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UNE MÉTHODE POUR RÉUSSIR LA DISSERTATION AU BAC ÉCRIT DE

FRANÇAIS.
FICHE RÉSUMÉ SUR L'ARGUMENTATION

1 : Introduction : Les écrivains sont d'abord des hommes qui appartiennent à leur
époque et même compte-tenu d'une sensibilité plus vive, qui participent plus
étroitement aux affaires marquantes de leur temps. Aussi n'est-il pas étonnant de
voir ces témoins mettre leur art au service d'une cause politique ou de courants de
pensée. Faire partager son opinion, éclairer ses contemporains, participer aux débats
intellectuels de son temps, voilà des motifs qui ont souvent conduit un auteur à se
lancer dans l'écriture et la publication de son oeuvre. C'est ce que nous appelons la
« littérature engagée ».

2 : Convaincre : Convaincre s'emploie pour exprimer le fait que l'auteur cherche à


amener un lecteur à reconnaître qu'une proposition, qu'un point de vue est
véridique, irréfutable. En ce sens la conviction repose essentiellement sur l'exercice
de la raison qui avance des preuves.

3 : Persuader : Persuader s'utilise d'avantage pour dire que l'auteur cherche à faire
partager au lecteur son point de vue en jouant sur les émotions, sur la subjectivité,
sans forcément utiliser de preuves systématiques. Pour persuader, l'écrivain va jouer
avec les émotions primaires du lecteur. La Bruyère fait monter en nous la répulsion,
Hugo chercher à réveiller les esprits par la peur en prophétisant un bouleversement
de la société, Prévert travaille son lecteur pour lui donner mauvaise conscience...

4 : Délibérer :Délibérer, c’est examiner les différents aspects d’une question, en


débattre, y réfléchir afin de prendre une décision, de choisir une solution. C’est donc
se confronter à ses propres objections ou à celles d’autrui, avant de construire sa
propre opinion. Cette nécessaire étape de la réflexion personnelle permet de
considérer l’avis d’autrui et de peser la vérité (ou l’accord au réel) de différentes
positions avant de décider. La délibération est également essentielle au débat public
dans une démocratie. Au cours d’un procès avant la sentence, les jurés sont amenés à
délibérer. L’essai, le dialogue ou l’apologue sont des genres littéraires
particulièrement adaptés à l’expression d’une délibération.

5 : Quelques procédés très utilisée pour convaincre, persuader ou délibérer : -


L'analogie peut être utilisé pour persuader le lecteur. L'analogie consiste à comparer
deux faits, deux situations pour en déduire une valeur explicative. Dans
l'Encyclopédie par exemple, la guerre est assimilée à la maladie et la paix à la bonne
santé. De fait, on peut remarquer que l'auteur énonce une thèse subjective sous une
forme apparemment scientifique. Nous sommes proches de la persuasion et même
de la manipulation du lecteur.

- Si l'auteur veut davantage toucher le lecteur dans son âme, il peut faire appel à ses
sentiments plutôt qu'à sa raison et employer par exemple un ton plus lyrique : La
Bruyère utilise par exemple la dramatisation pour nous persuader à l'aide
d'exclamations ( pas tout le temps mais souvent ) dès le début de ses poèmes. De
même le texte théâtral, parce qu'il s'adresse très directement à des spectateurs
présents dans une salle, joue peut-être davantage sur la persuasion. En effet, le
théâtre est un lieu où se trouvent réunis des personnes qui éprouvent collectivement
des émotions semblables.

- L'ironie est également un bon procédé efficace pour convaincre ou persuader.


Lorsque Voltaire veut dénoncer la guerre, il construit une fiction dont le but est de
ridiculiser tout belligérant quelles que soient ses justifications. Dans Candide, il
dénonce la guerre entre les Arabes et les Bulgares, en montrant une réalité horrible,
mais surtout absurde. Ainsi l'ironie est une composante essentielle de la stratégie
argumentative.

- L’argument d’autorité : on fait référence à une autorité politique, morale,


scientifique reconnue et experte. Par exemple : Fumer est dangereux pour la santé,
c’est ce que nous démontre le rapport sur la santé des Français rédigé par les
professeurs...

- Argument ad hominem : L’argument ad hominem ou argumentum ad hominem est


une stratégie qui consiste à opposer à un adversaire ses propres paroles ou ses
propres actes. Il s’agit de discréditer la personne plutôt que la position qu’elle
défend. L’idéal est bien de montrer la contradiction entre les propos et les
agissements. C’est la mise en évidence du « Fais ce que je dis et non pas ce que je fais
».

- l’antiphrase : c’est le procédé essentiel. Il s’agit ici de juger un phénomène à


l’inverse de ce qu’on attendrait. Devant les gribouillis d’un apprenti écrivain, le
critique va encenser le « caractère admirable » de la production. Comme le
compliment est public, forcé par l’exagération et le ton, il ne laisse aucun doute sur
les intentions de celui qui le prononce au point que le récipiendaire5 en est souvent
marqué à vie.

