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Diagnostic externe du secteur de Tourisme au Maroc 

PESTEL : une analyse PESTEL nous permet d’appréhender les opportunités et menaces
de l’environnement compétitif du tourisme Marocain

Facteurs politiques :

- Un engagement du Roi et du gouvernement clair, avec la création de la Vision 2010,


et du tourisme comme moteur de développement prioritaire ;
- Participation de l’Etat dans le secteur touristique tout en laissant le choix aux
entreprises pour fixer leurs stratégies qu’elles considèrent primordiales pour assurer leur
survie et leur rayonnement, voire même la performance ;
- Stabilité politique du Maroc ;
- La déréglementation aérienne, avec le ciel marocain deuxième pays au monde à avoir
ouvert son ciel après les Etats-Unis d’Amérique.
- Un marché européen de proximité avec des accords bilatéraux avec la CEE.

Facteurs économiques :

- Un excellent rapport qualité prix.


- Le tourisme Marocain cherche à se mouvoir dans un environnement favorisant
l’économie de marché, l’entreprise privée et la liberté du commerce. Cette nouvelle
tendance lui permet d’optimiser les effets bénéfiques du tourisme en termes de création
d’activités et d’emplois, et donc, d’asseoir son rôle en tant que moteur essentiel du
développement économique ;
- Ouverture et apparition de nouveaux marchés et l’accroissement de la compétition
entre firmes dues à la mondialisation. Ceci contraint les entreprises à se regrouper ;
- La part de l’industrie touristique dans le produit intérieur brut est très importante.

Facteurs sociaux et culturels :

- Un intérêt accru pour les voyages en petit groupe,


- Un intérêt accru pour la connaissance de cultures d’autres pays,
- Un intérêt accru de combinaison de voyages entre culturel et découverte de
nature,
- Un intérêt élevé pour les voyages à thème originaux,
- Un changement de mentalité sur l’image du Maroc.
- Le Maroc adhère pleinement à la volonté de défendre l’éthique dans le tourisme.
Et c’est dans l’optique du tourisme porteur de valeurs ajoutées favorisant l’ouverture, la
tolérance, le développement socio-économique que le Maroc souhaite créer et mettre en
place un tourisme responsable et durable : ainsi seront conciliés économie et écologie,
environnement et développement, ouverture aux échanges internationaux et protection des
identités sociales et culturelles.
- Les stratégies touristiques doivent être conduites de telle sorte qu’elles
contribuent à l’amélioration des niveaux de vie des habitants de la région visitée et
répondent à leurs besoins. A compétence égale, l’emploi de la main d’œuvre locale doit être
recherché en priorité.
- Le développement le l’économie touristique au Maroc poursuit deux objectifs
prioritaires : l’épanouissement de la population et la création d’emplois dans les zones
rurales ;

Facteurs technologiques :

- Recherche d’informations via Internet de plus en plus importante,


- Une amélioration de la desserte aérienne sur le Maroc, ce qui permet des vols
réguliers en point à point sans passer donc par le Hub de Casablanca.
- Arrivée des compagnies low cost ;
- Créativité et innovations sont les atouts fondamentaux pour les entreprises
touristiques ;
- Développement des NTIC qui s’explique par le BtoC, forte concurrente des agences
de voyages et des producteurs (compagnies aériennes, hôteliers) en ligne ;
- Multiplication des relations BtoB

Facteurs écologiques :

- Une multitude de parcs nationaux et réserves naturelles,


- Un intérêt accru pour les aspects écologiques et pour le tourisme écologique,
- Un arrière pays vierge, Un désert unique,
- Une industrialisation polluante peu présente en dehors des agglomérations
principales à savoir le grand Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Tanger…
- Constitution du Comité Marocain du Tourisme Responsable qui est l’entité
nationale chargée d’œuvrer pour un tourisme vecteur de développement durable et de
veiller à la préservation des valeurs sociales, culturelles et du patrimoine écologique ainsi
qu’à la protection de l’identité Marocaine.
- Incitation de tous les acteurs du développement touristique de sauvegarder
l’environnement et les ressources naturelles, dans la perspective d’une croissance
économique saine, continue et durable, à même de satisfaire équitablement les besoins et
les aspirations des générations présentes et futures.
- Dans le cadre des réglementations établies par les autorités publiques marocaines,
les professionnels du tourisme, notamment les investisseurs, doivent procéder aux études
d’impact de leurs projets de développement sur l’environnement et les milieux naturels et
en tenir compte dans l’élaboration de tout projet.
- L’intérêt porté à l’écotourisme au Maroc ces dernières décennies ;
- Les entreprises touristiques Marocaines sont contraintes de rechercher un label
écologique important de nouvelles méthodes de production plus respectueuse de
l’environnement naturel, mais devenant aussi un argument de vente.
- L’Etat Marocain intervient en fixant les normes permettant de préserver
l’environnement et en favorisant les investissements écologiquement propres par des
subventions ou des avantages fiscaux.

Facteurs Juridiques :

- Des lois de protection de l’environnement rigoureuses dans les réserves et parcs,


- Un contrat programme du gouvernement érigeant le tourisme en priorité,
- Des appels d’offre concernant le plan Azur soucieux du respect de
l’environnement avec des cahiers de charge draconiens ;
- L’activité touristique au Maroc est guidée par des procédures , des lois et des
règlements clairs qui définissent les avantages réglementaires et fiscaux que les entreprises
peuvent en profiter dans leurs activités.

Les facteurs clés de succès du tourisme au Maroc :

 Le Maroc offre, de par la diversité de ses ressources naturelles, sa position


géographique et son ouverture sur deux côtes, des opportunités
extraordinaires pour développer différentes sortes de tourisme loin des
services classiques qu'offre l'infrastructure hôtelière.
 Un plan stratégique très ambitieux ;
 Un mixage entre une culture orientale et une modernité occidentale ;
 Le Maroc dispose encore d’un potentiel à exploiter (Désert, Plages vierges…) ;
 Marché en expansion :
 Produits traditionnels et artisanaux d’une diversité splendide ;
 Le développement du E-Commerce ;
 Position géographique (Proximité de l’Europe) ;
 La richesse et la diversité de la nature, l’histoire millénaire du Maroc,
l’hospitalité légendaire de sa population et ses traditions séculaires ;
 Politique rigoureuse d’incitation à l’investissement dans le secteur ;
 Participation du Maroc dans de nombreux salons et forum de tourisme
notamment le salon mondial du tourisme ;
 Formation accrue en hôtellerie et tourisme ;
 Développement du Tourisme Balnéaire ;
 Nombreux visiteurs étrangers ;

Les 5 facteurs de Porter :

- L'analyse de la concurrence :

Les 5 pays les plus concurrents au Maroc dans le secteur touristique sont : Chypre, Croatie,
Turquie, Egypte et Tunisie.
Le Maroc se caractérise par une forte dépendance vis-à-vis de ses principaux marchés
émetteurs, et une offre touristique moins diversifiée que celles de ses concurrents directs
(Tunisie, Égypte, Grèce et Turquie).

Le bassin méditerranéen héberge plusieurs pays exportateurs du tourisme. En fait, cette


région très belle, ensoleillée presque toute l'année, regroupant toutes les catégories du
tourisme, offre donc un paysage touristique garni. La multiplicité des pays procure aux
touristes un choix vaste et donc des propositions avantageuses en terme de prix et de
qualité des prestations. Les pays de la cote sud sont toujours en compétition très rude ;
d'abord parce que leur part de marché sont très rapprochées et ensuite parce qu'ils ont dans
la plupart des cas opté pour le tourisme pour développer leurs économies.

On peut dire ainsi que la concurrence entre le Maroc, la Tunisie, l'Egypte, la Turquie, Les Iles
canaris, Chypre et la Croatie représentent un marché compétitif et très concurrentiel ce qui
constitue une menace pour le Maroc.

- Entrants potentiels :

La région méditerranéenne ne risque pas de connaître de nouveaux entrants. En fait, à part


Malte et peut être Chypre puisque leur appartenance à l'Union Européenne leur procure une
bonne image et une notoriété et que les investissements qu'ils connaîtront amélioreront
encore leur potentialités. Ces deux pays peuvent donc constituer une concurrence à moyen
terme. On peut également penser à l'Algérie dans un horizon lointain si sa situation
s'améliore mais comme dit déjà dans 20 ans au minimum. D'autres pays concurrencent le
Maroc, mais d'une mesure moindre : Le Liban, Israël, beaucoup moins la Syrie.

- Substituts :

La substitution se définit comme étant l'acte de remplacer une prestation, un produit par
une ou un autre, tout en gardant la même utilité, le même degré de satisfaction, ou même
procurer une satisfaction supérieure. Le secteur touristique se différencie des autres
secteurs du fait qu'il n'acceptent aucune substitution ; En d'autres termes, il n' y a aucun
service qui peut remplacer les prestations touristiques.

Toutefois, le Maroc est menacé par ce qu’on appelle le « tourisme alternatif » qui reste
quand même rare. Il s’agit essentiellement du tourisme en cas de catastrophe, Dark
Tourisme, Ghost Tourisme, Slum Tourism et Pop-Culture Tourisme.

-  Pouvoir de négociation des clients :

Les touristes représentent, dans le secteur de tourisme, la principale raison d'être de


l'entreprise touristique. Elle est de ce fait conduite à servir des clients qui se distinguent, les
uns des autres, par leurs goûts et leurs attentes.

Les différentes entreprises touristiques sont en concurrence pour le même client, qui se
traduit également dans le renforcement de la puissance d'achat. Les personnes qui désirent
Voyager sont présentés avec différents choix lors de la sélection d'un pays, mais le prix est
généralement le facteur le plus important, surtout pour les jeunes et les familles. Par
conséquent, le pouvoir de négociation des clients dans le secteur touristique est très élevé
car les personnes sont sensibles aux prix et recherchent les meilleures offres disponibles.

De ce fait, le pouvoir de négociation des touristes est important puisque les entreprises
touristiques cherchent souvent à les satisfaire et les fidéliser afin d'assurer la pérennité de
leur activité.

- Pouvoir de négociation des fournisseurs

Le pouvoir de négociation des fournisseurs résulte essentiellement de la grande


concentration ce qui diminue la capacité des autres fournisseurs à exercer un contrôle et de
gagner des profits plus élevés. Dans le secteur de tourisme les Tour-opérateurs tendent de
plus en plus vers une concentration de grande taille et ce pour garder leur pouvoir de
négociation vis-à-vis des établissement hôteliers. Les principaux fournisseurs et
équipementiers opèrent dans le transport touristique terrestre et location de voitures, le
transport aérien et maritime et les fournitures pour hôtels, restaurants et activités connexes.

Offres et demandes par DAS :

Demandes par DAS :

 L’entreprise touristique peut s’adresser au marché du tourisme de loisirs ou


du tourisme d’affaires.
 Elle peut s’adresser également à un particulier, un professionnel (dans le
cadre du tourisme d’affaires) ou d’une association (dans le cadre du tourisme de groupes).
 Le consommateur recherche de plus en plus la diversification et ne cherche
plus à se limiter au tourisme traditionnel ; En effet, il essaie de s’ouvrir sur l’éco-tourisme, le
tourisme sportif, le tourisme rural…
 La transformation des valeurs et des comportements de consommation. En
effet, on remarque un certain arbitrage en faveur des loisirs au quotidien ou des vacances ce
qui augmente la demande touristique en général.
 La transformation de la durée moyenne de travail et la recomposition des
périodes de temps libres sont tous des facteurs qui ont favorisé l’augmentation du nombre
de touristes et ont eu un impact sur la consommation touristique ;
 L’accélération de la mobilité des individus liés à l’extraordinaire
développement des facilités de transport, comme à la poussée de l’urbanisation, a eu un
impact considérable sur les pratiques de vacances et de voyages. Ainsi, l’offre augmente de
plus en plus ;

 Le tourisme durable ne va pas de soin. En fait, plusieurs facteurs jouent contre


la durabilité. Les besoins des touristes, par exemple, sont différents de ceux des résidents
locaux, et les planificateurs ont tendance à privilégier les attentes des clients. La compétition
pour les ressources entre les touristes et les locaux est de plus en plus rude et incite les
investisseurs à essayer d’attirer le maximum de clientèle.

 Les motivations de la clientèle sont comme suit : Se reposer, Se changer les


idées, se retrouver en famille.
 Accentuation du tourisme de luxe au Maroc qui se divise en deux catégories :
la clientèle loisirs et la clientèle affaires.

 L’intérêt porté à la qualité du lieu et des services.

 Emergence d’une clientèle de plus en plus exigeante, attentive à la protection


de l’environnement, recherchant l’authenticité, la personnalisation de services, l’émotion…
Offres par DAS :

 Une destination touristique est un ensemble d’attractions, d’équipements,


d’infrastructures, d’installations, d’entreprises, de ressources et de communautés locales
dont la combinaison offre aux touristes les produits et les expériences qu’ils recherchent.
 Les mutations de la demande ont entravé et vont continué d’entraîner des
profonds transformations des offres des produits et des équipements, et cela appelle de
nouvelles stratégies de valorisation touristique ;
 Construction de complexes touristiques complètement intégrés ;
 Stratégies de Marketing et de campagnes de promotion ;
 Une infrastructure de premier ordre pour les conférences internationales et
les réunions (tourisme des affaires) ;
 Nouveaux types innovateurs de tourisme : tourisme médical et de station
thermale, tourisme de conférences et de motivations, tourisme écologique et sportif.
 L’agrandissement et l’enrichissement de l’infrastructure accompagnant le
tourisme : centre commerciaux, événements culturels et festivals…
 La diversification du produit touristique marocain, l’amélioration de la qualité
des services et le développement des zones touristiques en tant que destinations à part
entière.
 Montée en gamme des offres d’hébergements touristiques. Et plus
particulièrement le développement de l’hôtellerie de charme et de caractère ;
 Démultiplication des effets de la communication en élargissant le socle
d’offres « éligibles » ;
 Confrontation des touristes dans le choix de leur destination en leur
permettant de retrouver sur place les thèmes qui vont les séduire.

Statistiques concernant le secteur du Tourisme au Maroc :

- Les pays de l’Afrique du Nord - Maroc (+6 %) et Tunisie (+4 %) – ont obtenu de bons
résultats, au cours de l’année 2009, que l’on peut expliquer par un soutien vigoureux du
gouvernement, conjugué à un accès facile et à des prix attrayants comparativement à des
destinations de la rive nord de la Méditerranée.
- Les 29 destinations touristiques de la Méditerranée et assimilables (Andorre, Kosovo,
Macédoine, Jordanie, Portugal, San Marin) ont enregistré 300 millions d’arrivées
internationales en 2008 dont 8 millions par le Maroc. C’est une augmentation de 1,76% par
rapport à 2007.
- Au cours du mois de novembre 2010, le volume des nuitées réalisées dans
établissements classés a enregistré une hausse de +9% par rapport à novembre 2009. Cette
tendance positive est attribuable en grande partie aux touristes non-résidents dont les
nuitées ont augmenté de +11%, soit 88% des nuitées additionnelles. Les nuitées des
résidents ont également augmenté, mais dans une moindre mesure (+5%).
- La ville d’Agadir, deuxième pôle touristique, a enregistré une hausse soutenue de
+23% en novembre 2010. La ville a connu depuis le mois de juin 2010 une croissance
continue à deux chiffres, progressant ainsi de +16% durant la période de juin-novembre
2010 après avoir enregistré une baisse de -7% en janvier-avril 2010.
- les villes de Marrakech, de Casablanca et de Tanger ont connu des hausses de leurs
nuitées au cours de ce mois (+8%, +5% et +7% respectivement) alors que les villes de Fès et
de Ouarzazate ont enregistré des tendances baissières respectives de -6% et -17%.
- La hausse des nuitées du tourisme récepteur (+11%) est principalement attribuée aux
marchés français (+7%), britannique (+23%), allemand (+23%), belge (+34%) et italien (+54%)
qui, ensemble, ont généré 96% des nuitées additionnelles des touristes non-résidents.
- Le nombre d'arrivées de touristes aux postes frontières a augmenté de +8% durant ce
mois de novembre 2010 (+12% pour les touristes étrangers et +3% pour les MRE).
- Hausse du nombre de passagers internationaux de +18% au cours des onze premiers
mois de l'année 2010 par rapport à la même période de l'année 2009.
- Au terme des onze premiers mois de l’année 2010, les nuitées totales enregistrées
dans les établissements d'hébergement touristique classés ont affiché une hausse de +11%.
- Depuis le début de l’année 2010, le volume des arrivées des touristes aux postes
frontières a augmenté de +11% par rapport à la même période de 2009, atteignant pour la
première fois 8,6 millions de touristes.
- Pour les onze premiers mois de 2010, les villes de Marrakech, d’Agadir, de
Casablanca et de Tanger, avec des hausses de +16%, +8%, +10% et +14% respectivement,
ont généré à elles seules presque 80% des nuitées additionnelles totales.
- Les destinations d’Oujda-Saidia et de Rabat ont aussi contribué à cette croissance
avec des hausses respectives de +36% et +10%.
- Au cours de cette période, tous les principaux marchés émetteurs du tourisme
marocain ont affiché des évolutions positives de leurs nuitées : +5% pour les France, +6%
pour l’Espagne, +5% pour l’Allemagne et +14% pour l’Italie. Le marché britannique avec une
hausse soutenue de +47% a réalisé la meilleure performance en termes de nuitées. Il a
généré à lui seul 30% du total des nuitées additionnelles des touristes non-résidents
enregistrées depuis le début de l'année.
- Enfin, le taux d'occupation moyen des chambres réalisé durant les onze premiers
mois de 2010 s’est amélioré de trois points par rapport à la même période de 2009, pour
s'établir à 45%.
- Au terme des onze premiers mois de 2010, le nombre de passagers internationaux
ayant transité par les aéroports internationaux du Royaume a atteint 12,4 millions, contre
10,5 millions comparativement à la même période de l'année dernière, soit une progression
de +18%. A l’exception de l’aéroport de Ouarzazate tous les autres principaux aéroports ont
affiché des résultats très positifs par rapport à fin novembre 2009 : +16% pour l’aéroport
Mohamed V, +17% pour Marrakech Ménara, +23% pour Agadir Al Massira, +22% pour
Tanger Ibn Battouta et +46% pour Fès Saiss.
- Les recettes en devises générées par le tourisme au cours des onze premiers mois de
2010 ont progressé de +7% par rapport à la même période de 2009.
- Au cours du mois de novembre 2010, les recettes voyages se sont inscrites en hausse
de +10% par rapport au même mois de l'année précédente.
- Depuis le début de l’année 2010, le tourisme au Maroc a généré près de 51,7
milliards de dirhams, soit une hausse de +7% par rapport à la même période de l’année
dernière.
- Le bilan (officiel) chiffré de l’année 2009 se présente comme suit. Le Maroc a
enregistré 8,35 millions de touristes soit une croissance de + 6 % (contre + 5,5 % au niveau
mondial), 16,2 millions de nuitées (légère baisse de - 1,6 % par rapport à 2008), 52,4
milliards de dirhams de recettes touristiques, soit une baisse de – 5,7 % (contre - 20 % au 1er
trimestre 2009) et la création de 13 000 nouveaux lits (dont 40 % à Marrakech).  

«Tous ces résultats sont le fruit d’efforts concertés entre le public et le privé, d’une capacité
d’anticipation et d’une dose d’innovation. Mais au-delà de cela, ces résultats démontrent
que la qualité des choix stratégiques qui ont été faits dans le cadre de la Vision 2010. Cela
nous permet, aujourd’hui, un positionnement compétitif. Nous devons le consolider et le
développer», indique Yassir Zenagui, le nouveau ministre en charge du Tourisme et de
l’Artisanat. 

Selon le ministre de tutelle, l’année 2010 sera une année cruciale durant laquelle les défis
conjoncturels et structurels seront nombreux. «Sur le plan conjoncturel, l’année 2010
devrait renouer avec la reprise de l’économie mondiale. Les experts internationaux
économiques et touristiques tablent sur une reprise de l’économie mondiale de l’ordre de +
3,1 %, selon le FMI, et du tourisme mondial entre + 1 % et 3 %, selon l’Organisation mondiale
du Tourisme. Pour notre part, et dans ce contexte, nous ambitionnons de réaliser une
croissance de + 10 %, soit 3 fois la tendance internationale. Une partie de cette croissance
provenant de la nouvelle capacité additionnelle de lits. Ceci nous impose de faire face à des
défis importants pour réaliser nos objectifs», annonce Yassiz Zenagui. 

Pour cela, et selon le ministre, le Maroc devra continuer à anticiper et innover pour
renforcer la destination Maroc auprès des marchés émetteurs. De renforcer la force de
frappe commerciale afin d’inciter les partenaires à programmer la destination et faire face à
la concurrence de plus en plus agressive. De réunir toutes les conditions pour maintenir et
densifier les dessertes aériennes et accélérer la dynamique d’investissement. «C’est vital
pour concrétiser les projets en cours et pour donner de la visibilité à moyen terme sur les
opportunités d’investissement. Et enfin, d’améliorer la compétitivité du produit Marocain
notamment à travers le renforcement de la qualité d’hébergement», dit-il. 

Il appelle à une action d’ordre structurelle avec la concrétisation de la refonte du dispositif


de contrôle et de classement des hôtels et de donner plus de place (et de sens) à la notion
de service, conformément aux standards internationaux. 2010 sera également l’année du
lancement de la Vision 2020, initiée par SM le Roi Mohammed VI. 

«La Vision 2020 doit consolider les acquis et les réalisations de la Vision 2010 avec la
poursuite de la dynamique d’investissement. Le tout en se focalisant sur le tourisme plus
qualitatif, plus durable et plus responsable. Seule une mobilisation public / privée, comme
celle qui a prévalue pour la Vision 2010, permettra d’initier les grands chantiers à même de
réaliser cette nouvelle ambition», conclut Yassir Zenagui. 
Appréciations du troisième trimestre 2010:

- Pour ce qui est des ventes du 3ème trimestre 2010, 42% des hôteliers enquêtés
indiquent qu’elles étaient inferieures à celles du 3ème trimestre 2009, 29% d’entre eux
déclarent une augmentation de cet indicateur et le reste dit que c’était plus ou moins
équivalent à l’année passée. Par ailleurs, le solde des réservations du 3ème trimestre s’est
situé à -5,7 (contre –8,8 le trimestre précédent). En effet, 39% des professionnels enquêtés
déclarent la baisse, 28% la stabilité et 33% parlent d’une hausse.

Réservations du 3ème trimestre 2010 :

- En ce 3ème trimestre 2010, 27% des professionnels de la ville ocre déclarent la


hausse de leurs réservations, contre 55% qui affichent une baisse par rapport au 3ème
trimestre 2009. En outre, 59% des professionnels enquêtés à Agadir déclarent la hausse des
réservations et 24% signalent une baisse, soit un solde s’élevant à 35. En revanche, Fès et
Tanger affichent un solde négatif de cet indicateur (-31 et -15 respectivement).

Prix du 3ème trimestre 2010 :

- Durant le 3ème trimestre 2010, les prix ont baissé selon les indications des hôteliers
de la ville ocre (45% des enquêtés) et de Fès (46%). Cependant, 53% des répondants
d’Agadir déclarent une stabilité des prix et une part de 23% à Tanger affirme la hausse de cet
indicateur.
Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville d’Agadir au cours de 2010  :

- Le nombre estimé des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement


touristique classés à Agadir a enregistré une hausse de +9% en Décembre 2010 par rapport
au même mois de l’année précédente.

- Depuis le début de l’année 2010, les nuitées réalisées dans les établissements
d’hébergement touristique classés à Agadir ont affiché une augmentation de +8%
comparativement avec la même période de l’année 2009.

- Les catégories d’hôtels classés 4* et les VVT ont généré à elles seules 69% des nuitées
totales enregistrées à Agadir au cours du mois de décembre 2010.

- La progression des nuitées en décembre 2010 (+9%) s’explique par les bonnes
performances enregistrées aussi bien par les touristes résidents (+17%) que les non-
résidents (+7%). Ainsi, les principaux marchés émetteurs ont connu des augmentations
significatives : +7% pour le marché français, +6% pour le marché allemand, +28% pour le
marché anglais et +13% pour les pays scandinaves.

- L’augmentation des nuitées (+8%) enregistrée en 2010 est attribuée particulièrement


aux marchés émetteurs suivants : la France (+9%), Royaume-Uni (+34%), Italie (+15%), la
Russie (+89%) et la Pologne (+12%).
Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville de Marrakech au cours de 2010  :

- Le nombre estimé des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement


touristique classés à Marrakech a augmenté de 5% en Décembre 2010 par rapport au même
mois de l’année précédente.
- A fin Décembre 2010, le volume des nuitées réalisées dans les établissements
d’hébergement touristique classés à Marrakech a affiché une hausse à deux chiffres (+15%
comparativement avec la même période de 2009).
- Les catégories d’hôtels classés 5* et les VVT ont affiché des hausses en termes de
nuitées de +7% et +43% respectivement. En revanche, les 1* et les 4* ont enregistré des
baisses de -14% et -7%.

- La hausse des nuitées réalisées en novembre 2010 (+8%) s’explique principalement


par les bons résultats enregistrés par les non-résidents (+8). Les principaux marchés du
Royaume ont connu ainsi des progressions remarquables : +2% pour le marché français,
+30% pour le marché anglais, +58% pour le marché belge et +45% pour le marché allemand.
Cependant le marché espagnol a accusé une baisse de -21%.

Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville de Tanger au cours de 2010  :


- Le nombre estimé de nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement
touristique classés à Tanger a enregistré une hausse de +12% en Décembre 2010 par rapport
au même mois de l’année 2009.

- Depuis le début de l’année 2010, la ville de Tanger a connu une augmentation de


+14% de ses nuitées estimées par rapport à la même période de l’année 2009.

- Les catégories d’hôtels classés 3*, 4* et 5* ont cumulé 82% des nuitées totales
enregistrées à Tanger pour le mois de décembte 2010.

- Au terme de l’année 2010, le taux d’occupation des chambres des établissements


d’hébergement touristique classés à Tanger n’a pas évolué par rapport à la même période de
l’année 2009, il s’est stabilisé à 53%. La hausse des nuitées en décembre 2010 (+12%) est
due aux résultats positifs réalisés par les touristes résidents (+32%). En revanche, les non
résidents ont enregistré une baisse de -4%. Ainsi, les principaux marchés émetteurs du
tourisme marocain ont accusé des baisses de -19% pour l’Espagne, de -7% pour le Royaume
Unis, de -28% pour l’Italie et -14% pour les pays arabes. Par contre, le marché français a
affiché une progression de +26%.

Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville d’El Jadida-Mazagan au cours de


2010 :

- Le nombre estimé de nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement


touristique classés à El Jadida-Mazagan a enregistré une hausse de +49% en décembre 2010
par rapport au même mois de l’année précédente.
- Depuis le début de l’année, les nuitées réalisées dans les établissements
d’hébergement touristique classés à El Jadida-Mazagan ont affiché une progression de
+146% comparativement avec la même période de l’année 2009.
- Les catégories d’hôtels classés 3* et 5* ont cumulé 84% des nuitées totales
enregistrées à El Jadida-Mazagan au cours du mois de décembre 2010.
- La hausse des nuitées enregistrées en décembre 2010 (+49%) s’explique
principalement par l’augmentation des nuitées réalisées par les non résidents (+80%) , en en
particulier les français (+37%), les anglais (+703%), les italiens (+55%) et les allemands
(+204%). Les résidents ont également enregistré un bon résultat (+18%).
- La forte augmentation des nuitées (+135%) enregistrées au cours des onze premiers
mois de 2010 est l’œuvre de la bonne performance des résidents (+133%) et des non
résidents (+137%), en particulier le marché français (+110%), anglais (+464%) et arabe
(+238%).

Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville d’Ouarzazate au cours de 2010  :


- Le nombre estimé de nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement
touristique classés à Ouarzazate a affiché une hausse (+9%%) en décembre 2010 par rapport
au même mois de l’année 2009.

- Durant l’année 2010, Ouarzazate a connu une régression de -6% de ses nuitées par
rapport à la même période de l’année 2009.

- Les catégories d’hôtels classés 3*, 4* et les VVT ont cumulé 69% des nuitées totales
enregistrées à Ouarzazate pour le mois de décembre 2010.

- Au terme des onze premiers mois de 2010, le taux d’occupation des chambres des
établissements d’hébergement touristique classés à Ouarzazate s’est situé à 22%, soit une
baisse de deux points par rapport à la même période de 2009.

- La hausse enregistrée au cours du mois de décembre 2010 au niveau de la ville


d’Ouarzazate (+9%) s’explique principalement par les résultats positifs, en termes de nuitées,
enregistrés par les touristes non-résidents (+6%) et résidents (+24%). En particulier les
italiens (+34%), kes allemands (+16%), les japonais (+47%) et les américains (+31%).

Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville de Fès au cours de 2010  :

- Le nombre estimé de nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement


touristique classés a enregistré une hausse (+2%) en décembre 2010 par rapport au même
mois de l’année précédente.
- Pour l’année 2010, les nuitées estimées dans les établissements d’hébergement
touristique classés à Fès ont enregistré une légère augmentation de +1% par rapport à la
l’année de 2009.

- Les catégories d’hôtels classés 3*, 4* et 5* ont cumulé presque 74% des nuitées
totales enregistrées à Fès au cours du mois de décembre 2010.

- Le taux d’occupation des chambres dans les établissements d’hébergement classés à


Fès a atteint 33% en décembre 2010.

- Au cours de l’année 2010, Le taux d’occupation s’est situé à 38% par rapport à
l’année 2009 enregistrant une baisse de deux points.

- La hausse des nuitées constatée en décembre 2010 (+2%) s’explique par les résultats
positifs enregistrés par les touristes non-résidents (+10%). A l’origine de cette hausse du
tourisme récepteur, on trouve les résultats positifs réalisés par les principaux marchés,
surtout : la France (+13%), l’Italie (+45%), les Etats Unis d’Amérique (+47%) et l’Allemagne
(+32%). Les résidents par contre ont affiché un résultat négatif de -14% en terme de nuitées.

- Au terme de l’année 2010, la hausse des nuitées est attribuée aussi à la hausse des
nuitées des touristes non-résidents (+14%).

- L'analyse par marché émetteur révèle que la l’augmentation des nuitées des non-
résidents est assignable principalement aux marchés émetteurs : Italie (+24%), Etats Unis
(+37%) et Allemagne (+28%).

Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville de Casablanca au cours de 2010  :

- Le nombre estimé des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement


touristique classés à Casablanca a enregistré une hausse de +5% en décembre 2010 par
rapport au même mois de l’année 2009.

- Depuis le début de l’année 2010, Casablanca a connu une hausse de +10% ses
nuitées, soit 145 400 nuitées de plus par rapport à 2009, qui représentent 8% des nuitées
additionnelles totales enregistrées au niveau national.

- Les catégories d’hôtels classés 3*, 4* et 5* ont cumulé 89% es nuitées totales
enregistrées à Casablanca au
- cours du mois de décembre 2010. Ces trois catégories d’hôtels ont affiché des
résultats positifs en terme de nuitées : +3% pour les 3*, +14% pour les 4* et +16% pour les
5*.

- Pour le mois de décembre 2010, le taux d’occupation des chambres des


établissements d’hébergement touristique classés à Casablanca a augmenté de trois points
pour afficher 48%. Les hôtels 5* ont enregistré la plus forte hausse, soit 17 points par
rapport à décembre 2009 (60% en décembre 2010).
- Le taux d’occupation au cours de l’année 2010 a enregistré une hausse de trois points
par rapport à la même période de l’année précédente (53% à fin décembre 2010 contre 50%
en 2009).

- Concernant le mois de décembre 2010, l’évolution positive des nuitées (+5%)


s’explique
par la progression enregistrée au niveau des nuitées des non résidents (+5%), notamment les
français (+5%). Cette hausse a été affaiblie par le recul des nuitées des africains (-24%) et des
espagnols (-23%).

- La hausse des nuitées constatée à Casablanca depuis le début de l’année 2010 (+10%)
est attribuable principalement à la bonne tenue des nuitées enregistrées par les touristes
non résidents (+11%), en particulier les arabes (+14%) et les français (+7%). Les internes ont
également enregistré une bonne performance de +8%.

Statistiques sur la fréquentation hôtelière de la ville d’Essaouira au cours de 2010  :

- Le nombre estimé de nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement


touristique classés à Essaouira a augmenté substantiellement de +42% en décembre 2010
par rapport au même mois de l’année 2009.

- Depuis le début de l’année 2010, Essaouira a connu une hausse de +24% de ses
nuitées déclarées par rapport à la même période de l’année 2009.

- Les catégories d’hôtels classés 5* et les maisons d’hôtes ont cumulé 53% des nuitées
totales enregistrées à Essaouira pour le mois de décembre 2010.

- En ce mois de décembre, ces catégories ont enregistré des résultats contrastés. En


effet, les 5* ont affiché une baisse de -6% et les maisons d’hôtes une progression de +74%.
Les nuitées dans les hôtels 1* ont également progressé de +122% et elles ont contribué avec
35% de nuitées additionnelles.

- Au cours du mois de décembre 2010, le taux d’occupation des chambres des


établissements d’hébergement touristique classés à Essaouira a évolué de quatre points
(24% en décembre 2010) par rapport à la même période de l’année dernière.

- A fin décembre 2010, le taux d’occupation des chambres des établissements


d’hébergement touristique classés à Essaouira a augmenté de quatre points. Il a affiché 33%
pour l’année 2010.

- La hausse des nuitées (+42%) du mois de décembre 2010 est à mettre principalement
à l’actif des non-résidents, dont les nuitées ont augmenté de +42% et ils ont généré 95% de
nuitées additionnelles. Par ailleurs, les nuitées des résidents ont également augmenté de
+40%.
- L’évolution des nuitées enregistrée au cours de l’année 2010 au niveau de la ville
d’Essaouira (+24%) s’explique principalement par la hausse des nuitées réalisées par les
principaux marchés émetteurs, notamment : la France (+32%), le Royaume Uni (+58%),
l’Espagne (+20%) , l’Allemagne (+34%).

Evolution des arrivées de touristes étrangers de séjours aux postes frontières par
mois :

Evolution des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés par
nationalité :
Saisonnalité des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés par
mois :

Evolution des nuitées du tourisme récepteur réalisées dans les établissements


d’hébergement classés par nationalité :
Evolution mensuelle des nuitées du tourisme récepteur réalisés dans les
établissements classés par mois :

Evolution des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés par
ville :
Taux d’occupation enregistré dans les établissements d’hébergement touristique
classés :

Evolution des recettes voyages durant la période 2007/2009  :


Informations sur le Tourisme au Maroc :

1- La stratégie 2010 a permis d’atteindre les objectifs suivants :

 Tripler la capacité d'hébergement et rééquilibrer le produit ;


 Former au moins 72.000 professionnels dans les différents métiers de l'hôtellerie et
du tourisme ;
 Planifier l'adéquation entre lits nouveaux et sièges d'avion additionnels et tripler
l'offre des sièges aériens ;
 Adopter un marketing moderne : partenariats avec des Tours Opérateurs, des
professionnels et des régions, ainsi que le renforcement du budget promotion ;
 Améliorer l'accueil, la qualité des prestations et l'animation ;
 Restructurer les organes de l'Etat.

2- Aujourd'hui gérée par un directoire, la SMIT (Société Marocaine d’ingénierie


Touristique) a optimisé les synergies et insufflé une nouvelle dynamique au secteur de
l'ingénierie touristique mis au service de l'Etat. Ses réalisations sont :

 Plan Azur : Concession des 6 stations, négociations des conventions et suivi des


réalisations ;

 Plan Mada'In : Réalisation des études stratégiques de développement touristique et


préparation des contrats programmes pour les villes de Fès, Casablanca et Agadir (contrat
programmes signés), Tanger, Tétouan-Tamouda Bay (contrat programme prêt, en attente de
signature, ainsi que Ouarzazate, Meknès et Rabat (en cours de préparation) ;

 Tourisme Rural : Structuration et développement du produit touristique rural à


travers la conception et le lancement de plusieurs Pays d'Accueil Touristiques (PAT)
(Chefchaouen, Imouzzer Ida Outanane, Désert et Oasis, Ouarzazate-Zagora- Errachidia)

 Tourisme de Niche : Encouragement et développement de produits au bénéfice de


plusieurs régions contribuant à l'enrichissement de l'offre Maroc : Kite Surf à Dakhla,
Parachutisme sportif à Beni Mellal, Train du Désert dans l'Oriental……

 Plan Biladi : Concession des 3 premières stations du Plan Biladi (Ifrane, Agadir et El


Jadida) et le lancement en cours des stations suivantes : Oriental, Nord, Grand Rabat, Grand
Casablanca, Marrakech.

 Nouvelles zones touristiques : Concession de stations, négociations des conventions


et suivi des réalisations pour Smir et Laguna Smir, Cala Iris (Al Hoceima), Mansour Lake City
(Ouarzazate), Oued Chbika (Tan Tan) ainsi que Tifnit (Agadir) et Dakhla (en cours de
réalisation).

 Promotion des investissements touristiques et accompagnement des investisseurs ,


(notamment ceux postulant pour des conventions avec le gouvernement) : Iberostar
(Espagne), Accor, Alain Crenn, Pierre & Vacances (France), Beachcomber (Iles Maurices)
….ainsi que l'ensemble des investisseurs marocains pour des marques comme RIU, TUI,
Mariott, Barcelo, Mandarin Oriental, Kempinsky, sans parler des marques nationales.

 Etude ILVT (Immobilier Locatif à Vocation Touristique ) , ayant débouché sur la loi
pour les RIPT (Résidences Immobilières de Promotion Touristiques) ; soit en résumé, la mise
en œuvre du volet Produit de la Vision 2010, et la participation effective actuellement à la
conception de la vision 2020.

3- En matière de développement du produit touristique, la vision 2010 s'est fixée le


double objectif de (1) tripler la capacité d'hébergement et de (2) rééquilibrer le produit et ce
à travers cinq chantiers, à savoir :
 Le positionnement offensif sur le balnéaire avec le lancement de 6 stations balnéaires
dans le cadre du « Plan Azur » totalisant 120.000 lits dont 85.000 lits hôteliers.
 Le repositionnement et l'extension des destinations existantes (balnéaires et
culturelles) à travers la mise en place de « Programmes de développement Régionaux
Touristiques » dans le cadre du « Plan Mada'in ».
 Le développement du tourisme rural et du tourisme des niches pour assurer
l'équilibre régional et l'enrichissement du produit.
 Le développement de produits adaptés au tourisme interne par la mise en place du
« Plan Biladi ».

4- La Vision 2010 s’est fixée les objectifs chiffrés suivants :


 En matière d'arrivées touristiques, il est prévu d'atteindre 10 millions de
touristes, dont 7 millions de touristes internationaux (contre 6,5M en 2006) ;
 En matière de capacité hôtelière, 160.000 lits seront créés (dont 130.000 lits
balnéaires et 30.000 lits dans les destinations culturelles du pays) portant la
capacité nationale à 230.000 lits ;
 Investissements: le volume devrait atteindre 8 à 9 milliards €, (aménagement des
nouvelles stations balnéaires, infrastructures, hôtellerie et animation) ;
 Recettes: le montant prévu est de 48 milliards € de recettes en devises ;
 Emploi: 600.000 emplois nouveaux seront créés ;
 Contribution du tourisme au PIB: elle devrait progresser en moyenne annuelle de
8.5%, ce qui la porterait à près de 20% à l'horizon 2010.
5- Le Ministère du Tourisme a décidé d'initier, dès la mi-novembre 2009, une phase
pilote d'application dans 30 établissements volontaires dans différentes régions du Royaume
(Agadir, El-Jadida, Fès, Meknès, Ouarzazate, Rabat, Tanger et Tétouane). Cette phase a été
soutenue par le Secrétariat d'Etat à l'Economie Suisse (SECO).

L'application de la BGH (Bonne gestion Environnementale en Hôtellerie) sur site s'est basée,
selon les outils pratiques du guide, sur un diagnostic opérationnel et technique des services
de l'hôtel. La collecte et l'analyse des données disponibles dans les établissements audités
ont constitué la base de ce travail de terrain. En effet, les informations collectées ont été
traitées par les experts locaux, en collaboration avec la direction et le personnel, afin de
comprendre le fonctionnement et les contraintes environnementales de l'établissement. Les
objectifs étaient de :
 Identifier, avec le soutien des experts locaux, les opportunités d'optimiser leur
gestion en réduisant ses coûts d'exploitation et leurs impacts sur l'environnement
 Cibler des mesures significatives et prioritaires permettant d'intégrer de bonnes
pratiques environnementales au sein de leurs services
 Favoriser l'appropriation du projet par leur équipe interne pour devenir des vecteurs
de diffusion des bonnes pratiques environnementales auprès de tout le personnel
 Faire un premier pas vers la gestion environnementale intégrée en vue d'une
labellisation ou certification environnementale
 Favoriser le partage d'expériences et de savoir-faire entre professionnels dans la
perspective d'une diffusion nationale

La mise en œuvre de la BGH nécessitait l'implication de la direction de l'établissement ainsi


qu'un responsable environnement ou du service technique ainsi que son équipe. Ces
derniers constituent généralement l'équipe interne BGH. La participation des autres
membres du personnel était également requise pour l'identification et l'analyse des
problèmes environnementaux de chaque service de l'hôtel. 

Ainsi, une première visite était planifiée par les experts locaux pour prendre contact avec la
direction de l'hôtel, exposer la démarche de la BGH, sensibiliser le personnel à l'utilisation du
guide et constituer l'équipe interne BGH. Cette dernière mettait en œuvre les outils du guide
selon les recommandations de l'expert local fournies lors de la première visite. Durant cette
étape, les priorités environnementales de l'établissement sont précisées et hiérarchisées en
s'appuyant sur les check-listes du guide. A l'issue de l'application de la BGH par l'équipe
interne, une deuxième visite du site par les experts locaux était programmée. Cette
rencontre permettait de discuter et de valider avec la direction de l'hôtel les mesures
correctives identifiées selon les critères de faisabilité, de rentabilité et d'impact
environnemental. La prise de décision était soutenue par des calculs économiques. Les
experts locaux effectuaient un suivi régulier la réalisation des mesures de remédiation
environnementale dans chaque établissement. Le but était de soutenir la mise en œuvre
concrète des mesures correctives et l'atteinte des objectifs d'amélioration ciblés.

Il est à signaler qu'une sélection de mesures correctives les plus significatives ont été mises
en avant dans des fiches synthétiques. Ces cas pratiques serviront pour la diffusion
d'exemples de bonnes pratiques environnementales en hôtellerie au niveau national.

Par ailleurs en 2011, grâce au soutien du SECO, l'accompagnement des hôteliers marocains
se poursuit pour 18 nouveaux établissements d'hébergement touristique répartis entre
Agadir, Tanger, Tétouan et Meknès.

6- Actions vers un tourisme durable :

La mise en place d'une démarche environnementale est favorable à l'essor de l'industrie


touristique et permet d'en garantir la viabilité. Dans le but de concrétiser et de soutenir
cette approche, le Département du Tourisme, en partenariat avec la Fédération Nationale de
l'Industrie Hôtelière et sba, ont pris l'initiative de mettre en place un dispositif
d'accompagnement axé sur le management environnemental dans le secteur hôtelier. Ainsi,
des formations ciblées, un accompagnement technique et des outils pratiques sont
développés et fournis dans le cadre de ce projet. L'objectif du projet est de contribuer au
renforcement de l'industrie marocaine du tourisme par l'amélioration de ses performances
environnementales et de sa compétitivité au niveau national, régional et international. 
A travers ses différentes phases, le projet ciblait les actions spécifiques suivantes :

 Familiariser les formateurs et les professionnels du tourisme aux principes et aux


bonnes pratiques de l'éco-efficacité
 Sensibiliser les acteurs de l'industrie du tourisme aux opportunités liées à
l'investissement dans le domaine de l'environnement
 Encourager les structures hôtelières à devenir proactives et les aider à acquérir de
l'information, de l'expérience et des outils dans le domaine environnemental.

7- La combinaison des produits authentiques et la diversité des potentiels culturels et


naturels dont jouit le Maroc, sont à même de consolider la position du « Tourisme de ville »
à l'échelle mondiale et d'attirer une clientèle à haute contribution. Cependant, le
développement de ce produit s'est trouvé confronté à quelques handicaps qu'il a été urgent
de contrecarrer moyennant la mise en œuvre d'une stratégie inscrite dans la Vision 2010
visant à mettre sur le marché une capacité additionnelle de 15.000 chambres et consistant à
établir des Programmes de Développement Régionaux Touristiques ( PDRT ) pour :

 Le repositionnement des destinations culturelles, balnéaires et mixtes pour une


meilleure valorisation de leurs potentialités ;
 Le développement de nouvelles zones d'aménagement touristique intégré.
 Le lancement d'un programme de rénovation ;

8- L'Objectif principal visé du programme de développement des produits de niche est


de soutenir les nouvelles façons de mettre en valeur les ressources naturelles et humaines
en misant sur le développement de produits et de services de niche et ce, à travers :

•  La Valorisation et l'enrichissement des potentialités touristiques locales; 


•  La Diversification du produit touristique local et positionnement sur des marchés en
plein essor;

La Génération de retombées socio-économiques directes au niveau local (création de


richesses et d'emplois);

9- L’un des problèmes majeurs du tourisme marocain est l’absence de la


communication touristique reposant sur les NTIC.
10- Le E-Tourisme demeure quand même faible relativement aux autres pays.
11- L’ONMT devra fournir plus d’effort en termes de promotion du produit touristique
Marocain.
12- Les principales menaces qu’on a sont :
 Contraintes de l’environnement international ;
 L’internationalisation de la concurrence ;
 La maturité des consommateurs qui ressentent le besoin d’une plus grande
information avant de se diriger vers une destination déterminée ;
 L’instabilité internationale qui impacte rapidement le secteur touristique en
général ;
 L’aérien est trop cher et ne couvre pas les principales destinations ;
 L’offre touristique proposée par le Maroc reste classique et non innovante ;
 Manque de suivi de la part de la RAM des actions de promotion par une offre
de transport ;
 Une insuffisance voire même absence de vols directs et réguliers;
 La non professionnalisation des métiers et absence de partenariat puisque le
tissu touristique marocain est géré par des gens peu expérimentés en
tourisme et non imprégnés des concepts de marketing et de communication
externe ;

Forces :

 La dynamique de changement amorcée au sein de l’ONMT ;


 Un réseau de délégations dans les principaux marchés émetteurs puisque c’est
l’office qui aide les acteurs touristiques nationaux à la préparation et la
commercialisation de leur offre sur les marchés émetteurs ;
 Produit de base riche et varié (3500 Km de plages ensoleillés, grande diversité
géographique, une population ouverte et accueillante, une image globale
satisfaisante, stabilité politique…)
 Les prémices d’une stratégie de communication (Présentation d’un plan
triennal de communication touristique);

Faiblesses :

 Budget de communication en dessous des normes ;


 Structure organisationnelle inadaptée (Présence d’une structure ONMT qui ne
répond nullement à la mission de base à savoir la promotion de la destination
Maroc ;
 Des moyens financiers insuffisants ;
 Absence de stratégie Marketing ;
 Faible utilisation des NTIC ;

Opportunités :

 Les marchés émetteurs en pleine croissance ;


 Possibilité de diversification du produit touristique marocain : tourisme sportif,
tourisme de circuit, tourisme de santé, tourisme climatique…
 La signature d’un accord cadre entre le secteur privé et le gouvernement
retraçant une vision globale du secteur ;
 Le dynamisme de certains CRTs qui préparent des plans marketing tenant
compte des spécificités de la région et cherchent des moyens de financement ;
 Le développement des NTIC qui permet de gagner en notoriété et en efficacité
à moindre coût ;
 L’action de la Royale Air Maroc pour la réalisation des opérations de
communication, la participation à des manifestations touristiques et
l’organisation des voyages d’étude et de prospection.

Le but principal du secteur touristique de nos jours est de :

 Investir sur les marchés à fort potentiel ;


 Démarcher – Prospecter de nouveaux marchés ;
 Face à la concurrence des destinations voisines, engager une réflexion sur le
positionnement et l’image du Maroc susceptible de donner une image forte sur
la scène internationale avec une signature attractive, compréhensible par la
majorité des marchés et déclinable selon les cibles et les thématiques ;
 Pour positionner à terme la destination Maroc sur le marché mondial, il faut
s’appuyer sur la stratégie de la marque puisqu’elle suscite la confiance des
clients potentiels. C’est un moyen de gagner de nouveaux clients et de fidéliser
d’autres ;
 Mettre en place un système d’information touristique en mesure de répondre
de manière affable, professionnelle et créative aux besoins d’information des
touristes en mettant à leur disposition des bornes interactives, des web call
center et des numéros verts.
 Instaurer une signalisation touristique :
 D’accueil aux postes frontières et à l’entrée des régions touristiques ;
 Des bureaux d’information touristique ;
 Des attraits, activités et services d’hébergement.
 Développer une action de communication interne en visant des segments
précis tels que les hommes d’affaires et les familles réduites, dont les besoins
sont satisfaits par l’offre hôtelière disponible.
 Mobiliser les intelligences collectives et travailler en synergie ;
 Créer des clubs de réflexion et de concertation permanente ;

10- La Vision 2020, se fixe comme objectif de doubler la taille du secteur touristique,
hissant ainsi le Maroc parmi les 20 premières destinations touristiques mondiales.

Selon un communiqué du Département du Tourisme, huit nouvelles destinations


touristiques vont naître dans le cadre de la Vision 2020, 200.000 nouveaux lits touristiques
vont être créés à travers le Royaume et les arrivées de touristes étrangers vont être
doublées.

Le pays compte multiplier par trois le nombre de voyageurs nationaux alors que les
recettes touristiques vont être portées à 140 milliards de dirhams (MMDH) en 2020, soit une
somme cumulée sur la décennie proche de 1 000 milliards de dirhams.
La Vision 2020, présentée devant le Souverain par M. Yassir Zenagui, ministre du
Tourisme et de l'Artisanat, est la stratégie de la régionalisation touristique, de la qualité et
du développement durable, souligne le communiqué.

Elle a été conçue sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI pour mettre en valeur
chacune des régions du Maroc, et pour mettre en place un tourisme respectueux de
l'environnement.

Le développement durable est en effet un des grands axes de la Vision 2020, précise le
Département du Tourisme, ajoutant que le tourisme marocain prendra en compte la
préservation des ressources naturelles, le maintien de l'authenticité socioculturelle des
régions et le développement et bien être des populations locales.

Des "éco territoires" vont émerger et seront de véritables vitrines du Maroc en matière
de développement durable, souligne le communiqué.

La vision 2020 va jouer un rôle important dans le processus de régionalisation avancée


dans lequel le Royaume est engagé, en adoptant une démarche novatrice et en s'appuyant
sur 8 territoires.

Ces territoires présentent une cohérence touristique, une attractivité et une masse
critique nécessaires pour un positionnement international. Ainsi, chaque territoire, doté d'un
positionnement et d'une ambition spécifiques, fera l'objet dans les prochains mois de
l'élaboration d'une feuille de route précise.

Tout ceci en étroite concertation avec l'ensemble des acteurs locaux ( élus,
professionnels, société civile et acteurs publics), selon le Département du Tourisme qui
précise qu'un effort particulier sera fait pour développer une offre d'animations culturelles
et de loisirs de rang international, à même de renforcer l'attractivité de nos destinations
touristiques.

Six grands projets structurants, impulsés et soutenus par l'Etat, les régions et le secteur
privé, seront mis en place : le programme Azur 2020 (en continuité avec le plan Azur), le
programme Patrimoine et Héritage, qui vise à faire rayonner l'identité culturelle du Maroc et
le programme Eco&Green, qui a pour objectif de valoriser des espaces naturels préservés
d'exception.

Il s'agit aussi du programme Animation et Loisirs (enrichir l'offre touristique hôtelière et la


rendre plus compétitive), le programme Niches à forte Valeur Ajoutée (positionner le Maroc
comme destination de rang international sur le Bien être) et le programme Biladi (une des
grandes priorités de la Vision 2020 avec la réalisation des 7 stations initialement prévues
dans les régions les plus prisées par nos concitoyens).
Un des grands facteurs clé de réussite de la vision 2020, au regard des différents
enjeux qu'elle devra relever (transversalité du secteur-régionalisation-durabilité), dépend de
la capacité du tourisme à mettre en place une nouvelle gouvernance du secteur, note le
communiqué.

Une Haute Autorité du Tourisme va être créée : c'est une instance publique-privée
associant les régions, qui aura pour mission de garantir la cohérence des stratégies nationale
et régionales, de coordonner, suivre, et évaluer leurs mises en œuvre.

Pour matérialiser la démarche d'aménagement intégrée des territoires, des Agences


de Développement Touristiques seront créées parallèlement. Elles auront pour principales
missions de suivre l'exécution des feuilles de route régionales, de développer l'attractivité
des destinations et de piloter les projets stratégiques pour garantir l'efficacité de leur
exécution.

Ces Agences deviendront l'interlocuteur unique sur toutes les questions liées au
tourisme, et seront de véritables plateformes de concertation. Elles bénéficieront de tout
l'appui, expertise et compétences des instances nationales en charge du tourisme.

Cette stratégie ambitieuse devra orienter les flux d'investissements vers les nouvelles
destinations tout en développant de nouveaux produits sophistiqués

Elle nécessitera une forte mobilisation de ressources financières nationales et


internationales.
La Première mesure phare est la création d'un Fonds Marocain pour le Développement
Touristique (FMDT), qui concrétise d'une part l'engagement volontariste de l'Etat auprès du
secteur dans son ensemble pour stimuler une forte dynamique d'investissement à même
d'accompagner la réalisation des grands chantiers de la Vision 2020, et d'autre part met en
place un partenariat durable avec des Fonds Souverains de pays amis disposés à soutenir ce
programme d'investissement.

Ce Fonds, financé par l'Etat et le Fonds Hassan II pour le développement économique


et social pour une enveloppe de 15 MMDH, aura pour objectif une capitalisation de près de
100 MMDH, avec les fonds de pays amis.

La deuxième mesure phare, des primes seront mises en place pour soutenir
l'investissement et l'orienter vers les zones moins développées ou émergentes.

Enfin, la troisième mesure phare marque l'engagement du secteur bancaire et porte


sur la mobilisation d'une enveloppe de 24 MMDH de financement bancaire pour les projets
considérés comme stratégiques dans le cadre de la Vision 2020, notamment les projets Azur,
et répondant à des conditions d'accès pré définies dans un cahier des charges convenu.
VISION 2020

Le Maroc abordera la Vision 2020 fort d'une riche expérience constituée lors de la mise
en œuvre de la Vision 2010. Compte tenu des enseignements tirés de la vision 2010, des
tendances et de l'évolution du marché mondial du tourisme, des lignes directrices peuvent
constituer les prémisses de la vision 2020 :

Développer un Tourisme responsable et durable

Le développement du tourisme doit profiter au citoyen marocain notamment :

 Par le développement du tourisme interne. Le Plan Biladi est déjà  en marche,


mais, il faudra quelques années avant que les résidences touristiques et autres campings ne
puissent accueillir les touristes marocains. A côté de ce plan, il faudrait développer le
concept de tourisme social, largement développé en Europe et qui a beaucoup contribué à 
installer la culture du tourisme interne. 
 Par la conception de sites touristiques intégrés dans l'environnement existant
et en interaction avec la population locale ;
 Par la préservation de l'environnement à  travers plusieurs actions :
 Mise en place de normes écologiques répondant aux standards internationaux ;
 Promotion du pavillon bleu ;
 Développement de l'énergie solaire et des techniques de recyclage et traitement de
l'eau ;

Eriger la qualité en priorité :

La Vision 2020 doit être aussi une vision de la qualité. En effet, le principal facteur
clé de succès des principales destinations touristiques mondiales, c'est la qualité. Le mot
d'ordre de la vision 2020 doit être la qualité, de l'aéroport à  l'aéroport. A ce titre,
l'assainissement de l'environnement du touriste doit être inscrit comme élément
prioritaire de la Vision 2020.

Promouvoir les Ressources Humaines

Le tourisme est un secteur de service. Les Ressources Humaines doivent être au cœur
du dispositif du développement, d'autant plus que l'enjeu majeur de la Vision 2020 sera
davantage d'ordre qualitatif.

Assurer un développement homogène de l'ensemble du territoire  


La Vision 2020 devra avoir une approche non seulement produit et clients mais aussi
région. Il faudra s'assurer de la cohérence et de l'homogénéité de l'offre et de l'existence de
la clientèle pour satisfaire cette offre à  l'horizon 2020. Pour cela, il faudra que chaque partie
du Maroc ait une vocation, une offre claire qui soit agréée par ses élus et par ses citoyens. Il
faudra également procéder à  un rééquilibrage des efforts notamment d'investissement vers
les régions où le tourisme n'arrive pas encore à  décoller.

Instaurer un système de Gouvernance plus efficace

Il s'agit de mettre en place des mécanismes et des moyens de pilotage adaptés et


mieux partagés. L'organisation du pilotage institutionnel devra être plus synthétique pour
éviter un nombre d'acteurs trop important.

Le principe est que l'administration incite (fiscalement) les grandes entreprises à 


dégager des fonds afin de créer des sociétés distinctes dont l'objet social est de construire et
d'exploiter des hôtels, des résidences touristiques. Les prix seront ainsi plafonnés pour le
personnel des entreprises concernées. Ces sociétés pourront exploiter les structures
d'accueil en question, durant les périodes creuses, à  des prix standards pour mieux les
rentabiliser.

PLAN AZUR

 Plage blanche : des retards liés la spécifité de la station

 Concédée en 2007 à  Fadesa

 Capacité d'accueil de 30 000 lits dont 19 500 hôteliers

 Délai s prévus de 8 ans

 Investissement : 4.7 milliards de Dirhams

 Création de 13 000 postes d'emploi directs et indirects

TAGHAZOUT

 Concédée en 2006 à  Colony Capital/ Satocan/ Lopesan

 Capacité d'accueil de 21 000 lits dont 15 000 lits hôteliers


 Opportunités d'emplois : 20 000 emplois directs liés à  la restauration, l'animation et
l'artisanat

 Investissement de départ : 20 millions de Dirhams, avec une augmentation de capital


de l'ordre de 1.1 milliards de Dirhams

LARACHE-LIXUS/MAZAGAN-EL HAOUZ /ESSAOUIRA-MOGADOR : Des stations de


constructions

LARACHE-LIXUS

 Confiée en 2004 à  la société Salixus

 Capacité d'accueil de 12 000 lits dont 7 500 hôteliers et 4 500 dans les villas et
villages de vacances

 Créations d'emplois : 3 800 emplois directs et 19 000 emplois indirects

 Investissement total : la station balnéaire Port-Lixus avoisine 5.6 milliards de Dirhams


dont 1.4 milliards assurés par l'aménageur

 Retard dans la livraison : la première capacité hôtelière prévue fin 2008 ne sera livrée
qu'à  l'été 2009

MAZAGAN-EL HAOUZ

 Confiée au groupe Sud-Africain Kerzner International Limited

 Capacité d'accueil : 8000 lits dont 3 900 dans les unités hôtelières, et 4 100 lits dans
les unités immobilières  de loisirs

 Création d'emplois : 2000 emplois directs et 10 000 emplois indirects

 Investissement : 5.3 milliards de Dirhams pour la phase 1, entièrement supportés par


le groupe. 

 L'investissement de l'Etat est de 82 millions de Dirhams au titre des infrastructures


hors-site.

 Le chantier connait un léger retard du à  la renégociation d'un avenant au niveau de


la convention d'investissement et à  l'émergence d'un partenaire émirati qui ont
modifié les plans de financement et de commercialisation.

ESSAOUIRA-MOGADOR

 Confiée à  la société Saemog


  Axée sur le culturel, l'Artisanat, les festivals, la thalasso

 Capacité d'accueil : 8 700 lits dont 7 500 hôteliers

 Investissement : 5.2 milliards de Dirhams

 L'avancement des travaux est relativement bon

SAIDIA : LA station balnéaire la plus avancées

 Aménagement confiée à  Fadesa

 Capacité d'accueil : 30 000 lits dont 17 000 dans l'hôtellerie et 13 000 lits sous forme
de résidence à  vocation touristique

 Investissement : 12 milliards de Dirhams dont 3 milliards directs

 Le bilan est positif : le nombre de logements pré-vendus à  l'étranger a augmenté de


107% par rapport à  l'année précédente.

PLAN MADA'IN : VERS UN DEVELOPPEMENT REGIONAL EQUILIBRE

 Objectif : Repositionnement des destinations culturelles marocaines à  travers un


programme de développement régional touristique (PDRT)

 Villes concernées : Fès, Casablanca, Agadir, Tanger, Tétouan, Ouarzazate, Meknès, Rabat
et Marrakech

 Acteurs : Gouvernement, villes, autorités locales, régions

FES

 Lancé le 25 Novembre 2005

 Positionnement : destination culturelle

 Capacité hôtelière supplémentaire : 10 400 lits à  l'horizon 2015

 Plans d'actions : développement des animations, mise en œuvre d'une stratégie


marketing (destination de circuit étape, destination de court séjour city break)

 Investissement : 3 milliards de Dirhams pris en charge par le secteur public

 Priorités : Renforcement de la capacité hôtelière, à  travers l'aménagement de la nouvelle


zone touristique de l'Oued Fès ; La promotion de l'investissement, la stimulation des
opérateurs, l'implantation d'unités hôtelières de haut standing, et des infrastructures
d'animation

CASABLANCA

 Lancé le 27 mars 2006

 6 types de tourisme : affaires, passage (circuit et croisière), combiné (affaires/city break),


city break pur, séjour de loisirs, shopping et santé.

 Capacité hôtelière supplémentaire : 10 000 lits à  l'horizon 2012 

 Objectif : 1.5 millions de touristes soit 3 millions de nuitées

 Recettes : 3.2 milliards de Dirhams

 Investissement : 7.8 milliards de Dirhams

 Emplois crées : 30 000

 Objectif : Inauguration de l'hôtel Casa City Center d'une capacité de 1200 lits.

PDRT EN COURS D'ELABORATION : AGADIR/TAMUDA BAY/OUARZAZATE/ZAGORA

Objectif : Lancement d'un programme de rénovation/Repositionnement des destinations


culturelles/Développement de nouvelles zones d'aménagement touristique intégré

Stratégie : Analyse et Positionnement marketing/Etude de Faisabilité pour l'aménagement des


nouvelles zones/Priorisation des mesure.

Elaboration : Contractualisation entre le Gouvernement et les instances régionales/Pilotage à


moyen terme

AGADIR

 Signé en avril 2007, baptisé « Agadir 2015  »


 Positionnement : destination balnéaire de demain
 Objectif : 12 millions de nuitées à  l'horizon par an 2015, une capacité de 59 000 lits, un
taux d'occupation moyen de 70%

 Investissement : 37 milliards de Dirhams


 Création d'emplois : 100 000 emplois
Plan d'action  :

1. Renforcement de l'hébergement par la création de 5 hôtels 5 étoiles à  Agadir, et 4


Resorts dans la région
2. Développement d'équipement de loisirs, amélioration de l'environnement urbain,
création d'un institut supérieur de formation en tourisme à  Founty
3. Développement du transport aérien et des plans annuels de communication

TAMUDA BAY

Pas encore signé, cependant les régions de Tétouan/Fnideq et de Tanger ont entrepris des
chantiers pour mettre à  niveau leur environnement urbain :

 Ghandouri
 Tanger City Center
 Mise en place de 5 unités hôtelières sur le littoral de Mdiq Fnideq

Protocoles d'accord signés en 2006 pour un partenariat entre : Le département du


tourisme

 La direction des domaines


 La préfecture de Mdiq-Fnideq
 La CDG et Interedec Holding pour l'accompagnement de la prospection des Tours
Opérators.

Plan d'action  :

1. Création de 5000 lits à  l'horizon 2008-2009


2. Mise à  niveau d'équipements d'animation et de loisirs (golf 18 trous...)
3. Création d'un institut de formation en Tourisme à  M'diq
4. Mise à  niveau de l'aéroport
5. Mise à  niveau de Bab Sebta
6. Création de la marque du littoral « Tamuda Bay  »
7. Recherche de TO
8. Amélioration de l'environnement urbain et paysager du littoral

OUARZAZATE/ZAGORA

 En phase de finalisation

 Investissement : 6 milliards de Dirhams


 Création d'emplois : 2000 emplois

 Début de négociations avec le groupement Palmeraie Marrakech/Thomas et Piron

 Positionnement : Produit complémentaire de Marrakech

 Appel d'offre international lancé en 2006   pour concéder l'aménagement de la


nouvelle zone touristique de Ouarzazate et la réhabilitation de la kasbah

TOURISME RURAL ET TOURISME DE NICHE

Objectif :

1. Meilleure répartition géographique du tourisme sur l'ensemble du pays


2. Mise en valeur des potentialités du Maroc avec une diversification de l'offre
3. Enrichissement du produit Maroc pour qu'il ne se limite pas au produit balnéaire

Politique Marketing :

La politique Marketing est moins visible car les produits de niche ne bénéficient pas de la
même couverture médiatique que le Plan Azur.

1. Création de clubs produits avec les professionnels


2. Lancement de produits de niche spécifiques
3. Clubs Produits : lancement du Golf et du Mice
4. Lancement d'un club de Kite Surf à  Dakhla
5. Lancement d'un club de parachutisme à  Beni Mellal
6. Mise en place par l'ONMT d'un processus de référencement et de promotion

TOURISME RURAL : UN BILAN 2006-2007 AMBIGU

Le développement du tourisme rural repose sur le concept de Pays d'Accueil


Touristique (PAT), qui invite les touristes à  découvrir les zones rurales du Maroc au travers
des itinéraires allant à  la rencontre des populations et de leur mode de vie en dehors des
circuits communs.

Le Département du Tourisme a déployé des efforts techniques et financiers


conséquents pour soutenir le développement de projets dans le monde rural, dans le cadre
d'une adhésion à  l'Initiative Nationale du Développement Humain (INDH).
Les PAT prévoient la mise en place d'un cadre de référence et de coordination entre les
parties, ainsi qu'un certain nombre d'actions visant le développement de la capacité
d'hébergement, la protection de l'environnement et l'aménagement des sites touristiques
de Chefchaouen, Ida Outane, Ifrane, Azilal.

Pays d'Accueil Touristique

Objectif : Structurer l'offre touristique rurale/Pousser les touristes vers des circuits non
connus afin de découvrir les zones rurales/Créer dynamique de l'artisanat

Stratégie : Stimuler les investissements en hébergement et restauration/ Renforcer les formes


d'intervention des ONG et Etat/Créer associations pour mobiliser des fonds

INDH : Initiative Nationale du Développement Humain

Objectif : Réduction de la pauvreté/Amélioration des infrastructures de base (route,


assainissement..)

Financement : 10 milliards de Dh entre 2006 et 2010

TOURISME DE NICHE : UN POTENTIEL DE PLUS EN PLUS EXPLOITE

Le bilan 2006/2007 de la politique des produits de niche est relativement bon, tant
en ce qui concerne les produits existants que les nouveaux produits.

De nombreux projets ont été lancés depuis 2004, qui ont tous été poursuivis en
2006/début 2007 de manière satisfaisante, à  l'exception de l'aménagement pour l'accueil
des croisiéristes qui a connu un certain retard.

Le tourisme sportif

 Le Golf, un produit à  succès


 Sports de glisse développés à  Dakhla grâce à  la mise en place d'une base nautique. 6
Tours Opérators étrangers commercialisent cette destination.
 Le surf à  été développé à  Safi grâce à  l'installation d'une base nautique
internationale, d'un club de surf et d'une plateforme pour l'organisation de
compétitions
 Le parachutisme est le créneau exploité à  Beni Mellal grâce à  la mise à  disposition
de l'aérodrome Air Club Maroc et la construction d'un hangar
Le surf à  été développé à  Mirleft et la chasse touristique à  été développé à  Arboua
 Sports nautiques à  Laayoune
 Pêche touristique à  Bin El Ouidane-Azilal
Le tourisme en croiserie: Mise en œuvre des plans d'aménagements pour l'accueil en
retard

Convention signée avec Casablanca et Agadir

Objectif :

1. Servir de cadre de référence aux différentes actions à  entreprendre par l'ensemble


des acteurs pour le développement de la croisière dans le port de Casablanca
2. Accueillir 400 000 croisiéristes à  l'horizon 2015

Plan d'action :

1. Consolidation des produits déjà  vendus


2. Concrétisation des actions de promotion
3. Intégration dans les circuits de distribution
4. Organisation d'éductours pour faire connaitre les destinations à  la presse et aux TO

ACCROISSEMENT DU TOURISME INTERNE

La stratégie de développement du tourisme interne-calendrier initial  :

Phase 1 (2003-2005) : opérations ponctuelles de promotion du tourisme interne


(kounouz biladi)

Phase 2 (2005-2006) : implantation d'un réseau de distribution pour la


commercialisation des produits existant, notamment à  travers les TO

Phase 3 (à  partir de 2007) : création de nouveaux produits adaptés à  la demande


nationale

Bilan 2006-2007 : mitigé notamment avec des retards concernant l'appel d'offre en
vue de la concession des zones d'implantation et émergence des TO du tourisme interne. La
stratégie de commercialisation du tourisme interne prévue pour 2006 est en retard.
L'année 2007 prévoit de rattraper le retard en consolidant la signature de partenariats avec
les TO nationaux. Les 3 thèmes principaux de 2007 ont été intitules :  « Désert  », « Nature 
», et « Juillet malin  » et chaque lancement sera précédé d'une campagne de promotion.

LES INCITATIONS A L'INVESTISSEMENT DANS LE SECTEUR DU TOURISME

Etat des lieux : faiblesse des outils de financement du secteur hôtelier pour les
nouveaux investissements et la mise à  niveau du parc hôtelier existant.
Actions du Ministère du Tourisme :

 Mise en place de mesures d'accompagnement


 Lancement de fonds d'investissement en actifs touristiques

Bilan : Positif dans la mesure où 3 fonds d'investissement ont déjà  été lancés. Une
promesse a été faite lors des Assises Internationales du Tourisme 2006 tenues à  Tanger de
réunir un montant de 2.5 milliards de Dirhams de capital permettant de canaliser près de 5
milliards de Dirhams vers la construction de nouveaux hôtels.

Types d'Investissements Touristiques :

 Créations d'actifs touristiques


 Reprise d'actifs touristiques
 Participation dans des groupes hôteliers

Le fonds H Partners, Attijariwafa Bank et la Banque Centrale Populaire

 Fonds lancé le 14 juin 2006


 2.5 milliards de Dirhams réunis 
 Objectif de reprise ou de rénovation d'hôtels dans les catégories 3/4/5 étoiles

Maghrib Siyaha Fund, BMCE

 Création d'un fonds pour la promotion du secteur de 2.5 milliards de Dirhams


 Projet d'augmenter le fond de 500 millions de dollars à  1 milliard de dollars, avec
l'adhésion d'investisseurs étrangers

Le Fonds Madaef, CDG

 Capital de 1.5 milliards de Dirhams


 Possède 3 actifs apportés en fonds actifs: le Golf Royal Al Jadida, le N'fis Marrakech,
et le Club Issil Marrakech
 Stratégie : se positionner sur des destinations majeures matures et à  haut potentiel
 Objectif : création de 15 à  20 hôtels, positionnement en interne dans les projets de
la Marina de Casablanca, Oued Fès, Medieq Fnideq
 Promesses d'investisseurs étrangers et projets communs avec Attijariwafa Bank et la
BMCE
 Propriétaire de 4000 lits et actionnaire de la société qui possède tous les villages Club
Med à  proportion de 51%.

Lancement de l’Etude Vision 2020


Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste , a donné aux assises internationales du
tourisme à Fès en avril 2007 Ses Hautes Orientations pour le développement du secteur du
tourisme dans notre pays à l'horizon 2020.

Extrait du discours de Sa Majesté le Roi

« …Aussi, exhortons-nous le ministère du tourisme et la fédération nationale du tourisme à


ouvrir, d'ores et déjà, le chantier de la vision 2020 du tourisme marocain. Nous demandons à
ce que les études poussées et les choix d'aménagement du territoire qui en résulteront, ainsi
que le débat entre les différents intervenants, soient achevés d'ici 2009. Notre objectif est de
conclure, en 2010, le nouveau contrat-programme vision 2020 pour le tourisme marocain.

La nouvelle vision devra s'inscrire dans la continuité, et se fonder sur les enseignements tirés
de l'expérience de ces six dernières années, et assurer une articulation plus étroite du secteur
touristique national avec les autres secteurs économiques et sociaux, comme l'artisanat, la
culture, l'agriculture et les ressources naturelles. »

Aussi, le Ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Monsieur Mohamed Boussaid, a présidé le


vendredi 25 avril, au siège du Département du Tourisme, la réunion du Comité de Pilotage
pour le lancement de la Vision 2020 pour le secteur du Tourisme.

Cette étude, pilotée conjointement par le Département du Tourisme et la Fédération


Nationale du Tourisme, nécessite la mobilisation et la contribution de l'ensemble des parties
prenantes, aussi bien du secteur privé que public, au vu de la transversalité du secteur du
tourisme.

A ce titre, cette séance de travail s'est déroulée en présence de Mr Salaheddine Mezouar,


Ministre de l'Economie et Des Finances, de Mme Amina Benkhadra, Ministre de l'Energie,
des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, de même que plusieurs représentants de
départements ministériels, notamment, le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de l'Habitat,
de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'Espace, Le Ministère de l'Equipement et du
Transport, le Ministère des Affaires Economiques et Générales, le Secrétariat d'Etat à l'Eau et
à l'Environnement, le Haut Commissariat au Plan, le Haut commissariat aux Eaux et forêts et
l'Office National Marocain du Tourisme.

La Vision 2010 a déclenché une dynamique importante pour le développement du secteur,


qui a enregistré des résultats positifs sur le plan de l'investissement, du transport aérien et
de la promotion. Ces avancées se sont traduites par des performances touristiques
appréciables, notamment en terme d'arrivées qui ont progressé de 12% en 2007 avec 7.4
millions de visiteurs.
Dans une logique de continuité, le Maroc souhaite se doter d'une approche stratégique qui
délivre une vision prospective du secteur touristique à horizon 2020, à travers la
construction d'une offre solide, différenciée, diversifiée et équilibrée.

La vision 2020 vient consolider les acquis de la vision 2010, mais adoptera une approche
ascendante et basée davantage sur le qualitatif que le quantitatif. Elle sera construite à
partir des vocations touristiques territoriales et aboutira à des plans de développement
touristique régionaux.

Cette vision prendra en considération l'état de la demande internationale et de la


concurrence à cet horizon, et tiendra compte des exigences d'un tourisme durable,
responsable, préservant nos ressources naturelles et patrimoniales.

Le chantier de la vision 2020 sera menée par une équipe pluridisciplinaire réunissant le
département du tourisme, l'ONMT et la Fédération Nationale du Tourisme, et sera
accompagnée par le Cabinet international Booz Allen Hamilton, désigné à la suite de l'appel
d'offres international lancé en décembre 2007.

La Vision 2020, présentée le 30 novembre dernier à Marrakech devant Sa Majesté le Roi


Mohammed VI, se fixe comme objectif de doubler la taille du secteur touristique, hissant
ainsi le Maroc parmi les 20 premières destinations touristiques mondiales. Huit nouvelles
destinations touristiques vont naître dans le cadre de la Vision 2020. 200.000 nouveaux lits
touristiques vont être créés à travers le Royaume, les arrivées de touristes étrangers vont
être doublées, et le pays compte multiplier par trois le nombre de voyageurs nationaux. Les
recettes touristiques vont être portées à 140 milliards de DH en 2020, soit une somme
cumulée sur la décennie proche de 1 000 milliards de dirhams.

La Vision 2020 présentée devant le souverain par M. Yassir Zenagui, ministre du Tourisme et
de l'Artisanat, est la stratégie de la régionalisation touristique, de la qualité et du
développement durable. Elle a été conçue sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed
VI pour mettre en valeur chacune des régions du Maroc, et pour mettre en place un
tourisme respectueux de l'environnement. Le développement durable est en effet un des
grands axes de la Vision 2020. Le tourisme marocain prendra en compte la préservation des
ressources naturelles, le maintien de l'authenticité socioculturelle des régions et le
développement et bien être des populations locales. Des « eco territoires » vont émerger :
ce seront de véritables vitrines du Maroc en matière de développement durable.

La vision 2020 va jouer un rôle important dans le processus de régionalisation avancée dans
lequel le Royaume est engagé, en adoptant une démarche novatrice et en s'appuyant sur 8
territoires. Ces territoires présentent une cohérence touristique, une attractivité et une
masse critique nécessaires pour un positionnement international.
Ainsi, chaque territoire, doté d'un positionnement et d'une ambition spécifiques, fera l'objet
dans les prochains mois de l'élaboration d'une feuille de route précise. Tout ceci en étroite
concertation avec l'ensemble des acteurs locaux: élus, professionnels, société civile et
acteurs publics. U n effort particulier sera fait pour développer une offre d'animations
culturelles et de loisirs de rang international, à même de renforcer l'attractivité de nos
destinations touristiques. Six grands projets structurants, impulsés et soutenus par l'Etat, les
régions et le secteur privé, seront mis en place : le programme Azur 2020 (en continuité avec
le plan Azur) ; le programme Patrimoine et Héritage (faire rayonner l'identité culturelle du
Maroc) ; le programme Eco & Green (valoriser des espaces naturels préservés d'exception) ;
le programme Animation et Loisirs (enrichir l'offre touristique hôtelière et la rendre plus
compétitive) ; le programme Niches à forte Valeur Ajoutée ( positionner le Maroc comme
destination de rang international sur le Bien être) ; le programme Biladi (une des grandes
priorités de la Vision 2020 avec la réalisation des 7 Stations initialement prévues dans les
régions les plus prisées par nos concitoyens).

Un des grands f acteurs clé de réussite de la vision 2020, au regard des différents enjeux
qu'elle devra relever (transversalité du secteur – régionalisation- durabilité), dépend de la
capacité du Tourisme à mettre en place une nouvelle gouvernance du secteur. Une Haute
Autorité du Tourisme va être créée : c'est une instance public-privée associant les régions,
qui aura pour mission de garantir la cohérence des stratégies nationale et régionales, de
coordonner, suivre, et évaluer leurs mises en œuvre.

Pour matérialiser la démarche d'aménagement intégrée des territoires, des Agences de


Développement Touristiques seront créées parallèlement. Elles auront pour principales
missions de suivre l'exécution des feuilles de route régionales, de développer l'attractivité
des destinations et de piloter les projets stratégiques pour garantir l'efficacité de leur
exécution. Ces Agences deviendront l'interlocuteur unique sur toutes les questions liées au
tourisme, et seront de véritables plateformes de concertation . Elles bénéficieront de tout
l'appui, expertise et compétences des instances nationales en charge du tourisme.

Cette stratégie ambitieuse devra orienter les flux d'investissements vers les nouvelles
destinations tout en développant de nouveaux produits sophistiqués. Elle nécessitera une
forte mobilisation de ressources financières nationales et internationales. Première mesure
phare, la création d'un Fonds Marocain pour le Développement Touristique (FMDT) qui
concrétise d'une part l'engagement volontariste de l'Etat auprès du secteur dans son
ensemble pour stimuler une forte dynamique d'investissement à même d'accompagner la
réalisation des grands chantiers de la Vision 2020, et d'autre part met en place un
partenariat durable avec des Fonds Souverains de pays amis disposés à soutenir ce
programme d'investissement.
Ce Fonds, financé par l'Etat et le Fonds Hassan II pour le développement économique et
social pour une enveloppe de 15 Milliards de DH, aura pour objectif une capitalisation de
près de 100 Milliards de dirhams, avec les fonds de pays amis.

Deuxième mesure phare, des primes seront mises en place pour soutenir l'investissement et
l'orienter vers les zones moins développées ou émergentes.

Enfin, la troisième mesure phare marque l'engagement du secteur bancaire: la mobilisation


d'une enveloppe de 24 milliards de DH de financement bancaire pour les projets considérés
comme stratégiques dans le cadre de la Vision 2020, notamment les projets Azur, et
répondant à des conditions d'accès pré définies dans un cahier des charges convenu.

ACCORD D’APPLICATION DE L’ACCORD CADRE 2001 – 2010

ENGAGEMENTS GENERAUX

ARTICLE 1 : LE TOURISME, PRIORITE ECONOMIQUE NATIONALE

Discours Royal

« Nous avons le plaisir de rencontrer les promoteurs du tourisme, vu l’intérêt particulier que
Nous accordons au secteur touristique pour triompher dans le Jihad économique et social et
créer des emplois, et partant de notre souci d’augmenter le flux de touristes afin de le hisser
au niveau des potentialités touristiques naturelles et culturelles considérables de notre
pays.

Vous n’êtes pas sans savoir que les nouvelles technologies de l’information et de la
communication et la mondialisation de l’économie impliqueront des mutations qui placeront
le tourisme en tête de l’industrie dans le monde. Aussi, avons Nous tenu à vous faire part de
Notre vision quant à la mise à niveau de ce secteur que Nous considérons comme un pivot
de développement afin que Notre pays puisse bénéficier des parts du marché touristique
qu’il mérite au niveau international et dans la zone prometteuse de la Méditerranée, Notre
objectif étant de réhabiliter le secteur du tourisme en tant que secteur économique d’une
grande priorité ».

Accord Cadre

Article 1 : Le tourisme, priorité économique nationale

« L’énorme potentiel de croissance que recèle l’industrie touristique nationale, la place au


premier rang des priorités du Gouvernement, dans la perspective plus générale de la mise en
œuvre d’un programme de développement accéléré du Royaume sur les plans économique
et social.

Par ses effets dynamisant sur les principales variables macro-économiques (emplois,
croissance, équilibres externes et investissements), par ses effets d’entraînement sur les
autres secteurs de l’économie nationale, par ses effets structurants sur le tissu industriel des
PME/PMI, l’aménagement du territoire, les populations locales et le monde rural, le
Gouvernement déclare ériger le tourisme en priorité économique nationale ».

Les parties conviennent que la mise en œuvre de la « Vision 2010 » aura un effet significatif
sur les grands équilibres macro-économiques, avec comme objectifs principaux pour la
décennie :

 L’impulsion d’une croissance supplémentaire du PIB de l’ordre de 2 à 3 points par an ;


 La création de 600.000 emplois environ ;
 L’augmentation des recettes annuelles en devises de 20 à 80 milliards de dirhams
environ.

Les parties déclarent que les effets attendus d’un développement accéléré de l’industrie
touristique dans le déclenchement d’une dynamique globale de croissance de l’économie
marocaine justifient fondamentalement son statut de priorité économique nationale et sa
conséquence directe: la mobilisation de tous les moyens humains, financiers et
organisationnels au niveau de l’Etat notamment, pour traduire dans les faits de manière
tangible et crédible, les Hautes Directives Royales et l’engagement politique du
Gouvernement et des professionnels.

Le Gouvernement déclare en conséquence s’engager à procéder à tous les arbitrages


nécessaires dans les plus brefs délais pour que le statut de priorité accordé au secteur du
tourisme se traduise concrètement dans les faits.

Les parties conviennent également de l’impérieuse nécessité de mettre en place un dispositif


statistique renforcé au niveau national pour analyser et suivre avec précision les
performances de l’industrie touristique, ses impacts sur les autres secteurs de l’économie et
les principales variables macro-économiques.

Dans le cadre des dispositions de l’article 49 du présent Accord d’Application, les parties
décident de favoriser une étroite collaboration entre l’Observatoire du Tourisme et les
différentes entités administratives chargées des statistiques nationales, et en particulier, la
Direction de la Politique Economique Générale au Département de l’Economie et des
Finances et la Direction des Statistiques du Ministère de la Prévision Economique et du Plan.

ARTICLE 2 : LES CADRES DE REFERENCE DE LA NOUVELLE POLITIQUE TOURISTIQUE


Discours Royal

« En vue de traduire dans les faits les mesures ou dispositions annoncées par Notre Majesté,
il est pour Nous un motif de fierté de clore Notre rencontre avec vous en présidant la
cérémonie de signature de l’Accord Cadre entre le Gouvernement et les promoteurs
touristiques qui concrétise Nos orientations, en considérant que le déroulement de cette
cérémonie sous Notre Egide comme une illustration de l’engagement collectif, moral et
effectif de tous les citoyens à promouvoir ce secteur stratégique. »

Accord Cadre

Article 2 : Le PDES 2001-2004 et le Contrat Programme, cadre de référence

« Les parties conviennent que suite à une démarche concertée entre les opérateurs privés
ou publics du secteur et le Département du tourisme, le contrat programme tenant compte
des objectifs et orientations du PDES 2001-2004, propose une vision cohérente et structurée
du secteur touristique pour la prochaine décennie, et par suite, constitue le cadre de
référence à l’action conjointe du Gouvernement et des opérateurs privés pour planifier et
promouvoir un développement durable et accéléré de l’industrie touristique nationale ».

Dans le respect des Hautes Directives contenues dans le Discours Royal, les parties
conviennent que le Contrat Programme, l’Accord Cadre et le présent Accord d’Application
constituent les cadres politiques, conceptuels et opérationnels de la nouvelle politique
touristique, en traduisant l’engagement de l’Etat marocain et la détermination de tous les
acteurs à la mettre en œuvre avec succès.

ARTICLE 3 : ENGAGEMENT SUR LA VISION

Discours Royal

« Notre pays peut, grâce aux potentialités naturelles et civilisationnelles dont Dieu l’a
comblé, réaliser un développement touristique national de haute qualité qui nous permettra
d’accueillir chaque année pas moins de dix millions de touristes au cours de la prochaine
décennie ».

Accord Cadre

Article 3 : Engagement sur la vision 2010

« Les parties décident formellement de se fixer l’objectif de dix millions de touristes à


l’horizon 2010 et de le considérer comme un objectif national prioritaire visant à positionner
le Maroc parmi les premières destinations touristiques mondiales.
Les parties s’engagent en conséquence sur un dispositif stratégique global, destiné à mettre
en œuvre dans les plus brefs délais, selon un planning à définir, la politique à suivre pour la
prochaine décennie.

Les parties conviennent également que la réalisation de cet objectif suppose principalement:

 La construction par le secteur privé de 80.000 chambres supplémentaires pour un


investissement d’environ 30 milliards de dirhams ;
 La mise en adéquation des capacités de transport (aérien, maritime et terrestre) ;
 La réalisation d’un certain nombre de programmes d’infrastructures et
d’investissements complémentaires à la charge de l’Etat, d’organismes publics et privés ».

En application de l’article 3 de l’Accord Cadre, les parties décident de retenir comme


référentiel de base «le modèle de simulation global» annexé au présent Accord
d’Application, de préciser les implications de la vision 2010 en matière d’investissements
publics et privés, et d’élaborer un Programme de Développement et d’Investissement
Stratégiques (PDIS) pour la décennie. Ledit programme viendra compléter l’arsenal
opérationnel prévu dans le cadre de cet accord.

3.1. Modèle de simulation global

Les parties décident de retenir comme référentiel de base «le modèle de simulation global»
annexé au Contrat Programme et au présent Accord d’Application.

3.2. Vision 2010 et investissements

Les parties conviennent de l’impérieuse nécessité d’effectuer une programmation


stratégique dans le temps et l’espace des investissements nécessaires à la réalisation de la
vision 2010, qui soit en cohérence avec le modèle de simulation global et le programme de
développement des nouvelles capacités hôtelières qui en résultera notamment. A cet égard,
les parties s’accordent sur l’estimation préliminaire suivante de ces investissements:

En premier lieu, la création et/ou l’extension d’un certain nombre de travaux


d’infrastructures (aménagements hors-site des nouvelles stations balnéaires, assainissement
distribution d’eau et d’électricité, infrastructures de communication et d’accueils aux
frontières) est évaluée en première approximation à une quinzaine de milliards Dh.

En second lieu, selon les premières approximations disponibles, l’aménagement in-site et le


développement des nouvelles stations balnéaires nécessiteraient un investissement de
l’ordre de 15 milliards Dh au cours de la décennie.

En troisième lieu, la réalisation des 80.000 chambres supplémentaires nécessaires pour


accueillir 10 millions de touristes exigera, selon le positionnement global de la destination
Maroc qui sera défini conformément aux dispositions de l’article 15 du présent Accord
d’Application, entre 30 et 40 milliards Dh d’investissements hôteliers.

En quatrième lieu, les investissements d’accompagnement liés à l’animation et aux loisirs


sont estimés à 5 milliards Dh.

En cinquième lieu, la mise en adéquation des capacités de transport (aérien, terrestre et


maritime) nécessiterait une quinzaine de milliards Dh environ.

Au total, et en première approximation, 80 à 90 milliards de dirhams d’investissements


seraient nécessaires pour accompagner la mise en œuvre de la nouvelle politique
touristique.

3.3. Programme de Développement et d’Investissement Stratégiques (PDIS)

Ainsi, eu égard aux enjeux de la nouvelle politique touristique, les parties décident
l’élaboration d’un «Programme de Développement et d’Investissement Stratégiques» (PDIS).
Ce PDIS constituera une synthèse à l’échelle nationale de tous les investissements publics et
privés à réaliser pour atteindre la «vision 2010». Sachant que seront disponibles, fin 2001,
les premières évaluations concernant le phasage de développement des nouvelles stations
balnéaires, les parties conviennent d’élaborer une première ébauche du PDIS à horizon Juin
2002; la version définitive devra être achevée fin Décembre 2002.

En conséquence de ce qui précède, le Gouvernement déclare s’engager à recenser


exhaustivement l’ensemble des besoins d’investissements nécessaires à la mise en œuvre
harmonieuse et efficace de la «vision 2010» et relevant du budget de l’Etat ou des
organismes et entreprises publics concernés (ONE, ODEP, ONEP, ONDA, RAM, ONCF, ADM,
ONMT,…), et ce, afin de disposer des éléments d’information essentiels à une
programmation budgétaire des investissements prioritaires et stratégiques à réaliser au
cours de la prochaine décennie, et en particulier entre 2002 et 2005.

De même, et dans le cadre des dispositions de l’article 53 du présent Accord d’Application,


les représentants du Gouvernement (Walis et Gouverneurs) dans les principales régions
touristiques concernées, procéderont aux mêmes évaluations, en étroite collaboration avec
les élus locaux et les associations professionnelles impliquées, pour la partie des
investissements relevant du budget ou de la responsabilité des collectivités locales ou
régionales, et en particulier s’agissant des domaines suivants : hygiène et propreté des sites
touristiques, ramassage des déchets urbains, aménagement des espaces urbains (urbanisme,
esthétique, espace vert, voie de circulation), organisation d’activités récréatives
permanentes, mise en adéquation des capacités de distribution d’eau et d’électricité,
assainissement des déchets solides et liquides, transport en communs, infrastructures
hospitalières et de santé, police nationale et touristique.
Par ailleurs, dans les mêmes délais et dans le cadre des mêmes dispositions de l’article 53 du
présent Accord d’Application, les représentants des transporteurs touristiques, des agences
de voyages et des hôteliers évalueront le plus précisément possible les besoins en matière
de transport touristiques terrestres (autocars, voiture de location, …).

Les parties conviennent enfin de désigner le Comité de Pilotage Stratégique pour


coordonner le chantier «PDIS», collecter et analyser l’ensemble des informations
nécessaires. Le Comité de Pilotage Stratégique, pour effectuer cette mission, travaillera avec
le support actif de l’ensemble des parties concernées (Administration, Collectivités Locales,
représentants des professionnels).

ARTICLE 4 : ENGAGEMENT SUR LA STRATEGIE

Discours Royal

« Nous espérons que les efforts de tous se conjuguent pour que cet engagement soit
concrétisé en projets ambitieux à même d’impulser fortement le développement du secteur
touristique qui, si nous gagnons la bataille de son décollage, nous servira d’assise
fondamentale pour remporter le grand Jihad économique et social que nous menons avec
confiance, détermination et ambition. »

Accord Cadre

Article 4 : Engagement sur la stratégie

« Les parties décident que la réalisation de la vision 2010 exige le déclenchement simultané
de plusieurs dynamiques :

 Ne dynamique commerciale pour rétablir la compétitivité de la destination et du


produit Maroc ;
 Une dynamique industrielle et financière pour améliorer la rentabilité de
l’investissement touristique au Maroc et orienter l’épargne nationale et internationale vers
le secteur du tourisme ;
 Une dynamique institutionnelle visant la restructuration par l’Etat, de ses organes
d’intervention et par le secteur privé, de ses associations professionnelles, pour doter le
secteur du tourisme de structures qui autoriseront une planification concertée de la nouvelle
politique touristique ».

En application de l’article 4 de l’Accord Cadre, et constatant déjà un retard de plusieurs


milliers de chambres en regard du «modèle de simulation global», les parties conviennent
que le succès de la nouvelle politique touristique repose sur le caractère concomitant et
massif des mesures qui seront prises au cours des quinze (15) prochains mois, et en
particulier au cours des six prochains mois.
Les parties conviennent à cet égard de mettre en œuvre la totalité du dispositif stratégique
global en considérant comme indissociable et complémentaire l’ensemble de ses
composantes.

DYNAMIQUE COMMERCIALE

ARTICLE 5 : RETABLIR LA COMPETITIVITE DE LA DESTINATION

Accord Cadre

Article 5 : Rétablir la compétitivité de la destination

« Conscientes de la nécessité de déclencher puis d’entretenir tout au long de la décennie


une puissante et durable dynamique commerciale qui permettra de soutenir un rythme
annuel de croissance des arrivées de touristes internationaux de 15% environ pour atteindre
en 2010 l’objectif de 10 millions de touristes, les parties conviennent d’adopter un ensemble
de mesures destiné à rétablir la compétitivité de la destination Maroc.

Les parties décident en conséquence de mettre en œuvre les stratégies «produits », « prix»,
« promotion » et « professionnalisme des métiers » adaptées pour positionner le Royaume
comme l’une des destinations majeures et naturelles du marché touristique mondial et
notamment européen ».

En application de l’article 5 de l’Accord Cadre, les parties déclarent leur volonté commune de
rétablir la compétitivité de la destination Maroc à travers la mise en œuvre des axes
stratégiques suivants :

 Concevoir une offre de produit de haute facture en capitalisant sur les atouts naturels
de la destination;
 Adopter un positionnement optimal sur le rapport qualité-prix de la destination;
 Favoriser la professionnalisation de tous les acteurs de la chaîne touristique à travers
une dynamique générale de compétence et de sérieux;
 Mobiliser toutes les ressources financières nécessaires pour promouvoir la
destination sur les marchés émetteurs, à travers un office structuré et performant.

STRATEGIE PRODUIT

ARTICLE 6 : STRATEGIE PRODUIT

Les parties conviennent de mettre en œuvre une stratégie «produit» visant à entretenir et
développer tout au long de la décennie l’ intérêt de la destination Maroc, tant auprès des
professionnels du tourisme que des clients internationaux ou nationaux et reposant sur les
cinq axes suivants:
 Un positionnement offensif sur le balnéaire avec le lancement de nouvelles stations
balnéaires (article 7);
 La consolidation et/ou la restructuration du balnéaire existant à Agadir, Tanger et
Tétouan (articles 8, 9, 10 et 11);
 Le repositionnement du produit culturel (article 12);
 Le développement du tourisme rural (article 13);
 La promotion du tourisme interne (article 14).

ARTICLE 7 : POSITIONNEMENT OFFENSIF SUR LE BALNEAIRE ET NOUVELLES STATIONS

Discours Royal

« Si l’aménagement par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social,


d’une nouvelle génération de zones touristiques intégrées traduit notre ferme
détermination à inciter l’Etat à investir dans le secteur touristique, Nous sommes déterminés
à aller de l’avant sur cette voie pour l’aménagement de nouvelles zones touristiques en
partenariat avec le secteur privé, conformément à un cahier de charges qui confère aux
particuliers les tâches de réalisation et de commercialisation, en laissant à l’Etat le soin
d’assumer la mission d’orientation et de contrôle ».

Accord Cadre

Article 6 : Positionnement offensif sur le balnéaire

« Les parties conviennent de la réalisation de l’objectif 2010 passe nécessairement par un


positionnement offensif du Maroc sur le segment balnéaire afin que celui-ci représente près
de 70% de l’offre en 2010, soit une capacité additionnelle de 65.000 chambres environ.

Les parties conviennent ainsi de lancer rapidement 4 à 5 nouvelles stations avec l’objectif de
disposer d’une offre balnéaire permanente au sud, renforcée de Mai à septembre par une
offre méditerranéenne de qualité.

Les différents sites devant recevoir ces stations sont identifiés (Saïdia, Khmis Sahel, Haouzia,
Essaouira, Taghazout, Guelmim). Le programme de développement de ces stations sera
défini en concertation entre les parties, et ce, afin de concevoir une offre globale de qualité,
harmonieuse, cohérente et adaptée aux différentes exigences de la demande touristique »

Article 18 : Aménagement de nouvelles stations balnéaires

« Les parties constatent avec satisfaction que les sommes allouées par le Fonds Hassan II
pour l’aménagement de nouvelles stations balnéaires, ont permis de déclencher une
nouvelle dynamique pour promouvoir le balnéaire au Maroc.
Les parties constatent également avec satisfaction que les efforts du Gouvernement se
traduisent par l’adoption du principe de concéder à des promoteurs privés l’aménagement
de stations balnéaires intégrées, en contrepartie de cahier de charges contraignant.

Les parties considèrent cette approche comme étant susceptible de permettre une
augmentation quantitative et qualitative significative de l’offre nationale en des délais
records. Ces cadres contractuels permettront en effet d’imposer aux promoteurs
aménageurs un certain nombre d’axes directeurs au schéma d’aménagement général et de
disposer des voies de recours pour stopper toutes les dérives possibles.

Les parties conviennent que l’établissement de ces cadres contractuels détaillés et


contraignants constitue la juste contrepartie de la mise à disposition des bases foncières et
de la réalisation des infrastructures hors sites à la charge de l’Etat.

Enfin, les parties conscientes de l’urgence à promouvoir ces nouveaux sites balnéaires
décident de prendre toutes les mesures susceptibles de permettre l’attribution à des
aménageurs-développeurs d’au moins trois sites actuellement à l’étude, et ce, au plus tard
au premier trimestre 2002 ».

Le projet de développement durable du tourisme balnéaire, entrepris par le Département du


Tourisme avec l’appui de la BIRD porte sur la création de six nouvelles stations (Saïdia – Ras
El Ma- Provinces de Berkane et Nador; Khmis Sahel - Province de Larache; El Haouzia –
Province d’El Jadida; Mogador – Province d’Essaouira; Taghazout – Province d’Agadir; Plage
Blanche –Province de Guelmim).

La démarche adoptée pour la création de ces stations s’articule autour des axes suivants:

 Elaboration des études de faisabilité pour l’aménagement des nouveaux sites, par
des consultants de renommée internationale;
 Sélection des aménageurs privés chargés de la valorisation des sites sur la base des
études de faisabilité et avec l’appui d’une Banque d’Affaires;
 Concession aux aménageurs-développeurs privés sélectionnés, des nouveaux sites en
contre partie de cahier de charges contraignants négociés avec l’appui de la Banque
d’Affaires et des équipes d’assistance technique accompagnant le Département du
Tourisme à toutes les étapes du projet.

Par suite, en application des articles 6 et 18 de l’Accord Cadre, les parties constatent avec
satisfaction que le projet de création de nouvelles stations balnéaires avance selon les délais
et les méthodes initialement arrêtées ; en particulier les parties observent que toutes les
études de faisabilité ont été lancées.

Les parties s’accordent en conséquence sur les objectifs suivants:


 Disposer avant fin Décembre 2001 de l’ensemble des études de faisabilité en cours;
 Mettre en œuvre avant fin Juin 2002 toutes les mesures nécessaires à la sélection des
 aménageurs-développeurs privés pour l’aménagement de trois nouveaux sites parmi
les cinq, celui de Taghazout ayant déjà fait l’objet d’une concession dans le cadre d’un
mémorandum d’entente;
 Procéder à la sélection effective des aménageurs-développeurs avant Septembre
2002.

De même, les parties, conviennent d’un point régulier sur l’état d’avancement du projet lors
des réunions mensuelles du Comité de Pilotage Stratégique, et, au plus tard fin Février
2002, d’une présentation formelle du dispositif global mis en œuvre dès achèvement de
l’ensemble des études de faisabilité visées au présent article et de l’étude sur le
positionnement concurrentiel de la destination stipulée à l’article 15 du présent Accord
d’Application.

ARTICLE 8 : CONSOLIDATION ET RESTRUCTURATION DU BALNEAIRE EXISTANT

Accord Cadre

Article 6 : Positionnement offensif sur le balnéaire, 4ème alinéa

« Les parties conviennent également que la crédibilité de l’offre balnéaire marocaine passe
par la consolidation de la baie d’Agadir, le repositionnement et la restructuration de Tanger
et de la côte de Tétouan ».

En application de l’article 6 de l’Accord Cadre, les parties décident d’adopter les plans
d’actions suivants, relatifs à la consolidation de la baie d’Agadir (article 9), au
repositionnement et à la restructuration de Tanger (article 10) et du littoral de Tétouan
(article 11).Page 16 sur 61

ARTICLE 9 : CONSOLIDATION DE LA BAIE D’AGADIR

Avec l’objectif de crédibiliser l’offensive du Royaume sur le segment balnéaire, les parties
conviennent de l’impératif de consolider le développement du premier pôle touristique du
Royaume, unique station balnéaire à vocation internationale qui représente, avec 10.000
chambres classées occupées à 70%, près du quart de la capacité d’accueil nationale.

Les parties constatent également le nouvel essor de la destination, suite notamment au


déblocage des activités de la SONABA et aux nombreuses mesures prises depuis quelques
années par les autorités locales et les professionnels réunis au sein du GRIT d’Agadir.

A cet égard, les parties constatent, avec satisfaction, une puissante relance des
investissements touristiques alimentée par des promoteurs de renom international et dans
le cadre de conventions signées avec l’Etat (TUI, Neckerman, Fram, Dallah Baraka, Accor, Sol
Melia,…), qui devront permettre au cours des trois prochaines années d’augmenter de 50%
les capacités d’accueil (5000 chambres programmées dont 3000 en chantier) et d’occuper
avec des produits nouveaux de qualité toute la baie d’Agadir.

Les parties conviennent en conséquence, que le repositionnement du «produit balnéaire


Agadir»

est bien engagé avec une offre produit de qualité, l’implication de grands groupes
internationaux, une offre golfique de grande capacité (six parcours disponibles à l’horizon
2003), au cœur d’une région pouvant offrir, outre un micro climat exceptionnel, une gamme
variée de tourisme qui devrait permettre à l’horizon 2005 d’atteindre les objectifs du Contrat
Programme et un doublement de la capacité actuelle, soit 20.000 chambres.

Cependant, et afin de consolider les acquis enregistrés, les parties décident du plan d’action
suivant, dont les grandes lignes ont été définies suite à une étroite collaboration entre le
Département du Tourisme, les autorités et les professionnels locaux:

 Renforcement de l’animation de la ville:


 La valorisation de la Marina d’Agadir;
 L’organisation de deux festivals de dimension internationale;
 Le soutien de toutes initiatives pouvant permettre d’animer la plage et la ville, à
travers notamment une offre permanente et accessible d’activités sportives et de loisirs;
 La reprise des événements à thème (fête des miel; fête des amandiers; fête de
l’orange; fête de la mer,….).
 Amélioration de la qualité environnementale de la destination:
 L’achèvement avant fin 2002 de la première phase des travaux d’assainissement,
conformément aux recommandations du schéma directeur d’assainissement du Grand
Agadir, avec pour objectif la dépollution de la ville en général et de la baie d’Agadir en
particulier. Les phases suivantes, planifiées pour la période 2003-2010, consisteront
notamment en la réalisation du réseau de ré- utilisation des eaux usées et nécessiteront un
investissement de 750 Millions Dh;
 La mise en place dès 2002 d’un plan d’action pour la réhabilitation de la plage et la
lutte contre l’érosion marine. Ce plan d’action sera soumis au Comité de Pilotage Stratégique
du Tourisme pour avis ava nt fin Juin 2002;
 Le transfert, dans les meilleurs délais, de la décharge publique pour déchets solides
et des carrières ouvertes au flanc de la montagne au nord de la ville;
 La mise en service avant 2004 de l’adduction en eau potable du barrage de Aït
Hamou.
 Amélioration de la qualité urbaine de la destination:
 L’achèvement par les départements concernés (Tourisme-Urbanisme) et les autorités
locales d’une étude ayant comme objectif la restructuration des trames urbaines des
quartiers périphériques d’Agadir (Anza, Aourir, Tamghart). Cette étude devra être achevée
selon un calendrier provisoire avant fin 2002;
 La restructuration des axes urbains pour décongestionner la circulation à l’intérieur
de la ville.
 Amélioration de la desserte de la destination:
 L’étude de la connexion d’Agadir au réseau autoroutier;
 La desserte aérienne directe aux départs des différents marchés émetteurs, à
encourager dans le cadre des orientations définies à l’article 16 du présent Accord
d’Application.

ARTICLE 10 : REPOSITIONNEMENT ET RESTRUCTURATION DE TANGER

Les parties constatent en premier lieu la régression dramatique au cours des dix dernières
années de la destination Tanger, avec notamment une capacité de 3.500 chambres
seulement occupées à moins de 30%, et ce, malgré une situation géographique privilégiée
(au carrefour de laMéditerranée, de l’Atlantique et du Détroit de Gibraltar), la proximité
avec l’Espagne et l’Europe, les atouts naturels de ses environnements, son passé historique
et civilisationnel remarquable (tombes phéniciennes, musées, grottes d’Hercule, etc…).

En second lieu, les parties conviennent du diagnostic suivant:

 Un potentiel touristique naturel fortement dégradé avec en particulier la pollution de


la baie, l’érosion marine, l’existence de la voie ferrée le long de la plage;
 Une dégradation considérable de la qualité du produit hôtelier avec de trop
nombreux établissements délabrés et un professionnalisme en matière de gestion
insuffisant;
 Une dégradation inquiétante de l’environnement urbain;
 Une desserte aérienne faible voire inexistante avec l’absence de vols charters et/ou
directs;
 La faiblesse de la promotion de la ville de Tanger depuis de nombreuses années.

Par suite et afin de réhabiliter Tanger en pôle de développement touristique, les parties
conviennent, conformément aux dispositions de l’article 53 du présent Accord d’Application
de la nécessité de concevoir un Programme de Développement Régional pour la période
2002-2005, et ce, avant fin Juin 2002.Page 18 sur 61

Ce programme, qui sera élaboré en étroite concertation avec les autorités locales, les
services extérieurs des Départements ministériels concernés, l’Agence du Nord, les élus
locaux, l’ONMT, la RAM, l’ONDA et l’ODEP, reposera nécessairement sur des engagements
réciproques des parties concernées :
 Relance par le Département du Tourisme des projets de développement de la Société
Nationale de l’Aménagement de la Baie de Tanger (SNABT) avec l’objectif d’aménager une
nouvelle zone touristique de 90 hectares au cœur de la baie de Tanger;
 Lancement par les hôteliers d’un plan de mise à niveau des infrastructures hôtelières,
à travers le lancement d’une opération urgente de rénovation, dans le cadre des dispositions
générales prévues à l’article 45 du présent Accord d'Application;
 Mise en œuvre par l’ONMT d’une politique promotionnelle, spécifique à court moyen
et long terme, en partenariat avec la Région du Nord et l’Agence du Nord, dans le cadre
d’une définition précise du positionnement produit «Tanger» et des objectifs visés en
matière de taux d’occupation, de politique tarifaire, d’investissements publics et privés;
 Mise en œuvre par la RAM d’une politique de desserte aérienne de la ville à court
moyen et long terme;
 Lancement d’une étude par les Administrations du Tourisme et de l’Urbanisme, en
concertation avec la ville ayant pour objectif la restructuration du cadre urbain et la
revalorisation du patrimoine existant. Cette étude devrait être achevée et présentée au
Comité de Pilotage Stratégique avant fin Mars 2003;
 Mise à niveau par l’ONDA et l’ODEP des infrastructures d’accueil aux frontières
(aéroport et gare maritime de Tanger).

Enfin, les parties conviennent de suivre avec attention les travaux de dépollution de la baie
de Tanger, dans le cadre des mesures d’urgence que s’est engagé à réaliser le
concessionnaire privé en charge de la distribution d’eau et de l’assainissement de la ville de
Tanger, la dépollution de la Baie de Tanger devant être réalisée d’ici fin 2003.

ARTICLE 11 : REPOSITIONNEMENT ET RESTRUCTURATION DU LITTORAL DE TETOUAN

Les parties conviennent de la situation géographique privilégiée et stratégique du littoral de


Tétouan et de la qualité exceptionnelle de cet espace balnéaire associant mer et montagne,
plages de sable abondant et arrière pays.

Les parties constatent cependant que l’intense dynamique de création de complexes


touristiques durant les années 80 a conduit à la prédominance d’approches immobilières
orientées vers les résidences secondaires avec pour conséquence la privatisation du littoral
Nord, la migration des flux touristiques internes vers le littoral Sud et la saisonnalité
extrêmement courte et pénalisante.

Les parties observent également la multiplication des problèmes environnementaux liés à


des infrastructures routières et d’assainissement incompatibles avec l’envergure des
opérations réalisées depuis une vingtaine d’années.

Par suite, redonner à ce littoral un nouveau souffle et le transformer en pôle de


développement touristique à vocation international, nécessite une réhabilitation d’ampleur.
Les parties décident en conséquence du plan d’action suivant:

 Réalisation d’une étude par un cabinet de consultant expert en restructuration de


site touristique avec pour objectifs: (i) le redéveloppement du littoral «Oued R’Mel» à
«Jebha» et en particulier l’axe «Martil-Fnideq», (ii) la faisabilité de nouvelles stations
touristiques à «Oued R’Mel-Dalia» et à «Oued Laou».

Cette étude, conduite et financée par les Administrations du Tourisme et de l’Urbanisme et


de l’Agence du Nord, dans le cadre d’un partenariat avec les collectivités locales et d’une
concertation avec les professionnels locaux, démarrera début 2002 pour être achevée et
présentée au Comité de Pilotage Stratégique avant fin 2002.

 Lancement et/ou actualisation par l’ONDA des études de faisabilité du projet de


rénovation de l’aéroport de Tétouan et d’extension de sa piste d’atterrissage avec l’objectif
d’être en mesure d’accueillir des vols charters et/ou directs en provenance des marchés
émetteurs;
 Mise à niveau du poste frontière de Bab Sebta, sous l’autorité de l’Administration de
l’Intérieur.

ARTICLE 12 : REPOSITIONNEMENT DU PRODUIT CULTUREL

Discours Royal

« Dans Notre conception, le tourisme, outre qu’il constitue une activité économique de
grande importance, représente une culture et un art de communication avec l’autre. Sous
cet angle, son développement requiert une exploitation judicieuse de nos potentialités
naturelles riches et variées et de notre patrimoine civilisationnel et culturel séculaire, connu
pour ses traditions d’hospitalité.

… dans le cadre de la consécration d’une culture et d’une nouvelle politique touristique


participant d’une meilleure exploitation des énormes potentialités du produit touristique
national, consistant en sa proximité des grands centres émetteurs de tourisme, la diversité
des sites naturels, la richesse du patrimoine culturel et des traditions bien ancrées, riches et
variées dans les domaines de l’architecture, de la gastronomie, des costumes, de l’artisanat
et des arts populaires ».
Accord Cadre

Article 7 : Repositionnement du produit culturel

« Les parties conviennent d’un objectif de capacité à l’horizon 2010 pour le produit culturel
de l’ordre de 37.000 chambres, soit une capacité additionnelle de 15.000 chambres environ.

Les parties s’accordent sur la nécessité, compte tenu de la saturation et de l’état des
capacités existantes ainsi que des délais de réalisation de nouvelles capacités sur le segment
balnéaire, de programmer un large plan de rénovation et d’extension du «Produit Culturel »
notamment à Marrakech, Ouarzazate, Fès, Meknès, Tanger, Rabat et Casablanca,…

Ce programme de rénovation à mener par les établissements hôteliers concernés devra


intervenir au cours de la période 2001-2004 ».

Le produit culturel Maroc (Marrakech, Ouarzazate, Fès, Meknès, Rabat et Casablanca) avec
20.000 chambres environ dont près de la moitié à Marrakech, présente des atouts
exceptionnels et positionne la destination parmi les plus attractives du bassin
méditerranéen : diversité des sites naturels, richesse du patrimoine historique et
civilisationnel (architectures, gastronomie, costumes, artisanat, arts populaires), produits
authentiques (villes impériales, Kasbah, Oasis) concourent au succès grandissant de la
destination.

Cependant, si près de 7.000 chambres sont en cours de réalisation sur ces six destinations
(dont le 1/4 pour Casablanca), le produit culturel Maroc souffre de quelques handicaps qui
pénalisent son développement :

 Une offre en hébergement touristique limitée avec en particulier l’absence de zones


touristiques aménagées dans un cadre durable et prêtes à recevoir de nouveaux
développements;
 Des atouts inexploités ou mal exploités avec notamment une grande faiblesse sur le
plan de l’animation et des loisirs, à l’origine d’une durée moyenne de séjour inférieure à 3
jours;
 Un cadre urbain parfois dégradé et des infrastructures insuffisantes pour valoriser les
atouts touristiques de ces destinations;
 Une desserte aérienne insuffisante à l’exception de Casablanca et, dans une moindre
mesure, de Marrakech avec en particulier l’absence de vols charters et/ou directs.

Par suite, en application de l’article 7 de l’Accord Cadre, avec l’objectif de permettre une
augmentation des capacités d’environ 15.000 chambres, les parties conviennent de la
stratégie suivante:
 Repositionnement des destinations pour une meilleure valorisation de leurs
potentialités et la levée des handicaps à leur développement;
 Lancement d’un large programme de rénovation dans les conditions et selon les
modalités définies à l’article 45 du présent Accord d’Application;
 Développement de nouvelles zones touristiques.

La mise en œuvre de cette stratégie reposera sur l’élaboration d’une étude pour chacune
des destinations par des équipes de consultants pluridisciplinaire. Ces études auront pour
objectifs:

 La définition et l’analyse des entraves à surmonter et des atouts à exploiter;


 La proposition d’actions majeures et prioritaires pour ces destinations;
 Le choix des zones devant faire l’objet d’un développement touristique et
l’élaboration des études de faisabilité relatives à l’aménagement de ces zones.

La durée de chaque étude est estimée à 8 mois environ. Ces études seront financées par les
Administrations du Tourisme et de l’Urbanisme, dans le cadre d’un partenariat avec les
collectivités locales et d’une concertation avec les professionnels locaux.

Le planning prévisionnel de lancement de ces études est le suivant: Marrakech (2 ème


semestre 2001); Ouarzazate (1er Semestre 2002); Fès et Meknés (2ème Semestre 2002);
Rabat et Casablanca (2ème semestre 2002).

ARTICLE 13 : DEVELOPPEMENT DU TOURISME RURAL

Discours Royal

« Ces potentialités répondent également aux nouvelles attentes des touristes à la quête du
dépaysement, d’un tourisme à forte charge culturelle empreinte d’originalité, et à dimension
écologique marquée et de ceux qui cherchent à nouer des contacts humains avec les
populations locales ».

Les parties observent que le tourisme rural, le tourisme vert ou le tourisme de nature,
connaissant un essor spectaculaire en Europe, avec près de 50 millions d’adeptes à la
recherche d’expériences, d’émotions, d’authenticité et de contacts humains.

Les parties constatent à cet égard les énormes atouts de la destination Maroc: proximité
d’une niche de clientèle européenne, espaces géographiques exceptionnels, paysages hors
du commun, sites d’intérêts géographiques uniques, faune et flore abondante, identités
fortes, cultures régionales marquées, etc…

Les parties conviennent de la forte contribution du tourisme rural à un développement


harmonieux de zones défavorisées économiquement.

Les parties observent enfin le succès spectaculaire de l’expérience pilote de développement


du Haut Atlas Central menée dans la province d’Azilal durant les années 90 en collaboration
avec le Gouvernement français: affluence annuelle estimée à 60.000 visiteurs
internationaux, aménagement de 88 gîtes d’étapes chez l’habitant, formation de 380 guides
diplômés, etc…

Cependant, un développement réussi du tourisme rural au Maroc nécessite un certain


nombre d’impératifs:

 Maintien et amélioration de la qualité du produit;


 Préservation de l’environnement naturel et du patrimoine culturel;
 Meilleur répartition des retombées socio-économiques sur les populations locales;
 Extension de l’expérience, aujourd’hui concentrée sur le Haut Atlas et dans une
moindre mesure sur le désert présaharien, aux autres régions du Royaume qui présentent
des potentialités (arrière pays des stations balnéaires notamment);
 Mise en place d’une entité institutionnelle spécialisée disposant de l’expertise et des
moyens requis pour exercer le leadership sur le créneau;
 Mise en place au niveau local d’agents développeurs pour assurer l’assistance
technique et le suivi des opérations à entreprendre, dans le cadre d’un développement de
proximité;
 Coordination efficiente des différents intervenants et notamment les départements
institutionnels concernés (Tourisme, Environnement, Eaux & Forêts, Intérieur).

Par suite, en application des directives Royales, les parties conviennent du plan d’action
suivant:

 Poursuite des efforts accomplis s’agissant des massifs de montagne du Haut Atlas et
des zones désertiques, dans le cadre d’une étroite collaboration entre le Département du
Tourisme et les professionnels (Transmaroc et Angamm), avec l’implication des populations
locales:
 Aménagement de circuits de randonnées et de découverte des sites présentant un
intérêt particulier;
 Réhabilitation des refuges;
 Incitation à la réalisation d’infrastructures d’hébergement et à leur classement;
 Réglementation et réalisation de chartes déontologiques et de charte qualité;
 Promotion du produit par l’élaboration de nouveaux matériels publi-promotionnels
(visuel, brochures thématiques, brochures de prestige, cartes de randonnées).
 Réalisation d’études sectorielles sur le développement du tourisme rural au Maroc
avec pour objectifs principaux:
 Le recensement et l’identification des potentialités du tourisme rural correspondant
le mieux aux besoins de la clientèle potentielle;
 Hiérarchisation des atouts touristiques en fonction des marchés potentiels;
 Définition d’un programme d’action pour la valorisation des ressources prioritaires et
la réalisation d’études de faisabilité pour quelques sites pilotes.

Une première étude, dont le coût est estimé à 2 millions Dh, financée par le PNUD et lancée
en Octobre 2001, s’achèvera avant fin Mars 2002. D’autres études seront réalisées courant
2002 dans le cadre de la coopération internationale.

? Mise en place d’une entité spécialisée pour assurer le leadership dans le développement
du tourisme rural. L’étude de restructuration du Département du tourisme et l’étude de
reengineering des outils d’aménagement touristique, actuellement en cours, et visés aux
articles 38 et 55 du présent Accord d’Application, permettront de déterminer les contours
ainsi que les modalités de fonctionnement de la nouvelle entité, sa mise en place étant
prévue avant fin Juin 2002.

ARTICLE 14 : DEVELOPPEMENT DU TOURISME INTERNE

Discours Royal

« Ils doivent également accorder une importance extrême à l’encouragement et à


l’intégration du tourisme intérieur qui connaît une reprise remarquable depuis quelques
années, et ce, en mettant en place des établissements hôteliers répondant aux besoins et
attentes du touriste marocain et à la portée de toutes les catégories sociales ».

Les parties conviennent de l’impératif de promouvoir le tourisme interne dans le cadre de la


mise en œuvre de la vision 2010; les parties observent que le modèle de simulation global
annexé au Contrat Programme, prévoit à l’horizon 2010 un qua si doublement de touristes
nationaux hébergés en hôtels classés (2 millions environ contre 1,2 en 2000), avec un taux
de croissance annuel moyen compris entre 4% et 5%.

En application des Directives Royales, les parties décident du plan d’action suivant:

 A court terme, élaborer des produits spécifiques attrayants (formules week-end,


semaine, package tout compris) commercialisés à des tarifs promotionnels et supportés par
une campagne nationale de promotion en direction des nationaux.
Un comité ad hoc constitué de la FNIH, de la FNAVM, du Syndicat des Transporteurs du
Tourisme, de l’ONCF, de l’ONMT et de la RAM sera chargé d’élaborer des propositions qui
seront soumises avant fin Décembre 2001 au Comité de Pilotage Stratégique pour validation;

 Achever l’étude sur le développement du tourisme national lancée en Juillet 2000, au


plus tard avant fin Mars 2002. Il est à cet égard rappelé que les principaux objectifs de cette
étude s’articulent autour des axes suivants:
 Déterminer la demande potentielle interne ;
 Etudier les caractéristiques quantitatives et qualitatives des touristes nationaux et
leurs motivations;
 Identifier les sites touristiques par région;
 Elaborer les montages technico-financiers nécessaires pour permettre à chaque
région de développer ses propres sites;
 Elaborer une stratégie de développement pour promouvoir le tourisme interne sous
ses différentes formes.

L’étude, dont la première phase est en cours d’achèvement, sera présentée, le plus tôt
possible et de préférence avant la fin du 1er trimestre 2002, au Comité de Pilotage
Stratégique qui arrêtera le plan de mesures à mettre en œuvre en application du présent
Accord d’Application.

STRATEGIE PRIX / QUALITE

ARTICLE 15 : AMELIORATION DU RAPPORT QUALITE-PRIX DE LA DESTINATION MAROC

Accord Cadre

Article 8 : Amélioration du rapport qualité/prix de la destination Maroc

« Les parties conviennent de la nécessité de pratiquer une politique de tarification globale


adaptée au positionnement et au produit de la destination Maroc, qui permettrait
d’atteindre simultanément es objectifs de fréquentation et de rentabilité nécessairement
liés à la réalisation de la vision 2010. Les parties décident à cet effet, indépendamment des
dispositions des articles suivants, de diligenter une étude approfondie du positionnement
concurrentiel de la destination Maroc. Cette étude dont le financement sera assuré
conjointement par toutes les parties concernées ou intéressées, devra être réalisé par un
cabinet consultant international en association avec des spécialistes marocains ».

Les parties conviennent que la mise en œuvre de la nouvelle politique touristique exige en
effet une maîtrise parfaite du positionnement concurrentiel de la destination Maroc et de
ses différentes composantes. Cette étude doit permettre de déterminer avec précision les
avantages comparatifs de la destination ainsi que ses handicaps. Cette étude doit en
particulier permettre à tous les opérateurs de l’industrie touristique nationaux ou
internationaux, de disposer d’un cadre de référence pour positionner les différents produits
de la chaîne touristique qui seront développés au cours des prochaines années. Il s’agit
autant d’améliorer le rapport qualité prix intrinsèque de la destination que de renforcer la
compétitivité du produit Maroc par rapport aux produits concurrents du pourtour
méditerranéen.

Cette étude devra donc, à la fois comporter un diagnostic précis et détaillé de la


compétitivité de tous les maillons de la chaîne touristique, mais également comporter un
certain nombre d’orientations stratégiques relatives au positionnement prix et qualité de la
destination.

Les parties conviennent également que la réalisation dans les plus brefs délais de cette étude
constitue un impératif notamment dans la perspective de l’attribution à des développeurs
aménageurs privés de plusieurs nouvelles stations balnéaires, ceci afin d’orienter les cahiers
de charges auxquels ces développeurs-aménageurs seront soumis.

Par conséquent, en application du 2ème alinéa de l’article 8 de l’Accord cadre, les parties
décident du calendrier suivant :

 Mise en place d’une convention ONMT/CGEM pour le financement et le suivi de


l’étude (Décembre 2001);
 Définition du cahier des charges de la mission: Décembre 2001;
 Lancement d’une présélection de consultant: Décembre 2001;
 Lancement de la consultation et sélection finale des consultants: Février 2002;
 Réalisation de la mission: Mars 2002/Juin 2002.

Les parties décident de confier la responsabilité et le financement de cette étude à l’ONMT


et à la Fédération du Tourisme de la CGEM. L’ONMT et la Fédération du Tourisme de la
CGEM rendront compte régulièrement au Comité de Pilotage Stratégique de l’état
d’avancement de la mission.

Enfin, suite à l’achèvement de cette étude, les parties conviennent d’élaborer au courant du
3ème trimestre 2002, le cadre d’une politique de tarification globale adaptée au
positionnement et au produit de la destination Maroc, et ce, en application du 1er alinéa de
l’article 8 de l’Accord Cadre.
ARTICLE 16 : LIBERALISATION DU TRANSPORT AERIEN

Accord Cadre

Article 9 : Libéralisation des transports aériens

« Les parties conviennent que la libéralisation du transport aérien constitue l’une des
meilleures façons de contribuer à la mise en œuvre d’une nouvelle politique touristique.

Le Gouvernement s’engage à poursuivre la démarche déjà entamée pour le promotion d’une


politique libérale de transport aérien et à favoriser la création de nouvelles compagnies
régulières et de charter, ainsi que l’accès à des prix compétitifs, au ciel et aux pistes
marocaines pour les compagnies étrangères ».

Les parties constatent en premier lieu que le Maroc a marqué sa complète adhésion aux
accords de libéralisation, de la Commission Arabe de l’Aviation Civile, demandé à l’Union
Européenne de négocier l’intégration du Maroc à l’espace aérien européen et conclu un
accord d’Open Sky avec les Etats-Unis ainsi qu’un accord aérien libéral avec l’Italie et la
Hollande.

Les parties constatent également que le Maroc cherche à libérer le marché du Transport
Aérien, stimuler la concurrence, attirer de nouveaux opérateurs, créer ainsi les conditions
favorables à une croissance rapide du secteur, au service du Tourisme, et ce, en éliminant
progressivement les restrictions sur l’offre et les tarifs.

Aussi, et en application de l’article 9 de l’Accord Cadre 2001-2010 et considérant que le


développement du secteur touristique est intimement lié à celui du Transport Aérien dans
toutes ses composantes, les parties conviennent de l’élaboration, avant la fin de l’année
2001, d’unepolitique volontariste dans ce domaine. Cette nouvelle politique du Transport
Aérien s’articulera autour des axes suivants:

 réaffirmer l’engagement de l’Etat en faveur d’une politique libérale dans ses relations
avec les Etats membres de l’Union Européenne et les Etats faisant partie de l’espace aérien
européen, premier foyer émetteur de touristes vers le Maroc;
 accélérer les négociations avec l’Union Européenne pour arriver à la conclusion d’un
accord d’intégration de l’espace aérien marocain dans l’espace européen, avec comme
première étape un accord d’Open Sky;
 déclencher, dans l’attente d’un accord global entre le Maroc et l’Union Européenne,
un processus d’harmonisation des accords bilatéraux liant le Maroc aux pays membres de
l’Union Européenne en soumettant un accord bilatéral type aux partenaires européens;
 élaborer dans les meilleurs délais une Loi Cadre réglementant le secteur du Transport
Aérien au Maroc à l’instar de la démarche adoptée pour les télécommunications, cette Loi
est nécessaire pour que la libéralisation s’effectue dans les meilleures conditions de
transparence et de visibilité pour les opérateurs et futurs investisseurs dans le Transport
Aérien au Maroc;
 instituer une Autorité de Régulation pour le Transport Aérien qui décide de
l’organisation du secteur, des conditions d’entrée des nouvelles Compagnies et des règles de
concurrence à respecter;
 faciliter l’accès du marché à de nouveaux entrants dans le secteur du transport
charter dans le cadre, d’un cahier des charges qui respecte la qualité et la sécurité du
système de transport aérien au Maroc;
 concevoir et exécuter une stratégie de développement touristique volontariste de la
Compagnie Nationale en matière (i) d’augmentation de la capacité, et (ii) de transport
charter, pour lui permettre de participer d’une façon significative à l’acheminement des flux
touristiques escomptés dans le cadre de la «vision 2010»;
 définir une politique incitative de taxation des aéroports marocains dans le sens
d’une plus grande compétitivité du transport charter et touristique vers le Maroc, par
rapport aux autres destinations concurrentes de la Méditerranée;
 assurer une plus grande compétitivité des autres paramètres du coût dans les
Aéroports marocains: carburéacteur, handling,…;
 veiller, conformément à la pratique internationale, au respect du principe de
neutralité dans l’attribution des créneaux horaires;
 poursuivre le réaménagement de certaines plates- formes aéroportuaires et en
premier lieu celles de Casablanca, Marrakech et de Tanger, en vue d’anticiper les flux
touristiques aériens escomptés sur le Royaume;
 impliquer le secteur privé dans la gestion de certains services aéroportuaires.

Les parties conviennent enfin que la mise en œuvre des axes énoncés ci-dessus contribuera
au déclenchement d’une dynamique de concurrence «régulée» et, compte tenu des
perspectives offertes par la nouvelle politique touristique, encouragera:

 L’augmentation des capacités d’acheminement vers la destination;


 la densification du réseau Maroc - Union Européenne en particulier pour les
dessertes point à point;
 l’optimisation des tarifs et du rapport qualité-prix des différentes composantes du
transport Aérien.
ARTICLE 17: POLITIQUE DE TARIFICATION

Accord Cadre

Article 10 : « Politique de tarification concertée et label de qualité », 1er et 2nd alinéas

« Les parties s’accordent sur le principe d’une politique de tarification concertée entre
l’ensemble des intervenants de la chaîne touristique avec le double souci :

 D’assurer le juste prix de chaque prestation touristique et la compétitivité globale de


la destination ;
 D’éviter que des abus particuliers ne remettent en cause l’intérêt général et la
réputation de la destination.

Les parties étudieront la ou les formes que peuvent revêtir cette politique de tarification
concertée (convention professionnelle, grille de prix de référence) ».

Les parties conscientes de l’entrée en vigueur de la Loi sur la concurrence, conviennent que
le concept d’une tarification concertée pourrait apparaître antinomique avec l’esprit et le
texte de la Loi.

Les parties considèrent cependant comme un impératif stratégique la maîtrise du prix global
de la destination afin d’assurer sa compétitivité sur les principaux marchés émetteurs, et ce,
dans le cadre d’une concurrence internationale féroce qui exige que le «juste prix» soit
pratiqué par chacun des maillons de la chaîne touristique nationale en fonction de la qualité
des services rendus.

Ainsi, il s’agit tout autant de préserver le positionnement concurrentiel qui sera adopté pour
la destination (au terme de l’étude visée à l’article 15 du présent accord d’application) que
de préserver le touriste de comportements individuels qui viendraient remettre en cause
l’intérêt général et la réputation de la destination.

En conséquence, les parties décident de l’instauration d’un code déontologique régissant les
relations interprofessionnelles dans le secteur qui favorise la libre concurrence, assure la
protection des consommateurs et respecte le rapport qualité-prix de la destination.

Le code déontologique sera élaboré sous l’égide de la Fédération du Tourisme de la CGEM


dans les trois mois suivant l’achèvement de l’étude visée à l’article 15 du présent Accord
d’Application, soit au plus tard fin Septembre 2002.

Le code déontologique constitué de conventions interprofessionnelles entre les principaux


maillons de la chaîne touristique (hôteliers, agents de voyages, transporteurs aériens et
terrestres, loueurs de voiture,…) et destiné à promouvoir et réglementer harmonieusement
leurs relations, sera soumis pour avis au Comité de Pilotage Stratégique.

ARTICLE 18: QUALITE DU PRODUIT ET LABEL DE QUALITE

Discours Royal

« Pour leur part, les promoteurs touristiques doivent s’imprégner de cette nouvelle culture
et de l’esprit de l’entreprise touristique citoyenne, en étant soucieux de la qualité du produit
et des services touristiques fournis dans leurs établissements hôteliers classés dans les
différentes catégories, par l’adoption d’une politique de prix compétitifs, et en respectant les
législations régissant leur profession pour la réforme de laquelle Nous avons donné des
orientations à Notre Gouvernement en vue de la doter en particulier d’un régime efficace,
transparent et juste de classification et de contrôle rigoureux ».

Accord Cadre

Article 10 : « Politique de tarification concertée et label de qualité », 3ème alinéa

« D’ores et déjà et dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires, les parties
conviennent du principe de l’instauration d’un label de qualité pour tous les commerces à
vocation touristique et situés dans des zones de développement touristique, et ce, afin de
sécuriser les touristes internationaux tout en constituant une puissante incitation pour les
professionnels du secteur, toutes branches confondues, à garantir des prix et une qualité de
service conforme aux standards internationaux »

Les parties se félicitent que le texte de Loi portant statut des établissements touristiques soit
en cours d’adoption par le Parlement. Ce texte de Loi permettra de pallier les insuffisances
constatées à ce jour en matière de contrôle et de classement des établissements
touristiques, et conférera à l’Administration du Tourisme les moyens légaux et
réglementaires d’assurer sa mission.

Les parties conviennent en outre que le chapitre II du texte de Loi susvisé constitue la base
d’une nouvelle démarche qualité pour le produit Maroc.

En conséquence, les parties, considérant que la qualité du produit Maroc résultera d’une
démarche globale concernant tous les produits et prestations de services des différents
maillons de la chaîne touristique, décident en application du 3ème alinéa de l’article 10 de
l’Accord Cadre, de lancer, sous l’égide du Département du Tourisme, une étude sur la
démarche qualité en matière touristique, et ce, parallèlement aux mesures visant à
l’assainissement de l’environnement touristique mentionnées aux articles 19 à 27 du présent
Accord d’Application.
Cette étude aura pour objet de définir une meilleure normalisation des établissements
touristiques et de déterminer les éléments sur la base desquels pourra être mis en place une
babélisation des professions touristiques.

La Fédération du Tourisme de la CGEM et les associations professionnelles qu’elle regroupe


s’engagent à collaborer avec le consultant qui sera retenu en lui apportant toute
l’information et l’assistance nécessaire.

Cette étude sera financée directement par le budget du Département du Tourisme et devra
être achevée avant fin Septembre 2002.

STRATEGIE «PROFESSIONNALISATION DES METIERS»

ARTICLE 19: ASSAINISSEMENT DE L’ENVIRONNEMENT TOURISTIQUE

Discours Royal

« Si nous voulons faire du tourisme une véritable locomotive du développement, il


appartient à chaque marocain de se considérer comme un promoteur touristique mobilisé
pour gagner ce pari. Nous devons tous nous atteler à l’amélioration de l’accueil des touristes,
en tant qu’hôtes de notre pays, que nous devons traiter avec tous les égards, conformément
aux vertus que nous recommande notre sainte religion. Il faudra également que l’on procède
à l’assainissement de l’environnement touristique et à la généralisation d’un comportement
citoyen auprès de tous les intervenants dans ce secteur, qu’ils soient transporteurs aériens,
douaniers, hôteliers, commerçants, guides ou agents de sécurité, dans le cadre de la
consécration d’une culture et d’une nouvelle politique touristique (…).

Accord Cadre

Article 15 : Dispositif de contrôle et de surveillance de la qualité, 1er Alinéa

« Pour garantir l’exercice de certaines activités touristiques (agents de voyage, hôteliers,


restaurateurs, loueurs de voitures, transporteurs, guides,…) par des professionnels dûment
habilités et favoriser une dynamique générale de compétence et de sérieux, les parties
conviennent de revoir les procédures d’agréments professionnels et de généraliser
l’utilisation d’un label de qualité pour tous les commerces à vocation touristique situés dans
des zones de développement touristique ».

Avec l’objectif de promouvoir, en application des Hautes Directives Royales et


conformément au 1er alinéa de l’article 15 de l’Accord Cadre, la généralisation d’un
comportement citoyen et le déclenchement d’une dynamique générale de compétence, de
sérieux et de professionnalisme au niveau de tous les acteurs de la chaîne touristique, les
parties décident des actions suivantes stipulées aux articles 20 à 29 ci-dessous.
ARTICLE 20: LOI PORTANT STATUT DES ETABLISSEMENTS TO URISTIQUES

Les parties décident, dès la signature du présent accord, de constituer une commission en
vue d’élaborer les textes d’application de la Loi portant statut des établissements
touristiques, actuellement en cours d’adoption par le Parlement.

Cette commission soumettra ses travaux pour validation au Comité de Pilotage Stratégique
avant fin Janvier 2002.

En outre, la Fédération du Tourisme de la CGEM et les associations professionnelles qu’elle


regroupe s’engagent, avant fin Juin 2002, à prendre un certain nombre de mesures destinées
à promouvoir la généralisation d’une démarche qualité auprès de tous les professionnels du
tourisme:

 Dans le cadre de la réorganisation des différentes instances de représentations


professionnelles du secteur visé à l’article 56 du présent Accord d’Application, et en
particulier des professions de l’hôtellerie et de la restauration conformément aux
dispositions du Chapitre V de la Loi sus visée, doter ses instances de représentation des
moyens suffisants pour leur permettre de participer efficacement à la mise en application de
la nouvelle politique touristique;
 En particulier, mobiliser les organisations professionnelles et élargir leurs missions
par le développement de services de conseil et d’assistance afin qu’elles puissent inciter et
accompagner leur adhérent dans la mise en conformité de leurs établissements avec les
normes de classement et d’exploitation pris en application de la Loi sus- visée;
 Etablir des codes de déontologie et des chartes de qualité en incitant les entreprises
touristiques à pratiquer des démarches qualités pour améliorer leur performance et leur
compétitivité.

Les différentes actions envisagées ci-dessus seront préalablement présentées pour avis au
Comité de Pilotage Stratégique au plus tard fin Mars 2002.

ARTICLE 21: AGENCES DE VOYAGES, ACCOMPAGNATEURS ET GUIDES

Les parties décident d’amender les textes législatifs et réglementaires régissant les agences
de voyages ainsi que les accompagnateurs, les guides de tourisme et les guides de
montagne, afin de les adapter aux exigences de la nouvelle politique touristique.

Les projets à élaborer conjointement par les parties doivent être soumis à la procédure
d’adoption au plus tard fin Mars 2002. A cet effet, les parties concernées (Département du

Tourisme, FNAV, Fédération des guides) s’engagent à présenter au Comité de Pilotage


Stratégique au plus tard fin Février 2002, les projets de textes susvisés.
ARTICLE 22: TRANSPORTS TERRESTRES

Conscients de l’intérêt touristique du transport terrestre et de ses effets directs sur la


mobilité des touristes et la répartition régionale des revenus, les parties conviennent de
doter l’activité de transport touristique routier d’un cadre législatif ou réglementaire pour
combler le vide juridique qui caractérise l’organisation et le fonctionnement de l’activité des
transporteurs touristiques, des loueurs de voitures et des exploitants de taxis de grande
remise. Ce cadre juridique, à concevoir conjointement par les parties concernées
(Département du Transport et du Tourisme, Syndicat des Transporteurs Touristiques et
Association des loueurs de voitures), doit être, présenté au Comité de Pilotage Stratégique
au plus tard fin Février 2002, pour être soumis à la procédure d’adoption au plus tard fin
Mars 2002.

ARTICLE 23: COMMERCE DES PRODUITS DE L’ARTISANAT

Le commerce des produits de l’artisanat, constituant un élément caractéristique du produit


touristique marocain, doit être réglementé afin de mettre fin aux nuisances qui entravent
son développement et portent préjudice à l’image du produit.

A cet effet, les parties chargent les administrations concernées (Intérieur, Commerce,
Tourisme, Artisanat), d’examiner avec les professionnels, les associations et la Maison de
l’Artisan, le cadre juridique devant réglementer ce type d’activité et de proposer un texte au
Comité de Pilotage Stratégique avant fin Avril 2002 pour être soumis à la procédure
d’adoption avant fin Juin 2002.

ARTICLE 24 : REGLEMENTATION DE L’IMMOBILIER TOURISTIQUE

Conscientes de l’importance du segment de l’immobilier locatif à vocation touristique dans


la construction d’une offre touristique diversifiée et adaptée à la demande tant nationale
qu’internationale, les parties conviennent d’élaborer avant fin Juin 2002, une
réglementation favorisant le développement de ce segment d’activité au sein des principales
zones touristiques nationales.

Cependant, considérant la prolifération des sociétés exerçant le «Time Share» ou


l’immobilier locatif et l’absence de réglementation, en la matière, les parties conviennent
d’élaborer avant fin Juin 2002 une réglementation spécifique de cette activité en s’inspirant
des réglementations internationales en la matière. Dans l’intervalle, les parties chargent les
Comités Régionaux de suivi de prendre les mesures provisoires jugées nécessaires, et
notamment en interdisant tout démarchage sur les voies publiques et en invitant les
brigades touristiques à contrôler et à engager les procédures de sanction à l’encontre de
tout contrevenant.
Les deux projets de réglementation mentionnés ci-dessus seront soumis au Comité de
Pilotage Stratégique avant fin Juin 2002.

ARTICLE 25: ACCUEIL AUX POSTES FRONTALIERS

En application des Hautes Directives Royales, et pour assurer un meilleur accueil aux postes
frontaliers (terrestres, aériens et maritimes), les parties décident de prendre toutes les
mesures nécessaires pour favoriser au niveau de tous les intervenants en charge de l’accueil
des touristes (hôtesses, douaniers, agents de sécurité, etc…) un comportement exemplaire
conforme à la tradition de l’hospitalité marocaine.

En particulier, dans le but de réduire la multiplicité des contrôles, d’améliorer la fluidité de


passage au niveau des guichets et de limiter le temps d’attente des passagers, les parties
décident du plan d’action suivant:

 Renforcer les effectifs de la DGSN opérant dans les aéroports et les sensibiliser à
travers des programmes de formation, aux impératifs d’un accueil exemplaire;
 Améliorer les conditions de travail des agents en charge de l’accueil, principalement
sur le plan de l’espace, en modernisant et en renforçant les infrastructures et les
équipements existants (matériel informatique, rayons X, détecteurs de métal, etc…)
notamment au niveau des aéroports et des postes frontaliers terrestres et maritimes
(BabSebta, Bni Ansar, Tanger, Casablanca en particulier);
 Installer des guichets réservés aux touristes en groupes, pour éviter les
encombrements;
 Créer dans les postes frontières des bureaux d’information touristique;
 Rationaliser l’utilisation des chariots dans les aéroports.

Par ailleurs, les parties sont convenues de la nécessité de procéder à un contrôle rigoureux
des grands taxis et des voitures de grande remise pour pallier le manque de confort, de
sécurité et d’hygiène que connaît ce moyen de transport et pour mettre fin à l’anarchie
constatée au niveau des tarifs surtout pour les arrivées matinales ou tardives.

Les administrations et organismes concernés (Intérieur, Tourisme, ONDA,…) présenteront au


Comité de Pilotage Stratégique, avant fin Mars 2002, le programme d’action national détaillé
et chiffré, qui sera mis en œuvre avant fin Juin 2002.Page 32 sur 61

ARTICLE 26: REGLEMENTATION DES DEBITS DE BOISSONS

Les parties conviennent de la nécessité d’amender l’arrêté du Directeur du Cabinet Royal N°


317766 du 17 Juillet 1996, réglementant les débits de boissons alcooliques et alcoolisées,
afin de réviser le régime actuel d’octroi des licences de débits de boissons pour les
établissements touristiques visés à l’article 2 du projet de Loi portant statut des
établissements touristiques, et ce, en vue de permettre une meilleure visibilité pour les
promoteurs touristiques préalablement à leurs investissements, et de limiter à deux mois la
durée de la procédure d’octroi.

Les parties conviennent de la nécessité de procéder à cette modification dans les meilleurs
délais pour permettre une mise en œuvre au courant de l’année 2002.

ARTICLE 27 : DISPOSITIF DE SURVEILLANCE ET DE CONTROLE DE LA QUALITE

Discours Royal

« En même temps que nous insistons sur le fait que la qualité du produit touristique
constitue le meilleur garant de l’attachement du touriste à notre pays et le meilleur
argument pour son choix comme destination, il convient de prendre les mesures fermes
pour garantir la quiétude du touriste durant ses déplacements et ses visites des sites
touristiques et sa protection contre toutes sortes d’abus, d’extorsion et de tracasseries, au
moyen de l’impulsion du rôle de la police touristique et sa généralisation à toutes les villes
touristiques ».

Accord Cadre

Article 15 : Dispositif de surveillance et de contrôle de la qualité, 2ème alinéa

« Les parties conviennent également d’instaurer un dispositif de contrôle de la qualité sur


l’ensemble du territoire. Ce dispositif devra cependant impérativement prévoir des
procédures de recours rapides et être entouré de toutes les garanties en matière d’éthique».

En application des Hautes Directives Royales et afin d’assister les touristes en cas de besoin
et de renforcer le contrôle de la qualité des prestations touristiques, les parties conviennent
de la nécessité de :

 Poursuivre les efforts déployés par les brigades touristiques créées suite à l’arrêté
tripartite (Tourisme, Intérieur et Justice) du 12 Juin 1995;
 Etendre l’intervention de ces brigades à d’autres villes touristiques notamment
Tétouan, Chefchaouen, Asilah, Errachidia, Erfoud, Taroudant, Mohammedia, Oujda, Midelt
et Ifrane dans une première étape (fin Juin 2002) et Larache, El Jadida, Taza, Béni-Mellal, Safi
et Azrou dans une deuxième étape (fin Décembre 2002);
 Améliorer les moyens matériels mis à la disposition de ces brigades. En second lieu,
les parties conviennent de réactiver les comités locaux de suivi prévus par la circulaire
tripartite de 1994 et de les charger, à partir de la date de mise en application du présent
accord, de suivre en permane nce les travaux des différentes commissions de contrôle et des
brigades touristiques, de les animer, de les orienter et de prendre toutes mesures visant à
assainir l’environnement touristiques dans leurs zones de compétence.
Un rapport détaillé de l’ensemble de ces actions sera communiqué mensuellement aux
Départements de l’Intérieur, de la Justice et du Tourisme sous couvert de Messieurs les
Walis et Gouverneurs conformément aux dispositions de la circulaire susvisée, et transmis
au Comité de Pilotage Stratégique.

ARTICLE 28 : SYSTEME DE MOTIVATIO N DU PERSONNEL

Accord Cadre

Article 14 : Système de motivation du personnel

« Les parties conviennent d’instaurer et de généraliser par le secteur privé un système


performant de motivation et d’adhésion du personnel aux performances d’exploitation, et
ce, afin de contribuer à améliorer de manière structurelle la qualité et la productivité du
service. Elles conviennent également d’inviter les opérateurs privés à observer les normes
d’emploi, de qualifications requises et de mettre en valeur une grille de salaire incitative et
motivante ».

Les parties conviennent de l’institution par les professionnels d’un système performant de
motivation et d’adhésion du personnel, prenant en compte les performances d’exploitation,
condition essentielle pour améliorer la qualité du service rendu par les professionnels
marocains du tourisme.

L’instauration d’un système de motivation du personnel, tout en relevant d’une décision


propre à chaque établissement, devra s’inscrire dans le cadre d’une charte ou d’une
convention collective auxquelles les différentes professions pourront adhérer, ceci afin de
créer une certaine homogénéité et déclencher une dynamique sectorielle d’émulation.

Afin d’instaurer et de généraliser un système performant de motivation et d’adhésion du


personnel aux performances d’exploitation, la Fédération du Tourisme de la CGEM se
chargera de:

 Collecter toute l’information réglementaire sur les systèmes de motivation existants


dans d’autres pays touristique s;
 Proposer au Comité de Pilotage Stratégique un système applicable au Maroc sous
forme d’une charte professionnelle ou sous forme d’un texte réglementaire.

En outre, ce système de motivation devra être suffisamment incitatif pour attirer et retenir
dans les différents métiers du tourisme, les lauréats de la formation professionnelle qui
seront formés au cours de la décennie conformément aux dispositions de l’article 29 ci-
dessous.
Ce système devra également intégré des programmes de formation continue au profit du
personnel du secteur touristique.

La Fédération du Tourisme élaborera les premières propositions à soumettre au Comité de


Pilotage Stratégique avant fin Janvier 2002; un délai de 2 mois supplémentaires (fin Mars
2002) permettra de réaliser effectivement le document de référence (charte ou texte
réglementaire) avec un objectif d’une mise en œuvre dès le deuxième trimestre 2002.Page
34 sur 61

ARTICLE 29 : RENFORCEMENT DES FILIERES D’EDUCATION ET DE FORMATION ET

GENERALISATION DE LA FORMATION CONTINUE

Discours Royal

« Du fait que le secteur touristique représente un réservoir considérable en matière


d’opportunités d’emplois attrayants pour notre jeunesse, il importe de donner tout l’intérêt
aux ressources humaines à travers une politique de formation adaptée quantitativement et
qualitativement aux besoins de ce secteur ».

Accord Cadre

Article 13 : Renforcement des filières d’éducation et de formation et généralisation de la


formation continue

« Afin de satisfaire les besoins en personnel qualifié que nécessitera la nouvelle politique
touristique, les parties décident d’engager au cours du premier semestre de l’année 2001,
une réflexion en profondeur pour définir une stratégie de renforcement des filières
éducatives avec l’objectif de former, progressivement tout au long de la décennie, les
ressources humaines nécessaires, et ce, en fonction du rythme d’investissement programmé
(cf. articles 5 & 6).

Cette réflexion collective qui tiendra compte de la charte de l’éducation et de la formation


associera le Département de la Formation Professionnelle, le Ministre de l’Education
Nationale, le Département de l’Enseignement Supérieur et le Département de la Culture. Elle
permettra de planifier sur la décennie les rythmes de formation à adopter pour satisfaire les
besoins du secteur, de définir en conséquence les différents programmes d’action pour
orienter vers les métiers du tourisme un nombre suffisant de diplômés et de planifier le
programme d’insertion professionnelle de ces mêmes lauréats par le secteur privé.

Les parties conviennent d’ériger les établissements de Marrakech, d’Agadir, de


Mohammedia et de Fès en Instituts Supérieurs Spécialisés en management hôtelier et
touristique. Elles conviennent également d’étudier le principe de création de filières du
tourisme appropriées et ciblées au niveau de l’université.

De même, un plan de formation continue et de reconversion professionnelle sera arrêté


conjointement avec le secteur privé et réalisé dans le cadre des instruments existants
(contrats spéciaux de formation, formation-insetion, etc…). »

Les parties constatent que la mise en œuvre de la «vision 2010» provoquera sur la période
une demande d’emplois directs dans le secteur hôtelier d’environ 72.000 postes, avec des
paliers annuels d’environ 6.000 entre 2002 et 2004, 8.000 entre 2005 et 2007, 10.000 entre
2008 et 2010.

L’application des normes OMT permet de décomposer cette demande selon les niveaux de
qualification suivants:

 5% pour les «Postes de Haute Gestion» (3.600 emplois sur la période);


 20% pour les «Postes de Cadres Supérieurs – Cadres Moyens et Techniciens
Spécialisés» (14.000 emplois sur la période);
 75% pour les «Postes de Techniciens et Agents Qualifiés» (54.000 emplois sur la
période).

Les parties conviennent à cet égard que le principal défi de la «vision 2010» en matière de
formation réside dans la capacité du dispositif actuel à former les 54.000 lauréats de niveau
«Techniciens et Agents Qualifiés».

Par suite les parties, conscientes du caractère stratégique des ressources humaines dans la
mise en œuvre de la «vision 2010», ont effectué un premier diagnostic du dispositif actuel
en matière de formation hôtelière et touristique.

Ce dispositif s’articule aujourd’hui autour de trois opérateurs: le Département du Tourisme,


l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT), les
Etablissements Privés de formation professionnelle:

 Le Département du Tourisme, à travers son réseau de 14 établissements, dispense


trois niveaux de formation (Technicien Spécialisé, Technicien et Qualification) et dispose
d’une capacité d’accueil de 3.070 places. La formation des cadres est assuré par l’Institut
Supérieur International du Tourisme de Tanger (ISITT) avec une capacité de 450 places;
 L’OFPPT, à travers 3 établissements spécialisés, dispose de 1.130 places environ;
 Les Etablissements Privés, à travers 28 instituts, offrent une capacité d’accueil de
1.160 places environ.
Au total, le dispositif actuel totalise une capacité d’accueil de 5.800 places environ et produit
annuellement 2.800 lauréats seulement dont 600 cadres environ, alors que l’objectif est
d’environ 8.000 lauréats à l’horizon 2010.

De ce qui précède, il ressort un écart important entre la capacité de formation du dispositif


actuel et les besoins nés de la «vision 2010». En conséquence et en application des Hautes
Directives

Royales et de l’article 13 de l’Accord Cadre, les parties s’accordent sur la nécessité


d’augmenter les capacités et de formation de dispositif actuel, ainsi que sur l’impératif
d’améliorer la qualité de formation dispensée.

Selon ces indications, le dispositif de formation devrait permettre de former 51.000 lauréats
à rapporter aux besoins de 54.000 emplois de «Technicien et Agent Qualifié». Cela étant, les
parties, au delà de ces premières estimations, s’accordent sur le plan d’action suivant:

 Lancement courant 2002 d’une étude lourde sur la planification de la formation et


ses perspectives de développement, dont les principaux objectifs sont:
 le recensement des nouveaux métiers en vue de la création de nouvelles filières de
formation et le développement de programmes adéquats;
 la validation des besoins quantitatifs de formation dans les différentes filières à
l’horizon 2010; Page 36 sur 61
 l’instauration d’une meilleure coordination entre les différentes opérateurs de
formation (public et privé).
 Lancement dés Janvier 2002 d’une étude des besoins et valorisation des ressources
humaines au sein du secteur privé. Cette étude dont le financement est prévu dans le cadre
de la coopération avec l’Union Européenne sera finalisée en Juin 2002 et ses conclusions
seront présentées au Comité de Pilotage Stratégique avant fin Juillet 2002;
 la mise en place à partir de la rentrée 2002-2003, d’un système normalisé
d’autonomie de gestion des établissements de formation.

Enfin, les parties eu égard à l’importance de la formation pour la réussite de la «vision


2010», conviennent de constituer, sous l’autorité du Comité de Pilotage Stratégique, une
commission regroupant les intervenants concernés et chargé du suivi de cette question,
dans le cadre des Orientations Royales et des dispositions de l’Accord Cadre et du présent
Accord d’Application.
STRATEGIE PROMOTION

ARTICLE 30 : RESTRUCTURATION DU DISPOSITIF DE PROMOTION

Discours Royal

« Conscient de l’importance que revêt l’accompagnement de l’effort déployé en matière


d’investissement touristique par un effort similaire visant la promotion du produit
touristique national et le renforcement de l’attrait du Maroc sur les marchés internationaux
en tant que destination touristique de qualité, Nous avons tenu à confier cette mission à
l’Office National Marocain du Tourisme en opérant sa restructuration et en le dotant de
nouvelles ressources humaines et matérielles qui visent notamment à améliorer ses
méthodes de gestion et à en faire un organisme en partenariat avec les associations
professionnelles et les établissements publics et privés concernés par la promotion du
tourisme ».

Accord Cadre

Article 11 : Restructuration du dispositif de promotion

« Les parties conviennent de restructurer l’ensemble du dispositif de promotion de la


destination avec l’objectif d’une part de concevoir, en concertation avec les professionnels,
une politique de promotion plus créative, réactive et adaptée aux nécessités, et d’autre part,
de renforcer ses moyens financiers.

Les parties conviennent en conséquence de la nécessité de recentrer les activités de l’Office


National Marocain du Tourisme (ONMT )sur la promotion et l’image du Maroc à l’étranger,
en le déchargeant progressivement selon un calendrier à définir, de la collecte de la Taxe de
Promotion Touristique, de la gestion du patrimoine hôtelier de l ’Etat et transférer les
charges du personnel de la formation relevant de l’ONMT à l’autorité de tutelle.

Les parties décident également de restructurer l’ONMT en modifiant éventuellement sa


dénomination et d’aménager son mode de fonctionnement pour associer les représentants
de la profession à ses organes de décision ».

En application des Hautes Directives Royales et de l’article 15 de l’Accord Cadre, les parties
conviennent, dans le cadre d’une réorganisation plus globale du cadre institutionnel du
secteur décrite à l’article 37 du présent Accord d’Application, de procéder à une
restructuration en profondeur de l’ONMT et du dispositif de promotion du produit
touristique marocain. Cette restructuration s’articulera autour des axes fondamentaux
suivants:
 Définition d’un nouveau cadre juridique pour l’ONMT, et notamment recentrage de
ses activités;
 Restructuration interne de l’ONMT.

ARTICLE 31 : RECENTRAGE DES ACTIVITES DE L’ONMT

Le Gouvernement s’engage à prendre, d’ici fin 2002, toutes les mesures nécessaires pour
favoriser le transfert à l’autorité de tutelle du personnel mis à sa disposition, décharger
l’ONMT de la gestion du patrimoine hôtelier de l’Etat et de la collecte de la TPT, et ce, afin de
recentrer les activités de l’ONMT sur la promotion et l’image du Maroc à l’étranger.

ARTICLE 32: DEFINITION D’UN NOUV EAU CADRE JURIDIQUE POUR L’ONMT

Les parties conviennent que la définition d’un nouveau Cadre juridique pour l’ONMT est
indispensable pour autoriser l’implication des professionnels du secteur privé dans le
processus de décision de l’ONMT et garantir, à travers une plus grande autonomie de
gestion et une plus large autonomie financière, un fonctionnement performant.

Les parties décident en conséquence de mandater l’ONMT pour élaborer un projet de statut
et le soumettre au Comité de Pilotage Stratégique avant sa présentation au Conseil
d’Administration de l’Office, et ce, afin que ce texte puisse être introduit dans le circuit
d’adoption avant fin Mars 2002.

A cet égard, les parties s’accordent d’ores et déjà sur les trois principes suivants, autour
desquels devront s’articuler les nouveaux statuts de l’ONMT:

 Forte participation du secteur privé, et en particulier de ses représentants nationaux,


aux instances de contrôle et de décision de l’Office;
 Renforcement des pouvoirs du directeur général de l’ONMT dans la gestion
quotidienne de l’Office;
 Création d’une structure chargée uniquement de la promotion et de l’animation des
régions touristiques, pilotée par la Direction générale de l’ONMT et associant en particulier
les représentants régionaux du secteur.

ARTICLE 33: PROMOTION DU PRODUIT TOURISTIQUE MAROCAIN

Afin de disposer d’un système complet et cohérent de promotion du produit touristique


national, les parties décident, notamment dans le cadre des engagements prévus à l’article
58 du présent accord d’Application, de mettre en place un dispositif légal et/ou
réglementaire permettant de :

 Fixer le cadre global du dispositif de promotion du produit touristique national, à


travers la définition de concepts et d’une philosophie de base;
 Délimiter les champs de responsabilité et de compétence des différents intervenants,
et ce, dans le cadre des dispositions des articles 55 à 58 du présent Accord d’Application.

ARTICLE 34: PREPARATION DU PLAN MARKETING 2002 DE L’ONMT

Les parties s’accordent durant la période transitoire précédant l’entrée en vigueur des
nouveaux statuts de l’ONMT, pour que les professionnels du privé soient associés à la
préparation du plan marketing de l’ONMT pour l’année 2002.

ARTICLE 35: RESTRUCTURATION INTERNE DE L’ONMT

Les parties conviennent de l’impératif de restructurer en profondeur les processus de


fonctionnement et de décision de l’ONMT pour lui permettre de concevoir et de mettre en
œuvre une politique de promotion créative, proactive et adaptée aux impératifs de la vision
2010.

Outre l’implication des représentants des professionnels nationaux et régionaux du secteur


privé, prévue à l’article précédent, les parties décident que la restructuration interne de
l’ONMT s’articulera autour des axes fondamentaux suivants :

 Instauration d’une véritable culture de «force de vente» à l’étranger à travers un


redéploiement des délégations à l’étranger;
 Etroite collaboration avec l’Observatoire du Tourisme, prévue à l’article 49 du
présent

Accord d’Application, et en particulier dans sa dimension «observation des marchés


émetteurs»;

 Restructuration des services centraux de l’ONMT avec un nouvel organigramme


recentré sur les produits et les marchés; un reprofilage des processus décisionnels ;
l’adoption d’une méthode de travail basée sur l’élaboration de Plans Stratégiques, de Plans
Marketing, de Plans d’actions commerciales et de Plans de communication;
 Reconfiguration enfin du mode de gestion des ressources humaines.

Les parties conviennent enfin que le plan de restructuration interne de l’ONMT sera soumis
au Comité de Pilotage Stratégique avant sa présentation au Conseil d’Administration de
l’Office, et ce, avant fin Mars 2002 pour une mise en œuvre effective durant le reste de
l’année 2002.
ARTICLE 36 : AUGMENTATION DES BUDGETS PROMOTIONNELS

Accord Cadre

Article 12 : Augmentation des budgets promotionnels (extrait)

« Les parties décident la création d’un fonds de promotion géré par « l’ONMT restructuré »
et alimenté par la Taxe de Promotion Touristique, le budget de l’Etat et la participation du
secteur privé dans des proportions à définir.

Les parties conviennent d’un objectif de dotation annuelle de 500 millions de Dh à l’horizon
2010, exclusivement destinée à la promotion, et s’accorder la nécessité de programmer à cet
effet, une augmentation du produit de la TPT et de prévoir la contribution d’autres
institutions ou organismes privés ou publics bénéficiant directement ou indirectement des
retombées du tourisme, et ce, dans le cadre d’accords de partenariat ».

Le lancement simultané de plusieurs stations balnéaires au cours des deux ou trois


prochaines années, ainsi que l’arrivée sur le marché de nouvelles capacités hôtelières à
Marrakech, Fès, Casablanca, Tanger notamment et Agadir, nécessitera un colossal effort de
promotion de la destination Maroc sur les principaux marchés émetteurs.

Les budgets actuels de l’ONMT apparaissent totalement insuffisants pour soutenir ces efforts
de promotion au cours des prochaines années. L’Organisation Mondiale du Tourisme
recommande une norme standard pour les budgets de promotion nationaux, d’environ 3%
des recettes en devises générées par l’industrie touristique. L’application de cette norme au
Maroc conduirait à un budget d’environ 600 Millions Dh en 2000 à comparer à 225 Millions
Dh aujourd’hui, d’où un écart d’environ 350 Millions Dh.

Les contraintes budgétaires du moment et la faiblesse du rendement de la TPT conduisent à


considérer l’impératif d’un plan à moyen terme destiné à augmenter progressivement le
budget de l’ONMT en recourant à trois moyens principalement:

 Une augmentation de la dotation de l’Etat;


 Une augmentation du rendement de la taxe TPT à travers une rectification de son
champ d’application;
 La participation du secteur privé et/ou de certains organismes ou institutions
directement bénéficiaires des retombées du développement du secteur touristique.

En conséquence, les parties décident de considérer la recommandation de l’OMT comme


objectif à atteindre à l’horizon 2005. Les parties décident également de fixer l’objectif de 500
millions Dh à l’horizon 2004 avec la décomposition suivante:

 350 millions Dh au titre de la contribution du budget de l’Etat;


 150 millions Dh au titre de la recette de la TPT.

Pour ce faire, le Gouvernement inscrira dans les trois prochains projets de Lois des Finances
les dotations budgétaires suivantes:

 200 millions Dh en 2002;


 250 millions Dh en 2003;
 350 millions Dh en 2004.

S’agissant de la TPT, les parties conviennent, afin de permettre l’augmentation de son


produit, de redéfinir le champ d’application de cette taxe.

Les parties décident de constituer, d’ici fin Novembre 2001, un comité composé de
professionnels publics et privés, afin de définir les nouvelles modalités pratiques et chiffrées
de la TPT, l’objectif étant de collecter 150 millions Dh à l’horizon 2004. Ce Comité étudiera
en particulier les modalités de participation financière d’institutions privés et publics
bénéficiant des retombées du secteur du tourisme.

Ce Comité rendra compte de ses travaux au Comité de Pilotage Stratégique fin Décembre
2001, qui arrêtera le calendrier de mise en œuvre des nouvelles dispositions de la TPT, avec
l’objectif que le nouveau dispositif soit opérationnel au cours du 1er Semestre 2002.

DYNAMIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIERE

ARTICLE 37 : AMELIORER LA RENTABILITE DE L’INVESTISSEMENT TOURISTIQUE AU MAROC

Discours Royal

« Cet objectif ne peut être atteint qu’à travers une plus grande mobilisation de
l’investissement public et privé, national et étranger dans le secteur touristique. »

« Ces orientations portent également (…) sur l’ouverture de notre tourisme sur
l’investissement des grands promoteurs internationaux auxquels il faudrait ouvrir de larges
perspectives, que ce soit en partenariat avec des opérateurs marocains ou à travers des
investissements propres. »

Accord Cadre

Article 16 : Améliorer la rentabilité de l’investissement touristique au Maroc

« Conscients de l’impératif de déclencher, puis d’entretenir tout au long de la décennie la


puissante dynamique d’investissement nécessaire pour construire 80.000 chambres
supplémentaires, les parties conviennent d’élaborer pour les investisseurs nationaux et
internationaux, un dispositif d’incitation des plus compétitifs.

Les parties s’accordent sur l’objectif d’améliorer la rentabilité de l’investissement touristique


au Maroc et d’y attirer massivement les investisseurs professionnels et institutionnels.

Les parties conviennent que les niveaux de rentabilité visés devront s’établir selon les projets
entre 15 et 20%, pour des taux de fréquentation supposés supérieurs à 50%.

Les parties décident en conséquence de mettre en œuvre les stratégies foncières, fiscales et
financières adaptées pour construire un environnement favorable à l’investissement
touristique au Maroc et à sa rentabilité ».

Les parties réitèrent leur engagement à considérer, au-delà des bonnes performances
actuelles du secteur, la nécessité de mesures fortes pour permettre le déclenchement de la
puissante dynamique d’investissement qui sera nécessaire à la construction par le secteur
privé de 80.000 chambres supplémentaires au cours de la décennie, et ce, avec l’objectif que
le Royaume acquiert au niveau international, la réputation d’offrir l’un des systèmes les plus
attractifs du pourtour méditerranéen.

STRATEGIE FONCIERE

ARTICLE 38 : CONSTITUTION DE RESERVES FONCIERES DEDIEES AU TOURISME

Discours Royal

« Partant de Notre souci de vous encourager à vous impliquer pleinement dans la bataille du
nouveau décollage de ce secteur stratégique, Nous vous annonçons la bonne nouvelle que
Nous avons donné Nos hautes instructions au Gouvernement de Notre Majesté en vue de
mettre les terres à vocation touristique à la disposition des promoteurs touristiques avec une
contribution de l’Etat à hauteur de cinquante pour cent de leur valeur. »

Accord Cadre

Article 17 : Constitution de réserves foncières dédiées au Tourisme

Les parties conviennent du principe de constituer une réserve foncière regroupant les
terrains à vocation touristique.

L’étude d’identification des terrains à fort potentiel touristique menée actuellement par les
pouvoirs publics permettra d’arrêter la liste des bases foncières devant constituer cette
réserve.
Le Gouvernement s’engage à œuvrer pour le reengineering des outils d’aménagement
touristique existants, en vue :

 D’acquérir et assainir les terrains à vocation touristique précités ;


 De les aménager afin de les mettre à la disposition d’investisseurs, en contrepartie
d’engagements précis et fermes, à des prix compétitifs par rapport à des zones
internationales similaires et en tout état de cause, en respectant les normes internationales
en matière de prix des bases foncières rapporté aux investissements projetés.

En application du 1er et du 2ème alinéa de l’article 17 de l’Accord Cadre, en vue de la


constitution des réserves foncières à vocation touristique, le Gouvernement s’engage à
œuvrer pour finaliser l’étude relative à l’identification et à la délimitation des unités
d’aménagement touristique avant fin Décembre 2001 pour les zones en cours d’étude (sur le
littoral de Saïdia à Tifnit et à proximité des grands pôles culturels) et avant fin Décembre
2002 pour les zones d’intérêt touristique situées sur le reste du territoire.

Il est rappelé que cette étude a pour objectif:

 d’identifier et délimiter de manière précise, sur la base des Zones d’Intérêt


Touristique (ZIT) identifiées par l’étude de la stratégie d’aménagement touristique, des
Unités d’Aménagement Touristique (UAT) situées sur le littoral et dans les zones intérieures;
 de recueillir les informations indispensables à la protection et la valorisation
rationnelle de ces UAT;
 de constituer une Base de Données Informatisées (BDI) permettant de suivre
l’évolution de ces UAT, de les préserver et de les valoriser en temps opportun.

Par ailleurs, en application du 3ème alinéa de l’article 17 de l’Accord Cadre et s’agissant du


reengineering des outils d’aménagement touristique, le Gouvernement convient de mettre
en place les mesures nécessaires pour l’achèvement de l’étude y afférente avant Novembre
2001 et s’engage à mettre en œuvre les conclusions de ladite étude au courant de l’année
2002, et ce, afin de doter le Royaume d’un outil de développement touristique performant,
favorisant l’investissement.

Il est rappelé que cette étude a pour objectif:

 déterminer si le dispositif actuel en matière d’aménagement touristique (DAI,


sociétés d’aménagement SONABA et SNABT, services des aménagements au sein des
délégations régionales du tourisme) peut être amélioré ou s’il doit être remplacé par un
autre;
 définir les modalités et procédures de fonctionnement du dispositif retenu;
 accompagner l’administration pour la mise en œuvre du dispositif retenu.
En particulier, le mécanisme d’acquisition et d’assainissement des terrains à vocation
touristique sera défini au terme des études précitées.

Enfin, les parties s’engagent à arrêter le mécanisme d’application de l’Instruction Royale


relative à la mise à la disposition des promoteurs touristiques les terrains à vocation
touristiques avec une contribution de l’Etat à hauteur de 50% par le biais d’une convention à
signer entre le Ministère de l’Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme et le
Fonds Hassan II pour le développement économique et social. Il est à cet égard précisé que
les dispositions de l’article 17 de l’Accord Cadre (3ème alinéa) relatives aux conditions de
mise à disposition des bases foncières, sont formellement, et en tout état de cause,
considérées par le Gouvernement comme le cadre de référence de cette politique.

Le planning arrêté pour la mise en place de cette mesure est le suivant:

 Préparation d’un projet de convention entre le Ministère de l’Economie, des


Finances, de la Privatisation et du Tourisme et le Fonds Hassan II: mi-Novembre 2001;
 Approbation du projet de convention par le Comité de Pilotage Stratégique: fin
Novembre 2001;
 Présentation du projet de convention au Fonds Hassan II: mi-Décembre 2001.

STRATEGIE FISCALE

ARTICLE 39 : REDEFINIR UN DISPOSITIF FISCAL COHERENT ET INCITATIF

Accord Cadre

Article 19 : Redéfinir un dispositif fiscal cohérent et incitatif

« Considérant que l’arsenal fiscal en vigueur a fait bénéficier le secteur du tourisme


d’avantages fiscaux durant les dernières lois de finances avec l’objectif de résorber le déficit
enregistré en matière de capacité d’hébergement hôtelier, les parties conviennent de la
poursuite des efforts pour améliorer le dispositif fiscal applicable au tourisme à la lumière
des trois principes suivants :

 Un principe de simplification et d’harmonisation ;


 Un principe d’incitation et d’orientation ;
 Un principe de compétitivité internationale.

En application de l’article 19 de l’Accord Cadre, le Gouvernement renouvelle son


engagement de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le secteur du tourisme
bénéficie d’un dispositif fiscal adapté à son statut de priorité nationale.
En outre, les parties prennent acte, avec satisfaction, des différents avantages accordés au
secteur du tourisme, notamment ceux introduits par les trois dernières Lois des Finances.

 Droit d’enregistrement:
 Allégement des frais de constitution de sociétés touristiques, avec un taux de 0,5% en
matière de droits d’enregistrement pour tout apport en numéraire ou en nature;
 Exonération en matière de droits d’enregistrement, relatifs aux actes d’acquisition
des terrains destinés à la réalisation de projets d’investissements dans un délai maximum de
36 mois;
 Taux réduits à 1% pour les droits d’enregistrement, relatifs aux baux emphytéotiques
portant sur les immeubles à usage hôtelier et leurs dépendances;
 Réduction des droits d’enregistrement applicables aux cessions de fonds de
commerce.
 Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA):
 Exonération de la TVA sur les biens d’équipement, matériel et outillage, acquis
localement ou importés, inscrits dans un compte d’immobilisations et affectés à
l’exploitation;
 Taux de TVA réduit à 10% pour les entreprises hôtelières, avec droit à déduction au
titre des opérations d’hébergement, de restauration, de location d’hôtels et d’immeuble
touristique;
 Droits de douanes:
 Exonération des droits de douanes pour les investissements dont le montant est
supérieur ou égal à 200 millions Dh dans le cadre de conventions conclues avec le
gouvernement.
 Impôts sur les Sociétés (IS) et Impôt Général sur les Revenus (IGR):
 Exonération totale de l’I.S ou de l’IGR pour la partie de la base imposable
correspondant au chiffre d’affaires des entreprises hôtelières réalisé en devises, et ce
pendant une période de cinq ans, et réduction de 50% à partir de la 6 ème année;
 Réduction de l’IS de 50% pendant cinq années, pour l’ensemble des entreprises
s’implantant dans les provinces suivantes: Lâayoune, Larache, Nador, Tanger, Asilah,
Tétouan …;
 Réduction de 50% de l’IS, sans limitation de durée, pour toute entreprise
s’implantant dans la province de Tanger, cette réduction étant cumulable avec les avantages
précités.
 Autres avantages:
 Régime de libre convertibilité garantissant l’entière liberté de transfert, pour les
investisseurs étrangers, des bénéfices nets d’impôt (capital, plus-values et revenus);
 Exonération totale de l'impôt des patentes et de la taxe urbaine, pendant une
période de 5 ans pour les investissements de création, ainsi que pour tout investissement
additionnel ou extension;
 Abattement de 100% sur les dividendes et autres produits de participation perçus par
les entreprises;
 Abattements et exonérations sur les plus- values et profits réalisés à l’occasion de
retrait ou de cession d’éléments d’actif immobilisé;
 Plafonnement de 50 millions Dh de la base de calcul de la valeur locative des
investissements imposables.

ARTICLE 40 : DEFINITION DE L’ENTREPRISE TOURISTIQUE

Accord Cadre

Article 20 : Définition de l’entreprise touristique

« Les parties conviennent de la nécessité d’harmoniser le statut fiscal des différents


intervenants de la chaîne touristique en définissant, sur le plan légal et réglementaire, la
notion d’entreprises touristiques ou à vocation touristique. Les parties décident que doivent
être considérées comme entreprises touristiques les entreprises suivantes :

 Les entreprises propriétaires ou exploitantes d’unité d’hébergement ;


 Les entreprises de gestion d’unité d’hébergement ;
 Les entreprises de restauration touristique ;
 Les agences de voyages ;
 Les entreprises de location de voitures ;
 Les entreprises de transports touristiques ;
 Les entreprises d’animation et autres activités de loisirs ;
 Les unités touristiques pratiquant la thalassothérapie et le thermalisme ».

En application de l’article 20 de l’Accord Cadre et dans le cadre des dispositions de l’article


58 du présent Accord d’application, le Gouvernement s’engage à définir avant Juin 2002 sur
le plan légal et réglementaire la notion d’entreprises touristiques ou à vocation touristique.
ARTICLE 41 : DROITS DE DOUANE

Accord Cadre

Article 21 : Droits de douanes

« Les parties conviennent que les taux réduits de douane prévus par la Charte des
Investissements pour les importations de biens d’équipement industriels seront étendus aux
biens utilisés pour l’équipement, l’aménagement et l’ameublement des entreprises
touristiques sous réserve de leur identification au sein de la nomenclature douanière et de
l’accord du département de l’industrie, et ce, afin de favoriser la réduction des coûts
d’investissements et l’amélioration de la rentabilité des investissements touristiques au
Maroc.

Les parties s’engagent à cet effet à élaborer conjointement les listes de produits et biens
d’équipement devant bénéficier des taux réduits et qui seront soumises à l’aval du
Département de l’Industrie ».

En application de l’article 21 de l’Accord Cadre, les parties enregistrent avec satisfaction les
travaux accomplis en matière d’identification des biens d’équipement devant bénéficier d’un
taux minimum des droits d’importation.

A cet effet, une première liste des biens d’équipement a déjà eu l’avis favorable de la
Commission Consultative des Importations (CCI) et elle est actuellement à l’étude au Comité
de Classification Douanière.

En parallèle, la Fédération du Tourisme de la CGEM s’engage à fournir une 2 ème liste


complémentaire et définitive des biens d’équipement, accompagnée des références
techniques, devant bénéficier des exonérations, et ce, avant fin Décembre 2001.Sur la base
de cette liste, les parties s’engagent à:

 Identifier les biens d’équipement bénéficiant d’ores et déjà de l’exonération en vertu


de l’Accord d’Association avec l’Union Européenne ainsi que les autres accords bilatéraux
(Tunisie, Egypte, Arabie Saoudite,…);
 Introduire une demande auprès de la CCI pour les biens d’équipement non concernés
par les accords précités.

En tout état de cause, les parties s’engagent à :

 Arrêter la liste définitive des biens d’équipement devant bénéficier du taux minimum
à l’importation;
 Etablir le décret réduisant les quotités des droits d’importation pour le reste des
produits, et ce, à fin Mars 2002.
ARTICLE 42 : HARMONISATION ET SIMPLIFICATION DE LA FISCALITE NATIONALE

Accord Cadre

Article 22 : Harmonisation et simplification de la fiscalité nationale

« Les parties conviennent que le secteur du tourisme est aujourd’hui la première source en
devises du pays.

Les parties prennent acte des efforts entrepris par le Gouvernement au cours des deux
précédentes Lois de Finances, notamment s’agissant d’impôts sur les sociétés, de TVA
appliquée aux entreprises de restauration touristique, du droit d’enregistrement, de la
patente et de la taxe urbaine.

Les parties s’engagent par ailleurs à s’inscrire dans la perspective à moyen terme
d’harmoniser le taux de TVA appliqué à l’hôtellerie, à l’ensemble des entreprises touristiques
visées à l’article 20 ci-dessus.

Les parties décident s’agissant de l’impôt sur les sociétés, de revoir pour les entreprises
hôtelières les dispositions régissant l’abattement de cet impôt sur la quote-part du chiffre
d’affaires réalisé en devises, afin que cette mesure incitative devienne aisément applicable».

En application du 4ème alinéa de l’article 22 de l’Accord Cadre, les parties constatent avec
satisfaction que sont désormais clarifiées les modalités d’application de l’exonération
prévue en matière d’impôt sur les sociétés et d’impôt général sur le revenu pour la partie de
la base imposable correspondant au chiffre d’affaires en devises, réalisé directement par
des établissements hôteliers ou par l’intermédiaire des agences de voyages.

Ces nouvelles modalités d’application définies d’un commun accord entre les parties feront
l’objet d’une communication au Comité de Pilotage Stratégique préalablement à leur
diffusion auprès de l’ensemble des professionnels avant la fin de l’année 2001.

ARTICLE 43 : MESURES DE SIMPLIFICATION DE LA FISCALITE LOCALE

Discours Royal

« Ces orientations portent également sur l’accélération de la simplification et la mise en


harmonie de la fiscalité locale afin d’en faire un stimulant du secteur et non un obstacle à sa
promotion ».
Accord Cadre

Article 23 : Mesures de simplification de la fiscalité locale (extrait)

« Les parties conviennent de réaménager progressivement le dispositif de la fiscalité locale


actuel en visant une rationalisation et une harmonisation de cette fiscalité ».

En application des Hautes Directives Royales et des dispositions de l’Accord Cadre, les parties
décident que sera présenté au Comité de Pilotage Stratégique en 2002, un plan de
simplification et d’harmonisation de la fiscalité locale qui devra être mis en œuvre en 2003
et qui s’articulera autour des points fondamentaux suivants:

 Réduire de manière significative le nombre d’impôts locaux appliqués au secteur du


tourisme;
 Harmoniser et rationaliser les taxes doublons au niveau local et national.

ARTICLE 44 : TRANSPARENCE FISCALE

Accord Cadre

Article 24 : Transparence fiscale

« La Fédération du Tourisme de la CGEM s’engage à œuvrer auprès de ses affiliés en vue de


les sensibiliser aux nécessités d’une plus grande transparence en matière fiscale et de les
faire adhérer à la notion d’entreprise citoyenne et sociale. »

En application de l’article 24 de l’Accord Cadre, la Fédération du Tourisme de la CGEM


s’engage à concevoir, puis diffuser auprès de l’ensemble de ses affiliés, une série de
recommandations visant à promouvoir la notion d’entreprise citoyenne et sociale.

Ces recommandations seront intégrées au sein de la «Charte Professionnelle» visée à


l’article 50 du présent Accord d’Application et viseront la mobilisation de tous les acteurs du
secteur, en faveur de la construction d’une économie touristique vertueuse et pérenne qui
joue son rôle de locomotive de la croissance, créatrice d’emplois et de richesses et
génératrice de recettes budgétaires.

La Fédération du Tourisme de la CGEM déclare par ailleurs sa volonté d’établir avec


l’Administration des impôts un «pacte de confiance» basé sur un suivi périodique des
recettes fiscales directes ou indirectes générées par le secteur, et ce, dans la perspective de
la vision 2010 et des objectifs de recettes mentionnés dans le «modèle de simulation global»
annexé au présent
Accord d’Application.

ARTICLE 45 : IMPLICATION DU SECTEUR BANCAIRE

Accord Cadre

Article 26 : Implication du secteur bancaire

Les parties conscientes d’une part de la spécificité du tourisme, industrie hautement


capitalistique exigeant des financements conséquents et à long terme, et d’autre part de
l’impérieuse nécessité de favoriser une implication plus forte des banques commerciales
dans le financement de la nouvelle politique touristique, conviennent de promouvoir les
trois mesures suivantes, destinées à faciliter et à sécuriser la distribution de crédits par les
banques commerciales tout en favorisant l’accès au crédit à des taux d’intérêts favorables
dans le temps et compatibles avec les objectifs de rentabilité du secteur :

 La mise en place d’une formule appropriée de «crédit tourisme » qui tienne compte
de la nécessité de promouvoir l’investissement dans le secteur ;
 La création d’un « Observatoire de la compétitivité et des coûts » pour permettre à
travers des publications statistiques périodiques, une meilleure connaissance des coûts et
des standards de performance ;
 L’implication plus active de la Caisse Centrale de Garantie et Dar Addamane aux côtés
des banques commerciales ».

En application de l’article 26 de l’Accord Cadre, et afin de satisfaire l’impératif stratégique


d’une plus forte implication du système bancaire dans le financement du secteur à travers
l’octroi de crédits à moyen et long terme (supérieur à 7 ans) à des taux attractifs et stables
dans le temps, les parties conviennent des dispositions stipulées aux articles 46 à 50 ci-
dessous.

ARTICLE 46 : IMPLICATION DE LA CCG ET DE DAR ADDAMANE

Discours Royal

« Partant de Notre souci de vous encourager à vous impliquer pleinement dans la bataille du
nouveau décollage de ce secteur stratégique, Nous vous annonçons la bonne nouvelle que
Nous avons donné Nos hautes instructions au Gouvernement de Notre Majesté en vue (…)
d’élargir les mécanismes de garantie à travers la Caisse Centrale de Garantie et « Dar
Addamane » pour faciliter les conditions de financement du secteur (….) ».

En application des Directives Royales, le Gouvernement s’engage à ce que la Caisse Centrale


de Garantie continue à soutenir activement le financement du secteur touristique, et ce,
dans le respect des règles prudentielles qui lui sont fixées et notamment:
? La viabilité des projets aux plans économique, technique, financier et organisationnel;

? Le partage du risque avec les banques dans la limite de 50% des crédits à garantir;

? La limitation des engagements en faveur d’un même bénéficiaire à 20% minimum de ses
fonds propres.

En outre, les parties se félicitent de l’octroi par le Fonds Hassan II pour le Développement
Economique et Social («Fonds Hassan II») d’une enveloppe de 200 millions Dh, réparties à
part égale entre la CCG et Dar Addamane, et ce afin de renforcer les fonds propres de ces
deux organismes de garantie, et par voie de conséquence, leur capacité d’intervention dans
le financement des projets d’investissement touristiques.

Il est à cet égard rappelé, à titre indicatif, les éléments suivants:

 L’octroi de la garantie de la CCG et de Dar Addamane est de nature à favoriser la


diminution du risque supporté par les banques, et constitue par conséquent une incitation à
la diminution du taux d’intérêt appliqué;
 La contribution du Fonds «Hassan II» d’un montant de 200 millions Dh en faveur de la
CCG et Dar Addamane permettra, compte tenu des règles prudentielles qui leur sont
applicables, de favoriser l’octroi de 5 milliards Dh de crédits bancaires correspondant à un
volume d’investissement privé de l’ordre de 7 milliards Dh.

Enfin, les parties se fixent l’objectif d’entamer la mise en œuvre effective de ce mécanisme à
compter de Janvier 2002. Page 50 sur 61

ARTICLE 47 : MISE EN PLACE D’UN MECANISME DE RENOVATION

Accord Cadre

Article 25 : Mise en place d’un mécanisme de rénovation

« Eu égard à la saturation des capacités existantes et au délai de mise en œuvre de nouvelles


capacités, les parties conviennent de considérer le besoin de la mise en place d’un
mécanisme permettant le financement de la rénovation d’une partie du parc existant non
commercialisable à l’étranger.

Les parties conviennent cependant d’étudier en détail les modalités précises pour la mise en
œuvre de ce mécanisme, les conditions d’éligibilités à ses financements, les garanties à
fournir par les bénéficiaires potentiels.

Les commissions de classement des établissements touristiques dépêchées ces dernières


années pour effectuer l’opération de contrôle desdits établissements ont recensé 350
établissements touristiques nécessitant une rénovation, dont 318 unités ayant une capacité
de 20.084 chambres, soit 38.642 lits, nécessitant une mise à niveau urgente avec un coût
approximatif s’élevant à 1,6 milliards Dh environ.

En application des articles 7 et 25 de l’Accord Cadre, et en vue de rehausser le standing des


établissements d’hébergement qui ont atteint un degré d’essoufflement avancé, les parties
conviennent de la mise en place d’un mécanisme de financement des projets de rénovation
d’établissements d’hébergement classés ayant au moins sept années d’exploitation.

A cet égard, les parties s’accordent sur la mise en place du mécanisme de financement
suivant:

 Le financement sera assuré, à parts égales, par l’Etat, à travers le Fonds Hassan II, et
les banques à raison d’un maximum de 35% chacun, le reste étant assuré par le promoteur;
 La durée de remboursement sera de dix ans maximum, dont deux années de grâce;
 Le taux d’intérêt s’établira à 2% pour la part de l’Etat et sera librement négocié pour
la part des banques.
 Une liste exhaustive des unités hôtelières susceptibles de bénéficier de ce
financement sera arrêtée suite à une campagne générale de classement qui sera effectuée
sur l’ensemble du Royaume, par la Commission Nationale de Classement, et ce d’ici la fin de
l’année 2001;
 Les programmes de rénovation, présentés dans le cadre de ce mécanisme, doivent se
conformer au barème établi par la Commission Nationale de Suivi et qui fixera le coût
maximum de rénovation par chambre pour chaque catégorie hôtelière;
 Les entreprises éligibles pourront bénéficier des mécanismes de garanties actuels,
proposés par la CCG et Dar Addamane, et ce pour la part du financement bancaire.

En outre, il est précisé que l’intervention de l’Etat s’effectuera à travers la création d’un
fonds dénommé «RENOVOTEL» et géré à parts égales par la CCG et Dar Addamane.

Les parties se félicitent à cet égard de la décision du Fonds Hassan II d’allouer une première
tranche de 200 millions Dh au profit de «RENOVOTEL» pour initier un profond mouvement
de mise à niveau des capacités existantes de l’industrie hôtelière.

Les modalités pratiques de mise en œuvre de ce mécanisme feront l’objet de conventions


qui seront conclues entre l’Etat (Fonds Hassan II) d’une part, et la CCG et Dar Ad-Damane
d’autre part. Ces organismes, qui seront chargés de gérer aussi bien le fonds de garantie
«RENOVOTEL» que les prêts pour la rénovation, concluront à leur tour des conventions
d’application avec les banques intervenantes.
Un Comité, comprenant des représentants des Départements des Finances et du Tourisme
ainsi que ceux de la CGEM et du GPBM, assurera le suivi de l’application de ce mécanisme. La
CGEM prêtera assistance aux petites et moyennes entreprises qui en exprimeront le besoin.

Enfin, les parties se fixent l’objectif d’entamer la mise en œuvre effective de ce mécanisme à
compter de Janvier 2002.

ARTICLE 48 : CONCERTATION PERMANENTE

Les parties décident d’organiser une concertation entre l’Etat, les Banques à travers le GPBM
et les professionnels du secteur, avec en particulier les objectifs suivants:

 Mener une campagne d’information et de vulgarisation des dispositions prévues aux


articles précédant;
 Favoriser l’allégement de la durée des crédits bancaires octroyés au secteur, ainsi que
la stabilité dans le temps des taux octroyés au secteur;
 Assurer un suivi continu des besoins de financement du secteur dés la mise en œuvre
de la vision 2010 et prendre à cet effet toutes les mesures qui apparaîtront nécessaires;
 Evaluer l’efficacité des dispositions précédentes et suggérer tout correctif jugé
nécessaire ou utile.

ARTICLE 49 : CREATION D’UN OBSERVATOIRE DU TOURISME

Afin de sécuriser la distribution des crédits par le système bancaire, les parties conviennent
de la nécessité de disposer d’un organisme crédible et neutre chargé de collecter, traiter et
publier toutes informations utiles sur le secteur, et en particulier :

 Conjoncture nationale et internationale;


 Concurrence et compétitivité;
 Norme d’investissement et d’exploitation.

A cette fin, les parties décident la création d’un Observatoire du Tourisme chargé d’analyser
l’activité touristique, d’évaluer la compétitivité de la destination et d’élaborer des normes en
matière de coûts d’investissement ou d’exploitation. Une étude spécifique initiée par le
Département du Tourisme, dont le cahier de charges sera soumis pour validation au Comité
de Pilotage Stratégique, sera lancée au courant du mois de Décembre 2001.

Les parties s’accordent pour mettre tous les moyens en œuvre afin que l’Observatoire puisse
être opérationnel, au cours du 2ème Semestre 2002 dans le cadre d’un financement public.
ARTICLE 50 : STRUCTURE DE FINANCEMENT EQUILIBRE

Accord Cadre

Article 27 : Structure de financement équilibré

« La Fédération du Tourisme de la CGEM s’engage à œuvrer auprès de ses affiliés afin que
ces derniers adoptent dans le cadre de la réalisation de leur projet, une structure de
financement équilibrée avec un apport en fonds propres conséquent ».

Avec l’objectif de favoriser l’adoption de structures de financement équilibrées pour tout


projet à vocation hôtelière ou touristique, la Fédération du Tourisme de la CGEM diffusera
auprès de l’ensemble de ses affiliés, ainsi que des différentes institutions financières,
banques et compagnies d’assurance notamment, une «circulaire professionnelle»
recommandant l’adoption de structures de financement équilibrées pour tout projet hôtelier
ou touristique.

La CGEM recommandera ainsi l’adoption de niveaux minimums de capitalisation en fonds


propres selon la nature et la taille des projets. La CGEM appuiera également, à travers ses
recommandations, les premières conclusions publiées par «l’Observatoire du Tourisme» et

relatives aux standards en matière de coût d’investissement pour chaque catégorie d’unité
hôtelière.

Au delà de ces deux aspects, les différentes recommandations que pourra formuler la
Fédération du Tourisme de la CGEM seront regroupées au sein d’une «Charte
professionnelle» couvrant l’ensemble des sujets d’intérêts collectifs concernant l’exercice
des professions du tourisme, avec en particulier, les objectifs suivants:

 assurer une communication fluide, transparente et permanente entre la Fédération,


ses affiliés et les principaux organismes impliqués dans le développement du secteur, et
notamment les institutions bancaires et financières.
 favoriser le développement d’une économie touristique performante à travers la
mise en œuvre de normes professionnelles standardisées.

La Fédération du Tourisme de la CGEM s’engage à veiller à la mise en œuvre des mesures


mentionnées dans le cadre de cet article, et ce, dès le début de l’année 2002.
ARTICLE 51 : ORIENTER L’EPARGNE VERS LE SECTEUR DU TOURISME

Accord Cadre

Article 28 : Orienter l’épargne vers le secteur du tourisme

« Les parties constatant la spécialisation croissante de l’industrie mondiale du tourisme et


par suite, et à de rares exceptions près, la réticence naturelle à investir des grandes chaînes
internationales, plutôt spécialisées dans la gestion, s’accordent pour promouvoir une
stratégie financière visant à élargir la base des investisseurs en fonds propres, et à favoriser
la rencontre entre investisseurs professionnels et investisseurs institutionnels, et ce, à
travers un accès facilité, voire recommandé, aux marchés financiers nationaux.

A cet effet, les parties conviennent d’analyser au cours du premier semestre de l’année
2001, les mesures susceptibles de favoriser l’orientation de l’épargne vers le secteur du
tourisme.

D’ores et déjà, les parties prennent acte des dispositions législatives existantes visant à
favoriser les introductions des sociétés en Bourse de Casablanca, avec la création du
nouveau marché et des incitations fiscales significatives au cours des trois premières années
de cotation.

Cela étant, les parties décident d’envisager des mesures complémentaires spécifiques au
secteur du tourisme avec en particulier, la création de fonds tourisme privés ainsi que
l’incitation des compagnies d’assurances à investir dans le secteur. »

En application de l’article 28 de l’Accord Cadre, le Gouvernement s’engage à adopter les


mesures suivantes, au cours du 1er Semestre 2002, afin de favoriser l’implication du secteur
des assurances dans le financement en fonds propres de la nouvelle politique touristique, et
plus généralement l’orientation de l’épargne nationale et internationale vers le financement
du secteur à travers les marchés financiers nationaux :

 Admettre le principe qu’un investissement en valeur non cotée dans un projet


touristique puisse être admis en représentation des réserves techniques dans le respect de
la réglementation des assurances en vigueur, dans la limite maximum de 10% du montant de
l’investissement;
 Mettre en place un cadre réglementaire et incitatif pour les organismes intervenant
dans le financement en capital risque (notamment les fonds de placements) ;

Par ailleurs, les parties conviennent d’étudier la faisabilité de la création d’un nouveau
compartiment à la Bourse de Casablanca destiné à favoriser le financement en fonds propres
des grands projets de développement touristique.
Les parties conviennent en dernier lieu de rencontres périodiques pour discuter toutes
améliorations possibles du dispositif de financement existant de nature à conforter la
dynamique

financière.Page 54 sur 61

DYNAMIQUE INSTITUTIONNELLE

ARTICLE 52 : METHODOLOGIE DE MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF STRATEGIQUE GLOBAL

Accord Cadre

Article 29 : Planification concertée de la nouvelle politique

« les parties constatent que :

 Le tourisme est une industrie spécifique et multiforme qui implique une large variété
de compétences et d’autorités au niveau gouvernemental, au niveau des collectivités locales
et au niveau des diverses branches professionnelles ;
 Le tourisme est une industrie planétaire, concurrentielle, qui exige autant une vision
stratégique à long terme qu’une réactivité permanente ;
 Le tourisme est une industrie lourde, à forte potentiel capitalistique qui exige
l’immobilisation de moyens financiers conséquents sur des périodes très longues et donc
nécessite visibilité et stabilité ;
 Le tourisme est enfin, par son potentiel de croissance au Maroc, une priorité
stratégique de premièreimportance pour favoriser le développement du pays et le bien être
de la population.

Conviennent et décident que la mise en œuvre de la nouvelle politique touristique au Maroc


sera basée sur :

 Une étroite concertation entre le Gouvernement, les Administrations centrales et


locales et les professionnels du secteur, dans le cadre d’un partenariat constructif et
intelligent ;
 Une planification rigoureuse de tous les éléments du dispositif stratégique global.

En conséquence de quoi, il est décidé la création d’un comité de pilotage stratégique


conjoint pour assurer le suivi et la mise en œuvre du présent Accord Cadre ».

En application de l’article 29 de l’Accord Cadre, les parties conviennent que les spécificités
du tourisme et l’ambition de la nouvelle politique touristique, rendent impérative l’adoption
d’une méthodologie de mise en œuvre du dispositif stratégique global décrit au sein de
l’Accord Cadre, afin d’être en mesure de planifier, coordonner et mettre en œuvre toutes ses
composantes simultanément.

Les parties décident en conséquence d’adopter formellement une méthode basée sur les
trois concepts suivants :

 Une concertation permanente et organisée entre l’ensemble des intervenants,


publics et privés, dans le cadre de structures spécifiques (existantes ou à créer) pour
construire et alimenter un partenariat intelligent et constructif entre l’Etat et les
professionnels, entretenir un dialogue régulier et structuré, favoriser l’adhésion de tous à la
même vision stratégique et mobiliser toutes les énergies disponibles dans la même
direction;
 Une planification rigoureuse de la nouvelle politique touristique pour assurer la
«visibilité fédératrice» qui responsabilisera et mobilisera tous les acteurs de la nouvelle
politique touristique;
 Une coordination centralisée indispensable pour garantir une mise en œuvre
cohérente et harmonieuse de tous les éléments du dispositif stratégique global, éviter tout
retard ou goulot d’étranglement qui viendraient compromettre la réalisation des objectifs de
la «vision 2010», procéder avec réactivité à tous les arbitrages.

Sur ce, en application des principes de cette méthodologie, les parties décident des mesures
spécifiques stipulées aux articles 53 à 58 du présent Accord d’Application.

ARTICLE 53 : REGIONALISATION ET PLANIFICATION STRATEGIQUE

Discours Royal

« De même, le développement harmonieux du tourisme à l’échelon de l’ensemble du


territoire national reste tributaire de l’adoption de l’approche régionale et de l’implication
des opérateurs, des élus, des organisations professionnelles, des autorités locales et des
compétences régionales dans la promotion du tourisme local. Nous insistons également sur
le rôle des collectivités locales dans l’encouragement des activités touristiques en veillant à
la propreté de l’environnement, à l’esthétique de l’espace touristique et à l’organisation
d’activités récréatives permanentes qui rendent agréable et plaisant le séjour dans nos villes
et nos campagnes. »

En application des Hautes Directives Royales, les parties s’accordent pour considérer
l’approche régionale comme un axe stratégique majeur de la nouvelle politique touristique.

Ainsi, outre les mesures stipulées dans le présent Accord d’Application aux articles 30
(Restructuration du dispositif de promotion de l’ONMT), 56 (Réorganisation des associations
professionnelles), 55 (Restructuration des organes d’intervention de l’Etat), les parties
décident de programmer le concept de Programmes de Développement Régionaux, dans le
cadre du Programme de Développement et d’Investissement Stratégique (PDIS) de la
destination Maroc visé à l’article 3 du présent Accord d’Application (Engagements sur la
vision).

Ces Programmes de Développement Régionaux seront élaborés par les Conseils Régionaux
du Tourisme visés à l’article 57 ci-dessous et couvriront la période 2002/2005 en perspective
des objectifs assignés à chaque région et résultant de la vision 2010.

Ces Programmes de Développement Régionaux définiront le plus précisément possible les


besoins en matière d’investissements stratégiques publics et privés à réaliser
(infrastructures, urbanisme, hôtels, agences de voyages, établissements de restauration et
d’animation, véhicules de transports, etc…), ainsi que les besoins en matière de ressources
humaines qui résulteront de la mise en œuvre du Programme de développement. Toutes les
mesures programmées, envisagées ou jugées nécessaires à la réalisation des objectifs seront
précisées dans le cadre d’une démarche stratégique de planification concertée à l’échelle
régionale.

Les Programmes de Développement Régionaux (PDR), dans une version préliminaire,


devront être achevés au plus tard fin Juin 2002, simultanément à la première ébauche du
PDIS, afin que la version définitive et harmonisée de ces PDR puisse être achevée en
Décembre 2002.

Enfin, les parties conviennent de la nécessité d’instaurer un débat sur l’opportunité de


création des zones touristiques de développement, qui ne recouvrent pas nécessairement
les zones administratives, et ce, dans un souci de simplification et d’efficacité. Les parties
s’accordent pour arrêter une position sur cette question avant fin Juin 2002.Page 56 sur 61

ARTICLE 54 : REORGANISATION DU DISPOSITIF INSTITUTIONNEL

Accord Cadre

Article 4 : Engagement sur la Stratégie

Les parties décident que la réalisation de la vision 2010 exige le déclenchement simultané de
plusieurs dynamiques:

 une dynamique institutionnelle visant la restructuration par l’Etat de ses organes


d’intervention et par le secteur privé, de ses associations professionnelles, pour doter le
secteur du tourisme de structures qui autoriseront une planification concertée de la nouvelle
politique touristique.

Afin de doter le secteur du tourisme des structures qui autoriseront une planification
concertée et une exécution coordonnée de la nouvelle politique touristique, les parties
décident de mettre en œuvre une profonde réorganisation du dispositif institutionnel
régissant le secteur du tourisme.

Les parties conviennent à cet égard des trois axes fondamentaux suivants, explicites aux
articles 55 à 57 du présent Accord d’Application:

 Restructuration des organes d’intervention de l’Etat (article 55) ;


 Restructuration des associations professionnelles (article 56) ;
 Création d’instances mixtes, au niveau national et régional, pour organiser la
concertation

public/privé, assurer une planification rigoureuse et garantir une exécution coordonnée de la


nouvelle politique touristique (article 57).

Les parties décident en outre que la réorganisation du dispositif institutionnel régissant le


tourisme fera l’objet de textes appropriés, éventuellement regroupés dans une loi cadre
(article 58) et s’engagent à les présenter au processus d’adoption avant fin Septembre 2002.

ARTICLE 55 : RESTRUCTURATION DES ORGANES D’INTERVENTION DE l’ETAT

Les parties conviennent de l’impératif d’une restructuration des organes d’intervention de


l’Etat dans le secteur du tourisme et de l’Administration Nationale du Tourisme (ANT), avec
l’objectif de développer ses moyens d’actions, d’en faire un pivot de la nouvelle politique
touristique, de la transformer en instrument de «management public» capable de s’adapter
à la nouvelle vision du secteur, d’accompagner les professionnels en améliorant sa
rentabilité et sa productivité.

Cette restructuration se fonde sur les enjeux et impératifs de la nouvelle politique


touristique, eu égard aux nouvelles missions qui en découlent: concertation permanente et
partenariat avec le secteur privé; pilotage stratégique et veille concurrentielle; assistance
technique conseil et ingénierie, régionalisation et déconcentration; nouvelle technologie de
l’information; ingénierie des compétences; accompagnement des investisseurs, nouvelles
niches à développer (tourisme rural et tourisme interne), etc…, et ce, en sus des fonctions
traditionnelles (contrôle, aménagement, formation, réglementation et promotion).

Par suite, le Gouvernement s’engage à procéder à la restructuration de l’Administration


Nationale du Tourisme et des différents éléments qui la composent. Cette restructuration
interviendra dès l’achèvement d’une étude à mener à partir du 1 er trimestre 2002, et dont
l’objectif consistera à déterminer le nouveau rôle du Département du Tourisme à l’échelle
centrale et régionale, permettre une meilleure symbiose avec le secteur privé, formuler des
propositions pour une meilleure adéquation des moyens humains par rapport aux besoins
actuels et futurs du secteur. Cette étude devra être achevée au plus tard à la fin du 3ème
trimestre 2002.

Dans cette perspective, seront naturellement pris en compte l’étude en cours sur le
reengineering des outils d’aménagements touristiques et le plan de restructuration et de
recentrage des activités de l’ONMT.

Le Gouvernement s’engage en particulier à doter les services extérieurs du Département du


Tourisme d’un nouveau statut portant organisation des représentations régionales et des
délégués du tourisme, en définissant leur rôle et leur mission, et ce, sur la base des
conclusions de l’étude précitée.

Cependant, des mesures transitoires et progressives seront prévues afin d’impliquer


progressivement les représentations régionales dans la mise en place de cette nouvelle
dynamique.

De même, le Gouvernement s’engage à rendre effectifs, le redéploiement et le plan de


formation du personnel des représentations régionales du Département du Tourisme, ainsi
que le renforcement de leurs moyens matériels et financiers, et ce, au courant du 1er
trimestre 2003.

ARTICLE 56 : REORGANISATION DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES

Accord Cadre

Article 30 : Associations professionnelles

« La fédération du Tourisme de la CGEM s’engage à œuvrer pour regrouper en son sein


l’ensemble des professions touristiques.

La Fédération du Tourisme de la CGEM s’engage également à œuvrer pour le renforcement


des structures des différentes professions pour plus d’efficience et de participation aussi
bien au niveau régional que national. ».

Afin de procéder au regroupement sous l’égide de la Fédération du Tourisme de la CGEM de


toutes les compétences, associations et fédérations professionnelles représentatives de la
chaîne touristique, y compris les promoteurs nationaux et internationaux, et favoriser la
création ou le renforcement des structures régionales et nationales, les parties décident,
dans le cadre des dispositions de l’article 58 ci-dessous, de procéder à une restructuration en
profondeur du dispositif de représentation professionnelle, au terme d’une large
concertation entre les différents acteurs.

Les parties conviennent à cet égard du schéma directeur suivant:


 L’organisation des professions du tourisme reposera sur une Fédération Nationale du
Tourisme (FNT), émanation de la Fédération du Tourisme de la CGEM, et des Fédérations
Régionales du Tourisme (FRT), adhérentes à la Fédération Nationale du Tourisme. La FNT
regroupera également les principales fédérations sectorielles représentatives de la chaîne
touristique.

Les Fédérations Régionales du Tourisme seront constituées de toutes les Associations


représentatives des principaux métiers touristiques au niveau régional, selon la même
nomenclature qu’au niveau national.

 Les statuts des différentes associations et fédérations sectorielles, à l’échelle


nationale ou régionale seront harmonisés et homogénéisés, et soumis à l’aval de
l’Administration Nationale du Tourisme, conformément aux dispositions législatives et
réglementaires en vigueur.

Ces statuts devront impérativement prévoir les modalités de financement des différentes
associations et fédérations sus- visées, l’obligation d’adhésion prévue par les textes existants
devant être généralisés.

Les statuts des différentes associations et fédérations stipuleront également clairement la


répartition des activités et des missions entre les différentes associations représentatives.

 La réorganisation du dispositif de représentation professionnelle s’effectuera avant


fin Juin 2002 pour une mise en œuvre effective à partir du 1er Octobre 2002.

Enfin, les parties conviennent, dans le cadre du schéma directeur exposé précédemment, de
veiller tout particulièrement à ce que le nouveau cadre réglementaire de représentation
professionnelle présente les caractéristiques suivantes:

 Simplicité, cohérence et efficacité du dispositif global;


 Clarté des missions des différentes instances;
 Moyens humains et financiers en adéquation avec les missions assignées.

ARTICLE 57 : CREATION D’INSTANCES MIXTES AU NIVEAU NATIONAL ET REGIONAL

Pour organiser la concertation public-privé au niveau national et régional, assurer une


planification rigoureuse du dispositif stratégique global au niveau national et régional,
garantir une exécution coordonnée de la nouvelle politique touristique au niveau national et
régional, les parties décident de proposer la création des instances suivantes :

 Les Conseils Régionaux ou Provinciaux du Tourisme (CRT ou CPT)


Les CRT ou les CPT pourront être créés dans toutes les régions ou provinces et se
substitueront le cas échéant aux GRIT existants dans le cadre de statuts homogénéisés et
soumis à l’approbation de l’Administration en vertu de dispositions légales.

Les CRT ou CPT seront constitués des trois composantes suivantes, dans des proportions à
définir ultérieurement:

 L’administration locale, représentée par le Wali (ou le Gouverneur), les services


extérieurs de l’administration et les délégués régionaux du tourisme;
 Les représentants régionaux des Fédérations Régionales du Tourisme, elles-mêmes
constituées des représentants régionaux des associations sectorielles;
 Les élus locaux.

Les CRT seront présidés par le Président de la Fédération Régionale du Tourisme.

 Le Conseil National du Tourisme (CNT) Constitué de tous les membres des conseils
régionaux et provinciaux du tourisme, le Conseil National du Tourisme se réunira une fois
par an en séance plénière, pour dresser au plan national, au plan régional/provincial, le bilan
annuel de la nouvelle politique touristique, évaluer le chemin restant à parcourir pour
réaliser la vision 2010, communiquer à l’ensemble des intervenants les plans d’actions pour
l’année suivante et les inflexions éventuelles du Programme de Développement Stratégique.
 Le Comité Stratégique du Tourisme (CST)

Les parties conviennent de transformer l’actuel Comité de Pilotage Stratégique (CPS) en


Comité Stratégique du Tourisme (CST). Instance de pilotage et d’arbitrage, le Comité
Stratégique du Tourisme réunira, en particulier, les principaux Ministres du Gouvernement
concernés (Intérieur, Economie et Finance, Tourisme, …) et permettra d’assurer la mise en
œuvre unifiée de la nouvelle politique touristique

ARTICLE 58 : TEXTES OU LOI CADRE DU SECTEUR TOURISTIQUE

Afin d’asseoir sur une base légale et réglementaire le dispositif de restructuration du cadre
institutionnel régissant le secteur du tourisme, les parties décident d’inscrire l’ensemble des
mesures décrites aux articles 33 et 55 à 57 du présent Accord d’Application au sein de textes
appropriés éventuellement regroupé sous la forme d’une loi Cadre.
MODALITES PRATIQUES

ARTICLE 59 : ECHEANCIER

Le planning et l’échéancier de toutes les mesures décidées au terme du présent Accord


d’Application sont joints en annexe.

ARTICLE 60 : MISSION DU COMITE STRATEGIQUE DU TOURISME

Les parties décident de confier au CST la mission de suivre, coordonner, valider et mettre en
œuvre toutes les mesures décidées au terme du présent Accord d’Application, en veillant au
respect des délais convenus, avec l’objectif que toutes les mesures décidées, évoquées ou
envisagées, soient mises en œuvre avant le 31 Mars 2003.

Les parties conviennent également de la nécessité d’une réunion mensuelle du CST, étant
donné l’ampleur du chantier planifié par le projet Accord d’Application.

En particulier, le CST est chargé dans les 30 jours, à compter de la signature du présent
Accord d’Application, d’assurer une communication et une diffusion la plus large possible du
présent document, auprès de toutes les composantes de l’Administration, des associations
professionnelles et des chancelleries.

ARTICLE 61 : COMMUNICATION

Le CST est en outre chargé d’élaborer sur une base trimestrielle un rapport sur l’état
d’avancement du présent accord d’application et d’en assurer une large communication par
voie de presse.

ARTICLE 62 : DIVERS

Les parties conviennent de soumettre au CST toute problématique qui aurait pu être omise
par le présent Accord d’Application ou toute question qui viendrait à survenir en application
de ses dispositions.
Références :

 Charte marocaine du tourisme responsable


 http://biladi.ma/forums/f169/la-vision-2020-vise-hisser-le-maroc-parmi-les-20-
premieres-destinations-touristiques-mondiales-47725/
 http://www.fmdt.ma/
 http://www.fmdt.ma/download/Sts/Als/2009/Stats-00-09.pdf
 http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=86548
 http://www.memoireonline.com/03/07/391/m_strategie-touristique-
marocaine-analyse-marketing-strategique8.html
 http://www.sba-int.ch/index2.php?id=1223
 http://www.sommets-tourisme.org/f/sommetsG/quatrieme-
sommet/actes/vanhove/vanhove.html
 http://www.tourisme.gov.ma/francais/2-Vision2010-Avenir/1-en-
bref/enbref.htm
 Les facteurs clés de réussite de succès des projets touristiques en milieu rural
 Les facteurs de réussite du tourisme durable au Maroc
 Les NTIC au service de la stratégie de la communication touristique marocaine
pour une action efficace et efficiente de l’ONMT
 Stratégie marketing écotourisme Maroc
 Tourisme et perspectives de développement au Maroc.
 http://www.fnt.ma/vision/vision_2020.php
 http://www.fnt.ma/telechargement/accordappli.pdf

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