Chapitre 1 : Généralités sur le GSM

L’apogée du téléphone mobile Le but d’un système de radiotéléphonie est de procurer l’accès au réseau RTCP à partir d’un terminal individuel et portatif, sur un territoire aussi étendu que possible. Ce type de service utilise une liaison radioélectrique entre le terminal et le réseau fixe. Cette liaison radioélectrique est le maillon faible du système. C’est d’elle que dépend la qualité et la fiabilité du service. L’application de radiotéléphonie possède des spécificités qui en font un domaine des télécommunications totalement à part. - La liaison doit être bidirectionnelle et fonctionner en même temps dans les deux sens (full duplex), - Le support de transmission doit être partagé entre tous les utilisateurs (accès multiple) ; - Le canal subit, surtout en milieu urbain, les habituelles perturbations : trajets multiples, brouillages, effet Doppler pour les mobiles embarqués, et ce à un degré qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. - Les ondes radioélectriques étant accessibles à tout le monde, les conversations doivent faire l’objet de mesures permettant d’éviter l’indiscrétion, - Enfin, les fréquences radio doivent être gérées avec la stricte économie compte tenu du nombre d’utilisateurs potentiels. Pour couvrir un vaste territoire, l’idée première est de faire appel à des émetteurs de forte puissance. Si cela est possible dans les équipements fixes, cela l’est encore moins sur les terminaux, pour des raisons qui sont faciles à imaginer.

On fait donc appel à des émetteurs de plus faible puissance (BTS), dont la zone de couverture est une ‘’cellule ‘’. L’ensemble du territoire est donc recouvert de cellules contiguës, de telle manière qu’en tout point du territoire, un terminal puisse établir une liaison avec au moins une BTS. Il devient nécessaire de gérer l’itinérance ou Roaming, c’est-à-dire l’éventualité qu’au cours de ses déplacements, un terminal parvienne en limite de couverture de la BTS avec laquelle il était en liaison. Il faut alors changer la BTS qui assure la liaison, et ce, sans perturber la communication. C’est le transfert intercellulaire ou handover. Du ‘’sans fil analogique’’ au ‘’cellulaire numérique’’ Depuis fort longtemps certaines catégories de professionnels utilisent des systèmes de radiotéléphonie : compagnies de taxis, d’ambulances, services de secours, transporteurs aériens et maritimes, etc. Parallèlement à ces systèmes professionnels, dont certains ont connu une évolution technique considérable, grâce au satellite et au numérique, avec une couverture quasiment mondiale, des réseaux destinés à un plus grand public se sont développés. Les systèmes de première génération étaient analogiques. Le signal de parole est transmis par une modulation analogique tout à fait classique, et l’accès multiple fait appel à une répartition en fréquence. Divers systèmes ont été développés dans cet esprit à partir des années 70. Le marché américain était alors dominé par le système AMPS (Advanced Mobile phone System), alors que la France adopte le système NMT (Nordic Mobile Telephone) avec un indéniable succès. Toutefois, une multitude de systèmes nationaux différents ont été adoptés par divers pays.

En 1986, France Telecom a donc fait développer un système propre, commercialisé sous l’appellation Radiocom 2000. Toutefois, en décembre 1987, une autorisation concurrentielle fut accordée à SFR pour exploiter le NMT sous l’appellation de’’ Ligne SFR’’. Certains systèmes de radiotéléphonie ne présentent pas la possibilité d’itinérance et de handover. Toutefois, ces systèmes ne sont pas cellulaires à proprement parler. L’histoire du GSM a débuté en 1979 par la décision d’ouverture de la bande des 900MHz aux services mobiles, puis en 1982 par l’allocation de sous-bande de 25MHz de largeur, l’une de 890MHz à 915MHz pour la communication montante (des terminaux vers les stations de base), et l’autre de 935MHz à 960MHz pour les liaisons descendantes . En 1987, les grands choix technologiques sont faits, et les exploitants des réseaux de 13 pays européens signent un accord pour l’ouverture du GSM en 1991. Ainsi, des réseaux s’ouvrent dans toute l’Europe. L’acronyme GSM, initialement ‘’Groupe Spécial Mobile’’ change de signification pour devenir ‘’Global System for Mobile Communication’’. En 1991, les spécifications du GSM sont adaptées pour mettre le développement de systèmes dans la bande des 1800MHz. De tels systèmes, dénommés DCS 1800 (Digital Cellular Sytem), doivent permettre d’éviter la saturation de réseaux dans les zones de population dense, et donc particulièrement en milieu fortement urbanisé.

L’interface radio est une des parties les plus sophistiquées du système. Chapitre 2 : canaux physiques Les canaux physiques du GSM L’interface radio ‘’air interface’’ du GSM constitue le cœur du système.Bandes de fréquences allouées (Tab1) CT2 Cordless Telephone (‘’Bi-Bop’’) Bande de fréquences (MHz) 864-868 GSM Global System for Mobile Communication 890-915 (Voie montante) 935-960 (voie descendante) 2 x 25 MHz 45 MHz DCS 1800 Digital Cellular System 1710-1785 (voie montante) 1805-1880 (Voie descendante) 2 x 75 MHz 95 MHz DECT Digital European Cordless Communication 1880-1900 Largeur Ecart duplex Tableau 1 4 MHz 0 20 MHz 0 La norme GSM représente un ensemble de document de plus de 8000 pages. aussi nous ne nous attacherons pas à en exposer l’intégralité.Maintien de la communication dans toutes les conditions Partage des ressources . Elle doit remplir les fonctions suivantes : . C’est une norme qui est en pleine évolution.Définition de la méthode d’accès multiple .Transport des informations utiles .Partage des ressources hertziennes . nous allons présenter les caractéristiques de base de cette interface (méthode d’accès et technique de transmission) et montrer les différents traitements que subit le signal utilisateur lors d’une communication. La description de certaines fonctionnalités est souvent disséminée sur plusieurs documents.

AMRF (Répartition en fréquences FDMA)  Applicable aux systèmes analogiques . On distingue trois grandes familles de méthodes d’accès multiple : . TDMA) Applicable aux systèmes numériques AMRC (Répartition par les codes. Les bandes de fréquence allouées à son extension DCS sont de 1710 à 1785 MHz pour la voie montante et de 1805 à 1880 MHz pour la voie descendante soit 2×75 MHz. La bande radio représentant une ressource rare. CDMA)  plus élaborée et réservée aux systèmes à transmission et traitement numériques (Voir tab 2). -souplesse -capacité supérieure au FDMA -pas d’évanouissement -capacité théorique supérieure -pas de planification fréquentielle Un système radio-mobile a besoin d’une partie du spectre radio pour fonctionner. La bande dédiée au système GSM est de 890 à 915 MHz pour la voie montante et de 935 à 960 MHz pour la voie descendante soit 2×25 MHz.rigidité GSM -égalisation DECT nécessaire Satellites -problèmes de synchronisation IS-95 -traitement du (Système signal complexe satellite -contrôle de globalstar) puissance délicat Avantages -simplicité Chaque liaison n’utilise la ressource que pendant un bref instant répété à intervalles réguliers CDMA Utilisation simultanée de Code Division la ressource commune / Multiple Access Séparation par saut de fréquence rapide ou étalement de spectre par séquence binaire rapide Tableau 2 : Les divers systèmes d’accès multiple. Multiplexage FDMA Frequency Division Multiple Access TDMA Time Division Multiple Access Principes Une fréquence porteuse particulière pour chaque liaison Applications Inconvénients Systèmes -sensibilité aux analogiques évanouissements et brouillages . les défendeurs de . Les concepteurs doivent donc demander une bande de fréquence auprès de l’instance officielle chargée de la gestion du spectre fréquentiel.AMRT (Répartition dans le temps.Plusieurs techniques de partage des ressources (accès multiple ou multiplexage) peuvent être mises en œuvre.

Partage en fréquence (FDMA) Chacune des bandes dédiées au système GSM est divisée en 124 canaux fréquentiels d'une largeur de 200 kHz. La durée d’une trame TDMA est donc: TTDMA = 8×Tslot =4. de plus. Le premier choix architectural a donc été de découper le spectre alloué pour obtenir des canaux physiques qui supporteront une communication téléphonique. Un “ canal physique ” est donc constitué par la répétition périodique d’un slot dans la .5769 ms. L’accès TDMA permet à différents utilisateurs de partager une bande de fréquence donnée.la norme doivent l’utiliser à bon escient. Un slot accueille un élément de signal radioélectrique appelé burst. La durée élémentaire d’un slot a été fixée pour la norme GSM sur une horloge à 13 MHz et vaut: Tslot = (75/130) × 10-3s soit environ 0. Les slots sont numérotés par un indice TN qui varie de 0 à 7. Un canal radio est caractérisé par sa fréquence porteuse et sa largeur de bande (200 kHz). Sur une même porteuse. les slots sont regroupés par paquets de 8. il faut veiller à ce que deux BTS voisines n’utilisent pas des porteuses identiques ou proches. Chaque usager utilise un slot par trame TDMA. Partage en temps (TDMA) Principe : Chaque porteuse est divisée en intervalles de temps appelés slots. Sur une bande de fréquence sont émis des signaux modulés autour d’une fréquence porteuse qui siège au centre de la bande. Les fréquences sont allouées d’une manière fixe aux différentes BTS et sont désignées souvent par le terme de "porteuses".6152 ms.

Ce compteur va permettre au mobile de se synchroniser finement avec la cellule en se verrouillant dessus.trame TDMA sur une fréquence particulière. Pour gérer ces deux multi-trames. Afin de gérer les débits et de définir une périodicité sur les canaux logiques.12 s. mais la Super-trame n'a pas de fonction essentielle. ces slots sont numérotés avec un indice TN (Time slot Number) allant de 0 à 7. Elle va servir de base à la création d'un code de temps : "Time code". . d'une durée de 120 ms. la période de la Hyper-trame est de 3h 28mn 53s 760 ms.5769 = 4. Le compteur est aussi utilisé pour le chiffrement dans l'algorithme A5. Sa durée est de 6. chaque trame TDMA composant la Hyper-trame se voit attribuer un numéro : "Frame Number". sa durée est de 8 x 0. Composé de 2048 super-trames. d'une durée de 235. composée de 51 trames TDMA. et la Multi-trame 51. Chaque utilisateur utilise un slot par trame TDMA. Organisation des trames Les slots ou "Time slot" sont groupés par huit afin de définir l'élément essentiel du système GSM : la trame TDMA. Cette allocation constitue un canal physique demi-débit par opposition au canal plein débit défini précédemment. le "Time code" démarre au même instant pour toutes les fréquences d'une même BTS. Les concepteurs de GSM ont prévus la possibilité de n’allouer à un utilisateur qu’un slot toutes les 2 trames TDMA. on a créé la Super-trame.8 ms. on a créé deux structures de Multi-trames. La Multi-trame 26 est composée de 26 trames TDMA.6152 ms. son seul rôle est de contribuer à la définition de l'Hyper-trame. structure rassemblant 26 Multi-trame 51 ou indifféremment 51 Multi-trame 26.

Ici.760s Tableau : les différentes structures de périodes multiples de la trame. le canal physique ne siège pas sur une . c’est-à-dire une diminution momentanée de la puissance de l’onde radioélectrique lors de la réception. grâce à la diversité en fréquences.12 sec Hypertame 2048 supertrames 3h 28 min 53. : Organisation des trames Implantation du saut de fréquence L’option du saut de fréquence lent (SFH) semble être intéressante pour augmenter la capacité du système GSM.61538 ms Multitrames Multitrame 51 51 trames TDMA 235. Le saut de fréquence permet de lutter contre les évanouissements sélectifs.Trame 8 slots 4. Le saut de fréquence lent permet de lutter contre les évanouissements sélectifs et accroît les performances du réseau en cas de charge importante.38 ms Multitrame 26 26 trames TDMA 120 ms Supertrame 26 multitrames 51 ou 51 multitrames 26 1326 trames TDMA 6. Fig.

Dans le GSM l’écart duplex vaut DWduplex=45 MHz. Duplexage Séparation des bandes Dans le système GSM le duplexage se fait en fréquence. Pour communiquer sur le canal radio. l’intervalle fréquentiel qui les sépare n’est pas attribué au système. Un canal physique . Canal physique duplex Un canal simplex se rapporte à un slot par trame TDMA sur une porteuse (en l’absence de saut de fréquence). la BTS et la MS associée se voient attribuer dynamiquement 2 fréquences porteuses pour les liaisons uplink et downlink (duplexage). La bande totale allouée au système est divisée en deux sous-bandes d’égale importance. et dans le cas de DCS1800 il vaut DWduplex=95 MHz. Ce partage entre les bandes montantes (mobile vers réseau) et les bandes descendantes (réseau vers mobile) facilite le filtrage et la séparation des voies.seule fréquence porteuse mais utilise un ensemble de porteuses parcourues selon un certain ordre défini par une séquence de saut qui peut être cyclique ou pseudo-aléatoire.

Au niveau du mobile.duplex correspond à deux canaux simplex. mais pour conserver la même numérotation Tn de 0 à 7 de slots. Ce décalage permet de simplifier le filtre duplex présent dans chaque mobile. . Compensation du temps de propagation La répartition des ressources radio ne peut pas s’effectuer sans un certain ‘’déchet’’. la synchronisation de la trame TDMA montante est aussi décalée de 3×Tslot. Dans le système GSM un mobile émet et reçoit à des instants différents. En effet.DWduplex Un canal physique correspond à la ressource radio qu’il faut utiliser pour supporter une communication téléphonique. fu = fd . pour éviter le chevauchement des différentes sous-bandes. Son rôle se réduit à rejeter le signal provenant d’une éventuelle autre BTS émettant pendant une phase de réception du mobile. l’émission et la réception sont décalées dans le temps d’une durée de trois slots. la voie montante est sur la fréquence fu. Si la porteuse supportant la voie descendante est fd. il est nécessaire d’espacer les porteuses un peu plus que ce qui est strictement nécessaire.

un tel écart de distance peut se traduire par une différence de plus 100 µs entre le temps de propagation du burst du mobile le plus proche et celui du mobile le plus éloigné. . . La compensation du temps de propagation permet de se contenter d’un temps de garde de 30µs.) Deux solutions pour éviter les collisions entre les bursts : . en d’autres termes. L’un des problèmes est que les bursts de la voie montante proviennent de l’ensemble des terminaux mobiles qui émettent en direction de la BTS. Ceux-ci sont situés à divers endroits à l’intérieur d’une cellule qui peut atteindre 35 Km de largeur dans un système GSM. les bursts doivent être espacés dans le temps de manière à assurer qu’ils ne se chevauchent pas. ce qui est plus du tiers (1/3) de la durée d’un slot. il aurait fallu le porter à 200µs. c’est-à-dire de 2 tp par rapport à l’horloge reçue. mais qu’il faut les moduler à un débit légèrement plus faible afin de réduire l’encombrement spectral autour des fréquences centrales.Cela ne signifie pas. Par ailleurs. (fig. On définit ainsi des plages de garde entre bandes de fréquences.Compenser le temps de propagation tp en avançant les slots émis par les mobiles d’une durée tp par rapport à l’instant d’émission nominal. S’il n’y avait eu que l’insertion d’un intervalle de garde. qu’il est nécessaire de modifier la position des fréquences. temps de silence entre la fin d’un burst et la fin d’un slot. Cette opération est réalisée au moyen d’un paramètre TA (Time Advance). A raison de 300000 Km/s.Insérer un temps de garde (guard time) de durée importante entre deux burst consécutifs. Le GSM combine les deux procédés. pendant lequel il n’y a pas de transmission..

On remarque qu’il y a une période de garde de 30. .5 µs correspondant à la différence de durée entre un burst et un slot. C’est le type le plus couramment utilisé. Effet du tps de propagation des ondes. ce délai sert à compenser les temps de transmission entre le mobile et la station de base. il permet de transmettre 114 bits.Trame TDMA (descendante) 0 1 tp 2 3 4 5 6 7 tp 0 1 2 3 Trame TDMA (montante) 4 5 6 7 Fig. Format du burst Les bursts issus du codage viennent s'insérer dans les slots des trames TDMA par moitiés du fait de l'entrelacement.

ces séquences sont différentes et marquent ainsi leur origine locale. Elle permet également de déterminer les trajets multiples subis par le signal lors de la propagation. du fait de conditions de propagation exceptionnellement favorables. Cette faculté permet de corriger le canal au moyen d’un égaliseur. . Ainsi. L’utilisation de séquences distinctes pour différents BTS permet de différencier les signaux reçus directement de ceux qui seraient reçus sur la même fréquence.Détail d'un slot Structure générale d'un burst:    Séquence d'apprentissage: elle permet une synchronisation fine de chaque burst d’une cellule à l'autre. Chaîne de transmission Le canal de trafic est utilisé pour transmettre l’information utile du système. La parole est numérisée et codée (avec compression). Bits de données Période de garde: c'est la différence temporelle entre un slot et un burst. Il peut s’agir de parole ou de données utilisateur. des mobiles utilisant des slots consécutifs n'envoient pas de bursts si ces derniers se chevauchent au niveau du récepteur de la station de base. d’une station plus éloignée.

Cas de la parole : La chaîne de transmission qui correspond à la transmission du signal de la parole est décrite par la figure suivante: Chaîne de transmission numérique et canal radio D’après la théorie des télécommunications. le codeur de parole fournit un débit de 13kbits /s. dont on peut . Dans le cas d’un canal plein débit. Il transforme chaque bloc entrant. la transmission d’une source d’information sur un canal doit mettre en œuvre un codage de source (compressif) et un codage de canal (protecteur) efficaces. Le codeur de la parole traite la parole numérisée par bloc de 20ms. Les techniques cryptographiques permettent d’assurer un service de confidentialité sur un canal de transmission diffusant où des écoutes indiscrètes peuvent être entreprises.

Il en résulte 8 demi-burst. Il en résulte un débit de 260 x 50=13000 bits/s. il en résulte un temps de transmission de chaque trame de parole environ 8x5 = 40ms. qui sont donc transmis dans 8 trames TDMA. Bien entendu l’autre moitié de chaque demi-burst véhiculant la parole est utilisée pour transmettre une autre trame de parole.6152 ms. Chaque trame ayant une durée de 4. Transmission de la parole paquetisée : On peut présenter d’une façon synoptique les différents traitements que subit une trame de 20 ms de parole : . c’est-à-dire un peu moins de 5ms. et dire qu’une trame de parole est transmise toutes les 4 trames TDMA.évaluer le volume à 1280 bits (échantillonnage à 8 khz sur 8 bits en un bloc de 260 bits. Ces 260 bits sont protégés par un code et entrelacés. On peut donc raisonner d’une manière globale.

Cette paire de slots . Une fois obtenu le bloc de parole numérisé. Ces autres fonctions engendrent des transferts de données: informations système. comprimé (par le codec de parole). 6 et 7). Il est découpé en intervalles jointifs de durée 20 ms. I vaut 8 on va donc transmettre les 456 bits en 57×8 bits. pour surveiller son déroulement et assurer des commutations de cellules en cours de communication. comprimé et protégé. relevés de mesures. Chaque intervalle est numérisé. Le codage s’effectue paquet par paquet et cette paquetisation introduit un délai de 20 ms. En effet pour traiter un morceau de 20 ms il faut l’avoir reçu complètement. appelée bloc. 2 et 3) ou de la trame suivante (pour les sous-blocs 4. 3400 Hz]. Chapitre 3 : canaux logiques Canaux logiques L’interface radio est le maillon faible de la chaîne transmission. messages de contrôles. Il faut prévoir un certain nombre de fonctions de contrôle de nature variée pour que le mobile se rattache à une station de base favorable. 1. peut être vu comme une fonction du temps x (t) avec un spectre limité à la bande [300 Hz. de 456 bits. un (01) slot particulier parmi huit (08) est alloué à une communication téléphonique. Chaque sousbloc est associé avec un sous-bloc de la trame de parole précédente (pour les sous-blocs 0. dans le cas du signal téléphonique ordinaire. On peut prendre l’exemple des 456 bits de la trame codée de la parole : ces bits sont brassés et divisés en I groupes où I représente le degré d’entrelacement. 5. Plusieurs canaux logiques ont été définis pour les différents types de fonction. Ici. Ces huit demi-burst sont numérotés de 0 à 7. Pour cela on a recours à l’entrelacement. il faut le transmettre. protégé pour aboutir à une trame codée. Sur une paire de fréquences.Le signal analogique de parole. pour établir une communication.

aucun autre mobile ne peut transmettre ou recevoir dans le même slot à la même fréquence : le canal logique non dédié est simplex et partagé par un ensemble de mobiles. FACCH. SCH et SACCH) . Il existe 2 classes de canaux logiques :   le canal logique dédié est duplex et fournit une ressource réservée à un mobile telle que. Une telle structure est définie par une succession d’un slot donné sur des trames TDMA successives. Un ensemble de slots dans une multitrame va permettre de transporter les informations de contrôle et de signalisation avec une périodicité bien définie et forme un canal logique.forme un canal physique duplex correspondant à un circuit téléphonique. Ce canal physique forme alors une base à deux canaux logiques : le canal de trafic TCH (Trafic CHannel) qui transporte la voix numérisée à plein/demi-débit ou des données à faible débit (2. il permet l’accès multiple. Common Control Channel) contrôler les paramètres physiques avant et pendant les phases actives de transmission (cf. en particulier :    diffuser des informations système (cf. Broadcoast Control CHannels) prévenir les mobiles des appels rentrant et faciliter leur accès au système (cf. Ces fonctions de contrôle ne requièrent pas un débit comparable à celui de la voix ou des données et ne se voient pas allouer un canal physique plein mais moins d’un slot par trame : des structures multitrames apparaissent. Dans le sens uplink.4 Kbits/s) et le canal de contrôle SACCH (Slow Associated Control CHannel) qui gère les appels et assure une QoS satisfaisante. D’une manière plus générale. il transmet des données de diffusion aux mobiles à l’écoute du canal. dans la même cellule. il faut prévoir une multitude de fonctions de contrôle. Dans le sens downlink.

deux canaux TCH peuvent « s’installer » sur un seul Time Slot. On obtient donc un autre canal de signalisation. En effet.canaux de signalisation SDCCH (Stand-alone Dedicated Control Channel) : débit de 800 bits/s. gestion des mesures des stations voisines). il peut écouler lui-même la signalisation . contrôle de la qualité du lien radio. à 5. . FACCH Le canal SACCH permet d’écouler différents types de contrôles ou de signalisation mais son débit étant trop faible. Si le canal alloué est un SDCCH. On distingue les canaux dédiés transportant des informations utilisateur ou provenant des couches hautes du système : . le FACCH (Fast Associated Control Channel). on suspend la transmission des informations usagers afin d’écouler la signalisation. SDCCH). L’utilisation du Half Rate (canal TCH demi-débit) permet d’augmenter de manière considérable la capacité du réseau. fournir des supports pour la transmission de signalisation téléphonique (cf. Si le canal alloué est un TCH.6 Kbits/s en demi-débit (TCH/HS) ou des données à 12 Kbits/s. SACCH On ne peut pas dédier un canal à un mobile sans effectuer un contrôle constant pour ajuster des paramètres afin de conserver une bonne qualité de communication. le canal de contrôle SACCH (Slow Associated Control CHannel) permet d’en effectuer la supervision (contrôle de puissance.canaux de trafic TCH (Traffic Channel) : transmission de la parole à 13 Kbits/s (TCH/FS). on utilise alors une partie de la capacité. il ne convient pas aux actions rapides comme le handover. compensation du délai de propagation par le mécanisme d’avance en temps. Associé aux canaux SCH et SDCCH.

Voie balise : « Beacon Channel » La voie balise permet au mobile de se raccorder en permanence à la station de base la plus favorable. On peut alors distinguer deux types de synchronisation : . FCCH Le canal FCCH (Frequency Correction CHannel) permet aux mobiles de se caler sur la fréquence nominale de la station de base. Dans le cadre du GSM. Lors d’une mise sous tension. pendant l’état de veille et pendant une communication. et le . C’est un signal sinusoïdal parfait permettant un calage fin de l’oscillateur du mobile et il est émis environ 20 fois par seconde.synchronisation fine : détermination du TA (Timing Advance). La BTS effectue une estimation du temps de propagation allerretour à partir du burst RACH émis par le mobile. le mobile scrute les voies balises pour connaître les stations avoisinantes susceptibles de l’accueillir en cas de handover. SCH Le canal SCH (Synchronisation CHannel) fournit au mobile tous les éléments nécessaires à une complète synchronisation avec la station de base et il permet de caractériser la voie balise par un marquage spécial.Canaux de broadcast : ils permettent aux mobiles d’accrocher au système local en acquérant tous les paramètres analogiques et logiques nécessaires. . Le mobile mesure la puissance du signal reçu de la voie balise correspondant à une fréquence particulière de l’ensemble des fréquences allouées à cette station.comme par exemple un handover.une fréquence-balise sur laquelle est émis en permanence un signal modulé de puissance constante et qui permet aux mobiles de faire des mesures en puissance. la voie balise d’une station correspond aux deux éléments suivants : .

synchronisation logique : détermination du FN (Frame Number). connaissance des fréquences des voies balises des cellules voisines. description de l’organisation du canal CBCH.. et cette diffusion est plus ou moins rapide suivant la nécessité du mobile. Lorsque l’infrastructure désire .paramètre TA ainsi calculé sera transmis de manière logique via le canal AGCH. . numéro de zone de localisation. indication au mobile des slots à écouter pour détecter les appels diffusés. Il comprend la diffusion régulière d’informations systèmes de plusieurs types. La réception du SCH permet donc au mobile de calculer le numéro FN de trame dans l’hypertrame et de se caler sur le slot 0. AGCH Le canal AGCH (Access Grant CHannel) permet d’allouer un canal de signalisation lorsque l’infrastructure reçoit une requête du mobile. Le message d’allocation contient le numéro de porteuse et de slot. l’appel normal. Canaux de contrôle communs : « Common Control Channel » RACH Le canal RACH (Random Access CHannel) est un canal de contrôle partagé par un ensemble de mobiles qui leur permet de se signaler au réseau pour effectuer une opération telle que la localisation. BCCH Le canal BCCH (Broadcast Control CHannel) permet de diffuser des données caractéristiques de la cellule. PCH Le canal PCH (Paging CHannel) supporte l’ensemble des appels en diffusion (Paging). ainsi qu’une description du saut de Fréquence FH. authentifier et déterminer la demande du mobile. les paramètres RACH donnant les règles d’accès aléatoire. On peut alors identifier. l’envoi de messages courts. Ces informations déterminent les règles d’accès à la cellule : paramètres de sélection de la cellule..

On . le terrain est "découpé" en petites zones.communiquer avec un mobile. appelées cellules. le signal local étant beaucoup plus puissant que le signal lointain. le spectre radioélectrique est une ressource limitée. Lorsqu'on se trouve assez loin d'un émetteur. Le principe de la réutilisation des fréquences repose sur l'atténuation que subissent les ondes radio lorsqu'elles se propagent dans l'atmosphère. le signal envoyé par celui-ci est très faible. elle diffuse l’identité du mobile sur un ensemble de cellules et les messages sont transmis sur le canal PCH. formé d’émetteurs disséminés sur la zone à couvrir. CBCH Le canal CBCH (Cell Broadcast CHannel) diffuse aux usagers de la cellule des messages courts comme des informations routières. En pratique. météo… Gestion des fréquences Principe de réutilisation des ressources Les ondes radioélectriques sont aujourd'hui le seul moyen que l'on ait trouvé pour rendre possible les communications mobiles. caractérisées chacune par une fréquence précise. Malheureusement. La réponse du mobile s’effectue alors de manière aléatoire sur la cellule dans laquelle il se trouve sur le canal RACH. mais des émetteurs éloignés réutilisent les mêmes fréquences selon le principe énoncé plus haut. pour un appel ou une authentification par exemple. On peut alors utiliser la même fréquence que l'émetteur lointain sans crainte d'interférences. Deux émetteurs voisins utilisent des fréquences différentes. déjà largement sollicitée par ailleurs. On réunit un certain nombre de cellules utilisant des fréquences différentes pour former un motif. Le concept de motif cellulaire a donc été introduit pour permettre la réutilisation d'une même fréquence dans des endroits différents. Le GSM utilise donc un réseau maillé.

Fig. Un réseau de .répète alors ce motif pour couvrir tout le territoire. On appelle cette infrastructure "station de base". Exemple de motif à 20 cellules (les cellules portant le même chiffre utilisent la même réquence). permettant ainsi à partir d’un nombre de fréquences limité de mettre en place un grand nombre d'émetteurs. Exemple de couverture cellulaire Chaque émetteur nécessite une infrastructure complexe pour fonctionner et dialoguer tant avec l'ensemble du réseau qu'avec les téléphones mobiles présents sur sa zone de service.

radiotéléphonie cellulaire se compose donc d'un ensemble de stations de base réparties sur la zone géographique à couvrir. Code de couleur BSIC La même fréquence peut être utilisée pour supporter la voie balise de deux stations suffisamment éloignées. Les deux stations ne se brouillent pas sur leur zone de service respective mais un mobile situé à mi-distance peut recevoir alternativement l’une ou l’autre station avec un niveau de champ suffisant. Afin de différencier les deux stations, on utilise le code de couleur BSIC. Le couple (fréquence, BSIC) permet sur une zone donnée de déterminer parfaitement une cellule. A l’intérieur d’un motif, on utilise le même BSIC. Ainsi, les cellules voisines (cellules de fréquences de voie balise identique) ne font pas partie du même motif.
Voix Canal de trafic TCH Données plein-débit (13 kbit/s) demi-débit 2,4 kbits/s BCCH = information système Diffusion (voie balise) SCH = synchronisation et identification FCCH = calage sur fréquence porteuse PCH = appel du mobile Contrôle commun RACH = accès aléatoire AGCH = allocation de ressource Canaux de contrôle SACCH CBCH = messages courts diffusés SDCCH = signalisation Contrôle dédié SACCH = supervision de la liaison FACCH = exécution du handover Table des canaux logiques GSM

Classification et caractéristiques
TYPE NOM Frequency Correction CHannel : FCCH Synchronisation CHannel : SCH Broadcoast Control CHannel : BCCH Paging CHannel : PCH FONCTION Calage sur fréquence porteuse Synchronisation (en temps) + Identification Information système Appel du mobile Accès aléatoire du mobile Common Control Channel : CCCH Random Access CHannel : RACH pour effectuer une opération sur le réseau Allocation de ressources Messages courts (SMS) diffusés (informations routières, météo…) Signalisation 36 bits par messages DEBIT 148 bits toutes les 50 ms 148 bits toutes les 50 ms

Broadcoast CHannel : BCH

782 bit/s 456 bits par communication

Access Grant CHannel : AGCH

456 bits par message d’allocation

Cell Broadcoast CHannel : CBCH

Débit variable

Stand-Alone Dedicated Control CHannel : SDCCH Dedicated Control Channel Slow Associated Control CHannel : SACCH

782 bit/s 382bit/s pour de la parole 391 bit/s pour la signalisation

Supervision de la ligne

Fast Associated Contol CHannel : FACCH Trafic CHannel for coded speech : Trafic CHannel TCH Trafic CHannel for data TCH

Exécution du handover

9.2 kbit/s ou 4.6 kbit/s 13 kbit/s (plein débit) 5.6 kbit/s (demidébit) 9.6kbit/s, 4.8 kbit/s ou 2.4 kbit/s

Voix plein/demi débit

Données utilisateur

Gestion des ressources radio
Terminal en veille

Contrairement à un poste téléphonique classique, un mobile qui est sous tension mais en attente d’appel n’est pas un objet inactif et totalement passif. Il doit écouter régulièrement une voie balise et surveiller son environnement radio en permanence, de manière à détecter l’éventuelle sortie de sa cellule. A la mise sous tension, le terminal recherche les porteuses les mieux reçues et sélectionne parmi elle celles qui supportent une voie balise.
Fonction Méthode de multiplexage Un burst particulier toutes les 50 ms sur le slot 0 de la voie balise. Un burst sur le slot 0 de la voie balise, une trame après le burst FCCH 4 burst ‘’normaux’’ à chaque multitrame

BCH
Voie balise (diffusion)

FCCH SCH

Frequency correction channel Synchroniza tion channel Broadcast control channel

Calage sur la porteuse Synchronisation, identification de la BTS Informations système

BCCH

Eventuellement.etc. il sélectionne la cellule convenable en fonction de divers critères : . Parmi ces candidates. Méthode de multiplexage Sous-blocs entrelacés sur 4 bursts ‘’normaux’’ Burst court envoyé sur des slots particuliers en accès aléatoire 8 blocs entrelacés sur 4 burst ‘’normaux’’ Utilise certains slots de la trame à 51 A partir de cela. De même.appartenance au réseau de l’opérateur auquel il est abonné (ou à un réseau autorisé par celui-ci). . il peut établir un appel en émettant une requête sur le canal RACH de la cellule. Cela étant. trafic routier.zone de localisation autorisée (il existe des abonnements géographiquement restreints).absence d’interdiction (par exemple pour des raisons de surcharge). le terminal est ‘’calé’’ sur la cellule. .niveau reçu supérieur à un certain seuil prédéfini. .Fonction CCCH Common Control Channel Accès (partagé) PCH Paging channel Appel des mobiles RACH Random Access channel Accès aléatoires des mobiles AGCH Access Grant channel Allocation de ressources CBCH Cell Broadcast channel Messages courts diffusés (météo. . il mémorise une liste de voies balise candidates. Il reçoit les informations concernant le système. enfin il écoute le canal PCH sur lequel sont émis les appels provenant du réseau. diffusées par le canal BCCH. il peut être amené à changer de cellule en état de veille (processus de resélection de cellule). en cours de communication. Le transfert automatique de communications (Handover) Un terminal en veille est capable de choisir la cellule la meilleure du point de vue radio.

Dans de telles conditions.Phase d’observation : .le mobile peut être amené à changer de conditions de transmission. .soit avec changement de cellule (transfert intercellulaire). Ce type de handover ne modifie pas les circuits de parole en dehors de la BTS (et éventuellement de la BSC). De telles conditions indiquent normalement que le mobile est à la frontière de la cellule. évanouissement profond…). Le processus de transfert en cours de communication (ou handover) est toujours effectué à l’initiative du réseau. Le handover se déroule de la manière suivante : . et que cette dégradation est due non pas à l’éloignement du terminal. il est possible de réaffecter au terminal un autre canal physique sans changer de cellule. Il s’effectue lorsque les mesures montrent un niveau (ou une qualité de signal) médiocre sur la cellule courante et un niveau ou une qualité meilleures sur une autre cellule. Le but de cette opération est d’allouer un nouveau canal dédié à un terminal en cours de communication sur un canal dédié. Le Handoff intercellulaire : Est décidé sur des critères différents du précédent.soit sans changement de cellule (transfert intracellulaire). Le Handoff intra-cellulaire : S’effectue lorsque l’on constate une dégradation de la qualité du signal reçu. Cela peut s’effectuer de deux manières : . afin de maintenir une qualité correcte de la liaison. mais aux conditions de propagation localement défectueuses (interférences dans le canal. Un handover intercellulaire peut également être décidé lorsque la cellule courante supporte un trafic trop important (redirection d’appels).

Ou bien les deux cellules dépendent du même BSC. à la BTS.Exécution du handover : Handover intercellulaire Handover inter-BSC Handover inter-MSC Il y a plusieurs cas possibles en fonction des cellules entre lesquelles la commutation doit s’effectuer. avec celles de la cellule courante. selon un algorithme propre à chaque opérateur. L’ensemble des mesures est transmis au BSC. Les données sont mémorisées pour les 6 cellules voisines. ou bien elles dépendent du .Le mobile effectue les mesures du niveau de signal reçu (RXLEV) et de la qualité du signal (RXQUAL) dans la cellule courante. la BTS courante effectue des mesures de niveau du signal reçu sur la voie montante. D’autre part. et transmises. et il les identifie en décodant le code BSIC (Base Station Identity Code) qu’elles transmettent dans le canal SCH. . qui peut établir une liste de cellules candidates pour le transfert. Il effectue également les mesures de niveau reçu des stations voisines.

le terminal peut commencer à émettre des bursts normaux et. ou bien elles dépendent de MSC différents.même MSC mais de BSC différents. suite à un échange bien fait. de la nouvelle cellule. c’est le MSC qui opère le choix en se fondant notamment sur des critères d’équilibrage du trafic. Le BSC envoie alors un message au terminal par l’intermédiaire de la BTS. Ce message contient un octet de référence et les caractéristiques du nouveau canal. Cela étant fait. En l’absence de règles générales. on peut néanmoins retenir plusieurs principes de base : 1. le . Il s’agit d’un transfert asynchrone. Lorsque la décision est prise.  Le déclenchement du Handoff est décidé par la BSC. etc.  Le MSC qui établit l’appel reste le point de connexion au réseau commuté. sur le canal FACCH. le BSC ignore la valeur de l’avance de temps TA à appliquer dans la nouvelle cellule. l’avance de temps TA. et il s’ensuit une procédure d’échange entre le mobile et la nouvelle BTS qui permet de calculer l’avance de temps TA. La BTS active le nouveau canal. en cas de transfert entre BSC. le BSC réserve un canal sur la nouvelle cellule. Cas où le Handover se produit entre deux cellules dépendant du même BSC. 2. Dans ce cas.  Parmi les cellules cibles définies par le BSC. Deux cas se présentent :  Si les deux cellules ne sont pas synchronisées entre elles. le niveau de puissance à utiliser. le mobile émet un message contenant la référence du handover.

terminal émet un message signalant que le handover s’est correctement déroulé. le BSC peut calculer la nouvelle valeur de TA à partir de l’ancienne et la transmettre au terminal. les principes sont semblables mais les échanges sont plus complexes car les éléments qui interviennent sont plus nombreux et plus éloignés. on peut représenter schématiquement un réseau radiomobile de la manière suivante : . Toutefois. Chapitre 4 : Architecture d’un réseau radiomobile GSM Un réseau GSM est constitué de trois sous-systèmes :    le sous-système Radio BSS Base Station Sub-system le sous-système Réseau NSS Network and Switching Subsystem le sous-système d'exploitation OSS Operation Sub-system Ainsi. qui commande à l’ancienne BTS de libérer l’ancien canal. Nous n’aborderons pas les cas de Handoff qui font intervenir les MSC.  Lorsque les BTS sont synchronisées. il se produit tout de même un bref échange de messages avant la mise en service de la nouvelle liaison et la libération de l’ancien canal. Cela lui permettrait d’appliquer directement cette valeur et d’émettre directement des burst normaux sur le nouveau canal. d’une manière similaire au cas précédent. Ce message est alors transmis par la BTS au BSC.

Il est donc possible de continuer à recevoir et à émettre des appels et d'utiliser tous ces services simplement grâce à l'insertion de la carte SIM dans un terminal quelconque. Mobile Equipment : Le Mobile Equipment est identifié (exclusivement) à l'intérieur de n'importe quel réseau GSM par l'International Mobile Equipment Identity (IMEI).Mobile Station La Mobile Station (MS) est composée du Mobile Equipment (le terminal GSM) et du Subscriber Identity Module (SIM). une petite carte dotée de mémoire et de microprocesseur. qui sert à identifier l'abonné indépendamment du terminal utilisé. L'IMEI est un numéro à 15 chiffres qui présente la structure suivante: IMEI = TAC / FAC / SNR / sp .

qui varie entre un maximum de 20 Watt et un minimum de 0. Ces deux derniers aspects sont gérés par le ‘’Discontinuous Transmit . résumant les caractéristiques de ces 5 classes La puissance de la MS détermine la capacité de cette dernière à s'éloigner des stations émetteurs/récepteurs (BTS) du réseau tout en continuant d'utiliser le service. qui interviennent sur les cellules adjacentes. Une particularité de la MS consiste en la capacité de changer la puissance d'émission du signal sur le canal radio de façon dynamique sur 18 niveaux et ceci pour pouvoir conserver à tout instant la puissance de transmission optimale. identifie le constructeur (2 chiffres) · SNR = Serial Number (6 chiffres) · sp = Chiffre supplémentaire de réserve (1 chiffre) Les terminaux GSM sont divisés en cinq classes en fonction de leur puissance maximale de transmission sur le canal radio. déterminé par le corps central du GSM (6 chiffres) · FAC = Final Assembly Code.Où: · TAC = Type Approval Code.8 Watt. Tab. en réduisant ainsi les interférences entre canaux. et les dépenses en énergie du terminal.

pour Moov Togo : 03) · MSIN = Mobile Station Identification Number (maximum 10 chiffres) Le sous-système radio BSS (Base Station Sub-system) Sa fonction principale est la gestion de l'attribution des ressources radio. comporte les procédures de cryptage ainsi que d'autres données telles que la mémoire alphanumérique du téléphone et la mémoire relative aux messages (SMS. indépendamment des abonnés. MMS…) et enfin les mots de passe qui empêchent l'utilisation de la carte et l'accès à d'autres fonctions supplémentaires. de leur identité ou de leur communication. SIM : La carte SIM contient l'International Mobile Subscriber Identity (IMSI).(DTX)’’ qui bloque la transmission lorsque l'utilisateur n'est pas en conversation grâce à la fonction ‘’Voice Activity Detection (VAD)’’. qui sert à identifier l’abonné dans n’importe quel système GSM. pour le Togo: 615) · MNC = Mobile Network Code (2 chiffres. L'IMSI présente la structure suivante: MCC / MNC / MSIN Où: · MCC = Mobile Country Code (2 ou 3 chiffres. On distingue dans le BSS : . La VAD vérifie la présence ou l'absence d'activité vocale. L'augmentation ou la diminution de la puissance du signal est transmise à la MS par la BSS qui fait de façon constante le monitoring de la qualité de la communication.

Le Frequency Hopping (FH)(Saut de Fréquence): la variation de fréquence utilisée dans un canal radio à des intervalles réguliers. Discontinuous Transmission (DTX) soit dans l’uplink que dans le downlink. La gestion de la Diversité d'Antennes. indépendamment l'une de l'autre et sont atteintes différemment par le fading: la probabilité qu'elles soient atteintes en même temps par un fading important est presque nulle). autrement dit l'utilisation de deux antennes de réception afin d’améliorer la qualité du signal reçu (les deux antennes reçoivent le même signal. La capacité de gérer les canaux Full Rate et Half Rate. Mesures sur la liaison montante (uplink). Détection des messages de handover access (HO ACCESS). La BTS exerce une série de fonctions décrites ci-après :           Mesures des interférences sur les canaux non alloués à des communications (idle channels).La station de base BTS (Base Transceiver Station) : La Base Transceiver Station contient tous les émetteurs-récepteurs appelés TRX reliés à la cellule et dont la fonction est de transmettre et recevoir des informations sur le canal radio en proposant une interface physique entre la Mobile Station et le BSC. La supervision du Rapport des Ondes Statiques (ROS) en antenne. Calcul du Timing Advance (avance de temps) pour la synchronisation temporelle. afin d'améliorer la qualité du service à travers la diversité dans la fréquence. selon la distance qui sépare la BTS du mobile. servant à l'algorithme de décision du handover. Détection des demandes d'accès des mobiles envoyées sur le canal de contrôle commun (RACH). .

le codage. autrement dit. Le monitoring de la connexion radio se fait en relevant les signaux radiofréquences. . sur la base des relevés reçus par la BTS. La gestion des algorithmes de chiffrement: l'information de l'utilisateur est cryptée afin de garantir à l'abonné une certaine sécurité sur le canal du trafic et sur celui de codage. le changement de cellule lors des déplacements de l'utilisateur pendant une conversation. dans le but d’améliorer l’efficacité du spectre. le frequency hopping et les handovers. à travers le monitoring de la connexion entre la BTS et les MSC et aussi.   Le Contrôle Dynamique de la Puissance (DPC) de la MS et des BTS: le BSC détermine la puissance optimale avec laquelle la MS et le BTS effectuent la transmission sur le canal radio (grâce à l’exploitation des relevés effectués par le MS et le BTS). le moment pour effectuer le handover. Le standard GSM Phase II supporte 8 algorithmes de chiffrement. La gestion de handover intra BSC : il décide. ces relevés sont ensuite envoyés au BSC afin d'assurer un haut niveau de qualité à la communication radio. à l'intérieur de la surface de couverture de sa compétence. à travers les canaux radio. L'algorithme de cryptage qui doit être utilisé est transmis au BTS par le BSC sur la base des indications reçues par le MSC et la clef du cryptage est unique pour chaque utilisateur. Le contrôleur de station de base (BSC) : Le contrôleur de station de base (BSC) gère les ressources radio pour une ou plusieurs BTS. Il permet plus précisément :   La gestion et la configuration du canal radio : il doit choisir pour chaque appel la cellule la mieux adaptée et doit sélectionner à l'intérieur de celle-ci le canal radio le plus adapté à la mise en route de la communication.

