4
expriment le g étranger: Bulġaria… et c’est le gh des mots connus
commeMaghreb,Benghazi.
‫ف‬ f ffrançais
‫ق‬ q habituellement prononcé comme le simple ' (simple coupure). Les
druzes le prononcent comme en arabe littéraire (k plus en arrière
dans la gorge). Dans certains mots, généralement littéraires entrés
dansledialecte,onleprononce,mêmeenville,commeexpliquéci-
dessus (k guttural). Dans ce cas, nous le noterons  (ou ) pour
rappelerle‫ق‬.Exemple:orn.
‫ك‬ k kfrançais
‫ل‬ l lfrançais
‫م‬ m mfrançais
‫ن‬ n nfrançais
 h hexpirédelapoitrine(sanseffortdelagorge):c’estlehanglaisou
allemanddans"have,haben".
‫و‬ wouu ou("walad":wa-commedansouatte)
‫ي‬ youi yfrançais.Ay=aille;uy=ouille


VOYELLES

¯ Lesigne¯placéaudessusdelavoyellemarqueunevoyellelongue.Sanscesigne,celle-ciale
sonbrefordinaire.Pour"sentir"ladifférence,onpeutprendrel’exemplede"labelle-mère"en
français,oùle"e"de"belle"estbreftandisquele"è"de"mère"esthabituellementprononcé
plusallongé.
a afrançaisdans"à","là","papa"
e transcritsansaccentmaisàprononceré,penchantparfoisverslei(àl’oreilleonlesconfond
parfoisetlapoésiepopulairefaitrimerensembleéeti).
i i français, mais s’il n’est pas long (pas ī) il penche vers é, comme l’anglais "bit, will" ou
l'allemand"Bitte".
o o,généralementplutôtô;maisc'estaussiparfoisoouvert(français"bosse")commedansles
finales–konet–hon.
u oufrançais,maisluiaussis'iln'estpaslong(pasū)ilestmoinsnetqueleoufrançais,etpeut
seconfondreavecleo;celaserareprisdanslecoursaumomentvoulu.
ö e,eu,sonvaguequinavigueentreleso,eu,èsuivantlesgensetlesrégions.
ö e
et  cemêmeson,maisbref,commedans"malmener".
i
 ibref.


Enfin, le signe d placé entre deux mots indique une liaison, un enchaînement rapide dans la
prononciation,sanscoupure.

5
L'accent tonique (l'endroit où la voix appuie et monte) est marqué ´ (accent aigu) ; par exemple :
kteb;kamhn;maKáll.

Attention,unesyllabeaccentuéen'estpasforcémentallongéeenarabe!Ainsi,danslesmots:kásaru,
zálame,direlestroisvoyellesrapidement,en"descendant",lepremieraétantditsuruntonplushaut.

Cetaccentestimportantpourparlercommetoutlemondeetsefairecomprendre;onverraquemal
lemettrepeutparfoischangerlesens.


Autressignes:

L,J,D:ceslettresdésignentrespectivementLiban,Jordanie,Damas

m.oumasc.=masculin f.oufém.=féminin v.p.=voirpage

laflèchedésigneunetransformation,unpassageàunenouvelleforme:báddomabaddō-š
Onemploiparfoisaussilessignesarithmétiques:wára+na=warna


Enfinsignalonsqueletraitd'unionnoussertpourdécomposerlesélémentsd'unmot,afindefaciliter
l'analyse,lacompréhension.Ainsibentak(tafille)seraécritlespremièresfoisbent-akpourqu'onvoit
lesdeuxélémentsquicomposentcemot;puis,peuàpeu,enavançantdanslecours,onsupprimeraces
traitsd'uniondevenussuperflus.


EXERCICEDEPRONONCIATION


Audébutducoursonutiliseralesmotsci-dessous.Lemieuxseraitdelesfairelireparunepersonnede
languearabe.Aceteffet,nousdonnonscesmotsenlettresarabeségalement,aveclerisqueque,voyant
celaécrit,lapersonneauraparfoistendanceàprononcerlemotcommeenarabelittéraire…


Hida Káda rhbe ráKbe 'áhlān 'áKla klo qm-o


ceci quelqu'un religieuse place bienvenu plusbeau kilogramme enlève-le
‫ها‬ ‫!ا‬ "#‫راه‬ "#!‫ر‬ $‫أه‬ &'!‫أ‬ (')‫آ‬ +,)-
ġásal Hašab ġašš rašš brġol móġreb bisálli biUálli
ilalavé bois ilatrompé ilaarrosé bléconcassé couchant ildistrait ilprie
./0 123 5
ّ 0 ‫ش‬
ّ ‫ر‬ .06‫ﺏ‬ ‫ب‬68‫ﻡ‬ :ّ'/)‫ﺏ‬ :ّ';)‫ﺏ‬
i i i i
Uē f sē f dall Vall dē n Vē f tálle Wálab
été épée ilaindiqué ilestresté dette hôte colline demande
<)‫ﺹ‬ <)‫ﺱ‬ ‫ل‬
ّ‫د‬ .
ّ? @‫دی‬ <)? "ّ'B 1'C
i
tīn Wīn zálame ZbeW zīd εaZīm εē b εīd
figue argile homme officier ajoute! grandiose honte fête
@)B @)C ",‫زﻝ‬ E‫ﺏ‬F? ‫زی‬ G)HI 1)I 1)I
i i
εámál máεmal kalm qálam Kē W KīWn Hē W HīWn
œuvre usine paroles plume mur murs fil fils
.,I .,J‫ﻡ‬ ‫م‬$‫آ‬ G'- E)! ‫ن‬FL)MMM! E)3 ‫ن‬FL)3

6
1.Premièreleçon
Premièreleçon
Commençons par une bonne nouvelle: le verbe "être" n’existant pas en arabe au présent, nous
n’auronspasàl’apprendre.Ondira:cecibon,jegrand.


Quelquesmotscléspourletexte:
hida celui-ci,ceci el- le,la,les
i
h de celle-ci hal- ce,cette,ces
wēin? où? mīn? qui?
o
há n ici šu?šū? que?quoi?
'ána moi,je meš,möš pas,nepas,n’estpas
'énta('énte) toi,tu sēken habitant,(je,tu,il)habite
hallaq maintenant(prononcerhalla')


 TEXTE


− Mīnhāida?–HāidaJorj,el-Kaddēd. − Qui(est)celui-ci?–C’(est)Georges,leforgeron.
i
− Umīnhā de? − Etqui(est)celle-ci?
i
− Hā debént-o,Máryam. − C’est(celle-ci)safille,Maryam.
− Hāidebentel-Kaddēd?–É. − C’estlafilleduforgeron?–Oui.
− Šūhāida? − Qu’est-cequec’estqueça(quoicela)?
i
− Hā dabēyt. − C’est(une)maison
− Bēytmīn? − (La)maisondequi?
− BēytJorj,bēytel-Kaddēd. − Lamaison(de)Georges,(la)maisonduforgeron
− Mīnsēkenbihal-bēyt? − Quihabitedanscettemaison?
o
− Jorjsēkenhá n,bibēyt-o. − Georgeshabiteici,danssamaison.
− Máryamkamēnbibēyt-o? − Maryamaussi(est)danssamaison(àlui)?
o
− Lā!Máryamhállaqmišhá n. − Non!Maryammaintenant(n’est)pasici.
e
− El-bēyt kbīr. − Lamaison(est)grand(e).1
− É,kbīruKélu. − Oui,grandeetbelle.
i
− YāJorj,hā dabhyt-ak? − ÔGeorges,c’(est)tamaison?
i
− Náεam,hā dabēyt-i. − Oui,c’(est)mamaison.
− BēytakKéluuekbirkamēn;hāidabēyt − Tamaison(est)belleetgrandeaussi;c’estune
e
jdīd? maisonneuve?
i
− É.U'énta,wē nbēyt-ak? − Oui.Ettoi,où(est)tamaison?
− 'Ána?bēyt-ibiZáKle. − Moi?mamaison(est)àZahlé.
− 'ÉntasēkenbiZáKle? − TuhabitesàZahlé?
− É,'ánasēkenbiZáKle.–ZáKlékbīre? − Oui,j’habiteàZahlé.–Zahlé(est)grande?
− É,ZáKlémdīnékbīréuKélwe. − Oui,Zahlé(estune)villegrandeetbelle.
− táyyeb,bikaffi. − Bon,(ça)suffit.

1
 "Maison"enarabe,Bēyt,estmasculin;donc,grand,beau,neuf(aumasculin)
7

REMARQUES


Notonsquelepossessif "mon,ma,mes"serendparlesuffixe -i,-e


 "ton,ta,tes"(parlantàunhomme) -ak
 "ton,ta,tes"(parlantàunefemme) -ek,-ik
 "son,sa,ses" (àunhomme) -o
 "son,sa,ses" (àunefemmes) -ha,-a


Dansle-ha,lehestparfoisfaible,etmêmesouventmuet(neseprononcepas).
Remarquonsaussique"tamaison"sedit"bēyt-ak"enparlantàunhomme,et"bēyt-ik"enparlantà
unefemme.


Constatonsàprésentquelquesrègles:
− "de"avantlenomdupossesseur(lamaisondequi?lamaisondeGeorges)nesetraduitpas.Mais
alorslepremiernom,lachosepossédée,n'apasl'articleel-:
el-bēytbēytel-Kaddēd
C'estcequisepassedanslenomconnuAbd-el-kader,enfaitplusexactementεabd-el-Qāder=le
serviteurduPuissant(leserviteurdelePuissant)
− Leverbe"être"n'existepasauprésent,maisàlaformenégative(nesuispas,n'espas,n'estpas…)
onditmešoumöšàtouteslespersonnes:'ánamešháon,éntamöšháon,Ğorğmöšháon.
− L'article "un, une" ne se traduit pas non plus : "une maison" = bēyt. Si on veut insister sur le
nombre(une, une seule et pas deux) on peut ajouter "wāKed" aprèsle mot: bēyt wāKed = une
maison,pasdeuxouplusieurs.
− Enfin,lesnomsen-esontféminins(mdīne)etleféminindesadjectifsseformeenajoutant-e:
kbīr-e,hélw-e(noterqueu+e=we;prononcerKélwecomme"estloué",maissansoublierleK)


EXERCICEDETRADUCTION


− J'habitedanslamaisonduforgeron.
− Tun'habitespasici(toine-pashabitantici).
− Safillen'estpasbelle.
− Tamaison(masc.)estneuve. HāidaBeytak?
− Non,mamaisonn'estpasneuve.
− Quiestcelle-ci?–C'estmafille.
− Oùestsamaison(àelle)?
− Qu'est-cequec'estqueça? 

8
2.Ed-
2.Ed-dárset-
dárset-tēni(Deuxièmeleçon)
tēni
Contentons-nouscettefoisencoredesignalerquelquesmots-clefsimportantspourletexte:
kīf comment? bass seulement
εend chez εend-i chezmoi;(ou)j'ai
  εend-ak cheztoi;tuas
fī ilya mafī(-š) iln'yapas
ère
Onvoitquelessuffixes-i,-aketc.apprisàla1 leçonserventaussiaccolésàuneprépositioncomme
εend(chez);onaurademêmeavecwēin:
wēin-ak où(es)-tu? wēin-o oùest-il?


 TEXTE


− {abāKel-Hēyr,yāJorj. − Bonmatin(matindebien),ôGeorges.
− {abāKen-nūr,yāMunīr. − Matindelumière,ôMunir.
− KīfKāl-ak? − Commentvas-tu?(Commenttonétat?)
− Állāhisállm-ak2,kīfakénta? − Merci(queDieutesauve),commentvas-tu,toi?
3
− MabUūW,Kámd-öllāh  − (Jesuis)bien-portant,Dieumerci.
− Ukīfšóġl-akhállaq? − Etcomment(va)tontravailmaintenant?
− Yáεni4…el-yáom,eš-šóġöl…hēk. − Enfin,aujourd'hui(lejour)letravail(est)commeça.
ö
Fīšoġ l,yáεni,bassmafī(-š)maUari. Ilya(du)travail,c'estàdire,maisiln'yapas
 (d')argent.
− MaZbuW,hēked-déne(dénye)(e)l-yáom… − (C'est)exact,ainsi(est)lemondeaujourd'hui…
− Ukīfšóġl-akénta? − Etcomment(va)tontravail,(à)toi?
ö e
− Ána,εendišoġ l,ušoġld mnīK. − Moi,j'ai(chezmoi)dutravail,etunbontravail
− εend-akbēytkamēn,uköllši.HāidamnīK. − Tuas(une)maisonaussi,ettout(toutechose).C'est
Ukīfjār-akAbu-Yūsef? (cela)bien.Etcomment(va)tonvoisinAbu-Youssef?
ö
− Jari?Húwwekamēnεénd-ošoġ lu − Monvoisin?Luiaussi(il)a(chezlui)(du)travailet
maUāri. (del')argent
− Bass'ánamaεend-i(εend-ī-š)!uεendi − Seulementmoijen'enaipas!etj'ai(des)enfants:
e
ulēd:wáladubén t. (un)garçonet(une)fille.
i e
− Wē nel-bén t? − Où(est)lafille?
− Bént-i?híyyeb-el-bēythallaq. − Mafille?Elle(est)àlamaisonmaintenant.
i
− U-l-wálad,wē n-o? − Etlegarçon,où(est-)il?
− El-wáladkamēnb-el-bēyt. − Legarçon(est)aussiàlamaison.



2
 Seraexpliquéplustard
3
 "€ámd-öllāh"estunecontractionde"el-Kámdu-lillāh",("lalouangeàDieu")enarabelittéraire(qu'onentend
aussiparfois)
4
 Yáεni=c'estàdire;avecuntonrésigné,cemotcorrespondà"enfin…"façond'exprimeruneréticence(=ça
pourraitêtremieux)
9
Démêlonsnosnombreusesdécouvertes:
− Notrearticleel-commenceàavoirdespéripéties:onvoitqu'ildevient
ed-devantd,en-devantn,eš-devantš
dansed-dars,en-nūr,eš-šöġöl,etc.Oui,lels'assimileàlalettrequisuitquandc'est
− unedentale(d,n,t)
− une"sifflante"(s,z,š,j)
− ouencoreunr
Onauradoncdemêmeej-jār1,er-rādyo(laradio)…
Deplus,leedecetarticletombefacilement,surtouts’ilyaunevoyellejusteavant:
 bi+el-bēyt=be-l-bēyt
 bi+el-rādyo=be-r-rādyo(àlaradio)


− Autrerègle:quandunmotseterminepardeuxconsonnes(bent),onaimebiensefaciliterl’effort
englissantunpetiteouöentrelesdeuxconsonnes.Iln’estpas"officiel",necomptepascomme
voyelle,etdisparaîtdevantunsuffixe:
 bentbenet;maisbént-i(mafille)
 šoġlšoġöl:maisšóġl-ak(tontravail)
Lemêmepetiteseglissedanslesembouteillagesde3ou4consonnes:
 meš+kbīr=mešekbir(pasgrand)
Remarquonsaussiquelanégationne…pass’exprimeleplussouventpar:ma(maεendi),etpar
endroitpar:ma…š
 εénd-i(j’ai)maεénd-i(jen’aipas)=maεend--š
 fī(ilya)mafī(iln’yapas)=maf-š
Chosecurieuse,ce–šattirel’accentverslui(verslafin)maisnousyreviendrons.


