UNIVERSITE LOUIS PASTEUR DE STRASBOURG ECOLE DOCTORALE DE CHIMIE THESE Présentée en vue de l’obtention du grade de DOCTEUR de L’UNIVERSITE LOUIS

PASTEUR – STRASBOURG I SPECIALITE : CHIMIE ORGANIQUE

Géraldine Isorez

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vins rouges

Soutenue le 13 décembre 2007 devant la commission d’examen :

Pr. R. Brouillard Dr. H. Callot Dr. S. Chassaing Dr. A. Fougerousse Pr. V. Lattanzio Pr. C. Tarnus

Directeur de thèse Rapporteur interne, Président du jury Examinateur Directeur de thèse Rapporteur externe Rapporteur externe

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Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

A mes parents, mon frère et Jean-Christophe
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Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

REMERCIEMENTS
Ce travail a été réalisé au Laboratoire de Chimie des Polyphénols de Strasbourg, sous la direction du Pr. Raymond Brouillard et du Dr. André Fougerousse. Je les remercie de m’avoir accueillie dans leur équipe et de m’avoir initiée à la chimie des polyphénols. Je remercie le Dr. Henry Callot et les Pr. Céline Tarnus et Vicenzo Lattanzio d’avoir accepté de juger et de corriger ce travail. Je tiens à remercier particulièrement le Pr. Raymond Brouillard qui m’a toujours encouragée et accompagnée dans mes projets, ce qui m’a permis de me sentir utile et efficace au sein de l’équipe. Son soutien a grandement contribué à l’aboutissement de cette thèse et à l’enthousiasme ressenti lors ce travail. Mes remerciements les plus amicaux sont pour Marie Kueny-Stotz et Stefan Chassaing, collègues et amis : le trio infernal… Une fine et belle équipe sans qui les trois années de thèse n’auraient pas été aussi riches et formatrices. Stefan, MERCI pour ton enseignement, tes conseils et ta disponibilité qui m’ont tant aidée dans la recherche, l’enseignement et la vie de tous les jours. J’ai énormément appris grâce à toi et j’espère évoluer, maintenant, en conservant ta philosophie du travail et de l’entraide dans une équipe. Marie, mille mercis pour ta présence plus qu’appréciée depuis presque 4 ans, les liens qui se sont créés entre nous sont solides et très sincères. Durant ces années, il y a également eu de belles rencontres avec plusieurs personnes de la faculté de chimie. Je tiens à remercier toute l’équipe du Laboratoire de Synthèse et Réactivité Organique : Yann, Simon, Carmen, Marie-Paule, Annabelle…. Merci au Pr. Patrick Pale et au Dr. Jean-Marc Weibel pour votre sympathie et de m’avoir toujours ouvert votre porte pour un conseil ou une discussion. De plus, grâce à vous, j’ai pu apprendre à enseigner et à améliorer mon travail. Merci à

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Aurélien Alix pour sa gentillesse et son aide en chimie. Un merci particulier à Alban Orsini pour son soutien, son écoute et ses bons délires. Je souhaite également remercier l’équipe du laboratoire de Chimie Organominérale : Julie, Marilyne, Yann, Jack, Damien et j’ai une pensée toute particulière pour Benoît et Christian qui vont beaucoup me manquer. Merci au personnel du magasin de chimie et de la RMN, les aller-retours réguliers étaient toujours bien agréables grâce à eux. Les étudiants qui m’ont encore plus fait apprécier l’enseignement.

Je tiens également à exprimer ma reconnaissance à tous mes proches : Hélène DN., Sinan D., Aude MG. ainsi que Céline G. et Hélène S. : des amis essentiels que j’ai toujours plaisir à revoir. Les nouveaux copains mais pas des moindres : Nico, Hali, Chris, Julia, Franz, Silvia, Gérard, Natasha, Andy, Nicole, Jean-Marie et Evelyne Les collègues fous de JC : Bastien F., Cédric H., Mick K., Yoyo K., Brunch et Laulau K. Jean-Christophe, merci de m’avoir embarquée dans ta vie, merci pour ton soutien qui est exceptionnel, merci pour tout ce que tu me fais découvrir ! Mes parents et Matthieu, merci d’être là, tout simplement : merci de m’avoir toujours encouragée, recadrée, rassurée et merci pour tous les bons moments passés avec vous. Bonne lecture Géraldine

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3 Les flavones Vers les flavones : étape biosynthétique Flavones naturelles et propriétés associées Vers les flavones : voies de synthèse 2.2 2.14 p.3 2.2 2.9 p.11 p. Biosynthèse des anthocyanes 2.4.17 p.3.11 p.2 Les flavanones Vers les flavanones : étape biosynthétique Flavanones naturelles et propriétés associées Vers les flavanones : voies de synthèse 2.15 p. La classe des flavonoïdes 2.16 p.1.1 2.2.2 2.9 p.20 p.5 p.1 2.5.4.10 p.1 2.18 p.4.3.3. Bref aperçu sur la biosynthèse des flavonoïdes et leur étonnante biodiversité structurale.7 p.22 2.5.1.20 p.1 Les chalcones Vers les chalcones : étape biosynthétique Chalcones naturelles et propriétés associées Vers les chalcones : voies de synthèse p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Introduction : Présentation de flavonoïdes A.1 2.3 2.2 2.2 2.1 2.14 p.3 v .9 p. 1.21 p.2.13 p.5 Les flavonols Vers les flavonols : étape biosynthétique Flavonols naturels et propriétés associées Vers les flavonols : voies de synthèse 2.2.12 p.5.14 p.5 p.16 p.3 2.1.4 Les dihydroflavonols Vers les dihydroflavonols : étape biosynthétique Dihydroflavonols naturels et propriétés associées Vers les dihydroflavonols : voies de synthèse 2.3 2.

32 p.2 1.Egrappage Cuvaison – Fermentation .1.6 Les anthocyanes et leurs dérivés Vers les dérivés anthocyaniques : étape biosynthétique Dérivés anthocyaniques naturels et propriétés associées Vers les dérivés anthocyaniques : voies de synthèse p. Stabilisation naturelle de la couleur 2.29 p.1 1.27 p.40 p.6.3 Interactions avec les ions métalliques Utilisation des anthocyanes 3.2.6.34 p.31 p.1 Copigmentation Copigmentation intermoléculaire Copigmentation intramoléculaire 2.38 p.32 p.1.41 p.2.Macération Ecoulage .2 2.24 p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2.36 p.1 1.39 p.2 3.35 p.Pressurage La fermentation malo-lactique 3.1.24 p.1.1 2. Pigments naturels et leur comportement en solution aqueuse 1.3 B.4 vi . Les pigments anthocyaniques 1.25 p.1 La vinification Foulage .31 p.1.40 p.42 1.3 3.41 p.1.35 p.1 3.2.1 2. Stabilité de la couleur dans la solution « vin rouge » 3.2 2.29 2.6.29 p.2 2.40 p.3 2.2 Types d’anthocyanes Changements de structures Nature et concentration des anthocyanes Autres facteurs pH du mileu p.

43 p.2.57 p.62 p.57 p.60 p.48 Composition en anthocyanes Composition selon le cépage Climat Au cours de la vinification 3.3.45 p.2.1.1.42 p.57 p.2 1.2.2 Remarques p.45 p.2.63 1.2 Accès aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques: alternative originale 1.1 1.3.3 Pigments sophistiqués formés à partir de la malvidine-3-Oglucoside Voies d’accès à des motifs pyranoanthocyanidiques A.2 1.3 3.59 p.2.1.44 p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3.2 3.2.57 P. Préparation de pyranoanthocyanidines 1.61 p.2 3.43 p.5 3.46 p.3.1 3.3 Formation du sel de 4-méthylflavylium 95 Réactivité du sel de 4-méthylflavylium 95 Hypothèse mécanistique de l’étape de condensation 2.1 1.1 3.61 p.43 p.3 Maturation du vin et évolution des pigments Pigments responsables de la couleur du vin rouge Réactivité de la malvidine 3-O-glucoside 3. Optimisation de la stratégie vii .1 Accès aux pyranoanthocyanes : Voies classiques Synthèse Pyranoanthocyane phénolique 1. Contexte actuel p.

63 p.71 p.2.71 p.77 p.74 p.2 2.71 p.4 3.2.2 Confirmation de la stratégie sur une série de flavones modèles Validation de la stratégie sur une série de flavonols modèles p. Stratégie B2 2.2 1.3 B2C 2.2 Limites au niveau du cycle B.66 p. Objectifs et analyse de la stratégie 3.89 Présentation et résultats de la synthèse biomimétique B3 Bilan et extension de la stratégie B3 viii .2.1 2. Stratégie B3 3. Limites au niveau du groupement R B.3 Présentation de la stratégie Application de la stratégie Bilan et inconvénients de cette stratégie Instabilité du produit d’élimination Réaction de cétohydroxylation 1.70 p.1 1.3.2.78 3. Stratégie B1 1.68 p.1 3.1 2.2 Présentation de la stratégie Formation d’α-O-acétophénones 110 α-hydroxylation par une N-sulfonyloxaziridine : Conditions B2A α-hydroxylation par le diacétate de iodosobenzène : Conditions 2.69 p.2 α-acétoxylation par le triacétate de manganèse: Conditions p.1 1. Accès au motif flavonol 1.75 p.75 p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2.74 p.76 p.85 p.72 p.1 3.82 Bilan de la stratégie B2 p.1 2.74 p.2 B2B 2.84 p.84 p.3.

3-dione α-chloration de 117 α-oxygénation de 121a 2.109 p.115 p.2.111 p.1 1.2. Extension de la stratégie C 2.113 p.114 p.103 p.2.95 p.1 1.3 Application de la stratégie C Formation de l’α-aminonitrile 118 Formation de l’intermédiaire propargylique 119 Formation de la 1-phényl-butan-1.2 α-oxygénation de la benzoylacétone 117a Alternative pour l’obtention de 1-phényl-butan-1.3-diones.106 p.94 p.2 1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 4.3-dione 117 Bilan de la formation de 1-phényl-butan-1.119 p. Stratégie C 1.109 p.2 2.111 p.1 4.2 Présentation de la stratégie Synthèse de 1. 1.117 p. Accès au motif sel de 4-méthylflavylium 1.97 p. Accès au motif pyranoanthocyanidine 1.3-diones ou β-dicétones Méthodes classiques Alternative originale 1.3.3.94 p.97 p.2 Bilan Perspectives p.4 1.2.100 p.119 C.1 2.97 p. Bilan des stratégies B 4.104 p.3.100 p. Formation du cycle D et substitution ix .102 p.118 p.5 Formation de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3 Alternative pour accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 Perspectives D.1 2.1 1.2 1.3 2.112 p.3.4 2.3 1.103 p.4 Accès au motif sel de 4-méthylflavylium 2.

1 2.3 2.134 p.147 p.144 p.3 Seconde application de la stratégie Tentative d’accès à de nouveaux pigments Réflexion sur le mécanisme de condensation 1.1.136 p. Conclusion 1.135 p. Contexte et objectifs 2. Bilan Réactivité des espèces par calculs assistés par informatique Nouvelle hypothèse E.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. Bilan 3.2 2.2.1.149 1.128 p.2 2.1 Screening de molécules et de solvants Observations Extension Bilan et hypothèse 2.207 x .119 p.2.131 p.2 2. Perspectives Annexes Partie expérimentale Partie bibliographique p.140 p.120 p.2 Présentation de la stratégie Première application de la stratégie Synthèse de produits condensés Propriétés physico-chimiques des produits condensés p.130 p.125 p.3.1 1.143 p.1 1.128 p.120 p.3 3.147 p.2 1.153 p. Etude sur le mécanisme de condensation.147 p.3.131 p.1 1.1. 2.

L-1 Rapport masse sur charge (en SM) MicroAnalyse Méthyle milligramme milliLitre mole millimole Micro-Ondes MéthOxyMéthyle N-ChloroSuccinimide réaction d’Oxydation Point de Fusion Phényle Phosphate inorganique Partie par million Atmospheric Pressure Chemical Ionization aryle Adénosine Triphosphate benzyle t Bu -butyle cat.L.cm -1 -1 ε ee éq.3-Dichloro-5. ESI Et g HIV HMDS HR Hz IR L λ LDA excès enantiomérique équivalent ElectroSpray Ionization Ethyle gramme Human Immunodeficience Virus HexaMéthylDisilazane Haute Résolution Hertz Infra-Rouge Litre longueur d’onde en nm Diisopropylamidure de lithium TétraButylAmmonium Iodide 2.2.6-TEtraMéthyl-1-PipéridinylOxy Triflate TétraHydroFurane Acide TrifluoroAcétique Para-TolueneSulfonic Acid UltraViolet-Visible p-TsOH UV-Vis 1 .6-DicyanobenzoQuinone Distortionless Enhancement by Polarization Transfer DiMéthylDiOxirane N. CCM DDQ DEPT DMDO DMF DMSO DPPH dr catalytique Chromatographie sur couche mince 2.6.2-DiPhényl1-PicrylHydrazyl Para-ToluèneSulfonate de Pyridinium pyridine rendement Rapport frontal Résonance Magnétique Nucléaire Résonance paramagnétique Electronique Spectrométrie de Masse Température Ambiante diastereomeric ratio coefficient d’absorption molaire en mol .Ac ADP AL APCI Ar ATP Bn t acétyle Adénosine DiPhosphate acide de lewis ν M m/z MA Me mg mL mol mmol MO MOM NCS [O] PF Ph Pi ppm PPTS py rdt Rf RMN RPE SM TA TBAI TEMPO Tf THF TFA PTSA ou nombre d’ondes en cm-1 mol.N-DiMéthylFormamide DiMéthylSulfOxide 2.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2 .

29-53) 3 . Bref aperçu sur la biosynthèse des flavonoïdes et leur étonnante biodiversité structurale (p. Pigments naturels et leur comportement en solution aqueuse (p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Introduction : Présentation de flavonoïdes A. 5-28) B.

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Yaboki. Ripoll. The flavonoids. I. 20. . Chapman & Hall : London. Borisjuk. Mabry. Ils sont donc à l’origine d’effets physiologiques bénéfiques pour l’organisme humain et méritent l’intérêt croissant que la recherche leur porte. S. N. D. A. B. Harborne. . Fridlender. Komarnytsky. 2 Raskin. Trends Biotechnol. O’Neal. I.1 Ces composés sont réputés pour leur caractère anti-oxydant. T. D. Poulev. J. . Chapman & Hall : London. Le chaînon propyle C3 peut être complété par une fonction éther formant ainsi un cycle central.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge A. . . 1982. . 1999. Ribnicky. 1975-1980 . Advances in flavonoid research. B. The flavonoids. . C. Ilic. pp 522-531. plus de 9000 structures naturelles ont été isolées et caractérisées. .3-diphénylpropane Structure tricyclique commune aux flavonoïdes Figure 1 : Structures des flavonoïdes : enchaînement C6-C3-C6 1 Harborne. The handbook of natural flavonoids. 5 . N. Harborne. Les deux cycles benzéniques sont nommés cycle A et cycle B. . B. . appelé cycle C. 1. Pastor. N. J. 1988. La classe des flavonoïdes Les flavonoïdes appartiennent à la famille des polyphénols : ce sont des molécules aromatiques polysubstituées ayant un rôle de métabolites secondaires chez les plantes. John Wiley & Sons : Chichester. Mabry T. . A. . 2002. Cornwell. Harborne. . Bref aperçu sur la biosynthèse des flavonoïdes et leur étonnante biodiversité structurale. Brinker. B. 1994.3diphénylpropane C6-C3-C6 (Figure 1). neutralisant les radicaux libres et limitant ainsi certains dommages oxydatifs responsables de maladies. Harborne. .. B. . décrit par une nomenclature spécifique. Advances in research since 1980 . J. Advances in research since 1986 . H. Chapman & Hall : London. 1975. J. . B. J. . The flavonoids . . J. Chapman & Hall : London. Moreno. . .2 La structure d’un flavonoïde s’organise toujours autour d’un squelette 1. C6 C3 C6 6' 8 7 6 9 1 5' O C 2 1' 3 B 2' 4' 3' A 5 10 4 Squelette 1. J. . . T. Baxter. La classe des flavonoïdes est l’une des plus abondantes et à ce jour. J.

1282-1285. Rep. D. Walker. 4 Li.3. . C. A. B. Prod. J.-C. Chaque groupement hydroxyle. 310-333.. kuanos : bleu).6"-0-(S)-hexahydroxydiphenylglucoside) isolé de Miconia myriantha (Melastomataceae) Figure 2 : Exemple de la complexité d’un flavonoïde naturel A cette multiplicité de structures. M. Nat Prod. Clarck. 21. Par exemple. grâce à leur squelette 2-phénylbenzopyrylium. M. 539-573. isoprényle ou benzyle. Nat. Harborne. Jacob. X. les dérivés anthocyanique (du grec anthos : fleur. au sein d’une même sous-classe. Rep. 2001. Par ailleurs. R. . C. Ces molécules jouent un rôle très important chez les plantes. méthyle. ainsi que certains carbones. . . Grayer. J.. . 3 et 4 du cycle C (Figure 1). Elsohly. présentent des propriétés de chromophores et sont donc en partie responsables de la couleur des fleurs et des fruits dans le règne végétal. 6 . méthoxyle. H. J.. Prod.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les flavonoïdes se divisent en plusieurs sous-classes qui se distinguent par une diversité fonctionnelle au niveau des positions 2. 18.4 OH HO HO HO HO OH O O O O HO O OH Me OH O Me O O O Une flavanone naturelle: Le mattucinol-7-0-(4". A. Pasco. 64. C. A. 2001. A. peuvent être conjugués avec un sucre et le glycoside correspondant peut être acylé à partir d’un acide phénolique ou aliphatique (Figure 2). Nat. Nimrod. A. S. 2004. . . Nous avons utilisé plusieurs sous-classes de flavonoïdes au cours de ce travail et nous proposons de les présenter selon le fil conducteur de leurs voies métaboliques. N. . Williams. . . 3 Williams. les possibilités de substitution des cycles A et B sont multiples : onze carbones du squelette flavonoïde peuvent porter un substituant de type hydroxyle. R. . leurs diverses propriétés seront exposées dans le chapitre B. s’associent les différentes propriétés bio-physicochimiques des flavonoïdes. L.

Springer-Verlag : Berlin.3 2. Puis ces vingt dernières années. . comme le génie génétique précisant le rôle et le comportement de certains gènes ou encore la manipulation de l’ADN et de l’ARN (extraction. dont nous proposons de décrire quelques étapes clefs (Tableau 1). . plus particulièrement celui des flavonoïdes.7 : comme l’extraction de micro-organismes et la recristallisation des enzymes. des techniques plus performantes ont fait leur apparition. G. A. pp 143-171. 1994. pp 39-54. un grand nombre de sous-classes de flavonoïdes deviennent des intermédiaires. 8 Davies K. Chemistry. . Encyclopedia of plant physiology.6 CHS (Chalcone synthase) CHI (Chalcone Isomérase) FS (Flavone Synthase) F3H (Flavanone-3-Hydroxylase) FLS (Flavonol Synthase) Chaîne enzymatique (FNR. Schwinn K.5 2. 1980. M. O. J. amplification. . R.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2.6 Ce sont d’abord des méthodes classiques d’identification.7 Grâce à des réactions enzymatiques. . digestion enzymatique.5. B. H. J. . Enzymes 2.6. 2005 . . Harborne. M. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. Secondary Plant Products. Biosynthèse des flavonoïdes Depuis plusieurs décennies. . Jay-Allemand C. Chapman & Hall : London. constituent un réel défi pour un grand nombre d’équipes scientifiques.1 2. 2006. Markham : CRC Press : Boca Raton. Andersen & K. . Forkmann.2 2.4 2. Fleuriet A.8 Toutes les étapes de la biosynthèse des flavonoïdes ne sont pas encore clairement élucidées. W. qui ont permis les premières analyses. mais elle constitue l’une des plus élaborées en rapport avec les métabolites secondaires (Schéma 1). 1990. séquençage. The flavonoids. GT) Intermédiaires synthétisés Chalcone Flavanone Flavone Dihydroflavonol Flavonol Dérivés anthocyaniques Tableau 1 : Molécules impliquées dans la biosynthèse des flavonoïdes 5 6 Stafford. Heller. Flavonoids. CRC Press : Boca Raton. Flavonoid metabolism . Advances in research since 1986 . ANS. pp 329-402. Biochemistry and Applications . l’analyse et la compréhension du métabolisme phénolique. E. 7 . quantification) . 7 Macheix. Les composés phénoliques des végétaux . J.

GT= GlucosylTransférase 8 . IFS=Isoflavone Synthase. DFR= DihydroFlavonol Réductase. Abbréviations: CHS= Chalcone Synthase. ANS= Anthocyanidine Synthase. FNR= Flavanone réductase.4-diols (Leucoanthocyanes) FDR HO O OH OH HO OH HO OH GT OH OH Flavan-3-ols (Catéchines) Schéma 1 : Schéma biosynthétique simplifié des flavonoïdes. FLS= Flavonol Synthase. F3H= Flavanone-3-Hydroxylase. CHI= Chalcone Isomérase FS= Flavone Synthase.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge p-coumaroyl CoA + 3 acétyl CoA CHS OH HO OH Chalcones OH O Flavanones IFS FS OH O CHI HO Flavan-4-ol ANS OH HO O F3H FNR OH O Isoflavones HO O OH OH O Flavones OH OH 3-Déoxyanthocyanidines HO O OH FLS HO O OH Flavonols OH HO O OH Anthocyanidines OH O OGlycoside Anthocyanines OH OH O Dihydroflavonols DFR ANS ou LDOX OH O OH HO O OH O ? OH OH Tannins condensés ? n OH Flavane-3.

condensations. Dans le schéma présenté ci-dessous. 2603-2605.9.1. . pp 154-155. A.2 Chalcones naturelles et propriétés associées Un grand nombre de chalcones ont été décrites dans la littérature. Andersen & K. la naringénine 1. M. . avec la formation du squelette diphénylpropane C6-C3-C6 (Schéma 2). 2006 .1. O.10 2 Ester CoA de p-Coumaryle fragment C3-C6 CoAS O B +3 CoAs CHS OH OH A OH O Une Chalcone: squelette C6-C3-C6 (la chalcone naringénine) B O 3 OH O OH Ester CoA de malonyle fragment C6 (A) 1 HO Schéma 2 : Formation du squelette C6-C3-C6 2. . Biochemistry and Applications . G. T. T. . isolée de Vitex leptobotrys (Verbenaceae). . M. 10 Davies K. Ripperger. Ces molécules naturelles sont toutes hydroxylées et / ou méthoxylées et diverses combinaisons de trois à six groupements peuvent fonctionnaliser les cycles A et B du squelette 9 Thuy. Sung. Flavonoids. . une chalcone. H. est obtenue par action d’une enzyme. cyclisation intramoléculaire et aromatisation entre un ester CoA de pcoumaryle 2 et trois molécules d’ester CoA de malonyle 3. . R. Porzel. 1998.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. 9 .1 Les chalcones 2. V.1 Vers les chalcones : étape biosynthétique Le motif chalcone est important puisqu’il ouvre la voie de la biosynthèse des flavonoïdes. T. Phytochemistry. E. 49(8) . la Chalcone Synthase (CHS) : elle engendre une séquence réactionnelle de décarboxylation. Adam. Schwinn K. Markham : CRC Press : Boca Raton. Chemistry.

4 O O 4' 2 4 5 OH O 4' 4 6 OH O 4' OH 3 O 3' 2' 6' OH 4 O O O Glypallichalcone isolée de Glycyrrhiza pallidiflora (Leguminosae) 3' 2' OH O OH O Héliannone A isolée de Helianthus annuus (Asteraceae) Hamilcone isolée de Uvaria hamiltonii (Annonaceae) Figure 3 : Exemples de chalcones naturelles L’héliannone A 5.13 Ainsi. 1999. . Chemistry. Torres. B. A. Seo. T. 2006 . Wall. The handbook of natural flavonoids. . Markham : CRC Press : Boca Raton. . Reutrakul. Varela. . Prod . 1997. A. E. A.. Torres. . 683-687. Navarro. The Flavonoids : Advances in research . K. Andersen & K. M. L. Famsworth. . J. . B.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge chalcone (Figure 3). G. pp 1003-1036. M. Cette aldolisation-élimination peut 11 Grayer. Chapman & Hall : London. L. Bohm. Bohm. R. Macias. 613-621. D. Flavonoids. 27. . R. 10 . R. . Bohm. un rôle de chromophore dans le règne végétal car elles se caractérisent par une couleur jaune vif (bande d’absorption empiétant dans le visible). M. C. John Wiley & Sons : Chichester. . 1975. Varela . B. 13 Macias.1. Nat. 45. 1993. Molinillo.13. les chalcones sont des intermédiaires très importants dans la synthèse des flavonoïdes : la méthode d’accès la plus utilisée fait intervenir une 2-hydroxyacétophénone 7 avec un benzaldéhyde 8 dans une condensation de type Claisen-Schmidt. Bohm. E. Chapman & Hall : London. A. . 1998. R. The Flavonoids : Advances in research since 1986 . N. R. 52 . J. V.14 Elles ont. M. N. Chapman & Hall : London. et al. 12 Cai. B.11. 2. . Chapman & Hall : London. 748.. H. O. F. The Flavonoids . A. Santisuk. . présente une activité allomone : action d’une molécule sécrétée par une plante sur une espèce différente (plante ou organisme vivant). Kinghom. . 1999. M. Oliva . Castellano. . Baxter. Wani. A. Harborne. entre autres. 1992. A. Biochemistry and Applications . avec un effet positif pour la plante émettrice et négatif pour l’organisme récepteur (Figure 3). . . M. . The Flavonoids : Advances in research since 1980 . G. . .12. B. J.2. . 61. A. 1982. H. C. 14 Huang. Yaoxue Xuebao. Vol. Veitch. .3 Vers les chalcones : voies de synthèse En tant que principaux précurseurs diphénylpropanes. .. M. Phytochemistry. Phytochemistry. A . l’héliannone A joue le rôle d’herbicide naturel en protégeant la plante. 446-450. 1988. Molinillo. .. D. F. isolée de Heliantus annuus (ou tournesol) en 1999 par Macias et al. N. M. R.

J. P. Flavonoids. Basly. . .. R. 66(18). . S. Bezuidenhoudt B. Andersen & K. D. J. pp 917-918. . M. 15.2 Les flavanones 2. Slade. G. Med. . A. 17 Chassaing S. . de type 6-endo-trig. M. A.17. 1990. . . 4429-4442. . Strasbourg I.16 La formation de la chalcone 9 débute par une étape de déprotonation de l’acétophénone 7 conduisant à l’énolate correspondant. E. Monge. . Bioorg. Wattanasin. G. . 18 Stoyanov. . N. . Sagrega. Falchi. . Gonzales. M. Veitch. . A. 2002. C. Ceretto.. 2006 . Seoane. Piro. Murphy W. Y. . Vidal. V. .. Swanepoel. W. . 2001. Markham : CRC Press : Boca Raton. Prod. . J. 2005. Y. A. issues de la transformation du motif linéaire en motif cyclique (cycle C). Chem. 2006.2. M. Wang. . L’addition nucléophile de cet énolate sur le benzaldéhyde 8 forme un intermédiaire aldol qui subit ensuite une étape d’élimination. les temps de réaction et les rendements varient. . 2685-2687. A. . Champanier. Selon la substitution (RA et RB) des cycles A et B. 647-650. 16 Cabrera. 1980. Ferreira D.1 Les flavanones Vers les flavanones : étape biosynthétique sont des isomères de 2’-hydroxychalcones. 12 .18 RA A 7 RB B 8 O OH O Condensation de Claisen-Schmidt NaOH/EtOH/TA ou KOH. Thèse de Doctorat. J. Lavaggi. 2145-2176. de la chalcone 1 en flavanone 15 Marais. Synthesis. E. O. Phytochemistry. C. Lopez de Cerain.. 46. W. S. H2O-EtOH (1/1) RA A OH O 9 B RB Schéma 3 : Synthèse de chalcones par condensation de Claisen-Schmidt en milieu basique 2. J. M. P. E. Chemistry. 2007. . . H. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge se faire en conditions acides ou basiques. B.19 La Chalcone Isomérase (CHI) catalyse la cyclisation. Med. . Simon. Augustyn J. Li. Tan. Biochemistry and Applications . . . O. 64. Aztequa. Chem. Lett. . . A. Nat. G. N. 196-199. .15 bien que le milieu basique soit le plus souvent décrit dans la littérature (Schéma 3). L’optimisation de la synthèse de chalcones reste un sujet d’actualité pour les équipes de recherche qui y sont impliquées. E. 19 Grayer R. Tetrahedron. A. Simoens. Bioorg. Castellano. Li. Z. 3356-3367. 11 . « Contribution à la chimie des flavonoïdes : Voie d’accès aux dihydroflavonols : vers une synthèse biomimétique de flavonols et une synthèse de tannins condensés. L. . Ferreira D. . Y. Vers une synthèse de pigments anthocyaniques sophistiqués ».

. A. 2005 .2. . créant un centre stéréogène en position 2. 131. p. . Jay-Allemand C.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge naringénine 10. . l’isosakuranétine 11b et l’hespérétine 11c. 1990 . J. la naringine et ses dérivés sont exploitables d’un point de vue alimentaire en tant qu’agents d’amertume ou initiateurs de produits sucrés. J. Billot. 1 HO OH OH CHI HO 10 O 2 OH OH O OH O Chalcone une (2S)-Flavanone: la naringénine Schéma 4 : Isomérisation stéréospécifique d’une chalcone en (2S)-flavanone 2. R4'= OCH3 Hespérétine 11c: R3'= OH. Les composés phénoliques des végétaux . J.21 20 Macheix.2 Flavanones naturelles et propriétés associées Les flavanones sont abondantes chez les agrumes. la grande majorité des flavanones sont de configuration (2S)-flavanones (Schéma 4).20 R3' 11 HO 7 3' R4' 4' O 5 4 OH O Eriodictyol 11a: R3'= OH. les flavanones interviennent dans la relation structure . . . L’ouverture de l’hétérocycle central C peut conduire à des dihydrochalcones qui ont un goût sucré.degré d’amertume. . 21 Macheix. J. 12 . par ses propriétés organoleptiques. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. Jay-Allemand C. J. Fleuriet A. Ainsi. grâce à la stéréospécificité de cette réaction enzymatique. Le genre Citrus est caractérisé par une forte accumulation de flavanones glucosides et de quatre aglycones (Figure 4) : la naringénine 10. R4'= OH Isosakuranétine 11b: R3'= H. pp 75-76. Par exemple la naringine (naringénine liée au 2-rhamnosylglucose) est amère alors que la naringénine 10 et la narirutine (naringénine liée au 6rhamnosylglucose) ne le sont pas. mais peu rencontrées chez les autres fruits. R4'= OCH3 Figure 4 : Aglycones de flavanones isolées du genre Citrus Par ailleurs. Fleuriet. l’ériodictyol 11a. CRC Press : Boca Raton. Fruit phenolics .10 Ainsi.

. 2005. 15(21) . 9 B RA A OH O RB 12 RA O C 4 Conditions A et B et C RB B 2 A O Flavanone Conditions opératoires: A: AcOH / reflux. une méthode faisant intervenir des thiourées chirales comme la molécule 13 (Schéma 6). . C. 46(8) . S. . 46(41). Reddy. En 2005. B.23 L’une des caractéristiques du motif flavanone est son centre stéréogène en position 2 . . . M.16. Chandrasekhar et al. Tet. Vijeender. K. utilisent la Lproline et en 2007. . . Rao...) / MeOH / reflux. 3381-3391. M. Scheidt.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. K. Yadav J. Gunasekar. Prod. . Tet. ces réactions ne sont pas quantitatives. D. B: NaOAc (3. en milieu acide ou basique donnent de bons résultats. D. Choudary. avec des structures nanocristallines d’oxyde de magnésium MgO. K. . J. S. 2005. G.) / EtOH / reflux C: KF (1. 129. Soc.3 Vers les flavanones : voies de synthèse La méthode standard de synthèse de flavanones est l’isomérisation de la 2’hydroxychalcone 9 qui conduit à un mélange racémique de flavanones 12 (Schéma 5). . M. une catalyse en milieu hétérogène a été mise au point en 2005 par Choudary et al. V. P. A. Am. V.0 eq. . Lett.2. . S. M. : Asym. . M. Kantam.. 6991-6993. Biddle et al. 24 Biddle. Tet.0 eq. 64.22 Par contre. 2007.. 3830-3831. sa synthèse asymétrique est donc également envisageable et des synthèses organocatalysées ont été développées. K. 13 . . 2001. il faut engager plusieurs fois la chalcone 9 dans l’équilibre pour obtenir un rendement satisfaisant. J.. 13691371. Ranganath. Lin. Krupadanam. . Kishore. K. 22 Des fins industrielles ont justifié l’amélioration de la synthèse de flavanones par de nouveaux travaux : par exemple. 25 Chandrasekhar. . .25 22 23 Rao. Lett.24. H. Chem. V. L. Nat. Y. 2004. L. Trois conditions classiques de cyclisation. Ramadas. +/- Chalcone Schéma 5 : Isomérisation d’une chalcone en flavanone. 368-369.

Ce sont des molécules peu colorées.7 La transformation (2S)-flavanone en flavone entraîne la perte du centre stéréogène en position 2./ -25°C / toluène 2) p-TsOH / 80°C O H Ph OH O Ph O N S N H N H Rdt(%): 92.3. les flavones possèdent en plus une double liaison entre les carbones 2 et 3 du cycle C.1 Vers les flavones : étape biosynthétique Par rapport aux flavanones.3. 24 2. comme la lutéoline 15. 310 nm). 10 HO A OH O C 4 2 OH B FS HO A OH 14 O C 4 2 3 OH B O O Une flavanone: la naringénine Une flavone: l'apigénine Schéma 7 : Oxydation enzymatique d’une flavanone en flavone 2. Par exemple. l’apigénine 14 (Schéma 7).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge CO2tBu 1) 10% thiourée cat.2 Flavones naturelles et propriétés associées Les flavones sont abondantes chez les plantes supérieures sous forme aglycones ou glycosylées. Certaines. ee(%): 94 Catalyseur thiourée: Ar 13 BnO H N H Schéma 6 : Synthèse catalytique et énantiosélective de flavanones. La flavanone 10 peut être oxydée par la Flavone Synthase (FS) pour former une flavone. comme les roses et les oeillets (Figure 5). elles sont parfaitement 14 .3 Les flavones 2. sont en partie responsables de l’aspect blanc ou ivoire de certaines fleurs. mais qui absorbent à des longueurs d’onde caractéristiques (λ = 210-270 nm.

37. . permettant ainsi d’augmenter les rendements au-delà de 60%. H. . . W. J.27. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. Cette stratégie donne des rendements inférieurs à 20%. . J. plusieurs améliorations. Jay-Allemand C. en milieu basique.5 2. 2005 . McMechan J.29 26 Macheix. . J. J. Fruits. Chem..17. 28 Allan. Org. Soc.28 Elle consiste en la condensation. J. 1924. 267. 2344-2347. J.. dans les années quatre-vingt. R. elle a donc subi. H. La réaction est initiée par la déprotonation de 7 par le benzoate métallique 18. pp 122-123. 2192-2194. qui. d’une 2-hydroxyacétophénone 7 avec un anhydride benzoïque 17. Les composés phénoliques des végétaux .26 OH 15 HO A OH O C 4 OH B 2 3 O O A O O 16 O C 4 O B 2 3 O O La lutéoline isolée de Rhizobium meliloti La tangérétine isolée de Citrus sinensis et de Citrus reticulata tangerina (Rutaceae) Figure 5 : Exemples de flavones naturelles La tangérétine 16 est une flavone naturelle polyméthoxylée (Figure 5). notamment des propriétés antimicrobiennes et antivirales. 15 . Celle-ci joue à la fois le rôle de base et de solvant. depuis. R. Chem. Ces flavones ont des activités physiologiques remarquables pour l’homme et l’animal. J. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge discernables par les abeilles. à température élevée. 1978. .3. 1982. 43(12) . 29 Looker.3 Vers les flavones : voies de synthèse Une des principales méthodes de synthèse de flavones 19 a été mise au point par Allan et Robinson en 1924 (Schéma 8). Elle est isolée de l’oranger doux (Citrus sinensis) ou encore d’un hybride (Citrus reticulata tangerina) issu du croisement entre la mandarine (Citrus reticulata) et l’orange amère (Citrus aurantium). Robinson. Une des plus connues est celle de Looker et al. dont la perception visuelle s’étend à une partie de l’ultra-violet.17. ont remplacé le benzoate métallique 18 par une amine tertiaire. . Mader. . 27 Huet. Fleuriet A.

D. catalysée par un acide organique sur support solide (à base de isopropoxide de titane). Les (2S)-flavanones sont converties stéréospécifiquement en (2R. 71.. créant ainsi un centre stéréogène supplémentaire (par rapport aux flavanones) en position 3. A. Luthman K. comme les couplages au palladium ou encore la catalyse hétérogène supportée (Schéma 9). Autino. Pizzio.. G.M+ O RA A OH 19 O C 3 RB B + RB reflux O H Schéma 8 : Méthode de Allan et Robinson. P. L. 2007. 16 . . les conversions varient de 5 à 60 %.1 Vers les dihydroflavonols : étape biosynthétique Les dihydroflavonols se caractérisent par un groupe hydroxylé sur l’hétérocycle central C.4 Les dihydroflavonols 2. Selon la nature du catalyseur. . 28 Par ailleurs. R.3R)-dihydroflavonols par action de la Flavanone 3-β-Hydroxylase (F3H) 30 31 Dahlén. 6863-6871. d’autres méthodes ont été développées. E. J. A. C. . . . 62-68.4.30. Bennardi. Romanelli. Wallén. K. . . Org. 2006. J. 31 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 7 RA A OH O H 17 O O O RB RB 18 O.31 20 RA A OH O O Catalyseur B RB Toluène / reflux 60% RA A O 21 O B RB Catalyseur: Acide trifluorométhanesulfonique + mélange de titane formé à 100°C = TriTi100 Schéma 9 : Exemple d’une catalyse hétérogène supportée. . O. Chem. Applied Catalysis A. Grotli. M.31 On peut notamment citer une cyclocondensation d’une 1-(2-hydroxy-phényl)-3-phénylpropanedione 20 en flavone 21. 324 .

Prod. Flavonoids.33 De nombreuses équipes de recherche travaillent sur l’extraction de nouveaux composés à partir d’extraits bruts de plantes médicinales traditionnelles. M. le dihydrokaempférol 22 est contenu dans le péricarpe et l’endocarpe du raisin (après hydrolyse du sucre en position 3).2 Dihydroflavonols naturels et propriétés associées Par rapport à d’autres sous-classes de flavonoïdes. les dihydroflavonols sont moins fréquents dans le règne végétal. K. Mckee. Andersen & K. 34 Meragelman. 1990 . Markham : CRC Press : Boca Raton. Boyd. . Cette étape biosynthétique consiste en l’α-hydroxylation énantiospécifique en position 3 de la naringénine 10 en dihydrokaempférol 22. isolés en 2001 par Meragelman et al. 33 Macheix. R. M. E. p. . . . dont deux dihydroflavonols prénylés. L’insertion d’un hydroxyle en alpha du carbone 2 inverse la priorité. Jay-Allemand C. Chemistry.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge (Schéma 10). 2001. p. . J. . . R. Plusieurs flavonoïdes sont contenus dans cette plante.32 Remarque : Il est important de préciser que la configuration du centre stéréogène 2 n’est pas modifiée au cours de cette étape. CRC Press : Boca Raton. mais en quantité moins importante que la flavanone correspondante. Schwinn K. (Figure 6). est le composé le plus 32 Davies K. 2006 .. Fruit phenolics . T.4. J. Nat. Biochemistry and Applications . . Billot. J. M.34 Le dihydroflavonol 23. 546-548. O. isolé et caractérisé par cette équipe. M. 78. J. 156. . 23 et 24. selon les règles IUPAC. de ses atomes voisins. Par exemple. A. On peut citer l’espèce Monotes africanus qui manifeste in vitro des propriétés anti-HIV. Fleuriet. 17 . 10 HO O 2 OH F3H HO 22 O 2 OH 3 OH OH O OH O Une flavanone : la naringénine Un dihydroflavonol : le dihydrokaempférol Schéma 10 : 3-Hydroxylation d’une flavanone en dihydroflavonol 2. la naringénine 10. 64.

