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Les institutions administratives

• S’agissant des établissements d’utilité publique

• TC 9 décembre 1899 Association syndicale du canal de Gignac (7)


( établissement publics prérogatives de puissance publique )

A reconnu comme éléments essentiels de l’identification de l’EP à caractère adm les prérogatives de puissance
publique. Pb de l’identification de l’EP par des prérogatives de puissance publique car des organismes dotés de
prérogatives de puissance publique et chargés de missions de service public peuvent ne pas être des EP mais
• soit des organismes de dt privé CE 20 déc 1935 Etablissement Vézia, CE 13 mai 1938 Caisse primaire
« Aide et Protection » CE 31 juillet 1942 Monpeurt.
• soit des personnes publiques sui generis, tel les groupements d’intérêt public et la Banque de France TC 14
fév 2000 GIP-HIS c/Mme Verdier, CE 22 mars 2000 Syndicat national autonome de la B de F.
Si les prérogatives de puissance publique ne sont plus déterminantes ds l’identification de l’EP, elles permettent
de reconnaître la nature adm de certains actes (actes unilatéraux ou contractuels) et la compétence de la
juridiction adm pour certains litiges.

• S’agissant des organismes de dt privé chargés d’une mission de service public

• CE ass 20 décembre 1935 Etablissement Vézia

Le CE amorce la dissociation entre le SP entendu comme institution comme organe adm et le SP entendu comme
mission comme fonction.

• CE ass 13 mai 1938 Caisse primaire « Aide et protection » (53)


(Organismes privés gérant un service public)

Il s’agissait de savoir si elles étaient régies par le dt privé ou public. Cet arrêt va plus loin que l’arrêt Vézia en
introduisant ds le dt adm Fr la notion d’organisme privé assurant la gestion d’un SP. Ses principes devaient
être rapidement étendus à d’autre domaine CE 31 juillet 1942 Monpeurt, 2 avril 1943 Bouguen. Cette extension
a permis de préciser les critères permettant de reconnaître des organismes de dt privé chargés d’une
mission de SP et le régime qui leur est applicable.
• S’agissant des organismes privés chargés de missions de SP, l’innovation de cet arrêt tient à ce qu’il
reconnaît qu’un « organisme privé peut être chargé d’un SP en dehors d’un système contractuel », en
vertu de dispositions législatives et réglementaires et a dû alors donner les critères :
o Distinguer les org de dt p des EP voir d’autre EP spécialisés.
o Il faut savoir en quoi il est chargé d’une mission de SP : 3 éléments rentrent en compte :
 La mission d’intérêt général confiée à l’org : attribué par les pouvoirs publics.
 Les prérogatives de puissance publique qui lui sont attribuées : pouvoir d’imposer des
obligations aux administrés.
 Le contrôle que l’adm exerce sur lui peut porter sur sa constitution, sur son organisation,
sur son fonctionnement.
• S’agissant du régime applicable, implique dans une certaine mesure l’application du dt public et en cas de
litige, la compétence du juge adm seulement dans la mesure où le SP qu’elles assurent et les prérogatives de
puissance publique qu’elles exercent sont en cause. S’agissant du personnel composant les pers privées les
litiges le concernant relève du juge judiciaire.

• CE ass 31 juillet 1942 Monpeurt (54)


(Compétence administrative organismes chargés d’un SP actes administratifs)

Le CE a dû examiner la Q de savoir s’il était compétent en déterminant si des organismes créés par les
pouvoirs publics remplissaient un rôle relevant du contrôle de la jur adm. Il répondit positivement en se
fondant sur la constatation que les comités d’organisation « sont chargés de participer à l’exécution d’un
SP » et que leurs décisions constituent des actes adm. Ainsi est évoqué le statut des organismes et précisé
celui de leur décisions :
• S’agissant des statuts
Confirmation des éléments d’identification du SP proclamés par l’arrêt Caisse Primaire. Cet arrêt fait perdre à
l’EP sa définition traditionnelle de SP dotés de prérogatives de puissance publique. Confirmation que les org
professionnels sont des personnes morales de dt privé n’empêchant pas que leurs actes peuvent être adm.
• S’agissant de leur décisions
Véritable acte adm dont le contentieux relève de la juridiction adm et reconfirme que le critère de SP permet
d’identifier un acte adm, prolongement de TC 8 février 1873 Blanco.
Actuellement un acte est adm qu’à deux conditions : la mission de SP ds la cadre duquel il est pris, l’exercice
d’une prérogative de puissance publique.
S’avance la distinction à faire selon le caractère du SP : ds le cadre du caractère adm l’arrêt Monpeurt s’applique
cad quel que soit les décisions, réglementaire ou non ce st des actes adm en revanche si le SP est industriel et
commercial seul les actes réglementaires sont des actes adm.
• S’agissant de la compétence
Le principal intérêt de la reconnaissance qu’un acte adm est que cela permet de contester devant le CE en portant
recours pour excès de pouvoir. En l’admettant elle exerce ainsi un contrôle. La compétence du juge adm à
l’égard des org de dt privés chargés d’une mission de SP est tout de même limitée, elle peut l’être par une
disposition législative.

• S’agissant des établissements publics spécialisés

• TC 14 février 2000 GIP-HIS c/Mme Verdier (110) :


(Nature juridique des groupements d’intérêt public)

Le Haut tribunal déclare compétente la juridiction administrative. Elle reprends la J en place :


(rien d’exceptionnel)
• affirmation suivant laquelle « en raison de son objet comme de ses modalités d’organisation et de
fonctionnement le GIP-HIS « assure la gestion d’un service public adm »
• les personnes non statutaires travaillant pour le compte d’une personne publique sont soumis à un régime de
dt public.
L’intérêt de l’arrêt réside ds l’affirmation du caractère de personnes publiques des GIP et de la soumission de ces
groupements à un régime spécifique distinct de celui applicable aux EP.

• CE 22 mars 2000 Syndicat des personnelles de la Banque de France :

Le CE reconnaît que la B de F est une personne publique spécialisée mais ce n’est pas pour autant un GIP.

• S’agissant des compétences d’une personne publique

• CE 7 février 1936 Jamart


(Pouvoir réglementaire des ministres)

L’intérêt de l’arrêt provient moins de l’annulation de la décision attaquée que du considérant de principe relatif
au pouvoir du 1er min. et des chefs de service. Le CE estime que « même ds le cas où les ministres ne tiennent
d’aucune disposition législative un pouvoir réglementaire, il appartient, comme à tout chef de service, de
prendre des mesures nécessaire au bon fonctionnement de l’adm placée sous son intérêt. Ce pouvoir est
reconnu à tout chef de service fondé sur une nécessité d’un fonctionnement régulier mais ne doit s’exercer
« que ds la mesure où les nécessités du service l’exigent et envers les seules personnes qui se trouvent en
relation avec le service, soit qu’elles y collaborent, soit qu’elles l’utilisent » Elle ne permet pas d’imposer
donc des obligations ou d’accorder des avantages ou de fixer des règles statutaires concernant le personnel. Ce
pq la décision du min a été entachée d’excès de pouvoir.

• CE ass 2 avril 1943 Bouguen


(Compétence ordre professionnels, ordre des médecins)

La Q était de savoir si le CE était compétent pour connaître du litige soulevé par la décision du Conseil sup de
l’Ordre des médecins refusant à un médecin de maintenir l’ouverture d’un cabine secondaire. Exerçant une
mission de SP alors les actes émis sont des actes adm et donc susceptible de recours pour excès de pouvoir. Bien
que dépasser par la législation actuelle la sol de principe n’en reste pas moins actuelle en ce qui concerne la
compétence du juge adm entrainant le contrôle des actes et des act par le CE.
• CE ass 10 juillet 1981 Retail
(Actes du médiateur)

Savoir si les actes du médiateur sont des actes adm ils faut alors rechercher si le médiateur est une autorité adm.
Sol le médiateur est une autorité adm ms ces actes ne présentent pas un caractère décisoire ce sont uniquement
des pouvoir de sujétions et de consultations.

• CE ass 5 mars 1999 Prés de l’AN


(Actes parlementaires compétence administrative)

Est ce que le CE est compétent pour régler les conflits suite à des décisions prise par le Prés de l’AN en soit
l’organe législatif ? >>>Oui car en dépit de la qualification d’organe législative ce n’était pas une loi remise en
cause mais simplement une fonction, en tant qu’organe simple.
Commentaire du Prés de l’AN, il n’y a pas eu de contestations. Ce qui en soit paraissait logique. Pour le Sénat,
ce n’est pas pareil, il intente un recours et ne prenne pas en compte la décision.

Décret dt adm et C
L’art 3 const du 25 février 1875 rel à l’org des pouvoirs publics : attribution d’un pouvoir réglementaire au Pré
pouvoir réglementaire, pouvoir d’adoption d’acte juridique adm et une mission d’exécution des lois. Implique
qu’il dispose d’un pouvoir réglementaire.

• CE 19 février 1875 Prince Napoléon


(Acte de gouvernement)

Décision refusant de rétablir son nom sur la liste des généraux que le Prince Napoléon déféra au CE. Le min
opposa au recours le caractère pol de la mesure attaquée qui en faisait selon lui un acte de gouvernement
échappant au contrôle juri du CE. On expose une théorie des actes du gouvernement : de même que les actes
législatifs, les actes de gouv ne peuvent donner lieu à aucun recours contentieux alors même qu’ils statuent sur
des dts ind. En réalité cette J était fondée sur la théorie traditionnelle du mobile politique comme critère des actes
de gouv cad acte échappant à tout contrôle contentieux.
Cet arrêt marque une étape ds l’extension du contrôle des actes adm par le CE, jusqu’alors le CE ne pouvait
connaître d’un acte dès lors qu’il avait un caractère pol. Désormais on n’admet plus que la nature ou l’objet
pol d’une décision la fasse échapper au contrôle contentieux 28 mai 1954 Barel.
La limitation plus étroite du domaine des actes de gouv s’insèrent ds le cadre d’une pol J CE 26 nov 1875 Pariset
CE 13 déc 1889 Cadot CE 29 mars 1901 Casanova 6 déc 1907 Chemins de fer de l’est.
La liste des actes de gouv ne comprends plus que 2 séries de mesures :
Les actes concernant les rapports de l’exécutif et le parlement ci-dessous et les actes mettant en cause les
rapports du gouv avec un état étranger ou un organisme international :
• Le CE refuse à ce titre de connaître à ce titre les décisions prise par l’exécutif ds le cadre de sa participation
à la fct législative.
• Les décisions du Pr qui affectent les relations entre les pouvoirs constitutionnels et l’exercice de la fct
législative : décision de recourir au pouvoir excp art 16 C CE 2 mars 1962 Rubens de Servens.
• Les décisions gouvernementales qui ne st que le préliminaire d’une décision du parlement ce dernier
pouvant dès lors exercer lui-même un contrôle sur ces décisions.

