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TESTS RELATIFS À LA CLAIRANCE DU SANG PORTAL

CONCENTRATION EN AMMONIAQUE ( NH4+) ET TEST DE TOLÉRANCE À L'AMMONIAQUE (SUR PLASMA)

Permet de déceler les shunts porto-systémiques et la diminution de la masse fonctionnelle hépatique.

Echantillonnage & Dosage

• Mise à jeun de 8 heures.


• Le tube à prélèvement ne peut contenir de l'ammoniaque, l'héparine sous forme d'héparinate de
lithium est l'anticoagulant recommandé.
• Bain de glace dès le prélèvement et séparation du plasma dans les 30 minutes (l'hémolyse donne des
valeurs faussée); test dans les 60 minutes si l'échantillon est gardé au réfrigérateur (sinon fausse
augmentation des valeurs); 2 jours si l'échantillon est gardé à - 20°C au moins par immersion et
agitation dans un mélange de glace sèche (carboglace) et d'éthanol.
• L'hyperammoniémie est mieux détectée dans le sang artériel que dans le sang veineux.
• Méthodes de dosages très classiques (méthode colorimétrique de Berthelot)

Résultat et interprétation

Concentration de base

• Normal 60-75 µg/dl


• Suspect si >120 µg/dl
• Pathologique si > 200-1000 µg/dl

Si normale, indique une absence de shunt entre le système porte et les veines systémiques mais, n’exclure
une diminution de la masse fonctionnelle hépatique de plus de 60%, le test de tolérance s'indique. En cas
de Shunt, le test de tolérance est dangereux.

Test de tolérance

• per os: Après sondage, administrer directement dans l'estomac 0,5 ml (=0,1g)/KgPV d'une solution de
NH4Cl 20%, ou la faire boire en mélangeant à du lait chocolaté et prélever le plasma 30 minutes après
l'ingestion de NH4Cl.

• par voie rectale: Vider l'intestin, collecter du sang sous héparinate de lithium, administrer 0,1g/KgPV
de NH4Cl 5% à 20-30cm dans le rectum, collecter un échantillon de sang à 30 et à 60min, garder
l'échantillon dans la glace, après une centrifugation, doser dans les 3 heures

Les valeurs à interpréter lors de test de tolérance sont la valeur absolue atteinte après 30 minutes et
l'accroissement entre le niveau de la ligne de base et le niveau de l'ammoniémie 30 minutes après
l'ingestion:

• Normale = 2 à 2,5 x ligne de base à 30min,


• 5 fois la valeur de la ligne de base indique qu’au moins 60% de la masse fonctionnelle est perdue.
Danger d'intoxication car les récepteurs hépatiques sont fortement réduits.
• Si le test de tolérence a été risqué malgré une ligne de base trop élevée:
• 2 à 2,5 x ligne de base -> shunt veineux uniquement.
• > 2,5 x ligne de base -> shunt et diminution de la masse fonctionnelle hépatique.

Remarques:
• Chez les bovins l'hyperammoniémie peut être la conséquence d'une intoxication à l'urée où à l'herbe
jeune riche en azote soluble (intoxication alimentaire).
• Chez le chien des déficiences enzymatiques du cycle de l'urée induisent une hyperammoniémie.
AA. BRANCHÉS/ AA. AROMATIQUES DANS LE PLASMA (CHEZ LE CHIEN)

• Normal (a jeun) = 3
• Shunt porto-systémique < 1

Explications: l'insuline est une hormone qui induit une utilisation accrue des acides aminés branchés par
les tissus musculaires et adipeux, d'où le niveau plasmatique en acides aminés branchés est peu élevé
lorsque le niveau en insuline est élevé (normalement: uniquement après un repas). Lors de shunt ou
d'hépatite chronique active, le niveau de l'insulinémie reste élevé en période interprandiale
comparativement à un animal sain (car le foie ne peut plus stocker le glucose, qui passe dans le sang) et
cette insuline empêche le muscle de libérer les acides aminés branchés comme il le fait normalement en
période de jeûne interprandiale.

N'est possible que dans un nombre limité de laboratoire. Les techniques utilisées sont l'autoanalyseur et/
ou la chromatographie.

CONCENTRATION SÉRIQUE EN GLOBULINES

Dans les maladies chroniques du foie, la masse en cellules de Kupffer diminue, avec comme conséquence
une dissémination assurée dans l'organisme de protéines étrangères en provenance de l'intestin vers la
population des monocytes-macrophages des tissus extra-hépatiques. Les cellules de Kupffer sont en fait
des macrophages spécialisés du foie qui nettoient le sang portal du matériel antigénique originaire de
l'intestin: microorganismes, produits issus de ces microorganismes (endotoxines), antigènes non-spécifiés
provenant des aliments. Contrairement aux cellules de Kupffer, les macrophages de la rate et tissus
lymphoïdes transfor ment l'antigène pour la production d'anticorps. Il s'en suit une
hyperimmunoglobulinémie ou une gammapathie polyclonale.

TESTS D'EXCRÉTION DE COLORANTS (BSP-ICG)

Colorant anionique organique éliminé presque exclusivement par le foie. Déficience si présence
concomitante de shunt et d’une diminution de la masse fonctionnelle.

Ln Ct = Ln Co - Kt
K est ici la Clairence relative ou
fractionnaire. K est mesurable
graphiquement ou calculable car K=
Ln2/t1/2 (car Ct = Co/2).

P1 (10 première minutes) dépend du flux sanguin


hépatique, de la circulation intrahépatique (sanguine
et biliaire), du pouvoir de captation du colorant par
l'hépatocyte. P’ mesure le transit hépatocytaire. P2
dépend de l’intégrité des hépatocytes et des voies
biliaires.
Epreuves réalisées chez le chat et le chien: % de rétention à 30 minutes (Ct/Co), Mesure de P1 (clairance
fractionnaire) par prise de sang répétées pendant 10 minutes, Mesure de P2 par prolongation jusque 60
minutes. Prise de sang dans la céphalique et mesure par absorbance du plasma.

• Faux négatif par Rétention diminuée et Clairance augmentée

- Anasarque/Ascite riches en protéines: ugmentation du VD.


- Hypoalbuminémie: Plus grande proportion de sérumalbumine est unie à la BSP et l'interaction
entre l'albumine et les récepteurs de l'hépatocyte favorisera une augmentation de la prise de BSP.

• Faux positif

- Obésité: augmentation apparente du % de rétention suite à l’injection d’une quantité excessive (sauf
par la méthode de Sutherland)

• Vrai positifs: Rétention augmentée et Clairance diminuée

- Diminution du flux sanguin hépatique: par insuffisance cardiaque ou obstruction post sinusoïdale.
- Shunt porto-systémique: si la masse hépatique est aussi réduite . Normal dans le cas contraire.
- Perte de 55% de la masse fonctionnelle
- Hyperbilirubinémie: Cholestatique: la BSP qui devrait être éliminée par la bile retourne dans le
sang via les fluides interstitiels et le drainage lymphatique. Trouble de captage. Hyperbiliribunémie
préhépatique: il y a compétition relative entre la BSP et la bilirubine pour la SA (la BSP se lie à la
sérumalbumine et aux globulines par opposition à la bilirubine), mais les troubles de rétention ou de
clairance se produiront uniquement si l'hyperbilirubinémie dépasse 5 mg/dl car dans ce cas il y a
compétition pour la conjugaison au sein de l'hépatocyte.
- Les drogues qui se lient à la SA entreront en compétition avec la BSP.
- Système de transport intrahépatique défectueux sans altération de la structure histologique. (décrit
chez le chien).

TESTS RELATIFS AUX MÉTABOLISMES HÉPATIQUES DE SYNTHÈSE (ANABOLIME HÉPATIQUE )

GLYCÉMIE

•Atteinte hépatique chronique > 80% de la masse de


l’organe: Hyperglycémie postprandiale prolongée
(diminution de la masse fonctionnelle) et/ou
hypoglycémie associée à l'anorexie (suite à la
diminution des capacités de stockage du glucose sous
forme de glycogène) DDx: animal jeune, déficience
enzymatique, tumeur du pancréas endocrine.
• Shunt porto-systémique: dans 35% des cas l'hypoglycémie s'observe du fait de la diminution de la masse
hépatique.

ALBUMINÉMIE ET RAPPORT ALBUMINE/GLOBULINE

Rapport A/G diminué dans le sérum: Une diminution de la masse fonctionnelle suite à une maladie
chronique engendre une diminution de la synthèse d'albumine et de certaines globulines (autres que les
gammaglobulines), mais ces changements ne s'observent qu'au terme de la maladie.

Hypoalbuminémie: La demi-vie de l'albumine étant de 8 jours, l'hypoalbuminémie ne s'observe


normalement pas lors d'atteinte hépatique aiguë, mais bien au terme d'atteintes chroniques ou si l’hépatite
aiguë dure plus de 14 jours. Causes: maladie inflammatoire chronique (hypoalbuminémie sévère),
péritonite infectieuse féline, stress prolongé, shunt porto-systémique congénital.
profil d'électrophorèse:

• Inflammation aiguë du foie: les protéines de l'inflammation sont augmentées alors que l'albuminémie
tend à diminuer (l’anorexie diminue les apports azotés: carences en acides aminés, dépression des
fonctions hépatobiliaires, changements métaboliques au profit d’une synthèse des protéines de
l’inflammation et au détriment de la synthèse de l’albumine; état catabolique > état anabolique) → d'où
diminution du rapport A/G. Le profil d'électrophorèse sera donc typique: diminution du % de
l'albumine, et accroissement du % des alpha et ß globulines (centre du profil). Si la chronicité s'installe
(péritonite infectieuse féline), une augmentation des gamma-globulines s'observe également. Si
l’hypoalbuminémie survient après 3 sem. d’atteinte hépatique (dans les maladies qui se développent
rapidement), le déclin de l’albuminémie indique que les fonctions hépatiques sont massivement
déficientes, ce qui contribue à établir un pronostic défavorable.
• Inflammation chronique, l’électrophorèse montre un pontage béta - gamma si l'hépatite chronique est
évolutive et active (= cirrhose). L'inflammation chronique expose le système immunitaire aux antigènes
digestifs, d'où synthèse continue d'IgM et d'IgG: l'augmentation simultanée des gamma-globulines (IgG;
zone des gamma-globulines d'un profil électrophorétique) et des IgM (zone des ß2-globulines) induit le
pontage électrophorétique entre ß et γ. Lors de cirrhose ou de tumeurs, la maladie étant plus
progressive, on trouve toujours une hypoalbuminémie qui conduit à la formation d’oedème et d’ascite
lorsque la valeur de l’albuminémie est <20g/l ou <15g/l pour d'autres auteurs. La mise en évidence de
l’oedème et de l’ascite est fréquente lors de cirrhose ou de tumeurs.

PROTÉINES DE LA COAGULATION DANS LES MALADIES CHRONIQUES DU FOIE

Les temps de coagulation du plasma citraté seront allongés: temps de Quick(prothrombine): seul signe au
début de la déficience hépatique car la 1/2 vie du facteur VII est plus courte que celle des autres facteurs;
temps de thromboplastine partielle (APTT). Contrôle d'une carence possible en vitamine K: Si un facteur
de la coagulation est déficient de 70 %, cela suffit pour avoir un allongement du temps de coagulation.
Comme les facteur II, VII, IX et X sont vitamine K-dépendants, il y aura lieu d'injecter de la vitamine K
et de refaire le test 24 h plus tard. Si Quick reste allongé: le problème est d’origine hépatique et non dû à
une déficience en vit. K.

URÉMIE DANS LES MALADIES CHRONIQUES DU FOIE:

Normalement 10 à 50 mg/dl chez le chien. Diminution lors d'insuffisance hépatique grave avec
augmentation concomitante de l'ammoniaque.

ACIDES BILIAIRES:

A jeun, la concentration sérique est basse. Après un repas, la sécrétion d'acides biliaires augmente, un
maximum est atteint 2 heures après le repas. Augmentation des valeurs sériques en cas de nécrose
hépatique (intoxication aiguë), cirrhose (cholestase), lipidose (cholestase), néoplasie hépatique,
cholangiohépatite (cholestase), shunt porto-systémique. Valeur normale à jeun < 5µM/L

TESTS ENZYMATIQUES DU FOIE

ALANINE TRANSAMINASE (ALT)

Catalyse la réaction suivante: alanine + α-cétoglutarate ⎯⎯(ALT)⎯→ pyruvate + glutamate

• localisation: cellule hépatique, coeur, pancréas, rein, muscles squelettiques


• Valeurs normales: moyenne: 40 UI/l cf. normes du laboratoire, variations physiologiques selon l’âge:
augmentation significative avec l’âge, l’individu.
• Valeurs anormales: chez le chien et le chat, non valable chez les GA
- Augmentations fortes (signes cliniques d'insuffisance hépatique nuls): nécrose hépatique toxique, hépatite
contagieuse canine ou maladie de Rubarth.
- Augmentations modérées: (signes cliniques d'insuffisance hépatique maximaux): hépatite chronique +
cirrhose avec cytolyse, hépatite par rétention: cholélithiase, cholestase intrahépatique avec surcharge
graisseuse (augmentation d'ALT, PAlc).
- Augmentations faibles: en absence d’atteinte hépatique 1aire, mais lors d'atteintes cardiaques,
pulmonaires, ou rénales, et lors d’atteinte hépatique 2aire de cholestase (diabète sucré).

L'ALT est l’enzyme de choix pour détecter la cytolyse de l’hépatocyte. On considère que l’augmentation
de ALT est pathognomonique d’une atteinte hépatique primaire avec cytolyse ou secondaire: insuffisance
cardiaque ou surcharge graisseuse qui entraîne une augmentation de la perméabilité des cellules
hépatiques. Donc, à cause d’une demi-vie courte, la détection d’une augmentation sensible à un moment
donné n’est possible que si la cytolyse hépatique est un processus en cours, et qu’il y a donc eu une
libération d' enzyme peu de temps avant la prise de sang.

ASPARTATE TRANSAMINASE (AST)

Transforme l'aspartate en oxaloacétate et l'alpha-cétoglutarate en glutamate. Présent dans la plupart des


tissus mais les origines de l'activité sérique sont essentiellement le muscle et le foie.

L'augmentation pathologique de l'AST n'est pathognomonique d'aucun tissu en particulier puisque


l'enzyme se rencontre dans la plupart d’entre eux et dans les érythrocytes. Cependant, les augmentations
d'activité sont surtout observées lors:
- d'atteintes hépatiques
- d'inflammation et de nécrose musculaire (coeur; muscles squelettiques)
- d'hémolyse pathologique (à confirmer par la mesure de l'hématocrite)

Lorsque la cause d'hémolyse a pu être écartée, l'origine hépatique ou musculaire de l'augmentation sera
définie à partir du dosage de l'ALT, toute augmentation d'activité ALT étant considérée comme
pathognomonique d'une atteinte hépatique avec cytolyse chez le chien et lechat. En revanche, chez les
grands animaux, le dosage de l'ALT sera remplacé par celui de la sorbitol déshydrogénase (SDH) pour
confirmer ou non l'origine hépatique d'une pathologie.

• Fausses augmentations: hémolyse accidentelle (le globule rouge est riche en AST/ALT); lipémie (lecture
malaisée); cétoacidose; drogues hépatotoxiques; sang total laissé à température ordinaire (hypoxie:
perméabilité membrane↑)
• Fausses diminutions: traitement à la métronidazole, penicillamine, oxodipine, carence en vitamine B6
(rare), carence en zinc (effet via la P.Alc.), urémie (diminution non significative).

LACTATE DÉSHYDROGÉNASE (LDH )

Catalyse la transformation du pyruvate en lactate ou inversément, en faisant disparaître ou apparaître du


NADH, lequel est dosé par spectrophotométrie.

5 isoenzymes présents dans tous les tissus, la LDH1 est le principal isoenzyme du coeur et des reins sauf
chez la vache et le mouton où il est aussi très abondant dans le foie. Chez les autres espèces, le foie et les
muscles squelettiques contiennent surtout la LDH5. Attention à l’hémolyse.

Dosages:
• Sens pyruvate --->lactate à pH 7: mesure de la vitesse de disparition du NADH
• Sens lactate ---> pyruvate: à pH 9: mesure de la vitesse d'apparition du NADH.
• Sens lactate ---> pyruvate à pH 7 avec un piège à pyruvate.
• Comparaison de l’activité de LDH1 (α-HBDH) à l’activité totale. Si l'activité LDH1 est normale, mais
LDH totale augmentée: affection hépatique mais pas cardiaque.
• Inactivation thermique: les LDH lentes sont détruites à 65°C pendant 30 min >< LDH1 qui résiste.
LDH5 seule est détruite à 57°C.
• électrophorèse suivie d’une réaction enzymatique en présence de lactate, NAD+, PMS(phénazine
méthosulphate) et sel de tétrazolium (MTT). Préconisée en médecine humaine lors de suspicion
d’infarctus du myocarde.

Conclusions: L'activité LDH étant trouvée dans de nombreux tissus, le dosage sérique de l'activité totale
(de l'ensemble des isoenzymes confondus) ne permet pas de définir l'origine tissulaire de la pathologie en
cas d'augmentation des taux. Le dosage des LDH doit donc obligatoirement être associé à celui d'autres
enzymes: CK et AST lors d'affection musculaire, alanine transaminase (ALT ou GPT) ou sorbitol
déshydrogénase (SDH), et phosphatase alcaline (PAlc) lors d'affection hépatique; et éventuellement à une
électrophorèse des LDH pour déterminer l'origine tissulaire à l'aide des valeurs enregistrées pour les
différents isoenzymes.

Taux faussement bas: présence d’oxalate, d’ascorbate (vitamine C), d’urée, ou réactifs trop vieux.
Taux faussement élevés: hémolyse, lipémie sévère.

CRÉATINE PHOSPHOKINASE (CPK, CK)

Transforme la créatine de la cellule musculaire en phosphocréatine (PC), pendant le repos.

Isoenzyme BB (CK1): système nerveux, viscères.


Isoenzyme MB (CK2): coeur, un petit peu muscles squelettiques. pas dans le serum chez chien.
L'isoenzyme MM (CK3): coeur et muscles.

interprétation:

• Musculaire: Toute augmentation de l'activité CK dans le sérum est considérée comme spécifique d'une
affection musculaire. EN vété il s’agit plus souvent traumatisme induit par une injection musculaire, une
prise de sang difficile, des lacérations musculaires, une position couchée prolongée, transport, chocs
électriques, électrode, hypothermie, écrasement.... que d’une myosite. Donc, une augmentation n’est
pathognomonique que si elle se maintient pendant plusieurs jours. Des valeurs normales ne permet pas
d’exclure. Les myosites et les myopathies dégénératives induisant des augmentations d'acitivité CK
sont d'origines diverses: héréditaire, infectieuse ou parasitaire: Clostridium, Toxoplasmose, endocardite
bactérienne, dirofilariase, immune: lupus érythémateux, myosite à éosinophiles, endocrinienne:
hypothyroïdisme, hyperadrénocorticisme, nutritionnelle: vit E, muscle blanc, cu chez le mouton,
monensine chez CV, ou autre: myoglobinurie chez le cheval; hypertehermie maligne.
• Endocrinienne: hypothyroÏdisme, hyperadénocorticisme.
• SNC: ischémie cérébrale, traumatisme, maladies cérébrovasculaires aigues.

Faussement bas: présence d'agents oxydants, d'EDTA, de citrate, de fluorure, lors d'exposition de
l'échantillon à la lumière solaire, lors d'analyse tardive.

Anormalement élevés: lors d'hyperbilirubinémie (interférences), d'hémolyse (activation du milieu


réactionnel), de traitements médicamenteux (clofibrate; injection intramusculaire).

PHOSPHATASES ALCALINES (P.ALC)

Dosage: l’enzyme hydrolyse les esters phosphates, libère un chromogène jaune -> colorimétrie (410nm).
Réaction est optimale à pH 8,5; cette phosphatase a été dénommée “alcaline” pour cette raison.

Localisation et rôles:
foie (cellules épithéliales), cortex rénal:(tubes contournés proximal), muqueuse intestinale, ostéoblastes, et
aussi: cerveau, glandes mammaires, glandes maxillaires, placenta, peau, bile, leucocytes (uniquement
chez les herbivores), pancréas. Impliquées dans le transport de substances au travers des membranes.
Interprétation d’une augmentation de l’activité PAlc:

• Maladies hépatiques: PAlc totales augmentées: chien >2 à 50 x; chat >2 à 5 x

- cholestase: dosage peu interessant chez le chat.


- augmentation conjointe d’ALT et de PAlc: Surcharge graisseuse hépatique. éventuellement:
néoplasie hépatique maligne, hépatome, cirrhose.
- Autres affections: shunt vasculaire porto-systémique, intoxication hépatique au cuivre, rupture du
canal biliaire, cholangio hépatite suppurative.

Appréciation en fonction des Niveaux sériques ou des augmentations en isoenzymes:


- si 10 x augmenté: lésion hépatique.
- si 100 x augmenté: obstruction biliaire extra-hépatique (chez l'homme)
- PAlc hépatique: augmentée quand hépatite avec cholestase, obstruction biliaire.
- PAlc cortico-inductible augmentée (chien uniquement) quand métastases hépatiques, carcinome
hépatique, foie graisseux (lipidose), troubles endocriniens (voir ci-après).

• Maladies osseuses : augmentation faible des PAlc. Il n’y a pas d’augmentation des PAlc lors d'ostéolyse
(myélomes multiples; cancer osseux) sauf si l'activité des ostéoblastes est augmentée. Le bilan phospho-
calcique doit accompagner le dosage de la PAlc. Anomalies responsables d'une augmentation sérique:
Ostéomalacie (hypocalcémie et hypophosphatémie), Hyperparathyroïdie à localisation osseuse
(augmentation de 4 à 6 x par rapport à la normale), Ostéosarcome: 2 x la normale, Ostéoporose
nutritionnelle, Rachitisme du jeune par carence en vitamine D.

• Maladies endocriniennes qui s’accompagnent de lipidose hépatique: Hypercorticisme (maladie de


Cushing), Diabète sucré avec foie graisseux, Hypothyroïdisme, Hyperparathyroïdisme

• Drogues: Traitement aux glucocorticoïdes.


• Néoplasie (pas un bon marqueur)

PHOSPHATASE ACIDE (PAC)


pas d’'utilité en médecine vétérinaire (cancer de la prostate).

GAMMAGLUTAMYL TRANSPEPTIDASE (GT, GGT)

Présent dans le rein, le pancréas, le foie et les voies biliaires. L'enzyme circulant serait exclusivement
d'origine hépatobiliaire et à ce titre cet enzyme serait un meilleur indicateur des obstructions bilaires que
ne l'est la phosphatase alcaline chez les animaux.

• Bon indicateur d’ingestion du colostrum chez le chiot


• Chez le ruminant adulte, la GGT est l’un des marqueurs de choix pour détecter des atteintes
hépatiques, mais chez le nouveau-né, la très haute activité sérique due à l’ingestion de colostrum
• gêne cette utilisation diagnostique pendant quelques semaines.
• Chez l'homme, il est utilisé pour démasquer: le syndrome de cholestase, l'alcoolisme chronique et la
surveillance du sevrage.

AMYLASE ET LIPASE
Atteinte du pancréas

SORBITOL DÉSHYDROGÉNASE (SDH)

Dosage: sur sérum ou sur plasma hépariné : réduction du D-fructose en D-sorbitol. Mesure la vitesse de
disparition du NADH.
Ne se rencontre pratiquement que dans l'hépatocyte. Troubles hépatique (cytolyse) chez tous les animaux
testés. La SDH a été proposée pour vérifier l'intégrité de la cellule hépatique chez le cheval et les
ruminants car, chez ces espèces, le dosage de l'ALT ne convient pas à ce contrôle

GLUTAMATE DÉSHYDROGÉNASE (GLDH) ET ORNITHINE TRANSCARBAMYLASE (OTC, OCT)

Permettent d'évaluer l'intégrité de la cellule hépatique chez toutes les espèces.

- L'OTC fait partie du cycle de l'urée. Enzyme essentiellement hépatique chez le chien. Marqueur des
hépatopathies primaires.

- En revanche, lors d'atteintes hépatiques secondaires, c'est la GLDH qui augmente le plus fréquemment.

HYPERBILIRUBINÉMIE (ICTÈRES)

DOSAGES:

• Pigment biliaire urinaire: décelable par une bandelette ou par méthode clinique
• Bilirubine conjuguée urinaire: Par bandelette du commerce, En couplant la bilirubine à un composé
stable de diazonium, Test de Rosenbach à l’ac nitrique (oxyde bilirubine en biliverdine), Test de
Harrison (précipit° bilirub ac 10% chlorur de baryum, puis faire réagir ac réactif de Fouchet),Test au
bleu de méthylène.
• Bilirubine sérique: Se mesure par la réaction de van den Bergh. Capacité de la bilirubine à se coupler à
un réactif en formant un composé coloré.

GÉNÉRALITÉS:

Lorsque les taux de la bilirubinémie augmentent, un ictère apparaît. Ce syndrome se marque par des
signes plus ou moins prononcés en fonction du type d'ictère: la coloration jaune des téguments et
muqueuses, des urines foncées à brunes, des selles décolorées à blanc mastic. Le dépistage de
l'hyperbilirubinémie revient à classer les ictères comme des affections résultant soit d'une augmentation de
la production de bilirubine, soit d'une diminution de l'excrétion de la bilirubine.

5 processus responsables de l'hyperbilirubinémie:


• Surproduction: hémolyse, érythropoïèse inefficace
• Capatation insuffisante par l'hépatocyte: jeûne prolongé, drogues, troubles héréditaires
• Réaction de conjugaison déficiente: héréditaire, hépatites et cirrhose, drogues (chloramphénicol)
• Réduction de l'excrétion de la bile, héréditaire, hépatites, drogues
• Obstruction à la sortie de la bile: cholélithiase, tumeurs

L’HOMME:

Classification de l’ictère en fonction de l’origine:

• Ictères préhépatiques ou hémolytiques: Le foie est normal, mais on observe un ictère hémolytique
(causes variées). La capacité du foie à conjuguer la bilirubine libre produite en grandes quantités du fait
de l'hémolyse est dépassée. Un tel ictère (léger) se caractérisera par une hyperbilirubinémie libre
augmentée, une hypersidérémie, une réticulocytose, une urobilirubinurie franche. Pas de bilirubinurie
(exception: chien). Une stercobiline fécale augmentée.
• Ictères hépatiques ou médicaux d’origine hépatocytaire: hépatite aiguë cytolytique virale/toxique,
cirrhose (hyperbilirubinémie mixte), déficit du métabolisme (captation; enzymes transformants;
excrétion)
• Ictères hépatiques ou médicaux d’origine obstructive: cholestase (arrêt ou diminution du passage de la
bile par obstruction des voies biliaires intra-hépatiques (cancer; granulomatose). Hyperbilirubinémie
conjuguée.
• Ictères hépatiques ou médicaux d’origine mixte ou indéterminée: fréquent (hépatite aiguë avec
cholestase: hyperbilirubinémie conjuguée)
• Ictères post-hépatiques ou chirurgicaux: Ce sont les ictères par rétention de bilirubine conjuguée qui
sont dus au blocage des voies bilières extra-hépatiques (calcul du cholédoque, et cancer de la tête du
pancréas).L'hyperbilirubinémie est conjuguée.

Classification en fonction de la présence ou non de cholestase:

• Ictères cholestatiques: cholestase intra- ou extra-hépatique


• Ictères non cholestatiques

Classification en fonction du type de bilirubine présente en exces:

• Ictères à bilirubine libre:


- Ictères hémolytiques (Les plus fréquents) dus à des causes héréditaires (hémoglobinopathie,
enzymopathie érythrocytaire: rare chez les animaux), des troubles acquis: infectieux, parasitaire,
immunologique (autoanticorps; incompatibilité foeto-maternelle; transfusion)
- Autres: Erythropoïèse inefficace excessive, défaut de l'hépatocyte (préhension, enzymopathie).
• Ictères à bilirubine conjuguée: Diminution de l'excrétion biliaire (héréditaire; rare), Cholestatiques,
Obstruction extra-hépatique (signes cliniques marqués, hyperbilirubinémie conjuguée,
hypercholestérolémie, augmentation de P.Alc et GGT, temps de Quick allongé par malabsorption de
vitamine K); Obstruction des voies biliaires intra-hépatiques (Symptômes moins nets); Cholestase de
l'hépatocyte (interprétation difficile; hyperbilirubinémie mixte, lors d'hépatite et de cirrhose)

LE CHIEN

Contrairement à ce qui est écrit dans la plupart des ouvrages vétérinaires, le chien n'obéit pas à 100% aux
règles valables pour l'homme. De plus, le chien présente deux particularités importantes:
• un seuil rénal bas pour l'élimination de la bilirubine conjuguée
Du coup: un dosage de la bilirubinurie serait préférable à une recherche plasmatique de bilirubine lors d'une suspicion de
cholestase intra- ou post-hépatique chez le chien.
• une capacité rénale à transformer l'hème en bilirubine conjuguée

Composition urinaire:

• urobilinogène: Ce terme désigne toutes les substances qui peuvent réagir avec le réactif d'Ehrlich. La
présence d'urobilinogène indique que le canal cholédoque est perméable, et la circulationentéro-
hépatique du pigment biliaire normale. L'absence de pigments biliaires dans l'urine signe: une
obstruction complète du cholédoque si le dosage est répété plusieurs jours sans donner de résultats
positifs; un traitement aux antibiotiques qui a détruit la flore intestinale, empêchant ainsi la
transformation de la bilirubine en pigments biliaires (leur présence dans l'urine sera diminuée, ou ils
seront absents en fonction de l'importance de la destruction de la flore intestinale). Un accroissement
des concentrations urinaires en pigments biliaires indique (valable chez le chien, la bête bovine et le
cheval): une pathologie hépatique (ex.:hépatite virale) avec cytolyse, car les dommages cellulaires
empêcheront la prise par le foie des pigments biliaires absorbés par le tube digestif (cycle entéro-
hépatique perturbé): dès lors, les pigments réabsorbés sortiront via les reins plutôt que via la bile. Une
affection pré-hépatique (l'hémolyse pathologique augmente les taux en urobilinogène)
• bilirubine conjuguée: la bilirubine libre, non-conjuguée, ne se retrouve jamais dans l'urine puisqu'elle est
insoluble. Vu le seuil rénal bas, la présence de bilirubine conjuguée dans l'urine, mais pas dans le
plasma, est un phénomène classique, et un signe précoce de lésions hépatocellulaires ou d'obstruction
biliaire, ou encore d'une atteinte hémolytique, ou enfin d'une absence de pathologie (60% des chiens
apparemment en bonne santé peuvent faire de la bilirubinurie).
LE CHEVAL

L'hyperbilirubinémie va se présenter dans une multitude de pathologies qui n'ont rien à voir avec le
métabolisme hépatique de la bilirubine. La classification utilisée chez l'homme est donc sans valeur chez le
cheval.
• Ictère hémolytique: hyperbilirubinémie libre
• Ictère hépatique: hyperbilirubinémie libre !
• Affections extra-hépatiques diverses: hyperbilirubinémie indirecte (non-conjuguée). Insuffisance
cardiaque, constipation, pneumonie, maladies infectieuses, syndrome de coliques
• Jeûne et anorexie: hyperbilirubinémie indirecte (non-conjuguée). Curiosité
• Traitement à l'héparine: hyperbilirubinémie peut s'observer car la phagocytose des GR augmente
(hématocrite diminuée).

LE BOVIN

On ne peut interpréter l'hyperbilirubinémie selon le schéma utilisé pour l'homme. Une affection hépatique
grave ne se marque pas par des taux élevés en bilirubine sérique (15mg/l). Donc ce dosage ne peut servir
d'index sensible de troubles hépatiques chez cette espèce. Ce n'est que lors d'une crise d'hémolyse
(parasitaire) que les taux augmentent significativement (20-80mg/l). Vu ce qui précède, la bilirubinurie
est un signe biochimique rare et peu marqué. Elle se rencontre aussi lors d'acétonémie. Sa découverte doit
s'accompagner d'examens complémentaires de la fonction hépatique avant de conclure avec certitude sur
l'existence d'une telle affection.

