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Batiffol, Pierre (1861-1929). Evangeliorum codex gradeus : (purpureus Beratinus). 1885.

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Début
d'une
sériededocuments
encouleur
Couverture
intérieure
manquante
PIERRE BATÏFFOL

EVANGELIORVM

CODEX GRAECVS PVRPVREVS BERATfNVS t

Ext]-ai<!
des M6&AN6HNn'AROE~M~ot Br D'maroœB
paNi&spar rËcole françanMdé Borne.

ROME
MPBMERÏEDRLA PAIXPE PMMPPECUCKHANÎ
~Mc~e~~tM~~
188&
Répétition intentionnelle d'une image
NPX 43~20~4
Fin d'une sorte de documents
en couleur
PIERREBATIFFOL

~Ë~ANGELIORVM

CODEX GRAECVS PVRPVREVS BERATINVS

ExtMUt des MÉLANGES D'ABOHËOMCHB BT D'mSTMRB

pabUes par l'École &Miçtdse de Rome.

ROME
IMPRIMERIEDE LA PAIX DE PHILIPPECUGGIANI
f&Me<??<! JRfMe,SS.
1885
.Et~t~JBZJO.RKBf
JP~JP~JE~S' JS'JSJB~TJjVVN
<r.
~CFB'
t"
h~) ¡
v.7
Lea p~ts qui suiventne sont qu'une pre&ce & l'édition
que
nous préparons d'un manuscrit oncial nouvellementdécouvertdes
évangiles de S. Mathieu et de S. Marc. Elles ont pour but
1" de faire un court historique du ms., 3" de le décrire,
3" de le classer.

1.

Les mas.sur vélinpourpre étaientles éditionsde grand luxe


des jM~m~Manciennes(1) et quoi qu'en dise S. Jérômequi ac-
cuseles plus beauxmss. d'être les pires de tous, ces mss.de luxe
étaient copiés avectrop de soin pour ne pas présenter des textes
mieuxconservésque d'autres.De là leur doublevaleur,palêogra-
phique et critique.
Les mss. latins sur vélinpourpre ne sont pas très rares, par-
ticulièrementdu huitièmeau neuvièmesiècle.Maisil en est tout
autrementdes mss. grecs. On les tenait naguèreencorepour albo
eo~o rariores (2) et, mêmeaprès les découvertesrécentes,le mot
ne laissepas d'être vrai. De mss. grecs t pourprea encred'ar-
gent on ne connait, en tout, que ïa Genèseillustréede Vienne,

(1) Au moinsà daterdu troisièmesiècledel'brechrétienne:West-


wood,fMaeo~t-opMa sacra p<c<o~ art. PMt~e~-ee&MMtMMcr~.
(2)Cemotde Braitirger,l'éditeurdu Psautierdo Ziirich,est cité
par MM.Hanmcket von Gebhardt,.BMK~eHortOM codexJ?<M«UMtMM,
Leipzig1880,p. V.
(~ KVANGEMOBUM

le Psautier de Zurich, l'évangile de Patmos, l'évangile de Ros-


sano, tous quatre du sixièmesiècle; si nous y ajoutons les feuillets
palimpsestesde Dublin (VI~ siècle) et l'évangéliaire de Vienne
(!X~siècle),nous auronsle catalogue complet des mss. grecs sur
pourpre connus jusqu'à ce jour.
Il y a pourtant plus de quinze ans on en signalait un nouveau
dans un volume imprimé à Corfou et auquel personne ne prit
garde. Ce petit livre (t) était une descriptiondu diocèseorthodoxe
de Bérat. L'auteur, Mgr Anthyme Alexoudi, avait consacréun
chapitre (2) aux Saints livres manuscritssur parchemin de la
Métropole, où il citait un évangile très ancien renfermant le
texte des saints évangélistesMathieu et Marc, propriété de l'é-
glise Saint-Georges. Les caractères, ajoutait-il, sont tracés sur
parchemin couleur cerise foncéeet les majusculessont écrites avec
de l'or et de l'argent en form de ~MK?e (3). Il semble que
M. Duchesnesoit le seul érudit a avoir lu la ~ptype:~ de Mgr Ale-
xoudijusqu'en 1884.Il y fit allusion en rendant compte du C~<M!
~o~ct~e~~ts (4), et M. Gregory, l'homme d'Allemagne le mieux
au courant de ces matières, ne trouvait en 1884 qu'à enregistrer
la note du Bulletin Critique, en constatant que le ms. en question,
s'il existait, était ~o temporeprorsus MMCceMMs (5). Au mois
d'octobre 1884, M. Duchesne, qui s'étfdt jusque là promis d'accom-

(1) Le titre en est: Su~KM;{'nepu~ ~tt~pw~ t~< !~<n ;M)Tptn9)<M< Ba-


X<Ypd~M~ )Mt!T~<U~ T~ ~P)tU~M[tt)t~<t&T<!{ SteS~tMSiMt~e~tWt XMp*< ~SïM
MtT<[~tîe<txat MMtt&~MU.tt<Tt Ttt1Kt;M<i6t?<te Û~ Te!!(MTpewAtTM Bt)H~~M<
*Af9t~9«A. *A\t~9uS~re!! MetS~Tf~ r~t 8p<t)tU6<-XepM~kM.<~Ktpxùp~mwe-
-~p~t~ at 't~tW~ MtX~~ K~M~.1868.
(2) Ch. XI, pag. 118 sqq.
(8) <: A!Xt~tt<TeS )t!t~M6ut!a~ &p'~)p~t~pt[{t;AM«tM Mp~ttfn~t ~pMpKtTe{
6v<K!W6tt<9S<6o9tet, T&Si &pXTt)6~ TeMTMD ~pdtjtjtOtTW M~p~jMt~ !?
Slt~p~U<H
Xp"<t63x<! tp-j~ptu <tTp9-~p\<t~.
Op. cit. p. 114.
(4) ~ttHe~t cW<~Medu 15 Avril 1881.
(6) Gregory, JPro~<MMeM<t (p. 409) au ~b~MM 2~M~meM<MMt graece
ed. oct. cW<.M<~<M'de Tisohendorf, Leipzig 1884.
CODEX GBAECU8 PURPUREUS BERATtKUS<t' 7

plir lui-même le pèlerinage d* Bérat, voyant le temps s'écouler


sans trouver.le loisir d'un si long voyage, voulut bien me pro-
poser de le faire à sa place. En février 1885 le ministère de l'in-
struction publique me chargeait d'une mission scientifique en
Albanie,et, dans les premiers jours d'avril, j'arrivai à Bérat (1).
Depuis quand notre ms. est-il à Bérat et comment s'y trou-
ve-t-il? C'est là une question obscure et l'on n'a pour y répondre
que deux documents, l'un bien négatif, l'autre bien probléma-
tique. J'ai eu entre les mains un diptyque provenant de l'é-
glise St Georges de Bérat et qui doit avoir été écrit au com-
mencementdu quinzièmesiècle.Parmi les personnages qui ngu-
rent au memento,comme l'on dit chez les Latins, se trouve un
certain Skouripékis,qui doit cet honneur à un signalé service
par lui rendu à l'église du Théologue et à celle de St Georges
en 1356. Cette année là, dit le texte du diptyque, les Serbes
marchèrent sur Belgrade; la ville ne pouvait leur résister, il
fallait à tout prix sauver les trésors des églises et Skouripékis,
à la prière du papas Théodouïos s'y dévoua courageusement.
A eux deux ils chargèrent sur leurs épaules les vingt-six ma-
nuscrits précieux que possédaient les églises du Théologueet de
S* Georges et se jetèrent dans la montagne. Tout ce récit et
la nn, que je n'en cite pas, me paraissent avoir été fort dra-
matisés par les pères saints, de S~ Georges: c'est affaire à

(1) Bérat, que l'on a identité & tort, peut-être, avec l'ancienne
Antipatria, est une petite ville albanaise, la &HC&c~ad'eMe-<ï«-
&<MMt~ .~<tMKM<<JïeK-<M<,située au pied du Tomor, à l'entrée des
gorges de l'Apsus. On débarque au nord des monts Acrocérauniens,&
Aviona, et de la en dix-huit heures de cheval on est &Bérat. La ville
basse est toute moderne et exclusivement musulmane.La ville haute,
le A<M<ro,entourée de remparts a moitié ruinés, ne remonte pas plus
haut que la fin du moyen-age: c'est un quartier tout grec et chrétien,
et c'est la que se trouvent les églises de St Georges, du Théologue,
et la «Sainte Métropole». L'évalue de Bérat est toujours Mgr Alexoudi,
un des prélats les plus cultivés de l'église orthodoxe.
8 EVANGEMORUM

d'autres. Ce qui nous importe, c'est le catalogue de ces vingt-


six manuscrits,et ce catalogue fait suite au récit (1). Or parmi
ces vingt-six mss., je retrouve bien le codexaureus ~~M:< (2),
maisje ne retrouvepas le codexBeratinus. Y a-t-il dèslors grande
invraisemblanceà supposerque ni l'église du Théologue,ni celle
de S*Georgesne le comptaientparmi leurs richesses,et à avancer
que le codex Beratinus n'était pas encoreà Bérat en 1356?
Où pouvait-il être? Sur une des gardes du ms. se trouve une
note (3) dont l'écriture remonte à une centaine d'années environ,
mais dont la rédaction grammaticale témoigned'une époqueplus
ancienne certainement. Il n'est pas nécessairede solliciter beau-
coup ce texte pour reconnaitre qu'il n'a pu être rédigé à Bérat.
Le ms., dit-il, a été écrit de la main même de St Jean Chry-
sostome alors qu'il était diacre à Antioche. La mention de
S* Jean Chrysostomen est pas discutable; mais pourquoi parler
d'Antioche?à tant faire que de se donner une relique de S*Chry-
sostome, n'y eut-il pas eu avantage à la rapporter an temps où
S* Jean était évêque patriarche de la ville impériale? N'était-ce
pas ainsi qu'on l'avait compris pour le cod~coM~MS.~M~MM?
Cela soit dit pour relever, en passant, la mention d'Antioche.
La note ajoute: Le fondateur du Théologue a apporté cet
évangile dans son monastère à la suite d'un rêve miraculeux.
Quel est ce monastère du Théologue? À Bérat il n'y a de mo-
nastère que celui de la Panagia Ardéoussa, qui remonte au moins
au XV siècle (4), et à porter le nom du Théologueje ne trouve
qu'une simple église. Par contre on connait à Patmos un monas-