• CE 6 décembre 1907 Compagnie des chemins de fer de l’est et autres


(Recours pour excès de pouvoir règlements d’administration publique)

Les L de 42 et 45 ont donné délégation au gouv pour édicter, par règlement d’adm publique, les mesures
destinées à garantir la police, la sûreté, la conservation, l’usage et l’exploitation des chemins de fer inscrite alors
dans une ordo venant modifier le cahier des charges unilatéralement. Les soc des c de f forment un recours en
excès de pouvoir qui fut rejeté mais le CE dut se prononcer sur la fin de non recevoir. Il a été retenu alors même
que les règlements d’adm publique sont faits en vertu d’une délégation du pouvoir législatif, ils n’en sont pas
moins l’œuvre d’une autorité adm. C’est donc l’organe dont émane l’acte qui lui confère son caractère adm.
Ainsi prévaut le critère organique ds la détermination de la nature juridique des actes en dt public fr. Il
s’applique à tous les actes unilatéraux émanant d’une autorité adm provoquant une extension du contrôle
par le CE qui précise son régime.

• CE 28 juin 1918 Heyriès


(Pouvoirs de guerre et circonstance exceptionnelles)

Suspension par décret d’un texte de L constitue une inégalité flagrante et cpdt le CE a rejeté la requête, en se
fondant sur l’idée que le principe de la continuité des SP comportait des exigences exceptionnelles en
temps de guerre justifiant une extension exceptionnelle des pouvoir du gouv et de l’adm.
Les commentateurs de la décision ont été frappés par le fait que le CE avait invoqué l’art 3 cons 25 février 1875.
Encore plus audacieuse la J du fonctionnaire de fait d’après laquelle en des circonstances exceptionnelles des
pers ou de org sans compétence adm peuvent exercer ds l’intérêt général des pouvoir de l’adm et même du
législateur.
Sur les règles de forme:
L’adm peut se dispenser en tps de crise de respecter les formes dont doit être normalement entourées l’acte adm
même si ces formes donnent une garantie exc ou agents public ou aux adm.
Sur le contenu des actes :
L’urgence autorise l’adm à faire, sans excès de pouvoir, des actes qui, prient à toute autre époque, auraient été
reconnus illégaux ou même qualifiés de voie de fait.
Sur les limites de la notion de circonstance excp :
Le CE, conscient du danger de généraliser les circonstances exc portes ouvertes à la suppression de toute
légalité, exige que soit réunis un certain nbre de conditions :
o La survenance brutale d’évènement grave et imprévu
o L’impossibilité pour l’autorité adm d’agir légalement
o La persistance de circ exc à la dette de l’acte litigieux
o Le caractère d’int géné de l’action effectuée

• CE 8 aout 1919 Labonne


(Pouvoir réglementaire – Police, retrait du permis)

Il est demandé au CE d’annuler le retrait du permis car les autorités dép et mun chargées de la L de la
conservation des voies pub ne pouvaient intervenir, le Chef de l’E en l’espèce.
• Détermination investie des pouvoirs de police
La Q était de savoir si un Pré peut instituer valablement un décret par certificat de capacité pour la conduite
de voiture. Affirmation // Heyriès 28 juin 1918 attribuant un pouvoir vaste de police, on lui donne un
pouvoir de réglementation indépendamment de toute délégation législative. // Arrêt Jamart 7 février 1936
relative aux pouvoirs réglementaires des ministres.
Ce principe a été confirmé par l’arrêt CE 13 mai 1960 Restaurant Nicolas, CE 2 mai 1973 Association cultuelle
des Israélites nord-africains de Paris « il € au 1er min en vertu de ces pouvoirs propre d’édicter des mesures
de polices applicables à l’ens du territoire. »
Compétence du 1er min confirmée par l’arrêt 4 juin 1975 Bouvet de la Maisonneuve et Millet.
Ils n’ont pas été remis en cause par art 34 et 37 C réaffirmé par l’arrêt 17 février 1978 Association dite comité
pour léguer l’esprit de la résistance et 22 déc 1978 Union des chambres synd d’affichages et des publicité
extérieur repris par le CC 20 juillet 2000 Loi relative à la chasse s’agissant de l’art 34 .
• Combinaison des pouvoirs de police
Entre autorité centrale et locale, elle garde leur compétence arrêt CE 18 avril 1902 Commune de Néris-les-Bains
L’autorité inférieur peut aggraver les mesures édictées par l’autorité supérieure lorsque les circonstance locales
exigent une telle aggravation ms elle ne peut ni le réduire ni les modifier.
Entre les aut de P gén et spé : pb soulevé par l’arrêt Soc des films Lutétia

• CE 27 avril 1962 S.Sicard et autres


(s’agissant de la validité des décrets pris ds certaines conditions)

Un décret n’a pas été pris en CM, mais a été signé pas le Pré. Recours invoquant un vice d’incompétence car le
Pré n’est pas compétent pour signer l’acte.
- Le CE applique à la lettre art 13 C>à contrario les décrets non délibérés relèvent de la compétence du PM. Cpdt
il n’y a pas pour autant une annulation de l’acte, le ce purge ce vice d’incompétence en transformant le
contreseing du PM en signature>la signature du PR a une simple valeur de contreseing, l’acte est ainsi
transformé en un décret du PM.
- Mais le décret est annulé pour vice de forme car il y avait un pb relatif au contreseing des ministres chargés de
l’exécution(Art 22) qui n’avaient pas tous signés l’acte. En effet, la notion de min chargés de l’exécution est plus
large que celle d’un ministre responsable (Art 19) // CE 10 juin 1966 Pelon et autres .

• CE 10 septembre 1992 Meyet


(signature & contreseing, cpt du Pré en CM, effet du parallélisme des formes et des compétences)

Un décret délibéré en CM, signé par PR et contresigné pas les min responsables. Recours pour excès de pouvoir
promulgation d’un décret pour incompétence du PR. La délibération en CM n’est imposé par aucun texte CE 10
octobre 1987 Syndicat autonome des enseignants de médecine> ce limite la compétence du PR, délibération en
conseil des ministres juridiquement imposé par la C, loi, actes réglementaires.
- sol : revirement de J, ce qui conditionne la compétence du PR est la délibération effectuée en CM.
Solution qui présente des implications majeures, car le PR peut fixer l’ordre du jour, y inscrire un décret et s’en
attribuer la compétence pour l’abroger ou le modifier >>double phénomène :
- auto attribution d’un texte par le chef de l’état
- mécanisme durable par l’effet du parallélisme des formes >décret entre dans la compétence du PR
>>Lorsque le PR a signé un décret en CM, la paternité lui en revient alors même qu’un texte n’imposait aucune
délibération.>considération qui accentue la présidentialisation du régime et peut avoir des effets politiques
importants en période de cohabitation.
// CE 27 avril 1994 Allamigeon: seul le PR peut abroger ou modifier un décret, le 1er n’ayant plus la compétence
pour le faire.

• CE 9 septembre 1996 Ministre de la Défense contre Collas

Décret adopté pas le PR, le PM le modifie recours par voie d’exception on conteste la légalité de l’acte
réglementaire. Sol: le PM est jugé compétent pour modifier ce décret correspondant à une dérogation au
parallélisme des formes et des compétences puisque le Pr a destitué sa compétence en CM.
Restitution des compétences du Pr au 1er min soit par un décret initiale soit un décret ultérieur qd c’est délibéré
en CM.
L’intérêt de l’arrêt est qu’il a interprété largement le dispositif const.

• CE ass 24 juin 1949 Consort Lecomte


(Resp risque police)

Un arrêt qui marque une évo de la J du CE relative à la resp des S de P. Il est difficile de déclarer que la P avait
commis une faute lourde hors la stricte exigence de la faute lourde est une condition bien sévère pour les
victimes. Le CE a suivit son commissaire du gouv en admettant la respons sans faute de l’E en cas d’usage
d’arme à feux. Cette usage était fréquemment le fait des S de PJ
1
1- conditionner par le danger que représ les armes
2- La gravité des dommages quel cause
3- La J ultérieur relative à la situation de la victime

1 – Un danger part, c’est le cas où le pers de p fait usage d’arme ou d’engin comportant des risques exc pour les
pers et les biens. Le CE a élargi la notion d’arme
2- Exiger un préjudice excédent les limites de ce qui doivent être normalement subit du fait de la mise en jeu des
forces de police. Le CE l’a suivit en limitant la resp sans faute du service de police au cas « ou les dommages
subit ds de telle circonstances excédent par leur gravité les charges qui doivent normalement être supporté par les
parti en contrepartie des avantages résultant de l’existence des SP. Trois obs : les normalités du dommage est ici
exigé à propos de la théorie du risque alors qu’elle est plutôt liée en géné à sa resp pour rupture de l’égalité
devant les charges publiques. La normalité doit être caractérisé e par la gravité. SI la condition de normalité du
dommage caractérisée par sa gravité à telle lieu d’être maintenu a propos de l’usage d’arme à feu ? Il faut qu’il
est un risque excep qui justifie la réparation du préjudice.
3- Elle limite le bénéfice de la resp pour risque au tiers par rapport à l’opé litigieuse. Lorsque les vict de
l’utilisation de ces armes sont de pers visées par l’opé de la P la resp de l’adm n’est engagé que si elle a commis
une faute mais il suffit alors d’un faute simple. En l’absence de faute pas de resp de l’E

2 Quelle est la jurid compétente à travers les dommages causé et le dt applicable.


Par rapport au dommage, si l’agent de police poursuivait les auteurs d’une infraction, du coup c’est une opé de
PJ, arrêt Consort Baud 11 mai 1951.
En revanche relève de la P adm et en cas de la contentieux de la comp de la jurid adm les opé menées ds le cadre
d’une mission de contrôle ou de surveillance ou de prévention sans rechercher les infractions ou leur auteurs, cf
TC 5 juin 1951 Consort NOUALEK. Le critère de distinction est bien au point la qualité de tiers de la victime ne
retire pas à l’opé de p la qualification qu’elle tient de son but. Les tribunaux jud admettent désormais la resp de
l’E du fait de la PJ.
Le dt applicable, on adopte les règles de dt public, le régime de resp de l’E a été transposé par les jur J en cas
d’utilisation de ces armes au cours d’op de PJ.
En ce qui concerne la resp de l’E à l’égard des tiers, la CC est allé plus loin que le CE. Elle a admis que l resp de
l’E était engagée pour risque en cas d’usage d’arme à feu non seulement par la pol mais par le malfaiteur qu’elle
recherche.
Conclusion : N’est plus applicable ds le
Les services publics
Le CE et le TC s’emparèrent de la notion accueillante du SP pour étendre le domaine du dt adm et par là-même
celui du juge adm. L’arrêt Blanco 1873, ouvre la voie mais c’est à partir de Terrier 1903, Feutry 1908 et Thérond
1910 que le critère du SP s’affermit et se voit lié à la compétence adm.

I – La notion de SP

Le SP est une activité d’intérêt général assurée soit par une personne publique, soit par une personne
privée rattachée à une personne publique et soumise à un régime juridique particulier.

• S’agissant des missions d’intérêt général


Au début du siècle il était généralement admis que les représentations théâtrales, et plus généralement les
spectacles, ne pouvaient être assimilés à des act de SP CE 17 avril 1916 Astruc. Seuls le théâtre aux Armées et la
Comédie-Française étaient considérés comme tels.
Le besoin croissant d’act culturelles ou sportives et le dév des loisirs a conduit peu à peu le juge à reconnaître
largement la qualité de SP à des activités :
• Théâtres nationaux ou municipaux CE 1923 Gheusi
• Casinos municipaux CE 1966 Ville de Royan
• L’organisation de compétitions par les fédérations sportives CE 1974 Féd. des ind fr d’articles de sports
• L’organisation d’un festival de la bande dessinée CE 1998 Communes d’Hyères
• L’exploitation des plages CE 2000 SARL Plage chez Joseph
En revanche on ne saurait aller trop loin :
• Les courses de chevaux CE 1979 Soc d’encouragement pour l’amélioration des races chevalines
• L’organisation des jeux de hasard par la Française des Jeux CE 27 octobre 1999 Rolin
• L’act d’un restaurant du Bois-de-Boulogne à Paris CE 1999 Ville de Paris à la différence de l’act d’un bar
restaurant ds un musée TA 1999 Préfet du Rhône

• S’agissant de cette mission assurée par une PP ou par une personne privée
Si tout SP relève en dernier ressort d’une autorité publique qui exerce sur lui son contrôle, la gestion du SP se
partage entre des personnes publiques et privées.
Le CE ass 20 décembre 1935 Etablissement Vézia admet que des personnes privées puissent se voir confier
une mission d’intérêt général.
Le CE ass 13 mai 1938 Caisse Primaire Aide et Protection décide pour la 1ère fois qu’une personne privée, en
l’occurrence les caisses primaires de sécurité sociale, peut gérer un SP en dehors du système de la concession.
Cette J sera par la suite appliquée aux:
• Centres de lutte contre le cancer TC 1961 centre Eugènes Marquis
• SAFER CE 1968 Capus
• Fédérations sportives CE 1974 Fédérations des ind fr d’articles de sports
• Ass communales de chasse CE 1977 Ass chasseurs de Noyant

• S’agissant de la soumission à un régime juridique particulier


La différence entre un SPA et un SPCI est une différence de degré ds la soumission au dt public.
L’organisme gestionnaire peut être de dt public ou de dt privé ms même ds ce cas, le contrôle plus ou moins
pesant de l’adm se fera sentir, publicisant le fonctionnement du service, intérêt général oblige. Par ailleurs l’org
privé disposera souvent de prérogatives exorbitantes du dt commun. Il peut s’agir de la possibilité d’édicter des
actes unilatéraux, de percevoir des recettes fiscales, de disposer d’un monopole. CE 13 janvier 1961 Magnier.
Le CE 20 juillet 1990 Ville de Melun considèrent qu’il peut y avoir SP sans prérogative de puissance publique
mais le contrôle de l’adm reste étroit et des particularités se rencontrent ds leur régime.
Lorsque l’intention des pouvoirs publics est d’ériger une act en SP n’apparaît pas clairement le juge recherchera
les « faisceaux d’indice » permettant de déduire l’existence d’un SP indices dégagés par CE 28 juin 1963
Narcy, une mission d’intérêt général, des prérogatives de puissance publique et un contrôle de l’administration.
• S’agissant des SP, concurrence et UE
La CJCE tire les conséquences de l’assouplissement possible de la notion de « service public d’intérêt
économique général » en décidant que les obligations de SP, imposées à des entreprises chargées de
l’acheminement du courrier CJCE 19 mai 1993 Corbeau ou la distribution de l’énergie électrique CJCE 27
avril 1994 Commune d’Almedo et CJCE 24 mars 2003 Altmark à propos des aides d’état peuvent justifier
des dérogations aux règles de la concurrence.

La notion de « service universel » désigne un ensemble minimal de services qui doivent être mis à la disposition
de l’ens des citoyens. Trois éléments la caractérisent :

• Universalité dt d’accès au service en tous points du territoire


• Qualité du service
• Prix abordable

La L du 26 juillet 1996 a défini un « service universelle des télécommunications » et la L du 25 juin 1999 un


« service universel postal ».

La pb avec la Fr c’est qu’elle voit les SP comme une fonction.

• S’agissant du fonctionnement des SP : les lois du service communes à ts les SP

Le SP est soumis au respect de trois principes fondamentaux, ceux de continuité,


d’adaptation et d’égalité, systématisées par le professeur Louis ROLLAND d’où le nom
de « lois Rolland » on pourrait y ajouter le principe de neutralité.

• Le principe de continuité
Le service ne peut être exercé de manière « arythmique » Les usagers peuvent exiger son fonctionnement
continu. Il ne saurait y avoir administration par saccades et intermittences. L’administration dispose du pouvoir
de contraindre son cocontractant à assurer ces obligations même si l’exploitation est déficitaire. Le principe de
continuité est à l’origine de la fameuse théorie de l’imprévision dégagée par CE à propos de l’exécution des
contrats adm.
Ce principe ne se retrouve pas dans les textes, c’est un principe général de droit reconnu par le conseil d’Etat et
comme principe de valeur constitutionnelle par le conseil constitutionnel
• CE 7 juillet 1950 Dehaene
• CC 25 juillet 1975 sur la réglementation sur la grève.
S’agissant de la combinaison du principe de continuité et du droit de grève, le CE et le CC, dans leurs décisions
respectives, admettent la possibilité de règlementer l’exercice du droit de grève en fonction des nécessités de
continuité du service public.
• CE 8 mars 2006 Omesto le conseil a statué que certes il y avait une possibilité de règlementer la grève, mais
il a considéré aussi qu’au sein de la RATP et des syndicats il y avait déjà des conventions qui assuraient un
minimum de service. Le CE a statué que dans ces circonstances il n’y avait pas une obligation pour le
président de règlementer la grève pour assurer la continuité du service public. Mais il se peut que dans
d’autres circonstances le CE retient le devoir de réglementation de la grève.

• Le principe de mutabilité
Il repose sur l’idée que l’intérêt générale n’est pas une donnée figée, immuable : il varie ds le tps et ainsi que les
méthodes et les moyens destinés à le satisfaire. Le service doit évoluer en fonction des besoins du public et
s’adapter aux chgts : innovation technique, accroissement des facteurs… En conséquences les agents et les
usagers ne sauraient se prévaloir de dts acquis et ne peuvent s’opposer aux modifications résultant d’une
réorganisation ou même d’une suppression de service.

• Le principe d’égalité
Il découle du principe d’égalité devant la L, consacré par la Déclaration des droits de 1789 art 1 à 6. Le CC puis
le CE se réfère à ce fondement :
• CC 12 juillet 1979 l’affaire des « ponts à péage » en en déduisant des « principes-gigognes », dont celui
d’égalité des usagers du SP auquel il accorde valeur constitutionnelle.
• CE 9 mars 1951 Société des concerts de conservatoire, asso qui donnait des concerts retransmis à la radio.
Représailles de la radio, fin de la diffusion des concerts. Le CE a considéré qu’il avait commis une inégalité
et a reconnu le principe d’égalité devant le SP.
• CE 28 mai 1954 Barel concours d’entrée à l’ENA, sieur Barel n’avait pas été inscrit car il appartenait au
partie communisme, il y avait un acte violent le principe d’égalité.

Ce principe s’applique aux usagers qi peuvent exiger que le service fournisse à chacun les mêmes
prestations à condition, bien entendu, qu’ils se trouvent dans une situation identique :
• CE 10 mai 1974, DENOYEZ et CHORQUES il s’agissait de la déserte de l’Ile de Ré avant le pont.
Etablissement de tarifs différents : première catégorie, les habitants de l’île permanent et temporaire
deuxième catégorie, entre les résidents temporaire et les continentaux, le dép avait fait une différence entre
les étrangers du département et les résidants du départ. Le CE admet qu’il y est une différence de traitement
entre les iliens et les continentaux. En revanche il n’y a pas de raisons de traiter différemment la partie
continentale du départ et le reste du continentaux a été rejeté, illégalité à avoir accorder une faveur.

S’il se trouve dans une situation différente, les discriminations peuvent être licites :
• Avis CE 24 juin 1993 TGV Nord s’agissant des tarifs différenciés selon les jours et heures

La question des discriminations tarifaires conduit le juge à rechercher s’il existe entre les usagers des
« différences de situation appréciables ».

Pas de différences de situations appréciables, illégalité car


• Discrimination dans un règlement sportif limitant l’accès aux compétitions des joueurs naturalisés français
CE ass 23 juin 1989 Bunoz.
Différences de situation appréciable : égalité respectée
Légalité de tarifs différentiels pour les contribuables d’une commune lorsque le budget communal prend en
charge
• une partie du coût de la prestation d’une cantine scolaire CE 5 octobre 1984 Préfet de l’Ariège
• Même position à l’égard d’une école de musique CE 13 mai 1994 Commune de Dreux
Légalité des tarifs différents, selon les ressources des familles,
• pour l’inscription à un conservatoire de musique CE 29 déc 1997 Commune de Nanterre abandon de la J
contraire CE 26 avril 1985 Ville de Tarbes
• pour une crèche municipale CE 10 février 1989 Centre d’action sociale de La Rochelle admise
• Le tarif le plus élevé ne doit pas excéder le coût des prestations CE 29 déc 1997 Commune de Gennevilliers

• La J a suivit. Concernant les SP facultatifs, CE 1984 Commune de Tarbes, Genevillier, SP à caractère adm et
le CE admet des réductions de pers en raison de situations financières et familiales mais les autres ne
doivent jamais payer un montant supérieur au cout du service. Pq ? Parce que cela deviendrait un impôt qui
est impossible sans mesure législative. Différence avec la redevance qui est l’équivalent du service. Suivit
par le législateur.

• Le principe de laïcité

• 9 déc 1905 Sép de l’église et de l’Etat, liberté de conscience art 1, puis la liberté des cultes. Ne reconnaît ni
ne salarie aucun culte. Caractère laïc de l’Etat. La laïcité est l’un des « éléments de la neutralité des SP »
Il faut distinguer la situation des agents et la situation des usagers :
• CE 10 mai 1912 abbé BOUTEYRE qui voulait se présenter au concours de l’agrégation de philosophie, le
minis de l’éducation refuse sa présentation. Le CE a rejeté le recours en considérant que l’état de prêtre
implique un engagement qui conduit nécessairement à une philosophie du prêtre. Décision nuancé car
d’autre matière et concours peuvent être passé .
• Si les étudiants peuvent demander des dérogations à l’organisation normale des cours pour remplir leur
pratique cultuelle, des autorisations systématiques d’absence sont incompatibles avec l’organisation du
travail ds les classes préparatoires aux grandes écoles CE Ass 14 avril 1995 Koen
• CE 3 mars 2000 demoiselle MARTEAUX le CE a admis l’interdiction faite aux agents de porter le voile. Il
faut que ce soit discret, pas des signes ostensible, concernant les agents.// L 15 mars 2004 « le port de signes
ou de tenues par lesquels manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ».

• S’agissant de la création, l’organisation et la suppression


Avt la C de 1958, la création et la suppression des SP de l’Etat relevaient exclusivement de la L car on estimait
que cette création pouvait porter atteinte aux libertés. L’art 34 ne mentionne pas cette compétence parmi les
matières réservées au législateur et c’est donc le pouvoir réglementaire qui en hérite. Le Parlement retrouve sa
compétence ds les cas suivants :

• Atteinte aux libertés fondamentales


• Création de catégorie nouvelle d’EP
• Nationalisation d’entreprise privée.

La création d’un SP peut se fonder sur l’apparition d’une prestation nouvelle. Il s’agit souvent de la
transformation d’une act existante ayant auparavant un caractère privé :
• Création d’un SP des transports aériens par la L 11 déc 1932

• Pour les services des collectivités locales, leur création est de la compétence de l’assemblée délibérante. Lgt
limitée par le principe de la liberté du commerce et de l’industrie, CE 30 mai 1930 Chbre synd. du
commerce de détail de Nevers, l’interventionnisme économique des collectivités locales a été favorisée par
les lois de décentralisation 1982, 83.
Une évolution est à prévoir élargissant les possibilités d’interventionnisme, d’autant que le droit
communautaire ne distingue pas entre opérateurs publics et privés. L’égalité ds la concurrence remplacerait
le principe de non-concurrence.
• L’organisation intérieur des services et les conditions de leur fonctionnement appartiennent au pouvoir
réglementaire. Le service peut relever directement et exclusivement de l’autorité publique ou être délégué à
une personne publique ou privée.
• La suppression respecte le principe de « l’acte contraire » et doit faire intervenir l’autorité qui avait pris la
décision de création avec tout de même des limites : l’Etat ne saurait supprimer les services const et les CL
doivent maintenir ceux dont l’existence est exigée par la L, ex état civil.

II – Classification selon l’objet et le régime juridique


Deux grandes catégories de SP :
• SPA
• SPIC

• S’agissant des critères de reconnaissance

A l’origine l’ens des SP étaient des SPA. Les act adm leur étaient réservées et il revenait aux personnes privées
de gérer les act IC. L’Etat et les CL en confiaient la gestion à une personne privée, par le système de la
concession.
L’arrêt Bac d’Eloka TC 22 janvier 1921 Soc com de l’Ouest africain admet que les SPIC puissent être
directement gérés par des personnes publiques, ce qui favorise leur essor. Se pose alors la Q de la distinction ?
Les éléments d’appréciation sont apportés par CE 16 novembre 1956 Union syndicale des industries
aéronautiques.
Pour déterminer le caractère de SPA et SPIC d’un SP, 3 données seront prises en considération et de manière
cumulative. C’est la méthode des faisceaux d’indice : l’objet, l’origine des ressources et les modalités de
fonctionnement :
• Les act en cause peuvent-elles ou non être le fait d’une entreprise privée ? Si une act peut être exercée
normalement par une entreprise. L’objet fait apparaître un caractère commercial et industriel. Act de
transport, de commerce. Le caractère adm sera donc admis.
• Critères tirés par les ressources du service : Si les ressources proviennent de subventions ou de recettes
fiscales, le service sera adm. Il sera IC si elles reposent sur les redevances versées par les usagers en
contrepartie d’un service rendu et sur les résultats de l’exploitation.
• Peut être remis en cause ou compléter par les modalités d’organisation, organisées comme une entreprise,
en relation avec l’objet ou bien soumis aux règles de la comptabilité publique, exclusion de bénéfices,
gratuité, monopole, gestion directe par une personne publique, autant d’indices en faveur du caractère adm
du service.
C’est l’assemblage des trois qui permet de déterminer la qualification des services donnés.
• S’agissant des SPA
Difficile à cerner à cause de leur diversité, leur définition ne peut être que négative : services n’ayant pas l’objet,
ressources et modalités de fonctionnement, les caractéristiques des SPIC.
Ils se caractérisent par un régime recourant largement à la gestion publique et presque entièrement soumis au
droit administratif :
• Actes unilatéraux qui sont des décisions exécutoires
• Contrats qui sont administratifs
• Biens qui bénéficient de la protection de la domanialité publique
• Travaux ayant le caractère de travaux publics
• Personnel ayant la qualité d’agent public, soit fonctionnaire, soit agent contractuel.
• Qd aux usagers du service, on admet généralement qu’ils sont ds un situation réglementaire de dt public,
définie par les L et les règlements du service.

• S’agissant des SPIC


Le TC 22 janvier 1921 Soc com de l’Ouest africain reconnu l’existence de services exploités par l’administration
« ds les mêmes conditions qu’un industriel ordinaire » mais pas encore qualifiés de « publics ». Cette J a eu des
conséquences juridiques importantes car elles placent sous l’empire du dt privé et du juge judiciaire une très
large partie des SP. La reconnaissance des SPIC s‘effectue à partir des indices retenus ds l’arrêt CE 16 nov 1956
Union syndicale des industries aéronautiques.
Le régime juridique des SPIC est très largement un régime de dt privé : la gestion et la comptabilité obéissent
aux L du commerce.
Des distinctions doivent être faites ds plusieurs hyp où les règles de dt public ressurgissent :
• Les contrats
• Les personnels, ce st des agents privés soumis aux règles du dt du travail mais le directeur et l’agent
comptable supérieur, s’il a le statut de comptable public, sont dans une situation de dt public.
CE 26 jan 1923 Robert Lafrégeyre
• Le SPIC peut disposer de PPP et émettre, parfois, de véritables actes adm. D’une manière générale, le dt
public imprègne souvent ce qui touche à la création et à l’organisation du service.

• S’agissant de la création des SP


Distinction entre l’universalité des compétences de l’Etat et des CL. Le tout se combine avec la L, limitée elle-
même par les exigences const, possédant un domaine d’intervention supérieur au domaine d’intervention des
collectivités locales. La L peut créer des SP plus facilement que les CL.

3 facteurs sont pris en compte :


- Les personnes
- L’objet
- L’organisation

• Au niveau des personnes

• La personne : Universalité des compétences de l’Etat puis les CL départementales et communales ont des
compétences générales alors que la région à des compétences limitées.

• Au niveau de l’objet

2 types de services :
- SP essentiels
- SP existentiels

Les SP essentiels

Peuvent être créés par l’Etat par un décret sans être obligé de recourir à la loi et qui peuvent aussi en bénéficier
aux CL. Relation étroite en l’act et les pers pub. Création justifiée.
• CE 17 déc 1997, Ordre des avocats à la CA de Paris
A propos de la création de Légifrance, diffusions des textes juridiques. A été considéré que la diffusion
relève par nature des fonctions de l’Etat, il préfère par structure, et est un SP essentiel
• CE 31 mai 2006 Ordre des avocats au barreau de Paris
Décret créant la mission d’appuie au contrat de partenariat, organisme d’Etat qui va donner des conseils au
service de l’Etat et des CL. Les avocats voient un organisme qui va les concurrencer. Le CE va rejeter du
fait qu’en apportant son concours, il appartient à l’Etat de donner son avis pour garantir le principe de
légalité cad le principe du respect de dt. Rôle de contrôle

Les SP existentiels

Se pose la Q de la concurrence entre les SP et l’initiative privée. Cette Q ne pose pas seulement pour les SP à
caract. ind et com. mais pour tous les SP.
- Octroie de subventions à un médecin pour qui soigne des malades CE 29 mars 1901 Casanova
- Exploitation d’un service de commerce CE 30 mai 1930 Chbre syndical du commerce en détail de Nevers
époque du socialisme municipal création de boutique alimentaire.

• Pour les SPIC

Ds les domaines relevant de l’initiative privées, les personnes publiques ne peuvent intervenir en vertu du
principe de liberté de commerce et d’industrie. Les pers pub ne peuvent créer ds ce domaine sous peine de ne pas
respecter les dts de la concurrence car ils disposent de moyens faussant la concurrence, moyens en homme, en
argent etc.
La J adm traditionnelle se montra longtemps hostile à l’intervention des CL ds le domaine ind et com, en raison
de l’atteinte que ces interventions risquaient de porter au principe de la liberté du commerce et de l’industrie
posé par la loi d’Allarde 2 et 7 mars 1791. La liberté d’entreprendre a été hissée au rang de principe à valeur
constitutionnelle 16 janvier 1982.
Ainsi le CE annule-t-il
• la création par une commune d’un service médical gratuit CE 29 mars 1901 Casanova
• D’un cinéma municipal CE 11 juin 1926 Raynaud
Mais à chaque principe une exception :
Ds l’arrêt de principe CE 30 mai 1930 Chambre syndicale du commerce de détail de Nevers la J rappelle que
« les entreprises ayant un caractère commercial restent, en règle générale, réservé à l’initiative privée » mais
accueille la création de SP par les communes lorsque les conditions ci-dessous justifient leur intervention :
• « des circonstances particulières de temps et de lieu »
• « un intérêt public »
Ces 2 conditions subsistent et la J les interprète de + en + librement. Ainsi seront reconnues légales la création:
• D’un théâtre municipal de verdure CE 1959 Syndicat des exploitants de cinématographe d’Oranie
• D’un camping municipal CE 1964 Commune de Merville
• D’un cabinet communal de médecine dentaire CE 20 novembre 1964 Ville de Nanterre
• D’un service municipal de consultations juridiques CE 23 décembre 1970 Commune de Montmagny
• D’un café-hôtel-restaurant CE 1986 Commune de Mercœur
En l’espèce l’intervention se justifie par la carence de l’initiative privée.
Par ailleurs lorsqu’une act apparaît comme un complément naturel d’un service public municipal existant, la
légalité de sa création sera admise.
• L’adjonction d’une station service à un parc municipal de stationnement CE 1959 Delansorme
• D’un complément des pompes funèbres CE 10 février 1988 Mézy
Il est désormais admis que les CL peuvent concurrencer l’entreprise mais ds des conditions de stricte égalité.
C’est ainsi qu’on est passé de l’interdiction à la liberté puis à l’égalité en étant à égale concurrence.

II – Classification selon les modes de gestion


Les modes de gestion du SP peuvent se distinguer selon que l’organisme gestionnaire a un statut de dt privé
technique de la concession ou de dt public avec en majorité des EP.

• La gestion par des organismes de dt privé


Les « démembrements » de l’adm, phénomène irréversible, ont permis la prise en charge d’act de SP de + en +
nombreuses par des organismes de dt privé, habilités à cette gestion soit par décision unilatérale, soit par voie
contractuelle. Cette prise en charge concerne aussi bien les SPA que les SPIC.

Habilitation contractuelle d’une personne privée à gérer un SP : la concession


Le mode contractuel le plus spécifique, le plus traditionnel, le plus répandu reste la concession. L’autonomie de
cette concessions remonte à
• CE 4 mars 1910 Thérond, en l’espèce le marché passé entre la ville de Montpellier et le sieur Thérond, ayant
pour objet la capture et la mise en fourrière des chiens errants ainsi que l’enlèvement des bêtes mortes sur la
voie publique, est une concession de SP.

Il y a concession de SP lorsqu’une PP confie par contrat la charge d’assurer, pdt une durée déterminée,
l’exécution du service à une personne privée ou publique librement choisie. Le concédant choisit le
concessionnaire en respect des règles de concurrence.
Sous certaine conditions :
- Il devra assurer le service à ces frais et risques en contrepartie il pourra percevoir des redevances sur les
usagers du service et non prix ce qui le distingue du marché.
- Il devra se plier aux obligations des SP : égalité, mutabilité, continuité.

Est-il admis que le concessionnaire puisse avoir d’autres sources de rémunération que des redevances sur les
usagers ? Oui le cahier des charges de chaînes de TV concédées autorise l’appel aux ressources publicitaires.
- Le CE identifie donc désormais la délégation du SP par le fait que la rémunération est « substantiellement
assurée par le résultat d’exploitation du service » CE 15 avril 1996 Préfet des Bouches-du-Rhône.
La concession est désormais incluse parmi les délégations de SP expression consacrée par la L du 6 février 1992
sur l’adm territoriale et reprise dans celle du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption. Elle y
figure au côté de l’affermage, de la régie intéressée et de la gérance.

Habilitation unilatérale d’un organisme privé à gérer un SP


Le CE 13 mai 1938 « Caisse Primaire Aide et Protection » consacre, à côté de la gestion des SPA par une
personne publique, l’existence de SPA gérés, en dehors de la concession, par des personnes privées.
Annoncé par :
- CE 20 déc 1935 Etablissement Vézia reconnaissant à une société privée de prévoyance fonctionnant en
Afrique une mission « d’intérêt public » lui permettant de bénéficier de la procédure d’expropriation.
4 arrêts confirme cette J :
- CE 30 juillet 1942 Monpeurt sur les comités d’organisation
- CE 2 avril 1943 Bouguen sur les ordres professionnels avec réserve de la doct sur la qualité de dt P ou privé
- CE 31 juillet 1946 Morand sur les organisations corporatives
- CE 13 janvier 1916 Magnier sur les groupements d’agriculteurs.
Ils donnent à ces organismes privés chargés d’un SP le pouvoir de prendre des décisions ayant le caractère d’acte
adm et relevant du juge adm, bien qu’émanant d’un org de dt privé.
Conditions Narcy.

• La gestion par des organismes de dt public


Deux modes se distinguent, l’un marqué par l’absence de structure indépendante, la régie, l’autre par
l’autonomie : l’établissement public

La régie
C’est un syst d’exploitation d’un SP par une collectivité publique elle-même directement sans intermédiaire avec
ces propres moyens.
Différent avec les régies personnalisées, dès lorsqu’il y a personnalisation, il y a une différentiation. En fait ce
n’est qu’un EP. La réorganisation implique une loi.
Il n’y a régie sans qu’il y est d’intermédiaire, assurant directement les SP. Budget autonome. N’a pas de PJ
distincte de la commune.
Par moment il n’y a pas de choix, ce doit être en régie. Il relève de fonctions essentiels, régaliennes. S’agissant
des fct régaliennes, contrôle surveillance, l’enregistrement des entrées et des sorties, lien direct avec l’Etat qui a
seul le pouvoir de punir. Ex de la prison.
L’Etablissement public
Il se définit comme un « service public personnalisé ». L’octroie de la personnalité morale le distingue des
services en régie. Il se définit comme une personne publique à vocation spéciale, afin de la distinguer des
collectivités publiques, autres personnes publiques mais à vocation générale. CF Introduction du cours.

La police administrative
Ds le domaine du cinéma, parfois les images troublent l’OM, création d’une P du cinéma. En dehors de cette P
spéciale, la PA peut-elle intervenir ?

Est-ce que la PA peut prendre en compte la moral et la moralité ?

- CE 18 déc 1959 Soc « Les films Lutétia » le maire avait interdit de projeter le film « Le feu ds la peau »
pour raison d’immoralité en utilisant ces pouvoirs de police. Le CE introduit une nuance, l’OM ne fait pas
parti de l’OP. Il admet l’interdiction ds 2 hyp :
 De nature à provoquer des troubles à l’OP
 Ou en raison du caractère immoral et de circonstances particulières.
Le CE admet alors l’interdiction du maire. Il faut la combinaison du caractère immoral et de circonstances
part : succession de films immoraux, présence d’une pop scolaire trop abondante.
- Arrêt Lizieux, Lourde, le caractère religieux d’une ville peut être une circonstance part. Arrêt très critiqué pb
de la laïcité. Pour déterminer ces hyp, mise en place d’une mesure d’instruction.
- CE 9 oct 1985 Commune de Morsang-sur-Orge à propos du lancé du nain. Le maire interdit ce jeu.
Recours. Le CE juge l’atteinte à la dignité de la pers humaine entraînant l’interdiction du jeu.
- CE ass 30 juin 2000 Assoc Promouvoir contre une décision du min de la culture le CE considérait que
ce film possédait une abondance de scènes sexuelles et violentes, la projection ne pouvait être projetée à des
mineurs en vertu de l’art 227-24 c pén délit de représentation à des mineurs de scènes jugés immorales
entraînant le visa de la classification par âge et l’interdiction de la projection du film à des mineurs.

Chaput marque ces réserves. Moins le juge se mêle de la moral mieux il en va pour la justice.

• S’agissant du contenu de l’OP

Art 97 L muni du 4 avril 1884, L 131-2 c des communes, art 2212-2 CGCT, le maire est chargé d’assurer le
bonne ordre, la sureté, la sécurité, salubrité, la règles des 3 S, aussi la tranquillité et la MP.

• S’agissant de la délimitation de la PA
Quelles sont les distinctions entre PA et PJ?
- CE 11 mai 1951 BAUD, TC 7 juin 1951 NOUALEK : l’opposition entre le caractère préventif de la PA et
répressif de la PJ. Les forces de police font selon les cas de la PA ou de PJ.
- TC 26 juin 2006 ROSSET, mesure prise par un préfet pour réquisitionner des médecins alors qu’ils étaient
en grève selon l’art 2215-1 CGCT. Besoin de trouver le critère de l’identification. Le CE a considéré qu’il a
pris une mesure au titre de la PA selon les moyens du maintien de la sécurité qui entraîne alors la
compétence du TA.

• S’agissant de la PG et PS qui reste ds la PA


Ds les 2 cas il s’agit d’assurer la police publique :

- PG dispositifs de dt commun
- PS dispositifs particuliers.

La distinction tient à la particularité du régime, du dispositif aménagé par le législateur. Le seul critère de
distinction résulte des textes qui aménagent des solutions particulières.
• S’agissant de l’identification de la PA par ces organes
L’A de P est l’organe qui peut prendre des mesures de police au niveau national :
- Le P de la R : CE 8 aout 1919 Labonne le P de la R dispose du pouvoir de prendre des mesures de police
nationale en vertu l’art 3 des lois constitutionnelles du 25 février 1875 rel à l’org des pouvoirs publics :
attribution d’un pouvoir réglementaire au Pré, pouvoir d’adoption d’acte juridique adm et une mission
d’exécution des lois. // Heyriès 28 juin 1918 attribuant un pouvoir vaste de police, on lui donne un
pouvoir de réglementation indépendamment de toute délégation législative. Le P de la R signe les actes
délibérés en CM, c’est alors que le P de la R est autorité de police. Illustration de la dualité des pouvoirs
sous la V Rép. Mise en œuvre de l’Etat d’urgence, 3 avril 1955, le décret établissement du 8 nov 2005,
délibéré en CM illustration des plus fortes du rôle du P de la R prenant des mesures des police.
- Le 1er min : P de police € au 1er min car en tant que détenteur du pouvoir réglementaire il est le 1er flic de Fr.
Confirmé par l’arrêt :
 CE 13 mai 1960 Restaurant Nicolas
 CE 2 mai 1973 Association cultuelle des Israélites nord-africains de Paris « il € au 1er min en
vertu de ces pouvoirs propre d’édicter des mesures de polices applicable à l’ens du
territoire. »
 CE 4 juin 1975 Bouvet de la Maisonneuve et Millet.
- Les ministres : CE 7 février 1936 Jamart relative aux pouvoirs de décisions des ministres.

Sous la V au niveau central la Q a été réexaminée par l’art 34 et 37 de la C.

Le CE puis le CC ont considéré que ces articles n’ont pas remis en cause les pouvoirs propre reconnus par l’arrêt
Labonne du P de la R pour prendre les mesures nécessaires au maintien de la sécurité publique et au maintien de
l’ordre.
Confirmé :
- CE 17 février 1978 Association dite comité pour léguer l’esprit de la résistance
- CE 22 déc 1978 Union des chambres synd d’affichages et des publicités extérieures
- CC du 20 février 1987
- CC 20 juillet 2000 Loi relative à la chasse la CC considère l’affirmation ci-dessus indépendamment de l’art
34 et 37.

• S’agissant de la répartition de la PA

Au niveau central c’est soit le P de la R soit le 1er min qui possède l’A de P.
Au niveau régionale, les régions ne sont pas pris en compte au niveau des autorités de P. Ce ne sont que des
subdivisions de droit commun mais seulement les subdivisions administratives.
Au niveau départemental attribution du P de P au préfet qui est l’autorité de dt commun depuis 1990:
Historique :
- Disposition du c des communes qui remontent à des textes anciens, L municipale du 5 avril 1884
- Les textes récents ont amplifié le rôle du préfet en matière du P de P 29 mars 2003 sur la Sécurité Int
énumère toutes les fonctions du préfet.
Le préfet de dép a la responsabilité de l’OP, de la sécurité et de la protection des populations, c’est lui qui
possède le pouvoir de police au niveau départemental. S’illustre par l’adoption L 2215-1 CFDT selon lequel il €
au préfet de prendre des mesures de P qui s’appliquent aux communes de son dép.

S’agissant du Président du Conseil général


2 mars 1982, le Pré du Conseil général est l’exécutif du départ, a-t-il un pouvoir de police ? Le législateur de
1982 a voulu lui donner un certain pouvoir de police ms limité, il assure la gestion du domaine départ à ce titre
près qu’il assure la P de circulation sur les routes départementales, petite attribution de police.

S’agissant du maire
Le maire autorité de police L muni 5 avril 1884, on fait remonter la décentralisation à 1882 ce qui faut, c’est elle
qui développe la décentralisation, fonction régalienne, au niveau communal, autorité décentralisé élut par le
Conseil municipal élut au SU.
Art 2211-1 et sv CGCT détermine les attributions du maire. Autorité de dt commun pour laquelle on connaît
des nuances :
- 1 hyp celle de la carence du maire le maire a manqué à son pouvoir, le préfet au titre de l’art 2215 CGCT, hyp
de l’intervention du préfet pour une seule commune ds les cas de carence du maire. Pouvoir du préfet à la place
du maire : pouvoir de substitution qui permet d’assurer le maintien de l’ordre à la place d’une autorité
incompétente. Il agit au nom et pour le compte de la commune. Cf. fiche N°4 27 sep 2006, le préfet est alors
agent de la commune. Ce sont des solutions de dt commun. Les communes ds lesquelles sont instituées la police
d’Etat à 2 effets, les effets organiques, les forces de police deviennent nationales, s’agissant des mesures de
police, retire au maire la police de la tranquillité (police des manifestations) pour l’attribuer au préfet.
- 2 hyp cas particulier de Paris, progressivement le statut de Paris a été rapproché du dt commun, car Paris est la
capitale. Menace pour le dt public. Le maintient de l’ordre à Paris ne peut pas être assuré comme autre part. Il
existe le maire de Paris exécutif communal comme départemental. Apparition alors du préfet de police A qui se
distingue du préfet de Paris qui n’a pas le pouvoir de police.

• S’agissant des mesures de police


Sont désignés les décisions, les actes juridiques pour assurer le maintien de l’O mais pas seulement par eux.
Les actes juridiques peuvent être :
- des actes unilatéraux
- des contrats.

En matière de police le contrat est exclu, les mesures de police ne peuvent être que des mesures unilatérales.

En matière de police la liberté est la règle et la restriction de police est l’exception.

Ds quelles mesures les mesures de police peuvent-elles restreindre les libertés ?

Ajustement de la mesure de police par rapport à l’importance des désordres publics.


CC exerce un contrôle de proportionnalité, adéquation ou adaptation entre la mesure prise et son objet.

- CE 19 février 1909 Abbé Olivier lutte entre le maire et l’abbé. Constitué de républicains, il a cantonné le
maire ds sa mairie. Le maire n’a pas le pouvoir d’interdire des processions sauf s’il affecte la tranquillité de
l’OP. Liberté des cultes, art 1 de la L constitutionnelle de 1905. Le maire ne peut non plus interdire ou
imposer la sonnerie de cloche.
- CE 19 mai 1933 Benjamin les faits remontaient à 1930. Il avait traité les instituteurs d’âne et allait faire
une conférence à Nevers, les instituteurs locaux avaient appelé à manifester contre la réunion. Le maire a
interdit la réunion.
Le CE admis certes qu’il y avait des T à l’OP mais il possédait des forces de police pour permettre la mise
en œuvre de la réunion,
En rapport avec le principe de proportionnalité le maire a pris une décision entachée d’excès de pouvoir
car ce principe n’était pas respecté.
- CE 22 juin 1951 Daudignac la maire de Montauban a pris une mesure de réglementation des photographes.
Liberté du com et de l’industrie 1790, la CE a admis que ce principe faisait tjs partie des principes const.
Retenu valeur const en 1982. Est-ce que le maire de M a-t-il pris une mesure proportionnelle? Non, cette
exigence d’interdiction absolu, caractère exagéré, le CE annule mais il admet qu’une réglementation pouvait
être prise pour limiter.
- CC 13 mars 2003 à propos de l’une de ces L sur la sécurité « les mesures de police adm de nature à
affecter l’exercice des lib const garantie doivent être justifiées par la nécessité d’assurer l’OP. »

• S’agissant des obligations pesant sur les mesures de P

S’agissant des o pour les adm


Ce régime d’autorisation ne peut être justifié que ds des buts de maintenir l’OP. Régime d’exception relative.
Ne peut être un régime d’interdiction absolu.
S’agissant des o pesant sur les autorités de police
O d’exercer le pouvoir de police. Il possède un pouvoir qui peut être un devoir. Il s’agit d’assurer le maintien de
l’OP.
- CE 23 oct 1959 DOUBLET à vérifier pour pallier la carence du maire, a considéré qu’il y a avait obligation
d’agir en cas d’atteinte de l’OP.
- CE 27 sept 2006 Commune de BANNO carence de l’auto de politique est une faute et peut entrainer des
sanctions contre la commune.

Obligation communautaire

- CJCE 9 déc 1997 rendu à l’occasion de la guerre des fraises esp et fr. les agric ont intercepté des fraises
venant d’esp, atteinte aux biens et aux principes de liberté de circulation des marchandises. Les auto fr ont
laissé faire. La com euro a saisi la cour contre le manquement de la fr pour stopper ces actions. Elle a été
condamnée car elle n’a pas exercé les mesures de police nécessaires.

• S’agissant des combinaisons de mesures de police


La combinaison de mesures de police G entre elles

Au niveau national, le Pr et le 1er min, au niveau départemental, le préfet, au niveau local, le maire. Comment ses
décisions peuvent elles s’articuler ?

- CE 18 avril 1902 Commune de Néris-les-Bains Entre autorité centrale et locale, elle garde leur compétence.
L’autorité inférieur peut aggraver les mesures édictées par l’autorité supérieure lorsque les circonstances
locales exigent une telle aggravation ms elle ne peut ni le réduire ni les modifier.
- CE 8 aout 1919 Labonne, le CE admet art 3 con 1875, au niveau local pouvoir de police au maire, au
niveau départ préfet et au niveau national, le Pr peut prendre une mesure nécessaire pour l’ens du territoire.
A l’inverse s’il existe une mes de police existe au niveau nat, les mesures loc peuvent compléter, ajouter,
renforcer les mesures de police nat, en revanche elle ne peut pas alléger les mesures de police.

La combinaison des mesures de police générale et spéciales

Lorsqu’il existe des mesures de polices spé il ne devrait pas y avoir des pbs avec la police général. Combinaison
négative. L’une exclu l’autre. Ce n’est pas aussi simple. Ds le cas de mesures spé au niveau nat, il est possible
que le maire prenne des mesures de police. Tout dépend l’objet de la mesure de police spé. Il existe des objets
étrangers à ceux de la PG.
Ds d’autre cas il existe une conjonction ex des bâtiments dangereux. La combinaison n’est pas du tout
hypothétique. Lorsqu’il existe une police S portant sur un objet qui n’est pas géré par la PG, la PG peut par
moment intervenir, ex arrêt 1959 Lutétia

- CE 1993 Commune des Molières concernant l’aéromodélisme, il y a une PS de l’aviation, le maire peut
localement prendre des mesures.
- CE 10 oct 2005 Commune de Badinière concerne l’intervention d’une même aut qui ds un cas est Aut PG
et Aut PS s’agissant des bâtiments en ruine, en tant qu’aut G il avait prit une dispo allant au-delà du régime
PS. Le CE admet que le maire pouvait au titre de ses pouvoirs G prendre des mesures G concernant les
bâtiments en ruine alors que c’est du domaine de la PS mais qui ne prenait pas en compte cette mesure.
Cas de l’absence de mesures spéciales suffisantes.
La police administrative
« Le dt adm c’est le privilège tempéré par l’équité. » Jean ROMIEU

I – Les finalités : ordre public et prévention


1- La notion d’OP
2- Le caractère préventif – PA et PJ

II – Les autorités compétentes


1- Au niveau national
2- Au niveau départemental
3- Au niveau communal
4- Les polices spéciales
5- L’aménagement des compétences

III – Les limites du pouvoir de police


1- Hostilité à l’égard des interdictions générales et absolues
2- Libertés et simples facultés
3- Circonstances de temps et de lieu
4- Adéquation de la mesure de gravité des troubles
5- Circonstances exceptionnelles
6- Nouvelles menaces à la sécurité ?
7- Police et responsabilité

Introduction
La PA, act de SP, a pour objet le maintient de l’OP, notion définie par les missions de bon ordre, tranquillité,
sécurité et salubrité publique. Sa caractéristique est d’être préventive, à la différence de la PJ qui est répressive.
Cette distinction a des conséquences immédiates qt au juge compétent, juge adm et juge jud. Les pouvoirs de
police adm générale st confiés au 1er min au niveau national et au préfet et maire au niveau local. Il y a des PS
qui peuvent rentrer en concurrence avec la PA. La J a fixé de règles de partage de compétence.
Parce que l’exercice du pouvoir de police risque de porter atteinte aux libertés et parce qu’il a admis que la
liberté est la règle et la restriction l’exception, le juge adm exerce un contrôle étendu. Le compromis entre ordre
et liberté doit respecter une juste mesure, équation quasi « mathématique » de proportionnalité. Lorsqu’elles sont
illégales et fautives, les mesures de police peuvent engager la responsabilité de l’adm.

La PA est une act de SP dont l’objet est de prévenir les atteintes à l’OP et d’y mettre fin, act de réglementation et
non de prestation. L’OP est un « objectif à valeur constitutionnelle » CC 18 janvier 1995 et 13 mars 2003.

La PA se manifeste à la fois par des act matérielles et par l’édiction de normes juridiques de caractère
réglementaire ou individuel. Parce qu’ils portent souvent atteinte aux libertés, elle est contrôlée par le juge qui a
mis au point une J perspicace afin d’établir les limites de ces pouvoirs.
I – Les finalités : ordre public et prévention
1- La notion d’OP

Ne serait être rapproché de :


- N’est pas un ordre moral
- N’est pas un ordre public économique
- N’est pas un ordre esthétique

L’OP correspond à la trilogie consacrée L 4 avril 1884 et 2212-2 CGCT :


- Tranquillité
- Sécurité
- Salubrité publique
- Mais aussi le bon ordre
Comme l’intérêt général, l’OP est contingent et évolutif, reflet d’un consensus social à un moment donné.

N’est pas un ordre public économique

La mesure de police ne saurait avoir pour finalité des préoccupations de types économiques. Elle ne peut pas non
plus y échapper complètement s’agissant notamment de l’application du dt à la concurrence que le maire doit
veiller à ce que les mesures de police ne lui portent pas d’atteintes injustifiées :
- CE Avis 22 nov 2000 Soc L. et P. Publicité

L’OP permet-il de protéger les individus contre eux-mêmes ?

La mesure de P a pour objet la protection contre les troubles causés à autrui. Et protéger l’ind contre lui-même ?
Le juge l’a admis qd il a reconnu la légalité des actes rendant obligatoire le port du casque pour les conducteurs
de 2 roues et celui de la ceinture de sécurité pour les automobilistes ou encore s’agissant des lancé de nains :
- CE 4 juin 1975 Bouvet de Maisonneuve.
- CE 27 oct 1995 Commune de Morsang-sur-Orge
Se pose le pb des sectes, peut-on protéger les ind qui les rejoignent d’eux-mêmes ? Non et s’agissant du trouble à
l’OP ? Réponse mitigée.

N’est pas un ordre moral

L’OM n’est pas prise en compte par la J que s’il est une composante de l’OP au sens traditionnel et excep sont
les arrêts qui se réfèrent expressément à l’immoralité :
- CE 18 nov 1959 Soc Les films Lutétia
Ds cette affaire, les « circonstances locales » joue un rôle déterminant.
- CE 27 oct 1995 Commune de Morsang-sur-Orge ne se fonde pas sur l’immoralité mais sur l’atteinte à la
dignité de la personne humaine. Bouscule tout de même car il fait de ce principe 1 des composantes de l’OP.

2- Le caractère préventif – PA & PJ

PA préventive juge adm, PJ répressive juge jud.


Ce critère finaliste, où la recherche de l’intention des aut de P joue un grand rôle, a été dégagé par 2 arrêts :
- CE 11 mai 1951 Consorts Baud et TC 7 juin 1951 Noualek.
La notion de prévention peut être réexaminée avec l’apparition de la notion de précaution. Ce principe concerne
d’avantage les PS.
La PA s’exprime par des actes réglementaires ou des actes individuels. La PJ s’exprime par des act individuelles
et matérielles, jamais par des actes réglementaires. La distinction n’est pas simple car les agents agissent tantôt
au titre de l’une ou de l’autre.
La J retient comme critère de distinction un critère finaliste se référant à l’objet de l’opération et à l’intention ds
laquelle les autorités ou personnels de police ont agi :
« il y a police jud lorsque les décisions ou les opérations sont en relation avec une infraction pénale, qu’elle soit réelle ou seulement
éventuelle et présumée. »
Par ailleurs, certaines opé ont un caractère mixte, connaissant à la fois des phases de prévention et de répression
et il convient de situer le moment où s’effectue la transformation, s’illustre par 2 arrêts :
- TC 16 déc 1977 Demoiselle Motsch
- TC 12 juin 1978 Sté Le profil
II – Les autorités compétentes
Les pouvoirs de police générale obéissent à une division tripartite des compétences :
- les mesures applicables à l’ens du territoire national relèvent du chef du gouv
- celles applicables au territoire départemental relève de la compétence du préfet
- celles à l’intérieur de la commune relève du maire

1- Au niveau national

Apparition avec l’arrêt CE 8 aout 1919 Labonne : Le chef de l’Etat dispose d’un pouvoir réglementaire
autonome en matière de police en dehors de toute disposition législative alors que ni les lois ni la C de 1875 ne
l’avait prévu. La C de 1946 n’en traita pas davantage et c’est le Prés du Conseil qui hérita des pouvoirs de police
générale du Prés.
Depuis 1958, le 1er min est investi par la C art 37 d’un pouvoir réglementaire autonome. En donnant compétence
au législateur pour fixer les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l‘exercice
des libertés publique, l’art 34 n’a donc pas retiré au chef du gouv les pouvoirs de police générale qui sont les
seins. Le Pré signant un décret pris en CM pourrait aussi prendre des mesures de police générale en vertu de l’art
13 C et à plus forte raison si l’art 16 était mis en application.

2- Au niveau départemental

Le préfet est l’autorité de police générale du département. Il exerce ces pouvoirs au nom de l’Etat.
- En cas de carence d’un maire, et après mise en demeure restée infructueuse, il peut – et lorsque les
circonstances l’exigent, doit se substituer à l’autorité défaillante et prendre les mesures nécessaires.
Réformes de 1982.
- Le préfet a aussi perdu le pouvoir de suspendre et annuler les arrêtés municipaux estimés illégaux.
- En cas de troubles susceptibles de s’étendre à pls départements c’est au préfet de région qu’incombe la
responsabilité du maintien du ordre.
- Cas particulier de Paris : le maire n’a que des attributions limitées en matière de police qui ressortent surtout
de la compétence de la compétence du préfet de police de Paris, le maire reste compétent pour la gestion du
domaine public de la ville CE 11 février 1998 Ville de Paris.
- S’agissant du préfet, L du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieur accroît les pouvoir du préfet et prévoit qu’en
cas d’urgence et de nécessité, il peut exercer un pouvoir de réquisition.
- S’agissant du président du conseil général, L 2 mars 1982 l’investit des pouvoirs de police afférents à la
gestion du domaine départemental, mesures applicables à la circulation sur les routes départementales.

3- Au niveau communal

Le maire détient, à titre personnel et en dehors du Conseil municipal, le pouvoir de « police municipale » (bon
ordre, sûreté, sécurité, salubrité publique) et de police rurale, compétences exercées au nom de la commune, sous
le contrôle adm du préfet.
Dans certaines communes, la police est étatisé entraînant une double conséquence :
- Les personnels de police municipal qui sont soumis au préfet et doivent exécuter les arrêtés du maire
deviennent des fonctionnaires de l’Etat et la police du maintien de la tranquillité publique en cas notamment
de manifestations est transférée au préfet.
- L’exercice du pouvoir de police ne saurait être délégué par contrat : CE 1 avril 1994 Commune de Menton

4- Les polices spéciales

- Elles s’appliquent à certaines catégories d’administrés, (étrangers, nomades), à certaines activités (jeux,
chasse, pêche, affichage…) à certains lieux ( gares, aérodrome, sites), certains bâtiments ( édifices menaçant
ruine ).
- Elles sont définies par des textes spécifiques, aux dispositions plus précises que celles que la PG.
- Les autorités compétentes sont différentes de celles de police générale. Si l’évolution de la PG connaît peu
de chgts, les PS ont eu tendance à se multiplier pour répondre à des besoins spécifiques.
- A côté des sanctions pénales traditionnelles, on assiste au développement des sanctions adm qui est un
procédé de répression non pénale.
La distinction est parfois difficile à établir :
La suspension d’un permis de conduire est une mesure préventive de PA alors que le retrait de point est un
sanction adm répressive.
5- L’aménagement des compétences

La diversité des polices et des autorités compétentes est à l’origine de situations concurrentielles, appelant des
partages de frontières surtout tracés par la J. Il s’agit, en réalité, de complémentarité, plus que de concurrence.
3 types de situations peuvent être dégagées :

- Concurrence entre autorité de police générale :

Deux hypothèses :
- Carence du maire, le préfet peut et même doit se substituer à lui. Idem pour le président du conseil général
- C’est aussi celle, où l’autorité de degré inférieur estime devoir prendre des mesures de police plus
rigoureuses. La répartition territoriale des compétences n’exclut pas l’intervention ultérieure d’autorités plus
directement concernées au niveau local par des problèmes de maintien de l’ordre.
Principe posé CE 1902 Commune de Néris-les-Bains et confirmé CE 1919 Labonne : l’intervention
d’une autorité supérieur n’exclut pas celle d’une autorité inférieur à la condition expresse que les mesures
prises ds son ressort territorial aggravent les prescriptions édictées par l’autorité supérieure.

- Concurrence entre police générale et police spéciale :

Sauf textes contraires, la règle est que l’existence d’une police spéciale ne fait obstacle à l’exercice, lorsque les
circonstances locales le justifient, de la police générale. L’autorité de PG ne pourra ni modifier, ni réduire la
portée des mesures de police spéciale : CE 29 sep 2003 Houillères Bassin de Lorraine
Le bon exemple de ce concours des polices est offerte par la police du cinéma :

Au niveau national : une PS


- Autorité compétente : ministre de la culture
- Pouvoirs : délivrance d’un visa
- J : De + en + rare le refus
- Autres règles de PS : classement film porno ou d’incitation à la violence – Interdiction aux mineurs
CE 30 juin 2000 Ass Promouvoir : L’annulation du visa d’exploitation du film « Baise-moi » est fondé su
le fait que ce film « qui constitue un message pornographique ou d’incitation à la violence » aurait dû
figurer sur la liste des films interdits aux mineurs de moins de 18 ans.

Au niveau local : une police générale


- Autorité compétente : le maire ds sa commune
- Pouvoirs : Interdiction de la projection du film ds les salles de cinéma de la commune
- J : Une évolution ds un sens libéral en relation avec la « libération » de l’écrit et de l’image.
CE 18 déc 1959 Soc « Les films Lutétia » le maire avait interdit de projeter le film « Le feu ds la peau »
pour raison d’immoralité en utilisant ces pouvoirs de police. Le CE introduit une nuance, l’OM ne fait pas
parti de l’OP. Il admet l’interdiction ds 2 hyp :
 De nature à provoquer des troubles à l’OP
 Ou en raison du caractère immoral et de circonstances particulières
La notion de circonstances locales liées à l’immoralité était aussi imprécise que contestable, le CE n’ayant pas
vocation à s’ériger en censeur de la moralité, aussi après qq validations d’arrêtés d’interdiction :
- CE 1960 Union générale cinématographique
- TA 1960 Soc Les films Marceau interdit à Lisieux
Le juge adopte une position plus prudente que l’évolution des mœurs appelait et les maires eux-mêmes
répugnent à interdire la projection d’un film d’autant plus que la J admet qu’une interdiction illégale est
susceptible d’engager la responsabilité de la commune sur la base d’une faute simple :
- CE 1966 Soc Les films Marceau

D’une manière générale, le juge adm se montre exigeant pour admettre, en matière de projection
cinématographique, le trouble au bon ordre et à la tranquillité de la commune.
- Concurrence entre polices spéciales :

Chaque police doit être exercée selon la finalité et les procédures qui lui sont propres. Ainsi s’agissant d’un
même immeuble, la compétence du maire pour délivrer le permis de construire et celle du préfet pour autoriser
l’ouverture de l’établissement destiné à recevoir le public.

III – Les limites du pouvoir de police


Parce que ce pouvoir porte atteinte aux libertés et qu’il est admis que la liberté est la règle et la restriction de
police l’exception, le juge adm exerce un contrôle étendu sur l’exercice de pouvoir.
Ce contrôle est restreint pour certaines PS, telle celle des étrangers et des publications étrangères. Le contrôle est
normal sur l’ens des act de PG.
Le contrôle s’exerce sur la légalité du but et des motifs de la mesure de police, laquelle ne doit avoir d’autre
finalité que le maintien ou le rétablissement de l’OP et doit être motivée par des menaces réelles à cet ordre.
Le contrôle s’exerce surtout sur les moyens retenus par l’autorité de police pour rétablir l’ordre menacé.

1- Hostilité à l’égard des interdictions générales et absolues

Le juge présume qu’il est possible de parvenir au but recherché par des mesures moins radicales que
l’interdiction générale. Le juge estime que la saisie constitue une voie de fait : TC 1935 Action française

2- Libertés et simples facultés

- L’étendue des pouvoirs de police sont restreints lorsqu’ils s’appliquent à une liberté définie et protégée par
la loi ex liberté de la presse, du culte, de réunion, d’association.
S’agissant de la liberté de réunion et mesures de police.
Principes : L’interdiction préventive d’une réunion es exceptionnelle et ne sera légale que si l’autorité adm
ne dispose pas des moyens suffisants pour permettre la réunion tout en assurant le maintien de l’ordre. Les
circonstances pourront être justifiées dans les périodes troublées. La guerre, qt à elle, est assimilable aux
circonstances exceptionnelles qui autorisent des restrictions rigoureuses aux libertés.
L’arrêt de principe CE 19 mai 1933 Benjamin.
- Ils sont renforcés lorsque les libertés sont moins protégées et à plus forte raison lorsqu’il s’agit de simples
facultés ou d’activités privées.

3- Circonstances de temps et de lieu

L’interdiction générale de la pratique des photographes-filmeurs à Montauban et sa soumission à un régime


d’autorisation préalable est illégale : CE 22 juin 1951 Daudignac
Les manifestations religieuses ou culturelles seront plus sévèrement contrôlées si elles se déroulent sur la voie
publique que si elles se tiennent ds un lieu privé. Une grande tolérance s’impose s’il s’agit de manifestations
traditionnelles arrêt célèbre lié à la querelle de l’Eglise et de l’Etat CE 19 février 1909 Abbé Olivier : illégalité
de l’interdiction du maire de Sens des convois funèbres accompagnés par les membres du clergé revêtus de leurs
habits sacerdotaux.

4- Adéquation de la mesure de police à la gravité des troubles

Il s’agit d’apprécier un rapport de proportionnalité : les mesures disproportionnées, excessives eu égard aux
troubles ou à leur simple probabilité, seront annulées. Le compromis entre ordre et liberté doit être résolu par une
juste mesure. Ces principes ont été clairement exprimés dans l’arrêt Benjamin. Raisonnement :
- La liberté en cause est-elle fortement protégée ? oui
- L’exercice de cette liberté était-il de nature à troubler l’ordre public ? oui
- L’interdiction générale est-elle compatible avec l’exercice de libertés fortement protégées par la L ? non
- La mesure de P qui a été prise était-elle proportionnée à la menace de troubles et aux risques encourus? non

5- Circonstances exceptionnelles

Il s’agit d’une part de la reconnaissance par le juge de « circonstances exceptionnelles » souvent liées à l’état de
guerre, d’autre part de 2 régimes : L’Etat de siège et L’Etat d’urgence
6- Nouvelles menaces à la sécurité ?

Afin de réagir contre de nouveaux comportements qu’ils estimaient préjudiciables à la sécurité ds leur commune,
certains maires ont pris des mesures d’interdiction à l’égard soit de mineurs soit de mendiants. Le législateur est
aussi intervenu pour réglementer l’organisation des « rave parties » . L 2001 dispose qu’ils doivent faire l’objet
d’une déclaration au préfet. Si les dangers persistent, le préfet peut interdire le rassemblement et la
méconnaissance de ces règles peut entraîner la confiscation, par l’autorité judiciaire, du matériel de sonorisation.
7- Police et responsabilité

Lorsqu’elles sont illégales, les mesures de police peuvent être fautives et engager la responsabilité de l’adm. Ds
la plupart des cas une faute simple suffit mais une faute lourde est parfois exigée. L’illégalité et la faute peuvent
résulter de l’inaction de l’adm et de son refus à prendre des mesures de police nécessaire.
Faute simple : 1980 Chevrier Enfant blessé par un autocar de ramassage scolaire, le maire n’ayant pas fait usage
de ses pouvoirs de police pour organiser la circulation et le stationnement des véhicules rendus nécessaires par
les jeux et bousculades des enfants à la sortie de l’école
Faute lourde : 1976 Bourgeaux s’agissant de la police des aliénés
Refus de prendre des mesures de police :
- CE 23 oct 1977 Commune Merfy Incapacité du maire de faire cesser le danger d’incendie résultant de la
présence d’une décharge d’ordures illicite.
- CE 20 oct 1972 Ville de Paris c/ Marabout
- CE 23 oct 1959 Doublet