− Enfin,wálad(quiveutdire"enfant"etplusspécialement"garçon")devientaupluriel:ulēd.Hélas
oui, chaque nom est à apprendre avec son pluriel, car il y en a destas de sortes… On donnera
doncceplurielentrecrochets.Pourcettefois:
 bēyt[byūt] jār[jirān] dárs[drūs]
 mabUūW[mabUūWīn](bien-portantoucontent)
 Kaddēd[Kaddēdīn]
Ces deux derniers nous laissent entrevoir un espoir : il y a des pluriels "réguliers", obtenus
simplementenajoutant–īn.


− Quantàl’accent,mettons-lebien,sansencorebiencomprendrepourquoiilsemetainsi.Cesera
une habitude qui se prendra peu à peu. Disons seulement un principe qui permettra déjà de
comprendreunpeu:



1
 Enarabelittéraire,lejneprovoquepascela,leldel'articleseconserve;ondit:al-jār.Certainespersonnes
essaientd'observercetterègleaussiendialecte.Onentendradonclesdeuxformes:el-jār,ej-jār.
10
− s’iln’yaquedesvoyellesbrèves,lapremièreal’accent:wálad
− s’ilyaunelongue,elleprendl’accent:kamhn
− s’ilyenadeux,c’estladeuxième:Kaddhd,Kaddēdn


Ne pas chercher à tout retenir du premier coup. Ces remarques, règles, constatations, vous
sembleront,dans8à15jours,devieuxamis,desévidences;etsurtoutATTENTION!comprenezque
ces remarques sont faites plutôt pour satisfaire votre curiosité (pourquoi est-ce comme ça?) ou
éveillervotreattention(avez-vousremarquétellechose?)etnesontpasdeschosesàapprendrepar
cœurnidesrèglesàsavoirappliqueraussitôtaprès.Cela,c’estl’exercicequotidienquis’enchargera:
n’ypensezpas.


Etréjouissez-vousdepouvoirdéjàcomprendreetdiretantdechoses;ainsinouscomprenons:
− jār-iεénd-oulēd − monvoisina(des)enfants
− ulēd-ihallaqεendjār-ak − mesenfants(sont)maintenantcheztonvoisin
e
− maεénd-i(εend-ī-š)bén t − jen’aipas(de)fille
− εénd-ibasswálad − j’aiseulement(un)garçon
− bént-akεénd-amaUāri − tafillea(del’)argent


Etpourfinir,essayonsdetraduireenarabe:
− Jenesuispasbienportantaujourd’hui(ánameš…)
− Lesvoisinssontcheztoi.
− Ceciestlamaisondesvoisins.(lamaisondelesvoisins)
− Qu’est-cequ’ilya(quoiil-y-a)àlaradioaujourd’hui?
− Ilestautravail(luidansletravail).
− Iladesenfants.
− Iln’apas(d’)enfants.
− Lesvoisinssontcontents.
− Tuas(del’)argent?–Non.
− Jen’aipasdeleçonaujourd’hui.
− Cecin’estpasexact. KifKālak?

Yaεni…

11
3.Ed
3.Ed-
Ed-dárset-
dárset-tēlet(Troisièmeleçon)
tēlet
NousconnaissonsÁna,énta,húwwe,hyye(pronomsseuls,sujets)etlessuffixes-i,-ak,-ek,-o,-ha;
complétonsnotrelisteparlepluriel:
 náKna nous(sujet) -na notre,nos;nous(complément)
 'éntu vous(sujet) -kon votre,vos;vous(complément)
 hénne ils,eux(sujet) -hon leur,leurs;eux(complément)
Signalons pour ce –hon que là aussi, comme pour le –ha, le h est souvent assez faible : on entend
autantbēyt-onquebēyt-hon.


VOCABULAIRE

i
hā da celui-ci,ceci taεbēn[-īn] fatigué
hāide celle-ci mašġūl[-īn] occupé
hawde ceux-ci Uaεb difficile
ktīr beaucoup,très maε avec
min,men de(provenance,origine,raison)


 TEXTE


− NáKnabibēytna,u'éntubibēyt-kon. − Noussommesdansnotremaison,etvousêtesdans
 votremaison.
− Mīnháwde? − Quisontceux-ci?
− Háwdeulēdej-jirān. − Cesontlesenfantsdesvoisins.
− Wēinulēdkon'éntu? − Oùsontvosenfants(à)vous?
− Ulēdnabárra,maεulēdej-jirān. − Nosenfantssontdehors,aveclesenfantsdesvoisins
− Ej-jirānseknīnmaεulēd-honbihal-bēyt. − Lesvoisinshabitentavecleursenfantsdanscette
 maison.
− HénnemabUūWīnhallaq. − Ilssontcontentsmaintenant.
− YāJorj,šūfījdīd? − ÔGeorges,quoideneuf?(qu'ya-t-ildeneuf?)
− YāKabīb-i,ánamašġūlektīrutaεbēnmen − Ômoncher,jesuistrèsoccupéetfatiguédemon
šoġl-i. travail.
− Šoġl-akUaεb? − Tontravailestdifficile?
− Yaεni…möšUaεb,bassfīšoġlektīr,u − Enfin…pasdifficile,maisilyabeaucoupdetravail,
bént-ikamēntaεbēneminhaš-šóġöl. etmafilleaussiestfatiguéedecetravail.
ö i
− 'éntutaεbenīn,bassfīšoġ l,hā damnīK! − Vousêtesfatigués,maisilyadutravail,c'estbien.
− MaZbūW,baWāle1mafīuhāida,ši2mnīK. − (C'est)exact,iln'yapasdechômageetça,c'estbien
(unebonnechose).


1
 BWāle:arrêtdetravailpourunefête.BaWāle:lechômage(lephénomènesocial)
2
 Šiestmasculin
12
REMARQUES


− Nousvoyonsd'abordquehal-(ce,cette,ces)subitlemêmesortquel'articleel-devantcertains
lettres:
 el+šoġöl=eš-šoġöl  et hal+šoġöl=haš-šoġöl
Onaurademême:had-dars(cetteleçon)  har-rādyo(cetteradio)
 has-sínama(cecinéma) en-nēs(lesgens)ethan-nēs(cesgens)
C'estnormalparcequ'enfaithal-estlacontractiondeha(da)+l'articleel-.Dureste,onpeutdire
aussi:
 hāidal-bēt ou el-bēythāida aulieude hal-bēyt
i e i
 hā del-bén t ou el-bénthā de aulieude hal-bént
 háwden-nēs ou en-nēsháwde aulieude han-nēs
Pour notre usage, contentons-nous de la forme courte, mais il était bon d'être prévenu que ces
autresformesexistent,aveclemêmesens.


− Onavuquelefémininseformaitenajoutant–e,maisc'estparfois–a.Onyreviendraplustard.


− Rappelons-nous que quand il y a deux syllabes longues, la deuxième prend l'accent. Alors la
première longue… perd de sa longueur. Nous maintenons le signe ¯ rappelant l'ancien
allongement, pour ne pas défigurer le mot, mais en fait, seule la deuxième syllabe avec ¯ est
longue.Écoutonsl'enregistrement:
MabUūW,mabUūWa,mabUūWīn et Taεbēn,taεbēne,taεbēnīn


AjoutonsunpetitEXERCICE
− Ánataεbēnel-yáom.
− Éntamöštaεbēn,šóġl-akmöšUaεb
− Wēinsēknīnulēd-ik?
− Hénnesēknīnbi€álab.
− Mīnhal-bénet?möšbénetjirān-kon?


Etenfin,traduisezenarabe: 
− Oùhabitentceux-ci?–Dansleurmaison. Jiran-na
− Vosvoisins(sont-ils)contentsdemontravail?(de=min) mabUuWīn
− Trèscontents(contentstrès) mener-
− Nosenfantsnesontpasdehorsetpasdanslamaison. radyo.
− Tesvoisinssont-ilscontentsdelaradio? Anala!
− Oui,maismoinon.
− Cetteleçon(masc.)estdifficile.
− (Cen'est)pasexact,ça!

13
4.Ed-
4.Ed-dárser-
dárser-rābeε
rābeε(Quatrièmeleçon)
ε
Continuonsànousamuseravecnossuffixes-i,-ak,-ek,-o,etc.
 bádd-1 idéededésir,vouloir,besoin.
 báddi-i jeveux,j'aibesoin
 mabádd-i jeneveuxpas(jen'aipasbesoin)
(ou mabaddš)
 bádd-ak tuveux(masculin)
 bádd-ik tuveux(àunefemme)
 mabádd-ak tuneveuxpas
(ou mabaddák-š)
etl'onretrouveralamêmeconstructionavec menšēn(pour), metl,metel(comme)
 maε(avec), min,men(de,venantde)


VOCABULAIRE


wálla,wélla ou,oubien dáftar[defēter] cahier


e
'eben,'eb n[ulēd] fils ktēb[kútob,ktob] livre
el-Kaqq levrai,ledroit mádrase[mdēres] école
 'áhlausáhla,'áhlanwasáhlan sois,soyezlesbienvenus2


 TEXTE


− Masa-l-Hēyr! − Bonsoir!(soirdebien)
− Masa-n-nūr,'áhlausáhla! − Soirdelumière,bienvenu(s)!
3
− 'áhlanfī-k . − Bienvenueàtoi.
4
− TfáVVal,fūt.Šubáddak,yaHáyye ? − Jet'enprie(veuillez),entre.Queveux-tu,ômonfrère?
− Báddiménn-akšizġīr:mafi(-š)εéndi − Jeveuxdetoiunepetitechose:iln'yapaschezmoi(je
kabrītbi-l-bēyt;fīεéndak? n'aipas)d'allumettesàlamaison;ilyenascheztoi?
− É,maεlūm.TfáVVal!Bikáffi?Báddak − Oui,biensûr.Prends(veuille).Çasuffit?Tuveux
kamēnšitēni? encoreautrechose?(deuxièmechose)
5
− Salēmt-ak!  − (Rienque)tonsalut!
− Kīf'ébn-akbe-l-mádrase? − Comment(va)tonfilsàl'école?

1
 Onentendaussibédd-(béddi,béddak,béddo)
2
 La première formule est une forme moins solennelle que la seconde (áhlan wa sáhlan) qui est de l'arabe
littéraire;celaveutdirelittéralement,motàmot:enfamilleetenplaine=quenotremaisonsoitpourvous
commevotrefamille,commeunterrainplatoùl'onmarchefacilementetensécurité.
  'ahl,'ahel=famille sahl=plaine,facile,plan.
3
 Fī-k=entoi;seraexpliquéplustard
4
 Dans certaines régions, on dit hayyo ; ces formes ne servent guère que dans ces cas, pour s'adresser à un
homme("Monami").
5
 Seraexpliquéplustard.
14
− MnīK,Kámd-öllāh;kamēnel-béntbe-l- − Bien,Dieumerci;lafilleaussiestàl'école.Maistout
mádrase.Bassköllhāidabádd-omaUāri! celademande(àbesoin)d'argent.
− Menšēnšuhal-maUari,yaHayye? − Pourquoi(faire)cetargent,monfrère(monami)?
− Menšēnel-ktobu-d-defēter.Köllyáom − Pourleslivresetlescahiers.Chaquejourunlivre
ktēbejdīd,ukamēndáftar,ukamēn nouveau,etencoreuncahier,etencoreuncahier!Ce
dáftar!Möšmúmken! n'estpaspossible!
− Bass'éntamabUūWmn-el-mádrase − Maistuescontentdel'école
umn-el-ulēd6? etdesenfants?
− KtīrmabUūWmen-hon. − Trèscontentd'eux.
− Šūbáddak'áktarmenhēk? − Queveux-tu(de)plusquecela?
− El-Kaqqmáεak! − Tuasraison(ledroitavectoi)!
 -------------------
i
− Ed-darshā daháyyenwéllaUaεb? − (Laleçoncelui-ci)cetteleçonestfacileoudifficile?
− Yáεni...môšUaεbektīr. − C'estàdire…(ellen'est)pastrèsdifficile.
− Háyyenmetled-dárseláwwal. − Facilecommelapremièreleçon.7
− Köllšibádd-owáqet! − Toutechosedemande(veut)dutemps
− 'éntataεbēn? − Tuesfatigué?
− El-yáomlā!möšmétlembēreK. − Aujourd'huinon!(Cen'est)pascommehier.
− Hal-wálad,mafi(š)métl-obe-l-mádrase: − Cetenfant,iln'yenapasdetel(commelui)àl'école:
e
šāter ktīr! (ilest)trèsintelligent(habile)!
− Menšēnmīnhale-ktēb?menšēn-owélla − Pourquiestcelivre?pourluioupourtoi?
menšēn-ak? 
− Menšēn-i. − Pourmoi.


REMARQUES


− Mendevientménn-devantlessuffixes-i,-ak,-ek,-o(ménni,ménnak…)maisdevantlesautres
suffixes(quicommenceparuneconsonne)ilrestemén-(mén-ha,mén-na,mén-kon,mén-hon)


− "Pourquoi?"sedit"Lēiš?"mais"Menšēnšū?"c'est"Pourquoi(faire)?"


− Tout,tousetchaque=köll(oukell,kill)
 köllen-nēs touslesgens
 köllwálad chaqueenfant
 köllel-ulēd touslesenfants
 köllyáom chaquejour
− "Plus que…" se dit 'áktar men (et dans les expressions "plus que cela", "mieux que cela", "plus
grandquecela",c’esthēkquiexprime"cela")
Retenonscommeexemple:

6
 Min+el(men+el)devientsouventmn-el.
7
 Laleçonlapremière.VoirRemarques.
15
'áktarmenhēk plusquecela,queça
− Enfin on aura remarqué que, quand le nom a l'article (el-bēyt), l'adjectif qui l'accompagne
(épithète)prendaussil'article:
 ed-dársel-'áwwel lapremièreleçon
 el-bēytl-ekbīr lagrandemaison
 el-wáladez-zġīr lepetitenfant
Sionnemettaitpasl'articleàl'adjectif,lesensserait:
 el-bēytkbīr lamaisonestgrande
 el-wáladzġīr l'enfantestpetit


EXERCICE


− Hal-ektēbemnīK
− Wēinel-bēytel-jdīd?
− BéntakbáddamaUāri.
− Mabáddnadefēter:köllwáladεendodáftar,bikáffi!
− Báddnaktobbass!
− εéndkonktob?–La,maεéndna.


Etmaintenant,disonsenarabe:
− Ilhabiteavecsonfilsdanslamaisonneuve.
− Pourquoi(faire)veut-elledel'argent?(veut-elle=elleveut)
− Quiaraison?–Moi!(Avecquiledroit?–Avecmoi?)
− Jenesuispascontentdetoi.
− Cetenfantadeslivresetdescahiersetcelasuffitpourl'école.
− Tafilleveutencoreunlivre?
− Non,elleneveutpas.8
− Nousnevoulonspasd'argent,
nousvoulonsdutravail.
− Ilyaunegrandeécoledanscetteville.
− Tuasdel'argentplusquemoi.9
Baddik?
Mabáddi…

8
 Attention,danskamēn+ktēb,etdanshal+mdīne,ilseglisseunpetite.Nel'oubliezpas!
9
 Plusque…:ici"que"sedit"men",et"quemoi"sedit"ménni".
16
5.Ed-
5.Ed-darsel-
darsel-Hāmes(Cinquièmeleçon)
āmes(Cinquièmeleçon)
èmeleçon)
Nousabordonsaujourd'huileverbe.Nousnouscontenteronsdele«découvrir»enlisantlestextesci-
dessous,puisnousentireronslesconclusions.


VOCABULAIRE


Yā… Ô…motqu'onajouteavantlenomdelapersonnequ'onappelle
lēzem ilfaut möšlēzem ilnefautpas,paslapeinede
baεdēn ensuite,après bala,bala-ma paslapeine("laissetomber")
li'anno parceque 'Ht,'éHt sœur
krsi(fém.) chaise 'émm mère
jarīde journal marīV(fém.:marīVa) malade
hōn,háon ici honīk,haonīk–honīke,haonīke là-bas
o
la-há n (vers)ici=iciavecmouvement


 TEXTE


− YāYūsef,taεālaháon! − ÔYoussef,viensici!
− Šūfī,bābā? − Qu'ya-t-il,Papa?
− RūKjībel-Kakīmmenšēn'Htak. − Vachercher(va,amène)ledocteurpourtasœur.
− Šū?hiyyemarīVa? − Quoi?Elleestmalade?
− Lā,möšmarīVa,bassmešmabUūWašwayy. − Non,pasmalade,maisunpeupasbienportante.Va
RūKqawēmla-εendel-Kakim;qél-lol-el- vitechezledocteur;dis-luiaudocteur:Vienschez
Kakīm:Taεāla-εénd-na,Máryammöš nous,Maryamn'estpasbien.
mabUūWa. 
− táyyeb! − Bon!
 -------------------
i
− Wē nel-Kakīm? − Oùestledocteur?
1
− YaKu(yaKKu).  − Levoici.
− TfaVVal,yāHawējaLiēs,fūt!KīfKālak? − Veuille(entrer),MrElias,entre!Commentvas-tu?
 (commenttonétat)
− El-Kámdulillāh,kīfKalak'énta,ukīfKāl − GrâcesàDieu,commentvas-tu,etcommentvata
béntak? fille?
− Yáεni…taεašūf'éntauqēl-likīfKāl-a. − Enfin…viens,voistoi-mêmeetdis-moicomment
 elleva.
− Wēina? − Oùest-elle?
− Háon,be-l-'ūVa;tfáVVal,fūt! − Ici,danslachambre;jet’enprie,entre!


(Rassurons-nous,Maryamseraviteguérie,maislesmotsnousmanquentencorepourledire)


1
 Seraexpliquéplustard.
17
− YāMáryam,taε-ī.RūK-ijīb-ikrsi − Maryam,viens.Vachercher(apporter)unechaise
menšēn'émmek. pourtamère.
i
− Wē nej-jarīde?εal-l-krsi? − Oùestlejournal?surlachaise?
− Lā;yémkenεaW-W-āwle? − Non;peut-êtresurlatable?
− Lāεal-l-krsiwa-lāεaW-Wāwle! − Nisurlachaisenisurlatable!
i 2
− Maεalē š!  − Tantpis.(ou:çanefaitrien)
(Yūsef:)–Báddakjībjarīdemenεendej- (Yousseflefils:)–Tuveuxquej’apporteunjournal
jirān? dechezlesvoisins?
i
− É,hā defekramnīKa. − Oui,c’estunebonneidée.
− BáddirūKhallaqjīb-lakhaj-jarīde. − Jevaisallermaintenantt’apportercejournal
− Lā,bala-mat-rūKhallaq,baεdēnbet-rūK. − Non,inutile(que)tuaillesmaintenant,tuirasaprès.
− Mbála,hállaqb-rūK. − Si,jevaismaintenant.
(BaddoirūKhállaq,li'annobáddoišūf (Ilveutallermaintenant,parcequ’ilveutvoirles
ulēdej-jīrān) enfantsduvoisin)
− táyyeb,rūK,bassqawēm! − Bon,va,maisvite!


REMARQUES


Trionsunpeunosnouvellesacquisitions:
 rūK va! jīb apporte!
 rūK (que)j’aille jīb (que)j’apporte
 b-rūK jevais,j’irai b-jīb j’apporte,j’apporterai

 rūK va! jīb-i apporte!(fem.)


e
 t-rūK (que)tuailles t-jīb-i (que)tuapportes(fém.)
e
 b t-rūK tuvas,tuiras bet-jīb-i tuapportes,tuapporteras(fém)

 šūf vois! jīb apporte!


 i-šūf (qu’)ilvoie i-jīb (qu’)ilapporte
 b-i-šūf ilvoit,ilverra b-i-jīb ilapporte,ilapportera


D’unseulcoupnousapprenonstroistemps!Cen’estpasbiensorcier.Précisons:
− quelesubjonctif(quej’aille,qu’ilvoie…)s’emploie,commeonlevoit,aprèsBáddi,Lēzem,etc.
cariln’yapasd’infinitifenarabe;ainsi:
jeveuxvoir=jeveux(que)jevois báddišūf
tuveuxvoir=tuveux(que)tuvoies báddaket-šūf
− queleprésent-futur(onverrapeuàpeusonemploi)seformeenajoutantb-devantlesubjonctif.
Plûtaucielquelefrançaisfûtaussisimpleetquenousn’eussionspasdetelssubjonctifs,commedans
laphraseprésente!

2
 Seraexpliquéplustard.
18

La-,l-,indiquent«à»danslesphrasecomme«direà»,«apporterà»:
 qēlla-l-Kakīm(qēll-el-Kakīm) disaudocteur
 qēlla-'emmak disàtamère
etdemêmeaveclessuffixes-i,-ak,-o,etc.onaura:
 qēl-li dis-moi(disàmoi)
 b-jīb-lak jet’apporte,jet’apporterai
 báddiqēl-lak jeveux(que)jetedise=jeveuxtedire
 lēzemqēl-lo ilfaut(que)jeluidise
Onmetparfoisdevantlenomlesuffixecorrespondant:
 qēl-lol-el-Kakīm dis-luiaudocteur=disaudocteur
Cetterépétitionpeutsembler«lourde»àl'oreille,maisc'estunusagecourantenarabe.
Noterquequandilyadeuxconsonnesdesuite(qēl-li,jīb-lak)lavoyellelongueseraccourcit(onle
faitinstinctivement)etonentendmêmeparfois:qél-li,b-jíb-lak.
Ce même la- sert aussi avant certains mots de lieu (adverbes, prépositions) pour indiquer le
mouvement:
 'entaεendo tueschezlui
 rūKla-εendo vachezlui
o
 huwweha nik ilestlà-bas
o
 rūKila-ha nik va(fém.)là-bas
maisnormalement,devantunnom,lemouvement,lepassaged’unlieuàunautresontindiquésparla
préposition εála(ou simplement εa-)dont le premier sens, on l’a vu, est «sur»; c’est donc ce εála
qu’onemploierapourdire«allerà»suivid’unnom:
 húwwesēkenbitrāblos ilhabiteàTripoli
 birūKεatrablos ilvaàTripoli
 (e)l-ulēdbe-l-mádrasse lesenfantssontàl’école
 rūKεa-l-mádrasse vaàl’école
 'émmakbe-l-bēyt tamèreestàlamaison
 fūtεa-l-bēyt rentreàlamaison
Notonsquelefrançaisnedistinguepas(s’iln’yapasmouvement)etmetpartout«à»commeonle
voitci-dessus.


EXERCICE


− Lēzemijībej-jarīde. – Hallaqbijībej-jarīde.
− Lēzemišūfel-Kakīm. – Lēzemel-Kakimišūfel-marīV.
− Báddoišūfel-marīV. – YāKakīm,lēzemetšūfel-marīV.
− YaMáryam,lēzemetrūKila-εend'émmek. – Lēzemetjībij-jarīdela-háon.
− LēišbáddaketrūKla-haonik?HáonemnēK. – Báddij-ībej-jarīdemenhaonīk.

19
Etmaintenantdisonsenarabe:
− Youssef,vacheztamère!
− Ômamère,(yā'émmi)entredanslapièce!
− Ilfautquej’ailleàl’écolemaintenant.
− Tupeuxvoirmafille?ellen’estpasàlamaison.
− Maryam,tuveuxalleràl’écoleavecnous?–Non,j’iraiaprès.
− Pourquoi?–Parcequejesuisoccupée.
(N.B.«Avecnous»=maε+na=máεna)


Traduireenarabe(exercicefacultatif):
− Ôenfant,ilnefautpas(que)tuentresdans(εala)lamaisondesvoisins.
− Ilaraison.(voirleçon4)
− Jeneveuxpasalleràl’école,jeveuxalleràTripoli.
− Bon,vaavectasœuràTripoli,etapporte-moiunjournaldelà-bas.
− Ilnefautpas(qu’)ilvoiecelasurlatable.


Enfin,relisonsunefoistouthautcedernierpetitexercice:
báddi šūf mabáddi(-š) šūf
e e
báddak tšūf mabáddak(-š) tšūf
e e
báddek  tšūfi mabáddek(-š)  tšūfi
báddo išūf mabáddo(-š) išūf
etsivousvoussenteztransforméenlocomotiveenlisantlacolonnededroite…essayez-vousavecrūK
pourchanger!


BáddnanrūKεalmádrasé!

20
6.Ed-
6.Ed-darses-
darses-sēdes
sēdes
Complétons notre conjugaison : disons d'abord que "allez !" à plusieurs personnes1 se dit "rūK-u" ;
apportez!"sedit"jīb-u".Ápartirdelà,nousaurons,suivantlemécanismevuàlaleçon5:
 fūtu entrez!(àplusieurs)
e
lēzem t-fūtu ilfaut(que)vousentriez
e
báddkon t-fūtu vousvoulezentrer
e
hállaq b t-fūtu maintenantvousentrez
lēzem i-fūtu ilfaut(qu')ilsentrent
hállaq b-i-fūtu maintenantilsentrent
Pour"nous",onauracependant:
e
lēzem n-jīb ilfautquenousapportions
e
 m n-jīb nousapportons,nousapporterons
c'est-à-direunn-devantle"noyau"(jīb)sansle-upluriel,etgénéralement,c'estunm-etnonunb-
qu'onajouteauprésent-futur.Cependant,onentendaussi,danscertainesrégions:ben-jībpourmen-
jīb.


VOCABULAIRE


áimta quand bókra demain2


εámm onclepaternel baεd après,encore
'áKsan mieux zūr! visite!(impératif)
Katta,ta,menšen pourque kūn! sois!
HöWyār,HöWyāríyye vieillard kūn quejesois
3
mūt!  meurs! i-mūt (qu')ilmeure


 TEXTE


− YāMūsa,áimtabáddaktrūKεaJbēyl? − Mussa(Moïse),quandveux-tualleràByblos?
i
− Lē š?–Li'ánnobáddirūKmáεak. − Pourquoi?Parcequejeveuxalleravectoi.
− Áhlausáhla4.BrūKbókrain-šā'-Allāh5. − Bienvenu.J'iraidemainsiDieuveut.
o
Báddizūrεámmiha nīk. Jeveuxvisitermononclelà-bas.
− εámmaksēkenbiJbēyl? − TononclehabiteàByblos?
− É,menzamēn.Dēymanbiqēl-li:Taεa, − Oui,depuislongtemps.Toujoursilmedit:Viens,il
lēzemtzūrεámmakl-eHWyārqabel-maimūt. fautquetuvisitestonvieiloncleavantqu'ilmeure.
i
− Yéh!Qaddē šεómr-o? − Oh!Quelâgea-t-il?
− Tesεīnséne. − Quatre-vingt-dixans.

1
 Carontutoietoutlemondeenarabe,et"vous"nes'emploiequ'enparlantàplusieurspersonnes.
2
 "Demain"ou…"Plustard";ilnefautpastoujoursprendrecemotdanssonsensprécis.Quelqu'unatrèsbien
dit:Bókra,cen'estpas"demain",c'estplutôt"pasaujourd'hui".Maisdansnotretexte,etsouvent,c'estbien
"demain"ausensprécis.
3
 Peuemployéàcetteforme,maisc'estnotre"noyau"ouformedebase.
21
− Yāsalām!möšqalīl!N-šálla4mabimūt − Maparole!(ôpaix!)cen'estpaspeu!Espéronsqu'il
qabel-matrūKεaJbēyl. nemourrapasavantquetun'aillesàByblos.
− MenšēnhēkbáddirūKbókra. − C'estpourquoi(pourainsi)jeveuxallerdemain.
− táyyeb,bókramen-rūKsáwa. − Bien,demainnousironsensemble.
(Ilsysontallésetonttrouvél'oncleenpleineforme)


− Taεāqawēm,lēzemenruKεal-mKáWWa;fī − Viensvite,ilfautquenousallionsàlastation;ilya
e e
bōUWabaεd šayy.Lēzem n-kūnbiBeyrūt uncarbientôt.IlfautquenoussoyonsàBeyrouth
qabldes-sēεatésεa;ubaεdēnbrūKεa avantneufheures;etensuitej'iraiàSaïda.
{ayda. 
i
− Qaddē šes-sēεahállaq? − Quelleheureest-ilmaintenant?(combienestl'heure)
e
− Sábεatamām;fīεendnawaq t.Báddna − Septheuresjuste;nousavonsletemps.Ilnousfaut
bassnoUUsēεamenháonlaBeirūt. seulementunedemiheured'icijusqu'àBeyrouth.
− Maεalēš,'aKsanenrūKhállaqKáttadnšūf − Celanefaitrien,(ilest)mieux(que)nousallions
ézafībōUWatēnie. maintenantpourvoirs'ilyaunautrecar.
− táyyeb,báddnadnrūKhállaqtadt-kūn − Bon,nousallonspartitmaintenantpourquetusois
mabUūW. satisfait.


REMARQUES


− Disonsd'abordquedansdesmotscommebáddna,εendna,ilnefautpastropfaired'effortpour
toutprononcer.Onditpratiquement:bádd-nabádna, εend-naεenna
 etdemêmebádd-konbádkon εend-konεenkon


− Le subjonctif que nous avons vu employé après báddi et lēzem, s'emploie encore après 'aKsan,
qabel-ma,Katta,ta,menšēn(danslesens"pourque"),commeenfrançais:"mieuxvautqu'ilaille",
"avantqu'ilaille","pourqu'ilaille".


− Aprèsunevoyelle,lepetitedeen-rūK,et-jībestinutileetiltombe.Onauradonc:
 lēzemenrūK mais báddnadnrūK
e
 báddak trūK mais qabel-madtrūK
 menšēnetšūfi mais Káttadtšūfi


Ce qui n'est pas encore expliqué, ou reste mystérieux, sera tiré au clair plus tard ; patientons, et
continuonsd'avancer.

4
 Quandquelqu'unseproposed'entrer,devenir,dedemanderunservice,onsevoitrépondreparcetteformule
d'accueil.
5
"SivoulutDieu"enarabelittéraire;endialecte,"Dieu"(Allah)seditplutôtsimplementAlla.
4
N-šálla,c'estlaformule"In-šā'-Allāh"prononcéenégligemment,rapidement,etc'esttrèsemployédanslesens
"espérons;j'espère".
22
PETITEXERCICE


Ezabišūfhāida,bikūnmabUūW.
Bókral-ulēdbikūnumabUūWīn,li'annomafimádrase.
εámmisēkenbiZáKle;báddirūKεaZáKle.
Ezabet-rūK'énta,ánabrūKmáεak.
EzabetrūKu'éntu,menrūKnéKnakamēn.


Etmaintenant,traduisonsenarabe:
− Ilfautquetupartes(ailles)maintenant.–Ilnefautpas.
− Ilfautquenouspartionsd'ici(menháon)pourqu'ilsoit(ikūn)content.
− Ilvautmieuxquetuailleschezluimaintenantparcequ'iln'estpasbienportant(parce
qu'ilestpasbienportant).
− Apportelaradioicipourquelesvoisinssoientcontents.
− Ilnefautpasquetuapportescelivreici.
− IlneveutpasalleràSaïda,ilveutalleravecnousàBeyrouth.
− Tuveuxaller(fém.)àTripoli?
− Oui,monfilsestàl'écoleàZahlé.


