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TELE JAUGEAGE D’UNE STATION SERVICE MAHDI ALI

Sommaire
Introduction générale............................................................................................................4
Chapitre I : Principe de la mesure de niveau
Introduction……………………………………………………………………………………...5
1. La mesure de niveau des cuves et des citernes de carburant en Tunisie. …5
1.1. Généralités sur la mesure des niveaux……………………………………………5
1.2. Etat actuel en TUNISIE…………………………………………………………...5
1.3. Le système de télé jaugeage n’existe pas en TUNISIE..........................................6
2. Les différentes méthodes de mesure de niveau des cuves...........................….6
2.1. Généralités…………………………………………………………………………6
2.2. Mesure de niveau par mesure de pression hydrostatique....................................8
2.2.1. Cas d'un réservoir ouvert........................................................................8
2.2.2. Avantages et inconvénients de la mesure hydrostatique de niveaux...10
2.3. Mesure capacitive de niveau (condensateur)..........................................10
2.3.1. Réservoir métallique d’un liquide isolant...........................................11
2.3.2. Réservoir métallique d’un liquide conducteur...................................12
2.3.3. Avantages et inconvénients.................................................................13
2.4. Mesure de niveau sans contact……………………………………..……...14
2.4.1. Mesure de niveau par ondes acoustiques ou par ultrasons………..14
2.4.1.1. Principe de la mesure du niveau par ultrasons………………….15
2.4.1.2. Réalisation de la mesure du niveau par ultrasons………………16
2.4.2. Mesure de niveau par radar………………………………………….17
2.4.2.1. Les ondes électromagnétiques……………………………..……18
2.4.2.2. Principe de la mesure de niveau par radar……………………..19
2.4.2.3. Mesure par radar « tubo guidé »..................................................21
2.4.3. Avantages et inconvénients…………………………………………..22
3. Conclusion………………………………………………………………………………23
Chapitre II : Sonde pour citerne de carburant
Introduction…………………………………………………………………………………24
1. Principe de la sonde capacitive……………………………………………………24
1.1. Principe de la mesure capacitive du niveau d’un liquide isolant………………25

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2. Conception de la sonde : étude et réalisation…………………………………27


2.1. Principe de fonctionnement ……………………….……………………………27
2.2. Conception de la sonde…………………………………………………………..29
2.3. Essai et résultat ………………………………………………………………….29
2.3.1. Essai préliminaire d’un prototype……………………………………...29
3. Conception mécanique de la sonde ......................................................................31
4. Réalisation d’un banc d’essai pour la sonde………………………………….31
5. Le conditionneur ……………………………………………………………….……33
5.1. Introduction ……………………………………………………………………..33
5.2. Schéma de principe ……………………………………………………………..33
6. Solution pour améliorer le fonctionnement du conditionneur…………....34
6.1. Effet Miller……………………………………………………………………….34
6.2. Schéma final du conditionneur …………………………………………………36
6.3. Résultats obtenus avec le montage conditionneur.…………………………….37
7. Incertitude ……………………………………………………………………………37
8. Conclusion ……………………………………………………………………………39
Chapitre III : Exploitation de la mesure du niveau
Introduction ……………………………………………………………………………….40
1. Le traitement de signal ..............................................................................................41
1.1. Logique câblée ………………………………………………………………….41
1.2. Logique micro programmée……………………………………………………44
1.2.1. Principe………………………………………………………………44
1.2.2. Le Microcontrôleur …………………………………………………44
1.2.3. Les modules du Pic utilisés pour cette application…………….…..45
1.2.4. Les interruptions …………………………………………………....45
1.3. L’afficheur ...........................................................................................................45
1.4. Schéma de principe du système de télé jaugeage …………………………….46
1.5. Principe de fonctionnement..…………………………………………………...47
1.5.1. Mode automatique……………………………………….………….47
1.5.2. Mode manuel …………………………………………….………….47
1.5.3. Commutation mode manuel/mode automatique ……….…………48
1.5.4. Eclairage de l’afficheur ……………………………………….……48

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2. Programmation du Pic 18F452.............................................................................48


2.1. Organigramme du programme principal…………………………………….48
2.2. Programme d’affichage……………………………………………………….50
2.3. Calcul de la hauteur …………………………………………………………..51
2.4. Détermination du volume……………………………………………………..52
2.5. Détermination de la quantité reçue………………………………………......53
3. Conclusion ...................................................................................................................54
Conclusion générale...................................................................................................55
Les annexes :
Annexe 1 Dessin Technique de la sonde
Annexe 2 Documentations techniques de l’afficheur
Bibliographie

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INTRODUCTION GENERALE
Les contraintes économiques, techniques et environnementales obligent les distributeurs de
pétrole à mettre en place une méthode sûre pour le contrôle des stocks de leurs stations-service.
Un système de contrôle du stock liquide précis, automatique et à réponse rapide est absolument
indispensable pour réduire les coûts opérationnels, les risques et assurer la rentabilité.
Il s’agit de connaître en permanence les informations suivantes :
- Stock en litres,
- Niveau fond d’eau en unités métriques.
Toutes les stations service sont sujet en permanence à des différences de stocks qui sont
principalement dues à :
- Défaut d’étalonnage des distributeurs,
- Imprécision de l’approvisionnement,
- Fuites,
- Fraudes,
- Evaporation,
- Changement du volume du produit à cause de la température,
- Précision des tables de jaugeage dues à l’inclinaison du réservoir,
- Erreur de mesure du contenu du réservoir.
En automatisant l’opération de jaugeage, il est possible de détecter les erreurs ci- dessus indiquées.
Le but de ce projet est de réaliser un système permettant d’afficher en permanence les stocks de
carburant dans les citernes, de plus le système doit afficher tout changement de niveau en vue de
connaître les ajouts ou retraits des citernes. En outre, ce système doit indiquer la quantité d’eau
dans chacune des citernes.
Ce mémoire est organisé de la manière suivante :
Dans le chapitre I, nous présentons l’état actuel de la mesure des niveaux de carburant dans les
citernes en Tunisie .Nous passons en revue les différentes méthodes de mesure de niveau en
discutant leurs avantages et inconvénients.
Dans le chapitre II, nous traitons la conception et la réalisation d’une sonde permettant les
mesures de niveaux d’eau et de carburant .Nous présentons la méthode réalisant cette mesure.
Le troisième chapitre concerne l’exploitation des signaux reçus des sondes pour l’affichage du
volume contenu dans les citernes, la vérification du niveau du résidu au fond de la citerne
(principalement l’eau), le contrôle des quantités reçues lors des ravitaillements par les camions
citernes, et le déclenchement d’un signal d‘alarme si le niveau d’eau dépasse un certain seuil ou
pour signaler un risque de débordement.

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Introduction
Nous présentons dans ce chapitre, l’état actuel de la mesure du niveau des citernes en Tunisie.
Nous présentons également une étude bibliographique concernant la mesure de niveau des cuves
et des citernes. Nous détaillons les différentes méthodes permettant la réalisation de ces mesures.

1. La mesure de niveau des cuves et des citernes de carburant en Tunisie


1-1 Généralités sur la mesure des niveaux
Il existe plusieurs moyens pour mesurer le niveau de carburant dans une citerne :
- Moyens manuels : direct et indirect
- Moyens automatisés indirects : l’utilisation des sondes permet en plus du contrôle du
niveau, la détection d’un défaut tels que : résidus d’eau, débordement lors d’une
opération de dépotage à la détection d’un niveau minimum par le déclenchement d’une
commande.

1-2 Etat actuel en Tunisie


En Tunisie, il existe 465 stations service et près de 1600 clients ayant à leur disposition des
citernes de carburant.
Tous les clients et toutes les sociétés de distribution des hydrocarbures tunisiens ou étrangers
opérant en Tunisie disposent d’un moyen primitif de contrôle des volumes des citernes qui
consiste à plonger une réglette graduée en centimètres, de relever le niveau mouillé et de se
référer à un tableau de jaugeage de la citerne pour faire la correspondance hauteur – volume.
Cette méthode bien que simple est fastidieuse puisque pour accéder à l’orifice de la citerne il faut
déplacer un tampon de regard en fonte pesant 90Kg.
La lecture de la hauteur mouillée est presque invisible pour les livraisons qui s’effectuent tard
dans la journée.
La vérification de l’existence d’un agent polluant principalement l’eau reste une opération très
peu effectuée. Maints problèmes finissent devant un tribunal à cause de dommages causés aux
clients par l’existence de l’eau dans le carburant provenant du camion livreur ou l’infiltration des
eaux pluviales.
Finalement et en terme de protection de l’environnement, les fuites de carburant de citernes
trouées sont fréquentes. Le gérant ne se rend compte de la fuite qu’après une longue période.

1-3 Le système de télé jaugeage n’existe pas en Tunisie

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Le système de télé jaugeage est un appareillage qui permet l’affichage automatique à distance de la
quantité du carburant contenue dans une citerne.
Toutes les stations en Europe sont dotées du système de télé jaugeage depuis les années 80.
Des marques de renommée internationale proposent des moyens très sophistiqués pour différents
types d’utilisation telles que la marque ENRAAF, la marque VEGA …
En Tunisie, les dépôts de carburant disposant de grands bacs de stockage de capacité allant jusqu'à
300.000 m3 sont dotés de systèmes de télé jaugeage qui se basent sur le principe de palpeur ou
d’ultrason à cause de la précision requise, en effet la moindre erreur correspond à une grande
quantité de carburant.
Les stations et clients disposant de petites capacités allant jusqu ‘à 20m3 ne sont pas dotées de
système de télé jaugeage.
Les citernes sont dotées de tables de jaugeage faisant une correspondance hauteur-volume offrant
une précision de 1cm.
La sonde est pratique, elle permet la lecture instantanée de la hauteur; l’ensemble sonde et
système de traitement permet le contrôle et la gestion du stock automatiquement. Ce système est
très cher.
Il faut investir aux alentours de 20 mille Dinars pour installer un système de télé jaugeage par
station. Ce prix élevé est le principal handicap pour l’acquisition de ce système par les stations en
Tunisie.

