1

MEMOIRE DE FIN D ETUDES
En vue de l obtention du :

DIPLÔME SUPERIEUR D ÉTUDES BANCAIRES (DSEB)

ThŁme :

LA GESTION ACTIF-PASSIF

Présenté par : HADIBY Kais
12
ème

Encadré par : Berkane Salim

promotion

2

Dédicaces

A mes Parents, A ma s ur et à mes frères, A toute ma famille, A tout mes amis, Je dédie ce travail.

3

Nous tenons à adresser nos vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué à l élaboration du présent mémoire et au bon déroulement de notre stage pratique. Nos remerciements sont adressés tout particulièrement à notre tuteur de stage Mr. BOUIDER Lokmane pour sa disponibilité, sa très grande aide et ses conseils, ainsi que le personnel de la direction des risques de BNP Paribas Nous tenons à remercier également notre encadreur Mr BERKANE Salim pour ses lectures et ses conseils. Nous n oublions pas de remercier tous ceux qui m ont aidé à l élaboration de ce mémoire, Ryad, Khalida, Noureddine, muss, Zinedine et Nacyma, ainsi que toute la D12 et la D14. Enfin, nous voudrions exprimer notre gratitude à tout le personnel de l Ecole Supérieure de Banque, en particulier Mme HAMDI. Mr TALEB et à Mme. ASSNAMI.

27 .4 SOMMAIRE INTRODUCTIOIN GENERALE PARTIE THEORIQUE : .7 11 CHAPITRE I : LA GESTION DES RISQUES PAR LA FONCTION ALM SECTION I : La gestion actif-passif SECTION II : La gestion des marges SECTION III : L allocation des fonds propres 20 .22 ..1 CHAPITRE PRÉLIMINAIRE : NOTIONS FONDAMENTALES SECTION I : La banque et son fonctionnement SECTION II : Les risques bancaires SECTION III : La réglementation bancaire 3 ...76 PARTIE PRATIQUE : CHAPITRE IV : ETUDE DE CAS SECTION I : Présentation de la structure d accueil SECTION II : L analyse de la position de liquidité de la BNP SECTION III : Résultats et Recommandations .52 .33 CHAPITRE II : L EVALUATION DES RISQUES FINANCIERS SECTION I : Risque de liquidité SECTION II : Risque de taux d intérêt SECTION III : Risque de change SECTION IV : Les limites de risque SECTION V : La couverture des risques 39 .83 84 .101 CONCLUSION GENERALE 105 ...4 .71 ..66 .41 ...88 ...

la corrélation entre les différents types de risque. à la fin des années quatre-vingt-dix. L avancement technologique. Dans ces conditions. l Europe de l Est et l Amérique du Sud et leur effet sur les systèmes bancaires du reste du monde. Cette vague d innovation et de concurrence accrue n a pas été sans conséquence sur le profil de rentabilité et de risque des établissements bancaires. les établissements bancaires se sont vus dans l obligation de mettre en place de nouvelles méthodes leur permettant de mieux gérer et contrôler leurs risques. Ceux-ci. La diffusion rapide de l approche ALM au sein de la sphère bancaire ainsi que ses apports et son efficacité dans la gestion des risques financiers qu encours les banques dans leurs activités quotidiennes étaient des éléments parmi d autres qui ont mis ce concept au c ur d un long débat sur son utilité. par la propagation des crises financières depuis la Thaïlande vers le reste de l Asie du Sud. et en même temps une flambée concurrentielle plus forte. que ce soit au niveau d une banque en particulier ou au niveau du système bancaire. plusieurs innovations managériales ont vu le jour afin de répondre à ce besoin.5 INTRODUCTIOIN GENERALE Au cours des deux dernières décennies. l internationalisation des flux financiers et la forte déréglementation ont engendré donc un éclatement de l innovation financière. son application et ses limites. L internationalisation et la déréglementation ont élevé les possibilités de contamination comme on l a constaté. Ainsi. la dépendance de plus en plus croissante aux marchés financiers a eu pour résultats l apparition de nouveaux risques et l'aggravation de ceux déjà existant. l Extrême -Orient. voulant préserver à tout prix leur part de marché. créant de nouvelles opportunités pour les banques et autres entités financières. les risques encourus augmentaient fortement. Le présent mémoire s inscrit dans ce cadre et a pour principal objectif de mettre en lumière . ont recouru à la réduction de leurs marges bénéficiaires en proposant des financements à bas prix. Le développement de la gestion de bilan ou gestion actif-passif (Assets and Liabilities Management « ALM ») s est donc effectué parallèlement au développement des techniques de gestion des risques et devient par la suite l une des méthodes les plus adoptés dans les banques de renommé international. Les établissements bancaires se sont donc retrouvés victimes d un « effet de ciseau ». De plus. plusieurs bouleversements sont apparus changeant ainsi la sphère bancaire internationale. Au même moment où la montée de la concurrence entraînait une diminution des marges bancaires. s est accrue et est devenue plus compliqué. Aussi.

son rôle. ses activités. Dans le deuxième chapitre. Ensuite.6 les aspects théoriques et pratiques de cette méthode et de s interroger sur son adéquation avec le contexte national. seront précisés les différents risques financiers auxquels est exposée une banque. ainsi que les outils que l ALM utilise pour la gestion du bilan. Enfin. Dans le troisième chapitre. sa démarche et son domaine. Ensuite nous passerons en revu les différentes techniques de leur mesure et le principe de base sur le respect des limites de risques. Ainsi. consacré à la gestion des risques. nous avons adopté la méthodologie suivante : Le premier chapitre. nous exposerons les différentes contraintes réglementaires et prudentielles auxquelles les banques sont assujetties. présente tout d abord la banque. nous présenterons les méthodes de leur couverture. Enfin. de taux d intérêt et de change. Le dernier chapitre sera dédié à notre cas pratique. nous tenterons d identifier les différents risques de liquidité. nous présenterons la gestion actif passif. à savoir : · Comment appliquer la méthode ALM en Algérie (cas de la BNP Paribas) ? Pour répondre à ces interrogations. en adoptant une démarche qui vise à répondre aux préoccupations suivantes : · · · · · · Qu est ce que la gestion actif-passif ? A quoi sert cette méthode ? Quelles sont les contraintes d utilisation de cette méthode (internationales puis domestique) ? Quels sont les risques couverts par cette méthode ? Quels sont les outils de mesure des risques qu elle utilise ? Quel est l avantage de l utilisation de cette méthode ? Et pour terminer nous tenterons de répondre à une question des plus pertinentes. nous tenterons d analyser la position de liquidité de la BNP Paribas El-Djazair à l aide des techniques de la gestion actif passif. notamment la tarification et la l allocation des fonds propres. .

7 CHAPITRE PRELIMINAIRE NOTIONS FONDAMENTALES La banque comme toute autre entreprise a pour objectif principal la maximisation de son profit et celui de ses actionnaires. L objectif de ce premier chapitre sera de présenter la banque et ses activités. la rude compétitivité dans le secteur bancaire ainsi que la forte pression de la clientèle et des investisseurs et le contrôle de plus en plus sévère des autorités monétaires. d exposer les différents risques financiers auxquels sont confrontés les établissements de crédit ainsi que le rôle de la réglementation bancaire prudentielle dans la régularisation de l activité bancaire. obligent les établissements bancaires à veiller à une gestion efficace du bilan et de la maîtrise des risques encourus. Cet objectif pourrait être atteint à travers son rôle classique d intermédiaire financier entre demandeurs et détenteurs de fonds mais aussi par le biais des divers produits qu elle met en place au profit de sa clientèle. Toutefois. .

tend à se répandre. gestion des comptes-client.). »1. statuts et activités fort différents.). etc. La banque en tant qu entreprise ne connaît pas de cycle de production à l instar des entreprises industrielles et son activité ne peut se qualifier de saisonnière. 1. Juridiquement parlant.). Cette réglementation qui s applique à tous les intervenants du secteur bancaire ne fait pas obstacle aux conditions d une vive concurrence qui s imposent. Ceux que l'on appelle les établissements financiers ou services financiers regroupent à la fois les activités bancaires et les activités boursières (valeurs mobilières. qui se livre à des activités bancaires au sans strict (notamment opérations de crédit à la consommation ou aux entreprises. En effet. autant dans leur exercice que dans les institutions qui les exercent. c est l intermédiation bancaire . Economiquement parlant. 1 Ordonnance n° 03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit (articles 66 à 70). . ainsi qu'à toutes les opérations sur les marchés financiers (notamment gestion de portefeuille. etc.1 Définition de la banque : La banque est une entreprise à caractère spécifique et qui appartient à un secteur réglementé. les opérations de crédit et la mise à disposition de la clientèle des moyens de paiements et la gestion de ceux-ci. sur le plan international et national.8 SECTION 1 : LA BANQUE ET SON FONCTIONNEMENT Banque et Finance sont aujourd'hui indissociables. Le modèle de la banque universelle. marché monétaire etc. Les offreurs et les demandeurs de capitaux entrent directement en relation en se présentant sur un marché de capitaux (marché financier. « les banques sont des personnes morales qui effectuent à titre de profession habituelle et principalement les opérations de banque . gestion du patrimoine. la banque est le financier de l économie par ses deux (02) modes d intervention : · · Elle se place comme intermédiaire entre offreurs et demandeurs de capitaux. c est-à-dire la réception de fonds du public. marchés financiers). la concurrence et la réglementation sont deux caractéristiques majeures du secteur bancaire. c est la désintermédiation. Donc on peut présenter la banque comme une entreprise de services à fonctions.

métaux précieux et pièces . quelque soit le support ou le procédé technique utilisé » 4. Idem article 68 4 Idem article 69 5 Idem article 72 3 .La mise à la disposition de la clientèle des moyens de paiement et leur gestion : « tout instrument permettant à toute personne de transférer des fonds et ce. Les formes d activité : La réglementation bancaire précise et détaille les opérations et activités bancaires et activités connexes. gestion. mais avec obligation de les restituer 2. cette dernière dispose de l ensemble des moyens lui permettant d exercer son rôle principal et sa fonction économique qui est l intermédiation financière. l ouverture de crédit et les crédits par signature)3 . · Opérations sur or.2 Les opérations de banque : A. Avec toutes les précisions que donne l ordonnance sur les opérations de banque. Les activités connexes 5 : Ce sont les activités qui prolongent les opérations de banque. .La réception de fonds du public : c est les fonds recueillis des tiers. d une manière générale tous services destinés à faciliter la création et le développement d entreprises ou d équipements en respectant les dispositions légales en la matière. 2 Ordonnance n°03-11 du 26 Août 2003 relative à la monnaie et au crédit article 67. souscriptions. Les opérations de banques : Les opérations de banque sont considérées par l article 2 du code de commerce comme acte de commerce et elles sont: . 2. garde et vente de valeurs mobilières et de tout produit financier . gestion et ingénierie financières et. achats. elles sont énumérées comme suit dans la réglementation bancaire : · Opérations de change . La loi bancaire établit le monopole des établissements de crédit en matière de banque. · Placements. .Les opérations de crédits : Ce sont les actes par lesquels une personne met ou promet de mettre des fonds à la disposition d une autre (elles englobent les prêts. 1. · Conseil. avec le droit d en disposer pour son propre compte.9 1. les découverts.

ne consomment pas l intégralité de leur revenu et dégagent une épargne qu ils cherchent à placer. La banque intermédiaire financier : Le rôle d intermédiaire financier est joué directement ou indirectement par la banque car cette dernière cherche à satisfaire les besoins des agents économiques qu ils soient des besoins de capitaux ou de services (qui est une activité qui sort de l intermédiation). où les agents à besoin de financement émettent des titres sur le marché de capitaux pour que les agents à capacité de financement les achètent. · Figure 1. au contraire. D autres agents. tels les ménages. L intermédiation financière : Ce procédé est lié à la finance indirecte ou à l économie d endettement.10 B.. donc le préteur et l emprunteur se mettent en contact directement. La banque intervient entre ces deux catégories d agents par deux procédés et les met en relation par : · La désintermédiation financière : Ce procédé rentre dans le cadre de la finance directe ou d économie de marché des capitaux. . Certains agents. Gestion de la banque du diagnostique à la stratégie. Cet intermédiaire collecte les fonds sous forme de dépôts et les prête à ceux qui en ont besoin. S. Dunod. 6 DE COUSSERGUES. 3 ème édition. ils ont donc un besoin de financement. Page 2. Paris. dépensent d avantage que leur revenu. Finance directe et finance indirecte6. 2002. où un intermédiaire financier vient s intercaler entre les agents à capacité et à besoin de financement.

. l analyse et le suivi. . cette fonction a pris la forme de dépôts et de crédits bancaires . d où l intermédiation de marché. Une banque est un intermédiaire financier qui participe au processus de finance directe d une économie en collectant et redistribuant des capitaux après leur avoir fait subir une transformation d échéances et de risque. affectent sa performance et risquent même de mettre en péril sa pérennité. on peut distinguer les services matériels et les services immatériels . . 2. elle est inévitable et justifie l existence même des établissements de crédit.Les services matériels : les services de caisse. l établissement de crédit se trouve régulièrement assujetti à de nombreux risques. Les besoins de services : Parmi les services que le banquier offre à son client (individu ou entreprise). qui entravent son activité. la gestion de portefeuilles etc. elle s est étendue avec le développement des marchés de capitaux aux opérations de marché. Initialement. Dans la présente section nous tenterons d exposer les différents risques auxquels les établissements de crédit sont susceptibles d être exposés.Les services immatériels : les conseils en ingénierie financière. Définition 1 : Le risque peut se définir comme un danger éventuel qui menace l existence d un établissement plus ou moins prévisible. La caractéristique principale du risque est l incertitude temporelle d un événement ayant une probabilité de survenir et de mettre en difficulté la banque. La prise de risques est au c ur de l activité bancaire. qui a des conséquences importantes sur le bilan de la banque. avec l intermédiation de bilan. Le banquier est de plus en plus sollicité pour en assurer la mesure. Le risque est lié à la survenance d un événement que l on ne peut prévoir. SECTION 2 : LES RISQUES BANCAIRES De par son activité d intermédiation.1 Définition du risque : Il est très difficile de définir de façon générale la notion de risque. Il faut donc distinguer le caractère aléatoire et imprévisible (qui est l origine du risque) de l enjeu (conséquence finale).11 Les besoins des agents ne se limitent pas aux capitaux mais ils peuvent porter aussi sur les services. la location des coffres-forts etc.

Le comportement de la concurrence . Il peut également découler de causes externes telles que le vol. Le risque opérationnel : Ce risque résulte d une défaillance attribuée aux procédures. à la fraude. Les risques non financiers : Cette catégorie regroupe principalement : 1. 1995. Paris. le risque comptable. Les risques financiers : Ils proviennent surtout de la modification de certaines variables financières et affectent directement la rentabilité de la banque. au facteur humain ou au système.12 Définition 2 : Le risque désigne l incertitude qui pèse sur les résultats et les pertes susceptibles de survenir lorsque les évolutions de l environnement sont adverses7. totalement ou partiellement leurs engagements 7 Bessis. Parmi ces risques on distingue : 1. page 2. . B. 2. le risque juridique. La réglementation. J. Gestion des risques et gestion actif-passif des banques. Ce risque est donc principalement lié aux décisions prises par les responsables (politique commerciale. Le risque de contrepartie : Il apparaît lorsque les débiteurs d un établissement n honorent pas. stratégie de développement) 2. Le risque stratégique : Ce risque se matérialise en cas de modification de : · · · La fonction de demande de la clientèle . Dalloz.2 Classification des risques : Les risques bancaires peuvent être subdivisés en deux catégories : A.

« Le risque de taux d intérêt est le risque de voir les résultats affectés défavorablement par les mouvements des taux d intérêt »9 Il se manifeste par deux voies : · Par un effet prix : En raison de la relation inverse entre le taux d intérêt et le cours d un actif de type obligation détenu dans le portefeuille titres de la banque . à ses engagements où à ses échéances même par la mobilisation de ses actifs8. Risque sur le prêteur : Lié aux garanties potentielles de financements accordés aux autres établissements (pour assurer le financement de l activité en cas de difficultés d approvisionnement sur le marché). En revanche. Dalloz. Paris. Bessis. Ces derniers sont définis comme étant les instruments de couverture contre le risque de taux et de change. Il représente l éventualité de ne pas pouvoir faire face. Une crise de liquidité générale du marché générée par une crise économique ou une décision des autorités. 8 9 On entend par la mobilisation des actifs leur cession ou encore leur réalisation. 2. Le risque d illiquidité : Ce risque est inhérent à l activité d intermédiation traditionnelle d un établissement bancaire. Ce genre de risque n existe pas sur les marchés organisés du fait que la chambre de compensation assure la bonne fin des opérations. On peut citer comme exemple les lignes stand-by. 1995.13 Ce risque revêt trois formes : · Risque sur l emprunteur : Lié aux créances détenues sur la clientèle (commerciales) ou sur les concours directs accordés aux autres établissements (placements sur les marchés financiers) . Ce risque est expliqué par trois facteurs : · · · Le risque intrinsèque du bilan : Il est lié à la notion de transformation . Une crise de confiance : Elle engendre un retrait massif de dépôts de la clientèle (deposits run) . J. ce risque peut apparaître en cas de négociation sur le marché de gré à gré. page 17 . à un instant donné. Gestion des risques et gestion actif-passif des banques. Risque de contrepartie pure : Il s agit du risque sur les produits dérivés. Le risque de taux d intérêt : · · 3.

La volatilité des taux affecte directement le résultat de l établissement. Ce risque caractérise les établissements de crédits dont les bilans comportent des opérations libellées en monnaie étrangère. 6. car la quasi-totalité de leurs encours engendrent des revenus et des charges qui sont indexés sur des taux de marché. . Il se matérialise au départ par l apparition d une crise de liquidité au sein d un établissement ne pouvant pas se refinancer auprès des marchés. 5. Le risque de change : Il résulte d une évolution défavorable du cours d une devise dans laquelle la banque détient des créances et des dettes. Remarque : Parmi les risques qui découlent de l activité commerciale. de taux d intérêt. Le risque d insolvabilité : Il est présenté en dernier lieu car il est en général la conséquence de la manifestation d un ou plusieurs risques que la banque n a pas pu prévenir. Ce risque englobe le risque de liquidité. ce qui rend sa gestion très complexe. Le risque de taux est présent dans la plupart des postes du bilan. Le risque de marché : Il est défini comme étant l éventualité de variation défavorable de la valeur de marché des positions prises pendant l horizon d investissement.14 · Par un effet revenu : Si le coût des ressources augmente avec les taux alors que le rendement des emplois est fixe. Exemple : Option de remboursement anticipé sur un prêt. il existe le risque lié aux Options cachées : Il s agit des options intégrées aux produits et cédées à la clientèle pour une valeur nulle ou sous tarifée. de change et de contrepartie. 4.

évaluant et gérant un large éventail de risques. En Algérie. Les fonds propres . dans certain cas. Une réglementation prudentielle est ainsi apparue visant à se protéger en contrôlant. le mettre en péril. Le niveau des découverts .000.000 DA pour les banques et 3 500.15 SECTION 3 : LA REGLEMENTATION BANCAIRE Les nombreuses dérives et faillites bancaires vécus durant ces dernières décennies ont fortement ébranlé le système bancaire international jusqu à.000 DA pour les établissements financiers. Afin de mieux contrôler ces établissements.000. encourus par les établissements de crédit. ont mis en place des dispositifs prudentiels pour assurer le bon fonctionnement du système bancaire en même temps que la sécurité des déposants. le monde de la banque a entamé un processus de réflexion et de normalisation visant à assurer une plus grande transparence et un meilleur contrôle des risques dans une optique de stabilisation. Les réserves obligatoires .1 Le capital minimum10 : Il constitue la première caution de solvabilité de la banque et la garantie principale des déposants. 10 Référence : Règlement de la Banque d Algérie n° 08-04 du 23/12/2008 (article 02) relatif au capital minimum des banques et établissements financiers. La division des risques . . Aussi. le capital minimum est fixé à 10. Le classement et provisionnement des créances.000. Le coefficient des fonds propres et des ressources permanentes . 3. Ce dispositif constitue principalement des mesures à respecter. Le ratio de liquidité . notamment : Le capital minimum . Le ratio de solvabilité (Cooke / Mc Donough) . les autorités de tutelle. Le niveau des engagements extérieurs .

100% pour les autres crédits à la clientèle. de Suède et de Suisse. Les coefficients de pondération qui leur sont attribués sont : . . Cependant. . à Bâle. des Etats-Unis. -20 %pour les établissements de crédits installés à l'étranger . -100% pour les autres crédit a la clientèle ainsi que les immobilisation.50% pour les prêts hypothécaires . du Royaume-Uni. les actifs sont classés en suivant la nature de la contrepartie et les garanties attachées aux opérations. siège de son secrétariat permanent. de France. Il est composé de hauts représentants des autorités de contrôle bancaire et des banques centrales d Allemagne. -5% pour les créances sur les banques et établissements financiers installés en Algérie .2 Le ratio de solvabilité (Cooke / Mc Donough11)12: Le ratio Cooke est une norme établie par le comité de Bâle13 dans les accords de 1988. de Belgique. 13 Du Groupe des Dix. 14 Référence : Règlement BA n°91-09 du 14 Août 1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et établissements financiers article 2 .16 3. Pour ce qui est de la réglementation Algérienne14 : . Ses réunions ont généralement pour cadre la Banque des Règlements Internationaux. 3 et 4. .0% pour les créances sur Etat et assimilés .0% pour les créances sur l Etat ou assimilées et dépôts à la Banque d'Algérie . Sa formule peut être donnée comme suit : Ratio Cooke = Fonds propres nets ³ 8% Montant des engagements pondérés par le risque En effet. Référence : L article 02 du règlement 91-09 et l article 03 de l instruction n° 74-94. rassemble les autorités de contrôle des banques. Il prévoit que les banques détiennent au moins des fonds propres à hauteur de 8% par rapport aux engagements pondérés en fonction des risques. Instruction BA n°04-99 du 12 août 1999 portant modèle de déclaration par les banques et établissements financiers des ratios de couverture et de division des risques annexe 2. .20% pour les créances sur les établissements de crédit . du Luxembourg. d Italie. des Pays-Bas. Instruction BA n°74-94 du 29 novembre 1994 relative à la fixation des règles prudentielles de gestion des banques et établissements financiers article 3. ce ratio comporte certaines limites notamment : 11 12 William Mc Donough est le président du comité de Bâle et de la Fédéral Reserve Bank de New York. du Japon. 11 et annexe .

Le ratio de Mc Donough se base sur le calcul des capitaux réglementaires non plus de manière forfaitaire. la période d observation etc. le système de mesure des risques etc. sera soumise à des conditions précises fixées par les autorités de tutelle (les critères quantitatifs tels que : Le niveau de confiance retenu. La mesure du risque de chaque contrepartie pourra provenir soit de notations externes. l horizon de calcul des pertes potentielles. mais contrepartie par contrepartie.17 . la norme Bâle II sur le dénominateur sera très nouvelle par rapport aux pondérations forfaitaires des actifs du ratio Cooke. et les critères qualitatifs tels que : L existence d une unité de contrôle des risques. l utilisation des modèles internes. La mise en application du ratio Mc Donough est entrée en vigueur à partir de l année 2007. prévue par l accord de Bâle II. de la signature (rating) de la contrepartie. En effet le calcul ne tient pas compte de la nature du portefeuille de la banque.Ce ratio comporte une exigence des fonds propres forfaitaire pour chacune des grandes catégories de risque de crédit. L approche qui tient compte des systèmes de notation internes de la banque. Si le numérateur reste calculé de la même manière. . l exigence sera inchangée par rapport à la règle actuelle. Les banques auront le choix entre plusieurs approches adaptées à la situation de leurs propres organisations en matière de décision et de suivi des risques : L approche standard qui repose sur des pondérations déterminées par les régulateurs et qui tient compte des éventuelles notations données par les agences de rating . Mais puisque le mode d agrégation des risques individuels varie aussi d une banque à une autre. de la réduction du risque induite par la diversification du portefeuille.Ce ratio ne prend pas en considération certains risques notamment le risque de marché et le risque opérationnel. soit des modèles internes des banques permettant d estimer la probabilité de défaut des pertes probables en cas de défaut.. Remarque : Le calcul des fonds propres réglementaires s effectue comme suit : .) Pour le calcul de ce ratio et concernant le calcul du numérateur. Le ratio des capitaux propres rapporté aux risques de la banque devra toujours être supérieur ou égal à 8%.

avec l obligation de publication périodique des informations permettant une appréhension de la structure des fonds propres et de l'exposition de l'établissement aux risques. 3. visant à promouvoir une communication financière efficace. une meilleure prise en compte des techniques de réduction des risques .18 La structure du nouvel accord du comité de Bâle repose sur trois piliers : Pilier I : exigences minimales en fonds propres pour couvrir les actifs pondérés en fonction du risque : · · · des normes renouvelées pour mieux tenir compte des risques mais sans modification du niveau global des fonds propres (8% en moyenne) . Pilier III : Une plus grande discipline de marché.3 Le ratio de liquidité : Il contraint les banques à détenir des montants nominaux d actifs liquides qui leur permettent de faire face à leurs engagements à très court terme. Le contrôle des procédures et de la méthode interne d affectation des fonds propres La possibilité de fixer des exigences individuelles supérieures au minimal réglementaire. Ce ratio est donné par la formule suivante : . Pilier II : Contrôle accru par le régulateur. une prise en compte des risques opérationnels. avec possibilité d un examen individualisé des établissements : · · · L analyse du profil global de risque des établissements par les régulateurs .