En plus des fonctions indispensables de commutation. PLMN et PDN. D'autres fonctions fondamentales du MSC sont décrites ci-après : . on y retrouve les fonctions de gestion de la mobilité. Le sous-système réseau NSS (Network Station Sub-system) Il assure principalement les fonctions de commutation et de routage. de la sécurité et de la confidentialité qui sont implantées dans la norme GSM. la mise en route et la gestion du codage de tous les appels directs et en provenance de différents types de réseau tels que PSTN. et il assure la commutation des appels en cours entre des BSC différents ou vers un autre MSC. Il développe aussi la fonctionnalité du gateway face aux autres composants du système et de la gestion des processus de handover. Le MSC (Mobile Services Switching Center) : Le Mobile Switching Center (MSC) est l'élément central du NSS. Il gère grâce aux informations reçues par le HLR et le VLR. ISDN. les MSC doivent être capables de gérer un nombre d'utilisateurs variables quant à la typologie et à la quantité et être capables d'assurer à chacun un niveau de service constant. A l'intérieur de la surface de service on peut retrouver plusieurs MSC et chacun d'entre eux est responsable de la gestion du trafic d'un ou de plusieurs BSS et à partir du moment où les usagers se déplacent sur toute la surface de couverture. C'est donc lui qui permet l'accès au réseau public RTCP ou RNIS. Les fonctions de décodage des canaux radio Full Rate (16 kbps) ou Half Rate (8 kbps) pour des canaux à 64 kbps.

par contre l'on attribue le Temporary Mobile Subscriber Identity (TMSI).  Le processus de handover: Un utilisateur peut. est sous le contrôle d'un autre MSC. dans le cas présent le processus de handover est effectué par deux MSC sur la base des relevés du signal effectués par les BTS récepteurs de la MS. dans ce cas le processus de handover est géré par le même MSC. le MSC a aussi pour mission de mettre en relation le TMSI et le IMSI et lorsque le mobile se déplace sur l'aire de location contrôlée par un autre MSC. Le HLR (Home Location Register) : . La discrétion quant à l'identité de l'utilisateur. il doit lui attribuer un nouveau TMSI. La MS se déplace dans une cellule contrôlée toujours par le même MSC. continuer d'utiliser le service même quand. même si toutes les informations sont cryptées. il franchit les limites de la cellule dans laquelle il se trouve. Il peut se présenter deux cas: 1. le système se garde toujours de transmettre l'IMSI attribué lors de la signature du contrat par l'usager. 2.   L'authentification de l'auteur de l'appel: l'identification de la MS à l'origine de l'appel est nécessaire pour déterminer si l'utilisateur est en droit de bénéficier du service. La nouvelle cellule dans laquelle la MS évolue. pendant une conversation. sur le réseau GSM. pour pouvoir garantir la réserve sur son identité sur le canal radio. au moment de l'appel car il ne présente qu'une utilité temporaire.

est inséré dans un équipement dont les éléments (mémoire.Lorsqu'un utilisateur souscrit à un nouvel abonnement au réseau GSM. Il a pour mission de communiquer au VLR quelques données relatives aux abonnés. Il peut ainsi y avoir des MSC privés de HLR. capacité des disques) peuvent être mis à jour au fur et à mesure de l'augmentation du nombre d'abonnés. processeurs. Dans le cas où il existe plusieurs HLR. à partir du moment où ces derniers se déplacent d'une location area à une autre. mais connectés à celle d'autres MSC. A l'intérieur du HLR les abonnés sont identifiés comme suit : MSISDN = CC / NDC / SN Où :    CC = Country Code. Il contient toutes les données relatives aux abonnés et ses informations détaillées : . Le HLR. numéro qui identifie l'utilisateur mobile Le Home Location Register (HLR) est une base de données qui peut être soit unique pour tout le réseau soit multiple. indicatif international (le CC Togo est 228) NDC = National Destination Code. indicatif national de l'abonné sans le zéro SN = Subscriber Number. chacun d'eux se voit attribuer une aire de numérotation c'est à dire un ensemble de Mobile Station ISDN Number (MSISDN). toutes les informations qui concernent son identification sont mémorisées sur le HLR. comme toutes les autres bases des données que l'on va examiner par la suite. Le MSISDN identifie exclusivement un abonnement d'un téléphone mobile sur le plan de numérotation du réseau public international commuté.

autrement dit l'adresse de VLR sur lequel elle a été enregistrée.Les informations de type permanent :    L'International Mobile Subscriber Identity (IMSI). . service de donnés. les constructeurs installent le VLR et le . et d'autres services complémentaires). les fonctions exercées par le HLR sont : La sécurité : dialogue avec l'AUC et le VLR.L'enregistrement de la position : dialogue avec le VLR et avec le MSC. Les informations de type dynamique :   La position courante de la station mobile MS. Généralement pour simplifier les données réclamées et ainsi la structure du système. information qui identifie exclusivement l'abonné à l'intérieur de tout réseau GSM et qui se trouve inscrite dans la carte SIM. Le VLR (Visitor Location Register) : Le Visitor Location Register (VLR) est une base de données qui mémorise de façon temporaire les données concernant tous les abonnés qui appartiennent à la surface géographique qu'elle contrôle. Si l'on veut résumer.La gestion des données relatives à l'abonné : dialogue avec l'OMC et le VLR. Le Mobile Station ISDN Number (MSISDN). Ces données sont réclamées à l'HLR auquel l'abonné appartient. Eventuellement la situation d'un certain nombre de services auxiliaires. Tous les services auxquels l'abonné a souscrit et auxquels il est capable d'accéder (voix. . éventuels verrouillages des appels internationaux. SMS.

SMS. il est employé comme garant de la sécurité de l’IMSI et est attribué à chaque changement de LA La condition de la MS (en veille. d'autres services auxiliaires). et ceci en fournissant soit les codes pour l'authentification soit pour le chiffrement. service de données. Plus précisément il contient les informations suivantes :      Temporary Mobile Subscriber Identity (TMSI). . etc. Les codes d'authentification et de chiffrement sont générés de façon aléatoire pour chaque abonné grâce à un ensemble d'algorithmes définis et mémorisés dans l'AUC et sur la SIM. éteinte) L'état des services complémentaires comme Call Waiting. La Location Area Identity (LAI) L'AuC (Authentication Center) : Le Centre d'authentification est une fonction du système qui a pour but de vérifier si le service est demandé par un abonné autorisé. Le chiffrement par contre génère des codes secrets qui serviront pour crypter tous les échanges qui auront lieu sur le canal radio. Call Barring. Les types de services auxquels l'abonné à souscrit et auxquels il a droit d'accès (voix. occupée. de telle sorte que la surface géographique contrôlée par le MSC et celle contrôlée par le VLR correspondent. Call Divert.MSC côte à côte. Le mécanisme d'authentification vérifie la légitimité de la SIM sans transmettre sur le canal radio les informations personnelles de l'abonné (telles que l’IMSI et la clef de chiffrement) afin de s’assurer si l'abonné qui essaye d'accéder au service est autorisé ou pas.

On la nomme couramment "interface radio" ou "interface air". A chaque mise à jour de la position de la MS (location updating). Les interfaces L'interface Um : C'est l'interface entre les deux sous-systèmes MS et la BTS. L'AUC est une base de données qui échange avec le HLR. Réalisation de statistiques. Mise en service de sites. . A chaque demande de mise en activité. l'OMC/S (System) qui est relié au sous-système NSS à travers les MSC.L'authentification se fait de façon systématique chaque fois que la MS se connecte au réseau et aussi dans les cas suivants :    Chaque fois que la MS reçoit ou émet un appel. Modification de paramétrage. Enfin l'OMC/M (Maintenance) contrôle l'OMC/R et l'OMC/S. à travers les BSC. Operating Sub-System) Il assure la gestion et la supervision du réseau. Dans les OMC (Operation and Maintenance Center). Le sous-système d’exploitation (OSS. C'est la fonction dont l'implémentation est laissée avec le plus de liberté. on distingue l'OMC/R (Radio) qui est relié à toutes les entités du BSS. La supervision du réseau intervient à de nombreux niveaux :     Détection de pannes. de cessation d'activité ou de l'utilisation des services supplémentaires.

L'interface A : C'est l'interface entre les deux sous systèmes BSS (Base Station Sub System) et le NSS (Network Sub System).L'interface Abis : C'est l'interface entre les deux composants du sous-système BSS : la BTS (Base Station Transceiver) et le BSC (Base Station Controler). .

Voyons à présent les différents traitements que subit le signal utilisateur lors d’une communication. autour de la Terre par exemple) * dans des lignes (propagation guidée. Intérêt de l'étude de la propagation des ondes radio Il est essentiel de comprendre les principes de la propagation des ondes pour pouvoir prédire les chances et les conditions d'établissement d'une liaison radio entre deux points de la surface de la Terre ou entre la Terre et un satellite. Cela permet par exemple : . dans un câble coaxial ou un guide d'onde) Le domaine des fréquences des ondes radio s'étend de 9 kHz à 3 000 GHz. Propagation des ondes radio Les ondes radioélectriques ou ondes hertziennes sont des ondes électromagnétiques qui se propagent de deux façons : * dans l'espace libre (propagation rayonnée.Chapitre 5 : Les caractéristiques de l'interface Air L’interface radio est une des parties les plus sophistiquées du système et très vulnérable.

* Le calcul de la puissance minimale d'un émetteur de radiodiffusion afin d'assurer une réception confortable sur une zone déterminée .. * le calcul du champ électromagnétique à proximité d'un équipement d'émission (radar. etc. * l'estimation des chances d'établissement d'une liaison transcontinentale sur ondes courtes . la saison. émetteur de télévision. Le niveau du signal reçu à l'extrémité du parcours sera plus ou moins élevé donc plus ou moins exploitable en fonction de la fréquence d'émission. relais. * la détermination de la position d'un relais pour la radiotéléphonie mobile .. L'étude des lignes de transmission et des phénomènes de propagation d'un signal dans une ligne peut aider à optimiser les câbles utilisés dans l'établissement d'un réseau de transmission ou pour l'alimentation d'une antenne. Dans l'espace . l'heure du jour. l'époque par rapport au cycle solaire. la direction et la distance entre l'émetteur et la station réceptrice.) pour déterminer les risques encourus par la population se trouvant à proximité. * l'étude des phénomènes d'interférence entre émetteurs .

La connaissance de l'un entraine la connaissance de l'autre. Au bout d'une seconde. Dès que l'onde électromagnétique s'est suffisamment éloignée de sa source (à une distance de l'ordre de la longueur d'onde). au bout d'une période. Si le milieu de propagation n'est pas isotrope et homogène.* Déplacement d'une onde électromagnétique dans l'espace Les ondes provoquées par la chute d'un caillou à la surface d'un étang se propagent comme des cercles concentriques. on définit en général l'amplitude de l'onde par l'amplitude de son champ électrique. L'onde radio émise par l'antenne isotopique (c'est-à-dire rayonnant de façon uniforme dans toutes les directions de l'espace) peut être représentée par une succession de sphères concentriques. très proche de 300 000 km/s. la sphère a 600 000 km de diamètre. le front de l'onde ne sera pas une sphère. Pour cette raison. l'onde aura parcouru une distance lambda appelée longueur d'onde. On peut imaginer une bulle se gonflant très vite. Ces deux champs oscillants sont perpendiculaires entre eux et perpendiculaires à la direction de propagation. à la vitesse de la lumière c. La longueur d'onde est une caractéristique essentielle dans l'étude de . Comme une onde radio est une vibration. on peut la considérer comme constituée par l'association d'un champ électrique E et d'un champ magnétique H. Le rapport E/H entre l'amplitude de ces deux champs est égal à 377 ohms.

pour une fréquence donnée. dans le vide. . il est important de définir si E désigne l'amplitude maximale du champ. Une onde à polarisation elliptique peut être considérée comme la superposition des deux ondes "linéaires" polarisées à 90° l'une de l'autre. Par exemple. plus l'intensité du champ électromagnétique rayonné est faible. inversement proportionnel à la distance: le champ est divisé par deux si on se trouve deux fois plus loin. Cette variation est régulière dans un espace homogène. Il faut également définir l'antenne : doublet électrique élémentaire. Pour calculer le champ à une distance D de l'antenne. etc.( dès que l'on atteint une distance dite de Fraunhofer) Le champ électrique de l'onde est.la propagation . une antenne filaire verticale émettra une onde polarisée verticalement. * Variations du champ électrique Plus on s'éloigne de l'antenne. elle dépend de la vitesse de propagation de l'onde. lui. antenne isotrope. c'est à dire avec un champ E vertical. On appelle polarisation d'une onde radio la direction du champ électrique. Dans ce cas. la puissance transportée par l'onde par unité de surface est inversement proportionnelle au carré de la distance à la source. Mais on peut trouver des ondes dont le sommet du vecteur E décrit une ellipse: La polarisation est elliptique. par exemple. ou bien la valeur efficace du champ. dipôle demi-onde.