AUTRES ESPÈCES

L'interprétation du test de van der Bergh chez le mouton, la chèvre et le porc est identique à celle de la
bête bovine. Chez le mouton, des troubles héréditaires semblables à ceux décrits chez l'homme ont été
observés: défection de la prise de bilirubine par l'hépatocyte, défection de l'excrétion de bilirubine
conjuguée.

PORPHYRIES

DÉFINITIONS

La molécule de porphyrine est une molécule cyclique où liaisons simples et doubles liaisons sont alternées
et absorbent la lumière visible, ce qui donne une couleur rouge au globule rouge. En fonction de leurs
structures (≠ pour les chaînes latérales fixées aux pyrroles), on distingue trois porphyrines importantes d'un
point de vue diagnostic: uroporphyrine, coproporphyrine et protoporphyrine. La détection des
porphyrines est basée sur la détection de la couleur rouge en fluorescence de solutions acides exposées aux
UV.

Les porphyries regroupent une série de syndromes, maladies au cours desquelles des métabolites de la voie
de biosynthèse des porphyrines sont excrétés par les urines et les matières fécales. Dans certains cas,
l'anémie accompagne la porphyrie, mais pas dans d'autres cas (les plus fréquents).

CLASSIFICATION

• porphyries primaires (génétiques): interruption partielle de synthèse de l'hème avec apparition de


métabolites intermédiaires en excès sous la forme de porphyrinogène (=porphyries essentielles).
porphyries érythropoïétiques: production des porphyries dans l'érythrocyte (trouble dans la moelle)
porphyries hépatiques: production excessive de porphyrines par le tissu hépatique (cytochromes,...)
• porphyries secondaires (acquises): Expérimentalement, on peut provoquer soit une porphyrie
érythropoïétique semblable à une porphyrie rencontrée chez l'homme ou chez la bête bovine, par un
empoisonnement avec du plomb ou de la phénylhydrazine soit une porphyrie hépatique par l'allyl-
isopropyl-acétyl-carbamide ou avec la dihydrocollidine.

HOMME

Chez l'homme, les porphyries induisent, lorsque les quantités de porphyrines sont excessives, des
précipitations tissulaires qui se marquent par un syndrome cutané (le plus fréquent. Présence de pigments
en excès dans le derme, et photosensibilisation), des crises abdominales douloureuses (dues à la
précipitation de porphyrines dans les terminaisons nerveuses sympathiques), un syndrome neurologique
(paralysies les plus variées dues à la précipitation de porphyries dans les filets des nerfs moteurs).

BOVINS

Porphyrie congénitale érythropoïétique bovine

• Fréquence et localisation: C'est la maladie la plus rare et la plus sévère; elle est héréditaire; se rencontre
chez les homozygotes
• Aspects cliniques: signes plus ou moins marqués en fonction de la sévérité de la maladie: coloration
brun-rouge des dents et des os (autopsie), coloration brun-rouge des urines, photosensibilisation,
fluorescence des dents et des urines sous UV.
• Biochimie chez l’animal malade
- Urine: URO I, COPRO I, fluorescence rouge intense est nette avec la lampe de Wood.
- Bile et fèces: COPRO I
- Plasma et érythrocytes: COPRO I et URO I abondants dans le plasma, fer sérique normal, sauf
chez certains (hypersidérémie) et PROTO en supplément dans les érythrocytes.
• Réponse hématologique à la maladie: anémie hémolytique fréquente (d'où hypersidérémie),
normochrome et parfois macrocytaire, érythropoïèse augmentée: réticulocytes abondants, normoblastes.
globules rouges riches en porphyries, à durée de vie plus courte associée à une hémolyse. Le mécanisme
de l'hémolyse n'est pas connu.
• Causes biochimiques de la maladie et des trouble: Déficience en cosynthétase, d'où le rétrocontrôle
bloquant la synthèse des porphyrines ne se fait plus, et la prophyrie produite est l'isomère I au lieu de
l'isomère III: apparition d'URO I et de COPRO I qui ont un effet hémolytique tant sur les cellules de la
moelle que sur celles du sang périphérique. Cette déficience peut atteindre l'expression du gène comme
la protéine elle-même. Mais une inactivité complète est incompatible avec la survie de l'animal. La
photosensibilisation est interprétée selon le schéma suivant: les porphyrines absorbent la lumière à
400nm. Les électrons sont excités par cette longueur d'onde, et lorsqu'ils retournent à l'état de repos, ils
peuvent libérer de l'énergie sous la forme de lumière d'une longueur d'onde plus élevée (>600nm) ou
transférer l'énergie à l'O2 qui donne des radicaux libres (oxygène activé). Ceux-ci détruisent la
membrane du lysozome et libèrent des protéases qui détruisent la cellule.

Protoporphyrie érythropoïétique bovine

Rencontrée chez la race Limousin (également chez l'homme). Est uniquement responsable d'une
photosensibilisation des animaux, avec prurit. L'examen de laboratoire indique une augmentation de
PROTO IX dans les érythrocytes et les matières fécales. Les urines sont normales. La cause génétique est
un trouble récessif lié au chromosome sexuel (car la maladie n'a jamais atteint que des femelles) et
responsable d'une déficience de la ferrochélatase dans tous les tissus, dont le foie, d'où cette maladie est
également appelée "porphyrie érythrohépatique".

PORC
Décrit en Nouvelle Zélande et au Danamark. D'un point de vue biochimique, c'est l'URO I qui est
décelée. Ne provoque pas de troubles sévères: il n'y a pas de photosensibilité, les dents sont rougeatres.

CHAT
A été décrit chez le chaton mâle ne souffrant ni d'anémie ni de photosensibilité. Mais les dents sont
colorées comme chez les porc atteints, et rouges sous UV. L'urine est de couleur ambre (jaune doré):
contient URO, COPRO et porphobilinogène. Une autre porphyrie a été décrite chez le siamois. URO I,
COPRO I et PROTO se rencontrent dans les GR, les matières fécales et l'urine. Atteint de
photosensibilité, avec anémie et troubles rénaux.

TESTS DU MÉTABOLISME DU FER

HÉMATOLOGIE:
Anémie microcytaire hypochrome (aussi si inhibition de synthèse d'hème, carence B6, Cu)

DOSAGE DU FER SÉRIQUE (SIDÉRÉMIE)


Les valeurs se situent autour du mg par litre. Ce dosage doit être effectué sur des prélèvements obtenus
sans aucune contamination en fer (idéal: aiguille en nickel, absence d'hémolyse). Prélever suffisamment de
sang pour obtenir 3,5ml de serum ou de plasma hépariné. Le plasma récolté sur EDTA, oxalate, ou
citrate est inutilisable car ces anticoagulants fixent le fer empêchant ainsi sa réaction avec le chromogène.
Les échantillons hémolysés doivent être refusés à cause de l’enrichissement en fer du plasma au départ de
l’hémoglobine.
Principe: le fer est libéré de la transferrine en abaissant le pH du sérum; les protéines et l’apotransferrine
sont éliminées par précipitation et centrifugation; le Fe(3+) du surnageant est réduit en Fe(2+) avec de
l’acide thioglycolique avant d’être complexé à un chromogène; l’absorbance du complexe Fe•chromogène
est proportionnelle à la [Fe] sérique, le pH du milieu ayant été abaissé à 4,5 pour obtenir un optimum
d’absorbance.

CAPACITÉS TOTALE ET LATENTE DU SÉRUM À FIXER LE FER

La transferrine est normalement saturée au 1/3, le dosage du fer sérique donne la quantité de fer unie à la
transferrine, la mesure de la "capacité latente de saturation en fer" consiste à mesurer la quantité de fer
nécessaire pour atteindre une saturation à 100% de la transferrine qui est déjà partiellement saturée dans
les conditions de l’organisme. La "capacité totale de saturation en fer" correspond à la quantité de fer
transportable par la transferrine (= sidérémie + "capacité latente de saturation en fer")
Principe du dosage: un excès de citrate ferrique d’ammonium est incubé avec du sérum pour saturer tous
les sites de fixation de la transferrine (Fe3+ en excès); le fer ferrique non lié est éliminé par addition de
MgCO3 (= adsorption du fer) et d’un tampon; le mélange est centrifugé et le fer du surnageant est dosé.

FERRITINE SÉRIQUE

aucune corrélation ne peut être établie chez le chien entre les réserves en fer et la sidérémie, ou la capacité
totale de saturation mais une corrélation significative existe bien entre la concentration sérique en
ferritine et les réserves en fer non hémiques du foie et de la rate. Cependant coéfficient de détermination
ne vaut que 14%, dès lors, même si la relation est statistiquement établie, elle n'est pas très concluante
pour une utilisation pratique. De plus, il faut disposer d’anticorps spécifiques de la ferritine canine pour
faire cet examen (test RIA). Enfin, lors d'inflammation aiguë, la ferritine peut augmenter, d'où cette
analyse doit être couplée à celles des protéines de l'inflammation et à la vitesse de sédimentation. Dans les
cas latents de déficience en fer, et si l'hémoglobinémie est inférieure à 10g/dl, toute diminution de la
ferritine sérique signifie une déficience en fer dans 90% des cas, même s'il n'y a aucun signe clinique
d'anémie.

PROTOPORPHYRINE ÉRYTHROCYTAIRE LIBRE


(test peu sensible)

COLORATION DES GRANULES D'HÉMOSIDÉRINE


Prélever de la moelle osseuse et la colorer au bleu de Prusse. L'hémosidérine n'étant pas une forme de
réserve pour le fer, mais plutôt une forme de stockage pour éviter l'intoxication, cette approche peut servir
de mémoire tissulaire du métabolisme du fer dans la période qui a précédé le moment de l'examen.
AUTRES ANALYSES

• turnover du fer in vivo


• vitesse d'incorporation du fer dans les globules rouges

Remarques:
1° Chez le chien, un diagnostic de carence en fer qui serait établi uniquement sur base d'un examen hématologique n'est pas
valable. En effet, le fer est utilisé préférentiellement par les cellules précurseurs des GR plutôt que par les cellules (hépatiques)
qui synthétisent des cytochromes ou des protéines à fer. D'où l'examen hématologique sera normal lorsque la déficience est légère,
en dépit d'une déficience en cytochromes et en enzymes à fer.
2° lors d'inflammation aiguë, les protéines de l'inflammation augmentent dans le plasma, mais le fer diminue. D'où le dosage du
fer sérique et la capacité à fixer le fer sont deux tests qui doivent être couplés à la recherche des marqueurs de l'inflammation.
3° lorsqu'un animal est traité au fer dextran (par voie intramusculaire), la sidérémie est haute pendant de nombreux jours en dépit
d'un état de déficience en fer.
4° l'âge, la thérapie aux corticoïdes et les états hypothyroïdiens pourront affecter la sidérémie.

LES ANÉMIES

CLASSIFICATION

Anémie par spoliation sanguine: hémorragies aiguës et chroniques (→microcytaire et hypochrome), lors
d'intoxications (warfarin); de carence en fer due à l'hémorragie, de parasitisme, de gastrite, d'ulcères (porc),
de tumeurs, de déficience de facteurs de coagulation.

A noter que le dosage du lactate sanguin permet chez le porc, de déterminer s'il pourra ou non survivre après une hémorragie.

Anémie par hémolyse: destruction des hématies ou raccourcissement du temps de vie. Parasites sanguins,
(anaplasmose, piroplasmose), infections bactériennes (leptospirose; clostridium hemolyticum), affections
virales (anémie infectieuse du cheval), agents chimiques (cuivre chez le mouton; Plomb ; phénothiazine
chez le cheval; bleu de méthylène et propylène glycol chez le chat). Plantes toxiques (ricin, pousses de
chêne, genêt, renoncule, colchique, oignon sauvage); Lupus érythémateux; anémie hémolytique immune
(auto- ou non) du chien avec auto-agglutination des hématies: test de Coombs positif (réaction
antiglobulinique directe); affections métaboliques (hémoglobinurie post-partum de la vache; maladie
hémolytique du nouveau-né),carence nutritionnelle:carence en phosphore de la vache laitière (référ.C791).

Anémies lors de déficiences érythrocytaires: hémoglobine anormale, déficiences enzymatiques avec ou


sans hémolyse.

Anémie par dépression de la moelle osseuse: gents physiques (rayons X, isotopes radioactifs); agents
chimiques (fougère aigle, arsenicaux organiques, trichloréthylène); secondaire à un état pathologique
( infection chronique, néphrite interstitielle chronique (érythropoïétine), affections hépatiques chroniques,
insuffisances endocrines (thyroïde; hypophyse), parasitisme intestinal, tumeur hématopoïétique.

Anémie par carences: primaires: apports insuffisants, ou secondaires: état pathologique induisant
l'anorexie.
• Minéraux: fer (porcelet, chien, chaton); cuivre (anémie semblable à carence en fer); excès de molybdène:
entraîne carence en cuivre; cobalt ou phosphore (ruminants)
• Vitamines: B12; ac.folique; niacine; riboflavine; B6 (porc)
• protéines

BILAN BIOLOGIQUE À PRATIQUER FACE À UNE ANÉMIE

• L'anémie se définit essentiellement par une diminution du taux de l'hémoglobine sanguine. Dès lors, il
faut doser l'hémoglobine à l'acide cyanhydrique. Le calcul peut également se faire comme suit: Hb = %
HCT x 1/3 (ou 2,7)= g/dL. En effet, l'hémoglobine occupe le 1/3 du poids frais des globules chez le
chien. Chez le chat, la bête bovine, les ovins, le cheval commun, et le porc, on peut diviser par 3,5; mais
par 2,7 chez le cheval de sang. En-dessous de 85% de la valeur de référence en Hb, il y a anémie!

• faire ensuite le reste du CBC et calculer les indices érythrocytaires. On peut alors qualifier l'anémie
• Examen sur frottis: vérifier si régénérative ou arégénérative (présence ou non de réticulocytes).
Attention: le sang de cheval ne révèle jamais une réticulocytose!. La présence de réticulocytes signifie
que la moelle répond à l'anémie (pas d'aplasie)
• autres examens: biochimiques (en fonction des conclusions tirées des résultats obtenus ci-dessus (a à

Plan d’action:

• Si anémie microcytaire ±hypochrome: dosage du fer.


‣ si hyposidérémie: anémie inflammatoire, carence en fer, saignements chroniques (cancer; ulcères
digestifs;...)
‣ si la sidérémie est normale: troubles de synthèse de l'hème (intoxication au Pb; sidérémie parfois
augmentée), anomalies de l'hémoglobine, carence en B6, cuivre (porc)

• Si anémie arégénérative non-microcytaire: (normocytaire ou macrocytaire)


‣ Si normocytaire: insuffisance rénale/hépatique, endocrinopathies, aplasie de la moelle, inflammation
chronique.
‣ Si macrocytaire: carence en folate, B12

• Si anémie normochrome régénérative:


‣ hémorragie aiguë (non-extériorisée nécessairement: anévrisme rompu du cheval)
‣ anémie hémolytique (augmentation de bilirubine libre):
- origine corpusculaire: hémoglobinopathie, altération de la membrane érythrocytaire, corps de
Heinz (chat)
- origine extra-corpusculaire (fréquent en médecine vétérinaire): agression toxique, mécanique,
trouble immunologique, atteintes virales/bactériennes/parasitaires

TESTS DE CAPACITÉS À L’HÉMOSTASE

GÉNÉRALITÉS

Récipients propres, non rugueux, siliconés si en verre, La prise de sang veineux sera faite en évitant
d’introduire de l’air ou des liquides biologiques autres que le sang. Ajouter un anticoagulant convenable
dans la seringue avant la prise de sang. Une fois prélevé sous anticoagulant, le sang sera, en fonction des
nécessités, immédiatement centrifugé pour obtenir un plasma riche (PRP) ou pauvre en plaquettes
sanguines (PPP). Après centrifugation : recueillir dans une seringue en plastic siliconé ou dans un tube du
même type et répartir en aliquotes de petits volumes. Les tests sont à réaliser dans les deux heures.
Règle: Ne pas congeler la plasma sauf si vraiment l'analyse ne peut se faire rapidement

Anticoagulants: varie selon l'étude souhaitée.


