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Physique

Chimie
Livre du professeur
Jean-Pierre DURANDEAU,

et AndrŽ DURUPTHY

Vincent BESNARD

Marc BIGORRE
TS
Sous la direction de

LycŽe Montesquieu ˆ Bordeaux

LycŽe des Graves ˆ Gradignan

Odile DURUPTHY
LycŽe Paul CŽzanne ˆ Aix-en-Provence

Thierry DULAURANS
LycŽe Pape ClŽment ˆ Pessac

Michel FANGUET
LycŽe Jean Lurat ˆ Martigues
é

Rosine FANGUET
LycŽe Jean Lurat ˆ Martigues

Magali GIACINO
LycŽe Paul CŽzanne ˆ Aix-en-Provence

Bruno POUDENS
LycŽe des Graves ˆ Gradignan

Phy Chi TermS p1 prof.indd 1 12/07/07 11:43:01


P001-003.fm Page 2 Vendredi, 6. juillet 2007 1:56 13

Couverture et maquette intérieure : Nicolas Piroux


Composition et mise en page : Desk
Schémas : Patrick Hanequand
Suivi éditorial : Annie Herschlikowitz

www.hachette-education.com

© HACHETTE LIVRE 2007, 43, quai de Grenelle, F 75905 Paris Cedex 15.
I.S.B.N. 978-2-01-135449-5

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Grands-Augustins, 75006 Paris), constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.

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Avant-propos
Avant-propos

Les chapitres du livre du professeur présentent :


• le rappel du programme (Bulletin Officiel hors série n° 4 du 30 août 2001) correspondant au
chapitre, et indiquant les contenus, les connaissances et savoir-faire exigibles, les réinvestissements
du programme du tronc commun, les exemples d’activités, ainsi que les commentaires des con-
cepteurs du programme ;
• la liste du matériel et des produits, des indications pour leur emploi en toute sécurité. Dans la
mesure du possible, l’utilisation du matériel déjà présent dans les lycées a systématiquement été
recherchée ;
• des commentaires sur le déroulement du chapitre permettant aux auteurs de préciser leurs choix
pédagogiques et de donner toutes les indications nécessaires pour la réussite des expériences pro-
posées, ainsi que des explications théoriques complémentaires destinées aux professeurs. Les acti-
vités expérimentales illustrant le cours en physique, le contenu et la place des séances de Travaux
pratiques en chimie sont ainsi justifiées ;
• le corrigé complet des activités, Travaux pratiques et exercices du livre de l’élève avec, si néces-
saire, des compléments pour le professeur ;
• de nombreuses références bibliographiques et documentaires (livres, revues, logiciels, cédéroms,
sites Internet…).

Nous souhaitons grâce à ce document, complément indispensable du livre de l’élève, apporter une
aide efficace aux professeurs qui devront appliquer le programme.
Comme pour le livre de l’élève, nous acceptons bien volontiers les critiques et remarques de nos
collègues pour ce classeur ; nous les en remercions par avance.

Les auteurs

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Sommaire
Sommaire

PHYSIQUE
1. Formation des images ............................................................................................................. 5

2. La lunette astronomique ....................................................................................................... 12

3. Le microscope .............................................................................................................................. 22

4. Le télescope de NEWTON ............................................................................................................ 31

5. Les sons musicaux ..................................................................................................................... 37

6. Instruments à cordes .............................................................................................................. 42

7. Instruments à vent ................................................................................................................... 46

8. Transmission d’informations par ondes électromagnétiques ............................. 50

9. Réalisation d’un récepteur radio ....................................................................................... 56

Sujets BAC ...................................................................................................................................... 59

CHIMIE
10. Chromatographies .................................................................................................................... 63

11. Extraction de substances naturelles ............................................................................... 67

12. Synthèses d’additifs alimentaires ..................................................................................... 71

13. Synthèses d’espèces azotées .............................................................................................. 76

14. Dosages par étalonnage ........................................................................................................ 81

15. Titrages d’oxydoréduction .................................................................................................... 85

16. Titrages acido-basiques ......................................................................................................... 90

17. Titrages par précipitation et complexation ................................................................. 95

18. Séparations d’espèces métalliques en hydrométallurgie ...................................... 100

19. Électrolyses .................................................................................................................................. 104

20. Formulation et conditionnement ....................................................................................... 109

Sujets BAC ..................................................................................................................................... 113

Annexes .......................................................................................................................................... 116

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physique
chapitre

Formation
des images 1
Programme Compétences
et savoir-faire exigibles
Ce chapitre correspond à la première partie de l’extrait • Pour une lentille :
suivant du programme : – positionner sur l’axe optique le centre optique et les
foyers ;
A : Produire des images, observer (5 séquences de 2 heures).
– connaître la définition de la distance focale, de la ver-
Activités gence et leurs unités ;
– connaître et savoir appliquer les relations de conjugai-
• Présentation d’instruments d’optique d’observation son sous forme algébrique et celle du grandissement ;
(télescope, microscope…)
– construire l’image d’un objet plan perpendiculaire à
• Analyse commentée des notices. l’axe optique ;
• Construction graphique d’images en relation avec les
– construire l’image d’un point objet situé à l’infini.
manipulations réalisées sur le banc d’optique.
• Pour un miroir sphérique :
• Construction de la marche d’un faisceau pour une
lentille mince, pour un miroir. – positionner le sommet, le centre ; tracer l’axe optique
principal ; positionner le foyer principal ;
• Le rétroviseur : un miroir divergent.
• Utilisation de logiciels de construction et/ou de – connaître la définition de la distance focale ;
simulation illustrant les propriétés d’une lentille et – construire l’image d’un objet plan, perpendiculaire à
d’un miroir. l’axe optique principal ;
– construire l’image d’un point objet situé à l’infini.
Contenus • Pour une lentille ou un miroir plan sphérique :
1. Formation d’une image – déterminer à partir d’une construction à l’échelle, les
caractéristiques d’une image ;
1.1. Image formée par une lentille mince
– retrouver par construction les caractéristiques d’un
• Construction graphique de l’image :
objet connaissant son image ;
– d’un objet perpendiculaire à l’axe optique ;
– construire la marche d’un faisceau lumineux issu
– d’un point objet situé à l’infini. d’un point source à distance finie ou infinie.
• Relation de conjugaison sous forme algébrique, gran- Savoir-faire expérimentaux
dissement.
• Réaliser un montage d’optique à partir d’un schéma.
• Validité de cette étude, conditions de GAUSS.
• Régler un montage d’optique de façon à observer une
1.2. Image formée par un miroir sphérique convergent image sur un écran.
• Construction graphique de l’image : • Utiliser un banc d’optique, réaliser des mesures et les
– d’un objet plan perpendiculaire à l’axe optique prin- exploiter.
cipal ; • Déterminer la distance focale d’une lentille mince
– d’un point objet situé à l’infini. convergente et d’un miroir convergent.

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pouvoir se réapproprier la formule de conjugaison et


Matériel mieux maîtriser la notion de grandeur algébrique.
Réponses aux questions
1. Rechercher l’image formée 1. On n’observe pas d’image sur un écran lorsque
par une lentille convergente l’objet se situe entre la lentille et son plan focal objet.
• Un banc d’optique. 2. Relation de conjugaison :
• Un objet et une lampe. 1 1 1 1
• Une ou plusieurs lentilles pour les groupes les plus ----------  --------  ----------  ----- .
OA OA OF f
rapides.
• Un écran. Formule du grandissement :
AB
  ----------- OA
-  ---------- .
2. Trouver graphiquement l’image AB OA
formée par une lentille convergente
• Papier millimétré. 2. Trouver graphiquement l’image
formée par une lentille convergente
3. Simuler les propriétés La construction géométrique de l’image d’un objet à
d’une lentille convergente travers une lentille a déjà été abordée en Première S.
• Un ordinateur. C’est l’occasion de remettre en place le tracer des trois
• Un accès Internet. rayons particuliers (Doc. 1).
Réponses aux questions
4. Rechercher le foyer 1. L’image AB est renversée par rapport à l’objet AB.
d’un miroir sphérique concave 2. L’image est deux fois plus petite que l’objet.
• Une lampe permettant de produire un faisceau de 3
3. OA  --- OF  .
rayons parallèles. 2
• Un miroir sphérique.
3. Simuler les propriétés
5. Rechercher les images formées d’une lentille convergente
par un miroir sphérique concave
Les constructions géométriques et les mesures sur un
• Un banc d’optique. banc d’optique sont un passage obligé dans l’optique
• Une lampe et un objet. géométrique. Les simulations sont toutefois un bon
• Un miroir sphérique. complément. L’élève peut vérifier rapidement et
• Un écran transparent percé d’un trou afin de laisser qualitativement si ses mesures ou ses constructions
passer les rayons incidents issus de l’objet et qui seront géométriques sont correctes ou du moins cohérentes.
réfléchis par le miroir sphérique. Il peut également poursuivre en autonomie l’étude
• Un ordinateur avec un accès Internet. des lentilles et des miroirs. Certains résultats sont très
rapidement mis en évidence.
Par exemple, il est très fastidieux et/ou trop long pour
un élève, lors d’une séance de spécialité, de voir
expérimentalement et géométriquement l’évolution de
Expérimenter l’image d’un objet lorsqu’on modifie la distance lentille
objet. Une simulation donne très rapidement un
1. Rechercher l’image formée résultat visuel.
par une lentille convergente Réponses aux questions
Au cours de cette première activité, l’élève va pouvoir se 1. a. Lorsque l’objet se rapproche du foyer objet de la
familiariser avec le matériel (banc d’optique, lentilles, lentille, son image est de plus en plus grande et se
source lumineuse, écran) déjà utilisé en Première S. Il va forme de plus en plus loin derrière la lentille.

F' A'
A F O
B'

Doc. 1

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b. L’image est renversée et a la même dimension que 1. En se déplaçant dans le sens de propagation de la
celle de l’objet. lumière, on rencontre l’objet AB avant la lentille,
c. Lorsque l’objet se trouve à une distance comprise donc OA   50 cm . L’affirmation 1 est exacte.
entre f  et 2f  , la taille de l’image est supérieure à
celle de l’objet. 2. Pour déterminer OA on utilise la relation de
d. Lorsque l’objet est très loin de la lentille, on peut le 1  1
conjugaison  -------
- ----------  C.
supposer à l’infini. Son image à travers la lentille conver- OA OA
gente se situe dans le plan focal image de la lentille.
2. L’image se situe avant la lentille. OA
Il vient OA  ---------------------------
-  1,0 m.
1  C OA
4. Rechercher le foyer L’affirmation 2 est exacte.
d’un miroir sphérique concave 3. Le grandissement a pour expression :
Réponses aux questions AB
  ----------- OA 1,0
-  ----------  -----------------   2.
1. Le foyer image F  du miroir est le point d’intersec- AB OA  0,50
tion des rayons réfléchis. L’affirmation 3 est fausse.
1 4. Le grandissement est négatif, l’image est renversée.
On constate que SF   --- SO .
2 L’affirmation 4 est exacte.
2. On peut qualifier ce miroir de convergent car les 5. L’image est deux fois plus grande que l’objet.
rayons réfléchis se rapprochent plus ou s’éloignent L’affirmation 5 est fausse.
moins de l’axe optique que les rayons incidents. 3. Constructions géométriques correctes : 2 et 3.
• Le schéma 1 est faux. En effet, le rayon issu de B et
5. Rechercher les images formées parallèle à l’axe optique ne passe pas par F  après la
par un miroir sphérique concave traversée de la lentille. De même, le rayon parallèle à
l’axe optique après la traversée de la lentille doit
L’utilisation d’un écran percé est plus confortable
passer par F .
pour la manipulation et les mesures. Cependant, quel
que soit l’écran, il faut bien indiquer à l’élève de • Le schéma 4 est faux. Un objet situé à l’infini a son
décaler légèrement l’axe optique du miroir de l’axe du image dans le plan focal image de la lentille. Ce n’est
banc d’optique afin que l’image de l’objet lumineux pas le cas ici.
se forme sur l’écran (et non sur le trou pour l’écran
percé).
4. Constructions géométriques incorrectes : 2 et 3.
• Le schéma 2 est incorrect. Le rayon issu de B et
Réponses aux questions parallèle à l’axe optique, après réflexion sur le miroir
1. On observe une image sur l’écran si l’objet se trouve doit passer par le foyer F  du miroir. Ce n’est pas ici
à une distance du miroir supérieure ou égale à SF  . le cas.
2. Lorsque l’objet se situe entre O et F  , son image est • Le schéma 3 est incorrect. Le rayon issu de B et
plus grande ( AB  AB ) . passant par le centre du miroir se réfléchit sur lui
même. Ce n’est pas vérifié ici.
5. Les affirmations 2 et 3 sont exactes.
• La distance focale d’un miroir sphérique est égale à la
Corrigés des exercices moitié de la distance SC. L’affirmation 1 est fausse.
• Par construction graphique, l’image est à 14 cm du
sommet du miroir, plus grande que l’objet et renver-
S’autoévaluer sée. Les affirmations 2 et 3 sont exactes.

1. L’affirmation 2 est exacte.


1. L’unité du système international de la distance
focale d’une lentille et d’une distance en général est le
mètre. L’affirmation 1 est fausse. B

2. La vergence s’exprime en dioptries de symbole  .


L’affirmation 2 est exacte. A' O F
S
3. OF  OF   20 cm, A

par contre OF   20 cm et OF   20 cm.


L’affirmation 3 est fausse.
1 1
4. C  -----  ----------  5  . La distance focale B'
f 0,20
s’exprime en mètre, l’affirmation 4 est fausse.
2. Les affirmations 1, 2 et 4 sont exactes. 6. Constructions incorrectes : 2, 3 et 5.

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• Le schéma 2 est incorrect. P  situé dans le plan 1 1 1


3. Lorsque --------  0 , alors ----------  ----- .
focal image indique que le point objet P est rejeté à OA OA f 
l’infini. Ce n’est pas ici le cas. En prolongeant la droite et par lecture graphique :
• Le schéma 3 est incorrect, car tous les rayons issus
1
d’un même point objet P , après la traversée de la -----  4,0 m  1
lentille, se coupent en un point image P  . Cette f
propriété n’est pas vérifiée. soit f   0,25 m.
• Le schéma 5 ne convient pas, car tout rayon réflé-
chi sur un miroir sphérique passant par son centre 4. La modélisation attribue une valeur de 4,03 m– 1 à
optique O est confondu avec le rayon incident. La 1
----- , soit f   0,25 m. Cela confirme le résultat
construction géométrique ne le respecte pas. f
obtenu à la question précédente.
7. Les affirmations 1 et 3 sont exactes.
10. 1. 2.
Utiliser les acquis

8. 1. Par lecture graphique et en respectant l’échelle B'


utilisée, la distance focale f  de la lentille est de
4,0 cm. B

F'
A A'
B'

A
F O F' A'

3. L’image est droite et plus grande que l’objet.


2. L’objet se situe sur le graphique 1,8 cm devant la 4. Par lecture graphique :   2.
lentille soit en réalité à 7,2 cm de O. 5. Par une construction géométrique on constate que
3. En choisissant un axe vertical orienté vers le haut, la hauteur de l’image diminue.
on peut lire : Le grandissement diminue.
AB  1,0 et AB   0,80
soit un grandissement    1,3. 11. 1. La cuillère joue le rôle de miroir sphérique
convergent.
4. De la relation de conjugaison,
2. Sur la photographie de gauche, l’objet est plus
1  1
 ------- 1
- ----------  ----- , petit que l’image.
OA OA f  C’est l’inverse sur la photographie de droite.
il vient : 3. L’image est droite par rapport à l’objet sur la
OA   7,1
10  2 m. photographie de gauche ; le grandissement est positif.
L’objet est situé 7,1 cm devant la lentille soit, à Le grandissement est négatif sur la photographie de
l’échelle 1 4 , 1,8 cm devant L. droite car l’image est renversée.
Le grandissement a pour expression : 4. Lorsque l’objet est situé à une distance d du miroir
supérieure au rayon du miroir, le grandissement est
AB
  ----------- OA négatif et supérieur à – 1 (image de droite).
-  ----------
AB OA Si d f  , l’image est droite et plus grande que
9,2 l’objet (image de gauche).
 --------------   1,3.
 7,1
On retrouve bien les résultats obtenus avec la construc- B'
tion géométrique.
1
9. 1. --------- 1
- et -------- représentent l’inverse d’une B B
OA OA
distance. Avec les valeurs indiquées sur les deux axes A' A
du graphique, ces deux grandeurs s’expriment en m– 1. A O F' A'
2. D’après la relation de conjugaison : B'

1 1 1
----------  --------  ----- .
OA OA f 

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12. 1. L’image d’un objet situé à l’infini se forme 3. Le rayon (2) permet de positionner son foyer
après réflexion sur un miroir sphérique dans son plan objet.
focal. On place le foyer image F  tel que OF   OF .
4. Par lecture graphique, la distance focale de la len-
tille est de 16 mm soit f   80 mm en réel.
B∞ 5. Graphiquement le grandissement    2.
F'
L’image est renversée et deux fois plus grande que
C
S
l’objet.
B' AB OA
6. Par le calcul,   ------------  ----------   2,0.
AB OA
On retrouve le grandissement déterminé graphique-
ment.
2. Après réflexion sur le miroir, tous les rayons issus
d’un même point objet B convergent en un point B 15. 1. La position de l’objet est sur le graphique à
image de B. Si on assimile le soleil à un objet ponc- 5,6 cm de la lentille soit 56 cm en réel.
tuel, les rayons après réflexion convergent en un
point. C’est en ce point que la lumière se concentre. B'

3. Pour enflammer les voiles d’un bateau situé à


300 m, il faut que le miroir sphérique ait une dis-
tance focale de 300 m.
A F F'
13. 1. Après traversée de la lentille, les rayons sont O A'
parallèles à l’axe optique. Le filament de la lampe est donc
placé au foyer objet de la lentille convergente. Les rayons
émis par la lampe et réfléchis par le miroir sont confon-
dus. Le filament est donc placé au centre du miroir.
B
2.
2. De la relation de conjugaison :
F' source
O1 1  1
 ------- 1
O, F1 - ----------  ----- ,
OA OA f 
3. il vient OA   0,56 m.
source
F' On retrouve bien le même résultat qu’à la question
O, F1 O1
précédente.
3. AB est renversée et plus petite que l’objet AB.
Trajet d’un faisceau éclairant tout le miroir
AB
  ----------- OA 0,45
-  ----------  -----------------   0,80.
source AB OA  0,56
F'
O, F1 O1 Le grandissement est négatif, l’image est donc
renversée. Le grandissement est, en valeur absolue,
Trajet d’un faisceau éclairant directement la lentille inférieur à 1, l’image est plus petite que l’objet.
4. L’intérêt du miroir sphérique est d’augmenter 4. On constate qu’en approchant l’objet de la
l’intensité lumineuse émise par le projecteur tout en lentille avec OA  f  , les dimensions de l’image
conservant le faisceau parallèle. augmentent.

14. 1. et 2. B'
Le rayon (1) permet de positionner la lentille.
B'

B A A F F'
(1) O A' A'
O F' B'
A F

(2)

A' B B

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5. b. B' ∞
B'

A' ∞ F'
F, A O

A F
O F' A' 5. a. La lentille convergente joue le rôle de loupe.
b. Pour que l’œil ne se fatigue pas, il faut que l’image
observée soit située à l’infini.
Le nombre indiquant la date se situe à la distance
focale de la lentille, devant cette dernière.
B
La lentille a donc une distance focale de 2 mm.
6.
17. 1. La source S est placée au foyer objet F1 de la
lentille L1. Son image est rejetée à l’infini et les
rayons issus de S, après traversée de L1, sont parallèles
entre eux et à l’axe optique.
B∞
2. a. Soit A le point objet de la plaque de cristaux
liquides situé sur l’axe optique et A son point image
situé sur l’écran. La relation de conjugaison permet
O d’écrire :
B'
1 1 1
-------------  ----------  ------- , avec O2 le centre optique de
O 2 A O 2 A f 2
la lentille de projection L2.
Il vient O 2 A   2,8  10  2 m.
La distance entre la plaque de cristaux liquides et la
lentille L2 est de 2,8 cm.
16. 1. L’image est droite, le grandissement  est b. Le grandissement a pour expression :
positif.
L’image est plus grande que l’objet, la valeur absolue O 2 A
  AB
------------  ------------
0,90
-   32.
-  -----------------------------------
du grandissement   1 . AB O2 A  2,8  10  2
2. a. L’image est plus grande et renversée.
La largeur L de l’image est donc égale à :
B
F'
L  32 L  88 cm
A'
A F O et sa hauteur h  32 h  49 cm.
c. La diagonale de l’image est égale à :
B'
L 2  h 2  88 2  49 2  101 cm
b. L’image est plus grande et droite.
ce qui correspond à la valeur annoncée dans les
B caractéristiques de l’appareil.
F' d. Une image 16/9 a une largeur L  16x et une
FA O hauteur h  9x.
16
c. La lentille est utilisée en loupe dans 2. b. puisque
Il vient L  ------ h.
9
l’image est droite et plus grande que l’objet. Les valeurs obtenues au 2. b. vérifient cette égalité.
OA
3.   ----------  3 , d’où :
3. a. En utilisant le même raisonnement qu’au 2. a.
OA on trouve un grandissement    40 .
L’image sur l’écran est plus grande et a pour dimen-
OA  3 OA . sions L  110 cm et h  62 cm.
La relation de conjugaison devient : b. Avec le même recul (0,90 m) l’image formée est
1 1 1 plus grande. L’utilisation d’un vidéo-projecteur à
-------------  --------  ----- . focale courte dans une petite salle est justifiée.
3 OA OA f 
2 18. 1. FAUX, l’image d’un objet à travers un miroir
Il vient OA   --- f    33 mm plan est le symétrique de l’objet par rapport au plan
3
défini par le miroir. L’objet et l’image sont de même
et OA   100 mm. dimension.
4. a. L’objet AB doit être placé dans le plan focal 1 1
2. FAUX, C  -----  ----------  10 .
objet de la lentille. f 0,10

10 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfPhysique_1.fm Page 11 Mardi, 17. juillet 2007 9:50 09

3. VRAI. 2. a. On utilise la relation de conjugaison :


De la relation de conjugaison : 1 1 1
----------  --------  -----
1 1 1 f
----------  --------  ----- , OA OA
OA OA f 
avec OA  55 mm et f   50 mm.
il vient OA  0,12 m. On calcule OA   550 mm.
4. VRAI.
OA 55 1
b.   ----------  ----------------   ------ .
(1)
OA  550 10
C. 1. Les dimensions de l’image sur la pellicule sont
F' 10 mm × 15 mm.
O
24 36
2. a.   --------- ou ---------  0,24.
B' 100 150
b. Du grandissement on déduit que :
On considère que le rayon (1) provient d’un point 1
OA   --- OA .
situé à l’infini. 4
5. VRAI. La relation de conjugaison permet d’écrire :
4  1
 ------- 1
- --------  ----- .
B
OA OA f
S Il vient OA   5 f    250 mm
C F et OA  62,5 mm.
c. Pour que OA  62,5 mm , il faut adapter une
B' bague allonge de 10 mm et placer la pellicule
52,5 mm derrière l’objectif sans bague.
19. A. Un objet situé à l’infini donne une image à
travers une lentille dans le plan focal image de
cette dernière.
Sites Internet
OA  OF   50 mm.
B. 1. L’objet se rapproche de la lentille. L’image se • http://www.up.univ-mrs.fr/~laugierj/CabriJava/
forme derrière le plan focal image de la lentille. La • http://subaru2.univ-lemans.fr/enseignements/physi-
distance lentille écran doit augmenter. que/02/optigeo/mnuopgeo.html

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physique
chapitre

La lunette
2 astronomique

– diamètre apparent ;
Programme – grossissement standard ;
– cercle oculaire.
Ce chapitre correspond à la deuxième partie de l’extrait
suivant du programme. Compétences
A : Produire des images, observer et savoir-faire exigibles
(5 séquences de 2 heures). • Savoir que dans une lunette astronomique, l’image
intermédiaire donnée par l’objectif constitue un objet
Activités pour l’oculaire.
• Observation et rôle des constituants de trois instru- • Construire, pour la lunette astronomique étudiée,
ments d’optique : microscope, lunette astronomique, l’image intermédiaire et l’image définitive d’un objet
télescope. plan perpendiculaire à l’axe optique.
• Construction graphique d’images en relation avec les • Déterminer, à partir d’une construction à l’échelle,
manipulations réalisées sur le banc d’optique. les caractéristiques de l’image définitive donnée par un
• Construction de la marche d’un faisceau à travers les instrument d’optique.
instruments d’optique étudiés. • Construire la marche d’un faisceau lumineux à
• Utilisation de logiciels de construction et/ou de travers un instrument d’optique.
simulation illustrant les instruments d’optique. • Pour les lentilles intervenant dans les instruments
d’optique étudiés, utiliser et exploiter les relations de
Contenus conjugaison.
• Savoir définir et calculer le diamètre apparent.
2. Quelques instruments d’optique
• La définition du grossissement étant donnée, savoir
2.2 La lunette astronomique
l’utiliser et exploiter son expression.
• Description sommaire et rôle de la lunette astronomique : • Connaître la définition du cercle oculaire, son intérêt
objectif, oculaire. pratique et savoir le construire.
• Modélisation de la lunette astronomique par un
système afocal de deux lentilles minces : Savoir-faire expérimentaux
– construction graphique de l’image intermédiaire et Réaliser et exploiter un montage permettant d’illustrer le
de l’image définitive d’un objet plan perpendiculaire à fonctionnement de la lunette astronomiuque :
l’axe optique ; – choisir les lentilles adaptées,
– caractéristiques de l’image intermédiaire et de l’image – régler le montage,
définitive par construction et/ou par application des for- – effectuer les mesures des grandeurs permettant de valider
mules de conjugaison ; le modèle proposé.

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Matériel 1 1 1
2. ----------  ------------  --------------
O1 A O1 A1 O 1 F 1

• Un banc optique. 1 1 1
------------  --------------  ----------
• Une lentille convergente de vergence C1  5 δ. O1 A1 O1 F1  O1 A
• Une lentille convergente de vergence C2  20 δ.
1 1 1
• Un écran transparent gradué. ------------  -------  -----------
O1 A1 0,2  

O 1 A 1  0,2 m.
Expérimenter 2,5
3.   -------  0,1 rad.
25
1. Modélisation d’une lunette A1B1  O1A1    0,2 0,1  0,02 m.
astronomique afocale 4. Le foyer objet F2 est confondu avec A1.
Réponses aux questions O 2 A 1   5 cm.
1. La taille de l’image dépend de la taille de l’objet 1  1
 ------------ 1
-------------  -------------
choisi. O 2 A 1 O 2 A O2 F 
2. L’image se forme dans le plan focal image de
1 1 1
l’objectif. On obtient donc : -------------  ----------------  ------------ .
O 1 A 1  O 1 F 1   0,2 m. O 2 A O 2 F 2 O2 A1
Le résultat est prévisible car plus l’objet est éloigné de 1 1 1 1
5. -------------  ----------  ---------- ; ------------- →   .
la lentille, plus l’image est proche du plan focal image. O 2 A 0,05 0,05 O 2 A
3. L’oculaire doit être placé à une distance de l’image
intermédiaire, égale à sa distance focale soit 5 cm. A B 0,02
6.    -----------
1 1
-  ----------  0,4 rad.
O 2 A 1   5 cm. O2 F2 0,05
4. d  25 cm.  0,4
7. G  -----  -------  4 .
5. L’image AB est renversée par rapport à l’objet AB.  0,1
6. On obtient une valeur mesurée proche de 5 cm.
f 0,2
Donc O 2 O  + 5 cm. -----1-  ----------  4 .
f 2 0,05
7. On obtient 0,2 fois le diamètre de la lentille objectif.
8. Le cercle oculaire est l’image de l’objectif formée par 1  1
 ------------ 1
- ----------  -------------- .
l’oculaire. O2 O1 O2 C O 2 F 2
Le fait de placer la mine d’un crayon sur le bord de
l’objectif permet de comprendre que le pourtour du 1 1 1 1
8. ----------  --------------  -------------  ----------  ----------
1
cercle oculaire correspond à l’image de la monture de O2 C O 2 F 2 O2 O1 0,05 0,25
l’objectif.
O 2 C  0,0625 m  6,25 cm.
O2 C
2. Schématisation d’une lunette
 diamètre de limage
----------------------------------------------  ------------
-  0,25
astronomique afocale diamètre de lobjet O2 O1
diamètre de l’image  0,25  diamètre de l’objet
Réponses aux questions
1. f 1  0,20 m et f 2  0,05 m.  0,25 5  1,25 cm.

L1
D plan focal image de
l'objectif et plan focal objet
de l'oculaire
L2
B∞
P
θ A'∞ F'1 A
1 O' cercle
F1 O1 F2 O2 oculaire
A∞
B'∞ B1

échelles

1 cm
C
5 cm

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Corrigés des exercices

S’autoévaluer

1. Distances focales possibles : 3 et 4.


La distance focale de l’objectif d’une lunette astronomique est plus grande que la distance focale de l’oculaire.
La vergence étant l’inverse de la distance focale, il faut déterminer la distance focale de l’objectif.

f   1---  0,50 m . Les lentilles de 20 cm et de 1 cm de distances focales conviennent.


2

2. Les propositions exactes sont 1, 2 et 3.


Le plan matérialisé par les traits en pointillés est perpendiculaire à l’axe optique des lentilles objectif et oculaire. Il
contient le foyer image F 1 de la lentille L1. C’est donc le plan focal image de la lentille L1.
La proposition 1 est exacte.
Ce plan contient également le foyer F2 de la lentille L2. C’est donc le plan focal objet de la lentille L2.
La proposition 2 est exacte.
L’image par une lentille, d’un objet situé à l’infini, se situe dans le plan focal image de la lentille.
La proposition 3 est exacte.
L’image définitive donnée par la lentille L2 se situe à l’infini, donc la proposition 4 est fausse.

3. La distance est 3 et 4.
La lunette étant afocale, la distance séparant les deux centres optiques est égale à la somme des distances focales.
La distance focale d’une lentille est l’inverse de sa vergence.

f 1  1---  0,50 m et f 2  1---  0,125 m.


2 8
La distance séparant les deux centres optiques est donc :
0,50  0,125  0,625 m  62,5 cm.

4. Valeur du grossissement : 2.
f
Le grossissement d’une lunette afocale est donné par la relation G  -------1 .
f 2
De plus, dans une lunette afocale, les foyers image de l’objectif et objet de l’oculaire sont confondus. La relation
entre les distances focales est f 1  5 f 2
f 5f 
G  -------1  ----------2-  5 .
f 2 f 2

5. La position est 3.
Le cercle oculaire est l’image de la monture de l’objectif donnée par l’oculaire.
1  1 1
- ----------  -------------- soit :
La formule de conjugaison permet d’écrire ------------
O2 O1 O2 C O 2 F 2

O 2 O 1  O 2 F 2  100 20
O 2 C  -----------------------------------
-  -----------------------------  25 cm.
O 2 O 1  O 2 F 2  100  20

6. Diamètre du cercle oculaire : 3.


O2 C

 diamètre image
-----------------------------------  ------------
- donc :
diamètre objet O2 O1
O2 C 25
diamètre image  diamètre objet  ------------
-  8 ---------  2 cm.
O2 O1 100

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Utiliser les acquis


7. 1. L’objectif est la lentille de plus grande distance focale, donc de plus petite vergence.
L’objectif est donc la lentille de vergence C2 dont la distance focale f 2  1 ---  0,50 m.
2
1
L’oculaire est la lentille de vergence C1 dont la distance focale f 1  -----
-  0,05 m.
20
2. La distance séparant les centres optiques est égale à la somme des distances focales de l’objectif et de l’oculaire,
soit 0,50  0,05  0,55 m.
8. 1. f 1  f 2  1,30 .
f
2. G  -----1-  25 , donc f 1  25 f 2 .
f 2
3. 25 f 2  f 2  1,30 .

26 f 2  1,30 , donc f 2  1,30 ----------  0,05 m.


26
f 1  1,30  0,05  1,25 m.
9. 1. 3  10  4  180---------  0,017°

0,017  60  1  60
2. 34 étant inférieur au pouvoir séparateur de l’œil, il est impossible d’observer séparément ces étoiles à l’œil nu.
 60
3. G  -----  ------  1,8 .
34

10. 1. diamètre 3 500


 --------------------  -------------------  9,6  10  3 rad.
Distance 364 400
2.
B∞
θ O1 F'1 A1 O2
θ θ'
A∞ B1

A1 B1 A1 B1 3,0 1
 -------------- , donc O 1 F 1  -----------
-  ----------------------------  312,5 mm, soit une vergence de ----------------  3,2
.
O 1 F 1 9,6  10  3 0,3125
3. Si l’image finale est située à l’infini, alors la lunette est afocale et la distance entre les centres optiques est égale à
la somme des distances focales :
O 1 O 2  f 1  f 2  0,3125  ----- 1
-  0,3625 m.
20
A1 B1 3
4.   ----------- -  ------  0,06 rad.
O2 F2 50
 0,06
-  6,25 .
5. G  -----  ---------------------------------
( 9,6  10 3 )
1
f 1  ----- 1 1
f 2  ----- 1
11. 1. On calcule les distances focales -  ----------  0,80 m et -  ------  0,10 m.
C1 1,25 C2 10
2. a. et b.

B∞
A' ∞ F'1 F
θ 2
O1 A1 θ' O2
A∞

B1
B' ∞

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3. G  ----- .

Les angles  et   sont petits, on peut donc confondre leurs valeurs avec celles de leurs tangentes.
A1 B1
------------
A1 B1 A1 B1 f 2 f 1
  -------------- et    -------------- , donc G  ----------- -  -----
-.
O 1 F 1 O 2 F 2 A1 B1 f 2
------------
f 1

12. 1. f 1  100 cm et f 2  20 cm.


2. Schéma obtenu à la fin de l’activité.

A2 B1
O1 F'1 F2 O2 cercle
oculaire
B2 A1

B 1 cm

10 cm

3. On nomme A2 le point d’intersection du segment AF2 et la lentille oculaire, et B2 le point d’intersection du


segment BF2 et la lentille oculaire.
AB O 1 F 1
-  --------------
Le théorème de THALÈS permet d’écrire ----------- .
A2 B2 O2 F2
O 1 F 1 f 1 AB f 1
Or --------------  ------ donc ------------  ------ et de plus A 2 B 2  A 1 B 1 .
O2 F2 f 2 A2 B2 f 2
AB f 1
------------  -----
-.
A1 B1 f 2
1 f AB
4. G  -----
-  ------------ .
f 2 A1 B1

13. 1. a. La distance focale de l’objectif est de 900 mm.


b. Un oculaire a une distance focale de 8 mm, le deuxième une distance focale de 20 mm.
2. Le grossissement d’une lunette afocale est donné par :
distance focale objectif .
G  ----------------------------------------------------
-
distance focale oculaire
Dans le cas de l’oculaire de 8 mm : G  112,5. Dans le cas de l’oculaire de 20 mm : G  45.
La notice prévoit des grossissements de 112 et 45. Les résultats sont bien en accord avec la notice.
3. Le cercle oculaire est l’image de la monture de l’objectif donnée par l’oculaire. On calcule la position C du
cercle oculaire.
On appelle O1, le centre optique de l’objectif et O2 celui de l’oculaire.
1  1
 ------------ 1
- ----------  -------------- .
O2 O1 O2 C O 2 F 2
Pour l’oculaire de 8 mm de distance focale :
O 2 O 1  O 2 F 2  908 8
O 2 C  -----------------------------------
-  ---------------------------  8,07 mm.
O 2 O 1  O 2 F 2  908  8

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On calcule le diamètre à l’aide du grandissement.


O2 C
  diamètre image
-----------------------------------  ------------
-
diamètre objet O2 O1
O2 C 8,07
diamètre image  diamètre objet  ------------
-  60  ----------  0,5 mm.
O2 O1 908
Même démarche pour l’oculaire de 20 mm de distance focale :
O 2 O 1  O 2 F 2  920  20
O 2 C  -----------------------------------
-  ------------------------------  20,4 mm.
O 2 O 1  O 2 F 2  920  20
O2 C
  diamètre image
-----------------------------------  ------------
-
diamètre objet O2 O1
O2 C 20,4
diamètre image  diamètre objet  ------------
-  60  ----------  1,3 mm.
O2 O1 920

14. 1, 2 et 3 : Voir le schéma ci-dessous.

B∞

θ A' ∞ F'1 F2
O1 A1 θ' O2
A∞

B1
B' ∞

1 1
4. Relation de conjugaison  ----------  ------------  -------------- .
1
O1 A O1 A1 O 1 F 1
1 1 1
O 1 A →  donc ---------- → 0. La relation de conjugaison devient ------------  -------------- , donc O 1 A 1  O 1 F 1 .
O1 A O1 A1 O 1 F 1
Le point A1 est pratiquement confondu avec F 1 , ce qui est en accord avec le schéma.
Remarque : En réalité O1A1 est très légèrement supérieur à O 1 F 1 .
1 1 1
5. Relation de conjugaison  ------------  -------------  -------------- .
O 2 A 1 O 2 A O 2 F 2
O 2 A 1   O 2 F 2
En réalité O2A1 est très légèrement inférieur à O2F2 et donc à O 2 F 2 , donc :
1 1 1
-------------  --------------  ------------ → O – .
O 2 A O 2 F 2 O 2 A 1
O 2 A →  

6. G  ------ avec  angle sous lequel l’image est vue à travers la lunette et angle sous lequel l’objet est vu à l’œil nu.

f 1 20
7. G  ------  ------  5.
f 2 4
8. Les phares ne sont plus vus séparément dès qu’ils sont vus sous un angle inférieur à ε.
Un schéma permet de comprendre la situation.
ε  1,50 ---------- ; 1,50 m
d
1,50
d  ----------------------------
d

-  5 000 m .
( 3  10 ) 4

Les phares ne sont plus vus séparément au-delà de 5 000 m.

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 ( 3 10  4 )
9. Si l’angle   est égal à ε, alors   -----  -----------------------------  6 10  5 rad.
G 5

Dans ce cas   1,50 1,50


---------- et d  -----------------------
-  25 000 m.
d 6 10  5
Les phares sont vus séparément à travers la lunette jusqu’à une distance de 25 000 m.

15. 1. La vergence de l’objectif est 1 , donc sa distance focale est 1m. La distance focale de l’oculaire est :
1
f 2  -----
-  0,10 m.
10
objectif

oculaire
cercle
F'1 oculaire
C
O1 O2
F2

1 cm

10 cm

2. Le cercle oculaire est l’image de la monture de l’objectif donnée par l’oculaire.


3. a. Voir le schéma ci-dessus.
b. On utilise la formule de conjugaison. Soit O1, le centre optique de l’objectif et C son image par l’oculaire :
1 1 1
-------------  ----------  --------------
O2 O1 O2 C O 2 F 2
O 2 O 1  O 2 F 2  110 10
O 2 C  -----------------------------------
-  -----------------------------  11 cm.
O 2 O 1  O 2 F 2  110  10
c. Aux imprécisions de tracés près, les deux valeurs sont égales.
4. On calcule le diamètre à l’aide du grandissement.
O2 C

 diamètre image
-----------------------------------  ------------
-
diamètre objet O2 O1
O2 C 11
diamètre image  diamètre objet ------------
-  50 ---------  5 mm .
O2 O1 110
5. Le diamètre de la pupille est supérieur au diamètre du cercle oculaire, donc toute la lumière sortant de la
lunette entrera dans l’œil par la pupille.
16. 1. Le grossissement d’une lunette afocale est donné par la relation :
distance focale objectif
G  ----------------------------------------------------
-  5.
distance focale oculaire

Il faut un rapport égal à 5 entre les distances focales de l’objectif et de l’oculaire. Ce rapport sera donc de 1--- entre
5
les vergences. On choisira donc la lentille de 2 comme objectif et celle de 10 comme oculaire.
2. La lunette étant afocale, la distance entre les centres optiques est égale à la somme des distances focales soit
1 1
--- ------  0,60 m . Le banc mesurant 1,0 m, l’élève pourra donc réaliser le montage.
2 10
3. On calcule l’angle sous lequel est vue une hauteur de 0,5 cm à une distance de 20 m.
0,5
  ------------
-  2,5 10  4 rad.
2 000
Cet angle est inférieur au pouvoir de résolution de l’œil, donc il est impossible de voir séparément deux gradua-
tions séparées de 0,5 cm.

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1 1 1
4. On utilise la formule de conjugaison ----------  ------------  -------------- avec O 1 centre optique de l’objectif, F 1 foyer
O1 A O1 A1 O 1 F 1
image de l’objectif et A1 image du point A.
O 1 A 1  O 1 F 1  20  0,5
O 1 A 1  --------------------------------
-  ----------------------------  0,51 m.
O 1 A  O 1 F 1  20  0,5
L’image est pratiquement dans le plan focal image. On peut donc considérer que l’objet est à l’infini.
5. L’image finale est située à l’infini car A 1 B 1 est situé dans le plan focal objet de la lentille oculaire.
A1 B1
6.    -------------- . On calcule la dimension de l’image A 1 B 1 .
O 2 F 2
A1 B1 O1 A1 O1 A1 0,51
 -----------
-  ------------ A 1 B 1  AB  ------------  0,5  ----------  0,013 cm.
AB O1 A O1 A 20
A B 0,013
7.    --------------
1 1
 -------------  1,3  10  3 rad.
O 2 F 2 10
L’angle sous lequel sont vues les graduations est supérieur à 3  10  4 rad, donc il est possible de voir séparé-
ment les deux graduations.
17. 1 et 2 : Voir le schéma ci-contre.
A∞ L1
Le point-objet est à l’infini sur l’axe optique, donc son L2
image sera sur l’axe optique et dans le plan focal image O1 F1 O2
de la lentille objectif. F2
A∞
18. 1. a. L’objet doit être situé dans le plan focal objet
de la lentille.
b. Voir le schéma ci-dessous.
2. a. Voir le schéma ci-dessous.
b. L’objet A1B1 est à l’infini, donc son image A2B2 est dans le plan focal image de l’objectif.
Voir le schéma ci-dessous.
L2

L3

B1 ∞ L1

B
A1 ∞ A' ∞ F'1 F2
A, F A2 F'2

B2

B' ∞

19. 1. a. L’image définitive AB donnée par la lunette doit se trouver à l’infini. L’image intermédiaire A1B1 qui
joue le rôle d’objet pour la lentille L2 doit donc se trouver au foyer objet F2 de cette lentille.
c. La distance D entre l’objectif et l’oculaire est :
D  O 1 A 1  A 1 O 2  O 1 A 1  f 2 .
Il faut calculer O 1 A 1 , c’est-à-dire déterminer la position de l’image d’un objet situé à 30 cm de la lentille L 1 .
On applique la formule de DESCARTES pour la lentille L1 :
1  1
 --------- 1 1 1 1
- ------------  -------------- et ------------  ----------  ------ .
O1 A O1 A1 O 1 F 1 O1 A1 O1 A f 1

1 1 1
Numériquement ------------  -------------  ------ .
O1 A1  30 10
O 1 A 1  15,0 cm.
D’où D  15,0  1,0  16,0 cm.

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2. a. O 2 A  O 2 F 2  F 2 A  1  25   24 cm.
On applique la formule de DESCARTES pour la lentille L2 :
1  1
 ------------ 1 1 1 1
-------------  -------------- et ------------  -------------  ------ .
O 2 A 1 O 2 A O 2 F 2 O2 A1 O 2 A f 2

1 1 1
Numériquement ------------  -------------  ---   1,042.
O2 A1  24 1
O 2 A 1   0,96 cm.
b. Calcul de la position O 1 A 1 :
O 1 A 1  O 1 O 2  O 2 A 1  16  0,96  15,04 cm.
c. Nouvelle position O 1 A de l’objet. On applique la formule de D ESCARTES :
1  1
 --------- 1 1 1 1
- ------------  -------------- et ----------  ------------  ------ .
O A O A O F O A O A f 1
1 1 1 1 1 1 1 1

1 1 1
-  -------------  ------   0,033.
Numériquement ---------
O1 A 15,04 10

O 1 A   29,84 cm.
d. Pour calculer la distance d, il faut rapprocher l’objet A de 30  29,84  0,16 cm.
Cette lunette permet ainsi de réaliser la visée d’un objet AB à 1,6 mm, donc pratiquement à 2 mm près.
3. On étudie une lunette de visée. Lorsqu’on utilise un banc d’optique, le problème de devoir déterminer expéri-
mentalement la position d’une image se pose très souvent.
Une première méthode consiste à utiliser un écran pour recueillir cette image et à repérer la position de l’écran sur
le banc d’optique. Mais cette méthode présente l’inconvénient de l’imprécision, car il n’est guère possible de faire
un tel de repérage à moins de 5 mm près étant donnée la difficulté d’apprécier la netteté de l’image.
Une méthode beaucoup plus précise consiste à utiliser une lunette de visée et à observer à travers la lunette l’image
étudiée qui joue alors le rôle d’objet. On voit que la lunette précédente a permis de repérer la position de l’objet
AB à 1,6 mm près, ce qui est beaucoup plus précis.
1 1
20. A. 1. C 2  ------  ----------  10 .
f 2 0,10

2. a.
L2

B1

O2 F'2 A2
A1 F2
B2

Doc. 1

B2
B2 ∞
L2

B1
L2
A2 ∞ F2 O2 F'2
A1
A1
O2 F'2
A2 F2 B1

Doc. 2 Doc. 3

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ProfPhysique_2.fm Page 21 Vendredi, 6. juillet 2007 2:07 14

1 1
b. On utilise la formule de conjugaison  ------------  ------------  --------------
1
O2 A1 O2 A2 O 2 F 2
O 2 A 1  O 2 F 2  30 10
O 2 A 2  -----------------------------------  --------------------------  15 cm.
O 2 A 1  O 2 F 2  30  10
B. 1. A1B1 joue le rôle d’objet pour la lentille L2.
2. L1 est l’objectif, L2 est l’oculaire.
3.

θ O1 F'1 F2
A1 θ' O2

B1

4. L’objet AB est situé à l’infini à gauche de la lentille objectif. L’image définitive AB se trouve à l’infini à gauche
de l’oculaire.
5. a. Le diamètre apparent de l’objet est l’angle sous lequel l’objet est vu à l’œil nu.
Le diamètre apparent de l’image est l’angle sous lequel l’image est vue à travers la lunette.
b. Voir le schéma.
f 1 60
c. G  ----- -  ------  6 .
f 2 10
d. Augmenter la distance focale de l’objectif ou diminuer celle de l’oculaire permet d’augmenter le grossissement
de la lunette.

Site Internet
Optique géométrique – Wikipédia : encyclopédie en ligne.

