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CHAPITRE 3 L’Etat

Analyse des notions :


Louis XIV aurait dit « l’Etat c’est moi » devant le parlement de Paris en 1655. La puissance
publique s’incarnait dans sa personne, mais de nos jours quand on parle d’Etat de droit c’est le
rôle le train de vie de l’Etat ou encore d’Etat providence au sens propre et non pas à la
personne du chef de l’Etat. On considère l’Etat comme une instance Juridique ou personne
morale (terme de droit).
Etymologiquement Etat vient de « status » désignait ce qui était mis en place par une décision
instituée. Le verbe qui correspond « stare » se tenir debout, ce qui a donné stand ou settle. Ce
n’est qu’au XV siècle que le mot Etat prend en français sens politique, français qui ont
inventés l’Etat moderne (Louis XI), ne pas confondre avec l’Etat moderne avec son appareil
bureaucratique qui ne c’est développé qu’à partir de la renaissance avec la cité grecque Polis
ou encore la coté romaine = civitas. On ne parle d’Etat qu’à partir du moment où on l’a
nettement distingué les rapports d’autorités concernant les affaires communes, d’une part les
rapports privés et d’autre part ce qui est publique relève de l’Etat. De nos jours, l’Etat
n’apparaît que lorsqu’une entité politique se distincte clairement de la société qu’elle prétend
gouvernement : celui-ci peut changer au gré des élections, mais pas la haute administration de
l’Etat. La fonction principale de l’Etat est le maintient de l’unité de la société qui peut se faire
en limitant les volontés et intérêts individuels. L’Etat moderne s’inspire des réflexions de
Machiavel et de Rousseau.

I Origines de la société et de l’Etat


1) faut-il distinguer la société humaine des sociétés animales ?

Ils existent de nombreuses espèces qui vivent en groupe qu’on peut comparer à des sociétés
animales (ruches ou fourmilières), en général (éthologie science des animaux) les
scientifiques montrent que les caractères de la société animale sont dictés par des mécaniques
biologiques héréditaires qui ne changent pas avec le temps. Récemment les scientifiques se
sont rendus compte que certaines sociétés comme les dauphins, les orques, singes renards ont
une adaptation au milieu rapide, les rituels différentes selon les tribus : comportements
présociaux. Ces sociétés sont statiques et n’évoluent pas historiquement. En revanche les
sociétés humaines supposent des constructions qu’on appelle institutions, écrites ou non. De
ce fait puisque ces derniers changements et aussi que les humains inventent et modifient leur
environnement il ya une distinction très nette entre Hommes et animales : peu d’animaux
modifient leur environnement, il n’y a que l’Homme qui travail. Oui il faut distinguer la
société humaine des sociétés animales car ce qui va déterminer un homme ce n’est pas sa
nature mais sa culture.

2) l’homme est-il naturellement sociable ?

Pour que des instituions puissent exister il est nécessaire que les hommes disposent du
langage articulé et de la raison pour formuler et appliquer ces règles. Le langage articulé est la
distinction radicale entre l’homme et l’animal. Le langage des animaux ne comportent que ma
simple articulation : un seul signe pour une seule signification. Il y a plus de 6 mille langues
parlées dans le monde. Pour les hommes toutes langues confondues n’ont que 50 signes à leur
disposition. Ces signes ne correspondent pas à des sons mais à des phonèmes. Nous on
comprend les accents car se sont des phonèmes. Ils ont aussi la double articulation : c'est-à-
dire qu’on relie les sons entre eux pour créer un sens nouveau.
Aristote pensait que l’homme par nature était un animale sociable « zoôn politikon » : un
homme qui n’aurait pas vécut dans sa société, il ne serait pas un humain donc abruti au sens
propre du terme car il n’aurait pas appris le langage et e l’aura jamais, il serait déshumanisé.
La politique : « Il est évident que l’homme est un animale sociale plus que n’importe quelles
abeilles où que n’importent animaux grégaires car seul parmi les animaux l’homme à un
langage. Le langage existe pour faire la différence entre l’avantageux et le nuisible et par suite
le juste et l’injuste. Avoir de telles notions c’est ceux qui fait une famille une cité ». Cette
conception montre que contrairement à l’homme moderne le grec ancien ne représente
l’existence d’abord comme une affaire individuelle et privée mais comme appartenant à une
polis, communauté.
Platon, dans le Criton, Socrate a été condamné à mort injustement. Dans ce dialogue ses amis
viennent le voir et lui proposent de s’évader, il refuse car il se définit comme un citoyen
athénien, et même si les mois athéniennes sont injustes si il refusait la sentence il n’existerait
plus aux yeux de la société, c’est ce qui va définir un homme dans l’antiquité (l’appartenance
à son groupe). L’ostracisme consistait à exiler une personne pendant 10 ans de sa ville.
Si les hommes sont naturellement sociables Kant à la fin du XVII parle « d’insociable
sociabilité des hommes ». Selon lui cette insociabilité est un facteur de désordre mais ce
désordre aurait une valeur positive car il générerait les progrès historiques du à la compétition
égoïste qui serait l’éguyon du développement humain de la civilisation : analyse le rôle des
marginaux, différents entre marginal et exclu (sdf). Toutes sociétés à besoins de marginaux
car ils modifient en bien la société. Société qui va lutter contre et vouer à la destruction. Pour
Aristote l’homme est naturellement sociable. De nos jours c’est oui mais avec une nuance :
côté insociable et côté prédateur.

3) La société est-elle une construction artificielle ?

La vie en société n’est pas un phénomène naturel, elle doit résulter d’une volonté humaine
consciente de dépasser la condition naturelle. On peut imaginer les hommes qui soient
chasseurs solitaires, pourquoi regrouper ? C’est + facile, question d’utilité, idée de société
comme construction humaine indissociable d’une part de la représentation idéalisé que devrait
être la vie en commun et d’autre part du recours nécessaire de certains artifices puisque la
nature seule ne suffit pas à créer les conditions de cette vie en commun : artifices sont
théoriques (l’Etat de nature n’a jamais existé, forcé d’admettre des conditions objectives de
l’Etat de nature pour se représenter de manière idéale de la société). Pour Rousseau les
hommes sont naturellement libres et égaux : c’est pour pouvoir construire une société
idéalisée. D’un point de vue théorique la société est une construction artificielle mais d’un
point de vue de réel c’est fait par intérêt.

II La société et la nécessité de l’Etat


1) Peut- il y avoir une société sans Etat ?

Il faut distinguer 2 choses : 1ère comprendre la nécessité de l’association civile et la formation


de la société. 2ème rendre compte des structures des pouvoirs qui maintiennent l’unité des la
société. L’Etat se donne pour tache d’assurer la survie de la société civile. D’un point de vue
logique c’est l’Etat qui apparaît comme préalable à la constitution même de la société, essayé
de comprendre pourquoi une société s’est formée.
2ème comme s’organise le pouvoir ? 3ème un américain à lancer de l’argent pour sauver la
banque : font ça pour pas que se soit la paralysie, seul les Etats peuvent faire ça car c’est leur
rôle : Etat moderne. Dans les sociétés primitives l’anthropologie a démontré que les sociétés
humaines ordonnées n’ont pas besoins de d’Etat : sociétés où les règles sociales tiennent lieux
de politiques et les mœurs tiennent lieux de règles lois.
Claude Levis Strauss : Triste tropique 1952, il étudie dans le détail les tribus du Brésil : les
bororos. 1er qui a eut l’idée c’est Diderot (1713-1784) Supplément au voyage de Bougainville
1776 : exception de type scientifique, découvert Tahiti : journal de bord avec des jugements
de valeurs, contre sens de Rousseau « Voilà j’ai découvert des gens qui vivent à l’Etat de
nature, pas de commerce etc. » Quand les anglais sont arrivés ils ont reçut une et une seule
femme par homme. Un jour le chef de la tribu leur dit qu’ils peuvent partir et les anglais lui
disent qu’est qu’on peut vous donner en échange, le chef répond « vous n’imaginez pas ce que
vous nous avez donné. » En effet les îles sont très éloignées les unes des autres, les enfants
étaient conçus dans un cercle fermé = dégénérescence : premièrement jamais vu d’Européen
quand ils les ont vus arrivés c’était une aubaine car ils ont parfaitement le sens de la société, la
survie et comprennent le sens du commerce. Il n’y a pas d’un côté la civilisation et de l’autre
la sauvagerie, il ya la culture, il n’y a pas une mais des civilisations.
Toute société est aussi complexe que les autres. Il a fallut attendre que l’anthropologie
démontre que Diderot avait raison.
Réellement il peut y avoir une société sans Etat mais théoriquement non, les structures que
l’on accorde à la politique sont les mêmes que celles des pouvoirs. Pour Lévis Strauss
l’organisation de la société est extrêmement compliquée.

2) L’Etat résulte t-il des contrats passés entre les individus ?

Vu avec les théoriciens du contrat social : l’Etat était le produit d’un contrat entre les
individus renoncent à une liberté naturelle contre une certaine sécurité mais ils ne
renoncent pas à leur liberté politique.
Pour Hobbes ce contrat est du même type que ceux qui régissent les rapports privées : Etat
est un artifice produit de la société civile. Pays de droit écrit et de droit coutumiers, les
romains pays de droit écrit, France du sud et du moyen âge ainsi que le nord de
l’Angleterre : droit coutumier, pas de constitution, lois r&joutées les unes après les autres.
Somme de contrats privés : personne n’a pensé l’Etat.
Est-ce que l’Etat résulte du droit écrit ? Oui, on ne décrète pas un Etat. L’Etat résulte d’un
contrat privé. Quand une réalité culturelle soutient une réalité juridique, le souverain
bénéficiaire du contrat sans l’avoir signé lui-même cause des conséquences de lui-même,
ceci présuppose de l’existence de l’Etat.
Institution : l’Etat n’a pas toujours existé, l’Etat représente l’autorité = existence
présupposée.
Contrat écrit, c’est soit un contrat tacite ou non écrit (Angleterre). Rousseau avait déjà
remarqué ces nuances, contrat social 1762 « cette personne publique qui se forme par
l’union de toutes les autres prenaient autrefois le nom de cité et prend le nom de corps
politique ou république. Lequel est appelé Etat quand il est passif et souverain et il est
actif et puissant en le comparant à ses semblables. A l’égard des associés ils prennent
collectivement le nom de peuples et s’appellent en particulier citoyen comme participant à
l’autorité souveraine et sujet comme soumis aux lois de l’Etat. Mais ces termes ce
confondent souvent et prennent l’un pour l’autre. Il suffit de savoir les distinguer quand ils
sont employés dans les décisions. »
Le mot Etat employé par les grecs même au sens moderne du mot ne désigne pas l’Etat
car il n’y a pas une nette séparation entre le public et le privé. L’Etat (passif) est une
administration de l’Etat, le souverain représente le gouvernement, la puissance.
Dans la réalité historique n’a jamais résulté d’un contrat, fonction propre d’ordre moral
qui est totalement irréductible aux intérêts privés : si l’Etat les défendait l’Etat serait
corrompu. La société civile ne suffit pas à réaliser la nature de l’homme a pour but de
simplement satisfaire ces besoins naturels et seul l’Etat est bien distinguer de la société
civile. Au dessus il y a le savoir : autorité morale. Tous les autres c’est la société civile. Le
contrat n’est pas privé.
L’Etat résulte t-il d’un contrat passé entre les individus ? Cela n’est pas évident du point
de vue historique non mais conceptuellement oui.

3) L’Etat est il un instrument de domination ?

L’Etat est le détenteur de la souveraineté, il doit être obéi cependant. Selon Marx plutôt d’être
au service de la société tout entière l’Etat est un instrument qui préserve et renforce les
intérêts des classes économiquement supérieur, il n’est pas l’Etat de tous.
1945 Marx critiquait l’Eta capitaliste