Le montant total des risques encourus sur un groupe de bénéficiaires dont les risques sont compris entre 15 et 25% des fonds propres nets. 16 Référence : Règlement de la Banque d Algérie n° 91-09 du 14/08/1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des établissements financiers. en cas de défaillance. Ce qui oblige les banques à diversifier leurs portefeuilles. Il permet de limiter le risque de transformation d échéances des banques par le plafonnement de leurs capacités à financer des prêts à long terme par des ressources à court terme. ne doit pas dépasser 10 fois les fonds propres nets17. 15 Référence : Règlement de la Banque d Algérie n° 04-04 du 19/07/2004 fixant le rapport dit coefficient de fonds propres et de ressources permanentes .19 3. 17 La notion de fonds propres nets est définie dans le règlement n° 95-04 du 20 avril 1995. on entend toute personne physique. . Par client.4 Le coefficient des fonds propres et des ressources permanentes15 : Ce ratio se traduit par un rapport entre les fonds propres et les ressources permanentes d une durée supérieure à cinq ans (numérateur) et des emplois immobilisés d une durée résiduelle de cinq ans (dénominateur). EDR : Emplois d une durée résiduelle de plus de 5 ans. Cette règle est fondée sur une double contrainte : · · Le montant des risques encourus sur un client ne doit pas dépasser 25% des fonds propres nets. Ce rapport doit être supérieur à 60% : CP : Capitaux permanents d une durée résiduelle de plus de 5ans. cela risquerait de causer la faillite de l établissement. modifié et complété par le règlement 95-04 du 20/05/1995. morale ou groupe. COEFFICIENT = FONDS PROPRES + CP EDR 60% 3.5 La division des risques16 : La principale règle de division des risques consiste à éviter une très forte concentration des risques sur une seule contre partie qui.

Les réserves autres que les réserves de réévaluation . Plus la liquidité des établissements augmente. 18 19 Référence : Règlement de la Banque d Algérie n° 95-04 du 20/04/1995.Le report à nouveau s il est créditeur . 3. Les fonds propres de base comprennent : .La part non libérée du capital social . 20 Le FRBG est la partie du résultat (après impôt) qui est destinée à faire face à des aléas non déterminés (ce qui la distingue des provisions. .7 Les fonds propres 19 : Les fonds propres constituent le pivot de la réglementation prudentielle puisqu ils assurent la sécurité des déposants en dernier recours en cas de difficulté de l établissement.Les fonds pour risques bancaires généraux20 .6 Les réserves obligatoires 18 : Cet instrument est plutôt un moyen de pilotage de la politique monétaire. plus le taux des réserves obligatoires est important. . il faut déduire : . Référence : Règlement de la Banque d Algérie n° 95-04 du 20/04/1995. Par les fonds propres. . Les réserves obligatoires sont le montant d espèces ou d actifs que doit conserver la banque auprès de la banque centrale. Des fonds propres de base ainsi définis.20 3. . exemple : provisions pour dépréciation des actifs). .Le bénéfice arrêté à des dates intermédiaires .Le capital social . il faut entendre la somme des fonds propres de base et les fonds propres complémentaires. constituées pour couvrir des risques probables et réels.

cela met les banques en obligation de distinguer les créances selon le critère du risque encouru : Les créances courantes : Ce sont les créances dont le recouvrement parait sûr à échéance. . 3.Les réserves de réévaluation . 23 Référence : Instruction de la banque d Algérie n° 74/94 du 29/11/1994 fixant les modalités de classement et de provisionnement des créances. Les fonds propres complémentaires.Les actions propres détenues directement ou indirectement .Le cas échéant.8 Le niveau des engagements extérieurs 21: Il s agit des tous les engagements de l établissement vis-à-vis de l extérieur comme celles des opérations d importation.Le report à nouveau s il est débiteur .Les immobilisations incorporelles y compris les frais d établissement . 21 Référence : Instruction de la Banque d Algérie n° 08-02 du 26/12/2002 fixant le niveau des engagements extérieurs des banques 22 Référence : Instruction de la Banque d Algérie n° 74/94 du 29/11/1994 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des établissements financiers. . 3. Naturellement ces provisions font partie des fonds propres. comprennent les éléments suivants : .10 Classement et provisionnement des créances23 : Chaque créance comporte un certain degré de risque. .Les dotations prévues par la législation en vigueur . les résultats négatifs arrêtés à des dates intermédiaires. .9 Le niveau des découverts 22: Les banques doivent limiter les découverts accordés à un niveau équivalant à 15 jours du chiffre d affaires du bénéficiaire. Leur niveau ne doit pas dépasser quatre fois les fonds propres de l établissement.Les emprunts subordonnés. . Ces créances doivent être provisionnées à un niveau allant de 1% jusqu à 3%. 3. .21 .

. Il faut noter que les autorités de tutelle et le gestionnaire n ont pas les mêmes priorités . La réglementation bancaire couvre les risques de liquidité. elles visent donc en tout premier lieu à contrôler la liquidité des établissements et à créer un matelas de sécurité que sont les fonds propres réglementaires. Elles sont provisionnées à hauteur de 30%. Leur recouvrement parait de ce fait incertain. cette obligation de sécurité va constituer. Il s attache donc à contrôler tous les risques sans les hiérarchiser nécessairement sur les mêmes bases que la réglementation. en pratiquant le gouvernement d entreprise et en développant un contrôle interne performant. aversion au risque et ambition du management). Les autorités de tutelle cherchent la stabilité des marchés financiers par le biais de la fiabilité des contre parties.Les créances compromises : Ce sont les créances dont le recouvrement est impossible après utilisation de la banque de tous les recours.Les créances très risquées : Ce sont les créances dont le retard de paiement peut atteindre jusqu à un an. pour sa part. vise l optimisation de la gestion financière de l établissement. Il est ensuite libre. On constate que le suivi prudentiel répond à des logiques différentes dans la banque. En définitive. un coût de production au même titre que les frais généraux. d aller audelà de la réglementation. de contrepartie. .Les créances à problème potentiel : Ce sont les créances dont le recouvrement parait sûr mais avec un retard qui est entre 3 et 6 mois. mais pas le risque de taux sur l activité de banque commerciale. Bâle II constitue une réforme profonde de la réglementation bancaire. du fait de l exigence de rentabilité.22 Les créances classées : Elles peuvent être réparties en trois catégories : . Le gestionnaire. Elles sont provisionnées à hauteur de 100%. en effet la préoccupation d une meilleure maîtrise des risques a été confortée par le constat que le contrôle externe pouvait être insuffisant et qu il devait nécessairement trouver un relais au sein même des établissements. Le gestionnaire devra prendre en compte les contraintes réglementaires. pour des raisons de gestion propres à la situation de son établissement (exigence des créanciers et des actionnaires. de change. Elles sont provisionnées à hauteur de 50%. . L obligation de constitution de fonds propres est une sécurité pour les établissements puisqu elle les protège de la faillite.

c'est le marché qui sanctionne la qualité des choix de la banque et de ses stratégies. En raison du rôle principal que jouent les banques dans l'économie. le métier de banquier consiste à exploiter les activités rentables et à rationaliser la prise de risque. et de la prise de risques inhérente à leur activité. . l accroissement des contraintes réglementaires et la complication des risques poussant les banques à faire des efforts supplémentaires en matière de rationalisation de leurs activités et de recherche de rentabilité. appelée « Gestion Actif Passif ». l établissement de crédit s expose constamment à une multitude de risques qui entravent son activité. Aujourd'hui. Enfin. nous essayerons de présenter la Gestion Actif Passif et les outils qu elle utilise pour la gestion du bilan. le développement du rôle du marché.23 Conclusion : La banque d'aujourd'hui ne se comporte plus uniquement comme une administration qui cherche à rendre service à l'économie et aux agents économiques. Elles doivent être assujetties à une réglementation prudentielle spécifique et à une surveillance accrue de part les autorités de contrôle. Désormais. la montée des pressions concurrentielles. De par son activité d intermédiation. Les banques se sont donc tournées depuis quelques années vers une démarche active de gestion des risques et des équilibres bilanciels. Dans le chapitre qui suit. affectent sa performance et risquent même de mettre en péril sa pérennité ainsi que la stabilité de tout le système bancaire.

Asset and Liability Management) est apparue dans le monde bancaire aux Etats-Unis dans les années 80 en raison de la déréglementation et de l accroissement de la volatilité des taux d intérêt. Les difficultés auxquelles les banques américaines ont alors dû faire face les ont incitées donc. dans les années 70. . dès 1980. les plus dépendantes des marchés. les banques. La gestion Actif-Passif veille à l'équilibre et à la cohérence du développement du bilan de l'établissement.24 PREMIER CHAPITRE LA GESTION DES RISQUES PAR LA FONCTION ALM La Gestion Actif-Passif (ou ALM. les taux d intérêt ont largement dépassé le taux régulier de rémunération des dépôts . ont cherché à mieux maîtriser les risques liés à ces derniers. puis. En effet. en optimisant le couple risque-rentabilité. la déréglementation a libéré les contraintes et augmenté les risques. à mieux gérer leurs résultats futurs et les écarts de maturité entre l actif et le passif. Devons faire face à la rude concurrence et à la forte diminution des dépôts non rémunérés.

la démarche et le domaine de l ALM feront l objet de la première section. . Pour ce faire.25 L objectif de ce deuxième chapitre est d appréhender la notion de Gestion Actif Passif et d exposer les outils qu elle utilise pour la gestion du bilan. nous avons subdivisé ce chapitre en trois sections. La deuxième section traitera de la tarification des services bancaires à travers notamment les taux de cession interne. · · · L historique. La troisième section s attachera à présenter les fonds propres et à identifier les différentes méthodes de leur allocation. la définition.

Historique : La gestion actif-passif est née dans la deuxième partie du siècle dernier au sein des cellules de gestion de trésorerie des banques afin d identifier et de combler les gaps de trésorerie. . Ces derniers se traduisent par des risques de liquidité et des risques de taux systémiques.26 SECTION 1 : LA GESTION ACTIF PASSIF La Gestion Actif Passif ou Asset Liability Management (ALM) initialement technique proche de l actuariat et des pratiques d adossement. . L origine de l apparition de la GAP se traduit par des raisons anciennes.La déréglementation et l ouverture des marchés . de nouvelles contraintes leur ont été imposées par la pression concurrentielle et par la réglementation prudentielle développée par les autorités de tutelle. réservée à quelques spécialistes des banques. Elle a été développée par des chercheurs en finance qui se sont appuyés sur des mathématiques appliquées pour optimiser la gestion de ces écarts de trésorerie dans le but de préserver le surplus représentant la richesse de l actionnaire.L accroissement de la volatilité des taux d intérêt et de change . . en effet les années 70 ont été caractérisées par : .L apparition de nouveaux produits financiers. 1. s impose désormais comme un cadre conceptuel de la gestion financière. Mais. Le développement de la gestion actif passif s est donc effectué parallèlement au développement des techniques de gestion des risques lorsque les banques se sont vues dans l obligation de mettre en place de véritables outils de gestion de ces risques.La croissance des volumes des crédits . En effet.1 Définition et origines de l ALM : A. . la mise en application de la GAP n est commencée que dans les années 80 aux EtatsUnis.

de liquidité. Association Française des Gestionnaires actif-passif. des résultats et des risques associés aux activités de l établissement».J. la définition suivante : « La gestion actif-passif est une gestion globale et coordonnée sous contraintes. Les facteurs liés à l origine de l ALM : Ils peuvent être résumés en quatre éléments principaux : 1. des limites globales des risques et des objectifs de performance. Comme le montrent ces deux définitions.L interdépendance entre les activités notamment celles d intermédiation et de marché. de change et de contrepartie sur la sphère financière. Définition de l ALM : La gestion actif-passif permet essentiellement d évaluer et de maitriser les risques de manière systématique et efficace.M. C est donc la gestion de l équilibre global du bilan . .Les risques qu engendre l activité bancaire ne peuvent être évalués par des outils simples. . est une association créée en 1990. Pour compléter ces définitions. internes ou externes. Economica. propose quant à lui.M24 : " La gestion actif-passif a pour fonction de gérer les risques financiers : les risques de taux. Gestion actif-passif et tarification des services bancaires. ancien président de l AFGAP25. Elle participe aussi à la gestion des fonds propres de l établissement en contribuant à définir les objectifs de niveau et de rentabilité de ceux-ci. 24 25 Dubernet . la première consiste à définir les grands équilibres du bilan en fonction des contraintes prudentielles. le domaine de l application de la gestion actifpassif n est pas clairement défini. Selon DUBERNET.J fait ressortir la différence entre la gestion actifpassif et la gestion des risques. SEVIN . page 291 L AFGAP. En effet. La deuxième définition complète la définition précédente en y ajoutant une dimension interne propre à l entreprise en prenant en compte la gestion et la politique commerciale spécifiques à chaque établissement. La complexité et la diversité accrue des métiers bancaires : . C.27 B. Il s agit donc d une gestion globale. BESSIS.

D.J27. Elle cherche à atteindre cet objectif 26 27 Bessis. ce qui assure la stabilité et la pérennité de l établissement par la planification de son développement et de son financement. L intensification de la concurrence : Les établissements bancaires doivent mettre en place une gestion efficiente qui permet de réaliser une rentabilité maximale tout en sauvegardant leur part de marché par la maitrise des coûts. 4. Facturer un taux client en cohérence avec le coût des ressources et le taux de rentabilité attendu par l établissement. 2000 . Améliorer. Gestion des risques et gestion actif-passif des banques.28 2. 3. Paris. risque de taux et risque de change. Economica. Cependant. J. Les objectifs de l ALM : Les objectifs de l ALM sont : · · · · · Identifier les risques de marché et leur méthode d évaluation . Préserver le capital de la banque.M 28 « La GAP vise à cantonner dans des limites consciemment déterminées les conséquences négatives éventuelles des risques financiers. 1998 28 Dubernet. M. Dalloz. L instauration de la réglementation prudentielle : Les exigences en termes de fonds propres et de liquidité permettent de garantir la solvabilité des établissements bancaires. J. Paris. les visions de certains auteurs divergent. Pour BESSIS. voire maximiser le résultat de la banque . les objectifs de l ALM sont plus prudents. notamment en ce qui concerne le but final de la GAP. La montée des risques bancaires : La survenance des risques de perte (risque de crédit et risque de prix) a constitué l une des causes majeures de la dégradation de la rentabilité des banques. Gestion actif-passif et tarification des services bancaires. Pour DUBERNET. Paris. 1995. Darmon. Economica. Stratégies bancaires et gestion de bilan.J26 et DARMON. Immuniser le bilan des différents risques de marché en mettant en place d une politique de couverture et de financement adaptée . Ils sont fondés sur le côté sécurité plutôt que sur le côté rentabilité. principalement risque de liquidité.

il s agit d un ensemble de méthodes de prévision. mais doit être une structure autonome des relations étroites avec les différentes structures de la banque.Un processus d évaluation permanant des risques financiers . Elle ne doit pas être confondue avec la gestion de trésorerie qui gère pour compte propre ou pour compte de tiers des positions de liquidité. préférence pour le risque). La démarche de l ALM : 1. la GAP suit une démarche globale. Par conséquent. En pratique. d outils d analyse des risques et de techniques de gestion orientées vers la maîtrise des risques financiers. Les missions de l ALM : La gestion actif-passif consiste à optimiser le couple risque/ rentabilité.Un processus de décision permettant de faire face à ces risques. .29 dans les meilleures conditions de rentabilité. plus précisément : · · · · La fonction d utilité de chaque banque reflète ses préférences en matière de couple rendement / risque . Une démarche globale : Puisque les décisions destinées à atteindre la structure optimale concernent le bilan et le hors-bilan. F. elle passe par la mesure et l analyse des risques financiers et débouche sur des préconisations d action ». taux ou change. la banque choisit celle qui correspond à ses préférences (aversion au risque. neutralité vis-à-vis du risque. Les combinaisons d actifs et de passifs que détient chaque établissement bancaire génèrent un certain niveau de rendement et de risque . la notion de gestion actif-passif comporte : . 2. Parmi ces combinaisons. Pour ce faire. Une démarche prévisionnelle : La GAP s inscrit dans une démarche prévisionnelle qui peut être figurée ainsi: . La gestion actif-passif représente l outil qui permet d atteindre une structure de bilan conforme aux exigences de la banque en la matière. E.

30 Figure 2. de taux et de change. Etape 2 : Les prévisions de taux d intérêt et de change Plusieurs hypothèses surviennent sur les évolutions futures des taux d intérêt et de change. S. 2002. La GAP. Elles prennent en compte les opinions les plus répandues des conjoncturistes et économistes de la banque. 29 De Coussergues. la marge d intérêt prévisionnelle est calculée selon les différentes hypothèses envisagées. Dans le cas du scénario opposé. Elles peuvent reposer sur des hypothèses d évolution très défavorables dans le but de tester la fragilité de la banque (stress testing). une démarche prévisionnelle 29 Etape 1 : L identification et la mesure des risques La mesure de l exposition de la banque aux différents risques s effectue à partir des expositions de liquidité. Paris. le montant estimé des pertes est comparé aux fonds propres de la banque. Gestion de la banque du diagnostic à la stratégie. Cette mesure s applique à un horizon temporel qui couvre au minimum trois mois et qui peut atteindre jusqu'à un an. l organe délibérant peut juger si le montant des risques assumés est acceptable compte tenu des préférences manifestées par les actionnaires. page 184 . Ainsi. Dunod. Etape3 : Les simulations Les positions et les prix étant déterminés.

au lieu de s adresser à l unité interne en charge de la gestion de bilan. pour un pilotage efficace. nous serons amenés à fixer des taux de cession interne. la gestion des marges apparaît comme l instrument d orientation des productions nouvelles le plus puissant. s il ne peut offrir à ses clients une tarification compétitive par rapport à la concurrence. département gestion de bilan etc ) Ils doivent refléter les prix de marché. il lui sera impossible de développer certaines activités ou la vente de certains produits. Définition : Les taux de cession interne (TCI) sont les taux d intérêt auxquels les unités commerciales placent leurs ressources et refinancent leurs emplois auprès d une unité centralisée (direction financière. La gestion actif-passif est un outil d orientation des décisions. 2. Ils sont établis selon une méthodologie identique . Ils seront développés dans les prochaines sections. Cependant la GAP intègre certains outils de management. c est -à-dire les taux que l unité commerciale devrait payer si. SECTION 2 : LA GESTION DES MARGES La politique tarifaire des produits proposés à la clientèle est un des leviers d action des gestionnaires de bilan : quelle que soit la motivation d un réseau. De ce fait.1 Les taux de cession interne : A. Ce. distinguer marge commerciale et marge de transformation pour aboutir à une tarification des produits. notamment le taux de cession interne et l allocation des fonds propres. Dans cette démarche de gestion des marges au service de la gestion de bilan. Elle permet d optimiser la rentabilité des fonds propres sans mettre l existence de la banque ou l équilibre général des systèmes financiers en danger.31 Etape 4 : Les décisions Il s agit de choisir parmi les différentes simulations la plus réaliste mais aussi celle qui engendrera une rentabilité maximale pour un niveau de risque donné. au regard des options stratégiques de la banque pour que les décisions puissent être suivies d effets. elle devait s adosser directement sur les marchés.

les taux de cession interne reflètent les règles de management interne. Rôle des taux de cession interne : Les objectifs principaux d un système de taux de cession interne sont les suivants : . B. le gestionnaire de bilan peut consolider toutes les positions de taux de la banque pour obtenir une position nette et se retourner vers les marchés financiers afin de couvrir partiellement ou totalement ces positions. de la génération. Il s agit de l éclatement notionnel du bilan en sous-entreprises constituées en centres de profit ou de responsabilité. Une telle centralisation permet aux unités commerciales de ne pas s occuper du problème de la gestion des risques de bilan. Dans ce modèle d organisation. augmenté du coût de liquidité (ce dernier « coût de funding » peut représenter quelques points de base supplémentaires). En effet. il n existe pas de référence objective . dits « à vue ». Le mécanisme permettant de mettre en place un prêt auprès d un client de la banque peut être schématisé ainsi : 30 De fait. L organisation interne : La mise en place de la gestion actif-passif passe donc par une séparation des responsabilités entre services opérationnels (centre de profit. de la durée. . le département de gestion de bilan joue le rôle de «banque interne» dont les clients sont les unités commerciales : il centralise tous les dépôts collectés par les unités commerciales et met à la disposition de ces mêmes unités les fonds nécessaires à leur activité d octroi de crédit. collecte et crédit) et fonctionnels (centre ALM) dans la gestion de la marge d intermédiation. ce taux correspond au taux de swap. C. pour les produits non échéancés. . Les TCI peuvent être calculés opération par opération pour tous les éléments de bilan «contractuels» en fonction de la devise.Centraliser au département de gestion de bilan le risque de taux et de liquidité : grâce à cette centralisation. Pour les autres éléments de bilan. de la nature des taux et des options éventuellement attachées.Influencer la stratégie commerciale de l établissement. le centre ALM rend une activité plus ou moins profitable et incite par conséquent les unités commerciales à développer les activités devenues plus rentables et à freiner celles qui le sont moins. l échéancier de chaque produit est modélisé et le TCI traduit l adossement flux par flux de ces encours30. en modifiant le taux de cession interne.32 sur les crédits et sur les dépôts et sont référencés par rapport à des taux de marché en fonction de la maturité des opérations. Pour les opérations à échéance.

. à séparer la part de la marge générée par la commercialisation des produits et celle provenant de la transformation financière. Cet adossement doit assurer une immunisation contre les risques financiers de taux. appelé aussi taux de cession interne. La marge commerciale est calculée par différence entre le taux client et le taux d adossement notionnel. les frais de gestion et de structure et la marge nette (profit).33 Figure 3. .marge commerciale passive : c est l écart entre le coût d une ressource et son prix d adossement notionnel. La marge commerciale se subdivise en deux marges : . de change et de liquidité. Transferts entre les différentes entités d un établissement de crédit 2.2 Marge commerciale et marge de transformation L organisation mise en place dans de nombreuses banques vise. options cachées). La marge commerciale sert à rémunérer trois composantes que sont le coût des risques (risque de crédit.marge commerciale active : c est l écart entre le rendement d un crédit et le prix d adossement notionnel des ressources nécessaires à son financement. Rappelons que ce dernier correspond aux conditions de marché de l argent au moment où la production est engagée. en se servant d un système de cession interne des fonds.

elle dépend totalement et uniquement des mouvements de taux d intérêt sur les marchés. . Elle est égale à la différence entre les deux prix de cession interne. Avec un objectif de rentabilité des fonds propres et une connaissance analytique des différentes catégories des coûts. Décomposition de la marge d intérêt 2. le prix des options cachées qu il comporte.34 Cette dernière est destinée à rémunérer les fonds propres. le coût lié au risque de défaillance de l emprunteur et une marge nette destinée à rémunérer les fonds propres.3 La tarification des produits : A. Tarification des crédits : La méthodologie de tarification optimale doit reposer sur le principe général selon lequel le taux minimum d un crédit doit couvrir le coût de son refinancement. La marge de transformation est la marge dégagée par le département de gestion de bilan. Figure 4. il est alors possible de déterminer un objectif sur la marge commerciale ou sur la marge nette. les coûts de gestion. Par conséquent. Le graphique ci-dessous permet de visualiser les parts respectives des commerciaux et des financiers dans les marges dégagées.

avec le plus de certitude possible. C est pourquoi le taux d intérêt facturé au client doit tenir compte du coût de la ressource utilisée. . Coût des options cachées : Les options cachées d un crédit sont les options de remboursement anticipé. Comme nous l avons déjà énoncé. Ils regroupent les divers coûts de gestion et de fonctionnement dont l établissement doit disposer pour assurer sa fonction d intermédiaire. les pertes que pourrait engendrer la détention d un certain portefeuille d encours crédit. de construire une politique de prix ressortant d une tarification adaptée au risque du débiteur à travers l intégration du coût du risque (pertes attendues) dans la facturation des crédits bancaires. C est pourquoi. Le coût du refinancement est donc le taux de cession interne. la direction générale par le biais de sa direction du contrôle de gestion alloue annuellement des budgets destinés à couvrir ces charges. Coût de fonctionnement : La tarification de tout crédit doit également prendre en compte le coût de fonctionnement c est -à-dire les frais généraux consommés par les agences lors du processus d octroi des concours bancaires. le financement à prendre en compte est le financement notionnel qui adosse chaque flux du financement au flux du prêt. Coût du risque crédit : Dans ce cadre. 2.35 1. Elles peuvent être évaluées à partir du prix des floors ou collars nécessaires à leur couverture. 3. les banques sont obligées d adapter une approche quantitative de ce risque en vue de prévenir. en outre. 4. Sans engager ces frais le banquier ne peut octroyer des crédits. La mesure du risque de contrepartie permet. Coût de refinancement : La première fonction des produits perçus sur les crédits est la rémunération des ressources mobilisées par la banque.

nous pouvons dire que. Coût des fonds propres : Le prix du crédit doit nécessairement intégrer une marge qui servira à rémunérer les fonds propres prudentiels (ou économiques) alloués pour absorber les pertes inattendues. On voit bien qu en effectuant une analyse des marges de chaque activité. du coût des options cachées. Dans cette optique. partant du principe que si l entité était une filiale. diminué des frais de gestion. de chaque marché. B. le taux minimum d une ressource doit correspondre au taux de son réemploi sur le marché. il est intéressant que la transformation financière corrige certaines distorsions de répartition du résultat commercial pur. outre le fait qu il so it un outil d analyse des marges. Et cette intervention se fait par le biais des taux de cession interne. Il faut noter que le risque de contrepartie est parfois ajouté. Le coût des fonds propres est déterminé en interne (par les actionnaires). elle replacerait ses dépôts sur le marché interbancaire avec un risque de contrepartie. La tarification des dépôts : De façon symétrique à la tarification des crédits. En conclusion.36 5. . de la rémunération des fonds propres mobilisés pour couvrir le risque opérationnel et d une marge d intérêt. celles qui lui permettent de développer son activité dans des conditions cohérentes avec les exigences des créanciers et des actionnaires. le TCI est en effet un instrument de partage des résultats entre les centres de profit. l établissement donne à son réseau les bonnes incitations. de chaque produit.

actions à dividendes prioritaires etc. 31 32 Source : Antoine Sardi. des titres et des emprunts subordonnés supérieure à 5 ans. Afges.2002. par des pertes. avoirs des actionnaires.C est donc le rôle des fonds propres. Il convient ensuite d allouer ces fonds propres de manière rationnelle entre les différentes activités en fonction d objectifs clairement formulés : rentabilité immédiate. . Il englobe : actions. management des risques bancaires. des provisions. Paris.1 L allocation Economique des fonds propres : Les fonds propres sont constitués principalement de trois classes selon les accords de Bâle I (1988): . Ces pertes. La question cruciale est alors d estimer le montant des fonds propres aptes à absorber toutes les pertes potentielles qui risquent de survenir avec une probabilité donnée. directement ou indirectement. présence sur un marché déterminé. des réserves latentes. Cette démarche implique des outils de gestions : un système d allocation des fonds propres. ou déterminé par la banque elle-même en fonction de ses propres estimations. rôle social ou politique. croissance. les réserves et le report à nouveau. certificats d investissement. -Les fonds propres sur-complémentaires (tiers 3): Comprennent les emprunts subordonnés dotés d une maturité supérieure à 2 ans ainsi que les bénéfices intermédiaires du portefeuille de négociation à deux ans. investissement a long termes. la tarification de produits et un système de cession interne des capitaux La gestion de ces outils est souvent cellule à la cellule ALM (gestion actif-passif). Le niveau de ces fonds propres peut être imposé par la réglementation. de les absorber afin d éviter la défaillance de l établissement. etc.Les fonds propres de base (tiers 1): Appelés aussi le « noyau dur ».37 SECTION 3 : L ALLOCATION DES FONDS PROPRES31 Quelles que soient les mesures prises. dites « attendues » doivent normalement être absorbées par le bénéfice courant de l activité. ils comprennent : Le capital social ou assimilé32. -Les fonds propres complémentaires (tiers 2): Sont composés des fonds de garantie. il subsistera toujours des risques qui se traduiront. 3. Mais ce bénéfice peut s avérer insuffisant pour couvrir des pertes anormales ou dites « inattendues » .

plus faible sont les fonds propres meilleur est la rentabilité pour un même bénéfice.38 Tableau 1. ne serait-ce que pour procurer un volant de sécurité. le niveau élevé des fonds propres est un élément de sécurité c est un facteur important pour le coup de refinancement puisque meilleur est l appréciation des marchés. Il poussera donc à la baisse si c était le seul facteur à prendre. B. Classement des fonds propres A. Le niveau des fonds propres : Le niveau des fonds propres est délicat à déterminer et soumis à des intérêts contradictoires. Mais comme son nom l indique. il est clair que. Pour les marches financiers guidés par les agences de rating. · · Pour les autorités de contrôle bancaires le minimum est de 8% par rapport au risque pondéré. par un effet mécanique. La protection des fonds propres : 1. Mais le facteur sécurité pousse à l augmentation des fonds propres pour améliorer la solvabilité et l accès financier. La première protection des fonds propres est donc un système saint de provisionnement de toutes les pertes attendues. du provisionnement ex-post au provisionnement ex-ant : Les pertes « attendues ». · . il doit être supérieur. Les fonds propres ont pour objet de faire face aux pertes dites « inattendues » : pertes potentielles maximum encourues avec un degré de probabilité donné. plus faible sera le cout il pousse donc à leur hausse. Pour les actionnaires très sensibles à la rémunération de leur avoir. devraient être provisionnées et inclues dans la tarification. c est-à-dire probable est mesurables. ce n est qu un minimum.

elle peut alors. Des qu un crédit est accorde. et les fonds propres réglementaires. Cette méthode découle implicitement du nouveau ratio de solvabilité. ou tiers 2 (essentiellement les emprunts subordonnées et autres fonds disponibles pour absorber les pertes). continentes de cette réalité économique. . avec un historique consistant. Alors pourquoi attendre que cette perte se produise ? Ce qui est le système traditionnel de provisionnement ex-post : la provision constatée lorsqu elle est avérée. ou tiers 1 (essentiellement le capital et les réserves). la banque affectera ses fonds propres aux différentes activités en fonction des besoins exprimés (le souhaitable) et des disponibilités (le possible).39 Lors de l octroi de nouveaux crédits. Les différents systèmes possibles : Dans un système d allocation interne. les plus values sur des titres rapidement réalisables ou certaines dettes subordonnées qui ne remplissent pas les critères d éligibilité réglementaires peuvent être inclus dans cette catégorie. 2. est notamment anglo-saxonnes. avec une probabilité forte. pratiquent le provisionnement ex-ant dit aussi « a la production ». Les fonds propres réglementaires. Le ratio de solvabilité sera le rapport entre les fonds propres au numérateur et les risque pondérés au dénominateur d allocation des interne est spécifique a chaque banque en fonction des ses objectifs et doit être égal au moins a 8%. dans des titres a long terme ou l immobilier. Si ce crédit est rattaché à une catégorie suffisamment vaste. Dans les économies Inflation il est courant d investir une partie des fonds propres dans une monnaie forte pour protéger le ratio de solvabilité. D. le placement des fonds propres : Les fonds propres peuvent faire l objet d une gestion spécifique : placement dans l outil de production. une provision est constatée pour le montant estimée de la perte. donc une probabilité de perte. une banque sait qu il existe un risque. d autres fonds qui ne sont pas reconnus par les autorités mais que la banque estime disponibles pour absorber les pertes. Ils comprennent les fonds propres de base. outre les fonds propres réglementaires. les fonds propres économiques : Les fonds propres réglementaires sont définis par les autorités de contrôle bancaires. Ce qui permet de s assurer que les produits constatés aujourd hui hui et les dividendes distribués. A titre d exemple. Ce qui permet également d inclure. ne seront pas remis en question demain par les pertes prédictibles. De plus en plus de banques. Les fonds propres économiques peuvent comprendre. savoir quel sera le montant de la perte. de manière explicite cette perte dans la tarification. C.

Un exemple d allocation des fonds propres : Dans cet exemple. la banque adoptera la définition des fonds propres et la pondération des risques réglementaires. 2.enfin. L intérêt de ce système est de comparer les différentes performances à partir d un critère commun qui est celui des fonds propres consommés.mais la banque peut estimer. à juste raison. Le processus d allocation des interne est spécifique à chaque banque en fonction des ses objectifs et de son degré de sophistication. La consommation des fonds propres est égale aux risques pondérés de chaque activité multipliés par 8%.dans le système le plus simple. Elle peut également prendre en comptes des risques qui sont ignorés dans le ratio de solvabilité actuel tels le risque opérationnel ou le risque de taux d intérêt dans le portefeuille bancaire. Ces risques pondérés peuvent être les taux réglementaires ou les taux internes. Ces deux derniers systèmes sont une allocation économique des fonds propres et serviront à calculer la rentabilité de chaque secteur d activité et calculer le ratio de solvabilité économique. 2-la monétique est déficitaire mais il est impossible de la supprimer . tarification plus élevée des services. elle peut inclure dans le numérateur des fonds qui ne sont pas reconnus dans le ratio solvabilité mais qu elle estime disponibles économiquement pour couvrir les pertes. quelle que soit sa qualité. Les résultats de ce cas d école peuvent être diversement interprétés : 1.excellent résultat de la salle de marche et de la gestion des fonds mais ils sont volatiles car dépendants des conditions de marché. Elle estime disposer d une mesure plus fine qui différencie mieux les risques et lui permet d attribuer un taux de pondération de 20% à un client d une grande qualité et un taux de 100% à une banque de mauvaise qualité. Il conviendra bien entendu. la banque est divisée en 6 centres de profit. 1.40 D où parfois des arbitrages délicats qui devraient se faire en fonction de deux critères : la rentabilité de l activité et les objectifs stratégique. que cette mesure forfaitaire est grossière. 3 . provisions trop élevées . un client. concurrence agressive. 3-les performances de la banque de détail sont médiocres . et de rechercher également les remèdes. de continuer en parallèle de calculer le ratio de solvabilité réglementaire. Ainsi. . sera pondéré à 100% et une banque à 20%. E. actions à faire : réduction des coûts par une mécanisation accrue. il convient d en rechercher la cause : mauvaise tarification.

La rémunération des fonds propres : Le taux de rémunération des fonds propres est déterminé par chaque banque en fonction de ses objectifs et de la volonté des actionnaires. Permet les arbitrages entre les activités : développer. G. arrêter. ils y voient un élément de sécurité. C est un élément déterminant dans l appréciation que les agences de rating et les investisseurs portent sur l établissement . Permet de comparer la rentabilité des différentes activités tenant compte des risques. conserver. · Réglementaires : L évaluation interne des fonds propres sera une obligation réglementaire dans le ratio de solvabilité (plier 2). H. Le système interne permettra le dialogue avec l autorité de contrôle.allocation notionnelle. b.41 F. Indicateur efficace de suivi des performances et de consommation des fonds propres.allocation sous forme de titre dans des filiales. Il est clair que ce taux doit être supérieur à celui des obligations du Trésor à long terme. Les différentes formes d allocation : Les fonds propres peuvent être alloués de manière réelle ou notionnelle : a. Les avantages d un système d allocation des fonds propres : L existence de ce système procure des avantages : · Stratégiques : Ce système permet une vision interne des risques contribuant ainsi à l amélioration de la qualité et de la rentabilité du portefeuille. affectation des fonds propres aux activités en fonction du niveau de risque. Il est fixe avant ou après impôts. · Opérationnels : Tarification qui permet d optimiser la rentabilité des fonds propres par rapport aux risques. .

la gestion actif passif doit être en mesure d'identifier tous les risques d'un côté. complexe et rendu incertain sous l effet des différents risques. . consistant à optimiser la rentabilité et les risques engendrés par les opérations du bilan et du hors-bilan. une partie des fonds propres en fonction du risque. c est en cela qu elle constitue une garantie pour les créanciers. Une allocation optimale des fonds propres permet à l établissement d absorber les pertes conjoncturelles qui n auraient pas été prises en compte dans les tarifications successives. en vue de réaliser des objectifs clairement identifiés dans un environnement réglementé. Toutefois. C est une démarche structurée. mais dans des proportions différentes selon leurs niveaux de risque. Toutes les activités de la banque ont besoin de cette ressource. Il se protège ainsi de sa propre faillite. passe par la séparation des responsabilités entre services opérationnels (centre de collecte et crédit) et fonctionnels (centre ALM). et d'avoir des outils à la fois exacts et rapides pour les mesurer. Ce taux doit être celui auquel la banque fait face lorsqu elle doit se refinancer sur les marchés. sa mise en place à travers notamment les taux de cession interne.42 Conclusion : La Gestion Actif-Passif consiste en une philosophie de gestion tenant compte simultanément des caractéristiques des actifs et des passifs bancaire. Le taux de cession interne est le taux de transfert des liquidités d'un centre de collecte à un centre de crédit. il faut allouer à chaque activité de la banque. Donc. Les fonds propres sont une ressource rare qu il convient de bien gérer. Tel sera l objectif du chapitre suivant. La tarification est l'outil principal d orientation et déploiement de la stratégie commerciale d un établissement de crédit.

De plus. la gestion des risques financiers dans les banques. . a connu une évolution sans précédent suite à l accroissement de l instabilité des marchés qui a contribué à augmenter la volatilité des résultats bancaires. ont fait apparaître la nécessité du suivi et de la gestion de ces risques par les banques. à identifier les différents facteurs et sources des risques . destinées à ramener les risques en question dans des limites supportables au vu des contraintes réglementaires ( contraintes externes ) et de celles propres à la stratégie de l établissement ( contraintes internes ). englobant désormais une grande variété d éléments qui auparavant n était pas considéré. La Gestion Actif-Passif (ALM) s est vu donc.43 DEUXIEME CHAPITRE L EVALUATION DES RISQUES FINANCIERS Au cours de la dernière décennie. D abord la notion de risque elle-même s est élargie. les pressions grandissantes des institutions réglementaires et des investisseurs. confier la mission de maîtriser dans des limites consciemment déterminées les conséquences négatives éventuelles des risques financiers. de mesurer ces risques et enfin de mettre en place les actions de couverture adéquates. ensuite en utilisant des méthodes et des techniques permettant à des degrés divers. de taux et de change. par l utilisation d une approche méthodique consistant dans un premier temps. principalement le risque de liquidité.

ce troisième chapitre traitera de ces notions à travers quatre sections.44 Aussi. · La quatrième section. présentera les diverses techniques de couverture de ces derniers. . après avoir identifié les risques de liquidité de taux d intérêt et de change dérouleront les différentes méthodes et techniques utilisées pour les mesurer. c est ainsi que : · Les trois premières sections.

Si une banque devient illiquide. Elle revêt une importance non négligeable aussi bien sur le plan micro-économique que sur le plan macro-économique. Sur le plan micro-économique. L ajustement exact des actifs et des passifs ne peut donc être établi. Mais outre ces obligations réglementaires. la banque a besoin d'argent pour couvrir toutes ses obligations à temps. en combien de temps et à quel prix la banque pourra respecter ses engagements et éviter le manque de liquidité. à ses engagements ou à ses échéances. cela signifie qu'elle est incapable de financer ses emprunteurs et de rembourser ses créanciers. Il est alors nécessaire de déterminer les besoins de financement et d évaluer. à la fois. à un instant donné. de remplir leurs obligations envers d'autres créditeurs . En premier lieu. par la mobilisation de ses actifs »33. Paris..2 L enjeu du risque de liquidité : La liquidité joue un rôle majeur dans la gestion d'un établissement de crédit. Il s agit d un risque issu de la transformation opérée par la banque et se manifeste lorsque la durée des ressources disponibles est globalement plus courte que celle des emplois qui en sont faits. et QUERUEL M. elles doivent 33 34 AUGROS J-C. Economica. page 15. représente pour une banque « l impossibilité de pouvoir faire face. ou plutôt d illiquidité. le passif) au moment où ces financements et ces remboursements apparaissent. une banque ne peut pas survivre sans liquidité. la liquidité est cruciale pour le système bancaire dans son ensemble. Or la transformation d échéances est inhérente à l activité bancaire.45 SECTION 1 : RISQUE DE LIQUIDITE Le risque de liquidité. Sur le plan macroéconomique.e. ils seront incapables. Risque de taux d intérêt et gestion bancaire. équivalant à la cessation de paiement. 1. . à leur tour. les banques sont soumises à une réglementation prudentielle qui leur impose de détenir un minimum d actifs liquides pour. Par conséquent. 2000. condition suffisante pour provoquer un « effet domino »34 dans le système financier du pays. 1. Réaction en chaîne provoquant une série de catastrophes. En effet. constituer les réserves obligatoires et respect er le ratio de liquidité.1 L importance de la liquidité : La liquidité d une banque est considérée comme la capacité de celle -ci à financer ses actifs et à rembourser ses engagements (i.

. La crise de liquidité est la manifestation du risque de liquidité. avec plus ou moins de facilité.les lignes de refinancement. Cette situation est exceptionnelle mais doit rester constamment dans l'esprit du banquier. Les passifs. . c est-à-dire incapable de faire face à une demande massive et imprévue de retraits de fonds émanant de sa clientèle ou d autres établissements de crédit. c est une situation où la banque devient illiquide. sur un marché ou via des opérations de titrisation . Autrement dit.les plus liquides sont composés du cash et des titres d état . 35 Le terme « liquidité » est pris au sens de « marché ».46 également détenir des liquidités suffisantes pour faire face aux demandes de retrait de la part des déposants et de crédit de la part des clients emprunteurs.les refinancements auprès de la Banque Centrale (refinancements qui dépendent donc de la politique monétaire).les crédits à la clientèle qui. Pour être en mesure de faire face à ses obligations en matière de liquidité. 1. il exprime la possibilité de vendre un actif sur un marché. les emprunts à long terme et le capital de la banque.les dépôts de la clientèle . selon les pays et selon le type de crédit.les refinancements interbancaires . la gestion du risque de liquidité consiste à trouver un équilibre entre le respect des engagements réglementaires ainsi que vis-à-vis de la clientèle et l'objectif de maximisation de la marge d intérêts.3 Mesure du risque de liquidité : La modélisation de la liquidité suppose d étudier en détail chaque poste du bilan afin de déterminer son degré de liquidité pour les actifs et d exigibilité pour les passifs. .les participations et tous les emplois difficiles à céder. Les actifs liquides étant moins rémunérateurs que les actifs à maturité plus longue. quant à eux. Les actifs peuvent être classés grossièrement en quatre catégories selon leur plus ou moins grande liquidité35 : . sont classés selon leur degré d exigibilité : . tels que les titres d action et les emprunts interbancaires . une banque doit détenir des actifs liquides pouvant être convertis en monnaie rapidement et sans pertes excessives en capital. rapidement et sans perte en capital. . . peuvent être directement vendus. . .viennent ensuite les actifs pour lesquelles il existe un marché organisé.

les excédents de liquidité à venir. le comportement des clients etc. telles qu on peut les projeter aujourd hui. au contraire. elles viennent compléter et améliorer l information fournie par la première à travers des indicateurs comme l indice de transformation et le surplus de base. d impasse « en stocks ». Les tableaux ci-dessous illustrent ces définitions avec des données simples. Les impasses en liquidité : L impasse en liquidité représente la différence entre les encours de passifs et d actifs pour toutes les dates futures. Quant aux autres techniques. options. Ces engagements sont liés au contexte économique via le taux de défaut des clients à qui ces garanties ont été accordées. D autres sont exogènes et incluent la conjoncture économique. la solidité financière etc. Impasse en stocks = encours passif encours actif On peut aussi déterminer l impasse par la différence entre les variations des passifs et actifs pendant une période donnée. la plus importante étant celle des impasses . Pour calculer l impasse. On trouve également dans le hors-bilan des instruments financiers (swaps. tels que la politique commerciale et tarifaire. Le hors-bilan comprend des engagements conditionnels tels que les garanties financières. celle-ci sert à évaluer les besoins de liquidité futurs ou. La mesure du risque de liquidité se fait par différentes techniques. C est une impasse dite « en flux ». ) : ces produits peuvent faire l objet d appel de marge. tout en veillant à ce que les classes d échéances soient plus fines (étroites) pour les maturités proches. de fin anticipée et donc avoir un impact significatif sur la liquidité de la banque. on doit établir un profil d échéance sous forme de tableau qui classe les actifs et passifs selon leur durée restant à courir. On parle. Une impasse positive représente un excédent de ressources et une impasse négative représente un déficit. la liquidité des marchés de capitaux. Certains dépendent de la banque. A. car c est le risque de liquidité immédiate qui doit être mesuré.47 Les facteurs influençant la liquidité des actifs et l exigibilité des passifs pour une banque sont d origines diverses. Impasse en flux = tombées actifs tombées passifs Les impasses en stocks sont nécessairement identiques en valeur absolue aux impasses en flux cumulées depuis l origine. dans ce cas. .

Divers cas de figure sont possibles : . sur toute la période couverte par le profil des impasses. une image synthétique de la situation globale de liquidité du bilan. Profil d échéances et calcul d impasses en stocks Période D Aujourd'hui 1jour £ D < 1 semaine 8jours £ D < 1 mois 1mois £ D < 3 mois 3mois £ D < 6 mois 6mois £ D < 1 an 1an £ D < 2 ans 2ans £ D < 5 ans Plus de 5 ans TOTAL 4800 6400 8600 5800 2000 1000 1400 1500 31500 4200 5000 5400 4200 2400 3400 2900 4000 31500 -600 -1400 -3200 -1600 400 2400 1500 2500 -600 2000 5200 6800 6400 4000 2500 0 Tombées passifs Tombées actifs Impasses en flux Impasse cumulée Tableau 3. Profil d échéances et calcul d impasses en flux L ampleur des décalages donne. c est-à-dire de son degré de « consolidation ».48 Période D Aujourd'hui 1jour £ D < 1 semaine 8jours £ D < 1 mois 1mois £ D < 3 mois 3mois £ D < 6 mois 6mois £ D < 1 an 1an £ D < 2 ans 2ans £ D < 5 ans Plus de 5 ans 31500 26700 20300 11700 5900 3900 2900 1500 0 Passifs 31500 27300 22300 16900 12700 10300 6900 4000 0 Actifs Impasses en stocks -600 -2000 -5200 -6800 -6400 -4000 -2500 0 Tableau 2.

49 · Le bilan est « consolidé » si les actifs et passifs s amortissent au même rythme c est-à-dire si le bilan est équilibré en liquidité. page 103. · Le bilan est « sous-consolidé » si les actifs s amortissent plus lentement que les ressources. Figure 5. . Op.. c'est-à-dire sans incorporation des productions nouvelles. · Le bilan est « sur-consolidé » si les actifs s amortissent plus vite que les ressources. Cit. Un indice égal à 1 indique que les passifs et les actifs concordent. 36 BESSIS J. Ces différentes situations sont résumées dans les schémas ci-dessous. puis à calculer un indice de transformation (ou de liquidité) égal à : å des passifs pondérés / å des actifs pondérés Un indice supérieur à 1 signifie que la banque emprunte plus long qu elle ne prête et plus l indice est faible. La consolidation du bilan36 B. La méthode des nombres (l indice de transformation) : Cette technique vise à mesurer l ampleur de la transformation opérée par la banque. plus la banque transforme des passifs courts en actifs longs.. Dans ce cas. Un excédent de ressources est alors dégagé et disponible pour le financement des nouveaux emplois. des financements nouveaux sont requis pour combler l écart avec les actifs en place en sus des financements des actifs nouveaux. Elle consiste à pondérer les actifs et passifs par la durée moyenne de chaque classe. qui représentent des échéanciers d évolution des emplois et des ressources dans une hypothèse de « fonte » du bilan.

