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DOCUMENT DE LA BANQUE INTERAMERICAINE DE DEVELOPPEMENT

HAÏTI

APPUI A LA RESTRUCTURATION DU SECTEUR DE L’EDUCATION


EN HAÏTI

(HA-L1049)

PROPOSITION POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’OPERATION

Le présent document a été préparé par l’équipe du projet composée de: Sabine Rieble-Aubourg
(SCL/EDU), Chef d’Equipe du Projet; Aimée Verdisco, Emma Näslund-Hadley, Carlos
Gargiulo et Caludia Cox (SCL/EDU); Anouk Ewald (EDU/CHA); Ariel Rodriguez et
Marise Etienne (PDP/CHA); Meri Hellaranta (SCL/SPH); Dana King (ICF/ICS); Ximena
Herbas (VPS/ESG); Maria Fernanda García (ORP/ORP); Rosina De Souza (LEG/SGO);
Alonso Chaverri-Suarez (LEG/CLA); et Alejandro Cruz (consultant).
TABLE DES MATIERES

PROJET SUMMARY ................................................................................................................. 1

I. DESCRIPTION ET SUIVI DES RESULTATS ........................................................................ 2

A. Contexte et justification ..................................................................................... 2


1. Préparation du Plan d’Education (plan opérationnel de l’éducation) ....... 3
2. Appui de la BID au Plan National d’Education ....................................... 6
B. Justification du programme ............................................................................... 9
C. Objectif, composantes et coût de la première opération (HA-L1049)............. 10
1. Composante 1. Fournir une infrastructure de qualité ............................ 10
2. Composante 2. Améliorer la qualité de l’éducation .............................. 12
3. Composante 3. Améliorer de l’accès et l’équité à l’éducation .............. 13
4. Composante 4. Renforcer la gouvernance du système éducatif ............ 14
5. Composante 5. Stratégie de communication ......................................... 17
D. Résultats des principaux indicateurs ................................................................ 17

II. STRUCTURE DE FINANCEMENT ET PRINCIPAUX RISQUES ........................................... 18

A. Instruments de financement ............................................................................. 18


B. Risques sur l’environnement et protection sociale .......................................... 20
C. Risque financier ............................................................................................... 20
D. Autres questions clés et risques ....................................................................... 21

III. PLAN D’EXECUTION ET DE GESTION........................................................................... 21

A. Résumé des modalités d’exécution .................................................................. 21


B. Résumé des modalités de suivi des résultats ................................................... 25
C. Activités spécifiques de conception après approbation ................................... 25

RESOLUTION PROJECT
- ii -

Annexes
Annexe I Sommaire de la Matrice de l’Efficacité de Développement (DEM)
Annexe II Matrice des Résultats
Annexe III Sommaire du Plan de Passation des Marchés

Liens Electroniques
OBLIGATOiRES
1. PDA (Plan d’activités pour le premier décaissement et les 18 premiers mois d’exécution)
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35405913
2. Modalités de Suivi & Evaluation
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35355314
3. Plan de Passation des Marchés
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35356145
4. RGES (Rapport sur la Gestion Environnementale et Sociale)
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35356462

OPTIONNEL
1. Plan Opérationnel 2010 - 2015
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35378749
2. Concrétisation de la Vision du Conseil National Haïtien pour la Stratégie de l’Education
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35378753
3. Je construis une école
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35378755
4. Lignes Directrices Proposées pour la Conception de Bâtiments Scolaires
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35378758
5. La Stratégie Nationale D’action Pour L’éducation Pour Tous
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35378759
6. PDNA-Haïti: Evaluation des pertes et des dommages post-catastrophe ; besoins généraux et électoraux
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35333177
7. Scénarios Macroéconomiques pour Haïti
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35333080
8. Atténuation des Catastrophes Naturelles et Secours
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35378761
9. Programme Proposé de la BID
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35397345
10. Budget Détaillé du Projet
http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getDocument.aspx?DOCNUM=35355417
- iii -

SIGLES

BM Banque Mondiale
CDP Cellule de Pilotage
CGE Comité de Gestion des Ecoles
CIRH Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti
DPE Développement de la Petite Enfance
EPT Education pour Tous
ETPF Education Technique et Professionnelle et Formation
EXENP Extension de L’Enseignement Primaire
FAES Fonds d’Assistance Economique et Sociale
GC Gouvernement Du Chili
GDH Gouvernement d’Haïti
GT Groupe de Travail
MEF Ministère de l’Économie et des Finances
MEF Ministere De L’économie Et Des Finances
MENFP Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
MO Manuel Des Operations
MTPTC Ministère des Travaux Publics et des Télécommunications
ONAPE Office National De Partenariat En Education
PDNA Post Disaster National Assesment (Évaluation Nationale des Pertes et des
Dommages Post-Catastrophe
POA Plan D’operation Annuel
PRODEV Fondation pour le Progrès et le Développement
SPS Subvention Projet Spécifique
UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture
UTP-EPT Unité Technique du Projet EPT
RESUMEN DU PROJET
HAITI
APPUI A LA RESTRUCTURATION DU SECTEUR DE L’EDUCATION EN HAITI
(HA-L1049)
Conditions et Modalités Financières
Emprunteur: République d’Haïti Période d’amortissement: N/A
Agence d’Exécution: Fonds d’Assistance Economique et Période de grâce: N/A
Social- FAES), Ministère de l’Education et de la Période de décaissement: 30 mois
Formation Professionnelle (MENFP) et Unité Technique Taux d’intérêt: N/A
du Projet Education Pour Tous (EPT). Frais de supervision et * N/A
inspection :
Source Montant US$ % Frais de crédit: * N/A
BID (GRF) 50,000,000 97.80% Devise: Devise Unique US$
Cofinancement de First 1,000,000 1.95%
Citizen Bank. Trinidad et
Tobago
Contribution en Nature 89,800 0.25%
Coopération Chilienne
Total 51,089,800 100.00%
Résumé du Projet
Objectif du projet/description:
Les objectifs generaux de cette première opération consistent à soutenir le programme du gouvernement de
restructurer le secteur de l’éducation dans le pays et de développer un pool de ressources humaines qualifiées au
cours des vingt prochaines années. A cette fin, le soutien de la Banque aidera à améliorer la fourniture et la qualité
de l’éducation dès la maternelle et les classes fondamentales et à renforcer la capacité du MENFP d’exécuter un
plan à long terme (¶1.33).
Clauses contractuelles particulières:
Conditions préalables au premier décaissement: (i) les deux entités,UTP- EPT et FAES, approuveront les mises
à jour de leurs manuels d’opérations actuels afin qu’ils reflètent les activités proposées et prépareront un Plan
d’Opération Annuel (POA) accompagné d’un rapport financier soulignant les ressources financières nécessaires à
l’exécution du POA. Le manuel de FAES contiendra aussi les conditions sociales et environnementales décrites
dans le RGES de manière à refléter les activités actuelles (¶3.2); et (ii) la presentation des critères de sélection des
structures semi-permanentes (¶3.4).
Conditions préalables à l’exécution : (i) FAES signera un protocole d’accord avec le Ministère des Travaux
Publics (MTPTC) établissant les conditions de sa collaboration avec le laboratoire du MTPTC afin d’examiner les
matériaux de construction (¶1.41) ; et (ii) la signature d’un Protocole d’Accord entre le MENFP et PRODEV
(fondation pour le Progrès et le Développement) sur les directives de fonctionnement des écoles sera la condition
préalables au décaissement de toutes les ressources destinées au programme d’exemption des frais de scolarité pour
les communautés relogées (¶3.9).
Excepciones a las políticas del Banco:
Acune.
Le projet est conforme à la Stratégie par Pays: Si [ X ] No [ ]
Le projet est qualifié pour: SEQ[ X ] PTI [ ] Secteur [ X ] Géographique [ ] % Effectif [ ]
* Les frais de crédit, d’inspection et de supervision seront établis par le Conseil d’Administration dans le cadre de sa revue des frais de prêt de la
Banque conformément aux dispositions applicables de la Banque sur la méthodologie des taux de prêt pour des prêts ordinaires. En aucun cas, les
frais de crédit ne devront excéder 0.75% ou si les frais d’inspection et de supervision excèdent ce montant, dans une période donnée de six mois, le
montant appliqué serait 1% du montant du prêt divisé par les six mois inclus dans la période de décaissement initiale.
-2-

I. DESCRIPTION ET SUIVI DES RESULTATS

A. Contexte et justification

1.1 Un tremblement de terre de magnitude de 7.3 a frappé Haïti le 12 janvier 2010,


causé la mort d’environ 222.750 personnes, laissé 1.2 millions de personnes sans
abris et entraîné le déplacement de 500.000 personnes. Dans les départements les
plus durement touchés, la plupart des infrastructures a été détruite provoquant une
migration massive hors de Port-au-Prince et une forte pression sur la fourniture
déjà précaire de services sociaux. Dans le secteur de l’éducation, environ 4.268
écoles, centres de formation et établissements d’enseignement supérieur ont eu
des dommages structurels et presque tous les services ont été suspendus, jusqu’en
avril 2010, dans les zones affectées.

1.2 Education avant janvier 2010. A l’époque du tremblement de terre, Haïti


commençait à peine à se remettre d’une série de cyclones et d’autres chocs
externes qui avaient touché le pays en 2008 et pesé lourdement sur le secteur
éducatif caractérisé par un manque de ressources et de performance, un accès
limité et inéquitable à l’éducation, une mauvaise qualité d’éducation et une
faiblesse institutionnelle du Ministère de l’Education et la Formation
Professionnelle (MENFP) à pouvoir réglementer et de superviser le secteur.1 Le
système scolaire en Haïti est principalement marqué par un accès limité à
l’éducation et un grand nombre d’élèves surâgés : 500,000 enfants d’âge
préscolaire n’étaient pas scolarisés avant 2008 et près de 1.5 millions d’enfants
dans les écoles primaires étaient «surâgés» (72% des enfants inscrits ont deux ans
de plus que l’âge normal pour leurs classes). Cette situation est en grande partie
due au fait que les écoles privées qui comptent pour près de 80% des
établissements scolaires, exigent des frais de scolarité et sont très souvent l’unique
option pour les familles. Pourtant, 75% de ces écoles n’ont aucun certificat ou
permis de fonctionner ce qui fait douter de la qualité de leur enseignement. Les
frais de scolarité dans les écoles privées représentent en moyenne 25% du revenu
annuel par habitant (MENFP, 2010). Il n’est donc pas étonnant que le taux
d’abandon scolaire soit élevé et que très peu d’enfants arrivent au cycle du
secondaire.

1.3 La qualité de l’éducation était également très mauvaise avant le tremblement de


terre. Le taux d’analphabétisme des adultes est le plus élevé (57%) de toute la
région de la Caraïbe et le niveau d’alphabétisation et d’aptitudes en calcul de base
des enfants Haïtiens étaient très en-dessous de celui de leurs pairs dans d’autres
pays.2 Le quart du corps enseignant n’avait pas achevé sa neuvième année
d’études. Le cursus et les programmes existants –indépendamment du niveau
d’éducation– doivent être actualisés et mieux articulés à tous les niveaux.
L’infrastructure scolaire était quasi inexistante dans certaines parties du pays. Plus

1
Evaluation des Pertes et Dommages Post-Catastrophe (PDNA) 2010; Plan d’Education du
MENFP 2010.
2
Early Grade Reading Assessment (EGRA), Research Triangle Institute (RTI).
-3-

de la moitié de tous les bâtiments scolaires n’étaient pas construits pour servir
d’écoles et la plupart n’avait pas accès aux services de base, ne disposaient de
matériels didactiques de base ou au financement pour leur entretien. La formation
technique et professionnelle, dont la responsabilité était partagée entre différents
ministères, était de mauvaise qualité et ne correspondait aux demandes du marché
du travail. Les centres de formation technique fonctionnaient souvent sans normes
ou règlements, étaient sous-équipés et dispensaient des cours obsolètes qui ne
répondaient pas aux besoins du marché. Parallèlement, il existait une pléthore
d’institutions d’enseignement supérieur. Elles étaient très limitées en termes de
capacité de recherche et d’offre de programmes de qualité axés sur le
développement et les besoins du marché. En résumé, le système éducatif était
incapable de produire des ressources humaines qualifiées pouvant relancer le
développement économique du pays.

1.4 Bien qu’un nombre de projets ait été réalisé pour renforcer le MENFP,
notamment le Projet de Renforcement Institutionnel (PRI) en 1996-1998 et le
programme de la gouvernance du secteur de l’éducation en Haïti (PARGSEH) en
2000-2003, la faiblesse a persisté à tous les niveaux. Le premier de tous ces
problèmes était l’incapacité du MENFP de planifier et d’évaluer les interventions,
particulièrement celles des différents bailleurs de fonds. De rares ressources
étaient disponibles pour l’inspection des projets sur le terrain et la communication
entre le MENFP et ses bureaux départementaux était loin d’être fluide. Ces
problèmes s’empiraient en raison d’un manque chronique d’information car les
données et autres informations statistiques sur les écoles n’étaient pas disponibles
de manière systématique et en temps opportun et il y avait une carence de
personnel qualifié; la plupart du personnel du MENFP n’avait pas de formation
adéquate et remplissait uniquement un rôle d’assistance. Le regroupement de
Bailleurs de Fonds pour l’Education, animé par la Cellule de Pilotage, a essayé
d’atténuer ces problèmes. Cependant, la coordination des bailleurs est restée à
l’état de projet et n’a pas répondu au travail plus approfondi qu’exige la situation
du Ministère et du secteur de l’éducation.

1.5 Education après le tremblement de terre. Le tremblement de terre a aggravé les


problèmes susmentionnés. Près de 50% des écoles ont été détruites et le secteur
éducatif dans son ensemble a été fortement endommagé. Le PDNA évalue à
US$478.9 millions les pertes enregistrées. Au total, 70% des centres techniques et
professionnels (Enseignement Technique et Formation Professionnelle – ETPF)
ont été endommagés et ne sont plus capables d’offrir des services. La plupart des
universités a été détruite dans la région métropolitaine. Le tremblement de terre a
également affecté l’emploi et les opportunités d’emploi et seulement 17.5% des
familles (comparé à 66% avant le tremblement de terre) ont au moins un membre
de leurs familles qui travaille (PDNA, 2010).

1. Préparation du Plan d’Education (plan opérationnel de l’éducation)

1.6 En mai 2010, le Président d’Haïti a mandaté le MENFP et la Commission


Présidentielle pour l’Education (CPE) de former un groupe de travail chargé
-4-

d’élaborer, avec l’appui de la BID,3 un plan global de restructuration du secteur


éducatif et de travailler sur les problèmes soulignés auparavant. Le Plan, conçu
pour une période de cinq ans, soumis et approuvé par la Commission Intérimaire
pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), le 17 août 2010, définit les lignes
directrices d’un système éducatif subventionné par l’Etat, gratuit, bien administré,
ouvert à tous les enfants et prodiguant une éducation de qualité et un ensemble de
services sociaux.

1.7 Le plan combine la reconstruction d’établissements scolaires et des réformes


durables de gestion et de responsabilisation du secteur éducatif. Toutes les écoles,
publiques et privées, dans les zones touchées et/ou offrant des services aux
enfants affectés qui ont migré hors de Port-au-Prince sont éligibles pour participer
au programme. Ces écoles recevront bientôt plusieurs aides leur permettant de
rouvrir leurs portes et d’offrir un enseignement gratuit aux enfants. Ces aides
comprennent des subventions scolaires, des kits scolaires, un mobilier de base,
des uniformes, des livres scolaires et d’autres matériels. Les écoles participantes
seront logées dans des structures temporaires ou permanentes ; dans le dernier
cas, la solidité du bâtiment sera certifiée avant l’ouverture de l’école. Les écoles
participantes devront progressivement satisfaire les règlements spécifiques de
formation des enseignants, de mise en œuvre du cursus scolaire et les objectifs de
l’enseignement. Des activités additionnelles seront axées sur le renforcement du
MENFP pour lui permettre de s’acquitter de ses responsabilités statutaires de
supervision et de contrôle de qualité de tout le système.

1.8 Toutes ces activités combinées permettront de remanier le système éducatif en


Haïti, d’améliorer la qualité de l’enseignement, la responsabilisation et la
transparence et permettront aussi que l’éducation soit donnée en grande partie par
des écoles publiques de qualité supérieure. Bon nombre de ces activités
envisagées dans le plan comprendront la relance des initiatives, avec le soutien du
gouvernement et des bailleurs, en place avant le tremblement de terre et leur
coordination conformément aux dispositions du plan. L’exécution de ce plan
nécessite un investissement considérable et durable. Le coût total est évalué à plus
de US$4 milliards devant être financés par la mise en commun des ressources,
l’expertise d’organisations internationales et bilatérales, des fondations et des
individus. Des efforts seront faits pour engager de nouveaux bailleurs.

1.9 Le plan a une vision globale sur cinq ans mais est accompagné d’un plan de trois
mois et de dix huit mois. Le Groupe de Travail (GT) a identifié les « axes »
d’interventions suivantes lui permettant d’atteindre ses objectifs:

3
La BID a fourni des ressources pour l’élaboration du plan. Par exemple, le superintendant de la
Nouvelle Orléans, Paul Vallas, a donné au groupe de travail des conseils techniques basés sur son
expérience de redressement de système éducatif, comme celle d’ après le cyclone Katrina. Par
ailleurs, le personnel de la Banque a également joué un rôle proactif dans la préparation et la
négociation des contributions au Plan avec le MENFP et la création d’une coalition de bailleurs
pour appuyer le Plan.
-5-

1.10 Infrastructures scolaires. Le plan vise à améliorer la qualité et la sécurité des


établissements scolaires en : (i) construisant 2,564 nouvelles « écoles
fondamentales » capables d’adopter le nouveau modèle d’école consolidée,4
(ii) créant une entité institutionnelle responsable d’élaborer et de faire appliquer
des normes et codes de construction uniformisés (autorité des infrastructures
scolaires) ; (iii) assurant un entretien régulier des bâtiments scolaires ; et
(iv) introduisant la technologie de l’information dans les écoles et au ministère.

1.11 Curriculum et enseignement. Le plan vise à créer un curriculum unique adapté à


différents niveaux d’éducation, accompagné d’outils d’évaluation correspondants
et établissant clairement les objectifs/normes du système éducatif.

1.12 Matériels scolaires. L’objectif du plan est de combler les pénuries chroniques et
généralisées de matériels scolaires en les mettant à disposition, par exemple, il
sera distribué environ 2.2 millions de kits scolaires comprenant des livres, des
fournitures et des uniformes aux écoles et aux élèves.

1.13 Financement et Subvention. Le plan préconise une éducation fondamentale


gratuite, financée par l’ État (neuf ans), comme le prévoit la Constitution
Haïtienne. Par conséquent, il recommande de donner un appui financier sous
forme de subvention scolaire aux familles et aux écoles fondamentales. Cette
subvention permettra d’augmenter les taux d’inscription et de diminuer le taux
d’abandon scolaire et le nombre d’enfants trop âgés en s’assurant que beaucoup
plus d’enfants commencent à temps dès la première année.

1.14 Accès élargi à l’éducation. A tous les niveaux, y compris le Développement de


la Petite Enfance (DPE), les cycles préscolaire, primaire et secondaire.

a. Petite enfance. Le plan préconise la création d’une politique de l’éducation


pour les enfants de 0-3 ans et vise à élargir l’accès des enfants de 4-5 ans au
préscolaire. Les nouvelles écoles « fondamentales » auront donc deux salles
de classe pour ce groupe d’âge.

b. Education fondamentale. Compte tenu des taux limités d’inscription, le plan


voudrait que tous les enfants aient une éducation fondamentale (classe 1-9)
comme prévu dans la Constitution Haïtienne.

c. Education secondaire. Compte tenu du pourcentage d’inscription (22%), le


plan vise à augmenter de manière significative les normes de qualité et
d’accès aux établissements d’enseignement secondaire.

1.15 Education et Formation Technique et Professionnelle (EFTP). Le plan


préconise la création d’un système de gestion intégré du secteur avec une

4
Le nouveau modèle d’école consolidée intègre l’école maternelle, primaire et intermédiaire
(classes 1-9) en une seule école au lieu de trois écoles distinctes (maternelle, primaire (1-6) et
intermédiaire (7-9).
-6-

participation active du secteur privé et une augmentation des programmes EFTP


axés sur les demandes du marché.

1.16 Enseignement supérieur. Le plan recommande la création d’une Commission


d’Enseignement Supérieur qui se chargera de la reconstruction du secteur
éducatif, de sa gestion future et de l’octroi de bourses d’études aux élèves et aux
professeurs.

1.17 Développement professionnel et formation des ressources humaines. En


partant du principe que des enseignants mieux formés sont essentiels à
l’amélioration de la qualité de l’éducation, le plan prévoit des programmes
prioritaires de formation destinés aux enseignants et au personnel administratif.

1.18 Alphabétisation. Compte tenu du pourcentage élevé d’analphabétisme dans la


population adulte, le plan se propose de cibler cette population et d’entreprendre
une grande campagne d’alphabétisation des adultes.

1.19 Education spéciale. Le plan vise à augmenter l’accès à l’éducation pour les
enfants et les jeunes handicapés. Pour cela, les locaux devront être accessibles aux
enfants handicapés physiquement et les programmes éducatifs devront s’adapter
aux enfants ayant des besoins spéciaux.

1.20 Réforme de la gouvernance. Le plan fait de la réforme de la gouvernance du


secteur éducatif la clé du succès global. En effet, pour atteindre les objectifs du
plan, des changements énormes dans les domaines financiers et juridiques sont
prévus pour permettre une collaboration plus étroite entre les secteurs public et
privé, y compris : (i) la réforme et la modernisation des bureaux centraux et
départementaux ; (ii) la formation du personnel ; (iii) la mise en place de données
actualisées et de système de communication, le développement et l’application de
systèmes financiers et de passation des marchés ; et (iv) le renforcement des
capacités de réglementation et de supervision du Ministère.

1.21 Sur la base de ces composantes, le plan vise à créer un système d’éducation
subventionné par l’État, gratuit, bien administré, ouvert à tous les enfants et
offrant une éducation de qualité et un ensemble de services sociaux. Bien que le
plan présente clairement sa vision, un travail considérable reste à faire pour rendre
chaque pilier opérationnel. A cette fin, le MENFP a créé un groupe de travail pour
chaque composante.

2. Appui de la BID au Plan National d’Education

1.22 Comme indiqué plus haut, les coûts pour la création d’un système éducatif gratuit
et subventionné par l’État comme prévu par le gouvernement haïtien couterait
autour des 4.3 milliards de dollars américains auxquels la BID compte contribuer
à hauteur de US$500 millions. La Banque s’est engagée à financer US$250
millions de dollars américains des ressources existantes du Grant Facility sur une
période de cinq ans en vue d’appuyer la vision du gouvernement. La Banque
-7-

effectuera un premier décaissement de US$50 millions pour la présente opération


afin de répondre aux besoins à court terme de restructuration du système éducatif
et de jeter les bases pour un appui à plus long terme à la réforme du système
éducatif en Haïti. Quatre autres projets, chacun d’une moyenne de US$50
millions, devraient être soumis chaque année, jusqu’en 2014, à l’attention du
Conseil d’Administration.