une puissance de 10W appliquée à ce doublet produira un champ d'amplitude maximum de 1 mV/m à une distance de 30 km. alors k = 60. (Voir bibliographie : Goudet) Ainsi. en radioélectricité.I. de l'antenne. notamment en CEM. le concept d'antenne isotrope. Si on considère une source isotrope rayonnant une puissance P (on dit alors que P est la P.E.). n'est pas un champ négligeable. P en W. perpendiculairement à l'antenne (sens du vecteur de Poynting). D en m. Les calculs de champ sont d'abord effectués en fonction de l'antenne isotrope. On utilise souvent.R. . le coefficient k sera égal à 98. en dB/iso. On corrige ensuite le calcul en tenant compte du gain réel. est donnée par la relation : Eo=\frac{\sqrt{k P}}{D}~ avec k = 90 Eo en V/m. ce qui. Si on considère non plus un doublet électrique élémentaire (qui n'a pas d'existence réelle) mais un dipôle demi-onde.Si P est la puissance (non modulée) appliquée à un doublet électrique élémentaire. la valeur maximum du champ électrique E rayonné en un point situé à une distance D de cette antenne. Si on considère une antenne isotrope ( voir ci-dessous) .

Toutes ces relations ne sont valables que pour D suffisamment grand. En particulier. mais peut être nettement plus éloignée pour les antennes à fort gain. du fait que l'ellipsoïde de Fresnel n'est pas dégagé aux fréquences basses. si les antennes d'émission et de réception sont distantes de 30 km. il y aura déjà une atténuation aux fréquences basses. dans la zone dite zone de Fraunhofer des éléments rayonnants. Cette zone commence à une distance de l'ordre de la longueur d'onde pour les antennes petites. comme la terre est ronde. Par exemple. ou des éléments qui pourront provoquer des réflexions. Et même dans ce cas.7 V/m à une distance de 3 m. Dans les conditions réelles de propagation.et si on considère le champ efficace (champ max divisé par racine de 2) alors on a la relation suivante : Eeff=\frac {\sqrt{30 P}}{D}~ Ainsi. on aura presque toujours des obstacles à proximité du trajet de l'onde. il faudra qu'elles soient à 15 mètres au-dessus du sol pour obtenir la visibilité optique. . une puissance non modulée de 10 W appliquée à une antenne isotrope produira un champ E efficace de 5. il y aura toujours une distance à laquelle la source d'émission n'est plus en visibilité de l'antenne de réception. en terrain plat.

La valeur minimale de ce niveau dépend de la sensibilité du récepteur. * Atténuation entre deux antennes Dans le cas de la propagation en espace libre. Si l'antenne d'émission et l'antenne de réception sont isotropes (gain 0db iso). il est possible de connaître le niveau de puissance reçu par une antenne de réception. du gain de l'antenne et du confort d'écoute souhaité. à une fréquence de 150 MHz. en fonction de la distance à l'antenne d'émission et de la puissance de l'émetteur. l'atténuation entre les deux antennes est: A = 22dB + 20 log (D/ lambda) Par exemple. on peut calculer ce que recevra une autre antenne isotrope placée à 1km: . Dans le cas des transmissions numériques le confort d'écoute est remplacé par le taux d'erreur requis pour la transmission. Pour une bonne réception.Il faudra alors compter sur le phénomène de diffraction pour recevoir un signal. et si les deux antennes ont même polarisation. il est nécessaire que le champ électrique de l'onde captée ait un niveau suffisant. c'est-à-dire ellipsoïde de Fresnel dégagé. si une antenne isotrope reçoit de la part de l'émetteur une puissance PE de 10 W. à moins que l'on soit dans le cas de réflexions ionosphériques (voir plus loin).

. Réflexion des ondes radio .76 dB = -36 dBm Ces formules avec l'antenne isotrope hypothétique permettent les calculs avec des antennes réelles.. Dans la pratique il est fréquent que deux ou plusieurs phénomènes s'appliquent simultanément au trajet d'une onde : réflexion et diffusion.Lambda = 2m PE = 10 w = 40 dBm A= 22dB +20 log (1000/2) = 76 dB PR = 40 dBm . Ces phénomènes appliqués aux ondes radioélectriques permettent souvent d'établir des liaisons entre des points qui ne sont pas en vue directe. en tenant alors compte du gain /iso de celles -ci... quelques centaines de Térahertz pour la seconde. Évidemment l'influence de la fréquence de l'onde est déterminante pour sa propagation mais la plupart des phénomènes d'optique géométrique (réflexion. Phénomènes de propagation des ondes radio Une onde radio se distingue d'un rayonnement lumineux par sa fréquence : quelques dizaines de kilohertz ou gigahertz pour la première.) s'appliquent aussi dans la propagation des ondes hertziennes. diffusion et réfraction.

Il est possible de reproduire avec une onde radio dont la longueur d'onde est de quelques centimètres à quelques décimètres le phénomène observé avec une lentille ou un prisme en optique classique. Diffraction des ondes radio . la réflexion que subit une onde décamétrique dans l'ionosphère est en fait une suite continue de réfractions. une onde radio peut subir un changement de direction dépendant à la fois de sa fréquence et de la variation de l'indice de réfraction.Une onde peut se réfléchir sur une surface comme le sol. La réflexion d'une onde est plus généralement diffuse. Réfraction des ondes radio Comme un rayon lumineux est dévié lorsqu'il passe d'un milieu d'indice de réfraction n1 à un autre d'indice n2. Ce phénomène est particulièrement important dans le cas de la propagation ionosphérique. On parle de réflexion spéculaire lorsque l'onde se réfléchit comme un rayon lumineux comme elle le ferait sur un miroir. un mur ou une voiture. Une antenne ou un miroir parabolique fonctionnant de façon similaire. la surface de l'eau. l'onde se réfléchissant dans plusieurs directions ainsi qu'un rayon lumineux frappant une surface mate. Une onde dont la fréquence est de l'ordre de quelques mégahertz peut se réfléchir sur une des couches ionisées de la haute atmosphère.

une onde ne sera pas entièrement arrêtée par une montagne. Ce franchissement de l'obstacle se fera avec une atténuation. parfois très importante. celle-ci pourra être arrêtée par cet obstacle. il faudra considérer "l'ellipsoïde de Fresnel" En pratique. alors qu'une émission décimétrique sera pratiquement arrêtée. Diffusion des ondes radio Le phénomène de diffusion peut se produire quand une onde rencontre un obstacle dont la surface n'est pas parfaitement plane et . Ainsi.Lorsqu'une onde rencontre un obstacle de grande dimension par rapport à la longueur d'onde. Une émission centimétrique sera arrêtée même par une petite colline. Cependant. vers la plaine qui se trouve derrière. Pour connaître l'atténuation supplémentaire apportée par l'obstacle. d'une montagne. Ce sera le cas d'une colline. La diffraction sera plus importante pour les fréquences basses : une émission kilométrique (de quelques centaines de KHz) n'aura pas de difficulté pour franchir une montagne. à partir des limites de cet obstacle. les calculs sont difficiles. dans une certaine mesure... l'onde pourra contourner l'obstacle et continuer à se propager derrière celui-ci. et on utilise des logiciels de prévision de propagation. etc. mais pourra continuer à se propager à partir du sommet de la montagne...

. Comme en optique. C'est le cas des couches ionisées.. * déphasage d'un multiple d'une demi-période : les signaux sont en opposition de phase et l'amplitude du plus faible se déduit de celle du plus fort. le niveau du signal résultant est nul. de la surface du sol dans les régions vallonnées (pour les longueurs d'ondes les plus grandes) ou de la surface des obstacles (falaises. Leurs amplitudes s'ajoutent. constructions.) pour les ondes ultra-courtes (au-dessus de quelques centaines de mégahertz). la diffusion dépend du rapport entre la longueur d'onde et les dimensions des obstacles ou des irrégularités à la surface des obstacles réfléchissants. Si les deux signaux ont la même amplitude. Plusieurs cas peuvent alors se présenter : * déphasage égal à un multiple de la période : les signaux sont en phase et se renforcent mutuellement. Interférence de deux ondes radio Il faut distinguer le brouillage occasionné par deux signaux indépendants. .lisse. Dans ce dernier cas. mais possédant des fréquences très proches. du phénomène d'interférence apparaissant lorsque l'onde directe rayonnée par un émetteur est reçue en même temps qu'une onde réfléchie. les temps de parcours des deux ondes sont différents et les deux signaux reçus sont déphasés. Ces derniers peuvent être aussi variés que des rideaux de pluie (en hyperfréquences) ou les zones ionisées de la haute atmosphère lors des aurores polaires. forêts.

En transmissions numériques. dans ce cas on pourra observer un taux d'erreurs sur les bits (BER) important. on utilise aujourd'hui pour certains systèmes radio à haut débit le codage par "étalement de spectre". on parlera alors de d'interférences par trajets multiples. radiogoniométrie.. l'interférence se traduira par des variations de niveaux du signal radio reçu. Pour réduire ces phénomènes. . . Effet Faraday .Si la différence temporelle entre les trajets est inférieure à la durée d'un symbole numérique (moment) . Le phénomène d'interférence est particulièrement gênant dans le cas des transmissions de signaux numériques: en effet..Si la différence temporelle entre les trajets est supérieure à la durée des moments. Le phénomène d'interférence est utilisé dans des applications couvrant de nombreux domaines : mesure de vitesse. Les phénomènes d'interférences peuvent être très gênants lorsque le temps de parcours de l'onde indirecte varie : l'amplitude du signal reçu varie alors à un rythme plus ou moins rapide. on aura une distorsion du signal démodulé. On peut distinguer les cas suivants: .* déphasage quelconque : l'amplitude du signal résultant est intermédiaire entre ces deux valeurs extrêmes.

Propagation en fonction de la gamme de fréquence Ondes kilométriques Elles se propagent principalement à très basse altitude. diffusion des signaux horaires (horloges radiopilotées)..Lorsqu'une onde radio se propage dans un milieu ionisé.). ce qui produirait un évanouissement de la liaison. Pour cette raison. Ce niveau décroît d'autant plus vite que la fréquence est élevée. Pour une même distance de l'émetteur.. sa direction de polarisation tourne. RTL. les télécommunications spatiales qui traversent l’ionosphère utilisent une polarisation circulaire. La puissance de ces émetteurs est énorme : souvent plusieurs mégawatts pour obtenir une portée pouvant aller jusqu'à 1000 km. comme l’ionosphère.. . afin d'éviter que l'onde reçue par l'antenne de réception n'ait une polarisation croisée avec cette antenne. ce qui permet de communiquer avec des sous-marins en plongée. par onde de sol.. le niveau du signal reçu est très stable. Applications courantes : radiodiffusion sur Grandes Ondes (FranceInter. Leur grande longueur d'onde permet le contournement des obstacles. Les ondes de fréquence très basse pénètrent un peu sous la surface du sol ou de la mer.