(1) Ce diptyquefait actuellementpartie de la collectionprivée de


Mgr.Alexoudi:j'en publieraiincessammentdes extraits.
(2) Cf. Bulletincf~Me, 1~ Juillet 1886,la courtenoticequi lui est
eonsM~èe.
(8) Elle a été imprim&opar Mgr Aloxoudi,op. o~. p. 114mot.1.
(4) 7i~ pag. 78 seqq.
CODEX SBAEOUS PCBPUREU8 BEBATtNUa 9

tère bien célèbre du Théologue,le monastère de S~ Jean fondé


par S* Christodule, dont la légende, bien qu'elle aoit muette sur
le rêve miraculeux en question,ne répugne pas à do pareils dé-
tails (1). N'est-ce pas de ce monastèrequ'entend parler la note?
Une ligne plus bas se présente cor mela confirmationde cette
conjecture.Le ma. en effetcontenaitles quatre évangélistes,mais
S* Luc et S*Jean sont disparus, et cette disparition remonte
à l'époque où les Francs de Champagne saccagèrent la biblio-
thèque du Théologue. Or on voit bien à la fin du onzième
siècle et au commencementdu douzième,au temps de Robert
Guiscard et de Bohémond,des invasionsnormandesen Albanie:
je ne sache pas que les Francs, et ici le mot Francs est très
exactement précise,je ne sache pas que les Francs de Cham-
pagne se soient jamais aventurésdans les montagnesde la haute
Epire. Tandisqu'Uest bien vraisemblable que les croisés qui ac-
compagnaient en 1240 Thibaut de Champagneet qui pillèrent
si bravement l'archipel pour se dédommagerde leurs défaitesen
terre sainte, aient mis pied à terre dans l'île de l'Apocalypseet
rançonné le couvent de S~ Jean. La note se termine par quel-
ques mots dont le sens est mal intelligible, mais qui ne peu-
vent que con&rmerma conjecture(2). Voilà des donnéesévi-
demment bien peu certaines et l'on aurait grand tort de presser
les conclusionsqui s'en dégagent: il n'est pas impossibleque le
codex Be~MMMsoit venu de Patmos à Bérat depuis le quator-
zième siècle et peut-être d'AsieMineure ou de Syrie à Patmos
avant le treizième, c'est là tout ce qu'on pourrait avancer, et à
la condition expresse de ne pas trop y tenir.

(t) *A)te\M<Mc
!tp&TtC&ttM«. te3tau~mTeùp~eu.
XpMïe8e<!Xeu Ed. III' Ath&-
nes, 1884.
(2) 'A~Xdt<MttTb t~~tXMt reO Ote~e~eu T4 ypa~h <-<v<! U<tT(~ ).uTtt<i<ttTA
Te&t6«~d(;t)WM, )MtO<!)t TettToMpeciMe!)tt!et; t~eC ~9<t~el< <'<T~ 'E~My. op.
c«. p. 114.
10 BVANGEHOBUM

II.

Le codex Beratinus est d.tns une reliure qui date du com-


mencement de ce siècle; les deux plats sont en bois, la cou-
verture est d'argent repoussé et ciselé, médiocre travail d'orfè-
vrerie qui porte la date de 1805. Les gardes sont garnies cha-
cune d'une feuille de papier à la cuve, grosaier et malpropre sur
lequel on a écrit quelquesnotes, l'une, dont on a vu la teneur
plus haut, deux autres, qui sont une courte descriptiondu ms.
de la main de Mgr Anthyme Alexoudi.
Le ma. se compose de 190 feuillets non paginés ils ont été
solidement cousus; les feuillets dont le bord intérieur était rongé
ont été montés sur des onglets de papier, sauf le fol. 89 qui est
volant, ceux qui étaient déchirés ont été faufilés adroitement,
mais les fol. 74, 115 et 134 sont demeurés en deux morceaux.
En somme la restauration du ms. n'aurait pas été mauvaise. si
l'on n'avait eu le tort de rogner les feuilletsau lieu de les laisser
ébarbés.
Les six premiers feuillets ont beaucoup souffert; les lettres
sont oxydées, les piqûres de vers sont nombreuses,la pourpre
est fort éteinte. Mais à partir du foL 7 le ms. se présente dans
un excellent état de conservation, sauf les feuillets 75-78 qui
sont très altérés. L'évangile de S'Matthieu prend fin à la moitié
f~Ta secondecolonne du fol. 110 ~o; le 110 verson'est pas
écrit; les fol. 111-112 portent les x6'p~<xtKde St Marc, et l'é-
vangile de 8' Marc commenceau fol. 113. Les fol. 175-179 sont
abîmes, mais les suivants sont très beaux jusqu'aux quatre der-
niers qui sont au même point que les six premiers. Les lacunes
se réduisent a celles-ci Mt. 1-VIII. 7, soit vingt-cinq feuillets
environ (non compris les feuilletsdes xeo~Km de Mt.); Mt. VIL
CODEX CtRAECUS PURPUREUS BKBATINU8 4' 11

26-Vin: 7, soit un feuillet; Mt. XVIII, 25-XIX. 3, soit deux


feuillets; Mt. XXIII, 4-XXIII. 13, soit un feuillet; enfinMarc.
XIV, 62-XVI. 20, en comptant, c'est nécessaire ici, la fin ha-
bituelle Me. XVI, 9-20, soit une douzaine de feuillets environ.
Le parchemin est fin, très sec, et assez fort pour que les lignes
ne ~'(!M~KM'<MMeM< pas d'une page à l'autre. Il est teint en pour-
pre violacée tournant aux tons de lie de vin. Mais les bords des
feuillets, au contact de l'air, sont généralement très altérés et
ont jauni.
Les 190 feuillets sont assemMédpar quaternions,mais tous ne
sont pas complets,témoinles lacunes que nous avons signalées.
lie feuillet a une hauteur moyenne de 0,314 et une largeur de
0,268. Les réglures des marges et des lignes sont tirées à la
pointe sèche, et dans la marge médianeon en distingue parfai-
tement le pointillé. Chaque ligne comporteun double trait ser-
vant à fixer le sommet et la base des lettres, comme dans les
cahiers d'exercices d'écriture de nos petites écoles. Chaque page
a deux colonnesde dix sept lignes; le nombre des lettres varie
pour chaqueligne entre 8 et 12, la moyenneétant plutôt 9 que 10.
Chaque colonne mesure 0,210 de hauteur et 0,109 de largeur.
La marge qui sépare les deux colonnesde chaque page a une
largeur moyennede 0,035. Les xs~x~KMt, et aucun autre titre
courant, sont écrits dans la marge supérieure, sur une réglure
spéciale, très près du bord et exactementau dessusde la colonne
à laquelle ils renvoient: mais commeils ont été plus que tout
le reste exposésau contact de l'air, ils sont généralement oxydés
et passés au noir. Les chinres des sections ammonienneset
des canonsd'Eusèbe sont écrits dans les marges, avec un carac-
tère plus rapide que celui du texte comme les XE~<Mc,ils sont
moins bien conservés que le texte.
L'encre est d'argent: le ~«c<MN de la plume est très régu-
lier, bien lié et s~nsbavure. Il n'y a d'écrit a l'encre d'or que le
12 EVANQBMOMM
titre et la premièreligne de S. Marc, et, dans les six premiers
feuillets, les mots netï~p, M)ow;etc.
Le ms. ne contientaucune espèce d'ornement.Les lettres ini-
tiales des paragraphes, en saillie sur la marge à peu près de toute
leur largeur, sont deux fois plus grandesque leslettres courantes:
mais elles n'ont aucunedécoration seul, 0 est orné d'une petite
croix en son milieu. St Mathieu finissantà mi-colonne,un ban-
deau, à l'encre d'argent, et du motif géométriquele plus simple,
garnit l'espace vide. Les citations de l'Ancien Testament sont
signalées par des guillemets en marge. De ratures, il n'y
en a qu'une. Il arrive que le Scribe,pour terminer son mot
sans aller à la ligne, empiète sur la marge et se serve de ca-
ractères plus petits, mais rarement.
Tel est l'aspect sous lequel se presente le codex JBe~MMM.
Pour nxer le date d'un ms. uniquementd'après son écriture,
la paléographie oncialene fournit que des règles fort générales:
le problèmese compliquequand il s'agit de mss.commele codex
Beratinus, car il est de règle que des mss. calligraphiques soient
écrits avec des caractères reçus, traditionnels, toujours plus an-
ciens que leur date réelle. En pareil cas les conclusionsne sau-
raient être que des approximations,et, quand on fixe ainsi des
dates, on ne peut prétendre à être exact à moinsd'un siècle près.
C'est avec ces réserves que j'aborderai la question.
L'écriture du codexBeratinus est très franchement de CM~He
onciale(1). Les lettres rondes, comme€~90C ne s'allongent
jamais, et les lettres carrées, comme HMNH ne sont jamais
rectangulaires,pas mêmeà la fin dea lignes. Très régulières, les
lettres ne dépassent pas la ligne, pas même R, Z et ~L; il n'y
a que r et dont le jambage vertical descende au dessouset

(1) Pour tonte cette discussionvoir Gardthausou,G'Wec~bcAe


Pa-
~aeo~t~pMep. 140aqq.
CODrx GttAECPS FUBFUREU6 BERA~ 13

et qui la dépassenten dessuset en dessous.La panse de A.