50 Période D 1jour£ D < 1 semaine 8jours £ D < 1 mois 1mois £ D < 3 mois 3mois £ D < 6 mois 6mois £ D < 1 an 1an £ D < 2 ans 2ans £ D < 5 ans Plus de 5 ans Tombées Passifs 4800 6400 8600 5800 2000 1000 1400 1500 Tombées Actifs 4200 5000 5400 4200 2400 3400 2900 4000 Pondération (en durée annuelle) 0. Il est égal à l actif liquide duquel on déduit le passif exigible (ou journalier). Tableau 4. que l observation de cet indice est probablement plus utile en tendance qu en valeur absolue.37 0. .16 0. les emprunts à la Banque Centrale et les dépôts à échéance inférieure à un mois. telles que : les emprunts à 24 heures. les excédents de réserve Le passif exigible ou journalier comprend les dettes à très court terme. Calcul de l indice de transformation Indice de liquidité = 23040 / 49760 @ 0. le solde du compte Banque Centrale.5 3.5 7.5(1) Passifs pondérés 48 320 1376 2146 1500 1500 4900 11250 Actifs pondérés 42 250 864 1554 1800 5100 10150 30000 TOTAL 31500 31500 23040 49760 (1) : Durée forfaitaire des échéances supérieures à 5 ans : 7 ans et demi. C. les mises en pension. Surplus de base = Actif liquide Passif exigible L actif liquide comprend tous les actifs ayant une échéance imminente ou pouvant être transformés en cash sans générer des moins-values intolérables.75 1. Le surplus de base : Le surplus de base mesure le coussin de liquidité constitué par les actifs liquides pour couvrir les besoins de financement journaliers.46 Cette approche par indice synthétique donne une indication du risque de transformation des établissements. les instruments du marché monétaire venant à échéance dans moins d un mois.05 0. On peut citer comme exemple : Les encaisses. Notons.01 0. toutefois.

page 64. Un surplus de base négatif signifie que la banque finance une partie de ses actifs à terme par des passifs courts. .000 7. Il est maintenu à un minimum positif selon la taille de la banque et selon son appréhension des problèmes de liquidité.51 Un surplus de base positif signifie qu une partie des actifs liquides est financée par des ressources à plus long terme.000 2.000 7. « Gestion des liquidités dans les banques ». n° 533.000 26. Exemple de calcul du surplus de base37 37 GOUSLISTY H. Le surplus de base est un instrument de gestion de liquidité journalière.000 400 500 6.000 2000 24.000 2.500 2400 Tableau 5.900 100 13. La banque dispose donc d un surplus de liquidité. Revue Banque.000 400 2. Un surplus positif va permettre à la banque de faire face aux variations de liquidité journalière Actifs liquides Encaisses et solde auprès des banques étrangères Solde à la Banque Centrale net des réserves Titres du gouvernement et de ses agences (placements) Position du département de commerce des titres gouvernementaux Avances aux branches à l étranger (1) Avances aux filiales (1) Avances à court terme (1) Prêts aux courtiers en valeurs mobilières Excédents de réserves vendus à long terme Total (A) Passifs exigibles Banque Centrale Excédents de réserves achetées (moins la portion fixe) Conventions de rachats Dépôts à terme (non compris les dépôts d épargne) (1) Excédents de réserves achetées à long terme (1) Dépôts des branches au siège social Total (B) Surplus de base (1) : venant à échéance dans moins d un mois Montant 300 700 8.

ou baser le choix des maturités sur des analyses statistiques. étant régulièrement renouvelés.). Il existe en gros deux conceptions : . Les ressources à vue : Les ressources à vue tels les comptes chèques. par conséquent. des encours à échéance incertaine (découvert . une fois les comptes individuels agrégés. La construction de l impasse suppose que tous les actifs et passifs ont une maturité bien connue. des engagements de hors-bilan. l encours global des DAV et des autres comptes à vue fait preuve d une grande stabilité. . ce qui rend leur échéance effective incertaine. ce qui permet de considérer ces ressources comme longues. les comptes sur livrets. Dans de tels cas. Il s agit notamment des dépôts à vue. il serait imprudent de les considérer comme des ressources longues.4 Les problèmes spécifiques de construction des impasses Le calcul des impasses pose un certain nombre de problèmes pratiques concernant le traitement de certains postes. B. Faut-il intégrer l activité nouvelle dans le calcul de l impasse et adopter. et d autres ont une échéance incertaine. et bien qu ils aient une échéance contractuelle. sont des comptes sans stipulation de terme et leur traitement est un problème récurrent en gestion ALM. On pourrait donc considérer a priori que leur échéance est immédiate. il convient d adopter des conventions. Immédiatement exigibles.une vision « prudente » qui met l accent sur l absence de maturité contractuelle de ces comptes et qui les rend intrinsèquement volatils. émettre des hypothèses. Certes la plupart des encours ont une échéance contractuelle mais il reste que certains d entre eux sont sans échéance.52 1. des comptes d épargne. A cela s ajoute la problématique des productions nouvelles. D autres crédits. comportent des clauses de remboursement anticipé. ils engagent la banque autant que des crédits à long terme. . des fonds propres et des flux d intérêts. l hypothèse de poursuite d activité ou suffit-il de se contenter des actifs et passifs existants pour obtenir des impasses statiques qui donneront une image de la situation sous l hypothèse de cessation d activité ? A. Les encours à échéance incertaine : Certains crédits comme les découverts ont une maturité courte mais.une vision « réaliste » qui prend pour argument la loi des grands nombres pour dire que. L exemple typique est celui des crédits immobiliers. en raison d un manque de consensus sur ce sujet. les plans d épargne logement. les comptes courants.

En effet. D. ce qui crée des besoins en capitaux supplémentaires si le bilan est en croissance. mais les tirages s effectuent sur l initiative du débiteur. Les projections globales (encours existants et productions nouvelles) sont réalisées dans des buts de simulation . c'est-à-dire à l exclusion de tout encours ou emprunt nouveaux. ce qui pose problème quant à la date et le montant des utilisations. la projection des productions nouvelles est nécessaire pour évaluer la totalité des besoins de liquidité prévisionnels. Les fonds propres : Les fonds propres sont supposés rester indéfiniment dans le bilan et n ont donc pas de maturité définie. Cependant. à l exemple des lettres de crédit et des garanties financières. Le problème est que les intérêts courus ne coïncident pas avec les encaissements ou les décaissements. Les engagements hors-bilan : Les engagements conditionnels. F. En effet. E. représentent des sorties de trésorerie potentiellement importantes. En effet.53 C. Les flux d intérêt : Les intérêts posent une difficulté technique de calcul des montants et de positionnement dans le temps des flux de liquidité correspondants (différents des flux comptables d intérêts courus). il serait souhaitable de ne pas les intégrer dès le départ dans les impasses car les encours et les emprunts nouveaux sont incertains (prévisions) alors que ceux existants sont plus exacts. L incorporation des productions nouvelles : Le profil d échéances peut être déterminé soit dans l hypothèse de « cessation d activité ». La banque peut être en mesure de déterminer un niveau «normal» de sorties à partir d estimations sur la base des constatations passées. relative à l estimation de leur montant. Les engagements donnés sont contractuels. les fonds propres de la banque sont assujettis à la réglementation prudentielle. Le profil d échéances obtenu en incorporant les productions nouvelles (appelé échéancier dynamique) diffère de celui traité dans l hypothèse de fonte de bilan (échéancier statique). et ce dans la limite des plafonds d autorisation pour chaque contrepartie. l équilibrage du bilan suppose que les flux d intérêts et les résultats mis en réserve soient anticipés. Ils soulèvent une autre complication. et voir ensuite dans quelle proportion ces flux pourraient augmenter en période de tension. Il est donc nécessaire de prévoir ces besoins et de faire varier les fonds propres en conséquence. soit dans une hypothèse tenant compte des productions nouvelles estimées.

le coût de la liquidité est représenté sous la forme d une prime positive par rapport à la courbe des taux et qui croît avec l échéance. Les besoins de liquidité devant être comblés. Elle est donc égale à la perte moyenne imputable au défaut de la contrepartie. cette perte moyenne étant le produit de la probabilité de défaut par le montant emprunté. sous des hypothèses bien identifiées.5 Coût de la liquidité : Pour éviter le risque d illiquidité. une banque a intérêt à évaluer ses besoins en liquidité. d inférer les anticipations sur les taux futurs et de mesurer les taux d actualisation. Généralement. quant à lui. le coût des financements ne dépend pas uniquement des taux futurs -représentés par une courbe de taux38-. est fonction de la qualité de signature de la banque. En fait. Comme la probabilité de défaut croît avec la durée du prêt. On en déduit l allure de la prime de liquidité et son positionnement par rapport à la courbe des taux « sans risque ». Elle permet. Courbe des taux et prime de liquidité Le coût des financements pour la banque est égal donc au taux du marché « sans risque » augmenté de cette prime. ou coût de la liquidité. . Figure 6. elle doit prévoir la demande des prêts et le volume des dépôts en tenant compte du changement éventuel dans le comportement des emprunteurs et des déposants. En fonction de son degré d aversion au risque. Elle représente la structure par échéances des taux courants. la banque pourra décider de payer le plein prix et éviter ainsi entièrement le risque 38 La courbe des taux est une représentation graphique avec en ordonnées les taux et en abscisses les échéances. la banque doit aussi prévoir les taux d intérêt futurs car le taux à payer pour se refinancer est aujourd hui incertain. Pour cela. En théorie. la prime de liquidité correspond au surcoût qu engendre le risque de défaut. cette prime s élève avec l échéance. Il dépend également du coût de la liquidité qui.54 1.

Inversement.être obligée de vendre des actifs à perte . La mesure de sensibilité consiste à apprécier les effets. Pour éliminer ce risque.être incapable de renouveler à l échéance les fonds qu elle a empruntés si le marché est au courant de ses problèmes de liquidité . Pour expliquer. une abondance de liquidité a aussi un coût «caché».6 Mesure de sensibilité : Une position excédentaire en liquidité expose la banque à un risque de baisse du coût de la liquidité. . Outre le risque de liquidité. Un moyen d éliminer ce risque est de swapper le taux court des passifs pour servir au passif un taux fixe. c'est-à-dire clôturer ses positions. la banque doit se consolider. .être dans l impossibilité de respecter ses engagements de prêter .car investis à court terme-. La reconstitution de la liquidité comporte aussi un risque de taux d intérêt. Le coût de la liquidité peut être assimilé donc au coût des swaps augmenté de la prime de risque relative à la qualité de la signature de la banque. elle choisira d en assumer une partie et payer moins. sur les résultats courants de la banque. supposons qu un établissement réalise une opération de transformation « placement long emprunt court ». de la couverture de son risque de liquidité. De même qu une liquidité insuffisante. Son coût est la marge à payer pour mettre en place le swap de taux. dans le cas où elle a des préférences pour le risque (cela dépend des actionnaires !). . cette opération comporte un risque de taux d intérêt car les emprunts à court terme doivent être renouvelés à des taux incertains. Une surliquidité équivaut à un manque à gagner dans la mesure où une partie importante des ressources -le plus souvent rémunérées.55 ou. . il est possible de construire à partir des swaps la structure par terme des coûts de la liquidité bancaire. 1.être obligée d avoir recours à la banque centrale .manquer l occasion d acheter des actifs profitables . Comme des swaps peuvent être réalisés sur plusieurs échéances. Pour cela. Il faut noter que l illiquidité engendre divers dommages pour la banque : .finance des emplois non ou peu rémunérateurs . des hypothèses peuvent être faites quant à l évolution du coût de la liquidité. . Cette opération neutralise le risque de taux global. .payer des taux d intérêt élevés pour reconstituer la liquidité. un déficit de ressources l expose à une hausse de ce coût.

Il se matérialise essentiellement lorsque les actifs et les passifs ne sont pas parfaitement adossés. La première. ils peuvent cependant soumettre la situation patrimoniale et le résultat de la banque à des variations imprévues lors des modifications de taux. . un risque excessif peut représenter une menace substantielle pour les bénéfices et les fonds propres d'une banque. résulte de différences de concordance dans l'échéance (pour les taux fixes) et le renouvellement des conditions (pour les taux variables) des positions de l'actif. dans son document consultatif « Principles for the Management and Supervision of Interest Rate Risk » de Janvier 2001.56 SECTION 2 : RISQUE DE TAUX D INTERET Le risque de taux d'intérêt réside dans la vulnérabilité de la situation financière d'une banque à une évolution défavorable des taux d'intérêt. du passif et du hors-bilan d'une banque. les banques sont exposées de plusieurs manières au risque de taux d'intérêt. Accepter ce risque est quelque chose d'inhérent à l'activité bancaire et peut constituer une source importante de rentabilité et de valorisation du capital-actions. Risque de révision de taux ( Repricing risk ) : En tant qu'intermédiaires financiers. 2.1 Identification du risque de taux d'intérêt : Le comité de Bâle. identifier les principales formes du risque de taux d'intérêt auxquelles les banques sont généralement exposées et présenter certaines méthodes utilisées pour sa mesure. Aussi. Si de tels décalages dans les révisions de taux constituent l'un des aspects essentiels de l'activité bancaire. Cependant. nous allons au cours de cette section. considère les 4 types de risque de taux suivants : A.

57
B. Risque de déformation de la courbe des taux ( Yield curve risk ) : Les décalages dans les révisions de taux peuvent également exposer une banque à des modifications de la pente et de la configuration de la courbe des taux. Ce risque se produit lorsque des variations non anticipées de la courbe ont des effets défavorables sur la situation patrimoniale et le résultat de l'établissement. C. Risque de base ( Basis risk ) : Ce risque apparaît lorsque les taux reçus ou payés par la banque ne s ajustent pas de la même façon sur les taux de marché. Pour une même maturité, les taux d un actif et d un passif bancaire peuvent en effet ne pas subir des impacts de même amplitude suite à un choc sur les taux de marché, puisqu ils peuvent être indexés sur le même taux d intérêt sans pour autant que les corrélations de ces deux taux de rémunération avec l index de référence ne soient les mêmes. D. Risque de clauses optionnelles ( Optionality ) : Une source additionnelle, de plus en plus importante, de risque de taux d'intérêt est liée aux options dont sont assortis nombre de créances, dettes et portefeuilles du hors-bilan des banques. Il s agit d options implicites liées à certains produits bancaires qui sont généralement exercées au bénéfice du client et au détriment de la banque. Parmi ces options, on trouve : l option de remboursement d un crédit par anticipation et l arbitrage entre comptes courants et comptes rémunérés en ayant la possibilité de retirer les dépôts à vue à tout moment et gratuitement, choix qui sera sûrement influencé par le niveau des taux de marché.

2.2 Mesure du risque de taux :
La mesure du risque de taux s effectue à l aide de plusieurs outils : les gaps de taux, le EAR, la valeur actuelle, la sensibilité, la duration, la VaR etc. A. Les impasses de taux ou gap de taux : Considérée comme une méthode classique et intuitive pour mesurer l exposition au risque de taux, la méthode du gap consiste à analyser les fluctuations de la marge d intérêt résultant de la différence entre le rendement des emplois et le coût des ressources. Il existe trois méthodes différentes de gaps : le gap comptable, le gap taux fixe et les gaps par index. La méthode la plus utilisée et la plus simple est le gap comptable qu on abordera dans la présente section.
· La méthode de gap comptable ou gap instantané :

Le gap comptable ou impasse en taux est la différence algébrique entre les emplois à taux variable et les ressources à taux variable. Elle permet donc, de relier les variations de la marge d intérêt aux fluctuations des taux d intérêt

58
Le gap est nécessairement défini sur une période de référence, car la distinction entre taux fixe et taux variable est totalement tributaire de la période envisagée. Un taux est « fixe » sur une certaine période si son niveau n est pas affecté par les mouvements de marché sur cette période. Un actif ou un passif sont à taux fixe jusqu à échéance ; au-delà, ils sont variable car ils vont être renouvelés à des conditions inconnues aujourd hui. De même, un taux révisable périodiquement est variable mais entre deux dates de révision il est fixe pour la période.

GAP = actifs à taux variables - passifs à taux varaibles
L impasse en taux est généralement calculée sur le bilan équilibré par différence entre les encours à taux variable de l actif et au passif. Elle est aussi égale en valeur algébrique, à la différence entre le passif à taux fixe et l actif à taux fixe.

GAP = passifs à taux fixes - actifs à taux fixes
- Un gap taux variable positif signifie qu une partie des emplois à taux variable est financée par des ressources à taux fixe. Cette situation indique une exposition défavorable à la baisse des taux. En effet, si les taux d intérêt baissent, le rendement des actifs diminue alors que le coût des ressources qui les financent reste inchangé, ce qui implique une perte. - Un gap taux variable négatif indique qu une partie des emplois à taux fixes est financée par des ressources à taux variables. Dans ce cas, le bilan est exposé défavorablement à une hausse de taux. En effet, si les taux augmentent, le rendement des actifs reste fixe et le coût des ressources s élève. Un gap nul indique que la marge est insensible aux variations de taux d intérêt.

Exemple : la banque dispose du portefeuille suivant :
Les ressources : - dépôt de 20 M à 6 mois à un taux fixe de 3% ; - dépôt de 30 M à 2 mois à un taux de 4% révisable, chaque mois ; - dépôt de 10 M à 3 mois à taux variable; - dépôt de 40 M à 6 mois à taux variable. Les emplois : - prêt de 50 M à 4 mois à taux variable ; - prêt de 50 M à 6 mois à un taux fixe de 6 %.

59
Hypothèse : les taux variables changent en début du mois. Les dépôts et les crédits sont renouvelés à échéance.

Encours initial Actif variable Passif variable Cap A-P Gap cumulé 100 100 0 0

1 mois 50 50 0 0

2 mois 50 80 -30 -30

3 mois 50 80 -30 -60

4 mois 50 80 -30 -90

5 mois 50 80 -30 -120

6 mois 50 80 -30 -150

7 mois 100 100 0 -150

Encours initial Actif fixe Passif fixe Cap P-A Gap cumulé 100 100 0 0

1 mois 50 50 0 0

2mois 50 20 -30 -30

3 mois 50 20 -30 -60

4mois 50 20 -30 -90

5mois 50 20 -30 -120

6 mois 50 20 -30 -150

7 mois 0 0 0 -150

Pour le premier mois, la banque ne court aucun risque de variation des taux (gap nul) à la hausse ou à la baisse et sa marge est figée car les taux sont connus jusqu à la fin de celui-ci. A partir du deuxième mois, les gaps sont négatifs ce qui signifie qu une partie des actifs à taux fixes est financée par des passifs à taux variables ce qui implique que la banque court un risque de variation des taux à la hausse. Le gap devient de plus en plus profond pour atteindre un montant de 150 (gap cumulé) millions, ce qui signifie qu en cas de hausse des taux d intérêt la banque aura à supporter une perte égale au gap cumulé multiplié par la variation des taux. B. La valeur actuelle : La valeur de marché des instruments financiers présents dans le bilan est sensible aux variations des taux d intérêt. La valeur actuelle d un actif financier est la somme actualisée de tous les flux futurs qu'il génère pendant sa durée de vie.

VA

n Ft = å t=1 1 + it

(

)t

045 ) 2 + 100 + 100 (1 + 0.035 ) 2 + 100 (1 + 0.062 ) 4 + 1100 (1 + 0.5 3 4 4 5.92031 Supposons maintenant que la structure des taux se déplace parallèlement vers le haut de 1%. La valeur de l obligation devient : VA de A = 100 (1 + 0.06 ) 5 VA de A = 1183.60 VA : la valeur actualisée de l'actif financier. Il ressort de cette formule que la valeur de l actif varie en sens inverse à la variation du taux d actualisation.05 ) 3 + 100 (1 + 0.04 ) 3 + 100 (1 + 0. de taux d'intérêt nominal de 10% et de maturité 5 ans.052 ) 4 + 1100 (1 + 0. c est-à-dire une hausse de ce taux entraîne une baisse de la valeur de cet actif et vice versa.07 ) 5 VA de A = 1137. Ft : Le flux généré par cet actif à la période t. it : Le taux d'intérêt de la période t.03 ) 1 (1 + 0. La structure des taux au comptant est donnée par le tableau suivant : Date Taux (%) 1 2 2 3. Exemple : Soient une obligation A de valeur nominale de 1000.2 5 6 La valeur actualisée des flux générés par l'obligation (sa valeur réelle) est égale : VA de A = 100 (1 + 0.9433 . t : indiquant la période allant de 1 à n.02 ) 1 + 100 (1 + 0.

97701 soit de plus de 3. V0 : la valeur actuelle du titre (VA). ti : la maturité de chaque flux. . concerné.61 Alors.8 %). La duration est la moyenne des flux engendrés aux différentes dates futures. Lorsqu il s agit des actifs. l'actif se déprécie (de 45. de durée de vie et d amortissements différents. après avoir constater les limites de certaines mesures d actifs financiers. 39 AUGROS J. c est au contraire une baisse des taux qui est redoutée. Dans ce cas on considère que la valeur de marché de la banque dépend de la valeur du portefeuille d actifs et du coût de la dette. r : le taux de rendement actuariel du titre. il convient de signaler que la valeur actuelle nette ( VAN ) d un bilan bancaire. La duration : En 1938. en la définissant dans un premier temps comme « l essence de l élément temps d un prêt »39 . ou du passif. En d autres termes. Elle indique le laps de temps nécessaire pour que le prix d un actif apprécié à sa valeur actuelle soit récupéré. car elle croît la valeur des dettes vis-à-vis de l extérieur. cit. p84. C. Donc. QUÉREL M. la duration est une indication de la durée de vie d un actif à revenu fixe. représente la valeur financière de l établissement et qu elle est obtenue par différence entre l actif et le passif évaluée aux conditions de marché par une approche Mark To Market. l économiste Frédéric Macaulay a introduit le concept de duration. actualisés et pondérés par leurs échéances. n å ti i=1 Fi D = (1 + r) i V0 Fi le flux tombant à l échéance ti. tel que la durée de vie ou la durée de vie moyenne qui ne permettaient pas entre autres de comparer des obligations. cet exemple confirme qu'en cas de hausse des taux (de un 1% dans notre exemple). Après avoir identifier la valeur actuelle d un actif financier. une hausse des taux est à craindre car celle-ci se traduit par un appauvrissement. à la valeur actuelle totale de l actif. Dans le cas des passifs. op. la duration est une durée de vie moyenne où chaque période comprise entre l'instant présent et la date de tombée d'un flux est pondérée par la valeur actualisée de ce flux.

la banque fait face à un risque de baisse des taux d intérêt.DPassif : Si DActif > DPassif . La duration est également un indicateur de la sensibilité du prix d un actif.01 417.83 68.17 années au lieu des 5 années prévues.32 341. un outil d estimation du risque de taux.17 années .09 8. la banque est immunisée contre le risque de taux d intérêt.51 6.26 7.31 100 Valeur actuelle de F pondérée par N 9. et elle représente le rapport entre la variation relative du prix de l'instrument et la variation absolue du taux . la 100 banque récupère sa mise de fonds au bout de 4.53 27. Duration = Nous pouvons dès lors calculer la duration du portefeuille d actifs et du portefeuille du passif et calculer une duration totale égale à Dtotale = DActif .09 16.55 417. Si DActif < DPassif . ce qui signifie que compte tenu des intérêts perçus. la duration totale est positive et la banque fait face à un risque de hausse des taux d intérêt. La sensibilité40 est donnée par la formule suivante : 40 La sensibilité traduit la réaction du prix d'un actif à un mouvement des taux d'intérêt. Si DActif = Dpassif . aux variations des taux d intérêt et constitue donc. Les résultats sont donnés par le tableau suivant : Année N 1 2 3 4 5 Total Flux d intérêt F 10 10 10 10 110 150 Valeur actuelle de F au taux de 10 % 9. au taux d intérêt de 10 % (fixe) et dont les intérêts sont payés chaque année.01 = 4.52 22.62 Exemple : Soit un crédit à 5 ans de 100.

