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CONSTRUCTION

et RÉPARATION
Édition 2 011

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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales
du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Québec (Province). Ministère des transports


Cahier des charges et devis généraux : infrastructures routières :
construction et réparation
Éd. 2011.
ISBN 978-2-551-25032-5
1. Routes - Spécifications - Québec (Province). 2. Routes - Conception
et construction - Normes - Québec (Province). 3. Routes - Entretien et
réparations - Normes - Québec (Province). 4. Routes - Matériaux - Normes -
Québec (Province). 5. Routes - Contrats de construction - Québec (Province).
I. Titre.
Également disponible en version imprimée.
TE27.Q8Q84 2010  625.702'18714 C2010-942542-1

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et RÉPARATION
Édition 2 011

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Le contenu de cette publication a été préparé par le ministère des Transports.

Cette publication a été produite par la :


Direction du soutien aux opérations
Ministère des Transports
700, boul. René-Lévesque Est, 23e étage
Québec (Québec)
G1R 5H1

Cette publication est disponible en version électronique à l’adresse suivante :


http://www3.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/produits/ouvrage_routier.fr.html

© Gouvernement du Québec

ISBN : 978-2-551-25032-5 (PDF)


ISBN : 978-2-551-25031-8 (version imprimée)

Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2010


Dépôt légal - Bibliothèque et Archives Canada, 2010

Toute reproduction par procédé mécanique ou électronique, y compris la microreproduction, est


interdite sans l’autorisation écrite des Publications du Québec.

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Préface
Le Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et
réparation, édition 2011 contient les principales exigences relatives aux travaux de
construction d’infrastructures routières exécutés par le secteur privé pour le compte du
ministère des Transports.
Cette édition du Cahier des charges et devis généraux intègre les modifications proposées
pour la saison 2011. Elle s’inscrit dans un processus d’amélioration continue pour répondre
aux besoins évolutifs en matière de construction et de réparation d’infrastructures routières.
La collection de documents contractuels du Ministère englobe la majorité des activités
données à contrat. J'invite donc le personnel et les prestataires de services du Ministère,
ainsi que les entrepreneurs, à tout mettre en œuvre pour réaliser des travaux conformes aux
présentes exigences dans le meilleur intérêt des contribuables québécois.

Anne-Marie Leclerc, ing., M. Ing.


Sous-ministre adjointe
Direction générale des infrastructures
et des technologies

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Introduction

Le Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation,


édition 2011 définit les droits, obligations et responsabilités du ministère des Transports du
Québec et de l’entrepreneur dans le cadre d'un contrat de construction d’infrastructures
routières attribué conformément au Règlement sur les contrats de travaux de construction
des organismes publics.
Ce document fait partie intégrante des contrats de construction, de réparation et de réfection
d’infrastructures routières du Ministère. Il comprend trois parties : le « Cahier des charges », les
« Devis généraux » et les « Documents de référence ». Toutes les clauses s’appliquent quand
la nature de leurs exigences concerne les travaux, et cela, à moins qu’un addenda ou que
les plans et devis ne modifient la portée de certaines d’entre elles.
Le « Cahier des charges » définit notamment les obligations liées à la gestion et à
l'administration d'un contrat ainsi que les conditions générales d'exécution des travaux.
Les « Devis généraux » décrivent les obligations liées à l'exécution des travaux, notamment
les exigences relatives aux matériaux, à l’assurance de la qualité et à la mise en œuvre, de même
que les modalités de paiement.
Les « Documents de référence » établissent un lien entre les clauses contractuelles et les
cours de formation, ainsi que les versions en vigueur des normes du Tome VII – Matériaux, de
la collection Normes – Ouvrages routiers, et du Recueil des méthodes d’essai de la Direction
du laboratoire des chaussées.
Cette édition 2011 du Cahier des charges et devis généraux remplace l’édition 2010. Un
repère vertical a été ajouté en marge du texte ayant été modifié par rapport à celui de l’an
dernier, alors qu’un repère horizontal indique un retrait. Lorsqu'un texte a fait l'objet d'un
déplacement, un repère vertical grisé continu a été ajouté en marge du texte. Toutefois, afin
d’alléger la lecture du document, les corrections d’erreurs typographiques n’ayant aucune
incidence sur la nature et la portée des exigences n’ont pas été signalées par un repère.

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Table des matières

PRÉFACE 4.2.1 Mode d’assurance de la qualité 4-1

INTRODUCTION 4.2.2 Matériaux 4-2


4.2.3 Mise en œuvre 4-2
PARTIE 1 – CAHIER DES CHARGES
4.3 Contrôle de réception 4-2
1 Généralités
5 Surveillance des travaux
1.1 Définitions 1-1
5.1 Intervention du surveillant 5-1
1.2 Sigles 1-2
5.2 Intervention des représentants
1.3 Règles d’écriture et d’arrondissement 1-3 du surveillant 5-1
1.3.1 Écriture des unités et des symboles 1-3 5.3 Piquets et repères d’arpentage 5-1
1.3.2 Arrondissement des nombres 1-3 5.3.1 Piquetage par le ministère 5-1
1.4 Références 1-3 5.3.2 Piquetage par l’entrepreneur 5-1
2 Soumission et interprétation du contrat 5.3.3 Contrôle quantitatif et qualitatif
des ouvrages 5-2
2.1 Modification aux lois, règlements
et décrets 2-1 5.3.4 Mode de paiement 5-2
2.2 Convention collective ou décret 5.4 Inspection des travaux 5-3
des travailleurs du secteur génie
6 Obligations et responsabilités
civil et voirie 2-1 de l’entrepreneur
2.3 Interprétation des documents 6.1 Cession du contrat et sous-traitants 6-1
du contrat 2-1
6.2 Respect des lois, règlements ou décrets 6-1
3 Formation et esprit du contrat 6.3 Permis et licences 6-1
3.1 Garanties et assurance 3-1 6.4 Intervention d’autres autorités
3.1.1 Garanties et avis aux salariés 3-1 publiques6-1
3.1.2 Responsabilité civile 3-1 6.5 Maîtrise d’œuvre 6-1
3.2 Signature du contrat 3-1 6.6 Plans fournis par l’entrepreneur 6-1
3.3 Esprit du contrat 3-1 6.6.1 Plans de construction 6-2
3.4 Précision des plans et devis 3-1 6.6.2 Plans d’atelier 6-2
3.5 Ouvrages imprévus 3-2 6.6.3 Plans d’ouvrages provisoires 6-2
3.6 Variation dans les quantités 6.6.4 Plans de signalisation 6-2
des ouvrages prévus 3-2 6.7 Présence de l’entrepreneur 6-2
3.7 Conditions manifestement 6.8 Réclamation contre l’entrepreneur 6-2
différentes3-2
6.9 Protection de la propriété et
3.8 Sondages et forages 3-2 réparation des dommages 6-3
4 Assurance de la qualité 6.10 Responsabilité relative aux ouvrages 6-3
4.1 Modes d’assurance de la qualité 4-1 6.11 Utilisation des ouvrages d’art 6-3
4.1.1 Attestation de conformité 4-1 6.12 Droits réservés 6-4
4.1.2 Certification 4-1 6.13 Obstacles dans l’emprise 6-4
4.1.3 Homologation 4-1 6.14 Lois et règlements visant la protection
de l’environnement 6-5
4.1.4 Qualification 4-1
4.1.5 Système qualité conforme à 7 Exécution des travaux
la norme ISO 4-1 7.1 Autorisation de commencer les travaux 7-1
4.1.6 Plan qualité 4-1 7.2 Suspension des travaux 7-1
4.2 Obligations de l’entrepreneur 4-1 7.3 Continuité des travaux 7-1

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation i

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Table des matières

7.4 Santé et sécurité au travail 7-1 PARTIE 2 – DEVIS GÉNÉRAUX


7.5 Compétence de la main-d’œuvre 7-1 10 Organisation de chantier, locaux
7.6 État et capacité du matériel 7-1 de chantier, maintien de la circulation
et signalisation et protection de
7.7 Transport par camion 7-1 l’environnement
7.7.1 Transport de matières en vrac 7-1 10.1 Organisation de chantier 10-1
7.7.2 Respect des limites de charges 10.1.1 Mise en œuvre 10-1
des véhicules 7-6
10.1.2 Mode de paiement 10-1
7.7.3 Transport additionnel 7-7
10.2 Locaux de chantier 10-1
7.8 Délais et ordonnancement 7-7
10.2.1 Disponibilité des locaux 10-1
7.8.1 Intempéries 7-8
10.2.2 Mise en œuvre 10-1
7.8.2 Défaut de terminer les travaux dans
le délai prescrit 7-8 10.2.3 Mode de paiement 10-2

7.9 Travaux non autorisés 7-8 10.3 Maintien de la circulation


et signalisation 10-2
7.10 Travaux défectueux 7-8
10.3.1 Obligations de l’entrepreneur en
7.11 Nettoyage et remise en état des lieux 7-9 matière de gestion de la circulation 10-2
7.12 Recours à la caution en cas de défaut 10.3.2 Documents fournis par l’entrepreneur 10-2
de l’entrepreneur 7-9
10.3.3 Personnel 10-3
7.13 Inspection et réception des travaux 7-9
10.3.4 Signalisation des travaux 10-3
7.14 Évaluation du rendement
de l’entrepreneur 7-9 10.3.5 Mise en œuvre 10-3
10.3.6 Mode de paiement 10-4
8 Mesurages, paiements et retenues
10.3.7 Chemin de déviation temporaire 10-4
8.1 Modes de mesurage 8-1
10.3.8 Pont temporaire 10-5
8.1.1 Calcul des volumes 8-1
10.3.9 Glissières pour chantier 10-5
8.1.2 Pesée 8-1
10.3.10 Atténuateur d’impact pour chantier 10-6
8.2 Prix unitaires ou globaux à forfait 8-1
10.3.11 Marquage temporaire de la chaussée 10-6
8.3 Matériaux fournis par le ministère 8-1
10.3.12 Effacement des lignes de marquage 10-6
8.4 Avenant au contrat 8-2
10.3.13 Protection des aires piétonnières 10-7
8.4.1 Prix global à forfait 8-2
10.4 Protection de l’environnement 10-7
8.4.2 Prix unitaire à forfait 8-2
10.4.1 Matériaux 10-7
8.4.3 Prix coûtant majoré 8-2
10.4.2 Trousse de récupération de
8.4.4 Prix fixés par le ministère 8-4 produits pétroliers 10-7
8.4.5 Changement après la réception 10.4.3 Mise en œuvre 10-7
des travaux 8-4
10.4.4 Gestion du bruit 10-9
8.5 Estimation provisoire et paiement 8-4
10.4.5 Mode de paiement 10-9
8.6 Estimation finale et paiement 8-4
8.7 Retenue spéciale 8-5 11 Terrassements

8.8 Procédure de réclamation 8-5 11.1 Portée des travaux 11-1

8.9 Ajustement du prix du carburant 8-6 11.2 Déboisement 11-1

8.10 Ajustement du prix de l’acier 8-6 11.2.1 Travaux sur les terres forestières du
domaine public 11-1
8.10.1 Acier d’armature 8-6
11.2.2 Prévention des incendies de forêt 11-1
8.10.2 Acier structural 8-7
11.2.3 Destination des matériaux 11-1
9 Résiliation du contrat 11.2.4 Coupage à ras de terre 11-1
9.1 Résiliation par volonté du ministre 9-1 11.2.5 Arbres isolés 11-1
9.2 Résiliation par consentement mutuel 9-1 11.2.6 Élagage 11-2

ii Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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11.2.7 Protection des arbres et arbustes 11-2 11.10.3 Renforcement de l’infrastructure


11.3 Traitement des sols organiques et à l’aide d’un géotextile 11-19
des sols de faible portance 11-3 11.10.4 Essai de portance 11-20
11.3.1 Traitement par déblai 11-3 11.11 Nettoyage et régalage finals 11-20
11.3.2 Déplacement par gravité 11-3 11.11.1 Mise en œuvre 11-20
11.3.3 Consolidation 11-3 11.11.2 Mode de paiement 11-20
11.4 Déblais 11-5 11.12 Entrées privées 11-21
11.4.1 Portée des travaux 11-5 11.12.1 Matériaux 11-21
11.4.2 Prédécoupage 11-5 11.12.2 Assurance de la qualité 11-21
11.4.3 Déblais de première classe 11-7 11.12.3 Mise en œuvre 11-21
11.4.4 Contrôle des vibrations et du taux 11.12.4 Mode de paiement 11-21
de monoxyde de carbone 11-8 11.13 Fourniture des matériaux de
11.4.5 Déblais de deuxième classe 11-9 carrière ou de sablière 11-21
11.4.6 Transition 11-10 11.13.1 Réglementation 11-21
11.4.7 Rebuts 11-10 11.13.2 Mise en œuvre 11-21
11.4.8 Renaturalisation d’une chaussée 11.13.3 Mode de paiement 11-22
abandonnée11-11
12 Fondations de chaussée
11.4.9 Traits de scie 11-11
12.1 Transport des matériaux granulaires 12-1
11.5 Fossés de décharge, nettoyage et
imperméabilisation de fossés 11-11 12.2 Sous-fondation de chaussée 12-1
11.5.1 Fossés de décharge 11-11 12.2.1 Matériaux 12-1
11.5.2 Nettoyage de fossés 11-12 12.2.2 Assurance de la qualité 12-1
11.5.3 Imperméabilisation de fossés 11-12 12.2.3 Mise en œuvre 12-4
11.6 Remblais 11-13 12.2.4 Mode de paiement 12-5
11.6.1 Mise en œuvre 11-13 12.3 Fondation de chaussée 12-5
11.6.2 Mode de paiement 11-15 12.3.1 Matériaux 12-5
11.7 Remblai léger 11-15 12.3.2 Assurance de la qualité 12-6
11.7.1 Matériaux 11-15 12.3.3 Mise en œuvre 12-7
11.7.2 Assurance de la qualité 11-15 12.3.4 Contrôle de réception après la
mise en œuvre 12-8
11.7.3 Mise en œuvre 11-16
12.3.5 Mode de paiement 12-9
11.7.4 Mode de paiement 11-16
12.4 Abat-poussières 12-10
11.8 Emprunts 11-16
12.4.1 Matériaux 12-10
11.8.1 Matériaux d’emprunt 11-16
12.4.2 Mise en œuvre 12-10
11.8.2 Mise en œuvre 11-16
12.4.3 Mode de paiement 12-11
11.8.3 Mode de paiement 11-16
12.5 Entretien de chaussée à surface
11.9 Compactage des matériaux 11-17 granulaire12-11
11.9.1 Assurance de la qualité – contrôle 12.5.1 Mise en œuvre 12-11
de réception 11-17
12.5.2 Mode de paiement 12-11
11.9.2 Mise en œuvre 11-17
12.6 Géotextiles 12-11
11.9.3 Mode de paiement 11-17
12.6.1 Matériaux 12-11
11.10 Préparation et stabilisation de
l’infrastructure11-18 12.6.2 Assurance de la qualité 12-11
11.10.1 Préparation de l’infrastructure 11-18 12.6.3 Mise en œuvre 12-12
11.10.2 Stabilisation de l’infrastructure 12.6.4 Mode de paiement 12-12
à la chaux 11-18 12.7 Éléments de drainage 12-12

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation iii

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Table des matières

12.7.1 Conduites 12-12 14.3.1 Portée des travaux 14-14


12.7.2 Drains souterrains filtrants 12-13 14.3.2 Matériaux 14-14
12.7.3 Regards, puisards, chambres de 14.3.3 Assurance de la qualité 14-14
vannes et accessoires 12-14 14.3.4 Matériel 14-16
12.7.4 Enrochements 12-16 14.3.5 Mise en œuvre 14-17
13 Revêtement de chaussée en enrobé 14.3.6 Mode de paiement 14-18
13.1 Préparation de la surface 13-1 14.4 Réparation du revêtement en béton 14-18
13.1.1 Matériaux 13-1 14.4.1 Matériaux 14-18
13.1.2 Matériel 13-1 14.4.2 Assurance de la qualité 14-19
13.1.3 Mise en œuvre 13-1 14.4.3 Matériel 14-19
13.1.4 Contrôle de réception 13-2 14.4.4 Mise en œuvre 14-19
13.1.5 Mode de paiement 13-2 14.4.5 Mode de paiement 14-21
13.2 Liant d’imprégnation ou d’accrochage 13-2 15 Ouvrages d’art
13.2.1 Matériaux 13-2 15.1 Démolition des ouvrages existants 15-1
13.2.2 Assurance de la qualité 13-3 15.1.1 Matériel 15-1
13.2.3 Matériel 13-3 15.1.2 Mise en œuvre 15-2
13.2.4 Mise en œuvre 13-3 15.1.3 Mode de paiement 15-4
13.2.5 Mode de paiement 13-3 15.2 Fondations 15-4
13.3 Enrobé préparé et posé à chaud 13-4 15.2.1 Documents requis  15-4
13.3.1 Matériaux 13-4 15.2.2 Exigences de conception 15-4
13.3.2 Assurance de la qualité 13-4 15.2.3 Matériaux 15-5
13.3.3 Matériel 13-8 15.2.4 Assurance de la qualité 15-5
13.3.4 Mise en œuvre 13-8 15.2.5 Mise en œuvre 15-5
13.3.5 Mode de paiement 13-9 15.2.6 Mode de paiement 15-8
13.4 Rechargement et mise en forme 15.3 Pieux 15-9
des accotements en matériaux
15.3.1 Documents requis 15-9
granulaires après asphaltage 13-11
15.3.2 Exigences de conception 15-9
13.4.1 Matériaux 13-11
15.3.3 Matériaux 15-9
13.4.2 Mise en œuvre 13-11
15.3.4 Assurance de la qualité 15-9
13.4.3 Mode de paiement 13-12
15.3.5 Mise en œuvre 15-10
14 Revêtement de chaussée en béton
15.3.6 Mode de paiement 15-12
14.1 Préparation de surface pour
15.4 Ouvrages en béton 15-13
construction14-1
15.4.1 Matériaux 15-13
14.1.1 Matériaux 14-1
15.4.2 Assurance de la qualité 15-13
14.1.2 Mise en œuvre 14-1
15.4.3 Mise en œuvre 15-20
14.1.3 Mode de paiement 14-1
15.4.4 Mode de paiement 15-36
14.2 Construction du revêtement en béton 14-2
15.5 Béton projeté 15-38
14.2.1 Matériaux 14-2
15.5.1 Matériaux 15-38
14.2.2 Assurance de la qualité 14-2
15.5.2 Assurance de la qualité 15-38
14.2.3 Matériel 14-9
15.5.3 Mise en œuvre 15-41
14.2.4 Mise en œuvre 14-9
15.5.4 Mode de paiement 15-43
14.2.5 Mode de paiement 14-12
15.6 Précontrainte 15-43
14.3 Colmatage des joints 14-14

iv Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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Table des matières

15.6.1 Matériaux 15-43 15.12.3 Matériaux 15-76


15.6.2 Assurance de la qualité 15-44 15.12.4 Assurance de la qualité 15-77
15.6.3 Béton précontraint en place 15-44 15.12.5 Mise en œuvre 15-78
15.6.4 Béton précontraint préfabriqué 15-47 15.12.6 Mode de paiement 15-79
15.6.5 Mode de paiement 15-51 15.13 Ponceaux préfabriqués 15-79
15.7 Ouvrages en acier et en aluminium 15-51 15.13.1 Documents requis 15-79
15.7.1 Documents requis 15-51 15.13.2 Exigences de conception 15-79
15.7.2 Exigences de conception 15-53 15.13.3 Matériaux 15-79
15.7.3 Matériaux 15-54 15.13.4 Assurance de la qualité 15-80
15.7.4 Assurance de la qualité 15-54 15.13.5 Mise en œuvre 15-81
15.7.5 Fabrication 15-56 15.13.6 Mode de paiement 15-81
15.7.6 Manutention, transport 15.14 Galvanisation, métallisation
et montage 15-59 et peinturage 15-81
15.7.7 Modification ou réparation 15.14.1 Mesures de protection
d’ouvrages existants 15-61 environnementale15-81
15.7.8 Mode de paiement 15-61 15.14.2 Galvanisation 15-83
15.8 Ouvrages en bois 15-61 15.14.3 Métallisation 15-84
15.8.1 Documents requis 15-61 15.14.4 Peinturage des surfaces d’acier 15-85
15.8.2 Matériaux 15-61 15.15 Dispositions diverses 15-89
15.8.3 Assurance de la qualité 15-62 15.15.1 Équipement d’accès motorisé 15-89
15.8.4 Mise en œuvre 15-63 16 Signalisation et éclairage
15.8.5 Mode de paiement 15-63 16.1 Conformité des ouvrages 16-1
15.9 Équipements 15-63 16.2 Conditions préalables 16-1
15.9.1 Appareils d’appui 15-63 16.3 Éléments de fondation 16-1
15.9.2 Joints de tablier 15-65 16.3.1 Massif de fondation ou massif
15.9.3 Dispositifs de retenue en acier 15-66 d’ancrage16-1
15.9.4 Drains en acier 15-67 16.3.2 Tumulus 16-2
15.9.5 Mode de paiement 15-67 16.3.3 Traitement de surface autour
15.10 Membrane d’étanchéité et d’un massif de fondation 16-2
membrane autocollante pour joints 15-68 16.4 Structure de signalisation ou
15.10.1 Matériaux 15-68 d’éclairage16-2
15.10.2 Assurance de la qualité 15-68 16.4.1 Portée des travaux 16-2
15.10.3 Membrane d’étanchéité 15-68 16.4.2 Conformité de l’ouvrage 16-2
15.10.4 Membrane autocollante pour joints 15-70 16.4.3 Matériaux 16-3
15.10.5 Mode de paiement 15-71 16.4.4 Assurance de la qualité 16-3
15.11 Revêtement en enrobé 15-71 16.4.5 Mise en œuvre 16-4
15.11.1 Matériaux 15-71 16.4.6 Mode de paiement 16-4
15.11.2 Assurance de la qualité 15-71 16.5 Panneaux de signalisation 16-4
15.11.3 Mise en œuvre 15-72 16.5.1 Matériaux 16-4
15.11.4 Mode de paiement 15-75 16.5.2 Mise en œuvre 16-4
15.12 Murs de soutènement homologués 15-75 16.5.3 Mode de paiement 16-5
15.12.1 Documents requis 15-76 16.6 Systèmes de signaux lumineux 16-5
15.12.2 Exigences de conception 15-76 16.6.1 Portée des travaux 16-5

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation v

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2010 12 15

Table des matières

16.6.2 Matériaux 16-5 17.4.1 Matériaux 17-4


16.6.3 Assurance de la qualité 16-5 17.4.2 Assurance de la qualité – contrôle
16.6.4 Mise en œuvre 16-6 de réception 17-4
16.6.5 Mode de paiement 16-6 17.4.3 Mise en œuvre 17-4
16.7 Système d’éclairage 16-6 17.4.4 Mode de paiement 17-4
16.7.1 Portée des travaux 16-6 17.5 Glissières de sécurité 17-4
16.7.2 Matériaux 16-7 17.5.1 Glissières rigides en béton coulées
ou moulées en place 17-4
16.7.3 Assurance de la qualité 16-7
17.5.2 Glissières semi-rigides sur poteaux
16.7.4 Mise en œuvre 16-7
d’acier ou de bois 17-5
16.7.5 Mode de paiement 16-7
17.5.3 Enlèvement des glissières existantes 17-9
16.8 Électricité 16-7
17.6 Clôtures et barrières 17-9
16.8.1 Portée des travaux 16-7
17.6.1 Matériaux 17-9
16.8.2 Excavation et remblayage de tranchées16-8
17.6.2 Assurance de la qualité 17-9
16.8.3 Gaines 16-8
17.6.3 Mise en œuvre 17-9
16.8.4 Conduit électrique 16-9
17.6.4 Mode de paiement 17-10
16.8.5 Tirage et jonction 16-9
18 Aménagement paysager
16.8.6 Câble électrique 16-9
18.1 Portée des travaux 18-1
16.8.7 Contrôle 16-10
18.2 Matériaux 18-1
16.8.8 Alimentation et distribution 16-11
18.3 Engazonnement 18-1
16.8.9 Vérifications électriques 16-11
18.3.1 Assurance de la qualité – attestation
16.9 Signalisation horizontale 16-12
de conformité 18-1
16.9.1 Prémarquage de chaussée 16-12
18.3.2 Documents requis préalablement
16.9.2 Marquage de chaussée 16-12 à la livraison 18-1
17 Éléments de sécurité 18.3.3 Documents requis au moment de
17.1 Trottoirs, bordures, musoirs et la livraison 18-1
caniveaux coulés en place 17-1 18.3.4 Préparation de la surface à engazonner18-2
17.1.1 Matériaux 17-1 18.3.5 Pose de la terre végétale 18-2
17.1.2 Assurance de la qualité 17-1 18.3.6 Engazonnement par ensemencement
17.1.3 Mise en œuvre 17-1 mécanique ou hydraulique 18-2

17.1.4 Mode de paiement 17-2 18.3.7 Engazonnement au moyen de plaques


de gazon 18-4
17.2 Bordures et caniveaux moulés
en place 17-2 18.3.8 Protection et entretien des surfaces
engazonnées18-4
17.2.1 Matériaux 17-2
18.3.9 Réception des travaux
17.2.2 Assurance de la qualité  17-2 d’engazonnement18-5
17.2.3 Mise en œuvre 17-2 18.3.10 Mode de paiement 18-5
17.2.4 Mode de paiement 17-3 18.4 Plantation d’arbres, d’arbustes,
17.3 Bordures, musoirs et caniveaux de plantes grimpantes et de vivaces 18-5
préfabriqués en béton 17-3 18.4.1 Commande des plantes 18-6
17.3.1 Matériaux 17-3 18.4.2 Assurance de la qualité – attestation
17.3.2 Assurance de la qualité 17-3 de conformité 18-6
17.3.3 Mise en œuvre 17-3 18.4.3 Documents requis préalablement
17.3.4 Mode de paiement 17-4 à la livraison 18-6
17.4 Bordures et musoirs en granite 17-4 18.4.4 Documents requis au moment de
la livraison 18-6

vi Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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2010 12 15

Table des matières

18.4.5 Périodes de plantation 18-6 Liste des tableaux


18.4.6 Transport et mise en réserve 18-7 15 Ouvrages d’art
18.4.7 Mise en œuvre 18-7 15–1 Systèmes de peintures à base de zinc – 
18.4.8 Protection et entretien des plantes 18-7 Essais physiques et chimiques 15-90
18.4.9 Réception des travaux de plantation 18-9 15–2 Systèmes de peintures organiques – 
18.4.10 Mode de paiement 18-9 Essais physiques et chimiques 15-91
18.5 Plantation de jeunes plants en 18 Aménagement paysager
multicellules18-9
18–1 Quantité d’engrais soluble à
18.5.1 Commande des jeunes plants en appliquer aux végétaux ligneux
multicellules  18-9 et aux plantes vivaces 18-10
18.5.2 Documents requis au moment de
la livraison 18-9
18.5.3 Période de plantation 18-9
18.5.4 Transport et mise en réserve 18-9
18.5.5 Mise en œuvre 18-9
18.5.6 Entretien 18-10
18.5.7 Réception des travaux de plantation 18-10
18.5.8 Mode de paiement 18-10

PARTIE 3 – DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE


Liste des documents de référence et des
cours de formation RF-1
Liste des normes du Ministère NM-1
Liste des méthodes d'essai du Ministère ME-1

ANNEXE

Annexe A
Certificat d'exemption A-1

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation vii

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Partie 1
Cahier des charges

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1 |  Généralités

1.1 Définitions CERTIFICATION


1
Les définitions du lexique contenues dans la ver- Procédure par laquelle un organisme de certification
sion électronique de la collection Normes  –  Ouvrages délivre un certificat concernant un matériau ou un
routiers du Ministère diffusée par les Publications du service démontrant la conformité aux exigences
Québec s’appliquent au présent contrat. spécifiées.
À moins que le contexte n’indique un sens CHANTIER
différent, on entend par : Emplacement où sont exécutés les travaux, ainsi que
les environs immédiats utilisés pour les installations
ADDENDA temporaires ou pour les dépôts de matériaux et de
Acte modifiant les documents d’appel d’offres avant matériel.
l’ouverture des soumissions.
CONTRÔLE EXTERNE
ANNEXE Contrôle exercé par le Ministère sur les travaux
Acte modifiant le contrat dont conviennent le ministre afin de s’assurer de leur conformité aux exigences
et l’entrepreneur au moment de la signature. contractuelles et de la qualité du contrôle de la mise
Assurance de la qualité en œuvre fait par l’entrepreneur.
Ensemble des activités préétablies et systématiques CONTRÔLE INTERNE
mises en œuvre afin de donner confiance en la Contrôle exercé par l’entrepreneur afin de s’assu-
conformité des matériaux et des ouvrages aux exi- rer de la conformité de ses travaux aux exigences
gences des plans et devis. contractuelles.
ATTESTATION DE CONFORMITÉ DÉFECTUOSITÉ
Document comportant l’information attestant qu’un Tout ouvrage ou partie d’ouvrage qui n’est pas
matériau a été vérifié et est conforme aux exigences conforme aux exigences contractuelles ou dont la
des plans et devis. L’attestation de conformité réalisation ne s’est pas effectuée selon les usages
n’affecte pas les garanties de qualité des matériaux. et les règles de l’art, ou encore qui n’est pas en état
AUDIT de servir à l’usage auquel il est destiné.
Examen méthodique en vue de déterminer si les DEVIS
activités et les résultats relatifs à la qualité satisfont Ensemble de documents constitués notamment du
aux dispositions préétablies et si ces dispositions Cahier des charges et devis généraux, du Cahier de
sont mises en œuvre de façon effective et peuvent clauses générales, du devis spécial, du bordereau
permettre d’atteindre les objectifs. et des addenda.
AVENANT DEVIS GÉNÉRAUX
Acte modifiant l’objet, les clauses ou les conditions Partie du devis décrivant de façon générale les
du contrat après sa signature. spécifications, la mise en œuvre et l’assurance de
BORDEREAU la qualité des matériaux, de même que les modes
Document contenant les estimations des quantités de mesurage et de paiement des ouvrages.
et les prix des ouvrages à exécuter. DEVIS SPÉCIAL
CAHIER DE CLAUSES GÉNÉRALES Partie du devis décrivant de façon spécifique la loca-
Document contenant les ajouts et les modifications lisation, l’énumération et la dimension des ouvrages
au Cahier des charges et devis généraux. à exécuter ainsi que les conditions propres à un
contrat. Le devis spécial peut comporter plusieurs
CARRIÈRE parties : l’une constituée de clauses particulières et
Tout endroit d’où l’on extrait, à ciel ouvert, des administratives, les autres de clauses techniques et
substances minérales consolidées, à l’exception descriptives.
des déblais, excavations et autres travaux effectués
en vue d’y établir l’emprise ou les fondations d’une ESSAI
construction. Opération par laquelle on s’assure de la conformité
d’un ouvrage ou d’un matériau aux exigences
CERTIFICAT D’ENREGISTREMENT contractuelles.
CONFORME À LA NORME ISO
Document délivré par un registraire accrédité par le HOMOLOGATION
Conseil canadien des normes ou par un organisme Processus précontractuel par lequel le Ministère
d’accréditation reconnu par celui-ci. Le libellé du cer- reconnaît la conformité d’un matériau ou d’un produit
tificat d’enregistrement doit attester que le fournisseur à des exigences préalablement établies.
d’un matériau ou le prestataire de services détient un LABORATOIRE ENREGISTRÉ
système qualité conforme à la norme ISO et associé Laboratoire titulaire d’un certificat d’enregistrement
aux travaux à réaliser selon les plans et devis. conforme à la norme ISO, dont la portée couvre la
prestation d’essais.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 1-1

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2010 12 15

1 |  Généralités

1 LABORATOIRE INDÉPENDANT RESPONSABLE DU SYSTÈME QUALITÉ


Laboratoire enregistré n’ayant aucun lien contractuel CONFORME À LA NORME ISO
avec l’entrepreneur ou le Ministère dans le contexte Personne responsable du bon fonctionnement
du contrat. du système qualité conforme à la norme ISO de
l’entreprise et qualifiée pour assurer la mise à jour
Laboratoire reconnu
des procédures de ce système qualité.
Laboratoire reconnu spécifiquement par le surveillant
pour réaliser les essais mentionnés au contrat. RESPONSABLE DU SYSTÈME QUALITÉ
CONFORME À LA NORME ISO SUR LE
MANUEL QUALITÉ
CHANTIER
Document énonçant la politique qualité et décrivant
Représentant de l’entrepreneur sur le chantier affecté
le système qualité d’un organisme.
à des tâches reliées aux exigences en matière
MISE EN ŒUVRE d’assurance de la qualité et chargé de l’application
Action de l’entrepreneur assurant l’exécution des et du respect du plan qualité sur le chantier.
travaux; la mise en œuvre comprend la fourniture
SABLIÈRE OU GRAVIÈRE
des matériaux, du matériel, de la main-d’œuvre et
Tout endroit d’où l’on extrait, à ciel ouvert, des
des ouvrages temporaires nécessaires pour réaliser
substances minérales non consolidées, y compris
les ouvrages indiqués aux plans et devis.
du sable ou du gravier, à partir d’un dépôt naturel,
NON-CONFORMITÉ À UN MODE à l’exception des déblais, excavations et autres
D’ASSURANCE QUALITÉ travaux effectués en vue d’y établir l’emprise ou les
Non-respect d’une exigence contractuelle relative à fondations d’une construction.
un mode d’assurance de la qualité.
SYSTÈME QUALITÉ CONFORME À LA
OBSERVATION NORME ISO
Document remis par le Ministère à l’entrepreneur Ensemble de l’organisation, des procédures et
dans le but de lui signaler une non-conformité des moyens nécessaires pour mettre en œuvre le
potentielle ou réelle. management de la qualité.
PLANS ET DEVIS
Ensemble des documents qui se rapportent à un 1.2 Sigles
ouvrage donné; l’ensemble comprend aussi les
AASHTO American Association of State
modifications apportées au cours des travaux et
Highway and Transportation
les plans supplémentaires jugés nécessaires pour
Officials
la compréhension et l’interprétation du contrat ainsi
que pour l’exécution des travaux additionnels. ACI American Concrete Institute
PLAN QUALITÉ ACNOR (CSA) Association canadienne de
Document énonçant les pratiques, les moyens et la normalisation (Canadian
séquence des activités liés à la qualité et spécifiques Standards Association)
à un produit, un contrat ou un projet.
APWA American Public Works
QUALIFICATION Association
Procédure par laquelle un organisme de qualifica-
tion délivre un certificat attestant qu’une personne ASME American Society of Mechanical
possède la compétence nécessaire afin d’exercer Engineers
son activité pour la réalisation d’un ouvrage.
ASTM American Society for Testing
RÉCLAMATION and Materials
Toute demande, faite par l’entrepreneur, de com-
pensation financière relative à un contrat pouvant AWS American Welding Society
impliquer la responsabilité contractuelle du Ministère. BNQ ou NQ Bureau de normalisation du
REQUÊTE D’ACTION CORRECTIVE Québec
Document remis par le Ministère à l’entrepreneur CCDG Cahier des charges et devis
visant à corriger des non-conformités liées au non- généraux
respect du plan qualité ou du système qualité
conforme à la norme ISO. CCG Cahier de clauses générales
ISO International Standards
Organization
LC Laboratoire des chaussées du
ministère des Transports

1-2 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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Date
2010 12 15

1 |  Généralités

NLGA Commission nationale de 1.3.2.2 Arrondissement du coût


1
classification des sciages d’ouvrage
(National Lumber Grades
Authority) Sur l’estimation, le produit (quantité × prix
unitaire) ou le montant global est indiqué à deux
ONGC (CGSB) Office des normes générales décimales.
du Canada (Canadian General
Standards Board) 1.4 Références
SSPC The Society for Protective Toute référence à quelque texte que ce soit (lois,
Coating règlements, etc.) constitue un renvoi au texte tel qu’il
existe au moment de l’ouverture de la soumission.
1.3 Règles d’écriture et Malgré le premier alinéa, toute référence à une
d’arrondissement norme constitue un renvoi à la norme telle qu’elle
existait au moment de la publication de l’appel d’offres
1.3.1 Écriture des unités et des ou de l’invitation à soumissionner à l’exception tou-
symboles tefois de celles mentionnées à la « Liste des normes
L’écriture des unités et des symboles est et méthodes du Ministère » dans les documents
conforme à la norme CAN/CSA-Z234.1 « Guide de contractuels dont la date est spécifiée à la même liste.
familiarisation au système métrique ».
Pour indiquer une multiplication d’unités, un
point ( • ) entre les représentations des symboles
d’unité (combinés ou non avec un préfixe) est utilisé.
Pour indiquer la division des symboles d’unité,
le numérateur et le dénominateur sont séparés par
une barre oblique (/).

1.3.2 Arrondissement des


nombres
D’une manière générale, l’arrondissement des
nombres est fait selon la méthode d’essai LC 26–950
« Nombres – Règles d’arrondissement ».
1.3.2.1 Arrondissement des quantités
Sur le bordereau de soumission, la quantité
prévue est généralement inscrite :
• sans aucune décimale, lorsque le prix unitaire
d’un ouvrage est évalué à moins de 100 $/unité;
• sans dépasser une décimale, lorsque le prix
unitaire d’un ouvrage est évalué à plus de
100 $/unité.
Sur l’estimation, la quantité d’ouvrages exécutés
est généralement inscrite :
• sans aucune décimale, lorsque le prix unitaire
d’un ouvrage est inférieur à 10 $/unité;
• sans dépasser une décimale, lorsque le prix
unitaire d’un ouvrage se situe entre 10 $ et
100 $/unité;
• sans dépasser deux décimales, lorsque le prix
unitaire d’un ouvrage est supérieur à 100 $/unité;
• à deux décimales et non en pourcentage
(ex. : 0,35 et non 35 %), lorsque le Ministère
paie une portion d’ouvrage exécuté à prix global.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 1-3

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2010 12 15

2 |  Soumission et interprétation du contrat

2.1 Modification aux lois, 2.3 Interprétation des documents


règlements et décrets
Le contrat est régi par le droit applicable au
du contrat
Toutes les clauses du Cahier des charges et
2
Québec et, en cas de contestation, les tribunaux du devis généraux s’appliquent dans le contexte du
Québec sont les seuls compétents. contrat, ceci dans la mesure où la nature des exi-
Sous réserve de l’article concernant la gences concerne les travaux à exécuter selon les
« Convention collective ou le décret des travailleurs plans et devis. L’existence d’une clause en assure
du secteur génie civil et voirie » et l’article sur l’ajus- la portée; aucune référence spécifique n’est néces-
tement des tarifs de la sous-section sur le « Transport saire à l’intérieur d’une clause donnée pour assurer
des matières en vrac », la présentation d’une sou- la portée d’une autre. Les références n’ont pour but
mission équivaut à une déclaration de l’entrepreneur que de préciser certaines exigences dans les cas
qu’il n’a droit à aucune action en dommages ou autre, de contradiction, de divergence ou de confusion
en remboursement des excédents de salaires ou possible.
de dépenses qu’il doit payer ou effectuer à cause Certaines exigences générales énoncées dans
de modifications apportées aux lois, règlements et le Cahier des charges peuvent être complétées par
décrets après la présentation de la soumission ou des exigences particulières propres aux travaux
à la suite d’une décision d’un tribunal judiciaire ou rapportés dans les plans et devis. Si des stipulations
administratif. concernant les détails des travaux ou la qualité des
matériaux semblent présenter des lacunes, des
2.2 Convention collective ou omissions ou des contradictions, l’esprit du contrat
décret des travailleurs du exige que la qualité des matériaux et leur mise en
œuvre soient conformes à la pratique acceptée pour
secteur génie civil et voirie des travaux similaires.
Après la date de la publication de l’appel d’offres, Le contrat ne devient pas nul malgré les
une nouvelle convention collective du secteur génie corrections qui peuvent être apportées aux plans
civil et voirie peut être déposée à la Commission des et devis dans les cas d’ambiguïté, d’omission, de
relations du travail ou un décret peut être adopté par contradiction, de vice de forme, d’erreur ou de toute
le gouvernement. Si la date d’application rétroactive autre irrégularité.
se situe avant l’expiration de l’échéancier stipulé
dans le contrat et que cela augmente le coût de la Les mesures et les sondages sont ponctuels,
main-d’œuvre, le Ministère rembourse à l’entrepre- l’estimation des quantités inscrites dans les borde-
neur un montant en fonction de ces augmentations, reaux est approximative.
pour la main-d’œuvre payée selon ladite convention Pour le paiement, ce sont les quantités d’ouvra-
collective. ges exécutés selon les plans et devis qui prévalent.
Cependant, le Ministère ne supporte aucune En cas de contradiction ou de divergence, les
augmentation du coût du contrat provenant des parties conviennent de l’ordre de priorité suivant :
travaux exécutés en dehors des heures régulières
prévues dans cette convention collective. • les addenda priment les bordereaux;
Si, dans les mêmes circonstances, les taux des • les bordereaux priment les plans et devis;
salaires sont diminués, le Ministère déduit un montant
en fonction de ces diminutions de toute somme due • les cotes priment les mesures à l’échelle;
ou qui sera due à l’entrepreneur. • les dessins normalisés et les plans de détail
Pour les travaux auxquels le présent article priment les plans d’ensemble;
s’applique, les coûts sont corrigés d’un pourcentage
• les plans priment les devis;
déterminé par le Ministère, compte tenu de l’aug-
mentation ou de la diminution négociée ou décrétée, • le devis spécial prime le Cahier de clauses
de la date d’ouverture des soumissions, de la nature générales; si le devis spécial comporte plusieurs
des travaux et des périodes d’exécution. parties, la partie des clauses particulières et
Si les travaux se prolongent au-delà de la date administratives prime les parties des clauses
prévue de fin de travaux, le pourcentage reste techniques et descriptives; aussi, les clauses
celui qui est en vigueur à la date d’ouverture des techniques priment les clauses descriptives;
soumissions jusqu’à la fin réelle des travaux. Si • les clauses spécifiques priment les clauses
le retard est attribuable au Ministère et que, par générales;
avenant au contrat, un nouveau délai est accordé à
l’entrepreneur, le pourcentage de remboursement • le Cahier de clauses générales prime le Cahier
ou de retenue de la période visée d’exécution des des charges et devis généraux.
travaux est appliqué. Les Instructions aux entrepreneurs incluses
L’entrepreneur doit soumettre la preuve qu’il y a dans le dossier d’appel d’offres par le Ministère
eu entente avec ses sous-traitants sur une réparti- font partie intégrante de la soumission présentée et
tion des montants visés avant que le Ministère n’en priment tout autre document du contrat.
effectue le paiement à l’entrepreneur.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 2-1

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2010 12 15

3 |  Formation et esprit du contrat

3.1 Garanties et assurance 3.3 Esprit du contrat


Le but du contrat est d’assurer la meilleure
3.1.1 Garanties et avis aux exécution possible des travaux que l’entrepreneur
salariés s’engage à réaliser selon les usages, les règles
Si des défectuosités, omissions ou malfaçons
sont signalées à l’entrepreneur et qu’il refuse d’y
de l’art et la pratique acceptée pour des travaux
similaires, selon les plans et devis et les clauses
3
remédier ou qu’il néglige de le faire, le Ministère peut du contrat. Pour ces travaux, l’entrepreneur accepte
utiliser la garantie d’exécution pour faire exécuter, comme paiement complet, à gain ou à perte, les
comme il l’entend, les travaux complémentaires prix unitaires et globaux à forfait mentionnés sur le
ordonnés ou pour obtenir une compensation des bordereau, y compris les prix stipulés par le Ministère.
défectuosités, omissions ou malfaçons constatées. Le Ministère peut autoriser toute modification
Si l’entrepreneur omet ou néglige de respecter aux plans et devis et aux clauses contractuelles
ses obligations pour gages, matériaux et services, que les circonstances peuvent rendre nécessaire.
le Ministère peut utiliser la garantie des obligations L’entrepreneur doit fournir tout ce qui est néces-
de l’entrepreneur pour gages, matériaux et services saire à l’exécution des travaux : main-d’œuvre,
pour remédier, comme il l’entend, aux omissions ou matériaux et matériels requis pour l’exécution
négligences constatées. parfaite des travaux, selon les plans et devis et les
À compter du début et pendant toute la durée modalités du contrat, et cela dans les limites de temps
des travaux, l’entrepreneur doit maintenir affiché, stipulées dans le contrat. Il doit aussi construire les
en un endroit bien en vue sur le chantier, l’« Avis ponts et ponceaux temporaires, ouvrir et aménager
aux salariés, fournisseurs de matériaux, services, les passages et chemins temporaires, installer un
etc. », transmis par le Ministère avec l’autorisation système de signalisation de travaux et tous les
de commencer les travaux. éléments de sécurité appropriés à chaque phase
de la construction et entretenir tous ces ouvrages.
3.1.2 Responsabilité civile À moins d’indications contraires dans les plans
L’entrepreneur s’engage à maintenir en vigueur et devis ou d’une mention dans le bordereau, rien de
jusqu’à la réception sans réserve des travaux la tout ce que le présent article mentionne ou implique
police d’assurance responsabilité civile qu’il détient et comme obligations de l’entrepreneur n’est payé direc-
dont il a fourni un certificat à la signature du contrat. tement; les dépenses occasionnées à l’entrepreneur
Cette police doit avoir une limite d’indemnité unique du fait des obligations énumérées plus haut sont
d’au moins 1 000 000 $ couvrant les dommages couvertes par les prix à forfait du contrat.
corporels (y compris la mort en résultant) et matériels Les parties s’engagent à collaborer au bon
(y compris la perte d’usage) sur base d’événement déroulement des travaux et à déléguer aux réunions
et couvrant : de chantier un représentant responsable, autorisé à
a) le risque relatif aux lieux et activités; donner et à recevoir des avis et habilité à prendre des
décisions, ainsi que toute autre personne qualifiée
b) le préjudice personnel; susceptible d’apporter des solutions aux problèmes
c) la responsabilité automobile indirecte; particuliers pouvant se présenter.

d) la responsabilité civile contingente des patrons; 3.4 Précision des plans et devis
e) l’avenant d’extension du terme « assuré » aux Lorsque les plans et devis ou les bordereaux
employés de l’assuré désigné. prescrivent des travaux pour lesquels il n’y a pas de
stipulations, ces dernières sont données au moyen
Le certificat d’assurance fourni doit contenir
d’instructions écrites fournies par le Ministère.
une clause prévoyant que la police ne peut être
annulée ou la couverture réduite sans qu’un préavis Si les stipulations des plans et devis sont
de 30 jours ne soit donné au Ministère. incomplètes, insuffisantes et ne conviennent pas
pour certains travaux mentionnés, ces stipulations
3.2 Signature du contrat sont complétées ou précisées par des instructions
écrites du Ministère.
Deux exemplaires du contrat sont transmis à
l’entrepreneur pour signature, en accompagnement Lorsque les plans et devis contiennent des
de la lettre d’acceptation de sa soumission. indications ou des stipulations dont le sens paraît
ambigu, les plans et devis sont clarifiés ou modifiés
Dans les 15 jours de la date de cette lettre, par le Ministère.
l’entrepreneur doit retourner au Ministère les deux
exemplaires du contrat dûment signés accompagnés
des autres documents requis mentionnés dans cette
lettre. Chaque exemplaire est alors signé et daté par
le Ministère et l’un d’eux est retourné à l’entrepreneur.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 3-1

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Date
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3 |  Formation et esprit du contrat

3.5 Ouvrages imprévus conformément à son contrat ou suivant le nouveau


Si, selon l’esprit du contrat, il devient nécessaire prix proposé par le Ministère jusqu’au règlement de
d’exécuter des ouvrages imprévus, c’est-à-dire des la réclamation qu’il peut alors produire.
ouvrages pour lesquels il n’y a pas de prix prévu au Si le Ministère constate que les conditions
3 contrat, le Ministère en avise par écrit l’entrepreneur
en vue d’une entente sur les ouvrages à effectuer
indiquées dans les documents du contrat sont au
contraire améliorées, il fait à l’entrepreneur une
et sur leur prix, par avenant au contrat. proposition de réduction de prix. À défaut d’entente,
L’entrepreneur est tenu d’exécuter ces ouvrages l’entrepreneur doit exécuter les travaux conformé-
imprévus, mais il peut présenter une réclamation. ment à son contrat et il est payé suivant le nouveau
prix proposé par le Ministère jusqu’au règlement de
Tout ouvrage imprévu exécuté par l’entrepreneur la réclamation qu’il peut alors produire.
avant d’en recevoir l’autorisation écrite du Ministère
n’est pas payé.
3.8 Sondages et forages
3.6 Variation dans les quantités Les données sur les caractéristiques du sol
indiquées aux plans et devis ne sont présumées
des ouvrages prévus exactes qu’aux points et au moment où les sondages
Les quantités des ouvrages apparaissant aux et forages ont été exécutés. Leur interprétation relève
bordereaux du contrat sont approximatives, donc de la compétence de l’entrepreneur.
essentiellement variables. Des variations dans ces
quantités peuvent aussi provenir de modifications aux
plans. Le Ministère peut modifier les plans s’il juge que
ces modifications sont nécessaires et conformes à
l’esprit du contrat. De telles modifications n’invalident
ni le contrat ni aucun de ses articles, quelle que soit
la variation que ces modifications peuvent apporter
aux quantités inscrites.
Le Ministère peut aussi supprimer du contrat
tout ouvrage ou partie d’ouvrage qui ne lui paraît pas
nécessaire, et cela sans compensation à l’entrepre-
neur pour dommages et pertes de profits, pourvu que
l’intention du Ministère de faire de telles suppressions
ait été communiquée à l’entrepreneur avant que les
matériaux nécessaires pour les ouvrages retranchés
aient été acquis et transportés sur les lieux et avant
qu’aucune dépense de main-d’œuvre et de matériel
n’ait été faite en rapport avec ces ouvrages. Si la
suppression d’un ou de plusieurs ouvrages n’a pas
été annoncée à temps à l’entrepreneur et qu’à cet
effet il a fait des dépenses ou acheté des matériaux
qu’il ne peut décommander ni retourner, le Ministère
supporte ces dépenses et le coût de ces matériaux,
dont il prend possession par avenant au contrat.

