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EDITO DU 6 JUIN 2011

Si j’étais président !
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve que notre petit monde a du plomb
dans l’aile ! Nous vivons au temps de la mondialisation qui est censée nous apporter un bien-
être mérité, et c’est tout le contraire qui se passe. Qui, un jour, a eu l’idée de faire
l’inventaire de ce que nous savons produire, et de ce qu’il nous manque comme ressources ?
La balance commerciale Française bat des records de déficits, générés essentiellement par
nos approvisionnements en matière énergétique.

La France est toujours une puissance agricole, et malgré tout, nous


importons des produits de l’extérieur, même des concombres venus
d’Espagne. Mais nous savons produire des concombres en France,
alors pourquoi en importer ?
Si j’étais président, je ferai l’inventaire de nos ressources et je pourrais
constater que la France peut s’auto-suffire. Nous savons produire de
quoi alimenter 60 M de Français, et pourtant, nous importons des
denrées qui certaines fois, viennent de chez nous. Nous savons
fabriquer des voitures, et pourtant, nous en produisons plus à
l’étranger que chez nous, ce qui provoque le chômage. Effectivement, on n’a pas de
pétrole, et dans les 50 Milliards d’euros de déficit commercial annuel, il y a 46 milliards
pour les produits énergétiques. Mais nos fournisseurs en pétrole ou gaz nous achètent-ils
autant en compensation ? J’en doute.

Il est possible d’être favorable à la mondialisation, mais ses conséquences deviennent


absurdes. Importer ce que nous produisons ou savons produire, juste pour pouvoir exporter
en compensation, n’est pas du bon sens. Les écologistes se félicitent de la décision de
l’Allemagne de stopper le nucléaire civil, mais est-ce une bonne décision si la conséquence
est de s’approvisionner en énergie nucléaire en France. C’est tout aussi stupide que de lutter
en France contre la consommation même modérée de vin, tout en incitant à coup de
subventions et aides en tout genre les producteurs à exporter. Il est peut-être temps que les
mondialistes et les altermondialistes se mettent autour d’une table car l’avenir de notre
planète ne doit pas se décider unilatéralement. Mais heureusement pour moi, je ne serai
jamais président. Sur ce, je vais manger des fraises du Périgord, ce sont les meilleures.

Benoit ESCOFFIER
bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr