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Plan Régionale de développement - Alaotra Mangoro (Région Alaotra Mangoro - 2005)

Plan Régionale de développement - Alaotra Mangoro (Région Alaotra Mangoro - 2005)

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Le Plan Régional de Développement constitue un outil essentiel. Fruit d’ une approche participative intégrant tous les acteurs de développement, impliquant les structures de concertation au niveau de chaque sous région ( CRD , CORDAL , GTDR …) , mûri et enrichi par les apports qualitatifs et quantitatifs successifs , il synthétise les aspirations de la population tout en faisant figure de courroie de transmission pour la réalisation des actions de développement .

Le PRD n’est pourtant pas un document figé. Il s’agit d un document de référence, dynamique et accessible à tous .Comme toute démarche ayant un cadre spatial et temporel, son processus est évolutif, adaptable aux réalités du contexte.

Outil de travail par excellence, le PRD sert aussi de passerelle entre les différents acteurs du développement , entre autres, l’Etat, les Partenaires techniques et financiers, Opérateurs économiques et bien d’autres. Ceci étant, la Région est disposée à travailler de concert, avec toutes les entités de bonne volonté.

Le PRD ainsi élaboré n’attend que la mise en oeuvre immédiate de ses priorités les plus absolues. Pour cela, les stratégies sont déjà définies ; les objectifs sont précisés ; les résultats escomptés sont identifiés et les actions à entreprendre sont bien situées dans un cadre temporel et spatial.
******************************
Région Alaotra Mangoro - 2005
Le Plan Régional de Développement constitue un outil essentiel. Fruit d’ une approche participative intégrant tous les acteurs de développement, impliquant les structures de concertation au niveau de chaque sous région ( CRD , CORDAL , GTDR …) , mûri et enrichi par les apports qualitatifs et quantitatifs successifs , il synthétise les aspirations de la population tout en faisant figure de courroie de transmission pour la réalisation des actions de développement .

Le PRD n’est pourtant pas un document figé. Il s’agit d un document de référence, dynamique et accessible à tous .Comme toute démarche ayant un cadre spatial et temporel, son processus est évolutif, adaptable aux réalités du contexte.

Outil de travail par excellence, le PRD sert aussi de passerelle entre les différents acteurs du développement , entre autres, l’Etat, les Partenaires techniques et financiers, Opérateurs économiques et bien d’autres. Ceci étant, la Région est disposée à travailler de concert, avec toutes les entités de bonne volonté.

Le PRD ainsi élaboré n’attend que la mise en oeuvre immédiate de ses priorités les plus absolues. Pour cela, les stratégies sont déjà définies ; les objectifs sont précisés ; les résultats escomptés sont identifiés et les actions à entreprendre sont bien situées dans un cadre temporel et spatial.
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Région Alaotra Mangoro - 2005

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La couverture végétale diffère du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest où on passe de la savane

herbeuse et des végétations lacustres vers les forêts naturelles du corridor Est.

2.2.6.1. Zone Nord au niveau de la cuvette Alaotra et d’Andilamena

On distingue 3 grands groupes de formations végétales :

- la prairie qui constitue la plus grande partie des bassins versants de l’Alaotra et de la Zone
d’Andilamena. Elle comprend 2 sous-groupes:

la prairie à graminées (bozaka),

la prairie à buissons et fougères sur sols siliceux

- la végétation des sols alluviaux marécageux constituée essentiellement de «zozoro»
(Typhonodorum Liudle Yanum) aux alentours des plans d’eau comme le lac Alaotra et le lac

Antsomangana,

- la forêt ombrophile à sous bois herbacé représentée surtout dans la partie Sud-Est du bassin.
Sur les hauts plateaux, cette forêt a généralement été détruite par les feux de brousse et a

laissé place à la prairie à bozaka

Les essences forestières du Moyen Est
au CALA d’Ambohitsilaozana

Jatropha curcas d’Ambohitsilaozana

les Zetra d’Ambatosoratra

« Raketa » de Vohidiala

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 36 -

2.2.6.2. Zones forestières du Sud et de l’Est

Ces zones se distinguent par l’importance aussi bien en qualité qu’en quantité de ses forêts

naturelles qui se caractérisent par des espèces riches et un endémisme élevé. Les formations

végétales présentent une grande diversité en fonction des conditions climatiques et pédologiques.

Les forêts naturelles :

Il s’agit de la forêt dense humide de type ombrophile formant le corridor forestier de l’Est. La canopée

est fermée avec une hauteur de 15 à 25 mètres. Les émergeants peuvent dépasser 30m de hauteur.

C’est une forêt pluristratifiée composée de trois strates ou plus.

Les essences les plus fréquemment rencontrées sont : Hintsina, Nanto, Kijy, Varongy, Rotra,

Palissandre, Ramy.… Les sous-bois sont très riches en orchidées.

Ces forêts ne cessent de reculer à cause de la pratique du Tavy et des exploitations abusives de bois

(charbons ou bois d’œuvres).

De par sa richesse en forêt, la zone regorge d’espèces floristiques endémiques innombrables. A titre

d’indication, nous présentons dans le tableau ci-dessous la liste non exhaustive de ces espèces.

Tableau 4 : Biodiversité floristique du Sud Est

ANDASIBE - MANTADIA

ANKENIHENY

Aires protégées

* 01 Parc National (PN) avec 10 000 ha
* 01 Réserve Spéciale (RS) avec 810 ha

01 Forêt Classée avec
26 500 ha

Types de végétation

• Forêt Primaire
• Forêt Secondaire
• Reboisement
• Savoka

• Forêt Primaire
• Forêt Secondaire
• Reboisement
• Savoka

Richesses
Floristiques

* 96 familles identifiées avec plus de 700
espèces dont 77 % endémiques
* 141 espèces d’orchidées
* Plantes médicinales : 134 espèces
utilisées

150 espèces
recensées

Source : Etat des lieux Corridor forestier Ankeniheny Mantadia, AGERAS/ONE 2000

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 37 -

Les forêts secondaires ou Savoka :

Elles prennent place à la suite d’une disparition de la forêt naturelle par la pratique du Tavy (culture

sur brûlis). Cette formation s’installe après une jachère plus ou moins longue.

Il s’agit des "savoka" dans les zones de collines : fouillis d’arbustes, de fougères, de plantes

herbacées géantes parmi lesquels domine l’éventail caractéristique du ravinala ou la gerbe des

bosquets de bambous. Le savoka se dégrade continuellement pour aboutir à un peuplement

buissonnant de type savane à graminées ou bozaka. Les espèces les plus envahissantes sont des

arbustes comme l’harongana (Harungana madagascariensis), le "dingadingana" (Psiadia altissima),

le « takoaka » (Rubus mollucanus) et également le "longoza" (Aframomum angustifolium).

La zone de moyennes et basses collines n’est couverte que de formations herbeuses pauvres

impropres à l’élevage. Ce sont des tanety dénudés avec à peine une végétation maigre et

clairsemée, pseudo-steppique.

Les forêts artificielles ou plantation :

Les plus importantes étant celles de la Société FANALAMANGA avec plus de 60 000 Ha de

plantation de Pinus sp. qui s’étend de Moramanga à Amparafaravola. Signalons également les

reboisements privés du coté de Moramanga et d’Anosibe an’Ala, composés essentiellement par des

Eucalyptus (du coté de Marovitsika par exemple), des Pinus et des Ravintsara (visibles sur la RIP 4

vers Anosibe an’Ala).

« Radriaka » (Lantana Camara) de
Marovoay Moramanga

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 38 -

2.2.7. Faune

2.2.7.1. Zone du corridor forestier à l’Est du lac Alaotra : Zahamena

Reptiles et Amphibiens dans l'aire protégée

Dans les 3 types de forêts (haute - moyenne - basse altitude), 46 Reptiles et 62 Amphibiens ont été

inventoriés, et une nouvelle espèce de Reptile a été identifiée : Paroedura masobe, espèce

considérée rare à laquelle une haute priorité de protection est recommandée par les chercheurs. A ce

jour, la réserve de Zahamena est la plus riche en herpetofaune des aires protégées malagasy.