3.7 Conditions manifestement


différentes
Si, selon l’avis de l’entrepreneur, il se présente
au cours des travaux des conditions manifestement
différentes de celles qui sont indiquées dans les
documents du contrat, l’entrepreneur doit en aviser
le directeur territorial par écrit, avec copie au sur-
veillant, dans un délai maximal de 15 jours à compter
du début des constatations qui, selon lui, justifient
son intention de réclamer.
Si le Ministère admet le point de vue de l’entre-
preneur, l’ouvrage visé est exécuté et payé par
avenant au contrat. Si le Ministère n’admet pas le
point de vue de l’entrepreneur ou s’il ne peut y avoir
entente, l’entrepreneur doit exécuter les travaux

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Date
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4 |  Assurance de la qualité

4.1 Modes d’assurance de la 4.1.5 Système qualité conforme à


qualité la norme ISO
Les modes d’assurance de la qualité retenus Lorsqu’un système de management de la qualité
pour s’assurer de la qualité des matériaux ou des est exigé par le Ministère, l’entrepreneur doit remettre
produits et de leur mise en œuvre sont les au Ministère, dans les délais prescrits, une copie du
suivants : certificat d’enregistrement conforme à la norme ISO.
• l’attestation de conformité;
Ce certificat doit être valide pour la durée des travaux.
4
• la certification; 4.1.5.1 Audits
Le Ministère peut, en tout temps pendant la
• l’homologation; durée du contrat, effectuer les audits et les contrôles
• la qualification; nécessaires à la vérification des activités pouvant
avoir une incidence sur la qualité des travaux.
• le système qualité conforme à la norme ISO; Le manuel qualité, le plan qualité et toute
• le plan qualité. documentation en découlant peuvent servir lors de
la réalisation d’audits.
Quels que soient les modes d’assurance de la
qualité retenus, l’entrepreneur est tenu de respecter 4.1.5.2 Efficacité du système qualité
les exigences des plans et devis.
En tout temps, si le Ministère détecte une
4.1.1 Attestation de conformité non-conformité potentielle ou réelle, il peut émettre
une observation ou une requête d’action corrective.
Lorsqu’une attestation de conformité est exigée
L’entrepreneur n’est pas tenu de répondre par écrit
aux plans et devis, l’entrepreneur ne peut utiliser un
aux observations. Une récurrence d’observations
matériau pour lequel une telle attestation n’a pas été
sur un sujet donné peut conduire à l’émission d’une
transmise au ministère.
requête d’action corrective par le Ministère.
Cette attestation de conformité doit être signée
À la suite de l’émission d’une requête d’action
par le fabricant du matériau. L’attestation de confor-
corrective, une réponse écrite incluant le correctif
mité et les récépissés de livraison des matériaux
proposé au système qualité doit être fournie par
doivent être rédigés de façon à pouvoir faire le lien
l’entrepreneur dans les délais fixés par le Ministère.
entre eux. L’entrepreneur doit remettre l’attestation
de conformité au Ministère dans les délais prescrits. Si l’entrepreneur ne donne pas suite à la requête
d’action corrective, il est considéré comme en défaut
Si l’entrepreneur n’est pas en mesure de fournir
par rapport à ses obligations en matière d’assurance
toutes les informations exigées aux plans et devis, il
de la qualité.
doit, à ses frais, recourir à un laboratoire enregistré
de façon à fournir les informations manquantes sur S’il y a récurrence dans l’émission d’avis écrits
l’attestation de conformité. L’attestation de confor- du Ministère ou que ce dernier est insatisfait de
mité doit alors être signée par le représentant du l’efficacité du système qualité de l’entrepreneur, une
laboratoire qui a réalisé les essais. plainte-client décrivant la situation et exigeant une
correction est envoyée au responsable du système
4.1.2 Certification qualité. Une copie de cette plainte-client peut être
Lorsqu’une certification est exigée aux plans envoyée au registraire de l’entrepreneur.
et devis, l’entrepreneur doit remettre une copie du À la suite de cette plainte-client, si aucune
certificat au Ministère avant le début des travaux action corrective satisfaisant le Ministère n’est prise
assujettis à cette exigence. Le certificat doit être dans les délais fixés par ce dernier, une plainte est
valide pour la durée de ces travaux. envoyée au registraire.

4.1.3 Homologation 4.1.6 Plan qualité


Lorsque cela est stipulé aux plans et devis, Lorsqu’un plan qualité est exigé, l’entrepreneur
l’entrepreneur doit utiliser un matériau ou un produit doit le remettre dans le délai prescrit.
homologué par le Ministère.
4.2 Obligations de l’entrepreneur
4.1.4 Qualification
Lorsqu’une qualification est exigée aux plans 4.2.1 Mode d’assurance de la
et devis, l’entrepreneur doit remettre une copie du qualité
certificat au Ministère avant le début des travaux L’entrepreneur doit en tout temps pouvoir démon-
assujettis à cette exigence. Le certificat doit demeurer trer que les exigences en matière d’assurance de la
valide pour la durée de ces travaux. qualité sont respectées.

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Date
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4 |  Assurance de la qualité

Dès que l’entrepreneur constate qu’il ne peut 4.2.3 Mise en œuvre


respecter ses obligations en matière d’assurance de L’entrepreneur doit procéder aux activités néces-
la qualité, il doit en aviser le surveillant. saires à la réalisation des travaux en prenant soin
L’entrepreneur doit conserver toute documen- de ne pas altérer la qualité des matériaux.
tation relative à l’assurance de la qualité pour une L’entrepreneur doit assurer la traçabilité des
période de cinq ans suivant la réception sans réserve matériaux selon les exigences du mode d’assurance
des travaux.
4 L’entrepreneur est tenu d’assurer en tout temps
de la qualité retenu et, lorsque cela est exigé, il doit
exercer un contrôle de la mise en œuvre.
au surveillant et à ses représentants le soutien
nécessaire à la réalisation d’audit. 4.3 Contrôle de réception
L’entrepreneur consent à ce que le Ministère Quel que soit le mode d’assurance de la qualité
transmette les informations sur la date des rapports retenu, le Ministère se réserve le droit d’effectuer
d’audits, l’objet des requêtes d’action correctives et un contrôle de réception des matériaux et de leur
l’objet des observations formulées sur le système mise en œuvre.
qualité de l’entrepreneur.
Ce consentement se limite, d’une part, aux repré-
sentants du Ministère concernés par l’appréciation
des systèmes qualité et, d’autre part, au registraire
de l’entrepreneur qui en fait la demande au Ministère.
Si l’entrepreneur fait défaut de respecter ses obli-
gations en matière d’assurance de la qualité, les frais
engagés par le Ministère pour remédier au manque
de contrôle interne de la qualité prévu au contrat
sont retenus après un avis écrit à l’entrepreneur.

4.2.2 Matériaux
L’utilisation de matériaux recyclés contenant des
résidus d’enrobé, de béton et de brique d’argile est
permise lorsqu’elle est explicitement mentionnée
aux plans et devis. À défaut d’une telle mention, les
matériaux doivent être neufs. Tous les matériaux
doivent en tout temps être conformes aux différentes
exigences du Ministère.
Lorsque l’entrepreneur est tenu d’échantillonner
et de transmettre au Ministère des matériaux pour
essais, il est responsable des inconvénients et pertes
qu’il peut subir si les échantillons sont envoyés en
retard, mal adressés ou mal étiquetés. Il est res-
ponsable également des pertes occasionnées par
le rejet d’un échantillon.
L’entrepreneur remet au Ministère tous les
échantillons de matériaux requis. Si le matériau
échantillonné fait l’objet d’un article au bordereau,
les échantillons sont payables au prix unitaire. Dans
le cas contraire, ils sont inclus dans les prix unitaires
et globaux. L’entrepreneur est tenu d’assurer en tout
temps au surveillant et à ses représentants l’accès
aux matériaux ainsi que les moyens de prélever les
échantillons.

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5 |  Surveillance des travaux

5.1 Intervention du surveillant • aux endroits accessibles, le Ministère implante


Le surveillant est habilité à juger de la qualité des aussi les piquets de limite des emprises aux
matériaux et des ouvrages ainsi qu’à mesurer, cal- 20 m. Lorsqu’il y a déboisement, les limites de
culer et établir les quantités des ouvrages exécutés, l’emprise sont implantées après les travaux
et aussi à en proposer la réception et le paiement. d’essouchement.
Lorsque l’exécution des travaux en rend pratiquement Si, en cours d’exécution des travaux, ces points
impossible le contrôle qualitatif et quantitatif, le sur- de référence, ces repères de nivellement ou ces
veillant en avise l’entrepreneur; dans un tel cas, ce piquets de limites des emprises sont détruits ou
dernier doit immédiatement suspendre les travaux endommagés, l’entrepreneur doit les remplacer à
de sorte que le contrôle qualitatif et quantitatif soit
rendu possible.
ses frais.
En complément des données fournies aux
5
Le surveillant indique tout ouvrage ou toute partie plans et devis, le surveillant rend disponibles les
d’ouvrage qui ne répond pas aux exigences des plans documents suivants :
et devis et qui, de ce fait, doit être reconstruit par
l’entrepreneur à ses frais. Si l’entrepreneur prouve • une liste des coordonnées (X, Y) des points
qu’il n’y avait aucune défectuosité au moment de la de référence;
démolition de l’ouvrage ou de la partie d’ouvrage • une liste des repères de nivellement;
indiquée, il doit également refaire cet ouvrage ou
cette partie d’ouvrage et, s’il s’est conformé aux exi- • une liste des points de la ligne de centre du projet;
gences, il est payé pour le travail effectué, tant pour • pour l’exécution des travaux de terrassement et
défaire que pour refaire l’ouvrage, au prix prévu au de structure de chaussée, une liste sur support
contrat ou à un prix convenu, par avenant au contrat. papier ou informatique, où sont données, au
Le surveillant ne dirige pas les travaux; il ne minimum tous les 20 m, les mesures de distance
peut pas agir comme contremaître et ne peut pas des limites des terrassements, les mesures de
occuper d’autres fonctions relevant de l’entrepreneur. distance et d’élévation des fossés gauche et
droit, les mesures de distance et d’élévation
5.2 Intervention des des lignes d’infrastructure, de sous-fondation,
représentants du surveillant de fondation et les autres mesures de base non
indiquées aux plans et devis et nécessaires
La fonction des représentants du surveillant à l’entrepreneur pour le piquetage exact des
consiste à aider le surveillant dans le contrôle quali- ouvrages;
tatif et quantitatif des travaux, et leur présence sur les
lieux ne relève pas l’entrepreneur de son obligation • pour les travaux de revêtement, les points de
d’exécuter les travaux selon les plans et devis et départ et de fin des travaux et, s’il y a lieu,
selon les usages et les règles de l’art. une liste des points de la ligne de centre, des
Les représentants du surveillant ne dirigent modifications de géométrie ainsi qu’une liste
pas les travaux, ils ne peuvent pas agir comme des élévations;
contremaîtres ni occuper d’autres fonctions relevant • lorsque requis, une liste sur support papier ou
de l’entrepreneur. informatique des données minimales de base
qui définissent le positionnement des ouvrages
5.3 Piquets et repères d’arpentage et qui peuvent être utilisées, par l’entrepreneur,
Aux fins de référence et du contrôle qualitatif et pour effectuer les calculs d’implantation des
quantitatif des ouvrages, les piquets et repères sont ouvrages d’art, des glissières de sécurité, des
établis sur le terrain selon les prescriptions suivantes. bordures, des puisards, des regards et massifs
d’éclairage et de tout autre ouvrage prévu au
5.3.1 Piquetage par le ministère contrat.
Avant le début des travaux, le Ministère implante
sur le terrain les repères suivants : 5.3.2 Piquetage par l’entrepreneur
L’entrepreneur effectue tous les calculs d’im-
• un canevas de points de référence constituant plantation des ouvrages et exécute la totalité de
le réseau planimétrique de base; la densité l’arpentage nécessaire à la réalisation de l’ensemble
minimale de ces points de référence est de du contrat, à l’exception des travaux exécutés par le
un point aux 500 m avec un minimum de trois Ministère. À cette fin, il doit disposer d’une équipe
points; les points implantés en planimétrie sont d’arpentage habilitée à effectuer ces travaux.
inter visibles deux à deux;
Dès le début des travaux, l’entrepreneur vérifie
• un canevas de points de repère de nivellement les points de référence implantés par le Ministère
(RN) constituant le réseau altimétrique de base; pour garantir la fiabilité des arpentages à effectuer
la densité minimale de ces repères est de un lors de la construction. Il dresse un tableau comparatif
point par kilomètre avec un minimum de deux montrant les écarts entre ses résultats et les données
repères; fournies par le Ministère. L’entrepreneur s’assure de

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5 |  Surveillance des travaux

la concordance entre ses données et celles fournies 5.3.3.3 Ouvrages d’art


par le Ministère. L’entrepreneur dispose de 5 jours L’entrepreneur doit implanter les piquets et
pour effectuer cet ouvrage et remettre le tableau repères suivants selon le type d’ouvrage :
comparatif au surveillant.
L’entrepreneur est tenu de compléter le pique- • Pont  :  un point de coordonnées avec deux axes
tage général par un piquetage complémentaire qui principaux et un point de niveau;
consiste à reporter sur le terrain tous les points • Ponceau  :  deux piquets et deux points de niveau
nécessaires à la construction, et ce, de façon à déterminant l’axe central, les extrémités et les
permettre une vérification facile et rapide. Dans le élévations en amont et en aval du radier du
5 cas des ouvrages d’art, il doit indiquer sur un plan
d’implantation le piquetage complémentaire qu’il
ponceau;
entend faire et le procédé adopté à cet effet. • Mur : les piquets de début, de fin et des points
Les piquets et repères mis en place par l’entre- de courbures du mur et un point de niveau.
preneur doivent rendre possible la vérification du 5.3.3.4 Autres ouvrages
positionnement des ouvrages par le surveillant avant
que l’entrepreneur n’en amorce la construction. L’entrepreneur doit implanter les piquets et
repères suivants selon le type d’ouvrage :
5.3.3 Contrôle quantitatif et • Glissière de sécurité : les piquets de début, de
qualitatif des ouvrages fin et des points de courbure; l’entrepreneur
Aux fins de référence et du contrôle qualitatif doit établir lui-même les élévations à partir du
et quantitatif des ouvrages, l’entrepreneur implante revêtement, de la fondation et des plans et devis;
et maintien sur le terrain, jusqu’à la mise en œuvre
complète de l’ouvrage, les piquets et repères suivants. • Bordure  : un piquet tous les 20 m et aux endroits
d’angle, de courbe et de transition, un piquet
5.3.3.1 Travaux de terrassement et de tous les 10 m; l’alignement est généralement
en retrait par rapport à la ligne de centre de
structure de chaussée
l’ouvrage, et l’élévation du dessus de l’ouvrage
Sur la ligne de centre et en bordure de chacune est indiquée sur le piquet;
des chaussées, l’entrepreneur doit implanter un
piquet de chaînage tous les 20 m et aux endroits • Puisard, regard, massif d’éclairage, etc. : pour
de transition, d’intersection, de début et de fin de chacun de ces ouvrages, deux piquets sont
courbe. Sur ces piquets sont inscrits le chaînage, implantés, sur lesquels sont indiquées la dis-
la distance par rapport à la ligne de centre et la tance de l’ouvrage et son ou ses élévations.
cote d’élévation par rapport à l’élévation théorique
proposée. L’implantation des piquets doit être faite 5.3.3.5 Programme d’arpentage proposé
pour la ligne d’infrastructure, pour la ligne de sous- par l’entrepreneur
fondation et pour la ligne de fondation. Elle doit Lors de la première réunion de chantier,
aussi être réalisée pour les fossés et les limites des l’entrepreneur peut présenter pour approbation au
terrassements. surveillant un programme d’arpentage différent dans
lequel il doit spécifier le plan d’action qu’il entend utili-
5.3.3.2 Travaux de revêtement de ser pour l’implantation et la vérification des ouvrages.
chaussée Ce plan doit assurer un positionnement précis des
De chaque côté de la ligne de centre d’une ouvrages et permettre au surveillant d’effectuer les
chaussée ou d’un seul côté en retrait du revête- vérifications décrites au contrat. Si ce programme
ment, l’entrepreneur doit implanter un piquet de est accepté par le surveillant, l’entrepreneur l’utilise
chaînage tous les 20 m et aux endroits de transition, pour la réalisation des ouvrages concernés.
d’intersection, de début et de fin de courbe. Sur le
piquet est indiqué le chaînage et, si nécessaire, une 5.3.4 Mode de paiement
distance de retrait par rapport à l’ouvrage et une L’arpentage, le piquetage et la pose de repères
élévation, généralement l’élévation de la fondation; sont généralement payés à prix global. Le prix couvre
en section urbaine et en présence de bordures, toutes les opérations requises pour la réalisation de
puisards, regards, dans les courbes et autres, les ces ouvrages et il inclut toute dépense incidente.
points d’élévation doivent être indiqués tous les 10 m. Ce montant est payé au prorata des estimations
mensuelles des travaux, dont un minimum de 25 %
dès la première estimation.
Si cet ouvrage ne fait pas l’objet d’un article
particulier au bordereau, l’entrepreneur doit en
répartir les coûts dans l’ensemble des prix unitaires
et globaux du contrat.

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5 |  Surveillance des travaux

5.4 Inspection des travaux


Le surveillant et ses représentants ont l’autorité
pour inspecter les travaux en cours d’exécution de
même que les matériaux employés, commandés,
en voie de préparation ou de transformation par
l’entrepreneur et ses sous-traitants. Pour cela,
l’entrepreneur doit leur permettre et leur faciliter
l’accès à toutes les parties des travaux, notamment
au chantier, aux ateliers, aux usines et aux carrières.
L’entrepreneur doit faciliter l’accomplissement rapide,
complet et sécuritaire de leur inspection et est res-
5
ponsable de tout retard à l’inspection causé par le
non-respect de ces exigences.
L’entrepreneur ne doit pas travailler en dehors
des jours et des heures réguliers convenus avant le
début des travaux sans en aviser le surveillant au
moins 3 jours à l’avance.

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6 |  Obligations et responsabilités de l’entrepreneur

6.1 Cession du contrat 6.5 Maîtrise d’œuvre


et sous-traitants L’entrepreneur a la responsabilité de l’exécution
L’entrepreneur contracte pour lui-même et de l’ensemble des travaux et assume à leur égard une
doit, avant le début des travaux, faire connaître au obligation de résultat. Il doit les diriger et les surveiller
Ministère par écrit les noms de ses sous-traitants, efficacement. Il est seul responsable des moyens,
qui doivent posséder les qualifications et le maté- méthodes, techniques, séquences et procédures,
riel nécessaires pour mener à bien leurs travaux. de la coordination de toutes les parties des travaux,
L’entrepreneur s’oblige, excepté pour des cas de du fonctionnement, de l’entretien et de l’enlèvement
sous-traitance, à exécuter lui-même le contrat et des structures et installations temporaires. Lorsque
ne peut, sous peine de nullité, le céder en tout ou la loi ou les documents contractuels l’exigent et
en partie sans l’autorisation préalable du Ministère. dans tous les cas où les installations temporaires
La sous-traitance ne relève l’entrepreneur d’aucune et les méthodes d’exécution des travaux sont telles
de ses obligations et de ses responsabilités ni de la que la compétence d’un ingénieur est légalement
ou contractuellement requise pour répondre aux
6
direction complète des travaux, y compris l’obligation
d’être présent sur le chantier. exigences de sécurité, l’entrepreneur doit l’engager
à ses frais.
6.2 Respect des lois, L’entrepreneur doit prendre toutes les mesures
règlements ou décrets nécessaires pour éliminer à la source les dangers
et assurer la protection et la sécurité des personnes
L’entrepreneur et les sous-traitants doivent se de même que de tout bien meuble ou immeuble qui
conformer aux lois, règlements, accords intergouver- se trouve sur le chantier ou à l’extérieur et peut être
nementaux ou décrets des autorités compétentes, endommagé par l’exécution des travaux.
qui peuvent en tout temps et de toute manière avoir
des conséquences sur les travaux, la main-d’œuvre,
le matériel ou les matériaux. 6.6 Plans fournis par
l’entrepreneur
L’entrepreneur doit assumer la responsabilité et
supporter les frais de toute réclamation ou obligation Avant de commencer les travaux, l’entrepreneur
ayant pour motif la violation de ces lois, règlements doit vérifier si des plans plus détaillés que les plans
ou décrets par lui-même, ses sous-traitants ou leurs de soumission sont nécessaires et prévoir qu’une
employés respectifs. période minimale de deux semaines est requise au
Ministère pour l’étude et la consultation de ces plans.
Lorsque l’entrepreneur croit déceler dans le
contrat des stipulations ou des directives incompa- Tout plan relevant du champ de pratique de
tibles avec ces lois, règlements ou décrets, il doit l’ingénieur doit être signé et scellé par un ingénieur
sans retard en avertir par écrit le Ministère. membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec. À
moins qu’ils ne reproduisent intégralement les plans
6.3 Permis et licences et devis du contrat, les plans d’atelier doivent être
signés et scellés par un ingénieur membre de l’Ordre
Avant de commencer les travaux, l’entrepreneur des ingénieurs du Québec.
doit se procurer, à ses frais, les licences et permis
exigés par les lois, décrets ou règlements. Il doit Le Ministère autorise l’entrepreneur à utiliser les
se conformer aux exigences légales concernant plans de construction, d’atelier et de signalisation
l’exploitation de brevets ou d’autres droits analogues que l’entrepreneur a préparés, après s’être assuré
qui visent le matériel, les matériaux ou les procédés qu’ils sont signés et scellés par un ingénieur membre
employés ou appliqués dans l’exécution des travaux. de l’Ordre des ingénieurs du Québec, et qu’ils cor-
Les droits à payer sont à la charge de l’entrepreneur, respondent aux travaux exigés. Cette autorisation
qui doit assumer seul l’entière responsabilité de n’engage d’aucune manière la responsabilité du
toute réclamation. Ministère puisque l’entrepreneur est le seul respon-
sable de ces plans.
6.4 Intervention d’autres Les ouvrages entrepris sans que le Ministère ait
autorités publiques autorisé l’utilisation des plans fournis peuvent être
refusés par ce dernier. Les frais engagés découlant
Lorsque les travaux du contrat concernent le d’un tel refus sont à la charge de l’entrepreneur.
gouvernement du Canada, une corporation munici-
pale, une compagnie de chemin de fer ou quelque Les plans doivent être produits en sept copies;
autre organisme dont les fonctions sont d’ordre leur format doit être ISO A1 et le titre doit mentionner
public, l’entrepreneur doit, sur un avis du Ministère, le nom, la localisation, l’identification technique et
procurer aux représentants de ces autorités les le numéro de dossier apparaissant sur les plans du
facilités voulues pour faire l’inspection et l’évalua- Ministère.
tion des travaux et des matériaux. Cependant, ces
inspections et évaluations ne peuvent en aucune
manière modifier les droits des parties au contrat.

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6 |  Obligations et responsabilités de l’entrepreneur

À la fin des travaux, l’entrepreneur doit remettre Le Ministère ne fournit généralement pas les
au Ministère une copie de tous les plans de construc- plans des ouvrages provisoires. Toutefois, s’il les
tion et de tous les dessins d’atelier que lui-même ou inclut aux plans et devis du contrat, ils ont la même
ses sous-traitants ont préparés au cours des travaux. valeur et doivent être suivis avec la même rigueur
Ces plans doivent montrer les détails des travaux que les plans de construction.
visés tels qu’ils ont été autorisés par le Ministère et
tels qu’ils ont été exécutés. 6.6.4 Plans de signalisation
Ces copies doivent être transmises dans un Les plans de signalisation ont pour objet d’indi-
format numérique. quer en détail le marquage, les dispositifs de signali-
sation et les dispositifs de retenue que l’entrepreneur
6.6.1 Plans de construction prévoit utiliser ainsi que leur localisation. Les plans
Les plans de construction énumérés dans les doivent être adaptés aux conditions réelles du terrain.
6 plans et devis décrivent, au moyen de profils, de
6.7 Présence de l’entrepreneur
sections transversales et de dessins, les lignes et
niveaux, les terrassements, la sous-fondation, la L’entrepreneur doit maintenir sur le lieu des
fondation, le revêtement, les ouvrages d’art, etc. travaux un représentant responsable, autorisé à
L’entrepreneur doit, en l’absence des plans énu- recevoir les communications du surveillant. Les
mérés ci-dessus, préparer les plans de construction coordonnées (nom, domicile, numéro de téléphone,
spécifiquement stipulés aux plans et devis pour la etc.) du représentant de l’entrepreneur, incluant
réalisation de l’ouvrage. tout endroit où il habite pour la durée des travaux,
doivent être fournies au Ministère avant que ne
6.6.2 Plans d’atelier commencent les travaux de façon qu’il puisse être
Les plans d’atelier ont pour objet de compléter, joint en tout temps.
de détailler ou d’expliciter les plans de construction.
L’entrepreneur doit préparer les plans d’atelier
6.8 Réclamation contre
nécessaires selon les plans et devis du contrat. Les l’entrepreneur
plans d’atelier doivent indiquer clairement les détails Toute responsabilité relative aux travaux qui
de fabrication et d’assemblage, les marques d’iden- font l’objet du contrat incombe à l’entrepreneur et
tification concordant avec les plans de construction. comprend toute réclamation pour accident survenant
L’entrepreneur doit vérifier sur place que toutes en tout lieu utilisé pour l’exécution du contrat, à qui-
les pièces qui doivent être fabriquées satisfont aux conque s’y trouvant dans un but précis ou sans raison.
conditions réelles du chantier. La responsabilité de l’entrepreneur comprend
également les réclamations pour dommages causés
6.6.3 Plans d’ouvrages à la propriété privée ou publique et les infractions
provisoires relatives à la Loi sur les accidents du travail et les
Les plans d’ouvrages provisoires décrivent la maladies professionnelles (L.R.Q., c. A-3.001) et à
méthode préconisée pour permettre la construction toute autre loi, tout règlement ou décret, y compris la
ou la réparation d’un ouvrage permanent. De façon loi qui protège les brevets et autres droits analogues.
non limitative, ce sont les plans des ouvrages sui- Dans les 10 jours suivant la réception d’une
vants : batardeau, étaiement, système de montage, plainte ou d’une réclamation d’un citoyen, l’entrepre-
pontage, système de levage, contreventement tem- neur doit accuser réception par écrit, avec copie au
poraire, pont temporaire, soutènement temporaire, surveillant. L’entrepreneur doit également informer
coffrage suspendu, coffrage en porte-à-faux, coffrage le surveillant des suites au dossier.
vertical lorsque sa hauteur excède 4 m, plan de tir à Dans le cas de réclamations ou d’actions en
l’explosif, démolition complète d’ouvrages existants, dommages dirigées contre l’entrepreneur dans ces
enceinte de confinement pour travaux de peinture, circonstances, le Ministère peut, dans la mesure qu’il
bassin de sédimentation, trappe à sédiments, barrière juge nécessaire, faire des retenues sur les montants
filtrante, dérivation temporaire de cours d’eau, digue, dus à l’entrepreneur, y compris les garanties, et
aire de rebuts, de transbordement, de concassage, les maintenir tant que celui-ci ne lui a pas donné
chemin d’accès, chemin de halage, exploitation de la preuve du règlement complet des réclamations.
bancs d’emprunt, etc.
L’entrepreneur doit prendre les mesures pour
Les plans d’ouvrages provisoires sont remis au que le Ministère soit déchargé de toute responsabilité
Ministère pour information. Si les travaux prévus aux découlant des dommages ou infractions imputables
plans sont susceptibles de nuire à un tiers, l’entre- à ses employés ou sous-traitants.
preneur doit obtenir son autorisation préalable et lui
fournir des copies additionnelles.

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Date
2010 12 15

6 |  Obligations et responsabilités de l’entrepreneur

6.9 Protection de la propriété et • éviter de polluer l’environnement, notamment


réparation des dommages en respectant les exigences environnementales;
Dans l’exécution de son contrat, l’entrepreneur • protéger l’intégrité du territoire agricole;
doit notamment :
• protéger, maintenir ou reconstituer le couvert
• s’abstenir de pénétrer sur une propriété privée, forestier sur les terres forestières du domaine
quelle que soit la raison, sans en obtenir la public.
permission formelle; L’entrepreneur doit effectuer, à ses frais, et dans
• protéger la propriété publique ou privée contiguë un délai raisonnable, les réparations ou reconstruc-
aux lieux des travaux contre tout dommage tions de biens immeubles qu’il a endommagés ou
et toute avarie pouvant résulter directement détruits.
ou indirectement de l’exécution ou du défaut
d’exécution des travaux;
En cas de non-exécution par l’entrepreneur et
après un avis écrit, le Ministère peut suspendre les 6
travaux de l’entrepreneur et procéder à la réparation,
• prendre les précautions voulues pour ne pas à la restauration ou à la reconstitution des biens
endommager les arbres, haies, arbustes, tuyaux, immeubles endommagés ou détruits et faire payer
câbles, conduits, puits d’eau potable et autres par l’entrepreneur le coût de ces travaux et des
ouvrages souterrains ou aériens; retards au moyen de retenues sur les paiements ou
• protéger contre tout déplacement et dommage à même les garanties.
les monuments, bornes, amers, marques, Dans le cas où il est impossible de réparer,
repères, indicateurs de niveaux et indicateurs de restaurer ou de reconstituer le bien immeuble,
de lignes de propriété, jusqu’à ce qu’un agent si l’entrepreneur refuse ou néglige d’indemniser
autorisé ait rattaché ou transféré ces bornes ou toute personne visée dans un délai raisonnable, le
marques et permis formellement leur déplace- Ministère peut retenir, sur les sommes dues à l’entre-
ment ou leur enlèvement; preneur, le montant nécessaire à l’indemnisation.
• éviter le gaspillage des matériaux de construc-
tion dans les carrières et autres sources par 6.10 Responsabilité relative aux
suite d’une exploitation défectueuse; ouvrages
• conserver les lisières boisées prescrites dans L’entrepreneur a la charge des ouvrages de son
le Règlement sur les normes d’intervention contrat, jusqu’à la réception. Il doit en prendre soin
dans les forêts du domaine de l’État (Loi sur et les entretenir au besoin durant la construction,
les forêts, L.R.Q., c. F-4.1); réparer à ses frais tous les dommages qu’ils ont
subis, notamment en raison d’intempéries, d’actes
• protéger contre tout dommage les monuments, de sabotage, d’accidents ou de force majeure et
les bâtiments à caractère patrimonial et les les livrer en parfait état au moment de la réception.
sites historiques ou archéologiques qui se Il n’a droit à aucune rémunération pour ces travaux
trouveraient dans l’emprise de la route ou dans d’entretien et de réparation, le prix du contrat
son voisinage ou encore dans toute autre aire comprenant le coût de tels travaux.
utilisée par l’entrepreneur pour ses travaux; de Le Ministère rembourse cependant à l’entrepre-
plus, aviser le Ministère de toute découverte et neur les frais qui lui sont occasionnés relativement à
s’abstenir de tous travaux qui endommageraient l’entretien et à la réparation des dommages acciden-
ou détruiraient ces monuments, bâtiments ou tels et imprévisibles causés à l’ouvrage en raison du
sites jusqu’à ce qu’il ait obtenu l’autorisation fait que le Ministère a exigé l’utilisation d’une partie
formelle du Ministère de se remettre à l’œuvre. de l’ouvrage avant la fin des travaux et la réception.
L’objet de cette découverte, quel qu’il soit, est
la propriété exclusive du gouvernement du 6.11 Utilisation des ouvrages d’art
Québec;
Aucun matériau granulaire ou déblai ne doit être
• ériger les clôtures prévues dans le contrat au déposé sur le tablier d’un ouvrage d’art.
moment où le propriétaire riverain l’exige, là où Les autres matériaux ne peuvent être déposés
il veut enclore ses bestiaux. Si l’entrepreneur sur le tablier d’un ouvrage d’art à moins d’être utilisés
ne peut construire immédiatement une clôture pour les travaux de construction ou de réparation
permanente, il doit ériger, à ses frais, une clô- de cet ouvrage.
ture temporaire à la satisfaction du propriétaire;
• éviter d’endommager les plans d’eau;

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 6-3

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Date
2010 12 15

6 |  Obligations et responsabilités de l’entrepreneur

Dans le cas de la construction d’une dalle sur les parties amovibles, notamment le contrepoids, ne
poutres préfabriquées ainsi que dans le cas de la doivent pas être installées sur le véhicule.
reconstruction d’une dalle sur poutres, les seules Dans le cas de la mise en place de poutres ou
charges de construction permises sur une travée pour toute autre utilisation sollicitant structuralement
jusqu’au bétonnage de la dalle sont : un ouvrage d’art existant ou neuf et à la suite de
• celles concernant les coffrages et les armatures. l’accord du surveillant tant pour cette utilisation que
Cependant, les paquets de coffrages et d’arma- pour l’horaire d’utilisation des voies de circulation,
tures nécessaires pour cette travée doivent être l’entrepreneur doit vérifier la capacité structurale de
déposés à moins de 3 m des unités de fondation; l’ouvrage. La vérification de la capacité structurale
doit être effectuée comme mentionné au paragraphe
• celles relatives au finisseur à béton automoteur, précédent. De plus, dans le cas d’un ouvrage en
à la règle vibrante, aux plates-formes de travail construction, il doit aussi tenir compte des diffé-
6 ainsi qu’à leurs accessoires. rentes combinaisons de charges causant les efforts
maximaux sur les éléments structuraux du tablier de
Dans le cas de travaux de démolition, le poids
total par travée des matériaux provenant de l’enlè- l’ouvrage, de façon à ne pas causer de déformation
vement de l’enrobé et de la démolition d’ouvrages permanente ou la fissuration de l’ouvrage. La note
existants, et qui sont déposés sur le tablier, doit être de calcul doit être faite en utilisant des critères de
en tout temps inférieur à la plus petite des valeurs calcul aux états limites d’utilisation et ultimes.
suivantes :
6.12 Droits réservés
• 5 tonnes;
Les paiements effectués et la prolongation du
• 10 % de la capacité affichée correspondant au délai pour l’exécution du contrat ne peuvent être
camion à deux essieux; interprétés par l’entrepreneur comme une renoncia-
tion aux droits et obligations établis dans le contrat,
• 10 % de la capacité indiquée dans les plans lesquels sont toujours maintenus, sauf renonciation
et devis. expresse par le Ministère à des clauses particulières.
À moins d’indication contraire dans les plans Si le gouvernement du Canada, une municipalité,
et devis, le poids des véhicules devant circuler sur une compagnie de chemin de fer ou quelque autre
un ouvrage d’art situé à l’intérieur des limites d’un organisme dont les fonctions sont d’intérêt public
chantier doit respecter les charges légales sans refusent d’accepter les plans et devis ou s’opposent
toutefois excéder la capacité affichée de l’ouvrage à l’exécution des travaux dans la mesure où cela
correspondant au camion à deux essieux; dans le les concerne, le Ministère peut supprimer la partie
cas des équipements de chantier, leur poids ne doit contestée des travaux.
pas excéder 23 t ou la capacité affichée de l’ouvrage
correspondant au camion à deux essieux.
6.13 Obstacles dans l’emprise
Pour tout équipement de chantier ayant un poids
L’entrepreneur doit s’assurer de connaître,
supérieur à 23 t et devant circuler sur un ouvrage
avant de soumissionner, l’existence de tous les
sans limitation de poids, l’entrepreneur doit vérifier
obstacles visibles dans l’emprise et pouvant nuire à
la capacité structurale de cet ouvrage selon les exi-
la construction, que ces obstacles soient indiqués ou
gences de la norme CAN/CSA–S6 « Code canadien
non dans les plans et devis, et de tous les obstacles
sur le calcul des ponts routiers » et tenir compte
non apparents indiqués, même approximativement,
des différentes combinaisons de charges causant
dans les plans et devis.
les efforts maximaux sur les éléments structuraux
de l’ouvrage. À cette fin, pour chaque équipement, Ces obstacles peuvent subsister au moment où
l’entrepreneur doit remettre au Ministère pour le contrat est adjugé. L’entrepreneur doit alors com-
information, une note de calcul détaillée signée par mencer ses travaux là où il n’y a pas d’obstruction
un ingénieur membre de l’Ordre des ingénieurs du afin de laisser aux intéressés le temps nécessaire
Québec. La note de calcul doit démontrer que les pour enlever, déplacer ou réaménager les services
efforts engendrés par l’équipement sont inférieurs et les bâtiments; l’entrepreneur doit donc s’assurer
à ceux d’un chargement CL-625. La note de calcul de la collaboration des intéressés afin que ces tra-
doit être remise au Ministère au moins 2 semaines vaux soient faits rapidement, sans dommage et en
avant toute circulation de l’équipement sur l’ouvrage. toute sécurité.
Pour les pompes à béton et les grues automotrices, Si certains des ouvrages existant dans l’emprise
en alternative à la fourniture de la note de calcul ne doivent pas être déplacés, l’entrepreneur doit
demandée, l’entrepreneur peut présenter le permis prendre les précautions nécessaires pour les pro-
spécial de circulation émis par la SAAQ permettant téger et il assume l’entière responsabilité de toute
au véhicule de circuler sur Ies ouvrages d’art sans réclamation résultant des dommages qui lui sont
limitation de poids; par contre, dans le cas des grues,

6-4 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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2010 12 15

6 |  Obligations et responsabilités de l’entrepreneur

imputables. Les frais de protection ainsi engagés


sont compris dans les prix du contrat.
Le Ministère peut, s’il éprouve des difficultés
à obtenir la propriété de toute l’emprise, supprimer
du contrat certaines parties des travaux ou isoler et
retarder la construction de ces parties, l’entrepreneur
n’ayant droit à aucune compensation de ce fait.
Cependant, l’entrepreneur peut, s’il lui est impossible
de travailler à d’autres parties du contrat, refuser
d’exécuter les travaux des parties où la construction
a été retardée d’une façon considérable. Si l’entre-
preneur use de ce droit, il n’est dégagé d’aucune de
ses obligations pour le reste du contrat. 6
Si certains des ouvrages existant dans l’emprise
doivent être déplacés par l’entrepreneur, les travaux
nécessaires au déplacement, à la protection ou à
la réparation de ces ouvrages non indiqués dans
les plans et devis sont payés comme des travaux
imprévus.
La protection des équipements de services
publics doit être faite selon les exigences de leurs
propriétaires, tant pour ceux qui demeurent en place
que pour ceux que l’entrepreneur est chargé de
déplacer. L’entrepreneur doit donc prendre contact
lui-même avec les propriétaires respectifs de ces
équipements pour obtenir leur emplacement exact
et les instructions nécessaires à leur protection et
à celle du public et des travailleurs.

6.14 Lois et règlements visant la


protection de l’environnement
Lors de l’exécution des travaux, l’entrepreneur
doit respecter les exigences du contrat relatives à
la protection de l’environnement, notamment celles
relevant de la Loi sur la qualité de l’environnement
(L.R.Q., c. Q-2), de la Loi sur la conservation et la
mise en valeur de la faune (L.R.Q., c. C-61.1), de la
Loi sur les forêts (L.R.Q., c. F-4.1) et des règlements
afférents.
Lorsque des travaux sont exécutés sur les terres
forestières du domaine de l’État, l’entrepreneur
doit respecter les exigences de la Loi sur les forêts
(L.R.Q., c. F-4.1) et de ses règlements, en particulier
le Règlement sur les normes d’intervention dans les
forêts du domaine de l’État ainsi que les plans et devis.
Les dépenses inhérentes à la protection des
terres forestières du domaine de l’État sont incluses
dans les prix du contrat.
Dans l’habitat d’une espèce animale, les travaux
doivent être exécutés selon les exigences des plans
et devis ainsi que du Règlement sur les habitats
fauniques.

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2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

7.1 Autorisation de commencer 7.4 Santé et sécurité au travail


les travaux L’entrepreneur ne peut commencer les travaux
L’entrepreneur ne doit pas commencer les avant d’avoir avisé par écrit au moins 10 jours à
travaux avant d’en avoir reçu l’autorisation écrite. l’avance la Commission de la santé et de la sécurité
L’autorisation à commencer les travaux n’est accor- du travail de la date d’ouverture du chantier; si la
dée qu’après la signature du contrat par le Ministère, durée du chantier est de un mois ou moins, la date
dans un délai maximal de 45  jours suivant la date de de fermeture, ou celle à laquelle il sera terminé, doit
signature. À l’expiration de ce délai, l’entrepreneur être indiquée sur cet avis. Cependant, si la durée du
est en droit d’exiger la résiliation de son contrat, par chantier est de plus de un mois, l’entrepreneur doit
demande écrite transmise au ministre; l’entrepreneur transmettre un avis de fermeture au moins 10 jours
n’a alors droit à aucune indemnité pour perte de avant la fin des travaux.
profit ou dommage quelconque. Comme responsable de l’exécution de
L’entrepreneur doit aviser le Ministère par écrit, l’ensemble des travaux, l’entrepreneur doit remplir
au moins 10  jours d’avance, de la date et des endroits les obligations qui lui sont dévolues conformé-
où il entend commencer les travaux. Il doit également
fournir un calendrier détaillé des travaux.
ment à la Loi sur la santé et la sécurité du travail
(L.R.Q., c. S-2.1) et les règlements afférents, pré-
7
senter un programme global de prévention et créer
7.2 Suspension des travaux un comité de chantier, s’il y a lieu.
Si l’entrepreneur désire suspendre les travaux Il incombe à l’entrepreneur d’éliminer à la source
pour une courte période et pour des raisons valables, les dangers concernant la santé, la sécurité et l’inté-
il doit au préalable en aviser le Ministère, de même grité physique des travailleurs et de toute personne
que de la date de la reprise, au moins 3 jours à présente dans les limites du chantier. L’entrepreneur
l’avance. L’entrepreneur, dans ce cas, demeure doit donc s’assurer de la collaboration de tous les
tenu de respecter les délais d’exécution stipulés intervenants sur son chantier : organismes publics,
dans son contrat. propriétaires ou sociétés de services publics, sous-
traitants, fournisseurs, travailleurs, représentants du
Si l’entrepreneur désire suspendre les travaux Ministère, visiteurs, etc., pour mener à bonne fin les
pour une longue période ou pour la saison d’hiver, il travaux en toute sécurité.
doit, au moins 10  jours à l’avance, aviser le Ministère,
obtenir son autorisation et fixer la durée de cet arrêt.
7.5 Compétence de la
Lorsque les travaux sont suspendus, l’entre- main-d’œuvre
preneur doit laisser le chemin public en excellente
condition, emmagasiner les matériaux susceptibles L’entrepreneur doit employer à titre de contre-
de se détériorer, libérer le chemin public de manière maître général ou de contremaîtres des personnes
à ne pas incommoder la circulation, protéger contre compétentes, ayant une expérience pertinente et
tout dommage et toute avarie les travaux exécutés une formation suffisante pour comprendre facilement
ou en cours d’exécution et assurer l’égouttement du les plans et devis. Ces employés doivent diriger les
chemin en creusant les fossés et en construisant les travaux de manière à obtenir des résultats conformes
ponceaux temporaires nécessaires. Toute la chaus- aux exigences du contrat. Ces conditions s’appliquent
sée sujette à être déneigée durant l’hiver doit être également aux contremaîtres des sous-traitants.
exempte de cailloux, de mottes de terre gelée, de
dépressions, etc., susceptibles de nuire aux travaux 7.6 État et capacité du matériel
de déneigement. L’entrepreneur doit utiliser du matériel approprié,
Lorsque les travaux sont suspendus pour une en capacité et en quantité suffisante pour qu’il soit
longue période ou pour l’hiver, l’entrepreneur doit, possible d’exécuter les travaux dans le délai fixé
avant de se remettre à l’œuvre, aviser par écrit le dans le contrat. Ce matériel doit être en bon état de
Ministère de la date exacte de reprise des travaux fonctionnement et sans danger pour les travailleurs
au moins 10 jours à l’avance, en tenant compte de et le public, selon les lois, règlements et décrets en
la durée de l’arrêt fixée antérieurement. vigueur.

7.3 Continuité des travaux 7.7 Transport par camion


À moins de raisons impérieuses, l’entrepreneur 7.7.1 Transport de matières en
ne doit jamais commencer des travaux qu’il prévoit
discontinuer et qui rendraient la circulation difficile vrac
ou impossible; il ne doit pas non plus entreprendre Le présent article s’applique au transport en vrac
des travaux sur plus d’une longueur raisonnable à la de toutes les matières effectué avec des camions.
fois, sans avoir démontré au préalable que cela est Dans le présent article, on entend par :
nécessaire pour les terminer dans le délai stipulé.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 7-1

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2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

• camion : tout véhicule ou tout ensemble de pour les transports effectués durant le mois. Ce
véhicules destiné à transporter les matières sommaire doit faire état de l’ajustement appli-
en vrac; cable à ces transports. L’ajustement est versé à
l’entrepreneur ou retenu sur présentation du som-
• chantier de jour : chantier où l’on travaille entre maire des frais engagés pour les transports effectués
7 h et 19 h d’une même journée; durant chaque mois à partir du 1er mai 2009.
• chantier de nuit : chantier où l’on travaille entre L’entrepreneur est tenu de majorer ou de
19 h et 7 h du lendemain. réduire, le cas échéant, le paiement des transports
Au moment de l’exécution du contrat, l’entre- aux entreprises de camionnage en vrac abonnées
preneur et ses sous-traitants doivent utiliser, en en appliquant l’ajustement du mois visé au montant
tout temps, selon les modalités d’une entente de des transports.
prestation de services convenue entre l’entrepreneur
et un titulaire de permis de courtage, ou selon les 7.7.1.1 Entente de prestation de
modalités stipulées dans les dispositions à défaut services entre l’entrepreneur et
7 d’une entente, les services des entreprises de
camionnage en vrac. Ces entreprises doivent être
le(s) titulaire(s) d’un permis de
courtage
inscrites au Registre du camionnage en vrac de la
Commission des transports du Québec (CTQ). Avant le début du transport des matières en
vrac, l’entrepreneur et le(s) titulaire(s) du permis
Leurs services doivent être fournis par un titulaire de courtage conviennent d’une entente écrite de
de permis de courtage de la zone ou de la région où prestation de services. Lorsque dans la zone où
s’exécutent les travaux. En l’absence d’un titulaire s’exécutent les travaux il y a plus d’un titulaire de
de permis de courtage de zone, l’entrepreneur doit permis de courtage, une entente peut être conclue
traiter avec l’organisme qui le remplace effectivement. seulement si tous les titulaires de la zone et l’entre-
Lorsque l’entrepreneur utilise les services des preneur signent cette entente. Dans le cas contraire,
entreprises de camionnage en vrac abonnées à un les dispositions à défaut d’une entente s’appliquent.
titulaire de permis de courtage et que ces services L’entente convenue entre les parties peut
sont fourni par ce dernier pour effectuer du transport comporter des clauses facultatives négociées.
de matières en vrac, un montant d’ajustement est Cependant, celle-ci doit obligatoirement contenir
établi, à la hausse ou à la baisse, par le Ministère les éléments suivants :
selon les fluctuations du prix du carburant diesel, et
ce, uniquement pour ces transports. • le nom de l’entrepreneur et, s’il y a lieu, le nom
Le montant de l’ajustement est établi en appli- de chaque sous-traitant qui est responsable,
quant le pourcentage d’ajustement du mois visé selon le contrat, de la partie des travaux visés
(surcharge ou réduction) au montant des transports par l’entente;
effectués durant le mois. Le montant des transports • le calendrier prévu des travaux;
est établi en fonction des tarifs réels prévus au contrat
par entente ou selon les modalités prévues aux dis- • tous les lieux de transport (origines, destinations
positions à défaut d’entente. Le pourcentage d’ajus- et, le cas échéant, tout lieu de transformation,
tement est publié sur le site Internet du Ministère. de mélange ou de dépôt);
Dans le cas d’un ajustement à la hausse, le • les distances moyennes de transport;
montant est versé par le Ministère à l’entrepreneur
général. L’entrepreneur général doit alors remettre • la quantité et la nature de toutes les matières
ce montant aux entreprises de camionnage en à transporter en vrac;
vrac abonnées à un titulaire de permis de courtage • le nombre total et le genre de camions requis
visées. Le Ministère verse également à l’entrepre- pour satisfaire les besoins en transport de
neur général une compensation représentant 10 % matières en vrac;
de ce montant qu’il peut conserver afin de couvrir
ses frais généraux. • la durée, la période approximative et le calen-
Dans le cas d’un ajustement à la baisse, l’entre- drier envisagés pour les transports de matières
preneur doit percevoir auprès des entreprises de en vrac;
camionnage en vrac abonnées à un titulaire de permis • les conditions particulières pour l’exécution
de courtage visées la somme de l’ajustement afin des transports. Les exigences imposées au(x)
de la remettre au Ministère. L’entrepreneur déduit titulaire(s) d’un permis de courtage par l’entre-
alors de ce montant qu’il doit verser au Ministère preneur ne doivent pas être supérieures à celles
une compensation représentant 10 % de celui-ci, qu’il imposées à l’entrepreneur par le Ministère;
peut conserver afin de couvrir ses frais généraux.
• les proportions, en nombre de camions des
L’entrepreneur doit transmettre mensuelle-
abonnés aux services de courtage, que les
ment au Ministère un sommaire des frais engagés
parties conviennent de respecter avec, s’il y a
envers les entreprises de camionnage en vrac

7-2 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

lieu, un nombre maximum de camions fournis Cette obligation s’applique au transport à partir
par le(s) titulaire(s) de permis de courtage. Les de leur source originale jusqu’au chantier en passant,
valeurs convenues sont immuables pour toute le cas échéant, par tout lieu de transformation, de
la durée de l’entente; mélange ou de dépôt.
• la base des tarifs utilisée sur les lieux du trans- Lorsque dans la zone où s’exécutent les travaux
port pour chacun des types de transports définis il y a plus d’un titulaire de permis de courtage, les
par l’entrepreneur. Dans le cas des contrats transports réservés aux abonnés sont partagés en
de fourniture et de pose d’enrobé à prix tarifé, parts égales entre ces titulaires.
les tarifs appliqués sont ceux stipulés dans le 7.7.1.2.2 Engagements et responsabilités
Recueil des tarifs de camionnage en vrac du
ministère des Transports;
de l’entrepreneur et du (des)
titulaire(s) de permis de courtage
• les modalités de facturation et de paiement. L’entrepreneur doit fournir, par écrit, au(x)
En outre, l’entente doit contenir un engagement titulaire(s) de permis de courtage et au surveillant,
du (des) titulaire(s) de permis de courtage à fournir
le nom des entreprises, les noms et prénoms des
avant le début des travaux, les renseignements
suivants : 7
personnes qui fourniront les services demandés par
l’entrepreneur, les numéros d’inscription au Registre • le calendrier prévu des travaux;
du camionnage en vrac de la CTQ et le numéro d’iden- • tous les lieux de transport (origines, destinations
tification de chaque camion de ces personnes ou et, le cas échéant, tout lieu de transformation,
entreprises inscrit sur la vignette délivrée par la CTQ, de mélange ou de dépôt);
avant que ceux-ci ne se présentent sur le chantier.
Parmi ces personnes, celles qui sont propriétaires • la distance moyenne des transports;
du camion qu’elles conduisent elles-mêmes doivent
• la quantité et la nature de toutes les matières
être désignées comme telles dans l’entente.
à transporter en vrac;
L’entrepreneur doit transmettre au surveillant
une copie de l’entente signée par les représentants • le nombre total et le genre de camions requis
autorisés des parties. pour satisfaire les besoins en transport de tou-
tes les matières en vrac. Le nombre minimal
L’entrepreneur n’est pas autorisé à commencer
de camions offerts par l’entrepreneur au(x)
le transport des matières en vrac avant que le sur-
titulaire(s) de permis de courtage doit correspon-
veillant ne dispose d’une copie de l’entente signée
dre à 50 % en nombre de camions fournis par
et que celui-ci n’autorise le début du transport.
le(s) titulaire(s) en rapport avec le nombre total
Seule une nouvelle entente peut annuler et des camions requis. Cette proportion s’applique
remplacer une entente antérieure. à tous les types de matières, à l’exclusion des
matériaux de déblai et des matériaux d’excava-
7.7.1.2 Disposition à défaut d’une tion, qui sont transportés au moyen de camions
entente de prestation de services conçus pour circuler exclusivement à l’extérieur
En l’absence d’une entente de prestation de des chemins publics.
services entre l’entrepreneur et le(s) titulaire(s) L’entrepreneur doit formuler au(x) titulaire(s) une
de permis de courtage, l’entrepreneur est tenu de offre pour les transports que lui-même n’effectue
transmettre au surveillant une confirmation écrite pas avec ses propres camions ou, mais l’un
d’absence d’entente, confirmation signée par le sans l’autre, que son sous-traitant n’effectue
représentant autorisé de l’entrepreneur. pas avec les siens. La proportion des transports
Les dispositions suivantes s’appliquent alors, que l’entrepreneur offre est alors en excédent
avec la précision qu’en tout temps une entente peut de 50 %. Pour ces transports, l’entrepreneur est
remplacer les dispositions à défaut d’une entente. en droit d’exiger du(des) titulaire(s) un rabais
nominal qui ne dépasse pas 10 % des tarifs
7.7.1.2.1 Conditions générales horaires et 20 % de ceux à la t • km.
Au moment de l’exécution du contrat, l’entre-
preneur et ses sous-traitants doivent utiliser, en tout Lorsque dans la zone où s’exécutent les
temps, des camions appartenant à des entreprises de travaux,il y a plus d’un titulaire de permis de
camionnage inscrites au Registre du camionnage en courtage, l’offre doit être faite à tous les titu-
vrac de la CTQ. Leurs services doivent être fournis laires conjointement. Ceux-ci doivent accepter
par un (des) titulaire(s) de permis de courtage de conjointement l’offre de transports excédentai-
la zone ou de la région où s’exécutent les travaux. res et se voient alors partager ces transports
La proportion offerte aux abonnés par l’entrepreneur également entre eux. Dans le cas où un seul
doit porter sur tous les transports de matières en des titulaires manifeste son intention d’accepter
vrac, quel que soit le moment où ils sont effectués l’offre de l’entrepreneur, ce titulaire peut accep-
et cela pour tous les types de matières. ter la totalité de l’offre conjointe de transports
excédentaires faite à tous les titulaires.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 7-3

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2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

Si l’offre de transports excédentaires de l’entre- Le(s) titulaire(s) de permis de courtage doit


preneur accompagnée d’un rabais nominal est (doivent) fournir à l’entrepreneur et au surveillant
acceptée par le(s) titulaire(s), les tarifs applica- le nom des entreprises, les noms et prénoms des
bles pour l’ensemble des transports effectués personnes qui fourniront les services demandés par
par ses (leurs) abonnés sont réduits propor- l’entrepreneur, les numéros d’inscription au Registre
tionnellement au pourcentage des transports du camionnage en vrac de la CTQ et les numéros
excédentaires; d’identification de chaque camion de ces personnes
ou entreprises inscrit sur la vignette délivrée par
• la durée, la période approximative et le calen- la CTQ, avant que ceux-ci ne se présentent sur
drier envisagés pour les transports de matières le chantier. Parmi ces personnes, celles qui sont
en vrac; propriétaires du camion qu’elles conduisent elles-
• les conditions particulières. Les exigences mêmes doivent être désignées comme telles.
imposées au(x) titulaire(s) d’un permis de Les proportions signifiées par l’entrepreneur
courtage par l’entrepreneur ne doivent pas auxquelles le(s) titulaire(s) de permis de courtage a

7
être supérieures à celles imposées à l’entre- (ont) souscrit ou les proportions spécifiées par le(s)
preneur par le Ministère. L’entrepreneur ne doit titulaire(s) de même que le nombre maximum de
pas avoir d’exigences techniques particulières camions indiqué par ceux-ci sont immuables pour
injustifiées relativement aux camions et à leurs toute la durée des travaux.
équipements. En plus, l’entrepreneur doit, dans une demande
L’entrepreneur est tenu de transmettre au sur- écrite au(x) titulaire(s) de permis de courtage trans-
veillant une preuve que le(s) titulaire(s) de permis mise entre 8 h 30 et 18 h d’une journée de travail
de courtage a (ont) bien reçu les renseignements pour un chantier de jour ou entre 7 h et 10 h pour un
fournis par l’entrepreneur. chantier de nuit, exprimer les besoins en camions
Au plus 5 jours après réception de ces rensei- pour les transports à effectuer durant la période de
gnements fournis par l’entrepreneur, le(s) titulaire(s) travail suivante. Une copie de cette demande est
de permis de courtage doit (doivent) lui transmettre, transmise au surveillant.
de même qu’au surveillant, un avis écrit et signé
dans lequel il(s) s’engage(nt) :
7.7.1.2.3 Tarifs et facturation
Les tarifs de transport, applicables pour les
• à fournir les camions nécessaires pour respecter services de transport des abonnés fournis par le(s)
les proportions signifiées par l’entrepreneur, titulaire(s) de permis de courtage, de même que les
tout en satisfaisant aux conditions particulières conditions d’application des tarifs et la description des
mentionnées dans les renseignements fournis et régions et des secteurs sont stipulés dans le Recueil
en indiquant, s’il y a lieu, un nombre maximum des tarifs de camionnage en vrac du ministère des
de camions; Transports. Les prix des transports mentionnés aux
ou, tarifs sont en vigueur à partir du 1er janvier de chaque
année et peuvent, par la suite, être ajustés en tout
• à fournir les camions dans une proportion ou en partie par le Ministère, et cela en tout temps.
moindre que celle signifiée par l’entrepreneur, Selon le pourcentage de transports excéden-
et ce, en précisant la proportion à laquelle il(s) taires accepté par le(s) titulaire(s) et le genre de
s’engage(nt), tout en satisfaisant aux conditions tarification, à la t • km ou à l’heure, le pourcentage
particulières mentionnées dans les renseigne- de réduction (R) des tarifs de l’ensemble des trans-
ments fournis et en indiquant, s’il y a lieu, un ports effectués par les abonnés du (des) titulaire(s)
nombre maximal de camions; ayant accepté l’offre est calculé à l’aide de la formule
ou encore, le cas échéant, suivante :

• à fournir les camions nécessaires dans une


proportion excédant celle réservée aux abonnés, TE × RTE
R=
comme il a été convenu en réponse à l’offre de (50 % + TE)
transports excédentaires qu’il(s) a (ont) accep-
où :
tée, tout en satisfaisant aux conditions particu-
lières mentionnées dans les renseignements R : réduction, en pourcentage arrondi à la pre-
fournis et en indiquant, s’il y a lieu, un nombre mière décimale
maximum de camions. Cette proportion inclut
alors celle réservée aux abonnés et le pourcen- TE : transports excédentaires, en pourcentage
tage convenu pour les transports en excédent. RTE : rabais nominal sur les transports excéden-
De plus, l’avis écrit doit également mentionner taires, en pourcentage
que le(s) titulaire(s) reconnaît(aissent) être lié(s) par
les dispositions à défaut d’une entente de prestation
de services.

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Date
2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

La période de facturation des transports effec- réclamer au(x) titulaire(s) de permis de courtage qui
tués par les abonnés du (des) titulaire(s) couvre ne satisfait(ont) pas à la demande en camions selon
14 jours consécutifs compris entre un dimanche à les pourcentages acceptés ou signifiés par le(s)
0 h 01 et le deuxième dimanche suivant à 0 h 01. titulaire(s), à titre de dommages et intérêt liquidés,
L’entrepreneur doit verser au(x) titulaire(s), au plus un montant de 200 $ pour chacun des camions
tard 30 jours après la fin de chaque période, les demandés et qui ont été remplacés par d’autres
sommes dues selon les travaux effectués pour la camions que ceux des abonnés du (des) titulaire(s),
période correspondante. et ce, jusqu’à concurrence, s’il y a lieu, du nombre
maximum de camions spécifié par le(s) titulaire(s)
7.7.1.2.4 Conséquence en cas de non- de permis de courtage. L’acceptation de la réquisi-
respect des dispositions à défaut tion par le(s) titulaire(s) de permis de courtage est
d’une entente de prestation de présumée, sauf si un avis écrit de refus parvient à
services l’entrepreneur avant 22 h la veille pour les chantiers
L’entrepreneur n’est pas autorisé à commencer de jour ou 14 h pour les chantiers de nuit.
le transport des matières en vrac s’il est en défaut
d’avoir fourni au(x) titulaire(s) les renseignements
Toutes les sommes dues à titre de dommages
et intérêts liquidés doivent être payées à la partie 7
exigés ci-dessus selon les modalités prévues, ou si lésée dans un délai de 30 jours. L’entrepreneur ne
la période allouée au(x) titulaire(s) pour répondre à la peut pas se payer lui-même en retenant des sommes
demande de l’entrepreneur n’est pas terminée, ou si dues au(x) titulaire(s) pour les transports que les
le surveillant n’a pas autorisé le début du transport. entreprises abonnées ont effectués.
Le défaut d’un titulaire de permis de courtage Les dommages et intérêts liquidés ne peuvent
de transmettre son engagement dans le délai prévu être exigés dans les cas de force majeure.
entraîne l’annulation, pour lui-même et ses abonnés,
de toutes les dispositions les favorisant en matière 7.7.1.3 Ajustement des tarifs
de transport en vrac. La proportion des transports Dans le cas d’une augmentation des tarifs de
qui lui étaient destinés est alors offerte à un autre camionnage en vrac dont la parution survient après
titulaire de permis de courtage de la zone ou de la la date de la publication de l’appel d’offres, les dis-
région où s’exécutent les travaux et qui a transmis positions suivantes s’appliquent :
son engagement à temps. Si tous les titulaires sont
en défaut à cet égard, l’entrepreneur n’est alors • si les travaux exécutés après la date de l’aug-
lié par aucune stipulation pour autrui en faveur de mentation se font à l’intérieur du délai stipulé
titulaires du permis de courtage. dans le contrat ou à l’intérieur d’un nouveau
délai accordé à l’entrepreneur par avenant
À chaque période de travail pour laquelle au contrat, le Ministère, sur présentation des
l’entrepreneur n’a pas exprimé, ou a exprimé après preuves, ajuste le paiement à l’entrepreneur
18 h pour les chantiers de jour ou 10 h pour les d’un montant équivalant à ces augmentations
chantiers de nuit, les besoins en camions pour les pour payer les entreprises de camionnage abon-
transports à effectuer au cours de la période de travail nées dont les services ont été fournis par le(s)
suivante, le(s) titulaire(s) de permis de courtage est titulaire(s), plus 10 % pour les frais généraux
(sont) en droit de réclamer à l’entrepreneur, à titre qui vont à l’entrepreneur;
de dommages et intérêts liquidés, un montant de
200 $ pour chacun des camions que l’entrepreneur • si les travaux exécutés après la date de l’aug-
n’a pas demandés ou a demandés hors délai et qui mentation se font à l’extérieur du délai stipulé
ont été remplacés par d’autres camions que ceux dans le contrat ou prolongé par le Ministère,
des abonnés, selon les pourcentages acceptés ou l’entrepreneur n’a droit à aucun ajustement de
signifiés par le(s) titulaire(s), et ce, jusqu’à concur- prix. L’entrepreneur est toutefois tenu de payer
rence, s’il y a lieu, du nombre maximum de camions les entreprises de camionnage abonnées selon
spécifiés par le(s) titulaire(s) de permis de courtage. les nouveaux tarifs.
L’annulation de la réquisition par l’entrepreneur est Dans le cas d’une diminution des tarifs, le
toutefois possible s’il fait parvenir au(x) titulaire(s) Ministère déduit un montant équivalant à ces dimi-
un avis écrit en ce sens au moins 2 heures avant nutions pour tous les transports des matières en vrac
l’instant où les camions sont requis. effectués par les abonnés dont les services ont été
Le défaut du (des) titulaire(s) de permis de fournis par le(s) titulaire(s) de permis de courtage.
courtage de répondre à la demande en camions de
l’entrepreneur permet à ce dernier d’avoir recours 7.7.1.4 Stipulation pour autrui
à d’autres camionneurs pour combler ses besoins L’entrepreneur et le titulaire de permis de cour-
en camions. tage conviennent qu’aucune réclamation n’est admis-
À chaque période de travail pour laquelle sible contre le Ministère en sa qualité de stipulant.
l’entrepreneur a exprimé ses besoins en camions
selon les modalités prévues, celui-ci est en droit de

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Date
2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

7.7.2 Respect des limites de courtage, le cas échéant. L’entrepreneur peut


charges des véhicules imputer à ces derniers un maximum de 150 $
par retenue, à moins qu’une note contresignée
L’entrepreneur ne doit faire circuler sur les indiquant un dépassement présumé par le
chemins publics et ouvrages d’art aucun véhicule conducteur n’apparaisse sur le coupon, auquel
ni matériel dont la masse totale en charge (MTC) cas une telle retenue est interdite relativement
excède les limites. Ces limites sont les plus basses au dépassement de la MTC.
entre les limites légales, les limites affichées sur
les lieux et les limites prescrites aux plans et devis. Une copie de ce plan doit être remise au sur-
Cette interdiction s’applique partout à l’extérieur veillant pour acceptation. Une fois le plan accepté,
du chantier ainsi qu’à l’intérieur de celui-ci, sur l’entrepreneur doit le transmettre au(x) titulaire(s)
l’infrastructure de chaussée préparée conformément de permis de courtage avec le(s)quel(s) il traite.
aux exigences de préparation de l’infrastructure L’entrepreneur ne doit pas commencer les transports
de la section « Terrassements », au-dessus de la sans avoir obtenu l’autorisation écrite du surveillant.
ligne d’infrastructure et sur les ouvrages d’art. Elle
7.7.2.2 Appareil de pesée
7 s’applique aussi pendant la période de dégel. De
plus, lorsque le transport doit s’effectuer sur le réseau Pour les matériaux d’emprunt, l’utilisation d’une
routier municipal, l’entrepreneur doit respecter les balance autonome, d’une balance montée sur char-
règlements municipaux. geur ou d’une balance montée sur camion est exigée
L’entrepreneur est entièrement responsable à tous les sites d’approvisionnement si le matériau
de faire respecter les limites de charges dans le est transporté sur les chemins publics, les ouvrages
transport des matières en vrac. Pour ce faire, il doit d’art ou les infrastructures routières. L’utilisation d’une
appliquer en tout temps un plan de contrôle des balance autonome est toutefois obligatoire à tout site
charges des camions. d’approvisionnement en matériau d’emprunt si une
telle balance est disponible à ce site.
7.7.2.1 Plan de contrôle Tous les appareils de pesée doivent être fiables.
Le plan de contrôle des charges doit décrire Les balances autonomes doivent avoir une capacité
en détail les moyens que l’entrepreneur s’engage à et une géométrie appropriées pour y loger chaque
prendre pour respecter les limites de charges. Les camion en entier et pour permettre la pesée en une
dispositions du plan de contrôle doivent : seule opération.
L’original du coupon de pesée doit être signé
• assurer le contrôle de la MTC des camions qui par le chauffeur du camion, dont le coupon indique
entrent et de ceux qui sortent du chantier en la MTC, et être par la suite remis au surveillant. Si
empruntant les chemins publics; le chauffeur croit que la MTC dépasse la limite, bien
• assurer le contrôle de la MTC des camions qui que la masse inscrite sur le coupon y soit inférieure,
circulent à l’intérieur du chantier sur l’infras- celui-ci doit y inscrire une note en ce sens, la faire
tructure de chaussée préparée conformément contresigner par le responsable du chargement avant
aux exigences de préparation de l’infrastructure d’effectuer le transport et en aviser l’entrepreneur
de la section « Fondations de chaussée », au- immédiatement après le déchargement.
dessus de la ligne d’infrastructure ou sur des Pour tous les autres matériaux transportés
ouvrages d’art; sur les chemins publics, les ouvrages d’art ou les
infrastructures routières, notamment les matériaux
• indiquer la période de transport de même que
de déblai, l’entrepreneur doit prendre les moyens
les quantités, la nature, les sources et les des-
nécessaires pour assurer le respect de la MTC.
tinations des matières transportées;
Les MTC de tous les camions sont sujettes au
• contenir la liste de la masse maximale en charge contrôle du surveillant, que leur chargement ait été
de chacun des camions. Tous les camions des pesé ou non.
abonnés fournis par le(s) titulaire(s) de permis
de courtage de la Commission des transports 7.7.2.3 Pesée de contrôle
du Québec, ceux de l’entrepreneur et ceux de Le surveillant fait procéder à des vérifications
ses sous-traitants sont visés; fréquentes de la masse des camions en charge.
• imposer la tenue d’un registre de pesée des Pour ce faire, l’entrepreneur doit faire conduire tout
camions pour chaque appareil de pesée; camion chargé que le surveillant désigne à la balance
choisie par ce dernier. Les pesées de contrôle sont
• inclure un spécimen du coupon pour chaque exigées à raison d’un minimum de un camion pour
appareil de pesée; la première tranche de 1000 t transportées, et par
la suite, d’un minimum de un camion par tranche
• définir les modalités d’application des rete-
additionnelle de 5000 t, toutes matières confondues.
nues que l’entrepreneur entend appliquer aux
camionneurs ne respectant pas les limites de En plus de ce qui précède, un minimum de
charge, par le biais du titulaire du permis de une pesée de contrôle est exigée par site d’appro-

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2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

visionnement en matériau d’emprunt. Un minimum 7.7.3 Transport additionnel


de une pesée de contrôle est également exigée Lorsque le contrat stipule le paiement de
pour les déblais. transport additionnel, le prix unitaire du matériau
transporté doit inclure le coût du transport pour le
7.7.2.4 Conséquences en cas de défaut
premier kilomètre de la distance à parcourir.
Tout dépassement de la limite constaté lors
Le transport additionnel est le produit de la
d’une pesée de contrôle, ou même lors d’une véri-
distance totale, diminuée du premier kilomètre, par
fication ultérieure des coupons de pesée, entraîne
la quantité de matériaux transportés en tonnes; le
une retenue à titre de dommages et intérêts liquidés
produit, qui s’exprime en t • km, est déterminé selon
de 300 $ par dépassement.
le plus court chemin praticable et logique, privé ou
De plus, si 2 retenues pour dépassement de la public, entre le point de chargement dans les camions
limite de charge sont appliquées pour des matières et le point d’utilisation. Une fraction de la distance
d’une même provenance, l’entrepreneur doit sus- totale est considérée comme 1 km.
pendre le transport de toutes les matières de cette
Le point de départ du transport d’un matériau
provenance. Il doit ensuite corriger la situation et faire
procéder à ses frais à une pesée de contrôle. Par la
brut ou usiné est le point de chargement du camion
qui en effectue le transport jusqu’au point d’utilisation.
7
suite, l’entrepreneur ne doit reprendre les transports
des matières de cette provenance qu’après avoir
obtenu l’autorisation écrite du surveillant. 7.8 Délais et ordonnancement
Enfin, si 4 retenues pour dépassement de la Le délai stipulé dans le contrat pour terminer
limite de charge sont appliquées pendant la durée du les travaux est le délai contractuel, quel que soit
contrat, toutes matières confondues, l’entrepreneur le calendrier présenté par l’entrepreneur. Ce délai
doit suspendre le transport de toutes les matières en commence à compter de la date indiquée dans la
vrac. Il doit ensuite réviser son plan de contrôle de lettre d’autorisation de commencer les travaux.
façon à corriger la situation et le présenter à nouveau Le nombre de mois alloués pour l’exécution des
au surveillant. Le plan révisé doit être remis au sur- travaux exclut les mois de décembre, janvier, février,
veillant pour acceptation. Par la suite, l’entrepreneur mars, avril et mai; en outre, le mois de novembre est
ne doit reprendre les transports qu’après avoir obtenu exclu pour les travaux de revêtement de chaussées
l’autorisation écrite du surveillant. en enrobé et pour les travaux de réparation de béton,
Dans chaque cas, c’est-à-dire 2 retenues pour et les mois d’octobre et novembre pour les travaux
dépassement pour une matière d’une même pro- de peinture de surface d’acier au chantier.
venance ou 4 retenues pour dépassement, toutes Cependant, durant les mois mentionnés précé-
matières confondues, l’autorisation de reprendre les demment, l’entrepreneur peut poursuivre les travaux
transports sans annuler les retenues a pour effet de réalisables en cette période.
reprendre le compte respectif des retenues pour Un délai court, qui est le temps effectif alloué
dépassement à zéro. pour l’exécution des travaux, c’est-à-dire le nombre
Aucun prolongement de délai n’est accordé à de jours consécutifs de calendrier entre le premier et
la suite d’un arrêt des travaux à cause d’un dépas- le dernier jour d’exécution des travaux en chantier,
sement de la limite de charge. peut être stipulé au contrat. Un délai court peut aussi
être stipulé pour une partie des travaux seulement, à
7.7.2.5 Mode de paiement l’intérieur des délais régissant l’ensemble du contrat.
Lors d’une pesée de contrôle, si un dépassement Pour ces délais courts, la compilation du temps
de la limite est constaté, l’aller et le retour, du site d’exécution ne tient pas compte de l’exclusion des
où le surveillant a demandé ce contrôle à celui de mois mentionnés précédemment si l’entrepreneur
la pesée, ne sont pas payés à l’entrepreneur. Dans décide d’effectuer des travaux durant cette période.
le cas contraire et quand la pesée est exigée par le Chaque mois, l’entrepreneur compare l’avance-
surveillant, l’entrepreneur est dédommagé pour le ment des travaux et le calendrier le plus récent qu’il
temps du contrôle selon les tarifs horaires prévus au a soumis. Il transmet alors au Ministère un calendrier
Recueil des tarifs de camionnage en vrac du minis- révisé qui tient compte de tous les retards accumulés
tère des Transports du Québec, majorés de 10 %. au cours du mois et qui doivent être rattrapés au
Tous les autres frais engagés pour le contrôle cours du mois suivant.
des charges par l’entrepreneur sont inclus dans les S’il survient, au cours des travaux, des causes
prix unitaires ou globaux des matières à transporter. sérieuses de retard indépendantes de sa volonté,
l’entrepreneur peut demander par écrit au Ministère
une prolongation de délai en la justifiant. Cette
demande doit parvenir au Ministère au moins un
mois avant l’expiration du délai stipulé ou, lorsque
ce dernier est inférieur à 2 mois, avant que la moitié
du délai pour terminer les travaux ne soit écoulée.

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2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

Dans les cas de force majeure et pour des 7.8.2 Défaut de terminer les
raisons acceptables pour le Ministère, la durée de travaux dans le délai
la prolongation est déterminée, et le nouveau délai
prescrit
fixé est consigné par avenant au contrat.
L’entrepreneur, à défaut de terminer les travaux
Ni l’acceptation par le Ministère de modifier le
dans le délai stipulé dans le contrat, ou le contrat
délai stipulé dans le contrat, ni la présentation par
révisé par avenant, doit payer au Ministère, à titre
l’entrepreneur d’un calendrier accéléré des travaux,
de dommages et intérêts liquidés, le montant stipulé
ni la demande et l’exécution de travaux imprévus ou
au contrat.
additionnels ni aucune autre cause de non-respect du
délai stipulé ne peuvent servir de prétexte à l’entre- Ce montant est déduit des montants dus ou qui
preneur pour réclamer des dommages consécutifs deviendront dus à l’entrepreneur. Aucun paiement fait
au prolongement des travaux si le Ministère n’a pas par le Ministère, avant ou après l’expiration du délai,
ralenti ou interrompu de son propre chef et de façon ne peut être interprété comme une renonciation à
explicite les travaux de l’entrepreneur. de tels dommages et intérêts liquidés.

7 7.8.1 Intempéries
L’absence au contrat d’une clause particulière
relative aux dommages et intérêts liquidés ne consti-
Dans le présent article, on entend par chantier tue pas une renonciation de la part du Ministère à
de jour un chantier où on travaille entre 7 h et 19 h la récupération des montants liés aux préjudices
d’une même journée et par chantier de nuit un chan- causés par le défaut de l’entrepreneur de satisfaire
tier où on travaille entre 19 h et 7 h le lendemain. aux exigences relatives au délai et à l’ordonnance-
Si, au cours de travaux de pose d’enrobés, des ment des travaux.
intempéries empêchent la réalisation des travaux, le
délai court peut être prolongé de la façon suivante : 7.9 Travaux non autorisés
Le Ministère ne fait mesurer ni ne paie les tra-
• Pour les travaux de jour :
vaux faits en dehors des limites apparaissant dans
◆◆ un jour de travail, si les travaux sont les documents du contrat ou en dehors des lignes
interrompus entre 7 h et 10 h, et qu’ils ne que le surveillant a piquetées sur le terrain. À ses
reprennent pas au cours de la journée; frais et dépens, l’entrepreneur doit, si le Ministère
juge la chose nécessaire, défaire les ouvrages non
◆◆ un demi-jour de travail si les travaux sont autorisés formellement et remettre les lieux dans
interrompus entre 10 h et 16 h, et qu’ils leur état original.
ne reprennent pas au cours de la journée;
◆◆ si les travaux sont interrompus après 16 h, 7.10 Travaux défectueux
aucun délai supplémentaire n’est accordé. Tous les travaux non conformes aux plans et
devis ou aux autres stipulations du contrat sont
• Pour les travaux de nuit :
considérés comme défectueux. À la suite d’un avis
◆◆ une nuit de travail, si les travaux sont écrit du Ministère, l’entrepreneur doit indiquer la
interrompus entre 19 h et 22 h, et qu’ils ne correction qu’il entend apporter et corriger les travaux
reprennent pas au cours de la nuit; défectueux, à ses frais, ou les refaire selon les plans
et devis, et ce, dans les plus courts délais.
◆◆ une demi-nuit de travail, si les travaux sont
interrompus entre 22 h et 4 h, et qu’ils ne Si l’entrepreneur soumet une correction jugée
reprennent pas au cours de la nuit; inacceptable, refuse ou néglige de corriger les travaux
défectueux conformément à son avis, le Ministère
◆◆ si les travaux sont interrompus après 4 h, peut alors arrêter les travaux et faire démolir et rem-
aucun délai supplémentaire n’est accordé. placer, ou défaire et refaire, les travaux ainsi jugés
Si les travaux reprennent au cours d’une même défectueux, et imposer le paiement des dépenses
période de travail (jour ou nuit), mais qu’ils ont été engagées ou à venir à l’entrepreneur au moyen
interrompus pour une durée supérieure à 3 heures de déductions dans les paiements ou à même les
consécutives, une demi-période (jour ou nuit) de retenues ou garanties. Cependant, dans tous les
travail peut être reportée. cas où une urgence nécessite que ces corrections
ou réfections soient faites immédiatement, l’entre-
L’entrepreneur doit remettre au Ministère une preneur doit procéder sans délai sur un ordre écrit
demande écrite afin de se voir accorder ces périodes, du Ministère.
en y précisant l’heure de l’arrêt des travaux.

7-8 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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2010 12 15

7 |  Exécution des travaux

7.11 Nettoyage et remise en état des 7.13 Inspection et réception des


lieux travaux
Lorsque les travaux sont terminés, l’entrepre- Lorsque les travaux sont terminés et qu’ils sont
neur doit : enlever de l’emprise non seulement son prêts pour la réception, l’entrepreneur en avise le
matériel, mais aussi les matériaux inutilisés, les surveillant par écrit. Ce dernier dispose alors de
déchets, les rebuts, les cailloux, les pierrailles, et les 30 jours pour procéder à l’inspection des travaux. Si
débris de bois, de souches ou de racines; nettoyer le surveillant ne trouve pas les travaux acceptables,
les emplacements des matériaux et du matériel; il en donne avis à l’entrepreneur par écrit, en indi-
remettre en bon état les fossés et les cours d’eau quant les défectuosités à corriger, les omissions et
qu’il a obstrués; réparer ou reconstruire les clôtures les lacunes à combler et, au besoin, le nettoyage
et autres ouvrages nécessaires qu’il a démolis ou et les restaurations à faire avant que les travaux
endommagés et se défaire de tous les matériaux, puissent être reçus sans réserve et que l’entrepre-
et cela, de manière à ne pas déparer les abords neur soit dégagé de ses responsabilités immédiates
des travaux et des ouvrages connexes. Enfin, il doit d’entretien.
réparer tous les autres dommages et dégâts qu’il a
causés sur le site des travaux, à la propriété publique
L’entrepreneur doit alors, dans un délai raison-
nable stipulé par le Ministère, prendre les mesures
7
ou privée touchée par ses travaux, aux plans d’eau, nécessaires pour parfaire le tout selon les plans et
aux sites de campement, de remisage du matériel, devis, ainsi que les usages et les règles de l’art.
d’entreposage ou d’approvisionnement de matériaux,
à l’environnement et au territoire forestier ou agricole. L’avis de réception confirmant que l’ouvrage est
Il doit également procéder à la restauration du couvert prêt pour l’usage auquel il est destiné, que l’entre-
forestier sur les terres forestières du domaine public. preneur a apporté les corrections nécessaires aux
déficiences qui lui ont été signifiées et que tous les
Si cet ouvrage est mentionné au bordereau, travaux sont parachevés décharge l’entrepreneur
le prix en est fixé par le Ministère. Il fait l’objet d’un de ses responsabilités et obligations, sauf celles
paiement global et est payé quand le travail est relatives aux malfaçons ou aux vices cachés dans
complété à la satisfaction du Ministère. Tous les frais la construction.
excédentaires engagés pour cet ouvrage doivent être
inclus dans les autres prix unitaires du bordereau. Le Ministère peut délivrer un avis de récep-
tion avec réserve déclarant que les ouvrages sont
Si cet ouvrage n’apparaît pas au bordereau, les terminés en très grande partie, que les travaux à
coûts de ces travaux sont considérés comme des parachever et faisant l’objet de la réserve ne peuvent
frais divers, et les prix unitaires et globaux incluent l’être en raison de conditions indépendantes de la
toutes les dépenses engagées pour leur exécution. volonté de l’entrepreneur, que la valeur des travaux à
corriger, excluant ceux qui doivent être parachevés,
7.12 Recours à la caution en cas de est égale ou inférieure à 0,5 % du montant total du
défaut de l’entrepreneur contrat et que ces travaux à corriger ou à parachever,
Si l’entrepreneur néglige ou refuse de remplir attestés et énumérés par écrit, ne peuvent d’aucune
l’une ou l’autre de ses obligations, si les travaux façon nuire à l’usage immédiat de l’ensemble en
progressent trop lentement ou s’il devient évident toute sécurité. Le Ministère fait la réception des
qu’ils ne pourront être terminés dans le délai prévu travaux ayant fait l’objet de la réserve une fois que
dans le contrat, le Ministère le met en demeure de ces ouvrages sont terminés ou corrigés.
prendre les mesures nécessaires pour mener les
travaux à bonne fin. Si la garantie d’exécution des 7.14 Évaluation du rendement de
travaux a été fournie sous forme de cautionnement, l’entrepreneur
une copie de la mise en demeure est transmise à Le contrat, s’il est d’une somme de 100 000 $
la caution. ou plus, doit faire l’objet d’une évaluation par le
Quinze jours après la mise en demeure, en cas Ministère. De plus, un rapport de rendement doit
d’inaction de l’entrepreneur, le Ministère peut faire également être produit pour un contrat de 25 000 $
exécuter les travaux comme il l’entend aux frais et et plus pour lequel l’évaluation est insatisfaisante.
dépôts de l’entrepreneur. Toutefois, si la garantie a
été fournie sous forme de cautionnement, 15 jours
après la mise en demeure, en cas d’inaction de l’entre-
preneur, le Ministère avise la caution de compléter
les travaux aux prix du contrat. Quinze jours après
l’envoi de cet avis, en cas d’inaction de la caution,
le Ministère peut faire exécuter les travaux comme il
l’entend aux frais de la caution et de l’entrepreneur.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 7-9

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8 |  Mesurages, paiements et retenues

8.1 Modes de mesurage L’original du coupon de pesée doit être remis


Seules les mesures prises par le surveillant au surveillant.
servent à établir les quantités finales. Dans le cas
de contestation, l’entrepreneur doit prouver que ces 8.2 Prix unitaires ou globaux à
mesures sont erronées. forfait
Chacun des prix unitaires ou globaux du contrat
8.1.1 Calcul des volumes est à forfait; l’entrepreneur s’engage à faire l’ouvrage
Le volume des matériaux payés au mètre cube pour ce prix unique, à gain ou à perte. Le prix unitaire
est calculé par sections théoriques établies à partir ou global d’un ouvrage doit donc compenser pour
d’une modélisation de la surface du terrain naturel toutes les dépenses, tous les travaux, déboursés,
au lieu d’origine, suivant la méthode de la moyenne paiements, frais directs ou indirects, mobilisations,
des aires ou encore par différence des surfaces démobilisations et tous les actes, tous les faits, toutes
modélisées du terrain existant et de celui projeté. les responsabilités, obligations, omissions et erreurs
S’il est impossible de faire autrement, les quanti- de l’entrepreneur liés à la réalisation de cet ouvrage.
tés des matériaux sont mesurées dans les camions; À moins d’indications contraires dans les plans
ce mesurage a lieu à l’arrivée des camions à pied et devis, pour ce même prix unitaire ou global, l’entre-
d’œuvre, et rien n’est alloué pour le tassement attri-
buable au transport. Les mesures linéaires se font
preneur fournit les matériaux, la main-d’œuvre, le
matériel et les accessoires nécessaires à l’exécution 8
à 1 cm près. Chaque chargement doit être mesuré de l’ouvrage.
et contrôlé; le volume qui n’a pas été ainsi mesuré
Le prix unitaire ou global inclut également le
et vérifié avant d’être déchargé entièrement à pied
transport et la mise en œuvre des matériaux, de
d’œuvre est évalué par le surveillant. La surface du
même que tous les frais généraux de l’entreprise :
contenu de la benne doit être suffisamment apla-
administration, assurances, cotisations, intérêts,
nie par l’entrepreneur, à ses frais, pour permettre
loyers, taxes et autres dépenses incidentes. Il doit
le mesurage rapide et précis de la hauteur des
englober les pertes et dommages pouvant résulter
matériaux.
de la nature des travaux, de la fluctuation des prix et
8.1.2 Pesée salaires, des risques de l’entreprise, des grèves, des
retards non imputables au Ministère, des restrictions
Les matériaux payés à la tonne doivent avoir relatives au transport, des accidents et de l’action
été pesés à l’aide d’un appareil certifié depuis moins des éléments de la nature.
de un an par un organisme accrédité par « Poids et
mesures Canada ». Les prix du contrat sont en dollars canadiens
et ne comprennent pas la taxe sur les produits et
Les coupons de pesée doivent se suivre par services (TPS), ni la taxe de vente du Québec (TVQ)
ordre numérique et comporter les espaces néces- conformément à l’attestation fournie par le Ministère à
saires pour y inscrire : l’annexe A du Cahier des charges et devis généraux,
• Par le peseur : qui exempte l’entrepreneur du paiement de ces taxes.
Lorsque le prix d’un ouvrage est stipulé par le
◆◆ le nom de l’entrepreneur; Ministère sur le bordereau ou dans les plans et devis,
◆◆ la date et l’heure de départ; il est la seule rémunération pour toutes les dépenses
engagées pour l’exécution de cet ouvrage; si le prix
◆◆ le nom du propriétaire du camion; stipulé par le Ministère n’est pas jugé suffisant par
◆◆ le numéro d’immatriculation; l’entrepreneur, le coût excédentaire doit être inclus
dans les autres ouvrages du bordereau.
◆◆ la provenance du matériau;
◆◆ l’identification du matériau;
8.3 Matériaux fournis par le
ministère
◆◆ la destination du matériau; Le Ministère fournit certains matériaux requis
◆◆ la masse brute; pour l’exécution des travaux, lorsque cela est stipulé
aux plans et devis. Dans ce cas, le prix unitaire de
◆◆ la masse à vide du camion; l’ouvrage comprend toutes les dépenses pour le
◆◆ la masse nette; chargement, le transport, l’assurance sur le trans-
port, le déchargement, l’entreposage, les travaux
◆◆ la signature du peseur. visant à les rendre conformes et la mise en œuvre
de ces matériaux.
• Par le receveur :
Ces matériaux sont livrés à l’entrepreneur par le
◆◆ le site exact de livraison du matériau; Ministère, à l’usine, à l’entrepôt ou au lieu d’extraction,
et l’entrepreneur en a la responsabilité à partir du
◆◆ la signature du receveur;
moment de leur livraison.
◆◆ l’heure d’arrivée.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 8-1

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Date
2010 12 15

8 |  Mesurages, paiements et retenues

8.4 Avenant au contrat sur les produits et services (TPS) et de la taxe de


L’avenant au contrat a notamment pour but : vente du Québec (TVQ).
Le calcul des paiements à effectuer est établi
• d’autoriser l’exécution d’ouvrages imprévus selon les données qui suivent et doit inclure tout autre
lorsqu’ils sont nécessaires; coût de main-d’œuvre, de matériaux, de machinerie
• de formuler une entente concernant certains lourde, d’équipement divers, petit outillage et autre
changements des conditions d’exécution des matériel requis, non spécifié et attribuable à des
ouvrages, lorsque ces conditions sont manifes- changements dans les conditions d’exécution ou à
tement différentes de celles qui sont indiquées l’exécution de travaux imprévus.
dans les documents du contrat.
8.4.3.1 Coûts
À cet effet, l’entente intervenant entre l’entrepre-
neur et le surveillant ne devient exécutoire que lors- 8.4.3.1.1 Coût de la main-d’œuvre
que ses modalités sont approuvées par le Ministère. Le coût de la main-d’œuvre est constitué :
Les parties peuvent conclure une entente selon
l’une ou l’autre des modalités décrites aux articles • des salaires versés aux ouvriers ainsi qu’au
suivants. contremaître et, le cas échéant, au surinten-
dant qui supervise les salariés sur le chantier,
8 8.4.1 Prix global à forfait conformément à la convention collective ou
décret des travailleurs du secteur Génie civil et
Lorsque les travaux sont déterminés de façon voirie, auxquels s’ajoutent les avantages sociaux
précise et détaillée et qu’un prix est convenu et applicables aux salaires;
accepté par les deux parties pour le tout.
• des frais de déplacement et d’hébergement des
8.4.2 Prix unitaire à forfait salariés additionnels requis.
Lorsque les spécifications relatives aux travaux Aucun paiement direct n’est fait aux employés de
sont déterminées de façon précise et détaillée, mais l’entrepreneur qui travaillent généralement au siège
que toutes les quantités ou certaines des quantités social, à un bureau général, au bureau de chantier,
ne sont fournies qu’à titre estimatif. dans un garage ou un entrepôt.
8.4.3 Prix coûtant majoré 8.4.3.1.2 Coût des matériaux
La méthode du prix coûtant majoré est utilisée Le coût des matériaux est constitué du coût de
lorsque les travaux sont de nature telle que les prix tous les matériaux, produits, fournitures, y compris
ne peuvent être déterminés clairement ou lorsque les matériaux incorporés à l’ouvrage en raison de
l’urgence des travaux est telle qu’il est nécessaire de changements dans les conditions d’exécution ou à
les commencer avant que les spécifications relatives l’exécution de travaux imprévus, en plus des frais de
à ces travaux ne soient déterminées. transport, d’entreposage et de manutention de ceux-
De plus, à la fin de chaque journée d’ouvrage, le ci, le tout correspondant au plus bas prix consenti à
représentant du surveillant et l’entrepreneur compa- l’entrepreneur et aux sous-traitants.
rent leur registre respectif du temps payable et des
matériaux utilisés en vue de s’entendre sur un seul 8.4.3.1.3 Coût de la machinerie lourde
document, qui est signé en 2 copies par chacune Le coût de la machinerie lourde est constitué :
des parties et dont une copie va au Ministère et
• du coût de transport et de montage lorsque la
l’autre à l’entrepreneur.
machinerie requise ne se trouve pas déjà sur
Tous les états de compte de l’entrepreneur le chantier. Le temps consacré aux réparations
doivent être détaillés et accompagnés des pièces et à l’entretien n’est pas payable;
justificatives exigées. L’entrepreneur doit permettre
à tout représentant autorisé du gouvernement d’ins- • le coût d’utilisation de la machinerie lourde
pecter ses livres, ses bordereaux de paie, ses prix calculé à l’aide des taux horaires suivants :
de revient et tout autre document servant de base ◆◆ lorsque, pour un type de matériel, un taux de
à la préparation de ses états de compte. location est publié dans le document Taux
Lorsque la modalité « à prix coûtant majoré » de location de machinerie lourde produit
est retenue, les ouvrages sont faits en régie, et le par la Direction générale des acquisitions
calcul des paiements à effectuer correspond aux en vertu du Règlement sur les contrats
coûts réels de l’entrepreneur et des sous-traitants, d’approvisionnement, de construction et de
et doit inclure les taxes et autres droits imposés par services des ministères et des organismes
toute autorité compétente sur la main-d’œuvre, les publics, ce taux est utilisé pour établir le
matériaux, la machinerie lourde, l’équipement divers, coût d’utilisation de ce matériel;
petit outillage et autre matériel requis et auxquels
l’entrepreneur est assujetti, à l’exclusion de la taxe ◆◆ lorsqu’un type de matériel ne figure pas
dans le document Taux de location de

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2010 12 15

8 |  Mesurages, paiements et retenues

machinerie lourde, le taux utilisé pour éta- 8.4.3.1.5 Coût du transport en vrac
blir le coût d’utilisation de ce matériel est : Le transport en vrac est payé selon les taux et
- le taux de location interne, excluant tarifs inscrits dans le Recueil des tarifs de camion-
l’administration et les profits, lorsque nage du ministère des Transports du Québec.
le matériel appartient à l’entrepreneur;
8.4.3.1.6 Autres frais
- le taux de location interne, excluant Le coût accepté pour les autres frais doit être
l’administration et les profits, ou le taux directement attribuable à des changements dans les
facturé lorsque le matériel appartient conditions d’exécution ou à l’exécution de travaux
à un sous-traitant; imprévus et est constitué :
- le taux facturé lorsque le matériel • des protections, des installations temporaires et
appartient à un fournisseur. des ouvrages de sécurité additionnels;
Le taux de location interne et le taux facturé
• des frais d’énergie et de chauffage;
sont sujets à vérification et doivent être approuvés
par le Ministère. • du coût d’enlèvement et d’élimination des
ordures et débris;
8.4.3.1.4 Coût de l’équipement divers,
petit outillage et autre matériel • des primes additionnelles de cautionnement et 8
Le coût de l’équipement divers, petit outillage d’assurance que l’entrepreneur doit payer à la
et autre matériel est constitué : suite de l’augmentation des prix de son contrat;

• du coût de transport et de montage lorsque • le coût additionnel du contrôle de la qualité des


l’équipement divers, petit outillage et autre travaux par le responsable de l’assurance qualité
matériel requis ne se trouvent pas déjà sur le ou le surintendant;
chantier. Le temps consacré aux réparations et • les redevances et les droits de brevet applicables.
à l’entretien n’est pas payable;
8.4.3.2 Majorations
• du coût d’utilisation de l’équipement divers, petit
outillage et autre matériel calculé à l’aide des La majoration inclut les frais généraux, les frais
taux horaires suivants : d’administration et les profits.

◆◆ lorsque, pour un type de matériel, un taux 8.4.3.2.1 Majoration du coût de la main-


de location indicatif est publié dans le d’œuvre, des matériaux et des
document Machinerie et outillage – Taux autres frais
de location indicatif en vigueur au gouver- Lorsque les travaux sont exécutés par l’entre-
nement, ce taux est utilisé pour établir le preneur, le coût de la main-d’œuvre, des matériaux
coût d’utilisation de ce matériel; et des autres frais est majoré de 15 %. Lorsque les
◆◆ lorsqu’un type de matériel ne figure travaux sont exécutés par un sous-traitant, le coût
pas dans le document Machinerie et de la main-d’œuvre, des matériaux et des autres
outillage – Taux de location indicatif, le frais est majoré de 15 % pour le sous-traitant, et
taux utilisé pour établir le coût d’utilisation ce coût total majoré est à nouveau majoré de 10 %
de ce matériel est : pour l’entrepreneur.

- le taux de location interne, excluant 8.4.3.2.2 Majoration du coût de


l’administration et les profits, lorsque la machinerie lourde, de
le matériel appartient à l’entrepreneur; l’équipement divers, petit
- le taux de location interne, excluant
outillage et autre matériel
l’administration et les profits, ou le taux a) Type de matériel figurant dans les
facturé lorsque le matériel appartient documents Taux de location de machinerie
à un sous-traitant; lourde ou Machinerie et outillage – Taux de
location indicatif
- le taux facturé lorsque le matériel
appartient à un fournisseur. Lorsque le type de matériel appartient à
l’entrepreneur, le coût de la machinerie lourde, de
Le taux de location interne et le taux facturé
l’équipement divers, petit outillage et autre matériel
sont sujets à vérification et doivent être approuvés
ne fait l’objet d’aucune majoration. Lorsque le type
par le Ministère.
de matériel appartient à un sous-traitant ou à un
L’équipement ou les outils à main tel que les fournisseur, le coût de la machinerie lourde, de
marteaux, les pinces ou autres ne sont pas payables. l’équipement divers, petit outillage et autre matériel
est majoré de 10 % pour l’entrepreneur et aucune

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2010 12 15

8 |  Mesurages, paiements et retenues

majoration n’est accordée pour le sous-traitant ou 8.4.5 Changement après la


le fournisseur. réception des travaux
b) Type de matériel ne figurant pas dans les Aucun changement ne peut être exigé après la
documents Taux de location de machinerie réception avec réserve des travaux, à moins qu’une
lourde ou Machinerie et outillage – Taux de entente ne soit conclue entre les parties.
location indicatif
Lorsque le type de matériel appartient à 8.5 Estimation provisoire et
l’entrepreneur, le coût de la machinerie lourde, de paiement
l’équipement divers, petit outillage et autre matériel Les travaux faits au cours de un mois, confor-
est majoré de 15 % pour l’entrepreneur. mément au contrat ou à la demande du Ministère,
Lorsque le type de matériel appartient à un sont payés, déduction faite des retenues.
sous-traitant : Lorsque, pour une année financière (du 1er avril
• le taux de location interne de la machinerie d’une année au 31 mars de l’année suivante), les
lourde, de l’équipement divers, petit outillage devis limitent le paiement à un maximum, le montant
et autre matériel est majoré de 15 % pour le des travaux exécutés excédant ce maximum n’est
sous-traitant, et ce coût total majoré est majoré dû qu’à compter de l’année financière subséquente;
8 à nouveau de 10 % pour l’entrepreneur; l’entrepreneur ne peut exiger de compensation
sous forme d’intérêt ou autrement quant au retard
• le coût facturé pour la machinerie lourde, l’équi- à effectuer le paiement de ces travaux dans les
pement divers, petit outillage et autre matériel est délais permis.
majoré de 10 % pour l’entrepreneur et aucune Le paiement d’une estimation provisoire n’inclut
majoration n’est accordée pour le sous-traitant. que des ouvrages ou portions d’ouvrages complè-
Lorsque le type de matériel appartient à un tement exécutés, et aucun paiement n’est fait pour
fournisseur : des travaux préparatoires ou des matériaux mis en
réserve.
• le coût facturé pour la machinerie lourde,
l’équipement divers, petit outillage et autre Peu importe la forme des garanties fournies
matériel est majoré de 15 % pour l’entrepreneur par l’entrepreneur, lorsque le Ministère reçoit un
lorsque les travaux ont été réalisés par ce avis écrit d’une personne protégée par la garantie
dernier; pour gages, matériaux et services dénonçant qu’elle
n’a pas été entièrement payée pour des travaux
• le coût facturé pour la machinerie lourde, l’équi- effectués conformément à son contrat et visés par
pement divers, petit outillage et autre matériel un paiement antérieur, l’entrepreneur doit, pour
est majoré de 15 % pour le sous-traitant, et ce obtenir le paiement mensuel complet des travaux
coût total majoré est majoré à nouveau de 10 % exécutés, remettre au surveillant une quittance ou
pour l’entrepreneur lorsque les travaux ont été une preuve de paiement attestant qu’il s’est acquitté
réalisés par un sous-traitant. de ses obligations pour gages, matériaux et services.
À défaut de quoi, le Ministère retient, des montants
8.4.3.2.3 Majoration du coût du transport dus à l’entrepreneur, les sommes nécessaires pour
en vrac couvrir cette dénonciation.
Le coût du transport en vrac est majoré de 10 %
lorsque le transport est effectué par des camions 8.6 Estimation finale et paiement
ou un ensemble de véhicules à benne basculante
Une estimation finale est préparée lorsque le
destinés à circuler sur les chemins publics et qui
Ministère juge que les travaux ont tous été exécutés
appartiennent à des exploitants de véhicules lourds
et qu’ils sont conformes au contrat; elle indique la
inscrits au Registre du camionnage en vrac de la
quantité exécutée pour chaque ouvrage du contrat
Commission des transports du Québec et abonnés
et pour chaque ouvrage approuvé par avenant au
au service de courtage d’un titulaire de permis de
contrat, les prix unitaires, les montants s’y rappor-
courtage. Les camions de l’entrepreneur ne sont
tant, les ouvrages à prix global, le montant total dû
pas soumis à cette majoration.
à l’entrepreneur et les retenues.
8.4.4 Prix fixés par le ministère Toutes les estimations précédant l’estimation
À défaut d’entente, les prix et les conditions finale ne sont que des estimations provisoires sujettes
peuvent être fixés par le Ministère, laissant droit à à vérification et à correction au moment de l’estima-
l’entrepreneur de présenter une réclamation s’il se tion finale. L’entrepreneur ne peut donc pas invoquer
croit lésé. L’entrepreneur ne peut refuser d’exécuter aux fins de réclamation le fait que la quantité finale
les ouvrages en question, ni discontinuer ni retarder d’un ouvrage est inférieure à la quantité payée au
l’exécution de ses autres travaux. moment des estimations provisoires.
Pour obtenir le paiement final des travaux exé-
cutés, l’entrepreneur doit remettre au Ministère une

8-4 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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8 |  Mesurages, paiements et retenues

attestation de la Commission de la santé et de la détaillée doit être reçue au bureau du ministre au plus
sécurité du travail et une attestation de la Commission tard 120 jours suivant la réception par l’entrepreneur
de la construction du Québec confirmant que ses de l’estimation finale des travaux.
cotisations à ces organismes ont été payées. L’avis d’intention de réclamer de l’entrepreneur
Peu importe la forme des garanties fournies par ou le refus du Ministère d’accéder à sa demande,
l’entrepreneur, lorsque le Ministère reçoit un avis en tout ou en partie, ne peut servir de prétexte à
écrit d’une personne protégée par la garantie pour l’entrepreneur pour ralentir les travaux ou cesser
gages, matériaux et services dénonçant qu’elle n’a l’exécution du contrat ou d’une partie du contrat,
pas été entièrement payée pour des travaux effectués même de celle en litige. Si l’avis d’intention ou la
conformément à son contrat, l’entrepreneur doit, réclamation ne sont pas produits dans les délais
pour obtenir le paiement final des travaux exécu- prescrits dans le présent article, ou si l’entrepreneur
tés, remettre au surveillant une quittance ou une n’accorde pas au surveillant la possibilité de tenir un
preuve de paiement attestant qu’il s’est acquitté de compte rigoureux des moyens mis en œuvre pour
ses obligations pour gages, matériaux et services. l’exécution des travaux en litige, tel comportement
À défaut de quoi, le Ministère retient, des montants est considéré comme son désistement de tout droit
dus à l’entrepreneur, les sommes nécessaires pour qu’il aurait pu avoir.
couvrir cette dénonciation. L’avis que l’entrepreneur a donné, la présentation

8.7 Retenue spéciale


de la réclamation et le fait, de la part du surveillant,
d’avoir tenu un compte des moyens mis en œuvre ne
8
Une retenue spéciale peut être faite sur des doivent en aucune manière être considérés comme
travaux non conformes aux plans et devis, aux exi- preuve de la validité de la réclamation.
gences du Cahier des charges et devis généraux ou Le Ministère peut, avant ou au cours de l’étude
aux stipulations du contrat. Elle peut être maintenue d’une réclamation, exiger de l’entrepreneur les
jusqu’à ce que l’entrepreneur ait repris ces travaux noms et adresses des sous-traitants, fournisseurs
d’une façon satisfaisante, ou devenir permanente de matériaux ou de services participant au contrat
pour compenser les défectuosités constatées. ainsi qu’une description sommaire des matériaux ou
Peu importe la forme des garanties fournies par services fournis par chacun de ces sous-traitants.
l’entrepreneur, si des créanciers n’ont pas été payés, Les parties conviennent que toutes les démar-
le Ministère peut également utiliser une retenue ches entreprises, que tout document produit et toute
spéciale pour rembourser les créances liquides et parole prononcée dans le contexte de cette procé-
exigibles, y compris celles du Ministère. dure, y compris, mais sans limitation, les rapports
d’étude de réclamation préparés par le Ministère, le
8.8 Procédure de réclamation sont sans préjudice de part et d’autre et ne peuvent
Si l’entrepreneur croit qu’il est lésé d’une façon en aucune façon être invoqués ou produits devant les
quelconque par rapport aux clauses du contrat, il tribunaux. Après étude de la réclamation, le Ministère
doit transmettre directement au directeur une lettre fait à l’entrepreneur, s’il y a lieu, une proposition de
recommandée, avec copie au surveillant, dans règlement. Cette proposition est faite sans préjudice
laquelle il expose et motive son intention de réclamer. aux droits du Ministère et ne doit pas être considérée
Cette lettre doit être transmise dans un délai maximal comme une reconnaissance ou admission de quel-
de 15 jours à compter du début des difficultés qui, que nature que ce soit. Le Ministère se réserve le droit
selon lui, justifient son intention de réclamer. de la modifier et même de la retirer complètement.
Après étude du grief, le Ministère fait part de son L’entrepreneur doit, pour obtenir le paiement
point de vue à l’entrepreneur et propose, s’il y a lieu, de toute réclamation, fournir une déclaration avec
une solution. Cette proposition ne met aucunement preuve satisfaisante à l’appui, établissant que les
fin aux droits du Ministère et ne peut être considérée matériaux et services fournis par les sous-traitants
comme une reconnaissance ou une acceptation de ont été payés ou garantis. À défaut de ce qui est
quelque nature que ce soit. mentionné précédemment, le ministre retient des
montants dus sur la réclamation les sommes jugées
À défaut d’entente, l’entrepreneur peut présenter nécessaires pour protéger les créances des sous-
une réclamation. Celle-ci doit être détaillée et adres- traitants qui, de l’avis du ministre, ont droit à une
sée directement au ministre et reçue à son bureau au partie du montant du règlement de la réclamation.
plus tard 120 jours suivant la date de réception par
l’entrepreneur de l’estimation finale des travaux. Dans L’acceptation par l’entrepreneur de la proposi-
le cas où une réception avec réserve est faite par tion de règlement et le paiement par le Ministère du
le Ministère, la réclamation détaillée doit être reçue montant proposé constituent un règlement complet
au bureau du ministre au plus tard 120 jours suivant et final de la réclamation sur le contrat, le tout sans
la réception par l’entrepreneur de l’estimation des aucune reconnaissance ni admission de quelque
travaux faisant l’objet de la réception avec réserve. nature que ce soit et sans renonciation de la part
Pour les travaux exécutés entre la réception avec du gouvernement à l’exercice de ses droits pouvant
réserve et la réception sans réserve, la réclamation découler de ce contrat.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 8-5

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2010 12 15

8 |  Mesurages, paiements et retenues

Dans un règlement de réclamation, l’entrepre- PRC : prix de référence du carburant ($/litre);


neur n’a droit à aucune compensation pour perte
de profit. PMC : prix moyen du carburant pour le mois pendant
lequel s’exécutent les travaux ($/litre);
8.9 Ajustement du prix 10 % : pourcentage du MTG retenu pour l’ajuste-
du carburant ment du carburant.
Le prix de référence utilisé pour le calcul de
l’ajustement du prix du carburant est le prix moyen 8.10 Ajustement du prix de l’acier
mensuel du carburant pour le mois de publication de Le calcul et le paiement de l’ajustement du
l’appel d’offres. Toutefois, pour un contrat antérieur à prix de l’acier d’armature et de l’ajustement du
2006, le prix de référence est le prix moyen mensuel prix de l’acier structural sont effectués au moment
du mois de juin 2006. du paiement final du contrat ou une seule fois par
Le prix moyen mensuel du carburant est déter- année, à la fin de la saison des travaux, lorsque le
miné par la moyenne des prix minimaux à la rampe délai attribué pour la réalisation du contrat s’étend
de chargement, publiés chaque semaine par la Régie sur plus d’une année.
de l’énergie du Québec. Ce prix inclut la taxe d’accise Aux fins de l’application de cet ajustement, l’acier

8
fédérale et la taxe provinciale sur les carburants, mais structural comprend l’acier couvert par le mode de
pas la TPS ni la TVQ. Le prix moyen mensuel est paiement des ouvrages en acier et en aluminium, de
une moyenne provinciale calculée par le Ministère et même que l’acier couvert par le mode de paiement
publiée dans la section sur le camionnage en vrac de des pieux caissons de la section « Ouvrages d’art ».
l’onglet Entreprises de la page Internet du ministère
des Transports du Québec (www.mtq.gouv.qc.ca). 8.10.1 Acier d’armature
Le montant d’ajustement est établi à la hausse Le montant d’ajustement de l’acier d’armature
ou à la baisse, selon la fluctuation du prix moyen est établi à la hausse ou à la baisse, selon la variation
mensuel du carburant. Il s’applique à tous les tra- de l’indice des prix entre le mois de la publication
vaux couverts par un bordereau de terrassement et de l’appel d’offres et le mois de la pose de l’acier.
gravelage et réalisés depuis le 1er mai 2008. Le prix de référence utilisé pour le calcul de
Un ajustement est effectué chaque mois lors- l’ajustement de l’acier d’armature est fixé à 750 $/
que des travaux de terrassement et de fondation de tonne (0,75 $/kg) pour janvier 2008. Ce prix n’inclut
chaussée sont réalisés et qu’une variation supérieure pas de TPS ni de TVQ.
à 5 % est enregistrée entre le prix moyen mensuel L’indice des prix considéré pour l’ajustement
et le prix de référence du carburant. est l’indice « Barres d’armature pour le béton, non
L’ajustement est calculé de la façon suivante : travaillées » du tableau 2–13 « Indices des prix des
produits industriels, par produits et agrégations de
1. Si  PMC  >  1,05  PRC, le Ministère verse à l’entre- produits – Produits métalliques de première trans-
preneur une compensation comparable à la formation » du catalogue mensuel « Indices des
hausse du prix du carburant qui excède 105 % prix de l’industrie » publié par Statistique Canada.
du prix de référence. Cette compensation est L’indice de référence pour janvier 2008 est 146,6.
calculée de la façon suivante :
Le calcul de l’ajustement du prix est effectué pour
MA = (PMC – 1,05) × MTG × 10 % chaque mois où de l’acier d’armature a été posé et
       PRC payé au bordereau et qu’une variation supérieure à
5 % de l’indice des prix entre le mois de la publication
2. Si PMC < 0,95 PRC, le Ministère retient à
de l’appel d’offres et le mois de la pose de l’acier
l’entrepreneur une compensation comparable à
d’armature est enregistrée.
la baisse du prix du carburant qui est inférieure
à 95 % du prix de référence. Cette compensation L’ajustement mensuel est calculé de la façon
est calculée de la façon suivante : suivante :
MA = (0,95 – PMC) × MTG × 10 % 1. Si IPM > 1,05 IPC, le Ministère verse à l’entre-
    PRC preneur une compensation pour la hausse du
prix de l’acier d’armature qui excède 105 % de
où la valeur de l’indice des prix au moment de la
MA : montant d’ajustement du prix du carburant au publication de l’appel d’offres. Cette compen-
bordereau de terrassement et gravelage ($); sation est calculée de la façon suivante :
MTG : montant des travaux payés au bordereau de MA = Q ×  0,75  × (IPM – (1,05 × IPC))
terrassement et gravelage pour le mois ($);     146,6

8-6 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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Date
2010 12 15

8 |  Mesurages, paiements et retenues

2. Si IPM < 0,95 IPC, le Ministère retient à l’entre- L’ajustement mensuel est calculé de la façon


preneur une compensation pour la diminution suivante :
du prix de l’acier d’armature qui est inférieure à
95 % de la valeur de l’indice des prix au moment 1. Si IPM > 1,05 IPC, le Ministère verse à l’entre-
de la publication de l’appel d’offres. Cette com- preneur une compensation pour la hausse du
pensation est calculée de la façon suivante : prix de l’acier structural qui excède 105 % de
la valeur de l’indice des prix au moment de la
MA = Q ×  0,75  × ((0,95 × IPC) – IPM) publication de l’appel d’offres. Cette compen-
       146,6 sation est calculée de la façon suivante :
où MA = Q ×  1,00  × (IPM – (1,05 × IPC))
    119,2
MA : montant d’ajustement du prix de l’acier
d’armature ($); 2. Si IPM < 0,95 IPC, le Ministère retient à l’entre-
preneur une compensation pour la diminution
Q : quantité d’acier d’armature posé et payé au du prix de l’acier structural qui est inférieure à
bordereau pour le mois (kg); 95 % de la valeur de l’indice des prix au moment
IPC : indice des prix du mois de la publication de de la publication de l’appel d’offres. Cette com-
l’appel d’offres; pensation est calculée de la façon suivante :

IPM : indice des prix du mois de la pose de l’acier MA = Q ×  1,00  × ((0,95 × IPC) – IPM) 8


    119,2
d’armature.
Note où
Depuis août 2010, Statistique Canada publie MA : montant d’ajustement du prix de l’acier struc-
les indices de prix basés sur un référentiel tural ($);
2002  =  100. Dans ses publications antérieures,
Statistique Canada utilisait un référentiel Q : quantité d’acier structural posé et payé au
1997 = 100. Pour le calcul de l’ajustement, les bordereau pour le mois (kg);
indices de prix doivent provenir d’un même IPC : indice des prix du mois de la publication de
catalogue mensuel ou être basés sur le même l’appel d’offres;
référentiel. Statistique Canada publie également
un tableau de conversion des indices. IPM : indice des prix du mois de la pose de l’acier
structural ou du 5e mois suivant le mois de la
8.10.2 Acier structural publication de l’appel d’offres, selon la première
Le montant d’ajustement de l’acier structural est éventualité.
établi à la hausse ou à la baisse, selon la variation
Note
de l’indice des prix entre le mois de la publication de
Depuis août 2010, Statistique Canada publie
l’appel d’offres et la première des deux éventualités,
les indices de prix basés sur un référentiel
soit le mois de la pose de l’acier ou le 5e mois suivant
2002  =  100. Dans ses publications antérieures,
le mois de la publication de l’appel d’offres.
Statistique Canada utilisait un référentiel
Le prix de référence utilisé pour le calcul de 1997 = 100. Pour le calcul de l’ajustement, les
l’ajustement de l’acier structural est fixé à 1 000 $/ indices de prix doivent provenir d’un même
tonne (1,00 $/kg) pour janvier 2008. Ce prix n’inclut catalogue mensuel ou être basés sur le même
pas de TPS ni de TVQ. référentiel. Statistique Canada publie également
L’indice des prix considéré pour l’ajustement est un tableau de conversion des indices.
l’indice « Feuilles, feuillards et tôles d’acier ordinaire,
laminés à chaud » du tableau 2-13 « Indices des prix
des produits industriels, par produits et agrégations
de produits – Produits métalliques de première
transformation » du catalogue mensuel « Indices des
prix de l’industrie » publié par Statistique Canada.
L’indice de référence pour janvier 2008 est 119,2.
Le calcul de l’ajustement du prix est effectué au
5e mois suivant le mois de la publication de l’appel
d’offre ou au mois de la pose de l’acier structural,
selon la période la plus courte, et ce, à condition
qu’une variation supérieure à 5 % de l’indice des
prix soit enregistrée.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 8-7

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Date
2010 12 15

9 |  Résiliation du contrat

9.1 Résiliation par volonté du


ministre
Le ministre peut en tout temps résilier le contrat
unilatéralement, au moyen d’un écrit adressé à
l’entrepreneur et, le cas échéant, à la caution. S’il se
prévaut de ce droit, il indemnise l’entrepreneur de la
valeur des travaux faits et des dépenses engagées,
à l’exception de toute mise de capital en vue de
l’exécution du contrat.

9.2 Résiliation par consentement


mutuel
Le ministre et l’entrepreneur peuvent résilier le
contrat par entente et convenir alors des conditions
de la résiliation.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 9-1

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Partie 2
Devis généraux

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Date
2010 12 15
10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

10.1 Organisation de chantier Le bureau du surveillant doit être isolé et pourvu


d’un système de chauffage et de climatisation adé-
10.1.1 Mise en œuvre quat de façon à pouvoir y maintenir la température
entre 19 oC et 24 oC. Il doit être muni d’un distributeur
10.1.1.1 Chemin d’accès d’eau froide et d’eau chaude, incluant l’approvision-
Les chemins d’accès au site des travaux doivent nement en eau potable, et d’un système d’éclairage
être construits et entretenus par l’entrepreneur de électrique 110-120 V comportant au moins deux
telle sorte qu’ils soient carrossables et que leur prises de courant.
signalisation soit conforme au Tome V – Signalisation Le bureau du surveillant doit être meublé d’un
routière de la collection Normes – Ouvrages routiers pupitre avec tiroirs, d’une chaise de bureau, d’une
du ministère des Transports. table à plans d’au moins 0,75 m de largeur sur
2,0 m de longueur et d’un tabouret, d’un support à
10.1.1.2 Campement et chantier plans, d’une table de réunion d’au moins 0,90 m de
L’entrepreneur doit aménager le chantier de largeur sur 1,80 m de longueur avec quatre chaises
façon à installer tous les matériaux, le matériel, les ainsi que d’un classeur à documents de format légal
locaux, ateliers, dépendances et personnes néces- muni d’une serrure. Le mobilier doit être fonctionnel
saires à l’exécution des travaux. et de type commercial. Ce local doit être entretenu
quotidiennement par l’entrepreneur et maintenu
10.1.2 Mode de paiement salubre en tout temps.
L’organisation de chantier est payée à prix glo- Le bureau du surveillant doit également être
bal. Le prix couvre notamment le chemin d’accès, le équipé d’un télécopieur muni d’un combiné branché
campement et le chantier ainsi que l’entretien des à une ligne téléphonique distincte de celle de l’entre-
lieux, et il inclut toute dépense incidente.
Le paiement de l’organisation du chantier est
preneur, incluant le service local de téléphonie. Ce
télécopieur doit être muni de la fonction de photocopie
10
effectué au prorata des estimations des travaux. utilisant des feuilles de papier individuelles, de format
Toutefois, un minimum de 25 % est payé à la pre- lettre ou de format légal, et de la papeterie nécessaire
mière estimation. à son fonctionnement. En remplacement de la ligne
Si l’organisation de chantier ne fait pas l’objet téléphonique ordinaire, l’entrepreneur doit fournir
d’un article particulier au bordereau, l’entrepreneur une ligne cellulaire incluant les frais d’utilisation. Ce
doit en répartir les coûts sur l’ensemble des prix téléphone cellulaire doit être activé localement par
unitaires et globaux du contrat. rapport au site des travaux.
À proximité du bureau du surveillant, il doit y
10.2 Locaux de chantier avoir une toilette à l’usage exclusif du surveillant
et de ses représentants, qui doit être entretenue
10.2.1 Disponibilité des locaux quotidiennement par l’entrepreneur.
Avant le début du chantier et pour toute sa durée, L’entrepreneur doit mettre à la disposition du
sauf pour une longue période de suspension des Ministère un nombre minimal de trois places de
travaux, l’entrepreneur doit mettre à la disposition du stationnement. Ces places doivent être situées à
surveillant les locaux, le matériel, les équipements l’intérieur des limites du chantier, à proximité de
et les services qui font l’objet d’articles particuliers chacun des locaux de chantier et sur une surface
au bordereau ou qui sont décrits aux plans et devis. carrossable, et doivent être réservées à l’usage
Ces biens demeurent la propriété de l’entrepreneur. exclusif du Ministère.
Ils doivent toutefois être réservés à l’usage exclusif
du surveillant et de ses représentants. 10.2.2.2 Laboratoire de chantier
Les locaux de chantier doivent être installés à un Les exigences relatives aux dimensions, à l’iso-
endroit accepté par le surveillant. Les portes de ces lation, au chauffage, au téléphone, au stationnement,
locaux doivent être munies de serrures fonctionnelles au mobilier et à la toilette sont les mêmes que celles
et les clés remises au surveillant. relatives au bureau du surveillant, sous réserve des
Les locaux, les équipements et le matériel doi- modifications suivantes :
vent demeurer en place, à la disposition du surveillant, • l’approvisionnement en électricité doit être
jusqu’à l’avis de réception sans réserve des travaux. de 110-120 V d’au moins 100 A et le local doit
comporter au moins quatre prises de courant;
10.2.2 Mise en œuvre
10.2.2.1 Bureau du surveillant • le local doit être situé à proximité des travaux
dans un endroit où il n’est pas soumis aux vibra-
La surface minimale du plancher est de 15 m², tions extérieures nuisibles au fonctionnement
la hauteur minimale du plafond est de 2,4 m et la des appareils de laboratoire;
surface des fenêtres de chacune des pièces ne
doit pas être inférieure à 6,5 % de la surface de • le local doit être meublé d’un pupitre avec tiroirs
leur plancher. et de 2 chaises.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 10-1

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Date
2010 12 15
10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

10.2.2.3 Poste de pesée La signalisation des travaux doit être mainte-


Le dispositif de lecture de pesée est placé à nue à tout endroit où il y a risque d’accident ou de
l’intérieur d’un local ayant au minimum une surface dommages aux ouvrages en voie d’exécution, soit
de plancher de 10 m² pour un poste de pesée perma- directement ou indirectement à cause des travaux.
nent et de 8 m² pour un poste de pesée temporaire. L’entrepreneur doit maintenir sur la route, tant que
Ce local doit être isolé et pourvu d’un système de durent les travaux, une signalisation conforme au
chauffage et de climatisation adéquat de façon à Tome V – Signalisation routière de la collection
pouvoir y maintenir la température entre 19 oC et Normes – Ouvrages routiers du ministère des
24 oC. Il doit y avoir également un niveau d’éclairage Transports.
minimal de 400 lux et les murs intérieurs doivent L’entrepreneur doit maintenir en tout temps
être de couleur pâle. Il doit être assis sur une base la signalisation d’indication de destination et de
solide, être suffisamment étanche et être éloigné repérage. Si la configuration du chantier nécessite
des vibrations, poussières et bruits produits par les l’enlèvement ou le déplacement de ce type de signa-
équipements du chantier. Il doit en outre comporter lisation, l’entrepreneur doit présenter sur les plans
une fenêtre coulissante en face du tablier de la de signalisation l’équipement qu’il prévoit utiliser.
balance et une fenêtre du côté de l’approche des L’entrepreneur doit toujours assurer un passage
camions. La porte est située sur le côté ou à l’arrière sécuritaire aux usagers de la route.
et son accès doit être sécuritaire. La porte doit être
munie d’une serrure fonctionnelle dont la clé doit être Lorsque la circulation doit être maintenue sur
remise au surveillant. Une tablette de 0,75 m × 2 m la route en construction, l’entrepreneur doit main-
solidement fixée au mur sert de table de travail. tenir les accès aux propriétés riveraines et assurer
L’ameublement comprend une table, deux chaises l’entretien régulier de la route à l’intérieur des limites
des travaux. De plus, dans le cas où le Ministère ou
10 et un tabouret ajustable. Une toilette doit être instal-
lée à moins de 75 m du poste de pesée et doit être l’un de ses mandataires doit exécuter des travaux
de déneigement et de déglaçage sur la route en
entretenue hebdomadairement par l’entrepreneur.
construction, l’entrepreneur doit collaborer avec ces
10.2.3 Mode de paiement intervenants dans le but d’effectuer ces travaux le
plus tôt possible.
Le bureau du surveillant est payé à prix global.
Le prix couvre notamment le local et le matériel, Au cours d’une longue période de suspension
leur entretien ainsi que les services, et il inclut toute des travaux dûment autorisée, l’entrepreneur est
dépense incidente. libéré de l’entretien régulier de la route où la circu-
lation est maintenue, mais il n’est pas libéré de ses
Le laboratoire est payé à prix global. Le prix responsabilités relatives à ses ouvrages ou à tout
couvre notamment le local et le matériel, leur entre- ouvrage endommagé par ses travaux antérieurs ni
tien ainsi que les services, et il inclut toute dépense des dommages qui peuvent en résulter.
incidente.
Le bureau du surveillant et le laboratoire de 10.3.2 Documents fournis par
chantier sont payés au prorata des estimations des l’entrepreneur
travaux. Toutefois, un minimum de 25 % est payé à
Pour chaque phase de travaux, l’entrepreneur
la première estimation.
doit soumettre pour approbation au Ministère, au
Les coûts relatifs aux places de stationnement moins 7 jours avant de commencer les travaux,
réservées à l’usage exclusif du Ministère doivent être les plans de signalisation accompagnés d’un plan
inclus dans les prix globaux des locaux de chantier. de travail.
Le poste de pesée ne fait l’objet d’aucun article Le plan de travail doit indiquer l’équipement
au bordereau. Toutes les dépenses relatives à l’ins- et les véhicules à utiliser, l’horaire des travaux, la
tallation, à l’entretien et au matériel requis doivent description du personnel, ainsi que les mesures pour
être incluses dans les prix unitaires des matériaux diriger et maintenir la circulation.
à peser.
L’entrepreneur doit, avant la première réunion
de chantier :
10.3 Maintien de la circulation
et signalisation • nommer le responsable en signalisation et
fournir son nom au Ministère. Ce responsable
10.3.1 Obligations de devient, de ce fait, son unique représentant
l’entrepreneur en matière autorisé à faire installer et à faire apporter des
modifications à la signalisation;
de gestion de la circulation
Avant le début et au cours des travaux, l’entre- • nommer le gestionnaire du chantier et fournir
preneur doit prendre les mesures nécessaires pour son nom au Ministère. Ce gestionnaire est une
faciliter et diriger le mouvement des véhicules sur la personne en charge de la détermination des
route à construire et sur les chemins de déviation méthodes d’exécution et de la planification
nécessaires durant les travaux. des travaux;

10-2 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

• nommer son sous-traitant ou son propre person- Chaque équipe de signalisation qui travaille sur
nel spécialisé en signalisation, qui devient, de une route ouverte à la circulation doit être composée
ce fait, la seule entité affectée à la signalisation; d’au moins 2 personnes et 1 véhicule de protection.
Une de ces personnes doit être en permanence dans
• fournir la liste de tout le personnel affecté à la le véhicule de protection.
signalisation et au maintien de la circulation
ainsi qu’une copie des attestations de réussite La patrouille doit procéder à des vérifications
des cours de formation exigés. de la signalisation pendant la durée des entraves
tant pour les travaux préparatoires que pour les
10.3.3 Personnel principaux travaux.
Tous les cours de formation que doit suivre le per- 10.3.3.3 Personnel affecté au maintien
sonnel affecté à la signalisation et au maintien de la
circulation doivent être donnés par une agence ou un de la circulation
organisme reconnu par le Ministère. L’entrepreneur Les personnes affectées au maintien de la
doit s’assurer que le personnel affecté à la signali- circulation sont les signaleurs et les conducteurs
sation et au maintien de la circulation est muni de du véhicule escorte.
l’équipement conforme au Tome V – Signalisation Les signaleurs doivent détenir une attestation de
routière de la collection Normes – Ouvrages routiers réussite du cours « Signaleur de chantier routier » de
du ministère des Transports. la formation en signalisation de travaux de chantiers
routiers et autoroutiers.
10.3.3.1 Responsable en signalisation et
Les conducteurs du véhicule escorte doivent
gestionnaire de chantier être âgés d’au moins 18 ans et être titulaires d’un
Le responsable en signalisation et ses repré-
sentants doivent détenir une attestation de réussite
permis de conduire valide au Québec.
10
du cours « Gestion des impacts des travaux routiers 10.3.4 Signalisation des travaux
sur la circulation » et du cours « Supervision et sur-
veillance de la signalisation de travaux routiers » de 10.3.4.1 Atténuateurs d’impact fixés à un
la formation en signalisation de travaux de chantiers véhicule
routiers et autoroutiers. Les atténuateurs d’impact fixés à un véhicule
Le gestionnaire du chantier de l’entrepreneur (AIFV) doivent être conformes aux exigences du
doit détenir une attestation de réussite du cours chapitre 7 « Dispositifs de retenue » du Tome II –
« Gestion des impacts des travaux routiers sur la Construction routière de la collection Normes –
circulation » de la formation en signalisation de tra- Ouvrages routiers du ministère des Transports.
vaux de chantiers routiers et autoroutiers. Les AIFV doivent être utilisés pour les travaux
Le responsable en signalisation doit être présent de courte et de très courte durée, pour les travaux
à toutes les réunions de chantier. mobiles lents et pour les travaux de marquage exé-
cutés sur toutes les autoroutes et les routes ayant
10.3.3.2 Personnel affecté à la deux voies et plus dans la même direction où la
signalisation vitesse est supérieure à 70 km/h.
Les personnes affectées à la signalisation doi-
vent être âgées d’au moins 18 ans et être titulaires
10.3.4.2 Panneaux spéciaux
d’un permis de conduire valide au Québec. Tous les panneaux spéciaux doivent être munis
d’une pellicule rétroréfléchissante conforme à la
Le personnel affecté à la signalisation doit détenir
norme 14101 « Pellicule rétroréfléchissante » du cha-
une attestation de réussite du cours « Installation de
pitre 14 « Matériaux divers » du Tome VII – Matériaux
la signalisation de travaux de chantiers routiers »
de la collection Normes – Ouvrages routiers du
ou du cours « Supervision et surveillance de la
ministère des Transports et demeurer fonctionnels
signalisation de travaux de chantiers routiers » de
pendant toute la durée des travaux.
la formation en signalisation de travaux de chantiers
routiers et autoroutiers. 10.3.4.3 Panneaux à messages variables
L’équipe de signalisation est responsable de mobiles
l’équipement de signalisation pendant toute la durée
des travaux. Cette équipe doit intervenir au moment Les panneaux à messages variables mobiles
de l’installation, du démantèlement et de tout dépla- (PMV mobiles) doivent être fonctionnels pendant
cement de cet équipement, ainsi qu’à tout moment toute la durée des travaux et informer en temps
où la mise en œuvre de travaux de signalisation réel les usagers des conditions de la circulation et
est requise par le Ministère ou nécessaire pour la des entraves.
sécurité des travailleurs ou des usagers. 10.3.5 Mise en œuvre
Lorsque spécifié aux plans et devis, un comité
de gestion de l’impact des travaux est formé par le

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 10-3

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10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

Ministère avant la première réunion de chantier. Ce riveraines, le démantèlement, l’entretien régulier


comité regroupe les intervenants concernés par des voies de circulation, et il inclut toute dépense
l’impact des travaux, notamment des représentants incidente.
de chacune des municipalités riveraines des travaux, Le prix du maintien de la circulation et de
des représentants de la Sûreté du Québec ou des la signalisation des travaux couvre également la
corps de police municipaux, le responsable en rémunération du responsable en signalisation et ses
signalisation de l’entrepreneur et des représentants représentants, du personnel affecté à la signalisation
du Ministère. et du personnel affecté au maintien de la circulation
L’entrepreneur doit prévoir au moins une réu- requis par les activités de l’entrepreneur ou celles de
nion de chantier spéciale sur la signalisation et la ses sous-traitants, l’équipement requis, les déplace-
circulation, avant le début des travaux, avec tous ments, les ajustements de la signalisation par l’équipe
les intervenants du comité de gestion de l’impact de signalisation, et il inclut toute dépense incidente.
des travaux.
Sans une autorisation formelle stipulée dans les
10.3.6.2 Panneaux spéciaux
plans et devis ou par un écrit du Ministère à cette Les panneaux spéciaux tels qu’ils sont décrits
fin, l’entrepreneur n’a pas le droit d’interrompre la dans les plans et devis sont payés au mètre carré
circulation sur un chemin public en construction pour toute la durée des travaux, au prorata de
ou de dévier la circulation sur d’autres chemins l’avancement des travaux. Toutefois, un minimum
publics. S’il est autorisé à fermer complètement la de 25 % est payé à l’installation.
route, l’entrepreneur doit construire et entretenir Le prix couvre notamment la fourniture de
des chemins temporaires à proximité et assurer un l’équipement, le matériel, l’entretien régulier, le
passage aux usagers de la route. L’entrepreneur doit déplacement ainsi que le démantèlement, et il inclut
10 assumer l’entière responsabilité de tous les domma-
ges ou accidents attribuables à une défectuosité ou
toute dépense incidente.

à l’insuffisance de la signalisation sur les voies de 10.3.6.3 Panneaux à messages variables


circulation, temporaires ou non. Les panneaux à messages variables sont
Les lests des repères visuels et des panneaux payés à l’unité, par jour. Le prix couvre notamment
de signalisation doivent être en nombre suffisant la fourniture de l’équipement, le matériel, l’opération,
pour en assurer la stabilité. l’entretien ainsi que le démantèlement, et il inclut
En tout temps, l’entrepreneur doit disposer toute dépense incidente.
le matériel et entreposer les matériaux de façon Les changements dans les messages des
sécuritaire pour les usagers de la route. panneaux à messages variables (date, heure, etc.)
La signalisation des travaux doit être mise à apporter à la suite des opérations de l’entrepre-
en place et acceptée par le surveillant au début neur durant la période de construction doivent être
de chaque phase des travaux. Elle doit aussi être réalisés, et le coût de ces changements est compris
maintenue opérationnelle et en bon état en tout dans le prix unitaire.
temps et pour toute la durée des travaux. Une fois
10.3.7 Chemin de déviation
ceux-ci terminés, toute la signalisation des travaux
doit être enlevée. Cette dernière opération doit être temporaire
effectuée dans les délais contractuels.
10.3.7.1 Mise en œuvre
10.3.6 Mode de paiement Lorsque l’entrepreneur doit construire un chemin
de déviation, il doit se conformer aux normes du
10.3.6.1 Maintien de la circulation et Ministère relativement à la construction de routes.
signalisation des travaux
10.3.7.2 Mode de paiement
Le maintien de la circulation et la signalisation
des travaux effectués dans les délais contractuels Le chemin de déviation est généralement payé à
sont payés à la journée. Le prix couvre notamment prix global. Le prix couvre notamment la fourniture des
les plans de signalisation, les dispositifs de signa- matériaux, la mise en œuvre, l’entretien, le maintien
lisation, la main-d’œuvre, le transport, le balisage de la circulation, la démolition ainsi que la remise en
des voies à l’aide des repères visuels, ainsi que la ordre des lieux, et il inclut toute dépense incidente.
fourniture pour la durée des travaux et la pose des Le paiement du chemin de déviation est effectué
panneaux de signalisation, le lestage, la mise en au prorata des estimations des travaux. Toutefois, un
service, l’utilisation des atténuateurs d’impact fixés minimum de 25 % est payé à la première estimation.
à un véhicule (AIFV), la réalisation des travaux de Si le chemin de déviation temporaire ne fait
fermeture et de réouverture de voies de circulation pas l’objet d’un article particulier au bordereau,
et de bretelles, les modifications nécessaires durant l’entrepreneur doit en répartir les coûts dans les prix
les travaux, le masquage et le démasquage de unitaires ou globaux des ouvrages correspondants.
panneaux, le maintien des accès aux propriétés

10-4 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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Date
2010 12 15
10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

10.3.8 Pont temporaire 10.3.9.2.2 Glissières en béton à


déplacement rapide pour
10.3.8.1 Mise en œuvre chantier
Le pont temporaire doit être conforme aux L’entrepreneur doit déplacer latéralement les
exigences du Tome III – Ouvrages d’art de la col- glissières pour chantier selon les exigences du
lection Normes – Ouvrages routiers du ministère maintien de la circulation. Pour ce faire, l’entrepre-
des Transports. neur doit respecter les horaires donnés aux plans et
L’entrepreneur doit remettre au Ministère le devis et réduire au minimum les impacts des travaux
plan du pont temporaire à construire. Après sa sur la circulation.
construction et avant sa mise en service, l’entrepre- Les véhicules de transfert doivent être pourvus
neur doit fournir au Ministère un avis écrit signé par de freins et de lumières de freins, de feux de circu-
un ingénieur membre de l’Ordre des ingénieurs du lation directionnels et de phares pour le travail de
Québec indiquant que le pont temporaire construit nuit ainsi que d’un crochet de remorquage et d’une
est conforme au plan soumis. flèche de signalisation lumineuse à chaque extrémité.
10.3.8.2 Mode de paiement La tolérance pour la rectitude du positionnement
Le pont temporaire est payé à prix global. Le est de 50 mm par rapport à la position prévue.
prix couvre notamment la fourniture des matériaux L’ajustement de la signalisation et le dépla-
incluant les glissières, la mise en œuvre, l’entretien, cement des glissières pour chantier doivent être
le maintien de la circulation, la démolition ainsi que la simultanés.
remise en ordre des lieux, et il inclut toute dépense
incidente. 10.3.9.3 Mode de paiement
Le paiement d’un pont temporaire est effectué
comme suit : 75 % à la mise en service et 25 % au
10.3.9.3.1 Glissières en béton pour 10
chantier
démantèlement.
Les glissières en béton pour chantier, à l’excep-
10.3.9 Glissières pour chantier tion de celles utilisées sur un pont temporaire, sont
payées au mètre. Le prix couvre notamment la
10.3.9.1 Matériaux fourniture pour la durée des travaux, le transport,
Les matériaux des glissières doivent être l’installation, l’entretien, la réparation ou le rempla-
conformes au Tome VII – Matériaux de la collec- cement en cas de bris, le déplacement à la suite
tion Normes – Ouvrages routiers du ministère des d’un impact, l’enlèvement à la fin des travaux ainsi
Transports. que la remise en ordre des lieux, et il inclut toute
dépense incidente. Cet ouvrage est payé comme
10.3.9.2 Mise en œuvre suit : 60 % à l’installation des glissières et 40 % au
démantèlement.
10.3.9.2.1 Glissières en béton pour chantier Le coût relatif aux glissières en béton pour
Les glissières pour chantier doivent être conçues chantier utilisées sur un pont temporaire doit être
en fonction des paramètres du chantier, selon les inclus dans les prix globaux du pont temporaire.
normes du Ministère. En particulier, celles utilisées Le déplacement des glissières en béton pour
sur un pont doivent être conformes aux exigences du chantier requis par le Ministère est payé au mètre
Tome III –  Ouvrages d’art de la collection Normes – de glissière déplacée. Le prix couvre notamment la
Ouvrages routiers du ministère des Transports. mise en œuvre et il inclut toute dépense incidente.
Selon des exigences de l’article « Plan de signa-
lisation » du présent Cahier des charges et devis 10.3.9.3.2 Glissières en béton à
généraux, l’entrepreneur doit fournir au Ministère déplacement rapide pour
le plan d’aménagement des glissières pour chantier chantier
à poser. Les glissières en béton à déplacement rapide
De plus, dans le cas où les glissières pour pour chantier sont payées au mètre. Le prix couvre
chantier sont installées sur un pont, l’entrepreneur notamment la fourniture pour la durée des travaux,
doit fournir au Ministère un avis écrit signé par un le transport, l’installation, l’entretien, la réparation
ingénieur membre de l’Ordre des ingénieurs du ou le remplacement en cas de bris, le déplacement
Québec indiquant qu’elles sont installées selon le à la suite d’un impact ainsi que l’enlèvement à la fin
plan soumis. des travaux, et il inclut toute dépense incidente. Cet
Les sections de glissières pour chantier sont ouvrage est payé comme suit : 60 % à l’installation
reliées entre elles au moyen de raccords conformes des glissières et 40 % au démantèlement.
aux normes du Ministère.