Exercicefacultatif(maistrèsconseillésivousn'êtespastropfatigué)
Répétonsunefoisoudeuxàhautevoix:
báddirūK mabáddi(-š)rūK
e
báddak trūK mabáddak(-š)etrūK
báddeketrūKi mabáddek(-š)etrūKi
báddoirūK mabáddo(-š)irūK
báddnadnrūK mabáddna(-š)enrūK
báddkonetrūKu mabáddkon(-š)etrūKu
báddonirūKu mabáddon(-š)irūKu
Lefaitdel'avoirlutouthautnousaideàprendrelepli,laréaction:laboucheetl'oreilles'habituent.

Möšlēzemetjībháwdelaháon!

23
7.Ed-
7.Ed-darses-
darses-sēbeε
sēbeε
Nouvelélargissementdenospossibibilités:
-ak,-ek,-o,-naetc.quiservent
− aprèslesprépositions: εendak,menšēn-o,máε-na
− aprèslesnoms(commepossessif): 'ébn-ak,bént-o
serventaussicommecomplémentdirectduverbe.
Regardonslesexemplessuivants:
bšūf-ak jetevois
bizūr-na ilnousvisite
e
lēzem tjīb-o ilfautquetul'apporte(lui,masc.)
lēzemetjīb-a ilfautquetul'apporte(elle,fém.)
e
báddnadnrūK nzūr-on nousvoulonsallerlesvisiter
 (nousvoulonsquenousallionsquenousvisitionseux)
Deuxremarques:
− pour«me»complémentdirect(ilmevoit),ondit–ni,etnon–i.1Doncnousdirons:
jār-ibizūr-ni monvoisinmevisite
− le-osuffixe(son,le,lui)aunsonprochedeu(ou);ilseradoncdifficilededistingueràl'oreille
entre:
jīb-o(apporte-le!) et jīb-u(apportez!)
e
b tšūf-o(tuleverras) et betšūf-u(vousverrez)
bizūr-o(illevisite) et bizūr-u(ils/ellesvisitent)
c'estsurtoutpouraiderlamémoireetdistinguerdansl'étude(mémoirevisuelle)quenousavons
transcrit -o et -u. Comment distinguer le sens ? Ne pas se tracasser, en fait le contexte évite
presquetoujourslaconfusionpossible2.Ainsi:
Wein(e)l-ektēb?Lēzemetjīb-o!
Lēzemetjīb-ul-Kakīmqawām!


VOCABULAIRE


'ab père 'aH frère


3
báyye  monpère Háyye monfrère
báyyola(Jorj) lepèrede(Georges) Hayyola(X…) lefrèrede(X…)
qūl! dis!(rappel) ['öHwe,'eHwe] frères
zīK bouge!tire! óHt sœur
šáms(fém.) soleil [Hawāt,Hayyāt] sœurs
bāb[bwēb] porte bálad(fém.) pays,village

1
SerappelerlesparolesduChrist:El-iEl-i,lamasabacta-nioùonaàlafoisle-ipossessif(monDieu)etle-ni
complément(tum'asabandonné);c'estlamêmechoseenaraméen,enhébreuetenarabe.
2
Quediredufrançais:"Ceuxqu'ilaimesontplusnombreuxqueceuxquil'aiment"?
3
Seraexpliquéplustard
24
láon[elwēn] couleur elli qui,celuiqui,que
zálame homme,type,individu bárra dehors
besklēt[beskletēt] bicyclette,vélo júwwa dedans
márra[márrāt] fois Hūri[Hwērne] curé,prêtre
'enn,'enno que(souventomis) jánb,Kadd àcôtéde
'ázraq bleu Hzēne armoire
áKmar rouge 'ayy,'áyya? quel?
knīse[knēyes] église 'áyyawāKed? lequel?(quelun?)
meftēK[mfētīK] clef


 TEXTE


− El-Hūribáddoišūf-ak. − Lecuréveuttevoir.
− Uánakamēnbáddišūf-o. − Etmoiaussi,jeveuxlevoir.
e
− Ezahēk,lēzem tzūro. − Si(c'est)ainsi,ilfautquetulevisites.
− 'áKsan'énnoizūr-nihúwwe4.Dēyman − C'estmieuxqueluimevisite.Toujours
biqūl:Báddizūr-konbibēyt-konej-jdīd. ildit:Jevaisvousvisiterdansvotrenouvellemaison.
e
Hēk mnēK.BirūKla-εenden-nēsubizūr- Commeçac'estbien.Ilvachezlesgensetlesvisite
onfibyūt-on.Hēklēzem! dansleursmaisons.C'estcequ'ilfaut(ainsiilfaut).
 -------------------
− YāNāUer! − Nasser!
− Šūfī,yā'émmi? − Qu'ya-t-il,maman?
o e
− Šula nl- ktēbelliεa-W-Wwle? − Quelleestlacouleurdulivrequiestsurlatable?
− 'áyyaktēbbáddek?FīwāKed'áKmarufi − Quellivreveux-tu?Ily(en)aunrougeetilyena
wāKed'ázraq.'áyyawāKedbáddak? unbleu.Lequelveux-tu?
− Möšháwde.(E)l-ektēbelliKadd(janb)ed- − Pasceux-ci.Lelivrequiestàcôtédescahiers.Ilest
e o
d fēter.La no'ábyaV,möšhēk?Jībo blanc(sacouleurestblanc)n'est-cepas?Apporte-le
uzīKel-berdēyeεaneš-šebbēkmenšēn ettirelerideaudelafenêtrepourque
e
nšūfšweyy. nous(y)voyionsunpeu.
e o
− Lā,fišams ktīrel-ya m.Mabáddi − Non,ilyabeaucoupdesoleilaujourd'hui.Jeneveux
zīKel-berdēye. pastirerlerideau.
− Mbála,zīK-ašweyy. − Si,tire-leunpeu.
 -------------------
− Báddiqēl-lakši. − Jeveuxtedirequelquechose.
− TfáVVal! − Jet’enprie.
− La-mīnel-besklētellibárrajanbel-bēb − Aquiestlevéloquiestdehors,prèsdelaporte?
(Kaddel-bēb)? 
− Hāidala-Hayye. − C’estàmonfrère.

4
Onvoitquesihabituellementonsepassedespronomsisolésána,énta,húwwe…(bizūr=ilvisite)parceque
laformeduverbeestassezclaire,ilsserventcependantàinsister,préciser:ánabzūr-o=moi,jelevisiterai.
25
− Qél-lo:Möšlēzemikūnhēkbárra, − Dis-lui:ilnefautpasqu’ilsoitainsidehors,
be-š-šames. ausoleil.
− táyyeb,bqhl-lo.Šūkamēn?Fīšitēni? − Bien,jeluidirai.Quoiencore?Ilyaautrechose?
− É,qhl-li,wēinmeftēKel-bēyt? − Oui,dis-moioùestlaclédelamaison?
möšmáεak? tunel’aspas?(ellen’estpasavectoi?)
− Lā,möšmáεi. − Non,jenel’aipas.
− Maεmīnbikūnhal-meftēK? − Quipeutavoircetteclé?(Avecquiseracetteclé?)
− Báyyebiqūlennol-meftēKbe-l-eHzēne. − Monpèreditquelacléestdansl’armoire.
− táyyeb,rūKjīboqawēm. − Bon,valacherchervite.
 -------------------
− Wēin'émmak? − Oùesttamère?
− Júwwa,maε'Hti.MabáddonirūKuhállaq − Dedans,avecmasœur.Ellesneveulentpasaller
e
εa-l- knīseli'ánnofīšéte. maintenantàl’égliseparcequ’ilyadelapluie.
− táyyeb,menrūKbaεdēn.Qél-lonénno − Bon,nousironsaprès.Dis-leurque
e
m nrūKsáwa. nousironsensemble
 -------------------
− Haz-zálameεendoulēdektīr:arbaεulēd − Cethommeabeaucoupd’enfants:quatregarçons
uHamesbanēt. etcinqfilles.5
− Uhal-wáladkamēnεendo'HweuHawēt. − Etcetenfantaaussidesfrèresetdessœurs.
Biqūlennoεendotlet'HweutletHawēt. Ilditqu’ilatroisfrèresettroissœurs.
− BáddirūKšūf-on.LēzemenrūKšimarra. − Jevaisallerlesvoir.Ilfautquenousallionsunefois.
e
Mabáddak tšūf-on'énta? Tuneveuxpaslesvoirtoi?
− Mbála,brūKmáεak. − Si,j’iraiavectoi.


REMARQUES


Soufflonsunpeu,aprèscelongtexte,etremarquonsseulement:
− Tuaslaclé(surtoi,avectoi)? maεakel-meftēK?
εendestplusgénéral:
− Tuas,tupossèdes(cheztoi)uneclé? εéndakmeftēK?
− Tuaslaclé?(sinonsurtoi,dumoinscheztoi) εéndakel-meftēK?
(Ces tournures sont parfois traduites littéralement par les libanais s’exprimant en français, d’où le
libanismecorrespondant:«Lacléestavectoi?»)


Et puisqu’il n’y a pas d’autre remarque aujourd’hui sur l texte, parlons d’autre chose: complétons
notreféminin:
 Šūbáddak'enta? Queveux-tu?(masc.)?
 Šūbáddek'enti? Queveux-tu?(fém.)
Deplus,"l’enfantdoitvoirsamère,lafilledoitvoirsamère"sedira:

5
Nousverronslaquestiondesnombresplusloin.Continuonsd’avalersanstirertoutauclair.
26
 (e)l-wáladlēzemišūf'émmo
 (e)l-benetlēzemt-šūf'émma
tiens!«tuvois»(masc.)et«ellevoit»ontlamêmeforme?Oui,etlàencorelecontexteempêchera
généralementlaconfusion,onbienonajoutera'éntaouhíyyepourpréciser:
 lēzemet-šūf-o seraainsiprécisé:
 lēzem'éntadt-šūfo ou lēzemet-šūfo'énta ilfautquetu(masc.)levoies
e
 lēzemhíyyet-šūfo ou lēzem t-šūfohíyye ilfautqu’ellelevoie
Avecbadd-onaura:
 bádd-adt-šūf   elleveutvoir
 'émmakbáddadtšūfak  tamèreveuttevoir
 -------------------
EtmaintenantunTHEME(traductiondanslalangueétudiée):
− Ilyaiciunhomme,ilveuttevoir.
− Quemeveutcethomme?
− Ilditquetuaslaclédel’église.
− (Cen’est)pasexact.Lacléestchezlecuré.
− Dis-luiqu’ilaillelachercher.(=Dis-luiilailleilapporte-le)
− Voissi(eza)labicycletteestdehorsou(wálla)dedans.
− Çasuffit!Jesuisfatiguédecetteleçon.
N.B."Quemeveut-il"=Queveut-ilde-moi(ménni)

Anataεbēn
menhad-dars

27
8.Ed-
.Ed-darset-
darset-tēmen
tēmen
Laissons un peu les verbes du genre šuf / jīb et prenons pour changer : kátab, "il a écrit" afin
d'apprendremaintenantlepassé.Examinons:
Šukatáb-t,yāYūsef? Qu'as-tuécrit,Joseph?
Katáb-tmaktūb. J'aiécritunelettre.
Šukatáb-ti,yāMáryam? Qu'as-tuécrit,Marie?
Katáb-ted-dars. J'aiécritlaleçon.
Deuxconstatations:
− JeetTumasculinontlamêmeforme:onajoute–tàla3èmepersonnedupassé(ilaécrit)quisert
deformedebase.
− L'accentsedéplace,serapprochedu–t,-ti:ilétaitsurlepremiera,ilestpassésurledeuxième.
"Vous"et"ils/elles"seformentenajoutant–u(commejībjīb-u)
kátab ilaécrit
kátab-u ils/ellesontécrit
katábt tuasécrit
katábt-u vousavezécrit
"Nous",enfin,seformeenajoutant–naet"elle"enajoutant–et
Voicimaintenantlaconjugaisoncomplète:
je katáb-t(katábet)1
tu katáb-t(katábet) il kátab
tu(fém.) katáb-ti elle kátab-et
nous katáb-na ils/elles kátab-u
vous katáb-tu
Vousremarquezquelestroisièmespersonnes(ils,elle,ils/elles)sontrangéesàpart,dansunemême
colonne;c'estquedansTOUSlesverbesauPASSÉ,ellesontquelquechosedespécial,communaux
trois,maisdifférentdesautrespersonnes.Ici,c'estl'accent:
 l'accentestaudébutauxtroisièmespersonnes
 l'accentestjusteavantlessuffixes–t,-ti,-na,-tu.
Remarquonsceladanslestextesci-dessous.
VOCABULAIRE


be-,b- avec(instrument),par tárak ilalaissé,abandonné


maε avec(encompagniede) dáfaε ilapoussé(quelqu'un)à…,ilapayé
e
MaUr,MaU r l'Égypte sákat ils'esttu
maUri égyptien sá'al ilainterrogé,demandé
εaql,εaqel intellignece,esprit máraq ilestpassé
Káda quelqu'un Wálab ilademandé(unobjet/service)
maKada personne(ne…) 'áHad ilapris,reçu
mawjūd présent,quisetrouve Várab ilafrappé

1
suivantlarègleBent–Benet,voirleçon2
28
 TEXTE


− 'émmihállaqmawjūdebi'amérka; − MamèremaintenantsetrouveenAmérique:ellea
kátab-etmaktūbmenhaonikqabeljömεa, écritunelettredelà-basilya(=avant)unesemaine,
o e 2
u'aHád-nadl-maktūb(e)l-ya meU-Uob K . etnousavonsreçu(pris)lalettreaujourd'huimatin.
e
'ánakamēnkatáb tmaktūb. Moiaussij'aiécritunelettre.
− Kīfkatáb-tel-maktūb? − Commentas-tuécritlalettre?
− Katáb-tel-maktūbbe-l-qálam. − J'aiécritlalettreàlaplume.
− ŠūhaU-UyāK?šūhaV-Vajje?šūfībárra? − Qu'est-cequecescris?quelestcevacarme?Qu'ya-
 t-ildehors?
− El-ulēdVárab-u…yáεni… − Lesenfantsontfrappé…euh…
− ‰árab-umīn?RūKšūfubaεdēnqēl-li. − Ilsontfrappéqui?Vavoir(va,vois)etensuitedis-
(ilrevient) moi.(ilrevient)
− YūsefVárab'Ht-oMáryam? − YoussefafrappésasœurMaryam?
− Lā.HíyyeVárab-etHayy-a. − Non.(C'est)elle(qui)afrappésonfrère.
'ánasa'áltdel-bent. J'aiinterrogélafille.
− E?sa'ált-a? − Oui?tul'asinterrogée?(tuluiasdemandé?)
i
− E,sa'ált:Lē šVarábtiYūsef? − Oui,j'aidemandé:pourquoias-tufrappéYoussef?
basshíyyesákat-et. maiselles'esttue.
− Hē!hāidadalīlénnohíyyeelliVárabet-o. − Ah!c'estunsignequec'estellequil'afrappé.
− MaZbūW. − (C'est)exact.
 -------------------
− Fīháonzálame. − Ilyaiciungars(unindividu).
− Mīnhúwwe?šūbáddo? − Quiest-ce?queveut-il?
i
− Hā daz-zálame(e)lliWálabel-meftēK − C'estl'hommequiademandélaclé
mbēreK. hier.
− ÁyyameftēK?–MeftēKl-eknīse. − Quelleclé?–Laclédel'église.
o
− E,kamēnmárra!šūbáddol-yá m? − Ah!encoreunefois?queveut-ilaujourd'hui?
− Máraqbe-š-šēreεu'émmikamēn − Ilpassaitdanslarueetmamèreaussi
máraq-etbináfsdeš-šēreε3usá'alkīf passaitdanslamêmerueetilademandécomment
i
Kālak,uwē nak:sá'aléza'éntamawjūd tuvas,etoùtues:ilasdemandésitues(présent)
be-l-bēyt. àlamaison.
− Sa'ált-ošūbáddo?–E,sa'ált-o. − Tuluiasdemandécequ'ilveut?–Oui,jel'aiinterrogé
− tálabménnakši?–Lā,wá-laši! − Ilt'ademandéquelquechose?–Non,rien!
 -------------------

− El-Kakīmbiqūlennojāroqátalnáfs-o. − Ledocteurditquesonvoisins'esttué(suicidé).