2. Les différentes méthodes de mesure de niveau des cuves


2.1. Généralités
Un niveau est une hauteur de liquide mesurée par rapport au fond du réservoir, soit H.
L’évaluation du niveau est donc une mesure de longueur. Mais assez souvent, on s'intéresse
davantage aux variations de cette hauteur H, que nous noterons ∆H, plutôt qu'à la hauteur H
proprement dite. Il s'agit donc d'une mesure de déplacement.
Il peut être plus facile de mesurer la "hauteur du creux" Hc plutôt que la "hauteur du plein" H. On
déduit alors H de la hauteur Hc à condition de connaître la hauteur du réservoir Hr. On a alors :
H = Hr - Hc. (figure1.1)

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Figure 1-1 Mesure de hauteurs


Quelques dispositifs simples permettent de mesurer directement le niveau ou ses variations en
donnant une indication locale le plus souvent. Ils effectuent une mesure directe de hauteur ou de
déplacement. L'exemple classique de ce type de mesure est l'indicateur de niveau visuel dont le
schéma de principe est donné à la figure 1.2 c’est le cas des citernes aériennes installées dans
les ports de pêche.

Figure 1-2 Mesure directe de niveau (vases communicants)


D'après le principe des vases communicants, le niveau du liquide dans le tube transparent de
droite (en verre ou plastique) est le même que celui du liquide dans le réservoir. On lit donc ce
niveau sur la règle graduée le long du tube transparent. Deux robinets d'isolement et un robinet
de purge en point bas permettent d'effectuer une intervention sur cet appareil.
Mesure directe du niveau par pige : (méthode utilisée actuellement par toutes les stations
services en Tunisie)
- La mesure de niveau manuelle par pige : C'est une tige qu'on plonge depuis le haut du
réservoir dans le liquide. L'exemple courant est la jauge à huile du moteur d'une voiture
c’est le cas de toutes les citernes enterrées.
Mesure indirecte du niveau par pression (principe qui va être utilisé pour la conception de
notre sonde) :
De très nombreux dispositifs, en fait, ne mesurent pas le niveau mais une grandeur
intermédiaire qu'ils traduisent ensuite en une indication locale du niveau ou en un signal image.

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L'exemple le plus classique est la pression hydrostatique P = ρ.g.H mesurée en bas du réservoir
par un indicateur local (manomètre) ou un capteur de pression faisant office de capteur de
niveau. Dans ce cas, la mesure est indirecte. (Figure 1.3)

Figure 1-3 Mesure indirecte pression hydrostatique


Cette grandeur intermédiaire peut aussi être, par exemple :
- Le poids apparent d'un objet plus ou moins immergé dans le liquide,
- la masse du réservoir et de son contenu (mesure par pesage),
- le temps de propagation d'une onde ultrasonore ou électromagnétique,
- la capacité électrique d'un condensateur dont le diélectrique est le liquide dont on mesure le
niveau.

2.2. Mesure de niveau par mesure de pression hydrostatique


C'est le principe de mesure de niveau le plus utilisé lorsqu'on veut transmettre à distance un
signal représentatif de cette grandeur physique.
Il s'agit d'une mesure indirecte : on ne mesure pas la hauteur H ou un déplacement mais la
pression hydrostatique exercée par la colonne du liquide contenu dans le réservoir.
2.2.1. Cas d'un réservoir ouvert
Un simple manomètre mesurant la pression statique du liquide en bas du réservoir peut être
utilisé comme indicateur du niveau H.

Figure 1-4 Mesure par un manomètre

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En effet, la masse M du liquide contenu dans le réservoir exerce une force égale à son poids
Po = M.g sur la surface S du fond.
Or cette masse s’exprime par M = S.H.ρ (réservoir supposé cylindrique d'axe vertical).
H : hauteur de liquide
ρ : masse volumique du liquide
La pression exercée par le liquide sur le fond du réservoir est égale au rapport entre la force Po
et la surface S sur laquelle elle s'applique elle s’exprime par :
P = Po / S = M.g / S = S.H.ρ .g / S soit P = ρ.g.H.
Le liquide transmet intégralement cette pression P dans toutes les directions donc sur le
manomètre (ou le capteur de pression) situé en bas du réservoir.
Cet appareil "pèse" donc le liquide contenu dans le réservoir car la pression P varie comme la
masse M du liquide, g et S étant des constantes.
Si on considère que la masse volumique du liquide ρ soit constante, la pression P mesurée est
proportionnelle au niveau de liquide H.

Le niveau H est mesuré à partir de la prise de pression du manomètre (ou du capteur de pression)
et non pas à partir du fond du réservoir. Cette prise de pression est souvent située un peu au
dessus du fond du réservoir pour éviter les dépôts de particules solides.
Le schéma de montage du transmetteur est représenté sur la figure 1.5

Figure 1-5 Schéma de montage du transmetteur


Transmetteur de niveau à membrane arasante
Lorsque le liquide présente beaucoup de dépôts solides en fond de réservoir, qu'il cristallise, ou
qu'il est très visqueux, le risque de bouchage de la prise de pression du capteur pose des
problèmes.
Solution envisageable: un capteur hydrostatique de niveau spécial avec une membrane de grand
diamètre (figure 1.6).

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L'appareil est monté directement sur une bride en bas du réservoir. Il n'y a donc pas de prise de
pression ni de robinet d'isolement, ce qui évite le risque de bouchage à ce niveau. Il faut
simplement nettoyer périodiquement la membrane sur place (sans démonter le capteur, avec un
jet d'eau par exemple) lorsque le réservoir est vide.

Figure 1-6 Capteur hydrostatique avec membrane à grand diamètre

2.2.2. Avantages et inconvénients de la mesure hydrostatique de niveau


Avantages :
- Loi linéaire et bonne précision (pouvant être meilleure que 0,5 %) si la (les) masse(s)
volumique(s) ne varie(nt) pas.
- Coût raisonnable (transmetteur + prise(s) de pression + accessoires éventuels)
- Mesure n’est pas (ou peu) influencée par l'ébullition, les mousses ou les vagues à la
surface du liquide
- Etendue de mesure: de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres.
Inconvénients :
- Contact entre appareil de mesure et liquide (sauf liquide tampon ou insufflation)
- Influence de la masse volumique sur la mesure du niveau et du volume de liquide
- N’est pas compatible avec les produits pulvérulents, granuleux ou colmatant
- Dispositif de mesure nécessitant une ouverture dans le réservoir en bas ou en haut.

2.3. Mesure capacitive de niveau


La mesure de niveau capacitive n'est pas aussi utilisée que la mesure de pression
hydrostatique mais peut l'être dans une grande variété d'applications : liquides
conducteurs ou non, solides en vrac, vides ou hautes pressions, basses ou hautes
températures, zones explosives. Cette mesure est indirecte, elle nécessite quelques
notions de base en électricité sur le condensateur

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2.3.1. Réservoir métallique liquide isolant (jouant le rôle d’armature du condensateur)
La figure 1- 7 montre le schéma d’un réservoir jouant le rôle d’armature du condensateur. La
figure 1- 8 représente les sondes capacitives utilisées couramment.

Figure 1-7 Mesure capacitive avec réservoir métallique (cas d’un liquide non conducteur)

Figure 1-8 Sondes capacitives existant sur le marché mondial


La sonde A sonde à câble pour les hauteurs > 4m,
La sonde B à tige pour les hauteurs < 4m,

La tige est isolée du réservoir par du P.T.F.E. (téflon) qui assure aussi l’étanchéité.
La hauteur de cette tige ne dépasse pas 4m. Au-delà, on installe un câble métallique terminé par un
contrepoids.

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Un câble coaxial est nécessaire pour protéger la mesure des parasites électriques sur la distance
entre la sonde et le circuit réalisant le traitement électronique. On peut s’en passer en plaçant
dans la tête de sonde le circuit de mesure et de traduction en signal standard.

2.3.2. Réservoir métallique liquide conducteur (ex : eau du robinet, acide)


La mesure capacitive est encore utilisable dans le cas d’un liquide conducteur comme l’eau ou
l’acide (figure 1-9).

Figure 1-9 Mesure capacitive (cas d’un liquide conducteur).


Le condensateur est alors constitué par une tige métallique obligatoirement entourée entièrement
d’une gaine assez mince en matière plastique isolante (ex : P.T.F.E.) et le liquide. La tige est la
première armature du condensateur, le diélectrique n’est constitué que de la gaine isolante, et le
liquide conducteur qui l’entoure est la seconde armature. Ce liquide est en contact avec le métal
du réservoir (ou avec une autre électrode métallique si le réservoir est en plastique) qui assure la
liaison de masse. Lorsque la sonde n’est pas immergée dans le liquide, le condensateur est
constitué par la tige et le réservoir, le diélectrique étant principalement la phase gazeuse qui les
sépare d’où une faible capacité C0.
Lorsque le niveau atteint la sonde et monte, la capacité C0 du condensateur précédent diminue
mais s’y additionne la capacité C1 du condensateur qui ont constitué par la tige, la gaine et le
liquide. C1 est prépondérante car la distance entre les armatures est faible et égale à l’épaisseur
de la gaine isolante.

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Cette gaine isolante ayant une épaisseur et une permittivité relative constante, C1 varie
proportionnellement au niveau H d’immersion de la sonde dans le liquide. Donc, la capacité
totale mesurée C est là aussi liée à H par la relation C=a.H+b. De plus, gros avantage : elle n’est
pas influencée par les caractéristiques électriques du liquide qui doit toutefois posséder une
conductivité faible.

2.3.3. Avantages et inconvénients de la mesure capacitive


Avantages :
- Utilisable dans un grand nombre d’applications (liquide conducteur ou non conducteur
électrique, solide isolant, pulvérulent, granuleux, en vrac, liquide agité ou moussant,
basses ou hautes pressions, basses ou hautes températures, zone explosive, …)
- Bonne robustesse.
- Mesure indépendante de la masse volumique du liquide, et dans de nombreux cas, mesure
indépendante de la pression et de la température
- Avec un liquide conducteur, seule la gaine plastique isolante de la sonde est en contact avec le
produit, donc le fluide peut aussi être corrosif
- Mesure linéaire et d’assez bonne précision si les constantes diélectriques du produit
isolant (εL) et du gaz (εG) ne varient pas ou avec un liquide conducteur. L’incertitude
globale peut être inférieure à ±1%. Remarque : Une compensation des variations de la
valeur de εL est possible avec un condensateur de référence constamment immergé dans
le produit.

Inconvénients :
- Sonde en contact avec le produit (risque de corrosion avec une sonde métallique non
gainée, de dépôts, de colmatage, …)
- Mesure dépendant de la valeur de la constante diélectrique du produit lorsqu’il est isolant
et de la phase gazeuse. Par exemple, les variations de la température peuvent avoir une
influence.
- Inutilisable avec les produits colmatants s’accrochant à la sonde ou aux parois du
réservoir et faussant la mesure, mais une mesure de la résistance électrique du produit en
plus de la capacité (sonde par admittance) peut parfois résoudre le problème.
- Du fait de la faible valeur de la capacité mesurée, la mesure est délicate, sensible aux
parasites électriques (orages, ondes électromagnétiques, …) et à la présence de masses
métalliques (par exemple, un camion stationné près du réservoir) qui changent la valeur
de cette capacité.

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- Contraintes mécaniques du produit sur la sonde possibles (ex : produit en vrac,
agitation) ;
- Dispositif de mesure nécessitant une ouverture en haut du réservoir ou deux « piquages »
sur le côté du réservoir pour une mesure en dérivation
- Nécessite un étalonnage sur site avec vidange de la cuve

2.4. Mesure de niveau sans contact


2.4.1. Mesure de niveau par ondes acoustiques ou par ultrasons
Sons et ultrasons
L’onde sonore ou ultrasonore est une onde mécanique due à une vibration des molécules de la
matière. Elle se propage dans toutes les directions, donc de manière sphérique, grâce à un support
matériel (figure1.10). Ce support peut être solide comme une structure métallique qui vibre,
liquide, ou gazeux (ex : air atmosphérique, vapeur). Cette onde ne peut donc pas se propager
dans le vide, contrairement à une onde électromagnétique. De plus, il faut la guider pour qu’elle
se propage dans une direction donnée. C’est ce que fait le cône d’un porte-voix ou d’un haut
parleur.

Figure 1-10 Propagation de l’onde sonore.

L’oreille perçoit les vibrations des molécules de l’air atmosphérique qui produisent des variations
périodiques de sa pression. En dessous de 16000 Hertz (Hz), ces ondes sont dites sonores, audibles au
dessus de quelques dizaines d’Hertz. Au dessus de 16000 à 20000 Hz (20 kHz), se situe le domaine des
ultrasons, inaudibles par l’homme mais audibles par certains animaux (ex : chiens, chauve-souris).
Le son se propage à une vitesse de plusieurs km/s dans un solide (ex : 5 km/s dans l’acier), de l’ordre du
km/s dans un liquide (ex : 1435 m/s dans l’eau à 8°C) et de quelques centaines de m/s dans les gaz (ex :
331 m/s dans l’air à 0°C).

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Mais dans un gaz, cette vitesse dépend fortement du milieu (composition, pression, température ; par
exemple une élévation de température de 1°C augmente la vitesse de propagation du son dans l’air de 0,6
m/s).
L’onde sonore ou ultrasonore est réfléchie, comme un rayon lumineux, par les surfaces solides,
mais aussi par les surfaces liquides. Dans le cas d’un liquide, celui-ci absorbe une partie de
l’onde et réfléchit l’autre partie : c’est l’écho.
Nombreuses applications civiles ou militaires, par exemple :
- Le sonar. C’est un appareil de détection sous-marine, utilisant les ondes sonores, et
permettant le repérage, la localisation et l’identification du fond de la mer ou des objets
immergés tels que les sous-marins.
- L’échographie : cette technique, qui ne présente aucun danger, permet par exemple
d’examiner le foetus de l’extérieur du ventre de la mère.

2.4.1.1. Principe de la mesure du niveau par ultrasons

La figure 1-11 montre le principe de mesure par ultrasons. La tête d’émission/réception émet une
onde ultrasonore de manière discontinue, sous forme de brèves impulsions ultrasonores à
intervalles de temps constants (ex : 25 fois par seconde). Cette onde est dirigée verticalement
sous forme d’un faisceau conique en direction de la surface du liquide dont on mesure le niveau.
Le liquide absorbe une partie de cette onde, l’autre partie (l’écho) étant réfléchie en sens inverse
vers la tête d’émission/réception dans laquelle se trouve un récepteur détectant le retour de
l’écho. La mesure précise du temps t qu’a mis l’onde pour aller jusqu’à la surface du liquide et
revenir sous forme d’un écho permet d’en déduire la hauteur de creux Hc = Hmax-H, donc le
niveau H.

Figure 1-11 Mesure par ultrasons.

Appelons V la vitesse de propagation de l’onde ultrasonique dans la phase gazeuse ou vapeur


située au-dessus du liquide dans le réservoir.
Le temps que met l’onde pour aller de l’émetteur jusqu’au liquide et revenir sous forme d’un
écho jusqu’au récepteur est :
t = 2.(Hmax – H) / V d’où H = Hmax – (V.t / 2)

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On a donc une relation linéaire entre H et t. Pour une vitesse V donnée, le niveau H est
proportionnel au temps t mesuré par le chronomètre électronique.
L’appareil fait le filtrage nécessaire (élimination des échos parasites), traduit le temps t mesuré
en un signal de mesure standard (ex : 4..20 mA) en effectuant d’éventuelles corrections (ex : pour
tenir compte de l’influence de la température de la phase gazeuse).
On peut par exemple facilement vérifier que pour V = 330 m/s et une distance de creux (Hmax-
H) égale à 1 mètre, le temps t mesuré est t=2.(Hmax-H)/V = 2/330 = 0,006s soit 6 millisecondes .
L’onde utilisée est le plus souvent ultrasonore donc silencieuse pour l’homme, d’une fréquence
de vibration constante pouvant aller de 10 kHz à 100 kHz, par exemple 40 kHz. Les ultrasons
permettent d’obtenir une meilleure précision. Les ondes audibles, de moins en moins utilisées,
permettent de mesurer des grandes distances de creux car elles sont moins atténuées par la
propagation.
2.4.1.2. Réalisation de la mesure du niveau par ultrasons
Deux réalisations existent comme le montre Figure 1-12.
- Le montage (a), montre que de l’émetteur et le récepteur sont séparés ce qui nécessite deux
ouvertures dans la partie supérieure du réservoir mais ne présente pas de plage morte (zone située
juste en dessous de l’émetteur et du récepteur en haut du réservoir, nécessaire pour mesurer un
temps minimal non nul).
- Le montage (b), plus courant, le montage combiné émetteur + récepteur ne nécessite qu’une
seule ouverture mais présente une plage morte (ex : 0,25 m pour une plage de 4m).
Exemple d’émetteur récepteur ultrason

a Figure 1-12 Réalisation de mesure par ultrason b

Pour produire une onde sonore, l’émetteur est un haut parleur (membrane vibrante solidaire
d’une bobine excitée par un courant alternatif de fréquence égale à celle de l’onde. Cette
membrane reste mobile dans un champ magnétique fixe créé par un aimant), prolongé par un
cône directeur pour guider l’onde.

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Pour les ondes sonores, le récepteur est un microphone (membrane mise en vibration par l’onde
sonore et déplaçant une bobine dans un champ magnétique créé par un aimant) générant ou
modulant un signal électrique alternatif de même fréquence.
Pour les ultrasons, il s’agit de l’élément piézo-céramique vibrant sous l’effet de l’onde et
générant ou modulant un courant électrique alternatif de même fréquence. Dans le montage
combiné, c’est donc le même dispositif que pour l’émission, mais utilisé en sens inverse
(réversibilité) lors de chaque mesure du temps t. La « tête » d’émission est donc aussi celle de
réception (un seul boîtier monté en haut du réservoir). La sonde de température permet de
corriger les variations de la vitesse de propagation dues aux variations de la température de la
phase gazeuse. La membrane peut être réalisée en matériau résistant à la corrosion ou revêtue de
cette matière (ex : P.T.F.E, P.V.D.F).

L’image de la Figure 1-13 représente différents types d’appareils réalisés par un même
constructeur : en haut à droite un boîtier transmetteur à associer avec une des trois têtes
émettrices/réceptrices en bas, en haut à gauche deux transmetteurs compacts dans lesquels
l’électronique de traitement est située dans le boîtier transmetteur/récepteur.

Figure 1-13 Différents types d’appareils

2.4.2. Mesure de niveau par radar


Cette mesure de niveau, apparue depuis quelques années seulement, est en forte progression. Elle
est basée sur le même principe que la précédente, la différence se situant au niveau du type
d’onde émise et détectée en écho. Au lieu d’une onde sonore ou ultrasonore, le radar utilise une
onde électromagnétique haute fréquence (micro-onde).

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2.4.2.1. Les ondes électromagnétiques
Comme l’onde sonore ou ultrasonore, l’onde électromagnétique Figure 1-14 est aussi une
vibration, mais ce ne sont plus des molécules qui vibrent mais un champ magnétique. Ce champ
magnétique varie de manière sinusoïdale, comme le fait la pression acoustique pour les ondes
sonores et ultrasonores.

Figure 1-14 Onde électromagnétique


L’onde électromagnétique est donc immatérielle, et ne nécessite pas de support solide, liquide,
ou gazeux pour se propager. Elle se propage dans le vide comme dans un gaz, de manière
sphérique. Sa propagation est très peu influencée par la composition et les caractéristiques
physiques de la phase gazeuse au dessus du liquide dont on mesure le niveau. Seules, de grandes
variations de pression de cette phase gazeuse ont une influence significative.
Sa vitesse de propagation est celle de la lumière, soit 300 000 km/s, la lumière étant elle aussi
une onde électromagnétique. La lumière est une onde électromagnétique de très grande fréquence
(de l’ordre de 1015 Hz) donc de très petite longueur d’onde (L=C/f = 300 000.103/1015 = 3.10-7 m,
c’est-à-dire de l’ordre du micromètre ou micron), ce qui permet au soleil de nous éclairer à
travers l’espace intersidéral.
Les micro-ondes sont des ondes électromagnétiques de grande fréquence (de l’ordre de 1010 Hz,
soit une longueur d’onde L de l’ordre du millimètre).
De même en ce qui concerne les ondes hertziennes (radio, télévision, communications sans fil),
dont la fréquence va de 105 Hz à 109 Hz (soit une longueur d’onde L de l’ordre du mètre à
plusieurs milliers de mètres).
Le radar utilise des micro-ondes d’une fréquence de l’ordre de 108 à 1010 Hz, donc du gigahertz
(GHz). Leur longueur d’onde L est de l’ordre du millimètre jusqu’au mètre.
Le radar a de nombreuses applications, telles que le repérage, le suivi et le guidage des avions ou
des bateaux, ou la mesure de vitesse des véhicules sur les routes, pour ne parler que des plus
connues.

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2.4.2.2. Principe de la mesure de niveau par radar
Le principe de mesure utilisé le plus fréquemment est exactement le même que celui d’une
mesure par ondes sonores ou ultrasonores (Figure1.15). Le dispositif mesure le temps t que met
l’onde pour aller jusqu’au liquide et revenir après réflexion par la surface du liquide sous forme
d’écho.

Figure 1-15 Mesure de niveau par radar


Mais ce temps t est ici très différent. Il passe en effet de l’ordre de la milliseconde (ms) à celui de
la nanoseconde, la vitesse de propagation passant de quelques centaines de mètres par seconde à
300 000 km/s. D’autre part, le liquide absorbe la puissance rayonnée par l’onde
électromagnétique d’autant plus que sa constante diélectrique relative εR est faible. L’écho
obtenu avec un solvant, un hydrocarbure ou certains solides (εR de l’ordre de 1 à 3) est donc
beaucoup plus faible que celui obtenu avec un liquide conducteur comme l’eau (εR=80), ce qui
peut poser problème car l’écho reçu doit être correctement détecté.
Comme pour une mesure par onde sonore ou ultrasonore, le dispositif n’émet pas l’onde
électromagnétique en continu, mais de manière discontinue Figure 1-16, à intervalles de temps
constants (ex : 0,3 ms) et d’une durée brève (ex : 0,8 ns). C’est une onde pulsée (train d’onde).

Cela permet de mesurer le temps t (de propagation + réflexion de la brève impulsion d’onde) et
économise l’énergie électrique nécessaire.

Figure 1-16 Train d’onde ultrasonore

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Ce temps t mesuré est donc lié au niveau H par la même relation que dans le cas de l’onde sonore
ou ultrasonore.
Appelons C la vitesse de propagation de l’onde électromagnétique dans la phase gazeuse ou
vapeur située au-dessus du liquide dans le réservoir. C=3.108m/s.
Le temps que met l’onde pour aller de l’émetteur jusqu’au liquide et revenir sous forme d’un
écho jusqu’au récepteur est : t = 2.(Hmax – H) / C d’où H = Hmax – (C.t / 2)
Une astuce (échantillonnage du signal à une fréquence légèrement supérieure) permet en fait de
mesurer un temps de l’ordre de la milliseconde, donc avec une bonne précision, ce qui était
impossible pour un temps de l’ordre de la nanoseconde.
L’appareil fait le filtrage nécessaire (élimination des échos parasites), et traduit le temps t mesuré
en un signal de mesure standard (ex : 4..20 mA).
La figure 1.17 montre les deux principes de mesure par ondes électrons.

Figure 1-17 Réalisation de la mesure de niveau par radar


La combinaison émetteur + récepteur dans le même appareil est plus utilisée que le montage
séparé, bien que puisse alors se produire un phénomène de résonance d’antenne. La vue ci-dessus
à droite montre des exemples de montages combinés. L’appareil est monté sur une bride en haut
du réservoir.
L’antenne la plus utilisée est l’antenne cône (Figure 1.18). On peut voir le trajet des ondes en
rouge. Elles sont émises par une tête émettrice conique (pointue) et canalisées par l’intérieur d’un
guide d’onde conique. Elles se propagent selon un lobe d’autant plus mince que la fréquence de
l’onde est élevée.
A droite, on voit les détails de construction de l’antenne. La tête émettrice conique est en
P.T.F.E. (téflon), le cône guide onde étant métallique (ex : inox).
Pour les hautes températures, la tête émettrice peut être construite en céramique (oxyde
d’aluminium).

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Figure 1-18 Emission antenne conique


Lorsque, par exemple, on ne dispose pas d’une bride mais d’une ouverture de petit diamètre dans le
réservoir pour passer l’antenne, on peut utiliser l’antenne tige (Figure1.20). Mais celle-ci ne doit pas être
atteinte par le produit dont on mesure le niveau.

Figure 1-19 Emission par antenne tige

2.4.2.3. Mesure par radar « turbo guidé » (pour les liquides)


Lorsque la constante diélectrique du liquide est faible, pour concentrer le rayonnement de l’onde
et récupérer un écho suffisant sans échos parasites (si ce n’est celui du fond du réservoir), on peut
utiliser un tube guide onde. Ce tube doit être percé de petits trous pour que le liquide à l’intérieur
soit homogène avec le liquide autour du tube.
Ce tube peut aussi être en dérivation sur le réservoir, ce qui facilite une intervention sur le
dispositif de mesure. Un robinet d’isolement peut aussi être placé à l’extérieur en haut du tube
(Figure1.20).
Ce dispositif est aussi adapté lorsque la surface du liquide est couverte de mousse ou que le
liquide est agité. Mais ce n’est plus une mesure sans contact avec le produit.

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Figure 1-20 Mesure par radar turbo guidé.

2.4.3. Avantages et inconvénients de la mesure sans contact


Avantages :
- Mesure sans contact, utilisable avec des produits très corrosifs, visqueux, et même parfois
solides en vrac, pulvérulents, granuleux, ou colmatants (si la granulométrie du produit ou le
« talus » formé ne posent pas de problème au niveau de l’écho renvoyé vers la sonde).
- Mesure insensible aux changements de caractéristiques du produit dont on mesure le niveau
(densité, conductivité, constante diélectrique, …).
- Montage facile, en haut de réservoir sans perçage du fond ou de sa paroi latérale.
- Prix intéressant
- Pratiquement aucune maintenance nécessaire.
- Grande gamme d’étendues de mesure (variations de niveau de quelques dizaines de
centimètres à plus de 60m).
- Élimination d’échos parasites à caractère systématique (ex : passage des pales d’un agitateur,
obstacle fixe) et calcul du volume en fonction d’une géométrie particulière du réservoir (ex :
fond conique) par un microprocesseur analysant et traitant le signal temps reçu.
Inconvénients :
- Mesure faussée par les modifications de la phase gazeuse changeant la vitesse de propagation
de l’onde ultrasonique. La composition de la phase gazeuse peut varier (par exemple présence
de vapeur, de gouttelettes d’eau ou de poussière en suspension), de même que sa masse
volumique, sa pression (peu influente) , sa température (forte influence, pouvant être corrigée
par une sonde, mais celle-ci doit être située dans la phase gazeuse et la température doit y être
homogène)

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- Mesure faussée par une surface du liquide agité (vagues) ou recouverte de mousse épaisse, ce
qui modifie l’absorption ou la réflexion de l’onde ultrasonore.
- Mesure inutilisable lorsque le réservoir est sous pression élevée (> 10 bars) ou sous vide
(propagation impossible), ou lorsque la sonde est à une température supérieure à 100°C
- Pour un montage combiné, plage morte c’est-à-dire distance minimale nécessaire entre la tête
d’émission/réception et la surface du produit.
- Précautions nécessaires pour éviter les échos parasites sur les obstacles autres que la surface
du liquide et qui ne peuvent être éliminés par l’électronique. Exemple : le déversement de
liquide dans le réservoir. Les chocs intempestifs ou les vibrations des parois du réservoir
peuvent aussi générer des ondes t ultrasonores parasites.
- Impossible de mesurer l’eau au fond du réservoir

3. Conclusion
Compte tenu de ce qui précède et conformément au cahier des charges (ci-joint en annexe 3) que
nous nous sommes fixés au début, il s’agit de :
- Mesure de niveau avec une précision de plus ou moins 5mm.
- Le produit n’est pas colmatant.
- Le produit peut ne pas être homogène (eau et carburant).
- Les citernes peuvent être enterrées ou aériennes (la solution de la lecture directe est à écarter)
- Le coût doit être le plus bas possible.

Il faut trouver un moyen pour concevoir une sonde modulaire adaptable à tous les types de
citernes aussi bien aériennes qu’enterrées et capable de mesurer la hauteur du liquide et le niveau
d’eau s’il existe tout en conservant un coût optimal.
Notre choix s’est porté sur le principe de la sonde capacitive conçue d’une manière spéciale pour
pouvoir différencier le carburant de l’eau. Les autres moyens sont incapables de jouer ce rôle.
Compte tenu de la simplicité de la sonde capacitive et sa précision, nous l’avons retenu pour ce
projet. Cette sonde présente un faible coût et elle ne nécessite aucun entretien.

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Introduction
Nous présentons dans ce chapitre la conception et les essais d’une sonde pour la mesure de
niveau sur un banc d’essai spécialement conçu à cet effet, inspiré du chapitre précédent, qui a
détaillé les différents types de capteur de niveau la sonde capacitive est la plus adapté à notre
cahier des charges et elle répond aux critères prédéfinis à savoir :
- Mesure en continue du niveau de carburant
- Mesure du niveau d’eau.
- Suivi du stock.

1. Principe de la sonde capacitive


Le condensateur est formé par deux armatures métalliques séparées par un isolant électrique
appelé diélectrique (figure2.1).

Figure 2-1 condensateur

Le condensateur est caractérisé électriquement par sa capacité C dont la relation la liant à ses
caractéristiques géométriques est donnée ci-dessous. Le diélectrique peut être le vide, l’air sec,
un solide isolant, un liquide isolant tel que l’essence ou tout autre hydrocarbure, ou même de l’eau
parfaitement pure.
C = ε. S / e
C : capacité du condensateur en Farads (F)
S : surface des armatures (en m2) ci-dessus S = L x l
e : distance entre armatures (en m)
ε : constante du diélectrique, avec ε = ε0. εr
ε0 est la permittivité du vide (ε0 = Cte = 8,85.10-12 F/m)
εr est la permittivité relative du diélectrique par rapport au vide. Εr =1 pour le vide ou l’air et εr
>1 pour les liquides isolants. On remarque que cette capacité C est proportionnelle à la surface S
des armatures (donc à la hauteur l pour une longueur L donnée) et inversement proportionnelle à
la distance e entre ces armatures.

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La figure 2.2 montre un condensateur cylindrique.

Diélectrique Anode Cathode

Figure 2-2 Condensateur cylindrique

Dans ce cas, la capacité du condensateur est donnée par la relation (2.1)


C = ε.2π.l / ln(r1/r2) (2.1)
I est la hauteur du condensateur (en m), ln est le logarithme népérien, r1 est le rayon intérieur de
l’armature extérieure (tube métallique), r2 est le rayon de l’armature intérieure (tige cylindrique
métallique pleine), ε = ε0 εr est la constante du diélectrique définie précédemment.
La capacité C est ici aussi proportionnelle à la hauteur ( l ) du condensateur.
La mesure de cette capacité est délicate du fait de la faiblesse des valeurs mesurées, l’influence
des parasites étant très grande.

1.1. Principe de la mesure capacitive du niveau d’un liquide isolant


L’installation avec le dispositif de mesure présenté dans la figure 2-3 est constituée des éléments
suivants :
- Un réservoir métallique fermé sous pression de gaz ou de vapeur, de forme cylindrique,
d’axe vertical. C’est l’armature extérieure du condensateur de mesure.
- Une tige métallique de forme cylindrique pleine, d’axe vertical, située au centre du
réservoir et isolée électriquement de celui-ci. C’est l’armature intérieure du condensateur.
- La phase gazeuse (en blanc) ou liquide (en vert) située entre le réservoir et la tige, C’est
le diélectrique du condensateur. La permittivité relative du gaz est εr=1 et nous prendrons
pour le liquide la valeur εr=2.

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- Un appareil de mesure de la capacité de ce condensateur, appelé capacimètre, relié par


deux fils à l’extrémité supérieure de la tige et à la partie supérieure du réservoir (bride
métallique).

Figure 2-3 Mesure capacitive d’un liquide isolant


On peut dégager les remarques suivantes :
- Quand le niveau du liquide est très bas, la tige n’étant pas immergée dans le liquide, on
mesure la capacité C d’un condensateur dont le diélectrique est le gaz (ou la vapeur).
- Quand le niveau du liquide est à son maximum, la tige étant complètement immergée
dans le liquide, on mesure la capacité C d’un condensateur dont le diélectrique est le
liquide.
- Quand le niveau a une valeur intermédiaire, la tige étant partiellement immergée dans le
liquide, on mesure une capacité C de valeur intermédiaire égale à la somme des capacités
C1 et C2 de deux condensateurs reliés en parallèle dont le diélectrique est le gaz (vapeur)
pour C1 et le liquide pour C2.
- H est le niveau de liquide mesuré par rapport à l’extrémité inférieure de la tige et non pas
par rapport au fond du réservoir. C’est donc la hauteur d’immersion de la tige dans le
liquide.
- l est la hauteur maximale d’immersion de la tige dans le liquide
- εrL et εrG sont les permittivités relatives du liquide et du gaz (ou de la vapeur).
- r1 est le rayon intérieur du réservoir et r2 le rayon de la tige. Le rapport de ces deux rayons
est donc égal au rapport des deux diamètres correspondants.
C2=εrL.ε0.2π.H / ln(r1/r2)
C1=εrG.ε0.2π.(l-H) / ln(r1/r2)
C=C1+C2 soit C=ε0.2π .[(εrL-εrG).H+εrG.l] / ln(r1/r2)
Donc, si εrL et εrG sont constantes, C=a.H+b

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Un circuit électronique doit ensuite traduire cette capacité en un signal standard


(analogique 4 à 20 mA par exemple).
- Remarques :
En réalité, le fond et le haut du réservoir modifient la valeur de la capacité mesurée. Un
réglage du zéro sur le site permet de ne pas s’en soucier.
- Si la permittivité relative εrL du liquide n’est pas constante, par exemple du fait d’une
composition variable, il est possible de faire une compensation automatique en mesurant
en permanence la capacité d’un condensateur de référence toujours entièrement immergé
dans ce même liquide.

2. Conception de la sonde : étude et réalisation


2.1. Principe de fonctionnement
La sonde que nous avons conçue va permettre de mesurer la pression au fond de la citerne
(pression hydrostatique) par une colonne d’eau.
La pression peut être mesurée par plusieurs moyens, l’absence d’ouverture au fond de la citerne il
ne permet pas l’utilisation des capteurs conventionnels.
Le principe que nous avons adopté est la mesure de la pression par une colonne d’eau dont le
principe est illustré par la figure 2-4
Pour une pression de 1 bar on obtient une dénivellation de 10m.

Figure 2-4 manomètre (principe colonne d’eau)


Ce même principe va être utilisé pour notre application. Cependant, l’ordre des grandeurs n’est
pas le bar mais millibar.
La pression que nous allons mesurer est une pression hydrostatique. Considérons un vase
contenant un liquide de densité d, la pression exercée par le liquide sur une ouverture
quelconque placée au fond est donné par la relation : P = ρ//g // h avec h c’est la distance
séparant le fond du vase à la surface libre du liquide, ρ étant la masse volumique du produit.

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Si on plonge le tube comme dans la figure 2-5 au fond du vase, il est possible de mesurer cette
pression.

Figure 2-5 manomètre (principe colonne d’eau pression fond citerne)


La variation de h entraîne une variation de la dénivellation. Si on place une tige dans le tube, on
forme un condensateur ayant pour armature, la tige et la paroi cylindrique du tube , le
diélectrique étant l’eau. Puisque l’eau est un liquide conducteur, nous veillerons à isoler
correctement l’une des deux armatures par rapport à l’eau. La variation de la dénivellation
entraîne la variation de la capacité, comme le montre figure 2-6. Les calculs de cette capacité
sont développés dans le paragraphe 1-1 de ce chapitre.

Figure 2-6 Sonde capacitive mesurant la pression hydrostatique au fond de la cuve

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2.2. Conception de la sonde


La sonde est conçue en deux parties. La première est conçue avec le principe cité en amont, c’est
la sonde carburant. Même si le produit n’est pas homogène, cette sonde ne pourra que mesurer la
hauteur en introduisant une petite incertitude. La non homogénéité du produit provient du résidu
au fond de la citerne qui ne représente qu’une petite quantité du volume de la citerne. La hauteur
maximale de ce résidu ne devra pas dépasser les 4cm.
La deuxième partie c’est la sonde eau, elle est conçue comme une sonde capacitive
conventionnelle : c’est une mesure directe. La variation de la hauteur du liquide dans la capacité
entraîne une variation notable de la capacité (ε = 80). Néanmoins, pour amorcer le
fonctionnement condensateur, il est nécessaire d’avoir une capacité résiduelle Co.
Le principe est illustré dans la figure 2-7

Figure 2-7 Sonde capacitive à eau

2.3. Essai et résultat


Un prototype de dimension réduite a été réalisé pour effectuer les premières mesures (Figure 2.6)
dans une petite citerne de même hauteur que la sonde contenant du GASOIL. En faisant varier la
hauteur de carburant, des mesures de la capacité ont été effectuées à l’aide d’un capacimètre
électronique.
2.3.1. Essai préliminaire d’un prototype
Les résultats d’essais sont fournis au tableau 2.1.
Interprétations :
Une variation de 35 cm a entraîné une variation de 41pF ; ce qui correspond à 1.17 pF pour une
variation de 1cm de produit, cette variation est notable, elle permettra une bonne précision de la
mesure du niveau.

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H (cm) C (pF) H (cm) C(pF)


36 238 18 214
35 236 17 213
34 234 16 212
33 233 15 211
32 232 14 210
31 231 13 209
30 230 12 208
29 229 11 207
28 228 10 206
27 227 9 205
26 226 8 204
25 224 7 202
23 223 6 201
22 220 5 200
21 218 4 199
20 216 3 198
19 215 2 197

Tableau 2 .1 Mesure de la capacité pour différentes longueurs du carburant

Remarques importantes :
La variation de la capacité ne commence pas à partir du ‘’0’’ une capacité morte Co de l’ordre
de 195 pF est nécessaire pour amorcer le fonctionnement condensateur.
Pour pouvoir mesurer le niveau à partir de ‘’0’’ la tige doit plonger environ 10cm dans le liquide
pour garantir Co.

Pour empêcher la mise en parallèle de capacité parasite, il est nécessaire d’isoler le cylindre sur
la face extérieure par rapport au produit (diélectrique).
La courbe de la figure 2.8 montre la variation de la capacité en fonction de la hauteur. La
variation est linéaire l’erreur provient du manque de précision de détermination de la hauteur, et
la lecture de la capacité.

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C=f(h)

240

230

Capacité(pF) 220

210 Série2

200

190

180
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27
Hauteur (cm)

Figure 2- 8 Capacité en fonction de la hauteur


3. Conception mécanique de la sonde
La sonde est conçue uniquement en acier inoxydable capable de résister aux attaques de l’eau et
des hydrocarbures.
Les pièces usinées isolantes sont fabriquées en téflon.
Le détail des dessins de pièces et dessin d’ensemble sont donnés en annexe 1.

4. Réalisation d’un banc d’essai pour la sonde


Pour pouvoir effectuer les différents essais de la sonde, il est nécessaire de disposer d’une citerne
et de pouvoir effectuer le vidange et le remplissage correspondant relatif à un retrait au rajout de
produit.

Une citerne normalisée dispose d’un plateau de trou d’homme comportant des piquages et
ouvertures destinés à recevoir des accessoires filetés et des appareils bridés figure 2- 9.

Plateau de trou d’homme orifice de jaugeage

Tube plongé de jaujeage


Figure 2- 9 Représente une citerne de carburant

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La sonde n’est pas affectée par et ce fait l’extérieur du tube, toute la citerne pourra être remplacée
par le tube de mesure qui sera bouché à son extrémité. La variation du niveau dans le tube n’est
qu’une image de la variation du volume du carburant contenu dans la citerne.

Pour ne pas manipuler de grandes quantités de carburant, permettant d’observer le phénomène de


livraison et de dépotage, nous allons considérer seulement la partie représentée par le tube de
mesure qui sera, soit rempli, soit vidé pour simuler les deux phénomènes : le produit provient
d’une citerne de petite capacité 150 litres équipée d’une pompe qui assurera le pompage du
produit dans les deux sens en manipulant un jeu de vannes comme illustré dans la figure 2- 10.
La figure 2-11 montre une image représentant notre banc d’essais.

S O N D E

C I T E R N E

N I V E A U D E
C A R B U R A N T T U B E D E
D A N S L E T U B E M E S U R E

Figure 2- 10 Le banc d’essai

Figure 2-11 images représentant le banc d’essai

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5. Le conditionneur
5.1. Introduction
La sonde est équivalente à un condensateur. La variation du niveau de carburant dans la citerne
entraîne une variation linéaire de la valeur de la capacité comme le montre la Figure 2-12.
Il faut donc trouver un moyen pour mesurer cette capacité.
Les principes de mesure de la capacité sont tous dérivés de trois méthodes faisant appel aux
caractéristiques des condensateurs:
- Méthode de la résonance.
- Méthode du pont de Sauty.
- La méthode du temps de décharge
La méthode la plus pratique est celle du temps de décharge.
Le Timer 555 est le circuit le plus utilisé il est monté comme illustré dans la figure 2.12.
L’expression de la période est donnée par :
T = C [ (RA +2RB) Log2]
Le conditionneur sera réalisé par un multivibrateur astable, la variation de la valeur de la
capacité entraîne une variation de la période du signal de sortie. La figure 2.12 montre le schéma
multivibrateur astable à base de 555. La capacité est celle de notre sonde.

5.2. Schéma de principe : Vcc

RL
RA 4 8
7
555 3 VS
RB
6
C 2 1

Figure 2 .12 Multivibrateur astable

Lorsque la hauteur du liquide augmente,la capacité augmente et par conséquent la période du


signal carré augmente la figure 2-13 montre le résultat de simulation de l’astable.

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Figure 2.13 Oscilloscope (signal de sortie et signal aux bornes du condensateur)


Les mesures de la période sur une plaque d’essai en utilisant la sonde ont présentées des
problèmes parce que le condensateur n’est pas parfait. En effet, la sonde est réellement une
capacité en parallèle avec une résistance de l’ordre de 360 KΩ. La période générée par le
montage est de 20µs. La variation de la capacité (22pF pour 10 Cm) est pratiquement sans effet
sur la période.

6. Solution pour améliorer le fonctionnement du conditionneur


La période obtenue n’est pas exploitable, il faut amplifier l’effet capacitif.
L’effet Miller à l’origine n’est pas utilisé pour cela mais astucieusement pour ce cas précis il
donne d’excellents résultats.
6.1. Effet Miller
Considérons un amplificateur de gain en tension A, supposé parfait, et d’admittance d’entrée
notée YE. On rajoute une admittance Y entre son entrée et sa sortie Figure 2-14.

i
A

VE VS

Figure 2-14: Effet Miller

On peut voir que i =Y( VE − VS) ou encore i =Y VE (1 −A) soit i = Y (1 −A).


VE
On peut ainsi établir un schéma équivalent où l’admittance Y est ramenée en entrée sous la
forme d’une admittance :
Y Miller =Y (1−A).

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Ce phénomène est dénommé effet Miller.

VE VS

Y Miller

Figure 2-15 : Effet Miller (impédance Y ramenée à l’entrée)

On a alors Y ETotale =YMiller + YE .

Effet d’une capacité ( figure 2-16)

. C

Rg i
A

VE VS

Figure 2-16 : Effet Miller sur une capacité

Considérons que l’admittance Y correspond à une capacité jωC qui relie l’entrée et la sortie de
l’amplificateur.. L’admittance qui sera ramenée en entrée par effet Miller vaudra :
YM =jωC(1 −A). Dans ce cas précis, on peut considérer que l’on ramène une capacité de valeur
CM =C(1 −A). Si le gain est très fort, la capacité ramenée peut alors être très importante.La
figure 2-17 montre le schéma équivalent du montage de la figure 2-16.

.
Rg
A

VE VS
CM

Figure 2-17 : Schéma équivalent aprés application Miller

Associée à l’impédance d’entrée et l’impédance de sortie de l’étage précédent, lacapacité de


Miller agit comme un filtre passe bas qui peut être très restrictif si le gain est fort.

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6.2. Schéma final du conditionneur


Le multivirateur astable voit en entrée la capacité équivalente de MILLER égale à
CM =C(1 −A) C: étant la capacité de notre sonde
+12v

RL
RA 4 8
7
555 3 VS
RA
6
2 1

+5v

VE - 5v VS

Figure 2-18 : Multivibrateur astable et Effet Miller sur une capacité

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6.3. Résultats obtenu avec le montage conditionneur


Tableau 2.2 : Tableau de mesure en utilisant l’effet Miller
Hauteur en Cm Capacité en pF Période du signal (µs)
10 584 602
20 607 624
30 629 647
40 653 696
50 676 719
60 700 741
70 723 763
80 746 784
90 769 807
100 793 829
110 815 852
120 838 874
130 862 897
140 885 920

Ces mesures ont été effectuées sur le banc d’essai à l’aide d’un oscilloscope et un capacimètre
numérique de précision.
La variation de la capacité en fonction de la hauteur est quasi-linéaire.

7. Incertitude
Le calcul d’incertitude introduite dans la mesure finale du volume est très délicat.
La citerne étant cylindrique installée horizontalement une erreur ∆H sur la détermination de
la hauteur entraîne une erreur très importante ∆V sur le calcul du volume lorsque la citerne
est pleine à moitié et une faible erreur lorsqu’elle est pleine ou vide.
Les sources d’erreurs sont principalement : la mesure de la capacité, non homogénéité du
liquide, la température, la détermination de la densité exacte du produit.
La mesure de la capacité, a été définie dans le paragraphe 1 de ce chapitre. Le calcul de la
capacité dépend de la partie immergée dans le liquide Ce et de la partie ayant pour
diélectrique l’air Co la capacité totale C = Ce + Co.
Il est possible de mesurer C, Co étant l’erreur qui s’ajoute à la capacité exacte du produit.

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Connaissant la hauteur, il est possible de déterminer la valeur de Co qui sera par la suite
retranchée. Si on trace la courbe de la variation de Co en fonction de la hauteur du liquide
dans la citerne, on obtient une droite montrée dans la figure 2-20

he

ho

Figure 2-19 Décomposition de la capacité totale en Ce et Co


Ce = εe . 2π.he / ln(r1/r2) εe = 1 * 8,85 10−12
Co = εo . 2π.ho / ln(r1/r2) εo = 80 * 8,85 10−12
r1 est le rayon intérieur du cylindre
r2 le rayon de la tige.
Pour une citerne vide Ce = 1 * 8,85 10−12. 2π.0,45 / ln(22/1) Ce = 8 pF
Pour une citerne pleine Ce = 1 * 8,85 10−12. 2π.0,05 / ln(22/1) Ce = 1 pF
La variation de Ce en fonction de la hauteur est linéaire on obtient :
Ce(pF)
8

4
1 H (Cm)
75 150
Figure 2-20 Capacité d’erreur en fonction de la hauteur
Sachant qu’une variation 1 cm de produit entraîne une variation de 2 ,3 pF, il n’est pas
possible de négliger Ce.
Pour effectuer la correction nécessaire on doit d’abord déterminer approximativement H
déterminer Ce avec la courbe de figure 2-20. Par la suite on retranche Ce de C, pour évaluer
la vraie hauteur Hvrais pour calculer le volume.
Les autres facteurs d’erreur ont très peut d’influence si on considère que les citernes sont
enterrées et que la variation de la densité du produit est négligeable.

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8. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté la conception et la réalisation de notre sonde permettant la
mesure du volume de carburant dans une citerne.
Les essais réalisés sont concluants et présente une bonne précision. Toutefois l’étalonnage est
nécessaire.
L’utilisation de l’eau comme un liquide tampon permet l’amplification de la valeur de la
capacité puisque l’eau présente une permittivité ε = 80 tandis que les produits hydrocarbure
ε = 2.
Cette capacité est introduite dans un montage astable dont la période est proportionnelle à la
capacité. Pour augmenter l’effet capacitif, nous avons utilisé l’effet Miller.
Un calcul d’incertitude pour une éventuelle correction sera effectué ultérieurement en disposant
d’un moyen qui aura une meilleure précision que les outils déjà utilisés.

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Introduction
Dans ce chapitre nous allons présenter le traitement du signal permettant d’afficher le volume du
liquide. Nous présentant une méthode pour la collecte et l’exploitation de ces mesures. La
figure 3-1 montre un schéma synoptique du que nous proposons.

Sonde carburant 1 Astable

Sonde carburant 2 Astable

Sonde carburant 3 Astable MULTIPLEXEUR

Sonde carburant 4 Astable

Sonde carburant 5 Astable

CARTE DE
TRAITEMENT DU AFFICHAGE
SIGNAL

Sonde eau 1 Astable

Sonde eau 2 Astable

Sonde eau3 Astable MULTIPLEXEUR

Sonde eau 4 Astable

Sonde eau 5 Astable

Figure 3-1 Synoptique du système proposé


Ce système est composé de 5 sondes carburants et 5 sondes eau.
Ces sondes sont insérées dans des multivibrateurs astables fournissant une période
proportionnelle à la capacité (c'est-à-dire le volume).
Les sorties des astables attaquent la carte de traitement de signal qui se charge des calculs et de
l’affichage des résultats.

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1. Le traitement de signal
La sonde étant équivalente à une capacité, elle est introduite dans un circuit fournissant un signal
de période proportionnelle à cette capacité. Le but du traitement effectué ici est la mesure de la
période de ce signal.

1.1. Logique câblée


La première réalisation a été effectuée en ayant recours à la logique câblée qui convertit la
période du signal en entrée à un chiffre binaire sur 8 bits.
A partir du signal reçu, on génère une impulsion de mémorisation et une impulsion de remise à
zéro.
On applique à un compteur, la sortie d’une porte logique ‘ET’ auquel est branché en entrée le
signal provenant de la sonde et une horloge. Le résultat est la filtration des impulsions de
l’horloge pendant Toff.
Le schéma de la Figure 3.2 montre le principe d’une carte utilisant la logique câblée pour le
traitement de signal.
TRANSFORMATION DU SIGNAL EN UNE ADRESSE SUR 8 BITS

1 2 3 4 5 5 SONDES
CABURAN
Comptage signaux

R.A.Z
COMPTEUR DECIMAL
MUX 1 SONDES CARBURANT 8 BITS
FILTRATON DES SIGNAUX
DE L’HOLOGE PENDANT TON Mémo
REGISTRE 8
BITS
MUX 2 SONDES A EAU GÉNÉRATION D‘UN SIGNAL
DE MEMORISATION

GÉNÉRATION D‘UN SIGNAL


DE REMISE A ZERO

AD AD AD AD ADADADAD
5 SONDES
1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5 6 7
NIVEAU
D‘EAU

CIRCUIT DE COMMANDE
COMPTEUR

Figure 3-2 Carte en logique câblée

Comme l’illustre la figure 3 – 3 montrant la plaque d’essai réalisée et simulée sur


WORKBENCH 5.2,on remarque l’utilisation plusieurs circuits pour effectuer une fonction.

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Figure 3 – 3 Carte de traitement du signal par la logique câblée

Il faut d’abord permettre le passage de signaux d’horloge seulement pendant TOff en appliquant
le signal provenant de la sonde et d’une horloge de 2MHz sur une porte logique ET (figure 3-4).

Figure 3-4 Filtration des signaux de l’horloge pendant T off


En appliquant le signal carré provenant de la sonde à un circuit RC, on génère une impulsion
qui permet la mémorisation du contenu d’un compteur auquel on lui a attribue la fonction de
compter les impulsions générées précédemment figure 3-5.

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Figure 3-5 Signal de mémorisaton du contenu du compteur

Aprés la mémorisation du contenu du compteur il faut le remettre à zéro avant le prochain front
montant du signal figure 3-6.

Figure 3-6 Signal de remise à zéro du compteur


Puisque l’utilisation de a logique cablée est limitée, couteuse et encembrante, nous avons opté à
la logique microprogrammée.

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1.2. Logique Micro programmée


1.2.1. Principe
Le principe de traitement et d’exploitation est illustré par les étapes suivantes :
 Fonction suivi stock :
Le programme sélectionne automatiquement au démarrage le mode stock ainsi qu’après
chaque demande manuelle effectuée par l’opérateur.
Le microcontrôleur Pic détermine tous les volumes contenus dans les citernes les affiche
sur l’afficheur LCD et envoie les mêmes informations sur la ligne RS232.
 Fonction dernières livraisons :
Si l’opérateur veut voir les dernières livraisons, par simple action sur un bouton poussoir, le
Pic affiche les variables LIVRAISON (n) une a une en faisant incrémentés le compteur.
 Fonction vérification niveau d’eau :
Si l’opérateur veut vérifier le niveau d’eau dans les citernes par action sur un bouton
poussoir, le microcontrôleur sélectionne les sondes eau l’une après l’autre.
Le microcontrôleur affiche les hauteurs d’eau dans les citernes.
1.2.2. Le Microcontrôleur
Nos premiers essais ont été effectués sur une carte microcontrôleur pilotée par un Pic
16F877.Mais celui-ci n’a pas supporté le nombre de variables utilisées.
En effet, les fonctions mathématiques permettant le calcul du volume de carburant nécessitent un
espace mémoire important, chose qui nous a orienté vers le Pic 18F452 cadencé à20MHz.
Les caractéristiques du 18F452 sont les suivantes :

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1.2.3. Les modules du Pic utilisé pour cette application


- Le TIMER1 : C’est un compteur sur 16 bits qui peut être configuré par soft pour compter
des impulsions d’horloge interne avec un pré diviseur
- Le module CCP1 (compare, capture, PWM)
C’est un module qui peut être configuré également par soft pour capturer le front montant d’un
signal appliqué sur la patte 17(RC7) du PIC. Chaque fois où il détecte un front montant il
enregistre le contenu du TIMER 1dans un registre spécifique à cette utilisation.

1.2.4. Les interruptions


Les interruptions utilisées sont les suivantes :
- Débordement du TIMER1
- Interruption CCP1
1.3. L’afficheur
Pour notre application, nous allons utilliser un afficheur LCD 24 caractères deux lignes dont la
documentation complète est donnée en annexe 2.

Les afficheurs à cristaux liquides, autrement appelés afficheurs LCD (Liquid Crystal Display), sont
des modules compacts intelligents et nécessitent peu de composants externes pour un bon
fonctionnement. Ils consomment relativement peu (de 1 à 5 mA),ils sont relativement bon marché
et s'utilisent avec beaucoup de facilité.

Plusieurs afficheurs sont disponibles sur le marché et diffèrent les uns des autres, non seulement
par leurs dimensions (de 1 à 4 lignes de 6 à 80 caractères) mais aussi par leurs caractéristiques
techniques et leur tension de service. Certains sont dotés d'un rétro éclairage de l'affichage. Cette
fonction fait appel à des LED montées derrière l'écran du module. Cependant, cet éclairage est
gourmand en intensité (de 80 à 250mA).

Figure 3-7 Afficheur LCD

Ils sont très utilisés dans les montages à microcontrôleur, et permettent une grande convivialité. Ils
peuvent aussi être utilisés lors de la phase de développement d'un programme, car on peut
facilement y afficher les valeurs de différentes variables.

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Principe des cristaux liquides

L'afficheur est constitué de deux lames de verre, distantes de 20 µm environ, sur lesquelles sont
dessinées les mantisses formant les caractères. L'espace entre elles est rempli de cristal liquide
normalement réfléchissant (pour les modèles réflectifs). L'application entre les deux faces d'une
tension alternative basse fréquence de quelques volts (3 à 5 V) le rend absorbant. Les caractères
apparaissent sombres sur fond clair. N'émettant pas de lumière, un afficheur à cristaux liquides
réflectif ne peut être utilisé qu'avec un bon éclairage ambiant. Sa lisibilité augmente avec
l'éclairage.

Les modèles transmissifs fonctionnent différemment: normalement opaque au repos, le cristal


liquide devient transparent lorsqu'il est excité; pour rendre un tel afficheur lisible, il est nécessaire
de l'éclairer par l'arrière, comme c'est le cas pour les modèles rétro éclairés.

1.4. Schéma de principe du système de télé jaugeage


Le système est composé de cinq sondes carburant et de cinq sondes eau au nombre de
citernes disponibles dans la station. La tension de sortie de chaque astable est transmise
vers le microcontrôleur à travers des multiplexeurs (figure 3-8) .Le microcontrôleur
effectue les calculs et affiche les résultats sur un afficheur LCD.
1 2 3 4 5 5 SONDES
CABURANT AFFICHEUR LCD 2 LIGNES

MUX 1 SONDES CARBURANT

SORTIE
PIC
MUX 2 SONDES EAU 18F452
SORTIE CCP1
SELECT1

SELECT2

5 SONDES
1 2 3 4 5
NIVEAU
D‘EAU

RX / TX

SELECTION 1 PARMI 8 PC

Figure 3.8 Carte a base de Pic pour l’exploitation des signaux reçus des sondes

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1.5. Principe de fonctionnement


Le schéma Figure 3-8 comporte principalement le PIC18F452, 2 multiplexeurs des sondes et
l’afficheur.
On peut prévoir deux modes de fonctionnement.

1.5.1. Mode automatique


En mode automatique, on a les étapes suivantes :
- Le microcontrôleur sélectionne le multiplexeur carburant.
- Le microcontrôleur signale par des LED le mode de fonctionnement.
- Le microcontrôleur sélectionne les entrées l’une après l’autre .Un signal carré de période
proportionnelle à la hauteur du liquide dans la citerne sélectionnée parvient au module
CCP1 le microcontrôleur, exécute le programme de détermination de la hauteur.
- Le microcontrôleur calcule le volume correspondant aux caractéristiques de la citerne
sélectionnée.
- Le microcontrôleur affiche le message correspondant (STOCK/PRODUIT/N°CITERNE)
et le volume déjà calculé.
- Le microcontrôleur envoie sur le port série les mêmes informations.
- Le microcontrôleur mémorise le volume dans la mémoire non volatile.
- Le microcontrôleur exécute le programme de détection d’un dépotage.

1.5.2. Mode manuel


L’utilisateur a sélectionné le contrôle du résidu d’eau :
- Le microcontrôleur sélectionne le multiplexeur eau.
- Le microcontrôleur signale par des LED le mode de fonctionnement.
- Le microcontrôleur sélectionne les entrées l’une après l’autre. Un signal carré de période
proportionnelle à la hauteur du liquide dans la citerne sélectionnée parvient au module
CCP1.
- Le microcontrôleur exécute le programme de détermination de la hauteur.
- Le microcontrôleur envoie sur le port série les mêmes informations.
- Le microcontrôleur affiche le message correspondant (VERIFICATION EXISTENCE
D’EAU /PRODUIT / N°CITERNE) et le niveau d’eau déjà calculé.
- Le microcontrôleur déclenche une alarme si la hauteur dépasse un certain seuil.
L’utilisateur a sélectionné LIVRAISONS
- Le microcontrôleur exécute le même programme que celui du mode automatique sauf pour
l’affichage.

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- Le microcontrôleur accède à la mémoire et affiche le message (LA DERNIERE


LIVRAISON/PRODUIT/N° DE LA CITERNE).
- Il envoie sur le port série les mêmes informations.
L’utilisateur a sélectionné INITIALISATION
Le PIC arrête immédiatement l’exécution de la demande précédente et se remet en mode
automatique.
L’utilisateur a sélectionné INITIALISATION MEMOIRE
Cette demande est exécutée à la mise en marche la première fois.
- Il signale par des LED le mode de fonctionnement.