Entre 1 et 30 MHz. Elles utilisent encore l'onde de sol pour couvrir une zone ne dépassant guère une région française mais bénéficient après le coucher du soleil des phénomènes de propagation ionosphérique. la réflexion des ondes sur les couches de l'ionosphère permet de s'affranchir du problème de l'horizon optique et d'obtenir en un seul bond une portée de plusieurs milliers de kilomètres. Mais ces résultats sont très variables et dépendent des modes de propagation du cycle solaire. Ondes décamétriques Les ondes courtes. Les ondes décamétriques ont cédé le pas aux satellites même si des calculs de prévision de propagation permettent de prédire avec une bonne fiabilité les heures d'ouverture. bien connues des radioamateurs. les fréquences maxima utilisables et le niveau du signal .Voir basse fréquence Ondes hectométriques Les stations de radiodiffusion sur la bande des Petites Ondes (entre 600 et 1500kHz) ont des puissances pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines de kilowatts. de l'heure de la journée ou de la saison. permettent des liaisons intercontinentales avec des puissances de quelques milliwatts si la propagation ionosphérique le permet car l'onde de sol au-dessus de 2 ou 3 MHz ne porte guère au-delà de quelques dizaines de kilomètres.

. du fait de la diminution de pression. ce qui est presque toujours le cas. On les appelle aussi ondes ultra-courtes (OUC). il faut que l'indice de l'air soit plus faible en altitude. plus grand que la réalité. Elles se propagent principalement en ligne droite mais réussissent à contourner les obstacles de dimensions ne dépassant pas quelques mètres. Elles se réfléchissent sur les murs. véhicules et exceptionnellement sur des nuages ionisés situés dans la couche E. l'onde arrive alors à se propager très au-delà de l'horizon radioélectrique. on prend un rayon terrestre fictif de 8400 km. Pour que cette courbure ait lieu. Mais il arrive que l'indice de réfraction pour ces fréquences fasse s'incurver vers le sol une onde qui se serait perdue dans l'espace. Ainsi. les transmissions VHF des avions.. Ondes métriques Les ondes métriques correspondent à des fréquences comprises entre 30 et 300 MHz incluant la bande de radiodiffusion FM. rochers. l'air est plus chaud en altitude. Mais si en plus. la bande radioamateur des 2m. Des liaisons à quelques centaines de kilomètres sont . cette courbure augmente et peut être supérieure à la courbure de la terre. En temps normal. quand on cherche à calculer l'horizon radioélectrique. la portée d'un émetteur de 10 watts avec une antenne omnidirective est de quelques dizaines de kilomètres. vers 110 km d'altitude ce qui permet des liaisons à plus de 1000 km.qui sera reçu.

. nuit fraîche au sol et temps très calme comme certaines matinées d'automne. si la courbure suivie par l'onde est égale à la courbure de la terre. et la courbure est réduite: on observe alors un déficit de propagation.. Les faisceaux hertziens permettent des liaisons à vue. l'air peut être beaucoup plus chaud près du sol. mais par tous les temps et avec des débits d'informations des milliards de . 24 heures avant une perturbation ( canal de propagation entre 1000 et 3000m d'altitude. comme le Télégraphe de Chappe. propagations en UHF en hiver). apparition d'un front chaud météorologique. plus le comportement d'une onde ressemble à celui d'un rayon lumineux. Par contre. l'onde reste confinée à une certaine altitude. Ondes décimétriques et hyperfréquences Plus sa fréquence augmente. en milieu de journée ensoleillée. distances possibles audelà de 1000km).alors possibles. et seules les antennes situées à cette altitude subissent ce phénomène. Certains radioamateurs effectuent des liaisons à grandes distances en profitant de la réflexion des ondes métriques sur les traces ionisées par les chutes de météorites et aussi sur les zones ionisées associées aux aurores polaires. Les conditions météorologiques particulièrement favorables : inversion de température avec brouillard au sol ( canal de propagation à quelques centaines de mètres d'altitude. et une portée réduite audelà de la centaine de km.

Ces ondes se réfléchissent facilement sur des obstacles de quelques mètres de dimension . obligeant l'utilisateur à changer d'endroit ou à se déplacer de quelques mètres simplement. la propagation en hyperfréquences peut être perturbée par la variation de l'indice de . ce phénomène est exploité par les radars. Sur 10 GHz avec une puissance de quelques watts et des antennes paraboliques de moins d'un mètre de diamètre. mais les interférences entre ondes réfléchies rendent la communication difficile. Comme pour les ondes métriques. le phénomène de diffusion peut se manifester sur des nuages de pluie (rain scatter). permettant à l'onde d'atteindre des endroits situés au-delà de l'horizon optique (sur des distances pouvant aller jusqu'à 800-900Km en 10Ghz). une forte pluie peut même interrompre une liaison. Ces phénomènes météorologiques peuvent également provoquer une atténuation: Sur les ondes centimétriques. Au-dessus de 10 gigahertz.fois plus élevés. y compris ceux utilisés aux bords des routes. La réception TV satellite est ainsi parfois interrompue. il est possible d'effectuer des liaisons à plusieurs centaines de kilomètres de distance en se servant d'une montagne élevée comme réflecteur. Des obstacles de petites dimensions peuvent perturber la liaison (voir ellipsoïde de Fresnel). C'est grâce aux réflexions sur les bâtiments qu'il est possible d'utiliser un téléphone portable sans être en vue directe de l'antenne du relais.

mais comme le phénomène de guidage troposphérique implique des couches d'air d'au moins une centaine de longueur d'ondes d'épaisseur. Par ailleurs. car ils peuvent donner lieu à des évanouissements. Voir ellipsoïde de Fresnel Prévisions de propagation Le niveau du signal émis par une station d'émission (émetteur et antenne) en un point de l'espace (ou de la surface de la Terre) peut être calculé avec une bonne précision si les principaux facteurs . ce qui conduira encore à des évanouissements par trajets multiples. par exemple si le faisceau est dévié dans une autre direction que celle du récepteur. on observera souvent plusieurs trajets de l'onde. on définit pour une liaison à FH le pourcentage de temps pour lequel la liaison est garantie. On pourra observer des portées de plusieurs centaines de km quand l'onde rencontrera une diminution de l'indice de l'air (inversion de température par exemple) . le phénomène est le même que pour les ondes métriques. ou à des distorsions très dommageables pour les FH du fait de leur modulation numérique. on pourra observer parfois des propagations en hyperfréquence et pas en ondes métriques.l'air. Ces phénomènes de propagation anormales sont considérés comme des perturbations pour les systèmes de faisceaux hertziens. Du fait des phénomènes troposphériques.

Liaison utilisant une réflexion sur la couche E Les informations nécessaires sont: . À titre d'exemple prenons deux cas : liaison en vue directe sur 100 MHz et liaison à grande distance sur 10 MHz utilisant une réflexion sur la couche E. tenant compte de la rotondité de la Terre . * Le diagramme de rayonnement de l'antenne d'émission et en particulier le gain de celle-ci dans la direction qui nous intéresse et sa hauteur par rapport au sol . Liaison directe sur 100 MHz On connaît : * La puissance de sortie de l'émetteur . on pourra alors calculer le bilan de liaison. Des logiciels plus ou moins sophistiqués permettent de faire rapidement ce genre de calcul qui peut éventuellement tenir compte de la conductivité du sol. Si on ajoute les caractéristiques de la station de réception (antenne + récepteur). * Le profil du terrain entre la station d'émission et le point de réception. des possibilités de réflexion. Nous n'effectuerons évidemment pas ici les calculs. etc. * La distance entre émetteur et point de réception .déterminant la transmission sont connus. qui donnera la différence de niveau entre le signal utile et le bruit radioélectrique.

La ligne TEM est composée de deux conducteurs électriques parallèles séparés par un diélectrique.. On connaîtra la probabilité d'établissement de la liaison en fonction de la fréquence pour un rapport signal sur bruit donné. très bon isolant aux fréquences utilisées (air. on parle alors de ligne coaxiale. . C'est le nombre de Wolf (ou Sun Spot Number. Une ligne peut être constituée soit par un guide d'onde. mais aussi la date et l'heure du jour de la tentative de liaison qui permettra au logiciel de calculer les possibilités de propagation ionosphérique. constituée en général par deux conducteurs parallèles. * la position géographique de chacune des deux stations mais aussi * la capacité de la couche E à réfléchir les ondes radio. Si l'un des conducteurs est entouré par l'autre. on n'utilise pas une rallonge électrique ordinaire mais une ligne de transmission aux caractéristiques appropriées.).* La puissance de l'émetteur . en abrégé : « SSN »). tube métallique à l'intérieur duquel se propage l'onde. soit par une ligne en "mode TEM". Propagation guidée Pour transporter de l'énergie à haute fréquence d'un point à un autre. téflon polyéthylène.. * le diagramme de rayonnement de l'antenne .

tuyau métallique à l'intérieur duquel se déplace l'onde. Cette condition est en pratique satisfaite avec un câble coaxial. et aucun obstacle ne doit se situer à proximité des deux conducteurs.Une ligne de transmission est censée ne pas rayonner. on utilisera un guide d'onde qui. à longueur égale. Avec une ligne bifilaire. * Sur un circuit imprimé. * Sur ondes courtes les radioamateurs utilisent parfois des lignes bifilaires pour alimenter leur antenne. une piste au-dessus d'un plan de masse est une ligne transmettant le signal d'un point du circuit à un autre. aura moins de pertes qu'un câble coaxial. * Une fibre optique n'est rien d'autre qu'une ligne de transmission pour une onde optique. Exemples de lignes de transmission * De l'émetteur à l'antenne on utilisera un câble coaxial pouvant supporter des tensions de plusieurs centaines ou milliers de volts sans claquage électrique. * L'antenne d'un radar utilisé pour le contrôle aérien est reliée aux équipements de détection à l'aide d'un guide d'onde. . * Entre l'antenne parabolique et le récepteur de télévision par satellite les signaux de faible amplitude seront transportés par un câble coaxial présentant de faibles pertes à très haute fréquence. la distance entre les deux conducteurs doit être très petite par rapport à la longueur d'onde. Aux hyperfréquences.

Le problème est différent dans le cas de la propagation dans un guide d'ondes: Bien que la vitesse de propagation de l'énergie soit toujours inférieure à celle de la lumière. la longueur de l'onde dans la ligne est plus petite que dans l'espace. la vitesse de propagation est la même quelle que soit la fréquence. ce qui implique que. et il y aura distorsion (distorsion de temps de propagation de groupe) . Cette vitesse est inférieure à la célérité de la lumière mais dépasse fréquemment 200 000 km/s. celle-ci dépend de la fréquence. Ce phénomène peut poser des problèmes dans le cas d'émissions large bande numériques: si le signal transporté est large bande.Propagation d'une onde dans une ligne Un générateur relié à une charge à l'aide d'une ligne va provoquer dans chacun des deux conducteurs de la ligne l'établissement d'un courant électrique et la formation d'une onde se déplaçant dans le diélectrique à une vitesse très grande. pour une fréquence donnée. on dit que la ligne n'est pas dispersive. et on constate par ailleurs que la longueur d'onde dans le guide est plus grande que dans l'air : Un guide d'onde est dispersif. (longueur d'onde = célérité dans le milieu / fréquence) Dans une ligne coaxiale. les fréquences aux deux extrémités du spectre du signal n'arriveront pas en même temps au récepteur.