2
C'estlemotcourantpour"matin";UabāKs'emploiedanslasalutation.
3
Náfs=l'âme,soi-même.Cemotsertpourrendreleverberéfléchi(sefrapper);Várabnáfso=ilafrappéson
âme,soi-même,ils'estfrappé.Ilsertaussiàexprimer"lemême":bináfselbēyt=danslamêmemaison.

29
− Lēiš?–Li'ánnomárto4táraket-o. − Pourquoi?–Parcequesafemmel'aabandonné.
− Basshúwwe(e)llitárakmártoutárak − Maisc'estluiquialaissésafemmeetaabandonnéses
ulēdo. enfants.
− Lā!híyyedllitáraketulēdaujáoza4, − Non!(C'est)ellequiaabandonnésesenfantsetson
usa'ált-a:Lēištarákti mari,etjeluiaidemandé:Pourquoias-tuabandonné
o
já zekuulēdek?Sákatet. tonmariettesenfants?Elles'esttue.
5
− Meskīnhar-rejjēl ! − Pauvrehomme!(Pauvre,cethomme!)
− AllayérKam-o!6 − Dieuluifassemiséricorde!
 -------------------
Monsieur Haddad, père de Youssef et Maryam, et le Docteur Elias sont au café. Le garçon, qui a
oubliéleurcommande,revient:
 Be-l-qáhwe Aucafé
− ŠūWaláb-tu? − Qu'avez-vousdemandé?
− ÁnaWalábetbīraul-HawējaWálabqáhwe,u − Moij'aidemandéunebièreetleMonsieura
Waláb-nakamēnkaεek. demandéuncafé,etnousavonsdemandéaussides
 gâteaux.
− Hállaqbjībel-köll.Bassdaqīqa − Toutdesuite,j'apportetout.Seulementuneminute.
(bassedqīqa) 
− YāHawēja(E)lyēs,šūbiqūlube-r-rādyo? − MonsieurElias,quedit-on10àlaradio?
− RūsyabáddaKárb. − LaRussieveutlaguerre.
− Lā,lā,möšmúmken!–Mbála! − Non,non,paspossible!–Si!
i 7
− Yāzálame,wē nεáqlak? Möšmaεqūl, − Monvieux(Ôhomme),oùesttonintelligence?Ce
i
hā da!RūsyamabáddaKarb. n’estpassensécela!LaRussieneveutpaslaguerre.
− Ánamöšmáεakb-hal-mawVūε. − Jenesuispas(d’accord)avectoisur(dans)cesujet.
a 8 e
− Maε lēyš.Yálla lēzem nrūK. − Çanefaitrien.Allez,ilfautquenouspartions
9
(legarcon)–Dafáε-tuKaqq el-bīrau-el- − Vousavezpayéleprixdelabièreetducafé?
qáhwe?MaKadadáfaε! Personnen’apayé!
− Mbála!Ánadafáεet.–MaZbūW. − Si!Moij’aipayé.–C’estexact.

(Ilssortent)
− MnīKelli11tarák-namawVūεel-Karb. − Heureusement(c’estbien)quenousavonslaisséle

4
Jáoz=mari,époux;mára=femme,épouse.Pourquoicet(martto)?Onverraplustard.
5
Rejjēl(plur.Rjēl)estlemotpour"homme"opposéàfemme.
6
Seraexpliquéplustard.Seditquandonmentionneundéfunt.
7
Pasdifficileàprononcer:diretranquillementεa…(puisaprèsarrêtnet)…lak.Laracineε-q-lseretrouvedansmaεqūl.
8
Cemot,àl’origine"Yā-Allāh","ÖDieu"(qu’onappelleavantdefaireuneffort)estàprésentunesimplemot
d’exortation"Allez!Allons!"
9
Cemot€aqqveutdire"ledroit",etaussi"leprix"("ledroitdelabière",cequejedonnepouravoirdroitsur
elle,pourqu’ellesoitmienne).AinsionditHāida,šūKaqqo?=ça,combiençacoûte?
10
Onn’existepasenarabe.Unedesfaçonsdeletraduire,c’est"ils".

30
 sujetdelaguerre.
− MaZbūW.táyyeb,b-HāWr-ak12yāabu-Yūsef.13 − Oui.Bien,(alors)aurevoirAbouYoussef.
− Maεes-salēme! − Aurevoir!


REMARQUES


Lestextesdeviennentpluslongs–carleschosesquenouspouvonsdiresemultiplient–etilestbonde
ressasseretretournerlesformesdanstouslessens.Sipourcertainsc’esttropàlafois,ilspourront
étalerl’effortsurplusieursjours.
-------------------
Parlonsunpeudesnombres:
1=wKad 6=sétte 1er='áwwal 6ème=sēdes
2=tnhin 7=sábεa 2ème=tēni 7ème=sēbeε
3=tlhte 8=tmhne 3ème=tēlet 8ème=tēmen
4='árbεa 9=tésεa 4ème=rābeε 9ème=tēseε
5=Hámse 10=εášra 5ème=Hāmes 10ème=εāšer
Lesdizainesseformentenajoutant–īnauxnomsd’unité:
40='arbεīn 60=settīn 80=tnenīn mais20=εešrīn
Mais surtout nous avons rencontré  'árbεa ulēd u Hámes banēt (Leçon 7) et  tlet 'öHwe utlēt Hayēt.
Celanousamèneàdirequelesnombresde3à10devantunnomperdentle-eoule-afinal(etleē
longdetlēteetdetmēneseraccourcit)
Līra(plur.:Lirāt)=unelivre(monnaie)
3=tlhtetlétlirāt=3livres 7=sábεasábeεlirāt=7livres
4='árbεa'árbeεlirāt=4livres 8=tmhnetménlirāt=8livres
5=HámseHámeslirāt=5livres 9=tésεatéseεlirāt=9livres
6=sétteséttlirāt=6livres 10=εášraεášerlirāt=10livres
Uneconsolation:l’accentn’apaschangé,ilesttoujourssurlamêmesyllabe.Maisonvoitapparaître
lepetite.
Etpourdeuxavecunnom?Ilyauneformespéciale,appelée"duelle":onajoutelafinale–ēinàlafin
dumotsingulier.
Walad-ēin=deuxenfants bent-ēin=deuxfilles ktēb-ēin=deuxlivres(àlire)

11
Danscetteexpression"heureusementque","c’estbienque"ontraduitle"que"parelli
12
 "Au revoir" se dit b-HāWr-ak (de-par ton bon plaisir = permets-moi de te quitter), phrase dite par celui qui
quittel’autre,quipart.OnrépondMaεes-salēme=aveclesalut-la santé.Le"bon plaisir"(etaussi"désir,
envie", on le verra) c’est HāWer, mais le e tombe devant –ak, -ik; cependant il se maintient devant –kon (et
mêmedevientaccentué,onverrapourquoiplustard)etdoncàplusieurspersonnesquel’onquitte,ondira:
b-HāWér-kon.
13
 On aime bien appeler un homme qui a un garçon par le nom de ce garçon (le nom de l’aîné s’il y en a
plusieurs):ôpère-de-Youssef!Demêmelamèreseraappelée'EmmYūsef.

31
Pourenfiniraveclesnombres,terminonsparundétailcurieux:après10,doncàpartirde11jusqu’à
l’infini,onn’emploiepluslepluriel,maislesingulierdesnoms;autrementdit,onaura:1cheval,3
chevaux,…10chevaux,11cheval,12cheval…100cheval,1000chevaletc.Donc:
Fīhaonεešrīnwálad=ilyaicivingtenfants


Dernièreexplication,promisedepuislongtemps:lesmotsfémininsseterminentnormalementpar–e,
maisparfoispar–a;quand?seulementquandlaconsonnequiprécèdeest"lourde",soitemphatique
(V, W, U, Z) soit gutturale (ε, ġ, h, K, H et parfois le r) Les nombres suivent, remarquons-le, cette
fantaisie:tlētee,'arbεaa,Hamsee,settee,sabεaa,tmēnee,tesεaa,εašraa.


Attention: Rappelons qu’une explication n’est pas une chose à apprendre par cœur. C’est une
réponseàlacuriositélégitimedevotreesprit.Quantàappliquerlarègle,celaviendraàlalongueavec
l’usage.
 -------------------
 THEME
− L’autocarvientdepasser.(=maintenantestpassélebus)
− Personnen’estpasséparici.(menháon)
− Quiaécritcettelettre?–Personnen’aécrità(=la-)mamère.
− Ilademandéquelleheureilest14.
− Illuiademandéoùtues.
− Ilm’ademandéunlivre.
− Ilm’ademandé50livres.(argent)
− Personnenem’ademandédel’argent.(m’=demoi=ménni)
− Si,moi,jet’aidemandé10livres.


MaKada
katabli… Mbála,
'ana!

14
Attention:est-ceunequestionouunerequête?Pourunequestion:sá'aletcomplémentdirect(sá'alni).Pour
unerequête:Wálabetlaprépositionmen(Walabménni).

32
9.Ed-
9.Ed-darset-
darset-tēsēε
tēsēε
Espéronsquevousn’avezpasoubliénosanciennesconnaissances:šūf,jīb,rūK,kūn.Voyonunpeuce
quivaleurarriverauPassé.OnlesconjuguecommeTOUSLESVERBESenarabe,enajoutantles
finalesconnues: -t,-t,-ti…-et,-na,-tu,-u donc exactement celles que nous avons
employéesavecKatab.
YāMáryam,zr-tijirānek? Maryam,tuasvisitétesvoisins?
E,zr-tjirāni. Oui,j’aivisitémesvoisins.
Šéf-tuAbu-Yūsef? VousavezvuAbou-Youssef?
E,šef-naAbu-Yusef. Oui,nousavonsvuAbou-Youssef.
Jéb-tuKalīb? Avez-vousapportédulait?
E,jéb-naKalībuHóbez. Oui,nousavonsapportédulaitetdupain.
Uneconstatation: ūlongdevientebrefouöbref(zört,šeftu)
īlongdevientebref(jebna)
Etlestroisièmespersonnes?Commeprévu,ellesserontdifférentes–commetoujoursaupassé–et
onauraunāouunēlong.
zār ilavisité
zār-et,zār-u elleavisité,ilsontvisité
šēf,šēf-et,šēf-u ilavu,elleavu,ilsontvu
jēb,jēb-et,jēb-u ilaapporté,elleaapporté,ilsontapporté
qāl,qāl-et,qāl-u iladit,elleadit,ilsontdit


VOCABULAIRE


kēn ilétait,ilfut kēnbaddo ilavoulu,ilvoulait


kent j’étais,jefus kentbaddi j’aivoulu,jevoulais
fī ilya kēnfī ilyavait,ilyaeu
εéndi,fīεéndi chezmoi,j’ai kēnεéndi,kēnfīεéndi j’avais,j’aieu
qóUUa[qóUaU] histoire Hábar['aHbār] nouvelle
Uábi[Uobyān] garçon (el-)bēqi restant,(le)reste
Vēif[Vyūf] hôte,visiteur Kélu joli;sucré
qarīb près,proche 'áKla plusjoli
qarīb[qarāyeb] proche,parent UāKeb[(a)UKāb] ami;propriétairede


 TEXTE


− El-yaomeU-UobeKkent(kenet)εend'emm − Cematinj’étais(j’aiété)chezOumNabil,
Nabīl,li'ánnokentbáddizūr-ha. parcequejevoulaislavisiter(luirendrevisite).
− Šefetjaoz-hakamēn? − Tuasvusonmariaussi?
− E,šéft-o. − Oui,jel’aivu.
e o
− Ušujeb tmáεakmenha nīk? − Etqu’as-tuapporté(avectoi)delà-bas?
− JebetHábar! − J’aiapportéunenouvelle!
− NšallaHēyr! − Unebonne,j’espère!(espéronsdubien)

33
− E,'emmNabīljēbet1Uábi.AbuNabīl − Oui,OumNabilaeuungarçon.AbouNabilest
mabUūW! content!
i
− Hā datēniwáladεend-on,el-bēqiköll-on − C’estledeuxièmegarçonchezeux,lereste(c’est)
banēt.‹amesbanētfiεend-on. toutesdesfilles.Ilsontcinqfilles.
− YāJamile,röK-tila-εend'emmNabīl? − Jamilé,es-tualléechezOumNabil?
e
Lēzem trūKi! Ilfautquetuyailles!
2
− Ma,zört-ha mbēreK! − Mais,jel’aivisitéehier!
− Šūqālet? − Qu’a-t-elledit?
− Qālet:'áhlausáhla! − Elleadit:Bienvenue!
h 3
− U'enti,šūqeltí-l a?  − Ettoi,queluias-tudit?
− Ánaqelt-élha:Mabrūk! − Moijeluiaidit:Félicitations!
(Béni=événementbéni)
 -------------------
− WēinkénetawwalembēreK4 − Oùétais-tuavant-hier?
i
− Makentbe-l-bēyt;kentbiBe rūt. − Jen’étaispasàlamaison,j’étaisàBeyrouth.
− ‹áyyeFahimšēf-akukamēnmártošāfet- − MonfrèreFahimt’avuetsafemmeaussit’avu.
ak.HíyyekamēnkēnetbiBeirūt.Kēnet ElleaussiétaitàBeyrouth.Ellevoulaitvisiterdes
baddatzūreUKāb. amis.
i
− U'entu,wē nkéntubinafsel-waqt? − Etvous,oùétiez-vousàcemêmemoment(dansle
 mêmetemps)?
− Ma,kénnabe-l-bēyt!KēnfiεéndnaVyūf. − Maisnousétionsàlamaison!Nousavions(ilyavait
 cheznous)deshôtes.
− MīnhawdeeV-Vyūfellikēnuεendkon? − Quisontceshôtesquiétaientchezvous?
− NēsmenSūr.–a{Kab? − DesgensdeTyr.–Desamis?
− La,qarāyeb.–Bayyakkēnmawjūd? − Non,desparents.–Tonpèreétaitlà(présent)?
− Lā,bass'émmikēnetmawjūde. − Non,mamèreseulementétaitlà.
− BáyyerāKεaZaKleujēbemlábbasmen − MonpèreétaitalléàZahlé5etaapportédesbonbons
haonikmenšēneV-Vyūf. delà-baspourlesinvités.
i
− Wē n'öHtak?–RāKetεa-s-sínama. − Oùesttasœur?Elleestalléeaucinéma.
− LēišmarKet'entakamēn? − Pourquoin’es-tupasallétoiaussi?
− El-fílemmöšemnēK.Mabaddī-ššūf-o! − Lefilmn’estpasbon.Jeneveuxpaslevoir!
− Ánašöft-o,ktīrKelukēn.Maεlēyš,márra − Moijel’aivu,ilétaittrèsbeau.Tantpis,tuirasune
i e
tēn eb trūK. autrefois.

