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Ferrand, Gabriel. 1909. Essai de phonétique comparée du malais et des dialectes malgaches.

Ferrand, Gabriel. 1909. Essai de phonétique comparée du malais et des dialectes malgaches.

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Ferrand, Gabriel (1864-1935). Essai de phonétique comparée du malais et des dialectes malgaches. Thèse pour le doctorat d'université, présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Paris, par Gabriel Ferrand,.... 1909.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisati
Ferrand, Gabriel (1864-1935). Essai de phonétique comparée du malais et des dialectes malgaches. Thèse pour le doctorat d'université, présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Paris, par Gabriel Ferrand,.... 1909.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisati

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Ferrand, Gabriel (1864-1935). Essai de phonétique comparée du malais et des dialectes malgaches.

Thèse pour le doctorat d'université, présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Paris, par Gabriel Ferrand,.... 1909.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence

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PHONÉTIQUE DU

COMPARÉE MALAIS t i

DES

PJAÏ^CTUS

MALGACHES

DTXIVKKSITÉ ÏIIKSK h)UR !.K UOOTOIIAT A I>hSLLTTRIS DB'I.VMVF.RSSTK '•'?!> DKl FRKSEXTÉELA FACULTÉ PAR FERRAND GABRIEL CONSUL JRASCE ni

PARIS PAUL KDITKUR GUUTIIXKK, 6S 68, RUKMAZARINE, 1909

Ï JE S S AI DE PHONÉTIQUE DU COMPARÉE MALAIS ET DES DIALECTES MALGACHES

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PHOoeF'KQUE fà'/t "// A. /BUS MALAIS ET DES thiraCTES

COMPARÉE

MALGACHES

THESE POUR LE DOCTORATD'UNIVERSITE A DESLETTRES L*UNIVF.RSITÉ PARIS DE DE PRÉSENTÉE LA FACULTÉ PAR GABRIEL FERRAND DE CONSUL JRANCB

PARIS PAUL ÉDITEUR GEUTHNER, 68 68, RUE MAZARIKE, 1909

yjjpfOR BÉRARD A L'ÉCOLE HAUTES-ÉTUDES DES DIRECTEUR-ADJOINT PROFESSEUR ÉCOLES DEGUERRE ETDEMARINE AUX SUPÉRIEURES RESPECTUEUXHOMMAGE. G. F.

%ÉFACE

à Madagascar, de mars 1887 à "rrroTTsejour attaché à réunir novembre 1896, je me suis surtout et le folk-lore l'histoire sur les dialectes, des documents Avant La tâche était malaisée. les tribus. de toutes des foncl'annexion de l'île, les relations personnelles Pendant danfrançais avec les indigènes paraissaient locales ; les agents du gouveraux autorités gereuses discrèteles interdirent nement royal de Tananarive Antemuru ment. Je sais de malheureux qui furerif à l'amende et condamnés bâtonnés pour avoir enfreint tionnaires de la côte orientale. d'un gouverneur les instructions défavorables, j'ai pu recueillir Malgré ces circonstances : suivants les documents cotés de I à manuscrits Quatre arabico-malgaches de 170 x 215, ms. II de 8 IV (ms. I de 47 feuillets de ms. III de 10 feuilfets de même format, de 170 x 215). Ces^ ms. IV de 14 feuillets 150x215, invocations' des légendes, mss. contiennent prières, de moeurs et coutumes; et des descriptions magiques des de 200 x 295. Contient Ms. V de 35 feuillets feuillets légendes historiques, contes, proverbes ;

^PRÉFACÉ *< des 1 de 190 x« 280. Contient Ms. VI de" 3 6b/pages contes et légendes; des Ms. VII de 114 pages de 160 x 195. Contient contes et légendes ; Ms. VIII de 173 feuillets (les 47 premiers de 150 X 200, Textes ethnographiques sur de 180x230). les suivants quinze tribus Ms. IX, de noms d'arbres feuilles, fleurs de la besoins malgaches; de 150 x 210. Contient 400 78 feuillets et de plantes avec leur description (tronc, soit pour les et fruits) et leur utilisation vie soit dans la médecine indigène; usuels d'environ 1000 mots Enfin un vocabulaire et la liste de tous les animaux dialectes en trente la faune moderne, dans le même nombre composant ici que les documents de dialectes. Je ne mentionne et qui ont été réunis en certaine d'une importance sont en malgache et à ces manuscrits Tous Volumes.

extraits près, encore inédits, "quelques ï Tout ce que j'ai publié jusqu'en 1902 a été écrit hors même jusqu'à la fin de 1906; à Madagascar d'Europe; en Perse et au Siam, les années suivantes, pendant loin de tout centre Un séjour ;c*est-à-dire scientifique. à Stuttgart m'ont à Paris et ma nomination prolongé des le dépouillement récemment permis d'entreprendre de la Biblioarabico-malgache le dans nationale. J'ai pu faire également, thèque nécessaire des langues domaine malaises, l'enquête de quelques-unes des théories pour vérifier l'exactitude admises. généralement manuscrits du fonds

- PREFACE- » - 'Les lignes qui suivaient dans là première rédaction dev manifestement ma préface, semblaient aux empruntées pages de YEssai sur Thisloire de VIslamisme : je premières citer Dozy. « J'avais entrepris, préfère naturellement orientaliste de Leide, d'esquisser, raconte l'illustre l'Islam s'est produit et par quel développement comment il est sorti de la religion antérieure, i... Il m'arrive ce que cette tâche. j'étais loin de prévoir lorsque j'ai entrepris Voici comment. Les travaux les plus récents sur l'ancienne religion des Arabes et l'origine de l'Islamisme ne me satisfaisaient , parce que la question point n'était pas au fond devenue plus claire qu'auparavant. la recherche Je me suis donc cru obligé de reprendre à nouveau, mais ayant choisi un autre point de départ et suivi une voie différente de celle qu'on a prise jusqu'à présent, je suis arrivé à un résultat qui m'a moimême extrêmement de ce surpris (p. 2-3). » L'origine de mes recherches la direction différente et le travail, sont résultat obtenu dans le domaine malayo-malgache en tous points la direction et semblables à l'origine, au résultat de l'enquête faite par Dozy dans le domaine de l'Islam. En consultant les travaux de Van dcr Tuuk, Kern, Brandes, Brandstetter, je m'aperçus qu'on y trouve la solution d'un certain nombre de questions qui préocLa lecture des dictioncupent encore les malgachisants. naires sanskrit de Macdonell, malais de Favre et cam de Aymonnier-Cabaton, d?un me révéla l'existence

vfPÎpSCfp sanskrit dans tous les dialectes malgache^ saris aucune. Cette découverte est intéressante à4 exception plus d'un titre. De ce fait, la date de la migration malaise sort du vague des conjectures: les Malais n'ont pu quitter l'Indonésie immigrés, étant hindouisés* le commencement de notre ère. Nous avons qu'après des indications ainsi, par des étymologies certaines, relativement et linguiprécises sur leur type culturel en détail dans le volume suivant stique. J'y reviendrai consacre aux migrations succesqui sera spécialement sives des Malais, Arabes, Persans et à la pseudo-migration juive. • Dans une brochure de 43 pages, Brandstetter a montré les rapports existant entre le Merina ' et le Malais. : J'ai dit plus loin le bien que je pense de cet intéressant travail qui m'a été très utile. Son auteur n'est en rien des lacunes que présente cette courte étude; responsable elles sont dues à l'insuffisance dont disdes matériaux les orientalistes. En le malgache. posent qu'intéresse des dans le domaine l'espèce, la situation transportée langues romanes serait à peu près celle-ci : supposez un linguiste qui, pour comparer notre langue au latin, n'aurait à sa disposition qu'un unique et très imparfait petit dictionnaire du français moderne. Sans doute, avec ces seules ressources, des rapprochements tels que cabal1. Improprementappelés HOIM. erina s.'ra employé pour désigner les M indigènesde l'Imcrina dont Tanauarive, la ville principale, est en même temps la capitalepolitiqueet administrativede Me. ; élément

PREFACE.V ; mais nous ltith$> cticyaT seront acceptés saris discussion ne pouvons établir l'aboutissement dé kàs que par des intermédiaires. De même, Malais : /rt/i/7, ciel, phonèmes et Merina : lanitra, ciel, sont évidemment apparentés, à n pur Merina et de la mais le passage de 17/ malais une ou plusieurs finale malaise 7 à Ira Merina suppose formes trouvera L'étude dialectales malgaches dans ce travail. intermédiaires; on lés

de la dialectologie n'a, je ne sais malgache tenté personne. Deux missionnaires pourquoi, français, Dalmond et Weber, y ont consacré quelques pages ;f mais leurs successeurs n'ont l'oeuvré pas continué commencée et se sont exclusivement adonnés à l'étude du Merina. L'erreur est manifeste, car il est impossible le dialecte de l'Imerina sans une d'aborder utilement c< «inaissance de deux ou trois autres diaapprofondie lectes et, j'ajoute, des langues du groupe malais. Dans des formes cet Essai de phonétique comparée, figurent à 34 dialectes 1 modernes, empruntées (30 dialectes vocabulaire Antambahwaka 1 vocabulaire Anaancien, de Hacourt kara, les dictionnaires [dialecte sud-oriental] et Houtman et aux mss. de la [Betsimisaraka ancien] nationale sont les authentiques Bibliothèque qui témoins de la langue ancienne du Sud-Est). La comparaison du malais et de ces différents dialectes a permis d'établir Dans là phonétique malgache. des cas, les courbes, notamment celles des plupart à !a monophtongue, aboutissant diphtongues présentent autant d'intérêt pour la phonétique malayo-malgache les bases d'une

PRÉFACE la phonétique En sémantique, à que pour générale. côté des phénomènes. de Latitverscbiebung, classiques d'autres sont attestés (l'alternance deb avec tr et ts) dont le mécanisme est déconcertant. Les résultats obtenus des diapar l'étude comparée lectes malgaches sont nombreux. Je signalerai particulièrement transitifs la loi nouvelle de formation des verbes et intransitifs. Les verbes causatifs, par sont obtenus non pas par traitement infixai exemple, comme on l'a toujours affirmé mais jusqu'ici, par traitement cette loi sera ultérieurement dévepréfixai; à tout le domaine de la loppée et étendue préfixai réservé certaines langue. J'ai volontairement questions: les pronoms Yn prépositif du cas Itimptnipersonnels, d'autres encore tranu, qui n'ont que de lointains avec la phonétique ; elles seront traitées à part. rapports Dans la transcription du malais, le é serbo-croate a été adopté pour transcrire la palatale £. En malgache, de signes spéciaux nécessité un trop nouvelles. Je m'en suis donc en différenciant seulement et dr Merina. La présence du l'adoption auraient en Betsileo, m'a ^/r,/r,</r,//f',fe,/5, nombre de fontes grand tenu aux graphies usuelles les tr, dr dialectaux des tr / (à peu près le / français), à employer là transcription pour

obligé Les diphtongues approximative dj pour le ^ malais. non pas de deux voyelles réunies en qui se composent une seule syllabe 1, mais d'une voyelle et.d'une.serai»

i. Cf. Victor Henry, Précis de grammaire comparéedu grec et du latin. Paris, 1892, in-8*, 4* éd., p. 23.

y^ftitàtàk] ont voyelle, composants: été; notées eh reproduisant

xin les éléments

antécédente : ya, à semi-voyelle Diphtongue à semi-voyelle subséquente: ay. diphtongue Même notation qui se compour les triphtongues + voyelle + semi-voyelle: wey. posent de semi-voyelle On[iradoncfaitra~fa-i'traetfayka—fay-kat ali-kya—ali-kya, bïueyzi— hvey-^i. Dans le vocabulaire comparé où les mots sont disposés par lettre alphabétique, dj malais vient après d> et é après /. à assurer de ma Je tiens en terminant MM. Sylvain Lévi et Antoine Meillet, aidé de Collège de France, qui m'ont la préparation de ce travail; pendant vive gratitude au professeurs leurs conseils MM. Blagden,

' Brandstetter et Cabaton, indiauxquels je dois d'utiles cations — M. Cabaton m'a de plus, rendu l'inappréciable service de participer à la correction des épreuves ; mes collègues de laSociété Asiatique enfin, le présidentet de M. Barbier de Meynard, ont qui, sur la proposition voté la somme à l'impression nécessaire de cet Essai • de phonétique. Stuttgart, 3 avril 1907.

BIBLIOGRAPHIE

DES

OUVRAGES UTILISÉS

PARTICULIÈREMENT

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BIBLIOGRAPHIE

régulateur. La voix est recueillie sur les lèvres au moyen d'une embouchure; le courant d'air nasal à l'aide d'une petite olive. Ces appareils récepteurs sont mis en communication par des tubes avec deux tambours inscripteurs, cuvettes plates recouvertes à leur partie supérieure d'une membrane de caoutchouc au centre de laquelle est collé un petit support d'aluminium soutenant un long style. Le mouvement vibratoire se transmet par la membrane au style, qui l'inscrit sur un cylindre noirci, mû par un rouage d'horlogerie. La plume, partout où elle passe, laisse une trace blanche qui peut être ensuite photographiée et clichée. Cet instrument enregistreur comporte l'emploi simultané de l'embouchure pour la réception du courant d'air buccal, l'olive pour la réception du courant d'air nasal et d'une capsule exploratrice fixée sur le cartilage thyroïde pour la notation des vibrations du larynx. Pour les expériences en question, il n'a pas été fait usage de la capsule exploratrice. ' 2° Un second appareil enregistreur â poids dont le mouvement est régularisé par des ailes et transmis par des galets frottant sur des plateaux parallèles. Ce second appareil a, comme le précédent, un cylindre noirci où le style inscrit les vibrations. Le chariot porteur de l'appareil inscripteur est mû par un mouvement de déplacement automatique et continu, d'un bout à l'autre du cylindre inscripteur. 3° Le palais artificiel. — Enfin, chacun des phonèmes enregistrés a été longuement étudié à l'oreille '. W. SCHMIDT. ie Mon-Khmer Vôlker, ein Bindeglied zwischen D Vôlkern Zentralasiens und Austronesicns. Brunswick, i9o6,in-8°*. 1. Cf. li. de Flacourt, Dictionnairede la languede Madagascar,éd. Ferrand, p. vi et suiv. 2. J'aurais volontiers remplacé injlavo-potjnésienpar auslronésien que propose Schmidt, si le premier élément de son composé : auslriscbavait été traduisibleen français. D'aprèsla nouvelle classification savant autrichien, du certaines langues de l'Inde, de Birmanie, de la péninsule malaise et de l'Indo-Cbine forment un groupe dit : die Awtro-asiatisclxnSpracbtn; le devient : die Auslronesischen groupe appelé : malap-polynésien Spracbenet les deux groupes réunis seraient dénommés : du Amlrisctxn Spracbtn. La

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H. N, VAH DERTWUK. Bataksch-NederlaBdsch woordenboek, Amsterdam, 1863, gr. in-8«. — Outlinesof agrammarof the Malagasy language. Jour», asial. Soc,, Londres, i«T mai 1865, p. 419-446. — Tobasche spraakkunst. Amsterdam, irepart„ 1864; j« part., 1867, in-8«, WEBER. Dictionnaire malgache-français, rédigé selon l'ordre des racines par les missionnaires catholiques de Madagascar et adapté aux dialectes de toutes les provinces (dit du P. Weber). Ile Bourbon, 1853,in-18. — Grammaire malgache, rédigée par les missionnaires catholiques de Madagascar (dite du P. Weber). Ile Bourbon, 1855, in-18. seule impossibilité de rendre auslriscben français m'a empêché de remplacer malayo-polynésitnar auslronésten. p

INTRODUCTION

l'un des premiers rois Merina qui nous Andriamanelu, soient historiquement connus, vivait pendant les dernières années du xvi* siècle. Il était chef d'Alasura • et Ambuhidrabibi ; son royaume avait « tout au plus une dizaine de lieues carrées » *. Vers 1700 », un de ses successeurs, Andriamastnavalunl, régnait sur presque toute llmertna actuelle, « d'une à l'ouest ; d'autre part, entre la forêt à l'est, et l'Umbifutsi part, entre les parallèles de 18*40' au nord et de 19® 10' au sud, soit sur un territoire d'environ deux cent cinquante lieues carrées* ». Andrianampuinimerinâ soumit les (1787-1810) en 1794 et fit reconderniers roitelets Merina indépendants naître sa suprématie et les par les Betsileo, les Antsihanaka Bezanuzanu. Son fils, Radama Ier, soumit tout le nord de la et Majunga jusqu'au cap grande île africaine de Tamatave d7 .nbre. Les rois et reines qui lui succédèrent conquirent une partie de la côte sud-est et établirent des colonies de 1. Au sud-est de Tananarive. 2. A. Grandidier, Wrigine des Malgaches.Paris, 1901, in-4*, p. 80. 3. Certains auteurs placent l'avènement au trône de Andrianusinavaluna en 1667, 1675, 1696, 1705, 1720 et même 1730. Cf. A. Grandidier, toc. cit., p. 79, note et notule* et p. 8î. J'ai pris la date moyenne. 4. Ibid., p. 81.

XXtV

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Ranagarnisaires sur quelques points de la côte occidentale. valunâ III, la dernière reine de Madagascar, était souveraine mais son autorité n'était reconnue officielle de l'île entière, que parla moitié ou les trois cinquièmes des tribus malgaches. Le dialecte* Merina a suivi la fortune des souverains de Tananarive. Au commencement du xixe siècle, il n'était encore dialecte parlé, alors que certaines tribus maritimes qu'un islamisées avaient, depuis des siècles, adopté l'alphabet arabe. Le 8 décembre 1820, des agents de la « London missionary la première école européenne. Society » ouvrent à Tananarive Six ans après, ils montent une imprimerie ; publient, l'année de la Genèse, et, en 1830, une versuivante, une traduction sion malgache du nouveau Testament intitulée : Ny tetty atao hoc: Tesitamenta'ny Jesosy Kraisty Tompo* n*Andriantanitra, ntsika, saây Mpamottjy no Mpanavotra ; ta parole de Dieu appelée ; Testament de Jésus-Christ, notre Seigneur, Sauveur et Rédempteur. En 1835; paraît le premier dictionnaire Merina : A dictionary oftlx Malagasy language in two parts : Englisb and Malamissionary ; Malagasy and Englisb by gasy by J. J. Freeman, D. Johns, missionary. An-Tananarivo, printed at the press of the London missionary Society by R. Kitching. anglais ne pouvait rendre tous les phonèmes L'alphabet Merina. On donna donc à certaines lettres une valeur conventionnelle : / représente le phonème d^ : jaja = d^âd^a; 0, la voyelle « — ou français : vovo = vnvu ; ao, tantôt la moderne voyelle Merina 0 = 0 français, tantôt la diphtongue ow : iqto — /{o, vao = vow;y, 17 final : firy = firi. Si cet y final est sans aucun doute d'origine anglaise, il n'en est pas de même des notations ao — 0 et o—u qui ont été évidemment à l'arrivée des empruntées à une autre langue. Antérieurement

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XXV

missionnaires anglais en Imérina, l'alphabet arabico-malgache Radama I*r avait quatre secréétait en usage à Tananarive, Le Rév. T. T. Matthews les donne comme taires musulmans. Arabes : « the kiug Ixtd four Arabie secrelaries » ', affirme-t-il, sans nous faire connaître les sources auxquelles il a puisé cette mis ici pour malgach information. Arabe est évidemment : le missionislamisé de la côte orientale ou nord-occidentale aux non-islamisants naire anglais commet l'erreur habituelle arabe et musulman comme des épithètes interqui considèrent changeables. Radama avait même appris à écrire le Merina en de ce souverain, caractères arabes : « Les cahiers d'écriture retrouvés au milieu de liasses de papiers, dans le vieux palais, qu'il avait tracé en regard des rapporte M. Brot, dénotent mots malgaches écrits [en lettres latines] par son professeur [de » Les misles mêmes mots en caractères arabes'. français]', sionnaires anglais qui publièrent en 1827 b première traduction de la Genèse, se sont inspirés, comme Flacourt et le du ms. VII, de la graphie arabicoanonyme transcripteur en ce qui conmalgache qu'ils ont littéralement reproduite le groupe ao =^ * j__. Les exemples suivants semblent, cerne à cet égard, absolument probants ; Ms. VIL U4, Folio Anon. 61 r. :atâu, &$&<&, Ixitaub; f° 78 v. )U, f» 79 v. tau;

Flac. : !//<ÏWI/WÏM/J,aire < f

1. Tbirtyyears in Madagascar. Londres, 1904, in-8», 2«éd., p. 23. 2. « Un français nommé Robin, ancien sous-officier de cavalerie dans l'armée de Napoléon et connu dans l'histoire malgache sous le nom de Général Robin. Monté à Tananarive en 1819, il avait appris (à écrire) a Radama I« et à quelques amis de son entourage en traduisant sur du papier les sons que prononçaient ses élèves » (F. Brot, l'Imprimerie et la civilisation à Madagascar, Revuede Madagascar, n° 6, juin 1906, p. 489). 3. Ibid.

*XV| Merina i tao. Folio 6t r. vangba, dans. Folio dans, 70 v. ojjl, parmi, ^0^9,

INTRODUCTION

«

ms. VIII, f* 36 r. V^y* Flac. •««: aoim'i, abauva, dans. Sud-oriental

f° 71 r. f,7iv. djl». £^» Anon. : labolaca, taulang. Flac. : talxtlanb, noyr.u, os ; tabulait, vertèbre; taolan, épine dorsale; tahlen, os; Mn/lrn, clavicule, moelle, sternum. Merina : taolana. Folio72 V. y£. Anon. : Imnau; Flac. anau, toi. Merina : /ÏIWO, bianao, toi. : banau, vous;

Folio 73 r. y*l, f° 74 v, \£\. Anon. : ambi-tto (sic), ama-nau. Flac. : tami-natt, tien. Merina : ami-nao, avec toi. Folio 7S v. J$f, ms. VIII, F 30 v. 1t. Flac. : /*»<«, tau, an, année, siècle, temps à venir. Merina : taona. Folio 76 v. j'|. Anon. : aulou ; Flac. : aitloii, commencement, jadis, premier, principal. Folio 76 r. Folio 76 r. j£î>. Merina : nlaolo, ancêtre.

forme malgachisée de l'arabe Jv Jjt> . noix d'arec. Anon. : faufali. Folio. 78 v. *iin. Anon. : acalalatt. Merina : halalao, cancrelat, mite des livres et des vêtements. Folio 79 r. et v. !|. Anon. : au, au. Merina : ao, à, là. Ms. IL Folio 17 v. sot. hébété, indiscret, fringant, lascif. Folio 18 r. *'. Flac. : vau, nouveau, frais. Merina : vao. Flacourt et le transcripteur transcrivent généraanonyme Jy. insensé, Flac. : maula, fol, folie, fou, Merina : maola, remuant,

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XXVII

o ~ ». C'est également la transcription lement le (tarna par anglais, qui a été adoptée par les missionnaires Ms. VII. Folio 70 v. #. Anon. et Flac. : loin, Merina Î loba =/«/jw, L^. Anon. : maso, Flac. : ntasso, Merina ; tête; v!as0 — wasu,ce\\. Anon. : vojon, Flac. Ï wqnth, Merina : Folio 71 r. Uy ivîotut ~ vuqtna, orona ~ «r/wa, cou ; *.' |. Anon. et Flac. ; oron, Merina : et Flac. : locobero, nez ; JJH, Anon.

: lukuberu, gosier; Anon. et ^Xk>. Malg. sud-oriental Mac. : batocbo, Merina : batoka — fxttuka, nuque. Flac. et Merina : romno «* Folio 71 v. 'V. Anon., runttnu, lait, litt. : jus de la mamelle. Folio 76 v. 'Jb'y Anon., Flac. et Merina : voalavo »

Anon. ; acondro. Flac. : vuatdvu, courge, citrouille; Ijfl. aeoudro (faute d'impression pour acondro), Merina ; akondro banane. =akui.tdru, Folio 77 v. ZÀJJ>' Anon., Flac. et Merina : manompo « manuinpu, servir. Folio 80 r. y. Anon., Flac. et Merina : ntaro — maru, nombreux. et le transcripteur transcrivent le £ Flacourt anonyme =</{, celui-là phonétiquement par d\ ou \; arabico-malgache — c'est-à-dire en lui donnant la celui-ci tantôt graphiquement valeur ou une valeur approchée de celle qu'il a en arabe — anpar ge, tantôt phonétiquement par </{. Les missionnaires assez glais l'ont transcrit graphiquement par ; qui représence exactement le £ arabe, et, comme les Malgaches islamisés,

XXVIII ils ont donné Ms. VII.

INTRODUCTION à la graphie / la valeur conventionnelle de </{' ; Folio 61 r. 11J». Flac. Ï talan^ou, Merina Ï talandfanna. j?^^* : acan^e, : voand^ou, Anon. : wd^i; ;

jonaz=;taland{una, étonné; \^' de l'arabe jj^ Flac. : dqtna, %aua, le paradis. Folio 67 r. jf**)» forme malgachisée de l'arabe al-fadjr, Folio l'aurore. 71 v. Anon. jfl. : alefageiri. Anon. : acangeo ,* Flac. Flac. \^~** Anon.

Merina : akanjo—akaydiu, vêtement. Folio 76 v, ' *'. Anon. : wûand^o, Merina : voanjo « vuaijd^u, arachide;

salongeonb, légume indigène. Folio 77 v. *?.j de l'arabe *»>} wadjh. Malg. oriental : vuadtfhi, visage. Ms. VIII. Folio 71 v. ij? de l'arabe \», /){/«/, esprit qui revient. Malg. sud-oriental fantôme, esprit. Ms. II, passint. de l'arabe .CJW^! ^ ^1 Chevreau adidxfldi, du zodiaque. Flac. : ali^adi, 10e mois de l'année; J~*£ty

djinn. Flac. ; : jiny =* dtfni, le —

al-djadt, Merina : adifady

du perso-arabe

Flac. : alicofafa, Merina : adikasajy = adikasadxj, ^*jrQï. terme de divination. Les exemples qui précédent, relativement peu nombreux parce que je me suis attaché à ne les prendre que dans les manuscrits de la Bibliothèque nationale et le vocabulaire de 1. Vide infra, au chapitre de la Lautverschiebung, pour l'évolution phonétique de dj en </;.

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XX|X

Flacourt, sont cependant suffisants pour attester que les notations ao—o, o =5 u et / «* </<sont d'origine arabico-malgache. Les missionnaires anglais ont donc littéralement reproduit en antérieurement caractères latins les transcriptions adoptées par La solution les Malgaches islamisés de la côte sud-orientale. est importante au point de vue de de ce petit problème et par conséquent l'expansion de l'alphabet arabico-malgache de l'islam malgache, sur le plateau central. Je me contente de signaler ce fait nouveau sans y insister : il sera utilisé dans la partie historique de ce travail. Merina, tel qu'il a été fixé par les premiers L'alphabet missionnaires anglais, se compose de vingt-cinq lettres : Cinq voyelles : a, e, i-y, ao =s o, 0=u ; : b, d,f,g, h, k, I, m, n, p, r, s, t, v et ç; Quinze consonnes Cinq doubles consonnes : dr,j =s </{, ng~ ng, tr et ts. Celui des autres dialectes, beaucoup plus étendu, comprend, : les deux nasales A et en outre des phonèmes précédents s qui existe en Merina mais qu'on n, yod, w, la chuintante ne distingue pas graphiquement de la sifflante, / comme dans interdental, ts, la voyelle oe =* pépit javaje, un / légèrement nais, et, enfin, cinq voyelles nasales : à, è, i, Ô, ii, que possède également le Merina, mais à l'initiale et à la médiale seulement. et lexicographes, Weber et Dalmond Tous les grammairiens dialectaux ou exceptés, ont négligé de noter ces phonèmes ont systématiquement ramené la forme dialectale à la forme Merina correspondante ou la plus rapprochée. Richardson', par exemple, inscrit dans son dictionnaire suivi du sigle Prov. (provincialisme, dialecte des provinces par opposition à celui de la capitale, le Merina), un nombre considérable de mots qui I. A new Malagasy-linglishdictionary. Tananarive, 1885.

XXX

INTRODUCTION

sont de véritables barbarismes. Anina, vent, est pour anin; anumbi, boeuf, pour anmnbi ; vnluna, parole, pour vulan. Dans son Manuel des dialectes malgaches », Jully donne taaona (sic), année, pour town ; maharaka, accompagner, pour maùaraka, et note même le swahili d'après l'habituelle transcription du Merina ; kesao, demain — keso, mianjy, bambou — mwatt{i, kosokotm, bousculer = kusukttma, tnobiao, caractère ~ moyo. « Ce vocabulaire, dit Jully dans la préface de son manuel, n'est pas une un pareil oeuvre philologique; pour mener à bien actuellement travail, il faudrait des loisirs et une compétence que je n'ai pas. D'ailleurs, la langue malgache n'offrant aucun document écrit *, n'a qu'un intérêt momentané (sic) et disparaîtra devant la nôtre >. » Plus loin : « Pour expliquer l'origine de certains mots usuels d'importation, la tangue soahely (sic) a été jointe aux dialectes malgaches ; les mêmes procédés ont été adoptés : c'est une erreur au point de vue linpour sa transcription mais qui aura le résultat pratique pour nos compaguistique, ou habitant dans l'Ouest, de se rendre triotes, voyageant *• » U est difficile d'admettre intelligibles que les graphies kesao et maobiao représentent pour un lecteur français les phonèmes keso et moyo. Dans leur édition récente du très important vocabulaire de Houtman ont ', MM. A. et G. Grandidier malgache reproduit dans la première colonne « les mots tels que Houti. Paris, 1901. 2. Nous possédons, au contraire, un nombre relativement considérable de textes arabico-malgaches anciens et modernes. 3. Lac. cit., p. v. 4. lac. cit., p. vi. $. Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar, éd. du Comité de Madagascar. Paris, 1903, in-8°, p. 327-392.

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XXXI

man tes a écrits » ; dans la seconde colonne, « les mots avec leur orthographe vraie (sic) ». A la page 348 prise au hasard, par exemple, nous trouvons : Houtman : Myuom Vingirt Mang'noffy Awkebey Meysing Oelun Atoulou Grandidier : Minôma Vinitra Mamnofy Ankilnbé Mai\ina Oloua Atoly

des éditeurs Aucune restitution n'est exacte, et l'orthomais graphe « vraie »» n'est pas celle de MM. Orandidier, celle de Houtman. du voyageur L'orthographe phonétique ni méthodique, hollandais n'est ni constante, mais il est facile à condition d'en corriger les imperfections de connaître le dialecte maritime qu'il a noté. Mynom = mi nom, boire, cf. Mal. et Batak : min uni = Merina : mtnuttâ. Vm final s'est au causatif passif dans ce dernier dialecte : ampimaintenu tu'imina. Le mynom de Houtman n'a donc rien de commun avec Merina : tnintima < mtnunâ. Pingitr = viftitrâ ou l'impératif viiiilri, mang'noffy = maHunûfi, anckebey=atjki-bé, meysing == meyiin = Merina : maitfna, oelun = ulun, atoulou = atulu, cf. pour ce dernier mot le ms. VII, P 79 verso, I. 7 JAl. Les restitutions de MM. Grandidier de qui, à l'exception au vocabulaire Merina, sont de purs atuli, ont été empruntées barbarismes dans le dialecte de la baie d'Antongil dont Houtman a reproduit assez fidèlement les particularités phonétiques. A peu d'exceptions du voyageur holprés, c'est la notation

XXXII

INTRODUCTION

landais qui est exacte et l'orthographe des éditeurs fautive '. Le dialecte dont il s'agit est un dialecte à tï vélaire intervocalique et syllabe finale fermée et non, comme le Merina, un et syllabe finale ouverte. dialecte à n pur intervocaiique Sans y insister davantage, je dirai que le Merina se distingue surtout des autres dialectes malgaches par un vocabulaire plus étendu, un nombre plus considérable de formes verbales, par une phrase plus souple et plus élégante qui se des prête même, et mieux que le malais, à l'expression idées abstraites. Les Merina ont une mentalité beaucoup plus développée que celle des autres Malgaches : leur dialecte intellectuelle. porte la marque évidente de cette supériorité Mais par le fait même de son exceptionnelle évolution — ce travail tend à démontrer que tous les dialectes malgaches ont une commune origine malaise —, le Merina s'est écarté du dialecte malais initial dont les dialectes maldavantage conservé les principales gaches maritimes ont, au contraire, : vuriitt, lâfritsê, ttàiiu, L'Antanosi par caractéristiques. exemple, est beaucoup plus près du Malais : burûiï, làfùt, dâiiaw que le Merina : vurunâ, huit ni, trantt. Le Rev. Baron a publié en 1893 3 la parabole de l'enfant prodigue en cinq dialectes. J'en reproduis quelques versets en dans une certaine pour montrer orthographe phonétique Iexi* mesure les différences ou les concordances phonétiques,

1. Cf. à ce sujet la remarque de Brandstetter dans son Prodomus(« einem der Spracben: « (M. M. Granvergleklxnden IVôrterbuch maldio*pclynt$i$cfxn didier), dit-il, montrent qu'ils n'ont pas la moindre connaissance de la linguistique comparée des langues matayo-polynésiennes » (p. 9). 2. AntananarivoAnnual and Madagascarinaça{ine.Tananarive, n» XVIII, P- $7*$8.

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ixxïlï

et syntactiques des principaux dialectes malcographiqués ' gaches. J'y ai joint la version Sakalava de Dalmond '. Luc XV. n. Orthographe Merina usuelle. Ary ïx>y fesosy: Nisy lebilaly anankiray nanana ^anaka mirahalahy. Merina phonétique. Ari Invi Djpsusi : Nisi Orthographe lebilabi anaijkirey nanana qtnaka mirabalahi. Betsileo. Ara Inve Jésus* : Niii labilahi ireyka manafCanakà mirafkilabè. Hun Dqsusi ; Miii leylafxi ireyka nanafCanaka Sihanaka. miraljalaha. Betsimisaraka Nord. D^eittii nivulafi tamin'a^t : Niii ulu arcyki nanan qtuaka arwi lahi. Antankara. D^eiuii nivulafi laminait: Niii ulu areyki naiwt'% qinaka arwi lahi. : Sakalava Nord-Ouest. Ze\u ttafmmbara iùganu y/i(Iitt. Jésus raconta cette histoire) : Niii leylaH reykè nanafCanakè leylalfê rwi. Merina usuelle, ^ry lioy itay içandriny 12. Orthographe tokonylx) aby. lamin-drainy : Raiko, omeo ahy ny anjarafananana Dia no^ara'ny tamin'iiy mirahalahy ny fananany. Merina phonétique. Ari Invi iley yujdrini Orthographe tttkuni hn tamin-dreyni : Reyko, umeo ahi ni and^ara-fanattanâ abi. Dia nu %areyni tamin't\i mirabalahi nifanaimni. Betsileo. Ara Inve ilihi jaenl tamin-draent : Aba, umeo ahi ni Tflra Imrean Ittktm bu atiahi. Dia qtiaran laminage miraIxtlate ni Ikirean. Sihanaka. Hwi ni %tudrini ta min daàtyni : Dadeyko, aijdey ï. Exercicesen tangue Sakalave. Ile Bourbon, 1841, in-8«, p. 86. — G. FERRAND.Pboniliquiruilayt-malgaeh/.

III

XXXIV

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an ahi ni andrala fanahan mcli hu ari ahi. Ka nu raieyni tamiri andtf mirahalaha nifanaftani. Betsimisaraka Nord. Nivulafi famiriyaftgini ni qtudri ulu : Baba al amiaial)o ni raia fanahan fanoko^aljo. Avi takeo nira'seni tamin-dfareu arwi lahi ni fanaftariaria^i. Antankara. Nivulafi tamiri y adani ni ^atjdriritdu : Dada a l Amia iafjo ni raiarini harian lafiini ttakabi. Avi teu niraieyni lamin-dfu arwi lahi ni harian aria^i. adani : amen Sakalava Nord-Ouest. Ni ipijdN nivulariamini iafx> ni Saiako ni Imrean. Ni adani nafiumea^i. Merina usuelte. Ary nony afaka kelikely, 13. Orthographe dia nangoniriilay ^andriny nyfananany elxlra, ka lasa nankany aritany lavilraiiy,dia nandany ny fananany lamy nyfivelomandralsy tany. Merina phonétique. Ari nttni afaka ketikeli, Orthographe dia nafiguniriiley ^andrini ni fananani rehetra, ka lasa natjkani an tarit lavitra izi, dia naijdani ni fananani lami ni Jtvelumandralsi tarit. Betsileo. Ara 'si nananufianttn, eko iavi vinuririilibaLi faenê abi ni Imrean, eko ruiu ana afi*iijdra-lani i, ko naijdan ni bureau tami ni hagegean tafi. Sihanaka. Nttni yefa afaka vetiketika, ka natjdruhuri ni %ujdUni nifanaftani dahtdtt, ka natjâeha natjkani ami ni tarit alaviIfà ici, ka ttaijdani nifanaftani tami ni fitibutibuafi tsi mandat ri tafi. Betsimisaraka Nord. Ari takett tsi nahadiù efa luatrâ, nafomdtfabi, Ittiuni ari tarit lavipttri ni \audfi ulu riifanafiariariaxj tU i{t, avi takett nu harimi lami ni falmïefadefahan iakârit ni fanaftariariatf Antankara. d^iabi. Ralm nafaka tselatsela navuririni XftvdHn ulu ni

INTRODUCTION

XXXV

ka ruitt ari tarit lavilîl i\t. Avi teu i\t hariariariai} djjali, natjdani ni har tari ari a\t tami ni filundrarieyrit rali taiii. Sakalava Nord-Ouest. Itf naijdeha aritarit lavilsl, nibinatt Imrean ijabi ami ni draku ulu rail va ami ni ampisafi rati, baraka liiii tavela (litt. : il alla au pays lointain, mangea toutes ses richesses avec de mauvais amis ou de mauvaises filles, jusqu'à ce que rien ne fût resté). Pour la partie malaise du vocabulaire qu'on trouvera plus utilisé les travaux antérieurs de Van loin, j'ai naturellement der Tuuk, Kern, Brandes, Marre, Brandstetter, AymonierCabaton, P. W. Schmidt, Blagden, en les complétant par une personnelle. importante contribution Quoique n'étudiant dans ce travail que la phonétique comparée du malais et du malgache, il m'a souvent paru utile de faire intervenir des formes Batak, Dayak, Tagal pour rendre plus intelligible un cas Par exemple, Malg. lélaka et télatra -fphonétique déterminé. ina = lela-f-ina. Le thème infixai / est évidemment étranger au Malais djilal ; mais le Dayak djelap nous explique l'origine de l'infixé malgache, anormal d'après les phonèmes malais et malgache seulement. On trouvera également dans le vocabulaire un certain nombre de mots Batak, Tagal, Javanais, etc., en qui n'ont pas ou n'ont plus de forme correspondante malais. Ces additions ne sont pas sans intérêt pour les études malgaches ; elles pourront être utilisées par les grammairiens et lexicographes. Dans sa courte, mais substantielle étude intitulée : Oullitus tlx Malagasy langnage, Van der Tuuk a monofa grammarof tré que le Malgache est plus étroitement apparenté au Batak, au dialecte Batak-Toba, particulièrement qu'à tout autre le Malgache et le langue du groupe malais. Par exemple,

XXXVI

INTRODUCTION du

Batak-Toba répondent par un h au k des autres langues groupe : • Malg. et Toba : Imla, scorpion = Mal. kala, IMQI, hayu, hatt, bois = Mal. kaytt, Imvilrà, hait, croc = Mal. kait, tahtttrâ, tahttt, crainte = Mal. takttl. Au groupe par kk : malais fik, le malgache répond

par «J^e. Toba x,v

=Mal. toftkaw, Malg. : tukit, trépied Malg. : vakuanâ, Toba : bakkuvafi, = Mal. bafikuwafi. pandanus En Malgache et en Batak-Toba, le k final ou en syllabe finale alterne avec h sous l'influence d'un suffixe verbal qui, dans les deux langues, fait passer l'accent tonique radical sur la voyelle suivante : être envoyé; Malg. : Irakâ -f- inar=ziràhinà, Batak-Toba : tilok + on = ttlôlnn, être mangé par les vers. Les initiales radicales /; et s alternent dans les deux langues avec k et ts lorsque le mot auquel elles appartiennent est second élément d'un composé : : tian -\-hula-~tiak-hila, : lingon-\-huta=:lingon-kula, Batak-Mandailing Batak-Toba : tian -{- saba = tia-tsaba, Malg. : ravina-\- ha%ttz=i ravin-ka^u, ravina -f- sttfinâ=ravin-tsufinà. La partie malgache du vocabulaire comparé contient nombreuses variantes dialectales qui sont empruntées Batak-Toba

de aux

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du fonds arabico-malgache de la Bibliothèque manuscrits nationale de Paris et aux Dictionnaires de Houtman et Flacourt pour la langue ancienne ; et, pour la langue moderne, à deux vocabulaires inédits que j'ai recueillis pendant mon séjour à un millier de mots usuels dans Madagascar : l'un contient de la faune inditrente dialectes, et l'autre, la nomenclature gène dans le même nombre de dialectes. Ces deux derniers vocabulaires que je compte publier plus tard sous forme de supmalgaches, m'ont permis d'établir plément aux dictionnaires courbes phonétiques d'intéressantes qui, partant du Malais, aboutissent au Merina moderne par plusieurs stades intermédiaires. Les dialectes ont été malgaches dont les vocabulaires situés comme il suit : utilisés, sont géographiquement Dialectes de la côte orientale, du nord an sud : = Merina : haranâ, litt. : ï. ANTANKARA (aijta-\-n-{-kara les gens du corail, du rocher). Villes principales : DiegoSuarez et Vohémar qui sont respectivement par 120 16' 25' et I3°2i' i$" de latitude *. 2. DIALECTES BETSIMISARA BETSIMISARAKA ou (be, les nombreux ; tsi, ne pas ; misara, misarakâ (prononcé dans certains se séparent; les nombreux qui villages : miiara, miiarakâ), sont unis); OU 3. DIALECTE DE MARANTSÉTRA MARUANTSÉTRA,au fond de la baie d'Antongil par i5°27f de latitude et 47°28'45" de longitude ; 1. Les longitudes et latitudes sont indiquées d'après VHistoire de ta géograpfjiede Madagascar, par A. Grandidier. Paris, 1892, 2« éd., p. 83 et suiv.

XXXVIII

INTRODUCTION

DU 4. BETSIMISARAKA ANTAVÂRATRA OU BETSIMISARAKA NORD. Dialecte maritime parié entre le 16e et le 18e degré de latitude ; DU ANTATSIMUOU BETSIMISARAKA SUD. 5. BETSIMISARAKA Dialecte maritime parlé entre le 18e et le 20e degré de latitude. 6. DIALECTE DE L'ÎLE SAINTE-MARIEdont le nom indigène est noii Bttrâhê ou Burâbi, l'île de Burahi (cf. sur ce nqm mes L'îlot Madame, au Contes populaires malgaclxs, p. 145-147). chef-lieu de l'île, est par 170 de latitude et 470 30' 30" de longitude. 7. DIALECTE RANUMÊNA(litt. :rantt, l'eau, la rivière ; mena, rouge). Les Ranuména habitent le bassin de la rivière Fanantira dont l'embouchure est par 200 51' de latitude. 8. DIALECTE ANTAMBAH\vÂKA(Iitt. : atjta, les gens, valnvaka, Ville principale : Manandzdri ou Manandzdra du royaume). appelée également Masïn-dfcinu (litt. : saint quant à la rivière) et Masun-dfanu (litt. : maiu, l'oeil ; n, de ; ranu, la rivière). Ce dernier nom indique que le village est situé à l'embouchure (litt. : l'oeil) de la rivière. Manandzâri est par 2i° 14' 30" de latitude et 460 4' 30" de longitude. 9. DIALECTE ANTEMÛRU(en graphie us jelle Anlaimoro ou dans son Origine des MalAnlaimorona. M. A. Grandidier, Anlimogaches, p. 142 et suivantes, les appelle incorrectement habitent le bassin oriental de la rivière rona). Les Antemuru C'est ce dernier Matatift ou Matatâna (Merina : Matitânana. est nom que portent les cartes modernes) dont l'embouchure par 22° 24' 45" de latitude. Village principal : Vuhipénu par 22° 20'45" de latitude et 45° 40' 15" de longitude. 10. DIALECTE ZAFISIÎRU. Villages maritimes : Andfanâmbi

INTRODUCTION

XXXIX

par 22° 35' de latitude et Nosi-kéli, la petite île, par 22°42r de latitude. 11. DIALECTE ANTEFASI (en graphie usuelle : Antaifasy), litt. aijta, les gens; ifaii (du pays de) If ait ==/, particule + fait', Merina ifasikâ, sable, les gens (du pays) du sable. Village maritime principal : Ambâhi (là où il y a une liane, vâhi) ou Farafangdn par 220 49' de latitude. 12. DIALECTE ANTESÂKA, litt. :aijta, lesgensdel*7to&ï(?). de la rivière ManaVillage maritime principal, à l'embouchure Merina : Benanurémana, nira : Benanuréma, par 230 16' de latitude. litt. 13. DIALECTE ANTEMANAMBVJNDRU, : aijta, les gens (de la rivière) Manambùvdfn = mânaft, Merina : mânanâ, avoir, posséder -f- vfiydru, Merina : viitjdruttâ, espèce de jonc (sur les bords de laquelle se trouvent des joncs vwjdfu), dont est par 230 47' 20" de latitude. l'embouchure 14. DIALECTE ANTANÔSI, litt. : aijta, les gens ; ttôii, Merina: misi, l'île; les insulaires. Village principal : Fort-Dauphin par dont le 25° »' 35" <te latitude et 440 39' 15" de longitude, nom français a été malgachisé en Faradoféy. 15. DIALECTE ANTANnâwi, litt. : aijta, les gens; n, de; rwi, plantes à piquants, les gens (du pays où se trouvent) des plantes à piquants. Entre le 44e degré de latitude et le cap Sainte-Marie qui est par 2$° 38' 55" de latitude et 42044' 10" de longitude. Dialectes de la côte occidentale, du sud au nord : 16. DIALECTE MAIIAFÀLI OU MAFÀLI. DU cap Sainte-Marie est par jusque vers le bassin de l'Unilahi dont l'embouchure

XL

INTRODUCTION

des Mahafali est en retrait de la côte 230 34' 20". L'habitat dont ils sont séparés par les clans maritimes appelés Vè\u. de la racine ve, 17. DIALECTE VEZU, litt. : les pagayeurs, Merina : vwi, action de pagayer. 18. DIALECTE FIERESA OU FIERËNA, Merina : Fierénana. Dans le bassin occidental de la rivière de ce nom dont l'embouchure est par 230 21' 15". 19. DIALECTE DU MENABÊ, de la région comprise entre le 18e et le 21e degré de latitude. 20. DIALECTE SAKALAVA NORD-OUEST, de la région comprise entre le 43e et le 45e degré de latitude, mais particulièrement de la région de Majunga dont le fort est par 1 $° 43' 10" de latitude et 430 58' 51" de longitude. Dialectes de l'intérieur, du nord au sud :

21. DIALECTE SAKALAVANORD-EST. Village principal : Mandritsdra, litt. : (où) tnatjdri, on est en paix ; tsara, bien, par 150 50' de latitude et 460 36' de longitude. 22. DIALECTE ANTSIHÀNAKÂ,litt. : AH= Malg. ancien on, les gens de ; Sihânakâ, le lac, les habitants (de la région) du Villac Aldutfâ qui est à peu près au centre de leur territoire. litt. : à rit, là où est, à ; valu, lage principal : Ambatundfazdkà', la pierre; n, de; Ratfika, nom propre, qui est par I7°48'de latitude et 450 59' de longitude. capitale : Tana23. DIALECTE MERINA ou de l'Imérina, narive. 24. DIALECTE BEZANUZÀNU.Village principal : Muramânga par 180 $7' de latitude et 450 55' de longitude. de l'embouchure du 25. DIALECTE VURIMU. A l'ouest Maiïgûru et au sud du bassin de ce fleuve.

INTRODUCTION 26.

XLI

DIALECTE BETSILEO, litt. : be, les nombreux; tsi, ne pas; léo, vincibles, les nombreux invincibles. Ville principale : Fianarantsûa longipar 2i°26' 50" de latitude et 44*43'de tude. 27. DIALECTE BETSILEO ARINDRÂNUOU Betsileo méridional. par 210 51' 50" de latiVillage principal : Ambuhimandïûsu tude et 440 36' de longitude. 28. DIALECTE TANÀLA OU AN TANÀLA (litt. : atjta, les gens; du aiiata, dans la forêt, qui vivent en forêt) d'Ambuhimdnga Sud qui est par 20" 37' 15" de latitude et 450 25' 40" de longitude. 29. DIALECTE TANÀLA d'Ikùngu ou DIALECTE ANTEKLJNGU. Le village principal, Ikûiigu, est par 210 54' de latitude et 450 o' 30" de longitude. 30. DIALECTE BÀRA de Ihûsi qui est par 220 24' de latitude et 43*43' de longitude. En plus des trente dialectes précédents, on trouvera un certain nombre de rapprochements avec des mots Anakdra et Antambahwdka ancien. L'Anakara est un parler ésotérique en de ce nom dont les membres usage dans un groupement résident principalement dans le bassin oriental du Matitanana ancien est l'ancien dialecte (vide supra, n° 9). L'Antambahwaka des Antambahwaka de Manandzari (vide supra, n° 8). L'un et l'autre de ces dialectes contiennent de nombreuses formes désuètes. Les deux courts vocabulaires que j'en ai pu obtenir ont été publiés dsns la 3e partie de mes Musulmans à Madagascar et aux îles Coniores(chap. 1, p. 5-39). A l'exception des dialectes de Maruantsetfa, Antandrwi, Mahafali, Vezu, Fierena, Menabe, Betsileo, Tanàla et Bara, les dialectes précédents ont été étudiés sur place. Ceux des

XLII tribus

INTRODUCTION

que je n'ai pas visitées me sont connus par des indigènes rencontrés ou qui ont été à mon service. Au point de vue sémantique, les dialectes malgaches peuvent se diviser en deux groupes : les dialectes à liquide et les dialectes à dentale. Les consonnes de ces caractéristiques deux groupes sont dans un certain nombre de phonèmes d pour ceux-ci, / pour ceux-là : communs, Lili — didi, loi ; Li—di, sauvage; Lika — dika, action d'emjamber ; Fali —fadi, tabou ; OU — ttdi, amulette ; mtihiii — hidihidi, démangeaison. Les principaux dialectes à dentale sont : le Merina, l'Antemuru dialectes à misaraka, ; les principaux l'Antanosi et le Sakalava nord-occidental. Comme les dialectes à dentale répondent caractéristique, par finales : Ira, tfà, tft't, tfl, tïè à la finale correspondante Isû, tsi, tsi des dialectes à liquides : . Tabttirâ \ Tahutrâ ' Tahuth'i TahutN J ! TabutH i Tahutsâ ! „ , Tahutst ) \ Tabutsi ' le Betsiliquide : seconde l'une des : tsâ,

Merina,

Betsimisaraka,

Antemuru

Antanosi, ' Sakalava

N-O

Par rapport

au Malais,

la division

en dialectes

à liquide

ou

INTRODUCTION

XLIII

à dentale parait être un phénomène purement malgache, à l'immigration malaise et consécutif c'est-à-dire postérieur dans l'île entière. à la dissémination des Malayo-malgaches Deux cents thèmes malais étudiés à ce point de vue spécial, donnent les indications suivantes : 146 thèmes malais à / radical du type bilalafi, bttltt, lahi, un / dans tous les dialectes malgaches : lépas, présentent valala, vuttt, lahi, lefa. 33 thèmes malais à / radical du type balft, pilih, lintah, liyar, présentent un / dans les dialectes à liquide, un d dans les dialectes à dentale : valika-vadika,fili-fidi, litjta-diijta,li-di. un d dans tous les 9 thèmes malais à / radical présentent dialectes malgaches : Mal. gulifi = Malg. badina. 10 thèmes malais à d radical présentent également un d dans tous les dialectes malgaches : Mal. bodohz=zMn\g. budu. 2 thèmes malais à d radical présentent, suivant les dialectes, d ou / : Mal. diyanr=zMalg. dia-lia. un / dans tous les 4 thèmes malais à d radical présentent dialectes malgaches : Mal. dalam = Malg. laliuâ. En somme, à 188 thèmes malais à / radical, le malgache répond par 146 thèmes à liquide radicale, 33 thèmes possédant, suivant les dialectes, une forme à liquide et une forme à dentale et 9 thèmes à dentale. D'autre part, à 16 thèmes malais à .dentale radicale, le malgache répond par 10 thèmes également à dentale, 2 thèmes à dentale et liquide suivant les dialectes, et 4 thèmes à liquide. Il semble donc résulter des exemples précédents que la mutation de la dentale malaise en liquide malgache assez rare, est un phénomène en dentale malgache de la liquide malaise que la mutation est un phénomène plus rare encore. Le fait à retenir est la

XLIV solidité

1NTR00UCTION

générale de 17 malais qui s'est conservé dans la grande majorité des cas étudiés. Un vélaire, ainsi qu'on le verra plus loin en ce qui concerne le Merina, existe dans tous les dialectes sans exception aucune. A l'initiale et en devant voyelle, en position intervocalique finale fermée du type x + voyelle -f- fi, ce phonème se présente dans tous les dialectes, le Merina excepté : Malais fielu fiaran dafiaw buruft Dialectes non Merina fielu, fiilu aftara, aftaran trafm vurufi Merina anarana traita vurttna

Le groupe consonnantique fig est, au contraire, commun à tous les dialectes. Les expériences du Collège de France en ont révélé l'existence en Merina : Graphie usuelle tsangana papangu banga lungu Les autres : Graphie phonétique tsà-figa-nâ pa-pà-figu bà-ftga lû-figu :

et vocaliques ne particularités sémantiques prêtent pas à la division des dialectes malgaches en groupes distincts. Elles seront indiquées pour chaque phonème dans le chapitre consacré à la Lautverschiebung. Les manuscrits du fonds arabico-malgache de la Bibliodont je viens de déterminer le dépouillethèque nationale, anciens ment, sont au nombre de dix, dont neuf manuscrits le ms. XIII : et un ms. moderne,

INTRODUCTION

XLV

Ms. I. En cuir grossièrement tanné, de 14 feuillets de 180 X 190. Sur le folio 1 verso, est collée la fiche imprimée suivante : Ex bibliotlxca Mss. Coisliniana, olim Segtteriana, quant Illttst. Henricus Du Cambout, Dttx de Coislin, par Frantir, Episcopus Metensis, etc., Monaslerio S. Germant h Pratis Il renferme des dessins coloriés, legavit. An. MDCCXXXU. d'arbres et exécutés, d'hommes, grossièrement d'animaux, des figures cabalistiques, mais pas une seule ligne de texte. Ms. IL 36 feuillets de 150X155. Ce ms. et les trois sut- 1 vants proviennent de l'ancienne également abbaye de SaintGermain-des-Prés. Ms. III. 65 feuillets de 250 X 255. Ms. IV. 77 feuillets de 235X255. Ms. V. 144 feuillets de 230X250. Ms. VI. 144 feuillets de 190X220. Porte sur le recto du folio 1 la note suivante : manuscrit madégasse (sic) acquis de M. Marcel au mois de février 1820. Signé : Langlès. Ms. VIL 126 feuillets de 290X310. Un certain nombre de feuillets contiennent une transcription interlinéaire et un essai de traduction latine également interlinéaire. Ms. VIII. 74 feuillets de 205X245. D'après une note manuscrite de Langlès, ce ms. provient de la bibliothèque de M. Anisson et « parait avoir été apporté en France en 1742». Ms. 5132 du fonds arabe. 171 feuillets de 222X280. Ce ms. a été classé par erreur dans le fonds arabe, sans doute Korân. parce qu'il débute par dessôradu Le ms. XIII est une copie en décalque de quatre mss. réunis en seul : A, p. 1-17, de 205 X 174 ; B, p. 18-22, de 200 X 215; C, p. 23-34, de 200 X 290 et D, p. 35-41, de 200X 300.

XLVl

INTRODUCTION

A l'exception des mss. I et XIII, tous ces manuscrits sont en papier indigène, écrits au galant en caractères arabes, avec de l'encre également Ils se composent indigène. généralement de sûra du Korân, d'interminables listes des 99 noms d'Allah, de textes religieux en arabe et en malgache; de bilingues, vocabulaires et surtout de textes, invocations et bilingues, carrés magiques. Le ms. VIII contient un texte persan dont j'ai trouvé une seconde version dans le 5132 du fonds arabe; et le ms. III, un vocabulaire de 36 mots malgache-hollandais arabes. Les sûra du Koran sont usuels, écrits en caractères dans un ordre différent de celui qu'a imposé la reproduits révision ordonnée parle khalife Othmân. Elles sont ainsi disainsi posées dans le ms. VI : Fâtiha, CXIV, CXIII, CXIIet de suite, en sens inverse, XCVII. Viennent ensuite jusqu'à les versets 1-4 de la sûra de la Vache, XCIV, verset 256 de II, verset 16 et commencement du verset 17 de III. Ces sûra et versets isolés vont du 6» 2 recto, 1. 7, au r* 7 recto, 1. 5. Le ms. VI contient, en outre, la sûra XXXI, ^136 recto, I. 7; et du folio 136 verso à 138 verso : les versets 158-159, 137,256259, 284-286 de la sûra II et les versets 25-26 de la sûra III. Ces manuscrits de la côte sud-orientale de qui proviennent contiennent de précieux sur Madagascar, renseignements l'Islam et les musulmans malgaches qui seront utilisés dans la seconde | artie de ce travail. Au point de vue linguistique, ces textes ont une importance de premier ordre tant pour les études malgaches la linguistique des que pour comparée Ils montrent langues malayo-polynêsiennes. que le malgache est d'une remarquable fixité et ne présente pas les variations notables qu'on croyait être la caractéristique des langues de inférieure. On ne doit pas entendre peuples de civilisation

INTRODUCTION

XLVIl

par là que i'Antanosi du xvi« siècle n'est pas légèrement difféCe dialecte sud-orienrent de celui que j'ai noté moi-même. tal s'est évidemment quelque peu modifié depuis quatre siècles: formes certains mots sont tombés en désuétude, quelques verbales ont disparu. Mais sous ces réserve4;, qui sont de droit la syntaxe et la phonétique pour ainsi dire, la morphologie, à de l'Antanosï moderne, sont remarquablement identiques celles de l'ancien dialecte que nous ont conservé les textes de la Bibliothèque nationale.

CHAPITRE

I

VOCABULAIRE ET DES

COMPARÉ DIALECTES

DU

MALAIS

MALGACHES

Adifc 1, Javanais : Adi, Dayak : Andi, frère ou soeur plus 2,Yunm\x : Yai.idri, Antemuru: jeune, cadet. Zandri-D^andri : Ola *. Oti, Antandrwi commandement. Adjak, invité. Aia, Asa, invitation, Adjcb, ridiculisé. Vide infra Madjib. Adi, Adu, excité à combattre ; Tagal : Ali, se disputer. AU, guerre, combat. Agao (Tagal), protéger. Artt, protection. Akar, racine ; Batak : Almr : Nias ; Wa*a. Vahatrà-Balmlrà, Vahalrà, Vahatri, Valmtsà, Valmlsl, Vabatsl, Vahasa, Valmsoe*. ï. Sauf indication contraire, les dissyllabes et dissyllabes malais et malgachessont paroxytons et proparoxytons. 2. La notation laudri-diandri indique que, dans certains cas, [aadri est employé sous la forme dçtijdri. Ces formes alternées existent pour tous les thèmes commençant par/, b, /, r, s, v et \. Vide infra passim. j. Les formes dialectales n'ont été localisées qu'autant qu'elles peuvent letre avec certitude. Pour le cas contraire, l'absence de précision indique que le mot cité est usité dans tous les dialectes ou dans la plupart des dialectesétudiés. 4. Pour la répartition géographique des finales ka, Ira, M, et de leurs variantes, vide supra et infra passim. — 1 G. FEUUKD. Pbctûtîque utajo-nulgacbe. w

2

CHAPITRE l

Aku, je, moi. Vide infra les pronoms personnels. Alaala (Tagal), douter. Sala'sala, Salasala-Tsalasala, hésitant, perplexe; Betsimisaraka : Salatjlsâla, Salant salami. action de Alabok (Tagal), Ravuka-Dravt'ka, poussière. piler du riz. Ala. action de Bugui : Ala, prendre. Alap (Javanais). prendre, d'enlever, sortie, enlèvement. A las, forêt. Ala. Alis (Tagal), rejeter. Ari, action de rejeter. Alu, Batak : Andaltt, Javanais : Ha/u, pilon pour décortiquer le riz. Alu, Halu, Akalu. Alualu, poisson de mer. Aluâlu, congre. d'un Alun, vague de la mer; Batak : Alun, prolongement bruit. Alu, Alun, Alunâ, vague, ondulation, houle. Amdb, natte. Lamakâ, Fi-lâmakà. Ambo (Dayak), haut, élevé. Ambu, Abu, Avu. Ambuambtt, bonite. VOIK, Voe. Ampat, Batak : Opat, Dayak : Epat, quatre. Efatrà, Efatrâ, Efatrî, Efatri, Efatsâ, Efatsî, Efatsê, Efasâ, Efasoe. oiseau appelé voleur de ri\, FuliAmporih (Batak-Toba), Puli, Fudi, petit oiseau appelé communément cardinal, à cause dc^a tèlc rouge du mâle. Lorsque le riz est mûr, les rizières sont Vo&'fci d'un gardiennage spécial pour les protéger des fudi. Fudia Madagciscarfrisis. Ampity Batak : Otnpti, Kawi : Trhipu, maître, propriétaire. Tumpu, Betsileo : Tu pu. Anabo (Tagal), chanvre. Aftgafu, Aiïgafa. Anab (Mal. et Batak), enfant, petit d'un animal. Anakâ, An ahi, Anakê; Vurimu : Yanakâ, Yanakê; Zanakâ-D^anakâ, Zanaki, Zanakl ; Betsileo : f anakê. Anani, Batak : Onont, Javanais : Euem, six. Enem, Eritm, Enifi, Enin, Eninâ. Andjift (Mal. et Batak), chien. Merina : Alfkya, autres dialectes : AHka ?

M VOCABULAIRE ALAYO-MALGACHE

J

AnJohh (Batak-Toba), espèce de caille. Tïowttxw. Andow (Dayak), jour. Andht, Andru; Antankara : Andta. Aftin (Mal. et Batak), vent. Anin, Ani, A finit. Aîtir, Batak : Haftir, puant. Mani; Lafti, puanteur. Aftkal, levé, élevé. Akalrâ, Akalrâ, AkalH, Akatrè, Akatsâ, Akatsi, Akalst, Akajâ, Akasoe, ascension. Aftkaw, tu, toi. Vide infra les pronoms personnels. Antiftantin, pendants d'oreille. HantiinkântiimUKanttinkâijItutâ. Ami (Mal. et Batak), un tel. Ann, An un, Anunâ. Api (Mal. et Batak), Dayak : Apuy, feu. Afu. Apit, serré, pressé. Jfilfâ, Hifitfâ, Fatsi, étroit. Ara, Batak : Haytwvara, espèce de figuier. Ara, Vuàra. Arak, procession. Ara\à, Arakl, Arakê, action de suivre, d'accompagner. Ari, Arift, Arinl, ArinS; Arait, Dayak : Ariù, charbon, Betsileo : Ari. Ari (Tagal), Hâri, Haréna-Karéna, Harian, possession. Haréanâ, Harian, Harianâ, Har'tenâ, richesses. Ariari, aine. Tarinâ. Aribi (Bulusch), Tagal : Haligi, pilier. Aijdti, Aijdri. Artiwan, nom d'un poisson. Alt'tvtt, Ultivtt, vieille. Asah, aiguisé. A'sa, A sa, action d'aiguiser. : A sont, Javanais : Asent, Blagdensub Asam, Masam;Bnak verbo acid 25 : Sinisant, aigre, acide. Ma-tsitsu, Ma-iiiu, Masisu. liai in, Asin, Batak : Ans in, salé, saumàtre. Haiinâ-Kaiinâ, Hait. Atap, toit. Taful Fa Imita, Awab, corps; Batak : Awak, taille. Valmn-Bahan; la dimension du corps. Awan, Batak : Rambon, nuage. Vurimu : Yavu; ZavnD^avu, Zavun, Zavtinâ.

4

CHAPITRE l

haleine;Makass^i ;;V«w; Batak: Awap, vapeur,exhalrson, Muwap; Balinais : mahuwab, Kawi : Hwab, bâiller. HuakâKuakâ, Huaki, Huaki, Huai ni, Huatri, Huatri, Huatsà, Httatsi, H un tsi, bâillement. Ayah, père (en style élevé). Ray==^R -f- ay, Rey. concéder. accorder, reçu, A{tt, obtenu, Ayao (Tagal), gagné. Ayin (Tagal), sécher. Mayua = Maina', Meyua, Meyft, Meyù, Mayka, Mcyka, Meyki, May, Mey, sec. Ba, particule interrogative. Va, Ve. Baba (Batak), bouche. Vava-Bava. Baban, charge, fardeau, hotte. Bain, Vave, action de porter sur le dos. Babayi (Tagal), épouse. Vâvi-Bàvi, femelle ; Vayàvi, Veyâvi, Veyvâvi, Vehhtivi, Vivâvi, femme. Badja (Mal. et Batak), espèce de noir de fumée. Vaijd^aBaijdyi, Maijd^a, terre noire, mine de plomb, poudre d'arme à feu ; Betsileo : Vaja. aviron, Bagsay (Tagal), pagaie ; Dayak : Besâi. Vwi = Voy, Vey, Ve, action de pagayer. Balmru, Batak : hnbaru, Tagal : Bago, Javanais : IVahu, récent. Vaw-Baw, Vao-Bao *, Vow-Boiv, Vo. frais, nouveau, Balxss, faire une satire. Antanosi ancien : Balxa (sic, Fiacourt, Dictionnaire, sub verbo moqueur) ; Balmy (ibid., sub verbis moquerie, être moqué, se moquer). Bahti, Batak : Abara, Dayak : Balm, épaule. Avay, Avey, ï. L'équation mayna = maina doit se traduire ainsi : may-na est un dyssyllabe à diphtongue représenté en graphie usuelle par maina. Le premier terme reproduit la prononciation phonétique de l'orthographe eu usage. 2. Vao est un monosyllabe à diphtongue qui n'a rien de commun avec la graphie usuelle vao = vaut.

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHE

5

omoplate; Avey, Avéynâ. Avéhi, épaule. Cf. Sanskrit Bâbit, épaule. BaiÇ. Vide infra Bayik* Baka (Mal. et Batak), Vahan-Baban, origine. Vahanâ, Valut ni, racine? Faka-Paka, racine. Baka, pâteux, gluant, Paku, toute matière collante. Bakul, corbeille, panier. Bakuli *. Bakttfi, Batak ; Bakou, espèce de lis. Vahun-Bahun, Vahttniï, Vabnn, Vahuuâ. Bâtas, réponse ; Batak : Bafos, Dayak : Baleh, rendre. ValiBali, réponse. rat. Côte Est : Valâvtt- Balâvu ; VwaBalawaw (Dayak), lâvu. Vadi, époux, parenté, alliance. Vali-Bali, Balayi (Tagal), épouse. édifice public et ouvert où on se Bâley, salle d'audience, rassemble pour tenir conseil ; Dayak : Balai, maison ouverte. Vàla-Bàla, enclos, clôture. Cf. Skr. valaya, braentouiage, celet, entourage. : Balibis, espèce de canard. Vivi, petit grèbe; Antemuru : Vhihu, Mavurungu : Vikivlki, Vwadlvi, Aritambahwaka Vuriniu : Viviki. retourné. Balik, derrière, Valikâ-Balikâ, Valiklf tourné, Valiki, Vadikâ, Vadikî, Vadiki, rebours, envers. Balnn, roulé comme une natte. Vaîu-Balii, Valnn, Valttnâ, plis, replis; Valunà, vague de la mer. Bambdfian, poisson de mer. Vavâftu. Vakavâka. Batiar, stupide. Vafiavàfta-Batiavàfia, ï. Balùlî avec le sens de panier, corbeille,.'cité par A. Marre, m'est inconnu et ne figure dans aucun dictionnaire. Il est usité dans le nordouest avec le sens de poterie. M, coupe,tasseet a été emprunté au swahili : bakuli < Arabe : tchil.

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CHAPITRE I

Baftat, prompt, Fayfiganâ = Faingana, Feynganâ, rapide. Feyitgyanâ, Fayùgan, Feyfigan, Feyfigyan, Fèngan. : Bafto, espèce de héron. Vaftu-Banu, Baftaw, Javanais : Be~mangu ; Sihanaka : Vanna, Vanu; Autemanambundru Vuaitâ, Vaùevtianâ. VaijdhtlN, Bandttt, anneau de kriss. Vaydrittrâ-Bandhttr'â, cercle, Vandfutri, Fandrulrâ-Pamiruln), Fandfulfi, Faydrutri, ligature, boucle. Funukû, Baftkey, Batak : Banké, cadavre. Funnkâ-Punukâ, comme Funuki, Funukt, état de quelqu'un qui est enveloppi un mort ; Amtinukâ, Amunukù, Amunuki, Amunukt, cimetière, cadavre en putréfaction. Bafikit (Mal. et Batak), levé, relevé, ressuscité. FuitgalrâPuùgalrâ, FuftgatH, Fuftgatfé, Fttkatrâ, Fukalri, Fukalrê, action de faire revivre, de produire au jour. d'extraire, Baùkiiwan (Mal. et Batak), Toba : Bakkuwaû, espèce de Vakuafl, Fakuiva, Vakua. pandantts. Vakitivaù-Bakihvaù, Banlal, oreiller, coussin. Onda, Oijdan, Uijdan, Uijdanâ. Anakara : m a mandai Bantey, être abattu, découpé (animal). =» ntan-\-vai,id^i, couper *. Ban tu, aide, secours. Vuydii-Butjdii. Ban tut, incomplet. Vaijtutrâ, Vaut ut ni, Vaijtttlrâ-Banlutrà, Vaut ut si, Vaijtulst, Vaijlulr'i, Vanlitlsà, Vaututsii, VaijtutN, Vaytusâ, Vatjtusoe, jeune fille formée mais pas encore mère. Bapa, (Mal. et Batak), père. Baba. Bara, Dayak : Bafxie, charbons ardents, braise. Vay in Vay-n-afu; Vey. Barab, Batak : Baro, abcès. Antanosï et Mahafali : Ba; Betsileo : Bae; Antankara : Bay, Bey; Vay-Bay, Vey. Avâralrâ, Avâralîi, AvàralH, AvaBarat, ouest. Avâratfâ, ratsa, Avaratsi, Avaratsi, Avarash, Avarasoe, nord. Cf. Mal. Timor, est= Malg. A tsi mu, sud. ï. Pour l'équivalence ni == nd^; cf. le mot suivant et ranley, butub

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHE

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Basah, mouillé, humide ; Basub, lavé ; Tagal : Basa ; Bugui : Sasa-Tsasa, Sasa, nettoyer. Saia, lavage, blanchissage. cadavre. Butai), lige, tronc, Vataiï-Batan, corps mort, tronc. Cf. Arabe : Valan, Vatauâ, carcasse, corps humain, badan, corps. Batn (Mal. et Batak); pierre. Vatu-Batu. Battit (ôim), rut ; Bahnar : Bon, testicule. BAilga, testicule. Baiva, porté. Baw, Bao, Bow, Bo, bambou pour le portage des paquets et marchandises. Bawah, dessous, en bas. Ira, Ava, bas ; Ambâni, en bas, dessous = àtnba -f- ni. Bawan (Mal, et Batak), oignon. JVovafmng (Vocabulaire &<: Houtman) =: im'aljoit, probablement pour vua-valion. Bawu, odeur. Antanosi ancien : Imbu (en Malg. moderne, Imbu signifie puanteur), Vuvttki. Vaukà-Baukâ, Vauki, Bawuk, Batak : Babuk, favoris(barbe). Vaitki. Vaça-Baça. négliger. Vurimu : Vaya-Baya; Baya (Tagal), Vurimu : Vaya-Baya; AnteBayait, espèce de perroquet. Betsimisaraka : Va^an-dabi, fasi, Bara : Va^a ; Amekungu, litt. : perroquet mâle ; Mavurungu, Menabe, Zufisuru : Va%w,. Sainte-Marie : Bwe\a; Aotemuru, Va^anà; Antambahwaka, Sihanaka : Bwéy^a; Sakalava NE : Antesaka, Antankara, Birii^a; Betsimisaraka N. : Bwe^a-be, litt. : le grand bwe$a; Maruantsetra : Bwéyxi. Bayik, Baik, bon, beau, bien ; Javanais : Bae. Èva, Eva, bonté, beauté. Batak : Bolm/n, sucer le sang. Fôia-Pôka, Bèkàm, ventouses; Fitka, action de sucer le sang, d'aspirer, de humer. mal. Bal a, Cam : bala, malheur, Bêla, peine, châtiment; mal, malheur, infortune. Bïlâkan, dos. Valàlmti-Balàhafi, Valâbanâ, les reins. Vilâni. Bèlâfia, Batak : Balaùa, pot, vase. VilàùUBilâùt,

S

CHAPITRE I

Vidi, prix, valeur; BHl, Bisaya : Bili, acheté. Vili-Bili, mi-vili, mi-vidi, acheter. Belom (Dayak), vivant. Veluna-Bclunà, Velun, Velu. Passif : Velûminà. Mut, trahison, perfidie. Birinka, déviation, obliquité. MâiiduBèlùt, Batak : Bolul, espèce d'anguille. Màudutrà, Mândntfi, trà, Mandutfn, Maudiilri, Mâijdutsà, Mandttlsii, Mandats!, Mâmlulsi, gros serpent, grosse couleuvre. Viititfâ, Vinitrâ, Viftilri^ ViniBefiis, cruel. Viftilrà-B'tflitrâ, tri, Viftitri. Viiïitsii, Viftitsî, Viih'lsê, Vinilsi, Viùisâ, Viîiisà, Vin ifor, Vini$oet fâché, en colèie. , Befiko^, Mikassar : B:ko, courbé, recourbé, tortueux. Biflgu, Bingo, Biku, Viku, bancal; BekaMka, action de marcher les jambes écartées ; Mefigttkà, être tortueux, avoir tort ; Beitgubéftgu, courbure ; Ti-vaka, qui a les jambes arquées ; Vayùgu, Veyn'gti, de travers; Mayftguka, Meyùgttka, courbé; Fayûgukâ, Feyngnkâ, croc. Bêrapa, combien ? Firi-Piri ? Birâs, Batak : Boras; Dayak : Bêlms, Kawi : IVtvas, riz Valsi-Balsi, décortiqué. provisions de voyage en vivres ou en numéraire. pesant. VeSalrà-BeSalhï, Birat, Vesatrà, Vesatrt, VeSatrt, Veiatsâ, Veialst, Veiatsi, Vesatsê, Vesasà, Vesasoe, pesanteur; Vi^atrâ-Bi^atrà, paroles dites avec force, avec colère. cou (Blagden sub verbo neck 2}b). Birgifi (Batak-Dairi), Vttyiifi, Vuyui, Vu^itnâ. Vuyini-Buyuù, Bèri, être donné, concédé. Veri-Beri, Verinà, retour; Mamérinâ, rendre, rapporter. Berkik, espèce de bécasse. Vikiviki-Bikiviki, bécassine. Berniyâga, Beniyâga, Batak : Boniyaga, Makassar : Baniyaga, faire du commerce. vente, achat, trafiquer, Vafiga-Bafiga, commerce. Bèrok, espèce de singe, Varikà-Barikà, Varikl, Varikyà, Variki, Vari, lémurien.

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Birut (Javanais), écorcher, Bérukà, Bwérikà, dégrader. Beru, Vemkà-Berttkâ, Vent, patois, baragouin, langue barbare. Berttwa (Dayak), âme. Ombirtvà, Ambirwa, Amirtva, Ambirwi, Amirwi, Arimwâ, Arimwi, âme des morts, fantôme, esprit. Bésâr, grand, vaste, gros. Ve in iaka-ve, Saka le grand; Be. Bès't, Batak : Bosi, fer. Vi-Bi. Besub, demain. Ampilsu, Apltsu, Rompit su, Rahampitstt — R, Ra-\-h intervocalique -J- Ampilsu. Bélis, Batak : Bitis. jambe, mollet. Vili-Biti, Vltsi, Vinlsi. Bibtr (Mal. et Batak), bord, côté. VMtrà-BMlfà, Vivilrâ, Vivitrl, Vivitri, Vivitsâ, Vh'itsi, VMM, VMsà, Vivisoe. Bidji, Batak : Bidja, Tagal : Biki, rr?.r e. Vibi-Bibi, Vibin, Vibini. Cf. Sanskrit : Vlja. » aiâtan-Balâlan, ValâBïiàlaft, Batak : Bilalan, sauterelle. laih), Vatàla. Bilan (Mal. et Batak), récit, rapport. Vidaù-Bidaù, Vulaftà, Valant)} Vida, parole, action de dire, de raconter. Bini, épouse, femme légitime. Voir Babayi. d'une personne). VikaBifikas, élasticité (des mouvements Bika, Vikya, énergique, fort, athlétique.. : Bôkelfà, Binkâtab, petite grenouille noire. Côte orientale Bûketrâ ; Vurimu : Bahûa, Antandrwi : Kubtw'tu, grenouille. Bintaft (Mal. et Batak), astre, étoile. Viljtail-Bint an, Vin tan, Fin tant), destin astrologique ; Kiiitan, Kinlam), étoile. Bintâfittr, arbre calophyllum. Vinlan-Bhilan, Vin tan, Vintâùi, Vintâninà; Betsimisaraka : Viijtântt; Sakalava N-O, Linlâfitt. Bisik, chuchotement. Biiikà, Bisikl, Biiiké, Bitsikà, Bitsikl, ilsiki, Viiikà-Biiikà, Viiikl, Visikê. BiyOko, petite tortue. Ka-pikà, Ka-pikl, très petite tortue. Boaft (Dayak), vide. Fuafi, Fuait, Fuanà, Foft, Fâ. Bodoh, niais, sot. Budti, entêté sans raison, de parti pris. Bolos (Tagal), faire sa volonté. Vuluvulu, intention.

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CHAPITRE I

nu. Buitgin, Bunginâ,nudité. Bondjefi (Makassar), Bondoï, bosse. Muntutrù, Munlutrâ, Muni ut n), bossu, protubérant. Bonkak, orgueilleux. Avuu, Avttnà, Avn, orgueil, action de s'enorgueillir. Bonkar, levé, soulevé. Bmlga, Buiigu, Beftga, petite élévation. BOnvï, en tas, en masse. Vurtinkun, Vuriingu-Bitrùftgu, Vuri'inkunà, Riuikunâ, réunion de tous les objets appartenant à un tout ; Furiingu-Piiriiùgu, l'ensemble des objets servant à parer une idole, une femme. Vitjlsinâ, Vitjlsi. Bosen, rassasié. Vintsin-Bintsin, Bubit (Mal. et Batak), nasse- Vitvtt. Bubuk, Ruak : Bttrbur, petits insectes qui rongent le bois. Vovnkà'Boviika, Vttviika, Vttvuki, Vttvuki, vermoulure. Bùbun, toit d'une maison (Mil. et Batak). Vih'unà-Btivima, Vovuna, Vttvttn. toit. VnvAftan, Vovùftan, Vuvîinan, Bubûiï-iin, faite d'un Vnvùnanâ, pièce de bois qui forme le faîtage. Bubut, sorte de faisan. Ki-bûbu, K'tbii, espèce de caille. BuJak, enfant, jeune personne (Mal. et Batak). Bndn. Buhi, Batak : Bura, Kawi : IVêrih, écume, mousse. Vuri' Buri, Vori, Vuri. état de Bnka, Batak : Bttlm, ouvert. Vnlm-Bulm, ouverture, ce qui est ouvert. Bnkit, colline. Viibitra-Biibitrâ, Vuhitra, Viibitri, Vtihitfi, Vtibitsâ, Vithilsi, VnbiM, Vitbisâ, Vtibisa. noeud. Vitùa-Biifia, Vuna, noeud? Bukti, articulation, Bulan (Mal. et Batak), lune, mois ancien : Antanosi Vtiltin, mois; Vulan-Bulan, Vtilauâ, Voian, Volanà, lune, mois. Bttlat, rond. Bttla, Vuri, Buri.

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II

Butait (Dayak), Makassar : Btdayeii, or. Vula-Bula, Vola, argent . Butir, Batak : Burir, épi, grappe. Vuli-Buli, plantation. Btdit, Batak : Imbulu, plume, poil, Vulu-Bulu, Vurii, Vont. Butuh, Batak : Bulu, bambou. Vulu-Bulu. VuM-Buni, Bufta, fleur; Batak : Buna, intérêt d'argent. Vurit, fleur. Buni (Mal. et Batak), caché. Vuni-Buni; Vurimu, Zafisuru : Vini, action de cacher, de se cacher. Biiiikal (Mal. et Batak), poids pour l'or. Antanosi ancien : Monka, mesure de capacité. Bm'ikuk, bosse, bosiu (Mal. et Batak). Antankara : Vônkuktt, Malgache : Vukukà-Bukuka, Vukttkû, Vukttki, Vttkuki, Vohulïà, : Vukikà; Sakalava N-O : BaVubttlfà; Antemanambundfu Betsimisaraka : Voku, bossu, courkukii; Vezu : Dytkukà; bé, arqué. Buftktts, paquet, faisceau. Vungu-Bungu, tas, agglomération, monceau. BuiitaI, Sundanais : Buntul, Batak : Buntu, enflé, gonflé; Ba'ak : Buntul, nom d'un poisson "qui se gonfle. VwjlttBunttt, gonflement, enflure; Bun tan, Buntanà, Buutakâ, Bttijtaki,Buntaki, Vwjtakâ, Vtnjtakî, Vuntaki, enflé, gonflé; Bu ta la, petit poisson qui enfle comme un ballon dès qu'on le sort de l'eau ; Bttnttui, Bnijttmâ, arbre dont le bois broyé et mélangé à l'eau bue par les bestiaux leur donne un embonpoint factice. Buntar, arrondi, potelé, dodu. Vttndrakâ, Vuijdraka, Vttfjdrakl, Vwidraki, gras. enceinte VulrUrikâBunlin, grosse, (femelle, femme). Bulrilrikâ, enflure, gonflement. ï. Or se dit en malgache : vula-mena, argent rouge, et argent : vulafutsi, argent blanc.

