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TELECOM Bretagne ELP 101

PC2 - L’abaque de Smith

Dans les exercices qui suivent, les lignes sont supposées sans pertes et la vitesse de
propagation sur celles-ci égale à c, vitesse de la lumière .

1 - Impédance - admittance - coefficient de réflexion - taux d’ondes stationnaires .

Soit une impédance Z = (25 + j15) Ω. Cette impédance est normalisée par rapport à Z0 = 50 Ω
(z = Z/Z0) .

- Placez cette impédance sur l’abaque de Smith

- Déterminez l’admittance correspondante .

Cette impédance est placée à l’extrémité d’une ligne d’impédance caractéristique 50Ω. La
ligne est alimentée par un générateur fournissant un signal à f = 3 GHz.

- Déterminez le coefficient de réflexion dû à la charge

- Quel est le taux d’ondes stationnaires (TOS) sur la ligne ?

A partir de la charge, on se déplace de 3 cm vers le générateur .

- Quelle est l’impédance vue dans ce plan ?

- Déterminez le coefficient de réflexion et le TOS associés à cette impédance .

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2 - Adaptation simple stub

On veut adapter une impédance ZL = (85 + j65) Ω à celle du générateur soit 50Ω .

On effectue cette adaptation grâce à un stub (tronçon de ligne) en court-circuit de longueur L1


et distant de ZL de la longueur L2 .

(Z0 = 50Ω, L2)


(Z0 = 50Ω, L1) ZL

Calculer L1 et L2 pour que cette adaptation soit effective à f = 3GHz .

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ELP 101 - PC 2 - L’abaque de Smith - Corrigé

1 - Impédance - admittance - coefficient de réflexion - taux d’ondes stationnaires.

Z = (25 + j15)Ω Z0 = 50Ω z = Z/Z0 = 0.5 + j0.3

0.3
z z

1.5
0.5 y

0.87

y = 1.5 - j0.87 y est le symétrique de z par rapport au centre de l’abaque

z
0.058
z  ϕ(ρ)
|ρ| TOS

Le coefficient de réflexion est représenté sur l’abaque par le vecteur partant du centre de
l’abaque et rejoignant le point représentatif de z.
Son module est déterminé par l’échelle jointe à l’abaque et variant linéairement de 0 à 1.
Sa phase est déterminée par l’angle formé par le vecteur et l’axe horizontal.
On peut, pour mesurer la phase, s’aider de la graduation extérieure à l’abaque variant de 0 à
0.5 . Cette graduation correspond à la longueur d’onde. En effet, un tour complet de l’abaque
correspond à un déphasage d’une demie longueur d’onde.

On obtient : |ρ| = 0.38 et ϕ(ρ) = [(0.25 - 0.058)/0.5]360° = 138°

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Le taux d’ondes stationnaires peut être déterminé de deux façons :

- soit en utilisant l’échelle jointe variant de 1 à l’infini


- soit en traçant un cercle centré sur le centre de l’abaque et passant par z,
l’intersection de ce cercle avec l’axe horizontal (partie réelle de z) fournit la valeur
du TOS.

1+ ρ z +1 + z −1
En effet : TOS = S = =
1− ρ z +1 − z −1

si z est purement réelle, égale à r : si r > 1 S=r


si r < 1 S = 1/r
On obtient un TOS égal à S = 2.22

Déplacement de ∆d = 3cm.
La fréquence de 3 GHz permet de déterminer la longueur d’onde : λ = c/f = 10cm.
On en déduit :
∆d = 0.3λ
Partant de z, on se déplace donc sur le cercle centré sur le centre de l’abaque (cercle à TOS
constant), dans le sens des aiguilles d’une montre (vers le générateur), d’un angle
correspondant à un déphasage de 0.3λ (utilisation de la graduation extérieure de 0 à 0.5).

0.058
z

z’

0.358

On obtient l’impédance ramenée z’ = 0.87 - j0.75.


Le module du coefficient de réflexion et le TOS sont inchangés. Seule la phase du coefficient
de réflexion est modifiée. La nouvelle phase est de 281°.

2 - Adaptation simple stub

Objectif : Il faut que la source « voit » une charge adaptée, c’est-à-dire une impédance égale à
50Ω.
Puisque l’on utilise l’abaque de Smith, il est nécessaire de raisonner en valeurs normalisées, la
charge adaptée valant dans ce cas z = y = 1.
Principe : La charge globale est constituée de la mise en parallèle de l’impédance ZL (zL)
ramenée par le tronçon L2 et du court-circuit ramené par le tronçon L1. Puisqu’il y a mise en
parallèle, il est plus commode de raisonner en admittance.

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Le point représentatif du court-circuit étant situé sur le cercle extérieur de l’abaque, le tronçon
L1 ne pourra ramener qu’une admittance à partie réelle nulle.

Il faut donc déterminer L2 de manière à, partant de yL, ramener une admittance yR à partie
réelle égale à 1. Ensuite, la longueur L1 du stub sera calculée de manière à compenser la partie
imaginaire de yR.

50Ω 50Ω

yS L2
L1 ZL (yL)

yR

50Ω

Objectif : yR + yS = 1 avec yS = jbS (purement imaginaire)

choix de L2 tel que : yR = 1 + jbR soit : 1 = 1 + jbR + jbS

d’où le choix de L1 tel que : bS = - bR

jbR
0.166
L2
yR
zL yR
yCC

yL
0.25

0.05
jbS L1

0.364

L2 = (0.166 + 0.05)λ = 0.216λ L1 = (0.364 - 0.25)λ = 0.114λ


L2 = 2.16cm L1 = 1.14cm

Il est à noter que, puisque yr est déterminée par l’intersection de deux cercles (cercle à TOS
constant et cercle à partie réelle de l’admittance égale à 1), il existe une seconde solution
possible.
D’autre part, il est possible également d’utiliser des stubs terminés par des circuits ouverts.
Les solutions obtenues seront bien entendu différentes pour les longueurs L1.