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10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

Le déplacement des glissières en béton à Lorsque le marquage temporaire à l’aide de


déplacement rapide pour chantier requis par le peinture est exigé aux plans et devis, l’entrepreneur
Ministère est payé au mètre de glissière déplacée. doit soumettre au Ministère un plan de marquage
Le prix couvre notamment la mise en œuvre et il indiquant la localisation et les quantités estimées
inclut toute dépense incidente. de lignes à tracer pour les différentes phases des
travaux. Les lignes de délimitation de voies doivent
10.3.10 Atténuateur d’impact pour avoir des dimensions conformes aux normes du
chantier Ministère.

10.3.10.1 Assurance de la qualité 10.3.11.1.1 Marquage temporaire à l’aide


L’entrepreneur doit utiliser des atténuateurs de délinéateurs
d’impact homologués. L’installation des délinéateurs temporaires doit
être réalisée selon les instructions du fabricant.
10.310.2 Mise en œuvre L’utilisation d’un dispositif d’ancrage mécanique avec
Aux extrémités des glissières rigides ou des un ou des clous est interdite.
glissières pour chantier en béton qui représentent un
obstacle pour les usagers, un atténuateur d’impact 10.3.11.1.2 Marquage temporaire à l’aide
fixe doit être installé. L’entrepreneur doit obtenir au de peinture
préalable l’autorisation écrite du surveillant pour L’entrepreneur doit utiliser une peinture pour
toute ouverture additionnelle dans la glissière qu’il le marquage temporaire de chaussée conforme
envisage d’aménager. au Tome VII – Matériaux de la collection Normes –
Ouvrages routiers du ministère des Transports. La
10.3.10.3 Mode de paiement
10 Les atténuateurs d’impact pour chantier sont
peinture fraîche doit être saupoudrée mécanique-
ment de microbilles de verre au taux de 0,6 kg/l.
payés à l’unité. Le prix couvre notamment la fourniture
pour la durée des travaux, le transport, la préparation 10.3.11.2 Mode de paiement
du site, l’installation, l’entretien, la réparation ou le Les délinéateurs de marquage temporaire sont
remplacement en cas de bris, le déplacement à la payés à l’unité. Le prix couvre notamment la fourni-
suite d’un impact, la remise en ordre des lieux ainsi ture des matériaux ainsi que la mise en œuvre, et il
que l’enlèvement à la fin des travaux, et il inclut toute inclut toute dépense incidente.
dépense incidente. Cet ouvrage est payé comme Le marquage temporaire à l’aide de peinture est
suit : 60 % à l’installation des atténuateurs d’impact payé au mètre de lignes peinturées. Le prix couvre
et 40 % au démantèlement. notamment la fourniture des matériaux ainsi que la
Le déplacement d’un atténuateur d’impact pour mise en œuvre, et il inclut toute dépense incidente.
chantier requis par le Ministère est payé à l’unité.
Le prix couvre notamment la préparation du site, la 10.3.12 Effacement des lignes de
mise en œuvre, la remise en ordre des lieux, et il marquage
inclut toute dépense incidente.
Le prix d’un atténuateur d’impact pour chantier
10.3.12.1 Mise en œuvre
résultant d’une ouverture demandée par l’entrepre- Les travaux d’effacement consistent à effacer les
neur dans les glissières, additionnelle à celles déjà lignes de marquage existantes, et ce, tout au long
prévues aux plans et devis, est à la charge de ce des différentes phases des travaux. Le masquage
dernier. des lignes à la peinture est interdit.
La méthode utilisée ne doit pas endommager la
10.3.11 Marquage temporaire de la surface du revêtement de la chaussée, qu’elle soit en
chaussée béton ou en enrobé; la méthode ne doit pas laisser
les granulats dessertis de leur pâte bitumineuse ou
10.3.11.1 Mise en œuvre cimentaire ni créer de dénivellation à la surface du
Lorsque l’entrepreneur pose de l’enrobé ou revêtement.
procède à l’effaçage des lignes, il doit effectuer un
marquage temporaire avec des délinéateurs de sur- 10.3.12.2 Mode de paiement
face ou l’équivalent jusqu’à ce que le marquage de L’effacement des lignes de marquage est payé au
chaussée soit effectué. Les délinéateurs de surface mètre de ligne effacée, selon le type de marquage. Le
doivent être espacés de 20 m dans les sections droi- prix couvre notamment les opérations d’effacement,
tes et de 10 m dans les courbes, et être installés sur le nettoyage ainsi que la mise aux rebuts des débris,
les lignes de délimitation des voies avant de rétablir et il inclut toute dépense incidente.
la circulation sur cette portion de route.

10-6 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

10.3.13 Protection des aires le mode et le type de construction des ouvrages


piétonnières provisoires de façon à ne pas polluer l’environne-
ment. L’entrepreneur doit prendre les précautions
10.3.13.1 Mise en œuvre nécessaires pour assurer en tout temps la qualité et
L’entrepreneur doit s’assurer, pendant toute le libre écoulement de l’eau. Tout ouvrage provisoire
la durée des travaux, que les trottoirs et chemins doit être stabilisé à l’amont et à l’aval afin de conser-
empruntés par les piétons le long des rues sous une ver l’intégrité de l’habitat de la faune aquatique et
structure soient sécuritaires. Pour ce faire, l’entrepre- permettre son libre passage en tout temps.
neur doit installer des passages couverts à chaque À la fin des travaux, tous les ouvrages provi-
endroit où les piétons passent habituellement. soires doivent être démolis et le site des travaux
Le passage couvert doit répondre aux caracté- doit être remis dans son état naturel, tout en tenant
ristiques énoncées dans le Code de sécurité pour compte des périodes de restriction pour protéger le
les travaux de construction. recrutement des populations de poissons.
Les travaux sur le littoral et la bande riveraine
10.3.13.2 Mode de paiement des plans d’eau définie dans la Politique de protection
La protection des aires piétonnières est payée des rives, du littoral et des plaines inondables sont
au mètre. Le prix couvre notamment le matériel et la interdits, à moins qu’ils aient fait l’objet d’un certifi-
main-d’œuvre nécessaires au montage, l’entretien cat d’autorisation du ministère du Développement
durant la période complète des travaux, le déman- durable, de l’Environnement et des Parcs. Si, par le
tèlement ainsi que le nettoyage des abords à la fin seul choix de la méthode de construction, l’entrepre-
des travaux, et il inclut toute dépense incidente. neur intervient sur le littoral ou la bande riveraine, il
doit obtenir au préalable un certificat du ministère du
Le paiement de la protection des aires piéton-
nières est effectué au prorata des estimations des
Développement durable, de l’Environnement et des
Parcs. De même, toute intervention dans un milieu
10
travaux. Toutefois, un minimum de 25 % est payé à
humide (étang, marais, marécage, tourbière) doit
la première estimation.
faire l’objet au préalable d’un certificat d’autorisation.
10.4 Protection de l’environnement 10.4.3.1 Protection des plans d’eau
10.4.1 Matériaux Le déversement dans un plan d’eau de déchets,
d’huile, de produits chimiques ou d’autres contami-
Les matériaux granulaires utilisés pour la nants de même nature provenant d’un chantier de
construction des ouvrages ne doivent pas provenir construction est interdit. L’entrepreneur doit se défaire
du lit d’un plan d’eau ni de ses berges, ni d’aucune de ces déchets et rebuts, quelle qu’en soit la nature,
source située à moins de 75 m du milieu aquatique selon les lois et règlements en vigueur.
(ruisseau, rivière, fleuve, lac ou mer).
Les chemins d’accès au chantier, les aires
10.4.2 Trousse de récupération de de stationnement et d’entreposage ou les autres
produits pétroliers aménagements temporaires doivent être situés à au
moins 60 m du milieu hydrique. Le seul déboisement
L’entrepreneur doit disposer en permanence permis est celui nécessaire à l’exécution des travaux.
d’une trousse d’urgence de récupération des produits
pétroliers comprenant des boudins de confinement, Le plein d’essence et la vérification mécanique
des rouleaux absorbants, de la mousse de sphaigne, du matériel roulant doivent être effectués à une dis-
ainsi que les contenants et accessoires connexes tance d’au moins 15 m d’un plan d’eau. L’entrepreneur
(gants, etc.) essentiels pour parer aux déversements doit éviter toute contamination du milieu.
accidentels de faible envergure et assurer la récupé- Durant les travaux, la libre circulation des eaux
ration, l’entreposage du matériel souillé et la gestion doit être assurée sans créer d’impact négatif des
des sols et du matériel contaminé. points de vue hydraulique et environnemental.
La trousse doit comprendre suffisamment de Il est interdit de rétrécir de façon permanente la
rouleaux absorbants pour permettre d’intervenir sur largeur d’un cours d’eau de plus de 20 % mesurée à
la largeur du plan d’eau ou de confiner les produits partir de la ligne naturelle des hautes eaux.
pétroliers à l’intérieur du périmètre de la machinerie L’élargissement d’un cours d’eau est interdit lors
en cause. Elle doit être facilement accessible en tout de l’installation de ponceaux en parallèle.
temps pour une intervention rapide.
10.4.3.2 Ouvrages de rétention
10.4.3 Mise en œuvre
Lors de l’exécution de travaux à proximité du 10.4.3.2.1 Berme filtrante et trappe à
milieu aquatique ou dans le milieu humide (ruisseau, sédiments
rivière, fleuve, lac, mer, marécage, marais, étang Les travaux exécutés par l’entrepreneur ne
ou tourbière), l’entrepreneur doit, en fonction des doivent pas endommager les plans d’eau situés
caractéristiques des sols rencontrés, déterminer à proximité, y compris les fossés publics et privés.

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10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

L’entrepreneur doit prévoir durant les travaux, aux • le bassin de sédimentation doit être conçu en
endroits requis, la construction et l’entretien de ber- fonction du débit à recevoir et à évacuer;
mes filtrantes et de trappes de ruissellement, avant
son arrivée dans un plan d’eau. • lorsque le bassin de sédimentation est rempli
à 50 %, il doit être nettoyé;
Afin de limiter le transport de sédiments vers
le plan d’eau, l’entrepreneur doit construire, dès le • le filtre naturel doit être situé dans un champ
début des travaux, une berme filtrante et une trappe de graminées (herbes), dans une tourbière ou
à sédiments dans un fossé drainant l’aire de travail, sur une litière forestière;
selon les exigences suivantes :
• l’entrepreneur doit obtenir au préalable l’auto-
• la berme filtrante doit être construite en travers risation du propriétaire des terrains et déplacer
du fossé, à une hauteur suffisante pour permet- régulièrement la sortie d’eau pour bien répartir
tre à l’eau de s’écouler au travers; le matériau les dépôts sédimentaires, afin d’éviter de détruire
utilisé est un matériau d’empierrement de calibre la végétation;
70 – 20 mm ne contenant pas plus de 5 % de
matières fines passant le tamis de 80 µm;
• aux endroits où il y a risque d’érosion, le sol
doit être stabilisé; si nécessaire, la pose d’une
• une trappe à sédiments ayant les dimensions conduite ou d’un géotextile ou la construction
suffisantes pour retenir les sédiments doit être d’un empierrement doit être réalisée;
creusée en amont de la berme;
• les bassins de sédimentation et les filtres natu-
• lorsque la trappe à sédiments est remplie à 50 %, rels doivent être réaménagés à la fin des travaux.
les sédiments retenus doivent être enlevés et,
lorsque nécessaire, le matériau filtrant doit être 10.4.3.3 Accès temporaire aux berges
10 nettoyé ou remplacé. Les accès d’entrée et de sortie d’un plan d’eau
Les trappes doivent être réaménagées à la fin réservés à l’usage du matériel doivent être localisés
des travaux. Au moment de l’exécution de travaux sur de manière à atténuer les impacts sur les berges, le
les terres forestières du domaine public, les trappes sol et la couverture végétale. Ils doivent être claire-
doivent être situées à une distance d’au moins 20 m ment indiqués et balisés. L’entrepreneur doit éviter
d’un plan d’eau. les zones où la pente du terrain oblige les véhicules
à des freinages brusques.
10.4.3.2.2 Barrières à sédiments Lors du démantèlement des accès temporaires,
Afin de limiter le transport de sédiments vers un les matériaux granulaires ayant servi à la construction
plan d’eau, l’entrepreneur doit installer des barrières des rampes ne doivent pas être placés à proximité du
à sédiments de type géotextile. Ces barrières sont plan d’eau. Si des dommages sont causés au terrain,
constituées d’une membrane de géotextile montée celui-ci doit être remis en état pour prévenir l’érosion.
sur des poteaux de bois ou de métal de 1450 mm
de longueur plantés tous les 1500 mm. 10.4.3.4 Passage à gué
La membrane doit y être tendue. Sa base doit Il est interdit de travailler dans le cours d’eau,
suivre la topographie du terrain et être bien rete- d’y circuler ou de le traverser à gué avec du matériel
nue au sol. Pour ce faire, on doit l’enfouir dans une roulant. Le cas échéant, l’entrepreneur doit informer
tranchée de 100 à 150 mm de profondeur sur 150 mm le Ministère et respecter les conditions suivantes :
de largeur, puis la recouvrir de sol compacté. • dans le lit d’un cours d’eau non constitué de roc
Un entretien périodique des barrières doit être solide, le chemin de passage à gué doit être
réalisé en procédant à l’enlèvement des sédiments construit de façon à réduire la turbidité de l’eau
qui s’accumulent contre la paroi de la membrane. au minimum. La stabilisation du lit du cours d’eau
Les barrières à sédiments sont enlevées et doit être réalisée au moyen de cailloux ou de
récupérées lorsque les surfaces décapées sont gravier exempt de matières fines. La fréquence
stabilisées de façon permanente. d’utilisation du passage à gué par le matériel
doit être réduite au strict minimum;
Lors de l’enlèvement des barrières, les zones
d’accumulation de sédiments doivent être nettoyées • le passage à gué doit être aménagé sur une
et également stabilisées de façon permanente. largeur d’au plus 7 m;
10.4.3.2.3 Bassin de sédimentation ou filtre • aux endroits où il y a risque d’érosion, le sol
naturel doit être stabilisé;
Les eaux provenant de l’assèchement des • les parties du matériel roulant immergées lors
excavations et des batardeaux doivent être évacuées du passage à gué doivent être nettoyées, et
dans un bassin de sédimentation ou une zone de l’eau de nettoyage ne doit pas être déversée
végétation, selon les exigences suivantes : directement dans le cours d’eau;

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10 |  Organisation de chantier, locaux de chantier, maintien de la
  circulation et signalisation et protection de l’environnement

• le passage à gué doit être bloqué de part et 10.4.4.2 Programme de la gestion du bruit
d’autre afin de décourager son utilisation par Les activités de chantier produisant un niveau
des véhicules tout-terrains. sonore supérieur au bruit ambiant sans travaux sont
À la fin des travaux, tous les matériaux utilisés susceptibles d’être couvertes par un programme
pour la construction du chemin de passage à gué de la gestion du bruit lorsqu’elles sont exécutées à
doivent être enlevés de manière à redonner au lit proximité d’une zone sensible au bruit.
du cours d’eau le profil et les caractéristiques qu’il
présentait avant le début des travaux. Ces travaux 10.4.4.3 Responsable de la gestion
doivent être effectués de façon à limiter les risques du bruit
d’apport en sédiments dans l’eau; l’enlèvement des Lorsqu’un programme de la gestion du bruit est
matériaux doit être effectué de l’aval vers l’amont. requis, l’entrepreneur doit nommer un responsable
Dans certains cas, selon le type des matériaux de la gestion du bruit et fournir son nom au Ministère
utilisés pour le passage à gué (ex. : pierre nette), avant la première réunion de chantier.
ils peuvent être laissés en place. L’entrepreneur
doit alors s’assurer que le passage ne crée pas 10.4.4.4 Bilan du suivi acoustique
de barrage ou ne nuit pas au passage du poisson.
Lorsqu’un programme de la gestion du bruit est
10.4.3.5 Protection contre l’érosion requis, le bilan du suivi acoustique doit être remis
au Ministère à la fin des travaux.
À tous les endroits du chantier où il y a risque
d’érosion, le sol doit être stabilisé. 10.4.5 Mode de paiement
Afin de prévenir l’érosion sur les chantiers, Les ouvrages de protection de l’environnement
l’entrepreneur doit s’assurer que : sont généralement payés à l’unité. Le prix couvre
• les terrains déboisés, laissés à nu et exposés notamment la fourniture des matériaux ainsi que la 10
aux agents atmosphériques sont limités au strict main d’œuvre, et il inclut toute dépense incidente.
minimum. Le déboisement doit être restreint au Si les ouvrages de protection de l’environnement
segment de route en voie de construction. Avant ne font pas l’objet d’articles particuliers au bordereau,
le début des travaux, l’entrepreneur doit informer l’entrepreneur doit en répartir les coûts dans les prix
le Ministère du temps d’exposition ainsi que du unitaires ou globaux des ouvrages correspondants.
segment de route à déboiser ou à dénuder; Le prix de la gestion du bruit couvre la rémuné-
• les eaux de ruissellement provenant de l’exté- ration du personnel de l’entrepreneur et de ses sous-
rieur du site de construction sont interceptées et traitants affectés à la gestion du bruit, le transport,
acheminées hors du chantier vers des endroits la fourniture des tous les matériaux et du matériel
stabilisés, et ce, durant toute la période de requis, la pose des mesures d’atténuation sonore, le
construction; déplacement, les modifications nécessaires durant
les travaux, l’entretien régulier, le démantèlement à
• les talus sont bien stabilisés selon les plans la fin des travaux, et il inclut toute dépense incidente.
et devis. Lorsqu’un programme de la gestion du bruit est
L’entrepreneur doit préparer un croquis et une requis, celui-ci est payé à prix global et fait l’objet
description des ouvrages provisoires et permanents d’un article particulier du bordereau.
qu’il entend exécuter pour prévenir l’érosion et les
remettre au Ministère.
Si les travaux sont suspendus durant l’hiver, des
travaux préventifs de stabilisation du sol doivent être
effectués selon les exigences des plans et devis.

10.4.4 Gestion du bruit


10.4.4.1 Zone sensible au bruit
Une zone sensible au bruit est définie comme
une zone où le climat sonore constitue un élé-
ment essentiel à l’accomplissement des activités
humaines. Habituellement, elle est associée aux
usages à vocation résidentielle, institutionnelle et
récréative.

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11 | Terrassements

11.1 Portée des travaux 11.2.3 Destination des matériaux


Cette section couvre l’ensemble des travaux L’entrepreneur doit mettre au rebut les matériaux
exécutés pour donner à la route la forme déterminée et les débris provenant du déboisement, du coupage
par les plans et profils en long et en travers jusqu’à à ras de terre, de l’abattage et de l’essouchement.
l’élévation de la ligne d’infrastructure. Si la réglementation le permet, ces débris peuvent
Les terrassements comprennent les travaux être brûlés sur place, mais les résidus doivent être
suivants : mis au rebut.
Le bois d’une valeur commerciale coupé dans
• déboisement, abattage, essouchement et l’emprise, sauf sur les terres forestières du domaine
protection des arbres et arbustes; public, est la propriété de l’entrepreneur, qui ne peut
• déblais; le brûler, l’enterrer ou le détruire. Le bois coupé hors
de l’emprise appartient au propriétaire du terrain, et
• fossés latéraux et transversaux et fossés de l’entrepreneur doit l’ébrancher, le couper en pièces
décharge; de longueur commerciale et l’empiler en bordure
• nettoyage des fossés; des sections défrichées, de façon que le propriétaire
puisse le récupérer.
• remblais;
11.2.4 Coupage à ras de terre
• emprunts;
11.2.4.1 Mise en œuvre
• compactage des matériaux;
Lors du coupage à ras de terre, les souches sont
• préparation et stabilisation de l’infrastructure; laissées en place aux endroits suivants :
• nettoyage et régalage finals; • dans les secteurs en remblais, les souches
et toute autre végétation sont coupées à une

11
entrées privées;
hauteur maximale de 150 mm au-dessus du
• fourniture des matériaux de carrières ou de sol naturel à l’emplacement des remblais de
sablières. 1 m ou plus d’épaisseur, mesurés sous la ligne
d’infrastructure;
11.2 Déboisement • à la périphérie d’un boisé conservé ou à la limite
Les travaux consistent à enlever entièrement des lignes de terrassement, il faut maintenir,
les arbres de toutes les dimensions, isolés ou non, dans cette lisière, l’état du couvert végétal non
les arbustes, les branches, les broussailles et le bois arborescent ainsi que le sol en place.
mort. L’enlèvement des souches et du sol organique Toute circulation de matériel lourd est interdite
fait partie des déblais ou des excavations. à l’intérieur des limites précitées.
11.2.1 Travaux sur les terres 11.2.4.2 Mode de paiement
forestières du domaine Le coupage à ras de terre est payé à prix global
public ou à l’hectare mesuré en place, suivant les pentes
Pour tout abattage d’arbres et pour tous les du terrain. Le prix couvre notamment l’acquisition
autres travaux effectués sur les terres forestières et la mise en ordre des emplacements requis, la
du domaine de l’État, l’entrepreneur doit se confor- surveillance, le matériel et les matériaux nécessai-
mer aux exigences de la Loi sur les forêts (L.R.Q., res aux fins de prévention et de protection contre le
c. F-4.1) et de ses règlements, en particulier au feu, le déchiquetage mécanique, la préparation du
Règlement sur les normes d’intervention dans les terrain et la restauration du couvert forestier pour
forêts du domaine de l’État. les aires requises par l’entrepreneur, lorsque sises
sur les terres forestières du domaine public, ainsi
11.2.2 Prévention des incendies de que le recours aux services d’un ingénieur forestier,
forêt le cas échéant, et il inclut toute dépense incidente.
L’entrepreneur est responsable de la préven- Lorsque le coupage à ras de terre est à prix
tion des incendies de forêt, y compris sur les sites global, les quantités additionnelles exigées pour
d’emprunt et leurs accès. Il doit observer strictement surlageurs au contrat sont payées à l’hectare.
les instructions, lois et règlements édictés par les
autorités compétentes. 11.2.5 Arbres isolés
Dans l’éventualité où le brûlage est interdit, 11.2.5.1 Mise en œuvre
l’entrepreneur peut procéder par déchiquetage méca-
nique afin d’obtenir des fragments de la dimension Les arbres à abattre sont sélectionnés et mar-
maximale permise pour l’incorporation à la terre qués par le surveillant. L’entrepreneur doit recevoir
végétale ou pour toute autre utilisation. l’autorisation du surveillant avant de procéder à
l’abattage.

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11 | Terrassements

Les travaux d’essouchement consistent à enle- 11.2.7.1.1 Périmètre de protection


ver les souches jusqu’à une profondeur minimale de Toute circulation de matériel lourd, tout entrepo-
300 mm au-dessous de la surface. L’entrepreneur sage de matériaux et tous les travaux d’excavation,
doit éviter d’endommager les terrains ou les zones de déblai, de remblai ou d’essouchement doivent se
d’enracinement des arbres et arbustes conservés situer à plus de 2 m du tronc des arbres et arbustes
et il doit restaurer la surface endommagée. et à plus de 3 m en bordure d’un boisé. À l’intérieur
de cette lisière, seule une coupe à ras de terre peut
11.2.5.2 Mode de paiement
être effectuée.
Les travaux d’abattage et d’essouchement des
Au début des travaux, une clôture doit être
arbres isolés sont payés à l’unité. Le prix couvre
installée à la limite du périmètre de protection. Elle
notamment le matériel requis ainsi que la mise en
doit être maintenue en place et en bon état pendant
œuvre, et il inclut toute dépense incidente.
toute la durée des travaux.
11.2.6 Élagage Le matériau utilisé pour la clôture doit assurer
une délimitation efficace et continue. Il doit résister
11.2.6.1 Mise en œuvre aux intempéries, aux déchirures et être à l’état neuf.
Le dégagement des aires de travaux des Les couleurs permises sont le rouge et l’orangé.
branches interférentes doit être effectué sur tous
les arbres possédant des branches situées dans la 11.2.7.1.2 Coupe des racines
zone de manœuvre du matériel et qui risquent d’être La coupe nette des racines endommagées des
endommagées lors des travaux. arbres conservés doit être effectuée le long des
Les branches sont considérées interférentes excavations pour toutes les racines brisées dont le
lorsqu’il n’existe pas de solution de rechange pratique diamètre est d’au moins 10 mm.
applicable sur le terrain afin de les conserver. Dans Dans le cas des arbres situés en dehors de
le cas des arbres situés en dehors de l’emprise l’emprise mais dont les racines doivent être cou-
11 mais dont les branches interférentes doivent être
élaguées, l’autorisation écrite de leur propriétaire
pées, l’autorisation écrite de leur propriétaire doit
être obtenue avant de commencer les travaux de
doit être obtenue avant de commencer des travaux coupe des racines.
d’élagage ou des traitements arboricoles.
11.2.7.1.3 Arrosage
L’entrepreneur doit soumettre au Ministère son
plan d’intervention avant l’exécution des travaux. L’arrosage de la zone d’enracinement des arbres
conservés doit être effectué si les conditions météo-
L’exécution des travaux d’élagage des bran- rologiques contribuent à un assèchement rapide de
ches interférentes doit être conforme à la norme la terre végétale.
NQ 0605-200 « Entretien arboricole et horticole –
Partie IV : Élagage des arbres ». L’arrosage doit être effectué dans la zone de
projection au sol de la cime des arbres jusqu’à
Au cours des travaux, s’il survient des domma- pénétration d’au moins 150 mm de profondeur dans
ges, le surveillant doit en être avisé afin qu’il puisse le sol en place. Il doit être fait de manière successive
recommander les traitements arboricoles requis. pour faciliter la pénétration de l’eau dans le sol et
non le ruissellement de l’eau en surface.
11.2.6.2 Mode de paiement
Les travaux doivent être effectués à raison de 2
Les travaux d’élagage sont payés à l’unité
arrosages par semaine jusqu’à ce que l’excavation
d’arbre élagué. Le prix couvre notamment le matériel
soit refermée, ou aussi longtemps que dure la séche-
requis ainsi que la mise en œuvre, et il inclut toute
resse pendant la saison de végétation. Chaque arbre
dépense incidente.
nécessite en moyenne 1000 l d’eau par arrosage.
11.2.7 Protection des arbres et
11.2.7.2 Mode de paiement
arbustes
La protection des arbres et arbustes est payée à
11.2.7.1 Mise en œuvre prix global. Ce prix couvre notamment la coupe des
racines, l’arrosage, la fourniture des matériaux, leur
Les travaux de protection concernent les arbres
mise en œuvre, le nettoyage des lieux ainsi que la
et arbustes dont la zone de projection au sol de la
mise aux rebuts, et il inclut toute dépense incidente.
cime est touchée par l’exécution des travaux.
La clôture temporaire servant à la protection des
L’entrepreneur doit prendre toutes les mesures
arbres et arbustes est mesurée et payée au mètre.
nécessaires pour préserver de tout dommage ou de
Le prix couvre notamment les matériaux, l’installation
toute mutilation les arbres et les arbustes dont la
ainsi que le démantèlement à la fin des travaux, et
conservation est prévue aux plans et devis.
il inclut toute dépense incidente.

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Si ces ouvrages ne font pas l’objet d’articles Si la croûte fibreuse de surface empêche le
particuliers au bordereau, l’entrepreneur doit en déplacement du dépôt organique, des tranchées
répartir les coûts dans le prix global ou unitaire du longitudinales sont creusées de part et d’autre du
déboisement. remblai, facilitant l’évacuation des sols organiques
vers les côtés de ce dernier.
11.3 Traitement des sols S’il y a formation de bourrelets frontaux ou laté-
organiques et des sols de raux nuisant au déplacement des sols organiques,
faible portance l’entrepreneur doit les enlever au fur et à mesure
Les tourbières, les marécages et autres sols de que le remblai progresse.
faible portance sont traités selon l’une des méthodes Dans le cas où les tranchées latérales ne
suivantes : suffisent pas à assurer un déplacement complet
des sols organiques, l’entrepreneur doit procéder
• déblai; au déblaiement complet de la croûte fibreuse sous
• déplacement par gravité; toute la largeur de la plate-forme.
Le remblai est d’abord construit sur toute la
• consolidation par surcharge;
largeur de la plate-forme et il doit être suffisamment
• consolidation sans surcharge. élevé pour assurer un poinçonnement efficace des
La méthode à suivre est stipulée aux plans et sols organiques. Les pentes du remblai doivent
devis. Toute autre méthode soumise par l’entrepre- être maintenues les plus abruptes possible, et sa
neur doit être approuvée par le surveillant avant progression doit s’effectuer en forme de tête de
l’exécution des travaux. flèche. Par la suite, les pentes sont adoucies selon
les exigences des plans et devis.
11.3.1 Traitement par déblai Dans le cas où il faut déplacer les sols organi-
ques vers un seul côté du remblai, la progression
11.3.1.1 Mise en œuvre
La méthode par déblai consiste à enlever tota-
du remblai doit alors s’effectuer suivant un angle de
45o par rapport à la ligne de centre.
11
lement les tourbes fibreuses ou pâteuses, les terres
noires, les matières organiques et tout sol de faible 11.3.2.2 Mode de paiement
portance jusqu’au sol ferme. Les sols déplacés par gravité ne font l’objet
Les matériaux déblayés sont déposés de cha- d’aucun article au bordereau. Tous les frais enga-
que côté de l’excavation à une distance minimale gés pour la réalisation de cet ouvrage sont inclus
du bord égale à 1,5 fois la profondeur du déblai et dans les prix unitaires ou globaux des ouvrages
épandus sur place. Ces matériaux peuvent aussi être correspondants.
transportés et utilisés comme terre végétale, après Le volume des matériaux provenant du déblai de
amendement, s’il y a lieu, ou utilisés ultérieurement la croûte fibreuse de surface et des fossés latéraux
pour adoucir les talus de la chaussée. est mesuré et payé selon le mode de paiement du
Le remblayage doit suivre immédiatement le déblai de deuxième classe.
déblaiement et être exécuté sur toute la largeur Si requis par le surveillant, l’enlèvement des
déblayée. Les matériaux de remblayage sont de la bourrelets frontaux ou latéraux est mesuré selon
nature stipulée aux plans et devis. les quantités réellement exécutées, et payé selon
le mode de paiement du déblai de deuxième classe.
11.3.1.2 Mode de paiement
Les matériaux utilisés pour le remblai sont
Les matériaux déblayés sont mesurés et payés mesurés et payés selon leur provenance et leur
selon le mode de paiement du déblai de deuxième mode de paiement respectif. Le nivellement ou la
classe. mise en forme des sols déplacés de chaque côté du
Les matériaux utilisés pour le remblayage remblai est payé selon le mode de paiement pour le
des excavations sont mesurés et payés selon leur nettoyage et le régalage finals.
provenance et leur mode de paiement respectif.
11.3.3 Consolidation
11.3.2 Déplacement par gravité
11.3.3.1 Conditions préalables
11.3.2.1 Mise en œuvre La réussite de cette méthode exige que la croûte
Cette méthode consiste à construire le remblai de surface ne soit pas brisée, que le sol soit chargé
de façon à déplacer les sols organiques sous-jacents lentement et que des instruments de contrôle soient
vers l’extérieur du remblai. Les matériaux de rem- installés pour déterminer le moment où le tassement
blayage sont de la nature stipulée aux plans et devis. désiré est atteint afin, de prévenir toute rupture par
Le chargement du remblai doit être effectué à partir cisaillement du sol de fondation durant et après la
d’une seule des deux extrémités de la tourbière. construction.

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11.3.3.2 Appareils de contrôle jusqu’à la ligne de sous-fondation ou jusqu’à


Les appareils nécessaires au contrôle (indi- l’élévation déterminée par le surveillant, soit
cateurs de tassement, indicateurs de couche et en le poussant de chaque côté du remblai pour
indicateurs de déplacement latéral) sont mis à la adoucir les pentes, soit en le transportant aux
disposition du surveillant par l’entrepreneur, qui doit endroits désignés. Dans le but d’éviter un trop
également fournir le support logistique pour faciliter grand rebondissement du dépôt organique, le
leur installation. Ces appareils sont installés et utilisés surplus de matériaux est enlevé en 2 couches
exclusivement par le Ministère. d’égale épaisseur et la pose des fondations doit
suivre immédiatement cet enlèvement;
11.3.3.3 Mise en œuvre f) les pentes du remblai sont de l’ordre de
11.3.3.3.1 Consolidation par surcharge 1V : 2H durant la période de construction, de
façon à obtenir des pentes finales de l’ordre de
La méthode de consolidation par surcharge 1V  :  3H à 1V  :  4H une fois le tassement complété;
consiste à construire un remblai à un niveau plus
élevé, 600 mm au-dessus du profil envisagé pour le g) si des fossés longitudinaux sont prévus, ils
revêtement, afin d’obtenir une consolidation accélé- doivent être creusés après les travaux de char-
rée du sol compressible. Après consolidation du sol gement et avant l’enlèvement de la surcharge;
en place, la surcharge est enlevée jusqu’à la ligne
de sous-fondation. h) lors de la construction du remblai, 4 passages
de compacteur sont effectués après la mise
Les étapes de construction sont les suivantes : en place de la couche initiale. Le compactage
a) coupage à ras de terre; des couches subséquentes se fait selon le
compactage des remblais de sol jusqu’à la ligne
b) enlèvement de la zone à traiter des arbres, des de sous-fondation. Par la suite, le remblai peut
branches et des broussailles. Le brûlage doit être complété sans compactage jusqu’au niveau
être fait en dehors des zones de sol organique,
11 et l’entrepreneur doit prendre les précautions
supérieur de la surcharge. Après l’enlèvement
de la surcharge, la surface doit être densifiée
nécessaires pour éviter tout danger d’enflammer selon les degrés de compacité exigés. Durant
ces zones. Aucun véhicule motorisé pouvant toute la construction du remblai, la masse totale
endommager la couche fibreuse de surface d’un compacteur statique doit être inférieure à
n’est autorisé à circuler directement sur la 16 000 kg et celle d’un compacteur-vibrateur
tourbe, à l’intérieur de l’emprise. Dans le cas inférieure à 10 000 kg;
où le matériel utilisé occasionne un bris de la
couche fibreuse, l’entrepreneur doit supporter i) à moins de conditions particulières et d’une
les frais relatifs aux travaux supplémentaires, autorisation préalable, seuls les camions à
tels que l’achat et la pose de géogrilles, la pose 10 roues de catégorie A.2, tels que décrits
et l’enlèvement d’une surcharge, l’acquisition au Règlement sur les normes de charges et
de terrains supplémentaires, la mise en place dimensions des véhicules et des ensembles de
de contrepoids, et toute dépense incidente véhicules routiers, peuvent être utilisés pour le
attribuable au bris de la couche; chargement des zones de tourbières.

c) épandage sur le terrain d’une couche initiale La masse totale en charge d’un camion est la
du matériau de sous-fondation de 900 mm suivante :
d’épaisseur. Une période d’attente régie par • lors de la pose de la couche initiale, la
les instruments de contrôle est prévue après masse totale en charge d’un camion chargé
la pose de cette couche (dans le cas où il n’y a ne doit pas excéder 20 000 kg;
pas de piézomètre, la période d’attente est de
2 semaines); • pour la pose des couches subséquentes,
la masse totale en charge d’un camion ne
d) mise en œuvre de couches successives ne doit pas excéder la masse légale.
dépassant pas 300 mm d’épaisseur d’un maté-
riau stipulé aux plans et devis jusqu’au niveau La masse maximale du bouteur utilisé lors
prévu pour la surcharge. Une période d’attente du chargement ou du déchargement doit être
régie par les instruments de contrôle est prévue inférieure à 12 000 kg.
entre la pose de chacune des couches (dans le
Lors de la pose de la couche initiale, les véhicu-
cas où il n’y a pas d’instruments de contrôle, la
les de transport doivent tourner à une distance
période d’attente est de une semaine entre la
de 30 m du front d’avancement du remblai et le
pose de chaque couche);
déchargement doit se faire à plus de 15 m du
e) après la période de consolidation d’une durée front d’avancement.
minimale de 120 jours, et selon les instructions
du surveillant, le surplus de remblai est enlevé

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Durant toute la période de construction, la fondation et après une attente de 2 semaines, il


distance à garder entre deux camions chargés faut, avant de procéder à la pose des matériaux
doit toujours être supérieure à 30 m. de fondation, niveler et densifier la surface du
remblai.
Les camions doivent circuler sur toute la largeur
de la plate-forme sans s’approcher à moins de 11.3.3.4 Mode de paiement
1,5 m du talus du remblai.
Les matériaux utilisés pour le remblai sont
Durant toute la période de construction, aucun mesurés et payés selon leur provenance et leur
véhicule au repos ou amas de matériaux n’est mode de paiement respectif.
toléré sur les zones de sols organiques; Les quantités de matériaux réellement enlevées
j) lors de la construction du remblai, si un ponceau provenant de la surcharge sont mesurées et payées
temporaire s’avère nécessaire, il doit être ins- comme déblais de deuxième classe.
tallé après la pose de la couche initiale. Si des Les appareils nécessaires au contrôle (indi-
ponceaux permanents sont prévus, ils doivent cateurs de tassement, indicateurs de couche et
être installés immédiatement avant la pose des indicateurs de déplacement latéral) sont payés à
matériaux de fondation; l’unité. Le prix couvre notamment les matériaux, la
fabrication ainsi que le soutien logistique, et il inclut
k) la construction en période hivernale n’est per- toute dépense incidente.
mise que pour la pose de la couche initiale, à
la condition que l’épaisseur de neige au sol 11.4 Déblais
soit inférieure à 150 mm et que les appareils de
contrôle ne soient pas endommagés par le gel. 11.4.1 Portée des travaux
Au printemps, les travaux ne reprennent que
Les déblais de première et les déblais de
lorsqu’il n’y a plus de gel à travers le remblai et
deuxième classe désignent la partie des terrasse-
le sol sous-jacent;
l) si les cotes de sécurité prévues pour les ins-
ments comprenant le total des coupes de terrain à
exécuter dans les limites de l’emprise, selon les plans 11
truments de contrôle sont dépassées, il faut et devis modifiés ou non par le surveillant au cours
arrêter la construction dans la zone en danger des travaux. Ces travaux comprennent également :
et, si nécessaire, suspendre la circulation lourde
sur toute la section concernée; les travaux de
• l’enlèvement des souches et du sol organique;
chargement ne reprennent qu’après instruction • l’aménagement des fossés latéraux et trans-
du surveillant. versaux dans les limites de l’emprise indiquées
aux plans;
11.3.3.3.2 Consolidation sans surcharge
La méthode de consolidation sans surcharge • l’aménagement des transitions;
consiste à construire un remblai sur des sols com- • la mise en réserve de matériaux pour utilisation
pressibles sans utiliser de surcharge. Les tassements future;
sont compensés périodiquement par l’addition de
matériaux. Une épaisseur additionnelle de 150 mm • la fragmentation des revêtements en béton
au-dessus du profil de sous-fondation est mise en existants;
place pour compenser les tassements attribuables à
la pose des couches de fondation. La pose du revête- • la fragmentation des revêtements en enrobé
ment final est effectuée lorsque les tassements sont existants;
terminés. Les modalités et les étapes de construction • le déblai des sols de faible portance.
sont les mêmes que pour la consolidation par sur-
charge, à l’exception des dispositions qui suivent : 11.4.2 Prédécoupage
a) identiques à celles de l’article 11.3.3.3.1 d), sauf Le prédécoupage est une technique de contrôle
que le niveau prévu est de 150 mm au-dessus des bris qui consiste à créer un plan de fracturation
de la ligne de sous-fondation; selon une pente prédéterminée par l’intermédiaire
de trous rapprochés, chargés légèrement et amorcés
b) identiques à celles de l’article 11.3.3.3.1 e), sauf simultanément à moins que des contraintes relatives
que la durée minimale de la consolidation est de aux vibrations n’imposent des tirs en séquences.
14 jours; Les plans de tirs, l’horaire des tirs et le journal
c) identiques à celles de l’article 11.3.3.3.1 h), des tirs doivent être conformes aux exigences
relativement au compactage jusqu’à la ligne de concernant le sautage de masse.
sous-fondation et aux types de compacteurs
utilisés; toutefois, après avoir complété le remblai
jusqu’à 150 mm au-dessus du profil de la sous-

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11.4.2.1 Mise en œuvre La charge explosive doit former une colonne


continue d’explosifs conçus spécifiquement pour
11.4.2.1.1 Forage le prédécoupage et dont le diamètre n’excède pas
L’entrepreneur localise la position de la pre- le demi-diamètre du trou. L’utilisation d’un agent de
mière ligne de prédécoupage et procède au forage sautage en vrac est interdite pour le prédécoupage.
des trous selon les tolérances indiquées dans le Une charge de fond maximale de 1 kg d’explosifs
présent article. La qualité des forages étant un fac- peut être placée au fond de chacun des trous, à moins
teur important dans la réussite du prédécoupage, que cette technique ne provoque des dommages à
l’entrepreneur doit contrôler les travaux en utilisant la paroi prédécoupée à la base de la coupe.
le matériel approprié afin de réduire les déviations.
La colonne de chargement doit s’arrêter à la
La localisation de chaque trou est effectuée avec base du collet du trou située à environ 1 m du sommet
précision. La régularité de l’espacement entre les de ce dernier. Le collet est bourré au moyen d’un
trous est un préalable à la réussite du prédécoupage. matériau granulaire sec compactable dont 100 %
Chaque trou de prédécoupage doit être foré à l’inté- des particules passent le tamis de 20 mm.
rieur d’un rayon de 75 mm par rapport à la position
théorique en surface. Les trous ne répondant pas à 11.4.2.1.3 Mise à feu
cette tolérance sont jugés non conformes. Le sautage du prédécoupage et celui des déblais
Chaque trou est orienté perpendiculairement à de première classe doivent être réalisés en deux
la direction du plan de prédécoupage et plonge selon opérations distinctes et totalement indépendantes
la pente stipulée aux plans et devis. Un instrument l’une de l’autre. À l’exception des sections d’essai,
ou un gabarit spécialement conçu à cet effet doit être le plan prédécoupé doit devancer d’au moins 15 m
utilisé pour s’assurer de la constance de l’inclinaison le sautage de la masse adjacente.
des trous. Les déviations admissibles des trous de Cependant, pour des déblais à flanc de coteau,
forage sont restreintes, dans toutes les directions, lorsque la distance horizontale entre le plan pré-
à 2 % de la longueur forée par rapport à la position
11 théorique des trous. Les trous de forage qui dérogent
découpé et la surface de l’affleurement rocheux
est inférieure ou égale à 10 m, mesurée au tiers
à cette tolérance sont rejetés et jugés non conformes. supérieur sur les sections transversales, le sautage
Cependant, si le plan de prédécoupage dévie du prédécoupage et celui du déblai de première
de plus de 300 mm par rapport à sa position théori- classe adjacent peuvent être effectués sur la même
que, le surveillant peut exiger de l’entrepreneur qu’il séquence de sautage, en respectant un délai mini-
reprenne et stabilise la partie non conforme de la mal de 0,050 s entre la mise à feu de la charge de
coupe, et à ses frais. prédécoupage et la mise à feu de la charge du trou
Les trous ne doivent pas s’entrecroiser. Les de masse adjacent.
trous qui s’entrecroisent sont jugés non conformes. Tous les trous de la ligne de prédécoupage
Le diamètre des trous de forage est de 65 mm sont mis à feu simultanément. Toutefois, pour des
ou de 75 mm pour les foreuses de type marteau raisons de contrôle de la séquence de sautage, des
hors trou et atteint 155 mm pour les foreuses de vibrations ou du bruit, la mise à feu peut être réduite
type marteau fond de trou. à la limite à 1 trou par délai, avec un minimum de
0,025 s entre chaque délai.
L’espacement correspond à la distance centre
à centre entre les trous. Ainsi, pour les diamètres 11.4.2.1.4 Section d’essai
de 65 mm et ceux de 75 mm, le premier essai a lieu Avant de procéder au forage du prédécoupage
avec un espacement de 600 mm. Pour des trous de pour l’ensemble du contrat, une section d’essai, d’une
155 mm de diamètre, le premier essai est réalisé longueur d’environ 15 m est effectuée à même les
avec un espacement de 1200 mm. déblais de première classe, à exécuter afin d’évaluer
L’espacement est modifié, le cas échéant, par la qualité des résultats de la méthode de prédécou-
le Ministère, selon les résultats obtenus suivant les page employée.
sections d’essai. Lorsque les résultats ne sont pas conformes
Un sous-forage de 600 mm, mesuré par rapport aux exigences de forage, de chargement ou de
au dessus de la ligne théorique du roc brisé et laissé mise à feu, l’entrepreneur doit apporter les correctifs
en place, est requis pour faciliter le dégagement du nécessaires et procéder à de nouvelles sections.
roc à la base de la paroi prédécoupée.
11.4.2.2 Mode de paiement
11.4.2.1.2 Chargement Le prédécoupage est payé au mètre carré sui-
Tous les trous sont chargés. Avant de placer vant le plan de prédécoupage indiqué aux plans et
les explosifs, l’entrepreneur doit vérifier que les devis. La surface totale payable couvre la surface de
trous sont libres de toute obstruction et ont atteint prédécoupage et la surface créée par le sous-forage
la profondeur exigée. Les trous non chargés sont maximal de 600 mm. Le prix couvre notamment le
jugés non conformes.

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11 | Terrassements

forage, les explosifs ainsi que les accessoires, et il 11.4.3.3.1 Sautage de masse
inclut toute dépense incidente. Toute technique de sautage qui endommage le
Le prix soumis au mètre carré correspond à un plan de prédécoupage ou qui altère la stabilité de la
espacement théorique des trous de 600 mm pour les coupe doit être abandonnée.
foreuses de type marteau hors trou et de 1200 mm Le plan formé par la première ligne de forage
pour les foreuses de type marteau fond de trou. pour le sautage de masse doit être parallèle au plan
Dans le cas où, suivant la section d’essai, de prédécoupage et à une distance minimale de
l’espacement des trous est diminué ou augmenté, 1,25 m de ce dernier, ou encore il peut être vertical
un montant d’ajustement à la hausse ou à la baisse dans la mesure où le fond du trou de forage de masse
est calculé en fonction du rapport entre l’espacement est localisé à une distance minimale de 1,25 m par
théorique de 600 mm ou de 1200 mm, selon le type rapport à la base du plan prédécoupé. Dans ce der-
de foreuse utilisé et le nouvel espacement demandé. nier cas, les blocs surdimensionnés créés par cette
Cet ajustement s’applique à la superficie traitée méthode d’exécution doivent être refractionnés aux
avec un même type de foreuse et suivant ce même dimensions requises, aux frais de l’entrepreneur. La
espacement demandé. profondeur maximale du sous-forage de ces trous est
Le montant d’ajustement est payé à prix global. de 600 mm, mesurée au-dessous de la ligne théori-
que de roc brisé et laissé en place. La distance de
11.4.3 Déblais de première classe 1,25 m peut être augmentée si le sautage de masse
cause trop de fissures à la paroi prédécoupée.
11.4.3.1 Description des travaux Dans les coupes avec un ou plusieurs paliers,
Les déblais de première classe comprennent le patron de forage doit être orienté de sorte que les
le roc solide, les revêtements en béton recouverts lignes de trous de forage se situent à une distance
ou non d’enrobé ainsi que, lorsqu’ils ont un volume minimale de 750 mm de part et d’autre du sommet
supérieur à 1 m³, les blocs de roc et les ouvrages de la ligne de prédécoupage du palier inférieur.
massifs en béton, en pierre ou en maçonnerie
cimentés, tous ne pouvant être fragmentés aux
Au droit d’un palier, l’entrepreneur doit s’assurer
que chacun des trous de forage a atteint la profondeur
11
dimensions exigées qu’au moyen d’explosifs ou requise afin d’obtenir la géométrie désirée. Les trous
de matériel à percussion. Les sols gelés et les sols trop profonds sont comblés à l’aide de matériaux
pierreux densément agglomérés sont exclus de de bourrage avant de procéder au chargement. La
cette classe. profondeur maximale du sous-forage est de 600 mm.
11.4.3.2 Destination des matériaux de Pour les autres trous de masse, le sous-forage
déblais de première classe est fonction du patron de sautage adopté. Le diamètre
maximal des trous est 155 mm.
Tous les matériaux provenant des déblais de
première classe doivent être employés pour la Lorsque, dans la zone correspondant au collet,
construction des remblais.Toutefois, si la pierre est de l’entrepreneur observe la formation de blocs surdi-
la qualité et de la dimension requises, l’entrepreneur mensionnés, il doit, à ses frais, prendre les disposi-
peut l’utiliser pour la construction d’enrochements, tions nécessaires pour réduire ce phénomène, soit :
de gabions et d’autres ouvrages de maçonnerie et en diminuant sa maille de forage (fardeau × espace-
de revêtement en pierres prévus aux plans et devis. ment); en utilisant une charge satellite à l’intérieur
du collet; en forant une maille intermédiaire de la
Si des matériaux sont perdus par la faute hauteur du collet à l’intérieur de la maille principale
de l’entrepreneur ou si, après autorisation par le ou en employant toute autre méthode éprouvée.
surveillant, il utilise des déblais de première classe
pour fabriquer les matériaux de fondation et de sous- Après un sautage, l’entrepreneur doit procéder
fondation, il doit, si nécessaire, les remplacer, à ses au dégagement du front d’abattage sur la pleine
frais, par un volume équivalent de sol compactable. hauteur avant d’exécuter le sautage subséquent.
Si des déblais de première classe ne peuvent Le déblaiement du roc, notamment le dégage-
être utilisés ou mis en réserve, l’entrepreneur doit ment des parois prédécoupées, doit suivre le front
les mettre au rebut. d’abattage à une distance d’au plus 20 m.

11.4.3.3 Mise en œuvre 11.4.3.3.2 Abattage


L’entrepreneur enlève les déblais de deuxième L’abattage du roc est effectué de façon à per-
classe, incluant le roc désagrégé, avant d’exécuter mettre son déblaiement jusqu’à la ligne de sous-
les déblais de première classe. L’abattage du roc fondation indiquée sur les profils longitudinaux et
doit être confiné à l’intérieur des limites théoriques transversaux, tout en laissant du roc brisé en place
indiquées aux plans et devis. Le roc des déblais sur une profondeur d’au moins 300 mm comme
doit être fragmenté en totalité selon son utilisation. matériau de sous-fondation. La taille des blocs
constituant la couche de roc brisé ne doit pas excéder
150 mm de diamètre, afin de permettre le profilage
et le compactage.

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11.4.3.3.3 Transition dans les déblais Les frais engagés par l’entrepreneur pour le
L’aménagement d’une transition dans les déblais roc brisé laissé en place comme matériau de sous-
de première classe doit être exécuté selon les exi- fondation, le profilage et le compactage sont inclus
gences générales pour les transitions. dans le prix des déblais de première classe.
Les blocs de roc, fragmentés aux dimensions exi-
11.4.3.3.4 Écaillage et stabilisation gées pour leur utilisation et payés comme déblais de
Au fur et à mesure de l’enlèvement des déblais de première classe, sont mesurés avant fragmentation,
première classe, l’entrepreneur procède à l’écaillage comme suit : hauteur × largeur × longueur × 2/3.
de la paroi finale afin d’enlever ou de stabiliser tout Tout déblai exécuté en dehors des lignes théo-
morceau de roc lâche. riques, sauf pour les surlageurs ou les profondeurs
Si, après le déblaiement et l’écaillage, du roc additionnelles autorisées, est payé au prix du déblai
demeure accroché à la paroi et fait saillie par rapport de deuxième classe lorsque utilisé.
à la ligne théorique de prédécoupage, l’entrepreneur
doit effectuer, à ses frais, les corrections nécessaires. 11.4.4 Contrôle des vibrations
et du taux de monoxyde
11.4.3.3.5 Plans des tirs de carbone
Les plans généraux de forage et de sautage
doivent être signés et scellés par un ingénieur mem- 11.4.4.1 Mise en œuvre
bre de l’Ordre des ingénieurs du Québec ayant une
expérience pertinente dans l’utilisation des explosifs. 11.4.4.1.1 Vitesses permises
Une copie de ces plans est transmise au surveillant La vitesse des particules, mesurée dans
au minimum 2 semaines avant le début des travaux n’importe laquelle des trois composantes de l’onde
de forage. (transversale, longitudinale ou verticale), ne doit
Ces plans doivent indiquer les patrons de forage pas dépasser :

11 et de sautage types envisagés pour chaque genre


de sautage requis (masse, prédécoupage, tranchée,
• 25 mm/s aux résidences, commerces et autres
bâtiments;
etc.). L’information devant apparaître sur ces plans
est la suivante : les dimensions des patrons de • 50 mm/s aux puits d’alimentation en eau.
forage et de sautage selon les hauteurs de coupes À proximité du béton frais, les limites sont :
requises, la séquence de mise à feu, le chargement
d’un trou type, le facteur de chargement visé et • 5 mm/s pendant le bétonnage et pendant une
les charges maximales admissibles par délai pour période de 24 heures suivant la fin du bétonnage;
répondre aux critères de contrôle des vibrations, le • 25 mm/s pendant une période de 48 heures
cas échéant. L’entrepreneur doit prévoir toutes les suivant la fin de la période où la vitesse des
mesures nécessaires dans le but de prévenir tout particules est limitée à 5 mm/s;
dommage pouvant être causé par les pressions d’air
et les projections de pierres. • 50 mm/s pendant une période de 72 heures
suivant la fin de la période où la vitesse des
11.4.3.3.6 Horaire des tirs particules est limitée à 25 mm/s.
L’entrepreneur avise le surveillant au moins
24 heures à l’avance de la date, de l’heure et du lieu 11.4.4.1.2 Contrôle et enregistrement des
de chacun des tirs. vibrations
Les charges admissibles par délais doivent
11.4.3.3.7 Journal des tirs être déterminées à l’aide d’une formule reconnue.
L’entrepreneur remet au surveillant une copie Tous les sautages réalisés à moins de 100 m d’une
du journal des tirs immédiatement après chaque tir. résidence, d’un commerce, d’un autre bâtiment, d’un
puits d’alimentation en eau ou du béton frais doivent
11.4.3.4 Mode de paiement être enregistrés. Le site d’enregistrement est déter-
Les déblais de première classe sont mesurés miné de manière à pouvoir vérifier adéquatement
dans leur position originale par la méthode de la l’intensité des vibrations transmises.
moyenne des aires ou par une autre méthode indi- La sensibilité du sismographe doit couvrir toute
quée aux plans et devis, jusqu’à la ligne de sous- l’étendue des vitesses des particules engendrées
fondation, et sont payés au mètre cube. par les tirs.
Le prix couvre le forage, y compris celui fait en L’entrepreneur doit remettre au surveillant, au
contrebas de la ligne de sous-fondation, le sautage moins 3 jours avant le début des sautages, une copie
et la fragmentation des matériaux aux dimensions du certificat de calibrage du géophone. Le calibrage
exigées pour leur utilisation, le chargement et le est réalisé selon les recommandations du fabricant.
transport, la mise en œuvre dans les remblais,
l’écaillage mécanique et manuel, la mise au rebut,
si autorisée, ainsi que la mise en réserve, et il inclut
toute dépense incidente.

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Une copie conforme des enregistrements doit 11.4.5.3 Mise en œuvre


être transmise au surveillant immédiatement après
chaque tir. 11.4.5.3.1 Déblais de deuxième classe
Les déblais sont exécutés selon les profils en
11.4.4.1.3 Contrôle du taux de monoxyde long et en travers stipulés dans les plans et devis.
de carbone dans les bâtiments
Le fond des déblais doit être tenu constamment
Pour les travaux à l’explosif effectués à proximité en bon état de drainage, et les talus doivent être
des bâtiments, l’entrepreneur doit, dans un premier régalés pour obtenir une surface unie et régulière.
temps, renseigner les occupants par voie de commu- Les pierres faisant saillie sur la surface des talus et
niqué sur la nature des travaux à réaliser ainsi que susceptibles de s’en détacher doivent être enlevées
sur les symptômes pouvant être ressentis (maux de et les trous comblés. Les tolérances en élévation
tête, nausées, etc.), et sur les mesures à prendre (fond de coupe, fossés) sont limitées à 30 mm, et
advenant une infiltration, dans les bâtiments, des en largeur (talus extérieurs) à 100 mm.
gaz engendrés par les tirs à l’explosif.
Si, au fond d’une coupe, le sol contient des blocs
Dans un deuxième temps, des détecteurs de de pierre de plus de 200 mm de diamètre à l’intérieur
monoxyde de carbone doivent être mis en place à de la zone comprise entre les pentes de 1V : 1H
proximité des drains de plancher au niveau du sous- tracées à partir de l’extérieur des accotements, au
sol des bâtiments qui sont situés, ou dont le puits niveau du revêtement, le surveillant peut exiger que
d’alimentation en eau est situé, à l’intérieur d’une tous les blocs de 200 mm et plus soient enlevés par
zone de 50 m de largeur mesurée par rapport aux scarification sur une profondeur de 300 mm.
limites de l’aire de chaque sautage.
Si le surveillant constate que, pour continuer
Des mesures du taux de monoxyde de carbone les remblais, il manque de matériaux provenant
doivent également être effectuées dans les réseaux des déblais, il peut donner à ceux-ci une surlargeur,
d’égouts sanitaires et pluviaux lorsque les travaux limitée par l’emprise.
11
à l’explosif sont effectués à l’intérieur des limites
mentionnées précédemment. 11.4.5.3.2 Terre végétale
Tous les cas où une augmentation du taux de a) Destination de la terre végétale
monoxyde de carbone a été mesurée doivent être
consignés par écrit, et l’information transmise au La couche de terre végétale doit être enlevée partout
surveillant. où la surface du terrain naturel est à 1,0 m ou moins
de la ligne de l’infrastructure et à l’intérieur de la zone
11.4.4.2 Mode de paiement comprise entre les pentes de 1V  : 1H tracées à partir
Les frais engagés par l’entrepreneur pour le de l’extérieur des accotements, au niveau du revê-
contrôle des vibrations et du taux de monoxyde tement, sauf indication contraire aux plans et devis.
de carbone sont inclus dans le prix des déblais de Ce déblaiement, même s’il doit être fait séparément,
première classe. fait partie des déblais de deuxième classe.
Le décapage pour récupérer la terre végétale, uti-
11.4.5 Déblais de deuxième classe
lisable pour les travaux d’aménagement paysager,
11.4.5.1 Description des travaux doit être fait de manière à éviter de la contaminer
par des matériaux sous-jacents de composition
Les déblais de deuxième classe comprennent différente. Ainsi, la profondeur de l’excavation varie
tous les déblais qui ne sont pas décrits comme selon la nature du terrain.
déblais de première classe.
L’entrepreneur doit mettre en réserve toute la terre
11.4.5.2 Destination des matériaux de végétale nécessaire à ses travaux. Il doit, à ses
déblais de deuxième classe frais, récupérer la terre végétale et se procurer les
Tous les matériaux utilisables, provenant des emplacements nécessaires pour la mettre en réserve.
déblais de deuxième classe, doivent être employés Si des matériaux utilisables sont perdus par la faute
pour la construction des remblais, des accotements, de l’entrepreneur, il doit les remplacer, à ses frais, par
des remblayages spéciaux, pour l’aménagement un volume équivalent de matériaux utilisables. Lors
paysager, etc. de la mise en réserve, l’entrepreneur doit respecter
Si des matériaux utilisables sont perdus par la les règles suivantes :
faute de l’entrepreneur, il doit les remplacer, à ses
frais, par un volume équivalent de matériaux confor- • la circulation des véhicules sur les dépôts est
mes aux exigences des plans et devis. interdite;
Si des déblais ne peuvent être utilisés, l’entre- • la hauteur des dépôts ne doit pas excéder 3 m.
preneur doit les mettre au rebut.

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11 | Terrassements

b) Assurance de la qualité – Attestation • au moins une analyse granulométrique du


de conformité matériau granulaire;
Toute terre végétale récupérée ou livrée doit répondre • les résultats des essais des caractéristiques
aux exigences d’assurance de la qualité indiquées intrinsèques et complémentaires;
à la section « Aménagement paysager ».
• un croquis montrant l’emplacement de la zone
11.4.5.4 Mode de paiement d’exploitation ou de la réserve.
Les déblais de deuxième classe sont payés au Dans le cas de l’utilisation d’un géotextile, ce
mètre cube. Le volume est établi au préalable par la dernier doit répondre aux exigences d’assurance de
méthode de la moyenne des aires ou par une autre la qualité des géotextiles de la section « Fondations
méthode indiquée aux plans et devis, en prenant de chaussée ».
comme base le terrain naturel et les lignes théo-
riques des terrassements. La position originale du 11.4.6.3 Mise en œuvre
terrain naturel est déterminée avant l’enlèvement des Au point de rencontre de matériaux de géli-
souches, et le volume de celles-ci n’est pas mesuré. vité différente (sol-sol ou sol-roc), de même qu’à
Le prix des déblais de deuxième classe couvre l’approche d’un ouvrage d’art ou d’une conduite,
notamment le chargement, le transport, la mise l’entrepreneur doit réaliser des transitions.
en œuvre dans les remblais, le compactage du 11.4.6.4 Mode de paiement
sol naturel et du fond de coupe, l’enlèvement des
souches ainsi que la mise au rebut, si autorisé, ou Le déblai de transition est payé au prix des
la mise en réserve des matériaux, et il inclut toute déblais de première classe ou de deuxième classe,
dépense incidente. selon le cas. Les matériaux de remplissage sont
mesurés et payés selon leur mode de paiement
Aucun déblai n’est payé à l’extérieur des lignes respectif.
établies aux plans et devis. Toutefois, localement en
11 présence de déblais de première classe, ou si le
Ministère décide de donner une surlargeur ou une
11.4.7 Rebuts
profondeur additionnelle aux déblais, les quantités Les rebuts sont des matériaux excédentaires
sont établies à partir de mesures prises sur les lieux ou inutilisables pour la construction de routes. Ils
et payées comme des déblais de première classe comprennent :
ou de deuxième classe, selon le cas. • matériaux naturels;
L’épierrage par scarification est payé au prix des
• matériaux de démolition;
déblais de deuxième classe pour le volume théorique
de matériaux scarifiés. Le prix couvre notamment • matières dangereuses.
la mise aux rebuts ou en réserve des blocs libérés
par scarification, et il inclut toute dépense incidente. 11.4.7.1 Matériaux naturels
Les matériaux naturels comprennent notam-
11.4.6 Transition ment l’argile, le limon, le sable, le gravier, le roc et
11.4.6.1 Matériaux le sol organique.
Le matériau de remplissage doit être un 11.4.7.1.1 Mise en œuvre
matériau de sous-fondation conforme à la norme L’entrepreneur doit placer les rebuts en dehors
NQ 2560-114 « Travaux de génie civil – Granulats », de l’emprise de la route. Il doit les amonceler selon
« Partie II : Fondation, sous-fondation, couche de des pentes stables et régulières et de manière que
roulement et accotement ». les amoncellements soient invisibles de la route ou
de tout autre chemin public. Pour ce faire, l’entre-
11.4.6.2 Assurance de la qualité – preneur doit acquérir les terrains nécessaires ou
Attestation de conformité obtenir l’autorisation des propriétaires.
L’entrepreneur doit fournir au surveillant une
attestation de conformité avant le transport des 11.4.7.1.2 Mode de paiement
matériaux granulaires. La mise au rebut des matériaux naturels ne fait
L’attestation de conformité doit comprendre l’objet d’aucun article au bordereau. Tous les frais
l’information suivante : engagés pour la réalisation de cet ouvrage, incluant
notamment les coûts d’acquisition de terrains, les
• le nom du laboratoire enregistré ou du fabricant éventuels paiements aux propriétaires ainsi que
certifié ISO 9001 – Fabrication de matériaux les frais de mise en œuvre, sont inclus dans le prix
granulaires ayant procédé à l’échantillonnage des déblais.
selon la méthode d’essai LC 21–010 du
Ministère et aux essais;

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11 | Terrassements

11.4.7.2 Matériaux de démolition 11.4.8.2 Mode de paiement


Les rebuts de démolition sont des matériaux La renaturalisation d’une chaussée abandonnée
provenant de la démolition d’ouvrages existants est payée au mètre carré. Le prix couvre notamment
(revêtement en enrobé, béton, bois, acier, etc.). la mise en œuvre et il inclut toute dépense incidente.
11.4.7.2.1 Mise en œuvre 11.4.9 Traits de scie
La mise au rebut en dehors de l’emprise doit
être exécutée conformément à la Loi sur la qualité de 11.4.9.1 Mise en œuvre
l’environnement (L.R.Q., c. Q-2) et aux règlements Avant de procéder aux déblais et aux excava-
correspondants. tions, l’entrepreneur doit au préalable découper à la
Le surplus de béton et les eaux ayant servi au scie, de façon rectiligne, le revêtement existant sur
nettoyage des bétonnières doivent être mis au rebut toute son épaisseur.
dans une aire prévue à cette fin et de manière à L’entrepreneur demeure responsable de la
éviter toute contamination du milieu. Le site doit être qualité des traits de scie, tout au long des travaux.
préalablement autorisé par le Ministère. Dans le cas où un trait de scie est abîmé par la
circulation ou par le matériel, il doit être refait aux
11.4.7.2.2 Mode de paiement frais de l’entrepreneur.
La mise au rebut des matériaux de démolition
ne fait l’objet d’aucun article au bordereau. Tous les 11.4.9.2 Mode de paiement
frais engagés pour la réalisation de cet ouvrage, Les traits de scie sont payés au mètre sans
notamment les coûts de mise en œuvre, sont inclus prendre en compte l’épaisseur du ou des revête-
dans le prix des déblais. ments traversés. Le prix couvre notamment la main-
d’œuvre ainsi que le matériel approprié, et il inclut
11.4.7.3 Matières dangereuses toute dépense incidente.
Les matières dangereuses comprennent notam-
ment les déchets chimiques, les hydrocarbures, les 11.5 Fossés de décharge, nettoyage 11
peintures, les sols contaminés, comme l’indique le et imperméabilisation de
Règlement sur les matières dangereuses. fossés
11.4.7.3.1 Mise en œuvre
11.5.1 Fossés de décharge
La mise au rebut doit être exécutée conformé-
La mise en œuvre de fossés de décharge
ment au Règlement sur les matières dangereuses
couvre notamment tous les travaux de creusage,
et à la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q.,
de déviation et d’amélioration de cours d’eau ou
c. Q-2).
de fossés, exécutés en dehors des fossés latéraux
11.4.7.3.2 Mode de paiement d’une chaussée.
La mise aux rebuts des matières dangereuses Les travaux à exécuter consistent à creuser un
est payée au kilogramme, au litre ou au mètre cube, fossé de décharge. Ces travaux doivent satisfaire
selon la nature de la matière dangereuse à éliminer. aux exigences concernant les déblais.
Le prix couvre notamment les exigences des lois,
règlements ou décrets en vigueur et il inclut toute 11.5.1.1 Mise en œuvre
dépense incidente. La pente longitudinale de ces fossés et la largeur
au fond sont celles exigées aux plans et devis. La
11.4.8 Renaturalisation d’une pente des talus doit être 1V : 2H pour les excavations
chaussée abandonnée dans les sols et 2,5V : 1H pour celles dans le roc.
Les matériaux d’excavation sont déposés sur
11.4.8.1 Mise en œuvre les berges du fossé et épandus de façon à occuper
Dans la partie abandonnée de la chaussée le moins de surface possible et à ne pas obstruer les
existante, l’entrepreneur doit fragmenter, scarifier, rigoles ou les fossés transversaux. Lorsque exigé aux
enlever le revêtement existant et décompresser la plans et devis, ces matériaux doivent être transportés
fondation sous-jacente sur une épaisseur de 450  mm. pour être utilisés dans la construction des remblais
Il doit aussi niveler, arrondir les angles, aplanir les ou d’autres travaux, ou pour être mis au rebut.
surfaces avec des pentes maximales de 1V : 3H,
assurer le drainage de manière à favoriser la reprise 11.5.1.2 Mode de paiement
de la végétation, enlever les ponceaux et les tuyaux Le creusage des fossés de décharge est payé
d’entrée, effacer les traces de l’ancienne chaussée en mètres cubes de déblai de première classe ou de
et préparer le sol selon les exigences concernant déblai de deuxième classe, selon le cas. Le volume
l’aménagement paysager, le rendant ainsi apte à est établi au préalable par la méthode de la moyenne
la mise en place de terre végétale pour les travaux des aires ou par une autre méthode indiquée aux
d’engazonnement et de plantation ou pour la remise plans et devis en séparant les matériaux transportés
en culture. de ceux épandus sur place.

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11 | Terrassements

Il peut donc y avoir, au bordereau, les 4 ouvra- • les résultats des essais suivants :
ges suivants :
◆◆ la résistance à la tension;
• fossés de décharge, déblais de première classe
épandus sur place; ◆◆ la résistance au poinçonnement;

• fossés de décharge, déblais de deuxième classe ◆◆ les propriétés hydrauliques;


épandus sur place; ◆◆ la résistance aux hydrocarbures, dans le
• fossés de décharge, déblais de première classe cas des géomembranes en polyéthylène
transportés; ou bitumineuses (lorsque cela est exigé
dans les plans et devis);
• fossés de décharge, déblais de deuxième classe
transportés. ◆◆ la teneur en noir de carbone, dans le cas
des géomembranes en polyéthylène (PE);
Dans chaque cas, le prix couvre tous les travaux
requis pour le creusage de fossés de décharge et il ◆◆ la résistance aux basses températures,
inclut toute dépense incidente. dans le cas des géomembranes en poly-
éthylène (PE);
11.5.2 Nettoyage de fossés
◆◆ la quantité minimale et la nature de la
11.5.2.1 Mise en œuvre bentonite, dans le cas des géocomposites
Aux endroits indiqués aux plans et devis ou par bentonitiques.
le surveillant, l’entrepreneur doit faire le nettoyage Un lot de production est constitué de un ou
de fossés existants, latéraux ou de décharge. Ces de plusieurs rouleaux de géomembrane ou de
travaux doivent être exécutés selon la méthode géocomposite bentonitique présentant les mêmes
du tiers inférieur décrite dans la norme d’entre- caractéristiques et fabriqués en continu avec la même
tien « Nettoyage et creusage des fossés et/ou de machine. De plus, la superficie maximale d’un lot est
11 décharges » du Tome VI – Entretien de la collection limitée à 10 000 m².
Normes – Ouvrages routiers du ministère des Le numéro de lot de production doit être facile-
Transports. L’entrepreneur doit mettre au rebut les ment repérable sur le bon de livraison et sur le rouleau.
matériaux inutilisables.
11.5.3.2.2 Contrôle de réception
11.5.2.2 Mode de paiement Lorsqu’un contrôle de réception est effectué par
Le nettoyage des fossés est payé au mètre de le Ministère, le prélèvement des échantillons consiste
fossé existant, nettoyé et accepté. Le prix couvre en une pièce de 1 m de longueur sur toute la largeur
l’exécution de tous les travaux indiqués précédem- d’un rouleau par lot de production.
ment et il inclut toute dépense incidente.
11.5.3.3 Mise en œuvre
11.5.3 Imperméabilisation de fossés
11.5.3.3.1 Préparation de la surface
11.5.3.1 Matériaux La surface à recouvrir doit être nettoyée, débar-
La géomembrane et le géocomposite bento- rassée des matériaux organiques et étrangers et
nitique doivent être conformes à la norme 13201 régalée aux profils requis; toute aspérité ou dépres-
du Ministère. sion supérieure à 100 mm/m² doit être éliminée.
En présence d’une surface rocheuse ou sus-
11.5.3.2 Assurance de la qualité ceptible d’endommager les géomembranes et les
11.5.3.2.1 Attestation de conformité géocomposites bentonitiques, le Ministère peut exi-
ger la pose d’une couche d’emprunt d’une épaisseur
Pour chaque livraison de géomembrane et de 150 mm avant la pose du matériau.
de géocomposite bentonitique, l’entrepreneur doit
fournir au surveillant une attestation de conformité 11.5.3.3.2 Mise en place
contenant l’information suivante :
La mise en place, la fixation et l’assemblage des
• le nom du fabricant; nappes doivent se réaliser conformément aux plans
et devis ou au mode d’emploi fourni par le fabricant.
• le type de géomembrane;
La géomembrane ou le géocomposite bentoniti-
• la désignation commerciale; que sont étendus lâchement sur la surface à recouvrir
de sorte qu’ils épousent le relief sans pour autant être
• le numéro du lot de production; repliés sur eux-mêmes. Le chevauchement de deux
• les numéros d’identification des rouleaux; nappes adjacentes doit être au minimum de 300 mm.

• l’épaisseur de la géomembrane en polyéthylène


(PE) ou bitumineuse;

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11 | Terrassements

Toutes les mesures doivent être prises pour gelées. La teneur en matière organique maximale
protéger le matériau des intempéries et pour en permise dans les sols et les matériaux de remblai
empêcher le poinçonnement; aucun matériel ne est de 3,0 %, déterminée à partir de la méthode
doit circuler dessus. d’analyse MA. 1010-PAF 1.0 « Détermination de la
matière organique par incinération : méthode de
11.5.3.4 Mode de paiement perte au feu (PAF) » du Centre d’expertise en analyse
La géomembrane ou le géocomposite est environnementale du Québec.
mesuré au mètre carré selon la surface réelle recou- Chacune des couches de remblai doit être den-
verte, sans addition pour les chevauchements. Le sifiée séparément au degré de compacité exigé pour
prix couvre notamment la fourniture, l’entreposage, le compactage des remblais de sol. Les matériaux
la manutention, le transport, la pose, l’assemblage doivent être déversés sur la plate-forme du remblai et
des nappes, la mise en œuvre, le nettoyage ainsi poussés en avant par des bouteurs. Il est interdit de
que le régalage, et il inclut toute dépense incidente. décharger les matériaux sur les bords d’un remblai
Le matériau d’emprunt, si nécessaire, est payé et de les laisser dévaler la pente.
selon le mode de paiement prévu pour les emprunts. Le remblayage dans l’eau doit être exécuté en
une seule couche jusqu’à 600 mm au-dessus du
11.6 Remblais niveau de l’eau avec un matériau granulaire pour
Les remblais sont construits avec les matériaux sous-fondation conforme à la norme NQ 2560–114
provenant des déblais de première classe ou de « Travaux de génie civil – Granulats », « Partie II :
deuxième classe, des excavations pour ouvrages Fondation, sous-fondation, couche de roulement et
d’art ou des matériaux d’emprunt. accotement » ou avec des matériaux de déblai de
première classe qui répondent aux exigences du
Lorsque la réutilisation des matériaux de déblai
présent article.
est prévue, une partie des matériaux moins gélifs
(roc dynamité et sols contenant moins de 30 % de Les matériaux classifiés SP selon la norme 1101
particules fines) est réservée pour la fermeture du
remblai, jusqu’à concurrence du dernier mètre situé
du Ministère, ayant un coefficient d’uniformité (Cu)
inférieur à 6, peuvent être placés par couches uni- 11
sous la ligne d’infrastructure. Le matériau placé dans formes de 600 mm d’épaisseur après tassement.
cet horizon doit être homogène pour ne pas causer de Dans le cas d’un matériau granulaire, utilisé
comportements différentiels. Pour la dernière couche pour le remblayage dans l’eau, l’entrepreneur doit
d’un minimum de 300 mm située juste en-dessous fournir au surveillant une attestation de conformité
de la ligne d’infrastructure, un matériau contenant avant le transport du matériau.
moins de 20 % de particules fines est exigé. L’attestation de conformité doit comprendre
l’information suivante :
11.6.1 Mise en œuvre
• le nom du laboratoire enregistré ou du laboratoire
11.6.1.1 Préparation avant remblai du fabricant certifié ISO 9001 – Fabrication de
Avant la construction des remblais, les dépres- matériaux granulaires ayant procédé à l’échan-
sions et les cavités naturelles ou causées par l’enlè- tillonnage selon la méthode d’essai LC 21–010
vement d’un obstacle doivent être comblées jusqu’au du Ministère et aux essais;
niveau du sol environnant, avec des matériaux de
même nature. La surface du sol doit être libre de • au moins une analyse granulométrique du
neige, de glace, de boue et de matériaux gelés. matériau granulaire;
• les résultats des essais des caractéristiques
11.6.1.2 Remblais de sol intrinsèques et complémentaires;
Tous les matériaux constituant les remblais de
sol doivent être déposés et épandus par couches uni- • un croquis montrant l’emplacement de la zone
formes d’une épaisseur maximale de 300 mm après d’exploitation ou de la réserve.
tassement sur la pleine largeur requise par la pente
théorique des talus. Le diamètre des cailloux ne doit 11.6.1.3 Traitement des matériaux de
pas excéder l’épaisseur de la couche, excepté pour remblai à la chaux
les derniers 300 mm sous la ligne d’infrastructure, où
11.6.1.3.1 Matériaux
la grosseur des pierres doit être inférieure à 100 mm.
Les pierres plus grosses que celles mentionnées plus La chaux utilisée doit être conforme aux exigen-
haut doivent être poussées sur le côté du remblai, à ces de l’article pour les matériaux de stabilisation
l’extérieur de la zone comprise entre les pentes de de l’infrastructure à la chaux.
1V : 1H tracées à partir de l’extérieur des accote-
11.6.1.3.2 Assurance de la qualité
ments, au niveau du revêtement. Tous les sols com-
pactables conformes à la norme 1101 du Ministère La chaux utilisée doit répondre aux exigences
peuvent être utilisés, sauf les sols organiques, les d’assurance de la qualité indiquées à l’article portant
sols contaminés et les sols contenant des masses sur la stabilisation de l’infrastructure à la chaux.

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11 | Terrassements

11.6.1.3.3 Mise en œuvre doit être limitée à 450 mm. La dernière couche de


Avant que ne commencent les travaux de stabili- 300 mm sous la ligne de sous-fondation doit être
sation, l’entrepreneur doit faire inspecter et approuver composée de matériaux à granularité étalée dont les
par le surveillant tout le matériel (triturateur, herses, éléments ont une dimension maximale de 150 mm.
appareil de dosage, etc.) qu’il entend utiliser. Une Le front d’avancement doit être concave et
planche d’essai, lorsque cela est spécifié aux plans les bords du remblai doivent être situés à distance
et devis, est réalisée au début des travaux. suffisante en avant du centre.
Le mélange chaux – sol argileux doit être exécuté Sous un remblai de pierre, les faces d’un
à une température supérieure à 4 oC, en l’absence ouvrage d’art doivent être protégées par un coussin
de pluie et de vent ayant une vitesse supérieure à de 1 m d’épaisseur composé d’un matériau de sous-
30 km/h. fondation conforme à la norme NQ 2560–114
Les travaux de traitement des sols argileux à « Travaux de génie civil – Granulats », « Partie II :
la chaux doivent être exécutés entre le 15 mai et le Fondation, sous-fondation, couche de roulement et
15 octobre. La date limite du 15 octobre peut être accotement » et densifié par couches de 300 mm
reportée au 15 novembre, à condition que la couche d’épaisseur.
traitée à la chaux soit recouverte d’au moins 300 mm Dans le cas du remplissage d’une tranchée
de matériaux compactables afin de la protéger contre avec un matériau de première classe, les blocs
le gel durant son premier mois de mûrissement. ne doivent pas dépasser 300 mm dans leur plus
Le dosage et le malaxage d’un sol argileux avec grande dimension.
la chaux doivent être effectués selon les étapes Dans le cas d’un matériau granulaire utilisé
suivantes : comme coussin sur les faces d’un ouvrage d’art
sous un remblai de pierre, l’entrepreneur doit fournir
• préparation de la surface à traiter par scarifica- au surveillant une attestation de conformité avant le
tion et pulvérisation du sol argileux au moyen transport du matériau.
11 d’une herse à disque ou d’un triturateur (pulvi-
mélangeur) sur une épaisseur de 150 mm par L’attestation de conformité doit comprendre
l’information suivante :
couche de remblai de 300 mm d’épaisseur, selon
les exigences des articles sur les remblais de • le nom du laboratoire enregistré ou du laboratoire
sol et sur l’égouttement des remblais; du fabricant certifié ISO 9001 – Fabrication de
• application de la chaux en une ou plusieurs matériaux granulaires ayant procédé à l’échan-
opérations, selon le taux d’application requis; tillonnage selon la méthode d’essai LC 21–010
du Ministère et aux essais;
• malaxage de la chaux avec le sol argileux à l’aide
d’un triturateur pour que tous les agglomérats • au moins une analyse granulométrique du
passent le tamis de 50 mm; matériau granulaire;

• mûrissement pendant une période variant de • les résultats des essais des caractéristiques
1 heure à 24 heures, selon la nature du sol intrinsèques et complémentaires;
argileux et l’assèchement requis. Si le traite- • un croquis montrant l’emplacement de la zone
ment du sol doit se faire en plusieurs couches, d’exploitation ou de la réserve.
la pose d’une couche additionnelle ne peut se
faire qu’après compactage complet de la cou- 11.6.1.5 Remblais de béton ou d’enrobé
che précédente, et ces travaux ne doivent pas recyclés
endommager la surface déjà densifiée;
L’enrobé ou les bétons peuvent être récupérés
• profilage de la couche traitée et compactage sur partiellement ou totalement dans les remblais.
le site du remblai selon les exigences de l’article L’enrobé existant utilisé en remblai est fragmenté
sur le compactage des matériaux. en morceaux d’au plus 300 mm. Les fragments sont
incorporés au remblai de sol de façon à ne pas lais-
11.6.1.4 Remblais de pierre ser de vides et ils sont traités selon les exigences
Les blocs ne doivent pas dépasser 1 m dans leur concernant les remblais de sol.
plus grande dimension. Les matériaux doivent être
L’enrobé existant peut aussi être pulvérisé et
déposés et épandus par couches uniformes d’une
mélangé avec les matériaux de fondation sous-
épaisseur maximale de 1,5 m sur la pleine largeur
jacents selon la proportion maximale de 50 % du
requise par la pente théorique des talus, sauf pour
mélange. Si ce mélange possède les caractéristiques
les derniers 3 m sous la ligne de sous-fondation où
correspondant à l’usage auquel il est destiné, il peut
l’épaisseur maximale des couches doit être de 1 m.
être récupéré et incorporé aux ouvrages situés sous
Dans les rocs schisteux, l’épaisseur des couches
la ligne d’infrastructure (remblayage de tranchées,

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coussins et enrobement), à la condition d’avoir un mûrissement, le profilage, le compactage, la main-


taux de bitume résiduel inférieur à 2 % et d’obtenir d’œuvre ainsi que le matériel, et il inclut toute dépense
une granulométrie respectant les spécifications incidente ou excédentaire à celles couvertes par le
d’un matériau de type CG 14. L’entrepreneur doit mode de paiement des déblais de deuxième classe.
faire exécuter des analyses granulométriques et La chaux utilisée pour le traitement des maté-
des teneurs en bitume résiduel sur le mélange par riaux de remblai est payée à la tonne. Le prix couvre
un laboratoire reconnu et en remettre les résultats notamment la fourniture, le transport, ainsi que le
au surveillant. stockage, et il inclut toute dépense incidente. Si la
L’enrobé existant à pulvériser fait l’objet d’un chaux est fournie par le Ministère, le prix couvre le
article particulier au bordereau. transport à partir du lieu indiqué aux plans et devis
Les morceaux de béton ne doivent pas contenir ainsi que le stockage, et il inclut toute dépense
d’acier ou de bois. Ils doivent être fragmentés en mor- incidente.
ceaux d’au plus 300 mm. Les bords des remblais de
béton recyclé doivent être complètement recouverts 11.7 Remblai léger
d’une couche d’au moins 300 mm de sol compacta-
ble. Les remblais de béton sont exécutés selon les 11.7.1 Matériaux
exigences concernant les remblais de pierre.
11.7.1.1 Polystyrène
11.6.1.6 Élargissement de remblais et de Le polystyrène doit être conforme à la norme
chaussées 14301 du Ministère.
Les travaux d’élargissement de remblais et de 11.7.1.2 Béton
chaussées existantes doivent être exécutés en gra-
Le béton pour la dalle du remblai léger est de
dins selon les exigences du Tome II – Construction
type I conforme aux exigences de la norme 3101
routière de la collection Normes  –  Ouvrages routiers
du Ministère.
du ministère des Transports. Ces travaux font partie
de la mise en œuvre des remblais. 11.7.1.3 Treillis métallique
11
11.6.1.7 Égouttement des remblais Le treillis métallique doit être conforme à la
norme 5101 du Ministère.
Durant la construction des remblais, la surface de
chacune des couches doit être parfaitement égouttée 11.7.2 Assurance de la qualité
en tout temps et libérée de glace, de neige et de
matériaux gelés avant la pose d’une nouvelle couche. 11.7.2.1 Polystyrène
Les surfaces doivent avoir une pente transversale
minimale de 2 % vers les drains ou les fossés. Dans 11.7.2.1.1 Attestation de conformité
les courbes, la pente est celle du dévers. Pour chaque livraison de polystyrène, l’entre-
preneur doit fournir au surveillant une attestation de
11.6.2 Mode de paiement conformité contenant les informations suivantes :
11.6.2.1 Remblai • le nom du fabricant ou sa marque de commerce;
Les remblais ne font l’objet d’aucun article au
• la date de fabrication;
bordereau. Tous les frais engagés par l’entrepreneur
pour la réalisation de cet ouvrage, y compris notam- • le numéro du lot de production;
ment le coût de la mise en œuvre, sont inclus dans
le prix des déblais et des emprunts. • les résultats de l’essai suivant pour le remblai
léger (Type B) :
L’enrobé pulvérisé est payé au mètre carré. Le
prix couvre notamment la pulvérisation, le malaxage, ◆◆ résistance à la compression.
le compactage ainsi que le profilage et il inclut toute
Un lot de production est constitué de blocs de
dépense incidente.
polystyrène de même type et présentant les mêmes
11.6.2.2 Traitement des matériaux de caractéristiques, et fabriqués en continu avec la
même machine. De plus, un lot est limité à un volume
remblai à la chaux maximal de 1000 m³ pour le remblai léger.
Le traitement des matériaux de remblai à la
chaux est payé au mètre cube de sol mis en œuvre 11.7.2.1.2 Contrôle de réception
à la suite de ce traitement, pour les travaux réalisés Lorsqu’un contrôle de réception est effectué
selon les stipulations des plans et devis ou les ins- par le Ministère, le prélèvement des échantillons
tructions du surveillant. Le prix couvre notamment le consiste en un morceau de bloc de 1 m de longueur
transport et la préparation des couches de remblai par lot de production.
à traiter, l’application de la chaux, le malaxage, le

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11.7.2.2 Béton polystyrène. Le chevauchement entre les bandes


Le béton doit répondre aux exigences d’assu- de treillis est de 500 mm et doit comporter au moins
rance de la qualité relatives aux ouvrages en béton 3 fils de treillis.
de la section « Ouvrages d’art ». Avant la pose de la dalle en béton, aucun matériel
n’est autorisé à circuler sur le polystyrène.
11.7.2.3 Treillis métallique Le polystyrène doit être protégé latéralement par
Le treillis métallique doit répondre aux exigences un recouvrement en matériau granulaire d’au moins
d’assurance de la qualité relatives à l’armature des 900 mm d’épaisseur mesurée perpendiculairement
ouvrages en béton de la section « Ouvrages d’art ». à la pente.
11.7.3 Mise en œuvre 11.7.3.2 Recouvrement
L’entrepreneur doit prendre les précautions La première couche du matériau granulaire
nécessaires afin d’éviter toute source de chaleur déversé sur le polystyrène pour remblai léger doit
à proximité des travaux et tout contact avec les être placée et densifiée avec soin de manière à ne
hydrocarbures. pas endommager ou déplacer le polystyrène.
Lors de la mise en place du polystyrène pour
remblai léger, un bloc ou un panneau qui est endom- 11.7.4 Mode de paiement
magé (perforation, troncature, épaufrure, etc.) et qui
11.7.4.1 Remblai léger
satisfait un des critères suivants doit être remplacé :
Le polystyrène pour le remblai léger est mesuré
• la surface portante (soit les 2 plans horizontaux) en place et il est payé au mètre cube. Le prix couvre
est diminuée de plus de 5 %; notamment la fourniture des matériaux, incluant la
• la surface totale du bloc ou du panneau est couche de matériaux granulaires, et il inclut toute
diminuée de plus de 5 %; dépense incidente.

11 • une perforation sur n’importe quelle face qui


Le matériau granulaire de protection latérale
est calculé au mètre cube théorique et il est payé à
dépasse 0,1 m2 et une profondeur de 0,2 m; l’article correspondant au bordereau.
• une troncature (ou épaufrure) sur l’une des La dalle de béton est payée au mètre cube de
arêtes qui dépasse 0,1 m2. béton. Le prix couvre notamment la fourniture des
Si un bloc est endommagé sur seulement une matériaux et de l’armature ainsi que la mise en
des surfaces latérales (surface non portante), il peut œuvre, et il inclut toute dépense incidente.
être utilisé sur un des versants extérieurs du remblai
avec la surface endommagée vers l’extérieur, sauf 11.8 Emprunts
pour la couche supérieure où tous les blocs doivent
être intacts. 11.8.1 Matériaux d’emprunt
Lorsque les déblais et les excavations stipulés
11.7.3.1 Remblai léger aux plans et devis ne fournissent pas suffisamment
La première rangée de polystyrène doit être mise de matériaux acceptables pour la construction des
en place sur une couche de 150 mm d’épaisseur de remblais ou encore d’autres travaux stipulés aux
matériau granulaire densifié. Les blocs de chaque plans et devis, les quantités complémentaires sont
rangée sont ensuite disposés perpendiculairement prises en dehors de l’emprise.
par rapport aux blocs de la rangée inférieure et de Les matériaux d’emprunt doivent être des sols
façon à faire chevaucher les joints dans toutes les compactables et non contaminés.
directions d’une rangée à l’autre. Au besoin, des
blocs doivent être taillés pour satisfaire cette exi- 11.8.2 Mise en œuvre
gence. En cours de construction, la différence de Les matériaux d’emprunt et leur mise en œuvre
niveau entre des blocs adjacents ainsi que l’écart doivent être conformes aux exigences concernant
horizontal entre deux blocs doivent être inférieurs les remblais.
à 10 mm. À proximité des culées, les blocs sont
découpés afin d’épouser parfaitement la géométrie 11.8.3 Mode de paiement
de l’ouvrage. Les emprunts sont payés à la tonne ou au mètre
La dernière rangée de blocs de polystyrène est cube, selon les stipulations des plans et devis. Le
recouverte d’une dalle en béton de 100 mm d’épais- prix couvre notamment l’achat du matériau, le déboi-
seur, armé au moyen d’un treillis métallique soudé de sement, le décapage du site d’emprunt, l’extraction,
6 mm de diamètre et de maillage 152 mm  ×  152 mm, l’assèchement, le chargement, le pesage si les
placé au voisinage du plan moyen du revêtement à emprunts sont payés à la tonne, la construction des
l’aide de cales dont les dimensions sont d’au moins chemins de halage, le transport total, l’épandage, le
100 mm × 100 mm pour éviter de poinçonner le compactage, la restauration de la chambre d’emprunt

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11 | Terrassements

ainsi que les travaux et obligations stipulés aux 11.9.2.1.1 Perte de masse volumique et
articles sur la fourniture de matériaux de carrière remaniement du sol
ou de sablière, et il inclut toute dépense incidente.
Si le sol naturel ou une couche d’un matériau
déjà densifié à la masse volumique requise subit
11.9 Compactage des matériaux avant la fin des travaux une perte de masse volu-
La masse volumique maximale du matériau mis mique attribuable à la circulation du matériel, aux
en place est déterminée selon la norme CAN/BNQ intempéries, à l’action du gel ou du dégel ou encore
2501–255 « Sols  –  Détermination de la relation teneur à toute autre cause, l’entrepreneur doit refaire, à ses
en eau-masse volumique – Essai avec énergie de frais, le compactage à la masse volumique requise.
compactage modifiée (2700 kN • m/m3) ». Si cela ne
peut être réalisé, la méthode utilisée doit être celle 11.9.2.2 Matériel de compactage
de la norme NQ 2501–258 « Sols  –  Détermination de L’entrepreneur doit utiliser un matériel spécifique
la relation teneur en eau-masse volumique – Essai au compactage adapté aux conditions locales, à la
au marteau vibrant ». nature du sol et aux matériaux mis en œuvre.
11.9.1 Assurance de la qualité – 11.9.2.3 Degrés de compacité
contrôle de réception Les degrés de compacité exigés pour le terrain
Le Ministère vérifie la compacité de chaque naturel et les couches successives formant les rem-
couche de matériau à l’aide d’un nucléodensimètre blais sont les suivants :
selon la méthode LC 22–003. Le facteur de correc-
tion (facteur K) utilisé pour corriger la teneur en eau 11.9.2.3.1 Compactage du sol naturel et
mesurée de chaque type de matériau est déterminé des fonds de coupe
selon la méthode LC 22–002. Le nucléodensimètre Le fond de coupe et le sol naturel déblayé de
utilisé est étalonné au moins une fois par année la terre végétale et laissé en place à moins de 1 m
selon la procédure définie dans la norme ASTM D
6938 « Standard Test Method for In-Place Density
de la ligne d’infrastructure doivent être densifiés
sur une profondeur de 150 mm à un minimum de 11
and Water Content of Soil and Soil-Aggregate by 90,0 % de la masse volumique sèche maximale. Si
Nuclear Methods (Shallow Depth) ». le fond de coupe ou le sol naturel se trouvent dans
la sous-fondation, les premiers 150 mm sous la
11.9.2 Mise en œuvre ligne de sous-fondation doivent être densifiés à un
Le compactage doit être exécuté avant que le minimum de 95,0 %.
matériau ne soit à une température inférieure à 0 oC.
11.9.2.3.2 Compactage des remblais de sol
11.9.2.1 Teneur en eau optimale Les matériaux constituant les remblais sont den-
L’entrepreneur doit s’efforcer d’obtenir en chan- sifiés à un minimum de 90,0 % de la masse volumique
tier la teneur en eau la plus rapprochée de l’optimum sèche maximale; si la ligne d’infrastructure coïncide
déterminé en laboratoire par le Ministère au moyen de avec la ligne de sous-fondation, les derniers 150 mm
l’essai de masse volumique sèche maximale selon la sont densifiés à un minimum de 95,0 %.
norme CAN/BNQ 2501–255 « Sols  –  Détermination
de la relation teneur en eau-masse volumique – 11.9.2.3.3 Compactage des remblais de
Essai avec énergie de compactage modifiée pierre
(2700 kN • m/m3) ». Dans le cas des sols argileux, la Chacune des couches des derniers 3 m sous la
teneur en eau ne doit en aucun cas être supérieure ligne de sous-fondation doit être densifiée au moyen
à la limite de plasticité obtenue selon la norme de 4 passages d’un bouteur d’un poids minimal
CAN/BNQ 2501–090 « Sols – Détermination de la de 30 t. La dernière couche de 300 mm doit subir
limite de liquidité à l’aide de l’appareil de Casagrande en plus 2 passages supplémentaires d’un rouleau
et de la limite de plasticité ». vibrant d’un poids statique minimal de 5 t et d’une
L’entrepreneur doit fournir le matériel propre force centrifuge de vibration de plus de 10 t. Dans
à accélérer le séchage des sols trop humides ou le cas de roc friable ou schisteux, l’exigence est
l’humidification des sols trop secs. celle de la dernière couche de 300 mm, et ce, pour
chacune des couches.
Si le sol est trop humide pour permettre un
compactage uniforme à la masse volumique sèche 11.9.3 Mode de paiement
maximale requise, le surveillant peut exiger que ce
Le compactage des différents matériaux ne fait
sol soit mélangé avec un sol sec ou qu’il soit asséché
l’objet d’aucun article au bordereau. Tous les frais
par aération ou par scarification.
engagés par l’entrepreneur pour la réalisation de cet
Si, au contraire, la teneur en eau est trop faible, ouvrage, notamment les coûts de la mise en œuvre
le surveillant peut exiger l’arrosage en vue d’obtenir exécutée selon les exigences des plans et devis et
la teneur optimale. Si la surface est lisse, l’entre- selon les instructions du surveillant, de l’arrosage ou
preneur doit la scarifier ou herser pour favoriser la de l’assèchement, sont inclus dans le prix unitaire
pénétration de l’eau. de chacun de ces matériaux.

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11 | Terrassements

11.10 Préparation et stabilisation de Les sols impropres enlevés et transportés sont


l’infrastructure mesurés et payés comme déblais de deuxième
classe.
11.10.1 Préparation de
l’infrastructure 11.10.2 Stabilisation de
l’infrastructure à la chaux
11.10.1.1 Conditions préalables Lorsque cela est exigé dans les plans et devis, les
Les travaux de préparation de l’infrastructure sols argileux au niveau de la ligne d’infrastructure sont
font partie des terrassements mais peuvent être stabilisés à la chaux sur les derniers 300 mm sous
requis au moment des travaux de fondation, quand la ligne d’infrastructure, afin d’améliorer la portance
l’infrastructure a été détériorée par le passage du et de faciliter la mise en forme de la plate-forme.
matériel lourd, par les intempéries, par l’action du
gel ou du dégel ou par toute autre cause. Les sols 11.10.2.1 Matériaux
argileux ayant un indice de liquidité supérieur à 0,9 La chaux utilisée pour la stabilisation des sols
nécessitent la réalisation d’une étude particulière. argileux doit être sous forme de chaux hydratée et
non liquide, ou sous la forme de chaux vive (CaO).
11.10.1.2 Mise en œuvre Elle doit être conforme à la norme ASTM C977
La surface à préparer doit être parfaitement « Standard Specification for Quicklime and Hydrated
égouttée au préalable et pour toute la durée de la Lime for Soil Stabilization ».
préparation. S’il s’agit de petites inégalités, à savoir de
moins de 50 mm d’écart avec le profil stipulé, il suffit 11.10.2.2 Assurance de la qualité –
de niveler totalement la surface puis de consolider Attestation de conformité
le tout avec le matériel de compactage approprié. Si Pour chaque livraison de chaux, l’entrepreneur
la surface à préparer est raboteuse ou onduleuse, doit fournir une attestation de conformité contenant
elle doit être scarifiée jusqu’au niveau du fond des
11 dépressions, nivelée et densifiée à nouveau.
les informations suivantes pour chaque lot de pro-
duction :
S’il est impossible d’obtenir une surface uni-
forme, unie et stable à cause de la présence, dans • le nom du produit et le type de chaux;
l’infrastructure, de matériaux impropres, ces maté- • le nom du fabricant et le lieu de fabrication;
riaux doivent être asséchés ou excavés et remplacés,
jusqu’à au moins 1 m sous la ligne de sous-fondation • le numéro de lot de production;
et jusqu’à au moins 300 mm sous la ligne d’infra- • la date de fabrication;
structure. Les sols acceptés par le Ministère doivent
avoir une teneur en matière organique maximale de • la composition chimique et les propriétés
3,0 % déterminée à partir de la méthode d’analyse physiques.
MA. 1010-PAF 1.0 « Détermination de la matière Par lot de chaux, on entend une quantité déter-
organique par incinération : méthode de perte au minée de la chaux de même type et de mêmes carac-
feu (PAF) » du Centre d’expertise en analyse envi- téristiques physico-chimiques, produite par le même
ronnementale du Québec. fabricant et entreposée dans un réservoir donné.
L’emprunt requis pour combler ces excavations Au moment de l’expédition, les informations sui-
et les dépressions trop grandes que l’on peut ren- vantes sont ajoutées sur l’attestation de conformité  :
contrer lors de la préparation de l’infrastructure doit
être de même nature que les sols avoisinants. • le nom de l’entrepreneur;
Avant de poser les matériaux de sous- • le nom du transporteur et, dans le cas d’un
fondation, la planéité de la surface, en long et en matériau livré en vrac, le numéro de la citerne;
travers, doit être vérifiée et tout écart de plus de
30 mm par rapport au niveau requis doit être cor- • la date de chargement;
rigé. De plus, l’entrepreneur doit prévoir une pente • la quantité livrée.
transversale minimale sur la plateforme permettant
l’écoulement des eaux vers les fossés latéraux. 11.10.2.3 Mesures de sécurité et exigences
11.10.1.3 Mode de paiement environnementales
Les travaux de préparation de l’infrastructure ne L’entrepreneur doit prendre toutes les mesures
font l’objet d’aucun article au bordereau.Tous les frais de sécurité nécessaires en fonction des produits
engagés par l’entrepreneur pour la réalisation de cet utilisés. Lors de l’utilisation de chaux vive, il doit
ouvrage sont inclus dans les prix des déblais, des fournir un programme de sécurité détaillé énonçant
excavations ou de l’emprunt utilisé dans l’exécution les précautions à prendre ainsi que les mesures
des terrassements. d’urgence prévues sur le chantier.

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11 | Terrassements

Lors de l’utilisation de la chaux en vrac et en limite de plasticité de l’argile, conformément à


grande quantité, les employés doivent éviter tout la norme CAN/BNQ 2501–092 « Sols – déter-
contact direct avec le matériau et être munis d’un mination de la limite de liquidité à l’aide du
masque à oxygène, de lunettes de sécurité, de pénétromètre à cône et de la limite de plasticité »;
gants, etc.; lors de l’entreposage, du transbordement
et de l’épandage, les équipements utilisés doivent • compactage léger de la surface et mûrissement
être pourvus de cabines, conduites et convoyeurs préliminaire durant une période de 24 à 48  heu-
étanches, de façon à maintenir, en tout temps, le res; pendant ces travaux, l’entrepreneur doit
soulèvement des poussières à l’intérieur du seuil de humidifier le mélange pour le maintenir humide
tolérance de 5 mg/m³; les travaux doivent être inter- à un pourcentage de 3 % supérieur à la limite
rompus lorsque la vitesse du vent dépasse 30 km/h ou de plasticité de l’argile;
lorsque, visiblement, des poussières sont entraînées • pulvérisation à nouveau du mélange durci
à plus de 20 m de l’emprise du chantier. durant le mûrissement préliminaire de façon
En présence d’un point sensible (précisé dans que tous les agglomérats passent le tamis de
les plans et devis) situé à moins de 60 m des limites 25 mm; au cours de ce deuxième malaxage,
de l’emprise, aucune émission de poussière de chaux l’entrepreneur doit maintenir la teneur en eau
n’est tolérée hors de l’emprise du chantier. du mélange près de l’optimum. Le mélange doit
être homogène;
11.10.2.4 Mise en œuvre
• compactage final, généralement à l’aide d’un
Avant que ne commencent les travaux de stabili- compacteur à pneus multiples, selon les exigen-
sation, l’entrepreneur doit faire inspecter et approuver ces concernant les fondations de chaussée; le
par le surveillant tout l’équipement (triturateur, herses, délai entre le premier malaxage et le compactage
appareil de dosage, etc.) qu’il entend utiliser. Une final ne doit pas excéder 48 heures;
planche d’essai, lorsque cela est stipulé aux plans
et devis, est réalisée avant le début des travaux. • application d’une membrane imperméable
Le mélange chaux – sol argileux doit être exécuté constituée d’une ou plusieurs applications de
bitume fluidifié à un taux de 0,8 kg/m², et ce,
11
à une température supérieure à 4 oC et en l’absence
de pluie et de vent d’une vélocité supérieure à moins de 24 heures après le compactage final.
30 km/h. À défaut de membrane, l’humidité du mélange
doit être maintenue durant les 10 jours de
Les travaux de stabilisation de l’infrastructure à mûrissement par arrosage à un taux de 1 à
la chaux doivent être exécutés entre le 15 mai et le 2 kg/m², au besoin, et un roulage léger.
15 octobre. La date limite du 15 octobre peut être
reportée au 15 novembre à condition que la couche 11.10.2.5 Mode de paiement
stabilisée à la chaux soit recouverte d’au moins
La stabilisation de l’infrastructure à la chaux est
300 mm de matériaux de sous-fondation afin de la
payée au mètre carré de surface stabilisée selon les
protéger contre le gel durant son premier mois de
stipulations aux plans et devis et les instructions du
mûrissement.
surveillant. Le prix du sol traité couvre notamment la
Le dosage et le malaxage d’un sol argileux avec préparation de la surface à traiter, l’application de la
la chaux doivent être exécutés selon les étapes chaux, le nivelage, le malaxage et la pulvérisation,
suivantes : le compactage, le mûrissement ainsi que la main-
• préparation de la surface selon les exigences d’œuvre, et il inclut toute dépense incidente.
de l’article sur la préparation de l’infrastructure; La chaux utilisée pour la stabilisation est payée
à la tonne. Le prix couvre notamment la fourniture,
• scarification et pulvérisation de l’argile sur toute le transport ainsi que le stockage, et il inclut toute
la profondeur à stabiliser. Si la stabilisation d’un dépense incidente. Si la chaux est fournie par le
sol doit être réalisée en plusieurs couches, la Ministère, le prix couvre le transport à partir du lieu
pose d’une couche additionnelle ne peut se indiqué aux plans et devis ainsi que le stockage, et
faire qu’après mûrissement préliminaire de 24 il inclut toute dépense incidente.
à 48 heures et compactage complet de la cou-
che précédente, et ces travaux ne doivent pas 11.10.3 Renforcement de
endommager la surface déjà densifiée; l’infrastructure à l’aide
• application de la chaux en une ou plusieurs d’un géotextile
opérations, selon le taux d’application stipulé À la demande du surveillant, lorsqu’il est
aux plans et devis; impossible de remplacer les matériaux instables ou
• malaxage de la chaux avec l’argile à l’aide d’un de les assécher, un géotextile doit être étendu sur
triturateur; durant ces travaux, le mélange doit l’infrastructure en guise de renforcement.
avoir une teneur en eau supérieure de 3 % à la

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11.10.3.1 Matériaux essai de portance selon la méthode 2 ou demander


Le géotextile pour renforcement de l’infrastruc- de procéder aux actions correctives comme stipulé
ture doit respecter les exigences de la membrane de à l’article suivant.
type II de la norme 13101 du Ministère. Méthode 2 – Au moment de l’essai, le camion
doit être immobilisé sur une surface horizontale non
11.10.3.2 Assurance de la qualité gelée. La poutre Benkelman, munie d’une jauge à
Le géotextile doit répondre aux exigences cadran, est placée de façon que le pointeau repose
d’assurance de la qualité des géotextiles de la section entre les roues jumelées du camion, sur l’endroit
« Fondations de chaussée ». choisi. Le camion s’éloigne lentement à une distance
d’au moins 12 m. La lecture est notée 60 secondes
11.10.3.3 Mise en œuvre après le déplacement du camion. Au moins 3  essais
La surface à recouvrir doit être préparée doivent être effectués sur une longueur minimale de
conformément aux stipulations de l’article sur la 10 m, et la valeur moyenne des résultats doit être
préparation de l’infrastructure. Le sol naturel ne doit conforme à la déflexion admissible. Si, lors de cet
pas être remanié. essai, le surveillant constate des déflexions supé-
rieures à celles qui sont indiquées dans le tableau
La pose du géotextile s’effectue selon les exi- ci-contre, il peut demander de procéder aux actions
gences de mise en œuvre des géotextiles décrites correctives comme stipulé à l’article suivant.
à la section « Fondations de chaussée ».
11.10.4.2 Action corrective
11.10.3.4 Mode de paiement
Dans les secteurs où la déflexion est supérieure
Le géotextile pour renforcement de l’infrastruc- à la valeur admissible, des travaux correctifs doivent
ture est payé selon le mode de paiement pour les être entrepris par scarification et compactage ou par
géotextiles. remplacement du sol de mauvaise qualité par un
11.10.4 Essai de portance autre présentant des caractéristiques équivalant à
11 À la demande du surveillant, l’entrepreneur
celles du sol avoisinant. Si le sol de remplacement
est différent, l’entrepreneur doit exécuter les travaux
doit effectuer un essai de portance à la surface de selon les exigences concernant les transitions. Ces
l’infrastructure ou sur une des couches supérieures, travaux doivent être suivis d’un compactage, selon les
selon l’une des deux méthodes décrites à l’article exigences de l’article sur les degrés de compacité.
mise en œuvre. Après ces travaux, la déflexion doit être mesurée à
Lorsque l’essai de portance selon la méthode  1 nouveau et être conforme aux exigences.
n’est pas concluant et est le sujet d’un désaccord
entre les parties, alors la méthode 2 avec la poutre 11.10.4.3 Mode de paiement
Benkelman est utilisée et constitue l’essai décisif. Le camion servant à l’essai de portance est payé
selon le tarif horaire prévu au Recueil des tarifs de
11.10.4.1 Mise en œuvre camionnage en vrac du ministère des Transports du
L’entrepreneur doit disposer d’un camion muni Québec, majoré de 10 %.
d’un essieu arrière tandem à pneus jumelés. La Le coût de tous les travaux correctifs requis à
charge sur chaque roue doit être conforme aux la suite de l’échec d’un essai de portance est à la
exigences du tableau ci-dessous. La pression de charge de l’entrepreneur.
gonflage des pneus doit être de 690 kPa ± 5 kPa.
11.11 Nettoyage et régalage finals
Charge Déflexion 11.11.1 Mise en œuvre
Couche par pneu admissible Le régalage final couvre les retouches à faire
(kg) (mm) pour rendre les profils en tous points conformes
Surface aux lignes théoriques en long et en travers et tous
1800 4,0 les travaux requis pour le nettoyage et la remise en
infrastructure
état des lieux.
Sous-
1800 2,5
fondation 11.11.2 Mode de paiement
Fondation 2300 2,0 Si cet ouvrage est mentionné au bordereau,
le prix en est fixé par le Ministère. Il fait l’objet d’un
paiement global et est payé quand les travaux sont
Méthode 1 – L’essai est réalisé par le passage acceptés par le surveillant. Si cet ouvrage n’apparaît
du camion de référence. La vitesse du camion ne pas au bordereau, le prix unitaire soumis pour chaque
doit pas dépasser 3 km/h. Si, lors de cet essai, le ouvrage inclut les frais engagés pour le nettoyage, le
surveillant constate des déflexions nettement visibles régalage final, le nettoyage et la remise en état des
lorsqu’il est en position debout, il peut demander un lieux et les frais excédentaires engagés, lorsque le
prix en est fixé par le Ministère au bordereau.

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Quand des matériaux d’apport sont requis pour 11.13.2 Mise en œuvre
combler des dépressions, ces matériaux sont payés
aux prix unitaires du contrat, à la condition qu’ils ne 11.13.2.1 Construction et entretien de
remplacent pas des matériaux enlevés et payés chemins d’accès ou de halage
comme terrassement. La largeur des chemins d’accès ou de halage
est d’au moins 7 m et le profil en est établi par le
11.12 Entrées privées surveillant; toute surlargeur ou autre modification de
profil apportée par l’entrepreneur est à ses frais.
11.12.1 Matériaux
L’entretien de ces chemins inclut le nivelage
Les tuyaux pour entrées privées doivent régulier, la fourniture et la pose d’un abat-poussiè-
être conformes aux normes 7101 du Ministère, res selon les exigences concernant l’entretien des
BNQ 2622–126 « Tuyaux et branchements latéraux chaussées à surface granulaire et celles concernant
monolithiques en béton armé et non armé pour les abat-poussières.
l’évacuation des eaux d’égout domestique et plu-
vial » et BNQ 3624–120 « Tuyaux et raccords en 11.13.2.2 Esthétique et sécurité
polyéthylène (PE) – Tuyaux à profil ouvert à paroi
intérieure lisse pour l’égout pluvial et le drainage Dans le cas d’une carrière ou d’une sablière,
des sols – Caractéristiques et méthodes d’essais ». l’entrepreneur doit fréquemment en inspecter les
parois exploitées, y enlever toute pierre, tout maté-
11.12.2 Assurance de la qualité riau susceptible de s’en détacher ou toute masse
surplombante. En plus, il ne doit pas déposer de
Les tuyaux en béton, en acier et en polyéthylène matériaux à moins de 2 m ni y laisser circuler ou
(PE) doivent répondre aux exigences d’assurance stationner des véhicules à moins de 3 m du sommet
de la qualité relatives aux ponceaux préfabriqués des parois.
de la section « Ouvrages d’art ».
Dans le cas d’une sablière, l’entrepreneur doit
11.12.3 Mise en œuvre
Les tuyaux doivent être installés dans l’axe, le
empêcher l’affaissement des parois en y maintenant
des pentes inférieures à 1V : 1H, à moins que la 11
radier légèrement sous le profil des fossés latéraux, nature et la stabilité du sol ne permettent des pentes
après en avoir modelé le fond pour fournir une assise plus abruptes, déterminées par un ingénieur membre
sans saillie. de l’Ordre des ingénieurs du Québec. Cependant, il
doit prévoir qu’à la fin de ses travaux toute pente de
Les entrées privées sont construites avec les la surface exploitée doit être d’au plus 1V : 2H, pour
matériaux provenant des déblais et des excavations prévenir l’érosion et tout affaissement de terrain.
ou avec des matériaux d’emprunt.
L’entrepreneur doit construire les derniers 11.13.2.3 Propreté et protection de la
150 mm de la surface avec un matériau de fondation. propriété
À la fin des travaux, la surface de la carrière ou
11.12.4 Mode de paiement
de la sablière est régalée uniformément et nettoyée
Les tuyaux sont payés au mètre selon les exi- de tout rebut, débris, déchet, matériel inutilisable, de
gences des plans et devis. Le prix couvre la fourniture toute souche ou pièce de matériel ou de tout autre
des tuyaux et des accessoires, la préparation des encombrement du même genre.
assises ainsi que la mise en œuvre, et il inclut toute
Lorsque des matériaux doivent être concassés,
dépense incidente.
les travaux de concassage doivent être effectués de
La fourniture et la pose des éléments d’extrémité façon qu’il n’y ait aucun rejet de pierres de dimension
biseautée sont payées à l’unité. inférieure à 750 mm dans leur plus grande dimension.
Les matériaux de remblayage des entrées À la fin de l’exploitation, toutes les pierres rejetées
privées sont payés au prix unitaire correspondant ou non utilisées doivent être enfouies ou recouvertes
à ces ouvrages au bordereau. Le matériau de fon- de terre et la surface doit être régalée uniformément.
dation servant à la finition des entrées est payé au En tout temps, l’entrepreneur doit se conformer
prix unitaire correspondant à cet ouvrage dans le aux lois et règlements concernant la qualité de l’envi-
bordereau. ronnement et la protection des territoires forestier et
agricole et de la propriété.
11.13 Fourniture des matériaux de
carrière ou de sablière 11.13.2.4 Mise en réserve
Les réserves doivent être placées à un endroit
11.13.1 Réglementation approuvé par le surveillant, situé dans la source de
En tout temps, l’entrepreneur doit se conformer matériaux ou à l’intérieur de l’emprise de la route
à la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., de manière que le site proposé par l’entrepreneur
c. Q-2), au Règlement sur les carrières et sablières n’augmente pas la distance moyenne de transport
et au Règlement sur la santé et la sécurité du travail des matériaux.
dans les mines.

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11 | Terrassements

Les travaux d’aménagement de ce site, sauf 11.13.3 Mode de paiement


la fourniture des matériaux à l’état naturel lorsqu’ils
sont fournis par le Ministère, sont aux frais de 11.13.3.1 Matériaux bruts fournis par le
l’entrepreneur. Ministère
11.13.2.5 Restauration de la végétation Lorsque des sources de matériaux bruts sont
fournies par le Ministère, le déboisement et le
L’entrepreneur doit prendre toutes les mesures découvert de ces sources, les travaux de drainage,
requises pour qu’une nouvelle végétation croisse la construction des chemins d’accès ou de halage,
2 ans après la cessation de l’exploitation d’une les matériaux servant à l’entretien de ces chemins
carrière ou d’une sablière qu’il a lui-même exploitée et la restauration de la végétation sont payés au prix
et subséquemment abandonnée. unitaire correspondant à chacun de ces ouvrages
Pour l’aire exploitée et dont l’utilisation est au bordereau.
discontinuée, l’entrepreneur doit, en respectant les L’enlèvement, par l’entrepreneur, des matériaux
exigences concernant l’aménagement paysager : de mauvaise qualité avant et pendant l’exploitation
• préparer le sol; des sources de matériaux granulaires est payé au
mètre cube, au prix unitaire de l’ouvrage « découvert
• recouvrir le sol de terre végétale; des sources de matériaux fournies par le Ministère »
indiqué au bordereau. Si ces matériaux conviennent
• engazonner l’aire, sans toutefois assurer la tonte à la construction du chemin de halage, l’entrepre-
du gazon, ou y planter des arbres et des arbus- neur doit les y placer, alors que la terre végétale
tes à une densité minimale de 1600 plants par du découvert doit être conservée et entreposée
hectare. Pour les terres forestières du domaine séparément pour la restauration du sol, et ce, sans
public, l’engazonnement y étant interdit, l’entre- rémunération additionnelle.
preneur doit y planter des arbres et arbustes.
Tous les travaux liés à l’entretien des chemins
Les travaux de plantation doivent aussi répondre
11 aux exigences suivantes :
d’accès ou de halage, d’esthétique et de sécurité,
de propreté et de protection de la propriété et la
11.13.2.5.1 Localisation mise en réserve sont inclus dans le prix unitaire
des matériaux.
Les plants doivent être placés à un endroit
propice à leur établissement et à leur croissance 11.13.3.2 Matériaux bruts fournis par
sans tuteur et sans piquet de repère individuel.
l’entrepreneur
Les affleurements rocheux, les sites de régalage
des sols formés de débris ou de grosses pierres et Lorsque les matériaux sont fournis par l’entre-
les dépressions nécessairement inondées lors de preneur ou que ce dernier choisit une source rendue
pluies abondantes ne doivent pas être reboisés mais disponible par le Ministère, le coût de tous les travaux
engazonnés; cependant, les parois et talus dont les mentionnés précédemment, incluant notamment
pentes sont égales ou inférieures à 1V : 2H doivent la restauration de la végétation et, s’il y a lieu, du
être reboisés en créant une surface horizontale tout couvert forestier, est inclus dans les prix unitaires
autour des plants. des matériaux exploités. De même les frais enga-
gés inhérents aux obligations suivantes sont inclus
11.13.2.5.2 Espacement dans ces prix :
À l’intérieur du périmètre indiqué aux plans et • il appartient à l’entrepreneur de faire toutes les
devis ou par le surveillant, une densité minimale de démarches auprès des organismes de protec-
1600 plants par hectare est exigée; la distribution tion de l’environnement et du territoire agricole
des plants sur le site reboisé doit être uniforme et et auprès des organismes responsables des
l’espace entre deux plants doit être de 2,5 m, avec mines et des forêts, et d’obtenir tous les droits,
un écart tolérable de plus ou moins 0,5 m. permis et certificats d’autorisation nécessaires
11.13.2.5.3 Exploitation sous l’eau pour l’exploitation de toute source de matériaux,
incluant les sources mises à sa disposition par
Lorsqu’une sablière a été exploitée sous la le Ministère; dans un tel cas, l’entrepreneur
nappe phréatique (formation d’un plan d’eau), la res- doit respecter intégralement les autorisations
tauration de la végétation se fait à l’aide de végétaux d’exploitation et les conventions détenues par
typiques de ce milieu (herbacées, arbustes, arbres). le Ministère;
Les pentes des rives doivent être préalablement
adoucies afin qu’elles soient stables et propices à • l’entrepreneur ne peut commencer l’exploitation
recevoir la végétation. d’une carrière ou d’une sablière, l’utilisation
d’un procédé de concassage, de tamisage ou
de lavage ou augmenter la production d’un tel

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11 | Terrassements

procédé, à moins d’avoir obtenu ces droits,


permis et certificats d’autorisation du ministère
du Développement durable, de l’Environnement
et des Parcs, du ministère des Ressources natu-
relles et de la Faune et de la Commission de la
protection du territoire agricole, lorsque requis;
• l’entrepreneur doit aussi obtenir l’autorisation
pour agrandir une carrière ou une sablière au-
delà des limites d’une aire d’exploitation déjà
autorisée, ainsi que pour une carrière ou une
sablière existante qui doit être agrandie sur un
lot qui n’appartenait pas, au moment de l’entrée
en vigueur du règlement, au propriétaire du fond
de terre où cette carrière ou sablière est située;
• enfin, l’entrepreneur doit effectuer le paiement
des redevances forestières et minières, sauf
pour les sources mises à sa disposition par le
Ministère sur les terres forestières du domaine
public, ainsi que le paiement de tous les
frais relatifs à l’obtention et aux prescriptions
rattachées à l’exécution des droits, permis et
certificats d’autorisation, incluant le recours aux
services d’un ingénieur forestier ou d’un autre
professionnel, lorsque requis, et de toute autre
dépense incidente. 11

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12 |  Fondations de chaussée

12.1 Transport des matériaux L’attestation de conformité doit comprendre


granulaires l’information suivante :
Les matériaux provenant de carrières ou de • le nom du laboratoire enregistré ou du laboratoire
sablières doivent être exploités selon les exigences du fabricant certifié ISO 9001 – Fabrication de
concernant la fourniture des matériaux de carrière ou matériaux granulaires ayant procédé à l’échan-
de sablière et être transportés de manière à éviter la tillonnage selon la méthode d’essai LC 21–010
formation d’ornières et de dépressions au niveau de du Ministère et aux essais;
l’infrastructure et des diverses couches composant
les fondations de chaussée; les dépressions et les • les résultats complets des analyses granulo-
ornières supérieures à l’écart admissible au niveau métriques du matériau granulaire faites selon
de l’infrastructure et toute autre couche doivent être la cadence spécifiée;
corrigées, aux frais de l’entrepreneur, avant la pose • les résultats des essais des caractéristiques
de la couche subséquente. intrinsèques et complémentaires selon la
cadence spécifiée;
12.2 Sous-fondation de chaussée
• s’il y a traitement des matériaux, l’entrepreneur
12.2.1 Matériaux doit préciser la proportion des matériaux d’ajout
Les matériaux de sous-fondation doivent être ainsi que la méthode de traitement utilisée;
conformes aux exigences de la norme NQ 2560–114 • un croquis montrant l’emplacement de la
« Travaux de génie civil – Granulats », « Partie II : zone d’exploitation ou de la réserve ainsi que
Fondation, sous-fondation, couche de roulement et l’emplacement de chaque échantillon, et expli-
accotement », et ce, après la mise en œuvre des citant, s’il y a lieu, le mode d’exploitation pour
matériaux granulaires. rendre ces matériaux conformes et homogènes.
Les matériaux servant de couche anticontami- Lorsque l’entrepreneur choisit de s’approvision-
nante ou filtrante doivent être conformes aux exigen- ner dans une source commerciale exploitée depuis
ces de la norme NQ 2560–114 « Travaux de génie plusieurs années, le surveillant peut accepter, en
civil  –  Granulats », « Partie  III : Coussin, enrobement,
12
lieu et place des essais spécifiquement demandés
couche anticontaminante et couche filtrante », et ce, au paragraphe précédent, une compilation des
après la mise en œuvre des matériaux granulaires. résultats d’essais antérieurs produits par un labo-
ratoire reconnu. Ces résultats doivent correspondre
12.2.1.1 Polystyrène à la dernière période de production de la source et
Le polystyrène doit être conforme à la norme représenter une quantité de matériaux équivalant
14301 du Ministère. au moins à la quantité requise au contrat.
12.2.2 Assurance de la qualité Si les résultats des essais effectués sur les
matériaux bruts révèlent qu’ils ne sont pas conformes
12.2.2.1 Attestation de conformité aux exigences, l’entrepreneur doit changer de site
d’exploitation ou spécifier par écrit au surveillant
La qualité des matériaux bruts à la source ou
les mesures qu’il entend prendre pour bonifier les
provenant de déblais de première classe demeure
matériaux afin de rendre ces derniers conformes à
la responsabilité de l’entrepreneur. Une attesta-
la norme NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – 
tion de conformité doit être fournie au surveillant
Granulats », « Partie II : Fondation, sous-fondation,
avant le début de l’exploitation. Dans le cas d’une
couche de roulement et accotement » ou « Partie  III  :
réserve, si les matériaux sont traités (concassage,
Coussin, enrobement, couche anticontaminante et
lavage, ajout, tamisage), l’attestation de conformité
couche filtrante » selon le cas.
doit porter sur les matériaux traités. Une nouvelle
attestation de conformité doit être produite lors de Le surveillant n’autorise le transport des
tout changement de zone ou palier d’exploitation, matériaux de sous-fondation que sur réception de
de site d’exploitation ou à chaque nouvelle réserve. l’attestation de conformité.
Les caractéristiques intrinsèques et complémen-
12.2.2.1.1 Analyses granulométriques
taires des matériaux bruts doivent être conformes
à la norme NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – Les analyses granulométriques sont effectuées
Granulats », « Partie II : Fondation, sous-fondation, selon la méthode d’essai LC 21–040, à partir d’un
couche de roulement et accotement » ou « Partie  III  : échantillonnage conforme à la méthode d’essai
Coussin, enrobement, couche anticontaminante et LC 21–010, article 6.2. Le prélèvement des échan-
couche filtrante », selon le cas. tillons ainsi que les essais sont effectués selon la
cadence minimale de 1 essai par 5000 tonnes de
matériau granulaire avec un minimum de 3 essais
pour chaque type de matériau de sous-fondation.

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12 |  Fondations de chaussée

12.2.2.1.2 Caractéristiques intrinsèques et Un lot est jugé conforme lorsque :


complémentaires • la moyenne des 3 résultats granulométriques
Les caractéristiques intrinsèques et complé- est conforme aux exigences du tableau 1 de
mentaires des matériaux de sous-fondation sont la Partie II ou du tableau 1 de la Partie III de la
déterminées suivant les méthodes d’essai et les norme NQ 2560–114 « Travaux de génie civil –
cadences suivantes : Granulats », selon le cas;
• l’essai d’usure par attrition déterminé à l’aide de • l’exigence portant sur l’écart de variabilité au
l’appareil Micro-Deval selon la méthode d’essai tamis 80 µm est respectée;
LC 21–070, lorsque plus de 15 % du matériau
est retenu sur le tamis 5 mm. Cet essai est • il n’y a pas de rejet d’un échantillon individuel;
effectué à raison de 1 essai par 40 000 tonnes • le compactage est conforme aux exigences de
de matériau granulaire, avec un minimum de mise en œuvre.
2 essais pour chaque type de matériau de
sous-fondation; 12.2.2.2.1 Écart de variabilité
• l’essai au bleu de méthylène selon la méthode L’écart de variabilité est l’écart entre le plus haut
d’essai LC 21–255, à raison de 1 essai par et le plus bas résultat granulométrique d’un lot au
5000 tonnes de matériau granulaire, avec un tamis 80 µm. Si cet écart excède 6,0 %, il y a une
minimum de 3 essais pour chaque type de révision du prix unitaire. Si l’écart excède 8,0 %, la
matériau de sous-fondation; valeur est ramenée à 8,0 %.
Il n’y a pas de révision du prix unitaire pour la
• les autres essais visant à déterminer les
variabilité lorsque tous les résultats granulométriques
autres caractéristiques énoncées à la norme
d’un lot au tamis 80 µm respectent les exigences du
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – Gra-
contrôle de réception.
nulats », « Partie II : Fondation, sous-fondation,
couche de roulement et accotement » pour les 12.2.2.2.2 Rejet d’un lot
matériaux granulaires de sous-fondation avec
Un lot est rejeté sur la base des résultats granu-
un minimum de 1 essai pour chaque type de
12 matériau. L’essai Los Angeles est effectué selon
la méthode LC 21–400, lorsque plus de 15 %
lométriques lorsque la différence entre la moyenne
des 3 résultats granulométriques et les valeurs
spécifiées dans la norme NQ 2560–114 « Travaux
du matériau est retenu sur le tamis de 5 mm.
de génie civil – Granulats », « Partie II : Fondation,
12.2.2.2 Contrôle de réception sous-fondation, couche de roulement et accotement »
excède au moins un des écarts critiques (Ec) définis
Le contrôle de réception est effectué par le ci-dessous :
Ministère après la mise en œuvre complète de chacun
des lots de matériaux de sous-fondation. Ec  =  –  5 %  , pour la spécification au tamis 112 mm
En présence du surveillant, l’entrepreneur Ec  =  +  1,0 %  , pour la spécification supérieure au
peut faire prélever par un laboratoire enregistré des   tamis de 80  µm
échantillons témoins, composés de 6 prélèvements
pour un lot, les sceller et les utiliser au moment de Dans ce cas, l’entrepreneur enlève et remplace
l’exercice du droit de recours. à ses frais le matériau granulaire compris dans le
lot rejeté.
Un lot représente un seul type de matériau gra-
nulaire et une surface d’environ 7500 m² par couche 12.2.2.2.3 Rejet d’un échantillon individuel
compactée; le contrôle est basé sur 3 prélèvements Lorsque le pourcentage passant au tamis
localisés de façon aléatoire et représentant 3 sections 80 µm d’un échantillon individuel d’un lot est égal
égales. Les prélèvements sont effectués conformé- ou supérieur à 12,0 %, la section représentée par
ment à la méthode d’essai LC 21–010 du Ministère. cet échantillon est rejetée. L’entrepreneur doit alors
À la fin du contrat, toute surface inférieure à 1500 m2 enlever entièrement les matériaux de cette section ou
est incorporée au lot précédent. Les limites des lots utiliser la procédure de recours présentée à l’article
sont déterminées par le surveillant avant le début portant sur le recours de l’entrepreneur. Dans ce
des travaux de sous-fondation, selon la séquence cas, l’entrepreneur fait prélever, dans cette section,
préalablement présentée par l’entrepreneur pour 2 nouveaux échantillons sur lesquels les essais
ces travaux. granulométriques sont effectués. Si la moyenne
L’entrepreneur doit prendre toutes les précau- des 2 échantillons est inférieure à 12,0 % passant
tions pour que les matériaux demeurent conformes au tamis 80 µm, la moyenne de ces 2 résultats est
lors de ses travaux et après compactage, jusqu’à la utilisée pour remplacer la valeur de l’échantillon
réception des travaux de sous-fondation. rejeté dans le lot. Si la moyenne des 2 échantillons

12-2 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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12 |  Fondations de chaussée

est toujours supérieure ou égale à 12,0 % passant prélevés avant l’application de cet abat-poussière,
au tamis 80 µm, l’entrepreneur enlève entièrement selon la procédure définie au présent article.
le matériau de cette section. Un nouvel échantillon L’entrepreneur qui recouvre le matériau granu-
est ensuite prélevé et analysé pour constituer le lot. laire d’un lot avec un matériau servant à un autre
12.2.2.2.4 Recours de l’entrepreneur usage avant la réception des résultats granulo-
métriques du lot concerné renonce à son droit de
Lorsqu’un lot n’est pas conforme aux exigences recours, à moins que les échantillons prévus au
pour l’acceptation d’un lot et que l’entrepreneur présent article ne soient prélevés et scellés avant le
veut exercer son droit de recours, il doit utiliser les recouvrement du matériau granulaire du lot concerné,
échantillons témoins qu’il a déjà fait prélever. Si selon la procédure définie au présent article.
de tels échantillons n’ont pas été prélevés, il doit
engager un laboratoire enregistré pour prélever 12.2.2.2.5 Calcul du prix unitaire révisé
de nouveaux échantillons de façon aléatoire et les d’un lot
sceller en présence du surveillant. Les nouveaux La révision du prix unitaire s’applique dans au
essais doivent être effectués par un laboratoire moins un des cas suivants :
indépendant. La prise de nouveaux échantillons de
même que la réalisation des essais granulométriques • l’écart de variabilité excède l’exigence permise;
doivent être effectuées durant les heures et les jours
ouvrables du Ministère. • la moyenne des 3 résultats granulométriques
d’un lot excède la spécification au tamis 112 mm,
La détermination de l’emplacement des prélè- tout en étant inférieure ou égale à l’écart critique
vements, les prélèvements et les essais doivent être défini pour ce tamis;
effectués en présence du surveillant. Tout commen-
taire portant sur des méthodes jugées incorrectes doit • la moyenne des 3 résultats granulométriques
être signifié sur-le-champ, et toute opinion divergente d’un lot excède la spécification supérieure au
doit être portée à l’attention du surveillant par écrit. tamis 80 μm, tout en étant inférieure ou égale
Les nouveaux essais doivent être réalisés par à l’écart critique défini pour ce tamis.
le laboratoire indépendant dans les 7 jours suivant Les résultats conformes ne sont pas pris en
la date de réception des résultats originaux du
Ministère. L’effectif total du lot repris est de 6 échan-
compte lors de cette révision.
L’entrepreneur enlève et remplace à ses frais le
12
tillons, constitués de 3 prélèvements chacun, et ces matériau granulaire compris dans un lot non conforme
nouveaux résultats servent au calcul définitif de la ou accepte que le prix unitaire soit révisé selon la
moyenne du lot. formule suivante :
Une copie officielle des résultats des essais et
PR = (1 – Fc (total du lot)) × PU
des manuscrits contresignés est remise au surveillant
immédiatement à la fin des essais. où
La conformité est à nouveau évaluée par le PR : prix unitaire révisé
surveillant et le prix révisé est établi, s’il y a lieu,
avec les résultats des nouveaux essais. Les nou- Fc : facteur de correction
veaux résultats remplacent en totalité les résultats
initiaux; ils deviennent donc officiels et la procédure PU : prix unitaire au bordereau
de recours prend fin. et
Le coût des prélèvements additionnels est
Fc (total du lot) = Fc (112 mm) + Fc (80 µm) 
assumé par l’entrepreneur. L’analyse granulo-
+ Fc (variabilité)
métrique est payé par l’entrepreneur, à moins que
la valeur moyenne calculée à partir de l’ensemble où
des nouveaux résultats du lot n’indique que le lot
satisfait complètement aux exigences de la norme Fc (112 mm) = 3 (100 – x) / 100
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil  –  Granulats », Fc (80 µm) = 45 (x – 10) / 100
« Partie II : Fondation, sous-fondation, couche de
roulement et accotement ». Dans ce cas, le Ministère Fc (variabilité) = 10 (y – 6) / 100 (la valeur maxi-
rembourse le coût des essais au taux en vigueur male considérée est égale à
au Ministère. 0,20)
L’entrepreneur qui applique un abat-poussière où
différent de l’eau avant la réception des résultats
granulométriques des matériaux de sous-fondation x : moyenne du lot (pourcentage passant)
renonce à son droit de recours, à moins que les
y : (% passant 80 µm maximal)
échantillons prévus au présent article ne soient
– (% passant 80 µm minimal)

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 12-3

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2010 12 15

12 |  Fondations de chaussée

La retenue pour un matériau granulaire non sablières et de gravières doivent être densifiés à un
conforme est obtenue en multipliant (PU – PR) par minimum de 90,0 % de la masse volumique sèche
les quantités affectées. La retenue ne peut toutefois maximale selon l’essai CAN/BNQ 2501–255
être supérieure au montant obtenu en multipliant le « Sols – Détermination de la relation teneur
prix unitaire au bordereau par les quantités affectées. en eau-masse volumique – Essai avec énergie
de compactage modifiée (2700 kN • m/m 3) »,
12.2.2.3 Polystyrène pour isolation à l’exception des 150 derniers millimètres sous la
thermique ligne de sous-fondation, qui doivent être densifiés à
un minimum de 95,0 %. Les matériaux de sous-fonda-
12.2.2.3.1 Attestation de conformité tion constitués de matériaux granulaires concassés
Pour chaque livraison de polystyrène, l’entre- provenant d’une carrière ou de déblais de première
preneur doit fournir au surveillant une attestation de classe doivent être densifiés à la masse volumique
conformité contenant les informations suivantes : sèche maximale établie à l’aide d’une planche de
référence répondant aux exigences indiquées à la
• le nom du fabricant ou sa marque de commerce; sous-section « Fondation de chaussée ».
• la date de fabrication; Dans les cas où l’essai CAN/BNQ 2501–255
« Sols – Détermination de la relation teneur en
• le numéro du lot de production; eau-masse volumique – Essai avec énergie de
• les résultats des essais suivants pour l’isolation compactage modifiée (2700 kN • m/m3) » ne peut pas
thermique (Type A) : être effectué sur le matériau de sous-fondation en
raison d’un pourcentage supérieur à 30 % de parti-
◆◆ résistance à la compression; cules plus grandes que 20 mm, le nombre optimal de
◆◆ module de compression; passages, d’un engin compacteur déployant l’énergie
suffisante est atteint quand 2 lectures consécutives
◆◆ résistance thermique; au nucléodensimètre, dont l’étalonnage a été vérifié,
donnent une augmentation de la masse volumique
◆◆absorption d’eau en volume. sèche inférieure à 1 %. La teneur en eau minimale
Un lot de production est constitué de panneaux des matériaux à compacter est établie en fonction
12 de polystyrène de même type et présentant les
mêmes caractéristiques, et fabriqués en continu
du tableau ci-dessous.

avec la même machine. De plus, la superficie maxi- Teneur en eau


male d’un lot est limitée à 20 000 m2 pour l’isolant Matériau minimale avant
thermique. compactage(1)
12.2.2.3.2 Contrôle de réception MG 56 4,0 %
Lorsqu’un contrôle de réception est effectué par MG 80 3,0 %
le Ministère, le prélèvement des échantillons consiste
MG 112
en un morceau de panneau de 1 m de longueur par
(passant 5,0 %
lot de production.
5 mm  <  50 %)
12.2.3 Mise en œuvre MG 112
Le matériau de sous-fondation est épandu (passant 7,0 %
par couches d’épaisseur uniforme n’excédant pas 5 mm    50 %)
300 mm sur l’infrastructure. Cependant, les matériaux 1. La teneur en eau est ajustée selon la granulométrie
classifiés SP selon la norme  1101 du Ministère peu- du matériau de sous-fondation et est mesurée selon la
méthode d’essai CAN/BNQ 2501–170 « Sols – Détermina-
vent être épandus par couches d’épaisseur uniforme tion de la teneur en eau ».
n’excédant pas 600 mm.
Avant la pose des fondations, la surface de la
Le Ministère vérifie la compacité de chaque sous-fondation doit être libre d’ornières et d’autres
couche de matériaux de sous-fondation à l’aide d’un dépressions, et tout écart de plus de 20 mm par
nucléodensimètre selon la méthode LC 22–003. Le rapport au niveau requis doit être corrigé. De plus,
facteur de correction (facteur K) utilisé pour corriger la l’entrepreneur doit prévoir une pente transversale
teneur en eau mesurée de chaque type de matériau minimale sur la plateforme permettant l’écoulement
granulaire de sous-fondation est déterminé selon la des eaux vers les fossés latéraux.
méthode LC 22–002. Le nucléodensimètre utilisé est
étalonné au moins une fois par année selon la procé- L’entrepreneur doit prendre toutes les précau-
dure définie dans la norme ASTM D 6938 « Standard tions nécessaires pour que les matériaux demeurent
Test Method for In-Place Density and Water Content conformes lors des travaux de mise en œuvre et de
of Soil and Soil-Aggregate by Nuclear Methods compactage, et ce, jusqu’à la réception des travaux
(Shallow Depth) ». Les matériaux de sous-fondation de sous-fondation.
constitués de matériaux granulaires provenant de

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2010 12 15

12 |  Fondations de chaussée

12.2.3.1 Mise en place du polystyrène concassés provenant d’une sablière, d’une carrière
L’entrepreneur doit prendre les précautions ou de déblai de première classe.
nécessaires afin d’éviter toute source de chaleur Le matériau granulaire de type MG  20 utilisé en
à proximité des travaux et tout contact avec les fondation doit être conforme à la norme NQ 2560–114
hydrocarbures. « Travaux de génie civil – Granulats », « Partie II :
Le polystyrène doit être maintenu en place pour Fondation, sous-fondation, couche de roulement
éviter tout déplacement pendant la mise en place et accotement » après compactage. Cependant, la
des matériaux granulaires. La première couche de granulométrie en réserve est amendée partiellement
recouvrement granulaire doit être constituée d’au selon les spécifications suivantes :
moins 30 % de particules retenues sur le tamis de
Tamis % passant
5 mm.
Aucun matériel n’est toléré directement sur le 31,5 mm 100
polystyrène avant la pose d’une épaisseur minimale 20 mm 90 – 100
de 300 mm de matériau granulaire densifié.
14 mm 68 – 93
La première couche du matériau granulaire
déversé sur le polystyrène pour isolation thermique 5 mm 35 – 55
doit être placée et densifiée avec soin de manière à ne
1,25 mm 17 – 38
pas endommager ou déplacer l’isolant. Une seconde
couche, permettant d’atteindre un recouvrement total 315 µm 8 – 17
d’au moins 450 mm, doit être placée et densifiée
80 µm 2,0 – 5,0
avant de permettre la circulation du trafic lourd.