- comptage des plaquettes -> EDTA >>> Oxalate
- l’évolution du caillot -> sans anticoagulants
- les facteurs de coagulation (en milieu citrate 0,38% final)

EVALUATION DES PLAQUETTES: TROUBLES QUANTITATIFS

Numération des plaquettes: à effectuer dans les 4 à 5h, risque de sous-estimation


• Méthode directe: Comptage manuel à l’aide d’un hémocytomètre. Solution à 1% d’oxalate
d’ammonium comme diluant, les GR sont lysés après 10 min. Laisser sédimenter. La numération se
pratique à l’aide d’un objectif en contraste de phase. Ou comptage avec un compteur électronique de
cellules.
• Méthode indirecte sur frottis sanguins colorés: permettent d’estimer une augmentation ou une
diminution du nombre de plaquettes
- < de 3 à 4 plaquettes/champ (x1000; en immersion)=signe d’une thrombocytopénie
- 7 à 6 plaquettes/champ immersion = 100.000 plaquettes/µl
- < 1 plaquette /50 G.R. =thrombocytopénie( vérifier si anémie)
- compter 100 leucocytes ainsi que le nombre de plaquettes par 100 leucocytes; règle de trois.
• Valeurs anormale: plaquettes <100.000/µl de plasma

Rétraction du caillot: Test quantitatif et qualitatif. Mesure la quantité de sérum apparaissant autour du
caillot d’un sang récolté sans anticoagulants. Si le sérum ne se sépare pas du caillot, il y a soit
thrombocytopénie, défection de la fonction plaquettaire, concentration inadéquate (trop faible) en
fibrinogène

Temps de saignement: Incision standardisée sera réalisée avec un appareillage spécifique au niveau de la
peau nue ou d’une muqueuse. Temps normal: 1 à 5 minutes ; ne dépend que des plaquettes. Ce test
permet donc de détecter une thrombocytopénie ou un défaut fonctionnel des plaquettes

Examen de frottis colorés de la moelle osseuse: Si le nombre de mégacaryocytes est normal ou augmenté,
alors que le nombre de plaquettes est en diminution; cela signe une destruction accélérée des plaquettes
ou une consommation excessive en l'un ou l'autre endroit de l'organisme. Par contre, une diminution du
nombre des mégacaryocytes concomitante de celle des plaquettes explique la thrombocytopénie.

EVALUATION DES PLAQUETTES: TROUBLES QUALITATIFS

Test d’agrégation des plaquettes: Sur un PRP (plasma riche en plaquettes) testé avec des agents agrégeant
(permet d'apprécier l'attachement des plaquettes entre elles). Ces tests se réalisent à l’aide d’un
agrégomètre. Il s’agit d’un spectrophotomètre qui mesure en cinétique l’évolution de la turbidité d’un
plasma contenant des plaquettes, à une longueur d’onde de 500nm et par rapport à un plasma dépourvu
de plaquettes. La mesure consiste soit à déterminer, à partir de l’enregistrement, la vitesse initiale de
l’agrégation, soit le pourcentage d’agrégation obtenu sur x minutes d’essai, par rapport à un témoin
normal, celui-ci atteignant une agrégation maximale (100%) au terme des x minutes du test. Effectué à
37°C. c).
• Préparation de l’échantillon: S’il faut vérifier uniquement l’état des plaquettes du patient, le plasma dans
lequel elles sont mises en suspension doit être vWF+, son origine sera donc connue (il ne proviendra pas
du patient donneur des plaquettes). S’il faut vérifier uniquement la capacité d’agrégation plaquettaire
du vWF plasmatique du patient, les plaquettes utilisées dans le test seront reconnues comme normales
(issues d’un autre donneur), et le plasma dans lequel elles sont mises en suspension sera celui du patient.
Dans les deux cas, l’échantillon de plasma citraté recueilli chez le patient subit les opérations suivantes:
comptage des plaquettes, centrifugation, remise en suspension dans du plasma approprié
• Activateur ajouté au plasma: ADP, collagène, thrombine, adrénaline, acide arachidonique, PAF

Tests de rétention des plaquettes Appréciation de l'adhérence des plaquettes sur une surface anormale. Il
faut faire passer le sang sur une colonne standard contenant des billes de verre. Un dénombrement des
plaquettes est entrepris avant et après passage au travers de la colonne; + de 75% des plaquettes doivent
être retenues sauf si défection des plaquettes, maladie de Von Willebrand.

Examens morphologiques: Ils se réalisent en même temps que la numération indirecte sur frottis de sang
coloré. Normalement, les plaquettes ont 2-4 µM de diamètre et sont pour cette raison difficiles à voir chez
le chien. Anormales, elles peuvent être agrandies, ce qui survient lors de thrombocytopénie, suite à
maladies d’infiltration de moelle osseuse, destruction ou utilisation excessive.

TESTS GÉNÉRAUX DE LA COAGULATION ET DE LA FIBRINOLYSE


Temps de coagulation du sang complet

• Test de Lee-White: Mesure du temps de coagulation d'un sang complet incubé à 37°C. Agitation toutes
les 30 secondes pour augmenter le contact entre le sang et la surface de verre, et pour déterminer le
moment de la coagulation. test peu satisfaisant

• ACT ou temps de coagulation activé: Des tubes prêts à l’emploi contiennent une substance telle que la
célite, qui augmente le contact et rend le test plus sensible que lors de la mesure du temps de coagulation
dans un tube capillaire, ou encore selon la méthode de Lee-White. Prendre deux tubes et jetter le premier.
45 segonde puis agiter toutes les 5 secondes jusqu’à ce qu’un début de coagulation soit détectée: noter le
temps à cet instant (=temps ACT)
‣ Un allongement d'ACT signe une déficience de 95% au moins d’un facteur, un traitement à
l’héparine, la présence d’un inhibiteur, une thrombocytopénie
‣ vérification de la qualité du coagulum de fibrine: Normal (ferme et solide, avec un sérum clair qui
apparaît 1 à 2 h après la collecte); Anormal (friable et mou, se liquéfie en 30 à 60 minutes). Causes:
fibrinolyse excessive;hypofibrinogenémie.

Tests de coagulation du plasma citraté

Tubes spéciaux (“tubes à bouchon bleu”): 9 parties de sang complet et 1 partie de citrate de Na.
Centrifuger à 4°C dans les 30 minutes pour obtenir un plasma pauvre en plaquettes. Aspirer le
surnageant avec une pipette plastique (siliconée) ce qui permet d'extraire le “plasma citraté”. Faire
l’analyse immédiatement.

Temps de prothrombine (PT), OSPT, Test de Quick, Temps de Quick:

• Mesure du temps d’apparition du coagulum de fibrine d’un plasma citraté après addition de facteur III,
Plipides, calcium en excès (recalcification)
• Exploration des facteurs de la voie extrinsèque et commune (VII, V, X, II, XIII, I), à l'exception du
facteur tissulaire III (ajouté pour réaliser le test).
• Un allongement est enregistré lors de déficience de 70% d'un des facteurs de la voie commune, du
facteur VII (extrinsèque), < 0,5 g/L en fibrinogène.

Temps de thromboplastine partielle PTT, APTT:

• Tests des voies intrinsèque et commune


• PTT: uniquement ajout de phospholipides
• APTT: PTT standardisé par ajout de kaolin, de célite ou d’ac. éllagique. Se réalise comme le test de
quick. L’APTT est le temps mesuré entre le moment d’addition du Ca++ et le moment d’apparition du
caillot. Allongement d'APTT: déficience > 70%, hypofibrinogénémie, héparinisation, Facteurs
déficients. Raccourcissement de l'APTT: maladies inflammatoires.

Temps de thrombine :(Thrombin Clotting Time ou TCT):

• Mesure du temps de formation d’un caillot de fibrine d’un plasma citraté, frais et recalcifié après
addition de thrombine et du coup Contrôle du fibrinogène.
• Un allongement est enregistré lors de <1g/L de fibrinogène, dysfibrinogénémie, FDP en excès (> 40µg/
mL), Héparinisation

TEST SPÉCIFIQUES DE LA COAGULATION

Dosage du fibrinogène:
• Précipitation à la t° de 56°C sur tube hépariné, mesure au réfractomètre. récolte du sang sur EDTA, 2
tubes
• Test indirect à la reptilase: La reptilase coagule le fibrinogène en 10 min à 37°C sans modifier les autres
facteurs de coagulation. Doser les protéines totales avant et après traitement.
• TCT: ajout de trombine en exces pour coaguler tout le fibrinogène. Mesure et comparaison du temps
de coagulation.
• Dosage Immunologique

hypofibrinogenémie: coagulation intravasculaire diss. Insuffisance hépatique sévère, héréditaire


hyperfibrinogénémie: lors d'inflammation aiguë, de néoplasie.

Mesure des produits de dégradation de la fibrine et du fibrinogène (FDP)

• Les FDP ne coagulent plus et restent en solution. Ils peuvent donc être testés à partir d'un échantillon de
sérum. Les tubes du commerce utilisés pour cette mesure sont spéciaux (à bouchon jaune et à étiquette
jaune)
• Principe: Fibrinogène coagulé à l’aide de thrombine, le sérum est mis en présence de particules de latex
chargées d’anticorps antifibrinogène humain ce qui permet la détection des FDP par agglutination. Ce
test est prévu pour l’homme, mais les réactions croisées qui apparaissent sont acceptables pour son
utilisation chez les animaux domestiques.
• Augmentation des FDP: diathèse hémorragique, hémorragie interne importante, coagulation
intravasculaire diséminée (système fibrinolytique anormalement actif), phagocytose réduite (élimination
ralentie des FDP).

Dosage de la fibrine monomère soluble

Anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contrela fibrine monomère) indicateur de coagulation


intravasculaire disséminée chez le porc.

Dosage du vWF

Tubes à bouchon bleu (une partie de citrate + 9 parties de sang, centrifugation, aspiration du surnageant,
congeler le plasma à -20°C et l'envoyer

• Immunoélectrophorèse: si >60%, chien normal; si 40-60%: chien porteur; si <40%: chien déficient; si
<7%: chien homozygote récessif.
• Immunoélectrophorèse à deux dimensions: permet de détecté les 2 formes de vWF.
• Test d'agrégation: les plaquettes ne sont pas traîtées à la formaline (les plaquettes peuvent exprimer
toutes leurs potentialités physiologiques)
• Test d'agglutination: Plaquettes sont fixées à la formaline (elles ont perdu leur intégrité métabolique et
l’agglutination devient indépendante des étapes physiologiques normales qui interviennent dans
l’agrégation plaquettaire).

Autres analyses spécifiques:

• Test fonctionnel de complémentation: recherche spécifique du facteur incriminé dans la déficience.


Mélange plasma sain délété pour un facteur choisi/plasma malade.
• Tests immunologiques
• Analyses spécifiques pour les facteurs VIII, IX et XII existent en laboratoire
• Activité antithrombine III: récolte sur plasma citraté, défibrination (précipitation, centrifugation),
dillution, ajout de trombine (réaction avec l’anti-T), ajout de fibrinogène en quantité fixe, mesure du
temps.

HYPERLIPÉMIES

hyperlipidémie: terme désignant un échantillon de plasma trop riche en lipides (terme qui ne désigne que l'état de l'échantillon)
hyperlipémie: définit le syndrome spécifique dont souffre l'animal qui fait une hyperlipidémie
HYPERLIPÉMIES PRIMAIRES

• Déficience en LPLipase est décrite chez le chien Schnauzer nain et chez le chat. Découverte chez les
animaux, peu d’importance par rapport aux hyperlipémies secondaires.
• Schnauzer hyperlipémiques primaires: en bonne santé. Quantités augmentée en, VLDL, chylomicrons
souvent et effondrement possible des HDL.
• Chat hyperlipémique primaire: hyperchylomicronémie. Cette maladie provoque des lésions au sein des
tissus suite à la xanthomatose qu’elle induit. De nombreuses vacuoles lipidiques apparaissent dans les
hépatocytes, les cellules épithéliales des tubules proximaux des reins, et dans les macrophages du foie, de
la rate et des ganglions lymphatiques. Des embolies dues aux chylomicrons surviennent dans les
capillaires glomérulaires et dans les vaisseaux sanguins interlobulaires

HYPERLIPÉMIES SECONDAIRES

Hypothyroïdisme: La cholestérolémie évolue inversément avec les taux en hormone thyroïdienne (T4):
lors d’hyperthyroïdisme, la cholestérolémie sera basse, mais elle sera haute lors d’hypothyroïdisme.

[70% de la fT4 exprimée en pmol/l]- cholestérolémie (en mmol/l) <-4 lors d’hypothyroïdisme.

• Lors d’hypothyroïdie, le cholestérol est moins bien utilisé du fait d’une diminution de l’activité des
LPLipases. Ceci empêche les échanges TG/Cholestérol entres les LP riches en TG et les HDL, ce qui
ralentit la voie du transport inverse du cholestérol et son élimination de l’organisme.
• Chez le chien, le sérum est clair avec une cholestérolémie normale à modérément augmentée, ou
lipémique (lactescent) avec ou sans hyperchylomicronémie, mais avec une hypercholestérolémie nette
(>7500mg/l).
• Les animaux dont le plasma est riche en TG et en cholestérol sont susceptibles de faire de
l’athérosclérose. Chez le Beagle, on a décrit une hyperlipémie familiale accompagnée d’un
dysfonctionnement des thyroïdes.

Diabète sucré insulino-dépendant: En l’absence d’insuline correcte, le glucose ne pénètre plus dans les
cellules cibles carencées, il y a lipolyse des TG de réserve, ce qui se marque par: hypertriglycéridémie
marquée (à chylomicrons et VLDL), légère augmentation du cholestérol; un profil d’électrophorèse de
type I = riche en chylomicron et VLDL.
• L’effet antilipolytique de l’insuline ne se produisant plus, la mobilisation des graisses devient exagérée, et
les FFA se retrouvent en quantités dans la circulation. En atteignant le foie, les FFA y provoquent une
inhibition de la lipogenèse, la glycolyse, activation de la néoglucogenèse, la cétogenèse. Mais aussi:
accélération de la synthèse hépatique de TG à partir des FFA originaires des adipocytes (VLDL ↑),
réduction concomitante de l’activité des LPLipases périphériques (surtout des tissus adipeux), ce qui
accroît la triglycéridémie VLDL- et chylomicron- dépendante; légère hypercholestérolémie, faute
d’échanges normaux entre LP, les VLDL et chylomicrons ne perdant pas leurs TG facilement.
• Le sérum de chiens diabétiques est souvent lactescent, avec ou sans chylomicrons: l’hypertriglycéridémie
est modérée à forte, et l’hypercholestérolémie est faible à modérée.
• L’électrophorèse des lipoprotéines montre une augmentation des pics α2 et ß au détriment du pic α1,
suite à un accroissement des VLDL (se retrouvent surtout dans le pic ß plutôt que dans le pic α2) et un
diminution des HDL2. Mais l’augmentation des VLDL ne s’observe pas toujours et les chylomicrons
peuvent donner lieu à une migration en trois zones: la plus importante, entrele site de dépôt et le pic ß,
le second dans le pic ß, et le troisième dans le pic α1.

Pancréatite aiguë
• La pancréatite aiguë peut être caractérisée chez le chien, par un sérum clair enrichi en cholestérol
(augmentation légère à modérée), ou par un sérum lipémique avec ou sans apparition de crème au
sommet du plasma (enrichi en VLDL et ± en chylomicrons).
• La cause de l’hyperlipémie lors de pancréatite aiguë est mal comprise. On pense que l’activité LPLipase
est réduite. Chez le chien, l’ingestion de repas de graisses précède fréquemment les accès de pancréatite
aiguë.
• Chez le chat, la pancréatite aiguë est une maladie qui n’est pas rare et dont la symptomatologie est
sensiblement identique à celle de la lipidose hépatique. Maladies liées chez le chat.

Lipogenèse accrue du foie avec ou sans lipidose hépatique


Lorsque les besoins en énergie se font sentir, l’animal utilise d’abord le glucose avant de s’attaquer ensuite
à ses TG de réserve pour les oxyder. Dans ce cas, il mobilise les TG des adipocytes et libère des FFA dans
la circulation générale. Une partie de ces FFA sera utilisée efficacement par les muscles (cœur, et m.
squelettiques), mais une partie sera utilisée par le foie pour produire des TG d’exportation qui entrent
dans la circulation sous la forme de VLDL.
Deux troubles peuvent se produire: soit le dépassement des capacités des hépatocytes et la lipidose
hépatique en est la conséquence (sans hyperlipémie consécutive), soit un excès de production des VLDL
par le foie par rapport aux possibilités d’utilisation par les tissus périphériques, et un hyperlipémie
importante en est la conséquence.
L’hyperlipémie par excès de production de lipides par le foie s’observe donc: dans des situations
d’alimentation inadéquate; lors de trouble du métabolisme des carbohydrates: glycogen storage disease /
diabète, lors d’hypercorticisme, lorsque le foie présente des troubles de cholestase, on observe toujours une
hyperlipémie chez le chien (cause ?: inconnue), mais pas chez le chat.

• Syndrome de la lipidose hépatique féline Pathologie acquise qui résulte d’une accumulation de TG dans
les hépatocytes. Chez le chat, cette affection est fréquente et est souvent mortelle. Les causes ne sont pas
bien déterminées.
Signes cliniques fréquents obésité, hépatomégalie, léthargie, anorexie sont accompagnés par les signes
biochimiques de la cholestase hépatique: P.Alc augmentée (ALT faiblement augmentée),
hyperbilirubinémie avec ictère, augmentation du NH3 si anorexie (car le chat ne peut synthétiser
l’arginine), déficience en vitamine B12 et en cobalt hépatique, en association à des troubles
neurologiques. le diagnostic définitif est posé par l’examen de biopsies hépatiques.
L’association lipidose hépatique féline et pancréatite aiguë est fréquente malheureusement les aliments
donnés lors de pancréatite exacerbent la lipidose (régime pauvre, favorisant une mobilisation des TG
endogènes pour couvrir les besoins en énergie), et inversément (régime riche en énergie, pour éviter la
mobilisation endogène et une surcharge hépatique lors de SLHF, ce qui est négatif pour le pancréas lors
de pancréatite).

• L’hyperlipémie équine transitoire et physiologique (sans lipidose hépatique) Chez les chevaux soumis à
des efforts de courte durée, mais répétés et de plus en plus exigeants d’un point de vue énergétique, la
mobilisation des triglycérides endogènes se produit et accroît les FFA circulants. Il s’accompagne d’une
augmentation des TG plasmatiques (↑ des VLDL) durant l’effort et après l’effort, pendant une période
de 30 à 60min.

• Syndrome de lipidose hépatique équine ou Lipémie équine Facteurs prédisposants principaux: la race
(poney), le sexe femelle, l’état gestant (en fin de gestation), l’état lactant (au tout début de la lactation),
l’obésité, la restriction alimentaire, et le stress. La cause de l’affection réside dans la synthèse hépatique
de VLDL suite à une mobilisation des TG des adipocytes face à des besoins énergétiques accrus, ce qui
sature les enzymes de dégradation (LPLipase). Chez le poney et chez l’âne, l’hyperlipémie est un
désordre métabolique qu’il n’est pas rare de rencontrer (avec une hypertriglycéridémie >5g/l). Le sang
des animaux atteints est très lipémique et l’infiltration graisseuse des tissus du corps qui l’accompagne
conduit à l’altération des organes et à la mort. Les signes cliniques sont peu explicites (anorexie, ataxie,
dépression, décubitus).

• Lipidose hépatique bovine Chez la vache laitière, la lipidose hépatique s’installe durant le premier mois
de la lactation lorsque les animaux appartiennent au groupe des vaches hautes productrices. Cette
lipidose apparaît d’office chez la vache qui fait un déplacement de la caillette. A cette époque, les
besoins en énergie sont difficilement satisfaits pour couvrir la production laitière. D’où l’animal mobilise
ses réserves lipidiques, et les FFA qui sont prélevés par le foie sont ensuite réexportés sous la forme de
VLDL. Diagnostic: biopsie et dosage des TG, rapport FFA/cholestérol.
• Lipidose hépatique chez la poule et le dindon “syndrome du foie gras” si elle induit une chute de la
production en oeufs et peu de mortalité, mais “syndrome hémorragique du foie gras” si elle induit une
haute mortalité sans incidence nette sur les productions. Cette maladie survient chez des poules âgées
hautes productrices, et elles meurent en présentant des hémorragie du foie. Une autre maladie de la
poule qui présente une infiltration graisseuse du foie, s’observe aussi lors d’une carence en biotine. La
carence en biotine conduit au foie graisseux, à une infiltration graisseuse des reins, des muscles, et même
du SNC. Chez le dindon, la maladie présente des caractéristiques similaires avec le syndrome
hémorragique du foie gras décrit chez la poule. La cause des troubles est d’une part une trop grande
différence de température entre la nuit (froide) et la journée (trop chaude), et d’autre part, un régime
alimentaire carencé en protéines (et en méthionine), mais riche en énergie. En conséquence, les
animaux se gorgent de nourriture tôt le matin, puis restent inactifs pendant les heures chaudes: le bilan
énergétique devient très positif, les animaux ne dépensant pas l’énergie qu’ils consomment par une
recherche de nourriture étalée sur toute la journée. Après avoir stocké cette énergie dans les adipocytes,
ils vont les mobiliser les TG de ces adipocytes pendant la nuit (stress dû au froid): les FFA libérés sont
excédentaires pour les possibilités métaboliques du foie (exportation sous forme de VLDL impossible à
cause de la carence en méthionine: synthèse des apoprotéines et des phospholipides impossible). La
lipidose hépatique s'installe.

TESTS DE DÉTERMINATION DE LA LIPÉMIE

Prélèvement sur tube EDTA après 12h de jeûne, car le plasma peut être isolé plus rapidement que le
sérum, ce qui permet d’éviter la dénaturation des lipoprotéines.

TEST DE RÉFRIGÉRATION DU PLASMA (EDTA OU HÉPARINE) OU DU SERUM

• Plasma frais: s’il apparaît lactescent, cela signe la présence de chylomicrons, de VLDL, ou des deux (seul
les lipoprotéines de grande dimension sont visibles).
• Plasma réfrigéré (4°C pendant 4 à 8 h. Le plasma ne doit pas avoir été congelé): Si le plasma est clarifié,
les graisses surnageant au sommet du tube, ce sont des chylomicrons, Si le plasma n’est pas clarifé et s’il
n’y a pas d’accumulation de graisses au sommet du liquide, ce sont des VLDL. Si le plasma n’est pas
clarifé et qu’il n’y a aussi accumulation de graisses au sommet du liquide ce sont des VLDL et des
chylomicrons.

Signification clinique: la présence de chylomicrons indique généralement que l’animal n’était pas à jeun
au moment de la prise d’échantillon. La présence de VLDL indique généralement une mobilisation des
FFA endogènes qui peut s’accompagner d’une mauvaise réponse d’utilisation.

DOSAGE QUANTITATIF DES TRIACYLGLYCÉROLS PLASMATIQUES OU SÉRIQUES

Le plasma peut-être conservé à 4°C jusqu’à l’analyse (7 jours maximum), ou à -20°C pour trois mois, ou à
-70°C pour plusieurs années.

Métode chimique: Extraction des TG plasmatiques à l’aide de solvants des lipides, et précipitation des
protéines. Les PLipides et autres contaminants sont éliminés de l’extrait lipidique par un matériel
adsorbant. Une fois isolés, les TG peuvent être pesés ou quantifiés par des méthodes enzymatiques ou
chimiques dirigées contre le composant de glycérol: celui-ci est libéré par saponification (KOH) ou par
transestérification. Il est ensuite oxydé par le périodate de Na en formaldéhyde. Celle-ci réagit avec un
milieu réactif faisant apparaître un composé coloré lu à 570 nm. Cette méthode est compliquée et peu
pratique pour des mesures de routine.

Métode enzymatique:Série de réactions couplées nécessitant un milieu réactionnel qui contient 4 enzymes
et les substrats nécessaires:

1) TG ⎯→ (lipase) ⎯→ Glycérol + 3 FFA


2) Glycérol +ATP ⎯→ (glycérol kinase) ⎯→ 3-P-glycérol + ADP
3) ADP + PEP ⎯→ (pyruvate kinase) ⎯→ ATP + Pyruvate
4) Pyruvate +NADH + H+ ⎯→ (LDH) ⎯→ Lactate + NAD+
La disparition du NADH est suivie à 340nm

3) Glycérol-3-P + O2 ⎯→ (glycérol-P oxydase ) ⎯→ Dihydroxyacétone + H2O2


4) H2O2 + 4chlorophénol + 4aminophénazone ⎯→ HCL + 2H2O + 4(p-bq)-phénazone
Le 4-(p-benzoquinoneimino)-phénazone suivit à 505nm

La présence de glycérol libre est une source d’erreur lors d’hypertriglycéridémie, lors de médications
contenant du glycérol, et dans les échantillons non frais.

DOSAGE QUANTITATIF DU CHOLESTÉROL

Le cholestérol est associé essentiellement aux LDL et aux HDL. On peut doser le cholestérol total, ou le
cholestérol associé à l’une de ces deux classes de LP (LDL-C, et HDL-C).

Méthodes chimiques: Le cholestérol réagit comme un alcool avec les acides forts. Les produits obtenus
sont des substances colorées.

Méthodes enzymatiques: (les plus usuelles). Transformation des cholestéryl esters en cholestérol libre; puis
oxydation du cholestérol avec production d’H2O2

(1) ester de cholestérol ⎯→ (estérase spécif.) ⎯→ cholestérol libre + FFA
(2) cholestérol + O2 ⎯→ (cholestérol oxydase) ⎯→ cholest-4-ène-3-one + H2O2
On dose en suite soit l’O2 consommé, soit l’H2O2 produit par spectro grâce à du NAD(P)H ou un réactif coloré.

Métode indirecte: Dosage du cholestérol des LDL (LDL-C) et des HDL (HDL-C)

• Cholestérol des LDL: soit par ultracentrifugeuse, soit par calcul: LDL-C = choles. tot - HDL-C - TG/5
• Cholestérol des HDL: par précipitation

DOSAGE DES DIFFÉRENTES POPULATIONS DE LIPOPROTÉINES

Méthodes électrophorétiques: Soit sur papier, sur gel d’agarose, sur gel de plyacrylamide ou sur amidon,
les deux derniers séparent en fonction de la charge ET de la taille contrairement aux 2 premiers supports.
Si les VLDL sont présentes, elles se positionnent en avant des LDL lorsque le support est de l’agarose ou
du papier, mais lorsque celui-ci est du polyacrylamide ou de l’amidon, elles se placent en arrière des
LDL. Les chylomicrons reste sur le point de départ. Après Coloration on obtient le lipoprotéinogramme

Interprétation: les fractions α (HDL) et ß (LDL) peuvent être observées après électrophorèse sur gel
d’agarose. α est la fraction la plus rapide en raison de sa charge (fraction α1 d’un protéinogramme sur gel
d’agarose, tandis que ß (LDL), plus lente, se situe dans la fraction α2 d’un protéinogramme). La fraction
des VLDL, appelée pré-ß et positionnée entre α et ß (d’où son nom; sur gel d’agarose), n’apparaît
normalement pas sur le lipoprotéinogramme d’un individu sain et à jeun Les chylomicrons restent sur le
lieu de dépôt, mais ils n’apparaissent qu’en période postprandiale ou lors de pathologies.

Séparation des lipoprotéines par ultracentrifugation: les LP ayant des densités différentes, elles seront
séparées par des ultracentrifugations prolongées faites à différentes valeurs de g et à différentes conditions
de densité du plasma, ou encore par l’action combinée de l’ultracentrifugation et de la précipitation
fractionnée. L’ultracentrifugation permet d’isoler les lipoprotéines des autres protéines plasmatiques.

PATHOLOGIES DU MÉTABOLISME DES CARBOHYDRATES

PATHOLOGIE DU MÉTABOLISME DU GLYCOGÈNE “GLYCOGEN STORAGE DISEASES” OU GSD.


Troubles provenant soit de l’incapacité à dégrader le glycogène normalement, soit de l’incapacité à le
synthétiser: dans le premier cas, le foie devient volumineux et la glycémie se trouve dans la zone
hypo.

Maladie de von Gierke ou GSD1 (chien): déficience en G-6-Pase, d’où le glycogène s’accumule
(hépatomégalie), mais aussi les produits finaux de la glycolyse: pyruvate, lactate. Le lactate qui est utilisé
pour la néoglucogenèse donne du G-6-P, lequel s’accumule dans le foie. L’hypoglycémie est sévère (100
mg/L ou 7 à 10x moins que la normale).
Tests: test de tolérance au glucagon, test de tolérance à l’épinéphrine, et finalement, analyse de l’activité
G-6-Pase sur une biopsie hépatique.

Maladie de POMPE ou GSD II (vache, chien, caille): déficience en α(1→4)glucosidase (maltase acide), un
enzyme qui ne se trouve ni sur la voie de la synthèse ni sur la voie de la dégradation du glycogène. Cette
enzyme est lysosomal (il y dégrade les particules de glycogène) et existe dans tous les organes. Cette
déficience provoque le dépôt de particules de glycogène qui diminue les fonctions cellulaires et provoque
une déficience cellulaire généralisée avec mort précoce: le cœur augmente de volume, ainsi que le foie.

Maladie de Cori ou GSD III (chien): Absence de réponse à l’épinéphrine et au glucagon. Déficience en
amylo(1‡6)glucosidase (enzyme débranchant), d’où le glycogène s’accumule sous la forme de dextrines
volumineuses. Symptômes: foie volumineux, retard de croissance, hypoglycémie.
Diagnostic: différentiel GSD I/GSD III: l’infusion de galactose permet de corriger la glycémie si maladie
de Cori. Diagnostic spécifique: prélever des fibroblastes sous la peau et y doser l’activité de l’enzyme
suspecte.

GSD VII. (chien âgé): déficience en PFK-1 de type M, ce qui limite la glycolyse musculaire et
érythrocytaire, et donc l’utilisation du glycogène musculaire. Symptômes: myopathie, faiblesse musculaire,
hémolyse lors d’alcalose à l’effort.

GSD VIII. (souris,rat): déficience en glycogène phosphorylase kinase, l’enzyme qui, après avoir été
phosphorylée par la kinase AMPc-dépendante, phosphoryle la glycogène phosphorylase. Provoque une
hypoglycémie.

PATHOLOGIES DU MÉTABOLISME DU GLUCOSE D’ORIGINES ENDOCRINIENNES

DIABETE SUCRE (Diabète mellitus)

Le diabète sucré tire son nom de l’observation d’une diurèse sucrée (mellitus). Chez le chien, on le
rencontre surtout chez la femelle âgée et obèse, tandis que chez le chat, il s’agit des mâles âgés et obèses.

Classification: On peut classer les diabètes, chez le chien, par un test de tolérance au glucose qui
s’apprécie par la réponse de la glycémie et par la réponse de l’insulinémie au test du glucose. Les valeurs
de l’insulinémie, en réponse au test de glucose, permettent théoriquement de caractériser le type de
diabète dont souffre le chien. Après administration de glucose par voie intraveineuse:
- des taux bas en insuline signent le diabète de type I,
- des taux plus élevés que la normale avant et pendant le test signent le diabète de type II,
- des variations normales avec un retard du retour aux valeurs normales: diabète de type III.

on peut tenter d’y rattacher les différentes pathologies expliquant l’apparition d’un diabète:
• l’insuline peut ne pas être synthétisée (de naissance ou acquis lors d’une pancréatite ou pour une autre
cause (comme le stress chez l’homme, mais non confirmé expérimentalement): c’est le type I.
• l’insuline est anormale, soit qu’elle est immature soit que sa séquence en Aa soit altérée (ne reconnaît
pas le récepteur): ce serait le type II.
• les récepteurs sont déficients et sont mal reconnus par l’hormone, ce serait le type III; ou ils ne subissent
pas une maturation normale: ce serait le type II ou le type III.
• des anticorps apparaissent dans les maladies auto-immunes, et se lient à l’insuline ou au récepteur,
empêchant la liaison entre le récepteur et l’insuline: ce sont les types II ou III.