<j)
est nettement anguleuse.La barre horizontale de est déliée,
mais s'écrase légèrement à ses extrémités, sans toutcibis accuser
rien qui ressemble à ce que les paléographesallemandsappellent
la ~t~/o~M. On peut en dire autant de TT, de n et de F.
La b~re horizontale de 0 ne sort pas du Mrcle et le divise en
deux sections égales. Celle de € passe exactement et suivant
une ligne droite par le foyer du segment lunaire et s'écrase un
de € et
peu à son extrémité droite. Les deux pointes de l'arc
de C s'écrasent aussi légèrement.L' CD est presque fermé. Les
avec
majusculesdébordent sur la.marge, mais elles appartiennent,
des dimensionsplus grandes, au même système graphique (1).
On le voit, nous sommes en présenced'une écriture qui offre les
mêmes caractères que celle des mss. de la fin du V" et du com-
mencementdu VI" siècle.Elle est certainement plus ancienneque
celle du Dioscoridede Vienne, daté de 506 environ,plus ancienne
VI" siècle;
que celle de l'évangile P de Wolfenbtittel, qui est du
et l'on peut la rapprocher sans hésiter des fragments palimpsestes
de l'évangile Q de Wolfenbuttelqui est du V~ siècle, ou mieux
encore du fragment palimpseste de l'évangile I, 7, de S~Péters-
bourg, donné comme du VI" (2).
Ce premier point se fortifie des observationssuivantes: Le
ms. ne présente aucun signe d'accentuation, ce dont je n'oserais
rien conclure,mais de plus il ne présente aucune trace d'esprits,
ce qui est une bonne marque d'antiquité (3). Le texte ne pro-
cède pas par <rr~ot,il est écrit à pleine ligne et les mots ne so~t

(1) Of.la plancheXVI d'après.


(2) Pour tout ce qui est de la notationet de la descriptiondes mss.
du N.T. nousrenvoyonsaux Prol~gom&nes cités plus haut doM.Gré.
gory, ou a Scrivener, ph~~fo~McMott <oMeC~tc~Mo/'</teN. T.
8° Mit. Cambridge1884.
(8) Tel est le cas d'une petit nombrede mss.du VIeai&clo comme
to PM'W<KttM cMoMtM~ o' Ïo .DMMtHetMfsle M<WeMS~ mais
14 EVANGEMOMM

pas séparés. La ponctuation consisteà marquer la fin des phrases


d'un point un peu allongé,qui est indifféremmentsimple (,) ou
double (~), après quoi le scribelaisse un espace vide ou passe à
la ligne. L'apostrophe n'est pas constamment employée pour
marquer les élisions, par contre on la met toujours à p final
(F~t") (1). Les ligatura se bornent à trois: !y< pour
MCyy qui est déjà dansle Sittaïticus, pour fréquentdès
le Ve siècle,et un très petit nombrede foisle groupe bien connude
~YTTO~ comme dans le G'M<~M'~<MM~ P. Les abrévia-
tions sont les plus anciennesen usage OC~ !C~ KC~ Y~
XC, nHp; MHp, nN~ ~HOC, OYNOC (mais
souvent aussi O~NOC), A~.A, tHA., une fois
!~HM (toujours ailleurs ~OyC~~HM). Sans parler
de l'abréviation du N final qui est constante, j'ai rencontré un
petit nombre de fois 1'5 pour K~J (2), une fois € pour
€!N~! (3), une fois AOy~ pour AOyN~t (4), et
A!<~0t pour AtK~tOt (5).
A ne considérer que le caractère général et les accidents de
l'écriture on pourrait faire remonter le codex ~e~~MS au com-
mencement du VI" siècle, peut-être a la fin du V".
Mais ce ne pourrait être qu'a la condition de supprimer une
donnée importante du problème. Nous avons signalé les numéros
des sections ammoniennes et des canons d'Easèbe, les titres cou-

les autres onoiaux.do la. m8me époque ont des esprits, et d~j&au cin-
quMitnosieolo on en trouve: dMia le ~or~aMMS2~ quelques uns, dans
le 6'Me~Aef&y<(MtMa Q conatammoMt.
(1) Cf. GM-dthausenop. p. 272.
(2)Fol.CO, 4;96,4,etc.
8; CO,
(8) Fol. 56, 8.
(4) Fol. 67, 8.
(6) Fol. 83, 8. Remarquons que le texte de S. Mathieurelativement
feotontto un bien plus grand aotnbro d'abr6vmtiounque oolai de S. Marc:
oa n'a pas lieu do croire cependant & une diS'ôronce tto tatUMsur oo
fioul indice.
CODEX GRAECUS PUBPUBEU6 BEBATÏNUB <* 15

rants du haut de chaque page, ennn les xs'p~m des feuillets


111-112.Or récriture en est d'un caractèretout différentde celle
du texte: moins soignéeet plus rapide, elle s'amincit et s'allonge
tout en restant droite et nous offreles formes de l'onciale ovale
et rectangulaire telle qu'elle apparaît au Vn° siècle (1). On
pourrait supposerque cette secondeécriture est d'une autre main:
d'autant que l'encre est moins riche et a mal résisté &l'oxy-
dation, ce qui serait la preuve qu'elle ne procèdepas de la même
source que celle du texte. Mais la différenced'encre n'est qu'ap-
parente et doit tenir simplement à la diRérence d'instrument,
et dès lors la question qui se pose est-celle-ci: de ces deux écri-
tures, quelle est celle à qui nous devonsdemanderl'âge exact du
ms.? est-ce celle du V-VI" siècle? est-ce celle du VÏI"?
Le cas n'est heureusementpas unique, et pareille question à
été soulevéedéjàpour trois autres mss.Pour le codex~oc~~ S
tout d'abord,qui donnele texte de St Luc accompagnéd'une c~~e:
l'écriture de l'évangile est du VP siècle,celle du commentairedu
VIU", et le ms. est considérépar Tregelles comme du VHP (2).
Maisle système graphique du ~CM~M~MM est trop particulier pour
que ce premier exemplepuisse être un précédent.Il en est autre-
ment des deux autres. Le G~e~e~tMM~ P a été cité plus haut
pour sa ressemblanceavec le JBe~MM<s:or dans ce ms. les xa<p~-
~<M sont d'une écriture allongée et plus récente que le texte,
cette seconde écriture, comme celle du JS~'a~M~, a toutes les

(1) Par exempledans lo fragmentpalimpsestedes Actes, Petropo.


MtotUM Cae8areu I' Tischondorf.M<MtMMMM<osacra 6M<M<att(W.coll.
vol. 1, fao-aim.I, G.
(2)Tregelles,Code~c
~Mj~<A<MO, Londres1861.Sorivoaet'cependant
la tient pour plunancien: «Thé généralabsenceof MMonta and bren-
things aiso wouldfaveur an oarliordate.? Sorivener,< e~ p. l4'h
Kt M.Harnaokest do l'avis de SoMvenof, ï~<e M~ t/K~~MO/tMM~M
<!Mf ~cMcMader aMc&W<M<c~M ~«et'a<«f,de 0. vonUobhardtet Adolf
Harnach.Tome I, faso. 4 paë. XXV,Leipzig188!).
16 EVANOBUORCM

apparences d'une écriture du VIP siècle, sans que personne ait


mis en doute les conclusionsde Tischendorfqui attribue le 6'w!"
~OMM~ JPau sixièmesiècle(1). Le même fait se produit pour
le co<~ Rossanensis B, et la ressemblanceest frappanteentre les
xe~x~Ktxde Rossanoet ceux de Bérat: isolésils ne sauraient être
attribués qu'au VU* sihele. Cependant M. Harnack (2) n'hésite
pas à attribuer le ms. au yre siècle.Nous ne ferons pas autre-
ment pour le Beratinus.
Aussi bien, et c'est une remarque importante de M. Harnack,
l'emploi simultanéde deux écritures différentesétait chose fami-
lière déjà au premier scribe du N..T du codex~.MMd~MMM. Que
l'on examine la souscription de l'évangile de S~ Mathieu dans
l'Alexandrinus, on sera surpris que personne n'ait eu l'idée d'y
voir une additionpostérieure, c'est pourtant la mêmeécriture que
celle du titre ToOx<T«!{t~pxM6&<YYe~(ou a:!wcpto~ qui ne peut
avoir été écrit après coup (3). Ajoutez que l'onciale carrée est
une &çou d'écrire lente, calculée,impersonnelle;pour peu que le
scribe sj hâte ou s'abandonne il sera amené à allonger et à pen-
cher ses traits, et son écriture prendra immédiatementune appa-
rence plus moderne. Tel est bien le cas du coo~ B~o~~MS.
On peut donc tirer les conclusionssuivantes: 1" La pré-
sence dans le Beratinus d'une écriture analogue à celle que l'on
rencontre an septièmesiècle,n'est pas une preuve que le ma. est
du septième siècle; 20 il est dimcile de ne pas soupçonner
l'onciale du texte d'être plus récente qu'elle ne parait et par con-
séquent difficilede la faire remonter jusqu'au cinquième siècle;
3" on peut tenir pour très approchée la date du VP siècle.