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physique
chapitre

3 Le microscope

• Construire, pour le microscope étudié, l’image inter-


Programme médiaire et l’image définitive d’un objet plan perpendi-
culaire à l’axe optique.
Ce chapitre correspond à la seconde partie de l’extrait • Déterminer à partir d’une construction à l’échelle, les
suivant du programme : caractéristiques de l’image définitive donnée par un
A : Produire des images, observer (5 séances de 2 heures). instrument d’optique.
• Construire la marche d’un faisceau lumineux à
Activités travers un instrument d’optique.
• Pour les lentilles intervenant dans les instruments
• Observation et rôle des constituants du microscope.
d’optique étudiés, utiliser et exploiter les relations de
• Construction graphique d’images en relation avec les conjugaison.
manipulations réalisées sur le banc d’optique.
• Savoir définir et calculer le diamètre apparent.
• Construction de la marche d’un faisceau à travers le
microscope. • La définition du grossissement étant donnée, savoir
l’utiliser et exploiter son expression.
• Utilisation de logiciels de construction et/ou de
simulation illustrant les instruments d’optique. • Connaître la définition du cercle oculaire, son intérêt
pratique et savoir le construire.
Contenus Savoir-faire expérimentaux
2. Quelques instruments d’optique Réaliser et exploiter un montage permettant d’illustrer le
2.1 Le microscope fonctionnement du microscope :
• Description sommaire et rôle de chaque constituant : – choisir les lentilles adaptées,
condenseur (miroir sphérique), objectif, oculaire. – régler le montage,
• Modélisation par un système de deux lentilles minces :
– effectuer les mesures des grandeurs permettant de valider
– construction graphique de l’image intermédiaire et le modèle proposé.
de l’image définitive d’un objet plan perpendiculaire à
l’axe optique ;
– caractéristiques de l’image intermédiaire et de Matériel
l’image définitive par construction et/ou par applica-
tion des formules de conjugaison ;
– diamètre apparent ; 1. Modélisation d’un microscope
– grossissement standard ; • Un banc d’optique avec lanterne.
– cercle oculaire. • Un objet de petite taille (texte photocopié sur trans-
parent).
Compétences • Des lentilles de 5 et 20 δ sur support.
et savoir-faire exigibles • Un système de fixation pour rendre solidaires les deux
• Savoir que dans un microscope, l’image intermédiaire lentilles (par exemple tige + 2 noix) l’une de l’autre.
donnée par l’objectif constitue un objet pour l’oculaire. • Un écran.

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2. Schématisation d’un microscope 2. La relation de conjugaison appliquée à l’oculaire


• Une feuille de papier millimétré. donne :
• Une calculatrice. 1 1 1
-------------  ------------  --------- .
O 2 A O 2 A 1 f 2

Expérimenter L’image finale est à l’infini, donc :


1
-------------  0 .
L’approche choisie est en deux étapes. O 2 A
La première étape est expérimentale. L’élève modélise Alors O 2 A 1   f 2 .
un microscope sur un banc d’optique et en détermine
certaines caractéristiques en observant un objet de 3. Voir le schéma ci-dessous.
petites dimensions. L'objet est situé à 7 cm de l’objectif.
La seconde étape est la construction du schéma du On a O 1 A 1  O 1 O 2  O 2 A 1  17,5 cm.
microscope étudié dans la partie expérimentale précé- 1  1 1
dente. Il s’agit de vérifier que la construction graphique Alors ------------ ----------  --------- conduit à :
O1 A1 O1 A f 1
permet de retrouver les résultats expérimentaux.
O 1 A   7,0 cm.
1. Modélisation d’un microscope
4. Le grandissement de l’objectif est :
Réponses aux questions
O1 A1
1. La distance entre l’objet AB et l’objectif est  1  ------------  – 2,5 .
O 1 A   7 cm. O1 A
2. L’image définitive est renversée par rapport à l’objet, 5. L'angle   étant petit, on a :
son diamètre apparent est plus grand que celui de
l’objet. A1 B1
   -----------
-  0,1 rad.
3. L’image intermédiaire A1B1 doit être située dans le f 2
plan focal objet de l’oculaire.
4. O 2 A 1   f 2   20 cm 6. De même   AB
-------
dm
et O 1 A 1  O 1 O 2  O 2 A 1  17,5 cm.
5. L’observation réalisée avec l’écran permet de confir- A1 B1
et AB  -----------
-  0,8 cm  0,008 m.
mer ces valeurs. Des écarts sont possibles si l’image 1
définitive n’est pas à l’infini.
6. O 2 O  43 cm. Alors   0,008
-------------  0,032 rad.
0,25
7. Le cercle oculaire est l’image de la monture de
l’objectif donnée par l’oculaire. 7. G = 3,1.
8. Le diamètre C D du cercle oculaire dépend du 8. Le cercle oculaire est situé à 43 cm de l’oculaire.
diamètre CD de la monture de l’objectif. Par exemple, On a O 2 O 1   37,5 cm.
avec un objectif de 40 mm de diamètre monté sur le 1  1 1
banc d’optique, C D  46 mm. Alors ------------- -------------  --------- conduit à :
O 2 O O 2 O 1 f 2

2. Schématisation d’un microscope O 2 O  42,9 cm.


Réponses aux questions 9. Les résultats obtenus graphiquement et par l’appli-
1. L’image intermédiaire A1B1 doit être située dans le cation de la relation de conjugaison sont les mêmes
plan focal objet de l’oculaire. que ceux obtenus expérimentalement.

Schéma obtenu à la fin de l’activité

D'

O1 F'1 F2 F'2
F1 A1 O2

1 cm

5 cm B1
C'

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Corrigés des exercices

S’autoévaluer

1. 1. a. 2. a. 3. b. 4. a. 2. 1. a. 2. b. 3. b. 4. c.

3. 1. a. Les deux systèmes convergents d’un microscope sont l’objectif et l’oculaire.


b. Le terme « objectif » fait référence à l’objet observé, le terme « oculaire » fait référence à l’œil de l’observateur.
L’objet observé est placé devant l’objectif du microscope, l’œil de l’observateur est placé derrière l’oculaire.
2. La distance entre les foyers F 1 et F2 d'un microscope est l’intervalle optique.
3. Le cercle oculaire est le cercle le plus étroit par lequel passe toute la lumière sortant du microscope. C’est aussi
l’image de la monture de l’objectif donnée par l’oculaire.
4. 1. et 3.

1 cm
5 cm
B O1 F'1 F2 F'2
A F1 A1 O2

B1

2. L'image intermédiaire doit être située dans le plan focal objet de l’oculaire. Le point A1 est donc confondu avec F2.
3. Sur le schéma ci-dessus on mesure O 1 A   12 cm. La taille de l’objet est AB = 2 mm.
1  1 1
5. 1. ------------  --------- et l’image finale est à l’infini, donc :
- ------------
O 2 A O2 A1 f 2

1 O 2 A 1   f 2 .
-------------  0 alors
O 2 A
L’image intermédiaire est donc dans le plan focal objet de l’oculaire. Alors :
O 1 A 1  O 1 F   F 1 F 2  60,0 cm.
1 1 1
2. ------------  ----------  ------ conduit à O 1 A   12 cm.
O1 A1 O1 A f 1

 A1 B1  
A B O A O1 A 12,0
3.  1  -----------
1 1 1 1
-  ------------ alors AB  ------------ -----------------  1,0   0,20 cm.
AB O1 A O1 A1 60,0
La taille de l’objet est AB  2,0 mm.
Ces résultats sont en accord avec la construction graphique de l’exercice précédent.

Utiliser les acquis

6. 1.
2 cm

10 cm

B F'1 F2
F1 O1 O2
A A1 F'2

B1

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2. a. Lorsque l’image définitive est à l’infini, un œil normal qui observe cette image ne se fatigue pas.
b. L’image intermédiaire doit être située dans le plan focal objet de l’oculaire.
c. O 1 A 1  O 1 F 1  F 1 F 2  50 cm .
1 1 1
------------  ----------  ------ conduit à O 1 A   12,5 cm .
O1 A1 O1 A f 1

3. Voir le graphique précédent.

7. 1. a. L’image intermédiaire doit être dans le plan focal objet de l’oculaire.


b. O 1 A 1  f 1   .
c.

F1 C F'1 F2 O2 F'2
B
A O1 A1
B1

A B
d.  1  -----------
1 1
-.
AB
Le point C est tel que O1C  AB et les triangles A1B1 F 1 et F 1 O1C sont opposés par le sommet F 1 , donc :
A1 B1
 1  ----------- 
-  ------ .
AB f 1
A B
2. a. L’angle   étant petit on a    -----------
1 1
-.
f 2

b. De même   ------- .
AB
dm
A1 B1
------------
f 2 A1 B1 dm  d
c. G  ----------- - ------  ------ -----m- .
-  -----------
AB AB f 2 f 1 f 2
-------
dm
Avec dm  0,25 m le grossissement standard est :
 0,25
G  ----- 
- ----------  ---------------------- .
f 1 f 2 4 f 1 f 2
A B
3.
 -----------
1 1
-.
dm
A1 B1
------------
f 2 d
4. G 2  ------------  -----m- .
A1 B1 f 2
------------
dm
5. a. Valeurs de f 2 : 5,0 cm ; 2,1 cm.
Valeurs de f 1 : 6,4 cm ; 1,6 cm ; 4,0 mm.
b. G   1 G 2 .
c. Les valeurs de G possibles sont 12,5 ; 30 ; 50 ; 120 ; 200 ; 480.

8. 1. a. Lorsque l’image est à l’infini, l’œil de l’observateur ne se fatigue pas.


b. L’image intermédiaire doit être dans le plan focal objet de l’oculaire.
1
c. O 1 A 1  O 1 F 1  F 1 F 2  ------    0,165 m  16,5 cm.
C1
1 1 1
------------  ----------  ------ conduit à :
O1 A1 O1 A f 1

O 1 A   5,16 10  3 m.

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A B O A
2. a.  1  -----------
1 1 1 1
-  ------------ , alors :
AB O1 A

O1 A1
A 1 B 1  ------------  AB
O1 A
0,165
-  12  10  6
 --------------------------------------
 5,16  10  3
  3,84  10  4 .
A1 B1
b. L’angle   est donné par tan    -----------
-  A 1 B 1  C 2    , soit :
f 2
   1,5  10  2 rad.
AB
c.   -------  4,8  10  5 rad.
dm
d. Le grossissement du microscope est G  320 .

1  1
9. 1. ------------ 1
---------- ------ ;
O1 A1 O1 A f 1

avec O 1 A   4,1  10  3 m et f 1  4,0  10  3 il vient :


O 1 A 1  1,64  10  1 m.
Le grandissement de l’objectif est :
A1 B1 O1 A1
 1  -----------
-  ------------ .
AB O1 A
O1 A1
A 1 B 1  ------------ 1,64  10  1  20  10  6
 AB  -----------------------------------
Alors -
O1 A  4,1  10  3

  8,0  10  4 m.
2. a. L’oculaire de centre O2 donne de l’image A 1 B 1 une image AB .
On a donc :
1 1 1 AB O2 A 
-------------  ------------  ------ et  2  ------------  ------------
-.
O 2 A O 2 A 1 f 2 A1 B1 O2 A1
On détermine la position de A 1 B 1 par rapport à O 2 :
O 2 A 1  O 2 F 2  F 2 F 1  F 1O 1  O 1 A 1

  f 2   f 1  O 1 A 1
  2,0  10  2 m.
On a donc O 2 A 1   f 2 : l’image intermédiaire est dans le plan focal objet de l’oculaire. L’image finale sera à
l’infini.
b. Dans cette situation, un œil « normal » observant à travers le microscope ne se fatigue pas.
A1 B1
3. L’angle   est donné par tan    ------------    , soit :
f 2
   4,0  10  2 rad.
4. À l’œil nu, on verrait l’objet AB placé à la distance dm  25 cm sous un angle :

  AB -------  8,0  10  5 rad.


dm

5. Le grossissement est G  ----- ce qui donne G  500.


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10. 1. a.
C

B F1
O1 F'1 F2 O2 F'2
A A1

B1
D
1 cm

10 cm

b. Valeurs des distances focales des deux lentilles utilisées :


f 1  9 cm et f 2  20 cm.
c. Valeur de l’intervalle optique du microscope :   31 cm.
2. a. Voir schéma ci-dessus, l’objet est environ 12 cm devant l’objectif.
b. O 1 A 1  O 1 F 1  F 1 F 2  40 cm.
1 1 1
------------  ----------  ------ d’où il vient O 1 A   11,6 cm .
O1 A1 O1 A f 1
3. a.

D'
B F1
O1 F'1 F2 O2 F'2
A A1

C'
B1
D
1 cm

10 cm

b. Le cercle oculaire est l’image de la monture de l’objectif donnée par l’oculaire. Il est situé à 30 cm de l’oculaire.
Son diamètre est C D   14 mm .
4. a. Voir le schéma précédent.
b. Il faut placer l’œil au voisinage du cercle oculaire, car c’est sur le cercle oculaire que ce concentre toute la
lumière sortant du microscope.

11. 1. a. Pour que l’image définitive soit à l’infini, l’image intermédiaire donnée par l’objectif doit être située
dans le plan focal objet de l’oculaire, donc O 2 A 1   f 2 .
b. On a :

O 1 A 1  O 1 F 1  F 1 F 2  F 2 O 2  O 2 A 1
 f 1    f 2  f 2  f 1  
 0,153 m.

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c. La relation de conjugaison appliquée à l’objectif donne :


O 1 A  ( O 1 A 1  1  f 1  1 )  1
 ( 0,153  1  ( 3  10  3 )  1 )  1
  3,06  10  3 m.
d. d 1  3,06  10  3 m.
2. a. L'image finale est à la distance dm en avant de l’œil lui-même placé en F 2 .
On a donc F 2 A   d m   0,25 m. Alors :
O 2 A  O 2F 2  F 2 A  f 2   d m
 4,0  10  2  0,25
  0,21 m.
b. Position de l’image intermédiaire par rapport à l’oculaire :
O 2 A 1  ( O 2 A  1  f 2   1 )  1
 (  0,21  1  ( 4,0  10  2 )  1 )  1
  3,36  10  2 m.
c. Position de l’image intermédiaire par rapport à l’objectif :
O 1 A 1  O 1 F 1  F 1 F 2  F 2 O 2  O 2 A 1

 f 1   f 2  O 2 A 1 .
O 1 A 1  3,0  10  3  0,15  4,0  10  2  3,36  10  2  1,594  10  1 m.
d. La relation de conjugaison appliquée à l’objectif donne :
O 1 A  ( O 1 A 1  1  f 1  1 ) 1  ( ( 1,594  10 1 )  1  ( 3,0  10  3 )  1 )  1
  3,0575448  10  3 m.
e. Distance entre l’objet et l’objectif dans cette seconde situation :
d 2  3,0575448  10  3 m.
3. a. d 1  d 2  3,06  10  3  3,0575448  10  3  2,5  10  6 m.
b. La distance entre l’objet et l’objectif doit être réglée sur un petit intervalle. Cela justifie l’utilisation d’une vis
micrométrique.

12. Les réglages du microscope n’étant pas modifiés entre les deux observations, la taille de l’objet observé est
proportionnelle au nombre de graduations occupées par l’image de cet objet sur le micromètre oculaire.
Les 100 graduations du micromètre objet occupent une largeur de 100  0,010  1,0 mm.
Leur image occupe 80 graduations du micromètre oculaire. On note d le diamètre du fil.
Son image occupe 12 graduations du micromètre oculaire. On a donc :
1,00 d
----------  ---------- .
80,0 12,0
Alors d  0,150 mm.

13. A. 1
f 1  ----- f 2  1---  0,20 m.
-  0,10 m et
10 5
1 1 1
B. 1. ------------  ----------  ---------------  C 1 .
O1 A1 O1 A O 1 F 1
Avec O 1 A   0,15 m, il vient O 1 A 1  0,30 m.
A B O A 0,30
2.  1  -----------
1 1 1 1
-  ------------  -----------------   2 .
AB O1 A  0,15

A1 B1
 1  -----------
- , donc A 1 B 1   1 AB   2  5,0   10 mm.
AB

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ProfPhysique_3.fm Page 29 Lundi, 9. juillet 2007 4:47 16

C. 1. L'œil de l’élève n’accommode pas, donc l’image définitive AB est rejetée à l’infini. Pour cela l’image inter-
médiaire A1B1 doit être située dans le plan focal objet de l’oculaire L2.
On a donc :
O 2 A 1  O 2 F 2  – f 2   0,20 m.
2. Le diaphragme limite la taille du faisceau arrivant sur la lentille : il permet de respecter certaines des conditions
de GAUSS.
D. 1. 2. et 3.

L1 L2

B
A' ∞ O1 F'1 F2 O2 θ' F'2
A F1 A1

B1
1 cm

5 cm
B' ∞

E. 1.   : voir le schéma ci-dessus.


2. Comme   est petit et exprimé en radians, alors :
A1 B1
   tan    -----------
-  5,00  10  2 rad.
O2 F2

De même :   tan   AB
-------  2,0  10  2 rad.
dm

Alors : G  -----  2,5 .



14. A. 1. L'œil n’accommodant pas, l’image définitive doit se former à l’infini : O2 A2 →  .
1 1 1
La relation de conjugaison ------------  ------------  ---------------
O2 A2 O2 A1 O 2 F 2
1
conduit alors à  ------------ 1
 --------------- soit :
O2 A1 O 2 F 2
O 2 A 1   O 2 F 2  O 2 F 2 .
2. L2

F2 F'2
A1 O2

B1

L'image définitive A2B2 est à l’infini.


B. 1. et 2.
L1

B F'1 F2
A F O1 A1
1

B1

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ProfPhysique_3.fm Page 30 Mardi, 17. juillet 2007 1:47 13

A B O A
3.  ob  -----------
1 1 1 1
-  ------------ .
AB O1 A
À partir du graphique à l’échelle on trouve :
O 1 A   2,5 cm et O 1 A 1  10,0 cm, soit  ob   4,0 .
On a aussi :
A 1 B 1   2,0 cm et AB  0,5 cm, soit  ob   4 .
4. a. Il y a confusion entre le grossissement de l’objectif et son grandissement.
Le grandissement est le rapport de la taille de l’image à la taille de l’objet.
Le grossissement est le rapport de deux angles (diamètres apparents).
b.    G   .
Alors :    25  3,2  10  4  8,0  10  3 rad.
c. La valeur obtenue est supérieure à 8,0  10  3 rad : ce microscope permet d’observer une cellule d’épiderme
d’oignon.

Bibliographie SITES INTERNET


• http://fr.wikipedia.org/wiki/Microscope
et sites Internet
LIVRES SIMULATIONS SUR INTERNET
• Optique, J.-M. Brébec et coll., collection H. Prépa, • http://www.sciences.univ-nantes.fr/physique/perso/
Hachette, 2004. cortial/bibliohtml/micros_j.html
• Optique : Fondements et applications, J.-Ph. Pérez et • http://www.univ-lemans.fr/enseignements/physique/
E. Anterrieu, Dunod, 2004. 02/optigeo/doublets.html

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physique
chapitre

Le télescope
de NEWTON 4
– grossissement standard ;
Programme – cercle oculaire.

Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du programme : Compétences


A : Produire des images, observer et savoir-faire exigibles
(5 séquences de 2 heures). • Savoir que dans un télescope, l’image intermédiaire
donnée par le miroir sphérique constitue un objet pour
Activités le système miroir plan oculaire.
• Observation et rôle des constituants du télescope de • Construire, pour le télescope de NEWTON, l’image
NEWTON. intermédiaire et l’image définitive d’un objet plan per-
• Construction graphique d’images en relation avec les pendiculaire à l’axe optique.
manipulations réalisées sur le banc d’optique. • Déterminer à partir d’une construction à l’échelle, les
• Construction de la marche d’un faisceau à travers les caractéristiques de l’image définitive donnée par un
instruments d’optique étudiés. instrument d’optique.
• Utilisation de logiciels de construction et/ou de • Construire la marche d’un faisceau lumineux à
simulation illustrant les instruments d’optique. travers un instrument d’optique.
• Pour les lentilles intervenant dans les instruments
Contenus d’optique étudiés, utiliser et exploiter les relations de
conjugaison.
2. Quelques instruments d’optique
• Savoir définir et calculer le diamètre apparent.
2.2 Le télescope de NEWTON
La définition du grossissement étant donnée, savoir
• Description sommaire et rôle de chaque constituant : l’utiliser et exploiter son expression.
condenseur (miroir sphérique), objectif, oculaire.
• Connaître la définition du cercle oculaire, son intérêt
• Modélisation d’un télescope de NEWTON par un pratique et savoir le construire.
système miroirs, lentille mince :
– construction graphique de l’image intermédiaire et Savoir-faire expérimentaux
de l’image définitive d’un objet plan perpendiculaire à Réaliser et exploiter un montage permettant d’illustrer le
l’axe optique ; fonctionnement du télescope de NEWTON :
– caractérisation de l’image intermédiaire et de l’image – choisir les lentilles adaptées,
définitive par construction et/ou par application des – régler le montage,
formules de conjugaison ; – effectuer les mesures des grandeurs permettant de valider
– diamètre apparent ; le modèle proposé.

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ProfPhysique_4.fm Page 32 Mardi, 17. juillet 2007 5:13 17

6. A2B2 est symétrique de A1B1 par rapport au miroir


Matériel plan.
7. A2B2 est l’objet pour la lentille oculaire.
1. Modélisation 8. L’objet se situe sur le foyer objet de la lentille.
d’un télescope de NEWTON 9. AB sera donc renvoyée à l’infini.
10. Il se situe derrière le foyer image de la lentille. Son
• Miroir concave de distance focale f 1  60 cm
diamètre est de 8 cm.
monté sur un pied.
11. Le cercle oculaire est l’image de la monture du
• Un miroir plan de petite dimension monté sur un
miroir objectif.
pied.
• Une lentille convergente de distance focale
f 2  20 cm . 2. Schématisation
• Un écran transparent (feuille transparente sur d’un télescope de NEWTON
laquelle est photocopiée une règle graduée). Réponses aux questions
1. La taille de A1B1 est de 6,7 cm.
2. Schématisation 2. Le diamètre apparent de l’objet est :
d’un télescope de NEWTON   1,1  10  1 rad.
• Du papier millimétré. 3. A2B2 est symétrique de A1B1 par rapport au plan du
miroir. A2B2 a donc la même taille que A1B1.
4. F2 doit être confondu avec le point A2 (montage
afocal).
Expérimenter 5. Voir le schéma ci-dessous.
6. Le diamètre apparent de l’image est
   3,3  10  1 rad.
1. Modélisation
d’un télescope de NEWTON 
7. G  -----  3 .

Il est important de bien veiller aux alignements.
f
Le miroir concave utilisé dans cette modélisation peut 8. G  -----1-  3 . Le grossissement d’un télescope
être acheté dans un magasin de bricolage. f 2
Le miroir plan doit être de petite taille par rapport au afocal est égal au rapport de distances focales de
miroir concave. l’objectif sur l’oculaire.
Réponses aux questions Il est possible de compléter utilement cette activité en
1. L’image est inversée par rapport à l’objet.
utilisant une simulation informatique telle que :
http://perso.orange.fr/gilbert.gastebois/java/app_opt/
2. A1B1 est plus petite et inversée par rapport à AB.
app_opt.html
3. A1B1 se situe sur le foyer du miroir objectif.
Cette simulation permet d’observer l’influence du
4. A1B1 est l’objet pour le miroir plan. réglage de l’oculaire sur la position de l’image défini-
5. A2B2 est dans le même sens que A1B1. tive.

Schématisation d’un télescope de NEWTON

B∞
P

A∞ F'1
axe Δ H θ S
C
B1
5 cm B2
F2
5 cm
B'∞ A'∞

axe Δ'

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Corrigés des exercices


S’autoévaluer
1. 1. L’objectif d’un télescope est constitué par un miroir concave. Proposition exacte : b.
2. La distance focale de l’objectif doit être grande par rapport à celle de l’oculaire. Proposition exacte : a.
3. L’œil doit être placé non loin de l’oculaire et l’observation se fait perpendiculairement à l’axe de visée du
télescope (type NEWTON). Proposition exacte : c.
4. Le réglage du télescope s’effectue en déplaçant légèrement l’oculaire suivant l’axe d’observation.
Proposition exacte : b.
2. 1. Le rayon de courbure d’un miroir concave est égal à deux fois la distance focale. Proposition exacte : b.
2. Le télescope est en montage afocal, l’image se forme à l’infini. Proposition exacte : a.
3. Le grossissement est égal au rapport de la distance focale de l’objectif sur celle de l’oculaire.
Proposition exacte : a.

Utiliser les acquis


3. 1. Miroir principal 2 ; Miroir secondaire 1 ; Axe principal 5 ; Axe secondaire 4 ; Foyer de l’objectif 3.
2.

F'1 7,5 cm 12,5 cm


A
I S

7,6 cm

A'
3. a. L’intérêt de ce montage est de permettre d’observer une image sans fatigue de l’œil.
b. 305 mm, soit 7,6 cm sur le schéma.
4. Le grossissement est égal au rapport de la distance focale de l’objectif sur celle de l’oculaire :
f
G  -----1-  16 .
f 2
f 1
4. 1. G  ------  16 , d’où f 2  50 mm .
f 2
2. et 3. M'
D2 C2
P
M1

C1

+
+ M
M
α A1 F'1 S

B1
F2 D1

B2 A2

F'2
F'2
C' D'

4. a. OA   850 mm. D’après la relation de conjugaison :


1 1 1
----------  --------  ------ .
OA OA f 2
On trouve OA  53 mm.
b. À l’aide de la formule du grandissement, on trouve que le diamètre du cercle oculaire est de 8 mm.

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5. 1. Le miroir secondaire renvoie la lumière vers l’oculaire.


2. La lumière issue de la Lune est renvoyée par le miroir primaire, à l’intérieur du tube du télescope. Pour observer
l’image l’astronome ne doit pas se mettre face au tube.
Le miroir secondaire permet de réfléchir la lumière issue de l’astre suivant un axe perpendiculaire à l’axe optique
du miroir primaire.
3. a. et b.
B∞

A∞ A1 F'1
S
α
α
B1
A' ∞
B' ∞
A2
B2 F2

O2
L2

F'2

6. A. 1. La distance focale correspond à la distance séparant le sommet S du miroir de son foyer F  .


2. R  2f 1  2,4 m .
B. 1 M1

+
+ M

α A1 F1 S

B1

B2 A2

F'2

B. 2. A1B1 sert d’objet pour le miroir M.


C. 1 et C. 3. M1

+
+ M

α A1 F'1 S

B1
B'
F2
B2 A2

F'2
C. 2. L’image est renvoyée à l’infini.

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D. 1. Le grossissement maximum du télescope est égal à :


f
G  -----1-  43 .
f 2
2. a. Diamètre apparent de l’image de Mars :
   0,17° .
b. M1

+
+ M

α F'1 S

B2 A2

F'2

α'

7. A. 1. Le grandissement B B'
de  1 .

A S A'

2. a. L’image se forme dans le plan focal image.


b. B

F'
A A' S
B'

B. 1. a. et b.

F1 S ∆
I

F'1 F2

∆'

c. L’image finale est à l’infini suivant


 .
2. a. Le centre C de Jupiter sur l’axe
, alors A et B sont symétriques par rapport à l’axe
.
On retrouve l’angle  .
En plaçant l’œil en S, on observe Jupiter sous l’angle   2  .
b. A 1 B 1   f 1 . A∞
L'image A 1 de A est dans le plan focal du miroir sphérique. B1
Elle se situe donc à une distance f 1 du sommet S (schéma ci-contre). C∞ θ F1 α
c. Dans le cas d’un miroir plan, objet et image ont même taille : S
A2 B2   f1 .
A1
0,7  10 5
3. a.   -----------------------  9  10  5 rad, soit   2  10  4 rad. B∞
8  10 8
b. On en déduit la taille de A2B2  0,2 mm.

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4. a. On place A2B2 dans le plan focal objet de l’oculaire L2


(schéma ci-contre).
b. L’image de la Jupiter se trouve ainsi rejetée à l’infini Bfinal
A2 B2 B2
suivant l’axe  . D’après le schéma, 2    -----------
-.
f 2 F'2 Δ'
F2
f O2
Soit    -----------1  1 10  2 rad. A2
f 2
Afinal
 f1
5. a. G  ------  -----
1,20
-  ----------------  60,0 .
 f 2 0,0200
b. Ce quotient est appelé le grossissement du télescope.

Sites Internet

SIMULATION 
http://perso.orange.fr/gilbert.gastebois/java/app_opt/app_opt.html

CONSTRUCTION D’UN TÉLESCOPE


http://serge.bertorello.free.fr/index.html

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physique
chapitre

Les sons
musicaux 5
Programme Compétences
et savoir-faire exigibles
Ce chapitre correspond à l’extrait du programme • Savoir que pour qu’un instrument de musique pro-
suivant : duise un son il doit remplir deux fonctions – vibrer et
émettre – et que dans de nombreux cas d’instruments
B : Produire des sons, écouter (5 séquences de 2 heures). réels ces fonctions sont indissociables.
Activités • Savoir que la hauteur d’un son est mesurée par la
fréquence de son fondamental
• Présentation d’instruments de musique à corde et à
• Savoir que le timbre d’un son émis par un instrument
vent.
dépend de l’instrument (harmoniques, transitoires
• Recherche à partir de mots associés aux instruments d’attaque et extinction).
de musique (caisse de résonance, colonne d’air, corde,
membrane de tambour, anche, biseau, cloche de • Savoir que le niveau sonore s’exprime en dBA.
carillon…). L’expression du niveau sonore étant donnée, savoir
l’exploiter.
• Diapason associé à une caisse de résonance ou une table.
• Savoir lire et exploiter un spectre de fréquences.
Contenus Savoir-faire expérimentaux
1. Production d’un son par un instrument de musique Acquisition et analyse d’une note produite par un instru-
Système mécanique vibrant associé à un système assu- ment de musique.
rant le couplage avec l’air :
– illustration par un système simple ;
– cas de quelques instruments réels.
Matériel
4. Acoustique musicale et physique des sons
• Domaine de fréquences audibles ; sensibilité de
l’oreille. 1. Production d’un son
• Hauteur d’un son et fréquence fondamentale ; • Une guitare.
timbre : importance des harmoniques et de leurs tran- • Un diapason et sa caisse de résonance.
sitoires d’attaque et d’extinction.
• Un pendule simple léger pour réagir aux vibrations
Intensité sonore, intensité de référence : du diapason.
I 0  10  12 W/m2.
Niveau sonore : le décibel acoustique : 2. Création d’un son musical
L  10 log   ---- .
I • Un générateur d’harmoniques.
 I 0 • Un haut-parleur.
• Gammes : octave, gamme tempérée. • Un ordinateur muni d’un système d’acquisition.

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3. Analyse d’un son 8. Les deux signaux enregistrés ont la même période
mais diffèrent par leur allure.
• Un diapason.
9. Ces deux signaux ont la même fréquence.
• Une flûte soprano.
• Une guitare.
• Un microphone.
3. Analyse d’un son
• Un ordinateur muni d’un système d’acquisition. Suivant l’instrument et la résolution de la carte
d’acquisition, il sera peut être souhaitable d’amplifier le
signal électrique délivré par le microphone. On pourra
4. Perception sonore utiliser un amplificateur opérationnel voire deux. Afin
• Deux générateurs B.F. de ne pas perdre les harmoniques du son émis par l’ins-
• Deux haut-parleurs. trument, il est préférable d’utiliser deux amplifications
• Un sonomètre. avec un gain de 100 plutôt qu’une seule avec un gain
de 10 000.
Cette activité est l’occasion de mettre en avant les qua-
lités de musiciens de certains élèves. Si on a le choix,
on préférera un instrument tel qu’un saxophone ou
Expérimenter une clarinette à une guitare pour éviter ou limiter
l’amplification du signal électrique du microphone
1. Production d’un son correspondant au son perçu.
Pour compléter ces manipulations, confirmer les vibra- Réponses aux questions
tions du diapason et surtout l’émission d’un son, on 1. Le signal correspondant au son émis par un diapa-
peut amener le diapason, après l’avoir frappé, près de son est sinusoïdal.
l’oreille de l’élève. Il entend alors le la3 émis par le dia- 2. Sa période est de 2,27 ms et sa fréquence de 440 Hz.
pason alors qu’il est inaudible, loin de l’oreille, dans le 3. Le spectre sonore constitué d’un seul pic à 440 Hz
bruit de fond d’une salle de classe. confirme l’aspect sinusoïdal du signal et indique que le
Réponses aux questions son émis par un diapason est pur.
1. La corde présente un fuseau sur toute sa longueur. 4. Les signaux enregistrés sont périodiques mais non
2. Le pendule, au contact du diapason, s’éloigne de sa sinusoïdaux.
position d’équilibre. 5. La période d’un mi4 est de 1,52 ms et sa fréquence
On en déduit que le diapason vibre. de 659 Hz.
3. Le son émis par le diapason seul est très faible par 6. La grandeur physique caractérisant la hauteur d’une
rapport à celui émis par le diapason placé sur sa caisse note est sa fréquence.
de résonance. Cette dernière amplifie le son émis par le 7. La première fréquence du spectre sonore correspond
diapason. à la fréquence de la note émise. Cette fréquence est
appelée le fondamental de cette note.
2. Création d’un son musical 8. Les allures des courbes sont différentes.
9. Les spectres de ces deux signaux présentent une
Un générateur d’harmoniques présente l’avantage de
même première fréquence ou un même fondamental à
pouvoir créer des signaux sinusoïdaux, de faire varier
659 Hz.
leurs amplitudes, d’additionner au fondamental un ou
plusieurs harmoniques. En reliant la sortie du généra- 10. Ces deux notes diffèrent au niveau des pics supplé-
teur d’harmoniques à un haut-parleur et à une carte mentaires constituant leur spectre. Ces pics supplé-
d’acquisition, on associe la sensation auditive au signal mentaires représentent les harmoniques. Ces deux
électrique correspondant au son émis. notes n’ont pas les mêmes harmoniques.

Réponses aux questions


4. Perception sonore
1. Le niveau sonore du premier son est plus élevé.
2. L’amplitude du premier signal enregistré est plus
Cette activité permet d’insister sur l’idée que lorsqu’on
grande que celle du second. double l’intensité sonore, la sensation auditive de l’être
humain ne fait pas ressortir ce facteur 2. Le niveau
3. L’amplitude du signal enregistré est liée au niveau sonore L traduit mieux cette sensation auditive.
sonore du son émis. Plus l’amplitude est grande, plus le
niveau sonore est élevé. Réponses aux questions
4. Le premier son est plus grave que le second. 1. Avec un seul générateur B.F., le sonomètre indique
5. La fréquence du premier signal est plus petite que un niveau sonore de 50 dB.
celle du second. Avec les deux générateurs B.F., le sonomètre affiche
6. Plus la fréquence d’un son augmente, plus ce son est une valeur de 53 dB.
aiguë. On parle de hauteur d’un son. 2. L’intensité sonore double lorsque les deux généra-
7. Les deux sons ont la même hauteur mais ils sont dif- teurs B.F. fonctionnent.
férents à l’oreille. Ils diffèrent par leur timbre. L’augmentation de niveau sonore est alors de 3 dB.

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ProfPhysique_5.fm Page 39 Mardi, 10. juillet 2007 8:58 08

Corrigés des exercices Pour un fondamental de fréquence 354 Hz, le troi-


sième harmonique a une fréquence de 1062 Hz.
L’affirmation e. est fausse.
S’autoévaluer • Un son pur a un signal électrique correspondant
sinusoïdal et un spectre en fréquence constitué d’un
1. Affirmations exactes : a., c. et d. seul pic (le fondamental). L’affirmation f. est exacte.
Le saxophone et la clarinette font partie des instruments à 5. Affirmations exactes : b., c., e. et f.
anche. C’est cette dernière qui vivre lorsque le musicien • Une octave est constituée de sept notes : do, ré, mi,
souffle dans l’instrument. L’affirmation b. est fausse. fa, sol, la et si. L’affirmation a. est fausse.
2. Affirmation exacte : c. • f (do4)  2f (do3)  523,2 Hz.
• Le domaine des fréquences audibles par l’oreille L’affirmation c. est exacte.
humaine se situe entre 20 Hz et 20 kHz. • f (do5)  2f (do4)  1 046,4 Hz.
L’affirmation a. est fausse. L’affirmation d. est fausse.
• Le domaine des fréquences pour les infrasons se situe • f (fa3)  f (do3) 25/12  349,2 Hz.
en dessous de 20 Hz. L’affirmation b. est fausse. L’affirmation f. est exacte.
• Un son aigu a une fréquence plus élevée qu’un son
grave. Ces deux sons se propageant dans le même Utiliser les acquis
milieu ont une vitesse de propagation identique.
De   v- , on en déduit qu’un son aigu a une lon-
6. 1. L’intensité sonore diminue lorsqu’on s’éloigne
f de la source sonore.
gueur d’onde plus petite que celle d’un son grave. 2.
L’affirmation d. est fausse. I (W.m-2)
× 10-6
25
3. Affirmations exactes : b. et c.
• Le niveau sonore s’exprime en décibel. 20
L’affirmation a. est fausse. 15
I
• L  10 log ----  70 dB . 10
I0
L’affirmation b. est exacte. 5
• Les intensités sonores s’ajoutent. L’affirmation c. est 1/d2 (m-2)
exacte en supposant que les deux instruments émet- 0 0,05 0,1 0,15 0,2 0,25
tent un son ayant la même intensité.
3. Le coefficient directeur de la droite a pour valeur
Avec un instrument, le niveau sonore : 1,0  10  4 W.
I 1
L 1  10 log ---- . 4. I  1,0  10  4  ------ .
I0 d 2

Avec deux instruments, le niveau sonore : 5. L’intensité sonore I correspondant à un niveau


sonore de 46 dB a pour valeur :
2I I
L 2  10 log -----  10 log 2  10 log ----  3  L 1 . L
------
I0 I0 I  I 0 10 10  10  12  10 4,6
• Lorsque l’intensité sonore double, le niveau sonore
augmente de 3 dB. L’affirmation d. est fausse.  4,0  10  8 W  m  2
1,0  10  4
4. Affirmations exactes : a., c. et f. d  -----------------------------  50 m.
I
• Deux sons ont la même hauteur si la fréquence de leur
fondamental est la même, ici 354 Hz. 7. 1. La tessiture de Mariah Carey s’étend sur
L’affirmation a. est exacte. environ cinq octaves.
• Deux sons ont le même timbre si l’allure du signal élec- 2. F (fa6)  2 794 Hz.
trique correspondant est la même. 3. Une octave est divisée en douze demi-tons.
L’affirmation b. est fausse. 4. Le fa6# a pour fréquence :
• Le fondamental correspond au pic de plus faible fré- F ( fa 6 )  2 ( 1  12 )  2 960 Hz.
quence dans le spectre en fréquence d’un son. Les sons 1
et 2 ont le même fondamental ayant une fréquence de 8. 1. L’oreillehumaine a la plus grande sensibilité
354 Hz. pour des fréquences sonores voisines de 3 000 Hz.
L’affirmation c. est exacte, l’affirmation d. est fausse. 2. Non.
• La troisième harmonique d’un son complexe a une I
3. L  10 log ---- avec I 0  10  12 W  m  2
fréquence dont la valeur est égale à trois fois celle du I0
fondamental. intensité sonore correspondant au seuil d’audibilité.

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ProfPhysique_5.fm Page 40 Lundi, 9. juillet 2007 5:01 17

L  20 dB. 12. 1.
Pour ce niveau sonore, l’oreille est sensible sur une 50
Uson (mV)
plage de fréquences comprises entre 200 Hz et 40
30 attaque
10 000 Hz. 20 extinction
10
4. Le seuil de douleur se situe à environ 120 dB 0
quelle que soit la fréquence du son perçu. – 10
– 20
– 30 corps
– 40
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5
9. 1. Les signaux sont sinusoïdaux ; le son peut être t (s)
qualifié de pur. Doc. 1
2. a. La période est la même pour les deux
signaux et a pour valeur T  2,25 ms, soit une 50
Uson (mV)
fréquence f  444 Hz. 40
30
attaque
20 extinction
b. La caisse n’a aucune influence sur la fréquence du 10
son émis par le diapason. 0
– 10
c. La caisse en bois permet d’augmenter le niveau – 20
– 30
sonore. C’est un amplificateur. – 40 corps

3. Le diapason émet le la de la troisième octave. 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5


t (s)
Doc. 2
10. 1. I 0  10  12 W  m  2 2. Le son le plus intense est celui correspondant au
document 2, car son amplitude est la plus impor-
et I max  1 W  m  2 . tante.
3. L’attaque franche correspond au signal du docu-
2. P max  2I    c ment 2, car la durée de l’attaque est plus courte que
celle du document 1.
 2  1  1,2  344  29 Pa.
P 29 13. 1. Ce son n’est pas pur, car l’allure du signal
max
-  -----------------------------5  2,9  10  4 .
3. ------------- électrique correspondant n’est pas sinusoïdale.
P 1,013  10 2. T  30 ms, d’où f  33 Hz.
Cette variation de pression est 10 000 fois plus petite 3. Le document 2.b. (page 68) nous indique que le
que la pression atmosphérique moyenne. fondamental pourrait avoir pour valeur 131 Hz.
L’oreille est sensible à une faible variation de pres- Cela ne confirme pas le résultat trouvé précédem-
sion. ment.
4. P min  2I 0    c 4. Les fréquences du fondamental de ces deux notes
ont pour valeur 131 Hz et 165 Hz.
 2  10  12  1,2  344 5. Les deux notes jouées sont un do2 et un mi2 . La
note la plus haute est le mi2 , car sa fréquence est plus
 2,9  10  5 Pa. élevée que celle du do2 .
5. La plage de variation de la pression acoustique va 6. Le do2 a un deuxième harmonique de fréquence
de 2,9  10  5 Pa à 29 Pa c’est-à-dire sur une 262 Hz et un troisième harmonique de fréquence
échelle de 106. 393 Hz.
Le mi2 a un deuxième harmonique de fréquence
330 Hz.
I 7. Sur la photo (page 68), les cordes de la1 (110 Hz)
11. 1. L  10 log ----  50 dB.
I0 et de ré2 (146,8 Hz) sont pincées. En plaquant la
2. Les intensités sonores s’ajoutent. L’intensité cor-
corde de la1 sur la troisième frette, on joue une
respondant aux dix violons jouant simultanément a note 3 demi-tons au-dessus. La fréquence f1 de cette
pour valeur : note a pour valeur :
f 1  2 3 / 12 f ( la 1 )  2 3 / 12  110  131 Hz .
I  10  10  7  10  6 W  m  2 .
C’est bien un do2.
Le niveau sonore correspond à L  60 dB. En plaquant la corde de ré2 sur la deuxième frette, on
3. Un niveau sonore de 100 dB correspond à une inten- joue une note 2 demi-tons au-dessus. La fréquence f2
sité sonore de 10– 2 W . m– 2 soit 105 fois l’intensité de cette note a pour valeur :
sonore d’un violon. f 2  2 2 / 12 f ( ré 2 )  2 2/12  147  165 Hz .
Il faudrait donc 100 000 violons. C’est bien un mi2.

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ProfPhysique_5.fm Page 41 Mardi, 17. juillet 2007 10:07 10

• Les instruments de l’orchestre, J. Granier, Que sais-je ?,


Bibliographie Pour la Science, 1985.
et sites Internet
INTERNET
LIVRES • http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/program-
• Les phénomènes vibratoires, J. Granier, Que sais-je ?, mes/Prog_Terminale/specialite/recherche_prog ?
PUF, 1949. requete = acoustique & niveau = terminale
• Le son musical, J. R. Pierce, Belin/Pour la Science, • http://laum.univ-lemans.fr/AM/WebAcMus.htm
1984. • http://www.inrp.fr/Acces/JIPSP/phymus/m_lexiq/
• Les instruments à vent, G. Courdet, Que sais-je ?, ac_lxbc2.htm
PUF, 1985. • http://www.sfa.asso.fr/en/gsam/fichiers/cours.htm

© Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit. 41
ProfPhysique_6.fm Page 42 Lundi, 9. juillet 2007 5:03 17
physique
chapitre

Instruments
6 à cordes

• Onde stationnaire : superposition de l’onde incidente


Programme sinusoïdale et de l’onde réfléchie sur un obstacle fixe.
3.2 Réflexions sur deux obstacles fixes : quantification des
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du modes observés
programme : • Onde progressive de forme quelconque entre deux
A : Produire des sons, écouter (5 séquences de 2 heures). obstacles fixes : caractère périodique imposé par la dis-
tance L entre les deux ponts fixes et la célérité V , la
Activités période étant 2L/V .
• Onde stationnaire entre deux obstacles fixes :
• Étude de la vibration d’une corde par stroboscopie et
– quantification des modes ;
du son qu’elle émet à l’aide d’un microphone.
– relation 2L  nλ (n entier) ;
• Étude expérimentale du phénomène sur une corde, entre
deux points fixes : observation de la vibration d’une corde – justification des fréquences propres VS  nV/2L .
métallique parcourue par un courant alternatif de fré-
quence variable (G.B.F. amplifié) au voisinage d’un aimant. Compétences
• Visualisation du phénomène de réflexion et d’onde et savoir-faire exigibles
stationnaire sur une corde. Utilisation d’un ondoscope. • Connaître l’existence des modes propres de vibration.
• Introduction de l’onde stationnaire par une simula- • Savoir qu’il y a quantification des fréquences des
tion informatique permettant de visualiser indépen- modes de vibration : rapport entre les fréquences des
damment les ondes incidente, réfléchie et stationnaire. harmoniques et celles du fondamental.
• Réaliser un montage expérimental d’ondes station- • Savoir ce que sont un ventre et un nœud de vibration.
naires sur une corde : position des noeuds et des ven- • Savoir qu’une corde pincée ou frappée émet un son
tres, relation avec la longueur d’onde. composé de fréquences qui sont celles des modes
• Influence des paramètres : longueurs de la corde et propres de la corde.
célérité (tension de la corde et masse linéique). • Connaître l’allure de l’onde après réflexion sur une
extrémité fixe.
Contenus • Savoir comment produire un système d’ondes stationnai-
2. Modes de vibration res ; application à la détermination d’une longueur d’onde.
2.1. Vibration d’une corde tendue entre deux points fixes • Connaître et exploiter les relations exprimant la quan-
• Mise en évidence des modes propres de vibration par tification des modes : 2L  nλ (n entier) ; W  nV/2L .
excitation sinusoïdale : mode fondamental, harmoniques ;
Savoir-faire expérimentaux
quantification de leurs fréquences.
• Mesurer une période et déterminer ainsi une fréquence.
• Nœuds et ventres de vibration.
• Décrire et réaliser une expérience permettant de mesurer
• Oscillations libres d’une corde pincée ou frappée : inter-
la fréquence de vibration d’une corde par stroboscopie et
prétation du son émis par la superposition de ces modes.
celle du son émis par la corde.
3. Interprétation ondulatoire • Avec le matériel disponible au laboratoire :
3.1 Réflexion sur un obstacle fixe unique – savoir mettre en évidence les modes propres de vibration
• Observation de la réflexion d’une onde progressives d’une corde ;
sur un obstacle fixe ; interprétation qualitative de la – savoir réaliser et exploiter une expérience d’ondes
forme de l’onde réfléchie. stationnaires : mesures de longueur d’onde, d’une célérité,
• Cas d’une onde progressive sinusoïdale incidente. des fréquences propres et influence des paramètres.