Une intolérance au glucose peut résulter d’altération subies par l’insuline, par son récepteur, ou par des
anomalies de l’évolution intracellulaire des complexes R•I une fois formés. Dès lors, la classification des
diabètes en type I, II, et III est assez artificielle (surtout entre les types II et III), et elle n’est d’aucune
utilité pour décider du traitement.
En revanche, la recherche du mode de réponse à l’insuline doit être une meilleure approche que celle
consistant à rechercher le type de diabète telle qu’elle est encore décrite pour le chien (recherche du type
I, du type II, et du type III par le test au glucose administré par voie intraveineuse). Comme les causes
moléculaires de diabète peuvent être très diverses, il est en effet plus important pour le praticien de savoir
si l’animal répond à l’insuline lorsque celui-ci souffre d’un diabète, que de savoir à quel type de diabète est
due l’hyperglycémie du patient. Néanmoins, cette classification étant toujours retenue par les auteurs,
nous la décrirons avec le test au glucose.

Différences avec l’homme: les animaux de compagnie et le chien en particulier font plus fréquemment un
diabète de type I, mais 2% seulement des chiens ont un diabète juvénile. Ches les chiens et chats, il est
diagnostiqué le plus souvent vers 8-10 ans: les animaux sont en général obèses, hyperglycémiques (légers à
sévères), et cétogéniques.

Causes des diabètes: héréditaires ou aquises


• Diminution du nombre des cellules ß ou leur disparition, des infiltrations d’amyloïde. Des cas de diabète
peuvent s’observer lors de pancréatite chronique menant à l’insuffisance du pancréas exocrine (EPI).
• La présence en excès de certaines hormones normalement anti-insuliniques conduisent au diabète: un
excès de glucocorticoïdes (stress!), l’hyperadrénocorticisme, un excès de catécholamines, de GH, de
glucagon (dû à un cancer des cellules sécrétrices ou à une infection bactérienne), de T4-T3, d’œstrogènes
ou de progestérone (spontané ou néoplasique; lors de gestation).

Chez le chien plus de 70% des animaux atteints de diabètes ont des anticorps dirigés contre l’insuline ou
contre des antigènes cytoplasmiques. Une autre cause courante de diabète chez le chien est la destruction
des cellules ß suite à une pancréatite nécrosante. Mais on ignore habituellement la cause d’apparition d’un
diabète lorsque celui-ci est diagnostiqué.

Traitement: Chez le chien et le chat (type I le plus fréquent), l’injection d’insuline est presque
toujours une nécessité.

Diagnostic biochimique du diabète

Glycémie: BV 450-750mg/L, CT 500-750mg/L, OV 500-800mg/L, CN 650-1180mg/L, CV 750-1115


mg/L, PC 850-1500 mg/L

Il est important d’établir un diagnostic différentiel si on se limite à cette analyse, car l’hyperglycémie peut être due à plusieurs
causes: diabète insulino-dépendant, hypercorticisme, épinéphrine (stress, post-exercice, chez le chat), postprandiale (=animal
non à jeun), pancréatite aiguë, tumeur du pancréas endocrine (des cellules sécrétant le glucagon), médicamenteuse (diurétiques,
morphine, éthylène glycol).

Métodes:
• Recherche du pouvoir réducteur du glucose avec réactif coloré, plus utilisées
• Méthodes enzymatiques: aussi bien utilisables avec du sérum que de l’urine.
‣ Glucose oxydase + peroxydase et colorant (Les bandelettes utilisées pour détecter le glucose dans les
urines font appel au même principe.)
‣ Hexokinase + NADP+ et G-6-P-déshydrogénase, mesure de l’absorbance du NADPH.
‣ Glucose déshydrogénase L’enzyme transforme le glucose en gluconolactone en libérant une
molécule de NADH + H+.

Test de tolérance au glucose chez le chien (et le cheval)

OGTT (“oral glucose tolerance test”): Glucose administré per os, sang
prélevé toutes les 30 minutes pendant 3 heures. Normalement le retour
à la normal se fait dans les 2h chez le chien et 6h chez le cheval, la
glycémie maxximum est détectée entre 30-60 minutes chez le chien, 2h
chez le cheval.

IVGTT (“intravenous glucose tolerance test”): le chien est mis à jeun


pendant 16 à 24h. Ici c’est l’insuline que l’on dose. Le premier pic
correspond à la libération d’insuline présynthétisée (à 10 minutes), le
2eme à la lybération d’insuline néosynthétisée (à 30 minutes).

Test de tolérance au glucose chez le chat: Certaines études suggèrent que le chat peut être atteint, comme
chez l’homme, de deux formes de diabète (type 1 & 2). le test de stimulation au glucagon permet de les
distinguer clairement.

Métode: mise à jeun pendant 12 heures, doser l’insulinémie 24h avant le test au glucagon, administrer 0,5
mg glucagon/chat en 30 secondes, prélever du sang juste avant d’administrer le glucagon (sur tube sec), et
5, 10, 15, 30, 45, et 60 min après infusion de l’hormone. A 5 min, on vérifie la première phase de
sécrétion, et entre 30 et 60 min, on vérifie la seconde phase de sécrétion, doser le glucose et l’insuline (par
RIA, avec un kit validé pour le chat).

Interprétation: Le glucagon provoque normalement une hyperglycémie, laquelle induira une sécrétion
d’insuline.
a) Réponse de la glycémie (ne permet pas de distinguer entre les deux types de diabètes)
• Chat obèse, non diabétique: la glycémie basale (870 mg/L) est < à celle du chat maigre et bien
portant (1,09 g/L)
• Chats diabétiques de type I ou II: la glycémie est toujours beaucoup plus élevée que chez les chats
non diabétiques. L’intolérance au glucose est manifeste dans les deux types de diabète.
b) Réponse de l’insulinémie (permet de distinguer les deux types de diabètes)
• Chat normal: il y a accroissement de l’insulinémie, un pic présentant un maximum entre 10 et 20
minutes après infusion du glucagon;
• Chat obèse, non diabétique: l’insulinémie basale (15,2 µU/ml) > à celle du chat maigre (8,2 µU/ml)
• Diabétique de type I: la concentration sérique basale en insuline est <14,7 µU/ml (=valeur du chat
de référence moyen + 2 SD), et ne varie jamais au-dessus de cette valeur à n’importe quel moment
du test.
• Diabétique de type II: l’insulinémie basale est = ou > à celle du chat moyen normal + 2 SD (=14,7
µU/ml), et après infusion du glucagon, elle est également = ou > à la valeur basale + 2 SD du chat
moyen de référence à n’importe quel moment du test.

Dosage de la fructosamine sérique (chien) ou Hb glycatée: L’intérêt de cette approche réside dans le fait
que les symptômes de PU-PD, d’hyperglycémie et de glucosurie peuvent non seulement être des signes de
diabète, mais aussi de stress, d’usage d’un tranquillisant tel que celui de la xylazine, ou même d’une
atteinte rénale primaire avec glucosurie. De plus, le dosage de la glycémie ne donne qu’une valeur
ponctuelle, à un moment donné, de l’état du malade sans fournir d’informations sur son état de santé
pendant les jours et les semaines ayant précédé le jour de la prise de sang.

Dosage de la lipémie et de l’acétonémie: Comme le glucose est mal utilisé chez le diabétique, celui-ci va
tenter d’utiliser ses graisses
pour satisfaire les besoins en énergie. D’où l’observation d’une hyperlipémie à chylomicrons et à VLDL, et
une augmentation des FFA circulants. Il y a également synthèse de corps cétoniques et de cholestérol à
partir des FFA.

Acidose métabolique et modification de la balance des électrolytes: acidose provoquée par l’apparition des
corps cétoniques, et fuite du glucose par les urines

Analyse d’urine:
• Glucosurie: indique que le seuil rénal est dépassé. Attention: une glucosurie non pathologique peut
s’observer après un repas très riche en carbohydrates (1-2h après le repas); un diabète “rénal” peut en
être responsable (rare)
• Densité urinaire: normale à élevée, malgré une polyurie.
• Protéinurie: s’observe chez 1 chien diabétique sur 10.
• Cétonurie: peut s’observer en période de cétoacidose, mais ce n’est pas la signature d’un diabète car la
cétonurie s’observe aussi lors de jeûne, et ne s’observe pas lors de diabète léger.
• Infection vésicale possible (glucose -> croissance microbienne)

HYPERINSULINÉMIE OU TUMEUR DU PANCRÉAS EXOCRINE

La majorité des tumeurs du pancréas endocrine sécrète des hormones en excès. Les principaux cancers
produisent de l’insuline ou de la gastrine en excès. Des cancers à productions excessives de glucagon ou de
somatostatine ont été décrits chez l’homme, mais pas chez les animaux domestiques. L’hyperinsulinisme
est habituellement dû à un adénome ou un carcinome (cause la plus fréquente chez le chien) des cellules ß,
mais la symptomatologie d’hyperinsulinisme peut avoir une origine extrapancréatique. Les animaux
souffrent d’une déficience d’apport de glucose au SNC, ou ne peuvent libérer des catécholamines. D’où
l’utilisation de l’oxygène par le cerveau s’en trouve réduit: les signes sont donc ceux de l’hypoxie.

SIGNES CLINIQUES

• crises nerveuses, et convulsions (si glycémie <20 mg/dl),


• faiblesse musculaire et incoordination (si glycémie <35 mg/dl),
• dépression et modification du comportement (léthargie) (si glycémie <50 mg/dl),
• polyphagie, et nausée (si glycémie <60 mg/dl), syncope.

Le coma peut apparaître quand l’hypoglycémie est forte. L’hypoglycémie persistante entraîne la sécrétion
des hormones antagonistes (glucagon, épinéphrine). L’épinéphrine réduit la prise de glucose par les
muscles et les sécrétions d’insuline; elle augmente la glycogénolyse et la sécrétion de glucagon. Le
glucagon corrige l’hypoglycémie en stimulant la néoglucogenèse et la glycogénolyse hépatique.

hypoglycémie postprandiale ou au cours du jeûne (<60-50mg/dl) est la marque principale; dans les cas
légers: la glycémie peut être normale à jeun. Pour la provoquer, agir séquentiellement: donner des repas
pauvres en carbohydrates pendant 1 semaine; si pas d’hypoglycémie: soumettre l’animal à un jeûne de 24
h; si pas encore d’hypoglycémie: faire suivre le jeûne de 24h par une activité physique légère. Si
l’hypoglycémie apparaît à l’une de ces étapes, prélever du sang pour y doser l’insuline: les taux sont
toujours > 30 µU/ml lors d’hyperinsulinisme.

DIAGNOSTIC

• Dosage de la glycémie (hypoglycémie <60-50 mg/dl).


• Dosage subséquent de l’insulinémie (hyperinsulinémie interprandiale).
• Valeurs des rapports: Insuline(µU/ml)/glucose (mg/dl); Rapport amendé: (I x 100)/G - 30; Glucose
(mg/dl)/Insuline (µU/ml)
• Dosage de la proinsuline
• Dosage du peptide C: L’administration d’insuline exogène affecte les taux de peptide C en situation
normale, mais pas lors d’hyperinsulinisme (chez l’homme).
DIAGNOSTIQUE DIFFÉRENTIEL

• Tumeurs extra-pancréatiques
• Maladies diffuses du foie
• Hypoglycémie des chiens de chasse (chien maigres)
• Hypoglycémie favorisée par la cachexie (malabsorption) et par une sous-alimentation en phase de
production accrue .
• Bactériémies
• Insuffisance hypophysaire: production insuffisante en GH et hypoadrénocorticisme qui conduit à une
déficience en glucocorticoïdes
• Drogues
• Vidange gastrique trop rapide est une cause postprandiale d’hypoglycémie

PATHOLOGIES PAR INSUFFISANCE D’APPORTS

Hypoglycémie du porcelet nouveau-né: Les porcelets ne disposent pas de réserves énergétiques à la


naissance. Elles se résument à 30 gr d’hydrate de carbone (dont 15 g de glycogène par 100 g de foie
humide, ce qui est très élevé), et 10 g de graisses par kg de poids vif.
Agneaux exposés au froid
Sous alimentation du BV
Acidose métabolique alimentaire (ingestion en excess de glucides fermentiscible trensformé en ac lactique
dans le rumen)
Troubles héréditaires

EPREUVES DE FONCTIONNEMENT RÉNAL

TESTS SANGUINS: MESURE DE L'AZOTÉMIE

URÉE SANGUINE: Sur sang total, sur sérum, ou sur plasma. Le sang est prélevé sans anticoagulant ou sous
anticoagulant dépourvu d'azote en fonction de la méthode utilisée (EDTA, Héparine), centrifugé, et le
surnageant (plasma) est testé par:

• Méthode à l'uréase: dosage de la vitesse de disparition du NADH à 340nm


• Méthode de condensation au diacétyl-monoxime: Donne un composé coloré virant au rouge. Donne
des colorations également en présence d'acides aminés basiques (à réaliser sur plasma ou sérum
déprotéinisé).
• Méthode de Berthelot couplée à l'uréase: Provoquer la libération de NH3, et doser ce dernier par la
méthode de Berthelot (+ réactif de phénol et d'hypochlorite en présence de nitroprussiate comme
catalyseur: une coloration bleue apparaît en présence de NH3).
• Electrode spécifique, ammoniaque-sensible.
• Bandelettes réactives: Estimation semi-quantitative permettant d’estimer grossièrement les valeurs du
BUN (10, 20, 40, et 60 mg d’azote uréique par dl). Cette méthode ne peut remplacer une méthode de
détermination précise.

Interprétation:
• Chute: apport azoté de la ration est trop faible, excrétion accrue de l'urée lors de surhydratation, stade
terminal de la gestation. au stade terminal des grandes insuffisances hépatiques, signe d'une déchéance
irréversible de la fonction uréogénique du foie: shunt portosystémique congénital ou cirrhose hépatique.
• Augmentation: syndrome de rétention azotée (azotémie) lorsque l'urée dépasse 0,5 g/l. Eliminer les
causes alimentaires, les causes inflammatoires puis penser aux causes prérénale: déshydratation, choc
hypovolémique, insuffisance cardiaque, diminution de la réabsorption du Na: insuffisance cortico-
surrénalienne; rénale primaire (DU faible), post-rénale: occlusion, rupture.
Note: Le terme “urémie” est utilisé lorsque l’azotémie (élévation simultanée d’urée et de créatinine) se manifeste en même
temps que des signes cliniques d’insuffisance rénale, à savoir: anémie, polyurie-polydipsie, vomissement, amaigrissement. Dans
les autres cas, on ne peut parler d’urémie, mais d’ augmentation des valeurs de l’urée sanguine .

CRÉATININE SANGUIN : Toute la créatinine excrétée provient de la créatine endogène. La créatine n'est
pas éliminée par les reins: sa clairance rénale est NULLE. L'excrétion rénale se fait uniquement par
filtration glomérulaire.

• Méthode colorimétrique: la réaction de jaffé qui est utilisée dans tous les laboratoires (la méthode la plus
répandue) se base sur une réaction entre la créatinine et une solution de picrate alcalin. Une coloration
rouge apparaît et peut être estimée par colorimétrie. , la lecture d'absorbance doit être faite en cinétique
de coloration, et non en point terminal
• Méthode enzymatique: méthode actuellement encore trop coûteuse pour un usage en routine

Interprétation:
• hypocréatininémie: perte significative de la masse musculaire, gestation (débit cardiaque augmenté →
filtration glomérulaire également)
• hypercréatininémie: mê^me interprétation que pour l’urée. Augmente également en cas d’ingestion de
viande cuite, myosite aiguë et traumatismes musculaires sévères.

TEST DE CONCENTRATION DE L'URINE

Polydipsie primaire: elle entraîne une polyurie de compensation. Si la prise d'eau est empêchée, la
polydipsie n'existe plus, et la polyurie s'arrête également.

Polyurie primaire: elle entraîne une polydipsie de compensation. L'arrêt de prise d'eau n'empêche pas la
polyurie: diabète insipide (rénal ou non), hypercorticisme: la nature de l'aberration tubulaire n'est pas
connue.