1
 Populairement pour "enfanter" on dit "amener" (au monde); si on demande, d’une femme partie à la
maternité,oùelleest,onentendrépondre"RāKetetjīb"=elleestalléeaccoucher(amenerunenfant)
2
 Ma non accentué (le ton monte sur le verbe) équivaut à une protestation, une rectification: Mais voyons…
 –Lēišmajébte(š)l-ektēb?–Majébt-o!
3
Qélti+l-ha=qeltí-lha;etjusteaprès:qelt+l-ha=qelt-élha.Celaseraexpliquéplustard.
4
"Lepremierhier"=avant-hier.Onentendaussi:'awwelt-embēreK.
5
Onvoitquenotrepasséarabetraduitdiverstempsfrançais:RāK=ilalla,estallé,étaitallé

34
− Šūbiqūludn-nēslámmabišūfu'aflēm6 − Quedisentlesgensquandilsvoientdesfilmsdecette
menhaš-šekel? espèce?
e e
− Lámmašef thal-fíl m'ána,εajábniuεájab − Quandj’aivucefilm,moi,ilm’apluetilaplu(à)
köllen-nēs7. touslesgens.
− HállaqfīεendiqóUUaKélwe! − Maintenantj’aiunebellehistoire.
8
− Qūltanšūf!  − Racontevoir(dispourquenousvoyions)!
e
− Márrakēnfīmálek,kēnεéndo'eb n'áεma − Ilyavaitunefoisunroi,ilavaitunfilsaveugleetune
ubenetHársa… fillemuette…
− Yāmeskīn!Balahal-qóUUa!Baddnaši − Ôlepauvre!Laissetombercettehistoire(inutile,
'áKla! cettehistoire)!Nousvoulonsquelquechose(de)plus
 beau
− táyyeb.Márrakēnfīmálek,kēnεéndo − Bon.Ilyavaitunefoisunroi,ilavaitunfilsmuetet
e e
'eb n'áHrasuben tεámya… unefilleaveugle…
− Bass,yaHáyye,bass!Mafi(š)endakġēir − Assez,monfrère,assez!Tun’aspasd’autres
hal-qóUaU? histoires(tun’aspasautre(que)ceshistoires)?


REMARQUES


Ed-darset-tēnipeutsedireaussitēnidars=ladeuxièmeleçon.
Mais darstēni=unedeuxièmeleçon,uneautreleçon
Comme bēytkbīr=unegrandemaison(l’adjectifétantaprès)
Distinguonsdonc hāythnimárra  c’estladeuxièmefois
et márrathnie  unedeuxièmefois,uneautrefois
Eneffet,sil’adjectif,dansdetellestournures,estavantlenom,ilresteaumasculin.Onsentmieuxla
différenceaveclesautresnombres:
 thletmárra   latroisièmefois
 márrathlt-e   unetroisièmefois
Pour la chute du e de thlet (dans thlt-e), on verra plus tard. Retenons surtout la différence de sens
entre"thnimárra"et"márrathnie".
 -------------------
Nousconnaissonktīret'áktar(plus);voicimaintenantKéluet'áKla(plusjoli)
'áKlaménnak   plusjoliquetoi
'áKlamenhēik   plusjoliquecela
i
mafi(š)'áKlamenhē k  iln’yapasplusjoliqueça,iln’yariendeplusjoli.
Contentons-nousdecelapourlemoment.
 -------------------

6
Oui,mêmelesmotsétrangerspeuventavoiunplurielarabe:filem['aflēm]
7
εájab=verbedutypekátab.Pourquoil’accentpasse-t-ilsurle2èmeadansεajábni?Nousverronscelabientôt
enlongetenlarge.
8
Taestuneabrévationde€atta=pourque.


35
Ġēir=autre,autreque…
ġēirhal-qóUaU autre(chose)queceshistoires
i i
mafi(š)ġē rhā da iln’yariend’autrequecela,iln’yaqueça
mafi(š)ġēir-o? iln’yenapasd’autre(quelui)?iln’yaquelui?
ġēir-o? (dansunmagasin)autrechose?etavecça?
i
'énta'áKsanmenġē rak? es-tumeilleurquelesautres?
Lesautres,touslesautres,toutautrequemoi=ġēir-i
Lesautres,touslesautres,toutautrequetoi=ġēir-ak(fém.:ġēir-ik)
 -------------------
Enfin,nousavonsvuque"pourque"peutsedireKatta,menšēn,etaussita.Onentendparfoisladans
lemêmesens,spécialementdanslaphrase:
taεālaqél-lak viensquejetedise;viens,j’aiquelquechoseàtedire


PETITEXERCICE


− Húwwezārniuanazört-o.
− Bizūr-niktīr,uánabzūr-okamēn.
− YaYūsef,šuqelt?–YāMáryam,šuqélti?
− RūKmaεohállaq.–RāKmaεakεa-s-sínama?
− HíyyerāKetmaε'Hti.–εájab-akel-filem?
− ‹áyyešēfel-filem.–Kīf,εájab-o?


THEME


− C’estlacinquièmefoisqu’ilmevisite–Qu’est-cequ’ilt’adit?(quoia-dità-toi)
− Ilm’adit:Vaaveclui,moij’iraiaprès(ensuite)
− J’aidesparentsàTyr.–Etmoij’aidesamisàTripoli.
− OJamilé,qu’as-tuditàl’enfant?
− Ilaapportédesbonbonsàsasœur.
− Tuasnotrehôte.Vousêtesnoshôtes.
− Masœuraeuunefille. 'anajebetHábar
− Queveux-tud’autre(=autrequelui)? menhaonīk
− Nosvoisinsontvucefilm,ilétaittrèsbeau.

Incha'allah
Heyr…

36
10.Ed-darset
10.Ed darset-ε
darset εāšer
āšer
Lessuffixes–i,-ak,-ek,-oontuneformedifférentequandilssontemployésaprèsunevoyelle;celle-
cis’allongeetlessuffixesdeviennentrespectivement:
-yi (1èrepersonne) wára+i=waryi derrièremoi
-k (2èmepersonnemasculin) war-k derrièretoi(masculin)
ème
-ki (2 personneféminin) war-ki derrièretoi(féminin)
h ème h
- (3 personnemasculin) war  derrièrelui
Lesautressuffixes-a,-na,-kon,-ons’emploientdanslesdeuxcas:aprèsuneconsonneetaprèsune
voyelle: šēf-na,war-kon,…
h ème
Le petit  (3  personne masculin) est généralement muet, mais il nous sera utile plus tard. La
différenceentre"derrière"et"derrièrelui",c'estdoncl'accent.Eneffet,onremarquequedanstous
cescas,l'accentsedéplaceverslafindumot,etlavoyellefinaleprendl'accentets'allonge.
Sionajoutequ'ilsepasselamêmechoseavectouteprépositionouverbeterminéparunevoyelle,par
exemple:
šhfu ilsontvu šēfh ilsl'ontvu
bijbu ilsapportent bijībh ilsl'apportent
ézabišfu s'ilsvoient ézabišūf-k s'ilstevoient
nousensauronsassezpournouslancerdansletexteci-dessous,etfaireconnaissanceavecunnouveau
mondedeproblèmes.Rassurons-nous,celanoussemblerabientôtfacile,sansproblèmeenfait.


VOCABULAIRE


bestēn[besātīn] verger Uār-iUīr arriver,seproduire,devenir1


jnāyne[jnāynēt] jardin 'akel lemanger,nourriture
körsi[karāsi] chaise kbīr grand,gros,âgé
Kādes[Kawēdes] accident,incident zġīr petit,jeune
kalb[klēb] chien el-KaqqεalaX ledroitestcontreX,Xatort,
c'estlafautedeX
 TEXTE


− El-jirānšēfuHáyyek,yāMaryām? − Lesvoisinsontvutonfrère,Maryam?
− É,šēfh.Kēnbe-l-bestēn. − Oui,ilsl'ontvu.Ilétaitdanslejardin.
− Ušēf-kikamēn.–Lā! − Etilst'ontvueaussi.–Non!
− Mbála,Elyēsjarnašēf-ekmaεHayyek,u − Si,Eliasnotrevoisint'avueavectonfrère,etsa
mártokamēnšāfet-ek. femmeaussit'avue.
− Ma'éntikéntimaεHayyekbe-l-bestēn? − Mais(enfin)tuétais(bien)avectonfrèredansle
 jardin?
− É,kent,bijūzšēf-ni2,walēkenána,ma − Oui,j'(y)étais,ilsepeut(qu')ilsm'aientvue,maismoi
e
šef tKáda. jen'aivupersonne.

1
Conjuguercommejēb-ijīb

37
− táyyeb.Hállaq,wēinbáyyeku'émmek? − Bon.Maintenant,où(sont)tonpèreettamère?
Sa'áltYūsef? As-tudemandéàYoussef?
i e
− É,sa'ált-o:Wē n-on?Qāl-li:Qab lsēεa − Oui,jeluiaidemandé:Oùsont-ils?Ilm'adit:Ilya
kēnube-l-bēyt.Hállaqmöšmawjūdīn. (avant)uneheure,ilsétaientàlamaison.Maintenant
ilssontabsents(pasprésents).
 -------------------
− Yāulēd!Jébtudl-kalbez-zġīrellikēnbe- − Lesenfants!Avez-vousapportélepetitchienqui
l-ejnāyne? étaitdanslejardin?
− E,jebnhh3ujebnh-lokamēn'akel.Bassma − Oui,nousl'avonsapportéetnousluiavonsapporté
baddo(š)hal-'akel. aussidelanourriture.Maisilneveutpas(de)cette
 nourriture
− El-Kaqqεalamīn? − Aquilafaute?
− El-Kaqqalēyh,hal-'akelWáyyebdektīr! − C'estsafauteàlui,cemangeresttrèsbon!
e
− Lā,el-Kaqqεalēy-ki,yaben t!Li'anno − Non,c'esttafaute,fillette!Parcequec'estsec:
i 4 e
hā danēšef:jībimayy ,ub tšūfišubiUīr. apportedel'eau,ettuverrascequiarrivera(cequiva
 sepasser).
h h
(Jēbetmáyyu-l-kálb'ákal- onköll- on) (Elleaapportédel'eauetlechienatoutmangé(lesa
 tousmangés))
 -------------------
5
− YāAbūna ,hawdeen-nēsbadd-onizūru − MonPère,cesgensveulentvisiterl'église,etensuite
l-eknīse,ubaεdenbizūr-kbe-l-bēyt. ilstevisiterontàlamaison.
e
− 'áhlanwasáhlan!(…)Šēful- knīse? − Bienvenus!(…)Ilsontvul'église?
h
− E,šēf- a. − Oui,ilsl'ontvue.
− táyyeb,qél-lhonifūtuεa-l-bēyt,ujību − Bon,dis-leurd'entrer(qu'ilsentrent)danslamaison,
karāsi,'entau'Htak:fītlētkarāsibe-l- etapportezdeschaises,toiettasœur:ilyatrois
h
maWbaH,jīb- onla-haon,qawēm! chaisesdanslacuisine,apportez-lesici,vite!
− Tékram!6 − Tuserashonoré(=ceserafait)
 -------------------
− ŠūUār?–Wálaši. − Qu'est-ilarrivé?–Rien
− Mbála,UārmaεoKādes.KēnmajrūK, − Si,illuiestarrivéunaccident.Ilaétéblessé,onl'a
7 h
'aHadh εa-l-mestášfauhallaqjēb εa-l- emmené(pris)àl'hôpitaletmaintenantonl'a
bēyt. (r)amenéàlamaison.
− {ār'aKsan,yaεni? − Ilvamieux(ilestdevenumieux),c'estàdire?
− E,HálaU. − Oui,c'estfini.

2
"me"complémentdirectduverbeesttoujours–ni,aprèsvoyellecommeaprèsconsonne.
3
lesuffixe-naseprononce-nēsileverbeestsuiviimmédiatementd'uncomplément.
4
Onentendaussimoyy(entreaeto)
5
Abūna="notrepère",c'estletitrequ'ondonneauprêtre,aucuré.
6
Réponse àune demande, un ordre.Formeverbalequi seravue plustard.Auféminin,ens'adressantàune
femme,onrépondra:Tékrami.
7
'áHadu,ilsontpris=onapris.

38
REMARQUES


Nousavonsobservéquequandunverbesetermineparunevoyelle,ellen'estpasaccentuée;maissi
onl'accentue(enl'allongeant)c'estsignequ'onajoutel'idéede"le"complément:
 bizru ilsvisitent
h
 bizūr  ilsLEvisitent
ouencore:
− Yabenet,jbil-kalb. − Fillette,apportelechien.
o
− Šu?Bjībel-kalbl-ha n? − Quoi?(ilfautque)j'apportelechienici?
− É,jībhla-haon. − Oui,apporte-LEici.
e e h
− B tšfiHayyekbókra?Ézab tšūf ,qēl-lo − Tu(fem.)verrastonfrèredemain?Situlevois,dis-
baddizūr-o. lui(que)jeveuxlevisiter.
Cedernierexemple,ainsiquelejebnh-lodutexteprécédentnousmontrequel'accentsedéplaceaussi
verslecomplémentli,lak,lo…Nousconnaissionsjib-li,qel-li,baddiqel-lak;remarquonsmaintenant:
 jbijīb-li jbujīb-lo
 biqlubiqūl-li jébnajebnh-lak8
Résumonscettehistoired'accent:Quandleverbesetermineparunevoyelle:
- dansleverbeseul(sanssuffixe-pronom)ellen'estpasaccentuée;
- maiselles'allonge(unpeu)etprendl'accentdèsqu'onajoute
- soitlanégation-š
- soitunpronomcomplémentdirect(-ni,-k,-ki,-a…)
- soitunpronomcomplémentavecl-(-li,-lak,-lik,-lo…)
Ceuxquecesrèglesthéoriquesrebutentn'ontqu'àlireattentivementcequisuit:
 jhbumajēb-š jébtimajebt-š
 jēb-li jebt-li
 jēb-ha jebt-ha
Deuxpetitesremarquespourfinir:εala(sur,contre)devient:εaleyye(surmoi,contremoi)puisεaley
devantlesautressuffixes:εalhyk,εalhyki,εalhyh,εalhyha,εalhyna…
 -------------------
Lanégationajoutéeauverbeseforme,avaons-nousdit,avecma…š(mabadd-š);enfaitunseulde
cesdeuxélémentspeutsuffire.Nouspouvonsdoncavoirmabáddi,oubadd-š.Lesdeuxformesma
badd-šetmabáddisontlesplussouventemployées.
 -------------------
Nouspouvonsenfindonnerdeuxéclaircissementssurdesproblèmespassés:Hiyyē-veutdireVoici…
hiyyē-ni =mevoici hiyyēh =levoici
 hiyyē-k(i)=tevoici hiyyē-ha =lavoici
  hiyyē-hon =lesvoici
h
Etpuisquenousconnaissonsεaley =surlui,contrelui,nouscomprenonsenfinnotremaεlēyš=ma
εalēyhši(=iln'yariencontrelui,contreça;peuimporte)
 -------------------

8
lesuffixe-naseprononce-nēsileverbeestsuiviimmédiatementd'uncomplément

39
POURQUOIINSISTERSURL'ACCENT?
(àlireendehorsdel'étude,àtêtereposée)
Ce déplacement d'accent n'est pas si difficile, le pli se prendra vite. Mais il était bon de le faire
remarquer. Car avoir remarqué et compris une chose aidera à y faire attention dans la suite et à
l'appliquersoi-même.L'accentestimportant,carsionlemetmal
- on aura de la difficulté à parler couramment, surtout quand on abordera les longues
phrases
- onrisqued'êtremalcompris,carunaccentmalmischangeparfoislesensdelaphrase.
C'estunpliàprendredèsledébut,uninvestissementpourlavie!
 -------------------
Exerçons-nousenrépondantauxquestions:
- ŠeftHayyak?–E,šeft-o(cecidonnéenexemple;continuez!)
- Yānēs!šeftuHayye?–E,…
- Ej-jirānšēful-benet?–E,…
- En-nēsbaddonišūful-filem?–E,baddon…
- 'Emmakšēfetel-Hūri?–E,…
- Jebtuj-jarīde?–E,…
- Finēswarāye?–E,finēs…9
- (Unefemmedemande)Lēzemzūrl-eknīse?–E,lēzem…l-eknīse.
-E,lēzem…-ha.
- El-Kaqqεalaj-jirān?–E,el-haqq…
- El-ulēdkátabud-dars?–E,… –Uentakamēn?–E,anakamēn…


ElKaqqεalēyk!

ElKaqqεalēyki!

Maεlēyš!

9
Deuxsolutionspossibles,selonquel'onrépondeàunhommeouàunefemme.

40
11.Ed-
11.Ed-darsl- Kdaεš1
arsl-eKdaε
Dars'eKda
Dars'eKdaε
Kdaεš
Faisonsunpasdeplus–mêmeavantd'avoirtoutdigérécequiprécède–etvoyonsleprésent-futur(et
subjonctif)deKátab.
Bókralēzem'éktobmaktūbla-'émmi. Demainilfautquej’écriveunelettreàmamère.
o
Köllya mbé-drosed-dars. Chaquejourj’étudielaleçon.
Hal-márramabaddi-(š)'é-dfaε! Cettefoisjeneveuxpaspayer!
DeKáTaBàé-KToBonaperdulesdeuxaduverbe?Oui,l’idéed’écrireestliéeauxconsonnes
K–T–Betnonauxvoyelles.Enarabe,laracinedesmotsestfaitedesconsonnes(ycompris'etε
quisontdesconsonnes,nel’oublionspas;demêmequeWetY).
DelamêmeracineKTBonavudéjàmaKTūB.Ajoutons:
Máktab=bureau katībe=écriture,actiond’écrire ktēb[kétob]=livre
En français, c’est bien différent: d’après le système arabe, les mots plaire, piler, polir, pelure, pâlir
polaire, pilori seraient de la même famille! Donc, d’après les exemples ci-dessus, on voit que le
premieratombeetledeuxièmedevientsoitesoito,ouresteachezcertainsverbes.Voyonsunpeula
conjugaison dans les textes ci-dessous. Nous y reconnaîtrons les mêmes éléments que dans la
conjugaisondešūf(-šūf,n-šūf,t-šūf-u).Maisjetons-nousàl’eau,nousréfléchironsaprès.


VOCABULAIRE2


báεat ilaenvoyé dáfaε ilapayé,ilapoussé εāde[εādēt]ou[εawēyed]habitude


é-bεat quej’envoie é-dfaε quejepaie,pousse šebbēk[šabābīk] fenêtre
3
fátaK  ilaouvert záraε ilasemé 'arV['arāVi] terre
é-ftaK quej’ouvre é-zraε quejesème (laterre;unterrain,unchamp)
sá'al ilaquestionné mánaε ilaempêché,évité fellēK[fellāKīn] paysan
é-s'al quej’interroge é-mnaε quej’empêche,quej’évite


   TEXTE


− Baεátnamaktūbla-mudirel-mádrase, − Nousavonsenvoyéunelettreaudirecteurdel’école,
mafi-(š)jawēb. iln’yapasderéponse.
− Lēzemté-bεat-umaktūbtēni. − Ilfautquevousenvoyiezuneautrelettre.
− E,báddnané-baεtkamēnmaktūb − Oui,nousallonsenvoyerencoreunelettre
umen-šūfšubiUīr. etnousverronscequisepassera.
 -------------------


1
Ledialecte,pourlesnombresordinauxaprès10(11ème,12ème…)secontentesouventdunombrecardinal:le
20ème=el-εešrīn.
2
Danscevocabulare(quinecontient,commed’habitude,quequelquesmots-clefsdutexte,leresteétantclair
parlatraduction)nousdonnonsvolontairementdesverbesdontleprésent-futurestena.Ilyauneraison.
3
Nousconnaissonscetteracine:meFTē€=clef(instrumentàouvrir).

41
− LēišfatáKtiš-šabābīk? − Pourquoias-tu(fém.)ouvertlesfenêtres?
MöšlēzemtéftaKihállaq. Ilnefautpasquetuouvresmaintenant.
e
− Déymanbé-ftaKeU-Uob Kšwayy,uhállaq − Toujoursj’ouvrelematinunpeu,etmaintenant
báddie-ftaK,bassróbeεsēεa. jeveuxouvrirseulementunquartd’heure.
− Möšlēzemné-ftaKšebbēkein,šebbek − Ilnefautpasouvrir(quenousouvrions)deux
i
wāKedbikáffi.Ezab-té-ftaKšebbēkē n, fenêtres,uneseulefenêtresuffit.Situouvresdeux
biUīr-fimájraháwa. fenêtres,ilyaura(ildeviendra-ilya)uncourantd’air.
− táyyeb,qūll-el-wáladyé-ftaKeš-šebbēk − Bon,disàl’enfantqu’ilouvrelafenêtre
elliKaddel-bēb,umayé-ftaK(ye-ftáK-š) quiestprèsdelaporte,etqu’iln’ouvrepasd’autres
šebbēktēni. fenêtre.
 -------------------
4
− MarKaba ,yāAbuJamil!–Áhlan. − Salut,AbouJamil!–Bienvenu.
o
− La-wēin?Šušóġl-akel-ya m? − Où(vas-tu)?Quelest(quoi)tontravailaujourd’hui?
− Báddnané-zraεdeHH-ān.εéndna'arVjanb − Nousallonssemerdutabac.Nousavonsunterrain
e 5
el-bēyt.Sen tel-māVye ,zaráεnakúsa; (uneterre)prèsdelamaison.L’annéedernière,nous
e
has-sénem-né-zraεdeHHānum n-šūf. avonssemédescourgettes;cetteannéenoussemons
 dutabacetnousverrons.
− Mbáyyenhas-seneköllfellāKīnel-bálad − Ilsemble(que)cetteannéetouslescultivateursdu
báddonyé-zraε-udeHHān.Bassεéndkon villageveulentsemerdutabac.Maischezvous
εādatan,mab-ye-zraεu(-š)deHHān!εala habituellement,onnesèmepasdutabac!Entout
köllKal,Allaiwáffeq6–Mamnūn7. cas,queDieufasseréussir!–Merci.
− Biqūluennolēzemne-dfaεVaribeεala − Onditqu’ilfautquenouspayionsunimpôtsurtout
köllši. (toutechose)
− E,köllen-nēsb-ye-dfaε-uVarāyeb.Möš − Oui,touslesgenspaientdesimpôts.Ilestimpossible
i
múmkenté-mnaεhā da. d’empêcher(quetuempêches)cela.
i
− MaZbūW,hā dašimöšmúmkenné-mnaε-o. − (C’est)exact,c’estunechoseimpossibleàéviter(que
 nousévitions).
i e o i
− Qaddē šdafáε tla-Káddel-ya muqaddē š − Combienas-tupayéjusqu’àaujourd’huietcombien
lēzemté-dfaεkamēn? dois-tupayerencore?
− DafáεetHamsīnlīra,ubaεdlēzemé-dfaε − J’aipayé50livresetencoreilfautquejepaie25.Et
Hámsauεšrīn.Uénti,qaddēišdafáεtiu toi(fém.)combienas-tupayéetcombienfaut-ilque
i
qaddē šlēzemté-dfaε-i?–Náfseš-ši. tupaies?–Lamêmechose.
− Kēnlēzemté-dfaε-i'áktarménni,li-anno − Ilfaudrait(fallait)quetupaiesplusquemoi,parce
εéndikbēyt'ákbarmenbēyti. quetuasunemaisonplusgrandequelamienne.
− εalaköllKāl,b-e-dfaεhal-máblaġköll − Entoutcas,jepaiecettesommechaquemoisetça
e e
šah rubikaffi.Möšlēzemné-s'al ktīr! suffit.Ilnefautpastropquestionner!
Ánamab-é-s'al(b-e-s'ál-š). Moijeneposepasdequestion.
− MaZbūW,möšlēzemté-s'ali. − C’estexact,ilnefautpasquetuquestionnes.

4
 Seditquandonse rencontredans lajournéedehors.LaracineR€Bexprimel’idéede"largeur,espace"
(ráKbe=uneplace,uneesplanade)Acesouhait,onrépond:ÁhlanouMarKabtēin(deuxfoisMarKaba)

42
− εalaköllKāl,b-e-dfaεhal-máblaġköll − Entoutcas,jepaiecettesommechaquemoisetça
šaherubikaffi.Möšlēzemné-s'alektīr! suffit.Ilnefautpastropquestionner!
Ánamab-é-s'al(b-e-s'ál-š). Moijeneposepasdequestion.
− MaZbūW,möšlēzemté-s'ali. − C’estexact,ilnefautpasquetuquestionnes.


REMARQUES


− ‰arībe[Varāyeb]=impôt,estdelaracine‰RB«frapper,tapersur»c’estexpressif!


− Remarquonslesingulieraprès50(līra,etnonlīrāt),puisquec’estplusde10(revoirleçon8)


− Etmaintenantexaminonsnosverbes:Remarquonsquecesont,engros,lesmêmespréfixes(e-,
t-,i-,n-)etsuffixes(-i,-u)quepouršūf/jīb.Comparons:
 -šūf é-ftaK
 t-šūf té-ftaK
 t-šūf-i té-ftaK-i
 i-šūf yé-ftaK
 n-šūf né-ftaK
 t-šūf-u té-ftaK-u
 i-šūf-u yé-ftaK-u
On a  té-ftaK,  né-ftaK,  parce qu’on ne peut avoir t-ftaK,  n-ftaK; c’est pratiquement la seule
différence.Biensûr,laconséquenceseraqu’avecleb-duprésent-futuronobtiendra:
 bté-ftaK enfacede bet-šūf
 et mné-ftaK enfacede men-šūf
maisc’estunehabitudequ’onprendratrèsvite,àforcededireetd’entendrecesformes;celavous
seravitenaturel?Dèsmaintenant,avez-vousenviedediremne-šūfoubte-šūf?Leplidebet-šūfet
men-šūfestsansdoutedéjàpris.Auprésent-futur,avecleb-(m-pour«nous»)onauradonc:
 bé-ftaK, bté-ftaK(-i), byé-ftaK (hiyyebté-ftaK)
 mné-ftaK, bté-ftaKu, byé-ftaKu
L’accent est normalement au début, on le voit. Il se déplace comme d’habitude vers la fin du mot
quandonajoutelanégation-š:byézraεumabyezraε-š


EXERCICE


− Mnébεathal-maktūb? –E,mnébεato.(Lā,mamnebεat-š)
− Sa'altidl-mudīr? –Lā,sa'áltl-ulēd. –Lēišmasa'álti(sa'alt-š)el-mudīr?
− Lēzemtés'alil-mudir,mates'áli(tes'al-š)l-ulēd.
− BáddiéftaK,béftaK.BáddiéftaKelbēb.HállaqbéftaK-o.
− Be-šu(avecquoi)báddaktéftaK?
− BáddiéftaKb-el-meftēK!



43
THEME


Chaquejourilouvrelesfenêtres.Ilouvrelaporte?(masc.)Oui,ill’ouvre.Nonilnel’ouvrepas.
Quit’ainterrogé?Personnenet’ainterrogé.Ilfautqu’ildemandeà(=interroge)samère.
Ilnefautpasquevousinterrogiez!(Paslapeinequevousdemandiez!)



Bokralézem Bokralézem
éktubmaktūb éktubmaktūb

44
11.Leçon11-
11.Leçon11-A(Suitedelaleçon11)
A(Suitedelaleçon11)
Complétons notre examen du présent-futurde  FátaK ,  Kátab ,  etc… Les verbes que nous voyons
dansletexteci-dessousonttousleprésenteno.Pratiquement,leprésentdesverbesestsoitenasoit
eno.End’autresrégions,onentendaussiyekteb,yeHbez.


VOCABULAIRE


rábaW–yérboW attacher ġásal–yéġsol1 fairelalessive,laver


Wálab–yéWlob demander(chose) nášar–yénšor étendre(linge);publier
εájan–yéεjon pétrir,fairelapâte Hábaz–yéHboz fairelepain
záobaεa[zawēbe] tempête KáUad–yéKUod fairelamoisson,récolter
ġasīl lessive,lingepropre kátab–yéktob écrire
qalīl peu εa-l-qalīle aumoins,dumoins


 TEXTE


− Báddnanéktobmaktūblal-mudīr;éza − Nousallonsécrireunelettreaudirecteur;sinous
mamnéktob(mnektób-š)hal-maktūbmöš n’écrivonspascettelettrenousnepourronspas
múmkennébεato. l’envoyer(paspossiblequenousl’envoyions).
− Et-telmīzbyéktobdársoköllyaom. − L’élèveécritsaleçonchaquejour.
− BáddiérboWhal-Kabel. − Jeveuxattachercettecorde.
i e
− Lē šbtérboWel-Kab lhēk? − Pourquoiattaches-tulacordeainsi?
− Mártiġásalet(ġássalet)unašaretel-ġasīl − Mafemmealavéetétendulelingeetensuiteellea
ubaεdēnεájanetuHábazet. pétrietfaitlepain.
o
− Köllya mbtéġsol(betġássel)ubténšorel- − Touslesjoursellelaveetétendlelingeetensuiteelle
2
ġasīl,ubaεdēnbtéεjonubtéHboz?  faitlapâteetfaitlepain?
− Lā,basskölltléttdiyyēm3,hēk,teqrīban. − Non,seulementtouslestroisjours,commeça,
 environ.
− ŠubtéWlobbimaktūbak? − Quedemandes-tudanstalettre?
− BeWlobmaUāri.Lēzemyédfaε!Lēzem − Jedemandedel’argent.Ilfautqu’ilpaie!Ilfautqu’il
e
yedfáε-liεa-l-qalīleεaš rlīrāt,mabéWlob mepaieaumoins10livres,jenedemandepasplus.
'áktar. 
Hal-wáladdēymanbyéVrob'öHto,uhiyye Cetenfantfrappetoujourssasœur,etelle,ellesetait.
btéskot. 
Metel:Ellibyézraεháwa,byéKUodzawēbeε. Proverbe:Celuiquisèmelevent,récoltedestempêtes.

1
Uneautreforme,delamêmeracine,ġással(iġássel),enfaitlaplusutilisée,seraétudiéeplustard.
2
 Rappelonsque«elle»auprésent-futuralamêmeformeque«tu»masculin.BtéHboz=ellefaitlepain,ou
tu(masc.)faislepain.
3
 Iyyēm est le pluriel de Yaom. Il a ceci de particulier que les nombres qui le précèdent prennent un –t
supplémentaire:tlettdiyyēm–'arbáεtdiyyēm–Hamstdiyyēm–(sett,deuxtluisuffisent)–sabáεtdiyyēm–
tméntdiyyēm–tesáεtdiyyēm–εašertdiyyēm.Lamêmechoseseproduiraavecéšhor,«mois»,leplurielde

45
btéskot. 
Metel:Ellibyézraεháwa,byéKUodzawēbeε. Proverbe:Celuiquisèmelevent,récoltedestempêtes.


THEME


− Ilapayé?–Non,iln’apaspayé.Ilpaietoujours,maisaujourd’huiilneveutpaspayer.
− Pourquoifrappes-tutasœur?–Jenefrappepasmasœur,moi!
− Elledemandequelleheureilest.4–Elledemandedel’eau.5
− Oenfant,pourquoifrappes-tulesenfantsdanslarue?–Moi,jenefrappepersonne.6

Les différents sens de «demander» rendus par  Sá'al  et  tálab  seront illustrés par le dessin ci-
dessous:
 Lemédecindemandeaumalade Ensuitelemédecinprenddel’argent,
y
 oùilamal,ill’interroge=b es'al ildemande50.000livres:byeWlob

 

4
 Quelleheureilest=qaddēišes-sēεa.Danscettephrase("Elledemande.."),est-ceunequestion(sá'al)ouun
objetqu’ondemande(Wálab)?
5
 Etici,questionourequête?
6
 Traduire:jenefrappepas+Káda.

46
12.Ed-
2.Ed-darset-
darset-tēniε
tēniεášar
ášar
Darsetnaεeš
Vousêtes-vousdéjàdemandépourquoiKátab,Kátabuontl'accentaudébut,etKatáb-ti,Katáb-naon
l'accentsurle2èmea?C'estunechosenaturelledanslaprononciationquandonadeuxconsonnesde
suiteàdire(katabti,katabna)àsauteràpiedsjoints,celademandeuneffort,unappui.Ons'appuie,
onprendcommetremplileaquiprécèdecesdeuxconsonnes.



Ceux à qui ce genre de dessin n'évoque rien… ne s'y arrêteront pas, et se concentreront sur les
explicationsthéoriquesetlesexemples.C'estunerèglegénérale,cefaitquel'accentsetrouvedevant
deuxconsonnes;l'habitudeseprendraassezvite.Maintenantnouspouvonscomprendrel'accent:
− Tárakmárto?–E,tarák-(h)a1
− Táraketulēda?–E,takét-(h)on1
− LēzemtérboWeš-šánta,lēzemterbóW-(h)a
Enfait,sauf-ak,-ek,et-o(quicommencentparunevoyelle)touslessuffixes-pronomsproduisentce
déplacementd'accent,puisqu'ilscommencentparuneconsonne:ilyauralaconsonnefinaleduverbe
(tarak)etcelledusuffixe(-ni).
   Tárak-ak,tárak-o;
   Tarák-ni,tarák-na,tarák-kon;tarakét-ni,etc.
Silevertigevousprend,surtoutenpensantauxautresrèglesdéjàdonnées(formesduverbefinissant
par une voyelle), dites-vous que maintenantvous savez l'essentiel sur l'accent pour jusqu'à la fin du
cours;iln'yaplusqu'àjongleravectoutcela,aujourlejour.Nosbasessontposées.

RESUMESURL'ACCENT
Dansl'arabeparlé,l'accentestdonc
- s'ilyadeuxconsonnesdesuite,justeavant:katábt
- s'ilyaunevoyellelongue,surcettevoyelle:tēni,kamēn,zwēbeε
- s'ilyaplusieurslongues,surladernière:taεbānn
demême,s'ilyaunelongue,puisunevoyellesuiviededeuxconsonnes,oulecontraire:

1
 lehn'estpasprononcé;c'estpourquoionnel'apastoujoursécrit;maisilgardesavaleurdeconsonneet
influencedoncsurl'accent.

47
 lēzemna  (longue,puisvoyelle+2consonnes)
 katabtī(ha)  (voyelle+2consonnes,puislongue)
c'esttoujoursladernièrequil'emporte:lēzémna,katabt(h)a
N.B.Maissitoutestbrefetsansdeuxconsonnesdesuite,l'accentestaudébut:ká-ta-bu,zá-la-me,…
-------------------
UNPETITTEXTE


− Mīnkásarel-qannīneellikēnetεa-W-Wawle? − Quiacassélabouteillequiétaitsurlatable?
− Yūsefkasár-(h)a. − (C'est)Youssef(qui)l'acassée.
− Kezzēbe!'ánakasárt-(h)a? − Menteuse!Moi,jel'aicassée?
− Yābáyye,Máryamkásaretel-qannīneu − Papa,Maryamacassélabouteilleetmaintenant
hállaqbetqūlenno'ánaellikasárt-(h)a. elleditquec'estmoiquil'aicassée.
Híyyeellikasarét-(h)a.Btéksorkillšibi-l- (C'est)ellequil'acassée.Ellecassetoutdansla
bēyt! maison!
− Bass,báddiés'alMáryam.Baddies'ál-(h)a. − Assez!JevaisinterrogerMaryam.Jeveux
YāMaryam,báddiés'al-iksu'āl:'entidlli l'interroger.Maryam,jeveuxteposerunequestion
kasártil-qannīne,wállamīn?Ezakasartī- (tequestionner):C'esttoiquicassélabouteilleou
(h)aqūlī-li. qui(est-ce)?Situl'ascasséedis-(le)moi.
− Yaεni,Yūsefdafáš-niu… − C'estàdire,Youssefm'apousséeet…
− Hēk?dáfaš-ek.El-Kaqqεalyh. − Ahvoilà!(Ainsi!)Ilt'apoussée.C'estdesafaute.
e
Maεalē(š).YāYūsef,möš mnīKtédfoš Çanefaitrien.Youssef,cen'estpasbienquetu
'Htak… poussestasœur…
− Basshíyyedafašét-ni,híyye… − Maisc'estellequim'apoussé,c'estelle…
− Bass!rūKjībqannīnemened-dekkēnu − Assez!Vachercherunebouteilleà(de)l'épicerie
HálaU! (boutique)etc'estfini!
-------------------
L'incidentestclos.Ramassons,nonlesmorceaux,maislesformesintéressantes:
  kásar–yéksor    casser2
  kázab–yékzob    mentir
  kézeb     dumensonge,desparolesmensongères
i e
  köllhā dakéz b   toutça,c'estdumensonge
  kezzēb,Fem.kezzēbe,kezzābīn menteur(menteuse,menteurs)
  dáfaš–yédfoš    pousser,bousculer3
  HálaU–yéHlaU    (se)finir,prendrefin
  Hálas!     (lachose)s'estterminée,aprisfin,c'estfini,
c'esttout.N'insistonspas,jenediscuteplus.
  Eza'éntabetqūl,HálaU!  Sic'esttoiquiledis,alorsc'estfini,jelecrois,

2
 Désormaisnousdonneronslesverbesainsi(passéetsubjonctif3èmepersonne)aveccommetraduction
l'infinitiffrançais
3
 Rappelonsquedáfaεc'est"pousserquelqu'unàfaire"et"payer".

48
jenediscuteplus!
  AyasēεabtéHlaUeU-Uála?  Aquelleheurefinit(finira)laprière?
  MbēreKHálaUetbakkir.   Hierelleafinitôt.
-------------------
Notonsleschangementsd'accent:
  kásarkasár-(h)a  kásaretkasarét-(h)a
  dáfaš,dáfasekdafáš-ni
  és'ales'ál-(h)a  byés'albyes'ál-ni
-------------------
EXERCICES
S'exerceraveclesverbessuivants:
Kámal–yéKmol(porter):Ilaportélavalise?–oui,ill'aportée.Non,ilnel'apasportée.Moijel'ai
portée.Ofillette,tuasportélavalise?Oui,jet'aivue,tul'asportée.C'estmieuxque
('aKsanenno)tonfrèreportecettevalise.Maisill'aportetouslesjours(chaquejour).
Aujourd'huiilnelaportepas.
Házaq–yéHzoq(déchirer):Iladéchirélelivre,ill'adéchiré.Iln'apasdéchirélelivre,ilnel'apas
déchiré.J'aidéchirélalettre(matūb,masc.),jel'aidéchirée.Jenel'aipasdéchirée.Tu
déchires tout. Ce livre est beau, pourquoi le déchires-tu ? Ils ont déchiré les livres ?
Non,ilsn'ontpasdéchiréleslivres.Etcejournal(fém.)pourquoiledéchires-tu?
rákaV – yérkoV (courir) : J'ai couru, mais lui n'a pas couru. Si, nous avons couru ensemble. Nous
n'avonspascourutoutletemps(waqt).Ilfautqu'ilcoure.Ilnecourtpas.Elleacouru?
Non,ellen'apascouru.
sábaq – yésboq (dépasser, devancer, arriver avant) : Il a couru et m'a devancé. Elle a couru, elle a
devancétouteslesfilles.Oui,ellelesadépassées,etmoiaussiellem'adépassé.
jámaε–yéjmaε(rassembler,réunir(gens),collectionner):Monfrèrecollectionne(les)timbres4,illes
réunitdansuncahier.Cesenfantsnecollectionnentpas(les)timbres.
Sivousaveztoutbientrouvé,bravo!Sinon,laisseztombermaintenant;maispensezàreveniràcet
exercicedansquelquesleçons.Celairadéjàmieux.
-------------------
DERNIEREREMARQUE
A la leçon 7, nous avions rencontré la confusion possible entre bijīb-o (il l'apporte) et bijīb-u (ils
apportent)etnousavonsvuquec'estlecontexte,généralement,quipermetdeclarifierlesens.Nous
avonsunproblèmesemblableavectaráknaquipeutêtredeuxchoses:
 1.tarákn nousavonslaissé
 2.maisaussitárak+naquidonnetarák-na(puisquel'accentsedéplace) ilnousalaissés
Maisgénéralement,làaussilecontextesuffitàempêchertouteconfusion:
tarák-naurāK   ilnousalaisséset(il)estparti
taráknadl-wáladbe-l-bēyt nousavonslaissél'enfantàlamaison

4
 timbre=Wābeε[Wawābeε].Racine:tBε=imprimer

49
C'estuncasfréquentaveccesverbes.Encoreunexemple:
  dafášna  ilnousapoussés/nousavonspoussé
-------------------
 E…sabaqétni!
sabaqétak!5



sabáqto!







5

Reconnaissonsqu'iln'estpasfacilededistingueràl'oreille:
sabáqt-ni tum'asdevancé et sabaqét-ni ellem'adevancé
sionprononceleqsimplementcommeunpetithoquet(coupure).Pourcequiestdebienledire,
exercez-vousauralentiaudébut,endécomposant:
   sa-báq-tni  sa-ba-qét-ni
puispeuàpeuplusrapidement.

5
es-seyyāra(fém.)

50
FORMULESDEPOLITESSE
− Bonjour!
{abāKelHeyr réponse:{abāKen-nūr
Nahraksaεīd réponse:'ahla
− Bonsoir!
Saεīde;laylesaεīde réponse:Saεīde
Masal-Heyr réponse:Masan-nūr
− Bonnenuit!
TesbaK(ū)εalaHeyr réponse:U'enta('entu)b-Heyr
 ou U'enta('entu)men'ahlo
− Quandonrencontrequelqu’undanslecoursdelajournée:
MarKaba réponse:'ahla
 ou MarKabtein
− Pourdemanderlenomdequelqu’un:
Šul-'esemelkarim? réponse:Elias àquoionrépond:εāšetel'asāmi
Šu'esmakbelHeyr? ou:elnašaraf
− Pourdemanderl’âgedequelqu’un:
Qaddēišεomrak? réponse:48 àquoionrépond:Inša'Allahelεomerkelloou(εeqbel)ziāde
− Pourdemandercommentçava:
Kīfak?etKīfUaKKtak? réponse:L-Kamdullah,māšil-Kāl.
KīfKālak?etKīf'aKwēlkon? réponse:Māšil-Kāl…εāyšīn…
e
Kīfl-ulēd? réponse:B-Heyr…l-Kamdullahb-Heyr…
Kīfeš-šoġel? réponse:KatterHeyrAllah…māši…
− Pourremercier:
Šukran réponse:Tekram(Tekrami,fém.)
Mamnūn,mamnūnak,mamnūnloWfak
Sallemdayyetak(tik,fém.) réponse:Allaisallmak(AllaiHallišahābak)
Sallemideyk(ki,fém.)
Yeslamu
(Alla)ikatterHeyrak réponse:AlayeKfaZak
AllaiWawwelεomrak
− Pourdemanderunservice:
εmelmaεrūf réponse:TaKt'amrakel'amerbillah!
menfaVlak(=SVP) réponse:εalarāsi…εalaεayni…
Menbaεed'amrak réponse:TekramεayūnakouMoKsūbak
AllaierVaεaleyk!(surtoutàunenfant)
− Pours’excuser:
εafuanoulatwāHezni(latwāHzīni,latwāHzūni)
− Aquelqu’unquidonnedel’argent(aumone,commerçantauclientquipaie):
AllaiεawweVεaleyk réponse:Uεaleyk

51
− Aquelq’unquiporteduneuf,quiaachetéquelquechose,lecommerçantauclientquandillui
remetcequ’ilvientd’acheter:
Mabrūk! réponse:Allaibārekfīk
− Pourmarquersonadmiration:
Mašā'Allah!
− Aquelqu’unquimange:
{aKKtayn celuiquimangerépond:εaqalbak,UaKKa!ouinvite:tfaVVal!)
− Aquelqu’unquivientdeboire:
Haniyan réponse:Allahihannīk!
− Aquelqu’unquivientdedormir:
{aKKennaom réponse:εaqalbak
− Aquelqu’unquirevientducoiffeur,ouquisortdubain:
Allahienεamεaleyk réponse:Uεaleyk
− Aquelqu’unquiéternue(etironiquement,àceluiquiareçudescoups):
{aKKa!ouEraKmkonAllah! réponse:IerKamwaldeynauwaldeykonajmaεīn
 ou:ReKmeεalWayyebul-mayyet(s’ilssontdéfunts)
− Celuiquiéternuedit:
Iarebbifarajak! réponse:Tefrejεalaynauεalajamīεεabīdak
− Aquelqu’unquivousannonceunebonnenouvelle:
AllahibaššrakbelHeyr
− Maissionparleàquelqu’undemalheurs,demaladies,dangers…ondira:
Baεīdεannak!
LESSOUHAITS
− Aquelq’unquipartenvoyage:AllahiwaUUelakbelHeyrouAllahisahhel
 Inšā'AllahbetrūKubtejibes-salāme!
− Aquelqu’unquirevientdevoyage:€amdullahεasalāme réponse:Allahisalmak!
− Aquelqu’unquitravaille:Allahiεatikelεāfyeouεawāfe réponse:Allahiεafīk!
− Souhaitsd’unenfantàsesparents,d’uninférieuràsonsupérieur:
 Allahidīmak(kon)εalleye(aleyna)
− Vœuxdefêteoud’anniversaire:
 Kollεāmuenta(enti,entū)b-Heyr réponse:Uentab-Heyr.
 Kollseneuentasālem(entisālme,entūsālmīn) réponse:Uentasālem.
 Eεqbelkollsene réponse:Allahisallmak.
 Inšā'Allahienεādεaleykon réponse:Uεaleykon
 Inšā'AllahienεādεaleykonbelHeyr réponse:UεaleykonbelHeyr.
− Vœuxdefêteàunjeunehommecélibataire:
 εideljāymneqšaεakεarīsou Inšā'Allah,mneqšaεlakεarūselεideljāy.
− Souhaitsàdenouveauxmariés,àdesfiancés:
 Inšā'Allahbtethannu…btehanna(homme)…btethanni(femme)…bithannū(lesparents)


52
− Souhaitsauxparentspourlanaissanced’unenfant:
 Mbārekmaejā. Mbārekmaejākon.
− Souhaitsàlamamanaprèslanaissance:
 AlKamdullahεassalāme AlKamdullahεalaHalāUekεassalāme.
 (auxparents,aumari…) AlKamdullahεalaHalāUaεassalāme.
− Souhaitslorsd’unbaptême:
 εamēdembārake réponse:Allahibārekfīk.
− Souhaitsàunmalade:
 Salāmtak!ouAllahiešfīk! réponse:Allahisallmak!
− Condoléances:
 AllahierKamo(ha). TeslamirKamoεawaVbessalāme.
 AllahiεawwedεaleykonbelHeyr.
 AllahiεawwaVεaleykonbessalāme


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