1.23 En se fondant sur l’expérience de la Banque dans le secteur de l’éducation en


Haïti (¶1.30), le programme de la Banque appuiera les piliers sélectionnés dans
lesquels elle peut offrir une valeur ajoutée, grâce à ses opérations, dans l’objectif
de jeter les bases pour les réformes planifiées du Plan. La contribution de la
Banque est indépendante des contributions financières de la communauté
internationale et sera mise en œuvre sous forme de module permettant ainsi
d’élargir ou de réduire le champ d’application en fonction du financement garanti
et d’assurer l’intégrité complète de l’opération de la Banque et de ses objectifs de
développement, indépendamment de la quantité de ressources provenant de
sources externes. La Banque concentrera ses efforts sur: (i) l’amélioration de
l’infrastructure scolaire ; (ii) l’amélioration de la qualité de l’éducation ; (iii) la
réforme de l’enseignement supérieur et de la formation technique et
professionnelle ; et (iv) la modernisation du système de gouvernance.
Tableau I-1: Programme Proposé de la BID
Engagement Ecart de Possibilité de Contributions Financières de la BID (en US)
BUT DU
Financier de la BID Financement 1ère Année
MENFP 2ème Année 3ème Année 4ème Année 5ème Année
(en US) (en million US$ HA L1049
Infrastructure Scolaire* 2,055,698,900.0 249,506,900.0 1,806,192,000.0 28,128,500.0 55,944,000.0 55,144,800.0 55,144,800.0 55,144,800.0
Qualité de l’Education
A. Kits Scolaires 216,463,500.0 14,925,000.0 201,538,500.0 2,750,000.0 3,043,800.0 3,043,800.0 3,043,700.0 3,043,700.0
B. Formation des Enseignants,** 106,000,010.0 43,600,010.0 62,400,000.0 1,320,000.0 13,064,005.0 13,064,005.0 8,064,000.0 8,088,000.0
développement professionnel et
Cursus
C. Subvention aux familles 211,057,150.0 145,936,540.0 65,120,610.0 3,931,200.0 35,501,260.0 35,501,260.0 35,501,260.0 35,501,560.0
par/enfant (enseignement
fondamental et préscolaire)***
Enseignement Supérieur et EFTP 46,755,675.0 32,161,250.0 14,594,425.0 - 11,165,312.5 9,165,312.5 6,915,312.5 4,915,312.5
Gouvernance et Modernisation 46,000,000.0 13,870,300.0 32,129,700.0 13,870,300.0
du MENFP
TOTAL 2,681,975,235.0 500,000,000.0 2,181,975,235.0 50,000,000.0 118,718,378.5 115,919,178.5108,669,073.5 106,693,373.5
* Estimation du nombre de salles de classe nécessaire pour le préscolaire, école fondamentale (3 cycles) et le secondaire.
** Formation des enseignants en service (combiné à une technologie améliorée). 11 enseignants par école plus un administrateur d’école et au moins un personnel de soutien.
*** Nombre d’inscription prévu en 2015 dans le préscolaire et l’enseignement fondamental. Chaque kit comprend 2 uniformes, des livres et fournitures scolaires adaptés au niveau
scolaire.

1.24 Le Tableau I-I donne une idée des interventions de soutien de la Banque, pendant
les cinq prochaines années, axées sur les composantes sélectionnées dans le Plan
National d’Education (pour plus de détails, aller au Programme Proposé de la
BID).5

1.25 Amélioration des infrastructures scolaires. Comme indiqué dans le paragraphe


1.21, les opérations de la Banque financeront la construction de nouvelles écoles
publiques et privées, conformément aux nouveaux codes de construction afin
qu’elles soient plus solides et adaptées aux normes de construction parasismique
et anticyclonique (¶1.35), dans les 145 communautés identifiées par le MENFP
5
Cette proposition indicative à long terme a été approuvée par la CIRC le 6 octobre 2010.
-8-

qui sont dépourvues d’écoles. En ce qui concerne l’amélioration de la qualité de


l’enseignement, les ressources de la Banque aideront le MENFP à mettre en place
un cursus scolaire qui contiendra l’enseignement de l’anglais, un nouveau
système de formation des enseignants et des administrateurs et la fourniture de
matériels scolaires (kits scolaires).

1.26 Amélioration de la qualité de l’enseignement – subvention financière. L’appui


au paiement d’une subvention scolaire pour les classes fondamentales et
préscolaires sera important pour atteindre l’objectif d’un plus grand accès à
l’éducation. Afin d’exécuter avec succès cette composante, le MENFP devra
mieux coordonner, contrôler et réglementer le secteur privé non négligeable.
Toute subvention provenant du MENFP aidera à améliorer la qualité des services
fournis et sa capacité de contrôler ses partenaires. En 2008, le gouvernement
d’Haïti a promulgué la loi sur la création de l’Office National de Partenariat en
Education (ONAPE). Cependant, le bureau n’est toujours pas opérationnel.
L’ONAPE sera l’organisme principal chargé de définir les instruments de
collaboration et de gestion des partenariats public-privé dans l’éducation. Les
ressources de la Banque contribueront à payer les subventions scolaires/exemption
de frais de scolarité pour permettre à plus d’enfants d’aller à l’école et d’achever
leurs études sans grandes interruptions. La Banque fournira en outre des kits
scolaires et soutiendra le développement d’un nouveau cursus national accompagné
de programmes appropriés pour la formation des enseignants.

1.27 Réforme de l’enseignement supérieur et de la formation technique et


professionnelle. Il sera nécessaire de rénover le système d’enseignement
supérieur et de formation technique et professionnelle afin de générer la main
d’œuvre qualifiée tant recherchée. Un nombre réduit de bourses d’études à
l’étranger sera octroyé pour répondre aux besoins du secteur de l’éducation.
Compte tenu du bas niveau de qualification du corps enseignant, un
investissement considérable sera nécessaire pour recycler et mettre à niveau leurs
connaissances et compétences (¶1.3). Ce recyclage devra se faire par un groupe de
professionnels qualifiés. La Banque appuiera la création d’une Commission
d’Enseignement Supérieur responsable de gérer le secteur ; la formation technique
et professionnelle continue; et l’octroi d’un nombre de bourses pour les
principales branches d’études.

1.28 Renforcement Institutionnel du MENFP en Matière de Réforme de la


Gouvernance. Comme indiqué dans le Programme Proposé de la BID, des
ressources considérables seront affectées à cette composante considérée comme la
plus importante pour améliorer la gestion du secteur. Par conséquent, les
ressources de la BID se concentreront sur le renforcement des capacités du
MENFP de définir des politiques, de contrôler et de superviser le secteur et
d’entrer en partenariat avec le secteur privé.
-9-

B. Justification du programme

1.29 Rapport entre la Stratégie Pays et la Stratégie d’Haïti. Conformément à la


Stratégie Nationale de réduction de la Pauvreté (2007), les résultats du PDNA
2010 entrepris avec la participation des Nations Unies, la Banque Mondiale, la
BID et d’autres bailleurs de fonds après le tremblement de terre et au Plan
National d’Education (MENFP 2010), la stratégie pays de la Banque pour Haïti
privilégie la relance économique et sociale. La stratégie pays de la BID tourne
autour de trois objectifs : (i) le renforcement des bases d’une croissance
économique ; (ii) l’amélioration de l’accès aux services de base (y compris
l’éducation) et leur couverture; et (iii) le renforcement des capacités
institutionnelles du gouvernement d’Haïti. L’éducation est identifiée comme une
priorité dans la Stratégie Pays actualisée (GN-2465-2 and GN-2464-4).
L’opération proposée améliorera l’accès et la couverture des services éducatifs en
fournissant des infrastructures sécuritaires et du matériel scolaire.

1.30 Expérience de la Banque dans le secteur. Au cours des 25 dernières années, la


Banque a appuyé trois programmes d’éducation. L’objectif principal de ces trois
projets –Extension de L’enseignement Primaire (EXENP I) (Prêt 774/SF-HA de
US$11.9 millions) de 1986-1996 ; EXENP II (Prêt 959/SF-HA de US$17.6
millions); et le Projet Education de Base (PEB) (Prêt 1016/SF-HA de US$19.4
millions) de 2001-2009– consistait à améliorer la qualité de l’éducation
fondamentale grâce à la formation initiale et sur le tas des enseignants, la
fourniture de livres scolaires et de bourses d’études visant à améliorer la rétention
des enfants démunis à l’école. La Banque est également le principal partenaire de
la formation professionnelle à travers son Programme de Formation
Professionnelle (Prêt 1627/SF-HA d’US$22 millions). Le prêt pour la formation
technique est cofinancé par l’Union Européenne (ATN/CF-10059-HA) et la
Caribbean Development Bank à hauteur de US$5 millions.

1.31 La Banque met actuellement en place le Programme de Soutien à la


Reconstruction des Infrastructures Scolaires (Subvention 2153/GR-HA),
approuvé en 2009. Après le tremblement de terre, cette opération a été modifiée
pour fournir des structure temporaires, des kits scolaires/matériels et un
financement limité aux écoles privées dans les trois régions touchées par le
tremblement de terre. Le projet proposé est mené en coordination avec une
opération de la Banque approuvée en avril 2010 « Appui au Plan d’Intervention
du Secteur du Logement » (Subvention 2318/GR-HA) visant à assurer des
services éducatifs à la communauté ciblée composée d’environ 5.000 familles
déplacées. La présente opération (HA-L1049) appuiera les composantes du plan
du gouvernement dans les domaines où il a déjà fait ses preuves.

1.32 Coordination des bailleurs de fonds. Le secteur de l’éducation en Haïti est doté
d’un regroupement de bailleurs de fonds présidé par l’organisation des Nations
Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Toutes les activités
de ce projet seront soumises à ce regroupement et coordonnées avec la
Subvention 2318/GR-HA et la subvention 2350/GR-HA « Nouvelles
- 10 -

Technologies et renforcement des capacités institutionnelles du gouvernement


d’Haïti » dont l’objectif est d’instituer une plateforme technologique pour faciliter
le partage d’information, la transparence et l’efficacité des organismes publics. A
cet effet, les données recueillies pour la cartographie et le recensement des écoles
utiliseront cette plateforme pour gérer, analyser et soumettre des données. Tous
les efforts de renforcement institutionnel seront en outre coordonnés par
l’opération en cours (Prêt 1821/SF-HA) “Programme d’appui pour la gestion des
ressources humaines dans le secteur public” dirigé par le bureau du Premier
Ministre. Ce programme effectuera une évaluation institutionnelle du MENFP qui
devra être achevée en janvier 2011. Une retraite de tous les bailleurs de fonds est
également prévue pour novembre 2010 afin de coordonner les activités,
notamment celles liées au renforcement institutionnel du MENFP. La
Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) est chargée de
coordonner les efforts des bailleurs de fonds en Haïti. La CIRH examine aussi les
propositions de projets pour s’assurer qu’elles s’alignent sur le Plan d’Action pour
le Relèvement et le Développement d’Haïti afin d’éviter des reproductions et des
chevauchements.

C. Objectif, composantes et coût de la première opération (HA-L1049)

1.33 Les objectifs généraux de cette première opération sont d’appuyer le programme
du gouvernement de restructurer le secteur de l’éducation dans le pays et de
développer un pool de ressources humaines qualifiées au cours des dix prochaines
années. A cet effet, l’appui de la Banque contribuera à améliorer la fourniture et la
qualité de l’éducation en commençant par le préscolaire et l’éducation
fondamentale et en renforçant la capacité d’exécution du plan à long terme.

1.34 Les objectifs spécifiques de cette opération sont les suivants : (i) fournir des
infrastructures de qualité ; (ii) améliorer la qualité de l’éducation par la fourniture
de matériels scolaires ; (iii) étendre l’accès à l’éducation fondamentale au moyen
de subventions aux écoles non publiques ; et (iv) renforcer les capacités
institutionnelles de gestion du secteur.

1.35 Comme mentionné auparavant, l’opération présentée ici est la première série de
cinq projets proposés pour lesquels la Banque a engagé US$500 millions
(US$250 millions des ressources de subvention de la BID et US$250 millions de
cofinancement devant être mobilisés) pour les cinq prochaines années.