(1)Tisohendorf,~MMM<Mt. voLVI pag. Xn sqq.Leip-


sacra <med!&a
zig 1809.
(2) Gebh&rdtet Hamack op. c«. pag. XXHÎ sqq.
(3) Gebhardt et Hamack op. cit. p&g.XXVI.
CODEX GBAEOM PUBPORBU8 BERATtKOS 17

m.

Les mss. du NouveauTestament se repartissent entre quatre


traditions (1). La plus communeest la tradition gréco-byzantine,
qui s'est perpétuée dans tout le moyen-âge elle porte le nom de
byzantine ou de ~M~MM.n s'en faut de beaucoup que ce soit
la traction le plus ancienne d'autres traditions existent qui se
sont partiellement fonduesen elle: la tradition dite alexandrine,
qui remontejusqu'au M" siècle,et la tradition dite occidentale,qui
remonte à la fin du second.Le type dont dérivent ces trois tra-
ditions et qui représente un texte qui n'est ni byzantin, ni alexan-
drin, ni occidental,est ce qu'on appelle le texte neutre.
En dehorsdu texte byzantin,très richement représenté par les
onciaux de basse époque et par la grande majorité des cursifs,
il n'existe point dans les mss. grecs, ni dans les versionsanciennes,
de témoin pur d'aucunedestrois traditions primitivesdu texte (2)
et l'on peut dire des mss. grecs onciauxde bonne époque qu'ils
sont des éditions~M~M,dont la valeur est pins on moins grande
selonqu'ils sont plus ou moins directementapparentés à une tra-
dition ou à une autre.
De ce chef le codex Beratinus ne rentre pas dans la classe
des exceptions il est certainement mixte, commeon pourra s'en
convaincresans qu'il &ille l'établir par une argumentation spé-
ciale. Le seul point qu'il importe de bien éclaircir c'est son pa-
rentage.

(1) Telle est la olassincationaujottrd'hnigénéralementadmise et


dont on trouverala jostinoationdansHort et Westoott,The~<MO Te.
N<aNMM< <?<Aeot~6to<greek.J'h<w<hM«<Mt.JL881.
(2) D fautfaire une quasi-exception pMM~t~a~M~na l'on tient
pour nn représentantassez pur du textaraeutt~onr.le codexDe.
Me D qui est un bontémoindu texte ~~de~t,
18 EVANQKMONUM
Un mot tout d'abord sur le caractère de ses formes.Les unes
tiennent à des fautes d'itadsme. Le scribe écrira 1 pour €L
(MTtWK, ecre~yM,Yj~yoptTe),€L pour (eetTO~), AJ pour €
(x~tM, att~~M~,{ACtïOcw), 03 pour 0 et pour 0~ dans la
conjugaison: cela très fréquemment.Plus rarement il écrira H
pour €< et pour E. Les autres tiennent à des particularités
dialectaleset, indicebien remarquableducaractère mixte du texte,
elles ne sont pas constantes. Nous lisonsMMre~(Mt. XVII, 6),
etTsMxTe(VII, 13), i~OxTe (XXV, 38), sM~M (X, 13) etc.,
{tM~t, ~eu6t etc. Mais nous lisons aussi, et ce sera le plus sou-
vent, t~ou,s~xeeTe, s~sTM, jAM~!etc. (Mt. XXVI, 55; VI, 10;
XXVI, 39; Me. XIV, 48, etc.). On reconnaît là quelques unes
des formes alexandrines,mais très fortementmélangéesde formes
communes(1).
L'influencede la tradition alexandrinesur le texte du .Bem-
tinus est sensible. En voici quelques exemples:

Math. VII, 24. o~otM~~TKte~pt. H B Z. 1, 13.


VIU, 13. 6~ TiqMp<X 6X64~<(XKtU~OTTpS~X; 0 6)M-MV-
TXp~O< 6~ TO~Ot~OK XUTOM 6V atUT~TU
Mpxeupsv'rov 7c<t~a:
ecuTOu
uYt<Mow<
C X. 33. Pi~. (M~~<.
e IX, 13. <X~!i{e~e:pTN\OUt<~6tt jMTMOtaM~> CLX
Fi~<M~
X, 10. {Mt~epo:~o'~ C L X r etc.
XI, 16. ?c<t~M~xo~~ot; e~ ~yopect;C L X r. etc.
XXI, 1. v)XO<~ et; ënQ'piXYD}
<~Mtt ~Q~m~ C. 13.
33.69

(1) Relevons des accommodationsdu genre de <M~Te~t«, ~~at,


<weT~M~t«. (Mt. XX, ?; XXVII, 44, etc.); et des redoublements
de consonnes, comme<~nntt<MM,
!t~6otTTe{,
pw~e~ My~~ntM (Mt.XXVI,
68; IX, M; XXVI, 28, etc.).
COOEX ORAECU8 PUBPtJBEUS BECATtNUa *t 19

Math. XXI, 28. c~p~no; <~T<> s~ rs~x C. A.. 33.


XXII, 7. <~xxt e~ouTK~ o ~M~eu; <~6X6Mo;~> Mp-
Y~~ C X A.
XXIV, 5. ~eyovrs; <oT'> eyMct~n C.
XXV, 13.T~ wpxv<(e~ n o u; ïo~ e~w ep~6Ten~>
M<f!?60.C.
XXVI, 63. xetTXTM6sou<~TO~~To;~>CA.MfS.<
Marc. XI, 13. ou~ eupe~St y~Xat <(~>. C. 33.
XIV, 45. ~st <X<tpE> p~t. C. 1. 13.

Mais cette influence<Jexandnaen'est pas prépondérante et


le texte du JSc~MMMest fbnctèrpmentoccidental. Le dépouille-
ment complet des leçons occidenttjeaest un travail snperna ici,
je relèverai les plus caractéristiques.

Math. VII, 21.T<M ~Tpo; {Aou ro'j s~ o'~p~ot;<;xuïo; 6t<r-


St; T~~ëxT~Et~ TM~OUp9MM~>
6~6'.«T6TKt
C. 33.
itala, e<M'~<Mt,
VIII, 28. KeneXOo~To;oMTOu, K B C. 1.13.23.33.
IX, 36. oTt T)<M~ s<rx'A{tswt,!<c~ct,K B, C, D
X, r.
X, 12. ec<nCK<K<T96etUT~~<~6YO~TS;6tp~~}TMOt)KOTO'J-
TM> itala, etireton,t! D. 1. 22. 209.
It X, 15. -~oppx<, C D. 1. 22.
XII, 10. X-Xtt~OUn~ <X~p<'MM< <~6X6t~> tBS. xxt ~<M
<xy8pMno; <~exst~>D, itala, CM~e~.
Xin, 7. )MM e~ K D. 13. 124.
XIV, 2. <Tt~> OUTO; 6TTMtM!XWO< <~0 6x~TMT1tt<
ov syM anc6xë<p<t<m~>, t~a~a,D.
XV, 5. ?) T)){MtTpt<(Mp69M0 eCTM~> ~MpO~ r M?M~.
XVIII, 12. Tt <(~6~>UpLM ~XSt, D, CM~OM.
20 NVANOEMOBUM
Math. XXf, 9.u~KTrot; <(at~~TM~Se 9MTM
icoUot ~<xtpo~-
Te Mt So~~Te; Tw ~60~~ep<iMtyreM
wv tSw~>, ~t~OM SO?KN.

XXIV, 36. <tu8sot at~YS~otTM~oupx~M~ <~ouXso ~M;~


itala, te B D. 13. 28. 86. 124.
XXVI, 8. Ct; Tt t) W1t0~6t9t
CCUTTf)
<(ïOU{tUpOU~>, <<«?<
61. 63. 71. 157.
XXVII, 9. ~x ïou Ttpc~Teu,~!ot, 33, 157.
XXVII, 17. ~~Y~s~~ itala, D, 13, 69.
XXVII, 34. xxteux~Os~)~ (B DE, 1. 33.69.124. ~a?<t).
XXVII, 35. <~K ~t~pM~ TOpt)~ XtKTOU HpO~TOU ~t6-
TCtt{t<Tt9:
(tSpt?9:VTO p.OUSXUTOt;XXt6WtTM
t~XTtC~ {tOU S~X~W X~p0~~>,~0~0,A,1.
XXVII, 40. xxt ~Yo~re; <~e~> o xe:T~uM~,itala, D
M a.
Marc. 11, 24. t8e Tt ~OMU~~ ~ot (tetQ~TM <ro'~>rot; ~x6-
ëwtw,~~t, D M, 1. 13. 28. 69. 102. 124,
cureton.
II, 26. « {tu TOt; <~xp~t~>6pewt<({towt;~>, ~ct~t,
D, 13. 33. 69. 124.
VI, 2. wo~ot eotOM~TS; 6~eic~c<ro~TO~e~tt 'n) ~t-
~)) <xuïo'j~>~eyo~Te;, D, 118.
VIII, 17. Tt Xt~oy~e~e <~6~ratt; xetp~tXt;u~~ (~<tïct,
I), 28. 67.124) ~wt~o~, 13. 28. 61.
69. 124.
VIII, 26. ~6'~ <(mc9tY6 et; 70~oixo~Ifouxxt 6<> et;
Ti~ XM~ ~&ï, 13. 28. 61. 69.
XI, 31. ~Yc~e! <~Tt stWM~e~ cx~encM~ itala,
13, 28, 69, 124.
XII, 38. e~ T~t; ecyopett!
<otet<rQxt~>, D ~o!MS.
XIII, 19. Q~ett OKt ou Y6Y~9M0'J~6WOT6 TOt<UT<t,
itala, D.
PONfUBRra
QBAECP8
CODEX <t
BEBAT!TOa 21