R.4. ont isolé et caractérisé de cette matière première. Batista. ..3 Vers les dihydroflavonols : voies de synthèse Récemment. J. S.39 35 36 Bruno. . . R. A. Elle est reconnue pour avoir des effets sur le système nerveux et donc une activité analgésique. 1985. . 45. . Lamartina. Batista. W. Tanaka. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge abondant du matériel extrait. Biochem. pp. Q. R. N. 2006. . 39 Todokori. . Le produit 24. Adam. 207-210. Biotechnol. 1772-1774.. Jenkins et al. . Org. Strasbourg I. 1995. Majetich. 37 Jenkins. . Müller. plante originaire du Brésil. . . . . nommé diosalol (Figure 6). 2358-2364. la transformation flavanone 26 en dihydroflavonol 27. 2002-2006) a étudié lors de sa thèse. Chem. J.38 Deux méthodes stéréosélectives du diastéréoisomère trans.5. Saito.36 En 1999. M. Plusieurs flavonoïdes ont été extraits des racines de D. Lentini. . 52(4) .35 23 HO OH HO 6 8 7 6 5 3 24 O 4' 2 OH 25 OH 5' O OH HO 6 7 O 2 2 2' OH OH O O 5 3 OH OH 3 OH O OH O Bonnaniol A isolé de Monotes africanus (Dipterocarpaceae) Diosalol isolé de Dioclea grandiflora (Leguminosae) 6. Heterocycles. . M. Teng. J. Bhattacharyya. Bhattacharyya. Phytochemistry. Prechtl. .37 2. 277-278. 119-131. 18 . 1999. 1147-1153. 23. G. . le constituant majoritaire étant la 2’. 1994. quant à lui avait déjà été caractérisé en 1985 par Bruno et al. 1995. M. grandiflora. Almeida. appelée diocléine. F. Phytochemistry. J. Biosc. Thèse de Doctorat. Ethnopharmacol. Stefan Chassaing (Laboratoire de Chimie des Polyphénols.7-diméthoxyflavanone.5’-trihydroxy-6. G. T. 2002. 38 Chassaing S. J. est utilisée sous forme d’infusion pour le traitement de problèmes de prostate et le traitement de calculs rénaux. S. F. Almeida. A. Savona. A. . J. 723-730. De Fatima. . Bhattacharyya. N. font appel à l’oxydation de l’énolate d’une flavanone 26 ou 26* par un agent oxydant. deux nouvelles flavanones ainsi que le dihydroflavonol 25. 66(8) . J. T. 59. L. . 38(1) . . Almeida.8-diprénylaromadendrine isolé de Monotes africanus (Dipterocarpaceae) Figure 6 : Exemples de dihydroflavonols naturels Dioclea grandiflora. .

19 . . Les conditions plus ou moins douces de l’hydrolyse acide permettent d’obtenir diastéréosélectivement le produit 2. M. A. .. 1985. 26* O NaHMDS / 28 / THF / -85°C / 4 heures 80% O 28 (+/-) Ph O N SO2Ph O 27 O OH 39 Schéma 11b : Oxydation d’énolates de flavanones par la méthode de Todokori et al. . 50. Freeman.. J. est. 39 Adam et al.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 26 O 1.3-transdihydroflavonol 27 ou 2. 927-929. Moriarty. . Om. 151-153. Chem. R. Om. M.3-trans-dihydroflavonol 27 (Schéma 11a). utilisent le diméthyldioxirane (DMDO).3-cis-dihydroflavonol 27’. R. 1984. Une troisième méthode. Prakash. Soc. Chem. énantiosélective et utilise la 2(phénylsulfonyl)-3-phényloxaziridine 28 (Schéma 11b). . diastéréosélective. Prakash. La méthode de Todokori et al. Org. a été décrite en 1985 par Moriarty et Prakash (Schéma 12). Comm. DMDO / acétone/ -78°C puis NH4F / H2O Base: L3MCl: Rdt (dr%): NaHMDS / 51%(80) LDA Me3SiCl 27 O OH O LDA Cp2TiCl2 64%(>96) (+/-) O O O (+/-) DMDO= 85%(>96 ) Schéma 11a : Oxydation d’énolates de flavanones par la méthode d’Adam et al.40 Cette stratégie correspond à l’oxydation par le diacétate d’iodosobenzène de la flavanone 26 ou de la chalcone correspondante 26’ pour donner l’intermédiaire oxydé 29. Chem. quant à elle. M.. Base / THF / -78°C puis L3MCl 2. 40 Moriarty. J. avec une base et un acide de Lewis pour obtenir diastéréosélectivement le 2.

40 2.3R)dihydroflavonol en flavonol entraîne la perte des centres stéréogènes en 2 et 3 du dihydroflavonol initial. C A: HCl (3M) / EtOH / 30 minutes O B: AcOH (50%) / 50-70°C / 6 heures C: p-TsOH (cat) / Acétone-H2O (100-2) / 3 jours (+/-) Schéma 12 : Oxydation d’une flavanone par le diacétate d’iodosobenzène. B. par action de la Flavonol Synthase (FLS) (Schéma 13).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 26 O 26' (+/-) O PhI(OAc)2 / KOH / MeOH OH O HCl (concentré) / acétone / 2 heures O O 27 OH (+/-) O O 27' OH 29 (+/-) O O OH conditions acides douces A.7 La transformation (2R.5.5 Les flavonols 2. Le kaempférol 30 est formé à partir du dihydroflavonol correspondant 22. 22 HO O 2 OH FLS OH OH HO 30 O 2 OH 3 3 OH OH O O Un dihydroflavonol : le dihydrokaempférol Un flavonol : le kaempférol Schéma 13 : Etape biosynthétique du motif flavonol 20 .1 Vers les flavonols : étape biosynthétique Les flavonols se caractérisent par une liaison insaturée entre les carbones 2 et 3 et par une fonction hydroxyle en position 3 (3-hydroxyflavone) du cycle C.

la quercétine 31 et la myricétine 32 (Schéma 13 et Figure 7). 58. N. On retrouve les flavonols principalement sous forme glycosylée dans les fruits et les légumes. ont permis d’isoler et de caractériser trois nouveaux composés dont. chrysanthème jaune. Black. . F. E. 611-613. .4'. M.7-tétrahydroxyflavonol Myricétine ou 3'. S. Lean.4'.5. 2002. monacantha (Chenopodiaceae) 41 Aherne. McDonald. Cornulaca monacantha (Chenopodiaceae). 289. M. 18(1) . fleur du cotonnier). .2 Flavonols naturels et propriétés associées Les flavonols sont très répandus dans le règne végétal.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Grace.5. Food Chem. la quercétine-4’-O-β-D-galactoside (Figure 8).5. l’analyse de cette plante a révélé la présence de triterpénoïdes et de flavonoïdes. 1997. Dans un premier temps. . H.. . 45. .41 Ils peuvent participer à la couleur jaune de certaines fleurs (primevère. 21 . J. 2001. M. ils sont abondants dans l’alimentation. Dawidar. A. . J. Fayez. Agric. On citera le kaempférol 30. M. O’Brien. A. M. . 26(3) . .5'.43 OH 3' 4' OGal HO 7 O 2 OH OH Gal= H HO H H O H OH OH H 5 3 OH OH O Figure 8 : Flavonol isolé de C. A. . 590-595. A. 1974. De ce fait. S. M. 42 Amer. Planta Med. OH 31 HO 7 3' 2 4' OH OH HO 7 32 O 2 3' 4' OH OH O 5' 5 3 OH 5 3 OH OH O OH O Quercétine ou 3'..7-pentahydroxyflavonol Figure 7 : Deux flavonols abondants dans l’alimentation Une plante d’Egypte.42 Puis d’autres analyses. Phytochemistry. Nutrition. Crozier. B. . 75-81. E. M. publiées par Kandil et Grace en 2001.. C. 43 Kandil. est utilisée en médecine traditionnelle pour le traitement d’ictères (coloration jaune de la peau).

A. . Chem. S. très originaux. E. Lotus. Soc. R. T. Venkataraman. M. .3-diaryl-1. 229. . Bull. développée par Baker et Venkataraman fait appel à un intermédiaire de type 1. 44 2. Proc. Ses racines et ses feuilles sont utilisées traditionnellement comme traitement de la dysenterie. de Nymphaea lotus (Figure 9). 74. 63.. El Tohami. . J. Bates. 1934. J. Flynn. aucun des composés 33 et 34 isolés de cette plante. p. . 810817. A. A.. Imp. Skellern. A. . El Tohami.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Deux dérivés de la myricétine 32. . 1994. 11. M. 2001. 727-731.44 HOHO OH O O HO HO 33 OH O O OH O O O OH OH 34 OH O HO HO H O OH O O HOHO OH O OH OH 6"-p-coumaroyl-myricétine-3'-O-glucoside Nympholide Figure 9 : Flavonols originaux isolés de N. . K. Soc. 1767-1769. . Irish Acad. Sci. 72. 182-186.3 Vers les flavonols : voies de synthèse Plusieurs méthodes de synthèse de flavonols datent du début des années trente. . Khartoum University Press. Gray. 22 . . Mackay. ont été isolés en 2003 par Elegami et al. 46 Oyamada. . .3-dione 35 (Schéma 14). Chem. H. S. 1935. S. . Mahal. 1. Phytochemistry. Elegami. pour le moment.. 10. G. A. . Chem. I. C. . B. Baker. Almagboul. Medicinal Plants of the White Nile Provinces . P. M. 1933. G. S. P.47 Cette méthode a l’avantage de former le motif flavone 21 ou flavonol 38 selon la nature de la 44 Elegami. de tumeurs ou comme antibactérien. 214-215. Murakami and Irie . A. Soc.. Roy. . Acad. J. E. ne présente d’activité contre Escherichia coli et Staphylococcus aureus. . S. G. . Waigh. Z. Khartoum. Proc. Curr. W. A. K.44 Cette plante est un nénuphar (ou fleur de lotus) qui pousse au bord du Nil. 1381-1389. A. Fitoterapia.46 Une autre stratégie. 45 Elegami. A. .45 Cependant. 1935. 47 Mahal. 42B. 2003. Jpn. H. Une voie classique est l’oxydation d’une 2’-hydroxychalcone 9 par le peroxyde d’hydrogène en milieu acide. (Tokyo) . Omer. D. India. 1934. J.5. Venkataraman. El Ghazali. 1933. 2.

. 47 En 2000. . E. par déprotonation conduit au produit 21 (Y=H) ou 38 (Y=OH). A. J. Gonzalez. Brouillard R.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge fonction Y. après αbromation puis substitution.48. une synthèse de flavonols a été mise au point au Laboratoire de Chimie des Polyphénols par Fougerousse et Gonzalez. .H2O + H2O RA O Y O 37 O RB 35 RA Y RB RB Schéma 14 : Méthode de Baker et Venkataraman. utilisant la méthode décrite par Baker et Venkataraman cité ci-dessus. La première étape est une cyclisation 6-exo-trig de 35 en 36. 583-586.H+ + RA . pp. 2000.48 21: Y=H 38: Y=OH RB milieu acide RA O Y OH O O + H+ O OH2 Y O 36 . Chem. 65. avec Y = OBz. suivie de la saponification du benzoate. la formation de l’intermédiaire 35. Thèse de Doctorat. La cyclisation en milieu acide fort. Cet intermédiaire est ensuite déshydraté pour donner le composé 37 qui. Strasbourg I. Fougerousse.49 Le précurseur ester benzoïque 39 permet. 66-72. Org. 2006. .. 48 49 Chassaing S. conduit au flavonol 38 (Schéma 15). 23 .

2006 . Markham : CRC Press : Boca Raton. Flavonoids. PhCOOK / CH3CN / TA O O O O RB RA NaH / THF / OBz 65°C OH O 35 OBz RB O 1.6./ RA THF / TA 2. Andersen & K. M.6 Les anthocyanes et leurs dérivés Il existe trois catégories de pigments anthocyaniques. R. on pense que les 3-déoxyanthocyanidines sont formées à partir des flavanones. . H2SO4 / AcOH / 60°C 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 39 O RA O RB 1. les anthocyanidines (R3 = OH) et les anthocyanes (R3 = O-glycoside) (Figure 10). Biochemistry and Applications . 24 . l’apigéninidine 41 (Schéma 16). le chromophore flavylium étant commun aux trois. O. On distinguera : les 3-déoxyanthocyanidines (R3 = H). E. .50 50 Davies K. p.A ce jour. Schwinn K. qui réagirait alors avec l’Anthocyanidine Synthase (ANS) pour conduire à une 3-déoxyanthocyanidine. 2. 49 2. La naringénine 10 serait réduite par la Flavanone Reductase (FNR) pour former l’apiférol 40. NaOH / EtOH-H2O / 60°C RB 38 RA O OH O Schéma 15 : Synthèse de flavonols par Fougerousse et Gonzalez. Br3. M. PhNMe3+.1 Vers les dérivés anthocyaniques : étape biosynthétique Plusieurs interrogations subsistent encore quant aux enzymes qui interviennent dans la formation des pigments anthocyaniques. 150 et pp 157-161. Chemistry. Cette cascade d’enzymes s’oppose à la simplicité des transformations présentées jusqu’à présent : .

3005-3038. Harborne. J. Recent Advances in the Biochemistry of 25 . Chapman & Hall. L’Anthocyanidine Synthase (ANS) conduit ensuite à l’anthocyanidine pélargonidine 43 qui va. . The Flavonoids : Advances in Research. . à son tour. Hrazdina. Ce motif a la particularité d’être un chromophore. . p. . G. C. 39(19) . London. . les anthocyanidines et les anthocyanes ont en commun le squelette flavylium 45 (Figure 10). 1982. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 10 HO O OH HO FNR 40 O OH HO Cl- 41 O OH OH O OH OH ANS OH Une 3-déoxyanthocyanidine: l'apigéninidine Une flavanone: la naringénine Apiférol Schéma 16 : Formation du motif 3-déoxyanthocyanidine .51 Ils sont en partie responsables des 51 Iacobucci.53 L’ANS est le nom utilisé généralement pour l’enzyme qui permet la transformation de 42 à 43.6.2 Dérivés anthocyaniques naturels et propriétés associées Comme annoncé ci-dessus. Bridle P. 1983. F.Le dihydroflavonol 22 est réduit par la Dihydroflavonol Reductase (DFR) pour former la leucoanthocyanidine 42. J. être glycosylée par la GlycosylTransferase (GT) formant une anthocyane. G. M. . 135. . G. C. J. T. Friend J. . ainsi ces flavonoïdes sont des pigments naturels très fréquemment rencontrés chez les végétaux. Tetrahedron. le nom de Leucoanthocyanidine DiOXidase (LDOX) peut également apparaître en raison du type de la réaction. A. B. Sweeny. Rhodes. J. Mabry. 22 HO O OH OH O DFR OH OH OH HO 42 O OH OH HO ANS ou LDOX Cl43 O OH OH Une anthocyanidine: la pélargonidine GT OH Une anthocyane: la pélargonidine-3-O-glucoside OH HO 44 O OGlu OH Cl- Un dihydroflavonol: le dihydrokaempférol Une leucoanthocyanidine: la leucopélargonidine Schéma 17 : Formation des anthocyanidines et des anthocyanes 2. Cependant. Timberlake. la pélargonidine-3-O-glucoside 44 (Schéma 17). les 3-déoxyanthocyanidines.

est une 3-déoxyanthocyanidine de couleur orange. . les maladies cardiovasculaires ou encore la maladie d’Alzheimer. Flavonoids. 1981. Geissman. 1996. Crit. intervient dans la couleur rouge de la baie. La delphinidine 47. Renaud.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge nuances de couleur rouge (λ = 490-500 nm). J. .. Pergamon Press : Oxford. . C. O. . Paganga. B. . Cancer. . O. . R. 103-109. . Anthocyanins in Fruits. G. Free Rad. F. G. .. A. . . M. R. Jordheim. p. . Jacquard. pp 472-522. N. Markham : CRC Press : Boca Raton. 933-956.. Nutr. C. Andersen & K. . 2000. Delaye. Jimenez. isolée de la banane bleue. Food Sci. P. 88. Martin. K. N. Subar. . A. 18. M. Patterson. Bridle. J. Academic Press : London. Med. A. . . 55 Rice-Evans. M. Monjaud. L. 1962. Rev. . 1996. violet (λ = 560-580 nm) et bleu (λ = 580-595 nm) des fruits et des fleurs. The Chemistry of Flavonoids Compounds . Mamelle. a une couleur violette. . Block. J. . 53 Mazza. F. Toubol.53 XO A C B Squelette flavylium 45 46 X47 OH O 3 3 OH OH OH 48 X- O OH HO XHO O OH OH HO O 3 O OGalactoside OH Une 3-Déoxyanthocyanidine : La luteolinidine isolée de Sorghum bicolor (Poaceae) OH Une Anthocyanidine : La delphinidine isolée de Musa laterita (Musaceae) OH Une Anthocyane : La 3-O-galactoside-malvidine isolée de Vaccinum corymbosum (Ericaceae) Figure 10 : Composés dérivés du squelette flavylium En raison de leurs propriétés physicochimiques et étant des composés de fruits consommables par l’homme.51. F. I. p. ces pigments anthocyaniques font l’objet d’études en tant que colorants alimentaires et alicaments (Chapitre B1).54 Une consommation régulière de ces flavonoïdes est associée à une réduction du risque de plusieurs maladies comme les cancers. S. 40. 248. 52 Andersen. céréales d’Afrique et d’Asie. Nutr. . De Lorgeril. . E. 1992. 26 . Clin.55 Fruits and Vegetables . . . Biol. .53. Am. 132. Guidollet. T. P. Timberlake. . Miller. p. M. Food Chem. 1360S-1367S. A. O. 173. CRC Press : Boca Raton. J. 54 Delgado-Vargas. 58(1-2). Miniati. 221. Biochemistry and Applications . 1995. . Paredes-Lopez. Vegetables and Grains . 1-29. Hayashi. J. 234. la malvidine-3-O-galactoside 48 contenue dans les myrtilles. 1993. G. Enfin. 20. 2006 . Chemistry. Salen. la lutéolinidine 46 isolée du genre Sorghum. .52 Par exemple. Nutr . P. 61..

P. M. A. Tet. A. . Jordheim. G.57 La synthèse de 3-déoxyanthocyanidines a été envisagée en 1997. .. Mincione. Sweeny. en 1995. . M. Un traitement doux avec de la silice permet d’éliminer l’acétate en position 4 sous forme d’acide acétique et de conduire au motif 2-hydroxyflav-3-ène 51. suivie de la déshydratation d’un flavonol 52 en anthocyane 53 par un amalgame de zinc : Zn(Hg).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. Figueiredo. 36(26) . Chemistry. . 58 Bernini. Tetrahedron. M. O. . l’autre. O. . Markham : CRC Press : Boca Raton. décrite ci-dessous. M. Il est utilisé sur des temps courts de réaction. . L’agent oxydant utilisé est le diméthyldioxirane (DMDO). 49 O H 2 50 OH 2 51 OH 2 45 XO HX 2 O DMDO O SiO2 OAc 4-Acétoxy-flavanone OAc Hémiacétal 2-Hydroxy-flav-3-ène Sel de flavylium Schéma 18 : Synthèse d’une anthocyane par oxyfonctionnalisation de la position C2 Une autre stratégie de synthèse d’anthocyanes a été mise au point au Laboratoire de Chimie des Polyphénols.. 27 . Lett . Tet. par Bernini et al. . 59 Elhabiri.6. Brouillard. 1997. (Schéma 18) :58 cette méthode est basée sur l’insertion d’un oxygène (ou oxyfonctionnalisation) en position benzylique C2 de la flavanone 49. . 59 Elle consiste en la réduction. 2006 . qui présente l’avantage de ne pas ouvrir l’hétérocycle central C et forme un intermédiaire hémiacétal 50. Lett. 1983. Andersen & K. Enfin la déshydratation en milieu acide forme le sel de flavylium ou la 3-déoxyanthocyanidine 45. Sanetti. privilégie les dérivés flavonoïdes comme précurseurs. 1995. Andersen. . . par Elhabiri. Biochemistry and Applications . 38(26) . P. Fougerousse et al. J. ce réducteur présente plusieurs avantages : son potentiel rédox est plus élevé que celui des amalgames d’aluminium. R. Bovicelli. Flavonoids. De plus.3 Vers les dérivés anthocyaniques : voies de synthèse Deux voies ont été privilégiées pour la synthèse des anthocyanes :56 l’une d’elles inclut la condensation d’un 2-hydroxybenzaldéhyde avec une acétophénone. . pp 513-514. . R. G. E. P. 4611-4614. Par rapport à LiAlH4 et NaBH4. Lupattelli. 56 57 Iacobucci. 39(19). 46514654. R. Fougerousse. (Schéma 19). A. 3005-3009.

. . Isorez. 15. 24382448. . 60 Kueny-Stotz. M. Isorez G. Brouillard. . une méthode pratique et efficace de synthèse de 3déoxyanthocyanidines. Plusieurs voies d’accès ont été développées et permettent ainsi une grande diversité de substituants au niveau des cycles A et B. Chassaing. Eur. 2007. G. S. 7. R. R. M. . Chem. lors de sa thèse. Brouillard. 28 . Kueny-Stotz. Org. 2007. 1067-1070. Chassaing.60 Le chapitre suivant approfondit le comportement des dérivés anthocyaniques. 59 Récemment. J. S. . Marie Kueny-Stotz avec Stefan Chassaing a mis au point au laboratoire. OH OH Zn(Hg) / MeOH-HCl O HO OH O O OH O O HO HO HO OH HO O OH 10 minutes 60% OH HO ClO O HO OH OH OH O 53 OH OH 52 HO O O Schéma 19 : Synthèse d’une anthocyane par réduction d’un flavanol. . . . Synlett.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge son comportement dans des solvants comme le méthanol et l’eau permet une utilisation facile et en particulier de le récupérer par filtration.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge B.61 54: Pélargonidine. Miniati. E. Andersen & K. . Biochemistry and Applications . R. la malvidine 58 et la delphinidine 47 (Figure 11). 1993. G. ainsi que ceux des acides aliphatiques ou aromatiques associés. la cyanidine 55. C’est un dérivé de la cyanidine 55 qui porte 61 Andersen. CRC Press : Boca Raton. R3'=R5'=OMe 47: Delphinidine. O. Flavonoids. Tatsuzawa et al. entre autres. R5= R7=R4'= OH. . Les pigments anthocyaniques 1. R5= R7=R4'= R5'=OH.1 Types d’anthocyanes Les anthocyanes sont les 3-O-glycosides des dérivés polyhydroxylés et polyméthoxylés des sels de flavylium 45 (ou 2-phénylbenzopyrylium). en 1998. 62 Mazza. B et la nature du sucre en position 3.est souvent Cl- Leur diversité s’explique par les nombreuses possibilités de substitution des cycles A. la nature. dont l’anthocyane 59. 475-506. Jordheim. Elles diffèrent par le nombre de fonctions hydroxyles et leur degré de méthylation. R5= R7=R4'= R3'=OH 56: Péonidine. 2006. Quatre-vingtdix pour cent des anthocyanes sont construites autour de six anthocyanidines naturelles qui sont la pélargonidine 54. R3'=OMe 57: Pétunidine. R5= R7=R4'= R3'=R5'=OH R7 Figure 11 : Principales structures des anthocyanes X. R5= R7=R4'= OH. O. Vegetables and Grains.62 Par exemple. M. Chemistry. . R3'=OMe 58: Malvidine. M. Markham : CRC Press : Boca Raton. M. la pétunidine 57. R5= R7=R4'= OH R4' O C 3 R3' XA R5 Squelette anthocyanidine B R5' OH 55: Cyanidine. la position des sucres conjugués. pp 1-6. la péonidine 56. isolé et caractérisé cinq anthocyanes acylées des fleurs de Sophronitis coccinea (Orchidaceae) . ont. pp. 29 . Leur complexité augmente avec le nombre. Pigments naturels et leur comportement en solution aqueuse 1. Anthocyanins in Fruits. .

J. F. Les composés phénoliques des végétaux .64 63 Tatsuzawa. nature et concentration des pigments. phénomène de copigmentation. Saito. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. Elles vont donc préférentiellement se diriger vers les fleurs riches en delphinidine. M. Academic Press : London. . . Harborne. . 1988. 2005 . .63 O O HO O HO OH O OH OH OH Anthocyane isolée de Sophronitis coccinea (Orchidaceae) O 59 XO HO O OH OH O O O OH OH HO O O OH OH OH Figure 12 : Exemple de la complexité des anthocyanes X. pp 89-91. J. interactions avec des ions métalliques. 869-874. qui vont être décrits ci-dessous. A. 64 Macheix. les abeilles sont très sensibles aux couleurs jaune et bleu. J. ainsi qu’aux UV proches mais ne repèrent pas la couleur rouge. . . mais aussi en flavones et flavonols qui ont une teinte blanc crème et dont l’absorption UV est importante.B. Yokoi. Shigihara. La couleur dépend d’au moins six facteurs : pH du milieu. Honda. les insectes et les oiseaux ne perçoivent pas les couleurs de la même manière que l’homme : par exemple. T.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge trois glycosides conjugués avec un acyle aliphatique ou aromatique (Figure 12) et montre la richesse de la substitution de ces molécules. 125. Fleuriet A. 30 . La sélection naturelle a contribué à la distribution des anthocyanes chez les angiospermes. pp.est souvent Cl- Les dérivés anthocyaniques contribuent à la couleur des fleurs oranges (absorption vers 480-490 nm). Cependant. Jay-Allemand C. N. forme des cellules épidermiques ou encore traitements technologiques. 49(3) . Introduction to Ecological Biochemistry . p. . rouges (absorption vers 490-500 nm) ou encore bleues (absorption vers 580-595 nm) et cette coloration a pour fonction essentielle d’attirer les pollinisateurs par signal visuel. . 1998. 356. . Phytochemistry.

L.65 65 Macheix. pp 124-127. Jay-Allemand C. Chem.65 Il est important de noter qu’un hydroxyle en position 3 entraîne un déplacement du jaune (3-déoxyanthocyanidine) vers le rouge orangé et déstabilise le pigment : les 3déoxyanthocyanidines et les anthocyanes sont plus stables que les anthocyanidines. Suppl. Bioorg. Les composés phénoliques des végétaux . 123. J. CRC Press : Boca Raton. 5195-5205. J. Enfin.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. . 1993.66 Un hydroxyle en position 5 et un substituant en position 4 stabilisent les formes colorées gênant des réactions d’hydratation en positions 2 et 4 (paragraphe 1.2. Fleuriet A. Med. . . Par exemple.1 Nature et concentration des anthocyanes X8 7 6 5 4 3' 2' 4' O C 2 3 B 1' 6' 5' 45 A Figure 13 : Squelette flavylium Le degré de substitution des anthocyanes intervient dans la coloration de ces molécules. des esters phénoliques ont une tendance à maintenir stables les pigments à pH neutre et à pH acide grâce à des liaisons hydrogène et du π-stacking intramoléculaire (paragraphe B. L’hydrolyse des glycosides en milieu acide est lente et contribue à la stabilité des anthocyanes à bas pH.. K. G. . Food Res. .et 5-O-glycosides correspondants.1). Humpf.2. H.2 Changements de structure 1. quand le nombre de groupements hydroxyles sur le cycle B augmente. U.60 Les glycosides jouent un rôle dans l’intensité de la couleur : les 3-O-glycosideanthocyanidines sont plus colorées que les 3. Mazza. Anthocyanins in Fruits. 66 Keppler. . 31 . .2.. 13(17). Vegetables and Grains. 1972. Miniati. 2005. Adv. avec 50% d’intensité en plus. l’absorbance maximale des anthocyanes dans le visible est déplacée vers les grandes longueurs d’onde et la couleur passe du rouge-orangé vers le violet. Presses polytechniques et universitaires romandes : Lausanne. Jurd. pp 10-12. 2005 . .5.3). E. 2.

on peut observer quatre structures différentes en équilibre : le sel de 32 . En milieu acide à neutre.2.3 pH du milieu La structure des pigments anthocyaniques évolue en milieu aqueux. pour diminuer les risques de détérioration oxydative. Par exemple. les industriels réalisent des étapes de broyage. Pour une utilisation à des fins économiques (colorants alimentaires. cosmétologiques…). comme la température ou l’action de l’homme. pH<3 XO A C régression progressive de l'ionisation Formation progressive de B Formation de C colorée B Sel de flavylium prédominant AH+ 2 Rouge vif ou orange 3 4 Rouge /orange moins intense 6 Incolore 8 Bleu - 10 vert . provoquent des modifications structurelles. l’ajout de conservateurs. sont très souvent des réducteurs qui peuvent interagir avec les anthocyanes et altérer leur couleur par rupture du noyau benzopyrylium. Brouillard et al. altérant leur couleur initiale.jaune Figure 14 : Evolution des structures des anthocyanes selon le pH Depuis la fin des années soixante-dix. stérilisation et ces processus nuisent à la stabilité des anthocyanes. ont grandement contribué à la compréhension des transformations des anthocyanes en solution aqueuse.2 Autres facteurs65 Outre les paramètres bio-physico-chimiques. fermentation. déshydratation. des facteurs externes.2. 1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. Ils se comportent comme des indicateurs de pH puisque leur couleur varie en fonction de ce facteur fondamental (Figure 14 et Schéma 20).

. Brouillard. . Si R3 = H : Exemple de l’apigéninidine X. B. Dubois.67 La transformation du pigment natif AH+ en d’autres formes. Am. 22(6) . O O AHO O R3 O . 1977. Delaporte. R. . 99.H+ Xdéprotonation O OH . Soc. 99. R. Phytochemistry. J. 1-40. Am. J.est souvent Cl- 67 Brouillard. . Anthocyanins as Food Colors .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge flavylium AH+.H+ Xdéprotonation OH O 2 . 1359-1364. . .H+ déprotonation A HO O R3 O A HO O R3 OH O . 1977. R. J. Brouillard. Soc. la pseudobase carbinol B et la chalcone C (Schéma 20). 1311-1323. 1982. Chem. .H+ déprotonation O OH OH . Brouillard.H+ Xdéprotonation HO + H2O / -H+ Xhydratation en 4 B4 OH X- OH 4 R3 + H2O / -H+ Xhydratation en 2 B2 HO O OH 2 AH+ OH HO O R3 4 R3 OH OH OH O R3 OH OH CE CZ OH R3 OH Isomérisation HO HO OH O OH Schéma 20 : Comportement des anthocyanes en solution aqueuse. 33 . 1983. R. Academic press. Chem. New-York. la base quinonique A . E.H+ déprotonation AO R3 O AO R3 OH O A O R3 OH . de couleurs différentes voire incolores. 8461-8468. dépend de deux évolutions possibles de AH+ (Schéma 20). pp.

les séquences réactionnelles s’enchaînent. autres composés phénoliques. 2. se déroulent des réactions d’hydratation en position 2 et 4 de AH+ : elles conduisent aux pseudobases carbinol B quasiment incolores. caroténoïdes… 68 Mazza. Vegetables and Grains. . issue de l’ouverture de l’hétérocycle central C . G.68 L’analyse de cette succession d’équilibres permet une meilleure compréhension du comportement des pigments anthocyaniques en milieu aqueux. En parallèle. flavonols. pp 6-10. Miniati. 34 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge A pH inférieur à 2. solubilisés dans les vacuoles des cellules épidermiques dont le pH est proche de 5. l’anthocyane existe sous sa forme cationique AH+. . 1993. une deuxième déprotonation peut avoir lieu. entraînant la rupture de l’aromaticité au niveau de l’hétérocycle C et altèrent la couleur de ces molécules. formant alors les bases quinoniques anioniques A-. Elle résulte généralement de la présence d’un ensemble de molécules : pigments anthocyaniques. Si la molécule porte deux fonctions phénoliques. AH+ se déprotone rapidement pour conduire aux structures quinoniques neutres A de couleur rouge ou bleu. Les rétrochalcones se caractérisent par une couleur jaune pâle. au sein de la plante. A pH supérieur à 3. Stabilisation naturelle de la couleur Il est important de noter qu’on ne peut pas attribuer la couleur d’une fleur ou d’un fruit à une seule anthocyane. Ces pigments anthocyaniques sont. de configuration E plus stable. Il est donc étonnant d’observer une forte coloration de ces solutions à pH physiologique : on explique ce paradoxe par des processus naturels qui stabilisent la forme AH+. flavones. E. B2 (provenant de l’addition nucléophile d’eau en position 2) est en équilibre avec la rétrochalcone CZ de configuration Z. intensifient ou font varier les nuances de couleur. Anthocyanins in Fruits. elle s’isomérise en rétrochalcone CE. CRC Press : Boca Raton. Quand le pH augmente. chalcones.

1 Copigmentation intermoléculaire Les anthocyanes s’associent par des interactions électroniques avec des dérivés hydroxycinnamiques ou d’autres flavonoïdes. L’association anthocyane-copigment peut entraîner des variations de nuance par rapport à la couleur initiale. 35 .ou intermoléculaire et consiste en un processus de stabilisation des anthocyanes utilisé par la nature. Cet effet peut être intra. appelée copigment.61.1 Copigmentation La copigmentation est un phénomène naturel qui fait interagir par π-stacking.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. ne se forment plus et la couleur s’intensifie (Figure 15b). qui sont des copigments présents dans la vacuole (Figure 16).66 Copigment Anthocyane Partie glucidique Partie acylante Figure 15a : Illustration simplifiée des protagonistes de la copigmentation XO 2 O 4 Figure 15b : Illustration de la protection des positions 2 et 4 par association par π-stacking 2. Les différentes molécules de la copigmentation sont représentées de façon simplifiée en Figure 15a. elle protège surtout les positions 2 et 4 du sel AH+ et gène ainsi les réactions d’hydratation : les formes pseudobases carbinol B.1. un chromophore plan (anthocyane) avec une autre molécule aromatique généralement incolore. incolores. Mais.

. 70 Mazza. Saito. . G. 1982. 1990. A. Phytochemistry. K. Anthocyanins in Fruits. . 1989. . . On peut observer ce phénomène à des pH faiblement acides ou neutres (Figure 17a et 15b). Brouillard. 297-303. Vegetables and Grains. Saad. 11. 111.5 mais peut varier selon le complexe pigment-copigment.. 69 L’intensité colorante liée à la copigmentation peut augmenter jusqu’à 600%. J. Y. . G. Hrazdina. G. Am. Brouillard. N. 1981. Stewart. . le maximum d’effet est à pH 3. modifiant la couleur initiale de l’anthocyane vers le violet et le bleu. Des études physicochimiques ont montré que la copigmentation s’observe à des pH allant de 1 à la neutralité. pp 12-19. pH et température du milieu ou encore des substituants portés par l’anthocyane.71 Figure 17a : Une représentation simplifiée de la copigmentation intramoléculaire 69 Mazza. Figure 16 : Une représentation simplifiée de la copigmentation intermoléculaire Elle est dépendante de plusieurs facteurs : nature et concentration des anthocyanes et des copigments. S. CRC Press : Boca Raton. 71 Dangles. . formée grâce à des interactions de type π-stacking entre le cycle pyrylium C et les groupements esters aromatiques portés par l’anthocyane. . 1993. . Mazza.1. Phytochemistry. 20.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Le maximum du spectre d’absorption peut être déplacé vers les grandes longueurs d’onde. 41. . G. Cheminat. R. . 36 . Albrecht-Gary. 1972. Ce phénomène est caractérisé par une structure sandwich. . A. .2 Copigmentation intramoléculaire La copigmentation intramoléculaire est responsable de la stabilité de la couleur des anthocyanes qui contiennent au moins deux groupements acyles aromatiques. 119-124. J.70 2.69. R. M. N. O. . Chen. . Asen. R. . 1604-1614. Anthocyanins as Food Colors. 1139-1144. En général. 29. Soc. L. 34 (1). E. Academic Press : NewYork. Z. R. p. Chem. . Norris. Miniati. 1993. 1097-1102. Brouillard. Phytochemistry. Phytochemistry. Osawa. H.

R. Dangles et al. La nature dispose de différents processus de copigmentation. fait intervenir des molécules libres et le second.. utilise les groupements aromatiques liés sur l’anthocyane par des bras glycosides. le bras glycoside ou espaceur. Figure 17b : Exemple de copigmentation intramoléculaire. présentent selon leur degré de complexité. Saito.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge OH HO XO O HO HO HO O O OH O O O O OH OH O O OH OH O HO OH OH OH OH anthocyane 60 isolée de Pharbitis nil. . Un autre phénomène de stabilisation se caractérise par un complexe de molécules et d’ions métalliques présents dans la vacuole. 3125-3132. . Brouillard.est souvent Cl- 72 En 1993. un ou deux groupements esters aromatiques. zéro. 1993. associés par chélation. Dans le cas de deux acyles. Dangles et al. En calculant les constantes d’hydratation des quatre pigments. intermoléculaire. Soc. ont étudié la stabilité de quatre structures plus ou moins complexes de pigments isolés du liseron Pharbitis nil (Convolvulaceae) (Figure 17b). X. ont montré que la présence de deux groupements esters aromatiques liés à la molécule permet la copigmentation intramoléculaire et stabilise la structure face aux réactions d’hydratation.66 72 Dangles. 37 . Chem. N. en position 3 de 60. J.72 Ces quatre anthocyanes. dérivées de la pélargonidine 54. . intramoléculaire. 115. O. Am. Le premier. permet une flexibilité suffisante de la molécule pour former le complexe sandwich stabilisant.

2 Interactions avec les ions métalliques Des sels minéraux se trouvent en solution dans les vacuoles des cellules épidermiques et représentent une source disponible de métaux sous forme cationique. Il correspond à une structure 38 . En 1992. Cet ensemble complexe va alors modifier la couleur initiale de la fleur. Par exemple. tels que Al3+. Fe3+. elle peut se complexer à ce niveau avec des métaux.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. C’est une molécule extraite de Commelina communis (Commelinaceae) qui est une plante utilisée dans la pharmacopée traditionnelle en Amérique du Sud : sa couleur bleue caractéristique est due à l’exceptionnel pigment 61. Et ce phénomène est un exemple rare de complexe supramoléculaire métallo-anthocyanique. si une anthocyane possède un groupement catéchol (odiphénol). comme la cyanidine ou la delphinidine. associé à des flavones par copigmentation intermoléculaire. généralement vers le bleu. Mg2+ (Figure 18a). Kondo et al.66 O XHO O OR OH Mg O Figure 18a : Représentation de la chélation entre la fonction catéchol d’une cyanidine et un métal Mg Mg Figure 18b : Une représentation simplifiée d’une association anthocyanes-Mg2+-copigments Il est possible d’avoir simultanément l’association anthocyanes-métal et une copigmentation intermoléculaire avec d’autres flavonoïdes (Figure 18b). ont caractérisé la structure de la commélinine 61 par rayons X.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

organisée de six anthocyanes malonylawobanine 62, reliées par deux atomes de magnésium Mg2+ et associées à six flavones flavocomméline 63 (Figure 19).73
OH XHO O HO HO HO O O O OH O O HO O O O HO HO HO OH O 2 Mg2+ OH OH O O O O HO OH O HO OH O OH OH OH OH

6 malonylawobanines 62

6 flavocommélines 63

Figure 19 : Protagonistes du pigment supramoléculaire commélinine 61. X- est souvent Cl-

73

2.3 Utilisation des anthocyanes L’instabilité des anthocyanes en milieu aqueux rend difficile leur utilisation à des fins économiques : si on souhaite les développer comme colorants industriels, il faut conserver un pH inférieur à 3. Pour se libérer de cette contrainte, les chercheurs observent et tentent de reproduire les processus naturels stabilisants. En plus des différentes copigmentations, un autre phénomène exceptionnel, stabilisateur de couleur, est observé dans le vin rouge. Il nous intéresse tout particulièrement et va être développé dans la partie suivante.

73

Oyama, K. ; Kondo, T. ; J. Org. Chem., 2004, 69, 5240-5246. Kondo, T. ; Yoshida, K. ; Nakagawa, A. ; Kawai, T. ; Tamura, H. ; Goto, T. ; Nature , 1993, 385, 515.

39

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

3. Stabilité de la couleur dans la solution « vin rouge » Le vin est considéré comme un produit très élaboré de l’agriculture. Outre l’eau (65 à 80%), plus d’une centaine de molécules entrent dans la composition du vin : des substances minérales et des substances organiques dont les alcools (4,5 à 16%), les acides organiques, les polyphénols, les enzymes ou encore les vitamines. L’espèce de vigne Vitis vinifera (Vitaceae) permet de produire la plus grande quantité du vin consommé dans le monde. Elle se divise en différentes variétés, ou cépages, qui vont intervenir dans les caractères organoleptiques du vin. La fabrication du vin se divise en trois périodes : la vinification, la maturation et le vieillissement du vin. Nous proposons de présenter brièvement la vinification du vin rouge. 3.1 La vinification du vin rouge74 La vinification est l’ensemble des opérations nécessaires à la transformation du raisin en vin. Plusieurs étapes de base interviennent : le foulage-égrappage, les fermentations, la macération et le pressurage (Figure 20).

FoulageEgrappage

CuvaisonFermentationMacération

EcoulagePressurage

Fermentation malo-lactique

Période de vinification
Figure 20 : Etapes de vinification du vin rouge

3.1.1

Foulage-égrappage

Le foulage est la première opération qui suit la cueillette des grappes. Il s’agit de faire éclater les grains sans écraser ni les pépins, ni les rafles et de libérer le jus des raisins. Cette opération permet une bonne macération pour les vins rouges et active la fermentation en aérant la vendange. L’égrappage (ou éraflage) consiste en la
74

Peynaud, E. ; Sudraud, P. ; Ribéreau-Gayon, J. ; Sciences et techniques du vin : Vinifications, Transformations du vin. Ed. Dunod, Vol. 3, 1976.

40

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

séparation des rafles du reste du mélange pour donner le moût : mélange de peau, de pulpe et de pépins. Cette étape confère plus de souplesse et de finesse au vin, le rendant moins dur et astringent en éliminant l’excès de tannins concentrés dans la rafle. 3.1.2 Cuvaison-Fermentation-Macération

Les moûts sont versés dans des cuves de fermentation, où ils fermentent et macèrent pendant cinq à vingt jours, selon les cépages. Les fermentations sont des transformations chimiques de divers composés organiques, initiées par les enzymes de micro-organismes. Les levures, présentes dans le raisin, transforment les sucres du moût en alcool (un degré d’alcool pour 15 à 18 grammes de sucre), en dioxyde de carbone et en énergie, c’est la fermentation alcoolique (Schéma 21). C6H12O6 + 2 ADP + 2 Pi → 2 C2H5OH + 2 CO2 + 2 ATP
Schéma 21 : Réaction biochimique de fermentation alcoolique

Le dioxyde de carbone, qui se dégage, concentre en haut de la cuve tous les éléments solides du moût qui forment le chapeau (ou marc). Toute la technique de la macération consiste à faire remonter, par un système de pompe, le jus de fermentation sur le chapeau de marc pour extraire sans cesse tannins, pigments acides et sels. Le contact entre le moût et les éléments solides du marc (la peau, les pépins…) va donner en partie le corps et la couleur du vin. 3.1.3 Ecoulage-Pressurage

Après la période de macération, le jus de fermentation est séparé des éléments solides de la cuve vers les tonneaux par écoulage (ou soutirage), on obtient alors le vin de goutte. Le marc, quant à lui, est soumis au pressurage afin d’extraire le jus qu’il contient, plus riche en tannins et qui se nomme le « vin de presse ». Ces deux

41

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

solutions obtenues peuvent être traitées ensemble ou séparément, sachant que le « vin de goutte » est de meilleure qualité. 3.1.4 La fermentation malo-lactique

Une autre fermentation, appelée fermentation malo-lactique, a lieu après le pressurage, quelques semaines voire quelques mois plus tard, à une température entre 18 et 20°C. Elle correspond à la transformation de l’acide malique du vin en acide lactique, sous l’influence de bactéries présentes naturellement dans la solution vin (Schéma 22). Cette opération entraîne une baisse de l’acidité, une stabilité et un assouplissement du vin. Elle est particulièrement utilisée dans la vinification des vins rouges.
OH HOOC COOH HOOC OH + CO2

Schéma 22 : Réaction biochimique de fermentation malo-lactique

3.1.5

Remarques

La différence entre les processus de vinification du vin rouge et du vin blanc repose non pas sur la couleur du raisin, mais sur la succession des étapes de vinification. Pour le vin blanc, le pressurage a lieu avant toute fermentation et macération, empêchant l’extraction des anthocyanes vers le liquide. Il est important de noter qu’en plus des dérivés anthocyaniques, d’autres flavonoïdes, acides phénoliques et composés organiques sont dans le vin et peuvent participer aux caractères organoleptiques de la solution. Dans la suite de cet exposé, nous nous intéresserons à la couleur du vin rouge et à ses origines. Seuls les procédés du vin rouge et les pigments associés seront présentés.

42

le cépage. .1 Composition selon le cépage On observe. E.4 36. D’autres anthocyanes présentes dans V. 55. 43 .21 66 0. 209. des pourcentages différents pour une même anthocyane : trois dérivés 64. G. . techniques utilisées).75 3.69 36.15 Figure 21 : Distribution (en %) de trois anthocyanes isolées de Vitis vinifera X.2. vent et humidité sont autant d’éléments qui interviennent sur la qualité du vin et le taux en anthocyanes : par exemple. P. la maturité et les conditions externes associées à la fabrication du vin (climat.2 Climat Lumière. 1982. elles dérivent principalement des anthocyanidines 47. CRC Press : Boca Raton. CRC Press : Boca Raton. Cependant.2. 57 et 58. Anthocyanins in Fruits. l’ensoleillement va 75 Macheix.53 9. selon le cépage.4 0. 324-327. J. pp. vinifera ne dépassent pas les 10%.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3. 76 Mazza.4 1. . 1990 . . Ribéreau-Gayon.57 Merlot: Syrah: Tempranillo: 40. P. Miniati. 54. . . Academic Press : New-York. Jay-Allemand C. Fleuriet A.2 Composition en anthocyanes Les anthocyanes du raisin sont en partie responsables de la couleur des vins rouges. Anthocyanins as Food Colors. Fruit Phenolics . température.est souvent Cl- 3. pp. Vegetables and Grains. 65 et 66 de la malvidine-3-O-glucoside (anthocyane majoritaire de Vitis vinifera) ont été comparés dans quatre variétés de raisin (Figure 21).46 11. . Markakis. la composition et le taux de ces molécules varient selon l’espèce.14 traces 2. 56. J.68 65 20. p.76 O XHO O OGlc* OH 64: OGlc*= 3-O-monoglucoside 65: OGlc*= 3-O-monoglucoside-acétate 66: OGlc*=3-O-monoglucoside-caféoate OH O 64 Cabernet Sauvignon: 40. 1993. 150-152.

. . . M. Mazza. C. Am.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge influencer l’intensité de la couleur rouge du vin. .80 77 Kliewer.78 Lorsque les températures dépassent 30°C. mais peut écraser les rafles et les pépins riches en tannins et donner des vins très astringents. sont ajoutés pour éviter ces processus d’oxydation néfastes à la qualité du vin. 95. Le temps de macération est également important. E. G. CRC Press : Boca Raton..Des réactions chimiques modifient la composition du vin et donc sa couleur : par exemple. Reader. C. . 1986. Bridle. 96. Vegetables and Grains. . S. 1970. 170-173. J.79 . Sci.77. Garcia-Viguera. Am. P. 78 Crippen. 44 . Une coloration optimale se fait à des températures allant de 15 à 25°C le jour et 10 à 20°C la nuit. Bellworthy. comme le dioxyde de soufre (appelé communément sulfite). Hortic. Vitic. 693. J. Il faut néanmoins contrôler cette opération car les levures responsables de la fermentation sont sensibles à des températures supérieures à 32°C. W. Anthocyanins in Fruits. pp. . 1993. Enol.Un foulage vigoureux augmente l’extraction des anthocyanes des éléments solides vers le jus. . . Vitic. D. . 167-168. 297-307. . P. Enol. . 37. Anthocyanins in Fruits.3 Au cours de la vinification . l’oxydation enzymatique des produits phénoliques entraîne le brunissement du moût et du jus. Soc. S. 1977. J. G. E. pp.Le taux en anthocyanes peut augmenter au cours de la macération : une élévation de la température de plusieurs dizaines de degrés favorisant l’extraction de ces composés. . Vegetables and Grains. un ajout trop important de SO2 dans le moût peut altérer la couleur et les arômes du vin : fermentation alcoolique incomplète. J. Kliewer. Am. .79 3. 28. décomposition des anthocyanes. 1998. 79 Mazza. Miniati.2. il est optimal pour une durée de cinq à six jours. J. . M. J. C’est pourquoi des antioxydants et des antiseptiques. J. Morrison. En revanche. CRC Press : Boca Raton. 78. . H.77 Une diminution de l’ensoleillement de 15% entraîne une baisse de 58% de l’accumulation des anthocyanes dans la baie de raisin. la biosynthèse des anthocyanes est complètement inhibée pour les cépages les plus sensibles (Tokay).. J. 1993. Sci. 80 Bakker. Food Agric. W. 4. D. Miniati. Watkins.

pH auquel les anthocyanes sont moins stables sous leur forme cationique colorée AH+. On peut alors s’interroger sur la réelle nature de la couleur du vin rouge. Escribano-Bailon. Le vin est ensuite conditionné en bouteille et est conservé dans des conditions optimales de vieillissement. Santos-Buelga. . Food Chem. F. M. 64. J. . K. . . J. C. 3. C. le pH d’un vin se situe généralement entre 3. 69 . 147-155. . . Biochem. 458. Outre la quantité des anthocyanes présentes suite aux étapes de vinification. Biophys. T. le vin évolue via des réactions spontanées. En effet. Au cours de la maturation et du vieillissement. 5422-5429. R. S. pendant la période de maturation.. J. M. Elle a pour but de faire évoluer la solution « vin » et d’influencer les caractères organoleptiques : au niveau du goût. . 82 Brouillard. 2006.1 Pigments responsables de la couleur du vin rouge Plusieurs équipes s’intéressent à la composition en pigments du vin rouge et ont démontré une évolution chimique des anthocyanes.3 Maturation du vin et évolution des pigments Une fois les processus de vinification terminés. le vin est stocké dans des cuves. Rivas-Gonzalo. M.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3. . Chassaing. Gomez-Miguez. Phytochemistry. . les anthocyanes réagissent avec certaines molécules présentes dans la solution pour former des pigments plus complexes (Schéma 23) : lors des processus de maturation et de vieillissement du vin. . . 1179-1186. . C. S. . Ces transformations modifient et améliorent le caractère du vin. on observe une baisse significative du taux des anthocyanes au profit de ces autres pigments. 2003. A. Gonzales-Manzano. Szabo. VivarQuintana. J.82 En plus des phénomènes de copigmentation. Agric. Les cuves en acier inoxydable ou en résine sont neutres visà-vis de la solution. 2002. . on dit qu’il se bonifie. Acta . M.5 et 4. A. S. Ce phénomène se remarque particulièrement par étude spectrophotométrique UV-Visible 81 Kunsagi-Maté. 113-119. 2006. des arômes. L. Heredia. Kollar. Methods. de l’aspect et de la couleur.3. Santos-Buelga. . 45 . 54. Chim. tandis que les cuves en bois ou les barriques vont intervenir au niveau des arômes. Anal. il faut considérer certains paramètres de la solution pour expliquer la couleur du vin. Nikfardjam.81. Fougerousse.

83 Les anthocyanes natives du raisin ou d’un vin jeune ont une couleur rouge (λmax vers 520 nm) alors que les nouveaux pigments formés. . pp.5-dihydroxyphénol) du cycle A confère. 355-342. S. 3. 83 Vivar-Quintana. les fonctions phénoliques sont riches en électrons et peuvent également agir en tant que nucléophiles (Figure 23). la malvidine-3-O-glucoside 64. 84 Mateus. R. Food Chem. M.β-insaturée. Andersen & K. oranges ou encore bleus (λmax vers 575 nm).. comme la malvidine 3-O-glucoside 64. V . possède différents sites réactifs et peut jouer le rôle d’électrophile ou de nucléophile (Figures 22 et 23). C. 46 . Anal. . 2002. J. 147-155. A. Chemistry. .85 Son cycle central C est une fonction carbonyle α. de Freitas. En raison de leurs structures.3. N. 85 Cheynier. Rivas-Gonzalo.84 Les réactions qui interviennent au cours du vieillissement du vin autour de l’anthocyane majoritaire de Vitis vinifera.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge et par les changements de couleur de la solution. De Pascual-Teresa. responsables de 50% de la densité de la couleur. M. C. V. Le motif phloroglucinol (3. . aux réactions d’hydratation et aux sulfites. 2002. Enfin. Santos-Buelga. J. C. vont être brièvement décrites. 289-301.2 Réactivité de la malvidine 3-O-glucoside Une anthocyane. 76. . Rivas-Gonzalo. Acta. Biochemistry and Applications . Flavonoids. nuances caractéristiques d’un vin rouge qui a vieilli. un caractère nucléophile aux carbones 6 et 8 de l’anthocyane (Figure 22b). Chim. ils sont plus stables et donc plus résistants aux changements de pH. Cet accepteur de Michael se caractérise par deux sites électrophiles en position 2 et 4 de la molécule (Figure 22a). Markham : CRC Press : Boca Raton. . . quant à lui. C.83. sont jaunes (λmax vers 420 nm). . 458. O. 2006. Santos-Buelga.

O-glucoside La multi-réactivité des anthocyanes permet un grand nombre de réactions de condensation pour former des structures plus complexes.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge O XOH O OGlc O 64 O OH HO O C OGlc OH XO HO OH 4 Figure 22a : Illustration de la réactivité électrophile de la malvidine-3-O-glucoside O H O 6 8 O OH O HO A OGlc OH O XOH O O X- OGlc OH Figure 22b : Illustration de la réactivité nucléophile de la malvidine-3-O-glucoside O XOH O OGlc E+ OH HO A O Figure 23 : Illustration de la réactivité nucléophile de la fonction phénolique en position 5 de la malvidine-3. 47 . La malvidine-3-O-glucoside réagit avec des électrophiles comme un aldéhyde ou une anthocyane et avec des nucléophiles comme les flavan-3-ols ou des phénols vinyliques (Figure 24).

O. . V. . . . Calderon. J. 2004. S. M.. 735-739. E. 563. . J. . Cheynier. .. F. . . . A. pp. P. Quast. Tet. . J. Favre-Bonvin. J. 2003. 90 Atasanova. Brouillard. De Freitas. P. . C. 1583-1592. 2110-2116. J. Alcalde-Eon et al. Food Chem. Schwartz. Fulcrand. .91. 44. J. Poncet-Legrand. Dallas. 89 Salas. . 1996. Food Chem. H. . T. Tetrahedron. M. 43. 6151-6153. 2006. A. Winterhalter. O. 88 Duenas. . Acta. . M. .T.86. Schwartz. Von Baer.H 2O OH Acide pyruvique 72: CH3COCOOH Acétaldéhyde 73 : CH3CHO HO O OH OH Flavan-3-ol 74 : (+)-catéchine OH OH OH OH Figure 24 : Molécules susceptibles de réagir avec une anthocyane 3. Cheynier. C. Ricardo-da-Silva. 2002. Silva. Phytochemistry. . 563. 1967. M. 41(6) . . 87 Chassaing S. . J. 2007. T. J.90. Oliveira. . Wabnitz. 513.89. J. J. Agric. 238-254. ont publié les changements de composition pigmentaire d’un vin rouge (tempranillo. 2006. . P. . P. J. Sarni-Manchado. Gomez-Cordoves. Gonzales. . Chim. 3682-3687. Anal. . 45.. De Freitas. . . . M. 2006. V. J. Atanasova. Suarez. Winterhalter. C. 15-25. . Santos-Buelga. M. H. 93 Fulcrand. 2402-2407. Food. Tet..88. 1996. Agric. 48 . Laureano. M.87. Acta. 92 Mateus. Mazauric. Lett. Chem. 100. Jurd. 1996. . 51. C. Food Chem. C. Cameira dos Santos. R. Escribano-Bailon M. Agric. M. Chem.92. 91 Escribano-Bailon. 2002.94 86 Alcalde-Eon. V. 1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Vinyl-flavan-3-ol 71 : vinylcatéchine COOH COOH HO OH OH 67: Vinylphénol OH 68: Vinylcatéchol OH 69: Acide p-coumarique OH 70: Acide caféique O O OH OH .. P. Chem. 1999. C. C.3. A. A. Food. 2003. Lett. . Rivas-Gonzalo. . Fulcrand. Anal. 3455-3457. J.. Romero. J. Meudec. Le Guenervé. . Agric. C. N.. . Strasbourg I. V. Chem. . M. L. Vitis vinifera) pendant les étapes de maturation et de vieillissement. 3130-3139. Mateus. Santos-Buelga. Dangles. 23(3). Santos-Buelga.3 Pigments formés à partir de la malvidine-3-O-glucoside En 2006.. . Chim. Anal. C. 47. . Soc. V.. . Cheynier. V.. Bakker. 94 Morata. 325-332. .86 La malvidine 3-O-glucoside évolue vers quatre types de dérivés anthocyaniques plus complexes (Schéma 23). . . Oliveira. 205-211. 51. . J. . Cheynier. S.93. Food. E. Silva. V. C. P. . 1144-1152. . 6261-6267. 2004. . V. Thèse de Doctorat. C. H. . M. . Acta. . C. . . . . agric. Moutounet. D. Perkin Trans. Chim. 1057-1064.

Fulcrand. permet d’envisager deux additions nucléophiles sur le site électrophile 4 de 64. . .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • Vers les anthocyanes-(4→8)-flavan-3-ol 75 L’excès électronique des carbones 6 et 8 d’un flavan-3-ol. E. . O. 531 nm) (Schéma 23). . J. 7951-7961. 1583-1592. . Phytochemistry. 51. Cheynier. Agric. la catéchine 74. Meudec.95 76 OH O OGlc OH HO O OH OH Addition nucléophile de 7488 OH 77 OH OH O OH O XO OGlc HO O O XHO O OH CHCH3 O O OH O OGlc OH GlcO OH 75 XHO O HO O O OH OH OH OH HO X- Réaction de 64 avec un dérivé de 7489. Dangles. R. Salas. CH3. 70. L’addition de la position 8 conduit à un intermédiaire de type flav-2-ène. H. . .93 71.88.96 64 O XHO O OGlc O R OH O Condensation avec 67. V. HO XO OGlc OH O HO O O O OH O OGlc X- OH OH OH OH OH OH Schéma 23 : De la malvidine-3-O-glucoside vers les pigments du vin rouge.96 OH O OH HO HO OH HO 78 OH OH 79 OH HO O OH CHCH3 O 80: Pyranoanthocyanes R= COOH. T. 49 . E. Food Chem. 68. 72 ou 7394 O OH Additions nucléophiles de 64 sur CH3CHO90 XHO O OGlc OH Condensation avec 7192 O Additions nucléophiles de 64 et 74 sur CH3CHO92. 69. 2003. 41(6) .est souvent Cl- 87 95 Escribano-Bailon. qui après oxydation (aromatisation) donne le dérivé anthocyanique 75 appelé anthocyane-(4→8)-flavan3-ol (λmax= 280. Brouillard. 1996. . X.

Agric. 51. 536 / 542 nm). V. . ont isolé du vin rouge une nouvelle classe de pigments. 76.98 Le plus simple est un dérivé coumarique de 79. O XHO O OGlc* O OH HO O OH 81: Glc*=glucose 82: Glc*=coumarate de glucose OH HO O OH OH OH OH OH OH O Figure 25 : Pigments bleus isolées du vin rouge. Guyomon. 2003. C. Am. Mateus et al. 75. 335-342. La condensation se fait avec l’acétaldéhyde et l’intensité de la couleur de ce type de pigment augmente avec un déplacement des longueurs d’ondes vers le violet (λmax= 280. S. . . J. 1976. Santos-Buelga. J. . Bridle. . SantosBuelga. 50 . Berg. Food Chem. Vitic. . P.. . de Pascual-Teresa. Enol.97 Vers les anthocyanes-vinyl-flavan-3-ol 79 • En 2003. J. M. V. C. . F. 15. J. C.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • Vers les dimères 77 et 78 Singleton et al. . Rivas-Gonzalo. 27. 1919-1923. C. N. .96 Cette molécule réagit avec 64 ou 74 pour former les pigments 77 ou 78. H.est souvent Cl- 96 97 Singleton. . . N. Rivas-gonzalo. ont décrit pour la première fois le rôle de l’acétaldéhyde dans la résistance aux effets de pH des pigments du vin. deux types de structures basées sur le squelette 79 ont été caractérisés (Figure 25). Les autres structures (81 et 82) ont un squelette pyranoanthocyane 80 associé via un pont vinylique à deux entités flavan3-ol. 97.. 98 Mateus. V. De Freitas. De Freitas. S. Am. Vitic.. Mateus. . . C. 2002. 1964. Silva. J. Food Chem.. 98 X. Enol. . Timberlake. J.

deux hypothèses mécanistiques sont proposées pour leur obtention.93 La première alternative (voie A). en 1996.94 La question du mécanisme de ces réactions sera abordée dans le chapitre suivant. Les deux voies se basent sur la 51 . ne considère que les transformations chimiques.. Chacune d’entre-elles est basée sur les doubles réactivités de la malvidine-3-O-glucoside et des phénols vinyliques (schéma 25). Les motifs les plus connus sont la vitisine A 83 et la vitisine B 84 (Schéma 24). 83 Vitisine A XHO A O D COOH H2O O HOOC Acide pyruvique 5 O OH B O OGlc XHO A OH 4 84 Vitisine B XHO A 64 + O O OH B O OGlc H Acétaldéhyde O O H 2O D O C O OH B O OGlc O C Schéma 24 : Formation des vitisines A et B X.87. Elle va réagir avec l’acide pyruvique pour conduire à 83 ou avec l’acétaldéhyde pour donner 84.est souvent Cl- Les autres pyranoanthocyanes sont formées à partir de phénols vinyliques. elle n’est donc pas limitée à la vinification. avancée par Fulcrand et al. Les pigments pyranoanthocyanes 80 • Notre travail se concentre particulièrement sur les pigments pyranoanthocyaniques 80.85.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Ces pigments de couleur bleue absorbent vers 575 nm et montrent la complexité des pigments rencontrés dans le vin rouge et les vins de Porto. La malvidine-3-O-glucoside est à la fois électrophile en position 4 et nucléophile par la fonction phénolique en position 5. fait intervenir une décarboxylation enzymatique de l’acide pcoumarique 69 qui implique que la conversion ait lieu pendant ou juste après la fermentation au moment de l’étape de vinification. formant un quatrième cycle. La seconde alternative (Voie B). en 2003. proposée par Schwartz et al. appelé cycle D.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge formation du cycle D par cyclisation 6-exo-trig.est souvent Cl- 52 . une étape de décarboxylation a lieu avant d’obtenir la pyranoanthocyane phénolique 86. suivie de l’oxydation des intermédiaires pour former les espèces aromatiques 85 et 85’.O D D 85' -H+ XHO O OGlc O OH O OH Décarboxylation -CO2 OH O D 86 OH Schéma 25 : Propositions mécanistiques pour la formation d’une pyranoanthocyane phénolique.. Dans l’alternative de Schwartz et al. X. Voie A XHO 64 O OGlc OH O OH O Décarboxylation enzymatique HO Voie B XO OGlc COOH 64 O OH O OH 67 OH OH Cycloaddition O OH HO O OGlc O O HO O Cycloaddition 69 O OH O OGlc O OH O D D OH Oxydation O OH O OGlc XO OH Oxydation XO HO O OGlc O O 85 H O OH O HO X- X.

entraînant une stabilité supplémentaire. P. sensible aux additions nucléophiles : instabilité Figure 26 : Illustration de la stabilité des pyranoanthocyanes Tous ces pigments issus du vieillissement du vin. 35-43. Ainsi. Timberlake. nous avons entrepris un travail de synthèse de ces pigments. . 53 . Food Chem. ils peuvent évoluer vers le bleu. l’intensité de couleur est moins réduite pour une gamme de pH allant de 2.O R 4 Electrophile. 61. .. Leur squelette a l’avantage de présenter un cycle D supplémentaire qui joue le rôle de groupement protecteur de la position 4 électrophile (Figure 26).2 à 2. Agric.99 De plus. peuvent être formés à partir de toutes les anthocyanes natives du raisin.96 R3' XHO O R3 O R Positions 2 et 4 "protégées": stabilité 87 R3' R4' 87 R3' R4' R4' R5' 4 XHO O R3 R5' HO O R3 R5' 4 OH X.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les pyranoanthocyanes 87 sont des pigments oranges.85. J. Selon l’anthocyane et le substrat condensé. 45. 938.7. Ces pyranoanthocyanes présentent un atout considérable en terme de stabilité. Sci. les pyranoanthocyanes sont bien plus résistantes aux effets de pH : par rapport aux anthocyanes natives du raisin. La présence de ce cycle permet la délocalisation des électrons sur les cycles C et D. Sarni-Manchado. 1997. 1996. . F. ces pigments sont plus résistants aux réactions d’hydratation et à la décoloration due aux sulfites. mais selon leur substitution. Dans l’objectif d’accéder de façon variée et efficace à divers motifs pyranoanthocyanidiques. et al. pouvant intéresser les industries cosmétiques ou agroalimentaires. Food. les propriétés et donc la couleur vont être modifiées. 99 Bakker. J.. J. C.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 54 .

57-70) B. Accès au motif flavanol (p. 119-146) E. 97-118) D. Conclusion (p. 71-96) C. 147-149) 55 . Accès au motif sel de 4-méthylflavylium (p. Contexte actuel (p.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Voies d’accès à des motifs pyranoanthocyanidiques A. Accès au motif pyranoanthocyanidine (p.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 56 .

Après élimination d’une molécule d’eau et déprotonation. 2001. L. P. 368. . 44(7) . H. . la fonction énolique résultante s’additionne en 100 101 Somers. Tet. Fulcrand. Lu et Foo ont proposé. . Timberlake. C.1 Synthèse En revanche peu de travaux ont été publiés concernant l’accès synthétique à ce type de pigments. Saito. Phytochemistry. M. J. ont grandement contribué à l’isolement de pyranoanthocyanes. 1998. . au milieu des années quatre-vingt-dix. La fonction phénolique s’additionne sur l’acétone sous sa forme carbonyle donnant l’intermédiaire 89. 209. Y. . 1997. Contexte actuel 1. C. .101.103 Le mécanisme suggéré par Lu et Foo annonce que la forme énolique de l’acétone est piégée par la fonction phénolique en position 5 de l’anthocyane 88 et s’additionne ensuite sur la position 4 électrophile de 88. Y. . Terahara. .1.100 Depuis. 1371-1373. Kuwano. Le mécanisme de cette réaction peut être reconsidéré. La pyranoanthocyane 91 est formée après réactions de déshydratation et oxydation. Honda. une hypothèse mécanistique est proposée dans le Schéma 26b. 1401-1407. 47(7). V. Bridle. Benabdeljalil. pendant le vieillissement du vin. . .. 102 Bakker. N.102 1. en 2001. 1375-1382. C. Lett. T.1 Accès aux pyranoanthocyanes : Voies classiques L’évolution. . H. . Rigaud. plusieurs équipes de recherche travaillent sur l’analyse de ces nouveaux pigments. 57 . 42. T. Phytochemistry. . Préparation de pyranoanthocyanes 1. Nature. . la formation de pyranoanthocyanes 91 à partir de l’acétone et de l’anthocyane correspondante 88 (Schéma 26a). Moutounet. 103 Lu. Cheynier. des anthocyanes natives du raisin vers de nouveaux pigments polymérisés a été proposée pour la première fois par Somers en 1966. N.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge A. On peut notamment citer les travaux de Timberlake et Bakker ainsi que ceux de Moutounet et Fulcrand qui. F. Foo. . J. 1966.

H2O OGly O HO ClO R5' HO ClO OGly R3' HO O OGly 90 R5' OH R5' O Cl- D CH3 HO O OGly R5' O 89 H2O Schéma 26b : Autre mécanisme proposé 58 . 40°C O D CH3 OGly O HO 91 ClO R3' OH R5' 5 OH 4 HO R3' OH O R3' OH HO O OGly R5' -H2O HO O OGly R5' D ClO H ClOH R3'= OH ou OCH3 R5'= H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge position 4. 103 88 Cl- R3' OH O HO R5' OGly 3 jours. et conduit à l’espèce 90 qui s’oxyde pour former la molécule aromatique pyranoanthocyane 91 (Schéma 26b). 40°C O 91 ClO R3' OH R5' OGly -H+ -2e- HO 5 O D CH3 OH R3' OH H R3' Cl- O R3' OH OH HO . par cyclisation 6-exo-trig. OH ou OCH3 Gly= rutinose ou glucose O D Schéma 26a : Mécanisme de formation d’une pyranoanthocyane proposé par Lu et Foo. 88 ClR3' OH HO O OGly R5' 3 jours.

ils ont réussi à obtenir des dérivés 93 non disponibles dans la nature. 59 . M.2 Pyranoanthocyanes phénoliques Les pyranoanthocyanes phénoliques ont été observées pour la première fois en 1996. 105 Une autre hypothèse mécanistique est proposée dans le Schéma 27b. Winterhalter. P. Tet. de la fonction phénolique en position 5 sur le carbone en alpha du cycle aromatique 104 Hakanson. une voie d’accès aux pyranoanthocyanes 93 à partir d’un dérivé de l’acide cinnamique substitué en para 92 (Schéma 27a)... . R5' = H R3'= R5'= OCH3 Gly= Glucose O pH 1.1. K. la même année.5 HO A Cl- O C Cl - O D OH 92 N E E N Addition nucléophile R3' OH -CO2 / -4H+ /-4e- R3' OH HO O OGly OH OH O R5' ClN HO O OGly O OH O R5' H N Cl- Schéma 27a : Mécanisme de formation de 93. Lett. E.105 Par cette méthode. Pardon. . 44. proposé par Schwartz et al. ont proposé.104 Schwartz et al. 105 Schwartz. 93 88 HO A 4 R3' OH B R5' OGly R3' OH B R5' OGly COOH R3' = OH. M. . . Tet. Lett.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. Elle consiste en l’addition nucléophile de la double liaison de l’acide cinnamique par assistance du doublet libre de l’atome d’azote. . de couleur orange-brun. . de type 6-exo-trig. Herderich. De Sa. 4887-4891. 2003. 7583-7587. suivie de l’addition nucléophile. en 2003. Hayasaka. A. M. . 2003. 44 . utilisables en tant que colorants dans l’industrie alimentaire. par Fulcrand et Winterhalter93 et ont été synthétisées ensuite par Hakanson et al. Y.

106 Schéma 28 60 . . 88 HO A 4 R3' OH B R5' OGly COOH pH 1. ..2 Accès aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques: alternative originale En 2001. R. Une étape de décarboxylation et une d’oxydation conduisent finalement au composé 93. 2001. Chem. basée sur la condensation. ont mis au point une voie d’accès aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines 94 (Stratégie A ). A. Fougerousse. E. : Schéma rétrosynthétique d’une stratégie d’accès à 94. Roehri-Stoeckel et al. Can.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge activé. 79 . au laboratoire de Chimie des Polyphénols. . J. Brouillard.106 94 R7 A O D Condensation E ClO C R3' R4' B R5' R7 A OH 95 ClO C 4 R3' R4' B R5' O E N + 106 N Roehri-Stoeckel. dans l’éthanol. C.5 O HO ClO R3' OH R5' OGly -CO2 et -H+ / -2eR3' OH O OGly OH ClO O R5' OGly E N -H+ / -2eH O R5' Cl- O OH 92 N E E N HO Addition nucléophile par assistance du doublet libre HO O R3' R3' OH R5' OGly HO -H+ClO O E N H O H N Cl- O O OH O Schéma 27b : Autre mécanisme proposé 1. Gonzalez. . 1173-1178. d’un sel de 4-méthylflavylium 95 avec le pdiméthylaminobenzaldéhyde (Schéma 28).

2 Réactivité du sel de 4-méthylflavylium 95 Un sel de 4-méthylflavylium présente une réactivité nucléophile particulière (Schéma 30) : la base conjuguée 97 étant stabilisée par mésomérie. en plus de la fonction phénolique en position 5 (quand elle est présente). suivie de la déshydratation de l’intermédiaire 96 en milieu acide (Schéma 29). R3' R4' R5' -H+ ClR7 4 95 R7 ClO 97 O R3' R4' R5' R7 97 O R3' R4' R5' 4 R5 H Sel de 4-méthylflavylium R5 4 R5 Schéma 30 : Illustration de la nucléophilie de la base conjuguée d’un sel de 4-méthylflavylium 61 .106 21 R7 O R3' R4' R7 R5' THF / Reflux / 2-5 h 96 O R3' R4' R7 R5' NH4Cl ou HCl dilué OMgBr H+ Cl95 O R3' R4' R5' + R5 BrMgOH R5 O BrMg CH3 R5 H C 3 Schéma 29 : Formation d’un sel de 4-méthylflavylium 1.2.2. les hydrogènes du méthyle en position 4 sont relativement acides. Les sels de 4-méthylflavylium sont obtenus avec de très bons rendements et absorbent à des longueurs d’ondes entre 370 et 460 nm. le carbone déprotoné substituant la position 4 présente également un excès électronique. Ainsi.1 Formation du sel de 4-méthylflavylium 95 Un sel de 4-méthylflavylium 95 est obtenu par addition nucléophile du bromure de méthylmagnésium en position 4 d’une flavone 21.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1.

La formation du cycle D se fait par addition nucléophile du phénol sur le dérivé syn-98. qui par oxydation conduit à 94 (Schéma 31b).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. conduit à un intermédiaire anti-98 (la double liaison est en anti du substituant en 5) (Schéma 31a). (Schéma 31a et 31b). 95 ClR3' R4' O R5' R7 -H+ ClR5 N O N O 97 R3' R4' R5' R7 -H2O R5 anti-98 ClO R3' R4' R5' R7 R5 R5= H. Cette représentation anti-98 de la molécule n’est pas figée : elle correspond à l’interprétation de l’analyse de spectres RMN NOESY et semble être la conformation la plus probable. pour donner l’intermédiaire 99.106 L’addition nucléophile de la base conjuguée de 95 sur la fonction carbonyle du benzaldéhyde (p-diméthylaminobenzaldéhyde). on obtient le produit condensé 98 avec R5= H. En revanche si la position 5 ne présente pas de fonction phénolique.3 Hypothèse mécanistique de l’étape de condensation Une hypothèse mécanistique de la condensation d’un sel de 4-méthylflavylium avec un benzaldéhyde a été proposée par Roehri-Stoeckel et al.exo-trig. suivie d’une déshydratation.2. à reflux pendant 3 heures. R5 = OH 62 . OH Schéma 31a : Etapes communes d’addition et de déshydratation syn-98 R7 ClO R3' R4' R5' -H+ ClOH O R7 99 O O -H+ -2eO R3' R4' R5' R7 94 ClO R3' R4' R5' anti-98 R5= OH N N N Schéma 31b : Formation de 94 par cyclisation 6. La nature de la fonction en position 5 du sel de 4-méthylflavylium est très importante : une fonction phénolique est indispensable pour accéder au motif 3-déoxy-pyranoanthocyanidique 94. cette réaction se fait dans l’éthanol.

le contre-ion chlorure utilisé dans les travaux de RoehriStoeckel et al. Rapport de DEA COMS. 2) HPF6 / MeOH / reflux / 1h ii: p-diméthylaminobenzaldéhyde / EtOH / reflux . R4'. 21c et 21d. Brouillard. R . 63 .107 Les sels de 4-méthylflavylium obtenus ont été condensés avec le p-diméthylaminobenzaldéhyde dans l’éthanol. R5'= H ou OH ou OCH3 94 : R3 = H O 94': R3 = OMe R Schéma 32 : Schéma réactionnel de la stratégie A i: 1) MeMgBr / THF / reflux / 2h ou MeLi / THF / 0°C / 1h. sont des dérivés méthylés de 21b (Schéma 33). 2. Optimisation de la stratégie En 2003 et 2004. G. Strasbourg I. Quatre flavones modèles ont été sélectionnées pour confirmer la stratégie A mise au point en 2001 : deux flavones sont commerciales.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. la stratégie A a été confirmée sur plusieurs flavones 21 et a été optimisée pour accéder à des motifs oxygénés en position 3. au Laboratoire de Chimie des Polyphénols.ou diméthylée selon les conditions réactionnelles utilisées : 107 Isorez. R3' R4' 21 : R3 = H 100 : R3 = OMe R7 O R3 R5 O R3' R4' R5' i : 1) 2) R5 R5=OH R7 R3' 95 : R3 = H 95' : R3 = OMe PF6O R3 R7 R4' R5' ii R5=H ou OMe R5 98 : R3= H 98' : R3= OMe PF6R7 O R3 R R3' R4' R5' O R3 R5' R3 = H ou OCH3 R= N R5. R3'. la flavone 21a et la chrysine 21b . . à reflux pour donner les produits de condensation correspondants (Schéma 32). . La chrysine 21b est mono.: il est moins hygroscopique et permet ainsi une purification et une utilisation plus facile des sels de 4-méthylflavylium.1 Confirmation de la stratégie sur une série de flavones modèles Dans un premier temps. ». les deux autres. Chassaing. les caractérisations RMN n’en sont que plus nettes. 2004. molécules supposées à l’origine du vieillissement du vin. Par ailleurs. est remplacé par l’anion hexafluorophosphate PF6. R7. « Synthèse d’analogues de vitisines. S.

J. ii: Me2SO4 / NaOH / TBAI / CH2Cl2-H2O / 5h. . 197. qui correspond au produit condensé fermé ou 3-déoxy108 Wang. Me2SO4 / DMF / reflux / 3h 107 iii: Ces quatre flavones réagissent avec le bromure de méthylmagnésium et la déshydratation par l’acide hexafluorophosphorique se fait dans le méthanol.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge les fonctions phénoliques des positions 5 et 7 n’ont pas la même réactivité. Prod.. W. appliquée aux flavones 21a. cette première étape est rapide.107 5-hydroxy-7méthoxyflavone 21c O i O HO 7 O O 87% 4 OH ii O O 92% O 5 O Flavone 21a OH O iii 81% Chrysine 21b O O 5. 21b. Y.7-diméthoxyflavone 21d Schéma 33 : Formation d'une série de flavones modèles. . 2001. . W. 21c et 21d. Le maximum d’absorption du sel de 4-méthylflavylium 95 diminue au profit d’un autre maximum d’absorption correspondant à 98. Les résultats de la stratégie A .108 Quant aux conditions iii. Li. Il est facile de suivre l’avancement de la réaction de condensation par spectrophotométrie UV-Visible. . Nat. 64 . le diméthylformamide dissocie la liaison hydrogène et les deux fonctions phénoliques présentent une réactivité semblable face à l’agent méthylant. figurent dans le Tableau 2. forme condensée ouverte. 64(2) . le phénol en 5 est stabilisé par liaison hydrogène entre l’atome d’oxygène du carbonyle et le proton phénolique de la position 5. Tan. Li. Y. Si R5 = OH. On peut donc différencier ces deux phénols et obtenir facilement et distinctement 21c (conditions i) ou 21d (conditions ii). à une longueur d’onde plus élevée. Z. progressivement nous observons l’apparition d’une troisième bande d’absorption. 108 i: Me2SO4 / K2CO3 / Acétone / reflux / 12h.

La réaction est considérée comme terminée lorsqu’il n’y a plus d’évolution de la bande correspondant à 94. Temps au bout duquel la conversion est complète (suivi par spectrophotométrie UV-Vis). R= N D’après les résultats.106 Le changement de couleur pendant la manipulation est également un bon indicateur de l’évolution qui a lieu au fur et à mesure de l’avancement de la réaction. 65 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge pyranoanthocyanidine phénolique 94. Sel de 4méthylflavylium : rdta 95a PF6O Entrée Flavone Produit condensé : rdta 98a PF6O Produit condensé : tempsb 1 21a 3 heures 52% 95b PF6PF6R 90% 94b HO O 2 HO O 21b OH O 12 heures 90% 71% 95c PF6- R 94c PF6O O 3 O O 21c OH 3 heures 54% O 73% 95d PF6- R 98d PF6O O 4 O O 21d O 3 heures 95% 107 O 40% R Tableau 2 : Résultats de la stratégie A appliquée à quatre flavones. la stratégie A est confirmée sur la série de flavones modèles 21a à 21d. a b Rendements après purification.

ii: AlCl3 / CH3CN / 70°C / 14h. Chem. une série de trois flavonols méthylés 100a.4'. O i OH O Flavonol OH OH HO O OH OH O i 83% O O O O O 95% O O O 3-méthoxyflavone 100a O O ii 60% OH O O O O O O Quercétine 31 3.4’.3'. Seno.. . En revanche. il nous a paru judicieux de mimer le fragment sucré par un groupement électrodonneur méthyle : à partir de produits commerciaux. Y. Les flavonols 38 sont les candidats appropriés : en plus de leur fonction hydroxyle en position 3. . La manipulation des sucres étant difficile. 107 La quercétine 31 est perméthylée en 100b dans des conditions classiques d’alkylation. il est donc intéressant de valider la stratégie A sur de nouveaux précurseurs et d’obtenir des squelettes pyranoanthocyanidines 94’ oxygénés en position 3. Pour obtenir la 5-hydroxy-3. ils présentent une réactivité semblable à celle des flavones (motif accepteur de Michael du cycle C). le flavonol et la quercétine 31.5. 1987. .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. 52(21) .7-pentaméthoxyflavone 100b 5-hydroxy-3. Org. M. . en 1987.109 Elle 109 Horie.7tétraméthoxyflavone 100c. 66 .3'.7-tétraméthoxyflavone 100c Schéma 34 : Formation d'une série de flavonols modèles. Kawamura. nous avons eu recours à une méthode de monodéméthylation régiosélective de 100b mise au point par Horie et al. il n’est pas possible de tétraméthyler sélectivement 31 par les méthodes standard de méthylation. M. T.4'. Tsukayama. 100b et 100c a été préparée (Schéma 34).2 Validation de la stratégie sur une série de flavonols modèles Les structures naturelles des pyranoanthocyanes présentent un groupement 3-Oglycoside (Schéma 24). 109 i: Me2SO4 / K2CO3 / Acétone / reflux / 12h.3’. 4702-4709. J.

avec de bons rendements. 100b et 100c. Les résultats sont reportés dans le Tableau 3. a b Rendements après purification.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge fait intervenir le chlorure d’aluminium AlCl3 dans l’acétonitrile. Ce sel d’aluminium chélate l’oxygène du cycle C et permet la monodéméthylation en position 5. La stratégie A (Schéma 32) a été appliquée à la série des trois flavonols méthylés 100a. Les résultats obtenus sur 100b et 100c (Entrées 2 et 3) confirment la méthode sur des molécules plus 67 . de 95’a et 98’a (Entrée 1) est encourageante et valide la stratégie A sur un motif flavonol substitué par un méthoxyle en position 3. L’obtention. Entrée Flavonol Sel de 4méthylflavylium : rdta 95’a PF6- Produit condensé : rdt 98’a PF6O a Produit condensé : tempsb 1 O 100a 12 heures O O quantitatif 95’b O R 76% O 98’b O PF6O O O 2 100b O PF6O O O O 24 heures 95% O O O 95% 95’c O O O O OH R 94’c PF6O O O 3 100c PF6O 12 heures 50% 107 75% O R Tableau 3 : Résultats de la stratégie A appliquées à trois flavonols méthylés. sélectivement par rapport à la position 3 (déméthylation régiosélective position 5 / position 3 : 3 / 2). Temps au bout duquel la conversion est complète (suivi par spectrophotométrie UV-Vis). R= N Le flavonol méthylé 100a est le modèle simple de la série.

les temps de réaction sont plus longs. Par contre. Dans un premier temps.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge complexes : le grand nombre de groupements méthoxyles ou encore la substitution du cycle B n’empêchent pas la formation du sel de flavylium ou du produit condensé correspondant. Grâce à cette méthode. Objectifs et analyse de la stratégie Les pyranoanthocyanes 80. la nature du groupement R condensé est également une source de diversité supplémentaire comme le montrent les structures issues du vieillissement du vin (Schéma 23). ils sont des cibles de choix en tant que colorants potentiels de l’industrie. nous avons pu synthétiser pour la première fois un dérivé méthylé d’une pyranocyanidine (94’c). nous nous proposons de mettre au point une méthode efficace d’accès à un grand panel de 3-déoxy-pyranoanthocyanidines et de pyranoanthocyanidines 101 (Figure 28). sont connues pour l’intensité et la stabilité de leur couleur en milieu aqueux. Dans cette étude. Trois sites cibles du squelette 101 ont été envisagés pour augmenter la diversité d’analogues pyranoanthocyanidiques. En raison de ces propriétés exceptionnelles. pigments naturels du vin rouge. 3. R3' PF6R7 A O D R O C R3 O R4' B R5' R7 A D R PF6O C R3 R3' R4' B R5' R7 A O D R PF6O C R3 R3' R4' B R5' Figure 28 : Cibles de diversité du squelette pyranoanthocyanidine 101 68 . le niveau de substitution du cycle B reflète la variété des anthocyanes natives du raisin présentes dans le vin rouge. Enfin. il est donc indispensable d’être en mesure de proposer les différentes combinaisons naturelles. laissant penser que la complexité des structures intervient au niveau de la réactivité. L’accès à des motifs oxygénés en position 3 est une priorité puisque cette position est naturellement O-glycosylée.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge La stratégie A développée ci-dessus présente de bons résultats. mais les flavones et flavonols. R 3'. B1. La stratégie A permet l’obtention de dérivés pyranoanthocyanidiques oxygénés en position 3 à partir de flavonols 38. Quatre stratégies ont été envisagées pour développer la construction de ces noyaux : trois d’entre elles. elle est limitée par rapport aux objectifs présentés en Figure 28. R4'. précurseurs de la séquence réactionnelle. La disponibilité au niveau de la substitution du cycle B est donc très limitée. Cependant. La construction de la structure tricyclique peut se faire au niveau des flavones ou flavonols précurseurs. tandis que la stratégie C est fondée sur la synthèse directe de sels de 4-méthylflavylium. B 2 et B3 sont basées sur la B1 construction du motif flavonol. sont de source commerciale. 101 R3' PF6R7 A O D R Stratégie C O C R3 OH R4' B R5' R7 A PF6O C R3 OH O Sel de 4-méthylflavylium R3' R4' B R5' R7 A O C R3 B R5' Stratégies B1. 3. Elle est validée sur des motifs flavones et flavonols et semble être une méthode de choix pour la synthèse de dérivés pyranoanthocyanidiques. OH ou OMe 69 . B2 et B3 21 : R3 = H 38 : R3 = OH R3' R4' Schéma 35 : Quatre stratégies envisagées R3 = H ou OR. C’est pourquoi nous nous sommes intéressés à la synthèse du squelette C6-C3-C6.1 Limites au niveau du cycle B. mais également au niveau du sel de 4-méthylflavylium via la formation d’un squelette C6C4-C6 (Schéma 35).R5' et R 7 = H.

Pour varier la nature du groupement R. 70 . Un chapitre complet sera consacré à cette étape de condensation (Chapitre D). plusieurs aldéhydes ont été condensés.2 Limites au niveau du groupement R La stratégie A est validée pour la condensation avec le p-diméthyl- aminobenzaldéhyde et le p-diméthylaminocinnamaldéhyde.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3.

R7= H ou OR Schéma 36 : Construction du motif flavonol : stratégies B1. . Accès au motif flavonol Trois stratégies ont été envisagées pour la construction du motif C6-C3-C6 des flavonols 38 (Schéma 36). J.. Chem..110 La stratégie B2 correspond à une synthèse totale à partir d’une α-O-2- hydroxyacétophénone 103. . 1919-1929. catalysée par le chlorure de ruthénium. Plietker. élaborée par Stefan Chassaing au Laboratoire de Chimie des Polyphénols. 2006. B. R4'. 69(24) . 71 . R5'. pp. 8287-8296. 111-168. la stratégie B3 est une synthèse biomimétique de flavonols. Eur. Strasbourg I. 2005. J.1 Présentation de la stratégie En 2004. Org. Enfin.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge B. La stratégie B1 consiste en une hémisynthèse de flavonols. B. Plietker a mis au point une réaction de cétohydroxylation d’oléfine. Org. B2 et B3 B1 1. fondée sur une étape de cétohydroxylation d’un flav-3-ène 102. Chem.111 R3' 102 R7 A Stratégie B1 38 : R3 = OH R7 A R5 O C R3 O R3' R4' B R5' Stratégie B2 R7 A R3 OH O O R7 A Stratégie B3 Voie biomimétique OH O R5 + R3' R4' B R5' OH O R5 103 R5 R7 A R5 O C R4' B R5' R3 = OH ou OR R5 = H ou OH ou OR R3'. . 111 Chassaing S. Thèse de Doctorat. Stratégie B1 1. 2004.110 Le cycle C d’un flavonol correspondant à la 110 Plietker.

Tet. ii: PTSA / CH2Cl2 / reflux / 12h. 1979. par catalyse acide de 12r.2 Application de la stratégie La stratégie B1 a été tentée sur trois substrats modèles : le premier est la chromanone 104. E.111 Enfin. Solofte.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge forme oxydée d’une fonction α-cétohydroxyle. F. Kim. I. . A. Khattab. Senning. Kim. la flavanone 106. . structure simple.2-diméthylchromanone 105 (Schéma 38)114 et le dernier. H. F. 72 . . Lett. Madsen. . Ahn. une étape d’oxydation permet d’obtenir le flavonol 38.. . J. J. 42. B. H. I. 1. R3' 12 R7 O R4' R5' B1 R5 i R3' 12r R7 O ii R5 OH R5 R4' R5' R7 12e O R3' R4' R5' iii R7 R5 O + 12ch' O O R5 OH R3' R4' R5' O R5 O O R7 R7 38 O OH 12ch O OH R3' R4' R5' R3' R4' R5' R5=R7=R3'=R4'=R5'=H Schéma 37 : Stratégie B1 envisagée 112 113 i: NaBH4 / EtOH / 0°C à TA / 12h. El-Sakka. . S. M. 1998. A. 886-887. 1978. . J. Kabbe. Lett. . A. Yassin.112 La déshydratation. H. 63(26). 112 113 Snider. le second est la 2. S. K. J. La séquence réactionnelle envisagée se déroule en quatre étapes : la flavanone 12 est réduite par le borohydrure de sodium pour donner le flavan-4-ol 12r. . Chem. Carras.. I. G. R. . 9840-9845. non substituée sur les cycles A et B. Conn. Org.. Synthesis. M. 114 El-Essawy. 20(19). . 4001-4003. Ahn. non substituée sur le cycle pyrane C. H. 110 iii: RuCl3(cat) / oxone / NaHCO3 / AcOEt-CH3CN-H2O (6-6-1) / TA. . . Lim. Tet. . O. conduit au flav-3-ène 12e113 et cet intermédiaire est engagé dans la réaction de cétohydroxylation pour former deux régioisomères : 12ch et 12ch’. B. . nous nous sommes intéressés à la cétohydroxylation d’un flav-3-ène (Schéma 37). 2001. H. . S. 1679-1682. A.

mais l’obtention des régioisomères cétohydroxylés est moins efficace : seules des traces de produits sont observées pour 104ch.2-diméthylchromanone. 105 et 106 ont été utilisées dans la stratégie B1 (Schéma 37) et les résultats apparaissent dans le Tableau 4. Aucune trace n’a été observée. 114 Les trois molécules modèles 104.2-diméthylchromanone 105 Schéma 38 :Formation de la 2. Entrée Produit de départ 104 Produit de réduction : rdta 104r O Produit d’éliminationb 104e O Produits cétohydroxylation : rdta 104ch O OH O OH 104ch’ O O Chromanone 1 O OH 87% O Traces / Traces 104 : Traces 105e O 105r O 105ch O OH O 105ch’ O O OH 2 105 OH 49% 106 106r O Ph OH O Traces / _c Ph 106e O Ph 106ch O Ph OH O 106ch’ O Flavanone Ph O 3 O OH 95% 10 % / 12% Tableau 4 : Résultats provenant de la stratégie B1 a b Rendement après purification. 104ch’ et 105ch (Entrées 1 et 2) et le rendement des deux isomères 106ch et 106ch’ ne dépasse guère 20% (Entrée 3). ils s’expliquent par plusieurs difficultés rencontrées au cours de cette étude. 73 . Produit non isolé dont le brut a été directement engagé dans c l’étape de cétohydroxylation.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge O OH / N H O 2 Toluène / Reflux / 24h / 23% O O 2. Les résultats obtenus avec la stratégie B1 sont décevants. La formation des produits de réduction se fait avec de bons rendements.

1. mélanges d’isomères. est un inconvénient trop important pour optimiser la réaction de cétohydroxylation ellemême. une étude réalisée sur des oléfines hétérocycliques est moins probante : la tension de cycle des intermédiaires formés au cours de la transformation par cétohydroxylation peut conduire à la fragmentation du cycle central C. la plupart d’entre eux donnent de très bons résultats. La 2.116 Les résultats obtenus ne sont pas exploitables pour accéder facilement au squelette flavonol et ne remplissent pas les objectifs de notre recherche (Figure 28) : nous avons donc envisagé une synthèse totale de flavonols : c’est la stratégie B2.2 Réaction de cétohydroxylation Plietker a étudié la réaction de cétohydroxylation sur une grande variété de substrats. C’est pourquoi nous avons engagé directement le brut réactionnel. Cependant.3.3 Bilan et inconvénients de la stratégie B1 1. mélange majoritaire du flav-3-ène (106e/106e’ : 3/1).3. Il est donc difficile de le purifier sans l’isomériser. le flav-2-ène 106e’ (Figure 29). dans la réaction de cétohydroxylation. il est en équilibre avec un isomère moins instable. 106e O Isomérisation 106e' O Figure 29 : Isomérisation du flav-3-ène en flav-2-ène L’utilisation directe des bruts 104e.1 Instabilité du produit d’élimination L’intermédiaire 106e n’est pas stable. mais il n’est pas plus stable sur silice que 104e ou 106e et ne peut donc être isolé.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1. 105e et 106e. B2 74 .2-diméthylchromanone a été choisie comme molécule modèle puisque son produit d’élimination 105e ne peut pas s’isomériser.

3-diaryle-1. Fougerousse et Gonzalez : Schéma 15).3-dione qui conduit au flavonol correspondant par une étape-clef de type 6-exo-trig (Baker et Venkataraman : Schéma 14. élaborées jusqu’à présent.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. R3' 38 R7 A R5 O C R3 O B R5' Stratégie B2 R3=OH ou OAc R4' R7 A R3 OH O 103 R5 Schéma 39a : Schéma rétrosynthétique de la stratégie B2 R3' 103 R7 A OR OH O R5 Stratégie B2 R7 A R5 38 O C OR O Déprotection / oxydation de la position 3 R3' R4' R7 A R5 -HLG O C OR O 108 B R5' B R5' R4' Déprotonation / addition sur un benzaldéhyde R3' LG R5 A OR OH O 107 B R4' R5' 6-exo-tet R7 Schéma 39b : Séquence réactionnelle envisagée : LG = leaving group ou groupe partant 75 . forme l’intermédiaire 107. la fonction hydroxyle en position 3 du produit cyclique 108 est déprotégée et oxydée pour conduire au flavonol 38 (Schéma 39b). Stratégie B2 2. en milieu basique. font intervenir un précurseur 1. Une réaction de type 6- exo-tet entre 107 et 108 est l’étape-clef et originale de cette stratégie.48. La condensation de 103 avec un benzaldéhyde. Celles. Puis.1 Présentation de la stratégie La synthèse totale de flavonols semble être un choix judicieux pour accéder à une grande diversité de molécules.47.49 La stratégie B2 est basée sur le précurseur α-O-2hydroxyacétophénone 103 (Schéma 39a).

4. cette position doit être impérativement hydroxylée pour former. ii: MOMCl / K2CO3 / DMF / 50°C.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Dans un premier temps. Le méthoxyméthyle est le groupe protecteur le mieux adapté pour répondre à cette 76 . Une série de six acétophénones 109 a été préparée pour l’étude des différentes méthodes d’α-oxygénation (Schéma 40) : l’acétophénone 109a est le modèle simple de la série. 110 R7 R5 R3 R2 O Stratégies B2A / B2B / B2C 109 R7 R5 R3 = OH ou OAc R2 O Figure 30 : Trois voies étudiées 2. iii: Me2SO4 / K2CO3 / Acétone / reflux.2 Formation d’α-O-acétophénones 110 109a 109b O O O i OH O ii O 109c 109d OH O O O O O O iv O 109f O O O O O iii O 111a OH O 109e 2. par la suite. a été réalisée pour accéder à des α-O-acétophénones 110 (Figure 30). le cycle C du flavonol. La 2-hydroxyacétophénone 109b et ses dérivés alkoxylés 109c et 109d correspondent à des composés substitués en position 2. iv: MOMCl / NaH / THF / 0°C. permettant la validation des conditions utilisées pour le motif acétophénone.6-trihydroxyacétophénone HO OH Acétophénones commerciales Schéma 40 : Acétophénones commerciales et dérivés i: MeI / K2CO3 / Acétone / reflux. une étude sur les réactions d’α-oxygénation d’acétophénones 109.

des séléniures.111 2. . C.2. B. Fkyerat. L. S. E. . F. . Org. Reddy. l’agent oxydant (±)-trans-2-phénylsulfonyl-3-phényloxaziridine 28 a été préparé à partir de précurseurs commerciaux selon la méthode proposée par Davis et al. . A. R. 210-221. J. Helvetica Chimica Acta. 92.. Malgré plusieurs tentatives. Lal. Tetrahedron. 2002-2006). Le substrat 109f présente le motif phloroglucinol. F. . A . 1989. C. 919-920. . En raison de la compatibilité des fonctions entre 12 et 109 ainsi que le motif dihydroflavonol et 110. . D. 66. Davis. 116 Vishwakarma. le produit 110a n’a jamais été isolé et nous obtenons un mélange de produits de dégradation.111. 5703-5742. C.117 L’hexaméthyl-disilylamidure de potassium déprotone le méthyle en alpha du carbonyle de 109a. . F. des sulfures. Towson. . 117 Couché. 115 Davis.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge exigence. les conditions utilisées par Couché et al. 1992.1 α-hydroxylation par une N-sulfonyloxaziridine : Conditions B2A La chimie des N-sulfonyloxaziridines a principalement été développée par Davis dans les années quatre-vingt et présente un très grand nombre d’applications. des oléfines et des énolates.. . 45. Ce sont des oxydants de choix permettant le transfert d’oxygène sur des carbanions.115 Dans un premier temps. . 2087-2089. 77 . Org. Tabacchi. Chen. B2 Stefan Chassaing a réalisé. Synth. au cours de sa thèse (Laboratoire de Chimie des Polyphénols. 86(1) . Chattopadhyay. Sheppard. . Davis. (Schéma 41a).. F. Stringer. T. Rev. Il est donc le précurseur de choix pour déterminer la méthode d’α-oxygénation optimale dans le contexte de la stratégie B2. puisqu’il est résistant en milieu basique et se clive facilement en conditions acides. C. 1988. une étude très complète des méthodes envisageables pour la transformation flavanone 12 en dihydroflavonol. Chem. Davis.116 Puis. 1988. L’énolate ainsi formé réagit avec l’agent oxydant 28 pour conduire à l’α-hydroxyacétophénone 110a. Strasbourg I. fréquemment rencontré chez les flavonoïdes naturels. nous avons testé trois de ces transformations pour l’α-oxygénation des acétophénones. J. A. S. O. Chem. . des disulfures. A. A. 203-210. . 53. . 2003. A. ont été testées sur l’acétophénone 109a (Schéma 41b).

Acc. 19..) / 28 (1. Res.0 éq.) / THF / -78°C à 0°C / 4 h. La méthode B2A n’est donc pas adaptée à des molécules du type acétophénone 109. se fait en deux étapes : la première (i) consiste en l’oxydation par le diacétate d’iodosobenzène et conduit à l’acétal 109’ (Schéma 42b).118 118 Moriarty.2 B2B α-hydroxylation par le diacétate de iodosobenzène : Conditions La méthode B2B a été développée par Moriarty et al. ii: Oxone / K2CO3 / PhCH3-H2 O (3-2) / TA / 2 h / 46%. .111. celui-ci est hydrolysé en milieu acide (ii) pour former l’α-hydroxyacétophénone 110. 78 . Om. 244-250. . Le mécanisme pour la transformation 109 à 110. M. proposé par Moriarty et Prakash. 1986.2. Chem. Nous nous sommes donc dirigés vers une alternative qui a déjà fait l’objet d’une étude sur les acétophénones..117 iii: KHMDS (1. 110a 116 109a iii OH O O Schéma 41b : Conditions B2A.5 éq. 2. sur des motifs acétophénones 109 : elle fait intervenir la chimie de l’iode hypervalent en milieu basique (Schéma 42a). Prakash. i: Amberlyst 15 / Tamis moléculaire 5 Å / PhCH3 / Reflux (Dean-Starck) / 12 h / 80%.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge O Ph + PhSO2NH2 i Ph N SO2Ph 28 ii (+/-) Ph O N SO2Ph Schéma 41a : Formation de la (+/-)-trans-2-phénylsulfonyl-3-phényloxaziridine 28. R. dans les années quatre-vingt.40.

proposé par Moriarty et Prakash. . 119 Moriarty. ..119 Ainsi.3 p-TsOH / Acétone-H2O (5-3) / 50°C / 2 h 110 R7 R5 OH R2 O R2 O Schéma 42a : Séquence réactionnelle proposée par Moriarty et al. C. M. sur des acétophénones substituées ont donné de bons résultats avec des rendements allant de 45 à 71%. 20(14) . les résultats B2B sont regroupés dans le Tableau 5. S. 79 . 40. H. les acétophénones 109a à 109f ont été engagées dans la méthode B2B. Hu. . Gupta. Lett.111 Les essais réalisés en 1981 par Moriarty et al. R.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 109 R7 R5 i: PhI(OAc)2 / NaOH / MeOH / 10°C à TA / 12h ii: 0. 1981. 118 PhI(OAc)2 in situ Echange de ligands Enolisation 109 R7 R5 CH3OCH3OH R7 PhI(OCH3)2 + R7 Echange de ligand R2 R5 + OCH3 R5 IPh(OCH3) O Addition nucléophile R2 109' R7 O Ouverture régiosélective de l'époxyde R 7 MeOH O OH R2 O PhI R5 R7 Formation d'un époxyde O-substitué R5 R5 R2 O R2 O O R2 O I O- Ph OCH3 Schéma 42b : Mécanisme de la transformation i. Tet. 1283-1286.

Rendements sur les deux étapes après purification. non isolés.d O 109’f 110f O OH 9 109f O O OH O O O O O O O _c Tableau 5 : Résultats de la stratégie B2B sur une série d’acétophénones a b Intermédiaires de la transformation i. • Bilan de la stratégie dB2B c 111 Aucune trace n’est observée.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrée Précurseur 109 Intermédiaire ia 109’a α-hydroxyacétophénone : rdtb 110a OH 1 109a O OH O O 34% 110b OH 109’b 2 109b OH O O OH OH O _c 109’c 110c OH 3 109c O O OH O O O 40% 110d OH 109’d 4 109d O O O O OH O O O 59% O O 109’e 110e OH O 5 109e O O OH O O _c OH O O OH O 6 O O O O O O O 11% O OH O O d O O OH 7 O O O O O 19% O OH O O OH O O d O O O 8 O O O O O _c. 80 . Résultats obtenus par Stefan Chassaing.

4. comme les méthoxyles.119 En revanche. 8. En effet. Ces résultats montrent une réactivité particulière. ce qui peut ralentir l’addition nucléophile du méthanolate (Schéma 41b). en 1981. 9) ou inférieurs à 20% (Entrées 6. les transformations correspondantes n’ont pas été probantes pour les conditions de Moriarty et al.119 mais les acétophénones substituées par des groupements électrodonneurs.3 et 4) et en concordance avec ceux obtenus par Moriarty et al.111 La 2. mais évolue vers plusieurs sous-produits non caractérisés. 81 . les rendements sont nuls (Entrées 5.6-triméthoxyacétophénone (Entrée 8) et 109f (Entrée 9) sont très importantes car elles miment le motif phloroglucinol des flavonols naturels. nous avons considéré une B2B alternative correspondant cette fois-ci à une α-acétoxylation des acétophénones. dans le cas de substrats plus substitués. 7). la confrontation des résultats obtenus par Moriarty et al. Dans tous les cas. le produit de départ a été consommé.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Quelques résultats sont satisfaisants (Entrées 1. Suites aux résultats décevants des méthodes B2A et B2B. Les conditions proposées sont optimales pour des motifs benzéniques peu substitués et/ou portant un halogène électroattracteur. D’autres transformations peuvent avoir lieu plus rapidement que la formation de l’époxyde et empêcher la formation de l’acétal 109’ et donc de l’α-hydroxyacétophénone 110. dépendante de la substitution du cycle benzénique. ne permettent pas ou très peu de formation de l’α-hydroxyacétophénone 110 correspondante (Tableau 5). Malheureusement.119 Cette méthode n’est donc pas adaptée pour former les précurseurs d’une synthèse totale de flavonols. et ceux présentés ci-dessus permet une meilleure compréhension de la réactivité des substrats face à cette réaction. L’électrophilie du carbonyle de l’acétophénone dépend de la substitution du cycle benzénique : un cycle substitué par des groupements électrodonneurs va fortement diminuer la réactivité du carbonyle.

La voie A est assimilée au mécanisme proposé pour le tétraacétate de plomb : elle correspond à la formation d’un énolate de manganèse. 121 Henbest. J. Le triacétate de manganèse est un oxydant monoélectronique 120 Demir. . 96. P. Bhatla. Chem. G. A. Lett . suivie de l’élimination réductrice intramoléculaire d’acétate de manganèse. B. 235-247.. 1996. Rev. Soc. 122 Snider.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2.111 de manganèse. 1992.121 Quant au mécanisme associé au triacétate de manganèse. Jeganathan. 25. Iqbal. . Nayyar.2. en 1961. Chem. K. via un état de transition à sept centres. B. . . N. . 94. . D. S. . Synthesis.122 Voie A : Mn(OAc)3 AcOH O O O Mn OAc AcOH O O Mn(OAc) OAc Voie B : Mn(OAc)3 Mn(OAc)2 Mn(OAc)3 OAc O O O Mn(OAc)2 O O Schéma 43 : Hypothèses de mécanismes d'acétoxylation envisageables par le triacétate 122. H. N. B.3 α-acétoxylation par le triacétate de manganèse: Conditions B2C L’utilisation d’acétates métalliques comme le tétraacétate de plomb ou le triacétate de manganèse est souvent rencontrée dans la synthèse de produits naturels. Jones. B. 4472-4478. .120 Leur application principale correspond à l’acétoxylation de motifs énones. S.. Rev. Dunlap. R. le mécanisme de cette réaction par le tétraacétate de plomb a été proposé par Henbest et al. 1961. J. Watt.. Chem. il n’est pas encore clairement établi et à ce jour. N. . A. Slater. . M. D. 1994. deux voies distinctes ont été suggérées (Schéma 43). Sabol. . .. Tet. 1984. 339-363. 82 . K. 5839-5842. 519-564. suivie d’un transfert de ligand acétate en alpha de la fonction énone. La voie B est une proposition radicalaire qui fait intervenir l’oxydation de la forme énolique par le manganèse III.

En revanche. Temps au bout duquel la conversion semble complète (suivi par CCM). L’obtention de 110Ace montre que la réaction d’α-acétoxylation. C. Demir et al. (Schéma 44 et Tableau 6). 109 R7 R5 1. 83 . encore une fois. O.. 2H2O / R7 110Ac R5 OAc R2 O PhH-AcOH (10-1) / reflux (Dean-Starck) R2 O Schéma 44 : Acétoxylation par le Mn(OAc)3 dans les conditions de Demir et al. Reis. A.123 Dans le but d’obtenir des acétophénones α-oxygénées. ayant un cycle aromatique substitué. 123 Entrée Précurseur O O O Produit obtenua O O O Tempsb 8h 109e 110Ace OAc 1 47% O 109f O O 109f O 2 3h O O O O O O Aucune conversion observée O 111a O 3 109f OH O 16h Clivage du méthoxyméthyle Tableau 6 : Résultats de la stratégie B2C appliquée à une série d’acétophénones substituées a b Rendement et produit obtenu après purification sur colonne de silice. Cette méthode n’est donc pas appropriée à notre étude.111 En 2004. 2004.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge et est connu pour ses réactions radicalaires. la substitution de type phloroglucinol ne permet pas l’oxygénation en alpha du carbonyle. nous avons engagé les acétophénones 109e et 109f dans la réaction d’α-acétoxylation de Demir et al. ont optimisé l’oxydation par le triacétate de manganèse en utilisant de l’acide acétique comme co-solvant. est efficace sur certaines acétophénones substituées. S. 123 Demir. la voie B semble donc être la plus probable. 60. 3427-3423. . Igdir. . selon les conditions de Demir et al. . Tetrahedron.3 Mn(OAc)3. A.

3. qui a permis l’obtention de dérivés méthoxylés de flavonols naturels. 112 et 38. En ce qui concerne l’accès par voie chimique. il est difficile d’entrevoir la synthèse totale de flavonol par la stratégie B 2. Il est donc envisageable B3 d’engager chacune de ces espèces synthétiques dans des tests biologiques. intermédiaires de la séquence réactionnelle B3. mise au point par Stefan Chassaing. Stratégie B3 L’originalité de la synthèse de flavonols.111 RB B A OH O CHI RA A RB B F3H RA A RB B FLS OH +/O +/O O RA A RB B RA 9 12 O C 112 O C 38 O C OH Schéma 45 : Biosynthèse des flavonols CHI = CHalcone Isomérase. FLS = FlavonolSynthase Les réactions naturelles. Par ailleurs. est qu’elle suit la voie biosynthétique des flavonols (Schémas 1 et 45).4 Bilan de la stratégie B2 Au vu de ces résultats décevants pour l’obtention d’acétophénones α-oxygénées. il faut déterminer les conditions optimales qui permettront ces transformations d’un point de vue cinétique : plusieurs investigations ont donc été menées pour définir quelle substance catalyse au mieux chaque réaction (Schéma 46). Nous 2 n’avons donc pas continué nos investigations dans cette voie. une synthèse biomimétique de flavonols.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. F3H = Flavanone-3-Hydroxylase. 12. Stefan Chassaing a élaboré au cours de sa thèse. les trois transformations enzymatiques de la biosynthèse des flavonols font intervenir quatre sous-classes de flavonoïdes qui sont les composés 9. 84 . catalysées par les enzymes.2. sont possibles thermodynamiquement. Cette approche va être brièvement présentée.

G. J. . D. Drezewiecki. Chabert.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Le choix du groupe protecteur méthoxyle n’est pas anodin : certaines études ont montré que les dérivés méthylés et/ou méthoxylés des flavonoïdes peuvent présenter un potentiel anti-prolifératif sur les cellules cancéreuses. 2309-2314. A.119 Malgré des tentatives variées. une alternative faisant intervenir un nouvel intermédiaire 114 a été exploitée : la 3-acétoxylation de la flavanone 12 par le 124 Kandaswani. R. . . . 2003.125 3.. F.124 On peut notamment citer les travaux de Philippe Chabert (Laboratoire de Chimie des Polyphénols de Strasbourg). Middleton Jr.1 Présentation et résultats de la synthèse biomimétique B3 Les précurseurs 2-hydroxyacétophénone 111 et benzaldéhyde 113 de la biosynthèse B3 sont des substrats simples et faciles d’accès (source commerciale). J. . Gosse. comme l’oxydation de l’énolate de 12 par une Nsulfonyloxaziridine. D. . . ils permettent un grand choix de substitution pour les futurs cycles A et B du flavonol 38 (Schéma 46). 126 Solladié. qui cyclise en milieu acide. . F. 1991. 107. . C’est pourquoi. . La première étape (conditions i) est une condensation de ClaisenSchmidt entre 111 et 113 pour former la chalcone correspondante 9111. C.126 La transformation par voie chimique de 12 en dihydroflavonol 112 est peu décrite dans la littérature. Coelho. stilbène naturel reconnu pour ses multiples activités biologiques bénéfiques pour l’être humain. E.. En partenariat avec Francis Raul (Laboratoire d’Oncologie Nutritionnelle de Strasbourg). . ou encore son oxydation par le diacétate d’iodosobenzène. 1999. Launay. S. 189-196. Gehrold. conduisant à la flavanone 12 (ii). Fougerousse. Brouillard. G. plusieurs méthodes ont été tentées. 125 Schneider. Cancer. bien supérieur à celui des motifs hydroxylés correspondants. J. qui a synthétisé des dérivés méthylés du resvératrol. . F. .117. 56. 147-152. aucune condition n’a permis d’obtenir efficacement le dihydroflavonol 112. Y. plusieurs tests biologiques ont été réalisés sur ces molécules : il s’est avéré que l’isomère Z méthylé est beaucoup plus actif sur une lignée de cellules cancéreuses du colon que la forme libre du resvératrol. Soloniuk. Cancer Lett. Eur. J. . E. J. Chem. P. Int. Raul. Stutzman. Meignan. . Perkins. 85 . Org. . . N.

119 R3' 114 R7 O OAc +/R5 iv R4' R5' O R7 112 O OH +/R3' R4' R5' R5 R7 OH O iii R3'. 1553-1560. Mitamura. une méthode de clivage chimiosélective de la fonction α-acétoxycétone par le triflate de scandium a été sélectionnée (Kajiro et al. J. 128 Parikh. 1999. 1999. T. . 127 Kajiro. 89(21). 86 . . . 5505-5507. pour donner la (±)-trans-3-acétoxy-flavanone 114. qui par équilibre céto-énolique. Hiyama. ii: AcOH / Reflux / 12 h. v: SO3. 72. 1689-1692. Tet. T. Am.. A.Py / DMSO / Et3 N / CH2Cl2 / -15°C à TA / 128 12 h. . iv: Sc(OTf)3 / H2O-THF-MeOH / 7 jours. H. 111 126 i: NaH / DMF / 0°C à TA / 4 h. S. Mori. R4'. R. J. correspond au motif flavonol du cycle C (Schéma 47). R5. Doering..). Mori. W. . Mitamura. Chem. S. iii: Mn(OAc)3 / PhH-AcOH (10-1) / 4123 127 10 h.R5'. . a été mise au point en utilisant les conditions de Demir et al. Lett . . Hiyama. Ensuite. Kajiro. 40. R7= H ou OMe R5 O Schéma 46 : Séquence réactionnelle de la synthèse biomimétique B3 des flavonols..127 La transformation du dihydroflavonol 112 en flavonol 38 se fait dans les conditions de Parikh-Doering128 : cette dernière étape consiste en l’oxydation de la fonction α-hydroxycétone de 112 en α-dicétone. A. . pour accéder au dihydroflavonol 112. H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge triacétate de manganèse. Soc. . Soc. . Bull. von E.117. plusieurs conditions de déacétylation ont été testées : afin d’éviter un maximum de produits secondaires. 1967. Chem.123 111 R5 R7 + R5' OH O i 113 O R7 R3' R4' R5 O 38 O OH R3' R4' R5' v R3' 9 R4' R5' ii R7 12 O R3' R4' R5' Aucune R5 O +/procédure efficace.

87 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R3' 112 R7 O OH R5 O R5 O R4' R5' O R7 O O R3' R4' Equilibre R R5' céto-énolique 7 38 O OH R5 O R3' R4' R5' Schéma 47 : Formation de 38 par oxydation de 112 Les travaux de Stefan Chassaing ont permis l’obtention de cinq dérivés méthylés de flavonols sur de petites quantités. Trois d’entre eux ont été synthétisés à plus grande échelle. les résultats sont regroupés dans le Tableau 7.

a b Rendement selon les conditions i. après purification. après purification. après purification. Rendement selon les conditions ii. Rendement sur les cinq étapes après purification.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées 1 111a + 113a O 2 111a + 113b O 3 111a + 113c Précurseurs O O O O O 9a 9b O O O 9c O O O O O Chalconesa O O OH O 52% 12a O O OH O 64% 12b O +/O O O O OH O 57% 12c O O Flavanones b O +/O O O O 91% 114a 114b O OAc O O 90% O +/- O O 75% 114c O O 3-acétoxyflavanonesc O +/- O O OAc O O O O OAc O O +/- O 50% 112a 112b O OH O O O +/O 40% O O OH O O O +/- 66% 112c O O Dihydroflavonolsd O OH O O +/- O 84% 38a 38b O OH O O 61% O O OH O O +/- 97% 38c O O Flavonols e O O O O OH O 75% Rendement global f Dérivé méthylé de la galangine : 15% 85% Dérivé méthylé du kaempférol : 12% 80% Dérivé méthylé de la myricétine : 22% O O Tableau 7 : Résultats de l’application de la synthèse biomimétique B3. Rendement selon les conditions v. après purification. Rendement selon les conditions iv après e f purification. c d Rendement selon les conditions iii. 88 .

La formation d’intermédiaires appartenant à la classe des flavonoïdes a permis de tester tous les substrats dans une potentielle activité biologique et d’identifier trois molécules actives. cellules tumorales du colon.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les résultats obtenus pour les trois séries de flavonoïdes sont satisfaisants. Parmi les trois séries de flavonols présentées dans le Tableau 7. Tableau 8)111 : selon la substitution du cycle A. Elle consiste B3 principalement à évaluer le potentiel anti-prolifératif des molécules synthétisées sur la lignée Caco-2. avec des rendements satisfaisants. lors de l’élaboration de la séquence réactionnelle.5 µM IC50 = 4 µM Figure 31 : Molécules actives sur une lignée cancéreuse du colon SW620 3. L’utilisation du diacétate d’iodosobenzène en tant qu’agent hydroxylant a généré des produits secondaires de type flavone 21 (Schéma 48.5-25 µM IC50 = 5-12. 9a O O O 38a O OH OH O O O O O O 38b O OH O IC50 = 12. trois structures présentent un potentiel antiprolifératif intéressant sur la lignée cancéreuse du colon SW620 (Figure 31). ont été engagées dans une étude biologique. Par ailleurs. obtenus par la synthèse biomimétique B3. dirigé par Francis Raul. En partenariat avec le Laboratoire d’Oncologie Nutritionnelle de Strasbourg. la formation de la flavone devient majoritaire par rapport à celle du dihydroflavonol (produit initialement attendu). 89 . Les rendements totaux de la biosynthèse des dérivés méthylés de flavonols vont de 12 à 22% sur les cinq étapes. les cinq séries de flavonoïdes.2 Bilan et extension de la stratégie B3 L’ensemble des résultats sur la synthèse biomimétique des flavonols est très intéressant : il est possible d’obtenir un grand nombre de flavonols différant par la substitution du cycle A et du cycle B. l’étude de la transformation flavanone 12 en dihydroflavonol 112 a montré des résultats inattendus.

la formation de la flavone devient majoritaire (lorsqu’elle est monosubstituée sur le cycle A).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R3' 12 R7 O R4' R5' i / ii R7 112 O OH R5 O R5 O R3' R4' R5' R7 21 O R3' R4' R5' + R5 O et chalcone 9 (+/-) cis et trans Schéma 48 : Oxydation par l'iode hypervalent i: PhI(OAc)2 (1. En revanche. _ a Rendement après purification par recristallisation suite à l’hydrolyse acide dans les conditions ii. voire exclusive (Entrées 2 et 3). la flavanone 106 est majoritairement α-hydroxylée par l’iode hypervalent. Rendement après purification par recristallisation suite à l’oxydation (pas d’hydrolyse).111 90 .) / MeOH. ii: Trans : HCl (3M) / EtOH / TA Cis : HCl (3M) / Acétone / TA. pour les substrats présentant un cycle A substitué. pour donner le (±)-trans-dihydroflavonol 27 avec un rendement de 68% après hydrolyse acide. Le produit secondaire (flavone 21a) est minoritaire avec 23% de rendement (Entrée 1). b Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice suite à l’hydrolyse acide c d dans les conditions ii.0 éq. Aucune trace n’est observée. Rendement après purification par e chromatographie sur colonne de silice suite à l’oxydation (pas d’hydrolyse). Entrées Flavanone 106 O Dihydroflavonol 27 O OH O Flavone 21a O 1 (+/-) O (+/-) 68% a O 23% 21d O O b 12a 112a O O OH O O O 2 O O (+/-) O O (+/-) O _ 12b O c 82% 21e O d 112b O O O OH O O O O 3 O O O (+/-) O O (+/-) _c c O 84% e Tableau 8 : Résultats de l’application de l’oxydation par l’iode hypervalent.) / KOH (1. En effet.1 éq.

l’addition nucléophile du méthanolate sur le carbonyle en position 4 de 12IPh est une étape limitante si le cycle A est fortement substitué : le carbonyle est moins électrophile et donc moins réactif. L’hydrogène en position 2 de 12IPh’ se trouve alors en position anti-périplanaire par rapport au groupe iodé sortant.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Le rapport dihydroflavonol / flavone est dépendant du motif du cycle A : plus la substitution est importante (motif phloroglucinol : positions 5 et 7 oxygénées) plus la transformation évolue vers la flavone. Dans ces conditions. Ces résultats renforcent les observations faites lors de l’étude de la stratégie B2B. Au cours du mécanisme d’α-hydroxylation (Schéma 42b et 49). 91 . Stefan Chassaing a proposé une hypothèse basée B2B sur les contraintes électroniques et stériques imposées par les substituants présents sur le cycle A. un équilibre d’épimérisation plus rapide est envisageable entre 12IPh et 12IPh’.111 12 R7 O R3' R4' R5' Enolisation CH3OCH3OH R7 O R3' R4' R5' R5 O R5 O in situ Echange de ligands PhI(OCH3)2 PhI(OAc)2 CH3OR3' 12IPh Addition nucléophile R7 sur le carbonyle O R4' Equilibre d' R7 R5' épimérisation IPh(OCH3) R5 O CH3O12IPh' O R3' H R4' R5' IPh(OCH3) R5 O R3' Etape limitante si R5=R7=OR R4' Elimination et élimination réductrice de l'iode PhI R3' R7 O OH R5' 21 R7 O O R4' R5' R5 O R5 O Schéma 49 : Hypothèse mécanistique de la formation de la flavone 21 par l’iode 111 hypervalent. situation permettant une élimination de type E2 pour donner la flavone 21.

2001. les résultats obtenus sont répertoriés dans le Tableau 9. facilement clivables en milieu acide (Schéma 50)129. ii: NaOAc / EtOH / reflux.. 92 . J. 64. 129 Yongqiang W. Tableau 8) valide la méthode pour le groupe protecteur méthoxyle. 196-199. Nat. Weidong. T. . . mais elle peut être une voie efficace pour accéder à des flavones 21. . Z. nous avons reproduit ces conditions sur des précurseurs protégés par des groupements méthoxyméthyles.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge D’après les résultats et cette hypothèse mécanistique. Prod. 111 R5 R7 + R3' OH O i R3' 9 R7 R5 R4' R5' R7 ii R5 O 12 O +/R4' R5' R5 O iii / iv R3' R4' R5' 113 O R7 21 O R3' R4' R5' OH O Schéma 50 : Séquence réactionnelle pour la formation de flavones naturelles 111 16 i: NaH / DMF / 0°C à TA / 4 h. Wenfei. substituées en position 5 et 7. Li. Yulin. la méthode avec l’iode hypervalent n’est pas adaptée pour la transformation flavanone 12 en dihydroflavonol 112. iii: PhI(OAc)2 / KOH / MeOH. . 129 iv: HCl / MeOH / reflux. L. Dans le but de synthétiser des flavones naturelles. L’obtention de dérivés méthylés des flavones chrysine 21b et apigénine 13 dans les conditions i (Schéma 48.

93 . a b Rendement après purification. supérieurs à 10%. avec des rendements. comme la chrysine 21b ou l’apigénine 13 est efficace.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées Précurseurs 1 111b (R5=R7=OMOM) 113a (R4’=H) 9f O 2 111b (R5=R7=OMOM) 113g (R4’=OMOM) 9g O O O O O Chalconesa O O OH O O O 60% O O OH O 48% O O +/- 12f 12g O Flavanonea O O O O O O +/- 64% O O O 64% O O 21f 21g O O O Flavone protégéea O O O O O O 30% O O O 42% 13 OH O 21b Flavone déprotégéea HO O HO OH O Rendement globalb quantitatif Chrysine 21b : 11% OH O quantitatif Apigénine 13 : 12% Tableau 9 : Résultats concernant la formation de flavones naturelles. sur quatre étapes. Rendement sur les quatre étapes après purification L’utilisation de l’iode hypervalent dans la formation de flavones naturelles.

Bilan des stratégies B 4.110 En effet. R3' 102 R7 O R4' R5' R5 Stratégie B1 : réaction de céto-hydroxylation R3' 38 : R3 = OH R7 Stratégie B2 : Synthèse totale 103 R7 R5 R3 OH B2A O B2B et B2C selon substitution du cycle benzénique R5 21 OH O R7 O OH O R5 O R7 R5 + R3' R4' R5' O R3 R3 = OH ou OR R5 = H ou OH ou OR R3'. la tension de cycle générée lors de la formation d’intermédiaires au cours de la cétohydroxylation. R4'. Malgré les très bons résultats obtenus par Plietker. n’est pas adaptée à la structure tricyclique des flavonoïdes. entraîne une fragmentation du substrat.1 Bilan La construction du motif C6-C3-C6 correspondant au motif flavonol 38 a été étudiée et trois stratégies ont été envisagées (Schéma 36 et Schéma 51). la stratégie B1. R5'.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 4. entre l’agent oxydant au ruthénium et le cycle central C. fondée sur la B1 cétohydroxylation d’un flav-3-ène 102. R7= H ou OMe R4' R5' Stratégie B3 Synthèse biomimétique O Utilisation de l'iode hypervalent R3' R4' R5' R7 R5 O Schéma 51 : Bilan des stratégies B 94 .

95 . B2A n’a donné aucun résultat positif contrairement à B2B et B2C . Cette contrainte ne permet donc pas d’élaborer la synthèse totale B2 envisagée. 110d et 110Ace) peuvent être engagées dans la séquence réactionnelle envisagée B2 (Schéma 39). Grâce à une étude approfondie pour chaque transformation. nous nous sommes concentrés sur la synthèse totale de flavonols en élaborant la stratégie B2.2 Perspectives La synthèse totale B2 reste une méthode envisageable pour l’accès au squelette flavonol. Trois alternatives ont été envisagées pour accéder aux substrats 103 (Schéma 51) : les stratégies B2A et B2B pour former directement des α-hydroxyacétophénones et la stratégie B2C pour conduire à des intermédiaires de type α-acétoxyacétophénones. il serait intéressant de tenter d’autres méthodes d’α-oxygénation d’acétophénones 109.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge L’hémisynthèse de flavonols par la stratégie B1 ne s’appliquant pas aux flavonoïdes. qui ne dépendraient pas du motif de substitution du cycle benzénique. Cette méthode s’appuie sur une étape originale 6-exo-tet à partir d’αB2 O-2-hydroxyacétophénones 103. certaines α-hydroxy et α-acétoxyacétophénones obtenues (110c. mais l’efficacité de ces méthodes est dépendante du motif de substitution du cycle benzénique (futur cycle A) du précurseur acétophénone 109. 4. une voie de synthèse de flavones naturelles a pu être élaborée. Par ailleurs. Cette méthode est de loin la plus adaptée pour l’obtention d’un grand nombre de squelettes C6-C3-C6 de type flavonols ou flavones. La stratégie B3 mise au point par Stefan Chassaing présente des rendements très satisfaisants pour l’accès à des dérivés méthylés de flavonols.

précurseur des pyranoanthocyanidines 101. est l’accès direct au motif sel de 4-méthylflavylium (Schéma 35). se base sur une synthèse de type C6 + C4-C6. 96 . que nous allons présenter dans le chapitre suivant. La stratégie C .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Une autre alternative pour construire le squelette C6-C3-C6.

1782. . 1903.. Accès au motif sel de 4-méthylflavylium 1. 1190. 34. . . intermédiaire incontournable de la séquence réactionnelle des pyranoanthocyanidines 101 (Schéma 35). Des calculs de mécanique moléculaire ont été effectués sur les réactifs de départ par Aurélien Alix (Doctorant au Laboratoire de 130 Robinson. Puis. 1941. 3889. Dtsch. . 36. La régiosélectivité de la réaction s’explique par les caractères électrophiles et nucléophiles de chaque espèce.130 La condensation régiosélective en milieu acide fort (acide acétique et acide hexafluorophosphorique) d’un phénol 116 (C6) et d’une 1-phényl-butan-1. Wagner. Ges. . Bulow.. La force motrice de la réaction est la formation d’un cycle à six centres aromatique. 1934. on suppose qu’après activation des carbonyles de la 1-phényl-butan-1. ont lieu deux additions nucléophiles régiosélectives successives de 116.. Ber.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge C. J. . Malkin. Nous avons donc orienté notre étude vers l’obtention directe du sel de 4-méthylflavylium 115. Von Sicherer. J. . W. Dtsch. 97 . Walker. J. Chem.. C. Stratégie C 1. Bulow. . C. 34. Ges. Robinson. Wagner. Chem. une autre stratégie. H. 1925. Ibid. 1435. R. Chem.3-dione 117 (C4-C6) conduit en 24 heures au sel de 4méthylflavylium correspondant (Schéma 52a). Bulow. mise au point par Bulow et Wagner en 1901. C. T. .. Soc. Le mécanisme de cette transformation n’est pas clairement établi. 1901. 1901. consiste en une association C6 + C4-C6 de deux entités carbonées. addition nucléophile du bromure de méthylmagnésium sur une flavone ou un flavonol. Chem. H. R. 127. l’élimination de deux molécules d’eau conduit au sel de 4-méthylflavylium. . Soc.1 Présentation de la stratégie Les stratégies B élaborées pour la construction du motif flavonol C6-C3-C6 38 n’ont pas donné les résultats attendus. Ber.3-dione 117 par un proton. Outre les conditions de synthèse proposées dans le chapitre A.

489 O 0. méthode MM+ OH -0.67 OH H HO OH Ph OH O O Addition nucléophile 1 HO H O OH Ph HO Prototropie O OH Ph OH O OH H 6-exo-trig O Addition nucléophile 2 OH HO O Ph HO . R7=OH 116b : R5=R7=OMe 116c : R5=R7=OH R3 4 11 R5 117a : Benzoylacétone R3=R3'=R4'=R5'=H Schéma 52a : Construction de sels de 4-méthylflavylium par la stratégie C HOMO LUMO HO Calculs des charges.5 (Schéma 52b) et permettent d’expliquer la régiosélectivité de la réaction. 98 .H 2O O Ph . les résultats apparaissent dans le Tableau 10.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Synthèse et Réactivité Organique.H2O / HO + H+ H OH2 O OH2 Ph + H+ HO O Ph OH Elimination E1 / Aromatisation OH OH OH Réaromatisation/ Protonation / Elimination OH OH Schéma 52b : Proposition du mécanisme de condensation régiosélective entre 116c et 117a Trois phénols ont été condensés avec la benzoylacétone 117a : le résorcinol 116a.51 -0.5-diméthoxyphénol 116b et le phloroglucinol 116c.1038 O 0. Strasbourg I) avec le logiciel Hyperchem Release 7. Les sels de 4méthylflavylium synthétisés de type 115 (R3 = H) sont récupérés par précipitation dans l’éther et filtration.271 0. le 3. 116 117 PF6R5 A 9 10 115 R3' R4' R7 OH O R3' B R4' R5' + R7 AcOH / HPF6 TA / 24 heures 9 O C R3 A 10 R5' 11 OH 116a : R5=H.

fréquemment rencontré chez les molécules naturelles. quant à lui. Ces premiers résultats sont très encourageants et valident la synthèse de sels de 4méthylflavylium à partir d’une stratégie C6 + C4-C6. filtration et lavages à l’éther. nous avons développé la stratégie C (Schéma 53). ainsi en nous basant sur les bons résultats présentés ci-dessus. Les sels de 4-méthylflavylium 95b et 95d (Entrées 2 et 3) sont obtenus avec d’excellents rendements : ils présentent tous les deux le motif phloroglucinol. 99 . a Rendement du sel de 4-méthylflavylium après précipitation dans l’éther. Notre objectif principal reste l’accès à une grande variété de motifs 115 (Figure 28).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées Précurseurs 116a + 117a HO OH OH O Sel de 4méthylflavylium : rdta 115a PF6HO O 1 116b + 117a O O OH O 73% 95d PF6O O 2 OH O 91% 95b O 116c + 117a 3 HO OH OH O PF6HO OH OH 95% Tableau 10 : Résultats de la condensation de phénols avec la benzoylacétone 117a. Le sel 115a est. formé avec un rendement correct de 73 % (Entrée 1).

G. Chem. Commun. J.. Chem. L.131 De plus. proposant une large gamme de substitution du cycle B. Ainsi. Y. un grand nombre de méthodes ont été développées pour l’obtention de ces molécules (Schéma 54). notamment dans la synthèse d’hétérocycles comme les pyrazoles ou les benzopyran4-ones. A.. Soc. R. 32. 1. . 2001. 589-592..3-diones ou β-dicétones Les β-dicétones sont considérées comme des unités structurales très importantes. Raston. 100 . Commun. L’addition nucléophile de l’énolate de la fonction cétone sur un aldéhyde conduit à un intermédiaire aldol. 1984. 1. .2 Synthèse de 1. L’accès aux motifs oxygénés 117’ a également été développé à partir de la stratégie C et sera présenté dans une seconde partie.1 Méthodes classiques L’une des approches les plus classiques est la réaction d’aldolisation croisée A. C.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 117 R7 A OH R5' 116 R5 A OH R7 OH 117' O R3' OR B R4' R5' OH O R3' B R4' 116 115 PF6R7 A OH O C R3 R3 ' R4' B R5' R5 + + Schéma 53 : Schéma rétrosynthétique de la stratégie C Le motif de substitution du cycle A dépend du phénol 116 et celui du cycle B dépend de la nature de la 1-phényl-butan-1.3-dione 117. Joshi. . 1702-1703. Salem. elles sont largement utilisées en tant que ligands chélatants pour les lanthanides et les métaux de transition.2. . . C. Unny. Heterocycl. qui est ensuite oxydé pour donner la β-dicétone correspondante 131 Nagpal. Nous avons donc considéré dans un premier temps une synthèse de molécules 117.

43. De plus des réactions de polymérisation peuvent également avoir lieu. Cet énol a l’avantage d’être stable à température ambiante. R' = CH3 ou aryle M = Na. Katritzky. Tang.. E. A. . Seebach. si la réactivité électrophile des deux substrats est trop proche. 2249-2252. .) + Produits de 0-acylation Schéma 54 : Méthodes classiques d’accès aux β-dicétones Une version B. J. 3679-3682.. M O R !+ + !" O R' A : Réaction d'aldolisation croisée #-dicétone O B : Réaction d'aldolisation avec un éther d'énol silylé R O R' C : Condensation de Claisen C-acylation AL O R' !+ Y R' + !" O R SiR3 O R !+ + !" O R. Dubac.132 Cette méthode conduit directement à la β-dicétone.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge avec de très bons rendements. McElvain.. mais elle peut aussi former le produit de O-acylation. S. P. . Beck. Hoeckstra. Watts. L’alternative C est la C-acylation d’une cétone à partir de sa forme énolate avec un agent acylant. . Chem. Am.. A. S. une polymérisation de la cétone peut avoir lieu. J. 1187-1190. . Org. Mandrou. .. Weber. OR'. . De plus. A. K. . 1996. . M. de la réaction d’aldolisation fait intervenir un éther d’énol silylé. R. J.. produit d’élimination de l’aldol : la fonction hydroxyle de cet intermédiaire s’élimine. 18. Lett. E. 1977.. Le Roux. . . 132 Wiles. M. J. C. Certaines précautions doivent pourtant être prises pour éviter la formation de la cétone α. Soc.. 2182-2186. S. C. Tet. 105. Haswell.... Pombo-Villar. 39. 1941. . Chem. . 65.β-insaturée. très souvent utilisée. 1998. J.. S. Sen. .) AL = Acide de Lewis (BF3. 3885-3887. 61. contrairement aux énolates de lithium qui se manipulent à -78°C (énolates utilisés pour la version A). Li. Tet. 101 . Lett . Il est impératif que les deux molécules de départ ne soient pas l’une et l’autre trop réactives. Lett. . 2000. par réaction de type E1CB en milieu basique ou de type E1 en milieu acide. Pastor. Y = Groupe partant (Cl. . Q. Chem. Mg. comme un chlorure d’acyle ou un ester. K. Org. 2002. 2945-2948. Tet. S. D.

Ménard. 102 . J. iii: CuSO4 . contrairement aux conditions contraignantes des acylations classiques : milieu anhydre. Metay. 133 Fargeas.2 Alternative originale Une nouvelle stratégie. .133 1.3-dione 117. bases fortes et basses températures. . ii: NaH / Bromure de propargyle / DMF / TA / 2 heures. 345-351. l’hydratation par le cuivre II permet l’obtention de la 1-phényl-butan-1. 10359-10364.3-diones. 5 H2O / MeOH-H2O / 60°C / 30 minutes. Chem. 71(1). formant ainsi un agent acylant latent. E. . Org. 60. cette voie d’accès originale aux 1-phényl-butan1. C. Aidhen. S. . I. Celui-ci est ensuite déprotoné en alpha du nitrile par l’hydrure de sodium. malgré une étape supplémentaire par rapport aux synthèses présentées en Schéma 54. . . Lebreton. Il réagit alors avec du bromure de propargyle pour donner l’intermédiaire 119. M. 134 Mahalingam. mais présentent encore certaines contraintes. J. V. nucléophile. Ainsi. P. B. 134 Les rendements annoncés pour chaque transformation sont supérieurs à 90% et le substrat 118 se manipule aisément à température ambiante. Myriam. D. . . 2006. O 113 i R3' R4' R5' R3' R4' R5' 118 CN N O ii R3' R4' R5' 119 CN N O iii R3' R4' R5' 117 OH O Schéma 55 : Stratégie proposée par Mahalingam et Aidhen. J. . Ainsi. Gosselin. Tetrahedron. proposée par Mahalingam et Aidhen fait intervenir l’agent acylant en tant que nucléophile134. . 2004. P. . L’addition nucléophile successive du cyanure de sodium et du chlorure de morpholinium sur un benzaldéhyde conduit à l’intermédiaire α-aminonitrile 118.. Baffreau. l’accès aux β-dicétones reste un sujet d’actualité pour un grand nombre d’équipes de recherche.3-diones a attiré notre attention (Schéma 55). i: NaCN / Chlorure de morpholinium / MeOH-H2 O / 30°C / 4 heures. J. Barthomeuf.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Toutes ces voies de synthèse ont fait leurs preuves. Bergé.2. S. Enfin. nous avons sélectionné cette stratégie pour la synthèse de plusieurs 1-phényl-butan-1.

. donnant les intermédiaires 118 avec de très bons 135 Vijayasaradhi.5triméthoxybenzaldéhyde 113c et le 4-fluorobenzaldéhyde 113d permettent de valider la méthode pour des motifs plus substitués ou portant un groupement électroattracteur.135 Cette réaction se fait facilement en conditions hydroalcooliques (mélange méthanol . Org. Selvamurugan. Enfin. 103 .eau).4. 1739-1742. 57. est basée sur le concept umpolung du précurseur : la transformation du benzaldéhyde électrophile en α-aminonitrile 118 entraîne la formation d’un nucléophile latent. Tetrahedron. le 3. Cette méthode a déjà fait l’objet de travaux qui ont permis de former de façon efficace une liaison carbone-carbone dans la synthèse de 2-déoxy-C-arylglycosides et de 1. S. I. Lett .1 Formation de l’α-aminonitrile 118 L’originalité de la stratégie. V. . 113b O 113c O 113d O 113e O MOMCl / K2CO3 / Acétone / reflux O O O O F O PF6 HO - O O O OH O OGLc O O O O OH O 64 : malvidine 3-0-glucoside OH Schéma 56 : Précurseurs de la stratégie C 1. proposée par Mahalingam et Aidhen. Aidhen.5-diméthoxy-4-(méthoxy-méthoxy)benzaldéhyde 113e est un précurseur de choix puisqu’il préfigure le cycle B de la malvidine-3-O-glucoside 64 (anthocyane majoritaire de Vitis vinifera) (Schéma 56).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1.. Aidhen. 4(10) . 2001. I. S.3. 2002. le 3. 6065-6069.4dicétones. . . S.3 Application de la stratégie C Quatre benzaldéhydes ont été choisis pour l’application de la stratégie de Mahalingam et Aidhen : le p-anisaldéhyde 113b est le précurseur modèle.

les résultats de cette transformation sont répertoriés dans le Tableau 12 (Schéma 58). La subtitution nucléophile de 118’ sur le bromure de propargyle conduit à l’intermédiaire propargylique C4-C6 119. avec des rendements sur les deux étapes entre 10 et 30%. étant directement engagé dans l’étape d’hydratation par le cuivre. Les conditions proposées par Mahalingam et Aidhen font intervenir les réactifs de départ dans des proportions non stoechiométriques et l’intermédiaire 119 n’est pas isolé. la réaction a été réalisée en conditions 104 .2 Formation de l’intermédiaire propargylique 119 La transformation 118 en 119 est l’étape-clef de la séquence réactionnelle proposée par Mahalingam et Aidhen : elle correspond à la construction de l’unité C4-C6. Les résultats obtenus d’après ce mode opératoire ont été très décevants.134 L’intermédiaire 118 est déprotoné en alpha des fonctions nitrile et morpholine pour donner une espèce nucléophile 118’.3. 1. Nous avons donc décidé de modifier la façon de procéder : dans un premier temps.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge rendements (Schéma 57 et Tableau 11) : la transformation i est efficace pour les quatre benzaldéhydes testés. 113 O i: NaCN / O N H2 ClR3' R4' R5 ' 118 CN N O R3 ' R4' R5' MeOH-H2O / 30°C / 4 heures Schéma 57 : Formation de l'α-amino-nitrile 118 Entrées Précurseur α-aminonitrile : Rendementa 1 113b 118b CN N O O O O O 2 113c 118c CN N O 3 113d 118d CN N F O O O O 4 113e 118e CN N O O 87% 85% 85% 95% Tableau 11 : Résultats de la transformation i a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice.

supérieurs à 70%. chaque produit a été purifié par chromatographie sur colonne de silice avant d’être engagé dans la dernière étape. 105 .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge stoechiométriques. le diméthylformamide. Enfin. pour limiter les réactions secondaires. En appliquant ces conditions. dans des conditions stoechiométriques. nous avons obtenu les intermédiaires propargyliques 119b à 119e avec des rendements corrects. est ainsi efficace pour tous cycles benzéniques testés. Puis nous avons extrait avec du diéthyléther à la place du dichlorométhane : par rapport au solvant de la réaction. transformation en conditions stoechiométriques. le coefficient de partage du diéthyléther est plus approprié. La transformation ii. 118 CN R3' R4' R5 ' N ii : NaH / Br DMF / TA / 2 heures 118' R3 ' R4 ' R5 ' CN N O R3' R4' R5 ' 119 CN N O O Schéma 58 : Formation de l’intermédiaire propargylique 119 Entrées Précurseurs Intermédiaires propargyliques Rendementa 1 118b 119b 2 118c 119c O O 3 118d 119d CN N O O O O O 4 118e 119e CN N CN N CN N O O O O F O 87% 84% 72% 75% Tableau 12 : Résultats de la transformation ii a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice.

3-diones 117. 669-672. . Lahav. le cuivre n’est pas fréquemment décrit dans la littérature pour ce type de transformation. 62.3 Formation de la 1-phényl-butan-1. 5 H2O / MeOH-H2O / 60°C / 30 minutes R3' R4' R5' 117 OH O Schéma 59 : Formation de 1-phényl-butan-1. 1997.. 106 .3-dione 117 La dernière transformation de cette séquence réactionnelle est assez originale puisqu’elle fait intervenir des sels de cuivre (CuSO4. En effet. 136 Baidossi.5H2O) pour hydrater le groupement propargylique.3-diones 117b. Chem. W. J. Les résultats obtenus pour cette dernière étape sur les dérivés 119 sont répertoriés dans le Tableau 13 (Schéma 59). 117d et 117e ont des rendements compris entre 40 et 50%. contrairement à d’autres sels inorganiques comme les sels de platine.3dione Rendementa Rendement sur les trois étapes 1 119b 117b OH O O 2 119c 117c OH O 3 119d 117d OH O O 4 119e 117e OH O O O F O O 50% 38% 64% 46% 27% 44% O O 40% 29% Tableau 13 : Résultats de la transformation iii a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice. Org. Les résultats obtenus pour la transformation iii sont décevants : à part un rendement honorable de 64% pour 117c (Entrée 2). . .136 La fonction alcyne de l’unité propargylique de 119 est activée par chélation avec le cuivre II et l’addition de deux molécules d’eau conduit aux 1-phényl-butan-1. les 1-phényl-butan-1. M.3-diones 117 Entrées Précurseur 1-phénylbutan-1. 119 CN R3' R4' R5' N O iii: CuSO4 . J.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1.3. Blum.

R. Technique du four à micro-ondes • Le four micro-ondes a fait son apparition en chimie dans les années quatre-vingt et est devenu d’un usage quotidien dix ans plus tard. ce qui va altérer l’efficacité du chauffage micro-onde. Il est beaucoup plus efficace et homogène que le chauffage traditionnel par bain d’huile.138 En effet. selon le sens du champ électrique. ce qui correspond à une diminution de l’entropie et donc à une diminution de l’énergie d’activation. plusieurs essais de conditions expérimentales différentes ont été réalisés. A. S. Les molécules absorbent alors les micro-ondes sous forme d’énergie rotationnelle. ils tournent alternativement dans un sens ou dans l’autre. il est possible de travailler avec des dilutions de réactifs faibles.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Dans le but d’améliorer les rendements de cette transformation. le précurseur n’est pas totalement consommé. mais des produits secondaires apparaissent toujours au bout de 30 minutes de réaction. Par contre. 115-125.137 Il s’applique à des réactifs présentant une certaine polarité : quand les dipôles sont exposés au champ électromagnétique. 107 . Wiley-VCH. 1999. : Weinheim. nous nous sommes intéressés à une technique récente. 2006. malgré des températures plus élevées . L’utilisation des micro-ondes entre dans les principes de la chimie verte. Microwaves in Organic Synthesis. 137 138 Loupy. n’ayant pas obtenu d’amélioration. ce qui permet une nette augmentation des rendements et une diminution considérable des temps de réaction. Varma. De plus. Verlag Gmbh & Co. 1(3) . Il est important de noter que la réaction aux microondes marchera d’autant mieux avec un solvant non polaire qu’avec un solvant polaire : ce dernier va interférer avec le champ électromagnétique et donc surchauffer. les énergies des états de transition de la réaction sont abaissées par ce chauffage : les molécules sont plus ordonnées. comme la variation du temps de réaction ou de la température. la réaction n’en est que plus facile. .. Green Chem. voire sans solvant si l’un des précurseurs est un liquide. Cependant elles ne conservent pas cette énergie et la restituent sous forme de chaleur : c’est le chauffage micro-ondes qui peut atteindre 10°C par seconde. .

5 bar / MeOH / 2 minutes MOb : 60°C / 0. nous avons testé la technique micro-ondes.produit secondaire déterminé par RMN 1H.5 bar / MeOH-H2O / 2minutes MOb : 60°C / 0. Dans le but de favoriser sélectivement la formation du produit 1-phényl-butan-1. Réaction réalisée avec un four à c micro-ondes Discover®.5 bar / THF / 2 minutes MOb : 60°C / 0.3-dione 117.5 bar / MeOH / 2 minutes MOb : 90°C / 0. Les résultats obtenus sur la transformation 119b en 117b sont répertoriés dans le Tableau 14 (Schéma 60).5 bar / THF-H2O / 2 minutes THF-H2O / 60°C / 30 minutes b Proportiona 50-50 / rdt (117b)=50% 50-50 1 2 3 70-_c 4 _c 5 _c 6 Aucune conversion 7 _c 8 _c Tableau 14 : Essais sur la transformation 119b → 117b.5 bar / MeOH /5 minutes MOb : 60°C / 0.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Dans les conditions proposées par Mahalingam et Aidhen. la transformation 119 en 117 conduit à un ou plusieurs produits secondaires. a Proportion 117b .3-dione 117b Entrées Conditions x iii (Schéma 58) MOb : 60°C / P=0. 119b CN N O O Conditions x O 119b 117b Produit secondaire 117b OH O AE/H 2/3 Schéma 60 : Formation de la 1-phényl-butan-1. CEM. 108 . Présence de plusieurs produits secondaires.

3-diones 117b à 117e ont été engagées dans la réaction de condensation avec un phénol pour former de nouveaux squelettes C6-C4-C6 (Schéma 52).3.4 Bilan de la formation de 1-phényl-butan-1. 117d et 117e avec des rendements acceptables. 1. nous avons synthétisé les 1-phényl-butan1. L’obtention de ces molécules permet la poursuite de notre étude.4 Accès au motif sel de 4-méthylflavylium Maintenant que nous avons à notre disposition des motifs C4-C6 différemment substitués sur le cycle benzénique.3-diones ont été obtenues avec des rendements allant de 27 à 46% (Tableau 13). à 60°C pendant deux minutes (Entrée 3). Les 1-phényl-butan-1. mais la transformation 119 en 117 (iii) reste l’étape limitante de cette séquence réactionnelle. Malgré cette dernière étape. Le changement de pression. Les résultats sont regroupés dans le Tableau 15. Ainsi. les réactions i et ii se font avec de très bons rendements. 117c.3-diones. 109 . Quatre 1-phényl-butan-1.3-diones 117b.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Par rapport à la méthode de Mahalingam et Aidhen (Entrées 1 et 8). 1. toujours dans l’objectif d’accéder à des sels de 4-méthylflavylium substitués sur le cycle B. nous n’avons pas amélioré les rendements : l’utilisation d’un four à micro-ondes n’est donc pas adaptée à cette réaction. ce qui est décevant par rapport aux résultats annoncés par Mahalingam et Aidhen. nous pouvons envisager la formation des sels de 4-méthylflavylium correspondants. de température ou même de solvant ne permet pas d’éviter la formation du produit secondaire.134 En effet. pour tout type de substrat (Tableaux 11 et 12). malgré ces différents essais. une série d’expériences a été réalisée par micro-ondes (Entrées 2 à 7) : les meilleurs résultats sont obtenus pour les conditions classiques iii (Entrée 1) et pour une séquence micro-ondes.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

Entrées

Précurseurs engagés
116c + 117b
HO OH OH O

Rendement sel de 4méthylflavyliuma
115b
PF6HO O O

1
OH

O
OH

81%
O O

116c + 117c
HO OH O O O

OH

O
PF6HO O

115c

2
OH

O

OH

quantitatif
115’c
O PF6O O O O

116b + 117c
O O OH O O O O

3
OH

O

26%
115d
PF6F O

116c + 117d
HO OH

OH

O
HO

4
OH

F
OH

57%
OH

116c + 117e
HO OH O

OH

O
PF6HO O

115e
O

5

OH

MOMO O

O

OH

mélange

b

Tableau 15 : Formation d’une nouvelle série de sels de 4-méthylflavylium. a b Rendement obtenu après précipitation dans l’éther, filtration et lavages à l’éther. Le groupe protecteur méthoxyméthyle est clivé dans les conditions acides: AcOH / HPF6

Cinq sels de 4-méthylflavylium, substitués sur le cycle B par des groupements électrodonneurs ou électroattracteurs ont été obtenus avec des rendements assez variés : 115b et 115c ont été formés avec plus de 80% de rendement (Entrées 1 et 2) et la condensation du phloroglucinol avec 117d conduit à un nouveau sel de 4méthylflavylium 115d, portant un groupement électroattracteur sur le cycle B (Entrée 4). Par contre, la condensation du 3,5-diméthoxyphénol avec 117c ne donne qu’en faible quantité le sel 115’c : il est connu que la présence de méthoxyles déstabilise la structure sel de flavylium. La formation de 115e est plus difficile : le groupe protecteur méthoxyméthyle est censé être clivé en conditions acides (Entrée

110

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

5). Or, nous obtenons un mélange de deux sels de 4-méthylflavylium : 115e et son homologue protégé en position 4’. Les quatre sels de 4-méthylflavylium 115b à 115d ont été engagés dans la réaction de condensation avec différents benzaldéhydes pour former les 3-déoxypyranoanthocyanidines phénoliques correspondantes. Les résultats seront présentés dans le chapitre D. 2. Extension de la stratégie C La méthode développée ci-dessus nous permet de former de façon efficace plusieurs sels de 4-méthylflavylium substitués sur le cycle B et portant un hydrogène en position 3. Or, l’un de nos objectifs est la formation de molécules oxygénées sur cette position (Schéma 61). Nous avons donc exploité la stratégie C pour accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 (R3 = OR), présentant une fonction hydroxyle ou alkoxyle en position 3 : nous avons donc prospecté les méthodes d’α-oxygénation de 1-phényl-butan-1,3-diones 117.
116 120 PF6R7 A R5 O C OR Stratégie C OR R = H, Ac, Ar B R4' R5' R5' R3' R4' B R5' O R5 A OH 117' O R3' !"oxygénation B R4' R7

+
117 OH O R3'

Schéma 61 : Accès à des sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3

2.1 α-oxygénation de la benzoyacétone 117a Dans un premier temps, nous avons tenté l’α-oxygénation de 117a : nous avons testé les conditions de Moriarty et al. faisant intervenir l’iode hypervalent, ainsi que celles de Demir et al. utilisant le triacétate de manganèse, développées dans le 111

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

chapitre B2 (Schéma 62).118,119,123 Malheureusement, dans aucun cas nous n’avons pu obtenir l’α-O-benzoylacétone 117’a : la présence d’un second hydrogène labile en alpha des deux carbonyles entraîne des réactions secondaires incontrôlables. Nous obtenons donc un mélange de produits difficilement séparables.
117'a 117a O O 1) PhI(OAc)2 / KOH / MeOH 2) PPTs / Acétone-H2O O Mn(OAc)3 / Benzène-AcOH / Système Dean-Starck OAc (±) O O

OH O

(±)

H

H

Schéma 62 : Tentatives de formation de dérivés 2-oxo des 1-phényl-butan-1,3-diones 117’a

2.2 Alternative pour l’obtention de dérivés 2-oxo des 1-phényl-butan-1,3diones L’oxygénation directe sur le motif 117 semblant compromise, nous avons donc envisagé la séquence réactionnelle suggérée par Langer et al. en 2006139 : elle fait intervenir un intermédiaire halogéné 121.140 L’halogène est ensuite substitué par un ester de sodium dans le diméthylsulfoxyde, formant ainsi une 1-phényl-butan-1,3dione oxygénée en alpha des deux carbonyles de 117’ (Schéma 63).
117 OH R3' R4' R5' O i R3' R4' R5' Cl (±) 121 O O ii R3' R4' R5' OR (±) 117' O O

R = Ac, Bz

Schéma 63 : Séquence réactionnelle pour accéder à 117'. 139 140 i: N-chlorosuccinimide / CCl4 / reflux. / 4 heures. ii: NaOR / DMSO / reflux / 3 heures.

139

Ahmed, Z. ; Fischer, C. ; Spannenberg, A. ; Langer, P. ; Tetrahedron, 2006, 62, 4800-4806. Valgimigli, L. ; Brigati, G. ; Pedulli, G. F. ; Dilabio, G. A. ; Mastragostino, M. ; Arbizzani, C. ; Pratt, D. A. ; Chem. Eur. J., 2003, 9, 4997-5010. 140 Roshchupkina, G. I. ; Gatilov, Y. V. ; Rybalova, T. V. ; Reznikov, V. A. ; Eur. J. Org. Chem., 2004, 1765-1773.

112

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

2.2.1

α-chloration de 117

Dans un premier temps, les conditions i décrites par Roshchupkina et al. ont été testées sur la benzoylacétone 117a et la 1-phényl-butan-1,3-dione plus substituée 117c, les résultats apparaissent dans le Tableau 16 (Schéma 64).140
117 OH R3' R4' R5' NCS: O i: NCS / CCl4 / reflux / 4 heures O N Cl O R3' R4' R5' Cl (±) + 121 O O Succinimide O N H O

Schéma 64 : α-chloration de 117 par le N-chlorosuccinimide (NCS) en 121. Entrées Précurseur
117a
OH O

140

Intermédiaire chloré : rdt
121a
O O

1

Cl (±)

65%
117c
OH O

a

121c
O O O Cl O

O

2

O O O

(±)

84%
140

b

Tableau 15 : Résultats d’α-chloration de 1,3-dicétones 117.
a b

Rendement du brut réactionnel après filtration et séchage sous pression réduite. Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice.

La formation de la 3-chloro-benzoylacétone 121a est délicate : bien qu’un seul produit se forme au cours de la réaction (suivi par chromatographie sur couche mince), nous avons observé sa dégradation lors de sa purification par chromatographie sur colonne de silice. Nous avons donc envisagé de ne pas purifier la 3-chloro-benzoylacétone. Il est important de noter que la réaction se fait en conditions stoechiométriques et que le succinimide, produit secondaire, précipite dans le tétrachlorure de carbone : le brut réactionnel ne devrait présenter que la molécule 121a. Cette hypothèse a été vérifiée par spectroscopie RMN qui indique la présence seule du produit 121a. Nous avons donc travaillé directement sur le brut réactionnel de la transformation i. En revanche, l’intermédiaire chloré 121c est

113

2. pour des motifs substitués sur le cycle benzénique.3-dione 122 est obtenue avec un rendement de 45%. 114 .2 α-oxygénation de 121a Une fois ces intermédiaires chlorés obtenus. Les résultats sont regroupés dans le Tableau 17 (Schéma 65). ce qui valide la méthode d’α-chloration de Roshchupkina et al. (72%). après purification.2. 139 Entrées Précurseurs α-O -1-phényl-butan-1.3-dione 123 se forme avec d’autres produits. b Traces observées parmi un mélange de produits La 2-acétoxy-1-phényl-butan-1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge obtenu. 121 O R3' R4' R5' Cl (±) O ii: NaOR / DMSO / Reflux / 3 heures R3' R4' OR R5' (±) O O 122 : R = Ac 123 : R = Bz Schéma 65 : α-oxygénation de 121. avec un bon rendement de 84%. nous avons engagé le brut 121a dans la réaction d’α-oxygénation dans les conditions ii139 : l’halogène subit une substitution nucléophile par l’acétate de sodium ou le benzoate de sodium pour former les 2-O1-phényl-butan-1. mais la 2-benzoyloxy-1-phényl-butan-1.3-diones correspondantes.3a dione : rendement 122 O O 1 121a + NaOAc (±) O O 45% 123 O O 2 121a + NaOBz O (±) O Tracesb Tableau 17 : Résultats de la transformation ii sur 121a. Ces résultats sont moins bons que ceux annoncés par Langer et al. a Rendement après purification par chromatographie sur colonne de silice.

2. 116b 122 ou 123 PF6O O O O i O O ou OR R = Ac ou Bz OR O O OH O 120 PF6O + OH Schéma 66 : Condensation en milieu acide de 122 ou 123 avec un phénol. suivie de la formation d’un précipité. On sait que l’obtention d’un sel de 4-méthylflavylium dans les conditions i est caractérisée par la coloration du milieu réactionnel. l’un des précurseurs de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3.3-dione 117’. Dans le cas des deux transformations présentées dans le Schéma 66 nous n’avons observé ni coloration. i: AcOH / HPF6 / TA / 24 heures. dans l’étape de condensation avec le 3. les résultats apparaissent dans le Tableau 18 (Schéma 66). Malheureusement.5-diméthoxyphénol 116b. ni les sels de 3-hydroxy-4-méthylflavylium (R = H). ni précipitation et nous avons obtenu après filtration un solide blanc. Entrées Précurseurs 116b + 122 116b + mélange 123 Sels de 3-O -4-méthylflavylium 1 2 _a _a Tableau 18 : Résultats de la condensation entre 116b et 122 ou 123 a Aucune trace n’est observée. issus de l’hydrolyse des esters. De plus la 115 .3-dione 122. à notre disposition une α-0-butan-1-phényl1. le sel de 4méthylflavylium est récupéré sous forme de poudre colorée.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge mais nous avons. ainsi que le mélange résultant de la transformation 121a en 123. nous n’avons pas obtenu les sels acylés de 4méthylflavylium (R = Ac ou Bz). par cette méthode. Après filtration et différents lavages au diéthyléther.3 Formation de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3 Nous avons engagé la 2-acétoxy-1-phényl-butan-1.

La seconde hypothèse est celle qui explique le mieux l’absence de coloration. dans le milieu. Cette espèce est en équilibre avec différentes formes énoliques.La première consiste en l’hydratation du sel de 3-hydroxy-4-méthylflavylium en position 2. dont certaines présentent une fonction 1. R3' XR7 O OH R5 R4 R5 R4 R5' R6' H2O R7 O OH R6' OH R5 R4 H 2O R7 OH CHO + HO R5 R4 O R3' R5' R7 OH O O R3' R5' R6' Anthocyanidine : R4 = H R4 = Me R3' R4' R5' Schéma 67a : Instabilité des structures flavylium hydroxylées en position 3 117' O O OH O OH O O OH OH OH O 1. Ce phénomène a été décrit pour les anthocyanidines (Schéma 67a). la présence d’un hydroxyle en position 3 conduit à la rupture du squelette C6-C3-C6. précipitation et de tout produit sur le spectre RMN. solubles dans le diéthyléther qui sont éliminés au cours des lavages. que des espèces sous forme non cationique. nous proposons deux hypothèses.3-dione 117a’. conduisant à la 2-hydroxy-1-phényl-butan1.La deuxième hypothèse est basée sur l’hydrolyse de l’ester au niveau des 2-Obutan-1-phényl-1. . Il ne reste alors.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge caractérisation par RMN du proton ne montre aucun signal mis à part celui du solvant.2-dicétone : instabilité Dégradation OH Ph O HO O OH Schéma 67b : Instabilité de la 2-hydroxy-1-phényl-butan-1.3-dione 117’ 116 . Pour expliquer ces résultats.2-dicétone instable (Schéma 67b).72 .3-diones 122 et 123. la dégradation empêche ainsi toute réaction de condensation.

.4. 141 Li. Y. .4.3-dione 121a par substitution nucléophile.5-triméthoxybenzoate de sodium est formé in situ et réagit directement avec la 2-chloro-1-phényl-butan-1.4..141 Puis le 3. .5-triméthoxybenzoate)-1butan-phényl-1. Bioorg.4. W. motif fréquemment rencontré chez les molécules d’origine végétale.5-triméthoxybenzoïque 124 est préparé par perméthylation de l’acide gallique (Schéma 68a). les résultats sont regroupés dans le Tableau 19. l’acide 3. 1287-1293. Chem. O OH Me2SO4 / NaOH / H2O / TA à reflux / 1 heure OH OH Acide gallique 22% O O Acide 3. plus résistante aux conditions acides : le 3. Med. Xu.5-triméthoxybenzoate de sodium qui est un dérivé de l’acide gallique. 124 O OH 1) NaH / DMF / TA 2) 121a / DMF / TA / 3 heures 51% O O Cl (±) 141 125 O (±) O O O O O O O O Na+ O O O O O O Schéma 68b : Formation de la 2-O-1.5-triméthoxybenzoïque. pour conduire à la 2-(3. Li.4. nous nous sommes intéressés à une autre fonction ester.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. X.4.4 Alternative pour accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 Dans le but d’accéder à des sels de 4-méthylflavylium 120 stables.3-dione 125 (Schéma 68b). Dans un premier temps.5-triméthoxybenzoïque O OH HO O Schéma 68a : Perméthylation de l’acide gallique en acide 3. Il est ensuite engagé dans l’étape de condensation avec un phénol pour accéder au sel de 4-méthylflavylium correspondant. 14.3-dicétone 125 Le produit 125 est formé avec un rendement de 51%. 2006. 117 .

ainsi qu’à l’étude de la dernière étape de condensation.4méthylflavylium. l’accès à des sels de 4-méthylflavylium acylés en position 3 et substitués sur le cycle B serait validé avec la stratégie C .5 Perspectives Maintenant que nous avons déterminé les conditions adéquates pour l’obtention de sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Entrées Précurseurs 116b + 125 O O O (±) O OH O O O O O Sel de 4-méthylflavylium : rendementa 120b PF6O O O O O O O O 1 15% O HO 116c + 125 O HO OH (±) O OH O O O 120c PF6O O OH O O O O 2 O 24% Tableau 19 : Formation de sels de 3-(3’’. Les résultats seront indiqués dans le chapitre D qui suit. la fonction ester choisie résiste en partie aux conditions acides de la réaction et nous avons réussi à synthétiser la structure sel de 4-méthylflavylium acylé en position 3. Ainsi.3-diones 117b à 117e pour obtenir une grande diversité de structures. 2. Néanmoins. lavages au diéthyléther et séchage sous pression réduite.4’’. Nous avons obtenu deux sels de 4-méthylflavylium oxygénés en position 3 avec des rendements faibles de 15% pour 120b et 24% pour 120c. il reste à développer cette méthode sur les 1-phényl-butan-1. Le chapitre D est consacré à l’accès aux motifs pyranoanthocyanidiques 101. 118 . 120c a été engagé dans la réaction de condensation avec un benzaldéhyde pour former la pyranoanthocyanidine phénolique correspondante.5’’-triméthoxybenzoate). a Rendement après filtration.

D’après leurs résultats et l’hypothèse mécanistique proposée. un dernier site doit encore être contrôlé. pour former les 3-déoxypyranoanthocyanidines et pyranoanthocyanidines phénoliques 126 correspondantes. H O D R O C R3 R4' B R5' Figure 32 : dernier objectif : contrôler la substitution du cycle D 1. selon la description donnée dans le chapitre précédent.1 Présentation de la stratégie Pour former les motifs pyranoanthocyanidines phénoliques 126. à synthétiser des sels de 4-méthylflavylium qui présentent une diversité au niveau de la substitution du cycle B. c’est la substitution du cycle D (Figure 32). 119 . (Schémas 31a et 31b) tout type d’aldéhyde peut être condensé (Schéma 68). ainsi que la possibilité d’être acylés ou non en position 3 : ce sont les intermédiaires de choix pour accéder aux structures 101. Pour atteindre tous les objectifs présentés dans le chapitre A (Figure 28).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge D. grâce à la stratégie C . Accès au motif pyranoanthocyanidine Dans les chapitres précédents. ont condensé le p-diméthylaminobenzaldéhyde avec des sels de 4-méthylflavylium dans l’éthanol à reflux. nous nous sommes principalement intéressés à l’obtention des motifs flavones ou flavonols et sels de 4-méthylflavylium. COOH. Roehri-Stoeckel et al. R3' PF6R7 A R = Ar. CH3. Nous avons réussi.106 Cette voie a donc été explorée avec les sels de 4-méthylflavylium synthétisés. Formation du cycle D et substitution 1. Toutes ces structures interviennent en tant qu’intermédiaires de la séquence réactionnelle permettant d’accéder aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines ou aux pyranoanthocyanidines de type 101 (Schéma 34).

plusieurs produits condensés ont été obtenus avec des rendements satisfaisants : la condensation des sels de 4-méthylflavylium 95a. H 126 : R = Aryle R3' R4' B R5' + R R = Ar. 115b à 115d et 120c.2 Première application de la stratégie 1. 95d.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R3' PF6R7 A OH O C R3 115 : R3 = H 120 : R3 = OAr' R4' B R5' O EtOH / reflux R7 A O D R PF6O C R3 101 : R = CH3. CH3. 95’a et 95’b ont donné les produits ouverts 98a. dans l’étape de condensation avec plusieurs aldéhydes.1 Synthèse de produits condensés Les premiers résultats ont été décrits dans le chapitre A. De même. 98d. 95c et 95’c ont conduit aux dérivés pyranoanthocyanes 94b. nous avons engagé les sels de 4-méthylflavylium 95b. H Schéma 69 : Réaction de condensation 1. c’est-à-dire portant un ou plusieurs groupements électrodonneurs. Les résultats sont regroupés dans le Tableau 20 (Schéma 70). 94c et 94’c. 115a. 120 . synthétisés par la stratégie C . 98’a et 98’b. nous avons sélectionné des benzaldéhydes présentant la même réactivité que le p-diméthylaminobenzaldéhyde. Suite à ces premiers résultats. les sels 95b. COOH. 95d. COOH.2. Dans un premier temps.

OMe. OH R3" E R7 A O D E 126 PF6O C R3 R3' R4' B R5' R7 A R5 PF6- 127 O C R3 R3' R4' B R5' + R3" ou pour R5 = OH Ri' = H. F R5 = H ou OMe ou OH pour R5 = H ou OMe R5" R4" R5" R4" R3" Schéma 70 : Condensation d’un sel de 4-méthylflavylium avec un benzaldéhyde Entrées Sel de 4méthylflavylium 115a PF6- Benzaldéhyde 113c O Produit condensé: a Rendement 127a PF6HO O c Couleur de la poudre et ε (en M-1.cm-1)b 1 HO O Pourpre O O O O O O 113g O HO 127b PF6O b 90% d 2 115a O OH O OH O Violet O 72% d 95d PF6- 113h PF6- 127c O O O 3 O O O Brun ε = 40200 OH O OH 81% d 95b PF6- 126a HO O 4 HO PF6- O 113h O Pourpre ε = 10500 OH OH 75% c 121 . OMe.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 115 ou 120 PF6R7 A R5 O C R3 R3' R4' B R5' 113 O EtOH / reflux R5" R4" Rii" = NMe2.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 113b PF6- 126b HO O O 5 95b O O Rouge ε = 21810 O 80% 126c O 113c O HO PF6- 6 95b O O O O O Bordeaux ε = 11700 O O 79% 126d O 115b PF6O O 113i PF6- O HO O 7 HO O Vert OH N N 83% 126e O O 113b PF6- O HO 8 115b O O Rouge O 77% 126f O O O O 115c O 113h O PF6HO 9 HO PF6- O O O OH O Rouge ε = 39000 OH OH 65% 126g O O 113c O HO PF6 - O 10 O 115c O O O O O O O Rouge ε = 19800 52% 122 .

Thèse de Doctorat. Coefficient d’absorption molaire ε pour la longueur d’onde correspondant au maximum d’absorption. de 3-déoxypyranoanthocyanidines phénoliques (Entrées 4 à 10 et 12) et de pyranoanthocyanidines phénoliques (Entrées 13 et 14).2. Strasbourg I. Molécule synthétisée par 142 d Stefan Chassaing. c - La condensation d’un benzaldéhyde portant un ou plusieurs groupes électrodonneurs est efficace pour la formation de produits condensés ouverts 127 (Entrées 1. lavages au diéthyléther et séchage sous pression réduite.142 Seule la 142 Chassaing S. 2006. Produit de conformation anti interprétée par analyse du spectre RMN NOESY.3).L-1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 115’c O 113b O PF6 O 127d O - O O O 11 O PF6- O O O O / O O O _ F e 115d PF6F O 113i PF6- 126h HO O O 12 HO O Rouge ε = 12000 N OH N 78% 126i 120c PF6- PF6 - HO O O 13 HO O O OH O O O O N 113i O O O O O Violet ε = 55200 50% 113b PF6- 126j HO O O O O O O O O 14 O 120c Rouge ε = 18100 60% O Tableau 20 : Condensation de sels de 4-méthylflavylium avec des benzaldéhydes. a b Rendement après filtration. e Conversion incomplète.10-5 mol. . déterminée d’après la loi de Beer-Lambert. pp 212-221. pour des concentrations de 20. 123 .

on remarque une symétrie de type C2 au sein de la molécule (Schéma 71). . 1979. . les composés organofluorés sont. E. connus pour présenter certaines activités biologiques143 : ils peuvent jouer un rôle 143 Banks. . A Part l’atome de brome chez les produits naturels marins. Les deux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques 126e et 126g (Entrées 8 et 10) portent les mêmes substituants sur les cycles B et E. Plenum Press : New-York. B. ce type de groupement n’est pas fréquemment rencontré chez les molécules naturelles. Tatlow. Ellis Horwood Ltd : Chichester.O O HO O O O O HO PF6O O O O O O O O O O O O O Symétrie C2 Schéma 71 : Illustration d’une symétrie C2 au sein de 126g La molécule 126h est une 3-déoxy-pyranoanthocyanidine phénolique substituée par un groupement électroattracteur halogéné. Smart. O PF6HO O O O Mésomérie O PF6. Cependant. J. R. où les signaux représentent les protons équivalents sous forme de cinq singulets pour la molécule 126g.L’obtention des molécules 126i et 126j valide la stratégie pour l’accès à des pyranoanthocyanidines phénoliques : motifs acylés en position 3 (Entrées 13 et 14). Par délocalisation des électrons. quelques molécules originales ont été synthétisées. 1994. . Organofluorine Chemicals and Their Industrial Applications . . quant à eux. 124 .Outre la formation de plusieurs produits condensés avec une diversité au niveau des cycles B et E. ce qui est confirmé par la spectrométrie RMN du proton.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge conversion de 115’c ne donne pas un résultat satisfaisant. E. . avec un mélange de 115’c et de 127d (Entrée 11). E. Banks. Organofluorine Chemistry : Principle and Commercial Applications . R. C.

Altenburger. C. en raison de ses propriétés chimiques et physiques (petite taille. 145 Seebach. 1996. Tritsch.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge dans la synthèse d’inhibiteurs ou de substrats analogues de certaines enzymes. des molécules. Angew. D. Schirlin. J. A = ε. . qui donne la perte d’intensité d’un faisceau lumineux monochromatique traversant une épaisseur finie de substance (Figure 33). . c = Concentration en mol. Cette valeur est calculée grâce à la loi de Beer-Lambert. . l= Trajet optique (cm). Grosdemange-Billiard. . . ε = Coefficient d’absorption molaire (M-1. O. 9279-9281. Lett. Wang. 29. Les coefficients d’absorption molaire mesurés pour les sels de 4méthylflavylium sont compris entre 20000 et 30000 M-1. 47.. . 125 . Engl. Rohmer. 711-714. J. Chem.l Figure 33 : Loi de Beer-Lambert A = Absorbance.cm-1). 2007. leurs coefficients se situent 144 Meyer. Remy. à longueur d’onde donnée. vont avoir des propriétés physico-chimiques différentes. Dans le Tableau 20 et à titre d’exemple. M. . 1320-1367. est souvent utilisé pour remplacer un atome d’hydrogène et modifier les propriétés de la molécule et donc sa réactivité.c. ici des colorants. le coefficient d’absorption molaire ε. Y.. Lett. D. . J.cm-1. Le coefficient d’absorption molaire ε correspond à l’absorbance pour une concentration molaire définie et un trajet optique de 1 cm : il permet la comparaison du pouvoir « absorbant ».2. Int. Tetrahedron. Baltzer. en fonction des substituants de chaque molécule. . Tet. Tarnus. En ce qui concerne les produits condensés synthétisés ci-dessus (Tableau 20). Ed. 305-318.L-1 . . S. . 1990.145 1.144 De plus. la couleur à l’état solide de chaque produit est indiquée ainsi que. électronégativité…). C. D. D. 2006. M. 48. pour la plupart d’entre-eux. l’atome de fluor. qui.. 52(1). . Tet. Burton.2 Propriétés physico-chimiques des produits condensés • Pouvoir colorant Les produits condensés obtenus lors de cette étude sont des analogues de pigments du vin rouge. M.

cm-1. 422-426. Ce sont des groupes saturés comportant des doublets libres qui. Chem.148 Des travaux réalisés dans les années soixante. J.. 1997. Agric.. P. 126 . 29. . J. Les dérivés du squelette flavylium ont donc été étudiés en vue d’une utilisation industrielle. Am.68 et leur décoloration par action du dioxyde de soufre. mais est réversible par acidification. quotidiennement dans son alimentation. Chem. G. F. ce qui facilite leur incorporation dans les produits alimentaires. 148 Bakker. Food. par exemple en tant que colorants alimentaires : les anthocyanes sont consommées par l’être humain. Soc. F. M. 1987. Food. 146 147 Mazza.. Les groupements hétéroatomiques sont appelés auxochromes. la chimie des anthocyanes s’est énormément développée. Food Agric. C. 149 Jurd. Bridle. . Timberlake. elles présentent également des inconvénients.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge entre 10500 et 55200 M-1. . sans être néfastes pour sa santé.153. sous forme d’hydrogénosulfite de sodium (NaHSO3) s’additionne en position 2 et/ou 4 d’un sel de flavylium. . selon la substitution des produits 101. Brouillard. quand ils sont reliés à un chromophore. Chem. par Jurd et Timberlake et al. comme leur instabilité chimique en solution aqueuse à pH supérieur à 3 (Schéma 20)67. L. Les raisons en sont nombreuses. Sci. . 150 Brouillard.. 1964.146 Mais. modifient à la fois la longueur d’onde et l’intensité d’absorption. . Sci. R. 5375-5378. 479-485. R. 1967.. et l’une d’entre-elles est leur étonnant pouvoir de coloration. 16-19. J. notamment les jus de fruits et le vin. 35-43. Stabilité des pigments 101 et 126 • Depuis les années quatre-vingt. . J.150 Cette décoloration se fait d’autant mieux à pH 3. Ces valeurs sont très révélatrices du pouvoir colorant des molécules 126 qui sont ainsi des pigments vraiment intéressants. Timberlake. montrent que le dioxyde de soufre. J. Food. . C’est pourquoi. Agric. 35. J.147 Ce réactif est souvent utilisé en tant que conservateur dans un grand nombre de produits alimentaires. Elles sont solubles en milieu aqueux. 1980. bien au contraire. 45. . 18.. le maximum de valeur des coefficients d’absorption molaire se situent dans le domaine 370 à 700 nm. C.149 le produit formé 128 est incolore (Schéma 72). El Hage Chahine. J. 102.

les produits condensés 98d et 98’b et les sels de 4méthylflavylium 95b et 95d . il est plus stable : les vitisines A et B sont connues pour résister à un milieu contenant des sulfites. Lorsque le sel de flavylium est substitué en position 4 par un groupement alkyle ou aryle. pH 3.148 Dans le cas des produits condensés. synthétisés dans cette étude. 129 PF6HO O HO 95b PF6O O 95d PF6O O 98d PF6O 98’b PF6O O O O O OH OH O O O N N 94c PF6O O 94’c PF6O O O O O O O Solution hydroalcoolique. L-1 de NaHSO3 N N Figure 34 : Molécules en solution d’hydrogénosulfite de sodium 127 . contrairement au sel de flavylium 129 qui se décolore instantanément.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge OH PF6HO O S OR OH O O OH Na+ NaHSO3 HO pH 1 OR PF6 - 128 Na+ O SO3H OH OH Addition nucléophile en position 2 incolore Schéma 72 : Mécanisme de décoloration d’un sel de flavylium par l’hydrogénosulfite de 150 sodium. (H2O / EtOH : 78/12).0 à 2 g. certains d’entre eux ont été mis dans une solution de bisulfite de sodium et ont révélé une remarquable résistance à la décoloration (Figure 34) : ce sont les pigments 94c et 94’c.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

1.3

Seconde application de la stratégie 1.3.1 Tentative d’accès à de nouveaux pigments

Maintenant que nous avons obtenu des 3-déoxy-pyranoanthocyanidines et des pyranoanthocyanidines phénoliques 126 avec des cycles E substitués par un ou plusieurs groupements électrodonneurs, nous souhaitons accéder à de nouveaux motifs au laboratoire. Pour cela, nous avons engagé des sels de 4-méthylflavylium synthétisés, dans des réactions de condensation avec d’autres aldéhydes. D’après le mécanisme de réaction proposé par Roehri-Stoeckel et al. (Schémas 31a et 31b), il nous est possible de condenser tout type d’aldéhyde : l’hypothèse mécanistique retenue jusqu’à maintenant étant fondée sur la nucléophilie de la base conjuguée du sel de 4-méthylflavylium et l’électrophilie de l’aldéhyde : on peut considérer que plus ce dernier sera électrophile, plus la réaction sera efficace. Dans un premier temps, nous avons testé des benzaldéhydes portant un groupement électroattracteur et le benzaldéhyde lui-même, ainsi que la condensation de 95b avec des aldéhydes non aromatiques comme l’acétaldéhyde ou l’acide glyoxylique qui permettraient de donner des substitutions du cycle D trouvées chez les molécules naturelles (Vitisine A et Vitisine B) (Schéma 24), les résultats apparaissent dans le Tableau 21 (Schéma 73).

128

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

95b PF6 HO
-

101 ou 126 O PF6HO O

O

R EtOH / reflux

OH R = CH3, COOH, NO2
,

O R

Schéma 73 : Autres expériences de condensation

Entrées

Aldéhyde
O

Produit condensé : rdt
PF6HO O

1

O

_a
PF6-

O

HO

O

2
NO2

O

NO2
PF6-

_a

3

O

HO

O

O

Acétaldéhyde
O
HO

CH3

_b

PF6O

4

HOOC

O COOH

Acide glyoxylique

_a

Tableau 21 : Résultats de la condensation de 95b avec quatre aldéhydes. a b Aucune conversion même après 92 heures d’agitation à reflux. Conversion faible même après 92 heures d’agitation à reflux.

A notre grand étonnement, aucune des transformations tentées n’a été fructueuse : mise à part une faible conversion observée de 95b avec l’acétaldéhyde (Entrée 3), les réactions avec le benzaldéhyde, le 4-nitrobenzaldéhyde et l’acide glyoxylique (hydraté) ont échoué. Ces résultats sont surprenants puisque tous ces aldéhydes sont plus électrophiles que les benzaldéhydes substitués par un ou plusieurs groupes électrodonneurs. Or, l’hypothèse mécanistique proposée par Roehri-Stoeckel et al. est fondée sur un principe électronique d’addition nucléophile.106

129

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

On peut alors s’interroger sur le mécanisme réel de la condensation entre un sel de 4-méthylflavylium et un aldéhyde.
1.3.2 Réflexion sur le mécanisme de condensation

Observations

Ce qui semble poser problème lors des transformations présentées en Schéma 73, c’est la nature de l’aldéhyde engagé dans la condensation. Entre les benzaldéhydes 130 (un ou plusieurs groupements électrodonneurs) et les autres aldéhydes (131 pour un benzaldéhyde avec un groupement électroattracteur), la différence réside dans le caractère électrophile du carbonyle, mais aussi dans leurs moments dipolaires permanents (Figure 35) : ceux de 130 et de 115 sont compatibles pour favoriser la réaction de condensation, ce qui n’est pas le cas d’un benzaldéhyde de type 131. L’acétaldéhyde et l’acide glyoxylique ont des moments dipolaires qui sont également en concordance avec celui de 115 pour former la 3-déoxypyranoanthocyanidine correspondante, par contre ils ne sont pas aromatiques.
130 O 131 O O R' D A D = Groupement électrodonneur A = Groupement électroattracteur
!+

115 PF6RO O

OR R' = CH3 ou COOH Aldéhydes non aromatiques R = H ou Me

Figure 35 : Illustrations des moments dipolaires permanents

Un sel de 4-méthylflavylium 115 est un chromophore plan, un benzaldéhyde est une molécule aromatique, ces deux espèces rappellent les protagonistes de la copigmentation, que sont les anthocyanes et les acides cinnamiques.66,69 Il est donc possible que ces deux structures s’associent par π-stacking et forment un complexe stable (Schéma 74).

130

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

Hypothèse

D’après les résultats et observations ci-dessus, deux critères concernant l’aldéhyde paraissent nécessaires à la condensation: - Compatibilité optimale des moments dipolaires des deux espèces. - Présence d’un cycle aromatique riche en électrons (le substrat optimal est un benzaldéhyde avec au moins un groupement électrodonneur en para). A partir de ces critères, nous pouvons envisager un mécanisme dirigé par différentes interactions non-covalentes, en supposant que le benzaldéhyde 130 joue le rôle de copigment et interagit avec 115, par des interactions de type π-stacking. L’association des deux espèces se fait alors selon l’orientation des moments dipolaires (Schéma 74).
115 PF6 RO
-

130 D EtOH

PF6RO O

D

O

OR

OR O Rôle de copigment

O

Formation d'un complexe par copigmentation intermoléculaire

D = Groupement électrodonneur R = H ou Me

Schéma 74 : Illustration d’une association envisageable entre 115 et 130

Afin de mesurer la valeur de cette hypothèse, nous avons décidé d’étudier le dit mécanisme par un screening d’expériences et aussi des calculs assistés par ordinateur. 2. Etude sur le mécanisme de condensation. 2.1 Screening de molécules et de solvants D’après les résultats obtenus dans ce chapitre et présentés dans les Tableaux 20 et 21, il apparaît clairement que la transformation du sel de 4-méthylflavylium en 3déoxy-pyranoanthocyane est dépendante de l’aldéhyde : soit la conversion est complète, soit aucune conversion n’est observée. Dans aucun cas, la réaction ne

131

conduisant directement à 127. nous avons réalisé une série de réactions. Les expériences ont été testées sur les différents isomères ortho. dans plusieurs solvants. il semble que l’étape déterminante soit la formation de la liaison carbone .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge s’arrête à l’intermédiaire 127. moins polaires (le tétrahydrofurane et le dichlorométhane). méta et para. Nous considérons que si la conversion se fait dans ces solvants aromatiques. Afin de vérifier cette hypothèse. nous avons testé un solvant aromatique aprotique apolaire (le benzène) et un solvant aromatique aprotique polaire (le chlorobenzène). C’est pourquoi. avec minimisation des interactions dipolaires. PF6RO O D peu probable RO PF6O D OR O OR O Figure 36 : Illustration d’une association entre un solvant aromatique et 115 ou 130 Les résultats du screening de solvants et de benzaldéhydes sur le sel 95d apparaissent dans le Tableau 22 (Schéma 75) 132 . Ainsi. Les benzaldéhydes modèles sont l’anisaldéhyde 132 et le nitrobenzaldéhyde 133. dans un premier temps. principalement pour vérifier la formation du complexe par copigmentation intermoléculaire. il est fort possible que le complexe de copigmentation ne soit pas à l’origine de la transformation : ces solvants pourraient s’intercaler entre 115 et 130. et défavoriser toute association de substrat (Figure 36). De plus. pour tenter de déterminer une relation structure-réactivité des benzaldéhydes.carbone entre 115 et le carbonyle de l’aldéhyde. entre le sel de 4méthylflavylium 95d et différents benzaldéhydes pour obtenir le produit condensé ouvert 127 correspondant. protique polaire. nous avons testé des solvants de nature différente : l’éthanol étant le solvant modèle. nous avons choisi un solvant aprotique polaire (l’acétonitrile) et des solvants aprotiques. Notre proposition de mécanisme est fondée sur une interaction de type π-stacking entre 115 et 130.

Conversion incomplète ou faible au bout de 78 heures . a b Conversion complète au bout du temps indiqué.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 95d O PF6 - O Solvant + R R = OMe ou NMe2 TA ou reflux O 127 PF6O O O O R Schéma 75 : Screening quant à la condensation de 95d / Benzaldéhyde 132p O Conditions EtOH A a Complet/48h Complet/2h c b a CH3CN B c Complet/30h c b a THF C c c CH2Cl2 D c c Benzène E c Complet/80h c b a TA Reflux Chlorobenzène F c Complet/3h c a a 1 O 2 O 132o O TA Reflux TA Reflux / d / d Faible c Faible a c Faible / d Complet/4h c 3 O 132m Complet/28h c b Complet/48h c c a / d - c c c b Complet/12h c a O 133p 4 O TA Reflux / d / d - Faible c c c c Faible c Complet/6h _c a a NO2 O 133o NO2 TA Reflux TA Reflux 5 / d / d / d Complet/70h / d Incompletb _c 6 O 133m / d / d - c a Complet/24h Complet/24ha NO2 Tableau 22 : Screening de solvants pour la transformation sel de 4-méthylflavylium en produit condensé (la conversion est déterminée par spectrophotométrie UV-Visible). c d Aucune conversion n’a été observée. L’expérience n’a pas été réalisée 133 .

La position du substituant électrodonneur (méthoxyle) influence la réactivité du benzaldéhyde. Seule la condensation avec 132p a été réalisée et n’a conduit à aucune transformation (Entrées C1 et D1). Selon la position du méthoxyle sur le benzaldéhyde. Il est possible qu’un substituant en position ortho gène d’un point de vue stérique la formation de la liaison carbone-carbone. C/ et D/ Le tétrahydrofurane et le dichlorométhane sont également des solvants aprotiques mais d’une polarité moindre (constantes diélectriques respectivement de 7. solvant aprotique polaire (constante diélectrique de 37. mais ne paraît pas indispensable.5).1 Observations Le p-anisaldéhyde 132p dans l’éthanol sert de substrat modèle à cette étude.9). A/ A reflux. en revanche aucun nitrobenzaldéhyde 133 n’est converti (Entrées A4. B/ Dans l’acétonitrile. on peut aussi envisager que cette position modifie trop la polarité du substrat et que 132o et 95d ne soient pas compatibles au niveau des moments dipolaires.1. Un solvant très polaire semble être indispensable à la réaction. dans l’éthanol. Mais aucune ne se fait à température ambiante et les temps de réaction à chaud sont plus longs.6 et 8. L’utilisation d’un solvant protique semble favoriser la réaction de condensation. ce qui conforte l’hypothèse d’une intervention d’interactions dipolaires. A6). 134 . on observe à peu près les mêmes transformations que dans l’éthanol. puisqu’il est caractéristique d’un benzaldéhyde avec un groupement électrodonneur en para. on peut déterminer un classement de réactivité de la position (du plus au moins réactif) : para > méta > ortho.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2. on observe une différence de comportement : le m-anisaldéhyde 132m n’est complètement transformé qu’après 28 heures de réaction (Entrée A3) et l’o-anisaldéhyde 132o ne réagit quasiment pas (Entrée A2). 95d est complètement condensé avec 132p en 2 heures (Entrée A1) . dans le solvant usuel de la condensation. A5.

semble être le solvant optimal pour l’étape de condensation. le benzène défavorisant les interactions de type πstacking entre les deux réactifs. nous avons testé ce solvant pour former des 3-déoxypyranoanthocyanes 101. 135 . avec des temps de réaction inférieurs à 24 heures. apolaire et aromatique. qui plus est. Nous observons une transformation complète. Un solvant aromatique polaire. tel que le chlorobenzène. Nous avons donc réalisé la réaction avec le sel de 4méthylflavylium 95d et les aldéhydes 132p (Schéma 76a). Il est important de noter que la réaction avec le p-nitrobenzaldéhyde n’a pas marché : encore une fois le rôle de la position du substituant peut être conséquent. cette élévation de température devrait accélérer la réaction. La température d’ébullition du chlorobenzène (Teb = 132°C) est plus élevée que celle du benzène (Teb = 80°C). à reflux. avec une haute température d’ébullition.2 Extension Puisque le chlorobenzène permet de conduire de manière efficace et rapide aux produits condensés 127. Cela expliquerait également les résultats correspondant aux condensations de 132m et 132o (Entrées E2 et E3).1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge E/ Dans le benzène. afin d’intégrer ce paramètre et mieux comprendre ce qui s’y produit : toutes les conversions sont complètes. nous avons choisi le chlorobenzène (constante diélectrique de 5. De plus. qui est plus polaire que le benzène. 133p. Seul 133o n’a pas été totalement transformé (Entrée F5). 2. Quelles sont les conséquences de la présence d’un solvant aromatique sur le mécanisme ? F/ Enfin.6). à reflux. de 95d avec 133m et 133o. le 4fluorobenzaldéhyde 113d et l’acétaldéhyde (Schéma 76b). les résultats sont surprenants : on observe effectivement une conversion complète après plusieurs jours pour 132p (Entrée E1). avec des temps de réaction inférieurs à 70 heures (Entrées E5 et E6). solvant aprotique. la polarité du solvant peut jouer un rôle important dans le mécanisme de condensation.

NO2 . un solvant benzénique favorise la réaction de condensation.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 95b PF6HO O + 132p O Cl HO PF6O O OH O O Schéma 76a : Condensation de 95b et 132p dans le chlorobenzène Cl 95b PF6HO O + R O OH R = CH3. 2. le processus de condensation semble être régi par l’intervention d’interactions dipolaires. F R O PF6HO O Schéma 76b : Condensation de 95b avec différents aldéhydes dans le chlorobenzène Bien que le chlorobenzène soit un solvant efficace pour la formation de produits condensés 127 avec des benzaldéhydes de type 130 et 131.1. mais ce processus ne semble pas provenir d’une réactivité de type addition nucléophile. il ne l’est pas pour conduire aux 3-déoxy-pyranoanthocyanidines 101 et 3-déoxypyranoanthocyanidines phénoliques 126. permettant la formation de produits 127 avec des benzaldéhydes 136 . L’étape déterminante correspond à la formation de la liaison C-C entre le sel de 4-méthylflavylium et le carbonyle du benzaldéhyde.3 Bilan Bilan et hypothèse • D’après les expériences. De plus.

H. . Ferreira da Silva. 2703-2707. . Chem. Soc. Quina. . . H. 1949. 7329-7338. Phys.152 D’autres études ont suivi. . Benesi. . A . F. 137 . H. A. H. Freitas. 2004. Hildebrand. P. 108. J. Chem. . 70. C. . L. L. . . Shimizu. Phys. J. . . Soc. publiés en 2004 et 2005. 1948. P. K. 151 La chimie des complexes moléculaires a été bousculée en 1949 par la découverte d’un complexe diiode-benzène par Benesi et Hildebrand. F. H. 152 Benesi.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 131. Chem. J. le sel de 4-méthylflavylium est un bon accepteur d’électrons et un benzaldéhyde de type 130 un très bon donneur. 109. Am. A . . A. Chem. Lima. Lima. H.. Hildebrand. Exemple de sel de flavylium AH+ : le 3-O-glucoside de pélargonidine OH HO O OGL OH Exemple de copigment : l'acide protocatéchique O OH Partie glucidique HO OH Copigmentation intermoléculaire + Schéma 77 : Illustration de l’association AH+ avec un acide benzoïque. A.. J. Quina. J. 10133-10140. Maçanita A. 2005. est également stabilisé par transfert d’électrons (Schéma 77). Am. Or. On peut alors s’interroger quant au phénomène de complexation par π-stacking entre les deux espèces ? Quelles possibilités sont envisageables ? La chimie par transfert d’électrons • Des travaux menés par Ferreira da Silva et al.151 ils ont réussi à mettre en évidence que le complexe d’un sel de 4méthylflavylium avec un acide benzoïque. 2832-2833. A. ont attiré notre attention. J. l’excitation électronique d’un tel complexe peut induire un transfert d’électron très rapide du benzaldéhyde vers l’état excité du sel 115. C. A. .. J. basées 151 Ferreira da Silva. issu d’une copigmentation intermoléculaire. 71. Maçanita. J.

Res.. 1980. .155 . 72. J. 1986. Ashby. J. 1950. 414-421. mais Ashby et al. E. J.. où le mécanisme via un transfert monoélectronique a été mis pour la première fois en évidence par Ashby et al. . Res. Chem. Am. 107-126. M. ont démontré un processus par transfert monoélectronique. Chem. Mulliken. ..160 153 154 Mulliken. 600-608. A. R. B. 157 Ashby. 13. . W. La voie privilégiée était un mécanisme via des procédés électroniques. . Tet. E. Lett. 27. 3541-3542. Chem. D’autres réactions. Phys.157. 323-329. J. 138 . . .156. S. R. S . pour l’addition d’un réactif de Grignard sur les cétones. K. Argyropoulos. Soc. 1980. 159 Ashby. E. Soc. et Savéant qui ont démontré un mécanisme par transfert monoélectronique (Schéma 78). Lett..159 De même. . N. comme la réduction de cétones par des énolates de lithium. 21. 13.. C. Acc. 51. J. Chem. N. R. C. Depriest. J. Acc. 1986. 1962.Par exemple la réaction de substitution nucléophile aromatique SRN1 a été largement étudiée. Acc. Acc. de type addition nucléophile. Ashby. sont entre autres ceux avec une molécule halogénée (accepteur) ou encore les systèmes π. J. . Person. en 1980 (Schéma 79). M. . 1978. C. J. 155 Hunter. Rev. . par Bunnett. . 1990. J. ..158 ArX + eArXAr + Nu+ ArX ArXAr + XArNuArNu + ArXArNu + X- ArNu- ArX + Nu- Schéma 78 : Illustration du transfert monoélectronique dans la substitution nucléophile 158 aromatique. Tet. 158 Savéant. Chem. 26. Org. Bowers. Sanders. 160 Ashby. M. 413-420. 156 Bunnett. dans lesquels interagissent électroniquement un donneur et un accepteur d’électrons. C. 455-461. Res. Chem.. 1988. 21. . . 1993. E. Res. Am. a également fait l’objet d’une étude mécanistique.154 Les complexes. J.. 472-476. Annu... Chem. F. 112. C. Savéant. 5525-5534. 11. Chem. Argyropoulos.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge sur l’identification d’un grand nombre de complexes moléculaires153 et sur le phénomène de transfert de charge. 465-468.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

O RMgX

Ph Ph O Ph R Mg X

+

Ph O Ph R SET Mg X

Ph

OH R Produit d'addition 1,2 Ph Ph

Ph OMgX + R Ph

HO

OH

Produit d'addition 1,6

Pinacol

Schéma 79 : Mécanisme d’addition 1,2 d’un réactif de Grignard sur la benzophénone. SET = « single electron transfer » ou transfert monoélectronique

160

- Les complexes moléculaires formés par des molécules aromatiques résultent d’une forte interaction entre les électrons π des molécules donneur et accepteur (A + D → [AD]). La géométrie, régie par des effets électrostatiques, correspond souvent à un empilement vertical de deux structures planes, qui permet une distribution des charges au sein du complexe.155,161 Parmi les exemples de transfert de charge pour les complexes π, on peut citer les travaux de Fukuzumi et Kochi, qui ont reconsidéré le mécanisme de la réaction de Diels-Alder via un « electron donor-acceptor complex ».162 Plus récemment, Talukdar et al. ont communiqué sur une application de complexes de transfert de charge, de couleur mauve, obtenus par association entre le dialkoxynaphtalène (DAN) (donneur d’électrons) et le naphthalènediimide (NDI) (accepteur d’électrons). Les interactions entre l’espèce aromatique donneuse et l’espèce aromatique attractrice permettent la construction de tunnels à ions synthétiques pouvant s’ouvrir par stimulation chimique. Ainsi, le complexe entre DAN

161 162

Zimmerman, S. C. ; VanZyl, C. M. ; Hamilton, G. S. ; J. Am. Chem. Soc., 1989, 111, 1373-1381. Fukuzumi, S. ; Kochi, J. K. ; Tetrahedron, 1982, 38, 1035-1049.

139

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

et NDI aurait un rôle de porte qui s’ouvrirait ou se fermerait selon les conséquences d’un transfert d’électrons.163 Dans le cas de notre étude, nous pouvons envisager, d’après les résultats de Ferreira da Silva et al. qu’un sel de 4-méthylflavylium associé à un benzaldéhyde forment un nouvel exemple de complexe de transfert de charge. Cette hypothèse expliquerait la réactivité des benzaldéhydes dans l’éthanol: il faut une molécule forte en densité électronique et l’action favorable d’un solvant aromatique comme le benzène qui favorise les espèces radicalaires.151 Dans le but de confirmer en partie l’hypothèse de complexe par transfert de charge, nous avons réalisé une série de calculs de mécanique moléculaire et théorique sur les molécules susceptibles d’intervenir dans le mécanisme. 2.2 Réactivité des espèces par calculs assistés par informatique Ces calculs ont été réalisés par Aurélien Alix (Doctorant du Laboratoire de Synthèse et Réactivité Organique, à Strasbourg I) avec le logiciel Hyperchem Release 7.5. Les résultats apparaissent dans le Tableau 23. Dans un premier temps, la géométrie des structures analysées a été optimisée par des calculs de mécanique moléculaire MM+, puis d’autres calculs de type AM1 et ab initio ont été effectués. Remarque : Pour une question d’homogénéité, seules les valeurs issues des calculs réalisés avec un champ AM1 sont comparées. Le squelette sel de 4-méthylflavylium (95b et 95d) a été analysé sous trois formes différentes : la première est cationique (Entrées 7 et 10), la seconde correspond à la forme déprotonée (Entrée 8) et la dernière est une espèce cationique radicalaire (Entrées 9 et 11). De ces trois formes, les structures cationiques radicalaires de 95b et 95d sont les plus hautes en énergie (Entrées 9 et 11). Dans
163

Talukdar, P. ; Bollot, G. ; Mareda, J. ; Sakai, N. ; Matile, S. ; J. Am. Chem. Soc., 2005, 127, 65286529 .

140

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge

chaque cas, 95b et 95d sont susceptibles de réagir avec les benzaldéhydes 132 qui ont des LUMO de plus hautes énergies que celles de 133 (Entrées 1, 2 et 3). Par ailleurs, d’après les énergies HOMO des formes cationiques et/ou déprotonées de 95b ou 95d et les énergies LUMO des benzaldéhydes 133, la réaction est favorable entre les espèces, ce qui est en contradiction avec nos résultats. En revanche, la forme cationique radicalaire est la plus favorable d’un point de vue énergétique. En ce qui concerne les benzaldéhydes 133, les différences d’énergies ne permettent pas de réaction avec la forme cationique radicalaire puisque les énergies des LUMO sont plus basses que les énergies SOMO (Entrées 4, 5 et 6). Cette constatation est tout à fait en accord avec les résultats obtenus ci-dessus. Pour déterminer le rôle d’un solvant aromatique dans le mécanisme de condensation, deux substrats ont été analysés dans une pseudo-cage de benzène (Entrées 2 et 5). On observe une évolution des énergies LUMO qui sont plus élevées : c’est le cas pour 133o qui est alors en mesure de réagir avec la forme radicalaire (Entrées 2 et 5), encore une fois, ceci est en accord avec nos résultats.

141

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge
Dans cage de PhH (homo) Dans cage de PhH (lumo)

Entrées

Substrat
132p
O

E(HOMO)

E(LUMO)a

1

-6,82 eV -8,73 eV

a

5,85 eV 2,64 eV

a

/
b a

/

b

O

2

O

132o
O

-8,78 eV -8,89 eV

a

2,24 eV 2,17 eV

a

-7,13 eV -9,17eV /

5,75 eV 2,52 eV /

a

b

b

3

O

132m

a

a

O

133p
O

-7,46 eV

a

3,98 eV 0,75 eV

a

4
NO2
O

/
b a

/

-10,32 eV
133o
NO2

b

5 6
O

-10,64 eV -10,40 eV

a

0,59 eV 0,73 eV

a

-7,62 eV

4,44 eV 1,10 eV /

a

133m

a

a

-10,60 eV /

b

b

NO2

95d

7

O

PF6O

-10,49 eV

a

-1,18 eV

a

/

/

O

8

O

O

-5,47eV

a

5,62 eV

a

/

/

O PF6-

9

O

O

SOMO
2,33 eV
a

/

/

/

O

95b

10

PF6HO O

-12,27 eV

a

-3,66 eV

a

/

/

OH
PF6HO O

SOMO
2,19 eV
a

/

/

/

11

OH

Tableau 23 : Calculs théoriques a b Calculs en champ AM1. Calculs en champ medium 6-31G*, méthode ab initio .

142

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge D’après ces calculs théoriques. est présentée dans le Schéma 80. Une proposition mécanistique dans l’éthanol. En raison de cette association. PF6RO O D Formation d'un complexe par copigmentation intermoléculaire : Activation des réactifs !+ 132 O OR !" O O O O O O PF6- O O PF6- O PF6- O PF6- 115 RO O PF6Ph RO O Ph RO O Ph + H O O OR OR H OR O PF6- O + HPF6 Schéma 80a : Proposition d’un mécanisme par transfert d’électrons dans l’éthanol PF6RO O Ph + OR OR H OH H O RO PF6O Ph -H2O RO PF6O Ph O H+ OR O O Schéma 80b : Formation du produit condensé par addition nucléophile 143 . 2. fondée sur des espèces ioniques radicalaires et inspirée du mécanisme utilisant la dichlorodicyanoquinone DDQ pour la déprotection d’un benzyle. nous pouvons supposer qu’il y ait formation d’un complexe (donneur – accepteur) par π-stacking entre 115 (pauvre en densité électronique) avec un benzaldéhyde riche en électrons. de type 130. les transferts d’électrons sont exacerbés et nous pouvons envisager un mécanisme basé sur le transfert de charge.3 Nouvelle hypothèse D’après les résultats. la forme cationique radicalaire est la plus compatible avec tous les résultats obtenus. quel que soit le solvant.

144 . NO2 R5 R2" R5" R4" R3" Figure 37 : Produits condensés 127 synthétisés En ce qui concerne la formation des produits condensés fermés 126. nous avons réussi à les préparer par condensation dans l’éthanol avec des benzaldéhydes portant un ou plusieurs groupements électrodonneurs (Figure 38). grâce à la stratégie C. 3. Bilan Plusieurs pigments ont été obtenus par condensation d’un sel de 4-méthylflavylium 115 ou 120 avec des benzaldéhydes. NO2 R2". Nous avons synthétisé.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge L’hypothèse mécanistique fait intervenir une initiation par transfert d’électrons conduisant aux deux espèces réactives du mécanisme proposé par Roehri-Stoeckel et al.106 D’autres expériences sont à réaliser pour essayer de confirmer ce mécanisme et d’accéder aux motifs pyranoanthocyanidiques pour tout type d’aldéhyde. NMe2. un grand nombre de 3-déoxy- pyranoanthocyanidines phénoliques dont les cycles B et E présentent différentes substitutions. R5" = H. (Schéma 31a). mais aussi par un groupement électroattracteur si la condensation est réalisée dans le chlorobenzène (Figure 37). Nous sommes capables de former des produits condensés de type 127 avec des cycles aromatiques substitués par un ou plusieurs groupements électrodonneurs. OMe. OMe. R3". PF6RO O R = H ou Me R5 = H ou OMe R4" = OH.

OMe.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge R5' PF6RO O R4' R3' R = H ou Me R3". NMe2 R3'.R4'. L’étude réalisée sur le mécanisme de condensation nous a permis de proposer une hypothèse mécanistique basée sur le transfert d’électrons. 145 . nous avons synthétisé avec succès deux pyranoanthocyanidines phénoliques 126i et 126j (Figure 39). F O R5" R4" R3" Figure 38 : 3-déoxy-pyranoanthocyanidines phénoliques 126 synthétisées Enfin. Il reste encore à synthétiser ces molécules à partir de 3-O. 126i PF6HO O O O O O O O N O HO 126j PF6O O O O O O O Figure 39 : Deux pyranoanthocyanidines phénoliques Par contre. nous ne sommes pas en mesure de former des pyranoanthocyanidines dont le cycle D est substitué par un méthyle. D’autres essais permettront peut-être d’accéder à tout type de substitution du cycle D. OMe R4" = OH.R5'= H.3-diones dont les cycles B sont substitués selon la stratégie C . R5" = H. L’obtention de ces deux molécules est très encourageante puisque la position 3 est acylée.1-butan-phényl-1. OMe. une fonction acide carboxylique ou encore un benzaldéhyde substitué par un groupement électroattracteur.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 146 .

Lorsque nous observons les moyens entrepris par la nature pour conserver la couleur des fruits et des fleurs. Conclusion 1. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux pyranoanthocyanes 80 qui présentent un cycle D supplémentaire à six chaînons : il joue le rôle de groupe protecteur face aux additions d’eau en position 2 et 4 du squelette flavylium.3-dione 117’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge E. Ainsi. ainsi que la position 3 oxygénée (Schéma 81). celui qui intervient au niveau de la nature de la couleur du vin rouge a attiré notre attention : au cours du vieillissement du vin rouge. Contexte et objectifs L’instabilité des dérivés anthocyaniques en solution aqueuse est un réel inconvénient pour l’utilisation de ces molécules en tant que colorants dans l’industrie. nous sommes capables de contrôler la nature des substitutions du cycle B et l’oxygénation de la position 3. Dans le but d’accéder à des pigments plus stables que les anthocyanes. l’effet mésomère stabilisant ces deux sites sensibles. nous pouvons citer plusieurs phénomènes très ingénieux qui stabilisent et/ou intensifient la pigmentation au sein de la plante. 2. 147 . Notre principale stratégie est basée sur trois cibles du squelette pyranoanthocyanidine 101 : la nature de substitution des cycles B et D. les anthocyanes natives du raisin évoluent vers des pigments plus complexes. nous avons développé une méthode de synthèse de dérivés pyranoanthocyanidiques.3-dione 117 ou une 2-O-1-phényl-butan-1. Deux des trois objectifs ont été atteints avec succès. Bilan Nous avons synthétisé plusieurs dérivés pyranoanthocyanidiques phénoliques 126 par les stratégies A et C . Outre les processus de stabilisation par copigmentation. C’est pourquoi notre synthèse a été organisée autour de la construction de l’intermédiaire sel de 4-méthylflavylium 115 avec une 1-phénylbutan-1.

F R3' = R5' = H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 126 PF6R7 A O D O C R3 R3' R4' B R5' E R3" R4" Condensation dans l'éthanol 115 : R3 = H 120 : R3 = OAr PF6R7 A Stratégie A R = Me OH O C R3 E R5" O R3" = R5" = H. à ce jour. nous ne sommes pas en mesure d’accéder à un cycle E portant des groupes électroattracteurs. NMe2 R3" R4" R3' R4' B R5' R5" 117 O O R3' Stratégie C R = acyle R4' R5' R7 116 OH + OH 38 R7 O OH OH O R3' R4' R5' R7 = OH. OMe R4' = H. OMe R4" = OH. Par contre. ni à des pyranoanthocyanidines directement substituées sur le cycle D par un méthyle. Une étude du mécanisme de l’étape de condensation entre 115 et un benzaldéhyde a été réalisée. Grâce à ces travaux. un hydrogène ou encore une fonction acide carboxylique. OMe O 125 O O R3' (+/-) O R5' R4' O O O Schéma 81 : Accès à des dérivés pyranoanthocyanidiques phénoliques 126 : Bilan Le contrôle de la nature des substitutions du cycle D reste un objectif à optimiser : nous avons réussi à synthétiser des pyranoanthocyanidines phénoliques 126 substituées sur le cycle E par des groupements électrodonneurs. qui sont des motifs d’origine végétale. OMe. une hypothèse mécanistique dans l’éthanol a pu 148 .OMe.

M. Perspectives Maintenant que nous avons à notre disposition plusieurs pigments 126 et 127. l’accès à un analogue 134 d’un pigment du vin. 3. En tant que tel. d’autres pigments ont été obtenus dans le chlorobenzène. Enfin. Des expériences physico-chimiques comparatives de stabilité entre les molécules synthétisées et les sels de flavylium correspondants vont être menées au laboratoire. Pathophysiology. 149 . le prochain objectif est d’analyser la stabilité de ces molécules en milieu aqueux et/ou en présence de dioxyde de soufre. ou encore aux calculs des constantes d’hydratation des différentes espèces. 2004.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge être proposée. tels que les produits condensés de type 127. est envisagé (Figure 40). la pinotine A. ayant un cycle B substitué et une position 3 acylée seront synthétisés : notamment. 83-92. elles peuvent présenter un intérêt bénéfique pour la santé. .93 OH O O OH O HO ClO OGlc O OH O Figure 40 : Accès à un dérivé d’une pyranomalvidine Il est également possible d’envisager des études biologiques sur ces molécules qui appartiennent à la classe des flavonoïdes. On peut notamment penser à une étude à pH acide sur une durée de plusieurs mois. 10. à partir de la stratégie C développée. de nouveaux pyranoanthocyanidines phénoliques. On peut notamment citer les bienfaits au niveau cardiovasculaire d’une consommation régulière MAIS modérée de vin rouge…164 164 Gronbaek. De plus.103 134 PF6HO O O O O O O OH OH Molécule ciblée O OH Un pigment naturel du vin rouge : la Pinotine A.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 150 .

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Contribution à la chimie des flavonoïdes : accès à des analogues de pigments du vin rouge. 153-205) Références bibliographiques (p. Partie expérimentale (p.207-216) 151 .

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 152 .

Après élution. 2.L.3 Spectroscopie infra-rouge (IR) Les spectres d’absorption infra-rouge ont été enregistrés à l’aide de spectromètres à transformée de Fourier Perkin-Elmer 1600 FT-IR et Bruker IFS 25.4 Spectroscopie ultraviolet-visible (UV-Vis) Les spectres d’absorption UV-Visible ont été enregistrés à l’aide d’un spectrophotomètre HewlettPackard 8452A à barrettes de photodiodes équipé d’une cellule thermostatée et d’un dispositif d’agitation. L’attribution des bandes les plus caractéristiques est indiquée entre parenthèses et les nombres d’ondes sont exprimés en cm-1. 2. 2.25 mm d’épaisseur (Kieselgel 60 F254. Sauf mention particulière. 2. la révélation des plaques a été réalisée par illumination ultraviolette à 254 nm.N-diméthylformamide (DMF) Na/Benzophénone CaH2 Tamis moléculaire 4 Å Le tétrahydrofurane (THF) et le tétrachlorure de carbone (CCl4) ont été passés deux fois sur colonne d’alumine avant chaque utilisation. après avoir été séchés sur leur agent déshydratant respectif : Dichlorométhane (CH2Cl2) Triéthylamine (Et3 N) N. Solvants et réactifs Les solvants anhydres ont été préparés par distillation sous argon. les autres solvants et réactifs commerciaux ont été utilisés sans purification particulière. Pour chaque purification. 2.1 Chromatographie : Les chromatographies sur couche mince (CCM) ont été effectuées sur des plaques de silice Merck de 0.cm-1. Les chromatographies sur colonne ont été effectuées avec de la silice Merck Kiesegel 60 (40-60 µm. 40-60 µm. 230-400 mesh ASTM). 230-400 mesh ASTM).2 Point de fusion (PF) Les mesures des points de fusion ont été effectuées à l’aide d’un banc Koeffler : Bibby-Stenlin Stuart ou Apparatus SMP3. Les échantillons ont été examinés sous forme de pastille de bromure de potassium.5 Spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) Les expériences de résonance magnétique nucléaire ont été réalisées au service commun de RMN de l’Institut de Chimie de Strasbourg. l’éluant utilisé est précisé. Les échantillons ont été examinés en solution dans une cuve en quartz transparente et les longueurs d’onde λ sont exprimées en nm et les coefficients d’absorption molaires en mol-1. 153 . Matériel et méthodes 2. Les spectres RMN ont été enregistrés sur des appareils Brücker B-ACS60 (300 MHz pour la résonance du noyau 1H et 75 MHz pour la résonance du noyau 13C) et Brücker AC-300 (300 MHz pour la résonance du noyau 1H et 75 MHz pour la résonance du noyau 13C).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 1.

0 CDCl3 CD3OD CD3CN CHCl3 CD2HOD CD2HCN 3. APCI : Atmospheric Pressure Chemical Ionisation) est indiqué entre parenthèses suivis par la liste des pics de masse ( m/z) détectés. la référence interne est le signal du solvant : Solvant Référence 1 H déplacement chimique (ppm) 7. des expériences de RMN bidimensionnelles (NOESY) ont été effectuées à l’aide d’un appareil Brücker B-ACS60.94 1. la référence interne est le signal des noyaux 1H résiduels du solvant deutéré et pour la RMN 13C. les déplacements chimiques δ. Pour élucider certaines structures (produits condensés ouverts). De plus.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Les déplacements chimiques δ sont exprimés en ppm par rapport à une référence interne dont le déplacement chimique est connu : pour la RMN 1H.6 Spectrométrie de masse (SM) Les expériences de spectrométrie de masse ont été effectuées au service de Spectrométrie de Masse de l’Institut de Chimie de Strasbourg sur une plateforme Fisons VG. la multiplicité des atomes de carbone a été déterminée grâce à une séquence DEPT 135 qui est une expérience de routine à la faculté de chimie. les expériences ont été réalisées avec découplage du noyau 1H et les déplacements chimiques ont été lus directement sur le spectre.24 Concernant la RMN 1H.31 49. 2.26 13 C déplacemnt chimique (ppm) 77. les intégrations et les constantes de couplage ont été lues directement sur le spectre et les abréviations utilisées sont les suivantes : • pour la multiplicité des signaux : s (singulet) – d (doublet) – t (triplet) – dd (doublet de doublet) – m (multiplet) – etc… pour les constantes de couplage : nJX-Y exprimée en hertz (Hz) avec n désignant le nombre de liaisons séparant les noyaux X et Y concernés par le couplage. • Concernant la RMN 13C.0 1. Le mode d’ionisation (ESI : Electrospray Ionisation. 154 . de leur attribution respective et de leur intensité relative par rapport au pic le plus intense.

La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 80 mL).72 (s. La phase aqueuse est séparée de la phase organique et est extraite au dichlorométhane (4 x 10 mL). RMN 13C (75 MHz.5 (C4).2 Hz. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 80 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 120 mL). 182. 1H.7-diméthylchrysine 3' 2' 4' 5' 6' 6 5 10 3 4 a O 7 8 9 O 2 1' C17H14O4 M= 282. Puis. – 0. .71 (Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/1) PF : 176°C RMN 1H (300 MHz.7.51-7. H6 ou H8) . 6.2/164. 4 J8-6=2. . 155 .37 (d. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 260 mg de 21d.0 éq. 2H.5 (C10) . • 21d : 5.0 éq. sont ajoutés 1.8 (C4’) .0 éq.1/162.6 g de carbonate de potassium (3. à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 25 mL).9 mmol) dans 110 mL d’acétone. 105.2 mmol). 129. Modes opératoires et analyses Remarque : La numérotation des squelettes carbonés utilisés pour l’attribution des signaux de RMN ne correspond pas forcément à la numérotation proposée par la nomenclature IUPAC. • 21c : 5-hydroxy-7-méthoxyflavone ou 7-méthylchrysine 3' 2' 4' 5' 6' 6 5 10 3 4 a O 7 8 9 O 2 1' C16H12O4 M= 268. CDCl3) : δ= 55. 105.1 éq. le résidu est solubilisé dans 80 mL d’acétate d’éthyle.87-7. CDCl3) : δ= 3. 130.0 g de chrysine 21b (1. Rendement = 87% CCM : Rf= 0. séché sur MgSO4. séché sur MgSO4.8 (Ca) . 7.6 (C2/C5/C7/C9) . Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). 159.56 (m. sont additionnés.7 (C1’) . 6. .0/165. H6 ou H8) .9 (C3) .50 (d. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 914 mg de 21c. – 1.29 Solide blanc b O O a) Méthylation de 21c b) Diméthylation de 21b a) A une solution de 268 mg de 21c (1. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé avec une solution saturée de chlorure d’ammonium (3 x 20 mL). filtré et concentré sous pression réduite.2 Hz. 1H.3 (C2’+C6’) . 7.90 (m. 6. 92. 3H.11. filtré et concentré sous pression réduite. – 1. 1H. 98. à température ambiante. H2’+H6’) .5 éq.3.2 (C8) .1 (C3’+C5’) .88 (s. La phase organique est lavée avec une solution d’acide chlorhydrique à 10% (1 x 30 mL).26 Solide beige OH O Monométhylation de la chrysine 21b A une solution de 1. .5 mmol – 60 mg) et 47 mg de iodure de tétrabutylammonium (0.7-diméthoxyflavone ou 5.0 éq. OH). de 490 µL de diméthylsulfate (2.2 éq. 130 µL de diméthylsulfate sont ajoutés goutte à goutte (1.8 mmol). Ha) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 3. successivement goutte à goutte. Le milieu réactionnel est mis sous agitation pendant 5 heures à température ambiante (suivi CCM).66 (s.1 mmol).8 mmol). Après filtration et concentration sous pression réduite. 131. à température ambiante. 126. 3H. H3’+H4’+H5’) . 12.7 (C6) . 1H.1 mmol) dans 9 mL de dichlorométhane. 6 mL d’une solution d’hydroxyde de sodium à 1M (1. H3) . suivi de l’addition goutte à goutte. 4J6-8=2.

sont ajoutés 2.56 (m. 308 nm.50-7. . 175. séché sur MgSO4. à température ambiante. 1H. 268.5 (=CH) .1 mmol) dans 20 mL d’acétone. 4H) . Après filtration et concentration sous pression réduite. – 2. 92.5 (C1’) . 141.37 (Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/3) PF : 124°C RMN 1H (300 MHz.01 g de carbonate de potassium (3.0 (=CH) . séchée sur MgSO4 .08-8. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/3) pour donner 525 mg de 100a.3 (=CH) . 7. 4J6-8=2. 131.0 éq.5 éq. 159.11 (m.4/57.37 (d. Après retour à température ambiante. 3J= 8. 130.3/155. 4J8-6=2. 1H. 125.5 éq. suivi de l’addition goutte à goutte.3 (C10) . 124. Ha et Hb) .0 éq. H2’+H6’).0 Hz. 2H) . 7. 8. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). CDCl3) : δ= 60. – 17.4 g de carbonate de potassium (7. 7.68 (s. 8.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 92% b) A une solution de 635 mg de chrysine 21b (1. de 943 µL de diméthylsulfate (6. le mélange est solubilisé dans 60 mL d’eau et la phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL). 124.46-7. 1H. H6) . sont ajoutés 1. filtré et concentré sous pression réduite.7 (Ca/Cb) . RMN 13C (75 MHz.28 (dd.6 (Cq).9/160.68 (m. RMN 1H (300 MHz. .0 éq.2 (Ca) .0 (C2/C5/C7/C9) . 133. 4J= 1.25-8. Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C et laissé sous agitation pendant 5 heures (suivi CCM). 131. 2H.6/155.9 (C2’+C6’) . 246.7 (=CH) . 7.90 (s. 128. • 100a : 3-méthoxyflavone ou 3-méthylflavonol 3' 2' 4' 5' 6' 8 7 6 5 9 O 2 3 1' C16H12O3 M= 252. 7.2 (C4’) . 1H.).2 (C8) .7.5 (C4). Rendement = 99% CCM : Rf = 0. Rendement = 81% CCM : Rf = 0. à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).3 Hz. 6.2 Hz. – 7. 125. 6.3 mmol) suivie de l’addition goutte à goutte. 3H. à température ambiante.0 (=CH) .57 (d. 128.9 (C3’+C5’) .15 mmol).8 (C6) .2 (C4).41 (m. 109. filtrée et concentrée sous pression réduite. 131.5 Hz).8 (=CH) . La phase organique est successivement lavée avec une solution d’acide chlorhydrique à 10% (1 x 30 mL). CDCl3) : δ= 3. CDCl3) : δ= 56.5 mmol).66-7. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).89 (m. H-8) .26 Solide jaune Méthylation du flavonol 10 4 O a O A une solution de 500 mg de flavonol (1.5 mmol) dans 10 mL de diméthylformamide anhydre. (ép. 6. – 2.1 (C3) . Ha) . 96. 3H. 1H) . H3) . 109.85-7. 3H. 1H) . RMN 13C (75 MHz.91 et 3. le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle.2 (Cq) . 156 .5 (Cq) .39-7.95 (s. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 514 mg de 21d. 131. 118. H3’+H4’+H5’) .0 éq.3 mmol).28 (Acétate d’éthyle) PF : 147-148°C UV/Vis : λmax= 216. 182.9/164.8 (=CH) . CDCl3) : δ= 3.52 (m. de 1 mL de diméthylsulfate (3.6/160.

1235. 7.0 éq. H5’) .4’.7-pentaméthoxyflavone ou 3.1 Hz. 109. 6.50 mL de diméthylsulfate (18.4’.5 mmol). L’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium. H6’) . 1H.8 mmol).6/158. Rendement = 60% CCM : Rf = 0.66 (dd. CDCl3) : δ= 55. 6.0 éq. une solution d’acide chlorhydrique à 2% (30 mL) est ajoutée et le mélange réactionnel est chauffé à 70°C pendant 30 minutes.4’. 1213. filtré et concentré sous pression réduite.8/152.4/59. sont ajoutés 2.37 Solide jaune 5 10 4 3 O e Perméthylation de la quercétine 31 b O O A une solution de 1. séché sur MgSO4. 4 J8-6=2.0 g de quercétine 31 (1. 1155. séché sur MgSO4.9/56.1 Hz. 4 J6-8=2. 3J6’-5’=8. le résidu est solubilisé dans 80 mL d’acétate d’éthyle et le diméthylsulfate est neutralisé avec une solution aqueuse d’hydroxyde d’ammonium (10 mL) pendant une nuit. 141.9 mmol) dans 100 mL d’acétone. – 1.9 (C7) .2 g de chlorure d’aluminium (26. 1014 cm-1 RMN 1H (300 MHz.5. 4J6’-2’=2. 110.3’.2 Hz. 1H. 3. Le mélange est dilué avec 60 mL d’eau et est extrait avec de l’acétate d’éthyle (3 x 120 mL). 1108.1 Hz.0 éq. 163.86/3.2/121. – 39 mmol) dans un minimum d’acétonitrile. H6 ou H8) . Ha/Hb) . – 51.0 éq.69 (d.2 Hz. H6 ou H8) .5 (C4).8/161.3’. 3H.0 éq. 6. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).95 (d. 4J2’-6’=2.7/111. 173.0 (C5/C9/C3’/C4’) . Le milieu réactionnel est chauffé à 70°C et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).32 (d.88 (s. 9H. filtré et concentré sous pression réduite.5 (C10) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 100b : 3.9 g de carbonate de potassium (18.0 (C3) . CDCl3) : δ= 3. sont ajoutés 613 mg de 100b (1. Hc+Hd+He) .6 (C2) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 80 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 150 mL).8 mmol). Rendement = 99% CCM : Rf = 0.7-pentaméthylquercétine c O 3' 2' O 4' 5' 6' d a O 6 7 8 9 O 2 1' C20H20O7 M= 372.7/55. – 2. 1H. 95.7 (C6) . 123.6 (C2’/C6’/C5’) .3’. 1605 1269.2 (C1’) .48 (d.22 (Acétate d’éthyle) PF : 148°C IR (KBr): νmax = 1627 (C=O).34 Solide beige 5 10 4 3 O e OH O Monodéméthylation régiosélective de 100b A une solution de 5. 150. • 100c : 5-hydroxy-3. de l’eau est ajoutée (40 mL) et la phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).770 g de 100b. 1056. 1H.65 (Acétate d’éthyle) PF : 159°C 157 . 148.7-tétraméthoxyflavone ou 3. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Cyclohexane : 1/1 pour donner 326 mg de 100c. 3J5’-6’=8. de 5. Après filtration et concentration sous pression réduite. 7. 92.4 (C8) .94 (s.5.3’. H2’).7-tétraméthylquercétine c O 3' 2' O 4' 5' 6' d a O 6 7 8 9 O 2 1' C19H18O7 M= 358. – 51. A température ambiante. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’acétate d’éthyle pour donner 2. 1H. A température ambiante. RMN 13C (75 MHz. à température ambiante.0/56. suivi de l’addition goutte à goutte.4’.9 (Ca/Cb/Cc/Cd/Ce) .1 Hz.

0 mmol).4 Hz.87 (s.6 (C2) . La phase aqueuse est 158 . H2’) . – 6. 1H. 3J5’-6’=8. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).0 éq.25 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (6.65 (s.0 (C5/C9/C3’/C4’) . 165. 124. 92. 1H.2 (Ca/Cc/Cd/Ce) . 6. • 95a : Hexafluorophosphate de 4-méthylflavylium 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 5 10 4' 5' PF68 7 6 9 O C16H13OPF6 M= 366. H6’) .28 (s. 8. Rendement (MeMgBr) = 52% Rendement (MeLi) = 70% UV/Vis : λmax (MeOH)= 390 nm RMN 1H (300 MHz. 4. – 12. CDCl3) : δ= 55. 106.2 (C6) . 4 J6-8=2. .88/3. – 1.1 Hz.1 Hz.9 (C10) .15 (s. 3.6M dans le THF (2. 139.12 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane.8/56. 130. filtré et concentré sous pression réduite. OH).2 Hz.36 (m. séché sur MgSO4.7 (C11) . 141.0 éq. 4 J8-6=2.0 (C3) . sont additionnés goutte à goutte. Hc/Hd/He) .36 (d.00 (d. H11) .7-dihydroxy-4-méthylflavylium PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 10 4' 5' 8 9 O C16H13O3PF6 M= 398.75 mmol).4 (C7) . La solution est concentrée sous pression réduite. sont additionnés goutte à goutte.75 (dd.8/156. H6 ou H8) . sont additionnés.24 Poudre verte Formation de 95a a) A une solution de 667 mg de flavone 21a (1.24 Poudre bordeaux Formation de 95b OH a/ A une solution de 540 mg de chrysine 21b (1. Traitement identique : Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. RMN 13C (75 MHz. 151. 8.3 (C4’) . 1H).0 éq. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées.0 éq. 2H) . 8. 148. Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée.2 (C8) . .1/60. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 95a.92-8.8 (C6) . à 0°C. 119. CD3CN) : δ= 20.9 (C1’) .88 mL de méthyllithium 1. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). 7. H6 ou H8) .8 (C3). 130.3 (C3’+C5’) . 1H. 128. 137.33-8. 7.80 (m.7 (C4).7 (C2’+C6’) . goutte à goutte.45 (d. 118.1 Hz. H3) . 7.05 (m.1 (C1’) . CDCl3) : δ= 3.0 (C10) .2 (C2’/C6’/C5’) . 4J6’-2’=2. 122.8 (C8) . 7.2. – 3.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane.0/56. Ha) . 130. 127. b) A une solution de 333 mg de flavone 21a (1. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. 1H.7 (C7) .97 (s.7/173. • 95b : Hexafluorophosphate de 5.3/173. 1.4/155. RMN 13C (75 MHz. 155.4 (C2/C4/C9). H5’) . 1H. 1H. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement jusqu’à température ambiante et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). 3H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 1H (300 MHz. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).0 éq.69 (d.2 Hz. 6.45-8.7/ 162. 3H) . 1H) . 4J2’-6’=2.8/111.64 (m. CD3CN) : δ= 3.4 (C5) . 110.62-8. 95. 3H. 7.0 mmol).3. 2 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2.0 éq.2/122. 3J6’-5’=8.96/3.54 (m. 1H. 12. 3H.5 mmol) dans 15 mL de tétrahydrofurane. 2H) . 8. 178.

70-7. La solution est concentrée sous pression réduite.8 (C11) . 135. RMN 13C (75 MHz.52 mmol). CD3OD) : δ= 18. 130. H2’+H6’). 2H. H6 ou H8) . H3’+H5’) .4 (C4’) .39-8. H11) . 115.06 (d.2 Hz. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 118.2. – 3. H3’+H5’) . Rendement = 95% UV/Vis : λmax(MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. H3) .6 (C3’+C5’) . 6. La solution est concentrée sous pression réduite.2 (C11) . 3H. 173. 93. . 1H.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane. 416 (28600) nm IR (KBr): νmax = 3099 (O-H). 3H. 7. 3H. • 95c : Hexafluorophosphate de 5-hydroxy-7-méthoxy-4-méthylflavylium + PF6a 3' 2' 2 3 4 1' 6' 4' 5' O 6 7 8 9 O 5 10 C17H15O3PF6 M= 412.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).2 (C1’/C10) . Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM).0 éq.7 (C1’) . – 12.4/160. .33 (d. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. CD3OD) : δ= 3. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 849 mg de 95b.5 (C3’+C5’) . 1639 (C=O ). H3) . 1H. 3. 56.9 (C3) . Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner 854 mg de 95b. filtré et concentré sous pression réduite.4 (C4/C5/C7/C9) . 4 J6-8=2.cm-1)= 260. 102. 7. 104. 1H. 1H.4 (C8) . sont ajoutés 413 mg de benzoylacétone 117a (1. Ha) .12 (s. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 900 mg de 95c.0 mmol). H4’) . 292.7 (C10) . séché sur MgSO4. Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. 7. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées. H6 ou H8) . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 26.9 (C2’+C6’) . 129.80 (m.77 (d.52 mmol). L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).23 (s. filtré et concentré sous pression réduite. partie B d’un système de spins AA’BMM’.2 Hz.98 (s. 1H. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes.68-7.76 (d. 128.2. séché sur MgSO4 . 6. 180.90 (s. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. 139. 2H. 7. 8.0 éq.9/161. 1H. 114.29-8. H6 ou H8) .25 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (4. sont additionnés goutte à goutte.0 éq.79-7. 159 .4 (C2).3 (Ca) .8 (C4/C5/C7/C9) .33 (m.0 (C2). 4J6-8=2.5/169. 97. partie B d’un système de spins AA’BMM’.1 (C6) .9/168. 1262. 4.26 Poudre brune Formation de 95c OH 11 A une solution de 805 mg de 21c (1. 8.43 (m.6 (C2’+C6’) . 1H. 129. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. H4’) .78-7. 160. 136. 8.6/170.5/159.11 (s. H2’+H6’). Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées. 2H. Rendement = 73% UV/Vis : λmax (MeOH)= 540 nm RMN 1H (300 MHz. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium. 129.2 (C4’) . 7.2 Hz. H6 ou H8) . 853 cm-1 RMN 1H (300 MHz.7 (C3) .2/169. H11) . 1422. 7. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. 7. 159. 4J8-6=2. 4J8-6=2.85 (m. RMN 13C (75 MHz.1 (C6) .4 (C8) . Rendement =71% b/ A une solution de 417 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1.73 (m. 2H. 1H.0 éq. 1358.2 Hz.74 (m.

35 (m.6 (C10) . 1463.0 (Cb) . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). 156. 1H. sont ajoutés 769 mg de benzoylacétone 117a (1. séché sur MgSO4.26 Poudre brune Formation de 95'a 10 4 11 O a A une solution de 757 mg de 100a (1. 1636 (C=O ).7-diméthoxy-4-méthylflavylium PF6a 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 6 5 10 4' 5' O 7 8 9 O C18H17O3PF6 M= 426. 1H. 2H.08 (s. Ha) . Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. 1257. CDCl3 / 1% CF3COOD) : δ= 25. – 1.4/156.5 (C11) .70-7. RMN 13C (75 MHz. La solution est concentrée sous pression réduite. 4. 57.0 éq.69 mmol). 6. 173. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).5/168. 0. – 6. Hb) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. .4 mmol).69 mmol ). H6 ou H8) .10 (s. 2H. 8.9 (C6) .11 (s.32-8. Rendement =40% b/ A une solution de 745 mg de 3. 57.4. sont additionnés goutte à goutte. 112.4. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. filtré et concentré sous pression réduite.0 éq. 7.0 (C4/C5/C7/C9) .4 (C8) . Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées. H3’+H5’) . 4. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous 160 .0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane. 2. 1H.2 Hz. filtré et concentré sous pression réduite. 116. H3) .80 g de 95d.75 (m.6 (C4’) .2 (Ca) . 128.0 éq. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM).9/157.09 (s. 1061. 832 cm-1 RMN 1H (300 MHz.0 éq. H4’) . 115. 1H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 95d : Hexafluorophosphate de 5. • 95’a : Hexafluorophosphate de 3-méthoxy-4-méthylflavylium 3' 8 7 6 5 PF69 2' 2 3 1' 6' 4' 5' O C17H15O2PF6 M= 396. 100. H6 ou H8) . 1359. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. 129. Rendement = 91% UV/Vis : λmax (MeOH)= 520 nm PF : 242°C + IR (KBr): νmax = 3421. 4J6-8=2. H11) . – 0.0 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2. 4J8-6=2.8 (C1’) .46 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2.0 (C2). H2’+H6’).6 (C3’+C5’) . sont additionnés goutte à goutte. 8. – 3. 3H.32 (d. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).81-7. séché sur MgSO4.0 éq. .5-diméthoxyphénol 116b (1.7 mmol) dans 10 mL de tétrahydrofurane. 7. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner 1.0 mmol). Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. 3H.83 (m.29 Poudre orange b O Formation de 95d a/ A une solution de 197 mg de 21d (1. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées. 7.2 Hz.7 (C3) .0 éq. 1H. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 117 mg de 95d. 135.87 (d. 93.9 (C2’+C6’) . partie B d’un système de spins AA’BMM’.

7.01-8. H3’+H5’) . 8.7/163.37 Poudre rouge Formation de 95'b O e b O A une solution de 409 mg de 100b (1. 128.7 (C1’) . La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL). 7. 1H).3/154.1 (C6) . 150. 3H. 112. 131.2/164. 3.05 (s. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 490 mg de 95’b.1/57.5 (C1’) .2/126.7 (C10) .04 (m.08 (s. 62.01/4. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. H4’) . 400 (16630) nm RMN 1H (300 MHz. 56. CD3CN) : δ= 3.0 (s. La solution est concentrée sous pression réduite. J2’-6’=2.4 (C8) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 2H.4 (C4’) .90-7. 9H. 137.8/167.79/3.0/149.7-pentaméthoxy-4-méthylflavylium c O PF6a 3' 2' 2 1' 6' 6 5 10 4 11 3 O 4' 5' d O 7 8 9 O C21H23O6PF6 M= 516. 1H. Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. 120. CD3CN) : δ= 14. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). séché sur MgSO4 . 7. 8. H2’+H6’) . 1H. 136. 4J84 3 4 6=2. 1H. CD3CN) : δ= 3.1 (C2/C3/C4/C5/C7/C9). 130. filtré et concentré sous pression réduite.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane. 6.0 (C2’+C6’) . J6’-2’=2.4 (C3’+C5’) .31 Poudre rouge Formation de 95'c 5 10 4 11 3 O e OH A une solution de 394 mg de 100c (1.86 (s.5.0 (C11) . Rendement = 95% UV/Vis : λmax (MeOH)= 500 nm RMN 1H (300 MHz.1 (Ca) . 93.0 éq. 161 . 2H) . H2’) .28 (d.92 (m.24 (d. 13 RMN C (75 MHz. 113.2 (C11) . 1H) .0 éq. • 95’c : Hexafluorophosphate méthylflavylium c de 5-hydroxy-3.59 (m. 3H.33 mL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (4.5 (C5) . sont additionnés goutte à goutte. 1.0 éq.3’. – 2. 55. – 1.7-tétraméthoxy-4- PF62' O 3' 1' 6' O 4' 5' d a O 6 7 8 9 O 2 C20H21O6PF6 M= 487.8 Hz. H6’). H11) . 3.1 (Cc/Cd/Ce) . 130.18 g de 95’a. 250 (16621). 4J6-8=2.2/61.28-8. H6 ou H8) .2 Hz. 2H.10 (s.0 mmol) dans 20 mL de tétrahydrofurane. Rendement = quantitatif UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. J6’-5’=8. 127. 7.4 (C3) . 155. CD3CN) : δ= 17.2 (C6) .9/157. 125.32 (m.2 Hz.6 (C2’/C5’/C6’) .2/160. Hc/Hd/He) . 3H. 118. sont additionnés goutte à goutte. La solution est concentrée sous pression réduite.4’. 1H. 136. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM). H6 ou H8) .0 éq. 8.85 (d. 100. RMN 13C (75 MHz. Ha) .80 (m. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées.6 (C8) . 1H.8 (Cb) . H5’) .6 (C7). 3H.0 mmol). 1H.2 Hz.8 Hz.57-8. Ha/Hb) .1/112.47 (m. 7. • 95’b : Hexafluorophosphate de 3.28 (dd.99 (s. 3J5’-6’=8.8 (C3’/C4’) . – 4.3 (C10) .3’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge agitation 30 minutes. 57. 8. 660 µL de bromure de méthylmagnésium 3M dans le THF (2. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 4. filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 1. H11) . 7. – 1.98 (d. Ha) .cm-1 ) = 210.4’.2 Hz. 6H. partie B d’un système de spins AA’BMM’.7/169. 138. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes.0 mmol).1 (C2/C4/C9).

