Vous êtes sur la page 1sur 2

Terminale S 2007/2008

Chapitre 8

Probabilités conditionnelles. Indépendance


Dans toute la suite,on considère une probabilité P définie sur un ensemble Ω (ensemble des issues).

1 Probabilités conditionnelles
✍EXEMPLE 1 : En fin de Première S, chaque élève choisit une et une seule spécialité en terminale suivant les
répartitions ci-dessous :

Mathématiques Sciences Physiques SVT


40% 25% 35%

Sexe de l’élève selon la spécialité

Mathématiques Sciences physiques SVT


Fille 45% 24% 60%
Garçon 55% 76% 40%

On choisit un élève au hasard.


1. Représenter tous les résultats possibles par un arbre pondéré.
2. Quelle est la probabilité de l’événement « L’élève a choisi spécialité mathématiques » ?
3. Quelle est la probabilité de l’événement « L’élève est une fille qui a choisi spécialité mathématiques » ?
4. On choisit maintenant un élève au hasard parmi ceux qui on choisit spécialité mathématiques. Quelle est la
probabilité que ce soit une fille ?
Cette dernière probabilité est notée PM (F ) ou P (F |M ) : c’est la probabilité de F sachant que M est réalisé,
c’est-à-dire la probabilité de choisir une fille sachant que l’on choisit parmi les élèves ayant opté pour la
spécialité mathématiques.
5. Trouver une relation entre P (M ), P (F ∩ M ) et PM (F ).
DÉFINITION 1
Soit A et B deux événements d’une même expérience aléatoire avec P (A) 6= 0.
La probabilité que l’événement B se réalise sachant que l’événement A est réalisé, est le nombre noté PA (B) ou
P (A ∩ B)
P (B|A) défini par : PA (B) = .
P (A)

2 Indépendance de deux événements


DÉFINITION 2
Dire que les deux événements A et B sont indépendants signifie que P (A ∩ B) = P (A) × P (B)
REMARQUE : Si on suppose P (A) 6= 0 et P (B) 6= 0, on a alors PA (B) = P (B) et PB (A) = P (A) : autrement
dit la réalisation de l’un des événements n’a aucune influence sur la réalisation de l’autre.

Ne pas confondre « indépendants » et « incompatibles ». Deux événements sont incompatibles lorsque P (A ∩ B) =


0 : ils ne peuvent se produire en même temps. Dans ce cas, vu que P (A) 6= 0 et P (B) 6= 0, l’égalité P (A ∩ B) =
P (A) × P (B) est fausse. Donc deux événements incompatibles ne sont pas indépendants (en général) !

✍EXEMPLE 2 : On extrait au hasard un jeton d’un sac contenant six jetons : trois rouges numérotés 1, 2 et 3,
deux jaunes numérotés 1 et 2 , et un bleu numéroté 1. On désigne respectivement par R, U et D les événements :

« le jeton est rouge », « le numéro est 1 » et « le numéro est 2 ».

Les événements R et U sont-ils indépendants ? Et les événements R et D ?

Page 1/2
Terminale S 2007/2008

3 Indépendance de deux variables aléatoires


DÉFINITION 3
Soit X et Y deux variables aléatoires sur Ω.
On note x1 , x2 , ..., xn les valeurs prises par X et y1 , y2 , ..., ym les valeurs prises par Y .
Dire que X et Y sont indépendantes signifie que pour tous i et j, les événements (X = xi ) et (Y = yj ) sont
indépendants.

4 Formule des probabilités totales


DÉFINITION 4
Dire que des événements B1 , B2 , ..., Bn forment une partition de Ω signifie que les ensembles Bi sont deux à deux
disjoints (incompatibles) et que leurs réunion est Ω.
THÉORÈME 1 : Formule des probabilités totales
Si B1 , B2 , ..., Bn sont des événements qui forment une partition de Ω, alors pour tout événement A, on a :

P (A) = P (A ∩ B1 ) + P (A ∩ B2 ) + . . . + P (A ∩ Bn )
C’est-à-dire :

P (A) = PB1 (A)P (B1 ) + PB2 (A)P (B2 ) + . . . + PBn (A)P (Bn )
✍PREUVE 1 : Voir feuille manuscrite.

✍EXEMPLE 3
On reprend la situation de l’exemple 1. Calculer la probabilité de l’événement F : « choisir une fille » et celle de
l’événement G : « choisir un garçon ».

Règle relatives aux arbres pondérés


☛ La somme des probabilités inscrites sur chaque branche partant d’un même noeud doit toujours être égale
à 1.
☛ La probabilité d’un chemin est égale au produit des probabilités inscrites sur chaque branche de ce chemin.
☛ La probabilité d’un événement E est la somme des probabilités des chemins qui aboutissent à E (cette règle
n’est autre que la formule des probabilités totales).
THÉORÈME 2 : Cas particulier : succession d’expériences aléatoires indépendantes
Lors de la succession d’expériences aléatoires indépendantes, la probabilité d’une liste de résultats est égale au
produit des probabilités de chaque événement de la liste.
✍EXEMPLE 4
Une urne contient 4 boules rouges, 3 boules vertes et 2 boules noires indiscernables au toucher.
On tire au hasard une boule et on note R, V et N les trois issues possibles.
1. Dresser la loi de probabilité de cette expérience aléatoire.
2. On répète deux fois l’expérience, la première boule tirée étant remise dans l’urne avant le deuxième tirage.
Les deux expériences sont donc indépendantes.
(a) Construire l’arbre pondéré correspondant à ces deux tirages.
(b) Calculer la probabilité de l’événement (V ;R).
(c) Calculer la probabilité de l’événement S : « Obtenir une boule rouge exactement ».

Page 2/2