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COURS D’ABOU YOUSSEF ouououou L’ARABE SANS LARMES

COURS D’ABOU YOUSSEF

L’ARABE SANS LARMES

COURS D’ABOU

COURS

D’ABOU YOUSSEF

YOUSSEF

L’ARABE SANS

L’ARABE

SANS LARMES

LARMES

(mais non sans efforts !)!)!)!)

(mais non

(mais

(mais non sans efforts

non sans

sans efforts

efforts

INTRODUCTION

INTRODUCTION

INTRODUCTION

INTRODUCTION

Arabe littéraire et dialectes L’Arabe est une langue unique dans sa forme littéraire, celle que l’on
Arabe littéraire et dialectes
L’Arabe est une langue unique dans sa forme littéraire, celle que l’on apprend à l’école, celle que l’on
lit – livres, journaux – et qu’on entend à la radio. Mais dans la conversation, tout le monde parle,
habituellement, l’arabe dialectal, chaque pays ayant son dialecte, du Maroc à l’Irak.
Les deux langues, littéraire et parlée (dialecte), sont bien sœurs, mais les différences sont assez
grandes. Beaucoup de mots sont communs aux deux, mais beaucoup aussi sont différents ; en outre,
parfois le même mot a un sens en littéraire et un autre en dialecte.
Ce cours traite du dialecte libanais, en fait proche de celui de Syrie et de Jordanie. Si on le sait, on
pourra donc comprendre quelqu’un de Damas ou de Amman et se faire comprendre de lui, malgré les
différences. Même à l’intérieur de ce dialecte, notons qu’il y a quelques différences suivant les régions
et même d’un village à l’autre. Il ne faudra pas s’en étonner. On choisira telle forme (celle du lieu où
l’on réside) pour la dire soi-même, mais il est bien de savoir les autres formes pour les comprendre en
les entendant.
Pourquoi transcrire en caractères latins ?
L’alphabet arabe, qui est évidemment adapté à la langue littéraire, ne peut cependant rendre tous les
sons du dialecte, spécialement certaines voyelles brèves (e, é, o, u, ö…) et ce qui fait que tel dialecte
est libanais ou égyptien… De plus, la transcription en lettres latines rend plus facile l’étude de l’accent

tonique (qui se déplace dans le mot) et permet d’exprimer le petit e qu’on glisse par ci par dans la

phrase pour la rendre plus coulante.

L’usage de la transcription est une habitude à prendre. Si on s’y met dès le début, sans réticence, on s’y

fait vite et cela permet dans la suite de prendre des notes en dialecte avec précision et de les relire

exactement dix ans après.

C’est assurément très bien d’apprendre à lire l’arabe littéraire, il y a des livres très bien faits pour cela.

Mais notre cours vise la langue parlée et ne peut tout faire… On a préféré renoncer à faire les deux à

la fois, à cause d’inconvénients réels.

Ce n’est sûrement pas par hasard que, si d’anciennes méthodes d’arabe parlé ont employé les

caractères arabes, maintenant par contre, les méthodes les plus récentes, du Maroc à l’Irak, sont en

transcription. Certains linguistes arabes de renom ne font pas exception.

Méthode d’étude

Il est conseillé d’étudier chaque jour un peu (et non trois heures de suite une fois par semaine). Si une

leçon est trop longue, la couper en deux, en trois, la reprendre le lendemain. Ne pas s’étonner de ne

pas tout retenir de chaque leçon. Il faut aller de l’avant sans être sûr de chaque mot déjà rencontré.

Mais revenir de temps en temps en arrière, feuilleter les leçons déjà vues, s’arrêter à ce qui semble

oublié, lire les textes en français et essayer de retrouver le texte arabe sans le regarder. Ne pas

s’affoler, tout s’apprend par la répétition, à la longue, et les règles énoncées théoriquement vous

entreront dans la langue et le palais grâce aux nombreux exercices.

Il faut les deux :

sans la règle expliquée, on reste dans le vague, on croit que tout cela se fait au hasard, les exercices

restent œuvre de perroquet ;

sans les exercices pratiques, la règle ne rentre pas, n’est pas assimilée et reste théorie abstraite.