Il faut router à ces kcons celle-ci(Math. XX, 28) qoi est


la plus convaincante (l):

~Tt WM~M~.<~U{t6ttSe ~TtTS ex {t~pO~etU~Mt !MM


~UTpO~
tX
~6XfttlC<pKX~~T6<~Ht-
~6t~0< C~etTT~SMWtMMj~O{t6Wt
9t~9[X~M6c06
~)MMtt~ 6t! TOU;6~6~T9t! TOWOU; {t~KOT66WO-
MU M:6X8~ X<t KpO<I6~M~
0 ~MMM~TNp <Mt6Tt
BUM
~MT600;
X<TM 6XW
~MMxxt )MtT<K~U~6lO~). ~e eMMCMm 6t; TOW
~TTO~C:
TOWW 8~6~ MU~TTM~CpSt?0t 0 !!t~<M~?Mp<Y'
Mn STTKtt0t 'MUTO~pn~MTSpO~. E)MMp6M~<M.

Dans un très petit nombre de cas le Be~t<MMM sort de la


tradition occidentale et par des e<M~<ereadings qui lui sont
propres l'explique au lieu de la supposer. En Math. XVI, 4 le
passage & ~ew~m. c&~«~e est omis par (t!< BVXf,
CM~OK,etc.; il est donné par DC. l'~c~, etc. L'omission re-
présente la leçon neutre et authentique. Le Beratinus nous en
fournit une preuve significative en lisant o 3s amox~~e~ent~
eturott o~tx<YMO{t6~.eu Xuwet~eo Xc encoxpt9et< 6tM~<uTOt<
y~cat. XT~. En Math. XXIV, 45 la leçon neutre, telle qu'elle
est donnée par B, doit être ')*<!<ebMT~et;e~rcC,tandisque la
tradition occidentalenous donne ~t T<!<8cpentsfx< e:&ToO (Dm.
l'~aïo). Le Beya<MtMS a suivi ici la tradition occidentale,mais il
n'a pas laissé de se rattacher au texte neutre, en lisant 6~t ~<:
88p<MMet< TW eMMu. En Marc VI, 17 le texte comporte une
doubleleçon: &xp<~<~ r~ 'tt~~ xect~ee~ euï~ ~X~,
c'eNt la leçon neutre, xact~es~ <&~ x<t ~«~ M <pu~a[~,c'est
la leçon occidentale(D. itala). Le Beratinus présente lui seul

ver'
(1) On sait que cette intrusion est propre & D, à M<a<aet à la
sion, Oureton exduatvement.
22 NVANGEHORUM
la leçon intermédiaired'ou découlele eoM/~c~ect<?Mt~ occidental:
EXpXT~<f6~ TM <M9M~~ X<t e~!):~ CtUTO~ M 'm ~KXn (1).
Les leçons propres du JSe~a~MMs sont assez nombreuses.Je
laisse de côte celles qui doivent être considéréescommedesva-
riantes purement graphiques et ne sauraient rattacher par elles
mêmesle ms. à une famille déterminée; je signalerai seulement
quelques leçons paraphrastiques, commeil s'en trouve bon nom-
bre dans notre ms. et qui, tout en lui étant propres, rentrent
bien dans le caractère des leçons occidentales.

Math. VHI, 14. toMï~ ?:6~8piiM etUTouësë~~v)~ <~e~tx~t-


W!> xect?tup6<T<ycu<KM.
IX, 28. ~pOT~M~XUTM Ot TU~Ot~~SO{tC~Ot~> XKt
~syst.
IX, 30. X<K<~W<pX~pD)~6{~> eMSM~~C~etUTM~ Ot
Qe:<.
XI, 18. ~Ms Y<p tM9M~Y); <~0 69:1TTKrm;~> ~)!T6.
XII, 18. o «yen~To; [{tou]et; ov 6u8o~<re~
XIV, 23. ~s~ 6t<ïo epo;x<T't~taM <jrM{-
npo<T6u~<r8en
~MU;-KO~&U; e~S/O~<XWO m< '~)<~>'
XX, 6. sups~a~ou; ecTMTK; <(e~'n! e~ope~ «pyou;.
XXIV, 10. X6(tet~~OU; W<XpK~MTM<TM <(St< 8~eM'0~~>

XXIV, 18. {t))6Wt?Tp6<}«TM


<(et; Te:~>OTCttM
XXVII, 16. St~M ~6 TOT6~C~tOVewt<f~)(t0~ €<-
~6YO{A6W~
pK~ëev<(o; ~tx ~o~e~xectcTCt~M ëe-
ë~p~w; stt ~u~<tx~>. ou~Y(te~M~Se.
Marc. IL 3. xatt cp~T~ ?tpo; MTo~<(Tt~6t~> ~epo~TSc
ttetp~'JTUM~

(1) Cette leçonlui serait communeavecla versionsyriaquepMcMto,


ai l'on s'en rapporte&l'appareilcritique de Ttachenao!-&
CODEX ORABOUS PURPURE08 BEBATÏNU8 23

Marc. H, 26. ow e~w ~s~ et Ton <~><P~


{AOWt;
T~T
10. ~<.<\«««t«u
IV, 1A ~)pMT~<MM etUT&K
~tK-~u Ottrent
ttt <UT~eru~
itspt atu~ft~t eu~'r~tt ~exat
TOt;n«M6]t<K
Il
<jpp9t<~ ~> nctp<6o~
Il V, 26. SenM~<M<Mt Ta <(wxp~MTe~> ccuT~t.
p VI, 51. 6XMteM6K 0 ~8~0< <JMM~6pt6CMQ'6~ CtUTOUt~>.
VIII, 38. 6~ yS~SK TCtUT~ -Ut<~Tt0~p<}ttït~>{AOt-
ya~tSt xxt <{tKpTM~M
IX, 47. 6x6x~6CtUTO~ <~tXt 6~6 KM MU~>.

En résumé le Beratinus présente un texte mixte, mais se


rattachant étroitement à la tradition occidentale;il a accueilliun
certain nombre de leçons alexandrines, mais en même temps il
oore quelques leçons singulières que nous pourrions appeller
pré-occidentalea.
H y aurait encore plus d'un point à déterminer, notamment
lea rapports du Beratinus avec les autres mss. pourpres du VI"
siècle. On me permettra de remettre au jour où je publierai le
texte mêmedu ms. le soin deMNaplé~r et d'appro&ndir.

Paris. École des H<~es ~u~s. Jd~ 1885.


t~ M' ~t
1
DceutoeMt
manquants
(page*,
cahtefa.)
Mt!Z49.no.t3

PAGES
362-364 REMPLACEES
MANQUANTES,
PAR
DES
PHOTOCOPIES.
ET MÉLANGES.
CHRONIQUE

Le bureauet les commissionsde la Sociétéde t'Ëcote des chartes


ont été ainsi composéspour l'année i885-i886
Président M. RodolpheDareste.
Vice-président M. Anatolede Montaigton.
Secrétaire M. Léon Lecestre.
Sec-étaire-adjoint M. Paul Gnithiermoz
Trésorier M. AlexandreTuetey.
Commissionde publication de la Bt'Mto</t~«e de ~eo~ du e~er~
membres ordinaires, MM. L. Delisie, R. de
Lasteyrie, R. Omont;
membressuppléants, MM.Julien Havet, NoetValois.
Commissionde comptabUité MM.Bruel, Dupont,
Rocquaia.
L'un des fondateurs et des plus constants collaborateursde la
Bibliothèquede ~co~ chartes,M. F MtMarchegay,s'est éteint, à la
suite d'une longuematadie,dans son manoirdes
Roches-Baritaud,dans
la nuit du 2 au 3 juillet.
Notre confrèreM. Morel-Fatioa été nommé
secrétatm.trésorierde
t'Ëcote des chartes.
Le H avril, à t'assemblée gënérate qui a clos le
congres des
sociétéssavantes, M. le ministre de t'instruction publique a
proclamé
OfBciersde t'instruction publique, nos confr~-esM.
Finot, archiviste
du Nord, et M.Gauthier, aKhivis.e du Doubs;
Officierd'académie,notre conMre M. Partouru, archiviste du Gers.
Par décret du <9mai, notre confrère M. le marquis de
Ripert-
Monclara été nomméconsul générât de France à Québec.