- Enfin, la forme littéraire doit donner un écrin à la pensée, synthétiser les


observations en une maxime, un proverbe. La complainte de Prévert n'aurait
probablement pas dépassé une notoriété restreinte si elle n'avait pas été publiée dans
Paroles.

6 : Défendre une cause comporte des limites : Il est vrai qu'une œuvre naît la plupart
du temps d'une évidente envie d'expulser ce qui habite le cœur de son auteur,
toutefois la complexité des moyens mis en œuvre peut constituer un frein. Il
appartient donc à l'écrivain de trouver les justes passerelles pour rejoindre son
lecteur. Être efficace signifie que le lecteur ( ou le spectateur ) modifie son point de
vue sur une question précise ou commence à réfléchir un phénomène auquel il ne
pensait pas auparavant. De ce point de vue, il convient de relever que la littérature
est plutôt élitiste : elle s'adresse ( et particulièrement au 18e siècle ) à un public
cultivé. Écrire suppose un lectorat. Un petit nombre seulement de personnes
cultivées ont lu, en leur temps, les philosophes des Lumières. On peut également
penser que le texte théâtral touche un nombre plus important de personnes. Mais là
encore, seule une fraction bien précise de la société se rend plus ou moins
régulièrement dans une salle de Théâtre. Enfin, les procédés stylistiques de
l'argumentation nécessitent une certaine culture, une connaissance de la langue, de
l'histoire, des idéologies. Que penser du lecteur qui prendrait au pied de la lettre la
fin du texte de Voltaire ? À quelle extrémités serait porté celui qui lirait
l'argumentaire de Montesquieu sur l'esclavage sans en saisir l'ironie ?

C'est d'ailleurs peut-être en dehors de la stricte argumentation que les écrivains nous
aident le mieux à rejoindre leurs causes. C'est par exemple dans les œuvres de fiction,
par l'intermédiaire d'une histoire ou d'un monde qui nous remue que les écrivains
sont lus. Voltaire, dans Candide, roman sentimental et roman d'aventure, nous
touche plus que ses articles du Dictionnaire philosophique. C'est si vrai que Voltaire,
désireux de toucher un large public a choisi la forme du conte philosophique pour
diffuser ses idées subversives. De même, les Misérables de Victor Hugo ont
beaucoup plus contribué à faire avancer le socialisme militant que les œuvres
théoriques des penseurs sociaux.

Enfin, certains courants littéraires ont affirmé avec force que la vocation de la
littérature n'était pas d'abord de prouver, d'être utile ou morale. Pour des écrivains
comme Baudelaire, Mallarmé, Gautier, le Parnasse, le plus souvent des poètes, il est
vrai, la littérature n'a pas à rechercher l'utilité et l'efficacité mais plutôt la beauté et le
plaisir. Pour eux, d'une certaine manière, persuader ou convaincre, c'est avilir l'art...

Un autre frein peut être découvert dans les dangers de la caricature : La Bruyère a
choisi de ridiculiser Gnathon avec le risque que ses lecteurs refusent de se
reconnaître dans ce goinfre malappris, dans ce sans-gêne provocateur, auquel cas ils
ne se corrigeront pas de leur égoïsme moins affiché. La caricature peut faire craindre
au lecteur d'être manipulé : à trop déformer, l'auteur peut être suspecté de vouloir
tenir la main. Mais le risque majeur est celui de ne pas être compris. À vouloir
suggérer en maniant l'implicite, l'auteur permet au lecteur bien des nuances dans
l'interprétation, ouvrant ainsi la porte au contresens. Et si le lecteur ne voyait dans
Gnathon qu'un goinfre répugnant au lieu de l'égoïsme forcené ?

La fiction littéraire use de nombreux ressorts pour réussir à convaincre ou persuader.


Or il lui arrive de devenir trop convaincante. Nous pouvons très brièvement évoquer
les fictions littéraires à but politique. Le Mein Kampf d'Hitler rédigé alors qu'il était
en détention, est une véritable apologie de l'idéologie politique du nazisme. Plusieurs
millions d'ouvrages en ont été vendus et lus par des millions de personnes. Cet
exemple démontre la puissance de persuasion d'une fiction littéraire qu'y soit néfaste
ou non pour l'homme.

La fiction est un genre de l'irréel, ce qu'elle raconte n'est donc que pure invention.
C'est pourquoi, si l'histoire où les personnages sont imaginaires, ils ne doivent pas
pour autant être inimaginable : pour que la fiction fonctionne, il semble nécessaire
que le lecteur puisse y adhérer un minimum. Des évènements absurdes et des
personnages incohérents sont autant de chose qui coupent le lecteur du récit : C'est le
cas notamment pour certains type de littérature comme le théâtre de l'absurde : la
pièce de théâtre Rhinocéros dans laquelle Ionesco met en scène des habitants de toute
une ville transformés en rhinocéros, n'a pas toujours fait l'unanimité. On peut
s'apercevoir que ce type de fiction ne convainc et ne persuade pas le lecteur par son
histoire beaucoup trop irréel... Pour reprendre l'exemple de Voltaire, comment croire
que Candide après avoir été placé dans un chaudron bouillant, puisse arriver
paisiblement au pays de l'Eldorado ?

7 : La Bruyère qui écrit pour des gens cultivés, des nobles ou de riches bourgeois,
manie les dangers du ridicule, l'arme de la satire, les références culturelles. Hugo qui
s'adresse à la petite bourgeoisie et à ses amis républicains préfère l'art du journaliste :
les petits détails judicieusement choisis, la lente montée vers l'inacceptable, pour
finalement vitupérer l'aveuglement des nantis. Prévert, qui écrit pour le petit peuple
parisien : il choisit l'univers du bistrot et le fait divers horrifiant.

8 : L'exemple de la fiction pour argumenter : La fiction est la forme littéraire la plus


répandue, et la plus accessible au public. Lorsque un auteur va écrire une fiction, il
touchera un public large qui comprendra le message qu'il veut faire passer. En effet
la fiction est naturelle et n'oblige pas à un exercice de compréhension du texte. On
note ainsi un lien auteur-lecteur qui est d'autant plus important dans la forme
d'argumentation fictive qu'est l'apologue.

L'apologue est un court récit de forme allégorique qui renferme un enseignement,


une leçon de morale. Il est souvent utilisé pour faire passer un message, défendre
une cause ou dénoncer un vice humain. L'apologue se divise en plusieurs parties. La
fable en est une, elle est un court récit fictif illustrant une morale. La Fontaine utilise
le genre de la fable qui est capable de plaire et d'instruire. La morale, généralement
placée à la fin est implicite comme dans le corbeau et le renard « tout flatteur vit au
dépend de celui qui l'écoute ». Et selon La Fontaine, « l'apologue est composé de
deux parties dont on peut appeler l'une le corps, l'autre l'âme. Le corps est la fable ;
l'âme, la moralité. Dans ce genre de littérature, la fiction rend l'histoire plus
divertissante et lui assure un aspect ludique. Il est vrai que l'auteur des fables à vite
compris que pour montrer le monde tel qu'il est, il convient de persuader le lecteur
en l'amusant grâce à une histoire intéressante plutôt qu'en lui tenant des discours
sérieux. Le mythe peut être aussi considéré comme une forme d'apologue, car il
raconte et enseigne. Dans les Lettres persanes, avec les mythes des Troglodytes,
peuple imaginaire d'Arabie, Montesquieu s'expose à travers cette transposition
fictive, sa vision du gouvernement.

Plus généralement, la fiction littéraire est capable de faire naître le rire tout en
menant le lecteur à la réflexion. Cette méthode repose sur le principe du placere et
docere ( instruire les mœurs tout en les divertissants ). Persuader et convaincre par le
rire est un des premiers éléments qui nous pousse à respecter l'œuvre en tant qu'elle.
Ce procédé est typique du conte philosophique qui dénonce et critique la société par
le biais de l'ironie. Celui-ci aborde souvent des sujets sensibles, autour desquels les
débats peuvent être violents. Il n'est que de songer à Voltaire : il énonce dans l'utopie
Candide ou l'optimisme ( 1759 ), qu'il est mal de soutenir que tout va bien quand tout
va mal. Dans son conte, Voltaire glisse des critiques plus ou moins explicites tels que
l'intolérance des prêtre et la cruauté esclavagistes. Il s'agit pour lui de contourner la
censure. L'aspect anodin et merveilleux du conte, permettait de faire entendre de
façon implicite, un discours que la société n'étaient pas prêt d'accepter. De la même
façon, lorsque Victor Hugo, un siècle plus tard narre Le dernier jour d'un condamné,
il sait que son public comprendra le message, c'est à dire la critique d'une justice
injuste et partisane. Peut être même que son message passera mieux sous cette forme
narrative. En outre, le genre de l'utopie est le moyen le plus fascinant qu'utilise la
fiction littéraire pour convaincre et persuader le lecteur. L'utopie propose la mise en
relation du réel et du fictif, ainsi le lecteur peut acquérir une forme de liberté et
donner libre cour à son imagination. L'utopie est capable de nous convaincre et de
nous donner persuader plus aisément parce qu'elle fait appel à ce que le lecteur veut
voir et vivre. L'une des utopies les plus célèbre et celle de L'abbaye de Thélème, une
abbaye utopique décrite par Rabelais. Cette fiction littéraire n'est ni plus ni moins
que l'image d'un monde parfait.

Même si les œuvres de fiction ont de nombreux avantages, elles ont pour
inconvénient de ne pas être très clair et précises. L'argumentation direct peut être
plus efficace. En effet, il n'y a pas meilleur moyen que de faire passer un message
avec des arguments explicites et clairs. L'essai peut, dans certains cas, obéir à des
règles strictes. La thèse de l'auteur est distinct et instantanément repérable dans son
texte contrairement à l'apologue qui est explicite. L'essai désigne de plus, la plupart
du temps le lecteur dans son texte, ce que fait rarement l'apologue.

9 : Une idée d'élargissement qui marche souvent : Pourtant, on peut regretter


qu'aujourd'hui, la littérature prisonnière de sa complexité, ne soit plus le vecteur
privilégié pour défendre une cause auprès du grand public. Cinéma, chanson,
bandes dessinées, d'un abord plus facile, ont désormais pris la relève...

FICHE RÉSUMÉ SUR LE ROMAN ET SES PERSONNAGES


 
VISION DE L'HOMME ET DU MONDE
 
 
 
1 : Introduction : Le roman est le « bâtard » de la littérature ( Baudelaire ). Son
domaine romanesque est presque illimité, son identité et sa généalogie sont
incertaines, son illégitimité à été maintenue longtemps. Le roman dérive de l'épopée,
il devient la forme principale de la fiction narrative par opposition au théâtre ou à la
poésie. Le roman est à distinguer du récit, de la nouvelle, de l'essai. C'est une forme
littéraire privilégié, particulièrement expressive par rapport aux autres formes dans
le sens où il n'a pas vraiment de limites. A l'origine le terme Roman désigne tout
ouvrage écris en langue romane ( 12e siècle – rédigés en octosyllabes et racontent un
histoire sous la forme d'un récit très construit, pris en charge avec un narrateur qui
ne se prive pas d'intervenir ) et il faut attendre le 17e pour voir apparaître les
premières définitions stable du genre. Au Moyen-Age, la littérature narrative
épique s'impose à travers un genre très particulier qu'on appelle la chanson de geste,
forme de poésie destinée au chant ( Chanson de Roland ). Ce genre valorise le côté
sublime du héros. Le roman se différencie des autres par le fait qu'il échappe à toutes
codifications strictes. Le roman est récit, le mode de représentation est indirecte
contrairement au théâtre. La parodie est particulièrement présente dans le roman,
parfois il se parodie lui-même ( Jacques le Fataliste qui se moque de l'arbitraire du
récit ). Le roman est également perçu comme le « parent pauvre de la littérature ». On
a longtemps soutenu que c'était un genre réservé au femmes et qui pouvait être
dangereux pour les jeunes filles à cause des idées qu'il véhiculait. Aucuns codes ne
limitent le roman. Aucun sujet n'est interdit. Diversité infinies des catégories
romanesques : policier, aventure, fantaisies, science fiction... Aujourd'hui, le roman
est exclusivement une œuvre en prose mettant en jeu un narrateur, des personnages
et une trame narrative.
 
 
2 : Les catégories romanesques : Le roman a clef qui transporte des personnages et
des faits réels. Le roman animalier dont les personnages sont des animaux. Le roman
à thèse, illustration d'une thèse philosophique, politique. Le roman d'analyse, surtout
consacré à l'analyse des sentiments. Le roman d'aventures, considéré comme
l'ancêtre du roman. Le roman de mœurs qui étudie les conduites humaines dans une
société donnée ( roman réaliste ). Le roman historique, marque un dépaysement dans
l'histoire, l'auteur n'est jamais contemporain des faits qu'il évoque. Le roman
épistolaire, particulièrement en vogue au 18e siècle. Le roman policier, genre qui se
développe en France entre les deux guerre ( Boileau ), le roman rustique dont le
cadre et les personnages tiennent à la campagne et à la paysannerie, le roman
populaire, garants d'intrigue complexes, de rebondissement de mystères, à la la
limites du vraisemblable, le roman de formation qui retrace la manière dont le héros
se forme au contact du monde...
 
 
3 : Le personnage du roman : le personnage porte-parole, double du romancier,
traduit ses opinions, les personnages identitaires, auxquels le romancier prête des
fragments de son identité, les personnages distanciés considérés dans leur existence
propre, objective, eux-même objet d'étude comme les personnages de Zola ou de
Camus, les personnages contesté, renonciation au personnage traditionnel, à la
psychologie classique.
 
 
4 : Le roman, représentation du réel ou pure marque d'imagination ? : Certains
romanciers ont délibérément laissé le champ libre à l'imagination la plus folle et
s'engagent dans une fiction peu crédible. En revanche, il en est d'autres qui
revendiquent au contraire de transcrire fidèlement le réel, ne ménageant pas leurs
efforts pour cacher la fiction. Cependant, le roman est une œuvre d'art : les moyens
qu'utilise l'artiste ne peuvent donc que le conduire à interpréter la réalité et non à la
copier purement et simplement.
 
Dans les romans de Chrétien de Troyes par exemple, le récit commence toujours par
une réunion des chevaliers de la Table Ronde autour du Roi Arthur, dans le royaume
de Logres. Or ce roi et son royaume sont issus d'anciennes légendes celte. A noter
qu'Arthur ne vieillit pas d'un roman à l'autre, ressemble physique aux chevaliers du
12e siècle, se démarque par les nombreuses épreuves qu'il lui faut surmonter,
relevant pour la plupart du merveilleux. Il en est de même dans Le Chevalier à la
charrette avec le protagoniste Lancelot à qui rien n'est impossible. Au 16e siècle, les
romans de Rabelais font preuve d'une imagination encore plus débridée. Ils mettent
en scène des géants pour le moins extraordinaires, au vrai sens du terme... Il est en
d'ailleurs d'autres sous-genres romanesques qui se plaisent à recourir à l'imaginaire,
tel le roman fantastique à partir du 19e siècle. À la lecture de Frankenstein de Mary
Shelley, personne ne peut croire à la réalité du monstre issu du génie du docteur. Or
ce personnage a fasciné dès 1818 un très large public, attiré non seulement par sa
force et sa laideur bestiales, mais aussi par sa sensibilité et son intelligence humaines.
En 1897, c'est le comte Dracula qui entre dans le roman et qui va incarner
définitivement le vampire. Comme le roman fantastique, le roman d'anticipation
annonce lui aussi clairement les règles du jeu en prétendant présenter comme vrais
des faits qui n'ont pas encore eu lieu ( Jules Verne – Voyage au centre de la terre –
Voyage de la terre à la lune ). Il en est de même pour le meilleur des mondes
d'Huxley ou 1984 d'Orwell qui ne sauraient être pris à la lettre. Quant à nos
contemporain, les tendances éditoriales prouvent qu'ils apprécient de plus en plus les
romans qui font un pied de nez à la réalité. Le développement du virtuel aidant, ils
sélectionnent avec délices des œuvres qui les font pénétrer dans un univers où
l'imaginaire est roi ( Seigneurs des anneaux de Tolkien, Harry Potter de JK Rowling ).
 
 
Cependant, bien que le roman revendique à ses origines d'avoir recours à
l'imaginaire, nombreux sont par la suite les romanciers qui affirment n'être plus que
de simples « secrétaires » au service de la seule réalité. Telle est la position de
mouvements littéraires comme le réalisme ou le naturalisme par exemple. D'autres
sous-genres romanesque comme les romans historiques et policiers ou encore
l'autofiction tendent également vers cet objectif. Les écrivains réalistesrefusent de
faire rêver : ils entendent au contraire renvoyer une image exacte du monde dans
lequel ils vivent. Les histoires qu'ils racontent sont donc vérifiables. Balzac dans son
ambitieux projet de La Comédie humaine rend compte de la société françaises dans
ses moindres détails. L'observation remplace donc l'imagination et c'est pourquoi les
descriptions balzaciennes sont toujours très fouillées ( Père Goriot où est très
exactement représenté la pension Vauquer et ses pensionnaires ). Quand à Flaubert,
il s'est appuyé sur ses propres recherches médicales pour décrire l'empoisonnement
d'Emma dans Madame Bovary qui se suicide faute d'avoir vécu la vie romanesque
dont elle rêvait. Le naturalisme rejoint le réalisme. Comme les frères Goncourt, Zola
veut être un raconteur du présent, c'est pourquoi l'action de La Curée se situant sous
le Second Empire met en scène les spéculations foncières qui se sont développées
autour des transformations de la capitale par le baron Haussmann. Maupassant dans
Bel-Ami rend compte de la même période. Dans ces deux cas, le temps de l'histoire
est contemporain de celui de l'écriture. Pour retranscrire le réel, la technique est
identique : les descriptions prolifèrent pour créer l'illusion du réel. Elles occupent
très souvent un paragraphe car elles s'appuient sur un besoin de précision presque
excessif. D'autres romans répondent au même désir de décrire une certaine réalité.
Les romans historiques par exemple, s'appuient souvent sur des faits avérés : Dans le
Roman de Dumas, la Reine Margot suit parfaitement l'ascension du futur Henry IV
vers le trône. Quand ils ne font pas état de faits connus, les romans historiques
recréent un contexte daté. Le roman policier présente la plupart du temps, une
apparence de réalité qui repose non sur les dates mais sur les lieux. Les romans écrits
à la première personne établissent également avec le lecteur cette sorte de pacte
d'authenticité. Dans L'Étranger de Camus par exemple, l'emploi de la première
personne restitue dans tricherie la médiocrité de l'existence quotidienne de
Meursault. Il en est de même pour le Dernier Jour d'un condamné de Victor Hugo.
 
Néanmoins, le roman ne parvient jamais à être la copie conforme de la réalité. Le
romancier ne peut en effet rendre compte de toute la réalité car il lui faut mentir par
omission, en opérant des choix. Or choisir c'est forcément trahir. Par ailleurs, il
bouleverse la temporalité ce qui n'est pas possible dans la vie. Le romancier doit
également jouer sur le rythme de son récit. Or, si une scène semble bien apte à
restituer la réalité dans la mesure où elle raconte les faits en temps réel, un roman ne
saurait être constitué que de scènes. Qu'il le veuille ou non, le romancier doit aussi
utiliser les procédés que sont le sommaire ou l'ellipse. Le roman peut avoir la
tentation d'être réaliste mais il ne l'est jamais complètement. Tout au plus peut-il
donner un effet de réel, mais ce dernier ne sera en définitive qu'une illusion car le
romancier comme tout artiste interprète la réalité. Cette interprétation devient
manifeste grâce aux procédés dont il joue. La réalité n'est donc qu'un leurre dans tout
roman, qu'il l'avoue ou non. Cependant n'est-ce pas tout de même l'interprétation de
l'artiste qui donne un sens au réel ? ( idées pour élargir si le sujet le permet ).
 
 
5 : Pour créer l'illusion du réel, les romanciers ont à disposition toute une palette de
procédés susceptibles de créer un effet de réel. Le technique de l'incipit in medias res
comme Zola qui commence l'Assomoir par cette phrase : « Gervaise avait attendu
Lantier jusqu'à deux heures du matin ». Le lecteur est d'emblée projeté dans
l'histoire. La description très détaillée est un autre procédé qui crée un effet de réel.
Du reste, la scène peut prendre encore d'avantage de relief par l'insertion de
dialogue, qui en restituant le langage de personnages leur donne une existence. En
fin, le jeu sur la focalisation contribue à créer lui aussi l'illusion du réel : Un incipit en
focalisation externe incite le lecteur à se glisser dans la peau d'un spectateur indiscret
pour assister à la scène. L'emploi de la focalisation interne permet par contre de
mettre à jour la vérité du personnage ( Maupassant et Zola ). Parfois enfin, c'est
l'emploi des temps qui permet d'impliquer le lecteur : célèbre incipit de L'Étranger,
dans lequel Camus utilise de façon brutale le présent : « Aujourd'hui, Maman est
morte ».
 
 
6 : Le personnage de roman donne un accès privilégié à la connaissance du cœur
humain. Le roman permet au lecteur de pénétrer dans l'intériorité du personnage
( accès aux sentiments, aux pensées les plus profondes → La princesse de Clèves qui
donne un effort d'analyse psychologique ). Le personnage est un stéréotype : le
personnage romanesque est souvent figé dans son temps, il ne peut être généralisé
puisqu'il représente une époque, un contexte. Le personnage romanesque est un
miroir déformant de l'homme : deux types de déformations de l'homme : - Le
personnage qui est un héros et réalise des exploits fabuleux, dépassant alors la
banalité du commun des mortels. - Le personnage romanesque est une caricature de
l'homme, ses vices et défauts sont notamment mis en relief grâce à des procédés
stylistiques tels l'ironie, la satire, la caricature ou encore le blâme... Le personnage
romanesque est en fait crée à l'image de l'homme. Les romans présentent des
personnages diversifiés : diversité des personnalités où chaque homme peut se
reconnaître en un personnage, diversité des états affectifs avec les personnages
romanesque qui connaissent différents sentiments au cours du roman. Le personnage
peut toutefois être assimilé à un modèle idéal, un archétype puisqu'il est crée par un
homme. En effet, le romancier peut se servir de sa propre expérience de vie, de sa
propre expérience sentimentale pour les dépasser et créer ainsi un personnage qui
représentera un type pour l'homme banal, une sorte de quasi perfection émanant
d'une mure réflexion.
 
 
7 : L'évolution du personnage : Le héros classique commencera dans l'antiquité avec
les héros mythologiques d'origine divine ou semi-divine avec des œuvres épiques ou
inspirées par Homère. Il se distingue par ses exploits guerriers, tel Héraclès
terrassant le lion de Némée ou Thésée tuant le Minotaure. Il doit faire preuve de
bravoure et courage au combat et est souvent confronté à des forces extérieures
pouvant l'écraser mais devant lesquelles son triomphe est possible. Dans son épopée,
Homère met en scène ce conflit surmontable symbolisant la gigantesque lutte de
l'homme contre son destin. Si on regarde la littérature médiévale, on y retrouve un
personnage de roman tout aussi extraordinaire même s'il a perdu ses attributs divins
au profit de ses vertus chevaleresques. Avec l'apparition de la chanson de geste, un
nouveau héros apparaît. Ce héros médiévale est humain, mais possède tout comme
le héros antique des qualités exceptionnelles : il fait preuve de courage dans des
situations de combat ainsi que dans sa manière d'affronter les épreuves de la vie. Son
intrépidité au combat est assez remarquable car il arrive à faire abstraction de sa
fatigue, de sa peur et du danger face à l'ennemi : Lancelot, le Roi Arthur... Ce sont
des héros épiques qui incarne l'idéal chevaleresque. Il apparaît donc que le héros
antique et le héros médiéval sont des personnages épiques, ce qui peut donner envie
au lecteur de s'y identifier.
 
Cependant, on retrouve dans le roman du 17e siècle, de nouveaux héros, bien
différents de ceux que l'on connaissait jusqu'ici et qui sont peut être plus réalistes. A
partir du 18e, le héros mis en scène dans les romans est un personnage qui se
caractérise par ses vertus héroïques qu'il doit en partie au modèle du héros
mythologiques. Mais contrairement au héros classique, ce héros obéit à la loi du
changement : il suit un chemin jalonné d'obstacles qui le modifient ou le
transforment, ce qui l'aide à se construire : Rastignac, Madame Bovary. Jusqu'au 18e,
le héros de roman est un personnage noble sous toutes les coutures. Il associe
noblesse de rang et noblesse morale : Princesse de Clèves. Le fait que ces
personnages soit si parfait est dû à l'apparition du classicisme qui se définit
principalement par un ensemble de valeurs visant à la recherche de la perfection.
Toujours au 18e, les personnages de romans commencent à faire partie du peuple et
sont toujours présentés sous une forme péjoratives comme Jacques le Fataliste. Dès le
début du 17e, on retrouve des antihéros avec notamment le personnage de Cervantès
: Don Quichotte. Ce nouveau personnage se définit en comparaison avec le héros. Il
ne se distingue par aucune qualité particulière, il ressemble un peu à monsieur tout
le monde et est banale voir méprisable comme L'Étranger. Il peut aussi être affligé
d'une tare, tel Don Quichotte qui est fou ce qui empêche toute admiration devant les
actions qu'on lui voit commettre. Les antihéros peuvent être des personnages qui
n'effectue par une noble quête, n'est pas animé par des sentiments altruistes etc. Il
peut aussi tout simplement être un personnage dont les caractéristiques physiques
diffèrent de celles du héros « classique » qui est jeune, beau gosse etc.
 
 
8 : L'identification du lecteur : Le héros classique ne présente que peu de points
communs avec le lecteur, ce qui ne lui permet pas de s'y identifier. Dans le cas du
héros antique, mis à part son orgueil rien ne le rapproche du lecteur. De ce fait, il
paraît difficile de pouvoir s'identifier à un personnage qui ne nous ressemble en rien.
Le héros médiéval est aussi peu reprochable car en dépit de son apparence humaine,
il en arrive à s'en sortir de situation perdu d'avance. Ces héros représentent plus un
idéal qu'une réalité ce qui ne peut nous permettre une quelconque identification à
ceux-ci. De ce fait, nous pouvons nous demander si le lecteur croyant s'identifier à
ces personnages ne se force pas inconsciemment à le faire par désir d'y ressembler.
 
L'apparition du héros moderne permet de nous y identifier complètement. Il n'est
plus forcément un héros héroïque, son parcours est souvent chaotique ce qui lui
permet d'évoluer, il démarre parfois avec trois fois rien pour finir par atteindre la
gloire absolue ( Bel-Ami ). Le fait que ces personnages soit de plus issus du peuple
facilite aussi l'identification. L'apparition du antihéros, qui ne possède aucun talent
particulier et ne se distingue en rien de la société nous est beaucoup plus proche
qu'un preux chevalier sauvant des belles dames en détresses et tuant de terrifiants
dragons. Nous pouvons ainsi dire que l'évolution du personnage romanesque a
permis de faciliter l'identification du lecteur à celui-ci.
 
 
9 : Le Nouveau Roman : Les romanciers des années 50, ceux qui ont participé au
mouvement appelé le « Nouveau Roman » ont remis volontairement en cause le
personnage romanesque auquel ils ne croyaient plus. Ils vivent avec le souvenir très
récent de la seconde guerre mondiale qui a mis en lumière la faillite de l'humanité :
dans cette perspective, le personnage n'avait plus aucune raison d'être plus humain
qu'un homme soumis au hasard.

FICHE RÉSUMÉ SUR LA POÉSIE


 
 
 
1 : La poésie est un moyen d'extérioriser ses sentiments, notamment par le biais du
registre lyrique → permet d'exprimer l'authenticité de ses émotions, de sa sensibilité,
de son intimité. Le lyrisme est ainsi une tonalité majeure de la poésie, et se retrouve
partout : Moyen Âge où les troubadours chantaient l'amour, jusqu'au 20e siècle avec
des poètes tels qu'Aragon ou Eluard.
 
