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UNIVERSITE LOUIS PASTEUR DE STRASBOURG ECOLE DOCTORALE DE CHIMIE THESE Présentée en vue de l’obtention du grade de DOCTEUR de L’UNIVERSITE LOUIS

PASTEUR – STRASBOURG I SPECIALITE : CHIMIE ORGANIQUE

Géraldine Isorez

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vins rouges

Soutenue le 13 décembre 2007 devant la commission d’examen :

Pr. R. Brouillard Dr. H. Callot Dr. S. Chassaing Dr. A. Fougerousse Pr. V. Lattanzio Pr. C. Tarnus

Directeur de thèse Rapporteur interne, Président du jury Examinateur Directeur de thèse Rapporteur externe Rapporteur externe

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Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

A mes parents, mon frère et Jean-Christophe
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Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

REMERCIEMENTS
Ce travail a été réalisé au Laboratoire de Chimie des Polyphénols de Strasbourg, sous la direction du Pr. Raymond Brouillard et du Dr. André Fougerousse. Je les remercie de m’avoir accueillie dans leur équipe et de m’avoir initiée à la chimie des polyphénols. Je remercie le Dr. Henry Callot et les Pr. Céline Tarnus et Vicenzo Lattanzio d’avoir accepté de juger et de corriger ce travail. Je tiens à remercier particulièrement le Pr. Raymond Brouillard qui m’a toujours encouragée et accompagnée dans mes projets, ce qui m’a permis de me sentir utile et efficace au sein de l’équipe. Son soutien a grandement contribué à l’aboutissement de cette thèse et à l’enthousiasme ressenti lors ce travail. Mes remerciements les plus amicaux sont pour Marie Kueny-Stotz et Stefan Chassaing, collègues et amis : le trio infernal… Une fine et belle équipe sans qui les trois années de thèse n’auraient pas été aussi riches et formatrices. Stefan, MERCI pour ton enseignement, tes conseils et ta disponibilité qui m’ont tant aidée dans la recherche, l’enseignement et la vie de tous les jours. J’ai énormément appris grâce à toi et j’espère évoluer, maintenant, en conservant ta philosophie du travail et de l’entraide dans une équipe. Marie, mille mercis pour ta présence plus qu’appréciée depuis presque 4 ans, les liens qui se sont créés entre nous sont solides et très sincères. Durant ces années, il y a également eu de belles rencontres avec plusieurs personnes de la faculté de chimie. Je tiens à remercier toute l’équipe du Laboratoire de Synthèse et Réactivité Organique : Yann, Simon, Carmen, Marie-Paule, Annabelle…. Merci au Pr. Patrick Pale et au Dr. Jean-Marc Weibel pour votre sympathie et de m’avoir toujours ouvert votre porte pour un conseil ou une discussion. De plus, grâce à vous, j’ai pu apprendre à enseigner et à améliorer mon travail. Merci à

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Aurélien Alix pour sa gentillesse et son aide en chimie. Un merci particulier à Alban Orsini pour son soutien, son écoute et ses bons délires. Je souhaite également remercier l’équipe du laboratoire de Chimie Organominérale : Julie, Marilyne, Yann, Jack, Damien et j’ai une pensée toute particulière pour Benoît et Christian qui vont beaucoup me manquer. Merci au personnel du magasin de chimie et de la RMN, les aller-retours réguliers étaient toujours bien agréables grâce à eux. Les étudiants qui m’ont encore plus fait apprécier l’enseignement.

Je tiens également à exprimer ma reconnaissance à tous mes proches : Hélène DN., Sinan D., Aude MG. ainsi que Céline G. et Hélène S. : des amis essentiels que j’ai toujours plaisir à revoir. Les nouveaux copains mais pas des moindres : Nico, Hali, Chris, Julia, Franz, Silvia, Gérard, Natasha, Andy, Nicole, Jean-Marie et Evelyne Les collègues fous de JC : Bastien F., Cédric H., Mick K., Yoyo K., Brunch et Laulau K. Jean-Christophe, merci de m’avoir embarquée dans ta vie, merci pour ton soutien qui est exceptionnel, merci pour tout ce que tu me fais découvrir ! Mes parents et Matthieu, merci d’être là, tout simplement : merci de m’avoir toujours encouragée, recadrée, rassurée et merci pour tous les bons moments passés avec vous. Bonne lecture Géraldine

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9 p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Introduction : Présentation de flavonoïdes A.14 p.1 Les chalcones Vers les chalcones : étape biosynthétique Chalcones naturelles et propriétés associées Vers les chalcones : voies de synthèse p.3.12 p.3 Les flavones Vers les flavones : étape biosynthétique Flavones naturelles et propriétés associées Vers les flavones : voies de synthèse 2.1.4 Les dihydroflavonols Vers les dihydroflavonols : étape biosynthétique Dihydroflavonols naturels et propriétés associées Vers les dihydroflavonols : voies de synthèse 2.1 2.11 p.16 p.5 Les flavonols Vers les flavonols : étape biosynthétique Flavonols naturels et propriétés associées Vers les flavonols : voies de synthèse 2.1 2.3 2.2 2.21 p.3.5.2 2.16 p.5.4.9 p.2 2.3 2.9 p.7 p.2 2.3. 1.14 p.13 p.3 2.15 p.20 p. La classe des flavonoïdes 2.4. Biosynthèse des anthocyanes 2.4.20 p.1.10 p.2 Les flavanones Vers les flavanones : étape biosynthétique Flavanones naturelles et propriétés associées Vers les flavanones : voies de synthèse 2.3 v .22 2.17 p. Bref aperçu sur la biosynthèse des flavonoïdes et leur étonnante biodiversité structurale.2.5.14 p.1 2.1 2.3 2.1.2.18 p.1 2.5 p.5 p.11 p.2.2 2.

1.1 1.31 p.2.42 1.1 2.Egrappage Cuvaison – Fermentation . Stabilisation naturelle de la couleur 2.24 p.6.2 3.2.1.1.1 Copigmentation Copigmentation intermoléculaire Copigmentation intramoléculaire 2. Les pigments anthocyaniques 1.40 p.6.3 3.35 p.32 p.2 2.24 p.3 B.31 p.Pressurage La fermentation malo-lactique 3.29 p.4 vi .2.41 p.40 p.2 2.1 3.2 Types d’anthocyanes Changements de structures Nature et concentration des anthocyanes Autres facteurs pH du mileu p.1 2.36 p.2 2.41 p.25 p.3 2.29 p.40 p. Stabilité de la couleur dans la solution « vin rouge » 3.27 p.34 p.3 Interactions avec les ions métalliques Utilisation des anthocyanes 3.6 Les anthocyanes et leurs dérivés Vers les dérivés anthocyaniques : étape biosynthétique Dérivés anthocyaniques naturels et propriétés associées Vers les dérivés anthocyaniques : voies de synthèse p.35 p.32 p.1 La vinification Foulage .2 1. Pigments naturels et leur comportement en solution aqueuse 1.1 1.6.1.Macération Ecoulage .38 p.29 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2.39 p.1.1.

57 p.1 1.59 p.5 3.61 p.2.43 p.2 1.63 1.3 Pigments sophistiqués formés à partir de la malvidine-3-Oglucoside Voies d’accès à des motifs pyranoanthocyanidiques A.2 Accès aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques: alternative originale 1.43 p.3 Formation du sel de 4-méthylflavylium 95 Réactivité du sel de 4-méthylflavylium 95 Hypothèse mécanistique de l’étape de condensation 2.3 Maturation du vin et évolution des pigments Pigments responsables de la couleur du vin rouge Réactivité de la malvidine 3-O-glucoside 3.2.2.60 p.3.48 Composition en anthocyanes Composition selon le cépage Climat Au cours de la vinification 3.3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3.61 p.1.2. Contexte actuel p.1 3.3.57 p.1.45 p.2 Remarques p. Optimisation de la stratégie vii .43 p.46 p.42 p.2.2 1.1 3.45 p.62 p.57 p.57 P.2 3.1 1.2 3. Préparation de pyranoanthocyanidines 1.1.3 3.44 p.1 Accès aux pyranoanthocyanes : Voies classiques Synthèse Pyranoanthocyane phénolique 1.2.

2 2.70 p. Stratégie B2 2.4 3.2 α-acétoxylation par le triacétate de manganèse: Conditions p.2 Limites au niveau du cycle B.3 Présentation de la stratégie Application de la stratégie Bilan et inconvénients de cette stratégie Instabilité du produit d’élimination Réaction de cétohydroxylation 1.78 3.2.2.84 p.76 p.68 p.1 1.3.63 p.1 2.71 p.82 Bilan de la stratégie B2 p.74 p.84 p.2 B2B 2.2 Confirmation de la stratégie sur une série de flavones modèles Validation de la stratégie sur une série de flavonols modèles p.1 3.89 Présentation et résultats de la synthèse biomimétique B3 Bilan et extension de la stratégie B3 viii .75 p.2 Présentation de la stratégie Formation d’α-O-acétophénones 110 α-hydroxylation par une N-sulfonyloxaziridine : Conditions B2A α-hydroxylation par le diacétate de iodosobenzène : Conditions 2.71 p.3 B2C 2. Limites au niveau du groupement R B.74 p.66 p.2.77 p.2.1 2.1 3. Stratégie B3 3.71 p.3.75 p.1 1. Accès au motif flavonol 1. Stratégie B1 1.85 p.1 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2.72 p. Objectifs et analyse de la stratégie 3.74 p.69 p.2 1.

97 p.2 α-oxygénation de la benzoylacétone 117a Alternative pour l’obtention de 1-phényl-butan-1.2 Présentation de la stratégie Synthèse de 1.103 p.94 p. 1.2 1.2. Accès au motif sel de 4-méthylflavylium 1.115 p.2.2 Bilan Perspectives p.5 Formation de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3 Alternative pour accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 Perspectives D.2 1.2.3 1.111 p. Formation du cycle D et substitution ix . Extension de la stratégie C 2.97 p.3.1 1.109 p.3-diones.2.119 C.3.95 p.119 p.102 p.117 p.1 1.4 2.1 2. Bilan des stratégies B 4.97 p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 4.3 2.3-dione 117 Bilan de la formation de 1-phényl-butan-1.3.2 2. Stratégie C 1.1 4.100 p.106 p.114 p.4 Accès au motif sel de 4-méthylflavylium 2.100 p.3-dione α-chloration de 117 α-oxygénation de 121a 2.3-diones ou β-dicétones Méthodes classiques Alternative originale 1.103 p.1 2.111 p.113 p.94 p.104 p.3 Application de la stratégie C Formation de l’α-aminonitrile 118 Formation de l’intermédiaire propargylique 119 Formation de la 1-phényl-butan-1.4 1.118 p.109 p.112 p. Accès au motif pyranoanthocyanidine 1.3.1 1.

Perspectives Annexes Partie expérimentale Partie bibliographique p.2 2.130 p.3 2.144 p.136 p.147 p.120 p.149 1.128 p. Etude sur le mécanisme de condensation.2.3 Seconde application de la stratégie Tentative d’accès à de nouveaux pigments Réflexion sur le mécanisme de condensation 1.135 p.3 3.1 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1.134 p.125 p. Bilan Réactivité des espèces par calculs assistés par informatique Nouvelle hypothèse E.1.1 1.1 1. Bilan 3. 2.2 Présentation de la stratégie Première application de la stratégie Synthèse de produits condensés Propriétés physico-chimiques des produits condensés p.2.131 p.1.147 p.2 2.1.128 p.153 p.120 p. Conclusion 1.140 p.1 Screening de molécules et de solvants Observations Extension Bilan et hypothèse 2.3.207 x . Contexte et objectifs 2.1 1.147 p.3.143 p.119 p.131 p.2 2.2 1.

6-DicyanobenzoQuinone Distortionless Enhancement by Polarization Transfer DiMéthylDiOxirane N.6-TEtraMéthyl-1-PipéridinylOxy Triflate TétraHydroFurane Acide TrifluoroAcétique Para-TolueneSulfonic Acid UltraViolet-Visible p-TsOH UV-Vis 1 . CCM DDQ DEPT DMDO DMF DMSO DPPH dr catalytique Chromatographie sur couche mince 2.3-Dichloro-5.L-1 Rapport masse sur charge (en SM) MicroAnalyse Méthyle milligramme milliLitre mole millimole Micro-Ondes MéthOxyMéthyle N-ChloroSuccinimide réaction d’Oxydation Point de Fusion Phényle Phosphate inorganique Partie par million Atmospheric Pressure Chemical Ionization aryle Adénosine Triphosphate benzyle t Bu -butyle cat. ESI Et g HIV HMDS HR Hz IR L λ LDA excès enantiomérique équivalent ElectroSpray Ionization Ethyle gramme Human Immunodeficience Virus HexaMéthylDisilazane Haute Résolution Hertz Infra-Rouge Litre longueur d’onde en nm Diisopropylamidure de lithium TétraButylAmmonium Iodide 2.6.2-DiPhényl1-PicrylHydrazyl Para-ToluèneSulfonate de Pyridinium pyridine rendement Rapport frontal Résonance Magnétique Nucléaire Résonance paramagnétique Electronique Spectrométrie de Masse Température Ambiante diastereomeric ratio coefficient d’absorption molaire en mol .N-DiMéthylFormamide DiMéthylSulfOxide 2.2.Ac ADP AL APCI Ar ATP Bn t acétyle Adénosine DiPhosphate acide de lewis ν M m/z MA Me mg mL mol mmol MO MOM NCS [O] PF Ph Pi ppm PPTS py rdt Rf RMN RPE SM TA TBAI TEMPO Tf THF TFA PTSA ou nombre d’ondes en cm-1 mol.L.cm -1 -1 ε ee éq.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2 .

Bref aperçu sur la biosynthèse des flavonoïdes et leur étonnante biodiversité structurale (p. Pigments naturels et leur comportement en solution aqueuse (p. 29-53) 3 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Introduction : Présentation de flavonoïdes A. 5-28) B.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 4 .

. . Brinker. A. Chapman & Hall : London. Baxter. 1988. Yaboki. J.3diphénylpropane C6-C3-C6 (Figure 1). Pastor. N. 2 Raskin.3-diphénylpropane Structure tricyclique commune aux flavonoïdes Figure 1 : Structures des flavonoïdes : enchaînement C6-C3-C6 1 Harborne. The flavonoids . C. . . Poulev. S. 20. B. Mabry. 1975-1980 . The handbook of natural flavonoids. I. . The flavonoids. 2002. Les deux cycles benzéniques sont nommés cycle A et cycle B. Advances in research since 1980 . . plus de 9000 structures naturelles ont été isolées et caractérisées. The flavonoids. J. Harborne. Ilic. Borisjuk. Harborne. H. J. . D. Chapman & Hall : London. appelé cycle C. Ripoll. 1982. Le chaînon propyle C3 peut être complété par une fonction éther formant ainsi un cycle central. La classe des flavonoïdes est l’une des plus abondantes et à ce jour. . T. neutralisant les radicaux libres et limitant ainsi certains dommages oxydatifs responsables de maladies. J. . Cornwell.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge A. . Mabry T. . . décrit par une nomenclature spécifique. B. . I. . pp 522-531. 1. Bref aperçu sur la biosynthèse des flavonoïdes et leur étonnante biodiversité structurale. Fridlender. C6 C3 C6 6' 8 7 6 9 1 5' O C 2 1' 3 B 2' 4' 3' A 5 10 4 Squelette 1. John Wiley & Sons : Chichester. N. 1999. . T. A. Ribnicky. Ils sont donc à l’origine d’effets physiologiques bénéfiques pour l’organisme humain et méritent l’intérêt croissant que la recherche leur porte. Moreno. Advances in flavonoid research. Advances in research since 1986 . . J. Chapman & Hall : London. . Harborne. . . 1994. 1975.. O’Neal. .2 La structure d’un flavonoïde s’organise toujours autour d’un squelette 1. J. B. J. B. Harborne. B. Trends Biotechnol. N. . J. . Chapman & Hall : London. B.1 Ces composés sont réputés pour leur caractère anti-oxydant. Komarnytsky. 5 . La classe des flavonoïdes Les flavonoïdes appartiennent à la famille des polyphénols : ce sont des molécules aromatiques polysubstituées ayant un rôle de métabolites secondaires chez les plantes. D.

Chaque groupement hydroxyle.4 OH HO HO HO HO OH O O O O HO O OH Me OH O Me O O O Une flavanone naturelle: Le mattucinol-7-0-(4".-C. Nimrod. ainsi que certains carbones. 6 . Nous avons utilisé plusieurs sous-classes de flavonoïdes au cours de ce travail et nous proposons de les présenter selon le fil conducteur de leurs voies métaboliques. . C.6"-0-(S)-hexahydroxydiphenylglucoside) isolé de Miconia myriantha (Melastomataceae) Figure 2 : Exemple de la complexité d’un flavonoïde naturel A cette multiplicité de structures. Williams. 3 Williams. s’associent les différentes propriétés bio-physicochimiques des flavonoïdes. 18. 1282-1285. Par exemple. X. méthoxyle. A. J. . méthyle. S. leurs diverses propriétés seront exposées dans le chapitre B. Par ailleurs. Elsohly. Ces molécules jouent un rôle très important chez les plantes. 4 Li. A.3. isoprényle ou benzyle. M. .. kuanos : bleu). Clarck. . Walker. C. Rep. J. peuvent être conjugués avec un sucre et le glycoside correspondant peut être acylé à partir d’un acide phénolique ou aliphatique (Figure 2). A. Nat Prod. A. Nat. les dérivés anthocyanique (du grec anthos : fleur. 539-573. D. Grayer. 310-333. Prod. 21. Nat. 2001. 2004. N.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les flavonoïdes se divisent en plusieurs sous-classes qui se distinguent par une diversité fonctionnelle au niveau des positions 2. . J. . 64. . . . B. . 3 et 4 du cycle C (Figure 1). Pasco.. Jacob. au sein d’une même sous-classe. C. Prod. R. L. R. A. Harborne.. les possibilités de substitution des cycles A et B sont multiples : onze carbones du squelette flavonoïde peuvent porter un substituant de type hydroxyle. . grâce à leur squelette 2-phénylbenzopyrylium. Rep. H. présentent des propriétés de chromophores et sont donc en partie responsables de la couleur des fleurs et des fruits dans le règne végétal. M. 2001.

. Biosynthèse des flavonoïdes Depuis plusieurs décennies. Encyclopedia of plant physiology. amplification. séquençage. Forkmann. . Markham : CRC Press : Boca Raton.2 2. 1990. 8 Davies K. Schwinn K. comme le génie génétique précisant le rôle et le comportement de certains gènes ou encore la manipulation de l’ADN et de l’ARN (extraction. Heller. GT) Intermédiaires synthétisés Chalcone Flavanone Flavone Dihydroflavonol Flavonol Dérivés anthocyaniques Tableau 1 : Molécules impliquées dans la biosynthèse des flavonoïdes 5 6 Stafford. 1994. M.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Puis ces vingt dernières années. digestion enzymatique. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. Chapman & Hall : London. E. Flavonoid metabolism . qui ont permis les premières analyses. 2006. Fleuriet A.6. .6 Ce sont d’abord des méthodes classiques d’identification. . mais elle constitue l’une des plus élaborées en rapport avec les métabolites secondaires (Schéma 1). R. . A. B. CRC Press : Boca Raton.8 Toutes les étapes de la biosynthèse des flavonoïdes ne sont pas encore clairement élucidées. constituent un réel défi pour un grand nombre d’équipes scientifiques.1 2. . J. pp 143-171.5. des techniques plus performantes ont fait leur apparition. 7 . quantification) . l’analyse et la compréhension du métabolisme phénolique. 2005 .4 2. 7 Macheix. Secondary Plant Products. . Harborne. ANS. H. Enzymes 2. pp 39-54. Biochemistry and Applications . Jay-Allemand C.7 : comme l’extraction de micro-organismes et la recristallisation des enzymes. The flavonoids. un grand nombre de sous-classes de flavonoïdes deviennent des intermédiaires. G. O. W. Les composés phénoliques des végétaux . .5 2. pp 329-402. M. Flavonoids.3 2. . J. Chemistry. Springer-Verlag : Berlin. 1980. plus particulièrement celui des flavonoïdes.7 Grâce à des réactions enzymatiques. dont nous proposons de décrire quelques étapes clefs (Tableau 1). Andersen & K. Advances in research since 1986 .6 CHS (Chalcone synthase) CHI (Chalcone Isomérase) FS (Flavone Synthase) F3H (Flavanone-3-Hydroxylase) FLS (Flavonol Synthase) Chaîne enzymatique (FNR. J.

DFR= DihydroFlavonol Réductase. F3H= Flavanone-3-Hydroxylase. CHI= Chalcone Isomérase FS= Flavone Synthase.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge p-coumaroyl CoA + 3 acétyl CoA CHS OH HO OH Chalcones OH O Flavanones IFS FS OH O CHI HO Flavan-4-ol ANS OH HO O F3H FNR OH O Isoflavones HO O OH OH O Flavones OH OH 3-Déoxyanthocyanidines HO O OH FLS HO O OH Flavonols OH HO O OH Anthocyanidines OH O OGlycoside Anthocyanines OH OH O Dihydroflavonols DFR ANS ou LDOX OH O OH HO O OH O ? OH OH Tannins condensés ? n OH Flavane-3. GT= GlucosylTransférase 8 .4-diols (Leucoanthocyanes) FDR HO O OH OH HO OH HO OH GT OH OH Flavan-3-ols (Catéchines) Schéma 1 : Schéma biosynthétique simplifié des flavonoïdes. IFS=Isoflavone Synthase. FNR= Flavanone réductase. Abbréviations: CHS= Chalcone Synthase. ANS= Anthocyanidine Synthase. FLS= Flavonol Synthase.

10 Davies K. G. Porzel. la Chalcone Synthase (CHS) : elle engendre une séquence réactionnelle de décarboxylation. condensations. R. Ripperger. .10 2 Ester CoA de p-Coumaryle fragment C3-C6 CoAS O B +3 CoAs CHS OH OH A OH O Une Chalcone: squelette C6-C3-C6 (la chalcone naringénine) B O 3 OH O OH Ester CoA de malonyle fragment C6 (A) 1 HO Schéma 2 : Formation du squelette C6-C3-C6 2.9. 2006 . . 1998. Phytochemistry.1 Les chalcones 2. cyclisation intramoléculaire et aromatisation entre un ester CoA de pcoumaryle 2 et trois molécules d’ester CoA de malonyle 3. O. 49(8) .1 Vers les chalcones : étape biosynthétique Le motif chalcone est important puisqu’il ouvre la voie de la biosynthèse des flavonoïdes. M. .1. avec la formation du squelette diphénylpropane C6-C3-C6 (Schéma 2). Flavonoids.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. T. Dans le schéma présenté ci-dessous. A. . pp 154-155. T. Biochemistry and Applications . Chemistry. V. Sung. une chalcone. 2603-2605. Adam. 9 . . Ces molécules naturelles sont toutes hydroxylées et / ou méthoxylées et diverses combinaisons de trois à six groupements peuvent fonctionnaliser les cycles A et B du squelette 9 Thuy. . Markham : CRC Press : Boca Raton. M. est obtenue par action d’une enzyme. Andersen & K. la naringénine 1.1. H. isolée de Vitex leptobotrys (Verbenaceae). . E.2 Chalcones naturelles et propriétés associées Un grand nombre de chalcones ont été décrites dans la littérature. T. Schwinn K.

61. Bohm. A. C. Bohm. et al. avec un effet positif pour la plante émettrice et négatif pour l’organisme récepteur (Figure 3). Veitch. Molinillo. 2. Baxter. The Flavonoids : Advances in research since 1986 . . F. . 1998. The Flavonoids . R. N. 1997. M. Harborne. Chapman & Hall : London. Bohm. 45. . M.. Markham : CRC Press : Boca Raton. 14 Huang. . The Flavonoids : Advances in research since 1980 . 683-687. John Wiley & Sons : Chichester. F. A . R. 13 Macias. 748. J. C. R. R. Torres. J. . L. 27. B. B. . M. 1982. D. B. 1988. R.3 Vers les chalcones : voies de synthèse En tant que principaux précurseurs diphénylpropanes. Prod . Chapman & Hall : London. Phytochemistry. Vol. A. Castellano. N. 12 Cai. Cette aldolisation-élimination peut 11 Grayer. 446-450. Wani. l’héliannone A joue le rôle d’herbicide naturel en protégeant la plante. Famsworth. H. Chapman & Hall : London. Torres. Molinillo. Biochemistry and Applications . E. A.13 Ainsi. H. T. entre autres. . . Phytochemistry.1. Macias. Reutrakul. G. Bohm. B.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge chalcone (Figure 3). . 1992. B. Andersen & K. Wall.. A. . Flavonoids. . Kinghom.11. . G. Seo. A. M. V.13.. . 2006 . 1999. K. Yaoxue Xuebao. . Chapman & Hall : London. . Varela . J. 1975. Navarro. . D. M. Varela. Santisuk. E. N. Nat. . 613-621. . . The Flavonoids : Advances in research . A.2. The handbook of natural flavonoids. un rôle de chromophore dans le règne végétal car elles se caractérisent par une couleur jaune vif (bande d’absorption empiétant dans le visible). présente une activité allomone : action d’une molécule sécrétée par une plante sur une espèce différente (plante ou organisme vivant). pp 1003-1036. isolée de Heliantus annuus (ou tournesol) en 1999 par Macias et al. . O.. 4 O O 4' 2 4 5 OH O 4' 4 6 OH O 4' OH 3 O 3' 2' 6' OH 4 O O O Glypallichalcone isolée de Glycyrrhiza pallidiflora (Leguminosae) 3' 2' OH O OH O Héliannone A isolée de Helianthus annuus (Asteraceae) Hamilcone isolée de Uvaria hamiltonii (Annonaceae) Figure 3 : Exemples de chalcones naturelles L’héliannone A 5. A. les chalcones sont des intermédiaires très importants dans la synthèse des flavonoïdes : la méthode d’accès la plus utilisée fait intervenir une 2-hydroxyacétophénone 7 avec un benzaldéhyde 8 dans une condensation de type Claisen-Schmidt. Oliva . L.12. . R. M. . . M. .14 Elles ont. A. 1993. M. Chemistry. 10 . 1999. 52 .

pp 917-918. H. Castellano. . O. Y.2. Ceretto. 64. Y. . Andersen & K. Champanier. S. Wattanasin. . Vers une synthèse de pigments anthocyaniques sophistiqués ». issues de la transformation du motif linéaire en motif cyclique (cycle C). O. A. Falchi. M. Tan. . A. P. Markham : CRC Press : Boca Raton. Nat. J. Slade. J. L. Med. . Phytochemistry. 18 Stoyanov. 647-650. H2O-EtOH (1/1) RA A OH O 9 B RB Schéma 3 : Synthèse de chalcones par condensation de Claisen-Schmidt en milieu basique 2. E. Bezuidenhoudt B. Synthesis. de la chalcone 1 en flavanone 15 Marais. Veitch. Seoane. M. E. 2007. G. Augustyn J. Z. M. .18 RA A 7 RB B 8 O OH O Condensation de Claisen-Schmidt NaOH/EtOH/TA ou KOH. 16 Cabrera. G. Selon la substitution (RA et RB) des cycles A et B. . S. Aztequa. A. . 1980. 12 . Gonzales. P. 17 Chassaing S. . Strasbourg I. . 2002. . . Chem. Li. Tetrahedron. . Monge. N. E. Simoens. Wang. Chem. M. Flavonoids. . E.19 La Chalcone Isomérase (CHI) catalyse la cyclisation. . Ferreira D. J. 11 . C. A. W. V. . . J. D. Lett. Y. . Ferreira D. W. 3356-3367. G. les temps de réaction et les rendements varient. C.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge se faire en conditions acides ou basiques. . 196-199. 66(18). R. . .1 Les flavanones Vers les flavanones : étape biosynthétique sont des isomères de 2’-hydroxychalcones. .. . 2685-2687. . 2001. M. . 2006. 2006 . 1990. Lavaggi. L’addition nucléophile de cet énolate sur le benzaldéhyde 8 forme un intermédiaire aldol qui subit ensuite une étape d’élimination. Sagrega.2 Les flavanones 2. . .15 bien que le milieu basique soit le plus souvent décrit dans la littérature (Schéma 3).. 2145-2176. .16 La formation de la chalcone 9 débute par une étape de déprotonation de l’acétophénone 7 conduisant à l’énolate correspondant. 19 Grayer R. A.17. Lopez de Cerain. Li. Basly. Prod. Chemistry. N. . B.. Murphy W. Bioorg. 46. Simon. 4429-4442. . . Thèse de Doctorat. J. 15. Med. Piro. Bioorg. A. Swanepoel.. . « Contribution à la chimie des flavonoïdes : Voie d’accès aux dihydroflavonols : vers une synthèse biomimétique de flavonols et une synthèse de tannins condensés. Vidal. . A. 2005. de type 6-endo-trig. L’optimisation de la synthèse de chalcones reste un sujet d’actualité pour les équipes de recherche qui y sont impliquées. Biochemistry and Applications .

2005 . . grâce à la stéréospécificité de cette réaction enzymatique. R4'= OCH3 Hespérétine 11c: R3'= OH. la naringine et ses dérivés sont exploitables d’un point de vue alimentaire en tant qu’agents d’amertume ou initiateurs de produits sucrés. l’isosakuranétine 11b et l’hespérétine 11c. la grande majorité des flavanones sont de configuration (2S)-flavanones (Schéma 4). Billot. Ainsi. J.2. 131. pp 75-76.21 20 Macheix. R4'= OH Isosakuranétine 11b: R3'= H. Jay-Allemand C. L’ouverture de l’hétérocycle central C peut conduire à des dihydrochalcones qui ont un goût sucré. 1990 . . R4'= OCH3 Figure 4 : Aglycones de flavanones isolées du genre Citrus Par ailleurs. p. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne.degré d’amertume. . 12 . Les composés phénoliques des végétaux . Fleuriet. J. 21 Macheix. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge naringénine 10. A. Jay-Allemand C. J. par ses propriétés organoleptiques. .10 Ainsi. Fruit phenolics . Le genre Citrus est caractérisé par une forte accumulation de flavanones glucosides et de quatre aglycones (Figure 4) : la naringénine 10. l’ériodictyol 11a. J. CRC Press : Boca Raton. . .2 Flavanones naturelles et propriétés associées Les flavanones sont abondantes chez les agrumes. 1 HO OH OH CHI HO 10 O 2 OH OH O OH O Chalcone une (2S)-Flavanone: la naringénine Schéma 4 : Isomérisation stéréospécifique d’une chalcone en (2S)-flavanone 2.20 R3' 11 HO 7 3' R4' 4' O 5 4 OH O Eriodictyol 11a: R3'= OH. Fleuriet A. Par exemple la naringine (naringénine liée au 2-rhamnosylglucose) est amère alors que la naringénine 10 et la narirutine (naringénine liée au 6rhamnosylglucose) ne le sont pas. J. mais peu rencontrées chez les autres fruits. les flavanones interviennent dans la relation structure . créant un centre stéréogène en position 2.

24. Tet. B: NaOAc (3. M. K. M. . Soc. C.. H. K. . 13 .0 eq. . A. V. 22 Des fins industrielles ont justifié l’amélioration de la synthèse de flavanones par de nouveaux travaux : par exemple. Lett.2. Kantam. S. 2005.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. M. . . . Chandrasekhar et al. Gunasekar. Lin. K. En 2005. Ranganath.. .) / EtOH / reflux C: KF (1.0 eq. . Tet. 15(21) . J. 368-369.22 Par contre. utilisent la Lproline et en 2007.. 13691371. 2005. J. G. ces réactions ne sont pas quantitatives. D. S. . V.25 22 23 Rao. B. . Reddy. . Ramadas. S. une méthode faisant intervenir des thiourées chirales comme la molécule 13 (Schéma 6). 2001. il faut engager plusieurs fois la chalcone 9 dans l’équilibre pour obtenir un rendement satisfaisant. Krupadanam. 2004. M. Tet. . . L. 46(41). Kishore. 46(8) . une catalyse en milieu hétérogène a été mise au point en 2005 par Choudary et al.) / MeOH / reflux. Vijeender. 3830-3831. . . Yadav J. 129. Chem. K. 3381-3391. . 25 Chandrasekhar. Biddle et al. 24 Biddle. sa synthèse asymétrique est donc également envisageable et des synthèses organocatalysées ont été développées. 64. Nat.. avec des structures nanocristallines d’oxyde de magnésium MgO. Y. K. L. D. V.16. M. en milieu acide ou basique donnent de bons résultats.23 L’une des caractéristiques du motif flavanone est son centre stéréogène en position 2 . 9 B RA A OH O RB 12 RA O C 4 Conditions A et B et C RB B 2 A O Flavanone Conditions opératoires: A: AcOH / reflux.3 Vers les flavanones : voies de synthèse La méthode standard de synthèse de flavanones est l’isomérisation de la 2’hydroxychalcone 9 qui conduit à un mélange racémique de flavanones 12 (Schéma 5). P. 6991-6993. 2007. Scheidt. +/- Chalcone Schéma 5 : Isomérisation d’une chalcone en flavanone. Trois conditions classiques de cyclisation. Rao.. Choudary. : Asym. Am. Lett.. Prod.

1 Vers les flavones : étape biosynthétique Par rapport aux flavanones. Certaines. comme les roses et les oeillets (Figure 5).3 Les flavones 2. Ce sont des molécules peu colorées.2 Flavones naturelles et propriétés associées Les flavones sont abondantes chez les plantes supérieures sous forme aglycones ou glycosylées.3. elles sont parfaitement 14 . 10 HO A OH O C 4 2 OH B FS HO A OH 14 O C 4 2 3 OH B O O Une flavanone: la naringénine Une flavone: l'apigénine Schéma 7 : Oxydation enzymatique d’une flavanone en flavone 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge CO2tBu 1) 10% thiourée cat. l’apigénine 14 (Schéma 7). ee(%): 94 Catalyseur thiourée: Ar 13 BnO H N H Schéma 6 : Synthèse catalytique et énantiosélective de flavanones. 310 nm). 24 2. les flavones possèdent en plus une double liaison entre les carbones 2 et 3 du cycle C. sont en partie responsables de l’aspect blanc ou ivoire de certaines fleurs.7 La transformation (2S)-flavanone en flavone entraîne la perte du centre stéréogène en position 2./ -25°C / toluène 2) p-TsOH / 80°C O H Ph OH O Ph O N S N H N H Rdt(%): 92. La flavanone 10 peut être oxydée par la Flavone Synthase (FS) pour former une flavone. Par exemple. comme la lutéoline 15. mais qui absorbent à des longueurs d’onde caractéristiques (λ = 210-270 nm.3.

pp 122-123.17. 37. Robinson. 29 Looker. notamment des propriétés antimicrobiennes et antivirales.27.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge discernables par les abeilles. en milieu basique. 2005 . permettant ainsi d’augmenter les rendements au-delà de 60%. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. ont remplacé le benzoate métallique 18 par une amine tertiaire. Fruits. . Une des plus connues est celle de Looker et al. 43(12) . R. plusieurs améliorations. . . dans les années quatre-vingt. à température élevée. J.. . J. R. 267. H. J. Org. dont la perception visuelle s’étend à une partie de l’ultra-violet. McMechan J. Jay-Allemand C. . Chem. Cette stratégie donne des rendements inférieurs à 20%. . Elle est isolée de l’oranger doux (Citrus sinensis) ou encore d’un hybride (Citrus reticulata tangerina) issu du croisement entre la mandarine (Citrus reticulata) et l’orange amère (Citrus aurantium). . 1924. . 1982. H. W.5 2. 27 Huet. depuis.17. Mader.29 26 Macheix.3. 1978. 28 Allan. 2192-2194.. J. 2344-2347. . La réaction est initiée par la déprotonation de 7 par le benzoate métallique 18.26 OH 15 HO A OH O C 4 OH B 2 3 O O A O O 16 O C 4 O B 2 3 O O La lutéoline isolée de Rhizobium meliloti La tangérétine isolée de Citrus sinensis et de Citrus reticulata tangerina (Rutaceae) Figure 5 : Exemples de flavones naturelles La tangérétine 16 est une flavone naturelle polyméthoxylée (Figure 5). J. elle a donc subi. 15 . qui. d’une 2-hydroxyacétophénone 7 avec un anhydride benzoïque 17. Les composés phénoliques des végétaux . J.3 Vers les flavones : voies de synthèse Une des principales méthodes de synthèse de flavones 19 a été mise au point par Allan et Robinson en 1924 (Schéma 8). Fleuriet A. Chem. Soc. Ces flavones ont des activités physiologiques remarquables pour l’homme et l’animal. J.28 Elle consiste en la condensation. Celle-ci joue à la fois le rôle de base et de solvant.

4 Les dihydroflavonols 2. .M+ O RA A OH 19 O C 3 RB B + RB reflux O H Schéma 8 : Méthode de Allan et Robinson.31 20 RA A OH O O Catalyseur B RB Toluène / reflux 60% RA A O 21 O B RB Catalyseur: Acide trifluorométhanesulfonique + mélange de titane formé à 100°C = TriTi100 Schéma 9 : Exemple d’une catalyse hétérogène supportée. J. Grotli. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 7 RA A OH O H 17 O O O RB RB 18 O..1 Vers les dihydroflavonols : étape biosynthétique Les dihydroflavonols se caractérisent par un groupe hydroxylé sur l’hétérocycle central C. . d’autres méthodes ont été développées. Chem. E. . . C.3R)-dihydroflavonols par action de la Flavanone 3-β-Hydroxylase (F3H) 30 31 Dahlén. 71. D. 2006. K. 2007.. Romanelli. P. M. Autino. O. A. 62-68. Selon la nature du catalyseur. R. . 31 2. créant ainsi un centre stéréogène supplémentaire (par rapport aux flavanones) en position 3. comme les couplages au palladium ou encore la catalyse hétérogène supportée (Schéma 9). Pizzio. catalysée par un acide organique sur support solide (à base de isopropoxide de titane). 6863-6871. 324 . Applied Catalysis A. L.4. Bennardi. . A. Org. J.30. 28 Par ailleurs. Wallén. les conversions varient de 5 à 60 %.31 On peut notamment citer une cyclocondensation d’une 1-(2-hydroxy-phényl)-3-phénylpropanedione 20 en flavone 21. 16 . . Les (2S)-flavanones sont converties stéréospécifiquement en (2R. Luthman K. G.

J. .2 Dihydroflavonols naturels et propriétés associées Par rapport à d’autres sous-classes de flavonoïdes. O. J. 78. A. la naringénine 10. Flavonoids. Plusieurs flavonoïdes sont contenus dans cette plante. isolé et caractérisé par cette équipe. . . M. Prod.33 De nombreuses équipes de recherche travaillent sur l’extraction de nouveaux composés à partir d’extraits bruts de plantes médicinales traditionnelles. Par exemple. Mckee.4. 1990 . R.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge (Schéma 10).. Jay-Allemand C. 17 . J. p. Andersen & K. mais en quantité moins importante que la flavanone correspondante. est le composé le plus 32 Davies K. M. 64. le dihydrokaempférol 22 est contenu dans le péricarpe et l’endocarpe du raisin (après hydrolyse du sucre en position 3). J. (Figure 6). Fleuriet. L’insertion d’un hydroxyle en alpha du carbone 2 inverse la priorité. isolés en 2001 par Meragelman et al. Markham : CRC Press : Boca Raton. de ses atomes voisins.34 Le dihydroflavonol 23. Nat. les dihydroflavonols sont moins fréquents dans le règne végétal. On peut citer l’espèce Monotes africanus qui manifeste in vitro des propriétés anti-HIV. selon les règles IUPAC. . . Cette étape biosynthétique consiste en l’α-hydroxylation énantiospécifique en position 3 de la naringénine 10 en dihydrokaempférol 22. M. 2001. K. CRC Press : Boca Raton. E. Schwinn K. Fruit phenolics . 10 HO O 2 OH F3H HO 22 O 2 OH 3 OH OH O OH O Une flavanone : la naringénine Un dihydroflavonol : le dihydrokaempférol Schéma 10 : 3-Hydroxylation d’une flavanone en dihydroflavonol 2. p. . 34 Meragelman. 546-548. M. 33 Macheix. R. 23 et 24. T. . Biochemistry and Applications . 156. . Boyd. dont deux dihydroflavonols prénylés. 2006 .32 Remarque : Il est important de préciser que la configuration du centre stéréogène 2 n’est pas modifiée au cours de cette étape. Billot. . Chemistry.

J. Bhattacharyya. Plusieurs flavonoïdes ont été extraits des racines de D. Thèse de Doctorat. Chem. . grandiflora. la transformation flavanone 26 en dihydroflavonol 27. 2358-2364. . 52(4) . 37 Jenkins. 18 . Almeida. R. A. 119-131.. Le produit 24. . . . 1985. .3 Vers les dihydroflavonols : voies de synthèse Récemment. Lamartina. 1995. Teng.36 En 1999. quant à lui avait déjà été caractérisé en 1985 par Bruno et al. font appel à l’oxydation de l’énolate d’une flavanone 26 ou 26* par un agent oxydant. Almeida. Savona. 38(1) . 207-210. N. .. 2002. . Strasbourg I. Biosc. Phytochemistry. 1995. . Saito. . S. Biotechnol. . R.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge abondant du matériel extrait.4. est utilisée sous forme d’infusion pour le traitement de problèmes de prostate et le traitement de calculs rénaux. Tanaka. 1147-1153. 2002-2006) a étudié lors de sa thèse. Elle est reconnue pour avoir des effets sur le système nerveux et donc une activité analgésique.37 2. . M. M. appelée diocléine. . Müller. . le constituant majoritaire étant la 2’. plante originaire du Brésil. Majetich. pp. 1772-1774. 1994. Stefan Chassaing (Laboratoire de Chimie des Polyphénols.7-diméthoxyflavanone. nommé diosalol (Figure 6). S. . ont isolé et caractérisé de cette matière première. J. Ethnopharmacol. 277-278. F. 45. G. Batista. . Org. 723-730. deux nouvelles flavanones ainsi que le dihydroflavonol 25. 1999. Lentini. Q. . .39 35 36 Bruno. J. J. J. . A. 39 Todokori. T. 66(8) . Almeida. Bhattacharyya.38 Deux méthodes stéréosélectives du diastéréoisomère trans. . R. A. 23.5. Jenkins et al. Phytochemistry.8-diprénylaromadendrine isolé de Monotes africanus (Dipterocarpaceae) Figure 6 : Exemples de dihydroflavonols naturels Dioclea grandiflora. F. N. 59. T.35 23 HO OH HO 6 8 7 6 5 3 24 O 4' 2 OH 25 OH 5' O OH HO 6 7 O 2 2 2' OH OH O O 5 3 OH OH 3 OH O OH O Bonnaniol A isolé de Monotes africanus (Dipterocarpaceae) Diosalol isolé de Dioclea grandiflora (Leguminosae) 6. . Biochem. Bhattacharyya. . 2006. W. L.5’-trihydroxy-6. M. Adam. 38 Chassaing S. Heterocycles. De Fatima. Batista. J. J. Prechtl. . G.

Freeman. La méthode de Todokori et al. Prakash.3-trans-dihydroflavonol 27 (Schéma 11a). Soc. 1985. a été décrite en 1985 par Moriarty et Prakash (Schéma 12). 927-929. 26* O NaHMDS / 28 / THF / -85°C / 4 heures 80% O 28 (+/-) Ph O N SO2Ph O 27 O OH 39 Schéma 11b : Oxydation d’énolates de flavanones par la méthode de Todokori et al. Prakash. Om. . 19 . 1984.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 26 O 1. Moriarty. .3-transdihydroflavonol 27 ou 2. Chem. 151-153. est. énantiosélective et utilise la 2(phénylsulfonyl)-3-phényloxaziridine 28 (Schéma 11b). DMDO / acétone/ -78°C puis NH4F / H2O Base: L3MCl: Rdt (dr%): NaHMDS / 51%(80) LDA Me3SiCl 27 O OH O LDA Cp2TiCl2 64%(>96) (+/-) O O O (+/-) DMDO= 85%(>96 ) Schéma 11a : Oxydation d’énolates de flavanones par la méthode d’Adam et al.. .3-cis-dihydroflavonol 27’.. Les conditions plus ou moins douces de l’hydrolyse acide permettent d’obtenir diastéréosélectivement le produit 2. diastéréosélective. Chem. A. M. 39 Adam et al. J.40 Cette stratégie correspond à l’oxydation par le diacétate d’iodosobenzène de la flavanone 26 ou de la chalcone correspondante 26’ pour donner l’intermédiaire oxydé 29. R. 40 Moriarty. Om. Org. Comm. Une troisième méthode. M. M. R. . 50. Chem. J. utilisent le diméthyldioxirane (DMDO). . Base / THF / -78°C puis L3MCl 2.. quant à elle. avec une base et un acide de Lewis pour obtenir diastéréosélectivement le 2.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 26 O 26' (+/-) O PhI(OAc)2 / KOH / MeOH OH O HCl (concentré) / acétone / 2 heures O O 27 OH (+/-) O O 27' OH 29 (+/-) O O OH conditions acides douces A. 22 HO O 2 OH FLS OH OH HO 30 O 2 OH 3 3 OH OH O O Un dihydroflavonol : le dihydrokaempférol Un flavonol : le kaempférol Schéma 13 : Etape biosynthétique du motif flavonol 20 .3R)dihydroflavonol en flavonol entraîne la perte des centres stéréogènes en 2 et 3 du dihydroflavonol initial.1 Vers les flavonols : étape biosynthétique Les flavonols se caractérisent par une liaison insaturée entre les carbones 2 et 3 et par une fonction hydroxyle en position 3 (3-hydroxyflavone) du cycle C.5 Les flavonols 2. 40 2.5.7 La transformation (2R. Le kaempférol 30 est formé à partir du dihydroflavonol correspondant 22. par action de la Flavonol Synthase (FLS) (Schéma 13). C A: HCl (3M) / EtOH / 30 minutes O B: AcOH (50%) / 50-70°C / 6 heures C: p-TsOH (cat) / Acétone-H2O (100-2) / 3 jours (+/-) Schéma 12 : Oxydation d’une flavanone par le diacétate d’iodosobenzène. B.

H.. S. Agric. 1997. Cornulaca monacantha (Chenopodiaceae). A. OH 31 HO 7 3' 2 4' OH OH HO 7 32 O 2 3' 4' OH OH O 5' 5 3 OH 5 3 OH OH O OH O Quercétine ou 3'. ils sont abondants dans l’alimentation. est utilisée en médecine traditionnelle pour le traitement d’ictères (coloration jaune de la peau). Nutrition. publiées par Kandil et Grace en 2001.7-tétrahydroxyflavonol Myricétine ou 3'. McDonald.41 Ils peuvent participer à la couleur jaune de certaines fleurs (primevère. A. Grace. J.4'. monacantha (Chenopodiaceae) 41 Aherne.5. Dawidar. O’Brien. M. la quercétine-4’-O-β-D-galactoside (Figure 8). . Black. . Crozier.43 OH 3' 4' OGal HO 7 O 2 OH OH Gal= H HO H H O H OH OH H 5 3 OH OH O Figure 8 : Flavonol isolé de C. 611-613.5. S. 21 . 75-81. . ont permis d’isoler et de caractériser trois nouveaux composés dont. . 1974.7-pentahydroxyflavonol Figure 7 : Deux flavonols abondants dans l’alimentation Une plante d’Egypte.5. 590-595. Lean. 26(3) . 45. . chrysanthème jaune. M..42 Puis d’autres analyses. C. E. 289. 43 Kandil. De ce fait. A. .4'. E. Fayez.5'. la quercétine 31 et la myricétine 32 (Schéma 13 et Figure 7). M. M. . . F. 58. N. 42 Amer. . M. J. On citera le kaempférol 30. On retrouve les flavonols principalement sous forme glycosylée dans les fruits et les légumes. Food Chem. 18(1) . 2002. A. B. Dans un premier temps.. M. Planta Med. fleur du cotonnier). l’analyse de cette plante a révélé la présence de triterpénoïdes et de flavonoïdes.2 Flavonols naturels et propriétés associées Les flavonols sont très répandus dans le règne végétal. Phytochemistry. M. . 2001.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. .

. . C. . Omer.47 Cette méthode a l’avantage de former le motif flavone 21 ou flavonol 38 selon la nature de la 44 Elegami. W. Skellern. 2. Venkataraman. p. 22 . H. . S. aucun des composés 33 et 34 isolés de cette plante. 2001. Imp. 1935. 47 Mahal. Jpn. 1767-1769. . développée par Baker et Venkataraman fait appel à un intermédiaire de type 1. ne présente d’activité contre Escherichia coli et Staphylococcus aureus. A. A. . Proc. Almagboul. 727-731.. J.44 HOHO OH O O HO HO 33 OH O O OH O O O OH OH 34 OH O HO HO H O OH O O HOHO OH O OH OH 6"-p-coumaroyl-myricétine-3'-O-glucoside Nympholide Figure 9 : Flavonols originaux isolés de N. El Tohami. . M. 1381-1389. J. El Tohami. Soc. 74. D. Irish Acad. . G. S. H. A. Khartoum. Sci. M. Soc.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Deux dérivés de la myricétine 32. P. Proc. 810817. R. Flynn. 1935. 1994. Bull. A. Venkataraman. . B. . de Nymphaea lotus (Figure 9). 72. 46 Oyamada. Z. J. K. Soc. M.3 Vers les flavonols : voies de synthèse Plusieurs méthodes de synthèse de flavonols datent du début des années trente. . Baker. Acad. A. El Ghazali.. G. S.45 Cependant. T. P. 1. A. Gray.5. . Khartoum University Press. (Tokyo) . Chem. Waigh. Bates. Chem.. G. .3-diaryl-1. 44 2.46 Une autre stratégie. Mackay. Une voie classique est l’oxydation d’une 2’-hydroxychalcone 9 par le peroxyde d’hydrogène en milieu acide.3-dione 35 (Schéma 14). Elegami. Fitoterapia. 1934. 1934. A. ont été isolés en 2003 par Elegami et al. . pour le moment. Chem. Mahal. 11. très originaux. E. . 229. Murakami and Irie . 10. Ses racines et ses feuilles sont utilisées traditionnellement comme traitement de la dysenterie. Curr. E. A. Lotus. S. A. J. Phytochemistry. . India. K. de tumeurs ou comme antibactérien. 63. Roy. 45 Elegami. .. S. 1933. . I. 1933. 182-186. 2003. . 214-215. .44 Cette plante est un nénuphar (ou fleur de lotus) qui pousse au bord du Nil. Medicinal Plants of the White Nile Provinces . 42B.

E. Thèse de Doctorat.H+ + RA . la formation de l’intermédiaire 35.H2O + H2O RA O Y O 37 O RB 35 RA Y RB RB Schéma 14 : Méthode de Baker et Venkataraman. 2006.. Chem. Brouillard R. Gonzalez. suivie de la saponification du benzoate.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge fonction Y. 48 49 Chassaing S. conduit au flavonol 38 (Schéma 15). après αbromation puis substitution. Fougerousse. avec Y = OBz. 65. 2000. . une synthèse de flavonols a été mise au point au Laboratoire de Chimie des Polyphénols par Fougerousse et Gonzalez. par déprotonation conduit au produit 21 (Y=H) ou 38 (Y=OH).49 Le précurseur ester benzoïque 39 permet. 583-586.48. 23 . A. Strasbourg I. . J. . . 47 En 2000.48 21: Y=H 38: Y=OH RB milieu acide RA O Y OH O O + H+ O OH2 Y O 36 . 66-72. La première étape est une cyclisation 6-exo-trig de 35 en 36. La cyclisation en milieu acide fort. Cet intermédiaire est ensuite déshydraté pour donner le composé 37 qui. pp. Org. utilisant la méthode décrite par Baker et Venkataraman cité ci-dessus.

Br3.1 Vers les dérivés anthocyaniques : étape biosynthétique Plusieurs interrogations subsistent encore quant aux enzymes qui interviennent dans la formation des pigments anthocyaniques. Schwinn K. M. Biochemistry and Applications . Chemistry. E. PhNMe3+. Cette cascade d’enzymes s’oppose à la simplicité des transformations présentées jusqu’à présent : .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 39 O RA O RB 1. on pense que les 3-déoxyanthocyanidines sont formées à partir des flavanones. 24 .6. Markham : CRC Press : Boca Raton./ RA THF / TA 2. qui réagirait alors avec l’Anthocyanidine Synthase (ANS) pour conduire à une 3-déoxyanthocyanidine. 150 et pp 157-161. . On distinguera : les 3-déoxyanthocyanidines (R3 = H). Flavonoids. Andersen & K. M.A ce jour. . La naringénine 10 serait réduite par la Flavanone Reductase (FNR) pour former l’apiférol 40. p. 49 2. H2SO4 / AcOH / 60°C 2. l’apigéninidine 41 (Schéma 16). R. NaOH / EtOH-H2O / 60°C RB 38 RA O OH O Schéma 15 : Synthèse de flavonols par Fougerousse et Gonzalez. 2. les anthocyanidines (R3 = OH) et les anthocyanes (R3 = O-glycoside) (Figure 10). PhCOOK / CH3CN / TA O O O O RB RA NaH / THF / OBz 65°C OH O 35 OBz RB O 1.50 50 Davies K.6 Les anthocyanes et leurs dérivés Il existe trois catégories de pigments anthocyaniques. 2006 . le chromophore flavylium étant commun aux trois. O.

.2 Dérivés anthocyaniques naturels et propriétés associées Comme annoncé ci-dessus. être glycosylée par la GlycosylTransferase (GT) formant une anthocyane. J. C. B. Sweeny. G.Le dihydroflavonol 22 est réduit par la Dihydroflavonol Reductase (DFR) pour former la leucoanthocyanidine 42. Hrazdina. la pélargonidine-3-O-glucoside 44 (Schéma 17). Friend J. 39(19) . G. J. .6. . L’Anthocyanidine Synthase (ANS) conduit ensuite à l’anthocyanidine pélargonidine 43 qui va. London. C. . p. F. Harborne. Ce motif a la particularité d’être un chromophore. Cependant. T. . 22 HO O OH OH O DFR OH OH OH HO 42 O OH OH HO ANS ou LDOX Cl43 O OH OH Une anthocyanidine: la pélargonidine GT OH Une anthocyane: la pélargonidine-3-O-glucoside OH HO 44 O OGlu OH Cl- Un dihydroflavonol: le dihydrokaempférol Une leucoanthocyanidine: la leucopélargonidine Schéma 17 : Formation des anthocyanidines et des anthocyanes 2. 1982. . Rhodes.53 L’ANS est le nom utilisé généralement pour l’enzyme qui permet la transformation de 42 à 43. les anthocyanidines et les anthocyanes ont en commun le squelette flavylium 45 (Figure 10). G. . Mabry. 135.51 Ils sont en partie responsables des 51 Iacobucci. 1983. M. ainsi ces flavonoïdes sont des pigments naturels très fréquemment rencontrés chez les végétaux. Chapman & Hall. les 3-déoxyanthocyanidines. Bridle P. Timberlake. le nom de Leucoanthocyanidine DiOXidase (LDOX) peut également apparaître en raison du type de la réaction. The Flavonoids : Advances in Research. Recent Advances in the Biochemistry of 25 . A. Tetrahedron. . 3005-3038. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 10 HO O OH HO FNR 40 O OH HO Cl- 41 O OH OH O OH OH ANS OH Une 3-déoxyanthocyanidine: l'apigéninidine Une flavanone: la naringénine Apiférol Schéma 16 : Formation du motif 3-déoxyanthocyanidine . J. J. à son tour.

Delaye. . Subar. Biochemistry and Applications . E. 58(1-2). R. 173. Guidollet. F. Academic Press : London. P.52 Par exemple. O. L.51. 2006 . 1995. Food Sci. p. 1360S-1367S. Miniati. Bridle. 933-956. F. 132. De Lorgeril. 248.53. Vegetables and Grains . Block. M. . Nutr . Renaud. Andersen & K. intervient dans la couleur rouge de la baie. P. B. R. Rev. M. 1-29. 1996. Food Chem. G. O. 234. . C. Markham : CRC Press : Boca Raton. Clin. p. Patterson. 1962. isolée de la banane bleue. 221. J. J..53 XO A C B Squelette flavylium 45 46 X47 OH O 3 3 OH OH OH 48 X- O OH HO XHO O OH OH HO O 3 O OGalactoside OH Une 3-Déoxyanthocyanidine : La luteolinidine isolée de Sorghum bicolor (Poaceae) OH Une Anthocyanidine : La delphinidine isolée de Musa laterita (Musaceae) OH Une Anthocyane : La 3-O-galactoside-malvidine isolée de Vaccinum corymbosum (Ericaceae) Figure 10 : Composés dérivés du squelette flavylium En raison de leurs propriétés physicochimiques et étant des composés de fruits consommables par l’homme.. . Hayashi. M. M. . I. F. . . P. 1992. G. Nutr. a une couleur violette. 61. J. . Salen. 20. O. 53 Mazza. la lutéolinidine 46 isolée du genre Sorghum. . . CRC Press : Boca Raton. Med. 52 Andersen. Jimenez. . violet (λ = 560-580 nm) et bleu (λ = 580-595 nm) des fruits et des fleurs. . A. p. les maladies cardiovasculaires ou encore la maladie d’Alzheimer. N. Free Rad. . Enfin. céréales d’Afrique et d’Asie. ces pigments anthocyaniques font l’objet d’études en tant que colorants alimentaires et alicaments (Chapitre B1). Jacquard. K. Nutr. Cancer. 103-109. . .. J. Am. 1993. Pergamon Press : Oxford. . . T. Toubol. S. . Biol. Flavonoids. 55 Rice-Evans. est une 3-déoxyanthocyanidine de couleur orange. A.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge nuances de couleur rouge (λ = 490-500 nm). . . Paredes-Lopez.55 Fruits and Vegetables . A. J. Mamelle.. . . Paganga. 1981. Crit. N. Chemistry. Timberlake. Geissman. The Chemistry of Flavonoids Compounds . Anthocyanins in Fruits. 40. 2000. Martin. la malvidine-3-O-galactoside 48 contenue dans les myrtilles. . 88. Miller. 54 Delgado-Vargas. . 1996. pp 472-522. Monjaud. . . C. La delphinidine 47. 18. G. Jordheim. 26 .54 Une consommation régulière de ces flavonoïdes est associée à une réduction du risque de plusieurs maladies comme les cancers. . A.

en 1995. . R. . . 27 . M. Tet.57 La synthèse de 3-déoxyanthocyanidines a été envisagée en 1997. L’agent oxydant utilisé est le diméthyldioxirane (DMDO). Enfin la déshydratation en milieu acide forme le sel de flavylium ou la 3-déoxyanthocyanidine 45. M. Lett. suivie de la déshydratation d’un flavonol 52 en anthocyane 53 par un amalgame de zinc : Zn(Hg). Lett . R. Biochemistry and Applications . (Schéma 19). Il est utilisé sur des temps courts de réaction. (Schéma 18) :58 cette méthode est basée sur l’insertion d’un oxygène (ou oxyfonctionnalisation) en position benzylique C2 de la flavanone 49. M. qui présente l’avantage de ne pas ouvrir l’hétérocycle central C et forme un intermédiaire hémiacétal 50. 1995.. J. pp 513-514. 56 57 Iacobucci. Mincione. . Brouillard. Flavonoids. privilégie les dérivés flavonoïdes comme précurseurs. E. O. l’autre. . P.3 Vers les dérivés anthocyaniques : voies de synthèse Deux voies ont été privilégiées pour la synthèse des anthocyanes :56 l’une d’elles inclut la condensation d’un 2-hydroxybenzaldéhyde avec une acétophénone. Fougerousse. Tetrahedron. G. 1997. . Markham : CRC Press : Boca Raton. O. . Sweeny. P. P. 38(26) . par Elhabiri. 46514654. Fougerousse et al. Par rapport à LiAlH4 et NaBH4. . Chemistry. . M. . . Jordheim. G. A. R. 4611-4614. A. 1983. De plus. Sanetti. A. 2006 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. ce réducteur présente plusieurs avantages : son potentiel rédox est plus élevé que celui des amalgames d’aluminium. Tet. 59 Elle consiste en la réduction. 36(26) . Lupattelli. décrite ci-dessous.6. 49 O H 2 50 OH 2 51 OH 2 45 XO HX 2 O DMDO O SiO2 OAc 4-Acétoxy-flavanone OAc Hémiacétal 2-Hydroxy-flav-3-ène Sel de flavylium Schéma 18 : Synthèse d’une anthocyane par oxyfonctionnalisation de la position C2 Une autre stratégie de synthèse d’anthocyanes a été mise au point au Laboratoire de Chimie des Polyphénols. 39(19). Andersen & K. par Bernini et al. 58 Bernini. Bovicelli. . Figueiredo. . 3005-3009. Un traitement doux avec de la silice permet d’éliminer l’acétate en position 4 sous forme d’acide acétique et de conduire au motif 2-hydroxyflav-3-ène 51. Andersen.. 59 Elhabiri.

. Kueny-Stotz. 28 . J. Isorez. Synlett. 2007. . M. Chassaing. une méthode pratique et efficace de synthèse de 3déoxyanthocyanidines. . Brouillard. . OH OH Zn(Hg) / MeOH-HCl O HO OH O O OH O O HO HO HO OH HO O OH 10 minutes 60% OH HO ClO O HO OH OH OH O 53 OH OH 52 HO O O Schéma 19 : Synthèse d’une anthocyane par réduction d’un flavanol. 2007. G. M. Isorez G. R. lors de sa thèse. Chassaing.60 Le chapitre suivant approfondit le comportement des dérivés anthocyaniques. 24382448.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge son comportement dans des solvants comme le méthanol et l’eau permet une utilisation facile et en particulier de le récupérer par filtration. Plusieurs voies d’accès ont été développées et permettent ainsi une grande diversité de substituants au niveau des cycles A et B. S. 59 Récemment. . Brouillard. 15. R. . S. Marie Kueny-Stotz avec Stefan Chassaing a mis au point au laboratoire. . Eur. . Org. 7. Chem. . 1067-1070. 60 Kueny-Stotz.

R5= R7=R4'= OH. la malvidine 58 et la delphinidine 47 (Figure 11). R3'=OMe 58: Malvidine. Pigments naturels et leur comportement en solution aqueuse 1. 62 Mazza. Flavonoids. CRC Press : Boca Raton. 29 . R5= R7=R4'= R5'=OH. . O. 475-506.62 Par exemple. la position des sucres conjugués. Quatre-vingtdix pour cent des anthocyanes sont construites autour de six anthocyanidines naturelles qui sont la pélargonidine 54. M. pp. E. Jordheim. 2006. Tatsuzawa et al. Elles diffèrent par le nombre de fonctions hydroxyles et leur degré de méthylation. la cyanidine 55. Anthocyanins in Fruits. Biochemistry and Applications .est souvent Cl- Leur diversité s’explique par les nombreuses possibilités de substitution des cycles A. Leur complexité augmente avec le nombre. Andersen & K. O. R5= R7=R4'= OH R4' O C 3 R3' XA R5 Squelette anthocyanidine B R5' OH 55: Cyanidine.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge B. Miniati. Les pigments anthocyaniques 1. R3'=R5'=OMe 47: Delphinidine. 1993. R5= R7=R4'= OH. . Chemistry. la pétunidine 57. pp 1-6. dont l’anthocyane 59. isolé et caractérisé cinq anthocyanes acylées des fleurs de Sophronitis coccinea (Orchidaceae) . en 1998. . Markham : CRC Press : Boca Raton. R5= R7=R4'= R3'=OH 56: Péonidine. ainsi que ceux des acides aliphatiques ou aromatiques associés.1 Types d’anthocyanes Les anthocyanes sont les 3-O-glycosides des dérivés polyhydroxylés et polyméthoxylés des sels de flavylium 45 (ou 2-phénylbenzopyrylium). . la péonidine 56. ont. R.61 54: Pélargonidine. entre autres. M. R3'=OMe 57: Pétunidine. G. R5= R7=R4'= R3'=R5'=OH R7 Figure 11 : Principales structures des anthocyanes X. B et la nature du sucre en position 3. la nature. Vegetables and Grains. M. C’est un dérivé de la cyanidine 55 qui porte 61 Andersen.

64 63 Tatsuzawa. pp 89-91. J. 125. phénomène de copigmentation. forme des cellules épidermiques ou encore traitements technologiques. nature et concentration des pigments. J. A. Introduction to Ecological Biochemistry . Saito. . . . J. Fleuriet A. interactions avec des ions métalliques.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge trois glycosides conjugués avec un acyle aliphatique ou aromatique (Figure 12) et montre la richesse de la substitution de ces molécules. 64 Macheix. Shigihara. les abeilles sont très sensibles aux couleurs jaune et bleu. . Academic Press : London.63 O O HO O HO OH O OH OH OH Anthocyane isolée de Sophronitis coccinea (Orchidaceae) O 59 XO HO O OH OH O O O OH OH HO O O OH OH OH Figure 12 : Exemple de la complexité des anthocyanes X. N. . les insectes et les oiseaux ne perçoivent pas les couleurs de la même manière que l’homme : par exemple. M. Elles vont donc préférentiellement se diriger vers les fleurs riches en delphinidine. Jay-Allemand C. 30 .B. Yokoi. 356. mais aussi en flavones et flavonols qui ont une teinte blanc crème et dont l’absorption UV est importante. .est souvent Cl- Les dérivés anthocyaniques contribuent à la couleur des fleurs oranges (absorption vers 480-490 nm). qui vont être décrits ci-dessous. pp. Cependant. 49(3) . ainsi qu’aux UV proches mais ne repèrent pas la couleur rouge. Honda. . La couleur dépend d’au moins six facteurs : pH du milieu. 1988. La sélection naturelle a contribué à la distribution des anthocyanes chez les angiospermes. 869-874. p. 2005 . 1998. rouges (absorption vers 490-500 nm) ou encore bleues (absorption vers 580-595 nm) et cette coloration a pour fonction essentielle d’attirer les pollinisateurs par signal visuel. T. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. Les composés phénoliques des végétaux . Phytochemistry. F. . . Harborne.

. 5195-5205. J. Med.. Food Res.65 Il est important de noter qu’un hydroxyle en position 3 entraîne un déplacement du jaune (3-déoxyanthocyanidine) vers le rouge orangé et déstabilise le pigment : les 3déoxyanthocyanidines et les anthocyanes sont plus stables que les anthocyanidines. .65 65 Macheix. L. H. . 2005 . pp 124-127. Les composés phénoliques des végétaux . Fleuriet A. Humpf.2. . Par exemple.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. J. pp 10-12.66 Un hydroxyle en position 5 et un substituant en position 4 stabilisent les formes colorées gênant des réactions d’hydratation en positions 2 et 4 (paragraphe 1. 123. G. Vegetables and Grains. quand le nombre de groupements hydroxyles sur le cycle B augmente. L’hydrolyse des glycosides en milieu acide est lente et contribue à la stabilité des anthocyanes à bas pH. Adv. . Jay-Allemand C. Miniati. Jurd. . 1993.5. Enfin. CRC Press : Boca Raton. Chem. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. des esters phénoliques ont une tendance à maintenir stables les pigments à pH neutre et à pH acide grâce à des liaisons hydrogène et du π-stacking intramoléculaire (paragraphe B. .et 5-O-glycosides correspondants. 1972. 13(17).1 Nature et concentration des anthocyanes X8 7 6 5 4 3' 2' 4' O C 2 3 B 1' 6' 5' 45 A Figure 13 : Squelette flavylium Le degré de substitution des anthocyanes intervient dans la coloration de ces molécules. l’absorbance maximale des anthocyanes dans le visible est déplacée vers les grandes longueurs d’onde et la couleur passe du rouge-orangé vers le violet. 31 . Anthocyanins in Fruits.2 Changements de structure 1. Mazza. 2. . U. . Bioorg. K.1).2. E.60 Les glycosides jouent un rôle dans l’intensité de la couleur : les 3-O-glycosideanthocyanidines sont plus colorées que les 3. avec 50% d’intensité en plus. 2005. Suppl.2. 66 Keppler.3).

Brouillard et al. Par exemple.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. déshydratation. En milieu acide à neutre.2 Autres facteurs65 Outre les paramètres bio-physico-chimiques. 1.jaune Figure 14 : Evolution des structures des anthocyanes selon le pH Depuis la fin des années soixante-dix. on peut observer quatre structures différentes en équilibre : le sel de 32 . pour diminuer les risques de détérioration oxydative.2. sont très souvent des réducteurs qui peuvent interagir avec les anthocyanes et altérer leur couleur par rupture du noyau benzopyrylium. comme la température ou l’action de l’homme. Pour une utilisation à des fins économiques (colorants alimentaires. provoquent des modifications structurelles. les industriels réalisent des étapes de broyage. Ils se comportent comme des indicateurs de pH puisque leur couleur varie en fonction de ce facteur fondamental (Figure 14 et Schéma 20). ont grandement contribué à la compréhension des transformations des anthocyanes en solution aqueuse.2. altérant leur couleur initiale. des facteurs externes. stérilisation et ces processus nuisent à la stabilité des anthocyanes. fermentation.3 pH du milieu La structure des pigments anthocyaniques évolue en milieu aqueux. l’ajout de conservateurs. pH<3 XO A C régression progressive de l'ionisation Formation progressive de B Formation de C colorée B Sel de flavylium prédominant AH+ 2 Rouge vif ou orange 3 4 Rouge /orange moins intense 6 Incolore 8 Bleu - 10 vert . cosmétologiques…).

Si R3 = H : Exemple de l’apigéninidine X. de couleurs différentes voire incolores.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge flavylium AH+. Delaporte. 99. E. dépend de deux évolutions possibles de AH+ (Schéma 20). . Am. .H+ déprotonation O OH OH . R. 8461-8468. Brouillard.H+ déprotonation A HO O R3 O A HO O R3 OH O . Brouillard. Academic press. J. R. New-York.H+ Xdéprotonation OH O 2 . 22(6) . 1977. J. . Soc. 1311-1323. 1983. Anthocyanins as Food Colors . pp.H+ déprotonation AO R3 O AO R3 OH O A O R3 OH . 33 .H+ Xdéprotonation HO + H2O / -H+ Xhydratation en 4 B4 OH X- OH 4 R3 + H2O / -H+ Xhydratation en 2 B2 HO O OH 2 AH+ OH HO O R3 4 R3 OH OH OH O R3 OH OH CE CZ OH R3 OH Isomérisation HO HO OH O OH Schéma 20 : Comportement des anthocyanes en solution aqueuse. . R. Am. J. R. 1-40. . Dubois. Brouillard. . la pseudobase carbinol B et la chalcone C (Schéma 20). 99. 1977. B. la base quinonique A . Soc. Chem.. 1982. Phytochemistry.est souvent Cl- 67 Brouillard.H+ Xdéprotonation O OH .67 La transformation du pigment natif AH+ en d’autres formes. Chem. O O AHO O R3 O . 1359-1364.

B2 (provenant de l’addition nucléophile d’eau en position 2) est en équilibre avec la rétrochalcone CZ de configuration Z. Il est donc étonnant d’observer une forte coloration de ces solutions à pH physiologique : on explique ce paradoxe par des processus naturels qui stabilisent la forme AH+. Anthocyanins in Fruits. Stabilisation naturelle de la couleur Il est important de noter qu’on ne peut pas attribuer la couleur d’une fleur ou d’un fruit à une seule anthocyane. Les rétrochalcones se caractérisent par une couleur jaune pâle. issue de l’ouverture de l’hétérocycle central C . G. Miniati. les séquences réactionnelles s’enchaînent. A pH supérieur à 3. Elle résulte généralement de la présence d’un ensemble de molécules : pigments anthocyaniques. flavones. E. En parallèle. CRC Press : Boca Raton. intensifient ou font varier les nuances de couleur. entraînant la rupture de l’aromaticité au niveau de l’hétérocycle C et altèrent la couleur de ces molécules. pp 6-10.68 L’analyse de cette succession d’équilibres permet une meilleure compréhension du comportement des pigments anthocyaniques en milieu aqueux. au sein de la plante. caroténoïdes… 68 Mazza. chalcones. une deuxième déprotonation peut avoir lieu. Vegetables and Grains. elle s’isomérise en rétrochalcone CE. autres composés phénoliques. Ces pigments anthocyaniques sont. Quand le pH augmente.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge A pH inférieur à 2. AH+ se déprotone rapidement pour conduire aux structures quinoniques neutres A de couleur rouge ou bleu. flavonols. de configuration E plus stable. se déroulent des réactions d’hydratation en position 2 et 4 de AH+ : elles conduisent aux pseudobases carbinol B quasiment incolores. 2. 1993. Si la molécule porte deux fonctions phénoliques. l’anthocyane existe sous sa forme cationique AH+. . formant alors les bases quinoniques anioniques A-. . solubilisés dans les vacuoles des cellules épidermiques dont le pH est proche de 5. 34 .

66 Copigment Anthocyane Partie glucidique Partie acylante Figure 15a : Illustration simplifiée des protagonistes de la copigmentation XO 2 O 4 Figure 15b : Illustration de la protection des positions 2 et 4 par association par π-stacking 2.61. Les différentes molécules de la copigmentation sont représentées de façon simplifiée en Figure 15a.1 Copigmentation La copigmentation est un phénomène naturel qui fait interagir par π-stacking.1. qui sont des copigments présents dans la vacuole (Figure 16).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Mais.ou intermoléculaire et consiste en un processus de stabilisation des anthocyanes utilisé par la nature. appelée copigment. L’association anthocyane-copigment peut entraîner des variations de nuance par rapport à la couleur initiale. 35 .1 Copigmentation intermoléculaire Les anthocyanes s’associent par des interactions électroniques avec des dérivés hydroxycinnamiques ou d’autres flavonoïdes. incolores. ne se forment plus et la couleur s’intensifie (Figure 15b). elle protège surtout les positions 2 et 4 du sel AH+ et gène ainsi les réactions d’hydratation : les formes pseudobases carbinol B. un chromophore plan (anthocyane) avec une autre molécule aromatique généralement incolore. Cet effet peut être intra.

E. modifiant la couleur initiale de l’anthocyane vers le violet et le bleu. A. 20. Academic Press : NewYork. Vegetables and Grains. . Osawa. 1990. On peut observer ce phénomène à des pH faiblement acides ou neutres (Figure 17a et 15b). Am. 1993. J. . 36 . Brouillard. 1982. p. pH et température du milieu ou encore des substituants portés par l’anthocyane. . Asen. Soc. R. Phytochemistry. 1139-1144. Figure 16 : Une représentation simplifiée de la copigmentation intermoléculaire Elle est dépendante de plusieurs facteurs : nature et concentration des anthocyanes et des copigments. . 1097-1102. Anthocyanins in Fruits. G. Z. 41. . CRC Press : Boca Raton. Phytochemistry. Phytochemistry. . G. pp 12-19. . le maximum d’effet est à pH 3. 297-303. 1604-1614.2 Copigmentation intramoléculaire La copigmentation intramoléculaire est responsable de la stabilité de la couleur des anthocyanes qui contiennent au moins deux groupements acyles aromatiques. Hrazdina. . 1981. 34 (1). 71 Dangles. En général. Chem. 119-124. N. formée grâce à des interactions de type π-stacking entre le cycle pyrylium C et les groupements esters aromatiques portés par l’anthocyane. A. R. .. Brouillard. Mazza. H. . O. 11. Norris.5 mais peut varier selon le complexe pigment-copigment. Brouillard. S. Miniati. 69 L’intensité colorante liée à la copigmentation peut augmenter jusqu’à 600%. Anthocyanins as Food Colors.69. . L. M. Saito. . R. J. Albrecht-Gary. . 29. Y. 70 Mazza.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Le maximum du spectre d’absorption peut être déplacé vers les grandes longueurs d’onde. 1972. R. Des études physicochimiques ont montré que la copigmentation s’observe à des pH allant de 1 à la neutralité. . Chen. Cheminat. Ce phénomène est caractérisé par une structure sandwich. G. K. Saad. .70 2. . . 1993. Stewart. Phytochemistry. N. .71 Figure 17a : Une représentation simplifiée de la copigmentation intramoléculaire 69 Mazza. G. 111.1. 1989.

utilise les groupements aromatiques liés sur l’anthocyane par des bras glycosides. La nature dispose de différents processus de copigmentation. permet une flexibilité suffisante de la molécule pour former le complexe sandwich stabilisant. Dangles et al. Am. R.66 72 Dangles. en position 3 de 60. un ou deux groupements esters aromatiques.est souvent Cl- 72 En 1993. Dans le cas de deux acyles. ont montré que la présence de deux groupements esters aromatiques liés à la molécule permet la copigmentation intramoléculaire et stabilise la structure face aux réactions d’hydratation. 1993. zéro. Saito. ont étudié la stabilité de quatre structures plus ou moins complexes de pigments isolés du liseron Pharbitis nil (Convolvulaceae) (Figure 17b). N. associés par chélation. le bras glycoside ou espaceur. Dangles et al. . Chem. Le premier. 37 . dérivées de la pélargonidine 54. . Soc.72 Ces quatre anthocyanes. Un autre phénomène de stabilisation se caractérise par un complexe de molécules et d’ions métalliques présents dans la vacuole. fait intervenir des molécules libres et le second.. O. X.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge OH HO XO O HO HO HO O O OH O O O O OH OH O O OH OH O HO OH OH OH OH anthocyane 60 isolée de Pharbitis nil. intermoléculaire. Brouillard. présentent selon leur degré de complexité. . 3125-3132. intramoléculaire. J. En calculant les constantes d’hydratation des quatre pigments. Figure 17b : Exemple de copigmentation intramoléculaire. 115.

généralement vers le bleu. Mg2+ (Figure 18a). associé à des flavones par copigmentation intermoléculaire. Fe3+. Il correspond à une structure 38 . Cet ensemble complexe va alors modifier la couleur initiale de la fleur. tels que Al3+. C’est une molécule extraite de Commelina communis (Commelinaceae) qui est une plante utilisée dans la pharmacopée traditionnelle en Amérique du Sud : sa couleur bleue caractéristique est due à l’exceptionnel pigment 61. comme la cyanidine ou la delphinidine. Par exemple.66 O XHO O OR OH Mg O Figure 18a : Représentation de la chélation entre la fonction catéchol d’une cyanidine et un métal Mg Mg Figure 18b : Une représentation simplifiée d’une association anthocyanes-Mg2+-copigments Il est possible d’avoir simultanément l’association anthocyanes-métal et une copigmentation intermoléculaire avec d’autres flavonoïdes (Figure 18b).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Kondo et al.2 Interactions avec les ions métalliques Des sels minéraux se trouvent en solution dans les vacuoles des cellules épidermiques et représentent une source disponible de métaux sous forme cationique. Et ce phénomène est un exemple rare de complexe supramoléculaire métallo-anthocyanique. elle peut se complexer à ce niveau avec des métaux. En 1992. ont caractérisé la structure de la commélinine 61 par rayons X. si une anthocyane possède un groupement catéchol (odiphénol).

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

organisée de six anthocyanes malonylawobanine 62, reliées par deux atomes de magnésium Mg2+ et associées à six flavones flavocomméline 63 (Figure 19).73
OH XHO O HO HO HO O O O OH O O HO O O O HO HO HO OH O 2 Mg2+ OH OH O O O O HO OH O HO OH O OH OH OH OH

6 malonylawobanines 62

6 flavocommélines 63

Figure 19 : Protagonistes du pigment supramoléculaire commélinine 61. X- est souvent Cl-

73

2.3 Utilisation des anthocyanes L’instabilité des anthocyanes en milieu aqueux rend difficile leur utilisation à des fins économiques : si on souhaite les développer comme colorants industriels, il faut conserver un pH inférieur à 3. Pour se libérer de cette contrainte, les chercheurs observent et tentent de reproduire les processus naturels stabilisants. En plus des différentes copigmentations, un autre phénomène exceptionnel, stabilisateur de couleur, est observé dans le vin rouge. Il nous intéresse tout particulièrement et va être développé dans la partie suivante.

73

Oyama, K. ; Kondo, T. ; J. Org. Chem., 2004, 69, 5240-5246. Kondo, T. ; Yoshida, K. ; Nakagawa, A. ; Kawai, T. ; Tamura, H. ; Goto, T. ; Nature , 1993, 385, 515.

39

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

3. Stabilité de la couleur dans la solution « vin rouge » Le vin est considéré comme un produit très élaboré de l’agriculture. Outre l’eau (65 à 80%), plus d’une centaine de molécules entrent dans la composition du vin : des substances minérales et des substances organiques dont les alcools (4,5 à 16%), les acides organiques, les polyphénols, les enzymes ou encore les vitamines. L’espèce de vigne Vitis vinifera (Vitaceae) permet de produire la plus grande quantité du vin consommé dans le monde. Elle se divise en différentes variétés, ou cépages, qui vont intervenir dans les caractères organoleptiques du vin. La fabrication du vin se divise en trois périodes : la vinification, la maturation et le vieillissement du vin. Nous proposons de présenter brièvement la vinification du vin rouge. 3.1 La vinification du vin rouge74 La vinification est l’ensemble des opérations nécessaires à la transformation du raisin en vin. Plusieurs étapes de base interviennent : le foulage-égrappage, les fermentations, la macération et le pressurage (Figure 20).

FoulageEgrappage

CuvaisonFermentationMacération

EcoulagePressurage

Fermentation malo-lactique

Période de vinification
Figure 20 : Etapes de vinification du vin rouge

3.1.1

Foulage-égrappage

Le foulage est la première opération qui suit la cueillette des grappes. Il s’agit de faire éclater les grains sans écraser ni les pépins, ni les rafles et de libérer le jus des raisins. Cette opération permet une bonne macération pour les vins rouges et active la fermentation en aérant la vendange. L’égrappage (ou éraflage) consiste en la
74

Peynaud, E. ; Sudraud, P. ; Ribéreau-Gayon, J. ; Sciences et techniques du vin : Vinifications, Transformations du vin. Ed. Dunod, Vol. 3, 1976.

40

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

séparation des rafles du reste du mélange pour donner le moût : mélange de peau, de pulpe et de pépins. Cette étape confère plus de souplesse et de finesse au vin, le rendant moins dur et astringent en éliminant l’excès de tannins concentrés dans la rafle. 3.1.2 Cuvaison-Fermentation-Macération

Les moûts sont versés dans des cuves de fermentation, où ils fermentent et macèrent pendant cinq à vingt jours, selon les cépages. Les fermentations sont des transformations chimiques de divers composés organiques, initiées par les enzymes de micro-organismes. Les levures, présentes dans le raisin, transforment les sucres du moût en alcool (un degré d’alcool pour 15 à 18 grammes de sucre), en dioxyde de carbone et en énergie, c’est la fermentation alcoolique (Schéma 21). C6H12O6 + 2 ADP + 2 Pi → 2 C2H5OH + 2 CO2 + 2 ATP
Schéma 21 : Réaction biochimique de fermentation alcoolique

Le dioxyde de carbone, qui se dégage, concentre en haut de la cuve tous les éléments solides du moût qui forment le chapeau (ou marc). Toute la technique de la macération consiste à faire remonter, par un système de pompe, le jus de fermentation sur le chapeau de marc pour extraire sans cesse tannins, pigments acides et sels. Le contact entre le moût et les éléments solides du marc (la peau, les pépins…) va donner en partie le corps et la couleur du vin. 3.1.3 Ecoulage-Pressurage

Après la période de macération, le jus de fermentation est séparé des éléments solides de la cuve vers les tonneaux par écoulage (ou soutirage), on obtient alors le vin de goutte. Le marc, quant à lui, est soumis au pressurage afin d’extraire le jus qu’il contient, plus riche en tannins et qui se nomme le « vin de presse ». Ces deux

41

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

solutions obtenues peuvent être traitées ensemble ou séparément, sachant que le « vin de goutte » est de meilleure qualité. 3.1.4 La fermentation malo-lactique

Une autre fermentation, appelée fermentation malo-lactique, a lieu après le pressurage, quelques semaines voire quelques mois plus tard, à une température entre 18 et 20°C. Elle correspond à la transformation de l’acide malique du vin en acide lactique, sous l’influence de bactéries présentes naturellement dans la solution vin (Schéma 22). Cette opération entraîne une baisse de l’acidité, une stabilité et un assouplissement du vin. Elle est particulièrement utilisée dans la vinification des vins rouges.
OH HOOC COOH HOOC OH + CO2

Schéma 22 : Réaction biochimique de fermentation malo-lactique

3.1.5

Remarques

La différence entre les processus de vinification du vin rouge et du vin blanc repose non pas sur la couleur du raisin, mais sur la succession des étapes de vinification. Pour le vin blanc, le pressurage a lieu avant toute fermentation et macération, empêchant l’extraction des anthocyanes vers le liquide. Il est important de noter qu’en plus des dérivés anthocyaniques, d’autres flavonoïdes, acides phénoliques et composés organiques sont dans le vin et peuvent participer aux caractères organoleptiques de la solution. Dans la suite de cet exposé, nous nous intéresserons à la couleur du vin rouge et à ses origines. Seuls les procédés du vin rouge et les pigments associés seront présentés.

42

2. Cependant. P. Ribéreau-Gayon. 1993. . Fleuriet A.1 Composition selon le cépage On observe.53 9. CRC Press : Boca Raton. vent et humidité sont autant d’éléments qui interviennent sur la qualité du vin et le taux en anthocyanes : par exemple.2.68 65 20. G. pp. Vegetables and Grains.76 O XHO O OGlc* OH 64: OGlc*= 3-O-monoglucoside 65: OGlc*= 3-O-monoglucoside-acétate 66: OGlc*=3-O-monoglucoside-caféoate OH O 64 Cabernet Sauvignon: 40. 57 et 58. vinifera ne dépassent pas les 10%. Markakis. 1990 . . . p. Academic Press : New-York.57 Merlot: Syrah: Tempranillo: 40. D’autres anthocyanes présentes dans V.est souvent Cl- 3. 209.14 traces 2.4 0. la composition et le taux de ces molécules varient selon l’espèce. . . . l’ensoleillement va 75 Macheix. E. 65 et 66 de la malvidine-3-O-glucoside (anthocyane majoritaire de Vitis vinifera) ont été comparés dans quatre variétés de raisin (Figure 21). 150-152.69 36. température. 43 . CRC Press : Boca Raton. J. elles dérivent principalement des anthocyanidines 47.15 Figure 21 : Distribution (en %) de trois anthocyanes isolées de Vitis vinifera X. Anthocyanins in Fruits. Miniati. le cépage. J.21 66 0. Jay-Allemand C. . P. techniques utilisées).4 36. la maturité et les conditions externes associées à la fabrication du vin (climat. Anthocyanins as Food Colors.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3. 56.4 1. Fruit Phenolics . des pourcentages différents pour une même anthocyane : trois dérivés 64. pp.2 Composition en anthocyanes Les anthocyanes du raisin sont en partie responsables de la couleur des vins rouges.75 3.2 Climat Lumière. 76 Mazza. 54.46 11. 1982. 55. 324-327. selon le cépage.

1970.79 . S. J. pp. . P. Food Agric. 44 . J. un ajout trop important de SO2 dans le moût peut altérer la couleur et les arômes du vin : fermentation alcoolique incomplète. 297-307. E.Un foulage vigoureux augmente l’extraction des anthocyanes des éléments solides vers le jus. W. 1993. . . l’oxydation enzymatique des produits phénoliques entraîne le brunissement du moût et du jus. Il faut néanmoins contrôler cette opération car les levures responsables de la fermentation sont sensibles à des températures supérieures à 32°C.3 Au cours de la vinification . S. . Am. M. CRC Press : Boca Raton. W. Une coloration optimale se fait à des températures allant de 15 à 25°C le jour et 10 à 20°C la nuit. 1993. 80 Bakker. Kliewer.2. 96. Am. 167-168. . comme le dioxyde de soufre (appelé communément sulfite). Morrison. .. . Garcia-Viguera. . M. pp.Le taux en anthocyanes peut augmenter au cours de la macération : une élévation de la température de plusieurs dizaines de degrés favorisant l’extraction de ces composés. mais peut écraser les rafles et les pépins riches en tannins et donner des vins très astringents.77 Une diminution de l’ensoleillement de 15% entraîne une baisse de 58% de l’accumulation des anthocyanes dans la baie de raisin. Vegetables and Grains. 4. Sci. 79 Mazza. J. décomposition des anthocyanes. . Le temps de macération est également important. 1998. Enol. G. Miniati. 78 Crippen. 1977. Hortic. 37. Watkins. Vitic. Anthocyanins in Fruits. G. En revanche. E. J.Des réactions chimiques modifient la composition du vin et donc sa couleur : par exemple. 28. Mazza. CRC Press : Boca Raton. C’est pourquoi des antioxydants et des antiseptiques. .78 Lorsque les températures dépassent 30°C. . J. Sci.. D. 78. H. Anthocyanins in Fruits.80 77 Kliewer. Soc. Enol. D.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge influencer l’intensité de la couleur rouge du vin. Vegetables and Grains. C. Vitic. Am.. sont ajoutés pour éviter ces processus d’oxydation néfastes à la qualité du vin. Reader. . Bridle. Bellworthy. 693. J. J. Miniati. il est optimal pour une durée de cinq à six jours. la biosynthèse des anthocyanes est complètement inhibée pour les cépages les plus sensibles (Tokay). 95. J.79 3. P.77. 1986. . . 170-173. . C.

J. S. Kollar. Au cours de la maturation et du vieillissement. 458.. . . tandis que les cuves en bois ou les barriques vont intervenir au niveau des arômes. Fougerousse. J.82 En plus des phénomènes de copigmentation.5 et 4. pH auquel les anthocyanes sont moins stables sous leur forme cationique colorée AH+. les anthocyanes réagissent avec certaines molécules présentes dans la solution pour former des pigments plus complexes (Schéma 23) : lors des processus de maturation et de vieillissement du vin. C. 2006. Ces transformations modifient et améliorent le caractère du vin. Santos-Buelga.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3. . Acta . M. . C. A. Le vin est ensuite conditionné en bouteille et est conservé dans des conditions optimales de vieillissement. 113-119. Phytochemistry. . En effet. 147-155. Heredia. C. J. Chassaing. . 2003. . . Szabo. M. Les cuves en acier inoxydable ou en résine sont neutres visà-vis de la solution. . 2002. on observe une baisse significative du taux des anthocyanes au profit de ces autres pigments. . le pH d’un vin se situe généralement entre 3. Escribano-Bailon. . 1179-1186. M. 3. pendant la période de maturation.1 Pigments responsables de la couleur du vin rouge Plusieurs équipes s’intéressent à la composition en pigments du vin rouge et ont démontré une évolution chimique des anthocyanes. Gonzales-Manzano.3. M. J. Gomez-Miguez. des arômes. S. 5422-5429. Food Chem. 45 . A. On peut alors s’interroger sur la réelle nature de la couleur du vin rouge. 54. . VivarQuintana. S. on dit qu’il se bonifie. 69 . Biophys. 82 Brouillard. . il faut considérer certains paramètres de la solution pour expliquer la couleur du vin. Anal. Ce phénomène se remarque particulièrement par étude spectrophotométrique UV-Visible 81 Kunsagi-Maté. de l’aspect et de la couleur. L. K. Agric. F. Rivas-Gonzalo. Methods. Biochem. . Outre la quantité des anthocyanes présentes suite aux étapes de vinification.3 Maturation du vin et évolution des pigments Une fois les processus de vinification terminés. le vin évolue via des réactions spontanées. le vin est stocké dans des cuves. 2006. Santos-Buelga. R. Chim.81. Elle a pour but de faire évoluer la solution « vin » et d’influencer les caractères organoleptiques : au niveau du goût. . T. Nikfardjam. 64.

2006. Santos-Buelga. ils sont plus stables et donc plus résistants aux changements de pH. 2002. A.83 Les anthocyanes natives du raisin ou d’un vin jeune ont une couleur rouge (λmax vers 520 nm) alors que les nouveaux pigments formés. 83 Vivar-Quintana. oranges ou encore bleus (λmax vers 575 nm). V . vont être brièvement décrites. . nuances caractéristiques d’un vin rouge qui a vieilli. C. J. Chim. Markham : CRC Press : Boca Raton.2 Réactivité de la malvidine 3-O-glucoside Une anthocyane. sont jaunes (λmax vers 420 nm). . Enfin.5-dihydroxyphénol) du cycle A confère.83. Food Chem. 85 Cheynier. quant à lui. un caractère nucléophile aux carbones 6 et 8 de l’anthocyane (Figure 22b). possède différents sites réactifs et peut jouer le rôle d’électrophile ou de nucléophile (Figures 22 et 23). Le motif phloroglucinol (3. 46 . J. Anal. Flavonoids. Rivas-Gonzalo. . . . Rivas-Gonzalo. 84 Mateus. la malvidine-3-O-glucoside 64.84 Les réactions qui interviennent au cours du vieillissement du vin autour de l’anthocyane majoritaire de Vitis vinifera. 76. . 147-155. R. Santos-Buelga.β-insaturée. 289-301. 355-342. De Pascual-Teresa. O. Acta. 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge et par les changements de couleur de la solution. . 2002. C. de Freitas. Biochemistry and Applications . les fonctions phénoliques sont riches en électrons et peuvent également agir en tant que nucléophiles (Figure 23). aux réactions d’hydratation et aux sulfites.85 Son cycle central C est une fonction carbonyle α. C. responsables de 50% de la densité de la couleur. En raison de leurs structures. M. Cet accepteur de Michael se caractérise par deux sites électrophiles en position 2 et 4 de la molécule (Figure 22a). pp. 458. Andersen & K.. C. Chemistry. N. . S.3. V. M. comme la malvidine 3-O-glucoside 64.

O-glucoside La multi-réactivité des anthocyanes permet un grand nombre de réactions de condensation pour former des structures plus complexes. 47 . La malvidine-3-O-glucoside réagit avec des électrophiles comme un aldéhyde ou une anthocyane et avec des nucléophiles comme les flavan-3-ols ou des phénols vinyliques (Figure 24).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge O XOH O OGlc O 64 O OH HO O C OGlc OH XO HO OH 4 Figure 22a : Illustration de la réactivité électrophile de la malvidine-3-O-glucoside O H O 6 8 O OH O HO A OGlc OH O XOH O O X- OGlc OH Figure 22b : Illustration de la réactivité nucléophile de la malvidine-3-O-glucoside O XOH O OGlc E+ OH HO A O Figure 23 : Illustration de la réactivité nucléophile de la fonction phénolique en position 5 de la malvidine-3.

. Food Chem. O. J. J. Agric. Quast. C. Laureano. Agric. Rivas-Gonzalo.H 2O OH Acide pyruvique 72: CH3COCOOH Acétaldéhyde 73 : CH3CHO HO O OH OH Flavan-3-ol 74 : (+)-catéchine OH OH OH OH Figure 24 : Molécules susceptibles de réagir avec une anthocyane 3. J. 513. . Sarni-Manchado. 23(3). . Chim. . . M. . Lett. . Ricardo-da-Silva.. M. .. J. . . 2007.87.T. 2004. . 2402-2407. V. . 88 Duenas. Suarez. . Food. V. Schwartz.88. H. Chem. J. . Santos-Buelga.93. Mazauric. S. M. 1996. 3682-3687.. 2003. . Strasbourg I.. 2003. 100. P.3 Pigments formés à partir de la malvidine-3-O-glucoside En 2006. Santos-Buelga. . 47. 3455-3457. Winterhalter. . V. J. Dangles. L. Romero. Le Guenervé.94 86 Alcalde-Eon. Acta. Anal. C. C.86 La malvidine 3-O-glucoside évolue vers quatre types de dérivés anthocyaniques plus complexes (Schéma 23). Fulcrand. 89 Salas. A. . 2006. Agric.. Phytochemistry. M. De Freitas. pp. 1996. Jurd. Chem. . M. C. A. . M. Oliveira.90. 2110-2116. P. F. 94 Morata. Food Chem. Santos-Buelga. 15-25. 1144-1152. . 90 Atasanova.3. P. Chem. . C. 44. . . Poncet-Legrand. J. Silva. 563. Chim. 2002. Anal. . . 2006. . ont publié les changements de composition pigmentaire d’un vin rouge (tempranillo. . Calderon. . A. J.. . . Von Baer. M. S. J. 45. 238-254.86. Perkin Trans. 41(6) . 735-739. Tet. J. Bakker. D. 51. . P. J. . Tetrahedron. 1967.91. Fulcrand. . 1. Cheynier. C. V. C. H. Thèse de Doctorat.. T.. Soc. Gomez-Cordoves.. Mateus. De Freitas. . P. J. 93 Fulcrand. T. 6151-6153. Food. . V. 1996. 2006.. 51.89. C. Atanasova. J. . Oliveira. R. Vitis vinifera) pendant les étapes de maturation et de vieillissement. Cheynier. . Acta. . M. Winterhalter. Tet. 87 Chassaing S. Brouillard. Food Chem. agric. Favre-Bonvin. A. C. 205-211. H. Cheynier. . 1057-1064. . P. 91 Escribano-Bailon. M. 2002. Cameira dos Santos. Acta. . . Lett. Meudec. . . O. C. .92. . Dallas. 48 . E. Escribano-Bailon M. 1999.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Vinyl-flavan-3-ol 71 : vinylcatéchine COOH COOH HO OH OH 67: Vinylphénol OH 68: Vinylcatéchol OH 69: Acide p-coumarique OH 70: Acide caféique O O OH OH . . 92 Mateus. 325-332. . V. 2004. Agric. 1583-1592. C. . J. . Alcalde-Eon et al. M. E. N. 3130-3139. V. J. Cheynier. Food. Chem. 43. Wabnitz. C. 6261-6267. Schwartz. Gonzales. . Anal. Moutounet. Chim. V. Silva. . 563. .

T. O.95 76 OH O OGlc OH HO O OH OH Addition nucléophile de 7488 OH 77 OH OH O OH O XO OGlc HO O O XHO O OH CHCH3 O O OH O OGlc OH GlcO OH 75 XHO O HO O O OH OH OH OH HO X- Réaction de 64 avec un dérivé de 7489.88. Dangles.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • Vers les anthocyanes-(4→8)-flavan-3-ol 75 L’excès électronique des carbones 6 et 8 d’un flavan-3-ol. . 69. 70. Phytochemistry. .96 64 O XHO O OGlc O R OH O Condensation avec 67. V. . . E. X. H. 531 nm) (Schéma 23).est souvent Cl- 87 95 Escribano-Bailon. CH3. 7951-7961.96 OH O OH HO HO OH HO 78 OH OH 79 OH HO O OH CHCH3 O 80: Pyranoanthocyanes R= COOH. Food Chem. 1996. R. 41(6) . HO XO OGlc OH O HO O O O OH O OGlc X- OH OH OH OH OH OH Schéma 23 : De la malvidine-3-O-glucoside vers les pigments du vin rouge. 49 . J. Agric. 2003. . Cheynier. la catéchine 74. Brouillard. . L’addition de la position 8 conduit à un intermédiaire de type flav-2-ène. 68. Salas. qui après oxydation (aromatisation) donne le dérivé anthocyanique 75 appelé anthocyane-(4→8)-flavan3-ol (λmax= 280. E. permet d’envisager deux additions nucléophiles sur le site électrophile 4 de 64. . 51. . Fulcrand. 1583-1592. 72 ou 7394 O OH Additions nucléophiles de 64 sur CH3CHO90 XHO O OGlc OH Condensation avec 7192 O Additions nucléophiles de 64 et 74 sur CH3CHO92. Meudec.93 71.

deux types de structures basées sur le squelette 79 ont été caractérisés (Figure 25). . Les autres structures (81 et 82) ont un squelette pyranoanthocyane 80 associé via un pont vinylique à deux entités flavan3-ol. Enol. Rivas-Gonzalo. S. de Pascual-Teresa. 76. V.. 1919-1923. 1976. 50 . Guyomon. J. . Am. Food Chem. V. Santos-Buelga. Food Chem. Timberlake. 98 X. P.est souvent Cl- 96 97 Singleton. . . 51. C. N. 97. . C. Rivas-gonzalo. Enol. SantosBuelga. C. Agric.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • Vers les dimères 77 et 78 Singleton et al. 2002. 98 Mateus. . . De Freitas.96 Cette molécule réagit avec 64 ou 74 pour former les pigments 77 ou 78. J. 536 / 542 nm). S.. Berg. J. Vitic. N. . .97 Vers les anthocyanes-vinyl-flavan-3-ol 79 • En 2003. ont isolé du vin rouge une nouvelle classe de pigments. C. Mateus et al. 2003. J. 15. M. . Silva. La condensation se fait avec l’acétaldéhyde et l’intensité de la couleur de ce type de pigment augmente avec un déplacement des longueurs d’ondes vers le violet (λmax= 280. De Freitas. . Vitic. 27. J. ont décrit pour la première fois le rôle de l’acétaldéhyde dans la résistance aux effets de pH des pigments du vin. . .. C. Bridle.. . 1964. Am. Mateus.98 Le plus simple est un dérivé coumarique de 79. . F. H. O XHO O OGlc* O OH HO O OH 81: Glc*=glucose 82: Glc*=coumarate de glucose OH HO O OH OH OH OH OH OH O Figure 25 : Pigments bleus isolées du vin rouge. V. 75. 335-342. J.

85. ne considère que les transformations chimiques. Les motifs les plus connus sont la vitisine A 83 et la vitisine B 84 (Schéma 24). Les deux voies se basent sur la 51 . Chacune d’entre-elles est basée sur les doubles réactivités de la malvidine-3-O-glucoside et des phénols vinyliques (schéma 25). Les pigments pyranoanthocyanes 80 • Notre travail se concentre particulièrement sur les pigments pyranoanthocyaniques 80. en 1996.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Ces pigments de couleur bleue absorbent vers 575 nm et montrent la complexité des pigments rencontrés dans le vin rouge et les vins de Porto.est souvent Cl- Les autres pyranoanthocyanes sont formées à partir de phénols vinyliques. 83 Vitisine A XHO A O D COOH H2O O HOOC Acide pyruvique 5 O OH B O OGlc XHO A OH 4 84 Vitisine B XHO A 64 + O O OH B O OGlc H Acétaldéhyde O O H 2O D O C O OH B O OGlc O C Schéma 24 : Formation des vitisines A et B X. deux hypothèses mécanistiques sont proposées pour leur obtention. appelé cycle D.. La malvidine-3-O-glucoside est à la fois électrophile en position 4 et nucléophile par la fonction phénolique en position 5. fait intervenir une décarboxylation enzymatique de l’acide pcoumarique 69 qui implique que la conversion ait lieu pendant ou juste après la fermentation au moment de l’étape de vinification.94 La question du mécanisme de ces réactions sera abordée dans le chapitre suivant. formant un quatrième cycle. en 2003.93 La première alternative (voie A). La seconde alternative (Voie B). elle n’est donc pas limitée à la vinification. avancée par Fulcrand et al. Elle va réagir avec l’acide pyruvique pour conduire à 83 ou avec l’acétaldéhyde pour donner 84.87. proposée par Schwartz et al.

suivie de l’oxydation des intermédiaires pour former les espèces aromatiques 85 et 85’.. Dans l’alternative de Schwartz et al.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge formation du cycle D par cyclisation 6-exo-trig.est souvent Cl- 52 .O D D 85' -H+ XHO O OGlc O OH O OH Décarboxylation -CO2 OH O D 86 OH Schéma 25 : Propositions mécanistiques pour la formation d’une pyranoanthocyane phénolique. Voie A XHO 64 O OGlc OH O OH O Décarboxylation enzymatique HO Voie B XO OGlc COOH 64 O OH O OH 67 OH OH Cycloaddition O OH HO O OGlc O O HO O Cycloaddition 69 O OH O OGlc O OH O D D OH Oxydation O OH O OGlc XO OH Oxydation XO HO O OGlc O O 85 H O OH O HO X- X. une étape de décarboxylation a lieu avant d’obtenir la pyranoanthocyane phénolique 86. X.

85.96 R3' XHO O R3 O R Positions 2 et 4 "protégées": stabilité 87 R3' R4' 87 R3' R4' R4' R5' 4 XHO O R3 R5' HO O R3 R5' 4 OH X. Agric. l’intensité de couleur est moins réduite pour une gamme de pH allant de 2. C. .2 à 2. mais selon leur substitution. P. nous avons entrepris un travail de synthèse de ces pigments. pouvant intéresser les industries cosmétiques ou agroalimentaires. 99 Bakker. Sci. . 45. Dans l’objectif d’accéder de façon variée et efficace à divers motifs pyranoanthocyanidiques.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les pyranoanthocyanes 87 sont des pigments oranges. les propriétés et donc la couleur vont être modifiées. Food. ils peuvent évoluer vers le bleu. ces pigments sont plus résistants aux réactions d’hydratation et à la décoloration due aux sulfites. sensible aux additions nucléophiles : instabilité Figure 26 : Illustration de la stabilité des pyranoanthocyanes Tous ces pigments issus du vieillissement du vin. Leur squelette a l’avantage de présenter un cycle D supplémentaire qui joue le rôle de groupement protecteur de la position 4 électrophile (Figure 26).7. J. 1997.. J. et al. entraînant une stabilité supplémentaire.99 De plus. les pyranoanthocyanes sont bien plus résistantes aux effets de pH : par rapport aux anthocyanes natives du raisin. Food Chem. . Ainsi. Selon l’anthocyane et le substrat condensé. Timberlake. 53 . F. 35-43. peuvent être formés à partir de toutes les anthocyanes natives du raisin. 61. J.. Sarni-Manchado. 1996. Ces pyranoanthocyanes présentent un atout considérable en terme de stabilité.O R 4 Electrophile. 938. La présence de ce cycle permet la délocalisation des électrons sur les cycles C et D.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 54 .

71-96) C.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Voies d’accès à des motifs pyranoanthocyanidiques A. 147-149) 55 . Conclusion (p. 119-146) E. Contexte actuel (p. 57-70) B. Accès au motif flavanol (p. 97-118) D. Accès au motif pyranoanthocyanidine (p. Accès au motif sel de 4-méthylflavylium (p.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 56 .

C. 102 Bakker. La fonction phénolique s’additionne sur l’acétone sous sa forme carbonyle donnant l’intermédiaire 89.1 Accès aux pyranoanthocyanes : Voies classiques L’évolution. Contexte actuel 1. 44(7) . Tet.103 Le mécanisme suggéré par Lu et Foo annonce que la forme énolique de l’acétone est piégée par la fonction phénolique en position 5 de l’anthocyane 88 et s’additionne ensuite sur la position 4 électrophile de 88. 2001. C. . M. en 2001. Terahara.102 1. . Fulcrand. la formation de pyranoanthocyanes 91 à partir de l’acétone et de l’anthocyane correspondante 88 (Schéma 26a). Kuwano. J.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge A. 209. Y. On peut notamment citer les travaux de Timberlake et Bakker ainsi que ceux de Moutounet et Fulcrand qui. Timberlake. 1401-1407. ont grandement contribué à l’isolement de pyranoanthocyanes. 103 Lu. une hypothèse mécanistique est proposée dans le Schéma 26b. 1997. . Honda. P. 47(7). Y. . . 1371-1373. . . 57 . Nature. Bridle. Phytochemistry.1. H. Rigaud. V. . Après élimination d’une molécule d’eau et déprotonation. H. Benabdeljalil. . au milieu des années quatre-vingt-dix. 1998. 368. Préparation de pyranoanthocyanes 1. . J. . L.. . Lett. La pyranoanthocyane 91 est formée après réactions de déshydratation et oxydation. . 1375-1382.100 Depuis. plusieurs équipes de recherche travaillent sur l’analyse de ces nouveaux pigments. Foo. Cheynier. des anthocyanes natives du raisin vers de nouveaux pigments polymérisés a été proposée pour la première fois par Somers en 1966. T. N. N. Lu et Foo ont proposé. T.101. Le mécanisme de cette réaction peut être reconsidéré. Phytochemistry. F. 1966. Moutounet. C.1 Synthèse En revanche peu de travaux ont été publiés concernant l’accès synthétique à ce type de pigments. Saito. la fonction énolique résultante s’additionne en 100 101 Somers. pendant le vieillissement du vin. . . 42.