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CHAPITRE I

bouffi. Bttntsin, Buijtsinâ, Btinêit, enflé, gonflement, Vuijlsifi-Buntsifi, Vwjtsin, Vtujlsinâ, loupe, excroisenflure; Za fisu ru et Vurimu sance de chair; Mavurungu, : Vutjlsi, : N-O, Sainte-Marie loupe; Antefasi et Bara : Vtttsi/Sakalava Butsi ; Butsibiitsi, action de commencer à grossir, à se former (surtout en parlant des fruits). Biinttb, Batak : Bttntt, tué, assassiné. Vunu-Bunu, action de tuer. Burit, Javanais : Buri, partie postérieure de quelque chose. de quelque chose ou de Vuli-Biili, Vtidi, partie postérieure Vide infra Pudi. quelqu'un. Hum, Hurun, Hurnnâ-Ktiriinâ, Bttru, chassé, poursuivi. chasse aux bêtes sauvages. Barak, avarié, gâté ; Batak : Buriik, usé. Vtirnkà-Burukâ, VurukûfVtirnkt, Vurtikè, Vurutrà, Vurutrà, Vtirtttftt, Vurulfi, Vurulfi, Vu ru tsi), Vurutsh, Vtirnlsi, Vurutsi, Vurtifà, Vurtisoe, chiffons. Vttru, lambeaux, Vur afin, Vur un, Vtirunà, Vurufi-Biirufi, Bnrtiù, oiseau. Vur u. hernie. Vôrtitrà-Bôr titra, Vùrutrà, Vfirilrâ, testiBttriil, cules ; Vtirîitinà, qui a une hernie. Buste (Mal. et Batak), putride. Vehakh-Behakh, qui tombe en décomposition. Buta, aveugle. Bida, Vurimu : Pindi. Batak : Biilir, petit bouton proveBtttir, grain, globule; nant de la piqûre d'un insecte. Viilsi-Bulsi, verrue. Vide supra bunéit. Buttth, membre viril. Vtitti-Bulii, Voltt, Valu, Vutjttt, Bulu, Bidyll. Btiwah (Mal. et Batak), fruit. Vtiwa-Biitva, Vùa, Vwa. Buwakâ, Btttvafi, chassé, expulsé; Batak : Btttvan, enterrer. Bwakâ, Bttakâ, Buakï, Buakê, Vuwakâ, Vwakâ, Vtiakâ, Vttakt, Vttakê, action d'expédier, de chasser, de faire sortir.

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Buwat, fait, construit, fabriqué; Batak : Bawat, utile. VtiwaVivat fà, Vuatrà-Bualrà, trâ-Bttwatrâ, Vtialrâ, VuatH, Vuatri, Vuatsl, VttaM, Vuwatsâ, Vuatsà, Vuwasâ, Vttasa, Vtiafoe, action de faire construction, arrangement, préparation, quelque chose avec des matériaux. Buwaya, crocodile. Vttwây, Vtiây, Vuwéy, Vuéy, Vuwé, Vue, Vttâ, Vtvày, Vwéy, Vwé-Bwé. Dada, poitrine. Traira, Traira. Dalmn (Mal. et Batak), branches d'arbre. Râlmkâ-Drâhakà% Ralmki, Rafmkê, Randrâlmkà, Randrâfi, Ratjdrânâ. Dalmn (Batak-Toba), faire cuire. Rabafi-Dralmfi, Ralmnà, action de faire bouillir de l'eau. Dabi, front; Javanais : Rahi, figure. Ta-réhi, figure, visage. Dakap, embrassé, pris dans les bras ; Batak : Dahap, embrasser. Tratmfi, Trafmfiâ, position de la sentinelle au repos, le fusil ou la lance au pied, appuyé entre les bras. Datât (Blagden, sub verbo to mourn), être en deuil. Anakara : Manda lu = man -f- lala. Du la m, Tagal : Lalim, profond. Laliiï-Dalifi, La lin, Lalinà, Lali. Datin (Tagal), entrelacer des verges. Rari-Drari, tresse, action d'entrelacer des joncs. Datif (Tagal), choeur de Rari-Drari, couplet, strophe. femmes. Dampifi, proche, près. Lampi-Dampi, grandes pierres plates, dalles, action de se coller contre quelque chose, de s'y abriter. eau. Danaw, Batak : Dam, lac, étang. Rantt-Drantt, Daftauf, hutte. Tfafiti, Tranu, maison. Dandan, Randfan-Dfat}dfan, Raudranâ, parure, apprêt. entrelacement de trois, six ou huit fils ; espèce de coiffure en forme de tresse. Dara (Mal. et Batak), Makassar, : Rara, jeune fille, vierge. Sttmundrara = Sttmu 4- « 4- rara, sein de jeune fille, et, par

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CHAPITRE I

à se former. synecdoque, jeune fille dont les seins commencent Skr. dârâh. Vide infra sub verbo susit. Darah, Dayak : Daim, sang. Ra-Dra. Datai}, venir, arriver. Tufiga, Tofiga, arrivé. Ratait, plaine, campagne Datar, plaine. Ratanâ-Dralanâ, plate. chef; Batak : Dalu. Dadi, Dada, Dadey, Datttk, grand-père, grand'mère. Daday, grand-père, Lui Ira, Lavitrt, Davit (Tagal), éloigné. Lavitrâ-Davitrâ, Lavitrè, Lavitsà, Lavifsi, LaviM, Lavisâ, Lavisce. Batak : Ma-dabu, tomber. Lavti-Davu, Dawuh (Javanais), tombé. Daun, Dayak : Dawen, feuille. Ravinâ-Dravinâ, Dawun, Ravin, Ravi. du coeur. Tepttlepu, battement, Débits, battement palpitation (du pouls, du coeur). obstiné. RuftgaRufigiriingi-Drttfigirtingi, Degil, entêté, entêtement. rufiga, obstination, Rikilrt, Rikîtri, Rikitsâ, Dekal, près, proche. Rikilfà-Drikilfà, Rikitst, Rik'tM, Rikisâ, Rikisoe. Dèmâm, fièvre. Remaréma, état où l'on sent des picotements douloureux (se dit en parlant de ta peau). LeftDempil, tout près, l'un contre l'autre. Lefilïâ-Defitrà, trà, LefitH, Ijefitrè, Lefitsà, Lefitsî, Lefilsê, Lefisâ, Ltfisoe, action second. de supporter, lieutenant, Deftan, avec; Batak : Doûan, camarade. Lufigit-Dufigtt, ami, allié. : defter, comprendre. Defiar, entendu, écouté; Javanais Refii, Reni, Reni, Re, entendu, perçu, appris. Defttt, d'une odeur désagréable. Leftgit-Defigtt, liane puante. Depa, brasse. Refi. du vent ou de la mer. Dûru, Dtirtikà, Dèrù, mugissement Dâruktt, Ditruki, Dttrttki.

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Dibdib (Tagal), poitrine. Tritri, action de boire au pis de la vache. brûler. Rehitrà-Drehilrà, Dikit (Tagal), Dayak : Djakit, Rehitrà, Rehitfi, Rehitri, Rehitsâ, Rehitsî, RehiM, Rebisâ, Rehisoe, action de s'allumer, de brûler. Passif : refjétana. Dilos (Tagal), frotter. Dilutrâ, Dilttlrâ, Dilulrîi, Dilutri, Diltitrê, Dilutsâ, Dilutsît, DilutsU DiluM, Dilusà, Dilusoe, frottement, friction. Passif : dilfirina. Dindin, Bar \ : Dindifi, mur, cloison. Ritjdrifi, Riijdrin, Riijdrim), Rindrt. Difiin, froid. Rirlfiin-Drirlfiin, Ririîiin, Ririftini, Rirliiini, , Ririninâ, saison froide, hiver austral de mai à novembre. Diyan, bougie. Diya, Dia, Liya, Lia, clarté, lumière. CL dia-vutanâ, clair de lune. Dobdob (Tagal), faire du feu. Durit, action de mettre le feu. Dota (Tagal), jouer. Dota, jeu. action de Dompak, l'un contre l'autre. Paka, juxtaposition, toucher à. Betsimisaraka Sud : RttduDorofi, s'élancer, se précipiter. rùdti, course, action de courir. Dosa (Mal. et Batak), péché, offense. Thiia, Trtisa, dette (se dit aussi bien de l'argent prêté que de la somme empruntée). Cf. Sanskrit : dosa. Dukut, herbe, fourrage. Akatâ ? Dnri (Mal. et Batak), Kawi : Duwi, Dayak : Duhi, épine, AntamRinci, Rwt, Riiitrâ, piquant. plantes épineuses; bahwaka ancien : JVi. Dtiwa (Mal. et Batak), Kawi : Dirai, Makassar : Rttwa, deux. Rtiwa, Ri'twi, Rûwe, Rtia, Rùi, Rfie, Arwi, Rutka, Rwfki. hamac. Ru^a-Drtt^a, Rtt^akâ, Duyan (Tagal), lit suspendu, Ru&ki, Rtt^akè, état de ce qui est suspendu. Dityufi, veau marin. Thi^ufi, Tht^ttn, Tht{ttnà, Tht^tt, baleine.

l6 Djabat, rité. touché.

CHAPITRE I D^abad^âba, action de palper dans l'obscu-

Djadi (Mal. et Batak), Dayak : Djari, devenu, fait. ZariD<ari, Betsileo : fari, action de devenir, de se changer en. Djagufi, Dayajc : Djagofi, maïs. Tsaku, Tsakutsâku, Tsakitsâki, Tsahtt, Saku, Ka-tsakâ. Rati. Ratsi-Dratsi, Djahat (Mal. et Batak), méchant. Zaitrà, Zailrl, Djahit, Batak : Djait, cousu. Zâilrâ-D<àilrâ, Zailfi, Zait sa, Zail si, Zaitsê, Jaisà, faisoe, couture, action de coudre. Batak : Datait, Makassar : Lalan, route, chemin. Djalan, Ulan, Lâlanâ. vagabond, égaré ; Javanais et Batak : Djalafi, Djalan, femme débauchée. Djafiga, D^afigad^âfiga, femme prostituée, Vide infra libertine; coureur, D^efigad^éiiga, vagabond. djafigal Djâlin, tressé avec du rotin ; Tagal : Dalin, attacher. Rari, Rariii, Rarinà, tresse en paille. Vide supra dalin. remède ; se dit principalement des médecine, Djampi, remèdes sur lesquels on a fait des prières pour en assurer l'efficacité ; Sundanais : Djatnpé, réciter une prière sur une médecine, un malade. Sampi, Samp't, idole, talisman, amulette. vétative. Javanais : Adja, particule Axa, Ka%a, DjaMn, Aka. Cf. Blagden sub verbo fo mit 200 : dorit run away into tfie jungle / aga jôr mak serak*. vicieux. Voir Djalafi. Djafigal, défectueux, Saokâ-Tsaokâ, Djafigal (Mal. et Batak), barbe, menton. Ëawkà, Sau/kt, Sawkè, Èaivku, Sawkâ, menton. Djankrik, grillon. Afigéli, Afiglli. Djarifi, filet pour la chasse. Tsârini, Târinl, Sârinî. Djattth, tomber; Dàyak : Djalo, tomber (en parlant des écorce légère qui se défruits). Sakalava N-O : Rati-Drati, tache du bananier.

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Djawi-djawi, Batak : Djabi-djabi, espèce de ficus. Avi-âvi, nom générique des figuiers. Djèlâft, attendu. D^ântin, D^âniutâ, arrêt, halte, action d'attendre. Djêlin, Batak : Djolift, regardé. Dféri, regard. Djemput, pris avec les doigts. Tsimpun, Tsitnpiinâ, Tsimpinâ, Timpiinâ, Timpinâ, action de ramasser avec les doigts. Djeftger, crête de coq. Saftga-Tsafiga, Saftga, Sangii, Sufigu, Stifigiisiifigu, Tsafigu, Tsiiktitsûku, crête, toupet de cheveux. Djcràfi, louche, qui a les yeux de travers. Nd\ola, Ngila, Gila, qui louche, cligne de l'oeil, regarde de travers. Djilat, Batak : Dilat, Dayak : Djeîap, léché. Lelalrà-Delatrâ, Lelatrî, Lelatri, Lelatsâ, Leîatsî, LelaM, Ltlasà, Lelasoe, Lelakâ, Lelaki, Lelakê, action de lécher. Passif : Lelàfinà. Djindjifi, porté au bras, tenu dans la main. Tsiijtsin, Tsiytsinà, Tint in, Tiijlinâ, action de porter à la main. DJOIJO (Dayak), suc, jus. Ro-Dro, Ru, suc, jus de viande, sauce. Djolofi, le premier, ce qui précède. D^tilti, visière de casquette, tout ce qui fait saillie, comme l'avant d'une pirogue. Djofikok, accroupi. D^iiktt, D^nkiid^ûku, Zt'ikti, Zukiixfiku, D^iiktikâ, Stihikà, courbé, replié en bas, incliné. des d'ondulation Djuliir, action de ramper, mouvement reptiles. D^ulukà, D^uluki, D^iilukê, action de passer par un trou. Djttmpa, joint, rencontré, coïncident ; Dayak : Supa, trouver. Tstipakà, Tsttpakt, Tstipaki, s'enfoncer,' avancer comme la terre dans la mer; Tsnfukâ, Tsitfukt, Tsttfukê, action d'enfoncer, de faire pénétrer dans ; Tsufiittà, Tsufutrt, TstifulU, action de plonger dans ; Tsapakâ, Tsapakl, Tsapaki, action d'entrer dans, de pénétrer dans. Djumput, espèce de mulet de mer. Zumpuft-thntntpuft, — G. FEMAND. Pbûnitique 2 malayo-malfacbe.

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CHAPITRE I

Zumpû, Ztimpunâ, Z'tinpuiu), Zuinpu, espèce de mulet à ventre argenté. Batak : Djudjufi, posé sur la tête. D^uijd{itn, Djundjttfi, D^uudytnà, action de porter quelque chose à découvert. Djttrtt, angle, coin ; Batak : Durit, bord, côté. Zuru-D^tiru, angle, coin. ancien : Zulit, Djtirtt, fonctionnaire, préposé. Antanosi substitut. Cf. Diction, de Flacourtsub verbo : substituer, ntandXpnlou = nian -f- ^ttlu. Vide infra Stilitr. aile. Elatrâ, Elatrâ, Elut ri, ElalH, Elalsà, Elar Qavanais), Elatsi, ElaM, Etasâ, Elasoe. Passifs : elârinà, elâtinâ. El in, Javanais : Hiliù, incliné de côté, renversé sur le côté, Batak : llin. Hilan-Kilan, Hilanâ, inclinaison. Em (Santali), donner ; Khmèr : Ain l donne I Aîné, Ami, Umé, don. Batak : Ombun, nuée; Javanais : Ebun, Eiubitn, rosée; rosée. Ebukë, rosée ; Viinutrâ-Bitnutrâ, Vunittri, Vtiniitfii, Vttnulri, Vuntitsâ, Vttnttlsii, Vuniilsi, VuniiM, Vtiiiusâ, Vitnusoe, rosée. Empii), riz grillé que l'on mange sans assaisonnement; Tagal : Pipifi, riz vert que l'on fait cuire après l'avoir mouillé. Merina : Ampémpa, gâteau de farine de riz. Geka, contrainte, violence; Gayka Gagah, fort, puissant. = Gaika, Geykya, Geyka, action de contraindre. Gagak, Batak : Gak, corbeau. Antesaka, Bara, Betsileo : Ranumena. Antankara, Maruantsetra, Gaga ; Antandrwi, : Gxvaka, Gwakl, Givaki; Merina : Gwayka — Sainte-Marie Goaika, Gweykà; Gtveykya; Tanàla : Gogoka; Betsimisaraka, Bezanuzanu, Vezu : Kwaka ; Antefasi, Mavurungu, Zafisuru : : hweyka, Antambahwaka, Bara : Kwaki, /ftt'<jfe;Antekungu Kwakwàka ; Antemuru : Kok't; Côte Est : Kalmkâ in vururikalmkâ. Gali, bêché, fouillé, creusé ; Dayak : Kali; Batak : Hali. Hati-Kali, Hadi, tranchée, fosse, action de creuser.

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Ganleh, Batak : Mafiganli ; Dayak : Kantib, filé, être filé. Heijdri-Keijdri, Heijdri, action de filer. Gant un (Mal. et Batak), pendu, suspendu. Hanliin-Kantun, Hantitnâ, suspension. Batak-Bima : Gâlo; BatakGâol (Batak-Toba), banane; Dairi : Gâluh. Akiiijdrit, Akihjdru ; Sakalava N-O : Katakâta; Mahafali : Klda. Cf. Sanskrit Kadala, bananier. Garant, Batak : Sira, sel. Sira-Tsira, Sira. Garbafi, grande porte ; Batak : Harbafian. Vârafi-Bârafi, Varavâftan, Varavâran, Varavâranâ, porte, ouverture, entrée; Varâfianâ, avoir la bouche béante. Garlmm, Batak : Barlmnt, molaire. Va^afi-Ba^afi, Valait, Va^anâ, Va^a. Garuk, gratté, ratatiné. Antankara, Bara, Betsimisaraka, Sakalava N-O, Sihanaka, Zafisuru : Merina, Sainte-Marie, Karukâ, Kariikârttkâ, fouille, recherche, action de creuser; Antesaka, Antambahwaka, Mavurungu, Tanàla : Hara-Kara, : Karâfakâ ; Harukâ-Karttkâ, Haranâ ; Vurimu Haran, Harukl, Harukè. Harûfigan, Garufigafi (Batak), arbre. Harùfiga-Karufiga, HarAfiganà, Arûfigan, Arûfiganâ %. Gâtai (Mal. et Batak), Javanais : Galet, gale, démangeaison. Hali-Kali, Hat in, Halinâ, gale. Gawttt, fouiller, remuer la terre. Kattkà, Kattki, Kaukê, Hatikâ-Kaitkâ, Hatikt, Hatikê, Haut ri), Haulrà, Haut ni, Han-

1. Haronga MadagascarUmis. m Arbre à bois jaunâtre et tendre avec lequelon fait des poutrelles et qui ne pourrit pas en terre. Ses fleurs sont jauneset tachetées. On fait avec son écorce un remède contre la gale, qui se prépare ainsi : l'écorce est étendue au soleil après avoir été légèrement pilée, puis mélangée avec de la graisse de boeuf. Le galeux est ensuite frottéavec la pommade ainsi obtenue (Extrait de mon manuscrit IX sur la Boremalgache). »

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CHAPITREt

tri, Haut ri, Hatitsà, Hautsti, Haulsi, HatiM, Ha usa, Hausoe, grattage, action de gratter, de ratisser. Gèlâk, (rire) aux éclats. Tu-héiakh, Ttt-kélakâ, action de rire aux éclats. Gilitik = Gilik + èl, chatouiller. Antanosi, Antesaka, Menabe, Ranumena, Antambahwaka, Bara, Betsimisaraka, Tanàla : Hilikltikà-Kilikitikâ, Hilikitikt, Hilikitiki; Antankara, Betsimisaraka Sud, Mavurungu, Zafisuru : Helikétikà, Helikétikî, Hélikélikl; Sainte-Marie : Etikétikâ, Elikétukâ; Ântema: Hiltlikâ-Kiiftikâ. Cette dernière forme répond nambundhi seule exactement aux thèmes malais. Les pré\ .tentes (Etikétikâ', Helikétikà et Hilikitikâ) se décomposent en et, M, hil == infixe malais el et hitikà = gitik ; l'infixé malais est devenu préfixe en malgache. Vide infra gili et gitik. Gimerinéifi, bruit confus, vacarme. Kir lut sait, Kiriijlsanà, Kartijtsan, Kariijtsanâ, Kurlijtsan, Kttriijtsanâ, Kbjtsan, Kiijtsanâ, carillon, cliquetis. Gimertab, Gimratak, cliqueter, faire du bruit. Karâlsakâ, des feuilles Karâlsakl, Karâtsaké, bruissement, craquement sèches. Gênterlab— Gerlab-{-infixé êm. Genderâfi, Batak : Difigerah, espèce de tambour ou de grosse caisse. Lafigurtin, Lafigurtini, tambour. Genteft, tuile. Hentun-Kenlun, Henlttnà, nom d'une pièce de bois du toit des cases. Gentil), mince, fluet, menu. Helri-Kelri, lent à croître, qui reste petit, rabougri. Batak : Hotar, frisGelar, épouvanté, peureux, tremblant; Httvtttrù, sonner, Httttir, secouer. Hitvuità-Ktivullà,Huvulrâ, Htivnlrt, Huvutr'l, Httvittsi, Huvtttsti, Huvtttsl, Httvtttsâ, La Httviisâ, Huvitsoe, remuement, branlement, tremblement. forme redoublée est plus fréquemment emHttvtttrûvttirâ ployée. Gigi, dent. Bezanuzanu, Menabe, Sakalava N-O, Sihanaka : Hihi; Antankara, Bara, Betsimisaraka, Zafisuru : Hi.

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Makassar : Kiki, Koko ; Sundanais : Gegel. Gigit, mordu, Kaykitrà, Keykitrâ, Kekilrâ, Kekilrâ, Kekilfi, Kekilfi; Sakilava N-O, Betsileo : Hehitsâ-Kehitsâ, Hehitsl, Hehitsê, Hehifâ, Hebisoe, coup de dent, morsure. Passif : Kaykérina, Keykérina, Kekérina. Gilaft, brillant, étincelant, éclatant ; Bisaya : Gitan-gitan. Hiltikâ-Kiltikâ, Hilukiltikâ, Hilutfâ-Kilulfâ, HiliUfilulfâ, Hiluijtrlltinâ, éclat, éclairs et reflets de lumière projetés par les objets noirs et brillants. Hili-Kili, Hilibili, Hidihldi, Kidikldi, G/7/, chatouiller. démangeaison. Gilil-an (Tagal), clef. Hili-Kili, Hidi, serrure. Gilift (Mal. et Batak), tourner. Herifi-Keriû, Herin, Herinà, Herinl, tour, rotation. Girgir (Batak), sonore, clair, aigu. Girirîukà, Kirirlukâ, cri strident, perçant. Girift (Mal. et Batak), percé, troué. Hirikà-Kirikâ, Hirikt, Hirtki, petit trou. Gilih (Batak), chatouiller. Antekungu, Antemanambundru, Antemuru : Hitikitikâ-Kitikltikà, Kitikitikâ, Hilikitiki, Kitikl: Hilikilikà, Hilikitiki tiki, Hilikitiki, Kitikltiké; Antandrwi Hilikiliki, action de chatouiller, chatouillement. Gosob, frotté, frictionné; Dayak : Kttsttk. Kaittkâ, Kaittkl, Kaittki, Kasnkâ, action de frotter. Goyafi, être secoué. Httxttnà-Ku^ttnâ, Hti^ttn, Htt{ti, secousse ; Hiiiuijkuiiin, Httitiijkti^unâ, Hmjinguytn, Hu{tiAgiiytim), secousse violente. Gidafi (Tagal), devenir vieux. HtiraïUi-Kuranà, Httran, action de faire des progrès, d'augmenter. Gttlifi, être roulé, tourné. Httdinà-Kttdinà, Httdin, action de tourner comme une roue. Gtiliifi, rouleau. Httlttnâ-Kttlunâ, Hultin, Hurrinâ, Htirttn, action de rouler, de mettre en rouleau.

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CHAPITRE I

Gunt'tfi, ciseaux. Heti-Keti. ébranlé. Gttnéaft, secoué, Hoijtsanâ-Konlsaiiâ, Hontsan, Hmjtsanâ, Hwjtsan, action de secouer, d'agiter. Kulfukâ, Kulftikîi, Gttntttr, tonnerre. Kulfiiki, Kulfuki, Hutfukii, Huthikî, Hnlfttkê, Hntftt, Ktilfu, Htitfukâ-Kutfiikâ, Kulfitkiithtkâ, Kttthikuthiki, Kittrukiitrttkâ, Ktilfttkiilfukê, Ku trahit ht, Igtidtinâ, Gtidun, Giidti. Gurita, polype. Htirita-Ktirita, pieuvre. Gitrtth, Dayak : Gtirak, bruit de grandes eaux, d'une troupe de personnes ou d'animaux. *Giiriiru, Gurtiriianâ, Gururùan, bruit d'une avalanche d'eau. Haban (Cam), cuivre, Cura : Saban. Saba-Tsaba, Saba. Habas, effeuiller ; Tagal : Tabas, sarcler. Ava, action de sarcler. Habis, fini, achevé. Tapitfà, Tampitfâ, Tapitrâ, Tapilfi, Tampilfi, Tapilfi, Ta mpil fi, Tapifsa, Ta pi tsi, TapiM, Taptsâ* Tapisoe. Passif : tapériita. Habit, cendre ; Batak : Habu, gris. Mavu, cendré, gris. Hadap, Javanais : Adlp, vis-à-vis, en face. Alfikâ, Alrikâ, Atfikl, Atfikê. Passif : Alrifinâ, Atrébinâ, chose pour quelHalap (Batak), aller chercher quelque d'aller chercher qu'un. Atakâ, action de prendre, quelque chose. Le passif des dialectes orientaux, alàfanh, est à peu près tombé en désuétude. Halaw, chassé, expulsé. Lett, Léo, vaincu. Haltiman, le front, le devant. Ultian, Ultianâ, en face. Hambuwafi (Batak), hurler (en parlant d'un chien). VuvùBnvù, aboiement. étendu, Hampar, déployé ; Batak : Hampar, éparpillé. Ampatfâ, Anipatrâ, Ampatfi, Ampalfl, Ampatsâ, Ampalsl, Ampatsi, Apasâ, Apasoe, état de ce qui est étendu, allongé. Passif : Ampârinâ. Hampedù, fiel, bile. A féru.

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Hampelâs, Batak : Aiiipolas, ficus dont les feuilles rugueuses sont utilisées pour polir le bois en guise de papier à verre. Ampâli. brûlant. Hafiat, chaud, Hayfi-Kayfi, Haynà, Heynâ in Imyriaiidru — Imiriaijdrtt, chaleur du jour, ardeur du soleil. ourdir. A ni, ourdissage de la trame. Ha miy (Tagal), Hanir. Voir Anir. Hanlar, porté. Atilfâ, Alitrâ, Atitfl, Atitfi, Atitsà, Ali tsi, Passif : Atéranà, AtéAtil si, Atisâ, Atisoe, action d'apporter. rinà. Harap, être espéré ; Batak : Harap, être dans l'attente. Aratfâ, Aijdfatfâ, il est à souhaiter que. Hâri, jour; Cam : Harêi. Hari, jour, soleil, in Zafiaancien : Mri, le dieu du jour, du soleil ; Antambahwaka n'a d'autre objet que d'emHeréhi, soleil. Vb intervocalique des deux voyelles finales : Heréhi — pêcher la diphtongaison Heréi. Cf. Sanskrit : Hâri. * Hari (Tagal), souverain. Andri, Andrianâ, Aijdrfan, Aijdriâ, souverain, prince, noble. Hali, Batak : Hâte, coeur. Ali, foie, ce qui est au dedans, moelle. Hènifi, limpide, pur, droit. Héni-Kéni; licite, légitime (en parlant des époux). Hidam, appétit, envie (de femme enceinte), désirs sensuels; Batak : Ldam. lia, action de désirer, d'avoir besoin, de chercher. Filâna —/ -f- ila -f- ana signifie concupiscence, passions ; occupation, métier au moyen desquels on se procure le nécessaire ou on arrive à la fortune. Hidjaw, vert. Itsu, Etsu. Hidttfi, Dayak : Uroft, nez. Orofi, Uni fi, Urttfitt, Urttn, Urunà, Uni; Orttkâ, Oruki'i, Oruki, Ornké, Urukâ, Urukh, Untki, Urttkl, action de flairer, d'embrasser en flairant. Hila (Tagal), chanter. Hira-Kira, chant.

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CHAPITRE I

Hilafi, être perdu. Hllafi-Kilafi, Hi'lan, Hilanâ, état où on est sur son déclin, état de mort. Ne s'emploie dans ce dernier sens qu'en parlant d'un roi.-Le protocole royal de certaines tribus ne permet pas de se servir de mali, mort, lorsqu'il s'agit du souverain. C'est un des nombreux exemples de tabous linguistiques. Hili (Tagal), désir./r/. descendre une rivière, couler. Hilir, Ilin, Ilitu),, Ldin, Ldinâ, action de descendre, de couler. Himpun, Batak : Hemptin, assemblé, réuni. îmbun, Lmbitnâ, vie en commun. Hifia (Tagal), respirer. Ayft, Ayii, Ayn, Ayfiâ, Aynâ, Ayna — Ai mi, Eyfi, Eyn, Eyn, Eyftâ, Eyîtâ, Eynâ, vie, souffle. Hintey, être écouté, épié; Batak: Hinté, action de considérer quelque chose. Eijti, action de regarder. Hiris, Batak : Iris, coupé en morceaux plats, haché, taillé. Iritfâ, Lrilft, Irilfl, Iritsâ,, Lrîtsl, Irilsi, Lrisà; Irisoe, action de couper les petits bois, de défricher. Passif : îrilanâ. Hisafi, ouïes de poisson. Hisaii, Hisan, Hisanâ. Hisap, sucé, humé. Vide infra êeiap. ancien : Iijlim; Iijtin, Hitam, Tagal : Llint, noir. Antanosi Passif : Lntiminâ. Mainli = ma Iijlinâ, Inli, Iti, noirceur. -f- iijfi fait, au contraire, au passif : maiijtisinâ. Hiyaw, requin. Akttt, Akéu. Hogas (Tagal), laver. U%a, action de laver. Hohak (Batak), crachat expectoré. Kolmkà, Ktdmkâ, Ktdmkî, Ktifmkê, toux. Hoîah, badiné, folâtré. Ula, turbulence, agitation. Httbnfi, lié, joint. Vufia-Bufia, Vttna, Vttfiti, Vttni, Vuki, noeud. Httdafi, Batak : Udafi, crevette, écrevisse. Orafi, Oran, Ora, Uran, Uranâ. Batak : Udan, pluie. Oran, Ora, Uranâ, Uran, Hudjan, Ura.

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(/-////, U^ttnâ, malédiction, Hudjat, insulte. imprécation. bout, pointe, extrémité. Oron, Uran, Urtinâ, Hudjun, pointe qui s'avance, cap. Cf. Mal. hàdjufi tânah = Malg. Uruiitâni (litt. : pointe de terre), cap, promontoire. Hudon (Cam), merle. Hurihwi, Hurûvam), merle cendré, : Urôva, Orôva, Hypsipetes Madagascariensis ; Betsimisaraka Rêva; Antankara, Bara : Tsikuri'tva', TsikurAvait, Tsikttrûvanâ; Sakalava nord : Sukitréva. Hitktir. Vide infra Ukitr. Httlam, mélange, Batak : Uram, nom générique de tout ce qui se mange. Haru, action de mélanger. Passif : Harùinà. Httlat. Vide infra Ulat. derrière. * Ori, Ortan, Orianâ, en graphie usuelle : Huit, Aorlanâ. Htilu, Batak : Ulu, tête, chef. Lulm-Dulm, tête; Lfilm-ni, chef. port droit Hundjam, fixé, planté, enfoncé. Aijd^iin,Ai}d\unâ, et fixe. Htttai), Batak : Utafi, dette. Ota, Uta, faute, péché. CL Mal. dosa, péché > Malg. trttsa, dette. . Htiyttfi, ondoyer, rouler (en parlant d'un navire). Ufin, Uyiiâ, Uu^biti^inâ, action de pencher d'un côté comme les mâts d'un navire qui roule, de tituber comme un ivrogne. Ibay (Tagal), nausées. LvM. Ikat, Batak : //*>/, lien, attache. Et fa, Etra, Etfl, Antesaka : Kutfa', Betsileo : Fi-étsa, ceinture, sangle. Ikor, Batak : Unir, Dayak : Ikob, queue des animaux. Uhi, Ubu. Ilatt (Tagal), lumière. Iltt. M, sperme (Blagden, sub verbis semen hominis). Léli, coït. Imbah, ajouté, de plus. Ambi, plus, surplus, excédent. hia (Batak et Tagal), mère. Nhti, Néni, Inén't, hua, R-éni. Inda (Tagal), mère. Eijdfi, Yendfi.

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CHAPITRE I

////, ce, cet, cette, ces. Ifii, lui, Lui. assembler. action de Fumpi'in, Fumpiinâ, Ipon (Tagai), réunir, de mettre en pelote (en parlant du fil, de la ficelle). La quantité de fumpiinâ une forme redoublée < indique f fina. Tfuka, Trttka, Irup, Batak : Idttp, Bugui : Irak, humé. action de humer. Passif : trùfina, inihina. court d'haleine. Isab, asthmatique, Èatfa, Vezu : Tstiakâ, haletante. asthme, toux; Satrasâlra, respiration Isi (Mal. et Batak), le contenu d'une chose. Iii, Isi ; Miii, M(si, il y a. Itu, ce, cette, ces. ////. Jya, il, elle. Vide infra les pronoms personnels. Ka, Batak : Palm, préfixe ordinal. Faim. Ka, à. Ha, cf. Ha-tratra, jusqu'à la poitrine. Kalh'h (Javanais), tous ; dam : abih, tout, tous. Avi, Abi, Yabi, Ziâbi, l\iàbi. Kabok attacher sub verbo lo bt'nd). Anakara : (Blagden Akiifu, action d'attacher. Kabul, Batak : Habit, brouillard, nuage. Hibttkâ-Kibttkâ, Hibuki, Hibuki, Hivukâ, Hivuki, Hivukt, gros nuage noir. Kail, Batak : Habit, Tagal : Kavit, crochet, pointe recourbée. Havilfâ-Kavitfâ, Havilrâ, Havitft, Havitfi, Havitsâ, Havitst, H avi tsi, Hav'tsâ, Havisos, crochet, fer pointu. Passif : Imvitina, fmvlrina. Kakak, Batak : Kaha, Haka, soeur aînée, frère aîné, terme de respect employé à l'égard d'une personne plus âgée. Ikâki, Ikyâki. la terre comme les volailles. Hehi-Kehi, Kakas, gratter action de gratter la terre avec les pattes, les griffes. Passif : hehé^ni. Batak : Kttra-kura, Kaktira, tortue de terre; Hura-hura, Sokatfâ, Sukatfâ, Sttkalrâ, Stikalri, petite tortue aquatique.

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Èukalfi, Ètikatsâ, Stikatsî, ÈukaM, Sttkakâ, Antanosi : Tstikâkâ, Mahafali : Tsakâfi, Antankara : Atsâfi, tortue de terre. Les formes Mahafali et Antankara sont, sans doute, celle-ci la * métathèse de celle-là : Tsakâfi — Kalsâfi=* Halsâfi—Atsâfi. Kata, Batak : Hâta, scorpion. Hala-Kala. Betsileo : Kananâvi, chauve-souris. Kalalâwa, Kalalâwar, Kbntnâvê. Manâvi, Anâvi. Kalambit, espèce de chauve-souris. à soutenir. Kalafi, Batak : Hàtafi, ce qui sert à étançonner, Ha la m), Katan, Kalanâ; Halan-Kalan, Akàta, Akâlan, Akâlanâ, escabeau, coussinet. de peur que. Aijdrâw, Aijdfôw — Aijdrao, Aijdfâ, Kataw, Faijdfâw, Faijdrôw— Faijdrao, Faijdfô. Haratrâ, Haralfi, Kalis, pelé, écorché. Haratfâ-Karalfâ, Haratsi, Haralsi, Ha rasa, Harasee, action Haralfi, Haralsâ, de raser les poils; Haré%i-Karé<a, rasoir. Passif: Harâsanâ, Harâlanâ. Kalolova (Tagal), âme. Lidu-Duîu, esprit, papillon. Kambar, jumeaux. Kamban, Kambanâ, Kamba, HambaiiHamba ; Kambin, Kamban, Hainbanâ, Kambinâ, Kambi, adhérent à un Ilambin, Hambinâ, Hambi, corps étranger autre. Kambifi, Batak : Hambifi, Bugui : Bembe, chèvre. Bifigi, Beftgi, Beyfigi. Kami, nous. Vide infra les pronoms personnels. clos. Ktimbun,Kumbtinâ, Httmbun-KttmKampnfi, endroit bt'ii, Htimbunâ, action de fermer par une clôture. Kamti, vous. Vide infra les pronoms personnels. Hamiiri-Kamtiri. Kamûdi, Batak : Hamudi, gouvernail. Kânan, Nias : Gambolo, côté droit. Havân-Kavàn, Havâ, Havânâ, Havânaitâ. Kandji, amidon liquide, empois ; Batak : Gandji. Créole de l'île de La Réunion : Caitjé, créole de l'île Maurice : Cantf, amidonner.

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CHAPITRE 1

Kapal}, hache. Kapa, action de défricher. écaille de Kara, Batak ; Hara, tortue à écaille. Hara-Kara, tortue. Karafi, Batak : Harafi, corail, rocher de corail. HarafiKarafi, Haran, Haraiiâ, Hara. Heriki, Heriki. Karat, Batak : Harat, rouille. Herikâ-Kerikâ, Passif : heréfinâ. Harun, Ha mm), Kqijdfa, Karofi, sac, poche. Harofi-Karofi, sac, panier, corbeille. ancien : faveur, don, bonté. Antanibahwaha Karuniya, Kernnâ, bon. Cf. Sanskrit : Karuijya. AH, Asi : respect, Kasih, Batak : Hasi, aimé, affectionné. vénération. Tttmaratâra = taratâra Katara, Kawi ; Tara, transparent. -f- infixe uni. : Ketek, aisselle. Katiab, Katiyab, Batak: Gidïk, Javanais Helikâ-Kelikâ, Helïkt, Hetikiï Helek; Antankara : Selikâ. : Katik, périt ; Javanais : Kedik ; Batak : Helek. Antekungu Kidi ; Bara de Ihusi, Fierena : Kedi; Bara et Zafisuru : KidiAntefast : Kidikâ, Antesaka : Kidikidikâ; kldi; Antemuru, Kfdikt; Betsimisaraka Nord et Sihanaka Ouest : Kftikâ; DiaBetsileo : Kell; lectes à liquide : Keli; Bara d'Ambalavow, MavuAntankara, Menabe, Sakalava N-O : Heli, Helihéli; de Majunga) : Eliéli; rungu : Hili; Sakalava N-O (sud-est : EU. Imerina Sud (Anusibe) Cf. Sanskrit : Kâca. Kaéa, du verre. Hatsa-Kalsa. associé; Batak : Hawaii, troupe de Kuwait, compagnon, Havan, Havà, Havanâ-Kavanâ, sangliers ou d'éléphants. Hava, parent, allié, ami. chasse, pèche Kaya (Tagal), attirail de chasse. Haqt-Kaxa, au filet. Kaya, riche, grand, noble. Hay-Kay, Hey, état d'être puissant. Cf. Flacourt, Dictionnaire sub verbo puissant, ommahai » on -f- ma -f- Imy.

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Kayit. Vide supra Kait. du bois, arbre. Vurimu : HayttKaytt, Batak : Hayii-Kayu, Vurimu : Kakâyu, Côte Est : Kakâyt, Kayu; Ha^u-Ka^u; arbre. Kebok, fatigué (Blagden sub verbo : tired). Anakara : Tfovttkâ < Huvttkâ . KabCam : Kapuk. Kibôk, coupe, Kapwâka, gobelet, wâka. Kekel, avare, chiche. Vide infra Kikir. AnteKêlainârin, hier. Côte Est : Lumâli; Antambahwaka, kungu : Lomâîi ; Vurimu : Lu mal n; Merina et Côte Est : Umâli; Betsileo : Umâle. Kêlifikifi = Kiiikift -f- infixe et, petit doigt. Betsimisaraka : Hiijkin; de Mahanuru Sud : Hiijkifi-Kiijkifi ; Betsimisaraka Sakalava N-O, Sihanaka Est, Betsileo : Kiki; Antefasi, AnteBetsimisaraka Nord, Vurimu : Iijkin, muru, Antambahwaka, An tandrwi. Zafisuru : Itjkinâ ;Mxvurungu, Antemanambundru, Sihanaka : Jki ; Vezu : Aktki ; Antankara, Bara, Menabe, Anki, petit doigt de Aijkibi; Fierena, Merina, Sainte-Marie, la main, doigt. Kelintat, clitoris. Kiijdi, vagin. Helu, Hélttkâ-Kilukâ, Helttki, Hetttkî, Kelok, sinueux. sinuosité. Kemâb, urine. Antâni. Hembafi-Keinbafi, Hembanâ, Kembafi, étendu, déployé. Hemban, Hemba, Heva, action de flotter dans l'air. Tagal : Kémiir, Kttmur, action de se rincer la bouche, Humtikt, Humttkl. Momog. Hfimukâ-Kt'tmukâ, : Kende, cacher (Blagden sub verbis to bide). Anakara Keijda, action de se cacher. t. L'alternance b-lr est fréquente à l'initiale dans les dialectes orientaux.

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CHAPITRE I

Hatjdrin, Këttifi, Tagal : Kilay, sourcil. Hâijdfifi-Kâijdfifi, Haifdrinâ, Haijdfi, front '. fortement tiré. Heijd^afi-Keijd^afi, Kenéafi, raide, tendu, Heijd^an, Heijd^anâ, Heijdça. Kivifu, Kiviri. Kirâbtt, boucle d'oreilles. Kerâfi, coquillage. Ankara, Akôra, Akiira, Akiiran, Akiirani, Kuri'tAkiirani, Karafi, Kàran, Karanâ, Karanl, Kurtikanâ, kanl, Karâkttnâ, Kiijdrânttnl, coquillage, coquille, coque. Kirâs, Héri-Kéri, Hiri, force, violence. fort, violent. Passif: Here\inâ. sub verbo Back 4), derrière. . Kertt (Blagden, Kuktiru,

1. Le ms. VII de la Bibliothèque nationale mentionne dans un vocabulaire du bilingue (cf. G. Ferrand, Un texte arabico-tr.algaclx XVI*siicU, p. 385), le compose vulun-tsaijdrin, litt. : poil du front, sourcil. Brandstetter, dans son Prodromus, p. 63, décompose l'expression précédente en valu -f- n -f- saudrin, conformément à la loi habituelle d'alternance de s-ls à l'initiale. Je ne pense pas que la restitution de tsaudfin en une forme initiale saijdfifi soit justifiée. D'après la loi d'dternance spéciale aux dialectes orientaux, h alterne fréquemment avec tr et quelquefois avec ts : vuan-lfatafan, fruit du badaniicr — vua -f- « -f- tntafan, vuhin-lsaudfin = valu -f- « -f- txnjdfiii. Le vocabulaire dums. VII donne, du reste, immédiatement avant vatun-lsaudfin, =. Ixnjd'rin Merina : hatjdrinâ, front. Il me semble donc préférable d'admettre que parallèlement à l'alternance habituelle handfin-kandfin, Merina : hatjdrinâkandrinâ, il en existe une seconde : Ixtijdfin-tsaudfifi, dans les dialectes sud-orientaux, de même que nous avons en Betsimisaraka : haldfan:tfalâ~ fan parallèlement à Merina : Ixildfanâ-kaldfanS.L'alternance de If et ts est un fait constant en dialectologie malgache. Nous en avons d'innombrables exemples à la finale : tahutfâ — talmlsâ, où ces phonèmes sont interchangeables. Comme la formule If < s ne peut être admise en dialectologie malgache, la formule ts < If < *ne peut pas l'être davantage. En l'espèce, * je considère que tsaudfin représente un ancien tfandrin < txnjdrin, d'où, en dernière analyse : ts < tf < //. La phonétique des dialectes orientaux me semble autoriser cette dernière restitution d'après laquelle on peut établir la courbe : isandriA-*tfaijdfin-lxiudfiH < Mal. kèttin, parallèlement à Ifalafati'ltalafan < Mal. kttapah.

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHE

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croupe ; Ktitfikûtfi, Kukôru, bas de l'échiné, Kulfikiilfin, Kutfikiitfini, croupion des oiseaux. Cf. infra Krâ\ Kêrtit, ridé. Hérulfà-Kérutfâ, Herutrà, Herukâ, Kerutfà, Kelrtina, Keijtruna, Kelfitfi, Ketftt, rides. Kesab, opprimé, accablé. Hitsakâ-Kilsakâ, Hilsakl, Hitsakê, action de fouler aux pieds, de piétiner. Batak : Ha tapai), nom d'un arbre, Tenninalia Kitâpafi, cal lapa. Hatâfan-Katâfaii, Ha ta fa m), Hatâfa, badaHalâfu, mier, Tenninalia badamia. Kett, cent mille. Hétsi-Kétsi, cent mille. Sanskrit : Kofi, dix millions. Kikil, Batak : Kilkil, rongé. Kikilfâ, Kikitfl, Kikitfê, KikiIsa, Kikitst, Kikitsi, Kikisâ, Kikisoe, action de ronger. Passif: Kikirinâ. Kikir, limé, avare, sordide. Hihilrâ-Kikilrâ, Hihilfâ, Hihitfi, Hihitfi, Hihitsâ, Hibitsi, Hibilsi, Hihifa, Hibisoe, parcimonie, avarice. Passif : Hiblrinâ. Kikis, raclé; Batak : Hishis, racler. Hih't-Kiki, action de racler. Passif : Hihisanâ. Kilala (Tagal), savoir, connaître. action de Hilâla-Kilâla, savoir; Là la, su, connu. Kitat, éclair. Helatrâ-Kelalrâ, Helalfâ, Heiatft, Helalfê, Helalsâ, Helalst, Helalsi, Helasâ, Helasoj, Tselatrâ, Tselakâ, cf. Anetâranâ. D%lakâ «. Passif: *Helâranà, Kilaw, brillant, qui a de l'éclat. îlu, clarté, lumière. Cf. supra liai. 1. Vidî supra, p. 30, note t. Les dérivations successives : Mal. kilal> Malg. Matra-tselaka-dielaka,sont toutes en faveurde l'hypothèse émise dans la note précitée. II est bien évident que d&laka ne représente pas, conforformément à l'alternance habituelle, un ancien *%elaka qu'il doit être, au et contraire, rattaché à helàlra < Mal. kitat par l'intermédiaire de tselatrâ, probablement issu lui-même dt*lf<ttalra < Matra.

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CHAPITRE I

Kima, Batak : Hima, gros coquillage, Cfmnta gigas f. Rigg. Hima-Kinta. Kinan (Dayak), manger; Tagal : Kanin, nourriture. Hlitan, Hina, Hânifi, Hânin, Htnanâ, Hàninà, Hâtti, nourriture. Vide infra Makan. ventilation. Kipas, Batak : Hipas, éventail. Himpa-Kimpa, Passif Himpâinâ au lieu de la forme attendue : * Himpâsinâ. Kiri, Nias : Gambera, côté gauche; Tagal : Kaliva, à côté gauche. gauche. Havla-Kavla, Kita (Tagal), voir. Hila-Kita, vu. Kita, nous. Vide infra les pronoms personnels. Koa (Dayak), dire. Hwi. Uhi, action de gratter Kokay (Tagal), creuser. Httbi-Ktthi, la terre. Kop-kop (Bisaya), couvrir, recouvrir. *Hulra > Impératif : hufi, ferme, recouvre! in Ms. VILT, f° 35 verso. Korob, Sundanais : Kerek, action de ronfler. Erulrà, Erotfà, Erutfa, Erutfii, Erutft, Ertttfê, Eratsâ, Erutsit, Ertttsl, Eru Isi, nord : Hcrulht-Kerulfti Erusâ, Erttfaj; Betsimisaraka ; Antanosi : Herutsi, ronflement. Passif: *Ertitanà, cf. Ieriitanâ. Koéak, secoué, agité, comme on secoue un vase dans lequel se trouve un liquide. Kutfaka, Kutfakl, Kulfaki, bouillonnement trayant de la soupe dans la marmite ; Kulfan, Kulfanâ, Kttlranâ, agitation, trouble, tumulte. Krâ*, derrière (Blagden sub verbo : Back 4). Anakara : un adverbe Aijkirâ, derrière, cadet. Aijkirâ est probablement composé de an -f- hirâ signifiant litt. : par derrière, au derrière de. Avec le sens de cadet, il peut être interprété par oij-kirâ, en malgache moderne : au-kirâ == on > an, celui qui ; hirâ (est) derrière (l'aîné), celui qui vient après l'aîné. Kawi : Har'tfièt, sueur. Ufiilfà-Db'iitfâ, Krifiet (Javanais), Dihitfl, Lifiitsâ, Dinilrâ, Lifiitft, Difiitft, Linilft, Dinitfâ, Liftitsâ, Lin itsi, Lifiilsè, Lii'tisâ, Difiisâ, Liîiisoe, Dii'tisoe, sueur, transpiration.

MALAYO-MALGACHE VOCABULAIRE

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Kubdk, pelé, dont on a enlevé l'écorce. Uvan, Uvaità, Uvakâ, copeau; Ompakâ, copeau, petit éclat de bois. Kubuk, seau, cruche à eau; Kêbôb, coupe, petit vase. Takiibukâ, Ta-kûbukà, Ta-kiîbitkî, Ta-biibukâ, Ta-hiibukû, Tabùbukl, Ta-kibukâ, marmite, cruche à gros ventre et col étroit; Ta-kibukâ, plein, bondé comme une vessie; Hlbitkâ-Ktbukâ, Htbakâ-Klbakâ, plein, bondé, énorme comme un corps gonflé. Vide supra Kibâk. ancien : Kalia. Kuda, cheval. Antambahwaka Ktidjur, pique à large pointe employée pour la pêche; Batak : Hudjttr, lance. Haijlsum-Kaijtsuru, harpon pour la pêche; Akiitstt, AijkéSo, hameçon. Ktidub, nuque; Batak: Huduk, le derrière d'une maison. Hatttkù, Hatolâ, Haliiki, Hatiikâ-Kalukâ, Halukl, nuque; Ktitfu, Holfii-Kolfu, Htitftt, talon, cheville, sabot du cheval ou du boeuf; Kit ru, Katfn, cheville du pied. Kttdiifi, estropié, mutilé d'une main ou d'un pied. Ktilun, Ktdttiiâ, Gtdtin, Gulitnà, estropié, qui a perdu un membre ou la queue. Cf. avec le même sens, Merina : Ftilunâ, Bitlunâ. Ktiku, ongle. Antanosi, Bara, Betsileo, Fierena, Merina, Sakalava N-O, Vezu : Hiihii-Kubu; Antefasi, AntemanamAntemuru, bundfu, Antesaka, Antandrwi, Mavuruhgu, Zafisuru : Va^a-kûbu, litt. : molaire Ranumena, Tanàla, Bezanuzanu : ongle ; Menabe : Fa^aij-kiibu ; Antekutigu, Betsimisaraka, Antankara, Vaijd^a-kâhu ; Antambahwaka, Sakalava N-E, Sihanaka : AfigAfti; MaruantseSainte-Marie, tra : Afigâfi; Sakalava d'Anuruntsanga : tigufu ; Sihanaka Ouest : Angtigtt. anciens et Kuktir, serre, griffe. Dialectes sud-orientaux modernes : Htibiitfâ-Kuhiitfâ, quelques dialectes orientaux Htihntsâ, Httbtitsù, Htibutst, Hubtttfti, Httbutfl, Htihulfè, Htibtilsê; Betsimisaraka Sud, Bezanuzanu, Sihanaka : HttfigttBetsitrâ, Httfigutfit; Antefasi, Antemuru, Antambahwaka, — G. FERRAND.Pbytûtiqtu j matajo-matgaebe.

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CHAPITRE I

misaraka Nord, MaruansetFa, Menabe, Sainte-Marie, Sakalava N-E et N-O : Ofigtttfâ, Utigtttfà, Ungutfi'i, Ufigutfi, Ufigutfè; Merina : Tufigutrâ; Betsileo : Ttifigutsâ, Ttifigusâ, Tufigusoe, pied, jambe, patte. Bien que le sens du malgache et du malais diffère sensiblement, ce rapprochement ne me parait pas contestable. Le vocalisme différent de Mal. Kaki, pied, patte, ne permet pas de l'apparenter à Malg. Htihutra. Ktikttr, au est pleinement satisfaisant au point de vue phonécontraire, tique ; le sens de serre, griffe n'est pas si éloigné de celui de pied, patte, jambe, pour que cette identification puisse être rejetée. Ktilal, champignon. Hulatrâ-Kttlalrâ, Holalfâ, Holatfî, Holalfè, Holalsâ, Holatsl, Holalst, Holasà, Holasoe. Batak : Htililift. Kudldin, Kttltlifi, à l'entour, entouré; Kttdldinâ, Merina : Hiidfdinâ-Kudldinâ. Kttlil, Batak : Httlifi, peau. Htiditrà-Kudilrâ, Httdilfà, Hudilfl, Htititfl, Hudilfi, Httlilfi, Huditsâ, Hulitsâ, Httdilsl, Httlilsl, Httditsi, Hulitsi, Httdisâ, Htidisoe. Passif : Hudfrana. S tint tiKtimis, Batak : Gtimis, Buguî : Sumi, moustache. Somtttra, Siimulfâ, Somutfâ, Su mut h), Somutfû, Èumtttfl, tfi, $u mut sa, Stimutsù, Suinitlsl, Sttmtttsê, Suinttsà, $uinttsoe. Passif : Sttmfirinà. Kûmtir. Vide supra Kinu'tr. Kttnifi, Batak : Httnifi, jaune. Vufii-Biifii, Vunil. Ktinlul, Kent ut, Dayak : Ketttt, Batak : Hitiilut, Tagal : Otot, pet. Hetulrâ-Kttulrâ, Etttlrà, Helutfâ, Etulfâ, Hettttfii, Etutsâ, Etttlfi't, Hctutft, Ettitft, Heltitfê, Ettitfê, Helutsâ, Het ut si), Elut SI), Helutsl, Etui si, Hetulsi, Etitlsê, Heltisâ, Et usa, Hetusoe, Et usa. Passifs : *Helûranâ, *Ettiranâ, cf. A figettiranâ. Kttitttn, Batak : Ktinukun, Kanukun; Bisaya : Kiinu, pour ï. Vide înfra Mal. Kupas > Malg. Vuji-Bufi.

BULAIREMAL AYO-MALGACHE VQCA marquer dit-on. le doute. Httnit, Hunttkâ, Httnukii,

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Htinttki, Huntikê,

la queue Kupak, pendantes (des mamelles). Hufakà-Kitfakâ, des moutons; Kupàkâ, Hnpakâ, Upakâ, action de tomber de soi-même. Kttfu, Ufi, action Kttpas, Batak : Httpas, pelé, décortiqué. de décortiquer, Viifi-Bufi, action d'éplucher; Antekungu, Menabe, Merina, Sihanaka : Akfifa, cosse des grains et des Sakalava N-O : Aktifu; Sainte-Mairie : légumes; Ranumena, Antanosi, Antesaka, .Antemuru, Afigâfu; Antambahwaka, Betsimisaraka, Tanàla : ÙftiHâ, Ûfukt'i, Ûfukl, Ûfitki; Antefasi, Antemanambundru, Bara, Mavurungu, Vurimu : Ufikh, % * Viifàsanâ < Vùfi. Ufikl. Passif : Vuâsanâ < Kupifi, oreille. Vide infra étipifi. Kttrap, Batak- : Gurap, dartre. Kida ; Kurofan, Kttrôfaitâ, pellicule, balle du riz. Kûrufi, Batak : Hurufi, enclos, enfermé. KtirAfigu, Kirûfigu, état de ce qui est replié en dedans. Ktitti, Batak : Htilti, pou. Haw-Kaw, Hao, How, Ho. de rivière. Huâta-Ktiâla, Htiwâla, Kttwâta, embouchure baie. La (Bugui). préfixe des noms propres. Ra. Cf. Kern, De Fidjitaal, p. 163 sub verbo et 164 sub raltt. Tavu. Labti, Batak : Tabu, calebasse, courge, citrouille. Sanskrit : Alâbtt *. Labttb, Batak : Dabu, tombé. Lavu-Davtt. Lagtt, chant, mélodie. Rafigtt. Lab, particule. La, Da. Labal (Tagal), Javanais : Dahal ; tout entier. Rehélra-DreIjélra, Retxtfâ, tout, tous. Vide infra Sa labal. r. Pour le passage de / à I en sanskrito-malais, cf. infra le chapitre sur l'élément sanskrit au mot alàbu.

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CHAPITRE I

Lakad (Tagal), marcher; Bisaya : Lakaw, aller. Leha-Delm, Antanosi ancien : Liya; action d'aller, marche, mouvement; Lia, Dia, pas. Dayak : Lahi. Lahu-Dahtt, Lakau(Cam), prier, supplier; Lai», prière. LehiLaki-lâki, Tagal : Lalaki, homme. Labilâbi-Dahilâbi, Betsileo : Lâbe, mâle. lâhi,Lilâbi; Lâhi-Dâhi, Laîa. Vide supra Kiîala. Lai ut, Javanais : Laler, mouche. Lalitrâ-Dalilrâ, Lalitfà, Lai il ri, Lalitfi, Lalitsâ, Lalilsi, Lalitsê, Lalisâ, Lalisoe. Lalcy, Javanais : Loti, négligent, inattentif. Anakara : Mivanadali, oublier. action de passer. Laltt, passé. Lalu-Dalti, sub verbo Old 21 : Lahttn, longtemps. Lama, Blagden Anakara :rLanu. long et fluet. Lampey, grêle, fluet. Lampatfâ, Lamûsir, Batak : Ramusir, les intestins, chair d'un animal le long de l'épine dorsale. LamiiSi-Damiiii, Lambtiii, Lamtisin, LamAsiiiâ, dos. Laintil (Cam), espèce de prunier. Lamiili-Damiiti. hérisson. TfayTaijdfakè, Tai/dekê, Taijdrakâ, Landak, Tfai/dfakê, Centeles setosus. dfakâ, Tfaijdfakt, et Batak), enclume; Landâsan Javanais : Landes. (Mal. Laijday%tiiâ, Landéy^an, Landiyxanà, Landayian-Daijdayçan, Laijdé^an, Laijde\anà. La fie (Batak), nager; Bisaya : Langoi ; Dayak : Tanguy. Là nu, Lan n, Lumâfiit, Lumânii = Lântt -f- infixe uni, action de nager. Lafiit (Mal. et Batak), ciel. Lafiitfâ-DafiUfâ, Lanilrl, Lafiitfi, Lafiilsâ, La rit isi, Lafiitsi, Lan isi), Lafiisoe, Merina : Lairilrâ. Batak '.Lanka, franchi; Lankah, pas, enjambée, voyage; Makassar : Lifika, aller. Lika-Dika, Dika, action de franchir, de passer par-dessus. Cf. Sanskrit : Lafigh.

MALAYO-MALGACHE VOCABULAIRE

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La use (Batak), porter quelque chose sur les épaules. Laud^aDandça, action de porter sur les épaules. Lanlak, enfoncé. Lentikâ-Deijlikâ, Leijtiki, Lentiki, Leijlifi, Leitlin, Lent in à, Leijlini, Leijtitft, Leijti, Lelin't, Leli, submergé, enfoncé, englouti. Lapar, Batak : Rapar, faim. Refitnâ, qui a faim, affamé. LafaLapai (Tagal), rassembler, réunir. Lafalrâ-Dafalrâ, marche d'escalier; Lafitfâ-Dafitfà, cran (d'une crémaillère), Ifâ, Lafitrâ, grappe, régime (ne s'emploie que pour les bananes). Lafalra et Lafitra désignent un certain nombre de choses réunies ou l'unité d'une série de choses formant un tout. Celui-ci avec le préfixe bu : HtilâHtrâ a le séné de section, rang, classe, caste. Lapib (Mal. et Batak), natte sur laquelle on s'assied. Lafikâ-Dafikâ, Lafikî. Lafiki, natte, matelas, paillasse. Larafi, Batak : Rarafi, défendu, interdit. Rara-Dura, prohibition. Larat, Batak : Raral, disséminé. Ràralfâ-Drâralfâ, Raratft, dispersion ; Rârakâ, Rarakl, Raraki, tombés et dispersés çà et là; Bttrârakâ, se dit des liquides se répandant. Passif : *Rarâfanâ, cf. Weber, Dictionnaire, impératif passif : Rarâftt. Lan, courir. Betsileo : Réy-Dréy, course, action de courir. Laro (Tagal), jouer. Lalâ-Dalâ, Lalâw, Lalâw, Lalâo, Lolô, jeu. Vide supra Dota. Lâub, vivres, pitance, ce qui se mange avec le pain ou le riz. Lawka, Lowka, Laoka, Loka-Doka, nom générique des mets, assaisonnement du riz. Làttt, Batak : Labttt, la mer. Alâtttfâ, Alâutrà, Alâtttfti, Alântft, Alâutfê, Alàtilsâ, Ala ut su, Alâttlsl, Alaulsi, Atâttsâ, Alâusoe, Alawlfâ, Alawtsâ, Alawfsi, Alowtfâ, Alowtsâ, Atowtsi, Ataotfâ, Alaotsâ, Alaotsé, Alôtfl, Alâtsl, AlÔtsè, la haute mer, grand lac. Lawas, Lttwas, Batak : Lawas, grand, large, étendu. LavaDava, long.

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CHAPITRE I

Lawuk. Vide supra Laiifr. Lawitl: Vide supra Lattt. Lâyar, Batak : Rayar, une voile. Lay-Day, Ley, Le. Layu, fané, flétri. La^ti-Da^it, état de ce qui se flétrit. Letxr, cou, gorge. Lokobero?, gosier. Laki, vitesse. Cf. Malâki, être JJkâs, vite, prortiptement. rapide, impératif : Matakisa, dans les dialectes Antefasi, Antesaka, Betsileo, Sakalava N-O et Zafisuru. Ukât, adhérent, qui touche, attaché ; Batak : Likit, coller ; Rékitrâ, Rekitfâ, Dayak : Leket. Râykitrâ, Réykilrâ-Dréykilrâ, Rekilfl, Rekilfi, Rekitsâ, Rekitst, Rekilsi, Rekisâ, &Jt//ay attaché, collé, joint. Passif : Rekétanâ. Lèlâhl Batak : Lola, fatigué, accablé de lassitude. RérakâDrérakâ, Rerakl, Rerakè, épuisé, affaibli, exténué par la fatigue. Umâh, faible, doux de caractère. Lémi-Démi. Limas, lisse, uni. Lémakâ-Démakâ, Lemalâ, IJntaki, Lâmatfâ, Lamatfi, Lamalfé, Lama, lisse, poli ; Lâmakà, Lamakî, IM maki, état de ce qui est aplani, nivelé. Lembar (Javanais), vêtement; Sundanais : Lambar. LambaDamba. Lembifi, Javanais : Limpiifi, Kawi : Liptifi, lance, pique. Léfufi-Défufi, Léfufiii, Lefit m), Lefitn, Leftt. Lembwara (Kawi), Bugui : Lampiiwara, espèce de poisson, monstre marin. Lambtiâra, marsouin. . Lefias, humide, mouillé. Lefia-Defia, Lena, Lena, Lent, Le. Lêpâs, relâché, délivré. Lefa-Defa, action de s'enfuir. Passif : Lefâsanâ. Lesû, mou, débile, frêle. Le^ttlé^ti-De^tité^ii, Led{idéd{ti, Leijd^uléijd{ii. Lèsiifi, mortier à riz. Léiinâ, Làitnâ, Lin fin, Léo, Dafigit. Ltlâh, Batak : Lalob, trouble, sale. Léiitfâ-Détilfâ, Léuifi'i, Létttfl, Létttfê, Létttsâ, Léulsti, Un tsi, Util si, Ltttsa, Léusoe, Lultt, saleté.

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHE

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. Lëtâb, posé, dépose. Lâtsakâ-Dàtsakâ, Latsakt, Lalsaki, tombé. Lidab, Batak : Dila, Bugui : Lila, Dayak : Djela, langue. Lela-Dela. Ligo (Tagal), baigner. Liu-Ditt, Ditt, propreté. Lilit (Mal. et Batak), entortillé, entrelacé; Tagal : Lilip. Lilitfâ-Didilfâ, Diditrâ, Lililft, Dhïitft, Diditfâ, Lilitfê, Lilitsâ, Diditsâ, LU il si, Didilsl, Lititsi, Didilsl, Didisâ, Didisoe, action de mettre en pelote; Fa lilit h), Fadtditrâ, entortillement. Passifs : Fadidiranâ, Fadidifinâ. Lima (Mal. et Batak), cinq. Lima-Dima *, Limi-Dimi, Dinii. Limas (Tagal), vider de l'eau. Dima, écuelle en bois pour vider l'eau des pirogues. Limatok (Batak), sangsue dés forêts, Tagal : Limalik. Limâlikâ-Dimâtika, Limâtikt, Limâlikê, Dimâtikâ, Dimâliki, Dimâliki. Limaw, Kawi : Limo, Batak : Rimo, citron. Tfiimi, citronnier, in vua-tfimit, citron. « C'est un citron à grosse écorce, dit Flacôurt (Histoire, p. 125), qui est cornu et vient gros comme la teste d'un enfant. » Cf. l'arabe ^>W. Lindtifi (Mal. et Batak), abri, écran, paravent; Bisaya : Landofi, ombre. Liijdtifi-Dhjdtifi, Lhjdun, JJijdunâ, Talind{un, Taijdhjdun, Taijdiijdtinâ, Taijdtltt, ombre d'un Talhjdiiinâ, corps. Passif : Taijdiijdtiminâ. Lintab, sangsue. Liijta-Diijla, Diijla. Uitluki Batak : Lonlik, pliant, courbé. Laijlikâ-Daijtikâ, Laijtiki, Laijtikê, Laijtsikâ-Daijtsikâ, Laijtsikt, Lautsikê, Hantsikâ-Kaijlsikâ, Haijtsikî, Haijtsiki, arqué, cambré. 1. La forme lima-dima ne s'est conservée que comme premier chiffre de dizaine et de centaine : dhnam-ptda, 50, diman-d^atu, 500 = dima + tn,n \-fulu, -f- latti, alors qu'on attend d'après le cardinal limi-dinU: *dimimpulu, dimin-d{atu. Le ms. IV donne la curieuse forme suivante : tiya in lijant-ptdu, P» 44 verso, $4 recto et 60 recto.

'

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CHAPITREI

Lipat, Javanais ; Lempit, plié, être plié ; Sundanals : Upil. jA'jitnhDeJitni, Lefitiâ, L'Jilri, Jx/tUi, Lefilsa, Lfilsï, Ujitsi, hfisâ, Isjistr, pli. Passif : hfirinâ, Liput, débordé, répandu sur ; Kawi : JJtnpttt, couverture. jÀmpulfà-Dimpntfâ, Limputfù, Limputh, Limputri, Lhnputsâ, Limputsi), Limputsi, Limputsi, Dimputrâ, Liputfâ, Liputfu, Lipu* tft, Liputsi, Difulrâ, Difttlsà, Difutsi, Difusâ, Difusiv, submergé, entièrement recouvert. Lisu (Tagal), à l'envers. DiSti, Disu, faute, erreur, qui se trompe, qui est fautif. Listtt, ridé, ratatiné par la vieillesse. Leltikâ-Deitikâ, Lestikâ, Le'sttkît, LeSuki, Leluki, Lesu, qui a le nez écrasé, camard, se dit de toute dépression, Liyar, sauvage. Liya-Diya, Lia, Li, Diya, Dia, Di. Lobai) (Mal. et Batak), Javanais : Luwafi, trou, fosse. Lavakâ-Davakâ, Lavakî, ÏMiaki. Jjgi (Tagal), faiblesse. Rti^t-Drû^t, Ruyrtiy. Lontar, espèce de palmier (Borassus flaMlifomtis), Batak : Hotal, Makassar : Tala. Dâra, espèce de palmier nain. Sanskrit : Tâla. Ijontas (Batak), rapide. Iutdi-Dadi, vitesse, promptitude. Lttbulf (Mal. et Batak), parties profondes des rivières, de la mer; Dayak : Loiwk. Luviikâ-Duvukà, Luvuki, Luvtiki, Luvti, baie fermée, baie formée par l'embouchure d'une rivière. Ludah, salive, crachat. Rura-Dritra, Rora, crachat. Lttka, coups, blessure ; Batak : Luka, un peu blessé. LukaDuka, action de frapper avec la sagaie. Lukttt (Batak), tous ensemble. Dahiittt, tous ? Lumayti (Javanais), courir. Litmây-Dumây, Luméy, Bara : Siiméy, course, action de courir. Lumba-lumba, marsouin. Ijambu-n-dranu, iMmbu-n-ilfiakâ, marsouin (litt. : porc d'eau, porc de mer). La métathèse vocalique de Ittmba en lanibit est évidemment un phénomène d'étymologie populaire.

VOCABULAIRE ALAYO-MALGACHE M

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Lumpat (Mal, et Batak), sauter, Lupalià*Dupatfâ, Lipatfâ, Lipatsâ, Lipatsl, JJptiisi, saut. Lumul, mousse, algue. Lumutrà-Dnmuirâ, Lumutfù, Lumtttfi, Lumittii, Litimitsâ, Lumutsù, Lnmulsi, Lumutsi, Ltimusâ, Ltimtifa; mousse qui recouvre les pierres dans l'eau. Passif : humùrinà. Lttiuik, tendre, mou ; Batak : Lttnak, qui a beaucoup de chair (se dit des fruits), Ltmakâ, Lunaki, Luuaki, gras, fertile, abondant en céréales. Lurub, Batak : Ruru, tomber (comme les feuilles, les fruits). Roruu-Droruii, Rorunâ, Rurtin, Rtimnà, Ruru, action de descendre, de s'abaisser en s'alliant à une caste inférieure. Vide infra Turtm. Luwas. Vide supra Lawas. Mabub (Mal, et Batak), ivre. Mamu. M ad j ib (Blagden, sub verbo to mock), se moquer, Va{iv>.{iBayiây, moquerie. Vide supra Adjob et Babas, Mâkan, mangé, Batak : Pakan, nourrir, Dayak : Kuman, manger. Htimafi-KAmafi, Htiman, Htimanâ, Umanâ, Huma, ~ Haft, Kan -f manger, Malg, : Htimafi et Dayak : Kuman infixe um. La quantité htimafi, bu ma u, htimanâ (Jxifi, Mu, IkUta -f- um) est une des rares exceptions à la règle d'accentuation des thèmes à infixe qui conservent l'accent sur la voyelle tonique du thème radical. La quantité attendue *btii:iâfi, *bumâna ne s'est conservée que dans quelques dialectes orientaux (Betsimisaraka, Antambahwaka) : huma. Matant, Javanais : Matent, Dayak : Aient, nuit. Aient (Fiacourt, sub verbo : nuit, baient, sic), Alifi, Aliv, Alinà, Alint, Ali, Ali. Passifs : Alémauâ, Merina : Alininâ, mais relatif : Ialimanâ. Vin qui a disparu au passif Merina, s'est maintenu à la forme relative. Alinà signifie également dix mille. Cf. Batak : gilap qui a le double sens de noir et de million ou de tout autre chiffre très élevé.

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CHAPITREI

Ma la à, espèce d'anguille, Amàlun, Amâlnnâ, Amâlit, anguille. Main, modeste, intimidé. Malu. Malua (Dayak), cracher. Madtia, Man-dAa, vomir; LiiaDiia, vomissemsnt, Mandi, Mauduy, se baigner; Batak : Mandidi, baigner quelqu'un. Maijdfu, Mandru Mandat, stérile (femme). Bada, Panda. Mafiga, fruit du manguier. Mafiga. Munis, Batak : Mamis, doux, agréable. Mami. Marifiu (Kawi), Javanais : Rinu, mécontent. Malâyù, Ma— Malaina, être layfi, Maléyil, Maliyfii Malàyna, Maliyna mécontent, de mauvaise volonté. Masak (Mal. et Batak), mûr, cuit. Ma'sakâ, Masakâ, MaSaki, Malaki, Maia. Masin, salé. Vide supra Asin. Mata (Mal. et Batak), oeil. Main, Masu '. Mali, Batak : Mate, mort. Mali, Mali. Mega, Tagal : Blglm, nuage. Antambahwaka et Antanosi anciens : Mika ; Betsimisaraka et Antemuru : Mika. Sanskrit : Megba. Milâr, étendre, élargir. Vide infra Weîar. Minanlu, Sundanais : Minanlu, gendre, bru. FinâtjtttBinâijlu. Minlah, Batak : Mata, Dayak : Mania, vert (non mûr), cru (non cuit). Maijta ; Maijtuâijtu, pas assez rôti ou bouilli. Merah, rouge. Mena ». ï. Comme le fait observer Brandstetter(Jk\ithiuigtn,p. 4) le malgache masu< Mal. mata a été évidemmentinfluencépar le bantou math, yeux, si tant il est que malu,masune soient à ajouter a la liste des thèmes buntous relevésdans tous les dialectes.Je crois cette dernière hypothèse beaucoup plus vraisemblable. 2. L'Nde mtua est sans doute amenée par assimilation avec la nasale

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHE

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Mimpi, Dayak : Nnpi, Tagal : Hinip, rêve, songe. Nufi, Hintifi, HimAfi-Kuiuifi, Passif : httfisinà. Minab, Javanais : Menak, huile, graisse. Menakâ, Menakt, Menaki, graisse. Minta, prière, demande ; Javanais : Menta, demander ; Batak, Maminta, obtenir quelque chose par les esprits, HantaKaijla, prière, supplique. Minant (Mal, et Batak), bu, être bu; Javanais : Inuni, Tagal : Jnotn. Malgache ancien : Minom, Minum, boire ; Minuit, Minttnâ, Mina. Passif : Iniimina. Mirifi, pencher sur un côté. Mirai), Minuta, être incliné. Modom (Batak), dormir, être congelé. Maijdfi, Maijdri, être couché, gelé, figé, Muda, jeune ; Batak : Uda, jeune frère du père. Tawira, Tafitira, Tanôra, jeune. Muda, stupide, idiot. Antanosi ancien : Mawla ; Maôla, MaUîa, fou. Sanskrit : Mudha. Mudib, remonter en rivière. Miirikâ, Murikyâ, Murikî, Muriki, Mitirikâ. Midi (Batak), revenir. Vide infra Pulih. Mulut, bouche. Molutfâ, Mttlutfâ, Mulutfii, Mtdutrâ, Mulut su, Mittutsi, Mululfi, Mulutfi, Mululsi, Mtilulsâ, Mulusâ, Mttlusoe, lèvre. Munlah, Batak : Ulah, vomissement. Vide supra Maltta. Mttrah, Batak : Mura, bon marché, facile. Mora, Mura. Naki (Tagal), désirer. Nabi, désiré. fiant (Cam), herbe, végétal comestible, légume. Afiaih Afianâ, Afia, Ananâ, Anan, Aua. Namuk, Batak : Namitk, moustique. Muka, Moka ; Betsimisaraka Nord, Sainte-Marie, Sakalava N-O : Mtikit ; Autandrwi, Antefasi, Antekungu : Mamu. initiale. Il ne peut être question de parenté étymologique entre IV malaiset I'Mmalgache.Ces cas d'assimilationsont, du reste, assez fréquents.

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CHAPITRE I

Nafia, brillé, ouvert; Batak ; Nafiafi, Tagal : Higab. Safiasâfia, état de ce qui est ouvert, de ce qui bâille. Nonah, pus. Nana. Nattas, ananas, Mauâii, Mauanâii, Mananâsi. : Manginja). Nani, chant. Maftina (Houtman Nayft, Batak : Nalxk, monter. Aritkâ, Aniki, Aniki, action de monter, d'escalader. Nëlû, migraine. Mafiilu, Mafiilu, souffrir, avoir mal (ne se dit que de la tête). Neneb, aïeul, Batak : Nini. Vide supra Ina. Ngâran (Javanais), nom. Afiâra, Afiâran, Anâian,Anàrauâ. Ni, celui-ci. Afï, Ni, Ni, le, la, les. Nilu (Mal. et Batak), agacé (des dents). Ngili, Ngidi, amer. dent. Sihanaka, Nipin (Tagal), Nifi ; Betsimisaraka, Menabe : Hifi; Betsileo : Ifi; Maruansetra : Tifi. Niyur, coco. Niytt, Nia, Nihtt, Nlbytt, cocotier. Nolifi (Tagal), rupture d'engagement. Udin, Udinâ, trahison. Nono (Tagal), grand-père. Niintida, père. Nttsa (Javanais), île. NoSi, Nosi, Nuli, Nusi. On (Tumbulu des Célèbes), article défini des objets inanimés. Malgache ancien : On ; Malgache moderne : An, préfixe nominal. Orafi, Batak : Urafi, homme, personne, gens. Ulu, Uluit, Ulunâ. Opao (Tagal), chauve. Ufn, action de perdre sa peau, de muer. Padi, Javanais : Pari, Batak : Page, riz non décortiqué. Vari, riz *. Pagar, Javanais: Pager, enclos, palissade. Fahilrâ-Pahitrâ, ï. L'exact équivalent phonétique du Mal. padi est Malg. fart, mais celui-ci signifiecanneà sucre; les sens ne concordent donc pas. Vari est, au

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Fabiifâ, Fahitfi, Fabitfi, Fabilsâ, Falxtsi, Fahitsi, Fahitsi, Fahisâ, Fabisoe. Pâhak, vallée, terrain bas. Bafigtia, vallée ? ration. Fatra-Patra, Palml (Tagal), Fatfa, mesure pour les solides et les liquides. Fat* Paint, Batak : Pakt, Tagal : Paît, amer. Fâiliâ-Pâitnt, Ira, Failfî, Faitfi, Failsâ, Failst, Faitsi, Faisâ, Faisoe, Fêtfa, Felsa, Fàika, Fâiki, Fâiki, Fayka, Fayki, Fayki, Feyka, Feyki, Feyki, amertume. Pal», Tagal : Paa, Dayak : Pai, cuisse. Fe-Pe. Pakan, Bugui : Pakafi, trame. Fahafi-Pahafi, Falmn, Fahanâ, Paktt (Mal. et Batak), fougère. Betsimisaraka : Falx>-Pa1)o, Cycas circinalis. Palad (Tagal), paume de la main, Batak : Palak. Fela-Pela in Fela-tânanâ, paume de la main. Palan, pièce de bois en travers. Falan, Falafi-Palafi, Falanâ, état de celui dont les doigts de pied sont retournés en sens inverse de leur position naturelle. Palânb, Palâfi, rayé, tacheté, du persan palank, léopard. Faîâiiukù-Paîânukii, Falânukl, Falânttki, Falâitu, civette, chat de Cafrerie, {élis cafra. viré. Falitfâ-Palilfâ, Patift, tourné, retourné, Faditfâ, action de tourner, de passer derrière en tournant autour. Palofi (Tagal), crête de coq. Farufi-Parufi, Farun, Fartutâ, point noir sur la figure. Paltt, mêlé. Falu-Palu, action de changer de lieu. Relatif: Ifalii{anâ. Paint, couverture, enveloppe, couche de quelque chose qui couvre un objet. Faijdfutfâ-Pandfulfâ, Faijdrtttfâ, Faijdfttlfù, contraire, satisfaisant au point de vue du sens et acceptable au point de vue phonétique. Cf. par exemple : Mal. peti > Malg. vata dont l'équivalence n'est pas douteuse.

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CHAPITREI

Fatjdfutri, Faijdfulfi, Fandfulsâ, Faijdftttsu, Faydfulsi, Fandfutsi, lien, ceinture, enveloppe, tout ce qui sert à consolider quelque chose en l'entourant comme une toile d'emballage, un cercle de barrique, etc. Passif : Faijdrtitanâ. Pauao (Tagal), affaire. Auaw, Anao, Anoiv, Anu, A no, action de faire, Panas, chaleur. Fana-Pana. Panas (Tagal), épuisé. Ana, épuisé, essouftlé. Pendak (Tagal), pieu pour tracer des sillons. FaijdrakâPaijdrakâ, Faijdfakâ, Faijdfaki, Faijdfaki, ciseau. Pandan, pandanus, Faijdran-Paudran, Faijdfan, Fandranâ, Faijdfa. Pandafi, vu, regardé, observé ; Batak : Pandafi, signe auquel on reconnaît quelque chose. Panda, tache sur la figure provenant de l'ardeur du soleil, tache corporelle héréditaire; Peijdin, Pendinâ, tache qui salit ; Peijtimpéijlin, Peijtimpéijtinâ, tache, marque. Pafigal, ce qui est coupé ; Batak : Pofigol, morceau d'une chose cassée. Pakupâku, son du riz. Pafigil (Tagal), dent canine. Vafigi-Bafigi, longues dents canines. Pa-fi-iki (Tagal) trembler. Vihivihi-Bihivlhi, tremblement, frisson. Pafikal, bout, extrémité. Afénafi, Afinan, Afinanâ, Afénakâ, Afénaki, Afénaki, avant-bras. Pafipafi (Tagal), bord, rivage. Fampaii-Pampan, Fantpanâ précipice, gouffre, endroit profond. Pantat, base, fond. Fotutfâ-Polutfâ, Fulutfâ, Fit lut râ, Fit tuIf â, Fulutfî, Fulutfè, Fut ut sa, Futnlsft, Fui ut si, Futtilsi, Futusâ, Futiisoe, racine, fondement, principe. Passif : Futiiranâ, Ftttiirinâ. Pantek, clou, cheville. Fatjtsikâ-Paijtsikâ, Fatjtsikl, Faijtsiki, Falsikâ, Falsiki, Fatsiki, Fatikâ, Fatikî, Faliki; Fatjtsi, Fa tsi,

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ergot de coq; Fatsifâtsi, Falifâli, pieux pointus; Fatjlukâ, Fatjluki, Fatjtuki, clou, cheville, Fiutan, Fhjtanâ, Fiijtâ, Panlsin, hameçon. Fiutafi-Piijtafi, Fiuta, Vkttafi-Bintan, Vi\ttanâ, Fhjtâ, Vinta Pantar, Javanais : Panéer, jaillissant. Fantsitsitra-Pat.itsitsiIra, Faijtsilsitfâ, Fantsilsitfi, Faijtsitsitsâ, Faytsitsitsi, jet de liquide, jaillissement. Passif : Fatjtsitslrauâ. Pauéur, action de couler. Faijtsun-Pai,ttsun, Faulsunâ, tuyau des eaux, action de traire dans sa bouche, de d'écoulement boire au pis de la vache. Papan (Mal. et Batak), planche. Fafa-Pafa, Fafan, Fafanâ. Papas, enlevé, ôté. Afakâ, Afakî, Afaki, enlevé; Afan, Afanâ, purification. Papâya, fruit du papayer (Carica papaya). Papây, Papaftgây, Mapâ^a, Vapâia. du Para, grenier, petit grenier qui se trouve au-dessus foyer et qui sert à placer les ustensiles de cuisine ; Batak : Farafâra-Parafâra, plancher élevé au-dessus du Parapara. sol sur ou sous lequel on place des objets. / ?ab, mesure pour les choses sèches. Vide supra Palmt. Faran, Farauâ, acParafi, endroit défriché. Farafi-Parafi, tion de couper ce qui dépasse, d'égaliser, tranchant, Parafi, instrument Dayak : Parafi, museau de la scie. Farâfigu-Parâfigu, Faréfigtt, Faréyfigtt, Farâyfigu, Firâfigu, instruiront crochu, croc, hameçon. Paras, uni, rasé, Tagal : Parafi, champ. Fai.tdfa-Pai.idfa, plaine. Paraw, rauque, enroué. Bâra, Barabâra. Pari, Dayak : Pahi, raie (poissen). Fay-Pay, Fey. Parlsey, Javanais : Paris, bouclier. Pâlfi, Fâra-Pâra. Faritrâ-PariParit, fossé; Batak: Parit, circonvallation. trâ, Faritfâ, Faritfl, Faritfi, Farilsâ, Faritsl, Faritsi, Farisâ, Farisoe, encadrement, bordure, contour.

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CHAPITREI

Pasab, clou, cheville, Faijtakâ-Paijtakâ, Faijtaki, Faijlaki, piquets que l'on plante en terre, formant les quatre coins du métier de tisserand, jalon. Vide suprapantek. Pasir, sable ; Tagal : Pasig, rivage. Fa'si-Pasi, Fasin, Faiiuâ, Fasinâ, Fasirit, Faiikà, Fa'siki, Faiiki, sable, Paint, becqueté, mordu, Fauliikâ-Pautttka, Fautttkl, Faijluki, attaque en justice, assignation. Pedâka, collier, chaîne de cou. Filan-Pilan, Félafi, Filanâ, Fila, coquillage conique servant d'ornement porté sur la tête, le front ou la poitrine, Pidih, douleur, mal cuisant, Firi-Piri. Pebau (Dayrk), voix, Fêu-Péu. Pilipâh, côte de la feuille de palmier. Vide infra Pitupuh. Pilir, pénis, verge. Fala-Paîa, Falu, vulve. Fihirifau, FibirtPilipîsait, les tempes. Fihirifafi-Pihiiîfan, fanâ, Fibirifâ, Fihirlfa, Pibirlfan, Pihirifanâ, Ampthhîfanâ, Fafigirifau, Fafigirifanâ. Piltib, embrassé, pris entre les bras. Fclnkâ-Pelukâ, Felukî, Feluki, Felikâ, Feliki, Feliki, action d'entourer. PHiipub, Pêlâpab, bambou fendu et aplati avec lequel on côte de la feuille de palmier fait des cloisons. Falâfa-Palàfa, ou de bananier, cloison des cases faites avec ces côtes de feuilles. Pimâli = Pâli + infixe em, Dayak : Pâli, illicite, défendu. Fali-Pali, Fadi, tabou. Fanafiâitaki, Pifiaitàkaii, utérus. Faiiafiâitâkâ-Panafiânakâ, matrice. Le Malais et Fanafiânaki, Fananâlmn, Fananâhanâ, le Malgache ont la même racine : anab = anakâ, enfant. Pendek (Mal. et Batak), court, bas de taille. Bilikâ, Bitikl, Bitiki, Bitakâ, Bitsikâ, Bitsikt, Bitsiki, Bitltikâ, Bitilikl, Billtiki, Birltikâ, Birltikî, Biritiki, Birltsikâ, Birltsikî, Birllsiki, petit, nain, menu, très petit, quantité infime. Fafiéfiitfâ, Fafienilfl, Pii'tefiat, guêpe. Faninitrâ-Paiténilrâ,

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Fafiaiitfi, Fafiénitsâ, Fafienitsi, Faneuitsi, Fanétiisâ, Faitenisâ, Ninitfâ, Neuilii, Fauinetsi, Fanéutra, Fanatisa', Fanatisa', NenithK Pifigâli, bêche. Fafigâli, Fafigadi, Afigâdi, Afigali, Filtali, Pèfigali < gâli = Fafigâli < MU et Fafigadi < hadi, Pinifi, qui a des vertiges. Fauifi-Panifi, Faniu, Fauiuâ. Peîiu, Batak : Point, Makassar : Panait, tortue de mer. Faînt* Pana, Fana. Peitub, plein- Feuii-Penu. Firaki, Firake, Perab, Batak : Pirak, argent. Fîrakâ-Pirakâ, Fira, étatn. Pères, racloire que l'on passe sur une mesure de grain, Javanais : Pères, serrer. Fia-Pia, action de serrer. Pirey, allé en zigzag. Vili-Bili, Viri, déviation de la ligne droite. Perlifi, Perlai), étincelle. Pelakâ, Pelakî, Pelaki, Pilapilakâ, Pilapllaki, Pilapilaki, Petalrâ, Pelâtfâ, Pelatii, Pelalfi, Peîalsâ, Pelalsi, Pelalsi, Pelapilatrâ, Pelapelalfâ, Pelapelalfi, Pelapelalfi, Pelapelatsâ, Pelapslatsi, PeUtpeîalsi, action de jeter des éclairs, de petits éclairs. Passif : Pelâranâ. Piréi, aspergé, éclaboussé. Pirîtsikâ, Piritsiki, Pirilsiki, Pirit'tkâ, Pirlliki, Piritiki, jaillissement d'un liquide. Pêriin, Batak : Purttn, action de défricher en incendiant. Furttn-Purun, Furunâ, brûlé. Volfakl, Pirtit, Bugui : Parok, ventre. Fôlfakâ-Bôlfakâ, Votfaki. Pelab, partie, division, chambre. Efitrâ, Efitfâ, Efitfi, EfiIfi, Efitsâ, Efilsi, 'Ejilsi, Efisâ, Efisoe, compartiment, chambre, Fetfa, Felfi, Fetfi, Fetsa, Fetsi, Felra-Petra, appartement; Felse, Fesa, Fesoe, limite, borne, ligne de démarcation. Pëtik (Kawi), pousser avec la main. AntanoSi ancien : Fetek; Fetrikâ, Felfikâ, Fetfikî, Fetfiki, coup de poing ; cf. Fiacourt, Dictionnaire sub verbo poing. — Phonétique G. FERRAXD. 4 inalityo-malgacbt.

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CHAPITREI

Péti, Dayak : Paît, coffre, caisse, boite, Vâta-Bâla, Fat fa, Val fi, Vatsa. Pical. démis de sa place, dégradé. Merina : FelsakthPetsaka, action de s'ébouler; Fetsakâ, Fetsaki, Felsaki, action de battre, de rosser quelqu'un jusqu'à ce qu'il tombe inerte. Pëcttl, fouet, cravache. Fitsutit-Pitstikâ, Fitsttkii, Fitsuki, Filsuki, sifflement du fouet. Pkîub (Khmer), éclater, faire explosion. Futu, action de tirer un coup d'arme à feu; Ta-ftiudrii, canon. Cf. Flacourt, Dictionnaire : artillerie, fouteue, et Houtman, Dictionnaire : affotottva, avec le même sens. Ce dernier est probablement pour : fnltivaiiâ, action de tirer, explosion. Piak (Cam), ixodes, tique. Piya, Pia, puce. Piàtu, Piyâttt, Sundanais : Pibatu, orphelin. Antemuru, Sainte-Marie : Btiti, Bâti; Mahafali : Bûdi; Antambahwaka, Vurimu : Antefasi, Betsileo, Menabe : Kibtili; Antandfwi, Kimbi'tti ; Bara, Betsimisaraka, Merina, Ramtmena, Sakalava : N-O, Tanàla, Vezu, Zafisuru : Kambtili ; Mavunuïgu Muijlsi. Filial', côté ; Tagal : Pihak, un morceau de quelque chose mis à part ; Javanais : Piyak, séparer. Fiyakâ-Piyakâ, Fiyakt, Fiyaki, Fiakâ, Fiaki, Fiaké, sédiment, marc, bagasse, action d'exprimer le jus en mâchant ; Piyakâ, Piyaki, Piyaki, Piakâ, Piaki, Piaki, action de détacher une partie d'un corps. Pik, Kapik (Cam), fermer les yeux, cligner. Pi, clignement des yeux. Passif : Pi{inâ. Vide supra Apit. Pikat, taon, grosse mouche. Fibitfâ-Pibilfâ, Fihitft, Fihitfi, Fihitsâ, Fihitsi, Fihilsi. Pilib, Tagal : Pili, choisi, élu. Fili-Pili, Fidi, choix, élection. Pindab, délogé, déménagé. Fiijdra-Piudra, Fiijdfa, déplacement, changement de place. Piudjam, Batak : Hindjam, Makassar : Inrafi, prêt, emprunt. Miijdra Mindran, Mittdranâ, emprunt. Passif : Indrâminâ.

VOCABULAIRE MALAYO-MAIGACHE

SI

Pifigan (Mal. et Batak), plat, soucoupe, Fifiça-Pifiga, tasse, bol. Pingafl, Batak : Peftgafi, les reins. VaniaihBanian, Vaniaii, Va nia, Vanianâ. Pifigir, bord, côté. Vifigitrâ-Bingitrâ, Vingi, Vifigivlfigi, Vifigutfâ, Vifigittfti, Vifigutfi, Vifigutfi, Vifigulsâ, Vifigtttsu, Vifigtilsi, Vingutsi, action de saisir par les bords avec le pouce et l'index. Passifs : Viftglrinâ, Vifigitina. Pifiil, frisé (les cheveux). Ngita, Kiijti, Kiti, crépu, frisé, Pintal, tressé, tordu. Finti-Pinii, Fiijtin, Finliua, resserrement, rétrécissement, diminution de volume. Pipi (Mal. et Batak), joue. Fifi*Pifi. Pipis (Mal. et Batak), broyé, pétri, pilé. Fefikâ-Pefikâ, Fefiki, Fefiki, brisé sur les récifs ou le rivage, action de frapper avec le poing fermé. Pirâ (Dayak), combien ; Batak : Piga. Firi-Piri. Pirpir (Tagal), couper en morceaux. Sa-findfin, Sa-f'ti.t' dfiitâ, Sa-fiijdii, action de couper en morceaux, par bandes (se dit surtout de la viande découpée en lanières pour être boucanée ou séchée au soleil). Pisafi, banane. Fui.tlsi-Piu.ilsi, Afth.ilsi. Vide infra Uuéim. Pisaw, Batak : Piso, couteau. Antankara, Mahafali, Sakalava N-O : Mesti;Sihanaka : Musa; Antemanambundfu, Betsileo: Mes~a; Antemuru : MeSi, KUu. Piéak, Batak : Pinsak, plat. Fitsakâ-Pilsakâ, Fitsaki, Filsaki, Pitsa, action de s'aplatir, de se coucher à plat ; Fisakâ-Pisakâ, Fi'sakâ, Fitakî, Fiiaki, Fiia, plat, mince et plat comme les planches. Pitti (Batak), sept. Fitu-Pilu. Piyin (Tagal), fermer. Finâ-Pinâ, action de fermer en pressant violemment ; Fihin-Pibin, Fibinâ, action d'étreindre, de retenir. Pogos (Batak), nécessiteux, Furufiiru-Purttjtirti, pauvre. indigence, dénuement.

J2

CHAPITREl

Pokob, tronc, arbre, capital placé, ce qui produit ; Batak : Pokoh, capital, argent pour tenter fortune, Fitkn-Pukii, tribu, caste, famille, secte, groupe, classe (gens se réclamant d'une même origine). Pofigo (Tagal), bubon, Fnfigti-Pttfigit, Kiftifigu, clou, furoncle ; Muni, Muni, pustule, tumeur. Porol (Tagal), émoussé. Mui.idfu, Muijdru, Mttudfa, Muij-' dra, mou (se dit d'une terre remuée par un travail assidu, mais épuisée par une incessante production) ; Mw.nlfi, Mttudri, qui a un ou plusieurs doigts rongés ou coupés. Posa (Tagal), coeur des plantes. Fo-Po, Fit, coeur, intérieur, moelle de certaines plantes. Povafi (Tagal), vide. Fuanâ-Pttanâ, Fttan, Fuà, Fô, Pttdi, poudre, mis en poudre, être broyé ; Batak : Podi, poudre d'or. Puijdi, poudre à canon ; Puudi, Ptindipiiudi, action de pétrir, d'écraser avec les mains ou les pieds. Pttdi (Batak), le derrière. Fttri-Puri, anus. Pfihtin, sollicité. Ftiiia-Piina, Fuit, action de supplier. Ptikati (Tagal), se réveiller. Fuba-Pitha, Foha, action de se réveiller et se lever, de se lever, de se mettre sur son séant. Pttkpuk (Tagal), battre. Fttfukâ-Pufukâ, Fitfttki, Fttfuki, Fofukâ, Fofttki, Fofuki, coup. Ptikul, être frppé. Puka, Poka, coup, choc; Piiakâ, Piiakî, Ptiaki, Pwâka, Pwâki, Pwâki, explosion, bruit d'un choc; Kâpukâ, Kapukt, Kapttki, coup, action de battre. Pula, de nouveau, encore. Pola, Mlvla, M luilu. Pnlaw, Pub, Batak : Pulo, île. Varyti-Baryù, Veryû, île ? Pttlib, revenu ; Batak : Midi, revenir. Midi, Mudi, retourner, revenir. Pitlob, Pttlub, Batak : Pitlab, Tagal : Polo, dix, dizaine. Fulti-Pulit, Pititab, fini, dissipé. Fufia, action de tomber (ne se dit que des dents de lait).

MAÏAYO-MALGACUK VOCABULAIRE

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Pundi, poche, bourse, sac. Ki-ptitfdi, petite boîte en argent, bonbonnière. Pitney, Batak : Pane, pigeon vert. Fiméngit-Piméngit, Finiih gtt ; Bara, Betsileo, Tanàla : Ftifii, Fûùi, Fthti. Pitnknr, résidu. Ampafignrn, riz cuit de manière à ce que toute l'eau soit évaporée; Ampângu, croûte de riz qui reste adhérente à la marmite après la cuisson. Pu fuit, ramassé, cueilli. Unit Ira, Unittfâ, Ufiutii, U fini fi, Ufiutsâ, Unittsti, Ufiiilsï, Ufiufsi, UfiusCi, Ufiitsw, chute des cheveux, des poils, des plumes ; action d'enlever, d'arracher, de déraciner. Passif : Untitanâ. Pitpu, génération, race ; Batak : Popos, neveu (enfant de la soeur) ; Tagal : Sa-popo, se tenir sur le sein. Fùftt-Pùfu, action de contracter des fiançailles; Fufiian-Puftian, Fiifiianâ, giron. Pttpits, tout à fait, tout enlevé, dont il ne reste rien. Papa in Pupurtihauâ, Pttptfivhaua, dont il ne reste plus rien, tous sans exception. Fitfittfâ, Fufulfu, Puput, soufflé, venté. Fufttlrâ-Pufutrâ, Fttfutfi, Fufttlfi, Fuftttsâ, Fitftitsù, Fitftttst, Fttfntsi, Ftifusâ, Fttfusoe, Fttfunâ, Fttfun, Fufu, souffle, vapeur, action de souffler; Fufnftifu-Pufttftifu, souffle violent, forte brise; Pitpuptipu, souffle du vent. Pûrtin, espèce de jonc servant à faire des nattes. FtirunâPiirunâ, Fttrun, Fura; Vwjdrunâ, Vttijdfun, Vundftt, espèce de jonc. Pttsa (Tagal), chat. Fusa-Pusa, FitSa, FoSa, genette fossane, Cryploprocla ferox. Pusa (Tagal), déshonorer. Fusa-Pusa, Fusa, diffamation. Pttsat, Javanais : Puser, nombril. Ftiitrâ-Ptiilrâ, Fttilfâ, Fuitfl, Fuitfi, Frittsâ, Fuilsi, Fttitsi, Fuisâ, Fuisoe. Pttsifi, étourdi, Memttsifi, tourner. Fuinâ, roue, action de bloquer les pions (au jeu de dames en les entourant). Ptttar, Javanais : Pater, tourné, viré, tordu. Futanâ-Pttta-

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CHAPITRE I

uâ, Futan, action d'enrouler quelque chose autour d'une autre; Ftttin, Futinâ, Fuijtin, Fttijtiitâ, action de revenir à sa première place. Pttteb, Batak : Mtttik, germe d'un fruit, le fruit lorsqu'il est encore petit. Pulikâ, Pttlikî, Puliki, Putsikâ, Ptttsikî, Ptttsiki, petit morceau, miette, mis en pièces; Ptttsitfâ, Putsitfh Pttlsitfi, Putsiptilsikâ, Ptttsipiilsikt, Ptttsipiilsiki, Pttlsiptitsitfâ, Ptttsipiilsitfî, Palsipiitsilfi, réduit en petits morceaux ; Pttlitikâ, Putitikt, Ptttitiki, Pttrilikâ, Piiritikt,Purltiki,PtitsUikâ,Putsilïki, Putsltiki, Butltikâ, Bulilikt, BttlHiki, très petit; Burltikâ, Buritikî, Buritiki, Bttritsikf', Buritsikl, Btirilsiki, petit, très petit, quantité infime. FntsiPiifib, Batak : Pttti, blanc. Mahafali : Fitti-Puti; Putsi, Fittii. Putik (Tagal), boue. Ftttakâ-Ptttakâ, Fntakt, Fttlaki. Pittiis, fini. Vita-Bila. Puiat, pâle, blême. Antandfwi, Antemuru, Maruantsetfa, Ftttsalft, Fulsalfi; Mavuruiîgu, Vurimu : Futsatfa-Putsatfâ, Antanosi : Fusatsi; Mahafali, Fierena '.Fulsakâ, Ftttsakl, Fntsaki; Antankara, Antefasi, Antekungu, Betsimisaraka, Ranumena : Kutsalfà, Kttlsalfi, Ktttsatfc; Bara, Menabe, Merina, Sakalava N-E, Sihanaka, Vezu : Halsalrâ-Katsatrâ, Hatsalfâ, Hatsalrt, Hatsalri. Pttwâsa, jeûne. Aful'si, action de jeûner, in Flacourt sub verbis : jeûne, fiafoutclje, jeûner, miafottlclx. Sanskrit : ttpavâsa, jeûne. Ptiyii, Pûyub, caille. Tsipwi, Sipwi, Èipwt, Timpwi, espèce de perdrix, Margaroperdix striata. Ra. Vide supra ta. Kaba, tâté, touché. Raparâpa, tâtonnement, action de chercher à tàton. Rabit, déchiré; Javanais : Robat-rabit, guenille, chiffon. Rtivilrâ-Drttvitrâ, Ravitfâ, Ruvitfï, Rnvilfi, Rnvilsâ, Rnvitsî,

VOCABULAIRE MALAYOMALGACIIE

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Ruvitsi, Ravisa, Rttvisoe, Rttmbilrâ, Rttmbilfâ, Rumbilfi, Riintbilfi, Rumbutrâ, Rumbnlfâ, Rttmbulfn, Rttmbutfi, Rumbntfi, déchiré, usé, gâté; R^ola, Ruta, déchue, gâté, usé; Rttlikâ, Rtttikt, Rtttiki, Rulidrtitikâ, Rutidfiilikt, RulidftUiki, réduit en pièces, tout usé. Passif : Rttvllinâ. Rabtt, poumon. Antemuru, Antankara, Mavurungu, Sakalava N-O, Zafisuru : Rabttkâ-Drabukâ, Rabtikâ, Rabttkt, Rabuki, Rabttiû; Antekungu, Vezu: Raburâbttnl;Antambahwaka: Tfabunl; Betsimisaraka, Mahafali, Vurimu : Havukâ-Kavnkâ, Havttkù, Havttkt, Havukl; Antefasi, Uanumena : Havunl ; Antesaka, Antanosi, Bara, Betsileo, Merina, Sakalava N-E, Sihanaka, Tanàla : Havukâvukâ, Havukâvaku, Havttkâvuki, : Kapttkâpunl, Menabe : Havttkâvukê; Antemanambundfu Tsikâvttkà; Sainte-Marie : Tsikâfukâ; Antandfwi : Tsikéfunâ. Rabui, amadou; Batak : Rabuk, poudre à canon. Btikakâ, amadou. Rahina (Kawi), matin, Javanais et Mal. : Rina, Tagal : Omaga, le point du jour. Marâyna, Marayûa, Maréyna, Mareyha, Marina, Maren, Maijdfâyiia, Maijdféyùa, Maijdféii, Maijdféy, matin ; Amarâyh, Amaréyn, Amarén, Amaréy, Maréy, demain. Cf. Sanskrit : dîna, jour? Rabat, Javanais : Reket, attaché, collé. Vide supra Likâl. Zabi In), Zalnlfl, Zab'tlfl, Rakit, radeau. Zabitrâ-D^ahilrâ, Zabi Isa, Zabilsî, Zabitsi, fabisâ, Jahisoe ; Merina : Zahalrâ. Rambtt, frange ; Batak : Rambu, filament des fruits. RatnbuDrambii, Rambttn, Rambunâ, frange, queue des animaux. Cf. Skr. : lamb, être pendant. Rambus (Batak), arracher. * Râmbulrâ > Ram basait a, être enlevé. Rambttl, cheveux, crins, poils ; Batak : Djambitt, chevelure de l'épi de maïs. Rambtt, cheveux; cf. Antandfwi : be-rainbu (beaucoup de cheveux), cils; Sakalava N-O : rambu-masu (cheveux des yeux), cils.

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CHAPITRE1

populeux, Ramey, Kawi : Ramya, Makassar : Rama-ranta, peuplé. Marâma, être nombreux. Cf. Flacourt : afftuence, baramou; multitude, marama; et ms. V, f° 23 verso, 1. 3 : bamitntt ulttn marama, (cela) tuera beaucoup de monde, litt. : des gens nombreux. Rana, princesse. Rana-bàvi, Rana-dâhi, terme respectueux employé par un frère à l'égard de sa soeur, une soeur à l'égard de son frère, et par extension, par les hommes à l'égard des femmes et par les femmes à l'égard de tout autre homme que leur père, leur mari ou leur fils. Rafikiifi, accroupi. Rifigirifigi, Tfifigitftfigi. Ranlaw, point saillant d'une rivière, d'une côte ; me-rantaiv, suivre les sinuosités d'une rivière, voyager par eau ; Batak : Ranto, partie d'une rivière entre deux rapides, côte (cf. ranto Pasoman, la côte du district de Pasoman, Van der Tunk, Bataksch-Nederdttitsch uvordenboek, p. 323, 2e col., in fine, sub verbo Pasoman). Raijtu-Draijtu, commerce, trafic, traite en voyageant, en allant faire des échanges au loin. Rantey, Batak : Rante, chaîne. Rod^u-Dro^u, Rtid^tt. Pour l'équivalence I-J& cf. bantthvutjdii. de quelque Ranéttfi, coupé, taillé (l'extrémité chose). Ratjtsanâ, action d'émonder, de tailler. Ratjtsait-Drantsan, Rapat, Javanais : Rapet, joint, uni, assemblé. Rafitrâ-Drafitrâ, Rafilfâ, Rafitff, Rafilfi, Rafitsâ, Rafitst, Rafitsê, Rafisâ, Rafisoe, ajustage des pièces d'un même objet. Passif: Rafétanâ. Rara (Kawi), douleur. Râri-Drâri, douleur, mal, souffrance ; Ma-ràri, être malade, souffrant. Ratant), plaine, Rata, de niveau, plat, uni. Ratait-Dralan, campagne plate. BetsiRatas (Mal. et Batak), cent, centaine. Zatu-D^altt, leo : Jattt. Rawa, marais, marécage. Revtt-Drevtt, embourbé. Rawan, ému, ravi. Ravu-Dravtt, joyeux ?

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHE

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Rèbâb, tomber, s'écrouler. Réfakâ-Dféfakâ, Refakl, Refaki, Léfakâ-Difakâ, Lefaki, Lefaki, Kuléfakâ, Kuléfakî, Kuléfaki, Kttlépakâ, Kulépaki, Kulépaki, Kntfépakâ, Ktttfépakî, Kulfépaki, chute sur soi-même. Ribtit, Batak : Robttt, pillé, volé, enlevé. Riiba-Druba, pillage, action de piller. Ribtifi, Batak : Robttt, rejeton, jeune pousse. Trébaii, Tfébun, Trébunâ, Tfébaiià, Triibun, Tfiibun, Trtibuuâ, Tfubttiiâ, action de bourgeonner. Rendant, Javanais : Rendent, plongé dans un liquide. Retjdrikâ-Dreijdrikà, Reijdfika-Dfeijdfikâ, Reijdfikt, Reijdfiki, chaviré, coulé dans l'eau. Retjdefi (Javanais), saison des pluies. Vide supra Difiin. Rêptib, fragile, Batak : Repo, devenir estropié. Réfu-Dréfit, Réfi, Rèfi, fragilité. Ritfb, trotter. Rilirili-Driliriti, trot, amble. Riak (Batak), courant, fleuve. Riakâ-Dfiakâ, Riakt, Riaki, flots, mer. Ribtt (Mal. et Batak), mille, millier. Arlvn. Ribttt, Javanais : Riwnt, coup de vent. Rivttlrâ-Drivutrâ, Rivutfâ, Rivtttffi, Rivulfl, Rivutfi, Rivtttsâ, Rivutsù, Rivttlsl, Rivulsi, Rivttsâ, Rivttsoe. Rimaw, tigre. Tfimu, Trima, monstre fabuleux à corps d'animal et figure humaine. Riyafi, fort courant. Riyanâ, Rianâ, Riyafiâ, Riafià, Riyafi, Riait, Riyâ, Riâ, cataracte. Riyuh, des deux côtés, l'un après l'autre, en zigzag. RittnâDr'utnâ, Riun, déviation ; Ryaryù-Dryryii, action de se promener de côté et d'autre. Rompofi, mutilé, coupé; Javanais : Rompafi, ébréché. RttntpaDftimpa, ébréché. Rosift, bouderie, moue. Rut sir û tsi, expression usitée en caressant un enfant pour le calmer.

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CHAPITREI

Rumbiyâ (Mal. et Batak), palmier à sagou. Rttfiya-Drttfiya, Rufia, Rafia, Sagus Raphia. Rttmput, herbe. Rttmputrâ-Drumptitrâ, Riimpalfâ, RumpuIffi, Rttmput N, Rumpulfi, Rumputsâ, Rumputsft, Rumpalst, Ruinpulsi, Rupu sa, Ritpusoe, feuilles de manioc. Passif : Rumpfisanâ. Riinkub, paraître vieux. Rafigâhi, Ifigâhi, Rafigâ, vieillard. Rttntuh (Mal. et Batak), tomber, s'écrouler. Rulfakâ-DfuIfakâ, Rutfaki, Rut f aie, écroulé, éboulé; Rutsakâ, Rtttsakl, Rtttsaki, action de verser de haut en bas, de descendre, de dégringoler. Rusak. ravagé, endommagé, détruit. Rusak, au point de vue phonétique, est beaucoup plus près de Rutfakà et Rutsakâ que Riti>'n!\ . ^ i ;ot précédent; mais la différence de sens m'a fait adopte 'ci maintenir la première étymologie. Rnwafi, trou, cale de navire; Batak : Rttwafi, ouverture; Makassar : ROILW'I, cale de navire. Rtiiuafi, Rwâfi, Rtiafi-Dftiafi, Ruant), Rtian, Rtianà, calt de navire; Ltiakâ-Dtiakâ, Lttakl, Luakî, Lôakâ, Loaki, Loaki, trou, ouverture. Sa, un. Isa, Isa. Sabuk, ceinture, cinturon. Savôko-Tsavôko, Saviika, collier ou écharpe porté en bandoulière. Sadakàla, toujours. Aijdfakâle, Mandfakâli, longtemps. Sanskrit : Sadà-kâîa. Sagap (Tagal), puiser de l'eau. Tsaka, action de puiser de l'eau. Sahadja, seulement, uniquement. SaMça, c'est assez. Sabol (Tagal), voeu. Sâtitrâ-Tsâttlrâ, Sâtttfâ, Saut fit, SauIfî, Sattlfë, Sowlra — Saolru, Éowtfa, Sowlftt, Èowlfl, Soiutfi, Sot fa, Sot fi, Sol fi, souhait, bénédiction, remerciement; Antanosi ancien : Sâvalsâ, Sâvatst, Savatsi, cérémonie propitiatoire lors de l'inauguration d'une maison (cf. Flacourt, Histoire de la grande isle Madagascar, 1661, chap. XXII, p. 7073 : Missavalssi (Mi -f- iavatsi) et entrée de la nouvelle maison).

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHE

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Sahut, Batak : Sagol, réponse. Aktt, écho. Saka (Tagal), travailler son champ. Saha-Tsa/m, Salm, champ, campagne. Sakat, ce qui sépare, divise; Sefikafi, traverse, barre qui se met en travers. Sakanâ-Tsakanâ, Sakan, Sakanâ, Sakan, Sabauâ, Sa ban, Sahanâ, Safmn, tout ce qui est en travers, barrière, empêchement. Saktltit, camarade, compagnon. Sakattivu, Sakattivu, ami. Sâkey, associé, compagnon. Sakây^a, Sakéyça = Sakaiça, Sakéy^a, Sake\a, ami, amant, maîtresse. Cf. Skr. : Sakhi. Saktisaku, en secret. Suktt-Tsnkit, Subit, D^uktt, action de s'approcher à la dérobée comme un chasseur, un espion; Stikuitiku, à la dérobée. Sala (Tagal), charger. Sara-Tsara, Sara, prix* du fret, du passage. Vide infra Sara. Salahat (Tagal), tout entier. Salétfa, tous. Saley, fumé, boucané. Sâli-Tsâli, Sali, action de boucaner; Salâça, Sa la {an, Sa la {an, Sa la {tint), gril. Sâma, égal, semblable, ensemble; Batak : Santa, tous ensemble. Sa mi, les uns et les autres, chacun ; Sambi, tous, tout le monde. Sanskrit : Santa, égal *. Sambar, saisi, empoigné, pris. Satnbulrâ, Sambtitfâ, Sambntffi, Sambutfl, Sambutfë, Sambatsâ, Sambutsfi, Sambtttsl, Sambutsi, Sambufâ, Sambitfoe. Passif: Sambtiriitâ. Sambilib, (animal) immolé selon les rites religieux. Stimblli, Stimbiltt, Sttmbidi, Tsttiiibili, Tsumbidi,Sumâyijda,Sttméyijda — Sonuiinda, action de couper la gorge à un boeuf. C'était autrefois la prérogative de certains clans nobles. ï. J'ai mentionné cette étymologiequi est Tune des quatre généralement citées, mais je n'en fais pas état dans le chapitreconsacréà l'élément sanskrit. Au point de vue phonétique, le rapprochementde Malg.sâmi < Sanskrito-Malais : sâma n'est pas discutable(cf. pour !a mutation de a final en i : Mal. lima > Malg. dimi), mais la différencede sensest assezimportante pour que cette étymologie ne soit admiseque sous réserve.

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CHAPITRE1

Sampid, couverture, enveloppe. Seinptttrâ-Tsemputrâ, Semptttfâ, Sempulfû, Semptttfl, Seinpulfè, Semputsâ, Sempulsù, Sempnlsî, Sempatsi, Septtfâ, Scpttsoe, noyé, submergé, accablé d'embarras, de tristesse. Passif : Sempiirinà. Saftgtuttfi, scolopendre. Antambahwaka ancien : Sakudiâvitfi, Betsimisaraka : Atjkndiâvilfî, Sakalava N-O : Atjkudiâvitsl, Aijkttdiâvitsi. Saftgttt, pince, pincé. Tsufigtt, Tsofiga, action de pincer. Safikal (Mal. et Batak), manche d'outil. Tafigu, anse, poignée, manche. Safikut, Batak : Safikot, attaché. Sttfigufrâ, Sifigutrâ, Sifigntfâ, Sifigutfft, Sifigutfl, Sifigutfè, Sifigtilsâ, Sifigutsû, Sifigutsî, Sifignisê, Sifigusâ, Sifigusoe, action d'attacher, de lier. Passif: Sifigtiranâ. Sapin (Tagal), doublure. Safi-Tsafi, Safint, Safi, Safini, couvercle, bande d'étoffe qu'on intercale pour allonger le bas d'un habit. Sapu, balayé, essuyé. Saftt-Tsafu, Safu, action de brosser, de passer la main à plat sur quelqu'un ou quelque chose. " Sapai (Mal. et Batak), couvert, voilé, caché. Safutrâ, Safutfâ, Safttlfti, Saftitfi, Safttlfë, Saftttsâ, SafuIsi), Saftttsl, Safulsê, Safttsâ, Safusoe, submergé, couvert. Passif: Safiiranâ. Sara, gage, la part des matelots dans le chargement d'un navire. Vide supra Sala. Sarab, séparé. Sarakâ-Tsarakà, Sarakl, Saraki, Sara. Sarufi (Mal. et Batak), fourreau, étui. Sarnnâ-Tsarunâ, Sa mu, Sur mu), Sur un, Sarufi, Sarofi, enveloppe, étui. Satffa, Satîya, vérité, loyauté, fidélité. Satfiya-Tsatftya, libéral, charitable; Salrialrfa, Salfialfla, jovial, hardi, franc, libre. Sanskrit : Salya, vrai, authentique, fidèle '. ï. Même observation que pour sâma. Ces rapprochementssont satisfaisants au point de vue phonétique, mais les sens ne concordentpas.

MALAYO-MALGACHE VOCABULAIRE

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Sayar, Dayak : Sayor, herbes potagères, légumes, SuijdiuTsttijd^tt, Soijdçit, Arum esculentum. Sedan, modéré, moyen. Erafi, Eran, Erantt, Eranî, mesure, dimension, règle, ration. Ségel (Blagden, sub verbis Fisbing-basket 151), nasse. Sihitfâ-Tsihilfâ, Sihitfî, Sihilfi, Sihitsâ, Sibilsi, Sihitsi, tramail en joncs fins, filet de pêche des femmes ; Tsihikâ, Tsihikl, Tsihiki, poisson péché au tramail. P;issifs : Sihtrinâ, Tsibffinâ. Sëlâfi, intervalle. Elafi, Elan, Elanâ, intervalle, ce qui est entre. Salakâ, Salakl, Salakè, Sêlât, détroit. Salakâ-Tsalakâ, détroit, bande de toile que les hommes passent entre les jambes et autour des reins. refroidissement. Séri-Tséri, Séri, Selimat, rhumatisme, rhume. Saltibun-Tsaliibun, Saliibttnâ, Sclabufi, voile, couverture. Sattibun, Saltibunâ, couverture, voile, rideau de lit. Sembab, hommage, adoration. Sambasâinba-Tsainbasàinba, Sambaiâmba, remerciements à Dieu quand on mange des fruits nouveaux, quand on se sert de quelque chose pour la première fois. San pal, tampon, bouchon. Seinban, Sembanâ, ce qu'on introduit en guise de cheville pour boucher un trou ; SefakS, Sefakâ, Sefaki, Sefaki, ce qu'on met entre deux choses, comme le coin à fendre du bois. Siiiâfi, trauquille, Slna, silencieux, paisible. Sina-Tslita, interdit, qui reste muet. Sèftat, aiguillon d'un insecte. *Séttilrâ > Fanéritlra, litt. : (l'insecte) qui a pour habitude de piquer. Vide supra Pênefiat. S aida, farces, plaisanteries. Silaijlstlan, Silaijtsllanâ, Silaiila, espiègle. Saijdfi Sendi, Sundanais : Sandi, articulation, jointure. (cf. Flacourt, Dictionnaire : goutte, rare saijri = rarin-tsaijdfi, maladie des jointures, des articulations). Sanskrit : Samdi.

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CHAPITREI

Sendttk, Batak : Sondttk, Bugui : Sanrit, cuiller. Stttru-Tsutru, Suif u, Setfi, Suritkâ, Sttrttkii, Sttrtikl, Sttruki, cuiller ; Sadro, Suijdftt, Soijdfakê (Flacourt : Sonrouc, cuiller à pot), Hotjdfttkâ-Kotjdfukâ, Houdfukâ, Hot.idfukî, Hondfttki, Uijdfttkâ, Uijdfukâ, Uijdfttkï, Uijdfttki, Uijdfakâ, Uijdfakî, Uijdfaki, grande cuiller, cuiller à pot. Vide infra Sudtt, Stiduk. Sefikafi. Vide supra Sakal. Sénnittth, décent, modéré, convenable, raisonnable. Sttituiiiika-Tuiuuiiiika, Sununiika, Suniimiktt, Sufiuniiki, Sttiiuiuiki, doux et paisible comme Sttnuniiakâ, Sttnitniiaki, mouvement celui d'un cours très doux, d'un ruisseau au cours tranquille et régulier. Sepak, ruade, coup de pied. Tsipakâ, Tsipaki, Tsipaki, Tipakâ, Tipakl, Tipaki, Antemuru : Tsakapla, Antekungu : Tsapia. Serampafi, attaqué, assailli. Aijlsulâfakà (an -f- sttlàfaka), Aijtstdâfakl, Aijlsniâfakë, action d'entamer légèrement, d'enlever un morceau (un morceau de chair, par exemple, à un soldat qui a lâché pied devant l'ennemi, pour lui faire une marque indélébile de façon à le reconnaître après h campagne et le faire brûler vif). Sisâb, Javanais : Sesek, serré, étroit, forcé, pressé. SisikâTsisikâ, Siiikâ, Si'sikl, Sisiki, Siii, ce qu'on presse, ce qu'on introduit avec force dans quelque chose. Passif : Sisihanâ. Vide inlra Sisip. Sisal, Batak : Sotsoî, Dayak : Sasal, remords, regret. Nénin, Néninâ. Cf. infra Sttsn > Ntinti. Si, préfixe nominal. Si, Si, I. Sia, Sia-sia, vain, inutile, faux. Sta-Tsla, Sfa, Siasfa, Siasia, écart, déviation, égarement. Siak (Dayak), grossier, furieux. Siakâ-Tsiakâ, Siakâ, Siaki, Siaki, méchanceté, férocité. Sidik, demandé. Hatakâ, Hatakî, Halaki, demande.

VOCABULAIRE ALAYO-MALGACHE M

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Sikap (Tagal), adroit, habile. Sébaka, capable de faire. coude. Kibukihu, Sikn-siku, Batak : Sttki-suki, équerre, Antemuru : Kikibtt, Antankara : Kuktibi; Kihtt, Kihytt, Kitt, Uni, coude. Silak (Bisaya), éclairer de ses rayons. Tseiakâ, Tselakî, Tselaki, jaillissement subit de la flamme, de la lumière, des éclairs. Silik (Batak), regarder en dehors. Tsidikâ, Tsidikï, Tsidikë, Tsilikâ, Tsilikî, Tsiliki, action de mettre la tête à la porte, à la fenêtre, courte apparition, nom d'un petit lémurien (le Cheirogaletts Milii, Geoff.) appelé ainsi de sa manière de se Tsfla, Tsiltikâ, Tsiltikâ, Tsilttkl, Tsilttki, action montrer; d'épier. Vide infra tilib. Silafian (Tagal), est (point cardinal). Atsifiân, Alsifiâitâ, Alinân, Alinânâ, Atsinân, Atsiùânâ, Atsinân, Atsinànanâ, Aijtiiiân, Aijtiùanâ. Simbar, jeté çà et là, éparpillé. Simpaii-Tsimpan, Si mpain), petits chemins qui se Simpan, Simpanâ, petits ruisseaux, séparent du fleuve, de la grande route. mis en réserve. Tsimpuit, Simpan, conservé, économisé, Tsimptinâ, Tsimphi, Tsimpinà, Tintptin, Tinipunâ, Timpin, Timpinà, action de ramasser peu à peu, de recueillir. Simpafi (Mal. et Batak), chemin de côté, de traverse, Dayak : Sampan. Sampan, Sampan, Sampanâ, Sampan, Sampanâ, division comme celle d'une embranchement, séparation, fourche. Simpey, espèce de singe, Semiiopitfjecus melatoplios. Sifakâ, Sifakî, Sifakë, Simpunâ, Simpunâ, Simpttn, Simpun, espèce de lémurien, indris ou propillxcus Verrattxii, Grand. Si fia (Mal. et Batak), lion. Su fi, Soft in Sitfi'âmbi, Sufittmbi, Sofiômbi, animal fabuleux à forme de boeuf, également appelé tsi-ombi-ombi (litt. : ce riest pas un boeuf ce boeuf, cf. mes Contes populaires malgacks. Paris, 1893, p. 89); au figuré : courageux,

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CHAPITREI

fort, audacieux. Sttfi'ombi = litt. : lion-boeuf. Cf. Sankrit : Simba, lion. Sindir, ironique, moqueur. Serilfà-Tserilfâ, Scritfl, Serilfi, moquerie. Passif : Serélinâ. Sifikap, écarté, ouvert ; Batak : Hufikap, Javanais : Ufikab, Sukatfâ, SokaLampong : Ukap, s'ouvrir. Sukalrâ-Tsttkalrâ, tfâ, Sukalfi, SokalH, Sttkalfi, Sokalfi, Sukalsâ, Sokalsâ, Sakalsî, Sokalsl, Sttkalsi, Sokahi, Sukasâ, Sokasa, Sttkasoe, Sokasoe. Sukakâ, Sttkakl, Sttkaki, état de c; qui est ouvert. Passif : Sukâfanâ. Sifisifi, Batak : Siksik, Javanais : Ùiîiéifi, retroussé. Si'silfâ, Siiitfl, Siiitfi, Siiitsâ, Siiilsi, Siiilsi, Sisi fi), Siiifoe, action de retrousser. Passif : * Si'sifinâ, cf. impératif : asislfu in Weber, Dictionnaire, sub verbo sisilra. Siitlak (Mal. et Batak), arraché, tiré. Sitjtakâ, Shjlakâ, Siytakl, Siijta, action de se séparer de son mari ; Siijtttnfi, Sitjlunâ, Siijlttn, Siijlu, action de tirer. Sipey. Vide supra Sifnpey. Sipttl, mollusque, coquillage ; Batak : Septit, escargot. Siftttrâ-Tsifutiâ, Siftttfâ, Siftilfù, Sifttlft, Siftttfi, S if u Isa, Siftitsfi, Sifulsl, Sifntsi, Sifusâ, Sifttsoe, nom générique des escargots. Sira (Batak), sel. Vide supra Garant. Sirat, bord, bordure; Batak : Sirat, bordure d'un habit. Tsirakâ, Tsiraki, Tsiraki, pointe de terre, promontoire. Sirip, nageoire de poisson. Selikâ, Seliki, Seliki. Sisa-Tsisa,Siia.Sanskrit: Sisa, reste,restant. Çesa, restant, résidu. Sisi (Mal. et Batak), à côté, tout près. Sisinâ, Sisinî, Siiinâ. Silinl, Siiiit, le bord, la lisière. Sisik, écaille, écaille de tortue; Batak ; Sisik, écailles de poisson. Siiikâ, Siiikî, Siiikè, écailles de poisson. Sisip, inséré, introduit. Sesikâ, Sesikâ, Scsikî, Sesiki, ce qu'on presse dans, ce qu'on introduit dans avec force. Le passif

> VOCABULAIRE' î AYO-MALGACHE

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ieséfanâ < sesikâ indique que ce phonème malgache doit être rapproché du malais sisip, tandis que son synonyme, presque homophone, sisika > passif : sisibanâ, se rattache à malais sësab. Vide supra sub verbo. Siwafi, Siya (Batak), 9, Nias : Siwa, Lampong : Shvo. Sivi-Tsivi, Sivi. Siyttl (Mal. et Batak), sifflé; Javanais : Siytth, sifflement du vent. Shtkâ, Sittkâ, Sittkî, Sittki, Slaka, Siakâ, Siaki, Siaki, sifflement, action de siffler. Siyab, pauvre, nécessiteux; Batak : Siyak, mordant, piquant. Tslakà, Tsîakî, Tsiaki, action de faire claquer ses lèvres (comme quand on ressent une,douleur vive); Siakâ, Siakâ, Siakî, Siaki, piquant de certaines herbes. Soga, sorte de teinture végétale rouge. Snka, Suka, action de plonger, de tremper dans l'eau, de teindre, de teindre en noir; teinture noire, soie teinte en noir. Solok (Tagal), coin, angle. Sttrttkâ, Sitrukâ, Surttktt, Surttkt, Surtiki, épaule. Sorofi, être poussé; Tagal : Solofi, pousser. Su nuit), Sur un, action d'introduire, faire entrer, glisser, pousser quelque chose le long, dans ou sous quelque chose. menuisier. Antanosi ancien : SoroSrintâla, charpentier, mâla (Flacourt sub verbo : charpentier, Tsoromala pour Sorotnala, cf. Petit Recueil, p. 4, ontsoromala = on -f- iorontala. Ce mot du Petit Recueil a été, par erreur, omis dans mon édition qui ne donne que tsoromala); Malgache moderne : Serimâla. Su (Kawi), bon. Stiu/a-Tsiiwa, Stiwa, Sua, Sua. Sûay (Blagden, sub verbo gold 59), or. Anakara : Sehtt, argent. Cf. supra bitlait. Suban, Javanais : Sttwefi, Batak : Sibofi, espèce de pendants d'oreille. Havi-Kavi, Havin, Havinâ, Kavi, Kavin, Kavinâ, boucles d'oreille. Sudâra, Javanais : Sattdara, frère, soeur, parent. Zâolfà— G. I'ERRASD.Phonétique malajo-inatgdtb*. j

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CHAPITREI

D^âolfâ, Zaolft, Zaotfê, Zaotsâ, Zaotsi, Zaotsê (cf. Flacourt sub verbis beau-frire et belle-soeur : Zaliots), faosâ, Jaosoe, Merina : Zotra — Zaolra, beau-frère, belle-soeur. Sanskrit : Sodara, frère, soeur utérins. Sttdtt. Vide supra Sendttk. Smiitk. Vide supra Sendttk. Sttgar, se peigner. Hitgu, action de peigner les cheveux, le chanvre. Sukar, Javanais: Snker, difficile, gênant, perplexe. *Sâbitra, Sahlran-Tsahiran, Sablranâ, embarrassé, ennuyé, préoccupé. Sulab, chauve. Sida, Sala, Sola. Sultka, lance en bois. Sattihi-Tsaliihi, sagaie, grappe, épi. Sttlifi, flûte; Batak : Sulefi, un tuyau dont on se sert pour souffler. Sulifi-Tsidifi, Salin, Sttlinâ, Sttdiit, Sudina, flûte indigène. Salir (Tagal), filer. Fuli-Puli, action de filer. Passif : Fttlêsinâ. Sttlil, difficile, qui s'obtient avec peine. Sarutrâ-Tsarutrâ, Sarutfâ, Sarotfâ, Sartttfu, Sarotrô, Sarutfi, Sarotft, Sartttsâ, Sarolsâ, Sartitsâ, Sarotsb, Sartttsi, Sarolsî, Sartitsi, Sarotsi, Sarusâ, Sarttsoe, difficile, ardu, pénible. Passif : Sartitmà. Sulur, représentant, Stdtt, Sulti-Tsulu, plénipotentiaire. substitut, représentant, remplaçant. Sumbifi, coche, entaille, ébréché. Rumbinâ-Drumbinâ, Ritmbin, Ritmbifi. Sumpab (Mal. et Batak), Bugui : Stimpa, juré, serment, imprécations. Umpa, Ompa, souhait ou menace d'un malheur. Sumpit, étroit, circonscrit, renfermé. Siimpilfà-Tsumpitfâ, Sttmpitfl, Sumpilfi, Sttmpilsâ, Sttmpitst, Snmpitsi, Sttpisâ, Supifoe, action de rapprocher les bords (lorsqu'on veut coudre l'ouverture d'un sac de riz après l'avoir rempli). Passif : Sttinpi rinâ.

VOCABULAIRE MALAYO-MALGACHB

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Subika, Sttblka, Sublk't, Sttmpit, petit sac en sparterie. Subiki, corbeille, sac en sparterie; Sttmpitrâ, grande corbeille à riz faite avec des nattes cousues ensemble. Sttfiey, fleuve, rivière. Ufii, Ofii, Uni, Uni. Sufikur, prosterné la tête contre terre. Huhukâ-Kuhukâ, Huhuku, Huhukt, Hithuki, Kuhtikâ, Kttbukti, Kubukî, Kabuki, Huhulfâ'Kuhulfâ, Htthutfû, Hubulfl, Huhulfi, Huhulsâ, Hubtitstl, Huhutsi, Hithutsi, Htibusâ, Hitbusoe, action de se prosterner, de mettre la tète contre terre. Passif : Htthtifanâ. Snralf (Mal. et Batak), acclamation. Httrakâ-Kitrakâ, Huraki, Httraki. Su rat (Mal. et Batak), écrit, lettre. Suratrâ-Tsuralrâ, SuraIfâ, Soralfà, Snralfi, Soralfi, Snralfi, Soratfi, Saratsâ, Soralsâ, Suralsi, Soralsl, Sttralsi, Soratsi, Sttrasâ, Surasoe, écriture. Passif : Sttrâlanâ. Surnb, envoyé, porteur d'un message, d'un ordre. Irakâ, Irakt, Iraki, envoyé, délégué, ambassadeur ? Sarufi, être poussé. Vide supra Sorofi. Batak : Surttt, baisser. Tsttrurtikâ, Sarttt, reflux, jusant; Tsururtiki, Tsuritrtiktt, Tsururiiki, action de couler de haut en bas. Sttsah, inquiétude, malaise, trouble; Batak iSttsa. Sttsulrâ, Sttitttfâ, So'sutfâ, Stiitiliù, Soiulfti, Suiutfl, Sosutfi, Suittlfi, Saint fi, Sttittlsâ, So'stttsâ, Sa'sutsù, Soin tsu, Saint si, Soi ut si, Sttiulsi, So'stttsè, Suittsâ, Sttittsoe, de mauvaise humeur, ennuyé, mécontent. Passif: Stistirinâ. Sasa, Bali: Nom sein, mamelle. Nuiia, Sttmnxn Sumttndfara, sein de jeune fille. Vide sub verbo Dura. Sasttk, pointe. Tsatstika, Tsutsiiki, Tsulstiki, prépuce ; Tsttki, Tsukitstiki, point saillant (comme le bec des oiseaux). Sttsttn (Mal. et Batak), empilé, emboîtés les uns dans les autres. Sustikâ, Sniukâ, Suiukft, Suittkî, Sninki, Soiukâ, Soiukâ, Soittkl, Soiuki, ce qu'on intercale, qu'on ajoute

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CHAPITRE I

Sosun, Soi un a, (comme le fil dans un bas qu'on raccommode); mêlé (comme du fil). embrouillé, compliqué, Snyab, Batak : Suwak, Javanais : Sumk, déchiré. Tsuakâ, dislocation. Tsttaki, Tsuaki, déboîtement, Vide supra Siyab. Ta, Tagal : Di, non, ne pas. Tsia, non ; Tsi, ne pas. 'Faim (Tagal), graisse, Batak : Tabo, Tavi, graisse, embonpoint. Tabek, Javanais : Tatv, salut, salutation ; Batak : Sanlabi, avec votre permission ; Tagal : Tabi, excusez, s'il vous plaît. Mbay, Mbey, s'il vous plaît, avec votre permission *. Tabir (Mal. et Batak), rideau, voile, tenture. Tambi, petite natte. Tabu (Batak), citrouille. Vide supra Labu. Teb'ir, Batak : Sabur, semé, être semé. Tsabtt, plantation. Tâdi, tout à l'heure. Tetéka, Tetéki, Tetiki. Tadjam, aigu, perçant, pénétrant, Javanais : Tadjent, perçant (se dit de la vue). Tarait, Ta^anâ, aperçu à une certaine distance, action d'être en vigie. Taga (Tagal), préfixe des noms de tribus et de clans signifiant : les gens de, les habitants de. Ta, préfixe ou infixe des noms de tribus et dedans : Tafiâta = Ta -f- ait 4-ala, litt. : les habitants, les gens dans la forêt ; On tanàla, A nia nâ la » On, An, ceux; Ta, les habitants, les gens ; afi, dans; ala, la forêt. d'une dette). Taki, Tagib, exigé, réclamé (le payement réclamation d'une dette, d'un prêt. Tafmn, enduré, supporté. Tidmn, Tidmnâ, support, soutien. Batak : Tabi, ordure, déjection ; Tagal : Toi, excrément, Te» Tay, Tey. ï. L'explication de Gautier d'après laquelle mbayserait la forme contractée de bumba aya, où passerai(-je), est inexacte ainsi que le montre l'étymologie.

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Tabun (Mal. et Batak), année ; Bugui ; Tau fi, Tagal : Taon, Tâmiâ, Tâonâ, Tawna, Tourna, Tona, Ton, Tô, To, Takar, mesure de capacité. IVaba, comparaison faite entre plusieurs personnes ou objets. * Fafiâhi < Tâbi, Takitaki (Tagal), penser. Fafiâbi-Pafiâbi, Fanâhi, esprit, âme. Takolok (Dayak), tête. Antanosi ancien : Tabiilakâ, os du crâne ; Bara : Takûlakâ, os de la mâchoire inférieure. Takut, Tagal : Takot, Batak : Tahnt, crainte, peur. TahuTafjotfi, Ta1»tfâ, Tahulfù, Taljotfn, Tahtith, Irâ, Tabutfà, Tahtttff, Tafmlfi, Tabutsâ, Tahoisâ, Tabtilst't, Talmlsfi, Tabutsi, Tafolsi, Tahulii, Talwlsf, Tahttsâ, Tahusoe. Passif : Tabtiranâ. Talam, grand plateau de table à couvercle et sur pied. Talanlâlau, Talaijtâlaiiâ, Talatâta, étagère, rayon de bibliothèque. Tâlar, ouvert, manifeste. Talâki, en évidence, visible, Tali (Mal. et Batak), corde. Tali, Tadi. Talutttk (Batak), poteau auquel la victime est liée et contre lequel elle appuie le dos. Malg. ancien : Tatutiiktt, dos. Tâiuab, familier. Tamâ, Tamân, Tamâna, familier, apprivoisé. Sanskrit : dam, apprivoiser, dompter. Tambal (Mal. et Batak), lié. Tâmbatrâ* Tambatfâ, Tomba* Tabasâ, Tabasa; tfi, Tambal fi, Tomba Isa, Tambal si, Tamhlsi, mis ensemble. Passif : * Tambâétat de ce qui est joint, uni, ranâ, cf. relatif : anambâranâ. Tambid, magie, sorcellerie ; Javanais : Ttimbal : amulette. Faobi^acle; Mafiamba, empêcher; Tamba, empêchement, flamba, préservatif (amulette, prière, invocation). Tainbtin, Batak : Tinibttn, mo.iceau, amas, pile. Tuvitnâ, une chose à une Tttvitu, Tovtuiâ, Tovttn, action d'ajouter autre. Tambûni, placenta. TavAiti. Tant pas, coupé, taillé. Tapakâ, Tapakl, Tapakê, coupé.

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CHAPITRE I

Tamptiki, Tampuki, Tampol (Tagal), assaillir. Tampukâ, soudain, tout à coup. Taàa, Bisaya : Kotaita, Bugyi : Utana, interrogation, question. U a ta ni. Tanah, Makassar : Tana, Batak : Tarn, Sundanais : Taneub, terre, pays. Tant, Tanikâ, Tunaki, Tttnaki, Tanab, cuit, bouilli. Tttnakâ, action de faire Tunatfi, Tunatfi, Taitikt, Tariiki, Tunatfâ, cuire; Merina : Tttnakâ, action d'enfumer un terrier pour en faire sortir l'animal qui s'y trouve; Dunakâ, fumée. Ta fiait, Tânait, Ta fia, Ta fiait (Mal. et Batak), main. Tânaitâ. Taiittiv, caméléon. Tana, Tafia, Ta. Tanda (Mal. et Batak), signe, marque. Tandra, Taijdfa, tache de la peau, grain de beauté. : Indak, danser. Tandab, Javanais : Tainfak, danseur;Tagal Tindykâ, Tkidiaki, Tiijdiaki, Tshjd{akâ, Tsiijdytki. Tsiud&ki, danse. Cf. Skr. : taijdaka, charlatan. Tandjufi, cap. Taijd{iinâ, Tayd{ttn, Taijd^ufi, Tai.td^it. Tanditk (Mal. et Batak), corne; Bugui : Tanru. Taijdrttkâ, Taijdfukâ, Taijdfukâ, Taijdfuki, Tatjdfuki, Taijdfu. Tafigttfi, porté, être porté ; Batak : Tafigufi, responsabilité. de porter à Takun, Takunâ, action de porter en palanquin, plusieurs un lourd paquet, un mort ; Takofi. Tafiis (Mal. et Batak), pleurs. Tâfii, Tâni ; Tttinâfd — Tàfii -f- infixe uni, Tumârit, qui pleure. Takatrâ, Takalfâ, Takatfi, Tafikap, pris, saisi, empoigné. Takalfi, Takatsâ, Takatsi, Takatsi, Takasâ, Takasoe, atteint. Passif: Takârinâ. * Tafikap, état d'un animal qui est couché, qui a le ventre sur Tala terre. Tâkutrâ, Takulfâ, Takutfù, Takalfi, Takalfi, ktttsa, Takttlsfi, Takatsi, Takatsi, Takttsâ, Takttsoe, couvercle des ustensiles. Passif : Takfifanâ.

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TanUi, Batak : Tanto, sûr, certain. Talo, To. Taulri (Balinais), conte, fable dont les animaux sont les Taytâra, histoire, personnages. légende, conte. principaux Cf. Skr, Tantra, manuel, livre, traité magique. Tapa, poisson de mer. Tafa, mulet. Tapih, jupon ; Tagal : Tapi, vêtement. Tafi, vêtement, action de se vêtir. Tan'b, Batak : Tabil, tiré, traîné. Tarikâ, Tariki, Tariki, Tsarikâ, Tsarikî, Tsariki, Sarikâ, Sarikâ, Sariki, Sariki, action de traîner, de tirer. Târikâ a une double forme passive : Celle-là est régulière ; celle-ci, anormale Taribinâ,Tarltinâ. par rapport à tarikâ, nous est expliqué par le Batak : tabit. Taritari (Tagal), porter atteinte à l'honneur. Taijdri, Taijdfi, calomnie. , Tarofi (Dayak), récit, rapport. Tarofi, Tarofitt, Tarufiîi, Tanin, Tartina, récit, causerie, conversation. Tarub, Batak : Tara, Javanais : Toh, mis, placé, posé. Taw, Tao, Tow, To, fait. Tarub, rejeton, jeune pousse. Tarukà, Tarukâ, Tarttki, Taruki. Dû ru ni, Darttijdârunl, Tartina, juvénil, jeune homme. jeune, frais, tendre comme les jeunes pousses. Sanskrit : tartina, jeune, tendre, frais. Tasib, lac, mer intérieure. Antanosi ancien : Tayki, la mer; Tasi, Ta si, lac. Talal, Makassar : Tatala, copeau. Ta tali, Ta tali. Tatifi, porté, Batak : Hanlifi, porter de la nourriture. Eijtifi, Enfin, Eijtinâ, porté, apporté, emporté. Tawa (Mal. et Batak), rire. Tava, Tavan, Tavanâ, gestes, sauts, bonds de joie. Tawan, prisonnier de guerre. Tavan, Tavanâ, Tava. Tawar, sans saveur, fade. Antefasi, Antekungu, Antemuru : Maif-tavey ; Betsileo : Ma-tavi; Antambahwaka, Bara, Saka-

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CHAPITRE 1

lava N-E : Ma-tfabukâ; : Ma-tfamhvaki ; Antemanambundht Antankara Ï Ma-tfaba ; Zafisuru : Ma-d^abtvakà ; Maruantse: Mavuâvu ; Sakalava tra, Vurimu : Mavow; Sainte-Marie N-O : Buka ; Vurimu : Bukabâka. Tibâl, Javanais : Tebel, épais. Tainà, Tevin, Ttvi, épaisseur. Tèbâs, défriché, nettoyé; Tagal : Tabas, couper, tailler. Taii, action de défricher. Tibiib, percé, perforé. Tcvikâ, Teviki, Teviki, trou au lobe de l'oreille. Tebâs, Batak : Tobus, racheté, délivré, Avtttrâ, Avtttfâ, Avutfù, Avtilfi, Avutfi, Avittsâ, Avntsfi, Avutsï, Avutsi, Avusâ, Avusoe, rachat, achat d'esclaves, rançon. Passif: Avâtant). Umbutrâ, Umbutfâ, Uinbutft'i, Umbatfi, Umbutfi, Untbtttsâ, Umbtttsn, Umbutsi, Umbutsi, Ufigntrâ, Ufigulfâ, Ufigtt' tfù, Ufigtttht Ufigutfi, Ufigiihâ, Ufigtttsn, Ufigutsh Ufigutsi, action d'arracher, de déraciner. Passifs : Uinbiitanât Ufigtitanâ. : Teken, canne, bâton. Tikàn, Javanais Tébin, Téhinâ, Tébini, Téhikâ, Tebiki, Tehiki, Tehi. Tikâp, le dedans de la main posé sur la bouche. Tiibttkâ, Tttbukù, Tubukï, Tttbuki, action de porter quelque chose à la bouche. Passif : Ttthiifanâ. Tilân, Dayak : Telen, avalé. Télifi, Télin, Telinâ, Telini, Teli, action d'avaler. Tilifia, oreille. Talifii, Talini, Tadifii, Tadiîii, oreille ; Tadlni, le trou de l'oreille. Tilôr, Dayak : Hanteloh, oeuf. Atiilu, Altiti, Antûli, Atûdi. Telu (Javanais), trois, Batak : Toltt. Téltt, Tilti. Télitb, Batak : Torltik, baie, golfe. Ttiiikâ, Tttliki, Tttliki, TAU, Tiidi, arrivée au port, escale. Tiliindjuk, index. Vide infra Tundjttk. Têlut, Ponosaka : Ltdur, genou ; Khmèr : Lut, plier (le

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genou), Bahnar ; Lot» entrer en se baissant. Lilra, Lltri in Luhalitra, tuhalUH't Lika, Liki in Ltihalika, Ltiluliki, genou '. Tëmâii, compagnon, camarade. Nâwanâ, Nânuvt, Nâina. Tmbiik, tiré, fait feu. Tijîtra, lifitrâ, Tifitrî, Tifitrt, Th fitsà> Tifitsi, Tifitsè, Tijifâ, Tifiioe» action de tirer un coup d'arme à feu. Passif : Tifirinà. Timbâga, cuivre ; Balinais : Barak, cuivre rouge. Varâhhh Barâbin, Varâbinîi, Varâhin, Varâhinà, cuivre. Cf. Sanskrit : tàmraka, cuivre. têt de pot vernissé, tesson. Bakila, Bakilau, Timblhir, Bakila na, morceau* fragment, tesson. Teinbiib, troué. TuinbakAtTumbaklt Tumbakê,troué,perforé. Timbnla (Javanais), bétel. Tambfiru, Tambûlu. Sanskrit : Tàmbiïla. Tcmpn, forger. Teft, action de forger. Tfniti, safran des Indes. Tnmittâmn. Teùah, demi, moitié, milieu. Tenatiita, Tenaytéùa, Tena* téna, milieu. Ttnun, tisser. Teiiimâ, Tanin, Tenu, action de tisser. Tnfuki, Titfuki, Tipak-tfpak, poisson de mer. Tiifukâ, Tufu, espèce de mulet qui va par bancs. 7V/>f,bord, lisière. Difi, Lifi-Difi, repli fait au bord des chapeaux, des nattes ; ourlet. TipAh, Bugui : Tempa, frappé avec le plat de la main. Tifakà, Tefaki, Tefakl, Teltakà, Tehaki, Teixtkè, coup donné avec le plat de la main, claquement, battement des mains; Téfukâ, Téfuki, Téfuk?, explosion (comme celle d'un fusil), craquement (comme celui d'une branche cassée) ; Tsefutrâ, Tsefutrâ, Tsefutrù, TsefulN, Tsefulrt, Tstfutsà, Tsefutsù, Tsefutsi, Tstfutsi, Tsefusâ, Tsffusoe, bruit, pétillement, explosion de la poudre. i. LU/AI, premier élément de lubalitra, hthalika, signifie tête ; litt. : le tête du genou.

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CHAPITRE1

'feras, Batak : Toras, le coeur du bois. Tôra, coeur, intérieur d'un fruit ; Ttyi, coeur des bois. Ti'rbafi, Batak ; Haban, voler. Hemban*Kembaù, Hauban, Haubana, vol de l'oiseau. Têrîgo, Javanais : Trigu, froment. Antanosi ancien : Trigo. Cf. Flacourt, Dictionnaire, sub verbo blé. Portugais : 7>4rt>, blé. Tèrïyai', cris, nullement; Dayak : Riab, appeler. Vriya. Uria, hurlement du chien.. Te'ruk, espèce de bécasse. Ki-tûri, espèce de. pluvier. Titàk, Dayak : Tatak, Javanais : Tetek, coupé, fendu. Télika, Tetikt, Teiikf, Tatakâ, Tatakî, Tatak}, incision, couTa ta tri, Tahilrï, pure; Ta ta Ira, Tatatrâ, Tatalsâ, Tatatsi, Tatalsi, rigole creusée dans les rizières. Têlâs, Javanais : Talas, décousu, déchiré. Tatakâ, décousu, entaillé. Vide supra Têtâk. Teliro, bécasse. Ki-titriu, Ki-lilhyu, bécassine. TiâJa, ne pas, n'être pas. Tsiâri, TsiâJri, Tsiâijdri, Tsâri, nullement, non, pas encore, Tidor, sommeil, dormir ; Javanais : Turti. Antefasi, Antemu ru, Antesaka, Betsileo, Bezanuzanu, Mavurungu, Merina, Tniiala, Betsimisaraka : Turi; Antaukara, Antanosi : Turu; Bara, Mahafali, Menabe, Sakalava, Sihanaka, Vezu : Rnrit, sommeil. Tikani, être percé (Mal. et Batak). Tsika, Tsiki, Tsikt, Tika, Tiki, Tik?t action de suinter, de passer à travers. Tikar, natte. Tihi, Tsibi, Èihi ; Créole de la Réunion : Setf, Tilik, être regardé avec bienveillance; Javanais : Tilik, espion ; Batak : Tilik, fixer les yeux sur quelque chose que l'on désire. Vide supra Silifr. Timba (Mal. et Batak), seau, vase pour puiser l'eau. Tavi, auge. Timpa, tombé sur quelque chose, qui tombe sur. Tupi, action de jeter, de lancer.

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Timpan (Mal. et Batak), estropié, perclus; Makassar Î 7>WK'Nrifa, Ku-trifa, KiNhhyka, Ku~ paù. KtNrefa, Kirtrefa, tréyka, KiHreyki, KiHreykt, boiteux, estropié. Ts'uimu* Tinmn, Batak : Ansimun, concombre, cornichon. drimûijdri, espèce d'euphorbiacée. Tîmur, Bugui : Tinta, est, orient. Atsiinu, Athnu, sud. Cf. supra Mal. bar al, ouest ~ Malg. avaratra, nord. Tsimiliki* Timur lâut, nord-est. Tsimilâutrâ, Tshnilâwtrâ, trâ, TsimiUnvtru, Tsimilâtrit, vent du nord. Tindih, pressé. Tsiudri, Tshjdri, Tiijdri, pression. Tindjaw, Batak : Tindo, vu, observé d'en haut. Tsiijdiu, Tiijd{ii. Tiùgi, haut, élevé. Diiigidhïgi, Lhïgillngi, grande hauteur. Tiitig CTagal), voix. Teni, mot, parole. Tiukat, plancher, étage, grenier. Tuhilrâ, Tuhitri, Tuhitfl, Tuhitsâ, Tubitsi, Tuhitsl, Tuhisâ, Tubisa*, magasin à riz sur pilotis. Tintiit, porté à la main. Thjtin, Tiiitinâ, Tsiutsin, Tsiijlsinâ, action de porter à la main. Tipis, Batak : Nipis, mince. Tifi, Nifi. Tiruk, percer avec un bâton ayant une pointe en fer. Tsiudrunâ, Tsiijdrun, Tsiijdrunâ, Tsiijdhm, aiguillon, action de percer avec un objet pointu; Tsilun, Tsilunâ, bois pointu, aiguillon ;* Tsilu, épine, piquants du hérisson, dard des animaux. Titah, ordre, commandement. Didi, Lili, ordre, commandement, loi, usages, règlement. Titi, pont, jetée. Téti, action de passer sur. Tillan, pont. TeleXan, Tete\anâ, Tetê^a, Taliban, Tate\auâ. Titik, Batak : Tetek, goutte. Teté, Antandfwi et Mavurungu : Téyfa. Tïiïr, bruit. Tititrâ, Tililrâ, TitilN, Titilrê, Tilitsâ, Titilsl, Tititsi, Titisâ, Titisoe, craquement.

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CHAPITRE I

Tiyan, ventre; Bisaya : Tiuai, intestin. Tsinây, Tsiuêy, Tinây, Tinéy, intestins. Tiyap, chacun ; Tiyap-tiyap, tous, Malgache sud-oriental ancien ; Siyatri, Siatri, tous. Cf. les mss. de la Bibliothèque nationale passim. Tsiijtri. Tiyup, Tiup, souffle, bouffée. Tsiukâ, Tsiukù, Tsiuki, Tsiuké*, Tsuka, Tsuki, Tsukt, Tsiutfâ, Tsiutrû, Tsiutri, Tsiutri, Tsutra, Tsutri, Tsntrt, souffle, brise. Passif: TsMJinâ. Tokatoka (Tagal), éperon de navire. TUIM, chevrons du toit. Tolot (Tagal), permettre, consentir. Tululrâ, Tulutrâ, Tulih thl, Tulutri, Tulutsâ, Tulutri, Tulutsâ, Tululsl, Tulùtsè, Tulusâ, Tulusoe, présent, offrande. Passif : TulAranâ. Tonkatv, trois pierres servant de trépied. Tuku, bobine. Torak, navette de tisserand, Tulutrâ, Tulutrâ, Tulutrâ, Tulutri, Tulutri, Tulutsâ, Tulutsâ, Tnlutsî, Tulutsi, Tulusâ, Tulusoe, petit morceau de bambou servant de bobine, de dévidoir. Re^atrâ-Dreyilrâ, Reyilrâ, RebâTorap (Batak), éructation. tît, Refaire, Re^atsâ, Re^alsi, Re^atsi, Reytsâ, Remisa; rot, action de roter. Passif : Re^âtinâ. Tosiit (Tagal), TAiii, TAin, TAin, Tûinâ, repousser. réponse d'un écho. Trtibub, nom d'un poisson. Treuiréukâ, poisson de mer qui se tient près des embouchures de rivière. Tialô (Atchinais), espèce de jeu de dames de forme rectangulaire. Kâtra, Katra. Skr. : catur, quatre. Tûbir, abîme, gouffre. Tevaii, Tevan, Ttvanâ, précipice. Tubo (Tagal), Tuvuu, Ttivunâ, Tovun, Tovunâ, gain. Tuvan, Tuvanâ, addition, ajoutage. Tudju, Batak : Udju, être dirigé vers. Tii{ii, persévérance dans la marche, le travail, malgré la fatigue, les difficultés. Tudub, accusé, dénoncé ; Batak : Turub, montrer. Tnrti, indication, action de montrer.

MAUYCMfAlGACItE. VOCABULAIRE

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Tubuk» nom d'un poisson, Tuhu, petit poisson qui a peu d'arêtes. Tùkar, échange, troc. Takâlu. Tulak, poussé, repoussé ; Javanais : Tulak, renvoi ; Batak : Tulakâ, Tulaki, Tulaki, jeté hors de sa Tulak, retourner. place, repoussé. ancien : Talfôlaù, Tulaâ, Batak : Talmlan, os. Autanosi TaMan (cf. Flacourt, Dictionnaire, sub verbo) ; Sakalava N-O : Tafàla, Tawlani in Taola ; Tawlan, et Betsimisaraka ms. VII, f9 77 recto et verso, Tawlafia in ras. V, f* 77 verso ; Taolaù, Taolan, Taolanâ, Towlaii, Toiulan, Tawlan, Tawlanâ, Towlanà, Tolaâ, Tolan, Tola '. Tulih, vu, regardé de travers. Tulikâ, Tulikl, Tuliki, Tuli, Tudikâ, Tïidiki, Tudiki, action de regarder derrière soi. Tulis, écrit, peint, dessiné ; Batak : Tulis, les raies de la Suritrâ, Surilri, Surilri, Suritsâ, peau d'un tigre. Suritrâ, Surit si, Suritsi, Surisâ, Surisoe, raie, ligne, trait, dessin, croquis, pî:m. Suritrâ peut être également rapproché du malais surat, ainsi que l'indique son passif surltanâ ; mais, dans cette été influenhypothèse, sa voyelle médiale a vraisemblablement cée par tulis. Sari, Sari, image, portrait. Tumbok (Tagal), donner un coup de lance. Tumbukâ, Tniih bukâ, Tuinbuki, Tumbuki, coup de sagaie. Tnmbuh, Javanais : Titwub, Batak : Tubu, croître, pousser. Turnbu, croissance ; Tiwu, Tovu, adulte, célibataire. Tumit, talon. Tumitrâ, Tumitri, Tu mil ri, Tomitsâ, Tomitsl, 1. Brandstetter (ProJomus, p. 52) est d'avis de considérer comme exacte la leçon loetaft= lutaft donnée par Houtman. Il ne faut pas oublier que le dictionnaire du marin hollandais est malais-malgache, et qu'il a pu par conséquent, influencé par le malais, entendre et écrire tutaîi au lieu de la forme attendue Aiu-Az/lqui attestée par tous les manuscrits anciens. Personnelest lement, je n'admettrai lulaii que lorsque la voyelle « aura été attestée par un texte indigène de l'époque.

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CHAPITRE I

Tumutri, Tumulsâ, Tumutfâ, Tumnlri, Toniitsi, Tuutulrâ, Tumutsù, Tumutsi, Tumutsi, Tunmsâ, Tmnufir, luntpah, versé, répandu. Ttintpa, renversé. Tampikâ, Tanipin, Tampinâ; Tumpat, bouché, obstrué. Tampiki, Tampiki, écluse, barricade. Tumpu, foulé, aplati. Tufulrâ, Tufutrâ, Tufulfâ, Tufutri, Tufttl ri, Tufutsâ, Tuf ut su, Tuf ut si, Tufutsi, Tuf usa, Tuf usa; choc, rencontre de deux objets. Du m bu, Diminua, tuinunâ, Dumun, Tunipul, émoussé. Lu miin. Tuna, anguille ; Batak : Tuna, espèce de grand ver. Tinta, Dttna, grosse anguille ; Do, serpent boa. Tanaw (Tagal), poudre. Tenu, dissout. Tundjuk, indiqué. Tuitdfu, Tundru, action d'indiquer avec le doigt, index. Cf. Tilundjuk = tundjuk + infixé cl, index. Tunduk (Mal. et Batak), avoir la tête baissée. Uijdrikâ, Uijdrikâ, Uudriki, Uijdriki, action de baisser la tête. Tuâgal, Batak ; Noùgal, seul, unique. Tuka, Tukau, Tttkanâ, Tokan, Tokanâ. Tungitl (Mal. et Batak), tronc 'd'arbre, Truftga, Truftga, tronc d'arbre flottant sur l'eau. action ,de conduit. Tuntun, amené, Taijtâu, fantâna, prendre, de tenir par la main ; Tâna, action de tenir, de retenir, de saisir. Tunti, Batak : Ttilun, rôti, grillé. Tttnu, action de rôtir, de griller sur le feu. Tttrim (Mal. et Batak), descendre. Vide supra Lurub. Jttruth, Tur'ut, imiter (Mal. et Batak). Turutrâ,- Turutrâ, TurtttN, être semblable. Tuluk, Batak : Matukluk, pilé. Tutu, action de piler; Tuttikâ, Tultikt, Tnltiki, Tnlun, Tulunâ, action de battre (le coeur, le pouls). fermé. Tulutrâ, Tulutrâ, Tutttp (Mal. et Batak), couvert,

VOCABULAIRE MALAYO-VJALGACHE

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Tulutrâ, Tulutri, Tulutri, Tulutsâ, Tulutsâ, Tutulsi, Tululsi, Tniusâ, Tulusir, entièrement couvert, recouvert. Passif: Tutti* fana. Titwù, Tua, Batak : Matuwa, vieux, âgé. 7ïiwa, Tuâ, Tua in Matiiua, Matwâ, Mattia, terme de respect employé en s'adressaut à l'aîné des hommes ou des femmes. ferm itée enivrante. Tuwak, Tuak, liqueur Titwukâ, Tuwakî, Tuwaki, Tuakâ, Tuaki, Tuaki, Twâkâ, Tuvkî, Twaki, Toka, Toki, rhum, les spiritueux. Caftkup, action de jeter quelque chose dans la bouche avec le creux de la main. Vide supra Tèkâp. ùlok, Javanais : Cellak, avaler, engloutir, Tsêlukâ, Tstîlukâ, action TsAluki, Tsitluki, Tsûlan, TsAlanâ, DiAlan, Dyilanâ, d'avaler gloutonnement, d'engloutir. CèCâk, Javanais : Cetak, Batak : Hausosak, lézard. TsatsaM, Tsalsaki, Tsalsaki, Aitlsaiakâ, Autsâiaki, AytsâSaki, Aulsâsàtrâ, Aijtsâiatri, Aylsâ'salri, Aulsâijtsa, Aijtsiâijlsi, lézard, petit lézard. Javanais : Sèsèp, Batak. : Sopsop, léché, goûté en ùéâp, léchant. Tsetjtsilrâ, Tseijtsitrâ, Tseutsilri, Tsajtsilr'i, Seiilrâ, Seiilh, SeSilri, Seiilsâ, Seiilsï, Seiilsi, action de sucer, d'aspirer au par la bouche. Passif : Tstulséfinà < Tsitjlsilra ; Siiilrâ, contraire, ne possède que le passif plus récent : Se'sirinâ. TfAijtfukâ, Truijlrukâ, Truijtrukl, Truijlruki, Trulrukâ, Trulrukâ, Trulruki, Trulruki, bruit que produit l'action de sucer, de boire. Passif TruijtrAfinâ, Trulrùfinâ. Ch'iâuaw, espèce de papillon ; Batak : Hantinanu, espèce de papillon qui cause de graves dommages au riz en herbe. Tsiijdrâuu, Tsiijdrânu, Tshjdrâi'iu, espèce de sauterelle. Cirit, Batak : Siril, diarrhée. Tsiririkà, Tsiririki, Tsiririki, jet d'un liquide qui coule, diarrhée ; Tstirikâ, Tsurikï, Tsuriki, dysenterie. ùiit, Tsialsiakâ, Tfialsiakt, Tsialsiaki, gazouillement. Tsyalsyâka, Tsyalsyâki.

So

CHAPITRt I

Coba, tenté, essayé ; Tagal : Sopa, éprouver. Tsapa, action de palper. d'essayer, d'éprouver, Antambahwaka ancien : Sukanâ. Conkak, orgueilleux. SttratsAratrâ, Corak, bigarré. Suralsttratri, SuralsAralrâ, Stiralsuralri, Soralsoralrâ, Soratsoralht Soratsoralri. Cotok, Kawi : Tuluk, bec d'oiseau. Tôlukâ, Tolukî», Toluki, Toiuki. dukur, rasé (avec un rasoir). Tsaka, bruit d'une lame qui abattre, couper, tailler à coup dé coupe, tranche ; \lana~tsaka, hachette, de sabre. Cupift, Batak : Supin, lobe de l'oreille. Sujhï-Tsufin, Sufin, Sujin, Sufinâ, Sttfi, oreille. Uva, Ova, action de Ubah, Batak : Uba, changement. changer. Ubi (Mal. et Batak), tubercule, Dayak : Owi. Uvi, Ovi, igname. Mi' Udjar, parlé, dit. Oijlsi, action de dire, de parler; âijlsi, parler, dire. Cf. ms. VII, f° 69 verso, 1. 7 ctpassint. Sukilri,Sukilsâ, Ukir, gravé, sculpté. Sukitrâ, Sttkitrâ,Sukilh, Sukitsl, Sukitsi, Sukisâ, Sukisoe, Tsukithh Tsttkilri, Tsttkilri, action de ciseler, sculpter. Passif : Sukîrinâ. Ubatrâ, Ulkilrâ, Ubal'ri, UlmlH, Ulxilsâ, Ukur, mesure. Obatfà, Olxilri, Olxilri. Passif : Ulktlsi, Ultatsi, Ulnsâ, UIHISCV, Ufjân'nâ. Ulak, tournant ; Tagal : Ulik, aller d'ici de là. Ulakâ, Ulaki, Ulaki, Ulikâ, Ulikl, Uliki, sinuosité, zigzag ; Ulcutâ, Vlan, action de tordre, torsion. Ulitri, Ulilri, Ulat, Dayak : Uni, ver, Ulitrâ, Ulilfâ, Ulisâ, Ulisoe. PawfiUlérinâ. Ulilsâ, Ulitsl,Ulilsi, Umbul, le coeur de la couronne du palmier. Ovakâ, Owkl, j Ovaki. Umpan, Batak : Ompan, appât. Ufauâ, Ufan, Ufa, Ofanâ, * Ofan, Ofa.

VOCABULAIRE MALAYO-MAIGACHE

8l

Utiii, pourpre, violet, Maùga, bleu ? UtUim (Batak), banane. Uulsi. Vide supra Pisaw. Upab, loyer. Hufa, Hofa. écorcher. Ufakâ, Ufakl, Upak (Dayak), Ufalà, action d'écorcher, d'écailler, d'enlever la peau. Ural (Mal. et Batak), nerf, veine. U&trâ, Uqxtfâ, Uçtlr!, Uialti, Uqitsâ, Uylsl, U&ta, Otytïâ, O^atH, O^alfi, Oqttsâ, Passif ; * Ofâtanâ, * Utftanâ, Oiatsi, Oqtlsi, O^asâ, Oqisoe. cf. relatif : io^âtanâ, iufàtanà. Utak, Batak ; Utok, Dayak : Untek, cervelle, moelle. Antanosi ancien Ï Oteki, OteH ; Tsuka, Tsuht, Tsttki, Tsttki, moelle. Olthin-duba, cervelle, litt. : moelle de la tête. Utaih Vide supra Hutan. Utus, envoyé, //«, action d'envoyer député. quelqu'un comme délégué. Cf. Flacourt, Dictionnaire, sub verbo, ambassadeur :ompitot celui qui est délégué. Passifs ; Ilihanâ, UlAsanâ. Uwalu (Batak), huit. Palu-Baln. Wanganeg (Blagden, sub verbo cbild 101), enfant. Anakara : Mai)gania, Maûgani, entamer. Wani, courageux, intrépide. Ma-vâni, hardi. Wei (Khasi), étranger. * Vâbi > Vabini = vâbi + ni. Welar (Javanais), étendre. Velalrâ, Velaltà, Vtlatil, VehM, Velatsâ, Velatsî, Velatsl, Velasâ, Vclasoe, action d'étendre. Passif: velâranâ, velârinâ. Yaâ, le, celui qui, lequel. Yâù, ZâA, Zàiu Zâni, Iyâù, I{ât), Ifâna, I^âni, I{ânt Itfni, ce, cela, celui-là. * Yatl, divinité. Yaâ, Yana, Zafta, Zana, in Yatla-hàri, Vide supra, Hâri, jour ». Zana-h&ri, Zana-hàri. ï. Voir aux Additionsla suite du vocabulaire nulayo-malgache.

— G. FESJUKD. PbotUliqut wutajo-wwtgatbt.

CHAPITRE

II

LAUTVERSCHIEBUNG CONSONNES Les consonnes

malaises sont au nombre de dix-huit

Gutturales : /;, g, k, fi; Palatales : y, dj, i, n; Dentales : r, /, /, d, s, n ; Labiales w, b, p, m. On en compte trente et une en malgache :

antérieures : //, v; Arrières-gutturales Gutturales : g, k, û, itg; Palatales : y, lr,dr, s~,j, h; Palato-dentales : </{, ts, tr, dr ; Dentales alvéolaires : //, r, l; Dentales pures : r, d, s, ^ s, n ; Labio-dentale :/; Labiales : w, b, p, v, m. ï. L'expression allemande est si connue des linguistes que je n'ai pas hésité à l'employer en l'absenced'un terme français aussi expressif.

LAUTVERSCHIEBUNG H

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A de rares exceptions près, la spirante malaise /; n'a pas de correspondant en malgache : IV; malgache étymologique répond généralement à k, quelquefois à s malais. A 17; initial malais, le malgache répond par une voyelle de même timbre que la voyelle d'appui de la spirante malaise : — Aferu », Hamptdu Hati— Ali, — Itsti, Hidjaw Hilam — Itjti, "-«"« * „ ,. ««*"-I -1 a \ Oran. Urani.

17; initial malais, le malgache répond Exceptionnellement/à par /; et k : Haùal — Hayna, Hulam — Hartt *, Hilafi — Hilanâ, Hiyaw — Akiti *. Aux trois premiers exemples précédents, on peut ajouter :

ï. Voir pour le sens au vocabulaire. Dans les exemples qui suivent, lorsque la phonétique n'est pas directement intéressée à l'emploi de telle ou telle forme dialectale malgache, je me sers de préférence de la forme Merina. Sauf indication contraire, le premier des deux mots donnés en exemples, est malais; le second, malgache. 2. Les cas de métathèse vocaliqué du type : haiem=batu sont fréquents. On en trouvera de nombreux exemples dans ce chapitre. ). Le nombre d'exemples cités est généralement proportionnel au nombre de cas constatés.

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CHAPITRE II

Dabi r= Taréi, front, visage ; Httltt = Luba, tête. Habis = Tapitrâ ne peut être considéré comme un exemple d'équivalence de h et /. Tapilrà est vraisemblablement composé du préfixe ta -\-*apitrâ qui correspond exactement au malais habis. Mavtt < Mal. Imbu est une formation identique : mavtt = ma -f*avtt, celui-ci représentant également le thème malais aphérèse. Au groupe Vb médial malais est toujours intervocalique. aba, ttbu, le malgache répond par a, tt ; au groupe a ht, par ai dissyllabe, ay, ey, e; au groupe abu, par<w dissyllabe, ao dissyllabe, aw, ao diphtongue, ou>, 0; au groupe alx>, par e : — Rat si, Djahal Pubun — Funa, — Zaitrâ, Djabit Fayka, Feyka, IFaitra, Felfa, Tain — Tay, Tey, Babu — Avay, Avey, 1 Tâuna, Tawna, Taona, Towtta, ITâona, Tona, — Fe. à 17; médial malais, le malgache répond Sahadja — Sahara, Tal;an — Tnhanà, Lckr — Lckobero, Sabttt — Ak*t, Bttbi — Vuri.

Pabo Exceptionnellement, par /;, k, r :

LADTVERSCHIEBUNG

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L7; final malais joue un rôle identique à celui du visarga en malgache moderne: sanskrit; il n'a pas d'équivalent Labttb Lintah Ptilub Tanab — Lavu, — Dinta, — Fultt, — Tani.

Vb final existait en malgache ancien, ainsi qu'en témoignent de la Bibliothèque les manuscrits du fonds arabico-malgache Nationale de Paris. Dans les exemples suivants, 17; final ne se rencontre qu'après une nasale ou une dentale : àd» &j^ tunib, vérité. iaraftib, Ms. VII, p. 463 ; Ms. VI, p. 472 ;

une partie.

A-~JI ambinib, dans lui, elle. Ms. VII, 483-85 ; *^èi* AJ^> mababalinib, fibttliranib rendre galeux. < hulilfâ, Ms. II, f° 23 recto;

peau. Ms. IV, f> 70recto;

*î M/7;,le, la, les. Ms. VII, p. 487-88; tf^r» torutsttb recto, livre 12; (Merina : Sarulrà), difficile. Ms. V, r* 23

*~>) rckitsib, conclu. Mss. VII, f° 80 verso; IV, f° 60 verso et II, £ 29 verso; *~jf ompi^utsti, celui qui descend. Ms. VIII, f°30 verso; ^4* mabapttlsih, rendre blanc. Ms. II, f° 17 verso.

Le malgache n'admet l'hiatus qu'à titre exceptionnel, et le Les passifs du plus souvent pour des raisons morphologiques.

86

CHAPITREII

type aidilra, auva, sont formés du préfixe verbal a et des racines iditra, uva; ils se prononcent : â-iditrà, à-àvà. Lorsque la voyelle finale d'une racine ou d'un verbe est de même timbre que l'initiale du suffixe verbal, les deux voyelles se contractent : tnilâfa + suffixe a = mila^â, ûva -f- suffixe ana =r ttvâna, fâdi + suffixe ina -=zfadlna, râri-\- suffixe ina = rarlna. En inscrivant certains groupes vocaliques étrangers dans leur dictionnaire, les Malgaches ont généralement fait disparaître l'hiatus en séparant deux voyelles subséquentes par l'infixé euphonique /; ; ASL> sd'a, £^l 1} JtJI heure nom propre sa-h-a, Androbayia-b-a* Ala-lmla, Ra-h-hnina.

ar-Rubayy*a, ai-'saûla*

Ra -\- KJ\ A mina, nom propre.......

Le malgache offre très peu d'exemples d'oxytons. Cette quantité exceptionnelle est quelquefois nécessaire pour différencier des homonymes homographes : âri, rate — âti, foie — Ira, fil — Iri, désir— llsi, celui-ci art, ail, ira, irl, — là-bas, ici, amont, là-bas, itsi, là-bas.

Les oxytons étrangers passés en malgache, sont généralement t. Xvdu Scorpion, io« mansion lunaire des Arabes.

LAUTVERSCHIEBUNG

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transformés en paroxytons par addition d'une syllabe brève. Cette nouvelle syllabe est obtenue par le redoublement de : J^j la voyelle finale et l'infixation d'un /; intervocalique ramavâ par chute de la ramadan devient en arabico-malgache nasale finale et mutation du J° en v, puis Ramavà-lt-à d'après la règle précédente. Par le même procédé, le français flacon z=zfttlakti = fulakA-h-â. Vb malgache moderne a deux timbres différents qui en font deux phonèmes distincts. Dans le pronom personnel abo, il est spirante forte et tend vers le f kl) arabe ou le cl) allemand de suchen. On perçoit dans abo un son intermédiaire entre b et f, beaucoup plus près de celui-ci que de celui-là. e douce, /; est à peine articulé à l'initiale et impercepSpi tible .. la médiate. Harana, valnvaka, akubu se prononcent fréquemment arana, vawaka, àku. A l'intérieur du malgache, /; à l'initiale alterne quelquefois avec tr. Vide infra à ce phonème. En arabico-malgache, /; est transcrit par *, exceptionnellement par ^. G En malais et en malgache, le g est toujours dur comme dans gare et ne se présente qu'à l'initiale et à la médiale. Le g malgache a deux timbres différents. Vocalisé en o, «, il est gutturale profonde : goii, tourbillon de poussière; gudra, faible. Vocalisé en a, e, i, il est gutturale antérieure ou gutturale mouillée : gaga, corbeau ; gebi, action de serrer ; gidfu, lémurien. Au g malais initial, le malgache répond généralement par /; : Gali — Hadi, Gantun — Hantttnâ,

88

CHAPITRE II GttlH -— Hudinâ, Gulun — Hulunâ;

exceptionnellement

par g, k, v : Guntttr — Gudu, . Guru — Gururuanâ, Gëmerinêin — Kirhjtsanâ, — Kekilrà, Gigit Gosok — Kasukâ ', Garbam — Va%anâ.

Au g médial malais,

le malgache

répond par /;, g, h, fig :

Pagar—Fabilfâ, 2, Gagak—Gaga — Hugu, Sugar Mega — Mika, Tagih— Taki, Lagtt — Rangtt, Degil — Rttfigirufigi. Au groupe malais k, n : médial fig, le malgache répond par fig,

Pifigali—Fafigadi, Sangttt—Tsnngtt, t. Le k initial de kasuia <CgosoJJi évidemment un phénomène d'assiest milation de l'initiale à la consonne finale. Dans d'autres cas beaucoup plus caractérisés à ce point de vue, Vb malgache issu d'un g malais, s'est montré extrêmement solide. Cf. par exemple : gitik > hitikltikâ. 2. GagaÇetgaga sont tous deux des onomatopées, par conséquent des exemples peu concluants; mais le mot suivant est décisif. C'est le seul cas que j'aie relevé où la gutturale g se présente en cette position dans les deux langues.

LAUTVERSCHIEBUNG — Tukattâ, Tut'igal Tafiguil — Takoti, Pingaâ — Vanià. En arabico-malgache, le k persan à trois points le^se ^3. transcrit

8^

par £; en malais, par

K Le k malgache a, comme le g, deux timbres différents. Vocalisé en o, u, il est gutturale profonde : ht a, ordure; akttbâ, poule. Vocalisé en a, e, i, il est gutturale antérieure : isika, nous; keli, petit; kibtt, coude. Au k initial malais, le malgache répond généralement par /; ; Kulat — Holattâ, Kulit—Huditrâ, Kilat — Helalrâ, Karah — Haranà; par k, g, fig : Kakak — Ikaki, Kalafi — Kalanà, Kambar— Kambanà, Kudttfi — Gttlunâ, Kukti — Ngufti; quelquefois aussi par l-s, d^, tsff, b, ou par l'aphérèse Kakura — Sokattâ, Sukatrâ, Kumis — Sumtttrâ, Sumultà, «--1 as :

quelquefois

90

CHAPITRE II

—-las Kèlantarin—Lumali, Korok—Ertilrà, Kupas—Ufi. Au k médial par /; : malais, le malgache répond généralement

quelquefois

Aku—AI», Kttku—Httbu, Ta kut — Tahutrà, Tikar — Tsibi; par k, fig, g, f : Luka — Luka, Pukul—Puka, Kttkttr—Hufigutrâ, Kttku — Afigufu, Afigugu.

Au k final malais, le malgache par l'apocope :

répond

par kà, kâ, kl, kl ou Taijdruki,

Tandttk— Tatjdrttkâ, Taijdhtkâ, Taijdhtkî, Balik - Vadikâ, Valikl, Valiki, Sttrak—Httrakâ, Httraki, Hurakê, MaSakî, Maiaki, Masak—Masakâ, Bttdak—Budu, Kapak—Kapa, Tundjuk — Tutfdru. Au groupe i° par k :

médial malais fik, le malgache répond : Aftkal — Akatrâ, Bankttwafi — Vakua, Bifikatak—Bokettà, Sinkap — Suhtlrâ;

LAUTVERSCH1EBUKG 2° par fi-n : Aitkaw— Aftaw, Anaw, Bofikak — Avunâ, Avttnâ; 30 par n. ..k : Bafikty 4° Par H •' — Fttnukâ ;

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Befikok — Bingtt, Bufikus — Vttfigtt, Rafikufi — Rifigiritigi; Bufikuk — Vuyktikâ ; Bufikuk—Vtibiitïâ, Tifikat — Tttbilrâ.

: 50 par 1.1k 6° par /; ;

En arabico-malgache, kse transcrit par o^, ment par ^J; en malais, par \*f à l'initiale yjj = k à la finale. N

exceptionnelleet la médiale,

n'existe pas en malais. Cette notation Vtj sous-ponctué représente la nasalité des voyelles qui, dans la graphie malgache en lettres françaises, sont dédoublées en voyelle pure -f- n. Mandefut, endrika, ondevtt, seront écrits : maijdeba,ajdrika, oijdei'tt parce qu'ils se prononcent ntâdeha, îdrika, ôdevu. An, en effet, comme les en, on devant consonne se prononcent, phonèmes français : autan, rien, ton et ne sont que les développements graphiques des voyelles nasales à, ?, ô. Le New MatagasyEnglish diclionary note ainsi les voyelles nasales toniques : a'ntsi, efttdaka, ttndri. Cette notation est un véritable contre-

92

CHAPITRE II

sens linguistique, car l'accent tonique porte non seulement sur la voyelle, mais aussi sur la nasale suivante qui lui est indissolublement liée. Il faut prononcer : an-tsi = âtsi, « La plus grosse erreur que tin-dri—fidri. cn-daka~èdaka, l'on puisse commettre dans la prononciation d'une voyelle nasale, dit justement l'abbé Rousselot, c'est de la dédoubler en une voyelle pure-f-M '. » La notation du Rev. Richardson peut faire supposer que dnlsi = a-nlsi, c'est-à-dire, voyelle pure + n-\-tsi, alors qu'il faut au contraire lire an-tsi. Enfin, la graphie a'tttsi n'est ni scientifique ni pratique et je ne m'explique pas qu'elle ait été adoptée par le lexicographe anglais. J'ai été amené à marquer d'un signe spécial Vu de la voyelle nasale, parce que dans certains cas \'n, devant consonne conserve son timbre de nasale pure. Tumpun'trantt, par exemple, composé de tumpit-\-n -f- trantt, se prononce tumpun-lranu et non lumpûtran.t. Vu de la voyelle nasale ne se transcrit généralement pas en : » ±f *, ntaijdeba, o' aijlsi, ^ ondevu. Il arabico-malgache est cependant sukûn : t jj£ représenté quelquefois par un j marque matjdeljâ, o^j ai)tsi, Ijjj ondevu. du

« Quant au degré de conservation de Yn après les voyelles nasales (n de mandeha), dit l'abbé Rousselot,... il importe d'y revenir. Nous allons donc considérer Yn + d, ts, d^ et nous songerons aussi au sort fait à la consonne associée à n dans ces combinaisons. « nd, ttls, ndx, ttdr. Dans ces groupes, Yn est toujours contenue dans l'occlusion buccale qui ne dépasse jamais en durée ï. L'enseignement la prononciationpar la vue, V, in La Parole, noç, de septembre 1902. 2. En graphie arabico-malgache } =2 d et \s — t sont sous-ponctués pour le différencier de 3 et )b. J'ai supprimé le point des deux premières lettres pour éviter la fonte d'un caractère spécial.

LAUTVËRSCHIEBUNG

93

celle d'une consonne simple, et cesse à un moment variable suivant la nature de la voyelle précédente, de la consonne qui » (Suit l'étude suit, et la qualité du sujet en expérience. détaillée d'un tracé représentant maijdray, prononcé par A qui o (Dans les fractions suisans figure.) serait inintelligible vantes), j'indique par le premier chiffre la durée que j'attribue à l'» et par le second celle de l'occlusion totale. La durée est, comme toujours, comptée en centièmes de seconde : mandeba : A. 5/9,5/9 1/2, s/8, s/9 1/2, s/8, B. 6/9, 6/10,4/7, . s/8, 6/9. C. 10/13,8/11, 10/13,6/10. mandray:A. B. C. tundra : A. B. C. : A. B. C. anlsi : 5/9,6/10.

tundrtt

%h, 4/$, S/7,4/57/10, etc. 7/10, 7/9» 7/io, 10/12, 8/io, n/12, 9/10, 12/13. 4/7, 6/7, etc., n = totalité. n = totalité de l'occlusion, 9/9 (4 fois), 10/10. 7/12 1/2, 6/10 (3 fois), 4/8, 6/8. 6/7, 6/7, etc. »== totalité de l'occlusion : 9/9, 10/10, 9/9, 21/11. II/II, 4/9,6/u, n/16, S/9-

kandyt

A. 4/7, 2/s 1/2,1/4, 1/1, 2/s, 2/$, 1/$. B. 4/81 S/8, 5/9, 5/9C. 4/12, 3/11, 2/11, 2/12, 1/8, 3/9. : A. 4/6, n = totalité (6/6), 4/$, 4/s. à tirer de ce tableau :

« Conclusions

1* La différence d'audition que j'ai notée chez B pour le dr suivant qu'il est précédé ou suivi d'une «, s'explique par la de l'air nasal pendant toute l'ocpersistance de l'écoulement

94

CHAPITRE II

clusion buccale (ttindra, tundru). En réalité, nous avons n + dr, l'explosion marquée sur la ligne de la bouche étant, par suite de l'abaissement persistant du voile du palais, celle non d'un d, mais bien d'une n ou plutôt d'un dr nasalisé ; 2° L'impression différente produite par le groupe ndr dans mandray et dans ttindra, chez B, se justifie également. Je sentais un léger élément occlusif dans le premier exemple et non dans le second ; mais c'était tout. Ce que je ne pouvais pas deviner apparaît dans le tracé : l'occlusion buccale existe pour les deux exemples, mais l'émission nasale n'est interrompue que pour le premier : d'où la production d'une sorte de d qui constitue la différence entre les deux cas ; 3° Devant d& un fait analogue est à noter chez A, et ud{ peut se réduire presque à «{, l'occlusion de la bouche ne dépassant que de ï ou 2 centièmes de seconde celle des voies nasales; 4° Au contraire, devant ts c'est Yn qui se trouve entamée : sauf une fois, elle ne dure que ï ou 2 centièmes de seconde chez A, 2 ou trois chez C, ce qui est peu, comparé aux autres cas, mais chez B, Yn a conservé toute sa valeur; 5° De la comparaison des chiffres, on peut dégager les formules suivantes, tant pour la durée de l'occlusion nasale, qui est en rapport avec la force de la consonne qui suit n, que pour la durée même de Yn en raison des conditions variables où elle se trouve placée : a) Occlusion nasale : n -\-d >// + dr(mandeba et mandray). n + dra « + dru (AB) (ttindra et tundru). n -f- dr (C) (antsi et ttindra, \ f (mandeba et man~~

b)

Durée

de

n -f- ts > tundru). Yn : n -f* dz=in-\-dr dray).

LAUTVERSCHIEBUNG 1 n -f- dr tonique

9S

l d (antsi et mandeha). f dr (mandray, ttindra). « + dr atone (A, B, ttindra; C : /«//ira et mandray).

D'où l'on conclura : a) que l'élément occlusif est plus fort dans d que dans dr (ce qui n'a rien que de très naturel), dans ts que dans dr (ce que l'on aurait pu ne pas supposer), enfin que la voyelle finale peut n'être pas indifférente pour le sort de la consonne de 1'» contiguë ; — b) que la conservation dépend de la qualité de la consonne suivante et peut-être à l'accent du mot (la tonique aussi de sa place relativement exerçant une influence favorable) et du timbre de la voyelle se faisant mieux avec u qu'avec a, qui précède (l'absorption malgré l'action préservatrice de l'accent, toc. cit., p. 43-46) ».

N Le rôle spécial que joue le voile du palais dans la phonation de la gutturale représentée en arabico-malais par i, en habituelle arabico-malgache par p ou £, en transcription en par fi, l'a fait appeler nasale vélaire. Elle se prononce faisant agir les muscles glosso-staphylins qui abaissent le voile du palais et portent la base de la langue en haut et en arrière '. L'occlusion produite par la rencontre du voile abaissé 1. Cf. Rousselot, Principesde phonétique P expérimentât*. ans, 1897, in-8<>, p. 266, et Poirier et Charpy, Traité tFanatomie humaine, t. IV, i« fasc., 2e éd. Paris, 1901, in-8», p.8j.

96

CHAPITREII

et de la base de la langue soulevée, isole te pharynx de la cavité buccale et ne laisse pas d'autre issue que les fosses nasales au courant d'air phonateur. Vu a une action nasalisante sur la voyelle antécédente. Le Malais bafiaw se prononce bâfiaw ~ Malgache oriental : vattu qui se prononce vànu. Les indications fournies à cet sont très précises. égard par la dialectologie malgache, des textes anciens et modernes Les graphies sud-orientales litt. : lafiitsî, mafialitst, doivent être telles que C^ » C^W lues : lafiitsî, mânatitst (cf. Flacourt, Dictionnaire, sub verbis ciel, apporter : langbits, mangbatets). Le Merina répond à l'A des dialectes orientaux par un n pur, et à l'a intervocalique nasalisé, par une voyelle pure : lanitrâ, maimlitrâ. Le phénomène de nasalisation de la voyelle devant fi et, par opposition, de non nasalisation de la même voyelle devant n' pur, me parait ainsi établie avec certitude '. à la inédiale et à la Vfi malais se présente très fréquemment à l'initiale. A la médiate, il ne fait finale, très rarement jamais partie de la syllabe précédente, mais est au contraire l'élément initial de la syllabe suivante, même devant k ou g : taiigiri =• ta'figiri=tô-ngiri, tifigal = ti'figat=itl'figal, pankatan=pa-fiialan=pâ-fikatan, pafiulu —pa-fiultt —pà-itultt

*i voyelle excep-

Vfi est rarement à l'initiale et à la finale d'une finale fermée. Bi-nun et tcric-naâ sont de véritables tions.

ï. Pour éviter des complications typographiques, la nasalisation de la voyelle précédant un * ne sera plus notée. Ce phénomène est du reste constant et sans exception aucune. 2. Cf. A. A. Fokker, hùhy pbonelics. Leide et Londres, 1895, in-8°, p. 25.

tAUTVERSCHlEBVNG

$?

fi est généralement transcrit par *, En arabico-malgache, quelquefois par f. Certains manuscrits anciens, le manules deux orthographes : scrit. VIII entre autres, contiennent j$i » j& Zafiabari. Dans tous les dialectes, le Merina excepté, Yfi se présente en toutes positions : initial, médial et final, intervocaiique et devant £. Le Merina ne l'a, au contraire, conservé que devant£, et il répond à la nasale vélatre des autres dialectes par n pur ou par fig : DIALECTESNOS MERINA ;)/, le, la, les, afiâra, nom, vtirufi, oiseau, bafia, ébréchê, MERINA ni, anâranâ, vitrunâ, bafiga.

Comme en malais, 1';) médial malgache est toujours initial de syllabe : mafiarakâ = mâ-fiarakâ. Les groupes fi -fvoyelle -j- fi en syllabe fermée, fi + consonne n'existent pas en malgache. Il est même très rare que deux syllabes successives aient un fi à l'initiale. Des formes verbales telles que màfiâfiunâ (mail + âfittnâ), sont tout à fait exceptionnelles. Je ne connais que l'exemple suivant de fi malais initial auquel le malgache oriental répond par une nasale de même ordre : Mal. fiilu, migraine — Malg. fielu, fiilu, qui a donné le verbe tnà-fieln, mâ-fiilu, avoir mal. Le verbe malgache n'est usité que dans les deux expressions suivantes : màfiilu an-dhtba, avoir mal à la tête, Ms. VIII, p. s 34; mafielu ni lubako, la tête me fait mal. AIV) médial malais, les autres dialectes malgaches répondent par fi, le Merina par « : ^«-s. — G. FEJWAND.PbDHtliqmt j makp>m*lfo$J}['ty/\

98 Mal. Bafiaw Bttfia Laùit Tafian

CHAPITREII Malg. Vafiti Merina Vantt, Vufii Vttni, Lafiitrà Lanilrâ, Tâfian Tânanâ.

A Yfi médial malais les dialectes Sakalava du Nord-Ouest et Betsimisaraka répondent, dans certains cas, par n mouillé, les dialectes sud-orientaux par fi, le Merina par n : SAKALAVA Defiar — Reiii Difiin — Ririninâ Lefias — Lena SUD-ORIENTAL MERINA Refii Ririfiinâ Lena Reni, Ririninâ, Lena.

A 1';) final malais, les dialectes maritimes répondent par fi, fi -f- voyelle, M, n ' ou par l'apocope, le Merina par ttâ. DIALECTESMARITIMES Bintafi—Fiutafi Burufi—Vurufi Ltmbbl —Lefufi Vbilanâ Vintan Vii.ttà Viitta Vurufiti Vurun Vurû Vtiru Lefuûfi Lefun Lefti Lefit MERINA Vintanâ, Vurunâ, Leftinâ.

Dans certains cas, le stade fi n'existe conservé en malgache : Goyafi — Hu^ii Sulifi —Suit Quelquefois, à IV) final l'apocope ou fig : Djagufi Larafi Kurttfi ï. â,û=aQ,uv. Huqm Sulin

pas ou ne s'est pas .

Hu^unâ, Sttdinâ.

malais, le malgache — Tsàktt, — Rara, — Kitrufigu.

répond

par

LAUTVERSCHIEBUNG

99

Enfin, à TAfinal malais, les dialectes non Merina répondent aussi par kâ, kl, ki; le Merina par kà seulement : Lobafi — Lavakà Lavaki Lavaki, Vitaki Bttwafi — Vuakà Vuaki. Au groupe médial malais fik, le malgache i* par k : 2° parrt-w : 3° par n....k: 4P par âg : S° par vit; Bufikuk—Vuukuka 6° par h : Au groupe k,n->i Tifikat — Tttbitta'. médial malais fig, le malgache répond par fig, *; Afikal — Akalrâ répond :

;

Afikavf — Afiaw, Anaw * ; — Funttkâ * ; Bafikey Befikok — Bifigu * ;

Sa figut — Tsufigit, Tttfigal — Tukanâ, Pifigafi — Vanià.

ï. 2. 3. 4. 5. 6. . 7.

Vide supra p. 90. Vide supra p. 91. Vide supra p. 91. Vide supra p. 91. Vide supra p. 91. Vide supra p. 91. Vide supra p. 88.

100

CHAPITREII NG malgache.

Les expériences faites au laboratoire de phonétique expérimentale du Collège de France ont révélé l'existence du phoou lexicographe nème fig qu'aucun n'avait grammairien encore relevé. En étudiant à l'initiale et à la médiate le groupe ttg des mots ngi\ina, papangu, tsangana, les consonantique ont enregistré les graphies suiappareils d'expérimentation vantes : figiyta (p. $2), papâfigu (p. 9, 46, 77, 95), tsàfigana (p. 8, 20, 46, 69, 95). L'existence de Yfi vélaire en Merina, qu'aucune expérience auditive n'avait permis de soupçonner, est désormais absolument certaine. Cette importante découverte fait disparaître une prétendue caractéristique du Merina qui se trouve ainsi plus étroitement apparenté aux autres dialectes. Il est maintenant possible de supposer que le Merina possédait également Yfi à l'état intervocatique et que l'adoucissement de ce phonème en // pur, dans cette position, est de date relativement récente. La persistance de fi dans te groupe fig tient évidemment à la présence de la gutturale subséquente qui a donné à la nasale vélaire une solidité particulière. « L'occlusion buccale de ces consonnes (fi et g dans fig), dit l'abbé Rousselot, n'excède pas la durée qui convient à une seule. L'émission nasale est variable suivant les sujets. Elle dure à peu près tout le temps de l'occlusion buccale et même de l'explosion du g chez B, figiqtoe (ngi\ina), tsàfigana, et papâfigu, si bien que le g se trouve nasalisé. Chez A et chez C, nous avons pour figi^ina : A. 7/11, 8/12, 4/8, 6/11. C. 6/12, 6/11, 7/12, 7/12 1/2,-5/11. pour tsàfigana : A. 4/6, 3/6,4/7,4/7. C. 5/10, 4/8, 10/13, 3/7, 3/8.

LAUTVERSCHIEBUNG

lot

« A l'initiale, l'occlusion propre au g est complète dans la bouche 2 ou 3 centièmes de seconde avant l'explosion pour A, 4 ou $ pour C. Elle est également moins longue dans tsafi** gana chez A que chez C C'est dire que le g est moins fort chez le premier qu<; chez le second. De même Yfi paraît un peu moins stable chez A, avec une durée moyenne de 5 centièmes de seconde contre $ V* chez C (loc. cit., p. 46-47. » — « (En Betsileo), Yn persiste devant £ (ibidi, p. 95) ». L'abbé Rousselot a bien voulu faire sur le groupe fig des expériences complémentaires plus étendues. Elles ont donné les résultats ci-dessous se rapportant exclusivement au groupe en question. Les valeurs en chiffres doivent consonantique être interprétées ainsi : bttfiga, 26/2, 20/1, 20= 15 + 3 + 2, c'est-à-dire le fig de bttfiga expérimenté trois fois a duré, la re fois 26 centièmes de seconde dont 24 pour l'A et 2 pour le g, la 2e fois 20 centièmes de seconde dont 19 pour Yfi et 1 pour le g, la 3e fois 20 centièmes de seconde pendant lesquels fig a été nasal pendant 15 centièmes, sonore pendant 3 centièmes et sourd pendant a centièmes. Ces nouvelles expériences ont été faites avec le concours d'un quatrième sujet, Ranaivu, Huva de Tananarive : figâra, gris : 16/3, 10/0, 22 = 18 + 1 + 3 ; figéruna, noir, sale : 14/2, 14/3, 15 ==6 -f- 9 +0, 16 = 10 + 2 + 3 (sic) ; figlyna, très noir : 12/2, 10/1, 22 = 16 + 6 + o, 26 = 19 + 7 + 0» figùduna, bruit des pas : 19 = 17 -f- 2 + o, 16= 12 + 4 + 0; afigâfiga, oiseau de mauvais augure : Ier fig 12/2, 2e fig 24/M âfigatra, revenant : 12/2, 15/1, 24 = 9 -f- 2 + 13 ; terme de respect.: 16/0, i$/o, ifigâhi, 2S = 19 +4 + 2;

102

CHAPITREII

Afigulra, action d'arracher : 12/2,12/2, 11/4,13/3; édenté ; 19/2, 20/1, 17 = 10 + 1 + 6, 17 — bâfiga, 8 + 3 + 6; motte : 26/2, 20/1,20= bâfiga, i$ + 3 + 2, 22 = 1$ + 2? + 4ï ami : 22/ 5, 23/4, 22 = 15 + 7 + 2, 20= 12 lAfigu, + 7 + 2(w); Ittkâfiga, instrument à cordes : 17/3, 14/2, 19 = 11 + 2 4-6, 13 = 5*5+2 + 5*5; mâfigi, surplus : 20/4, 17/3, 17 =9 + 3 + 5 ; nom d'arbre : 22/2, 17/3, 21=11 mûfigi, +3+7, + °; i7=ïî+4 papâfigu, espèce de milan : 21/4, 20/1, 19/4, 16= 10 + 4 + o; safigîifigu, monceau d'objets : ï" fig 25/4, 15/1, 20= 13 + 2 + 5, 18 = 12,5 +5,5+0; 2*1^27/3, 27/5*25/3,17/5; honneur : 26/6, 18=9 + 3 + 6; sàyfigi, tsàfigana, eut de ce qui est debout : 19/3,13/0; trutrûfigi, action de tomber sur là figure : 22/4, 27/5, 23 = 17+3 + 3, 18 = 13 + 2+3; sommet : 31/3, 16/1, 20= 12 + 4 + 4; tsifigi, tas, 22/2, 24/3, 20 = 10 + 3 + 7, 18 =9 + vufigu, 4 + 5; tasse pour puiser : 17/4. 17/4, 22 = 13 +3 + \ifiga, 6, 17=13 +4 + 0. Le fig malgache répond au malais fi *, fig*, fik », ^4 et k *. 1. 2. 3. 4. 5. Vide supra p. 98. Vide supra p. 99. Vide supra p. 91. Vide supra p. 88. Vide supra p. 89.

&v-

LAUTVERSCHIEBUKG NK malgache.

103

a Quoique l'écriture (Merina) ne signale qu'une n, dit l'abbé Rousselot, il y en a deux très nettes dans les composition avec t d,k g, chacune s'accommodant à la consonne suivante : dentale avec d, gutturale avec g (loc. cit., p. 41) ». Le tracé en dialecte Betsileo du mot Merina lanitra, a donné : làfiksce (ibid., p. 87). De récentes expériences faites sur le complémentaires nk ont donné les résultats ci-dessous. groupe consonantique Les formules 10= 1 + 9, 24 = 5 + 2 + 17, doivent être interprétées ainsi : nk a duré 10 centièmes de seconde dont 1 centième nasal et 9 centièmes sourd; le m&me phonème a duré 24 centièmes de seconde dont : s cemtièmes nasal, 2 centièmes sonore et 17 centièmes sourd. mankatô, tenir pour vrai : 10= 1 + 9,8 = 1 + 7, 24 = S + 2 + 17, 14= 5 + 9 sourd; btinku, palétuvier : 20 = 8 + 12, 24 = 8 +^ 16,16 = + 2+13; 4 + 3+10, is=o contracté : 14= s + 9, 10=4 + 6, 13 — 4 + ihtkina, 1 +8, 12 = 2+ 1 +9; enfant : 18 = 5 + 13, 20 = 4 + 16, 19 :>%2 + ranklii, 2 + is,21 = 6 + 213; ânki, doigt : 18 = 7 + 11, 13 =6 + 7, 17= S fe2 + 10, i$=4 + 2 +9; ânkina, appui : 14 = 4 + 10,19 = 7 + 12, 12 = 34 <% + 7, 16=4 + 2 + 10; vânhina, rabot : 11 = 6 + 5, 9=3 + 6, 10 = 2 + 1 + 7; 13 = 3+2+8. Ces résultats constituent seulement une presque certitude

104

CHAPITREII

en ce qui concerne l'existence du fik en Merina, bien que ce groupe consonantique nous soit attesté en Betsileo par le tracé de lafikm. Comme une presque certitude est insuffisante, il y a lieu d'attendre que les expériences ci-dessus aient été contrôlées au palais artificiel qui nous donnera seul la confirmation expérimentale nécessaire. Par prudence, je noterai donc provisoirement ce phonème vk au lieu de fik.

Y Le yod malais est très rarement initial : on n'en cite que deux ou trois exemples. Il se présente, au contraire, très fréquemment à la médiale et à la finale. Au yod malais, le malgache répond quelquefois par y-^. généralement par ^ ; Mal. Baya fi Dttyufi Goyafi Iya Kayu Laytt Yafi Malg. — — — Iyi Kakayu — Yafi Va^a, Thiiunâ, Huqtnâ, Iq, Ha^tt, Kakayi, Layt, Zafi. le malgache répond

Au groupe malais médial iy -f- voyelle, par iy -f- voyelle et ï : Mal. Hiyaw Malg. *Ahyu Riyafi Riyafi Diya Diyan Niyu Niyur Rufiya Rumbiya

Akiti, Rianâ, Dia, Nitt, Rv.fia.

LAUTVERSCHIEBUNG

105

Au groupe malais final aya, le malgache répond par ay, ey, a,e : **•j Vv2y. Vu,. Kaya—Hay,Hey, Papaya — Papay. Vm,

Au groupe malais final uyu, le malgache répond parw Puyub—Sipiii.

:

Au groupe malais final ey, le malgache répond par a, i, u : — Funttkâ, Bafihey Ramey—Ma-rama, Saley—Sali, Sufiey—Ufii, — Rudyt. Rantey « Les lettres dont les Ombiasses (Ombiaii, sorciers) se servent, dit Flacourt, sont les mêmes que les Arabesques qui s'écrivent de la droite à la gauche, desquelles il y en a vingthuit. Mais en quelques lettres, il y a différence de prononciation d'avec la langue arabe, comme la lettre U (s£) se prononce parmi ceux de Madecase ' comme un Ç, comme quand on dit %abo, il s'écrit fabo(yabo'û) a. » Cette remarque est anciens et confirmée par tous les textes arabico-malgaches les sept modernes. Si nous transcrivons en arabico-malgache premiers exemples de la page 104, nous aurons les graphies suivantes : 1. Ancien nom de la province sud-orientale d'Anosi, qui est l'un des éléments composants du nom Madagascar.Cf. G. Ferrand, Trois étymolo(Mémoiresde la Sociétélinguistiquede Paris, t. XIII, gies araoico-malgachis p. 413-4*2). 2. Dictionnairedela languede Madagascar,éd. Ferrand, p. 7.

106 ^ ^ï* 1£ j.

CHAPITREII Vatp, Thi^unâ, Hu\unâ, hh

'j c

Loi"*

Cette transcription du i moderne par ^ est extrêmement intéressante. Elle indique très nettement qu'au début de la colonisation arabe, le phonème < n'existait pas à Madagascar; son inscription dans l'alphabet malgache est donc de date relativement récente. Dans le cas contraire, le j arabe figurerait dans l'alphabet arabico-malgache et, au lieu des graphies en usage, nous aurions par exemple : ".* , OCij* J> y* )}* ))* >* La transformation Zabo, Zanaka, Zava, Zaïa, Aii, *> Sait, du yod en i, au lieu" de — — — — U

JJZ± 'J 'Ji J i! ^ l'équiva-

par conséquent

LAUTVERSCH1EBUKG

IO7

nous est attestée de lence absolue de ces deux phonèmes, façon plus certaine encore. Si on lit les mots suivants en donnant successivement au ^ sa valeur phonétique arabe et sa valeur phonétique arabico-malgache moderne, c'est-à-dire yod dans le premier cas, i dans le second, on obtient deux formes parallèles : ^>l Je} SS xJXl» 'c* J JS *J Ayya lya — Ayia, —l;a, cù, qui, bois, parler, perroquet, je, cadet, enfant.

— Kakaiu, Kakayii Miyaka — Miiaka, Vaya Yato —Vaxp, —Zabo,

Yandfi —Zaudri, Yaya —Zaïa,

Or, les mots de la colonne en yod font partie du vocabulaire de quatre dialectes modernes : les cinq premiers et le dernier sont usités en Vurimu ; ayya et iya en Vurimu, Betsileo et Sakalava; vaya et yaljo en Vurimu et Antandfwi. Les étymologies suivantes présentent un parallélisme identique de formes en yod et en i : ARABE : -jtajlJl **' Jy Al'lahayânt, barbu, le ARABICO-MALC. MALGACHE MOD. Alabiyani Mulayi * v%jj Alabi\ani, *&*? J'y Mulaii,

Mawlâ, maître,

108 ^-r-i (£ Yasmyn,]asmm, Yawm, jour, : SWAHILI Mbttyti, baobab, : FRANÇAIS Bayonnelle,

CHAPITREII Yasimini Yttma <^y?i ij» Zasimini, Zuma.

Bttyti *

^y

Bu^u.

Bayaneti k^j

Baianeli.

L'existence d'un ancien yod malgache générateur du i moderne n'est donc pas douteuse. Elle nous est affirmée par la graphie arabico-malgache et par les survivances constatées en Antandfwi, Vurimu, Betsileo et Sakalava, c'est-à-dire dans les dialectes de l'extrême sud, du sud-est, du centre et du nordouest de la grande île africaine.

DJ Au dj malais initial, le malgache répond généralement par

BETSILEO: Djadi—Zari—fart, Djabit — Zaitrâ —Jaisoe, —furu ; Djuru—Zuru quelquefois par di, i-s, ts, t, r, l et par l'apocope : — D^abad^aba, Djabal Djiliâ — Dicri, Djefiger — Safiga-Safiga, I Sahi'Saku, n. D,ae„»j tsahit

LAUTVERSCHIEBUKG Djmput-

10O,

j gjj» Djahat — ^tt^r, Djalan — làhnâ, Djafikrik -— Afigdi> Djaui-djawi—Avi-avi.

Au rf/ médial malais, le malgache répond par^-/, /•*, fr, r, // : Ti«//« — Tuin — Tuju, — Asa, Adjak—Aia Hidjatu — Itstt, Udjan — Ontsi%, Httdjan — Uranâ, Bidji—Vibi. Au groupe médial malais ndj, le malgache répond par »./</{, udf'udr : Tandjuù — Tandon, Tindjaw — Tsiudiu, Pindjam — /(«/fa — Iudranâ, — Tuudht — Tundru. Tundjuk J Betsileo. Les formes Betsileo des trois mots Merina : figiiina, iaiIra, iaia, ont donné aux expériences du Collège de France les graphies suivantes : figijnoe, jaja, jailsi. Il est ainsi démontré qu'au i Merina, le Betsileo répond par un / à peu près identique au / français, failsl répond au malais djabit. Le stade Betsileo / permet de reconstituer presque intégralement ï. Ce phonème désuet nous est attesté par le dictionnaire de Flacourt et (sub verbo prononcer) les mss. arabico-malgachesanciens, passim.

IIO les variations l Merina : phonétiques

CHAPITREII intermédiaires : Djabit, : *Djailsi, : faisoe, : Zaifrâ. entre dj malais et

Malais Malg. ancien Betsileo Merina

Parallèlement à jaisoe-^aitrâ. le Merina et les dialectes maritimes répondent au /' français (j de jardin ou g de gilet), par un i : Gilet—Zilef fardin—Zarideyna, Jupon—Zipo, La bougie—Labuii, La gouge — Liguai. est, au contraire, devenu Loroijà^i < * Lorayji; Vorange mais la forme en ai est absolument couecte. Le g doux français est devenu d^en malgache sous l'influence de Yn antécécc ;t qui a amené le changement régulier de i en d^.

DZ malgache. le i, le di est de date relativement récente. La du di indique qu'il procède transcription arabico-malgache d'un ancien dj. La graphie des manuscrits anciens et modernes présente, en effet, un z, là où nous devrions avoir normalement un â, le di arabe : ' ip H Akatjd{ti, Laudia, au lieu de — \£\f jj, Comme

LAUTVERSCHIEBUNG ^J ^L 'J3> ^;; Maijdiaka, Salttydiufi, Talaijdiu, Vuwavdiu, — — £iL, — JJLi, (;:. Jrii,

III

D'autre part, plusieurs formes malgaches en d{ répondent à une forme malaise en dj : w*fV lia. tar-^' ^ djabat, touché, djilin, regardé, djttndjttfi, posé sur la tête, ^J^ fï *ji4 ys? **£ 'J^î *djaba > d^aba palpé, *djeri > dieri, regard, * djuudjtm > d^uud{un, *mat}-djari'>maij-diari, *taudjun>taudiun, *tsiijdju'>tsiudiu.

,_£ > W^ tnïn-djadi, devenir, VgrU •s^ 3 tandjufi, cap, tindjaw, vu d'en haut,

Un certain nombre de mots malgaches d'origine arabe présentent une évolution identique : ARABICO- ALGACHE M MALGACHE MALGACHEANCIEN* MODERNE *c ^ ' *Alidjadi V ' if/â/ptf,

ARABE J^ AUdjadl, lèchevreau,

^l

AU/adjr,l'aurore,

jf&'

*Alifadjiri—AUfadiiri,

112 ,*-*j£M Al-kowsadj,terme de divination, Â-J*. />/tf/tffo, espèce de bateau, ULo> Jij^iJL ^j^ S^j *a>j Djanna, ciel, Djibril, Gabriel,

CHAPITRE11 /r-if g^ jj^ ' ^^ JJ^ &? ~jL J^j *a^ ... 'ilh*-iUBife .... J#

*Djalaba—Dialaba, *Djana—Diana, *Djuburili—Diuburili, *Djini—Diini, *Karidja—Karid^a, *Radjuli—Rad^nl'i, Wadjibi~Wadiibi.

Djinn, génie, Kbaradja,soï\xt, Radjul, homme, IVadjb, visage,

de conclure avec Les exemples précédents permettent certitude que le di malgache moderne procède d'un ancien dj qui nous est attesté par tous les textes arabico-malgaches anciens et modernes. Le g anglais —dj s'est également changé en di en passant en malgache : ANGLAIS Page—Pedii, — Kolédii, Collège Register — Redilsitrâ, Angel — Audiêli. Font exception à cette règle : sergeant —sart'iâni, lanarâli. Au (/^initial de certains dialectes malgaches, dialectes répondent par i, i-s, ts, r, g, b-v : générale: les autres

LAUTVERSCHIEBUXG

113

„ \ Diatnba — Zantba, aveugle, l D{itlsti — Zut su, action de descendre, A~ \ Diabura — Sabttra, suiî, l Détint — Stirtt, Stiruuâ, prière propitiatoire, • D^idii — Tsilsi, oiseau chanteur, \ Diilu — Tsilu, épine, TS ( Diubttkâ — Tsubukâ, action de plonger, I Diulanà — Tsttlakâ, action de manger glou[ tonnement, R — Diubttkâ — Rttbukâ, action de plonger, i Diarubakà — Gttrttbakâ, percé de part en part, c f Diila — Gila, borgne, ~ ... D ., — Driiktikâ— B-V x \ Bakuku, bossu, \ ., . ,. , ( Viikiikâ, bossu.

Au groupe Merina médial ijd^, certains dialectes répondent par tjdr, fig : — Sihanaka [ Antefasi I Antambahwaka 1 Bara ( Betsimisaraka sud Randrti Mavurungu Menabe IRatjdra \ Zafisuru ( Àntankara ,,..,, . Ktmjdra \ Antemuru f i Betsimisaraka |ibuiM ... „ , { Betsileo = Ktraugu Rwditt j Vezu — G. FEMAKD. Phonétique ntakjc-tnalfacbe. ... . ,, \K,nVdr„ nord

8

114

CHAPITREII par fig :

Au groupe Bara ijd^ certains dialectes répondent Antemuru Antambahwaka Betsimisaraka Ranumena Tanala Vurimu IAntefasi I M' ••»* ' I ' w »• Mm,drmga S ^ets*'eo } Sainte-Marie i Merina J ^^

« Que les mi-occlusives (Merina) ts, di ne soient ni / + s, ni d -f- i, dit l'abbé Rousselot, il suffit pour s'en convaincre, de comparer les traces laissées sur le palais artificiel par ces consonnes avec celle que produit l'articulation du / et du rfet encore le régime du souffle pour ts dans tsàfigana, A, B et C dans âtjlsi et dans diçdiiavec celui de /, d. Toutefois (les graphies Merina) ts, di peuvent être plus ou moins rapprochés de ts, di en raison de l'importance de l'élément occlusif, plus grande chez C, moindre chez A et B. Dans le premier cas, la ligne de l'explosion prend une direction brusquement ascendante ; dans le second, la courbe est plus allongée comme pour les spirantes. Quant à la région d'articulation, elle présente des variétés pour nos trois sujets : elle ne comprend guère que les dents chez B; elle envahit le palais chez A, elle ne commence qu'après les alvéoles chez C. L'énergie de l'élément occlusif chez C n'est pas contredite par le peu d'étendue du contact derrière les dents : la langue fortement contractée touche moins, au lieu que le relâchement du muscle a pour effet d'étendre la région du contact. Le régime

LAUTVERSCHIEBUN'G du souffle complète heureusement ficiel (loc. cit., p. 36-37) ».

115

les données du palais arti-

C et TS Au à malais le malgache répond à l'initiale, S-s: TS — Ùiak — Tsalsakâ, ùêit — i'sialsiakâ, Coba — Tsapa, rvV DZ i Tsttlttkâ. \ D.ulalli_ T — Colak — Tolitkâ. S-S — dupifi — Sufifi-Sufinâ. le malgache répond par tr-tr, ts, s-s : s, . CMpar ts, di, t,

Au è médial malais,

Koéak~

\ KtUfakà, Kaia — Hat sa, Piéak—Fi'sakâ — Fisakâ. Au groupe médial malais nié. le malgache répond par nts, ijdi : Bttnêit — Buijtsinâ, Kenèafi — Heijdianâ. . Le phonème malgache ti existait au xvnc siècle dans les « Dans les provinces (malgaches) où. dialectes sud-orientaux. l'écriture est en usage, rapporte Flacourt-, qui sont les Matatan es (Matatafia, le Matitauana de la géographie moderne) et Carcanossi (l'ancienne province d'Anosi), ils disent tsiare

Il6

CHAPITREn

(tsiarï), comme aussi foulsi (futsi), d'au très fotttcbi (futii) pour dire blanc * ». Je n'en connais que le seul exemple suivant dans les dialectes sud-orientaux modernes : Tiia, hérisson, que j'ai noté dans un village à l'embouchure de l'Isandfa, chez les Antesandfavinani (les gens de l'embouchure [de la rivière J Isandîa). D'autre part, M. E. F. Gautier en signale d'autres survivances dans le sud-ouest, le nom de la rivière Tiavaii, par exemple *. N Au n initial malais, le malgache répond par n ou par l'aphérèse : — Niti, Niyttr Nanitik — Mttka. Au h médial malais, le malgache répond par M, u : pau\ £"'"'• f Fanu, Aiiir — Mani, Taîia — Uijtani.

Le phonème n est aussi peu usité en malais qu'en malgache; les deux langues n'en fournissent que de rares exemples. Il n'est représenté à Madagascar que dans quelques dialectes maritimes et en Betsileo, et à la médiale seulement. Les autres dialectes y répondent par fi et le Merina par n : Heîtasoe—Hefiàlrâ — Henatrâ, honte. ï. Dictionnairede la tangue de Madagascar,éd. Ferrand, p. 7. 2. Madagascar.Essai de géographie hysique. Paris 1902, în-8», p. 195, p note 1.

LAUTVERSCHIEBUNG

IIJ

R A IV initial malais, le malgache répond par r, i-j : Rabu — Rabukà, Ram bu — Rambu, Reptib Ribu Rakit Rat us —Refi, —Arivu, — Zalnlrà — fabisoe, —Zalit—faltt.

Le phénomène d'équivalence de r et i est constaté à l'intérieur même du dialecte Merina : biririukâ — biifijukâ, sifflement des projectiles, de la cravache. A IV médial malais, le malgache répond par r, /, i, i-s, n : R — Bttrofi — Vurunà, Mural) — Mora, Taruk — Tarukà. ~ Vuli, L — Bitrit Kttrap —Ktila, — Ulunâ. Orafi Z — Garlmm— Vaianà, — Oiatrà. Ural N — Merab — Mena K

Dans quelques cas, IV médial et final est apocope : Bahartt — Vaw, ï. L'Hde menaest un phénomène d'assimilation de fa consonne médiate avecl'initiale. La nasale malgache n'a aucune parenté étymologique avec la vibrante malaise.

Il8

CHAPITREII Perlifi — Pelakâ, Tarttb — Tau; Layar —Ijay. Niyur — Nitt, Peler —Faltt, Tel tir —Alndi, Tikar — Tsibi.

Dans un plus grand nombre de cas, a malgache répond, suivant les dialectes, par finales suivantes : Ira, Ira, Ira, tri, trè; Isa, kâ, kù, ki, ki, apocope ; nâ, ni, n, apocope Akar — Valmlrâ Valmlïà Valmlri Valmtfl Sambar — Sambulrâ Sambulrâ Sambulrâ SambittN Sambulrt Kênitir — Htimtikâ Httmukâ Huinuki Httmtikê Humti Hilir— Idinâ Ilini llin Ili Valmlsâ Valmtsi Valnftsè

IV final malais, le l'une des séries de tsù, tsi, tsl; sa, soe; : Valxisâ Valmsce

Sambulsà Sambufâ Sambulsà Sambutsi Sambutsi Sanibiifce Siifiknr — Httbiikâ Huhttkâ Htibuki Hubnkê Httlm Kambar—Kambanâ Hambani Hamban Hantba deux séries de finales

A Y.r final de Mal. pasir, répondent

LAUTVERSCHIEBUXG en kâ et nâ ; à IV final de Mal. stifiktir, répondent deux séries de finales en kâ et trâ : Pasir—Fasikâ Fa'sikî Fasikè Faïi Sufikur — Huhitkâ Hubukfi Htibuki Hubtiki Httbu Hubulrâ Hubulrâ Httbutn Httlmtn Hubu Faiinâ Faiini Fa'sin ""

119 également

L A17 initial malais, le malgache répond : i° par / ; Lèkas — Laki, Lcma—Lemi, Lab'ttb — Lavu, Laltt — Laltt ; 2° par l-d : Mal. Lèstifi Malg. Launà Lima Limi Lintah Lin ta Lia Liyar Lagu — Rafigu, Ukat—Raykilrâ, — Dafigu, — Dimi, —Dinta, — Dia ;

3° par r ;

120

CHAPITREU Laral — Raratrâ, Lttdah—Rora * ;

4° par /, iNr : Labit — Landak— >° par dr : Lafiit Htiltt— drafiilfi < lafiitri, -drulxi <Z tuba '. Tavtt, ( Taijdekê, } Ttandfakâ, ( Traijdrakâ;

A17 malais médial, le malgache répond : l° par / ; Bilalafi — Valala, Bulan — Vulanâ, — Lalitrâ, Lalat Malafi — Amalunà ; 2° par l-d, suivant les dialectes : Mal. Bèli Gali Hilir Tali 3° par d : Gttlifi — Hudinâ, Kulilifi — Hudidinâ ; f. Les deux premiers exemples sont seuls nettement démonstratifs. Dans raratrâ et rora, le premier r est un nouvel exemple d'assimilation de l'initiale à la vibrante voisine. Je ne noterai plus ces cas d'assimilation caractériséede la vibrante. 2. Cette alternance n'est constatée qu'à l'initiale du second terme d'un composé et sous l'influence d'une nasale antécédente. Vide infra sub DR-Dk. Malg. Vili —Vidi, Hali — Hadi, Ilinâ — ïdinâ, Tali — Tadi ;

LAUTVERSCHIEBUNG 4° par r: Bttlat —Bu ri, Djalifi — Rari, Djêlifi —Dieri, Giilufi — Huriinâ ; Djêlafi 6° par ydr-ijdr : Kalaw—Aijdraw—Faijdraw 7° par l'apocope : Balibis—Vivi. : — Dianunâ';

121

5° par n :

A 17 final malais, le malgache répond par l'apocope ou par l'une des séries de finales en trâ, Isa, sa, kâ ou nâ : Bnntal — VttKittt, —Puka, Tumpiil—Dumbii, . Tufigul — Thtfiga. Kikil—Kikitrâ Kikilrâ KikilH Kikilft Kikilsâ Kikilsl Kikitsê Kikisâ Kikisoe Pukitl

Kiki — Sempittrâ Sampttl Senipiitrâ Sempulrâ Seinpittrt Sein put h* Semptilsâ Scmpttlsu Sempttlsï Semputsè Sepusâ

Septisoe

Sempu ï. Un médial par assimilation avec la finale nasale.

122

CHAPITRE II Btintal—Buijfakâ Bmjtakt Bmjtakè Bttnla Gâtai—Halinâ Hatinî Hatin Hali Siyul — Siukâ Sittki Sittkè Tttkanâ Titkanî Tttkan Tttka

Tufigal—

T

Au / initial malais, le malgache répond par /, d, I, "s-s. ts, n, r, tr-tr, par l'aphérèse : T — Tabi—Tay, Tali—Tadi, Tanab — Tani, Tumbiih — Ttimbu. D — Tepi—Difi, — Difigidifigi, Tifigi Titab — Didi, Tiimpul — Dttmbti. L — Tepi—Lifi, Tilab — Lili. S-§ — Tulis—Sttrilîà TS — Tabtir—Tsabu,

— Suritrâ.

Tandak— Tsiijdiakâ, Tikar—Tsibi, Tiyttp— Tsittkâ. N — Téman — Namanâ.

LAUTVERSCHIEBUNG R — Turtin — Rtirunâ, '. Tidor—Rtiru TR-TR — Timpafi — Ku-trefa — Ku-trefa, Ttifigul — Truftga. — Teriak — Uria, Tundiik — Uijdrikâ. Au t médial malais, le malgache par la chute de la dentale : T — Atap— Tafu, Bâta fi — Vatanâ, Batu—Valu, Btitttb— Vtttu. D — Buta — Bida, Tilab — Didi. L — Kaliak — Helikâ, Tilab — Lili. TS — Bètis — Vilsi, Pèti— Valsa. Tft — Pèti—Vatf'a. — Kutu—Haw. Au groupe malais médial ni, le malgache répond nd, d, udi, di, itdr-udr, tf-tr : }fY — Bintafi — Vhjtanâ, Bttntal — Vttultt, Ganlufi —Hanlunâ, IMIItah—Leijlinâ. T — Hanlar — A titra, Kuntttt — Etntrâ.

123

répond par /, d, I, ts, If,

par tjt, t,

t. Xatnana, rnritnà et ruru sont de nouveaux exemples d'assimilation, identiques à ceux qui ont été précédemment relevés.

124

CHAPITREII ND — Banlal— Uijdanâ. D — Gunttir — Kudtikiidukâ. NDZ — Bantey—Mamaijdii, Ban tu — Vttndii. DZ — Ranley — Ritdiu. Î^Dk-lSîDR — Ganteb — Heijdri—Heijdri. — Gnntur — Kutrukâ — Kttlrukfitrukâ, Tft-TR Riinlitb—Rulrakâ.

Au / final malais, le malgache répond dans quelques ' : par l'apocope ou par ts -f- voyelle Sabut — Akti, Sangut— Tsttfigu, Djafxit — Ratsi.

cas

Au / final malais, le malgache répond plus généralement par les séries de finales Ira, Ira, Ira, tri, tri; Isa, Isa, tsi, tsi; sa, soe; quelquefois par kâ, ki, kê, apocope, ou par nâ, ni, n, apocope : Bukil — Vnbilrà Vnbilrâ Vubilsâ Vnbisâ Vubilfï Vubitsî Vubitsl Vttlnsoe Vuhitrè Takul — Tahttlrâ Tabttlrâ Tabntrâ Tabulri Tabtttiï Pèéut — Fitstikâ Fitsukï Tabtitsâ Tabulsâ Tabulsî Tabulsê Tabttsâ

Tabtifoe Sttmpit — Sitbikâ Subiki

ï. II ne s'agit pas dans le cas présent de Tune des finales Isa, tsu, tsi, tsi interchangeables entre elles et avec les séries ka, na, sa, mais d'une finale tsi, en l'espèce, invariable et constante dans tous les dialectes.

LAUTVERSCHIEBUNG Fitsukè Filsu Djempul — Tsimpunâ Tsimpuni Tsimpun Tsimptt Sttbikè Sakat — Sakanà Sakani Sakan Saka

12)

Au / final du malais/)////}/ répondent en Ira, Isa, sa et kâ : Hatsalrà Fut sa Ira Ftttsatri Ftttsalrê Futsalsâ Futsatsi Fttlsalsè Fut sa sa Fulsasoe

quatre séries de finales

F ut saka Fulsaki Ftttsakè

Au / final malais, le malgache répond rarement, presque exceptionnellement par ts -f- voyelle. Les exemples d'équivalence Mal. djahat = Malg. ratsi sont, en effet, très peu nombreux. Au w» final et » arabes, le malgache répond au contraire quelquefois par Isa et généralement par tsi ou l'apocope : wyr" .. *J^} w~~ SJLi i-ââJI 5l^»l S. *~ ï-JLa. lia. jut^st = Malg. Alabi'itsi, 12e mois Merina, ( Alibétsa, la maison, ~ lAlibétsi, — Sabiitsi, samedi, —* Kabilâtsi, nord, — Lefivâtsi, argent, — Marâlsi, femme, — Surâlsi, chapitre du Korân, — Dialâba, pirogue, — : Diana, le paradis, — Ditimâ, vendredi,

126 xL^ Ï_J< ibl$i, ju^w — — — —

CHAPITREII Diumila, total,

Kttfiya, chapeau, SaMda, témoignage, Stirià, concubine.

D Au d initial malais, le malgache répond par d, l, r, tr-tr, D — Daluk—Dadi, Diyan — Dia, Dêrtt — Durit. L — Dalam — Lalinâ, Diyan — Lia. R — Dantar — Rami, Danaw — Ranu, Dawun — Ravina, Defiar—Reni. Tll-TR — Data — Traira — Traira, Dafiaw — Tfafiu — Tranu, — Thiifinâ. Dttyufi T — Débits— Tepittipu. t :

Au d médial malais, le malgache répond par d, I, r, tr-tr, dr-dr, t : D — Adti — Adi, Bttdak — Budtt, Budob — Budti. L — Adu — Ali, Lidab—Lela. R — Hamudi — Hamuri, Hidttfi — Umnâ,

• LAUTVERSCHIEBUNG Liidab—Rura, Tidor — Titri. Tft-TR — Hadap — Atrikâ — Atrikâ, Suduk — Sutrit — Sut ru. Dft-DR — Adik— Yavdri—Zaijdri. T — Adik—Oti.

127

Au groupe médial malais nd, le malgache répond par /, ijt, ijd, tjdr-ndr, ijdi : L — Senda — Silasila,

ND — Landak — Taijdek?, Landasan — Laudayianâ, Lindnfi — Lbjdttnâ. NDll-NDR — Senduk—Hoijdrukâ, Tanda — TaijdN — Taijdra, Tanduk— Taudhtkâ — Taijdrukâ, Tttnduk— Uijdrikâ — Uijdrikâ, NDZ — Tandak — Tsbjdiaka.

TR-TR

malgaches.

« J'arrive, dit l'abbé Rousselot, à l'articulation qu'on transcrit par tr, dr. La première fois que je l'ai entendue de la bouche de C, j'ai cru à un / reculé et légèrement spirant, à la médiale je sentais quelquefois une r. Avec le second sujet (A), l'impression a été tout à fait changée, c'était IV qui dominait avec un léger élément dental. Autre impression encore avec B : initiale ou médiale la consonne me parait, comme chez le premier sujet, n'être qu'un / reculé et spirant ; après une », je

128 n'entends

CHAPITREII

plus qu'une sorte d'r. Les expériences m'ont donné également des formes variables. La région d'articulation recule avec les sujets B, A, C et dans des proportions très notables. L'élément occlusif est le plus fort chez A. Il se réduit tellement chez B que le contact est interrompu en un point. L'articulation ne contient donc aucun / ni aucun d comparables à ceux que nous avons étudiés (précédemment). Chez C, le régime du souffle indique un léger mouvement vibratoire, surtout après une n ou à la médiale, plus rarement à l'initale. La' forme la plus commune est représentée (par le tracé de) tritri et la plus franchement spirante (par un autre tracé de) tritri qui se sont suivies dans une même série d'expériences. Voir aussi (les tracés) de lundra et tundru. Mais la caractéristique de IV manque. Nous avons donc affaire à un / modifié et occlusif domine aussi : /#/, j'écrirai fift. Chez B, l'élément lûnra. Mais chez A, c'est l'élément vibratoire qui prend le : lundra, tundru, tritri. seraient convenaplus d'importance blement représentés par lûnra, luijru, fifi. Je vois donc dans cette articulation une semi-occlusive t sonore et f sourde, de laquelle peuvent se dégager l'élément occlusif l ou l'élément vibrant f, ou r plus reculée que IV normale malgache. C'est bien d'une façon approchée, le tr anglais de tree '. » Les tr et dr des dialectes non-Merina que j'ai représentés par tr et dï ont leur point d'articulation plus en arrière encore que les phonèmes Merina correspondants. A l'initiale et à la médiale, tr-lr répondent au malais /, r, d, t, nia : Mal. Landak Malg. Traijdrakâ — Traijdîakâ, Trebunâ — Trebunâ, Rébitfi Parisey Pair!,

t. Loc.cit., p. $7-$o. 2. Vide supra p. 119, 117,126, 122 et 12}.

LAUTVF.RSCHIEBUXG Dada Stiduk Ttifigul Pèti Gtinlur Le tr des dialectes Traira — Traira, Sutrit — Sitlrit, Trufiga — Trufiga, Valra — Valfa, Kulrukiilrukâ — Kulfukâ. non-Merina était initialement

129

rendu en

"% ttti, th.' arabico-malgache par J : J Ira ; \ tri, trê ; Dans les manuscrits modernes, la transcription de ce phonème est aussi variable que possible. On trouve les leçons : ' " ' = Z * = ifa, = tU, thi, th. Elles semblent -J' )) n'être limitées que par le nombre de combinaisons possibles des voyelles, des taiiwîn et du taidyd. et dans quelques dialectes maritimes En Betsimisaraka orientaux, ir alterne avec 17; initial : fitia -f- n -f imvana = De rares survivances de cette permutation fitian-lravanâ. existent en Merina : *Hilunà, forme redoublée : biltnjlriltmâ (vide infra pour cette alternance le chapitre du sandbi).

DR-DR Dr et dr se groupe médial au Malais d, r, Mal.

malgaches.

présentent généralement après une nasale. Le : Merina ndr, dialectes non Merina ijdr, répond /, nd, ndj. Adt'k Harap Tiruk Hulii Malg. Zaïjdri — — Yaijdri, Aydïatfâ, — Tsiijdrânâ, — Dhiha ',

Tsbjdrttnâ —

ï. Vide supra p. 120, note 2, et infra le chapitre du sandbi. —'Phonétique G. FEXKAND. malayo-malgaebe.

9

130 Mal. Tanduk Landak Pidjam Tundjuk

CHAPITRE II Taijdrukâ — Traudrakâ— — Iijdranâ — Tundru Taijdrukâ, Traijdrakâ, Iijdranâ, Ttifidru.

Le dr Merina représente d'une façon approchée le dr anglais de drive. Le point d'articulation de dr est plus en arrière que celui de dr. La transcription arabico-malgache du dr est idenne font aucune, tique à celle du tr ; les scribes sud-orientaux distinction graphique entre ces deux phonèmes. S A IV malais initial, le malgache répond par f-s, d^ 1, ts, t, r, b, k, par l'aphérèse : S-S — Saley—Sali — Sali, Sambar — Sambulrâ — Sambulrâ, Sttlab — Sola—Sola, Sultir — Siiltt — Stilti, ,^„ — Sakitsaktt— i Suktt-Suku. c- 1 1 DZ ] ~ , I Diukii. Z — Stidara — Zâolrâ, TS — Sanibilib— Tsumbili, Safigul—Tsufign, Sepak—Tsipakâ, Sur ut— Tsitnirukâ. T — Sepak — Tipakâ, Safikal— Tafigu. R — Sttmbifi — Rumbinâ. H — Sendttk—Hoijdhikâ, Sttrak — Hurakâ, Sttfikur—Htibukà.

LAUTVERSCHIEBUNG K — Subafi — Kavinà, Sufikur — Kuhukâ. — Selafi—Elanâ, Sttfiey— Ufii.

13 I

A IV médial malais, le malgache répond par i-s, ts, i~di> b. par la chute de la sifflante : — Asa, S^S — Asah—Aia Bisik — Biiikâ, — Masakâ, Masak—Maiakâ Pisaw — Meiu — Mesu. — Besuk — Ampitsu, ' TS Bisik — Bitsikâ. Ts-UL — Lesti — Leinleiit — Lediiiledin. H — Busiik—Velnkà. — Besi—Vi, Lestifi — Laimâ. A IV final malais, le malgache répond par l'apocope Balas—Vali, Bufikus— Viifigu, Kipas—Himpa, Putus — Fila. A IV final malais, le malgache répond également par l'une des séries de finales suivantes : Ira, If à, thî, trt, IH; Isa, Isa, tsi, tsi; sa, soe ; kâ, kl, ki, apocope ; nâ, ni, n, apocope : Befiis — Vinilrâ Vifiilfâ Vifiilsa Finisâ VifiitH Vifiilsi Vifiilfl Vinilsl Vinisoe Kuntis—Sumatra Sumutrà Stimulsâ Suniusâ :

132

CHAPITRE II .Stinitilrâ SumiilH Sunitttrê Lëmas—Lemakâ Lemakî Lemahè Lema Suniulstt Sitmutsi Sumittsè

Sumusoe Afakâ Papas— . Âfaki Afaki Afa Pèlipisan—Fibirifanâ Fibirifani Fibirifan Fibirifa

S malgache. La chuintante i remplace la sifflante dans tous les dialectes à l'exception du Merina qui possède sifflante et chuintante : MERINA Aia — Asa, travail, chat, Piitt—Pistt, Saia — Sasa, lavage, Stistia—Sitsua, soupe de riz. « Le i Merina, dit l'abbé Rousselot, se produit à l'insu du sujet comme variante* de IV dans certains mots où, par suite de la chute d'une atone, il se trouve en contact» avec une autre consonne, par exemple : mainoe (masina, saint), 'ainoe (Ixisina, vertu, p. 30). » Par une curieuse anomalie, la chuintante des dialectes sudorientaux est ordinairement transcrite par ^ s au lieu de spéciale est usitée même pour les ij> i. Cette orthographe mots arabes. ^J» iams, soleil, dont le ^> final est devenu

LAUTVERSCHIEBUNG chuintant en

13 3

écrit passant en Antanosi, est généralement samttii. samtisi, au lieu de ^j^-t* ^pj* Les sifflantes anglaises et françaises deviennent également chuintantes dans les dialectes orientaux : Anglais : Last =Malg. La sauce La selle La soupe Laiitrâ; Laioii, Laieli, Lasupi.

Z malgache. Le i malgache répond au malais y, dj, r,s": — Haut, Kayu Djadi—Zari, Rakit— Zabi Ira y Ltsu — Leitileitt. Au i Merina, certains dialectes f enfant = l ] f t | répondent par /', y, d^> k : .

~ xt . Merina : Zara, x

~ , . . Zaho, )e, mo. =

Betsileo : faja, .. . Vurimu : \.' Yaya, Betsileo : faln, Vur.mu /Yah>

Antanosi IAntankara f Mahafali i. Vide supra p. 104, 108, 117 et 151.

134

CHAPITREII TS

« La lettre (arabe) thé (o), dit Flacourt, se prononce par les Arabes comme un /, et les Madécasses la prononcent ts, comme qui dirait : (^J- 3 tsiari) tsiare, les Arabes diraient tiare l. » Ceci revient à dire que le ^* / arabe représente un ts dans les textes sud-orientaux du xvne siècle ; il a conservé cette valeur phonétique en arabico-malgache moderne. Cette transcription anormale du ts indique que ce phonème malgache est de date relativement récente et qu'il a eu pour générateur un /. Si le ts était antérieur à la colonisation arabe, il aurait été vraisemblablement rendu par ÔJ et au lieu des graphies habituelles, nous aurions, par exemple : s^J ^i *±A JJZ) ,*,l «JL* ULL» 0-»j y j~J faijtsi, au lieu de ftttsi hjlsi latsakâ aijtsi mautsifi ntitsanga ralsi Isara tsiari — — — — — — — — — w^ w*» w»l SCà o>! stsS ULL» Ci jS J~J>

t. Dictionnaire,éd. Ferrand, p. 7.

LAUTVERSCHIEBUNO

I35

La phonétique comparée du malais et du malgache nous fournit, comme pour le ,j? = i et le g- = di, des indications Dans un certain précises sur les origines du ts malgache. nombre de mots qui peuvent être rapprochés avec certitude, le ts malgache répond à un / malais. De plus, si on lit la colonne arabico-malgache suivante en donnant au <L>sa valeur la dentale phonétique arabe, on retrouve en arabico-malgache radicale malaise : MALAIS IJ-AJ w^U JJ^J ^J iî^J . 5J^j 5JJL5 ,JS~3 bètis, jambe, djabat, méchant, ARABICOTRANSCRIPTION TRASSCRIWCOX MALG. LrrriRALF. PHONËTIQUF. o£ vj ^&* O-l ^J JXsf' Jj ^ vili ratt MM vata fini *lindjakâ //v</r/ *liudjtt vilsi ratsi fatjlsikâ valsa fitlsi tsind^akâ ts'wdri tshjditt

panlek, clou, pêti, coffre, putib, blanc, tandak, danseur, tindih, pressé, tindjaw, vu d'en haut,

Les mots de la troisième colonne (transcription littérale)sont encore en usage dans certains dialectes, à l'exception de *lind~ jakâ et *tiijdju dont le dj a abouti à d{ : tind^akâ, lhjd{it. Ce sont sans aucun doute des survivances de l'ancien / qui est devenu ts postérieurement à l'islamisation des tribus maritimes : la graphie arabico-malgache nous est un témoignage certain de cette évolution phonétique.

13 6*

CHAPITRE H

Le ts malgache répond à l'initiale et à la médiale au malais â ', s ', tJ; à la finale, au malais r*, * *, / 6, / ' et p 8. Au ts Merina, certains dialectes répondent par t et s : ( Antankara de Ihusi Fierena Mahafah Mavurungu Sakalava NO IBara Vezu Zafisuru : Saku : maïs.

Merina : Kalsakâ z=zAntcmuru

N A ïn initial malais, le malgache répond Nanah — Natta, Nenek—Neni, Ni —Ni, Ni, Ni. A 17/ médial malais, le malgache répond par ;/, /// . par //, ;), n :

Buni—Vuni, Bttnub — Vtinu, t. 2. 3. 4. j. 6. 7. 8. Vide supra p. Vide supra p. Vide supra p. Vide supra p. Vide supra p. Vide supra p. Vide supra p. Vide infra p. 115. 1jo. 122. 118. 131. 124. 121. 145.

LAUTVERSCHIEBUNG Tanab — Tani, Mênanlu — Vinaulu, Manis-Mami.

137

A 17/ final malais, le malgache répond par l'apocope ou par l'une des deux séries de finales uâ, ni, n, apocope, ou kâ, kâ, ki, kè, apocope : Baba u — Babi, — Va^a, Bayait Ktinun — Hiinu, Pifigan — Fifiga. Télan — Telinâ Telini Telin Teli Kunttn — Huntikà Hunukâ Httnttki Htinttki Hunu Bitlan — Vulanâ ' — Volan Vola Embtin — Ebukâ Ebukâ Ebitki Ebttkê — forme en ka et na :

Au malais tèkan répond une double Tebikâ Tebiki Tebikl Tebl Tebinâ Tebinî Tebin ~~

I38

CHAPITRE H

w Au w médial malais, le malgache répond par v : Awan — Zavunâ, Djawinljawi ~—Aviavi, Kawan — Havanâ, Lawas— Au groupe médial ihw, t«f, fia : malais Lmu Awa, le malgache répond par

Mal. Bnwab Malg. Bttwat Tttwak Rttwafi

VAwa — VAa — Fwd, VAwatrâ - Vtiatrâ — Vwâlrâ, Ttiwakâ — Tt'takâ — Twâkâ, Rtiwafi — Rthvia — Rwân.

A la finale malaise aw, le malgache répond : i° par u : Bafiaw— Fanu, Danaw — Ranu, Dafiaw — Traita, Hidjaw — Itsu ; 2° par // : Paraw — Bara, Tanaw — Tana ; aw, 0 :

3* par aw, ao diphtongue,

Afikaw — Anaw Auao Auoiv Ano

LAUTVERSCHIEBUXG

139

L'existence du w malgache nous est attestée par les manu* scrits de la Bibliothèque nationale et par la prononciation moderne. La comparaison des graphies arabico-malaises et arabico-malgaches est absolument concluante : *' Mal. *** biiwab, fruit; Malg. viiwa, ms. VII, $62 verso; — Malg. 'Jtf vuwaijdiii, arachide, ms. VII, f9 76 verso; Malgache moderne : l'ttwaudiu, vwaudiu, graphie usuelle : vuaijditt ; Mal. o# btiwat, fait, fabriqué; Malg. ms. VII, f> 68 verso: vtiwalri, j» Merina : vùwalrâ, en graphie usuelle : vautra; tiiwakt liqueur fermentée et enivrante; Malg. ms. Mil, f° 14 verso : w^pf tiiwakl, Merina : ,^J nanxbtiwalri, ttiwakâ = ttiakâ ; Mal. )> dtiwa, deux; Mal. ^y, — Malg. ms. VII, P» 66 verso : /,jj rtiwi, Merina : Riiwa = Riia ; bttwàya, crocodile. Malg. vuwây, vuwéy, vwiy, graphie usuelle : vuây; Malg. ms. VII, f° 75 recto y} ambûwa, chien. : ambwâ, ambiia, cf. Swahili : il a fait, <

Mal. ijy

Malg. moderne * mbtva.

Au groupe malais uwa répondent donc : i° un groupe identique uwa ; 2° un groupe wa par assimilation de la voyelle u de la consonne antécédente avec le w suivant, et enfin, 30 le groupe ua. En ce qui concerne les textes arabico-malgaches, les graphies j—, j— des phonèmes du type ci-dessus, doivent être lues tiwa-wâ, âwi-wt et non tia, t'ti.

I40

CHAPITREII B

Au b initial malais, le malgache répond : 1° par b ; Barab—~Bay, Befikok*—Bifigu, Boilob— Buda, Bndak — Budu ; 2° par r : Balik—Vadikâ, Bain —Valu, Bèli—Vidi, Burufi — Vtirunâ ; 30 par m : Befikok—Mengttkâ ; 4° par/; Bafikey—Fttnukâ, Bérapa— Firi; 5° par p ; Bain—Paktt, Buta — Piijdi; 6° par h : 70 par k : Bintafi—Kiijtauâ 8° par di : 90 par n, 0 : D . Baml- 1 i Uijdanâ, ) Ovima. ; Bttrit — Hurttnâ ;

Bufikuk — Ditikukâ ;

LAUTVERSCHIEBUKG Au b médial malais, le malgache répond : i° pat v : Bubu — Vuvu, Habu-~Mavu, Lobafi — Lavakâ, Ubi—Uvi: 2° par w ; Mabuk—Mamti ; 3°par/; 4°par/>; Rèbâb — Rêfakâ\ Rèbâh — Répakâ.,

I4I

Au groupe malais médial mb, le malgache répond : i° par mb : Sambar—Sambulrâ, Sembab—Sainbasâmba, Tambat— Tain bat râ, Teinbttk — Tuinbakâ ; 2° par b : Embun — Ebnki; 3U par v : Tambttn — Tuvttnâ, Tiimbub — Tttvtt, Tambiini — Tavuni, Timba — Tavi ; 4" par m : Sambllil) — Sttmâyijda; 5° par mp : Simbar — Simpanâ ; 6° par/: Lembifi — Lefttnâ, Tembak— Tifitrâ.

142

CHAPITRE U

V malgache. répond au malais b, mb, p, m, w, g ; Bubu — Fttvu, Tambuni — Tavutti, Pèti — Vata, Ménantu — Finaijtu, Lawas — Lava, Garlxtm — Vaianâ. *' : Le f se transcrit en arabico-malgache vava, par ^ '' >> vivi, vttvu. Le J9 arabe qui n'a d'équivalent ni en malgache ni en malais, est passé dans ces deux langues sous la forme dl et v : Le v malgache .. i. D A , Arabe ^w. J Ramadan w ( Malais : Ramedlân, . D ] xt . : Ramava. ( Malgache

Dans le ms. XIII de la Bibliothèque Nationale, le nom Ravalarivu est écrit \j&\ « L'équivalence de <jr*= v propre est attestée Arabe recto jjj fti«J mieux encore par la graphie Ddwud, David. Cf. également = ms. V, f* 78 verso y**& = vifiitfâ. &^, Davttda = X4i : ms. VII, f 72 lokavafi, vulve ;

ms. H, 1° 13 recto

P Au/> initial malais, le malgache répond :

LAUTVERSCHIEBUKG t* par/> .• Pegub—Papaki, Pnkul — Puka, Pula — Pola, Papâya — Papây; 2° par/ ; Panas—Fana, Panlek —- Fautsikâ, Pasir — Fasikâ, Piilub — Fitlu ; 3° par*; Paraw—Bara, Piattt — Boti ; 4" par v : Piti—Vala, Pifigafi—Vanià, Panlsifi — Fiijtafi i $" par m : Pindjam — Miudranâ, Pisaw — Mestt, Pulih—Muli; D . — i Malsain), Ptitat j „ . ... I Ktttsatfâ, Pisaw—Ki'su ; 7° par mb'tnp : D , Pula 8° par l'aphérèse : Pisafi — Ufit si, Pufiiit — Untilrâ. — i Mbola, ï .». , f M pola;

I43

6° par /;, k :

144

CHAPITREII

Au p médial malais, le malgache répond : i° par p : Kapak—Kapa; 2° par/; Api — Afin, — Sujhià, Cttpifi Pipi-Fiji, Tipis — Tifi; Kipas — Himpa.

3° par ntp :

Au groupe malais médial ntp, le malgache répond : i° par mp : Rumpiit — Ruhiptttrâ, Simpafi — Sampanâ, Sttmpit — Suinpitrâ, — Tunipab Tttmpa ; 2° par mb ; Himpitn — Iuibuiiâ, Kampufi — Kumbunâ, — Semban, Sempal Tttnipnl — Dumbii ; 3° par/»; Litnpah — Lipnliâ, Lu mpal — Lupalrâ, Timpa — Tupi; 4°par/; — Afe'ru, Hampedti Tempa — Tefi, Tinipafi — Ktt-trefa, Uni pan — Ufanà ; 5° par b : Suinpit — Sublka ;

LAUTVERSCHIEBUNG 6° par m : Tu mpu I — Du milita.

14$

Au p final malais, le malgache répond par/ Atap — Tafu, Kitrap — Kula.

et par l'apocope :

Au p final malais, le malgache répond plus fréquemment par l'une des séries de finales suivantes ; ira, trâ, Ira, tri, tr?; tsa, Isa, tsî, tsi\ apocope ; sa, soe; kâ, kî, fe, apocope : Tutiip — Tulutrâ Tulutrâ Ttituth't Tulutri TulutU Tutulsâ Tulutsâ Tultilsî Tuttilsê Tttlusâ

Tutustv

Tutu — Sttkalrâ Sifikap SukatHi Sttkalfi . Stikatr} Sisip — Sesikâ Seiiki SeSïkè Scsi Sukalsâ Sttkasâ Sukalsl Sttkastv Suivis? Tékap — Ttthukâ Ttibuki Tuhitkè Ttthu les quatre séries de

Au p final du malais éèc'ap, répondent finales en trâ, Isa, sa et kâ : Sesilrâ Seiilri Sesitrè Seiitsâ Sesilsi Seiitsè Seiisâ Seiisoe

Thtthikâ Thtlfukl Thttrttk? 10

— PboHiliqiuipatayo-malgofbr. G. FERRAND.

I46

CHAPITRE II

F malgache. Vf malgache répond au malais p, b, mb, k ; Pipi —Fiji, — Firi, Bèrapa RèMb—Rêfakâ, Lembifi — Leftiuâ, Kttku — Afigufu. A Vf Merina, les autres dialectes répondent Merina Î fiibi, court ™ Bara ; pttbipûbi. par p, v, k ;

. Autambahwaka ' Antankara Antefasi Antemuru Autesaka Bara Betsileo Betsimisaraka Merina : Jiijtauâ, hameçon — Vivian, Mahafali Viutafi, Viijtà, Viuta, Fila \ Maruantsetfa Mavurungu Menabe Sainte-Marie Sakalava N-E Sakalava N-O Sihanaka Vezu Zafisuru Merina ifanuttt, pilon = Bezanuzanu : Kanultt.

LAUTVERSCHIEBUKG

I47

M A Ym initial malais, le malgache répond : i° par m : Manlab — Mauta, Masak — Masakâ, Mali — Mali, Mttrab — Mora; 2° par v ; Màianlu — Viiiaijtu ; 3° par n ; Mimpi—Ntifi; 4° par l'aphérèse : Malain — Alinâ. A Ym médial malais, le malgache répond : i° par m : Damar — Rami, Kamiidi — Haimiri, Kèlamârin — Lumâli, Kêiiiur — H u muh) ; 2° par M ; Lima — La nu ; 30 par l'apocope : Gèmrinêifi — Kirhjlsanâ. Au groupe malais médial mb, le malgache répond par mb, b, v, m, mp, /(vide supra p. 141); au groupe malais médial mp, le malgache répond par mp, mb, p, f, b, m (vide supra p. 144). A Ym final malais, le malgache répond :

148

CHAPITREII

i° En malgache ancien par m, en malgache moderne par nâ, fi, n, l'apocope : Mal. Anam Datant Minuta Piiidjam Hilam Malg. Eitem — Miiium — liitim Eninâ Eniù Enin Eni, lutlinâ Lalifi Lalin Lali, Minium — Miiiun Minu, — Jijdran Ljdra Iijdranâ — lutin inliiia lijli;

2° par kâ, ki, k? ; Mal. Rendant zzz Malg, Reijdrikâ, Reudriki, Reudrikè; 3° par l'apocope : Hulam — Haru.

VOYELLES

Les voyelles malaises sont a, e, i, 0 et //. Chacune d'elles est longue, brève et nasale. Il faut y ajouter le phonème généralement transcrit par ë, l'anormale pure oe. C'est l'équivalent exact dupèpët javanais. De plus, deux diphtongues : ///=//)• et au == aw. Les voyelles malgaches simples sont au nombre de trentesix : j pures : â H â â 0 f nasales : â d â » pures fermées xtiiè. palatales j pure ouverte : e ( nasales \*ll anormale pure : iè = pëpil javanais ,

LAUTVERSCHIEBVKG palatales 1 " ' J nasales : / / , 4 . f pures fermées : o d ô pures ouvertes ; o ô „ I nasales :rfrfd : u fi ù â (pures nasales : â"â

149

Un nombre relativement considérable de phonèmes malgaches sont, au point de vue vocalique, identiques aux phonèmes malais. Ils se divisent en cinq groupes : i° Les homophones homographes usités dans tous les dialectes malgaches : alit, ara, asa, lalit auxquels on peut ajouter : enem, minitin, qui étaient en usage au XVH* siècle dans les dialectes maritimes orientaux; 2° Les homophones homographes à n ou fi final usités seulement dans les dialectes non Merina : alun, aniti, sarufi. tarofi, yafi ; vocaliques dont le thème consonan30 Les homophones tique malais s'est modifié en malgache suivant la loi de Latth verscbiebttng 1 Mal. balun = Malg. valitn, bayan bnni dada dindifi djalan djurit kttku pipi sudit 40 Les homophones vaian, vitni, traira, rhjdrifi, lâlan, iiiru, Imbu, Jifi, stttrti.

vocal iques auxquels le malgache répond

IJO

CHAPITREII

soit par l'aphérèse ou l'apocope d'une consonne radicale malaise; soit par la vocalisation de la consonne finale muette, c'est-à-dire par la transformation en deux syllabes ouvertes de la syllabe finale fermée en malais : Mal. Ivdob = Malg. budtt, bttluh valu, buril vttli, tsaku, djagufi d{eri, djèlifi aviavi, djawidjaifi anak anakâ, bttbuk vnvnkâ, buru fi vuriiuâ, biniafi viijlauâ. 5° Les homophones vocaliques qui présentent en malais un groupe consonne -f- consonne auquel le malgache répond par consonne + voyelle -f- consonne : Mal. djankrik = Malg. afigeîi, pral» palan k parai», falanukit.

Le vocalisme comparé du malais et du malgache présente, d'autre part, les divergences suivantes : A. A Ya malais le malgache répond fréquemment par e, i, o-ti ; Mal. karat -- Malg. Ixrika, lantak leijtika, safikul sifigulra, lalat lalilra, Ixitina y gâtai balas vali, bttlat vuri,

LAUTVERSCHIEBUNG . butta lima adik b«„«,i rabit safigut sambar malafi vttfii, d'uni, oli, ••*"• \ uudana, ( ruvilra, tsttfigit, sambulrâ, amaluiia.

I JI

A Va malais en syllabe initiale atone après b, le malgache répond quelquefois par wa diphtongue : Mal. balavaw =s Malg. vivalâvu, vivadivi. balibis É. A IV malais, le malgache répond par a, i, quelquefois par // ; Mal. b?ras = Malg. valsi, le~kas laki, p}nu peler pélèpab Mi bêtis dëru fanu, falu, falafa, vidi, vilsi, durit.

E. A IV malais, le malgache répond par /', a, o, u : Mal. bénis = sendi , . sendnk Malg. vinitra, saijdri, ( lundhikâ, ] sut.ru. (

152

CHAPITREII par

I. A17malais, le malgache répond parc,a, quelquefois a-// ; Mal. bilalafi = Malg. valu la, simpafi sampana, lelalra, djilal lidab lela, ..... \ bokelra,

.

f urtina.

O. A Yo malais, le malgache répond par e, a, u : Mal. korok = Malg. erutra, kasttka, gosok befikok b'iïigu. U. A Yu malais, te malgache répond par /*,a, quelquefois par e,o : Mal. tttiis = Malg. /'///, dalttk dadi, kttdttk baloko, ktintiit etitlra, orofi. Induit

CHAPITRE

III

VOYELLES,

DIPHTONGUES MALGACHES

EX

TRIPHTONGUES

I. VOYELLES A. Va long est, comme toutes les voyelles longues, également tonique. On le rencontre à l'initiale et à la médiale, jamais à la finale : hfu, feu hrikâ, mémoire mâsu, evil lâfikâ, expédition . tumhni, qui pleure, lumântt, natation, falxivhlu, ennemi, nmlxiràvtt, rendre joyeux.

La voyelle représentée par â qui est indiqué comme un a demi-long dans mon édition du Dictionnaire de Flacourt, est plus exactement un a bref tonique. Va est toujours final. C'est le seul cas de voyelle brève accentuée. là, refus gagâ, sois étonné 1 milaiâ, dis! maudit, nier, maijdiakâ, règne 1 ntaijdravâ, détruis ! .

La voyelle tonique des dissyllabes oxytons à finale fermée est brève dans certains dialectes orientaux. Le Merina répond à ces oxytons par un trissyllabe paroxyton à tonique longue : lalân =s Merina : lalhna, loi, lanàn taitâna, village.

154

CHAPITREIII ou final :

Va bref atone est initial/médial àféru, bile fàràtu, filet sàsâni, une partie

ràvâka, ornement, kâpà, sandale, liivâ, héritage.

Va transcrit une voyelle tantôt sourde tantôt chuchorée. Elle ne se présente qu'à la médiale et à ta finale : fârâlâbi, dernier né vârâvârànâ, porte tàrâtâsi, papier vârikâ, lémurien ânârânâ, nom, lâkânâ, pirogue, vâràlrâ, tonnerre, mldinâ, descendre.

Les expériences du Collège de France ont fourni sur Ya final Merina et Betsileo les indications suivantes: « les voyelles finales (Merina), constate l'abbé Rousselot, tendent à s'assourdir et à disparaître. A la simple audition le fait se constate sans peine. Pendant que je me faisais répéter les mots inscrits (par les appareils enregistreurs), j'ai entendu : mpampiânatra vâva toujours sans Ya final (A, B, C); de même trâtra,fâfa, sans a final (B), avec ou sans a (C) ; tsâra, lâia, bârana sans a final (B), n'ira, léla, avec ou sans a (C). C'est donc B qui assourdit le plus la voyelle finale a et A qui l'assourdit le moins ' je passe en revue tes tracés des trois sujets : « A. Va final de mpampiânatra est entièrement sourd deux fois sur trois; celui de lâia l'est devenu la sixième fois que le mot a été répété. Ce qui fait l'intérêt de cette figure (tracé du phonème lâia), c'est qu'elle nous montre pour le souffle le tracé ordinaire de la voyelle : il ne manque que les vibrations du larynx. Va a été ici chuchoté et non supprimé entièrement. Une étape intermédiaire nous est fournie par gâga et vâva. Va final de traira est également bien diminué. En i. Lac. cit., p. 17.

E M VOYELLES,DIPHTONGUES r TRIPIITONGUES ALGACHES 155 somme A ne diminue pas considérablement et ne laisse tomber que Ya et encore assez rarement. « B. Va final de mpampiânatra est entièrement tombé. Celui de Mrana tombe également, mais il peut n'être aussi que chuchoté. On voit nettement sur le tracé (de bârana) l'explosion qui suit l'occlusion buccale de 1'//, mais cette explosion se fait sans vibrations du larynx, par conséquent sans voyelle sonore. Il y a aussi à signaler des a soit très diminués, soit complètement muets dans gâga, fâfa, vâva, léla, sâsa, tsâra et surtout iâ%a Chez C, l'assourdissement des finales atones présente des faits plus complexes. Constatons d'abord que, dans aucun mot, ta chute de la voyelle finale atone n'est régulière sauf pour mpampiânatra ; que la voyelle finale précédée d'un u, dans bârana, est toujours conservée. Ces réserves faites, nous pouvons poser les règles suivantes : i° l'atone finale n'est pas muette après deux consonnes dans les mots de deux syllabes, mais elle peut le devenir dans ceux de trois. Exemple : papâfigu où elle a été sonore une fois, de faible sonorité une fois, sourde une fois 30 l'atone finale a précédée d'une consonne sonore s'amoindrit dans les mots de deux syllabes, comme dans ceux de trois : gâga, deux fois contre trois; vâva, une fois contre quatre; léla, deux fois contre cinq; tsâra, deux fois contre deux et les cinq cas de rùra. 40 après une consonne sourde spirante ou mi-occlusive, les voyelles atones sont toujours sonores (////", fêfi, âijtsi, âho, fâfa, sâsa). 5° après une occlusive sourde et dans les mots de deux sylYa (final) est sourd trois fois contre trois (traira); labes, dans les mots de trois syllabes, a est sourd quatre fois contre deux (kétaka). Cette gradation est conforme à ce qu'on est en droit d'attendre. Seule la solidité relative de IV et de Vu par rapport à Ya serait surprenante pour un romaniste qui sait que Ya a été la plus solide des voyelles latines dans l'évolution du français. Mais il faut songer que Ya malgache (Merina) se

I56

CHAPITREIII

change en oe avant de s'amuïr, tandis que notre a s'était bien conservé quand IV et Ya atones du latin étaient déjà tombés. Depuis que Ya latin est devenu oe chez nous, il a bien perdu de sa solidité : il est à son tour en train de disparaître. . « La transforn. ition de Ya final atone en oe est presque un fait accompli dans la prononciation de C; je n'ai noté Ya qu'une fois dans tsâra ; partout ailleurs j'ai entendu oe. B a dit quatre fois seulement a : kélaka, tsàfigana, nâiia, maijdéba, et onze fois oe, ou bien a laissé tomber la voyelle : léloe, nglinoe = ngliina, rtiroe, gyâgoe = gâga, sàsoe, tsar, iai, 'aran = bârana, tràlr, ttiijdr = ttindra, fafi vav. C'est A qui a le mieux conservé la voyelle, sept fois contre huit : kyélaka, tsàfigana, nâna, maudèha, léla, uglina, n'ira, gâga, sâsa, tsâra, lâia, 'àranoe = bârana, tràlroe, ttiijdroe, fâfoe. Sauf gâgoe (A) et gyâgoe (B) ainsi que sàsoe (A et B), les mots qui ont un oe pour A ont perdu leur voyelle pour B. Au point de vue de la conservation de Ya nos trois sujets se classent ainsi : A originaire de Tananarive, B originaire deTacanarive, C originaire du Vakinisaoni '. d'Antandzumbatu « La chute des finales atones est plus avancée dans le Betsileo qu'en Imerina, et se produit dans des conditions différentes. Ce n'est pas Ya qui tombe le plus facilement, mais IV et Vu. A la lecture (des tracés) j'ai noté : papyânaisoe (= Merina : mpampiânatra), ngljnoe (== Merina : ngliina), gâga, ttânoe, fâfa, vâva, léla, tsâra, jâja (— Merina : lâia), bârana, l)énatsoe(= Merina : Mnatra), liétsoe(= Ixtra), ditsoe(~= ditra), vtiitsoe (= vAbitra), riitsoe (= rtilra), tâbtsoe (sic, = tâbutra), jâitsoe (~ làilra), mâfiâraka, laftksoe (sic, — lânitra), marâîtoe (= maréyna, en graphie usuelle : maraina). Va n'a été supprimé que dans maijdéb = mandé ha y tralr, rttr, mitt'ujdr. iai = Merina : sâsa, tsarâls — trarântilra, kâlr *. » 1. Lee. cit., p. 17-21. 2. Lue.cit., p. 76.

ET M VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTOXGUES ALGACHES 1)7 Va nasal long tonique est, comme la voyelle pure correspondante, initial ou médial, jamais final. Dans la graphie usuelle, il est représenté par an devant consonne = an d'après l'orthographe adoptée dans ce travail, et ain devant les labiales b et p : âdru = dijdru, jour, àdranâ = âijdranâ, essai, tàti = tâijti, petite natte, râdiu = râijdiu, jambe, milâdia == tnilâijdia, peser; malâdiakâ = matâijdiakâ, (on, abo = àmbu, élevé, àpi = âmpi, suffisant, tàbi = tâmbi, gages, tâpinâ = tâinpinà, bouché, saràba = sarâmba, foule, sulàpi = sulâmpi, qui est en pente. Sont également nasales toutes les voyelles en position devant ;'/ dans les dialectes non-Merina, et devant te groupe fig (en graphie usuelle : ng) de tous les dialectes y compris le Merina : âfian = Merina : ânanâ, herbes potagères, âiiin *âninâ, vent, tâfian tânanâ, main, lâfiilN lanitrâ, ciel, Ittmàfiti lumânti, natation, tuniâfii lumâ»i, qui pleure, â-figu-nà = âfigunâ, réunion, à-figa-trâ = àfigalrà, fantôme. L'a bref atone est également initial et médial. Il ne se pré" sente en position finale que dans les dialectes non-Merina :

I58

CHAPITREIII àtsika — aijtsika, nous, conte, à'figâ'iui =afigânu, mâdéba = maijdélm, aller, là'figi'i-ru = lafigtirti, héron, mivâ — Merina : malvanà, léger.

Va nasal bref toniqne est toujours que dans les dialectes non-Merina : bâmà, manger, tânâ, village, tldfi, cela.

final et ne se présente

A Va final des deux derniers exemples, le Merina répond régulièrement par tâitânâ, liant, et à butnà, au contraire, par buinânà. Cette dernière quantité est inattendue car hitmana — bhna -f- infixe mit : nous devrions donc avoir Vjumânâ. Il est intéressant de constater que les formes orientales bâmà et bumHn ont conservé la tonique radicale que le Merina a reportée irrégulièrement sur la syllabe antécédente. « Je n'ai trouvé (en Merina) de franchement nasales, dit l'abbé Rousselot, que â et Ci. « Â — àtsi (A), ântsi (B), âlsi (C). La nasalité commence comme en français dès le début de la voyelle; elle peut se terminer ou à peu près avec elle (A, C) de même que dans notre mot anse (àsoe), mais elle peut aussi continuer après (B), c'està-dire qu'elle peut absorber ou laisser subsister la consonne nasale. Ce caractère n'a rien de fixe ; nous y reviendrons à propos de 1'// (vide supra, p. 92). « mândéha (A), màndéba (B), màndéa (C). Après un ///, la voyelle est naturellement nasale dès le début ; mais, ici, elle est en plus suivie d'une n. « tsaâfigana (A, C), tsàfigana (B, C). La nasalité est partielle pour A et dans un certain nombre de cas pour C : 5 centièmes de seconde sur une durée totale de 12 A et 12 sur

E MALGACHES59 VOYELLES, DIPHTONGUES T TRIPHTONGUES 1 26 C ; elle est entière pour B et dans certains cas pour C. Il y a naturellement des exemples de durées intermédiaires. La consonne fi est constante. « papaafigu (A), papâfigu (B, C). Après une explosive en français, la première partie de la voyelle n'est d'ordinaire que faiblement nasale, mais cependant un peu plus que chez A et C. Pour B, comme nous aurons lieu de le remarquer, l'explosion se fait même par le nez, ce qui favorise la nasale. » «(Étude de mpampiânatra), pampya (A), mpampya (C). Cseul possède un a pur ou très faible(B), pâpya ment nasalisé. B est porté à nasaliser cet a, car la nasalisation s'accentue au fur et à mesure qu'il répète les mots. Durant la révolution du cylindre enregistreur, il a prononcé le mot six fois : or a est pur la 2e et 3e fois; il se nasalise la ire, 4e, 5e et 6e. « Ci— (étude de lundra) tiiCm et ///// (A), lûn et tttn (B), IttCtn (C). La nasalisation est complète pour B, incomplète pour A six fois sur huit cas et pour C cinq fois sur six cas, nulle pour A deux fois, pour C une fois. Dans ttnjdru, Pu est resté pur ou faiblement nasalisé pour A quatre fois contre deux // Ci, pour C trois fois contre deux ; une fois même, 1'// suivante a été presque entièrement absorbée. C'est l'effet de la répétition d'une syllabe qui manque de stabilité. Pour B, la nasalité est complète dans ttnjdru comme dans tuijdra. « tCtmpCtntâni= ttimpun*lâni, tCipânntâni — liiinpun*iii tâni. B a des /"/ complètement nasalisés. « Va + nasale -f- consonne est donc presque constamment nasal. Vu dans les mêmes conditions l'est moins sûrement, mais pratiquement il doit être considéré comme tel. En dehors de ce cas, les voyelles sont entendues pures, quoique l'influence d'une nasale suffise à les nasaliser plus ou moins. La position où l'infection nasale se produit avec le plus d'in-

l60

v

CHAPITRE III

tensité, c'est entre les deux consonnes nasales, m ou n. Dans mâmi = tndmi (A, B, C), la résonance nasale est au moins égale en intensité à celle de la bouche chez A et B, elle est plus forte chez C. Il en est de même pour ma mu — nuimu (A, B, G); natta = n&na (A, B), nânoe (C), néni — nêni (A, B, C). Cependant une oreille peu exercée ne sentirait pas la nasalisation. C'est que l'attention est absorbée par la forte nasalité des consonnes voisines. La voyelle finale, après une nasale, est également très nasalisée. Ici encore (dans les figures les tracés de ma mi), l'influence nasale est 30-32 reproduisant double : celle de la consonne précédente et celle de l'expiration qui tend à nasaliser les voyelles finales (tracés de d{edtf A,bibïB,didiC). « La voyelle précédée ou même suivie d'une nasale est nasalisée : ânâ dans mpampi-ânatra. La nasalisation du second a est constante chez les trois sujets, celle du premier est un peu moindre chez A. « Les voyelles finales se nasalisent plus ou moins sous l'influence de l'acte expiratoire du qui provoque l'abaissement voile du palais avant la fin de la voyelle. Je citerai comme caractéristique, dfâi = diédij, bibi B, didt C. Cette nasalité est d'ordinaire moins importante et se produit d'une façon irrégulière pour les mots et pour les sujets. Elle semble plus forte chez B; même pour lui, elle est constante dans bibi. Chez les trois sujets, elle est particulièrement marquée pour i final. Cela s'explique : pour conserver la pureté de IV, il faut élever considérablement le. voile du palais ; le moindre relâchement devient alors sensible. Vu aussi se nasalise facilement. Voe nasalisé chez B, moins souvent paraît assez généralement chez A, rarement chez C. « L'effort demandé pour l'articulation d'une consonne suffit pour faire abaisser le voile du palais et provoquer une légère nasalité. Le phénomène est surtout marqué chez B. L'aspira-

ET MALGACHES l6l VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTONGUES tion forte favorise aussi la nasalité. Ainsi dans maijdeba, Ya final est toujours nasalisé pour B, qui a l'aspiration tellement forte qu'elle est la plupart du temps sourde ; mais l'aspiration n'existant pas chez C, Va n'est pas nasalisé. Une m initiale, suivie d'un p, agit sur la voyelle suivante, même quand elle est sourde : mpàijdéâ (A) '. v (En Betsileo), la nasalisation est plus réduite qu'en Merina. Elle subsiste sous l'influence d'une m ou d'une n initiales par exemple : nâna, devant un g ; sàfigana, papaâfigtt, mais dans ce dernier exemple, sans doute sous l'influence de l'occlusive précédente, elle a été diminuée, réduite de près de moitié. Elle est instable devant d et dr, ayant duré en comparaison de la durée de la voyelle : mpaudélM : 4/8, 4/7, 9/11, 2/8, 4/9, 3/8, mitûndra: 10/15, 4/*6> 5/2°> 5/20, 15/24,4/16, le premier chiffre indiquant la durée de la nasalisation, le deuxième celle de la voyelle entière. « Dans la formule de politesse d'un emploi courant (Merina : trarâijlitra, Betsileo : tsarâts), Ya n'est nasal qu'une fois sur sept exemples et seulement 4 centièmes de seconde pour une durée totale de 11. La nasalisation (du mot Merina tombe (en Betsileo), devant/», / : papy anal s correspondant) (— Merina : mpampiânatra), tuptttâni (== tuinpuntâni), tupunilàni (=* tumptm'ttitani). Mais si la voyelle est précédée d'une consonne nasale, elle est en partie, quelquefois en totalité, préservée de la dénasalisation : mania, Ya a été nasal succès* sivement 18 centièmes de seconde sur 17, 14/16, 8/15, 16, o, 12/14, 7/14» 14/iS» 9/15. H a donc été dénasalisé : 7,2,7, 2 2,7,.!, 6 centièmes de seconde avant l'occlusion du t *. » 1. lac. cit.,p. 6-17. 2. Loe. cit., p. 69-72. — Phonétique G. FEURAKD. tnataro-matgathe.

u

l62

CHAPITREIII en arabico-malgache par

La voyelle pure a est représentée fallu ou failli -f-1 : ^V^" irui^i;

} =mabâfaka. j

On rencontre quelquefois des graphies du type JJ& K^ où le doublement du faltja par ! coïncide avec la longue tonique, mais ce sont des concordances purement accidentelles et qui ne permettent tant les exemples pas de supposer, contraires sont nombreux, que les scribes indigènes se sont préoccupés de noter spécialement la tonique longue. L'affixe an, Merina : ana, est représenté par le tanwîn de fatha. Suffixe à un radical à i ou // final, an est quelquefois * : écrit j, mais plus généralement le tanwln est reporté (J sur une voyelle de même timbre que la voyelle finale du thème radical. Cette voyelle ajoutée est seulement en fonction de porte-fa/ttc/// et n'a, dans ce cas spécial, aucune valeur phonétique : Ms. VII, f° 60 v. : f63r. : (j!) , ', ) aijdri-an, bjtl 1 * Jo$ y& IJL4 prince, *

P 66 r. : P 66 r. : P 67 r. : On trouve

ba-lu-an, vérité, b-ambwan, iM'tttmbu'an, les graphies ; joie, grandeur, augmentation.

également

Ms. VII, 1° 63 v. :

\i3j$

ba-ravit-an, Iki-lumbu-an.

t" 66 r. : *1 ; U j

ET MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTOXGUES 163 Ces formes nominales en -an et ba-an se sont développées en Merina en -ana, lm-ana, et réduites à -à, fm-à dans certains dialectes maritimes : *âijdri > aijdrtan, aijdriana, aijdrlà; râvtt > baravtian, Intraviiana, baravtià. L'une et l'autre de ces formes secondaires pectivement au malais : *i y. bimub, tué, > ^ y> bunûb-an, ka-bunûb-an, meurtre. répondent meurtre ; ^ res-

y4

E. La voyelle e représente un e fermé. Longue elle ne se rencontre qu'à l'initiale et à la médiale : eti, étroit, ïrutrà, ronflement, feri, blessure, L'a bref tonique rhakâ, causerie bruyante, taiièti, terre ferme, barera, lâche. final :

tonique,

est toujours

té, grand, tnaijdrt, entendre, unit, don, ntampiteû, faire tomber goutte mancû, serre l nuinejt, forge I Vë bref atone se rencontre

à goutte,

aux trois positions

:

ërf, là-bas, ëriini, là-bas, pêpitra, recommandation, lutkiUianâ, petitesse. Betsileo : lâbé, mâle, nié, rfiwl, deux.

I64

CHAPITREIII en finale de

L'ê sourd ou chuchoté est final, généralement proparoxyton où il répond à un à Merina : Merina : lanitrâ, varulrà, efatrâ, sambulrâ, Antanosi

: lafiitsî, ciel, varulsl, commerce, efatsê, quatre, 'sambutsi, prisonniers.

Ve nasal long tonique ne se présente qu'à l'initiale et à la médiale. Dans la graphie usuelle, il est rendu par en devant consonne, eut devant b et p ; idri = éijdri, buse, itanâ — éijtanâ, ballot, kêdri—kéijdri, action de viser, — manëmpulrà, suffoquer, manipulrà ebukâ—émbitkâ, encens, l'figa = éfiga, puisse l VI nasal bref atone est également initial et médial : Urësi = etjdrési, bien l èpèpa = empfmpa, vannage, lèbaleba = lembalémba, plateau élevé ; fl-figâna =zfeâgâna, Merina : feyfigâna, dépêchez-vous VI nasal bref tonique dialectes non Merina : 1

est toujours final ; il est spécial aux

baryi, richesses, fanekyi, contrat. Dans certains dialectes maritimes, le e final devient en (e -f- « pur) ; il est développé en ha en Merina avec chute du yod. Plus exactement, le Merina répond par ina à la finale diphtonguée yî o>\y%n des autres dialectes :

MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUESET TRIPHTONGUES 165 — Imryht — Imrena, baryé fanekyê —fanekfen —fatukèna. : La voyelle e est transcrite en arabico-malgache x° â la médiale et à la finale par le kasra ou par kasra

4-fM") UXLLT

. kelikéli. très petit,

télé, goutte ;

Cf. également

kasra + ^

^

médial avec ta'sdld :

mena, rouge; J ,^ avec f/tf<////, quelquefois précédé

2° à l'initiale de!:

par

LIS s Laj :

] f I > éfa, fini.

È. Je ne connais d'exemples de é ouvert, qu'à la tonique : . èla, longtemps, lêfa, fuite, ttêfa, cependant.

comme

dans tête,

166

CHAPITRE 111

La voyelle moderne *• des dialectes orientaux correspond à la notation des manuscrits arabico-mal^à, V> *c- et V gâches (vide iij/rw la diphtongue ay, p. 176). CE. L'anormale pure oe correspond exactement au pïptt javanais == è malais = c français de/V. Je n'en connais d'exemple caractérisé, à la médiale, que dans Betsimisaraka : avaria = Merina : avelâw, laisse ! A la finale, il a été constaté en Merina et en Betsileo au cours des expériences du Collège de France (vide supra p. 156). I. L*# long tonique est initial ou médial ; 11 bref tonique, toujours final : Isa, nombre, sîra, sel, trakâ, messager, valilxt, guitare; ar1, là-bas, aft, ici, paptikl, huître. LV bref atone se présente aux trois positions :

Ira, amont, Jïbïrifanâ, Irétu, ceux-ci, ârï, mais, dlmâtlkâ, sangsue, âll, foie. LV sourd ou chuchoté

tempes,

est médial ou final :

l)âsînà, vertu, marina, vrai, ambiinl, au-dessus, anibâni, au-dessous, làfiilfi, ciel, rékïtsl, collé. « Les (finales Merina) atones / et // précédées d'une consonne sonore, dit l'abbé Rousselot, ne sont pas muettes dans

ET MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTONGUES 167 les mots de deux syllabes (blbl, dldi, rârl, diédil, vtîviï); mais elles peuvent le devenir dans les mots de trois syllabes : mibâbi où IV est sonore deux fois, sourd trois fois ; inidtidu où • LV final atone l'« est sonore quatre fois, sourd deux fois Betsileo sonne souvent à mon oreille â peu près comme un ê. Mais c'est une erreur : il s'agit d'un / —/ ouvert. Le fait est mis hors de doute par la figure 130 où sont représentés les liens des deux syllabes de bibi ; U tonique I et M atone IL La comparaison de I et de II montre ta différence de fermeture des deux /, qui se distinguent non seulement par l'intensité et l'acuité pures, mais bien par l'articulation elle-même. Nous voyons en outre par II, grâce aux pointillés qui limitent l'un la région de IV, l'autre celle de IV, que nous avons affaire à un f qui, étant donné l'impression de l'oreille, ne peut être qu'un i ouvert, plus voisin de IV que noire 1 moyen (celui de « Paris »), IA différence des deux // dans f&funa, respiration, est de même mise en évidence (par la différence entre) fil tonique et fft atone *. » Vide supra, p. 156 : chute des finales en Betsileo. Vf nasal long tonique (/// devant consonne, //// devant betp de la graphie usuelle),.est initial et médial : ttsi = iutsi, voici, idru = iijdru, voici, viisi — vitjtsi, martin-pêcheur, ridrinâ — rhjdrinâ, cloison, ma iiitsi — titan tu tsi, être froid, tâdidunâ — taudludunâ, ombre, kipi = klmpi, état des yeux fermés, dibi—dimbi, successeur, rifiga = rtfiga, action de boiter. 1. Lee.cit., p. 20. 2. LK. cit., p. 68-69.

168

CHAPITREIII

LV nasal bref atone se présente à l'initiale, à la médiate et, dans les dialectes non Merina, en syllabe finale devant n : idréy =s iudréy, de nouveau, tttina — ttultna, son perçant, tsibiitri = tslmbiitri, sauterelle, tstpefé *=! tshnpefé, sauterelle, ifigâbi ?=5 Ifigâbi, le vénérable, tsifigâtsa s» tshtgâtsa, espèce de plante, ww/;ï/"/ ===mâuts'tn, puant. IV est transcrit à l'initiale par ,, à la En arabico-malgache, médiate et à la finale par le kasra : : )r ivlvi, nausées ; \j**t miii, il y a. les graphies : jj>\ , V^JU , et On trouve également * * «• * * LV final des préfixes verbaux en syllabe atone devant a long de -N/en tonique, est toujours yodisé; d'où transformation à semi-voyelle antécédente. Les expériences du diphtongue Collège de France ont donné pour mpâmpl -J- ànalra le tracé: mpàmpyànalra (p. n, 41, 62, 76, 78,90, 91) et pour mpt~\àudri, le tracé mpyândri (p. 64). Le phénomène d'yodisation s'explique dans les exemples précédents par le choc, pour ainsi dire, de l'atone brève contre la tonique longue subséquente. le curieux traitement Nous avons même en Betsimisaraka, suivant. LV long tonique radical est également yodisé par le voisinage d'un "e bref atone subséquent : mâijdN, dormir; fâijdtftn, qui se fhnàfi -f- suffixe en = morphologiquement prononce fâudrytn, lit. Le phénomène d'yodisation de IV se produit également par la rencontre d'un a final en syllabe atone-avec 1 long tonique

MALGACHES E VOYELLES,DIPHTONGUES T TRIPHTONGUES 169 de initial. Vide infra sub diphtongue ay, la transformation mà'tuti en mayuli (p. 177). O. LV fermé dont on trouve relativement peu d'exemples en Merina, se rencontre, au contraire, très fréquemment dans les autres dialectes et particulièrement dans les dialectes maritimes orientaux. Vè fermé long tonique est initial et médial, YÔbref tonique ne se présente qu'à la finale : ôialra, nerf, fila, crabe, inaôla, être fou, ta, vrai, fi, coeur, ilô, maintenant, anakô, cyprès, kalalô, cancrelat. Va bref atone se présente en toute position ômâli, hier, léôlrâ, saleté, lâbà, demande, àhâ, je. Vô nasal long tonique se présente à l'initiale et à la médiale, Y6 nasal bref tonique à la finale seulement : ôdan — âijdan, oreiller, miôtsi = miôutsi, dire, afiôbi = afiômbi, boeuf, ôpa = ômpa, injure, ôfigutïà = âfigutlâ, pied, /j = Merina ifiiànâ, vide, seulement. :

17»

CHAPITRE III en toute position :

Va nasal bref atone se présente

àdmt zs ôudà'it, esclave, ôtâmzzzôntâni, question, v^tsira sr vtutslra, furet, Itô, mortier à riz, râl», nuage. A Yô final oriental, le Merina répond par una ;

lêo* Merina : lâuna, zs râbâ râbuna. O. La voyelle ozso ouvert, est spéciale aux dialectes orientaux. Je n'en connais d'exemples très nets qu'en Betsimisaraka et en Antambahwaka : <*w, écrevisse, ftka, fou, Ifka, poisson, m$ra, bon marché, facile, moramQra, doucement. Les autres dialectes par o fermé ou// : #râ, autres mfra Uka Vo ouvert l'initiale par y répondent par un o fermé, Je Merina

dialectes

: àrafi, Merina : âranâ, màra mura, lôka lôka. en arabico-malgache : à

ou fermé est transcrit I : j ! oijdevu, ^ foka,

£> ofir, à la médialeetà ji abo.

la finale

par le damma ; J£i

U. La voyelle « est commune à tous les dialectes, mais elle est plus spécialement usitée en Merina où elle répond àl'odes autres dialectes.

ET MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTONGUES 171 Va long tonique se présente à l'initiale Yfi bref tonique, à la finale seulement : ûbi, queue tldi, retour viiri, réunis àkfizzMerina: tûlti ffi, coeur, rfi, bouillon. et à la médiale,

bànu, dit-on, maijdàka, flatter, mamtVakâ, rompre, âkâbu, poule, lûltibu, coucou,

Vu bref atone se présente en toute position fimâli, hier udûvi, ennemi initial i, suie Va sourd ou chuchoté seulement : tilânâ, quelqu'un stirânâ, sacrifice bâlâki, perroquet, âudiï, rosée, pdpàfigii, milan.

:

se présente à la médiale et à la finale vfivù, nasse, kibiibâ, caille.

« Comme vérification expérimentale, dit l'abbé Rousselot, j'ai fait répéter le mot vi'tvu (par un Betsileo) dans la cour intérieure du Collège de France, long boyau d'environ 70 mètres de long. Le premier // était parfaitement entendu à70 mètres; jusqu'à quelques centimètres, il m'a été impossible d'entendre autre chose que vuv '. » Va nasal long tonique se présente à l'initiale et à la médiale : ùdri = itudri, mouton, akCidru = aktindru, banane, Ctbi= timbi, boeuf, 1. IJK. cir., p. 81.

172

CHAPITRE III àpfibit z=z ampilmbu, son, Ctfigullâ ss AfigutH, pied, tùfigittra 55 languira, pied.

Va nasal bref atone se présente en toute position ùtànizzz ûuiâni, question, ///////// =s tfiuliilu, tous, mlitCt, boire, Ctbiâsizsztïmbiâsi, sorcier, corvée, fanùpiianà zzzfanumpiianà, tùfigiilti, oignon, tir tu), nez.

:

La finale u est développée en //// dans certains dialectes, en una en Merina : //////// mtnun nifnunà.

Comme Yo, Yu est transcrit en arabico-malgache : à l'initiale par t et quelquefois par *, à la médiale et à la finale par aamma et Ranima -f- * : *J| . Ms. VII, P 62 r. : pj£ &fj> alun, quelqu'un. sic = untian, affamé. //î///,dix.

IL DIPHTONGUES Les diphtongues malgaches à semi-voyelle subséquente, sont les suivantes : ây yi iy — ây yâ antécédente ou

ET MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUES TRrPHTONGUES 17$ b yt wi wi M b' rwi «I U$ yu — iw iw âo io iw ôw # y* «« — — yn âw âo ôiv

Parmi les groupes vocatiques, très nombreux en malgache, il est généralement facile de reconnaître si deux voyelles consécutives forment diphtongue ou deux syllabes. La graphie usuelle ne fait aucune distinction entre râikitra = rây* ki'tra et iditra = lâ'Hra, mais le passif de ces thèmes radicaux indique très nettement que ta syllabe tonique des deux est diphtongue pour le premier et monoproparoxytons phtongue pour le second. On sait que la suffixation du suffixe passif entraine le déplacement de l'accent tonique : la voyelle ou la diphtongue radicale longue tonique devient brève et l'accent passe sur la voyelle suivante, brève au radical, qui les devient tonique longue au passif. Exceptionnellement, conservent radicaux monosyllabiques toujours l'accent tonique sur la voyelle ou la diphtongue tonique au radical : Thème radical : lu Passif : liivina, fai fàyiina, diu diâvina, sua suâvinà, Iftitra lalrina, râikitra raykétana.

L'expérience est concluante : fai —fây et râikitra = ràykiIra sont des thèmes à diphtongue ; diu, stia sont des dissyl-

174

CHAPITRE III

et lâitra est un trissyllabe proparoxytolabes paroxytoniques nique. Les cas de diphthongue ay sont peu nombreux : âyiy, Clxyromys Madagascariensis, pâpiy, fruit du papayer, où. âyia s=: Merina : éyiazzzaiia, La graphie usuelle ai devant ug représente l'ancienne nasale de la diphtongue pure ay. Elle s'est génédiphtongue ralement muée en ey, mais il en reste encore des traces dans plusieurs dialectes ; fayfiganàzzfainganâ, promptement \

à semi-voyelle antécédente ya est également La diphtongue assez rare et ne se présente guère qu'en Merina : alikyâ, chien isikyâ, nous kifigyâ adroit mibyâdi, creuser kâsikyâ, action de toucher, mikyâsikyâ, toucher, mêyijkyâ, bien plus, mibyâutttnâ, être suspendu.

n'est constaté qu'à la méCe phénomène de diphtongaison diale et à la finale, après une gutturale et lorsque la voyelle de la syllabe antécédente est / ou y. L'opposition de kâsikyaet Le fait est évident dans kasikya mikyâsikyâ est caractérisquc. est nettement seulement, où le rôle de la voyelle antécédente marqué. Le cas de diphtongue ey (en graphie usuelle quelquefois ei, ai à l'initiale et à la médiale, ay à la finale) mais généralement sont, au contraire, assez nombreux : i. Cf. également ain devant consonne dans les formations du type vtdytjliz=mdyti. Vide infra p. 177.

ET MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTOXGUES 17$ eysi, interjection rcykitra, décidé sakèyia, ami . akeyki, proche bamêyvâninâ, être soulagé mêytsAinâ, être teint en vert, ï$y, celui qui, titabey, savoir, tty, excrément, vïy, furoncle. est la

La graphie usuelle ai devant ng, initiale ou médiale, nasale de la diphtongue pure précédente : Merina : xtyâga^vâinga, tranche, être tranché, vcyngâinà^vaingâinà, promptement. féyitganâ —fâinganà,

C'est à peu près le seul cas de diphtongue nasale moderne nettement caractérisée '. Les dialectes orientaux y répondent nasale ^ :fêfigan,fifiganâ. par la monophtongue La diphtongue à semi-voyelle antécédente yé, n'existe qu'en Merina : mikyelxinâ, tousser légèrement, mikye~lKinW>anâ,tousser légèrement. La diphtongue à semi-voyelle aux trois positions, en tonique atone : antécédente wa se présente longue et brève et en brève

vabwâka, peuple, mwi, particule interrogative, vwâdilbi, visage. La diphtongue à semi-voyelle antécédente wi se présente à la médiale et à la finale, en tonique longue et brève : bwlia, perroquet, rwl, deux; i. Cf. également ain devant consonne dans les formations du type mtyt}ti=miyti. Vide infra p. 177.

1/6 la diphtongue finale brève :

CHAPITREIII we, en tonique médiale longue et tonique

bwe\a, perroquet, kubiàtu, grenouille, bwï, dit-il. La diphtongue yu est spéciale au Merina. Elle ne se présente qu'à la médiale et à ta finale, et dans des conditions ya : , phonétiques identiques à celles de la diphtongue mikyâfu, éplucher, bingyii, bancal, klbyii, coude. graphique ^j ou J-L des textes arabicoun phonème qui a été ainsi noté • : malgaches représente ou sj— La diphtongue graphique arabico-malgache ^ représente, dans la langue moderne, trois thèmes vocaliques différents : ay-ey, C-e et e. Le premier nous est attesté par de quelques-uns des exemples qui précèdent : l'étymologie léy répond au Mal. tàbi,. Javanais : tai; làyAly répond au Malais : làyar; Itiméy au Javanais : lumayn; fe, Malg. ancien : feyïfay répond au Dayak : pai. Ce dernier exemple présente une courbe identique à celle de Matais : tàbi < Javanais, Dayak, Bugui, etc. : tai > transcrit donc très exactement : te. La graphie J?' la diphtongue à semi-voyelle : item, Batak La diphtongue

subséquente ay>ey. Méyuti « ma -\- hjti (cf. Malais : hltam, Javanais

i. Voir le tableau ci-contre. Les indications de la première colonne ont trait aux manuscrits arabico-malgachesde la Bibliothèque Nationale de Paris. Le transcripteur anonyme est l'auteur des transcriptions interlinéaires du Ms. Vil.

):;W"™=PSS»HMHSSSSOEIMPPSSS5SKH=^^ ^___^_^-,.. i..u.i. nji,., u.. i iiimmiun. iiiijiiTiTiiriw i-...-juin ..,.i J....U U :; ' '£î ~ ' TRANSCRIPTION* TRANSCRIPTEUR PRONOXCI G USUELLE FlAGOtS HOVTMAK |>APtOSO RALHIE LITTERALENONYME A MODERN

• ! VIL r. 72 72 \ VII, v.

£jl ziyrt ^t ^ ayia l>ay lay ma* \ f aiia

mi-bainh mi-ring aisa baa aya ma-vey

vie, uihlning aina, souille éyua, cyfi, âyua aiia bai Ici ml megne où ai^t, iyifl, ây\a

bai, furoncle wy vai, %, A//,voitedenavire léy,lây b ,mit ru,aiu "léy sec niëyfi, maiiia, méyna e tai, xcrément téy course Inmêy lumai,

j j yn 62 ' v j 5 \ VIII,r. i VIII,r. 5 VII, r. 77 61r. VII, VII, v. 70 VII, V. 79

y ^ ^

layejailx mhlley mabc ,my ntabi niaing j /rty«> llxty taby,

*J? //iy *~J litmay £LU ///</%/) "T^j! lr^'*/ )w /////)•(/// maintbi maitso malaiftb

luinei loumaye lemay, lottmay

I malainb W/Ï/<7//£ ///<i/f///j malaina, re- ntaléyfi, maliyn qui fuse \ un irafrAr ira«* w* /m/*//, irêyka mainlbi mailsou I masseb meintiti meylv mahiiili mabilsti • massay bcy be fi masai, petit maté masëy, b i, mait noir mlyiili

CJ maylsu -~» masay % &

maitstt,\cn inéytsu S

VII, v. 77

VII, r. \> 79V.ê 79 ^ T VII, r. 79 ï/

^/ fi'hfcj

bci,U,h fi

A? k, beaucoup, grand fe,cuisse fé

VI, 7r. Jjfl 7v.JL»| //y/a, 9 9 eyla . II,4v. v. V,18 VII, v. 72 r. II,14 i •-..' jl£ i6r.Jl ela malnyla, j ella Ma éla, d/i,longtemps éla

<f

Ju£,Jjj malmyla, J eyla £S v. 'il)14 sJJ nayfa layfa, leyfa 1 a naïf lefa te. . lefa lefa a, nef nef cependanta,tiéfa fuite lefa, . lefa, lêfa | I

ET MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTOXGUES 177 Tagal : itim), méytsti = ma -f- ils u (cf. Malais : bidjaw, Javanais : idjo). En prononciation Merina, Yà du préfixe verbal s'est extrêmement réduit, puis a perdu son caractère de voyelle syllabique indépendante et a formé diphtongue avec 17 long tonique subséquent qui, du (ait même de la diphtongaison, s'est mué en yod. En évolution dernière, méyijti est devenu minli dans certains dialectes orientaux. Cette dernière forme n'est pas, à mon avis, un composé de : préfixe verbal /// -f- iijli, mais la forme contractée de mâiijti par les stades intermédiaires suivants : mâ-hjli—mâ'iijti *— — nâyijti — mlijti. mâyijli

Ma -f- itsu, ma + /{«i =* Merina : ma -f- l'iinâ, obscur; /«a + ivâ — Merina : ma -f- ivanâ, léger, et bien d'autres composés de ce genre ont subi des modifications identiques : mâ'ifsu mà-ivà mâ-iiin mâ'ilsu ntà'ivà mà-iiifi màylsii meylsti màyvanâ ineyvâ mâyiinâ mcyiin tnetsti, mivâ, niiiifi.

La diphtongaison de la voyelle du préfixe ma avec la voyelle initiale tonique du radical apparaît mieux encore dans les formes secondaires. Hamaiiiniua, en graphie usuelle, = 1>à -f- mit -f iiina -f- ina et se prononce bSmàyilnïttâ et iMinly^liinà an lieu de /;#-///#/-^/-//ï-w<î ; bamaivaiiina = hà -f ma 4ivana -f- ina et se prononce bàmàyvinutà et Iximiyvânînâ au lieu de hà-mà-ï-vâ-ni-nâ ; Ikimaiijtisina = hà -f ma + hjti -f/ + ina qui se prononce bâmâyijtlsUtâ et Ixlinêyijlisînâ au lieu de hà-mà'hj-li-si-nâ. Léfa-lefa répond à Malais : lêpâs, Tagal : lipas, Batak : topas, IV ouvert ne parait pas Dayak : lapas. D'après l'étymologie, t. L'cîde ce stade représente un a très réduit, mais non encore diphtongue avec la voyelle subséquente. — tï G. FERRAND.PboiUtiqu malayo-ntalgaebt.

I78

CHAPITREIII

d'une diphtongue antérieure être la réduction monophtongue ay-ey. Il est cependant possible de considérer les graphies arabico-malgaches layfaAeyfa comme la transcription exacte d'une Le Malg. oriental : rékitlâ ancienne forme diphtonguée. répond à Malais : lèkât, Batak : lokat, Dayak : teket; le Malg. oriental : kêkilfô, Sakalava : hébilsè répondent à Malais : glgil, Sundanais : gegel, Makassar : kiki, koko, Batak : gugttt, Tagal : kagal. Or, en Merina moderne, coexistent actuellement pour chacun de ces thèmes, une forme diphtonguée et une forme : reykitra — rekitra, keykitra — kekitra. Il y a monophtonguée des langues malaises donc des cas où à la monophtongue Merina : répond une diphtongue gigil> kàykilra — keykitra—kèkitra, lèkât > râykitra — reykitra — rékitra. les constatation tend, par analogie, à authentiquer graphies à diphtongue : lâyfa, îiyfa < Mal. lêpâs. Nous avons de nombreux exemples de réduction de la en monophtongue attestés par la phonétique diphtongue (ayla, comparée (tai > te), par la graphie arabico-malgache du malgache moderne eyla, éla, ela), par la dialectologie (ntâylsu > mélsii, mdyijli > mhjti) ; la courbe phonétique ay-ey-é-e peut donc être établie avec certitude. Les Ier, 2' et 4e stades sont constatés en Merina, les 3e et 4e dans la plupart des dialectes maritimes orientaux. A ce point de vue spécial, la langue évolue dans le sens de la réduction de la diphtongue du stade 2 Le Merina passe directement en monophtongue. au stade 4. Dans les autres dialectes, les stades 1 et 2 sont depuis longtemps désuets. La graphie de l'ancienne diphtongue s'est conservée dans certains cas, mais la langue en est au stade 3 avec tendance vers 4, ou déjà au stade 4. Les noms tribaux suivants, extraits du ms. d'Alger, fournissent à cet égard de concluants exemples : Cette

ET MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTOXGUES I79 TRANSCRIPTION' PRONONCIATION' LITTÉRALE MODERNE p. 65 ^ij^ *JJ p. 70 9' Aijlayvâltt Aijtayfâii Aijlayiâmbu Aijtaytifii Aijtaylsiinâytu An levât u, Aijtefâ'si ', AuU'sâmbu, An teuni, Aijtetsimélti,

^J*)

<L^~ /J»' & ^j? k.y.a > cJ»t

Cf. pour ce dernier nom, ms. Fil, f° 2 verso : Ual* J J^»i Aijlaytsimêytu avec la variante fréquente p. 56 p. 75 ^jp ^Js\ \&>\ Uy tsimêtti. Auteinabàiu, Anlalôwlri.

Aijtaymahâiii AijtalâwtN

Les six premiers noms ont une formation identique et se décomposent en Aijta -f- iValu, iVaii, iSambti, iUfii, iTsimetti, iMalktitt. Aijta est la forme moderne de l'ancien préfixe des noms tribaux Oijta. Le ms. d'Alger contient, p. 53, les deux formes archaïque et moderne du même nom : 1. 2 \x^ U°\ L 12 j&^> 'J»!. Oijla—Aijta=oij,ai/, ceux -f- ta <. Tagal:

1. Le même manuscrit contient plusieurs exemptes de graphie du type J^ïlo] Avtefali, ce qui montre que la résolution de Lt diphtongue en monophtongue est consacréepar l'orthographe moderne.

l8o

CHAPITREIII

taga, les habitants, les gens ; d'où : Aijta - iValu, les habitants de iValu (i, préfixe des noms propres, valu, pierre, du village de la pierre); Aijta-iFaii, les habitants âlFaii (i -{-faii, le les gens de / + Uni, sable, du pays du sable); Auta-iUfii, les nom propre, les descendants d'Uni; Anta-iTsinielu, tsi metti, ceux qui ne coupent pas; Atjfagens (appelés)/-f iMalMin, les gens (appelés) / -f- malktiu, ceux qui obtiennent, AutatowtN — Aijta + alowlfi, les gens atteignent, saisissent; (venus) de la haute mer. Dans le dernier exemple, l'absence de préfixe / devant alowlfi donne en composition Aijtalowtfi au lieu d'une forme * Aijla-i'alowtU parallèle aux noms- tribaux précédents '. La graphie sud-orientale ancienne Aijlayvalit est représentative d'un thème à diphtongue qui est devenu Aijtevatu dans les dialectes modernes par un phénomène analogue à la monode inâ-llsu-iiiâylsit-méylsu en niitsti. Il est aisé phtongaison d'en reconstituer les stades intermédiaires : Aijtâivâltt, Aijlâivâtu, Aijlâyvâtu, Aijtiyvâtu, *Aijtévâlu et enfin Aijtevâtn. La graphie usuelle Atttaivattt, c'est-à-dire Antai pour tous les noms tribaux de ce genre, indique que les missionnaires européens ont, en cette circonstance encore, reproduit exactement l'orthographe arabico-malgache. A ne considérer que les faits linguistiques attestés et la tendance vers la monophtongaison que présentent tous les dialectes, il semblerait donc qu'aux thèmes malais à monophtongue du type gtgil, lèkât, lipâs, le malgache a répondu initialement par une forme diphtonguée qui, suivant les dialectes, est revenue ou est en train de revenir a la monophtongue malaise originelle : I. Cette nouvelle interprétation annule celle que j'avais précédemment Je proposée in Un préfixenominal en matgaete sud-oriental ancien (Al'/moires la Soc. Je linguistiqueJe Paris, t. XIII, p. too-ioi).

iRANSCRIPTION TRAN'SCRIPTEUR .. ,% -. HOUTMANALMOND USUELLE D GRAPHIE FL»COURT LITTÉRALE ANONYME ; VII, v. 78 6 r. .VII, 1 | VII, r. 71 i SVII, v. 75 VII, v. 72 VL?ataw t^ aiwafi atdtt ' tau aitungba tau fait tao, I |

aovana,intérieur taolana,os toi anao,

jJ^ls tawlan y± banaw ^ja tawn , . U» law jy awln \ !

laolan tattlang taulangb lahlangb, toelang, lafola battait km m bannauw bannati, aitatt tawon

| 30 j VIII,v. l \ VII, r. 76 VII, r. j 76 78 j VII, V. I v. j II,17 i i II,18 r. v. II,24 | • 1

tau tau,i, aulort

année tobiui taona, tabnn, aoîo, premier ancêtre ntaolo, kalalou cancrelat kalalao, fou ntâôla, nouveau v<">>

auhit \

jy» ntawlu lii/f akalalaw acalalau Jy ^ mawla vaw

mailla : veut.

màMa watt van

'jJ^5 tsini'tlawthi

vent simuhls simmilaoetIsimilotrti tsiinilaolra, dunord -= J

MALGACHESl8l ET VOYELLES,DIPHTOXGUES TR1PHTONGUES Mal. g'tgil Malg. kâykitra keykitra *kêkilra? kêkilra Cette lèkât râykitra reykitra *rêkitra? rékitra lêpâs làyfa lêyfa lefa léfa

conclusion est justifiée, je le répète, par le témoignage des textes anciens et de la dialectologie malgache; mais la phonétique comparée des langues du groupe malais n'a pas été suffisamment étudiée encore pour que des évolutions telles que Malais : è, i > Malg. ay puissent être définitivement admises. Aussi semble-t-il plus prudent de ne considérer que comme provisoires les résultats isolés constatés dans une seule partie du domaine. un La graphie arabico-malgache tj ou CJ_ représente phonème qui a été ainsi noté (voir le tableau ci-contre) : et les transcriptions D'après la graphie arabico-malgache ' ' des lexicographes européens, le groupe au doit se lire aw. C'est la diphtongue anglais, à que les missionnaires l'exemple des Malgaches islamisés, ont rendu par ao. Cette lecture est confirmée par le Catéchisme publié en 1785 par la Propagande de Rome, dont une partie a été rédigée par « un François nommé Jean Marie, le plus célèbre interprète des Traites de Madagascar pour l'Isle de France (p. 3) » : p. p. p. p. 21 : mânâlfô = graphie moderne 17 : ânâô (sic) ) . .,/-\ 21 : anaô{s\c) ) 23 : law : manao, anao, taona.

Le Dictionnaire de Flacourt nombre de doublets att-o :

contient., il est vrai, un certain

manie ou (sic) mole, querelleux,

l82

CHAPITRE III la neh ou (sic) loch, assaisonnement, anneau — anaco, cyprès, pavait —pavo, rasoir, ranaulauts — ranaulols, violet, lalau — lalob, moule (mollusque), auli, sub verbis : drogue, idole, médecin, médeciner, médicament, poudre à canon, remède, remédier (faire des remèdes) —oli, sub verbis : enchanté, ensor-, empoisonner, empoisonneur, Cf. ms. VII, f° 81 recto : celer, poison. atilou, sub verbis : premier, assaillir (anlon est une faute d'impression originale pour aitlou), commencement, jadis, principal, recommen cer — oh, sub verbis : commencement, principal. mancatatt, croire — mancato, accroire.

Ces doublets ne me semblent pas établir l'équivalence phonétique des graphies au et o. Les deux premiers exemples : à entendre que les manie ou ntoté, lauch ou loch, donnent formes manie = nunvfe, lauch = lawkâ et mole, loch — lokà sont toutes deux en usage (cf. Merina moderne : reykitra et rlkitra). C'est la période de transition où les dialectes sudorientaux emploient indistinctement la diphtongue ou la : celle-là tombera en désuétude, celle-ci est monophtongue restée seule en usage. La diphtongue aw, comme la diphtongue réduite à o dans la plupart ay, a évolué et s'est généralement des dialectes maritimes. Le Merina l'a conservée, mais modifiée en ao diphtongue ou ow. La courbe phonétique peut être ainsi tracée : avj-ao-ow-o. Elle répond, dans certains cas, à la diphtongue malaise aw :

MALGACHES VOYELLES,DIPHTONGUESET TRÏPHTONGUES 183 Mal. afikaw, toi làwttt, mer Tagal : laoi Malg. alâwlra alâolra alâwlra alâlra Mal.

Malg. anâw anâo ' anâw anô Elle répond également Mal. Batak Malg.

à Malais fi, Batak ahu : tCilafi, os tabulait tawlan tâolafi tôwlafi lâla

Les thèmes malgaches à diphtongue sont évidemment dérivés d'un tabulait devenu tawlan par chute de 17; intervoca: des deux voyelles mises en contact : lique et diphtongaison tabulait > tâûlan > tawlan. Le malais li'tlafi est sans doute aussi la forme contractée de tabulait (> * ta niait, * tawlan, tûlafi) qui est en usage dans plusieurs langues du groupe malais. Cf. Mal. Malg. tâbtiit, année balmru, nouveau Javanais^///;// vâw Malg. vâo vôw va Malais : larub, mis Javanais '.lob

làwna taon a tourna ton Malais-Batak : kulu, pou

de ï. Le CM anao, alaolra est diphtongue et n'a rien de commun avec la graphie usuelle.

184 Malg. Mw Mo IJÔIV hô

CHAPITRE III Malg. tàw, fait tâo tàw ta en

Dans quelques cas, l'évolution de l'ancien aw malgache 0 ou // moderne, est achevée dans tous les dialectes : : âwli, amulette Aiabico-malgache t'iiw, maintenant âttli Flacourt, 1658 itf Drury, 1729 ôwley Merina ûdi t\Ô Sud-oriental ûli

La courbe phonétique aw > 0 a pu se développer d'une façon légèrement différente de celle qui vient d'être indiquée et qui nous est attestée soit par des graphies anciennes soit par des formes dialectales modernes. L'hypothèse suivante qui m'est inspirée par une conjecture proposée par l'abbé Rousselot ' dans un cas à peu prés identique, est assurément très vraisemblable : Malais : labiin Javanais : — tawna Malg.. lowtta taona *toona ton babaru wabtt vaw ivw vao *voo vo

La graphie Merina usuelle i$o — i$ est une nouvelle et décisive confirmation du fait précédemment établi, que les missionnaires anglais ont littéralement reproduit l'orthographe sans se préoccuper de rechercher si elle était arabico-malgache 1. Les modifications Ju phonétiques langage. Paris, 1891, in-8«, p. 261.

ET MALGACHES' VOYELLES,DIPHTONGUES TRIPHTOKGUES 185 en harmonie avec la prononciation de la langue du xixe siècle. D'autre part, le malais mùda a donné en arabico-malgache : mawla, Flacourt : maula, et en malgache oriental moderne : mâblâ qui a été morphologiquement décomposé en préfixe ma -f- thème radical ola. C'est le phénomène inverse de celui qui fait aboutir ma -f înti à m'inti par les stades intermédiaires mâyijti et méyijti Les diphtongues aw, ao, ow se présentent en toute position : tâwna, thona, tôwna, lâwliw, jeu, lâolio, lowlôw.

III. TBIPHTOXGUES J'ai relevé les suivantes, les seules qui me soient connues : en de

way et wty dans gwâyka, gweyka, en Merina ; buéyia Antesaka, Antankara et Sihanaka ; bweyii dans le dialecte Maruantsetra.

CHAPITRE

IV

ÉVOLUTION

DE LA FINALE

FERMÉE

Les seuls textes qu'ont eu à leur disposition les linguistes, ', jusqu'à la publication récente des textes arabico-malgaches sont des textes en dialecte Merina. Les monosyllabes et polysyllabes Merina sont exclusivement composés de syllabes ouvertes : tsanganlsangaiia = tsà-figà'tsâ-figa'iia, = J-</m-//â--</ra-///ï, andranandrana ambakambaka == à-ba-kà-ba-ka, ampangampanga = â-pàrfigà-pà-figa, anlrendri z=zâ-tri-dri, ampembi = à-pt-bi, ampinga=à-phfiga, pindi — pl-di, bungabunga z=z bCt-figa-bû-figa. On en a conclu à l'absence d'entrave dans la langue. Cette conclusion est exacte seulement pour les syllabes Merina en toute position et pour l'initiale et la médiale des autres dialectes. En ce qui concerne la finale, les dialectes non-Merina au contraire, comme les langues du groupe présentent, i. Vide supra la bibliographie.

DE EVOLUTION* LA FINALE FERMÉE

187

malais, de très nombreux cas de syllabe finale fermée, ainsi Trois sortes qu'en témoignent les textes arabico-malgaches. de finales fermées nous sont attestées : xy + m, xy -r fi et .vy + n. Elles répondent toutes trois à des syllabes fermées en malais : MALAIS — malam MALCACHE MALGACHE MERINA AKCIEN MODERNE aretim aient aretin \ ,. t altn aretina, al ina, entna, minttna wiruna, uni na, viulana, urana, vulana, urana, tel ina, tenuna.

niintiin L bitrufi bidttfi bintafi udafi bnlan budjan tèlait teiittn

enin Ienifi minitin l minuit .. i vttrufi vurufi \ { vttrttn tirufi uruu viutaâ viutan orafi oran vu la n ttran telin lentin

La kngue ancienne contenait certainement d'autres types de finales fermées. Certains passifs, irréguliers par rapport au thème radical moderne, permettent de .remonter à une racine à syllabe fermée qui répond exactement à son correspondant malais, dayak ou batak : étymologique 1. Ces quatre premières formes à entrave finale m nous sont attestées par les ms?. de la Bibliothèque Nationale et les dictionnaires de Houtman et Flacourt.

l88 THÈME RADICAL PASSIF MODERNE ATTENDU kikitra 'kikitr-ina stmpulra *smpulr~ina sambulrâ *samhilr-iia alilra *oAr/r-i«j sukalra *sukalr^ina tutulra */u/«/r-j«a *tsiub-ina tsiuka Itlaka 'Mab-ina suratra *suralr-ana ruvitra *rïU'i7r-i*a tarika 'tarib-ina baratra *turatr-anj lefa *Uf-ana ... ttu 'i/u-uiM

CHAPITREIV PASSIF THÈME RADICAL MALAIS ENUSAGE ANCIEN kikir-ina sempur^ina sambur-ina aUr-ina sukaf-aHa tuluf-ana Isiuf-ina Ulaf-ina surJt-aitj rniit-ina tarit-iua baras-ana le/as-ana { ilus-aita l utus-ana , ( *kikir *s*mpur *sambur *alir *tukaf *luluf *tsiuf *lelaf *surat *ruvit 'tarit *luras * le/as *itus\ • . i *utus ) kikîlt sampiil, sjmbar, bantar, sinkap, tulup, tiyup, Jjelap, surjt, rabit, labil, kalis, tfjus, «lus.

Le Merina est celui des dialectes malgaches qui a le plus évolué, c'est-à-dire qui s'est le plus éloigné du type primitif. L'évolution qui du malais anam, burufi, bulan, phonétique kikil, samba'r, tiyup, rabit, kalis, ulus, a abouti par un certain nombre de formes dialectales intermédiaires, au Merina eu ina, vuruna, vulana, kikitra, sambulrâ, tsiuka, ruvitra, Imratra, itu, peut se diviser en quatre périodes : i° PÉRIODE MALAISE.— Immigrés à Madagascar, les Malais ' y parlent leur langue. i. Sriousaviomen&anc^sréquivalentdesteraiesangbbma/dvetMM/ajuN, j'aurais employé celui-là quand H s'agit des véritables Malais, c'est-à-diredes Indonésiens parlant la langue malaise, et celui-ci, lorsqu'il s'agit d'Indonésiens appartenant au groupe linguistique matais, c'cst-à dire parlant une des langues de l'Indonésie étroitement apparentées au Malais proprement dit. Je traduirais ici les Malais par Ibe Matayanptople, dans l'incertitude où nous sommes encore sur l'identité exacte des Indonésiens de Sumatra immigrés à Madagascar. Cette réserve ne préjuge pas la solution de la question, car ces Indonésiens ont pu être de véritables Malais, et n'atténue en

ÉVOLUTIONDE LA FINALE FERMÉE

|8<>

— 3° PÉRIODE MALAYO-MALGACHE, Le thème malais comà se malgachiser, mence à se transformer, pour ainsi dire, conformément à la loi de Lautverscbiebung. Les groupes consonantiques, initiaux et médiaux, que n'admet pas le malgache, sont vocalises à l'intérieur ou réduits a un seul phonème ; en d'autres termes, les syllabes fermées, initiales et médiates, sont ouvertes; mais les finales fermées se maintiennent et constitue l'une des caractéristiques de la cette particularité période malayo-malgache. 3° PÉRIODE MALGACHEDES THÈMESBIUTTÉRESDISSYLLA— BIQUESET TRILITTÉRES RISSYLLABIQUES. Celui-là CStobtenu T par l'apocope de l'entrave finale du thème trilittère malais, celui-ci par ouverture de la finale fermée du thème trilittère malais, en vocalisant l'entrave finale. PÉRIODE MERIKA. — Formation des finales ka, na, ira * 4° et changement en n pur de IV) vélaire intervocalique. La période malayo-malgache pourrait être également appelée période de Lautverscbiebung. A l'exception de la finale fermée qu'il conserve, le nouveau thème dépouille la forme malaise initiale et se modifie d'après une phonétique sensiblement différente de celle de la langue originelle. Les phénomènes linguistiques à relever sont nombreux : a) L'alphabet malais passe en entier en malgache. En vertu de la Lautverscbiebung, certains phonèmes subissent les modifications classiques suivantes : g malais se change en k, k en b, aucune façon l'importance des résultats obtenus en linguistique par la comparaison du malais et du malgache. Sur l'origine sumatranaise des Malgaches, vide infra et cf. Gabriel Ferrand, Les lies RJmny,Ldmery, lVdkv.\ik, Komordesgéographes arabes et Madagascar,in Journal asiatique, novembredécembre 1907, p. 4J4 et suiv. 1. Le Merina est pris ici comme le dialecte spécialementreprésentatif de ces trois finales qu'on rencontre dans quelques dialectes non Merina, identiques pour ka et na, modifiéesen Ira pour la troisième.

I90

IV CHAPITRE

r en ^ ou /; d en /, r ou tr;bçn v, /» en/, é en ts, tr; b disparaît ; fi, n, I, s, M, m sont généralement maintenus; y, ti», dj et f sont conservés pendant cette période et n'évolueront que postérieurement à la colonisation arabe ainsi qu'en témoignent les textes arabico-malgaches, b) Les thèmes malais bilittères dissyllabiques, à syllabes ouvertes et voyelles pures, prennent leur forme définitive ou une forme qui subira une dernière modification pendant la période suivante : Mal. bulu = Malg. vttlu, forme définitive dada traira, laki lahi, pipi pp; kayu Ixtyu, forme transitoire buwab vuwa, djari, djadi pulib futi. c) Les nous sont textes et tées dans thèmes trilittères dissyllabiques à finale fermée qui attestés par les formes passives modernes, par les vocabulaires anciens, et par les survivances constacertains dialectes modernes : Mal. anam — Malg. eneni, ininuin miniiin, *lefas, lèpas tulup *///////, burufi vurttfi, vitlan. bulan Pour les quatre premiers exemples, vide supra p. 157-58. Les thèmes du type vitrufi, vulan sont extrêmement nombreux dans les dialectes maritimes modernes. Il y a lieu de noter que les initiales des thèmes malayo-malgaches f, b, l, s,

ÉVOLUTIONDE LA FINALE FERMEE v et * alternent dans des conditions déterminées ts, b, di et possèdent ainsi une seconde forme thème malais : Mal. palafi = Malg. falaihpalaâ, pâli kala karan davit cttpifi balik batu binlafi djuru falhpali, hala-kala, barafi-karafi, * lavit*davit, sufifi'tsupfi, valika-balika, * valu-batu, viutafi-biutafi, *djurii~iuru~diuru.

I«M avec p, k, d, identique au

des nasales, d) Les entraves â la médiale, généralement sont apocopées ou réunies à la voyelle antécédente qui de voyelle pure + ///, n, devient nasale : Mal. gcni-ra-tak = Malg. ki-rhlsan, hun-pe-du leni-bifi biit'tafi lan-da-san lun-tun * per-lifi a-fe-ru, . le-fufi, vhtafi, lâ-day-ian, tà-tan, pe-la-kit.

des groupes consonantiques initiaux et méé) Traitement diaux par l'apocope d'un des éléments du groupe ou par vocalisation à l'intérieur : Mal. djâ-fikrik — Malg. à-fige-li, pra-bo sri'tna-la pa-ra-bo, sc-ri-ma-la.

i. Les phonèmes malais ham-, lem~,bin-, tau-, tutt-, se composent de b, I, b, t 4- voyelle pure + m, n.

192

CHAPITRE IV

La troisième période est caractérisée par les traitements suivants ; du thème bilittère dissyllabique malais en a) Contraction : monosyllabe diphtongue ou monophtongue Mal. pabo = Malg. /•, bïsi vi, tahi tay. Nous avons même des exemples de thèmes trilittères triset dissyllabiques contractés en monosyllabe syllabiques : ou monophtongue diphtongue Mal. baharu =Malg. layar Uyar vaw, lay, //.

du thème trilittère dissyllabique malais b) Transformation a finale fermée en thème bilittère dissyllabique malgache par apocope de l'entrave malaise : Mal. hupas = Malg. iifi, panas fana, ptkr faltt, subir sttlu. des phonèmes c) Évolution dernière malayo-malgaches y, dj, t en ^, £•</{-/, is et disparition dans certains dialectes du w qui est absorbé par 1'// antécédent : Mal. kaytt = djadi djabit pulih Malg. ancien : hayu > djari djait fuli > > > haqt, \ *?n.* \ ?{tra> fntsi,

DE feVOMJTIOX U\ FINALE FERMÉE tiitdib bmmh buwat ti'jdri > vwa > vmcat > tsiydri, vtia, vualra,

l<>}

du thème malayo-roalgache trilittère d) Développement a finale fermée en thème malgache trilittère dissyllabique trissyllabique à finale ouverte. Sur ce dernier stade, les textes arabico-maigaches anciens, fournissent des indicamalgré leurs variantes contradictoires, tions assez précises. Au moment où sVst opérée l'ouverture de la finale fermée par vocalisation de l'entrave, le choix de la voyelle nécessaire n'a pas dû être aussi arbitraire et incohérent que semble l'indiquer les documents indigènes du xvi* siècle. On peut supposer, avec quelque vraisemblance, que la voyelle de la syllabe fermée, c'est-à-dire la médiale du futur trissyllabe, appelait une voyelle finale de même timbre. Étant donné un thème à finale fermée : xy-xax, la voyelle sera par assimilation un a : finale du thème trissyllabique xy-xa-xa. Cette hypothèse est confirmée par les exemples suivants de thèmes à « médial empruntés aux manuscrits de la Bibliothèque Nationale : nwD, III, IV, V, VI, VII, VIU du et n° 5132 du fonds arabe : fonds arabico-nialgache 1. akuijdru, banane, 2. a ma lut) u f anguille, . 3. amunuku, cimetière, 4. atulu, oeuf, 5. haluku, nuque, 6. Imbulru, hubutsu, pied, 7. lefunu, sagaie, 8. manilïu, ami 9. inululhi, lèvre, 10. muultilrii, protubérant, 11. rivulsn, tempête, — G. FEMAND. PbomiHqut mulajt-uulgacbe.

iJ

1^4

CHAPITRE IV 12. iamtsu, difficile, 13. iumniru, hnnutsu, barbe, 14. tahulîu, tahutsu, peur, 15. tambnru, bétel 16. taydhikn, corne, 17. taruhu, jeune pousse, 18. tannin, causerie, 19. tîukii, ventre, 20. tungulu, oignon, 21. lutjlulti, tous, 22. iitrn, sommeil, 23. lumtsn, semblable, 24. nrnùu, nez, 25. uvutsn, itvulhi, herbe médicinale, 26. vahnnn, espèce de lis, 27. vaijtuthi, adulte, 28. varulsn, commerce, 29. vinilht, qui est en colère, 30. vuhnkn, ventre, 31. vurukn, avarié, 32. vurunn, oiseau, 33. vuxititn, cou.

Les exemples 8 et 29 avec / à la pénultième, sont, à ma connaissance, uniques. Je ne les ai rencontrés qu'une seule fois : celui-ci dans le ms. II, f° 13 recto, celui-là dans le ms. III, f° 64 verso. Ce sont, par conséquent, des exceptions. dans Les 31 autres, au contraire, se présentent fréquemment chacun des huit manuscrits ; ils peuvent être ramenés à deux a 7, 11-12, 14-18, 26-28) et AVI-AÏItypes :xe-xii'XU (1-2,4-5, 1 xtt (3, 6, 9-10, 13, 19-25, 30-33). Vingt-deux d'entre eux répondent avec certitude à des thèmes malais :

EVOLUTIOXPB LA FINALE FERMEE ah'indru =5 amàhnu ami'mukn att'ilu batuku buhutru lefunu mal ut ru mwjtutru rïvtttsu Sarutsu tabutru tambnru laijdruku taruku tannin turu urunu vabttùit, vaijtulru vuruku vurunu Mal. gaol, malan, baiikey, tèlâr, kudub, kukur, lembin, mulut, bondob, ribut, sulit, takut, tèmbula, tandtik, taruk, taron, tidor, bidun, bakun, banlut, burub, burin).

19$

Le vocalisme de vingt thèmes malais sur vingt-deux est o ou // à la syllabe qui correspond à la médiale malgache : la phonétique comparée confirme donc l'hypothèse précédente. De ces constatations, on peut déduire la loi suivante : lorsqu'un thème malais trilittère dissyllabique présente oou u en finale ferma, le malgache sud-oriental ancien et quelques dialectes orientaux modernes lui répondent par un tljéme trilittère trissyllabique avec u à la médiale et à la finale. En d'autres termes au malais xy-xux ou xy-xox, les dialectes précités répondent par xy~xu-xu. Il y a lieu de noter que cette discussion a porté exclusivement sur

196

CHAPITRE IV

des phonèmes attestés par les mss. arabico-malgaches ; elle est par conséquent limitée aux seuls exemples fournis par les en textes de la Bibliothèque Nationale. Ils sont heureusement nombre suffisant pour que leur vocalisme concordant puisse être relevé et prêter à conclusion. Cette circonstance qui n'est ne peut être le résultat d'une coïncidence pas indifférente, fortuite ; elle me semble, au contraire, tout en faveur de ma thèse. La finale des thèmes du type xy-xu-xu s'est maintenue dans en certains dialectes orientaux modernes, particulièrement Antankara et en Betsimisaraka. Le Rev. Baron en cite quelques exemples dans le premier de ces dialectes et ajoute « qu'ils paraissent étranges à quiconque est habitué aux formes Merina * ». Sous la plume du malgachisant distingué qu'est le missionnaire Des deux formes, anglais, cette remarque est caractéristique. sud-orientale : tiruïiu et Merina ; iiruua, c'est à coup sûr celleci qui est le plus inattendue ; mais celle-là, la forme régulière, parait étrange à Baron parce que les dialectes nonMerina n'ont jamais fait l'objet d'une enquête scientifique le de la surprise en découvrant sérieuse. Autant témoigner comparée picard kevâ après le français clievâL La phonétique nous apprend que kevâ est une des formes intermédiaires entre le latin cabàllum et le français clxvâl. De même, Mal. : tirun > Antankara : initia > bidiuï > Malayo-Malgache Merina : àrunâ. Dans d'autres dialectes, la finale des thèmes du type xy-xtt-xti variable. Akinjdrii, tungulu, tuntulu se sont a un traitement maintenus, dans tous les dialectes ; atuln est devenu atuli, aludi dans presque tous les dialectes. Le doublet alùlu-atûli mais la deuxième forme est, au premier abord, déconcertant, 1. Xotts OHtbe Betsimisaraka and Tankarana dialtels. Antamnarivo Annual, XVII, 1893, p. 60.

ÉVOLUTIONDE LA FINALE FERMEE

197

ne fait pas plus difficulté que la première. Le vocalisme de atiilï n'est que la métathèse vocalîque du malais tèlôr avec transposition de l'accent tonique qui accompagne Tapasse à la D'autres mots présentent un traitement syllabe précédente. tèhik, Malg. vàrika = Mal. identique : Malg. tûlika =Mal. A?i#; Malg. târizx Mal. tidor, La finale kit s'est maintenue à l'état sporadique dans et Betsimisaraka) (Antankara, quelques dialectes orientaux dans certains parlers Sakalava. Elle a été apocopée en Sakamais elle est plus généralement lava ouest et nord-ouest; devenue ki, ki en Betsileo et dans le Sud-Est, et enfin ka en aux Merina. Ces indications s'appliquent plus spécialement L'évolution complète de cette finale peut être proparoxytons. ainsi présentée : ( tavdhtki, Mal. tandub > Malg. * tandruk > laijdrnkil > j tandîukt, ( taijdrukâ. rare dans les dialectes moLa finale nu est extrêmement dernes. Dès le XVÏI' et même dès le xvie siècle, puisque les manuscrits anciens en fournissent des exemples, le thème sudoriental xy-xu-xu est revenu au type trilittère dissyllabique à finale fermée xy-xux : Mal. burin) > Malg. vurun*vurunuvurun. Dans certains cas, Vil vêlaire final a disparu, mais la voyelle antécédente est restée quelquefois nasale : vuru, vurù; dans d'autres, il s'est changé en » pur : vurun, d'où le Merina vuruiia. L'évolution de cette finale comprend donc les stades suivants : vurù, vurûn, vurun, itVffff, ml. vitru

I98

CHAPITRE IV

La finale thnsu est également rare dans les dialectes modernes. Elle correspond en Antanosi et en Sakalava nord-ouest à tsé, quelquefois tsi, ft»;en Antandfwi à tsé, en Betsileo à #i« soe, en Antemuru à tft, tri, tra, enfin en Merina à Ira : rivulrii rivuttà rivutfl rkutri rivutsa . t, rtvutst . ,. rtvutst rivutiè \ j rivulrà ) \ . . I rtvttfâ / . \1 rtvujoe

Il \

... rtvutsu

j ( I \ I \ J '

Les thèmes trilittères malais du type xy-xax et xy-xix ont eu vraisemblablement une évolution identique, mais les nombreuses variantes contradictoires des textes anciens ne permettent pas d'être aussi affirmatif que pour le thème xy-xux. L'influence de IV en finale fermée est cependant plus marquée que celle de l'a en même position. Les finales malgaches iki, il ri, itsi < Mal. /£, il, ir, sont beaucoup plus fréquentes dans les anciens manuscrits que aka, air a, atsa < Mal. ai\ at, ar. Celles-ci ont le plus souvent abouti à aki, atfi, atsi : Mal. kulit = bukit limateb ampat sural minab Les graphies JJ4» Malg. hulitsi, hulitfi, vnbitN, vubitsi, limât iki, tfatfi, efatsi, Stira tri, Suratsi, menaki. des exemples précédents : peuvent sans doute

arabico-malgaches

%m^$>J*)' Vi*» *J*~> ^^* être lues : hulitfi, vubitsi, limaliki, efatN, suratsi, ntenaki; mais ces lectures sont-elles certaines ? Le kasra final est-il ici

èVOUHION DE LA FINALE FERMÉE

199

en fonction de voyelle # ou représente-t-il un thème voca-. lique voisin de IV muet français ? Flacourt dont l'orthographe est très irrégulière (voir mon édition p. xxxn), phonétique à l'arabico-malgache v> ou f, très note la finale répondant rarement lement par tsi ( w^f4 par tse ou ts : = vignitsi, sub verbo fdehf), généra-

vignits, colère (qui est —) ; vignitse, ire; C^ij sZ^l oJ] îj zzztvhits, montagne;

zzz Imtlitse, onfits, peau, cuir ; zzzcjfats, quatre;

IL zzzsoratse, sorats, écriture. à ^f :

Il rend par cbe, cb ou c, la finale correspondant wClaP vj^j WGJ> ^iXlsJ 0 = taficlie, armée; latac, zzz taloche, latach, testicule, wOJ» = zzzlimatecbe, sangsue;

zzz varie, singe (lémurien);

sub verbis ;

: bourse,

vaisseau séminaire

taloche, apparaître. anonyme 1»! du texte de certains

D'autre part, le transcripteur feuillets du ms. VII, a lu : (o 70 verso y^xJ

vacIn, brisé;

o^atri, nerf;

wCLl

200 olecln, moelle; J-i liSjS P71 verso

CHAPITRE IV 0 w-v! n^nbril; a la peau y&*, olecfx, intestins; y^y t° 72 recto genou; J-~J

folxls, foîtsri (sic), marecoîitsi, qui

lolxtlethre,

tiède ; P 77 recto le transcripteur

vositri, châtré; vignilri,

P 77 verso

a lu d'abord vS^il nanga-

mais il a rectifié ensuite

en vignitsi; collé.

lalsi, il a volé;

JJu tions se ramènent à : J —

reclxlre, conclu,

Ces transcrip-

tri, Isri, ihre, tre, tsi, ts ;

^j-*

zzzchi,che. indication décisive. Les suine nous fixent pas davan-

aucune Elles ne fournissent vantes, du même transcripteur, tage :

Ms. VII, f° 70 verso 1*» Ixle, ciseaux; P 71 recto ,Ji «(/îr, dent; i! les ; ^

1^* tnainthi, *1J> ' J

noir;

/«/«J, joue;

talenghe,

oreille ; P 71 verso ^jp^ riz ; $ ja/ire <iw,

ate, foie; f» 72 recto jointures; w^l

/<*/,cuisse; .j iw«, (tra-

f° 76 verso

âvi, tubercule du transcripteur); qui rit ;

afoutsi, banane blanche k>

duction

P 77 verso Js> mate,

mete, consentir; JJCLT clxtecbele,

A,» hmthi,

mort ;

ÉVOLUTIONDE LA FINALE FERMÉE un peu; gras; r° 78 recto sj ratsi, J-L» miandre, attendre;

201 Au> matave,

méchant.

D'après ces exemples, consonne -f- kasra est transcrit tantôt par consonne + 1, tantôt par consonne -f- e. Il n'est donc hulitsi plutôt wJL» pas possible de lire avec certitude que huîitse. Autant qu'on peut reconstituer la phonétique des xvie et xvue siècles par la langue des dernières années du tsè me parait rendre plus exactement xixe, la transcription les la finale sud-orientale que tsi. En Antanosi moderne, Ï OU O des proparoxytons finales graphiques sont généralement prononcées tsè, celles des paroxytons tA; l'une et

l'autre sonnent rarement tsi. Les thèmes malais xy-xi-{- nasale et xy-xa + nasale se comportent sensiblement comme les précédents. Le thème malgache xy-xi-xi est rarement attesté, le thème xy-xa-xa l'est plus rarement encore en dehors du Merina : xrti, !1xri, Ixrinâ ; ( tira, J ttran, \ uranâ.

Mal. httdjan > Mal. uran >

CHAPITRE LES FINALES

V TRA

KA, NA,

I. LA FINALEira. La finale Merina Ira est le point d'arrivée d'une évolution phonétique dont les manuscrits arabico-malgaches et les vocabulaires recueillis par quelques de voyageurs permettent reconstituer les stades antérieurs. Les exemples suivants de phonèmes répondant à un thème Merina à finale Ira, sont empruntés aux mss. II, III, IV, V, VI, VII, VIII et XIII du fonds arabico-malgache de la Bibliothèque Nationale, au manuscrit 5132 du fonds arabe indiqué par le sigle Ar, au manuscrit d'Alger indiqué par le sigle A et à trois manuscrits en ma possession désignés par les sigles FI, Fil et FUI. Le numéro de catalogue des manuscrits est indiqué en chiffres romains, celui des feuillets ou des pages, en chiffres arabes. Ahitra, Abitfi, 109 Ahilsi, herbe : IV S7 v., VI 96 v., VII 63 v., FIII 2 v., Ar v. ; V 23 v., VIII 4 r., Ar 102 r. .

Akalrâ, ascension : AkatN, XIII 26, FIII s r. Avaralrâ, Avaratfà, nord : VIII 71 v.;

LES FINALESka, ItO, tra Avaralft, Avaralsî, Efatrâ, Efatfi, Efatsà, Efalsl, XIII, A 60, FIII 4 r. ; VI 47 v., VIII 36 v. quatre : Vlll }6r.; II 35 v., IV 58 v., VIII 74 r.; III 48 v., IV 7 v., V 86 r., VI 44 r.,Vni 24, Ar 104 r.

203

2 v.,

Faitrâ, amertume : Faitft, VI, 125 v., VII 62 v. Faytatrâ, Faijtalfâ, FaijtalN, Finarilrâ, Finaritfâ, Finaritfi, Finaritsl, su, connu : FUI, 2 v. ; VII 69 r. en bonne santé : XIII 33 ; V 84 r. ; V 84 r., VI 99 v., VII80

v.

Fuitrâ, nombril : Fnilfi, Vil 72 v., Ar 149 r. ; Fttilst, II 30 r., V 78 v. Hafutrà, Hafntfâ, arbre à fibres textiles VIII 4 v. :

Halatrâ, vol : Ha la tri, Ar 137 r.; Halatsl, II42 r., V 24 r., VI46

v., VII77

v., FIII 3 r.

Hitdilrâ, peau : Huditfi, FIII 4 r., Hulitft, V 77 r., VII 70 r., VIII 69 v. ; Hulitst, II 3 v., VIII 72 r., Ar 80 r.

204

CHAPITREV Huhulfù, pied ", II 29 r., III 36 v., IV 59 v., V 27 v.t VIl72r.; Htibtitsî, VIII 5 v., Ar 129 v.; Huhutsfi, II 29 v., IV 56 v., VII 80 v., Ar 93 r. Lalmlfâ, visage % VII 60 v. ; Labatfi, V 86 r., VIII11 v.; Lalxttsi, VII68 r. Lanitrâ, ciel : Lanitfî, A 63, H 44 v., FIII 3 r. ; Laftitsi, IV 59 v., VI 74 v., VII 60 v., Mil 76 v.

.

2 v., Ar

Lavilrâ, éloigné : Lavitft, IV 77 v., V 79 v., VII 69 r., VIII 36 v., XIII 33, Ar 101 r.; Lavitsi, IV 61 v., V 104 r., VII77 v., VIII4 r. Ltialrà, trop : Lttatti, Fil iv.; Lttatsâ, II 35 v. ; Z>wfcf, V 23 V., VIII 6 r. Muni Ira, parfumé, bon * : Mafiilfâ, III 16 r., IV 59 r., V 24 v., VII 60 v., VIII 2 v., Ar 95 v. ; MafiiM, V 88 r., VII 63 v., VIII 30 r. ; 1. Merina : tufigutrS. 2. Ce mot n'a pas de correspondant étymologique en Merina. 3. Manitrâ n'a en Merina moderne que le sens de parfumé. Le nom, théophore Aydria-tnanilrâ qu'on traduit généralement par .*le prince parfumé, odoriférant, signifie»au contraire, te prince, te seigneurbon, par opposition au génie du mal. Cf. ms. VII, £>78 recto où manitrâ est glosé par l'arabe tat'tf, bon, bienveillant. Lr/t/est, en arabe, un des quatre-vingt-dixneuf noms d'Allah : al-laflf, le bon par excellence.

LES FINALES ko, ttO, trO Manilfii, III 64 v. ; Manitsi, VII 78 v., Ar 63 r. Maralra, Maralfi, Maratsâ, Maralsi, blessé, gâté; V 81 r.f VIII 31 v., FUI $ t.; II 3$ v.; VIII 2 v.

20$

Mttlutrâ, lèvres : Mttlutfh HII2V.; Mululrû, V 25 r., VIII 30 r. O^atrà, nerf : Ofatfâ, V, 108 r. ; O&lfi, II4 r., V 77 r., VI 99 r., VII 70, Ar 103 v. ; Oiatsl IV 48 r., V 77 v., Ar89 v. Raykitrà, attaché, collé : Raykytfi, A 58, FI 5 r. ; Rekitft, V 19 r., VII 63 r., VIII 36 v., H 5 r. ; RekitsU n 19 r., IV 60 v., VU 80 v., VIII 2 r. Rikitfâ, proximité : Rikitfi, VIII 30 r. ; Rikitsl,VSov. Sarttlrâ, difficile : Sarutfi, FIII 2 r. ; Sarutsl, VI 125 v., VIII 3 r; Sarulsù, II22 v., IV 44 v., V 23 r., VIII 6 r., Ar 104 r. Suralrà, écriture : Suralfà, XIII 30; Suralft, FI 5 r., XIII 30; Suratsâ, IV 54 r. ; V 104 r. ; VIII 73 r.; Suratsi, II 24 r., IV 8 v., V 29 v., VI 47 r., VII 69 v., VIII 32 r., Ar 98 r.

206 Tabitfâ, largeur, Tahitft, IV54V.,

CHAPITRE V IV 55 r. ; Vi8v.

Tabtttrâ, peur : Tabulfi, FI 46 v. ; Tabttlfù, V 87 r.f VII63 Tabutsâ, II 22 v. ; Tabttlsù, VII* 78 V. Tapi Ira, Uni, terminé : Tampitfi, A 6$ ; Tapitsi, IV 54 v., VII78 Vahalfà, T<i/w///, Vahalsà, Kd/Aifcf,

r., Ar 106 r. ;

T., Ar 78 v.

racine : FIII 1 r., II 31 v. ; IV 57 r., Ar 84 r.

Varalrà, tonnerre : Varalfi, FI 23 v., FUI 5 r. ; Varalsà, II 36 r. ; Varalsl, V 23 v. Varulrà, commerce : Vamtsl, VI47 r., VIII 2 r., Ar 101 r. ; Vartttstt, III 64 v., V 23 v., Ar 105 v. action d'étendre : " Velatrà, Velalfà, V 18 v.; Velalfi, VII 63 v. Vhùlrà, Viftitfà, f?Af'f//, VifiitHt, J7/î//*î, Vinilsl, en colère : A $2 ; II 3 v., V 37 v., VII 73., VIII 29 v. ; II 13 r.; II 22v.; V 23 r., VII 79 v.

LES FINALES ka, mi, Ira Vuhilrà, montagne : Vubilfi, IV 69 v., V 811., VII 68 v.; Vubitsi, V 85 v., VIII 5 r., Ar 121 r. Vusilrâ, châtré : Vuiilfi, III 4 v., VII77 Vitiilsf, II 5 v. r., A 55, FI 40 r. ;

207

Les quinze mots suivants sont empruntés aux vocabulaires de Houtman, Dalmond et au catéchisme Fhcourt, Drury, publié en 178$ par la Propagande (Voir le tableau ci-après). anciens et modernes, D'après les textes arabico-malgaches, les finales peuvent se ramener à deux séries parallèles : -Ira, -tri, -tfu et -Isa, -tsi, -tsu. La série à vibrante aboutit, en dernière évolution, au Merina Ira; la série à sifflante, au Betsileo -sa. Dans les dialectes modernes, les deux séries ne se confondent pas et peuvent être aisément localisées : -ira en Merina; et en Antemuru ; -Isa, -tsi, -ira, -ifi, -tfu en Betsimisaraka -tsu, -fa en An ta nos i et en Betsileo. Les textes anciens fournissent, au contraire, de très nombreux exemples d'erré ;: ...«multané des deux finales dans le même manuscrit : MERIKA Avara-tra Efa-tra Mani-ira Saru-tra Tahti-fra Vini-lra VtiH-lra On trouve même DIALECTES SUD-ORIENTAUX Ira, tsi, in ms. VIII. tfi, Isa, tsi, in ms. VIII. lia, tfi, tsi, in ms. VII. isi, tsu in ms. VIII. tfu, tsu, in ms. VII. tri, tfu, Isa, in ms. II; tfi, tsi, in mss. V et VIL tfi. tsi, in ms. V. des exemples de finales différentes dans

O MERINA lÔOJ 1658 1729 I785 1842 HOUTMAN DRURY FLACOURTCATÉCHISME 00 DALMOND connu Fantats Fantatrày Fantaets Fantatse Fantatrsb su, vol H Halatse Halatrây Halaets alatsHahitcbs Haïatsb vieux A Antitrày Ankts Antetst nticbs ntretse Antitsh A fini Tapitrà, Tapits TapetsLawhtchsl Lalitsb Tapety Larvitcbs Lavitsb Lavitrây Lavits Lavitse Lavets éloigné T Tabutràj Tafots Tafotse awboutebs Tatttrsb peur action deaisir, mbouts Sa Sambttcb Sambutrâ, Sombots Santbutrsb s n s prisonnier > Efatrà, quatre EffortsEffats Effntchs Effats Efatsh en olère Vingits ignits c Vinitsb£ Vinitrà, V R Rivutrà, Rivoets ivouts vent, Rivutsb tempête 3 nerf VocatsO^atsb Optrà, Oejarts Oyits écritureSoerats orats S Vuatsi*oratsh Suratrà, S • Hnlitsb Houlitse Huletcbs Touetse* Huditrâ, Hoedits peau Vubitrsh VuJritrà, Wohit VobitsVohiïchs montagne lèvre dont Moi Multitrà, Mochets se Somucbs* Mulutrsh 1. auteurs pas j'ai ce par utre identique. Ces ne entionnant mot a àvocalisme m un tapitra, remplacé 2.bid.Ibid.Ibid. bid. I — — —I 3. 4. s.

LES FINALESka, ita, Ira

209

le même passage. L'extrait suivant du ms. V est, à cet égard, : caractéristique o Folio 84 recto, 1. 3 et suiv. : Hn finarilfi iiyalfi i^aft marari avi, bu finaralsi (sic) i&n marari avi, bu finaratsî i$tt arelin, na bu finaralsi areti (sic) tsara Ixtminarilst, ari Ixiitaur maminaritsi. Que tous les malades soient en bonne santé, que tous les malades soient en bonne santé, que cette maladie soit guérie (litt. : en bonne santé), que cette maladie soit guérie, on reviendra bien à la santé, et tu reviens bien à la santé. » Cette courte citation contient trois leçons différentes du même mot : finaritfi, finaralsi et finaritsi*. Bien qu'elle se résultant présente trois fois, la seconde est un barbarisme d'une erreur de graphie, ; restent donc pour ojii o^xi ni la syntaxe ne justifinaritfi et finaritsh Ni la morphologie fient l'emploi de cette double forme. Il est, d'autre part, inadmissible que les finales à vibrante et à sifflante aient été simultanément en usage dans le même dialecte; cette anomalie est U faut, je crois, l'attridonc inexplicable par la linguistique. des scribes arabico-malgaches et considébuer à l'inexpérience difrer les variantes j et O* comme des transcriptions férentes même phonème malgache. arabe est, en effet, éminemment L'alphabet impropre à transcrire les phonèmes spéciaux aux dialectes malgaches et le thème final en question. Si on se rappelle particulièrement que la finale sud-orientale, répondant au Ira Merina, est repré* " sentée tantôt par . avec les tannin : tfa, tfi, tfu, ou avec le taldld : tantôt j j J, avec fatba et kasra :\ tfi; ' ' * f vocalises : 5 S S, o> o» o ; que vj> et 14 ou encore d'un

par 5 ou o

1. = Merina : finxritrà. — G. FERRASD. Pbonilique alip-tnalçitcbe. m

210

CHAPITRE V

arabe / et que ces 3 avaient initialement leur consonance la valeur de ts, la conjeclettres ont acquis postérieurement Les Malne paraîtra pas invraisemblable. ture précédente gaches islamisés utilisent un système graphique emprunté à une langue étrangère qui leur est;à peu près inconnue : les barbarismes et contresens qu'on relève dans les innombrables n'ont jamais bien su l'arabe textes bilingues témoignent-qu'ils ou tout au moins qu'ils ne le savaient déjà plus au xvie siècle. il n'est guère permis d'exiger ni même Dans ces conditions, d'attendre des scribes indigènes une transcription rationnelle, variantes que préuniforme et définitive. Les nombreuses sans exception aucune, tous les textes anciens et sentent, modernes, ne doivent, du reste,- pas nous surprendre ; elles sont aussi nombreuses dans les relations des voyageurs européens. Prenons, par exemple, Houtman et Dalmond. Celuilà est un Hollandais lettré, un savant même. M. Wijnmalen a pu dire, avec juste raison, que ses travaux sur le malais de cette « méritent dans l'histoire une place d'honneur ' ». Un tout aussi favorable peut être porté jugement langue à la lexicographie malgache. sur son importante contribution L'abbé Dalmond était préfet apostolique de la Mission catholique française, en 1842. Or, nous trouvons dans les vocabulaires qu'ils ont publiés, les variantes suivantes : MERINA Efalra Faijtatra Tapilra Vinitra HOUTMAN 1603 Effat, Efferls Fanters, Fantaets, Tapit, Tapits Vingit, Vingits, Vingirts DALMOND 1842 Êfatsh, Fantatrsh, Haitrsh *, Vinitsh.

1. Frédéric de Houtman commepfiitologuein Actes du 6* Congrès internationaldes Orientalistes, section polynésienne, p. 313 in fine. Leide, 1885. 2. J'at remplacé tapitra qui ne se trouve pas dans Dalmond, par un mot a vocalisme identique.

LES FINALES kit, tU>, trO

211

Ces exemples qu'ont pourrait multiplier, montrent que le marin hollandais et le missionnaire français emploient simultanément la vibrante et la sifflante ou la chuintante pout transcrire la finale orientale malgache. Houtman écrit : t, Is, rs, ris; Dalmond : tsb= U, trsb — tri. J'omets volontairement les notations de Drury qui était un matelot illettré. Si des Européens instruits ont deux et jusqu'à quatre transcriptions différentes pour un même phonème, on ne saurait faire un grief « aux pauvres insulaires de Madagascar » de n'avoir pas résolu ce délicat problème de notation phonétique. On a vu précédemment que le passif à suffixe se forme en ajoutant à la racine le suffixe -ana ou -ina. Lorsque la racine est terminée par -ira, un infixe intervocalique se place entre le thème radical apocope de sa finale et le suffixe passif *. Le dialecte Merina moderne possède environ trois cents racines à finale -ira qui, au point de vue de la formation du passif par traitement infixai intervocalique, se décomposent ainsi : 200 racines à infixe r du type peta-r-ana ou sambu-r-ina; 10 racines à infixes l-r du type clair a, passifs : ela-r-ina et ela-t-ina; 80 racines à infixe / du type sttra-t-ana ou raftgtt-t-ina ; 2 racines à infixes l-s du type Ixtratra, passifs : bara-l-ana et bara-s-ana; t racine à infixe s : rumpu-s-ana ; 7 racines à infixe/du type raku-f-ana ou lara-f-ina; 1 racine à infixe fir : fadidi-f-ina, fadidi-r-ana. La règle ci-dessus est applicable exception. Exemples : à tous les dialectes sans

1. Ceci est le phénomène qui paraît se produire en malgache moderne. Pour le mécanisme exact de la formation du passif à suffixe, vide infra.

212 MERINA Tabu-lrâ Sambtt-trà Taka-lrà Kiki-trâ Vini-lrà Tifi-trâ Sura-lrà Vivi-lrâ Sttri-lrà Erit-lrà Hara-trà Didi-trà Sttka-lrà If à tfâ tfà If à tfà tfà tfâ tfâ tfà tfâ tfâ tfà tftt tfà tfà tfâ tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi

CHAPITREV AUTRES DIALECTES tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi tfi Isa Isa tsi Isa tsû tsi Isa tsi tsi tsâ tsi tsâ tsâ tsi tsi tsâ tsâ tsi tsâ tsi Isa Isa Isl tsâ tsi tsâ tsi Isa tsi PASSIF

tsi sa soe Tabu-r-ana, tsi sa soe Sambu-r-ina, tsi sa soe Taka-r-ina, tsi sa soe Kiki-r-ina, tsi sa soe Vini-r-ino, tsi sa soe Tifi-r-ina, tsi sa soe Sura-l-ana, tsi sa soe V'wi-l-ina, tsi fà foe Suri-l-ana, tsi sa soe Eru-t-ana, tsi sa soe Hara-s-ana, tsi fâ soe Didi-f-ina, tsi sa soe Suka-f-ana.

II est évident que l'infixé -r-du passif tahu-r-ana n'a aucun avec la finale des thèmes radicaux rapport étymologique Antankara : labu-tsù, Antanosi : labu-lsi, Betsileo : lahu-fà; avec les finales pas plus que l'infixé -/- du passif suka-f-ana Suka-tfâ, iuka-tsâ, htka-sâ. Les modifications phonétiques des finales radicales par rapport au Merina, n'ont donc pas d'influence sur la formation du passif, identique dans tous les dialectes et qui, dans la langue moderne, procède par apocope de la finale du thème radical et suffixation, avec traitement infixai intervocalique, du suffixe passif. Ici se posent les questions suivantes : Que sont ces infixes f» t> s,f, d'où proviennent-ils, ont-ils un rapport étymologique lointain avec la finale Ira, qu'est elle-même cette finale? Les treize exemples précédents aux thèmes répondent malais ci-dessous :

LES FINALESko, na, ira MERINA Suralra Tahtttra Didilra Sambutra Vivitra Takalra Sttkatra Kikilra Vinilra Suritra Haralra Ertilra Tifilra MALAIS Surat Takut Lilit Sambar Bibir Taftkap Siilkap Kikil Bénis Tulis Kalis Korob Tembab PASSIFMALGACHE Sura-t-ana, Tahu-r-ana, Didi-f-ina, Sambu-r-ina, Vivi-t-ina, Taka-r-ina, Suka-f-ana, Kiki-r-ina, Vini-r-ina, Suri-t-ana, Hara-s-ana, Eru-t-ana, Tifi-r-ina.

213

Ces différents types de passifs se divisent par rapport au thème malais en deux catégories : i° Identité de l'infixé passif avec la consonne finale malaise : a) Infixe et finale / ; Passif : sura-t-ana rafe-t-ana reke-l-ana ruvi-t-ana saru-t-ina unu-t-ana *tt%a-t-ana lxijdra-1-ina vuru-l-ina h) Infixe et finale r ; Passif : sambu-r-ina ale-r-ina Malais : sura-t, rapa-t, lèka-t, rabi-t, sttli-t, pitiitt-t, ura-l, kcdjtt-l, bnrtt-l.

Malais : samba-r, banta-r,

214

CHAPITRE V ampa-r-ina fabe-r-ana . * limpu-r-ana ulm-r-ina suki-r-ina vaba-r-ana hampa-r, paga-r, dampa-r, uku-r, uki-r, aka-r.

finale p : c) Infixe/ct Passif : suka-f-ana taku-f-ana Iseijlse-f-ina tutu-f-ana tsiu-f-ina d) Infixe r et finale / : Passif : kiki-r-ina sempu-r-ina

Malais : sifika-p, laftka-p, éééa-p, tutu-p, liytt-p.

Malais : kiki-l, sampu-l.

2° Infixe passif différent de la finale malaise : a) Infixe r et finale / : Passif : tabu-r-ana *fai-r-ana fufu-r-ina fulu-r-ana *lxla-r-ana *elu-r-aita bifi-r'ina lefc-r-ina lumu-r-ina budi-r-ana ' Malais : takit-l, pabi-t, pttpu-t. panla-l, kila-t, kunln-t, api-t, lipa-t, lumu-t, kuli-t,

i. Cette forme et les trois suivantes sont restituées d'après d'autres formes verbales à r infixai, dérivées du même thème radical.

LES FINALES ka, lia, Ira Me-r-itia safu-r-ana sumpi-r-ana tambec-r-ana aka-r-ina vesà-r-ana vubi-r-ina *vtta-r-ina çai-r-ina siiigu-r-ana b) In fixe r et finales p, s, b .* Passif : taka-r-ina vini-r-ina tape-r-ina tifi-r-ina r) Infixe / et finales r, s, h : Passif : vivi-t-ina ' iri-t-ina suri-l-ana eru-t-ana d) Infixe/et finale / ; Malais : UU-t, djila-t. Malais : bibi-r, biri-s, tuli-s, koro-b. Malais : tanka-p, bcfii-s, babi-s, lemba-b. , . gigi-t, sapit-t, sumpi-t, tamba-t% aùka-t, bêra-t, buki-t, bttwa-t, djabi-t, safiku-t.

215

.

Passif : didi-f-ina lela-f-ina

Les passifs de la première catégorie dont le thème radical -f- infixe répond exactement au phonème malais correspondant, sont des formes verbales anciennes qui remontent à la *: période malayo-malgache t. Vide supra p. 189.

2l6 Mal. : sttrat sambar sinkap kikil Ixtlis

CHAPITREV : * surat Malg. * sambur *sukaf * kikir * haras Passifs : sural-ana, sambur-ina, sttkaf-ana, kikir-ina, baras-ana.

A cette période qui est aux débuts même de la langue, les finales malayo-malgaches -/, -r, -/, -s qui sont en fonction d'infixé dans les formes passives modernes, faisaient partie intégrante du thème radical. Sur atana, samburina, etc., sont, en effet, d'anciens infinitifs conservés ainsi qu'en témoigne le Tagal : sttlat, écriture; sttlal-an, infinitif passif, auquel le malexactement par * surat (Merina : suralra), écrigache répond ture; sural-ana, présent passif. Les passifs de la première catégorie sont en nombre relativement restreint. J'en ai cité vingt-trois; peut-être pourraiton doubler ce chiffre, mais cette cinquantaine de formes verbales ne constituerait en somme que le sixième de la totalité des passifs modernes dont le thème radical est un trissyllabe à finale -Ira. Les passifs de la deuxième catégorie du type tahu-r-ana < : *tabnt < Mal. taktil, sont tout à fait inatMalayo-malgache tendus. Étymologiquement, nous devrions avoir pour les : * tabu-t-ana < Mal.-Malg. *tabul <C vingt premiers exemples Mal. takut, *sîfigu-t-ana <C * sifigut-saùkut, sur le modèle des formes régulières : ruvi-t-ina <C * ruvit-rabit, vuru-l-ina <C *vurnt-burul. Tous les thèmes radicaux à finale -Ira, répondant à un thème malais à finale -/, ont dû, sans aucun doute, avoir une forme passive en -t-ana ou-/-/7/<*quela for me en -r-ana ou-r-ina A remplacée à une date relativement récente. La langue moderne nous a conservé pour quelques racines à finale -Ira, une double forme passive à in fixe -f- et -r- ;

LES FINALESko, lia, Ira angitrai'igitra; fierté, Passif: elalra, aile, fungatra, action d'extraire, bavilra, crochet, lavilra, éloigné, liùgitra, empressé, Induira, mal cuit, unulra, chute des cheveux, veiatra, action d'ouvrir, viùgitra, action de saisir par le bord, angitraiigi-t-ina ela-t-ina fufiga-l-ina havi-t-ina *lavi-t-inal * lifigi-t-ina luiu-t-ina unu-l-ana ve^a-t-ina vifigi-t-ina

217 aftgilraftgi-r-ina, ela-r-ina, fuitga-r-ina, Jxtvi-r-ina, *lavi-r-ina, lifigi-r-ina, luyt-r-ina, unu-r-ana, veça-r-ina, viùgi-r-ina.

Le quatrième exemple est à noter. Des deux passifs de Imvitra < Mal .-Malg. *lxtvit < Dayak : kawit — Mal. kayit, la forme en -t-ina est évidemment la plus ancienne. C'est, du Pour elalra < Javanais : reste, celle qui tend à disparaître. elar, c'est, au contraire, ela-r-ina qui est antérieur à ela-t-ina. La racine Le cas de didifra < Mal. /////, est identique. au première n'est usitée que dans les dialectes maritimes, passif: didi-f-ina; la racine secondaire Merina ifadidilra fait, au passif, fadidi-r-ana. Si l'on excepte de la deuxième catégorie les sept passifs à infixes -r- et -/- répondant aux finales malaises -p, -s et -£et les deux passifs à infixe -/- répondant à la finale malaise -/ ; si l'on retire de la première catégorie les cinq passifs à infixe -/- et le régulièrement aux finales malaises-/» passif à infixc-j-répondant et -s, restent trente-huit passifsà infixe -t- ou-r- qui répondent ou arbitrairement aux finales malaises -/ et régulièrement -r ou -/ ; Mal. rabit, Passif Malg. rttvi-t-ina, Radical Malg. moderne ruvilra, 1. Ce passif et le suivant sont restitués d'après d'autres formes verbales à infixe f dérivées des mêmes thèmes radicaux.

2l8

CHAPITRE V Rad. Malg. mod. ta bu Ira, sambulra, vivilra, kikilra.

Mal. takut Pass.h\a\g.tabu-r-aiia sambar sambu-r-ina bibir vivi-l-ina kikil kiki-r-ina

De même que la finale malaise -/ appelle un passif malgache àinfixe-/- : rabiï>ruvi-l-ina, les finales malaises -r et -/appellent un passif à infixe r : sambar > sambu-r-ina, kikil > kiki-r-ina. Il est donc permis de supposer que les passifs modernes ttibttr-ana <C takut, vivirt-ina <C bibir remplacent d'anciens passifs * *vivi-r-ina tombés en désuétude. Les tabu-t-ana, réguliers neuf thèmes radicaux modernes à double passif, précédemment cités, me semblent justifier cette conjecture. Les thèmes radicaux anciens * ravit; *ui'iul, * alir, * sambar sont représentés dans la majorité des dialectes modernes par ravit -f- r -f- voyelle, anal + r -f- voyelle, alir -f- infixe t -\voyelle finale, sambttr -f- infixe / -f- voyelle finale. Aux deux s'est donc ajouté un élément vibrant suffixal -fpremiers voyelle ; aux deux derniers, un élément occlusif infixai et une voyelle finale. Les causes de ce traitement restent obscures. L'évolution générale de la langue apparaît très nette : à une le malgache'passe du thème trilittère époque indéterminée, dissyllabique à finale fermée au thème trilittère trissyllabique. Mais le but se trouve atteint par la seule ouverture de la * sambar u. finale fermée : Mal.' rabit, sambar—Malg. *ruviti, Le traitement infixai de la syllabe finale (/ avec la vibrante radicale, r avec l'occlusive radicale) ne semble être imposé ni par la physiologie, ni par la morphologie ou la phonétique. A priori, on serait tenté de supposer que les formes dialectales malgaches ruvi-lra, -tfi, -tfi, sambn-lra, -tfu, -tfi, -tfi, répondent au malais rabit, sambar, par apocope des finales malaises -/et -r et suffixation des phonèmes -Ira, -tfu, -tfi, -tfi. Mais cette hypothèse ne répond pas à la question, elle la pose

LES FINALES ka, lia, Ira

219

plutôt soiis une nouvelle forme •: pourquoi ces thèmes sufRxaux, d'où proviendraient-ils, quelles seraient leurs fonctions ? l'affixe joue un rôle parfaiteDans les langues agglutinatives, Inerte à l'état isolé, son action se manifeste ment déterminé. Étant donné la racine dès qu'il passe à l'état construit. malaise bênar, vrai, et les affixes mêi'i, për, kan, on obtient en les combinant les verbes suivants : mèm-bênar, vérifier; rendre vrai, justifier; inêin-bênar-kan, mêm-pér-bènar-kan, attester comme vrai, faire voir l'exactitude d'une chose. De même en malgache. La racine vtiuit, action de tuer, combinée avec les affixes man, un, ana, donne les composés suivants : mami'inu = titan -f- viiiin, tuer ; vunitnu — viinii -f- infixe un, tué; vunùana, massacre = vt'inu -{-suffixeana. Or, -ira. et ses aucune modification au sens variantes dialectales n'apportent du thème radical. le premier ou à la quantité Hudilra, élément du composé hudi-ka^u Qtuditra -f- ba^tt), écorce le même sens de peau, écorce à l'état d'arbre, a exactement construit bttdi qu'à l'état isolé hudilra. La théorie du suffixe -Ira n'est donc pas satisfaisante parce qu'elle est en opposition avec la règle fondamentale sur laquelle repose toute la morphologie des langues agglutinatives. L'étude des thèmes malais à occlusive et vibrante finales, présente une particularité qui n'a pas été mise encore en lumière. Les finales des radicaux malgaches rttvilra, sambulra, sont formées à l'aide d'infixés que ces racines semblent s'être mutuellement empruntés à la période de formation du trissyllabe : Mal. rabit, Mal.-Malg. * ravit > *mvi-t-i, sambar *sambur>*sambtt-r-u Malg. rnvit-r-a, . sambtt-t-ra.

De plus, un certain nombre de thèmes malgaches à finale -Ira répondent à un thème commun à plusieurs langues du groupe malais avec / à la finale dans l'une de ces langues et

220

CHAPITREV des finales

r-l dans une langue voisine. De la combinaison / et r-l a pu résulter le phonème malgache ir : Mal. sèiia-l, Mal. Mal. Mal. Mal. Mal. Mal. Mal. Mal. Mal. ttla-t, pusa-t, lala-t, lau-l, kai-t, tttmi-t, ////-/, gigi-t, aka-r, Tagal Javanais Javanais Javanais Bulusch Bulusch Bulusch Bugui : Sundanais Tagal : : sigi-r, : ule-r, : pttse-r, : lale-r, : latte-r, : kawe-r, : tttmi-r, kalili-ri, '.gege-l, <$a-J>

Malg. *senitra >fanénitra; Malg. ttlilra; Malg. f (titra; Malg. lalilra; Malg. alunira ;" Malg. Ixivitra; Malg. tumitra ; Malg. lilitra; Malg. Mitra ; Malg. vahatra.

Les exemples suivants semblent confirmer cette théorie nouvelle. Un certain nombre de mots anglais et français, terminés par / ou / -f- voyelle, ont malgachisé leur finale en ir -J- voyelle : * camlet, camelot, Malg. kamileytra, pntly, mastic, paire, rabbit, lapin, rabilrtt, cabinet, cabinet, kabinetra, otra, nottgbt, zéro, print, imprimer, pirimtttra, bracket, parenthèse, buraketra, ieft, gauche, lefilra, sergeanl, sergent, sari^nilra, side n'ght, conversion à droite, sadareytra, support/ portez arme ï saporitra, carte, karatra, karibunelra. carbonate,

LES FINALES ko, 110, trO Aux mots français également par tra : à finale xre et xle, le malgache

221 répond

registre, sabre, vinaigre, livre (poids), du poivre, épingle, la table,

redqisilra, sabalra, vineyitgilra, livalra, dipwavalra, piùgilra, latabatra. une finale

Les thèmes anglais et français qui présentent différente, sont traités de tout autre façon : english, anglais, brosse, magie, magie, mariage, la bride, steatn, vapeur, do%ii, douzaine, pen, plume, capucine (fleur), palanquin, Malg. angilisi, bttrusi, tnad^ika, mariait, lamburidi, silimi, dtt^ena, penina, kapisinitta, palaijkinina.

Si la finale -ira était un élément suffixal, nous devrions trouver des formations du type * angilisitra, ou *aitgililra, *sitimilra ou*sitifra, *penitra,*kapisinitra ou*kapisilra n'gies par une toi qu'on pourrait ainsi formuler : tout mot malgache d'origine anglaise ou française, à finale -tra, représente le thème radical anglais ou français, plein ou apocope, -f- tra. Un exemple du type * angilisitra ou *aiigililra < english le justifierait sans conteste; mais, à ma connaissance, il n'existe dans aucun dialecte malgache. La finale -ira ne répond, en effet,

222

CHAPITREV

qu'aux finales anglaises et françaises présentant t ou r-l dans des positions déterminées. Il y a lieu de noter que le traitement des thèmes angloà finale -tra est absolument malgaches et franco-malgaches identique à celui qui a été conjecturé pour les thèmes malayomalgaches à finale identique : Mal. rabi-t Franc, car-le Ang. lef-t Mal. samba-r Franc, l'tv-re la tab-le Malg. ruvil-r-a, karat-r-a, lefit-r-a, sambu-t-ra, liva-l-ra, lataba-l-ra.

Il me semble résulter de la discussion qui précède que la finale malgache tr-\- voyelle = Merina tra, a eu pour générateur un / et un r empruntés initialement peut-être, à des thèmes apparentés tels que : Mal. pttsat, Javanais : pttser = Malg. finira. Le même traitement aurait été ensuite appliqué aux thèmes du groupe malais à finales / et r-l. Les finales malaises / et r sont de beaucoup les plus fréquentes ; leur nombre relativement élevé a exercé une influence sur le choix de la finale malgache qui a remplacé le thème occlusif ou vibrant initial. Cette opinion, sans doute, est conjecturale, mais le mode de formation des mots malgaches d'origine anglaise et française vient la corroborer pleinement et lui donner un caractère de sérieuse vraisemblance. Certains passifs modernes à traitement intervocalique *t-atta, -l-iiid, -r-atta, -r4na qui répondent à un thème radical malais à -/ et -r finals, sont d'anciens infinitifs conservés. Lorsque le souvenir de fa période malaise du malgache s'est perdu, la morphologie retenant deux types différents de passifs à -/-et-r* intervocaliques, a explicitement d'abord» implicitement ensuite, admis la règle suivante: le passif des thèmes en -ira se forme

LES FINALESka, no, Ira

223

en ajoutant le suffixe -ana ou -ina au thème radical apocope de sa voyelle finale et après réduction du phonème tr à l'élément vibrant ou occlusif, l'un exclusif de l'autre, la consonne maintenue rappelant la consonne finale du thème malais initial : ravi tra — ravit r—ravit—ravit -f- ina, sambutra — sambutr — sambar — sambur -f- ina. Rttvi-t-ina et sambii-r-ina répondent exactement au malais rabi-t, samba-r. Mais, d'autre part, tahu-r-ana < Mal. taktt-t, le indiquent bien qu'à partir d'une époque indéterminée, thème malais initial n'exerçait plus aucune action sur la formation des passifs en question. Les passifs en -fana, -s-atta sont, comme les précédents, d'anciens infinitifs conservés. Les thèmes malais ttittt-p, kati-s sont passés en malgache sous la forme littu-tra, Ixtra-tra par apocope des finales p, s et suffixation de -tra. Le processus est évident et incontestable ; mais nous pouvons admettre sans difficulté que tulu-lra et Ixtra-tra sont ainsi formés par ana* logie avec ruvilra < rabit, sambutra < sambar. Les thèmes malgaches répondant à une racine malaise à finale p, J sont en très petit nombre ; il est donc naturel qu'ils aient suivi, par analogie, la règle appliquée à la majorité, c'est-à-dire aux thèmes à finale t, r. La finale -tra ainsi restituée, les variantes *tfu, -tfi, -tfi, la modification de tfen Is, puis en/, sont aisément explicables: ce sont des variantes dialectales. Ainsi que le montrent les exemples précédents (vide supra, p. 212), la formation du passif est antérieure à l'évolution de la finale tr > ls>s. Les variantes sambiHra, -tfa, -tfu, -tfi, -tfi, ~lsa, -tsu, -tsi-isi, *sa, -scè, n'ont qu'un seul et unique passif : sambu-rinà. On peut déduire de cette constatation que si la finale du thème radical s'est modifiée d'un dialecte à l'autre, la règle de

224

CHAPITRE V

formation des passifs et le passif lui-même n'ont jamais varié. de Ce fait linguistique, constitue un remarquable exemple stabilité morphologique dans la langue d'un peuple de civilisation inférieure dont quelques tribus seulement possédaient un système graphique. IL LA FINALE ka La finale kâ et ses variantes dialectales kû, ki, ki, répondent au h final malais : Mal. masab — Malg. masakâ, -kl, -ki, landub taijdrttkâ, -kû, -ki, -ki. Les finales kâ, kû, kl nous sont attestées par les manuscrits : arabico-malgaclies afakâ, enlevé. II 3 v. anakâ, enfant. II16 v. sasâkâ, moitié. IV 54 r. Xanakà, enfant. IV 82 r. valnvakâ, peuple. II16 r. vaincu ki, peuple. II 21 r., IV 46 r. dimalikt, sangsue. IV 53 v. fiSatt, plat. II 17 v. lalakl, verge. IV 23 r. tafiki, armée. II 20 v., III 56 r., IV 46 r., V 22 v. hatiikti, nuque. II4 v. larukù, jeune pousse. II 3 v., IV 57 v. -kl est la transcription littérale de l'arabico-malgache wC (vide supra, p. 199). -kl est très fréquent dans la langue moderne en finale de proparoxyton. cités ont rendu cette Les auteurs européens précédemment finale par différentes graphies : ck, cket c, ca, clxt k, q, qtu, qui se réduisent en somme à k, ka. ke :

f' S I

FIACOURT CATÉCHISME DALMOND MERINA I6OJ I6$8 RURY 178; 1842 HOUTMAN D 1729

1 Masak Massac cuit Mossock Masakà, Massack Malaq ? Zanakà, lanneke anaca Z Annack anaq Zanackr enfant Z sr fafiki T Tafikâ,maéa Taficbe affick aï Tendrottc Tondrook Tandntk corne andoek T Tandrukà, > r Menah 8 Menac I Menakà, Mennack graisse K aisselle r He/îM, HelickHellech ellcck mer Riakà, Riack Riac Reac Riaq Riak un AreickIraiche Ireqtte Reik Ireykày Folak g F brisé Fuiakày Foelack ottlacFolttck Folak FautacFutuck boue Futakày Fotttack

masaka i.Malaq qui pasle athéchisme. ne figure c remplace dans

226 Exceptionnellement ti, fi, p, s, t : Mal.

CHAPITRE V kâ répond aux finales malaises /, r, m,

siyttl === Malg. sfiikâ, passif : sittbinâ, sunkur htihukâ buhufanâ, rendant reijdrebinâ, retjdrikâ tikan tehikâ *telxhinâ, lavakâ lobait lavalxtnâ, atrikà atrehânà, Ixtdap afakâ afalxtnâ, papas : rarakâ rarahanâ. la rat

* suiXdevrait répondre à malais Les passifs buhufanâ qui kttp&u lieu de sunkur, atrehanâ < Mal. hadap, sont également inattendus. Le Malais hadap fait, prévoir alrefinà sur le modèle de tsittka < Mal. tiyttp, passif : tsiufinà. Mais comme pour les finales tra, nous avons un exemple de thème malais -p — à infixes /et h : Mal. Ixtdap Malg. -kâ avec un double'passif === Malg. atrikà, passifs : atre-f-iitâ, alre-lt-inà. On peut donc admettre que les thèmes malgaches en -M répondant à Mal. n'ont eu d'abord qu'un passif à infixe -/- • tsiu-f-ina, puis -p, un double passif à infixe -/- et -//- du type atre-f-inàt alre-b-inà, et que, dans plusieurs cas, le passif en -/- a été remplacé par le passif moderne en -h- dont le phonème infixai répond à la finale kâ. En d'autres termes, l'influence de la finale malayomalgache "p > -/ (vide supra p. 214), génératrice du passif diminué puis disparu, au fur et à en -f-ina, a progressivement mesure que se manifestait celle de la nouvelle finale malgache kâ, génératrice du passif en -h-ina. t Le Merina modem r possède environ six cents thèmes radicaux à finale kâ qrû, au point de vue de la formation du passif à suffixe, se décomposent ainsi : r $60 thèmes à passifs réguliers en -It-ana ou -fj-ina du type : pasaka > pasa-h-anâ, saraka > sara-lj-inâ;

LES FINALESka, HO, trO 15 thèmes à double passif à infixes -b- et -/- du type : J t L* dabukà . t* ""** ( X dabu-lyanà, ' , , . \ dabu-f-anà, ( tru-b-inà, \lr,i-f-i„i;

227

25 thèmes à passif à infixe -f- du type : tebikâ >tehc-f-anàt tatxtkâ >• lalxt-f-inâ; 1 thème à double passif à infixés -/> et -/- : ( tari-b-tna; 1 thème à double passif à infixes -//- et -r- : . tu trttbakâ I trttba-r-anâ, i M . . . 1 trttba-lt-anâ.

III. LA FINALE Iftf Les exemples suivants de finales répondant sont extraits des manuscrits arabico-malgaches cités : Ailla, vent. IV 22 v., VIII 6 v. Aui, VIIUv. Arelinà, maladie : Arelin, II17 r., III 44 v., IV 69 r. Arelinl, II 3 v. Arelinib, II6 v. Arelim, II 36 r. Handrinâ, front : 1. Cf. Bawk ttabit. au -nâ Merina précédemment

228

CHAPITRE V iSv, HavdfhhV IV 56 r„ V 18 v, Haijdm, Haninà, nourriture ; Haniih III 64 v. //dm, II 23 v. Halinà, gale : II 8 r. /H Halin, II 6 r. //<i/mf, II s v. /fa/Af/A, II 11 r. Havanâ, parent : Havanà, IV 25 r. Mmiff, H 21 r„ IV 2$ r. Mayijti, noir ; Mayntin IV 23 r. Mayijtim, III 29 v., VII79 v. 1//WM<Î, quelqu'un : (//un, Il 2 v., III4 v., IV $3 v., V 18 v. (//«, III44 V. Urattà, pluie : Urait, II 21 r., IV 54 v., V 19 r., VIII 6 r. Ura, IV 54 v., VIII 6 r. Uruua, nez : (/r«>W, IV 54 v., VII 71 r. r. L7/WÏ/Î, IV 5 s r.,V78 Uruit, VII70 v. Velitnâ, vivant : ft/m/A, II 16 r. Velun%II u r., III 37 r., V 19 r. Velu, II 3 v., IV $6 v. Vttrunâ, oiseau : F«r«rt, VII 75 r. Vttrunâ, III 4 v.

LES FINALESka, tia, tra Vuiunâ Valait, Valant), Vuyiùî, cou ï V 77 v., Vil 71 r. IV 60 r. IV 56 r.

.129

intéressantes. Quitte de ces finales sont particulièrement -M, -rt, -ï», in w/fifi, tw/irt, u retint, nous attestent l'existence dans la langue ancienne et moderne du polysyllabe à finale fermée ; Yb de ->nih in aretimb, est une survivance de Yh final malais (vide supra p. 85). Dans les vocabulaires recueillis par Houtman, Flacourt, Drury et Dalmond, la finale répondant au -«<* Merina est transcrite par n, ug = t), ne, uh = rt, nner = «a ; (/'»/r le tableau ci-aprés). La finale nà et ses variantes répondent : i° Aux finales malaises il ou n : Mal. frrtrt = Malg. «/«mi, «/«//, ulu; vurufiù, vurun, \* \r 1 1 * Mal. /wMrt—Malg. 1 f ,. 0 v vitrant, vurun, vitra ; s=s Mal. #/I/<ÏW Malg. vttlanâ, valait, vula. 2° A la finale malaise m : Mal. rt/w/M =s Malg. eniità, émit, enin, cm. Au thème malais à m final répondait autrefois un thème malgache à finale identique ainsi que l'attestent les manuscrits anciens, les vocabulaires de Houtman et Flacourt et surtout les passifs à infixe intervocalique m : MALAIS= belom anam bitam MALAVOMALGACHE velom enem hjtim MALGACHE MODERNE velana eninà iijtinâ PASSIF velu-m-inâ, enc-m-inà, iijti-m-inâ,

"~ I

w O

I î r FLACOURT DALMOND HOUTMAN DRURY MERINA :6OJ I6JS 1729 1842

Angharan Augure Angarran Lakan Laça LackerLakan Lakanà, pirogue Merfanner Mafana Ma chaud Mafane Mafana fana, Mana > Mattanb Mananây posséder Manang 2 Towlerlabola Tabdanh os Taulang Tawlanâ, feuille Ravin Rave RawcnRavin Ravina, nom Anaranâ, Mahi$ Mabid^i Meysing Hen Ennin Euem Eanning Deean Andien souverain Andrian. Aydrianâ, Orna Humonner Houman Hoentan Humana, manger Oélun Oulott Hulu Hulu Ulunâ, quelqu'un Voro Vurun Vottrou oiseau Worong Vurunà, I 1 obscur May^inâ, six Eninà,

LES FINALES&l, Ml, Ira malam miiiiim dalam pindjam aient minum * lalim iijdram ulinà iuiinîi lalinâ iijdram) alwhauâ, inu-m-im), lali-m-iiiâ, iydra-iihaïuï,

231

aux thèmes malais leitas, lindun, le Exceptionnellement, malgache répond par : leua, taijdiijduuà et les passifs iMit-anà, ttlijdiijdu-iil-iut). . 3a Aux finales malaises r, /, / : Mai. pasir — Malg. fashiâ, faSin, faii, sa npal sembanâ, sembau, setiiba, Isimptmâ, tsimpun, tsimpu. djemput Les radicaux Merina à finale nâ sont au nombre d'environ 500. Au point de vue de la formation du passif à suffixe, ils se décomposent en : 480 thèmes à passif régulier : afanà > afan-anâ, levanâ > kvttn-inâ, funganà > fungan-anâ,Jungan-inà ; 15 thèmes à passif avec infixe m du type : velttna > velutihinâ ; 1 thème à passif avec infixe v :anunâ > àminu-v-inâ (sic), aiianu-v-inâ (sic). Dans la langue moderne, les finales kâ, nâ, Ira sont interchangeables. Le Merina Untikà, submergé, par exemple, répond aux finales dialectales suivantes : * / Antanosi, •' «;•* « I Antefasi, l Antemuru, \ Bctsimisaraka, lenlinâ ) Maruantsetra, leijtin ) Mavurungu, leijtin I Ranumena, leijli I Sainte-Marie, \ Tanala.

%\Z

CHAPITREV

Le Merina fasikât sable, à ; f i'V fi'kê f i' â y .'. f , JaSl I i I j I I Autambahwaka, Antanosi, ^ls,k°> Betsileo Arindfanu, Sakalava N«K, Sakalava N-O. à :

Le Merina liilxilikâ, genou,

...r«,.,n, IttbaUki

Antankara» Betsileo d'Ambalavow, Betsimisaraka, IAntambahwaka, Be/anuzanu, Sainte-Marie, Sihanaka, Tanala.

La finale Merina Ira répond répond a : i Betsileo : sukakâ, — \ sukasâ, sttkatrâ, tortue = ( Antanosi : lsukakâ. , t m ^ . . tourbe =* fa pu tri), J ' . , , 4 *•"*""'• .. PJle \ { f I j : afukakâ. Betsileo i . , . .. A . Antanosi : fumputsi. Sainte-Marie : Ixttsakà, Sakalava N-O : /.M*. 1 f mafeykt, ) ) e , . N-O i""^'rf-

...,vv....,

Betsileo IAntankara . Menabe I Antanosi I Sakalava

LES FINALESh,

na, tra

233

Le caractère interchangeable des finales se manifeste à l'intérieur même des dialectes. Le Merina possède les doublets suivants : dudukâ-duditnâ, pressé kumykâ'kumynà 7 * t ni ktimyueykâ'kumyueyna ; . i . . j gémissements, » pleurs; » r f

= rttdii-rudttnâ -f- préfixe ht, kurudurudu-kurudundrudunâ bruit des pas d'une foule ; truakà, jaillissement de la boue — truatrâ, bond, saut. semblent être multipliés, Ces exemples qui pourraient confirmer l'opinion générale d'après laquelle les finales kâ, nâ, tra sont des thèmes suffixaux arbitrairement ajoutés a un radical quelconque. M. E.-F. Gautier les considère comme des « terminaisons euphoniques ' » et constate que les dialectes Sakalava et Merina « dont les racines sont généralement dissyllabiques, les allongent fréquemment à trois syllabes, au moins en apparence, par l'adjonction de ce qu'on pourrait appeler un paraplx vocal (kâ, nâ, trâ) qui disparaît d'ailleurs à la moindre crase, à la moindre nécessité euphonique * ». La dernière partie de cette citation fait allusion aux composés du type : hudi'ka^u = hudilra -f- ba^u, lava-batu = lavaka -f- valu, ana-mami'= aitaita -f- mami, dont le premier élément est apocope en vertu de la loi de sandhi. Cette constatation n'établit en aucune façon le caractère indépendant, la valeur de simple terminaison euphonique de -kâ, -nâ, -trâ : ces finales font, au contraire, partie intégrante du thème radical. En effet, au Malais lailit le Merina ne répond pas comme l'indique Gautier, par lani -f- trâ, mais par lanit -f- vibrante -f- voyelle. Laniirà est un phonème qui n'a pas de formes dérivées. Si nous prenons 1. LesHova sont-ildesMalais ffourti. Asiatique, mars-avril 1900, p. 281. 2. Ibid., p. 286.

234

CHAPITRE V

pour exemple Mal. rabit, nous constatons que le Merina y répond c'est-à-dire naîtra, passif ruvib par ravit + vibrante-{-voyelle, ina. La finale malaise / est donc incontestablement représentée dans le thème radical malgache correspondant et dans toutes les formes à suffixe dont ruvitra est la forme première. Ce fait apparaît mieux encore dans les thèmes à finales interchangeables. Au Merina leijlikâ répond la forme dialectale orientale Icntim). La plus correcte de ces deux variantes doit nous être indiquée par le passif à suffixe et Pétymologie. L'ijlikîi et kutinà ont un unique passif : tei,ite*lt-aiià. L'infixé h appelle une finale radicale ka, donc lentikà < Mal. latttab. Leuth), leijtin, leijtinâ sont, par conséquent, des variantes malgaches, c'est-à-dire dçs variantes dialectales qui ont pris naissance à Madagascar même, du thème initial lentikà. Mafeylrà, en graphie usuelle mafaitra, et ses variantes se réduisent aux Les deux pretrois racines fcytrà, feyki, fcylsi, amertume. mières ont chacune un dérivé : bafeykl = ha -\- feyki qui ne fournit aucune indication utile, et Ixtfey-r-atiâ = Ixt -\-failrà + ana. L'infixé r de -r-ana répond régulièrement à r final ou à r final malais : feytrâ <.fayirà <.fa-i-trâ < Mal. pabit. Cette étymologie indique en même temps que le feytrâ moderne est la forme dissyllabique diphtonguée d'un ancien trisyllabe monophtongue (cf. Flacourt : mafailse, sub verbo amer) qui, en dernière évolution, a abouti à un dissyllabe monophtongue dans certains dialectes de l'Est : Mal. pabit = Malg. fa-i-trâ, faytrâ, feytrâ, felrâ. Le cas de fasikà-fasiaâ est un peu plus compliqué. Ces deux variantes qui répondent au malais pu sir, possèdent chacune un passif ifasikâ > fascina, fasinâ > fase-n-inâ. Ni l'étymologie par le malais, ni les passifs ne fournissant d'indication satisfaisante, il y a lieu d'élargir les recherches et de consulter le vocabulaire d'autres langues du groupe malais. Le Tagal pasig, bord, rivage, répond exactement au Malg.

LES FINALESka, nâ, Ira

33S

fasikâ. C'est donc ce dernier thème qui représente la forme initiale àomfasinâ est la variante dialectale, lelatrà et lelakâ < Mal, djilat ont un unique passif kla*f~inâ, dont djilat ne peut nous expliquer l'infixé -/ ; mais il est attendu d'après le Dayak djelap, L'évolution complète est donc la suivante ; Dayak : djelap, Mal. djilat, Malg, lelatrà, variante dialectale Merina ; lelakâ.

CHAPITRE

VI

L'ACCENT

TONIQUE

Le thème radical malais est généralement paroxyton. Font exception à cette règle les phonèmes qui présentent un ptpft = «' en pénultième ouverte : ils sont oxytons. Ex. : râla, tilâr. Il y a désaccord sur la place de l'accent pour les dissyllabes qui présentent un pJpèt en syllabe initiale fermée. « Certains auteurs, dit M. Brandstetter, le placent sur l'initiale, d'autres sur la finale (cf. les grammaires de Van Eck, 1893, p. 27 et Gerth van Wijk, 1890, p. 46). Quoique je n'aie pas du malais une connaissance exclusivement livresque, je ne me hasarderai pas à me prononcer '. » En Malgache, les thèmes radicaux quadrisyllabiques sont proparoxytuns ou paroxytons : bakiiraka, gros et mou, aijtsitMra, action de fortifier la poterie. Los thèmes radicaux trisyllabiques paroxytons, quelquefois paroxytons, ânaka, enfant, biiditra, peau, lànana, main, 1. Be{iebuiigen,p. 9. 1 sont généralement protrès rarement oxytons : papakl, huître, kaîaîô, cancrelat,

atiidi, oeuf, valâla, sauterelle, tan au a, village.

L ACCENTTONIQUE Les thèmes radicaux disyllabiques xytons, très rarement oxytons : ////, foie, âri, rate, faut, plein, Tous les monossyllabes /v, grand, ta, vrai, sont généralement

337 paro*

ali, ici, ari, là-bas, uiiU, don. sont accentués :

lô, pourri, //, délicieux.

L'accent tonique des paroxytons et proparoxytons coïncide toujours avec l'accent temporel; en d'autres terme*, toute voyelle initiale ou médiale accentuée est également longue : ànaka attidi, t<h mi, m tanâna, âri. flutt, Ainsi que beaucoup d'autres langues, le malgache n'admet pas de finales longues. Comme conséquence de cette loi, les oxytons sont des thèmes à finale brève accentuée : papakl, unit, be. En résumé, les thèmes radicaux malgaches sont, au point de vue de l'accentuation, soumis aux règles suivantes : Ie La voyelle accentuée des thèmes proparoxytons et parode l'accent xytons est longue et tonique par coïncidence tonique et de l'accent temporel. Toutes les autres voyelles du thème radical sont brèves : bâkùràkâ, àntsùlxîrii, 2° Lorsque l'addition ânàkâ, tin, bfiditrà, fiait, vâlâlâ, d'un suffixe fait

passer

l'accent

2 $8

ÇHAHTRE V»

tonique sur la voyelle suivante, celle-ci qui était brève atone au thème radical, devient longue et tonique. Cette accentuation nouvelle entraîne le changement de la longue tonique du thème radical en brève atone : àulstïbàrâ -J- ina rs âçtsiîlxtràlnâ, ânàtrà -j- ina 35 ilnArlnà, ârâkâ + ina = àrâblnà, dtftbùiiâ -f- ina =s diitbùiiinâ, ûmpàil -f- ina ss ûmpàltuà, âsâ -f - ina =: àsàlitâ, finit -f- ina zsfiaAlnâ. redoublés et les mots 3° Les thèmes polysyllabiques l'accent tonique que sur le second composés ne conservent élément de la forme redoublée ou le dernier élément du mot composé. Toutes les autres voyelles sont brèves : âkâ + âkâ 5= âkâkâ^ hésitation ; pikâ + pikâ = pïpftâ, sautillement ; ràvâ + ravit = ràvurâvit, joyeux ; Mtnikà -\-lx\traka zs, IxttrâÛtrâkâ, fierté; sàmpitnîl -f- sâmpitnâ =s sâmpûijtscimpnnâ, empêchement ; àntsïilktrà -f- ctnlsulxlrà ss âijtsiihàrâijlsiMrâ, action de fortifier légèrement la poterie. I#tf -f- (î/« == W4/iî, langue de feu ; /t/fwfl -f- #v///râ = filnnâtjtttrâ, un vieillard ; tùitgittrâ + JhffAl= titngitlr*t1mb"t, phd de boeuf; fyîï/râ -f- <tî/</r/i= èfâtr'âijdrû, quatre jours ; andriânii -j- tnâshiâ -f- vàlttnâ = àijdrtâmâshtâvâlitnâ, nom d'un roi. En malais et en malgache, les préfixes et infixes ne modifient pas h quantité du thème radical :

L'ACCENT TONIQUE

239

Mal, s Aral, écrit; mêfiArat, écrire; tèwAral, être écrit; pèittU rat, écrivain ; bënâr, vrai; bër-lvitâr, être vrai ; mêiihlvuâr, vérifier; titrait, descendre ; Hm-Arun, descendant ; gctâr, tremblant; g-um-ilâr, trembler, écrire ; mampanAratra, Malg. sAralra, écriture ; manitratra, faire écrire; umè, don ; maiiumé, donner ; mampanumê, faire donner ; là, négation; maijdâ, nier; mampaydà, faire nier; tâni, larmes ; t-um-àni, qui pleure. Dans les deux langues, le suffixe fait passer l'accent tonique En malgache, la voyelle radical sur la voyelle suivante. devient longue accentuée des paroxytons et proparoxytons brève atone; celle des oxytons conserve l'accent, et devient montre très nettonique longue. Cette dernière constatation tement la tendance de la langue à ne pas admettre de finale longue :' Mal. sAral sttrât-an, écriture; minitrat pihurâl-an, action d'écrire. Malg. sAralra -\- ana "= sttrâtana, être écrit ; action d'écrire ; ma mira tra -\-anaz=:fanurâtana, vâki -f- ina = vakiita, être brisé ; := it'nhta, être donné ; urnt +tna maiitime -\- ana zzzfanumeXana, action de donner ; là + ina = làvina, être nié ; reniement. maijdâ-{- ana zzzfaijdâvana, à i média! bref atone au Les trisyllabes proparoxytons radical, changent cet ï en ï long tonique aux formes à suffixe : =i alertait, âlllrâ +ina sfclkà -j- ana *= sëséfxlnâ.

24O

CHAPITREVI

Quelques thèmes proparoxytons et paroxytons à diphtongue pure ay, ey (ai en graphie usuelle) longue tonique changent, dans le même cas, leur diphtongue tonique en monophtongue 1?brève atone. Lorsque la voyelle radicale suivante est un ï, elle se transforme au passif en e long tonique : kâykllrâ, kfykllià -f- iiia=zkèker"tnU, akàyki, akéyki -\- ina s= àkfkenà', làyià, lêyiâ -f- ina ~ te\àti)à. Certains dissyllabes paroxytons à diphtongue ay, ey tonique pure, conservent, dans le même cas, l'accent sur la pénultième, mais changent la diphtongue en è ; niâyka, méyka -f- ina zsz mêlûnâ, pâyka, péyka -f- ina ==: péblnû. Les diphtongues nasales se maintiennent, intégralement aux formes à suffixe : au contraire,

a'yitga (graphie usuelle : aingà)-J- inazzzayngàhtà, fayïigana (Jamganà) -f- ina zzzfayngclnlnâ. Les proparoxytons qui présentent a ou u aux trois positions, se prononcent : initiale longue tonique, médiale brève et finale chuchotée ou sourde : ànâkâ kh'ànâ vârâlrâ varàlsâ tâijdfitkit vftiiïilii mâlitlfù htlhittsit.

A la médiale des proparoxytons, / et u s'amuissent complètement entre à, i, à et la finale a ou oe qui devient sonore par suite de l'amuissement de la pénultième, au lieu d'être sourde ou chuchotée comme dans les exemples précédents : graphie usuelle : lâvina, graphie phonétique : làvnà,

L'ACCENTTONIQUE mtHiiia k'isina marina Alaiia sAruita . . * * iitàsniï', *àsii(i, àindé, intima, iMnâ, iVutë, iùrmr,

341

~* i Merina : Agiota, ngtyioe, / Betsileo : ngîjmï.

Il est intéressant de constater que les médiates du thème radical, qui disparaissent dans la langue parlée, vont reparaître et devenir longues toniques par l'addition d'un suffixe : marna -f'Asiuv -jiihiluoe -jAgiota -jSAnuv -fina ina ina ina ana ss ss: = = Ixl-iiiarinlnâ, 'âsînïnà, Ixt-mâiininà, Agltfirinâ, zzzft-sïiiunânà.

« Afin de permettre la comparaison, dit l'abbé Rousselot, j'ai mesuré quelques mots Merina pour la durée et la hauteur musicale. Sans rechercher une rigueur absolue que le genre d'inscription adopté ne comporte pas, j'ai essayé de ne prendre que la voyelle seule séparée de l'explosion de la consonne précédente. Avec des tracés aussi réduits, la certitude manque sur ce point; mais je me hâte d'ajouter que l'erreur ne peut être grande et doit être considérée pratiquement comme nulle. La durée est exprimée en centièmes de seconde. Pour la hauteur musicale, je me suis borné à compter les vibrations qui se trouvent dans une partie moyenne de la voyelle pendant un demi-dixième de seconde et j'ai ramené tous les chiffres à l'unité de temps, à la seconde. Je n'indique donc qu'une hauteur moyenne, mais cela suffit tout à fait pour l'objet que je me propose. Voici les mots que j'ai mesurés : .? —> G. FERRAXD. 16 PboHJliqiteuulay&tiMlgafbf.

242

CHAPITRE VI HAUTEUR MUSICALE PENDANT UNE VIBRATIONS SECONDE gà-ga 280 300 300 216 200 200

DURÉE DES VOYELLES DE EN CENTIÈMES SECONDE gà-ga A B C 18 15 33 9 10 9

mâ-mi A B C 19 16 46 12 29 11

inà-nti 320 280 340 240 200 210

ây-lsi A B C 15 17 48 12 13 15

âij-tsi 300 360 340 240 214 260

A B C

titij-dra 8 14 8 12 38 14 tsà-nga-na 8 6* 10 8 7 12 9 10 19 maij-dl-lkt

tt'uj-dra 320 200 330 360 214 220

A B C

tsâ-itga-na 200 200 280 200 320 280 320 240 200 maij-dê-ha

Au B 4 C 14

u 14 28

15 1414

240 280 320

300 360 360

200 240 240

L ACCENTTONIQUE pa-pâ-iigu 8 18 18 7 13 12 u ? 24 inpam-piâ-na-lra 10 u 77 10 8 60 18 15 10 o pa-pâ-itgu 240 280 280 320 360 320 200 220 o

243

A B C

A B C

mpam-piâ-na-tra 260 280 220 200 200 o 320 240 280 6 320 240

« Si l'on désire mettre des notes musicales sur les chiffres ci-dessus, je rappelle que 200 = le contre-sol^ de la voix d'homme; 213 = la, 222r= lat, 240 = si, 256 = «/grave de la voix d'homme, 288 = ri, 300 = ri if, 320 = mi, 333 La différence de durée pour C entre la z=zini%, 355 -zzfaï. voyelle accentuée et l'atone finale est telle qu'elle explique à elle seule la moindre stabilité que nous avons observée dans la finale. Cette raison ne vaut pas pour B, loin de là : la tonique est plus courte chez lui que chez A, et l'atone est plus longue. Mais nous pourrions bien avoir aussi affaire à une cause d'ordre harmonique, car la différence d'acuité entre la tonique et l'atone est toujours plus petite chez A. DIFFÉRENCEDE HAUTEUR ENTRELA TONIQUEET LA FINALE gàga A B C 64 100 100 ma mi 80 120 130 maijdilxt 100 120 120 ântsi 60 144 80 papâitgii 120 140 ttindra 120 116 140 mpainpiânatra 80 80 80

isâitgana A 80 B 120 C 120

244 « bien chez nous

CHAPITREVI

Pour le dernier exemple, la comparaison ne se fait pas puisque la dernière voyelle n'est pas la même chez A et B, C. Si l'on comparait -pia- avec la voyelle suivante, retrouverions une différence entre A et les deux autres que sujets, soit 60 au lieu de 80. Enfin, nous remarquerons la prolongation de durée dans une finale, comme on l'observe chez B, ne nuit pas à sa qualité d'atone ; en effet, le son va Sans en mourant et se réduit à une très faible intensité ' vouloir entrer pour le moment dans les détails que réclame l'étude de l'intensité, je me bornerai à faire remarquer (en ce qui concerne le Betsileo) : « i° Que la différence de hauteur et la tonique est considérable : dt-di 600 440 bi-bi 600 400 musicale entre l'atone

vit-vu 600 400 ké-ta-ka 560 560 400

« On voit que le ton a été très aigu, car 400 = sol & (le médium de la voix d'homme), 440 = la & (environ), 560 = réb 3 (environ), 600 = rè%% ; « 2° Que la longueur moyenne des vibrations, mesurée en millimètres, a été : dl-di 0,20 0,27 bl-bi 0,30 0,33 « 3* Que l'amplitude a été : 1. Loe.cit.,p. 21-23. vt'wu 0,20 0,33 ké-ta-ka 0,20 0,20 0,33 également mesurée en millimètres,

L ACCENTTONIQUE dl-di 0,80 0,20 bl-bi 1,20 0,20 « 40 Que le rapport durée est d'environ : di-di 40 0,74 bl-bi 600,60 « ce qui peut se ramener di-di ' 55 1 bl-bi 100 1 vit-vu 0,68 0,12 ké-ta-ka 0,56 0,26 0,12 de l'amplitude de la vibration vit-vu 34 0,36 ké-ta-ka 26,10,740,36 à : vit-vu 94 1 ké-ta-ka 74 2 1

245

avec sa

de l'intensité relative des toniques expression approximative par rapport aux atones. Comme vérification expérimentale, j'ai fait répéter le mot /'//'/ dans la cour intérieure du Collège de France, long boyau d'environ 70 mètres de long. Or, le premier / a été très bien entendu d'un bout à l'autre et l'aurait été bien plus loin, tandis que le second n'a été net qu'à une distance de deux mètres. J'ai voulu renouveler la même expérience pour vt'tvu : le premier A était parfaitement entendu à 70 mètres ; jusqu'à quelques centimètres, il m'a été impossible d'entendre autre chose que vuv '. » t. ÎJOC. p. 79-81. cit.,

CHAPITRE

VII

FORMATIONS

VERBALES

ET NOMINALES

La formation des verbes présente, dans les deux langues, des analogies et quelques divergences. I. VERBESTRANSITIFS En malais et en malgache, à l'aide des préfixes : Malais on forme des verbes transitifs

: Mi, Mén Malgache : Ma, Mail, Mafia : Ma, Man, Mana. Merina Dans les deux langues, la préfixation de mèii et maii-raan à des thèmes radicaux commençant par k, t, p, S-s, entraîne l'aphérèse de la consonne radicale initiale. Les radicaux malais à /initial suivent quelquefois cette règle; les racines malgaches à ts et/ initial la suivent généralement, celles à tf initial ne la suivent qu'exceptionnellement : ' Mal. Mènaran, arranger, de karatt, arrangé; Mena la. parler, de kàta, parole; Malg. Maùckilfâ, mordre, de kekitfâ, morsure; K Maùatl^akad^a ) avoir soin, dekad^akadia, Mer. Manad^akad^a I soin; Maneykilrâ, mordre, de keykitrâ, morsure;

VERBALES NOMINALES ET FORMATIONS Mênambal, Minarttb, Malg. Maiiambi MananM Maiteri . ,, IMal. f \ lier, de tombât, lié; placer, de tartth, placé; .. , , ) , loUCr* de """*'' gaSes; \ . . . . , \ serré. j presser, de Un,

247

Mal. Mémilib, choisir, de pilih, choisi; Mimtikul, frapper, de pttkttl, frappé ; P Malg. Maniitilrâ, exhiber, de puitrâ, action d'apparaître ; ( Mamittrakâ, renverser, de ptttrakâ, tombé. Mal. Miitanlap, manger, de santap, mangé; Mena mpi il, couvrir, de sampul, couverture; . „ — >, Malg. Ma iia sa ) . . , S Si \f \ Iavcr» de insu, sa sa, lavage; . . , . . I Maftan ) I M \ condamner,dej<ïw,M^i,amende. [ 1 / J t Mal. Mënéatxtri, chercher, de Safari, cherché; Miiiéttrah, verser, de êurah, versé ; !prendre'de . , . , ) pression; presser, de/w/^«, | ) détailler, de ts induira, acI tion de détailler. ***•prisî

M^S \ I Malg. Manindfi I Maniijdri I Maiiiijd^ara » Maninduira

( Malg. Maintinttfubu, planter, de tftibutfubti, action de planter ; Tft j Mailutfakâ, épuiser, de Ifulfaka, épuisé. ( P \ Malg. Mamana, chauffer, de fana, chaleur ; ( Mûinalro, mesurer, de fuira, mesure.

248

CHAPITREVII

Parallèlement à la double forme verbale malaise mênc'apeymiiiapey = tnia + éapey, certaines racines malgaches à / et ts initial possèdent une double forme verbale active à préfixes de la consonne man et niait a. Celui-là entraine l'aphérèse radicale initiale ; celui-ci .ne fait subir aucune modification au thème radical : Manambinâ Manalanibinâ M t h' a j aider à soulever \ aide; S boucher, un paquet, de tambinà,

de tampinâ,

bouché;

Manttbukâ Manalsubtikà . ,, , ., Manatsttltttsttlu

| plonger quelque de plonger; \ { flamber, )

chose, de tsitbttkâ, action

de tsululsttltt, action de flamber.

Les racines malaises commençant par d, dj, g, b conservent leur initiale à la forme verbale en min; les généralement racines malgaches commençant par d, d{, g, b, v conservent ou perdent leur initiale à la forme verbale en man : , , . ,. ^ , ) de deùar, entendre ; 1 entendre, ) Mêndapat, trouver, de dapal, trouvé; Malg. Maijdistt, faire des fautes, de distt, faute ; Mandtitra, brûler, de dtttra, action de brûler. !Mal. Mindjadi, devenir, de djadi, devenu ; attendre, de djilait, attendu; Méndjilan, Malg. Matjdqtka, donner des étrennes, de dytka, étrennes ; de dyilukâ, acintroduire, Mandat!ttkâ, iMal. tion de passer par un trou. Mindeiîar «» . Mineitar

FORMATIONS ERBALES NOMINALES V ET

24$

Miûgadey, mettre en gage, degadey, gage; Miilgttliù, rouler, de galiii, roulé; Malg. Mançebi, serrer, de gehi, action de serrer ; iMal. Màiigedxa, serrer, degedxa, action de serrer. Les thèmes radicaux malgaches à g initial ont généralement, à côté de la forme verbale en man, une seconde forme verbale en m an a qui est aussi fréquemment usitée avec le même sens : maitgem-managehi, maiigedxfl'inanaged^a. Mèmbantah, disputer, debantah, dispute; Mëmbtinuh ) . . . , dc *"""*' tué; ,uer' Mlmumé j . , . Malg. Mambabu ) M h S caPturer*"ebaba,prisonnier; Mambttsibusikâ } dévorer, de busibusikâ, Mamnsibttsikâ action de dévorer. !Mal. ) v l Malg. Mamaii, répondre, de vali, réponse; f Mamaitgi, visiter, de va Agi, visite. Les racines malaisés commençant par m, », n, il prennent le préfixe mi au lieu de mitl; parallèlement, les racines malgaches commençant p.ir /;/, /;, », iig prennent les préfixes ma, maita-mana au lieu de man. Dans les dialectes non-Merina, les racines commençant par un n pur, font alterner leur initiale avec A : Mal. Mëmatrey, sceller, de matrey, sceau; Mimuwat, charger, de mttwat, chargé ; . , Malg. MaAamena ) » '0Uglr'de """".• roUge; Mammcm MaAamamtt ) . ., ,, [ soûler, de ma mu. ivre; Manamamtt )

«, M

250

CHAPITRE VII Méniley, Minatiti, Malg. MaAara w Manara MaAattt IMal. Manalu ^. j I ( apprécier, de niley, prix; attendre, de nanti, attendre ; . , , ..' \ avoir e ., de froid, i nara, froid; ) ) teindre en rouge, de nota, arbre à teinture rouge. i

Mal. Miiiala, enflammer, de ïiala, flamme; Mêitaiii, chanter, de Haïti, chant. ;

Mal. Menai)a, bâiller, de natta, bâillement; Ni MiAawum, rugir, de Aawttm, rugissement ( Malg; MaAilu, souffrir, de Ailtt, souffrance. s.~ ; Malg. MaAaAgita Manaiigita ) 1 MaAaAgi{inà Manangt\inâ

j friser les cheveux, de Agita, ) crépu; très \ noircir, de iigi\inâ. noir. j

Les racines malaises commençant par /, r, w prennent le préfixe mé. Les racines malgaches commençant par /, r, o-tt à prennent, au contraire, le préfixe mait-man. Conformément la loi de sandhi malgache, / et r alternent respectivement avec d et dr : tarder, de lambat, lent; préparer, de lafikap, prêt ; Malg. Mat/dafi, acheter en gros, de lafi, action d'acheter en gros ; Mandand{a, peser, de laijd^a, action de iMilaAkap, peser. Mêrombab, détruire, de rombab, détruit; Mirttsab, ravager, de rttsab, ravagé; recouvrir, de rakulrà, couMalg. Mandrakulrâ, vercle; iMal. Maijdritra, dessécher, de ri tra, desséché. l Mal. Milambal,

FORMATIONS VERBALES NOMINALES ET ( .v (

25 I

Mal. Mëwarlakan, rapporter, detvarla, rapport; Mêwasiyalkan, tester, de wasiyai, testament; Matiora . . . , ) ., . M«««m»ai,lPleU,'<ie,'ra'"ra"*'Plu,e; \ changer, de ova, uva, action Maiiova !Malg. Maituva de changer. j hériter, de waris, héritier, fait exception à

Mal. mtAwaris, la règle.

Les racines commençant par une voyelle prennent le préfixe mëit, en malgache, le préfixe maA-man : Mal. Méitayab, tamiser, dé ayab, tamis; Miiiagah, conjecturer, de agab, conjecture ) accompagner, j compagner; ( enlever, de arakâ,

en malais

; d'ac-

Malg. MaAarakâ Manarakâ %* Mal. Malg. t

action

de ala, enlèvement. incliné ; endap, caché ; + . ,. ,. eh, dispersion.

Mineliii, pencher, de eliA, Mèitendap, se dérober, de , e Maitefa \ c . {&».**».«*; UaJ/a Maileli , , ) , .. \ répandre, de M Mèniriil, suivre, MêAisi, remplir, MaAiii Ma " Maiiilii . M

Mal.

de iriii, derrière ; de tsi, plein ;

Malg.

) . t !•,••• m* actlon de mettre; \ mettre» "e **** ) \ rompre, • j .. action de tttt, j de rompre.

252

CHAPITREVII quelqu'un en ridicule, de oto-

Mal. MêAoloboloban, tourner bolob, moqué;

MlAukup, parfumer, de iikup, parfum ; MëAinvab, beugler, de uwab, beuglement Malg. MaAompa Mamtiiipa Manula

;

) . . . , L de mPa> '""t"...1' ,nJurc > ,nJuner> \ \ pécher' de '"I, ula' faute* :

Les racines malaises commençant par b prennent le préfixe mëii avec chute ou maintien de l'initiale. Les racines malgaches commençant par b prennent le préfixe man-man. Vb initial est généralement aphérèse ; il alterne quelquefois avec g en Merina : Mal. Mëiilxtpus, effacer, de baptis, effacé ; Mèiibadap | se mettre en présence en face ; | MëAadap MaAadiiiu Ma" MaAali Maitgadi Maitalatfà MMgalatr» ... , , ... ) de hadinti, \ OUD»er» de \ creuser, ) creuser; hali, de, de Ixtdap,

Malg.

. ... ,,., oublié ; badina, hadi, . vo1action de

. . , . . . ) v0,er' Je **"*• \

IL VERBES TRANSITIFSET INTRANSITIFS En malais et en malgache, les préfixes bër-mi donnent à la même racine : ceux-là ceux-ci le sens intransîtif : mëii-maA-man et le sens transitif;

VERBALES NOMINALES ET FORMATIONS 253 ' ' Mal. . Mclanlak, enfoncer ) . . c . c , n, . , / r [ de lantab, enfoui, fixé ; Bêrlantab, fixant ) Malg. Mandaitikâ, enfoncer dans ) de leijtikâ, plongé, enfoncé ; Mileijtikâ, être plongé dans ) Mal. ) . .... Mëmbalib, retourner „, . .., se retourner [ de balte, retourne; Bërbaltb, ) ) de vadikâ, changement de Malg. Mamadikâ, tourner Mivadikâ, se retourner ) côté; . . Mal. 1 . , MëAganlttii, pendre de * » n» . . être i ï gantitii, ' pendu ; ' r BërganluA, pendant | ,< Malg. Mananttinà,. .suspendre ) i » . , ° r .... , J dehaijttmâ,suspension; . r Mtbaijlunâ, être suspendu ) Mal. ... Mëiigttliii, rouler ) . ,, »r/,/,V),quiroule|,1^"/,A'r0ulé; de hudinà, tournoicMalg. Mantidinâ, faire tourner | ment. Mibiidiua, tourner sur soi I III. VERBES CAUSATIFS Le causatif se forme en malais, en préfixant à la racine le préfixe mèn ou le double préfixe mêm-për et en suffixant dans les deux cas l'affixe kan : Mëmbalikkan, faire retourner, de balib, retourné ; Mëiiganttiiikan, faire pendre, de gantait, pendu ; MëitguliAkan, faire rouler, degttliA, roulé; Mëndjalankan, faire marcher, de djalan, route. Mëmpërlantahkan, faire établir, de lantab, établi ; Mcmpërltiwakan, faire vieillir, de ttttva, vieux; faire produire au jour, de Mëmpêrtuttdjtibkan, montré ;

tttndjttb,

254 Mfmpërdiyamkatt,

CHAPITREVU

faire habiter une demeure, de diyam, demeurer. Aux affixes causatifs malais mèA-kan et mënpër-kan, le malpar mampan-mampan et mampi : gache répond respectivement Mampamadikâ, faire tourner, de vadikâ, rebours; MampaAatjluitâ, faire suspendre, de hanlttnâ, suspension; Mampaijdetjlikâ, faire enfoncer dans, de lentikà, plongé ; Mantpaijdefa, faire lâcher, de lefa, action de s'échapper, de fuir; faire se retourner ; Mampi-vadikâ, faire être suspendu ; Mampi-hatjttinà, Ma/upi-leijtikâ, faire être plongé dans ; ., Mampi-lefa, faire fuir.

IV. VERBES RÉCIPROQUES Les l'aide racine racine verbes de réciprocité se forment, en malais, soit à de l'affixe mëii en fonction d'infixé qui se place entre la redoublée, soit en préfixant bër et en suffixant an à la également redoublée : de gigit, mordu; Gigit-mëii-gigil, se mordre réciproquement, se presser réciproquement, de tindib, TindilHitënindib, pressé; Piiknl-mëintiktil, se frapper réciproquement, depukttl, frappé; de lulttii, aide. TtiltiA-mëntiluA, s'aider réciproquement, Bër-bunult-bututh an, se tuer mutuellement, de btintih, tué ; se disputer ensemble, de bantah, disBër-bantah-banlab-an, pute; courir çà et là, de lari, courir; Bër-lari-lari-an, Bër-lililj-lilib-an, qui coule continuellement, de/////;, coulant. Les verbes de réciprocité se forment en malgache en pré' fixant à la racine ntifathniifan :

FORMATIONS VERBALESET NOMINALES

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de fitàkâ, tromperie; Mifamitakâ,setrompet réciproquement, de tuer; devttntt,action Mifamunu, se tuer réciproquement, de laijdça, action Mifaijdaijd^a, se peser réciproquement, de peser ; de ts'tnMifaAhjdfi, Mifaniijdri, se presser réciproquement, dri, pression. V. VERBES FRÉQUENTATIFS Les verbes fréquentatifs se forment en malais et en malgache en préfixant mëA, maii-man, à la racine redoublée : RACINE Mal. Djëliit, regardé; VERBE SIMPLE VERBE FRÉQUENTATIF MëAdjëliii, regarder; Mëitgëlip, cligner; Mëitgigit, mordre; Mëlttmpat, sauter; Maùgai a trâ, voler; Maitttijtani, Mamnjtani, interroger; MëndjëliùdjëliA, regarder de tous côtés ; Mëitgëlipgëlip, clignoter; MëAgigitgigit, mordre continuellement; Mëlttmpatlumpai, sautiller; MaAgalalralalrà, voler fréquemment ; MaAuijlanttijtani, Manuijtanuijtani, interroger fréquemment;

Këlip, clignotement des paupières; Gigif, mordu;

Lumpal, saut ; Malg. Haï air à, vol;

Uijiani, interrogation;

Z%6 lavu, tombé;

CHAPITREVII Manda vu, renverser; Mamali, répondre; Maudavulavu, renverser souvent ; Mamalivali, repliquer souvent.

Voit', réponse ;

VI. VERBES PASSIFS Le passif s'exprime en malais et en malgache a : :

!• par les préfixes Mal. «//—Malg. Mal.

Malg.

Di'lilxtl, être vu, Di'pttkttl, être frappé, Di-tambat, être réuni, Di'tailkap, être pris. A-lalsaka, être placé *, A-pttka, être heurté, A'tambatra, être réuni, A-tana, ce avec quoi on est arrêté.

Les préfixes di et a sont également usités en fonctions de prépositions : Mal. • Di-nagëri, à la ville, Di-rumah, à la maison. Malg. A-ltilxi, au-devant, A-mur uni), sur le bord. Comme le fait justement observer M. Brandstetter, les pasêtre sifs Mal..: Di-rantai, enchaîné; Malg. : A-tambalra, ï. Dans mon Essai de grammaire malgache 146 et suiv.), j'avais pro(p. posé une interprétation différente des verbes â préfixe a-, mais j'ai abandonné cette théorie : ce sont certainement des verbes passifs.

FORMATIONS ERBALES NOMINALES V ET

2)7

réuni, ont dû signifier initialement : dans les chaînes, dans l'état de réunion, d'assemblage *. 2° Au passif malais à préfixe ter, le malgache répond par une forme passive à préfixe ta : Mal. Tèr-bunah, tué, Têr-lilhil, vu, Tër-pitih, choisi, Tlr-sural, écrit. Ta kibukâ, bondé, de kibttkâ, plein, ruiné, de kiki, action Ta-kiki, complètement de ronger, Ta-m-bttliviili, engourdi, de vulivitli, engou;di, Ta-mura, devenu facile, de mura, facile.

Malg.

3P I«e malgache possède un préfixe passif tafa auquel corresseulement le malais tèpèr ; pond phonétiquement Malg. Tafa-lalsakâ, être tombé, de latsakâ, tombé, Tafa-udi, être revenu, de udi, retour, Tafa-vuri, être réuni, de vttri, réuni. Tépèr-oleh, recevoir, obtenir, de la racine oleh.

Mal.

4° Le malais kena, qui signifie littéralement : loacU, atteint, affecté, est usité en fonction d'auxiliaire passif : Kena bisa, être empoisonné, de bisa, poison, Kena luka, être blessé, de luka, blessure. Le préfixe passif malgache vtta = Dayak : buab, répond au malais kena et signifie littéralement aussi : atteint, toticU : Vtta-clri, être abaissé, de elri, abaissement ; Vua-iiijdraiiâ, être embarqué, de mjdrauâ, embarquement; Vtta-suralrâ, être écrit, de suratrâ, écriture. I. Be\iebungen, 34. p. G. Fouuxo. — Phonétique matajo-matgattie. 17

2jS

CHAPITREVU

5" Les composés malais ; préfixe ka + racine + suffixe an, sont usités soit en fonction de substantif, soit en fonction de verbes passifs : Ka-bunulf-an, meurtre, être assassiné ; Ka-djabat-an, emploi, être exercé; Ka-lihal-an, vue, être vu; Ka-leilah-an, mitoyen, être au milieu. Au passif malais en ka—an, le malgache répond par un passif formé à l'aide des suffixes ana ou ina : Duru-ana, être incendié, de durit, action d'incendier; Utupi-aiia, être élevé, de iimpi, élevage; fja^a-ina, être dit, de layi, action de dire; Vunu-ina, être tué, de vunit, action de tuer.

VIL LE PRÉFIXE VERBAL m. Le malais offre quelques exemples de formations verbales obtenues par le changement en m de la labiale radicale initiale : Makan, manger, de pakan, nourriture ; Mali, mourir, de pâli, mort; Merahi, séduire, de berabi, être aimant; Minta, demander, de pin ta, prière. Les mêmes formations verbales existent en malgache :

Mali, être mort, defali, cadavre; Melhtkà, tomber en lambeaux, de velxtkâ, qui tombe en lambeaux ; Muni, être jaune, de vu Ai, jaune ; Mttlikâ, être écrasé en petits morceaux, de pulikà, petit morceau ;

FORMATIONS ERBALES NOMINALES V ET

2J9

Mrttrakà,ttte pourri,gâté, depairakà, tombé, dégradé; Mutsihi, être broyé, de pulsikâ, être broyé. la; changement phonétique observé à l'intérieur de chacune des deux langues, s'est produit, dans quelques cas, directement d'une langue à l'autre. A la labiale radicale initiale malaise, le malgache répond par un m en fonction de préfixe verbal : Mal. BëAkob, tortueux = Pîudjam, emprunt Pitlih, revenu Malg, McAgttkâ, être tortueux; — Miijdrauâ, emprunter ; — Mali, revenir.

A certains verbes malais à m initial, le malgache répond pjr un thème verbal commentant également par MI; Mal. Mândi, se baigner— Minom, être bu Mûdik, remonter une rivière. Malg. Mâijdrtt, se baigner; — Mbitinâ, boire; — MArikâ, remonter une rivière.

Tout verbe malgache transitif ou intransitif se compose d'un préfixe et d'un thème radical. L'extraction de la racine des six verbes précédents s'est ainsi faite : pour meAgttka, mâli, inurika, ni meA, ni mu ne figurant parmi les préfixes verbaux, il faut nécessairement décomposer ces trois verbes en m -f hlgttka, Ali =s= Merina : iidi, firika. Le cas de mîijdraiia, nttuiina, màijdru est également très net; il faut décomposer en m + îijdrana, huma, âijdrtt, ainsi que l'exige l'accent tonique. Si les deux premiers verbes devaient se décomposer en mi -fndrana, muta et le troisième en man -f- ru, nous devrions avoir les quantités : uiindràiià, mintiuâ, utàijdni, les préfixes mi et man, étant toujours atones. Cet argument qui vaut également pour iiieAgukâ; mâli, inhrika, est absolument décisif. Il serait donc inexact de prétendre qu'au malais beAkok,pindjant, pulib,

26o

CHAPITREVU

maitdi, minciu, iiiudik, le malgache répond par citgttka, iudrana, ttli, aijdru, huma, urika, par aphérèse de la labiale initiale malaise. Le malgache y répond, au contraire, par les verbes nuit: niiidi, tuandrti, iniuuiia, inurika, gttka, miudrana, mtili=Merina d'où sont extraites les racines précitées par aphérèse de Via initial qui, en malgache, est considéré comme préfixe verbal.

VIII. INFIXES Les infixes malais il, cr, êm, uni, donnent à la forme infixée un sens variable ; GèlcmbuA, enflé, de gembuA, enflé ; Têluitdjuk, index, delitndjub, indiqué; Gèrigi, garni de dents, de gigi, dent ; Ùêraéab, tout marqué de petite vérole, decacab, piqué; G cmila n, briller, de gilaii, brillant ; Têmurun, descendre, de turun, descendré ; Gumetar, trembler, de gelar, tremblant ; Gumurtih, tonner, de giiruh, bruit sourd. Le malgache possède deux sortes d'infixés : 1° uni, ra, ar, er, ri, ni, dont les fonctions identiques au malais um, cr ; sont à peu près

Tnmuelrâ, demeurant, de lueira, état ; Tu ma ni, pleurant, de lani, larmes ; D^aradttnâ, position droite, de dytdunâ, position droite; Karayijkttnâ, contraction, de kayijkttnâ, contraction ; Sereijtti, soupirant, de seijltt, soupir ; Biritikâ, très petit, de bilikâ, très petit; Purilikâ, petit, de ptitikâ, petit morceau ; Sttlutikà, crasse, de sttlikà, crasse.

FORMATIONS ERBALES NOMINALES V BT

261

2° in, un, ne, te qui donnent à la forme à infixe un sens passif: Hineisikà, être remué, de Ixlsikà, agitation ; Tiuadi, être attaché, de tadi, corde ; Bantiri, être couné, de bnri, privé de ses membres ; Vununtt, être tué, de vttnu, action de tuer ; Funelakâ, futciakà, être crotté, de fittakà, boue.

IX. CONJUGAISON Le parfait s'exprime, en malais, à l'aide des auxiliaires s'ttdah, fini, achevé, ou tëlab, passé ; le futur avec les auxiliaires Ixudab, mait, vouloir : Présent : radja datai), le roi arrive ; Parfait : radja lèlabdatait, le roi est arrivé; Futur : radja man datai), le roi arrivera. En malgache, le parfait des verbes passifs à suffixe et à préfixe a s'exprime à l'aide de l'auxiliaire efa et de la particule nu, ou de la particule nu seulement : efa efa efa mien nu babiiina i^i, nu babnina i{i, il a été pillé ; nalana (= nu + alana) t\i, nalana t\i, il a été enlevé ; navaliku (jttt -f avaliktt), navaliktt, litt. : il a été répondu = il a été répondu par moi =» j'ai répondu. à l'aide de la parti-

Le parfait des verbes relatifs s'exprime cule nu :

iimali tut namoAgiaku ou iimali namaûgiakii (=//« + amai)giaktt) a{i, c'est hier que je lui ai fait visite. Les verbes passifs à préfixes vu a, lafa et les thèmes radicaux passifs forment le parfait à l'aide de l'auxiliaire efa :

262 efa efa efa efa efa

CHAPITREVU il a été désigné; vua-leiidriiii, tafa-vari t\i, ils ont été réunis ; vaki i{i, il a été brisé ; resi t\i, il a été vaincu ; hitakit, litt. : a été vu mien = a été vu par moi =? j'ai vu.

Le parfait des verbes transitifs s'exprime en changeant en u, Via initial du présent : mahila al», je mand^ika alx\ inilalsaka i^i, midilra t\i, il vois je règne il tombe entre uahita al», j'ai vu; naijd^aka aho, j'ai régné ; uilatsaka t\i, il est tombé; nidilra i\i, il est entré.

Le futur des verbes passifs et relatifs s'exprime à l'aide de la particule bu, pleine ou apocopée ; le futur des verbes transitifs et intransitifs, en changeant en h l'initiale m du présent : bu babuina iy, il sera pillé; It-alana t\i, il sera enlevé ; Ij-avalini, litt. : sera répondu son = sera répondu par lui == il répondra ; bit vua-lendri i^i, il sera désigné ; /;// tafa-vuri t\i, ils seront réunis ; bu vaki t\i, il sera brisé ; bu resi i\i, il sera vaincu ; ralximpitsu. If-amaAgiaktt a^i, c'est demain que je lui ferai visite; Ij-abita alx>, je verrai ; Ihayd^aka al», je régnerai ; ihilalsaka i{i, il tombera; b-iditra t\i, il entrera. Le Petit catéchisme avec les prières du malin et du soir, publié

ET FORMATIONS ERBALES NOMINALES V

263

en 1658 sous le nom de Flacourt, contient plusieurs exemples d'une formation du futur des verbes transitifs et intransitifs à l'aide de la particule bu employée avec le présent : p. 54 : afare I» misicbîne (afara bu misikina), après on s'habillera ; p. 64 : akaityi abi I» mhvari (akand^a abi bu mivurt), toute la famille s'assemblera ; p. 100 : zabai I» mahila ($abay bu mabitd), nous verrons. Cf. également les exemples suivants extraits du catéchisme malgache-latin publié en 1785 par la Propagande ; p. 9 : ho manpabita (ha mampahita), (il) fera voir, p. 25 il» midytra erco, separabuntiir ipsi (sic) ~ /;// minora irett, ils partageront. Je n'ai trouvé aucun exemple de formations identiques dans les textes anciens ni dans les Dialogues malgaclx-l»llandais publiés par Houtman. Ceux-ci et ceux-là ne donnent que la forme moderne obtenue par le changement en b de Ym initial du présent. Bien que les futurs relevés dans les deux catéchismes ne soient pas a priori inacceptables, cette forme temadmise porelle ne me parait pas pouvoir être définitivement tant qu'elle n'aura pas été attestée par un texte indigène. X. SUBSTANTIFS Le malais et le malgache ont un certain nombre de formes nominales identiques, obtenues à l'aide de préfixes et de suffixes. I. Préfixes malais &i, malgache/AI ; Mal. Katxndab, désir, de Ixndab, désirer ; Kakasih, amant, de kasih, affection.

264 Malg.

CHAPITRE VII Habe, grandeur, de be, grand ; Hafubi, brièveté, defubi, court; Hakeli, petitesse, de keli, petit ; Hatsara, bonté, de tsara, bon.

IL Préfixes*malais për, pê, pèit, malgaches/, fa, fait-fan. Les préfixes nominaux për-fi répondent, comme classe, aux préfixes verbaux bèr-mi; les préfixes nominaux pè-fa, aux préfixes verbaux mc-ma, et les préfixes nominaux pêihfaihfan, aux préfixes verbaux mëii-maii-man : Pcr-buwat, qui est fait, de bër-bttwal, faire ; Për-salin, habit de rechange, de Ivr-salin, changer. ' dire ; Malg. Fi-la^a, récit, demi-laia, Fi-sayna, manière de penser, de mi-sayna, penser. Mal. Pë-rasa, goût, de më-rasa, goûter ; Pë-lesa, celui qui dirige une embarcation, de më-lesa, diriger une embarcation. de ma-hita, Malg. Fa-bita, ce qui se voit habituellement, voir; manière de craindre, de ma-lulxtlrâ, Fa-lahulrà, craindre. Mal. Mal. Pëiii-bttnith, meurtrier, de mëm-buuith, tuer ; Pèn-djahit, qui coud, de mën-djahit, coudre ; Pëïtamun, voleur, de mëïiamun, voler ; de mën-umpat, calomnier. PëA-ttmpat, calomniateur, de niaA-ala, Malg. FaA-ala, Fan-ala, manière d'enlever, > maii-ala, enlever; manière d'écrire, de manuFaAnralfâ, Fanuralrà, ratfâ, manuralrâ, écrire. III. Suffixes malais an, malgaches : à, an, ana : Mal. Bunti/f-an, meurtre, debitnnh, tué;

ET FORMATIONS VERBALES NOMINALES Put us-an, conclusion, de puttts, fini; Suntlj-an, message de sitruh, envoyé ; TaAkap-an, saisie, de taAkap, pris, *' wl'. Hantuitan Hwimmui) Laijdià Laijdyin Ijujdzaiiâ lanitnà Laminait Laiiunanà Vunità Vtinuan Vuntianâ /la : chose qu'on \ susPcns,0"i suspend, r . poids;

26$

de batjliiitâ,

j ? la chose portée, delaijd%i, ) 'j réunion,

de lamtnà, réunion ;

} \ \ massacre, de vttnti, action de tuer. )

)à IV. Préfixes et suffixes malais ka—an, malgaches lut- [ an ) ana Mal. Ka-bunuh-an, meurtre, debuntib, tué; Ka-lilml-an, vue, de lilxtt, vu; Ka-radja-àn, royaume, de radja, roi ; de rusab, détérioré. Ka-rtisab-an, détérioration, Malg. Halaynà Halaynan Halaynanâ Halavâ Halavan Halavanà Hamaymbuâ Hamaymbuan Hamaymbttanà \ > paresse, de layna, paresseux ; ) \ longueur, de lava, long ; j ) J > puantéW,» de maymbti, puant ; )

266 Hasabià Hasahian Hasabianâ

CHAPITREVII \ ! courage, de sabi, courageux. }

V, Préfixes et suffixes malais pêr — an, pê — an, pëù — an, malgaches Ï (.1 iâ fi— j an,fa—\anjaù-fan {ana f ana Mal. ià — lait ( ana

Për-lipat-an, pli, de bêr-lipat, qui se plie ; Për-mandi-an, bain, de tnandi, se baigner. . . ... .... Malg. Fiandrianà ) / rovauté, ' de miandria, .,..,. Itandrianaii mtaijdnan, * . .* . \ . . .V miandnanâ, » régner; » ,,. o Fiaijdrtaiianâ ) Fivttriâ \ Fivurian i réunion, de mivttri, se réunir. Fivttriauâ ) Mal. Pë-lari-an, action de fuir, de lari,. fuir; Pë-rasa-an, action de goûter, de më-rasa, goûter. pi FaZâ Fabilà Fa bilan Fabitattâ Mal. I action de prendre, j \ «*"^Pren<lrei '** de ntaka (ma -f-

j vue, de ntahita, voir. ) tuer;

Pëni-btiniih'Oit, meurtre, de tnftn-bunttb, Pëitasifj-an, amour, de mëAasih, aimer. \

Malg. Fanimiuà Fa mun ua n Famunuaiià

action de tuer, de ma munit, tuer ; j )

VERBALES ET NOMINALES FORMATIONS

267

« . FaAitijtaitià \ . ... .. . de maAuijlam, ma* f interrogation, > paAiiiitaniaii ... . .1 -, iiuijtani, interroger. ° , I lanuiitaniaiià VI, Toutes les grammaires malgaches donnent la règle suivante : à l'aide de l'infixé p, infixé après l'initiale des verbes à préfixe ma, mi, man, etc, on forme, en Merina, des noms d'agent : ma-hita, trouver, mpa-bita, celui qui trouve; mi-layt, dire, raconter, mpi-laxa, narrateur; imvj-d^tka, régner, mpatjd^aka, roi, etc. Cette règle est inexacte ainsi que le Montre la morphologie comparée des dialectes malgaches. Dans ce cas spécial, comme dans nombre d'autres, l'étude du fait morphologique dans le seul dialecte Merina, a abouti à des conclusions erronées. Le phénomène précédent observé dans les dialectes anciens et modernes se présente ainsi ; VERBE IDENTIQUE DANS TOUS LES DIALECTES mahîta, milâ^a, maijd^âka.

DIALECTES ORIENTAUX ANCIENS ompabita ompilâ^a ompaijd^âka '

DIALECTES ORIENTAUX MODERNES ambahita ampilâia ampaud^îka

MERINA ntpahlta mpilâ^a mpaijd^âka

Le mécanisme de formation de ce nom d'agent est facile à reconstituer. Ompabita se décompose en ont + pointa. D'après la loi de sandhi et la Lautverschiebung, les deux éléments de ce composé représentent initialement on -\-fahita == an -\fahila dans les dialectes orientaux modernes = n < an -jfahila en Merina. On > an > n est bien connu : c'est un préfixe nominal (vide supra Vocabulaire comparé sub verbo on). Fabita,fila{a, faijdxaka sont des substantifs dérivés des verbes mahita, milayt, maijd^aka. Le nom d'agent en question n'est

268

CHAPITREVU

donc pas formé du verbe à l'aide de l'infixé p, puisque les autres dialectes répondent au Merina mpa, mpi, mpan par ompa-ampa ompi-ampi, ompaii-amptiu, mais d'un substantif dérivé lui-même du verbe et du préfixe nominal on, an, n devenu oui, uni, m devant /» </, Du thème radical au nom d'agent, les formes intermédiaires sont les suivantes ; bita, vu, trouvé ; ma-hita, voir, trouver ; fa-bita, manière de trouver; on -\-fa-biia z=z ompa-bita > ampa-hita > mpalitt. : on, celui qui,/<ibita, celui qui trouve habituellement, hita, (a) la manière de trouver ; lâ^t, action de dire ; mi-lâ{a, dire, raconter ; fi-lâyt, version, récit; on-\-fi-lâ{azz.owpHâ{a'>ampi-lâïa>mpi-lâïa, narrateur, celui qui raconte habituellement, !itt.:tw, celui qui, filait (fait) le récit ; lâka, gouverné ; mai,t-d^âka, gouverner, régner ; fay-dyîka, manière de régner; on -\-fan-dtfkazz:ompaij~d%ika > ampaifdtfka> nipan-dzâka, roi, souverain, litt. : on, celui qui, faudtfka, (a) la manière de régner *. est extrêmement car elle Cette restitution intéressante, nous permet d'expliquer la formation des nombreux préfixes verbaux transitifs et intransitifs. • Classes des a) préfixes ma et mi. cauThème radical : bita, verbe en ma : ma-hita >fa-bila; forme satif : mam-pa-hita == man + fa-bita > fain-pa-bila, parallèle à fa-hita <C ma-hita ; réciproque causatif : mi-fampa-bfta = mi -\-fampabita < mampahila. Thème radical : lâ^ct, verbe en mi : mi-lâ^a > fi-lâ^a; == man -\-fi-jcausatif : niant'pilait lâ%t > fam-pi-lâyi; réciproque causatif : nii-faiii-pi-lâia = mi -{-fan -{-fi -f- la^a ï. En Merina moderne, Vininitial du nom d'agent tend à disparaître : > pan-d\dka < mpan-d^dka.D'où la courbe einfKiiini{dka amfcin-dyika> > tnpan-d{dka pan-d\dka.

V ET FORMATIONS ERBALES NOMINALES > fî-fam-pi'lâzii ; double causatif : mam-pi-fain-pi-lâ^i

269 ss man

Le paradigme est plus complet pour la classe des verbes en man.' Thème radical : %ika ; Verbe en man : maij-ittfka >fau-d^âka; Causatif: mani'paihd^àka zs; mai) -\~fau-diaka >fam-pai.tdiaka, paVallèlement à maijd{âka > faud^âka ; mi-fam-pav-diâka zsz mi -f- faiit~pay~ Réciproque causatif: d{âka > fi-fam-paiHl^tka ; " = man -{-fi-fam~ Double causatif ; iitam-pi-fam-paii'diâka paij-dtfka; Réciproque : mi-fai)'d%ika =: tni-{-fai)-d{àka < may-dzâka ; uiifaijdtfka > fi-fan-d^ika ; Causatif réciproque : mam-pi-faij-diâka =r man -f- fi-faijdythi ; La règle de formation des verbes précédents s'applique à toutes les autres classes de verbes en mana, maijka, ma/M, miIxi, mian, milan. Le procédé d'investigation de la racine de iiiampifampaijest de même absolument concluant diàka et niampifampllay et constitue la preuve, par l'opération inverse, de la dérivation de ces verbes l'un de l'autre par l'intermédiaire du substantif en fan ou fi : < mifampaijmampifampaij^âka == mai) -f- fifampaijdiâka d^âka =: mi -f- fampaijdiâka < mampai)d\âka = man -{-faijthème radical fâka; dfâka < maijdiâka~niai,i-{mampifampilâia *= maij -f- fifampilà^a <C mifampilâ^a = mi-f- fampilâyt < ma mpilota = mai) -{-filâyt < milâ^a = mi -f* lâyt. La règle unanimement admise de formations nominales et verbales à l'aide des in fixes p pour le nom d'argent (nt-p-ay-

2JO

CHAPITREVU

d^itka), amp pour le causatif (m-amp-and^aka), etc., est donc inexacte. Les verbes, du transitif ou intransitif simple au double causatif, se forment, au contraire, à l'aide des préfixes mi et mai) qui sont successivement préfixés, non pas à la forme verbale précédente, mais au substantif issu de la forme verbale précédente. Je développerai prochainement cette loi nouvelle en retendant à toutes les classes de verbes transitifs et intransitifs '. VIL Un certain nombre de substantifs sont formés en malgache à l'aide des préfixes ke, ki, ka : Ke-pukà, bruit de ce qui est écrasé sous la dent, de pttka, choc ; Ki-aftiâfu, un petit feu, de afa, feu ; Ki-buijlanâ, enflure, de biti)lanà, enflé ; Ki-lalâw, jeu, de lalaw, jeu ; Ktt-bild, état de ce qui n'est pas droit, de bila, de travers; Ku-ditdukâ, empressement, de dudttku, pressé ; Kii-fâfa, balai, de fafa, action de balayer. VIII. Le malgache possède enfin un substantif à suffixe ni :

Lava-ni, longueur, de lava, long; Rari-ni, équité, de rari, action d'arranger ; Turi-itî, incision, de Ittri, incision ; Vahi-nî, ce qui ressemble à une liane, de vahi, liane. I. Gautier (Madagascar, lissai de géographie physique,p. 296, ndte 2 et 298) avait pressenti cette loi en indiquant la formation du causatif S/MMpid^eri par man 4- fiJ^fri, mais il ne lui a consacré que quelques lignes, en note, et n'a surtout pas montré quels étaient les deux éléments préfixaux des thèmes Merina du type mpahita. C'est la reconstitution du préfixe nominal on qui m'a permis d'être atnrnutif et de formuler nettement cette loi nouvelle.

FORMATIONS ERBALES T NOMINALES V E Le malais présente une formation identique Ltiwas, large; Lawas-ïia, largeur. :

2JI

XL REDOUBLEMENT En malais et en malgache, les formes redoublées sont de deux et les formes sortes : les formes redoublées partiellement redoublées intégralement. I. Redoublement de la première syllabe : Mal. Bebirib, nom d'un oiseau ; *Birib, Lalaki, mâle. Laki, Lui abi, homme; Malg. Labi, mâle, Laiiauà, Lalaitauâ, bambou servant de réservoir à eau; *Riiiinà, hiver, Ririiiinâ, hiver. IL Redoublement Mal. de la deuxième syllabe : HalUintar, éclair; Knlil'tii, entouré. Bititikâ, très petit; Dabubukâ, chute lourde; Daruriikâ, chute bruyante ; Hudidinà, entourage.

Halinlar, éclair, *Kutiii, Malg. Bitikâ, très petit, Dabakà, chute, Darakâ, coup, Htidinâ, tournoiement, III. Redoublement Mal.

intégral du thème radical : Baib-bai'k, très bien ; Mala-mata, espion ; Mnla-mula, premièrement Pulib-pitlib, très blanc.

Baib, bien, Mata, oeil, Mula, commencement, Patib, blanc,

;

272 Malg. Eli, dispersion,

CHAPITREVU disfréquemment persé ; Mavtt-mavti, jaunâtre ; Ha^a-ka^akà, course ; Lava-davakà, petit trou; Pcla-pelalrâ, soufflets fréquents; Analr-aualrâ, légère réprimande ; AUn-alinâ, crépuscule; D^anui)-dianiiitâ,Arcètsùèquents. Eli-eli,

Mavu, jaune, *Ha$akâ, Lavakà, trou, Pclalrâ, soufflet, Analrà, réprimande,

Alinà, nuit, D^anuin), arrêt,

IV. Formes verbales redoublées. En malais, l'initiale du second élément de la forme redoublée subit les mêmes changements phonétiques que celle du premier terme dont la loi de sandbi règle les modifications : Karait, arranger; Mëiiaraii, arranger; Mëiiaraii-iiaraii; Piikul, frappé ; Mëmtikttl, frapper ; Mëmaktil-mttkitl, En malgache, au contraire, le thème redoublé est traité, au point de vue de la formation verbale, comme un thème simple, c'est-à-dire que l'initiale seule du premier ternie est modifiée conformément à la loi de sandbi. Tafika, expédition ; inanafika, faire la guerre ; tafi-tafika, expéditions fréquentes; manafi-tafika, faire souvent la guerre; Vil't, déviation; mamili, détourner; vili-vili, déviations fréquentes; tnamili-vili, détourner fréquemment; Vadika, l'envers; mamadika, mettre à l'envers; vadi-badika, action de changer fréquemment; mamadi-badika, changer sans cesse ; Zaitra, couture; inan-dqtilra, coudre; ^ai-d\aitra, coutures fréquentes; mai)-d%ti-d{ailra, coudre souvent. le verbe maitao = man + tao, sJt la Exceptionnellement, règle malaise : ma-naw-naw, au lieu de la forme régulière attendue : *manau/-taw.

fis.

E FORMATIONS ERBALES T NOMINALES V

273

En malais comme en malgache, certains mots ne sont usités que sous la forme redoublée : Mal. Biri-biri, mouton ; Labi-labi, tortue ; Pundi-pttndi, bourse; Punaii-punaA, espèce de poisson. Malg. Kudi-kudi, mille-pattes ; UU-uli, espèce de grive, Ravi-ravi, état de ce qui pendille; Sela-scta, fierté.

Le vocabulaire de la faune de toutes les tribus malgaches contient un grand nombre de formes partiellement ou intégralement redoublées : Sakalava O. Babaka, espèce de chat-huant; Côte orientale. Papaki, huître; Bara \ Betsimisaraka f ~. . , Tflto"'>enSoutevent; Sakalava NX). Taiiala ] Merina. Tutu^t, souris; Betsileo. FiririAga, espèce d'hirondelle; <,., , | Tsibubuka, têtard ;

Vurimu. Bàkaka, grenouille ; \ Antefasi Antemuru f n , , , »"*«*<«><«i»««l i Aotapkara I Zafisuru Merina. Kibaba, caille ; Atitemuru. Ktitfatfa, anguille sacrée; Merina. Morara, espèce de martinet à large bec; G. FF.RRASD. —Pt/oiifllifru malasù-malgtubf.

18

274

CHAPITREVII

. Betsimisaraka. Tsartiru, espèce de sèche ; Antambahwaka. Giri-giri, canard musqué ; Antemuru. Heri-lxri, râle ; Sakalava N-O. Kala-kata, espèce de coq de bruyère ; Antanosi. Kelfa-ketfaka, pie-grièche marron à ailes et queue bleu vif; Sihanaka. Luvi-lttvi, canard sauvage à bec rose; Bara. UAguiigu, canard sauvage ; Betsimisaraka N. Ravi-ravi, espèce de bécassine ; Bara j Betsimisaraka [ Tfiit-lflu, hochequeue à ventre jaune ; Tanala l Antankara. Viki-viki, espèce de pluvier. En malais et en malgache, la réduplication n'a quelquefois d'autre but que de différencier des homophones homographes : Mal. Alan, aigle — Alait-alaiif cerf-volant; doucement — Alap-alap, espèce de faucon ; Alap, A lu, pilon — Alti-altt, espèce de poisson de mer; nom d'un arbre. Alnr,- coupure—Alttr-alur, Malg. Bubu, albinos — Btibu-babu, glouglou ; Daiiga, espèce d'herbe*— DaAga-daAga, hauteur; du Dani, bon plaisir — Dani-dani, ballonnement ventre ; Kisu, couteau — Kisu-kistt, hargneux.

CHAPITRE

VIII

LE SANDHI

'

Les cas d'application de la loi de sandhi sont, en malais, relativement restreints et nettement déterminés. Les composés du type Ixirini, aujourd'hui (Imri, jour -f- ini, celui-ci), bagitu, ainsi (bagai, sorte -f- itu, celle-ci), spnt très peu nombreux. Cette loi phonétique n'intervient d'une façon constante que dans la formation des verbes et des dérivés verbaux. Avec le préfixe mëit, par exemple, l'initiale de la racine est tantôt maintenue, tantôt aphérésée et entraîne, suivant le cas, la chute de 1'/'/ final du préfixe ou sa mutation en ït, n ou m *. L'une des du sandhi malais est la formaconséquences caractéristiques tion de groupes vocaliques et consonantiques qu'on ne rencontre dans aucun thème radical : aa dans kaadaan, existence, de ka -f- ada -f- an ; tk dans mëmpêrbuxvatkan, de miii + pèr -f- batual -f- kan. En malgache, au contraire, la loi de sandhi est très fréquemment appliquée ; mais elle s'inspire de la phonétique générale de la langue et ne crée pas de groupes vocaliques ou consonantiques inhabituels. Aucune racine ni aucun composé ne présentent, dans la langue moderne, de cas d'épenthèse ou des groupes tels que n + r, n -f s, n -t- v, n -f- /. Le ms. 2 du fonds arabico-malgache de la Bibliothèque Nationale contient 1. Mal. isendi, Suodanais: sandi < Skr. : sandhi, articulation, jointure, juxtapositioneuphonique des mots. 2. Cf. Brandstetter, Beiiehungen, jo. p.

276

CHAPITREVIII

taraun exemple de groupe « + / : f» 36 recto s^xiU* o>^ Isa manlifiki, le tonnerre éclate. Manlifiki qui est composé du préfixe verbal man et de la racine lifiki est, sans aucun doute, un barbarisme. En malais, les racines à / initial prennent le préfixe verbal ml au lieu de min : mi-fambal, tarder, de tombai, lent. En malgache, les thèmes radicaux à même initiale prennent, soit le préfixe ma soit le préfixe man ; mais, dans ce dernier cas, 17 initial alterne avec d : MALG. ANCIEN Ms. w Ms. Ms. III ixr IV V . . .. f° 64 verso / <•„ verso [ ma-leba, aller, f° 74 ) f° 23 verso : ma-ltta, vomir, MALG. MODERNE .. maiydem; man-dua.

Manlifiki est donc très nettement un barbarisme ; c'est du reste le seul exemple que j'aie relevé de formation verbale de ce genre. de la loi de sandhi sont, en malgache, Les applications une extrêmement nombreuses ; leur grande variété constitue des principales difficultés de la langue. Les cas de sandhi sont les suivants : I. Tout mot terminé en ka, lia, Ira, construit avec un second mot commençant par une voyelle, perd sa voyelle finale : Lalsak'alina, attaque nocturne (lalsaka); neveu (lattaka) ; Zaïialtanadahi, béni par Dieu (tabina); Tahiti'Andriamanilra, vieillard (ulittia); Ultm'aijlilra, Efalr*ai)dru, quatre jours (efalra); Tniigulr'timbi, pied de boeuf (tuiigittra). Quelques mots non terminés règle précédente : en ka, tta, tra, suivent la

LE SANDHI LeVafti, langue de feu (Ma); Mpiliindrenlana, porteur de bagages (mpilttudra); Vav*uruna, narine (vava). La règle ci-dessus et les suivantes formation des racines redoublées : régissent également

277

la

Arak-araka, poursuite en justice (araka) ; Alin-alina, crépuscule (alina) ; Ejilr-efitra, séparation en plusieurs parties (efilra). IL Tout mot terminé en ka, tra, perd sa finale lorsqu'il est construit avec un second mot commençant par b, d, dr, g, d^,k,m,n,Ag,p,l,tr,ts: Afa-baraka, déshonoré (afaka) ; TttAgu-diikulra, patte de canard (tuiigtttra) ; Zana-drakidraki, petit de canard (^anaka); Ela-gwayka, aile de corbeau (elalra) ; Tandru-d%amuka, corne de boeuf (taydruka) ; Hudi-kari, peau de chat sauvage (hudilra); Rcra-muliilra, qui a la lèvre pendante (reraka) ; Hudi-iialii, écorce de l'arbre natti (hudilra); Afa-iigttsti, affranchi de son serment (afaka) ; Ela-papaitgtt, aile de milan (elalra); Afa-tahut[a, qui ne t.aint \\\xs (afaka) ; Efi-lranu, chambre (efilra); flèche (^anaka). Zana-lsipika, III. Tout mot terminé en no perd sa syllabe finale lorsqu'il est construit avec un mot commençant par m, n ou Ag. Joint à un mot commençant par une consonne non-nasale, sa voyelle finale seule est apocopée : Vttru-malxri, épervier royal (vtinnia); Andria-nifi, incisive (andriana);

278

* CHAPITREVIII

Ana-itgitakeli, herbe (aitana); Varum'be ', oie (vurttna) ; 3, chiquer du tabac (hiiiitaita); Humain'paraki Vunuindxjrika, tué par un bandit (vtintiina); Ulmikeli, individu de basse extraction (uliina); Lalan*tani, droit des gens (lalaiia). IV. Lorsqu'un mot terminé en ka ou tra est construit avec un second mot commençant par une des consonnes :/, h, I, r, s, vou 1 dites initiales alternantes, le premier terme du composé perd par apocope sa finale ka ou tra, et l'initiale du second élément alterne respectivement avec p, k, d, dr, ts, b et a\ : P „ . R <, y Lava-po^a, trou de crabe (lavaka,fo^a), Eîa-panihi, aile de roussette (elalra, fanibi). Pati-kena, morceau de viande (ptttika, Ixna), l)li-ka%ti, vers du bois (tililra, Ixi+tt). Ana-dahi, frère d'une soeur (anaka, lahi), Rayki-dcla, qui grasseyé (raykitra, îela). HR i Mnaapa-drambu,couperh(\ueue(matiapaka,rambu), ( Safti-dranti, inondation (safutra, raiiu). ,«« ( Zana-lsuratra, voyelle (%anaka, suratra), ( Fatra-tsond^tt, farci (fatratra, sondai). „ l Lava-bari, silo à riz (lavaka, vari), f Hcbi-ba^ana, mal aux dents (fxhitra, va^ana). carré (efalra, itirn), 1uiigu-d^avuna% colonne de brouillard (ttiiigutra, !Efa-d{ttrti, pavana). p 17; initial du second terme alternait i \ ^ l \ n \ l

Ei Antanosi ancien, avec ts, 17 avec df : 1. Litt. : l'oiseau grand. 2. Litt. : manger du tabac.

LE SANDHI

279

Vulun-isai)dfiii, poils du front, sourcil, de vulu-\-n-\-lmndfiA (Ms. 5, f° 77 v. et ms. 7, f° 70 v.); Falan-lstihulfti, plante du pied, de fala -f- « -f- hiihttlfu (Ms. 5, f° 78 v. et ms. 7, f 72 r.); Vurttn-dfuha, -fpoils de la tête, cheveux, de vurti~vttlu « + luha (Ms. 5, f° 77 r. et ms. 7, 1° 70 v.) ; Tai)-dfaiiilsi, dans le ciel, de tay-{-laiiitsi(Ms. 8, f° j r.). Dans quelques dialectes maritimes orientaux et particulièrement en Betsimisaraka, 17; initial du second élément d'un composé alterne avec tf : Vttan-tfatafan, Fitian-tfavait, Umbin-tfttva, fruit du badamier, de vua -f- » -f- halafan ; amour des parents, defilia -f- n-{-fxtvan; boeuf d'un Httva, de umbi -f- « -f- Huva.

V. Lorsqu'un mot terminé par na est construit avec un second mot commençant la par une consonne alternante, voyelle finale du premier terme est apocopée et l'initiale du second terme alterne avec sa correspondante. Par euphonie, « se change en m devant p et b : Lefum-ptibi, lance courte (lefuna, ftthi), Ultty'kala, personne détestée (ulttna, halo), Saruy-duba, voile (sartina, tuba), MasU)-dranu, eau salée (masiita, ranu), Laiti)-tsayna, grande intelligence (lalina, sayna), Riam-baltt, cascade (riana, valu), Manai)-d%ara, qui a de la chance (manana, %ara). VI. Lorsqu'un mot terminé en ka, tra, prend l'un des suffixes possessifs, la finale est, suivant*les dialectes et le suffixe possessif, entièrement ou partiellement apocopée : MERINA : Hudilra, peau,

?S0

CHAPITREVIII Hudilru, ma peau = hudilra -\-tt, Huditraw, ta peau = hudilra -j- aw, sa peau = hudilra -f- /, Hudilri, sa peau = /;/f<//7ra-j-//#. Hudini, AUTRES DIALECTES : Htrdiko, ma peau = hudilra -f- &>, HudinOy ta peau = hudilra -f- /w, sa peau = hudilra -{- ni. Hudini,

Dans tous les diatlectes, la finale des mots terminés est apocopée dans le même cas : Lakana, Lakaku, Lakanaw, Lakani, pirogue, ma pirogue (lakana -f- ku), ta pirogue (lakana-f- //<io>), sa pirogue (lakana -f- ///).

en //a

VIL Lorsqu'un mot terminé en Aw, ;w, ira prend le suffixe prépositif i, sa voyelle finale est apocopée et remplacée par i : Lùvaki ni fo^a, trou du crabe (lavaka-\-ï), Ravini ni Im^ii, feuille de l'arbre (ravina -f- /), Hudilri ni timbi, peau du boeuf (hudilra -j- i). VIII. Lorsqu'un mot à initiale alternante est régi par la préposition ani, 17 final de la préposition est apocope et l'initiale du second terme alterne avec sa correspondante comme à la règle V : Am-pu, au coeur (ani, ftï), An-dakana, en pirogue (ani, lakana), An-Isa ha, aux champs (ani, saba). Les substantifs à suffixe ni et certains radicale ni suivent la règle précédente : substantifs à finale

LE SANDHI Lahin-tsavili, gond (Zabi -f- ni, savili), Tadim-basi, lumière du fusil (tadini, basi).

28l

Lorsque les deux éléments d'un composé sont unis par le suffixe prépositif n, la règle précédente est également appliquée : terre des ancêtres (tani-\-n Tanin-dra^ana, -f- ravina), Raiittnt'bava, salive (ranti -f- // -f- vava), Ambunin-dxalu, chef civil (ambuni-\-n-{-\atu), Vttkim-pari, rassasié de canne à sucre (vttki -J- n -{-fort). IX. Les préfixes verbaux terminés par A ou n soumettent à un traitement spécial l'initiale de la racine à laquelle ils sont préfixés. Vide supra p. 255. X. Formation des passifs à suffixe. Il y a lieu de rappeler ici que les finales malgaches se divisent en deux catégories : d'une part, les finales ka, 11a, ira, dites finales variables par suite des modifications (apocope partielle ou intégrale) qu'elles subissent ' ; d'autre part, toutes les autres finales de la langue dites finales invariables par opposition aux précédentes. Les suffixes passifs sont au nombre de deux : ana et ina. Thèmes radicaux à finales invariables. a) Les thèmes radicaux terminés par a confondent leur voyelle finale avec l'initiale du suffixe ana. Va radical final se maintient avec le suffixe ina : U%ana, être lavé, de u$a -{- ana, Ut aina, être transgressé, de ttta -f- ina. t. Quelques mots à finales invariables subissent également l'apocope de la voyelle finale (vide supra p. 275-177).

282 b) Les thèmes voyelle finale :

CHAPITREVIII radicaux terminés par u conservent leur

Laruana, être mêlé, de lartt -f- ana, Babuina, être capturé, de baba -f- ina. c) Les thèmes radicaux terminés par r prennent seulement le suffixe ina. Dans certains cas, 17 final de la racine se confond avec l'initiale du préfixe ; dans d'autres, la contraction des deux / aboutit à e : Fidina, être choisi, defidi-{-ina, Ekena, être approuvé, de eki -f- ina. d) A côté de ces formations régulières, il existe un nombre considérable de passifs à traitement spécial : le suffixe est joint au thème radical par l'un des quatre infixes intervocaliques suivants '.f,i>s,vl: F — Tun lafana, être jeté, de ltti)ta-{-f-{-ana. Z — Fay+ana, être dégoûté, defay-\-^-{-ana, Tuvu^ina, être puisé, de tuvtt -j- %-{- ina. Z-S — Ii)daw%iita, indawsina, être emporté, de indaw -{- %, s -f- ina. S — Lefasana, être tiré, de lefa -f- s -f- ana, Lanitsina, être passé à la nage, de lanu -f- s -f- ina. V — Tuitgtiavana, être ajouté, de tiiiigua -{-v-f-ana, IJxvina, être nié, de la -f- v -f* ina. Thèmes radicaux à finales ka, na, Ira. e) Les thèmes radicaux à finale ka prennent indifféremment le suffixe passif ana ou "ma, après apocope de leur voyelle finale a et alternance du k avec /; ; Afalxtna, être délivré, de afaka -f- ana, Kapuhina, être battu, de kapttka -f- ina. i. Pour ces infixes intervocaliques et les suivants, vide supra p. 188 et 211 et suiv.

LE SANDHI Quelques thèmes radicaux sives -Imita, -bina : Setrulktna, setrtihina, ina. possèdent

283 les deux formes pasde selrttka -{- ana,

être enfumé,

f) De nombreux thèmes radicaux à finale ka perdent au passif leur syllabe finale et prennent le suffixe ana ou ina / ou r ; augmenté d'un des infixes intervocaliques/, F — Ttthufana, être arrêté avec une barrière, de litbitka -ff-{-ana, ina. Lelafina, être léché, de lelakâ -f-/-|T — Tarilina, être traîné, de tarika -f- / -(- ina. R — Trubarana, être percé, de trttbaka -f- r -|- ana. Les deux derniers exemples ont un en -bina, -Ixtna : taribina, trubahana. thèmes radicaux à finale ka possèdent forme passive : la forme régulière et vocalique : Dabtthana, dabufana, ~t"/~t* am* doublet passif régulier Un grand nombre de également une double la forme à infixe inter-

être battu,

de dabttka -f- ana,

g) Les thèmes radicaux à finale na forment leur passif en ajoutant le suffixe ana ou ina à la racine apocopée de sa voyelle finale a ; Tttvttnanti, être ajouté, de luvttna -f- ana, Vaijdaniita, être rendu tacheté, de vandana -f- ina. Plusieurs sives : thèmes radicaux satranina, possèdent les deux formes pasde sa traita-{-ana,

Salranana, ina.

être préludé,

284

CHAPITREVIII

/;) Certains thèmes radicaux a finale na sont apocopes au passif de leur syllabe finale et prennent les suffixes passifs ana, ina, augmentés de l'infixé intervocalique m : Umana, être mouillé, de lena -f- m + ana, Taiumina, être porté, de tourna -J- m + ina. i) Les thèmes radicaux à finale Ira ne conservent au passif que l'élément occlusif ou vibrant, l'un exclusif de l'autre, de leur double consonne finale, et prennent les suffixes anat ina, de la voyelle finale a • : après apocope Sura ta na, être écrit, de suratra -f- ana, Vivitina, être soulevé par le bord, de vivitra-{-iiia, Laharana, être aligné, labalra -f- ana, Dilurina, être brossé, de dilutra -f- ina. Quelques thèmes radicaux possèdent une forme passive à vibrante et une seconde forme à occlusive : El al ina, dur ina, être entr ouvert, de elalra -{- ina.

j) Certains thèmes radicaux à finale tra sont apocopes au passif de leur syllabe finale et prennent les suffixes ana, ina des infixes intervocaliques/ou s *: augmentés F — Rakufaiia, être couvert, de rakitlra -}-/+ ana, ina. Tarafina, être espionné, de taraira -f-/-fS — Rttmpusana, être cueilli à pleines mains, de rtttnpuIra -f- s -f- ana. Quelques thèmes radicaux possèdent à côté de la forme régulière un doublet à infixe intervocalique': Urutana, tirusàna, être arraché tirutra -f- ana, -f- s -f- ana. avec les mains, de

z. Vide supra p. 2t 1 et suiv., pour ces formations passives. 2. Vide supra p. 214 et suiv/

CHAPITRE

IX

PRONOMS,

DÊTERMINATIFS

ET TERMES

COMMUNS

I. PRONOMSPERSONNELS ET POSSESSIFS Les pronoms suivants : personnels sont en malais et en malgaches les

Mal. aktt, Tagal : ako, Batak : obit, Dayak : yaktt, je, moi. Malg. pronom sujet : alto, yalfo, $abo, i\alx>, xvafo; pronom régime : abi. Mal. aiîkaw, tu, toi. Malg. pronom sujet t afiaw, atlao, aitoiv, aAo, anaw, anao, anow, ano, Ixtiiaw, Ixtnao, Jjanoiv, Ixtno, hyanaw, hyaiiao,byaiioiu, byano; raw, row, ro; pronom régime : anaw, anao, anoiv, ano. Mal. diya, iya, il, lui, elle. Malg. pronom sujet : Malg. ancien : ri, Malg. moderne : iyi, i^i ; pronom régime : atf. Mal. kita, nous (inclusif). Malg. pronom sujet : atsika, anlsika, inlsika, isika, isikya ; pronom régime : atsika, anlsika. Mal. kami, nous (exclusif). Ce pronom malgache et les deux suivants n'ont aucun rapport étymologique avec le malais. Pronom sujet : alkty, alxy, yafjey, ^abay, %they, ifaliay, i^aliey, aAay, aAey, atte; pronom régime : anay, aitay, aney, ailey, a ne. Mal. kamii, vous. Malg. pronom sujet : anawreu, anaoreu, aiiowreii, anoreu, hanawreu, Ixtnaoreti, Ixtiiowreu, Imiiorca, hyanarett, nareti ; pronom régime : anoreu. Mal. marika-ilu, ils. Malg. pronom sujet : rett, irett, i^irett, i^arett, ixii)drett, pareil, iy; pronom régime : i^arett, a$.

286 On admet

CHAPITRE IX

généralement que le pronom Merina de la 2e personne du pluriel (en graphie usuelle : hianareo = hya* narett, anareo =s anoreu) représente le pronom de la 2e personne du singulier : byanaw, anaw -f- infixe pluriel re. La forme Antanosi ancienne : banaureo qui nous est attestée par les mss. VII et VIII de la Bibliothèque Nationale, semble, au un composé du pronom singulier banaw + rcu, contraire, marque du pluriel, le même rett, sans doute, qui est employé comme pronom pluriel de la 3* personne. Les pronoms de la y personne : sing. î^I, plur. ï$rêït sont très affirmatifs à cet égard. Le passage de l'accent tonique de î</ sur ï dans tzjrêiï est tout à fait caractéristique; et nous constatons un changement de quantité identique dans l.ùnâw et Ijônàwreït. Cette question de formation du pluriel par l'infixé re est donc à reprendre car la théorie généralement admise n'est pas entièrement, applicable, aux deux cas ci-dessus. PRONOMS PERSONNELS SUFFIXES Mal. ire personne : ku. Malg. singulier : ka, ko, u ; riel inclusif : tsika, nlsika, ntsikya ; pluriel exclusif : nay, iiay, itey, ne, ay, ey. Mal. 2e personne : mu. Malg. singulier : naw, ttao, no, 0; pluriel : narett, a rat. Mal. 3e personne na, Malg. singulier : ni, ne; pluriel udrett, ndpareil, ni. PRONOMS POSSESSIFS Le malais ne possède pas de pronoms possessifs. En malgache, le possessif est exprima par le pronom personnel régime employé avec l'article ni, le, la, les : ni abi, le mien; ni a{i, le sien ; ni anarett, le vôtre (pour les autres possessifs, vide supra). pluney, now, reu,

ET PRONOMS,DÉTERMINATIFS TERMESCOMMUNS

287

Dans une courte note sur les dialectes Betsimisaraka nord et Antankara animal, 1893, p. $4*55), le Rev. (Antananariw Baron indique comme suffixes pronominaux, des formes telles que anahi, ana{i en Betsimisaraka, nanakabi en Antankara. Les exemples qu'il en donne montrent l'inexactitude de son : vari-anahi (sic) doit être lu : vari anahi, riz interprétation (de) mot =s mon riz ; vari-anay (sic), vari anay, riz (de) lut ss son riz et laka-nanakabi = laka -|» n (sic), lakaiianakabi litt. : pirogue de moi s= ma pirogue. Je revien•\-anakabi, drai prochainement sur cette question des pronoms possessifs qui n'a pas été étudiée encore de façon satisfaisante. IL DÉTERMINATIFS En malais, les êtres et les choses sont divisés en plusieurs catégories qui ont chacune un nom spécifique : oraA, homme, personne, pour les êtres humains; ikar, queue, pour les animaux; buwab, fruit, pour les fruits; bidfi, graine, pour les graines et les petits objets plus ou moins ronds, etc. Ex. : perampttan lima orait, litt., femmes cinq personnes = cinq femmes : kttda tiga ihor, chevaux trois queues = trois chevaux. Les déterminatifs existaient également en malgache. Gautier m'en signale un exemple caractéristique qu'il a relevé dans le Tan tara ny andriaua elo Madagascar, histoire des rois de Madagascar, recueillie et publiée par le Père Callet : ttmbi telu ranibii, litt. : boeufs trois queues = trois boeufs. C'est le seul témoignage que j'en connaisse; les déterminatifs ont disparu de la langue moderne. 10. TERMES SPÉCIAUXCOMMUNS, AUX DEUX LANGUES Le malais et le malgache ont, en commun, un certain

288

CHAPITREIX qui constituent

nombre de termes somatologiques et culturels de précieuses indications ethnographiques. NOMS DES PARTIESDU CORPS

Mai. bahtt, dessus de l'épaule; Malg. avay, épaule; bawub-vattka, favoris (barbe) ; bêlakaA'valâbait, dos, rein ; biilu-vulu, poil ; buriî-vtili, vudi, le derrière; buluihvulu, membre viril ; dada-tratra, poitrine ; darab-ra, sang; djaAgut-tsaitka, menton; garljam-vayiA, molaire ; gigi-hi, dent ; Immpedit-aferu, bile, fiel ; Imi-ali, coeur, foie; biduii-ttritua, nez ; bultt-lïtba, tête; katiab-Mika, aisselle ; këlinkin-hii)kin, petit doigt, auriculaire ; . kelintat-kii)di, clitoris, vagin; kiiiin-haudfiA, sourcil, front ; kuditb-batuka, nuque; . kttktt-bubu, ongle; ktikur-buhutfa, serre, pied ; kttlit-bttditra, peau ; kumis-siimiitra, moustache ; homme ; lakilaki-lahilahi, lamusir-lainiisina,dos; lelier-lokobero, gorge ;

ET PRONOMS, DÉTERMINATIFS TERMESCOMMUNS lidabhla, langue; litjalf-rora, salive, crachat ; lutut-litra, genou ; luiiluHnultttra, bouche, lèvres; pal&fe, cuisse ; ptnkal-afenan, extrémité, avant-bras; pëler-falit, pénis, vulve ; les tempes ; pèlipisan-fibirifaita, utérus, matrice; pënaiiakaii-fanaAanaka, piitgaiH'aniâ, les reins ; pipi-fifi, joue ; .* pttsat-finira, nombril; rabu-rabuka, poumon ; rambuhrambu, cheveux ; siku-ihu, coude ; taAait-tanana, main; lainbuni-lavtini, placenta ; tèliAa-tadiïti, oreille, trou de l'oreille ; tulaii-laxulana, os ; lumil-tumitra, talon ; tuiidjtik-lundru, index ; cupiii-sufina, lobe de l'oreille, oreille; tirat-o^atra, nerf, veine ; tilab-olcki, cervelle. MAISON, USTENSILES,ARMES ainab-laimika,mtte; anliiianlin-hviluitkanluna, araii-ariii, charbon ; atap-tafu, faîte, toit ; banlal-uiidana, oreiller; bêlaita-viloAi, pot, vase ; — G. FEKRAND.Pbnùlifiu uulayo-uulgiubr.

289

pendants

d'oreilles;

19

290

CHAPITREIX bubii'Vitvtt, nasse ; bubuit-wvuna, toit ; bubuitait-vttvuAan, faîte d'un toit, pièce de bois . qui forme le faîtage ; maison ; danoiv-lranu, diiidiihrindrinu, mur, cloison ; filet pour la chasse ; djarin-lsarini, garbait-varavaAan, grande porte, entrée ; genderait-laAgurun, tambour ; guntiit-ljeii, ciseaux; kamtidi-lhimuri, gouvernail ; baron-baron, sac, panier; kaëa-ljalsa, du verre ; këbok-kapu'aka, coupe, gobelet ; kèrabu-kivirti, boucles d'oreilles; kipas-bimpa, éventail ; kubiib-takubtika, cruche ; enclume ; landasaii'laiiday^an, lapib-lafika, natte ; layar-lay, voile; lenibiii-lefitua, sagaie; lëstiA-leuna, mortier à riz ; liinas-dima, écuelle; paitteb-fautsika, clou ; papan-fa fana, planche; grenier, plancher ; para-farafara, pëlitpub-falafa, cloison en bambous ; titngali-faAgadi, bêche; pëli-valra, coffre; piitgan-fiAga, plat, bol ; pisaw-niestt, couteau ; praljo-paraljo, barque, pirogue ; puiidi-kipuudi, bourse, boîte ;

ET PRONOMS, DÉTERMINATIFS TERMESCOMMUNS rakit-^ahitra, radeau ; rantey-rodiu, chaîne ; rtttvait-riiaA, cale de navire ; seiidub-lM.idïttka, cuiller ; sulika-salitbi, sagaie ; sulin-sttdina, flûte ; sttmpit-subika, sac ; tali-tadi, corde ; lèkaiHchiiia, canne ; tjkar-tsibi, natte ; timba-tavi, seau, auge ; liitkat-tubitra, grenier; liti(iii-!cte~ana, pont; tonkaw-tuktt, trépied; torak-iultttra, navette, dévidoir ; luwak'tuaka, spiritueux. NOMS COMPOSÉS FORMATIONIDENTIQUE A DANS LES DEUX LANGUES

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bttwah bëtis =s vita-vitsi, litt. : fruit de la jambe, mollet ; bâta api = valu aftt, pierre à feu ; bara-api = vaytiafu, charbons ardents, braise ; bttwah niyiir =» vua-nitt, fruit du cocotier ; kttlit kayu == budi-ka^u, litt. ; peau d'arbre, écorce; lidab api = leTàftt, litt. : langue de feu, flamme; litt. : bile de la terre, espèce bainpedu tanab = âjeruiitani, de centaurée, petite plante très amère ; loin bintaii = tayiikintana, litt. : excrément d'étoile, petits insectes; tahit total — tain dalcrina < lalilra -f- ina, litt. : chiure de mouches, taches de rousseur, visage marqué de taches noires;

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CHAPITRE IX

abi kaytt ~ itvi-lhiiit, espèce d'igname, litt. : igname en bois; abi pulib = uvi-futsi, espèce d'igname, litt. : igname blanche ; mata Ixiri — masu-iiudru, litt. : l'orbite du soleil, le soleil; anab panab = ^ana-tsipika, litt. : le fil de l'arc, la flèche; litt. : le fils de l'escalier, l'écheanablailga —zaïia-litlxilra, lon; bttivab piler = viian-dalaka, litt. : le fruit du pénis, de la verge ; les testicules; bapa ketil =* ada-keli, litt. : petit père, jeune frère ; buAa tahi ayant — taynnkubu, litt. : fleur de l'excrément de poule, excrément de poule ; arbuste ; rttmput tahi babi = tayn-dambu, litt. : herbe d'excrément de porc, excrément de porc ; Seiaria glauca ; ibu negeri = reni-vuhitra, litt. : ville mère ; capitale, ville principale ; < layaA, = sid'uylsidina < layail-layaA =s hirondelle, sidina, vol ; hitdjuù taiiah = ttrttnlani litt. : pointe de terre, cap '. i. Cf. Brandstetter, Beiiebungen, . 4$. p

CHAPITRE

X

L'ÉLÉMENT

SANSKRIT

EN MALGACHE

ANCIEN

ET MODERNE

Van der Tuuk est, à ma connaissance, le premier qui ait en malgache d'un élément sanskrit. signalé l'existence « Sanskrit words, dit-il, dans ses Outlines of a grammer qf tbe Malagasy langttage, there are in Malagasy, but they hâve undergone the changes of native words, front which \ve may safely infer that the Malagasy branched orf from the languages of the Indian Archipelago after the influence of the continental India had taken place '. » Dans son Aperçu philologique sur les affinités de la langue malgache avec le javanais, le malais et les autres idiomes de Vanhipel indien, M. Aristide Marre est d'avis opposé : « Contrairement à l'assertion du savant auteur du dictionnaire Batak-Hollandais (Van der Tuuk), dit-il, uniquement basée sur les cinq ou six mots sanscrits qu'il a pu marencontrer dans le malgache, je pense que l'immigration à laise dans Madagascar eut lieu à une époque antérieure l'établissement des Hindous dans Java et Sumatra. Autrement, comment expliquer qu'une foule de mots, purement sanscrits, dans chacun des idiomes de l'archipel indien, se retrouvent étrantandis que ces mêmes mots demeurent complètement au malgache * ? » Marre cite ensuite, comme exemples, gers i. P. 9. 2. Actes du 6* Omgris international des Orientalistes, sectionpolynésienne, p. 60.

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CHAPITRE X

les mots sanskrits désignant le pain, le miel, le sucre, le fil, le etc., qui sont passés dans toutes coton, le verre, l'éléphant, les langues du groupe malais, tandis que « la langue malgache ne possède qu'un nombre très petit de racines arabes et un nombre bien moindre encore et tout à fait insignifiant de années après, en 1893, racines sanscrites * ». Quelques le savant professeur de Lucerne, M. Renward Brandstetter, traite à nouveau la question dans le 2* fascicule de ses Malaioim polynesisclx Forscbttngen : « Die âltesten Fremdvvôrfer sind die aus dem Sanskrit Malagasy und Malaiischen entlehnten. Sie haben in Malagasy die gleichen lautlichen wie die echten Malaiopolynedurchgemacht, Verânderungen sischen Wôrter. Nun haben die Malaio-polynesischen Sprachen, wclche ûberhaupt solche Anleihen zu machen imstande ; das Malagasy waren, meist sehr viel herûbergenommen : sami, jeder ; sisa, besitzt nur einige wenige Sanskritwôrter Man wûrdefast Itetsi, hunderttausend. Kest; trusa,Ge\dsch[ild; versucht sein, an ein Spiel des Zufàlls zu glauben, zumal da trusa und dosa sich der Bedeutung nach nicht genau decken, und da dieGleichungtarra, richten — âcarà, « Sitte, Brauch », hôchst zweifelhaft ist ; aber belsi — ko{i kann doch kein Zufall sein, wennschon die Bedeutung nicht stimmt. Das Malaiische verwendet kili auch fur hunderttausend *. » M. Brandstetter ne se prononce nettement ni peur l'une ni pour l'autre des théod'un mot malgache tel que ries précédentes; l'importance belsi <Z Skr. koft ne lui a cependant pas échappé. Malgré ses il est certainement restrictions, plus près de l'opinion de Van der Tuuk que de cell* de A. Marre ; mais il reste sur la encore discutable en réserve vis-à-vis d'un fait linguistique l'absence de preuves suffisantes et décisives. La théorie de 1. Actesdu 6e Congrès international des Orientalistes,section polynésienne, p. 67. 2. IJK. cit., p. 14.

L'ÉLÉMENTSANSKRIT MALGACHE EN ANCIEN ET MODERNE295 Marre a été, au contraire, adoptée par tous les malgachisants », Mieux documenté de la par les textes arabico-malgaches Bibliothèque Nationale de Paris, que personne n'avait étudiés encore, j'ai fait, au sujet de l'élément sanskrit, une enquête nouvelle. L'opinion de Van der Tuuk avait été jtstement combattue en raison de l'insuffisance des faits linguistiques apportés à l'appui de sa thèse *. Les thèmes malgaches suila confirment vants, d'origine sanskrite ou sanskrito-malaise, nettement ; l'influence de l'hindouisme, devinée plutôt que démontrée par le savant Hollandais, nous est maintenant attestée de façon indiscutable ». 1. Cf. E.-F. Gautier, Madagascar, I-ssai de géographie physique,p. joo; G. Ferrand, Essai de grammaire malgache, p. xxm et suiv. ; A. Grandidier (Origine des Malgaches,p. 70, notule) admet une immigration indomélanésienne (sic) antérieure à notre ère et une migration malaise ou javanaise au xvi* siècle dont « les enfants en réalité de simple^ métis, noyés dans la masse des indigènes auxquels ils étaient du reste attachés par les liens du sang, n'ont dû ni pu (sic) garder b moindre trace des croyances et de la langue de leurs pères, d'autant plus que les Javanais, fort indifférents en matière de religion comme beaucoup d'Orientaux, accueillent volontiers toutes les superstitions ». 2. Van der Tuuk ne cite à l'appui de sa thèse que trois mots dont l'un (bala, scorpion) n'est certainement pas d'origine sanskrite. $. Dans un article intitulé : Les noms de nombre, notesde philologiecompara (Bulletin de FAcadémiemalgache.Tananarive, n? 2, 2e trimestre 1904, p. 9$-ioj), le Père Thomas identifie certains noms de nombre malgaches : isa, un ; rua, rui, deux ; telu, trois; efalra, quatre;//», sept; %ilu, cent; arivu, mille, avec des noms de nombre sanskrit et reconnaît que les noms malgaches pour 5,6,8, 9 et 10 n'ont 'aucun rapport avec leurs correspondants dans la numération de l'Inde. Cette constatation aurait dû lui inspirer des doutes sur l'exactitude de ses prétendues identifications. Avec une pareille méthode scientifique, on pourrait tout aussi .bien apparenter le malgache i l'algonquin qu'au copte ou au bas-breton, la Rei-iede Madagascar (2* semestre, 1905, p. 362) signale b découverte du Père Thomas à ses lecteurs et conclut gravement : « L'auteur de ces notes sur les Noms de nombre,s'appuyant sur des observations antérieures faites par un mission-

29<» i° Mots usuels Skr. :

CHAPITRE X

ko(i, IO millions ; Mal. &//, cent mille ; Malg. Itelsi, cent mille (cf. ms, IV, f° 44 v. : Sr* toi); Skr. ibira, du verre; Mal. £<I/<Î; Malg. Ikttsa (désuet en Itatsa traduit par Malg. moderne, cf. ms. Vil, f* 70 r. ; J^ 1U;~ JÂ\ yttdfâd), verre, morceau de verre, et le Dictionnaire de Flacourt sub verbo) ; Skr. alâbtt, courge, citrouille ; Mal. lâbtt, Batak : tâbn, làvtt ' ; Malg. Skr. meglkt, nuage; Mal. mëga, Antambahwaka : mika; Skr. cesa, le reste, le restant; Mal. sïsa, Malg. sisa, Sîia; Skr. tàmbïtla, bétel ; Javanais : tëmbula, Malg. tambûru (cf. Flacourt, His^ire, p. 68 et 129 : tamboure); Skr. sandhi, articulation, jointure ; Sundanais ; sandi, Mal. sendi, Malg. oriental : sandfi ; Skr. tartina, jeune, tendre, frais ; Mal. tartina, jeune, juvénile, jeune homme ; Malg. dur uni, jeune, tendre, frais ; Skr. là la, espèce de palmier; Makassar : tala, Batak : oial ; Mal., Javanais, Sundanais : Ionta r, espèce de palmier (borassns flabelliforntis); Malg. i/àni, espèce de palmier; Skr. sodara, frère, sceur utérins ; Mal. sùdârà, frère, soeur, parent ; Malg. ^awtra, %totra, %nvlra, fptfa, parent par alliance (n'est guère employé que dans les expressions : ^o-dahi, beaùfrère, io-bavi, belle-soeur); Skr. valaya, bracelet, entourage; Batak : baie, cabane sur la naire espagnol au sujet des analogies que présentent entre eux le tagalog et le sanscrit, montre, en les étendant, que les différents dialectes malayopolynésiens et, avec eux, l'idiome malgache, dérivent de- b bngue primitive de l'Inde (!). » 1. Pour le passage de l à t, cf. également : Skr. tdilgala, charrue; Mal. tangâla, Batak : tiùgala.

ANCIEN'ET MODERNE 297 L ÊLEilENT SANSKRITEN MALGACHE tombe d'un roi ; Mal. bâfey, salle d'audience, édifice public et ouvert où l'on se rassemble pour tenir conseil ; Dayak : balai, maison ouverte; Malg. vâla,entourage, enclos, clôture; Skr. lamb, être pendant ; Mal. ràmbu, frange; Malg. rântbu, ce qui pend, frange, queue des animaux; Skr, dosa» péché ; Jav. dosa, péché ; Mal. data, péché, crime, offense; Malg. tmsa, tft'tia, dette (se dit de l'argent ' ou emprunté) ; prêté Mal. sadakâla, Malg. Andfakâli; Skr. sadâ-kâla, toujours; Mal. karuntya, bonté; AntamSkr, kâriwâ, compassion; bahvvaka ancien : kèrttna, bon ; Skr. Ixtri, soleil; Mal. tari, jour; Tîam : Ixtrëi, soleil; Antambahwaka ancien : Ixrehi — lxre-b-i, soleil; Skr. upavâsa, jeûne; Mal. puwâsa, Malg. aftttie, action de Dictionnaire : mi-afotttcbe, jeûner, fijeûner (cf. Flacourt, afotttcbe, jeûne < afotttclx) ; de franchir; Skr. laAgb, action d'enjamber, Mal. laiikah, Batak : lanka, voyage; Makassar,liiika, aller; pas, enjambée; Malg. lika, dika, action de franchir d'enjamber ; Batak : gaol, galo, galtth, banane; Skr. kadala, bananier; Malg. akilndrit ; Skr. dam, dompter, Mal. lantab, familier; apprivoiser; la forme Malg. lamâna, apprivoisé (jantùna est probablement à suffixe d'un radical disparu *tâma}; Skr. mildlkt, stupide, idiot ; Mal. mttda ; Antanosi ancien : mâwla, Malg. oriental moderne : maôla, fou, stupide, idiot; Skr. dina, jour; Mal. rina, le point du jour; Javanais : rabina ; Malg. ma-râyna, mariyna, nta-rèn, matin ; antOrâyïi» ainarcïi, ainaréy, demain * ; i. Cf. inversement Mal. butaij,'dette > Malg. uta, faute, péché. 2. Cette étymologie n'est pas absolument satisfaisante au point de vue de b correspondance des sens. Je b maintiens cependant, tout en reconnaissant qu elle peut prêter à discussion.

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CHAPITREX

Skr. simlkt, lion ; Javanais : siiilxt, Mal. stiia, lion; Malg. soitombi, iuA-iimbi; Merina : suiig-iimbi, en graphie Merina : songombi, animal fabuleux à corps de cheval ou de boeuf, au figuré : de homme courageux, fort, litt. : lion-boeuf (le changement 17, de siiia en // est explicable par le voisinage de la tonique u : et enfin siui-iiinbf) ; siiia-ûmbi ^siit-iimbi Skr. sakbi, compagnon, camarade, ami; Mal. sâkey, Malg.. sakêyzçi, sakê^a, ami, amant, maîtresse; Skr. dàrah, épouse, cf. dàrikâ, fillette ; Mal. dura, Makassar : rara; Malg. râra in iiimundràra (litt. : sein de femme, qui commence à avoir des seins de femme ')> jeune fille dont les seins sont formés. Mal. bubtt; Sundanais, Skr. bâhtt, épaule; Dayak : balxt; Malg. avêha, avày, avéy, omoplate, épaule; Skr. vija, graine, semence; Mal. bîdji, Malg. vibi; Skr. landaka, charlatan * ; Mal. tandak, danseur ; Malg. Istnd^aka, tiydçtka, danse; Skr. catttr, quatre ; Atchinais : Halo, espèce de jeu de dames de forme rectangulaire; Malg. kâlfa, kâtra; Skr. manda pu, hangar élevé à l'occasion des fêtes, pavillon ; Mal. mëndâpa, pavillon, bâtiment où l'on reçoit les convives; Malg. lapa, résidence royale, cour, palais, tribunal, toit qui se trouve au milieu du village et sous lequel on traite les affaires ; tandâpa = ta -f- V + lapa, les gens du ou dans le palais, anciens officiers et employés de la cour en service au palais royal ; Skr. kfantavya, à supporter ; Mal. tàbeb, salutation ; Java1. Rectifier dans ce sens la traduction de rara, p. 15 dernière ligne et p. 14,1.1. Voir aux Additionssub verbo dara 2. Mot de lexique. On considère maintenant, avec juste raison, les mots de lexique comme des survivances de l'ancienne langue populaire conservées par les dictionnaires. Leur exclusion du sanskrit classique est ainsi naturellement expliquée.

L'ÉLÉMENTSANSKRIT MALGACHE EN ANCIENET MODERNE299 nais : tabi; Dayak : tabi ; Tagal, Bisaya : tabi, excusez s'il vous plaît ; Batak : sautabi, avec votre permission, Malg. mbây, mbéy, avec votre permission, excusez-moi; Skr. tan tra, manuel, livre, traité magique ; Balinais : tantri, conte, fable dont les animaux sont les principaux personnages; Malg. taijlâra, histoire, légende, conte ; Skr. tâmraka, cuivre; Balinais': barak, cuivre rouge; Mal. timbâga, cuivre; Malg. varâhi, varâhitt, varâhin, varâlnnâ, cuivre. dans les langues Je ne connais pas de formes intermédiaires malaises pour les mots suivants, mais elles existent peut-être dans les vocabulaires que je n'ai pas pu consulter : Skr. çriiigavera, gingembre ; Malg. iakaviru (la forme à métathèse : sakarivu est à peu près généralement employée dans la langue moderne. Pour iakaviru, cf. ms. VI, f* 86 v., I. 10 et IV, P 36 r.). Skr. apura, postérieur, ultérieur; Malg. fâra, le dernier, afUra, derrière. 2° Noms de mois. II existe en malgache deux séries de noms de mois. La première reproduit les noms arabes des douze signes du zodiaque (cf. alaljamadi <C Arabe t/tl-hamal, le Bélier, etc.); la seconde n'est ni d'origine arabe, ni d'origine bantou et les noms en au usage n'ont aucun sens en malgache. Elle est empruntée sanskrit ainsi que le montrent les rapprochements suivants : Skr. pansa, mois correspondante ônn : décembre-janvier; tntaç, 11e mois; Malg. fâwsa,fôfa, faia, fusa, nom d'un mois; Skr. mâgba, mois correspondant à janvier-février ; Cam : d'un mois; mak, 12e mois; Malg. mâka,nom Skr. caitra, mars-avril ; Malg. asutfi, asitlri, iïttfi, nom d'un mois; Skr. vaiçâkha, avril-mai < viçâkha, 14e astérisme lunaire;

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CHAPITRE X

Malg. fiiàka, fisâka, sâka, nom de deux mois différenciés par l'épithète^ra/rt/, petit; Skr. jestlxi, mai-juin ; Malg. tsihyâ, hyahyâ; Skr. âfâdha, juin-juillet; Malg. asâra, asâra, noms de deux mois différenciés par l'épithète grand, petit; Skr. blmdrapada, août-septembre ; Malg. val f aval fa, vatravâtra, nom d'un mois ; Skr. kârltika, octobre-novembre ; Malg. hals'tlm, Ijaiiba, Imita, nom d'un mois ; Skr. mârgaçîrsa, novembre-décembre dont la pleine lune se trouve dans la constellation de mrgaciras; Malg. iira, in vnla-sira, litt. : le mois, la lune de iira, nom d'un mois ' ; Skr. bemânta, hiver; Malg. aiara-mâijta, litt. : aiara d'hiver par opposition sans doute à un *a'sara d'été. Deux mois malgaches portent, en effet, le nom de aiara (vide supra sub verbo âfâdlm), mais ils sont différenciés dans la langue moderne par les épithètes petit ou grand, puant ou parfit mi* ; Skr. varsâ, saison des pluies; Malg. vâratsa, vâralra ïnfafjasaison des oranges. vâralsa, falxi-vâratra, >1 3° Noms de dieux et génies.. Les rapprochements établissent de façon qui précèdent indiscutable l'existence d'un élément sanskrit en malgache ; mais nous en avons d'autres preuves également décisives : les noms divins malgaches : Zaïlaljàri, AAahari, Tayvadiy et Raw, sont également d'origine sanskrite. i. D'après les mss. VIII, f» $o recto, et 5132, f° 1jo verso, es noms de mois de cette série sont groupés par saison dans l'ordre suivant : Automne : Bita, Asara'Xt petit, Aiara le grand; Hiver : Vatravalfa, Aiulri, Hatsiba ; Printemps : Èira, Faw'sa, Maka; Été : Hihi — Hyahya, Fisaka le petit, Fiîaka le grand. Sur ces douze motsP reste à assimiler Bita qui ne correspond à aucun des trois mois sanskrits restant : çrâvana, açvina et phàlguna. 2. Cf. sur les noms des mois mon Essai de grammaire malgaclx, p. 243.

L'ÉLÉMENT SANSKRITEN MALGACHE ANCIENET MODERNE3OI ZANAHARI On sait que la légende chrétienne de la création du monde est d'origine babylonienne. Transmise par. les Chaldéens aux Juifs et par les Juifs et les Chrétiens aux Arabes, elle s'est et dans l'Océan répandue en Occident avec le christianisme indien occidental avec l'Islam. Introduite à Madagascar par les Arabes, elle a rapidement pris place dans le folk-lore des tribus maritimes de l'est et du nord-ouest. Les missionnaires européens au xvne et surtout au xixe siècle, depuis 1820, ont propagé l'antique légende dans le centre et l'ouest; elle a actuellement cours chez plusieurs tribus de la grande ile africaine et il est à peu près impossible de retrouver, sous les dogmes islamique et chrétien, la conception purement des hommes et des choses. Une seule malgache de l'origine contestation peut être faite : ni la langue du xvie siècle, ni les dialectes modernes ne possèdent le verbe créer au sens spécial que lut donne la Bible : tirer quelque cluse du néant. La racine malaise djadi signifie : devenu, fait, itre fait ; le verbe ntin-dfadi-kati a le sens de faire, produire quelque cime, causer, occasionner ' : di-dfadi-kait-ïut panltin dan ïtaïii, il fit, il composa des vers et des chants ; min-djadi-kait% diri-ïta il se transforma en griffon. Lorsgarttda, il fit lui-même, qu'on traduisit la Genèse en malais, le verbe min-djadi-kan fut choisi pour rendre l'expression biblique créer :pada mula-ïia di-djadi-kan Allah akan sttwarga dan du nia, au commencement Dieu créa le ciel et la terre *. La racine djadi est passée en malgache sous la forme %sri, formé, existant, apte, propre à, 1. Cf. Favre, Dictionnairemalais-français. Vienne, 1885,subverbo $$A . 'JCSexemples suivants sont empruntés à ce dictionnaire. 2. ibidem, sub verbo w^Lx.

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CHAPITRE X

sortable, convenable; et le verbe min-dfadi-kan sous la forme man-d^ari, devenir, se transformer, se clkinger en. L'idée initiale de faire, produire quelque chose s'est modifiée d'une langue à l'autre. Dans les textes bilingues anciens, arabe et malgache, que nous ont conservés les manuscrits du fonds arabico-malgache de la Bibliothèque Nationale de Paris, la racine arabe <J^ klxtlaba, créer (en parlant de Dieu), est toujours traduite par une forme verbale dérivée de la racine malgache vualrâ. Les deux premiers versets de la sûra LXXXVII du Korân : ^£*«» ^ali ,^3-M ^«^1 vlkj *—! ^-j~

Célêbre le nom de ton Seigneur le Tris-Haut qui a (tout) créé et établi Véquilibre (en lotit), sont traduits par : harircunaw aiiara tumpauaw ambu riri andrïan nambuatfi orna nanaijd^t, exalte le nom de ton Seigneur l'Élevé (c'est) lui le Seigneur (qui) nambuatfi (le monde) et (1') a assisté **• Le verset 17 de la sûra LXXXVIII : ^£U ^SJiïl Jl ^ M

N*onb-ils pas jeté les yeux sur le chameau, comme il a été crié? est traduit par : akuri tsi lnlai)-dfeu kafiri iqtt aitgamira akuri nambuatfi açi ? comment les infidèles ne voient-ils pas le chameau, comment on le nambuatfix "i Dans un troisième texte bilingue extrait du même manuscrit, le verbe tu as créé des deux phrases suivantes : ô Nohr1. Gabriel Ferrand, Un texte atabico-malgacte du XV'/* silcle, in Kolices et extraits, t. XXXVIII, p. $25. 2. Ibid., p. 522.

L'ÉLÉMENTSANSKRIT MALGACHE NCIENET MODERNE303 EN A ricier, tu as créé toutes choses ; ô Gardien, tu as créé toutes cimes, est traduit en malgache par vualfinaw '. A l'exemple des Malgaches islamisés, les auteurs des deux premiers catéchismes catholiques publiés en 1658 et 1785, traduisent également créer, créateur par des dérivés de la racine vuatra : Qui vous a créé ? i^tt nambitalra anarett; pourquoi est-ce Dieu vous a créé? maiiinu Zaitahari nambualra anarco * ; que Deus creator, Zaitahari onambuatra * ; creavit, nambualra *. Les formes verbales dérivées de la racine malgache vuatra ne le sens spécial de fj^, rendent qu'imparfaitement créer. Vuatra répond au malais o»j? bitat, bûwaï qui signifie : fait, construit, fabriqué, causé, être fait ; et le verbe malgache mambûatra, au verbe malais mim-bûat, faire, construire, fabriquer Mimbual ne peut avoir le quelque cfose (avec des matériaux). sens de tirer quelque cljose du néant ; il n'appartient pas comme <jlâ> au protocole divin. Nous venons de voir, en effet, que les traducteurs de la Genèse ont employé l'expression malaise ntèn-djadi-kan. La racine malgache vuatra a un sens différent de celui du * malais bitat. Elle signifie : arrangement, disposition, ordre, préparation, réparation ; et le verbe tnambuatra : arranger, préparer, disposer, réparer. En traduisant ^Jj^ et creavit par nambuacatholra, les Malgaches du xvie siècle et les missionnaires liques des xvue et xvme siècles n'ont rendu qu'approximativeleur reproment l'idée de créer ; on ne peut équitablement cher cette inexactitude : <JL£> et creavit n'ont pas d'équivalent 1. Ibid., p. 543. 2. Flacourt, Petit calàliisme avec les prières du malin et du soir. Paris, i6$8, în-8», p. 4« 3. Litt. : on, celui qui ; nambualra, a créé. 4. Catéchismeabrégé en là tanguede Madagascar. Rome, 178$, p. 7, 14 et 18.

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CHAPITREX

en malgache. Nous devons évidemment traduire en français nambualra par créa, a créé, mais ce sont les textes arabe et latin qui imposent seuls cette traduction. La version malgache de la Bible, publiée en 1889 par la British and foreign Bible Society, rend ainsi le titre et le premier verset du premier chapitre de la Genèse : ni nahittruuan' Andriainanitra i^att tuntulu i^att. Ta mi ni vualttlxini Andriamanilra nafmri ni lanitra si ni tani. Cette traduction de la Bible a été faite avec le plus grand soin et elle est considérée comme excellente au point de vue de la forme malgache. Les deux phrases précédentes présentent une curieuse particularité. Le titre du premier chapitre de la Genèse : la création (du monde), est traduit par un dérivé de la racine fttnina. Au premier verset, nous devrions donc avoir : ta mi ni vuaîtthani Andriainanitra namuruna ni lanitra si ni tani. Pourquoi a-t-on traduit créa par nulkir il D'autre part, si ce dernier verbe a le sens de crier, le titre du chapitre devrait être : ni fahariana au lieu de : ni namurunait'Andriainanitra. Il est peu vraisemblable qu'il faille rendre création par le dérivé d'une racine différente de celle qui traduit cria à la ligne suivante. ' La racine ftiruna signifie, d'après le dictionnaire malgache de 1835 ' : formed, erealed, fasbion:d, produced, arrangcd ; de 1853 2 : forme, d'après le dictionnaire malgache-français action de façonner, d'exécuter quelque cljose, de façon d'une CIJOSC, donner une forme à des matériaux réunis ; d'après le dictionnaire de 188$ * : formed, fashioned, as a tbing ; et malgache-anglais enfin d'après le dictionnaire malgache-français le plus récent * : 1. Frecman et Jphns. A Dictionaryoftbe malagasylanguage.Tananarive, in-8«>. 2. Dictionnairematgache-fran^isdit du P. Weber. Ile Bourbon, in-8°. 3. J. Richardson, A neufmalagasy-english Dictionary. Tananarive, in-8°. 4. Abinal et MaLtac, Dictionnairemalgache-français.Tananarive, 2* éd., 1899, in-8».

ANCIENET MODERNE30$ L'ÉLÉMENTSANSKRITEN MALGACHE création, invention, production de Vesprit, des scietices, des arts, formation, fabrication, construction. Le sens initial defuritiia est * celui de : action de donner une forme à des matériaux, de les façonner '. Ce phonème a pris ensuite celui de : création, invention, production scientifique ou littiraire, sous l'influence des et chrétiennes idées européennes répandues par les colons et les missionnaires du xixe siècle. Les dérivés de ftiruna traduisent en somme, avec une exactitude suffisante pour la proles idées bibliques de créer, création. La pagande évangélique, version malgache du titre du premier chapitre de la Genèse : ni namtirunan'Andriainanitra i^mlunliilu i^att, rend donc aussi fidèlement que possible la pensée du texte original. Le verbe du premier verset uahari, qui doit signifier : a crii, cria, n une curieuse origine : on l'a emprunté au nom divin Zaitahari. Le dictionnaire malgache de 1835, traduit Zaitahari par : God, alsoa deceased sovereign. Dans le même ouvrage figure la racine participiale ari qui est traduite par : existai, being formed, prodttccd ; et le verbe suivant qui en dérive : m aluni, verb nettter (sic), par : to be able lo creale. Le lexicographe anglais ajoute : « Thepast terne (of mahart) only is ttsed, nakiri, created, prôduced, made, gave existence to : i{i nu uahari languira aman-lanan unisikia, lie created us with bonds and fut *». Zanahari est donc, d'après le dictionnaire anglais, un composé de {u et du parfait du verbe potentiel mahari = maha -f- ari et signifie : celui qui a pu crier. Le dictionnaire malgachefrançais de 1S53 adopte l'interprétation précédente en ajoutant que la syllabe initiale &, que le Rev. Johns a laissé inex' ». Le pliquée, est « une particule de respect comme Ra New malagasy-english dictionary admet Pétymologie par %a -ft. Cf. Dictionnaire matgactx-francaisdu P. Weber, sub verbo. 2. Freeman et johns, op. lauJ., sub verbo ary, p. 30. 3. Sub verbo Za. Ra est le préfixe des noms propres. — G. FEMAKD. Phonétique io màfayc'matfactfe.

306

CHAPITRE X

na1jari — nafja-{-ari également les deux édiqu'enregistrent des Pères Abinal et tions du dictionnaire malgache-français Malzac. Ces derniers ne mentionnent cependant pas la particule %a et font déiiver uahari de la racine Imri, créature, d'où le verbe actif ma-ljari, crier. Zaitahari, par l'une ou l'autre de ces étymologies, signifierait : celui qui a pu crier, qui a crié, le est loin d'être satisfaisante. créateur. Cette interprétation Si Zanalmri peut se décomposer en Za -f- uahari, nous devons trouver en malgache d'autres exemples de préfixe ça. le P. Weber et le Rev. Richardson ", Or, ceux qu'indiquent vont à {'encontre de la théorie émise par ces lexicographes. L'un et l'autre citent ^alahi, pareil ; le Rev. Richardson ajoute fatuvtt. Zatitvu est la forme aphérésée de ^a^atttvu dont le manuscrit VI de la Bibliothèque Nationale nous a conservé l'ancienne forme pleine *. Le composé ^a^a-tuvu signifie littéralement : enfant qui a poussé, grandi, adulte; et sa forme moderne aphérésée ^aluvii, un jeune homme, une jeune fille. Zalahi et plus exactement familière ri^alabi (interpellation d'homme à homme), <pvavi, et plus exactement ri^avavi familière de femme à femme), sont composés (interpellation de: ri, particule du vocatif; %a, forme aphérésée de %a%a; : ô enfant lahi, mâle, vovi, femelle, et signifient littéralement ou enfants mâles, ô enfant ou enfants femelles ! Enfin, pareil est la forme aphérésée du pronom personnel de la 3e personne du pluriel ixareu = ifireu. Les trois seuls exemples cités en au contraire, de conclure dehors de Zaitahari, permettent, qu'il n'existe pas en malgache de préfixe yi. Le second terme du prétendu composé Za -f- uahari, est une étrange forme verbale. C'est tantôt un verbe potentiel : naba -\-ari, il a pu créer ; tantôt un verbe actif : na -f- Imri, il créa; 1. Sub verbo /.a dans les deux dictionnaires. 2- 'JLs frijt recto,I. lia

L'ÉLÉMENTSANSKRIT ENMALGACHE ANCIENET MODERNE307 dans les deux cas, il ne se conjugue qu'au parfait. Le. désaccord des lexicographes est évident, leurs explications sont peu convaincantes ; il y a donc lieu de rechercher une étymologie plus vraisemblable. Za ki na ri est, comme l'indiquent le dieu les dictionnaires, suprême des Malgaches. Flacourt le mentionne expressément : « La nation dont je veux parler, dit-il, croit à un seul Dieu Créateur de toutes choses, l'honore, le révère et en parle avec grand respect, lui donnant le nom de Zahanhare ÇZaitaharï). fasse Elle n'a aucune idole ni aucun temple, et quoiqu'elle des sacrifices, elle les adresse tous à Dieu. U est vrai que l'on s'étonnera qu'elle fasse la première offrande au diable d'un' morceau de la bête sacrifiée. Ce n'est pas qu'elle lui porte mais c'est comme nous disons communément, honneur, qu'elle jette un morceau à Cerbère ou à un chien pour l'apaiser, ou qu'elle fait comme cette pauvre femme qui présentait une chandelle à l'image de saint Michel et l'autre au diable qui est-peint sous ses pieds '. » Plus loin, le même auteur ajoute : « Tous ensemble croient qu'il y a un Dieu qu'ils honorent et en parlent avec respect, qui a tout créé, le Ciel dont ils en comptent sept, et la terre dont ils en comptent aussi sept ; et toutes les créatures et les Anges qui sont sans nombre. Ils croient qu'il y a un Diable et plusieurs de sa suite; que c'est Dieu qui a fait tout le*bien et ne fait aucun mal, que c'est lui qui donne la vie aux hommes et aux créatures, tant et qui leur ôte aussi quand il lui animées qu'inanimées plaît *. » Nous avons deux formes de ce nom divin : la forme Merina : Zanahâri et la forme usitée dans tous les autres dialectes : 1. Histoire de ta grande iste Madagascar. Paris, 1661, a« éd., in-40, p. t de l'avant-propos. t. Ibid., chap. xvir, p. $4.

308 Zailalxiri,

CHAPITRE X en graphie arabico-malgache ancienne et moderne :

au malais J-$M, quelquefois /4-*-2» qui répond exactement * Yah-bâri. Au malais yaii, le malgache répond régulièrement y&xyan, yaiia, <aiïa. Vh initial de hâri est aphérèse en passant en Mais une loi phonémalgache *, d'où : Yaita-âri, Zaita-âri. d'un h entre deux tique malgache prescrit l'intercalation de même timbre * : Zaita-âri .revient consécutives voyelles donc à Zaiut-bâri. Yaii qui est représenté dans le vocabulaire de la plupart des langues du groupe malais est peu usité en malais moderne. Le dictionnaire de l'abbé Favrele mentionne avec le sens de o dieu, divinité ». On le retrouve avec le même sens dans deux composés bien connus : sembah-yait « prière, adoration», desembah, « hommage », et yaii «divinité »; et kayaiiana le ciel, le séjour des esprits célestes », de ka, préfixe, yaii « dieu » et du suffixe l'existence du an. Aucun témoignage, il est vrai, n'attesté dieu malais YaA-hJri, mais ce noni théophore est usité chez un peuple voisin, les Cams, qui sont très étroitement apparentés aux Malais. Le Dictionnaire êam-français de MM. Aymonier et Cabaton mentionne, en effet, sub verbo yaii, un yaii harëi, avec le sens de soleil, le soleil divinisé. Ce nom divin est attesté par un hymne recueilli par M. Cabaton * et par un passage des Contes Tjames (sic), publiés à Saïgon, par Landes, en 1886. Harii répond au malais Ihlr't < Skr. hari *. Le cam Yait-ljorfi 1. Vide supra à la Laulverschiebung. 2. Ibid., p. 83. 3. Communication de M. Cabaton. 4. M. Kuhn (Btitrâge $ur Spraclxnhinde tlinlerindiens in Sit{angberichte der pfjilos.-phil.und histor. Klasseder K. Bayer. Akad. der Wissens., 1889, Heft II, p. 224) dît au sujet de l'étymologie de Mri : «Mit Recht betrachtet Kern dièses Wort als ccht malaiisch». Cette opinion n'est pas, à mon

L'ÉLÉMENTSANSKRIT MALGACHE EN ANCIENET MODERNE3O9 = malais * Yaii-hlri signifie donc : dieu Soleil, dieu du jour. Dans son Lexique cam, Landes traduit Yait-harii par esprit du soleil. Yaii a, en effet, le sens de « divinité, esprit » dans les dialectes des peuplades « sauvages » de llndo-Chine '. D'autre part, dans l'hymne cam recueilli par M. Cabaton, le soleil est appelé alternativement : pô yaii Imrii, seigneur dieu soleil, et pô adityak (= Sanskrit : âdityà), seigneur Soleil. L'emploi dans le même hymne de cette expression bilingue, indique qu'il s'agit en l'espèce d'une invocation au dieu Soleil dont le culte venu de l'Inde avait été adopté par les Cams hindouisés. La courbe phonétique de ce nom est ainsi établie sans difficulté : Cam Malais Malgache ancien Malgache moderne Merina : : : : : Yaû-ÎHirëi, * Yait-hâri, Yaiia-lmri, Zaita-ÎJâri, Zana-lmri;

et le sens de Zano-lmri est nettement indiqué : il faut traduire par dieu Soleil, dieu du jour. On vient de voir que les essais d'interprétation par Za -j- nahàri (iiaha -{-âri ou na -f- bârt), sont absolument inacceptables. Ces conjectures ne tiennent pas compte du fait capital que Zanalmri est la forme à nasale pure du Zaitahari des dialectes maritimes. Or, l'« du parfait est toujours un n pur et jamais un A vélaire. Zaitalfâri ne peut donc être un composé de %a -f* Aal)âri, car sens, justifiée. Mal. Ai/7 < Skr. ftari, recouvre très vraisemblablement une ancienne forme *îvaH (f = à peu près à.), voisine du Formosan xvagi, qui a disparu du (ait même de sa propre homophonie avec le phonème sanskrit. C'est sous cette réserve qu'on, peut admettre l'origine malaise du hâri moderne, t. Communication de M. Cabaton.

3IO

CHAPITREX

Vit initial du second terme serait en opposition formelle avec la phonétique des dialectes maritimes; et, à défaut d'autres celui-ci suffirait pour infirmer l'interprétation arguments, généralement admise. A^AHARI Nom divin doublet du précédent, composé de aiia, préfixe de nom divin, qui répond à : dam oit, préfixe de respect; Annamite ông; Siamois ôit, préfixe des noms divins et royaux, du Skr. anka ; et l)âri <. Skr. Ixtri, soleil ; le soleil divinisé. La forme Merina Aiiakiri, nous a été conservé dans le forme contractée : Andrianulkiri, composé Audrian-aiialjâri, litt. : le Seigneur Soleil. TAWADEY « Ils (les Malgaches), dit une relation hollandaise, appréhendent fort le Diable, qu'ils nomment Taiwaddei (orthographié également Tahvaddey), parce qu'il prend plaisir à les les hommes '. » Tayvadéy, le tourmenter, particulièrement dieu du mal, répond au Cam : debalâ < Skr. dévala, divinité. Pour le sens de dieu ou génie du mal qu'il a pris en malgache, cf. Skr. deva, dieu > Zend daiva, Pehlv dév, Persan moderne div, génie du mal. RAW Dans son Petit recueil de plusieurs dictions ou noms propres des cimes (chap. vu, Des deux et des Elemens en général, i. Premier atterrissage des Hollandais à Madagascar lors du voyage de raniirai Cornetis de Houtman aux Indes orientales, i$9>, in Collectiondes ouvragesanciensconcernantMadagascar,t. I, 1903, p. 196 et 198.

ANCIENET MODERNE311 EN L'ÉLÉMENTSANSKRIT MALGACHE p. 20), Flacourt traduit éclipse de lune par Hanenrau voulait et éclipse de soleil par Halenrau Massouandro. La traduction de éclipse de lune doit être corrigée en banin-dRâw ùïvtilan, litt. : du mangée par Râhu la lune. Ràw est la forme diphtonguée et sanskrit Râhu par chute régulière de Yh intervocalique On sait que des deux voyelles consécutives. diphtongaison Râhu est le monstre mythique qui est censé causer les éclipses en avalant la lune. La traduction de éclipse de soleil doit être également corrigée en alin-dRâw ni ntasuaudru, litt. : obscurci par Râhu le soleil. et le folk-Iore perDans les deux cas, le sens, la phonétique en toute certitude, de rapprocher Rati — Raw du mettent, skr. Râhu. Les noms malgaches de l'éclipsé, heureusement conservés par Flacourt, sont tombés en désuétude. On se sert, dans la langue moderne, des expressions : le soleil est pourri, mort, caché. 40 Protocole royal : métathèse Bruto — Bttriito, ancien titre royal, vraisemblable de *Bulûro. Mal., Batak-toba : Batâra, titre royal et divin, du Skr. Bbaltâra. Kawi : çriya, bonheur, Dria, salut au souverain. prospérité, salut, du Skr. çrt. Sa Majesté, Son ROIJO, Roa in Rolhttndrian, Ro-andrian, Altesse, Mal. Pâdnka, Sa Majesté, Son Altesse, du Skr. chaussure est employé En Javanais, Pâdttkâ, chaussure. à comme pronom de la 2e personne du pluriel, d'inférieur sub verbo pâdnka. supérieur. Cf. Favre, Dict. malais-français, Le vocabulaire des Malais hindouisés contient un nombre sanskrite ; le malgache, au considérable de mots d'origine Ce fait linguistique contraire, n'en compte que quelques-uns. ne me semble pas anormal ; il est aisément explicable. Les mots sanskrits qui sont passés dans les langues du groupe

312

CHAPITRE X

malais, .sont de deux sortes : ceux qui étaient inconnus aux tels que kaca, verre, koti, dix millions ; et ceux Indonésiens, qui formaient doublet avec le mot indigène existant déjà : Imri, jour, megha, nuage. Les uns et les autres ont pu se maintenir dans la langue à travers les siècles, grâce à l'action de l'hindouisme. persistante et continue Lorsque le mot recouvert par malais a disparu, c'est qu'il a été généralement Tel est le cas, un phonème sanskrit à peu près homophone. Les Malais hinT par exemple, de Skr. hari = Mal. *wafil. douisés, émigrés dans une ile de l'Océan indien occidental, leurs descendants perdent tout contact avec l'hindouisme; ont une tendance naturelle à laisser tomber en désuétude les d'un doublet sanskritomots empruntés et à ne conserver à leur langue maternelle. malais que le phonème appartenant Cette argumentation s'appuie sur des faits constatés dans le domaine arabico-malgache, La colonisation arabe a été extrêAu mement active sur la côte orientale de Madagascar. xviie siècle encore, la province d'Anosi actuelle portait le = «IJJI *• C'est un témoinom arabe de Androbayzaha s'ajouter Bien d'autres, de la prégnage auquel pourraient pondérance politique et religieuse des immigrés musulmans. Pendant cette période de suprématie arabe, les relations entre étrangers et indigènes oit donné naissance à une langue hybride comme le sabir algérien ou le pidgin-english de Chine Les seuls textes que et du Pacifique : Parabico-malgache. nous possédons où les deux langues soient simultanément Les deux suivantes employées, sont des formules d'amulettes. sont extraites des manuscrits anciens de la Bibliothèque Nationale : i. Vide supra p. 508, n. 4. 2. Cf. G. Ferrand, Trois Hymologies rabico~malgaclxsn M/moiresde la i a Soc. de IJng. de Paris, t. XIII, p. 421-427.

EN ANCIENET MODERNE313 L'ÉL&MENT SANSKRIT MALGACHE Ms. V, folio 102 recto. h)lsi : na ri tilttn maiiinufi atf ralsi, 'ala yadaihi l'yamuni. yakatsubu 'ala karatasi vu yurubitu Voici : si quelqu'un fait de mauvais rives (litt. : rêve des clioses mauvaises), qu'il écrive (ce qui suit) sur du papier et qu'il l'attache sur sa main droite ' (suivent des carrés magiques et des formules pieuses écrites sans points diacritiques). Ms. 5132, folio 85 recto. Na marari viiytiiu yakatsubu yawma sabutsi na afehi i-vit^iuiu. Si quelqu'un a mal au cou, qu'on écrive (ce qui suit sur du papier), un samedi, // qu'on au cou. atlaclie (l'amulette) Les textes magiques sont, il est vrai, fréquemment rédigés dans une langue spéciale destinée à leur donner un caractère ésotérique ; les exemples qui précèdent peuvent donc paraître insuffisamment probants. Les vocabulaires Anakara et Antambahawaka ancien, que j'ai publiés, ne laissent subsister aucun doute sur le caractère hybride du parler arabico-malgache en Les mots arabes usage chez les Malgaches sud-orientaux. mais comme ils malgachisés y tiennent une place importante, doublaient des termes indigènes, ils sont tombés en désuétude au fur et à mesure que disparaissait la suprématie des colons arabes. Je citerai ceux-ci comme exemple : MALGACHE ARABICO-MALG. ARABE homme manger bouche canne à sucre demander lehilabi bttmana vava fari mila nasi mi-kuli alifamtt kasabi mt-talaba ,Ji J$> .**" w-<a* sT**&

1. Le texte et la traduction de la partie malgache de cette formule magique et de la suivante sont en italique ; le texte et la traduction de la partie arabe, en romain.

314 sel argent mort foie malade sira

CHAPITRE X maleho [fivatsi \ lefivatsi [ atefuvatsi muijlsu kabiti marivi J* ^ j > t^\ ) \ZÀ> -*-* j&y

vula ntati ait marari

La proportion des doublets arabico-malgaches est de plus de la moitié pour le vocabulaire Anakara, d'un tiers environ '. Tous les mots arabes pour le vocabulaire Antambahwaka qui doublaient un mot indigène sont tombés en désuétude. Le même phénomène s'est évidemment produit dans le domaine sanskrito-malgache : les phonèmes sanskrits formant doublets avec le phonème malgache ont disparu avec le souvenir des Malais hindouisés dont la linguistique comparée nous a seule permis de retrouver les traces. 1. Cf. mes Musulmansà Madagascaret aux Iles Comores,t. III, chap. 1, p. 5*39, où ces vocabulairesont été publiés.

CHAPITRE

XI

CONCLUSION Dans Malais? sont-ils des un article intitulé : les Hova (Merina) l, M. E.-F. Gautier propose de rattacher les Mal: « Ce qui est certain, dit-il, en gaches aux Mélanésiens c'est que les Malgaches pris dans leur ensemble conclusion, Mais il n'est pas au groupe malayo-polynésien. appartiennent du tout prouvé qu'ils s'y rattachent par la branche malaise. On serait bien plutôt conduit à les y rattacher par la branche une formule simple, mélanésienne. Et, s'il faut absolument à celle qui a prévalu on préférerait cette autre : populaire, « Les Malgaches sont des Papous *. » Les arguments de Gau: the à l'ouvrage du D' Codrington tier sont empruntés Melanesian langiiages ', mais les exemples qu'il cite à l'appui « Parmi les convaincants. de sa thèse ne sont aucunement points de dissemblance entre le malgache et le malais, dit-il, aux mots leur un des plus frappants est l'habitude d'ajouter terminaison tra; cela est bien marqué dans Mal. euphonique laAit, Merina : lanitra, ciel. Or, Codrington signale dans les lies Banks une tendance à ajouter dra à la fin des mots *. » i. Journ. Asiat., mars-avril 1900. 2. P. 296. î. Oxford, 188$, in-8<>. 4. Loc. cit., p. 280-281. Dans son Madagascar(toc. cit., p. }o2), Gautier y revient : « Le Malgache, dit-il, a horreur des racines terminées par une consonne et leur ajoute invariablement des terminaisons euphoniques dont

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CHAPITREXI

Mais le malgache n'a pas ajouté tra à Mal. laiiit : lanitra se compose, au contraire, de laitit + vibrante + voyelle (vide supra p. 212 et suiv.). « Le nombre ordinal : le troisième, continue Gautier, se dit en malgache falta-telu, de teltt, trois, et faim, préfixe habituel des noms ordinaux. En malais, letroisième se dit : ka-tiga, en Mota : vaga-tolti, en Fidjien : va ka-loin. La forme mélanésienne est doublement plus rapprochée que la malaise de la forme'malgache ; non seulement teltt = toltt, mais le ce qui est une simple ressemblance de vocabulaire, préfixe est le même, ce qui est une ressemblance plus essen'. » Sans doute, mais le Batak nous fourtielle, grammaticale nit la forme : paha-tëltt, le troisième, qui est plus rapprochée encore du malgache que celle des dialectes de Mota et Fidji. du malgache teltt, Tiga n'est pas l'équivalent étymologique mais en dehors du malais et du javanais kromo, toutes les langues du groupe malais ont un thème t-l pour le nombre trois. Le préfixe de spontanéité.mélanésien tapa, lava, est évidemment à rapprocher du préfixe passif malgache tafa qui, dans certains cas, marque également l'accomplissement spontané de l'action, mais contrairement à l'assertion de Codrington, Malg. tafa répond à Mal. lîpër 2, quoique le sens des deux préfixes soit différent. Gautier montre ensuite, par des exemples qui pourraient être multipliés, que « lorsque le dialecte Merina et le Sakalava emploient tous deux de la même façon une racine malaise, il arrive que la forme Sakalava se rapproche davantage de la forme malaise * ». — « II reste à signaler, dit-il encore, la lacune la plus frappante du dialecte la plus répandue est Ira. » On a vu, au contraire, précédemment, combien les finales fermées sont nombreuses dans tes dialectes non-Merina. i. Journ. Asiat., p. 281. 2. TheMelanesian languages,p. 189. }. Journ. Asiat., p. 285.

CONCLUSION'

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Merina : il lui manque deux lettres, deux articulations malaises (û et «) qui sont restées très vivantes en Sakalava '. » — « Et cela est tout naturel si nous admettons, ce qui est certain (sic), que le sakalava est un idiome papou, en tout cas du groupe malayo-polynésien ; tandis que le hova est un idiome papou retouché et réformé par des conquérants venus on ne sait d'où, peut-être hindous ? et pourquoi pas arabes ? Et il n'y a qu'une race à laquelle on ne voit pas de raisons philologiques de les rattacher, c'est la race malaise, puisque les modifications qu'ils ont apportées à la langue malgache, ont eu pour conséquence de l'écarter du type malais *. » Dans les exemples cités par Gautier, celui-ci infirme sa thèse : Sakalava, bebilsi (et non kaibitse), et Merina, keykitrà, répondent à Mal. gigit. Le k merina est beaucoup plus près du g malais que 17/ Sakalava. Je m'empresse d'ajouter qu'il s'agit, en l'espèce, d'un exemple mal choisi et que d'une façon générale la courbe phonétique est : Malais > dialectes non-Merina > Merina. Ce dernier est le plus évolué de tous les dialectes malgaches. En ce qui concerne Vu vélaire, vide supra p. 95 et 100. En somme, Gautier ne fournit aucun argument probant en faveur de sa théorie. Son article tend, du rest?, à remettre en discussion une question qui a été déjà traitée et résolue dans un autre sens. D'après les travaux de Van der Tuuk, Kern, Brandes, Brandstetter, Schmidt, pour ne citer que les plus importants, le malgache fait incontestablement partie du groupe malayo-polynésien occidental qui comprend les langues et dialectes « de Formose, des Philippines, des Célèbes, de Bornéo, (d'une partie) de la péninsule malaise, de Sumatra, Java, Madura et des petites lies qui se trouvent dans leur entourage immédiat * ». Van der Tuuk a montré les affinités t. Journ. Asiat.. p. 288. 2. Jbfd., p. 294. j. Brandes, Bijdrage M de vergtUjkoidthhnkîetrdtr tcesUrsclxûîfdetUng van de MakiselhPclyiiesiscIxtMlfamilie, i,n. 1. p.

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CHÀPiTREXI

étroites qui existent entre le Malgache et le Batak de Sumatra, avec le dialecte Batak -toba (vide supra et particulièrement p. XXX). et lexicographe qui ait Weber est le premier grammairien des études dtalectologiques et leur ait compris l'importance fait une place dans ses travaux. Le premier aussi qui ait mon* tré l'unité parfaite de la langue dans toutes les tribus malgaches. Flacourt l'affirmait déjà en 1658, mais il ne connaissait qu'une partie de la grande île africaine et bien que son témoignage n'ait pas été infirmé, il ne peut être retenu. « La langue malgache, dit Weber, est UNE dans toute l'île pour ses termes et ses règles ; il n'y a de différence que dans les accidents (formes dialectales) ; ainsi les Hova (Merina), les dialectes de l'est et l'ouest dînèrent par le son de la (finale) muette Ira; l'est et l'ouest par les lettres identiques (dialectes orientaux : ts, d, kfr,v = dialectes occidentaux : /, /, //, /, b ou ; les Merina et toutes les Provinces ( = dialectes nonmb) Merina) par l'« simple ou gutturale (>'/, «); les Merina et le Sud emploient l'article emphatique nu et les pronoms (personnels) abi, atuty à l'accusatif, bu pour la préposition pour et le préfixe mi- (tnijfdn-) des verbes réciproques, tandis que dans le Nord on ne les emploie guère. Les Merina seuls ont les conjoncUs préposent l'article persontions élégantes ari, dia, aridia; nel f aux pronoms ; ils ont l'article (préposition) ani à l'accusatif; ils commencent à compter par le plus petit nombre (il en était de même en Antanosi ancien) ; ils doublent ni : ni tumpu ni ni ira nu (ni tumpuitni tranu) ; ils ont le substantif agent (nom d'agent habituel) en mp au lieu de amp : mpaijancien : malgache dqtka (autres dialectes : ampai/dçaka, ompand^ûd) ; ils emploient plus souvent la forme (le préfixe) A part ces variantes, le langage verbale mana que maijka est le même partout. D'où vient donc cette grande différence de dialectes ? En voici les raisons. La langue malgache a beau-

CONCLUSION

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de vrais coup de mots parmi lesquels il n'y a probablement synonymes que ceux qui ne différent que par les lettres idenmais le manque d'écriture tiques (alternances phonétiques); .(dans certaines tribus), la multiplicité des castes et leur peu de rapport entre elles, restreignent chaque province dans un petit nombre de mots d'où elle ne sort pas. Chaque tribu a une série de termes choisis à sa fantaisie et réservés pour parler avec respect du roi ; la sorcellerie possède aussi ses termes propres ; dans les discussions législatives, les chefs affectent un langage relevé et étranger pour se montrer supérieurs au peuple (tabous linguistiques); plusieurs, surtout les Sakalava, aiment le langage figuré, et disent : mabaUha, du mouillé, pour oranà, pluie; malxlsakâ, du désaltérant, pour ranu, eau; famtujti, de l'émollient, pour sulikâ, huile (tabous linguistiques mid^eri, considérer (par les yeux ou par la penégalement); sée), signifie en Merina : regarder, et dans les Provinces : interdisent à chaque instant penser. Enfin, les superstitions des mots avec leurs dérivés et ce serait un crime capital de les Le nom du roi ou d'un grand chef défunt est prononcer. interdit pour plusieurs années. Ainsi après la mort de la reine Tsiumeko (litt. : je ne donne pas), à Nossibé, les Sakalava seuls ne disaient plus nnié (don), manuml (donner), fanumè\anà (action de donner, présent), mais pour umeo afu ah, donnemoi du feu, ils disaient : tuluru nmbamay al», présente-moi du brûlant. Enfin, l'esprit de division portant chaque caste à parler et à agir différemment des autres, tels mots réservés ou pris en bonne part ici, sont libres ou pris dans un mauvais sens ailleurs. Ainsi, dihi signifiera ici danse tonnttc et tshjd^ahà, danse de sorcier ; ailleurs, ce sera le contraire '. » Flacourt écrivait deux siècles auparavant : « La langue de de 1. Grammaire malgacherédigée Us missionnairescatholiques Madapar 10-11. " gascar, p.

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CHAPITREXI

Madagascar..... est une langue très copieuse, laquelle se parle également par toute l'île où il n'y a qu'un seul langage; mais elle est différente en ses accents selon la diversité des Provinces où les uns parlent bref, les autres ont un parlerlong. Il y a des mots de la langue plus affectés en des Provinces qu'en d'autres et qui toutefois sont entendus partout, comme Rat (ray) qui signifie père du côté du Sud, et du côté du Nord, ils disent Baba, ce qui s'entend partout pour la ' même chose. Du côté du Nord, une femme se dit Vàivave (vayvâvi) ; et Àmpele (ampêla) qui signifie la même chose du côté du Sud, est un mot qui offense (dans le Nord). En sorte que, du côté du Nord, il vaudrait autant appeler une femme flambe qui signifie putain, que de l'appeler Ampele. Et du côté du Sud, c'est le contraire : Ampele est honnête, Vàivave, l'est moins *. » usitée en La forme verbale relative qui est fréquemment Merina, qui existe à peine en Sakalava, était d'un usage courant en An ta nos i ancien. J'en ai signalé déjà l'existence dans la langue ancienne du Sud-Est d'après les manuscrits de la un précieux argument comBibliothèque Nationale '.C'est en faveur de l'unité absolue de tous les diaplémentaire assez nombreuses, lectes. Les différences lexicographiques, s'expliquent aisément par les tabous linguistiques et les survivances, variables suivant les tribus, de phonèmes bantous, sanskrits et arabes. Les mots étrangers que le malgache a inscrits dans son au xixe siècle ont été empruntés à vocabulaire antérieurement trois langues de familles différentes : le sanskrit, l'arabe et le t. Histoire de la grande iste Madagascar, p. 194, et Dictionnaire, éd. Ferrand, p. 5. in 2. G. Ferrand, Un cltapitred'astrologiearabica-malgache Joum, Asiat., septembre-octobre1905, p. 226-229.

CONCLUSION

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bantou. L'élément sanskrit a été déjà étudié, l'élément arabe le sera prochainement ; reste le bantou. Dans un récent article intitulé : l'Origine africaine des Malgaclxs l, j'ai traité en détail cette question; je n'en reproduirai donc que les grandes lignes. Les emprunts faits par le malgache au bantou sont de trois sortes : i° Les mots empruntés au swahili que cette dernière langue a emprunté à l'arabe. Ils sont d'introduction récente et usités seulement sur la côte nord-ouest, dans la région fréquentée par les marins musulmans de la côte orientale d'Afrique et des Comofes : Malg. d^asimini, jasmin ; Swh. yasmini de l'arabe <jsrï yasmin; Swh. inerikebu de l'arabe *-~~y* Malg. merikebu, navire; markab, plur. w*fy> marâkib; JC* Malg. sukani, gouvernail ; Swh. usukani de l'arabe sukkân. 2° Les mots empruntés au swahili qui ne sont usités que sur la côte nord-ouest. On peut supposer que, comme les récente. Rien ne témoigne, précédents, ils sont d'introduction en tout cas, qu'ils aient été inscrits de longue date dans le vocabulaire des dialectes occidentaux : Malg. Ixndia, natte ; Swh. hen^a, ouvrage en jonc ; Mal. piiïgu, espèce d'ébène; Swh. mfnngo-, Malg. maiiia, petit bateau, canot; Swh. maiua. 3° Les mots bantous usités dans tous les dialectes maritimes anciens et modernes et dans les dialectes du centre et 1. Journ. Âsiat., mai-juin 1908,p. )$$-$oo. — G. FEXRAN».Pbonttiqne >iUjc-tnalgacbt. m

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. CHAPITREXI par les

de l'est, par conséquent hors de la zone fréquentée marins de la côte d'Afrique et des Comores : Malg.

Ambtia, chien. Bantou : mbwa. Akanga, pintade (numida mitrata). Kanga. Ampuijdra, âne. Panda. Anombi,aumbi, umbi, boeuf. Nombe. Afiganu, conte, fable. Ngano. Afiondri, auijdri, mjdri, mouton. Nondi. Gidrtt, espèce de lémur. Ngedere, petit singe noir. Mkatf, femme, Ka^i, madame, in Ka\i-mambu. épouse. Kiand^a, kaijdça, cour. Kiwandja. Kiboko, kivoko, hivohi, hutte, cabane. Kibugurtt, hutte. Kiduru, matelas. Godoro. Kistt, Kiiti, couteau. Kisu. Kitapu, sachet, bourse. Kitapo. Kttngunà, punaise. Kunguni. Kuijku, kouko, palétuvier. Mkoho. Kwera, perroquet. Kxvaru. Mamba, crocodile. Mamba. Main, ma su, oeil. Malso, yeux. M un go, mobungo, mahogo, manioc. Mnfjogo. Mufti, pain. Mofa, petit gâteau de farine de sorgho. Mttfavi, niusavi, sorcellerie. Msauri, sorcier. Mttiui'tgu, poisson. Usungtt, poison végétal dont on enduit les flèches. Neudra, variole. Ndui, boutons de variole. Ntifti, nufulrâ, viande, chair. Mnofo, viande sans os. Usi, chèvre. Mbutf. Papaftgu, milvus aegyptius. Panga, kipanga, faucon. PHi, espèce de serpent. Pili. Sambtt, iambu, navire. Tsombo.

CONCLUSION

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Sikafara, tsikafara, tsakafara, voeu, offrande propitiatoires. Kafara. Sukay, sukay, chaux. Tsokaa. melon malgache. Tai'tgti in vuan-tangu, Tango, concombre. Vahini, étranger. IVageni, les étrangers. Va^aba, Malg. ancien : Va%tka(cî. Drury, p. 155), étranger (désigne plus spécialement les étrangers de race blanche). Wa&ungu, les étrangers blancs, les Européens. Zumba, palais royal, mausolée des reliques royales. Dyumba, palais, grande maison. Zuva, soleil, jour. Zuba, ^uwa, dytta. Ka{i nous est attesté par un nom tribal de la côte sud-est ; musufigit nous a été conservé par les mss. 8, f° 7 recto, et 5, f ' 80 verso, du fonds arabico-malgache de la Bibliothèque Nationale de Paris; mamba est plutôt spécial aux dialectes du centre. Zumba et %tiva appartiennent, il est vrai, aux dialectes malgaches de l'ouest, mais ils sont aussi près de certaines autres formes bantous que de la forme swahili. La plupart des exemples ci-dessus répondent à un thème bantou que j'appellerai bantou commun parce qu'il est représenté dans un certain nombre de dialectes orientaux de ce domaine. Pour ambua, aùombi, ka^i, mas 11, ttsi, laiigtt, \uva, par exemple, cf. la Comparative grammar of tfje sotttb-african Bantou langttages sub verbis : a smalldog, p. 117; a Ixwï of catlle, p. 82 ; a uvman, xuife, p. 68; an eye, p. 88; a goal, p. 83 ; a pumpkin, p. 89; tfx suit, a day, p. 88 '. Des mots tels que aùombi, boeuf, afiondfi, mouton, usi, chèvre, sont particulièrement significatifs, car les animaux ainsi nommés sont également 1. Par le Père Torrend. Londres, 1891, in-S".

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CHAPITREXI

d'origine africaine. Enfin, la plus grande partie des mots dans les manuscrits ci-dessus sont mentionnés de la Bibliothèque Nationale et dans les relations de voyage du xvne siècle ; ils nous sont ainsi attestés à date relativement ancienne. Les emprunts des deux premières catégories s'expliquent aisément par les relations qui existent entre la côte nordouest de Madagascar, les Comores et la côte orientale d'Afrique. Mais les Swahilis et les Comoriens n'ont jamais navigué sur la côte orientale de Madagascar, « la côte au vent A, où la mer est extrêmement dure. Les caps nord et sud de la grande île africaine, le cap d'Ambre et le cap Sainte-Marie, sont très difficiles à doubler en toute saison ; aussi les Arabes n'avaient-ils pas pu établir de relations entre la province sud-orientale d'Anosi et la côte d'Afrique voisine. « Ces peuples (les Malgaches), dit Flacourt dans son avantni commerce propos, n'ayant eu aucune communication avec les habitants des terres fermes de l'Ethiopie, à cause de l'ignorance de la navigation, n'ont point reçu les changements de lois et coutumes qui s'y sont introduits de temps en temps '. » Flacourt mentionne des légendes historiques ayant trait aux migrations étrangères, mais il n'y est nullement question de nigritiens africains.,.Jbes mots relevés dans le vocabulaire des tribus du sud et du centre n'ont donc pas été introduits par des marins de langue bantou. Cette hypothèse écartée, celle-ci seule s'impose : antérieurement à l'arrivée des Malais hindouisés, Madagascar était peuplé de nigritiens de langue bantou qui ont été progressivement absorbés par des immigrés d'une civilisation supérieure. Les mots bantous relevés dans tous les dialectes sont les dernières survivances de ces nigritiens disparus *. i. Histoiredeta grande isle Madagascar, . 2-3 de l'avant-propos. p 2. On trouveradan*l'article précité sur YOrigine africaine des Malgaches,

CONCLUSION

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La population actuelle de Madagascar présente deux types bien distincts : environ 2.600.000 indigènes à teint noir ou brun et 3 ou 400.000 Merina à teint clair. Ces derniers appartiennent aux castes nobles : ce sont les Andrîana de l'Imerina. Leur ressemblance physique avec les Malais modernes que j'ai est aussi constatée pendant un séjour en Extrême-Orient, parfaite que possible. La persistance du type malais chez les Andriana ne peut s'expliquer» que par une loi matrimoniale endogamique rigoureusement observée par les familles nobles de la migration malaise. Cette coutume n'est, du reste, que tombée en désuétude ; les alliances des partiellement membres de la noblesse Merina ont encore une tendance endogamique nettement caractérisée. En résumé, voici comment peut être reconstitué soit avec certitude, soit avec une vraisemblance voisine de la certitude, le peuplement de la grande île malgache : I. Période prè-bantou. — L'île est habitée par une population dont le type somatologique, culturel et linguistique, nous est inconnu. En réalité, rien ne nous atteste l'existence de cette population initiale; mais les migrations des Bantous paraissent être de date relativement récente, il n'est donc pas impossible que ces nigritiens africains aient trouvé Madagascar déjà habité. IL Période bantou. — Importante immigration de Bantous antérieurement à notre ère. — III. Période indonésienne pré-Merina (= pré-Huva). hindouisés venant de Importante immigration d'indonésiens Sumatra, vers le ne-ive siècle. Ils se répandent dans l'île et, de gré ou de force, imposent leur suprématie aux nigritiens bantous qui sont progressivement absorbés par ces immigrés de civilisation supérieure. d'autres arguments linguistiquesque je ne reproduis pas ici, en faveurde cette théorie.

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CHAPITREXI

IV. Arriixe des Arabes, de la fin du VU* au IX* siècle, «— Islamisation des Malgaches ', V. Seconde immigration de Smnalrauais fers le Xe siècle ', — C'est la migration dont Ramini, le Sumatranais, est le chef. Son fils aîné, Ra-Hadzi, donne naissance aux Zalm-dramini le fils (les descendants de Ramini) de la côte orientale; cadet, Ra*Kuba, s'enfonce dans l'intérieur, atteint le plateau de rimerina où il épouse une femme Vazimba *. Ra-Kuba est l'ancêtre des Huva qui portent son nom : Kûba > Hûva. VI. Migration persane. une migration arabe qui serait VII. Flacourt mentionne arrivée vers 1500 et aurait donné naissance aux Zafi-Kazimambu de la côte sud-est K Au point de vue linguistique, la conclusion de ce travail est très nette. Les dialectes malgaches ne diffèrent l'un de l'autre que par les variantes phonétiques ou lexicographiques attendues chez un peuple de près de trois millions d'hommes, disséminés dans une île de six cent mille kilomètres carrés de partie des superficie. Le malgache fait incontestablement langues du groupe malais hindouisé. Comme conclusion dernière : le malgache est un dialecte malais évolué, étroitement apparenté au Batak de Sumatra 4. 1. j'indiquerai dans un prochain travail, avec arguments à l'appui, les raisons qui m'ont fait adopter cette date. 2. Ces faitsnous sont attelés par plusieurs légendes historiques. Cf. pard ticulièrement : Gabriel Ferrand, IAJégende eRaminia d'aprèsun ms.arahicch l malgachtde la MNicttèqueNationale injourn. Asiat., 1902, p. 185 et suiv. $. Histoire, p. 17. 4. Cf. Van der Tuuk (Jihillines) et Friedrich Mûller (Grundriss der Spracbwisseudujt,Il Band, II Abtheilung, Vienne, 1882, in-Sa, p. 160) qui a adopté l'opinion du savant Hollandais.

ADDITIONS

HT

CORRECTIONS

ADDITIONS U BIBLIOGRAPHIE A : BRANSTETTER. ata-Hari oder WanderunM P. xv. REXWARD gen eines indonesischen Sprachforschers durch die drei Reiche derNatur. Luceme, in-S 0, 1908, — Relation du voyage que FRAXÇOISGAUCHE, de Rouen, a fait en l'Isle de Madagascar, autrement Saint-Laurent, islcs adjacentes et costes d'Afrique. Paris, 1651, in-4°. — G. A. J. HAZEU. Gajosch-nederlandsch woordenboek. Batavia, 1907, in-S°. — M. JOUSTRA. Karo-Bataksch woordenboek. Leide, 1907, in-40. Karo-batak de M. Joustra correspond au Batahdahi de Van der Tuuk (préface p. vu). — J. AI.B. T. SCHWARZ.Tontemboansche teksten. 3 vol. Leide, 1907, in-8° (premier vol., textes ; deuxième, traduction; troisième, notes). —* — Tontemboansch-nederlandsch woordenboek. Leide, 1908, in-40. — J. WARXECK. Tobabataksch-deutsches Wôrterbuch. Batavia, 1906, in-8°. P. xi, 1. 2. Au lieu de : h à s, lire : Htà /. le ^ d et le P. xxv et suiv, En graphie arabico-malgache, )o t sont sous-ponctués pour les différencier des î et ^ arabes. s et i ont été Pour éviter des complications typographiques, écrits sans point dans les pages suivantes. P. xxxvu et suiv. Les noms tribaux sont transcrits phonéPour l'évolution de aijtoi-cn aute-f voir p. 178 et tiquement. suiv.

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ADDITIONSET CORRECTIONS

P. xxxvii. On entend par dialectes Betsimisaraka, les dU~ lectes de !a côte orientale comprise entre le 16* et le 20e degré de latitude. Les mots indiqués comme Betsimisaraka, sont ceux qui appartiennent au fonds commun à tous les dialectes de ce groupe ou qui n'ont pas pu être localisés avec certitude. Dans le cas contraire, la forme dialectale est rattachée à l'un des dialectes indiqués sous les numéros 3, 4,5 ou 6, qui font partie du groupe Betsimisaraka. P. xxxix, I, 4, lire : aijta, les gens; iFaH, de l'iFaSi (nom J'avais donné l'étymologie propre). admise, généralement mais elle est inexacte; je le montrerai prochainement (même correction p. 180, 1. 3-4). L. 9, lire : Manaùâra au lieu de Mauaijâra. P. su, I. 8, au Heu de Atjtanâta, lire Avtanàla.

ADDITIONSAU VOCABULAIRE AI.AYO-MAL-ÎACHE M Ctiap. I, p. 1-81. Pour la transcription du malais, j'ai suivi la notation du Dictionnaire malais-français de Favre. Adui (Batak-toba), là-bas. Ari. Alai (Batak-toba), mais. Ari. AU (Batak-toba), interjection, employée avec le vocatif : ô. Rey,Ri,à\ ennemi. Falxtvâlu. Alo, Pûùalo (Batak-toba), A loban (Batak-toba), arbre dont le bois est employé à la construction. Rubâui, plante à fruit comestible ? Ambat, manambal (Batak-toba), empêcher, retenir. Ambairâ, embarrassée, paralysée (ne se dit que de la langue). Amh (Tontemboan), atteindre, parvenir à. Ombi, Utnbi, être arrivé. Ambolas (Batak-toba), grêle. Havâijdra. Ambun (Batak-toba), léger. Ivan, Ivan a.

ADDITIONS CORRECTIONS ET

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Ampar (Batak-toba), dispersé, éparpillé, Ampalrà, état de ce qui est déployé, développé, étendu. Passif : Ampàiinâ. Anah Ajouter : Batak-toba Jattakkm, enfant (sans distinction de sexe). Andos (Bisaya), pluie et tempête, Aijdu, Avdo* rosée. Afigâra, nom d'un poisson. Betsimisaraka : Akàro. Bagi, partie ; mamagi, diviser, partager, Vahit brisé, casséi partagé. Baru, arbre dont 1 ecorce est utilisée dans la corderie, Varu, arbre dont le creur est jaune clair. Batâra (Mal. et Batak-toba), titre royal et divin. Burtitô (métathêse de Buttiro), seigneur, prince. Skr. BlxtUâra. Banta (Batak-toba), fini, terminé, Fila. Vide supra Putus, p. 54BinlAran, bois coupé qu'on laisse dans la forêt. Faulsllanù, arbre fournissant un bois de construction. Bitik (Dayak), fourmi. Vit'M, Vilsikâ. Boaii. Ajouter : vide infra, Povan, p. 52. Bumbon (Dayak), pousses, rejetons de bambou. Betsimisaraka : Bnmbtilu, orchidée. Buwâya. Ajouter : Batak-toba, Buea, crododile. Çriya (Kawi), bonheur, prospérité, salut, Antanosi ancien Ï * DHya, DNa, salut au souverain. Skr. çri. Dara. Ajouter : Gayo, dôrô, sexueel rijp, doch nog maagdelijk (v. volwassen vrouwelijke dieren die nog niet zwanger zijn geweest); La Sumu-u-drara malgache est exactement une jeune fille pubère, déflorée, mais non encore fécondée. Il en est très fréquemment, question dans les chansons amoureuses et erotiques où ses formes juvéniles, ses seins fermes, sont vantés par opposition à l'embonpoint et aux seins mous et flasques de la multipare dont les grossesses et l'allaitement ont épaissi la taille et déformé la gorge. Il me paraît donc préférable, en l'absence d'un terme français approprié à cet état physio-

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ET ADDITIONS CORRECTIONS

logique, de traduire iuinthn-drara par sein de femme, plutôt que par sein de jeune fille. Rectifier dans ce sens la traduction de la p. 13, L 1 du bas, Dempil. Ajouter : Passif, Lférina. • Di, à, dans, Malg. ancien : /, à. Duh (Javanais ancien), jus. Ru, Ro. Voir D/ohf, p, 17. Djonkok. Ajouter : vide supra Builkui; p. 11. refuser. Là, refus; maijdâ, Djua, Mandjua (Batak-toba), refuser. Em. Ajouter : Tontemboan, Me*e, donner. Voir Anam. ïiiièm,sh. Garis, Dayak : Gains, marque, rature ; int~il~garis, racler, gratter, scarifier. Haralrô, action de raser (avec un rasoir). Passif, Ha rasa m). Vide supra Kalis, p. 27. Gatgat, mai)gatgalit briser en petits morceaux (Batak-toba). Katikâti, manioc coupé en petits morceaux. Gèlàr, Batak : Gorar, titre honorifique ; bèr-gêlïr, qui est nommé, qui a un titre. Suijdrutrâ, croissance, augmentation, action de s'élever en grade; Saijdratrâ, état de ce qui est élevé, de celui qui est élevé en grade. Passifs : Sundrtitaua, Saijdrâtanâ. Gèrak, Batak-toba : Gorak, Dayak : Gtirak, mouvement, agitation. Goranâ, action d'aller ou venir en grand nombre. Guder (Batak-toba), être gras (expression vulgaire). Godra, Gudra, vase, lie. Gunlii). Ajouter : Batak-toba : Ginsir, ciseaux. Hadji, Adji, souverain; Sumatra ouest : Atji, titre honorifique des fils de nobles. Hadtf in Ra-Had{if fils du prince Ramini (cf. Flacourt, Histoire, p. 49). Haleon (Batak-toba), famine. Betsimisaraka ; Silùt, affamé. Ha mbal. Vide supra Ambat. Hari. Ajouter : Antandrwi, Uara in Zmta-Hara. Hirbàb, Batak-toba : Arbap, espèce de violon. Malg. ancien : Herâvu. Cf. Arabe : Rabâb.

ET ADDITIONS CORRECTIONS

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Ise (Batak-toba), qui} Ayia, Hyça, qui ? Kakal, éternel, perpétuel. Haylfày, Heylfèy. Kaki, pied, patte, griffe. Betsileo : Kiki, ergot de coq. Vide supra KalAbtiù, voile, ce qui couvre légèrement. Selûhn, p. 61. Kambaft, ce qui est sur l'eau, ce qui flotte. Ivnbuuâ, Bbunà, lifunà, Afunà, Tsikémbunà, Tsihébunà, Tsikéfunà, Tsiijkâfuuà, action de flotter, de surnager, de rester sur l'eau, Kanden (Dayak), arranger, arrimer, Haijdruuâ, action de se fixer, de séjourner. Ktinkun, crapaud. Sabnnâ, grenouille. Karemhm, enveloppe; Sundanais : Karémlvn, pièce d'étoffe avec laquelle les femmes se couvrent la poitrine. Sarimbu, Sarimbu, pièce d'étoffe indigène servant de vêtement. Karoù, sac. Ajouter : Haruili, Haroni. Kaéal', prétentieux, suffisant, Sitikà, Sititsllikâ, prétention, suffisance. effroi ; Batak : Hirdjop, inquiet (de Kêdjùt, tressaillement, l'oeil). Heydratrfi, Heijdfttka. Kêlempan, plante (sterculia firlida). Halâmpimà, arbre à bois gris brun (Dombtya ou Makacaranga, sp.). Kelinlal. Ajouter : Gayo, Klënlil, clitoris, Këlùlut, petite abeille sauvage. Antanosi ancien : Lalàyisè, abeille (cf. Cauche, Relation, p. 137). Kfltiwib, Javanais : Kaluwib, espèce d'arbre à pain. Hanvl, arbre à bois jaune brun. Kemban, pièce d'étoffe dont les femmes se couvrent les seins. Simbit, Simbu, étoffe servant de vêtement. Cf. supra Karemhnt > Sarimbu. Kempas, arbre à bois très dur. HAmpa, Htimpi, noms d'arbres. Kendalf, Batak : Hondanan, concubine, maîtresse, courtisane. Siijdranu, esclave, concubine du maître.

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AMBITIONS CORRECTIONS ET

Këniù. Ajouter : Kawi, Kendin, sourcil. Kèrâbt gratin, ce qui est trop cuit, brûlé. *Karàkà > Kara* Wtnà, *Kanvjka > Karankâi:tâ, très sec; Hârakâ, trop sec, calc'mé, grillé. ; Garin, sec, aride. * Hàrinâ > HaringâKèrift, Javanais rinà, squelette, carcasse, Kêtàr, Javanais : Gelir, âpre, acre. Dira, âcreté, acidité. Kilala. Ajouter : Batak-toba, Hilala, sentir, remarquer. Kilaw. Ajouter : Sakalava N-0 : Kilu, torche pour la pêche au flambeau. Kiri. Ajouter : Karo»batak : Kaws, à gauche. Korek, creusé, fouillé. KuruhiruM, HtirukihukA, action de se curer l'oreille; Tsuktihkâ, Tsukirikà, action d'entrer, de fourrer le doigt dans ou à travers quelque chose. Kohi, Goris, gratté, raclé, Urutrà, action d'enlever, d'arracher avec les mains des feuilles de mûrier, de manioc, de l'herbe. Passifs : Uriisanâ, UrtUanâ. Kua (Tontemboan), ce que quelqu'un dit. Hwt, Hwé, dit-il. Vide supra Koa, p. 32. Kuban, Batak : Huban, bourbier, fange, Hwan% Hoiwt, terrain enfoncé, en contre-bas. Kudw) (Karo-batak), pendants d'oreille. Hurun in Huruntst'tfinà. Kumpul, rassemblé, réuni, Kumbttnâ, Humbuna, état de ce qui est fermé, resserré, joint. Kundttt', citrouille. Huijâru. Kurap. Ajouter : Malais, Kërtipiù, croûte mince sur une plaie. Laka, arbre à bois odoriférant. Ijaka, nom d'arbre. Langir (Karo-batak), pointu. Rat'igilrâ, Rai)gilrâ, action de tailler en pointe ; Ranitrà, Ranilrà, état de ce qui est pointu. Ukàh, fissure, crevasse, déchirure. Vide infra Rihâh. Umpùney, arbre de forêt fournissant du bois à brûler. lutinpânani, nom d'arbre.

ADDITIONSET CORRECTIONS

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ruisselant ; Javanais : Lilih, Liiib, coulant, s'affaisser, descendre. Rhi, versant d'une colline. Uo (Batak-toba), sang faible. Liu, sang. Uta (Bugui), gomme, glu, Liti, Diti. Ijobhtàbi, arbre à fruits comestibles (flacvurtia). Lûbi, arbre à bois blanc gris, Lulmr, action de battre le grain. Rumbu, battement de mains des femmes tn cadence et en chantant pndant que d'autres femmes dansent. Lulttr, englouti, avalé, I.ultttïâ, action de se baigner tout habillé pour se débarrasser d'une maladie produite par un sortilège. Passifs : LulùranU, Lulnfanâ, Luput, sauvé, échappé. Rufulrà, Rifulrà, Rifalru, enfui, échappé, envolé. Passif : RifAlinà. Ltiéut, échappé, parti; Dayak : Lusut, être libre. Luiu, Ruiu, Rttsu, parti, allé en avant ; Lttsilrâ, Lidiltà, fuite, évasion, désertion. Passif: *Lnsiraiia. Luyut, plié, courbé (branches d'arbres) sous le poids des fleurs ou des fruits. Isijdyilrà, action de ployer, fléchir comme les branches sous le poids des fruits ; Ltwd{itn), débi* lité, faiblesse (passif : Luijdtfranâ) ; Luijdtfbilrà, langueur, état de ce qui fléchit sous le poids (passif : Ltnid{ektranâ). Mega. Ajouter : Sakalava N-O, Miba. Mèndàpa, pavillon, b;\timent où l'on reçoit les convives. Lapa, résidence royale, cour, palais, tribunal, toit qui se trouve au milieu du village et sous lequel on traite les affaires; Taijdapa == ta -|- au -{- lapa, les gens du ou dans le palais, anciens cfliciers et employés de la cour en service au palais royal. Cf. Skr. Maijdapa, hangar élevé à l'occasion de fêtes, pavillon. Oii (Cam), préfixe de respect ; Annamite : ông ; Siamois : ait, préfixe des noms divins et royaux. Alla, Merina : Atta, préfixe de nom divin in Ana-Hari (Flacourt, Histoire, p. 67),

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ET ADDITIONS CORRECTIONS

Ana-Hari dans Andrian~Aii<i~Hari dont Aijdriauahaii est la forme contractée, Skr. Anka. Padan, plaîne, endroit, terrain sans arbre (par opposition à la forêt). Faiiana, clairière, espace vide au milieu ou auprès de la forêt. Padi. Ajouter ; Dayak, Bari, riz. Pàduka, Pddi'tka, Sa Majesté, Son Altesse. Rofot, Roa in Sa Majesté le Robaijdriau, Roaudria» = Roba, Ro<i-\-aijdriau, Seigneur, ancien titre des grands chefs du sud-est, Skr. Pàduka, chaussure. C'est en malais et en malgache, un terme protocolaire d'inférieur à supérieur. Le sens est : moi, chaussure de Votre Seigneurie. Paint. Ajouter : vide supra Bandut, p. 6. Paman, oncle, jeune frère du père ou de la mère, Antesaka : Faman, nom propre d'homme. Pailkur (Mal. et Batak-toba), pioche. Antanosi ancien : Féku. Pano (Karo-batak), tache blanche de la peau. Betsimisaraka : Tampânu, pellicule de la tête. Pauliif), défendu, interdit. Faijta, serment. Palôla, espèce de concombre amer. Faltira, arbre à bois blanc (Mussoenda nstita ou triclfopblebia). Pegub, huître perlière. Papf kl, huître. , Peîlar, banc de rameurs, betsimisaraka et Sakalava N-E et N-O : Faftâri, bras de balancier de pirogue. Pèn-bAlu, Pân-hûlu, celui qui est à la tête, chef, commandant. Fanâln in Fanalu-labi, guerrier d'élite, garde du corps, chef militaire. Pilin, tortillé, tordu. Filin, Filina, ourlet; Filivlli, Firiviri, action de louvoyer (navire). Pirâ. Ajouter : voir Btrapa, p. 8. Pis (Dayak), chat. Piiu, Pisu. Pula. Ajouter : Betsimisaraka, Ampôla.

ADDITIONS ET CORRECTIONS

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Pulas, Javanais ; Pulir, tordu, tortillé, tressé. Fuli, fil, ?ction de filer. Voir p, 66, Sulir, Puput. Ajouter : Malg. TafufAra, Tafufûran, lafufnranâ, soufflet, soufflet de forge. Pusa. Ajouter ; Antankara, Ra-btUi, Betsimisaraka, FAsi, Sakalava N-O, PAU, chat. Cf, supra Pis. Pusar, tourner horizontalement (comme la roue d'un moulin), tournoyer comme l'eau dans un gouflre. Fnsitrâ, Fu'siIra, action de forer, de faire tourner rapidement un morceau de bois pointu dans un trou pratiqué dans une pièce de bois, pour produire du feu. Passif : Fusèrina. Rabit. Ajouter : Passif, RumbAtanà Rabu, monstre mythique qui est censé occasionner les éclipses eu dévorant le soleil ou la lune. Râw in Flacourt, Dictionnaire, sub verbis lune, soleil. Skr. Ràbu. Rambey, nom d'un fruit en grappe longue. Rambâymt, arbuste odoriférant. Rampas, pillé, volé, enlevé de force, Rumputrâ, Rumpulrà, action d'arracher à pleines mains. Passif : RumpAsanà. Rèbâb. Ajouter : Malg. Repakà. Rêgâfi, étendu, raidi à force d'être tiré. Râùga, qui a les oreilles raides, dressées (animal). Rëkàb, déchiré, fendu, gercé. Trlakâ, Triakt, Triakè, déchiré; Tslakâ, Tsiakî, Tsiakè, déchiré avec bruit; Trlalrâ, déchiré, fendu. Rembab'iembab, couler en abondance (des pleurs). Rebaréba, traînant, long et ample comme une robe ; Rabarâba, action de tomber en s'éparpillant ; Reparépa, Refaréfa, traînant ; Remaréma, état de ce qui est large et traînant; Réfakâ, état de ce qui traîne. RëmAl', brisé, mis en pièces, écrasé. Rémutht, son de ce qui se trouve écrasé sous un poids très lourd. RëpAb, fragile. Ajouter : Rafukâ, Rafuki'i, Rafuki, Rafuk?, faiblesse, langueur.

13$6

ET ADDITIONS. CORRECTIONS

Rewan, louvoyer, faire de la voile au PJUS près; Makassar : Rewaft, vaciller. Repirépi, action de chanceler, de tituber; Rebirébi, action de chanceler, de trébucher. Riml>as, espèce de doloire. Rimhui, Rimbaud, ébréehê, entamé. Riyuk. Ajouter : Riurlu. Sampey, Batak : Sampè, su (lisant, Ampi. Sampirf porte-manteau, séchoir, Sampi, Sampi, Saldmpi =: Sâmpi -f- infixe al, état de ce qui est placé sur quelque chose de façon à tomber des deux côtés ; Sâmpinâ, manière de porter le vêtement dit lamba, un bout pendant sur l'épaule. Passif de sâmpi : Sampà^anà. Saudu, pensif, mélancolique; Javanais : Se>jdu, mordant, rébarbatif. Sentit, soupir, sanglot, Shitfc espèce de petite huître perlière, Seuii, petite perle noire. Sobur, manobur (Batak-toba), boire. SAlru, action de boire. Sudâra. Ajouter : Betsimisaraka, Zôlru. Sumânal, esprit, mânes. Angalrà. Sumbin. Ajouter ; Malg. Rumbana, Rimbanâ, ébréché. Tambu.t, nom d'une plante. Tambunâ, arbre a bois brun foncé. Tatmb. Ajouter : Karo-batak, Taneh, terre, pays. Taitkal (Mal. et Batak), amulette, préservatif; mènankal, préserver du mal, éloigner l'infortune. Takâlu, préserver du mal (Flacourt, Histoire, p. 67 et 71). Taron (Dayak), avertir. Antanosi ancien : 1 ', action d'avertir ; Malg. oriental moderne : Tarot), action de parler, de raconter. Tawan. Ajouter : Batak-toba : Taban, butin. To'or (Tontemboan), se tenir debout. TAetra, état, condition, manière d'être, posture. Passif : Tuéranâ. Tumo'or (Tontemboan), se tenir debout. Ttimtîelrâ, action

ET AUDITIONS CORRECTIONS

JJJ

de demeurer, résider, séjourner. Passif ; Tùmuéranâ. Ttimo'pr et UimAelrâ sont les formes à infixe des thèmes précédents to'or et H'telrà, Tutub, taillé, coupé. Tatatrà, incision au bistouri, saignée. Vide supra Tëtàk, p, 74. Ûapan, en forme de fourche, fourchu. Voir p. 63, simpan. Capiii, plaque d'or ou d'argent que portent les petites filles pour couvrir les parties sexuelles. Safi* Safi, petite fille. Ùâtur, jeu de dames, d'échecs; Atchinais : TSatâ, espèce de jeu de dames de forme rectangulaire. Kâtra, Kàira, espèce de jeu de dames de forme rectangulaire. Skr. CalAr, quatre. Ceritrà, Tagal : Salita, Dayak : Sarita> récit, histoire, narration. Arira, conte, fable, histoire amusante. ù'iéul, requin. Antsâijtsa. ÏFêta (Tontemboan), Fêla, Fetavëta, lâcher, relâcher. pauvre, indigent, malpropre, indécent, incestueux, vil. CORRECTIONS P. 3,1. 19, lire Imrlan. F, 7# 1« 4* supprimer : cf. arabe : badan, corps. P. 9,1. 5 du bas, lire Bitsiki au lieu de ilsikè. P. 10, l. 5 du bas, supprimer Buku, etc. P. 13, 1, 10. Au lieu de Raijdrâi), Raijdrâiïa, lire Rai/drâi), Randrânâ. P. 14, 1. 4, lire Datai) au lieu de Datait P. 27, 1. 2 du bas. Canjé et Cançé sont les orthographes usuelles = Kanjê, Kan^é. P. 30, note. Au sujet de l'alternance b-tr, cf. mon article Notes de pfjonëlique malgacfte in Mémoires de la Soc. de Ling. de Paris, 1908. P. 32,1. 18, au lieu de Erttlïa, lire Erutrà ; 1. 22, au lieu de Kulraka, lire Kutrakâ. — ai G. FERBASD.Phcniliqut maltyc-utalgacU,

338

ÀDWTIONSET CORRECTIONS

P. $i, l. II du bas, supprimer KiSu, P. 56, supprimer les lig, 6-10 et les remplacer par Ï Raua, nom de plusieurs reines. princesse. Rana in Rana-Falunà, P, 58, l. $, supprimer ; passif, RumpAsanâ. P, 61,1. 1 du bas, au lieu de SautcH, lire Sandbi. P. 62,1. 9, lire SununAki au lieu de SuilunAki. P. 76, 1. 1-2, Comme l'a montré Schwarz (Tontemboansclx teksten, Aanteekeningen, p, 146), linây = tây -j- infixe in. Le de la p. 76, l. 1 : Mal. tiyan > Malg. Isinây^ rapprochement n'est donc pas à maintenir. P. 78,1. 12 du bas, au lieu de Tantâna, lire Tantâna, P. 79, I. 9 du bas, lire Thnjth'ifinâ au lieu de TritulrAfinà. P. 81,1. 8, au lieu de 0{asâ, Ozasoe, lire Ojasâ, Ojasoe. Supprimer 1. 8 du bas : IFei, etc. P. 87, dern. lig,, lire Hautiinâ au lieu de Hanlunà. P. 88, l. 6, lire Gëmerinêii) au lieu de Gëmerinêin. P. 97» I, 4 du bas, au lieu de ni, lire ni, P. 108,1. 1, au lieu de Yasmyn, lire Yasinln. P. 115, L 18, au lieu de : Au groupe médial malais nié, lire : Au groupe médial malais né. P. 126, I. 13 du bas, au lieu de Data, lire Dada. P. 129, l. 12, lir£ taidld, au lieu de ta'sdyd. P. 134,1. 1 du bas, lire^i au lieu de^j. P, 143, supprimer I. 7 du bas : Pisatv-Kiiu. L. 2 du bas, lire Uijlsi, au lieu de Untsî P. 157, L 2 du bas, lire Va nasal bref atone est... P. 190, I, 4 du bas, ait lieu de vide supra, p. 157-58, lire vide supra, p. 187-88. P. 205, 1. 15, au lieu de Raykylrt, lire Raykitrî. P. 209,1. 3 du bas, au lieu de . tN, lire j IN. P. 239,1. 14, au lieu de celle des oxytons conserve..., lire mais la voyelle brève tonique des oxytons conserve... P. 240,1. 8, au lieu de te%âlM, lire titfhtâ; L 17, au lieu

ADDITIONS CORRECTIONS ET

m

de fayngiïnïuà. Virefafugànïuâ', 1,9 du bas, remplacer tâudrùkù par mfiutfcrn, P. 2S2, L 7, au lieu de de ita, lire de ota, P. 254,1. 3, au lieu de mënpèr-kan, lire mêmpër-kair, l, 6, au lieu de Imnlunà, lire hantunà. P. 266, I. 9 du bas, au lieu de Fakauâ, lire Fakanâ. P. 268, 1. 2-3 de la note, lire painl^âka, mpaii-d^ika, owpay~d%îka, ampai.hd{âka, mpaii-d^âka, pan-diâka. P. 272,1, 5 du bas, lire nmij-d^ailra. P. 281, L 12, au lieu de vide supra, p. 255, lire vide supra, p, 246 et suiv. P. 282,1. 12 du bas, lire itjdawina, indaw. P. 297, 1. 10, au lieu de kàrtnjâ, lire kartujâ. P. 298, I. 9, au lieu de dârab, lire dâràb, P. 300, I, 2, au lieu de Skr. jes(ba, lire Skr. jyestba ; 1. 2 du bas, lire Aiutbâri. P. 310, 1. 5, au lieu de ANAHARI, lire ANAHARI; I. 4 du bas, au lieu de Pehlv, lire Pehlvi. P. 318, L 2-3, lire (vide supra, p. xxxv). P. xv, 1. 11, et 327, 1. r, au lien de BRANSTETTER, lire BRANDSTETTER. P. xtu, l. 3, ait lieu de Au point de vue sémantique, >ire Au point de vue phonétique. P. 24, 1. 11 du bas, ajouter Mal. Hiu, requin. P. 84, l. 7, lire Aux groupes. P. 148. Ici devrait commencer le cliawrïHw P. 193,1. 12, //«que semblent/^N^l'^A\

TABLE

DES

MATIÈRES

PRÉFACE Manuscritsmalgachesdu fondsFcrrand BIBLIOGRAPHIE. Additionsà la bibliographie Phonétique expérimentale INTRODUCTION ; L'alphabet Merina usuel N'est que la transcriptionde l'alphabet arabico-malgache L'alphabet des autres dialectes Texte malgacheen 6 dialectes Le Malg. et le Batak-tobade Sumatra , Localisationdes dialectesMalg. étudiés Divisionde ces dialectes Les mss du fonds arabico-malgache la Bibliothèque Nationale de de Paris

Pages. vu vu . xv 327 xix xxm xxiv xxv xxix xxxm xxxv xxxvu XLII xtiv

CHAP. . VOCABULAIRE I COMPARÉ DUMALAIST DESDIALECTES E MALGACHES 1 Additionsau vocabulairecomparé CHAP. I. LAUTVERSCHIEBUNG I Consonnes malaiseset malg h matais h finalen malg. ancien h malg. intervocalîque Timbres de 17/malg g mal. > malg. h, g, k,v,fig ftg médial mal. > malg. iig,k,n Transcription du g mal. et malg Timbres du k malg k mal. > malg. /;, *, g, ûg, i-s, d{, ts, J, bt kâ, kà, kl, kè 82 83 85 86 87 87 88 89 89 89 )28

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TABLEÏ)ÉS>MATIÈRE^ ? 96 91 91 95 96 9) 97 99 99 100 103 104 104 105 105 105 105 108 109 109 110 112 113 11j 115 115 116 117 119 122 123 124 124 12j 126 127 127 128 129 129

nk médial mal. > malg. k,n-n,n......k, ng, nk, h »...... Transcription du k mal. et malg y malg n vélaire rt mal fi malg., sa transcription il mal. > malg. û, n,tj,nâ, kâ, ki,kc nk médialmal. > malg. k, n-n, n k, ng, nk, b fig médialmal. > malg. ng, k, n ng malg. nk malg , y mal. > malg.y, 1 iy médialmal. > malg. iy i aya finalmal. > malg. ay,ey, a,e uyu final mal. > malg. «i ey finalmal. > malg. a, i,u { malg. moderne<y .. dj mal. > malg. \, /', dç, i-s, ts, t, r, I, h ndj médial mal. > malg. nd{, udï-ndr / Betsileo d%malg. moderne < ancien dj. g anglais> malg. d{ i;d{ Merina — ydï, ng d'autres dialectes c mal. > malg. ts, dç, t,i~s, tr-tr ne médialmal. > malg. nls, ijd[ ti malg « mal. > malg. »/, « r mal. > malg. r, ^-/, /, i-s, n, Ira, Isa, sa, kâ, nâ t mal. > malg. I, d,r, I, tr-lr, dr, n, ndï-ndr, Ira, Isa, sa, kâ, nâ... / mal. > malg. /, d, I, s-i, ts, n, r, thtr nt médial mal. > malg. nt, t, yd, d, tjdfr d%,ndr-udr, tr-tr / final mal. > malg. ts -f- voyelle t final mal. > malg. Ira, Isa, sa, kâ, nâ t final arabe > malg. lsa,tsi d mal. > malg. d, I, r, lr-trf t, dr-dr nâ médialmal. > malg. /, nt, nd, adhndr, nd^ tr-tr malg '. tr-tr malg. < mal. t,r,d,t,nl -. Transcription du Ir malg Alternance malg. de /r et /;

TABLEDES MATIERES ... âr-dy malg... , ndr-ydï màlg. < mal. d, r, /, nd, ndj s mal. > malg. i-s, d\, $ ts, t, r, h, k, trâ, Isa, sa, kâ, nâ. ïmalg Xmalg. < mal.y,dj,r,s l Merina=/, y, d\, k des autres dialectes ts malg. < ancien / .ts malg. < mal. é,s, t,r,s,l, p ts Merina = /, î d'autres dialectes n mal. > malg. », ft,n,m,nâ,kâ w mal. > malg. v. (tau médiat mal. > malg. «au, tvd, (ta aw final mal. > malg. u, a, aur, ao, ou?,o w malg b mal. > malg. b, v, m, f, p, b, k, d{, u, 0 mbmédial mal. > malg. mb, b, v, m, tnp,f. v malg. < mal. b, mb,p, m,xu,g Transcription du v malg p mal. > malg. p,f, b, v, m, h, k, mb-mp mp médial mal".> malg. mp. mb,p, f,b, m p finalmal. > malg./, Ira, tsâ,sâ, kâ / malg. < mal. p, b, mb, k f Merina= />,v, k desautres dialectes m mal. > malg. m, v,n mb médial mal. > malg. mb,b, v, m, mp mp médial mal. > malg. mp, mb, p,f, b,m.... m final mal. > malg. m,nâ,n, n, kâ, kt,kî. Voyelles mal. et malg Vocalismeconcordantdans les deux langues a mal. > malg. e, i, o-u i mal. > malg. a, i, u e mal. > malg. i, a, 0. u i mal. > malg. e, .1, o-u ' u 0 mal. ^> malg. e, a, u mal. > malg. i,a,e,o

343 129" 129 130 132 133 133 134 136 136 136 138 138 138 139 140 141 142 142 142 144 145 146 146 147 147 147 147 148 149 i$o 151 151 152 i$2 152

CHAP. II. VOYELLES, I DIPHTONGUESTRIPHTONGUES ET MALGACHES a long tonique a bref tonique l$3 153

' 344*

TABLE DES MATIERES .' , .*.. "i$4~ 154 154 156 157 157 158 158 161 162 162 163 163 163 164 164 164 164 16$ 165 166 166 166 166 166 167 168 168 168 169 169 169 169 169 170 170 170 170 171 171

a bref atone a sourd ou chuchoté a final atone Merina a final atone Betsileo a nasal long tonique a nasal bref aton^ a nasal bref tonique a nasal et « nasal Merina a nasal Betsileo Transcription de l'a Transcription des suffixes -an, -ana e long tonique e bref tonique e bref atone «sourd e nasal long tonique / nasal bref atone e nasal bref tonique Transcription de IV è ouvert L'anormale pure ce = i 1 long tonique, 1 bref tonique i bref atone 1 sourd 1 et u en Merina et en Betsileo 1 nasal long tonique » nasal bref atone Transcription de 17 1 final des préfixes verbaux > y 0 fermé long tonique 0 bref tonique 0 bref atone 0 nasal long tonique o nasal bref tonique 0 nasal bref atone 0 nasal final oriental ; 0 ouvert Transcription de Yo n long tonique « bref tonique.......

^ ,

TABLE DES MATIÈRES; u bref atone .' u sourd u final Betsileo.. u nasal long tonique u nasal bref atone.. u nasal final Transcription de 1'» Diphtongues *y y </ y «w ™ we yu Évolution de la diphtongue ay Évolutionde antai->ai}teÉvolution de la diphtongue aw Triphtongues way et iuey 171 17! 171 171 172 172 172 172 174 «74 174 175 ". 175 »7S ij6 176 176 179 181 18$ '

;

D CHAP.IV. ÉVOLUTIONE LAFINALE FERMÉE Les finales fermées Différentespériodes de la langue Caractéristiques de la période malayo-malgache Période des thèmes dissyllabiques et trissyllabiques Thèmes du type xy-xtt-xu. Thème mal. xy-xttx > malg. xy-xu-xu Thèmes mal. xy-xax et xy-xix Les finales arabico-malgachcs -xi Comment doit-on les lire Thèmes mal. xy-xi 4-nasale tlxy-xa -{-nasale CHAP.V. LES FINALES ALG. na, Ira M ka, La finale -Ira. Ses variantes dialectales Ses différentes transcriptions par les lexicographeseuropéens. Ses transcriptions en arabico-malgache 202 202 208 209 186 188 189 192 193 195 198 198 199 201

t$m

TABLE DKS MATIERES ......... air - *ï' 211. 213 218 222 224 227 231 233

• Formation du passif à suffixedès thèmes à finale -Ira Les infixes passifs en malg. modemc Leur origine La finale -Ira n'est pas un élément suffixal Son origine possible La finale -ka La finale -na Les finales -ka, -na, -Ira sont interchangeables Ce ne sont pas des thèmes suffixaux CHAP.VI. L'ACCENT TONIQUE En malais L'accent tonique des quadrisyllabes malg — trissyllabcs — dissyllabes — monosyllabes Règles d'accentuation en malg Durée et hauteur musicale des voyelles Différence de hauteur entre la tonique et la finale

236 236 236 237 237 237 241 243

CHAP.VIL FORMATIONS VERBALES NOMINALES ET Verbes transitifs \ Verbes transitifs et intransitifs Verbes causatifs Verbes réciproques Verbes fréquentatifs. Verbes passifs Le préfixe verbal m-. Les infixes -, Conjugaison Les substantifs Formation du nom d'agent habituel Formation des préfixes verbaux transitifs et intransitifs Substantifs malg. à préfixes ke-, ki-, kuLe redoublement '. CHAP.VtU. Le SANDHI Le sandhi mal Le sandhi malg 275 27$ 246 252 2J3 254 255 256 258 260 261 263 267 268 270 271

TABLE DES MATIÈRES

H7

CHAP.IX. PRONOMS, DÉTERMINATIFS ET TERMES OMMUNS C Pronoms personnels Pronoms personnels suffixes Pronoms possessifs .Les déterminatifs •. Termes spéciaux communs aux deux langues Noms des parties du corps. Maison,ustensiles, armes Noms composés à formation identique dans les deux langues....t.. 285 286 286 287 287 288 289 291

ET S EN ANCIEN MODERNE CHAP.X. L'ÉLÉMENTANSKRIT MALGACHE 293 Vocabulaire sanskrito-malayo-malgache Noms de mois sanskrito-malgaches Noms de dieux et géniesd'origine sanskritc ZaiiaMri ....*. Anabâri Tayvadiy,le dieu du mal Ratv Protocole royal sanskrito-malayo-malgache Le malg. a.conservé peu de mots sanskrits iqé 299 300 301 310 310 310 311. 311

*. '..

CHAP.XI. CONCLUSION Le*malg. fait partie des langues malaiseshindouisées Il est étroitement apparenté au Batak de Sumatra Unité parfaite de tous les dialectes malg Emprunts du malg. au Bantou Le peuplement de Madagascar Le malg. est un dialecte mal. évolué. Additionset corrections Vu et permis d'imprimer. Le ViceRecteur de f Académie Paris, de L. LIARD. 31$ 318 318 321 325 326 327

Vu et admis à soutenance, Paris, le 13 octobre 1908. Le Doyende la FapskttàMtMres de f t/«it«^3i'i^fe^Nk A./CKOISKT, \*VA

«Uro». MOTAf Itltttl, IINIKHS.

PREFACE Manuscrits malgaches du fonds Ferrand BIBLIOGRAPHIE Additions à la bibliographie Phonétique expérimentale INTRODUCTION L'alphabet Merina usuel N'est que la transcription de l'alphabet arabico-malgache L'alphabet des autres dialectes Texte malgache en 6 dialectes Le Malg. et le Batak-toba de Sumatra Localisation des dialectes Malg. étudiés Division de ces dialectes Les mss du fonds arabico-malgache de la Bibliothèque Nationale de Paris CHAP. I. VOCABULAIRE COMPARE DU MALAIS ET DES DIALECTES MALGACHES Additions au vocabulaire comparé CHAP. II. LAUTVERSCHIEBUNG Consonnes malaises et malg h malais h final en malg. ancien h malg. intervocalique Timbres de l'h malg g mal. > malg. h, g, k, v, g g médial mal. > malg. g, k, n Transcription du g mal. et malg Timbres du k malg k mal. > malg. h, k, g, , , dz, ts, f, b, kâ, kû, kî, kê k médial mal. > malg. k, , n... k, , nk, h Transcription du k mal. et malg malg vélaire mal malg., sa transcription mal. > malg. , n, v, nd, kâ, ki, ki k médial mal. > malg. k, -n, n k, g, vk, h g médial mal. > malg. g, k, n g malg nk malg y mal. > malg. y, z iy médial mal. > malg. iy i aya final mal. > malg. ay, ey, a, e uyu final mal. > malg. wi ey final mal. > malg. a, i, u z malg. moderne y dj mal. > malg. z, j, dz, -s, ts, t, r, l, h ndj médial mal. > malg. ndz, nd r j Betsileo dz malg. moderne dj g anglais > malg. dz ndz Merina = nd d'autres dialectes mal. > malg. ts, dz, t, -s, t -tr n médial mal. > malg. nts, ndz t malg mal. > malg. ,n r mal. > malg. r, z-j, l, -s, n, tr , tsd, s ,k ,n l mal. > malg. l, d, r, t, t -tr, d , n, nd -ndr, tr , ts ,s ,k ,n t mal. > malg. t, d, l, s, ts, n, r, t -tr nt médial mal. > malg. nt, t, nd, d, ndz, dz, nd -ndr, t -tr t final mal. > malg. ts + voyelle t final mal. > malg. tr , ts , ,n t final arabe > malg. tsa, tsi d mal. > malg. d, l, r, t -tr, t, d -dr nd médial mal. > malg. l, nt, nd, nd -ndr, ndz tr-t malg tr-t malg. , r, d, t, nl Transcription du t malg Alternance malg. de t et h dr-d malg drd malg. d, r, l, nd, ndj s mal. > malg. -s, dz, z, ts, t, r, h, k, tr , ts , d, k ,n malg z malg. y, dj, r, s z Merina = j, y, dz, k des autres dialectes ts malg. t ts malg. , s, t, r, s, l, p ts Merina = t, d'autres dialectes n mal. > malg. n, , , m, n ,k w mal. > malg. v wa médial mal. > malg. wa, wd, a aw final mal. > malg. u, a, aw, ao, ow, o w malg b mal. > malg. b, v, m, f, p, h, k, dz, u, o mb médial mal. > malg. mb, b, v, m, mp, f v malg. > mal. b, mb, p, m, w, g Transcription du v malg p mal. > malg. p, f, b, v, m, h, k, mb-mp mp médial mal. > malg. mp. mb, p, f, b, m p final mal. > malg. f, tr , ts , ,k f malg. > mal. p, b, mb, k f Merina = p, v, k des autres dialectes

m mal. > malg. m, v, n mb médial mal. > malg. mb, b, v, m, mp mp médial mal. > malg. mp, mb, p, f, b, m m final mal. > malg. m, n , , n, k ,k ,k , Voyelles mal. et malg Vocalisme concordant dans les deux langues a mal. > malg. e, i, o-u mal. > malg. a, i, u e mal. > malg. i, a, o, u i mal. > malg. e, a, o-u o mal. > malg. e, a, u u mal. > malg. i, a, e, o CHAP. III. VOYELLES, DIPHTONGUES ET TRIPHTONGUES MALGACHES a long tonique a bref tonique a bref atone a sourd ou chuchoté a final atone Merina a final atone Betsileo a nasal long tonique a nasal bref atone a nasal bref tonique a nasal et u nasal Merina a nasal Betsileo Transcription de l'a Transcription des suffixes -an, -ana e long tonique e bref tonique e bref atone e sourd e nasal long tonique e nasal bref atone e nasal bref tonique Transcription de l'e è ouvert L'anormale pure = i long tonique, i bref tonique i bref atone i sourd i et u en Merina et en Betsileo i nasal long tonique i nasal bref atone Transcription de l'i i final des préfixes verbaux > y o fermé long tonique o bref tonique o bref atone o nasal long tonique o nasal bref tonique o nasal bref atone o nasal final oriental o ouvert Transcription de l'o u long tonique u bref tonique u bref atone u sourd u final Betsileo u nasal long tonique u nasal bref atone u nasal final Transcription de l'u Diphtongues ay ya ey ye wa wi we yu Evolution de la diphtongue ay Evolution de antai->a te Evolution de la diphtongue aw Triphtongues way et wey CHAP. IV. EVOLUTION DE LA FINALE FERMEE Les finales fermées Différentes périodes de la langue Caractéristiques de la période malayo-malgache Période des thèmes dissyllabiques et trissyllabiques Thèmes du type xy-xu-xu Thème mal. xy-xux > malg. xy-xu-xu Thèmes mal. xy-xax et xy-xix Les finales arabico-malgaches -xi Comment doit-on les lire Thèmes mal. xy-xi + nasale et xy-xa + nasale CHAP. V. LES FINALES MALG. ka, na, tra La finale -tra Ses variantes dialectales Ses différentes transcriptions par les lexicographes européens

Ses transcriptions en arabico-malgache Formation du passif à suffixe des thèmes à finale -tra Les infixes passifs en malg. moderne Leur origine La finale -tra n'est pas un élément suffixal Son origine possible La finale -ka La finale -na Les finales -ka, -na, -tra sont interchangeables Ce ne sont pas des thèmes suffixaux CHAP. VI. L'ACCENT TONIQUE En malais L'accent tonique des quadrisyllabes malg L'accent tonique des trissyllabes L'accent tonique des dissyllabes L'accent tonique des monosyllabes Règles d'accentuation en malg Durée et hauteur musicale des voyelles Différence de hauteur entre la tonique et la finale CHAP. VII. FORMATIONS VERBALES ET NOMINALES Verbes transitifs Verbes transitifs et intransitifs Verbes causatifs Verbes réciproques Verbes fréquentatifs Verbes passifs Le préfixe verbal mLes infixes Conjugaison Les substantifs Formation du nom d'agent habituel Formation des préfixes verbaux transitifs et intransitifs Substantifs malg. à préfixes k -, ki-, kuLe redoublement CHAP. VIII. LE SANDHI Le sandhi mal Le sandhi malg. CHAP. IX. PRONOMS, DETERMINATIFS ET TERMES COMMUNS Pronoms personnels Pronoms personnels suffixes Pronoms possessifs Les déterminatifs Termes spéciaux communs aux deux langues Noms des parties du corps Maison, ustensiles, armes Noms composés à formation identique dans les deux langues CHAP. X. L'ELEMENT SANSKRIT EN MALGACHE ANCIEN ET MODERNE Vocabulaire sanskrito-malayo-malgache Noms de mois sanskrito-malgaches Noms de dieux et génies d'origine sanskrite Za ah ri A ah ri Tayvadéy, le dieu du mal Raw Protocole royal sanskrito-malayo-malgache Le malg. a conservé peu de mots sanskrits CHAP. XI. CONCLUSION Le malg. fait partie des langues malaises hindouisées Il est étroitement apparenté au Batak de Sumatra Unité parfaite de tous les dialectes malg. Emprunts du malg. au Bantou Le peuplement de Madagascar Le malg. est un dialecte mal. évolué Additions et corrections

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