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ProfPhysique_6.fm Page 43 Lundi, 9. juillet 2007 12:07 12

On peut effectuer l’acquisition à l’aide d’un micro-


Matériel phone électrodynamique dont il faudra amplifier le
signal de sortie.
1. Oscillations libres On peut également utiliser un microphone à electret
d’une corde de guitare plus sensible.
Les signaux acquis à partir de deux microphones diffé-
• Une guitare. rents n’auront pas forcément la même allure. Tout
• Un microphone avec amplification. dépend des bandes passantes et des sensibilités des
• Un ordinateur avec système d’acquisition. appareils utilisés. Mais les fondamentaux seront bien
• Un stroboscope. sûr les mêmes.
Réponses aux questions
2. Oscillations forcées 1. On observe un fuseau à l’œil nu.
d’une corde de guitare On observe la corde apparemment immobile grâce au
• Une guitare. stroboscope.
• Un générateur basse fréquence amplifié. 2. Si la guitare est bien accordée, la fréquence de la
• Un multimètre. plus grosse corde est 82 Hz.
3. Le signal n’étant pas sinusoïdal, le son n’est pas pur.
• Un rhéostat.
4. La fréquence du son est égale à la fréquence des
• Un aimant en U.
vibrations.
5. La première fréquence est égale à f1, les fréquences
3. Réflexion d’une onde suivantes sont des multiples de f1.
sur un obstacle fixe
• Une échelle de perroquet. 2. Oscillations forcées
d’une corde de guitare
La deuxième activité permet de mettre en évidence les
Expérimenter modes de vibration d’une corde.
Il faut utiliser le rhéostat afin que la résistance électri-
1. Oscillations libres que de l’ensemble corde-rhéostat soit égale à l’impé-
dance du générateur.
d’une corde de guitare
Il est nécessaire d’amplifier la tension de sortie du
La première activité a pour objectif d’établir que la G.B.F. pour réaliser l’expérience.
fréquence des vibrations d’une corde de guitare est Les fuseaux ne s’établissent pas immédiatement lorsque
égale à la fréquence du son émis. la fréquence du courant est correcte.
Le stroboscope permet d’obtenir la fréquence fc des Il faut donc modifier la fréquence du courant très
vibrations de la corde. lentement autour de la fréquence de 82 Hz pour la
Le stroboscope émet de brefs éclairs à la fréquence fé. plus grosse corde.
On éclaire la corde avec le stroboscope et on modifie la Réponses aux questions
fréquence du stroboscope afin d’obtenir l’immobilité
apparente de la corde alors qu’elle est en vibration. 1. La fréquence du courant est égale à la fréquence des
vibrations.
Si on ne connaît pas l’ordre de grandeur de la
fréquence recherchée, il faut commencer l’expérience 2. f n  n  f 1 .
à partir de la fréquence fé des éclairs la plus grande 3. • Pour n  1
possible puis la diminuer jusqu’à obtenir l’immobilité
apparente de la corde. Dans ce cas, les deux fréquences
fé et fc sont égales.
Si on ne procède pas ainsi, on risque obtenir une
immobilité apparente pour une fréquence fc multiple
de la fréquence fé des éclairs. • Pour n  2

Exemple
Si la fréquence de vibration de la corde est :
f c  82 Hz ,
on observera également l’immobilité apparente pour
une fréquence des éclairs égale à : • Pour n  3
82
------  41 Hz .
2
Entre deux éclairs, la corde effectue exactement deux
oscillations et semble donc immobile.

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ProfPhysique_6.fm Page 44 Lundi, 9. juillet 2007 12:07 12

3. Réflexion d’une onde Utiliser les acquis


sur un obstacle fixe
La troisième activité permet de créer un système 7. 1. f  200 Hz.
d’ondes stationnaires.

2. L  --- .
Les ondes stationnaires ne sont pas aisées à stabiliser. Il
2
est donc important de les filmer.
Une webcam reliée à un ordinateur est un dispositif simple V
3.   --- .
permettant d’obtenir une qualité satisfaisante d’images. f
Réponses aux questions F
4. V   f  2L  f et V 
---- , donc :
1. Une onde est réfléchie. 
2. Elles sont inversées. F    V 2  4  L2  f 2 .
3. Les sens sont opposés. Valeur numérique de la tension de la corde pour
4. Certains points vibrent avec une amplitude impor- qu’elle émette un son : F  30 N.
tante, d’autres sont immobiles. 5. Si F diminue, V diminue,  reste constant et donc
On n’observe plus la propagation de l’onde, d’où le terme f diminue : le son devient plus grave.
d’onde stationnaire.
5. L’extrémité libre est un ventre de vibration.
8. 1. Le mode de vibration est le fondamental.
On observe un fuseau.
 V
2. L  --- et   --- , donc V  2L  f 1 .
Corrigés des exercices 2 f1
Célérité de V  106 m  s  1 .
S’autoévaluer L

1. Célérité des ondes : 25,6 m . s– 1 (d.).


F 80  10  3  9,8
V  ----  ------------------------------------------  25,6 m  s  1
 1,20  10  3 3. Les autres modes de vibration sont les harmoniques.
2. Fréquence du son émis : 41,7 Hz (c.). On observe trois fuseaux pour l’harmonique de rang 3.
La corde vibre à la fréquence de son fondamental. L
La longueur d’onde est 2,40 m et la fréquence est liée
à la longueur d’onde par la relation :
f  V 100
---  ---------  41,7 Hz.
 2,4 9. 1. a. Les cordes épaisses produisent un son
grave, les cordes fines un son aigu, la corde 1 corres-
3. Longueur d’onde de l’onde stationnaire : 1,00 m pond à mi4 , la corde 2 à la3 , la corde 3 à ré3 et la
(b.).
corde 4 à sol2 .
La relation L  n   --- permet de déterminer la F
2 b. V  ---- .
longueur d’onde. 
L est la longueur de la corde et n le nombre de fuseaux. 245
V  -  291 m  s  1 .
----------------------------
2L 2  1,50 2,9  10  3
  -----
-  ---------------------  1,00 m .
n 3 kV
2. a. f k  ----------- .
2L
4. Fréquence du son émis : 220 Hz (b.).
2L montre que, si la longueur V
b. f 1  ------ .
La relation   ----- - 2L
n
d’une corde est divisée par deux, la longueur d’onde Fréquence de la corde :
l’est également et donc la fréquence est multipliée 291
f 1  ---------------------  441 Hz .
par deux. 2  0,33
3. a. 5T  11,4 ms, donc T  2,28 ms.
5. Fréquence du fondamental : 100 Hz (a.).
La relation f k  k  f 1 permet d’obtenir la fréquence 1
b. f 1  --- .
du fondamental f1, k étant le nombre de fuseaux. T
f 1
f 1  -------------------------------
f 1  ---k  300
---------  100 Hz . -  439 Hz .
k 3 2,28  10  3
La fréquence du mode fondamental est la fréquence
6. Proposition exacte : a. du son.

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4. a. La fréquence du fondamental correspond au T T 1 T 1


premier pic du document 3, page 78. On vérifie approxi- 4. a. V   -------  ---------  --- ----  ---  V
 4 2  2
mativement la valeur obtenue à la question 3. b.
b. On détermine la valeur des harmoniques par le  50 m  s  1 .
calcul et on vérifie graphiquement. V 50
b.    -------  ------  1 m.
• Harmonique de rang 2 : 439  2  878 Hz. f 50
• Harmonique de rang 3 : 439  3  1 317 Hz. 
c. L  n  --- , donc n  ------
2L 2  1,0
 ------------------  2.
• Harmonique de rang 4 : 439  4  1 756 Hz. 2  1
On observe deux fuseaux.
10. A. 1. a. Un ventre et deux nœuds. d. Les fuseaux seront bien visibles si l’amplitude de
2. a. et c. De l’harmonique d’ordre 1 et du mode vibration est grande. Il faut que l’aimant soit placé au
fondamental. niveau d’un ventre. C’est-à-dire à 25 cm ou à 75 cm
3. b. Deux fuseaux d’amplitudes importantes. d’une extrémité de la corde.
4. a. n   2L .
5. c. 441 m . s– 1.
12. A. 1. Les modes de vibration de la corde
s’appelles modes propres.
B. 1. b. Augmenter le niveau sonore du son. 2. a. On observe un fuseau.
2. a. Tendre davantage la corde. b.  1  2L  2  69  138 cm .
3. a. Une période T correspond à quatre divisions.
11. 1. Le système d’ondes se nomme « ondes sta- T  4  2,5  10 ms .
tionnaires ». 1 1
f 1  ---  -----------------------
-  100 Hz .

2. a. L  --- , donc   2,0 m . T 1  10  2
2 b. La fréquence est associée à la hauteur d’un son.
V 4. On diminue progressivement la fréquence fe des
b.   --- , donc :
f éclairs du stroboscope jusqu’à obtenir l’immobilité
apparente de la corde. La fréquence des vibrations est
V    f  2,0  50  100 m  s  1 .
alors égale à la fréquence des éclairs.
c. V 
T 5.  1  1,39 m et f 1  100 Hz .
---- , donc :
 V , donc :
 1  ---
T
  ------ 2  10 f1
-  0,0021 kg  m  1 .
-  ----------------
2
V 100 2 V   1  f 1  1,38  100  138 m  s  1 .
  m ---- , donc : 6. a. f 2  2f 1 et f 3  3f 1 .
L
b. Pic correspondant au mode fondamental : a .
m    L  0,002  1,0  0,002 kg . Pic correspondant à f2 : b .
3. a. Pour obtenir plusieurs fuseaux, il faut diminuer Pic correspondant à f3 : c .
la longueur d’onde. 7. f   2f 1 .
La relation   V --- montre que si la longueur B. 1. La période est toujours de 10 ms, donc la
f hauteur du son n’a pas été modifiée.
d’onde diminue, la vitesse des ondes doit diminuer 2. Les deux signaux ont même période mais des
également. allures différentes, donc le timbre a été modifié.
T C. La fréquence du fondamental est maintenant de
Or V  ---- , donc T doit diminuer et la masse M 200 Hz donc la hauteur du son a été modifiée.

également.
b. Un exemple permet d’observer que le point au
milieu de la corde correspond à un ventre. Bibliographie
L
• Acoustique et Musique, E. Leipp, Masson, 1976.
• Histoire de l’acoustique musicale, S. Donval, Éd.
Fuzeau, 2006.

© Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit. 45
ProfPhysique_7bis.fm Page 46 Lundi, 9. juillet 2007 12:09 12
physique
chapitre

Instruments
7 à vent

• Modèle simplifié d’excitation d’une colonne d’air par


Programme une anche ou un biseau : sélection des fréquences
émises par la longueur de la colonne d’air.
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du pro- 3. Interprétation ondulatoire
gramme : 3.1 Réflexion sur un obstacle fixe unique
B : Produire des sons, écouter (5 séquences de 2 heures). • Observation de la réflexion d’une onde progressive
sur un obstacle fixe ; interprétation qualitative de la
forme de l’onde réfléchie.
Activités • Cas d’une onde progressive sinusoïdale incidente.
• Présentation d’instruments de musique à vent. • Onde stationnaire : superposition de l’onde incidente
• Recherche à partir de mots associés aux instruments sinusoïdale et de l’onde réfléchie sur un obstacle fixe.
de musique (caisse de résonance, colonne d’air, mem- 3.2 Réflexion sur deux obstacles fixes : quantification des
brane de tambour, anche, biseau, cloche de carillon…). modes observés
• Étude expérimentale de la mise en vibration d’une
• Onde progressive de forme quelconque entre deux
colonne d’air à l’aide d’un haut-parleur et d’un tube :
obstacles fixes : caractère périodique imposé par la dis-
écoute à l’oreille des fréquences favorisées ; influence
tance L entre les deux points fixes et la célérité v, la
de la longueur de la colonne.
• Introduction de l’onde stationnaire par une simula- période étant 2L------ .
tion informatique permettant de visualiser indépen- v
damment les ondes incidente, réfléchie et stationnaire. • Onde stationnaire entre deux obstacles fixes :
• Utilisation d’un G.B.F et de l’oscilloscope pour – quantification des modes ;
détecter des nœuds et ventres de pression dans une – relation 2L  n  (n entier) ;
colonne d’air avec un micro à électret.
nV .
– justification des fréquences propres f n  ------
-
2L
Contenus 3.3 Transposition à une colonne d’air excitée par un haut-
parleur
1. Production d’un son par un instrument Observation qualitative du phénomène.
Système mécanique vibrant associé à un système assu-
rant le couplage avec l’air : Compétences
– illustration par un système simple ; et savoir-faire exigibles
– cas de quelques instruments réels.
• Savoir que pour qu’un instrument de musique pro-
2. Modes de vibrations duise un son il doit remplir deux fonctions – vibrer et
2.2 Vibration d’une colonne d’air émettre – et que dans de nombreux cas d’instruments
• Mise en évidence des modes propres de vibration par réels ces fonctions sont indissociables.
excitation sinusoïdale. • Connaître l’existence des modes propres de vibration.

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ProfPhysique_7bis.fm Page 47 Lundi, 9. juillet 2007 12:09 12

• Savoir qu’il y a quantification des fréquences des 5. Le rapport vaut 0,89.


modes de vibration : rapport entre les fréquences des 6. d3  14,1 cm et d4  15,9 cm ; le rapport des
harmoniques et celles du fondamental. distances vaut 0,89, il correspond au rapport des
• Savoir ce que sont un ventre et un nœud de vibration. fréquences.
• Savoir qu’une colonne d’air possède des modes de
vibrations dont les fréquences sont liées à sa longueur.
• Savoir comment produire un système d’ondes 2. Vibration d’un tuyau d’air
stationnaires ; application à la détermination d’une lon- excité par un haut-parleur
gueur d’onde. Réponses aux questions
• Connaître et exploiter les relations exprimant la 1. Fréquences pour lesquelles le son est plus fort :
quantification des modes : 2L  n  (n entier) ; f1  338 Hz ; f2  677 Hz ; f3  1015 Hz ; …
nV .
f n  ------ 2. f2  2 f1 ; f3  3 f1 ; …
-
2L 3. N
Savoir-faire expérimentaux V d
• Mesurer une période et déterminer ainsi une fréquence. N
• Avec le matériel disponible au laboratoire savoir mettre
en évidence les modes propres de vibration d’une colonne V
Avec d  
---  16,7 cm.
2
d’air ; savoir réaliser et exploiter une expérience d’ondes
stationnaires : N
– mesure de longueur d’onde, V
– mesure d’une célérité,
N
– mesure des fréquences propres,
f3 = 3f1
– influence des paramètres.
4. et 5. Calcul de la longueur d’onde :

  V
---  33 cm , d’où d  
--- .
f 2
Matériel T1 (ms)

6
1. Étude d’une flûte à bec 5
• Une flûte à bec, type soprano. 4
• Un microphone relié à un système d’acquisition.
3
• Un logiciel capable de réaliser une analyse de FOURIER.
2

2. Vibration d’un tuyau d’air 1


excité par un haut-parleur
• Des tubes d’assez gros diamètre et de longueurs diffé- 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 L (m)
rentes. 6. La modélisation permet de trouver
• Un haut-parleur. T 1  6  10  3 L ,
• Un G.B.F.
• Un microphone de type électret . 167 ; on retrouve bien la relation :
soit L  --------
-
• Un oscilloscope. f1
• Des fils de connexion. V .
f 1  ----------
-
2L

Expérimenter
Corrigés des exercices
1. Étude d’une flûte à bec
Réponses aux questions S’autoévaluer
1. Le son produit par la flûte à bec n’est pas pur, car le
spectre de l’analyse de FOURIER donne deux harmoniques. 1. Plus petite fréquence : 197 Hz (b.).
2. Valeur de la fréquence du son produit : f1  880 Hz .
3. La note produite correspond au la4 . 2. Vitesse du son dans l’air : 330 m . s– 1 (a.).
4. Nouvelle valeur de la fréquence : f2  784 Hz
correspondant au sol4 . 3. Sa hauteur augmente (b.).

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ProfPhysique_7bis.fm Page 48 Mardi, 17. juillet 2007 10:09 10

Utiliser les acquis 7. On trouve un niveau sonore de 77 dB.

6. 1. a. Le système vibrant est le diapason.


4. 1. a. Système vibrant : l’air se heurte sur le bord Le résonateur est la colonne d’air comprise entre le
du tube. Résonateur : colonne d’air contenue dans le haut du tube et le niveau d’eau.
tube.
b. Lorsque la colonne d’air entre en résonance avec le
b. En changeant de tube, le musicien modifie la lon-
diapason on perçoit un son plus intense.
gueur de la colonne d’air.
2. La fréquence correspondant au la3 est f  440 Hz.
2. a.
L (cm) 
3. a. d  --- .
16
4
14
b.
12 N V N V N V N V
10
8
6
L  ( 2n  1 )  d avec n entier naturel non nul.
4
 V
2 c. L  ( 2n  1 ) --- , avec   --- .
4 f
V
0 0,5 1 1,5 2 2,5 T (ms)
4. L  ( 2n  1 ) ---- .
b. T est proportionnel à L. Le coefficient directeur 4f
de la droite est de 85 m . s– 1. V , soit :
• Pour n  1, on trouve L  ----
3. a. Pour un tube, dont l’une des extrémités est 4f
fermée, on trouve d   --- . V  4f L  345 m  s  1 .
4
b. • Pour n  2, on trouve L  ------3V , soit :
-
N V N V N V N V 4f
V  4f L
----------  345 m  s  1 .
3
Etc.
L  ( 2n  1 )  d avec n entier naturel non nul.
V
c. f n  ( 2n  1 )  ------ .
7. A. 1. Zones jaunes : nœuds de pression.
4L Zones bleues : ventres de pression.
d. Pour le mode fondamental : 
2. La relation est D  --- .
V . 2
n  1, soit f 1  -----
-
4L 3. a. L  D ; b. L  2D ; c. L  3D.
V V  V V
4. L  ---- , soit L  ---  T , or : 4. L  n --- , avec   --- ⇔ f n  n ------ .
4f 4 2 f 2L
340 B. 1. Valeur de la fréquence du fondamental :
---------  85 m  s  1 .
4 V V 0 ( 1   )
f 1  -----
-  --------------------------------
-.
5. 1. Les ondes sonores sont des ondes longitudina- 2L 2L
les : en effet, la direction de la perturbation est la 2. Si  augmente, V augmente, donc le son devient
même que la direction de la propagation de l’onde.
plus aigu.
2. Dans le cas d’un bourdon, pour le mode fonda-
3. Variation de fréquence :

mental, L  ----1- , car il y a un quart de longueur 15
4 331 1  -------- -
d’onde entre un ventre et un nœud consécutifs. V 15 273
f 15  --------  ---------------------------------  65,38 Hz .
3. L’expression de la vitesse de propagation de l’onde 2L 2 2,6
donne 20
331 1  -------- -
 , soit f
V  --- V V V 20 273
 --- ; on trouve donc f 1  ------ . f 20  --------  ---------------------------------  65,94 Hz ,
T  4L 2L 2 2,6
4. a. On trouve T1  15 ms soit f 1  66,7 Hz soit une augmentation de 0,56 Hz.
correspondant à un son grave.
b. L  128 cm, soit environ 4 pieds. 8. A. 1. L'onde effectue un aller-retour, elle par-
5. Sa longueur devrait être double, soit 2,56 m. court la distance 2L et ce pendant une durée Tn.
6. I 1  10  4,8 W . m– 2 2L , soit T
V  ------------- 2L
- n  ----------- .
et I 2  10 4,5 W . m– 2. n  Tn nV

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ProfPhysique_7bis.fm Page 49 Lundi, 9. juillet 2007 5:08 17

2L La fréquence fondamentale du tube plus court est


2. T 1  ------ . notée f 2 , sa longueur est L 2 et n  1 , soit :
V
3. T 1  n . T n ; il s'agit d'une onde stationnaire. V .
L 2  -------
4. D'après l'énoncé de la question 3 :
2f 2
La vitesse de propagation de l'onde dans le tube n'a
T 1  n  T n ⇔ ------  n  --- ⇔   -----
2L 2L .
- pas changé, elle vaut V  2L 1  f 1  339 m . s– 1.
V V n Cela conduit à L 2  53 cm.
V 2L V D.
5.   ---- ⇔ ------  ---- .
fn n fn ventre

B. 1. Pour qu'un instrument de musique produise


un son il doit remplir deux fonctions : microphone
– vibrer (ici : excitateur) ; tube nœud
haut-parleur
– émettre (caisse de résonance, ici : tube d’air). Allure de la colonne pour le mode de vibration
2. 4T1  15,3 ms. correspondant à l'harmonique de rang 6
u (mV)
30
20
10
0 nœud
haut-parleur
– 10 Allure de la colonne pour le mode de vibration
– 20 correspondant à l'harmonique de rang 3
– 30
t (ms) E. 1. Le timbre d'un son dépend de la présence des
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 harmoniques, mais aussi des transitoires d'attaque et
d'extinction.
T 1  5,1 ms  5,1  10  3 s .
2. a. La hauteur d'un son est la qualité physiologique
1
f 1  ----- qui distingue un son aigu d'un son grave. Elle est
-  196 Hz .
T1 caractérisée par la fréquence de la note fondamentale.
3. Valeur de la vitesse de propagation : b. T 1  5,1 ms et f 1  196 Hz.
u (mV)
2L V
------  ---- . 60
n fn 40
La fréquence fondamentale est notée f 1 , la longueur 20
du tube est L 1 et n  1. 0
– 20
2L
V  --------1  f 1 ; V  2  0,864  196 . – 40
1 – 60 t (ms)
V  339 m  s  1 . 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20

C. 1. a. T 2  3,1  10  3 s . 3. Les deux sons ont même hauteur.


Les deux instruments jouent la même note : un sol2.
1
f 2  -----
-
T2
f 2  3,2  10 2 Hz.
Bibliographie
b. Le tube doit être plus court car le son est plus aigu
( f2  f1 ) . REVUES
2L V
2. Résultat établi au A. 5 : ------  ---- . • « Instruments à vent », Encyclopædia Universalis.
n fn • Bup, n° 849, décembre 2002.

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ProfPhysique_8.fm Page 50 Lundi, 9. juillet 2007 12:15 12
physique
chapitre
Transmission

8 d’informations
par ondes
électromagnétiques
« canal » affecté à chacune d’elles. Intérêt de l’utilisation
Programme d’une onde : transport à grande distance d’un signal,
contenant l’information sans transport de matière mais
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du avec transport d’énergie.
programme : 1.2 Les ondes électromagnétiques
C : Produire des signaux, communiquer • Propagation d’une onde électromagnétique dans le
(4 séquences de 2 heures) vide et dans de nombreux milieux matériels…
• Classement des ondes électromagnétiques selon la
Activités fréquence et la longueur d’onde dans le vide.
• Présentation de divers modes de transmission d’infor- • Rôle d’une antenne émettrice (création d’une onde
mations. Aspect historique et techniques actuelles. électromagnétique), d’une antenne réceptrice (obten-
• Exemples de phénomènes physiques permettant de tion d’un signal électrique à partir d’une onde électro-
détecter des ondes électromagnétiques : écran fluores- magnétique).
cent, plaque photo, œil, antenne. 1.3 Modulation d’une tension sinusoïdale
• Observation d’un fil conducteur connecté sur une • Information et modulation.
entrée de l’oscilloscope qui fournit un signal confus, • Expression mathématique d’une tension sinusoïdale :
nécessitant un traitement pour le décoder.
u ( t )  U max cos ( 2ft   0 )
• Réalisation de la transmission d’un signal de fréquence
sonore par un faisceau lumineux. • Paramètres pouvant être modulés : amplitude, fré-
quence et/ou phase.
• Visualisation du signal émis par une télécommande
infrarouge. 2. Modulation d’amplitude
• Obtention d’une tension électrique modulée en 2.1 Principe de la modulation d’amplitude
amplitude à partir d’un multiplicateur ; visualisation à
l’oscilloscope de tensions pertinentes. • Tension modulée en amplitude : tension dont l’ampli-
tude est fonction affine de la tension modulante.
• Visualisation à l’oscilloscope, par la méthode dite
« du trapèze », de la qualité de la modulation. • Un exemple de réalisation d’une modulation
d’amplitude.
• Utilisation d’un analyseur de fréquence ou d’un
système d’acquisition et d’un logiciel adaptés dans le • Notion de surmodulation.
cas d’un signal modulant sinusoïdal. • Choix de la fréquence du signal à moduler en fonction
des fréquences caractéristiques du signal modulant.
Contenus
1. Les ondes électromagnétiques, support de choix
Compétences
1. pour transmettre des informations et savoir-faire exigibles
1.1 Transmission des informations • Savoir que la lumière fait partie des ondes électroma-
À travers divers exemples montrer que la transmission gnétiques et correspond à un domaine restreint de fré-
simultanée de plusieurs infomations nécessite un quences.

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ProfPhysique_8.fm Page 51 Lundi, 9. juillet 2007 12:15 12

• Savoir que pour une antenne émettrice, l’onde élec- 4. Création d’un signal radio
tromagnétique émise a la même fréquence que celle du
signal électrique qui lui est transmis. • Deux G.B.F.
• Savoir que dans une antenne réceptrice, l’onde élec- • Un générateur de mélodie.
tromagnétique engendre un signal électrique de même • Un circuit multiplieur avec alimentation.
fréquence. • Un récepteur radio grandes ondes.
• Reconnaître les différents paramètres de l’expression d’une • Un système informatisé d’acquisition.
tension sinusoïdale : amplitude, fréquence et/ou phase.
• Des fils de connexion et une plaquette de montage.
• Savoir que réaliser une modulation d’amplitude c’est
rendre l’amplitude du signal modulé fonction affine de
la tension modulante.
• Connaître les conditions à remplir pour éviter la sur- Expérimenter
modulation.
• Dans le cas d’une tension modulante sinusoïdale de
fréquence f S , savoir que la tension modulée est la 1. Transmission de l’information
somme de trois tensions sinusoïdales de fréquences par ondes lumineuses
f P  f S , f P , f P  f S , f P étant la fréquence du signal
L’objectif est de montrer qu’une information peut
qui a été modulé.
être transmise par une onde électromagnétique. On
Savoir-faire expérimentaux utilise pour cela un générateur de mélodie qui pro-
• Savoir observer, avec un oscilloscope, le signal d’un fil duit, sous la forme d’un signal électrique, l’informa-
conducteur connecté à une des entrées. tion à transmettre. Une DEL permet de convertir
• Savoir transmettre un signal de fréquence sonore par un cette information en un signal lumineux qui se pro-
faisceau lumineux. page. Un phototransistor joue le rôle de récepteur. Il
• Réaliser un montage de modulation d’amplitude à permet de retrouver l’information sous la forme d’un
partir d’un schéma. signal électrique.
• Choisir des tensions permettant une modulation de bonne Une fibre optique permet ensuite de guider le signal
qualité ; savoir visualiser les tensions pertinentes. lumineux. Cela rend possible la transmission de
l’information sur une plus grande distance, car le fais-
ceau lumineux se propage alors uniquement dans la
direction de la fibre.
Matériel Réponses aux questions
1. Le haut-parleur convertit le signal électrique qu’il
1. Transmission de l’information reçoit en signal sonore.
par ondes lumineuses 2. a. Lorsque le phototransistor est éclairé, la tension
• Un générateur de mélodie avec son alimentation. aux bornes du conducteur ohmique est de 5 V.
• Un haut-parleur. b. Lorsque le phototransistor est dans l’obscurité, la
• Une DEL haute luminosité. tension aux bornes du conducteur ohmique est nulle.
• Deux résistances (1 kΩ et 330 Ω). 3. Lorsque le phototransistor est éclairé par intermit-
• Un phototransistor. tence, la tension aux bornes du conducteur ohmique
• Une alimentation continue 5 V. varie entre 0 et 5 V, au même rythme que l’intermit-
• Un voltmètre et un oscilloscope. tence de l’éclairage.
• Un amplificateur B.F. 4. Les signaux reçus ont la même fréquence que les
• Une fibre optique adaptée à la DEL et au photo- signaux émis.
transistor (kit de connexion). 5. La diode électroluminescente et le phototransistor
• Des fils de connexion et une plaquette de montage. doivent être face à face pour que le phototransistor
détecte les variations de la diode électroluminescente.
2. Transmission d’ondes hertziennes 6. L’intérêt d’une fibre optique est d’assurer le guidage
de la lumière de l’émetteur jusqu’au récepteur.
• Un G.B.F. et un oscilloscope.
• Des supports verticaux pour tenir les fils.
• Des fils de connexion.
2. Transmission d’ondes hertziennes
Cette partie illustre le principe des antennes. L’objec-
3. Modélisation mathématique tif principal est de montrer que le signal obtenu du
côté du récepteur a la même fréquence que celui
d’une tension alternative
utilisé du côté de l’émetteur.
sinusoïdale
On montre aussi que les ondes de haute fréquence
• Un G.B.F. (pour nous, celles proches de 100 kHz) se propagent
• Un système informatisé d’acquisition. mieux que les ondes dont les fréquences sont proches
• Des fils de connexion. de celles des sons audibles (de l’ordre de 1 kHz).

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ProfPhysique_8.fm Page 52 Mardi, 10. juillet 2007 9:27 09

Réponses aux questions Réponses aux questions


1. a., b. et c. La période et la fréquence du signal reçu 1. et 2. La fréquence affichée par le récepteur radio est
sont les mêmes que celles du signal émis. la même que celle du G.B.F.2.
d. L’amplitude du signal reçu est de quelques centaines 3. La forme de l’enveloppe du signal uS est la même
de mV. que la forme du signal u1.
2. a. et b. La période et la fréquence du signal reçu La période et la fréquence de cette enveloppe sont aussi
sont les mêmes que celles du signal émis. les mêmes que celles de u1.
c. L’amplitude du signal reçu est de quelques mV. 4. Le signal uS présente des variations très rapides qui
3. La réception est de meilleure qualité lorsque la ont la même période et la même fréquence que le
fréquence du signal est de 50 kHz que lorsqu’elle est de signal u2.
500 Hz.
5. Lors de la réalisation du spectre en fréquence, il est
conseillé, quand le logiciel le permet, d’isoler une
3. Modélisation mathématique période du signal. Le spectre comporte trois pics. Le
d’une tension alternative pic central est le plus haut. Les fréquences affichées
sinusoïdale sont 1 800 Hz, 2 000 Hz et 2 200 Hz.
Cette partie utilise les possibilités des systèmes informa- 6. Les fréquences affichées sont F – f , F et F + f.
tiques pour modéliser un signal sinusoïdal produit par 7. En mode XY la figure obtenue a la forme d’un tra-
un G.B.F. Cela permet à l’élève de comprendre la signifi- pèze.
cation des différents termes qui interviennent dans 8. Lorsque l’on supprime U0 , la forme de l’enveloppe
l’expression mathématique d’une telle tension. Il faut, du signal uS n’est plus la même que la forme du signal
dans cette partie, que l’acquisition se lance « au clavier », u1 : la modulation n’est pas satisfaisante.
sans seuil ni sens particulier de déclenchement. Si un La tension de décalage U0 doit être supérieure à
seuil et un sens de déclenchement sont utilisés on ne l’amplitude de la tension modulante pour que la
peut pas mettre en évidence l’influence de f0. modulation soit satisfaisante.
Réponses aux questions 9. Lorsque la modulation n’est pas satisfaisante, la
1. La période est T  2 ms. figure obtenue en mode XY est composée de deux
2. Pour afficher quatre périodes, la durée d’acquisition triangles opposés par le sommet.
doit être de 8 ms.
3. Lors des diverses acquisitions, la période, la
fréquence et l’amplitude du signal sont les mêmes.
4. Le paramètre f0 dépend de la valeur de la tension et de
son sens de variation lors du lancement de l’acquisition.
Cette partie peut aussi être traitée avec une calculatrice
graphique. On obtient alors des écrans comme ceux 7 9
représentés ci-dessous.

Corrigés des exercices

S’autoévaluer

1. Propositions exactes : b., c. et d.


2. Proposition exacte : d.
3. Proposition exacte : b.
4. Propositions exactes : a., c. et d.
U 1max
Le taux de modulation est m  ------------- .
U0
4. Création d’un signal radio Il y a surmodulation si la tension de décalage est infé-
La modulation est abordée dans cette partie. L’utilisa- rieure à l’amplitude de la tension modulante.
tion d’un multiplieur et de deux G.B.F. permet de bien Lorsque la modulation est satisfaisante (absence de
faire comprendre la modulation. Un récepteur radio surmodulation) le spectre en fréquence de la tension
accordé sur la fréquence de la porteuse permet de modulée est composé de trois pics dont les fréquen-
donner du sens à cette expérience. Il ne faut pas oublier ces sont F – f , F et F + f avec F >> f.
l’alimentation du multiplieur.

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ProfPhysique_8.fm Page 53 Mardi, 10. juillet 2007 9:41 09

Utiliser les acquis 2. a. La tension produite par le G.B.F. sera la porteuse.


b. Pour la porteuse, on détermine, à partir du docu-
5. 1. Umax est l’amplitude (variation autour de la ment 2 :
valeur moyenne) ; f est la fréquence. TP  50 µs, donc :
 0 est la phase à la date t  0 (phase à l’origine). fp  20 kHz et Up  4 V.
U0 est la tension de décalage ou valeur moyenne de la 3. a. Le multiplieur réalise la multiplication de ten-
tension. Sur certains générateurs ce réglage est noté sions appliquées sur ses entrées.
« offset ». La tension obtenue est de la forme k  u1  up.
2. T  2,0 ms, donc f  500 Hz. Les valeurs maximales des tensions u1 et up sont res-
U0  3 V (valeur moyenne). pectivement proches de 5 V et 4 V.
Umax  2 V (variations autour de la moyenne). Celle de la tension modulée est de 2 V. Cela conduit
3. a. u S ( 0 )  5 V . à k  0,1.
b. À la date t  0 : u S ( 0 )  U max cos (  0 )  U 0 . b. La modulation est satisfaisante, car la tension modu-
c. À partir des résultats précédents, il vient : lante est toujours positive (Doc. 1, page 102). Cela est
2 cos (  0 )  3  5 , donc cos (  0 )  1 et alors confirmé par le document 3 (page 102) sur lequel on
0  0 . observe que l’enveloppe positive de la tension modulée
4. L’expression numérique de la tension uS en fonc- suit les variations de la tension modulante.
tion du temps est donc : c. L’utilisation du générateur continu permet d’avoir
u S ( t )  2 cos ( 2  500  t )  3 . une tension modulante toujours positive. Cela évite
la surmodulation.
6. 1. Le phénomène mis en évidence sur l’oscillo- 4. a. L’antenne permet de transformer un signal élec-
gramme 1 (page 101) est une modulation d’ampli- trique en onde électromagnétique.
tude. Cette modulation est de bonne qualité, car les b. L’amplificateur permet d’obtenir un signal électri-
enveloppes de la tension modulée ne changent pas de que d’amplitude plus grande et donc des ondes
signe au cours du temps. électromagnétiques de plus grande amplitude.
2. L’oscillogramme 1 permet de visualiser la modulation
sur plusieurs périodes de la tension modulante. 8. 1. a. La tension modulante est la tension de basse
L’oscillogramme 2 permet de visualiser l’évolution de fréquence décalée de U0 : u ( t ) .
l’amplitude de la porteuse dont la fréquence est grande b. La porteuse est la tension de haute fréquence u2.
devant celle de la tension modulante. La largeur de 2. a. La tension uS est le produit des tension précé-
l’écran de l’oscillogramme 1 correspond donc à une dentes et du coefficient k :
durée supérieure à celle de l’oscillogramme 2. u S ( t )  k  u ( t )  u 2 ( t ) .
Oscillogramme 1 : 0,1 ms . div– 1. b. uS (t)  0,1  (4 + 3cos (2   100t))
Oscillogramme 2 : 10 µs . div– 1.  2  cos (2   1 000t).
3. a. T P  10 µs, donc f P  100 kHz. uS (t)  0,8  cos (2   1 000  t) +
b. T S  0,4 ms , donc f S  2,5 kHz. 0,6  cos (2   100  t)  cos (2   1 000  t).
4. Le spectre en fréquence comportera trois pics de Le produit de deux cosinus s’écrit :
fréquences : 97,5 kHz, 100 kHz et 102,5 kHz.
cos a  cos b  0,5 (cos (a + b)  cos (a – b)).
La modulation étant de bonne qualité (absence de sur-
Avec cela il vient :
modulation), le pic de fréquence F a une amplitude
plus de deux fois supérieure à celles des autres pics. uS (t)  0,3 cos (2π  (1 000 – 100)  t) +
amplitude (mV) 0,8 cos (2   1 000t) +
0,3 cos (2  (1 000 + 100)  t).
c. uS est la somme de trois fonctions sinusoïdales de
fréquence :
1 000 – 100  900 Hz et 1 000 + 100  1 100 Hz
et d’amplitudes respectives 0,3 V ; 0,8 V ; 0,3 V.
fréquence
3. amplitude (mV)
(kHz)
97,5 100 102,5

7. 1. a. La période du signal enregistré est T  4 ms.


Celle du son est la même. Donc :
fson  250 Hz.
b. La tension correspondant au micro seul est uS. f (Hz)
Elle n’a pas de composante continue. 900 1 000 1 100
Celle obtenue après l’ajout de E est u1. Elle est L'amplitude du signal de fréquence 1 000 Hz est
décalée de 3 V par rapport à la précédente.
0,8
c. La valeur de la tension continue positive ajoutée à -------  2,7 fois plus grande que celles des deux
0,3
uS est donc E  3 V.
autres signaux.

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ProfPhysique_8.fm Page 54 Mardi, 10. juillet 2007 9:41 09

4. b. Les deux autres fréquences sont fP + fS et fP – fS.


uS (mV) Alors fS  3 kHz.
A
2. La lecture du spectre donne ---  3 .
a

Le taux de modulation est donc m  2---  0,67 .


3
3. a. Cette antenne produit une onde électromagné-
tique à partir du signal électrique qu’elle reçoit.
b. La fréquence des ondes produites est la fréquence
0 5 10 15 20
t (ms) de la porteuse : fOEM  fp  164 kHz.
La représentation simultanée de u ( t ) et u S ( t ) c. Ces ondes sont modulées en amplitude, elles n’ont
permet de voir que l’enveloppe positive de la tension pas une amplitude constante.
modulée suit les variations de la tension modulante. d. La longueur d’onde est  1,83  10 3 m.
5. Sans la composante continue la multiplication
précédente devient :
11. 1. La modulation est de bonne qualité dans le
cas de l’oscillogramme a (page 103) ; elle est de mau-
uS (t)  0,3 cos (2  (1 000 – 100) t) + vaise qualité sur l’oscillogramme b pour lequel il y a
0,3 cos (2  (1 000 + 100) t). surmodulation.
6. Le spectre ne comporte plus que deux signaux de 2. a. Une modulation d’amplitude est de bonne
même amplitude et de fréquence 900 Hz et 1 100 Hz. qualité lorsque m 1 .
amplitude (mV) b. Oscillogramme a : m1  0,5.
Oscillogramme b : m2  2.
Cela est en accord avec les résultats précédents
(bonne modulation si m 1 ).
3. a. La méthode du trapèze consiste à représenter la
tension modulée en fonction de la tension modu-
f (Hz) lante (ou l’inverse). Lorsque les deux tensions sont
900 1 100 observées sur les deux voies d’un oscilloscope, il faut
7. Le phénomène est une surmodulation : le signal enclencher le mode XY.
modulé ne permet plus de retrouver le signal modu- b. Lorsque la modulation est de bonne qualité, la
lant. figure observée est un trapèze.
c. L’oscillogramme a correspond à d (modulation de
9. 1. La fréquence de la porteuse est fp  50 kHz. bonne qualité).
Son amplitude UPmax  3 V. L’oscillogramme b correspond à c (surmodulation).
Smax U
2. Le taux de modulation est m  ------------
-. 12. A. 1. Les correspondances sont :
U S0
1 : Générateur HF : il crée la porteuse de haute fré-
3. a. La période de la tension modulante est quence qui sera multipliée au signal modulant ;
T  5 ms. 2 : Multiplieur : il assure la modulation en multi-
La fréquence de la tension modulante est donc pliant le signal correspondant à la porteuse et celui
fS  200 Hz. correspondant au micro auquel est ajoutée une com-
La tension continue de décalage est US0  1 V. C'est posante continue ;
la moyenne entre les valeurs extrêmes 0,25 V et 1,75 V. 3 : Amplificateur HF (Haute Fréquence) : il permet
L’amplitude de la tension modulante est USmax  0,75 V. d’obtenir un signal d’amplitude suffisante pour être
b. Avec ces valeurs on obtient m  0,75. appliqué à l’antenne et assurer la production d’une
c. La modulation est réalisée avec m 1 et fp

fS :
onde électromagnétique de plus grande amplitude
cette modulation est de bonne qualité. (augmentation de la puissance d’émission, donc aug-
mentation de la portée) ;
4. a. La période et la fréquence de la tension modu-
4 : Antenne.
lante sont inchangées : fS  200 Hz.
2. En B : signal modulant B.F., noté : u S ( t )  U 0 .
Maintenant USmax  2,5 V et US0  1,5 V.
En C : signal de la porteuse, notée :
b. Avec ces valeurs il vient m  1,7.
u P ( t )  U P(max) cos ( 2   F  t ) .
c. On a alors m
1 : la modulation n’est pas de
bonne qualité. En D : signal modulé noté u m ( t ) .
5. Dans ce dernier cas, la modulation n’est pas de 3. La boite noire permet d’ajouter une composante
bonne qualité, car fp n’est pas très supérieure à fS. continue U 0 à la tension u S ( t ) issue du micro-
phone.
10. 1. a. La fréquence de la porteuse est la fré- Cet ajout est nécessaire pour éviter le phénomène de
quence centrale du spectre : f  164 kHz. surmodulation.

54 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfPhysique_8.fm Page 55 Mardi, 17. juillet 2007 10:17 10

4. Le dispositif 2 est un multiplieur, il permet de 3. a. Par lecture graphique, il vient :


multiplier les deux tensions appliquées sur les entrés. Um (min)  0,7 V et Um (max)  3 V.
Il réalise l’opération ( u S ( t )  U 0 )  u P ( t ) . b. Le taux de modulation est :
Cette multiplication permet d’obtenir l’expression  0,7
proposée du signal modulé, à un facteur k près. m  3------------------ 2,3
 -------  0,6.
3  0,7 3,7
Ce facteur k est introduit par le multiplieur.
c. Un taux de modulation supérieur à 1 conduirait à une
B. 1. Sur l’oscillogramme, on observe que 3TS cor-
surmodulation, la modulation serait de mauvaise qualité.
respondent à environ 6,75 ms, donc :
4. a. Pour obtenir une bonne modulation il faut
TS  2,25 ms.
m  1 , ce qui correspond à U S ( max )  U 0 : la
Durant cette même durée le signal de la porteuse se tension de décalage U0 doit être supérieure à l’ampli-
reproduit environ 40 fois. En utilisant l’aide donnée tude du signal modulant.
dans le texte pour les calculs il vient :
b. Pour obtenir une bonne modulation, il faut égale-
T P  6,75
----------  0,169 ms. ment que la fréquence de la porteuse soit très supé-
40 rieure à la fréquence du signal modulant. Ceci est
1 vérifié ici puisque F  f.
2. La fréquence est liée à la période par f  --- avec c. Les fréquences qui apparaissent dans le spectre sont :
T
f en hertz (Hz) et T en seconde (s). f1  F – f ; f2  F ; f3  F + f.

Signal modulant : f  ----- 1 , soit :


-
TS
Sites Internet
1
-  0,444  10 3  444 Hz .
f  -------------------------------
2,25  10  3 De nombreux sites traitent du sujet. On pourra con-
Porteuse : F  ----- 1 , soit : sulter des cours en ligne de préparation à la licence de
-
TP radioamateur ou l’encyclopédie en ligne Wikipedia
(page « Modulation d’amplitude »).
1 40
-  ----------  10 3  5,93 kHz .
F  ------------------------------- • http://www.univ-lemans.fr/enseignements/physique/
6,75  10  3 6,75 02/electro/modula.html
----------
40 • http://perso.orange.fr/f6crp/elec/index.htm

© Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit. 55
ProfPhysique_9.fm Page 56 Mardi, 17. juillet 2007 5:13 17
physique
chapitre
Réalisation
d’un récepteur
9 radio

• Association de ce dipôle et d’une antenne pour la


Programme réception d’un signal modulé en amplitude.
• Réalisation d’un récepteur radio en modulation
Ce chapitre correspond à certaines parties de l’extrait d’amplitude.
suivant du programme :
C : Produire des signaux, communiquer Compétences
(2 séquences de 2 heures). et savoir-faire exigibles
• Connaissant la fonction de l’ensemble diode-RC
Activités parallèle et du dipôle RC série, savoir les placer correc-
• Illustration expérimentale du rôle des filtres, asso- tement dans un schéma de montage de démodulation.
ciant une résistance et un condensateur, utilisés dans le • Savoir exploiter les oscillogrammes relatifs à une
montage de démodulation. (L’utilisation d’un oscillos- modulation et à une démodulation d’amplitude.
cope à mémoire est recommandée.) • Savoir que le dipôle LC parallèle, utilisé ici comme
• Étude expérimentale du dipôle bobine condensateur filtre passe bande pour la tension, est un circuit
montés en parallèle : sa fonction de filtre passe bande. bouchon pour l’intensité.
• Réalisation d’un récepteur radio en fonction des con- • Expliquer l’utilité de ce dipôle pour la sélection d’une
naissances acquises précédemment. tension modulée.

Contenus Savoir-faire expérimentaux


• Réaliser un montage de démodulation d’amplitude à
2. Modulation d’amplitude partir d’un schéma. Choisir les composants permettant
une démodulation de bonne qualité ; savoir visualiser les
2.2 Principe de la démodulation d’amplitude
tensions pertinentes.
• Fonction à réaliser pour démoduler une tension
modulée en amplitude. • Réaliser un montage, à partir d’un schéma, associant les
divers modules nécessaires à la réalisation d’un récepteur
• Vérification expérimentale : radio.
– de la détection d’enveloppe réalisée par l’ensemble
constitué de la diiode et du montage RC parallèle ;
– de l’élimination de la composante continue par un
filtre passe-haut RC.
• Restitution du signal modulant. Matériel
3. Réalisation d’un dispositif permettant
de recevoir une émission radio
en modulation d’amplitude 1. Propriétés d’un circuit (L, C)
parallèle appelé circuit d’accord
• Le dipôle bobine condensateur montés en parallèle :
étude expérimentale ; modélisation par un circuit LC • Un G.B.F. et deux voltmètres.
parallèle. • Une résistance R  100 k  ;

56 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
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• Une bobine L  5 mH ; 4. Le condensateur C4 sert à supprimer la composante


• Des condensateurs C  330 nF, 220 nF, 22 nF, continue du signal démodulé.
47 nF et 1  F ; 5. Le signal démodulé est modifié de la même façon.
• Une platine d’étude de circuits électriques. 6. Il faut rechercher la nouvelle porteuse à l’aide du
circuit d’accord.
2. Démodulation d’amplitude
• Une diode ;
• Une résistance R  4,7 k  ; Corrigés des exercices
• Des condensateurs C  100 nF, 330 nF, 220 nF,
22 nF, 47 nF et 1  F. S’autoévaluer
• Un oscilloscope.
1. 1. Montage A
3. Chaîne d’un récepteur radio 2. La valeur est de 1,0 nF (b).
• Des modules vendus chez la plupart des fournisseurs
de matériel pédagogique.
2. Réponse b.
• Alimentation + 15/– 15V et un haut-parleur. 3. Partie 1 : c. Partie 2 : b. Partie 3 : a.
2. 1 Quatrième graphe ; 2 Premier graphe ;
2. 3 Deuxième graphe ; 4 Troisième graphe.
3. Premier graphe : c.
Expérimenter 3. Deuxième graphe : d.
3. Troisième graphe : b.
3. Quatrième graphe : a.
1. Propriétés d’un circuit (L, C)
parallèle appelé circuit d’accord
Utiliser les acquis
Réponses aux questions
1. Fréquence maximale : Fmax  3 900 Hz. 4. A. 1. Le voltmètre V1 mesure la tension d’entrée
2. f0  3 920 Hz ; on trouve pour Fmax une valeur dans le filtre ; le voltmètre V2 mesure la tension de
proche de f0. sortie du filtre.
3. On trouve pour UC max  1,2 V. 2. Tracé du graphe de U2 en fonction de la fréquence :
4. Domaine de fréquence : 3 560 Hz et 4 300 Hz. U2 (V)
5. On adapte la valeur de l’inductance ou de la capa- 1,4
cité de telle sorte que f0 soit proche de la fréquence de 1,2
la porteuse. 1
0,8
2. Démodulation d’amplitude 0,6
Réponses aux questions 0,4
1. On supprime la composante « négative » du signal. 0,2
2. La tension uBM  0.
3. uDM correspond au signal modulant (voir le document 6, 0 0,5 1 1,5 2 2,5 f (kHz)
page 107). a. Valeur maximale de U2max  1,2 V.
4. f  200 Hz correspondant au signal modulant. b. Valeur de la fréquence fmax  1,6 kHz.
5. C’est le détecteur d’enveloppe. c. Fréquence propre f0  1 590 Hz correspondant à
6. La meilleure détection est obtenue pour C1  100 nF. fmax.
7.   0,47 ms. Tmod  5 ms et Tport  20  s, on 3. Détermination de la bande passante :
trouve : U2 (V)
Tport    Tmod. 1,4
8. La fréquence de uDM n’est pas modifiée. 1,2
9. Le condensateur permet de supprimer la composante 1
continue.
0,8
0,6
3. Chaîne d’un récepteur radio
0,4
1. Valeurs extrêmes de l’inductance :
1,1 mH  L  0,63 mH. 0,2

2. Un signal modulé en amplitude.


0 0,5 1 1,5 2 2,5 f (kHz)
3. Un signal démodulé.
Bande passante à – 3dB : [1,3 kHz ; 2kHz]
La partie 3 du montage est le détecteur d’enveloppe.

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ProfPhysique_9.fm Page 58 Mardi, 17. juillet 2007 10:24 10

a. Ce circuit atténue les faibles fréquences et les 6. 1. a. Ce module permet de sélectionner l’onde
hautes fréquences. Il ne laisse donc passer qu’une envoyée par l'émetteur de la radio recherchée.
bande de fréquences. b. L  2,0  10– 3 H  2,0 mH.
b. Ce circuit va permettre de « laisser passer » les fré- 2. a. L'oscillogramme C correspond à la tension uEM.
quences proches de la porteuse. La tension est modulée en amplitude : son amplitude
B. 1. Valeur maximale U2max  4,8 V. varie au cours du temps.
2. fc  1,6 kHz. Fréquences des signaux transmis par b. L'oscillogramme A correspond à la tension uGM.
le filtre f  1,6 kHz. L'ensemble diode D et circuit RC1 parallèle permet
3. a. et b. C’est un filtre passe-haut, car il laisse passer de démoduler la tension. On obtient une tension
les fréquences hautes ; il élimine les fréquences basses. ayant la même allure que la tension du signal modu-
lant, avec cependant un décalage.
5. A. 1. Ces indications correspondent à la lon- c. L'oscillogramme B correspond à la tension uHM. Le
gueur d’onde dans le vide de la porteuse. dipôle (R, C2) série a permis de supprimer le décalage
2. Fréquence d’émission de Radio-Londres dû à la tension U0. Le signal est maintenant parfaite-
ment identique à celui du signal modulant.
f  --c-  200 kHz . d. 10TP  R1C1  TS

62,5  10– 10  C1  1,0  10– 8 F
B. 1. a. Ce composant correspond à une diode.
6,25 nF  C1  10 nF.
2. a. L’ensemble (bobine + condensateur) constitue
un circuit d’accord qui permet de sélectionner la fré- On choisit C1  7 nF.
quence choisie. 7. 1. a. Domaine de longueur d’onde [1,5  104 m ;
b. Capacité du condensateur C  13 µF. 1,5  107 m].
3. La membrane sollicitée dans les deux sens, avec une b. Il faudrait des antennes gigantesques.
fréquence qu’elle est incapable de suivre, resterait 2. a. De sélectionner la fréquence de la porteuse.
immobile. Grâce au cristal de galène (ou notre compo- b. C0  10– 7 F .
sant électronique), on obtient la tension redressée. 3. a. Pour obtenir une bonne démodulation, la cons-
4. a. T  0,4 ms. tante de temps du dipôle RC doit être très supérieure
b. à la période du signal porteur et inférieure à la
UKM période du signal modulant.
La valeur de R qui convient est 2,0 k  .
b. La partie 3 supprime la composante continue.

O
t (ms)
Sites Internet
• http://fr.wikipedia.org/wiki/Modulation_d'ampli-
tude
5. La diode et l’écouteur ont pour rôle de démoduler • http://perso.orange.fr/gilbert.gastebois/java/modem/
une onde modulée. modem.htm

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ProfPhysique_SujetsBac.fm Page 59 Lundi, 9. juillet 2007 12:19 12

Sujets BAC Sujets BAC

1.6. b. Le triangle O 2 F 2′ K est rectangle en O2, donc :


1. Les taches solaires
O2 K
α ′ ≈ tan α ′  --------------
-,
1. La lunette est rendue afocale O 2 F 2′
1.1.
avec O2K  A1B1 et A 1 B 1  α . f 1′ .
α.f′
B∞ Soit α ′  -------------1- , donc :
a O1 F'1 f 2′
F1 a axe optique
× 10 – 3 × 900
α ′  9,33
--------------------------------------------  0,42 rad.
20
L1 α′ f′
1.7. Le grossissement G est défini par G  ------  -----1-
1.2. L’objet AB étant situé à l’infini, son image A1B1 se α f 2′
forme dans le plan focal image de la lentille L1.
900
B∞ G  ---------  45 .
20
plan focal image

a O1 F'1 A 1 2. Observations des taches solaires


a axe optique 2.1. L'écran est situé à 30 cm de F 2′ et F 2′ est à 2 cm
B∞
B'1
de O2. Soit :
O 2 A′  30 + 2,0  32 cm .
L1 2.2. Relation de conjugaison appliquée à l’oculaire
1.3. Le triangle O1A1B1 est rectangle en A1 et a est (L2) :
petit, donc : 1 1 1
A1 B1 A1 B1 ------------ – -------------  ---------------
α ≈ tan α  --------------
-  -----------
-. O 2 A′ O 2 A 1 O 2 F 2′
O 1 F 1′ f 1′
O 2 F 2′ – O 2 A′
A 1 B 1  α . f 1′ . et
1
-------------  ---------------------------------
Soit A 1 B 1  9,33 × 10 – 3 × 900  8,40 mm . O2 A1 O 2 A′ . O 2 F 2′
1.4.1. On veut que l’image A′B ′ soit rejetée à l’infini,
l’objet A1B1 doit être dans le plan focal objet de l’ocu- O 2 A′ . O 2 F 2′
laire A1 est donc confondu avec F2. soit O 2 A 1  --------------------------------- , donc :
O 2 F 2′ – O 2 A′
1.4.2. La lunette est afocale si le foyer objet F2 de
l’oculaire est confondu avec le foyer image F 1′ de 32 × 2,0
l’objectif. On aura les points A1, F 1′ et F2 confondus. O 2 A 1  --------------------  – 2,1 cm.
2,0 – 32
1.5.
2.3. Quand la lunette était afocale, l’image intermé-
B∞
diaire se trouvait dans le plan focal objet de l'oculaire,
soit à 2,0 cm de l’oculaire. Elle est maintenant à
A' ∞ a O1 F2 F'1 F'2 a'
2,1 cm, on a donc éloigné l’oculaire de l’objectif.
a A1 O2 a' 2.4. D′  126 mm représente D  1,39 × 10 6 km.
B∞
B1
K
d ′  5 mm représente d, donc d ′ . D  d . D ′ ,
soit :
L1
B' ∞
L2 d′ . D
d  --------------- .
D′
1.6. a. Le diamètre apparent image α ′ est l’angle sous
lequel on observe l’image définitive A′B ′ à travers 5 × 1,39 × 10 6
d  -----------------------------------  5,5 × 10 4 km.
l’oculaire. 126

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ProfPhysique_SujetsBac.fm Page 60 Lundi, 9. juillet 2007 12:19 12

2. Étude d’un son et de sa réception 3. La physique et le violon


avec un récepteur radio
1.1. Les ondes se propagent le long de la corde et les
A. Étude du son vibrations sont perpendiculaires à la corde : Il s'agit
1. Le signal n’étant pas sinusoïdal, le son est complexe. d'ondes transversales.
2. La période du signal est égale à la période du fonda- 1.2. Pour observer une onde stationnaire le long d'une
mental, donc T  4 division × 1 ms/division corde dont les extrémités sont fixes, il faut que la lon-
gueur de la corde soit un multiple d'une demi-lon-
1 1 λ
T  4 ms et f  ---  ----------------------  250 Hz . gueur d'onde. Alors   n × --- avec n entier.
T 4 × 10 – 3 2
L’harmonique de rang 3 a pour fréquence : L'élève observe un seul fuseau : la corde vibre dans son
f 3  3f  750 Hz . λ
mode fondamental et n  1 . Alors   --- .
3. État vibratoire de la corde pour le fondamental : 2
A B 1.3. La caisse du violon sert de caisse de résonance. Elle
assure le couplage entre la corde et l'air environnant.
2. Pour le fondamental de fréquence f3 on a :

  --λ- .
État vibratoire de la corde pour l’harmonique de rang 3 : v
λ  ---
- et
A B f3 2

F
De plus la célérité est donnée par v  --- .
µ
λ
4. AB  n --- .
2 F
Il vient donc 2 ×  × f 3  --- .
2AB . f µ
λ V
5. AB  n --- et λ  ---
-, donc V  ------------------n- Finalement F  4 ×  2 × f 32 × µ .
2 fn n
L'application numérique conduit à :
2 × 0,90 × 250
V  -----------------------------------  450 m . s– 1. F  4 × ( 0,55 ) 2 × ( 440 ) 2 × 0,95 × 10 – 3
1
soit F  2,2 × 10 2 N .
B. Émission et réception 3.1. En appuyant sur la corde, le violoniste modifie la
1. Deux périodes correspondent à une division, soit : longueur  de la corde pouvant vibrer. Cela modifie la
T  0,5 division × 0,2 ms/division longueur d’onde de l'onde sur la corde et la fréquence
des vibrations.
1
T  0,1 ms f  ---  10 000 Hz .
et 3.2. La tension de la corde et la masse linéique son
T
inchangées. La célérité est donc la même que dans le
2.1. Le circuit d’accord permet de sélectionner la cas précédent. Alors 2 × f  2′ × f ′ ; soit :
fréquence porteuse correspondant à l’émission souhaitée.
×f
 ′  ---------- 0,55 × 294
2.2. Faire varier la capacité permet de modifier la  --------------------------  0,37 m
fréquence propre du circuit d’accord qui ne peut sélection- f′ 440
ner que la fréquence porteuse égale à sa fréquence propre. entre le chevalet et le point B.
2.3. L × C × ( 2π . f 0 ) 2  1, donc : 4.1. Le spectre 1 ne contient qu'une seule fréquence
(440 Hz), c'est celui du son joué par le diapason.
1 1
C  --------------------------  ---------------------------------------------------------------------- Le spectre 2 contient la fréquence fondamentale et des
4π 2 . L . f 02 4π 2 × 1,00 × 10 – 3 × 10 000 2
fréquences harmoniques multiples de 440 Hz, c'est
 2,5 × 10 – 7 F. celui du son produit par la corde la3.
3. • Tension uAM : graphe G3. 4.2. Les fréquences des harmoniques sont telles que
f n  n . f 0 avec n entier.
Le circuit d’accord et l’antenne reçoivent une onde hert-
zienne modulée et la transforment en signal électrique Les fréquences des harmoniques manquants sont :
modulé. 880 Hz (n  2), 1760 Hz (n  4)
• Tension uBM : graphe G2. et 2640 Hz (n  6).
Le signal a été démodulé par la diode associée à une 5. Les deux instruments ont le même niveau sonore, ils
résistance et par le condensateur du module 2, mais le produisent des sons qui ont la même intensité sonore.
signal comporte toujours une composante continue. • Pour un instrument :
• Tension uCM : graphe G1.
I
La composante continue a été otée grâce au condensa- L 1  10 log 10 ---1-  70 dBA.
teur du module 3. I0

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ProfPhysique_SujetsBac.fm Page 61 Lundi, 9. juillet 2007 12:19 12

• Pour deux instruments : 3.1. c. Si R1  15 kΩ, alors :


2×I τ 1  15 × 10 3 × 1,0 × 10 – 9  15 × 10 – 6 s
L 2  10 log 10 -------------1
I0  15 µ s.
I1 Si R1  150 kΩ, alors :
 10 × log 10 ( 2 ) + log 10  ----
I0 τ 1  150 × 10 3 × 1,0 × 10 – 9  150 × 10 – 6 s
 3 + 70  73 dBA.  150 µ s.
f 294 f3 440 3.1. d. La constante de temps τ 1 doit être très supé-
6. ---2-  ---------  1,50 et ----  ---------  1,50 . rieure à la période T de la porteuse pour que la démo-
f1 196 f2 294
dulation soit correcte :
On a donc f n + 1  f n × 1,50 : les fréquences τ 1  10 T .
forment une suite géométrique de raison égale à 1,50. Remarque : Il faut aussi que τ 1 soit inférieure à la
Donc f 4  1,50 × f 3  1,50 × 440  660 Hz . période du signal modulant.
La porteuse a une fréquence f p  100 kHz , sa
période est :
1 1
T p  ----  ------------------------  1,00 × 10 – 5 s
4. Modulation fp 100 × 10 3
et démodulation d’amplitude
 10 µ s.
1. Analyse du son émis par une flûte à bec Il faut donc τ 1  100 µ s .
1.1. Le son produit par la flûte n’est pas un son pur car
• La courbe 1 montre une mauvaise démodulation, elle
son spectre en fréquence comporte plusieurs signaux correspond au circuit avec R 1  15 k Ω .
(harmoniques). • La courbe 2 montre une bonne démodulation, elle
correspond à R 1  150 k Ω .
1.2. La fréquence du fondamental est :
3.2. Pour la courbe 2, la tension uBM oscille avec des
f 1  790 Hz  0,790 kHz . valeurs toujours positives.
1.3. Cinq harmoniques (autres que le fondamental) Pour la courbe 3, la tension uDM oscille avec des
apparaissent dans le spectre : valeurs alternatives.
Rang L’ensemble { R 2 – C 2 } série permet de supprimer la
Fréquence
de l’harmonique composante continue de la tension uBM.
2 f 2  2 × 0,790  1,58 kHz
4. Analyse du signal obtenu après démodulation
3 f 3  3 × 0,790  2,37 kHz 4.1. Le spectre de la tension démodulée montre que la
fréquence du fondamental est toujours égale à 790 Hz.
4 f 4  4 × 0,790  3,16 kHz La hauteur du son émis par le haut-parleur serait la
même que celle du son de la flûte.
5 f 5  5 × 0,790  3,95 kHz 4.2. Le spectre de la tension démodulée présente moins
d’harmoniques que celui du son joué par la flûte. Le
6 f 6  6 × 0,790  4,74 kHz
timbre du son émis par le haut-parleur ne serait donc
pas identique à celui de la flûte.
2. Modulation d’amplitude
2.1. La porteuse est la tension de haute fréquence, c’est
u1(t) dont la fréquence est :
fp  100 kHz ( 790 Hz). 5. Étude d’une cellule végétale
au microscope optique classique
2.2. La forme du signal modulant se retrouve sur l’enve-
loppe supérieure de la tension modulée en amplitude.
2.3. Le taux de modulation est : 1. Position de l'image intermédiaire A 1 B 1
1.1. Schématisation du microscope.
S max – S min 2,5 – 1,4 1,1
m  --------------------------- ≈ ----------------------  ------- ≈ 0,28 .
S max + S min 2,5 + 1,4 3,9 sens de propagation de la lumière

Le taux de modulation est inférieur à 1 donc la modu-


lation est de bonne qualité. B P ∆
F'1 A1 F'2
3. Démodulation A F O1 F2 O2
1

3.1. a. Lorsque la diode est bloquée, le condensateur


de capacité C1 se décharge dans la résistance R1. B1
L2
3.1. b. La constante de temps est τ 1  R 1 × C 1 . L1

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ProfPhysique_SujetsBac.fm Page 62 Lundi, 9. juillet 2007 12:19 12

1.2. Construction de l'image intermédiaire A1B1 : voir 3. Calcul du grandissement


le schéma ci-dessus. 3.1. Le grandissement de la lentille L1 est :
1.3. La formule de conjugaison des lentilles minces O1 A1 A1 B1
(relation de DESCARTES) appliquée à la lentille de γ 1  ------------
-  -----------
-.
centre O1 est : O1 A AB
1 1 1 1 3.2. Soit le point P placé sur le schéma.
------------- – ----------  ------  ------------ .
O1 A1 O1 A f 1′ OF 1′ Les triangles O 1 PF 1′ et A 1 B 1 F 1′ sont semblables,
A1 B1 A 1 F 1′
2. Observation de l'objet à travers le microscope alors -  --------------
----------- -.
O1 P O 1 F 1′
2.1. L'image intermédiaire A1B1 joue le rôle d'un objet
pour l'oculaire L2. On a, de plus :
2.2. Pour que l'image définitive A′B ′ donnée par O 1 P  AB , O 1 F 1′  f 1′ et A 1 F 1′  – ∆ .
l'oculaire L2 soit située à l'infini, il faut que l'image
intermédiaire A1B1 servant d’objet pour l’oculaire soit A1 B1 –∆
Il vient donc γ 1  -----------
-  -------- .
située dans le plan focal objet de l'oculaire L2. AB f 1′
Les points A1 et F2 sont donc confondus. ∆ 180
3.3. γ 1  – ------  – ---------  – 40 .
2.3. Sur le schéma précédent, on place F2 et F 2′ . f 1′ 4,5
Le point F2 est confondu avec A1. Le point F 2′ est le L'inscription portée sur l'objectif est égale à la valeur
point symétrique de F2 par rapport à O2. absolue du grandissement de l'objectif.

62 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_10.fm Page 63 Lundi, 9. juillet 2007 1:08 13

chapitre

chimie
Chromatographies 10
Programme Matériel
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du programme : 1. Principes et caractéristiques
A : Extraire et identifier des espèces chimiques de la chromatographie
(2 séances).
1.1 Chromatographie sur papier
Techniques mises en jeu • Un bécher de 100 mL et un verre de montre pour
et activités fermer le bécher.
Chromatographie (adsorption et partage) sur • Une éprouvette graduée de 10 mL.
couche mince, sur papier ou sur colonne (pipette • Une feuille de papier à chromatographie et une agrafeuse.
Pasteur) (1 séance)
• Des piques à apéritif.
• Colorants alimentaires dans un sirop, dans une boisson
rafraîchissante sans alcool ou dans une confiserie. • De l’eau salée à 20 g . L – 1.
• Colorants du paprika. • Une solution de tartrazine (colorant jaune).
• Sucres dans un jus de fruit. • Une solution de bleu patenté (colorant bleu).
• Identification des principes actifs d’un médicament • Une solution de colorant vert.
(aspirine, paracétamol et caféine).
• Analyse d’un laiton. 1.2 Chromatographie sur couche mince
• Acides aminés, produits d’hydrolyse de l’aspartame. • Un bécher de 100 mL et un verre de montre pour
• Pigments dans les plantes vertes (épinard, oseille, etc.). fermer le bécher.
• Une éprouvette graduée de 10 mL.
Compétences exigibles • Une plaque à C.C.M.
• Réaliser une chromatographie par une technique • Des piques à apéritif.
donnée (couche mince, papier ou colonne).
• Exploiter un chromatogramme. • De l’eau salée à 20 g . L – 1.
• Une solution de tartrazine (colorant jaune).
Réinvestissements • Une solution de bleu patenté (colorant bleu).
Relations structure-propriétés • Une solution de colorant vert.

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1.3 Chromatographie sur colonne • Une pince métallique.


• Un tube de verre de 1 cm de diamètre et de 20 cm de • Un cristallisoir.
haut légèrement effilé et percé à la base. • Un sèche-cheveux.
• Un support de colonne. • Une éprouvette graduée de 10 mL.
• Une spatule. • De l’acide acétique.
• Un entonnoir. • De l’éthanol.
• Une pipette compte-gouttes. • De la butanone.
• Un pipeteur. • Une solution de glucose à 2,5 g . L – 1.
• Une pipette Pasteur. • Une solution de fructose à 2,5 g . L – 1.
• Des tubes à essai et leur porte-tube. • Une solution de saccharose à 10 g . L – 1.
• Du coton. • Une solution de jus d’orange diluée dix fois.
• De l’alumine. • Une solution de permanganate de potassium à
• Une solution saturée de chlorure de sodium. 0,02 mol . L – 1 très acidifiée avec de l’acide sulfurique.
• Un colorant vert.

2. Chromatographies Expérimenter
d’espèces incolores
2.1 Techniques de révélation 1. Principes et caractéristiques
de la chromatographie
• Deux plaques à chromatographie et une paire de
ciseaux. Au premier paragraphe, nous avons choisi de mettre en
• Trois béchers. évidence la différence de nature des chromatographies
sur papier et sur couche mince. Pour cela, nous propo-
• Une lampe à U.V.
sons de réaliser la chromatographie des colorants sur
• Un pot fermé contenant du sable imprégné de papier et sur couche mince, avec le même éluant, l’eau
diiode. salée. Sur papier, c’est le colorant bleu qui migre le plus
• Des piques à apéritif ou capillaires. alors que sur couche mince, c’est le colorant jaune qui
• Une pince métallique. monte le plus haut.
• Un cristallisoir pour contenir la solution de perman-
ganate de potassium. Réponses aux questions
1. Le colorant vert est un mélange de colorants jaune
• Un sèche-cheveux.
et bleu.
• De l’acétate d’éthyle.
2. Le colorant bleu est le plus soluble dans l’eau salée.
• Du toluène.
3. Oui.
• Une solution de glucose à 2,5 g . L – 1.
4. On constate que les colorants migrent de manière
• Une solution de permanganate de potassium à différente. La séparation des espèces n’est donc pas due
0,02 mol . L – 1 très acidifiée avec de l’acide sulfurique. au même phénomène dans les deux chromatographies.
2.2 Identification des principes 5. On recueille d’abord du jaune puis un mélange vert
actifs d’un médicament et enfin du bleu.
• Une plaque à chromatographie et une paire de 6. Comme dans le cas de la C.C.M., c’est le colorant
ciseaux. jaune qui migre plus vite le long de la colonne. La
chromatographie sur colonne est donc de même nature
• Un bécher et un verre de montre pour fermer le
que la chromatographie sur couche mince : c’est une
bécher.
chromatographie d’adsorption.
• Une lampe à U.V.
7. La chromatographie sur colonne permet de séparer
• Des piques à apéritif ou capillaires. et d’identifier les espèces contenues dans un mélange.
• Trois tubes à essai numérotés et leurs bouchons. Elle permet en outre de récupérer les différentes
• Une éprouvette graduée de 20 mL. espèces chimiques.
• Une pipette de 1 mL et 1 pipeteur. y
• De l’acide formique. 8. Rf  ---- .
yE
• Du cyclohexane.
9. Le rapport frontal dépend de la nature du support.
• De l’acétate de butyle.
10. Il n’est pas modifié si l’espèce est contenue dans un
• Du Doliprane® et du Claradol®.
mélange : ceci est à la base de l’identification de la
• De la caféine. nature d’une espèce par chromatographie.
2.3 Identification des sucres
• Un bécher et un verre de montre. 2. Chromatographie
• Une plaque à chromatographie et une paire de d’espèces incolores
ciseaux. Le premier paragraphe met en évidence trois techni-
• Des piques à apéritif ou capillaires. ques de révélations d’espèces incolores :

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• U.V. pour les espèces qui absorbent les radiations de


longueur d’onde égale à 254 nm ;
3. 1. VRAI.
2. FAUX, elles peuvent être identiques.
• diiode pour celles qui donnent des complexes colorés
avec le diiode ; 3. FAUX, le rapport frontal est inférieur ou égal à 1.
4. FAUX, le rapport frontal d’une espèce chimique
• solution de permanganate de potassium acidifié utili-
sable pour les espèces oxydables. dépend de l’éluant et du support.
5. FAUX, la révélation peut être obtenue grâce à une
Ces techniques sont ensuite mises en application dans
lampe à ultraviolet.
le cas de principes actifs d’un médicament et dans le
cas de sucres. Dans les deux cas, il est nécessaire de faire 4. Avec y (E)  4,0 cm, y (E102)  3,4 cm
des dépôts en plusieurs fois. et y (E131)  1,6 cm.
Pour la chromatographie des médicaments, avant de
placer la plaque dans le bécher, on peut s’assurer que 5. 1. Trait 1 : front de l’éluant.
les dépôts ont été réalisés en quantité convenable en Trait 2 : ligne de dépôt.
l’observant sous la lampe à U.V. 2. Ce médicament contient de la caféine et de l’aspirine.
Pour réussir la chromatographie des sucres, il faut : 3. Les espèces incolores doivent être révélées.
• sécher les taches entre chaque dépôt, et sécher la 4. Lampe à U.V. et vapeur de diiode
plaque avant de l’introduire dans le pot à
chromatographie ; Utiliser les acquis
• utiliser une solution de permanganate de potassium très
acidifiée, et plonger la plaque dans la solution de per- 6. 1. La chromatographie permet de séparer et
manganate de potassium quelques secondes seulement. d’identifier des espèces chimiques contenues dans un
Le chauffage après immersion permet de bien faire mélange.
apparaître les taches (décoloration de solution de per- 2. Chromatogramme B : présence de lactose et de
manganate de potassium). maltose.
L’éluant ne permet pas de séparer le glucose et le fructose.
7. 1. Trait A : front de l’éluant.
Réponses aux questions Trait B : ligne de dépôt.
1. La plaque est sensible aux U.V. de longueur d’onde 2. L’huile essentielle contient de la menthone, du
λ  254 nm. À l’emplacement d’une espèce chimique menthol, de l’eucalyptol et du menthofuranne.
absorbant la radiation de longueur d’onde λ  254 nm, 3. Rf (menthone)  0,53.
il apparaît une tache sombre sur un fond fluorescent vert.
2. Il n’existe pas une seule technique de révélation. Il 8. 1. Voir L’essentiel, page 133 et Expérimenter,
convient de choisir la technique adaptée en fonction de § 1.2., page 130.
la nature des espèces à révéler. 2. Le médicament contient de l’acide acétylsalicylique,
3. C’est une extraction par le solvant cyclohexane. du paracétamol et une autre espèce non identifiée.
4. Non. L’observation est en accord. 3. Rf (acide acétylsalicylique)  0,86.
5. Le Doliprane® contient du paracétamol alors que le Rf (paracétamol)  0,52.
Claradol® contient du paracétamol et de la caféine. 4. y (acide acétylsalicylique)  4,3 cm.
6. Non y (paracétamol)  2,6 cm.
7. On repère le saccharose et le fructose, glucose. Mais, y (caféine)  1,4 cm.
il est impossible, par cette chromatographie, de distin-
guer le glucose du fructose car ils ont des rapports 9. 1. Voir L’essentiel, page 133 et Expérimenter,
frontaux identiques. § 1.1., page 130.
2. a. La tache des perles bleues est à la même hauteur
que la tache bleue du colorant vert : les perles bleues
Corrigés des exercices contiennent du bleu patenté.
b. Non.
c. Non.
S’autoévaluer
d. Ils sont en accord pour le bleu et le jaune. En revan-
1. 1. b. et c. 2. a. che, l’azorubine n’a pas été mis en évidence. Ce colorant
3. c. 4. a. 5. a. doit être utilisé pour des perles de couleur orangée.

2. 1. Revoir L’essentiel, « La chromatographie de


10. 1. C6H12O6  2 C2H5OH + 2 CO2
partage », page 133. HO2C-CH2-CHOH-CO2H
2. Relire Expérimenter, § 1.1., page 130.
 HO2C-CHOH-CH3 + CO2
2. Il se produit un dégagement de dioxyde de carbone.
3. Les colorants bleu et jaune ne donnent qu’une
seule tache. La tache bleue doit être plus haute que la 3. Voir Expérimenter, § 2., page 132.
jaune. Le colorant vert est à l’origine de deux taches, 4. Vin A : fermentation non achevée.
l’une à la hauteur du bleu, l’autre à la hauteur du Vin B : fermentation achevée.
jaune. Vin C : fermentation non commencée.

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• Chimie des couleurs et des odeurs, M. Capon,


11. 1. Le para-anisylalcool, en excès, a été oxydé en V. Courilleau et C. Valette, Cultures et Techniques,
para-anisaldéhyde.
Nantes, 1993.
2. Le para-anisaldéhyde, en excès, a été oxydé en
acide para-anisique. • Des teintures égyptiennes aux micro-ondes : cent mani-
pulations de chimie, C. Bureau et M. Defranceschi,
3. On obtient du para-anisaldéhyde et de l’acide
Ellipses, 1993.
para-anisique.
Dans ce cas, l’oxydant a été introduit en excès. • Chimie du petit déjeuner, M. Terrien et J. Fournier,
Cultures et Techniques, Nantes, 1998.
12. 1. La chromatographie d’adsorption est basée
sur la différence d’adsorption, sur la phase station- • Chimie au lycée : mise au point et perspectives, R. Gleize,
naire, des espèces à séparer. Collection Focus, C.R.D.P., Grenoble, 2001.
2. Bleu de méthylène et fluorescéine.
La fraction intermédiaire contient un mélange des REVUES
deux colorants. • « Séparation de colorants par chromatographie »,
3. La première fraction correspond à la substance qui A. Robert, Bulletin de l’Union des Physiciens, n˚ 750,
migre le plus lors d’une C.C.M., alors que la troi- janvier 1993.
sième fraction correspond à celle qui migre le moins. • « Exemples de réactions en chimie organique suivies
par chromatographie sur couche mince », S. Burgeteau
et P. Frère, Bulletin de l’Union des Physiciens, n˚ 831,
Bibliographie février 2001.

LIVRES DOCUMENTS
• Chimie organique expérimentale, M. Chavanne, • Recueils des Olympiades de Chimie, 1994 (volume 2)
A. Jullien, G.J. Beaudouin et E. Flamand, Belin, 1986. et 1998.

66 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
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Extraction chapitre

chimie
de substances
naturelles 11
ampoule de coulée afin de rajouter de l’eau en cours
Programme d’extraction (voir le document 2, page 140).
• Un chauffe-ballon ou mieux un agitateur magnétique
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du programme : chauffant.
A : Extraire et identifier des espèces chimiques (2 séances). • Une pierre ponce ou un barreau ovoïde selon le
moyen de chauffage utilisé.
Techniques mises en jeu • Un support, noix, pinces pour montage de chimie
organique.
et activités
• Une éprouvette graduée de 10 mL, deux de 50 mL et
Extraction (1 séance) une de 100 mL.
• Eugénol dans le clou de girofle. • Une ampoule à décanter de 250 mL.
• Citral et limonène dans l’écorce de citron, d’orange • Deux erlenmeyers.
et dans les feuilles de verveine. • Un agitateur en verre et un verre de montre (mesure
• Trimyristine dans la noix de muscade. du pH au papier pH).
• Acide gallique dans la poudre de Tara. • De petits tubes à essai dans leur support pour
recueillir les deux extraits.
Compétences exigibles • Un dispositif de filtration sur coton ou laine de verre.
• Réaliser une extraction liquide-liquide. • Si possible un évaporateur rotatif pour l’ensemble des
• Commenter un montage expérimental. groupes, sinon une ou deux installations telles que celle
• Choisir la verrerie appropriée pour réaliser une mani- représentées au document 3, page 141, branchées sur
pulation en disposant du protocole expérimental et une trompe à eau.
d’une liste de matériel et de produits disponibles. • Un dispositif pour chromatographie (cuve et son cou-
vercle, petits tubes à essai dans leur support, tubes capil-
Réinvestissements laires, plaque à chromatographie sensible aux U.V., …).
Relations structure-propriétés. • Une lampe à U.V. pour révélation de C.C.M.
• Des clous de girofle (disponible en grandes surfaces).
• De l’eau distillée.
Matériel • Glycérol ou propane-1,2,3-triol.
• Une solution saturée de chlorure de sodium.
1. Extraction de l’eugénol • De l’éther éthylique.
des clous de girofle • Une solution de soude à 2 mol . L– 1.
• Un grand verre de montre ou une coupelle pour la • Une solution d’acide chlorhydrique à 4 mol . L– 1.
pesée • Du papier pH.
• Un mortier et son pilon. • Du sulfate de magnésium anhydre.
• Un dispositif d’entraînement à la vapeur comportant • Du cyclohexane.
entre autre un ballon bicol de 250 mL muni d’une • De l’eugénol pur.

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• De l’acétyleugénol pur. 1. Extraction de l’eugénol


• Un flacon de verre bouché (ou un pot à confiture) des clous de girofle
contenant du sable « de Fontainebleau » et quelques L’exploitation complète de ce T.P., fait appel à des
cristaux de diiode pour la révélation au diiode (pour techniques manipulatoires vues en Seconde et en
cette révélation introduire, après révélation sous U.V., Première S, aux réactions acido-basiques et pour cer-
la plaque dans le flacon et agiter ; le diiode déposé sur taines questions (2 et 13) aux cours sur les esters.
le sable réagit avec certains composés organiques ce qui L’éther étant très inflammable (voir les pictogrammes de
permet de les localiser sur la plaque). la fiche 5 des rabats du manuel) insister auprès des élèves
pour qu’aucune flamme ni aucune étincelle ne se pro-
2. Extraction de la trimyristine duisent pendant la manipulation.
des noix de muscade Cette manipulation ne présente aucune difficulté expé-
rimentale cependant les élèves devront manipuler avec
• Un dispositif de chauffage à reflux (ballon monocol, soin et méthode, en particulier au niveau des différents
réfrigérant à eau). lavages afin de ne pas perdre leurs extraits. Les quanti-
• Un verre de montre ou une coupelle pour la pesée. tés d’huiles obtenues sont faibles (environ 1 g).
• Un chauffe-ballon ou mieux un agitateur magnétique Réponses aux questions
chauffant
1. E : C10H12O2 et A : C12H14O3
• Une pierre ponce ou un barreau ovoïde selon le 2. Le groupe ester est le groupe CH3–CO2–R
moyen de chauffage utilisé.
L’anhydride éthanoïque (CH3–CO)2O permettrait
• Un support, noix, pinces pour montage de chimie d’obtenir A à partir de E avec un bon rendement.
organique. 3. Émulsion : dispersion d’un liquide au sein d’un autre
• Deux éprouvettes graduées de 10 mL et une de avec lequel il n’est pas miscible.
50 mL. 4. L’eugénol et l’acétyleugénol sont insolubles dans
• Un dispositif de filtration avec papier filtre. l’eau.
• Un erlenmeyer. 5. Le chlorure de sodium favorise la séparation des
deux phases, c’est le relargage.
• Un dispositif de filtration sous pression réduite (voir
le document 5, page 142) avec filtre Büchner ou filtre à 6. Ar-OH + HO–  Ar-O– + H2O
verre fritté. Les espèces ioniques ne sont pas solubles dans l’éther et
comme la soude est introduite en excès, l’eugénol, sous
• Deux erlenmeyers.
la forme d’ion eugénolate, est alors en phase aqueuse.
• Si possible un évaporateur rotatif pour l’ensemble des 7. Découper un petit morceau (1 cm) de papier pH, le
groupes sinon une ou deux installations telles que déposer sur un verre de montre, toucher la solution
celles représentées sur le document 3, page 141, bran- avec un agitateur en verre puis humecter le papier pH
chées sur une trompe à eau. avec l’agitateur et comparer à l’échelle de référence.
• Un dispositif pour prise de point de fusion (banc 8. Ar-O– + H3O+  Ar-OH + H2O
Kofler, tube de Thiele, …). L’émulsion est due à des gouttelettes d’eugénol en sus-
• De la noix de muscade en poudre (en grandes surfa- pension dans l’eau.
ces) sinon broyer des noix entières au mortier après les 9. L’acétyleugénol ne possède pas de fonction phénol
avoir cassées avec un petit marteau. et n’est de ce fait pas acide, il ne réagit donc pas avec la
• De l’éther éthylique. soude ; le but des deux réactions acido-basiques effec-
• De l’acétone (propanone). tuées est donc de séparer l’eugénol de l’acétyleugénol.
10. L’extrait B contient de l’acétyleugénol en solution
dans l’éther.
12. P  m (huile) / m (clou de girofle) ; nous avons
Expérimenter trouvé P ≈ 6 %.
13. Le traitement doit se faire à froid car à chaud la
soude réagit avec l’acétyleugénol pour donner une
Deux des quatre manipulations proposées par le pro- réaction de saponification ce qui rendrait impossible la
gramme sont traitées de façon détaillée en Travaux pra- séparation.
tiques. Les deux autres font l’objet de l’Exercice résolu 2
(page 145) et de l’exercice 5 (page 146) où elles sont
décrites de façon très complète. L’extraction du limo- 2. Extraction de la trimyristine
nène d’agrumes, peut avoir été réalisée en Seconde et des noix de muscade
elle est décrite dans les ouvrages de Terminale couvrant L’exploitation complète de ce T.P., fait appel à des tech-
les anciens programmes ; l’extraction de l’acide gallique niques manipulatoires vues en Seconde et en Première
de la poudre de « tara » est une manipulation proposée S et pour certaines questions (1, 7 et 8), aux cours sur
il y a quelques années aux Olympiades de Chimie. les esters.
Les justifications théoriques des méthodes et techni- L’éther et l’acétone (propanone) étant très inflammables
ques mises en œuvre sont regroupées dans L’essentiel, (voir les pictogrammes de la fiche 5 des rabats du
page 143. manuel), insister auprès des élèves pour qu’aucune

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ProfChimie_11.fm Page 69 Mardi, 17. juillet 2007 10:28 10

flamme ni aucune étincelle ne se produisent pendant la Liquide volatil : liquide ayant une température
manipulation. Cette manipulation est très facile à mettre d’ébullition peu élevée et se vaporisant donc facile-
en œuvre et donne de très beaux cristaux blancs. ment.
Lors du chauffage à reflux chauffer très progressive- 2. a. Hydrodistillation ; b. Filtration ;
ment en veillant à ce que le reflux s’effectue dans le
c. Décantation ; d. Recristallisation ;
premier quart du réfrigérant ; dans ces conditions, peu
d’éther se répandra dans la salle de Travaux pratiques. e. Distillation fractionnée ; f. Macération.

Réponses aux questions 5. 1. Le limonène et le citral sont insolubles dans


1. La trimyristine présente le groupe ester. l’eau.
2. Voir la fiche technique n° 4, document A, page 350 2. Pour favoriser le relargage des produits organi-
de Chimie TS, Hachette, 2006. ques.
3. L’huile extraite contient entre autre du limonène
Un réfrigérant à boules permet une plus grande surface
et du citral.
de contact entre les vapeurs et les parois froides du
condenseur qu’un réfrigérant droit. 4. a. Ils présentent des liaisons CC.
3. La trimyristine est soluble dans l’éther. b. Ils peuvent décolorer de l’eau de dibrome orangée.
5. L’aldéhyde. Le test à la liqueur de Fehling la met
4. À chaud, la trimyristine et les impuretés sont dissou-
en évidence expérimentalement.
tes dans la propanone, le mélange est homogène. Lors
du refroidissement, la trimyristine, dont la solubilité 6. On assiste à une combustion d’hydrocarbures pré-
diminue, précipite alors que les impuretés restent dis- sents dans les écorces.
soutes en solution. Dans le bain eau-glace, le mélange 6. 1. Le rôle du réfrigérant est de condenser les
contient un solide : la trimyristine et une solution con- vapeurs formées afin de ne pas perdre les espèces chi-
tenant les impuretés et des traces de trimyristine dans miques extraites.
la propanone.
2. La solubilité de la caféine dans l’eau est beaucoup
8. C13H27–CO2– + H 3O +  C 13H 27–CO 2H + H 2O plus importante à 65 °C qu’à 25 °C ; on chauffe
L’acide formé possédant une longue chaîne carbonée il donc pour extraire le maximum de caféine.
est insoluble dans l’eau. 3. Voir le document D (page 351) de Chimie TS,
Hachette, 2006 pour le schéma de l’ampoule à
décanter. Le dichlorométhane étant plus dense que
l’eau et n’étant pas miscible à celle-ci constitue la
Corrigés des exercices phase inférieure.
La caféine, plus soluble dans le dichlorométhane que
S’autoévaluer dans l’eau, se retrouve presque totalement dans la
phase organique.
4. Il s’agit d’une extraction par solvant.
1. 1. FAUX, ceci n’est vrai que si leurs électronégati- 5. Le rôle du sulfate de magnésium anhydre est de
vités sont différentes.
sécher la phase organique, c’est-à-dire de faire dispa-
2. VRAI. raître toutes traces d’eau susceptibles de rester dans
3. FAUX, ils doivent être disjoints. cette phase.
4. FAUX, car CO2 est une molécule linéaire et symé- 6. Pour purifier un solide, on réalise une recristallisa-
trique. tion.
5. VRAI. 7. La mesure de la température de fusion ou une
chromatographie sur couche mince avec un éluant
2. 1. c 2. b 3. c approprié permettraient de vérifier la pureté de la
2. 4. c 5. c 6. b. caféine.

3. a. Voir le document 2 d’Expérimenter (page 140) 7. Extraction


ou le document B (page 350) de Chimie TS, 1. La vapeur d’eau entraîne les vapeurs des espèces
Hachette, 2006. organiques volatiles.
b. Voir le document D (page 351) de Chimie TS, 2. Le serpentin a pour rôle de refroidir les vapeurs
Hachette, 2006. afin de favoriser leur condensation. Il n’est pas cons-
c. Voir le document 5, § 2. d’Expérimenter (page 142). titué d’un tube rectiligne afin que la surface de
contact entre les vapeurs et le condenseur soit la plus
grande possible.
Utiliser les acquis 3. L’essence de lavande ayant une densité inférieure à
1, se trouve dans la partie supérieure de l’essencier.
4. 1. Mélange homogène de liquides : système consti- Les constituants de l’essence de lavande
tué de liquides miscibles (eau-éthanol). 1. a. L’un des atomes de carbone de la liaison CC
Mélange hétérogène de liquides : système constitué de porte deux groupes méthyle, il n’y a donc pas de dias-
liquides non miscibles (eau-huile). téréo-isomérie de type Z / E.

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b. L’alcool est tertiaire. Bibliographie


2. a. En notant R-OH le linalol l’équation s’écrit :
CH3-CO2H + R-OH  CH3-CO2-R + H2O
LIVRES
Avec les formules topologiques :
• Chimie organique expérimentale, M. Chavanne et
coll., Belin, 1986.
• Organic Experiments, L.F. Fieser et coll., D.C Heath
and Company, Lexington, Massachusetts, 1987.
b. n (linalool)  20 n (éthanoate de linalyle) • Chimie des couleurs et des odeurs, M. Capon et coll.,
 20 M (linalol)/(éthanoate de linalyle) Cultures et Techniques, Nantes, 1993.
 15,7 kg. • Chimie dans la maison, D. Crouzet-Deprost, Cultures
c. L’utilisation de l’anhydride éthanoïque (CH3-CO)2O et Techniques, Nantes, 1996.
3. L’essence de lavande obtenue contient, entre autre, • La Chimie charitable et facile en faveur des dames
du linalol et de l’éthanoate d’éthyle. (1666), Marie Meurdrac, CNRS Éditions, 1997.
• Chimie du petit-déjeuner, M. Terrien et coll., Cultures
8. A. 1. L’isomérie de position. et Techniques, Nantes, 1998.
2. a. L’anéthole présente la stéréo-isomérie Z – E. • Chimie au lycée ; mise au point et perspective,
R. Gleize, CNDP, 2001.
b. Dans le stéréoisomère Z les deux atomes d’hydro-
gène portés par chacun des deux atomes de carbone
de la double liaison sont du même côté de celle-ci
REVUES
alors qu’ils sont de part et d’autre dans le • « La mousse de chêne : une base de parfumerie »,
stéréoisomère E. Pour la Science, n° 116, mai 1987.
B. 1. Le rôle de l’eau est d’entraîner, à l’ébullition, les • « Des substances naturelles, aux produits chimiques »,
espèces organiques. Bulletin de l’Union des Physiciens, n° 695, juin 1987.
2. Voir le document 2, page 140. • « Les matières premières de l’aromatisation », Pour la
Science, n° 160, février 1991.
3. Le chlorure de sodium favorise le relargage des
produits organiques. • « Les acides dans les produits naturels : mythe ou
réalité », Bulletin de l’Union des Physiciens, n° 860,
4. Extraire les espèces organiques comme le suggère janvier 2004.
les solubilités fournies.
• « Quelques idées rafraîchissantes à propos de la
a. La phase aqueuse est la phase supérieure. chimie : autour du (-) menthol », Bulletin de l’Union
b. Précaution : laisser ouvert le robinet de coulée lors des Physiciens, n° 867, octobre 2004.
de l’agitation. • « L’origine de la chimie des substances naturelles »,
5. Sécher la phase organique. Actualité chimique, n° 305, février 2007.

DOCUMENTS
• Document d’accompagnement des programmes de
Seconde. Chimie. Ministère de l’Éducation nationale.
2000.
• Documents annuels ou récapitulatifs des Olympiades
de Chimie.

