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Le défi de la pratique de l’allaitement maternel exclusif dans la commune rurale d’Anjepy (TATAVY Rasoaniaretana Amélie - 2006)

Le défi de la pratique de l’allaitement maternel exclusif dans la commune rurale d’Anjepy (TATAVY Rasoaniaretana Amélie - 2006)

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La présente étude qui va s’effectuer dans la Commune rurale d’Anjepy est conçue pour identifier les avantages spécifiques de l’AME chez les enfants.
Le choix de ce thème réside dans le fait que pour relever le « DEFI DE LA PRATIQUE DE L’AME DANS LA COMMUNE RURALE D’ANJEPY », il faut d’abord pouvoir mettre en exergue les principaux facteurs favorables et défavorables à cette pratique.
Cette étude a pour objectif d’identifier les facteurs influençant les mères sur la pratique de l’AME dans l’optique de pouvoir renforcer l’IEC destiné au couple mère enfant sur les effets bénéfiques de cette bonne pratique. Bien qu’il y ait eu des efforts entrepris par le Ministère de la Santé et du Planning Familial et ses partenaires, la pratique de l’AME qui devrait être proche de 80% reste encore à 66%(7).
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INSPC - 2006
La présente étude qui va s’effectuer dans la Commune rurale d’Anjepy est conçue pour identifier les avantages spécifiques de l’AME chez les enfants.
Le choix de ce thème réside dans le fait que pour relever le « DEFI DE LA PRATIQUE DE L’AME DANS LA COMMUNE RURALE D’ANJEPY », il faut d’abord pouvoir mettre en exergue les principaux facteurs favorables et défavorables à cette pratique.
Cette étude a pour objectif d’identifier les facteurs influençant les mères sur la pratique de l’AME dans l’optique de pouvoir renforcer l’IEC destiné au couple mère enfant sur les effets bénéfiques de cette bonne pratique. Bien qu’il y ait eu des efforts entrepris par le Ministère de la Santé et du Planning Familial et ses partenaires, la pratique de l’AME qui devrait être proche de 80% reste encore à 66%(7).
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INSPC - 2006

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Madame TATAVY Rasoaniaretana Amélie

LE DEFI DE LA PRATIQUE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL EXCLUSIF DANS LA COMMUNE RURALE D’ANJEPY

Mémoire pour l'obtention de Diplôme en licence en Nutrition

REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana -----------------

MINISTERE DE LA SANTE ET DU PLANNING FAMILIAL

MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

Année 2006 N°……….

LE DEFI DE LA PRATIQUE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL EXCLUSIF DANS LA COMMUNE RURALE D’ANJEPY

Présenté le 28 septembre 2006 par Madame TATAVY Rasoaniaretana Amélie.

Président Juges

: Professeur RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques. : Professeur ANDRIANASOLO Roger. Monsieur RAKOTOZANAKA Julien

Encadreur

: Docteur RAKOTONIRINA EL-C Julio

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana

MINISTERE DE LA SANTE ET DU PLANNING FAMILIAL SECRETARIAT GENERAL

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

LISTE DES PRINCIPAUX RESPONSABLES
I – DIRECTION GENERALE Directeur Général : Pr RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

II – DIRECTION DE LA FORMATION ET DE LA RECHERCHE Directeur : Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie Chef du Service Pédagogique et Scientifique : Docteur RATSIMBAZAFY Marie Rolland Chef du Service et Expertise : Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio Responsable du Secrétariat Permanent de l’Enseignement à Distance : Docteur RARIVOARILALA Esther

III – DIRECTION DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES Directeur : Monsieur RASOANAIVO ANDRIANASOLO Simon Chef du Service Administratif : Madame RABODOHARY Ranorohelimiadana Eléonore

LICENCE EN NUTRTION NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINES
UE1

Module 1 : Module 2 : Module 3 : Module 4 : Module 5 : Module 6 : UE2

Méthodologie Principes fondamentaux de la nutrition /alimentation Aspects socioculturels et écologiques de la nutrition Biochimie de la nutrition Métabolisme et Physiologie de la nutrition Besoins nutritionnels à travers le cycle de la vie MALADIES DE CARENCE ET URGENCES NUTRITIONNELLES EN CAS DE CATASTROPHE Principaux troubles nutritionnels dans le pays en développement Prévention et prise en charge des maladies carentielles Urgences nutritionnelles en cas de catastrophe ACTIVITES DE LABORATOIRE EN NUTRITION ET DE TERRAIN Analyse biologique pour le dépistage de carences en micronutriments au niveau d’une population Analyse physico-chimique des aliments Hygiène alimentaire et salubrité environnementale Législation des denrées alimentaires APPROCHE COMMUNAUTAIRE Diagnostic communautaire sur le plan alimentaire et nutritionnel Planification des programmes communautaires de nutrition Suivi et évaluation des programmes de nutrition IEC en matière de nutrition Notions de sécurité alimentaire des ménages (SAM) Politiques nationales en matière de nutrition Anthropologie Recherche opérationnelle sur la situation nutritionnelle d’une localité

Module 1 : Module 2 : Module 3 : UE3

Module 1 : Module 2 : Module 3 : Module 4 : UE4 Module 1 : Module 2 : Module 3 : Module 4 : Module 5 : Module 6 : Module 7 : Module 8 :

UE 5 ETUDES NUTRITIONNELLES QUANTITATIVES

Module 1 : Module 2 : Module 3 : UE6

Statistiques sanitaires et démographiques Epidémiologie de la nutrition et statistiques Informatique appliquée PREPARATION SOUTENANCE DE MEMOIRE Préparation de mémoire Encadrement et Soutenance de mémoire

LISTE DES ENSEIGNANTS

Pr RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin Pr RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie Pr ANDRIANASOLO Roger Pr RANDRIANARIMANANA Vahiniarison Dieudonné Pr RAMAMBAZAFY Ralainony Pr RAMAKAVELO Maurice Philippe Pr RANAIVOHARISOA Lala Dr RAKOTONIRINA Simon Dr RALAIARISON Raharizelina Dr RAKOTONIRINA El-C Julio Dr RANDRIAMAMPIANINA Hanta Dr RASOARIVAO Vololomiarana Mr RAKOTOZANAKA Julien Mme RAMINO Vololona Mr TARA Celestin

REMERCIEMENTS
A notre Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique et Communautaire Monsieur Le Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin. « Nos sincères remerciements »

A notre Président de mémoire. Monsieur Le Professeur RAMAMBAZAFY Ralainony Jacques Qui nous fait l’honneur d’accepter la présidence de notre jury. « Toute notre respect et notre reconnaissance »

A nos Juges. Monsieur Le Professeur ANDRIANASOLO Roger Monsieur RAKOTOZANAKA Julien. Vous nous faites l’honneur d’avoir accepté de siéger parmi les membres du jury. « Nos sincère et vifs remerciements »

A notre Encadreur de mémoire Monsieur Le Docteur RAKOTONIRINA EL-C. Julio Qui nous a partagé ses expériences et réservé de son précieux temps pour nous aider à la réalisation de ce travail. « Nos plus vifs remerciements »

A tous nos Enseignants « Nos profonds respects »

A tout le personnel de l’Institut National de Santé Publique et Communautaire. « Nos vifs remerciements »

A tout le personnel de la Commune rurale, des CSB II, CSB I et des sites communautaires d’Anjepy. « Pour votre collaboration, merci ».

DEDICACES

A Dieu tout puissant, « Seigneur mon Dieu, le jour où je t’ai invoqué, tu m’as exaucée, tu m’as rassuré, tu as fortifié mon âme ». (Psaume 138 : 3)

A mon cher Philistin, ta persévérance et tes réconforts ont porté ses fruits. « Toutes mes reconnaissances de m’avoir soutenue tout au long de mes études ».

A mes chers fils, vous avez fait preuve de patience et de beaucoup de sacrifices. « Soyez meilleurs, Izay adala no toa an-dRainy ».

A toute ma famille, « En témoignage de mon attachement et de toute mon affection ».

A toute la promotion, « En souvenir des moments qu’on a passés ensemble ».

PLAN
Introduction

1- Considérations générales

2- Méthodologie

3- Résultats

4- Discussions

5- Recommandations

Conclusion

Bibliographie

Annexes.

SOMMAIRE.
INTRODUCTION
1-CONSIDERATIONS GENERALES…………………………………………………… • 1.1 Cadre de l’étude…………………………………………………………………….. 1.1.1. Situation géographique et delimentation administrative………………………….. 1.1.2. Situation démographique et économique………………………………………….. 1.1.3. Situation socioculturelle…………………………………………………….…….. 1.1.4. Infrastructures administratives et sanitaires……………………………………….. 1.1.4.1. Situation administrative…………………………………………………………. 1.1.4.2. Infrastructures sanitaires………………………………………………….……... 1.1.4.2.1. Le centre de santé……………………………………………………………... 1.1.4.2.2. Personnel de ces formations…………………………………………………... 1.1.4.2.3. Alimentation en eau…………………………………………………….……... • 1.2.Généralités sur l’allaitement maternel……………………………………………. 1.2.1. Les conditions pour un allaitement optimal……………………………………….. 1.2.2. L’allaitement maternel exclusif…………………………………………………… 1.2.3. La composition du lait maternel…………………………………………….…….. 1.2.4. Les avantages de l’allaitement maternel exclusif…………………………………. 1.2.5. Programme et politique nationale de santé en matière d’allaitement maternel…… 1.2.6. Conduites actuelles adoptées sur l’allaitement maternel et le VIH……………….. 2-METHODOLOGIE……………………………………………………………….……... • 2.1.But et objectifs………………………………………………………………………. • 2.2.Type d’étude………………………………………………………………….……... • 2.3.Période l’étude……………………………………………………………………… • 2.4.Durée de d’étude……………………………………………………………………. • 2.5.Critères d’inclusions………………………………………………………………... • 2.6.Critère d’exclusions………………………………………………………….……... • 2.7.Echantillon…………………………………………………………………………... • 2.8.Mode de collecte de données……………………………………………………….. • 2.9.Explotation et analyse des données………………………………………………... • 2.10.Les variables étudiées……………………………………………………………... ..• 2.11. Les définitions opérationnelles…………………………………………….……. • • 2.12. La limite de l’étude……………………………………………………………….. • 2.13. L’éthique de l’étude………………………………………………………………. 3-RESULTATS…………………………………………………………………………….. •3.1.Les caractéristiques générales de l’échantillon……………………………………. 3.1.1. Caractéristiques socio démographiques des mères …………………….……... 3.1.2. Caractéristiques des enfants ……………………………………………………. • 3.2. Evaluation de la pratique de l’allaitement maternel exclusif. (AME*)…………. 3.2.1. Prévalence de l’allaitement maternel exclusif de ’échantillon……………………. 3.2.2. Introduction du premier liquide ou repas………………………………………….. 3.2.3. Relation entre la pratique de l’AME et l’état nutritionnel de l’enfant…………….. • 3.3. La pratique de l’allaitement maternel exclusif en fonction des différentes . caractéristiques…………………………………………………………………….. 3.3.1. Les conditions de l’accouchement………………………………………………… 3.3.2. Les déterminants de la pratique de l’AME des mères…………………………... 3.3.3. Connaissance des mères sur la pratique de l’AME……………………………...
3 3 3 3 5 5 5 6 6 6 7 8 8 8 9 9 10 12 13 13 14 14 14 14 14 14 14 15 15 17 17 17 18 18 19 20 21 21 23 27 28 28 28 30

3.3.4 Attitudes des mères sur l’introduction du premier liquide ou repas au sixième mois………………………………………………………………………………… 3.3.5. Raisons évoquées par la mère sur l’introduction de liquide ou repas au sixième mois en fonction du mode d’allaitement 3.3.6. Conduite d’alimentation adoptée par les mères en cas d’absence selon leur mode d’allaitement………………………………………………………….……............ 3.3.7. Relation entre les connaissances des mères et leur pratique selon l’heure du début de tétée……………………………………………………………………… 3.3.8. Mères allaitant avec les deux seins et problèmes des seins……………………...... • 3.4. La morbidité des enfants été allaités exclusivement au sein…………………….. 3.4.1. Répartition de l’état de santé des enfants en fonction des différents caractéristiques……………………………………………………………………. 3.4.2. Les principales maladies contractées par les enfants……………………….……... 3.4.3. Maladies contractées par les enfants selon leur mode ’allaitement…………….… 4-DISCUSSION……………………………………………………………………………. • 4.1. La proportion de la pratique de l’allaitement maternel exclusif chez les mères sélectionnées…………………………………………………………………..…….. • 4.2. Le début de l’allaitement……………………………………………………………. • 4.3. Fréquence de tétées par 24 heures…………………………………………….…….. • 4.4. La relation entre la pratique de l’AME et l’état nutritionnel de l’enfant……………. • 4.5. Allaitement avec les deux seins et maladies des seins………………………………. • 4.6. Accès aux informations sur l’allaitement maternel…………………………………. 4.6.1. Accès aux informations sur l’allaitement maternel exclusif…………………….… 4.6.2. Les avantages de l’AME…………………………………………………….…….. • 4.7. La morbidité des enfants…………………………………………………….………. 4.7.1. La morbidité proprement dit…………………………………………….………… 4.7.2. Les principales causes de morbidité ………………………………………..…….. 4.7.3. Les conditions des accouchements………………………………………….….…. 5-RECOMMANDATIONS………………………………………………………………... •5.1. Mise en place d’un système de coordination 5.1.1. Au niveau du district……………………………………………………………….. 5.1.2. Au niveau de la commune…………………………………………………………. 5.1.3. Au niveau communautaire…………………………………………………………. •5.2. Le renforcement de la sensibilisation pour le changement de comportement……….. •5.3. Amélioration des soins maternelles et infantiles adéquats pour attirer l’attention des femmes…………………………………………………………………………… 5.3.1. Au niveau du district………………………………………………………………. 5.3.2. Au niveau des centres de santé de base……………………………………………. 5.3.3. Au niveau communautaire…………………………………………………………. •5.4. Amélioration de l’environnement……………………………………………………. •5.5. Proposition de stratégie et plan d’action en annexe IV CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE ANNEXES Annexe I questionnaire Annexe II cartographie de la commune rural d’Anjepy Annexe III carte de secteur sanitaire CSB II Anjepy Annexe IV proposition de stratégie et plan d’action

34 35 36 37 37 37 38 39 40 41 41 42 43 45 45 45 45 46 47 47 48 44 49 49 49 50 50 50 51 51 51 51 52 54

LISTE DES ACRONYMES
-AME -AEN -BASICS -CCC -EKAR -EDSM -FAO -IC -IEC -INSTAT -IHAB -MAMA -NAC -OMS -ONG -ONN -OTIV -OR -P -PAM -PCIMEC -PNUD -PNN -RIP -SEECALINE : Allaitement Maternel Exclusif : Actions Essentielles en Nutrition : Projet de Suivie de l’Enfant : Communication pour le Changement de Comportement : Eglise Catholique Romaine : Enquête Démographique et Sanitaire de Madagascar : Food Agricultural Organisation . Intervalle de Confiance : Information, Education Communication : Institut National des Statistiques : Initiative des Hôpitaux Amis des Bébés : Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée : Nutrition Assise Communautaire : Organisation Mondiale de la Santé : Organisation Non Gouvernemental : Office Nationale de la Nutrition : Ombona Tahiry Ifampisamborana Vola : Odds Ratio : Pi-value : Programme Alimentaire Mondiale : Prise en Charge Intégré des Maladies des Enfants : Programmes des Nations Unies pour la Développement : Politique Nationale de Nutrition : Route d’Intérêt Provinciale : Surveillance et Education des Ecoles et des Communautés en Matière D’Alimentation et de Nutrition Elargie -UNICEF -UNESCO : Fonds des Etats Unis pour l’Enfance : Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture -USAID : Agence des Etats Unis d’Amérique pour le Développement International

LISTE DES ILLUSTRATIONS TABLEAUX
Tableau 1 : Répartition des mères selon leur caractéristique socio-démographique…………18 Tableau 2 : Répartition des mères selon leur tranche d’âge et leur niveau d’instruction…….19 Tableau 3 : Répartition des enfants selon leur tranche d’âge et selon leur genre…………….20 Tableau 4 : Répartition des enfants selon le mode d’allaitement en fonction de leur âge et de leur genre durant la période de l’étude dans la commune rurale d’Anjepy……...22 Tableau 5 : Répartition des principaux types de liquides ou repas introduits aux enfants selon leur mode d’allaitement………………………………………………………….25 Tableau 5 bis :………………………………………………………………………………..26 Tableau 6 : Répartition des enfants selon leur tranche d’âge et leur état nutritionnel commune rurale d’Anjepy 2006……………………………………………………………27 Tableau 7 : Evaluation de l’état nutritionnel des enfants selon leur mode d’allaitement dans la commune rurale d’Anjepy……………………………………………………….27 Tableau 8: Comparaison de la pratique de l’allaitement et des caractéristiques des mères en fonction de leur mode d’allaitement dans la commune rurale d’Anjepy………..28 Tableau 9: Relation entre l’AME et les connaissances des mères……………………………30 Tableau 10 : répartition de la connaissance des mères sur les avantages de l’AME…….…...31 Tableau 11 : Répartition des femmes ayant reçus des messages ou de counseling sur l’allaitement maternel exclusif…………………………………………………33 Tableau 12 : Attitudes des mères selon leur mode d’allaitement sur l’introduction du liquide ou repas au 6è mois de la commune rurale d’Anjepy………………………….35 Tableau 13 : répartition des motifs évoqués par les mères sur l’introduction de liquide ou repas selon leur mode d’allaitement…………………………………………...35 Tableau 14 : Répartition des conduites d’alimentation adoptées en cas d’absence de la mère. selon leur mode d’allaitement………………………………………………….36 Tableau 15 : Répartition des connaissances des mères et de leur pratique selon l’heure de la première tetée……………………………………………………………………37 Tableau 16 : Répartition de l’état de santé des enfants en fonction des différents paramètres38 Tableau 17 : Répartition des maladies contractées par les enfants de l’échantillon selon leur. mode d’allaitement de la commune rurale d’Anjepy…………………………..40

FIGURES

Figure 1 : répartition des enfants de l’échantillon de la commune rurale d’Anjepy selon l’âge……………………………………………………………………………….21 Figure 2 : Répartition des enfants (n=54) selon l’âge d’introduction de leur premier repas ou liquide dans la commune rurale d’Anjepy 2006………………………………….23 Figure 3 : Répartition des principaux types de liquides ou repas introduits chez les enfants non allaités exclusivement au sein……………………………………………………..24 Figure 4 : répartition des attitudes des mères sur l’introduction du premier liquide ou repas.34 Figure 5 : répartition des enfants de l’échantillon en fonction des maladies contractées…...39

DIAGRAMME
Diagramme : répartition des enfants selon le type d’allaitement et suivant leur tranche d’âge au moment de l’enquête………………………………………………………………………21

INTRODUCTION
L’allaitement maternel est une source naturelle présentant de nombreux avantages prouvés scientifiquement grâce aux résultats des recherches et d’analyses fondamentales et cliniques récentes (1). Les grands organismes internationaux, notamment, l’OMS et l’UNICEF ainsi que la politique nationale de santé du Gouvernement malgache recommandent que les nourrissons de 0 à 6 mois reçoivent uniquement le lait maternel, ou en d’autres termes, la pratique de l’allaitement maternel exclusif (1). L’ALLAITEMENT MATERNEL EXCLUSIF (AME) consiste en une alimentation exclusive au sein du bébé de 0 à 6 mois. Ainsi, l’objectif du Sommet Mondial de l’Enfance, concernant l’alimentation infantile est de permettre à toutes les femmes de nourrir leurs enfants exclusivement au sein pendant les six premiers mois de la vie (2). Selon l’édition publiée par l’UNICEF, l’OMS, l’UNESCO, le PNUD, le PAM et la Banque Mondiale intitulée « Savoir Pour Sauver » : si tous les bébés étaient nourris exclusivement au sein jusqu’à l’âge de 6 mois, il serait possible d’éviter le décès de 1,5 millions de nourrissons chaque année et la santé et le développement de millions d’autres bébés en seraient nettement améliorés (3). Pourtant, selon les statistiques de l’UNICEF en 2004 seulement 37 % des bébés dans le monde ont été nourris uniquement au sein jusqu’à l’âge de 6 mois (3).C’est la raison pour laquelle sur le continent africain le taux de la pratique de l’AME est passé de 34 % à 42 % durant la période de 1999 à 2004(4), grâce à l’adoption depuis un certain nombre d’années, d’une politique sur la promotion de l’allaitement maternel et surtout l’AME. Cette politique vise non seulement l’équilibre du bébé mais aussi la santé de la mère et de l’enfant. Madagascar n’est pas en reste, suite à la politique mise en place par le Ministère de la Santé et du Planning Familial pour la promotion de l’Allaitement maternel, y compris l’AME depuis les années 1990 (5). Dans le pays, les taux de mortalité infantile et infanto-juvenile, très élevés, n’ont pratiquement pas changé depuis vingt ans surtout en milieu rural : un enfant sur dix meurt avant d’atteindre son premier anniversaire et un enfant sur six décède avant l’âge de cinq ans (5). L’étude faite par le comité de l’élaboration de la Politique Nationale de Nutrition (PNN) a montré qu’un tiers des enfants n’est pas allaité exclusivement au sein pendant les 6 premiers mois de la vie (6). Or, l’objectif vise à faire bénéficier tous les bébés de cette tranche d’âge, du lait de leur mère uniquement.

L’analyse de PROFILES (étude statistique qui met en projection une action donnée et élaborée par LINKAGES) a montré que 14 pour 100 des décès d’enfants Malagasy de moins de 1 (un) an sont attribuables à la pratique sous optimale de l’allaitement maternel y compris l’AME (5). La présente étude qui va s’effectuer dans la Commune rurale d’Anjepy est alors conçue pour identifier les avantages spécifiques de l’AME chez les enfants. Le choix de ce thème réside dans le fait que pour relever le « DEFI DE LA PRATIQUE DE L’AME DANS LA COMMUNE RURALE D’ANJEPY », il faut d’abord pouvoir mettre en exergue les principaux facteurs favorables et défavorables à cette pratique. Cette étude a pour objectif d’identifier les facteurs influençant les mères sur la pratique de l’AME dans l’optique de pouvoir renforcer l’IEC destiné au couple mère enfant sur les effets bénéfiques de cette bonne pratique. Bien qu’il y ait eu des efforts entrepris par le Ministère de la Santé et du Planning Familial et ses partenaires, la pratique de l’AME qui devrait être proche de 80% reste encore à 66%(7).

1.

CONSIDERATIONS GENERALES.

L’ensemble du territoire Malagasy a adopté la promotion de l’allaitement maternel et en particulier l’allaitement maternel exclusif du nourrisson jusqu’à l’âge de 6 mois. La commune rurale d’Anjepy ne fait pas exception à cette règle.

1.1. Cadre de l’étude

1.1.1. La situation géographique et délimitation administrative

La commune d’Anjepy composée de 12 fokontany est une des 25 communes du district de Manjakadriana et est comprise dans la région d’Analamanga. On y accède par la route nationale RN II et puis par la route d’intérêt principale (RIP) N°64 à 38,5 kilomètres de la capitale. La distance par rapport à la route nationale est de 05,5 kilomètres. Elle est limitée au Nord, par la commune rurale d’Ambatomena et la commune rurale d’Ambohitseheno, au Sud, par la commune rurale de Sambaina et la commune rurale de Carion, à l’Est, par la commune rurale de Ranovao et la commune rurale d’Ambohibary, à l’Ouest, par la commune rurale d’Ambanitsena, au nord-ouest, par la commune rurale d’Anjoma-Betoho. Elle a une superficie de 48,8 kilomètres carrés et est constituée d’un relief forestier représentant 70 % de sa superficie totale. Du point de vue climatique, la localité jouit du climat spécifique des Hautes Terres : une saison fraîche assez sèche s’étalant du mois de Mai au mois de d’Octobre et une saison chaude et humide du mois de Novembre au mois d’Avril.

1.1.2. Situation démographique et économique.

1.1.2.1. Situation démographique.

La population de la commune, en majorité très jeune, compte 5209 habitants. La densité moyenne est de 16 habitants par kilomètre carré, avec un taux de croissance démographique de 2,7 %. Il y a lieu de noter l’existence de 832 enfants de 0 à 5 ans est de 199 enfants de 0 à 11 mois, et une population jeune caractérisée par : hommes et femmes de 0 à 15 ans sensiblement égale à 2061(8).

1.1.2.2. Situation économique. Les activités prédominantes de cette localité sont du secteur tertiaire. Toutefois l’agriculture et l’élevage sont les principales sources de revenus, quoique la majorité des productions agricoles servent à la consommation locale. Les modes de culture irriguée et sèche y sont pratiquées et on rencontre souvent des cultures associées. Le riz, les pommes de terre, les patates douces, le manioc sont les cultures les plus fréquentes. Ainsi, la surface totale cultivée est de1403 ha dont la surface cultivée en riz est de 713 ha avec une production de 1782,5 tonnes, 159 ha de pommes de terre fournissent 1590 tonnes dont 40 % exportés, 400 ha de manioc produisent 4000 tonnes dont 20 % commercialisés et enfin 150 ha de patates douces permettent d’obtenir 750 tonnes de production destinée à la consommation locale (8). La commune possède des lacs, quelques étangs et des sources, l’irrigation et la gestion de l’eau des surfaces cultivables ne constituent pas trop de problèmes. Le nombre de barrages de retenues fonctionnels est de 11. En ce qui concerne l’élevage, sa pratique est essentiellement importante dans la commune caractérisée par : des bovidés, des porcs, des vaches et des volailles dont: 801 têtes de bœufs, 600 têtes de porcs, 244 têtes de vaches et 6145 têtes de volailles ont été recensées. (Source monographie de la commune rurale d’Anjepy année 2005).La production laitière est de 76 190 litres par an dont 98 % sont acheminés à Antananarivo, le reste est destiné pour la consommation locale. Par ailleurs, la production de charbon de bois constitue une autre activité génératrice de revenu pour la presque totalité des ménages, hommes et femmes concernés. A l’occasion, les jeunes se livrent à des travaux de champs qui leur rapportent un peu d’argent. Les femmes s’adonnent aussi à la petite couture (broderie) qui constitue la seule activité artisanale productrice. La commune compte 106 riziculteurs, 57 pisciculteurs et 03 producteurs d’Alevins. L’OTIV fait office de banque pour ceux qui veulent déposer ou emprunter de l’argent (leur revenu). La commune ne possède ni d’industrie ni exploitation minière. Un marché communal a lieu tous les mardis dans le chef lieu du Firaisana. C’est aussi un lieu d’échanges, de communication et jour de grande affluence pour les consultations au CSBII d’Anjepy.

1. 1. 3. Situation socioculturelle.

1.1.3.1. L’éducation.

La commune dispose de 13 écoles primaires dont 11 publiques et 2 privées, d’un C.E.G et d’une école privée préscolaire. La population d’âge scolaire est comprise entre 6 et 7 ans compte 450, le taux brut de scolarisation est de quatre vingt cinq pour cent le taux d’alphabétisation des adultes est de 99 % dont 48,6 % de femmes et 50,4 % d’hommes. Ainsi le nombre des adultes analphabètes est de 02 par fokontany en moyenne (8).

1.1. 3.2. Valeurs culturelles et cultuelles.

Dans son histoire ancienne, leur tradition interdisait la consommation de la viande de porc et de l’oignon. Mais actuellement, ces FADY ne sont plus respectés par la majorité de la population à cause de la religion chrétienne. Seules les vieilles personnes s’y accrochent encore. Il existe également 14 guérisseurs traditionnels, quelques « mpanandro » et 05 matrones qui exercent leur profession dans cette localité. Les us et les coutumes qui restent les plus respectées sont l’Exhumation et la circoncision. Les principales religions représentées dans la région sont : -Le catholicisme : Eglises Catholiques Romaines (EKAR) au nombre de3. -Le protestantisme : - Le FJKM (églises protestantes) au nombre de 4. - Le Jesosy Mamonjy. Les feux de brousse sont rares à cause de l’existence d’un DINA qui pourvoit des amendes, voire des poursuites judiciaires à l’encontre des pyromanes.

1.1.4. Infrastructures administratives et sanitaires.

4.1. Situation administrative.

La commune possède un poste avancé de gendarmerie dotée de BLU nécessaire à la communication. La police communale n’y existe pas, mais plutôt des quartiers mobiles au nombre de 51, payés par la communauté et repartis dans les 12 fokontany selon la superficie : au minimum 2 et au maximum 4 (8).

Des responsables des services décentralisés siégeant à Manjakandriana passent chaque semaine dans la commune (agriculture, élevage, travaux publics et assainissement). La commune oblige les femmes à accoucher à la maternité sous condition de non délivrance de copie d’acte d’état civil. Seuls les enfants de Fokontany de Manakavaly situé un peu éloigné du chef lieu peut recourir clandestinement aux services des matrones.

1.1.4.2. Infrastructures sanitaires.

1.1.4.2.1. Le centre de santé.

La commune dispose de 3 formations sanitaires sous tutelle du district d’appartenance (Manjakandriana) ce sont : Le CSBII d’Anjepy, le CSBI d’Anjozoro, le CHD de Manakavaly. Ces formations sanitaires travaillent en étroite collaboration avec les ONG cités ci-dessous ou ultérieurement en matière de surveillance nutritionnelle et de croissance des enfants de O à 5 ans. Ainsi la commune bénéficie de la présence des centres suivants : • • SEECALINE d’Anjepy, d’ Antananarivokely et d’Antanetibe-Nord. Les sites NAC/ PCIMEC de Mandritsara, de Miarina et de Soamalaza. L’existence de ces sites favorise le suivi et l’évaluation des carences nutritionnelles du point de vue CRENI et CRENA (9). Par ailleurs, soixante-dix pour cent de la population habitent à moins de 5 km des formations sanitaires (8).L’accessibilité de la population aux formations sanitaires n’est pas constante. La crue des rizières et le mauvais état des routes limitent cette accessibilité pendant la période de pluies. La plupart des mouvements internes s’effectuent à pieds et quelquefois en charrette.

1.1.4.2.2. Personnel de ces formations.

L’effectif de personnel comprend 7 agents. Le CSBII d’Anjepy est composé de : 1 Médecin 1 sage femme 1 employé de service 1 dispensateur payé par la commune qui s’occupe du gardiennage

Celui du CSBI d' Anjozoro : 1 sage femme. 1 dispensatrice payée par la commune. 1 gardien payé par la communauté. Ces deux centres de santé offrent des services de soins maternels et infantiles, y compris la planification familiale. Voici quelques indicateurs sur les activités réalisées pendant l’année 2005 : Taux de consultation externe = Taux de consultation prénatale = Taux de couverture d’accouchement = Taux de couverture de contraceptif = 15 % 70 % 64,10 % 16 %

Taux de couverture vaccinale par autogène chez les enfants de 0 – 11 mois = 49,7% ATR = VPPO = 70,90 % 57,60 % 61 %

* BCG = 87,6 % * DTC3 = 54,6 %

* Et chez les femmes enceintes. VAT2 =

Les principales causes de morbidité (en 2005) pour toute la population étaient : - Infections respiratoires = - Maladies diarrhéiques = - Paludisme = - Affections bucco-dentaires = - Accidents et traumatismes = - Autres = 30 % 5% 15 % 2% 3% 6%

Les causes de morbidité des enfants de moins de 1 an dans la commune rurale d’Anjepy sont : *Les Infections Respiratoires Aigues *Les maladies diarrhéiques *Le paludisme 1.1.4.2.3. Alimentation en eau. 26 % 6% 1,3 %

Elle est composée de 12 fokontany dont la plupart possèdent de bornes fontaines comme approvisionnement en eau. Seuls, les quatre fokontany tels que Mandritsara, Soamalaza, Miarina et Antanarivokely utilisent des puits ou des sources. Les puits et les bornes fontaines sont protégés mais malheureusement l’eau n’est pas traitée.

1.2. Généralités sur l’allaitement maternel. Le lait maternel est un aliment idéal pour le Nourrisson (5). Le lait des mères normalement nutries est en mesure de satisfaire, qualitativement et quantitativement, le nourrisson (1). 1.2.1. Les conditions pour un allaitement optimal. Ce sont les premiers jours qui comptent le plus pour l’allaitement au sein. Lorsqu' une mère commence l’allaitement au sein correctement, elle a toutes les chances de continuer sans problème les 7 pratiques pour l’allaitement maternel (5) qui ont été définies par l’OMS et l’UNICEF depuis 1990 et en 1994 concernant les conditions pour une allaitement optimal : 1-Mettre les nouveaux-nés au sein immédiatement après l’accouchement, dans les 30 minutes qui suivent la naissance. 2-Allaiter fréquemment de jour comme de nuit à la demande, avec un intervalle inférieur à 3 heures. 3-Allaiter exclusivement au sein pendant les 6 premiers mois. 4-Introduire progressivement à partir du 6ème mois de l’enfant, une alimentation complémentaire. 5-Maintenir l’allaitement maternel même si l’enfant ou la mère est malade et augmentation de fréquence de tétées au cours des maladies, de la mère ou de l’enfant, et en période de convalescence. 6-Maintenir l’allaitement jusqu’à 2 ans. 7-Enrichir, varier et augmenter l’alimentation de la mère. 1.2.2. L’allaitement maternel exclusif.

L’allaitement est dit exclusif si et seulement si les conditions suivantes sont respectées : -aucun aliment ni autre boisson que le lait maternel n’est donné au bébé. -aucune tétine artificielle, ni sucette n’est donnée au bébé. Normalement, les bébés n’ont besoin de rien d’autres, même pendant les premiers jours qui suivent leur naissance jusqu’à l’âge d’environ six mois (5). S’ils reçoivent d’autres aliments

ou boissons, même en petites quantités ou s’ils tètent une tétine, certains des avantages de l’allaitement peuvent être perdus (10).

1.2.3. La composition du lait maternel.

Le lait maternel contient tous les éléments nutritifs dont le bébé à besoin pendant au moins les premiers 4 mois, et en général les 6 premiers mois de son existence (5). Le lait maternel contient toute une gamme de facteur immunologique pour protéger les nourrissons de 0 à 6 mois contre les maladies infectieuses (10). Il est caractérisé par : - le colostrum. -le lait mature.

1.2.3.1. Le colostrum.

Le colostrum est un aliment parfait pour le nouveau-né. Il est produit avant la fin du 7ème mois de grossesse, et est constitué aussi de nombreuses cellules protectrices, d’anticorps et de protéines. 1.2.3.2. Le lait mature ou (lait définitif). Le lait définitif est principalement constitué de glucides (sucre), de protéines, des lipides (matières grasses), de sels minéraux et calcium, d’oligo-éléments (fer) et d’eau. 1.2.4. Les avantages de l’allaitement maternel exclusif. L’allaitement maternel exclusif est le meilleur moyen et le plus sur de nourrir le bébé. Mis à part ses avantages sur le plan économique, le lait maternel présente de nombreux avantages pour le bébé et pour la mère. Pour le bébé, lui donner le sein très tôt après l’accouchement : Permet sa croissance et son développement normal, physique psychoaffectif et social. Facilite sa relation mère enfant sur le plan psychoaffectif. En effet, le lait maternel et particulièrement le colostrum renferment des anticorps qui renforcent la résistance de l’enfance aux maladies infectieuses. Par ailleurs, la pratique

optimale de l’allaitement maternel s’avère aussi être un élément majeur pour le développement harmonieux et la survie de l’enfant pendant les premiers mois de la vie (1). Pour la mère plus particulièrement : L’allaitement maternel exclusif : facilite le planning familial car il a un effet contraceptif contribuant à l’espacement des naissances, qui est indispensable à la santé de la mère et de l’enfant. C’est la MAMA ou Méthode d’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée, efficace à 99,5% dans les 6 premiers mois si l’allaitement est exclusif et si l’aménorrhée persiste (5). Economiquement, l’allaitement au sein constitue le meilleur moyen d’économiser de précieuses ressources, notamment dans un pays où le lait artificiel est importé. La mère qui allaite au sein est une exceptionnelle ressource naturelle, car elle transforme une alimentation peu coûteuse pour produire un aliment précieux et unique pour son enfant (10). L’allaitement maternel contribue à la réduction du taux de mortalité et améliore ainsi la suivie du bébé, car il protége l’enfant contre les maladies contagieuses. En effet, une étude faite au Brésil, sur le risque de mortalité due à la diarrhée et aux infections respiratoires en fonction du mode d’alimentation a montré que : -Le risque de mortalité par la diarrhée est de 14,2 fois plus élevé chez les enfants non nourris au sein par rapport ceux qui sont exclusivement nourris au sein. -Le risque de décès consécutif à une diarrhée. Augmente chez le nourrisson à qui des suppléments d’eau, de lait artificiel ou d’autres liquides a été donné. -Le risque de décès par infection respiratoire est de 3,6 fois plus élevé chez les enfants en bas âge non nourris au sein que chez ceux qui sont exclusivement nourris au sein (11). 1.2.5. Programme et politique nationale de santé en matière d’allaitement maternel. A Madagascar, le Ministère de la Santé et du Planning Familial opte plus

particulièrement pour les recommandations sur la pratique de l’allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois, et pour l’introduction d’aliments complémentaires ne se fera qu’à partir de cet âge. Une enquête faite par l’UNICEF en 2000 a montré que 42% des mères Malgaches pratiquent l’AME pendant les 6 premiers mois (2), et 2/3 seulement soit 66% en 2004 d’après le résultat reçu par la PNN (Politique Nationale de Nutrition) (6). Et l’objectif de la politique de Santé c’est de ramener. Ce taux à 80% d’ici 2010, selon AEN (5), et à 90% d’ici 2015, d’après la PNN (6).

L’allaitement maternel exclusif fait partie des programmes consacrés à la survie de l’enfant. Le service Nutrition a la tâche de bien mener le programme national de l’allaitement maternel. Ainsi la promotion de l’allaitement maternel constitue une des priorités du Ministère de la Santé et du Planning Familial en matière de Nutrition. A cet effet un code National sur la commercialisation des substituts du lait a été adopté en 1996 (2). Ce code prévoit l’interdiction : -de publicités sur les enfants de moins de 6 mois, -de distribution gratuite des échantillons de lait dans les maternités et autres formations sanitaires, -de la valorisation du biberon (2). La politique de l’Initiative des Hôpitaux Amis des Bébés IHAB adoptée par le Ministère de la Santé, a eu l’approbation du gouvernement de Madagascar en 1994. Ce programme est appuyé par l’UNICEF et l’USAID. Actuellement, on compte 60 Hôpitaux Amis de Bébés. Pour suite, cette approche a dépassé le cadre des formations sanitaires et ainsi, le premier label « Lieu de travail Amis de Bébés » a été remis en 1998 (2). Des réglementations de substitut du lait maternel et des lois promulguant les droits des mères pour les congés ont été pris en considération, en faveur de la mise en marche de ce Programme National de l’allaitement. Les conditions de l’allaitement sont appliquées dans toutes les formations sanitaires. Par ailleurs, ce programme constitue un champ d’intervention des différents partenaires du Ministère de la Santé et du Planning Familial : L’ONN (Office Nationale de la Nutrition), les autres secteurs publics (ministères de l’agriculture, de la population, de l’éducation…) et les Organismes Internationaux tels que l’OMS, l’UNICEF, le FAO, l’USAID et les ONG nationaux et internationaux. Dans le cadre, du district de Manjakandriana plus précisément dans la commune rurale d’Anjepy, celle-ci bénéficie de l’appui de : l’OMS, du FAO, de L’ONN et de la SEECALINE. D’où la présence des différents centres tels que : Centre de Pesée NAC/ PCIMEC et des Sites SEECALINE dans les fokontany environnants. Malgré cette Politique Nationale, les différentes interventions et la grande promotion des femmes qui allaitent, la situation nutritionnelle paraît encore très préoccupante. Les taux de mortalité infantile et juveno-infantile n’ont pratiquement pas varié et demeurent élevés, particulièrement en milieu rural (5). Il serait donc intéressant d’effectuer une étude sur la pratique de l’allaitement maternel exclusif pour savoir si elles correspondent ou non aux

normes des bonnes pratiques recommandées, car elle contribue à la réduction du taux de mortalité infantile. Nombreux sont les avantages nutritionnels et immunologiques de l’allaitement. De ce fait, l’OMS et l’UNICEF recommandent encore le maintien de l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans et même au de là. Pour la mère, manger en quantité et qualité suffisante parait indispensable afin de produire suffisamment de lait, pour maintenir l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans et au-delà. Enfin, l’allaitement maternel exclusif et à la demande, jour et nuit, bloque l’ovulation. Ainsi pour les mères n’ayant pas encore leur retour de couche après l’accouchement, ceci peut constituer une méthode naturelle de planification familiale. La diminution de tétées après l’introduction des aliments supplémentaires ne garantie plus l’efficacité de la méthode. De telles recommandations, faites sur les pratiques de l’allaitement optimal, et soutenues par le Ministère de la Santé et du Planning Familial de Madagascar, seront utilisées comme référence pour l’analyse des données qui va suivre.

1.2.6. Conduites actuelles adoptées sur l’allaitement maternel et le VIH.

-Continuer à promouvoir, à protéger et à soutenir l’allaitement exclusif. -Promouvoir un comportement sexuel sans risques. La meilleure manière de protéger les enfants contre le VIH est d’aider les mères à éviter l’infection par le VIH. -Fournir des directives pour les agents de santé. -Communiquer les avantages liés à la connaissance de la séropositivité. -Fournir un accès universel à des tests et à des conseils volontaires et confidentiels en matière de VIH, tant pour les hommes que pour les femmes. -Fournir une information technique aux leaders d’opinion. -Se tenir au courant des résultats de recherches en cours et des taux de prévalence de VIH dans le pays et de certains groupes cibles

2. METHODOLOGIE.
Avant d’aborder la méthodologie proprement dite, il s’avère nécessaire de réitérer le but et les objectifs de recherche.

2.1. But et objectifs.

2.1.1. But.

Le but de cette étude est de remédier au taux de mortalité infantile qui demeure encore alarmant, malgré les efforts et les activités entreprises par le Ministère de la Santé et du Planning Familial, à l’égard de l’AME. Mais aussi de promouvoir auprès des mères les effets bénéfiques de cette pratique.

2.1.2. Objectif général.

Identifier les facteurs influençant les mères sur la pratique de l’allaitement maternel exclusif dans la commune rurale d’Anjepy.

2.1.3. Les objectifs spécifiques.

D’une manière spécifique, la présente recherche vise à :

1. Décrire les caractéristiques de l’échantillon. 2. Evaluer la prévalence de la pratique de l’allaitement maternel exclusif dans la commune rurale d’Anjepy. 3. Identifier les déterminants empêchant la pratique de l’allaitement maternel exclusif dans cette commune. 4. Mesurer le taux de morbidité des enfants de 0 à 11 mois dans cette commune selon leur mode d’allaitement 5. Proposer des mesures de promotion de l’allaitement maternel exclusif.

2.2. Type d’étude.

Pour pouvoir atteindre ces objectifs ainsi définis, une étude transversale auprès du couple mère enfant a été réalisée.

2.3. Période d’étude : Juin 2005-Juin 2006.

2.4. Durée de l’étude : 2 mois (Juillet et Août).

2.5. Critères d’inclusion.

Toutes les mères allaitantes ayant des enfants de moins de 12 mois, vivant dans les 12 fonkontany de la commune rurale d’Anjepy ont été inclues dans cette étude.

2.6. Critères d’exclusion.

Les mères ayant des enfants de moins de 12 mois, mais de passage temporaire dans la commune n’ont pas été interviewées.

2.7. Échantillon. Sur la base des registres des formations sanitaires de cette commune : CHD de Manakavaly, CSB II d’Anjepy, CSBI D’Anjozoro, les centres de NAC/PCIMEC, et des sites SEECALINE, 199 mères ayant des enfants de moins 12 mois ont été relevées avec leurs adresses précises. Ensuite ces femmes ont été convoquées en collaboration avec les agents communautaires et les dispensateurs, pour venir auprès de ces formations afin de réaliser l’enquête. Seulement 120 femmes ont répondu à la convocation et ont pu être interviewées. Nous nous sommes déplacées dans les différents fokontany à siégeant ces formations sanitaires et ces sites pour pouvoir rejoindre les femmes.

2.8. Mode de collecte de données.

Les questionnaires élaborés, traduits en malagasy, permettront d’effectuer l’enquête. Les questions ouvertes et fermées qui rapportent uniquement aux pratiques de l’allaitement maternel exclusif ont été posées. Pour chaque femme enquêtée, un questionnaire a été utilisé. Ceci après avoir eu le consentement de chaque femme interviewée.

2.9. Exploitation et analyse des données.

Les données récoltées ont été introduites et exploitées par le logiciel Excel Epi-Info. Des comparaisons ont été effectuées entre les proportions par le test d’homogénéité de PEARSON (X²) et entre les moyennes, par le test « t » de student. Le seuil de signification choisi est de 0,05 (α = 5%).Le (X²) de PERSSON est une variante du test précédemment décrit, utilisé dans les analyses stratifiées (deux tableaux à deux lignes et à deux colonnes).

2.10. Les variables étudiées.

Les indicateurs et les variables qualitatives et quantitatives correspondantes permettent l’analyse des données collectées. LES INDICATEURS 1) Proportion d’enfants selon leur genre. VARIABLES - Genre de l’enfant.

2) Proportion de mère et d’enfants par tranche - Age des enfants. d’âges. - Age des Mères.

3) Répartition des femmes selon leur lieu - Lieu d’accouchement.. d’accouchement.

4) Répartition des femmes accouchées suivant - Personne qui a assisté l’accouchement. la personne qui a assisté l’accouchement.

5) Proportion des nouveaux-nés allaités au sein - Heure de début de l’allaitement. immédiatement après l’accouchement.

6) Proportion des mères allaitant 10 fois et plus, - Fréquence de tétées par enfant par jour. le jour et la nuit. - Fréquence de tétées durant la nuit.

7)

Proportion

d’enfants

nourris

au

sein - Mode d’allaitement pratiqué

exclusivement, selon leur âge.

8) Proportion d’enfants recevant du liquide ou - Age de l’ablactation. repas pour la première fois selon leur âge. -Type du liquide ou repas reçu pour la première fois par l’enfant. -Motif de l’ablactation. 9) Proportion des mères ayant des problèmes de - Type de problème de sein. seins durant la période de l’allaitement.

10) Proportion des mères pratiquant l’AME ou - Niveau d’instruction des mères allaitantes. non selon leur niveau d’instruction.

11) Proportion des mères pratiquant l’AME ou - Profession des mères allaitantes. non selon la profession.

12) Proportion des mères pratiquant ou non - Situation matrimoniale des mères allaitantes. l’AME selon leur situation matrimoniale.

13) Proportion des mères pratiquant ou non - Parité des mères. l’AME en fonction de leur parité et leur nombre - Nombre d’enfants vivants. d’enfants vivants.

14) Proportion des femmes sensibilisées au - Sources d’informations. moins une fois sur la pratique et les avantages -Types d’information. de l’AME. -Avantages de l’AME.

15) Taux de morbidité des enfants de 0 à 11 - Age de la première maladie. mois en fonction de leur mode d’allaitement. - Type de maladies affectant ces enfants.

2.11. Les définitions opérationnelles.

Dans cette étude, une femme est qualifiée « vit seule » lorsqu’elle est célibataire ou veuve ; elle prend la qualité de femme « vit en couple » lorsqu’elle est mariée légitimement ou mariée selon la tradition ou lorsqu’elle vit en concubinage avec un homme. La parité de la mère est classifiée de la manière suivante : elle est classée (i) primipare lorsqu’elle possède un enfant (ii), multipare lorsqu’elle possède deux à cinq enfants (iii), grande multipare lorsqu’elle a plus de 5 enfants.

L’occupation journalière de la mère est classée de la façon suivante, une femme au foyer ne s’occupant que de sa famille est considérée comme sans profession, une cultivatrice exerce sa profession dans le secteur primaire. La brodeuse, la commerçante, et la vannière sont classées dans le secteur secondaire.

2.12. La limite de l’étude.

L’étude s’est limitée seulement à la commune rurale d’Anjepy. Aussi la projection au niveau de la population malagasy pourrait être entachée de certaine erreur. En outre, la présente étude a été réalisée d’une manière passive bien qu’il ait une convocation faite au préalable. Aussi cette réalisation faisait diminuer la taille de l’échantillon. Par contre cette méthode passive a permis de collecter des informations plus précises et correctes, vu le consentement de chaque femme interviewée.

2.13. L’éthique de l’étude.

La garantie de confidentialité sur toutes les questions posées et les renseignements obtenus auprès des mères respectent les normes. Lors de cette étude, une numérotation est utilisée pour respecter secrètement l’anonymat. En effet, le respect des droits humains et du secret processionnel a été garanti.

3. RESULTATS.
Cette étude concerne le couple mère-enfant dans la commune rurale d’Anjepy, chez les mères allaitantes ayant des enfants appartenant à la tranche d’âge de 0 à 11 mois.

3.1. Les caractéristiques générales de l’échantillon.

Les caractéristiques de l’échantillon ont été divisées en deux catégories : celles qui se rapportent aux mères et celles se rapportant à leur enfant.

3.1.1. Caractéristiques socio démographiques des mères.

L’échantillon est composé de 120 mères allaitantes ayant des enfants de 0 à 11 mois. L’âge moyen de ces femmes interviewées est de 27,7±6,5 ans.

Tableau N°1 : Répartition des mères selon leurs caractéristiques socio-démographiques.

Variables 1-Tranche d’âge des mères Moins de 18 ans 18 à 25 ans 26 à 34 ans 35 ans et plus 2-Situation matrimoniale Célibataire Mariée Veuve Divorcée 3-Niveau d’instruction Illettrée Primaire Secondaire

n

%

3 48 50 19

2,5 40,0 41,7 15,8

10 108 2 0

8,3 90,0 1,7 0,0

4 58 58

3,4 48,3 48,3

4-Parité de la mère Primipare Multipare Grande multipare 5-Profession des mères Aucune Secteur primaire Secteur secondaire N = 120 Tranche d’âge de la mère. 4 105 11 3,3 87,5 9,2 30 75 15 25,0 62,5 12,5

Tableau N°2 : Répartition des mères selon leur tranche d’âge et leur niveau d’instruction commune rurale d’Anjepy 2006.

Tranche d’âge de la mère Année Moins de 18 ans 18 à 25 ans 26 à 34 ans 35 ans et plus Total Illettrée n% 0 (0,0) 2 (4,2) 2 (4,0) 0 (0,0) 4 (3,3)

Niveau d’instruction Primaire n% 2 (66,7) 24 (50,0) 22 (44,0) 10 (52,6) 58 (48,3) Secondaire n% 1 (33,3) 22 (48,8) 26 (52,0) 9 (47,4) 58 (48,3)

Total n % 3 (100,0) 48 (100,0) 50 (100,0) 19 (100,0) 120 (100,0)

D’après ce tableau, la majorité des mères âgées de 26 à 34 ans ont fréquenté l’enseignement secondaire et représente 52 %. Par ailleurs, les mères âgées de 18 à 25 ans soit 50 % n’ont pas dépassé l’enseignement primaire. En outre, il a été constaté que les femmes de niveau scolaire primaire prédominent selon la tranche d’âge sauf pour la tranche d’âge de 26 à 34 ans où cette proportion est de 44 %.

Cette étude montre que la majorité des mères, soit 90 %, vivent en couple, mariées légitimement, mariées selon la tradition ou vivent en concubinage. Seulement une minorité soit 10 % sont célibataires et vivent seules ou avec leur famille. Presque la moitié des mères n’ont pas pu dépasser le niveau primaire dont 58 mères soit 48,3 % de l’échantillon. Il y a lieu de signaler que parmi les mères interviewées, il y a 4 femmes qui n’ont jamais fréquenté l’école. Seule une minorité des femmes s’occupait de leur foyer, d’après cette recherche. En effet, la majorité d’entre elles, soit 87,5 % exercent leur profession dans le secteur primaire. La majorité des mères soit 62,5 % sont des multipares possédant 2 à 5 enfants. La parité moyenne est de 3,4±2,1 parités. Par ailleurs, le nombre médian des enfants vivants pour chaque mère est de 3 avec comme minimum 1 enfant vivant et comme maximum 10 enfants vivants.

3.1.2. Caractéristiques des enfants.

L’âge moyen des enfants inclus dans cette étude est de 5,2±3,2 mois.

Tableau N°3 : Répartition des enfants selon leur tranche d’âge et selon leur genre.

Genre de l’enfant [0 à 6 mois [ n% Masculin Féminin Total 43 (61,4) 29 (58,0) 72 (60,0)

Tranche d’âge des enfants [6-11 mois] n% 27 (38,6) 21 (42,0) 48(40,0) Total n% 70 (100,0) 50 (100,0) 120 (100,0) 0,9 [0,4 – 1,8] OR * IC*95%

OR*= odds ratio ou rapport des cotes. IC*= intervalle de confiance Parmi les 120 enfants, plus de la moitié des enfants sont de genre masculin soit 61,4 % donnant ainsi un sexe ratio de 1,4. Et la répartition des enfants selon le genre et la tranche d’âge a permis d’identifier qu’il n’existe pas de différence de proportion des sujets masculins selon l’âge (p>0,05). La majeure partie des mères enquêtées a des enfants de moins de 6 mois soit (60%). Par ailleurs, il est constaté que les enfants de 1 mois et les enfants de 5 mois sont les plus représentés. La proportion est respectivement de 13% et de 12,5% (figure 1).

% 8%

Pourcentage 1 mois 12% 2 mois 3 mois 12% 4 mois 5 mois 6 mois 11% 11% 7 mois 8 mois 9 mois 10 mois

5% 10% 4% 6% 8%

13%

Age (mois)

11 mois

Figure 1 : Répartition des enfants de l’échantillon de la commune rurale d’Anjepy selon l’âge.

3.2. Evaluation de la pratique de l’allaitement maternel exclusif. (AME*)

3.2.1. Prévalence de l’allaitement maternel exclusif de l’échantillon.

L’âge moyen des enfants allaités exclusivement au sein est de 5±3,1 mois. Celui des autres enfants est de 6,8±3,5 mois. La durée moyenne de la pratique de l’AME de l’échantillon est de 5,6 ± 1,4 mois. Le diagramme suivant montre la répartition des enfants de l’échantillon selon leur mode d’allaitement.
Echantillon de 120 enfants

72 (60%) enfants moins de 6 mois

48 (40%) enfants de 6 mois et plus

AME oui 66 (91,7%)

AME non 6 (8,3%)

AME oui 41 (85,4%)

AME non 7 (14,6%)

Diagramme n°1 : Répartition des enfants selon le type d’allaitement et suivant leur tranche d’âge au moment de l’enquête.

Ce diagramme montre que presque la majorité des enfants de 0 à 6 mois soit 91,7% sont encore allaités exclusivement au sein. Par contre 14,6% des enfants de plus de 6 mois ont déjà reçu leur premier liquide ou repas avant leur sixième mois. Signalons que sur les 48 mères ayant des enfants âgés de plus de 6 mois, 4 d’entre elles (soit 8,3%) ont continué à allaiter leur enfant uniquement au sein après le sixième mois, contrairement aux recommandations de l’OMS.

Tableau N°4 : Répartition des enfants selon le mode d’allaitement en fonction de leur âge et de leur genre durant la période de l’étude dans la commune rurale d’Anjepy.

AME Prévalence Oui n (%) 1-Prévalence de l’AME par tranche d’âge [0 à 6 mois [ [6 à 11 mois] 2-Prévalence de l’AME en fonction de genre de l’enfant. Féminin Masculin Total 46 (92,0) 61 (87,1) 107 (89,2) 4 (8,0) 9 (12,9) 13 (10,8) 66 (91,7) 41 (85,4) 6 (8,3) 7 (14,6) Non n (%)

Total n (%)

72 (100,0) 48 (100,0)

50 (100,0) 70 (100,0 120 (100)

Pour l’ensemble des mères enquêtées, il existe une proportion de 11% qui n’ont pas allaité exclusivement au sein. Sur la base de résultats, il est constaté que 85,4% des enfants âgés de 6 à 11 mois ont été nourris uniquement au sein jusqu’à leur sixième mois.

3.2.2. Introduction du premier liquide ou repas.

3.2.2.1. Age de l’introduction du premier liquide ou repas (ablactation).

%

Pourcentage

4% 4% 2% 13% 9% 2 mois 3 mois 5 mois 6 mois 68% 7 mois 10 mois

Age de l'introduction du premier liquide ou repas (ablactation)

Figure 2 : Répartition des enfants (n=54) selon l’âge d’introduction de leur premier repas ou liquide dans la commune rurale d’Anjepy 2006.

D’après cette figure, plus de la moitié des enfants qui ne sont plus nourris exclusivement au sein soit 68,5 % ont pris leur premier repas ou liquide à l’âge de 6 mois. Le tableau suivant montre le type de repas ou liquide pris par les enfants prématurément avant leur sixième mois

Remarque : les enfants de 6 à 11 mois et ceux qui n’ont pas été allaités exclusivement au sein ont reçu leur premier liquide ou repas : soit 48 enfants de 6 à 11 mois et 6 enfants moins de 6 mois = 54 enfants.

3.2.2.2. Type de liquide ou repas pris pour la première fois par les enfants qui n’ont pas été allaités exclusivement au sein.

%
7,7 7,7

Pourcentage

30,8 15,4 Biscuit + thé Eau de riz ou soupe Eau Eau sucrée Lait concentré 38,5

Type de liquide ou repas introduit pour la premier fois (ablactation)

Figure 3 : Répartition des principaux types de liquides ou repas introduits chez les enfants non allaités exclusivement au sein. D’après ce tableau il est prouvé que l’eau de riz ou soupe est le premier type de liquide ou de repas introduit par la mère représentant 38,5% des enfants qui n’ont pas été allaités exclusivement au sein. La deuxième préférence représente le biscuit avec du thé soit 30,8%.

Tableau N°5 : Répartition des principaux types de liquides ou repas introduits aux enfants selon leur mode d’allaitement.

Mode d’allaitement Type de liquide ou repas introduit la première fois 1. Biscuit. Oui Non Total 2. Thé. Oui. Non. Total. 3. Eau bouillie tiédie. Oui. Non. Total 4. Soupe. Oui. Non. Total 5. Eau sucrée. Oui. Non. Total 6. Lait concentré. Oui. Non. Total

AME oui n (%)

AME non n (%)

12 (11,2) 95 (88,8) 107 (100,0)

2 (15,4) 11 (84,6) 13 (100,0)

1 (0,9) 106 (99,1) 107 (100,0)

3 (23,1) 10 (76,9) 13 (100,0)

3 (2,8) 104 (97,2) 107 (100,0)

1 (7,7) 12 (92,3) 13 (100,0)

11 (10,3) 96 (89,7) 107 (100,0)

3 (23,1) 10 (76,9) 13 (100,0)

24 (22,4) 83 (77,6) 107 (100,0)

7 (53,8) 6 (46,2) 13 (100,0)

0 (0,0) 107 (100,0) 107 (100,0)

1 (7,7) 12 (92,3) 13 (100,0)

Biscuit, eau bouillie tiédie, lait concentré :

La différence, selon le mode d’allaitement concernant l’introduction de biscuit, de la soupe et de l’eau bouillie, n’est pas statistiquement significative à propos du premier repas ou liquide pris par les enfants. Pour le lait concentré, il est impossible de définir la significativité de l’association car l’un des effectifs comparé est nul. L’effectif très restreint n’a pas permis d’identifier la signification de l’association.

Tableau N°5 bis : Répartition du principal type de liquide introduit aux enfants selon leur mode d’allaitement.

Mode d’allaitement

AME oui n (%)

AME non n (%)

OR

IC

Type de liquide ou repas introduit la première fois Eau sucrée. Non. Oui. Total 83 (77,6) 24 (22,4) 107 (100,0) 6 (46,2) 7 (53,8) 13 (100,0) 4,03 1,24-13,15

OR*= odds ratio ou rapport des cotes est une mesure d’association nécessaire pour une interprétation statistique IC*= intervalle de confiance à 95%., elle fixe des limites supérieures et inférieures sur le résultat obtenu. Ce qui signifie que les chercheurs sont sûr à 95% que le véritable taux se situe entre cette intervalle. Les mères qui n’allaitent pas exclusivement au sein donnent plus souvent comme premier aliment ou liquide, de l’eau sucrée soit 53,8%. Cette différence de proportion est nettement marquée (p=0,01). Parmi tous les enfants de l’échantillon, le thé et la soupe constituent, après l’eau sucrée le premier autre aliment introduit (23%).

3.2.3. Relation entre la pratique de l’AME et l’état nutritionnel de l’enfant.

Tableau N°6 : Répartition des enfants selon leur tranche d’âge et leur état nutritionnel commune rurale d’Anjepy 2006.

Etat nutritionnel (Poids/Age) Tranche d’âge des enfants [0 à 6 mois [ [6 à 11 mois] Total

Bande Rouge n (%) 0 1 (2,1) 1 (0,8)

Bande Jaune n (%) 7 (9,7) 17 (35,4) 24 (20)

Bande verte n (%) 65 (90,3) 30 (62,5) 95 (79,2)

Total n (%) 72 (100,0) 48 (100,0) 120 (100,0)

La proportion des enfants se trouvant dans la bande verte représente 79,2% de l’échantillon. Par ailleurs chez les enfants de moins de 6 mois cette proportion s’élève à 90,3%. Par contre la proportion des enfants de plus de 6 mois se trouvant dans la bande jaune augmente de 35,4%. L’état nutritionnel de l’enfant se dégrade à mesure que l’enfant grandit.

Tableau N°7 : Evaluation de l’état nutritionnel des enfants selon leur mode d’allaitement dans la commune rurale d’Anjepy. Mode d’allaitement Etat nutritionnel (Poids/Age) Bande jaune Bande verte TOTAL AME OUI n (%) 19 (17,9) 87 (91,6) 106 (100) AME NON OR n (%) 5 (38,5) 8 (61,5) 13 (100) 0,34 [0,10 – 1,18] IC

Ce tableau montre que l’état nutritionnel des enfants ne présente pas de différence selon la pratique de l’AME ; L’association entre la pratique de l’AME et l’état nutritionnel des enfants n’est pas significative, OR=0,34 IC= [0,10 – 1,18].

3.3. La pratique de l’allaitement maternel exclusif en fonction des différentes caractéristiques.

3.3.1. Les conditions de l’accouchement.

Parmi les 120 mères enquêtées, une seule femme a accouché à domicile par une matrone dans le fokontany de Manakavaly. Les autres ont accouché dans les formations sanitaires, c’est à dire soit dans le CSBI d’Anjozoro, le CSBII d’Anjepy ou le CHD de Manakavaly.

3.3.2. Les déterminants de la pratique de l’AME des mères.

Tableau N°8: Comparaison de la pratique de l’allaitement et des caractéristiques des mères en fonction de leur mode d’allaitement dans la commune rurale d’Anjepy. Variables Pratique de l’allaitement 1-Début de l’allaitement ≤ à 30 minutes > 30 minutes Total 2-Fréquence de tétées. 10 fois et plus ou à la demande 5 à 9 fois Total 3-Fréquence allaitement nocturne. 3 fois et plus 2 fois et moins Total Caractéristiques des mères 4-Tranche d’âge des mères 26 ans et moins Plus de 26 ans Total 52 (48,6) 55 (51,4) 107 (100,0) 3 (23,1) 10 (76,9) 13 (100,0) 3,15 [0,8 – 12,1] 103 (96,3) 4 (3,7) 107 (100,0) 12 (92,3) 1 (7,7) 13 (100,0) NA 86 (80,4) 21 (19,6) 107 (100,0) 6 (46,2) 7 (53,8) 13 (100,0) 4,8 [1,5 – 15,7] 86 (80,4) 21 (19,6) 107 (100,0) 6 (46,2) 7 (53,8) 13 (100,0) 4,8 [1,5 – 15,7] AME OUI n (%) AME NON n (%) OR IC

5-Nombre d’enfants 1 enfant vivant 2 enfants et plus Total 6-Profession de la mère Secteur primaire Secteur secondaire Total 7-Niveau d’instruction Illettré et Primaire Secondaire Total 8-Situation matrimoniale Vit en couple Vit seule Total 96 (89,7) 11 (10,3) 107 (100,0) 12 (92,3) 1 (7,7) 13 (100,0) 1,4 [0,2-11,6] 56 (52,3) 51 (47,7) 107 (100,0) 6 (46,2) 7 (53,8) 13 (100,0) 1,3 [0,4-4,1] 98 (91,6) 9 (8,4) 107 (100,0) 11 (84,6) 2 (15,4) 13 (100,0) 1,9 [0,4-10,4] 28 (26, 2) 79 (73,8) 107(100,0) 2 (15,4) 11 (84,6) 13(100,0) 1,9 [0,4-9,3]

Pratique de l’allaitement

Il est constaté que le début de l’allaitement est significativement associé à la non pratique de l’AME. En effet, celles qui débutent l’allaitement avant les 30 premières minutes ont tendance à continuer l’AME, alors que celles qui débutent la tétée après ce seuil abandonnent l’AME (OR : 4,8[1,5 – 15,7]). En outre, parmi toutes les femmes enquêtées, 92/120 allaitent plus de 10 fois par jour. Et les résultats montrent que parmi les mères ayant continué l’AME, il existe une proportion de 20% dont la fréquence de la tétée est de moins de 10 fois par jour. Par ailleurs, la proportion de celles qui pratiquent la tétée de plus de 9 fois varie selon le mode d’allaitement. Cette variation de proportion est très marquée (OR : 4,8 [1,5 – 15,7]).

Caractéristiques des mères

Les écarts observés entre les deux groupes, AME oui et AME non, n’ont pas montré une association significative car 1 appartient à chaque fois à l’intervalle de confiance de l’OR.

La proportion des mères de moins de 26 ans varie selon le mode d’allaitement pratiqué. Parmi celles qui ont continué l’AME, la moitié a moins de 26 ans, alors parmi celles qui n’ont pas pratiqué l’AME, il n’y a que 23 % qui ont moins de 26 ans. La non pratique de l’AME intéresse beaucoup plus les femmes âgées de plus de 26 ans. Sur la base de ce tableau, il a été constaté que 90/120 ont plus de 2 enfants. Après stratification selon le mode d’allaitement, il existe une différence de proportion des femmes qui ont plus de 2 enfants, car parmi celles qui ont continué l’AME, cette proportion est de 73 % alors qu’elle est de 84% chez les femmes ayant abandonné l’AME. Soulignons par contre que cette différence n’est pas significative. Presque la totalité des mères interviewées exercent leur profession dans le secteur primaire chez les deux groupes pratiquant l’AME ou non. Le niveau d’étude et le statut matrimonial ne sont pas associés au mode d’allaitement des enfants, car les différentes proportions restent identiques selon le groupe.

3.3.3. Connaissance des mères sur la pratique de l’AME.

Tableau N°9: Relation entre l’AME et les connaissances des mères.

Caractéristiques 1-Début de l’allaitement ≤ à 30 minutes > à 30 minutes Total 2-Age de l’introduction de liquide ou repas (ablactation) 1. Moins de 6 mois (mauvaise) Plus de 6 mois (bonne) Total 3-Entendu message OUI NON Total

AME OUI n (%) 88 (82,2) 19 (17,8) 107 (100,0)

AME NON n (%) 8 (61,5) 5 (38,5) 13 (100,0)

OR

IC

2,89

[0,85 - 9,82]

6 (5,6) 101 (94,4) 107 (100,0)

3 (23,1) 10 (76,9) 13 (100,0)

5,05

[1,09 – 23,33]

106 (99,1) 1 (0,9) 107 (100,0)

13 (100,0) 0 (0,0) 13 (100,0)

NA

Début de l’allaitement La majorité des mères, quel que soit le mode d’allaitement, savent que le nouveau-né doit être mis au sein au cours de la première demi-heure qui suit l’accouchement. Pour les mères ayant continué l’AME, cette proportion a dépassé les 80 %, mais elle est de l’ordre de 62% chez les mères ayant abandonné l’AME. Toutefois, cette variation de proportion n’est pas significative. Introduction du premier liquide ou repas au 6ème mois Les mères qui pratiquent l’AME semblent mieux connaître l’âge idéal de l’introduction du premier liquide ou repas, mais la différence n’est pas significative. Messages La majorité des mères pratiquant ou non l’AME, prétendent avoir entendu ou reçu des messages concernant l’AME.

Sources d’information L’agent de santé et l’agent communautaire représentent les principales sources d’informations pour les mères des deux modes d’allaitement. Seulement une minorité de femmes des deux groupes AME OUI et AME NON prétendent avoir vu des affiches ou lu dans les carnets de santé. Les messages radiophoniques et les parents sont également peu écoutés.

Tableau N°10 : Répartition de la connaissance des mères sur les avantages de l’AME.

AME OUI Mode d’allaitement AVANTAGES POUR LA MERE •Affection OUI (23) NON (97) Total •Autres avantages OUI (19) NON (101) Total 18 (16,8) 89 (83,2) 107 (100,0) 22 (20,6) 85 (79,4) 107 (100,0) n%

AME NON n%

OR

IC

1 (7,7) 12 (92,3) 13 (100,0)

3,10

[0,38 – 25,19]

1 (7,7) 12 (92,3) 13 (100,0)

2,42

[0,29 – 19,85]

•Economie financière OUI (20) NON (110) Total •Facile OUI (2) NON (118) Total •Favorise la production de lait OUI (2) NON (118) Total •MAMA OUI (93) NON (27) Total AVANTAGES POUR L’ENFANT •Aliment complet OUI (23) NON (97) Total •Autres avantages OUI (13) NON (107) Total •Epanouit et développe OUI (80) NON (40) Total •Protège l’enfant OUI (41) NON (66) Total 41 (38,3) 66 (61,7) 107 (100,0) 3 (23,1) 10 (76,9) 13 (100,0) 2,07 [0,53 – 7,9] 72 (67,3) 35 (32,7) 107 (100,0) 8 (61,5) 5 (38,5) 13 (100,0) 1,28 [0,39 – 4,21] 12 (11,2) 95 (88,8) 107 (100,0) 1 (7,7) 12 (92,3) 13 (100,0) 1,51 [0,18 – 12,7] 84 (78,5) 23 (21,5) 107 (100,0) 9 (69,2) 4 (30 ,8) 13 (100,0) 1,62 [0,45 – 5,75] 2 (1,9) 105 (98,1) 107 (100,0) 0 (0,0) 13 (100,0) 13 (100,0) nd 2 (1,9) 105 (98,1) 107 (100,0) 0 (0,0) 13 (100,0) 13 (100,0) nd 8 (7,5) 99 (92,5) 107 (100,0) 2 (15,4) 11 (84,6) 13 (100,0) 0,44 [0,08 – 2,36]

20 (18,7) 87 (81,3) 107 (100,0)

3 (23,1) 10 (76,9) 13 (100,0)

0,76

[0,19 – 3,04]

Avantages pour la mère. La majorité des mères des deux groupes ignorent que la pratique de l’AME favorise la production de lait surtout chez celui qui n’a pas allaité uniquement au sein leur enfant où l’effectif est nul. Pour l’ensemble des mères incluses dans cette étude, la proportion des mères connaissant que la MAMA constitue un des avantages de l’AME est très élevée. Mais la stratification selon la pratique de l’AME n’a pas permis de trouver une différence de proportion significative. Il y a lieu de signaler que très peu de femmes connaissent que la pratique de l’AME favorise la production du lait. Cette proportion est de l’ordre de 1,9% (2/120). Les autres avantages qui ont été déclarés par les mères lors de l’interview sont : économie de temps, conservation assurée, toujours disponible et quantité suffisante.

Avantages pour l’enfant. En outre, les mères ont rapporté comme avantages de l’AME pour l’enfant : l’épanouissement et le développement de l’enfant, la protection de l’enfant contre les infections et le lait constitue un aliment complet. Les autres avantages évoqués par les mères sont : propre, facile à digérer, laxatif et facilite la digestion.

Tableau N°11 : Répartition des femmes ayant reçu des messages ou de counseling sur l’allaitement maternel exclusif.

Type d’informations reçues par la mère 1-Allaiter à l’heure qui suit l’accouchement. OUI NON Total 2-Allaiter jour et nuit 10 fois et plus OUI NON Total

AME OUI AME NON n (%) n (%)

5 (5,0) 96 (95,0) 101 (100,0)

1 (12,5) 7 (87,5) 8 (100,0)

26 (30,6) 85 (84,2) 101 (100,0)

3 (37,5) 5 (62,5) 8 (100,0)

3-. Donner des aliments de supplément à partir de 6 mois OUI NON Total 4-MAMA OUI NON Total 5-Ne donner que le lait maternel pendant les 6 premiers mois. OUI NON Total 45 (44,6) 56 (55,4) 101 (100,0) 4 (50,0) 4 (50,0) 8 (100,0) 97 (96,0) 4 (4,0) 101 (100,0) 0 (0,0) 8 (100,0) 8 (100,0) 21 (20,8) 80 (79,2) 101 (100,0) 0 (0,0) 8 (100,0) 8 (100,0)

Parmi les types d’information que les mères ont reçus, seulement 30,6% d’entre elles ont retenu qu’il faut allaiter le bébé jour et nuit au moins dix fois par jour. Par contre la majorité des mères qui pratiquent l’AME (soit 96%) prétendent avoir entendu des informations sur la MAMA. Environ la moitié des mères savent qu’il faut donner uniquement le lait maternel pendant les 6 premiers mois.

3.3.4. Attitudes des mères sur l’introduction du premier liquide ou repas au sixième mois
%
4,2 6,7 2,5

Pourcentage

Défavorable Favorable Plutôt favorable Pas de réponse 86,7

Attitude des mères sur l'introduction du premier Liquide ou repas à 6 mois

Figure 4 : Répartition des attitudes des mères sur l’introduction du premier liquide ou repas. Cette figure montre que l’attitude des mères sur l’introduction de liquide ou repas au sixième mois est favorable à 86%.

Tableau N°12 : Attitudes des mères selon leur mode d’allaitement sur l’introduction du liquide ou repas au 6è mois de la commune rurale d’Anjepy.

Mode d’allaitement Attitude des mères Défavorable Favorable Plutôt favorable Total

AME OUI n% 1 (33,3) 94 (90,4) 8 (100,0) 103 (89,6)

AME NON n% 2 (66,7) 10 (9,6) 0 (0,0) 12 (10,4)

Total N% 3 (100,0) 104 (100,0) 8 (100,0) 115 (100,0)

Ce tableau fait apparaître que parmi les mères qui sont favorables à l’introduction de liquide ou repas à partir du 6è mois 90,4% pratiquent l’AME. Celles qui ne pratiquent pas l’AME préfèrent avancer cet âge d’introduction (66,7% des mères défavorables). Elles trouvent trop tardif l’âge de six mois pour introduire un liquide ou un repas pour la première fois. Soulignons que 5 mères n’ont pas répondu à cette question.

3.3.5. Raisons évoquées par la mère sur l’introduction de liquide ou repas au sixième mois en fonction du mode d’allaitement.

Tableau N°13 : Répartition des motifs évoqués par les mères sur l’introduction de liquide ou repas selon leur mode d’allaitement.

OUI Raisons évoquées par la mère Le lait ne suffit pas à partir du sixième mois. Selon les informations reçues de la part de l’agent de santé. Recommandation de la belle mère. Travail au champ ou activité quotidienne. Le lait ne suffit pas du tout (avant l’age de 6 mois). TOTAL n 14 27 4 6 3 54 n (%) 14 (34,1) 27 (65,9) 0 (0,0) 0 (0,0) 0 (0,0) 41 (100,0)

NON n (%) 0 (0,0) 0 (0,0) 4 (30,8) 6 (46,2) 3 (23,0) 13 (100,0)

Sur la base de cette étude, les principales raisons évoquées par les mères leur empêchant de pratiquer l’AME sont le travail agricole ou les activités ménagères

quotidiennes qui représentent 46,2% des réponses. Rappelons que 88% sont du secteur primaire. Parmi les femmes qui ne pratiquent pas l’AME, 30,8% suivent les conseils proposés par leur belle mère d’offrir prématurément des aliments au bébé Une grande majorité des mères qui nourrissent leur enfant uniquement au sein soit 65,9% introduisent du liquide ou repas selon les informations reçues auprès des agents de santé.

3.3.6. Conduite d’alimentation adoptée par les mères en cas d’absence selon leur mode d’allaitement.

Tableau N°14 : Répartition des conduites d’alimentation adoptées en cas d’absence de la mère selon leur mode d’allaitement. Mode d’allaitement Conduite des mères Attente Biscuits et thé Déplacement de l’enfant Eau Eau de riz ou soupe Extraction du lait Lait concentré Total AME OUI n% 19 (100,0) 1 (25,0) 72 (93,5) 1 (33,3) 1 (50,0) 1 (100,0) 0 (0,0) 95 (88,8) AME NON n% 0 (0,0) 3 (75,0) 5 (6,5) 2 (66,7) 1 (50,0) 0 (0,0) 1 (0,0) 12 (11,2) Total n% 19 (100,0) 4 (100,0) 77 (100,0) 3 (100,0) 2 (100,0) 1 (100,0) 1 (100,0) 107 (100,0)

A noter que les enfants ayant reçu des biscuits, de la soupe et de l’eau ont déjà plus de 6 mois, ceci explique la conduite des mères qui pratiquent l’AME. Lors du déplacement en dehors de la maison, 93,5% d’entre elles emmènent leur enfant avec elles ou demandent à un membre de la famille de le porter à l’endroit où elles travaillent pour leur donner le sein.

Cette conduite est utilisée par la majorité des mères pratiquant l’AME. Par contre pour celles qui ne pratiquent pas l’AME, elles donnent de l’eau de riz ou de la soupe en leur absence ou offrent des biscuits avec du thé. Treize mères n’ont pas répondu à cette question.

3.3.7. Relation entre les connaissances des mères et la pratique selon l’heure du début de tétée

Tableau N°15 : Répartition des connaissances des mères et de leur pratique selon l’heure de la première tétée Pratique Pratique des mères (Heure de 1ere tétée) Connaissance des mères (heure 1ere tétée) Correcte Incorrecte Total n% 68(70,8) 13(54,2) 81(67,5) n% 28(29,2) 11(45,8) 39(32,5) n% 96(100,0) 24(100,0) 120(100,0) correcte Pratique incorrecte Total

Ce tableau N°15 fait apparaître que, parmi les 120 mères enquêtées, 1/3 n’ont pas respecté la pratique correcte de la première tétée. Il importe de signaler que, parmi les mères ayant une bonne connaissance en matière de la première tétée, 70% seulement suivent la bonne pratique.

3.3.8. Mères allaitant avec les deux seins et problèmes des seins.

D’après cette étude 94,16% (113/120) des mères allaitent et donnent les deux seins pour nourrir leur enfant et 5,83% (7/120) ne donnent qu’un seul sein à téter. Et sur ces sept femmes s’adonnant à cette pratique 3/7 le font par habitude et 1/7 par us et coutume et 3/7 à cause d’un sein malade. Les problèmes de seins n’ont pas empêché les femmes à pratiquer l’AME.

3.4. La morbidité des enfants. Depuis leur naissance jusqu’au moment de l’enquête 57/120 enfants ont eu des problèmes de santé soit 47,5%. Le reste soit 52,5% (63/120) paraissent en bonne santé.

3.4.1. Répartition de l’état de santé des enfants en fonction des différentes caractéristiques. Tableau n°16 : Répartition de l’état de santé des enfants en fonction des différents paramètres Etat de santé des enfants Caractéristiques 1-Mode d’allaitement AME NON AME OUI Total 2-Tranche d’âge des enfants [0 à 6 mois [ [6 à 11 mois] Total 3-Genre de l’enfant Féminin Masculin Total 4-Niveau d’instruction Illettrés Primaire Secondaire Total 5-Profession de la mère Aucune Secteur primaire Secteur secondaire Total 6-Situation matrimoniale Célibataire Mariée Veuve Total 4 (40,0) 53 (49,1) 0 (0,0) 57 (47,5) 6 (60,0) 55 (50,9) 2 (100,0) 63(52,5) 10 (100,0) 108 (100,0) 2 (100,0) 120 (100,0) NS 3 (75,0) 50 (47,6) 4 (36,4) 57 (47,5) 1 (25,0) 55 (52,4) 7 (63,6) 63 (52,5) 4 (100,0) 105 (100,0) 11 (100,0) 120 (100,0) NS 3 (75,0) 26 (44,8) 28 (48,3) 57 (47,5) 1 (25,0) 32 (55,2) 30 (51,7) 63 (52,5) 4 (100,0) 58 (100,0) 58 (100,0) 120 (100,0) NS 20 (40,0) 37 (52,9) 57 (47,5) 30 (60,0) 33 (47,7) 63 (52,5) 50 (100,0) 70 (100,0) 120 (100,0) NS 23 (31,9) 34 (70,8) 57 (47,5) 49 (68,1) 14 (29,2) 63 (52,5) 72 (100,0) 48 (100,0) 120 (100,0) 0,0001 9 (69,2) 48 (44,9) 57 (47,5) 4 (30,8) 59 (55,1) 63 (52,5) 13 (100,0) 107 (100,0) 120 (100,0) NS MALADE n% BONNE SANTE n% Total n% P

7-Parité de la mère primipare Multipare Grande multipare Total 17 (57,7) 36 (48,0) 4 (26,7) 57 (47,5) 13 (43,3) 39 (52,0) 11 (73,3) 63 (52,5) 30 (100,0) 75 (100,0) 15 (100,0 120 (100,0) NS

Les enfants qui n’ont pas été allaités exclusivement au sein semblent plus exposés aux maladies par rapport aux autres (69,2% contre 44,9%), mais la différence n’est pas significative. Au-delà de 6 mois les enfants sont plus vulnérables aux maladies. La fréquence des maladies est significativement associée à l’âge des enfants (p=0,0001). Les enfants du genre féminin semblent plus résistants aux maladies que les garçons (60% contre 47,7%). Les enfants des mères illettrées sont les plus exposés aux maladies (75 % de leurs enfants). Il en est de même chez les femmes au foyer. Les mères qui exercent leur profession dans le secteur secondaire ont des enfants en bonne santé ou résistants au maladie (63,6% de leurs enfants n’ont pas été malades). Les enfants des mères primipares sont plus souvent malades (57,7% des enfants) contrairement à ceux des grandes multipares (26,7%). 3.4.2. Les principales maladies contractées par les enfants
% Pourcentage 14,03

49,1

24,6

Autres Diarrhée Fièvre IRA

12,3 M aladies contractées par le s enfants

Figure 5 : Répartition des enfants de l’échantillon en fonction des maladies contractées.

Sur la base de cette étude, il est constaté que l’IRA ou l’Infection Respiratoire Aiguë est la principale cause de morbidité des enfants de moins de 11 mois. Elle représente 50,9% des cas, la diarrhée représente la deuxième cause soit 25,5%.

3.4.3. Maladies contractées par les enfants selon leur mode d’allaitement.

Parmi les enfants qui ont été malades la proportion est élevée soit 69,2% chez les enfants qui n’ont pas été allaités exclusivement au sein.

Tableau N°17 : Répartition des maladies contractées par les enfants de l’échantillon selon leur mode d’allaitement de la commune rurale d’Anjepy.

Type des maladies contractées Diarrhée Fièvre IRA Autres Total

AME OUI n% 12 (25,0) 7 (14,6) 21 (43,8) 8 (15,7) 48 (100,0)

AME NON n% 2 (22,2) 0 (0,0) 7 (77,8) 0 (0,0) 9 (100,0)

Total n% 14 (24,6) 7 (12,3) 28 (49,1) 8 (0,0) 57 (100,0)

Parmi les 13 enfants qui n’ont pas été allaités exclusivement au sein, 9 d’entre eux ont été malades (69,2%). Et ceux qui ont été malades les IRA représentent 77,8 % des cas.

La proportion des enfants ayant moins de 6 mois qui n’ont pas eu des problèmes de santé depuis leur naissance jusqu’au moment de l’enquête représente 68,1 %.

4. Discussions.
4.1. La proportion de la pratique de l’allaitement maternel exclusif chez les mères sélectionnées

L’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois permet de maintenir la provision de lait et maximise les avantages au point de vue santé du nourrisson. D’après les résultats de cette enquête, tous les enfants de l’échantillon sont encore nourris au sein depuis leur naissance jusqu’au moment de l’enquête. Par ailleurs, sur toutes les mères sélectionnées, le résultat de cette étude montre que 89,2 % (107/120) ont pratiqué l’allaitement maternel exclusif jusqu’au moment de l’enquête. Ce résultat obtenu est pratiquement satisfaisant par rapport à celui contenu dans le document sur la Politique Nationale de Nutrition publiée le 23 Avril 2004 qui était de 66,7 % soit (2/3) des enfants seulement sont allaités uniquement au sein jusqu’au sixième mois (6). Toutefois, il faut signaler qu’une partie des enfants ont moins de 6 mois lors de l’étude. Aussi l’introduction d’autres aliments que le lait maternel avant 6 mois pourrait être possible, réduisant ainsi la proportion de la pratique de l’AME. Une étude faite par l’UNICEF en Avril 2006 a publié que : En Arménie, 30% des enfants seulement sont allaités exclusivement au sein, en Afrique de l’ouest et centrale, 20%. Les taux de cette région restent inférieurs à ceux de toutes les autres régions. Ils sont particulièrement bas en Côte d’Ivoire soit (5%), au Congo et en Sierra Leone (4%), au Tchad (2%) et au Niger (1% seulement). Les seuls pays de la région où plus de la moitié des nourrissons bénéficient de l’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de leur vie sont le Ghana, le Cap-Vert et Sao Tomé Principe (6). Cette étude prouve que nourrir l’enfant exclusivement avec le lait maternel est habituel dans la région de la commune rurale d’Anjepy. Cette importante proportion peut être expliquée par quelques hypothèses avancées par les explications suivantes : Soit que les accoucheurs, suffisamment informés, arrivent à sensibiliser les mères sur cette pratique. Soit que les services de soins maternels sont devenus plus accessibles si bien que les mères ont pu acquérir les pratiques sanitaires adéquates. En outre, depuis la dernière élection des maires à Madagascar en 2003, les autorités politiques locales ont conçu une convention stipulant que toutes les femmes qui n’accouchent pas à la maternité ne bénéficieront pas de copie d’acte d’état civil. Ce qui implique que, les

mères sont tenues informées du mode d’allaitement de leur enfant entraînant une prise de conscience des avantages apportés par la pratique de l’AME. Quand bien même, les proportions des femmes soit 10,8% (13/120) qui n’ont pas pratiqué l’allaitement maternel exclusif semblent non négligeables dans notre échantillon. Elles ont introduit un aliment complémentaire à leur enfant négligeant la bonne pratique. Ce qui est contradictoire avec les recommandations de l’OMS qui a préconisé l’AME jusqu’au sixième mois. Ce fait pourrait être la conséquence de plusieurs facteurs.

4.2. Le début de l’allaitement.

Allaiter suivant les normes c'est-à-dire avant les 30 premières minutes qui suivent l’accouchement figure parmi les recommandations de l’OMS. D’où l’importance de l’analyse de l’heure de la première tétée et la fréquence de tétées. Sur la base de cette étude, la proportion des femmes ayant effectué cette bonne pratique montre que 76 % (92/120) ont suivi les normes. Néanmoins la différence de proportion entre les 2 groupes AME OUI et AME NON reste élevée soit 34% environ. La mesure d’association OR = 4,8 [1,5 – 15,7] témoigne que le fait de ne pas avoir commencé l’allaitement avant les 30 premières minutes ont une influence sur la pratique de l’AME. En effet, celles qui n’ont pas continué à allaiter uniquement au sein ont débuté l’allaitement après 30 minutes qui suivent la naissance de leur enfant. Par contre, celles qui ont allaité exclusivement leur enfant ont commencé la première tétée dans le respect des normes. Une étude faite dans le cadre du programme de survie de l’enfant, dans le district sanitaire d’Antsirabe II qui a bénéficié des actions spécifiques par la collaboration du Ministère chargé de la santé et de l’USAID, à travers le Projet BASICS en 1996, cette recherche a montré que 33% seulement des enfants sont allaités avant le seuil recommandé (13). En outre, la proportion des femmes ayant allaité leur enfant avant ce seuil a pu atteindre 82% en 1999 (14).Soulignons que l’évolution de la proportion de la pratique de l’AME dans ces deux recherches citées précédemment ont montré les résultats suivant : en 1996 63,3%(13) et en 1999 77,1% (14). Et actuellement dans la commune rurale d’Anjepy 80,4% (86/107) de celles qui ont pratiqué l’AME ont suivi les normes, sur l’heure de début de l’allaitement contre seulement 76,7% (92/120) de l’échantillon Depuis la création de l’Initiative des Hôpitaux Amis des Bébés (IHAB) par l’UNICEF et l’USAID qui a démarré en 1994 à Madagascar, le ministère chargé de la santé recommande les hôpitaux et toutes les formations sanitaires de Madagascar à conseiller les mères à

pratiquer la tétée dans les 30 premières minutes de la vie de l’enfant. Dans ce sens, il est possible d’augmenter la proportion des femmes pratiquant l’AME jusqu’au 6ème mois (2). Ce qui explique, dans cette commune, l’intensification de l’éducation des mères allaitantes et des femmes enceintes dans les formations sanitaires environnantes telles que le CSB I d’Anjozoro, le CSB II d’Anjepy et le CHD de Manakavaly. Toutes ces formations sanitaires sont prises comme sites d’activités promotionnelles intensives. Elles correspondent également à l’importance des messages concernant la nécessité et les avantages de l’AME. Par ailleurs, sur les 13 enfants soit 10,8% (13/120) qui n’ont pas été allaités uniquement au sein, 53,8 % (7/13) des mères n’ont pas suivi la consigne. Les proportions des femmes qui n’ont pas appliqué cette bonne pratique semblent très importantes car le retard des premières tétées suppose un faible accès aux informations et cette lacune constitue un obstacle sur le début de l’allaitement. En effet elles prétendent ignorer le moment exact de la première tétée.

4.3. Fréquence de tétées par 24 heures.

La fréquence de tétées par 24 heures joue un rôle important sur l’allaitement des enfants et plus particulièrement sur l’AME. En effet plus la fréquence est importante plus la production de lait est favorisée, le module de formation PCIMEC confirme cette logique (9). Il est constaté que la fréquence de tétées des enfants est caractérisée par le résultat ciaprès. Sur toute la totalité des mères enquêtées, 76,7 % (92/120) d’entre elles ont respecté les recommandations préconisées par l’OMS concernant la fréquence de tétées qui est de 10 fois et plus en 24 heures. Pour la fréquence de tétées durant la nuit, presque la totalité des mères de l’échantillon soit 95,8 % (115/120) ont respecté la consigne recommandée par l’OMS qui est de 3 fois et plus. Ainsi, il est constaté que la fréquence de tétées est significativement associée par la non pratique de l’AME, par le fait de ne pas allaiter exclusivement au sein jusqu’au sixième mois d’après le résultat ci-après OR = 0,20 et 1 n’appartient pas à l’IC. Soulignons que la différence de proportion de la fréquence de l’allaitement en une journée entre les 2 groupes AME OUI et AME NON est de 46 %. Cette différence de proportion est statistiquement significative. Soulignons que la proportion des mères soit 53,3% qui n’ont pas continué l’AME et n’ont pas respecté la norme sur la fréquence recommandée par le

Ministère de la Santé et du Planning Familial dans le module PCIME qui est de 10 fois et plus en 24 heures est très marquée (18)

Par ailleurs, une étude faite dans le district d’Antsirabe II effectué par les organismes déjà cités précédemment en 1996 et la recherche effectuée par Rasoarimanana Albertine en 1999 ont montré que 80,7 % des femmes ont allaité 10 fois et plus par jour, contre seulement76,7 % (92/120) dans la commune rurale d’Anjepy. Ainsi d’après ce résultat il est prouvé que la fréquence de tétées est significativement associée à l’AME, résultant des raisons diverses comme l’attitude de la mère qui tend à introduire prématurément du liquide ou un repas au détriment du lait maternel, diminuant ainsi la production de lait. La

multiparité joue aussi un rôle important sur la diminution de cette fréquence de tétées, il est vérifié que 84,6 % (11/13) des mères qui n’ont pas allaité exclusivement au sein leur enfant sont des multipares possédant 2 à 5 enfants. En effet, elles doivent à la fois s’occuper de leur travail ménager et travailler pour subvenir aux besoins de leur famille et en même temps faire face aux soins nécessaires pour le développement de leur enfant. Encore, soit 46,2 % (6/13) des mères ne pratiquant par l’AME sont obligées d’introduire un aliment complémentaire à cause de leur activité agricole durant leur absence. De plus étant continuellement obligées à fournir des efforts physiques relatifs à leur travail elles sont presque souvent épuisées et anxieuses. L’anxiété bloque la production de lait et les réflexes ocytociques ne fonctionnent pas correctement diminuant ainsi la fréquence des tétées. Le cours théorique de RANDRIAMANPIANINA Raveloson Hanta intitulé les besoins nutritionnels explique ce processus (21).

4.4. La relation entre la pratique de l’AME et l’état nutritionnel de l’enfant.

Il n’y a pas d’association significative entre la surveillance nutritionnelle et la pratique de l’AME, car le fait de vérifier la croissance pondérale de l’enfant ne suffit pas à améliorer son état de santé nutritionnel, sans séances d’IEC/CCC. La proportion des enfants de plus de 6 mois se trouvant dans la bande jaune augmente de 35,4 % par rapport aux moins de 6 mois. En outre, il existe une dégradation de l’état nutritionnel à mesure que l’enfant grandit, caractérisé par une insuffisance pondérale. En plus chez les mères qui n’ont pas allaité exclusivement aux seins leur bébé jusqu’à l’âge de 6 mois, la proportion d’enfants touchés par une insuffisance pondérale s’élève à 38,5 % (11/13). D’après le résultat obtenu l’association entre la pratique de l’AME n’est pas significative. Cependant cette proportion est très marquée et pourrait être le résultat d’une méconnaissance ou d’une ignorance en matière d’éducation nutritionnelle. Ainsi, le fait de ne pas avoir assisté à une séance d’IEC contribue à favoriser l’insuffisance pondérale car ces mères ignorent les

nouveaux comportements et les nouvelles techniques comme la transformation ou les préparations alimentaires, les qualité et quantité adéquates. Ceci vérifie l’étude de RUEL au Lesotho dans laquelle les auteurs ont conclu que l’application des connaissances reçues, apprises et acquises lors des éducations améliore et favorise l’état nutritionnel de l’enfant (17).Le cours théorique de Roger ANDRIANASOLO intitulé (SAM) sécurité alimentaire des ménages à l’INSPC justifie également qu’il n’y a pas de sécurité nutritionnelle sans avoir un minimum de connaissance et d’éducation afin de pouvoir comprendre les messages diffusés (20).

4.5. Allaitement avec les deux seins et maladies des seins

L’allaitement avec les deux seins contribue à la satisfaction du besoin du nouveau né et permet de produire beaucoup de lait pour éviter la non pratique l’AME. Cette recherche nous a permis de trouver que 94,16% (113/120) des mères ont allaité avec les 2 seins. Celles qui ne l’ont pas pratiqué soit 5,83% (07/120), ont toutefois allaité exclusivement leur enfant jusqu’à l’âge de 6 mois. De même pour les mères qui ont eu des maladies de seins soit 3/7 de la totalité a pratiqué l’allaitement maternel exclusif, ce qui revient à dire que les problèmes de sein n’ont pas d’impact sur la pratique de l’AME. Ce même résultat est constaté dans un des hôpitaux (IHAB) d’après le document « conduite et encouragement de l’allaitement » (23).

4.6. Accès aux informations sur l’allaitement maternel

4.6.1. Accès aux informations sur l’allaitement maternel exclusif

Les recommandations définies par l’OMS constituent les thèmes d’informations à faire passer aux femmes enceintes et aux mères allaitantes sur l’allaitement maternel exclusif. La présente étude montre que 99,2% (119/120) des mères de l’échantillon ont déclaré avoir reçu ou entendu au moins une de ces recommandations. Presque la totalité des mères (99 %) ayant pratiqué l’allaitement maternel exclusif et toutes les mères (13/13) qui n’ont pas allaité uniquement aux seins prétendent connaître les messages de l’AME. Seulement, il reste à savoir si elles appliquent correctement les consignes concernant plus particulièrement l’AME. Malgré que certaines mères donnent des liquides ou mêmes des repas avant le sixième mois, la proportion des mères pratiquant l’AME est très importante dans la commune rurale

d’Anjepy soit 89,2% (107/120). Cette proportion témoigne que la sensibilisation des agents de santé dans les formations sanitaires existantes dans cette commune a été efficace. Les agents communautaires, les mobilisateurs, participent également aux diverses sensibilisations, et d’autant plus que la commune est dotée des sites SEECALINE et PCIMEC/NAC fonctionnelles. Par contre, soulignons que plusieurs études montrent qu’un faible niveau d’instruction influe les comportements touchant la santé et sont susceptibles d’avoir un impact sur le mode d’allaitement. Ainsi, une étude faite par VICTORIA et AL a montré qu’un faible niveau d’instruction est corrélé au mode d’allaitement de la mère (11). Ce serait la raison pour laquelle même si les mères ont reçu des messages de l’AME certaines d’entre elles les rejettent.

4.6.2. Les avantages de l’AME.

Les connaissances des mères sur les avantages de l’AME ont permis d’identifier dans cette recherche que la MAMA constitue un des avantages le plus connu des mères soit 78,5 % des mères allaitant leur enfant uniquement prétendent savoir cette méthode. Si toutes les mères qui prétendent connaître la MAMA sont conscientes et suivent cette recommandation, il est sûr que la proportion de la pratique de l’AME s’améliorerait encore d’avantages favorisant ainsi l’espacement de naissance. Pourtant, un bon nombre de femmes enquêtées sont des multipares et représentent plus de la moitié de l’échantillon soit 67 %. Elles ne sont pas concentrées et ne sont pas disposées à enregistrer les messages lors de leur passage dans les formations sanitaires. Elles sont plutôt préoccupées de rentrer chez elles pour pouvoir s’acquitter de leurs besognes quotidiennes. Cependant seulement 1,9 % des mères de l’échantillon sont au courant ou ont entendu que la pratique de l’AME favorise la production de lait. Or, cette information est très importante donc nécessite alors une intensification de la sensibilisation. La proportion des mères 23,1 % qui n’ont pas allaité leur enfant uniquement aux seins connaît les avantages que procurent l’AME aux enfants,: protection de l’enfant contre les microbes et les maladies. Cette proportion reste très insuffisante, et les informations méritent d’être renforcées par des éducations sanitaires plus intensives. En effet, une étude effectuée par FALL.M justifie que plus les mères connaissent les avantages de l’AME plus elles acceptent cette bonne pratique (24).

4.7. La morbidité des enfants

4.7.1. La morbidité proprement dit

L’Allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de sixième mois contribue à protéger l’enfant contre les maladies dangereuses, J.RIRDAN et KAUERBACH ont conclu dans leur recherche que cette bonne pratique constitue une arme puissante pour combattre les infections respiratoires aiguës (IRA) et les maladies diarrhéiques (22). D’après cette étude, il est prouvé que 47,5 % (57/120) des enfants de l’échantillon ont eu des problèmes de santé depuis leur naissance jusqu’au moment de l’enquête. Il est constaté que plus de la moitié d’entre eux appartiennent au tranche d’âge de plus de 6 mois soit 59,6% (34/57). Ce résultat est statistiquement significative OR = 0,20[0,09 – 0,44]. Cette proportion nous prouve que ce sont surtout les enfants qui ont reçu un aliment complémentaire qui sont sujets aux maladies. Les hypothèses suivantes peuvent être avancées: • Soit que les mères ignorent ou méconnaissent les nouveaux comportements et nouvelles techniques de préparation alimentaire sur la qualité et quantité adéquate pour nourrir leur enfant. • Soit que les agents de santé ou les agents communautaires n’arrivent pas suffisamment à sensibiliser les mères sur la quantité la qualité et les techniques de préparation alimentaire. • Soit que les mères n’ont pas de possibilité financière de satisfaire les besoins alimentaires de leur enfant. Dans cette étude le résultat obtenu prouve le bon état de santé des enfants de moins de 6 mois soit 68,1 % (49/72) explique et justifie que la pratique de l’AME diminue l’exposition des enfants aux maladies Sur les 13 enfants qui n’avaient pas été allaités aux seins uniquement soit 9/11 ont contractés des maladies depuis leur naissance. Une étude faite au Brésil montre qu’un enfant nourri au sein exclusivement a 14,2 fois moins de chance de mourir de diarrhées et 3,6 fois moins de chances de mourir d’affections respiratoires et 2,5 fois moins de chance de mourir d’autres infections qu’un nourrisson qui ne prend pas ce sein. Le mieux est l’allaitement maternel exclusif (12).L’analyse de PROFILES a également monté que 14 pour 100 des décès d’enfants Malagasy de moins de 1 an sont attribuables à la pratique sous optimale de l’allaitement maternel et surtout l’AME(16).

4.7.2. Les principales causes de morbidité

Cette étude montre que la principale cause de morbidité est l’IRA représentent 49,1% cas et la deuxième cause est la diarrhée soit 24,6 % (14/57) cas. Il est pourtant dénombré que sur les 13 enfants allaités non exclusivement au sein soit 77,8 % cas d’IRA ont été dépistés. Selon une enquête faite au Brésil, donner au nourrisson des suppléments d’eau ou d’autres liquides augmente le risque de décès consécutif à une diarrhée et le risque de décès par infection respiratoire aiguë est de trois fois plus élevés chez les enfants en bas âge non nourris au sein que chez ceux qui le font exclusivement (12). En fait, l’allaitement maternel et surtout l’allaitement maternel exclusif protège le nourrisson au de là des premiers mois contre les conséquences mortelles d’une diarrhée ou d’une infection respiratoire aiguë. Par ailleurs une recherche effectuée par RICHARD L et ALADE ont montré que l’allaitement maternel exclusif assure une nutrition pour la croissance du nourrisson jusqu’au sixième mois et non seulement il protége l’enfant contre les maladies contagieuses mais aide au rétablissement de l’enfant malade (15). Les résultats obtenus montrent que la pratique de l’AME a un impact positif sur l’état de santé des enfants de moins de six mois dans la commune rurale d’Anjepy soit 68,1% de ces enfants ont été en bonne santé apparente depuis leur naissance jusqu’au moment de l’enquête. NEWMAN a conclu dans sa recherche que les enfants nourris au lait maternel et surtout allaités exclusivement jusqu’au sixième mois ont un taux de maladies trois fois moins élevé par rapport à ceux qui sont nourris artificiellement et ceux qui ont reçu un aliment ou liquide avant leur sixième mois (25).

5. RECOMMANDATIONS.
Les enquêtes faites ont permis de relever que certaines femmes n’ont pas respecté l’heure de début de l’allaitement et la fréquence de tétées en une journée surtout celles qui n’ont pas continué à allaiter leur enfant uniquement au sein jusqu’à l’âge de 6 mois. Ce sont les principales causes qui diminuent la pratique de l’AME dans la commune rurale d’Anjepy résultant des différents facteurs caractérisés par : la multiparité, le niveau d’instruction élémentaire et la profession exercée par les mères. Les problèmes suivants ont été notés consécutifs à ces facteurs : - L’insuffisance de diffusion des informations sur la pratique adéquate en matière d’AME surtout au niveau de l’entourage des mères. -La méconnaissance et l’ignorance des messages recommandées par l’OMS en matière d’allaitement maternel exclusif plus particulièrement ses avantages. -Le manque d’attention de certaines mères .pendant les séances d’IEC/CCC. Les propositions suivantes sont avancées pour essayer de résoudre ces problèmes. Il faut mettre en place, en premier lieu, une coordination du système de santé, puis renforcer la sensibilisation par l’adoption d’un nouveau comportement favorable à la santé, enfin l’amélioration des pratiques de soins et de l’environnement.

5.1. Mise en place d’un système de coordination.

5.1.1. Au niveau du district.

Un système de coordination des intervenants au niveau du district sanitaire de Manjakandriana et au niveau de la commune doit être mis en place. Ce système assurera le suivi de la mise en œuvre des programmes et coordonnera le suivi des anciens sites communautaires ainsi que la création des nouveaux sites dans les fokontany qui n’en possèdent pas encore. Ce système veillera, et assurera les relations avec les responsables des différents secteurs locaux et le circuit du système de gestion des informations.

5.1.2. Au niveau de la commune.

Une collaboration active des autorités locales sur la mise en œuvre des programmes envisagés s’avère très importante dans le but d’en assurer leur réussite.

5.1.3. Au niveau communautaire.

Une prise en charge nutritionnelle communautaire efficace sous la responsabilité de la communauté, des autorités administratives et des autorités traditionnelles de chaque fokontany sera organisée et déterminée dans la proposition de stratégie et plan d’action en annexe IV.

5.2. Le renforcement de la sensibilisation pour le changement de comportement.

La création de nouveaux sites communautaires qui complèteront les sites existants est nécessaire. A cet effet, non seulement les agents communautaires assureront leur surveillance, mais aussi auront pour tâche d’informer, d’éduquer et de communiquer la communauté afin que cette dernière adopte les bonnes manières, et les normes à suivre sur la pratique de l’AME en insistant sur l’heure de la première tétée et la fréquence en 24 heures. Pour cela une formation continue, un recyclage périodique en matière d’AME des agents communautaires seront effectués par l’équipe du service de nutrition et le responsable de nutrition au niveau du district puisqu’ils doivent assurer des séances d’IEC/CCC en matière d’AME avant d’effectuer la surveillance pour la promotion de la croissance. De plus une dotation de matériels d’IEC/CCC adaptés au niveau d’instruction et au mode de vie de la communauté devrait être recommandée. Par ailleurs, un encouragement des agents communautaires par des motivations financières et délivrance de certificat pour une forte prévalence de la pratique de l’AME seraient proposés au niveau de la commune, du district, de la région et au niveau national. Enfin, la continuité et le renforcement des informations sur les avantages de l’AME et la multiplication des séances et occasions pour véhiculer les messages devraient être établis. Remarque : Lors des séances d’IEC/CCC il faut toujours insister sur l’heure de la première tétée et la fréquence en 24 heures sans pourtant oublier la technique d’allaitement (bonne prise de sein).

5.3. Amélioration des soins maternels et infantiles adéquats pour attirer l’attention des femmes.

5.3.1. Au niveau du district.

Le service de santé du district dressera une liste des besoins pour mener à bien les formations sanitaires et le fonctionnement des sites communautaires. Une commande sera adressée au MIN SAN PF sur les dotations de matériel d’IEC/CCC, les carnets de santé, les fournitures nécessaires pour les rapports périodiques, sur le minimum de mobiliers de bureau tables, chaises et bancs pour accueillir les mères.

5.3.2. Au niveau des centres de santé de base.

Lors des consultations pré et post-natales toutes les femmes enceintes devraient être sensibilisées intensivement sur l’AME. Des affichages de messages sur les conditions et les avantages de l’AME seront à portée des vues des mères dans toutes les formations sanitaires de la commune et dans tous les sites communautaires, de même pour les 10 conditions de l’allaitement maternel définies et préconisées par l’OMS dans l’Initiative des Hôpitaux Amis de Bébés (IHAB). Par conséquent, une actualisation et une dotation de matériels adéquats et suffisants de soins maternels et infantiles doivent être observées afin que les agents de santé puissent mener à bien leur activité. En outre, les prestations de planning familial seront favorisées et intensifiées et la disponibilité des contraceptifs au niveau de centre de santé et au niveau de l’approvisionnement du service de district devraient être assurés. En guise de mesure d’accompagnement, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfants PCIME doit être maîtrisée et pratiquée par les agents de santé au collaboration avec PCIMEC / NAC. Dans les sites communautaires. Enfin, une délivrance de certificat pour les formations sanitaires ayant un résultat satisfaisant et excellent sur la pratique de l’AME sera proposée.

5.3.3. Au niveau communautaire.

Une organisation intensive du programme de planning familial devrait être établie pour la. favorisation et le développement de la distribution à base communautaire en mettant des contraceptifs oraux à la disposition des agents communautaires qui sont plus proches de la population et plus disponibles, car les mères ont un emploi du temps très chargé ne correspondant pas à celui du centre de santé. Une institution des visites à domicile peut réduire le nombre des « perdues de vue » au centre de santé et superviser l’activité menée par les agents communautaires.

5.4. Amélioration de l’environnement.

5.4.1. Au niveau national.

L’utilisation durable des médias et des jeux pour éduquer les enfants serait proposée afin de garantir sa continuité. La célébration de la journée de l’allaitement devrait être continuelle et en particulier dans le milieu rural, en faveur de toute la population.

5.4.2. Au niveau de l’éducation.

Le premier obstacle étant le niveau d’instruction assez bas, l’éducation des enfants à l’école au sujet de l’AME dans les écoles primaires publiques et privées s’avère nécessaire vue que presque la moitié des mères n’a pas dépassé l’enseignement primaire. Une formation des instituteurs et institutrices en matière d’AME serait proposée. Une révision sur le programme de sciences de la vie et la terre dans les écoles primaires serait envisagée pour pouvoir intégrer l’AME.

5.4.3. Au niveau de la communauté.

C’est la base de toute sensibilisation, par conséquent diverses recommandations sont préconisées : - La création des conseillères en allaitement pouvant apporter un soutien et assurant le suivi des mères.

- La création d’une association mutuelle groupant les mères allaitantes de la Commune rural d’Anjepy est souhaitable. -La création des associations de femmes de cette commune pouvant aider les mères allaitantes en insistant sur cette bonne pratique. -La sensibilisation des pères, et de tout leur entourage: grand-mère, grand-père, bellemère, beau père, frères et sœurs sur l’importance de l’AME. -L’élaboration des messages concernant la conduite de l’allaitement en cas d’absence des mères, afin que elles puissent travailler en toute sérénité en sachant qu’elles arrivent toujours à nourrir leur enfant même si elles s’adonnent à leur occupation habituelle durant l’allaitement. Exemple : participation de toute la famille pour le déplacement de l’enfant en cas d’absence de la mère.

5.5. Pour la mise en œuvre des programmes envisagés, les propositions de stratégie et de plan d’action 2007 sont élaborées en Annexe IV.

5.5.1. Proposition de stratégie.

5.5.2. Proposition de plan d’action 2007.

CONCLUSION
L’allaitement maternel exclusif fait partie d’un ensemble de programme du Ministère de la Santé et du Planning Familial consacré à la survie de l’enfant. Cette étude effectuée dans la Commune rurale d’Anjepy a montré que la proportion des mères pratiquant l’AME était largement supérieure à celles des mères qui utilisent une alimentation mixte avant l’âge de 6 mois. Cette prévalence de l’AME s’établit à 89%. La multiparité, les activités agricoles et le bas niveau d’instruction de la mère constituent les principaux facteurs défavorables à un allaitement maternel optimal. Par ailleurs, la majorité des mères exercent dans le secteur primaire et particulièrement celles qui n’adoptent pas l’AME. En outre, ce manque d’éducation ou d’IEC en général serait également à l’origine de cette pratique sous optimale de l’allaitement maternel. Pourtant, pratiquement presque toutes les mères de cette Commune rurale viennent accoucher dans les formations sanitaires environnantes et reçoivent ainsi toutes les informations nécessaires non seulement de la part des agents de santé mais aussi des agents communautaires et des mobilisateurs formés à cet effet. Il faudrait donc trouver ailleurs les raisons de cette mauvaise pratique de l’allaitement maternel y compris l’AME. Ainsi, un changement de comportement de la communauté surtout concernant l’heure de la première tétée et la fréquence en 24 heures doit être adopté, grâce à des mécanismes d’IEC mieux adaptés au contexte local. C’est à ces conditions seulement que le défi de la pratique de l’AME pourrait être un jour relevé non seulement dans la Commune rurale d’Anjepy, mais aussi dans toutes les régions du pays.

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18- MINISTERE DE LA SANTE. Module de formation 3 A Auto Apprentissage Assisté en PCIME.1999.

19- UNICEF / ASOS, Module de Formation PCIME Communautaire Avril 2000.

20- ANDRIANASOLO ROGER. La Sécurité Alimentaire des Ménages SAM. Cours INSPC filière nutrition. Antananarivo. Février 2006 : 6 pages.

21- RANDRIMAMPIANINA RAVELOSON HANTA. Besoins nutritionnels à travers le cycle de la vie. Cours INSPC filière nutrition. Antananarivo. Novembre 2005 : 10 pages.

22- J.RIRDAN, KAUERBACH, Breast feeding and human lactation. Cahier de l’Allaitement. JONES et BARLETT 1993 : 65 pages.

23- OMS. UNICEF. Conduite pratique et encouragement de l’allaitement maternel dans un Hôpital Amis des Bébés ; 2001 : 120 pages.

24- FALL.M. Allaitement maternel et la protection contre l’infection dans les pays en développement. Archives de pédiatre. 1996 :1281 pages.

25- NEWMAN.J. Allaitement maternel protége le Nourrisson. Pour la science. 1996 : 51 pages.

ANNEXES

ANNEXE I

ANNEXE I

QUESTIONNAIRE AUPRES DES FEMMES ALLLAITANTES AYANT UN ENFANT DE 0 à 11 MOIS DANS LA COMMUNE D’ANJEPY

Faritany Region Firaisana Commune Enquêteur Superviseur

: Antananarivo : Analamanga : Manjakandriana : Anjepy : Madame TATAVY Amélie Rasoaniaretana : Professeur ANDRIANASOLO Roger et Professeur RAMAKAVELO Maurice

Questionnaire N° : Date de l’enquête :

Concernant l’enfant :

Q1-Genre de l’enfant -Masculin -Féminin /______/ /______/

Q2-Date de naissance ou âge de l’enfant :…………………………….. /______/ Mois Q3-Rang de l’enfant ou purité de la mère…………………………….

Q4-Poids à la naissance de l’enfant

/______/ Grammes

Q5-Poids actuel de l’enfant -bande verte -bande jaune -bande rouge

/______/ Grammes /______/ /______/ /______/

Concernant la mère Q6-Age de la mère : -18ans et moins -18 à 25 ans -26 à 34 ans -35 ans et plus Q7-Parité de la mère -Primipare -Multipare -Grande multipare /______/ /______/ /______/ /______/ /______/ /______/ /______/ /______/

Q8- Situation matrimoniale -Vit en couple -Vit seule Q9-En quelle niveau avez vous arrêté vos études ? -Aucune (Illettrée) -Primaire -Secondaire -Universitaire /______/ /______/ /______/ /______/ /______/ /______/

Q10-Profession de la mère -Aucune -Secteur primaire -Secteur secondaire -Secteur tertiaire /______/ /______/ /______/ /______/

Q11-Ou est ce que votre accouchement a eu lieu la dernière fois? -Dans un centre de santé -Domicile -En cours de route /______/ /______/ /______/

Q12-Qui vous a assisté au moment de l’accouchement ? -Agent de santé -Matrone /______/ /______/

Q13-Quand est ce que vous avez commencé à allaiter votre enfant ? -Immédiatement -Moins de 30mn -Plus de 30mn -Quelques heures Q14-Combien de fois allaitez vous l’enfant le jour ? -moins de 5 fois -10 fois et plus -9 à 5 fois -Moins de 5 fois Q15-Allaiterz-vous la nuit ? /______/ /______/ /______/ /______/-OUI /______/-NON /______/ /______/ /______/ /______/

Q16-Si OUI combien de fois ? -Une fois -Deux fois -Trois fois et plus /______/ /______/ /______/

Q17-Quel mode d’allaitement pratiquez-vous ? (Pratiquez-vous l’AME ?) /______/-OUI /______/-NON Q18-Si NON pourquoi ? -Habitude -Sein malade /______/-Us et coutume /______/-Autres

Q19-Allaitez-vous avec les deux seins?

/______/-OUI /______/-NON

Q20-Si OUI pourquoi ? -Seins malades -Us et coutumes -Habitude -Autres Q21-Donnez-vous autre chose que le lait maternel ? /______/ /______/ /______/ /______/ /______/-OUI /______/-NON Q22-Si OUI pourquoi ?

Q23-A quel âge a l’enfant quand vous lui avez donné d’autres choses que le lait maternel pur la première fois ? -1 mois -2 mois -3 mois -4 mois -5 mois /______/ /______/ /______/ /______/ /______/ -6 mois -7 mois -8 mois -9 mois -10 mois /______/ /______/ /______/ /______/ /______/

Q24-Quel type de liquide ou de repas avez-vous donné? -Biscuit -Soupe -Eau de riz /______/ /______/ /______/ -Thé -eau bouillie tiédie -eau sucré /______/ /______/ /______/

Q25-C comment avez-vous reçu les informations sur l’AME ? -Radio /______/ -Affiches -Carnet de santé -Agent de santé -Agent communautaire /______/ /______/ /______/ -Parents -Amis

/______/ /______/ /______/

Q26-Avez vous entendu de messages concernant l’AME ?

/______/-OUI /______/-NON

Q27-Si qui lesquels ?

Q28-Connaissez-vous des avantages pour la mère sur la pratique de l’AME? /______/-OUI /______/-NON Q29-Si OUI les quels ?

Q30-Connaissez-vous des avantages de l’enfant sur la pratique de l’AME /______/-OUI /______/-NON Q31-Si OUI les quels ?

Q32-Selon votre connaissance à quel âge s’effectue l’introduction du premier liquide ou de repas? /______/

Q33-Quel est votre impression sur la pratique de l’AME ? Q34-En votre absence, quelle conduite adoptez vous pour nourrir votre enfant ?

Q35-Selon votre avis en cas d’absence de la mère quelle conduite il faut adopter pour nourrir l’enfant ?

Q36-Est-ce que votre enfant a été déjà malade ? /______/-OUI /______/-NON

Q37-Si OUI a quel âge survient la première maladie ? -1 mois -2 mois -3 mois -4 mois /______/ /______/ /______/ /______/ -5 mois -6 mois -7 mois -8 mois /______/ /______/ /______/ /______/ -9 mois -10 mois -11 mois /______/ /______/ /______/

Q38-Quelles sortes ou types de maladies ? -IRA -Diarrhée -Fièvre -Autre /______/ /______/ /______/ /______/

Q40-Comment procédez-vous pour nourrir l’enfant quand vous êtes séparé de votre enfant ?

ANNEXE II

ANNEXE III

ANNEXE IV

5.5. Pour la mise en œuvre des programmes envisagés, les propositions de stratégie et de plan d’action 2007 seront élaborées dans l’Annexe IV

5.5.1. Proposition de stratégie

5.5.1.1 Objectif général.

D’ici à la fin de l’année 2010, stabiliser la prévalence de l’AME 89 % dans la commune rurale d’Anjepy en vue d’amélioration de santé de la mère et l’enfant. Or l’objectif national en 2010 est de 80 %.

5.5.1.2. Objectif spécifique 1.

Mettre en place un système de coordination au niveau de la commune rurale d’Anjepy et du district de Manjakandriana d’ici la fin du premier semestre 2007. Stratégie 1 : Création du Comité de coordination de programme relatif la pratique de l’AME communautaire relatif AME. Stratégie 2 Stratégie 3 Stratégie 4 : Détermination des zones d’intervention des intervenants. : Détermination du paquet minimum d’activité communautaire relatif AME. : Elaboration des modes de suivi et évaluation en matière d’AME.

5.5.1.3. Objectif spécifique 2.

Renforcer ou continuer la sensibilisation pour le changement de comportement dans 90 % des 12 fokontany de la commune rurale d’Anjepy d’ici la fin de l’année 2007.

Stratégie 1 Stratégie 2

: Création de 5 nouveaux sites communautaires. : Recyclage et formation des agents communautaires en technique IEC/CCC

en matière d’AME plus pratique de l’allaitement maternel, l’AME, la . PCIMEC, le planning familial, le programme et politique nationale de santé en matière d’allaitement, les 10 conditions des IHAB. Les avantages de l’AME. Stratégie 3 : Dotation de matériels IEC/CCC aux agents communautaires, affichages des 7 pratiques de l’allaitement maternel traduit en malgache dans tous les sites communautaires.

5.5.1.4. Objectif spécifique 3.

Améliorer les soins maternels et infantiles adéquats dans 90 % des 12 fokontany de la commune rurale d’Anjepy d’ici à la fin de l’année 2008.

Stratégie 1

: Recyclage de tous les agents de santé de la commune rurale d’Anjepy sur les 7 pratiques de l’allaitement maternel, les 10 conditions des hôpitaux (IHAB) PCIME, planning familial. PCIME, PCIMEC

Stratégie 2

: Formation et recyclage des agents communautaires sur les 7 pratiques de L’allaitement maternel (l’AME), PCIMEC et planning familial.

Stratégie 3

: Création de centre de distribution à base communautaire dans les 5 fokontany Ayant un site communautaire pour amélioration les prestations de planning familial.

5.5.1.5. Objectif spécifique 4.

Améliorer l’environnement dans 90 % des 12 fokontany dans la commune rurale d’Anjepy d’ici la fin de l’année 2008.

Stratégie 1

: Une formulation et envoie d’une lettre de plaidoirie par voie hiérarchique et à tous les niveaux pour une continuité de la sensibilisation sur la pratique de l’AME, par message radiophonique. -Une favorisation de la célébration de la journée de l’allaitement maternel dans le milieu rural.

Stratégie 2

: Encouragement de la communauté sur l’invention et création des jeux et des Chansons éducatifs relatifs à l’AME, en vue de sensibiliser l’entourage des mères.

Stratégie 3

: Formation et recyclage des instituteurs et institutrices des écoles publiques et privées en matière d’AME pour pouvoir sensibiliser les élèves.

Stratégie 4

: Création de diverses associations de femmes et de mères allaitantes.

5.5.2. Proposition de plan d’action 2007.

5.5.2. PROPOSITION DE PLAN D’ACTION 2007: Objectif général: D’ici à la fin de l’année 2010, stabiliser la prévalence de l’AME à 89 % dans la commune rurale d’Anjepy en vue d’amélioration de santé de la mère et l’enfant. Or l’objectif national en 2010 est de 80 %. . Stratégies Activités Responsables Lieux Chronogramme

Objectif spécifique N°1 : Mettre en place n système de coordination au niveau du district de Manjakandriana et de la commune d’Anjepy d’ici la fin de du premier semestre 2007. 1.1. Création du comité de coordination de pour le suivi de mise en œuvre du programme relatif à l’AME.(première tétée, fréquence en 24 h, bonne prise de sein) 1.1.3. Planifier les moyens et méthodes. 1.1.2. Déterminer les moyens et méthodes. -Chef BSD de Manjakandriana ou représentant -Représentant des autorités locales et traditionnelles, Les chefs CSB II Anjepy CSB I Anjozoro 1.2. Détermination des zones d’intervention des intervenants 12.2. Identifier les zones enclavées (défavorables) -CC* Fokontany 1.2.1. Identifier les zones couvertes (favorables) -CC* Fokontany Mars 2007 1.1.1. Convoquer des intervenants. -Membre comité de coordination CSB II Anjepy Ou dans la (commune rurale d’Anjepy) D’ici à la fin du premier semestre 2007.

1.2.3. Identifier les zones à forte prévalence AME

-CC *

Fokontany

1.3. Détermination des PMAC*

1.3.1. Identifier les problèmes

-CC*

CSB II Anjepy

Mai 2007

1.3.2. Identifier les ressources 1.4. Elaboration des modes de suivi évaluation 1.4.2. Fixer le calendrier 1.4.1. Concevoir le canevas

-CC*

Chef BSD

D’ici la fin de l’année 2007.

Objectif stratégie N°2 : Renforcer et continuer la sensibilisation pour le changement de comportement dans 90 % des 12 fokontany de la commune rurale d’Anjepy fin décembre 2007. 2.1. Création de 5 nouveaux sites communautaires dans les fokontany 2.1.2. Plaidoyer auprès des autorités. -CC* Fokontany 2.1.1. Identifier les sites -CC* Fokontany Janvier 2007 concernés

2.1.3. Elire ou choisir ou désigner ou recruter des agents communautaires selon contexte local.

-La communauté

fokontany

2.2. Recyclage et formation des agents communautaires en technique IEC/CCC en matière d’AME. Sur la pratique de l’allaitement maternel, l’AME, la PCIME le planning familial, le programme et politique nationale de santé en matière d’allaitement, les 10 conditions des IHAB,. les avantages de l’AME.

2.2.2. Préparer outils techniques.

-Adjoint technique.

BSD

D’ici la fin du premier semestre 2007.

2.2.3. Convoquer les agents communautaires.

-Médecin inspecteur responsable nutrition.

BSD

2.2.1. Préparer les logistiques.

-Responsable nutrition BSD.

BSD

2.2.4. Assurer la formation. -Equipe service nutrition.

BSD

2.3. Dotation en matériels. IEC* fournitures bureau mobilier chaises banc tables

2.3.1. Commander au service nutrition.

-Chefs des formations CSBII et sanitaires. CSBI

D’ici la fin de l’année 2007.

2.3.2. Répartir les matériels.

-Adjoint technique.

BSD

Objectif stratégie N°3 : Améliorer les soins maternels et infantiles adéquats dans 90 % des 12 fokontany de la commune rurale d’Anjepy d’ici à la fin de l’année 2008. 3.1. Recyclage de tous les agents de santé de la commune rurale sur les thèmes suivants -allaitement maternel (AME) -PCIME 3.1.3. Convoquer les -Responsable nutrition. BSD 3.1.2. Préparer les outils techniques. -Médecin inspecteur et adjoint technique. BSD 3.1.1. Préparer logistiques. -Responsable nutrition. BSD D’ici la fin du premier semestre 2008.

-Politique Nationale de agents de santé. l’allaitement -conditions (IHAB) -PF Planning Familial 3.1.4. Assurer la formation.

-Equipe nutrition.

BSD

3.2. Formation et recyclage des agents communautaires en allaitement maternel (AME) PCIMEC et Planning Familial

3.2.1. Préparer les logistiques

-Responsable nutrition

BSD

D’ici la fin de l’année 2008.

3.2.2. Préparer les outils techniques

-Médecin inspecteur et adjoint techniques

BSD

3.2.3. Convoquer les agents communautaires. 3.2.4. Assurer la formation.

-Responsable nutrition

BSD

-Equipe service nutrition.

BSD

3.3. Création de distribution à base communautaire dans les fokonanty possédant des sites

3.3.1. Plaidoyer auprès des autorités locales et traditionnelles

-Responsables santé maternel infantile et planning familial médecin inspecteur

Fokontany D’ici la fin du premier trimestre 2008.

3.3.2. Aménager les locaux des sites

-Agent communautaire

Fokontany

3.3.3. Livrer les produits contraceptifs (CO, condom, spermicides,)

-Responsable planning familial

CSBI, CSBII, Fokontany

3.3.4. Distribuer les produits.

-Agent de santé, agent communautaire dispensateur.

CSBI, CSBII, Fokontany

Objectif stratégie N°4 : Améliorer l’environnement dans 90 % des 12 fokontany dans la commune rurale d’Anjepy d’ici à la fin de l’année 2008

4.1. Formulation et envoi des lettres de plaidoirie par voie hiérarchique et à tous les niveaux 1-BSD 2-MINI SAN PF

41.1. Formuler les lettres.

-CC*

Commune d’Anjepy

D’ici la fin de l’année 2008.

-CC* 4.1.2. Envoyer les lettres à tous les niveaux.

4.2. Encouragement de la communauté sur la création et invention des jeux et des chansons éducatifs relatifs à l’AME pour sensibiliser la masse (entourage des mères)

4.2.1. Convoquer réunir les mpihira gasy, les artistes.

-CC*

Commune rurale d’Anjepy

D’ici la fin de l’année 2008.

4.2.2. Créer les chansons et les jeux.

-les artistes

Commune rurale d’Anjepy

4.2.3. Diffuser des chansons et les jeux.

-Service d’information, les responsables des chaînes audiovisuelles.

Commune rurale d’Anjepy -BSD -MINI SAN PF

4.3. Formation des instituteurs et institutrices des écoles publiques et privées T4et T5 en AME

4.3.1. Préparer les logistiques.

-Responsable nutrition.

BSD

D’ici la fin de l’année 2008.

4.3.2. Préparer les outils techniques.

-Médecin inspecteur et adjoint technique.

En collaboration avec

4.3.3. Convoquer les instituteurs et institutrices.

-Responsable nutrition.

le CISCO.

4.3.4. Former les instituteurs et institutrices. 4.4. Création des diverses associations des femmes et des mères allaitantes 4.4.1. Convoquer et réunir les femmes et les mères allaitantes

-Equipe service nutrition.

-CC*

Commune rurale d’Anjepy

D’ici la fin de l’année 2008.

4.4.2. Désigner ou élire ou à choisir un leader ou présidente

-CC*

4.4.3. Former un groupe d’association 4.5. Motivation des agents communautaires et encouragement 4.5.1. Chercher des sponsoring ou intégration dans le (budget programme de la commune)

-CC*

-CC*

Commune rurale d’Anjepy

D’ici la fin de l’année 2008.

CC* = Comité de Coordination PMAC* = Paquet Minimum d’Activité Communautaire

Nom et prénoms : TATAVY Amélie Rasoaniaretana Titre du mémoire : Le défi de la pratique de l’AME dans la commune rurale d’Anjepy Rubrique : Santé Publique Nombre de diagramme: 01 Nombre de pages : 54 Nombre de figures : 05 Nombre de tableaux : 17 Nombre d'annexes : 03

Nombre de références bibliographiques : 25 RESUME Le présent travail vise à évaluer la prévalence de la pratique de l’AME chez les mères allaitantes ayant des enfants de moins de 12 mois dans la commune rurale d’Anjepy, mais aussi de mettre en exergue les déterminants influençant les mères de ne pas continuer l’AME. Le but de cette étude est de remédier le taux de mortalité infanto- juvénile qui demeure encore alarmant malgré les efforts et activités entreprises par le MINI.SAN PF. Pour cela, une étude transversale auprès des 120 mères a été réalisée durant les mois de juillet et Août 2006. La proportion des mères de l’échantillon pratiquant l’AME est très marquée 89,2% soit (107/120) par rapport à celle qui était dans la PNN 66% en Avril 2004 à Madagascar. Dans cette recherche le fait de ne pas respecter l’heure de début de l’allaitement et la fréquence de tétées en 24 heures sont significativement associés par la non pratique de l’AME. Les facteurs identifiés qui ont influencés les mères à ne pas respecter l’AME sont la multiparité, le niveau d’instruction élémentaire et la profession exercée par la majorité des mères 92,8% dans le secteur primaire. Ainsi, pour lutter contre ces facteurs les suggestions suivantes sont émises : -Une Intensification à partir de la base des prestations du planning familial, en collaboration avec les agents communautaires et une amélioration des soins maternels et infantiles adéquats pour attirer l’attention des femmes. - Une continuité et un renforcement de la sensibilisation au niveau des mères et de leur entourage, pour le changement de comportement sur les bonnes manières et les normes et surtout les recommandations préconisées par l’OMS en matière d’AME, surtout sur l’heure de la première tétée et la fréquence en 24 heures. Une éducation des enfants dans les écoles primaires au sujet de l’ AME. Une formation des instituteurs et institutrices en la matière. - La création des diverses associations des femmes et des mères allaitantes, plus précisément les conseillères de l’allaitement pour le soutien et la résolution de leur contrainte. Mots clés Président du mémoire Adresse de l'auteur : Prévalence de l’AME -Les facteurs déterminants - Anjepy : Professeur RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques : Institut National de Santé Publique et Communautaire BP-176 Antananarivo – 101 – MADAGASCAR

Name and first names: TATAVY Amélie Rasoaniaretana Titrate report: The challenge of the practice of exclusive maternal Breast-feeding in rural Town of Anjepy Heading: Public health Diagram numbers: 01 Numbers pages: 54 A Number of figures: 05 A Number of tables: 17 A Number of appendices: 03

A number of bibliographical references: 25

SUMMARY
This work aims at evaluating the prevalence of the practice of the exclusive maternal breast-feeding in the nursing mothers having children of less than 12 months in the rural district of Anjepy, but also to put forward the determinants influencing the mothers not to continue the exclusive maternal breast-feeding. The goal of this study is to cure the youthful death rate infanto- which still remains alarming in spite of the efforts and activities undertaken by the MINI.SAN PF. For that, a cross-sectional study near the 120 mothers was carried out during August 2006 and July. The proportion of the mothers of the sample practising the exclusive maternal breast-feeding is very marked 89,2% is (107/120) compared to that which was in the PNN 66% in April 2004 in Madagascar. In this research makes it not respect the hour of beginning of breast feeding and the frequency of tétées of 24 hours is significantly associated by the nonpractical one of the exclusive maternal breast-feeding . The identified factors which influenced the mothers not to respect the exclusive maternal breast-feeding are the multiparity, the elementary educational level and the occupation followed by the majority of the mothers 92,8% in the primary sector. Thus, to fight against these factors the following suggestions are emitted: - Improvement of the maternal and infantile care adequate more precisely to draw the attention of the women to the intensification starting from the base of the services of the family planning, in collaboration with the Community agents. - A continuity and a reinforcement of sensitizing for the change of behavior on the good mannerss, the standards and the recommendations recommended by who as regards exclusive maternal breast-feeding , especially on the level of the education of the children of the primary schools about the exclusive maternal breast-feeding and training of the teachers and the teachers as regards exclusive maternal breast-feeding . - The creation of various associations of the women and the nursing mothers, in particular advisers of breast feeding for the support and the resolution of their constraint. Key words : Prevalence the exclusive maternal breast-feeding determining factors - Anjepy President of the report Address of the author : Professor RAMAMBAZAFY RALAINONY Jacques : Institut National de Santé Publique et Communautaire BP-176 Antananarivo - 101 - MADAGASCAR

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