1. Composante 1. Fournir une infrastructure de qualité (US$27.3 millions)

1.36 L’objectif de cette composante est de fournir des bâtiments scolaires sécuritaires
dans les zones affectées par le tremblement de terre et les cyclones. Les
principales activités devant être financées comprennent : (i) la reconstruction d’au
moins trente écoles fondamentales (classes 1-9) dans huit départements ; et (ii) la
construction d’un nombre réduit de structures semi-permanentes pour permettre la
reprise de l’année scolaire en 2011.
- 11 -

1.37 Structures permanentes. Cette composante appuiera la construction de trente


écoles permanentes pour remplacer celles qui ont été gravement endommagées
par les cyclones de 2008. Les écoles seront construites selon le nouveau code de
construction contre les catastrophes naturelles et les nouvelles lignes directrices
du MENFP en matière de conception. Elles pourront accueillir un ratio d’élèves
par enseignant (1 :40 au lieu de 1 :50) pour le long terme et un espace pour la
maternelle (pour les enfants de quatre et cinq ans à un ratio de 1 :25
eleve/moniteur). Certaines écoles peuvent fonctionner en doubles vacations.
Toutes les écoles auront onze salles de classe dont deux pour la maternelle ; une
source d’énergie (panneau solaire) ; un réservoir d’eau, des installations
sanitaires, un bureau pour le directeur, un bureau pour l’infirmière, une cantine
scolaire et une cuisine pour la préparation des repas à l’école. Chaque école sera
équipée d’ordinateurs, de chaises et de bureaux individuels (contrairement aux
bancs) pour faciliter le travail d’équipe et pour qu’ils soient accessibles aux
enfants handicapés.6 Il sera peut-être nécessaire d’enlever les déblais et débris sur
certains sites avant de construire les nouvelles écoles. Les ressources de la
subvention couvriront ces coûts estimés à UD$15.000/site.

1.38 Structures semi-permanentes. Comme cela a été fait dans le cadre de la


Subvention 2153/GR-HA, les ressources de la subvention serviront à construire
25 structures semi-permanentes sur les sites publics et privés. Chaque structure
sera construite de manière à résister aux cyclones et aura une durée de vie
d’environ 60 mois. Elle aura une fondation en beton, jusqu’à 10 salles de classe,
un module administratif, des meubles, équipements, installations sanitaires et
installations d’eau et d’électricité. Cinq de ces structures seront situées dans une
zone de relogement sélectionnée et pourront accueillir environ 2,500 élèves d’âge
préscolaire et primaire (¶1.31). Les vingt autres écoles seront construites pour
remplacer les écoles publiques et privées dans les trois départements les plus
durement touchés par le tremblement de terre. Le FAES révisera les différents
types de structures semi-permanentes.

1.39 Critères de sélection des écoles permanents. Le MENFP utilisera les critères
développés dans le cadre de HA-L1040 (Subvention 2153/GR-HA) pour
sélectionner les sites de construction des 30 écoles permanentes. Les facteurs
prioritaires pour l’emplacement de ces écoles sont: (i) existence d’une école
fondamentale publique offrant des classes (1-6); (ii) école endommagée, détruite
ou dangereuse (après le tremblement de terre ou cyclone); (iii) hors de la région
métropolitaine; et (iv) à proximité des bureaux regionaux de l’agence d’exécution
(FAES). Une liste initiale d’écoles a été identifiée avec les données du
recensement des écoles en 2007 ; une liste des écoles publiques endommagées par

6
Le FAES demandera une étude de scenarios possibles pour s’assurer de la rentabilité des cuisines
scolaires au moyen de potagers et de viviers dans les écoles. Compte tenu des directives pour les
nouvelles constructions d’écoles, le coût proposé est jugé raisonnable et abordable avec des
standards minimum. Cette rentabilité est tirée de l’expérience des Ecoles pour Enfants du Monde,
du séisme et cyclone à la Martinique, d’autres standards internationaux et des structures
temporaires de la Nouvelle Orléans.
- 12 -

les cyclones de 2008 selon les informations du MENFP ; et un travail de


validation par FAES sur l’état physique des écoles proposées.

1.40 Entretien des écoles et assistance technique. Tous les directeurs des écoles
bénéficiaires de ce projet seront formés en entretien et utiliseront le manuel de
FAES à ce sujet. Par ailleurs, 1% des ressources de la subvention sera réservé aux
besoins de maintenance dirigés par le FAES. Pour s’assurer que les nouvelles
constructions sont conformes aux critères parasismiques et anticycloniques, au
moins un ingénieur spécialisé sera recruté pour revoir tous les plans et dessins de
construction pendant que le gouvernement d’Haïti établit de nouveaux codes de
construction.

1.41 Supervision de la construction. Le Ministère des Travaux Publics, Transports et


Communications (MTPTC) révise actuellement les codes de construction pour
s’assurer que les nouvelles constructions sont parasismiques et anticycloniques.
Les ressources de la subvention serviront donc à engager au moins un ingénieur
spécialisé en structures pour travailler avec le FAES. L’ingenieur révisera tous les
plans et dessins pour s’assurer que les prochains bâtiments scolaires répondent
aux nouvelles exigences. Tous les projets de construction seront supervisés par
des consultants indépendants. FAES recrutera donc des consultants indépendants
en charge de la supervision. Le FAES signera un Protocole d’Accord avec le
MTPTC établissant les conditions de sa collaboration avec le laboratoire du
MTPTC pour l’examen des matériaux de construction, condition préalable à
l’exécution de la Composante 1.

2. Composante 2. Améliorer la qualité de l’éducation (US$4.2 millions)

1.42 L’objectif de cette composante est de soutenir la qualité de l’éducation dans les
écoles financées par le projet en fournissant : (i) des kits scolaires à environ 605
professeurs/administrateurs et à 27,500 enfants dans les écoles qui seront
construites ; et (ii) des opportunités de perfectionnement professionnel aux
enseignants et au personnel administratif.

1.43 Kits scolaires.7 Le projet fournira du matériel à 605 enseignants/administrateurs


et à 27,500 enfants. Le contenu des kits scolaires pour les enfants variera selon le
niveau scolaire des bénéficiaires bien qu’il contienne plusieurs éléments
communs : deux uniformes, quatre livres, crayons, cahiers, gommes et un sac à
dos.8 Les kits pour les enseignants contiendront également du materiel educatif.

1.44 Perfectionnement professionnel. Des ressources seront allouées à la formation


des enseignants en pédagogie et en techniques de communication et les
administrateurs des écoles qui seront construites recevront une formation en
gestion d’école. Le MENFP est en pourparler avec plusieurs universités

7
Cette composante complète la Subvention 2153/GR-HA (Composante 2) qui fournira près de
20.000 kits scolaires d’ici novembre 2010 sans uniformes d’école.
8
Les écoles participantes dans la Composante 3 seront exclues.
- 13 -

(internationales et nationales) pour réviser le système de formation des


enseignants et concevoir des modules de formation. La formation sera dispensée
aux cinquante cinq écoles construites sur une période de deux ans à un coût
estimatif d’US$24,000 par école. Le contenu exact et l’approche de
perfectionnement professionnel est en cours de définition.

3. Composante 3. Améliorer de l’accès et l’équité à l’éducation (US$8.0


millions)

1.45 L’objectif de cette composante est multiple: (i) élargir l’accès à l’éducation
fondamentale (classes 1-6) grâce à une subvention scolaire dans les écoles non-
publiques; (ii) un appui financier pour couvrir les frais de scolarité et de
fonctionnement des écoles qui seront ouvertes dans les sites de relogement ; et
(iii) un appui financier pour les frais de fonctionnement de deux écoles
maternelles afin de les maintenir accessibles aux enfants.

1.46 Ecolage Gratuit. La composante utilisera les mécanismes déjà en place dans le
cadre du programme d’exemption de frais de scolarité du projet « Education pour
Tous (EPT) » initié en 2007/2008 et exécuté par le MENFP avec l’appui de
plusieurs bailleurs. Conformément à la stratégie globale du MENFP, la
composante financera le paiement de EUS$90/par élève aux écoles fondamentales
non-publiques (classes 1-6). Les subventions seront destinées aux enfants issus
des familles les plus démunies et à ceux qui sont actuellement en dehors du
système. Le programme se déroule actuellement dans 1.247 écoles accréditées qui
accueillent 135,000 enfants dans les classes 2-4. Le premier groupe de 30,.000
élèves de première année avait reçu une assistance en 2007 pendant trois ans et
des groupes additionnels de première année ont été ajoutés en 2008 et 2009. La
subvention d’EUS$90 est répartie de la manière suivante : EUS$69 pour les
depenses administratives9 et EUS$ 21 pour la fourniture de livres et de matériels
didactiques. La composante appuiera le paiement des frais de scolarité pour un
nouveau groupe de 35,000 eleves de première année pendant une période de deux
ans et aidera ainsi l’inscription dans les classes (1 et 2).

1.47 Dans le cadre du projet EPT, chaque école fait l’objet d’un audit/vérification par
une tierce partie externe afin de vérifier que les subventions sont utilisées
adéquatement et que les écoles participantes ne demandent pas de frais de
scolarité additionnels aux parents/familles bénéficiaires.

1.48 Services aux écoles dans les zones de relogement (¶1.31). La composante
appuiera la prestation de services éducatifs aux élèves vivant dans les sites de
relogement et leurs environs et commencera par la maternelle et les classes 1-4
(école fondamentale). A cet effet, elle contractera les services d’une organisation
non gouvernementales (ONG) reconnue/enregistrée. Compte tenu des conditions
qui prévalent après le séisme, le MENFP a convenu que la gestion d’écoles
additionnelles soit contractualisé pour le moment. L’ONG retenue recevra des

9
Le Manuel des Operations (MO) contient les détails sur les dépenses admissibles.
- 14 -

subventions scolaires pour les enfants inscrits dans les maternelles et écoles
fondamentales. Il est prévu qu’au début, 2,852 enfants (soit 352 qui vivent déjà
dans le voisinage et 2,500 enfants qui viendront dans les sites de relogement)
auront accès aux écoles. Il est également prévu que 1,500 enfants qui fréquentent
les écoles secondaires avoisinantes (classes 3eme – Philo) bénéficieront d’un
écolage gratuit. Les écoles dans la zone de relogement devraient commencer à
fonctionner en octobre 2011. En plus de l’écolage gratuit, le projet couvrira les
frais de fonctionnement des écoles y compris les salaires des enseignants, des
infirmières d’écoles, des directeurs d’école et de certains membres du personnel
administratif. Elle couvrira l’assurance médicale pour les enfants qui se trouvent à
l’école. Il est également prévu que le MENFP assumera à la longue la
responsabilité de ces écoles.

1.49 Développement de la Petite Enfance (DPE). Les ressources de la subvention


serviront à aider à couvrir les dépenses de fonctionnement des deux centres DPE ,
à Aquin, où le MENFP, la BID et la Coopération Chilienne pilotent un ensemble
d’interventions intégrées (éducation, santé, nutrition, destinées aux enfants de 2-4
ans. Les leçons apprises de l’administration de ces deux centres serviront lors de
l’élaboration de la politique DPE (¶1.54).

4. Composante 4. Renforcer la gouvernance du système éducatif (US$6.2


millions)

1.50 L’objectif de cette composante est de renforcer les capacités institutionnelles et le


système de gouvernance du MENFP à travers les activités plus détaillées ci-
dessous.

1.51 Création d’un plan d’exécution. Les unités du MENFP seront responsables de
l’exécution du plan du MENFP. Pour assurer le succès de cette mise en œuvre, les
structures suivantes seront créées10. (i) l’établissement d’un Comité Stratégique
National (CSN) responsable de la supervision et de l’orientation ; et (ii) un
Comité Technique National (CTN) responsable de la coordination et de
l’exécution du plan. Chaque groupe/entité recevra l’appui de la Cellule de
Pilotage (CP), bureau de liaison avec tous les bailleurs.