12.2.4 Mode de paiement Si les exigences granulométriques des maté-


Les matériaux granulaires pour la sous- riaux en réserve (moyenne pondérée des résultats
fondation de chaussée sont payés à la tonne ou au d’essais) ne sont pas conformes, l’entrepreneur doit
mètre cube. Le prix couvre la fourniture des maté- démontrer à l’aide d’une planche de référence que
riaux, le concassage, le chargement, le pesage, le
transport, l’épandage, la réalisation de la planche
les exigences après mise en œuvre et compactage
seront satisfaites. 12
de référence si requis, ainsi que le compactage, et Une fois la planche de référence construite et les
il inclut toute dépense incidente. matériaux densifiés selon les exigences des articles
Le volume des matériaux payés au mètre cube concernant la compacité en chantier d’un matériau
est calculé par la méthode de la moyenne des aires de fondation, le laboratoire enregistré retenu par
selon les dimensions théoriques de la couche de l’entrepreneur effectue 3 prélèvements aléatoires et
sous-fondation. fait l’analyse granulométrique de chacun. La moyenne
des résultats de ces analyses granulométriques doit
12.2.4.1 Isolant thermique être conforme à la norme NQ 2560–114 « Travaux
L’isolant thermique en polystyrène est payé au de génie civil – Granulats », « Partie II : Fondation,
mètre carré, mesuré en place selon l’épaisseur sti- sous-fondation, couche de roulement et accotement »
pulée aux plans et devis. Le prix couvre notamment après la mise en œuvre complète du matériau de
la fourniture des matériaux, leur mise en œuvre, la fondation.
préparation des transitions ainsi que les précautions à Si les exigences granulométriques des maté-
prendre pour la préparation de la surface de la couche riaux en réserve (moyenne pondérée des résultats
sous-jacente, et il inclut toute dépense incidente. d’essais) ne sont pas satisfaites, l’entrepreneur
peut aussi présenter par écrit au Ministère le détail
12.3 Fondation de chaussée des mesures proposées pour rendre ces matériaux
12.3.1 Matériaux conformes et homogènes. Il effectue un nouvel
échantillonnage et de nouveaux essais selon les
Les matériaux de fondation doivent être confor- exigences pour les analyses granulométriques des
mes à la norme NQ 2560–114 « Travaux de génie matériaux en réserve. Les résultats doivent figurer
civil – Granulats », « Partie II : Fondation, sous- sur l’attestation de conformité.
fondation, couche de roulement et accotement »,
et ce, après la mise en œuvre des matériaux Dans le cas d’une couche de transition sur roc
granulaires. brisé, le matériau de transition doit être un maté-
riau granulaire de type MG 56. Le MG 56 peut être
La fondation est construite selon les exigences remplacé par un MG 20 si un géotextile de type III
des plans et devis, au moyen de matériaux granulaires est placé entre le roc brisé et le matériau granulaire.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 12-5

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2010 12 15

12 |  Fondations de chaussée

Le matériau de transition doit répondre aux • s’il y a traitement des matériaux, l’entrepreneur
mêmes exigences d’assurance de la qualité, de mise doit préciser la proportion des matériaux d’ajout
en œuvre, de contrôle de réception après la mise en ainsi que la méthode de traitement qu’il a utilisée;
œuvre et de mode de paiement que le matériau de
fondation. Dans le cas de l’utilisation d’un géotextile, • un croquis montrant l’emplacement de la zone
ce dernier doit répondre aux exigences d’assurance d’exploitation ou de la réserve ainsi que l’empla-
de la qualité des géotextiles de la présente section. cement de chaque échantillon, et explicitant, s’il
y a lieu, le mode d’exploitation pour rendre ces
12.3.2 Assurance de la qualité matériaux conformes et homogènes.
Le surveillant n’autorise le transport de maté-
12.3.2.1 Matériaux de fondation à la riaux de fondation que sur réception de l’attestation
source de conformité présentant tous les points décrits.
L’entrepreneur doit s’assurer de la qualité des
matériaux bruts dans la sablière ou la carrière. 12.3.2.3 Analyses granulométriques des
matériaux en réserve
12.3.2.2 Attestation de conformité Les matériaux granulaires utilisés pour la fon-
12.3.2.2.1 Matériaux de fondation en dation doivent être concassés spécifiquement pour
le contrat ou provenir d’une réserve contrôlée selon
réserve les mêmes critères. L’entrepreneur doit réaliser, à
L’entrepreneur doit remettre au surveillant une ses frais, un programme d’essais granulométriques
attestation de conformité pour chaque réserve de selon la méthode d’essai LC 21–040 du Ministère, à
matériau granulaire concassé. Elle atteste que les partir d’un échantillonnage effectué selon la méthode
matériaux de fondation en réserve sont conformes d’essai LC 21–010 du Ministère. Le prélèvement
aux exigences des plans et devis. Les essais de des échantillons ainsi que les essais sont effectués
contrôle des caractéristiques intrinsèques de fabri- selon la cadence minimale suivante :
cation et complémentaires doivent être réalisés
par un laboratoire enregistré ou par un fabricant • 2 essais initiaux;
détenant un certificat d’enregistrement conforme à la •
12
un essai par équipe de travail, par jour de pro-
norme ISO 9001 dont la portée couvre la fabrication duction, si la production journalière est inférieure
de matériaux granulaires. Les résultats complets à 5000 t  (2500 m³);
des analyses granulométriques des matériaux de
fondation en réserve doivent être réalisés par un • un essai supplémentaire par équipe de travail,
laboratoire reconnu. Lorsque requis, l’attestation de par tranche de 5000 t  (2500 m³), si la production
conformité doit également inclure les résultats de la journalière est supérieure à 5000 t (2500 m³).
planche de référence réalisée pour démontrer que
les stipulations après mise en œuvre et compactage 12.3.2.4 Caractéristiques intrinsèques et
des matériaux granulaires de fondation sont respec- de fabrication et caractéristiques
tées. Toute production de matériaux subséquente complémentaires
à la délivrance de l’attestation de conformité doit
L’entrepreneur doit faire exécuter les essais
faire l’objet d’une autre réserve et d’une nouvelle
suivants selon la cadence indiquée :
attestation de conformité.
La réserve minimale est de 5000 t (2500 m³) • l’essai d’usure par attrition déterminée selon
ou égale à la production totale de ce matériau gra- la méthode d’essai LC 21–070 du Ministère,
nulaire, si celle-ci est inférieure à ce tonnage. Un à raison d’un essai par 10 000 t de matériaux
supplément de 1000 t  (500 m3) peut être ajouté à la de fondation produites, avec un minimum de
dernière réserve du contrat. 2 essais par matériau;
L’attestation de conformité doit comprendre les • l’essai au bleu de méthylène déterminé selon
informations suivantes : la méthode d’essai LC 21–255 du Ministère, à
raison d’un essai par 5000 t (2500 m³) de maté-
• le nom du laboratoire enregistré ou du laboratoire
riaux de fondation produites, avec un minimum
du fabricant certifié ISO 9001 – Fabrication de
de 3 essais par matériau;
matériaux granulaires ayant procédé à l’échan-
tillonnage selon la méthode d’essai LC 21–010 • les autres essais visant à déterminer les carac-
du Ministère et aux essais; téristiques énoncées à la norme NQ 2560–114
« Travaux de génie civil  –  Granulats », « Partie  II  :
• les résultats complets des analyses granulomé-
Fondation, sous-fondation, couche de roulement
triques des matériaux de fondation en réserve,
et accotement » à raison d’au moins un essai
selon la cadence spécifiée;
par type d’essai et par matériau de fondation.
• les résultats des essais de contrôle des
caractéristiques intrinsèques, de fabrication et
complémentaires, selon la cadence spécifiée;

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2010 12 15

12 |  Fondations de chaussée

Pour répondre aux exigences de l’essai d’usure 12.3.3.2 Mise en place des matériaux de
par attrition, tous les résultats d’une même réserve fondation
de matériau granulaire doivent être inférieurs aux
valeurs indiquées à la norme NQ 2560–114 « Travaux L’entrepreneur a la responsabilité de fournir
de génie civil – Granulats » « Partie I : Définitions, des matériaux conformes aux exigences après leur
classification et désignation » tableau 2 pour la mise en œuvre complète sur le chantier. Il doit, en
catégorie exigée. conséquence, maintenir à ses frais un système de
contrôle interne approprié. Il doit tenir compte, dans
Pour répondre aux exigences de l’essai au ses travaux de mise en œuvre, de la dégradation
bleu de méthylène, tous les résultats d’une même potentielle des matériaux attribuable au matériel de
réserve de matériau granulaire d’une gravière doi- chantier et à la circulation des véhicules.
vent être inférieurs à la valeur indiquée à la norme
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil  –  Granulats », Si le maintien de la circulation sur les matériaux
« Partie II :  Fondation, sous-fondation, couche de de fondation est exigé, une couche supplémentaire
roulement et accotement », tableau 4. de 50 mm est épandue sur les épaisseurs prévues
aux plans et devis. Cette couche supplémentaire
12.3.2.5 Matériaux de fondation lors de devra être enlevée avant le contrôle de réception
de la surface granulaire.
la réalisation d’une planche de
référence Les matériaux de fondation sont épandus par
couches uniformes d’une épaisseur maximale de
Si l’entrepreneur doit démontrer que les stipu- 300 mm. Au fur et à mesure du déversement des
lations après mise en œuvre et compactage seront matériaux, la surface est nivelée, humectée ou
satisfaites, il doit joindre à l’attestation de conformité asséchée, si nécessaire, en vue d’obtenir la teneur
décrite précédemment les résultats des analyses en eau optimale obtenue selon la norme CAN/
granulométriques des matériaux de la ou des BNQ 2501–255 « Sols – Détermination de la rela-
planches de référence réalisées selon la méthode tion teneur en eau-masse volumique – Essai avec
LC 22–001 « Détermination de la masse volumique énergie de compactage modifiée (2700 kN • m/m3) »;
maximale d’un matériau granulaire au moyen d’une la couche de matériaux est ensuite densifiée.
planche de référence ».
12.3.3 Mise en œuvre
Le compactage doit être exécuté selon les
exigences de la compacité en chantier. Après com- 12
pactage, tout écart de plus de 10 mm des profils en
12.3.3.1 Mise en réserve des matériaux de long et en travers pour la fondation doit être corrigé.
fondation Dans le cas où la fabrication et la pose de
Les matériaux de fondation doivent être mis en l’enrobé font partie du contrat, l’entrepreneur doit
réserve après concassage pour être contrôlés. Tous considérer que la mise en œuvre de la fondation et
les travaux nécessaires pour les corriger doivent être la préparation de la surface granulaire avant pavage
réalisés en réserve. sont deux ouvrages distincts.
Les dépôts sont localisés sur des emplace- 12.3.3.3 Compacité en chantier des
ments qui ont été nivelés, drainés et nettoyés de
toute matière contaminante. Dans chaque couche,
matériaux de fondation constitués
les matériaux sont déposés tas contre tas dont la de matériaux granulaires
hauteur n’excède pas 2 m. Ces tas sont nivelés provenant d’une sablière
pour former une couche n’excédant pas 1,2 m de ou d’une gravière
hauteur. Elle peut être portée par la suite, au moyen Les matériaux de fondation constitués de maté-
d’une chargeuse, jusqu’à 3 m de haut non nivelés. riaux granulaires concassés provenant d’une sablière
La périphérie de chaque couche se situe à 1 m à ou d’une gravière doivent être densifiés à un minimum
l’intérieur de la périphérie de la couche sous-jacente. de 98,0 % de la masse volumique sèche maximale
Toute couche qui n’est pas conforme aux exigences (CAN/BNQ 2501–255 « Sols – Détermination
granulométriques doit être corrigée avant le dépôt de la relation teneur en eau-masse volumi-
de la couche suivante. que – Essai avec énergie de compactage modifiée
Lorsque la mise en réserve des matériaux de (2700 kN • m/m3) ». Le Ministère vérifie la compacité
fondation est réalisée à l’aide d’un convoyeur portable de chaque couche de matériaux de fondation à l’aide
télescopique de mise en réserve radiale, la hauteur de l’appareil nucléodensimètre selon la méthode
de chaque niveau ne doit pas excéder 1,2 m et ce LC 22–003. Le facteur de correction (facteur K)
nouveau palier doit se situer à l’intérieur du niveau utilisé pour corriger la teneur en eau mesurée de
sous-jacent. chaque type de matériau granulaire de fondation
Les matériaux de réserves différentes doivent est déterminé selon la méthode LC 22–002. Le
être déposés de façon à éviter le mélange des nucléodensimètre utilisé est étalonné au moins
réserves. une fois par année selon la procédure définie dans
la norme ASTM D 6938 « Standard Test Method for
In-Place Density and Water Content of Soil and Soil-
Aggregate by Nuclear Methods (Shallow Depth) ».

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 12-7

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12 |  Fondations de chaussée

12.3.3.4 Compacité en chantier des • la masse volumique obtenue en chantier après


matériaux de fondation constitués le nombre de passages fixé n’est plus celle
de matériaux granulaires déterminée par la planche de référence;
concassés provenant d’une
carrière ou de déblais de • la nature du sol d’infrastructure sur lequel est
construite la planche de référence n’est pas
première classe représentative de celle du chantier.
Les matériaux de fondation constitués de maté-
L’entrepreneur informe le surveillant de l’endroit
riaux granulaires concassés provenant d’une carrière
où il entend réaliser la planche de référence, 2 jours
ou de déblais de première classe doivent être den-
ouvrables avant la réalisation de la planche.
sifiés à la masse volumique sèche maximale établie
à l’aide d’une planche de référence. Le Ministère 12.3.3.6 Confection d’une planche de
vérifie la compacité de chaque couche de matériaux
de fondation à l’aide de l’appareil nucléodensimètre
référence
selon la méthode LC 22–003. Le facteur de correc- L’entrepreneur informe le surveillant de l’endroit
tion (facteur K) utilisé pour corriger la teneur en eau où il entend réaliser la planche de référence, 2 jours
mesurée de chaque type de matériau granulaire de ouvrables avant la réalisation de la planche.
fondation est déterminé selon la méthode LC 22–002.
Le nucléodensimètre utilisé est étalonné au moins 12.3.4 Contrôle de réception après
une fois par année selon la procédure définie dans la mise en œuvre
la norme ASTM D 6938 « Standard Test Method for
In-Place Density and Water Content of Soil and Soil- 12.3.4.1 Acceptation d’un lot
Aggregate by Nuclear Methods (Shallow Depth) ». Le contrôle de réception est effectué par le
Ministère après la mise en œuvre complète de chacun
12.3.3.5 Détermination de la masse des lots de matériaux de fondation.
volumique maximale des En présence du surveillant, l’entrepreneur peut
matériaux de fondation constitués faire prélever, par un laboratoire enregistré, des
de matériaux granulaires échantillons témoins, composés de 6 prélèvements
concassés provenant d’une
12 carrière ou de déblais de
première classe
pour un lot, les sceller et les utiliser au moment de
l’exercice du droit de recours.
La conformité de la granulométrie des maté-
La masse volumique des matériaux de fonda- riaux de fondation est basée sur l’évaluation par
tion constitués de matériaux granulaires concassés lot. Chaque lot représente une surface d’environ
provenant d’une carrière ou de déblais de première 7500 m² par couche compactée; à moins d’indications
classe est déterminée au moyen d’une planche de contraires aux plans et devis, il est toujours constitué
référence réalisée selon la méthode LC 22–001 de 3 prélèvements localisés de façon aléatoire et
« Détermination de la masse volumique maximale représentant 3 sections égales. Les prélèvements
d’un matériau granulaire au moyen d’une planche sont effectués conformément à la méthode d’essai
de référence » et devant satisfaire aux exigences LC 21–010 du Ministère. À la fin d’un contrat, toute
suivantes : surface inférieure à 1500 m² est incorporée au lot
• la planche de référence doit être construite à précédent. Les limites des lots sont déterminées
partir de matériaux provenant d’une réserve pour par le Ministère avant le début des travaux, et cette
laquelle une attestation de conformité a été déli- information est communiquée à l’entrepreneur.
vrée conformément aux exigences concernant Un minimum d’un lot constitué de 3 prélève-
les matériaux de fondation en réserve; ments doit être formé si la surface est inférieure à
7500 m².
• la planche de référence doit être construite avant
la pose de chaque tranche de 20 000 t de maté- Un lot est jugé conforme lorsque la moyenne des
riaux de fondation de type MG 20 et à chaque 3 résultats granulométriques répond entièrement aux
changement de source d’approvisionnement. exigences pour les tamis de 5 mm et de 80 microns,
Pour une dernière tranche inférieure à 20 000 t, et que la compacité mesurée satisfait aux exigences
une planche de référence doit être réalisée si de mise en œuvre.
elle est exigée par le surveillant.
12.3.4.2 Rejet d’un lot
Le surveillant peut exiger la reprise de la déter-
mination de la masse volumique maximale dans les Un lot est rejeté lorsque la différence entre la
cas suivants : moyenne des 3 résultats granulométriques et les
valeurs stipulées excède au moins un des écarts
• le matériel de compactage utilisé pour la mise critiques (Ec) définis ci-dessous :
en œuvre des matériaux en chantier ne déploie
pas une énergie de compactage équivalente à Ec  =  – 5 % , (pour la spécification inférieure du
celle produite par l’engin utilisé pour la confection    tamis de 5 mm)
de la planche de référence;

12-8 Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation

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12 |  Fondations de chaussée

Ec  =  + 5 % , (pour la spécification supérieure du 12.3.5 Mode de paiement


   tamis de 5 mm) Les matériaux granulaires utilisés dans la
Ec  =  + 1 % , (pour la spécification supérieure du construction de la fondation sont généralement payés
   tamis de 80 µm) au mètre cube, et les quantités sont mesurées par
la méthode des aires en prenant comme base les
Dans ce cas, l’entrepreneur enlève et remplace dimensions théoriques de la couche de fondation.
à ses frais les matériaux granulaires compris dans
le lot rejeté. Si les matériaux granulaires sont payés à la
tonne, ils sont payés en prenant pour base les
12.3.4.3 Recours de l’entrepreneur coupons de pesée ou les factures du fabricant
Lorsqu’un lot n’est pas conforme aux exigences vérifiées par le surveillant, s’il s’agit d’une carrière
pour l’acceptation d’un lot et que l’entrepreneur commerciale.
veut exercer son droit de recours, il doit utiliser les Après la mise en forme finale, si des matériaux
échantillons témoins qu’il a déjà fait prélever. Si de additionnels sont requis à la suite du tassement du
tels échantillons n’ont pas été prélevés, il doit engager terrain naturel constitué de sols de faible portance
un laboratoire enregistré pour prélever de nouveaux (tourbières, argiles molles), ils sont payés au prix
échantillons de façon aléatoire et les sceller en pré- du bordereau. Si le mode de paiement est au mètre
sence du surveillant. Les nouveaux essais doivent cube et que les matériaux sont pesés, un facteur
être effectués par un laboratoire indépendant. Le de conversion en m³/t, spécifique au matériau, est
prélèvement des nouveaux échantillons de même appliqué.
que la réalisation des essais granulométriques Le prix unitaire, au mètre cube ou à la tonne,
doivent être effectués durant les heures et les jours couvre notamment la fabrication et la fourniture
ouvrables. Les prélèvements additionnels sont aux de tous les matériaux, le forage, le dynamitage, le
frais de l’entrepreneur. concassage, la mise en réserve, la réalisation de la
La détermination de l’emplacement des prélè- planche de référence, la correction de la granulo-
vements, les prélèvements et les essais doivent être métrie, le chargement, le pesage, la mise en œuvre
effectués en présence du surveillant. Tout commen- ainsi que le compactage, et il inclut toute dépense
incidente. Le transport est également inclus en totalité
12
taire concernant des méthodes jugées incorrectes
doit être signifié sur-le-champ, et toute opinion diver- dans le prix unitaire, à moins qu’il ne fasse l’objet
gente doit être signalée par écrit au surveillant par d’articles particuliers au bordereau.
l’entrepreneur dans les 7 jours ouvrables suivant la Lorsque le maintien de la circulation sur les
date de réception des résultats originaux du Ministère, matériaux de fondation est exigé, le prix unitaire
sinon l’entrepreneur renonce à son droit de recours. couvre également toutes les opérations énumérées
Une copie des résultats des essais sous forme de précédemment pour la pose de la couche supplé-
manuscrits consignés par l’entrepreneur est remise mentaire de 50 mm. L’enlèvement de la couche
au surveillant immédiatement à la fin des essais. supplémentaire de 50 mm est payé au mètre carré
Le nombre total de nouveaux prélèvements du et fait l’objet d’un article particulier au bordereau. Le
lot est de 6. Ils servent au calcul final de la moyenne prix couvre notamment la scarification, l’enlèvement
du lot. La conformité est à nouveau évaluée par le et l’élimination des matériaux impropres, la mise
surveillant et le prix révisé est établi, s’il y a lieu. en forme ainsi que le compactage, et il inclut toute
Le coût des essais granulométriques est aux dépense incidente.
frais de l’entrepreneur lorsque la valeur moyenne Si la moyenne des 3 résultats granulométriques
calculée à partir des nouveaux résultats du lot ne d’un lot ou des 6 résultats, s’il y a recours, excède
répond pas complètement aux exigences. Si, au les exigences pour le tamis de 5 mm ou pour le tamis
contraire, les nouveaux résultats sont conformes, de 80 µm tout en étant inférieure ou égale aux écarts
les coûts des essais granulométriques sont alors critiques définis pour ces tamis, l’entrepreneur enlève
aux frais du Ministère. et remplace à ses frais les matériaux granulaires
L’entrepreneur qui effectue la pose de l’enrobé concassés compris dans ce lot ou accepte que le
ou de tout autre matériau avant la réception des prix unitaire soit révisé selon la formule suivante :
résultats granulométriques de la fondation renonce PR  =  (1 – (Fc80 + Fc5) ) × PU
à son droit de recours, à moins que les échantillons
n’aient été prélevés avant recouvrement, selon la où
procédure définie au présent article. Fc80  =  0,40 (m – 7)
L’entrepreneur doit présenter ses nouveaux
résultats dans un délai de 7 jours après la prise Dans le cas d’un matériau granulaire de type MG 20 :
des échantillons, sinon, le Ministère considère que Selon que la moyenne du lot pour le % passant
l’entrepreneur renonce à son droit de recours. Ce 5 mm est supérieure à 60 ou inférieure à 35, le
dernier doit cependant rembourser au Ministère les facteur de correction Fc5 se calcule selon l’une des
frais que celui-ci a engagés. formules suivantes :

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12 |  Fondations de chaussée

Fc5  =  0,08 (m – 60) L’application d’un abat-poussières se fait sur


ou
une surface nivelée et préparée selon les exigences
concernant la surface granulaire.
Fc5  =  0,08 (35 – m)
12.4.1 Matériaux
Dans le cas d’un matériau granulaire de type MG 56
(couche de transition) : 12.4.1.1 Chlorure de calcium
Selon que la moyenne du lot pour le % passant Le chlorure de calcium est appliqué en flocons
5 mm est supérieure à 50 ou inférieure à 25, le ou en solution. La teneur minimale en chlorure de
facteur de correction Fc5 se calcule selon l’une des calcium est de 77 % pour le chlorure de calcium
formules suivantes : en flocons et de 35 % pour le chlorure de calcium
en solution. Le chlorure de calcium utilisé doit être
Fc5  =  0,08 (m – 50) conforme à la norme CAN/CGSB–15.1 « Chlorure
ou de calcium ».
Fc5  =  0,08 (25 – m) 12.4.1.2 Eau
où L’eau employée comme abat-poussières doit
être exempte de déchets et de matières organiques.
PR : prix unitaire révisé
12.4.2 Mise en œuvre
Fc80 : facteur de correction pour la caractéristique
« passant 80 µm » L’abat-poussières est épandu avec un distribu-
teur à pression en une ou deux applications aux taux
Fc5 : facteur de correction pour la caractéristique stipulés aux plans et devis. Le taux d’épandage doit
« passant 5 mm » être régulier, rigoureusement respecté et continuel-
lement vérifié par l’entrepreneur.
PU : prix unitaire au bordereau
L’abat-poussières ne doit pas être épandu lors-
m : moyenne d’un lot (% passant) que la route est déjà saturée en eau par une averse
La retenue pour un granulat concassé non antérieure, durant une averse ou lorsqu’une averse
12 conforme est obtenue en multipliant (PU – PR) par
les quantités visées.
est prévue dans la journée.
Le chlorure de calcium en flocons doit être
appliqué au moment où la surface de la chaussée
12.4 Abat-poussières est humide, généralement au taux de 0,5 kg/m2.
Lorsque les véhicules circulent sur une fondation La solution de chlorure de calcium est généra-
granulaire et que les conditions atmosphériques lement épandue au taux de 0,6 l/m2.
causent un excès de poussière nuisible à la circu- L’épandage des solutions doit être effectué
lation et à l’environnement (quantité de poussière sous pression au moyen d’une épandeuse à rampe
soulevée supérieure à 40 mg/m³ lors du passage distributrice équipée des accessoires suivants :
d’un véhicule), la surface doit être traitée avec de
l’eau ou un abat-poussières certifié par le Bureau • un tachymètre d’une marque approuvée, placé
de normalisation du Québec et répondant aux exi- à la vue de l’opérateur, commandé par une roue
gences écotoxicologiques stipulées dans la norme indépendante et calibré pour enregistrer et indi-
BNQ 2410–300 « Produits utilisés comme abat- quer avec précision la vitesse de déplacement
poussières pour routes non asphaltées et autres en mètres par minute;
surfaces similaires ». Ces exigences doivent être
respectées en tout temps. • une pompe d’une capacité suffisante pour
fournir, entre certaines limites déterminées,
Le traitement contre la poussière doit aussi être une pression constante et uniforme d’au moins
appliqué à proximité des postes de pesée et chemins 175 kPa dans la tuyauterie d’épandage;
de déviation, ainsi que sur les routes privées utilisées
pour le transport des matériaux d’emprunt. • un manomètre calibré et gradué pour indiquer
Le traitement contre la poussière sur les la pression à l’intérieur de la rampe distributrice
matériaux de fondation doit être réalisé seulement avec une précision minimale de 15 kPa;
avec de l’eau, jusqu’à la réception des résultats • une rampe distributrice à jets avec dispositif
granulométriques confirmant que ces matériaux de fermeture instantanée, montée à l’arrière,
sont conformes. L’entrepreneur, qui applique un abat- inclinable en position parallèle à la surface
poussières différent de l’eau avant la réception des de la route, ajustable mètre par mètre à toute
résultats granulométriques des matériaux de fonda- largeur d’arrosage comprise entre 1 m et 3 m et
tion renonce à son droit de recours, à moins que les capable d’atteindre n’importe quelle partie de
prélèvements ne soient effectués avant l’application la chaussée et des accotements;
de cet abat-poussières, selon la procédure prévue.

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12 |  Fondations de chaussée

• des gicleurs de marque et de dimensions iden- • le profil de la chaussée est maintenu ou rétabli
tiques, conçus pour produire un jet en rideau au besoin;
sans pulvérisation, propres et en bon état,
placés à angle les uns par rapport aux autres • aucun andain, aucune ornière ou végétation
de telle sorte que les rideaux s’entrecroisent empêchant l’eau de s’écouler librement vers
sans interférence et assurent un arrosage le fossé n’est laissé en place;
minimal substantiel, même en cas de blocage • une attention particulière est portée aux appro-
accidentel de l’un d’eux. ches des structures et aux passages à niveau,
L’eau est appliquée à l’aide d’un distributeur afin d’y ajuster convenablement les profils
à pression qui ne doit pas endommager la surface longitudinal et transversal;
de roulement.
• les joints d’expansion des ponts et des passages
12.4.3 Mode de paiement à niveau doivent en tout temps être exempts de
matériaux granulaires ou autres;
L’épandage de chlorure de calcium en flocons
est mesuré et payé à la tonne ou au kilogramme • les cailloux susceptibles de présenter un danger
appliqué et corrigé pour l’humidité en excès. Le prix pour la circulation doivent être enlevés et ne
couvre notamment la fourniture, le transport ainsi que doivent pas être rejetés dans les fossés;
l’application, et il inclut toute dépense incidente. Si
le chlorure de calcium en flocons est fourni par le • la circulation est maintenue en tout temps.
Ministère, le prix couvre le chargement, le transport, De plus, il est strictement défendu d’exécuter
la livraison ainsi que l’application, et inclut toute les travaux en sens contraire de la circulation.
dépense incidente.
12.5.2 Mode de paiement
L’épandage d’une solution de chlorure de cal-
cium est mesuré et payé au mètre cube ou au litre. Lorsque l’ouvrage de grattage et de mise en
Le prix couvre notamment la fourniture, le transport forme fait l’objet d’un article particulier au bordereau,
ainsi que l’application du chlorure de calcium, et il les travaux sont payés au km • mois selon la classe
inclut toute dépense incidente. Si la solution de chlo- de route et les exigences des plans et devis. Le prix
rure de calcium est fournie par le Ministère, le prix
couvre le chargement, le transport, la livraison ainsi
couvre notamment le grattage, la mise en forme
ainsi que l’élimination des rebuts, et il inclut toute 12
que l’application, et il inclut toute dépense incidente. dépense incidente.
Si la concentration du produit, déterminée sur L’unité de mesure km • mois est définie comme
des échantillons prélevés sur le chantier, est infé- étant un km de route entretenue pendant un mois;
rieure à celle exigée aux plans et devis, la quantité la quantité indiquée au bordereau par classe de
à payer est corrigée selon la formule « quantité route est la somme des kilomètres de route dans la
livrée × concentration mesurée / concentration classe indiquée, multipliée par le nombre de mois.
demandée ». Si le grattage et la mise en forme ne font pas
L’application de l’eau est payée au mètre cube l’objet d’un article particulier au bordereau, l’entrepre-
ou au litre. Le prix couvre notamment la fourniture de neur doit en répartir le coût dans les prix unitaires au
l’eau, le transport ainsi que l’application, et il inclut mètre cube ou à la tonne des matériaux granulaires
toute dépense incidente. utilisés dans la construction des fondations de route.

12.5 Entretien de chaussée à 12.6 Géotextiles


surface granulaire 12.6.1 Matériaux
L’entretien d’une chaussée à surface granulaire Le géotextile doit être conforme à la norme
consiste à maintenir par nivelage le profil, le bom- 13101 du Ministère.
bement et le dévers de la chaussée de manière à
éliminer les cahots et andains et à remplir les trous 12.6.2 Assurance de la qualité
et ornières.
12.6.2.1 Certification des géotextiles
12.5.1 Mise en œuvre Les géotextiles livrés au chantier doivent être
Les profils longitudinal et transversal avec le produits par un fabricant dont l’usine détient un
bombement et dévers sont établis par une mise certificat de conformité délivré par le BNQ confor-
en forme précédée d’une scarification partielle ou mément au protocole de certification BNQ 7009-910
complète. « Géotextiles – Qualité des géotextiles utilisés en
Les travaux de grattage et de mise en forme génie routier ».
doivent être exécutés sur toute la largeur de la Une copie du certificat de conformité, accompa-
chaussée au cours de la même journée, tout en gnée de l’annexe présentant les types de géotextiles
respectant les conditions suivantes : faisant l’objet de la certification, doit être présentée
au Ministère pour chaque type de géotextile utilisé.

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12 |  Fondations de chaussée

12.6.2.2 Contrôle de réception est alors repliée vers le bas sur une largeur de 300 mm
Lorsqu’un contrôle de réception est effectué par et des tiges de fixation sont insérées tous les mètres
le Ministère, le prélèvement des échantillons consiste au centre de cette largeur. Enfin, l’extrémité libre de
en une pièce de 1 m × 2 m par lot de production. la nappe supérieure est déployée vers le haut du
talus en conservant au joint sa largeur de 300 mm.
12.6.3 Mise en œuvre
12.6.3.5 Recouvrement du géotextile
12.6.3.1 Préparation de la surface Le recouvrement définitif du talus doit être exé-
La surface à recouvrir doit être nettoyée, débar- cuté de façon à éviter tout déplacement du géotextile.
rassée des matériaux organiques et étrangers et
régalée aux profils requis; toute aspérité ou dépres- 12.6.4 Mode de paiement
sion supérieure à 100 mm/m² doit être éliminée. À moins qu’il ne fasse partie du prix d’un autre
ouvrage, le géotextile est payé au mètre carré selon
12.6.3.2 Mise en place du géotextile la surface réelle recouverte, sans addition pour les
Le géotextile est étendu lâchement sur la surface chevauchements. Le prix couvre notamment la
à recouvrir de sorte qu’il en épouse le relief sans fourniture, l’entreposage, la manutention, le trans-
pour autant être replié sur lui-même. Pour les talus port, la pose, l’assemblage des nappes, les tiges
en enrochement, il se prolonge au haut du talus de fixation, leur mise en œuvre, le nettoyage ainsi
tout comme au pied de celui-ci sur une distance que le régalage, et il inclut toute dépense incidente.
minimale de 1,5 m. Le chevauchement entre deux Le matériau d’emprunt, si nécessaire, est payé
nappes adjacentes doit être au minimum de 300 mm. selon le mode de paiement prévu pour les emprunts.
Toutes les mesures doivent être prises pour
protéger le géotextile des intempéries et pour en 12.7 Éléments de drainage
empêcher le poinçonnement; aucun matériel ne doit
circuler sur le géotextile. 12.7.1 Conduites

12.6.3.3 Fixation temporaire du géotextile 12.7.1.1 Matériaux

12 sur le talus
Dans la partie supérieure du talus, le géotextile
12.7.1.1.1 Tuyaux en béton
Les tuyaux en béton armé et les tuyaux en béton
est replié d’au moins 300 mm sur lui-même et des non armé, y compris les garnitures d’étanchéité
tiges de fixation sont alors insérées au centre de des joints et des raccords d’un assemblage par
cette longueur à des intervalles de 1 m. Les tiges de emboîtement, doivent être conformes à la norme
fixation sont poussées jusqu’à ce que la rondelle de BNQ 2622–126 « Tuyaux et branchements latéraux
butée appuie contre le géotextile et le maintienne monolithiques en béton armé et non armé pour
fermement contre la surface. Le géotextile est ensuite l’évacuation des eaux d’égout domestique et pluvial ».
déroulé vers le bas de la pente et retenu temporai-
rement en place. 12.7.1.1.2 Tuyaux en tôle ondulée ou
nervurée
12.6.3.4 Assemblage des nappes
Les tuyaux en tôle et les manchons d’accou-
Les nappes sont réunies préférablement par plement doivent être conformes à la norme 7101
couture ou encore par recouvrement. du Ministère.
Si l’assemblage se fait par couture, celle-ci
doit être réalisée au moyen d’un double point de 12.7.1.1.3 Tuyaux en thermoplastique
chaînette. Le fil à coudre est en polyester de calibre Aucun plastique déjà utilisé ou recyclé, tel qu’il
250 dtex et la couture comprend une grandeur de point est défini à la norme NQ 3624–001 « Tuyauteries de
déterminée, soit 7 points sur 50 mm. plastique  –  Définitions, désignations et dimensions »
Si l’assemblage se fait par recouvrement, il ne doit entrer dans la fabrication des tuyaux.
faut distinguer entre le joint transversal (ou selon la a) Tuyaux en polyéthylène (PE)
pente) et le joint longitudinal (ou à travers la pente).
Dans le premier cas, le joint de recouvrement a une Les tuyaux en polyéthylène, y compris les
largeur minimale de 500 mm et est épinglé tous les emboîtements et les manchons d’accouplement,
mètres avec des clous d’acier de 150 mm de lon- doivent être conformes à l’une des normes suivantes :
gueur. Dans le deuxième cas, le joint longitudinal est • BNQ 3624–110 « Tuyaux et raccords en polyé-
fait de la façon suivante : une première nappe est thylène (PE) – Tuyaux semi-rigides ou flexibles
d’abord déroulée dans la partie inférieure du talus; pour l’évacuation des eaux de ruissellement, le
ensuite, une deuxième est déroulée sur la première drainage des sols et les ponceaux – Caracté-
de manière à placer leurs arêtes supérieures à la ristiques et méthodes d’essais ».
même hauteur. L’arête supérieure des deux nappes

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12 |  Fondations de chaussée

• BNQ 3624–115 « Tuyaux et raccords en poly- Le remplissage des excavations doit être fait
éthylène (PE) – Tuyaux annelés flexibles pour conformément aux exigences de l’article sur les
le drainage – Caractéristiques et méthodes remblais de la section « Terrassement » et du cha-
d’essais ». pitre  4 « Ponceaux » du Tome III – Ouvrages d’art
de la collection Normes – Ouvrages routiers du
• BNQ 3624–120 « Tuyaux et raccords en poly- ministère des Transports.
éthylène (PE) – Tuyaux à profil ouvert à paroi
intérieure lisse pour l’égout pluvial et le drai- La manutention, le stockage, le transport, la
nage des sols – Caractéristiques et méthodes réparation des dommages au revêtement de zinc,
d’essais », type 1 et catégorie R320. la réalisation des ouvertures dans les parois d’un
ouvrage et le raccordement des éléments doivent
b) Tuyaux en polychlorure de vinyle (PVC) satisfaire les exigences des ponceaux préfabriqués
Les tuyaux en polychlorure de vinyle, y com- de la section « Ouvrages d’art ».
pris les raccords par emboîtement et les garnitures
d’étanchéité, doivent être conformes à la norme 12.7.1.4 Mode de paiement
NQ 3624–135 « Tuyaux et raccords en polychlorure Les conduites sont payées au mètre, depuis
de vinyle non plastifié (PVC-U) – Tuyaux de 200 mm le dessous du coussin de support jusqu’à la ligne
à 600 mm de diamètre pour égouts souterrains et d’infrastructure. Le mesurage se fait de façon continue
drainage des sols – Caractéristiques et méthodes selon leur axe central et jusqu’au centre des regards,
d’essais ». puisards et autres tuyaux auxquels elles sont rac-
cordées, ou jusqu’aux extrémités des conduites si
12.7.1.1.4 Matériaux granulaires elles ne sont pas raccordées. Lorsque les extrémités
Les matériaux granulaires de type MG doivent d’une conduite sont biseautées, le mesurage se fait
être conformes à la norme NQ 2560–114 « Travaux sur le fond de la conduite.
de génie civil – Granulats », « Partie II : Fondation, Le prix couvre notamment la fourniture des
sous-fondation, couche de roulement et accotement » matériaux, les excavations, la préparation de la fon-
et ce, après la mise en œuvre des matériaux. dation, le coussin de support, le raccordement des
Les matériaux granulaires de type CG doivent éléments, le remplissage des excavations ainsi que
être conformes à la norme NQ 2560–114 « Travaux
de génie civil – Granulats », « Partie III : Coussin,
la mise en œuvre, et il inclut toute dépense incidente.
12
enrobement, couche anticontaminante et couche 12.7.2 Drains souterrains filtrants
filtrante » et ce, après la mise en œuvre des matériaux.
12.7.2.1 Matériaux
12.7.1.2 Assurance de la qualité
12.7.2.1.1 Tuyaux en thermoplastique
Les tuyaux en béton, en acier et en polyéthylène
(PE) doivent répondre aux exigences d’assurance Les tuyaux en thermoplastique doivent satisfaire
qualité relatives aux ponceaux préfabriqués de la les exigences de l’article sur les tuyaux en thermo-
section « Ouvrages d’art ». Les tuyaux en polychlo- plastique pour les conduites.
rure de vinyle (PVC) doivent satisfaire les exigences 12.7.2.1.2 Matériaux filtrants
d’assurance qualité des tuyaux en polyéthylène (PE)
de cette même section. Les matériaux granulaires Les matériaux filtrants doivent être conformes
doivent répondre aux exigences d’assurance qualité aux exigences des plans et devis et aux normes
relatives aux fondations de la section « Ouvrages suivantes :
d’art ». • les matériaux de type BC 5-20, BC 80 μm – 5
Les tuyaux en polychlorure de vinyle (PVC) et le granulat tout calibre compris entre 5 mm et
doivent être produits par un fabricant dont l’usine 40 mm doivent être conformes aux exigences
détient un certificat de conformité délivré par le BNQ. de la norme NQ 2560–114 « Travaux de génie
civil – Granulats – Partie IV : Béton de masse
12.7.1.3 Mise en œuvre volumique normale », tableau 1;
La mise en œuvre des conduites doit être
conforme à la norme BNQ 1809–300 « Travaux
• le sol et les matériaux granulaires pour cous-
sin, enrobement, couche anticontaminante et
de construction – Clauses techniques générales –
couche filtrante doivent être conformes à la
Conduites d’eau et d’égout ».Toutefois, le choix
norme NQ 2560–114 « Travaux de génie civil –
des matériaux granulaires doit être conforme au
Granulats », « Partie III : Coussin, enrobement,
chapitre  3 « Drainage » du Tome II – Construction
couche anticontaminante et couche filtrante »
routière de la collection Normes  –  Ouvrages routiers
et ce, après la mise en œuvre des matériaux.
du ministère des Transports.

Cahier des charges et devis généraux – Infrastructures routières – Construction et réparation 12-13

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Date
2010 12 15

12 |  Fondations de chaussée

12.7.2.1.3 Matériaux granulaires pour le 12.7.2.4 Mode de paiement


remblayage Le drain souterrain filtrant est payé au mètre de
Des matériaux granulaires de type MG 20 tuyau posé, ou au mètre de drain exécuté s’il s’agit
doivent être utilisés. Ceux-ci doivent être conformes d’un drain sans tuyau. Le mesurage se fait de façon
à la norme NQ 2560–114 « Travaux de génie continue selon leur axe central et jusqu’au centre des
civil – Granulats », « Partie II : Fondation, sous- regards, puisards et autres tuyaux auxquels ils sont
fondation, couche de roulement et accotement » et ce, raccordés, ou jusqu’aux extrémités des drains s’ils ne
après la mise en œuvre des matériaux et respecter sont pas raccordés. Dans le cas d’un raccordement
les caractéristiques intrinsèques et complémentaires au système de drainage existant, 1,5 m est ajouté à
d’un matériau granulaire pour sous-fondation. la longueur du tuyau.
Le prix couvre notamment la fourniture des
12.7.2.2 Assurance de la qualité matériaux, les raccordements et les accouplements,
Les tuyaux en polyéthylène (PE) doivent la préparation de la fondation, les excavations, le
répondre aux exigences d’assurance qualité relatives coussin de support, le remblayage de la tranchée
aux ponceaux préfabriqués de la section « Ouvrages ainsi que la mise en œuvre, et il inclut toute dépense
d’art ». Les tuyaux en polychlorure de vinyle (PVC) incidente.
doivent satisfaire les exigences d’assurance qualité Le matériau granulaire filtrant posé sous le
des tuyaux en polyéthylène (PE) de cette même drain souterrain filtrant en remplacement de sol
section. Les matériaux granulaires doivent répondre organique, instable ou saturé est mesuré et payé
aux exigences d’assurance qualité relatives aux selon le mode de paiement prévu pour les matériaux
fondations de la section « Ouvrages d’art ». de sous-fondation.
Les tuyaux en polychlorure de vinyle (PVC)
doivent être produits par un fabricant dont l’usine 12.7.3 Regards, puisards, chambres
détient un certificat de conformité délivré par le BNQ. de vannes et accessoires
12.7.2.3 Mise en œuvre 12.7.3.1 Matériaux
Le creusage de la tranchée se fait de l’aval
12.7.3.1.1 Regards, puisards et chambres
12 vers l’amont, de façon à pouvoir mettre en place un
drain selon les exigences des plans et devis. Si le de vannes préfabriqués en béton
sol au fond de la tranchée est organique, instable armé
ou saturé, il doit être enlevé et remplacé par un Les regards, les puisards et les chambres de
matériau granulaire filtrant de même type que le vannes préfabriqués en béton armé doivent être
matériau filtrant devant être utilisé pour la réalisation conformes à la norme BNQ 2622–420 « Regards
du drain afin d’obtenir, après compactage, une force d’égout, puisards, chambres des vannes et postes
portante suffisante. de pompage préfabriqués en béton armé ».
En aucun cas, l’installation du drain souterrain
12.7.3.1.2 Accessoires
filtrant ne doit être effectuée sur un sol gelé ou
boueux. Le profil en long suit strictement les lignes et Les cadres, les grilles, les tampons, les cales
niveaux des plans, en commençant par la sortie du de rehaussement et les trappes de puisards doivent
drain. Les joints des tuyaux sont assemblés selon les être conformes à la norme 7202 du Ministère.
exigences du fabricant. La pose du matériau filtrant
12.7.3.1.3 Matériaux granulaires
doit se faire avec soin sur le périmètre du tuyau, et il
doit être densifié par couches uniformes de 300 mm Les matériaux granulaires de type MG doivent
d’épaisseur ou selon les épaisseurs requises pour être conformes à la norme NQ 2560–114 « Travaux
la confection des filtres. de génie civil – Granulats », « Partie II : Fondation,
sous-fondation, couche de roulement et accotement »
Le remblayage de la tranchée au-dessus du
et ce, après la mise en œuvre des matériaux.