1.5.3. Commutation mode manuel / mode automatique


Le programme est effectué pour éviter que l’utilisateur laisse le programme en mode manuel après
un nombre de passages définis, le programme se déclenche automatiquement en mode AUTO.
1.5.4. Eclairage de l’afficheur
Pour préserver le tube d’éclairage de l’afficheur LCD, il ne s’allume que sur demande de
l’utilisateur avec une temporisation ou une fois le système mis en fonctionnement manuel.
2. Programmation du Pic 18F452
La programmation du Pic a été effectuée en C avec le logiciel PCWH Compiler, il comporte,
après compilation à l’assembleur, 1837 lignes.
Le chargement de ce programme est effectué par le Tiny Bootlooder chargé au début de sa
mémoire qui permet une grande rapidité du chargement du programme dans le Pic.
Les différents modules sont exposés ci-après.

2.1 Organigramme du programme principal


Le programme principal est une succession de branchement à des sous programmes qui
seront détaillés dans ce chapitre. Les deux interruptions autorisées CCP1 et débordement
du compteur TMR1 peuvent intervenir à n’importe quel moment il sont traités
indépendamment.
L’exécution des options d’affichages sont accessibles par des tests de validation des
boutons correspondant.

L’organigramme du programme principal représenté à la figure3-9 comporte les étapes


suivantes :
Programme d’affichage : Selon le désir de l’utilisateur, il est possible d’afficher le stock, le
niveau d’eau ou les quantités reçues dans chaque citerne.

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Calcul de hauteur : sous programme déclenché par interruption.


Détermination du volume : sous programme appeler par un branchement.
n : Variable de comptage.
N : Nombre de citernes.
Mémorisation volume : Mémorisation dans deux registres la valeur actuelle et précédente du
volume contenue dans chaque citerne
Détermination quantité livrée : Mémorisation dans des registres les dernières réceptions

DEBUT

Initialisation

Programme d’affichage

Calcul de hauteur
Incrémentation
Incrémentation
Non
Stock Mémorisation hauteur d’eau (n)

Oui
Non
Détermination du Volume n =N
Oui
Oui

Fin
Volume Non
augmente

Oui

Détermination quantité livrée Mémorisation volume

Non n =N n =N Non

Oui
Fin Oui

Figure 3-9 organigramme du programme principal

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2.2 Programme d’affichage


L’organigramme du programme d’affichage est représenté à la figure 3-10
Le programme par défaut valide le bouton stock, le microcontrôleur affichage l’identité et le
stock dans la citerne sur un afficheur LCD. Les mêmes informations sont envoyées sur le port
série pour affichage et exploitation sur PC.
Si l’opérateur valide le bouton eau, le Pic affiche sur l’afficheur LCD et envoie l’identité et la
hauteur d’eau dans la citerne en cours de consultation.
Si l’opérateur valide le bouton livraison, le microcontrôleur affiche et envoie les dernières
livraisons reçues dans les citernes en accédant aux registres dans lesquels sont mémorisés
les informations demandées.

DEBUT

Attente validation bouton stock Attente validation bouton eau

Non Non
Validation Validation

Oui Oui

Affichage stock citerne en cours Affichage hauteur eau citerne en cours

Envoi sur RS232 information stock Envoi sur RS232 information eau

Attente validation bouton livraison

Non
Validation

Oui

Affichage livraison citerne en cours

Envoi sur RS232 information livraison

Fin

Figure 3-10 Organigramme du Programme d’affichage

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2.3 Calcul de la hauteur (Fonctionnement du module CCP1)


Ce module est déclenché comme une interruption du programme principal pour déterminer la
période du signal entrant. A la détection d’un front montant, le module CCP1 mémorise le
contenu du compteur TMR1 qui est un compteur sur 16 Bits.
En attendant le prochain front montant, le nombre de débordements du compteur est compté.
A la détection du prochain front montant, la nouvelle valeur contenue de TMR1 est mémorisée.
A ce stade il est possible de déterminer le nombre de cycles effectué par l’horloge entre ces deux
fronts.
Le nombre d’impulsions ainsi déterminées est converti en hauteur en tenant compte de la valeur
initiale, de la densité du produit et de la conversion de la hauteur en mètre(figure 3-11 et 3-12).

Début

Détection d’un 1ER front montant

Mémorisation du contenu du compteur


TIMER 1

Comptage du nombre de débordement de


TMR1

Détection d’un 2EME front montant

Mémorisation du contenu du compteur


TIMER 1

Calcul du nombre d’impulsions

Fin

Figure 3-11 Organigramme de détermination nombre d’impulsion

Signal provenant de la sonde

nombre d’impulsions
Figure 3-12 Calcul de la hauteur (a) Org. (b) Signaux)

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2.4 Détermination du volume


Les citernes de carburant des stations service sont constituées d’une partie cylindrique
disposée horizontalement et se termine vers les extrémités en partie ellipsoïdales
(figure 3-13).
Une fois la hauteur du carburant dans la citerne est déterminée, le programme accède en
mémoire pour relever les caractéristiques de la citerne en cours de vérification (longueur
totale, diamètre et longueur de la partie en ellipsoïde).
Le programme effectue le calcul du volume de la partie cylindrique en effectuant une
intégrale, puis le volume des parties en ellipsoïde en faisant appel à plusieurs fonctions
trigonométriques et par intégration.
Le résultat est donné en litre avec une très bonne précision, cette précision est
malheureusement affecté d’erreurs car les modèles de citerne ne sont pas fabriquées de la
même manière. La différence des dimensions affectera le résultat.
Pour résoudre ce problème, il faut ajuster les dimensions par étalonnage en les comparant
avec les tableaux de jaugeage fournis par le fournisseur.
Ce sous programme est très important et constitue une pièce maîtresse du programme
puisqu’il permet de déterminer la valeur du volume avec précision.
L : la longueur de la partie cylindrique de la citerne
l : longueur de la partie ellipsoïde
D : diamètre de la citerne
H : la hauteur du liquide dont on voudra déterminé le volume

D
H

l L

∆H = H - D/2; Figure 3-13 Citerne de carburant


temp1 = (∆H)3 – 3.D2. ∆H /4 - (D)3) /4;
Volume de ellipsoïde = -π.l.temp1/(3.D);
temp2 = sqrt((D2)/4- ∆H 2);
temp3 = π/2 + 4.l.temp2/(D2)+ arc sin(2 l/D);
Volume du tube = L.D2 .temp3/4;
Volume = (Volume du tube + 2. volume des ellipsoïdes);

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2.5 Détermination de la quantité reçue


Le système contrôle continue le stock actuel et le stock précédent. Si le stock actuel est supérieur
au stock précédent, le PIC calcule la différence et la mémorise (figure 3-14)

Début

Interdire les interruptions

OUI Volume – NON


Stock(t)
<0

Stock[n] (t) = Volume Stock(t) = Volume

Livraison = Stock[n] (t) - Stock[n] (t-1) Stock[n] (t-1) = Stock[n] (t)

Autorise les interruptions

Fin

Figure 3-14 organigramme de détection d’un dépotage

Volume : Quantité de carburant calculée par le sous programme Détermination du Volume


Stock[n] (t): Registres aux nombre de citernes dans lesquels sont mémorisés les valeurs
actuelles du volume de carburant.
Stock[n] (t-1) ): Registres aux nombre de citernes dans lesquels sont mémorisés les valeurs
précédente mesure du volume.
Livraison[n]: Registres aux nombre de citernes dans lesquels sont mémorisés les quantitées
livrées par le camion citerne.

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3. Conclusion
La carte microcontrôleur réalisée à base d’un microcontrôleur Pic puissant, le 18F452, peut
donner une haute précision puisqu’il peut travailler avec une horloge de 40 MHz au lieu de
10MHz.
Dans le cas où la sonde devrait être agrée par les services de métrologie légale pour des mesures
de quantité de produit soumis à des taxes, la précision pourra être améliorée sans aucun
problème.
Les informations fournies par la sonde sont capables d’être interprétées pour former une base
de données. Connaissant les prévisions de vente, il serait facile de gérer le stock .
La carte microcontrôleur associée à d’autres modules peut piloter par l’arrêt d’une pompe dont
la citerne présentant un défaut quelconque ou par le déclenchement d’une alarme pour prévenir
un risque de débordement,ce qui est important pour l’écologie et la préservation du produit sans
citer les dangers courus par cette opération.

- 54 -
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V
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An’TUIN O TELE JAUGEAGE D’UNE STATION SERVICE MAHDI ALI
NFRFORNO
DOENLTA
S NT
MA
V ORNITAA
BNL
T
E CONCLUSION GENERALE

Le résultat de ce projet était l’automatisation de l’opération de jaugeage permettant la mesure


de quantités de carburant et de l’eau dans des citernes. Pour aboutir à cet objectif, nous avons
conçu et réalisé une sonde capacitive et un système de calcul et d’affichage à base de
microcontrôleur.

La sonde et le système d’exploitation des mesures réalisés et testés ont été à la hauteur des
attentes, puisqu’ils offrent les mêmes données fournies par les systèmes les plus sophistiqués.
Le but principal de cette étude est atteint, principalement le coût.

Les essais réalisés en laboratoire sur banc d’essai pour cet effet sont concluants. D’autres
essais sur site doivent être réalisés, mais auparavant la sonde doit être soumise à l’expertise
pour obtenir une homologation pour la sécurité puisqu’elle travaille dans une zone classée
dangereuse.

La sonde a été conçue en respectant la norme SENELEC EEx ia IIBT4. Toutes les précautions
d’étanchéité d’isolement et limitation de tension et courant ont été pris en considération.
Les perspectives futures de ce système sont bien entendu l’industrialisation.

Grâce à son prix réduit et son efficacité, ce système a des atouts pour concurrencer les produits
étrangers qui ne sont pas disponibles actuellement sur notre marché.

Le marché Tunisien peut être conquis par ce système qui offrira au gérant le confort et la
sécurité. Pour les sociétés de distribution il est possible de faire le suivi des ventes de leurs
stations une fois qu’ils sont connectées sur le réseau.

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