Ce qu’il faut donc, c’est une répétition d’exercices en comprenant ce qu’on fait, en faisant attention,

 

non au hasard.

 
 

Prononciation

L’arabe est une langue difficile à prononcer, mais on peut y arriver si on maintient l’effort. Aucune

explication par écrit ni enregistrement normal (audition un peu floue) ne peuvent remplacer des

exercices avec une personne de la langue : l’observer, l’écouter, essayer de répéter. C’est quelquefois

une bonne aide d’écouter les conseils de quelqu’un qui a eu à découvrir lui-même comment prononcer

telle ou telle lettre. Mais il est bon en outre d’écouter attentivement des gens dont l’arabe est la

langue.

En tous cas, il faut se rappeler deux choses, et s’armer de patience :

Une lettre qu’on n’arrive pas à prononcer du premier coup ou même après un mois, peut être

acquise (conquise, pourrait-on dire) à la longue. Il faut avoir eu l’occasion de bien entendre la

lettre et dans des positions très différentes, dans des mots elle ressort bien… et il faut que le

palais et la langue s’habituent à la prononcer, prennent le pli physique ; c’est une vraie

gymnastique corporelle, un assouplissement qui donne ses fruits avec le temps.

Quand on n’arrive pas à prononcer un mot ou une phrase d’un trait, sans achopper ou abîmer au

passage tel ou tel son, il faut prononcer ce mot ou cette phrase lentement, en articulant, en

s’appliquant à ne rien bâcler, puis répéter et répéter encore, mais sans accélérer trop vite, puis

laisser tomber. Quand on y revient plus tard, cela sort déjà plus facilement, et si l’on s’applique à

lire ainsi les textes tranquillement, leçon après leçon, à voix haute bien entendu, au bout de

quelques semaines cela sortira tout naturellement et à vitesse voulue.

N.B. : Lutter contre la tendance naturelle à parler aussi vite que l’interlocuteur arabe ! La vitesse est

contagieuse, mail il faut modestement revenir à notre rythme.

Enfin, bien reproduire l’accent tonique (le chant de la langue), les syllabes sur lesquelles le ton monte,

 

et ne pas oublier de bien allonger les longues accentuées. Si on dit āl comme le français "balle", on

dira "vinaigre" ( all) au lieu de dire "oncle maternelle" ; il faut dire

āāl.

Quand on aura fini le cours, il faudra le reprendre à la leçon 1, et, sans regarder le texte arabe, en ne

 

lisant que le texte français, essayer de retrouver, comme il est dit ci-dessus, les phrases arabes (et faire

cela à haute voix, bien sûr)

On s’apercevra alors que des choses que l’on croyait savoir et que l’on comprend même très bien, on

ne sait pas les dire soi-même : on n’avait pas fait attention à la préposition employée ou à tel détail !

Quand on entend, on comprend, mais c’est "l’autre" qui s’est préoccupé de choisir la préposition

voulue ! Mais quand on doit le dire soi-même…

Ce cours est différent d’un cours donné en classe le professeur est pour expliquer, mimer,

corriger la prononciation de l’élève (s’il y pense !) Il est fait surtout pour celui qui étudie par lui-

même ; la méthode est nécessairement différente, les explications plus longues.

Le présent cours est une adaptation de "L’arabe sans larme", initialement conçu pour l’apprentissage

du dialecte palestinien, et spécialement revu en fonction du dialecte libanais. Une langue est quelque

chose de vivant : On tiendra compte beaucoup plus de ce qui se dit, que de ce qui est écrit dans le

 

cours. Une remarque importante toutefois : on est toujours profondément marqué par sa langue

d’origine : un syrien donnera la prononciation et le vocabulaire de Syrie. Il faudra savoir distinguer ce

qui est proprement libanais de ce qui est syrien ou palestinien.

Ce cours pourra être repris, corrigé, complété en profitant des suggestions des usagers. En attendant,

nous espérons qu’il pourra déjà rendre service dans son état actuel.

Bardōn… ? Bté ki… εarabi ?
Bardōn… ?
Bté ki… εarabi ?

TRANSCRIPTION TRANSCRIPTION et et PRONONCIATION PRONONCIATION

TRANSCRIPTION et PRONONCIATION

TRANSCRIPTION et PRONONCIATION

Ces notes ne sont pas à "apprendre", bien sûr, mais à lire une fois. Puis on s’y reportera de temps en

temps pour comprendre les signes du texte. L’enregistrement fera l’essentiel, et surtout l’observation

sur le vif. ALPHABET Lettre arabe Transcrite Prononciation ' coupure, facile à faire, que du reste
sur le vif.
ALPHABET
Lettre arabe
Transcrite
Prononciation
'
coupure, facile à faire, que du reste on fait en français quand on
commence un mot par une voyelle (attaque vocalique) : quand on
appelle Albert ! ou Oscar ! on commence en fait par un ' (attaque
nette de la voyelle), mais on ne la fait plus dans "pour Albert". On fait
cette coupure dans "leur haine" – que nous transcrirons
phonétiquement lör’en – que l’on distingue bien de "le renne" (lören)
ب
b
b français
ت
t
t français
ث
en libanais, se prononce t (comme le précédent) ou s
ج
j
j français
ح
h expiré de la gorge, sans "racler". A entendre !
خ
ch allemand (nacht) ou jota espagnole
د
d
d français
ذ
en libanais, se prononce en général d, parfois z. Dans les villages,
cette lettre se prononce comme un "d zézayé", le th anglais de "the,
that", mais plus près du d.
ر
r
r roulé (comme en italien, en espagnol, en Bretagne ou Bourgogne)
ز
z
z français
س
s
s français
ش
š
ch français, sh anglais (attention : en arabe transcrit, le groupe ch
n’existe pas, et le groupe sh représente deux sons : s + h)
ص
ces lettres "emphatiques" spéciales à la langue arabe sont à entendre.
ض
C’est devant le i qu’on saisit le mieux ces lettres et qu'on peut se
ط
contrôler soi-même : īn (Chine) bi īε (il se perd) īn (terre glaise)
ظ
N.B. : dans les villages, et sont assez proches, presque confondus.
ع
ε
étranglement, contraction de la gorge, assez facile à attraper si on
l’entend. Les chèvres et moutons sont de bons maîtres (ils disent
māε)
غ
ġ r français non roulé (quoique peut-être plus fort). Pourquoi

transcrire par ġ ? Ce n’est pas par hasard et ou pourrait citer diverses

bonnes raisons. Toujours est-il que c’est par ce son que les arabes

expriment le g étranger : Bulġaria… et c’est le gh des mots connus

comme Maghreb, Benghazi.

ف

f

f français

ق

q

habituellement prononcé comme le simple ' (simple coupure). Les

 

druzes le prononcent comme en arabe littéraire (k plus en arrière

dans la gorge). Dans certains mots, généralement littéraires entrés

dans le dialecte, on le prononce, même en ville, comme expliqué ci-

dessus (k guttural). Dans ce cas, nous le noterons (ou ) pour

rappeler le ق. Exemple : orn.

ك

k

k français

ل

l

l français

م

m

m français

ن

n

n français

h

h expiré de la poitrine (sans effort de la gorge) : c’est le h anglais ou

 

allemand dans "have, haben".

و

w ou u

ou ("walad" : wa- comme dans ouatte)

ي

y ou i

y français. Ay = aille ; uy = ouille

 
 

VOYELLES

¯

 

Le signe ¯ placé au dessus de la voyelle marque une voyelle longue. Sans ce signe, celle-ci a le

 

son bref ordinaire. Pour "sentir" la différence, on peut prendre l’exemple de "la belle-mère" en

français, le "e" de "belle" est bref tandis que le "è" de "mère" est habituellement prononcé

 

plus allongé.

 

a

a français dans "à", "là", "papa"

e

transcrit sans accent mais à prononcer é, penchant parfois vers le i l’oreille on les confond

 
 

parfois et la poésie populaire fait rimer ensemble é et i).

 

i

i français, mais s’il n’est pas long (pas ī) il penche vers é, comme l’anglais "bit, will" ou

 

l'allemand "Bitte".

 

o

o, généralement plutôt ô ; mais c'est aussi parfois o ouvert (français "bosse") comme dans les

 

finales –kon et –hon.

 

u

ou français, mais lui aussi s'il n'est pas long (pas ū) il est moins net que le ou français, et peut

 

se confondre avec le o ; cela sera repris dans le cours au moment voulu.

 

ö

e, eu, son vague qui navigue entre les o, eu, è suivant les gens et les régions.

ö et e

ce même son, mais bref, comme dans "malmener".

i

i bref.

 

Enfin, le signe placé entre deux mots indique une liaison, un enchaînement rapide dans la

prononciation, sans coupure.

L'accent tonique (l'endroit la voix appuie et monte) est marqué ´ (accent aigu) ; par exemple :

kteb ; kam n ; ma áll.

Attention, une syllabe accentuée n'est pas forcément allongée en arabe ! Ainsi, dans les mots : kásaru,

zálame, dire les trois voyelles rapidement, en "descendant", le premier a étant dit sur un ton plus haut.

Cet accent est important pour parler comme tout le monde et se faire comprendre ; on verra que mal

le mettre peut parfois changer le sens.

Autres signes : L, J, D : ces lettres désignent respectivement Liban, Jordanie, Damas m. ou
Autres signes :
L, J, D : ces lettres désignent respectivement Liban, Jordanie, Damas
m. ou masc. = masculin
f. ou fém. = féminin
v.p. = voir page
la flèche désigne une transformation, un passage à une nouvelle forme : báddo ma baddō-š
On emploi parfois aussi les signes arithmétiques : wára + na = warna
Enfin signalons que le trait d'union nous sert pour décomposer les éléments d'un mot, afin de faciliter
l'analyse, la compréhension. Ainsi bentak (ta fille) sera écrit les premières fois bent-ak pour qu'on voit
les deux éléments qui composent ce mot ; puis, peu à peu, en avançant dans le cours, on supprimera ces
traits d'union devenus superflus.

EXERCICE DE PRONONCIATION

Au début du cours on utilisera les mots ci-dessous. Le mieux serait de les faire lire par une personne de

langue arabe. A cet effet, nous donnons ces mots en lettres arabes également, avec le risque que, voyant

cela écrit, la personne aura parfois tendance à prononcer le mot comme en arabe littéraire…

H i da

áda

rhbe

be

'áhlān

la

klo

qm-o

ceci

quelqu'un

religieuse

place

bienvenu

plus beau

kilogramme

enlève-le

ا ه

ا

هار

ر

هأ

أ

 

آ

ġásal

ašab

 

ġašš

rašš

brġol

móġreb

bisálli

bi álli

il a lavé

bois

il a trompé

ّ

il a arrosé

ّ

شر

blé concassé

couchant

ب

il distrait

ّ

il prie

ّ

ē i f

i f

 

dall

all

i n

ē i f

tálle

álab

été

épée

il a indiqué

il est resté

dette

hôte

colline

demande

 

لد

ّ

ّ

ید

ّ

tīn

īn

zálame

be

zīd

εa īm

 

εē i b

εīd

figue

argile

homme

officier

ajoute !

grandiose

honte

fête

ﻝز

یز

 

εámál

máεmal

kalm

qálam

ē i

ī n

ē i

ī n

œuvre

usine

paroles

plume

mur

murs

fil

fils

 

م آ

ن

ن

Première leçon

Première

1. 1. 1. 1. Première

Première leçon

leçon leçon

Commençons par une bonne nouvelle : le verbe "être" n’existant pas en arabe au présent, nous

n’aurons pas à l’apprendre. On dira : ceci bon, je grand.

Quelques mots clés pour le texte :

 

h i da

celui-ci, ceci

el-

le, la, les

h i de

celle-ci

hal-

ce, cette, ces

i n ?

?

mīn ?

qui ?

o n

ici

šu ? šū ?

que ? quoi ?

'ána

moi, je

meš, möš

pas, ne pas, n’est pas

'énta ('énte)

toi, tu

sēken

habitant, (je, tu, il) habite

hallaq

maintenant (prononcer halla')

 
 
 

TEXTE

Mīn i da ? i da Jorj, el- addēd.

 

Qui (est) celui-ci ? C’(est) Georges, le forgeron.

U mīn i de ?

 

Et qui (est) celle-ci ?

i de bént-o, Máryam.

 

C’est (celle-ci) sa fille, Maryam.

i de bent el- addēd ? É.

 

C’est la fille du forgeron ? Oui.

Šū i da ?

 

Qu’est-ce que c’est que ça (quoi cela) ?

i da bēyt.

C’est (une) maison

 

Bēyt mīn ?

(La) maison de qui ?

Bēyt Jorj, bēyt el- addēd.

 

La maison (de) Georges, (la) maison du forgeron

Mīn sēken bi hal-bēyt ?

 

Qui habite dans cette maison ?

Jorj sēken o n, bi bēyt-o.

 

Georges habite ici, dans sa maison.

Máryam kamēn bi bēyt-o ?

Maryam aussi (est) dans sa maison lui) ?

! Máryam hállaq miš o n.

Non ! Maryam maintenant (n’est) pas ici.

El-bēyt e

kbīr.

La maison (est) grand(e). 1

 

É, kbīr u

élu.

Oui, grande et belle.

Jorj, i da b yt-ak ?

 

Ô Georges, c’(est) ta maison ?

Náεam, i da bēyt-i.

 

Oui, c’(est) ma maison.

 

Bēytak élu u e kbir kamēn ; i da bēyt

 

Ta maison (est) belle et grande aussi ; c’est une

 

e jdīd ?

 

maison neuve ?

É. U 'énta, i n bēyt-ak ?

 

Oui. Et toi, (est) ta maison ?

'Ána ? bēyt-i bi le.

 

Moi ? ma maison (est) à Zahlé.

'Énta sēken bi le ?

Tu habites à Zahlé ?

É, 'ána sēken bi le. kbīre ?

 

Oui, j’habite à Zahlé. Zahlé (est) grande ?

É, mdīné kbīré u élwe.

Oui, Zahlé (est une) ville grande et belle.

áyyeb, bikaffi.

 

Bon, (ça) suffit.

1 "Maison" en arabe, Bēyt, est masculin ; donc, grand, beau, neuf (au masculin)

REMARQUES

 
 

Notons que le possessif

"mon, ma, mes" se rend par le suffixe

-i, -e

 

"ton, ta, tes" (parlant à un homme)

-ak

"ton, ta, tes" (parlant à une femme)

-ek, -ik

"son, sa, ses"

un homme)

-o

"son, sa, ses"

une femmes)

-ha, -a

 
 

Dans le -ha, le h est parfois faible, et même souvent muet (ne se prononce pas).

 

Remarquons aussi que "ta maison" se dit "bēyt-ak" en parlant à un homme, et "bēyt-ik" en parlant à

une femme.

 

Constatons à présent quelques règles :

"de" avant le nom du possesseur (la maison de qui ? la maison de Georges) ne se traduit pas. Mais

alors le premier nom, la chose possédée, n'a pas l'article el- :

el-bēyt bēyt el- addēd

C'est ce qui se passe dans le nom connu Abd-el-kader, en fait plus exactement εabd-el-Qāder = le

serviteur du Puissant (le serviteur de le Puissant)

Le verbe "être" n'existe pas au présent, mais à la forme négative (ne suis pas, n'es pas, n'est pas…)

on dit meš ou möš à toutes les personnes : 'ána meš o n, énta möš o n, Ğorğ möš o n.

L'article "un, une" ne se traduit pas non plus : "une maison" = bēyt. Si on veut insister sur le

nombre (une, une seule et pas deux) on peut ajouter "wā ed" après le mot : bēyt ed = une

maison, pas deux ou plusieurs.

Enfin, les noms en -e sont féminins (mdīne) et le féminin des adjectifs se forme en ajoutant -e :

kbīr-e, hélw-e (noter que u + e = we ; prononcer élwe comme "est loué", mais sans oublier le )

EXERCICE DE TRADUCTION

J'habite dans la maison du forgeron.

Tu n'habites pas ici (toi ne-pas habitant ici).

Sa fille n'est pas belle.

Ta maison (masc.) est neuve.

Non, ma