1.52 Le MENFP engagera deux consultants à long terme pour mettre en place cette
structure. Ils seront attachés a la CP. Les consultants collaboreront en étroite
collaboration avec les unités actuelles du MENFP, le FAES et d’autres agences
partenaires dans le développement et l’harmonisation des procédures tel que
requis. Les ressources de la subvention aideront à payer la location d’un bureau,
le transport, les équipements et les fournitures de bureau. Dès que ce plan
d’exécution sera constitué, un autre plan détaillé contenant des objectifs de
performance et des normes de référence sera élaboré pour permettre le suivi des

10
Ce schéma proposé est similaire à la structure mise en place par le Ministère de l’Education à la
Jamaïque pour son programme de réforme de l’éducation (voir Prêt 2074/OC-JA et Prêt
2300/OC-JA).
- 15 -

progrès. Les ressources de la subvention financeront des mesures incitatives de


performance du personnel du MENFP.

1.53 Appui aux groupes de travail. Une assistance technique additionnelle sera
offerte aux groupes de travail créés (¶1.21) pour affiner les différentes
composantes/piliers du Plan National d’Education. Chaque groupe développera
un plan d’exécution détaillé dans leurs domaines de compétence respectifs.
Chaque groupe de travail sera composé d’unités du MENFP et appuyé par des
experts nationaux et internationaux.

1.54 Développement de la Petite Enfance (DPE). Une assistance technique sera


donnée au MENFP à travers le Bureau de Gestion de la Petite Enfance pour
élaborer une politique Nationale de DPE et une stratégie pour la rendre
opérationnelle (¶1.49).

1.55 Stratégie/politique de santé scolaire. Les ressources de la subvention serviront à


définir une politique/stratégie de santé scolaire en coordination avec la Direction
de Santé, Nutrition et Education (SNE) du MENFP.11

1.56 Planification de l’éducation. Les ressources serviront à appuyer la Direction de


la Planification et de la Coopération Externe (DPCE) dans la conception d’une
cartographie complète des écoles, le recensement scolaire s et le système national
de registre des élèves afin d’améliorer les données disponibles au MENFP.
L’UNESCO fournira un appui méthodologique. Les ressources de la subvention
serviront en outre à concevoir et à réaliser une étude visant à identifier les enfants
en dehors du système, notamment les enfants des rues et les enfants en
domesticité (restavek), et à préparer une stratégie sur la façon de les intégrer dans
le système scolaire.

1.57 Direction des Affaires Administratives du MENFP. Cette direction recevra


une assistance technique pour la modernisation des systèmes et des procédures
nécessaires à l’exécution du plan. Elle recevra aussi des ressources pour
l ;acquisition des équipements et le mobilier.

1.58 Service Juridique. Le service juridique actuel du MENFP est inadéquat pour
soutenir le plan d’éducation, particulièrement les partenariats public-privé. Les
ressources de la subvention serviront à renforcer le service juridique et son travail
d’actualisation du cadre juridique. L’assistance technique portera essentiellement
sur : (i) une révision de la loi actuelle sur l’éducation et l’identification des
changements/amendements nécessaires; (ii) la préparation de documents

11
Actuellement, le MENFP n’a aucune stratégie de santé scolaire. Les initiatives actuelles varient en
termes d’approche et de méthode. De nombreux partenaires de développement s’occupent de la
santé scolaire en Haïti et chacun offre des services limités, éparpillés et non coordonnés. Le plan
prévoit le développement d’une santé scolaire standardisée qui sera donnée par des partenaires
actuels. Ces interventions pourront réduire considérablement les coûts en raison des économies
d’échelle et s’étendre à différents groupes d’âge d’enfants.
- 16 -

standards pour la création de partenariats public-privé ; et (iii) les


recommandations sur les modes de fonctionnement des agences.

1.59 Création de l’Autorité des Infrastructures Scolaires. Le MENFP recevra une


assistance technique pour l’aider à concevoir et à mettre en place un organisme
autonome responsable de respondre aux besoins en bâtiments scolaires en Haïti
(¶1.8). Les systèmes institutionnels actuels devront probablement être revus et
élargis et/ou de nouveaux systèmes devront être développés. L’expérience faite
aux Etats-Unis et ailleurs a montré que si le Ministère de l’Education est
responsable des infrastructures scolaires, alors les besoins de construction
d’écoles ne seront pas pris en compte de manière efficace et efficiente. L’Autorité
proposée pour les Infrastructures Scolaires devra: (i) établir des normes de
construction des écoles dans le pays ; (ii) établir un plan directeur pour déterminer
les nombres, les types et les emplacements des futures écoles ; (iii) donner la
priorité au financement de projets de construction d’écoles ; (iv) développer des
modèles de conception devant être utilisés dans la construction des écoles ;
(v) développer multiples systèmes d’allocation pour accélérer la construction des
écoles ; (vi) créer une base de donné es nationale des bâtiments scolaires ;
(vii) développer des systèmes financiers et de responsabilisation pour s’assurer
que les fonds sont utilisés adéquatement ; et (viii) créer des systèmes de suivi et
évaluation pour s’assurer de la qualité de construction. Après le tremblement de
terre, le gouvernement d’Haïti a déjà créé une commission de l’infrastructure sur
une base ad-hoc pour superviser toutes les activités de construction.

1.60 Renforcement Institutionnel de FAES. Comme initialement prévu dans


HA-L1040 (Subvention 2153/GR-HA), des ressources seront allouées pour le
développement institutionnel et la déconcentration de FAES et ses six bureaux
regionaux afin d’améliorer sa capacité d’absorption et son efficacité. A cette fin,
le projet proposé (HA-L1049) financera un nombre d’activités visant à appuyer et
à renforcer FAES : (i) dotation en personnel et en équipement pour faire face aux
difficultés d’exécution du programme ; (ii) affinement et mise en œuvre du plan
de déconcentration ; et (iii) renforcement de sa capacité actuelle de suivi et
évaluation. Une formation sera aussi dispensée au personnel technique et regional
ayant une responsabilité directe dans la mise en œuvre des opérations actuelles et
futures.12

1.61 Les activités de renforcement institutionnel s’aligneront sur les résultats du


diagnostic continu des différents ministères mené par le bureau du Premier
Ministre et appuyé par la Banque (Prêt 1821/SF-HA ¶1.32). Cette initiative était
initialement prévue pour le début de 2010 mais, en raison du tremblement, a été
reportée pour septembre 2010 ; elle doit normalement s’achever en janvier 2011.
Les résultats du diagnostic seront utilisés pour achever le plan d’action pour le
renforcement institutionnel du MENFP aux niveaux central et départemental.

12
Durant 2009/2010, FAES a créé une unité environnementale comme souligné dans le HA-L1040.
- 17 -

5. Composante 5. Stratégie de communication (US$400,000)

1.62 Des ressources de la subvention seront allouées à travers le Service de presse du


MENFP pour la conception et la réalisation d’une campagne de communication
visant à tenir le public informé du plan d’éducation et des progrès réalisés. La
campagne sera menée en français et en créole et mettra à contribution la Radio
éducative du MENFP.

D. Résultats des principaux indicateurs

1.63 FAES et l’Unité technique du projet EPT maintiendront un système de suivi


permanent des progrès de toutes les activités du projet. Les principaux produits du
programme consisteront à améliorer l’infrastructure scolaire, la qualité et l’accès à
l’éducation et le renforcement des capacités du MENFP de gérer le secteur. Les
résultats des principaux indicateurs sont présentés dans le Tableau I-2 et à
l’Annexe I. Ils ont été convenus avec MENFP/EPT et FAES.
Tableau I-2. Indicateurs des principaux résultats
Indicateur Données/source
30 nouvelles écoles fondamentales permanentes Rapports des consultants en charge de la
opérationnelles dans les zones ciblées et conformes supervision et de l’unité de suivi de FAES ;
aux directives de conception du MENFP et aux rapport semestriel. Rapport d’un
nouveaux codes de construction contre les ingénieur/consultant externe pour parler des codes
catastrophes naturelles (y compris les tremblements antisismique/anticyclonique.
de terre et les cyclones).
Kits scolaires aux élèves en maternelle et en classe Rapports de l’unité de suivi de FAES.
fondamentale produits et distribués.
Enfants ayant l’âge officiel inscrits dans les écoles Rapports semestriels d’UTP-EPT. Résultats de
préscolaires et fondamentales grâce au Programme l’audit/vérification.
d’Enseignement Gratuit.
Unité d’exécution au sein du MENFP créée et Manuel des Opérations achevé.
opérationnelle. Personnel/consultants embauchés. Rapports de
l’unité de suivi de FAES.
Stratégies des Groupes de Travail sur les différentes Copies des documents à travers FAES.
composantes développées et approuvées.
Autorité des Infrastructures Scolaires créée et Personnel initial embauché. Rapport de FAES.
opérationnelle.
Plan de Suivi et Evaluation pour le programme de Copie du document. Rapport de FAES.
cinq ans développé et approuvé.
1.64 Tel qu’indiqué dans le plan d’évaluation, une attention particulière doit être
accordée aux questions suivantes après une catastrophe: (i) l’étendue de
récupération d’établissements scolaires après le tremblement de terre ; (ii) l’accès
à l’école après le tremblement de terre ; et (iii) la qualité de l’école après le
tremblement de terre. Les évaluations à mi-parcours et finales prévues tiendront
compte de ces questions.

1.65 Les ressources de la subvention serviront aussi à développer un plan de suivi &
évaluation globale du programme du MENFP et un plan d’évaluation du secteur
pendant les cinq années du programme. Une assistance technique sera donnée
pour développer le plan et établir le système nécessaire à la DPCE du MENFP.
- 18 -

II. STRUCTURE DE FINANCEMENT ET PRINCIPAUX RISQUES

A. Instruments de financement

2.1 La Banque s’est engagée à verser EUS$500 millions pour soutenir la réforme du
système éducatif en Haïti. De ce montant, EUS$250 millions proviendront des
ressources du Haiti Grant Facility et la banque fera des levés de fonds pour la
balance de US250 millions de dollars américans. La présente opération d’EUS$50
millions est axée sur le premier des cinq projets. Chaque projet, estimé en
moyenne à EUS$50 millions, devrait être soumis chaque année, jusqu’en 2014, à
l’attention du Conseil. Les ressources collectées auprès d’autres bailleurs seront
incorporées à chaque opération conformément aux accords de cofinancement
respectifs découlant des activités de collecte de fonds. Chaque projet de la Banque
sera une opération autonome à hauteur de EUS$50 millions, que le cofinancement
se concrétise ou non. Comme indiqué auparavant, le programme est conçu sous
forme de module pour permettre l’ajustement des objectifs (produits/résultats) au
cas où l’objectif du cofinancement ne serait pas atteint mais ne compromettrait
pas de toute façon les objectifs de développement.

2.2 Dans le cas où un ou des futurs bailleurs apportent des ressources pour soutenir
l’une des composantes du projet décrites dans le présent document, ou n’importe
lequel des projets ultérieurs susmentionnés, sous la forme d’une Subvention d’un
Projet Spécifique (SPS), la BID peut établir un accord avec chaque bailleur sans
qu’il soit nécessaire de préparer ou d’approuver une proposition de projet
séparée.13 Conformément à cet accord administratif, les ressources fournies par le
bailleur seront administrées par la Banque et la Banque facturera des frais
administratifs de cinq pour cent (5%) de la contribution.

2.3 Dans le cas où un bailleur désire financer une composante non envisagée dans le
présent document (ou dans des projets ultérieurs que la Banque soumettra à
l’approbation du Conseil d’Administration au cours des cinq prochaines années
dans le cadre de son programme d’éducation pour Haïti14), alors l’engagement de
la Banque d’utiliser les ressources du bailleur de fonds est assujetti à la
formalisation de tous les accords internes nécessaires y compris l’approbation
d’un tel projet par la Banque.

2.4 Cofinancement. Comme mentionné ci-dessus (¶2.1), la Banque cherche des


fonds de contrepartie jusqu’à concurrence de EUS$250 millions. Afin d’appuyer
cet effort et celui de la CIRH et d’autres groupes, comme l’Initiative Clinton, le
Conseil est invité à autoriser le président à conclure des accords de cofinancement
avec d’autres bailleurs après l’approbation de ce projet afin d’exécuter les
activités/composantes incluses dans la présente opération et dans les quatre

13
Un SPS est administré par la Banque conformément au “Rapport sur COFABS. Ad-hocs, et
CLFGS et une Proposition pour les consolider comme des subventions d’un projet spécifique
(SPS), Document SC-114.
14
Voir le Programme Proposé de la BID.
- 19 -

opérations ultérieures de la Banque à condition toutefois que le co-financeur en


question s’engage à respecter les règles, procédures et délais d’exécution. Chaque
projet présenté au Conseil devra contenir un rapport sur les résultats du
cofinancement atteints l’année précédente.
Tableau II-1. Tableau des coûts (en US$)
Source de Financement
Catégories Total %
IDB Autre
Composante 1. Fournir infrastructure de qualité 26,361,225 950,000 27,311,225 53,5%
Construction, mise à niveau et équipements dans les 22,102,000 950,000 23,052,000 45.1%
écoles préscolaires et fondamentales
Entretien des écoles construction semi-permanentes 4,152,500 - 4,152,500 8.2%
Entretien 106,725 - 106,725 0.2%
Composante 2. Améliorer la qualité de l’éducation 4,160,860 - 4,160,860 8.1%
Fourniture de kits scolaires 2,840,750 - 2,840,750 5.6%
Formation des enseignants 1,320,110 - 1,320,110 2.5%
Composante 3. Amélioration de l’accès et équité de 7,956,600 89,800 8,046,400 15.7%
l’éducation
Programmes d’exemption de frais de 6,735,2000 - 6,735,200 13.1%
scolarité/subvention scolaire
Dépenses de fonctionnement des écoles dans les 1,030,200 - 1,030,200 2.0%
centres d’hébergement et incitations
Appui aux centres DPE 191,200 89,800 281,000 0.6%
Composante 4. Renforcer la gouvernance du système 6,167,872 - 6,167,872 12.1%
éducatif
Planification de l’éducation 2,000,000 - 2,000,000 3.8%
DPE et politique de santé 365,000 - 365,000 0.7%
Etablissement de l’Unité d’Exécution au sein du 1,769,872 - 1,769,872 3.5%
MENFP
Assistance technique 808,000 - 808,000 1.6%
Renforcement de l’Unité d’Exécution (FAES) 1,225,000 - 1,225,000 2.45%
Composante 5. Stratégie de communication 400,000 - 400,000 0.8%
Campagne de communication 400,000 - 400,00 0.8%
Gestion du projet 3,230,000 50,000 3,280,000 6.5%
Unité d’Exécution & Gestion du Programme Frais de 2,230,000 - 2,230,000 4.4%
Scolarité
Evaluations à mi-parcours et finale (HA-L1049) 550,000 - 550,000 1.1%
Audit 300,000 - 300,000 0.6%
Système Suivi et evaluation 150,000 - 150,000 0.3%
Frais de gestion pour contrepartie - 50,000 50,000 0.1%
Imprévus 1,723,443 - 1,723,443 3.3%
Total 50,000,000 1,089,800 51,089,800 100.0%
Pourcentage 97.87% 2.13% 100%
2.5 Coût de la première opération. Le coût total de cette opération (HA-L1049) est
d’EUS$51.089.800 dont la Banque financera EUS$50 millions. Un récapitulatif
des coûts ventilés du projet est présenté dans le Tableau II-1. Comme indiqué, le
projet est ouvert aux accords de cofinancement additionnel.

2.6 Cofinancement de la First Citizen Bank Trinidad and Tobago (First


Citizens) et le Gouvernement du Chili. Les ressources de la coopération
technique doivent être données en septembre 2010, en partie, par la First Citizens
au moyen d’un PSG administré par la Banque pour la construction et
- 20 -

l’equipement d’une ecole a un cout de EUD950,000. Il est prévu de signer un


accord administratif avec la First Citizens. Conformément aux dispositions de cet
accord, la Banque facturera des frais administratifs de 5% de la contribution,
dûment identifiés dans le budget de cette coopération technique. Le
Gouvernement du Chili (GC) apportera une contribution d’environ EUS$89,800
en services d’assistance technique destinés au fonctionnement des centres de la
petite enfance (¶1.49). Des discussions sont en cours avec d’autres bailleurs mais
aucune contribution additionnelle n’a été confirmée à date.

B. Risques sur l’environnement et protection sociale

2.7 Le programme aura un impact positif social et environnemental net car les
communautés ciblées et impliquées bénéficieront de meilleures écoles,
d’installations plus spacieuses, de meubles et de matériels didactiques appropriés.
L’opération a été classée dans la Catégorie B conformément à la Politique
Environnementale de la Banque. Les principaux impacts et risques sont associés à
la Composante 1. Ils seront probablement élevés ou faibles dépendant des sites de
construction et sont typiques à des constructions de petite ou moyenne envergure
pour lesquelles des mesures d’atténuation d’impact environnemental et social sont
déjà disponibles et faciles à appliquer. Il est important de tenir compte des
caractéristiques d’Haïti ; un pays sujet aux catastrophes naturelles sans codes de
construction ou d’agences de réglementation de la construction et de réhabilitation
des bâtiments publics. Par conséquent, FAES a développé des outils
systématiques pour l’évaluation environnementale et sociale des sites et des
mesures d’atténuation. Le Rapport sur la Gestion Environnementale et Sociale
(RGES) décrit les mesures d’atténuation sociale et environnementale et
recommande de les inclure dans le Programme ainsi que les activités de suivi et
évaluation de la performance sociale et sociale du programme.

C. Risque financier

2.8 L’opération proposée contient très peu de risque financier pour les composantes
exécutées par FAES eu égard à sa longue expérience dans l’exécution des projets
de la Banque. Le 8 septembre 2010, la Banque a révisé la gestion financière et les
systèmes de contrôle interne et externe utilisés par FAES. Sur la base de ces
résultats, l’équipe recommande de continuer à utiliser la méthodologie de revue
ex-post à des fins de décaissement.

2.9 En se référant au Rapport sur le taux de supervision de gestion financière du


projet réalisé par la Banque Mondiale le 16 avril 2010, le taux de risque global du
projet a été jugé moyennement satisfaisant grâce aux contrôles internes, la tenue
des livres, la budgétisation, les systèmes d’information et le flux des fonds entre
les bailleurs. Le rapport d’audit pour l’exercice fiscal 2008/2009 a été obtenu et
une opinion experte a été rendue sur les états financiers à cause des pièces
justificatives manquantes après le tremblement de terre. Après l’examen de ces
rapports, l’équipe de la BID estime que le taux de risque du projet EPT est moyen
et recommande d’utiliser la méthodologie ex-post pour le processus de
- 21 -

décaissement. Le personnel du service des finances de la Banque procédera à des


revues semestrielles ex-post des décaissements.

D. Autres questions clés et risques


Tableau II-2: Risques et mitigation
Risque Mesure d’Atténuation
Le financement du plan d’éducation nécessite US$4.2 Par conséquent, la réforme nécessitera un grand effort de
millions sur une période de cinq ans. En 2010, le plaidoyer/collecte de fonds. L’ORP/EXR de la BID
MENFP a identifié qu’environ 10% des ressources conjointement avec EDU et HRG développent
étaient alloués par les bailleurs « traditionnels ». Les actuellement une stratégie de collecte de fonds auprès
contributions/engagements actuels sont insuffisants des bailleurs traditionnels et non traditionnels. La CIRH
pour financer le plan et il sera difficile d’assurer la et d’autres acteurs entreprennent aussi d’importants
viabilité des différentes composantes. efforts de collecte de fonds.
Capacité institutionnelle du MENPF pour mettre en Le personnel du MENFP dans les principales unités doit
œuvre la réforme. Il y a très peu de ressources recevoir une prime annuelle basée sur la performance. Le
humaines qualifiées en Haïti ; la capacité de gestion u soutien à l’assistance technique tient compte du coût
MENFP est faible en raison d’un manque élevé actuel du logement, du transport et de la sécurité.
d’information et de communication entre différents L’espace de bureau est fourni. Les ressources sont
niveaux et d’un manque de gestion. Le manque de données pour créer une unité d’exécution au sein du
ressources humaines qualifiées dans le pays pose un MENFP.
grave problème. Les écarts de salaire entre les
consultants et les employés du MENFP pourraient être
une raison du manque de motivation.
L’approche des élections en novembre 2010 peut L’éducation TF a commencé en septembre 2010 afin de
interrompre ou changer l’engagement actuel du présenter le plan d’éducation aux candidats à la
Président d’Haïti et de son administration. présidence et minimiser les risques potentiels de
perturbation dans l’exécution du plan.
Construction du secteur de la construction pour les FAES signera un Protocole d’Accord avec le Ministère
constructions d’écoles prévues. Risque de pénurie de des Travaux Publics pour s’assurer que les matériaux de
matériaux de construction de qualité pour répondre aux construction sont de qualité. FAES a déjà mis en place
exigences de construction parasismique et une unité environnementale capable d’évaluer les sites.
anticyclonique. L’assistance technique sera fournie pour aider à
l’examen des plans de conception et de construction et
s’assurer de leur conformité avec les codes parasismique
et anticyclonique. Une commission ad-hoc des
infrastructures a été constituée. FAES recrutera aussi des
consultants pour superviser les travaux de construction.

III. PLAN D’EXECUTION ET DE GESTION

A. Résumé des modalités d’exécution

3.1 Cette opération aura deux agences d’exécution. Le Ministère des Finances (MEF),
par l’intermédiaire de FAES, exécutera toutes les composantes à l’exception de la
troisième composante (subventions scolaires/exemption de frais de scolarité).
FAES a une relation de longue date avec le MENFP. Le MENFP se chargera de la
troisième composante (exemption de frais de scolarité) par l’intermédiaire de son
unité d’exécution « Education pour Tous » (EPT). Les deux unités feront des
rapports à la Cellule de Pilotage du MENFP.
- 22 -

3.2 Les deux entités ont une longue expérience de travail. Elles ont déjà des manuels
d’opérations et connaissent les procédures du MENFP et d’autres organisations
donatrices. FAES possède un manuel d’opérations (MO) qui a été écrit et mis à
jour pour les diverses opérations de la Banque (y compris le Prêt 1491/SF-HA et
la Subvention 2153/GR-HA) et guidé tous les programmes de FAES depuis 2003,
quelque soit la source de financement. Le MO a aidé dans le processus de
renforcement institutionnel de FAES et permis l’harmonisation des interventions.
Le MO est constamment mis à jour pour qu’il reflète les nouvelles initiatives. Le
même principe vaut pour l’unité d’execution du projet EPT. Il a été mis en
opération depuis 2007 initialement par le projet EPT de la Banque Mondiale. Le
manuel du projet EPT traite de la sélection des écoles, des comités de gestion des
écoles et des procédures à suivre. Les deux entités approuveront les mises à
jour de leurs manuels d’opérations actuels afin qu’ils reflètent les présentes
activités et prépareront un Plan d’Opération Annuel (POA) accompagné
d’un rapport financier soulignant les ressources financières requises pour
l’exécution du POA, condition préalable au premier décaissement. Le
manuel actualisé de FAES contiendra aussi les conditions environnementales
des activités actuelles soulignées dans le RGES.

3.3 Capacité d’exécution. Dans le cas où un cofinancement substantiel15 serait


disponible au cours de l’exécution du projet pour l’une des activités décrites à la
Section C, il sera nécessaire de réévaluer la capacité d’exécution des agences
d’exécution correspondantes pour s’assurer que les nouvelles interventions se
déroulent de manière satisfaisante et en temps opportun. L’évaluation contiendra
des recommandations précises pour le renforcement institutionnel, le cas échéant,
ainsi que le budget et le délai pour cette assistance. La Banque et le GDH
évalueront l’état de préparation des entités avant le décaissement des nouvelles
ressources. Il sera peut-être nécessaire d’ajuster certains documents du projet
comme le Plan d’Opération Annuel et le plan de passation des marchés.

3.4 Critères de sélection des écoles bénéficiaires de structures semi-permanentes.


MENFP/FAES fourniront une liste d’écoles à considérer dans la construction de
structures semi-permanentes des écoles publiques et privées. La présentation des
critères de sélection approuvés sera une condition préalable au premier
décaissement et astreinte à la non-objection de la Banque.16

3.5 Remboursement. La composante sur l’exemption de frais de scolarité supportera


les nouvelles inscriptions commençant en octobre 2010. A cet effet, le projet
remboursera un montant à hauteur d’US$3.5 millions au MENFP pour couvrir le
montant avancé, le 9 septembre 2010, à la date d’approbation du projet. La liste
des écoles approuvées y compris les comptes bancaires CGE et la confirmation
des virements sur le compte SMC à la BNC seront exigibles par la Banque. En
outre, le MENFP sera remboursé d’un montant d’US$3.3 millions pour la
construction et l’aménagement des structures semi-permanentes par FAES dans la

15
Contribution de plus de 30% pour une composante.
16
Critères de sélection des structures permanents sont présentés dans le paragraphe 1.37.
- 23 -

période débutant le 9 septembre 2010, date d’approbation du projet, avec les


ressources du gouvernement. Le mobilier devra comprendre des bureaux, des
chaises, des tableaux, des placards et des classeurs.

3.6 Marchés publics. La passation des marchés de biens et services ainsi que les
contrats avec les consultants seront régis par les politiques de la Banque relatives
à la passation des marchés de biens et services et des politiques relatives à la
sélection et le recrutement de consultants (GN-2349-7 et GN-2350-7) et
complétés par les dispositions particulières d’urgence en raison du tremblement
de terre du 12 janvier 2010 en Haïti (PO-387-1).

3.7 Il a été proposé d’utiliser le Programme National de Cantine Scolaire (PNCS)


pour l’emballage et la distribution des kits scolaires. Le PNCS est une agence,
sous l’autorité du MENFP, qui possède un réseau de distribution bien établi à
travers le pays. Le prix de la distribution est inclus dans les kits scolaires et estimé
à environ US$60.000. FAES utilise déjà cette agence pour la distribution de kits
scolaires dans le cadre de la Subvention 2153/GR/HA.

3.8 La Coopération Chilienne du gouvernement du Chili sera une autre agence


spécialisée et recrutée pour la gestion des centres de DPE (¶1.49). La coopération
fournira une assistance technique aux centres et aidera à développer une stratégie
DPE. Comme indiqué, la Coopération Chilienne a été le principal partenaire du
MENFP et de la Banque pour la création et le fonctionnement des deux centres
DPE à Aquin au cours des deux dernières années. Comme déjà mentionné, la
Coopération Chilienne est une agence spécialisée selon le GN-2350-7.

3.9 Enseignement dans les écoles des sites de relogement. Le FAES travaille avec
l’unité d’exécution du programme de relogement financé par le Projet de
Relogement de la Banque (Subvention 2318/GR-HA) pour identifier les sites de
construction des écoles et le calendrier de construction. Elle travaille également
avec la Fondation PRODEV. PRODEV est une fondation haïtienne enregistrée et
spécialisée dans l’éducation, la formation et les jeunes. La fondation est
opérationnelle depuis 1995. En 2006, elle a créé une école pour les mineurs en
contravention avec la loi. Tout de suite après le tremblement de terre, elle a été la
première organisation à organiser des écoles temporaires sous des tentes.
PRODEV opère actuellement 14 écoles et sept jardins d’enfant. Avec le soutien
du gouvernement israélien, PRODEV construit présentement une nouvelle école
permanente pour les résidents du site de relogement. La nouvelle école pourrait
servir de centre de ressources pour les écoles dans les sites de relogement.
Compte tenu de ses activités actuelles dans les sites de relogement, PRODEV est
bien placée pour gérer et opérer les cinq nouvelles écoles qui seront construites
dans les nouveaux sites de relogement (GN-2350-7). Le montant du contrat est
estimé à US$784.000 (y compris l’exemption de frais de scolarité dans les sites de
relogement). La signature d’un Protocole d’Accord entre le MENFP et
PRODEV sur les principes directeurs de fonctionnement des écoles sera une
condition préalable au décaissement des ressources du programme
d’exemption de frais de scolarité pour les communautés relogées.
- 24 -

3.10 Des revues ex-post de passation des marchés seront réalisées pour des seuils
équivalents ou inférieurs aux montants suivants : pour la composante des
infrastructures, l’équivalence ou moins que EUS$1,000,000 ; pour les biens et
services, l’équivalence ou moins que EUS$250,000 ; et pour les services de
consultation, l’équivalence ou moins que EUS$200,000. Ces seuils s’alignent sur
ceux établis dans les procédures de passation des marchés d’urgence approuvée
par la Banque pour Haïti (PO-387-1).

3.11 Pour l’Unité technique du EPT, aucune passation des marchés de biens ou
services n’est envisagée. L’unité sera responsable de la gestion d’EUS$6.7
millions couvrant les frais de scolarité de 35,000 élèves pendant deux ans (y
compris ceux du site de relogement).

3.12 Gestion financière du projet. La gestion financière du projet sera exécutée


conformément au PO-273. EPT et FAES ouvriront un compte bancaire séparé
pour la gestion des subventions octroyées pour la première opération. Toutes les
deux garderont les livres comptables requis. FAES préparera des plans financiers
détaillés semestriels indiquant les besoins de financement pour les six prochains
mois et les besoins pour le Plan d’Opération Annuel (POA) et le plan de passation
des marchés et pour leurs mises à jour. L’UTP/EPT préparera un plan financier
détaillé de quatre mois. Pour les deux agences, les décaissements s’effectueront
conformément aux ressources actuelles nécessaires à l’exécution du projet comme
indiqué dans leurs PEP respectifs et leurs rapports et plans financiers
correspondants.

3.13 Exemption des Frais de Scolarité. (Ecolage gratuit) pour les subventions
scolaires/exemptions, les paiements se baseront sur les procédures établies du
projet EPT pour le financement du programme de frais de scolarité. Le paiement
s’effectuera en deux tranches durant l’année scolaire. Le paiement de la première
tranche (70%) sera assujetti à la réception de la liste des écoles approuvées et
déposé sur le compte EPT à la Banque de la République d’Haïti (BRH) ouvert
pour le projet. Le MENFP transférera alors les fonds à la BRH sur un compte des
Comités de Gestion des Ecoles (CGE) ouvert à la Banque Nationale de Crédit
(BNC). Les CGE superviseront les comptes. Le paiement de la seconde tranche
(30%) sera assujetti à la réception de l’organisme de vérification tel que requis
dans les procédures établies du projet EPT. Les CGE qui ne se conforment pas
aux procédures établies ne recevront pas le second paiement.

3.14 Audits financiers. FAES sera responsable de contracter un auditeur externe agréé
par la Banque pour faire l’audit du programme comme suit : un audit financier
annuel du programme y compris la revue des processus de marchés publics et de
décaissement devant être soumis dans les 120 jours suivant la fin de chaque année
civile, et un rapport financier final devant être soumis dans les 120 jours après la
date du dernier décaissement. Pour la composante exécutée par l’ UTP/EPT, une
vérification indépendante de l’utilisation des fonds par les CGE sera faire par la
firme d’audit/vérification selon les procédures établies de l’UTP/EPT. Cette
vérification est une condition préalable à la seconde tranche de décaissement. Le
- 25 -

processus de sélection et de recrutement de la firme d’audit se basera sur les


Termes de Référence (TDR) convenus préalablement avec la Banque17 Les coûts
des audits seront financés par la subvention. La vérification satisfaisante de
l’utilisation des ressources de la première tranche est une condition d’exécution.

B. Résumé des modalités de suivi des résultats

3.15 FAES et l’UTP/EPT présenteront semestriellement à la Banque un rapport des


progrès en cours et des progrès accomplis eu égard aux indicateurs inclus dans la
matrice des résultats. Les manuels des deux entités incluront une section sur le
suivi et évaluation qui sera élaborée par un consultant de la Banque avec les
ressources de l’Assistance Technique (AT) (ATN/SF-12257-HA).

3.16 La Banque mènera des missions trimestrielles pour évaluer les progrès réalisés sur
toutes les composantes durant la première année. La fréquence des missions
pendant la seconde année dépendra des progrès réalisés la première année.

C. Activités spécifiques de conception après approbation

3.17 Compte tenu du court délai pour la préparation du projet, les activités suivants
devront être achevées après l’approbation : (i) collecte de données de référence ;
(ii) élaboration d’un plan de suivi et évaluation global ; et (iii) définition d’un
système d’évaluation conjointe pour la composante Exemption de Frais de
Scolarité (Ecolage gratuit) de l UTP / EPT.

3.18 Gouvernance/renforcement institutionnel. Comme indiqué ci-dessus, les


résultats du diagnostic institutionnel du MENFP ont été retardés à cause du
tremblement de terre (Subvention 1821/SF-HA). Les résultats et
recommandations sont prévus pour janvier 2010 et serviront à affiner le plan
d’action pour le renforcement institutionnel du MENFP en coordination avec les
autres bailleurs de fonds.

17
La vérification/audit sera faite conjointement par la Banque Mondiale et la BID.
Annex I
(HA-L1049)
Page 1 of 1

Development Effectiveness Matrix


Summary

Maximum
Indicator Score
Score
I. Strategic Relevance High
1.  IDB  Strategic  Development  Objec8ves 6.5 10
         Country  Diversifica8on 2.0 2
         Corporate  Ini8a8ves 2.5 2.5
         Harmoniza8on  and  Alignment 0.0 3.5
         Beneficiary  Target  Popula8on   2.0 2
2.  Country  Strategy  Development  Objec8ves 9.6 10
         Country  Strategy  Sector  Diagnosis   6.0 6
         Country  Strategy  sector  objec8ve  &  indicator 3.6 4
Highly
II. Development Outcomes - Evaluability
Satisfactory
3.  Evidence-­‐based  Assessment  &  Solu8on 8.9 10
4.  Evalua8on  &  Monitoring  Plan   5.8 10
5.  Cost-­‐Benefit  or  Cost-­‐Effec8veness 7.0 10
6.  Risks  &  Mi8ga8on  Monitoring  Matrix 7.5 10
III. IDB´s Role - Additionality
7.  Addi8onality 10.0 10
         Technical  Assistance  provided  prior  the  project 3.0 3
         Improvements  in  management  of  financial,  procurement,  monitoring  or  sta:s:cs  internal  controls 4.0 4
         Improvements  in  environmental,  health  and  labor  performance 3.0 3

I. Strategic Relevance:This operation is implemented in Haiti, country-group D, as part of the post-earthquake recovery effort. Its
objective is linked to the current Bank corporate initiatives of Education and Innovation and Water and Sanitation. The Country
Strategy Update from July 2010 (GN-2465-2) established education as one of its priority sectors. Improve access to and coverage of
basic services in the area of education is also covered in document GN-2465, Haiti's Country Strategy.

II. Evaluability: The project has a good diagnosis with identification of the deficiencies found and their magnitudes. Outputs and
outcomes are clearly defined although some of the indicators are not SMART. General mechanisms for monitoring have been defined
and a budget has been included for this activity. The operation has a especific evaluation plan to carry out a before-after
methodology. The project has a cost-benefit analysis for some of its components. The project has identified the principal
environmental and social risks, as well as mitigation measures required. Nevertheless it does not provide indicators to monitor the
implementation of these measures.

III. Additionality: There have been a number of Technical Cooperations to support this operation. It is expected that this project will
help improve the public sector entity’s management of monitoring, statistics and internal controls, this given the creation of various
overseeing Committees, the creation of a liason office for the contact with all the donors, and the Monitoring Plan. Finally, through
this project, the Bank’s involvement will affect the social, health and labor performance of the public sector entity/counterpart, by the
support for new policies and strategies in the areas of education and health.
Annex II
(HA-L1049)
Page 1 of 3

RESULTS FRAMEWORK

The purpose of this first operation is to improve the supply and quality of education services at the preschool and primary school level, and
Project Objective:
strengthen the MENFPs execution capacity.

Component Base Year 1 * Year 2 Target Comments


Component 1. Provide quality infrastructure
Outputs
1.1 New permanent basic schools operational in targeted 0 15 30 30 All permanent structure schools will include
areas that meet new building codes against natural 11 classrooms, have an energy source
disasters (including earthquakes and hurricanes) and through solar panels; a water tank, sanitary
the new MENFP design guidelines. facilities; an office for the director; an
infirmary, and a school kitchen to allow the
preparation of food. All schools will be
furnished and equipped including a set of
computers and will be accessible for
handicapped persons.
1.2 Hurricane-safe temporary basic schools operational in 0 25 25 25 All temporary structure schools are
targeted areas. hurricane safe, and have a cement
foundation, an administrative module,
furniture, equipment, a sanitary services, and
water and electric installations.
1.3 Sites for schools cleared from debris and ready for N/A 30 30 30
construction.
Initial Outcomes
1.4 Student-teacher ratio reduced in targeted schools. 54 for - 50 for 50 Targeted schools refers to those that their
primary primary infrastructure has been replaced by a new
building.
50 for 25 for 25
preschool preschool
(Baseline to
be
confirmed)
Component 2. Improving the quality of education
Outputs
2.1 School kits for students produced and delivered. 0 27,500 27,500 School kits include two school uniforms,

*
Targets are accumulative.
Annex II
(HA-L1049)
Page 2 of 3

Component Base Year 1 * Year 2 Target Comments


four books, pencils, notebooks, eraser, and a
backpack.
2.2 School kits for teachers produced and delivered. 0 605 605 605
2.3 Preschool and primary teachers trained. 0 605 605 605
Initial Outcomes
2.4 Trained teachers apply new knowledge in classroom. 0% - 70.0% 70.0% Supported by pedagogical assistance and
measured through classroom observation.
Component 3. Improved access and equity to education (primary and secondary)
Outputs
3.1 Children of official age enrolled in preschool and Pending 35,000 35,000 35,000 Includes school kits.
primary school through the Tuition Waiver Program.
3.2 Children of official age from resettled area “Oranger”, 0 4,352 4,352 4,352 Includes school kits.
enrolled in preschool and primary schools through a
school subsidy program.
Intermediate Outcomes
3.3 Net enrolment rates of earthquake most affected areas Pending - Pending Pending
increases.
Component 4. Strengthening the governance of the education system
Outputs
4.1 National School Registry System (School Mapping and 0 - 50% 50%
School Census) designed and implemented. implemented implemented
4.2 National Student Registry System designed. 0 - 100% 100%
completed completed
4.3 Executing Unit within the MENFP created and 0 Executing -
operational. unit
operational
4.4 Operations Manual for Executing Unit developed and 0 Developed - Approved
approved.
4.5 School Health Policy developed and approved 0 Developed - Approved
4.6 ECD Policy developed and approved. 0 Developed - Approved
4.7 Maintenance Plan for permanent and temporary 0 100% Implemented Implemented
constructions developed and implemented. completed in 100% of in a 100% of
and termporary temporary
Approved constructions constructions
& and 100% of and in 75%
implemented new of all
in a 100% of permanent permanent
Annex II
(HA-L1049)
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Component Base Year 1 * Year 2 Target Comments


temporary schools schools
constructions
4.8 Working Groups’ Strategy developed and approved. 0 100% - 100%
developed completed
and
approved
4.9 Communication Campaign developed and 0 Developed Implemented
implemented.
4.10 Assessment to identify children outside the 0 Conducted -
educational system conducted and approved.
4.11 Infrastructure authority entity created and operational. 0 Created Operational
Intermediate Outcomes
4.12 PENDING
Component 5. Project management
Outputs
5.1 Monitoring and Evaluation Framework for the five 0 Developed -
year program developed and approved. and
approved
Annex III
(HA-L1049)
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SUMMARY PROCUREMENT PLAN

Source of
Pre-
Estimated financing Estimated dates Status
Review qualifi-
Contract and percentage (pending,
Ref. Description and type of the Procurement (ex-ante cation
Cost Publication in process, Comments
No. procurement contract method 1 or Local/
(Thousand IDB of specific Completion awarded,
ex-post) Other (Yes/
US$) % procurement of contract cancelled)
% No)
notice
1. Goods
1.1 Computers. 755.0 ICB Ex-ante 100% 0% Yes Jan-11 Jun-12
1.2 School furniture. 3,025.0 ICB Ex-ante 100% 0% Yes Jan-11 Jun-12
1.3 Kitchen equipment. 600.0 ICB Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Jun-12
1.4 Library furnishings and materials. 600.0 ICB Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Jun-12
1.5 Solar power. 600.0 ICB Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Jun-12
1.6 Playground equipment for 180.0 ICB Ex-post 100% 0% No Jan-11 Jun-12
permanent schools.
1.7 Playground equipment for 100.0 ICB Ex-post 100% 0% No Jan-11 Jun-12
temporary schools.
1.8 Teacher supplies. 90.8 ICB Ex-post 100% 0% Yes Jan-11 Jun-12
1.9 Student supplies. 1,375.0 ICB Ex-ante 64% 36% Yes Jan-11 Jun-12
1.10 Printer/scanner/copier for working 8.0 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-12
groups.
1.11 Office expenditure for working 8.4 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-12
groups.

1
Goods and Works: ICB: International competitive bidding; LIB: limited international bidding; NCB: national competitive bidding; PC: price comparison; DC: direct
contracting; FA: force account; PSA: Procurement through Specialized Agencies; PA: Procurement Agents; IA: Inspection Agents; PLFI: Procurement in Loans to Financial
Intermediaries; BOO/BOT/BOOT: Build, Own, Operate/Build, Operate, Transfer/Build, Own, Operate, Transfer; PBP: Performance-Based Procurement;
PLGB: Procurement under Loans Guaranteed by the Bank; PCP: Community participation procurement. Consulting Firms: QCBS: Quality- and Cost-Based Selection
QBS: Quality-Based Selection FBS: Selection under a Fixed Budget; LCS: Least-Cost Selection; CQS: Selection based on the Consultants’ Qualifications; SSS: Single-
Source Selection. Individual Consultants: NICQ: National Individual Consultant selection based on Qualifications; IICC: International Individual Consultant selection
based on Qualifications
Annex III
(HA-L1049)
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Source of
Pre-
Estimated financing Estimated dates Status
Review qualifi-
Contract and percentage (pending,
Ref. Description and type of the Procurement (ex-ante cation
Cost Publication in process, Comments
No. procurement contract method 1 or Local/
(Thousand IDB of specific Completion awarded,
ex-post) Other (Yes/
US$) % procurement of contract cancelled)
% No)
notice
1.12 Strengthening of Executing Unit 156.0 ICB Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11 Equipment for the
(FAES) following units:
Environmental,
Communication, Social
Projects, and
Evaluation.
2. Civil Works
2.1 Building works prescolaire and 20,929.5 ICB Ex-ante 100% 0% Yes Jan-11 Dec-12 Includes building
fundamental centers. Works for 55 centers:
(i) permanent
prescolaire and
fundamental centers;
(ii) temporary
prescolaire and
fundamental centers;
and (iii) new schools in
resettlement areas. The
centers will be
scattered in eight
departments. Packaging
of the lots per
department will be
done accordingly.
3. Non-Consulting Services
3.1 School maintenance. 106.7 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-12
3.2 Landscaping for permanent 420.0 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Jul-11
schools.
3.3 Housing for Int. advisors -support 72.0 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
to working groups.
Annex III
(HA-L1049)
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Source of
Pre-
Estimated financing Estimated dates Status
Review qualifi-
Contract and percentage (pending,
Ref. Description and type of the Procurement (ex-ante cation
Cost Publication in process, Comments
No. procurement contract method 1 or Local/
(Thousand IDB of specific Completion awarded,
ex-post) Other (Yes/
US$) % procurement of contract cancelled)
% No)
notice
3.4 Local transportation and security 96.0 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
for int. advisors - support to
working groups.
3.5 Rent for advisors - support to 180.0 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
working groups.
3.6 Office space rent for working 24.0 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
groups.
3.7 Wireless internet for working 1.8 PC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
groups.
3.8 School subsidies for shelter 785.4 SSS Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-12 The Progress and
schools. Development
Foundation (PRODEV)
is proposed to be sole-
sourced for the
provision of education
services in the
resettlement project.
The foundation will be
responsible for the
management of five
schools in line with
MENFP guidelines.
3.9 Production of school uniforms. 1,375.0 SSS Ex-ante 100% 0% No Jan -11 Dec-12
4. Consulting Services
4.1 Teaacher training consultancy. 1,320.1 QCBS Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-12
4.2 Educational planning: data 2,000.0 QCBS Ex-ante 100% 0% No Jul-11 Dec-11
collection.
4.3 Health policy consultancy. 155.0 QCBS Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
4.4 ECD policy development 210.0 QCBS Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
consultancy.
Annex III
(HA-L1049)
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Source of
Pre-
Estimated financing Estimated dates Status
Review qualifi-
Contract and percentage (pending,
Ref. Description and type of the Procurement (ex-ante cation
Cost Publication in process, Comments
No. procurement contract method 1 or Local/
(Thousand IDB of specific Completion awarded,
ex-post) Other (Yes/
US$) % procurement of contract cancelled)
% No)
notice
4.5 Maintenance plan development 60.0 IICC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
consultancy.
4.6 International advisors support to 531.1 IICC Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-11 Contracting of eight
working groups. individual consultants.
4.7 Local consultants advisors support 843.6 NICQ Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-11 Contracting of 16
to working groups. individual consultants.
4.8 Communication consultancy. 400.0 QCBS Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-12
4.9 Lawyer to support legal division. 48.0 NICQ Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
4.10 Consultancy ID children out of 200.0 QCBS Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-11
education system.
4.11 Consultancies for the creation of 500.0 IICC Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-11
school infraest. auth.
4.12 Executing unit consultancies. 1,600.0 NICQ Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-11 Including the
contracting of a Project
Coordinator,
Procurement Specialist,
Monitoring and
Evaluation Specialist
and Financial
Specialist.
4.13 Audit consultancy. 300.0 QCBS Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-12
4.14 Midterm & final evaluation 550.0 QCBS Ex-ante 100% 0% No Jan-11 Dec-12
consultancy.
4.15 Monitoring and evaluation 150.0 QCBS Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11
framework consultancy.
Annex III
(HA-L1049)
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Source of
Pre-
Estimated financing Estimated dates Status
Review qualifi-
Contract and percentage (pending,
Ref. Description and type of the Procurement (ex-ante cation
Cost Publication in process, Comments
No. procurement contract method 1 or Local/
(Thousand IDB of specific Completion awarded,
ex-post) Other (Yes/
US$) % procurement of contract cancelled)
% No)
notice
4.16 Strengthening of Executing Unit 1,069.0 IICC Ex-post 100% 0% No Jan-11 Dec-11 Contracting of several
(FAES) individual consulting
services including:
Environmental,
Communication, Social
Projects, Evaluation,
Project Management,
Institutional
Development, Unit
Costing, and
Geographic
Information.