La tension mesurable entre les deux fils ne sera plus constante sur toute la longueur de la ligne et vont apparaître : * des maxima de tension encore appelés ventres de tension correspondants à des nœuds de courant * des minima de tension ou nœuds de tension associés à des maxima de courant (ventres de courant). Une partie de l'énergie qui arrive sur la charge va être réfléchie. ce qui arrive si l'impédance de la charge est différente de l'impédance caractéristique de la ligne. condition remplie lorsque l'impédance d'entrée de la charge est égale à l'impédance caractéristique de la ligne. et une onde va se propager dans l'autre sens. . interférences entre l'onde directe et l'onde réfléchie. cette dernière est parcourue seulement par des ondes progressives. Ondes stationnaires Si la condition évoquée précédemment n'est pas remplie. La ligne va alors être le siège d'ondes stationnaires. Dans ce cas idéal la différence de potentiel entre les conducteurs et le courant qui circule dans ceux-ci ont la même valeur quel que soit l'endroit où la mesure est effectuée sur la ligne.Voir guide d'onde. vitesse de phase et vitesse de groupe Ondes progressives Lorsque la ligne est parfaitement adaptée à la charge.

voire la ligne. Les pertes en ligne s'expriment en dB/m (décibel/mètre de longueur) et dépendent de nombreux facteurs : . provoquent un affaiblissement de l'amplitude de l'onde progressive parcourant la ligne. et l'énergie émise par la source va revenir sur celle-ci. Le TOS élevé signifiera un Q élevé pour le résonateur. On peut utiliser des lignes en court-circuit ou ouvertes pour réaliser des résonateurs et des filtres. Les surtensions correspondant aux ventres de tension peuvent endommager l'émetteur.Ce type de fonctionnement est généralement redouté si le taux d'ondes stationnaires (TOS) est élevé. * réduction de la puissance transmise à l'antenne par l'émetteur. Les pertes par réflexion sur la charge sont élevées. Ces pertes ont un double inconvénient : * affaiblissement du signal reçu et diminution de la sensibilité du système de réception. Pertes dans la ligne La résistance électrique (non nulle) des conducteurs constituant la ligne et l'isolement (non infini) du diélectrique.

l'emploi d’un canal radio rend les communications . De plus.* nature du diélectrique (matière. à un numéro correspond une adresse physique fixe (une prise de téléphone). avec une perte de 6dB..) * type de ligne (bifilaire ou coaxiale) * fréquence de travail Exemple : un câble coaxial très commun (ref. forme. dans un réseau fixe. si elles sont exprimées en décibels. Le système doit pouvoir connaître à tout moment la localisation d’un abonné de façon plus ou moins précise. si l'on applique une puissance de 100 watts à l'entrée de cette ligne on ne retrouvera que 25 watts à son extrémité. Les pertes. Sécurité & Confidentialité Gestion de la sécurité du réseau et des appels: L’introduction de la mobilité dans les réseaux GSM a nécessité la création de nouvelles fonctions par rapport aux réseaux fixes classiques. À la fréquence de 6MHz on retrouvera 95 watts et la perte n'est plus que de 1 décibel. En effet. RG58A) d'une longueur de 30 mètres présente 6dB de pertes à 130MHz. sont proportionnelles à la longueur de la ligne. le numéro d’un terminal mobile est une adresse logique constante à laquelle il faut associer une adresse physique qui varie au gré des déplacements de l’usager du terminal. La gestion de cette itinérance nécessite la mise en œuvre d’une identification spécifique de l'utilisateur. alors que pour le réseau GSM.A cette fréquence..

Exemple de mise en œuvre des différentes identités d’abonné dans GSM lors d’un appel entrant: .authentification de chaque abonné avant de lui autoriser l’accès à un service. codé sur 4 octets.chiffrement (ou cryptage) des communications. A l’intérieur d’une zone gérée par un VLR. c’est-à-dire uniquement pour la zone gérée par le VLR courant du mobile. cette identité doit rester secrète autant que possible.L’IMSI (identité invariante de l’abonné) n’est connu qu’à l’intérieur du réseau GSM.Le MSISDN est le numéro de l’abonné. Le TMSI. .utilisation d’une identité temporaire. . . c’est le seul identifiant de l’abonné mobile connu à l’extérieur du réseau GSM. . Sa principale fonction est de permettre l’acheminement des appels par les commutateurs (MSC et GMSC). Le TMSI est utilisé pour identifier le mobile appelé ou appelant lors de l’établissement d’une communication. Numérotation liée à la mobilité Le système GSM utilise quatre types d’adressage liés à l’abonné : .Le TMSI est une identité temporaire utilisée pour identifier le mobile lors des interactions Station Mobile / Réseau. est attribué au mobile de façon locale. un abonné dispose d’une identité temporaire.Le MSRN est un numéro attribué lors de l’établissement d’un appel. .vulnérables aux écoutes et aux utilisations frauduleuses Le système GSM a donc recours aux procédés suivants : .

. .confidentialité des informations de signalisation.confidentialité des données usager. qui se présentent avec l’identité d’abonnés autorisés.Authentification et chiffrement A cause de l’utilisation du canal radioélectrique pour transporter les informations.confidentialité de l’IMSI.à la possibilité d’utilisation frauduleuse de leur compte par des personnes disposant de mobiles "pirates". Confidentialité de l’identité de l’abonné . . les abonnés sont particulièrement vulnérables : . Le système GSM intègre donc des fonctions de sécurité visant à protéger à la fois les abonnés et les opérateurs : . .à la possibilité de voir leurs communications écoutées lors du transit des informations sur le canal radio.authentification d’un abonné pour protéger l’accès aux services.

GSM utilise les éléments suivants : . l’IMSI est transmise lors de la mise sous tension du mobile et ensuite les TMSI successives du mobile seront transmises. C’est pourquoi le système GSM a recours au TMSI et c’est le réseau qui gère des bases de données et établit la correspondance entre IMSI et TMSI. En général. A chaque abonné est attribué une clé Ki propre. .des nombres aléatoires RAND. Son envoi à la station mobile a lieu en mode chiffré. . Ce n’est qu’en cas de perte du TMSI ou lorsque le VLR courant ne la reconnaît pas (par exemple après une panne) que l’IMSI peut être transmise.une clé Ki pour l’authentification et la détermination de la clé Kc. Ainsi. Principes généraux d’authentification et de chiffrement : Pour mettre en œuvre les fonctions d’authentification et de chiffrement des informations transmises sur la voie radio. à chaque intervention du mobile.un algorithme A3 fournissant un nombre SRES à partir des arguments d’entrée RAND et de la clé Ki. . .un algorithme A8 pour la détermination de la clé Kc à partir des arguments d’entrée RAND et Ki. Les algorithmes A3. il devient difficile de suivre un abonné mobile en interceptant les messages de signalisations échangés. et suivant le choix de l’opérateur.un algorithme A5 pour le chiffrement / déchiffrement des données à partir de la clé Kc. Le meilleur moyen d’éviter l’interception de l’IMSI est de la transmettre le plus rarement possible. L’allocation d’une nouvelle TMSI est faite au minimum à chaque changement de VLR. .Il s’agit d’éviter l’interception de l’IMSI lors de son transfert sur la voie radio par des entités non autorisées.

Dans le cas où la procédure d’authentification de l’abonné échouerait. à chaque établissement d’appel et avant d’activer ou de désactiver certains services supplémentaires. .la carte SIM du mobile calcule la signature de RAND grâce à l’algorithme A3 et la clé Ki.A5 et A8 sont quant à eux les mêmes pour tous les abonnés d’un même réseau. . Le déroulement global de la procédure est le suivant : . Le résultat calculé. L’utilisation de ces différents éléments pour la mise en œuvre des fonctions de sécurité peut être schématisée par la figure suivante: Authentification de l’identité de l’abonné : L’authentification de l’identité de l’abonné peut être exigée du mobile par le réseau à chaque mise à jour de localisation.le réseau transmet un nombre aléatoire RAND au mobile . est envoyé par le mobile au réseau . noté SRES. l’accès au réseau est refusé au mobile.

elle sert plus particulièrement à protéger les éléments suivants : IMEI (identité du terminal). Ce déroulement peut être schématisé par la figure suivante : Confidentialité des données transmises sur la voie radio : La confidentialité des données permet d’interdire l’interception et le décodage des informations par des entités non autorisées . Cette confidentialité est obtenue grâce au . l’abonné est identifié.. IMSI (identité de l’abonné) et numéro appelant ou appelé. Si les deux résultats sont identiques.le réseau compare SRES au résultat calculé de son côté.

La procédure de chiffrement fait intervenir les éléments suivants : l’algorithme de chiffrement. On peut noter . Etablissement de la clé Les informations transmises sur les canaux dédiés sont chiffrées grâce à la clé Kc calculée à partir du nombre aléatoire RAND et de l’algorithme A8 selon la figure suivante : Activation du chiffrement L’algorithme A5 est implanté dans la BTS. le mode d’établissement de la clé de chiffrement et le déclenchement des processus de chiffrement / déchiffrement à chaque bout de la liaison. Elle ne concerne que les informations circulant sur l’interface Station Mobile / BTS.chiffrement des données. L’activation se fait sur demande du MSC mais le dialogue est géré par la BTS.

l’algorithme de génération des clés de chiffrements A8. le numéro de séquence de la clé de chiffrement et le TMSI. la clé d’authentification individuelle de l’utilisateur Ki. Elle est stockée dans la carte SIM de l’abonné et dans l’AUC au niveau du réseau. celleci n’est jamais transmise à travers le réseau. Gestion des données de sécurité au sein du réseau Gestion de la clé d’authentification Ki La clé Ki est attribuée à l’usager. lors de l’abonnement. Afin de limiter les possibilités de lecture de la clé Ki. SRES) pour chaque IMSI. Les couples TMSI (ou IMSI) et la clé de chiffrement Kc le sont aussi. avec l’IMSI. l’algorithme de génération de la clé de chiffrement A8 et les clés Ki des différents abonnés du réseau GSM. La station mobile contient dans la carte SIM de l’abonné : l’algorithme d’authentification A3. La BTS peut stocker l’algorithme de chiffrement A5 pour les données usager et pour les données de signalisation. ni entre les équipements fixes. SRES) sont enregistrés pour chaque IMSI. ni sur l’interface radio. RAND.que ce chiffrement ne peut être activé dès les premiers messages mais se fait après une procédure d’authentification puisqu’il nécessite la connaissance de la clé Kc par le mobile. la clé de chiffrement Kc. Entités du réseau où sont enregistrées les données de sécurité Le centre d’authentification AUC stocke l’algorithme d’authentification A3. Autres mécanismes . Le HLR peut stocker plusieurs triplets (Kc. l’algorithme de chiffrement A5. Dans le VLR plusieurs triplets (Kc. RAND.

On a donc recours à des systèmes de sécurité internes propres aux terminaux mobiles. Mais aucun système de sécurité n'est fiable à 100%. tel le code PIN. Personnal Identity Number. afin d’interdire l’accès à certains services. Le réseau peut aussi mémoriser l’identité IMSI de l’abonné utilisant le terminal douteux. En effet il faudrait par exemple plusieurs milliards de couples (RAND.Les mécanismes de sécurité mis en œuvre dans GSM permettent d’obtenir des niveaux de protection très élevés pour le système et pour les abonnés. demandé à l’utilisateur à chaque mise sous tension du terminal. SRES) afin de déterminer l’algorithme A3. L’opérateur du réseau GSM peut vérifier l’identité IMEI d’un terminal. l’accès du mobile au réseau est alors refusé. La carte peut aussi contenir d’autres codes selon la volonté de l’utilisateur. Il est intéressant de noter que la carte SIM contient également des codes personnalisables par l’usager et utilisés pour identifier l’abonné. Si celle-ci n’est pas reconnue par le réseau ou si elle fait partie d’une liste de terminaux dérobés ou pirates. .