Micromammifères

Dans ces mêmes types de forêt 18 espèces ont été identifiées dont 2 nouvelles espèces de

Tenrecidae.

2.2.7.2. Zone marécageuse du lac Alaotra

Oiseaux

La fuligule de Madagascar (onjy: Aythya innonata) et la Grève de Delacours (Tachybaptus rufulvatus)

sont en voie de disparition. D'autres espèces sont menacées dont: la Grèbe Malgache (Tachybaptus

pelzanii) et le héron de Humblot (Ardea humbloti).

Poissons

Il ne reste que 4 à 5 espèces de poissons, toutes exotiques (avec quelques rares individus

indigènes). A noter aussi la menace de disparition des carpes royales et des black-bass qui diminuent

autant en nombre, qu'en poids.

Lémuriens

Les peuplements végétaux des zones marécageuses du lac constituent le seul habitat du petit

lémurien Hapalémur griseus alaotrensis (bandro), actuellement en voie de disparition.

Hapalemur griseus alaotrensis

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- 39 -

2.2.7.3. Zone du Corridor forestier du Sud Est

Autant qu’en espèces floristiques, cette zone possède également des richesses faunistiques à des

taux d’endémicité très élevés.

Tableau 5 : Biodiversité faunistique du Sud Est

ANDASIBE - MANTADIA

ANKENIHENY

Aires

protégées

* 01 Parc National (PN) avec

10 000 ha

* 01 Réserve Spéciale (RS) avec 810 ha

01 Forêt Classée avec

26 500 ha

Richesses

Faunistiques

* Batraciens : 65 espèces avec 90% endémiques

* Reptiles : 37 espèces avec 90% endémiques

* Mammifères :

• Primates : 12 familles, 10 genres et 12 espèces

dont 100% endémiques

• Rongeurs : 03 familles, 05 genres et 06 espèces

dont 60% endémiques

• Carnivores : 01 famille, 03 genres, et 03 espèces

dont 100% endémiques

• Insectivores : 02 familles, 04 genres et 10 espèces

dont 100% endémiques

* Oiseaux : 112 espèces dont 24 espèces endémiques,

20 menacées et 01 en danger

* Poissons : nombreuses espèces endémiques

Reptiles : 32 espèces

Amphibiens : 50

espèces

Micromammifères :

Insectivores et

Rongeurs repérés

Oiseaux : Coua

cristata , Coracopsis

vasa, Streptopelia

Lémuriens : Indri indri

(Babakoto),

Microcebus spp. ,

Lemur fulvus

Source : Etat des lieux Corridor forestier Ankeniheny Mantadia, AGERAS/ONE 2000

Le Parc National de Mantadia Andasibe est particulièrement célèbre pour les réserves d’Indri indri ou

« Babakoto ».

2.2.7.4. Zone marécageuse de Torotorofotsy

Comme décrite dans l’étude préliminaire du Pr. ZIMMERMAN (1999), la zone des forêts et marais de

Torotorofotsy présente 334 espèces de faune avec un taux d’endémisme de plus de 90 % et dont les

plus rares sont le Mantella aureantiaca , Mantella madagascarensis et le Sarothrura watersi.

2.2.7.5. Zone forestière de l’Ouest de Moramanga au niveau d’Amboasary

La présence des Fanihy ou roussettes qui sont des agents pollinisateurs et régulateurs de la sécurité

sanitaire des autres plantes caractérise cette zone.

2.3. MILIEU HUMAIN

2.3.1. Démographie

La Région Alaotra-Mangoro compte une population totale d’environ 1 112 550 habitants repartis

comme suit :

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 40 -

Tableau 6 : Population de la région

District

Nombre de

Commune

Superficie

(km²)

Population

Densité

(Hab/Km²)

Ambatondrazaka

20

6 967

380 211

54,57

Amparafaravola

20

6 496

293 282

45,15

Andilamena

8

7 527

90 887

12,07

Moramanga

21

9 396

248 040

26,40

Anosibe An’Ala

10

2 668

100 130

37,53

REGION

79

33 054

1 112 550

33,66

Source : Monographie des Districts 2004

La tendance démographique globale par tranche d’âge se résume par le tableau suivant :

Tableau 6 bis : population par tranche d’âge

Tranche d’âge

Pourcentage
d’hommes

Pourcentage
de femmes

Pourcentage
total

0 - 4

8,93

8,77

17,70

5 - 14

13,31

13,75

27,06

15 - 18

6,06

6,24

12,30

57,06

19 - 45

12,71

17,33

30,04

45 - 65

3,02

4,17

07,19

37,23

65 et plus

4,39

1,32

05,71

05,71

TOTAL

48,42

51,58

100,00

100,00

Source : Monographie des Districts 2004

La Région étant essentiellement agricole, 14, 94 % de la population est urbaine tandis que 85,06 %

vit en milieu rural.

La densité moyenne en 2004 est de 33,66 hab/km². Andilamena, avec ses 12,07 hab/km², présente la

densité la plus faible. Cette dernière s'explique par son enclavement relatif. Dans notre Région,

comme partout ailleurs à Madagascar, les populations ont tendance à s’installer aux alentours des

grandes unités de production tels les plaines agricoles, les lacs, les grands axes de communication

(RN2 et RN44) et les zones périphériques du corridor forestier.

La croissance démographique est de 3,11 %. Le taux d’urbanisation est de 14,94 %. A Andilamena

et à Anosibe An’Ala, le taux d’urbanisation est élevé du fait de la concentration de la population au

niveau du chef lieu de district d’une part et, de la faiblesse de la densité de la population d’autre part.

Cette concentration reflète en partie les difficultés sociales et économiques rencontrées dans le milieu

rural dans ces districts et en particulier l’insécurité.

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 41 -

La population est composée en majorité de l’ethnie Sihanaka dans le Nord, de Bezanozano et de

Betsimisaraka au Sud et à l’Est. Viennent ensuite les Merina et les Betsileo.

Les activités principales de la population sont par ordre d’importance la riziculture, l’élevage,

l’exploitation forestière et la pêche. Il faut cependant remarquer que pour subvenir aux besoins

surtout pendant les périodes de soudure, la majeure partie des ménages pratique de petites activités

commerciales.

Tableau 7 : Activités principales de la population

District

Activités principales par ordre d’importance

Ambatondrazaka

Riziculture

Pêche

Culture maraîchère

Amparafaravola

Riziculture

Elevage (zébus et oies)

Pêche

Andilamena

Elevage (zébus)

Riziculture

Moramanga

Riziculture (Irriguée et tavy)

Exploitation forestière

Anosibe an’Ala

Riziculture

Exploitation forestière

Source : Analyse diagnostic Alaotra et Corridor forestier Ankeniheny Zahamena, AGERAS/ONE 2000

La population est en majeure partie composée d’agriculteurs spécialisés en riziculture irriguée pour

les zones de plaines et Tavy pour les zones forestières.

L’ensemble de la région est également caractérisé par un mouvement permanent de la population :

- près de 20 000 personnes venant des Hautes Terres migrent dans la Région pour des

travaux de repiquage et de récolte du riz

- les populations riveraines du corridor forestier se déplacent à cause de la pratique du Tavy

- les commerçants et les collecteurs affluent pendant la période de récolte.

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 42 -

Carte 5 : Population

,

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 43 -

2.3.2. Education

Le taux net de scolarisation pour le primaire en 2004 est de 82%. Plus de 15% des enfants de 6 à 14 ans ne

sont pas scolarisés (surtout au niveau des zones enclavées comme Andilamena et l’intérieur du corridor

forestier).

Tableau 8 : Effectif élève, personnel enseignant et infrastructures scolaires du Niveau I

Nombre
établissements

Effectif scolarisé

Nombre instituteurs

Districts

Public

Privé

Public

Privé

Public

Privé

Anosibe An'Ala

137

3

14 152

282

288

12

Moramanga

277

36

39 909

4 810

636

145

Ambatondrazaka 212

35

40 738

7 560

794

196

Amparafaravola

216

39

40 393

5 262

926

202

Andilamena

56

6

10 218

415

243

9

Région

898

120

145 410

18 329

2 887

564

Source : CISCO, Monographie des Districts, Zone de planification 2004
(Année scolaire 2003 – 2004)

Elèves du Niveau 1 de Vohitsara
Amparafaravola

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 44 -

Par rapport au ratio élève maître, les écoles primaires fonctionnent en moyenne avec un enseignant

pour 52 élèves. On note un grand déséquilibre pour les écoles publiques avec 57 élèves par

enseignant et les écoles privées avec 33 élèves par enseignant. A signaler également le cas des

écoles dans les zones très enclavées et où ce ratio peut atteindre la valeur de 70 à 100 élèves par

enseignant, (un enseignant doit assurer plusieurs classes le cas échéant).

Tableau 9 Effectif élève, personnel enseignant et infrastructures scolaires du Niveau II

Nombre
établissements Effectif scolarisé

Nombre
enseignants

Districts

Public

Privé

Public Privé Public Privé

Anosibe An'Ala

6

0

810

35

Moramanga

19

9

3 102 1 838 137 82

Ambatondrazaka 14

12

4 577 2 752 166 115

Amparafaravola 14

5

5 163 1 352 143 62

Andilamena

4

1 454

114

REGION

57

26

15 106 5 942 595 259

Source : CISCO, Monographie des Districts, Zone de planification 2004
(Année scolaire 2003 – 2004)

Tableau 10 : Effectif élève, personnel enseignant et infrastructures scolaires du Niveau III

Nombre
établissement

Effectif scolarisé

Nombre
enseignants

Districts

Public

Privé

Public Privé Public Privé

Anosibe An'Ala

1

0

81

17

Moramanga

1

4

679

558 36

40

Ambatondrazaka 1

6

890 1 501 47

51

Amparafaravola

1

1

430

198 18

5

Andilamena

1

0

198

15

REGION

5

11

2 279 2 257 133

96

Source : CISCO, Monographie des Districts, Zone de planification 2004
(Année scolaire 2003 – 2004)

Tableau 11 : Effectif élève, personnel enseignant et infrastructures scolaires

en enseignement technique

Districts

Effectif scolarisé

Nombre enseignants

Anosibe An'Ala

40

8

Moramanga

246

27

Ambatondrazaka

266

43

Amparafaravola

--

--

Andilamena

--

--

REGION

552

51

Source : CISCO, Monographie des Districts, Zone de planification 2004
(Année scolaire 2003 – 2004)

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 45 -

On note l’inexistence de l’enseignement technique pour Amparafaravola et Andilamena. Les taux de

déperdition scolaire par âge sont alarmants en particulier dans la partie Sud Est et le Nord où le taux

d'abandon scolaire est inversement proportionnel à l’augmentation de l'âge des enfants scolarisables.

A noter donc que les enfants entrent très jeunes dans la vie active.

La moyenne des taux de réussite par chaque niveau pour la Région Alaotra-Mangoro est résumée

dans le tableau suivant :

Tableau 12: Taux de réussite aux examens

Taux de réussite (%)
Année Scolaire 2003 - 2004

District

CEPE

BEPC

BAC

BAC Technique

Ambatondrazaka

72

44

42

68

Amparafaravola

75

41

49

-

Andilamena

65

38

-

-

Moramanga

74

40

42

48

Anosibe An’Ala

40

34

41

-

REGION

65

40

43

-

Source : CISCO, Monographie des Districts, Zone de planification 2004
(Année scolaire 2003 – 2004)

2.3.3. Santé

La situation des centres sanitaires pour la région est résumée dans les tableaux ci-après :

Tableau 13 : Etablissements sanitaires publics

District

CSB1

CSB 2

CHD 1

CHD 2

TOTAL

Anosibe An’Ala

11

8

1

-

22

Moramanga

12

19

-

1

32

Ambatondrazaka

22

20

-

1

43

Amparafaravola

11

13

1

25

Andilamena

8

8

1

17

REGION

64

68

3

2

137

Source : Monographies par Districts 2004

Les CSB 2 sont plus nombreux que les CSB 1. Les CHD sont implantés au niveau des chefs lieux

de district.

Les infrastructures privées ne représentent que 15% des établissements sanitaires dans l’ensemble

de la Région.

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 46 -

Tableau 14 : Etablissements sanitaires privés

District

CSB 1

CSB 2

CHD 1

CHD2

TOTAL

Anosibe An’Ala

0

2

0

0

2

Moramanga

3

3

0

0

6

Ambatondrazaka

4

7

1

0

12

Amparafaravola

2

2

0

0

4

Andilamena

1

0

0

0

1

REGION

10

14

1

0

25

Source : Monographies par Districts 2004, Zone de planification 2004 (SSD Ambatondrazaka et Moramanga)
CSB = Centre de Santé de Base ; CHD = Centre Hospitalier de District ; CHR = Centre Hospitalier de
Référence

En moyenne, la Région Alaotra-Mangoro possède 1 médecin pour 8 450 habitants.

Graphique 1:
Nombre de Centres publis et privés

0

10

20

30

40

50

60

Anosibe An’Ala

Moramanga

Ambatondrazaka

Amparafaravola

Andilamena

District

Effectif

Nombre de Centres

Source : Monographie, Zone de planification 2004 (SSD Ambatondrazaka et Moramanga)

Tableau 15 : Personnel soignant

District

Médecin Dentiste Sage femme Infirmier Aide sanitaire TOTAL

Anosibe An’Ala

9

-

1

2

11

23

Moramanga

35

1

23

44

12

115

Ambatondrazaka

33

2

21

53

14

123

Amparafaravola

23

-

16

23

13

75

Andilamena

11

1

3

17

8

40

REGION

111

4

64

139

58

376

Source : Monographies par Districts 2004, Zone de planification 2004 (SSD Ambatondrazaka et Moramanga)

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 47 -

Les pathologies dominantes sont présentées dans le tableau ci-après :

Tableau 16 : Les pathologies dominantes

District

Fièvre

IRA*

Diarrhées

Infection
cutanée

Affection
bucco-dentaire

Anosibe An’Ala

17 870

10 750

3 231

2 487

945

Moramanga

59 585

35 001

12 369

3 616

5 768

Ambatondrazaka

66 945

41 911

11 351

6 865

5 951

Amparafaravola

34 056

19 229

4 670

3 562

2 749

Andilamena

15 309

6 995

3 658

1 080

1 303

REGION

193 765

113 886

35 276

17 610

16 716

Source : Monographies par Districts 2004, Zone de planification 2004 (SSD Ambatondrazaka et Moramanga)
*IRA : Infection Respiratoire Aiguë

2.3.4 Accès à l’eau potable

Les chefs lieux d’Ambatondrazaka et de Moramanga sont desservis par la JIRAMA (respectivement

1 262 et 787 abonnés, en eau potable recensés en 2003).

Les chefs lieux des Districts d’Amparafaravola, d’Andilamena et d’Anosibe an’Ala disposent de

systèmes d’adduction d’eau gravitaire gérés par la Commune.

Certaines communes disposent également de système d’adduction d’eau gravitaire mais dans la

majeure partie, les ménages utilisent les cours d’eau, les puits et les sources.

2.3.5 Energie électrique

Les chefs lieux des 5 districts sont électrifiés par la JIRAMA avec la centrale hydroélectrique de

Mandraka pour Moramanga et des centrales thermiques pour les autres.

Les abonnés particuliers en 2003 sont respectivement de 3 817 pour Moramanga, 4 520 pour

Ambatondrazaka, 633 pour Amparafaravola et 380 pour Anosibe an’Ala.

2.4. ECONOMIE

2.4.1 Zonage économique

Du point de vue économique, la région Alaotra-Mangoro peut être subdivisée en trois zones :

1. La zone économique du centre (sous-région Alaotra) caractérisée par la production rizicole

composée de deux (2) districts : Ambatondrazaka et Amparafaravola.

2. La zone économique du Sud (sous-région de Mangoro), riche en patrimoine forestier et

environnemental constituée de deux (2) districts : Moramanga et Anosibe An’Ala.

3. La zone économique du Nord marquée par l’élevage des bovidés et l’existence de zones de

pâturage (Nord d’ Amparafaravola et Andilamena).

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 48 -

2.4.2 Principaux produits agricoles

La Région Alaotra-Mangoro est une zone de production rizicole. C’est la principale activité de la

majorité de la population des plaines autour du lac. La production peut être augmentée par

l’accroissement du rendement (actuellement le rendement se situe à 3,64 t/Ha) et l’extension des

surfaces cultivables car la région dispose de 120 000 Ha de rizière dont 35 000 ha irrigués et a une

production en paddy tournant autour de 300 000 tonnes par an.

L’ensemble de la région est également propice aux autres cultures vivrières (céréales, manioc,

arachides, légumes, etc.), aux cultures de rente (café, litchis, girofles, etc.) et aux cultures

industrielles (canne à sucre, raphia, etc.). Des essais de culture de vanille sont effectués à Anosibe

An’Ala.

Les cultures vivrières occupent 94% des surfaces cultivées. Le manioc suit le riz. Cette spéculation

se développe surtout dans le District de Moramanga notamment à MAROVITSIKA (Commune de

BELAVABARY) où est implantée une féculerie. Le maïs, cultivé principalement dans le District

d’Ambatondrazaka, arrive en troisième position.

Les cultures de rente pratiquées concernent les caféiers, notamment à Moramanga et Anosibe

an’Ala. Signalons également les cultures maraîchères et les cultures fruitières qui sont propices au

voisinage immédiat des bas fonds et au niveau des vallées intercalées dans les escarpements de

montagnes des zones forestières.

Tableau 18 : Production estimée

District

Superficie
cultivable

Superficie
cultivée

Superficie
productive rendement Production

Riz

tanety rendement Production Prod totale

AMBATONDRAZAKA

38 246,00 32 026,45 29 799,00

3,20

95 356,80 1 995,00

2,30

4 588,50

99 945,30

AMPARAFARAVOLA

54 408,00 53 711,00 48 711,00

4,33

210 757,88 3 000,00

2,80

8 400,00

219 157,88

ANDILAMENA

8 552,00

5 574,00

5 574,00

2,44

13 622,00

13,00

1,10

14,30

13 636,30

MORAMANGA

15 146,00

9 251,00

9 124,00

2,30

20 985,20 3 103,00

0,97

3 009,91

23 995,11

ANOSIBE AN 'ALA

870,00

861,00

861,00

1,70

1 463,70 4 460,00

1,00

4 460,00

5 923,70

TOTAL REGION

117 222,00 101 423,45 94 069,00

3,64

342 185,58 12 571,00

1,63

20 472,71

362 658,29

Source : DRDR 2005

La superficie productive représente la superficie qui n’a pas été touchée par les inondations.

La production totale en 2004 a été de 312.000 tonnes. On a donc enregistré une augmentation

d’environ 50.000 tonnes par rapport à l’année dernière malgré l’inondation qui a eu lieu pendant la

saison des pluies.

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

- 49 -

2.4.3. Pêche et ressources halieutiques

La pêche est traditionnelle et est presque toujours associée à d’autres activités agricoles. Les

captures sont écoulées sur place ou dans les environs quand les collecteurs ne parviennent pas

jusqu'aux sites. Les pêcheurs sont regroupés en association ou groupement de 15 à 20 membres.

Les plans d'eau, les lacs intérieurs, les fleuves constituent les supports aux activités de pêche.

Le Lac Alaotra, d'une superficie de 20 000 ha, est d'ailleurs le plan d'eau intérieur le plus important à

Madagascar. Il se prête à différents usages : pêche, riziculture, collecte de plantes aquatiques pour la

vannerie. Malheureusement, les menaces d'ensablement se généralisent, suite à la forte dégradation

des bassins versants.

Les produits sont destinés à la consommation locale, intra et extra régionale , frais, fumés ou séchés

selon les marchés. Le rendement du Lac Alaotra tourne autour de 2500 T/an.