103 88 Cl- R3' OH O HO R5' OGly 3 jours.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge position 4.H2O OGly O HO ClO R5' HO ClO OGly R3' HO O OGly 90 R5' OH R5' O Cl- D CH3 HO O OGly R5' O 89 H2O Schéma 26b : Autre mécanisme proposé 58 . OH ou OCH3 Gly= rutinose ou glucose O D Schéma 26a : Mécanisme de formation d’une pyranoanthocyane proposé par Lu et Foo. et conduit à l’espèce 90 qui s’oxyde pour former la molécule aromatique pyranoanthocyane 91 (Schéma 26b). 40°C O 91 ClO R3' OH R5' OGly -H+ -2e- HO 5 O D CH3 OH R3' OH H R3' Cl- O R3' OH OH HO . 40°C O D CH3 OGly O HO 91 ClO R3' OH R5' 5 OH 4 HO R3' OH O R3' OH HO O OGly R5' -H2O HO O OGly R5' D ClO H ClOH R3'= OH ou OCH3 R5'= H. 88 ClR3' OH HO O OGly R5' 3 jours. par cyclisation 6-exo-trig.

93 88 HO A 4 R3' OH B R5' OGly R3' OH B R5' OGly COOH R3' = OH. P. par Fulcrand et Winterhalter93 et ont été synthétisées ensuite par Hakanson et al. Elle consiste en l’addition nucléophile de la double liaison de l’acide cinnamique par assistance du doublet libre de l’atome d’azote. de la fonction phénolique en position 5 sur le carbone en alpha du cycle aromatique 104 Hakanson. E. .2 Pyranoanthocyanes phénoliques Les pyranoanthocyanes phénoliques ont été observées pour la première fois en 1996. la même année. 59 .105 Par cette méthode. de type 6-exo-trig.1. Hayasaka. . Herderich. M. R5' = H R3'= R5'= OCH3 Gly= Glucose O pH 1. 2003..5 HO A Cl- O C Cl - O D OH 92 N E E N Addition nucléophile R3' OH -CO2 / -4H+ /-4e- R3' OH HO O OGly OH OH O R5' ClN HO O OGly O OH O R5' H N Cl- Schéma 27a : Mécanisme de formation de 93. . Y. 105 Schwartz. 4887-4891. 44 . 7583-7587. ont proposé. Lett. proposé par Schwartz et al. 105 Une autre hypothèse mécanistique est proposée dans le Schéma 27b. Pardon. . M. suivie de l’addition nucléophile. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. en 2003. utilisables en tant que colorants dans l’industrie alimentaire. K. une voie d’accès aux pyranoanthocyanes 93 à partir d’un dérivé de l’acide cinnamique substitué en para 92 (Schéma 27a). 2003. M.104 Schwartz et al. . Winterhalter. de couleur orange-brun. A. De Sa.. Tet. Lett. 44. Tet. . ils ont réussi à obtenir des dérivés 93 non disponibles dans la nature.

2 Accès aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques: alternative originale En 2001. basée sur la condensation. Une étape de décarboxylation et une d’oxydation conduisent finalement au composé 93. 88 HO A 4 R3' OH B R5' OGly COOH pH 1. C. d’un sel de 4-méthylflavylium 95 avec le pdiméthylaminobenzaldéhyde (Schéma 28). J. 79 . ont mis au point une voie d’accès aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines 94 (Stratégie A ). 2001. Fougerousse. R. Can.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge activé.5 O HO ClO R3' OH R5' OGly -CO2 et -H+ / -2eR3' OH O OGly OH ClO O R5' OGly E N -H+ / -2eH O R5' Cl- O OH 92 N E E N HO Addition nucléophile par assistance du doublet libre HO O R3' R3' OH R5' OGly HO -H+ClO O E N H O H N Cl- O O OH O Schéma 27b : Autre mécanisme proposé 1. dans l’éthanol.106 94 R7 A O D Condensation E ClO C R3' R4' B R5' R7 A OH 95 ClO C 4 R3' R4' B R5' O E N + 106 N Roehri-Stoeckel. . . . E. Roehri-Stoeckel et al.106 Schéma 28 60 . Brouillard. au laboratoire de Chimie des Polyphénols. 1173-1178. Gonzalez.. . : Schéma rétrosynthétique d’une stratégie d’accès à 94. A. Chem.

2. en plus de la fonction phénolique en position 5 (quand elle est présente).106 21 R7 O R3' R4' R7 R5' THF / Reflux / 2-5 h 96 O R3' R4' R7 R5' NH4Cl ou HCl dilué OMgBr H+ Cl95 O R3' R4' R5' + R5 BrMgOH R5 O BrMg CH3 R5 H C 3 Schéma 29 : Formation d’un sel de 4-méthylflavylium 1. le carbone déprotoné substituant la position 4 présente également un excès électronique.2 Réactivité du sel de 4-méthylflavylium 95 Un sel de 4-méthylflavylium présente une réactivité nucléophile particulière (Schéma 30) : la base conjuguée 97 étant stabilisée par mésomérie. R3' R4' R5' -H+ ClR7 4 95 R7 ClO 97 O R3' R4' R5' R7 97 O R3' R4' R5' 4 R5 H Sel de 4-méthylflavylium R5 4 R5 Schéma 30 : Illustration de la nucléophilie de la base conjuguée d’un sel de 4-méthylflavylium 61 . Les sels de 4-méthylflavylium sont obtenus avec de très bons rendements et absorbent à des longueurs d’ondes entre 370 et 460 nm. Ainsi.1 Formation du sel de 4-méthylflavylium 95 Un sel de 4-méthylflavylium 95 est obtenu par addition nucléophile du bromure de méthylmagnésium en position 4 d’une flavone 21.2. les hydrogènes du méthyle en position 4 sont relativement acides.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. suivie de la déshydratation de l’intermédiaire 96 en milieu acide (Schéma 29).

on obtient le produit condensé 98 avec R5= H. OH Schéma 31a : Etapes communes d’addition et de déshydratation syn-98 R7 ClO R3' R4' R5' -H+ ClOH O R7 99 O O -H+ -2eO R3' R4' R5' R7 94 ClO R3' R4' R5' anti-98 R5= OH N N N Schéma 31b : Formation de 94 par cyclisation 6.2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1.106 L’addition nucléophile de la base conjuguée de 95 sur la fonction carbonyle du benzaldéhyde (p-diméthylaminobenzaldéhyde). Cette représentation anti-98 de la molécule n’est pas figée : elle correspond à l’interprétation de l’analyse de spectres RMN NOESY et semble être la conformation la plus probable. R5 = OH 62 . La nature de la fonction en position 5 du sel de 4-méthylflavylium est très importante : une fonction phénolique est indispensable pour accéder au motif 3-déoxy-pyranoanthocyanidique 94. (Schéma 31a et 31b). suivie d’une déshydratation. 95 ClR3' R4' O R5' R7 -H+ ClR5 N O N O 97 R3' R4' R5' R7 -H2O R5 anti-98 ClO R3' R4' R5' R7 R5 R5= H. à reflux pendant 3 heures. pour donner l’intermédiaire 99. cette réaction se fait dans l’éthanol.exo-trig.3 Hypothèse mécanistique de l’étape de condensation Une hypothèse mécanistique de la condensation d’un sel de 4-méthylflavylium avec un benzaldéhyde a été proposée par Roehri-Stoeckel et al. En revanche si la position 5 ne présente pas de fonction phénolique. conduit à un intermédiaire anti-98 (la double liaison est en anti du substituant en 5) (Schéma 31a). La formation du cycle D se fait par addition nucléophile du phénol sur le dérivé syn-98. qui par oxydation conduit à 94 (Schéma 31b).

1 Confirmation de la stratégie sur une série de flavones modèles Dans un premier temps. Chassaing. le contre-ion chlorure utilisé dans les travaux de RoehriStoeckel et al. G. à reflux pour donner les produits de condensation correspondants (Schéma 32).107 Les sels de 4-méthylflavylium obtenus ont été condensés avec le p-diméthylaminobenzaldéhyde dans l’éthanol. R3'. 63 . Optimisation de la stratégie En 2003 et 2004. les caractérisations RMN n’en sont que plus nettes. 21c et 21d. R7.: il est moins hygroscopique et permet ainsi une purification et une utilisation plus facile des sels de 4-méthylflavylium. Par ailleurs. 2) HPF6 / MeOH / reflux / 1h ii: p-diméthylaminobenzaldéhyde / EtOH / reflux . Rapport de DEA COMS. « Synthèse d’analogues de vitisines. est remplacé par l’anion hexafluorophosphate PF6. R . R3' R4' 21 : R3 = H 100 : R3 = OMe R7 O R3 R5 O R3' R4' R5' i : 1) 2) R5 R5=OH R7 R3' 95 : R3 = H 95' : R3 = OMe PF6O R3 R7 R4' R5' ii R5=H ou OMe R5 98 : R3= H 98' : R3= OMe PF6R7 O R3 R R3' R4' R5' O R3 R5' R3 = H ou OCH3 R= N R5.ou diméthylée selon les conditions réactionnelles utilisées : 107 Isorez. Strasbourg I. 2. . ». au Laboratoire de Chimie des Polyphénols. 2004. la stratégie A a été confirmée sur plusieurs flavones 21 et a été optimisée pour accéder à des motifs oxygénés en position 3. La chrysine 21b est mono. sont des dérivés méthylés de 21b (Schéma 33). molécules supposées à l’origine du vieillissement du vin. S. la flavone 21a et la chrysine 21b .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. les deux autres. R4'. Brouillard. R5'= H ou OH ou OCH3 94 : R3 = H O 94': R3 = OMe R Schéma 32 : Schéma réactionnel de la stratégie A i: 1) MeMgBr / THF / reflux / 2h ou MeLi / THF / 0°C / 1h. Quatre flavones modèles ont été sélectionnées pour confirmer la stratégie A mise au point en 2001 : deux flavones sont commerciales. .

Il est facile de suivre l’avancement de la réaction de condensation par spectrophotométrie UV-Visible. 2001. Nat. Tan. qui correspond au produit condensé fermé ou 3-déoxy108 Wang. cette première étape est rapide. appliquée aux flavones 21a. le diméthylformamide dissocie la liaison hydrogène et les deux fonctions phénoliques présentent une réactivité semblable face à l’agent méthylant. . .7-diméthoxyflavone 21d Schéma 33 : Formation d'une série de flavones modèles. le phénol en 5 est stabilisé par liaison hydrogène entre l’atome d’oxygène du carbonyle et le proton phénolique de la position 5.107 5-hydroxy-7méthoxyflavone 21c O i O HO 7 O O 87% 4 OH ii O O 92% O 5 O Flavone 21a OH O iii 81% Chrysine 21b O O 5.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge les fonctions phénoliques des positions 5 et 7 n’ont pas la même réactivité. progressivement nous observons l’apparition d’une troisième bande d’absorption. Les résultats de la stratégie A . Le maximum d’absorption du sel de 4-méthylflavylium 95 diminue au profit d’un autre maximum d’absorption correspondant à 98. Li. Z. W. Y. On peut donc différencier ces deux phénols et obtenir facilement et distinctement 21c (conditions i) ou 21d (conditions ii). Si R5 = OH. 64(2) . 108 i: Me2SO4 / K2CO3 / Acétone / reflux / 12h. . ii: Me2SO4 / NaOH / TBAI / CH2Cl2-H2O / 5h. forme condensée ouverte.108 Quant aux conditions iii. Me2SO4 / DMF / reflux / 3h 107 iii: Ces quatre flavones réagissent avec le bromure de méthylmagnésium et la déshydratation par l’acide hexafluorophosphorique se fait dans le méthanol. J. Y. Li. à une longueur d’onde plus élevée. 21c et 21d.. 21b. 197. 64 . figurent dans le Tableau 2. Prod. . W.

R= N D’après les résultats. la stratégie A est confirmée sur la série de flavones modèles 21a à 21d.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge pyranoanthocyanidine phénolique 94. Temps au bout duquel la conversion est complète (suivi par spectrophotométrie UV-Vis). La réaction est considérée comme terminée lorsqu’il n’y a plus d’évolution de la bande correspondant à 94. Sel de 4méthylflavylium : rdta 95a PF6O Entrée Flavone Produit condensé : rdta 98a PF6O Produit condensé : tempsb 1 21a 3 heures 52% 95b PF6PF6R 90% 94b HO O 2 HO O 21b OH O 12 heures 90% 71% 95c PF6- R 94c PF6O O 3 O O 21c OH 3 heures 54% O 73% 95d PF6- R 98d PF6O O 4 O O 21d O 3 heures 95% 107 O 40% R Tableau 2 : Résultats de la stratégie A appliquée à quatre flavones. 65 . a b Rendements après purification.106 Le changement de couleur pendant la manipulation est également un bon indicateur de l’évolution qui a lieu au fur et à mesure de l’avancement de la réaction.

Org.3'. en 1987. . En revanche.. M.7-tétraméthoxyflavone 100c Schéma 34 : Formation d'une série de flavonols modèles.7-pentaméthoxyflavone 100b 5-hydroxy-3. 1987. 109 i: Me2SO4 / K2CO3 / Acétone / reflux / 12h.5. Kawamura.4'.2 Validation de la stratégie sur une série de flavonols modèles Les structures naturelles des pyranoanthocyanes présentent un groupement 3-Oglycoside (Schéma 24). Les flavonols 38 sont les candidats appropriés : en plus de leur fonction hydroxyle en position 3.3’. 66 .4’. . 100b et 100c a été préparée (Schéma 34). il est donc intéressant de valider la stratégie A sur de nouveaux précurseurs et d’obtenir des squelettes pyranoanthocyanidines 94’ oxygénés en position 3. Y. 107 La quercétine 31 est perméthylée en 100b dans des conditions classiques d’alkylation. ils présentent une réactivité semblable à celle des flavones (motif accepteur de Michael du cycle C).7tétraméthoxyflavone 100c. . M.109 Elle 109 Horie. une série de trois flavonols méthylés 100a. il n’est pas possible de tétraméthyler sélectivement 31 par les méthodes standard de méthylation. J. ii: AlCl3 / CH3CN / 70°C / 14h. il nous a paru judicieux de mimer le fragment sucré par un groupement électrodonneur méthyle : à partir de produits commerciaux. T. 52(21) . La manipulation des sucres étant difficile.4'.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. O i OH O Flavonol OH OH HO O OH OH O i 83% O O O O O 95% O O O 3-méthoxyflavone 100a O O ii 60% OH O O O O O O Quercétine 31 3. Tsukayama.3'. le flavonol et la quercétine 31. Pour obtenir la 5-hydroxy-3. nous avons eu recours à une méthode de monodéméthylation régiosélective de 100b mise au point par Horie et al. Seno. Chem. 4702-4709. .

Les résultats sont reportés dans le Tableau 3. Ce sel d’aluminium chélate l’oxygène du cycle C et permet la monodéméthylation en position 5.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge fait intervenir le chlorure d’aluminium AlCl3 dans l’acétonitrile. La stratégie A (Schéma 32) a été appliquée à la série des trois flavonols méthylés 100a. Entrée Flavonol Sel de 4méthylflavylium : rdta 95’a PF6- Produit condensé : rdt 98’a PF6O a Produit condensé : tempsb 1 O 100a 12 heures O O quantitatif 95’b O R 76% O 98’b O PF6O O O 2 100b O PF6O O O O 24 heures 95% O O O 95% 95’c O O O O OH R 94’c PF6O O O 3 100c PF6O 12 heures 50% 107 75% O R Tableau 3 : Résultats de la stratégie A appliquées à trois flavonols méthylés. avec de bons rendements. Les résultats obtenus sur 100b et 100c (Entrées 2 et 3) confirment la méthode sur des molécules plus 67 . sélectivement par rapport à la position 3 (déméthylation régiosélective position 5 / position 3 : 3 / 2). de 95’a et 98’a (Entrée 1) est encourageante et valide la stratégie A sur un motif flavonol substitué par un méthoxyle en position 3. a b Rendements après purification. 100b et 100c. R= N Le flavonol méthylé 100a est le modèle simple de la série. Temps au bout duquel la conversion est complète (suivi par spectrophotométrie UV-Vis). L’obtention.

Par contre. il est donc indispensable d’être en mesure de proposer les différentes combinaisons naturelles. nous nous proposons de mettre au point une méthode efficace d’accès à un grand panel de 3-déoxy-pyranoanthocyanidines et de pyranoanthocyanidines 101 (Figure 28). laissant penser que la complexité des structures intervient au niveau de la réactivité. 3. la nature du groupement R condensé est également une source de diversité supplémentaire comme le montrent les structures issues du vieillissement du vin (Schéma 23). L’accès à des motifs oxygénés en position 3 est une priorité puisque cette position est naturellement O-glycosylée. nous avons pu synthétiser pour la première fois un dérivé méthylé d’une pyranocyanidine (94’c). le niveau de substitution du cycle B reflète la variété des anthocyanes natives du raisin présentes dans le vin rouge. pigments naturels du vin rouge. R3' PF6R7 A O D R O C R3 O R4' B R5' R7 A D R PF6O C R3 R3' R4' B R5' R7 A O D R PF6O C R3 R3' R4' B R5' Figure 28 : Cibles de diversité du squelette pyranoanthocyanidine 101 68 . Dans cette étude. ils sont des cibles de choix en tant que colorants potentiels de l’industrie. Enfin. En raison de ces propriétés exceptionnelles. les temps de réaction sont plus longs. sont connues pour l’intensité et la stabilité de leur couleur en milieu aqueux. Trois sites cibles du squelette 101 ont été envisagés pour augmenter la diversité d’analogues pyranoanthocyanidiques. Objectifs et analyse de la stratégie Les pyranoanthocyanes 80.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge complexes : le grand nombre de groupements méthoxyles ou encore la substitution du cycle B n’empêchent pas la formation du sel de flavylium ou du produit condensé correspondant. Dans un premier temps. Grâce à cette méthode.

B2 et B3 21 : R3 = H 38 : R3 = OH R3' R4' Schéma 35 : Quatre stratégies envisagées R3 = H ou OR.1 Limites au niveau du cycle B. mais également au niveau du sel de 4-méthylflavylium via la formation d’un squelette C6C4-C6 (Schéma 35).R5' et R 7 = H. B1. La disponibilité au niveau de la substitution du cycle B est donc très limitée. Quatre stratégies ont été envisagées pour développer la construction de ces noyaux : trois d’entre elles. C’est pourquoi nous nous sommes intéressés à la synthèse du squelette C6-C3-C6. OH ou OMe 69 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge La stratégie A développée ci-dessus présente de bons résultats. La stratégie A permet l’obtention de dérivés pyranoanthocyanidiques oxygénés en position 3 à partir de flavonols 38. sont de source commerciale. Elle est validée sur des motifs flavones et flavonols et semble être une méthode de choix pour la synthèse de dérivés pyranoanthocyanidiques. 101 R3' PF6R7 A O D R Stratégie C O C R3 OH R4' B R5' R7 A PF6O C R3 OH O Sel de 4-méthylflavylium R3' R4' B R5' R7 A O C R3 B R5' Stratégies B1. tandis que la stratégie C est fondée sur la synthèse directe de sels de 4-méthylflavylium. La construction de la structure tricyclique peut se faire au niveau des flavones ou flavonols précurseurs. R 3'. précurseurs de la séquence réactionnelle. 3. elle est limitée par rapport aux objectifs présentés en Figure 28. Cependant. R4'. B 2 et B3 sont basées sur la B1 construction du motif flavonol. mais les flavones et flavonols.

Un chapitre complet sera consacré à cette étape de condensation (Chapitre D).2 Limites au niveau du groupement R La stratégie A est validée pour la condensation avec le p-diméthyl- aminobenzaldéhyde et le p-diméthylaminocinnamaldéhyde.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3. 70 . plusieurs aldéhydes ont été condensés. Pour varier la nature du groupement R.

élaborée par Stefan Chassaing au Laboratoire de Chimie des Polyphénols.1 Présentation de la stratégie En 2004. Eur. catalysée par le chlorure de ruthénium. Chem. Enfin.. 1919-1929. 8287-8296. R7= H ou OR Schéma 36 : Construction du motif flavonol : stratégies B1. B. Thèse de Doctorat. R4'. B2 et B3 B1 1.110 La stratégie B2 correspond à une synthèse totale à partir d’une α-O-2- hydroxyacétophénone 103. 2005. Strasbourg I. 71 . 2006. Accès au motif flavonol Trois stratégies ont été envisagées pour la construction du motif C6-C3-C6 des flavonols 38 (Schéma 36). fondée sur une étape de cétohydroxylation d’un flav-3-ène 102. Org. la stratégie B3 est une synthèse biomimétique de flavonols.110 Le cycle C d’un flavonol correspondant à la 110 Plietker. pp. J. B. . Plietker a mis au point une réaction de cétohydroxylation d’oléfine. Org. . . Chem. 111-168. 69(24) . La stratégie B1 consiste en une hémisynthèse de flavonols.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge B. 111 Chassaing S.111 R3' 102 R7 A Stratégie B1 38 : R3 = OH R7 A R5 O C R3 O R3' R4' B R5' Stratégie B2 R7 A R3 OH O O R7 A Stratégie B3 Voie biomimétique OH O R5 + R3' R4' B R5' OH O R5 103 R5 R7 A R5 O C R4' B R5' R3 = OH ou OR R5 = H ou OH ou OR R3'. R5'. 2004. Plietker. Stratégie B1 1. J..

non substituée sur le cycle pyrane C. E. 1. par catalyse acide de 12r. . B. nous nous sommes intéressés à la cétohydroxylation d’un flav-3-ène (Schéma 37). une étape d’oxydation permet d’obtenir le flavonol 38. M. la flavanone 106. . 112 113 Snider. A. H. Lett. . I. J. 110 iii: RuCl3(cat) / oxone / NaHCO3 / AcOEt-CH3CN-H2O (6-6-1) / TA. 1979. Senning. M. A. . . A. 20(19). 42. Synthesis.2-diméthylchromanone 105 (Schéma 38)114 et le dernier. 114 El-Essawy.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge forme oxydée d’une fonction α-cétohydroxyle.. F. J. Khattab. Tet. .111 Enfin. . . Kim. A. H. 2001. . 1679-1682. 4001-4003. S. Solofte. I. . H. El-Sakka. G. . Kim. Kabbe.2 Application de la stratégie La stratégie B1 a été tentée sur trois substrats modèles : le premier est la chromanone 104. 886-887. Lim. Yassin. H. 1998.112 La déshydratation. B. conduit au flav-3-ène 12e113 et cet intermédiaire est engagé dans la réaction de cétohydroxylation pour former deux régioisomères : 12ch et 12ch’. Carras. . La séquence réactionnelle envisagée se déroule en quatre étapes : la flavanone 12 est réduite par le borohydrure de sodium pour donner le flavan-4-ol 12r. structure simple. Chem. le second est la 2. Ahn. H. non substituée sur les cycles A et B. 72 . . R3' 12 R7 O R4' R5' B1 R5 i R3' 12r R7 O ii R5 OH R5 R4' R5' R7 12e O R3' R4' R5' iii R7 R5 O + 12ch' O O R5 OH R3' R4' R5' O R5 O O R7 R7 38 O OH 12ch O OH R3' R4' R5' R3' R4' R5' R5=R7=R3'=R4'=R5'=H Schéma 37 : Stratégie B1 envisagée 112 113 i: NaBH4 / EtOH / 0°C à TA / 12h. J. . 1978. R. Conn. ii: PTSA / CH2Cl2 / reflux / 12h. Org. Tet. . Ahn. K. 9840-9845. Lett. 63(26). Madsen. . S. S. J. O.. I. F..

mais l’obtention des régioisomères cétohydroxylés est moins efficace : seules des traces de produits sont observées pour 104ch.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge O OH / N H O 2 Toluène / Reflux / 24h / 23% O O 2.2-diméthylchromanone.2-diméthylchromanone 105 Schéma 38 :Formation de la 2. Les résultats obtenus avec la stratégie B1 sont décevants. Entrée Produit de départ 104 Produit de réduction : rdta 104r O Produit d’éliminationb 104e O Produits cétohydroxylation : rdta 104ch O OH O OH 104ch’ O O Chromanone 1 O OH 87% O Traces / Traces 104 : Traces 105e O 105r O 105ch O OH O 105ch’ O O OH 2 105 OH 49% 106 106r O Ph OH O Traces / _c Ph 106e O Ph 106ch O Ph OH O 106ch’ O Flavanone Ph O 3 O OH 95% 10 % / 12% Tableau 4 : Résultats provenant de la stratégie B1 a b Rendement après purification. 104ch’ et 105ch (Entrées 1 et 2) et le rendement des deux isomères 106ch et 106ch’ ne dépasse guère 20% (Entrée 3). 105 et 106 ont été utilisées dans la stratégie B1 (Schéma 37) et les résultats apparaissent dans le Tableau 4. La formation des produits de réduction se fait avec de bons rendements. ils s’expliquent par plusieurs difficultés rencontrées au cours de cette étude. Aucune trace n’a été observée. 73 . 114 Les trois molécules modèles 104. Produit non isolé dont le brut a été directement engagé dans c l’étape de cétohydroxylation.

3 Bilan et inconvénients de la stratégie B1 1.2 Réaction de cétohydroxylation Plietker a étudié la réaction de cétohydroxylation sur une grande variété de substrats.116 Les résultats obtenus ne sont pas exploitables pour accéder facilement au squelette flavonol et ne remplissent pas les objectifs de notre recherche (Figure 28) : nous avons donc envisagé une synthèse totale de flavonols : c’est la stratégie B2. C’est pourquoi nous avons engagé directement le brut réactionnel. 1. mélanges d’isomères. il est en équilibre avec un isomère moins instable. dans la réaction de cétohydroxylation. la plupart d’entre eux donnent de très bons résultats. Il est donc difficile de le purifier sans l’isomériser. Cependant.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. mais il n’est pas plus stable sur silice que 104e ou 106e et ne peut donc être isolé. 105e et 106e. une étude réalisée sur des oléfines hétérocycliques est moins probante : la tension de cycle des intermédiaires formés au cours de la transformation par cétohydroxylation peut conduire à la fragmentation du cycle central C. le flav-2-ène 106e’ (Figure 29).2-diméthylchromanone a été choisie comme molécule modèle puisque son produit d’élimination 105e ne peut pas s’isomériser. mélange majoritaire du flav-3-ène (106e/106e’ : 3/1).3.1 Instabilité du produit d’élimination L’intermédiaire 106e n’est pas stable. La 2. 106e O Isomérisation 106e' O Figure 29 : Isomérisation du flav-3-ène en flav-2-ène L’utilisation directe des bruts 104e.3. B2 74 . est un inconvénient trop important pour optimiser la réaction de cétohydroxylation ellemême.

48. La condensation de 103 avec un benzaldéhyde.1 Présentation de la stratégie La synthèse totale de flavonols semble être un choix judicieux pour accéder à une grande diversité de molécules.47. forme l’intermédiaire 107.3-diaryle-1. font intervenir un précurseur 1. Fougerousse et Gonzalez : Schéma 15).49 La stratégie B2 est basée sur le précurseur α-O-2hydroxyacétophénone 103 (Schéma 39a).3-dione qui conduit au flavonol correspondant par une étape-clef de type 6-exo-trig (Baker et Venkataraman : Schéma 14. R3' 38 R7 A R5 O C R3 O B R5' Stratégie B2 R3=OH ou OAc R4' R7 A R3 OH O 103 R5 Schéma 39a : Schéma rétrosynthétique de la stratégie B2 R3' 103 R7 A OR OH O R5 Stratégie B2 R7 A R5 38 O C OR O Déprotection / oxydation de la position 3 R3' R4' R7 A R5 -HLG O C OR O 108 B R5' B R5' R4' Déprotonation / addition sur un benzaldéhyde R3' LG R5 A OR OH O 107 B R4' R5' 6-exo-tet R7 Schéma 39b : Séquence réactionnelle envisagée : LG = leaving group ou groupe partant 75 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Celles. la fonction hydroxyle en position 3 du produit cyclique 108 est déprotégée et oxydée pour conduire au flavonol 38 (Schéma 39b). Stratégie B2 2. Une réaction de type 6- exo-tet entre 107 et 108 est l’étape-clef et originale de cette stratégie. en milieu basique. Puis. élaborées jusqu’à présent.

iv: MOMCl / NaH / THF / 0°C. une étude sur les réactions d’α-oxygénation d’acétophénones 109. Le méthoxyméthyle est le groupe protecteur le mieux adapté pour répondre à cette 76 . par la suite. ii: MOMCl / K2CO3 / DMF / 50°C. cette position doit être impérativement hydroxylée pour former. iii: Me2SO4 / K2CO3 / Acétone / reflux. Une série de six acétophénones 109 a été préparée pour l’étude des différentes méthodes d’α-oxygénation (Schéma 40) : l’acétophénone 109a est le modèle simple de la série.2 Formation d’α-O-acétophénones 110 109a 109b O O O i OH O ii O 109c 109d OH O O O O O O iv O 109f O O O O O iii O 111a OH O 109e 2. a été réalisée pour accéder à des α-O-acétophénones 110 (Figure 30). le cycle C du flavonol. La 2-hydroxyacétophénone 109b et ses dérivés alkoxylés 109c et 109d correspondent à des composés substitués en position 2. permettant la validation des conditions utilisées pour le motif acétophénone.4.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Dans un premier temps.6-trihydroxyacétophénone HO OH Acétophénones commerciales Schéma 40 : Acétophénones commerciales et dérivés i: MeI / K2CO3 / Acétone / reflux. 110 R7 R5 R3 R2 O Stratégies B2A / B2B / B2C 109 R7 R5 R3 = OH ou OAc R2 O Figure 30 : Trois voies étudiées 2.

115 Davis. R.. F. 2002-2006). Ce sont des oxydants de choix permettant le transfert d’oxygène sur des carbanions. . 1992. O. 45. Towson. J.111 2. B2 Stefan Chassaing a réalisé. F. Chem. Davis. . Chattopadhyay. 2003. F. fréquemment rencontré chez les flavonoïdes naturels. une étude très complète des méthodes envisageables pour la transformation flavanone 12 en dihydroflavonol. Lal. 1988. (Schéma 41a). . L’énolate ainsi formé réagit avec l’agent oxydant 28 pour conduire à l’α-hydroxyacétophénone 110a. Strasbourg I. Org. 210-221. Rev. Davis. . Helvetica Chimica Acta.2. . . En raison de la compatibilité des fonctions entre 12 et 109 ainsi que le motif dihydroflavonol et 110. A. Tetrahedron. Le substrat 109f présente le motif phloroglucinol. les conditions utilisées par Couché et al. Chen. 53. D. Malgré plusieurs tentatives.. Fkyerat. A. C. 2087-2089.116 Puis. Org.. 919-920. A. le produit 110a n’a jamais été isolé et nous obtenons un mélange de produits de dégradation. 117 Couché. 1989. nous avons testé trois de ces transformations pour l’α-oxygénation des acétophénones. . S. 203-210.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge exigence. . S. 92. C.111.117 L’hexaméthyl-disilylamidure de potassium déprotone le méthyle en alpha du carbonyle de 109a. au cours de sa thèse (Laboratoire de Chimie des Polyphénols. ont été testées sur l’acétophénone 109a (Schéma 41b). Chem. Synth. 116 Vishwakarma. Il est donc le précurseur de choix pour déterminer la méthode d’α-oxygénation optimale dans le contexte de la stratégie B2. E. des sulfures. Davis. 77 . Stringer. . . C. . A. T. J. A. l’agent oxydant (±)-trans-2-phénylsulfonyl-3-phényloxaziridine 28 a été préparé à partir de précurseurs commerciaux selon la méthode proposée par Davis et al. F. des oléfines et des énolates. Reddy. 66.115 Dans un premier temps. Sheppard. . des disulfures.1 α-hydroxylation par une N-sulfonyloxaziridine : Conditions B2A La chimie des N-sulfonyloxaziridines a principalement été développée par Davis dans les années quatre-vingt et présente un très grand nombre d’applications. B. des séléniures. C. 5703-5742. . Tabacchi. L. 1988. . A . 86(1) . puisqu’il est résistant en milieu basique et se clive facilement en conditions acides. .

Nous nous sommes donc dirigés vers une alternative qui a déjà fait l’objet d’une étude sur les acétophénones. Om.) / THF / -78°C à 0°C / 4 h. 2. . Chem.40.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge O Ph + PhSO2NH2 i Ph N SO2Ph 28 ii (+/-) Ph O N SO2Ph Schéma 41a : Formation de la (+/-)-trans-2-phénylsulfonyl-3-phényloxaziridine 28. Prakash. 19. 78 .117 iii: KHMDS (1. i: Amberlyst 15 / Tamis moléculaire 5 Å / PhCH3 / Reflux (Dean-Starck) / 12 h / 80%. 1986.. sur des motifs acétophénones 109 : elle fait intervenir la chimie de l’iode hypervalent en milieu basique (Schéma 42a). se fait en deux étapes : la première (i) consiste en l’oxydation par le diacétate d’iodosobenzène et conduit à l’acétal 109’ (Schéma 42b). 110a 116 109a iii OH O O Schéma 41b : Conditions B2A. La méthode B2A n’est donc pas adaptée à des molécules du type acétophénone 109. Acc.2.0 éq. ii: Oxone / K2CO3 / PhCH3-H2 O (3-2) / TA / 2 h / 46%. celui-ci est hydrolysé en milieu acide (ii) pour former l’α-hydroxyacétophénone 110.2 B2B α-hydroxylation par le diacétate de iodosobenzène : Conditions La méthode B2B a été développée par Moriarty et al.5 éq. . dans les années quatre-vingt. proposé par Moriarty et Prakash.. Res. M.) / 28 (1. 244-250. Le mécanisme pour la transformation 109 à 110.111.118 118 Moriarty. R.

119 Moriarty. M. 79 .111 Les essais réalisés en 1981 par Moriarty et al. R. C. 20(14) ..119 Ainsi. les résultats B2B sont regroupés dans le Tableau 5. Lett. 118 PhI(OAc)2 in situ Echange de ligands Enolisation 109 R7 R5 CH3OCH3OH R7 PhI(OCH3)2 + R7 Echange de ligand R2 R5 + OCH3 R5 IPh(OCH3) O Addition nucléophile R2 109' R7 O Ouverture régiosélective de l'époxyde R 7 MeOH O OH R2 O PhI R5 R7 Formation d'un époxyde O-substitué R5 R5 R2 O R2 O O R2 O I O- Ph OCH3 Schéma 42b : Mécanisme de la transformation i. Tet. proposé par Moriarty et Prakash. Gupta. Hu. 1981. . S. 1283-1286. . sur des acétophénones substituées ont donné de bons résultats avec des rendements allant de 45 à 71%.3 p-TsOH / Acétone-H2O (5-3) / 50°C / 2 h 110 R7 R5 OH R2 O R2 O Schéma 42a : Séquence réactionnelle proposée par Moriarty et al. 40. les acétophénones 109a à 109f ont été engagées dans la méthode B2B. H. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 109 R7 R5 i: PhI(OAc)2 / NaOH / MeOH / 10°C à TA / 12h ii: 0.

Rendements sur les deux étapes après purification.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrée Précurseur 109 Intermédiaire ia 109’a α-hydroxyacétophénone : rdtb 110a OH 1 109a O OH O O 34% 110b OH 109’b 2 109b OH O O OH OH O _c 109’c 110c OH 3 109c O O OH O O O 40% 110d OH 109’d 4 109d O O O O OH O O O 59% O O 109’e 110e OH O 5 109e O O OH O O _c OH O O OH O 6 O O O O O O O 11% O OH O O d O O OH 7 O O O O O 19% O OH O O OH O O d O O O 8 O O O O O _c. 80 .d O 109’f 110f O OH 9 109f O O OH O O O O O O O _c Tableau 5 : Résultats de la stratégie B2B sur une série d’acétophénones a b Intermédiaires de la transformation i. Résultats obtenus par Stefan Chassaing. • Bilan de la stratégie dB2B c 111 Aucune trace n’est observée. non isolés.

Dans tous les cas. dépendante de la substitution du cycle benzénique. ne permettent pas ou très peu de formation de l’α-hydroxyacétophénone 110 correspondante (Tableau 5).119 Cette méthode n’est donc pas adaptée pour former les précurseurs d’une synthèse totale de flavonols. 7). nous avons considéré une B2B alternative correspondant cette fois-ci à une α-acétoxylation des acétophénones. Suites aux résultats décevants des méthodes B2A et B2B. ce qui peut ralentir l’addition nucléophile du méthanolate (Schéma 41b). et ceux présentés ci-dessus permet une meilleure compréhension de la réactivité des substrats face à cette réaction. le produit de départ a été consommé.4. dans le cas de substrats plus substitués. En effet. 81 . Les conditions proposées sont optimales pour des motifs benzéniques peu substitués et/ou portant un halogène électroattracteur.111 La 2. les transformations correspondantes n’ont pas été probantes pour les conditions de Moriarty et al. Ces résultats montrent une réactivité particulière. mais évolue vers plusieurs sous-produits non caractérisés. comme les méthoxyles.119 En revanche. 9) ou inférieurs à 20% (Entrées 6.6-triméthoxyacétophénone (Entrée 8) et 109f (Entrée 9) sont très importantes car elles miment le motif phloroglucinol des flavonols naturels. en 1981. la confrontation des résultats obtenus par Moriarty et al.3 et 4) et en concordance avec ceux obtenus par Moriarty et al. les rendements sont nuls (Entrées 5. D’autres transformations peuvent avoir lieu plus rapidement que la formation de l’époxyde et empêcher la formation de l’acétal 109’ et donc de l’α-hydroxyacétophénone 110. 8.119 mais les acétophénones substituées par des groupements électrodonneurs. Malheureusement. L’électrophilie du carbonyle de l’acétophénone dépend de la substitution du cycle benzénique : un cycle substitué par des groupements électrodonneurs va fortement diminuer la réactivité du carbonyle.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Quelques résultats sont satisfaisants (Entrées 1.

N. Tet. B. Le triacétate de manganèse est un oxydant monoélectronique 120 Demir. 1992. Rev. . La voie B est une proposition radicalaire qui fait intervenir l’oxydation de la forme énolique par le manganèse III. 1996.. deux voies distinctes ont été suggérées (Schéma 43). 235-247. Soc. en 1961. . S. 519-564. . N. .120 Leur application principale correspond à l’acétoxylation de motifs énones. B. Chem. Watt. Lett .. B. .3 α-acétoxylation par le triacétate de manganèse: Conditions B2C L’utilisation d’acétates métalliques comme le tétraacétate de plomb ou le triacétate de manganèse est souvent rencontrée dans la synthèse de produits naturels. 25. 339-363. La voie A est assimilée au mécanisme proposé pour le tétraacétate de plomb : elle correspond à la formation d’un énolate de manganèse. il n’est pas encore clairement établi et à ce jour. K. 122 Snider. Rev. D. K. D. Synthesis. le mécanisme de cette réaction par le tétraacétate de plomb a été proposé par Henbest et al. . Dunlap. P. . via un état de transition à sept centres.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. . . 82 .122 Voie A : Mn(OAc)3 AcOH O O O Mn OAc AcOH O O Mn(OAc) OAc Voie B : Mn(OAc)3 Mn(OAc)2 Mn(OAc)3 OAc O O O Mn(OAc)2 O O Schéma 43 : Hypothèses de mécanismes d'acétoxylation envisageables par le triacétate 122. suivie d’un transfert de ligand acétate en alpha de la fonction énone. N. A. 1994.. 1961. . Chem. Jones. 4472-4478. Sabol.. M. S. 94. R. G. 96. J. .2. Slater.121 Quant au mécanisme associé au triacétate de manganèse. . Bhatla. 1984. B. Jeganathan. 5839-5842. Iqbal. suivie de l’élimination réductrice intramoléculaire d’acétate de manganèse. 121 Henbest. H. J. Chem.111 de manganèse. Nayyar. A.

60.. Reis. 123 Demir.3 Mn(OAc)3. est efficace sur certaines acétophénones substituées. Demir et al. 83 . 2004. A. En revanche. Cette méthode n’est donc pas appropriée à notre étude. 2H2O / R7 110Ac R5 OAc R2 O PhH-AcOH (10-1) / reflux (Dean-Starck) R2 O Schéma 44 : Acétoxylation par le Mn(OAc)3 dans les conditions de Demir et al. . nous avons engagé les acétophénones 109e et 109f dans la réaction d’α-acétoxylation de Demir et al. .123 Dans le but d’obtenir des acétophénones α-oxygénées. O. 109 R7 R5 1. selon les conditions de Demir et al. S. L’obtention de 110Ace montre que la réaction d’α-acétoxylation. (Schéma 44 et Tableau 6). ont optimisé l’oxydation par le triacétate de manganèse en utilisant de l’acide acétique comme co-solvant. Temps au bout duquel la conversion semble complète (suivi par CCM). encore une fois. ayant un cycle aromatique substitué.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge et est connu pour ses réactions radicalaires. A. Igdir. la voie B semble donc être la plus probable.111 En 2004. Tetrahedron. . 3427-3423. la substitution de type phloroglucinol ne permet pas l’oxygénation en alpha du carbonyle. 123 Entrée Précurseur O O O Produit obtenua O O O Tempsb 8h 109e 110Ace OAc 1 47% O 109f O O 109f O 2 3h O O O O O O Aucune conversion observée O 111a O 3 109f OH O 16h Clivage du méthoxyméthyle Tableau 6 : Résultats de la stratégie B2C appliquée à une série d’acétophénones substituées a b Rendement et produit obtenu après purification sur colonne de silice. C.

sont possibles thermodynamiquement. mise au point par Stefan Chassaing. intermédiaires de la séquence réactionnelle B3. est qu’elle suit la voie biosynthétique des flavonols (Schémas 1 et 45). 84 . catalysées par les enzymes. les trois transformations enzymatiques de la biosynthèse des flavonols font intervenir quatre sous-classes de flavonoïdes qui sont les composés 9. Il est donc envisageable B3 d’engager chacune de ces espèces synthétiques dans des tests biologiques. 3.2. FLS = FlavonolSynthase Les réactions naturelles. 112 et 38. En ce qui concerne l’accès par voie chimique. Par ailleurs.4 Bilan de la stratégie B2 Au vu de ces résultats décevants pour l’obtention d’acétophénones α-oxygénées. 12. Nous 2 n’avons donc pas continué nos investigations dans cette voie.111 RB B A OH O CHI RA A RB B F3H RA A RB B FLS OH +/O +/O O RA A RB B RA 9 12 O C 112 O C 38 O C OH Schéma 45 : Biosynthèse des flavonols CHI = CHalcone Isomérase. F3H = Flavanone-3-Hydroxylase. il faut déterminer les conditions optimales qui permettront ces transformations d’un point de vue cinétique : plusieurs investigations ont donc été menées pour définir quelle substance catalyse au mieux chaque réaction (Schéma 46). qui a permis l’obtention de dérivés méthoxylés de flavonols naturels. une synthèse biomimétique de flavonols.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Stefan Chassaing a élaboré au cours de sa thèse. il est difficile d’entrevoir la synthèse totale de flavonol par la stratégie B 2. Stratégie B3 L’originalité de la synthèse de flavonols. Cette approche va être brièvement présentée.

. 189-196.117. Cancer Lett.1 Présentation et résultats de la synthèse biomimétique B3 Les précurseurs 2-hydroxyacétophénone 111 et benzaldéhyde 113 de la biosynthèse B3 sont des substrats simples et faciles d’accès (source commerciale). Stutzman.124 On peut notamment citer les travaux de Philippe Chabert (Laboratoire de Chimie des Polyphénols de Strasbourg). . G. . qui cyclise en milieu acide. J. 1999.. La première étape (conditions i) est une condensation de ClaisenSchmidt entre 111 et 113 pour former la chalcone correspondante 9111. Eur. F. E. Perkins. Drezewiecki. Fougerousse. Gehrold. Org. plusieurs tests biologiques ont été réalisés sur ces molécules : il s’est avéré que l’isomère Z méthylé est beaucoup plus actif sur une lignée de cellules cancéreuses du colon que la forme libre du resvératrol. plusieurs méthodes ont été tentées. E. conduisant à la flavanone 12 (ii). Gosse. 56. Y. R. A. J.. Coelho.119 Malgré des tentatives variées. 126 Solladié. D. . En partenariat avec Francis Raul (Laboratoire d’Oncologie Nutritionnelle de Strasbourg). J. . J.126 La transformation par voie chimique de 12 en dihydroflavonol 112 est peu décrite dans la littérature. Soloniuk. C. 147-152. . une alternative faisant intervenir un nouvel intermédiaire 114 a été exploitée : la 3-acétoxylation de la flavanone 12 par le 124 Kandaswani. . bien supérieur à celui des motifs hydroxylés correspondants. P. J. Raul. 1991. Brouillard. N. Chabert. 125 Schneider. ils permettent un grand choix de substitution pour les futurs cycles A et B du flavonol 38 (Schéma 46). qui a synthétisé des dérivés méthylés du resvératrol. . . . Cancer. Launay. 2003. C’est pourquoi. F. Meignan. stilbène naturel reconnu pour ses multiples activités biologiques bénéfiques pour l’être humain. . aucune condition n’a permis d’obtenir efficacement le dihydroflavonol 112. . 2309-2314. Chem. ou encore son oxydation par le diacétate d’iodosobenzène. 85 . D. F. Middleton Jr. 107. G. Int. S. . comme l’oxydation de l’énolate de 12 par une Nsulfonyloxaziridine. . .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Le choix du groupe protecteur méthoxyle n’est pas anodin : certaines études ont montré que les dérivés méthylés et/ou méthoxylés des flavonoïdes peuvent présenter un potentiel anti-prolifératif sur les cellules cancéreuses. . .125 3.

111 126 i: NaH / DMF / 0°C à TA / 4 h. Hiyama. 1967. . . S. Lett . Soc. J. 5505-5507. pour accéder au dihydroflavonol 112. Chem. R5. Mitamura. Mitamura.119 R3' 114 R7 O OAc +/R5 iv R4' R5' O R7 112 O OH +/R3' R4' R5' R5 R7 OH O iii R3'. Am. correspond au motif flavonol du cycle C (Schéma 47). Mori. . von E. H. . 1999. S.127 La transformation du dihydroflavonol 112 en flavonol 38 se fait dans les conditions de Parikh-Doering128 : cette dernière étape consiste en l’oxydation de la fonction α-hydroxycétone de 112 en α-dicétone. 127 Kajiro. J. Hiyama. A. 1999. 89(21).R5'.Py / DMSO / Et3 N / CH2Cl2 / -15°C à TA / 128 12 h..123 111 R5 R7 + R5' OH O i 113 O R7 R3' R4' R5 O 38 O OH R3' R4' R5' v R3' 9 R4' R5' ii R7 12 O R3' R4' R5' Aucune R5 O +/procédure efficace. A. 1689-1692. R7= H ou OMe R5 O Schéma 46 : Séquence réactionnelle de la synthèse biomimétique B3 des flavonols. pour donner la (±)-trans-3-acétoxy-flavanone 114.. W. R. qui par équilibre céto-énolique. Kajiro. . Soc. H. . Tet. Doering. une méthode de clivage chimiosélective de la fonction α-acétoxycétone par le triflate de scandium a été sélectionnée (Kajiro et al. v: SO3. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge triacétate de manganèse. iv: Sc(OTf)3 / H2O-THF-MeOH / 7 jours. Chem. iii: Mn(OAc)3 / PhH-AcOH (10-1) / 4123 127 10 h. . .. 72. plusieurs conditions de déacétylation ont été testées : afin d’éviter un maximum de produits secondaires. 40. Mori. 128 Parikh. R4'. Bull. T. 1553-1560. a été mise au point en utilisant les conditions de Demir et al. T.). . Ensuite. ii: AcOH / Reflux / 12 h. 86 .117.

87 . les résultats sont regroupés dans le Tableau 7. Trois d’entre eux ont été synthétisés à plus grande échelle.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R3' 112 R7 O OH R5 O R5 O R4' R5' O R7 O O R3' R4' Equilibre R R5' céto-énolique 7 38 O OH R5 O R3' R4' R5' Schéma 47 : Formation de 38 par oxydation de 112 Les travaux de Stefan Chassaing ont permis l’obtention de cinq dérivés méthylés de flavonols sur de petites quantités.

c d Rendement selon les conditions iii. après purification. après purification. Rendement selon les conditions iv après e f purification. Rendement selon les conditions ii. 88 . Rendement selon les conditions v. après purification. après purification.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées 1 111a + 113a O 2 111a + 113b O 3 111a + 113c Précurseurs O O O O O 9a 9b O O O 9c O O O O O Chalconesa O O OH O 52% 12a O O OH O 64% 12b O +/O O O O OH O 57% 12c O O Flavanones b O +/O O O O 91% 114a 114b O OAc O O 90% O +/- O O 75% 114c O O 3-acétoxyflavanonesc O +/- O O OAc O O O O OAc O O +/- O 50% 112a 112b O OH O O O +/O 40% O O OH O O O +/- 66% 112c O O Dihydroflavonolsd O OH O O +/- O 84% 38a 38b O OH O O 61% O O OH O O +/- 97% 38c O O Flavonols e O O O O OH O 75% Rendement global f Dérivé méthylé de la galangine : 15% 85% Dérivé méthylé du kaempférol : 12% 80% Dérivé méthylé de la myricétine : 22% O O Tableau 7 : Résultats de l’application de la synthèse biomimétique B3. Rendement sur les cinq étapes après purification. a b Rendement selon les conditions i.

les cinq séries de flavonoïdes. Tableau 8)111 : selon la substitution du cycle A.2 Bilan et extension de la stratégie B3 L’ensemble des résultats sur la synthèse biomimétique des flavonols est très intéressant : il est possible d’obtenir un grand nombre de flavonols différant par la substitution du cycle A et du cycle B.5 µM IC50 = 4 µM Figure 31 : Molécules actives sur une lignée cancéreuse du colon SW620 3. ont été engagées dans une étude biologique. Par ailleurs. la formation de la flavone devient majoritaire par rapport à celle du dihydroflavonol (produit initialement attendu).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les résultats obtenus pour les trois séries de flavonoïdes sont satisfaisants. avec des rendements satisfaisants. lors de l’élaboration de la séquence réactionnelle. cellules tumorales du colon. L’utilisation du diacétate d’iodosobenzène en tant qu’agent hydroxylant a généré des produits secondaires de type flavone 21 (Schéma 48. Parmi les trois séries de flavonols présentées dans le Tableau 7. obtenus par la synthèse biomimétique B3. dirigé par Francis Raul. l’étude de la transformation flavanone 12 en dihydroflavonol 112 a montré des résultats inattendus. Les rendements totaux de la biosynthèse des dérivés méthylés de flavonols vont de 12 à 22% sur les cinq étapes. Elle consiste B3 principalement à évaluer le potentiel anti-prolifératif des molécules synthétisées sur la lignée Caco-2. La formation d’intermédiaires appartenant à la classe des flavonoïdes a permis de tester tous les substrats dans une potentielle activité biologique et d’identifier trois molécules actives.5-25 µM IC50 = 5-12. 9a O O O 38a O OH OH O O O O O O 38b O OH O IC50 = 12. 89 . trois structures présentent un potentiel antiprolifératif intéressant sur la lignée cancéreuse du colon SW620 (Figure 31). En partenariat avec le Laboratoire d’Oncologie Nutritionnelle de Strasbourg.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R3' 12 R7 O R4' R5' i / ii R7 112 O OH R5 O R5 O R3' R4' R5' R7 21 O R3' R4' R5' + R5 O et chalcone 9 (+/-) cis et trans Schéma 48 : Oxydation par l'iode hypervalent i: PhI(OAc)2 (1. b Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice suite à l’hydrolyse acide c d dans les conditions ii. En effet. voire exclusive (Entrées 2 et 3). Entrées Flavanone 106 O Dihydroflavonol 27 O OH O Flavone 21a O 1 (+/-) O (+/-) 68% a O 23% 21d O O b 12a 112a O O OH O O O 2 O O (+/-) O O (+/-) O _ 12b O c 82% 21e O d 112b O O O OH O O O O 3 O O O (+/-) O O (+/-) _c c O 84% e Tableau 8 : Résultats de l’application de l’oxydation par l’iode hypervalent. _ a Rendement après purification par recristallisation suite à l’hydrolyse acide dans les conditions ii.111 90 . Rendement après purification par recristallisation suite à l’oxydation (pas d’hydrolyse).1 éq. pour donner le (±)-trans-dihydroflavonol 27 avec un rendement de 68% après hydrolyse acide. En revanche.) / KOH (1. Rendement après purification par e chromatographie sur colonne de silice suite à l’oxydation (pas d’hydrolyse).0 éq. la formation de la flavone devient majoritaire (lorsqu’elle est monosubstituée sur le cycle A). pour les substrats présentant un cycle A substitué. ii: Trans : HCl (3M) / EtOH / TA Cis : HCl (3M) / Acétone / TA. Aucune trace n’est observée. Le produit secondaire (flavone 21a) est minoritaire avec 23% de rendement (Entrée 1). la flavanone 106 est majoritairement α-hydroxylée par l’iode hypervalent.) / MeOH.

L’hydrogène en position 2 de 12IPh’ se trouve alors en position anti-périplanaire par rapport au groupe iodé sortant. situation permettant une élimination de type E2 pour donner la flavone 21. un équilibre d’épimérisation plus rapide est envisageable entre 12IPh et 12IPh’. Ces résultats renforcent les observations faites lors de l’étude de la stratégie B2B. l’addition nucléophile du méthanolate sur le carbonyle en position 4 de 12IPh est une étape limitante si le cycle A est fortement substitué : le carbonyle est moins électrophile et donc moins réactif. 91 . Dans ces conditions. Au cours du mécanisme d’α-hydroxylation (Schéma 42b et 49).111 12 R7 O R3' R4' R5' Enolisation CH3OCH3OH R7 O R3' R4' R5' R5 O R5 O in situ Echange de ligands PhI(OCH3)2 PhI(OAc)2 CH3OR3' 12IPh Addition nucléophile R7 sur le carbonyle O R4' Equilibre d' R7 R5' épimérisation IPh(OCH3) R5 O CH3O12IPh' O R3' H R4' R5' IPh(OCH3) R5 O R3' Etape limitante si R5=R7=OR R4' Elimination et élimination réductrice de l'iode PhI R3' R7 O OH R5' 21 R7 O O R4' R5' R5 O R5 O Schéma 49 : Hypothèse mécanistique de la formation de la flavone 21 par l’iode 111 hypervalent.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Le rapport dihydroflavonol / flavone est dépendant du motif du cycle A : plus la substitution est importante (motif phloroglucinol : positions 5 et 7 oxygénées) plus la transformation évolue vers la flavone. Stefan Chassaing a proposé une hypothèse basée B2B sur les contraintes électroniques et stériques imposées par les substituants présents sur le cycle A.

iii: PhI(OAc)2 / KOH / MeOH. . Z. T. la méthode avec l’iode hypervalent n’est pas adaptée pour la transformation flavanone 12 en dihydroflavonol 112. Yulin. ii: NaOAc / EtOH / reflux. 196-199. nous avons reproduit ces conditions sur des précurseurs protégés par des groupements méthoxyméthyles. 111 R5 R7 + R3' OH O i R3' 9 R7 R5 R4' R5' R7 ii R5 O 12 O +/R4' R5' R5 O iii / iv R3' R4' R5' 113 O R7 21 O R3' R4' R5' OH O Schéma 50 : Séquence réactionnelle pour la formation de flavones naturelles 111 16 i: NaH / DMF / 0°C à TA / 4 h. Weidong. les résultats obtenus sont répertoriés dans le Tableau 9. 64. Dans le but de synthétiser des flavones naturelles. L. . 92 . Tableau 8) valide la méthode pour le groupe protecteur méthoxyle. . substituées en position 5 et 7. 2001. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge D’après les résultats et cette hypothèse mécanistique. L’obtention de dérivés méthylés des flavones chrysine 21b et apigénine 13 dans les conditions i (Schéma 48. mais elle peut être une voie efficace pour accéder à des flavones 21.. facilement clivables en milieu acide (Schéma 50)129. Nat. Wenfei. 129 Yongqiang W. J. Prod. Li. 129 iv: HCl / MeOH / reflux.

93 . Rendement sur les quatre étapes après purification L’utilisation de l’iode hypervalent dans la formation de flavones naturelles.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées Précurseurs 1 111b (R5=R7=OMOM) 113a (R4’=H) 9f O 2 111b (R5=R7=OMOM) 113g (R4’=OMOM) 9g O O O O O Chalconesa O O OH O O O 60% O O OH O 48% O O +/- 12f 12g O Flavanonea O O O O O O +/- 64% O O O 64% O O 21f 21g O O O Flavone protégéea O O O O O O 30% O O O 42% 13 OH O 21b Flavone déprotégéea HO O HO OH O Rendement globalb quantitatif Chrysine 21b : 11% OH O quantitatif Apigénine 13 : 12% Tableau 9 : Résultats concernant la formation de flavones naturelles. supérieurs à 10%. sur quatre étapes. comme la chrysine 21b ou l’apigénine 13 est efficace. avec des rendements. a b Rendement après purification.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 4. R7= H ou OMe R4' R5' Stratégie B3 Synthèse biomimétique O Utilisation de l'iode hypervalent R3' R4' R5' R7 R5 O Schéma 51 : Bilan des stratégies B 94 .110 En effet. n’est pas adaptée à la structure tricyclique des flavonoïdes. R4'. entraîne une fragmentation du substrat. fondée sur la B1 cétohydroxylation d’un flav-3-ène 102.1 Bilan La construction du motif C6-C3-C6 correspondant au motif flavonol 38 a été étudiée et trois stratégies ont été envisagées (Schéma 36 et Schéma 51). entre l’agent oxydant au ruthénium et le cycle central C. R5'. la tension de cycle générée lors de la formation d’intermédiaires au cours de la cétohydroxylation. Malgré les très bons résultats obtenus par Plietker. la stratégie B1. R3' 102 R7 O R4' R5' R5 Stratégie B1 : réaction de céto-hydroxylation R3' 38 : R3 = OH R7 Stratégie B2 : Synthèse totale 103 R7 R5 R3 OH B2A O B2B et B2C selon substitution du cycle benzénique R5 21 OH O R7 O OH O R5 O R7 R5 + R3' R4' R5' O R3 R3 = OH ou OR R5 = H ou OH ou OR R3'. Bilan des stratégies B 4.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge L’hémisynthèse de flavonols par la stratégie B1 ne s’appliquant pas aux flavonoïdes. 110d et 110Ace) peuvent être engagées dans la séquence réactionnelle envisagée B2 (Schéma 39). mais l’efficacité de ces méthodes est dépendante du motif de substitution du cycle benzénique (futur cycle A) du précurseur acétophénone 109. Grâce à une étude approfondie pour chaque transformation. qui ne dépendraient pas du motif de substitution du cycle benzénique. La stratégie B3 mise au point par Stefan Chassaing présente des rendements très satisfaisants pour l’accès à des dérivés méthylés de flavonols. 95 . une voie de synthèse de flavones naturelles a pu être élaborée. il serait intéressant de tenter d’autres méthodes d’α-oxygénation d’acétophénones 109.2 Perspectives La synthèse totale B2 reste une méthode envisageable pour l’accès au squelette flavonol. Cette méthode s’appuie sur une étape originale 6-exo-tet à partir d’αB2 O-2-hydroxyacétophénones 103. 4. certaines α-hydroxy et α-acétoxyacétophénones obtenues (110c. Cette contrainte ne permet donc pas d’élaborer la synthèse totale B2 envisagée. nous nous sommes concentrés sur la synthèse totale de flavonols en élaborant la stratégie B2. Trois alternatives ont été envisagées pour accéder aux substrats 103 (Schéma 51) : les stratégies B2A et B2B pour former directement des α-hydroxyacétophénones et la stratégie B2C pour conduire à des intermédiaires de type α-acétoxyacétophénones. Cette méthode est de loin la plus adaptée pour l’obtention d’un grand nombre de squelettes C6-C3-C6 de type flavonols ou flavones. Par ailleurs. B2A n’a donné aucun résultat positif contrairement à B2B et B2C .

se base sur une synthèse de type C6 + C4-C6. est l’accès direct au motif sel de 4-méthylflavylium (Schéma 35). précurseur des pyranoanthocyanidines 101. La stratégie C .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Une autre alternative pour construire le squelette C6-C3-C6. que nous allons présenter dans le chapitre suivant. 96 .

Stratégie C 1. 34. 3889. Bulow. Dtsch. 1435. . . J. Ges. Ibid. 127. Soc. Malkin. . Accès au motif sel de 4-méthylflavylium 1. Robinson. Ber.. 97 . ont lieu deux additions nucléophiles régiosélectives successives de 116. . R.3-dione 117 (C4-C6) conduit en 24 heures au sel de 4méthylflavylium correspondant (Schéma 52a). La force motrice de la réaction est la formation d’un cycle à six centres aromatique. intermédiaire incontournable de la séquence réactionnelle des pyranoanthocyanidines 101 (Schéma 35). C. Wagner.. addition nucléophile du bromure de méthylmagnésium sur une flavone ou un flavonol. 1901. T. Wagner. une autre stratégie. Walker. Ber. Le mécanisme de cette transformation n’est pas clairement établi. Des calculs de mécanique moléculaire ont été effectués sur les réactifs de départ par Aurélien Alix (Doctorant au Laboratoire de 130 Robinson. consiste en une association C6 + C4-C6 de deux entités carbonées. . La régiosélectivité de la réaction s’explique par les caractères électrophiles et nucléophiles de chaque espèce. Outre les conditions de synthèse proposées dans le chapitre A. 1934. J. Dtsch. 36. J.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge C. 34. 1925. Chem. l’élimination de deux molécules d’eau conduit au sel de 4-méthylflavylium. Von Sicherer. Chem. 1903. . Soc. C. on suppose qu’après activation des carbonyles de la 1-phényl-butan-1.. . Bulow. H. . Bulow. C. Puis.130 La condensation régiosélective en milieu acide fort (acide acétique et acide hexafluorophosphorique) d’un phénol 116 (C6) et d’une 1-phényl-butan-1.. H..3-dione 117 par un proton. Nous avons donc orienté notre étude vers l’obtention directe du sel de 4-méthylflavylium 115. 1190. Ges. . . R. 1782. W. 1901.1 Présentation de la stratégie Les stratégies B élaborées pour la construction du motif flavonol C6-C3-C6 38 n’ont pas donné les résultats attendus. Chem. mise au point par Bulow et Wagner en 1901. 1941. Chem.

116 117 PF6R5 A 9 10 115 R3' R4' R7 OH O R3' B R4' R5' + R7 AcOH / HPF6 TA / 24 heures 9 O C R3 A 10 R5' 11 OH 116a : R5=H.271 0.H 2O O Ph .489 O 0.H2O / HO + H+ H OH2 O OH2 Ph + H+ HO O Ph OH Elimination E1 / Aromatisation OH OH OH Réaromatisation/ Protonation / Elimination OH OH Schéma 52b : Proposition du mécanisme de condensation régiosélective entre 116c et 117a Trois phénols ont été condensés avec la benzoylacétone 117a : le résorcinol 116a.1038 O 0. 98 . le 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Synthèse et Réactivité Organique.51 -0.5-diméthoxyphénol 116b et le phloroglucinol 116c. Les sels de 4méthylflavylium synthétisés de type 115 (R3 = H) sont récupérés par précipitation dans l’éther et filtration. R7=OH 116b : R5=R7=OMe 116c : R5=R7=OH R3 4 11 R5 117a : Benzoylacétone R3=R3'=R4'=R5'=H Schéma 52a : Construction de sels de 4-méthylflavylium par la stratégie C HOMO LUMO HO Calculs des charges.5 (Schéma 52b) et permettent d’expliquer la régiosélectivité de la réaction. Strasbourg I) avec le logiciel Hyperchem Release 7.67 OH H HO OH Ph OH O O Addition nucléophile 1 HO H O OH Ph HO Prototropie O OH Ph OH O OH H 6-exo-trig O Addition nucléophile 2 OH HO O Ph HO . les résultats apparaissent dans le Tableau 10. méthode MM+ OH -0.

quant à lui. Notre objectif principal reste l’accès à une grande variété de motifs 115 (Figure 28). nous avons développé la stratégie C (Schéma 53). Les sels de 4-méthylflavylium 95b et 95d (Entrées 2 et 3) sont obtenus avec d’excellents rendements : ils présentent tous les deux le motif phloroglucinol. Ces premiers résultats sont très encourageants et valident la synthèse de sels de 4méthylflavylium à partir d’une stratégie C6 + C4-C6.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées Précurseurs 116a + 117a HO OH OH O Sel de 4méthylflavylium : rdta 115a PF6HO O 1 116b + 117a O O OH O 73% 95d PF6O O 2 OH O 91% 95b O 116c + 117a 3 HO OH OH O PF6HO OH OH 95% Tableau 10 : Résultats de la condensation de phénols avec la benzoylacétone 117a. Le sel 115a est. 99 . formé avec un rendement correct de 73 % (Entrée 1). fréquemment rencontré chez les molécules naturelles. ainsi en nous basant sur les bons résultats présentés ci-dessus. a Rendement du sel de 4-méthylflavylium après précipitation dans l’éther. filtration et lavages à l’éther.

1702-1703. C. A. qui est ensuite oxydé pour donner la β-dicétone correspondante 131 Nagpal.. L’accès aux motifs oxygénés 117’ a également été développé à partir de la stratégie C et sera présenté dans une seconde partie. 2001. R. 589-592.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 117 R7 A OH R5' 116 R5 A OH R7 OH 117' O R3' OR B R4' R5' OH O R3' B R4' 116 115 PF6R7 A OH O C R3 R3 ' R4' B R5' R5 + + Schéma 53 : Schéma rétrosynthétique de la stratégie C Le motif de substitution du cycle A dépend du phénol 116 et celui du cycle B dépend de la nature de la 1-phényl-butan-1. G. L. 32. Commun. 1984. Raston. J. Joshi. proposant une large gamme de substitution du cycle B. Salem.3-dione 117.. Chem. Ainsi. Commun. . Unny. 1. .2 Synthèse de 1. notamment dans la synthèse d’hétérocycles comme les pyrazoles ou les benzopyran4-ones. elles sont largement utilisées en tant que ligands chélatants pour les lanthanides et les métaux de transition. 1. . .131 De plus. Heterocycl. L’addition nucléophile de l’énolate de la fonction cétone sur un aldéhyde conduit à un intermédiaire aldol. Chem. Soc.2.3-diones ou β-dicétones Les β-dicétones sont considérées comme des unités structurales très importantes. 100 . C.. Nous avons donc considéré dans un premier temps une synthèse de molécules 117.1 Méthodes classiques L’une des approches les plus classiques est la réaction d’aldolisation croisée A. Y. un grand nombre de méthodes ont été développées pour l’obtention de ces molécules (Schéma 54). .

Seebach. OR'. . Chem. par réaction de type E1CB en milieu basique ou de type E1 en milieu acide. J. Org. 39. . S. Chem. Certaines précautions doivent pourtant être prises pour éviter la formation de la cétone α. contrairement aux énolates de lithium qui se manipulent à -78°C (énolates utilisés pour la version A). mais elle peut aussi former le produit de O-acylation. . D. . Beck. ... Mg. Dubac. Lett . 2182-2186. . Chem. . 1998. McElvain. M. Li. K. 2945-2948. Am.β-insaturée. . S. C. Soc. 105. 1941. A.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge avec de très bons rendements. R.) AL = Acide de Lewis (BF3.. . Sen. C. Katritzky. 61. Mandrou. J.. 65. . Y = Groupe partant (Cl. comme un chlorure d’acyle ou un ester. Le Roux.. 2002. de la réaction d’aldolisation fait intervenir un éther d’énol silylé.. 132 Wiles. J. Weber.) + Produits de 0-acylation Schéma 54 : Méthodes classiques d’accès aux β-dicétones Une version B. L’alternative C est la C-acylation d’une cétone à partir de sa forme énolate avec un agent acylant. Tet. K. produit d’élimination de l’aldol : la fonction hydroxyle de cet intermédiaire s’élimine. 18. R' = CH3 ou aryle M = Na. S. Q. . M O R !+ + !" O R' A : Réaction d'aldolisation croisée #-dicétone O B : Réaction d'aldolisation avec un éther d'énol silylé R O R' C : Condensation de Claisen C-acylation AL O R' !+ Y R' + !" O R SiR3 O R !+ + !" O R.. une polymérisation de la cétone peut avoir lieu. 3679-3682. Cet énol a l’avantage d’être stable à température ambiante. 1977. 2249-2252. De plus des réactions de polymérisation peuvent également avoir lieu. E. 1996. . M. S. S. 3885-3887. Hoeckstra. 2000. Il est impératif que les deux molécules de départ ne soient pas l’une et l’autre trop réactives. . Haswell.. . J. Tang.. J. .. 1187-1190. P. Tet. De plus. ..132 Cette méthode conduit directement à la β-dicétone. A. 101 . Lett. Tet. Lett. Org. 43. E.. Pastor. A. très souvent utilisée. si la réactivité électrophile des deux substrats est trop proche. Watts. Pombo-Villar.

S. 2004. Ménard. . Lebreton. P. Gosselin. 345-351. Bergé. nous avons sélectionné cette stratégie pour la synthèse de plusieurs 1-phényl-butan-1. Metay. 10359-10364. 5 H2O / MeOH-H2O / 60°C / 30 minutes.3-dione 117. Tetrahedron. i: NaCN / Chlorure de morpholinium / MeOH-H2 O / 30°C / 4 heures. . C. L’addition nucléophile successive du cyanure de sodium et du chlorure de morpholinium sur un benzaldéhyde conduit à l’intermédiaire α-aminonitrile 118.3-diones a attiré notre attention (Schéma 55). iii: CuSO4 . Enfin. ii: NaH / Bromure de propargyle / DMF / TA / 2 heures.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Toutes ces voies de synthèse ont fait leurs preuves.2. Ainsi. Ainsi. 71(1). . Il réagit alors avec du bromure de propargyle pour donner l’intermédiaire 119. 134 Mahalingam. I.. nucléophile. proposée par Mahalingam et Aidhen fait intervenir l’agent acylant en tant que nucléophile134. P. Org. . J. B. Chem. . contrairement aux conditions contraignantes des acylations classiques : milieu anhydre. S. O 113 i R3' R4' R5' R3' R4' R5' 118 CN N O ii R3' R4' R5' 119 CN N O iii R3' R4' R5' 117 OH O Schéma 55 : Stratégie proposée par Mahalingam et Aidhen. 2006. Baffreau. . l’hydratation par le cuivre II permet l’obtention de la 1-phényl-butan-1. mais présentent encore certaines contraintes. J. formant ainsi un agent acylant latent. Celui-ci est ensuite déprotoné en alpha du nitrile par l’hydrure de sodium. bases fortes et basses températures. . 102 . l’accès aux β-dicétones reste un sujet d’actualité pour un grand nombre d’équipes de recherche. . D. 134 Les rendements annoncés pour chaque transformation sont supérieurs à 90% et le substrat 118 se manipule aisément à température ambiante. 60. J. M. . 133 Fargeas. . malgré une étape supplémentaire par rapport aux synthèses présentées en Schéma 54. .133 1. Aidhen. cette voie d’accès originale aux 1-phényl-butan1. Myriam. J. E.2 Alternative originale Une nouvelle stratégie. Barthomeuf.3-diones. V.

113b O 113c O 113d O 113e O MOMCl / K2CO3 / Acétone / reflux O O O O F O PF6 HO - O O O OH O OGLc O O O O OH O 64 : malvidine 3-0-glucoside OH Schéma 56 : Précurseurs de la stratégie C 1. 6065-6069. le 3. Cette méthode a déjà fait l’objet de travaux qui ont permis de former de façon efficace une liaison carbone-carbone dans la synthèse de 2-déoxy-C-arylglycosides et de 1.4dicétones.3.5triméthoxybenzaldéhyde 113c et le 4-fluorobenzaldéhyde 113d permettent de valider la méthode pour des motifs plus substitués ou portant un groupement électroattracteur. I. I. S. est basée sur le concept umpolung du précurseur : la transformation du benzaldéhyde électrophile en α-aminonitrile 118 entraîne la formation d’un nucléophile latent.5-diméthoxy-4-(méthoxy-méthoxy)benzaldéhyde 113e est un précurseur de choix puisqu’il préfigure le cycle B de la malvidine-3-O-glucoside 64 (anthocyane majoritaire de Vitis vinifera) (Schéma 56). donnant les intermédiaires 118 avec de très bons 135 Vijayasaradhi. Aidhen. . . . 4(10) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. V.4. Enfin. Selvamurugan. Tetrahedron.135 Cette réaction se fait facilement en conditions hydroalcooliques (mélange méthanol .. Lett . S.eau). Aidhen. le 3. 57. 2001. Org. 1739-1742.3 Application de la stratégie C Quatre benzaldéhydes ont été choisis pour l’application de la stratégie de Mahalingam et Aidhen : le p-anisaldéhyde 113b est le précurseur modèle. 103 . S. 2002. proposée par Mahalingam et Aidhen.1 Formation de l’α-aminonitrile 118 L’originalité de la stratégie. .

Les conditions proposées par Mahalingam et Aidhen font intervenir les réactifs de départ dans des proportions non stoechiométriques et l’intermédiaire 119 n’est pas isolé.2 Formation de l’intermédiaire propargylique 119 La transformation 118 en 119 est l’étape-clef de la séquence réactionnelle proposée par Mahalingam et Aidhen : elle correspond à la construction de l’unité C4-C6. étant directement engagé dans l’étape d’hydratation par le cuivre. les résultats de cette transformation sont répertoriés dans le Tableau 12 (Schéma 58). 1. avec des rendements sur les deux étapes entre 10 et 30%. la réaction a été réalisée en conditions 104 .134 L’intermédiaire 118 est déprotoné en alpha des fonctions nitrile et morpholine pour donner une espèce nucléophile 118’. 113 O i: NaCN / O N H2 ClR3' R4' R5 ' 118 CN N O R3 ' R4' R5' MeOH-H2O / 30°C / 4 heures Schéma 57 : Formation de l'α-amino-nitrile 118 Entrées Précurseur α-aminonitrile : Rendementa 1 113b 118b CN N O O O O O 2 113c 118c CN N O 3 113d 118d CN N F O O O O 4 113e 118e CN N O O 87% 85% 85% 95% Tableau 11 : Résultats de la transformation i a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice. Nous avons donc décidé de modifier la façon de procéder : dans un premier temps. La subtitution nucléophile de 118’ sur le bromure de propargyle conduit à l’intermédiaire propargylique C4-C6 119.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge rendements (Schéma 57 et Tableau 11) : la transformation i est efficace pour les quatre benzaldéhydes testés.3. Les résultats obtenus d’après ce mode opératoire ont été très décevants.

le diméthylformamide. 105 . est ainsi efficace pour tous cycles benzéniques testés. Enfin. Puis nous avons extrait avec du diéthyléther à la place du dichlorométhane : par rapport au solvant de la réaction. chaque produit a été purifié par chromatographie sur colonne de silice avant d’être engagé dans la dernière étape. 118 CN R3' R4' R5 ' N ii : NaH / Br DMF / TA / 2 heures 118' R3 ' R4 ' R5 ' CN N O R3' R4' R5 ' 119 CN N O O Schéma 58 : Formation de l’intermédiaire propargylique 119 Entrées Précurseurs Intermédiaires propargyliques Rendementa 1 118b 119b 2 118c 119c O O 3 118d 119d CN N O O O O O 4 118e 119e CN N CN N CN N O O O O F O 87% 84% 72% 75% Tableau 12 : Résultats de la transformation ii a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice. La transformation ii. le coefficient de partage du diéthyléther est plus approprié. dans des conditions stoechiométriques. nous avons obtenu les intermédiaires propargyliques 119b à 119e avec des rendements corrects. pour limiter les réactions secondaires. transformation en conditions stoechiométriques. supérieurs à 70%. En appliquant ces conditions.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge stoechiométriques.

Les résultats obtenus pour cette dernière étape sur les dérivés 119 sont répertoriés dans le Tableau 13 (Schéma 59). le cuivre n’est pas fréquemment décrit dans la littérature pour ce type de transformation.3-diones 117b. Chem. W.. Les résultats obtenus pour la transformation iii sont décevants : à part un rendement honorable de 64% pour 117c (Entrée 2). Org.3-diones 117. . M. 117d et 117e ont des rendements compris entre 40 et 50%. Lahav. 1997. .3dione Rendementa Rendement sur les trois étapes 1 119b 117b OH O O 2 119c 117c OH O 3 119d 117d OH O O 4 119e 117e OH O O O F O O 50% 38% 64% 46% 27% 44% O O 40% 29% Tableau 13 : Résultats de la transformation iii a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice. 119 CN R3' R4' R5' N O iii: CuSO4 . les 1-phényl-butan-1. Blum.3 Formation de la 1-phényl-butan-1. 106 . J.5H2O) pour hydrater le groupement propargylique. 62. contrairement à d’autres sels inorganiques comme les sels de platine.3-diones 117 Entrées Précurseur 1-phénylbutan-1. J.3-dione 117 La dernière transformation de cette séquence réactionnelle est assez originale puisqu’elle fait intervenir des sels de cuivre (CuSO4. 669-672. . 5 H2O / MeOH-H2O / 60°C / 30 minutes R3' R4' R5' 117 OH O Schéma 59 : Formation de 1-phényl-butan-1. 136 Baidossi. En effet.3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1.136 La fonction alcyne de l’unité propargylique de 119 est activée par chélation avec le cuivre II et l’addition de deux molécules d’eau conduit aux 1-phényl-butan-1.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Dans le but d’améliorer les rendements de cette transformation. 115-125. malgré des températures plus élevées . Il est important de noter que la réaction aux microondes marchera d’autant mieux avec un solvant non polaire qu’avec un solvant polaire : ce dernier va interférer avec le champ électromagnétique et donc surchauffer. A. Technique du four à micro-ondes • Le four micro-ondes a fait son apparition en chimie dans les années quatre-vingt et est devenu d’un usage quotidien dix ans plus tard. Verlag Gmbh & Co. comme la variation du temps de réaction ou de la température. mais des produits secondaires apparaissent toujours au bout de 30 minutes de réaction.. 1999. ils tournent alternativement dans un sens ou dans l’autre. 107 . ce qui correspond à une diminution de l’entropie et donc à une diminution de l’énergie d’activation. les énergies des états de transition de la réaction sont abaissées par ce chauffage : les molécules sont plus ordonnées. Il est beaucoup plus efficace et homogène que le chauffage traditionnel par bain d’huile.138 En effet. ce qui permet une nette augmentation des rendements et une diminution considérable des temps de réaction. : Weinheim. Microwaves in Organic Synthesis. Varma. nous nous sommes intéressés à une technique récente. le précurseur n’est pas totalement consommé. R. L’utilisation des micro-ondes entre dans les principes de la chimie verte. 2006. . 1(3) .137 Il s’applique à des réactifs présentant une certaine polarité : quand les dipôles sont exposés au champ électromagnétique. . 137 138 Loupy. S. il est possible de travailler avec des dilutions de réactifs faibles. Green Chem. la réaction n’en est que plus facile. n’ayant pas obtenu d’amélioration. Cependant elles ne conservent pas cette énergie et la restituent sous forme de chaleur : c’est le chauffage micro-ondes qui peut atteindre 10°C par seconde. Par contre. Les molécules absorbent alors les micro-ondes sous forme d’énergie rotationnelle. voire sans solvant si l’un des précurseurs est un liquide. selon le sens du champ électrique. plusieurs essais de conditions expérimentales différentes ont été réalisés. ce qui va altérer l’efficacité du chauffage micro-onde. Wiley-VCH. De plus.

5 bar / THF / 2 minutes MOb : 60°C / 0.5 bar / THF-H2O / 2 minutes THF-H2O / 60°C / 30 minutes b Proportiona 50-50 / rdt (117b)=50% 50-50 1 2 3 70-_c 4 _c 5 _c 6 Aucune conversion 7 _c 8 _c Tableau 14 : Essais sur la transformation 119b → 117b. 119b CN N O O Conditions x O 119b 117b Produit secondaire 117b OH O AE/H 2/3 Schéma 60 : Formation de la 1-phényl-butan-1.5 bar / MeOH / 2 minutes MOb : 90°C / 0. nous avons testé la technique micro-ondes.5 bar / MeOH-H2O / 2minutes MOb : 60°C / 0. a Proportion 117b .5 bar / MeOH / 2 minutes MOb : 60°C / 0. la transformation 119 en 117 conduit à un ou plusieurs produits secondaires.3-dione 117.3-dione 117b Entrées Conditions x iii (Schéma 58) MOb : 60°C / P=0. CEM. Présence de plusieurs produits secondaires. 108 . Dans le but de favoriser sélectivement la formation du produit 1-phényl-butan-1.5 bar / MeOH /5 minutes MOb : 60°C / 0.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Dans les conditions proposées par Mahalingam et Aidhen. Réaction réalisée avec un four à c micro-ondes Discover®. Les résultats obtenus sur la transformation 119b en 117b sont répertoriés dans le Tableau 14 (Schéma 60).produit secondaire déterminé par RMN 1H.

de température ou même de solvant ne permet pas d’éviter la formation du produit secondaire.4 Bilan de la formation de 1-phényl-butan-1. ce qui est décevant par rapport aux résultats annoncés par Mahalingam et Aidhen.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Par rapport à la méthode de Mahalingam et Aidhen (Entrées 1 et 8). Malgré cette dernière étape.3.4 Accès au motif sel de 4-méthylflavylium Maintenant que nous avons à notre disposition des motifs C4-C6 différemment substitués sur le cycle benzénique.3-diones ont été obtenues avec des rendements allant de 27 à 46% (Tableau 13). 1.134 En effet. malgré ces différents essais. mais la transformation 119 en 117 (iii) reste l’étape limitante de cette séquence réactionnelle. Quatre 1-phényl-butan-1. 109 . nous pouvons envisager la formation des sels de 4-méthylflavylium correspondants. Le changement de pression. nous n’avons pas amélioré les rendements : l’utilisation d’un four à micro-ondes n’est donc pas adaptée à cette réaction. toujours dans l’objectif d’accéder à des sels de 4-méthylflavylium substitués sur le cycle B. 117d et 117e avec des rendements acceptables. pour tout type de substrat (Tableaux 11 et 12). nous avons synthétisé les 1-phényl-butan1. 1.3-diones 117b à 117e ont été engagées dans la réaction de condensation avec un phénol pour former de nouveaux squelettes C6-C4-C6 (Schéma 52). les réactions i et ii se font avec de très bons rendements. à 60°C pendant deux minutes (Entrée 3). Les résultats sont regroupés dans le Tableau 15.3-diones. une série d’expériences a été réalisée par micro-ondes (Entrées 2 à 7) : les meilleurs résultats sont obtenus pour les conditions classiques iii (Entrée 1) et pour une séquence micro-ondes. Les 1-phényl-butan-1. 117c.3-diones 117b. L’obtention de ces molécules permet la poursuite de notre étude. Ainsi.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

Entrées

Précurseurs engagés
116c + 117b
HO OH OH O

Rendement sel de 4méthylflavyliuma
115b
PF6HO O O

1
OH

O
OH

81%
O O

116c + 117c
HO OH O O O

OH

O
PF6HO O

115c

2
OH

O

OH

quantitatif
115’c
O PF6O O O O

116b + 117c
O O OH O O O O

3
OH

O

26%
115d
PF6F O

116c + 117d
HO OH

OH

O
HO

4
OH

F
OH

57%
OH

116c + 117e
HO OH O

OH

O
PF6HO O

115e
O

5

OH

MOMO O

O

OH

mélange

b

Tableau 15 : Formation d’une nouvelle série de sels de 4-méthylflavylium. a b Rendement obtenu après précipitation dans l’éther, filtration et lavages à l’éther. Le groupe protecteur méthoxyméthyle est clivé dans les conditions acides: AcOH / HPF6

Cinq sels de 4-méthylflavylium, substitués sur le cycle B par des groupements électrodonneurs ou électroattracteurs ont été obtenus avec des rendements assez variés : 115b et 115c ont été formés avec plus de 80% de rendement (Entrées 1 et 2) et la condensation du phloroglucinol avec 117d conduit à un nouveau sel de 4méthylflavylium 115d, portant un groupement électroattracteur sur le cycle B (Entrée 4). Par contre, la condensation du 3,5-diméthoxyphénol avec 117c ne donne qu’en faible quantité le sel 115’c : il est connu que la présence de méthoxyles déstabilise la structure sel de flavylium. La formation de 115e est plus difficile : le groupe protecteur méthoxyméthyle est censé être clivé en conditions acides (Entrée

110

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

5). Or, nous obtenons un mélange de deux sels de 4-méthylflavylium : 115e et son homologue protégé en position 4’. Les quatre sels de 4-méthylflavylium 115b à 115d ont été engagés dans la réaction de condensation avec différents benzaldéhydes pour former les 3-déoxypyranoanthocyanidines phénoliques correspondantes. Les résultats seront présentés dans le chapitre D. 2. Extension de la stratégie C La méthode développée ci-dessus nous permet de former de façon efficace plusieurs sels de 4-méthylflavylium substitués sur le cycle B et portant un hydrogène en position 3. Or, l’un de nos objectifs est la formation de molécules oxygénées sur cette position (Schéma 61). Nous avons donc exploité la stratégie C pour accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 (R3 = OR), présentant une fonction hydroxyle ou alkoxyle en position 3 : nous avons donc prospecté les méthodes d’α-oxygénation de 1-phényl-butan-1,3-diones 117.
116 120 PF6R7 A R5 O C OR Stratégie C OR R = H, Ac, Ar B R4' R5' R5' R3' R4' B R5' O R5 A OH 117' O R3' !"oxygénation B R4' R7

+
117 OH O R3'

Schéma 61 : Accès à des sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3

2.1 α-oxygénation de la benzoyacétone 117a Dans un premier temps, nous avons tenté l’α-oxygénation de 117a : nous avons testé les conditions de Moriarty et al. faisant intervenir l’iode hypervalent, ainsi que celles de Demir et al. utilisant le triacétate de manganèse, développées dans le 111

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

chapitre B2 (Schéma 62).118,119,123 Malheureusement, dans aucun cas nous n’avons pu obtenir l’α-O-benzoylacétone 117’a : la présence d’un second hydrogène labile en alpha des deux carbonyles entraîne des réactions secondaires incontrôlables. Nous obtenons donc un mélange de produits difficilement séparables.
117'a 117a O O 1) PhI(OAc)2 / KOH / MeOH 2) PPTs / Acétone-H2O O Mn(OAc)3 / Benzène-AcOH / Système Dean-Starck OAc (±) O O

OH O

(±)

H

H

Schéma 62 : Tentatives de formation de dérivés 2-oxo des 1-phényl-butan-1,3-diones 117’a

2.2 Alternative pour l’obtention de dérivés 2-oxo des 1-phényl-butan-1,3diones L’oxygénation directe sur le motif 117 semblant compromise, nous avons donc envisagé la séquence réactionnelle suggérée par Langer et al. en 2006139 : elle fait intervenir un intermédiaire halogéné 121.140 L’halogène est ensuite substitué par un ester de sodium dans le diméthylsulfoxyde, formant ainsi une 1-phényl-butan-1,3dione oxygénée en alpha des deux carbonyles de 117’ (Schéma 63).
117 OH R3' R4' R5' O i R3' R4' R5' Cl (±) 121 O O ii R3' R4' R5' OR (±) 117' O O

R = Ac, Bz

Schéma 63 : Séquence réactionnelle pour accéder à 117'. 139 140 i: N-chlorosuccinimide / CCl4 / reflux. / 4 heures. ii: NaOR / DMSO / reflux / 3 heures.

139

Ahmed, Z. ; Fischer, C. ; Spannenberg, A. ; Langer, P. ; Tetrahedron, 2006, 62, 4800-4806. Valgimigli, L. ; Brigati, G. ; Pedulli, G. F. ; Dilabio, G. A. ; Mastragostino, M. ; Arbizzani, C. ; Pratt, D. A. ; Chem. Eur. J., 2003, 9, 4997-5010. 140 Roshchupkina, G. I. ; Gatilov, Y. V. ; Rybalova, T. V. ; Reznikov, V. A. ; Eur. J. Org. Chem., 2004, 1765-1773.

112

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

2.2.1

α-chloration de 117

Dans un premier temps, les conditions i décrites par Roshchupkina et al. ont été testées sur la benzoylacétone 117a et la 1-phényl-butan-1,3-dione plus substituée 117c, les résultats apparaissent dans le Tableau 16 (Schéma 64).140
117 OH R3' R4' R5' NCS: O i: NCS / CCl4 / reflux / 4 heures O N Cl O R3' R4' R5' Cl (±) + 121 O O Succinimide O N H O

Schéma 64 : α-chloration de 117 par le N-chlorosuccinimide (NCS) en 121. Entrées Précurseur
117a
OH O

140

Intermédiaire chloré : rdt
121a
O O

1

Cl (±)

65%
117c
OH O

a

121c
O O O Cl O

O

2

O O O

(±)

84%
140

b

Tableau 15 : Résultats d’α-chloration de 1,3-dicétones 117.
a b

Rendement du brut réactionnel après filtration et séchage sous pression réduite. Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice.

La formation de la 3-chloro-benzoylacétone 121a est délicate : bien qu’un seul produit se forme au cours de la réaction (suivi par chromatographie sur couche mince), nous avons observé sa dégradation lors de sa purification par chromatographie sur colonne de silice. Nous avons donc envisagé de ne pas purifier la 3-chloro-benzoylacétone. Il est important de noter que la réaction se fait en conditions stoechiométriques et que le succinimide, produit secondaire, précipite dans le tétrachlorure de carbone : le brut réactionnel ne devrait présenter que la molécule 121a. Cette hypothèse a été vérifiée par spectroscopie RMN qui indique la présence seule du produit 121a. Nous avons donc travaillé directement sur le brut réactionnel de la transformation i. En revanche, l’intermédiaire chloré 121c est

113

Ces résultats sont moins bons que ceux annoncés par Langer et al.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge obtenu. 121 O R3' R4' R5' Cl (±) O ii: NaOR / DMSO / Reflux / 3 heures R3' R4' OR R5' (±) O O 122 : R = Ac 123 : R = Bz Schéma 65 : α-oxygénation de 121. 2. a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice.3a dione : rendement 122 O O 1 121a + NaOAc (±) O O 45% 123 O O 2 121a + NaOBz O (±) O Tracesb Tableau 17 : Résultats de la transformation ii sur 121a.2. nous avons engagé le brut 121a dans la réaction d’α-oxygénation dans les conditions ii139 : l’halogène subit une substitution nucléophile par l’acétate de sodium ou le benzoate de sodium pour former les 2-O1-phényl-butan-1. pour des motifs substitués sur le cycle benzénique. Les résultats sont regroupés dans le Tableau 17 (Schéma 65). b Traces observées parmi un mélange de produits La 2-acétoxy-1-phényl-butan-1. 114 . mais la 2-benzoyloxy-1-phényl-butan-1.3-diones correspondantes. après purification. avec un bon rendement de 84%.2 α-oxygénation de 121a Une fois ces intermédiaires chlorés obtenus. ce qui valide la méthode d’α-chloration de Roshchupkina et al.3-dione 123 se forme avec d’autres produits.3-dione 122 est obtenue avec un rendement de 45%. (72%). 139 Entrées Précurseurs α-O -1-phényl-butan-1.

le sel de 4méthylflavylium est récupéré sous forme de poudre colorée.3-dione 117’. l’un des précurseurs de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3. Dans le cas des deux transformations présentées dans le Schéma 66 nous n’avons observé ni coloration. à notre disposition une α-0-butan-1-phényl1. 2. 116b 122 ou 123 PF6O O O O i O O ou OR R = Ac ou Bz OR O O OH O 120 PF6O + OH Schéma 66 : Condensation en milieu acide de 122 ou 123 avec un phénol. issus de l’hydrolyse des esters. par cette méthode.3-dione 122. suivie de la formation d’un précipité. On sait que l’obtention d’un sel de 4-méthylflavylium dans les conditions i est caractérisée par la coloration du milieu réactionnel. De plus la 115 .5-diméthoxyphénol 116b. Malheureusement. ni les sels de 3-hydroxy-4-méthylflavylium (R = H). ainsi que le mélange résultant de la transformation 121a en 123. Entrées Précurseurs 116b + 122 116b + mélange 123 Sels de 3-O -4-méthylflavylium 1 2 _a _a Tableau 18 : Résultats de la condensation entre 116b et 122 ou 123 a Aucune trace n’est observée. nous n’avons pas obtenu les sels acylés de 4méthylflavylium (R = Ac ou Bz). dans l’étape de condensation avec le 3.3 Formation de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3 Nous avons engagé la 2-acétoxy-1-phényl-butan-1. les résultats apparaissent dans le Tableau 18 (Schéma 66).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge mais nous avons. Après filtration et différents lavages au diéthyléther. ni précipitation et nous avons obtenu après filtration un solide blanc. i: AcOH / HPF6 / TA / 24 heures.

Pour expliquer ces résultats. que des espèces sous forme non cationique.72 .2-dicétone instable (Schéma 67b). Cette espèce est en équilibre avec différentes formes énoliques.2-dicétone : instabilité Dégradation OH Ph O HO O OH Schéma 67b : Instabilité de la 2-hydroxy-1-phényl-butan-1.3-diones 122 et 123. La seconde hypothèse est celle qui explique le mieux l’absence de coloration.La deuxième hypothèse est basée sur l’hydrolyse de l’ester au niveau des 2-Obutan-1-phényl-1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge caractérisation par RMN du proton ne montre aucun signal mis à part celui du solvant. solubles dans le diéthyléther qui sont éliminés au cours des lavages. Ce phénomène a été décrit pour les anthocyanidines (Schéma 67a). précipitation et de tout produit sur le spectre RMN.3-dione 117a’. Il ne reste alors.La première consiste en l’hydratation du sel de 3-hydroxy-4-méthylflavylium en position 2. R3' XR7 O OH R5 R4 R5 R4 R5' R6' H2O R7 O OH R6' OH R5 R4 H 2O R7 OH CHO + HO R5 R4 O R3' R5' R7 OH O O R3' R5' R6' Anthocyanidine : R4 = H R4 = Me R3' R4' R5' Schéma 67a : Instabilité des structures flavylium hydroxylées en position 3 117' O O OH O OH O O OH OH OH O 1.3-dione 117’ 116 . dans le milieu. dont certaines présentent une fonction 1. . nous proposons deux hypothèses. la présence d’un hydroxyle en position 3 conduit à la rupture du squelette C6-C3-C6. conduisant à la 2-hydroxy-1-phényl-butan1. la dégradation empêche ainsi toute réaction de condensation.

. Chem.5-triméthoxybenzoïque 124 est préparé par perméthylation de l’acide gallique (Schéma 68a). 2006. nous nous sommes intéressés à une autre fonction ester.4. Y.5-triméthoxybenzoate de sodium est formé in situ et réagit directement avec la 2-chloro-1-phényl-butan-1. Il est ensuite engagé dans l’étape de condensation avec un phénol pour accéder au sel de 4-méthylflavylium correspondant. O OH Me2SO4 / NaOH / H2O / TA à reflux / 1 heure OH OH Acide gallique 22% O O Acide 3. X. 14.5-triméthoxybenzoïque O OH HO O Schéma 68a : Perméthylation de l’acide gallique en acide 3.5-triméthoxybenzoate de sodium qui est un dérivé de l’acide gallique. .141 Puis le 3.5-triméthoxybenzoate)-1butan-phényl-1. pour conduire à la 2-(3. l’acide 3.5-triméthoxybenzoïque.4. Bioorg.3-dione 125 (Schéma 68b).4. Xu. les résultats sont regroupés dans le Tableau 19.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Dans un premier temps. 141 Li. .4 Alternative pour accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 Dans le but d’accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 stables. motif fréquemment rencontré chez les molécules d’origine végétale..4. 1287-1293. W. Li.4.3-dicétone 125 Le produit 125 est formé avec un rendement de 51%. 124 O OH 1) NaH / DMF / TA 2) 121a / DMF / TA / 3 heures 51% O O Cl (±) 141 125 O (±) O O O O O O O O Na+ O O O O O O Schéma 68b : Formation de la 2-O-1. Med. 117 . plus résistante aux conditions acides : le 3.4.3-dione 121a par substitution nucléophile.

Ainsi. l’accès à des sels de 4-méthylflavylium acylés en position 3 et substitués sur le cycle B serait validé avec la stratégie C .4’’.5 Perspectives Maintenant que nous avons déterminé les conditions adéquates pour l’obtention de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3. Les résultats seront indiqués dans le chapitre D qui suit. la fonction ester choisie résiste en partie aux conditions acides de la réaction et nous avons réussi à synthétiser la structure sel de 4-méthylflavylium acylé en position 3. ainsi qu’à l’étude de la dernière étape de condensation. 118 .5’’-triméthoxybenzoate). Nous avons obtenu deux sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3 avec des rendements faibles de 15% pour 120b et 24% pour 120c. Le chapitre D est consacré à l’accès aux motifs pyranoanthocyanidiques 101.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées Précurseurs 116b + 125 O O O (±) O OH O O O O O Sel de 4-méthylflavylium : rendementa 120b PF6O O O O O O O O 1 15% O HO 116c + 125 O HO OH (±) O OH O O O 120c PF6O O OH O O O O 2 O 24% Tableau 19 : Formation de sels de 3-(3’’. Néanmoins.3-diones 117b à 117e pour obtenir une grande diversité de structures. 2. a Rendement après filtration. lavages au diéthyléther et séchage sous pression réduite. 120c a été engagé dans la réaction de condensation avec un benzaldéhyde pour former la pyranoanthocyanidine phénolique correspondante.4méthylflavylium. il reste à développer cette méthode sur les 1-phényl-butan-1.

pour former les 3-déoxypyranoanthocyanidines et pyranoanthocyanidines phénoliques 126 correspondantes. Formation du cycle D et substitution 1. R3' PF6R7 A R = Ar. Accès au motif pyranoanthocyanidine Dans les chapitres précédents. CH3. Roehri-Stoeckel et al. Nous avons réussi. ainsi que la possibilité d’être acylés ou non en position 3 : ce sont les intermédiaires de choix pour accéder aux structures 101. c’est la substitution du cycle D (Figure 32).1 Présentation de la stratégie Pour former les motifs pyranoanthocyanidines phénoliques 126. selon la description donnée dans le chapitre précédent. Toutes ces structures interviennent en tant qu’intermédiaires de la séquence réactionnelle permettant d’accéder aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines ou aux pyranoanthocyanidines de type 101 (Schéma 34). COOH. un dernier site doit encore être contrôlé.106 Cette voie a donc été explorée avec les sels de 4-méthylflavylium synthétisés. nous nous sommes principalement intéressés à l’obtention des motifs flavones ou flavonols et sels de 4-méthylflavylium. grâce à la stratégie C . Pour atteindre tous les objectifs présentés dans le chapitre A (Figure 28). H O D R O C R3 R4' B R5' Figure 32 : dernier objectif : contrôler la substitution du cycle D 1. ont condensé le p-diméthylaminobenzaldéhyde avec des sels de 4-méthylflavylium dans l’éthanol à reflux. 119 . (Schémas 31a et 31b) tout type d’aldéhyde peut être condensé (Schéma 68).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge D. à synthétiser des sels de 4-méthylflavylium qui présentent une diversité au niveau de la substitution du cycle B. D’après leurs résultats et l’hypothèse mécanistique proposée.

115b à 115d et 120c. 120 . 95d. plusieurs produits condensés ont été obtenus avec des rendements satisfaisants : la condensation des sels de 4-méthylflavylium 95a. CH3. De même. nous avons sélectionné des benzaldéhydes présentant la même réactivité que le p-diméthylaminobenzaldéhyde. Suite à ces premiers résultats. H Schéma 69 : Réaction de condensation 1. nous avons engagé les sels de 4-méthylflavylium 95b. H 126 : R = Aryle R3' R4' B R5' + R R = Ar. dans l’étape de condensation avec plusieurs aldéhydes.2. 95d. COOH. 115a. Dans un premier temps. 94c et 94’c.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R3' PF6R7 A OH O C R3 115 : R3 = H 120 : R3 = OAr' R4' B R5' O EtOH / reflux R7 A O D R PF6O C R3 101 : R = CH3. Les résultats sont regroupés dans le Tableau 20 (Schéma 70).2 Première application de la stratégie 1. 98d. synthétisés par la stratégie C . 98’a et 98’b. c’est-à-dire portant un ou plusieurs groupements électrodonneurs. les sels 95b. 95’a et 95’b ont donné les produits ouverts 98a. COOH.1 Synthèse de produits condensés Les premiers résultats ont été décrits dans le chapitre A. 95c et 95’c ont conduit aux dérivés pyranoanthocyanes 94b.

OMe. OMe. OH R3" E R7 A O D E 126 PF6O C R3 R3' R4' B R5' R7 A R5 PF6- 127 O C R3 R3' R4' B R5' + R3" ou pour R5 = OH Ri' = H.cm-1)b 1 HO O Pourpre O O O O O O 113g O HO 127b PF6O b 90% d 2 115a O OH O OH O Violet O 72% d 95d PF6- 113h PF6- 127c O O O 3 O O O Brun ε = 40200 OH O OH 81% d 95b PF6- 126a HO O 4 HO PF6- O 113h O Pourpre ε = 10500 OH OH 75% c 121 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 115 ou 120 PF6R7 A R5 O C R3 R3' R4' B R5' 113 O EtOH / reflux R5" R4" Rii" = NMe2. F R5 = H ou OMe ou OH pour R5 = H ou OMe R5" R4" R5" R4" R3" Schéma 70 : Condensation d’un sel de 4-méthylflavylium avec un benzaldéhyde Entrées Sel de 4méthylflavylium 115a PF6- Benzaldéhyde 113c O Produit condensé: a Rendement 127a PF6HO O c Couleur de la poudre et ε (en M-1.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 113b PF6- 126b HO O O 5 95b O O Rouge ε = 21810 O 80% 126c O 113c O HO PF6- 6 95b O O O O O Bordeaux ε = 11700 O O 79% 126d O 115b PF6O O 113i PF6- O HO O 7 HO O Vert OH N N 83% 126e O O 113b PF6- O HO 8 115b O O Rouge O 77% 126f O O O O 115c O 113h O PF6HO 9 HO PF6- O O O OH O Rouge ε = 39000 OH OH 65% 126g O O 113c O HO PF6 - O 10 O 115c O O O O O O O Rouge ε = 19800 52% 122 .

Molécule synthétisée par 142 d Stefan Chassaing. de 3-déoxypyranoanthocyanidines phénoliques (Entrées 4 à 10 et 12) et de pyranoanthocyanidines phénoliques (Entrées 13 et 14). Strasbourg I. 123 .142 Seule la 142 Chassaing S.2.3). Produit de conformation anti interprétée par analyse du spectre RMN NOESY. déterminée d’après la loi de Beer-Lambert. Coefficient d’absorption molaire ε pour la longueur d’onde correspondant au maximum d’absorption. 2006. e Conversion incomplète. Thèse de Doctorat. a b Rendement après filtration. pp 212-221.10-5 mol. pour des concentrations de 20. . c - La condensation d’un benzaldéhyde portant un ou plusieurs groupes électrodonneurs est efficace pour la formation de produits condensés ouverts 127 (Entrées 1. lavages au diéthyléther et séchage sous pression réduite.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 115’c O 113b O PF6 O 127d O - O O O 11 O PF6- O O O O / O O O _ F e 115d PF6F O 113i PF6- 126h HO O O 12 HO O Rouge ε = 12000 N OH N 78% 126i 120c PF6- PF6 - HO O O 13 HO O O OH O O O O N 113i O O O O O Violet ε = 55200 50% 113b PF6- 126j HO O O O O O O O O 14 O 120c Rouge ε = 18100 60% O Tableau 20 : Condensation de sels de 4-méthylflavylium avec des benzaldéhydes.L-1.

J.Outre la formation de plusieurs produits condensés avec une diversité au niveau des cycles B et E.L’obtention des molécules 126i et 126j valide la stratégie pour l’accès à des pyranoanthocyanidines phénoliques : motifs acylés en position 3 (Entrées 13 et 14). ce qui est confirmé par la spectrométrie RMN du proton. connus pour présenter certaines activités biologiques143 : ils peuvent jouer un rôle 143 Banks. 1994. Smart. où les signaux représentent les protons équivalents sous forme de cinq singulets pour la molécule 126g. . . A Part l’atome de brome chez les produits naturels marins. Cependant. E. E. . avec un mélange de 115’c et de 127d (Entrée 11). R. . quant à eux. C. les composés organofluorés sont. E. . quelques molécules originales ont été synthétisées. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge conversion de 115’c ne donne pas un résultat satisfaisant. Banks. Tatlow. ce type de groupement n’est pas fréquemment rencontré chez les molécules naturelles. O PF6HO O O O Mésomérie O PF6.O O HO O O O O HO PF6O O O O O O O O O O O O O Symétrie C2 Schéma 71 : Illustration d’une symétrie C2 au sein de 126g La molécule 126h est une 3-déoxy-pyranoanthocyanidine phénolique substituée par un groupement électroattracteur halogéné. Par délocalisation des électrons. 1979. Ellis Horwood Ltd : Chichester. B. Organofluorine Chemicals and Their Industrial Applications . R. Organofluorine Chemistry : Principle and Commercial Applications . on remarque une symétrie de type C2 au sein de la molécule (Schéma 71). Plenum Press : New-York. Les deux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques 126e et 126g (Entrées 8 et 10) portent les mêmes substituants sur les cycles B et E. 124 .

l Figure 33 : Loi de Beer-Lambert A = Absorbance. Y. Le coefficient d’absorption molaire ε correspond à l’absorbance pour une concentration molaire définie et un trajet optique de 1 cm : il permet la comparaison du pouvoir « absorbant ». 1990.. 305-318. 145 Seebach. 1996. Int. Tet. en raison de ses propriétés chimiques et physiques (petite taille. Chem. Altenburger. D. est souvent utilisé pour remplacer un atome d’hydrogène et modifier les propriétés de la molécule et donc sa réactivité. 29. qui. .cm-1). l’atome de fluor. à longueur d’onde donnée. D. . . A = ε. M. 9279-9281. ici des colorants. Schirlin. M. vont avoir des propriétés physico-chimiques différentes.144 De plus. Les coefficients d’absorption molaire mesurés pour les sels de 4méthylflavylium sont compris entre 20000 et 30000 M-1. qui donne la perte d’intensité d’un faisceau lumineux monochromatique traversant une épaisseur finie de substance (Figure 33). Tet.L-1 .145 1. . Cette valeur est calculée grâce à la loi de Beer-Lambert. le coefficient d’absorption molaire ε. J. . Burton.. 711-714. . l= Trajet optique (cm). . Angew. . O.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge dans la synthèse d’inhibiteurs ou de substrats analogues de certaines enzymes.2. c = Concentration en mol. D. Remy. 2006.c. 52(1). Baltzer. . . . Tarnus. En ce qui concerne les produits condensés synthétisés ci-dessus (Tableau 20). des molécules. Lett.. ε = Coefficient d’absorption molaire (M-1. électronégativité…). J. S. en fonction des substituants de chaque molécule. . C.2 Propriétés physico-chimiques des produits condensés • Pouvoir colorant Les produits condensés obtenus lors de cette étude sont des analogues de pigments du vin rouge. Rohmer. J. 125 . leurs coefficients se situent 144 Meyer. C. Ed. M. la couleur à l’état solide de chaque produit est indiquée ainsi que. D. Dans le Tableau 20 et à titre d’exemple. Wang. Tetrahedron.cm-1. 2007. Engl. pour la plupart d’entre-eux. 48. Tritsch. Grosdemange-Billiard. 1320-1367. Lett. 47.

Am.cm-1. 45. . . sous forme d’hydrogénosulfite de sodium (NaHSO3) s’additionne en position 2 et/ou 4 d’un sel de flavylium. 148 Bakker. 35. J. 102. Agric. . C. Chem. F. par exemple en tant que colorants alimentaires : les anthocyanes sont consommées par l’être humain.146 Mais. J. comme leur instabilité chimique en solution aqueuse à pH supérieur à 3 (Schéma 20)67. le maximum de valeur des coefficients d’absorption molaire se situent dans le domaine 370 à 700 nm. Brouillard. P. 149 Jurd. notamment les jus de fruits et le vin. Timberlake. . Sci. 126 . J.153. montrent que le dioxyde de soufre. Sci. 422-426. Chem. 29. la chimie des anthocyanes s’est énormément développée... Les groupements hétéroatomiques sont appelés auxochromes. 5375-5378. Soc. 1967. mais est réversible par acidification. 18. J. El Hage Chahine. Food. R. 1987. par Jurd et Timberlake et al. 35-43.150 Cette décoloration se fait d’autant mieux à pH 3. L. Ces valeurs sont très révélatrices du pouvoir colorant des molécules 126 qui sont ainsi des pigments vraiment intéressants. Timberlake..68 et leur décoloration par action du dioxyde de soufre. modifient à la fois la longueur d’onde et l’intensité d’absorption. Bridle. quand ils sont reliés à un chromophore.148 Des travaux réalisés dans les années soixante.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge entre 10500 et 55200 M-1. selon la substitution des produits 101. . bien au contraire. 150 Brouillard. .147 Ce réactif est souvent utilisé en tant que conservateur dans un grand nombre de produits alimentaires. 1980. Les dérivés du squelette flavylium ont donc été étudiés en vue d’une utilisation industrielle. J. 146 147 Mazza. Chem. Les raisons en sont nombreuses. Agric.. C. 16-19. 479-485. 1964. . et l’une d’entre-elles est leur étonnant pouvoir de coloration. C’est pourquoi.149 le produit formé 128 est incolore (Schéma 72). J. G. J. R. F.. elles présentent également des inconvénients. ce qui facilite leur incorporation dans les produits alimentaires. Stabilité des pigments 101 et 126 • Depuis les années quatre-vingt. Food Agric. 1997.. Elles sont solubles en milieu aqueux. . Ce sont des groupes saturés comportant des doublets libres qui. Food. . sans être néfastes pour sa santé. M. Food. quotidiennement dans son alimentation.

les produits condensés 98d et 98’b et les sels de 4méthylflavylium 95b et 95d .148 Dans le cas des produits condensés. certains d’entre eux ont été mis dans une solution de bisulfite de sodium et ont révélé une remarquable résistance à la décoloration (Figure 34) : ce sont les pigments 94c et 94’c. synthétisés dans cette étude. (H2O / EtOH : 78/12).0 à 2 g. L-1 de NaHSO3 N N Figure 34 : Molécules en solution d’hydrogénosulfite de sodium 127 . il est plus stable : les vitisines A et B sont connues pour résister à un milieu contenant des sulfites. pH 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge OH PF6HO O S OR OH O O OH Na+ NaHSO3 HO pH 1 OR PF6 - 128 Na+ O SO3H OH OH Addition nucléophile en position 2 incolore Schéma 72 : Mécanisme de décoloration d’un sel de flavylium par l’hydrogénosulfite de 150 sodium. Lorsque le sel de flavylium est substitué en position 4 par un groupement alkyle ou aryle. contrairement au sel de flavylium 129 qui se décolore instantanément. 129 PF6HO O HO 95b PF6O O 95d PF6O O 98d PF6O 98’b PF6O O O O O OH OH O O O N N 94c PF6O O 94’c PF6O O O O O O O Solution hydroalcoolique.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

1.3

Seconde application de la stratégie 1.3.1 Tentative d’accès à de nouveaux pigments

Maintenant que nous avons obtenu des 3-déoxy-pyranoanthocyanidines et des pyranoanthocyanidines phénoliques 126 avec des cycles E substitués par un ou plusieurs groupements électrodonneurs, nous souhaitons accéder à de nouveaux motifs au laboratoire. Pour cela, nous avons engagé des sels de 4-méthylflavylium synthétisés, dans des réactions de condensation avec d’autres aldéhydes. D’après le mécanisme de réaction proposé par Roehri-Stoeckel et al. (Schémas 31a et 31b), il nous est possible de condenser tout type d’aldéhyde : l’hypothèse mécanistique retenue jusqu’à maintenant étant fondée sur la nucléophilie de la base conjuguée du sel de 4-méthylflavylium et l’électrophilie de l’aldéhyde : on peut considérer que plus ce dernier sera électrophile, plus la réaction sera efficace. Dans un premier temps, nous avons testé des benzaldéhydes portant un groupement électroattracteur et le benzaldéhyde lui-même, ainsi que la condensation de 95b avec des aldéhydes non aromatiques comme l’acétaldéhyde ou l’acide glyoxylique qui permettraient de donner des substitutions du cycle D trouvées chez les molécules naturelles (Vitisine A et Vitisine B) (Schéma 24), les résultats apparaissent dans le Tableau 21 (Schéma 73).

128

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

95b PF6 HO
-

101 ou 126 O PF6HO O

O

R EtOH / reflux

OH R = CH3, COOH, NO2
,

O R

Schéma 73 : Autres expériences de condensation

Entrées

Aldéhyde
O

Produit condensé : rdt
PF6HO O

1

O

_a
PF6-

O

HO

O

2
NO2

O

NO2
PF6-

_a

3

O

HO

O

O

Acétaldéhyde
O
HO

CH3

_b

PF6O

4

HOOC

O COOH

Acide glyoxylique

_a

Tableau 21 : Résultats de la condensation de 95b avec quatre aldéhydes. a b Aucune conversion même après 92 heures d’agitation à reflux. Conversion faible même après 92 heures d’agitation à reflux.

A notre grand étonnement, aucune des transformations tentées n’a été fructueuse : mise à part une faible conversion observée de 95b avec l’acétaldéhyde (Entrée 3), les réactions avec le benzaldéhyde, le 4-nitrobenzaldéhyde et l’acide glyoxylique (hydraté) ont échoué. Ces résultats sont surprenants puisque tous ces aldéhydes sont plus électrophiles que les benzaldéhydes substitués par un ou plusieurs groupes électrodonneurs. Or, l’hypothèse mécanistique proposée par Roehri-Stoeckel et al. est fondée sur un principe électronique d’addition nucléophile.106

129

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

On peut alors s’interroger sur le mécanisme réel de la condensation entre un sel de 4-méthylflavylium et un aldéhyde.
1.3.2 Réflexion sur le mécanisme de condensation

Observations

Ce qui semble poser problème lors des transformations présentées en Schéma 73, c’est la nature de l’aldéhyde engagé dans la condensation. Entre les benzaldéhydes 130 (un ou plusieurs groupements électrodonneurs) et les autres aldéhydes (131 pour un benzaldéhyde avec un groupement électroattracteur), la différence réside dans le caractère électrophile du carbonyle, mais aussi dans leurs moments dipolaires permanents (Figure 35) : ceux de 130 et de 115 sont compatibles pour favoriser la réaction de condensation, ce qui n’est pas le cas d’un benzaldéhyde de type 131. L’acétaldéhyde et l’acide glyoxylique ont des moments dipolaires qui sont également en concordance avec celui de 115 pour former la 3-déoxypyranoanthocyanidine correspondante, par contre ils ne sont pas aromatiques.
130 O 131 O O R' D A D = Groupement électrodonneur A = Groupement électroattracteur
!+

115 PF6RO O

OR R' = CH3 ou COOH Aldéhydes non aromatiques R = H ou Me

Figure 35 : Illustrations des moments dipolaires permanents

Un sel de 4-méthylflavylium 115 est un chromophore plan, un benzaldéhyde est une molécule aromatique, ces deux espèces rappellent les protagonistes de la copigmentation, que sont les anthocyanes et les acides cinnamiques.66,69 Il est donc possible que ces deux structures s’associent par π-stacking et forment un complexe stable (Schéma 74).

130

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

Hypothèse

D’après les résultats et observations ci-dessus, deux critères concernant l’aldéhyde paraissent nécessaires à la condensation: - Compatibilité optimale des moments dipolaires des deux espèces. - Présence d’un cycle aromatique riche en électrons (le substrat optimal est un benzaldéhyde avec au moins un groupement électrodonneur en para). A partir de ces critères, nous pouvons envisager un mécanisme dirigé par différentes interactions non-covalentes, en supposant que le benzaldéhyde 130 joue le rôle de copigment et interagit avec 115, par des interactions de type π-stacking. L’association des deux espèces se fait alors selon l’orientation des moments dipolaires (Schéma 74).
115 PF6 RO
-

130 D EtOH

PF6RO O

D

O

OR

OR O Rôle de copigment

O

Formation d'un complexe par copigmentation intermoléculaire

D = Groupement électrodonneur R = H ou Me

Schéma 74 : Illustration d’une association envisageable entre 115 et 130

Afin de mesurer la valeur de cette hypothèse, nous avons décidé d’étudier le dit mécanisme par un screening d’expériences et aussi des calculs assistés par ordinateur. 2. Etude sur le mécanisme de condensation. 2.1 Screening de molécules et de solvants D’après les résultats obtenus dans ce chapitre et présentés dans les Tableaux 20 et 21, il apparaît clairement que la transformation du sel de 4-méthylflavylium en 3déoxy-pyranoanthocyane est dépendante de l’aldéhyde : soit la conversion est complète, soit aucune conversion n’est observée. Dans aucun cas, la réaction ne

131

Les benzaldéhydes modèles sont l’anisaldéhyde 132 et le nitrobenzaldéhyde 133. nous avons choisi un solvant aprotique polaire (l’acétonitrile) et des solvants aprotiques. nous avons testé un solvant aromatique aprotique apolaire (le benzène) et un solvant aromatique aprotique polaire (le chlorobenzène). Afin de vérifier cette hypothèse. moins polaires (le tétrahydrofurane et le dichlorométhane). Nous considérons que si la conversion se fait dans ces solvants aromatiques. conduisant directement à 127. Ainsi. principalement pour vérifier la formation du complexe par copigmentation intermoléculaire. Les expériences ont été testées sur les différents isomères ortho. dans un premier temps. PF6RO O D peu probable RO PF6O D OR O OR O Figure 36 : Illustration d’une association entre un solvant aromatique et 115 ou 130 Les résultats du screening de solvants et de benzaldéhydes sur le sel 95d apparaissent dans le Tableau 22 (Schéma 75) 132 . protique polaire. nous avons testé des solvants de nature différente : l’éthanol étant le solvant modèle. il semble que l’étape déterminante soit la formation de la liaison carbone . méta et para.carbone entre 115 et le carbonyle de l’aldéhyde. il est fort possible que le complexe de copigmentation ne soit pas à l’origine de la transformation : ces solvants pourraient s’intercaler entre 115 et 130. Notre proposition de mécanisme est fondée sur une interaction de type π-stacking entre 115 et 130.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge s’arrête à l’intermédiaire 127. C’est pourquoi. dans plusieurs solvants. entre le sel de 4méthylflavylium 95d et différents benzaldéhydes pour obtenir le produit condensé ouvert 127 correspondant. nous avons réalisé une série de réactions. et défavoriser toute association de substrat (Figure 36). avec minimisation des interactions dipolaires. De plus. pour tenter de déterminer une relation structure-réactivité des benzaldéhydes.

Conversion incomplète ou faible au bout de 78 heures .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 95d O PF6 - O Solvant + R R = OMe ou NMe2 TA ou reflux O 127 PF6O O O O R Schéma 75 : Screening quant à la condensation de 95d / Benzaldéhyde 132p O Conditions EtOH A a Complet/48h Complet/2h c b a CH3CN B c Complet/30h c b a THF C c c CH2Cl2 D c c Benzène E c Complet/80h c b a TA Reflux Chlorobenzène F c Complet/3h c a a 1 O 2 O 132o O TA Reflux TA Reflux / d / d Faible c Faible a c Faible / d Complet/4h c 3 O 132m Complet/28h c b Complet/48h c c a / d - c c c b Complet/12h c a O 133p 4 O TA Reflux / d / d - Faible c c c c Faible c Complet/6h _c a a NO2 O 133o NO2 TA Reflux TA Reflux 5 / d / d / d Complet/70h / d Incompletb _c 6 O 133m / d / d - c a Complet/24h Complet/24ha NO2 Tableau 22 : Screening de solvants pour la transformation sel de 4-méthylflavylium en produit condensé (la conversion est déterminée par spectrophotométrie UV-Visible). c d Aucune conversion n’a été observée. L’expérience n’a pas été réalisée 133 . a b Conversion complète au bout du temps indiqué.

A/ A reflux.1. puisqu’il est caractéristique d’un benzaldéhyde avec un groupement électrodonneur en para. Il est possible qu’un substituant en position ortho gène d’un point de vue stérique la formation de la liaison carbone-carbone. Selon la position du méthoxyle sur le benzaldéhyde.6 et 8. on peut déterminer un classement de réactivité de la position (du plus au moins réactif) : para > méta > ortho. en revanche aucun nitrobenzaldéhyde 133 n’est converti (Entrées A4.1 Observations Le p-anisaldéhyde 132p dans l’éthanol sert de substrat modèle à cette étude. Mais aucune ne se fait à température ambiante et les temps de réaction à chaud sont plus longs. mais ne paraît pas indispensable. C/ et D/ Le tétrahydrofurane et le dichlorométhane sont également des solvants aprotiques mais d’une polarité moindre (constantes diélectriques respectivement de 7. A6).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. dans le solvant usuel de la condensation. on observe à peu près les mêmes transformations que dans l’éthanol. Seule la condensation avec 132p a été réalisée et n’a conduit à aucune transformation (Entrées C1 et D1). solvant aprotique polaire (constante diélectrique de 37. A5. B/ Dans l’acétonitrile. 134 . on observe une différence de comportement : le m-anisaldéhyde 132m n’est complètement transformé qu’après 28 heures de réaction (Entrée A3) et l’o-anisaldéhyde 132o ne réagit quasiment pas (Entrée A2).5). Un solvant très polaire semble être indispensable à la réaction. 95d est complètement condensé avec 132p en 2 heures (Entrée A1) . ce qui conforte l’hypothèse d’une intervention d’interactions dipolaires. dans l’éthanol. L’utilisation d’un solvant protique semble favoriser la réaction de condensation.9). La position du substituant électrodonneur (méthoxyle) influence la réactivité du benzaldéhyde. on peut aussi envisager que cette position modifie trop la polarité du substrat et que 132o et 95d ne soient pas compatibles au niveau des moments dipolaires.

avec une haute température d’ébullition.6). 2. Seul 133o n’a pas été totalement transformé (Entrée F5). Nous observons une transformation complète.2 Extension Puisque le chlorobenzène permet de conduire de manière efficace et rapide aux produits condensés 127. apolaire et aromatique. solvant aprotique.1. nous avons testé ce solvant pour former des 3-déoxypyranoanthocyanes 101. qui plus est.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge E/ Dans le benzène. avec des temps de réaction inférieurs à 24 heures. Cela expliquerait également les résultats correspondant aux condensations de 132m et 132o (Entrées E2 et E3). Nous avons donc réalisé la réaction avec le sel de 4méthylflavylium 95d et les aldéhydes 132p (Schéma 76a). les résultats sont surprenants : on observe effectivement une conversion complète après plusieurs jours pour 132p (Entrée E1). Quelles sont les conséquences de la présence d’un solvant aromatique sur le mécanisme ? F/ Enfin. à reflux. le 4fluorobenzaldéhyde 113d et l’acétaldéhyde (Schéma 76b). cette élévation de température devrait accélérer la réaction. De plus. la polarité du solvant peut jouer un rôle important dans le mécanisme de condensation. qui est plus polaire que le benzène. afin d’intégrer ce paramètre et mieux comprendre ce qui s’y produit : toutes les conversions sont complètes. tel que le chlorobenzène. semble être le solvant optimal pour l’étape de condensation. 133p. Un solvant aromatique polaire. de 95d avec 133m et 133o. nous avons choisi le chlorobenzène (constante diélectrique de 5. Il est important de noter que la réaction avec le p-nitrobenzaldéhyde n’a pas marché : encore une fois le rôle de la position du substituant peut être conséquent. à reflux. 135 . La température d’ébullition du chlorobenzène (Teb = 132°C) est plus élevée que celle du benzène (Teb = 80°C). avec des temps de réaction inférieurs à 70 heures (Entrées E5 et E6). le benzène défavorisant les interactions de type πstacking entre les deux réactifs.

2.1. De plus. permettant la formation de produits 127 avec des benzaldéhydes 136 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 95b PF6HO O + 132p O Cl HO PF6O O OH O O Schéma 76a : Condensation de 95b et 132p dans le chlorobenzène Cl 95b PF6HO O + R O OH R = CH3. le processus de condensation semble être régi par l’intervention d’interactions dipolaires. il ne l’est pas pour conduire aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines 101 et 3-déoxypyranoanthocyanidines phénoliques 126. L’étape déterminante correspond à la formation de la liaison C-C entre le sel de 4-méthylflavylium et le carbonyle du benzaldéhyde. NO2 .3 Bilan Bilan et hypothèse • D’après les expériences. un solvant benzénique favorise la réaction de condensation. F R O PF6HO O Schéma 76b : Condensation de 95b avec différents aldéhydes dans le chlorobenzène Bien que le chlorobenzène soit un solvant efficace pour la formation de produits condensés 127 avec des benzaldéhydes de type 130 et 131. mais ce processus ne semble pas provenir d’une réactivité de type addition nucléophile.

. Chem. A. P. H. publiés en 2004 et 2005. J. . Am. ont attiré notre attention. H. 2004. C. Freitas. A. 151 La chimie des complexes moléculaires a été bousculée en 1949 par la découverte d’un complexe diiode-benzène par Benesi et Hildebrand. 152 Benesi. H. Chem. F. Shimizu. 108. H. basées 151 Ferreira da Silva. 2703-2707. 70. H. 7329-7338. . l’excitation électronique d’un tel complexe peut induire un transfert d’électron très rapide du benzaldéhyde vers l’état excité du sel 115. 2005. On peut alors s’interroger quant au phénomène de complexation par π-stacking entre les deux espèces ? Quelles possibilités sont envisageables ? La chimie par transfert d’électrons • Des travaux menés par Ferreira da Silva et al. J. . Ferreira da Silva. . J. le sel de 4-méthylflavylium est un bon accepteur d’électrons et un benzaldéhyde de type 130 un très bon donneur. . 137 .151 ils ont réussi à mettre en évidence que le complexe d’un sel de 4méthylflavylium avec un acide benzoïque. A . est également stabilisé par transfert d’électrons (Schéma 77). Maçanita A. Exemple de sel de flavylium AH+ : le 3-O-glucoside de pélargonidine OH HO O OGL OH Exemple de copigment : l'acide protocatéchique O OH Partie glucidique HO OH Copigmentation intermoléculaire + Schéma 77 : Illustration de l’association AH+ avec un acide benzoïque. 109. A. 1949. 1948. 71. issu d’une copigmentation intermoléculaire. L. Hildebrand. Benesi. K.152 D’autres études ont suivi. . J. J. Maçanita. Quina. Chem. H. J. Lima. . . . J.. J. L.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 131. . . 2832-2833. C. Soc. Lima. A. A. F.. Quina. . Phys. Phys. A . Hildebrand. Chem. . Am. P. . 10133-10140. Soc. Or.

1986. 11. E. 21. . . Res. Acc. Org. J. Chem. 21. C. Chem. Soc. C. Lett. Tet.. 138 .154 Les complexes. E. Am. J. Chem. Res. J. W. 107-126. 13.157. . A. Chem. Soc. Chem. D’autres réactions. . Acc. Res. 1990.159 De même. Bowers.160 153 154 Mulliken. 160 Ashby. Ashby. Ashby. 27. Depriest. La voie privilégiée était un mécanisme via des procédés électroniques. dans lesquels interagissent électroniquement un donneur et un accepteur d’électrons. Sanders. 472-476. . Acc. J. R. E. E. M. J. 1993. 414-421. J. . et Savéant qui ont démontré un mécanisme par transfert monoélectronique (Schéma 78). B. C.. Res.. a également fait l’objet d’une étude mécanistique. Acc. S . N.158 ArX + eArXAr + Nu+ ArX ArXAr + XArNuArNu + ArXArNu + X- ArNu- ArX + Nu- Schéma 78 : Illustration du transfert monoélectronique dans la substitution nucléophile 158 aromatique. 1988. 465-468. 1950. mais Ashby et al. 158 Savéant. S. J. 5525-5534. J. . 51. Rev.155 . 156 Bunnett. Phys.. 1986. sont entre autres ceux avec une molécule halogénée (accepteur) ou encore les systèmes π. 13. R. Person. comme la réduction de cétones par des énolates de lithium. C. J. ont démontré un processus par transfert monoélectronique.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge sur l’identification d’un grand nombre de complexes moléculaires153 et sur le phénomène de transfert de charge.. Lett. Annu. Am. 1980. de type addition nucléophile.. 157 Ashby. Argyropoulos. 1962. . Chem. K. 323-329. 159 Ashby.Par exemple la réaction de substitution nucléophile aromatique SRN1 a été largement étudiée. 3541-3542. 1978. Chem. pour l’addition d’un réactif de Grignard sur les cétones. par Bunnett. . 112. en 1980 (Schéma 79). ..156.. . où le mécanisme via un transfert monoélectronique a été mis pour la première fois en évidence par Ashby et al. . M. C. . 455-461. Savéant. 26. . R. Argyropoulos. Chem.. Tet.. 155 Hunter. M. 413-420. N. F. J. . Mulliken. 72. 600-608. 1980.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

O RMgX

Ph Ph O Ph R Mg X

+

Ph O Ph R SET Mg X

Ph

OH R Produit d'addition 1,2 Ph Ph

Ph OMgX + R Ph

HO

OH

Produit d'addition 1,6

Pinacol

Schéma 79 : Mécanisme d’addition 1,2 d’un réactif de Grignard sur la benzophénone. SET = « single electron transfer » ou transfert monoélectronique

160

- Les complexes moléculaires formés par des molécules aromatiques résultent d’une forte interaction entre les électrons π des molécules donneur et accepteur (A + D → [AD]). La géométrie, régie par des effets électrostatiques, correspond souvent à un empilement vertical de deux structures planes, qui permet une distribution des charges au sein du complexe.155,161 Parmi les exemples de transfert de charge pour les complexes π, on peut citer les travaux de Fukuzumi et Kochi, qui ont reconsidéré le mécanisme de la réaction de Diels-Alder via un « electron donor-acceptor complex ».162 Plus récemment, Talukdar et al. ont communiqué sur une application de complexes de transfert de charge, de couleur mauve, obtenus par association entre le dialkoxynaphtalène (DAN) (donneur d’électrons) et le naphthalènediimide (NDI) (accepteur d’électrons). Les interactions entre l’espèce aromatique donneuse et l’espèce aromatique attractrice permettent la construction de tunnels à ions synthétiques pouvant s’ouvrir par stimulation chimique. Ainsi, le complexe entre DAN

161 162

Zimmerman, S. C. ; VanZyl, C. M. ; Hamilton, G. S. ; J. Am. Chem. Soc., 1989, 111, 1373-1381. Fukuzumi, S. ; Kochi, J. K. ; Tetrahedron, 1982, 38, 1035-1049.

139

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

et NDI aurait un rôle de porte qui s’ouvrirait ou se fermerait selon les conséquences d’un transfert d’électrons.163 Dans le cas de notre étude, nous pouvons envisager, d’après les résultats de Ferreira da Silva et al. qu’un sel de 4-méthylflavylium associé à un benzaldéhyde forment un nouvel exemple de complexe de transfert de charge. Cette hypothèse expliquerait la réactivité des benzaldéhydes dans l’éthanol: il faut une molécule forte en densité électronique et l’action favorable d’un solvant aromatique comme le benzène qui favorise les espèces radicalaires.151 Dans le but de confirmer en partie l’hypothèse de complexe par transfert de charge, nous avons réalisé une série de calculs de mécanique moléculaire et théorique sur les molécules susceptibles d’intervenir dans le mécanisme. 2.2 Réactivité des espèces par calculs assistés par informatique Ces calculs ont été réalisés par Aurélien Alix (Doctorant du Laboratoire de Synthèse et Réactivité Organique, à Strasbourg I) avec le logiciel Hyperchem Release 7.5. Les résultats apparaissent dans le Tableau 23. Dans un premier temps, la géométrie des structures analysées a été optimisée par des calculs de mécanique moléculaire MM+, puis d’autres calculs de type AM1 et ab initio ont été effectués. Remarque : Pour une question d’homogénéité, seules les valeurs issues des calculs réalisés avec un champ AM1 sont comparées. Le squelette sel de 4-méthylflavylium (95b et 95d) a été analysé sous trois formes différentes : la première est cationique (Entrées 7 et 10), la seconde correspond à la forme déprotonée (Entrée 8) et la dernière est une espèce cationique radicalaire (Entrées 9 et 11). De ces trois formes, les structures cationiques radicalaires de 95b et 95d sont les plus hautes en énergie (Entrées 9 et 11). Dans
163

Talukdar, P. ; Bollot, G. ; Mareda, J. ; Sakai, N. ; Matile, S. ; J. Am. Chem. Soc., 2005, 127, 65286529 .

140

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

chaque cas, 95b et 95d sont susceptibles de réagir avec les benzaldéhydes 132 qui ont des LUMO de plus hautes énergies que celles de 133 (Entrées 1, 2 et 3). Par ailleurs, d’après les énergies HOMO des formes cationiques et/ou déprotonées de 95b ou 95d et les énergies LUMO des benzaldéhydes 133, la réaction est favorable entre les espèces, ce qui est en contradiction avec nos résultats. En revanche, la forme cationique radicalaire est la plus favorable d’un point de vue énergétique. En ce qui concerne les benzaldéhydes 133, les différences d’énergies ne permettent pas de réaction avec la forme cationique radicalaire puisque les énergies des LUMO sont plus basses que les énergies SOMO (Entrées 4, 5 et 6). Cette constatation est tout à fait en accord avec les résultats obtenus ci-dessus. Pour déterminer le rôle d’un solvant aromatique dans le mécanisme de condensation, deux substrats ont été analysés dans une pseudo-cage de benzène (Entrées 2 et 5). On observe une évolution des énergies LUMO qui sont plus élevées : c’est le cas pour 133o qui est alors en mesure de réagir avec la forme radicalaire (Entrées 2 et 5), encore une fois, ceci est en accord avec nos résultats.

141

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge
Dans cage de PhH (homo) Dans cage de PhH (lumo)

Entrées

Substrat
132p
O

E(HOMO)

E(LUMO)a

1

-6,82 eV -8,73 eV

a

5,85 eV 2,64 eV

a

/
b a

/

b

O

2

O

132o
O

-8,78 eV -8,89 eV

a

2,24 eV 2,17 eV

a

-7,13 eV -9,17eV /

5,75 eV 2,52 eV /

a

b

b

3

O

132m

a

a

O

133p
O

-7,46 eV

a

3,98 eV 0,75 eV

a

4
NO2
O

/
b a

/

-10,32 eV
133o
NO2

b

5 6
O

-10,64 eV -10,40 eV

a

0,59 eV 0,73 eV

a

-7,62 eV

4,44 eV 1,10 eV /

a

133m

a

a

-10,60 eV /

b

b

NO2

95d

7

O

PF6O

-10,49 eV

a

-1,18 eV

a

/

/

O

8

O

O

-5,47eV

a

5,62 eV

a

/

/

O PF6-

9

O

O

SOMO
2,33 eV
a

/

/

/

O

95b

10

PF6HO O

-12,27 eV

a

-3,66 eV

a

/

/

OH
PF6HO O

SOMO
2,19 eV
a

/

/

/

11

OH

Tableau 23 : Calculs théoriques a b Calculs en champ AM1. Calculs en champ medium 6-31G*, méthode ab initio .

142

la forme cationique radicalaire est la plus compatible avec tous les résultats obtenus. les transferts d’électrons sont exacerbés et nous pouvons envisager un mécanisme basé sur le transfert de charge. En raison de cette association.3 Nouvelle hypothèse D’après les résultats. est présentée dans le Schéma 80. 2. quel que soit le solvant. PF6RO O D Formation d'un complexe par copigmentation intermoléculaire : Activation des réactifs !+ 132 O OR !" O O O O O O PF6- O O PF6- O PF6- O PF6- 115 RO O PF6Ph RO O Ph RO O Ph + H O O OR OR H OR O PF6- O + HPF6 Schéma 80a : Proposition d’un mécanisme par transfert d’électrons dans l’éthanol PF6RO O Ph + OR OR H OH H O RO PF6O Ph -H2O RO PF6O Ph O H+ OR O O Schéma 80b : Formation du produit condensé par addition nucléophile 143 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge D’après ces calculs théoriques. Une proposition mécanistique dans l’éthanol. fondée sur des espèces ioniques radicalaires et inspirée du mécanisme utilisant la dichlorodicyanoquinone DDQ pour la déprotection d’un benzyle. de type 130. nous pouvons supposer qu’il y ait formation d’un complexe (donneur – accepteur) par π-stacking entre 115 (pauvre en densité électronique) avec un benzaldéhyde riche en électrons.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge L’hypothèse mécanistique fait intervenir une initiation par transfert d’électrons conduisant aux deux espèces réactives du mécanisme proposé par Roehri-Stoeckel et al. R5" = H. (Schéma 31a). un grand nombre de 3-déoxy- pyranoanthocyanidines phénoliques dont les cycles B et E présentent différentes substitutions. nous avons réussi à les préparer par condensation dans l’éthanol avec des benzaldéhydes portant un ou plusieurs groupements électrodonneurs (Figure 38). mais aussi par un groupement électroattracteur si la condensation est réalisée dans le chlorobenzène (Figure 37). NO2 R5 R2" R5" R4" R3" Figure 37 : Produits condensés 127 synthétisés En ce qui concerne la formation des produits condensés fermés 126. R3". Nous sommes capables de former des produits condensés de type 127 avec des cycles aromatiques substitués par un ou plusieurs groupements électrodonneurs. grâce à la stratégie C. OMe. 144 . Nous avons synthétisé. PF6RO O R = H ou Me R5 = H ou OMe R4" = OH. Bilan Plusieurs pigments ont été obtenus par condensation d’un sel de 4-méthylflavylium 115 ou 120 avec des benzaldéhydes. NO2 R2".106 D’autres expériences sont à réaliser pour essayer de confirmer ce mécanisme et d’accéder aux motifs pyranoanthocyanidiques pour tout type d’aldéhyde. 3. NMe2. OMe.

OMe. OMe R4" = OH.R4'. R5" = H. D’autres essais permettront peut-être d’accéder à tout type de substitution du cycle D. OMe. Il reste encore à synthétiser ces molécules à partir de 3-O. L’étude réalisée sur le mécanisme de condensation nous a permis de proposer une hypothèse mécanistique basée sur le transfert d’électrons.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R5' PF6RO O R4' R3' R = H ou Me R3". une fonction acide carboxylique ou encore un benzaldéhyde substitué par un groupement électroattracteur. nous ne sommes pas en mesure de former des pyranoanthocyanidines dont le cycle D est substitué par un méthyle. L’obtention de ces deux molécules est très encourageante puisque la position 3 est acylée. NMe2 R3'. 126i PF6HO O O O O O O O N O HO 126j PF6O O O O O O O Figure 39 : Deux pyranoanthocyanidines phénoliques Par contre. F O R5" R4" R3" Figure 38 : 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques 126 synthétisées Enfin. 145 . nous avons synthétisé avec succès deux pyranoanthocyanidines phénoliques 126i et 126j (Figure 39).3-diones dont les cycles B sont substitués selon la stratégie C .1-butan-phényl-1.R5'= H.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 146 .

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge E. l’effet mésomère stabilisant ces deux sites sensibles. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux pyranoanthocyanes 80 qui présentent un cycle D supplémentaire à six chaînons : il joue le rôle de groupe protecteur face aux additions d’eau en position 2 et 4 du squelette flavylium. Lorsque nous observons les moyens entrepris par la nature pour conserver la couleur des fruits et des fleurs. 2. C’est pourquoi notre synthèse a été organisée autour de la construction de l’intermédiaire sel de 4-méthylflavylium 115 avec une 1-phénylbutan-1. nous pouvons citer plusieurs phénomènes très ingénieux qui stabilisent et/ou intensifient la pigmentation au sein de la plante. nous avons développé une méthode de synthèse de dérivés pyranoanthocyanidiques.3-dione 117’. Outre les processus de stabilisation par copigmentation.3-dione 117 ou une 2-O-1-phényl-butan-1. Deux des trois objectifs ont été atteints avec succès. ainsi que la position 3 oxygénée (Schéma 81). nous sommes capables de contrôler la nature des substitutions du cycle B et l’oxygénation de la position 3. celui qui intervient au niveau de la nature de la couleur du vin rouge a attiré notre attention : au cours du vieillissement du vin rouge. Ainsi. les anthocyanes natives du raisin évoluent vers des pigments plus complexes. Contexte et objectifs L’instabilité des dérivés anthocyaniques en solution aqueuse est un réel inconvénient pour l’utilisation de ces molécules en tant que colorants dans l’industrie. Dans le but d’accéder à des pigments plus stables que les anthocyanes. Conclusion 1. 147 . Notre principale stratégie est basée sur trois cibles du squelette pyranoanthocyanidine 101 : la nature de substitution des cycles B et D. Bilan Nous avons synthétisé plusieurs dérivés pyranoanthocyanidiques phénoliques 126 par les stratégies A et C .

un hydrogène ou encore une fonction acide carboxylique. à ce jour.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 126 PF6R7 A O D O C R3 R3' R4' B R5' E R3" R4" Condensation dans l'éthanol 115 : R3 = H 120 : R3 = OAr PF6R7 A Stratégie A R = Me OH O C R3 E R5" O R3" = R5" = H. Une étude du mécanisme de l’étape de condensation entre 115 et un benzaldéhyde a été réalisée. Par contre. OMe R4" = OH. une hypothèse mécanistique dans l’éthanol a pu 148 . NMe2 R3" R4" R3' R4' B R5' R5" 117 O O R3' Stratégie C R = acyle R4' R5' R7 116 OH + OH 38 R7 O OH OH O R3' R4' R5' R7 = OH.OMe. F R3' = R5' = H. nous ne sommes pas en mesure d’accéder à un cycle E portant des groupes électroattracteurs. ni à des pyranoanthocyanidines directement substituées sur le cycle D par un méthyle. Grâce à ces travaux. OMe O 125 O O R3' (+/-) O R5' R4' O O O Schéma 81 : Accès à des dérivés pyranoanthocyanidiques phénoliques 126 : Bilan Le contrôle de la nature des substitutions du cycle D reste un objectif à optimiser : nous avons réussi à synthétiser des pyranoanthocyanidines phénoliques 126 substituées sur le cycle E par des groupements électrodonneurs. qui sont des motifs d’origine végétale. OMe. OMe R4' = H.

Des expériences physico-chimiques comparatives de stabilité entre les molécules synthétisées et les sels de flavylium correspondants vont être menées au laboratoire. 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge être proposée. 10. de nouveaux pyranoanthocyanidines phénoliques.93 OH O O OH O HO ClO OGlc O OH O Figure 40 : Accès à un dérivé d’une pyranomalvidine Il est également possible d’envisager des études biologiques sur ces molécules qui appartiennent à la classe des flavonoïdes. l’accès à un analogue 134 d’un pigment du vin. ayant un cycle B substitué et une position 3 acylée seront synthétisés : notamment. le prochain objectif est d’analyser la stabilité de ces molécules en milieu aqueux et/ou en présence de dioxyde de soufre. En tant que tel. De plus.103 134 PF6HO O O O O O O OH OH Molécule ciblée O OH Un pigment naturel du vin rouge : la Pinotine A. 83-92. Pathophysiology. d’autres pigments ont été obtenus dans le chlorobenzène. est envisagé (Figure 40). On peut notamment penser à une étude à pH acide sur une durée de plusieurs mois. 2004. Perspectives Maintenant que nous avons à notre disposition plusieurs pigments 126 et 127. M. elles peuvent présenter un intérêt bénéfique pour la santé. ou encore aux calculs des constantes d’hydratation des différentes espèces. . la pinotine A. 149 . On peut notamment citer les bienfaits au niveau cardiovasculaire d’une consommation régulière MAIS modérée de vin rouge…164 164 Gronbaek. Enfin. à partir de la stratégie C développée. tels que les produits condensés de type 127.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 150 .

Partie expérimentale (p. 153-205) Références bibliographiques (p.207-216) 151 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Contribution à la chimie des flavonoïdes : accès à des analogues de pigments du vin rouge.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 152 .

N-diméthylformamide (DMF) Na/Benzophénone CaH2 Tamis moléculaire 4 Å Le tétrahydrofurane (THF) et le tétrachlorure de carbone (CCl4) ont été passés deux fois sur colonne d’alumine avant chaque utilisation. 2.25 mm d’épaisseur (Kieselgel 60 F254. L’attribution des bandes les plus caractéristiques est indiquée entre parenthèses et les nombres d’ondes sont exprimés en cm-1. Après élution. 2. les autres solvants et réactifs commerciaux ont été utilisés sans purification particulière.3 Spectroscopie infra-rouge (IR) Les spectres d’absorption infra-rouge ont été enregistrés à l’aide de spectromètres à transformée de Fourier Perkin-Elmer 1600 FT-IR et Bruker IFS 25. 230-400 mesh ASTM). Sauf mention particulière.cm-1. 153 .L. après avoir été séchés sur leur agent déshydratant respectif : Dichlorométhane (CH2Cl2) Triéthylamine (Et3 N) N. Les spectres RMN ont été enregistrés sur des appareils Brücker B-ACS60 (300 MHz pour la résonance du noyau 1H et 75 MHz pour la résonance du noyau 13C) et Brücker AC-300 (300 MHz pour la résonance du noyau 1H et 75 MHz pour la résonance du noyau 13C). 2. Les échantillons ont été examinés sous forme de pastille de bromure de potassium.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. 230-400 mesh ASTM). Matériel et méthodes 2. Les échantillons ont été examinés en solution dans une cuve en quartz transparente et les longueurs d’onde λ sont exprimées en nm et les coefficients d’absorption molaires en mol-1. l’éluant utilisé est précisé. 40-60 µm.1 Chromatographie : Les chromatographies sur couche mince (CCM) ont été effectuées sur des plaques de silice Merck de 0. Solvants et réactifs Les solvants anhydres ont été préparés par distillation sous argon. Pour chaque purification. Les chromatographies sur colonne ont été effectuées avec de la silice Merck Kiesegel 60 (40-60 µm.4 Spectroscopie ultraviolet-visible (UV-Vis) Les spectres d’absorption UV-Visible ont été enregistrés à l’aide d’un spectrophotomètre HewlettPackard 8452A à barrettes de photodiodes équipé d’une cellule thermostatée et d’un dispositif d’agitation. 2.5 Spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) Les expériences de résonance magnétique nucléaire ont été réalisées au service commun de RMN de l’Institut de Chimie de Strasbourg.2 Point de fusion (PF) Les mesures des points de fusion ont été effectuées à l’aide d’un banc Koeffler : Bibby-Stenlin Stuart ou Apparatus SMP3. la révélation des plaques a été réalisée par illumination ultraviolette à 254 nm. 2.

la référence interne est le signal des noyaux 1H résiduels du solvant deutéré et pour la RMN 13C.0 CDCl3 CD3OD CD3CN CHCl3 CD2HOD CD2HCN 3. 2. la référence interne est le signal du solvant : Solvant Référence 1 H déplacement chimique (ppm) 7.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les déplacements chimiques δ sont exprimés en ppm par rapport à une référence interne dont le déplacement chimique est connu : pour la RMN 1H.6 Spectrométrie de masse (SM) Les expériences de spectrométrie de masse ont été effectuées au service de Spectrométrie de Masse de l’Institut de Chimie de Strasbourg sur une plateforme Fisons VG. • Concernant la RMN 13C. APCI : Atmospheric Pressure Chemical Ionisation) est indiqué entre parenthèses suivis par la liste des pics de masse ( m/z) détectés. les déplacements chimiques δ.26 13 C déplacemnt chimique (ppm) 77. la multiplicité des atomes de carbone a été déterminée grâce à une séquence DEPT 135 qui est une expérience de routine à la faculté de chimie. 154 .31 49. les expériences ont été réalisées avec découplage du noyau 1H et les déplacements chimiques ont été lus directement sur le spectre. Pour élucider certaines structures (produits condensés ouverts).0 1. de leur attribution respective et de leur intensité relative par rapport au pic le plus intense. des expériences de RMN bidimensionnelles (NOESY) ont été effectuées à l’aide d’un appareil Brücker B-ACS60. les intégrations et les constantes de couplage ont été lues directement sur le spectre et les abréviations utilisées sont les suivantes : • pour la multiplicité des signaux : s (singulet) – d (doublet) – t (triplet) – dd (doublet de doublet) – m (multiplet) – etc… pour les constantes de couplage : nJX-Y exprimée en hertz (Hz) avec n désignant le nombre de liaisons séparant les noyaux X et Y concernés par le couplage.24 Concernant la RMN 1H. Le mode d’ionisation (ESI : Electrospray Ionisation.94 1. De plus.

7 (C6) . séché sur MgSO4. 6 mL d’une solution d’hydroxyde de sodium à 1M (1. 98.2 Hz. CDCl3) : δ= 55. • 21c : 5-hydroxy-7-méthoxyflavone ou 7-méthylchrysine 3' 2' 4' 5' 6' 6 5 10 3 4 a O 7 8 9 O 2 1' C16H12O4 M= 268.5 éq.29 Solide blanc b O O a) Méthylation de 21c b) Diméthylation de 21b a) A une solution de 268 mg de 21c (1. . 3H. 4 J8-6=2. – 1. 131.8 (Ca) . 159.3.37 (d. à température ambiante. Puis. 1H. à température ambiante. Rendement = 87% CCM : Rf= 0.5 (C4).11.0/165.5 (C10) .56 (m.0 éq.8 mmol). H6 ou H8) . Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 914 mg de 21c. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).8 (C4’) .2 (C8) .66 (s. suivi de l’addition goutte à goutte.9 mmol) dans 110 mL d’acétone. – 1. à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 25 mL).0 éq. 2H. . La phase organique est lavée avec une solution d’acide chlorhydrique à 10% (1 x 30 mL). • 21d : 5. H3) .3 (C2’+C6’) .72 (s. 12. 92. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 80 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 120 mL).71 (Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/1) PF : 176°C RMN 1H (300 MHz. 130 µL de diméthylsulfate sont ajoutés goutte à goutte (1.0 éq.1 éq.1 mmol) dans 9 mL de dichlorométhane. 7.7-diméthoxyflavone ou 5. OH). 182. 7.7 (C1’) . Après filtration et concentration sous pression réduite.0 éq.2 mmol). 6. Modes opératoires et analyses Remarque : La numérotation des squelettes carbonés utilisés pour l’attribution des signaux de RMN ne correspond pas forcément à la numérotation proposée par la nomenclature IUPAC. 6.1/162.51-7. . 1H.5 mmol – 60 mg) et 47 mg de iodure de tétrabutylammonium (0. H6 ou H8) .6 (C2/C5/C7/C9) .1 mmol). Le milieu réactionnel est mis sous agitation pendant 5 heures à température ambiante (suivi CCM). 126. sont ajoutés 1. filtré et concentré sous pression réduite.2 Hz. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 80 mL).0 g de chrysine 21b (1. RMN 13C (75 MHz. 1H. séché sur MgSO4.9 (C3) .90 (m.7-diméthylchrysine 3' 2' 4' 5' 6' 6 5 10 3 4 a O 7 8 9 O 2 1' C17H14O4 M= 282. .87-7. CDCl3) : δ= 3.2 éq. Ha) . Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 260 mg de 21d. le résidu est solubilisé dans 80 mL d’acétate d’éthyle.88 (s. 155 . sont additionnés. 105. filtré et concentré sous pression réduite. H2’+H6’) .2/164.8 mmol). H3’+H4’+H5’) .50 (d. 3H.7. successivement goutte à goutte. 130. 6.1 (C3’+C5’) . – 0. 1H. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé avec une solution saturée de chlorure d’ammonium (3 x 20 mL). 105. 4J6-8=2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3. de 490 µL de diméthylsulfate (2.6 g de carbonate de potassium (3.26 Solide beige OH O Monométhylation de la chrysine 21b A une solution de 1. 129. La phase aqueuse est séparée de la phase organique et est extraite au dichlorométhane (4 x 10 mL).

Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/3) pour donner 525 mg de 100a.5 (C4). 141.5 éq.5 Hz). à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).4 g de carbonate de potassium (7. 131.4/57. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).66-7.01 g de carbonate de potassium (3.28 (Acétate d’éthyle) PF : 147-148°C UV/Vis : λmax= 216. – 17.41 (m.3 mmol). 7.7 (Ca/Cb) . • 100a : 3-méthoxyflavone ou 3-méthylflavonol 3' 2' 4' 5' 6' 8 7 6 5 9 O 2 3 1' C16H12O3 M= 252. 308 nm. 109. 2H.1 (C3) . 156 .5 mmol) dans 10 mL de diméthylformamide anhydre. 131.0 (C2/C5/C7/C9) . 125. RMN 1H (300 MHz. Après filtration et concentration sous pression réduite. CDCl3) : δ= 56.6 (Cq).0 éq. 246.0 éq.39-7. à température ambiante. à température ambiante.2 (Cq) . Rendement = 99% CCM : Rf = 0. 1H. 6.3 (C10) . Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 514 mg de 21d.6/160.2 (Ca) . de 1 mL de diméthylsulfate (3.46-7.5 (C1’) .6/155. séché sur MgSO4. – 2.08-8. 133. H6) . suivi de l’addition goutte à goutte. CDCl3) : δ= 3. H2’+H6’). 125. Ha) .).9 (C3’+C5’) . H3’+H4’+H5’) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). 268. 128.2 Hz.28 (dd. 118.68 (s.0 (=CH) .90 (s.95 (s. (ép. 182.8 (C6) .5 mmol). 7. 96. 124.3 (=CH) . séchée sur MgSO4 .37 (Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/3) PF : 124°C RMN 1H (300 MHz.50-7. filtrée et concentrée sous pression réduite.5 (Cq) . 124. 131.2 (C8) .5 éq.57 (d. 3H.9/160.37 (d. 4J6-8=2. 7. 3H.0 éq.5 (=CH) . 130. 3J= 8. Après retour à température ambiante.7 (=CH) .89 (m. 2H) . le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle. 128.1 mmol) dans 20 mL d’acétone. sont ajoutés 2.3/155. 175. 8.11 (m.68 (m. 6. 4H) .8 (=CH) . Rendement = 81% CCM : Rf = 0. Ha et Hb) . Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C et laissé sous agitation pendant 5 heures (suivi CCM). CDCl3) : δ= 3.3 mmol) suivie de l’addition goutte à goutte.2 (C4’) . 1H. RMN 13C (75 MHz. 159. 109. 1H) . 92. .8 (=CH) . de 943 µL de diméthylsulfate (6. 3H. 131. filtré et concentré sous pression réduite.3 Hz. 4J8-6=2. – 7.26 Solide jaune Méthylation du flavonol 10 4 O a O A une solution de 500 mg de flavonol (1. sont ajoutés 1.7.15 mmol).91 et 3.25-8. La phase organique est successivement lavée avec une solution d’acide chlorhydrique à 10% (1 x 30 mL).2 (C4).56 (m. 6.0 éq. 1H. CDCl3) : δ= 60.9/164.0 (=CH) . H3) . 7. RMN 13C (75 MHz. – 2.52 (m. 1H. . 7.85-7. 1H) . 8.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 92% b) A une solution de 635 mg de chrysine 21b (1. le mélange est solubilisé dans 60 mL d’eau et la phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL).9 (C2’+C6’) . H-8) . 4J= 1.0 Hz.

4’.9 g de carbonate de potassium (18. H2’). de 5. 110. 7.9/56.1 Hz. 4J2’-6’=2. • 100c : 5-hydroxy-3. une solution d’acide chlorhydrique à 2% (30 mL) est ajoutée et le mélange réactionnel est chauffé à 70°C pendant 30 minutes.5.69 (d. 3J5’-6’=8. 4J6’-2’=2.7 (C6) . 92. 6.2 Hz.4’. RMN 13C (75 MHz. 3H.4’. filtré et concentré sous pression réduite.7/55. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). 1H. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 80 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 150 mL).0 éq. Hc+Hd+He) .9 (C7) . – 51. CDCl3) : δ= 3.3’. 109.94 (s. 7.7-pentaméthoxyflavone ou 3.37 Solide jaune 5 10 4 3 O e Perméthylation de la quercétine 31 b O O A une solution de 1. séché sur MgSO4. 6.0 éq. CDCl3) : δ= 55.66 (dd. 3.6 (C2) . 123.7-pentaméthylquercétine c O 3' 2' O 4' 5' 6' d a O 6 7 8 9 O 2 1' C20H20O7 M= 372. A température ambiante. 173.5.0 (C5/C9/C3’/C4’) . – 2. 163.0 éq.0 g de quercétine 31 (1. filtré et concentré sous pression réduite. 4 J6-8=2.65 (Acétate d’éthyle) PF : 159°C 157 .5 (C4).6 (C2’/C6’/C5’) . Le mélange est dilué avec 60 mL d’eau et est extrait avec de l’acétate d’éthyle (3 x 120 mL).22 (Acétate d’éthyle) PF : 148°C IR (KBr): νmax = 1627 (C=O).1 Hz.88 (s. Rendement = 60% CCM : Rf = 0. Rendement = 99% CCM : Rf = 0. 1H. 1155. – 1. Ha/Hb) . 1014 cm-1 RMN 1H (300 MHz.50 mL de diméthylsulfate (18.0 éq. A température ambiante. 1213.7/111. 1108.3’.8/152.2 g de chlorure d’aluminium (26. L’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium. le résidu est solubilisé dans 80 mL d’acétate d’éthyle et le diméthylsulfate est neutralisé avec une solution aqueuse d’hydroxyde d’ammonium (10 mL) pendant une nuit.2/121.8 mmol). séché sur MgSO4. 141.770 g de 100b. de l’eau est ajoutée (40 mL) et la phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).0 éq. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/1 pour donner 326 mg de 100c.48 (d.3’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 100b : 3. 1H. 148.32 (d. 9H.4/59. H6 ou H8) . H6’) . 1H. 1605 1269.4 (C8) . à température ambiante. 4 J8-6=2. 150.95 (d. 3J6’-5’=8. sont ajoutés 2. Après filtration et concentration sous pression réduite. 6. sont ajoutés 613 mg de 100b (1.7-tétraméthylquercétine c O 3' 2' O 4' 5' 6' d a O 6 7 8 9 O 2 1' C19H18O7 M= 358. suivi de l’addition goutte à goutte.9 mmol) dans 100 mL d’acétone.34 Solide beige 5 10 4 3 O e OH O Monodéméthylation régiosélective de 100b A une solution de 5. 95.2 Hz.2 (C1’) . – 39 mmol) dans un minimum d’acétonitrile. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’acétate d’éthyle pour donner 2.0/56.8 mmol). 1H.0 (C3) .4’.6/158.7-tétraméthoxyflavone ou 3. 1056.1 Hz.1 Hz. Le milieu réactionnel est chauffé à 70°C et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). H6 ou H8) .86/3.5 (C10) .3’. H5’) .8/161. – 51. 1235.9 (Ca/Cb/Cc/Cd/Ce) .5 mmol).

0 éq. 1H.4 Hz.8 (C3). sont additionnés goutte à goutte. H3) .7 (C2’+C6’) . 3J5’-6’=8. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). .0 éq. 3H) . 1H.3 (C4’) . 3. 165. La phase aqueuse est 158 . H11) . 148. H6’) .7-dihydroxy-4-méthylflavylium PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 10 4' 5' 8 9 O C16H13O3PF6 M= 398.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 1H (300 MHz.8 (C6) .1 (C1’) . 1H) . 7. séché sur MgSO4.3 (C3’+C5’) .8 (C8) .8/111.2 Hz.88 mL de méthyllithium 1.8/156. goutte à goutte. 118. Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée.15 (s. 7. 8.87 (s.0 (C10) .6M dans le THF (2. CDCl3) : δ= 55. 1H. 178. 92. H2’) . 128.88/3.9 (C10) .4 (C7) . sont additionnés goutte à goutte. 95.97 (s.1/60.1 Hz. 122.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane. sont additionnés. 4 J8-6=2. – 1.7 (C7) .36 (d. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 95a.0 mmol).0 (C3) . b) A une solution de 333 mg de flavone 21a (1.0 éq. à 0°C.75 (dd.54 (m.9 (C1’) . 110.4/155.2 (C2’/C6’/C5’) .4 (C5) . OH). Rendement (MeMgBr) = 52% Rendement (MeLi) = 70% UV/Vis : λmax (MeOH)= 390 nm RMN 1H (300 MHz.24 Poudre bordeaux Formation de 95b OH a/ A une solution de 540 mg de chrysine 21b (1. RMN 13C (75 MHz. 8. 130. 124.92-8. H6 ou H8) .12 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane. 4J6’-2’=2. filtré et concentré sous pression réduite. 119.7 (C11) . 2 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2.45-8. 3J6’-5’=8.5 mmol) dans 15 mL de tétrahydrofurane. • 95a : Hexafluorophosphate de 4-méthylflavylium 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 5 10 4' 5' PF68 7 6 9 O C16H13OPF6 M= 366. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 8.2 (C8) . 1H. CD3CN) : δ= 20. 6. 7. 1H. 155.2 (Ca/Cc/Cd/Ce) .75 mmol). H5’) .96/3. 7. 6. 3H. 4. 141.80 (m. 4 J6-8=2. 2H) .36 (m.1 Hz. • 95b : Hexafluorophosphate de 5.2.0 éq. CDCl3) : δ= 3. 3H.7/ 162. 127. . 151. 1H). – 6.8/56.0 (C5/C9/C3’/C4’) . 8. 4J2’-6’=2. 130. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées.45 (d.0 mmol).4 (C2/C4/C9). Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM).0 éq.24 Poudre verte Formation de 95a a) A une solution de 667 mg de flavone 21a (1.25 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (6.64 (m. H6 ou H8) . – 3. 106. 1H. 1H. Hc/Hd/He) .7 (C4). RMN 13C (75 MHz.62-8. La solution est concentrée sous pression réduite.3.2 Hz.0/56.7/173.00 (d.2/122. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement jusqu’à température ambiante et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). CD3CN) : δ= 3.6 (C2) .05 (m.3/173. 139. 137. 7.33-8. 12. – 12.1 Hz. 130.2 (C6) .28 (s. Traitement identique : Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. 1.65 (s. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. 2H) . 3H.69 (d. Ha) .0 éq.

6. .4/160.6 (C2’+C6’) .74 (m. 93.52 mmol). 8. 1H.2 (C11) . 1H.4 (C4’) . Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner 854 mg de 95b. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). Rendement = 95% UV/Vis : λmax(MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.29-8. 114. H4’) . 159. H3) .2 (C4’) .70-7.3 (Ca) .7 (C1’) .9/168. 159 . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 26. 6. 97.9/161. H3) .73 (m. H2’+H6’). 4J6-8=2.0 éq.76 (d. RMN 13C (75 MHz. 118. La solution est concentrée sous pression réduite.2 Hz.cm-1)= 260. filtré et concentré sous pression réduite. H11) . 7. 115. – 3.5 (C3’+C5’) . La solution est concentrée sous pression réduite. 853 cm-1 RMN 1H (300 MHz. 129. 4 J6-8=2. 128.5/159.39-8. partie B d’un système de spins AA’BMM’.5/169.1 (C6) .0 éq. H6 ou H8) . 2H.2/169.9 (C2’+C6’) .23 (s. H6 ou H8) . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. 1639 (C=O ).6/170. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 849 mg de 95b. filtré et concentré sous pression réduite. 160. 8. 1H.2 Hz. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.52 mmol).43 (m. 7.7 (C10) . Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). 136. 2H. 4J8-6=2.33 (d.4 (C8) . 8. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. 3. sont ajoutés 413 mg de benzoylacétone 117a (1. H3’+H5’) . CD3OD) : δ= 3.25 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (4.2. séché sur MgSO4.9 (C3) . 1H. 56. 1262.4 (C2). 1H.78-7. 7. 3H. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. 7. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.4 (C4/C5/C7/C9) .0 éq.11 (s. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 1358. H4’) . 180. 292. – 12. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium. 1H. 4J8-6=2. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. . Ha) . 1H.4 (C8) . filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 900 mg de 95c. 2H. Rendement =71% b/ A une solution de 417 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1.90 (s.7 (C3) . 135.0 (C2). 104. 416 (28600) nm IR (KBr): νmax = 3099 (O-H).8 (C4/C5/C7/C9) . Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. 129. 129.85 (m.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). H2’+H6’).0 mmol). 1422. 102. 139. 173. 7. Rendement = 73% UV/Vis : λmax (MeOH)= 540 nm RMN 1H (300 MHz.80 (m. Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. 4. partie B d’un système de spins AA’BMM’.1 (C6) .8 (C11) . séché sur MgSO4 . CD3OD) : δ= 18.12 (s. 3H.33 (m.98 (s.26 Poudre brune Formation de 95c OH 11 A une solution de 805 mg de 21c (1. 7.2 Hz.2. • 95c : Hexafluorophosphate de 5-hydroxy-7-méthoxy-4-méthylflavylium + PF6a 3' 2' 2 3 4 1' 6' 4' 5' O 6 7 8 9 O 5 10 C17H15O3PF6 M= 412.77 (d. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées. sont additionnés goutte à goutte.2 (C1’/C10) .6 (C3’+C5’) . 130. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées.0 éq. H11) .2 Hz. RMN 13C (75 MHz.68-7. H6 ou H8) . 7. 3H.06 (d. 1H. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). 2H.79-7. H6 ou H8) . H3’+H5’) .

69 mmol). 1H. – 6.81-7. 7. sont additionnés goutte à goutte. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.32-8. Rendement =40% b/ A une solution de 745 mg de 3. 1H. 57. .9 (C2’+C6’) . 156. H3) .0 éq. 1636 (C=O ).0 éq. 93.75 (m.10 (s. 1359. – 0. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 173.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 95d : Hexafluorophosphate de 5. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner 1. 6. H11) .7-diméthoxy-4-méthylflavylium PF6a 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 6 5 10 4' 5' O 7 8 9 O C18H17O3PF6 M= 426. H6 ou H8) . 129. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 117 mg de 95d.2 Hz. – 1. 832 cm-1 RMN 1H (300 MHz. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). 4. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. 8.4/156. 128. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3.7 (C3) .26 Poudre brune Formation de 95'a 10 4 11 O a A une solution de 757 mg de 100a (1.70-7.4 (C8) .6 (C3’+C5’) . Rendement = 91% UV/Vis : λmax (MeOH)= 520 nm PF : 242°C + IR (KBr): νmax = 3421. 2H.46 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2. RMN 13C (75 MHz.83 (m.4. filtré et concentré sous pression réduite. H4’) . Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). sont additionnés goutte à goutte.2 (Ca) . 100. sont ajoutés 769 mg de benzoylacétone 117a (1. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). 135. 0. La solution est concentrée sous pression réduite.8 (C1’) .6 (C4’) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 4J8-6=2. 2.0 éq. – 3. 115. 7.29 Poudre orange b O Formation de 95d a/ A une solution de 197 mg de 21d (1.0 (C2).9 (C6) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). séché sur MgSO4. 4.09 (s.9/157.0 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2.0 (C4/C5/C7/C9) . . Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. H3’+H5’) . Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée.08 (s.0 éq.11 (s.2 Hz.5 (C11) . Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées.80 g de 95d.4. 112. H6 ou H8) . 57.0 (Cb) . H2’+H6’). La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). 3H. 2H.69 mmol ). CDCl3 / 1% CF3COOD) : δ= 25. 8. séché sur MgSO4.0 éq. 3H. Hb) . Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures.7 mmol) dans 10 mL de tétrahydrofurane. filtré et concentré sous pression réduite.32 (d.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane.5-diméthoxyphénol 116b (1.4 mmol). 1257. 1H. 4J6-8=2. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.35 (m. 1061.0 éq. partie B d’un système de spins AA’BMM’. 7.87 (d. 116.0 mmol). Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous 160 . 1463.5/168.6 (C10) . 1H. • 95’a : Hexafluorophosphate de 3-méthoxy-4-méthylflavylium 3' 8 7 6 5 PF69 2' 2 3 1' 6' 4' 5' O C17H15O2PF6 M= 396. Ha) . Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées. 1H.

137. H6’). H11) . La solution est concentrée sous pression réduite.04 (m. 1H) .80 (m. 660 µL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).2/164. J6’-2’=2.0/149. 250 (16621).0 mmol). 1.59 (m.47 (m.1 (Cc/Cd/Ce) .0 mmol).31 Poudre rouge Formation de 95'c 5 10 4 11 3 O e OH A une solution de 394 mg de 100c (1. 131. 155. H4’) .24 (d.33 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (4.0 (s.1 (Ca) .2/160.01/4. 2H. J2’-6’=2. 128. 6H. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. H2’) . 113. Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. 130. 4J6-8=2. CD3CN) : δ= 3.99 (s. 150. filtré et concentré sous pression réduite. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 1. H6 ou H8) .0 (C2’+C6’) .0 (C11) . 7. – 2. 1H.2 Hz. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 490 mg de 95’b. 8.2 (C6) . 6. 3H. 3J5’-6’=8.6 (C8) .0 éq. 1H). 127. 136.08 (s. H11) . 1H.6 (C7).0 éq.3 (C10) . 8.2 Hz. Hc/Hd/He) . 3H. sont additionnés goutte à goutte.32 (m. 7.4 (C3) . 7.7-tétraméthoxy-4- PF62' O 3' 1' 6' O 4' 5' d a O 6 7 8 9 O 2 C20H21O6PF6 M= 487.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane.05 (s. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. séché sur MgSO4 .8 Hz. sont additionnés goutte à goutte.7 (C1’) . Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). 130.98 (d. Ha) .01-8.cm-1 ) = 210. La solution est concentrée sous pression réduite.8 (Cb) . Rendement = 95% UV/Vis : λmax (MeOH)= 500 nm RMN 1H (300 MHz. CD3CN) : δ= 14. RMN 13C (75 MHz.4’.7 (C10) .2 Hz. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM).3’.18 g de 95’a.28-8. 118. 4J84 3 4 6=2. 1H. J6’-5’=8.4 (C4’) .2 (C11) .7/169.2/61.1 (C2/C4/C9).79/3. H6 ou H8) .2/126.86 (s. 8. 13 RMN C (75 MHz. 2H. 62.5 (C1’) . Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées. 7. partie B d’un système de spins AA’BMM’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge agitation 30 minutes.1 (C2/C3/C4/C5/C7/C9). CD3CN) : δ= 3. Ha) . 1H.90-7.0 éq. 8.1/57. 3. 161 .1 (C6) .7/163.37 Poudre rouge Formation de 95'b O e b O A une solution de 409 mg de 100b (1. 100. • 95’c : Hexafluorophosphate méthylflavylium c de 5-hydroxy-3.57-8. 1H. 1H. 136.28 (dd. H2’+H6’) . 93.5. 2H) .8 Hz.9/157. 120. – 1. Rendement = quantitatif UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 112.4’. 400 (16630) nm RMN 1H (300 MHz.4 (C8) .10 (s. 56.6 (C2’/C5’/C6’) .0 éq. 9H. 3H. 138.4 (C3’+C5’) .92 (m. 7.85 (d. H5’) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane.3/154. 7. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).3’. 3H. 3. H3’+H5’) .28 (d. Ha/Hb) . 55. – 4.1/112. 57.5 (C5) .8 (C3’/C4’) . 125.8/167. – 1. • 95’b : Hexafluorophosphate de 3. CD3CN) : δ= 17. 4.7-pentaméthoxy-4-méthylflavylium c O PF6a 3' 2' 2 1' 6' 6 5 10 4 11 3 O 4' 5' d O 7 8 9 O C21H23O6PF6 M= 516.2 Hz.

8/156.cm-1 ) = 260.6-dioxaphénalène 8-hydroxy-5-phényl-2-(4-(N.8 (Ca) .29 (m. 4J6-8=2. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. H4’) . H11) . 7. 1H.25 (dd. Hc /Hd/He) .21 (m. Ha) .8 (C11) .25-8. 552 (44200) nm RMN 1H (300 MHz. 7. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 5 heures (suivi UV-Vis). 2H.0 éq. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 272 mg de 94b. séché sur MgSO4 . H6’). RMN 13C (75 MHz.05 (s. 118. H5’) . CD3CN ) : δ= 3. 162 .17-8. 1H.19 (d. 1H. 8.00 (d.2/164.77 (s.8 Hz.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée.6 mmol). H6 ou H8) . 4J8-6=2.23 (d.2 (C6) .5 mmol) dans l’éthanol (15 mL) sont additionnés 90 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1.4/168.1/56. SM (ESI. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. 1H. 7.03/4. 3H. l’intensité des signaux des carbones des dérivés condensés est très faible.2 Hz. 4J6-8=2. 7.06 (s.56-7. H14+H18). 0.6 (C2’/C5’/C6’) .2 Hz.8 (C2/C3/C4/ C5/ C7/ C9).1 (Cc/Cd/Ce) . 2H. 103. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées.8 Hz.74-7. H6 ou H8) .3 (C10) . 2H. H6 ou H8) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 112. H6 ou H8) .52 (s. 4J2’-6’=2.26 (d. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 3 J5’-6’=8. Rendement = 75% UV/Vis : λmax (MeOH)= 490 nm RMN 1H (300 MHz. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 93. 4J8-6=2. 6H.80 (m.8/159. Seulement deux analyses aux 13C ont été réalisées à 500 MHz et ont donné quelques informations supplémentaire.. 7.2 Hz.28 (d.. H19) . H15+H17) .2 Hz.2 éq. CD3CN) : δ= 16.5/149. 2H.8 (C3’/C4’) . partie B d’un système de spins AA’BMM’.N)- PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 4' 5' 8 9 O 10 O 18 17 13 12 C25H20O3NPF6 M= 527. filtré et concentré sous pression réduite.40 Poudre grise Condensation de 95b 14 15 16 N 19 19 A une solution de 200 mg de 95b (1. La solution est concentrée sous pression réduite. • 94b : Hexafluorophosphate de diméthylamino)phényl-1.61 (m. H3’+H5’) .71 (m.98/4.0 (C8) . 155. H3) . 146.2 Hz. 7. 1H.1 (C1’) . 4J6’-2’=2. Rendement = 90% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes.9/61. 1H. 1H. 120. 3H. 7. H2’+H6’) .67-7. 0. H2’) . 56. mode positif) : m/z(%) 382 (100) [M]+. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 269 mg de 95’c.2 Hz.1/112. 1H. CD3CN / 1 % CF3COOH) : δ= 3.96 (d. 9H. 8. 8. 3. 7. 1H. 7. 7. Remarque : A 75 MHz. 55.8/163.2/126.28 (s. 3. 3J6’-5’=8.

partie B d’un système de spins AA’BMM’. 7. 7. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 144 mg de 94c. Rendement = 76% 163 . 7. 6H. 2H. CD3CN) : δ= 3. Ha) . H3 ou H11) .16 (s.6 mmol). partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 7. H3 ou H11) .62 Poudre brune Condensation de 95c N 19 19 A une solution de 206 mg de 95c (1. 352 (18300).06 (s.. H15+H17) . 1H.98 (m.11 (d. 0. 1H. H6 ou H8) ..99 (s. 3H.68 (m. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 680 mg de 98’a. Rendement = 54% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. H14+H18). 1H.2 éq.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 94c : Hexafluorophosphate de diméthylamino)phényl-1.2 Hz. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 1H.6 mmol).2 mmol) dans l’éthanol (15 mL) sont additionnés 388 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 2H. 3. 556 (54100) nm RMN 1H (300 MHz.0 éq.2 Hz. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 4J8-6=2.6-dioxaphénalène 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 6 5 10 4' 5' 8-méthoxy-5-phényl-2-(4-(N. 7. 2H.. 7.1551 • 98’a : Hexafluorophosphate diméthylamino)styryl)flavylium de 3-méthoxy-4-(4-((N. 7. mode positif) : m/z(%) 396(100) [M]+ C26H2203N [M]+ Calculé : 396.82 (m. SM (ESI.1594 / Trouvé : 396.07 (d. 2.59 (m.N)- a PF67 O 8 9 O O 18 17 13 C26H22O3NPF6 M= 541.0 éq.44 Poudre verte Condensation de 95'a N 19 19 A une solution de 905 mg de 95’a (1. 7..69 (m.09 (s. 6. 4J6-8=2. H19) . H3’+H5’ ) .cm-1) = 206. H6 ou H8). 2. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 2 heures (suivi UV-Vis). Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 12 heures (suivi UV-Vis). 2H.N)- PF68 7 6 5 9 3' 2' 2 3 1' 6' 4' 5' O 10 11 4 O 12 13 a 18 17 14 15 16 C26H24O2NPF6 M= 527.2 éq. H4’) . 0.5 mmol) dans l’éthanol (30 mL) sont additionnés 87 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1. 1H. H2’+H6’) .

2H. 0.80 (m.88 (d.47 (d. 3J6’-5’=8. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 12 heures (suivi UV-Vis). H15+H17) .8 Hz. Ha ou Hb ou Hc ou Hd) .35 (s. 6H.27 (m. 6. 7.09 mmol). 1H. Le résidu est purifié par 164 . 2H. H14+H18) . 4J6’-2’=1. 4J6-8=2. à température ambiante. 8.80 (d.16 (d. – 24. 1H. Ha ou Hb ou Hc ou Hd) . H6 ou H8) .0 éq. CD3CN) : δ= 3. 7. 6. 4J2’-6’=1. H5’) . 1H) . 3H.95 (dd. 1H. 2H.8 Hz. de 1.00 (m. 7.26 (d. 3H) .. – 6. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 2H. mode positif) : m/z(%) 486(100) [M]+ C30H3206N [M]+ Calculé : 486.8 Hz . partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.2 Hz. 7. 568 (18000) nm RMN 1H (300 MHz. 7. 5H) . CD3CN) : δ= 3. 3H. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 20 mg de 94’c.24 (d. Partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 1H. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). Rendement = 50% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.0 mmol). 3H. Après filtration et concentration sous pression réduite. 8. 1H. 3J5’-6’=8.8-diméthoxy-5-(3’. 7.05 (s.62-7.17 Huile incolore Méthylation de la 2-hydroxyacétophénone O O A une solution de 716 µL de 2-hydroxyacétophénone 109b (1.3 g de carbonate de potassium (4.2 Hz. Ha) .238. 8. La phase organique est lavée avec une solution d’acide chlorhydrique à 10% (1 x 20 mL). • 94’c : Hexafluorophosphate de 4. H6’) . séché sur MgSO4. filtré et concentré sous pression réduite. H15+H17) . 8.0 éq. 3. 3H. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. . 3.95 (s. Ha ou Hb ou Hc ou Hd) . 1H. H12). H6 ou H8). 1H. H19) .81 (s. 0.8 Hz. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 80 mL). H2’) . 7. 7.12 mL de iodure de méthyle (3. H19) . Ha ou Hb ou Hc ou Hd) . 270 (28800).0 éq.6-dioxaphénalène O a c d 3' 2' 2 3 5 10 4 11 12 14 15 16 1' 6' 4' 5' PF67 6 O O 8 9 O O e O 18 17 13 C29H28O6NPF6 M= 631.1906 • 109c : 2-méthoxyacétophénone 5 4 3 2 a 1 6 7 8 C9H10O2 M= 150. suivi de l’addition goutte à goutte. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 7. sont ajoutés 1. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). 4.08 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 14 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1. H14+H18). 3.2 éq. 3H.62 (s.70 (m.27 (s. H11) . H11) . SM (ESI.N)-diméthylamino)phényl)-1.0 éq. 3. le résidu est solubilisé dans 30 mL d’acétate d’éthyle.89-8. – 18.4’-diméthoxyphényl)-2-((4(N.cm-1) = 202..1911 / Trouvé : 486. 4J8-6=2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge UV/Vis : λmax (MeOH)= 665 nm RMN 1H (300 MHz. 6H.50 Poudre violette Condensation de 95' N 19 19 A une solution de 30 mg de 95’c (1.94 (s.0 mmol).20 (s. 1H.93 (m.93 m.13 (m.0 mmol) dans 25 mL d’acétone.

1 (C7). – 42.4 mmol). 3.3 éq. – 6. 133. Ha ou Hb) . Ha) . 1H.4.5 Hz.87-6.3 Hz.5 (C2) . 3H. 1H. 14.).2 g de carbonate de potassium (1. H3+H5) .93 (m. 3J6-5=7. – 3. H5) . – 30. 167.2 (C6) . CDCl3) : 2. 324 (ép. 718 mg de diacétate d’iodosobenzène (2. H3) . H8) . 6.0 mmol) solubilisée dans un minimum de méthanol. dans un mélange acétone / eau (5/3) sont additionnés 200 mg d’acide ptoluènesulfonique (0. 130. Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C pendant 2 heures (suivi CCM). 226 (ép.9 (C6) . 3H. Rendement = 39% CCM : Rf = 0.8 Hz.01 (s.0 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 20 minutes.357. sont ajoutés 4. 3H. H4) .1 (C4) .80 (s.6-trihydroxyacétophénone O b A une solution de 3. 7. 9 (C2) . • 111a : 2-hydroxy-4. H6) RMN 13C (75 MHz. 4 J6-4=1. H8) .9 (Ca+Cb) . 3H. 105. 166.15 Solide blanc !-hydroxylation de 109a. CDCl3) : δ= 31.0 éq.81 (s. 1H.6 g de 111a. 199. filtré et concentré sous pression réduite.7 (C5) . Le milieu est concentré sous pression réduite et on y ajoute 30 mL d’eau.45 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) PF : 78-79°C UV-Vis : λmax (MeOH) = 214. 55.7 g d’hydroxyde de potassium (10.4 (C5) .A une solution de 109’a. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL) et l’ensemble des phases organiques est séché sur Na2SO4. sont ajoutés à 0°C. 162. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). Le milieu est concentré sous pression réduite et le résidu est solubilisé dans 50 mL 165 . Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).03 (d.A une solution de 1.0 éq.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/5) pour donner 344 mg de 109c. 288.7 (C4) . • 110a : α-hydroxyacétophénone 5 4 3 2 1 6 7 8 OH C8H8O2 M= 136. – 30.6 (C7). 111.9 (C8) .1H. 4J3-5=2. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 3.83 (s.) nm RMN 1H (300 MHz.6-trihydroxyacétophénone monohydratée (1.59 (s. OH intra). 55. 120. 203. CDCl3) : 2.4 (Ca) . 6. 30 mL d’une solution saturée en chlorure d’ammonium.17 Solide blanc 7 8 Diméthylation régiosélective de la O 2. 4J5-3=2. 1H.3 mmol).68 (dd. à température ambiante. RMN 13C (75 MHz.5 (C3) . CDCl3) : δ= 32. le milieu est versé dans 150 mL d’eau.4. – 1.1 éq. 3H.1 (C1) .90 (d. 2H. Après évaporation partielle de l’acétone.0 mmol) dans un minimum de méthanol.39 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/4) RMN 1H (300 MHz.65-7.0 éq. 7. 5.5 Hz.41 (m. 348 µL de 109a (1. de 4.9 (C1) . 3. stratégie B2B O . 3. 93. .6-diméthoxyacétophénone a O 3 4 5 6 2 1 OH C10H12O4 M=196.5 éq.6 (C3) . 128. Le précipité obtenu est alors filtré et lavé à l’eau. Ha ou Hb) .75 g de 2. suivi de l’addition goutte à goutte. ainsi que 10 mL d’une solution à 10% d’acide chlorhydrique. 90.0 éq. 158.8 (C8) . Le brut obtenu 109’a est directement engagé dans l’hydrolyse acide.06 mmol). Rendement = 91% CCM : Rf = 0.0 mL de diméthylsulfate (2.2 mmol) dans 75 mL d’acétone.54 (s. – 20.

– 23. 6. 134. H8) . RMN 13C (75 MHz. 3H. 7. 135.48 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) RMN 1H (300 MHz.2 Hz.74 (t. J6-5=8. 2H.8 Hz.0 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 20 minutes. 344 mg de 109c (1. • 110c : α-hydroxy-2-méthoxyacétophénone 5 4 3 2 a 1 6 7 8 O O OH !-hydroxylation de 109c.63 (m.1 mmol) dans un minimum de méthanol. CDCl3) : 3. 127. Rendement sur les deux étapes = 40% CCM : Rf = 0. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Acétate d’éthyle / Heptane : 1/4) pour donner 200 mg de 110a.0 (C6) . 718 mg de diacétate d’iodosobenzène (2.4 (C8) .3 (C4) .28 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) RMN 1H (300 MHz. sont ajoutés à 0°C. 2H. 133. CDCl3) : δ= 55.A une solution de 1.9 (C8) .1 (C7).A une solution de 109’c.9 (C5) .3 (C1) . 7. La phase organique est successivement lavée avec une solution saturée de carbonate de sodium (1 x 40 mL). 111. H6). La phase organique est successivement lavée avec une solution saturée de carbonate de sodium (1 x 40 mL).0 éq.3 (C4) . 7. RMN 13C (75 MHz.0 éq.87 (d. Le brut obtenu 109’c est directement engagé dans l’hydrolyse acide.3 g d’hydroxyde de potassium (10. séchée sur Na2SO4 . séchée sur Na2SO4 . à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).A une solution de 659 mg d’hydroxyde de potassium (10.2 Hz. 120. 3.1 Hz.03-8. Le milieu est concentré sous pression réduite et le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle.7 (C3) . 4.3 (C1) . • 110d : α-hydroxy-2-(méthoxy-méthoxy)acétophénone 5 4 3 2 1 6 8 7 OH C10H12O4 M=196. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 141 mg de 110c.7 mmol) dans un minimum de méthanol. 69. H8) . 4 J6-4=1. 128. 4. 210 mg de 109f (1. 7.52 (t. . – 2. à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL). 3J8-OH=4.20 Huile incolore O b a O O !-hydroxylation de 109d.58 (m.2 Hz. 2H. 1H. filtrée et concentrée sous pression réduite. – 1. OH) .4 (C7). sont ajoutés à 0°C. 30 mL d’une solution saturée en chlorure d’ammonium. 3JOH-8=4.94 (s. 1H. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL) et l’ensemble des phases organiques est séché sur Na2 SO4. 3J83 OH=4.5 (Ca) . OH) .0 éq.47752 (m. Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C pendant 4 heures (suivi CCM). H3+H5) . 8.99-7. 1H. H4) . CDCl3) : δ= 65.93 (m.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge d’acétate d’éthyle. 1H.7 mmol).7 (C3+C5) .77 (d.9 (C2+C6) . 198. Rendement sur les deux étapes = 34% CCM : Rf = 0. stratégie B2B . filtré et concentré sous pression réduite.2 Hz. 1H. 2H.09 (m. 3JOH-8=4. dans un mélange acétone / eau (5/3) sont additionnés 130 mg d’acide ptoluènesulfonique (0.2 (C2) . Le milieu est concentré sous pression réduite et on y ajoute 30 mL d’eau.07 (dd. 199.0 éq.60-7. CDCl3) : 3. 123. – 6. H3+H5) . 2H. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). – 11. Ha) . 160.90-7. H2+H6).3 éq.31 mmol) solubilisée dans un minimum de méthanol. H4) . filtrée et concentrée sous pression réduite.52-7. ainsi que 10 mL d’une solution à 10% d’acide chlorhydrique.0 éq.17 Solide blanc .17 mmol) solubilisée dans un minimum de 166 . 131. – 0. stratégie B2B C9H10O3 M= 166.

1H. H8) . Ha) . séché sur Na2SO4. Le milieu est concentré sous pression réduite et le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle. 109. 1H. 3J8OH=4. 114.6 (C1) . 1H.3 éq. 121.12 (m.9 (C5) . 55.92 (s.8 (C5) . 1H.48-7. Rendement sur les deux étapes = 59% CCM : Rf = 0. 69. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 350 mg de 110Ace. Le milieu réactionnel est porté à reflux (système Dean-Starck) et laissé sous agitation pendant 8 heures (suivi CCM).51 (s. 148.74 (t. • 110Ace : α-acétoxy-3. la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). CDCl3) : 3. Ha ou Hb) .24 Solide blanc !-cétoxylation de 109e stratégie B2C 3 2 O A une solution de 551 mg de 109e (1. 170.2 (Ca) . 110.23 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. 128. 7.0 éq. 4J6-4=1. 3. 3J6-5=8. 2H. CDCl3) : δ= 56. 2. 3H. CDCl3) : 2.34 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 20 minutes.94 (s. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL) et l’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution de chlorure de sodium (1 x 70 mL).7/55.6 (Cb) . OH) . 3H. 130. 3H.5 g de triacétate de manganèse dihydraté (3. 199. Puis elle est séchée sur Na2SO4 . 2H. H2+H6) RMN 13C (75 MHz.80 (d.9 (Ca/Cb) .2 Hz. 280 mg de diacétate d’iodosobenzène (2.25 (m. Le milieu est concentré sous pression réduite et on y ajoute 30 mL d’eau.2 (C4) .6 (C3) . 7. Après filtration. 65.1 (C2) .0 éq. Ha ou Hb) . 4. La phase organique est successivement lavée avec une solution saturée de carbonate de sodium (1 x 40 mL).45-7.2 Hz.0 éq.8 (C8) .0 mmol) dans 60 mL d’un mélange de benzène / acide acétique (9/1). 123.07-7. 157. . H5) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge méthanol. 196. 135.90 (s. Le brut obtenu 109’d est directement engagé dans l’hydrolyse acide. 7. 2H. H8) . 123. 3H.7 (C3) .7 (C6) .28 (s.7 (C8) . dans un mélange acétone / eau (5/3) sont additionnés 55 mg d’acide ptoluènesulfonate de pyridinium (0. Hb) .9 (C6) .6 (C1) . filtrée et concentrée sous pression réduite. filtré et concentré sous pression réduite. filtrée et concentrée sous pression réduite.1 Hz. à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL). 153. 6. 2H. – 2. Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C pendant 2 heures (suivi CCM).85-6. 3JOH-8=4.05 (dd.88 (m. 8. 1H. H4) . 1H. 5. séchée sur Na2SO4.6 (Cc) . – 9 mmol) sont ajoutés. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 134 mg de 110d.18 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) RMN 1H (300 MHz. Hc) . 3. 3. – 0. RMN 13C (75 MHz. 30 mL d’une solution saturée en chlorure d’ammonium.50 (m.20 (s. CDCl3) : δ= 20.54 (m.A une solution de 109’d. 94. H3) . 167 . et plusieurs rinçages à l’acétate d’éthyle. 5.8 Hz. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).01-8. 7.28 mmol).7 (C2) .5 (C10) .1 (C7). Rendement = 48% CCM : Rf = 0.4-diméthoxyacétophénone b O O a 4 5 6 1 7 8 O O 10 c C12H14O5 M= 238.2 (C4) . H5) .20-7. ainsi que 10 mL d’une solution à 10% d’acide chlorhydrique. H6).9 (C7). – 3.

Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) pour donner 795 mg de 9a. Après 30 minutes d’agitation à 0°C.1 mmol) dans 12 mL de diméthylformamide anhydre. H3+H4+H5) . 284.6 (C1) .2 g d’hydrure de sodium (4.6’-triméthoxy-trans-chalcone ou flavokawine A b 5 6 " ! 1 4 3 2 O c O a 5' 4' 6' 3' 2' 1' O C18H18O5 M=314. 7.0 éq.6 et 55. 1285. 6.6 (C=O).3 (Cβ) . – 5. 1114 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 214. 7.38-7. 4J5’-3’= 2. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM). dans 25 mL de diméthylformamide anhydre. 128. séchée sur Na2SO4. le milieu réactionnel est dilué dans 150 mL de dichlorométhane. 130. 5. 142. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 60 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 100 mL).02 mmol) et de 689 µL de benzaldéhyde 113a (1.0 mmol) et de 652 µL de p -anisaldéhyde 113b (1.2 g de 111a (1. 14.6 (C6’) . 91. H2+H6) . 3 Jα-β=15.6’-diméthoxy-trans-chalcone ou flavokawine B 5 6 " ! 1 4 3 2 b O a 4' 3' 5' 6' 2' 1' O C17H16O4 M=284.0 g de 111a (1. 166. est additionnée goutte à goutte et à 0°C. CDCl3) : δ= 3. 3H. – 24. 7. une solution. 106.83 (s. OH intra).31 (s. 1H.1 (C4) . 162. Rendement = 52% CCM : Rf = 0.6.31 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111a et 113a A une suspension de 1. de 1. 1H. H3’) .3 (C5’) . Après neutralisation de la réaction avec 20 mL d’eau.5.78 (d. RMN 13C (75 MHz. 1344. Rendement = 64% CCM : Rf = 0.0 éq. séchée sur Na2SO4 .0 mmol) dans 12 mL de diméthylformamide anhydre. de 1. une solution.7 Hz.33 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111a et 113b A une suspension de 800 mg d’hydrure de sodium (4. 128.55 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 113-114°C 168 .58-7. Ha) .7 Hz. dans 20 mL de diméthylformamide anhydre. Après neutralisation de la réaction avec 20 mL d’eau.8 (C3’) .0 éq.11 (d.32 mmol). – 20.96 (d. 7.25 mmol). Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) pour donner 1.91 (s.4’.2 Hz. Hβ) . 3H. le milieu réactionnel est dilué dans 150 mL de dichlorométhane. .62 (m.3 (C1’) . le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM). Hα) . 168.0 éq. 127. .0 g de 9b.05 éq.3 (C2 + C6) .9 (Ca + Cb) . • 9b : 2’-hydroxy-4.2 Hz. filtrée et concentrée sous pression réduite. bande large et faible). 192. 340 nm RMN 1H (300 MHz. 93. 1221. 3 Jβ-α=15. 1H. 1H. 2H.05 éq.5 (Cα) . filtrée et concentrée sous pression réduite. 1H.43 (m.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 9a : 2’-hydroxy-4’. 1157. est additionnée goutte à goutte et à 0°C.90 (d. 4J3’-5’= 2. CDCl3) : δ= 55. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 60 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 90 mL).35 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) PF : 90-91°C IR (KBr): νmax= 3123 (O-H. 3H. 135. – 6. Hb) .9 (C3 + C5) .4 (C2’) .3 (C4’) . H5’) . 3. 1635 (C=O). Après 30 minutes d’agitation à 0°C.

bande large et faible). H3+H5) . 6H. est additionnée goutte à goutte et à 0°C.1 (C2+C6) . 142.25 mmol). Ha ou Hc) . 1H. 6.3 (C5’) . CDCl3) : δ= 55.4 (C2’) .83 (s. 55.3 (C1’) .4 (C6’) . 1H.91 (m. OH intra). de 1. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) pour donner 1.2 (C4’) .83 (s. H2+H6) . 7.1 (C1) .0 (Cd) . 7. 162. 1H. 3H. 192.09 (d. 288. 3Jα-β=15. Hc+He) .4 (Cβ) . 1327. 7.91 (s. 4J5’-3’= 2. 1341. 56. 14. Ha ou Hc) . 130. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. H2+H6) . 2H.9 (C3’) . Ha ou Hb ou Hd) .3 (C1) . 91.6/55. 276. 2H. 6. 1H. 114. 126. 4J3’-5’= 2. le milieu réactionnel est dilué dans 150 mL de dichlorométhane. 3. 1279.91 (s. OH intra). 356 nm RMN 1H (300 MHz.0 g de 111a (1. 168. 61. 106.6 (C=O). séchée sur Na2SO4. Hα) . 3Jβ-α=15.81 (d. 5.4 (C2’) . – 20.07 g de 9c.90 (s.4’.2 Hz. 161. Partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. • 9c : 2’-hydroxy-3.4/55. 4J3’-5’= 2. filtrée et concentrée sous pression réduite. 169 . Après neutralisation de la réaction avec 20 mL d’eau. 1157. – 5. Après 30 minutes d’agitation à 0°C. 5.75 (d. 2H. 192. H5’) . Hβ) .85 (s. Hb) . 3.2 Hz.7 Hz. bande large et faible). 6.2 Hz. 166.4.80 (d. 3H. 1258.1 (C4) . 3. CDCl3) : δ= 3.83 (s. dans 10 mL de diméthylformamide anhydre. 93. Ha ou Hb ou Hd) . Hα) . H3’) . 6. RMN 13C (75 MHz.38 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111a et 113c A une suspension de 800 mg d’hydrure de sodium (4. 7. Ha ou Hb ou Hd) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge IR (KBr): νmax = 3125 (O-H. 142. 140.0 éq.0 (C4’) .40 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 174-175°C IR (KBr): νmax = 3000 (O-H. 3.8 (Ca/Cb) . – 5. 6H.1 (Cc+Ce) .7 Hz. 93. 131.94 (d.4 (C3+C5) .95 (d.0 mmol) dans 13 mL de diméthylformamide anhydre. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 60 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 100 mL).4 (C6’) .5.8 (C3’) . 166. 1H. 4J5’-3’= 2. 3H. 1223.44 (s. H3’) . Hβ) . 362 nm RMN 1H (300 MHz. 7.3 (C1’) . 1H.4 (Cβ) . 1H. 1636 (C=O).28 (s. 1244. Rendement = 57% CCM : Rf = 0. une solution.0 éq. CDCl3) : δ= 3.7 Hz. CDCl3) : δ= 55.8 (Cb) . 1H. 106. 153.2 (C5’) .7 Hz.9 (Cα) . 6H. 3. 3 Jβ-α=15. 168.5 (Ca/Cc) . 1H.1 (Cα) . 1208.69 (d. 125. RMN 13C (75 MHz. 128. 14. 1H.10 (d. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM). 162. 1292. 91.6 (C2+C6) . 1114 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212.3 (C3+C5) .55 (m.4 (C4) .6’-pentaméthoxy-trans-chalcone c 5 b 6 " ! 1 5' 4' 6' 3' 2' 1' O 4 3 2 O O d e O a O C20H22O7 M=374. 1158. 1221.0 mmol) et de 1.05 g de 113c (1. 3H. 3 Jα-β=15. H5’) . 1122 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 222.2 Hz.81 (s.3 (C=O). 1638 (C=O).05 éq. 105.

56.1 (C6) .1 (C2’+C6’) . 1176. 126. 1215.06 (d.01 (dd. 1029 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 228. 55. H3eq) . 106. 3. H3’+H5’) . 5H.) nm RMN 1H (300 MHz.01 (dd.33 (dd.7-diméthylpinocembrine 5' 6' 4' 3' 2' 8 O a 6 7 9 O 2 3 4 1' C17H16O4 M=284. et 3J3eq-2= 2. 128.9 Hz. 314 (ép. 2J3eq-3ax= 16. 79.0 (C5) .2 Hz.2 (C4). 1. 789 mg de 12a sont récupérés.7 (C3) . le milieu réactionnel est concentré sous pression réduite. 170 .2 Hz. 3H.9 Hz.0 (C10) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3 à 3/2) pour donner la flavanone 12b et la chalcone résiduelle 9b qui est engagée dans un nouveau cycle (cyclisation – séparation).8 (C1’) . 162. 6. 181(40) • 12b : (±)-4’. 1611.8 (C3’+C5’) .5 (C8) .2 Hz.25 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 125-126°C IR (KBr): νmax = 1671 (C=O). Ha ou Hb) . 3. 189.92 (m.79 (s. 2 J3ax-3eq= 16. 1159.33-7. 1199. H6 ou H8) .30 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 158-159°C IR (KBr): νmax = 1671 (C=O). 1205. H6 ou H8) .2 Hz.79 (dd. H3ax) .5 Hz.36 mmol) dans un minimum d’acide acétique est portée à reflux et après une nuit d’agitation.6 (Ca) . 6. – 3. CDCl3) : δ= 2. 6. 3H.) nm RMN 1H (300 MHz. 2 J3ax-3eq= 16. H2’+H6’). 282. mode positif) : m/z(%) 285(100) [M + H]+ . et 3J3eq-2= 2. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. RMN 13C (75 MHz. CDCl3) : δ= 45. 4J8-6= 2. 283(65). 1606. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.2 (C2) . 165. H3ax) . 6.372 g de chalcone 9b (1.2 Hz. Après deux cycles successifs.3 (C9) . H2’+H3’+H4’+H5’+H6’). 3J2-3ax= 13. – 4. Rendement = 91% CCM : Rf = 0. H3eq) . 3.81 (s. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2 à 3/2) pour donner la flavanone 12a et la chalcone résiduelle 9a qui est engagée dans un nouveau cycle (cyclisation – séparation).31 Solide beige Cyclisation intramoléculaire de 9a 5 10 O b O Une solution de 867 mg de chalcone 9a (1. 1110. SM (APCI.5 Hz. 1067 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 216. 4J6-8= 2.5. 3J2-3eq= 2.5 Hz.89 (s. 1H. H6 ou H8) .15 (d. 3. 4J8-6= 2.09 (d. 4J6-8= 2. 93.235 g de 12b sont récupérés.74 (dd. et 3J3ax-2= 13. 1H. 1H.47 (m. 3H.9 Hz. 1111.7 (C4’) .0 éq. Après deux cycles successifs. 3H.2 Hz. 1161. 2J3eq-3ax= 16. CDCl3) : δ= 2. 93. 5.0 éq.7-triméthoxyflavanone ou (±)-4’. 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 12a : (±)-5. H2) . 1217.80 (s. 7.33 Solide blanc Cyclisation intramoléculaire de 9b 5 10 b O O Une solution de 1.36 (m. Hc) . 7. et 3J3ax-2= 13.5. 284. 3. Ha ou Hb) . 1262. 165. 3J2-3eq= 2.2 Hz. H6 ou H8) . 1069. 138.7-diméthoxyflavanone ou (±)-5.05 mmol) dans un minimum d’acide acétique est portée à reflux et après une nuit d’agitation. 3J2-3ax= 13.2 Hz.87 (s.2 (Cb) . 5. 1244. Rendement = 91% CCM : Rf = 0. le milieu réactionnel est concentré sous pression réduite. 3H. 1H. 128.9 Hz.11 (d. H2) .9 (C7) . 1H.40 (dd. 1H. 2H. 1H. 1H. 1H.7-triméthylnaringénine c 5' 6' 8 4' 9 O 3' O a 6 7 O 2 3 4 1' 2' C18H18O5 M=314. Ha ou Hb) . 2H.5 Hz. 316 (ép. 3. Ha ou Hb) . 1H. 1264. 6.

1H.1 Hz. 1618. 282 nm RMN 1H (300 MHz. SM (APCI.94 mmol) et le milieu réactionnel est porté à reflux (appareil de Dean-Starck adapté au montage). mode positif) : m/z (%) 375(100) [M + H] +. 1109.038 g de chalcone 9c (1. 1H. Après deux cycles successifs. avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz. 78. filtrée et concentrée sous pression réduite. 3.8 (C1’) . H3ax) .5 (C3’+C5’) .66 (s.82 (s.2 (C9) . Une fois la conversion terminée (suivi CCM).3 (Cc) . RMN 13C (75 MHz. 2J3ax-3eq= 16.01 (dd. 1H. 105. 338(80). 373(50). 181(30) • 12c : (±)-3’. 79.09 (d.1 Hz.7-pentaméthoxyflavanone c O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 2 3 4 1' 2' O e C20H22O7 M=374. 165.9 (C10) .4 (C2) . 189.34 Solide blanc O 11 Acétoxylation de 12a c O b O O A une solution de 934 mg de flavanone 12a (1. CDCl3) : δ= 2. 165.6 (C6+C8) . 55. H2’+H6’). 780 g de 12c sont récupérés.6 (Ca) . 105. H6 ou H8) . – 3. Ha ou Hb ou Hd) . 166. 3J2-3eq= 2. 3H. 55.3. Ha ou Hb ou Hd) .9 (C10) .77 mmol) dans un minimum d’acide acétique est portée à reflux et après une nuit d’agitation.32 (dd. 3. 313(75). 153. les sels de manganèse sont filtrés et lavés à l’acétate d’éthyle.4 (C4).0 (C7) .29 mmol) dans 50 mL d’un mélange benzène / acide acétique (10/1). 6. – 3. 162.6 Hz.8 (Cd) .1 (C5) .2 (C2’+C6’) . mode positif) : m/z(%) 315(100) [M + H]+ .5 Hz. 6H.0 éq. 3J24 4 3ax= 13.6 Hz.9 (C2) . le milieu réactionnel est concentré sous pression réduite. 1165. 5. SM (APCI. H3eq) . sont ajoutés 1. et 3J3ax-2= 13. 6. 60. 164. 3.16 (d. 103. 93. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1 à 3/1) pour donner la flavanone 12c et la chalcone résiduelle 9c qui est engagée dans un nouveau cycle (cyclisation – séparation).1 (C4).7-diméthylpinobanksine 5' 6' 4' 1' 3 6 5 10 4 3' 2' 8 (±)-2. 6. 2H. 114. Ha ou Hb ou Hd) .3-trans-3-acétoxy-5.89 (s. H6 ou H8) .1 (Cb) .30 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) PF : 171-172°C IR (KBr): νmax = 1663 (C=O). 1221. 3. 93. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL).2 et 93. 55. séchée sur Na2SO4. 138. 1073 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 214.7-diméthoxyflavanone 5. • 114a : (±)-2. 1257.3 (C9) .1 (C4’) .trans-3-acétyl- O a 7 9 O 2 C19H18O6 M=342. CDCl3) : δ= 45.5 Hz.1 (C6) .5 (C8) .5’. et 3J3eq-2= 2. CDCl3) : δ= 45.6/56.4 (C3) .8 (C5) .9 (C7) . 134. 1H.1 (C3’+C5’) . H2) . 181(10).9 Hz.77 (dd. 189. 93.057 g de triacétate de manganèse dihydraté (1. 159. 3H. Le 171 .9 Hz. 3.7 (C3) .9 (C4’) . 130.2 éq. J8-6= 2. 127.7 (C2’+C6’) . 3H.2 (Ca/Cb/Cc/Ce) . J6-8= 2. 1269. 162.88 (s.38 Solide blanc Cyclisation intramoléculaire de 9c 5 10 b O O Une solution de 1. 56.0 éq. – 2. Rendement = 75% CCM : Rf = 0. 2J3eq-3ax= 16.4’.84 (s.3 (C1’) . 1H. Hc+He) .5.

M. séchée sur Na2SO4.4 (Cd) . 164. M.0 éq. 322 (ép. un nouvel équivalent de triacétate de manganèse doit être ajouté au mélange réactionnel au bout de 3 heures de reflux (Dunlap. filtrée et concentrée sous pression réduite. CCM : Rf = 0. D. 55. 1219. N. 3. 3J2-3trans= 12.7 (C1’) .4 (C2’+C6’) .30 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/1) PF : 145-146°C IR (KBr): νmax = 1736 (C=O ester). 165. 162. 1697 (C=O).6/56.86 (s. 169. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL).30 (d.1 (Ca/Cb/Cc) . Tet. 282. 1067. 128.5 (C6+C8) . 4J8-6= 2. 80. 1H.1172 • 114b : (±)-2.7-triméthylpinobanksine c 5' 6' 8 4' 9 ou (±)-2. 25. 6. 1H. 81. 73.8 (C2’+C6’) . 3. K. 5839-5842). Ha ou Hb) . 1H. 3J3-2trans= 12. RMN 13C (75 MHz. RMN 13C (75 MHz.67 (d. 3H. 6.5. 1684 (C=O). 1232. 1144.6/56. 1233. Tet. 3. 162.1 Hz. CCM : Rf = 0.2 Hz. 55.1 (C3’+C5’) .88 (s. Sabol.3-trans-3-acétoxy-4’. 128. 7.2 (C10) .4 (C4’) . 1111.8 (C1’) .81 (s. 93.79 (s. H2’+H3’+H4’+H5’+H6’). Watt.5 éq. H6 ou H8) . S. 228 (ép.5 (C9) . 5. 6.4 (C9) . 1024 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 218.2 (Ca/Cb) .5 (C7) .2 Hz.82 (s.89 mmol) et le milieu réactionnel est porté à reflux (appareil de Dean-Starck adapté au montage). . 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2 à 1/1) pour donner 533 mg de 114a. 166. 3. . 169.00 (s. 3J2-3trans= 12.1 Hz. 185. H3’+H5’) . 166. 1371. Lett. Hc) . Ha ou Hb ou Hc) . 1363. 7. 3H.. H2) .0 (C5) . H6 ou H8) . 1253.6 (C3) . 5.2 Hz. SM (ESI) : m/z(%) 343(100) [M + H]+ SM-HR (ESI) : C19H19O6 [M + H]+ Calculé : 343. Ha ou Hb ou Hc) .33 (d. Rendement = 50% Remarque : Si le triacétate de manganèse n’est pas séché selon les conditions de Watt. Rendement = 40% Remarque : Si le triacétate de manganèse n’est pas séché selon les conditions de Watt.7-triméthoxyflavanone acétyl-4’. 228. 93. H3) . 1084. 25.36-7. 3H. Ha ou Hb ou Hc) . . 5.3/55. 6.1 Hz.3 (C5) . 135. 128. 1H.5 (C7) .93 mmol) dans 60 mL d’un mélange benzène / acide acétique (10/1).09 (d. CDCl3) : δ= 2. K. 320 (ép. 1984.2 (C10) . sont ajoutés 1. .5. Sabol. CDCl3) : δ= 20. 6. Watt. 3H. 1H.3 (C4’) . 73. R. 1208. . H2) .5 (C11) . Lett. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2 à 1/1) pour donner 579 mg de 114b. 127.). les sels de manganèse sont filtrés et lavés à l’acétate d’éthyle. 284. 3J3-2trans= 12. 5839-5842).) nm RMN 1H (300 MHz.02 (s.5 (C6 et C8) .40 (m. CDCl3) : δ= 2.4 (Cc) . 4 J6-8= 2. 4J8-6= 2. 1105. un nouvel équivalent de triacétate de manganèse doit être ajouté au mélange réactionnel au bout de 3 heures de reflux (Dunlap. 189.2 Hz. Une fois la conversion terminée (suivi CCM). 3H. 1248. D.0 (C2) . H2’+H6’). 1H.6 (C3) . 1H.52 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/1) IR (KBr): νmax = 1741 (C=O ester).0 (C4). 104. CDCl3) : δ= 20.65 (d. 130. Ha ou Hb) . Hd) .11 (d.1 Hz. S.5 (C11) . 2H. 104.8 (C2) . R. 3H. N.37 Solide blanc 5 10 b 4 O 11 Acétoxylation de 12b d O O O A une solution de 1. avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 1984. 5. – 3.235 g de flavanone 12b (1. H3) . partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.93 (m. 160. 1011 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. 4J6-8= 2.580 g de triacétate de manganèse dihydraté (1. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.3-trans-3- O 3' O a 6 7 O 2 3 1' 2' C20H20O7 M=372. 2H. 1H. 3H.. 1168. 172 . 114.49 (m. H8) . 1615. – 5.10 (d.4 et 93.8 (C3’+C5’) . H6) .11 (d.2 (C4).) nm RMN 1H (300 MHz. .1176 / Trouvé : 343. 5H.

5 (Cf) .5 (C11) . 73. Tet. 3J2-3trans= 12. 3H. 1069 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 210. SM-HR (ESI. 1H. 1258.3 mmol) dans un mélange tétrahydrofurane / méthanol / eau (2/4/1) sont ajoutés 197 mg de trifluorométhanesulphonate de scandium (0. – 173 .1 Hz. 108. Lett. 3.3-trans-5. 55.5’. RMN 13C (75 MHz.2 (C2) . H6 ou H8) .2 (Ca/Cb/Cc/Ce) .31 Solide blanc O H ! O b O A une solution de 423 mg de 114a (1. CDCl3) : δ= 2. les sels de manganèse sont filtrés et lavés à l’acétate d’éthyle. 1619. 313(47). 1688 (C=O).67 (d. 3. R.4’. mode positif ) : m/z(%) 411(13) [M + K]+. H2’+H6’). avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). 3H. 385(7). 1218.7- O a 7 9 O 2 C17H16O5 M=300. H2) .6 (C6+C8) . 164. 373(100) [M + H]+ . 395 (29) [M + Na]+.3- O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 4 b 2 3 1' 2' O e C22H24O9 M=432.5. 81. Rendement = 66% Remarque : Si le triacétate de manganèse n’est pas séché selon les conditions de Watt. 60. 138.0 (C5) .5 (C2’+C6’) . – 3.2 Hz. CCM : Rf = 0. 131. 1165. 316 (ép.7-pentaméthylpinobanksine c ou (±)-2. 6. K. 5. M. 166. Watt.23 mmol) et le milieu réactionnel est porté à reflux (appareil de Dean-Starck adapté au montage). filtrée et concentrée sous pression réduite.4 (C3) . 5839-5842).0 éq.5. 25.1492 • 112a : (±)-2. 6H. 104.9 (Cd) .8 (C4). 2H.2 éq. Ha ou Hb ou Hd) .42 Solide jaune Acétoxylation de 12c 5 10 O 11 O O O f A une solution de 806 mg de flavanone 12c (1.69 (s. Ha ou Hb ou Hd) .7/56. H6 ou H8) .13 (d. 4J6-8= 2.4 (C3’+C5’) .5 éq.05 (s. 184.4’. – 2. 6. 93. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL). 3H. sont ajoutés 866 mg de triacétate de manganèse dihydraté (1. SM (ESI) : m/z(%) 433(100) [M + H]+ SM-HR (ESI) : C22H25O9 [M + H]+ Calculé : 433.0 (C1’) . D.1493 / Trouvé : 433. . H3) . N.. 230 (ép. . mode positif) : C20H21O7 [M + H]+ Calculé : 373. 5.5 (C9) . 1H. 4J8-6 = 2.81 (s. 1248. 1111. 1327. séchée sur Na2SO4. 3. 1H.5 (C10) .7-diméthoxy-dihydroflavonol diméthylpinobanksine 5' 6' 4' 1' 3 6 5 10 4 3' 2' 8 ou (±)-2.).1281 / Trouvé : 373.0 éq. 3J3-2trans= 12.1 Hz.trans-3-acétoxy-3’. . CDCl3) : δ= 20.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge SM (ESI. S. Une fois la conversion terminée (suivi CCM). un nouvel équivalent de triacétate de manganèse doit être ajouté au mélange réactionnel au bout de 3 heures de reflux (Dunlap.1271 • 114c : (±)-2. 162. Sabol. 153. Hc+He) . Hf) . 1H. 6.5’.15 mmol) dans 30 mL d’un mélange benzène / acide acétique (10/1).5 (C7) .7 (C4’) . 3H.3-trans-5. Ha ou Hb ou Hd) . 3. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2 à 2/1) pour donner 610 mg de 114c.2 Hz.3. – 1.88 (s. 286.86 (s.14 (d. 1984.87 (s.40 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 1742 (C=O ester).11 (d.) nm RMN 1H (300 MHz.7-pentaméthoxyflavanone trans-3-acétyl-3’. 169.

48 (m.2 (Ca/Cb) . Le résidu est ensuite mis à sécher sous la pompe à palette une nuit à 60°C. 1364.7- O 3' O a 6 7 O 2 3 1' 2' C18H18O6 M=330.1 Hz.) nm RMN 1H (300 MHz.) nm RMN 1H (300 MHz. 1107. 1693 (C=O). Rendement = 61% Remarque : le trifluorométhanesulphonate de scandium peut être recyclé en extrayant plusieurs fois les phases aqueuses au dichlorométhane et en concentrant l’ensemble des phases organiques sous pression réduite.8 Hz.45 (m. CDCl3) : δ= 55. 102. H2’+H6’).4 mmol). 1365.7 (C3’+C5’) . 72. H6 ou H8) . 2H.97 (d. 1144. 3.01 (d. puis il est concentré sous pression réduite. 83. Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).1 Hz. 2H. 6. Le résidu est ensuite mis à sécher sous la pompe à palette une nuit à 60°C. 3J3-α=1. 1H. 1612.10 (d. H3) . 3H.79 (s. CDCl3) : δ= 3. 1692 (C=O).1 (C9) .81 (s.2 Hz.5 (C2’+C6’) . 164.5 mmol) dans un mélange tétrahydrofurane / méthanol / eau (2/4/1) sont ajoutés 225 mg de trifluorométhanesulphonate de scandium (0. 7. 3H.10 (d. 1059. 1H. 3H.11 (d. 3J2-3trans= 12. 1241. 1H.5. 167. 190. H6 ou H8) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2 à 2/1) pour donner 300 mg de 112b.91 (s.2 éq. 320 (ép. 1251. Le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 7 jours (suivi CCM). 6. 1H. 4. 1H. – 0. 1012 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 218.52-7.1071 / Trouvé : 301. 3J3-2trans= 12. 7. 4.8 Hz. Ha ou Hb) . 284.1063 • 112b : (±)-2. 3J3-2trans= 12. 1229.33 Solide blanc 5 10 b 4 O H ! O O A une solution de 550 mg de 114b (1. SM (ESI) : m/z(%) 301(100) [M + H]+ SM-HR (ESI) : C17H17O5 [M + H]+ Calculé : 301. Ha ou Hb ou Hc) . 1H. H3’+H4’+H5’) . H2) .2 Hz. 3 Jα-3= 1. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. Hα) .8 Hz. CCM : Rf = 0.89 (s.0 éq. 1H. 4.42 (dd.3-trans-4’. 4. 282.7/56. H3’+H5’) .8 Hz. 3H.38-7. 4. H2) .3 et 93. 1229. Ha ou Hb ou Hc) . Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL). 5. 3Jα-3= 1. H3) . Ha ou Hb) .44 (dd.05 (d. 6. séchée sur Na2SO4 . Le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 7 jours (suivi CCM).89 (s. filtrée et concentrée sous pression réduite. 162. 322 (ép. 4J6-8= 2. Ha ou Hb ou Hc) . 228 . 3J2-3trans= 12. 6.0 (C7) .3-trans-5. H2’+H6’).2 (C4’) . 3J3-α=1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 0. CDCl3) : δ= 3.2 (C2) .1 Hz. 93. 1014 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. 4J6-8= 2. Hα) . partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 4J8-6= 2. 1H. 1H.45 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 3456 (O-H).7 (C6 et C8) . 1174. 4J86= 2.6 (C1’) . 1H. 1102. CCM : Rf = 0.97 (m.9 (C10) . filtrée et concentrée sous pression réduite.). 3. 127. 228 (ép. 128. 1084. 6.1 Hz.58 (m. 1610.2 Hz. RMN 13C (75 MHz.50 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 3455 (O-H).06 (d. Rendement = 84% Remarque : le trifluorométhanesulphonate de scandium peut être recyclé en extrayant plusieurs fois les phases aqueuses au dichlorométhane et en concentrant l’ensemble des phases organiques sous pression réduite.7 (C4). 174 . 3H. puis il est concentré sous pression réduite. 3. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2) pour donner 312 mg de 112a.44 mmol).9 (C5) .11 (d.7-triméthoxy-dihydroflavonol triméthylaromadendrine c 5' 6' 8 4' 9 ou (±)-2.2 Hz. – 1. 3H. séchée sur Na2SO4 . 2H. 136. 129.7 (C3) . H6 ou H8) . H6 ou H8) . 7. 1202.

1176 / Trouvé : 331.1 (C7) .7-pentaméthoxy-dihydroflavonol ou (±)-2.9 (C10) .4’. 83.95 (d.6 (C2) . 102. 102. 93.1 Hz.09 mmol) dans un mélange diméthylsulfoxyde / dichlorométhane (1/2). 1195.08 mmol). CCM : Rf = 0. 131. 1H. 4. 93. 320 (ép. 138.90 (Cd) .3 (C4’) .6 (C4’) .2 Hz. – 4.0 éq. mode positif) : C20H23O8 [M + H]+ Calculé : 391. 2H. 83. 3.9 (C4). 104.5. 190. 72. 56.6 (C2’+C6’) . 3H.91 (s. 1245. H2) . 4. mode positif ) : m/z(%) 331(100) [M + H]+ SM-HR (ESI. 167.4/93.3 et 93.2 éq.3/55.7 (C6/C8) .1384 • 38a : 5. Le résidu est ensuite mis à sécher sous la pompe à palette une nuit à 60°C. H2’+H6’).1 Hz.3 (Ca/Cb) . H6 4 ou H8) . 162.9 (C1’) .5’.50 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 3448 (O-H).36 mmol) en trois portions sur 10 minutes (la 175 . puis il est concentré sous pression réduite. Le résidu est solubilisé dans 25 mL d’acétate d’éthyle et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 30 mL). 1685 (C=O).0 éq. J6-8= 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz.3-trans-3’. Hc + He) . 190.27 mmol) dans un mélange tétrahydrofurane / méthanol / eau (2/4/1) sont ajoutés 41 mg de trifluorométhanesulphonate de scandium (0.0 (C5) . 764 µL de triéthylamine anhydre (5.7-diméthylgalangine 5' 6' 4' 3' 2' 8 O a 6 7 9 O 2 3 1' C17H14O5 M=298. sont ajoutés à -15°C. 3. 1158. – 0. Ha ou Hb ou Hd) . 162. 3. 1010 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 218. 165.5’.8 Hz. – 0.0 (C2) . Ha ou Hb ou Hd) . 1H.9 (C2’+C6’) .7/56. CDCl3) : δ= 55. RMN 13C (75 MHz.6 (C3) . – 1.7-pentaméthylampélopsine c O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 2 3 1' 2' O e C20H22O8 M=390. H3) .12 (d. CDCl3) : δ= 3.8 (C10) . 1H. Hα) . Le résidu est purifié par recristallisation dans l’acétate d’éthyle pour donner 101 mg de 112c. 6.1 (C3’+C5’) .0 éq. 128.90 (s. séchée sur Na2SO4 . mode positif) : C18H19O6 [M + H]+ Calculé : 331.8 (C5) .6 (C4).4’.6 (C3) . – 5. 167. 164. 3H. 6.14 (d.7-diméthoxyflavonol ou 5.29 Solide beige 5 10 4 O H ! O b O Oxydation de Parikh-Doering de 112a A une solution de 312 mg de 112a (1. 1608. J8-6= 2.) nm RMN 1H (300 MHz.3-trans3’.38 Solide blanc 5 10 b 4 O H ! O O A une solution de 116 mg de 114c (1. SM (ESI. 153. 3. 1345.1163 • 112c : (±)-2.0 éq.0 (C7) .5.4 (C3’+C5’) . CDCl3) : δ= 55. 114. mode positif ) : m/z(%) 391(100) [M + H]+ SM-HR (ESI. Le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 7 jours (suivi CCM).1393 / Trouvé : 391.86 (s. 3J33 3 4 α=1.8/56. J3-2trans= 12. 1217. 1H. SM (ESI. 160.48 mmol) et 708 mg du complexe SO3-pyridine (4.2 (Ca/Cb/Cc) .8 Hz. H6 ou H8) .10 (d. 72. Ha ou Hb ou Hd) .82 (s. 3Jα-3= 1. 6H.44 (dd. filtrée et concentrée sous pression réduite.6 (C6 et C8) .2 Hz.1 (C9) . 6.77 (s.1 (Cc/Ce) . 138. 1H. J2-3trans = 12.6 (C1’) . Rendement = 97% Remarque : le trifluorométhanesulphonate de scandium peut être recyclé en extrayant plusieurs fois les phases aqueuses au dichlorométhane et en concentrant l’ensemble des phases organiques sous pression réduite. 284. 3H. 4.2 (C9) .

2H. H6 ou H8) . séchée sur Na2SO4 .92 (s.6 (C5/C9/C4’) . 6. SM (ESI.35 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) PF : 173-174°C IR (KBr): νmax = 3313 (O-H).21 (m. 348 nm RMN 1H (300 MHz.6 (C1’) . 1H.42-7. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.4 (Ca/Cb/Cc) .30 mmol) dans un mélange diméthylsulfoxyde / dichlorométhane (1/2).2 Hz. 95.0914 / Trouvé : 299. 138. 1258. CDCl3) : δ= 3. Ha ou Hb ou Hc) .33 (d. RMN 13C (75 MHz. 159. Le milieu est ensuite dilué avec 35 mL d’acétate d’éthyle puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 30 mL). 3H.3 (C7) . 4H. Rendement = 82% CCM : Rf = 0. 6. 1007 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 214. 1614 (C=O).2 Hz.0/160. 8.2 mmol) en trois portions sur 10 minutes (la première portion étant ajoutée avant l’addition de la triéthylamine).2 Hz.4 (Ca/Cb) .). filtrée et concentrée sous pression réduite.97(s. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 3/1) pour donner 231 mg de 38a. 7. 3.57 (d. 7. 1028 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 208. 6. 4J8-6= 2.36 (d. 230 (ép.7 (C6) . 95. Hα+H3’+H4’+H5’) . 1H.1001 176 . H6 ou H8) . 1135. 1298. 238 (ép.4 (C8) . 123. 141. Hα) . 3H. 3. 4J6-8= 2.53 (d.5 mmol) et 194. Le milieu réactionnel est agité 30 minutes à -10°C et laissé sous agitation à température ambiante pendant 12 heures (suivi CCM).2 (C10) . 3. 1H.9 (C2’+C6’) . mode positif) : m/z(%) 299(100) [M + H]+ SM-HR (ESI.7 (C2) . mode positif) : C17H15O5 [M + H]+ Calculé : 299. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’acétate d’éthyle pour donner 81 mg de 38b. sont ajoutés à -15°C. H2’+H6’).6 (C6) .88 (s. 137. Le milieu réactionnel est agité 30 minutes à -10°C et laissé sous agitation à température ambiante pendant 12 heures (suivi CCM). H2’+H6’). 1101.0 éq. 3H. 92. 164. 1H. 2H. 1055.5 (C3’+C5’) .0 éq. 171.5/160.6 (C4’) . filtrée et concentrée sous pression réduite.36 (s. 127. – 0.4/55.5 (C7) .5 (C5/C9) . 1617 (C=O).1 (C1’) . 1134. 1232. 2H. mode positif) : C18H17O6 [M + H]+ Calculé : 329. 158. H3’+H5’) .2 (C2) . 3H. séchée sur Na2SO4 .4 (C3) . 356 nm RMN 1H (300 MHz. 1183.01 (m.8/56. mode positif) : m/z(%) 329(100) [M + H]+ SM-HR (ESI. Ha ou Hb) .0 (C3’+C5’) . 258.54 (m.7-triméthylkaempférol c 5' 6' 8 4' 9 O 3' O a 6 7 O 2 3 1' 2' C18H16O6 M=328. 4J6-8= 2.99 (s. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge première portion étant ajoutée avant l’addition de la triéthylamine). RMN 13C (75 MHz. 106. 172.90 (s. 106.3 (C3) .0891 • 38b : 4’. Le milieu est ensuite dilué avec 45 mL d’acétate d’éthyle puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL).0 éq. 262.16 (m. 128.32 Solide jaune 5 10 b 4 O H ! O O Oxydation de Parikh-Doering de 112b A une solution de 100 mg de 112b (1. CDCl3) : δ= 3.5. 167. 128.8/56. H6 ou H8) . 8.8/160. 4J8-6= 2.4 (C8) .1 (C4). 114. SM (ESI.2 Hz. Ha ou Hb ou Hc) . 310.5. H6 ou H8) . 131. – 1.40 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) PF : 176-177°C IR (KBr): νmax = 3200 (O-H). Rendement = 75% CCM : Rf = 0. Ha ou Hb) . CDCl3) : δ= 55. – 1.7-triméthoxyflavonol ou 4’. 6. 1051. 92. CDCl3) : δ= 55.1 (C2’+C6’) . 7.1020 / Trouvé : 329. 1H. 1221.9 (C4).). 1158. 3H. 129. Ha ou Hb ou Hc) .2 (C10) . 142.8 mg du complexe SO3-pyridine (4. 208 µL de triéthylamine anhydre (5.

138. 95.4 (Ca/Cb) .5 (C5) .3 (C1’) .93 (s. 1179.8 (C6) . 6.49 (s. 171. séchée sur Na2SO4 . 56. Ha ou Hb ou Hc) . 6. 3. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.8 (C9) .35 Solide beige 5 10 b 4 O H ! O O Oxydation de Parikh-Doering de 112c Une solution de 74 mg de 112c (1. 3H. 1214.37 (d.20 (Acétate d’éthyle) PF : 156-157°C UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. 141. Ha ou Hb ou Hd) . 6. 1617 (C=O). – 0. Hα) . 3H.5. 4J6-8= 2. 139. 153. SM (ESI.90 (s.19 mmol) dans un mélange diméthylsulfoxyde / dichlorométhane (1/2). Ha ou Hb ou Hc) . Rendement = 80% CCM : Rf = 0. sont ajoutés à -15°C.0 éq. 314 nm RMN 1H (300 MHz. RMN 13C (75 MHz. 6H.94 (s.0 éq.95 (s. 4 J8-6= 2. 104.1233 • 21e : 4’.2 Hz. H6 ou H8) .99 (m. H6 ou H8) .5.58 (s.1231 / Trouvé : 389.7-pentaméthoxyflavonol ou 3’.0 (Cd) . 1022 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. 1260. 250.5 (C7) .32 1' Solide blanc 2' 3 Produit secondaire issu de la transformation flavanone 12b-dihydroflavonol 112b CCM : Rf = 0. 2H.4’. 2H.7-pentaméthylmyricétine c O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 2 3 1' 2' O e C20H20O8 M=388. 2H.36 (d.5. CDCl3) : δ= 55. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.2 (C10) .6 (C4’) . H2’+H6’).3 (C3) .26 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/1) PF : 231-232°C IR (KBr): νmax = 3258 (O-H). 160. 306.9/56. 6. 106. 126.7-triméthoxyflavone ou 4’.81 (m.2 (C3’+C5’) . 6H. 1H. 356 nm RMN 1H (300 MHz. 3H.). Le milieu est ensuite dilué avec 35 mL d’acétate d’éthyle puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 30 mL). 3.3 (Cc + Ce) . 92.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 38c : 3’. Le milieu réactionnel est agité 30 minutes à -10°C et laissé sous agitation à température ambiante pendant 12 heures (suivi CCM). 4J6-8= 2.55 (d. 3.4’. H2’+H6’). Ha ou Hb ou Hc) . H3’+H5’) . 1130. 4J8-6= 2. 7.9 (C2’+C6’) . H6 ou H8) . mode positif) : C20H21O8 [M + H]+ Calculé : 389. – 0. 164. 61.2 Hz.97 (s. 1H. 1H. filtrée et concentrée sous pression réduite. 262 (ép. 1058.2 Hz. mode positif) : m/z(%) 389(100) [M + H]+.87 (s.0 éq. 6. – 0. 3H. 132 µL de triéthylamine anhydre (5. 7. 177 .7-triméthylapigénine c 5' 6' 8 4' O 3' O a 6 7 9 O 2 5 10 b 4 O O C18H16O5 M=312. 338(45) SM-HR (ESI.5.5’. 268. 1H. H6 ou H8) .76 mmol) en trois portions sur 10 minutes (la première portion étant ajoutée avant l’addition de la triéthylamine).55 (d.5’. Ha ou Hb ou Hc) . CDCl3) : δ= 3.2 Hz. 1H. 7. 158.4 (C8) . 6. Hc+He) .9 (C4). CDCl3) : δ= 3. 3. 1H. 250 (ép.95 mmol) et 123 mg du complexe SO3-pyridine (4. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Chloroforme : 1/10) pour donner 60 mg de 38c.).47 (s. H3) .7 (C2) .

8 (C4) .6 (C2’+C6’) . CDCl3) : δ= 56. • 113g : 4-(méthoxyméthoxy)benzaldéhyde O 1' 2' 3' 4' 6' 5' H! C9H10O3 M=166. Ha ou Hb) .1 (C=O). 2H. 203.7 (s.4 (Ca+Cb) . 107.2 Hz. 6.45 g de carbonate de potassium (1. 3H. 4J5-3=2. – 12. Le milieu réactionnel est laissé sous agitation 30 minutes à température ambiante.5 Hz. J2’-3’=2. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 486 mg de 111b.2 (C4’) . MA : Calculé : C% 69. 114.22 . Ha) . L’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).0 (C4’) . 13 RMN C (75 MHz. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL). .69 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. 160.1 (C3) .9 Hz. 163. 109.8 (C6) . à température ambiante.0 éq. 9.64 (s.4 (C6) . OH intra). filtrée et concentrée sous pression réduite. 177.23 (d.1H. J2’-6’=6.9 (C2/C5/C7) .5/55. .H% 5.9 (C1) . H3’+H5’) .17 Solide beige O Protection du 4-hydroxybenzaldéhyde b O a A une solution de 877 mg de 4-hydroxybenzaldéhyde (1.99 .14 (dd.0 éq.24 (s. – 18.16 / Trouvé : C% 68.0 mmol). 40 mL d’eau sont ajoutés.4. sont ajoutés 2.9 (C5) .6 (Cc/Cd) . séchée sur Na2SO4 . 3. CDCl3) : δ= 3. 1H.7 (C4). 127. sont ajoutés 1.7 mmol) dans un minimum d’acétone. 5.47 (s.9 (C8) . 5.24 (d. 3H.H% 5.9 (C9) . Hb) . 93. Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle. 162. 106. 94. 1H.0 éq. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). filtré et concentré sous pression réduite.25 Huile incolore 2 ! 1 OH O Protection régiosélective de la 2. 6. 56.5 g de carbonate de potassium (6.10.6-trihydroxyacétophénone monohydratée (1. 190. 94.24 (s.23 • 111b : 2-hydroxy-4.7/160.65 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz.0 éq. 178 .7 (C1’) . Après filtration. H3 ou H5) . la solution est concentrée sous pression réduite. puis il est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). H2’+H6’) . Rendement = 80% CCM : Rf = 0.3 (C3’+C5’) . séché sur Na2SO4 .8 (C1’) .0 mmol) dans 40 mL d’acétone. Après évaporation partielle de l’acétone. 92. CDCl3) : δ= 32. 97. 163.8/160.3 (C3’+C5’) . 2H.5 mmol).7/56. 1H.5 éq. Rendement = 63% CCM : Rf = 0. 4J35=2.0 mmol). 4J3’4 3 5’=2.15 (s. 7.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz. Hα).6-di(méthoxyméthoxy)acétophénone O c a O 3 4 5 6 O 7 b 8 O d C12H16O6 M=256.4 (Ca/Cb/Cc) .89 (s. Puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL).5 Hz.45 (s.4/56. 123.1 (C8) . 13. .7 (C3) .10. RMN 13C (75 MHz. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 986 mg de 113g. 162. 96.6trihydroxyacétophénone A une solution de 570 mg de 2. 130.82 (dd. 3H. suivi de l’addition goutte à goutte.1 (Ca) . Hc ou Hd) .50 (s.3 (Cb) . 131. 3H.8 (C2’+C6’) . 2H.2 Hz.2 (C7). 166. 116. – 3. 3 J3’-2’=6. 7. 5. 3. de 895 µL de chlorure de méthoxyméthyle (4. Ha ou Hb) .5 mmol) et 783 µL de chlorure de méthoxyméthyle (1.4. CDCl3) : δ= 55. H8) .2 (C10) . H3 ou H5) .3 (C2) .9 Hz.5 éq. 2H. 2H. 159. Hc ou Hd) . CDCl3) : 2.

32 (d. CDCl3) : δ= 3. – 1.25 mmol) et de 135 µL de benzaldéhyde 113a (1.78 (d.05-7.8 (Cc/Cd) . 3H. CDCl3) : δ= 3. – 1.5 (C4’) .25 (s. 94. Ha ou Hb) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 257 mg de 9f. 6.0 éq. Hc ou Hd) . H3’) . 2H.32 mmol). 3. une solution. 2H. Après 30 minutes d’agitation à 0°C.6’-tri(méthoxy-méthoxy)-trans-chalcone e b O " 5 6 1 ! 4 3 O c O O d a O 5' 4' 6' 3' 2' 1' f O OH O C21H24O8 M=404. H2+H6) .18 (s.6’-di(méthoxy-méthoxy)-trans-chalcone d b O O " 5 6 1 ! 4 3 2 O c a O 5' 4' 6' 3' 2' 1' C19H20O6 M=344.2 Hz.56 mmol) et de 440 mg de 113g (1. 3Jβ-α=15.4/56.28 (s.48 (s.9 (C=O). 2H.2 (C4) . OH intra). 128. 3H.42 (m. 4J5’-3’= 2.63 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz.9 (C6’) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). H5’) . goutte à goutte et à 0°C.92 (d. Hc ou Hd) . 6.48 (s.19 (s.24 (d. 2H. 5. 1H. 4J5’-3’= 2. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM). Ha ou Hb ou Hc) . 192. 3H. 7. 7.5 (C1’) . 1H. CDCl3) : δ= 56. dans 3 mL de diméthylformamide anhydre.0/95.2 Hz. 12.29 (d. 7. 5.9 (C3+C5) .3 (C2’) .59-7.62 (m. une solution. est additionnée. est additionnée. 1H.41 Huile jaune Condensation de Claisen-Schmidt entre 111b et 113g 2 A une suspension de 400 mg d’hydrure de sodium (4. H3+H4+H5) .5 mL de diméthylformamide anhydre. 167. 1H.24 mmol) dans 4 mL de diméthylformamide anhydre. séché sur Na2SO4. 5. goutte à goutte et à 0°C. Après 30 minutes d’agitation à 0°C.5 (C3’) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). de 400 mg de 111b (1. 1H. 94.7 éq.49 (s. 4J3’-5’= 2. • 9g : 2’-hydroxy-4.54 (s.0 éq. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 300 mg de 9g. 179 .1 (Ca/Cb) . H5’) .39-7.4 (Cα) .05 éq. Rendement = 48% CCM : Rf = 0.4 (C1) . 3H. – 5. 3H. 107.5 Hz. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM). Ha ou Hb) .3 (C2+C6) .31 (d. Ha ou Hb ou Hc) . 97.08 (m. 163. Hd ou He ou Hf) .0 mmol) dans 2. – 6. Hd ou He ou Hf) .0 éq. 7. 6. Hβ) . 128. 4J3’-5’= 2.82 (s. de 320 mg de 111b (1. 159.64 mmol). Rendement = 60% CCM : Rf = 0. filtré et concentré sous pression réduite. 7. filtré et concentré sous pression réduite.36 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111b et 113a A une suspension de 200 mg d’hydrure de sodium (4. 135.53 (s. – 1. 5. le milieu réactionnel est dilué dans 100 mL de dichlorométhane et la phase organique est extraite au dichlorométhane (2 x 50 mL). séché sur Na2SO4 . dans 2 mL de diméthylformamide anhydre. H3’) . 5. 142. 2H. la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 60 mL). Hα) .4’.5 Hz. – 2. Après neutralisation de la réaction avec 50 mL d’eau. 2H.7 (C5’) . Ha ou Hb ou Hc) . Après neutralisation de la réaction avec 30 mL d’eau.7 Hz. 5.43 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. RMN 13C (75 MHz.22 (s.7 Hz.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 9f : 2’-hydroxy-4’. 3Jα-β=15. Hd ou He ou Hf) . 3. 6H. 127. 1H. 1H. 130.0 éq. 3.5 (Cβ) .

séchée sur Na2SO4.41 Huile jaune e O b O O Cyclisation intramoléculaire de 9g A une solution de 300 mg de 9g (1.2 (C4).5 (C9) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2H.8 (C6’) . 5. 1H.76 (d. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 94.58 (m.5 (C1’) . 3Jβ-α=15. 167. 1H.2 Hz. 94.74 mmol) dans un minimum d’éthanol.42 (d. 163.1/94.9 Hz. Ha ou Hb) . Le milieu réactionnel est porté à reflux et après une nuit d’agitation. 3H.8 (C3’) . 189.41 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz.5.5 (Cc/Cd) .0 (C8) .1 (Ca/Cb/Cc) . sont additionnés 184 mg d’acétate de sodium (3. filtrée et concentrée sous pression réduite. • 12g : (±)-4’. • 12f : (±)-5. 116. 1H. H3eq) . 2H.8 (C3) . – 0.42 (dd. 107. Ha ou Hb) . H2) . 129.5. 159. Partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.83 (d. 125.2 Hz. H2+H6) .18 (s. 50 mL d’acétate d’éthyle sont ajoutés et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). 158. 6. 4J6-8= 2. – 2. 1H.0 éq. il est concentré sous pression réduite.47 (s.8 (C=O).9 (Ca/Cb) . 4J8-6= 2.1 (C2’+C6’) .0 éq. 192.9 (C2+C6) . Rendement = 64% CCM : Rf = 0. 164. 7.9 (Cd/Ce/Cf) . OH intra). Hc ou Hd) . 142. – 2. Hα) . 98. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) pour donner 181 mg de 12f. 94.2 Hz. 7. et 3J3ax-2= 13. 126.45 mmol) dans un minimum d’éthanol.0 éq. Le milieu réactionnel est porté à reflux et après une nuit d’agitation. 3J2-3eq= 2.7 Hz.7-tri(méthyl- O 3' c O f O d a O 6 7 O 2 3 4 1' 2' 5 10 C21H24O8 M=404.0/94. 3Jα-β=15. et 3J3eq-2= 2.9 Hz. 3.1 (C2) .4 (Cα) .4 (Cβ) . 138.2 Hz. 5H. 7. sont additionnés 186 mg d’acétate de sodium (3. CDCl3) : δ= 56.9 (C4) . 97.7 (C1’) .1/95.54 (s. 1H. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 198 mg de 12g.37 (d.7-di(méthyl- O c a O 6 7 9 O 4 2 3 1' C19H20O6 M=344.5 (C3+C5) . Rendement = 64% CCM : Rf = 0. 3.7-di-(méthoxy-méthoxy)flavanone méthoxy)pinocembrine 5' 6' 4' 3' 2' 8 ou (±)-5. H3+H5) . 128.57 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) 180 .3 (C5) .02 (dd. Hc ou Hd) .6 (C3’+C5’) .4 (C6) .0 (C10) . H2’+H3’+H4’+H5’+H6’). H6 ou H8) . 97.7 (C4’) . 13. 1H.24 mmol).28 (s.7 (C5’) . 2H. H3ax) . 79. 163. 2J3eq-3ax= 16.7 Hz. séchée sur Na2SO4. 159.1/56.5 (C7) .4/56. Hβ) .47 (m. 3. 1H.4/56. 1H. 3H.8 Hz. 106. RMN 13C (75 MHz. 2H.89 (s.8 Hz. filtrée et concentrée sous pression réduite. CDCl3) : δ= 2.54-7.3 (C2’) .0 éq.81 (dd.3 (C4’) . 56. 3J2-3ax= 13. 7. H6 ou H8) .36 Solide blanc 5 d 10 O b O O Cyclisation intramoléculaire de 9f A une solution de 257 mg de 9f (1. CDCl3) : δ= 45. 50 mL d’acétate d’éthyle sont ajoutés et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). 5. 2J3ax-3eq= 16. il est concentré sous pression réduite. – 0. 5. RMN 13C (75 MHz.38-7. 6. 129.2 (C1) . 128.7-tri(méthoxy-méthoxy)flavanone méthoxy)naringénine 5' 6' 8 4' 9 ou (±)-4’.22 mmol).

7-di(méthyl- O c a O 6 d 7 9 O 4 2 3 1' C19H18O6 M=342.42 (d.48-7. CDCl3) : δ= 56. 126.86-7. 3H. H2’+H6’).5.09 (m.7-tri(méthyl-méthoxy)apigénine 5' 6' 8 4' 9 O 3' c O f O d a O 6 7 O 2 3 4 1' 2' 5 e 10 C21H22O8 M=402. 5. et 3J3ax-2= 13. H3ax) . H3) . H2’+H6’). Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2) pour donner 62 mg de 21f. 177.9/161. Ha ou Hb ou Hc) . 2J3eq-3ax= 16. H6 ou H8) . 6.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 1H (300 MHz. 97. et 3J3eq-2= 2. 1H.9 Hz.0 éq. 6.57 (s.6 (Cc/Cd) . 159.4 (C6) . 7. 94. • 21g : (±)-4’. 1H. 3H. 167 mg de 12g (1. H3’+H5’) .5 (C7) .53 (s. H3eq) .0 éq. 1H.52 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol.0 (C2’+C6’) .8 Hz. 5. 211 mg de 12f (1.0 éq.02 (dd. – 1.3 (C2/C5/C7/C9) . 163.2 (C6) .4/160. – 0. 128. 5. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. Hc ou Hd) . Le milieu est concentré sous pression réduite et 40 mL d’eau sont ajoutés.0 (Ca/Cb/Cc) . 3. 3H.6 (Cd/Ce/Cf). 4J6-8= 2.0/94. 189.06-7.2 Hz.5 (C9) . 131. 157.7-tri(méthoxy-méthoxy)flavone ou (±)-4’. 2H. 78.46 (s. H6 ou H8) .2 Hz. 1H.76 (d.4 (C4).36-7. 131.52 (s. 2H. RMN 13C (75 MHz.5 (C4’) .27 (s. Hd ou He ou Hf) .3 (C4). 107. H3’+H4’+H5’) . 6H.7 (C10) .34 Solide blanc 5 b 10 O O O Produit d'élimination de 12f A une solution de 293 mg d’hydroxyde de potassium (10.8 (C2) .5. 3H. H6 ou H8) .53 (m.48 (s.2 Hz.8 Hz. 94.3 et 95. Ha ou Hb ou Hc) . 5. 3J2-3ax= 13.4/56. 7. filtré et concentré sous pression réduite. 6. 7.1/159.34 (s. 343 mg de diacétate d’iodosobenzène (2. H2) .39 Solide blanc Produit d'élimination de 12g O b O O A une solution de 272 mg d’hydroxyde de potassium (10. 98.0 (C8) .5 et 56.2 Hz.21 mmol) dans un minimum de méthanol. CDCl3) : δ= 3.6 (C3) . 3H. 3. CDCl3) : δ= 2. 2H. 5. 2J3ax-3eq= 16.2 Hz. 1H. CDCl3) : δ= 45. Rendement = 30% CCM : Rf = 0. 2H. – 1. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). Ha ou Hb) . 3J2-3eq= 2.90 (m.0 éq.48 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol. Hc ou Hd) . 2H. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL) et l’ensemble des 181 . 6.77 (dd. 1H. 121.6 (C2’+C6’) . – 4. 108.04 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 10 minutes.9 (C3’+C5’) .7-di-(méthoxy-méthoxy)flavone méthoxy)chrysine 5' 6' 4' 3' 2' 8 ou (±)-5. • 21f : (±)-5. Hd ou He ou Hf) . Ha ou Hb ou Hc) .5 (C10) . 56. 97. 4 J8-6= 2. 1H. RMN 13C (75 MHz. séché sur Na2SO4.9 (C3) .37 (d. 110. sont ajoutés à 0°C.2 Hz. 101. H6 ou H8) . 2H.0/56. 158.2 (C5) . – 5. 1H. 3.31 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/2) RMN 1H (300 MHz.26 (s. sont ajoutés à 0°C. Hd ou He ou Hf) . 116.04 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 10 minutes.0 éq. 4 J6-8= 2. – 0.66 (s. 164. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). Ha ou Hb) .5 (C1’) .87 (d. 319 mg de diacétate d’iodosobenzène (2.9 (C1’) . 4J8-6= 2. 3.36 (dd. 2H.85 mmol) dans un minimum de méthanol. 5.0 éq.4 (C3’+C5’) . 127. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 2H. 6.3/95.16 (s. 7.9 (C8) .39 (m. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL) et l’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).19 (s. Le milieu est concentré sous pression réduite et 40 mL d’eau sont ajoutés.5 (Ca/Cb) . 3.2 (C4’) .9 Hz.

6.57 (s.92-96 (m.34 mmol) dans 10 mL de méthanol. 110.29 (s.14 (m. 124. filtré et concentré sous pression réduite. 5. 1H. 1H.7 (C3) .86 (d. 2H. H3’+H5’) .23 (d.2 (C6) .4 (C4).2/94.0 éq.26 (s.2 Hz. • 21b : Chrysine 5' 6' 4' 3' 2' 8 HO 6 7 9 O 2 3 4 1' C15H10O4 M=254. – 4. CDCl3) : δ= 3. Le milieu réactionnel porté à reflux et laissé sous agitation pendant 3 heures (suivi CCM).0 éq. 1H.0 éq.6 (C2’+C6’) .35 mL d’une solution d’acide chlorhydrique à 10% (12.13 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz.24 Solide beige Déprotection en milieu acide de 21f 5 10 OH O A une solution de 116 mg de 21f (1. 6. 1H. 101.8/161. 3H. 7. 3H.5/56. Ha ou Hb ou Hc) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 84 mg de 21b. 3. 158. filtré et concentré sous pression réduite. 2H. H2’+H6’).77 mmol).15 mmol) dans 6 mL de méthanol. 3H. Rendement = quantitatif CCM : Rf = 0.4 (C3’+C5’) .2 Hz. H6 ou H8) .9 (C8) . 94.60 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. Hd ou He ou Hf) . 3. 6. Ha ou Hb ou Hc) .1/159. – 2.54-7.56 (s. 4J8-6= 2. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. Ha ou Hb ou Hc) .0 éq.5 (Ca/Cb/Cc) . filtré et concentré sous pression réduite. 107. 4J6-8= 2.7/160. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 40 mg de 13. 7. sont additionnés 1.24 Solide brun Déprotection en milieu acide de 21g A une solution de 62 mg de 21g (1. Hd ou He ou Hf) . 5. 7.3/95.51 (s. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 70 mg de 21g.47 (d. 1H. 7. 2H. H2’+H6’).8 (C1’) .6 (C10) . 6. – 0. H3) . H6 ou H8) . 1H. 177. Rendement = quantitatif 182 .6 (Cd/Ce/Cf) .2/56. H6 ou H8) . 2H. 97. 127. 3H. Le milieu réactionnel porté à reflux et laissé sous agitation pendant 3 heures (suivi CCM). est additionné 1 mL d’une solution d’acide chlorhydrique à 10% (18. RMN 13C (75 MHz. 2H.82 (m.34 (d. séché sur Na2SO4 . 4J6-8= 2.1 (C2/C4’/C5/C7/C9) .52 (s. 2H. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). Rendement = 42% CCM : Rf = 0. – 0.24 (s. séché sur Na2SO4 .2 Hz.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL).2 Hz. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL). 116. H3) .3/159. H6 ou H8) . séché sur Na2SO4 . MeOD) : δ= 6. CDCl3) : δ= 56. • 13 : Apigénine 5' 6' 8 4' 9 OH 3' HO 6 7 O 2 3 4 1' 2' 5 10 OH O C15H10O5 M=270. 6. 4J8-6= 2. H3’+H4’+H5’) . Hd ou He ou Hf) .05 mmol).60 (m.71 (s. 5. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.

6 (C6) . sont ajoutés 970 mg de benzoylacétone 117a (1. 130. H8) . H3’+H5’) . CDCl3) : δ= 3. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.05 g de 113e.4 (C3) . Hb) .2 Hz. Ha) . 4J8-6= 2. 1371. 8. H2’+H6’) .67 g de 115a.7. H6 ou H8) .5/157. . Rendement = 92% CCM : Rf = 0.45 (d. partie B d’un système de spins AA’BMM’ . 115. Hα). • 113e : 3.35-8. 7. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner 1. 7.93 (m.7. 4J6-8= 2. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. H6 ou H8) . H2’+H6’). J8-6=2. CD3CN/ 1% CF3COOD) : δ= 3.79-7. 1H.0 (C2’+C6’) . 292. Le milieu réactionnel est filtré et concentré sous pression réduite. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. .03 (s.56 (d. 6.40 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz. 183 . 129. 4J64 8=2. 2H. 2H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge CCM : Rf = 0. 2H. H11) .20 (d.58 (s. .1 (C2/C4/C7/C9). H4’) . 121. sont ajoutés 1. Rendement = 73% PF : 214°C UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.6 (C5) .2 Hz. 128. 135. séchée sur Na2SO4 .5 éq. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.0 éq.5-diméthoxy4-hydroxybenzaldéhyde c O O O O A une solution de 930 mg de 4-hydroxy-3. H3) .9 (C8) .85 (m. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 1.23 Solide blanc Protection du 3.1 (C11) . H3’+H5’) . 2H. 7. ) 13 RMN C (75 MHz. H2’+H6’) . 1630 (C=O ). Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle.55 (s. 1239. 2H. La solution est portée à reflux et laissée sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).68-7.0 mmol). 1H.5 éq. 3J6-5=9.cm-1) = 260. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. Hc) . CD3CN/ 1% CF3COOD) : δ= 20. 1H. 1H. filtrée et concentrée sous pression réduite.5-diméthoxybenzaldéhyde (1. 8.09 (s. 7. H3) . 3H. 102.2 Hz.6. 3J5-6=9. 1H. 858 cm-1 RMN 1H (300 MHz.49 (dd. 120.04 g de carbonate de potassium (1. 9. 7. 1H.87 (s. .6. 1H.5-diméthoxy-4-(méthoxyméthoxy)benzaldéhyde O 1' 2' b 3' 6' b 4' 5' a + H! C11H14O5 M=226.0 éq.17 (s.82 (s.75 (m. 416 (28600) nm IR (KBr): νmax = 3072 (O-H).0 mmol).2 Hz. 6H. 6. 5.5 mmol) et 560 µL de chlorure de méthoxyméthyle (1.82-7. 6.9 (C1’) .0 éq. 156. 1083. 1H.5 mmol) dans un minimum d’acétone.24 Poudre jaune Condensation de 116a et 117a A une solution de 660 mg de résorcinol 116a (1. 1H. la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 35 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). 8.1 Hz.11 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz.39 (m. solubilisé dans un minimum d’acide acétique.1 Hz.4 (C10) . . H5) . MeOD) : δ= 6.0/157. 1461.91-7.30 (s. 3.33 (d.0 (C3’+C5’) .85 (m.6/158. 7. • 115a : Hexafluorophosphate de 7-hydroxy-4-méthylflavylium 3' 2' 4' 5' 6' 6 5 10 3 4 11 1' PF6HO 7 8 9 O 2 C16H13O2PF6 M= 382.5 mmol). 129. 3H.9 (C4’) . H6) . 2H.

2 éq.26 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) 184 .1103 • 118c : 1-Cyano-(3’. séchées sur Na2SO4 . 4J3’-5’=2. 1590.4’.03 mmol).3 (Ca) . 4. Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL). 66.00 g de chlorure de morpholinium (1. Ha) . 3J2’-3’=6.33 Solide blanc 4' 6' O 5' b O Formation de 118c A une solution aqueuse (20 mL) de 597 mg de chlorure de morpholinium (1.1 (C1’) . de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).4 (C1’) . CDCl3) : δ= 49. 3 J3’-2’=6.7 (C=O). .2 Hz. Rendement = 85% CCM : Rf = 0. 115.0 mmol ) solubilisés dans un minimum de méthanol.5’-triméthoxyphényl)-1-morpholinométhane b O O a 3' 2' 1' CN 2 N A A B B C15H20O4N2 M= 292. de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 2H. .8. 3. 1H.8 (CA) .8 mmol) et de 243 mg de cyanure de sodium (1.8 mmol). séchées sur Na2SO4 . filtrées et concentrées sous pression réduite.6 Hz. 190. HA) .4. Rendement = 87% CCM : Rf = 0. H3’+H5’) . 140. 1131.8 (C3’+C5’) .1 (C4’). 4H.2 éq.4 (Cb) . 114. sont ajoutés 801 mg de 113c (1. H2’+H6’).0 éq. 132. 2H. 7.28 Solide beige Formation de 118b O a 4' O A une solution aqueuse (20 mL) de 1. 106. 57. . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 1. sont ajoutés 815 µL de 113b (1.4.2 éq. cm-1)= 228 (8980). . mode positif) : m/z(%) 255 (100) [M + Na]+ C13H1602N2 [M + Na]+ calculé : 255. .5 (CN) . Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL). CDCl3) : δ= 2. 1723. 1070 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1.1104 / Trouvé : 255.69 (m.3 (C2’+C6’) .0 éq. 3H. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL).6. 1235.03 mmol) et de 406 mg de cyanure de sodium (1. 274 (1520) nm RMN 1H (300 MHz.8 (C2) .39 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 82-83°C IR (KBr): νmax = 2220.90 (dd.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz. 153. 4J2’-6’=2. 3.56 (m.80 (s. 124. filtrées et concentrées sous pression réduite.8.2 éq. HB) .4.1 (C4’). La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM). 6.2 (Cc) . 160. • 118b : 1-Cyano-(4’-méthoxyphényl)-1-morpholinométhane CN 1' 6' 5' 2 2' 3' N A A B B C13H16O2N2 M= 232.2 Hz. 98. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) pour donner 993 mg de 118c. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL). 55.7 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol.6 (CB) . . CDCl3) : δ= 56.354 g de 118b. 1328. 61.1 (C3’+C5’) . 4H. La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM).6 (C2’+C6’) . SM (ESI.1 (Ca) .74 (s. H2) . RMN 13C (75 MHz.6 Hz.42 (dd. 129.

6 (CB) .2 éq. 2H. HB) . H. 2H. 2 J=21.2 éq. CDCl3) : δ= 49.2 éq. RMN 13C (75 MHz. 1J=249. 4H. 5. 1590. 153.0 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol. H2’+H6’).8 (CA) . 138. 4H. 1112.89 (s. . 60. 1454. Hb) . 1227. .56 (m. 3.7 (C3’+C5’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge PF : 143-144°C IR (KBr): νmax = 2222.1 Hz) . sont ajoutés 430 µL de 113d (1.27 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol. 7. 2H. 3H.7 (C2’+C6’) . 129.14 (m. 4H. 3. HA) . La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM). 6. 62. 115. 3. CDCl3) : δ= 2.4 (C3’+C5’) . 1071 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . mode positif) : m/z(%) 591 (100) [M + Li]+ .49-7.3 (Cb) .41 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 66-67°C IR (KBr): νmax = 2224. HB) .13 mmol) et de 260 mg de cyanure de sodium (1.0 éq. SM (ESI.9 (Ca) . 115.3 Hz). 114. Rendement = 85% CCM : Rf = 0. 61. Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL).2 (CN) .1576 • 118d : 1-Cyano-(4’-fluorophényl)-1-morpholinométhane CN 1' 6' 5' 2 2' 3' N A A B B C12H13ON2F M= 220. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL). 7.0 éq. Ha) . .55 (m. 1247. HA) . de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).60 (m. 164. séchées 185 . CDCl3) : δ= 2.9 (CN) . .9 (CA) . H2’+H6’). H2) . 5.4.9 (C2’+C6’) . 66.75 (s. 1452. 1726.5 (C2) . La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM).76 (s. mode positif) : m/z(%) 243(100) [M + Na]+ C12H130N2F [M + Na]+ Calculé : 243.86 (s. 128. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL). 4H. H3’+H5’) . 1329. 264 (ép. 1069 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1. 66. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 749 mg de 118d.7 (CB) . cm-1)= 218 (13800). 266 (65) C15H2004N2 [M + Li]+ Calculé : 299.2 éq. séchées sur Na2SO4 . . 1H. 3. H2) . cm-1)= 210 (5980).72 (m. 1130. filtrées et concentrées sous pression réduite.8 mmol) et de 243 mg de cyanure de sodium (1.5’-diméthoxy-4’-(méthoxyméthoxy)phényl]-1morpholinométhane b O O O c a 3' 2' 1' CN 2 N A A B B C16H22O5N2 M= 322.6 (C4’.8 mmol).78 (s. RMN 13C (75 MHz. de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). SM (ESI. 4.0904 / Trouvé : 243. 127. 56.2 Solide blanc F 4' O Formation de 118d A une solution aqueuse (20 mL) de 596 mg de chlorure de morpholinium (1. CDCl3) : δ= 49.13 mmol).4.) (640) nm RMN 1H (300 MHz.06-7.0884 • 118e : 1-Cyano-[3’. 4.75 (m. 272 (2400) nm RMN 1H (300 MHz. 3H. . 104.5 (C4’). 1327.1578 / Trouvé : 299.3 (C1’) .8 (C2) .4. sont ajoutés 967 mg de 113e (1.3 Solide blanc 4' 6' O 5' b O Formation de 118e A une solution aqueuse (20 mL) de 639 mg de chlorure de morpholinium (1.9 (C1’) . 4. Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL).

115. 153.9 (C2’+C6’) .6 (CA) . 60. 3.6 Hz.6 (2 CB) . 127. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 1. 104.1 (2Cb) . 3. filtrées et concentrées sous pression réduite. 4 J3b-11=2. Rendement = 87% CCM : Rf = 0.75 (s. 48.3 (Ca) . 272 (2830) nm RMN 1H (300 MHz. CDCl3) : δ= 49. 1333. 66. 3. 4J11-3a=2.1497 186 .5.9 (C3) .99 (dd. RMN 13C (75 MHz. cm-1)= 232 (9850). 2H. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 1. 4H.76 (s.3 Solide blanc O a 4' O Formation de 119b A une solution de 220 mg d’hydrure de sodium (1.5 (C2) . 160.8 (C2’+C6’) . 5.5. RMN 13C (75 MHz. H2’+H6’). . une solution de 1. 3J3’-2’=6.84 (dd. 4J3a-11=2. 2H.8 (C3’+C5’) .60 (m.0 éq. HA) . 73. 4. Hc) . 128.2 (Cc) .9 (C1’) . mode positif) : m/z(%) 345(100) [M + Na]+. 56. 62.6 Hz. HB) .5 mL) sont additionnés goutte à goutte. mode positif) : m/z(%) 520 (100) [M +Li]+ .4 Hz. 55.1428 • 119b : 4-cyano-4-(4’-méthoxyphényl)-4-morpholino-but-1-yne CN 1' 6' 5' 2 3 4 11 A B B 2' 3' N A C16H18O2N2 M= 270.6 Hz. 134. HA) .73 (m. 57.7 (CB) . 98. Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). 4J3a-3b=16. 3. Rendement = 95% CCM : Rf = 0. 3H.2 Hz. 1082 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . 296 (70) C16H22N205 [M +Na]+ Calculé : 345. 1H. 66. Hb) .5 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (5 mL).0 (C4’). CDCl3) : δ= 2.12 (s. 4J11-3b=2. Ha) .3 (C1’) .91 (dd. 4J3b-3a=16. 116.5 mL).5 (C2) . 7. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).1523 / Trouvé : 277. 1244. 274 (1570) nm RMN 1H (300 MHz.5 (CN) . CDCl3) : δ= 30.5 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (17. SM (ESI. 4H. H2’+H6’). 68. 2H.0 éq. Ha) .4 Hz. Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante. 1H. 3.307 g de 118e.40 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) PF : 117-118°C IR (KBr): νmax = 2225. .1421 / Trouvé : 345.1 (Ca) .6 (C4’).2 Hz. 4J2’-6’=2. filtrées et concentrées sous pression réduite. 6. 1438. H3’+H5’) . 2H.56 (m.55 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) PF : 124-125°C UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . 3H. HB) .74 (m. 3J2’-3’=6. H3b) . 1H.1 (CN) .06 (t.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge sur Na2SO4 . SM (ESI.60 (s.5. 4H. H2) . 2.0 éq. 6. . 113. H3a) . séchées sur Na2SO4.56 (dd. 1160. 4H.82 (s.8 (2CA) .28 g d’α-aminonitrile 118b (1. 2.5 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (17. 1H. 4J3’-5’=2.4 (C4) . 277 (39) C16H1802N2 [M + Li]+ Calculé : 277. CDCl3) : δ= 2. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM). 128. 1736.9 (C3’+C5’) . cm-1)= 216 (13850). puis 613 µL de bromure de propargyle (1.9 Hz. H11) . 2. est additionnée goutte à goutte.6 Hz.9 Hz.87 (6H.296 g de 119b.8 (C11) .

4 (C1’) .43 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 139-140°C IR (KBr): νmax = 3240. 4 J3b-11=2. 66. puis 624 µL de bromure de propargyle (1. 3. séchées sur Na2SO4 . Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). 60. .4.3 B Solide beige Formation de 119d O 11 A une solution de 224 mg d’hydrure de sodium (1. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM).7 (CB) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1 / 3) pour donner 1. 3. .1 (Ca) . 4J3a-11=2.3 (C4’).76 (m.6 Hz.88 (s. 103. 4 J3b-3a=16. 4J11-3a=2. 116. Rendement = 72% CCM : Rf = 0. CDCl3) : δ= 31. séchées sur Na2SO4 . 1240. H3b) . Ha) .3 (C3’+C5’).5’-triméthoxyphényl)-4-morpholino-but-1-yne b 4 11 A B B O O a 3' 2' 1' CN 2 3 N A 4' 6' O 5' b O C18H22O4N2 M= 330. 272 (2270) nm RMN 1H (300 MHz. 1H. filtrées et concentrées sous pression réduite.47 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 90-92°C 187 .60 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (15 mL) sont additionnés goutte à goutte. 4H.13 (t. est additionnée goutte à goutte. CDCl3) : δ= 2.3 (CN) .6 Hz.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 119c : 4-cyano-4-(3’. Hb) . une solution de 1. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM).2 (Cb) . 2H. 1H. . 2. 1335.128 g de 119c.4’. une solution de 1. 4.62 (m. 1H.04 mmol) dans le diméthylformamide anhydride (12 mL).91 (dd. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 1. Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). . filtrées et concentrées sous pression réduite. 132.1445 • 119d : 4-cyano-4-(4’-fluorophényl)-4-morpholino-but-1-yne 2' 3' 1' 6' 5' CN 2 3 4 A B N A F 4' C15H15ON2F M= 258.5. 56. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). H11) .6 (C4) . RMN 13C (75 MHz. 5. 48. H2’+H6’).86 (s. 6H. 1070 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .23 g d’α-aminonitrile 118d (1.0 éq.053 g de 119d.0 (C3) . .4 Hz.04 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (3 mL).0 éq.9 Hz. 138.4 Hz.18 g d’α-aminonitrile 118c (1. mode positif) : m/z(%) 326 (100) [M + Na]+. . 3H. 6. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).96 (dd. 4J3a-3b=16.4.3 (C11) . SM (ESI.60 mmol) dans le diméthylformamide anhydride (15 mL).91 (s. cm-1)= 218 (15310).0 éq. Solide beige Formation de 119c A une solution de 162 mg d’hydrure de sodium (1.6 (CA) . 57. 69. HA) . Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante. 2.0 éq. HB) .1472 / Trouvé : 353. 73.8 (C2) . 353 (23) C18H2204N2 [M + Na]+ Calculé : 353.5.0 éq. 3.7 (C2’+C6’) .4. puis 450 µL de bromure de propargyle (1. H3a) . 4J11-3b=2. 4H. 2. 1593. Rendement = 84% CCM : Rf = 0. 153.04 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (12 mL) sont additionnés goutte à goutte. 1134.9 Hz. est additionnée goutte à goutte. Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante.60 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (4 mL).0 éq.

Hb) . 3H.1323 / Trouvé : 265. RMN 13C (75 MHz. une solution de 1.48 (s. filtrées et concentrées sous pression réduite. 127. 4H. 4J11-3b=2. H3b) . 3.3.0 éq. 6. 1502.4 Hz. Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). Hc) . CDCl3) : δ= 31. 5. 1H.1577 / Trouvé : 383. 69. . 1736. H3a) . 3.5’-diméthoxy-4’-(méthoxyméthoxy))phényl]-4-morpholinobut-1-yne b O O O c a 3' 2' 1' CN 3 2 4 11 A B B N A C16H22O5N2 M= 322. . 1227. H3’+H5’) .9 (C1’) .1 (Cb) .9 Hz. Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante.6 Hz. 56.7 (C4’. 266 (1830) nm RMN 1H (300 MHz.1583 188 .0 éq. 1111 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .3 (C1’) . 191. 4J11-3b=2. 66. 1H. 116. 98.4 Hz). RMN 13C (75 MHz.53-7.7 (CB) . SM (ESI.58 (m.73 (m. cm-1)= 216 (989à).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge IR (KBr): νmax = 1603. HA) .71 mmol) dans le diméthylformamide anhydride (12 mL). cm-1)= 216 (16790). 103. 4J11-3a=2. 48. .9 (C11) . H3a) . 2H. 238(39) C15H150N2F [M + Li]+ Calculé : 265.9 Hz. 2.4 (CN) . HA) . 1H. CDCl3) : δ= 48. 132. 71.0 éq.9 (C3) . mode positif) : m/z(%) 265(100) [M + Li]+ . 73. 66. 115.91 (s. Rendement = 75% CCM : Rf = 0. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 2. 4J3a-11=2. 114.6 Hz.3.4 Hz.48 (m. 4H.9 Hz. puis 413 µL de bromure de propargyle (1. H3b) .98 (dd.4 Hz. 4J3b-3a=16. 4J3b-11=2.1 (Cc) . H11) . 1337.1326 • 119e : 4-cyano-4-[(3’. 4 J3b-11=2. H2’+H6’). 6.71 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (3 mL).8 (C2’ + C6’) .4 (C3’+C5’).84 (dd.8 (C2) .94 (m.97 (dd. H2’+H6’). 153. HB) . 1334.6 Hz. 2. 2H.73 (m. 3.6 (C2’+C6’) .84 (dd.71 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (12 mL) sont additionnés goutte à goutte.1 (C4’) .1 Hz) . CDCl3) : δ= 2. 94. 272 (3230) nm RMN 1H (300 MHz. 3.1 (C11) . 128.7 (2CA) . 1H. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM).40 (m.8 (2CB) .06 (t.004 g de 119e. 2. 4J11-3a=2.4 Hz. 2.50 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) PF : 136-138°C IR (KBr): νmax = 3266.0 (C3) .3 Solide blanc Formation de 119e 4' 6' O 5' b O A une solution de 148 mg d’hydrure de sodium (1.19 g d’α-aminonitrile 118e (1.18 (s. 1H. 1H. 2H. est additionnée goutte à goutte. 80. 1087 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .6 Hz. 1507. 4J3a-3b=16. 138. 4J3b-11b=16. 2H.6 (C4) .3 (C2) .7 (C4) . mode positif) : m/z(%) 383(100) [M + Na]+ C16H24N205 [M + Na]+ Calculé : 383. 4H. CDCl3) : δ= 2. 7. SM (ESI. 2. 4H. 1271. 1J=249. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2 / 3) pour donner 1. 3. 70.1 (Ca) .89-6.6 Hz. 4J3a-11=2. Ha) .9 (C3’+C5’. 57.86 (s. 2J=21.6 (CA) . 6H. 4J3a-3b=16.06 (t. H11) . séchées sur Na2SO4 . HB) .

4. 60. 7.90 (s. 96. Rendement = 64% CCM : Rf = 0.3.12 (s. Remarque : une autre forme énol est présente. 6. 1H. mode positif) : m/z(%) 199 (100) [M + Li]+ . 322 (19100) nm RMN 1H (300 MHz. filtrées et concentrées sous pression réduite. 7. la solution est concentrée sous pression réduite. CDCl3) : δ= 25.9 Hz.55 mmol).3-dione b O O a 3' 2' 1' OH 2 3 O 4 11 4' 6' C13H16O5 M= 252. 191.0 éq.1 (C2’+C6’) . 3H.93 (dd. 153. 1023 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . CDCl3) : δ= 2.6 (C4).16 (s. H2’+H6’).8 Hz. filtrées et concentrées sous pression réduite. 95.5 (C1’) .73 g de sulfate de cuivre pentahydraté (2.0 éq. 184. 2. Solide beige Formation de 117c O 5' b A une solution hydrométhanolique (H2O / MeOH : 1/3 . δ= 2. .2 (Cb) .2 Solide beige O a 4' Formation de 117a A une solution hydrométhanolique (H2 O / MeOH : 1/3 .3 (C3) .4’. 1H. Rendement = 50% CCM : Rf = 0.1 (C2 ) . Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL).6. 104.3 (C11) . 141.04 (s) .5’-triméthoxyphényl)-butan-1.0 éq.41 mmol). 3J2’-3’=6.0939 • 117c : 1-(3’.27 (s) . 3H.83 mmol ) sont additionnés 1. .55 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 56-58°C IR (KBr): νmax = 1603. 55.16 (s. 40 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 40 mL). 4J2’-6’=1. 3H. séchées sur Na2SO4.11 mmol ) sont additionnés 150 mg de l’intermédiaire propargylique 119b (1.0941 / Trouvé : 199. cm-1)= 224 (11330). 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). CDCl3) : δ= 2.8 (C3) . 129. 3. H2’+H6’).11 (s. Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes. séchées sur Na2SO4. 6.4. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3 à 1/1) pour donner 105 mg de 117b.4 (C2’+C6’) .21 (s) RMN 13C (75 MHz. 2H. 113. Puis.0.1.9 (dd.1 (C2) .0 éq. 130.5 (Ca) . 163. δ= 2.1 Hz. H11) .128 g d’intermédiaire propargylique 119c (1. .04 (s) . 1232.3 (C11) . 4. Ha) . 2H. 184. 1173. cm-1)= 228 (6910). 3. 4J3’-5’=1. Hb) . 6H. 127. CDCl3) : δ= 25. . 7.1 (C4’) . 56.11 (s. la solution est concentrée sous pression réduite. SM (ESI.85 (s. H11) .55 (Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2) PF : 102-103°C IR (KBr): νmax = 1699. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3 à 1/1) pour donner 592 mg de 117c. Puis.28 (s) . H3) . H3’+H5’) . Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes. 2H. 1115. 24 mL) de 1.3-dione 2' 3' 1' 6' 5' OH 2 3 O 4 11 C11H12O3 M= 192. 322 (15610) nm RMN 1H (300 MHz.9 (C3’+C5’) . 3H. 12 mL) de 281 mg de sulfate de cuivre pentahydraté (2. 191.2 (C3’+C5’) .9 (Ca) . 353 (27) C11H1203 [M + Li]+ Calculé : 199. Remarque : une autre forme énol est présente. H3) .6 (C4).9 Hz. Ha) . 189 .92 (s. 3J3’-2’=7. 1261. 1123. 6. 7.8 (C4’) .90 (d) RMN 13C (75 MHz.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 117b : 1-(4’-méthoxyphényl)-butan-1. 995 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .3 (C1’) . Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).

18 (s. 1H. 285 (35) C10H902F [M + Li]+ Calculé : 187.89 (s) .3 Solide blanc Formation de 117e b A une solution hydrométhanolique (H2O / MeOH : 1/3 .12 (s. 192. 115. séchées sur Na2SO4.5. 5. H3’+H5’). δ= 2. Rendement = 44% CCM : Rf = 0. 1161. H3) . 3H. 6. . Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes. CDCl3) : δ= 2.0781 / Trouvé : 187. 7.28 (s) . 3. CDCl3) : δ= 25. 2H.2. 2H.9 (C2) . Hb) . Ha) . cm-1)= 220 (12430).3-dione OH 1' 6' 5' 2 3 2' 3' O 4 11 C10H9O2F M= 180. 1H. Le résidu est purifé par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 291 mg de 117e. 16 mL) de 1. 2H.5’-diméthoxy-4’-(méthoxyméthoxy)phényl)]-butan-1. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL).09-7. 7. Puis. 190 . mode positif) : m/z(%) 187(100) [M + Li]+ .78 mmol).16 mmol) sont additionnés 928 mg d’intermédiaire propargylique 119e (1. la solution est concentrée sous pression réduite.58 mmol). 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). 2H.05 g d’intermédiaire propargylique 119d (1.92 (m. 96.9. mode positif) : m/z(%) 253(100) C13H1605H Calculé : 253.0 éq. Puis.58 (s.19 (s.1082 • 117d : 1-(4’-fluorophényl)-butan-1.31 g de sulfate de cuivre pentahydraté (2.17 Solide beige F 4' Formation de 117d A une solution hydrométhanolique (H2O / MeOH : 1/3 . .0 éq. 1241.0 (s. H11) . 1J=254. 1080 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes.1071 / Trouvé : 253. 7.6 (C3’+C5’. 7. 129.4.5 (C11) . 3. 3H. 252 (4900). 24 mL) de 2.3-dione OH 1' 2 3 b O O 3' 2' O 4 11 4' a 6' 5' O c O C14H18O6 M= 282.19 (s. 6. 2J=21.47 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .0741 • 117e : 1-[3’.1 Hz) . séchées sur Na2SO4. CDCl3) : δ= 2. 182. 320 (17060) nm RMN 1H (300 MHz. filtrées et concentrées sous pression réduite. Remarque : une autre forme énol est présente.49 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 86-88°C IR (KBr): νmax = 1582. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). Hc) . 6H. H3) . Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).12 (s. 164.92 (s) RMN 13C (75 MHz.56 mmol) sont additionnés 1.0 éq. filtrées et concentrées sous pression réduite. 308 (10950) nm RMN 1H (300 MHz.90 (s. H2’+H6’) .87-7.3 (C3) . la solution est concentrée sous pression réduite.3 (C2’+C6’) . 3H.3 Hz) . Rendement = 40% CCM : Rf = 0.5 (C1’) .4 g de sulfate de cuivre pentahydraté (2. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/4) pour donner 379 mg de 117d.8 (C4). cm-1)= 214 (5930). H2’+H6’).15 (m. .9 (C4’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge SM (ESI.0 éq. 1127. . 7. SM (ESI. 129. H11) .

2 (Cc) .0 (C10) . 131. 1H. 1468. CDCl3) : δ= 25. 130. 113.0 éq. SM (ESI. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. Rendement = quantitatif PF > 260°C (décomposition) IR (KBr): νmax = 3724 (O-H). .0. 159. 57.1/166. 96. 48 cm-1 191 . 120. 95. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 320 mg de 115b. 1181. 104. Rendement = 81% PF > 260°C (décomposition) IR (KBr): νmax = 3740 (O-H). 1464. 850 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1 .01 mmol). 1354.1 (C2) .6 (C4). 240(5) . . 1H. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. sont ajoutés 200 mg de 117b (1.2 (C2/C4/C4’/C5/C7).1.4 (C9) .27 (dd.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz.01 mmol).0 éq.3 (C11) . 153.0940 • 115c : Hexafluorophosphate méthylflavylium b de 5.3 (C3) . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. sont ajoutés 164 mg de 117c (1. 184. 3H. SM (ESI. 55. 191. 4J8-6=2.9 (C11) .8. 1639.97 (d.8 (C1’) . .0996 / Trouvé : 305. 98. 109.04 (s.6 (C3) . RMN 13C (75 MHz.15 Hz. 276 (22040). Ha) .5’-triméthoxy-4- O 3' 4' PF6 HO 6 5 7 - 2' 2 3 4 11 1' 6' O O b a 8 9 O 5' C19H19O6PF6 M= 488. 115. H3’+H5’) . 1683.8/166. H8 ou H6) . H3) . Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 270 mg de 115c.2 (2Cb) .3/170. 6. 56.3 (C4’) .4/168.1. solubilisé dans un minimum d’acide acétique.7-dihydroxy-3’.26 Poudre orange Condensation de 116c et 117b OH A une solution de 167 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1. H6 ou H8) .7-dihydroxy-4’-méthoxy-4-méthylflavylium PF6HO 6 5 7 3' 2' 1' 6' 10 3 4 11 4' 5' O a 8 9 O 2 C17H15O4PF6 M= 428.4 (C2’+C6’) . 8.82 (s. 1H. 343(7) C17H15O4 [M]+ Calculé : 283.0965 / Trouvé : 283.3 (C2’+C6’) .9 (C6) . solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 7. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 24. 2H. mode positif) : m/z(%) 283(100) .56 mmol). H2’+H6’). 1356.31 Poudre orange 10 OH Condensation de 116c et 117c A une solution de 94 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1.18 (dd.95 (s.2 Hz.5 (C3’+C5’) . 1256.15 Hz. 1130. 458 (27550) nm RMN 1H (300 MHz.3 (C1’) . 102.0.1 (Ca) . 3. 138. 126. 6.2 Hz. . 4 J6-8=2. H11) .0 éq. 3J3’-2’=9.0 éq.cm-1) = 206.3 (C3’+C5’) . 3H.7 (Ca) . mode positif) : m/z(%) 305(100) [M + Na]+ C14H1806 [M + Na]+ Calculé : 305. 3 J2’-3’=9.56 mmol). 2H.0986 • 115b : Hexafluorophosphate de 5. 7.4’.71 (d.9 (C8) .

0/160. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. 154. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 220 mg de 115d. 153. 60. mode positif) : m/z(%) 371 (100) [M]+ C21H23O6 [M]+ Calculé : 371.58 (s.9/170.00 (s.5 (Ca) .6 (C3) .1/167.0 éq. 3H.09 (s. H3).3 (Cc/Cd) .0. Ha) . SM (ESI.cm-1) = 204.5 (C2’+C6’) . Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures.1.5’. Hb) . 94. 115. RMN 13C (75 MHz.5. Ha ou Hc ou Hd) .0. 2H.85 (d. 462 (21400) nm RMN 1H (300 MHz. 1H.98 (s.1475 • 115d : Hexafluorophosphate de 4’-fluoro-5. 192 . mode positif) : m/z(%) 343(100) [M]+ C19H19O6 [M]+ Calculé : 343. H2’+H6’) . 7.37 Poudre orange O Condensation de 116b et 117c A une solution de 189 mg de 3. sont ajoutés 300 mg de 117c (1.97 (s.93 mmol). . 96. Ha ou Hc ou Hd) . 1H.0 éq. 13 RMN C (75 MHz.2 Hz. 3H.4 (Cb) . 2H.08 (d.5 (C2/C3’+C5’/C4/C4’/C5/C7).5 (C11) . 114. 109.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1 . 3H.0 éq. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 1H.0 éq. 6H. 4J6-8=2. 3H. CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 25. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 116. 106. Rendement = 26 % PF > 260°C (décomposition) UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1.19 mmol).1176 / Trouvé : 343.6 (C3) .93 (s. H2’+H6’) . . 6.2 Hz. 278 (19950).4 (C2’+C6’) . H6 ou H8) .1 (C6) . 123.1165 • 115’c : Hexafluorophosphate de 3’.1/170.8 (C2/C3’/C5’/C4/C4’/C5/C7).23 Poudre orange Condensation de 116c et 117d 8 9 O 10 OH 11 A une solution de 154 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1. H3).9/159.3 (C8) .3 (Ca) . 7. H6 ou H8) .6 (C1’) .94 (s. 280 (21740) .09 (s. 3. . 7. 60. SM (ESI.4’. 4.9/168. 100.2 Hz. 103.5 (C10) . 8. 7.5-diméthoxy-phénol 116b (1. H11) .0/159. 3.0 (C1’) .5 (C10) .7-dihydroxy-4-méthylflavylium PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 1' 6' 4' 5' F C16H12O3PF7 M= 416. 115.1 (C8) .1/170.2/161. sont ajoutés 168 mg de 117d (1.93 mmol). 123.19 mmol). 464 (23940) nm RMN 1H (300 MHz.2/167. Hb) .2 (Cb) .9 (C11) . 4J8-6=2.09 (s. 3H.1 (9) .54 (s. 1H. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 146 mg de 115’c.1489 / Trouvé : 371.1. H11) .1/57. 3H.cm-1) = 202. 4J64 8=2. H6 ou H8) . 1H.08 (s.7-pentaméthoxy-4-méthylflavylium b O 3' 4' PF6O c 6 5 d 10 3 4 11 7 2' 2 1' 6' O O b a 8 9 O 5' C21H23O6PF6 M= 516. 1H. Ha ou Hc ou Hd) .38 (d.11 (s. 4. 7. CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 24.2 Hz.0 (C6) .75 (d. J8-6=2. 56. CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 3. 116. 3. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. H8 ou H6) . 106. 6. .2 (C9) . 57. 56. 4. 6H.

Rendement = 84% CCM : Rf = 0.40 (s. 120.88 (s. RMN 13C (75 MHz.4 (C2’+C6’) . partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. 3. 848 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1.95 (s.42-7.4 (C1’) .98 (m.1 (C3’+C5’) . 3H. 3H. 56.2 mmol). Hb) .3 (C4’) . Le mélange réactionnel est filtré sur Büchner et la solution organique est concentrée sous pression réduite. CDCl3) : δ= 25.1 (C6) .2 (C2’+C6’) .2 (C11) . 1H.0 éq. 193 .8/160. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 203 mg de 121c.2 (C3) .7 (C4).11 (s.48 (m. 131.7 (C1’) . RMN 13C (75 MHz. mode positif) : m/z(%) 271 (100) [M]+ C16H12FO3 Calculé : 271.8 (C2) . La solution est portée à reflux est laissée sous agitation pendant 4 heures (suivi CCM). 8. H2’+H6’) . 191. sont ajoutés 153 mg de N-chlorosuccinimide (1 éq. sont ajoutés 436 mg de N-chlorosuccinimide (1. 1H. 137. H8 ou H6) . 87.3-dione O 1' 6' 5' 2 2' 3' 4' C10H9O2Cl M= 196.0745 • 121a : 2-chloro-1-phényl-butan-1. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 7. 184.35 (s. 3.36 (d.56 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. 1418. 1356. H11) . 4J6-8=2. H3’+H5’) .4 (C2) . 131.78(m. 114.1.2 (C3) .5’-triméthoxyphényl)-butan-1.8 (C1’) .1. H3’+H5’). 2H. 1636.0 (C11) . 152. CDCl3) : δ= 2. H6 ou H8) . CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 25.2 Hz.2/168. 3H. 384 (21150) nm RMN 1H (300 MHz. 7. 6. 1H.7 (C3) .63 3 4 Huile rose 11 Cl (±) !-chloration de 117a O A une solution de 616 mg de benzoylacetone 117a (1.8 (C3’+C5’) . 2H. 189. partie B d’un système de spins AA’BMM’. 61.4/167. Ha) .2 mmol) dans 8 mL de tétrachlorure de carbone. 117.71 Solide beige 5' O !-chloration de 117c A une solution de 270 mg de 117c (1 éq.96 (m. 2H. Rendement = 65% CCM : Rf = 0. 158. 198. 5. SM (ESI.1 (Ca) . 6. pour donner une huile de 400 mg de 121a. 304 (16550).3-dione O b a O 3 4 11 (±) O 4' 3' 2' 1' 6' 2 O b Cl C13H15O5Cl M= 286.78 (d. 108. 2H.7/172. 3H. 103.9 (C4). CDCl3) : δ= 2. . H2’+H6’). H11) . H4’) . 7. RMN 13C (75 MHz.0765 / Trouvé : 271. CDCl3) : δ= 25.9 (C3’+C5’) . 64.46 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/4) RMN 1H (300 MHz. 1H H3) . 7.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 57% PF > 260°C (désomposition) IR (KBr): νmax = 3671 (O-H). H3) . 2H. . 133. 4J8-6=2.4 (C8) . 109. 6H.40 (m.36-8.3 (C2/C4/C4’/C5/C7/C9).0/175.6 (C11) . 1H. 7.3. 7.07 mmol) dans 4 mL de tétrachlorure de carbone.9 (C4’) .9 (Cb) .3. La solution est portée à reflux et laissée sous agitation pendant 4 heures (suivi CCM).60 (s.0 éq. 128. . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. H11) .28 (s.07 mmol). . 1166. • 121c : 2-chloro-1-(3’. 2H. H2’+H6’).2 Hz.4’.1 (C10) . 143. H3) . 7.94 (s.34 (s. 128.cm-1) = 206. 96.7 (C2’+C6’) . Le mélange réactionnel est filtré sur Büchner et la solution organique est concentrée sous pression réduite.

5.92 (s.5-triméthoxybenzoïque O 1" 6" b 5" OH 12 2" 3" 4" C10H12O5 M= 212. 80 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL). Remarque : d’autres formes sont présentes : δ= 2.03-8. 7. H3) . 3. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 239 mg de 122. 2. Ha ou H11) . .55 mmol) dans 6 mL de diméthylsulfoxyde.38 (s. Ha ou H11) . 2H. 26.20 Solide beige b O O a O Perméthylation de l'acide gallique A 20 mL d’une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium 4M et 2. 6H.98-8.7 (C3’+C5’) .0 éq. 3H. Hb) . sont additionnés 421 mg d’acétate de sodium (2.62 (Acétate d’éthyle) RMN 1H (300 MHz.8 (C11) .0 éq.2. sont additionnés goutte à goutte 2. CDCl3) : δ= 20. Ha) .5 éq.08 mmol). 6. 3H. 8.4 (C2’+C6’) .28 mmol) ainsi que 20 mL d’une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium 4M.52 mmol).3-dione O 1' 6' 5' (±) 2 3 2' 3' 4' O 4 11 C12H12O4 M= 220.22.2 (Cb) .5 (C12).28 mmol) en maintenant la température en-dessous de 30°C.70 (d).33 (s. 129. H2’+H6’). RMN 13C (75 MHz.2 (C3) .4. 142. 1H. 128. . 124. 60. RMN 13C (75 MHz. 82. 152.1 (C1’’) . 7.22 Huile brune !-acétoxylation de 121a O 12 a O A une solution de 500 mg de 2-chlorobenzoylacétone 121a (1.6 mL de diméthylsulfate sont additionnés goutte à goutte (2.05 (m.8 (C4). 2H. 7.6 mL de diméthylsulfate (2. 8. Après 20 minutes d’agitation à température ambiante 2.33 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) RMN 1H (300 MHz. 107. filtrées et concentrées sous pression réduite. H2’’+H6’’).5 (C12) . H4’) .93 (s. . 133. CDCl3) : δ= 56. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 3 heures (suivi CCM). 134.00 (m. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 80 mL).9 (C4’’) .28 (s.00 g d’acide gallique (1.14 (s) . partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.22 (s. 191. CDCl3) : δ= 2. 7. CDCl3) : δ= 3. Le précipité obtenu est alors filtré sur Büchner et rincé plusieurs fois avec de l’eau.11 (s) . Le mélange réactionnel est refroidi à température ambiante et acidifié jusqu’à pH 2 avec une solution aqueuse d’acide chlorydrique à 10 %.0 eq . 2H. partie B d’un système de spins AA’BMM’. .10 (m. Le mélange réactionnel est chauffé à 90°C pendant une heure puis porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures.5 éq.2 (C2’’+C6’’) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 122 : 2-acétoxy-1-phényl-butan-1. séchées sur Na2SO4 .8 (C2) .11. 190. Le résidu obtenu est recristallisé dans un mélange éthanol / eau pour donner 580 mg de 124. 3H. Rendement = 29% CCM : Rf = 0. 1H. 2. 170. 5. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. Rendement = 43% CCM : Rf = 0.3 (C4’) .52 (m) .9 (C1’) .22. 194 .9 (Ca) . • 124 : Acide 3. H3’+H5’) . 171.9 (C3’’+C5’’) .26 (s) .5 (Ca) .

SM (ESI.5-triméthoxybenzoïque 124 (1.9 (Ca) .5’’-triméthoxybenzoate)-1-phényl-butan-1. 379 (51) C20H2007Li [M + Li]+ Calculé : 379. séchées sur Na2SO4 . H3’+H5’) .6 (C3’+C5’) . H2’+H6’).5 (C4’’) . 2H.5’’-triméthoxybenzoate)-4méthylflavylium 3' PF6HO 7 6 5 10 4 11 8 9 2' 4' 5' 6' 12 1" 2" 3" 6" O 2 3 1' C26H23O8PF6 M= 608.1. le résidu est séché sous pression réduite pour donner 73 mg de 120c. puis 389 mg de 3-chlorobenzoylacétone 121a (1. partie B d’un système de spins AA’BMM’.98 mmol) dans 2 mL de diméthylformamide anhydride.1 (C2) .4’’. Puis il est filtré.1364 / Trouvé : 379.98 mmol) dans 2 mL de diméthylformamide sont additionnés goutte à goutte. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). H11) . 3.3-dione 125 (1.0 éq. 199. 123.1 (C1’’) .7-dihydroxy-3-(3’’. 6.3 (C4). 40 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (4 x 50 mL).3 (C2’’+C6’’) . H2’’+H6’’) .5’’-triméthoxybenzoate)-butan-1-phényl-1.98 mmol) dans 2 mL de diméthylformamide anhydre. 134.0 éq. mode positif) : m/z(%) 395 (100) [M + Li]+ . 3H.42 Poudre orange O 5" 4" b O O OH Condensation de 116c et 125 b a O O A une solution de 200 mg de 2-(3’’.91 (s. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 378 mg de 125. Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. . 1H. 7. 191. 3H.1403 • 120c : Hexafluorophosphate de 5. Ha) . 7. sont additionnés goutte à goutte une solution de 420 mg d’acide 3.6 (C3’’+C5’’) . 134.51 (m. 7.4’’. 164. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 125 : 2-(3’’.40 (s.5 (C12) . Rendement = 51% CCM : Rf = 0.0 éq. . 8. 107. Après avoir été rincé plusieurs fois à l’éther froid. . 149. Hb) .2 (Cb) .3-dione O 1' 6' 5' (±) b 6" 5" 2 3 2' 3' 4' O 4 11 O 12 1'' O 2" 3" 4" C20H20O7 M= 372.43 (s. 1H.4. H3) .31 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) RMN 1H (300 MHz.537 mmol) dans l’acide acétique sont additionnés 88 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1.3 (C4’) .0 éq. 2H. 60. CDCl3) : δ= 27.63 (m. 129.1.0 éq. 3. 153.7 (C2’+C6’) . La réaction est laissée sous agitation à température ambiante pendant 48h.3 (C1’) . 56. 128. .32 (s.0. . 6H. 195 . CDCl3) : δ= 2.4’’.0 (C11) .87 (s. 82.07 (m.1. H4’) . Le mélange réactionnel est versé dans de l’éther à 0°C et laissé 12 heures à température ambiante. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 3 heures (suivi CCM).37 Solide jaune Formation in situ de 125 b O a O O A une solution de 79 mg d’hydrure de sodium (1. filtrées et concentrées sous pression réduite.0.537 mmol) et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique. RMN 13C (75 MHz.8 (C3) .

H11) .2/166. 4 J6-8=2. 1H. – 0. 8.6 (C10) .30 (s. 2H.8/125. mode positif) : m/z(%) 415 (100) [M]+ C25H2105 [M]+ Calculé : 415. 129. H8) .88 (d. 7. – 0.0 Hz.7 (C4’) . 1H. H14+H18) . CD3CN) : δ= 17.42 Poudre pourpre Condensation de 115a et 113c O O a b O A une solution de 100 mg de 115a (1. 4J8-6=2. 8. parties AA’ d’un système de spins AA’BMM’.87 (s. 6H.3/125.cm-1) = 286. H4’) . 1H.1387 / Trouvé : 463.39 (d. 2H. 2H. 104.46 (dd.2 Hz. H6 ou H8) . Ha) .62 (m.42-8.49 (s. 1H. 3J11-12=15. 386 (20120).9/163. H6) .92 (s.2 (C8) .8 (C2’+C6’) . 7.3 (C6) . H2’’+H6’’) . 60. CD3CN) : δ= 3. 7.1393 • 127a : Hexafluorophosphate triméthoxy)styryl]flavylium PF6HO 7 6 5 3' 2' 2 3 10 11 4 12 13 18 b 17 14 15 16 1' 6' 4' 5' de (E)-7-hydroxy-4-[(3. 96. 134. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis). Rendement = 90% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) = 264. 3H. H3’+H5’) .6 (C3’+C5’) .6 (C2/C4/C5/C7/C9). 3H.88 (s.5/169. 1H.2 Hz.7 (C11) . 113. H3’+H5’) . 7.1 (Ca) . 153. mode positif) : m/z(%) 463 (100) C26H2308 [M]+ Calculé : 463.97 (s.34 mmol). partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 3.06 (d.01 (s. 8. CD3CN / 1 % CF3COOD) : δ= 3.81-7.26 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 70 mg de 113c (1.85 (m. 8. 1H. H2’+H6’) . 2H. 4J6-8=2.6 Hz.50 (s.72 (m. H6 ou H8) . 1H. H12) . partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.79 (m.0 Hz. Ha) . partie B d’un système de spins AA’BMM’. RMN 13C (75 MHz. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. H4’) . 3. 8.6/127.3 éq. 8. 3J5-6=9. 3J6-5=9.51 (d. 129. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 131 mg de 127a. 4J8-6=2. 7.6 (C3’’+C5’’) . Hb) . 464 (13080) nm RMN 1H (300 MHz. 144.1548 196 .2 (C4’’) . 3. 1H. 9 (C2’’+C6’’) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. Hb) . H2’+H6’).0 éq. . 107. 1H.1540 / Trouvé : 415.21 (m.4/160.11 (d. 2H. 7.71 (d. 3J12-11=15. 56.4. 2H. SM (ESI. 3H.8 (C1’/C1’’/C3/C9) .1 (Cb) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 24% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1 . 6. 7. H11) .2 Hz. 7. H3) . 124.2 Hz. SM (ESI.75-7. 158.4 Hz. 7.5- 8 9 O C26H23O5PF6 M=560. partie B s’un système de spins AA’BMM’. 584 nm RMN 1H (300 MHz. 6H.49 (m. 1H. H5).

H2’+H6’).0. 8. H11) . 3J12-11=15. H3 ou H11) . CD3CN / 1 % CF3COOD) : δ= 7. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.11 (dd. Rendement = 75% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.65 (d. 1H. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. SM (ESI. 7. . 1H. CD3CN / 1 % CF3COOD) : δ= 3.0 éq. 7.38 (s. – 0.0 éq. 374 (8300).5 Hz.5 Hz. 3H. 1H. 8. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.84 (m. 1H. 7.40 Poudre violette Condensation de 115a et 113g O O b OH A une solution de 10 mg de 115a (1. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 95 mg de 126a. H14+H18) .2 Hz. 1H.34 mmol). 452 (10500) nm RMN 1H (300 MHz. 7. 2H. H3) . H6+H8) . 7.2 Hz. 8. mode positif) : m/z(%) 355 (100) [M]+ C23H1504 [M]+ Calculé : 355. 7. 4J8-6=2. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.14 (dd.63' 2' 2 3 4 11 1' 6' 4' 5' 8 9 O 10 O 18 17 13 12 C23H15O4PF6 M= 500.71-7. H5). PF6HO 6 5 7 de 8-hydroxy-5-phényl-2-(4-hydroxyphényl)-1. 3J15-14= 9.28 (s. H6 ou H8) . 7. 7.8 Hz. 3J11-12=15. H15+H17) .65-7.0965 / Trouvé : 355.25 (d. 1H.72-7. 4J8-6=2. H2’+H6’) . – 0. H3 ou H11) .70 (m. partie B d’un système de spins AA’BMM’. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 4 heures (suivi UV-Vis). partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.67 (s. H14+H18) .33 mmol). H12) .11-8. 3J5-6=12.26 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 60 mg de 113g (1.0.07-7. H6 ou H8) . H3’+H5’) .8 Hz.91 (d. 4J6-8=2.33 Poudre pourpre Condensation de 95b et 113h 14 15 16 OH A une solution de 100 mg de 95b (1.3 éq. 2H.3 éq.4 Hz. 2H. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 128 mg de 127b. Rendement = 90% RMN 1H (300 MHz. 3J6-5=12.25 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 40 mg de 113h (1. 2H.42 (dd. H4’) . 7. • 126a : Hexafluorophosphate dioxalphénalène.3 Hz. 2H. Hb) .).0968 197 . J14-15= 9. 7.70 (s.5- PF6HO 7 6 4' 5' 8 9 O C25H21O5PF6 M=546. 4J143 18=1.15-8. .28 (s.4 Hz. 8.23 (d. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 6 heures (suivi UV-Vis.48 (d.4 Hz. 4J15-17=1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 127b : Hexafluorophosphate diméthoxy)styryl]flavylium 3' 2' 2 3 5 10 11 4 12 13 18 b 17 14 15 16 1' 6' de (E)-7-hydroxy-4-[(4-hydroxy-3.39 (m. 1H. 2H. 6H.78 (m.19 (m. 1H. H3’+H4’+H5’) .2 Hz. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’. 1H. 8.cm-1 ) = 260. 8.

3H.24 (d.35 Poudre rouge Condensation de 95b et 113b O a A une solution de 100 mg de 95b (1.4. SM (ESI. Ha) .73 (m. 4J8-6=2. 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 6 5 10 4' 5' PF6HO 7 8 9 O O 18 b 13 C26H21O6PF6 M= 574.92 (s.1150 • 126c : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-phényl-2-(3. 2H.2 Hz. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’ et partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 1H. 494 (38730)nm RMN 1H (300 MHz. . H14+H18) . 7. 198 . 8.41 (s. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 10 4' 5' 8 9 O O 18 17 13 C24H17O4PF6 M= 514. 9H.2 Hz. 2H.5-triméthoxyphényl)1. H3’+H5’) . 7. Ha + Hb) . 1H. 7.5-triméthoxybenzaldéhyde 113c (1. 372 (22370). H6+H8) . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 103 mg de 126b.6dioxaphénalène.33 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 6 heures (suivi UV-Vis. ) 7.6-dioxaphénalène.19 (d.1121 / Trouvé : 369.40 (s. 7. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 113 mg de 126c. 4H.43 (s. 7. H2’+H6’ et H14+H18). H3 ou H11) . H3 ou H11). parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’.76 (m.0 éq.cm-1 ) = 268.). 1H. 386 (11690). 7.25 mmol) dans l’éthanol (30 mL) sont additionnés 66 mg de 3.33 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 6 heures (suivi UV-Vis. H3 ou H11) .61-7.).cm-1) = 210. H3’+H4’+H5’) . – 0. 369(42) C24H1704 [M]+ Calculé : 369.2 éq. 7.99 (s. 1H. H6 ou H8) .118.13-7. H15+H17) . H6 ou H8) .49 (s. 478 (37810) nm RMN 1H (300 MHz. Rendement = 79% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 3H. 2H. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.97 (s. 7.44 (s.61-7. 2H. Rendement = 80% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.41 Poudre bordeaux Condensation de 95b et 113c O 17 O a b O A une solution de 100 mg de 95b (1.2 éq. – 0.4. 4J6-8=2.0.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 126b : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-phényl-2-(4-méthoxyphényl)-1. 7. CD3CN / 1% CF3COOD): δ= 3.0 éq.16 (m. H3 ou H11) . – 0. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. 7.25 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 43 µL de 113b (1. 1H. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.15 (m. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 1H. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. mode positif) : m/z(%) 396(100) [M]+.

42 Poudre verte Condensation de 115b et 113i N 19 A une solution de 34 mg de 115b (1.12-8. 3H. – 0.08-8.273 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis.6-dioxaphénalène. 8. H3 ou H11) .18 (d. 199 . 3.72 (dd. 7. H19) .21-8. – 0.29 (s. 7. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3.N)diméthylaminophényl)-1. 1H. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. partie MM’ d’un systèmes de spins AA’MM’. 4J8-6=2.72 (m.0 éq. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 10 4' 5' O 8 a 9 O O 18 17 13 C25H19O5PF6 M= 557.08 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 15 mg de 113i (1. – 0. mode positif) : m/z(%) 415(100) [M]+ C26H2106 [M]+ Calculé : 415. 7. • 126e : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(4’-méthoxyphényl)-2-(4-méthoxyphényl)-1. H4’) . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 37 mg de 126d. SM (ESI.).43 (s. 1H. ) 7. Rendement = 83% RMN 1H (300 MHz.).12 (dd. 1H. H6 ou H8) . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 105 mg de 126e. H2’+H6’).09-7.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 7.42 Poudre rouge Condensation de 115b et 113c O b A une solution de 107 mg de 115b (1. 1H. 7.2 éq. – 0.1176 / Trouvé : 415.91 (s. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. H3 ou H11) . Ha) .16 (d.12 (dd.2 éq. 8. H15+H17 ou H3’+H5’) . H15+H17 ou H3’+H5’) .41 (s. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. H6 ou H8) .2 Hz. partie B d’un système de spins AA’BMM’. 7.24 (dd.70-7. 2H.2 Hz. H14+H18 ou H2’+H6’). 2H. 1H. 4J6-8=2. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.25 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 34 µL de 113b (1. 2H. H14+H18 ou H2’+H6’) . 2H. 6H.1231 • 126d : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(4’-méthoxyphényl)-2-(4-(N.0 éq.6-dioxaphénalène. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 1' 6' 10 4 11 12 14 15 16 19 4' 5' O 8 a 9 O O 18 17 13 C26H22O4NPF6 M= 557.15 (m. 8.096 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 4 heures (suivi UV-Vis.69-7. 2H.

200 . 7. 7. H15+H17) .40 (s. 2H.5triméthoxyphényl]-1. H6 ou H8) . 3J15-14=9. – 0. 2H. Hb) . 7. 6H.93 (s.49 (s. H3+H11 ou H6+H8) . 7.5’-triméthoxyphényl)-2-(3.09-8. H6 ou H8) .40 Poudre rouge Condensation de 115c et 113h 14 15 OH A une solution de 50 mg de 115c (1. 486 (38990)nm RMN 1H (300 MHz. mode positif) : m/z(%) 445(100) [M]+ C26H2107 [M]+ Calculé : 445.07-8. 7.05. 6H. 3J14-15=9. 2H.102 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 16 mg de 113h (1.2 Hz.123 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis. 1H.cm-1) = 216. 1H. 7. 8. 3. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.2 Hz. 4H. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 39 mg de 126f. Rendement = 65% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.1029 • 126g : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(3’. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 35 mg de 126g. H3 ou H11) .89 (s. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.2 Hz . H15+H17+H3’+H5’) .123 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 8 heures (suivi UV-Vis. H3+H11 ou H6+H8) .4’.2 éq. H14+H18). 8. 7.102 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 25 mg de 113c (1.35 (s. 4J86=2. 4J6-8=2.0 éq. CD3CN/ 1% CF3COOD) : δ= 3.4’. 1H. – 0. SM (ESI. ) 4H. H3 ou H11) .15 (s. • 126f : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(3’. 7.34 (s.1282 / Trouvé : 445. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3.24 (d.). 7.1 Hz.10 (dd. b O 3' 4' PF6 HO 6 5 7 - 2' 2 3 4 11 1' 6' O O 8 a b 9 O 5' 10 O 18 b 17 13 12 C29H27O9PF6 M= 664. 4J15-17=2.5’-triméthoxyphényl)-2-(4hydroxyphényl)-1.2 Hz.4.13-7. – 0.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 77% RMN 1H (300 MHz.19 (d.7. 260.12 (dd.16 (dd. H2’+H6’) . 3H.6-dioxaphénalène.08 (dd.6-dioxaphénalène. Ha+Hb) .2 éq. Ha) . b O 3' 4' PF6 HO 6 5 7 - 2' 2 3 4 11 1' 6' O O 8 a b 9 O 5' 10 O 18 17 16 13 12 C26H21O7PF6 M= 590.). H14+H18+H2’+H6’).1 Hz.97 (s. 2H. 1H. 2H.48 Poudre rouge Condensation de 115c et 113c 14 15 b O 16 O a O A une solution de 50 mg de 115c (1. – 0. 4J14-18=2.0 éq.

7. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. H15+H17) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.1363 • 126h : Hexafluorophosphate de 5-(4’-fluorophényl)-8-hydroxy-2-(4-(N.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 52% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 6. – 0. H6+H8 ou H3+H11). 2H.8.58 Poudre violette O 20 O 18 17 13 O 6" 1" 2" 3" O O b a 4" 5" O Condensation de 120c et 113i N A une solution de 41 mg de 120c (1.0. 6H. H6 ou H8 ou H3 ou H11) .cm-1) = 204. mode positif) : m/z(%) 519 (100) [M]+ C29H2709 [M]+ Calculé : 519. 494 (37860)nm RMN 1H (300 MHz. H19) .0.52 (s.096 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis.128.7. H2’+H6’). 8.7 éq.067 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 15 mg 113i (1.68 (m. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 1' 5' 3 10 4 11 12 14 15 16 19 b 19 6' 4' 8 9 O C35H30O8NPF6 M=737.0 éq. CD3CN.6-dioxalène.27 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis. 490 (19820) nm RMN 1H (300 MHz.99. . 2H. SM (ESI.4’’.1650 / Trouvé : 519. 2H.83-6.6-dioxaphénalène. 2H. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.5’’-triméthoxybenzoate)-5phényl-2-(4-(N. 4H. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 19 1' 5' 6' 10 4' F 8 9 O O 18 17 13 C25H19O3NPF7 M= 545. H6 ou H8 ou H3 ou H11) . 7. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 7. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 20 mg de 126i.1343 / Trouvé : 400.23-7.1311 • 126i : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-4-(3’’.08 (m. 346 (12080).39 Poudre rouge Condensation de 115d et 113i N 19 A une solution de 68 mg de 115d (1. 2H. Hb) . 7.0 éq. 2H.5 éq. 7.90 (s. H2’+H6’+H14+H18) .37-7. 2H. . 12H.07.N)diméthylaminophényl)-1.98 (s.15 (m. mode positif) : m/z(%) 400(100) [M]+ C25H1903NF [M]+ Calculé : 400. 3. H14+H18) . H6+H8 ou H3+H11) . Rendement = 75% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.15 (s. 2H. 201 .cm-1) = 210.42 (s.0. H3’+H5’) . . 7. 7.28 (s.N)-diméthylaminophényl)-1.). SM (ESI. Ha) .03 (m.40 (m.24 (m. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 70 mg de 126h.). 6H.16 mmol) dans l’éthanol (15 mL) sont additionnés 41 mg de 113i (1. 268. 1% CF3COOD) : δ= 3. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.

2 Hz. 4 J6-8=2.22-8.3 (C8) . parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’.36 (s.2/170. mode positif) : m/z(%) 579 (100) C34H2709 [M]+ Calculé : 579. 6. 1H. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 96. 352 (15790). 6. H6 ou H8) . 3J14-15=6.77 (m. 3H.067 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 13 µL de 113b (1. 3.8 (C1’’/C2/C3’’/C4/C4’’/C5/C5’’/C7/C9/C13/C16). 2H.51 (s.2 Hz. 6H.93 (s. 7. 2H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 50% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 57.1650 / Trouvé : 579. 1H.cm-1) = 280. Hb) .6-dioxaphénalène.8/166.1005 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 10 heures (suivi UV-Vis.5/154.30 (d.2 (C2’+C6’) .7 (C19) .18 (dd. 272 (39730). 8. 1H. 7. 6H. Hb) .28 (dd.94 (s.4 (C6) . H6 ou H8). 2H. H3’+H4’+H5’) .).0 (C10) . 2H. 109. 3J15-14=6.4/154. 2H. 3. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. H6 ou H8) . 116. 3. 6H. 101. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’.36 (s.16 (Ca) . H14+H18). 3H. 3J14-15=9. 3H. H15+H17) . 113. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 40. 123. Ha) .29 (d.28 (s. 6.047-6.23 (m. 7.0 éq.4 (C11) . 7. 8. 4J15-17=1.cm-1 ) = 202. H3’+H4’+H5’) .9 Hz.66 (m.35 (d. 4 J14-18=1. Le précipité est filtré sur entonnoir (plus papier filtre) et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 29 mg de 126j. 3J15-14=9. 153. 7.26 (C2’’+C6’’) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 6. H19) . 2H. 129. 145. 6. mode positif) : m/z(%) 592 (100) C35H3008N [M]+ Calculé : 592.5 (C15+C17) . .9 Hz.25 (dd.2 Hz. H2’’+H6’’) .2/146 (C3/C20) . H11) .8 (C4’) . 4J15-17=1.3/156. H2’+H6’) .11 (m. 2H.1 (Cb) .8 Hz . 4J8-6=2.1958 202 . Hc) .5 éq. SM (ESI.7 (C3’+C5’) .1966 / Trouvé : 592.54 Poudre rouge O 20 O 18 17 13 O 6" 1" 2" 3" O O b b 4" 5" O Condensation de 120c et 113b O c A une solution de 41 mg de 120c (1.8 Hz .56-7.8/159. . H6 ou H8).15-7.0. RMN 13C (500 MHz.9 (C1’) . H2’+H6’) . 3H. 61. 568 (55210) nm RMN 1H (300 MHz. 7. H14+H18).065 (dd. 130.5’’-triméthoxybenzoate)-5phényl-2-(4-méthoxyphényl)-1. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 2.08 (s.4 (C14+C18) . 4 J14-18=1. 6.4 Hz.69 (s.1/154. SM (ESI.0. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.09-8.4’’.88 (s.38 (d.12 (s. 3.8 Hz . 2H. 1H.2 Hz. 1H. Ha) .21-7. 4 J6-8=2. 1H.4 Hz.74-6.8 Hz . 101. 133. 3H. 7.27-7. 7. Rendement = 60% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. H11) . H2’’+H6’’) . 486 (23070) nm RMN 1H (300 MHz. H15+H17) . 132. 3' 2' 2 1' 5' 3 5 10 4 11 12 14 15 16 b 6' PF6HO 6 7 4' 8 9 O C34H27O9PF6 M=724. 4 J8-6=2.1829 • 126j : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-4-(3’’.

Hc) .18 (m.39-8. Hc) .73-7.36-8. 472 (32720) nm RMN 1 H (300 MHz. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 56. 125. 6. 1H. 1H) .14-7.38 (s.97 (d.5 (C8) . Ha ou Hb) . 126.5/163.47-7. 1H.8 (C10) . 130. Hexafluorophosphate de (E)-5.04 (s. 4. 7.5 éq. 109. 8. 7.42 (d. 1H) .7-diméthoxy-4-(3-méthoxystyryl)flavylium 3' 2' 2 3 5 a 18 17 16 10 4 12 13 14 15 c 1' 6' 4' 5' • PF6O b 6 7 8 9 O C26H23O4PF6 M=544. 1H.15 (s.7-diméthoxy-4-(2-méthoxystyryl)flavylium 3' 2' 2 3 5 a 18 17 16 10 4 12 13 14 15 1' 6' 4' 5' • PF6O b 6 7 8 9 O C26H23O4PF6 M=544.3 (Ca ou Cb ou Cc) .0/161. 1H. 2H) . H6 ou H8) . 7.2 Hz.84 (m. 4J6-8=2. 3J11-12 = 16.1/162.91 (s. H11) .0.7 (Ca ou Cb ou Cc) .8 (C11 ou C12) .16 (s.42 O 11 Condensation de 95d et 132m O UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner le produit condensé. 58.31 (d. 203 .0. RMN 13C (500 MHz.7 (C18) .19-8.2 Hz. H11 ou H12) .55-7. 442 (29510) nm RMN 1 H (300 MHz. 135. Ha ou Hb) . H6 ou H8) . 2H) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. 272 (24190). 270 (22390).cm-1) = 204. 8.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Procédure générale pour l’étape de condensation pour l’expérience sur le screening de solvants A une solution de 95d (1.1 Hz. 3H) . 1H.2 (C15) .2 (Ca ou Cb ou Cc) .9 (C16) . puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation (suivi UV-Vis.42 (m. 8. 3H. 129. 4 J8-6=2.66-8.1 Hz. partie B d’un système de spins AA’BMM’.0 éq. 122. 3H.42 O 11 Condensation de 95d et 132o O c UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 1H. 4. 4. 1H. 58.8. 8. 111.11 (s. 7. 132.27 (d.92-8. 7. 4 J8-6=2. 1H. 3H.3 (C3’+C5’) . H3) . 101. 3H) .3 (C17) .39 (m.1 (C9) .).7/167. 3H. 2H) . 8.34 (s. 161. 3H. 8.2 Hz. 1H.82 (m. 135.71 (d.9 Hz. 3J12-11= 16. 3J12-11= 15.90 (d. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 4. 2H) .71-7. 6. .12 (s. 7.15 mmol) dans le solvant-test (10 mL) le benzaldéhyde 113 (1.5 (C4’) . 7.2/170.16 (m. 4J6-8=2. Hexafluorophosphate de (E)-5. 113.cm-1) = 204.2 Hz.4 (C6) .3 (C11 ou C12) .59 (m. H11 ou H12) .80-7. 130.2H) . 7. Ha ou Hb) . 7.9 (C2/C4/C5/C7/C13/C14).74 (m.38 (m. 1H.12-7. 4. H12).18 mmol) est additionné. H3) . H6 ou H8) . . 1H.1 Hz. 3J11-12 = 16. 8. H6 ou H8) .4 (C3) . H4’) .7 (C2’+C6’) . Ha ou Hb) .25 (d.50 (m. 95.4 (C1’) . 145. 3H. 8. 7.87 (d.

CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 4.1270 4 204 .73 (d.07 (dd.74-7.2 Hz.43-8. H15+H17) .9 Hz.8 Hz . J6-8=2. H12) • Hexafluorophosphate de (E)-5. 7. 3J12-11= 15.72 (d.1591 / Trouvé : 399. 3J1415=6.39 Condensation de 95d et 133m O 11 NO2 UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.71-7. 6. 4. 8.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge SM (ESI. H2’+H6’) . H14+H18) .13 (s.1336 / Trouvé : 414. 4J14-18=1. 2H. 4 J6-8=2. 1H) .3 (d.94 (d. 8. 8.42-8. 8.2 Hz.16-8. 6.85 (m.61 (m. mode positif) : m/z(%) 414 (100) C25H2005N [M]+ Calculé : 414. 8. 2H. 656 nm RMN 1 H (300 MHz. 1H.03-8. 3J12-11= 16. 399 (39) C26H2304 [M]+ Calculé : 399.39 (s. H11 ou H12) . 4J15-17=1. 3J15-14=6. 7. Ha ou Hb) . 1H.18 (s.1 Hz. 3J11-12 = 16.44 (m. CD3CN / CF3COOD) : δ= 4. 1H.37 (d. 3H. 8.7-diméthoxy-4-(4-nitrostyryl)flavylium PF6O b 6 5 a 18 17 16 3 10 4 12 13 14 15 7 3' 2' 2 1' 6' 4' 5' 8 9 O O 11 C25H20O5NPF6 M=559. 8. SM (ESI. H3’+H4’+H5’) .2 Hz.68-8.38 (dd.9 Hz. 1H.39 Condensation de 95d et 133p NO2 RMN 1 H (300 MHz.1655 • Hexafluorophosphate de (E)-5. 3H. parties MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 8. Ha ou Hb) . 2H) . 4J8-6=2. 4.1 Hz. 1H. 7.45 (m. 8.18 (s. 2H.20 (d.20 (d. 402 (39620). H6 ou H8) .42 (s.35-8. 3J11-12 = 16.1 Hz. 7. 4H) .2 Hz. H6 ou H8) . 8. 3H. 3H. H3) .37 (m.86 (m.cm-1) = 272. 8. 8. H6 ou H8) .92 (d.9 Hz. 3H. Ha ou Hb) . mode positif) : m/z(%) 367 (100) . Ha ou Hb) .34-8. H6 ou H8) . 1H. 4 J8-6=2. 1H.7-diméthoxy-4-(3-nitrostyryl)flavylium PF6O b 6 5 a 18 17 16 3 10 4 12 13 14 15 7 3' 2' 2 1' 6' 4' 5' 8 9 O C25H20O5NPF6 M=559. H3) .14 (s. H12). 1H) . H11) . 1H. 1H. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’. 1H.8 Hz .

1H.2 Hz. H17 ou H4’) .47-8.12-8. 1H.9 Hz. H3) .38-8. 4J8-6=2. 2H) . 392 (17080) nm RMN 1 H (300 MHz.27 (s. SM (ESI.14 (s.1336 / Trouvé : 414. 6.7-diméthoxy-4-(2-nitrostyryl)flavylium PF6O b 6 5 a 18 17 16 3 10 4 12 13 14 15 7 3' 2' 2 1' 6' 4' 5' 8 9 O C25H20O5NPF6 M=559. 1H. H11 ou H12) . 1H) .34 (d. 2H) . 8. 7. 8.28-8. 8.50 (d.73-7.39 Condensation de 95d et 133o O 11 NO2 UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.cm-1) = 204. 3H. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 4.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • Hexafluorophosphate de (E)-5. 1H.78 (m. 1H.88 (m. 1H. H11 ou H12). 8. 8. mode positif) : m/z(%) 414 (100) C25H2005N [M]+ Calculé : 414.61 (m. 7. H17 ou H4’) .15 (s. 8.83-7. 4J8-6=2. 3H) . H6 ou H8) .15 (m.41 (m. 3J12-11= 15. Ha ou Hb) . 268 (245402). 3J11-12 = 16.1288 205 . H6 ou H8) .98 (m.37 (d.93 (d. 3H.1 Hz. 7.2 Hz. 7. 1H. Ha ou Hb) . 4.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 206 .

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Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 217 .

Notre principale stratégie est basée sur la construction d’un intermédiaire incontournable. 218 . celui qui intervient au niveau de la nature de la couleur du vin rouge a attiré notre attention.Squelette flavylium . MOTS CLES : Flavonoïdes . Outre des processus de stabilisation par copigmentation. permettant dans un futur proche des études comparatives de stabilité entre ces nouveaux pigments et leurs homologues anthocyanidiques. elles présentent un cycle D supplémentaire à six chaînons : il joue le rôle de groupe protecteur face aux additions d’eau en position 2 et 4 du squelette flavylium. nous pouvons citer plusieurs phénomènes très ingénieux qui stabilisent et/ou intensifient la coloration au sein de la plante. ils sont sensibles à plusieurs facteurs physico-chimiques : pH.Vin rouge . Les dérivés anthocyaniques ont un rôle de chromophores et sont ainsi en partie responsables des couleurs oranges (λ = 480-490 nm). disparaissent progressivement de la solution vin selon divers processus chimiques et donnent finalement naissance à des molécules plus stables mais aussi plus complexes.3-dione avec un phénol. Ces molécules de type pyranoanthocyane ont particulièrement attiré notre attention. nous avons développé une méthode de synthèse de dérivés pyranoanthocyanidiques. Il a été établi que les anthocyanes. Ce sont des pigments d’origine végétale . rouges (λ = 490-500 nm). On peut notamment citer les anthocyanes-(4→8)-flavan-3-ols ou encore les vitisines. par condensation d’une 1-phényl-butan-1. la structure sel de 4-méthylflavylium. lumière… Par exemple. devenant à ce titre de sérieux candidats en tant que colorants industriels. température. Une vingtaine de dérivés pyranoanthocyanidiques ont été ainsi synthétisés. violettes (λ = 560-580 nm) et bleues (λ = 580-595 nm) des fruits et des fleurs.3dione ou d’une 2-O-1-phényl-butan-1.Pigments pyranoanthocyanidiques – Synthèse. leur instabilité en solution aqueuse est un réel inconvénient pour une utilisation en tant que colorants dans l’industrie. évoluant en milieu hydroalcoolique. Dans le but d’accéder à des colorants plus stables que les anthocyanes. Cependant. Lorsque nous observons les moyens entrepris par la nature pour conserver la couleur des fruits et des fleurs dans leur environnement cellulaire végétal. l’effet mésomère stabilisant ces deux sites sensibles.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RESUME Les anthocyanes (du grec anthos : fleur et kyanos : bleu) appartiennent à un grand groupe du règne végétal : la classe des flavonoïdes.