• On peut éaliser un test de concentration urinaire Lorsqu’un diagnostic précis ne peut pas être fait face à
la coexistence d’une polyurie et d’une polydipsie et de la persitance d’une urine de basse densité (<1,03
chez le chien, et <1,035 chez le chat) et si l’animal présente des signes de déshydratation. Lorsque cette
situation existe, une privation d'eau aura pour effet de stimuler la sécrétion d'ADH, hormone qui retient
l'eau. Ce test est parfaitement indiqué (spécifique) pour vérifier directement s’il y a ou non un diabète
insipide (hypophysaire ou rénal).

• Ne pas faire de test de concentration urinaire si l’animal présente une urémie, et si il est déshydraté.
Dangereux!

Privation abrupte d'eau. prise de sang et doser l’urée 12h plus tard ou toutes les 2h/h/30min si polyurie.
arrêter le test si la densité atteint progressivement des valeurs ≥1,03 chez le chien et ≥1,035 chez le chat;
si les valeurs de densité restent identiques deux fois consécutivement; si l'animal pert plus de 5% de son
poids de départ; si la valeur de l’urée sanguine atteint des valeurs supérieures à celles des valeurs de
référence.
Interprétation: Si la densité atteint des valeurs ≥1,03 (1,035: chat) ou si le rapport urine/plasma vaut ≥3/1,
l’animal fait un diabète insipide psychogène ou est normal. Si la densité n’atteint pas les valeurs de 1,03
(1,035), il y a trois possibilités: l’ADH n’est pas libérée (=diabète insipide central); dans ce cas, l’urine a
souvent une valeur de 1,001-1,006 en densité; les néphrons ne peuvent répondre à l’ADH (=diabète
néphrogène) les reins n’ont pu répondre à cause d’une maladie rénale (déficience à plus de 50%).

Privation graduelle d'eau: Lors que l’animal soufre de PU/PD depuis longtemps, la médullaire a perdu
son gradient osmotique propre. Et en réalisant une privation graduelle, on réussit parfois à recréer le
gradient osmotique qui avait disparu. Réalisation identique à la procédure de la privation abrupte, mais
en privant l'animal graduellement de son eau pendant 1 à 2 semaines. Mêmes interprétations que en 1°),
mais il faut y ajouter les causes de la disparition du gradient osmotique, à savoir la polydipsie
psychogénique et l’hyperadrénocorticisme.

Si l’un de ces deux test est positif, il faut faire le test suivant:

Test de concentration par un apport d'ADH exogène: Test de privation abrupte d’eau mais avec une
injection d’ADH
Interprétation:
• Si la densité ≥1,03 (1,035), diabète insipide hypophysaire (origine néoplasique ou autre)
• Si l’urine a une densité <1,03 (1,035), faire l’épreuve au soluté salé hypertonique pour vérifier les
néphrons. Si l’urine est de densité 1,001-1,006, on peut penser à un diabète néphrogénique (néphrons
insensibles à l’ADH à cause d’une hypercalcémie, hypokaliémie, ou hyponatrémie,l’hypercorticisme, un
myélome, l'amyloïdose, la pyélonéphrite, certaines drogues lors de thérapie, ou congénitale (récepteur
non reconnu) Si une réponse partielle est observée (densité 1,01-1,016), cela signe une réduction acquise
de la libération centrale d’ADH associée à une néphropathie (insensibilité à l’ADH)

Test au soluté hypertonique (Willard) Permet de différencier le diabète insipide néphrogénique du diabète
insipide hypophysaire compliqué d’une disparition du gradient osmotique de la médullaire, et du diabète
insipide néphrogénique compliqué par ce même trouble. Test peu pratique à réaliser. La perfusion d’une
solution hypertonique de NaCl permet de restaurer le gradient osmotique de la médullaire, la libération
d’ADH par l’hypophyse étant stimulée également.
Procédure: Administrer de l’eau avec une sonde gastrique (20ml/kg), et perfuser ensuite une solution salée
(2,5%; 0,25ml/kg/min) pendant 45 min. Mesurer le volume urinaire pendant trois périodes de 15 min
pendant la perfusion, et pendant une période de 45 min après la perfusion.
Interprétation
• Si volume d’urine inchangé, administrer de l’ADH et vérifier. si l’urine se concentre: diabète insipide
hypophysaire avec perte du gradient osmotique de lamédullaire; si l’urine ne se concentre pas: diabète
insipide néphrogènique.
• Si Volume diminué (normal chez un sujet souffrant de potomanie avec gradient médullaire détruit et
restauré au cours du test): diabète insipide psychogène avec disparition du gradient osmotique de la
médullaire.

TESTS DE CLAIRANCE ET D'ÉLIMINATION DE COLORANTS

Rapport entre la quantité d'une substance apportée par le plasma au niveau du rein, et la quantité de
cette substance éliminée par les reins.

Cl= [S]urine . Vol urinaire sur une sec / [S]plasma = S excrété par sec/ [S]plasma

faire boire abondamment le sujet, ce qui améliore la diurèse et réduit les erreurs de dosage dans l'urine.

Applications en médecine vétérinaire

• Inuline: La clairance de l'inuline exogène peut être calculée après avoir injecté une dose d'attaque (en
IV), et infusé ensuite une dose d'entretien pour maintenir constante la concentration plasmatique. Après
équilibration, on vide complètement la vessie (rincée avec une solution stérile de NaCl 0,9%) (=to), et on
recueille ensuite l'urine pendant un temps suffisamment long pour pouvoir calculer la clairance (le
volume urinaire recueilli doit être suffisant pour limiter les erreurs de calcul.
• Créatinine exogène: L'injection de créatinine par voie IV est une méthode qui est parfois préconisée
pour éviter l'écueil des limites du dosage par la méthode de Jaffé: la concentration plasmatique étant
plus importante suite à la présence de créatinine exogène, l'erreur du dosage est plus limitée face aux
chromogènes non-créatinine.
• Créatinine endogène: Les techniques précédentes étant lourdes à réaliser, on préfère malgré tout réaliser
la clairance de la créatinine endogène. Prélever du sang pour doser la créatininémie, bien vider la vessie
avant de commencer l'opération de récolte d'urine à partir de to (la rincer avec du NaCl 0,9% stérile).
Ensuite attendre un certain temps (20 min minimum) et prélever toute l'urine contenue dans la vessie,
en la rinçant avec le NaCl 0,9%: tout le liquide recueilli au cours de l'opération représente le volume
urinaire de 20min (le NaCl du lavage inclus), ce qui permettra de calculer UV, soit la quantité de
créatinine ayant été excrétée durant la période t choisie (20 min). Il existe de grandes variations d'un
animal à l'autre; en d'autres termes la mesure de la clairance de la créatinine permettrait de démontrer
si la filtration glomérulaire diminue ou non si la valeur de la clairance du patient a été déterminée avant
son état de maladie, lorqu'il était encore en bonne santé. Ce qui n'est jamais connu.
• Acide para-amino-hippurique exogène (PAH): Ce test est utile pour calculer le flux sanguin rénal ou flux
plasmatique rénal. Le PAH n'est pas métabolisé; il est excrété rapidement par filtration et sécrétion
tubulaire. Si la dose injectée est faible (IV), on admet que la totalité du PAH présent dans le plasma est
épuré en un seul passage: la clairance mesurera donc le flux plasmatique rénal et la fraction de filtration.
• Test au sulfanilate: Ce test mesure la vitesse de disparition du sulfanilate du plasma (chien et
chat). Le sulfanilate de soude est excrété par filtration glomérulaire : ce serait la seule voie d'excrétion
du colorant. permet de détecter une néphrectomie unilatérale chez le chien sain, soit une
"altération" de 50% des néphrons (chat)(plus sensible que l'urée et la créatinine)
• Test d'excrétion du phénylsulfophtaléine (PSP) (chien) Ce colorant est éliminé par sécrétion tubulaire
proximale: comme le flux sanguin tubulaire est faible, c'est le flux du sang aux tubules qui est le facteur
déterminant de la quantité de colorant excrété par les reins et non la capacité de sécrétion tubulaire.
Vider la vessie, injecter en IV, dosage par absorbance de l’urine aditionnée de NAOH et prélevée entre
la minute 15 et la minute 20. si % excrété <30%, anormal.
• Test de disparition plasmatique du PSP: Même principe que pour le sulfanilate, mais le PSP étant lié
majoritairement aux protéines, sa distribution est limitée à l'espace vasculaire et l'équilibre est atteint
plus rapidement qu'avec le sulfanilate.

PROTEINURIE
GÉNÉRALITÉS:

La protéinurie est physiologique en dessous de 20 mg/Kg/J chez le chien, et de 29 mg/Kg/J chez le chat.

Augmentations transitoires:
• Protéinuries préglomérulaires fonctionnelles: non décrit chez l’animal (fievre, effort, stress)
• Protéinuries préglomérulaires par surcharge tubulaire: Chez le nouveau-né (veau), une protéinurie peut
se présenter à cause d'une absorption trop importante des protéines du colostrum, riche en
immunoglobulines.

CAUSES

Protéinurie prérénale:
• Surcharge glomérulaire: protéines plasmatiques de bas poids moléculaire, ces protéines étant libérées en
excès dans le plasma et passant le filtre glomérulaire ex:gammapathie monoclonale,, hémolyse
intravasculaire excessive, ehrlichiose.
• Surcharge tubulaire: protéines plasmatiques de bas poids moléculaire, ces protéines étant libérées en
excès dans le plasma: bien qu’elles passent normalement le filtre glomérulaire (phénomène
physiologique), elles sont trop nombreuses, et les capacités de réabsorption tubulaire ne parviennent pas
à corriger le phénomène. Ceci survient par exemple, lors d’écrasement musculaire: ce qui génère une
myoglobinémie en excès conduisant à une myoglobinurie

Protéinurie rénale
• Protéinuries glomérulaires: Plus commune et sévère. altération des capillaires glomérulaires suite à des
désordres primaires: inflammation, néoplasies, maladie de la membrane basale; désordres secondaires:
dépôts de complexes immuns, amyloïdose, hyperfiltration, hyperadrénocorticisme. L'amyloïdose et les
glomérulonéphrites aiguës et chroniques (infectieuses ou toxiques) sont les principales causes des
protéinuries glomérulaires chez les animaux: toute protéinurie sévère constatée en absence de globules
rouges ou de globules blancs dans les urines, peut être interprétée comme étant d’origine glomérulaire.
• Protéinuries post-glomérulaires, ou tubulaires: En général, les tubulopathies entraînent une protéinurie
modérée. Elle sont occasionnelles chez le chien. Elles ne peuvent être détectées par les méthode semi-
quantitatives habituelles du fait de la faible concentration protéique. Causes: cystites, prostatites, lithiase
urinaire, urétrite, pyélite, affections vaginales chez la femelle.

Protéinuries post-rénales: Passage de protéines dans l'urine au-delà des tubules ( =passage de sang et
d'exsudat). Causes: cystites, prostatites, lithiase urinaire, urétrite, pyélite, affections vaginales chez la
femelle.

MÉTHODES DE DÉTECTION (DOSAGES QUALITATIFS) ET DOSAGES QUANTITATIFS

Dosage qualitatif: Avec bandelette dont la couleur change en présence de protéines en solut° mais il faut
que le pH soit stabilisé.
• Faux + : pH alcalin des urines, sédiments urinaires trop riches (sperme), pus, mucoprotéïnes
• Faux - : protéïnurie à globuline ; concentration insuffisante en prot, concentrat° ↑ en sels

Dosage semi-quantitatif :

• Faux + : urates, PO4-, drogues


• Faux - : urine alcaline

TEST DE HELLER: HNO3 dans un tube l’urine reste au dessus. Si l’urine est normale,  formation d’un
anneau coloré à la surface de séparation. Si il y a des mucines, une zone nébuleuse se localise au dessus de
la surface de séparation; Si il y a des Mucines et de l’albumine, une zone nébuleuse et un anneau blanc
sont présent.

RÉACTIF DE ROBERT: HNO3 concentré + sulfate de Mg. 2Ce réactif est mis au fond d'un tube, et
reçoit en surface l'urine déposée doucement: un anneau blanc apparaît à l'interface, et l'importance est
fonction de la quantité de protéines présente dans l'urine.

Inconvénients: il faut disposer d’une urine limpide: la centrifuger avant analyse est toujours préférable.
Attendre 2 à 3 minutes avant la lecture lorsque l'urine contient peu de protéines, le temps d'apparition du
précipité étant allongé. l'urine riche en urée donnera un anneau blanc cristallin (=nitrate d'urée), anneau
qui disparaît si on dilue l'urine 2x. Mais si l’anneau est dû à l’albumine, il peut disparaître suite à cette
dilution si la concentration initiale est trop faible. Résultat faussement négatif avec les protéines de
Bence-Jones. Celles-ci étant thermosolubles et ne précipitant pas en milieu acide.

Acide sulfosalicylique: solution à 5%: intéressant, car donne de bons résultats même si l’urine est alcaline.
En conséquence, ce test est préconisé en pratique journalière, et en association avec la recherche
qualitative par bandelette. solution à 20% ou comprimés.

Dosage quantitatif :

Méthode de Bradford : Bleu de Coornassie se lie aux protéïnes et déplace absorbance de 465 à 595 nm.
Rapport protéïne/créatine urinaire = valeur seuil au-delà de laquelle on peut dire que la protéïnurie n’est
plus physiologique mais pathologique. Chien: valeur > 1 mg/l si pertes protéïques > 20 mg/kg/j. Chat:
valeur > 5 mg/l si pertes protéiques > 30 mg/kg/j(CT)

Clairance fractionnelle de l’albumine Permet de suivre l’évolution de l’affection glomérulaire:


albuminurie/albuminémie x créatinémie/créatinurie.

Analyse fine d’une Protéïnurie :


• Electrophorese sur acetate de cellulose apres concentration des urines pour obtenir 30g prot/L
• Electrophorèse en gel de polyacrylamide : permet de séparer les prot en fonct° de leur poids moléculR,
donc distingtion des protéinuries tubulaires (PM < 50 000) ou glomerulaires (> 50 000)
• Immunodiffusion
MARQUEURS PROTÉIQUES DE L’INFLAMMATION

MARQUEURS

Marqueur négatifs, diminuent avec l’inflammation: albumine, transferrine, ZN, Fe, Ca, vit A et E
Marqueur positifs, augmentent avec l’inflammation:
• Région α1: α1-antitrypsine, orosomucoïde (α1-glycoprotéine acide)
• Entre les α: inter-α-trypsine inhibiteur.
• Région α2: céruloplamine, haptoglobine, α2-macroglobuline
• Zone β: fibrinogène, complément C3
• Zone γ: CRP (protéine C-réactive); SAP ou amyloïde P sérique (associé à CRP), SAA ou amyloïde A
sérique

Le profil électrophorétique sera très modifié lorsqu'un phénomène inflammatoire aigu (et chronique à
fortiori) se produit. Celui-ci se produit avant les signes cliniques.

Un marqueur est bon si sa concentration varie fortement, il y a 3 groupes de marqueurs:


• Réponse modérée (+50%) : Céruloplasmine
• Réponse marqué (+ 250%) : α1-glycoprot, α1-anti-trypsine, chymotrypsine, haptoglobine, fibrinogN
• Réponse tres marquée (+ 1000 x) : CRP, SAA

Rem : APP = proteïne de la phase aigüe. certaines APP = proteïne fœtale, concentration en APP dépend
de leur vit de production et de dégradation

FIBRINOGÈNE ET Γ-GLOBULINE

• BV: test au glutaraldéhyde qui précipite les globulline. Le temps de coagulation es le reflet de la
concentration en γ-globuline
• CV : (protéinémie - fibrinogènémie)/ fibrinogènémie < 15 signe d’une inflammation

CRP

Hô : sécrétée par le foie, elle reconnaît les tissus lésés qui libèrent toute une série de substances, les fixe et
active le complément et le systeme immunitaire.
CV : Rôle de marqueur de l’infl°, la concentration varie avec l’âge et le stade physiologique
CN : Marqueur de l’inflammation aigüe ( concentration x 100)
BV, CP, MT : n’est pas un marqueur de l’inflammation

SAA, SAP

responsable de l’amyloïdose. Le dosage du SAA serait intéressant pour faire le monitoring de


l’inflammation chirurgicale, et de l’évolution clinique d’un animal atteint de lésions tissulaires. Mais seul
des laboratoires spécialisés peuvent le faire actuellement.

CERULOPLASMINE

Rôle : oxydation du Cu et du Fe, il s’agit du premier mécanisme de défence en cas d’intoxicaton au Cu.
• Sa [ ] ↑ dans les phénomènes inflamatoires mais aussi dans d’autres situations: âge, exercice physique,
gestation, ttm aux oestrogènes.
• Sa [ ] ↓ lors de malnutrition, malabsorption, néoplasme, atteinte hépatique grave.

POLYAMINE ET MÉTHYLHISTIDINE

En cas de traumatisme le catabolisme et l’anabolisme sont stimulés mais le catabolisme l’emporte sur
l’anabolisme. Les muscles dégradent leurs protéïnes endogènes (donnent un substrat aux tissus à réparer).
• La Polyamine est marqueur du rapport: anabolisme/catabolisme
• Méthylnistidine est marqueur du catabolisme.

PSTI = PANCREATIC SECRETARY TRYPSIN INHIBITOR


↑ lors de processus infectieux, inflammatoires ou cancéreux

HYPERLEUCOCYTOSE

Neutrophilie : stress, inflamation, exercice (adrénaline), leucémie


Neutropénie  : inflammation aigüe grave, pathologie de la moelle osseuse, ce n’est pas un marqueur
adequat;

CONCLUSION

L’ Inflammation aigüe se traduit par de la fievre, une leucocytose parfois transitoire, des variation
protéïnes de l’inflammation.

Selon les espèces les marqueurs divergent:


• CN-CT : CRP, haptoglobine, ceruloplasmine
• CV : fibrinogène, fer, ceruloplasmine
• RT : SAA et haptoglobine
• PC : haptoglobine, CRP

ELECTROPHORESE PAR CAPILLAIRE

Il s’agit de l’application de l’electro-endosmose. Les parois sont chargées négativement (tuyaux de 20 à


200 μm de Ø interne, en silicium fondu). Les ions + se positionnent sur les charges - et forme une couche
immobile.au large des parois, il existe un nuage de charges +. Si on applique une électrode - au bout du
capillaire, ce nuage central + va se diriger vers elle. Les protéines centrales migrent aussi vers - alors
qu’elles sont - car elles sont emportées par le courant du nuage positif. Il s’agit du flux electro-osmotique
(élevé à pH ↑). Si pH diminue, les proteïnes sont moins - et le flux electro-osmotique diminue.

Support: parois capillaire


Couche immobile: potentiel de Stern
Nuage central: couche mobile attirée vers cathode, entraîne avec elle les protéïnes

Le flux électro-osmotique dépend donc du pH ( ↑qand pH↑) et s’oppose à la migration électrophoretique.


Il donne meilleure discrimination des échantillons à électrophorèse en agarose. On obtient un profil
inverse

- + + -
Agarose Capillaire
Albumine, la plus négative, sera à droite
TESTS DE FONCTIONNEMENT DU PANCREAS EXOCRINE

TESTS DE PANCRÉATITE AIGUË AVEC NÉCROSE TISSULAIRE

ENZYMES SÉRIQUES:

Amylasémie

L'alpha-amylase coupe les liaisons alpha-1,4 des polysaccharides (amidon ou glycogène) en n’importe quel
endroit de la molécule, en donnant des dissacharides (le maltose), des dextrines (l’isomaltose; Gluc(1➝ 6)-
Gluc(1➝ 4)-Gluc(1➝ 4)-Glucoside), et du glucose. L'amylase circulante est inactivée par les reins. Elle est
stable à 5°C. Chez le chien, elle se compose d'un ensemble de 4 isoenzymes produites par le pancréas
(100%), la muqueuse duodénale (1%), et 14 autres tissus (0,05% de l'activité pancréatique). Le pancréas
est la seule source d'iso-3, le duodénum et le pancréas produisent l'iso-4.

Dosage: (avec Ca++)


• mesure de la vitesse de disparition de l'amidon (en présence d'iode: coloration bleue) par la mesure de la
vitesse de décoloration
• mesure de la vitesse d'apparition de sucres réducteurs (maltose et glucose) (inutilisable chez le chien dont
le serum contient une maltase)
• fixer un colorant sur un support amylacé: l'amylase, en digérant le support, libère le colorant en solution
→ mesure d'une augmentation d'absorption de la solution (photométrie).

Interprétation
• Origine pancréatique: accroissement amylasémie d'un facteur 3-4x lors de pancréatite aiguë. Les
cellules acineuses déversent leur contenu cellulaire dans les veinules ou dans le sang via la lymphe. Mais
cette atteinte pancréatique ne peut être confirmée sans faire le dosage de la lipasémie & une valeur
normale d'amylasémie se rencontre parfois lors de pancréatite aiguë. ce serait pas drôle!!!!
• Origine non pancréatique: atteinte rénale (l'insuffisance rénale avec urémie peut augmenter
l'amylasémie (2x) car le rein ne peut plus dégrader l'enzyme); obstruction du petit intestin (si l'animal
mange et vomit avec stimulation des sécrétions du pancréas);traitement aux corticoïdes.

Lipasémie: Le dosage de la lipase est basé sur la vitesse d'hydrolyse d'une émulsion standard de trioléine
(la diminution de la turbidité est mesurée dans l’UV, à 365nm) -> Kit!

Interprétation
• Pathologiques si >285 UI/L chez le chien ou si >100 UI/L chez le chat
• Origine pancréatique: il existe de rares cas de pancréatite aiguë sans hyperlipasémie
• Origine non pancréatique: affection rénale, hépatique (cause?), administration de corticoïdes.

TESTS DE ROUTINE:

• Formule leucocytaire:leucocytose, neutrophilie (>50.000), lymphopénie, éosinopénie, monocytose


• occasionnelle.
• Hyperlipémie à jeun due à l'inactivation de la lipoprotéine lipase pancréatique
• Déshydratation: les déplacements des liquides dus aux hémorragies, ascite, vomissements induisent une
• diminution de la volémie: hyperprotéinémie apparente et PCV augmenté.
• Azotémie prérénale: l'hypovolémie provoque l'oligurie (et même l'anurie) → urémie ↑ créatininémie ↑.
• Epanchement péritonéal sanguinolent: exsudat aseptique le liquide contient des globules rouges , des
neutrophiles, des gouttelettes de lipides
• Hypocalcémie: cause incomprise
• Hyperglycémie persistante ou transitoire (1-1,5 g/l ou supérieure à 1,75 g/l)
Dosage de la methémalbuminémie: dans la forme hémorragique, l'hémolyse peut induire une
augmentation de la dégradation de l'hémoglobine. Le fer est oxydé en Fe+++ et l'hème porte alors le nom
de methème. Celle-ci se combine à l'albumine.

TESTS DE LA PANCRÉATITE CHRONIQUE ET DE L’INSUFFISANCE ENZYMATIQUE

Du tissu fibreux prend la place du tissu sécrétoire lors de pancréatite chronique, dès lors les enzymes ne
sont plus sécrétés en quantités suffisantes pour satisfaire les besoins de la digestion enzymatique des
aliments. Des troubles digestifs s'installent: ce sont des troubles de maldigestion. Ces troubles de
maldigestion empêchent l'absorption des aliments: ils induisent donc des troubles de malabsorption.

ENZYMES SÉRIQUES (LIPASÉMIE, AMYLASÉMIE)

Pareil que la pancréatite aiguë (amylase, lipase) pendant les crises de pancréatite aiguë menant à la
pancréatite chronique. Par la suite, la maladie progressant, on observe une diminution progressive de leur
activité sérique suite à la diminution de la masse acineuse fonctionnelle ou à l'obstruction des conduits
d'excrétion qui aboutit in fine à une atrophie acquise du pancréas.

EXAMEN DES MATIÈRES FÉCALES

Macroscopique: couleur jaune pâle à blanches, graisseuses, volumineuses, et souvent de très mauvaise
odeur

Microscopique
• triglycéride: coloration au soudant, les globule graisseux deviennent rouge. Celà signe une IPE ou
insuffisance biliaire.
• AG libres: ajout d’acide acétique, apparition de globule orange. Il s’agit d’une malabsorption
indépendant du pancreas et du foie.
• Amidon: Frottis colorés à l'iode. La présence d'amidon est signée par la présence de structures bleu-
noirâtres avec des franges vert-bleues en présence de lugol. L'abondance de ces structures signe une
pancréatite chronique (EPI).
• Fibre musculaires striée:Des frottis colorés au lugol, au bleu de méthylène, ou non-colorés de fèces
diluées dans l'eau montrent les fibres musculaires de couleur jaune-clair, aux extrémités émoussées et
dont les striations transversales sont nettes. Leur présence signe une insuffisance pancréatique.

Protéases fécales: La plupart des protéases fécales sont d'origine pancréatique (trypsine, chymotrypsine,
élastase, carboxypeptidases,..). Détectées par un test à la gélatine: on apprécie l'incapacité de la gélatine à
se solidifier en présence de protéases.

• méthode en tube : Si le contenu est liquide, il y a des protéases dans MF, il ne s’agit pas d’une IPE. Si le
contenu est solide, il n’y a pas de protéases et l’EPI probable
• méthode sur film radiographiq : film digéré en présence de protéases: pas bon (25% de Faux +)

Graisse fécale totale: CN dans cage métabolique, alimentation contenant des quantités connues de graisse
et viande. Au dessus d’un certain % de graisses ingérées, il y a malabsorption si acides gras et maldigestion
si triglycérides CN normal  : ± 95% des graisses sont digérée; CN EPI  : 40 à 80 % des graisses sont
dégérées.

TESTS D'ABSORPTION ET DE TOLÉRANCE

Test d'absorption des graisses:


• turbidité du plasma: après administration d'huile d'arachide per os avec un repas normal prélever le sang
2 à 3 heures après ingestion, et isoler le plasma comparaison de la turbidité avec un échantillon. Le tube
test doit être plus trouble.
• Tests quantitatifs: Mesure de l'absorption de trioléine marquée à l'iode radioactif (131I) ou au 14C.
Test de détection de l'activité chymotrypsine:

la BT-PABA est clivé par la chymotrypsine en PABA, on dose donc la PABA sanguine et urinaire
• Si dans urine < 15 %: IPE
• Si dans sang < 4 mg/L après 60’ : IPE

• Faux -: clivage par protéases bacteriennes, clivage par protéases bordure en brosse
• Faux +: Vidange tardive de l’estomac; atteinte de la muqueuse intestinale, problème hépatique ou rénal

TEST DE DÉTECTION DU TRYPSINOGÈNE SÉRIQUE: TRYPSIN-LIKE-IMMUNOASSAY

La majorité des sécrétions pancréatiques sont éliminées par les conduits pancréatiques. Un très petite
quantité (0,01 à 0,1%) s'échappe dans le sang, et on y trouve donc comme enzymes ou proenzymes:
l'amylase, la lipase, le trypsinogène ...etc...
Le trypsinogène sanguin a comme seule origine le pancréas exogène contrairement à la lipase et à
l'amylase. D'où, toute diminution du taux en trypsinogène sanguin signe une insuffisance pancréatique.
Des anticorps antitrypsine canine reconnaissent le trypsinogène canin, et cette reconnaissance est très
spécifique: il n'y a aucune réaction croisée avec la trypsine d'autres espèces ni avec le trypsinogène
humain. En conséquence la détection du trypsinogène canin ne peut être faite à l'aide d'un kit humain .

TESTS COMPLÉMENTAIRES

• glycémie : yperglycémie lorsque le pancréas endocrine est aussi atteint (avec hypercholestérolémie et
glucosurie);
• Tests de coagulation: Quick, APTT allongés avant traitement de plusieurs jours à la vitamine K. après 2
jours, les tests sont redevenus normaux.

VÔMISSEMENT & DIARRHÉE

VOMISSEMENTS AIGUS

Pertes importantes de H+, Cl-, H2O, K+ (carnivores), et Na+ induisant une alcalose métabolique car
sécrétion de H+ par la muqueuse gastrique selon la voie:
CO2+H2O ←⎯⎯(E)⎯⎯→ H2CO3 ←⎯⎯⎯→ H + + HCO3-
Les H+ vont dans la lumière gastrique, et HCO3- dans le sang. à long terme: les Cl- étant éliminés par la
bouche, les HCO3- en excès ne seront plus éliminés par les reins car ils remplacent les Cl- perdus. les
analyses seront faites pour rechercher: une Déshydratation, une Hypochlorémie (<90-95 mM), une
Alcalose métabolique: augmentation de HCO3- du plasma >30mM
NB: une ACIDOSE est possible lorsque les vomissements sont d'origines gastrique et duodénale.

VOMISSEMENTS CHRONIQUES

Mêmes pertes que lors de vomissements aigus, mais on observe aussi:


• Une hypokaliémie (<4 mEq/L) et une perte tissulaire en K+: En effet, à cause de la déshydratation (qui
induit l’hypovolémie) et des apports alimentaires insuffisants en Na+ (pour maintenir la volémie; car
vomit), l’aldostérone intervient au niveau rénal. Mais la réabsorption rénale du Na+ qu’elle provoque
ne peut être compensée par une retenue de Cl- pour assurer l'équilibre des charges. Cet équilibre est
alors obtenu par une sortie de H+ et de K+.
• Renforcement de l'alcalose métabolique
• Atteinte rénale grave des tubules, suite à la déficience tissulaire en K+ et de l'hypovolémie (chute de
l'irrigation), du coup urémie et créatininémie augmentée
Les espèces les plus atteintes sont le chien et le chat (le cheval ne peut vomir). Autre cause induisant une
symptomatologie semblable: l'obstruction du pylor ou la torsion de caillette chez les ruminants. On
observe dans ce cas: une hypochlorémie, une hypokaliémie, une alcalose métabolique.

DIARRHÉES AIGUËS

• Déshydratation en fonction de la sévérité de la diarrhée, les pertes en fluide peuvent représenter 2-7%
du poids vif et par jour! L'organisme se déshydrate au détriment du fluide plasmatique, donc des fluides
extracellulaires. En revanche, on peut observer une augmentation du volume des fluides intracellulaires
due à l'inhibition des fonctions cellulaires La déshydratation vasculaire se marque par une augmentation
de l'hématocrite et de la protéinémie.

• Pertes ioniques: Les matières fécales diarrhéiques contiennent de grandes quantités de Na+, Cl-,
HCO3- et, comparativement à ces ions, de faibles quantités en K+ bien que les pertes en potassium
soient significativement plus importantes que dans des féces normales Ceci est dû au fait que le liquide
perdu est un ultrafiltrat de plasma. En général, les modifications de la natrémie sont minimes.

• Normonatrémie
• Acidose métabolique par élimination excessive des HCO3-, augmentation du métabolisme
anaérobie suite à l'hypovolémie, diminution du pouvoir tampon des reins suite à l'hypovolémie,
fermentations bactériennes dans l'intestin et production d’AGV, hyperkaliémie (à normokaliémie)
par perturbation des échanges intra-extracellulaires. La conséquence de l'hyperkaliémie pour le
muscle cardiaque sera néfaste:bradycardie et altération de l'ECG: l'onde T est augmentée et la
repolarisation ventriculaire est ralentie. L'onde P peut disparaître. Le coeur s'arrête en diastole.

C'est la cause la plus fréquente de mortalité chez le veau souffrant de diarrhée aiguë. La masse musculaire
étant importante, l’acidose est renforcée, et les échanges H+ K+ sont accrus (comparativement au
nourisson).

DIARRHÉES CHRONIQUES

Maladie de l'adulte. Les pertes fécales en eau et en ions sont compensées par l'apport alimentaire et
l'intervention active des reins (régulation de la réabsorption du sodium). Mais si les apports en eau et en
électrolytes font défaut, on observera:
- une hyponatrémie (le plasma devient hypotonique >< au plasma de diarrhée aiguë)
- une hypokaliémie
- une hypovolémie (déshydratation).