DÉCRETPORTANT RËOR6ANI8ATIONDE LA
BIBLIOTHÈQUE
NATIONALE.
Le Président de la Républiquefrançaise,
Sur le rapport du ministre de l'instruction
publique, des beaax-arte
et des cultes,
Vu le décret de la Convention,du 2&vendémiairean IV;
Vu les ordonnancesroyales des 2 novembre
1828,i4 novembMiMS.
M !ëvder 1839,2 juillet suivant et 2 septembre
1847
363
Vu l'article i~ du décret du 9 mars 1852et les décretsdes 3t août
<8M, <4juillet i858, 27janvier 1869et 30 mai i879,
Décrète:
Art. ter. La Bibliothèquenationale est composéede 4 départe-
ments
i° Des livres imprimés, cartes et collectionsgéographiques;
2'Des manuscrits, chartes et diplômes;
3° Des médailles,pierres gravéeset antiques;
4*Des estampes.
Art. 2. Une salle de travailest ouvertedans chaquedépartement.
En outre, une salledx lectureest annexéeau départementdes imprimés.
L'admission dans les salles de travail est accordéeconformément
aux règlementsministérielsétablisà cet effet. Aucune formalitén'est
imposéepour l'accèsdans la salle de lecture.
Art. 3. Les salles de travailde chacun des départements,ainsi que
la salle de lecture, sont ouvertes toute l'année, sauf exception, aux
jours et heures déterminés par règlement administratif.
Art. 4. Un administrateur général est chargéde dirigerl'ensemble
des servicesqui composentla Bibliothèquenationale.
Art. 5. L'administrateurgénéral est assisté par des conservateurs
et des conservateurs-adjointset par un bureau d'administration,confié
à un secrétaire-trésorier.Ce bureau est chargé à la fois de la corres-
pondance, de la comptabilité,du matérielet de la surveillancegénérale.
Art. 6. Les conservateursforment un conseild'administtation,dit
comité consultatifde la Bibliothèquenationale.
· Les conservateurs*adjoints prennent part aux délibérationsdu comité,
mais chaquedépartement,quel que soit le nombrede ses représentants,
n'a droit qu'à un suffrageexpriméà la majorité des membresprésents.
Le comitéest présidé par l'administrateur général.
Le secrétaire-trésorierremplit les fonctionsde secrétairedu comité.
Art. 7. Sur la convocationde l'administrateur générât, le comité
se réunit une fois par sémaina, et plus souventsi les circonstances
l'exigent. Il donne son avis sur l'admission dans les salles do travail,
sur les autorisationsde communicationsspéciales,sur la répartitiondes
fonds entre lesdiversdépartements,sur l'achat des livres,cartes, manus-
crits, médailles, estampes, etc., sur la rédaction et l'impression des
catalogues,sur les travaux de classement, sur les acceptationsde dons
et de legs,et, généralement,sur toutes les questionsde servicequi lui
sont soumisespar l'administrateur général.
Art. 8. –L'administrateur général est nommeet révoquepar décret,
sur la propositiondu ministre de l'instruction publique, des beaux-arts
et des cultes.
Il est tenu de réaidera la Bibliothèquenationaleet aa peut s'absenter
mmaune autorisationpréalable du ministre.
3M
En cas d'absence ou d'empéchement, l'administrateur général est
suppléédans toutes ses attributions par un conservateurque le ministre
désigne à cet effet, sur la propositiondu directeurdu secrétariat.
Art. 9. Le personne!de la Bibliothèquenationale comprend
i" Des conservateurs, dont le nombre ne peut excéder celui des
départements;i
2" Des conservateurs-adjoints,huit au maximum;
30Des bibliothécaires,partagés en six classes
4" Dessous'bibtiothécaires,divisésen quatre classes;
5"Des stagiaires;
6° Des commis;
7* Des ouvriers et gagistes.
Le secrétaire-trésoriera rang de sous-MMiothécaire,de bibliothécaire
ou de conservateurhors cadre.
Le secrétaireest tPnu de résider a la Bibliothèquenationale.H ne
peut s'absenter sans l'autorisationpréalablede l'administrateurgénéral.
Art. iO. Les conservateurset les conservateurs-adjointssont nom-
més et révoqués par le ministre, sur le rapport de l'administrateur
général et la propositiondu directeur du secrétariat.
L'uu d'eux, choisi par le ministre, dans chacun des départements,est
chargé, quel que soit son grade, d'en diriger les travaux sous l'autorité
de l'administrateurgénéral.
Les autres sont répartis par l'administrateur général suivant les
besoinsdu service.
En cas d'absenceou d'empêchement,les conservateurs peuvent être
remplacéstemporairement,si l'administrateur généralle juge utile, par
un autre conservateurou par un bibliothécairedont il a la désignation.
Art. H. Les bibliothécaires,sous-bibliothécaires,stagiaires, com-
mis, gagisteset ouvriers sont nomméset révoquéspar le ministre, sur
le rapport de l'administrateur gênerai et la propositiondu directeur du
secrétariat.
Art. t2. Nul ne peut être nommé stagiaire s'it n'est pourvu du
diplômede bachelierès lettres ou de celui de bachelierès sciences,et
s'il n'a subi avecsuccèsun examen d'admission.
Sont exemptés de cet examen, les archivistes paléographeset les
élèves diplômésde l'écoledes languesorientales.
Après avis du comité consultatif et de l'administrateur général, et
sur la propositiondu directeur du secrétariat, la ministre pourra auto-
riser Gxceptionnettemcut des candidatsâgés de vingt-cinqans au moins
<*tde trente ans au plus, et ayant travaillé pendant trois ans au bureau
du catalogue,se présentera t'examenpour l'emploide stagiaire sans
être pourvu de diplôme.
Art. 13. Nul n'est nommésous-bibiiothécaires'il n'a été pendant
368
un an au moins stagiaire,et a'it n'a justifiéd'une aptitudespéda!@dans
un concoursdont le programmesera détermine par le ministre.
Tout stagiaire peut être congiMM,si ses services sont jugés htauN-
aants, et priTé du droit do se présenter audit concours.
Les sons-MNiothécairesprennent rang au jour de leur nomination
dans la 4"dasse.
Les articles 12et 13 ne sont pas applicablesau secrétaire-trésorier.
Art. i4. Les hommes de service sont choisis parmi d'anciens
militaires reconnus aptes aux travauxqu'ils doiventexécuterà la biblio-
thèque.
Art. 15. Les commis sont recrutés exclusivement parmi les
hommes de service de ipe classe, qui auront justifié par un examen
d'une instruction suffisante.
Art. i6. Les tintements sont fixésde la manière suivante
Admmistrateurgenérat. i5,000
Conservateurs 10,000
Conservateurs-adjoints 7,000
Bibuothecairesde Sciasse 6,000
Bibliothécairesdécelasse. 5,500
Bibuothecairesde3"ctajBse. 5,000
Bibliothecairesde4"c!assa. 4,500
Bibiioth6cairesde5'c!asse. 4,000
BibUothécairesde6*ctasso. 3,600
Sous-bibliothécairesde Jetasse 3,300
8ous-MbUothécairesde2<'ctasse. 3,000
Sous-bibliothécairesde Seclasse 2,700
8ous-bijbtiothécairesde4<'ctasse. 2,400
Stagiaires. ~800
Commis .dei,500à2,400
et gagistes.
OMO~eM
Chef du service. de ,500 à i,800
Hommesde service de i" classe. de ,300 à 1,400
Hommesde service de 2o classe de ,i00 à 1,200
Concierges-femmesat femmesde service de 500à 600
Chef de l'atelier de rutiure de ,800 à 2,200
Relieurs de l'atelier intérieur de ,300 à 2,000
Relieuses de l'atelier intérieur. de 800a 1,200
Colleursde l'atelier d'estampes. de <,i00 à 1,600
Art. 17. Aucun fonctionnaire ne peut cumuler un autre emploi
avec celui qu'il occupeà la Bibliothèquenationale.
Art. i8. Des peines disciplinaires peuvent être encoaraee par le
personnel de tout rang de la Bibliothèque nationale.
25
966
Ces peines sont, suivant la gravité des fautes
i" La réprimandepar l'administrateur général;
2° La privation du traitement pendant un temps qui ne peut excéder
deux mois;
3" La mise en disponibilité;
4° La révocation.
L'application de ces trois dernières peines est prononcée par le
ministre, après avis du comitéconsultatif, sur le rapport de l'adminis-
trateur général et la propositiondu directeur du secrétariat.
En attendant la décision supérieure, l'administrateur général peut
prononcer l'interdiction de l'entrée à la bibliothèque.
Art. i9. L'administrateur généralprésente tous lesans au ministre
un rapport sur l'état des locaux, les acquisitions provenant du dépôt
légal, d'achats, de dons ou d'échanges, le classement, la rédaction et
l'impressiondes catalogues,les rechercheset communications, le tra-
vail du personnel et l'emploi ces crédits.
Art. 20. Toutes les dispositionscontraires au présont décret sont
abrogées.
Art. 21. Le ministre de l'instruction publique, des beaux-arts et
des cultes pourvoit,par des règlementsparticuliers, à tous les détailsdu
servicede la Bibliothèquenationale.
Fait à Paris, le 17 juin 1885.
Jules &RÉVY.
(-'raàvy.
Par le Président de la République
LeMt!KM<fe de <M<rMe<!OM pMM~MC,
des &eaM.c-a?'~desc!<~M,
René GoBLET.

Un arrêté ministérieldu 27 juin a réorganiséles cadresdu person-


nel de la Bibliothèquenationale, conformémentau décret du i8 juin
qu'on vient de lire.
Voici les noms de ceux de nos confrères qui sont mentionnésdans
l'arrêté.
ZMp<M'~MMKt des imprimés.
Bibliothécairede 6e classe M. Havet.
Sous-bibliothécairesde 2" classe MM. Soury et Lecaron.
Id. de 4' classe MM.Du Parc et Guiihiermoz.
Stagiaires MM.Martineauet Corda.
Départementdes manuscrits.
Bibliothécairede 4*'classe M. Deprez.
Bibliothécairede 5eclasse M. Sepet.
Sous-bibliothécairede 2° classe M. Raynaud.
Id. de 3°classe M. Omont.
367
Départementdes tM<MatMM.
Sous-MbUothécairede 2e classe M. Babelon.
Stagiaire M. Prou.
9ertemnt des M~OMpM.
9~Mt)'<mMeH< estampes.
Sous-bibliothécairede 3* classe M. Bouchot.

MONUMENTAGERMANIAEHISTORICA.
Nous empruntons au rapport sur l'assembléeannuelle de la direction
centrale des MonumentaGermaniae, tenue à Berlin du 30 mars au
ier avril 1885,la liste des ouvrages publiéspendant l'année i884-i885
et de ceux dont la publicationprochaineest annoncée.
Volumespubliés en i884-i885
Seriptores,t. XXVn, in-fol.
Ottoniset Aa~eM~M! 6~<! f~~eWc~1 ~m~efa<ofM, editio attera, rec.
G. Waitz, in.8";
Chronicon~<~MM<<MMîH, éd. C. Hegel, in-8"
JMp!oma<a regumet imperatorumGermaniae,1.1, pars m, in-4°
Z.!M eoK~-<tterM~a<M<M S. 6aMt,~M~~MM,~~r~M~M. ed. P. Piper,
in-4*
JVeMM Archiv der C~eMM~ /!Sr ~crc t~M~cte Geschichtskunde,
vol. X, in-8*.
Volumesen préparation (la plupart sous presse)
AuctoresaMtt'~MtMtt Ennodius, par Vogel, et Fortunat, t. 11,
presque achevés Sidoine, commencépar feu Lùtjohann, continué par
Leo et Mommsen (M. Krusch donnera en appendice les lettres do
Ruricius et de Faustus); Claudien, par Birt; petites chroniques, par
Mommsen;
&!)tp<<M'M t. XV, in-fol. (~ae de l'époquecarolingienne) Grégoire
de Tours, 2" partie, par Krusch et Bonnet; les travaux préparatoiresse
poursuiventpour divers autres volumes;
Ze~M loi des Alamans (M. Brunner s'occuped'une nouvelleédition
de ce texte) RomanaUtinensis,par Zeumer; t. H des capitulaires,
par Boretius,etc.
Diplomata diplômesd'OttonII et d'Otton III (les travaux prépara-
toires se poursuiventsousla directionde M. de Sickei)
B~o&M registre de Grégoire I< par Ewald lettres relatives à
l'histoire des Francs,par Gundiach; Innocent IV, par Rodenberg;
~m~«t<a~ poètes carolingiens,t. III, par Traube; obituairesdela
régionalamannique,par Baumann,et d'Autriche,par Herzberg.Frankel.

PALEOGRAPHIEDES CLA8SIQIÏE8 LATINS.


M. Emile Chatelain, bibliothécaireà la bibliothèque de
l'Université,
368
vient de publier à la librairie Hachette, 79, boulevard Saint-Germain,
la deuxièmeHvratsotide sa /Wf'o~rop/t)'e des classiques~a~tM.
Cette secondelivraison (Cicéron, NA~or~Meet Discours, i"' partie)
contient, en i5 planches, des reproductionsde 29 pages de manuscrits
de Cicéronappartenant aux bibliothèquesde Rome, Milan, Florence,
Turin, Berne, Saint-Gall, Einsiedeln, Zurich, Munich, Paris et
Avranches.
PLXVt. Paris., 77t4, s.tX. XXtV.. Laurentianua, XLVIII,25,
Bernenais,433, s. tX. s. XV.
XVII Lanrentianua,LI, 10,8. XI XXV Palatinus, i525, s. XV.
Sangattenais,85ï, s. Xt!. XXVt Ba8M.8.Petri,H,s.VUt.
XVIII SangaMeMis,820, s. X. XXVU. Monacensis,18787,s. X.
SangaMeNsis(Vad., 3t3), MooacNMia,19474,s. Xïï.
s. X. MoaaceMis,15964,s. XI.
XtX.Abr:acenata, 238, e. tX XXVIIITnriMMht (Rhein., 127),
(2 pages). s. XI (2 pages).
XX. SangaUenMs,8t8, s. XI: Parts., 18525,s. XII.
Paris., 7704, s. XV. Ambros., u. 29, inf., s. X.
XXI. Saagattensis, 830, s. X. XXÏX.. Ambfos.,R.57,sop.,8.V(?).
EitMt<UensÎ8, 324, s. IX. ..TacriNensis, A, 11, 2*,
XXH.. Paris., 7696,s. XI. 8. IV (?).
Paris., 7231,s. XI. XXX. Taurinensis, A, H, 2*,
XXUL. Paris., 7794, s. IX. &.ïK(?)(2pages).
La 3" livraison contiendra les principaux manuscrits de Cicéron
(~MCCMM, fin, Lettreset écritsFA<~op/M~«M).

CATALOGUEDES MANUSCRITSDU VATICAN.


Un premier volumedu catalogue des manuscrits de la bibliothèque
Vaticane vient de paraître et contient la descriptiondes432manuscrits
grecs du fonds Palatin Co<<!«M MMMtMcn~: Palatini yf~e: ~Mt'o~e~
~a<<csM~, descripti pr~MdeJ. B. ear~tKeM~fa, episcopoPortuensi,
S. R.JE.&~KotAecar:o, recemuitet d!'a'MM;
HenricusStevensonsenior,ejus-
demMM~/tecescriptor. (Romœ,ex typographeoVaticano, i885, in-4",
xxxvnet 336 pages.)
L'histoire de la bibliothèquePalatine est bien connue et a fait l'objet
de plusieurs mémoiresdepuis la publication de Fr. Wilken (CMeMcA~
der <ïM~t/te{dM6M'~c/M~ JMe/MMaMM~MH~Mt, i8i7). M. Stevenson a
résumé cette histoire à grands traits dans son introduction et l'a com-
plétée sur quelquespoints.
Quant à la description des manuscrits, qui est aussi l'oeuvre de
M. H. Stevenson,on peut dire qu'elle répond à toutes les exigencesde
la critique. Le contenude chacun des volumesde cette belle collection
est exactement détaillé feuillet par Juillet, et les cMaoSiretr~e~tions
relatives à l'histoire des manuscrits palatins, sou ions de
cdp&tes,
notes de possesseurs,etc., sont soigneusementrelies.
<
f
r \1.: t l;j\i~

f,

'l

\('t\
369
Ce premier volume se termine par u~e série de tables, toutes fort
utiles concordancedes anciens et des nouveaux numéros du fonds
palatin, listes des manuscrits datés, des copisteset des anciens posses-
for«m et tcr~M'MM.
~<TMeBrs~desmanuscrits, enfin un très complet /KN&C
Tous~&érudits salueront avec reconnaissanceles débuts de cette belle
t~pablic~B~n et en remercieront notre compatriote le savant cardinal
}~ M.t~&it:, appelé duquel elle doit d'avoir vu le jour.

i t~ `THE AMERICANJOURNAL 0F
UF ARCïLEOLOGY.
ARCHlEOLOGY.
~t;THE j,
Il vient de paraitre le premier numéro d'une revue archéologique
imprimée à Baltimore; comme elle nous parait appelée à rendre de
vrais services, non seulement aux États-Unis, mais en Europe et en
France, nous nousfaisonsun plaisir de l'annoncerici. a Organe officiel
de l'~fcA<Bo!o~ea!/M~MM<B of America,le nouveaujournal est dirigé par
le prof. Ch. Eliot Norton et par le D~A. L. Frothingham j~, dont le
nom est bien connu parmi nous. Le plan est vaste et bien conçu
embrassant à la fois l'antiquité et le moyen âge, it comportedes articles
de fond et des communications,des comptes rendus, des hommairesde
périodiqueset une réunion très abondante et nettement classéede nou-
velles archéologiquesde tous les pays. C'est la méthode employéepar
la Revuearchéologiqueet surtout par la Gazettearchéologique. Des figures
et des plancheshéliotypiquesillustrent un texte d'une impression très
soignée.
Dans cette première livraison, en dehors des articles relatifs à l'anti-
quité, commeceuxdeCh. Waldstein (<&e PaMa~cHa~c Festivaland ~e ~K.
~a! Slabof theParthenon/Wexe),d'Aug. C.Merriam (/HM~M ~M<cAro!
~MM/WnK ~jM;aKa?'t'a,i pl.), d'Arth. Richm. Marsh (Ancientcrude-brick
Co~MtfMcKoM and its influenceon <AcJ0or<estyle),nous tenons à signaler
l'étude de M. Frothingham ~e aet)tes<o/' sculpture in Europe in Ihe
thirteenth century. Ce travail, qui comportera plusieurs articles, est
rempli d'idées fort justes et de nature à intéresser particulièrement les
lecteurs français. U est accompagnéde deux planchesassez bonnes,qui
reproduisent des statues du portail de Chartres et le tympan du tran-
sept sud de Notre-Dame de Paris.
Une revue très nourrie des découvertesarchéologiquesfaites pendant
l'année 1884 (par Th. W. Ludlow, sous le titre de News~epaf<meM<)
termine la livraison (p. 7<-103). 1
H. DECURZON.

LES MANUS GRECS DE BÊRAT.

Nous sommesheureux de pouvoir placer sousles yeux de noslecteurs


une partie du rapport de M. l'abbé Batiffolsur la collectionde manus-
crits grecs que, d'après les indications de M. l'abbé Duchesne et sous
370
les auspices du ministère de l'instruction publique, il vient de recon-
naitro dans le trésor de l'église de Bérat, en Albanie.
< Les manuscrits que j'ai trouvés à la métropole da Bérat sont au
nombred'une vingtaine environ, tous se rapportant à des matièresecclé-
siastiques.
< Un premier groupe consiste en une quinzaine de manuscrits, la
plupart fort détériorés, avec des reliures délabréeset abandonnéssous
les divans de la métropoleau milieu de la poussière et des mites. J'en
ai dressé l'inventaireet parmi les plus intéressants je signalerai
f Trois exemplairesde M!<?KdM des xn", xtv" et xv siècles;
a Un ~p!~tMou recueil de règles et ordonnances ecclésiastiquesdu
xv siècle
« Deux homiliairos du xjn"et du XtVsiècle,renfermantdes homélies
de saint Jean Chrysostome;
« Un évangéliairodu xm" siècle;
« Deux diptyques du xrv" siècle,Penfermantdes renseignementsinté-
ressants sur l'histoire contemporaine,dont j'ai pris note.
< Un second groupe comprendun petit nombrede mss. ayant servià
l'usage liturgique et dont la valeur critique ou paléographiqaeest tout
antre. Ce sont
< Un exemplaire des Actes des Apôtres, d'écriture minuscule et sur
vélin, ayant ceci de particulier qu'il est daté de ii58;
« Un premier Évangile cursif, manuscrit de vélin, datant vraisem-
blablementdu xf ou du xn" siècle, et orné de miniatures, d'un type
d'ailleurs connu
« Un secondËvangilecursif, sur vélin, orné de miniatures et d'orne-
ments peints d'un travail très délicat ce manuscrit avait été donné à
un monastère de la At?M~!<t Héléouçapar l'empereurmacédonienThéo-
dore l'Ange (xnr siècle)
« Un évangéliaire,sur vélin, en belleécriture cursive du xf/xn* siècle,
avecdes bandeaux décorés
e Une liturgie ou texte de l'ofnce dit de saint Jean Chrysostome
rouleau de vélin pourpre, long de 2'"85,large de 0~26 l'écriture est
de large et belle minusculedu xn'/xni"siècleet l'encreest d'argentpour
le corps du texte, d'or pour les capitales et les nomspropres ou sacrés;
t Un Évangile,comprenantles quatre évangélistes,sur vélin pourpre,
d'écriture minuscule, très régulière et pure de toute formeonciale; écrit
tout entier à l'encre d'or et orné de miniatures d'ailleurs sans intérêt
artistique. Ce manuscrit, que l'on croit, à Bérat, avoir été écrit de la
propre main de saint Jean Chrysostome,et qui est, comme tel, vénéré
comme une relique, est en réalité du x" siècle ou du commencement
du xf. Les monumentsde la chrysographiebyzantine sont rares on con'
nait le psautier de Londres (smc. xi) et l'évangôliaire de JFiorence
(seec.xt) on pourra y joindre désormais l'évangile de Bérat, que nous
désigneronssous le nom de co<~ <tMfeo-~M<fpMfetM ~M~M~.
a~
< Reste un dernier manuscrit, de beaucouple plus précieux.
< Les manuscrits grecs sur vélin pourpre à lettres d'argent sont très
rares. On connait la Genèseillustrée de Vienne (sœc. vt), l'Évangile de
Patmos(sœe.vi), l'Évangile de Rossano (ssec.in), le psautier de Zurich
(soec.vn) et l'évangéliairedevienne (saac.tx). 8i nous laissonsde cote
les quelques feuillets séparéspubliés par P. Uspenski, il y a une tren-
taine d'années, c'est tout ce que l'on possèdede mas. pourpres grecs a
encre d'argent. D'autre part, on sait quel intérêt s'attache aux manus.
crits onciaux du Nouveau Testament pour l'histoire et la constitution
du texte sacré. Les mss<Mru tv*et du vesièclesont en assezpetit nombre
pour être tous célèbreset importants. Si tous ceux que nous possédons
du vf étaient des manuscrits complets, ils ne le seraient pas moins il
suffitde rappeler les noms du codexBe~, du codea?CtaromontaMtM, du
codexJ~aM<K<M!M. Et c'est ce qui explique, môme en dehors de la ques-
tion d'art, l'intérêt qu'a excité il y a cinq ans la découverted'un ms.
du vf siècle sur pourpre et lettres d'argent, dans la ville de Rossano,
par MM.Gebhardtet Harnack, nous voulonsparler du codexaoMatMMM.
« Le dernier manuscrit de la métropole de Bérat est un Évangile,
renfermant le texte de saint Matthieuet de saint Marc, commele codex
~OMaMîMM~ moins les six premiers chapitres de saint Matthieu et les
deux derniers de saint Marc. C'est un manuscrit in-4°, à 190folios de
deux colonnesde dix-sept lignes, sur vélin pourpre, à encre d'argent,
l'écriture étant d'onciale ronde et carrée, semblable à celle des frag-
ments palimpsestes de Saint-Pétersbourg, désignés par le sigle 8c et
dont on pourra voir un fac-similé dans les Anecdotasacra et profana de
Tischendorf(tab. ni, sp. vt). On ne peut douter que le ms. ne aoit du
vf siècle. Quant au texte, l'examen des leçons me permet de le ranger
dans la tradition dite <)cetdent<t!eet de l'apparenterpar conséquentavec
loeod~BBe~<c*.
« De ce manuscrit,j'ai pris plusieurs fac-similéset une collationminu*
tieuse qui pourront être publiés, »

UN RECUEIL DE LETTRES DE PHILIPPE LE BEL.


NotreconfrèreM.Ad.Baudouinpréparelapubllcationd'untrèscurieux
recueilde lettres de Philippe le Bel qu'il a découvert en classant les
archives de l'archevêché de Toulouse et qu'il a mentionné dans les
termessuivantssur un des inventairesdes archivesde la Haute-Garonue.
< G. 345. Recueil de 134lettres de Philippe le Bel et de tO lettres
de Philippe V adresséesaux sénéchauxde Toulouseet de Carcassonne,
etc., et relatives aux démêlésdes officiersroyaux avecl'évoquede Tou-
louse (1285-1320).

1. C'esten réalitéan ma. mixte, maisle fondenestbienr~ttemeotocciden-


<o!,et on peut l'apparentersans hésiterà !a familledont les msa.principaux
sontD et r et lescuraifs1, i3, 28,33,69,61, 124.
872
<MVdMe. Pmchemia, 280mUUmètrea
62feoiUet8; sar205.
ReNum
enpeaoverte.)!<
Dans une communicationadresséeau comité des travaux
historiques,
M. Baudouin indique ainsi le genre d'intérêt que
présentent les lettres
du registre G. 345 « Ces lettres, dit-il, ont en générât
terdire aux officiersroyaux de rien entreprendre sur la pourobjet d'in.
juridiction, ies
droits, privilègeset libertésdes évoques de Toulouse. Ce qui rend ces
recommandationsintéressantes, c'est que ces évoquesrefusaientde
prê-
ter foi et hommage pour leur temporalité; le roi les en
dispensaitpar
politique (ies lettres dont il s'ftgit en fournissent la preuve), mais avec
l'arrière-penséede faire tôt ou tard prévaloir son autorité. Selonce que
je crois voir, le démembrement do l'ancien diocèse en i3i7 par
Jean XXIÏ n'aurait été que la riposte des clercsdu conseilaux
tiens d'indépendancede ces vassaux trop puissants. » préten.
Le registre de Toulousenous présente les lettres dans le
plus complet
désordre elles seront ramenées à l'errdrechronologiquedans l'édition
que va donner M. Baudouin et qui est appelée, nous n'en doutons pas,
à un véritable succès.

LA VERSION LATINE DU PASTEUR D'HERMAS.


La version latine du Pasteur d'Hermas, dite oef~o
vulgata, nous a été
conservéedans un petit nombre de mss., dont trois sont donnéscomme
.Po)~ Hilgenfelddemanda en 1869à M. Zotenberg une
de ces trois mss., mais on n'en retrouvaque deux, tous deuxdescription
à la Biblio.
thèque nationale. Nous pouvons signaler l'existence du troisième à
ta bibliothèquede l'Arsenal, où il porte le n* 337 (<tK<M C'est un
354).
ms. grand in-4", à grandes marges et à une colonne, avec lettrines
Reuronnéesau trait et relevéesde vert et de rosé sur champ bleu; les
titres sont dorés l'écriture est une belle et grande cursive, imitant les
formesanciennes.Le catalogue l'attribue au x<*siècle; nous l'attribue-
rions sana hésiter .au xv<. Ce ms. contient l'mMtw~ P~M~~
(M. i~i66~ et le t~ef P<M<of~ (fol. i67~-2i6'') il a appartenu au cou-
vent des Carmes (Com)w<<M dossphPoth~o~ ~~meK~tt~ta jMi:-
<~eos«M'Mw}, et c'est le même dont Cotelier a cite les variantes en
marge de son édition des Pères apostoliques de i6'!X. n faut ajou-
ter à <~s~ois mBs.de Paris un quatrième ms. qui
n'avait pas encore
été aignaté. !1 est actuellement à la bibliothèque
où il est coté Bi 44. C'est un ma. in-4" à deux Sainte-Geneviève,
colonnes, écriture
gothique du xm* siècle. Le Pasteur comprend les fol. 67~.40~ le
texte aat le môme que le texte re§u. n porte la
souscription finale
que voici ~Mts. û. JHtpMM.JBa~K~liber ~<M<<