63

S=

dV 0 dr

V0

= -

D 1+ r

Par conséquent, on peut calculer la sensibilité d un bilan41 comme la moyenne pondérée des sensibilités des actifs et des passifs qui le composent (la sensibilité moyenne est la moyenne des sensibilités). Lorsque la moyenne pondérée des sensibilités des actifs et des passifs qui composent un bilan est positive, sa valeur actuelle est exposée défavorablement à une hausse des taux. Dans ce cas en effet, la sensibilité moyenne des actifs est supérieure à la sensibilité moyenne des passifs. Si les taux augmentent, la valeur des actifs diminue d un montant supérieur à celle des passifs. En revanche, lorsque la sensibilité moyenne pondérée est négative, il existe un risque de perte en cas de baisse des taux. Enfin, si la sensibilité est nulle, le bilan est protégé contre les déplacements parallèles de la gamme des taux. D. Le Earning At Risk (EAR) La méthode du EAR est utilisée pour mesurer l impact d un mouvement parallèle défavorable de la courbe des taux sur les gains espérés d un portefeuille d accumulation42. Le EAR constitue donc une mesure de risque de taux qui se matérialise lorsque les options cachées (remboursement par anticipation, retrait massif des dépôts ) que comportent certains actifs et passifs sont exercées ou lorsque ces derniers, arrivant à échéance sont renégociés. Le EAR se calcule comme suit:

EAR = 2 ´ gap ´ période de défaisance / 260
Le montant du EAR est fonction des éléments suivants : - La période de défaisance : c est le temps nécessaire pour éliminer le risque (fermer la position de gap) qui est fonction de la nature des actifs et des passifs et des caractéristiques de marché (disponibilité des solutions de couverture adéquates). - La volatilité des taux pendant cette période (la variation des taux), dont le calcul est basé sur une analyse historique des fluctuations des taux. Ces dernières sont supposées suivre une loi normale N ( , ).
41

Cette propriété est valable uniquement lorsque la gamme des taux subit un déplacement parallèle. Le portefeuille d accumulation consiste en tous les éléments de bilan et de hors bilan, sujets au traitement comptable en intérêt courus ; il inclut l activité de refinancement, l activité d acquisition ou d émission de titres, l activité traditionnelle de prêt et emprunt, et les dérivés de taux utilisés pour couvrir ces portefeuilles. En d autres termes, c est un portefeuille destiné à être conservé jusqu à son terme.
42

64
95.45%

2.275%

2.275%

-2 d

m

+2 d

p [ TÎ[ -2 , + 2

]] = 0,9545
0,97725

P T£

[

+2

]=

C'est-à-dire il y a 97.725% que les fluctuations de taux soient contenues dans l intervalle ]-2 , +2 [. Le facteur de neutralisation la fluctuation probable des taux d'intérêt, à la hausse ou à la baisse jusqu'à rendre les gaps fermés, dans 97,725% des cas. Il est égal à :

FN = 2
N : la période de défaisance.

N 260

260 : le nombre de jours ouvrables dans une année. EXEMPLE : Un prêt de 200 millions de DA sur 1 ans au taux de 11 % . Un placement effectué 100 millions à 4 mois au taux de 10%. Un dépôt stable pendant 6 mois de 100 millions rémunérés à un taux de 9 %. Un emprunt de 200 millions sur le marché interbancaire de 2 mois au taux de7 %.

Hypothèses :
- La période de défaisance est supposée de 30 jours (1 mois) ; c est le temps nécessaire pour

trouver une solution de couverture adéquate. - Le facteur de défaisance est supposé constant sur toute la période. - Prenons = 0.8 % (soit 80 points de base.), par conséquent on aura un FN = 54 pb.

65
Actif Encours initial 1 mois 2 mois 3 mois 4 mois 5 mois 6 mois 7 mois 8 mois 9 mois 10 mois 11 mois 12 mois EAR à 12 mois 300 300 300 300 300 200 200 200 200 200 200 200 200 Passif 300 300 300 100 100 100 100 0 0 0 0 0 0 Gaps de taux 0 0 0 -200 -200 -100 -100 -200 -200 -200 -200 -200 -200 Facteur de neutralisation43 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb 54 pb EAR 0 0 0 -0 ,090 -0 ,090 -0 ,045 -0 ,045 -0 ,090 -0 ,090 -0 ,090 -0 ,090 -0 ,090 -0 ,090

-0 ,810

Comme le EAR sert à mesurer uniquement la sensibilité des gains à un décalage parallèle de la structure des taux et ne tient pas compte de la sensibilité liée au différentiel des taux d intérêt entre deux instruments de même maturité. Aussi, le portefeuille d accumulation doit être testé pour des écarts larges et réduits entre quelques index de taux. E. Le Cost To Close ( CTC ) : La marge d intérêt d un portefeuille est figée jusqu à l échéance ou à la renégociation des actifs et des passifs. Cependant, les positions ouvertes entraînent une exposition de la banque au risque de taux. Le Cost To Close (ou coût de clôture) mesure la valeur d'un portefeuille d'investissement s il devrait être clôturé aux taux actuels du marché (mark to market). Cette valeur du portefeuille, est obtenu par marquage au marché, c est-à-dire par la clôture de toutes les positions de taux (gaps de taux) à partir de l échéance la plus lointaine vers la plus proche, aux conditions du marché actuelles. Cette la méthode a le mérite d inclure les frais de fermeture des gaps, chose qui est négligée par la méthode des gaps comptables. Le Cost to Close permet ainsi de mesurer la valeur du portefeuille en additionnant la marge figée du bilan aux intérêts reçus ou payé correspondant aux placements ou les emprunts appropriés.

43

C est la fluctuation probable des taux d intérêt jusqu à la fermeture des gaps avec 97.725 % de chance

d autres calculs doivent être effectués en situation de crise supposant des variations extrêmes des taux d intérêts et établir des limites en CTC sur ces variations.67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1.83 200 0 -1.58 -200 0 1 -0. Placement de 100 sur 6 mois au taux de 8% .67 100 200 -0.67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1. des calculs de sensibilité qui sont fait en situation normale.67 -100 100 0.67 -100 0 0. Exemple : Prenons les mêmes données utilisé dans l exemple précèdent du EAR (cf.67% 300 7.67 0.17 10.83 200 0 -1. Emprunt de 100 sur 4 mois au taux de 7% .58 0.67 -100 0 0.92 200 0 -1.67 0.67 100 0 -0.83 200 0 -1. 1 mois Actif Taux moyen pondéré Passif Taux moyen pondéré Gap ( passif .67% 0 0.58 0.67 0.17 7 mois 200 11% 0 9% -200 1.67 0.5 9 mois 200 11% 0 9% -200 1.17 0.67 0.67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1.67 0.58 0.67 -100 -100 0.75 200 200 -1.58 0.67 0 0 0 0 0 0 -1 0.33 3 mois 300 4 mois 300 5 mois 200 11% 100 9% -100 1. supra) et essayant de lui calculé son CTC. on doit réaliser les opérations suivantes aux taux actuels du marché : · · · · Emprunt de 200 sur 1 an au taux de 10%.17 1.08 1.17 1.67 -100 100 0.34 8 mois 200 11% 0 9% -200 1.83 200 0 -1.17 1.67 -100 -100 0.84 11 mois 200 11% 0 9% -200 1.67 100 9% -200 1.17 1.17 0. il est nécessaire de calculer la sensibilité de la valeur d un portefeuille aux variations des taux d intérêts suite au déplacement parallèle de la courbe des taux (une variation unitaire adverse).58 0 0 0 -1.08 200 100 -1.17 2 12 mois 200 11% 0 9% -200 1.67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1.67 0 0 -0.67% 300 7.33 0.actif ) intérêts fixes Emprunt de 200 à 1an nouveau Gap intérêts de clôture au taux 10% Placement 100 à 6 mois nouveau Gap intérêts de clôture au taux 8% Emprunt de 100 à 4 mois nouveau Gap intérêts de clôture au taux 7% Placement 200 à 2 mois nouveau Gap intérêts de clôture au taux 6% total intérêts de clôture total intérêts ( fixes + de clôture) Cumul des revenus 300 10.92 200 0 -1.67% 0 0.58 -200 0 1 -0.09 6 mois 200 11% 100 9% -100 1.08 1.83 200 0 -1.67 100 200 -0. Pour fermer tous les gaps.67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1.67 10 mois 200 11% 0 9% -200 1.17 2.17 2 mois 300 10. Placement de 200 sur 2 mois au taux 6% .67 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1.75 200 200 -1.67 100 .08 200 100 -1.66 Par ailleurs. En plus.83 200 0 -1.58 0 0 0 -1.67% 100 9% -200 1.33 1 0 0 0 0 0 -1 0.67% 10.

Ainsi. Au-delà de la VaR. a demandé un rapport journalier résumant l exposition de la banque aux facteurs de marché et estimant la perte maximale potentielle dans les prochaines 24 heures.). importance du marché financier. Quants n° 37.. F. c est la J. l outil RiskmetrixTM de JP. Mai 2002. il y a 95% de chances que le portefeuille reparte à la hausse ou qu il perde 40000 dinars ou moins d ici la fin du mois. Il dépend notamment du domaine d activité. L horizon correspond à la durée nécessaire pour déboucler la position. La probabilité dépend de l aversion au risque du propriétaire du portefeuille Plus la probabilité utilisée est faible. LEGRAS. Toutefois. N.P. Denis Weatherstone.Morgan Bank qui a eu le mérite d être la première à introduire la VaR techniquement (c est-à-dire méthode de calcul et interprétation).en octobre 1994. La Value at Risk ( VaR ): La Value-at-Risk est apparue le jour où le Président de la J. R. . 1. Le seuil 1-x est donc égal à la probabilité que le montant de pertes ne dépasse pas la VaR en valeur absolue. une semaine. plus la VaR sera élevée. Recherche et Innovation. LONGIN. la VaR nous permet par exemple de dire qu en l absence d événements défavorables exceptionnels (worst case scenarios).44 Si l on note x le seuil de confiance choisi. J. 45 Cet exemple est inspiré de la revue : Les cahiers de la finance.. · · le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire recommande un horizon de 10 jours et une probabilité n excédant pas 1%. Morgan utilise des paramètres respectifs de 1 jour et 5%. Morgan Bank (banque américaine fondée en 1828).67 F. la VaR vérifie l équation : Prob (perte >VaR ) = x Exemple :45 Pour un portefeuille de 500000 dinars. de la nature du portefeuille et des données générales du marché (liquidité. CCF. 44 GAUSSEL. avec un niveau de confiance choisi à priori (95%. etc.P. la VaR correspond au montant de perte potentielle sur une période de temps fixée qui ne sera dépassée que dans x% des cas.). L horizon de calcul et la probabilité associée sont des paramètres qui conditionnent le résultat. La définition de la VaR : « La Value-at-Risk est une estimation de la perte potentielle (exprimée dans une unité monétaire) qui peut résulter de la détention d un portefeuille de produits financiers sur une période donnée (un jour.. 99%. etc.) dans des conditions défavorables de fluctuation des marchés ». RABEMANANJARA. etc. Akimou Ossé..

Les résultats de l application de ces différentes simulations à la composition actuelle du portefeuille. sont distribués selon la loi normale d écart type . À partir du modèle choisi. La méthode paramétrique d estimation de la VaR s appuie sur les hypothèses suivantes : . On émet l hypothèse que la distribution des rendements observée à partir des données historiques se reproduira à l avenir « Tomorrow may be like one of your yesterdays ». on simule un grand nombre de scénarii futurs avec un ordinateur. Les méthodes de calcul de la VAR Le modèle paramétrique : Cette approche est la plus communément employée car simple conceptuellement et dans sa mise en uvre. sur une série de 500 P&L quotidiens. sont ensuite utilisés pour 46 47 Ces chiffres résultent directement des tables de la loi normale. Ce coefficient est égal par exemple à 2 pour un niveau de confiance de 97. la valeur du portefeuille. - Le modèle historique : Dans cette approche. on utiliser la distribution passée réelle des facteurs de risque auxquels le portefeuille est soumis et on applique les mouvements dans les prix et taux passés à la composition actuelle du portefeuille. .725 % ou à 1.68 2. Le calcul de la VaR passe par l estimation de la moyenne m et de la volatilité des rendements futurs du portefeuille (à partir de données historiques) : VaR = Encours ´ ( . La VaR est ensuite obtenue en lisant le quantile approprié sur l histogramme des P&L simulés du portefeuille. En effet.m + Z q ) . où Zq est le coefficient correspondant au niveau de confiance choisi. Ainsi. elle se base sur la matrice de variances-covariances des facteurs de risque ainsi que sur les vecteurs de sensibilité des actifs composant le portefeuille par rapport à ces facteurs de risque. . et par conséquent.65 si le niveau de confiance est de 95%46.Les variations des prix et des taux du marché. après avoir pris soin de valider ces choix par des tests statistiques adéquats. - La simulation de Monté Carlo : Cette méthode consiste à choisir une distribution pour les variations des facteurs de risque. la VaR à un jour à 99% est égale à la sixième plus grande perte observée sur l histogramme. la distribution des variations futures des facteurs de risque est assimilée à celle observée sur une période passée47. simulée à travers une modélisation mathématique dans l approche stochastique.Le portefeuille est une combinaison linéaire des facteurs gaussiens et donc les P & L (profits and losts) est une combinaison linéaire des variations de ces facteurs.

la validité de cette méthode suppose qu elle est capable d expliquer les résultats passés. en comparant ex-post les variations effectives de la valeur du portefeuille et de la VaR et d en dégager les fréquences de dépassement. des risques de liquidité et des risques opérationnels. la VaR doit faire l objet d une utilisation particulière en gestion actif passif. Pour cela on doit faire des testes sur les données passées (backtesting).69 estimer la distribution des P&L hypothétiques du dit portefeuille. seule son application au risque de marché est aujourd hui réellement opérationnelle. des risques de crédit. du fait que l horizon temporel de la gestion du bilan n est pas du tout comparable à celui à très court terme correspondant à la gestion d un portefeuille de négociation . les actifs et passifs bancaires ne sont pas arbitrables entre eux. . Par ailleurs. la VaR doit être complétée par la simulation de crise (stress testing) qui analyse les répercussions d événements exceptionnels sur le portefeuille. puisqu ils dépendent le plus souvent de facteurs comportementaux de la clientèle et non d options qui seraient entre les mains du banquier. Ces dernières seront comparées avec les fréquences données par l intervalle de confiance choisi. Aussi. et que contrairement aux éléments financiers. Toutefois. Bien que la VaR puisse en théorie être utilisée pour la quantification des risques de marché. enfin la VaR est déterminée à partir de cet échantillon simulé.

Cit.le volume et le sens des flux de marchandises et de capitaux dans un pays . page 262. . quand il y a une modification de la rentabilité des opérations libellées en devises du fait des fluctuations des taux de change traduction. Paris. 3. l on peut citer pour l exemple : . 48 VAN GREUNING H.. 2004. de traduction ou de consolidation49. .les variations des cours aussi bien sur le marché domestique qu'à l'étranger . Généralement. par exemple en dinars algériens (devise d'expression). Le règlement de ces opérations marque le dénouement du risque et se traduit soit par un profit soit par une perte de change. Op. et BRAJOVIC BRATANOVIC S. . ESKA. dans ce cas. peuvent être à l'origine du risque de change : . .. Analyse et gestion du risque bancaire.70 SECTON 3 : RISQUE DE CHANGE Le risque de change est lié à la mondialisation des marchés. Au cours des deux dernières décennies. Parmi ces opérations. généralement macroéconomiques. 49 Dubernet M. Le risque de change se définit.les anticipations des agents et les opérations spéculatives sur les devises .les prêts/emprunts de devises donnant lieu au paiement d intérêts en devises . . comme un risque associé à toute transaction financière sensible aux fluctuations de change.. pages 93-94.1 Sources du risque de change : Plusieurs facteurs48.les distributions ou réceptions de dividendes en devises pour des participations multinationales .la consolidation des comptes de filiales étrangères. l utilisation d opérations financières libellées en devises s est notamment développée et diversifiée dans les banques et les sociétés financières. Il s'agit dans ce cas pour l'établissement de ramener dans les comptes sociaux les résultats générés par une activité en devise. . ses résultats libellés en Euro (devise d'origine). .les achats/ventes de titres libellés en devises pour des placements . on parle de risque de : · · transaction. lorsqu'il s'agit pour un établissement de convertir.les évènements politiques prévisibles et imprévisibles . Tous ces facteurs affectent les cours des devises et exposent de ce fait la banque à un risque de change lequel peut revêtir trois formes : il peut s'agir d'un risque de transaction.

3. Elle est égale à la différence entre les actifs (opérations d achat au comptant et contrats d achats à terme compris) et les passifs (opérations de vente au comptant et contrats de vente à terme compris) libellés en devises étrangères enregistrés au bilan et en hors-bilan. Van Greuning et Bratanovic50 regroupent les risques de traduction et de consolidation en risque de réévaluation ou de conversion. Op. par exemple. réévaluées) par rapport à la monnaie de consolidation. et BRAJOVIC BRATANOVIC S. sur une échéance donnée. négatifs) et les devises d activité de ces filiales dévaluées (resp..2 Mesure du risque de change : la position de change : Le risque de change peut se définir comme l incidence. . de la variation des cours des monnaies étrangères. ce risque est mesuré par la position de change.Elle est courte ou négative si les avoirs libellés en une devise sont inférieurs aux engagements réalisés dans la même devise. lors de la consolidation des comptes d'un groupe ayant des filiales à l'étranger: le résultat consolidé d un groupe peut être moindre si les résultats des filiales étrangères sont positifs (resp. soit courte.Elle est longue ou positive si les avoirs sont supérieurs aux engagements réalisés dans la même devise. 50 VAN GREUNING H. · Fermée : lorsque les avoirs et les engagements libellés dans une même devise s'équilibrent. Position de change nette = actif (bilan et hors bilan) dans une devise passif (bilan et hors bilan) dans la même devise Cette position peut être : · Ouverte : si les flux à recevoir et à livrer ne s'équilibrent pas dans la même devise et sur la même échéance. de la banque. A. . Techniquement.71 · consolidation. c est-à-dire. Cit. la base sur laquelle sera mesurée l exposition de la banque au risque de change. Ils distinguent également une autre catégorie de risque appelée risque économique ou risque d'activité qui tient compte de l impact de l'évolution adverse des taux de change sur la position concurrentielle. Une position ouverte est soit longue. page 263. sur le patrimoine et les résultats. .. Définition : La position de change nette PCN (ou Net Exchange Position) constitue l assiette du risque.

En revanche. un établissement. car les actifs sont supérieurs aux passifs). et ce dans un but de maximiser les gains de l établissement.un gain en cas de hausse de l euro (baisse du dinar) . à un instant t. en fonction des estimations faites sur les cours futurs. Impact des évolutions des cours de change sur les résultats La stratégie de la banque consiste à établir des positions avantageuses.72 De mismatching : si les avoirs et les engagements s'équilibrent mais leurs échéances respectives ne sont pas les mêmes. elle subit une perte. la banque réalise un profit. la banque réalise un profit. Dans le cas inverse.Si la banque a une position de change longue dans une devise et que cette devise s apprécie. Le tableau suivant résume ces différentes situations : Position longue Position courte Position fermée Hausse du cours Gain Perte Rien Baisse du cours Perte Gain Rien Tableau 6. et pour une variation de 10 nous aurons : Cours 1 EUR = 100 DZD 1 EUR = 90 DZD 1 EUR = 80 DZD Montant 1000 EUR 1000 EUR 1000 EUR Contre-valeur 100 000 DZD (1 000 x 100) 90 000 DZD (1 000 x 90) 80 000 DZD (1 000 x 80) Ecart + 10 000 (100 000 90 000) 0 . . Ces différentes positions ne sont pas sans conséquences sur les résultats de la banque. En effet: . si la devise se déprécie. Tableau de position de change : La position de change nette doit être calculée devise par devise et échéance par échéance car les actifs et les passifs d une banque (même pour la même devise) n ont pas toujours les mêmes échéances. pour cela un tableau de position de change est établi sur la base des flux .une perte en cas de baisse de l euro (hausse de du dinar). B. peut avoir la position suivante : Actifs USD Actifs Achat à terme 6 000 EUR 1 000 EUR _____________ · Passifs USD Passifs Vente à terme 4 500 EUR 1 500 EUR _____________ 7 000 EUR 6 000 EUR PCN = 7 000 6 000 = 1 000 EUR (position dite longue. Avec un cours de référence de 1 EUR = 90 DZD. elle subit une perte. Si elle a une position courte dans une devise et que cette devise s apprécie. Exemple : En prenant un exemple simplifié de la devise « euro » (EUR).10 000 (80 000 90 000) Une variation de 10 du cours de la devise aura une incidence sur le résultat : .

et BRAJOVIC BRATANOVIC S. Les positions ouvertes en devises étrangères52 Les éléments listés dans ce tableau traduisent une démarche pour calculer la position nette ouverte sur les devises d'intervention d'une banque sur une période d'un mois par exemple. . on obtient la position nette ouverte totale. Cependant. Cit. page277. cette mesure donne une idée sur l'assiette du risque de change de la banque comme illustré dans le tableau ci-après : Total51 Fin de mois Total des actifs immobilisés Total des dettes à long terme Position nette au comptant Engagement à terme décalé Filiales étrangères/opérations Position nette sur produits dérivés Position nette ouverte effective après couverture Position nette ouverte maximale au cours du mois USD GPB CHF EUR JPY Tableau 7. en tenant compte à la fois des éléments de bilan et de hors-bilan. sur chaque devise puis la position de change totale. Le tableau de position est un moyen très important en matière de gestion de risque de change. Op. Le cours de valorisation : Le cours de la position de change nette n'est qu'une moyenne pondérée des cours des différents éléments constitutifs de la position. courte ou longue. son établissement nécessite un système d information performant afin d assurer la circulation de l information entre les différentes entités de l établissement. C. la manière de totaliser les positions nettes ouvertes des différentes devises dépend de l attitude de la banque en matière de gestion des risques.73 d encaissement et/ou de décaissement prévisionnels. et elle a été admise aussi bien par le Comité de Bâle que par l Union Européenne.. En calculant la position de change. En additionnant leurs valeurs absolues. Cette dernière méthode est aussi appelée « short hand method ». De fait. Une banque moins prudente prendra comme position nette ouverte globale la plus grande valeur entre la somme des positions nettes courtes et la somme des positions nettes longues. Une banque prudente procèdera par l addition des valeurs absolues des positions ouvertes. 51 52 Le total devra être exprimé dans une devise de référence VAN GREUNING H.. ce qui signifie que les taux de change de toutes les devises sont censés évoluer de telle manière que toutes les positions entraîneront des pertes de façon simultanée.

45. . L'exposition au risque de change en % des fonds propres éligibles D'après cette figure. La hausse du cours s'explique par la vente des euros à un cours moins élevé 1.somme des positions nettes ouvertes longues = 9% (GBP) + 5% (EUR) + 3% (Autres) = 17% 53 VAN GREUNING H. Op.. à 1. ) ( ) La banque est longue de 329 M à 1.74 Exemple : Position financière longue : Position commerciale courte : La position nette globale : 875 M 546 M 329 M à 1.44 par rapport au cours d'achat qui est de 1.4665. sans considération de signe »53 comme l'illustre la figure ci-dessous : Figure 7. page277.45 (cours EUR/CHF) à 1.4665= ( . et BRAJOVIC BRATANOVIC S.somme des positions nettes ouvertes courtes = -12% (USD) -2% (JPY) = -14% . pour être en conformité avec les exigences réglementaires en vigueur. on a : . Le calcul de chaque position de change doit être mis à jour instantanément car les cours de change fluctuent et le montant des éléments de la position de change varie aussi. Elle peut à ce titre exprimer sa position nette ouverte globale en pourcentage de ses fonds propres éligibles et confronter ces valeurs au ratio des fonds propres en vigueur dans son environnement (exemple : 8% pour le ratio de Cooke). le risque de change entame les fonds propres de la banque.3 Fonds propres et risque de change : Tout comme le risque de taux d'intérêt. la banque doit toujours déterminer l'exposition de ses fonds propres au risque de change dans le souci d'une meilleure gestion de ce risque.4665 1. « La position nette ouverte globale est la plus grande valeur entre la somme des positions nettes courtes et la somme des positions nettes longues. C'est pourquoi. Cit.. plus la position nette (courte ou longue) en or. . Des actions de redressement s'imposeront alors en cas de non respect de la norme en vigueur.44. 3.

75 . En effet. Réduire le risque de liquidité revient donc à limiter la transformation. Elle permet de mesurer les pertes exceptionnelles devant être absorbées par les fonds propres. Ces limites sont dites d'impasses de liquidité. certes. ce qui est largement au-delà de la norme réglementaire et doit être corrigé.plus grande valeur entre les 2 précédentes = somme des positions nettes ouvertes longues=17% . celle-ci peut être déclarée en cessation de paiement. des investisseurs qui le refinancent d autre part). qui fixent un niveau maximum de besoin de fonds (gap négatif cumulé) en fonction de la durée à courir.1 Limites pour le risque de liquidité : Le risque de liquidité peut être fatal pour la banque. Mais cette transformation doit être limitée et contrôlée à un niveau acceptable. sa rentabilité et sa solvabilité . à partir des objectifs de gestion que se donne l établissement (limites de risques notamment). La fixation de ces limites dépend principalement de la capacité de l'établissement à trouver des fonds sur le marché. En effet. Le risque de change représente alors 21% des fonds propres éligibles. Cette capacité dépend de : 1. une mission traditionnelle et fondamentale des banques. Des limites particulières peuvent aussi être fixées aux différents intervenants qui encadrent l action quotidienne des services décentralisés.position nette ouverte globale = 17% + |-4%| (Or) = 21%. 4. en cas d'impossibilité prolongée de régler ses dettes. le gestionnaire ALM décide des actions destinées à ramener les risques en question dans des limites supportables au vu des contraintes réglementaires (contraintes externes) et de celles propres à la stratégie de l établissement (contraintes internes traduisant notamment les exigences des actionnaires d une part. sa taille. Les impasses doivent être modérées et une limite doit être fixée par la direction générale en termes d impasses par période et d impasses cumulées. Transformer les dépôts à court terme en crédits à plus long terme est. SECTION 4 : LES LIMITES DE RISQUES Afin d aboutir à une bonne gestion des risques on doit procéder à une fixation de limites que l établissement ne doit pas franchir. Ces limites doivent ensuite être gérées et respectées. L autre méthode possible pour calculer l impact des variations des cours de change sur les fonds propres est la Value-at-Risk que nous avons déjà présentée dans la section précédente. L'image de la banque c'est-à-dire sa notoriété. Il lui est primordial donc de se fixer des limites visant à prévenir ce risque.

§ § C est pour toutes ces raisons que certains établissements se fixent a priori des règles de financement. Ces limites sont fixées par la direction générale sous le contrôle du conseil d administration et fréquemment gérées par une cellule ALM. mesurable par le taux de l'épargne et les besoins d'investissement qui donne aussi des indications utiles sur la liquidité disponible de même que la politique monétaire de la banque centrale désireuse ou non de maintenir des taux d'intérêt élevés. La structure du marché et de la liquidité générale (la nature structurellement prêteuse ou emprunteuse des contreparties auxquelles il peut avoir recours). L idée est que la banque fixe des limites à l impact qu elle se prépare à subir sur ses profits et à la valeur économique de ses capitaux propres en cas de fluctuations des taux d intérêt sur le marché. La santé financière du pays. Ces seuils peuvent concerner des éléments tels que la marge d'intérêt. Les dépôts à vue peuvent statistiquement être considérés comme relativement stables. Par ailleurs. aucun déposant individuel ne doit représenter une proportion importante des dépôts.76 § § (rating) : la notation attribuée par les agences de rating joue un rôle essentiel aussi bien pour définir la capacité d accès au refinancement que son coût. emprunts obligataires.). La forme de ces limites doit être fonction de la dimension et de la complexité des positions de la banque. Le nombre de contreparties bancaires susceptibles de prêter de l'argent à la banque. Plus le nombre de comptes est élevé et le montant moyen faible.. des limites simples . Pour cela. Pour les banques qui se consacrent aux activités bancaires traditionnelles et qui ne sont pas détentrices d instruments dérivés ni d instruments intégrants des options. il convient de fixer des limites ou un seuil maximum de pertes. 4.2 Limites pour le risque de taux d intérêt : Une fois le risque de taux d intérêt mesuré. La banque doit donc diversifier ses ressources et éviter les concentrations. Le degré d'aversion au risque des actionnaires. un établissement financier trouve sa liquidité dans la faiblesse de ses exigibilités à court terme (pas de dépôts) et dans la disposition de ressources longues (fonds propres. le volume des encours ou encore les provisions stop-loss qui sont des provisions destinées à couvrir les excédents de pertes. l'assiette du risque. au même titre que les crédits. les fonds propres. les règles d adossement et les limites internes peuvent être très significativement différentes : Une banque commerciale tire sa liquidité essentiellement de la qualité de ses dépôts clientèle. et l on constate que d une banque à une autre. plus les dépôts sont stables. et ce à deux conditions : que la réputation de la banque ne soit pas mise en cause et que le nombre de titulaires de comptes soit élevé pour assurer une division importante des risques.

la direction de gestion des valeurs mobilières 55 Sur les marchés qui sont volatils ou peu liquides. sinon la notion de stop-loss n a plus de sens55. la limite stop-loss peut ne pas être pleinement efficace. revenir dans une situation plus confortable. principalement pour les opérations de marché. essayant de se « refaire » quand il se rend compte que ses positions sont perdantes. Pour les banques dont les activités sont complexes et diversifiées.77 tels les limites « en gap » ou « en duration » suffisent. elle est réévaluée périodiquement en fonction des marges financières réellement dégagées et du PNB projeté. Etant donnée la variation maximale du taux de marché. A. Gap limite = variation limite de la marge / variation maximale des taux d intérêt La limite de la marge peut être exprimée en pourcentage du PNB. en mettant la situation la plus pénalisante pour la banque en fonction du sens dominant des gaps. Limites en gap : Fixer des limites de risque pour la marge d intérêt consiste à décider quelle est la baisse maximale acceptable.Le Earning-at-Risk des gaps calculés par une simulation des taux selon la variation du taux de référence. afin que soient prises en compte toutes les sources possibles du risque de taux d intérêt. En général. par exemple. B. le gestionnaire est prié de clôturer ses positions et d « accepter sa perte » en les soldant à quelque prix que ce soit. il existe une valeur du gap telle que la marge ne peut pas franchir la limite fixée. un système de limites élaboré peut être nécessaire. Cette limite est complétée par deux indicateurs qui traduisent les contraintes de temps et de modification de l environnement : . Cette pratique vise à protéger la banque contre l aggravation des pertes et d éviter par exemple que le gestionnaire. Le stop-loss de position54 : Par cette limite. . Un tel système doit aussi prendre en compte des scénarii spécifiques de mouvements des taux d intérêt et l historique de la volatilité des taux. Cependant. au-delà d une certaine perte. par un gain important.Le coût immédiat de fermeture (Cost to Close) . et il se peut que le marché dépasse un seuil de déclenchement du stop-loss avant que l on ait pu fermer une position ouverte. 54 Cette limite est spécifique aux établissements orientés dans l activité de marché caractérisée par une liquidité forte. joue son va-tout et prenne des risques encore plus grands en espérant. elle peut être utilisée pour des directions qui gèrent les portefeuilles de titres . pour pouvoir être soldées quasiinstantanément et à tout moment. ce genre de limites ne s applique qu aux positions extrêmement liquides. .

Limiter la sensibilité des positions est une manière pratique de limiter les risques. on ne mesure que la perte qui pourrait survenir dans le cas d une évolution défavorable des paramètres encore à venir. La Value-at-Risk est une limite de perte potentielle. Il s agit de déterminer aussi les limites de stop-loss et les limites de règlement. Dans la Value-at-Risk. Lorsqu un stop -loss est atteint. La sensibilité peut être mesurée à l ordre 1 (delta: dérivée du prix par rapport au paramètre). Il s agit donc d une projection hypothétique dans le futur et non de la constatation d une perte réelle56. Dans le but de prévenir des pertes importantes. le risk manager peut mesurer avec plus de précision son risque de taux d intérêt. . à l ordre 2 (on parle dans ce cas de convexité57 gamma-). la position détenue se révèle perdante à hauteur de la limite fixée et doit être soldée. Les procédures de gestion des risques doivent permettre d assurer la couverture de l exposition aux devises étrangères que la banque se prépare à assumer. c est -à-dire déjà constatée. Limites en sensibilité (limites en delta et/ou en gamma) : Rappelons que la sensibilité représente la variation de la valeur économique suite à une variation d un paramètre de marché. En coordonnant convexité et duration des éléments de l actif et du passif. journalières et à terme pour les devises dans lesquelles la banque est autorisée à s exposer : aussi bien pour les devises prises une à une que pour toutes les devises ensemble. contrairement au stop-loss qui est une limite de perte effective. Des limites en delta et/ou gamma peuvent donc utilement être fixées. Limite de position exprimée en Value-at-Risk : La Value-at-Risk est la perte maximale que peut subir un portefeuille sur une période donnée à une certaine probabilité. et elles doivent au moins comprendre des limites ponctuelles. gamma ).3 Limites pour le risque de change : La recommandation de Bâle. 57 La convexité mesure la rapidité avec laquelle la duration change en fonction d une variation très faible des taux d intérêt. et réciproquement une position gagnante avec une Value-at-Risk au-delà de la limite autorisée. ils ont les moyens de revenir dans leur limite par la prise de positions leur procurant une réduction de leur sensibilité. voire au-delà. En cas de dépassement d e cette limite.78 C. 56 On peut avoir une position très perdante (perte constatée) avec une Value-at-Risk ne dépassant pas la limite de perte potentielle fixée. concernant la supervision et la gestion. 4. D. est de faire en sorte qu une banque mette en place des limites appropriées et qu elle applique les contrôles internes qui conviennent pour ses activités sur le marché des changes. la Value-at-Risk s impose comme un indicateur « directeur » ou structurant duquel peuvent dériver toutes les limites de gestion fixées (limites en delta. car les opérateurs disposent en temps réel ou presque de leur sensibilité et peuvent s assurer en permanence qu ils respectent leur limite.

En d autres termes. C est le système de stop-loss. C. elle doit fixer des limites sur les positions ouvertes dans chaque devise. La valeur de marché d un contrat libellé en devise étrangère est normalement sensible à la fois à l échéance du contrat et aux taux de change entre les devises concernées. C est pourquoi une banque doit fixer des limites à la valeur nominale maximale d un contrat dans une devise particulière et/ou sur la valeur nominale totalisée de l ensemble des contrats. Les provisions stop-loss : Le contrôle nécessite aussi une limite établie pour alerter les opérateurs des pertes actuelles réalisées sur diverses positions et/ou devises. Les limites agrégées sur les contrats : Ces limites donnent les montants maximaux et les échéances maximales autorisées pour chaque produit négocié et par contrepartie. Une forte concentration est toujours facteur de risque. Logiquement. la limite de la position nette ouverte représente un indicateur de la perte maximale que la banque risque de subir en raison du risque de change. Normalement exprimée sous forme d un pourcentage des fonds propres de la banque. B. Les limites de la position en devise : Une banque bien gérée doit aussi garder un ensemble de limites spécifiques pour son exposition au risque dans certaines devises.79 A. D. elle peut aussi apparaître sous forme d un rapport à l actif total ou à une autre référence. la position doit être obligatoirement clôturée. Au-delà de cette perte maximale autorisée. La limite de la position nette ouverte: C est une limite globale de l exposition au risque de change pour une banque. La position nette ouverte ne doit pas dépasser une valeur prédéterminée. E. Les limites en VAR: Elles concernent la perte maximale que peut subir un établissement dans un intervalle de confiance donné. Ces limites peuvent être ajustées au cas par cas en fonction des prévisions de la banque concernant l évolution des taux de change entre la monnaie nationale et les devises étrangères. .

Définition et avantages : « L adossement est réalisé lorsque les profils d amortissement des emplois et des ressources sont similaires et lorsque les taux de référence sont les mêmes »58 . consistant à modifier la structure du bilan en intervenant sur les opérations qui composent le bilan ainsi que leurs horizons. de l adossement en taux qui consiste à choisir les mêmes taux de référence fixes ou variables dans les deux cotés. s annulent. L adossement : L adossement est une pratique ancienne qui vise à préserver l équilibre du bilan. 5. A. Cet adossement n assure pas l annulation de la position de taux car la marge est sensible aux variations des taux tant que les masses des actifs et des passifs à taux variable ne sont pas 58 BESSIS. La recomposition du bilan : La recomposition du bilan est une technique de couverture contre les risques de liquidité et de taux (d intérêts et de change). L usage est de dissocier l adossement en liquidité qui consiste à répliquer à l actif et au passif les montants et les profils d amortissement des emplois et des ressources. . 1. le financement des emplois par des ressources de profil d échéance comparable minimise les besoins de liquidité présents et futurs. Toutes les impasses en flux. émanant généralement de l existence d une position (gap non nul). si les taux sont de même nature -fixes sur un horizon ou variables avec indexation sur la même référence.la marge de l opération est bloquée car le client paie le coût de refinancement augmenté de la marge en pourcentage. 2. Op Cit. J. L annulation ou la réduction de ces risques consiste en la suppression du gap soit par soit la recomposition du bilan.80 SECTION 5 : LA COUVERTURE DES RISQUES La couverture ou le hedging est destinée aux banques ayant des positions exposées aux risques et veulent se prémunir contre les évolutions défavorables de ceux-ci. L adossement offre un double avantage : en liquidité. donc tous les besoins de financements prévisionnels. La réalisation de l adossement global : Pour réaliser l adossement global du bilan il suffit d annuler les impasses en stock futures à toutes les dates. page 100. En outre. soit par le recours au marché des produits dérivés. Ces derniers.1. Cette couverture a pour objectif la suppression pure et simple des risques. Il constitue une référence de base en matière de couverture en liquidité et en taux.

indexé). Les adossements en liquidité globaux sont donc mis en place sur des positions nettes. Le risque de taux est neutralisé lorsque les structures des actifs et des passifs par taux de référence sont identiques sur toute la période. Il reste donc à choisir leur profil d amortissement en fonction des objectifs de liquidité et de taux. c est-à-dire en partant des profils d impasses résultant des engagements existants. Cela revient à prendre le profil des actifs comme profil «cible » pour les ressources. Ainsi la banque en position courte à 1 mois sur le dollar et qui redoute une hausse du cours peut acheter des titres calés sur cette échéance et libellés en dollars. 60 DARMON. le choix s effectue entre le financement à court terme qui implique des renouvellements futurs à brève échéance au moment où ces financements tombent. Les adossements sont inévitablement approximatifs. l adossement global est aussi réalisé sur le bilan clientèle et se pérennise au fur et à mesure que les opérations nouvelles adossées sont réalisées. illusoire. et les financements à long terme qui couvrent les besoins sur un horizon plus éloigné. B. Le schéma d adossement spécifique est généralement suivi pour les opérations clientèle de montants importants. profil d amortissement. Rééquilibrer le bilan à chaque date. Op Cit. caractéristiques optionnelles (remboursements anticipés par exemple)59. La sécurité qui semble résulter de ce « face à face » des passifs et des actifs est. Dans les exemples ci-dessous. 59 Cette approche est valable pour le risque de change : les positions de change susceptibles d engendrer des pertes trop élevées sont neutralisées par la recherche d adossements. page 322. si toutes les nouvelles opérations sont adossées exactement. Les stratégies de financement : La couverture en liquidité consiste à mettre progressivement en place les financements requis pour rééquilibrer le bilan. Seule la première strate est mise en place au taux courant. La question est de savoir le montant et la structure par échéance de ces financements. fixe seulement le montant de financement à lever. c est-à-dire en strates verticales. nature de taux (fixé. La solution à court terme consiste à contracter des financements courts de période en période. Tout changement dans la structure du bilan rend périmé l équilibre antérieur60. Le choix des financements dépend des considérations sur les taux parce que les coûts de financements sont différenciés selon les échéances. J. Ensuite. Cela revient à refinancer chaque actif du bilan par une ressource de mêmes caractéristiques financières : montant originel. les autres le seront plus tard au fur et à mesure des besoins. L adossement spécifique consiste à définir un adossement exact à tout nouvel emploi par une opération financière adaptée. Le choix de l horizon est d abord nécessaire. Ainsi. pour une part.81 identiques. l objectif est d adosser exactement le bilan en liquidité. . Les profils des impasses donnent les positions de liquidité mais ne déterminent pas la solution de financement.

on obtient un financement en strates horizontales partant de l origine. . Cette solution est favorable si on anticipe une baisse ultérieure des taux.82 Figure 8. La durée maximale des financements est fixée en fonction de l'amortissement des actifs pour ne pas engendrer d excédents futurs. Figure 9. Pour fixer les taux dès aujourd hui. les tranches différées seront financées à des taux plus faibles. et la troisième est encore plus courte. le bilan est constamment sous-consolidé. Financement à long terme des impasses en flux Ainsi. Cette solution est favorable si on anticipe une hausse des taux : vaut mieux bloquer les taux et donc la marge dés maintenant. les ressources qui apparaissent à court terme dans le profil des impasses (dépôts clientèle. La première strate est mise en place jusqu à l horizon final. il est possible de mettre en place un financement à long terme couvrant la totalité des impasses. Financement à court terme des impasses en flux Dans ce cas. prêts interbancaires ) ont des chances sérieuses d être à nouveau disponibles dans deux ou cinq ans. si cette anticipation est incorrecte. En effet. Mais une telle stratégie d adossement est plus dangereuse qu il n y paraît car elle risque de se traduire par une sur consolidation très importante. Couvrir à l avance ces impasses sans en tenir compte ferait apparaître un surfinancement très important. ces tranches risquent de devenir plus coûteuses qu un financement immédiat à long terme. La deuxième tombe avant la première. Dans ce cas l adossement est effectué en totalité avec les taux courants. Mais.

il conserve le revenu direct associé à la signature du prêt. en les transférant partiellement ou totalement. il n existe pas réellement de couverture appropriée. Il s agit donc de rendre la sensibilité des actifs égale à celle des passifs. fait intervenir des cédants sélectionnés et les risques transférés sont ainsi limités. le risque de taux et le risque de liquidité. est substituée une marge aléatoire à une rémunération certaine. L immunisation en duration consiste donc. des titres représentatifs de créances selon ses anticipations sur l évolution des taux. risques qui sont a priori supportés par les fonds propres. la cession totale des actifs soustraits au risque de remboursement anticipé de ces prêts. Si l établissement de crédit ne transfère pas la collecte des mensualités en même temps que le prêt. à parvenir à un écart de duration nul entre les emplois et les ressources. si ce ne sont que par des techniques qui s inscrivent en hors-bilan (swaps et FRA ). moyennant rémunération aux investisseurs. ont été inventés au début des années 80 une gamme de . à ajuster ces écarts selon le niveau du risque souhaité et selon les anticipations de taux faites par les gestionnaires. c est-à-dire à égaliser la duration de l actif à celle du passif. Elle permet de normer certains risques comme par exemple le risque de remboursement par anticipation. le risque de contrepartie. pour une banque. Il faut ensuite. Les écarts de duration établis nous renseignent sur la sensibilité du bilan bancaire aux variations de taux et nous offre ainsi un moyen d appréciation du risque de taux. 5. Enfin. Ainsi. La titrisation : La titrisation consiste.2 L utilisation des produits dérivés : La volatilité des taux d intérêt et de change a conduit. L immunisation en duration : La duration permet de mesurer le risque de taux d intérêt sur les différents éléments du bilan. à se défaire d un crédit auprès de tiers. Cette technique peut donc servir d outil de gestion du risque de liquidité et de taux de bilan. Tout d abord. D. Ce transfert comporte un coût : Le prêteur revend le prêt à un taux inférieur à celui consenti au créancier. Dans le même temps. Le risque de taux d intérêt est généré par un adossement imparfait entre les emplois et les ressources.83 C. indiquer que le transfert des créances qui se réalise en pleine propriété. les financiers à s interroger sur les instruments capables d apporter une protection efficace pour annuler ou atténuer ces risques. Pour répondre à ce besoin de gestion. l établissement de crédit échappe à la gestion du risque de taux (ceci grâce à la mutualisation des risques) pour laquelle. Dans le cas présent. la déconsolidation d actifs permet aux établissements de crédit de transférer sur les fonds communs de créances les risques liés à une immobilisation de créances. L immunisation consiste donc. le gestionnaire peut à tout moment faire sortir de son bilan.

Le forward rate argument (FRA) : Le FRA est un contrat bilatéral hors-bilan par lequel une banque et une entreprise ou deux banques se mettent d accord le jour de conclusion du contrat sur un taux d intérêt applicable à un emprunt ou un placement futur d un montant notionnel déterminé pour une période future fixée. Cette position vient ainsi compenser et annuler celle détenue auparavant. seuls les swaps et FRA restent les instruments les plus utilisés dans la gestion des gaps du fait de leur intégration facile dans l échéancier. Le swap de change est un contrat de gré à gré. il permet aussi de se prémunir pour une période future contre une variation défavorable du taux d intérêt. Pour ce faire le gestionnaire peut avoir recours soit à la recomposition du bilan ou bien faire appel aux produits dérivés. offrant par la même. efficaces pour gérer les risque de taux. Le swap de taux est principalement utilisé pour transformer une position à taux fixe en position à taux variables et vice versa. Le montant nominal d un swap ne consiste qu une base pour le calcul des intérêts. les swaps et les options. suivant un échéancier préétabli. tels : Les forwards. portant sur l échange de flux d intérêts libellés et référencés dans deux devises différentes. pour ce faire le gestionnaire dispose . B. Cependant. la possibilité de profiter des mouvements favorables de taux. Les swaps : Le swap de taux (Interest Rate Swap) est un contrat aux termes duquel deux parties contractantes s engagent à échanger deux échéanciers de flux financiers liés à leur endettement respectif de même nominal et dans la même devise mais sur des références de taux différentes. négocié entre deux contre parties. ou bien échanger deux positions à taux variable reposant sur des références différentes. Le FRA permet donc de garantir immédiatement le taux d intérêt d un emprunt ou d un placement futur quelle que soit l évolution observée des taux. La recomposition du bilan tente de modifier la structure du bilan en intervenant sur les opérations qui le composent ainsi que sur leurs horizons. Les swaps de devises (Curency Rate Swap) donnent lieu à l échange de notionnels en devises en début et fin de période de swap permettant de fixer un cours au comptant et un cours à terme. La couverture des risques pour les banques consiste à prendre sur le marché une position inverse à celle détenue.84 produits négociés sur les marchés. A.

en outre.85 de différentes techniques à savoir l adossement. Certains actifs ne sont pas cessibles. la levée des fonds sur le marché n est pas chose facile et le processus de titrisation est long et complexe à mettre en place. la titrisation et l immunisation en duration. la recomposition du bilan comporte certaines difficultés qui limitent la liberté de gestionnaire dans le choix des transactions à opérer. Cependant. les stratégies de financement. C est pourquoi les gestionnaires ont le plus souvent recours aux produits dérivés tel que les swaps et FRA qui posent moins de difficultés . d autres ne sont pas liquides.

reposant sur le principe de prendre sur le marché une position inverse à celle détenue. ou bien faire appel aux produits dérivés. . Pour le risque de liquidité. pour évaluer l exposition de la banque aux risques de liquidité. et en un second lieu à calculer les indices synthétiques de transformation à savoir le surplus de base et l indice de transformation. En ce qui concerne le risque de taux (intérêts et change).86 Conclusion : La qualité de la gestion des risques repose avant tout sur une bonne appréciation de l exposition de l établissement bancaire aux différents risques. à mettre en évidence sous la forme d un profil temporel dit impasses. destinées à réaliser un meilleur niveau de rentabilité pour assurer la pérennité de la banque. Dans un premier temps. C est pourquoi les gestionnaires Actif-Passif se sont massivement tournés ces dernières années vers les techniques de gestion des risques de marché à la pointe de la recherche. cependant ces méthode ne sont pas sans présentées des limites. Pour ce faire le gestionnaire peut avoir recours soit à la recomposition du bilan à travers les techniques d adossement (appariement de flux présentant les mêmes caractéristiques de maturité. Aussi la préoccupation de base est le respect des limites. les techniques traditionnelles de mesure à savoir : les gaps et la duration. de plusieurs méthodes traditionnelles et modernes. taux d intérêts et de change. les décalages entre les ressources et les emplois du bilan . qui tiennent compte de la nature d évolution des taux en se basant sur des calculs probabilistes. Enfin. C est ainsi que. et devise). pour l annuler. compte tenu du niveau de risque total qu elle est disposée à assumer (niveau déterminé par les actionnaires). une gestion efficace des risques passe par la mise en place des couvertures adéquates. ces différentes méthodes sont généralement combinées pour attendre une gestion efficace et complète des risques. qui permettent de lier la sensibilité de la marge aux mouvements des taux d intérêt. la Gestion Actif-Passif (ALM) dispose. En effet. sa mesure consiste en un premier lieu. le CTC et la VaR. une banque fixe une limite maximale de risque qu elle s interdira de franchir. sa gestion de base consiste à identifier ses sources et à l évaluer à travers une panoplie d'outils de mesure complémentaires les unes des autres. comme le EAR. Toutefois. et les fonds propres dont elle est dotée. de titrisation et les stratégies de financement . taux.

Cependant. nous allons seulement montrer la démarche à suivre.87 TROISIEME CHAPITRE ETUDE DE CAS Tout au long des chapitres précédents. la troisieme section comprendra une analyse des résultats trouvés et quelques recommandations proposées de notre part. à travers l élaboration du profil d échéances et le calcul des impasses en liquidité. une telle présentation. La deuxième section donnera une analyse de la position de liquidité de la BNP Paribas. Nous essayerons donc dans le présent chapitre de donner une application chiffrée de l utilisation des techniques ALM en matière de gestion du risque de liquidité. ainsi que les différents outils utilisés. Enfin. dans la première section. Ainsi. L objectif de ce chapitre n étant pas de faire une analyse complète des risques financiers auxquels est exposé le bilan de la BNP Paribas. . nous avons présenté le rôle et les techniques de la gestion et la mesure des risques en ALM. nous présenterons la banque dans laquelle nous avons effectué notre stage à savoir la Direction ALM/Trésorerie. ne sera jamais complète si elle ne comporte pas un appui pratique aux différentes notions présentées dans la théorie. aussi détaillée soit-elle.

a depuis quelques mois rejoint les différents métiers présents au sein de la Banque en Algérie. Ø Le pôle Banque de Financement et d Investissement (BFI). BNP Paribas SA est la maison mère du groupe BNP Paribas. dans le domaine des crédits à la consommation.88 SECTION 1 : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D ACCUEIL 1. LE GROUPE BNP PARIBAS Créé en 2000 suite à la fusion des deux groupes BNP et Paribas. · Services Financiers et Banque de Détail à l International (SFDI) . BNP PARIBAS EL~DJAZAIR BNP Paribas E l Djazaïr est une filiale à 100% de BNP Paribas. La banque est devenue en moins de 8 ans une des toutes premières banques privées sur le territoire algérien avec des fonds propres avoisinant les 14 milliards de DZD. avec une présence dans plus de 85 pays et plus de 162 000 collaborateurs. Le réseau compte actuellement 56 agences. regroupant trois pôles : Banque de Détail en France (BDDF). BNP Paribas détient des positions clés dans ses trois domaines d activité : Ø La Banque de Détail. La banque bénéficie aujourd hui d un solide partenariat avec Cetelem. en partant d une base déjà très solide à Alger et ses environs. le groupe BNP Paribas est aujourd hui un leader européen des services bancaires et financiers. Enfin. BNP Paribas E l Djazaïr s est engagée dans un programme très ambitieux de construction de plusieurs agences qui couvrent progressivement l ensemble du pays. Banque de Détail en Italie : BNL Banca Commerciale (BNL BC). Forte de ces succès. créée en 2002. Le Groupe possède l un des plus grands réseaux internationaux. l activité Leasing. . filiale du groupe BNP Paribas. avec une présence significative et en croissance aux États-Unis et des positions fortes en Asie. · · 2. Ø Le pôle Asset Management & Services (AMS) . dont l activité est liée au secteur des assurances a quant à elle débuté son activité dès 2006. dont plus de 126 000 en Europe. Sa filiale Cardif.

. L ORGANISATION DE LA STRUCTURE ALM Trésorerie ALM Trésorerie est une entité qui a pour mission de gérer la liquidité de la banque et piloter les trésoreries des filiales du groupe. liquidité. · · Gérer le risque de change opérationnel et structurel : Ø Gérer le risque de change structurel sur les investissements financés par achat de devises Ø Gérer le risque de change opérationnel.. sur les résultats locaux et rapatriés.) Gérer les relations avec les régulateurs et notamment en ce qui concerne l adéquation de la stratégie mise en place avec les besoins de l activité Anticiper et gérer les situations de crise par la définition des scénarios et l élaboration des stress tests.. gérer les risques de taux du bilan et organiser l ALCO mensuel Activités principales : Gérer la liquidité de la banque et piloter les trésoreries des filiales du groupe : Ø Responsabilités de gestion opérationnelle : · · · · · · · Maintenir l équilibre global de la liquidité de la banque Assurer les montages des financements des filiales spécialisées du groupe Piloter les trésoreries des filiales du groupe Gérer les coûts des financements Optimiser la rentabilité du métier en tant que centre de profit Piloter les émissions obligataires à moyen et long terme Utiliser les actifs clientèle comme collatéral dans les opérations de financement. gérer le risque de change opérationnel et structurel.89 3. Ø Responsabilités prudentielles : · Veiller au respect des réglementations locales notamment en ce qui concerne la déclaration des différents ratios (réserve obligatoire. Ø Gérer la corrélation entre les taux de marché et les taux servis à la clientèle. Gérer les risques de taux du bilan : Ø Gérer le risque de transformation lié à l activité de la banque commerciale par l analyse de l adéquation des taux des dépôts et des crédits. .

Ø Gérer l ensemble du portefeuille titres et justifier les couvertures de taux et de change. Desk Change Interbancaire et Stratégie Resp. Desk Monétaire et Financier Resp.ALM ALM Gestionnaire actif/ passif Resp. Responsabilités concernant les systèmes : Ø Participer à l élaboration des systèmes d information concourant à réunir les données nécessaires à la gestion Actif-Passif. Ø Gérer les risques découlant du comportement de la clientèle. Ø Participer au choix et à la mise en uvre des systèmes à même d améliorer la gestion et la rentabilité du métier. Desk Ventes et Relations Tenue de comptes et Conservation de titres Trader Marché Monétaire Trader Change Trader Commercial Middle Office (rattaché aux Risques) Figure 10. Organigramme de ALM/Trésorerie .90 Ø Gérer les risques spécifiques et notamment ceux liés au changement de la réglementation entraînant une modification de la structure du passif. Organisation : Responsable ALM/Trésoreri e Responsable salle de marchés Resp.

. L ALM Trésorerie est fonctionnellement rattachée à l ALM Trésorerie du groupe (spécifiquement au responsable International Networks de la Trésorerie groupe et au responsable ALM groupe).91 Rattachement hiérarchique et fonctionnel : L ALM Trésorerie est hiérarchiquement rattachée au Directeur Général.

détenues au titre des opérations interbancaires. Notre travail part de la photographie du bilan de la BNP Paribas à la date du 31/12/2009. . Caisse. Le remboursement se fait in fine (à l échéance de l opération). car celles-ci impliquent des hypothèses plus élaborées concernant leurs entrées en bilan et sur leurs profils d amortissements. Les opérations de ce poste sont caractérisées par un montant unitaire important. banque centrale et centre des chèques postaux : Ce poste qui regroupe l ensemble des détentions d encaisses (billets et monnaie) de la BNP Paribas Algérie en compte banque centrale.92 SECTION 2 : L ANALYSE DE LA POSITION DE LIQUIDITE DE LA BNP L élaboration du profil d échéances s avère particulièrement difficile dans la mesure où les rubriques du bilan englobent le plus souvent des capitaux de nature hétérogènes. les avoirs dans ce compte sont attribués à la classe d échéance de moins de 7 jours. et ceci dans une pure hypothèse de cessation d activité. L élaboration du profil d échéances : A. Ces créances comprennent également les valeurs reçues en pension lorsqu elles sont effectuées avec des institutions financières et ce quel que soit leur support. L analyse des postes de l Actif : 1. 1. comptes courants postaux. 2. sans tenir compte des nouvelles productions. Créances sur les institutions financières : Ce poste recouvre les créances à vue ou à terme. Ces avoirs sont très liquides. et la projette sur un horizon temporel couvrant des échéances de très court terme (moins de 7 jours). auxquels la banque peut faire appel à tout moment ou pour lesquels une durée de préavis de 24 heures est suffisante pour en disposer. Logiquement. jusqu au moyen terme (plus de 3 ans). Cela nécessite au préalable l adoption d hypothèses concernant les échéances de certains éléments du bilan qui demandent un traitement particulier. et ne comportent pas d options cachées tels que les remboursements par anticipation. ou dans ses propres caisses.

72 25 747 364 975. Donc on va extraire la partie fixe a l aide d une méthode statistique. ils engagent la banque autant que des crédits à maturités plus longues. Elle permet par la suite de déterminer un intervalle de confiance qui contienne le montant da la série à un seuil de confiance choisi au préalable. il convient de distinguer entre les crédits à court et les crédits à moyen et long terme.38 .71 26 140 425 889.50 1 980 905 319. 3.72 23 949 512 965. ces type de crédits présentent des fluctuations dans le temps.22 22 321 601 244.99 Moyenne Ecart-type Plancher (95%) 25 580 190 494.45 29 775 919 102.38 24 303 982 964.98 23 549 604 070. qui applique le théorème central limite et elle consiste à rapprocher la répartition d une série de données égalent à 12 observations à celle d une loi normale de moyenne et d écart type équivalents à ceux de la série initiale. accordés aux entreprises sur des périodes courtes et déterminées.65 26 142 013 408.49 27 992 441 865. Les crédits à court terme Ce poste du bilan a été scindé en deux : a) Crédits et avances : Il est constitué que de découverts et facilités de caisse : Ce sont des crédits plafonnés.44 23 610 134 253. Les créances sur la clientèle Avant de procéder au classement des créances de la clientèle dans le profil d échéances.38 25 584 741 265. Dans notre cas nous avons obtenu les résultats suivant : Dates 31/01/2009 28/02/2009 31/03/2009 30/04/2009 31/05/2009 30/06/2009 31/07/2009 31/08/2009 30/09/2009 31/10/2009 30/11/2009 31/12/2009 Montants 23 308 699 080.06 26 857 446 091.93 Les créances sur les institutions financières seront classées en fonction de leurs échéances contractuelles. mais étant régulièrement renouvelables.

55% remboursements entre 1 an et 3 ans b) Portefeuille d effets : Ce poste comprend essentiellement l escompte de traites acceptées ou de billets à ordre commerciaux protégés par le droit cambiaire ou encore des financements de stock (avance sur marchandises). Ces effets seront repris dans le profil d échéances selon leurs échéances contractuelles.5E+10 1E+10 5E+09 0 28/02/2009 31/05/2009 31/12/2009 31/01/2009 31/03/2009 30/04/2009 30/06/2009 31/07/2009 31/08/2009 30/09/2009 31/10/2009 30/11/2009 Somme de Partie volatile Somme de Partie fixe Et répartir la partie variable suivant des normes appliquées en France 61: 2% remboursements à moins de 7 jours . . 3% remboursements entre 7 jours et 1 mois .5E+10 2E+10 1.5E+10 3E+10 2. Les crédits à moyen et long terme : 61 Ce sont des normes proposées par la Commission Bancaire au x banques françaises. Ces crédits permettent à la banque de reconstituer sa trésorerie en réescomptant ces effets auprès de la Banque Centrale ou sur le marché monétaire. 5% remboursements entre 1mois et 3 mois . 20% remboursements entre 6 mois et 1 an . 15% remboursements entre 3 mois et 6 mois . montre qu une fraction assez importante de ces encours fait preuve d une certaine stabilité sur la période considérée.94 Le graphique de l évolution des encours des crédits et avances tout au long de l année 2009. 3.

Ces crédits seront repris dans le profil d échéances selon leurs échéances contractuelles 4. faute de données historiques suffisantes requises par ces modèles de prévisions. Portefeuille titres : Ce poste englobe notamment : Les obligations et autres titres a revenu fixe détenues par la banque et non encore échus. B.95 Du fait de l importance de la durée et du montant mis en jeu. L échéance de ces crédits est stipulée dans les termes du contrat. . Toutefois. Cette hypothèse est objective car les banques. le client a la faculté de procéder à un remboursement par anticipation. Cette option fait peser une incertitude sur les flux futurs perçus par la banque. Les dépôts à vue : Cette ligne est constituée essentiellement des avoirs en comptes chèques et en comptes courants. n ont pas particulièrement constaté des remboursements anticipés malgré la baisse des taux. Les actions et autres titres à revenu variable. Il existe de multiples modèles consacrés à la prévision des taux de remboursement par anticipation en fonction des caractéristiques démographiques et de l évolution des taux. - 5. Ces obligations seront classées en fonction de leurs échéances contractuelles. Immobilisations : Le poste « Immobilisations » est considéré dans son ensemble comme réalisable à plus de trois ans. Nous retiendrons l hypothèse qui exclut l éventualité de remboursement anticipé. L analyse des postes du passif : 1. la banque cherche toujours un moyen pour mobiliser ces crédits. 6. Opération crédit-bail : Ce poste regroupe les opérations sur crédit bail mobilier et immobilier Ils sont considérées comme stables donc leur montant figurera dans la classe d échéance de plus de 3 ans. quelle que soit leur nature que l on classera à plus de 3 ans car elles dépendent de la stratégie de la banque (de la volonté des actionnaires entre autres).

66 41 268 945 014. Dates 31/01/2009 28/02/2009 31/03/2009 30/04/2009 31/05/2009 30/06/2009 31/07/2009 31/08/2009 30/09/2009 31/10/2009 30/11/2009 31/12/2009 Montants 43 850 672 023.09 57 030 255 922.45 45 076 923 756. ils n ont pas d échéance certaine et leur encours fluctue d une manière importante en fonction des taux d intérêt.14 41 950 236 099. Les dépôts volatiles seront classés comme les crédit a court terme en fonction des ratios appliqués dans les banques françaises et nous ne retiendrons que les dépôts stables ou « noyau dur » seront amortis sur une période de 5 ans (à raison de 20 % l an).36 64 013 465 041. les dépôts stables. Un problème se pose : comment va-t-on les amortir sur le tableau d amortissement ? Il convient donc de définir une méthode fiable permettant de séparer la partie stable des dépôts à vue de celle volatile.87 DA.89 59 339 511 919. .67 47 384 093 743.34 50 836 740 273.19 57 725 934 097. De plus.83 54 873 934 027.96 Ces ressources ne sont pas rémunérées ou faiblement rémunérées.39 7 489 590 072.51 Moyenne Ecart-type Plancher (95%) 53 589 320 684. Le tableau ci-dessous calcule la volatilité des dépôts à vue sur un historique des 12 mois passés. sont de 41 268 945 014.94 60 982 013 875. Avec un seuil de confiance de 95 %.87 Le graphique de l évolution des encours des DAV tout au long de l année 2009.26 60 008 067 432. ou noyau dur. montre qu une fraction assez importante de ces encours fait preuve d une certaine stabilité sur la période considérée.

94 8 852 317 950.00 Moyenne Ecart-type Plancher (95%) 7 707 636 884.60 5 482 076 242.24 7 622 323 096.51 9 313 957 243.11 4 992 968 950.18 1 650 254 063. toutefois ces ressources ont un caractère d économies et de réserves pour les déposants. Compte livrets d épargnes : Les passifs constitués des livrets d épargne sont considérés comme exigibles à vue.00 9 717 951 460.87 8 292 927 881. Le tableau suivant montre le calcul de la volatilité dans dépôts d épargnes sur une période d une année.63 10 213 301 000.97 7E+10 6E+10 5E+10 4E+10 3E+10 2E+10 1E+10 0 Somme de Partie volatile Somme de Partie fixe 2.79 6 696 261 750.30 7 939 643 150.90 6 026 558 566. Aussi ils seront repris de la même méthode que les dépôts à vue afin d extraire leur partie volatile. Dates 31/01/2009 28/02/2009 31/03/2009 30/04/2009 31/05/2009 30/06/2009 31/07/2009 31/08/2009 30/09/2009 31/10/2009 30/11/2009 31/12/2009 Montants 5 219 896 054.37 Le graphique suivant montre l évolution de l encours des livrets épargne : .36 7 114 428 212.

des provisions. Pour les crédits documentaires.98 1.2E+10 1E+10 8E+09 6E+09 4E+09 2E+09 0 Somme de Partie volatile Somme de Partie fixe 3. on suppose que la partie variable s écoulera dans un délai maximal de 3 mois donc on va classer le montant de façon égale sur cette période. . créances sur le Trésor. TVA à recevoir. Autres postes de l actif et du passif : 1. on suppose que c est une ressource à plus de 3 ans. dont les bons de caisse. Les ressources à terme : Il s agit des ressources à échéances contractuelles souscrits par la clientèle. Les Fonds propres : Les éléments qui constituent les fonds propres sont considérés comme stables dans le temps et sont de ce fait repris à plus de 3 ans. C. etc). Il s agit du capital social. 5. Provisions sur crédit documentaire et garanties : Pour les provisions sur crédit documentaire et dépôt de garanties clientèles on va appliquer toujours la même méthode pour séparé le montant total en partie fixe et partie variable. Pour les dépôts de garanties clientèle. des réserves facultatives et statutaires. on suppose que la partie variable s amortira sur un axe maximal d une année et on les classera aussi de façon égale sur cette période. et les comptes à terme. Les montants sont agencés selon leurs échéances contractuelles 4. du report à nouveau et du résultat de l exercice. Pour la partie fixe. Autres actifs : Cette rubrique comprend les stocks et les créances sur les tiers qui ne figurent pas dans les autres postes de l actif (avances diverses.

les charges à repartir et les charges constatées d avance. Ces postes seront repris à plus de 3 ans en raison de leur caractère évolutif. » . Il ressort de l analyse de ces postes que leurs soldes sont relativement bien corrélés avec le total du bilan. Compte de régularisation : Ce poste recouvre la contrepartie des produits constatés au compte de résultat relatifs a des opérations de hors-bilan et a des engagements sur devises. « Le prochain tableau représente le profil d échéances élaboré à la lumière des considérations et hypothèses précédentes. Autres passifs : Ce poste comprend principalement les dettes a l égard des tiers qui ne figurent pas dans les autres postes du passif. 3.99 2.

100 .

Le profil d échéances et les échéanciers des actifs et des passifs permettent de calculer les indicateurs de transformation.77 84 200 426 873.1 an 1 . il est possible de déterminer les échéanciers des actifs et passifs. . les emplois s amortissent plus rapidement que les ressources.3 ans plus de 3ans TOTAL Amortissement actif 133 793 602 382.72 0. Profil d amortissement des actifs et passifs Le profil d amortissement des actifs et passifs montre deux phases : · Une phase de sur-consolidation du bilan : A partir de la date d aujourd hui jusqu à trois ans. Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau suivant.96 97 692 730 042.86 128 319 087 109. et donc un excédent de ressources se dégage.83 45 990 148 923. et dégagent ainsi des besoins. · Une phase de consolidation du bilan : Au-delà de l horizon de trois ans.43 60 429 290 925. les actifs et passifs s amortissent presque au même rythme.00 Tableau 8.101 A partir de ce profil. Ceux-ci sont obtenus en retranchant des encours d aujourd hui les amortissements prévisionnels des actifs et passifs.86 71 366 634 960.1 mois 1 .95 59 760 503 671. même si les passifs vont un peu plus vite que les actifs. 2.12 56 091 800 946.22 53 915 246 334.80 109 701 575 029.71 51 238 157 754. Profils d'amortissement des actifs et des passifs Moins 7 j 7 j .3 mois 3 .78 0.76 122 991 309 951.00 Amortissement passif 133 793 602 382. Les impasses en flux : Les impasses en flux sont la différence entre les entrées et les sorties de fonds sur l horizon de chaque période. à savoir : les impasses en flux et en stock et l indice de liquidité. A.6 mois 6 mois . L analyse des indicateurs de transformation : L analyse des profils des impasses en flux et en stock permet de déterminer le besoin ou l excédent de liquidité de la banque.

07 Tableau 10.83 3 668 702 724.72 Tombée des passifs 5 474 515 273. Les impasses en flux La première période est caractérisée par une importante entrée de fonds qui correspond à la tombée des fonds liquides (avoirs en Caisse.81 -5 248 008 831.06 Tableau 9. en compte Banque Centrale et la tombée d échéance de presque 75% des dettes envers les institutions financières).71 51 238 157 754. La BNP Paribas sera appelée à faire face à une sortie nette de fonds maximale de 25 037 171 707.96 97 692 730 042.3 mois 3 .01 -8 340 142 262. B.78 Impasse en stocks 0.22 53 915 246 334.86 71 366 634 960.84 41 600 929 096.3 ans plus de 3ans Tombée des actifs 62 426 967 422. Il ressort des impasses cumulées toutes positives.96 13 289 734 921.43 10 937 344 034. et les demandes quotidiennes de retraits des dépôts à vue.07 32 962 269 118.12 56 091 800 946.1 an 1 . .00 56 952 452 149. même si la plupart des impasses en flux sur cet horizon sont négatives.43 60 429 290 925.6 mois 6 mois .77 84 200 426 873.85 49 941 071 358.52 -12 620 947 667.11 5 327 777 157.1 mois 1 .81 DA. Les impasses en stock : Les impasses en stock se calculent par différence.12 45 990 148 923. A partir de la troisième période. Les impasses en stocks Encours moins de 7 jours moins de 1 mois moins de 3 mois moins de 6 mois moins de 1 an moins de 3 ans Actifs 133 793 602 382.48 668 787 254.19 13 492 303 169.28 -11 315 748 557. ces sorties de fonds traduisent des besoins nets de liquidité ayant pour origines les tombées d échéance des dépôts à terme.76 122 991 309 951.33 62 562 019 025.39 7 925 097 411.68 -25 037 171 707.55 30 285 180 538.84 12 008 844 987. Elle représente globalement le reste des dettes envers les institutions financières.78 Impasse en flux 56 952 452 149.90 2 176 554 611.83 45 990 148 923.95 59 760 503 671.102 Les impasses en flux Moins 7 j 7 j . Les impasses en stocks Sur tout l horizon. les impasses en flux deviennent toutes négatives. La deuxième période est aussi représentée par une entrée de fonds mais qui est minime par rapport à la première.87 5 248 008 831.72 Passifs 133 793 602 382. pour chaque période entre les encours respectifs des passifs et des actifs.80 109 701 575 029.86 128 319 087 109.93 51 238 157 754.33 5 609 566 876. et ceci a partir du premier mois.

La banque pendant toutes les périodes n a pas de besoin de financement.40 208 004 645.93 Gain 856 358 497. L indice de liquidité : L indice de liquidité pondère les actifs et les passifs de chaque classe d échéances par le nombre moyen de jours de cette classe. La première impasse est bien évidemment nulle. Variation de la marge La BNP Paribas réalisera ainsi un gain total de 856 358 497. elle doit trouver des placements pour ces excédents.97 Tableau 11.97 DA.84 41 600 929 096.85 124 852 678. Il est donné par le rapport : å Passifs pondérés å Actifs pondérés .55 30 285 180 538. D.39 157 440 264. Impact d une hausse des taux d intérêt : Les impasses positives sont exposées favorablement à une hausse des taux d intérêt. cela se traduit par : Période 1 2 3 4 5 6 Impasses En Stock 56 952 452 149. Dans ce cas.85 49 941 071 358. suivant la formule : Variation de la marge = impasse en flux * variation du taux * durée Si l on suppose une hausse des taux de 1%. A l inverse.103 Cela s explique par le fait que l excédent remarqué sur la première période soit très important. C.87 5 248 008 831.92 52 135 015.33 62 562 019 025. si les taux baissent de 1 %. le bilan est exposé favorablement à la hausse des taux. à hauteur de couvrir le cumul des déficits des périodes suivantes.07 Gain/Perte 11 074 087. ce même montant serait une perte. bien au contraire.48 302 851 805. l équilibre en liquidité du bilan étant nécessairement réalisé en permanence.

104 Actifs 1 2 3 4 5 6 7 TOTAL 62 426 967 422. .43 10 937 344 034.05 0. Cela signifie que la banque ne transforme pas.2858937 Tableau 12.37 0.50 Actifs pondérés 624 269 674.72 107 005 960.80 49 443 403 678.84 12 008 844 987.72 133 793 602 382.77 1 357 420 008.90 2 126 357 587.86 Passifs 5 474 515 273.01 0.73 266 388 857.01 Passifs pondérés 54 745 152.26 10 119 227 376.49 4 443 272 645.21 1 632 415 958.19 13 492 303 169.39 384 286 183 160.78 133 793 602 382.93 51 238 157 754.07 32 962 269 118.96 13 289 734 921.86 Coefficients 0.39 7 925 097 411.68 344 926 116 927.83 3 668 702 724.75 1.86 397 280 377 261.54 11 887 646 116.69 Indice de liquidité 1.22 546 867 201. Calcul de l indice de liquidité L indice de liquidité est supérieur à 1.89 308 952 736 373.90 2 176 554 611.12 45 990 148 923. puisqu elle a davantage de ressources pondérées que d emplois pondérés.50 7.11 5 327 777 157.48 668 787 254.16 0.

Les impasses en stock dégagés sur cette période sont toutes positives. même si la banque enregistre d importantes sorties nettes de fonds sur cette période. Par ailleurs. qui permettraient à la banque de faire fructifier ses liquidités. ce qui traduit un excès des ressources pondérées sur les emplois pondérés. l indice de liquidité est de 1. ces encaisses sont la résultante de plusieurs aspects : · L envolée des prix du pétrole qui a permis à l Algérie de constituer des réserves de change qui ont dépassé les 100 milliards de dollars en 2008. et dure à plus de trois ans (donc toute le période). et donc l Etat émet moins de bons. Tous ces résultats.8 %. et 3 mois . 1.105 SECTION 3 : RESULTATS ET RECOMMANDATIONS. Cette situation est due essentiellement au nombre insignifiant de titres cotés sur ce marché. en effet.28. . · Par ailleurs. Résultats de l analyse : L analyse de la position de liquidité de la BNP Paribas fait apparaitre une seule phase et c est une phase d aisance en liquidité. lorsque les reprises de liquidité à 7 jours étaient à 1. à des taux jugés de très faibles. 14 jours. supérieur à 1. et/ou les rémunère à un taux inférieur qu auparavant. en 2008. La BNP Paribas ne transforme donc pas ses ressources courtes en emplois longs.75 %. 1 mois. la banque d Algérie a introduit un instrument lui permettant d éponger cette liquidité sous forme de reprises de liquidité à 7 jours. le Trésor a émis des BTC 13 et 26 semaines à seulement 0. Ceci. elle commence à la date d aujourd hui. En effet. ce qui signifie que les emplois s épuisent plus rapidement que les ressources. le marché financier n offre pas beaucoup d opportunités de placement. Le bilan de la BNP Paribas est structurellement liquide. concluent sur une situation de surliquidité du bilan de la BNP Paribas. est essentiellement dû au renflouement du compte Caisse et avoirs en compte courant. · L intervention des autorités monétaires n arrive pas à éponger toutes les liquidités du système bancaire. Le bilan se trouve en situation de sur-consolidation.

Pour réaliser cet objectif. Exemple de décision : Nous savons que l excédent de liquidité dégagé sur toute cette période est une marge de sécurité. celui de les réemployer dans l expansion de son activité de crédit.25. Dans une optique d optimisation de la trésorerie. cette solution peut être difficile à mettre en uvre. Toutefois.30 %. en couvrant les besoins de liquidité qui apparaissent sur l horizon d un mois et recevant les nouvelles entrées de fonds. la banque doit respecter la contrainte d adéquation des risques encourus avec son niveau des fonds propres. Les seules opérations de placements sont effectuées avec la Banque Centrale qui. 15 jours. Nous proposons dès le 01/01/2010. etc).75 %. pour faire face à la survenance d évènements inattendus tels les retraits massifs de dépôts. vue la surliquidité générale que connait le marché monétaire algérien. Elle pourra encore placer 5 milliards DA en reprise de liquidité à 7 jours au taux de 0. En agissant de la sorte. sur des reprises de liquidité à 24 heures dont les taux sont de 0. sous toutes ses formes (les avances garanties. cet excédent augmentera à 62 Milliards DA. Elle pourrait opter pour des crédits à court terme tels les crédits par caisse. et augmenter sa vigilance sur leur qualité: ils doivent faire l objet d analyse de viabilité et de rentabilité. à des taux très faibles. un mois ou trois mois.62 Par ailleurs. celle-ci ne peut pas se permettre d aller au-delà d une année dans les échéances des nouveaux crédits à envisager. et dans un horizon de trois mois. car ses excédents ne sont pas éternels (sur une année). Au 31/12/2009. car un portefeuille d actifs non remboursés à échéance nuit à la liquidité avant de nuire à la rentabilité. l excédent de liquidité sur un une semaine ne demeure que de 7 milliards DA. de placer 50 milliards DA en reprise de liquidité à 3 mois au taux de 1. la BNP Paribas dégagera sur l horizon d une semaine un montant estimé à 57 milliards DA. Il ne reste pour la banque que la deuxième alternative qui consiste à réemployer le surplus de liquidité dans l expansion de son activité de crédit. les découverts. tandis qu elle pourra conserver les 7 milliards restants comme coussin de sécurité. et qu elle peut toujours fructifier dans des placements inter-journaliers. intervient pour éponger la liquidité du marché par les reprises de liquidités à 7 jours. il ne baissera qu à 50 milliards DA. 62 Les taux proviennent de la situation bimestrielle du marché monétaire juillet/aout 2010(Publié par la BA) . mais il engendre inévitablement un coût.106 2. deux choix peuvent se présenter pour la BNP Paribas : celui de placer ses excédents de trésorerie sur le marché de capitaux ou. Sur ce point. en effet. les alternatives de placement à long terme des excédents de trésorerie sur le marché monétaire se trouvent restreintes car la banque d Algérie ces derniers temps ne prends en considérations que 40% en moyenne des offres de placement des banques. il est préférable de réemployer cette liquidité que d en supporter le coût.

et surtout de voire si ces résultats sont compatibles avec ses possibilités de collecte de ressources. Le développement du système d information : Le développement d un système d information performant permettra d avoir les montants en temps réel. qui était jusqu ici. ou du moins avec le minimum de décalage. Recommandations : Les trois points nécessaires à retenir pour une bonne gestion des risques de liquidité dans le cadre de la méthode ALM sont : · A. risques etc) d autre part. des emplois et des ressources et surtout leurs échéances. ceci lui permettra de connaitre au préalable les conséquences sur la liquidité de la banque de ses choix. et entre ses différents départements (contrôle de gestion. · B. Cette politique arrête les limites des écarts entre les actifs et les passifs. Elle arrête en outre une stratégie qui vise à optimiser la structure des ressources et des emplois de la banque. considérée comme résultante de la politique générale de la banque doit aujourd hui retrouver sa place d élément stratégique de cette politique. Grâce à ce système il sera possible de faire des prévisions sur les besoins futurs de financement. .107 3. La coordination entre les différentes unités de la banque : Chaque banque devra développer un réseau informatique qui ouvrira une communication rapide entre ses unités commerciales et sa Trésorerie centrale d une part. Ces prévisions seront complétées par des études du comportement de la clientèle . · C. La définition d une politique de liquidité : La situation de liquidité.

108 Conclusion : A travers cette étude de cas nous avons tenté d analyser la situation de liquidité de la BNP Paribas El-Djazair. se qui traduit donc un excédent de ressources sur emplois le long de cette période. Pour mesurer le degré de transformation. en élaborant un profil d échéance des éléments constitutifs de son bilan. Par la suite. qui lui. même si les impasses en flux correspondantes. il ne permet pas de meilleurs placements. aussi étant sur-liquide. . celle-ci peut entamer sa nouvelle année avec une pleine assurance sur sa capacité à faire face aux demandes de sortie de fonds. elles. tout au long des trois premières années. La possibilité de réemployer ces excédents dans l octroi de nouveaux crédits semble une bonne alternative. mais à partir de plus de trois ans. le tableau des impasses réplique les mêmes résultats. par des impasses en stock. ce qui signifie que la BNP Paribas ne transforme pas. sont négatives. La rentabilisation de ces excédents est une nécessité afin de minimiser leurs coûts. Ces résultats nous amène à tirer des conclusions sur la situation de la BNP Paribas fin décembre 2009. Le dressement d un profil d échéances des éléments de l actif et du passif a fait ressortir une situation de sur-consolidation du bilan de la banque. qui exige au même temps une attention particulière sur la qualité des crédits distribués et la surveillance de l adéquation des fonds propres de la banque avec les engagements de crédit. puisqu elle a davantage de ressources pondérées que d emplois pondérés. le bilan change d allure et devient cette fois-ci consolidé. à travers des placements sur le marché monétaire. Le classement élément par élément dans ce profil est réalisé selon l échéance résiduelle de chacun d eux. toutes positives sur toute la période. nous avons calculé l indice de liquidité que nous avons trouvé en dessus de l unité.

Toutefois. . Le fruit de la prise de telles mesures sera l instauration d une base solide d une gestion active des risques qui permettra la mise en place de toute innovation managériale capable d apporté du nouveau au risque management. humaines et environnementales qui peuvent être à l origine d une mauvaise application de la méthode. En dehors des dispositions relatives à leur mise en place les techniques ALM doivent être considérées comme un outil supplémentaire d aide à la prise de décisions. Pour en venir au contexte national . Elle suppose également que la banque soit contrainte au respect des limites imposées par le régulateur.109 CONCLUSION GENERALE : L application d une approche ALM en plus qu elle permet à la banque d avoir une image plus claire des risques encourus celle-ci apporte de nombreuses solutions aux préoccupations quotidiennes du gestionnaire notamment l optimisation de la structure du bilan et l appréciation des conséquences des évolutions du marché. Une gestion dynamique comme l ALM s est avéré par le temps indispensable pour les banques et les établissements financiers visant une gestion financière performante. rien de concret n existe encore. Enfin. Plusieurs banques de renommée internationale ont témoigné de son efficacité et de son apport en matière d optimisation du couple risque/rentabilité. Mais cela ne peut être concrétisé sans qu il y ait une véritable implication des hautes instances de direction de la banque. l existence d un grand marché des capitaux est indispensable pour permettre une gestion dynamique des actifs et passifs. l adoption d une telle approche suppose que l établissement doit rester éveillé par rapport aux contraintes techniques. De plus. En définitif l efficacité et la pertinence des résultats du dispositif ALM et de toute autre méthode similaire dépondent de la manière dont ils seront utilisés. Les résultats retournés ne doivent en aucun cas se substituer à l appréciation du gestionnaire. celle-ci sont tenues de suivre en continue les changements qui peuvent affecter l environnement économique national et international. Elles doivent également faciliter et assurer une intégration progressive des nouvelles méthodes de gestion des risques dans le système bancaire algérien. Dans ce contexte les banques algériennes sont tenues tout d abord de mettre en place un système d information performant. Celui-ci nous semble en effet être la clé de voute de l ALM. bien que la réglementation en matière de contrôle interne impose aux banques de mettre en place des systèmes de mesure et de gestion de leurs risques (règlement 02-03 du 14 novembre 2002). Il faut ensuite créer une cellule ALM rattachée directement a la direction générale de la banque. le rôle des autorités de supervision est très important dans ce cadre.

LONGIN. N.110 BIBLIOGRAPHIE : Ouvrages : 1. RABEMANANJARA. 3. Gestion de la banque du diagnostic à la stratégie. Quants n° 37. S. 3. « Gestion des liquidités dans les banques ». M.Ordonnance 03-11 du 26/08/03 relative à la monnaie et au crédit. Gestion actif-passif et tarification des services bancaires. Dunod. Recherche et Innovation.AUGROS J-C. ESKA. Economica. 2000 8. Paris.VAN GREUNING H. R.. Akimou Ossé.Darmon. 2..Dunod. F.Antoine Sardi. Analyse et gestion du risque bancaire. 2002 5. Stratégies bancaires et gestion de bilan. Gestion des risques et gestion actif-passif des banques. Au-delà de la VaR. Paris.. Paris. 1998 3. Paris. Paris.Règlement 04-01 du 14/03/2004 relatif au capital minimum des banques et établissements financiers. management des risques bancaires. J. Revue Banque. Pratique de l activité banquaire. 2004 Articles et Revues : 1. Economica. Economica..F.Desmicht. Dalloz. J. Afges. 6..J.2002. CCF. Risque de taux d intérêt et gestion bancaire.2004 7. n° 533 2.De Coussergues.Dubernet. 2000 4.GAUSSEL. Textes réglementaires: 1.Les cahiers de la finance. Paris. Paris.Règlement 04-04 du 19/07/2004 fixant le rapport dit coefficient de fonds propres et de ressources permanentes .GOUSLISTY H. et QUERUEL M.. et BRAJOVIC BRATANOVIC S. LEGRAS. 1995 2. Mai 2002.

Règlement 02-03 du 14/11/2002 portant sur le contrôle interne des banques et établissements financiers.BOUKHORS. «Gestion du risque de liquidité dans les banques».Instruction 74 -94 du 29/11/1994 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des établissements financiers. « ALM Techniques et enjeux dans la banque».bnp paribas. 2005 5. Ecole Supérieure de Banque.com . 2003 2. Z. « GESTION DES RISQUES BANCAIRES PAR LA GAP ».MANSOURI. R. 6.Djeha. Diplôme Supérieur des Etudes Bancaires ». Ecole Supérieure de Banque. « La gestion Actif-Passif dans les banques ». W.bank-of-algeria. 8. Ecole Supérieure de Banque. 3.DJERROUMI. A. « La gestion de trésorerie.Instruction 08-02 du 26/12/2002 relative à la déclaration des banques et établissements financiers des niveaux de leurs engagements extérieurs. 5.Aziez. 7. Ecole Supérieure de Banque. 2006 4. A.Instruction 74-94 du 29/11/1994 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des établissements financiers.2002.111 4.Règlement 91-09 du 14/08/1991 relatif à la fixation des règles prudentielles des banques et établissements financiers.. Ecole Supérieure de Banque . Mémoires : 1. 2009 Sites internet : - www.dz www.

.34 44 . une démarche prévisionnelle Figure n°3 : Transferts entre les différentes entités d un établissement de crédit Figure n°4 : Décomposition de la marge d intérêt Figure n°5 : La consolidation du bilan Figure n°6 : Courbe des taux et prime de liquidité Figure n°7 : L'exposition au risque de change en % des fonds propres éligibles Figure n°8 : Financement à court terme des impasses en flux Figure n°9 : Financement à long terme des impasses en flux Figure n°10 : Organigramme de ALM/Trésorerie 6 26 .70 .45 .69 97 .99 .112 LISTE DES TABLEAUX : Tableau n°1: Classement des fonds propres Tableau n°2 : PROFILE D ECHEANCES et calcul d impasses en stocks Tableau n°3 : PROFILE D ECHEANCES et calcul d impasses en flux Tableau n°4: Calcul de l indice de transformation Tableau n°5 : Exemple de calcul du surplus de base Tableau N°6 : impact des évolutions des cours de change sur les résultats Tableau n°7 : Les positions ouvertes en devises étrangères Tableau n°8 : Profil d amortissement des actifs et passifs Tableau n°9 : Les impasses en flux Tableau n°10 : Les impasses en stocks Tableau n°11 : Variation de la marge Tableau n°12 : Calcul de l indice de liquidité .44 .29 ..78 78 86 ..30 .100 LISTE DES FIGURES : Figure n°1 : Finance directe et finance indirecte Figure n°2 : La GAP.46 ..47 68 .50 .98 98 ..

1Le capital minimum : ------------------------------------------------------------------------------------11 3.9Le niveau des découverts : 17 3.2Le ratio de solvabilité (Cooke / Mc Donough):-------------------------------------------------. Le risque d illiquidité : ---------------------------------------------------3. Le risque de marché------------------------------------------------------------------6. Les opérations de banques-------------------------------------------------------------2.113 Table des matières : INTRODUCTIOIN GENERALE CHAPITRE PRELIMINAIRENOTIONS FONDAMENTALES . Les formes d activité--------------------------------------------------------------------------1.--9 .--12 3.6Les réserves obligatoires : 16 3. La montée des risques bancaires------------------------------------------------------. SECTION 1 : LA BANQUE ET SON FONCTIONNEMENT 1. Définition de l ALM : --------------------------------------------------------------------------------23 C.1Définition du risque : -----------------------------------------------------------------------------2.--8 8 .4Le coefficient des fonds propres et des ressources permanente -------------------------. Les activités connexes-------------------------------------------------------------------B. Le risque d insolvabilité--------------------------------------------------------------. Le risque opérationnel : ------------------------------------------------------------B. Le risque stratégique : --------------------------------------------------------------2.2Classification des risques : ---------------------------.8Le niveau des engagements extérieurs : 17 3.7 ----7 ----8 ----8 ----8 ----8 ----8 .7Les fonds propres : 16 3.2Les opérations de banque :---------------------------------------------------------------------A. Les risques financiers : ------------------------------------------------------------------------1.1Définition de la banque :------------------------------------------------------------------------1.10Classement et provisionnement des créances : 17 CHAPITRE I : LA GESTION DES RISQUES PAR LA FONCTION ALM 20 SECTION 1 : LA GESTION ACTIF PASSIF .5La division des risques : 15 3. Historique : --------------------------------------------------------------------------------------------22 B.--24 ..3Le ratio de liquidité : ---------------------------------------------------------------------------------.--15 3. Le risque de contrepartie : ---------------------------------------------------------2..1Définition et origines de l ALM : ----------------------------------------------------------------------22 A. La complexité et la diversité accrue des métiers bancaires---------------------23 2. Le risque de change-------------------------------------------------------------------5.10 --10 --10 SECTION 3 : LA REGLEMENTATION BANCAIRE 11 3.--14 3.4 ----4 ----5 ----5 ----5 ----5 ----6 . Les facteurs liés à l origine de l ALM : ----------------------------------------------------------23 1.1 3 . Le risque de taux d intérêt : --------------------------------------------------------4. Les risques non financiers : ------------------------------------------------------------------1.------------------------------------------A. La banque intermédiaire financier--------------------------------------------------------SECTION 2 : LES RISQUES 2. 22 1..

---34 1.---48 A.---34 B. L organisation interne------------------------------------------------------------------------.--30 1. L instauration de la réglementation prudentielle---------------------------------.2 L enjeu du risque de liquidité : -----------------------------------------------------------------------42 1.---33 A.--24 D.---37 G. Coût de fonctionnement------------------------------------------------------------31 5. L intensification de la concurrence---------------------------------------------------. le placement des fonds propres------------------------------------------------------.41 1.33 3. Les ressources à vue-------------------------------------------------------------------------------48 .--32 SECTION 3 : L ALLOCATION DES FONDS PROPRES .---35 E.2 Marge commerciale et marge de transformation----------------------------------------------29 2. Coût des fonds propres------------------------------------------------------------. La démarche de l ALM : -----------------------------------------------------------------------------25 1. Les avantages d un système d allocation des fonds propres---------------------. La rémunération des fonds propres---------------------------------------------------.---37 CHAPITRE II : L EVALUATION DES RISQUES FINANCIERS .114 3. Coût du risque crédit-----------------------------------------------------------------31 3.--28 2.1 Les taux de cession interne : ---------------------------------------------------------------------.3 La tarification des produits : -------------------------------------------------------------------------30 A.--27 A. Coût de refinancement--------------------------------------------------------------31 2.---45 C. Le surplus de base----------------------------------------------------------------------------------46 1. Rôle des taux de cession interne-----------------------------------------------------------. La méthode des nombres (l indice de transformation) ------------------------------.--24 4. Définition----------------------------------------------------------------------------------------. Tarification des crédits----------------------------------------------------------------------.---41 1. Une démarche prévisionnelle : --------------------------------------------------------25 SECTION 2 : LA GESTION DES MARGES 27 2.38 SECTION 1 : RISQUE DE LIQUIDITE . Les impasses en liquidité-------------------------------------------------------------------------43 B.---36 F. Les différents systèmes possibles-------------------------------------------------------. La tarification des dépôts-------------------------------------------------------------------.1 L allocation Economique des fonds propres : -----------------------------------------------.---35 C. Une démarche globale : -----------------------------------------------------------------. Les objectifs de l ALM--------------------------------------------------------------------------------24 E.4 Les problèmes spécifiques de construction des impasses--------------------------------.--27 B. Les fonds propres réglementaires.--25 2. Le niveau des fonds propres---------------------------------------------------------------.3 Mesure du risque de liquidité : ----------------------------------------------------------------------42 A.--28 C.1 L importance de la liquidité : ---------------------------------------------------------------------. Coût des options cachées-----------------------------------------------------------31 4.---37 H. La protection des fonds propres----------------------------------------------------------. du provisionnement ex-post au provisionnement ex-ant----------------------.---34 2. Un exemple d allocation des fonds propres------------------------------------------.--32 B. Les différentes formes d allocation----------------------------------------------------. les fonds propres économiques-------------35 D. Les missions de l ALM--------------------------------------------------------------------------------25 F.

Les limites agrégées sur les contrats------------------------------------------------------.6 Mesure de sensibilité : -52 SECTION 2 : RISQUE DE TAUX D INTERET . Les flux d intérêt--------------------------------. Risque de déformation de la courbe des taux ( Yield curve risk) -------------------. Les fonds propres-----------------------------------------------------------------------------------49 E.-----------------------------.----------------------------74 4.76 . Risque de clauses optionnelles ( Optionality)----------------------------------------------.2 Limites pour le risque de taux d intérêt :-------------------------------------------------------. Le cours de valorisation-----------------------------------------------------------------------3. Les impasses de taux ou gap de taux-----------------------------------------------------------54 B.--53 B. Le Earning At Risk (EAR)---------------------------------------------------------------------------59 E. 3. Les limites en VAR------------------------. Limites en gap------------------------------------------------------------------------------------.1 Sources du risque de change :---------------------------------------------------------------------3. Tableau de position de change---------------------------------------------------------------C. Le Cost To Close ( CTC))----------------------------------------------------------------------------61 F.2 la position de change :-------------------------------------------------------------------------------A. L incorporation des productions nouvelles---------------------------------------------------49 1.2 Mesure du risque de taux : 54 A.3 Fonds propres et risque de change :-------------------------------------------------------------66 66 67 67 68 69 70 SECTION 4 : LES LIMITES DE RISQUES 71 4.5 Coût de la liquidité : -50 1.--54 C.71 4. Les engagements hors-bilan----------------------------------------------------------------------49 D. La limite de la position nette ouverte-----------------------------------------------------. Définition------------------------------------------------------------------------------------------B.73 B.---75 C.---------------. La valeur actuelle------------------------------------------------------------------------------------55 C.53 2.------------------------------------------------------------------------.3 Limites pour le risque de change : 74 A. Les méthodes de calcul de la VAR----------------------------------------------------------64 SECTON 3 : RISQUE DE CHANGE .54 2.----------------------------------75 SECTION 5 : LA COUVERTURE DES RISQUES .--75 D. La duration--------------------------------------------------------------------------------------------57 D.1 Identification du risque de taux d'intérêt : ------------------------------------------------------53 A. Limites en sensibilité (limites en delta et/ou en gamma) --.--75 E..------------------------------------------74 D.54 D. Le stop-loss de position.115 B.---75 B.---------------------------------------------------49 F. La définition de la VaR-------------------------------------------------------------------------63 2. Les encours à échéance incertaine------------------------------------------------------------48 C. Limite de position exprimée en Value-at-Risk---.1 Limites pour le risque de liquidité :--------------------------------------------------------------.72 A. Les limites de la position en devise--------------------------------------------------------. Risque de base ( Basis risk) --------------------------------------------------.---------------------.73 C. Risque de révision de taux ( Repricing risk))---------------------------------------------. La Value at Risk ( VaR))-----------------------------------------------------------------------------63 1. Les provisions stop-loss---------------------------------------.

83 84 84 84 85 SECTION 2 : L ANALYSE DE LA POSITION DE LIQUIDITE DE LA BNP Paribas . Les impasses en stock-------------------------------. Les ressources à terme---------------------------------------------------------------------------94 4.------------------------------91 6. L analyse des indicateurs de transformation 97 A.---------------------------------------99 D.------------------------------101 a.1. L immunisation en duration----------------. BNP PARIBAS EL~DJAZAIR 3. L indice de liquidité-----------------------------------------. Autres passifs---------------------------------------------------------------------------------------95 3.---------------------94 5. La titrisation-------------------------------------.--------------------------------88 3.---------------------94 C. Les Fonds propres-----------------------------------------------------------. Définition et avantages-------------------------------------------------------------------------76 2.. L élaboration du profil d échéance--------------------------------------------------------------------88 A. Immobilisations---------------------------------------------. Caisse. Opération crédit-bail-----------------------------------------------------------------------------91 B.---------------------------------------------------79 D. banque centrale et centre des chèques postaux--------------------------------88 2.---------------------95 2.-----.---------------------89 4. Les stratégies de financement--------------. L analyse des postes du passif---------------------------------------------------------------91 1. Résultats de l analyse : -101 b.. Le forward rate argument (FRA) -------------------------------------------------------------. Les dépôts à vue-----------------------------------------------------------------------------------91 2.---------------.80 B.--------------------------------------------------76 B. Compte livrets d épargnes----------------------------------------------------------------------93 3. Créances sur les institutions financières------------------.88 1.2 L utilisation des produits dérivés : 79 A.80 CHAPITRE IV : ETUDE DE CAS SECTION 1 : Présentation de la structure d accueil 1.------------------. LE GROUPE BNP PARIBAS 2. Compte de régularisation-------------------------------------------------. Recommandations : -103 CONCLUSION GENERALE 105 .-------.---------------------------------98 C.--------------------99 SECTION 3 : Résultats et Recommandations----------------------------.----------------------------------79 5. Les créances sur la clientèle----------------------------------.---------------------------------------97 B.116 5.---------. L ORGANISATION DE LA STRUCTURE ALM Trésorerie .--------------------------------------------------77 C.----------------------------------------------------------76 1. L adossement---------------------------.----------------------------------------------------------------88 1. Exemple de décision : -102 c. Autres postes de l actif et du passif---------------------------------------------------------94 1. La recomposition du bilan :---------------. Les swaps-------------------------------------------------------------------------------------------. Impact d une hausse des taux d intérêt---------------.----------------------------------------------------------76 A. Provisions sur crédit documentaire et garanties--------------------. Portefeuille titres------------------------------------------------.---------------------91 5. L analyse des postes de l Actif-.----------. La réalisation de l adossement global---. Les impasses en flux---------------------------. Autres actifs-----------------------------------------------------------------------------------------94 2.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful