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Procéder d’obtention de l’hélium

Préparer par :
GHAMI Ahmed
OUALI Habib

5éme années ingéniera : génie mécanique


Option : énergétique
Sommaire
Chapitre I : introduction a la cryogénie……………..

Historique

Liquéfaction de l’air

Hélium

Définition d’hélium

Découvertes scientifiques d’hélium

Chapitre II : Épuration de l’hélium……………….

Impuretés contenues dans l’hélium

Dessiccation

Dessiccation par condensation sous pression

Dessiccation par adsorption à la température ambiante

Élimination des gaz de l’air

Adsorption à basse température

Cryopiégeage

Chapitre III :………………..

Liquéfaction de l'hélium

Utilisation
I- Introduction a la cryogénie
La cryogénie est l'étude et la production des basses températures (inférieures à -150 °C ou
120 K) dans le but de comprendre les phénomènes physiques qui s'y manifestent. La limite de
120 K représente la limite à partir de laquelle les gaz de l'air se liquéfient. La cryogénie
possède de très nombreuses applications notamment dans les secteurs alimentaire, médical,
industriel, physique et de l'élevage. La cryogénie a ouvert beaucoup de possibilités comme :

 la conservation des aliments à l'aide d'azote liquide,


 la suspension du métabolisme,
 l'étude de la supraconductivité (absence de résistance électrique),
 l'étude de la superfluidité (absence de viscosité pour un liquide),
 la transformation en une fine poudre de toutes sortes de matières,
 la récupération de plus de 90% des gaz destructeurs de la couche d'ozone,
 la création, à partir d'azote liquide, de toutes sortes de neiges,
 Le transport sur de longues distances de gaz naturel à un coût réaliste,
 Le traitement de certaines maladies de peaux comme les verrues.
I.1-Historique
I.2.2-Découvertes scientifiques de hélium
L'évidence de l'hélium a été la première fois détectée dessus 18 août, 1868 comme ligne jaune
lumineuse avec a longueur d'onde de 587.49 nanomètres dans spectre du chromosphere du Le
soleil, par l'astronome français Pierre Janssen pendant un total éclipse solaire dans Guntur,
L'Inde. On a au commencement assumé que cette ligne est sodium. Le 20 octobre de la même
année, astronome anglais Lockyer normand a observé une ligne jaune dans le spectre solaire,
qu'il a appelé le D3 ligne, parce qu’il était près du D connu1 et D2 lignes de sodium, et conclu
qu'il a été provoqué par un inconnu d'élément au soleil sur terre. Lui et chimiste anglais
Edouard Frankland a nommé l'élément avec le mot grec pour le soleil, ἥλιος (helios)

Sur 26 mars 1895 Chimiste britannique William Ramsay hélium d'isolement sur terre en
traitant le minerai cleveite (une variété de uraninite avec au moins 10% éléments de terre rare)
avec le minerai acides. Ramsay recherchait l'argon mais, après séparation azote et l'oxygène
du gaz libéré près acide sulfurique, noté une ligne lumineux-jaune qui a assorti le D3 ligne
observée dans le spectre du soleil. Ces échantillons ont été identifiés comme hélium par
Lockyer et physicien britannique William Crookes. Il a été indépendamment isolé dans le
cleveite la même année par des chimistes Par Teodor Cleve et Abraham Langlet dans Upsal,
Suède, qui a rassemblé assez du gaz pour déterminer exactement le son poids atomique.
L'hélium a été également isolé par le géochimiste américain William Francis Hillebrand avant
la découverte de Ramsay quand il a noté les lignes spectrales peu communes tout en
examinant un échantillon du minerai uraninite. Hillebrand, cependant, a attribué les lignes à
l'azote. Sa lettre des félicitations à Ramsay offre un cas intéressant de découverte et de
proche-découverte en science.

En 1907, Ernest Rutherford et Thomas Royds a démontré cela particules d'alpha sont l'hélium
noyaux, en permettant aux particules de pénétrer le mur de verre mince d'un tube évacué,
créant alors une décharge dans le tube pour étudier les spectres du nouveau gaz à l'intérieur.
En 1908, l'hélium a été liquéfié la première fois par le physicien hollandais Heike Kamerlingh
Onnes en refroidissant le gaz moins d'à un Kelvin. Il a essayé de solidifier il en réduisant plus
loin la température mais a échoué, parce que l'hélium n'a pas a point triple la température où
les phases gazeuses pleines, liquides, et sont à l'équilibre. Il a été solidifié la première fois en
1926 par son étudiant Willem Hendrik Keesom en soumettant l'hélium à 25 les atmosphères
de la pression.

En 1938, physicien russe Pyotr Leonidovich Kapitsa découvert cela helium-4 (a boson) a
presque le non viscosité aux températures près zéro absolu, un phénomène maintenant appelé
superfluidity. Ce phénomène est lié à Condensation de Bose-Einstein. En 1972, on a observé
dedans le même phénomène helium-3, mais aux températures beaucoup plus près de zéro
absolu, par les physiciens américains Douglas D. Osheroff, David M. Lee, et Robert C.
Richardson. On pense le phénomène dans helium-3 pour être lié à l'appareillement de helium-
3 fermions pour faire bosons, dans l'analogie à Paires de tonnelier de la production d'électrons
super conductivité.

I.1.3 -La liquéfaction de l’hélium


Dewar s’attaqua au problème dès 1901 mais n’a jamais réussi à liquéfier l’hélium. C’est le 10
juillet 1908. Que Kamerlingh Onnes réussit à obtenir 60 centimètre cube d’hélium liquide,
grâce à son installation au Laboratoire de Leyde, au Pays Bas.

Kamerlingh Onnes a écrit à ce sujet :

" Cet essai effleurait les limites du possible. Il a


commencé à 6heures du matin et était terminé à
9heures 30 du soir. A 6h30 du soir, quand nous
avons vu pour la première fois l’hélium liquéfié,
chacun de nous était à bout de forces .... Quand
ce liquide presque immatériel s’est montré, ce fut
un spectacle merveilleux. Nous ne nous en
sommes pas aperçus dès le début ; nous n’avons
constaté sa présence qu’au moment où le verre
se remplissait. Sa surface se détachait du verre
comme un couteau".

I.2 –HELIUM
I.2.1 -définition
L'hélium est un gaz noble ou gaz rare, pratiquement inerte. De numéro atomique 2, il ouvre la
série des gaz nobles dans le tableau périodique des éléments. Son point d'ébullition est le plus
bas parmi les corps connus, et il n'existe sous forme solide qu'au-dessus d'une pression de 25
atm . Il possède deux isotopes stables : 4He, le plus abondant, et 3He. Ces deux isotopes,
contrairement à la plupart des éléments chimiques, diffèrent sensiblement dans leurs
propriétés, car le rapport de leurs masses atomiques est important. D'autre part, les effets
quantiques, sensibles à basse énergie, leur donnent des propriétés très différentes. Le présent
article traite essentiellement de l'4He. L'article hélium 3 compile les propriétés spécifiques de
l'isotope 3He.

L'hélium est, après l'hydrogène, l'élément le plus abondant de l'Univers. Actuellement,


pratiquement tout l'hélium a été produit lors de la nucléosynthèse primordiale. Les autres
origines sont discutées ci-après dans la sous-section abondance naturelle.

Tableau périodique

II -Épuration de l’hélium

II.1- Impuretés contenues dans l’hélium


Avant sa liquéfaction, l’hélium doit être débarrassé des impuretés qu’il contient afin qu’elles
ne provoquent pas de bouchage des installations en se solidifiant au cours du refroidissement.
Les principales impuretés contenues dans l’hélium dépendent de la provenance de celui-ci :

 lorsque l’hélium a été extrait du gaz naturel, les impuretés qu’il contient sont
essentiellement de l’eau, de l’azote, des hydrocarbures, du néon et de l’hydrogène ;
 lorsque l’hélium à liquéfier provient de la récupération de vapeurs issues d’hélium
liquide vaporisé dans des laboratoires, les impuretés qu’il contient sont alors
principalement l’eau et les gaz de l’air. Si l’hélium a été recomprimé à haute pression
à l’aide de compresseurs lubrifiés, il peut aussi contenir des hydrocarbures, de
l’anhydride carbonique et du monoxyde de carbone, les deux derniers résultant d’une
combinaison des hydrocarbures avec l’oxygène due à la température élevée atteinte
pendant la phase de compression.

II.1.2- Dessiccation
La dessiccation est la première des opérations d’épuration. Le processus de compression, qui
est le premier que subit l’hélium, est mis à profit pour séparer la majeure partie de l’eau. La
dessiccation finale est généralement effectuée par adsorption à la température ambiante sur un
adsorbant adéquat. Elle peut aussi, mais plus rarement, être effectuée par condensation et
solidification à basse température.

Figure 2 - Teneur en eau en fonction de la pression et de la température

II.1.2.1- Dessiccation par condensation sous pression


Ce processus est naturellement appliqué au cours de la compression de l’hélium, par exemple,
pendant la phase de récupération. Après le refroidissement qui suit chaque étage de
compression, de l’eau apparaît sous forme liquide. Il suffit de la séparer par gravité et par
coalescence. Selon la pression et la température, la teneur en eau dans l’hélium est variable. Il
est intéressant d’effectuer le refroidissement en aval du dernier étage de compression avec de
l’eau la plus froide possible, ce qui permet, pour la pression de fonctionnement fixée par le
procédé, d’avoir la teneur résiduelle en vapeur d’eau la plus faible. De même, dans le cas
d’une récupération de l’hélium par stockage dans des capacités sous pression, il est bon de
faire toujours fonctionner le compresseur de récupération à la pression maximale admise par
le compresseur. La figure 2 indique les teneurs résiduelles de vapeur d’eau selon la
température et la pression de l’hélium. La quantité d’eau qui est purgée sous forme liquide
soulage d’autant la charge de travail du système de dessiccation final.

II1.2.2 Dessiccation par adsorption à la température ambiante


 Principe
L’hélium à sécher traverse un lit d’adsorbant, généralement à la température ambiante (figure
3). L’adsorbant se charge en eau jusqu’à son état de saturation correspondant aux conditions
de fonctionnement (pression, température). Lorsqu’une partie de l’adsorbant est saturée,
l’hélium qui en sort a la même concentration en eau qu’à l’entrée du lit. L’hélium traverse
ensuite le front d’adsorption où il est desséché, puis la zone où l’adsorbant est vierge. Le
phénomène d’adsorption est exothermique, mais comme les teneurs à adsorber sont faibles,
l’augmentation de température est négligeable. La phase d’adsorption doit être suivie d’une
phase de régénération. Ceci impose que deux lits fonctionnent en « bascule », l’un desséchant,
l’autre subissant une régénération.
 Les matériaux adsorbants
Les adsorbants les plus utilisés pour la dessiccation des gaz sont :

 l’alumine activée ;
 un tamis moléculaire ou zéolithe, généralement le 13 A.
Ils sont caractérisés par :

 la masse d’eau qui peut être adsorbée, dans des conditions de température et de
pression données, rapportée à la masse d’adsorbant (figure 4) ;
 la teneur en eau en sortie du lit.

La régénération peut être effectuée :

 par chauffage ;
 par dépressurisation à la température ambiante, seulement pour l’alumine activée.

Figure 3 - Mécanisme de l’adsorption

Figure 4 - Isotherme d’adsorption d’eau sur tamis moléculaire 5 A

La régénération par chauffage dure généralement plusieurs heures, car l’inertie thermique de
la capacité est importante. Pour régénérer une alumine, la température à atteindre est
légèrement supérieure à 100 C, mais pour des tamis moléculaires, il faut chauffer à plus de
200 C.
Une régénération par dépressurisation dure moins d’une minute, mais doit être répétée plus
souvent. La capacité de rétention de l’adsorbant n’est pas utilisée à son niveau maximal et la
teneur en humidité en sortie du lit d’adsorbant n’est pas minimale.

 Structure d’un dessiccateur par adsorption régénéré par


chauffage
La structure d’un dessiccateur par adsorption est indiquée sur la figure 5. Le matériau
adsorbant est contenu dans une capacité isolée par des vannes permettant de parcourir
les séquences de fonctionnement. Afin de réduire les déperditions de chaleur pendant
la phase de régénération, la capacité est thermiquement isolée. Elle est, bien sûr,
protégée contre toute surpression, due à l’action du feu, par une soupape de sécurité,
non représentée sur le schéma.

 Fonctionnement d’un dessiccateur par adsorption


Les différentes phases du fonctionnement sont décrites à l’aide de la figure 5.

Figure 5 - Dessiccateur par adsorption : structure et fonctionnement


Sur la figure 5a, l’hélium circule dans la capacité A où il est séché. La capacité B est
maintenue à la pression de fonctionnement par l’intermédiaire de la vanne VB4. Un
échantillon d’hélium est prélevé en permanence aux 4/5 du lit de A au moyen de VA7 et est
analysé. Lorsque le seuil d’humidité maximale est atteint, la procédure de basculement vers la
capacité B est initiée. Comme l’échantillon d’hélium est prélevé avant la fin du lit, il reste un
temps de fonctionnement suffisant sur la capacité A pour permettre le basculement vers B en
toute sécurité.
Sur la figure 5b, la capacité B est raccordée par l’ouverture de la vanne VB3. L’hélium circule
maintenant en parallèle dans les deux capacités.
Sur la figure 5c, la capacité A est isolée par les vannes VA3 et VA4. La vanne
d’échantillonnage VA7 est fermée, la vanne VB7 est ouverte pour permettre l’analyse sur B.
Sur la figure 5d, l’hélium contenu dans la capacité A est évacué vers l’installation de
récupération par la vanne VA1 jusqu’à ce que la pression dans A soit égale à la pression
atmosphérique.
Sur la figure 5e, l’ouverture de la vanne VA8 permet une circulation d’azote chaud dans
l’échangeur interne de A. Pour évacuer l’hélium humide et l’eau, la vanne VA9 est ouverte
vers l’atmosphère.

Sur la figure 5f, lorsque la température TA atteint le seuil prévu, la vanne VA9 est fermée, la
vanne VA2 est ouverte pour pomper dans la capacité A. La vanne VA6 permet de faire
circuler un très faible débit d’hélium pur qui entraîne l’eau relâchée par l’adsorbant : c’est le
procédé d’élution. Le chauffage est maintenu.

Sur la figure 5g, après un temps de pompage prédéterminé, la vanne de pompage VA2 et la
vanne d’élution VA6 sont fermées et la vanne à petite section de passage VA5 est ouverte
pour gonfler la capacité A à la pression de fonctionnement sans perturber la pression du
système. La circulation d’azote gazeux est maintenue, mais le chauffage est interrompu afin
de refroidir la capacité A.

Sur la figure 5h, lorsque la capacité A est froide, la vanne de circulation d’azote froid VA8 et
la vanne VA5 sont fermées, la vanne VA4 est ouverte. La capacité A est prête à fonctionner.

 Variante
Pendant la régénération, au lieu de transférer la chaleur à l’aide d’un échangeur
immergé dans le lit d’adsorbant, il est possible de faire circuler l’azote de chauffage
(qui doit être sec) directement dans le lit d’adsorbant. Bien sûr, après cette phase, il
faut éliminer soigneusement l’azote par balayage ou pompage avant introduction de
l’hélium à dessécher

II.2- Élimination des gaz de l’air


II.2.1- Adsorption à basse température
Le processus d’adsorption à basse température est identique à celui utilisé à la température
ambiante.

 Principe
L’hélium à épurer traverse un lit d’adsorbant, à basse température (figure 3). La
température de fonctionnement optimale est voisine de la température de vaporisation
de l’impureté à piéger : 80 K pour l’air, 20 K pour l’hydrogène. L’adsorbant se charge
en impuretés jusqu’à son état de saturation correspondant aux conditions de
fonctionnement (pression, température). Lorsqu’une partie de l’adsorbant est saturée,
l’hélium qui en sort a la même concentration en impuretés qu’à l’entrée du lit.
L’hélium traverse ensuite le front d’adsorption où il est épuré, puis la zone où
l’adsorbant est vierge. Le phénomène d’adsorption est exothermique, mais comme les
teneurs à adsorber sont faibles, l’augmentation de température est négligeable. La
phase d’adsorption doit être suivie d’une phase de régénération. Ceci impose que deux
lits fonctionnent en « bascule », l’un en épuration, l’autre en régénération.

 Les matériaux adsorbants


Les adsorbants les plus utilisés pour l’épuration des gaz à basse température sont :

 le charbon activé ;
 le gel de silice ou Silica gel.
Ils sont caractérisés par la masse d’impuretés qui peut être adsorbée, dans des
conditions de température et de pression données, rapportée à la masse d’adsorbant
(figure 6).

Figure 6 - Isothermes d’adsorption

La régénération des adsorbants est effectuée par chauffage soit à travers un échangeur
traversant le lit, soit à travers les parois de la capacité qui contient l’adsorbant soit en faisant
circuler un gaz neutre dans le lit d’adsorbant. Pour les impuretés habituellement présentes
dans l’hélium, la température de régénération est de l’ordre de 100 C. Il faut être attentif à ne
pas réunir des conditions pouvant donner lieu à la combustion du lit d’adsorbant lorsque
celui-ci est combustible. C’est le cas du charbon activé. En effet, il peut y avoir coexistence
d’oxygène en concentration assez élevée en contact avec le charbon au moment de la
régénération. La température doit donc être maintenue à une valeur sûre, ce qui est aisé en
utilisant les procédés de circulation de gaz neutre dans le lit ou dans un échangeur. Il est
strictement interdit d’immerger une résistance chauffante dans le lit d’adsorbant, car sa
température de paroi est dangereuse.

 Structure d’un épurateur par adsorption


Une capacité contenant de l’adsorbant et parcourue par le gaz à épurer est maintenue à
basse température à l’aide de gaz froid ou immergée dans de l’azote liquide (figure
7a). Afin de récupérer l’enthalpie du gaz et minimiser la consommation d’azote
liquide, un échangeur est utilisé. Diverses vannes, généralement actionnées par un
contrôleur de procédé, permettent de parcourir les différentes séquences de
fonctionnement. Au-dessus d’une certaine teneur en air dans l’hélium à épurer, l’air se
trouve sous forme liquide (environ 2 % en volume sous 20 bar) ; il est éliminé au
moyen d’un séparateur de phases. Ainsi au-dessus de cette valeur, et quelle que soit la
teneur en air de l’hélium à épurer, le temps de saturation d’une capacité d’adsorbant
reste constant.
Fonctionnement d’un épurateur par adsorption
Les différentes phases du fonctionnement sont décrites à l’aide de la figure 7.
Sur la figure 7a l’épurateur A est en service. La vanne VA10 permet un
échantillonnage de l’hélium dans la dernière partie de la capacité d’adsorbant A. La
vanne VA9 contrôle le niveau d’azote liquide.
L’épurateur B est en attente et maintenu sous pression par la vanne VB4. La vanne
VB9 régule le niveau d’azote liquide.

Sur la figure 7b, l’épurateur B est mis en service par l’ouverture de la vanne VB5.
Figure 7 - Épurateur par adsorption : structure et fonctionnement

Sur la figure 7c, l’épurateur A est isolé en fermant les vannes VA4, VA5 et VA10.
L’alimentation en azote liquide est arrêtée par la fermeture de VA9. L’échantillonnage sur
l’épurateur B est mis en service en ouvrant la vanne VB10.

Sur la figure 7d, l’azote liquide contenu dans A est vidangé par ouverture de VA11. L’azote
est généralement perdu, mais peut aussi être récupéré.

Sur la figure 7e, de l’azote ou de l’air chauffé est mis en circulation dans le circuit d’azote de
A par VA12. Pour évacuer l’hélium réchauffé chargé en impuretés, la vanne VA2 met en
communication la capacité d’adsorbant A et l’atmosphère.

Sur la figure 7f, lorsque la capacité A a atteint sa température, elle est d’abord isolée en
fermant VA2, puis pompée par la vanne VA3. Comme dans le cas du dessiccateur, une
élution permettant l’entraînement des impuretés est pratiquée en ouvrant la vanne VA6. Le
chauffage est maintenu.

Sur la figure 7g, lorsque le temps de pompage prédéterminé est écoulé, les vannes VA3, VA6
sont fermées. Le chauffage de l’azote de circulation est arrêté mais l’azote continue à circuler
pour refroidir la capacité A qui est remise sous pression par la vanne à faible section VA7.
Sur la figure 7h, lorsque la température de la capacité A est proche de la température
ambiante, la circulation d’azote froid est interrompue par VA12. La vanne VA7 est fermée et
VA5 est ouverte. La capacité À est mises-en froid par la vanne VA9. Lorsque le niveau
d’azote liquide est atteint dans A, cet épurateur est prêt à être remis en service.
La figure 8 montre un épurateur à deux lignes comprenant un dessiccateur suivi d’une
adsorption à la température de l’azote liquide.

II.2.2- Cryopiégeage
 Principe
L’hélium impur lèche une surface froide. Les impuretés se déposent sur cette surface,
sous forme liquide ou solide, selon la température de la surface (figure 9). Lorsque le
dépôt atteint une certaine épaisseur, le gaz à épurer voit sa section de passage
diminuer. De ce fait, la perte de charge du circuit augmente : c’est le signal permettant
de lancer l’opération de régénération qui consiste à réchauffer les surfaces jusqu’à ce
qu’elles atteignent la température de fusion des dépôts. Les impuretés liquéfiées
s’écoulent par gravité et sont alors évacuées.
Figure 8 - Épurateur à absorption refroidi à l’azote liquide (document Air liquide)

Figure 9 - Principe du Cryopiégeage

 Structure d’un épurateur par Cryopiégeage


Un épurateur par Cryopiégeage est constitué de trois échangeurs (figure 10a). Leur
échelonnement en température permet d’assurer les différentes étapes de l’épuration.
L’échangeur d’entrée E1 fonctionne entre la température ambiante et environ 200 K.
Dans cet intervalle de température, l’eau se condense et se solidifie. Du fait que
l’échangeur E1 est installé avec son bout chaud en bas, l’eau sous sa forme liquide
descend par gravité vers le bout chaud et peut ainsi être évacuée en permanence par
différence de pression, pendant le processus d’épuration. Dans la partie la plus froide
de l’échangeur, l’eau est retenue sous forme solide et diminue progressivement la
section de passage du gaz à épurer. L’échangeur E2 fonctionne
entre environ 200 K et 70 K. Dans cet intervalle de température, l’air se condense. Il
est évacué en aval de l’échangeur, en permanence pendant le processus d’épuration,
par l’intermédiaire d’un séparateur. Comme dans le cas de l’épurateur par adsorption,
si la teneur en air de l’hélium à épurer est égale ou supérieure à la teneur
correspondant à l’apparition de liquide, le temps de saturation de l’échangeur E2 reste
constant.
L’échangeur E3 fonctionne entre environ 70 K et 30 K. Dans cet intervalle de
température, l’air se solidifie.
Ces trois échangeurs ont une structure particulière. En effet, il faut offrir à l’hélium
impur une grande surface pour la condensation des impuretés, mais aussi une grande
section de passage pour stocker une quantité importante d’impuretés. La figure 11
montre le type de tube à ailettes pouvant être utilisé.

Figure 10 - Épurateur par cryopiégeage : structure et fonctionnement

Figure 11 - Tube à ailettes (document Wieland)


Figure 12 - Gestion de l’hélium pendant les phases d’épuration et de régénération

 Fonctionnement d’un épurateur par cryopiégeage


Sur la figure 10à, l’hélium impur circule par les vannes V3 et V8. Il est injecté dans le gaz de
cycle haute pression du liquéfacteur. D’éventuelles particules solides d’air sont arrêtées par le
filtre. L’eau, sous forme liquide, est évacuée par la vanne V5 et l’air, liquide aussi, est évacué
par V4. Afin de récupérer l’enthalpie de l’air liquide, le circuit d’évacuation emprunte les
échangeurs E2 et E1. La vanne V1 contrôle le débit d’hélium de refroidissement afin de
contrôler la température du bout froid de l’échangeur E3.

Sur la figure 10b, lorsque la différence de pression entre l’entrée et la sortie du circuit
d’hélium impur dépasse une valeur prédéterminée, la régénération est déclenchée. Les vannes
V1, V8 sont fermées pour isoler le circuit d’hélium à épurer. Les vannes V4 et V5 sont
ouvertes pour évacuer les impuretés. De l’hélium à la température ambiante est injecté au bout
chaud de l’échangeur E1 et circule jusqu’au bout froid de l’échangeur E3, afin de réchauffer
les échangeurs. Les impuretés sont collectées sous forme d’abord liquide, puis gazeuse, et
sont évacuées par V4 et V5. La régénération est terminée lorsque le bout froid de l’échangeur
E3 atteint 80 K.

Su la figure 10c, les vannes de purge V4 et V5 sont fermées. La circulation d’hélium à la


température ambiante est arrêtée en fermant V2 et V6. Le circuit d’hélium à épurer est gonflé
par V8 et la remise en froid des échangeurs se fait en ouvrant V1 et V7. Dès que la
température au bout froid de l’échangeur E3 est atteinte, l’épurateur est remis en service en
ouvrant la vanne V3.

Du fait de la faible masse de matière cyclée en température et des bas niveaux auxquels est
maintenue celle-ci, le temps nécessaire pour effectuer un réchauffage et une remise en froid
est court par comparaison avec celui nécessaire pour effectuer la régénération d’un épurateur
par adsorption. Il suffit de 15 à 20 min. Cette particularité permet d’éviter d’employer deux
lignes d’épuration. Pendant la phase de fonctionnement, le débit d’hélium épuré est supérieur
à celui liquéfié (figure 12). L’excédent de gaz est stocké dans la capacité tampon du cycle
pendant la phase d’épuration puis utilisé pendant la phase de régénération.

Liquéfaction d’hélium

Modes de fonctionnements
On a l’habitude de classer les machines et selon les besoins, en 3 catégories.

 Le liquéfacteur : on désire liquéfier de l’hélium dans le but de le "transférer" vers un


où plusieurs sites à refroidir. Dans ce cas, il faut réinjecter en permanence dans la
machine, une quantité d’hélium pour pallier celui que l’on soutire.

 Le réfrigérateur : on utilise cet appareil pour refroidir une expérience" particulière. La


même quantité d’hélium qui est vaporisé par l’expérience est reliquéfiée.

 L’appareil "mixte", qui utilise les 2 modes ci dessus.

Au Centre de Liquéfaction de Grenoble, les appareils fonctionnent en liquéfacteurs purs.

Les cycles thermodynamiques


Le cycle thermodynamique utilisé pour liquéfier l’hélium est le cycle de Claude. C’est un
cycle qui associe le cycle de Joule Thomson et le cycle de Brayton.

Le cycle de Joule Thomson


Pendant ce cycle, on utilise le fait qu’en dessous de sa température d’inversion, si on détend
de manière isenthalpique un gaz (détente Joule Thomson), il se refroidit.

Dans le diagramme T/S (température en


fonction de l’entropie) ci contre, on voit
qu’en dessous d’environ 40 K, si on détend
l’hélium de 15 bar à 1 bar de manière
isenthalpique, le gaz se refroidit.

A partir d’une pression de 15 bar (pression


typique de fonctionnement d’un
compresseur de liquéfacteur) d’une
température inférieure à 7.5 K, cette détente
jusqu’à 1 bar franchi la limite
liquide/vapeur.

Dans ce cas, la détente de Joule Thomson


produit du liquide.
Le cycle Joule Thomson
A partir du gaz comprimé par le
compresseur (1), on le refroidit à
travers une ligne d’échangeur
jusqu’à une température (2) assez
basse pour qu’après la détente
Joule Thomson (3), on puisse
passer en phase liquide.

Les vapeurs recyclées cèdent leur


chaleur à travers les échangeurs et
sont recomprimées.

Grâce à ce cycle, on sait maintenant comment amener l’hélium de l’état gazeux à l’état
liquide.
Mais on a vu que pour que la détente Joule Thomson produise du froid, il faut tout d’abord
que la température du gaz avant la détente soit inférieure à sa température d’inversion.
Les premiers liquéfacteurs utilisaient des cycles de refroidissement en "cascades" où on
thermalisait le gaz à refroidir sur différents étages remplis de liquides cryogéniques sous
pression réduite (azote liquide, hydrogène liquide).
Pour extraire l’énergie du gaz à refroidir et abaisser ainsi sa température, les appareils actuels
utilisent un deuxième cycle.
En effet, si on détend le gaz en le faisant "travailler", détente isentropique avec travail
extérieur, le gaz se refroidit.

Le diagramme T/S ci contre, pour


l’hélium vers 300 K, montre que si on
détend le gaz d’une manière
isentropique, passage des point 1 à 15
bars au point 2 à 1 bar, on refroidit bien
l’hélium.

Pour effectuer cette détente avec travail


extérieur, il faut utiliser une machine de
détente.

Ce cycle thermodynamique est le cycle


de Brayton.
Le cycle de Brayton

L’hélium comprimé par le


compresseur est utilisé pour faire
travailler une machine de détente.

Il peut s’agir d’une machine à piston


ou d’une turbine.

Compte tenu du facteur de qualité


(rendement) de la machine de
détente,
cette détente n’est pas tout à fait
isentropique (du point 2 au point 3).

Le cycle de Claude
Ce cycle est l’association des deux cycles thermodynamiques, décrits ci dessus

Dans la figure de gauche,


le cycle de Brayton est
utilisé pour diminuer la
température de l’hélium du
cycle de Joule Thomson et
permettre ainsi la
liquéfaction par détente
isenthalpique.

La figure de droite
représente le cycle de
Claude, avec une machine
de détente.

Pour des problèmes technologiques et thermodynamiques, les constructeurs de ces machines


peuvent choisir d’utiliser plusieurs machines de détentes, placées en parallèles ou en séries.
Quoiqu’il en soit, toutes les machines de liquéfaction ou de réfrigération de faibles à fortes
puissances, utilisent des combinaisons de cycles de Joule Thomson et de Brayton.

Le pré- refroidissement à l’azote liquide


Pour refroidir l’hélium de la température ambiante jusqu’à 4 K, 73 % de l’énergie du gaz doit
être extraite entre 300 K et 80 K, grosse partie du travail réalisée par les machines de détentes.
En effectuant ce travail de pré-refroidissant dans un échangeur d’azote liquide (77 K),
l’appareil devient plus performant et on peut doubler la production d’hélium liquide par
rapport au même apparie fonctionnant sans pré-refroidissement LN2.
Les liquéfacteurs du
Centre de Liquéfaction
de Grenoble
fonctionnent avec pré-
refroidissement à
l’azote liquide et 2
turbines en séries.
(schéma de gauche)
On retrouve sur le
panneau de
supervision de
l’automate de contrôle
et commande des
liquéfacteurs, tous les Supervision Hélial
composants nécessaire
s au fonctionnement :
Le compresseur et son module de déshuilage, l’ensemble de
régulation de la haute et basse pression, la boite froide
contenant les échangeurs de chaleur, les turbines de détentes,
la vanne Joule Thomson et enfin le réservoir de stockage
d’hélium liquide.

III.2-Utilisation
L'hélium est utilisée :
- à la pressurisation des réservoirs cryogéniques ;
- à l'état liquide en cryogénie, notamment pour refroidir les aimants supraconducteurs ;
- en combinaison avec l'oxygène pour former l'Héliox, gaz utilisé pour la plongée sous-
marine à grande profondeur ;
- dans la datation radioactive ;
- dans la détection des fuites des canalisations.
- comme gaz de sustentation pour le gonflage des ballons de baudruche de surveillance
météorologique et des dirigeables ;
- comme gaz de protection pour divers usages industriels (tels que la soudure à l'arc et la
croissance des tranches de silicium).
- L'inhalation d'un faible volume d'hélium modifie temporairement la voix qui devient plus
aiguë car les cordes vocales vibrent plus rapidement en présence de ce gaz, à cause de la
faible densité relative de l'hélium par rapport à l'air. Cette pratique est inoffensive à petites
doses, l'hélium étant un gaz inerte. En revanche, une inhalation en plus grande quantité en une
seule fois, produirait une légère asphyxie, conduisant à une courte mais dangereuse perte de
conscience. On dénombre également certains cas d'embolies cérébrales ou de sérieux
problèmes pulmonaires chez les personnes ayant inhalé de l'hélium sous pression (dans une
bonbonne).