 
2 : La poésie lyrique ( centrée sur le « moi » ) chante le malheur, le bonheur, les
doutes et les craintes de l'auteur. Elle lui permet de faire part des émotions intenses,
des sentiments, de l'affectivité qui caractérisent l'être humain. Le poète, par
l'utilisation du « je » ( auquel chacun peut s'identifier, il incarne la condition humaine
au travers de l'expression des sentiments, le plus souvent dans la souffrance ) se
place en position centrale. La poésie est en effet souvent reliée à des sentiments
mélancoliques ou de désespoir : Pour Musset, l'inspiration poétique proviendrait
même de cette souffrance « les plus désespérés sont les chants les plus beaux ».
 
Le thème privilégié est celui de l'amour : les femmes inspirant cet amour, dans le
bonheur ou dans la souffrance, sont parfois devenues de véritables muses, comme
Jeanne Duval pour Beaudelaire ou Elsa pour Aragon.
 
 
3 : Le poète est souvent un être malheureux, mais l'amour n'est pas la seule cause de
son désarroi : Il s'agit parfois d'un mal plus abstrait, plus profond : le spleen ( état
d'insatisfaction générale de l'âme, une sensation de vide, d'inachèvement ). Au 19e,
de nombreux poètes ressentent un manque essentiel, un besoin d'idéal ou d'ailleurs
qu'ils ne peuvent exprimer qu'à travers la poésie : Beaudelaire évoque ainsi dans
Spleen les « longs ennuis » et « l'angoisse atroce » qui qualifie son mal être, son mal
de vivre ».
 
En plus de ce dégoût du monde, le poète recherche parfois un idéal, un monde
meilleur :Beaudelaire dans le poème Élévation, exprime ainsi son désir d'ascension
vers un idéal qu'il ne peut trouver sur Terre. La poésie se fait alors plainte élégiaque.
 
 
4 : La poésie peut également être l'occasion de s'explorer, de se rechercher : Rimbaud
qui affirme « je est un autre ». Au début du 20e, Nerval amorce le mouvement du
surréalisme qui donnera naissance à des poèmes insolites, dominés par des
métaphores étranges. Les poètes surréalistes sont en quête d'eux-même, et donnent
libre cours à leur inconscient notamment par le biais du poème en prose.
 
 
5 : La poésie permet le lien entre la nature et l'homme : dans son célèbre poème
Correspondance, Beaudelaire définit la nature comme un espace où de multiples
relations entre les êtres et les objets sont perturbées. Il évoque des « forêts de
symboles », qui doivent être restaurés par le poète afin que le monde retrouve son
sens. La poésie peut ainsi avoir pour fonction de rénover notre regard sur notre
environnement. Le poète est donc presque un être supérieur, privilégié, doté du
pouvoir de changer la vision des gens sur le monde : Rimbaud dans sa Lettre à Paul
Demeny dit ainsi « Le Poète se fait voyant ». De même, Victor Hugo assimile la
poésie à un intermédiaire entre les hommes et Dieu « car la poésie est l'étoile qui
mène à Dieu, rois et pasteurs ! ».
 
 
6 : La poésie engagée est un outil qui permet au poète d'exprimer ses opinions
politiques et d'inciter le lecteur à l'action, afin de changer la société : Victor Hugo
dénonce Napoléon III dans Napoléon le Petit, et les horreurs de la guerre avec, par
exemple, l'Enfant → En effet, la forme poétique renforce la puissance de
l'argumentation et permet de susciter colère et pitié chez le lecteur → L'utilisation
d'images poétiques telles que « son crâne était ouvert comme un bois qui se fend »
dans les Châtiments, ajoute de l'émotion et augmente les chances de convaincre le
lecteur par rapport à une autre forme littéraire.
 
L'amour de la liberté est un thème fréquent chez les poètes engagés. On peut le
constater par exemple dans l'œuvre Poésie et Vérité de Paul Eluard, avec son célèbre
poème Liberté, où il nous fait comprendre la notion abstraite de liberté à travers une
série d'images concrètes.
 
 
7 : La poésie permet de mieux comprendre le monde : Jules Laforgue dans le poème
Intarissablement de ses œuvres, s'intéresse à de grands problèmes encore irrésolus
par l'humanité, tels que le sens de la vie et de la mort ou encore la puissance du
temps.
 
 
8 : La poésie peut également être une fin en soi, et posséder ainsi une fonction
purement esthétique. Le poète peut rechercher une harmonie sonore, rythmique et
visuelle, par exemple avec l'utilisation de calligrammes comme Apollinaire dans
Calligrammes.
 
 
9 : La poésie est également un art au service de la beauté : beauté des mots avec
lesquels le poète s'amuse ( les poètes arrivent à faire du beau avec du laid et ainsi
embellir des sentiments malheureux ).
 
Elle utilise toutes les ressources du langage : le poète s'exprime dans une langue
originale, souvent esthétique. Il utilise une façon originale de s'exprimer : est
poétique ce qui est dit de façon inhabituelle, aussi bien du point de vue du
vocabulaire, de la syntaxe, que des procédés de style ( recours à des images, jeux sur
les rythmes ).

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