70 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
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chapitre
Synthèses

chimie
d’additifs
alimentaires 12
Programme Matériel

Ce chapitre correspond à l’une des deux séances 1. Synthèse d’un conservateur :


prévues par l’extrait suivant du programme : l’acide benzoïque
B : Créer et reproduire des espèces chimiques (2 séances). • Un dispositif de chauffage à reflux avec un ballon
bicol muni d’une ampoule de coulée.
Techniques mises en œuvre • Une pipette jaugée de 2,0 mL muni d’un pipeteur.
lors d’une synthèse  • Une éprouvette graduée de 10 mL, une de 25 mL,
• Conservateur alimentaire : acide benzoïque. une de 150 mL.
• Colorant alimentaire : amarante. • Un entonnoir.
• Arôme : vanilline. • Un chauffe-ballon ou un agitateur magnétique
chauffant.
Compétences exigibles • Une pierre ponce ou un barreau ovoïde suivant le
moyen de chauffage utilisé.
• Réaliser les opérations suivantes :
• Un support, noix, pinces pour montage organique.
– chauffage à reflux, distillation,
• Une pipette Pasteur.
– lavage d’une phase organique,
• Un cristallisoir ou récipient en acier pour bain-marie
– séchage d’une phase organique liquide, eau-glace.
– extraction liquide-liquide, séchage d’un solide, • Un dispositif de filtration sous pression réduite avec
– cristallisation, recristallisation un filtre Büchner.
• Appliquer des consignes de sécurité. • Deux erlenmeyers de 150 mL.
• Justifier les opérations d’un protocole à partir de • Un verre de montre et un agitateur en verre (pour
données physicochimiques (température de change- tester le pH).
ment d’état, solubilité, pH, densité). • Du papier filtre.
• Calculer un rendement. • Un verre de montre.
• Un dispositif de mesure de point de fusion.
Réinvestissements • Un ensemble pour chromatographie sur couche
• Groupes caractéristiques. mince (bécher, verre de montre, tubes capillaires, petits
• Équilibre chimique. tubes à essai dans leur support, …).
• Tableau descriptif de l’évolution d’un système chi- • Une lampe à U.V.
mique. • De l’alcool benzylique.
• Contrôle d’une transformation chimique. • Une solution de soude à 2 mol . L– 1.

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ProfChimie_12.fm Page 72 Mardi, 17. juillet 2007 10:33 10

• Une solution de permanganate de potassium à l’ajout d’une pointe de spatule de métabisulfite de


0,25 mol . L– 1. sodium ou de dithionite de sodium éliminera ces
• De l’éthanol (alcool à 95 °C). impuretés en les réduisant.
• Une solution d’acide chlorhydrique à 2 mol . L– 1. Réponses aux questions
• Du papier pH. 2. Les boissons light doivent contenir un conservateur
• De l’eau distillée glacée. car elles ne contiennent pas de sucre qui joue ce rôle
• De l’acétone (propanone), du cyclohexane. dans les boissons ordinairement sucrées.
• De l’éther diéthylique. 3. 2 C6H5–CH3 + 3 O2  2 C6H5–CO2H + 2 H2O
Cette réaction fait intervenir les couples :
2. Synthèse d’un colorant : C6H5–CO2H/C6H5–CH3 et O2/H2O
l’hélianthine 4.
• Un erlenmeyer de 100 mL.
• Deux éprouvettes graduées de 10 mL, une de 25 mL. 5. MnO4– + 3 e– + 4 H+  MnO2 + 2 H2O
• Une pipette jaugée de 1,0 mL muni d’un pipeteur. MnO4– + 3 e– + 2 H2O  MnO2 + 4 HO–
• Un cristallisoir ou un récipient en acier pour bain- C6H5–CO2H + 4 H+ + 4 e–  C6H5–CH2OH + H2O
marie eau-glace. C6H5–CO2– + 4 H2O + 4 e– C6H5–CH2OH + 5 HO–
• Un dispositif de filtration sous pression réduite avec 4 MnO4– + 3 C6H5–CH2OH  4 MnO2 + HO–
un filtre Büchner. + 3 C6H5–CO2– + 4 H2O
• Deux verres de montre. 6. En milieu basique, il se forme l’ion benzoate qui
• Deux agitateurs en verre. reste en solution ; lors de la filtration, seul le précipité
• Une plaque chauffante ou un agitateur magnétique de MnO2 est retenu par le filtre, l’acide benzoïque
chauffant et son barreau. n’apparaît nettement que pour pH  4,2. À pH  1
• Une solution de carbonate de sodium à 0,2 mol . L– 1. le mélange contient très peu d’ions benzoate.
• De l’acide sulfanilique. 7. L’élévateur à croisillons permet de retirer rapidement
• Une solution de nitrite de sodium à 2 mol . L– 1. le dispositif de chauffage ; c’est une sécurité pour éviter
• Une solution d’acide chlorhydrique à 2 mol . L– 1. que la réaction ne s’emballe.
• Une solution de soude à 2 mol . L– 1. 9. Le chauffage à reflux permet d’avoir la vitesse de
• N, N-diméthylaniline. réaction la plus élevée possible sans perdre ni réactifs ni
produits.
• Du chlorure de sodium et de l’alcool à 90 °C.
La pierre ponce permet de réguler l’ébullition et
d’homogénéiser la température du mélange.
Expérimenter 10. n (MnO4– )  30 mmol ;
n (C6H5–CH2OH)  19 mmol.
Parmi les manipulations suggérées par le programme n (MnO4– )  4 n (C6H5–CH2OH)/3 :
nous avons retenu la synthèse de l’acide benzoïque ; la les ions permanganate sont bien en excès.
synthèse de l’amarante et de la menthone sont propo- 4 MnO4– + 3 CH3-CH2OH  4 MnO2 + HO–
sées en exercices (exercices 7 et 9, pages 156-157). Les + 3 CH3–CO2– + 4 H2O
difficultés rencontrées pour trouver leurs réactifs de 11. L’acide éthanoïque CH3–CO2H qui apparaît lors
synthèse et le coût de ceux-ci nous ont conduit à pro- de l’acidification est liquide et soluble dans l’eau ; lors
poser la synthèse d’un autre colorant, lui aussi diazoï- de la seconde filtration il se retrouvera dans le filtrat.
que, l’hélianthine ; des synthèses d’esters sont possibles
12. Lorsqu’une espèce solide précipite, la solution avec
à partir de Résoudre un exercice 2, page 155 ou de
laquelle le mélange est en équilibre est une solution
l’exercice 8, page 157.
saturée de cette espèce. Plus la température est basse,
plus la solubilité de l’acide benzoïque est faible et
1. Synthèse d’un conservateur : moins la solution contiendra d’acide benzoïque non
l’acide benzoïque précipité.
Cette synthèse était déjà traitée dans les anciens pro- 13. L’ajout de quelques gouttes de solution de nitrate
grammes. Nous avons choisi de la réaliser à partir de d’argent à un extrait des eaux de rinçage indiquera, en
l’alcool benzylique ; elle peut aussi être faite à partir du l’absence de précipité, que celles-ci ne contiennent plus
benzaldéhyde. d’acide chlorhydrique H3O+ + Cl–
Des aliments et des boissons contiennent les espèces n ( ac.benz ) m ( ac.benz )
14.   ----------------------------  -----------------------------------------------------------
conjuguées du couple acide benzoïque/ion benzoate ; n ( alc.benz. ) M ( ac.benz )  n ( alc.benz )
ils sont repérés par les codes E 210 (acide benzoïque),
 0,43 m ( ac.benz )
E 211 (benzoate de sodium) et E 212 (benzoate de
potassium). où m (ac.benz) est exprimé en grammes.
Si après filtration du mélange et acidification du filtrat, Nous avons trouvé   0,67, soit 67 %.
le précipité obtenu n’est pas parfaitement blanc et pré- Ce rendement n’est pas de 100 % car :
sente des traces marrons de dioxyde de manganèse, – l’avancement maximal n’était peut-être pas atteint ;

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– des ions benzoate peuvent être restés dans le précipité 5. n (ac.sulf.)  5,8 mmol ; n (N, N-dim.)  7,9 mmol.
d’oxyde manganèse ; L’acide sulfanilique est le réactif limitant.
– de l’acide benzoïque a été dissous lors du rinçage à la n ( hél. ) m ( hél. )
filtration ;   ---------------------
-  ----------------------------------------------
n ( ac.sulf ) M ( hél. )  n ( ac.sulf )
– de l’acide benzoïque reste en solution lors de la
recristallisation, la solution en équilibre avec le solide  0,53 m ( hél. ) .
étant une solution saturée d’acide benzoïque. Nous avons trouvé   0,78, soit 78 %.
15. Ajouter 10 mL d’éther diéthylique au filtrat F , 6. Dissoudre une pointe de spatule du produit préparé
agiter vigoureusement et récupérer la phase organique. dans 10 mL d’eau ; répartir cette solution dans deux
Recommencer avec 10 mL d’éther diéthylique ; ras- tubes à essai. Au premier ajouter goutte à goutte, tout
sembler les deux extraits puis éliminer le solvant avec, en agitant, une solution d’acide chlorhydrique à
si possible, un évaporateur rotatif. Le solide blanc alors 2 mol . L– 1 et au second une solution de soude à
récupéré est de l’acide benzoïque caractérisable par son 2 mol . L– 1.
point de fusion ou une C.C.M. Observer et noter les teintes obtenues (rouge dans le
premier, jaune dans le second).
2. Synthèse d’un colorant :
l’hélianthine
De nombreux colorants alimentaires artificiels sont des
colorants diazoïques. Corrigés des exercices
Les réactifs nécessaires à la synthèse de l’amarante étant
difficiles à se procurer et relativement chers, nous avons
préféré synthétiser un colorant diazoïque bon marché S’autoévaluer
même si ce n’est pas un colorant alimentaire.
D’autre part l’amarante ayant été l’objet d’une polémi- 1. 1. VRAI.
que à propos de son éventuel caractère cancérigène, 2. FAUX, disparition de toute trace d’eau.
nous avons préféré éviter de la faire manipuler par les 3. VRAI.
élèves. L’étude du protocole de sa synthèse fait cepen- 4. FAUX, séparation de liquides miscibles et ayant des
dant l’objet de l’exercice 9, page 157. températures d’ébullition différentes.
Faire observer les pictogrammes des produits aux élèves 5. FAUX, c’est bien l’espèce la plus volatile qui passe
et prendre les précautions manipulatoires qui s’imposent en premier en tête de colonne mais c’est celle qui à la
(leur faire porter des gants pour manipuler NaNO2). température d’ébullition la plus basse.
L’acide nitreux HNO2 est instable, il se dismute en ion
nitrate et en monoxyde d’azote selon l’équation : 2. 1. F : inflammable ; T : toxique ; C : corrosif ;
3 HNO2  2 NO + NO3– + H 3O + Xn : nocif.
Le monoxyde d’azote formé s’oxyde en dioxyde d’azote 2. F : éviter toute flamme ;
roux qui peut éventuellement se dégager lors de la réac- T : porter des gants appropriés ;
tion effectuée. C : éviter le contact avec la peau ;
Cette instabilité de HNO2 justifie qu’on le synthétise Xn : ne pas respirer les vapeurs.
in situ pour cette synthèse par la réaction acido-basique
d’équation : 3. 1. La mesure de la température de fusion ou une
NO2– + H3O+  HNO2 + H2O chromatographie sur couche mince avec un éluant
L’utilisation d’une solution de carbonate de sodium approprié permettrait de vérifier la pureté du diphényle.
favorise la dissolution de l’acide sulfanilique en le 2. La mesure de la température d’ébullition ou de
transformant en sa base conjuguée. l’indice de réfraction, ou une chromatographie sur
Les colorants diazoïques se décomposent généralement couche mince avec un éluant approprié, permettrait
avant de fondre ce qui explique qu’on ne peut les de vérifier la pureté de l’acétate d’amyle.
caractériser par leur point de fusion.
4. 1. a. Voir le document A, page 350, de Chimie TS
Réponses aux questions Hachette, 2006.
2. L’ion nitrite se transforme en son acide conjugué b. Voir le document de L’essentiel, page 153, ou le
selon : document C, page 351 de Chimie TS Hachette, 2006.
NO2– + H3O+  HNO2 + H2O 2. Voir le document D, page 351 de Chimie TS,
Équation de la formation de l’ion diazonium : Hachette, 2006.
HO3S–C6H4–NH2 + HNO2 + H3O+ a. Deux phases : l’eau est la phase inférieure.
 HO3S–C6H4–N  N+ + 3 H2O b. Deux phases : l’eau est la phase supérieure.
3. HO3S–C6H4–N  N+ + C6H5–N(CH3)2 + H2O c. Une seule phase : l’eau et l’éthanol étant miscibles.
 HO3S–C6H4–N  N–C6H4–N(CH3)2 + H3O+
4. Il se produit une réaction acido-basique d’équation : 5. 1. ρ  nexp(E )/nmax(E ) où nexp(E ) est la quantité
de E expérimentalement obtenue et nmax(E ) la quan-
HO– + Na+ + HO3S–C6H4–N  N–C6H4–N(CH3)2
tité maximale de E attendue.
 H2O + Na+ + –O3S–C6H4–N  N–C6H4–N(CH3)2

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ProfChimie_12.fm Page 74 Mardi, 17. juillet 2007 10:34 10

2. Quelques raisons : 7. L’anhydride acétique ou éthanoïque (CH3CO)2O


– avancement maximal non atteint ; donne avec le méthanol une réaction totale et assez
– perte au rinçage ; rapide. S’hydrolysant facilement pour donner l’acide,
il doit être utilisé en absence d’eau.
– présence de l’espèce préparée à saturation dans la
solution en équilibre avec le solide. 9. 1. En notant B : R–NH2 , l’ion diazonium s’écrit
R– N 2+
6. 1. ρ (I)  0,200/0,250  0,800 ;
ρ (II)  0,145/0,180  0,806. 2. Substitution d’un H+ par R N 2+
3. a. Réaction acido-basique.
2. ρ (I)  0,210/0,250  0,840 ; b. Nombreuses alternances de liaisons C–C et CC
ρ (II)  0,145/0,200  0,725 ; c. Présence de la liaison –NN–
ρ (III)  0,125/0,160  0,781. 4. a. ANa3  A3– + 3 Na+ ; Qr  [Na+]3 . [A–].
b. Lorsque [Na+] , Qr  K et évolution sens ← : la


Utiliser les acquis précipitation de ANa3 est favorisée.
5. n (B )  6,00 mmol ; n (D)  6,03 mmol ;
7. A. 1. À 20 °C : menthol solide et menthone B : réactif limitant ; n (M)  3,77 mmol, d’où :
liquide. ρ  63 %.
À 60 °C : tous deux liquides. 6. Amarante : indicateur coloré de pH.
2. MnO 4– + 4 H aq+ + 3 e–  MnO + 2 H O
2 2
C9H18CO + 2 H+ + 2 e–  C9H18CHOH 10. 1. Le relargage favorise la séparation de l’ester
+  2 MnO
de la phase aqueuse.
2 MnO 4– + 3 C9H18CHOH + 2 H aq 2
Le lavage à l’hydrogénocarbonate de sodium élimine
+ 3 C9H18CO + 4 H2O toute trace d’acide présente dans la phase organique.
B. 3. À 60 °C : mélange liquide homogène. Le rinçage à l’eau distillée élimine les ions et les
4. n (KMnO4)  1,01 mmol ; espèces solubles dans l’eau présents dans la phase
n (C9H18CHOH)  1,03 mmol. organique.
3n (KMnO4)  2n (C9H18CHOH) ; Le séchage élimine toute trace d’eau de la phase orga-
KMnO4 en excès. nique.
5. Le mélange passe du violet au marron. 2. Le sulfate de magnésium ou le chlorure de calcium
C. 6. La phase organique. anhydre.
7. La phase organique : menthone, cyclohexane ; la 3. ρ  nexp (E ) / nmax (E ) où nexp (E ) est la quantité
phase aqueuse : ions K+ ; SO 42– ; H aq
+ ; MnO – .
4
de E expérimentalement obtenue et nmax (E ) la
8. La menthone est la seule extraite par le cyclo- quantité maximale de E attendue.
hexane. τ  xf / xmax où xf est l’avancement final de la réac-
9. L’évaporation du cyclohexane. tion et xmax son avancement maximal.
D. 10. Oui ; une tache due à la menthone. n ( HCO 2 –C 2 H 5 )  n ( H 2 O )
4. a. K  ------------------------------------------------------------------
-
11. La révélation par oxydation par MnO 4– . n ( HCO 2 H )  n ( C 2 H 5 OH )
b. K  xf2/ ( ( n  x f )  ( n  x f ) ).
8. 1. Voir le dessin de L’essentiel, page 153 ou le
document C, page 351 de Chimie TS, Hachette, c. xmax  0,200 mol ; xf  0,164 mol, d’où :
2006. τ  0,820.
2. CH3CO2H + CH3OH  CH3CO2CH3 + H2O 5. a. ρ  0,640.
3. H2SO4 apporte les ions H+ qui catalysent cette b. ρ  τ, car nE  xf , en effet les opérations de
réaction. relargage, lavage et rinçage entraînent des pertes de
4. Le liquide recueilli lors de cette distillation est le l’ester synthétisé.
plus volatil, c’est-à-dire celui qui a la plus basse tem-
pérature d’ébullition, c’est l’ester.
5. Son élimination du milieu a pour conséquence de Bibliographie
faire diminuer le quotient de réaction qui devient
inférieur à K ; le système évolue spontanément dans
le sens direct, sens de la formation de l’ester.
LIVRES
La réaction d’estérification est favorisée. Tout livre de Chimie organique d’enseignement supé-
6. n (acide)  0,525 mol ; n (alcool)  0,494 mol ; rieur de Premier cycle notamment :
l’alcool est ici le réactif limitant. • Guide des arômes, colorants, additifs alimentaires,
N (ester)  0,397 mol. P. Galtier, J.-P. Delarge, 1976.
n ( ester ) • Les Colorants synthétiques, M. Hedayatullah, PUF,
  ----------------------
-  0,80 soit 80 %. 1976.
n ( alcool )
• E comme additifs, M.Hanssen, Flammarion, 1987.

74 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_12.fm Page 75 Lundi, 9. juillet 2007 5:19 17

• Chimie des couleurs et des odeurs, M. Capon et coll., • « Flavonoïdes et anthocyanes », Bulletin de l’Union
Cultures et Techniques, Nantes, 1993. des Physiciens, novembre, n° 768, novembre 1994.
• Histoire de la Chimie, B. Bensaude-Vincent et • « Regards sur l’histoire des colorants artificiels au
e
I. Stengers, La Découverte, 1993. XIX siècle : du rôle de la rosaniline », Bulletin de
• Chimie, option Sciences expérimentales Première S, l’Union des Physiciens, n° 769, décembre 1994.
A. Durupthy et coll., Hachette, 1994. • « L’authenticité des sirops naturels de grenade par des
• Traité de chimie organique, Vollhardt et Schore, De techniques de laboratoire » Bulletin de l’Union des Phy-
Boeck, 1999. siciens, n° 812, mars 1999.
• Chimie PC.PC*, Durupthy et coll., H Prépa, • « Actualité chimique », numéros spécial Chimie et
Hachette, 2004. vie quotidienne, n° 11, novembre 1999.
• « La science dans votre assiette : jeux de couleurs avec
REVUES les anthocyanes » Bulletin de l’Union des Physiciens,
• « Enseigner la chimie organique en utilisant des pro- n° 822, mars 2000.
duits courants », Bulletin de l’Union des Physiciens,
n° 684, mai 1986. DOCUMENTS
• « Oxydation of benzaldéhyde to benzoic acide » • Documents annuels ou récapitulatifs des Olympiades
Chem 13 News, n° 202, mars 1991. de Chimie.
• « Quelques expériences chimiques sur les composés • Numéros de la revue Que choisir consacrés aux additifs
alimentaires » Bulletin de l’Union des Physiciens, n° 708, alimentaires, notamment les numéros 273 (juin 1991),
novembre 1988 et n° 753, avril 1993. 275 (septembre 1991) et 323 (janvier 1996).

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ProfChimie_13.fm Page 76 Lundi, 9. juillet 2007 1:29 13

chapitre
Synthèses
chimie

13 d’espèces
azotées

Programme Matériel

Ce chapitre correspond à la seconde séance prévue par 1. Les groupes amides et imines
l’extrait suivant du programme : • Une hotte fixe ou mobile.
B : Créer et reproduire des espèces chimiques (2 séances). • Un erlenmeyer de 150 mL éventuellement fixé sur un
support.
Techniques mises en œuvre • Un cristallisoir contenant un mélange eau-glace pilée.
lors d’une synthèse • Une pipette simple muni de son pipeteur ou une
• Synthèse d’une imine présentant les propriétés d’un pipette Pasteur.
cristal liquide. • Des lunettes et des gants de protection.
• Synthèse d’un amide à propriétés analgésiques : le • Du chlorure de benzoyle.
paracétamol. • Une solution concentrée commerciale d’ammoniac.
• Synthèse d’un polyamide : le nylon. • Des tubes à essai dans leur portoir.
• Une solution de 2,4-dinitriphénylhydrazine.
Compétences exigibles • Du benzaldéhyde et de l’acétone.
• Réaliser les opérations suivantes : chauffage à reflux,
distillation, lavage d’une phase organique, séchage 2. Synthèse d’un amide :
d’une phase organique liquide, extraction liquide-
liquide, séchage d’un solide, cristallisation, recristallisa- le paracétamol
tion. • Un erlenmeyer de 250 mL muni d’un condenseur à
• Appliquer des consignes de sécurité. air et un erlenmeyer de 100 mL.
• Justifier les opérations d’un protocole à partir de • Un agitateur magnétique chauffant ou une plaque
données physicochimiques (température de change- chauffante.
ment d’état, solubilité, pH, densité). • Un barreau magnétique ou une pierre ponce.
• Calculer un rendement. • Une éprouvette graduée de 10 mL et une de 25 mL.
• Reconnaître le groupe caractéristique amide. • Un cristallisoir pour bain-marie chaud.
• Une pipette graduée de 5 mL.
Réinvestissements • Un bain-marie eau-glace.
• Groupes caractéristiques. • Un dispositif de filtration avec filtre Büchner ou à
• Équilibre chimique. verre fritté.
• Tableau descriptif de l’évolution d’un système chimique. • Du papier filtre.
• Contrôle d’une transformation chimique. • Un verre de montre.

76 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_13.fm Page 77 Lundi, 9. juillet 2007 5:24 17

• Un dispositif pour prise de point de fusion. découlent ; utiliser de petites quantités de chlorure de
• Un ensemble pour chromatographie sur couche benzoyle.
mince (cuve, verre de montre, petits tubes à essai dans Dans l’équation, nous n’avons pas fait apparaître HCl ;
leur portoir, tubes capillaires, …). bien évidemment, en présence d’un excès d’ammoniac,
• Une lampe à U.V. cet acide réagit pour donner NH 4+ + Cl–. Notons que
• Du para-aminophénol et de l’acide acétique. lors d’une synthèse au laboratoire, on réalise très
• De l’anhydride éthanoïque et de l’eau distillée. souvent cette réaction en présence d’une amine ter-
tiaire ou de la pyridine dont le but est de « fixer » HCl.
• De l’acétate de butyle et du cyclohexane.
Indiquer aux élèves que les anhydrides d’acide peuvent
• De l’acide formique ou méthanoïque.
remplacer les chlorures d’acyle dans la synthèse des
amides selon, par exemple, la réaction d’équation :
3. Synthèse de polyamides : les nylons R – NH2 + ( R CO)2O  R– CO – NHR + R CO2H
• Un bécher bas de 150 mL. La synthèse du paracétamol illustre cette réaction. Le
• Deux éprouvettes graduées de 15 mL. programme demande aux élèves de savoir reconnaître
• Un crochet ou une pince à épiler. le groupe amide.
• Une baguette en verre ou un agitateur. Pour présenter le groupe imine, les expériences propo-
• Une solution de dichlorure d’hexanedioyle à 5 % sées, déjà vues en Première S, peuvent être effectuées
dans le dichlorométhane. par les élèves. Elles permettent d’introduire simple-
• Une solution d’hexaméthylènediamine ou hexane- ment la notion de groupe imine ; les hydrazones ne
1,6-diamine dans l’eau. sont pas généralement considérées comme de vraies
imines mais possèdent un groupe identique à celui
présent dans les imines : >C  N–. Ce groupe se
4. Synthèse d’une imine retrouve dans de nombreux cristaux liquides (voir le
ayant un comportement § 4, page 162).
de « cristal liquide » Bien respecter l’ordre d’introduction des réactifs, les
• Un dispositif de chauffage à reflux avec un ballon hydrazones étant solubles dans un excès de composés
monocol. carbonyles. L’hydrazone du benzaldéhyde est beaucoup
• Un agitateur magnétique chauffant ou un chauffe- plus rouge que celle de l’acétone en raison d’un grand
ballon. nombre de liaisons délocalisées dans le premier cas.
• Un barreau magnétique ou une pierre ponce. Aucune exigence du programme sur le groupe imine.
• Une éprouvette graduée de 10 mL. Trois Travaux pratiques sont proposés :
• Un cristallisoir ou un récipient pour bain-marie eau- – le premier, la synthèse du paracétamol (page 160),
glace. plus classique et plus facile à mettre en œuvre paraît
• Une pipette graduée de 5 mL. incontournable ;
• Un bécher de 50 mL. – la manipulation proposée sur les nylons (page 161)
pourrait être réalisée par le professeur ;
• Un dispositif de filtration avec filtre Büchner ou à
verre fritté. – la manipulation sur les cristaux liquides (page 162)
peut poser des problèmes d’approvisionnement en
• Du papier filtre.
réactifs.
• Deux verres de montre.
• Deux pipettes Pasteur. Réponses aux questions
• 4-heptyloxybenzaldéhyde et 4-butylaniline. 1. CH3–CO–NH–C6H5
• De l’éthanol (alcool à 95°) et de l’acide éthanoïque. CH3–CO-Cl + 2 C6H5–NH2  CH3–CO-NH–C6H5
+ C6H5– NH 3+ + Cl–
2. benzaldéhyde : C6H5–CHO
Expérimenter propanone : CH3–CO–CH3
L’introduction de groupes caractéristiques nouveaux C6H5–CH N– R :
nécessite, dans ce chapitre, de faire un peu de cours C6H5–CHO + R –NH2 C6H5–CH N– R
avant de commencer les Travaux pratiques. + H2O
(CH3)2C N– R :
1. Les groupes amides et imines (CH3)2CO + R NH2 (CH3)2C N– R + H2O
O H
2. Synthèse d’un amide :
Le groupe amide – C – N – n’étant plus au programme
de Chimie Terminale S doit être présenté en Spécia- le paracétamol
lité. Nous proposons d’introduire ce développement par Cette synthèse d’un médicament très utilisé comme
une manipulation très facile à réaliser. Il est conseillé de analgésique et antipyrétique permet de revenir sur la
montrer aux élèves le modèle moléculaire du benzamide. purification d’un solide par recristallisation.
Bien observer les pictogrammes des réactifs utilisés et La manipulation proposée est très classique et figurait
respecter les consignes de manipulation qui en dans l’ancien programme de Chimie Terminale S.

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ProfChimie_13.fm Page 78 Mardi, 17. juillet 2007 10:40 10

Réponses aux questions être faite en « expériences de cours » pour illustrer la


2. Le chauffage favorise la dissolution du para-amino- notion de polyamides durant la séance précédente.
phénol. L’acide acétique est ici un solvant ; en réagis- Réponses aux questions
sant avec la base azotée Ar–NH2 il favorise sa 1. –(CH2)4–NH-CO–(CH2)4-CO-NH–
dissolution ; peut-être joue-t-il aussi un rôle catalyti-
que. –(CH2)6-NH-CO–(CH2)8–CO-NH–
–NH-CO–(CH2)11–
3. HO–C6H4–NH2 + (CH3CO)2O
3. Dans une polycondensation il y a élimination d’une
 CH3–CO–NH–C6H4–OH + CH3CO2H « petite » molécule (eau, chlorure d’hydrogène, …) ce
4. Le paracétamol étant très peu soluble dans l’eau qui n’est pas le cas dans une polyaddition. D’autre part
froide, on rince à l’eau glacée afin d’éviter de trop un polymère de polyaddition a la même composition
perdre de produit lors du rinçage. massique que son monomère, ce qui n’est pas le cas
5. Le para-aminophénol étant soluble à chaud et à pour une polycondensation.
froid dans l’eau, cette impureté du paracétamol reste 4. Protéines ; liaison peptidique.
dans l’eau lors de la recristallisation. 6. La première solution introduite est la plus dense
Le paracétamol est lui soluble à chaud et peu soluble d’où son introduction en premier pour éviter un
à froid dans l’eau, d’où la technique. mélange non désiré des réactifs.
On utilise une quantité minimale d’eau bouillante 7. n ClOC–(CH2)4–COCl + n H2N–(CH2)6–NH2
pour la recristallisation afin que la quantité de paracé-  Cl–[OC–(CH2)4–CO–HN–(CH2)6–NH]n
tamol qui reste dans la solution en fin de recristallisa- –H + (2 n-1) HCl
tion soit la plus faible possible. 8. Le chlorure d’hydrogène est un acide, il réagit avec
En effet, si s est la solubilité du paracétamol à la tem- la base hexane-1,6-diamine ou avec l’eau.
pérature du bain-marie eau-glace, la quantité n de
paracétamol qui reste en solution vaut n  V  s où
V est le volume de la solution lors de la recristallisa- 4. Synthèse d’une imine
tion. ayant un comportement
Complément de « cristal liquide »
L’observation d’un diagramme binaire solide liquide Le T.P. présenté est une manipulation proposée il y a
avec liquides miscibles et solides non miscibles permet de quelques années dans le cadre des Olympiades de
bien comprendre la nécessité de refroidir le plus possible Chimie où des industriels avaient fourni les principaux
et d’utiliser un minimum de solvant. réactifs.
6. En pesant les cristaux à intervalles de temps régu- La recherche documentaire sur les cristaux liquides est
liers on pourra estimer qu’ils seront secs lorsque la passionnante.
masse trouvée restera constante.
Réponses aux questions
7. n (para-amin.)  25 mmol ;
2. C7H15O–C6H4–CHO + H2N–C6H4–C4H9 
n (anh. éth.)  37 mmol.
C7H15O–C6H4–CH N–C6H4–C4H9 + H2O
Le para -aminophénol est le réactif limitant.
3. L’éthanol est ici un solvant
n ( amide )
  --------------------------------- 4. L’acide éthanoïque peu favoriser la dissolution de la
n ( para-amin. ) base azotée et catalyser la réaction.
m ( amide ) 5. Les cristaux liquides sont solubles dans l’éthanol à
 ---------------------------------------------------------------
M ( amide )  n ( para -amin. ) chaud d’où la nécessité, pour obtenir un bon rende-
ment, de les rincer à froid.
 0,265  m ( amide ) .
6. L’imine préparée est soluble à chaud dans l’éthanol
Nous avons trouvé   71 %. mais peu soluble à froid, alors que l’amine et l’aldé-
Ce rendement n’est pas de 100 % car : hyde, qui peuvent éventuellement constituer les impu-
– l’avancement maximal n’était peut-être pas atteint ; retés, y sont solubles à chaud et à froid, d’où le choix
de ce solvant.
– du paracétamol a été dissous lors du rinçage à la
filtration ; 7. n (amine)  4,3 mmol ; n (aldéhyde)  4,0 mmol ;
le benzaldéhyde est le réactif limitant.
– du paracétamol reste en solution lors de la recristal-
lisation, la solution en équilibre avec le solide étant n ( imine )
  ----------------------------
une solution saturée de paracétamol. n ( aldéhyde )
8. Si le dépôt du tube T3 donne une seule tache, le m ( imine )
 ---------------------------------------------------------
paracétamol préparé est pur, dans le cas contraire il M ( imine )  n ( aldéhyde )
est impur.
 0,71 m ( imine ) .
Nous avons trouvé environ 45 %. Il n’est pas de 100 %
3. Synthèse de polyamides : les nylons car l’avancement maximal n’a peut-être pas été atteint,
La manipulation proposée peut être réalisée en Travaux des pertes de produits se sont produites au lavage et à la
pratiques ; cependant vue sa brièveté elle peut également recristallisation, …

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ProfChimie_13.fm Page 79 Mercredi, 18. juillet 2007 9:05 09

Corrigés des exercices 4. 2 NH3 + CO2  (NH2)CO + H2O


5. a. CH3–CO2–C2H5 + CH3–NH2
S’autoévaluer  CH3–CO–NH–CH3 + C2H5OH
b. CH2(CO2C2H5)2 + (NH2)2CO
1. 1. a. NH3 b. C6H5–NH2 c. CH3NH(C2H5) b.  acide barbiturique (C4O3N2H4) + 2 C2H5-OH
2. a. C2H5–CO–NH–C2H5 6. n (urée)  20 mmol ; n (malon.)  20 mmol ;
b. C2H5–CO–N(C2H5)2 6. n (ac.barb.)  11,9 mmol.
c. C2H5–CO–NH–C6H5 6.   59 %.
7. Recristallisation pour purifier car l’acide barbituri-
2. a. caféine : amides (2) ; amines (2).
que est soluble dans l’eau à chaud mais pas à froid.
b. asparagine : amine ; acide carboxylique ; amide.
8. Par la température de fusion.
c. aspartame : acide carboxylique ; amine ; amide ; ester. 9. a. Sous la forme A–
d. piracétam : amides (2). b. C2H5O– + H3O+  C2H5OH + H2O
3. 1. a. –OC–(CH2)6–CO–HN–(CH2)8–NH– K  8 . 1015.
b. –OC–C6H4–CO–NH–C6H4–NH– A– + H3O+  AH + H2O ; K   107.
2. a. HO2C–(CH2)10–CO2H + H2N–(CH2)4–NH2 8. 1. a. Dihydrogène H2
b. HO2C–(CH2)10–NH2 b. Ammoniac : NH3.
4. 1. a. CH3O–C6H4–CH  N–C6H4–C4H7 2. IV → V : oxydoréduction.
b. C5H11–C6H4–CH  N–C6H4–C6H13 VI → VII : acidobasique.
2. a. C7H15–C6H4–CHO et H2N–C6H4–NH2 3. C6H10O + 2 NO 3– + 2 H aq
+

b. n mol de diamine et 2n mol d’aldéhyde.  C6H10O4 + 2 NO + H2O


4.  tot  (  )8  27 %. Nécessité d’améliorer chaque
5. 1. (CH3CO)2O + C6H5–NH2 rendement.
 C6H5–NH–CO–CH3 + CH3–COH 5.
2. Le mélange eau-acide acétique est le solvant le plus n HO2C–(CH2)4–CO2H + n H2N–(CH2)6–NH2 
indiqué. HO–[OC–(CH2)4–CO–HN–(CH2)6–NH]n– H
3. L’acétanilide souillé est dissout à chaud dans un + (2 n – 1) H2O
volume minimum du mélange eau-acide acétique, le
mélange alors obtenu est refroidi dans un mélange 9. 1. nylon-6 : –HN–(CH2)5–CO–
glace-sel. L’acétanilide pur cristallise, alors que l’ani- 9. 1. nylon-12 : –HN–(CH2)11–CO–
line reste en solution. 2. Motif du Kevlar® :
–CO–C6H4–CO–NH–C6H4–NH–
Utiliser les acquis
10. 1. CH3–O–C6H4–CHO + H2N–C6H4–C4H9
6. 1. Anhydride éthanoïque : (CH3CO)2O  CH3–O–C6H4–CH N–C6H4–C4H9 + H2O
2. (CH3CO)2O + H2N–C6H4–OH 2. a. Un cristal liquide correspond à un état de la
 CH3CO–HN–C6H4–OH + CH3CO2H matière intermédiaire entre l’état solide et l’état
liquide. Il est constitué de molécules organiques qui
3. Voir le document 5, page 142.
peuvent, selon les conditions expérimentales, s’orien-
4. Purifier le paracétamol, soluble dans l’eau chaude ter parallèlement les unes aux autres donnant ainsi
et peu soluble dans l’eau froide. un ordre local.
5. Le produit brut est impur, le produit recristallisé b. Le M.B.B.A. est un cristal liquide de type bâtonnet
est pur. car sa molécule a une forme allongée.
6. Par la mesure de la température de fusion du 3. Les deux réactifs sont solubles à froid et à chaud
solide obtenu. dans l’éthanol absolu alors que le M.B.B.A. n’y est
7. a. n (A)  58 mmol ; n (para-amin.)  38,5 mmol. soluble qu’à chaud.
A est en excès. 4. Le M.B.B.A. souillé est dissous à chaud dans un
b. L’un est un solvant l’autre est le réactif en excès. volume minimum d’éthanol absolu, le mélange alors
8. n (P.P)max  38,5 mmol ; n (P.P)réel  20,4 mmol ; obtenu est refroidi dans un mélange glace-sel. Le
  52 %. M.B.B.A pur cristallise alors que les impuretés
restent en solution.
7. 1. Voir tout dictionnaire. 5. n (B)  0,030 mol ; n (M)  0,020 mol ;
2. Éthanol pur (sans eau). n (M.B.B.A)  0,015 mol ;   0,77.
3. a. 2 C2H5OH + 2 Na  2 C2H5O– + 2 Na+ + H2 6. Le para-méthoxybenzaldéhyde réduit la liqueur de
b. Afin d’éviter toute destruction du sodium par Fehling, un précipité rouge de Cu2O apparaît lors de
l’eau. la réaction.

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ProfChimie_13.fm Page 80 Lundi, 9. juillet 2007 1:29 13

• Chimie industrielle, R. Perrin et J.-P Scharff, Masson,


Bibliographie 1993.
• Traité de chimie organique, Volhardt et Schore, Édi-
tions De Boeck, 1999.
LIVRES • Chimie PC. PC*, A. Durupthy et coll., H Prépa,
• Tout livre de Chimie organique d’enseignement Hachette, 2004.
supérieur de Premier Cycle notamment : • L’Encyclopædia Universalis, article « Cristaux liquides ».
• Histoire des plastiques, BD, Infoplast, EDI, 1982. DOCUMENTS
• Initiation aux plastiques et aux composites, G. Chrétien, • Documents annuels ou récapitulatifs des Olympiades
Tec. et Doc, 1990. de Chimie.

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chapitre

chimie
Dosages
par étalonnage 14
• Des solutions de sulfate de magnésium de concentra-
Programme tions 10,0 ; 8,0 ; 6,0 ; 4,0 ; 2,0 mmol . L– 1.
• Une ampoule de sulfate de magnésium.
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du programme : • Une solution de sulfate de magnésium diluée 100 fois.
C : Effectuer des contrôles de qualité (4 séances). • De l’eau distillée

Techniques mises en jeu


et activités 2. Utilisation
de la spectrophotométrie 
A. Étalonnage (1 séance)
• Ions fer dans un vin ou dans une bande magnétique. 2.1 Dosage du bleu de méthylène dans un collyre
• « Chlore dans une eau de piscine ». • Dix tubes à essai et leur bouchon.
• Colorant alimentaire dans des confiseries. • Deux burettes graduées.
• Cuivre dans un laiton. • Trois béchers de 100 mL.
• Bleu de méthylène dans un collyre. • Un spectrophotomètre et des cuves.
• Une solution S0 de bleu de méthylène à 10,0 mg . L– 1.
Compétences exigibles • De l’eau distillée et du collyre.
• Distinguer un dosage par étalonnage d’un dosage par • Une solution de collyre diluée 50 fois.
titrage d’après le protocole expérimental. 2.2 Dosage de l’élément fer dans un vin blanc
• Exploiter une courbe d’étalonnage.
• Neuf tubes à essai + sept bouchons.
Réinvestissements • Une fiole jaugée de 100 mL et son bouchon.
• Une pipette jaugée de 10,0 mL.
Grandeurs physiques : absorbance, conductance, pH. • Quatre pipettes graduées de 5,0 mL et un pipeteur.
• Deux burettes graduées.
• Un erlenmeyer de 100 mL et son bouchon.
• Un entonnoir et une spatule.
Matériel • Un bécher de 100 mL.
• Du papier-filtre.
• Une solution de sulfate de fer(III)
1. Utilisation de la conductimétrie • Une solution de thiocyanate de potassium à 2 mol . L– 1.
• Une fiole jaugée de 50,0 mL. • Du sel de MOHR.
• Une pipette jaugée de 5,0 mL et un pipeteur. • Une solution acidifiée de sel de MOHR à 0,50 g . L– 1
• Un conductimètre et la notice d’étalonnage. en ions fer(II).
• Six béchers et un thermomètre. • De l’eau distillée.
• La solution pour étalonner le conductimètre • Une solution d’acide sulfurique à 6 mol . L– 1.

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ProfChimie_14.fm Page 82 Lundi, 9. juillet 2007 1:33 13

• Une solution d’eau oxygénée à 20 volumes. 2. Utilisation


• Une solution d’acide sulfurique à 2 mol . L– 1. de la spectrophotométrie
• Du vin blanc.
2.1 Dosage du bleu de méthylène dans un collyre
• Du noir de carbone.
Le bleu de méthylène ou chlorure de méthylthioni-
nium est présent dans des collyres destinés à traiter des
Expérimenter infections bactériennes superficielles de l’œil. Nous
avons utilisé le collyre Laiter bleu qui contient 2 mg de
bleu de méthylène pour 10 mL de collyre.
Il nous semble important, dans ce chapitre, de présen-
ter les deux types de dosage par étalonnage qui font Les solutions de bleu de méthylène sont très colorées.
l’un et l’autre l’objet de sujets de baccalauréat. Nous avons préparé d’abord 250 mL de solution à
1,0 g . L– 1 à partir de bleu de méthylène en poudre,
puis la solution S0 par dilution.
1. Utilisation Il ne nous a pas semblé nécessaire de faire réaliser ce
de la conductimétrie travail aux élèves.
Ce T.P. peut donner lieu, en cours d’année, à un Pour des raisons d’économie (conditionnement du
exemple de T.P. évalué. C’est dans ce but que l’on ne collyre en très petit volume, pour un groupe de
fait réaliser qu’une seule solution étalon. Dans ce cas, Travaux pratiques il faudrait acheter de nombreux
on peut adapter le texte du T.P. évalué sur le dosage du flacons de collyre), nous donnons aux élèves la solution
chlorure de calcium dans un déshydratant qui figure de collyre diluée. En revanche, ils devront indiquer
dans le livre élève. comment diluer 50 fois le collyre commercial.
Réponses aux questions La manipulation peut être faite avec un spectrophoto-
mètre utilisé avec la longueur d’onde de 660 nm. On
1. Hypomagnésémie : manque de magnésium. peut également utiliser des colorimètres et, dans ce cas,
Arythmie cardiaque : trouble du rythme cardiaque. choisir un filtre qui absorbe une radiation contenue
2. MgSO4, 7 H2O dans la zone ou A est grande. Un filtre absorbant une
3. Espèces chimiques présentes : Mg2+ (aq), SO 42– (aq)
longueur d’onde de 590 nm convient.
et H2O ( ). Réponses aux questions
4. Dans le cas d’une solution diluée, la conductivité  1. Collyre : médicament utilisé dans des affections ocu-
est telle que : laires.
   Mg 2+  [ Mg 2+ ]   SO 2–  [ SO 42– ] 2. Le collyre utilisé contient du bleu de méthylène,
4
espèce chimique colorée.
Or [ Mg 2+ ]  [ SO 42– ] = C , on en déduit : 3. Pour une solution diluée contenant une seule espèce
  (  Mg 2+   SO 2– )  C . colorée, l’absorbance A est proportionnelle à la concen-
4
tration C de cette espèce.
La conductivité est dans ce cas proportionnelle à la 4.
concentration C.
t (mg . L– 1) 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0
5. La conductivité dépend de la concentration C. Elle
peut donc être utilisée comme technique de dosage par V S (mL) 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0
0
étalonnage. Il suffit de comparer la conductivité de la Veau (mL) 9,0 8,0 7,0 6,0 5,0
solution de concentration inconnue à celle de solutions
A 0,164 0,325 0,495 0,650 0,809
étalons contenant la même espèce de concentration
connue. t (mg . L– 1) 6,0 7,0 8,0 9,0 10,0
6. C5  1,0 mmol . L– 1.
V S (mL) 6,0 7,0 8,0 9,0 10,0
0
7. Prélever avec une pipette jaugée ou graduée 5,0 ml
de solution S0 , les verser dans une fiole jaugée de Veau (mL) 4,0 3,0 2,0 1,0 0
50 mL. Compléter avec de l’eau jusqu’au trait de jauge. A 0,926 1,134 1,254 1,404 1,52
Boucher et homogénéiser.
5. Pour effectuer des mesures précises, il faut utiliser
8. On mesure les conductivités dans cet ordre pour que
une radiation de longueur d’onde égale (ou voisine) du
d’éventuelles traces de solutions concentrées ne modi-
maximum d’absorption. On choisit ici une longueur
fient pas la valeur de la conductivité. Dans ce cas, il
d’onde égale à 660 nm.
n’est pas nécessaire de rincer la sonde conductimétri-
que entre chaque mesure. 6. et 7. Les résultats indiqués dans le tableau ci-dessus
permettent de tracer la courbe A  f (t) et de vérifier
9. Le graphe est une droite passant par l’origine pour
ainsi la validité de la loi de BEER-LAMBERT dans ce
0  C  5 mmol . L– 1.
domaine de concentration.
10. C  6,4 mmol . L– 1 et donc, dans l’ampoule :
8. La dilution est nécessaire pour obtenir une solution
Ca  0,64 mol . L– 1. dont la concentration appartient à la zone d’étalon-
11. m  Ca . V . M  1,6 g. nage.

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ProfChimie_14.fm Page 83 Lundi, 9. juillet 2007 1:33 13

9. et 10. Pour le collyre dilué, A  0,639. À l’aide de


la représentation graphique, on obtient une concentra- Corrigés des exercices
tion massique égale à 4,0 mg . L– 1.
Pour le collyre commercial, t  0,20 g . L– 1 ce qui
correspond à l’indication du fabricant. S’autoévaluer
2.2 Dosage de l’élément fer dans un vin blanc 1. 1. a. 2. c. 3. b ou d.
Pour la décoloration du vin, il faut employer du noir
de carbone végétal préparé de façon physique et non
2. 1. Le graphe   f ( C ) est une droite passant
par l’origine car la solution de chlorure de sodium
par voie chimique. Cependant, pour éviter d’avoir à
étant diluée, la conductivité est proportionnelle à la
décolorer le vin, il est possible d’utiliser un vin blanc
concentration.
très peu coloré et de prendre comme référence pour
l’absorbance le vin blanc lui-même. 2. C0  5,2 mmol . L– 1.
L’eau oxygénée, en excès dans les différents mélanges, 3. 1. Pour 0  C  8,0 mmol . L– 1.
oxyde lentement les ions thiocyanate, ce qui provoque la 2. Cmax  14 mmol . L– 1.
destruction de l’ion complexe et la décoloration de la
3. C  6,6 mmol . L– 1.
solution. Il est donc nécessaire d’utiliser l’échelle de
teintes le plus rapidement possible après sa préparation. 4. 1. C1  50 mmol . L– 1 ; C2  25 mmol . L– 1 ;
Il est possible de faire une évaluation de l’ordre de 4. 1. C3  10 mmol . L– 1 ; C4  2,5 mmol . L– 1.
grandeur de la concentration à partir de l’échelle de
2. Le graphe est une droite passant par l’origine.
teintes ou bien de faire un dosage par étalonnage en
mesurant l’absorbance. 3. C  29 mmol . L– 1.

Réponses aux questions


Utiliser les acquis
1. L’élément fer dans le vin provient essentiellement du
matériel utilisé lors des vendanges, de la vinification et 5. 1. C  4,9 mmol . L– 1.
du sol.
5. 1. C0  0,49 mol . L– 1.
2. Fe3+ (aq) + SCN– (aq)  [Fe (SCN)]2+ (aq)
2. m  1,1 g.
3. (NH4)2 Fe (SO4)2, 6H2O (s)
 2 NH 4+ (aq) + Fe2+ (aq) + 2 SO 42– (aq) 6. 1. On procède à une dilution de facteur de dilu-
Dans le sel de MOHR, l’élément fer se trouve sous tion égal à 2. On prélève à l’aide d’une pipette jaugée
forme d’ions fer(II). V0  5,0 mL de solution mère et on utilise la fiole
4. Non. jaugée de volume V1  10,0 mL.
5. L’eau oxygénée oxyde l’ion Fe2+ en ion Fe3+ qui 2.   400 nm domaine des ultraviolets.
donne alors avec l’ion thiocyanate l’ion complexe 3. A augmente lorsque c augmente. Or A2 A1 donc
coloré. c2 c1 : le café 2 sera plus excitant que le café 1.
H2O2 (aq) + 2 Fe2 + (aq) + 2 H3O+ (aq) 4. Sur le document 1, pour   271 nm on lit A  0,5.
 4 H2O ( ) + 2 Fe3+ (aq) À l’aide du document 2, on en déduit c  16 mg . L– 1.
6. Il suffit de reprendre l’expérience en remplaçant le 5. D’après le document 1, on constate que pour une
sel de MOHR par le vin. même concentration, A (228)  A (271).
7. m = 1,75 g. Sur le document 3, pour une même concentration,
A2 A3 donc la droite (3) correspond à l’étalonnage
8. Prélever 10 mL de solution S0 à l’aide d’une pipette
effectué à 228 nm.
jaugée, les introduire dans une fiole jaugée de 100 mL
et ajouter de l’eau jusqu’au trait de jauge. 7. 1. Décolorer le Coca-Cola®.
9. et 10. 2. t0  1,0 mmol . L– 1 ;
Tube n° 1 2 3 4 5 6 t (Coca-Cola®)  5,0 mmol . L– 1.
V S (mL) 0,50 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0
0 8. 1. 3 Mn (s) + 2 NO 3– (aq) + 8 H3O+ (aq)
Veau (mL) 7,0 6,5 6,0 5,5 5,0 4,5  3 Mn2+ (aq) + 2 NO(g) + 12 H2O ( )
tFe 2. NO (g) + 1
2 O2 (g)  NO2 (g)
2,5 5,0 7,5 10,0 12,5 15,0 3. 2 Mn2+ (aq) + 5 IO 4– (aq) + 9 H2O ( )
(mg . L– 1)
A 0,197 0,388 0,590 0,775 0,980 1,17  2 MnO 4– (aq) + 5 IO 3– (aq) + 6 H3O+ (aq)
4. Régler l’absorbance au zéro avec une solution
11. On se place au voisinage de l’absorption maximale incolore.
pour améliorer la sensibilité des mesures et la précision 5. t (mg . L– 1)  (0 ; 2,0 ; 4,0 ; 6,0 ; 8,0 ; 10,0).
du dosage. 7. t (échantillon)  5,3 10– 3 g . L– 1.
12. La solution est orangée, donc elle absorbe des t ( S  )  2,65 10– 2 g . L– 1.
radiations ayant la couleur complémentaire c’est-à-dire
t ( S )  2,65 g . L– 1.
bleu vert.
8. m (Mn)  0,265 g, soit 26,5 %.
13. Voir tableau ci-dessus.

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9. 1. nD  4,0 10– 4 mol de diode initialement Le couple oxydant/réducteur correspondant est :


introduit. RCOO–/RCOH
2. a. Le diiode est réduit : c. Au bout d’une demi-heure, il reste encore du
I2 (aq) + 2 e–  2 I – (aq). diiode, seule espèce colorée : c’est le réactif en
b. Si I2 est réduit alors RCOH (aq) est oxydé, excès. Donc le glucose est le réactif limitant de la
RCOH (aq) est donc un réducteur. Tandis que transformation car les ions HO – ont été introduits
RCOO– (aq) est un oxydant. en excès.
3. a.
Équation I2 + 3HO– + RCOH = RCOO– + 2 H2O + 2 I–
État initial nD excès nG 0 grande 0
État final n D – xf excès n G – xf xf grande 2 xf
b. En supposant la réaction totale, alors : La correction a été faite dans l’édition suivante.
xf  xmax  nG. nR  [I2 (aq)] × V  3,0 × 10– 3 × 50 × 10– 3
D’après le tableau d’avancement, on retrouve :  1,5 × 10– 4 mol.
nG  nD – nR c. nG  nD – nR  2,5 × 10 mol. –4
4. a. Cette courbe est une droite passant par l’origine.
d. Dans 2,0 mL de jus de fruit, il y a :
Elle est la représentation graphique d’une fonction
nG  2,5 × 10– 4 mol.
linéaire. Il y a proportionnalité entre A et [I2 (aq)].
Dans 1 L, soit 1 000 mL de jus de fruit, il y a
De plus cette courbe est une courbe d’étalonnage.
n G mol de glucose avec n G  1,3 × 10– 1 mol de
b. Par lecture graphique, pour A  1,5 : glucose.
[I2 (aq)]  3,0 mmol . L– 1.
mG  n G . MG  23 g de glucose dans 1 L de jus de
Dans le livre élève imprimé en mars 2007, le graphe fruits.
comporte des erreurs de graduation, il indique notam-
ment 30 mmol . L– 1 au lieu de 3,0.

Bibliographie

LIVRES • « L’analyse du vin », Bulletin de l’Union des Physiciens,


n° 775, juin 1995.
• Le vin, de l’analyse à l’élaboration, D. Delande et coll.,
Tec et Doc, 1990. DOCUMENTS
• Chimie, option Sciences expérimentales Première S,
A. Durupthy et coll. Hachette, 1994. • Recueils des Olympiades de Chimie, 1992 (volumes 1
• Chimie au lycée, mise au point et perspectives, et 2), 1994, 1998, 2000.
R. Gleize, collection Focus, CRDP, Grenoble, 2001. • Recueil des quatre premières Olympiades.

REVUES CASSETTE VIDÉO


• « Le fer et le vin », Bulletin de l’Union des Physiciens, • Chimie des matériaux (volume 1), Collection In situ,
n° 775, juin 1995. Hachette, 2002.

84 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
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chapitre

chimie
Titrages
d’oxydoréduction 15
Programme Matériel

Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du pro- 1. Comment titrer la vitamine C ?


gramme officiel :
C : Effectuer des contrôles de qualité.
1.2 Titrage direct
• Une balance électronique.
Concernant les « contrôles de qualité », chaque fois • Un presse-agrumes.
que possible, il est demandé de comparer les résultats • Un entonnoir et son support.
relatifs à la détermination d’une quantité de matière à • Deux béchers et deux erlenmeyers.
des normes fournies. • Une éprouvette graduée de 50 mL.
• Une pipette jaugée de 10,0 mL et un pipeteur ou une
Techniques mises en jeu propipette.
• Un agitateur magnétique et un barreau aimanté.
et activités
• Une burette graduée de 25 mL et son support.
B. Titrage direct (d), indirect (i) • Un peu de coton.
1. Réaction d’oxydoréduction (1 séance) • Une petite spatule en cas d’utilisation de thiodène.
• Vitamine C dans un jus de citron (d ou i). • Un compte-gouttes en cas d’utilisation d’empois
• Éthanol dans un vin (i). d’amidon.
• Eau oxygénée officinale (d). • Un citron.
• Eau de Javel (i). • De l’empois d’amidon ou du thiodène.
• Dioxyde de soufre total dans un vin blanc (i). • Une solution de diiode à 5,0 × 10– 3 mol . L– 1.
• Ions fer dans un produit phytosanitaire, un minerai • Un morceau de papier filtre blanc.
ou une bande magnétique (i).
1.3 Titrage indirect
Compétences exigibles • Une balance électronique.
• Un presse-agrumes.
• Exploiter un titrage.
• Un entonnoir et son support.
• Distinguer un titrage direct d’un titrage indirect
• Deux béchers et deux erlenmeyers
d’après le protocole expérimental.
• Une éprouvette graduée de 25 mL.
• Une pipette jaugée de 10,0 mL et un pipeteur ou une
Réinvestissements propipette.
• Réactions d’oxydoréduction. • Une pipette jaugée ou graduée de 20,0 mL.
• Tableau descriptif de l’évolution d’un système chimi- • Un agitateur magnétique et un barreau aimanté.
que. • Une burette graduée de 25 mL et son support.
• Équivalence. • Un peu de coton.

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• Une petite spatule en cas d’utilisation de thiodène. l’erlenmeyer et l’agitateur magnétique de façon à être
• Un compte-gouttes en cas d’utilisation d’empois dans de bonnes conditions pour repérer la fin du titrage.
d’amidon. Réponses aux questions
• Un citron. 1. On reconnaît les groupes hydroxyle OH et ester
• De l’empois d’amidon ou du thiodène. R – COO- R .
• Une solution de diiode à 5,0 × 10– 3 mol . L– 1. Les familles auxquelles ils appartiennent sont, respecti-
• Une solution de thiosulfate de sodium à 5,0 × 10– 3 vement celles des alcools primaire, secondaire et celle
mol . L– 1. des esters.
• Une pissette d’eau distillée. Les deux groupement hydroxyle liés à un atome de
• Un morceau de papier filtre blanc. carbone trigonal correspondent à la famille des énols.
3. a. I2 (aq) + C6H8O6 (aq)
Il est intéressant de travailler en utilisant, pour les deux
titrages, le jus d’un même citron mais, selon la teneur  2 I– (aq) + C6H6O6 (aq) + 2 H+ (aq)
en jus des citrons utilisés, il pourra être nécessaire de b. On peut prélever un volume précis de solution de
recommencer : presser le citron, filtrer le jus obtenu, vitamine C à doser et le titrer par une solution de
mesurer son volume, etc. diiode de concentration connue.
Il est possible d’utiliser de l’empois d’amidon ou du
2. Titrage de l’eau de Javel thiodène pour améliorer le repérage de la fin du titrage.
• Des pipettes jaugées de 5,0 mL et 10,0 mL et une 4. a. Avec une précision de l’ordre du millilitre, on
propipette ou un pipeteur. peut utiliser une éprouvette graduée.
• Une fiole jaugée de 50,0 mL. b. Le prélèvement de ce volume précis nécessite l’utili-
sation d’une pipette jaugée de 10,0 mL.
• Une éprouvette graduée de 25 mL.
5. Il faut éliminer les bulles d’air dans la partie infé-
• Un erlenmeyer.
rieure de la burette avant d’ajuster le zéro.
• Un agitateur magnétique et un barreau aimanté.
6. L’empois d’amidon et/ou le thiodène permettent
• Une burette de 25 mL et son support. d’améliorer la qualité du repérage de la fin du titrage.
• Une petite spatule en cas d’utilisation de thiodène. En effet, la solution de départ est déjà légèrement
• Un compte-gouttes en cas d’utilisation d’empois teintée et le début de la persistance de la coloration due
d’amidon au diiode est délicat à repérer à la goutte près alors que
• De l’eau de Javel. l’apparition de la coloration noirâtre du complexe
• Une solution d’iodure de potassium à 0,10 mol . L– 1. diiode-empois d’amidon est très facile à déceler.
• Une solution d’acide chlorhydrique à 1 mol . L– 1. 7. n (C6H8O6)  n (I2)E  C  V E
• Une solution de thiosulfate de sodium à 0,10 mol . L– 1. n ( C6 H8 O6 ) CV
8. [C6H8O6]  ----------------------------
-  --------------E-
• Du thiodène ou de l’empois d’amidon. V0 V0
• Une pissette d’eau distillée. m (C6H8O6)  [C6H8O6]  Vtotal  M (C6H8O6)
m ( C6 H8 O6 )
9. P  ------------------------------
-
m ( citron )
Expérimenter 10. a. (1) I2 (aq) + C6H8O6 (aq)
_
 2 I (aq) + C6H6O6 (aq) + 2 H+ (aq)
1. Comment titrer la vitamine C ? b. (2) I2 (aq) + 2 S 2 O 32– (aq)  2 I– (aq) + S 4 O 62– (aq)
Les élèves ont déjà utilisé l’empois d’amidon ou le 11. Le mélange réactionnel doit rester coloré. Si ce
thiodène plusieurs fois pour réaliser un titrage iodomé- n’est pas le cas, il faut ajouter un volume connu et
trique. Il permet de bien repérer l’apparition, ou la dis- précis de la solution de diiode.
parition, du diiode dans une solution. 12. ntot (I2)  C  V .
La coloration observée, lorsqu’on ajoute de l’empois 13. Le diode restant après la réaction (1) est titré par la
d’amidon dans une solution de diiode, est due à la solution de thiosulfate de sodium selon la réaction
formation d’un complexe entre la molécule de diiode (2) ; d’où :
et l’amidon. Celui-ci est un polymère du glucose n ( S 2 O 32– ) E C   V E
constitué de deux types de chaînes : l’amylose à n 2 ( I 2 )  -------------------------
-  --------------------
-.
chaîne linéaire et l’amylopectine à chaîne ramifiée. 2 2
Ces chaînes s’enroulent en hélice et les molécules de 14. n 1 ( I 2 )  n tot ( I 2 )  n 2 ( I 2 )
diiode pénètrent à l’intérieur de ces hélices. Le com-
plexe formé a généralement une couleur très foncée : C   V E
bleue noir. Cependant, parfois, on peut observer une  C  V  --------------------- .
2
couleur marron : cela dépend de la longueur des D’après l’équation (1) :
chaînes dans le polymère.
Il s’agit d’un titrage colorimétrique : les élèves devront C   V E
n ( C )  n 1 ( I 2 )  C  V  --------------------
-.
veiller à disposer un morceau de papier filtre blanc entre 2

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15. Les résultats diffèrent souvent légèrement ; le b. (2) I2 (aq) + 2 S 2 O 32– (aq)  2 I– (aq) + S 4 O 62– (aq)
titrage indirect, qui laisse du temps pour que la réac- 3. Pipeter 5,0 mL d’eau de Javel, les introduire dans une
tion (1) se déroule, est plus précis. fiole jaugée de 50,0 mL, compléter jusqu’au trait de
jauge avec de l’eau distillée, boucher et homogénéiser.
2. Titrage de l’eau de Javel Il faut :
– une fiole jaugée de 50,0 mL avec son bouchon,
Les berlingots du commerce sont généralement à 12°
– une pipette jaugée de 5,0 mL munie d’un pipeteur,
chlorométriques, mais les « berlingots » commerciaux
– une pissette d’eau distillée,
sont à 48° chlorométriques : il faut donc le contrôler
– l’eau de Javel à diluer.
et diluer quatre fois ces solutions avant de les confier
aux élèves pour qu’ils suivent le protocole proposé. Par 4. a. Une pipette jaugée de 10,0 mL.
ailleurs, le degré chlorométrique diminue sensiblement b. Une éprouvette graduée de 25 mL.
au cours du temps et il est très fréquent de trouver un 5. La réaction (1) entre les ions hypochlorite et iodure
degré inférieur au degré attendu. Certains berlingots consomme des protons hydratés. De plus, cela permet
portent d’ailleurs la mention : « eau de Javel à 48° en d’éviter la réaction de dismutation du diiode en ions
sortie d’usine ». Le degré chlorométrique de l’eau de iodure et iodate qui a lieu en milieu basique.
Javel commence à diminuer trois mois après sa sortie 6. Pour mieux repérer la fin du dosage.
d’usine ! … n ( S 2 O 32– ) C   V E
Actuellement, le degré chlorométrique tend à être rem- 7. n 1 ( I 2 )  -------------------------E-  ---------------------
-.
2 2
placé par le pourcentage en chlore actif, qui est égal à la
masse de dichlore obtenue à partir de 100 g de produit. 8. a. n (ClO–)  n0 (ClO–) – x ;
L’ordre d’introduction des réactifs : eau de Javel, iodure n (I–)  n0 (I–) – 2x ; n (H+)  n0 (H+) – 2x ;
de potassium, acide chlorhydrique doit être respecté n (I2)  n0 (I2) + x = x ; n (Cl–)  n0 (Cl–) + x.
pour éviter de libérer dans l’atmosphère du dichlore b. Le réactif limitant est l’ion hypochlorite :
par réaction de médiamutation entre les ions chlorure C   V E
et hypochlorite, réaction qui a lieu en milieu acide et x max  n 0 ( ClO – )  n 1 ( I 2 )  --------------------- -.
2
qui a causé de nombreux accidents domestiques. On c. Il suffit que les ions iodure soient présents en excès,
peut attendre un peu pour ajouter l’acide chlorhydri- leur excès n’a pas besoin d’être connu ; d’où le choix de
que, on peut aussi le remplacer par de l’acide acétique l’éprouvette graduée pour mesurer le volume de solution
de même concentration. d’iodure de potassium. En effet, ce n’est pas de la verre-
Réponses aux questions rie de précision.
1. Au e
XVIII siècle, le chimiste français Claude Louis n 0 ( ClO – ) C   V E
BERTHOLLET découvre les propriétés décolorantes du 9. C 0  ---------------------- -  --------------------- -
V 2V
dichlore. Il en tire un procédé de blanchiment des tissus
C 0  10  C 0 .
utilisant une solution d'hypochlorite de sodium : c’est
l'eau de Javel qui tire son nom du nom du village, Javel, 10. n (Cl2)  C 0  V t avec Vt  1,00 L, d’où ;
situé à l’ouest de Paris, où est construite la première usine C0  Vt  R  T
V ( Cl 2 )  -------------------------------- -
fabricant la dite eau. Elle est d’abord utilisée comme déco- P
lorant puis, à partir du XIXe siècle comme désinfectant, et avec T  273 K et P  1,013  105 Pa.
pour le traitement de l'eau potable.
Le volume est obtenu en m3 ; d’où le degré chlorométri-
L’eau de Javel est utilisée comme décolorant et antisepti- que qui correspond à la valeur de ce volume exprimé en L.
que (bactéricide, sporicide, fongicide et virucide) : elle
Le résultat obtenu est souvent inférieur à la valeur
est utilisée en milieu hospitalier pour désinfecter le petit
annoncée.
matériel, les locaux et s’avère efficace pour désinfecter les
objets en cas de risques vis à vis du virus du Sida. 11. Le dosage est indirect puisque deux réactions sont
ici mises en jeu.
Elle est obtenue, en général, par réaction directe entre
le dichlore et la soude eux-mêmes produits par électro-
lyse de solution de chlorure de sodium :
Cl2 + 2 (Na+ + OH–) → Corrigés des exercices
(Na+ + ClO–) + (Na+ + Cl–) + H2O
La réaction est fortement exothermique et la tempéra- S’autoévaluer
ture ne doit pas dépasser 40 ˚C afin de limiter la dis-
mutation des ions hypochlorites en ions chlorates et 1. Voir le document 3, page 181.
chlorures. On obtient des concentrations de 12,5 % à
25 % de chlore actif. L'eau de Javel peut aussi être 2. 1. b. 2. b. 3. a et b.
obtenue directement par électrolyse de solution de
chlorure de sodium dans des cellules ne comportant 3. c.
pas de séparation entre les compartiments anodiques et
cathodiques. 4. 1. FAUX, lors d’un titrage direct, la place de la
solution de l’espèce titrée n’est pas imposée.
2. a. (1) ClO– (aq) + 2 I– (aq) + 2 H+ (aq)
2. VRAI.
 I2 (aq) + Cl– (aq) + H2O ( )

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3. VRAI. 8. 1. a. Les ions cuivre(II) doivent être totalement


4. FAUX, dans le dosage de l’eau de Javel (voir § 2.2, consommés et doivent donc constituer le réactif limi-
page 182), la quantité d’ions I– n’a pas besoin d’être tant.
connue avec précision, il doit seulement y avoir excès b. Il s’agit d’un titrage indirect car deux réactions
d’ions iodure. sont mises en jeu.
2. a. À l’équivalence, les réactifs de la réaction (2) ont
5. 1. A : titrage direct ; B : titrage indirect. été mélangés dans les proportions stoechiométriques :
2. d. 3. c.
n E ( S 2 O 32– ) n
n ( I 2 )  -------------------------
-  ----E- .
Utiliser les acquis 2 2
n
6. 1. 2 Fe3+ (aq) + Zn(s)  2 Fe2+ (aq) + Zn2+ (aq) b. n ( I 2 )  ----0- .
2
2. Cr 2 O 72– (aq) + 6 Fe2+ (aq) + 14 H+ (aq)
n 2n ( I ) n CV
 2 Cr3+ (aq) + 6 Fe3+ (aq) + 7 H2O ( ) c. [ Cu 2+ ]  -----0-  ---------------
2 E E
 ------  ---------------
3. Avant l’équivalence : orange + vert pâle : orange.
V1 V1 V1 V1
–1
Après l’équivalence : orange + vert foncé : marron.  0,25 mol . L .
On utilise le diphénylaminesulfonate de baryum 9. 1.
pour repérer l’équivalence.
thermomètre
4. Il s’agit d’un titrage direct.
eau
5. À l’équivalence : réfrigérant à eau

n ( Fe 2+ )
------------------  n E ( Cr 2 O 72– )  C  V E .
6 colonne à distiller eau

D’où : n (Fe2+)  6  C  V E  1,15  10– 3 mol. éprouvette


graduée
6. m (Fe)  n (Fe2+)  M (Fe)  0,0639 g, ballon
distillat
soit 63,9 mg. chauffe-
m ( Fe 2+ )
P ( Fe )  ------------------
ballon
-  0,639 , soit 63,9 %.
m
7. 1. Un catalyseur accélère une réaction sans en 3. a. La coloration verdâtre de la solution S3 est due
modifier le bilan ni l’état final. à la formation d’ions Cr3+.
2. 2 I– (aq)  I2 (aq) + 2 e– b. On bouche l’erlenmeyer pour limiter la vaporisa-
H2O2 (aq) + 2 H (aq) +
 2 H2O ()+ 2 e– tion de l’éthanol, ce qui fausserait la détermination du
degré alcoolique et libérerait des vapeurs inflammables
(1) H2O2 (aq) + 2 H+ (aq) + 2 I– (aq)  2 H2O () + I2 (aq) c. L’alcool est le réactif limitant, il est totalement
3. (2) I2 (aq) + 2 S 2 O 32– (aq)  2 I– (aq) + S 4 O 62– (aq) oxydé ; la quantité n0 d’alcool oxydé est donc égale à
4. Le titrage est indirect puisque la réaction de titrage la quantité initiale d’alcool :
(2) met en jeu le produit de la réaction (1) entre le n
peroxyde d’hydrogène et les ions iodure. nf (ol)  n0 – 3xmax  0 d’où xmax  ----0- .
3
5. À l’équivalence, les réactifs ont été mélangés dans
les proportions stoechiométriques de la réaction (2) : nrest ( Cr 2 O 7 )  n0 ( Cr 2 O 7 ) – 2x
2– 2–

n ( S 2 O 32– ) E C   V E n
n ( I 2 )  -------------------------
-  --------------------
-.  C 1  V 1 – 2x  C 1  V 1 – 2 ----0-
2 2 3
Or, le diode titré a été formé par la réaction (1), sa qui correspond à la relation attendue.
quantité peut être reliée à la quantité initiale de 4. a. À l’équivalence du titrage, les réactifs ont été
peroxyde d’hydrogène : mélangés dans les proportions stoechiomériques de la
Équation H2O2 (aq) + 2 H+ (aq) + 2 I– (aq) =2 H2O () + I2 (aq) réaction :
Quantités n (H2O2) excès –
n0 (I ) grande 0
Cr 2 O 72– (aq) + 14 H3O+ (aq) + 6 Fe2+ (aq)
initiales
Quantités
 2 Cr3+ (aq) + 6 Fe3+ (aq) + 21 H2O ()
n (H2O2) – xmax excès n0 (I–) – 2 xmax grande xmax
finales
n E ( Fe 2+ ) C2  V2
nrest ( Cr 2 O 72– )  --------------------
-  ---------------- - , soit :
C   V E 6 6
D’où n (H2O2)  xmax  n (I2)  -------------------- -
2 n
 0,600 mmol.  C 1  V 1  2 ----0-
3
La concentration C en peroxyde d’hydrogène de la
C2  V2
solution diluée s’en déduit :  ----------------- , d’où :
n ( H2 O2 ) 6
 6,00  10  2 mol . L .
–1
C  ---------------------- C1  V1 C2  V2
V n0  3 ---------------- -  -----------------
La solution commerciale est 200 fois plus concentrée : 2 4
Ccom  200 C  12,0 mol . L– 1. qui correspond à la relation attendue.

88 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_15.fm Page 89 Mardi, 17. juillet 2007 10:42 10

• Traité de chimie organique, K. P. C. Vollhardt, Éditions


b. n0  2,05 × 10– 3 mol.
Universitaires, 1990.
5. a. La quantité n0 est la quantité d’éthanol conte- • Chimie option sciences expérimentales Première S spécial
nue dans 10,0 mL de solution S2. 100 mL de solu- professeur, A. Durupthy et coll., Hachette, 1994.
tion S2 contiennent tout l’éthanol contenu dans les • Chimie industrielle, R. Perrin et J.-P. Scharff, Masson,
10 mL de vin considérés. 1995.
La quantité néthanol d’éthanol contenu dans 100 mL • Chimie dans la maison, J. Fournier et coll., Cultures
de vin est donc égale à 100 n0 : et Techniques, Nantes, 1996.
n éthanol  100n0  0,205 mol.
V éthanol n éthanol  M éthanol
REVUES
b. d  ---------------
-  ------------------------------------- • Actualité Chimique, janvier-février 1992 et novembre 1994.
V vin  éthanol  V vin
• « L’eau de Javel, sa chimie et son action biochimique »,
0,205  46 G. Durliat, J.-L. Vignes, J.-N. Joffin, Bulletin de l’Union
 ---------------------------  0,12
0,78  100 des Physiciens, n° 792, mars 1997.
soit 12 % d’éthanol ou 12°. • « Expériences sur l’eau de Javel », G. Durliat, J.-L. Vignes,
S. Lognon, Bulletin de l’Union des Physiciens, n° 792,
c. La correction à apporter est – 0,19. La précision mars 1997.
des mesures ne permet pas d’en tenir compte.
Le résultat du titrage est en accord avec la valeur DOCUMENTS
annoncée. • Recueil d’épreuves sélectionnées des quatre premières
Olympiades de Chimie, 1990.
• Recueil d’épreuves sélectionnées des Ve, VIe et VIIe
Bibliographie Olympiades de Chimie, 1994.
et sites Internet INTERNET
• http://membres.lycos.fr/microbio/actualites/Javel/
LIVRES javel_corps.html
• Les Vitamines, J. Leboulanger, F. Hoffmann-LaRoche • http://sfc.fr
et Cie, 1984. • http://fr.wikipedia.org

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ProfChimie_16.fm Page 90 Lundi, 9. juillet 2007 1:40 13

chapitre
chimie

Titrages
16 acido-basiques

Programme Matériel
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du pro- 1. Titre alcalimétrique
gramme officiel : d’une eau
C : Effectuer des contrôles de qualité.
• Un pH-mètre et sonde (électrode combinée).
Techniques mises en jeu • Un bécher.
• Une burette graduée de 25,0 mL et son support.
et activités
• Un agitateur magnétique et un barreau aimanté.
B. Titrage(s) direct (d), indirect (i) • Une burette graduée de 50,0 mL.
2. Réaction acido-basique (1 séance) • Des solutions tampons pH  4,0 et 7,0.
• Titrages directs suivis par pH-métrie ou indicateur de • Une eau minérale : Evian, Hépar, Vittel, …
fin de réaction.
• Une solution d’acide chlorhydrique à 0,020 mol . L– 1.
• Titrages de l’acide :
– acide lactique dans un lait ; La mesure du volume de 50,0 mL d’eau minérale peut
– vitamine C dans un comprimé ; poser problème : l’utilisation d’une fiole jaugée est à
– indice d’acide d’une huile. éviter car le volume resté sur les parois est pris en
• Titrage de la base : compte dans les 50,0 mL et on ne peut rincer la fiole
– ions hydrogénocarbonate dans une eau minérale ou jaugée pour récupérer les eaux de rinçage car l’eau dis-
dans une solution de perfusion de pharmacie ; tillée contient des ions hydrogénocarbonate.
– ammoniaque de droguerie.
L’utilisation collective (une burette suffit pour toute la
Compétences exigibles classe) d’une burette de 50,0 mL est plus indiquée. La
manipulation d’une pipette jaugée de 50,0 mL est
• Réaliser un dosage acide-base en présence d’un indi- longue et fatigante…
cateur coloré ou à l’aide d’un pH-mètre.
• Exploiter un titrage.
• Utiliser les domaines de prédominance des espèces
2. Indice d’acidité d’une huile
acide et basique pour justifier un protocole. • Une burette graduée de 25 mL et son support.
• Un erlenmeyer.
Réinvestissements • Un barreau aimanté et un agitateur magnétique.
• Réactions acido-basiques. • Une pipette jaugée de 10,0 mL et son pipeteur ou
• Tableau descriptif de l’évolution d’un système chimique. propipette.
• Équivalence. • Un morceau de papier filtre blanc.
• Domaine de prédominance des espèces chimiques. • Une balance électronique.
• Grandeur physique : pH. • Une éprouvette graduée 25 mL.

90 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_16.fm Page 91 Lundi, 9. juillet 2007 1:40 13

• De la phénolphtaléine (solution alcoolique à 10 % en 3. Il faut éliminer les bulles d’air dans la partie infé-
masse). rieure de la burette avant d’ajuster le zéro en faisant
• Une solution d’acide chlorhydrique à 0,0100 mol . L– 1. coïncider le bas du ménisque avec la graduation 0.
• Une solution de potasse alcoolique préparée à 4. Le pH est en accord
l’avance en dissolvant, dans une fiole jaugée de 5.
1,000 L, 0,70 g d’hydroxyde de potassium solide dans
CO2, H2O HCO3- CO32-
de l’éthanol à 95° et en complétant à 1,000 L, après
dissolution avec de l’éthanol à 95°. pKA1 pKA2 pH
• De l’huile alimentaire. 6. En présence de phénolphtaléine, l’eau minérale est
• De l’éthanol à 95° et de l’éthoxyéthane. Il vaut mieux incolore.
de ne pas stocker longtemps de l’éthoxyéthane car il 7. T.A. = 0.
peut donner des peroxydes très instables. 8. Le vert de bromocrésol convient pour ce titrage
puisque sa zone de virage contient le pH à l’équiva-
lence ou en est très proche. En effet, sa zone de virage
Expérimenter est située entre 5,4 et 3,8. La solution à l’équivalence
est une solution de dioxyde de carbone dont le pH est
acide (pH  7,0 à 25 °C).
1. Titre alcalimétrique d’une eau
9. L’ion hydrogénocarbonate est la base du couple
Les ions hydrogénocarbonate sont des ampholytes. On CO2, H2O/ HCO 3– et l’acide du couple HCO 3– / CO 32– .
utilise leurs propriétés basiques pour les doser dans une Les ions hydrogénocarbonate ont des propriétés acides
eau minérale : Evian, Hépar, Vittel, … et basiques : ce sont des ampholytes.
Les ions hydrogénocarbonate peuvent être utilisés en 10. HCO 3– (aq) + H3O+ (aq)  2 H2O + CO2 (aq)
médecine sous forme de solution injectable de
« bicarbonate de sodium », ou hydrogénocarbonate de K  1/KA1  106,4  2,5  106.
sodium, pour traiter les acidoses métaboliques ou les 11. À l’équivalence : n0 ( HCO 3– )  nE ( H 3 O + ) d’où :
hyperkaliémies. La teneur en ions hydrogénocarbonate
d’une solution pour perfusion peut être déterminée par CA  VE
[ HCO 3– ]  -----------------
-
dosage : c’est l’objet de Résoudre un exercice 2, V0
page 195. t  [ HCO 3– ]  M ( HCO 3– )
Réponses aux questions 12. Le dioxyde de carbone prédomine dans la solution
1. Lorsque les eaux de ruissellement s’infiltrent dans le lorsque le vert de bromocrésol est jaune et c’est l’ion
sol, elles se purifient par filtration des matières en sus- hydrogénocarbonate qui prédomine lorsqu’il est bleu.
pension qu’elles peuvent transporter et elles s’enrichis- 13. Le T.A.C. est donné par 2 VE.
sent simultanément en sels minéraux par dissolution 14. Alcalinité : qualité de ce qui est alcalin. En considé-
de certaines des espèces chimiques contenues dans les rant que les espèces alcalines sont basiques, l’alcalinité
roches traversées. Elles peuvent aussi entraîner des peut être reliée à la basicité.
substances liées à l’activité humaine (ions nitrates, pes- 15. Les ions hydrogénocarbonate sont les principales
ticides…). Selon la nature du terrain dans lequel elles espèces basiques présentes dans les eaux minérales mais ce
se sont lentement infiltrées, les eaux naturelles ont des ne sont pas les seuls responsables de l’alcalinité des eaux
compositions très différentes. minérales puisqu’elles contiennent également des ions sul-
Les ions les plus couramment rencontrés sont les ions fates (on peut négliger la basicité des ions nitrates).
sodium Na+, potassium K+, magnésium Mg2+, calcium
Ca2+, chlorure Cl–, sulfate SO 42– , hydrogénocarbonate
HCO 3– . 2. Indice d’acide d’une huile
La teneur en ions hydrogénocarbonate, encore appelés Il s’agit de titrages colorimétriques : les élèves doivent
parfois bicarbonate, HCO 3– des eaux minérales est intercaler entre l’erlenmeyer et l’agitateur magnétique
variable, mais ces ions sont toujours présents. Ce sont un morceau de papier filtre blanc pour bien repérer les
les principaux responsables de l’alcalinité des eaux changements de teintes.
d’alimentation. Pour éviter des changements de réactif contenu dans la
Le gaz dissous dans les eaux gazeuses est le dioxyde de burette au cours de la séance de Travaux pratiques, le
carbone CO2. réactif titré a ici été placé dans la burette ; cela ne
Les eaux de source et les eaux minérales sont des eaux change absolument rien aux résultats du titrage.
potables. Cependant la composition des eaux de source L’éthoxyéthane est synthétisé à partir de l’éthanol en
peut varier au cours du temps, alors que celle des eaux présence d’acide sulfurique à 130 °C par déshydrata-
minérales doit rester inchangée. tion intermoléculaire. Aussi, il peut contenir quelques
2. On doit étalonner le pH-mètre. Les opérations à traces d’acide. C’est pour cela que nous faisons doser le
suivre dépendent du pH-mètre utilisé. Les élèves ont mélange correspondant au solvant dans lequel on solu-
tous vu l’étalonnage expliqué par le professeur dans la bilise l’huile.
partie tronc commun. On peut leur fournir la notice Les résultats du titrage de l’huile dépendent de sa pro-
d’utilisation de l’appareil dans cette partie et les laisser venance et de son âge : il n’y a pas de valeur précise à
procéder. attendre. Il faudra faire le titrage à l’avance pour déter-

© Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit. 91
ProfChimie_16.fm Page 92 Mardi, 17. juillet 2007 10:50 10

miner le volume d’huile à utiliser afin d’obtenir des 7. a. Équation de la réaction de titrage :
volumes équivalents qui ne soient pas trop faibles. H3O+ + HO–  2 H2O
Nous avons travaillé avec de l’huile d’olive mais on peut À l’équivalence : n0 (H3O+)  nE (HO–)
également travailler avec de l’huile de lin et faire un CV
approfondissement sur la conservation des peintures (voir D’où : [ HO – ]  --------------A- .
documentation). VE
La concentration attendue pour la solution de potasse
Réponses aux questions
vaut :
1. Les triesters du proprane-1,2,3-triol, ou glycérol, et
d’acides carboxyliques à longue chaîne carbonée cons- C att  n ( KOH ) m ( KOH )
-----------------------  ----------------------------------
tituent les huiles ou les graisses. Il n’y a pas de diffé- V M ( KOH )  V
rence fondamentale entre graisse et huile d’un point de C att  0, 0125 mol . L– 1.
vue chimique. La principale différence est leur état Si [HO–]  Catt , le produit solide utilisé pour prépa-
physique dans les conditions usuelles de température et rer la solution de potasse est constitué essentiellement
de pression : les graisses sont solides et les huiles liqui- d’hydroxyde de potassium.
des. De plus, les huiles sont généralement plus insatu- 8. Ces volumes n’ont pas à être connus précisément :
rées que les graisses. Ainsi, diverses graisses et on peut utiliser une éprouvette graduée.
margarines alimentaires sont obtenues par hydrogéna-
9. a. Hydrophobe et lipophile ;
tion catalytique d’huiles.
b. hydrophile et lipophobe ;
Les graisses saturées sont déconseillées pour la santé car
c. hydrophile et lipophile ;
elles favorisent l’athérosclérose. Les huiles végétales
polyinsaturées sont préconisées d’un point de vue sani- d. lipophile et hydrophobe.
taire. 10. L’huile est soluble dans un mélange d’éthanol et
– Les acides gras saturés les plus abondant sont les acides d’éthoxyéthane car ces espèces sont lipophiles.
laurique C11H23CO2H, palmitique C15H31CO2H et 11. a. Avec C0  [HO–], n ( HO – )  C 0  V E
stéarique C17H35CO2H b. n ( HO – )  C 0  V E .
– Les acides gras insaturés les plus importants sont les 12. a. n ( HO – )  n ( HO – )  n ( HO – )
acides oléique C17H33CO2H, linoléique C17H31CO2H  C 0  ( V E  V E ) .
et linolénique C17H29CO2H
b. De la quantité n ( HO – ) nécessaire pour doser l’aci-
La teneur des différentes huiles (colza, olive, arachide, dité de la masse m d’huile, on déduit (par proportion-
tournesol, pépin de raisin…) en ces acides diffèrent et
on préconise actuellement de varier le choix des huiles nalité) la quantité d’ions hydroxyde n tot ( HO – )
de consommation. nécessaire pour doser l’acidité de 1,00 g de cette huile :
2. RCO2CH2–CH(OCOR)–CH2OCOR  ( HO – )  1,00
+ 3 H2O  CH2(OH)–CH(OH)–CH2OH n tot ( HO – )  n ---------------------------------------- où m est exprimé
m
glycérol en g ; d’où :
+ RCO2H + RCO2H + R  CO2H m tot ( HO – )  n tot ( HO – )  M ( KOH )
acides gras
13. RCO2H + HO–  RCO 2– + H2O
Un corps gras est constitué de triesters du glycérol.
m ( RCO 2 H )  n tot ( HO – )  M ( RCO 2 H )
En présence d’eau (vapeur d’eau atmosphérique), ces
triesters vont réagir très lentement selon la réaction avec RCO2H : acide oléique C17H33CO2H
d’hydrolyse dont l’équation est donnée ci-dessus. m ( RCO 2 H )
-  0,01 : la réponse est alors
P  ------------------------------
3. Les corps gras possèdent de longues chaînes carbo- 1,00
nées apolaires qui sont hydrophobes : ils ne sont pas positive ; ce qui est le cas sauf si l’huile est vraiment
solubles dans l’eau. très vieille.
4. La phénolphtaléine convient puisque sa zone de 14. Il pourrait se produire une saponification des tries-
virage est proche, ou contient, le pH à l’équivalence et ters constituant l’huile.
correspond à une zone dans laquelle la variation du pH
est très importante lors du titrage.
5. a. Une solution aqueuse de potasse contient de
Corrigés des exercices
l’eau, des ions potassium K+ et hydroxyde HO–.
b. RCO2H + HO–  RCO 2– + H2O S’autoévaluer
c. Le graphe ne serait pas modifié puisqu’on change
uniquement la nature du cation indifférent. Les ions 1. 1. FAUX, le domaine de prédominance d’un acide
sodium et potassium sont spectateurs, ils n’intervien- correspond toujours à pH  pKA.
nent pas lors du titrage. 2. FAUX, pour un couple A/B de constante d’acidité
6. La zone de virage de la phénolphtaléine est toujours KA, on a la relation :
très proche du pH à l’équivalence de ce titrage (7,0 à pH  pKA + log ([B]/[A]).
25 °C) et correspond à une zone dans laquelle la varia- 3. VRAI.
tion du pH est très importante lors du titrage.

92 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_16.fm Page 93 Mercredi, 18. juillet 2007 9:54 09

2. 1. b. L’équivalence correspond au mélange stœchiomé-


trique des réactifs de la réaction de titrage.
CO2, H2O HCO3- CO32- Le point équivalent est un point singulier de la
6,4 10,3 pH courbe pH  f (V ) pour lequel le coefficient direc-
2. a. HCO 3– teur de la tangente passe par un extremum :
b. a. incolore b. jaune pHE  5,1 et VE  21,2 mL.
4. n0 (NH3)  nE (H3O+)
3. 1. C 2  V 2E
HA A- -  1,06  10  2 mol . L– 1
C 1  -------------------
V1
3,9 pH
– ≈ 1,1  10– 2 mol . L– 1.
2. Non, c’est sa base conjuguée A qui prédomine.
Ccom  100  C1  11 mol . L– 1.
4. 1. b. 2. c. 3. a et b. m ( NH 3 ) n ( NH 3 )  M ( NH 3 )
5. P (NH3)  ----------------------
-  ----------------------------------------------
-
5. 1. HA 1 +A 2– – m sol  sol  V sol
 A 1 + HA 2
[ A 1– ]  [ HA 2 ] ( pK A  pK A ) C com  M ( NH 3 )
K  -------------------------------  10 2 1
 2  10 6  -------------------------------------
-  0,195 soit 20 %
[ HA 1 ]  [ A 2– ]  sol
2. E : (10,0 mL ; 6,2). ce qui correspond à la teneur massique annoncée.
3. La phénolphtaléine 8. B. 1. Un acide gras est un acide carboxylique à
longue chaîne carbonée linéaire.
Utiliser les acquis 2. Triesters ou plus précisément triglycérides.
C. 1. Repérage de l’équivalence.
6. 1. HA + HO–  A– + H2O 2. Voir le document 3, page 181.
La réaction de titrage doit être unique, rapide et 3. Cette réaction de saponification est assez lente et
totale totale. La réaction de titrage est rapide : elle n’est pas
KA ( pK A  pK A )
perturbée par la réaction de saponification.
[ A– ]
2. K  ---------------------------------- D. 1. RCO2H + HO–  RCO 2– + H2O
– -  -------
-3  10 1 3
[ HA ]  [ HO ] KA
1 2. L’équivalence correspond au mélange stœchiomé-
trique des réactifs de la réaction de titrage.
 1,2  10 10
n0 (RCO2H)  nE (HO–)
Constante très élevée, en rapport avec le caractère E. 1. nE (HO–)  C  VE  3,1  10– 4 mol.
total de la réaction.
3. Diagramme de prédominance : n ( HO – )
2. n (HO–)  ----------------------
E
 3,1  10– 5 mol.
10
HA A-
m (KOH)  n (HO–)  M (KOH)  1,7  10– 3 g
3,9 pH soit 1,7 mg I.A.  1,7
pH  2,9 : HA prédomine.
4. n (HA)  n (A–), si pH  pKA3 = 3,9
9. A. 1. On lit la valeur du pH de l’eau minérale à
V  0 : pH ≈ 7,2.
pour V  6,0 mL.
[ A– ]
2. pH  pKA + log -------------
5. À l’équivalence :
[ AH ]
n0 (HA)  nE (HO–)  C  V BE  0,60 mmol.
– si A prédomine : [A–]  [AH] et pH  pKA

n 0 ( HA )  M ( HA )
-  2,7 g . L– 1 : le lait
6. m  ------------------------------------------ – si AH prédomine : [AH]  [A-] et pH  pKA
VA – si [A–] ⇒ [AH] : pH  pKA
n’est pas frais.
CO2, H2O HCO3- CO32-
7. 1. Une pipette jaugée de 1,0 mL et un pipeteur, 6,4 10,3 pH
une fiole jaugée de 100,0 mL : Le pH de l’eau minérale étant voisin de 7,2, les ions
– prélèvement de 1,0 mL de solution concentrée HCO 3– prédominent en solution par rapport aux
avec la pipette jaugée munie d’un pipeteur, autres espèces carbonatées.
– introduction dans la fiole jaugée, 3. Vu la valeur du pH de cette eau, la phénolphta-
– addition d’eau distillée jusqu’à la moitié de la fiole, léine est incolore.
agitation, 4. L’addition d’acide chlorhydrique à l’eau minérale
– addition d’eau distillée jusqu’à coïncidence entre le apporte des ions oxonium H3O+ (aq) qui vont réagir
bas du ménisque et le trait de jauge, agitation. avec les ions hydrogénocarnonate selon :
2. Voir Chimie TS, page 174, document 1, Hachette. HCO 3– (aq) + H3O+ (aq)  2 H2O + CO2 (aq)
3. a. Courbe 1 : pH  f (V ). Le pH va diminuer : la phénolphtaléine ne va pas
Courbe 2 : dpH/dV  g (V ). changer de couleur.

© Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit. 93
ProfChimie_16.fm Page 94 Mardi, 17. juillet 2007 10:48 10

On ne peut donc pas déterminer par l’observation un 6. La concentration massique t des ions hydrogé-
volume équivalent. nocarbonate se déduit de leur concentration
5. T.A. = 0 car les ions carbonate sont minoritaires, ou molaire :
ultraminoritaires, dans cette eau : on ne peut les titrer. t  C  M ( HCO 3– )  0,34 g . L– 1.

B. 1. HCO 3 (aq) + H3O+ (aq)  2 H2O + CO2 (aq) 7. De part sa définition, le titre alcalimétrique
2. na  CA  Va  2,0 × 10– 2 × 14,0 × 10 – 3 complet est donné par la valeur du volume de solu-
 2,8 × 10– 4 mol. tion d’acide chlorhydrique de concentration CA
n a  [ H 3 O + ]  ( V a  V 0 )  10  pH  ( V a  V 0 ) . nécessaire pour doser 100 mL d’eau minérale en pré-
Le volume Va  14,0 mL est égal à l’abscisse de sence de vert de bromocrésol, c’est-à-dire par la
l’extremum de la courbe dérivée, et correspond donc valeur de 2 V a : T.A.C.  28.
E
au volume équivalent V a .
E
Pour Va  14,0 mL, on lit pH  4,2 , d’où :
n a  10  4,2  ( 14,0  50,0 )  10  3 Bibliographie
 4,0  10  6 mol et sites Internet
n a  n a  x , soit :
x  n a  n a  n a
L’avancement de la réaction de titrage est donc LIVRES
maximal : la réaction de titrage est totale. • Traité de Chimie organique, K.P.C. Vollhardt,
3. Le volume Va  14,0 mL est égal à l’abscisse de Éditions universitaires, 1990.
l’extremum de la courbe dérivée dpH/dV ; cet extre-
• Des teintures égyptiennes aux micro-ondes, C. Bureau
mum correspond à l’équivalence qui a donc pour
et M. Defranceschi, Ellipses, 1993.
coordonnées (14,0 mL ; 4,2).
4. La zone de virage du vert de bromocrésol contient • Chimie dans la maison, J. Fournier et coll, Cultures et
le pH à l’équivalence. Cet indicateur coloré est donc Techniques, 1996.
bien adapté pour repérer l’équivalence.
5. À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans
DOCUMENTS
les proportions stœchiométriques de la réaction de • Recueil d’épreuves sélectionnées des quatre premières
titrage : Olympiades de Chimie, 1990.
n 0 ( HCO 3– )  n E ( H 3 O + ) • Recueil d’épreuves sélectionnées des Ve, VIe et VIIe
Soit avec C : concentration molaire des ions Olympiades de Chimie, 1994.
hydrogénocarbonate : • Document d’accompagnement du groupe d’experts
C  V0  CA  Va
E
D’où : SITES INTERNET
CA  Va
C  ------------------E-  5,6  10  3 mol . L– 1. • http://oleiculteur.com/huile.html
V0 • http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/accueil.html

94 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_17.fm Page 95 Lundi, 9. juillet 2007 1:46 13

chapitre
Titrages

chimie
par précipitation
et complexation 17
• Exploiter un titrage.
Programme • Distinguer un titrage direct d’un titrage indirect d’après
le protocole expérimental
Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du
programme : Réinvestissements
Partie C : Effectuer des contrôles de qualité (4 séances). • Tableau descriptif de l’évolution d’un système chimique.
• Équivalence.
Techniques mises en jeu • Grandeurs physiques : absorbance, conductance, pH.
et activités
B. Titrage direct (d) et indirect (i)
3. Autres réactions (1 séance) Matériel
3.1 Réaction de précipitation
• Indicateur de fin de réaction 1. Titrages par précipitation 
– Ions chlorure dans une eau ou dans un absorbeur 1.1 Qu’est-ce qu’un précipité ?
d’humidité (d).
– Ions argent dans un papier ou un film photographi- • Deux tubes à essai.
que (d). • Une solution de chromate de potassium à 10 mmol . L– 1.
• Conductimétrie • Une solution de nitrate d’argent à 10 mmol . L– 1.
– Ions chlorure dans une eau minérale (d). • Une solution de chlorure de sodium à 10 mmol . L– 1.
– Ions sulfate dans une eau minérale (d). 1.2 et 1.3 Dosage des ions chlorure
– Métal lourd dans une eau usée (ions argent, ions • Un tube à essai.
plomb (II), etc.) (d).
• Trois béchers de 100 mL.
3.2 Réaction de complexation, avec indicateur de fin de • Une pipette jaugée de 5,0 mL.
réaction • Une pipette graduée de 10 mL.
– Ions calcium et magnésium dans une eau minérale (d). • Une pipette graduée de 1 mL.
– Ions calcium seuls dans une eau minérale ou dans un • Une pipette jaugée de 10 mL.
absorbeur d’humidité (d). • Un pipeteur.
3.3 Autres • Une burette graduée.
Indice d’iode d’une huile (insaturation) par le réactif • Un agitateur magnétique et son aimant.
de Wijs (i). • Une solution de chromate de potassium à 10 mmol . L– 1.
• Une solution de nitrate d’argent à 10 mmol . L– 1.
Compétences exigibles • Une solution de chlorure de sodium à 10 mmol . L– 1.
• Distinguer un dosage par étalonnage d’un dosage par • Une solution de chromate de potassium à 0,050 mol . L– 1
titrage d’après le protocole expérimental. dans un flacon compte-gouttes.

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• De l’eau de Saint-Yorre. Après avoir mis en évidence la précipitation préféren-


tielle du chlorure d’argent par rapport au chromate
1.4 Titrage conductimétrique d’argent, on montre que la précipitation du chromate
• Un tube à essai. d’argent met en évidence le passage par l’équivalence.
• Une burette graduée de 25 mL pour le titrage. Nous avons utilisé de l’eau de Saint-Yorre qui contient
• Une burette graduée de 50 mL pour le prélèvement une quantité d’ions chlorure suffisante pour le titrage.
de l’eau de Contrexéville. On peut la dégazer quelques temps avant en secouant
• Un agitateur magnétique et son aimant. la bouteille puis en l’ouvrant à plusieurs reprises. Le
prélèvement sera ainsi facilité.
• Un conductimètre et une solution-étalon de chlorure
de potassium. Il est possible de montrer en utilisant les constantes
d’équilibre des réactions de précipitation du chlorure
• Un bécher de 250 mL. d’argent et du chromate d’argent que, lorsque le préci-
• Deux béchers de 100 mL. pité de chromate d’argent apparaît, il ne reste plus
• Une solution de sulfate de sodium à 0,010 mol . L– 1. d’ions chlorure dans la solution. Le calcul peut être
• Une solution de chlorure de baryum à 0,100 mol . L– 1. conduit de la façon suivante :
• De l’eau de Contrexéville. Pour un volume V1  5,0 mL de solution S1 de chlo-
rure de sodium de concentration C1  10 mmol . L– 1
2. Titrages par complexation  et un volume V0  0,5 mL de solution S0 de chromate
de potassium de concentration C0  10 mmol . L– 1, le
2.1 Qu’est-ce qu’un complexe ? précipité rouge brique apparaît pour un
• Un tube à essai. volume V  5,0 mL de solution S de nitrate d’argent
• Une solution de nitrate de fer(III) à 0,1 mol . L– 1. de concentration C  10 mmol . L– 1. Lorsque le pré-
cipité rouge brique apparaît, tous les ions chromate
• Une solution de thiocyanate de potassium à 0,1 mol . L– 1.
sont encore en solution.
2.2 Principe du titrage par complexation C0  V0
• Trois tubes à essai. [ CrO 42– ]  -------------------------------
V1  V0  V
• Une pipette graduée de 5 mL.
 4,8  10  4 mol . L .
–1
• Deux pipettes graduées de 1 mL.
On en déduit, en utilisant la constante d’équilibre K
• Une solution tampon de pH  10.
associée à la réaction de précipitation du chromate
• Une solution de chlorure de magnésium à 1,0  10 – 2 d’argent :
mol . L– 1.
• Une solution d’E.D.T.A. à 1,0  10 – 2 mol . L– 1. 1
[ Ag + ]  -.
----------------------------
• Une solution de noir ériochrome dans l’éthanol dans K  [ CrO 42– ]
un flacon compte-gouttes. Avec K  6,3  1011 à 25 °C, on obtient :
2.3 Titrage des ions calcium et magnésium [Ag+]  5,8  10– 5 mol . L– 1.
d’une eau minérale En utilisant la constante d’équilibre K  associée à la
• Une burette graduée. réaction de précipitation du chlorure d’argent, on peut
écrire :
• Un agitateur magnétique et son aimant.
• Une pipette jaugée de 10 mL + un pipeteur. 1
[ Cl – ]  ------------------------
-.
• Un bécher de 100 mL. K   [ Ag + ]
• Une éprouvette graduée de 20 mL. Avec K   5,0  10 9 à 25 °C, on obtient :
• Une solution d’E.D.T.A. à 1,0  10 – 2 mol . L– 1. [ Cl – ]  3,5  10 – 6 mol . L– 1.
• Une plaque électrique ou un bec bunsen. ni (Cl )  C1  V1  5,0  10– 5 mol ;

• Une solution de noir ériochrome dans l’éthanol dans n (Cl–)  [ Cl – ]  (V1 + V0 + V )  3,7  10– 8 mol.
un flacon compte-gouttes. La quantité d’ions chlorure restants est négligeable par
• De l’eau minérale Hépar. rapport à la quantité initiale. La réaction de précipita-
tion des ions chlorure est terminée lorsque le précipité
de chromate d’argent apparaît.
Expérimenter Réponses aux questions
1. Ag+ (aq) + Cl– (aq)  AgCl (s)
2. Le premier précipité formé est le chlorure d’argent.
1. Titrages par précipitation
3. En continuant à verser la solution de nitrate
1.1 Qu’est-ce qu’un précipité d’argent on voit apparaître le précipité de chromate
La définition d’un précipité est donnée à partir des deux d’argent.
exemples qui seront utilisés pour la méthode de MOHR. 4. Le chromate d’argent est plus soluble dans l’eau que
le chlorure d’argent.
1.2 et 1.3 Dosage des ions chlorure 5. Dans le bécher A, le réactif en excès est l’ion chlo-
Il s’agit ici de rechercher un indicateur de fin de réaction rure. Dans le bécher B, le réactif en excès est l’ion
de précipitation des ions chlorure par les ions argent. argent.

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6. Dans le bécher A, il n’y a pas de précipité de chro- 2. Titrages par complexation


mate d’argent alors qu’il existe dans le bécher B.
7. La précipitation du chromate d’argent met en évi- 2.1 Qu’est-ce qu’un complexe ?
dence le passage par l’équivalence. La définition d’un complexe est donnée à partir de
8. Ag+ (aq) + Cl–(aq)  AgCl (s) l’exemple de l’ion thiocyanatofer(III).
À l’équivalence, on a réalisé un mélange stœchiométri- Pour les réactions de complexation, on trouve dans les
que des réactifs d’où : tables et dans les livres d’enseignement post-Bac, les
C1 . V1  C . VE. valeurs de constante de formation globale  i , de cons-
9. Pour V2E  9,0 mL : tante d’équilibre associée à la réaction d’équation
C1  9,0  10– 3 mol . L– 1 et t1  0,32 g . L– 1. M + i L  [MLi]. On rencontre également les valeurs
de log  i . Ainsi, pour :
Valeur en accord avec l’indication de la bouteille
(322 mg . L– 1). • [Fe (SCN)]2+  1  1,0  103
Écart relatif : 0,6 %. • [MgY] 2–
 1  5,0  108
• [CaY]2–  1  4,0  1010
1.4 Titrage conductimétrique
Les titrages conductimétriques peuvent être réalisés en 2.2 Principe du titrage
utilisant un conductimètre ou un montage utilisant, des ions magnésium et calcium
comme en Première S, un générateur basse fréquence, L’étude initiale est proposée avec les ions magnésium,
un voltmètre et un ampèremètre. en effet les tests sont plus visibles avec ceux-ci qu’avec
La solution titrante doit être beaucoup plus concentrée les ions calcium.
que la solution à titrer de façon à pouvoir négliger le La solution tampon de pH  10 peut être remplacée
phénomène de dilution. Pour cette raison, il convient par une solution tampon de pH  9,2.
d’utiliser un grand volume de solution à titrer.
La première expérience montre que les ions complexes
Nous avons choisi de prélever l’eau minérale avec une [MgY]2– sont incolores.
burette et non une fiole car le volume indiqué pour
une fiole est précis pour le volume intérieur mais il La deuxième met en évidence la couleur bleue du
reste toujours quelques gouttes dans la fiole. Il est pré- N.E.T. à pH  10, le diagramme de prédominance
férable d’éviter d’utiliser une fiole pour mesurer et pré- indique alors que l’indicateur peut être noté HInd2–.
lever un volume précis. Elle montre aussi la couleur rouge violacé du complexe
formé entre l’indicateur HInd2– et les ions Mg2+ que
L’eau de Contrexéville convient pour ce titrage car elle l’on peut noter pour simplifier [Mg(HInd)].
est riche en ions sulfate.
Ces différentes teintes permettent d’élaborer le prin-
Réponses aux questions cipe de titrage.
1. et 2. Ba2+ (aq) + SO 42– (aq)  BaSO4 (s) La généralisation aux ions calcium intervient unique-
3. L’équivalence est atteinte lorsqu’on a réalisé un ment à la fin de l’étude.
mélange stœchiométrique des réactifs. La quantité
d’ions baryum versés est alors égale à la quantité d’ions Réponses aux questions
sulfate initialement présents. 1. Ligand : Y4– ; ion central : Mg2+
4. Avant l’équivalence : SO 42– , HCO 3– , Cl–, NO 3– , 2. À pH  10, la forme prédominante du N.E.T. est
Ca2+, Mg2+, Na+, K+ HInd2– de couleur bleue.
Après l’équivalence : Ba2+, HCO 3– , Cl–, NO 3– , 3. Mg2+ (aq) + HInd2– (aq)  [Mg(HInd)] (aq)
Ca2+, Mg2+, Na+, K+ Ligand : HInd2– ; ion central : Mg2+
5. Avant l’équivalence : [ SO 42– ] diminue, [Cl–] aug- 4. L’ion complexe [Mg(HInd)] donne à la solution une
mente. teinte rouge violacée.
Après l’équivalence : [Ba2+] et [Cl–] augmentent. 5. Mg2+ (aq) + Y4– (aq)  [MgY]2– (aq) (1)
6. Avant l’équivalence, l’augmentation de conductivité
[Mg(HInd)] (aq) + Y4– (aq)
due aux ions Cl– est sensiblement compensée par la
diminution de conductivité due aux ions SO 42– (il  [MgY]2– (aq) + HInd2– (aq) (2)
n’est pas possible d’expliquer simplement la légère aug- 6. Lors de l’ajout des premières gouttes d’E.D.T.A, la
mentation de la conductivité compte tenu des nom- solution initialement rouge violacée reste rouge violacée.
breuses réactions susceptibles de se produire). En [Mg(HInd)] restent majoritaires par rapport à HInd2–.
revanche, après l’équivalence, la conductivité aug- La réaction (1) a donc lieu en premier. La réaction (2) se
mente car les concentrations des ions Ba2+ et Cl– aug- produit ensuite et la solution devient bleue lorsque
mentent. Le volume à l’équivalence est repéré par HInd2– devient majoritaire devant [Mg(HInd)].
l’abscisse de l’intersection des deux segments de droite. 7. La solution devient bleue lorsqu’elle ne contient plus
7. Pour V2E  12,0 mL : d’ions Mg2+ libres, le changement de teinte correspond
C1  12,0 mmol . L– 1 et t  1,15  103 mg . L– 1. au mélange stœchiométrique des réactifs de la
Valeur en accord avec l’indiction de l’étiquette réaction (1).
(1 187 mg . L– 1). 8. Ca2+ (aq) + Y4– (aq)  [CaY]2– (aq)
Écart relatif : 3 %. Ca2+ (aq) + HInd2– (aq)  [CaHInd] (aq)

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ProfChimie_17.fm Page 98 Lundi, 9. juillet 2007 1:46 13

2.3 Titrage des ions calcium 4. 1. La précipitation du chromate d’argent permet


et magnésium d’une eau minérale de repérer l’équivalence. C’est un indicateur de fin de
On choisit ici l’eau minérale Hépar riche en ions réaction.
calcium et magnésium. 2. Ag+ (aq) + Cl– (aq)  AgCl (s)
3. C1  9,0 mmol . L– 1 et t1 = 0,32 g . L– 1.
Réponses aux questions
9. L’eau minérale doit être prélevée précisément. On
utilise une pipette jaugée. Pour la solution tampon, Utiliser les acquis
une éprouvette suffit car la précision de la mesure n’est
pas utile. 5. 1. a. Ag+ (aq) + Cl– (aq)  AgCl (s)
10. n (E.D.T.A)E  ni (Ca2+) + ni (Mg2+) b. 2 Ag+ (aq) + CrO 42– (aq)  Ag2CrO4 (s)
11. Avec V2E  18,2 mL, 2. 6,5 pH 7,5 pour éviter la précipitation de
n (E.D.T.A)  18,2  10– 5 mol. l’hydroxyde d’argent et la solubilité du chromate
[Ca2+] + [Mg2+]  1,82  10– 2 mol . L– 1. d’argent.
3. Titrage direct
On trouve sur l’étiquette les indications des concentra-
tions massiques en ions calcium et magnésium. 4. b. C  4, 4  10– 2 mol . L– 1.
On en déduit les concentrations molaires des deux ions : 6. 1. a. Tube n° 1 : réactif en excès : ion chlorure Cl–
[Ca2+]  1,38  10– 2 mol . L– 1 Tube n° 2 : réactif en excès : ion Ag+
et [Mg2+]  4,52  10– 3 mol . L– 1. b. Tube n° 1 : il n’y a pas d’ions argent, la solution
Puis leur somme : est alors jaune.
[Ca2+] + [Mg2+]  1,83  10– 2 mol . L– 1. Tube n° 2 : la solution contient des ions argent, elle
Le résultat expérimental est en accord avec l’indication est rose rouge.
du fabricant. 2. b. L’équivalence correspond au mélange stœchio-
métrique des réactifs. Lors du passage par l’équiva-
lence, il y a changement de réactif limitant. La
Corrigés des exercices solution change de teinte et passe du jaune au rose
rouge.
3. a. Il faut prélever 5,0 mL d’eau.
S’autoévaluer b. Une pipette jaugée ou graduée de 5,0 mL et une
fiole jaugée de 50 mL.
1. 1. Voir L’essentiel, page 203. 4. a. C1  1,52  10– 1 mol . L– 1.
2. Chlorure d’argent AgCl b. C  1,52 mol . L– 1.
Ag+ (aq) + Cl– (aq)  AgCl (s) c. t (Cl–)  54,0 g . L– 1
30 g . L– 1 donc favorable
Chromate d’argent Ag2CrO4 au développement des Artemia.
2 Ag+ (aq) + CrO 42– (aq)  Ag2CrO4 (s)
7. 1. Ag+ (aq) + Cl– (aq)  AgCl (s)
2. 1. Voir L’essentiel, page 203. Ag+ (aq) + SCN– (aq)  AgSCN (s)
2. Ion centraux : Cu2+ ; Fe3+ ; Al3+ ; Fe3+ ; réactions support du titrage
Ag+ ; Ca2+ 2. b. Le volume d’eau ne doit pas être connu avec
précision, il contiendra tous les ions chlorure
Ligands : H2O ; SCN– ; HO– ; Cl– ;
contenu dans la poudre de lait.
NH3 ; Y4–
c. Le volume de solution de nitrate d’argent doit être
3. Cu2+ (aq) + 6 H2O ( )  [Cu (H2O)6]2+ (aq) mesuré avec précision, il faut utiliser une pipette
Fe3+ (aq) + SCN– (aq)  [Fe (SCN)]2+ (aq) jaugée de 20,0 mL.
Al3+ (aq) + 4 HO– (aq)  [Al (HO)4]– (aq) 3. a. ni (Ag+)  C  V  1,00  10– 3 mol
Fe3+ (aq) + 4 Cl– (aq)  [Fe (Cl)4]– (aq)  1,00 mmol.
Ag+ (aq) + 2 NH3 (aq)  [Ag (NH3)2]+ (aq) b. n (Ag+)  C   VE = 6,36  10–4 mol
Ca2+ (aq) + Y4– (aq)  [CaY]2– (aq)  0,636 mmol.
c. n (Ag+)  ni (Ag+) – n (Ag+)  0,36 mmol.
3. 1. FAUX, un complexe est généralement soluble d. n1  n (Ag+)  0,36 mmol, d’où :
dans l’eau. m1  n1  M (Cl)  0,013 g.
2. VRAI. e. m = 0,52 g.
3. FAUX, le titrage des ions Ca2+ à l’aide de la réaction Écart relatif : 2,9 %.
d’équation :
Ca2+ (aq) + Y4– (aq)  [CaY]2+ (aq) 8. A. 1. Ag+ (aq) + Cl– (aq)  AgCl (s)
est un titrage par complexation. 1
2. Q r  ------------------------------
–-
4. VRAI. [ Ag ]  [ Cl ]
+

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ProfChimie_17.fm Page 99 Mardi, 17. juillet 2007 5:15 17

C V C 9. 1. CO 32– (aq) + 2 H3O+ (aq)  CO2


3. [ Cl – ] i  -------------------
1 1
-  -----1-
V1  V1 2 H2O (aq) + 2 H2O ( )
2. a. La solution rose en présence d’ions Ca2+ ou
C  V1 C Mg2+ devient bleue lorsqu’elle ne contient plus
[ Ag + ] i  -------------------
-  --- .
V1  V1 2 d’ions calcium ou magnésium. Le N.E.T. est donc
1 4 un indicateur de fin de réaction.
-  ---------------  1,88  10 3 .
Q r, i  --------------------------------- b. C1  7,75 mmol . L– 1.
[ Ag + ] i  [ Cl – ] i C  C1
n1 (Ca2+) + n1 (Mg2+)  7,75 mmol.
4. Q r, i  K , le système évolue spontanément dans et n0 (Ca2+) + n0 (Mg2+)  7,75 mmol.
le sens de la formation du précipité de chlorure
3. a. Mg2+ (aq) + 2 HO– (aq)  Mg (OH)2 (s)
d’argent.
b. Ca2+ (aq) + Y4– (aq)  [CaY]2– (aq)
B. 1. a. Une fiole jaugée de 200 mL.
c. C  6,8 mmol . L– 1.
b. Une pipette jaugée de 20,0 mL.
n1 (Ca2+)  6,8 mmol et n0 (Ca2+)  6,8 mmol.
2. a.  1   Na +  [ Na + ]   K +  [ K + ]   Cl –  [ Cl – ]
4. n0 (Mg2+)  0,95 mmol.
  Ci 3–  [ Ci 3– ]   Gluc –  [ Gluc – ]   NO –  [ NO 3– ] m0 (MgCO3)  0,080 g et
3

b. La concentration des ions Na+, K+, Ci3–, Gluc– ne m0 (CaCO3)  0,68 g en accord.
varient pas, donc :
B   Na +  [ Na + ]   K +  [ K + ]   Ci 3–  [ Ci 3– ]
  Gluc –  [ Gluc – ]
D 1   Cl –  [ Cl – ]   NO –  [ NO 3– ]
3
Bibliographie
c. Avant l’équivalence, les ions Cl– sont progressive-
ment remplacés par des ions NO 3– de conductivité
molaire ionique légèrement inférieure. La conducti- LIVRES
vité de la solution diminue progressivement. • Chimie option Sciences expérimentales Première S, col-
3. a.  2   Na +  [ Na + ]   K +  [ K + ] lection Durupthy, Hachette, 1994.
• Chimie du petit-déjeuner, M. Terrien et J. Fournier,
  Ci 3–  [ Ci 3– ]   Gluc –  [ Gluc – ]   NO –  [ NO 3– ] Cultures et Techniques, Nantes, 1998.
3
• Chimie au lycée, mise au point et perspectives,
  Ag +  [ Ag + ] R. Gleize, collection Focus, CRDP Grenoble, 2001.
b. B   Na +  [ Na + ]   K +  [ K + ] • Chimie I, 1re année PCSI, A. Durupthy et coll.,
collection H. Prépa, Hachette, 2003.
  Ci 3–  [ Ci 3– ]   Gluc –  [ Gluc – ] (L’annexe 2 est consacrée à la conductimétrie.)
• Chimie II, 1re année PCSI, A. Durupthy et coll.,
D 2   Ag +  [ Ag + ]   NO –  [ NO 3– ] collection H. Prépa, Hachette, 2003.
3

c. Après l’équivalence, les concentrations des ions


Ag+ et NO 3– augmentent, donc la conductivité du REVUE
mélange augmente. • « Le titrage conductimétrique des ions sulfate dans
4. a. VE est déterminé par l’intersection des deux l’eau minérale de Contrexéville : pas si simple »,
portions de droite : VE  13,5 mL. S. Lampert, Bup, n° 892, mars 2007.
b. C  2,87  10– 2 mol . L– 1.
c. mexp  204 mg.
DOCUMENTS
d. Erreur relative : 0,029, soit 2,9 %. • Deuxième recueil des Olympiades de Chimie.
• Recueils des Olympiades de Chimie, 1994 et 2000.

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chapitre
Séparations
chimie

d’espèces
18 métalliques en
hydrométallurgie

Programme Matériel

Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du programme : 1. Une étape de l’élaboration


D : Élaborer un « produit » de consommation : de la de l’aluminium
matière première à la formulation. • Des tubes à essai dans leur portoir.
• Des agitateurs en verre.
Techniques mises en jeu • Des pipettes Pasteur.
et activités  • Un mortier et son pilon pour broyer la bauxite.
1. Séparer (1 séance) • Une capsule pour la pesée.
• Illustrations de quelques procédés utilisés en hydro- • Deux béchers de 150 mL.
métallurgie. • Une éprouvette graduée de 25 mL.
• Production d’un oxyde à partir d’un minerai : • Un thermomètre – 10 °C, 110 °C.
– alumine, une étape dans l’élaboration de • Un dispositif de filtration avec Büchner.
l’aluminium ; • Deux verres de montre.
– dioxyde de titane(IV), une étape dans l’élaboration • Une solution de sulfate d’aluminium à 0,05 mol . L– 1.
du titane. • Une solution de soude à 2,5 mol . L– 1.
• Séparation : • Une solution d’acide chlorhydrique à 3 mol . L– 1.
– des ions fer(III) des ions zinc(II), une étape dans • Une solution de sulfate de fer(III) à 0,05 mol . L– 1.
l’élaboration du zinc ;
• Une solution de thiocyanate de potassium à
– des ions fer(III) des ions cuivre(II), une étape dans 0,01 mol . L– 1.
l’élaboration du cuivre.
• De la bauxite naturelle.
Compétences exigibles • Du papier pH.
Justifier les opérations d’un protocole à partir de
données physico-chimiques (température de change- 2. Une étape de l’élaboration du cuivre
ment d’état, solubilité, pH, densité). • Des tubes à essai dans leur portoir avec bouchons.
• Des pipettes Pasteur.
Réinvestissements  • Un erlenmeyer de 150 mL.
• Réactions acido-basiques. • Un verre de montre ou une capsule pour la pesée.
• Réactions d’oxydoréduction. • Du papier filtre.

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• Un tampon Jex (laine de fer). 4.


• Une solution de sulfate de cuivre(II) à 0,10 mol . L– 1. 1,7 Al3+ 3,7 Al(OH)3 (s) 12 [Al(OH)4]-
I I I
• Une solution de soude à 2,5 mol . L– 1. Fe3+ Fe(OH)3 (s) pH
• Une solution de sulfate de fer(III) à 0,050 mol . L– 1. Lors de l’ajout d’acide chlorhydrique le système évolue
• Une solution de soude à 2,5 mol . L– 1. de droite à gauche :
• Une solution S  utilisée pour l’étude à 0,03 mol . L– 1 [Al (OH)4]– (aq) + H3O+ (aq)  Al (OH)3 (s) + 2 H2O
en sulfate de fer(III) à 0,15 mol . L– 1 en sulfate de zinc et
1
K 2  ----------------------------------------------------------- 1
à 0,5 mol . L– 1 en acide sulfurique. -  -----------------
[ [ Al ( OH ) 4 ] – ]  [ H 3 O + ] K2  K e
• Du fer blanc désétamé par traitement par une solu-
tion concentrée de chlorure de fer(III).  10 13 .
Al (OH)3 (s) + 3 H3O+ (aq)  Al3+ (aq) + 6 H2O
[ Al 3+ ]
K 1  --------------------- 1
Expérimenter  -------------------3  10 10.
[ H3 O + ]3 K 1  Ke
5. a. Fe3+ (aq) + 3 HO– (aq)  Fe (OH)3 (s)
Deux des quatre manipulations proposées par le
1
b. Qr 3  --------------------------------------
programme ont été décrites sous forme détaillée de – 3-
protocole opératoire. L’hydrométallurgie du zinc [ Fe ]  [ HO ]
3+

fait l’objet de Résoudre un exercice n° 1, page 214, Lorsque le précipité apparaît Qr3  K3
quant à l’obtention du dioxyde de titane à partir du
[ HO – ]   ------------------------- 1/3
1
minerai, beaucoup trop dangereuse dans sa réalisa-  [ Fe 3+ ]  K -
1
tion puisqu’elle utilise de l’acide sulfurique concen-
tré porté à plus de 200 °C, nous en déconseillons 1/3
  ------------------------------------------- 
1
-
très vivement la réalisation en séance de travaux 0,10  1,0  10 38
pratiques.
 4,6  10  13 mol . L d’où pH  1,7.
–1

6. Fe (OH)3 (s) + 3 H3O (aq)  Fe3+ (aq) + 6 H2O


+
1. Une étape de l’élaboration
de l’aluminium Il s’agit d’une réaction acido-basique.
[ Fe 3+ ]
K 3  --------------------- 1
+ 3 
Les références fournies dans la Bibliographie permet- -------------------3  10 4 .
tront une bonne approche documentaire de l’hydro- [ H3 O ] K 3  Ke
métallurgie de l’aluminium. Les manipulations 7. En maintenant le pH de la solution entre 1,7 et 3,7
proposées ont pour but d’illustrer au laboratoire les seul l’hydroxyde de fer(III) précipiterait ; il suffirait
réactions mises en œuvre dans l’industrie. Les tests pré- alors de filtrer la solution pour récupérer les ions Al3+
liminaires réalisés doivent conduire les élèves à propo- en solution.
ser un protocole permettant de séparer les éléments fer 8. Voir le protocole effectivement proposé.
et aluminium.
9. En broyant la bauxite on facilite son attaque par la
Réponses aux questions soude, le contact solide-solution étant plus important
2. a. Al3 + (aq) + 3 HO– (aq)  Al (OH)3 (s) lorsque le solide est en poudre.
1 10. HO– (aq) + Al (OH)3 (s)  [Al (OH)4]– (aq)
b. Qr 1  --------------------------------------
[ Al 3+ ]  [ HO – ] 3 11. En l’absence d’ion Fe3+, la solution (0,5 mL) prélevée
dans le tube à essai reste incolore lors de l’ajout de quel-
Lorsque le précipité apparaît Qr 1  K 1
ques gouttes de solution de thiocyanate de potassium
[ HO – ]   ------------------------  1/3
1 12. L’hydroxyde d’aluminium précipite selon la réac-
 [ Al 3+ ]  K - tion d’équation :
1
1/3 [Al (OH)4]– (aq) + H3O+ (aq)  Al (OH)3 (s) + 2 H2O
[ HO – ]   ---------------------------------------- 
1
 0,1  1,0  10 32 -
2. Une étape de l’élaboration du cuivre
 4,6  10  11 mol . L
–1
Lorsque l’élément cuivre est présent en très faibles
d’où pH  3,7. teneurs dans un minerai, la solution obtenue par lixi-
3. a. HO– (aq) + Al (OH)3 (s)  [Al (OH)4]– (aq) viation est très diluée et le métal cuivre peut difficile-
ment être obtenu par électrolyse. La manipulation
[ [ Al ( OH ) ] – ]
4 proposée décrit le procédé alors utilisée.
b. Qr 2  -----------------------------------
[ HO ] –
Réponses aux questions
[ [ Al ( OH ) 4 ] – ] 0,10 2. Cu2CO3 (OH)2 + 4 H3O+  2 Cu2+ + CO2 + 7 H2O
[ HO ]  -----------------------------------

 ----------
K2 10 Cette réaction est une réaction acido-basique.
 1,0  10  2 mol . L
– 1
3. Le précipité vert obtenu lors de l’ajout de la solu-
d’où pH  12. tion de soude est de l’hydroxyde de fer(II) traduisant

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la formation d’ions Fe2+ dans le tube T1 selon la réac- b. L’ajout de soude donnerait un précipité vert de
tion d’équation : Fe (OH)2 en présence d’ions Fe2+.
Fe (s) + Cu2+ (aq)  Fe2+ (aq) + Cu (s) c. Lixiviation :
4. Le précipité vert obtenu lors de l’ajout de la solution CuO (s) + 2 H+ (aq)  Cu2+ (aq) + H2O ( )
de soude est de l’hydroxyde de fer(II) traduisant la for- Cémentation : Cu2+ (aq) + Fe(s)  Cu (s) + Fe2+ (aq)
mation d’ions Fe2+ dans le tube selon la réaction
d’équation :
Fe (s) + 2 Fe3+ (aq)  3 Fe2+ (aq) Utiliser les acquis
La formation d’ions Fe2+, vert pâle, explique la décolo-
ration observée après agitation du fer dans la solution 5. 1. Voir les manipulations décrites page 210, § 1.1
de fer(III). et 1.2.
5. Voir le protocole proposé. 2. a. Voir page 211, § 1.3.
6. m (Cu)max  n (Cu)  M (Cu) b. Voir L’essentiel, page 213.
 V ( S  )  [ Cu 2+ ]  M ( Cu ) 3. a. Al2O3 + 2 HO– + 3 H2O  2 [Al (OH)4]–
 50  10– 3  0,15  63,5  0,48 g. b. m (Al)  275 kg et m (Al2O3)  519 kg.
m ( Cu ) obtenu c. m (NaOH)  407 kg.
  -----------------------------
-.
m ( Cu ) max 6. 1. 2 NH 4+ (aq) + 4 SO 42– (aq) + 6 Fe3+ (aq)
Nous avons trouvé m (Cu)obtenu  0,42 g, + 24 H2O ( )
soit   88 % .  Fe6 (OH)12 (SO4)4 (NH4)2 (s) + 12 H3O+ (aq)
7. Le fer participe à deux réactions : la réduction des 1
2. n ( NH 4+ )  --- n (Fe3+)  70 mol ;
ions cuivre(II) Cu2+ et la réduction des ions fer(III) 3
Fe3+ ; il n’est donc pas possible de déterminer la masse m (NH4)2SO4  4,6 kg.
de cuivre extrait par pesée des morceaux de fer-blanc. 3. ZnO(s) + 2 H3O+ (aq)  Zn2+ (aq) + 3 H2O ( )
Réaction acido-basique.
1
4. n (ZnO)  --- n (H3O+)  210 mol.
2
Corrigés des exercices m (ZnO)  17,1 kg.
5. Cu2+ (aq) + Zn(s)  Zn2+ (aq) + Cu(s)
S’autoévaluer Co2+ (aq) + Zn(s)  Zn2+ (aq) + Co(s)
6. m (Zn)  (n (Cu2+) + n (Co2+))  M (Zn)  11,8 kg.
1. 1. a. Qra  [Al3+]  [HO–]3 7. [Zn2+]  2,84 mol . L– 1.
b. Qrb  [Fe2+]  [HO–]2
7. A. 1. Dans T1 :
c. Qrc  [Zn2+]3  [ PO 43– ] 2
Cu2+ (aq) + Fe(s)  Fe2+ (aq) + Cu(s)
1
2. a. Qra  ---------------------------------------- Dans T2 : Fe2+ (aq) + 2 HO– (aq)  Fe (OH)2 (s)
[ Cu ]  [ HO ]
2+ – 2
B. 2. Dans T3 : 2 Fe3+ (aq) + Fe (s)  3 Fe2+ (aq)
1
b. Qrb  -----------------------------------------
Dans T4 : Fe2+ (aq) + 2 HO– (aq)  Fe (OH)2
[ Ag ]  [ CrO 4 ]
+ 2 2– 3. a. Voir Expérimenter, page 212, § 2.2 ; présence
d’ions Fe2+.
1
c. Qrc  ------------------------------------------ b. Test négatif avec ion thiocyanate SCN– (voir Expé-
[ Fe ]  [ PO 4 ]
2+ 3 3– 2
rimenter, page 210, § 1.2).
c. Cu2+ (aq) + Fe  Fe2+ (aq) + Cu
2. Kd  8,3  10– 17 ; Ke  7,7  10– 3 ; 2 Fe3+ (aq) + Fe  3 Fe2+ (aq)
Kf  1,0  1036.
d. m (Fe)  n (Fe)  MFe
3. a. Réaction acido-basique.  (n (Cu2+) + 1--- n (Fe3+))  MFe
b. Réaction d’oxydoréduction. 2
c. Réaction de complexation.
 V  ([Cu2+] + 1--- [Fe3+])  MFe  0,29 kg.
d. Réaction acido-basique. 2
e. Réaction d’oxydoréduction.
8. Une technique par précipitation
4. 1. Lixiviation : attaque d’un minerai par une A. 1. Le précipité apparaît pour pH  5,2.
solution acide ou basique. 2. a. Cu2+ (aq) + 2 HO– (aq)  Cu (HO)2 (s)
Cémentation : réduction d’un ion métallique par un 1
K 1  ------------------------------------------------------
-.
métal. [ Cu (2+aq ) ] éq  [ HO (–aq ) ] éq 2

2. a. L’oxyde de cuivre CuO est attaqué par une solu-


tion d’acide sulfurique ; la solution obtenue contient 1
b. Q r  ------------------------------------------------
-.
des ions Cu2+ qui sont réduits par le fer en plaques. [ Cu ( aq ) ]  [ HO ( aq ) ]
2+ – 2

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c. Si Q r  K 1 , alors la réaction évolue en sens direct. Bibliographie et site Internet


1
3. Q r  K 1  ------------------------------------------------------
-. Ce chapitre et le suivant doivent beaucoup aux travaux et
2+ [ Cu ( aq ) ] éq  [ HO ( aq ) ] éq
– 2
publications de Jean-Louis Vignes professeur à l’IUFM de
[ HO (–aq ) ] éq 1 Créteil. Nous tenons à le remercier très vivement.
2
 ---------------------------------- .
[ Cu (2+aq ) ] éq  K 1
LIVRES
1
[ HO (–aq ) ] éq  ---------------------------------- • L’Aluminium et ses alliages, R. Guillot et coll. Que
[ Cu (2+aq ) ] éq  K 1 sais-je ?, PUF, 1985.
1 • L’Oxydoréduction, M. Verdaguer et J. Sarrazin, Ellip-
 -------------------------------------------
- ses, 1991.
0,10  4,0  10 18
• Chimie Industrielle, R. Perrin et J.-P. Scharff, Masson,
 1,6  10  9 mol . L .
–1
1993.
Ke • Données sur les principaux produits chimiques. Métaux
4. [ H 3 O + ] éq  -------------------------
- et matériaux, J.-L. Vignes, Centre de ressources péda-
[ HO ( aq ) ] éq

gogiques en Chimie ENS, Cachan, 1997.
pH  – log [H3O+]éq  5,2. • Chimie PC-PC*, A. Durupthy et coll., H. Prépa,
B. 1. D'après la courbe, pour un pH supérieur à 3,5,
Hachette, 2004.
les ions Fe3+ ne sont plus présents en solution, ils ont
totalement réagi pour former Fe (HO)3 (s).
REVUES 
2. a. Lorsque pH = 4, les ions Cu2+ n'ont pas préci- • « Illustration au laboratoire de l’élaboration indus-
pité tandis que les ion Fe3+ ont précipité pour former trielle du dioxyde de titane », Bulletin de l’Union des
le solide Fe (HO)3 (s). Ce solide est retenu dans le Physiciens, J.-L. Vignes et coll., n° 732, mars 1991.
filtre, ainsi on extrait le fer(III). • « Une vie de fer-blanc », Bulletin de l’Union des Physi-
b. La solution S1 contient des ions Cu2+. ciens, n° 763, avril 1994.
c. Si on continue d’ajouter des ions HO– dans la • « Une vie de zinc (1) », Bulletin de l’Union des Physiciens,
solution S1, il ne se forme pas de précipité de couleur J.-L. Vignes et coll., n° 766, juillet-août-septembre, 1994.
rouille qui serait dû à la présence de Fe3+, alors qu’il • « Une vie de zinc (2) », Bulletin de l’Union des Physi-
apparaît un précipité bleu dû à la présence de Cu2+. ciens, J.-L. Vignes et coll., n° 770, janvier 1995.
C. Une technique par oxydoréduction • « Une vie de cuivre », Bulletin de l’Union des Physiciens,
1. Les ions Cu2+ réagissent totalement, l’élément J.-L. Vignes et coll., n° 790-791, janvier-février 1997.
cuivre est alors entièrement sous forme de cuivre • « Une vie d’aluminium », Bulletin de l’Union des Physi-
métallique Cu(s). ciens, J.-L. Vignes et coll., n° 790-791, janvier-février 1997.
2. Les ions Fe3+ réagissent totalement, l’élément fer • « L’hydrométallurgie (1) », Bulletin de l’Union des
est alors sous forme d’ions Fe2+. Il peut cependant Physiciens, J.-L. Vignes et coll., n° 857, octobre 2003.
rester du fer métallique Fe(s) non consommé.
3. Le fer est en solution aqueuse, tandis que le cuivre DOCUMENTS
est sous forme solide. Si on filtre, on sépare bien le VIDÉOCASSETTE
cuivre du fer. • Chimie des matériaux (volume 2 : « Aluminium »),
Conclusion Collection In situ, Hachette, 2002.
Les ions Cu2+ doivent rester sous cette forme afin de CÉDÉROM
subir l’électrolyse. Avec la technique par oxydoréduc- • Encyclopédie Hachette Multimédia, 2001.
tion, ils seraient transformés en Cu(s). Donc seule la INTERNET
méthode par précipitation convient. • http://www.aia.aluminium.qc.ca

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chapitre
chimie

19 Électrolyses

Programme Matériel

Ce chapitre correspond à l’extrait suivant du 1. Affinage du cuivre


programme : • Un tube en U pour électrolyse sur son support.
D : Élaborer un « produit » de consommation : de la • Deux électrodes de graphite.
matière à la formulation (2). • Un multimètre en millivoltmètre.
• Un multimètre en milliampèremètre.
Techniques mises en jeu
• Des fils de jonction (conformes aux normes de sécurité).
et activités • Un générateur de tension variable ou un générateur
2. Électrolyser (1 séance) 12 V (avec rhéostat pour montage potentiométrique).
• Purifier, protéger (contre la corrosion). • Une solution de sulfate de cuivre à 1,0 mol . L– 1.
• Embellir, récupérer. • Une bûchette en bois et des allumettes.
• Affinage du cuivre. • Un bécher de 150 mL.
• Dépôt électrolytique : • Deux électrodes de cuivre, dont une constituée d’un
– anodisation de l’aluminium ; fil très fin (reliée au pôle  ) et l’autre d’une plaque de
– étamage électrolytique de l’acier ; cuivre (reliée au pôle – ), le tout monté sur un
– électrozingage. support (voir le document 2, page 220).
• Récupération de l’étain (traitements d’effluents liquides). • Une ampoule basse tension.
• Un chronomètre.
Compétences exigibles • Une plaque de cuivre pur fraîchement décapée.
• Réaliser le montage électrique permettant d’effectuer • Une plaque de cuivre impur ou de laiton, ou une
une électrolyse. pièce de monnaie contenant du cuivre (1, 2 ou
• Écrire les réactions aux électrodes et relier les quanti- 5 centimes d’euros).
tés de matière des espèces formées ou consommées à
l’intensité du courant et à la durée de la transformation 2. Quelques dépôts électrolytiques
lors d’une électrolyse.
• Justifier les opérations d’un protocole à partir de
2.1 Anodisation de l’aluminium
données physico-chimiques (température de change- • Une spatule et des chiffons.
ment d’état, solubilité, pH, densité). • Un bec Bunsen ou un dispositif de chauffage au gaz.
• Une pince métallique.
Réinvestissements • Des gants et des lunettes de protection.
• Réactions d’oxydoréduction. • Cinq béchers de 150 mL.
• Électrolyse. • Un multimètre en millivoltmètre.

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ProfChimie_19.fm Page 105 Lundi, 9. juillet 2007 1:58 13

• Un multimètre en milliampèremètre. L’étamage électrolytique de l’acier est proposé dans


• Des fils de jonction (conformes aux normes de sécurité). Résoudre un exercice, page 224 ; 1a cinquième manipu-
• Un générateur de tension variable ou un générateur lation indiquée dans les programmes, la récupération
12 V (avec rhéostat pour montage potentiométrique). de l’étain des emballages en fer-blanc est une technique
non développée en France à ce jour. Ne pas oublier,
• Un chronomètre.
dans ces manipulations, que les élèves ne disposent pas
• Une plaque chauffante. de la notion de potentiel redox standard.
• De l’aluminium en poudre et du fil d’aluminium.
• Deux ou trois plaques d’aluminium entrant dans un 1. Affinage du cuivre
bécher de 150 mL.
• Une lame de plomb. Deux manipulations sont présentées afin de mettre en
évidence le rôle des électrodes dans une électrolyse.
• Un support d’électrodes permettant de plonger
celles-ci dans un bécher 1.1 Électrolyse d’une solution de sulfate de cuire
• De l’acétone.
Réponses aux questions
• Une solution de soude à 5 mol . L– 1.
1. L’anode est relié au pôle  du générateur et la
• Une solution d’acide nitrique à 1 mol . L– 1. cathode au pôle – .
• Une solution d’acide sulfurique à 2 mol . L– 1. 2. À la cathode :
• Une solution d’ammoniac à 0,1 mol . L– 1. dépôt de métal cuivre selon Cu2+ (aq) + 2 e–  Cu(s)
• Une solution d’alizarine à 0,05 mol . L– 1. 3. À l’anode : dégagement d’un gaz.
• Une solution de bleu de méthylène à 0,05 mol . L– 1. 2 H2O  O2 (g) + 4 H+ (aq) + 4 e–
2.2 Électrozingage du fer 2 SO 42– (aq)  S 2 O 82– (aq) + 2 e–
Cu (s)  Cu2+ (aq) + 2 e–
• Des tubes à essai dans leur support. Dégagement de dioxygène O2 ; ce gaz peut être
• Une pipette Pasteur et une boîte de Pétri. recueilli avec une petite éprouvette et on peut alors
• Un bécher pouvant accueillir les électrodes sur leur vérifier qu’il ravive la combustion d’une bûchette ne
support. présentant plus qu’un point d’incandescence.
• Un multimètre en millivoltmètre. 4. 2 H2O + 2 Cu2+ (aq)  2 Cu(s) + O2 (g) + 4 H+ (aq)
• Un multimètre en milliampèremètre. 5. Au bout d’un certain temps la lampe s’éteint : le
• Des fils de jonction (conformes aux normes de sécurité). circuit est ouvert. Cela est dû à la disparition du fil relié
• Un générateur de tension variable ou un générateur au pôle  (ici l’anode) :
12 V (avec rhéostat pour montage potentiométrique). Cu(s)  Cu2+ (aq) + 2 e–
• Un chronomètre. 6. À l’autre électrode, la cathode, reliée au pôle – , les
• Une solution de soude à 0,1 mol . L– 1. réactions suivantes sont possibles :
• Une solution de phénolphtaléine à 1 % dans l’étha- • réduction des ions cuivre(II) :
nol en flacon compte-gouttes. Cu2+ (aq) + 2e–  Cu(s)
• Une solution de sulfate de fer(II) à 0,1 mol . L– 1. • réduction de l’eau :
• Une solution d’hexacyanoferrate(III) de potassium à 2 H2O + 2 e–  H2 (g) + 2 HO– (aq)
0,03 mol . L– 1. • réduction des ions sulfate :
• Une solution tiède corrosive constituée de 100 mL de SO 42– (aq) + 2 e– + 4 H+ (aq)  SO2 (aq) + 2 H2O
chlorure de sodium à 0,5 mol . L– 1, de 3 g d’agar-agar, Il se produit la réduction des ions cuivre(II) Cu2+
de 5 mL de solution d’hexacyanoferrate(III) de potas- La masse de l’électrode reliée au pôle – augmente.
sium à 0,03 mol . L– 1. 7. Cu(s) + Cu2+ (aq)  Cu2+ (aq) + Cu(s)
• Deux clous qui auront été martelés, puis fraîchement anode solution solution cathode
décapés par l’action d’une solution d’acide sulfurique à
1 mol . L– 1 ; l’un deux ayant, à son extrémité, du zinc K  [---------------
Cu 2+ ]
-  1,00 .
déposé par galvanisation (le clou aura été plongé dans [ Cu 2+ ]
du zinc fondu). La concentration de la solution reste constante.
• Une solution d’électrolyte avec, pour 100 mL, 16,5 g 8. Au cours de cette électrolyse, l’anode est consom-
de sulfate de zinc, 10 g de chlorure de potassium, 3 g mée d’où l’appellation « anode soluble » bien qu’il ne
d’acide borique. s’agisse pas d’une dissolution.
• Du papier pH. 9. La nature des produits formés lors d’une électrolyse
dépend entre autres de la nature des électrodes utilisées.

Expérimenter 1.2 Affinage proprement dit


Réponses aux questions
Trois des cinq manipulations conseillées sont traitées 10. En plongeant une lame de zinc dans une solution
en Travaux pratiques laissant ainsi la possibilité aux de sulfate de cuivre on observerait la réaction sponta-
élèves, en fonction du matériel et des produits disponi- née d’équation :
bles, de choisir les manipulations proposées. Cu2+ (aq) + Zn(s)  Cu(s) + Zn2+ (aq)

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11. Voir la manipulation décrite page 221, § 1.2. Avec I  0,20 A, t  1 200 s et S  2  25 cm2 on
12. et 13. L’anode voit sa masse diminuer alors que trouve une épaisseur d  2,6 m.
celle de la cathode croît ; l’augmentation de masse de 2.2 Électrozingage du fer
cette dernière peut-être différente de la diminution de
masse de l’anode suivant la nature des impuretés de Avant d’aborder les techniques de dépôt de zinc par
celle-ci. électrolyse il nous a paru souhaitable de mettre en évi-
Si elle contient des métaux plus nobles que le cuivre dence le phénomène de corrosion différentielle. Cette
tels que l’argent ou l’or seul le cuivre est oxydé, les corrosion, dans laquelle l’oxydation et la réduction
impuretés vont alors au fond du bécher, en revanche, s’effectuent en deux lieux différents, met en jeu des
en présence de fer, de nickel, de cobalt ou de zinc, micropiles ; la corrosion différentielle se manifeste en
d’autres oxydations que celle du cuivre peuvent être présence d’eau et de dioxygène lorsque le milieu (élec-
observées ; les impuretés peuvent alors, après oxyda- trolyte, matériau métallique) est hétérogène.
tion, passer en solution ou précipiter sous forme Réponses aux questions
d’hydroxyde et tomber au fond du bécher. 1. 3 Fe2+ (aq) + 2 [Fe (CN)6]3– (aq)  Fe3 [Fe (CN)6]2 (s)

m (Cu)max  n (Cu)  M (Cu)  n ( e – )  M ( Cu ) 2. La coloration bleue sur le clou C1 traduit la forma-


--------------------------------------- tion d’ion Fe2+ résultant de l’oxydation du fer selon
2
l’équation : Fe  Fe2+ + 2 e–
I  t  M ( Cu ) .
 -------------------------------- 3. L’autre réaction électrochimique qui se produit est la
-
2F réduction du dioxygène O2 avec formation d’ions
m ( Cu ) réelle hydroxyde HO– comme le traduit la coloration rose prise
Le rendement faradique vaut ici   --------------------------
-. par la phénolphtaléine selon la réaction d’équation :
m ( Cu ) max
O2 + 2 H2O + 4 e–  4 HO–
Dans les conditions proposées nous avons trouvé une 4. Le clou C2 ne présente pas de zone colorée en bleu, il
valeur très proche de 1. n’y a pas oxydation du fer constituant ce clou. La colora-
Pour cette électrolyse il serait bien de connaître la compo- tion rose de la phénolphtaléine traduisant la réduction
sition de l’anode : du dioxygène signifie qu’une oxydation s’effectue sur le
– s’il s’agit d’une pièce de 1, 2 ou 5 centimes d’euros, clou : c’est le zinc qui s’oxyde comme en témoigne un
elle est constituée d’acier cuivré et d’alliage nordique, précipité blanc d’hexacyanoferrate(II) de zinc
c’est-à-dire d’un alliage, sans nickel mais avec du Zn2 [Fe (CN)6](s), l’ion [Fe (CN)6]3– (aq) étant, vu les
cuivre, du zinc et de l’aluminium ; conditions opératoires, réduit en ion [Fe (CN)6]3– (aq).
– s’il s’agit de centimes de dollar américain ou cana- 5. À la cathode : Zn2+ (aq) + 2 e–  Zn(s)
dien, ils sont constitués de zinc recouverts de cuivre. À l’anode : Zn(s)  Zn2+ (aq) + 2 e–
Les pièces de 10 cents, 20 cents et 50 cents sont consti- Il s’agit d’une électrolyse à « anode soluble ».
tuées d’alliage nordique alors que celles de 1 euro et de On constate qu’à la cathode s’effectue également un
2 euros sont constituées de 75 % de cuivre et 25 % de léger dégagement de dihydrogène due à la réaction
nickel. électrochimique d’équation :
2 H+ (aq) + 2 e–  H2(g)
2. Quelques dépôts électrolytiques Q It
6. En écrivant que n (e–)  ----  -------- mais aussi :
2.1 Anodisation de l’aluminium F F
2m ( Zn ) , il vient :
n (e–)  2  n (Zn)  ---------------------
Réponses aux questions M ( Zn )
1. À la cathode, un gaz se dégage.  t  M ( Zn ) .
• Réduction de l’eau : 2 H+ (aq) + 2 e–  H2 (g) m (Zn)  I--------------------------------
-
2F
• Réduction des ions sulfate : Avec I  0,40 A et t  600 s, on trouve une augmen-
SO 42– (aq) + 2 e– + 4 H+ (aq)  SO2 (aq) + 2 H2O tation de masse de la cathode : m (Zn)  81 mg.
Le gaz formé est du dihydrogène H2. On obtient en réalité une masse moindre en raison de
2. À l’anode, de l’alumine se forme selon l’équation : la réaction concurrente de formation de dihydrogène.
2 Al(s) + 3 H2O  Al2O3(s) + 6 H+ (aq) + 6 e– La variation de masse de l’anode est très voisine de 81 mg.
3. 2 Al(s) + 3 H2O  Al2O3(s) + 3 H2 (g) Si l’on souhaite une variation de masse plus importante
4. En écrivant que : on pourra augmenter la durée d’électrolyse.
It M ( Zn )  I  t
n (e–)  Q
----  -------- 7. d  ---------------------------------- .
2 S   ( Zn )  F
F F
Avec I  0,40 A, t  600 s, S  2  25 cm2 et
6  m ( Al 2 O 3 )
mais aussi n (e–)  6  n (Al2O3)  ---------------------------------
-  (Zn)  7,1 g . cm– 3 on trouve une épaisseur
M ( Al 2 O 3 ) d  2,3 m.
il vient, avec m (Al2O3)  S  d   (Al2O3), 8. Si la réaction concurrente de formation de dihydro-
M ( Al 2 O 3 )  I  t gène peut être négligée, la concentration en ions zinc(II)
d  ----------------------------------------------
-. Zn2+ reste constante sinon elle augmente car il s’en forme
6  S   ( Al 2 O 3 )  F alors plus à l’anode qu’il ne s’en consomme à la cathode.

106 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_19.fm Page 107 Mercredi, 18. juillet 2007 11:50 11

Corrigés des exercices 2. À la cathode : Zn2+ + 2 e–  Zn


2. À l’anode : Zn  Zn2+ + 2 e–

S’autoévaluer n ( e– )  F 2 S  d   ( Zn )  F
3. t  -----------------------  ------------------------------------------
I M ( Zn )  I
1. 1. FAUX, c’est une réaction forcée.  1,68  10 3 s

2. FAUX, à l’anode s’effectue une oxydation. W = U. I. t = 50,4 kJ = 14 Wh.


3. a. et c. VRAI ; b. FAUX, la masse du dépôt est pro- 4. À la cathode : dihydrogène : 2 H aq +
+ 2 e –  H2
portionnelle à la durée d’électrolyse si I est constant. À l’anode : dichlore : 2 Cl–  Cl2 + 2 e–
4. VRAI. t
5. a. t   -------  1,87  10 3 s.
5. VRAI. 0,9

2. 1. b. et c. W
b. W   -------  15,5 Wh.
0,9
2. b. et d.
3. a., c. et d. 8. A. 1. À l’extérieur du générateur le courant va du
pôle  au pôle – , les électrons vont en sens
3. 1. Voir Expérimenter, document 1, page 220. inverse dans les conducteurs métalliques ; les cations
2. À la cathode : Cu2+ (aq) + 2 e–  Cu(s) vont de (I) vers (II) et les anions vont en sens inverse.
À l’anode : 2 H2O ( )  4 H+ (aq) + 4 e– + O2 (g) 2. La transformation qui se produit lors d’une élec-
2 Cu2+ (aq) + 2 H2O ()  4 H+ (aq) + O2 (g) + 2 Cu(s) trolyse est une réaction d’oxydoréduction forcée. Le
4. La solution doit contenir comme seul cation que générateur fournit l’énergie nécessaire à la réaction.
Sn2+ et le vase à étamer doit constituer la cathode (donc 3. À l’anode : Cu(s)A  Cu2+ (aq)A + 2 e–
relié au pôle – ), (III) est donc le bon montage. À la cathode : Cu2+ (aq)C + 2 e–  Cu(s)C
4. Cu(s)A + Cu2+ (aq)C  Cu2+ (aq)A + Cu(s)C
Utiliser les acquis 5. Cette électrolyse est à « anode soluble » car au
cours de la réaction le cuivre solide se consomme
5. 1. Les graisses sont non solubles dans l’eau. progressivement : il se « solubilise » en passant en
solution.
2. 2 Al + 2 HO– + 6 H2O  2 [Al (OH)4]– + 3 H2
6. La concentration en ions cuivre(II) de la solution
3. H3O+ + HO–  2 H2O
ne varie pas au cours de l’électrolyse car autant d’ions
4. 2 Al + 3 H2O  Al2O3 + 6 e– + 6 H aq
+
Cu2+ se forment à l’anode et disparaissent à la
+
2 H aq + 2 e –  H2 cathode.
2 Al + 3 H2O  Al2O3 + 3 H2 7. En milieu acide, Cu2+ est la seule espèce présente
n ( e– )  F 6 S  d   ( Al 2 O 3 )  F et peut être réduite en cuivre à la cathode ce qui ne
5. t  -----------------------  ---------------------------------------------------
- serait pas le cas en milieu basique où Cu (OH)2 se
I M ( Al 2 O 3 )  I
formerait et ne pourrait être réduit.
 3,0 h . B. 1. La plaque d’acier doit jouer le rôle de cathode
6. Al2O3 est isolant, la résistance du circuit aug- afin que s’y déroule la réaction d’équation :
mente. Cu2+ (aq) + 2 e–  Cu(s)
2. Q  I  ∆t
6. 1. Voir le document (III) de l’exercice 4, page 226, 3. Q  ne  NA  e
en remplaçant le vase par une boite de conserve. 4. ne  2nCu
2. À la cathode :
I  t
5. n Cu  ------------------ et
Sn2+ + 2 e–  Sn et 2 H+ (aq) + 2e–  H2
2N A  e
À l’anode :
Sn  Sn2+ + 2 e– et 2 H2O  O2 + 4 e– + 4 H+ (aq) M Cu  I  t
m Cu  ---------------------------
-
3. a. Sn2+ + Sn  Sn + Sn2+ 2N A  e
n ( e– )  F 2 S  d   ( ( Sn )  F )
b. t  -----------------------  ------------------------------------------------
m Cu  237 mg .
I M ( Sn. )  I 6. Ces deux masses ne sont pas égales car la plaque
constituant l’anode contient des impuretés.
 148 s .
c. W  U  I  t  890 J  0,25 Wh. 9. 1. L’électrolyte en fusion dissout l’alumine :
4. En réalité, il se forme aussi du dihydrogène à la Al2O3(s)  2 Al 3+ + 3 O2–
cathode. 2. Les blocs de carbone constituant la cathode et
tapissant les cuves sont reliés au pôle – du généra-
7. 1. Espèces présentes : Zn2+, NH 4+ , Cl– teur, ceux constituant l’anode et plongeant dans
[Zn2+]  1,32 mol . L– 1, [ NH 4+ ]  2,25 mol . L– 1, l’électrolyte en fusion sont reliés au pôle  .
[Cl–]  4,89 mol . L– 1. 3. 4 Al3+ + 6 O2–  4 Al + 3 O2

© Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit. 107
ProfChimie_19.fm Page 108 Mardi, 17. juillet 2007 11:06 11

4. a.
Quantité
Avancement 4 Al3+ + 6 O2–  3 O2 (g) + 4 Al(s) d’électrons
échangés
État initial 0 n0 n1 0 0 0
État
en cours de x n0 – 4 x n1 – 6 x 3x 4x 12x
transformation
État final xf n0 – 4 xf n1 – 6 xf 3 xf 4xf 12xf
3  m A1 2. Le gaz est du dioxygène :
D’où : n e –  3  n A1  ----------------
-
M A1 2 H2O  O2 + 4 e– + 4 H+ (aq)
b. Q  n e –  N A  e  12x f  N A  e  12x f  F It
M
3. m ( Mn )  ------------------------
Mn
-  862 kg .
n m 2F
 -------------  1,00  10 4 mol.
A1 A1
c. x f  -------
4 4M A1 4. 2 H (aq) + 2 e  H2
+ –

12x f  F 5. Qtot  I  t  3,024  109 C ;


t  Q -  12,0  10 4 s  30 h .
----  ----------------- QMn  2n (Mn)  F  2,285  109 C.
I I
QH2  0,738  109 C ;
10. 1. Mn2+ + 2 e–  Mn ; pôle – n (H2)  3,82 kmol et m (H2)  7,65 kg.

Bibliographie
Ce chapitre, comme le précédent, doit beaucoup aux • « Électrolyses », Actualité chimique, n° spécial janvier-
travaux et publications de Jean-Louis Vignes, professeur à février 1992.
l’IUFM de Créteil. Nous tenons à le remercier très vive- • « Une vie de fer-blanc », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de
ment. l’Union des Physiciens, n° 763, avril 1994.
• « Une vie de zinc (1) », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de
LIVRES  l’Union des Physiciens, n° 766, juillet-août-septembre, 1994.
• Industrial Electrochemistry, Derek Pletcher, Chapman and • « Une vie de zinc (2) », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de
Hall, Londres, 1984. l’Union des Physiciens, n° 770, janvier 1995.
• L’Aluminium et ses alliages, R. Guillot et coll. Que sais-je ?, • « Une vie de cuivre », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de
PUF, 1985. l’Union des Physiciens, n° 790-791, janvier-février 1997.
• Chimie (Tome II), C. Duboc-Chabanon, A. Colin U., • « Une vie d’aluminium », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de
1987. l’Union des Physiciens, n° 790-791, janvier-février 1997.
• L’Oxydoréduction, M. Verdaguer et J. Sarrazin, Ellipses,
• « Une vie d’acier zingué », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de
1991.
l’Union des Physiciens, n° 790-791, janvier-février 1997.
• Chimie Industrielle, R. Perrin et J.-P. Scharff, Masson,
1993. • Illustration d’un cours de protection contre la corrosion
des matériaux – Exemple d’une séance de T.P. sur l’anodisa-
• Électrochimie, C. Rochaix, Nathan, 1996.
tion de l’aluminium, L. Vignes et coll., Bulletin de l’Union
• Données sur les principaux produits chimiques. Métaux et des Physiciens, n° 851 (1) février 2003.
matériaux, J.-L. Vignes, Centre de ressources pédagogiques
en Chimie ENS, Cachan, 1997. • « L’hydrométallurgie (1) », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de
l’Union des Physiciens, n° 857, octobre 2003.
• Florilège de chimie pratique, F. Daumarie et coll., Her-
mann, 1999. • « Manipulations sur le thème béton et corrosion »,
L. Vignes et coll., Bulletin de l’Union des Physiciens, n° 879
• Chimie PC-PC*, A. Durupthy et coll., H. Prépa,
(1), décembre 2005.
Hachette, 2004.
• « Détermination de la teneur en cuivre des pièces libellées
REVUES  en euros », L. Vignes et coll., Bulletin de l’Union des Physi-
ciens, n° 889 (2), décembre 2007.
• « Expériences sur la corrosion des métaux » L. Vignes et
coll., Bulletin de l’Union des Physiciens, n° 635, janvier- DOCUMENTS
février 1981.
VIDÉOCASSETTE
• « Électroplastie », R. Parisot et coll., Bulletin de l’Union des
Physiciens, n° 670, janvier 1985. • Chimie des matériaux (volume 2 : « Aluminium »)
Collection In situ, Hachette, 2002.
• « Illustration au laboratoire de l’élaboration industrielle du
dioxyde de titane », J.-L. Vignes et coll., Bulletin de l’Union CÉDÉROM
des Physiciens, n° 732, mars 1991. • Encyclopédie Hachette Multimédia, 2001.

108 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_20.fm Page 109 Lundi, 9. juillet 2007 5:27 17

chapitre

chimie
Formulation et
conditionnement 20
Programme Matériel

Ce chapitre correspond à la troisième séance de 1. L’aspirine :


l’extrait suivant du programme : un médicament
D : Élaborer un « produit » de consommation : aux nombreuses formulations
de la matière première à la formulation (3 séances). • Une boite de modèles moléculaires.
• Un mortier et son pilon.
Techniques mises en jeu
• Trois erlenmeyers.
et activités • Une éprouvette graduée de 50 mL et une de
3. Formuler, conditionner * (1 séance) 100 mL.
• Recherche documentaire avec support expérimental • Un agitateur magnétique et son barreau aimanté.
chaque fois que possible : • Trois béchers de 150 mL et un de 50 mL.
– les différentes formulations de l’aspirine et du
• Des tubes à essai dans leur support dont un muni
paracétamol ;
d’un tube à dégagement.
– les conservateurs alimentaires ;
• Un agitateur en verre.
– les emballages alimentaires.
• Diverses formulations de l’aspirine (s’inspirer de la
Compétences exigibles photo, page 229) dont Aspirine du Rhône 500 ,
Catalgine, Aspirine pH, Alka-Seltzer, Aspégic,
Justifier les opérations d’un protocole à partir de Aspirine UPSA.
données physico-chimiques (température de change- • De l’eau distillée.
ment d’état, solubilité, pH, densité).
• Une solution d’acide chlorhydrique à 1 mol . L– 1.
Réinvestissements  • Une solution de soude à 1 mol . L– 1.
• Réactions acido-basiques. • Un rouleau de papier pH et son échelle de teintes.
• Réactions d’oxydoréduction. • Du bleu de bromothymol en flacon compte-gouttes.
• Électrolyse. • De l’eau de chaux (une solution limpide
d’hydroxyde de calcium Ca (OH)2).
* Activités pouvant donner lieu à l’utilisation des techno- • Une solution d’acide chlorhydrique à 0,1 mol . L– 1.
logies de l’information et de la communication. • Une solution de soude à 0,1 mol . L– 1.

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2. Un additif alimentaire : HO2C–C6H4–O2C–CH3 + H2O


le dioxyde de soufre acide acétylsalicylique
• Un erlenmeyer de 250 mL.  HO2C–C6H4–OH + CH3–CO2H
• Une pipette jaugée de 20 mL. acide salicylique
• Une éprouvette graduée de 50 mL. 6. Excipient : substance neutre dans laquelle on incor-
• Une burette graduée de 25 mL sur son support. pore un médicament (principe actif ) pour permettre
• Un agitateur magnétique et un barreau aimanté. son absorption.
• Une spatule. 7. La Catalgine contient l’aspirine sous forme d’acéty-
• Du vin blanc dont l’étiquette porte la mention : lsalicylate de sodium :
« contient des sulfites ». CH3–CO2–C6H4– CO 2– + Na+
• Une solution d’hydroxyde de sodium à 1,0 mol . L– 1. elle est donc soluble dans l’eau c’est-à-dire hydrosoluble.
• Une solution d’acide sulfurique à 2,0 mol . L– 1. 8. L’Aspirine pH8 est constituée d’acide acétylsalicy-
• Du thiodène solide ou une solution d’empois d’amidon. lique enrobé dans une substance gastro-résistante.
• Une solution de diiode à 2,00  10– 3 mol . L– 1 Cette substance n’est pas soluble dans la solution
(préparée dans une solution d’iodure de potassium à gastrique ; en revanche, elle est soluble dans la solu-
0,05 mol . L– 1). tion intestinale et libère progressivement l’aspirine.
D’où le nom « d’aspirine retard » donné à cette for-
mulation.
9. L’aspirine effervescente contient, à l’état solide, de
Expérimenter l’acide acétylsalicylique, de l’acide citrique et de
l’hydrogénocarbonate de sodium.
1. L’aspirine : un médicament L’ion hydrogénocarbonate présent se comporte comme
aux nombreuses formulations une base en solution aqueuse et réagit avec les acides
Ce T.P. est l’occasion de préciser ce qu’est la formula- présents ; ce qui provoque leur dissolution et un déga-
tion, étape importante d’un produit commercialisé. gement de dioxyde de carbone selon la réaction
L’étude des différentes présentations de l’aspirine ou du d’équation :
paracétamol constitue une bonne approche de cette HA + HCO 3–  CO2 + H2O + A–
notion. Nous avons préféré l’aspirine beaucoup plus 10. Pour mettre en évidence le dioxyde de carbone
riche dans ses applications. formé on peut réaliser la manipulation suivante : dans
Les manipulations proposées permettent d’étudier la un tube à essai introduire 2 ou 3 mL d’eau de chaux
solubilité des différentes formes et l’origine de l’effer- puis, dans un autre tube à essai, 2 mL d’eau distillée
vescence de certains comprimés. avec quelques petits morceaux d’Alka-Seltzer ;
Cette étude est aussi l’occasion d’aborder la notion de adapter un tube à dégagement et faire barboter le gaz
solution tampon qui n’est plus traitée dans le cadre du qui se dégage dans le tube contenant l’eau de chaux :
programme obligatoire de Terminale S. un trouble blanc de carbonate de calcium se forme
selon la réaction d’équation :
Réponses aux questions
Ca2+ + 2 HO– + CO2 (g)  CaCO3 (s) + H2O
2. On trouve pH (A)  3,0. La solubilité de l’aspirine
dans l’eau est faible comme en témoigne le dépôt 11. Ce médicament est ionique d’où sa grande solubi-
présent au fond du bécher (les tables donnent lité dans l’eau.
s  3,4 g . L– 1 à 25 °C dans l’eau). 12. M (actéylsalicylate de lysine)  326 g . mol– 1.
Cette solubilité est encore plus faible en milieu acide M (aspirine)  180 g . mol– 1.
(dépôt nettement plus important), en revanche la solubi- Un médicament qui contient 1 800 mg d’acétylsalicy-
lité de l’aspirine est élevée en milieu basique, le comprimé late de lysine apporte à l’organisme une masse m
étant dissous entièrement dans le bécher B. d’aspirine, telle que :
3.
HA A- m  1 800  180---------  994 mg
3,5 pH 326
Dans les béchers A et C, l’aspirine est principalement sous soit environ 1 000 mg.
sa forme acide, peu soluble, alors que dans le bécher B 13. Nous avons trouvé les valeurs suivantes :
(pH  14) elle est sous forme basique ionique. Solution B C D
4. Dans l’estomac, l’aspirine est assimilée sous sa forme
acide et dans l’intestin sous sa forme basique. pHinitial 5,9 5,9 5,9
La forme basique, ionique est hydrosoluble alors que la
forme acide est liposoluble. Addition 80 mL 1 mL de 1 mL de
5. L’aspirine présente les groupes caractéristiques ou
de d’eau solution solution
fonction acide carboxylique et ester ; dans l’organisme, distillée acide de soude
en présence de catalyseurs enzymatiques, l’ester pHfinal 6,0 5,8 6,0
s’hydrolyse et donne l’acide salicylique selon la réaction
d’équation : La variation de pH est faible.

110 © Hachette Livre, 2007 / Physique Chimie enseignement de spécialité Term S, Livre du professeur Collection Durandeau-Durupthy. La photocopie non autorisée est un délit.
ProfChimie_20.fm Page 111 Lundi, 9. juillet 2007 1:59 13

Une solution tampon est une solution dont le pH varie b. Excipient : substance neutre dans laquelle on
peu par dilution ou ajout d’acide ou de base en quanti- incorpore un médicament (principe actif ) pour per-
tés modérées. mettre son absorption.
14. À pH  6, l’aspirine tamponnée est sous sa forme c. Formulation : ensemble d’opérations qui permet
basique et n’est donc pas agressive pour l’estomac. de donner à une substance des propriétés qui en faci-
15. À partir des expériences réalisées, des indications litent l’emploi ou la consommation.
données dans le protocole du T.P. et des renseigne- 2. a. Hydrosoluble : soluble dans l’eau (méthanol,
ments figurant sur les étiquettes des médicaments composés ioniques).
complétées par les notices présentes dans le diction- b. Liposoluble : soluble dans les corps gras (huiles,
naire Vidal il est facile d’établir le tableau suivant : graisses).
Forme Niveau
Caractéristi-
Formulation du principe d’assimilation 3. 1. Médicament : mélange de diverses substances
que principale
actif principale
dont l’une au moins possède des propriétés thérapeu-
Aspirine
Forme acide
Simple,
Estomac
tiques et appelée pour cela principe actif.
du Rhône liposoluble 2.
HA A-

Catalgine Forme basique Hydrosoluble Intestin
3,5 pH
Aspirine pH8 Forme acide Forme retard Intestin
a. HA : liposoluble ; b. A– : hydrosoluble.
Aspégic Forme basique Hydrosoluble Intestin

Alka-Seltzer Forme basique Effervescente Intestin


Utiliser les acquis
Aspirine
Effervescente,
UPSA Forme basique Intestin
tamponnée
tamponnée 4. 1. Amine–NH2 ; acide carboxylique–CO2H
2. H2L+ et HG
3. pH  3,5 : C9H8O4 ; pH  3,5 : C 9 H 7 O 4–
2. Un additif alimentaire :
À pH  6,5 : C 9 H 7 O 4–
le dioxyde de soufre
4. H2L+ + C 9 H 7 O 4–
Parmi les divers additifs possibles nous avons souhaité 5. n  5,5  10 –4
mol.
étudier le dioxyde de soufre présent dans de nombreu-
ses boissons et dont une récente législation impose aux 5. 1. V  100 mL.
fabricants de boissons (vins, cidres,…) d’en indiquer la 2. C  1,39  10– 2 mol . L– 1
présence. 3. a. HA.
Réponses aux questions 10  pH
b.   ----------------  0,14 .
2. I2 (aq) + SO2 (aq) + 2 H2O ( ) C
 2 I– (aq) + SO 42– (aq) + 4 H+ (aq) 4. a. AH (aq) + HCO 3– (aq)
3. Le dioxyde de soufre se trouve sous forme d’ion  A– (aq) + CO2 (g) + H2O ( )
sulfite SO 32– (aq) à pH  12,5. –
b. A (aq).
4. L’acide sulfurique réagit avec les ions hydroxyde en c. Une formulation tamponnée donne une solution
excès et avec les ions sulfite et abaisse le pH de la solu- dont le pH varie peu par dilution ou ajout d’acide ou
tion. Le thiodène (ou l’empois d’amidon) est un indi- de base en quantités modérées.
cateur de fin de réaction ; il donne une couleur bleu-
violacé en présence de diiode ; cette couleur apparaît 6. 1. I2 (aq) + SO2 (aq) + 2 H2O ( )
donc ici à l’équivalence.  2 I– (aq) + SO 42– (aq) + 4 H+ (aq)
C 0 ( I 2 )  V éq 2. L’empois d’amidon facilite le repérage de l’équivalence.
5. C ( SO 2 ) tot  -----------------------------
-
V vin blanc 3. Dosage direct.
4. nE (I2)  ntot (SO2), d’où :
t ( SO 2 ) tot  M ( SO 2 ) tot  C ( SO 2 ) tot
C  V E
-  1,23  10  3 mol . L– 1.
C  -------------------
V
t  C  M ( SO 2 )  0,0791 g . L– 1,
soit 79,1 mg . L– 1 : ce vin est en accord avec la loi.
Corrigés des exercices
7. 1. C6H12O6  2 C2H5OH + 2 CO2
2. a. (1)  0,020 ; (2)  0,044 ; (3)  0,10 ;
S’autoévaluer (4)  0,12 ; (5)  0,055.
c. La courbe est une droite passant par l’origine.
1. 1. b. et c. 2. c. 3. b. et c.
L’absorbance est proportionnelle à la concentration.
2. 1. a. Principe actif : substance présentant des pro- 3. a. La solution étudiée suit effectivement la loi de
priétés thérapeutiques. BEER-LAMBERT.

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ProfChimie_20.fm Page 112 Mardi, 17. juillet 2007 11:09 11

• « L’aspirine », O. Robert et B. Vargaftig, La Recher-


A
b. ε  ------------  1,16 m2 . mol– 1. che, n° 182, novembre 1986.
LC
• « L’aspirine », G. Weissmann, Pour la Science, n° 161,
4. a. On détermine l’abscisse du point d’ordonnée mars 1991.
A5  0,055. • « Une vie de fer-blanc », Bulletin de l’Union des Physi-
On trouve C5  13,5 mmol . L– 1. ciens, n° 763, avril 1994.
b. t5  M (CO2)  C5  595 mg . L– 1, le vin étudié • « Boites-boisson en aluminium », W. Hosford
entre donc dans la catégorie des vins cités dans le J. Duncan, Pour la Science, n° 205 novembre, 1994.
texte. • « L’acide acétylslicylique : l’aspirine », Bulletin de l’Union
des Physiciens, n° 775, juillet-août-septembre 1995.
• « Le médicament, un comprimé de chimie », Revue du
Bibliographie palais de la découverte, n° spécial 46, décembre 1995.
et sites Internet • « La pharmacocinétique de l’aspirine », Revue du
palais de la découverte, n° 235, février 1996.
LIVRES • « L’aspirine de la tête aux pieds », Revue du palais de
• Guide des arômes, colorants, additifs alimentaires, la découverte, n° 238, mai 1996.
P. Galtier, Éditions J.-P. Delarges, 1976. • « Aspirine, cette sacrée coquette », Revue du palais de
• E comme additifs, M. Hanssen, Flammarion, 1987. la découverte, n° 243, décembre 1996.
• L’aspirine, L. F. Perrin et P. E. Laurent, Ellipses, 1991. • « Une vie d’aluminium », Bulletin de l’Union des Phy-
siciens, n° 790-791 janvier-février 1997.
• Les secrets de la casserole, H. This, Belin, 1993.
• « La chimie organique sans maux de tête avec l’aspirine »,
• Chimie dans la maison, D. Crouzet-Deprost et coll. Bulletin de l’Union des Physiciens, n° 839, décembre 2001.
Cultures et Techniques, Nantes, 1996.
• Florilège de chimie pratique, F. Daumarie et coll., Her- VIDÉOCASSETTE
mann, 1999.
• Chimie des matériaux (volume 2 : « Aluminium »),
• L’avenir est dans la boîte, O. Picot, Editions 1, 2002.
Collection In situ, Hachette, 2002.
• Chimie, Terminale S, A. Durupthy et coll., Hachette,
2006.
• Le Vidal. SITES INTERNET
• http://www.univers-emballage.com/barquette/
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• « Un médicament mal connu : l’aspirine », L. Barin, • http://reseau-qualite-franco.org/fiche4.pdf
La Recherche, n° 45, mai 1974. • http://www.aia.aluminium.qc.ca

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Sujets BAC Sujets BAC

1. Synthèse d’un médicament : 2. Étude d’un médicament


la benzocaïne
1. Principe :
A. À propos de l’estérification Fe3+(aq) + e –  Fe2+(aq)
1.
O groupe caractéristique ester 2. Préparation de l’échelle des teintes
H2N C
2.1. Une fiole jaugée de 50,0 mL, une burette graduée
O CH2 CH3 de 25,0 mL pour verser la solution S, une pipette
2. Formule semi-développée de O OH jaugée de 2,00 mL et une pipette jaugée de 1,00 mL
l'acide 4-aminobenzoïque ci-contre. ainsi que trois béchers.
C
3. La réaction d'estérification est 2.2. Il s'agit d'une dilution de facteur de dilution égal à 2.
lente et limitée. t1  10,0 × 10– 3 g . L– 1.
C
2.3. Tous les ions fer(II) doivent être complexés par
B. Quelques justifications CH CH l’o-phénanthroline. En effet, le complexe coloré
de certaines opérations obtenu est ensuite dosé.
du mode opératoire 2.4. La courbe A  f ( t ) est une droite passant par
1.1. Les ions hydronium sont des CH CH
l’origine d’équation A  k . t avec k coefficient
catalyseurs. C directeur de cette droite. k  0,18 L . mg– 1.
1.2. Le chauffage permet L'équation de la droite est donc :
d'accroître la température, ainsi la
réaction est plus rapide.
NH2 A  0,18 . t , avec t en mg . L– 1 et A sans unité.
Le chauffage à reflux permet d'éviter les pertes de
matières, puisque les espèces gazeuses sont condensées 3. Détermination expérimentale de la teneur en
dans le réfrigérant à boules et elles retombent dans le élément fer
ballon. 3.1. On veut mesurer l’absorbance due uniquement au
1.3. En utilisant un large excès d'un des deux réactifs, complexe formé par réaction entre l’ion fer(II) et l’o-phé-
on améliore le rendement de la réaction. nanthroline. Celui-ci doit donc être la seule espèce chimi-
L'équilibre est déplacé dans le sens de la formation de que absorbant de la lumière de longueur d'onde
l'ester E. λ  500 nm . Le colorant rose peut perturber la mesure
2.1. L’ajout de la solution de carbonate de sodium de A.
permet d’éliminer l’acide présent dans la phase organi- A
que. 3.2. A  1,35 et t 0′  ----------  7,5 mg . L– 1
0,18
2.2. Après ajout de solution de carbonate de sodium le
dans le mélange.
pH vaut 9, il est supérieur au pKA, donc c'est la base
conjuguée A– qui prédomine en solution. Le mélange a été obtenu par dilution de la solution S0
2.3. A– est très majoritairement dans la phase aqueuse. de facteur de dilution égal à 10, donc :
On a ainsi extrait HA de la phase organique. t 0  10 t 0′  75 mg . L– 1.
2.4. La phase organique constitue la phase inférieure 3.3. m  75 mg.
de l’ampoule à décanter.
Écart relatif : 6,3 %, l'indication du fabricant est donc
2.5. Le sulfate de magnésium anhydre est un dessé-
validée.
chant, il permet d’éliminer toute trace d’eau de la
phase organique. 3.4. D’après l’équation de dissolution du sulfate de fer
3. Le chromatogramme montre deux taches pour le sesquihydraté n(Fe2+)  nsolide.
solide synthétisé : le solide n'est pas pur. On en déduit : MS  178,8 g . mol– 1 puis x  1,5.

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1.5. On ajoute des ions Ag+(aq) et NO 3– (aq) dans le


3. L’eau de DAKIN milieu.
Les cations Ag+ réagissent avec les anions Cl– selon la
1. Dosage par spectrophotométrie réaction d’équation :
du permanganate de potassium en solution Ag+(aq) + Cl–(aq)  AgCl(s)
1.1 m  c 0 . V 0 . M  0,79 g . Avant l’équivalence, les ions Ag+ sont limitants. La
1.2. a. La courbe obtenue est une droite passant par concentration en ions Cl– diminue alors que celle des
l’origine d’équation A  k . c ions nitrate augmente. Tout se passe comme si les
k : coefficient directeur de la droite, tel que : anions Cl– étaient remplacés par des anions NO 3– .
k  2,2 × 10 3 L . mol– 1; Comme l( NO 3– ) est légèrement inférieure à l(Cl–), la
A  2,2 × 10 3 . c . conductivité diminue faiblement.
b. La longueur d’onde choisie (530 nm) correspond au Dans la deuxième partie, il n’y a plus d’ions chlorure,
maximum d’absorption. les ions Ag+ ne réagissent plus. La quantité d’ions Ag+
c. Le maximum du spectre correspond à une absor- et NO 3– augmente ainsi que leur concentration, la
bance de 2,5, supérieure aux absorbances indiquées conductivité augmente donc.
dans le tableau. Le spectre a été réalisé avec une solu- 1.6. La conductivité passe par un minimum qui cor-
tion de concentration plus élevée. respond à l’équivalence : tous les ions chlorure ont été
1.3. a. A  0,14 c exp  6,4 × 10 – 5 mol . L– 1.
consommés, et les ions Ag+ ne sont pas encore en
excès. Les réactifs ont été introduits dans les propor-
m
b. c  --------------  6,3 × 10 – 5 mol . L– 1. tions stoechiométriques.
M.V 1.7. Le volume équivalent correspond à l'abscisse du
Écart relatif : 0,55 %. point d'intersection des deux segments de droite. On
La valeur obtenue expérimentale est bien conforme à lit V2E  12,0 mL.
l’étiquette. 1.8. À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans
les proportions stœchiométriques, soit :
2. Détermination de la masse de chlore actif nE (Ag+)  ni(Cl–)
2.1. 2 Cl–(aq)  Cl2(g) + 2 e– 1.9. C2 . V2E  ni(Cl–)  CS . V1.
2 ClO–(aq) + 4 H+(aq) + 2 e–  Cl2(g) + 2 H2O( ) 5,00 × 10 – 3 × 12,0
2.2. a. Si on veut récupérer du dichlore gazeux il vaut C S  ----------------------------------------------
10,0
mieux utiliser de l’eau salée dans laquelle le dichlore est
peu soluble. C S  6,00 × 10 – 3 mol . L– 1.
Et d’après la question 1.1.
M.V C0  5 CS  3,00 × 10– 2 mol . L– 1.
b. m  --------------  0,503 g.
Vm 1.10. t  C0 . M(Cl–) t  1,07 g . L– 1 .
Écart relatif : 0,58 %. La masse obtenue est bien comprise entre 1,0 g et 2,0 g
Les résultats obtenus sont conformes à ceux donnés par par litre de lait.
l’étiquette.
2. Dosage de l’acide lactique
3. Rôle du dihydrogénophosphate de sodium dihydraté 2.1. HA(aq) + HO–(aq)  A–(aq) + H2O( )
Il faut éviter la réaction (1) qui provoque un dégage- Cette réaction doit être rapide et totale.
ment de dichlore, gaz dangereux. K A3
2.2. K  -------- -  1,3 × 10 10 .
K A1
Remarque : la grande valeur de K laisse supposer que la
4. Analyse d’un lait réaction est totale.
2.3. Au début du dosage, le pH est de 2,9 ; l’espèce
1. Dosage conductimétrique prédominante est alors HA(aq).
1.1. Pour fabriquer la solution S on a effectué une 2.4. Si les espèces HA(aq) et A–(aq) sont présentes en
dilution d’un facteur égal à 5. quantités égales, alors pH  pKA3
La solution fille S est cinq fois moins concentrée que la D’après le tableau pour un pH  pKA3  3,9, on a :
solution mère S0. VB  6,0 mL.
1.2. On verse de la solution S dans un bécher, puis on 2.5. À l’équivalence, les réactifs sont introduits dans les
prélève, à l’aide d’une pipette jaugée de 10,0 mL proportions stoechiométriques.
munie d’un pipeteur, 10,0 mL de solution que l’on ni(HA)  nE(HO–)  CB . VBE  6,00 × 10– 4 mol
verse dans un autre bécher. d'acide lactique dans un volume VA  20,0 mL de lait.
1.3. Schéma habituel de titrage avec cellule conducti- 2.6. Concentration massique en acide lactique du lait :
métrique et un conductimètre. m HA n HA . M ( HA )
1.4. La conductivité initiale est due aux ions présents t HA  ----------
-  ---------------------------------
-
dans la solution S, c’est-à-dire les ions chlorure et VA VA
–1 –1
d’autres ions qui eux ne réagiront pas lors du titrage et  2,7 g . L ; tHA  1,8 g . L ;
assurent l’électroneutralité de la solution. donc le lait n’est pas frais.

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1. Couple I2 / I – :
5. Dosage de l'étain dans le fer blanc I2(aq) + 2e –  2I –(aq) réduction
2.a. n  c × V  1,0 × 10– 4 mol de I2 .
A. Électrolyse
1. Au niveau de la plaque de fer blanc il y a des réactions 2 3 n ( S O 2– )
d’oxydation, il s’agit donc de l’anode. Lors des oxyda- b. D’après l’équation n 2  -----------------------
-
2
tions il y a production d’électrons qui vont vers la plaque
P2 du générateur qui est donc la plaque positive. c′ . V ′ 5,0 × 10 – 3 × 9,7 × 10 – 3
n 2  ----------------  -----------------------------------------------------------
2. L’apparition de la couleur rouge indique que tout 2 2
l’étain a été oxydé, puisqu’il y a apparition d’ions fer(II).
3. D’après l’équation Sn(s)  Sn2+(aq) + 2e–,  2,4 × 10 – 5 mol de I2
on a : c. n Sn 2+  n – n 2  7,6 × 10 – 5 mol.
n(Sn)consommé  n(Sn2+)formé.
d. n Sn  n Sn 2+  7,6 × 10 – 5 mol.
B. Dosage indirect de l’étain électrolysé
1. Couple Sn4+/Sn2+ : m Sn  n Sn 2+ . M Sn  9,0 mg ce qui donne :
Sn2+(aq)  Sn4+(aq) + 2e– oxydation m Sn  n Sn 2+ . M Sn  9,0 mg.

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Annexes
Annexes

PHYSIQUE
7.

SYSTÈMES D’ACQUISITION INFORMATISÉE

1. Nombre de mesures

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2. Durée de l’acquisition

3. Synchronisation de l’acquisition

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CHIMIE
1. PRODUITS DE SOLUBILITÉ À 25 °C

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2. POTENTIELS STANDARD D’OXYDORÉDUCTION À 25 °C

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3. CONSTANTES DE FORMATION DE COMPLEXES À 25 °C

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4. MATÉRIEL POUR LES SYNTHÈSES

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5. RISQUES COMPARÉS DES SOLVANTS LES PLUS COURANTS

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6. PRÉCISION
6. Précision d’unD’résultat ; ;chiffres
UN RÉSULTAT CHIFFRES SIGNIFICATIFS
significatifs
L’importance des chiffres significatifs dans l’expression des résultats échappe parfois aux élèves. Cette annexe rappelle les
règles habituellement utilisées.

Les applications numériques que nous sommes conduits à


Après une addition ou une soustraction, le résultat ne
faire en Chimie ou en Physique font intervenir des données
doit pas avoir plus de décimales que le nombre qui en
qui résultent le plus souvent de mesures. Ces mesures étant
comporte le moins.
entachées d’erreurs, la valeur calculée est donc une valeur
approchée.
Avec combien de chiffres, appelés chiffres significatifs, Exemple
convient-il d’exprimer un résultat ? Calculer la masse molaire du thiosulfate de sodium pentahy-
draté Na2S2O3, 5H2O avec, en g · mol–1 :
1. Précision d’une mesure MNa = 23,0, MS = 32,05, MO = 16,0 et MH = 1,008.
M = 2 MNa + 2 MS + 8 MO + 10 MH
Une grandeur physique ne peut être mesurée exactement ; le
= 2 × 23,0 + 2 × 32,05 + 8 × 16,0 + 10 × 1,008
résultat dépend de l’appareil de mesure. Toute mesure com-
= 248,18
porte donc une incertitude.
soit M = 248,2 g · mol–1,
Par convention, l’incertitude absolue ∆ L sur la mesure car MNa et MO n’ont qu’une seule décimale.
de L est égale à une demi-unité du dernier rang affiché.
Après une multiplication ou une division, le résultat ne
Ainsi, si L = 21 mm, ∆ L = 0,5 mm, alors que si doit pas avoir plus de chiffres significatifs que la valeur
L = 18,4 mm, ∆ L = 0,05 mm. la moins précise.

• La précision d’une mesure est définie par son incer- Exemple


∆L On prépare V = 100,0 mL de solution en dissolvant
titude relative . Une mesure est d’autant plus
L m = 8,15 g de thiosulfate de sodium pentahydraté ; quelle est
précise que l’incertitude relative est faible. la concentration molaire C de la solution obtenue ?
• Plus une mesure est précise, plus son résultat com- n m
C= =
porte de chiffres significatifs. V M× V
8,15
=
2. Nombre de chiffres significatifs 248,2 × 250,0 × 10–3
L’opération effectuée avec une calculatrice donne (doc. 1) :
Dans un nombre, les chiffres significatifs autres que zéro
C = 0,131346.
sont toujours significatifs. Les zéros sont significatifs lors-
Soit C = 0,131 mol · L–1, m n’ayant que trois chiffres signi-
qu’ils se trouvent entre d’autres chiffres ou à leur droite ; ils
ficatifs.
ne le sont pas lorsqu’ils se trouvent à leur gauche.
Exemples
356,0 : les quatre chiffres sont significatifs, l’imprécision
porte sur le dernier, le 0.
0,00306 : seuls les trois derniers chiffres sont significatifs et
l’imprécision porte sur le dernier, le 6. Ce dernier nombre
peut aussi s’écrire tout aussi précisément 3,06 · 10–3.
■ Doc. 1 Combien de chiffres conserver ?

3. Chiffres significatifs et opération Remarques


• Un nombre entier naturel est considéré comme possédant
Lors d’un calcul, les données sont parfois fournies avec des un nombre illimité de chiffres significatifs ; il en est de
nombres de chiffres significatifs différents. même de son inverse.
• Lorsqu’un calcul nécessite une suite d’opérations, celles-ci
Le résultat d’un calcul ne doit pas être exprimé avec
sont faites en utilisant les données avec tous leurs chiffres
une précision supérieure à celle de la donnée la moins
significatifs ; l’expression finale du résultat se fait alors en
précise.
respectant les règles ci-dessus.

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Dépôt légal : 07/2007 – Collection n° 53 – Édition n° 01
13/5449/7

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