La prolifération d'Eichornia crassipes et surtout de Salvinia sp. apparaît par endroits, ce qui risque de

polluer le lac à la longue. Une pollution par résidus d'engrais et de pesticides est aussi à craindre si

on ne prend pas les mesures nécessaires dès maintenant.

La Pêche constitue une activité importante pour la population riveraine du lac, surtout pour ceux qui

n’ont pas de terres à cultiver. La Pisciculture commence à être pratiquée dans toute la Région et

constitue une source de revenus non négligeables.

Le lac Antsomangana dans le district d’Andilamena, la rivière Mangoro avec les écrevisses, crevettes

d’eau douce et les anguilles, constituent d’autres zones de pêches non négligeables dans la Région.

1 500

1 700

1 900

2 100

2 300

2 500

2 700

2 900

2000

2001

2002

2003

2004

Estimation de production du lac (t)

Graphique 2: Estimation Production de poissons du lac Alaotra

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

50

Tableau 19 : Situation récapitulative des activités liées à la pêche continentale au lac Alaotra

Désignation

2000 2001 2002 2003 2004

Nombre de villages de pêcheurs

65

65

65

65

65

Nombre de pêcheurs

3 200 3 200 3 200 4 000 5 500

Nombre de mareyeurs

850

850 1000 2300 3 700

Nombre de collecteurs autorisés

4

4

3

3

3

Nombre de filets maillant

2 200 2 200 2 300 3 000 4 000

Nombre de filets sennes

40

40

40

50

55

Nombre de pirogues ou

embarcations

1 950 2 450 2 500 2850 3 050

Nombre de nasses dormantes*

2 500 3 000 4 000 6 000 10 000

Nombre d’éperviers

560

560

570

600

700

Nombre d’associations des

pêcheurs

10

10

20

120

125

Estimation de production du lac (t) 2 100 2300 2400 2700

2500

Estimation de production piscicole

8

10

15

20

22

Source : DRDR Ambatondrazaka
* un pêcheur peut posséder 40 à 100 nasses

Les différents outillages de pêche utilisés par les pêcheurs sur le lac Alaotra sont :

- le filet maillant de diverses mailles

- le filet senne ou « ramangoaka » de 20 –25mm de maille

- les nasses dormantes

- les pirogues monoxyles sans balance

- les lignes dormantes

- les grandes épuisettes ou « sihitra »

- le filet moustiquaire pour la pêche des gambusies et Rheocles alaotrensis
ou« katrana »

- le filet épervier

- le petit filet traînant ou « harato balle » de 20mm de maille…

Plan Régional de développement Alaotra-Mangoro

51

Les principales espèces cibles sont :

- Oreochromis sp. et Tilapia sp.

- Carpes ou « besisika »

- Cyprins dorés et rouges ou « trondrogasy »

- Katrana ou Rheocles alaotrensis

- Ophiocephalus striatus ou « fibata »

- Anguilles ou « amalona »

- Caridines ou « patsa mena »

D’autres espèces existent comme la Crevette d’eau douce ou Macrobrachium sp.

Grenouilles (cuisse de nymphe), Marakely ou Paratilapia polleni, Black-bass, Petits crabes

d’eau douce…dont la potentialité est à déterminer.

Concernant la pêche aux anguilles, il existe des endroits de pêche périodique appelés

« akanja » où quelques pêcheurs propriétaires de ces endroits installent chaque année des

filets de grande maille (10cm) pour capturer les grosses anguilles d’avalaison qui vont se

jeter à la mer pour pondre. L’espèce Macrobrachium rosenbergii se trouve en amont de la

rivière de Maningory qui est le seul déversoir du lac Alaotra.

Dans le marais ou « zetra », les grenouilles de grande taille (150 à 500g) sont abondantes

d’avril en janvier sur le marché mais la technique de capture utilisée reste méconnue.

Sur le plan de gestion du lac, ce n’est que depuis 2003 que la fermeture de pêche pour une

durée de 2 mois est effective mais non sans problème (du 15 octobre au 15 décembre,

coïncidant avec la période de ponte) ; auparavant cette durée n’était que d’un mois.

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