7.96 (d. 112.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Une solution saturée de chlorure d’ammonium (1 x 50 mL) est ajoutée. 56. 7. 7. 1H. 3J6’-5’=8. 3H. 4J8-6=2. 1H.03/4. 9H. RMN 13C (75 MHz. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (1 x 70 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). l’intensité des signaux des carbones des dérivés condensés est très faible. 2H. 4J8-6=2.74-7.23 (d. H6’). partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 4J2’-6’=2.61 (m.5 mmol) dans l’éthanol (15 mL) sont additionnés 90 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. H19) .25-8. 1H. 4J6-8=2. 155.cm-1 ) = 260.29 (m. 120.8 Hz. 6H.98/4. 3H. 0. 1H.28 (s.8 (Ca) .. SM (ESI.2 Hz.56-7. H6 ou H8) .N)- PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 1' 6' 4' 5' 8 9 O 10 O 18 17 13 12 C25H20O3NPF6 M= 527. 3. 1H. CD3CN) : δ= 16. 1H.9/61. Rendement = 75% UV/Vis : λmax (MeOH)= 490 nm RMN 1H (300 MHz.25 (dd.2 Hz. 0. 3. 7.6 (C2’/C5’/C6’) .1/56. 103. • 94b : Hexafluorophosphate de diméthylamino)phényl-1. H15+H17) .3 (C10) . H14+H18). 7. 2H. 2H.28 (d. mode positif) : m/z(%) 382 (100) [M]+. H4’) . Hc /Hd/He) . La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 60 mL).8 (C11) . 552 (44200) nm RMN 1H (300 MHz. H2’) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.. 8.71 (m. 3 J5’-6’=8. 1H. 4J6-8=2.67-7. Ha) . filtrée et lavée plusieurs fois à l’éther pour donner 269 mg de 95’c.1 (C1’) .26 (d.8/163.8 (C2/C3/C4/ C5/ C7/ C9). 8.77 (s. 7.2 Hz.2 éq.40 Poudre grise Condensation de 95b 14 15 16 N 19 19 A une solution de 200 mg de 95b (1.2/164. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 5 heures (suivi UV-Vis). 162 . Rendement = 90% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. H11) . 118. 8.06 (s.8 Hz. 7.8 (C3’/C4’) . 7. H3) . H2’+H6’) .19 (d. H6 ou H8) .6 mmol).6-dioxaphénalène 8-hydroxy-5-phényl-2-(4-(N.0 (C8) . séché sur MgSO4 . CD3CN / 1 % CF3COOH) : δ= 3. 55. H6 ou H8) .52 (s.8/159. 1H.21 (m.05 (s.8/156.2 Hz. Remarque : A 75 MHz. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 272 mg de 94b. Seulement deux analyses aux 13C ont été réalisées à 500 MHz et ont donné quelques informations supplémentaire.2 Hz. partie B d’un système de spins AA’BMM’. 7. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. Le résidu est solubilisé dans 50 mL de méthanol et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique sont ajoutées.2 Hz. 4J6’-2’=2.17-8.00 (d. H5’) . 146. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. 2H. La solution est concentrée sous pression réduite.80 (m. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 30 minutes.4/168. H3’+H5’) .5/149. 1H. 93. filtré et concentré sous pression réduite.1 (Cc/Cd/Ce) .1/112.2/126.2 (C6) . CD3CN ) : δ= 3. H6 ou H8) . 7.0 éq.

partie MM’ d’un système de spins AA’MM’..Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 94c : Hexafluorophosphate de diméthylamino)phényl-1. H14+H18).6-dioxaphénalène 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 6 5 10 4' 5' 8-méthoxy-5-phényl-2-(4-(N. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 2 heures (suivi UV-Vis).2 Hz. H19) .16 (s.1551 • 98’a : Hexafluorophosphate diméthylamino)styryl)flavylium de 3-méthoxy-4-(4-((N.09 (s. 2H. 2.06 (s.59 (m.5 mmol) dans l’éthanol (30 mL) sont additionnés 87 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1.62 Poudre brune Condensation de 95c N 19 19 A une solution de 206 mg de 95c (1. 6. H3 ou H11) . H2’+H6’) . 7. partie B d’un système de spins AA’BMM’. H4’) .cm-1) = 206.68 (m. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.. 1H.98 (m. H6 ou H8).69 (m. 7. 3. 556 (54100) nm RMN 1H (300 MHz. 1H. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 352 (18300). 0. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. H6 ou H8) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.99 (s. 2. 2H.2 éq. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.6 mmol). Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 12 heures (suivi UV-Vis).2 Hz. 4J8-6=2. Rendement = 54% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 1H. 7.N)- a PF67 O 8 9 O O 18 17 13 C26H22O3NPF6 M= 541.82 (m. mode positif) : m/z(%) 396(100) [M]+ C26H2203N [M]+ Calculé : 396.44 Poudre verte Condensation de 95'a N 19 19 A une solution de 905 mg de 95’a (1. CD3CN) : δ= 3. 2H. H15+H17) .2 mmol) dans l’éthanol (15 mL) sont additionnés 388 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1. 4J6-8=2. 7. Ha) . H3 ou H11) .2 éq.N)- PF68 7 6 5 9 3' 2' 2 3 1' 6' 4' 5' O 10 11 4 O 12 13 a 18 17 14 15 16 C26H24O2NPF6 M= 527. 6H.0 éq.. 2H. 7. 7. 7.6 mmol). SM (ESI. Rendement = 76% 163 . 7. 1H..07 (d. H3’+H5’ ) . 0. 3H.1594 / Trouvé : 396. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 680 mg de 98’a.0 éq.11 (d. 1H. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 144 mg de 94c.

8 Hz.0 éq. 3.50 Poudre violette Condensation de 95' N 19 19 A une solution de 30 mg de 95’c (1.3 g de carbonate de potassium (4. 3H. Ha) . 8. H2’) . 1H) . 2H. 3H. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 8.27 (m.95 (dd.26 (d. 568 (18000) nm RMN 1H (300 MHz.62-7. – 6.62 (s. 7.70 (m. 2H. 4. 0.93 m. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). à température ambiante. H14+H18).. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 80 mL).1906 • 109c : 2-méthoxyacétophénone 5 4 3 2 a 1 6 7 8 C9H10O2 M= 150. 3.4’-diméthoxyphényl)-2-((4(N.0 éq. 8.94 (s.2 éq. 3H. H6’) .05 (s. Rendement = 50% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. séché sur MgSO4. H15+H17) .89-8.8-diméthoxy-5-(3’.0 éq. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation 12 heures (suivi UV-Vis).24 (d. H19) . 2H.8 Hz . 1H. 3. 3H) .95 (s.0 mmol) dans 25 mL d’acétone.8 Hz. 1H. 7. H14+H18) . 4J2’-6’=1.17 Huile incolore Méthylation de la 2-hydroxyacétophénone O O A une solution de 716 µL de 2-hydroxyacétophénone 109b (1. Ha ou Hb ou Hc ou Hd) . 1H. 1H.2 Hz. Partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.cm-1) = 202. 1H. 3H.. 7. 3J6’-5’=8. H6 ou H8) .00 (m. SM (ESI. 3J5’-6’=8. 6. H12). 7. mode positif) : m/z(%) 486(100) [M]+ C30H3206N [M]+ Calculé : 486. 4J8-6=2.6-dioxaphénalène O a c d 3' 2' 2 3 5 10 4 11 12 14 15 16 1' 6' 4' 5' PF67 6 O O 8 9 O O e O 18 17 13 C29H28O6NPF6 M= 631. Ha ou Hb ou Hc ou Hd) . 5H) . 3.81 (s.2 Hz. 4J6-8=2. 6H. CD3CN) : δ= 3. Le résidu est purifié par 164 .238.16 (d.20 (s. le résidu est solubilisé dans 30 mL d’acétate d’éthyle. 1H. H11) . H15+H17) . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 20 mg de 94’c.0 mmol). filtré et concentré sous pression réduite. 0. 3H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge UV/Vis : λmax (MeOH)= 665 nm RMN 1H (300 MHz. 270 (28800). Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). sont ajoutés 1.0 éq. 7.N)-diméthylamino)phényl)-1. 6. de 1. • 94’c : Hexafluorophosphate de 4. Après filtration et concentration sous pression réduite. – 18. suivi de l’addition goutte à goutte.12 mL de iodure de méthyle (3.1911 / Trouvé : 486. . partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 1H.08 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 14 mg de 4-diméthylaminobenzaldéhyde (1. H5’) . 7. Ha ou Hb ou Hc ou Hd) . 7. H11) .13 (m. CD3CN) : δ= 3. – 24. 8. H19) .80 (d.27 (s.80 (m. 7. 2H.09 mmol). 6H. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.88 (d.8 Hz.93 (m. 1H. La phase organique est lavée avec une solution d’acide chlorhydrique à 10% (1 x 20 mL).35 (s. H6 ou H8). L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 4J6’-2’=1.47 (d. Ha ou Hb ou Hc ou Hd) . 7.0 mmol).

stratégie B2B O .81 (s. Le milieu est concentré sous pression réduite et on y ajoute 30 mL d’eau. CDCl3) : 2. 120. 3H.59 (s.01 (s. H5) .87-6.9 (C8) .).4. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL) et l’ensemble des phases organiques est séché sur Na2SO4. 55.5 Hz. 105. RMN 13C (75 MHz.3 Hz.2 mmol) dans 75 mL d’acétone.3 éq.9 (C6) . filtré et concentré sous pression réduite.2 g de carbonate de potassium (1. 3H.4. ainsi que 10 mL d’une solution à 10% d’acide chlorhydrique.8 Hz. – 20.6 (C7). 1H. de 4. 93. H3) . à température ambiante.0 éq. Ha ou Hb) . 166. – 30.6-trihydroxyacétophénone O b A une solution de 3.1 (C7).0 mL de diméthylsulfate (2.68 (dd. 4 J6-4=1. 158. 3J6-5=7. 6. 3.17 Solide blanc 7 8 Diméthylation régiosélective de la O 2. 167. CDCl3) : δ= 32. 3H.4 mmol). 1H. OH intra).0 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 20 minutes. 55. 14.6-trihydroxyacétophénone monohydratée (1. 1H. – 3.54 (s.06 mmol).03 (d. 4J3-5=2. suivi de l’addition goutte à goutte. 199. 9 (C2) . – 30.75 g de 2. Après évaporation partielle de l’acétone.6 (C3) . – 6.357. Le milieu est concentré sous pression réduite et le résidu est solubilisé dans 50 mL 165 . 3H.80 (s. 133. dans un mélange acétone / eau (5/3) sont additionnés 200 mg d’acide ptoluènesulfonique (0. sont ajoutés 4.0 éq.A une solution de 109’a.1H. H3+H5) . H8) .8 (C8) . 226 (ép.90 (d. CDCl3) : 2.15 Solide blanc !-hydroxylation de 109a. 7. 3H.5 (C3) . Rendement = 91% CCM : Rf = 0. Ha ou Hb) . 130. 288.1 éq. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). 128.5 (C2) .83 (s.7 (C5) . H6) RMN 13C (75 MHz. 4J5-3=2. 5.1 (C4) . – 42. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). • 111a : 2-hydroxy-4.0 mmol) dans un minimum de méthanol.0 éq.45 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) PF : 78-79°C UV-Vis : λmax (MeOH) = 214. 2H. le milieu est versé dans 150 mL d’eau.) nm RMN 1H (300 MHz. Ha) . • 110a : α-hydroxyacétophénone 5 4 3 2 1 6 7 8 OH C8H8O2 M= 136.9 (Ca+Cb) . 30 mL d’une solution saturée en chlorure d’ammonium. 324 (ép. Le précipité obtenu est alors filtré et lavé à l’eau. Rendement = 39% CCM : Rf = 0. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 3.1 (C1) .3 mmol). Le brut obtenu 109’a est directement engagé dans l’hydrolyse acide. 162. – 1. 90.9 (C1) .6 g de 111a.41 (m. 718 mg de diacétate d’iodosobenzène (2. 7. 3. 6. H4) .6-diméthoxyacétophénone a O 3 4 5 6 2 1 OH C10H12O4 M=196.93 (m.A une solution de 1.5 Hz.7 g d’hydroxyde de potassium (10.5 éq. . 203.0 mmol) solubilisée dans un minimum de méthanol.7 (C4) .65-7.39 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/4) RMN 1H (300 MHz. sont ajoutés à 0°C.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/5) pour donner 344 mg de 109c. Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C pendant 2 heures (suivi CCM). 348 µL de 109a (1. 1H.4 (C5) .4 (Ca) . 111. H8) . CDCl3) : δ= 31. 3.2 (C6) .0 éq.

• 110d : α-hydroxy-2-(méthoxy-méthoxy)acétophénone 5 4 3 2 1 6 8 7 OH C10H12O4 M=196. – 0. Rendement sur les deux étapes = 34% CCM : Rf = 0. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 141 mg de 110c. sont ajoutés à 0°C.17 mmol) solubilisée dans un minimum de 166 .1 (C7). stratégie B2B C9H10O3 M= 166. 1H. 4.87 (d. RMN 13C (75 MHz.7 mmol) dans un minimum de méthanol. CDCl3) : 3. 3JOH-8=4. – 1. à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).3 g d’hydroxyde de potassium (10.4 (C8) .3 éq. 133.5 (Ca) . 123.9 (C5) .0 éq. 3H. H8) . 127. Le milieu est concentré sous pression réduite et le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle. 198. dans un mélange acétone / eau (5/3) sont additionnés 130 mg d’acide ptoluènesulfonique (0.3 (C1) .20 Huile incolore O b a O O !-hydroxylation de 109d. OH) . 2H. filtrée et concentrée sous pression réduite. 111. 6. La phase organique est successivement lavée avec une solution saturée de carbonate de sodium (1 x 40 mL).52 (t.48 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) RMN 1H (300 MHz.A une solution de 109’c. Le brut obtenu 109’c est directement engagé dans l’hydrolyse acide.2 Hz. 3JOH-8=4. – 2.90-7. 134.03-8. 199. 1H. 344 mg de 109c (1.94 (s. 1H. H6). 3J8-OH=4. 69.7 mmol).A une solution de 1. Rendement sur les deux étapes = 40% CCM : Rf = 0. 1H.07 (dd.3 (C1) .1 mmol) dans un minimum de méthanol. H3+H5) . . 131.2 Hz.7 (C3+C5) .52-7. La phase organique est successivement lavée avec une solution saturée de carbonate de sodium (1 x 40 mL). Ha) .1 Hz.2 Hz. 4. CDCl3) : δ= 65. J6-5=8. RMN 13C (75 MHz.9 (C8) . 128. Le milieu est concentré sous pression réduite et on y ajoute 30 mL d’eau. séchée sur Na2SO4 . Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C pendant 4 heures (suivi CCM).2 Hz. Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).7 (C3) . 7. • 110c : α-hydroxy-2-méthoxyacétophénone 5 4 3 2 a 1 6 7 8 O O OH !-hydroxylation de 109c.60-7. 2H. – 6. – 11. 160.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge d’acétate d’éthyle.3 (C4) . 7.0 éq. 3. CDCl3) : 3.8 Hz. sont ajoutés à 0°C. 718 mg de diacétate d’iodosobenzène (2.74 (t. H2+H6).99-7. séchée sur Na2SO4 .4 (C7). 30 mL d’une solution saturée en chlorure d’ammonium. filtrée et concentrée sous pression réduite. 3J83 OH=4. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL) et l’ensemble des phases organiques est séché sur Na2 SO4. 8. ainsi que 10 mL d’une solution à 10% d’acide chlorhydrique. CDCl3) : δ= 55. 7.0 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 20 minutes. H4) . 4 J6-4=1.0 éq. – 23.0 éq. 135. 7.63 (m. 2H. 120.58 (m.17 Solide blanc .3 (C4) .0 (C6) .93 (m. H4) . stratégie B2B . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Acétate d’éthyle / Heptane : 1/4) pour donner 200 mg de 110a.31 mmol) solubilisée dans un minimum de méthanol. H3+H5) . 2H. 2H. H8) . à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL).2 (C2) .47752 (m.28 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) RMN 1H (300 MHz. OH) . 210 mg de 109f (1. filtré et concentré sous pression réduite. 1H.9 (C2+C6) .A une solution de 659 mg d’hydroxyde de potassium (10.0 éq.09 (m.77 (d.

121. 3H.8 Hz. 128. 153. 3J6-5=8. CDCl3) : 2. 3H. 5.74 (t.7 (C3) . H8) . 1H.45-7.6 (C1) . Rendement = 48% CCM : Rf = 0. 3. 3H. RMN 13C (75 MHz. 280 mg de diacétate d’iodosobenzène (2. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL) et l’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution de chlorure de sodium (1 x 70 mL). CDCl3) : δ= 20. 2H. Le milieu réactionnel est porté à reflux (système Dean-Starck) et laissé sous agitation pendant 8 heures (suivi CCM). 199. 196. Hb) . Ha) . séchée sur Na2SO4. Le milieu est concentré sous pression réduite et on y ajoute 30 mL d’eau. la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).54 (m. . H3) .50 (m.23 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. 1H.2 Hz. H6). La phase organique est successivement lavée avec une solution saturée de carbonate de sodium (1 x 40 mL). dans un mélange acétone / eau (5/3) sont additionnés 55 mg d’acide ptoluènesulfonate de pyridinium (0.A une solution de 109’d. 7. Rendement sur les deux étapes = 59% CCM : Rf = 0.0 éq.18 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) RMN 1H (300 MHz.51 (s.01-8. Puis elle est séchée sur Na2SO4 .9 (C7). Hc) .1 (C2) . Après filtration. 7. 94.1 Hz.5 (C10) .6 (Cb) . 3. 7. 69.3 éq. Le brut obtenu 109’d est directement engagé dans l’hydrolyse acide. 1H.9 (C5) . • 110Ace : α-acétoxy-3.9 (C6) . 2H.0 éq. Le milieu réactionnel est chauffé à 50°C pendant 2 heures (suivi CCM). 8.28 mmol). CDCl3) : δ= 56. et plusieurs rinçages à l’acétate d’éthyle.20-7. Le milieu est concentré sous pression réduite et le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle. 1H.80 (d.05 (dd. 114.12 (m.48-7. 4J6-4=1.20 (s.6 (C1) .92 (s. 7. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 134 mg de 110d. 110.2 (C4) . – 9 mmol) sont ajoutés. H5) .9 (Ca/Cb) . 170.7/55. 2H.2 (C4) .28 (s. Ha ou Hb) . 1H. 30 mL d’une solution saturée en chlorure d’ammonium.7 (C6) . 123. filtrée et concentrée sous pression réduite.8 (C8) .6 (C3) . 3JOH-8=4. séché sur Na2SO4. 123. ainsi que 10 mL d’une solution à 10% d’acide chlorhydrique. Ha ou Hb) . OH) .6 (Cc) .90 (s. H8) .85-6. H2+H6) RMN 13C (75 MHz.8 (C5) .07-7. 55. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 350 mg de 110Ace.24 Solide blanc !-cétoxylation de 109e stratégie B2C 3 2 O A une solution de 551 mg de 109e (1. 1H. 157. à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL).34 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 20 minutes.94 (s. 2. H4) . 5. – 2. – 3.4-diméthoxyacétophénone b O O a 4 5 6 1 7 8 O O 10 c C12H14O5 M= 238. H5) . Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). 109. 2H.1 (C7).0 mmol) dans 60 mL d’un mélange de benzène / acide acétique (9/1). 148. 3H.7 (C2) .2 (Ca) . 6.25 (m. 135. filtrée et concentrée sous pression réduite.7 (C8) .5 g de triacétate de manganèse dihydraté (3.88 (m. 3J8OH=4. – 0. 130.2 Hz.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge méthanol. CDCl3) : 3. 65.0 éq. 3. 4. 167 . filtré et concentré sous pression réduite.

séchée sur Na2SO4 .9 (Ca + Cb) .6’-triméthoxy-trans-chalcone ou flavokawine A b 5 6 " ! 1 4 3 2 O c O a 5' 4' 6' 3' 2' 1' O C18H18O5 M=314.83 (s.02 mmol) et de 689 µL de benzaldéhyde 113a (1. H3’) .0 mmol) et de 652 µL de p -anisaldéhyde 113b (1. 5.0 g de 9b. – 6. H5’) . 91.05 éq. – 20.3 (C5’) . 192.0 éq. H2+H6) . – 24.3 (C1’) .32 mmol). Ha) .2 Hz.7 Hz. 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 9a : 2’-hydroxy-4’. Rendement = 64% CCM : Rf = 0. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM).2 g d’hydrure de sodium (4. le milieu réactionnel est dilué dans 150 mL de dichlorométhane.4 (C2’) .43 (m. 3H. H3+H4+H5) .2 g de 111a (1. • 9b : 2’-hydroxy-4. OH intra). 284. 1H.7 Hz. 1344. Après neutralisation de la réaction avec 20 mL d’eau. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 60 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 100 mL).35 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) PF : 90-91°C IR (KBr): νmax= 3123 (O-H. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) pour donner 1. 130. 4J5’-3’= 2. 166. 1H. 128. Hα) .0 éq. 340 nm RMN 1H (300 MHz. 1H. dans 20 mL de diméthylformamide anhydre.78 (d.9 (C3 + C5) .05 éq.0 éq. . 106.6’-diméthoxy-trans-chalcone ou flavokawine B 5 6 " ! 1 4 3 2 b O a 4' 3' 5' 6' 2' 1' O C17H16O4 M=284. Après 30 minutes d’agitation à 0°C.90 (d. Après neutralisation de la réaction avec 20 mL d’eau.3 (C4’) .31 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111a et 113a A une suspension de 1.3 (Cβ) .0 éq. – 5. 168. 1157.6 (C6’) . 7.2 Hz. RMN 13C (75 MHz. 93.91 (s. 3 Jα-β=15.8 (C3’) . 1285. 142.6. filtrée et concentrée sous pression réduite.33 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111a et 113b A une suspension de 800 mg d’hydrure de sodium (4. 1H. une solution. 1221. le milieu réactionnel est dilué dans 150 mL de dichlorométhane.5 (Cα) . Rendement = 52% CCM : Rf = 0.4’. 2H. de 1. 3 Jβ-α=15. 135. Hβ) .38-7.5.6 et 55. filtrée et concentrée sous pression réduite. 14.25 mmol). 6. 3H. 1H.31 (s. 3H. 1114 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 214.55 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 113-114°C 168 .11 (d. CDCl3) : δ= 55.6 (C=O). 162.6 (C1) .3 (C2 + C6) . de 1.0 g de 111a (1. séchée sur Na2SO4. est additionnée goutte à goutte et à 0°C. 7. 1635 (C=O).96 (d. 7. 128. dans 25 mL de diméthylformamide anhydre. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) pour donner 795 mg de 9a. est additionnée goutte à goutte et à 0°C. Hb) . Après 30 minutes d’agitation à 0°C. 7. 127. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM).58-7.0 mmol) dans 12 mL de diméthylformamide anhydre.62 (m. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 60 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 90 mL).1 (C4) . bande large et faible). une solution. 4J3’-5’= 2.1 mmol) dans 12 mL de diméthylformamide anhydre. CDCl3) : δ= 3. .

5. • 9c : 2’-hydroxy-3.2 Hz.4 (Cβ) .7 Hz. bande large et faible). 91. 1H. CDCl3) : δ= 55. 1208. 2H. 161. 1H. 1114 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. 7.83 (s. séchée sur Na2SO4. 3.7 Hz. H2+H6) . 1279.2 Hz. 1327. Ha ou Hb ou Hd) . 6H. OH intra). 6. 6H.9 (Cα) .4’. 1292. 3H. Ha ou Hc) .28 (s. 14. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 168. 1H.8 (Cb) .40 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 174-175°C IR (KBr): νmax = 3000 (O-H. Hβ) . Partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.1 (Cα) . 5.91 (s.85 (s.05 g de 113c (1.1 (Cc+Ce) .05 éq.7 Hz.81 (s.4/55.83 (s. H3’) . Après 30 minutes d’agitation à 0°C.55 (m. 1258. 288. 1341. H3’) . 1157.6 (C=O). 162. 105. 1636 (C=O).4 (Cβ) .10 (d. 1H. Hb) . 6. 1244. CDCl3) : δ= 3.4 (C6’) . – 20.3 (C=O). 61.2 Hz.8 (C3’) . 56.2 (C4’) . 2H.8 (Ca/Cb) .80 (d.6/55. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 60 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 100 mL).3 (C1) . 1122 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 222. 1H. 3. OH intra). 192.75 (d.81 (d.3 (C3+C5) . 55. 1221. 140. 362 nm RMN 1H (300 MHz.7 Hz. – 5. 3H. 7. H2+H6) . 1H. 128. 3 Jα-β=15. 166. 142.94 (d.3 (C1’) . Après neutralisation de la réaction avec 20 mL d’eau. 192. une solution. H3+H5) . dans 10 mL de diméthylformamide anhydre. 1H. 166. 3Jβ-α=15.91 (m. H5’) .6 (C2+C6) . filtrée et concentrée sous pression réduite. 3H.0 mmol) et de 1. RMN 13C (75 MHz. 130. 125. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) pour donner 1. 142. 4J5’-3’= 2.0 g de 111a (1. 93.38 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111a et 113c A une suspension de 800 mg d’hydrure de sodium (4. le milieu réactionnel est dilué dans 150 mL de dichlorométhane. 4J3’-5’= 2.4 (C3+C5) .4 (C2’) . est additionnée goutte à goutte et à 0°C.4 (C2’) .4.2 Hz.0 (C4’) . 1H. 91.4 (C6’) .90 (s. 1223.09 (d.1 (C1) .3 (C1’) . Ha ou Hb ou Hd) . 5.69 (d. 3Jα-β=15. 6H.0 (Cd) . bande large et faible). 1638 (C=O). – 5. 106.1 (C4) . Hβ) .0 éq. 2H. Ha ou Hb ou Hd) . 7. Hc+He) .91 (s. 93.95 (d. Ha ou Hc) . 7. 106. CDCl3) : δ= 3.83 (s. 6.44 (s.0 éq. Hα) . 3.6’-pentaméthoxy-trans-chalcone c 5 b 6 " ! 1 5' 4' 6' 3' 2' 1' O 4 3 2 O O d e O a O C20H22O7 M=374. 131.4 (C4) . 169 .07 g de 9c. H5’) . 1H. 276.1 (C2+C6) . CDCl3) : δ= 55. 162.5 (Ca/Cc) . 4J5’-3’= 2. 126.2 (C5’) . 7. 3. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM). 153. 3 Jβ-α=15. 168. 6. RMN 13C (75 MHz. 14. 356 nm RMN 1H (300 MHz. 114.3 (C5’) . Hα) . 3H. 4J3’-5’= 2. 3. 1158.25 mmol). Rendement = 57% CCM : Rf = 0. de 1.9 (C3’) .0 mmol) dans 13 mL de diméthylformamide anhydre.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge IR (KBr): νmax = 3125 (O-H. 1H.

Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3 à 3/2) pour donner la flavanone 12b et la chalcone résiduelle 9b qui est engagée dans un nouveau cycle (cyclisation – séparation). 5.33-7. 93.372 g de chalcone 9b (1.92 (m. 3H. 1H. 1H. 1111. 2 J3ax-3eq= 16. 1H. 3. 126. 1176. 3. 314 (ép. le milieu réactionnel est concentré sous pression réduite.2 Hz.1 (C6) . 316 (ép.9 Hz. 3J2-3ax= 13.15 (d. 789 mg de 12a sont récupérés. Rendement = 91% CCM : Rf = 0. H6 ou H8) .01 (dd. 4J6-8= 2. 1244. 7. CDCl3) : δ= 45. 1217. 1264. 3. Après deux cycles successifs. H2’+H6’). CDCl3) : δ= 2. le milieu réactionnel est concentré sous pression réduite. CDCl3) : δ= 2. 5H.2 Hz.5 Hz. 7.7-diméthoxyflavanone ou (±)-5.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 12a : (±)-5.01 (dd.30 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 158-159°C IR (KBr): νmax = 1671 (C=O).1 (C2’+C6’) .6 (Ca) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2 à 3/2) pour donner la flavanone 12a et la chalcone résiduelle 9a qui est engagée dans un nouveau cycle (cyclisation – séparation). 1. 79. H3ax) .0 éq.3 (C9) . 3H. 1H. 165. 3J2-3ax= 13. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 6. 1029 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 228.47 (m.36 mmol) dans un minimum d’acide acétique est portée à reflux et après une nuit d’agitation.2 Hz.0 éq. 2 J3ax-3eq= 16. Hc) . 4J8-6= 2. H2) .7-diméthylpinocembrine 5' 6' 4' 3' 2' 8 O a 6 7 9 O 2 3 4 1' C17H16O4 M=284. 2J3eq-3ax= 16. SM (APCI. 165. 283(65). et 3J3ax-2= 13. 1H. mode positif) : m/z(%) 285(100) [M + H]+ .2 Hz. 6.235 g de 12b sont récupérés.5 (C8) .9 Hz. 181(40) • 12b : (±)-4’.9 Hz. Ha ou Hb) . 1H. Ha ou Hb) .33 Solide blanc Cyclisation intramoléculaire de 9b 5 10 b O O Une solution de 1. 56. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.7-triméthoxyflavanone ou (±)-4’. 55. 1161. 2H. – 4. H2) . 6. 284.87 (s.74 (dd. 1H.8 (C3’+C5’) . 3.2 (C4). 1262. 3.7 (C4’) . 4J8-6= 2.2 Hz.5 Hz.5. 1199.05 mmol) dans un minimum d’acide acétique est portée à reflux et après une nuit d’agitation.80 (s. Après deux cycles successifs. 1110. H6 ou H8) . RMN 13C (75 MHz.7-triméthylnaringénine c 5' 6' 8 4' 9 O 3' O a 6 7 O 2 3 4 1' 2' C18H18O5 M=314.09 (d. Ha ou Hb) .31 Solide beige Cyclisation intramoléculaire de 9a 5 10 O b O Une solution de 867 mg de chalcone 9a (1.5 Hz. 1H. 1606.40 (dd. 162. 189. 2J3eq-3ax= 16.2 (Cb) . 128. 128. 4J6-8= 2. 93. 3J2-3eq= 2.79 (s. H3’+H5’) .89 (s.11 (d. 1215.36 (m.2 Hz. 3. 282. 2H. et 3J3eq-2= 2.2 Hz. 6. 1069. 3H.25 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) PF : 125-126°C IR (KBr): νmax = 1671 (C=O). et 3J3eq-2= 2. H3eq) . 1205. – 3. H6 ou H8) . H6 ou H8) .33 (dd. 5.7 (C3) . 3J2-3eq= 2. H2’+H3’+H4’+H5’+H6’).9 Hz. 6.2 (C2) .8 (C1’) . 3. 3H.0 (C10) . 1159. 1H. 106.79 (dd.06 (d.81 (s. H3eq) .2 Hz.5.9 (C7) . 3H.) nm RMN 1H (300 MHz. 1067 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 216. Rendement = 91% CCM : Rf = 0.0 (C5) . 1611. et 3J3ax-2= 13. 1H. 138. 170 .) nm RMN 1H (300 MHz.5 Hz. Ha ou Hb) . H3ax) .

1H. H3eq) . 1269.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz.4 (C4). 166. 1257. et 3J3ax-2= 13.2 et 93. 105. 55. 56. 1109. Rendement = 75% CCM : Rf = 0.1 Hz.057 g de triacétate de manganèse dihydraté (1. 181(10).5’. 6.1 (C4).29 mmol) dans 50 mL d’un mélange benzène / acide acétique (10/1).94 mmol) et le milieu réactionnel est porté à reflux (appareil de Dean-Starck adapté au montage).1 Hz. J6-8= 2. Ha ou Hb ou Hd) . 6. filtrée et concentrée sous pression réduite. 1H. CDCl3) : δ= 2.89 (s.82 (s. 153.9 Hz. La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL).7-pentaméthoxyflavanone c O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 2 3 4 1' 2' O e C20H22O7 M=374. 93. 105. 780 g de 12c sont récupérés. 1221. 3. 1H.09 (d. CDCl3) : δ= 45.3-trans-3-acétoxy-5. 138.6 Hz. 60. CDCl3) : δ= 45. 55.4 (C3) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1 à 3/1) pour donner la flavanone 12c et la chalcone résiduelle 9c qui est engagée dans un nouveau cycle (cyclisation – séparation).9 Hz. séchée sur Na2SO4.6 (Ca) .1 (Cb) . 3J24 4 3ax= 13. 1H. 3. 3.0 éq. H6 ou H8) . Une fois la conversion terminée (suivi CCM). 189. 127. 3. le milieu réactionnel est concentré sous pression réduite. 181(30) • 12c : (±)-3’. Ha ou Hb ou Hd) .7 (C2’+C6’) .6 Hz. – 3. Le 171 . 373(50). 55.9 (C10) . mode positif) : m/z (%) 375(100) [M + H] +. 1618. 134. – 3.1 (C5) . 162.3. 282 nm RMN 1H (300 MHz. avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). Après deux cycles successifs.5 (C8) .77 mmol) dans un minimum d’acide acétique est portée à reflux et après une nuit d’agitation.9 (C2) . • 114a : (±)-2. Ha ou Hb ou Hd) .1 (C3’+C5’) .8 (C1’) .01 (dd. 189. 6.3 (Cc) . 6H. H2) .9 (C7) . 79. 2J3ax-3eq= 16.84 (s.9 (C10) .34 Solide blanc O 11 Acétoxylation de 12a c O b O O A une solution de 934 mg de flavanone 12a (1. – 2. 2H. H2’+H6’).3 (C1’) .5 (C3’+C5’) .2 éq.2 (Ca/Cb/Cc/Ce) . 313(75).8 (Cd) . H3ax) . RMN 13C (75 MHz.5.9 (C4’) . 1165. 162. 3H.38 Solide blanc Cyclisation intramoléculaire de 9c 5 10 b O O Une solution de 1.30 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) PF : 171-172°C IR (KBr): νmax = 1663 (C=O). 103.0 (C7) . 159. les sels de manganèse sont filtrés et lavés à l’acétate d’éthyle.4’. 3H. 130.16 (d.2 (C2’+C6’) .038 g de chalcone 9c (1.0 éq. 93. 5.trans-3-acétyl- O a 7 9 O 2 C19H18O6 M=342. SM (APCI.1 (C4’) .5 Hz. 164.8 (C5) . 3. sont ajoutés 1.4 (C2) .77 (dd.7-diméthoxyflavanone 5. 3J2-3eq= 2. 93. 165. 338(80).3 (C9) . 1H. H6 ou H8) . 165.7 (C3) .6 (C6+C8) .6/56. mode positif) : m/z(%) 315(100) [M + H]+ .1 (C6) .7-diméthylpinobanksine 5' 6' 4' 1' 3 6 5 10 4 3' 2' 8 (±)-2. SM (APCI. Hc+He) . 3H. 2J3eq-3ax= 16.32 (dd. 78. 1073 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 214.88 (s.2 (C9) . et 3J3eq-2= 2.66 (s. 114.5 Hz. J8-6= 2.

3H. Lett. 5. . 3H.4 et 93.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2 à 1/1) pour donner 533 mg de 114a. 1111. 5.1 Hz. 166. 135.5 (C7) . partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. CCM : Rf = 0. . 128. 172 . H2’+H6’). 128. 2H. 1984. 228. 93.6 (C3) . K.4 (C4’) . 73.4 (C2’+C6’) . 1067. . Hd) .6/56. H3) .3 (C5) . 1H. 5. 1219.8 (C1’) . 1H.30 (d.5 (C6 et C8) . 169.) nm RMN 1H (300 MHz. 114.65 (d. 4J8-6= 2. Une fois la conversion terminée (suivi CCM).00 (s. 1H.67 (d. filtrée et concentrée sous pression réduite. 73.0 (C2) . 6.1172 • 114b : (±)-2. 1H. – 3.. séchée sur Na2SO4.5 éq. 93. 80.2 (C10) . La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL). 3. 127. Sabol.) nm RMN 1H (300 MHz. 128. avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).3-trans-3- O 3' O a 6 7 O 2 3 1' 2' C20H20O7 M=372.4 (Cd) .88 (s. 1208.40 (m. 1684 (C=O).2 Hz. H6 ou H8) . 169. 1253. 322 (ép. CCM : Rf = 0. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2 à 1/1) pour donner 579 mg de 114b. RMN 13C (75 MHz.8 (C2’+C6’) . 6. 166. CDCl3) : δ= 20.8 (C2) . 1168. Ha ou Hb ou Hc) . .1176 / Trouvé : 343. . 5839-5842). 320 (ép.6/56. 6.3-trans-3-acétoxy-4’.5 (C11) . 1105.10 (d.0 (C4).0 éq.4 (C9) . 1024 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 218. Ha ou Hb) . N.0 (C5) . 5H. 25. 1H. 130. 3H. 228 (ép. 1363. Ha ou Hb ou Hc) . RMN 13C (75 MHz. H2) . 55.02 (s. 104. 5.5. K. 3. Rendement = 40% Remarque : Si le triacétate de manganèse n’est pas séché selon les conditions de Watt. Lett.2 (C4).86 (s. 2H.37 Solide blanc 5 10 b 4 O 11 Acétoxylation de 12b d O O O A une solution de 1. Sabol. 165. H6) . 7.1 (C3’+C5’) .580 g de triacétate de manganèse dihydraté (1. un nouvel équivalent de triacétate de manganèse doit être ajouté au mélange réactionnel au bout de 3 heures de reflux (Dunlap. 55. Hc) .2 Hz.4 (Cc) . Tet. Ha ou Hb ou Hc) .1 Hz. R. 185. 1984. Watt. 3J2-3trans= 12. SM (ESI) : m/z(%) 343(100) [M + H]+ SM-HR (ESI) : C19H19O6 [M + H]+ Calculé : 343.8 (C3’+C5’) . 1011 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. 6. M. 164.30 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/1) PF : 145-146°C IR (KBr): νmax = 1736 (C=O ester). R. CDCl3) : δ= 20. H8) . S. 1H. 1697 (C=O).79 (s. H6 ou H8) . M. Watt.82 (s. 3J3-2trans= 12.235 g de flavanone 12b (1. CDCl3) : δ= 2. 3J2-3trans= 12.5 (C11) . 189. 160. 3H. H2’+H3’+H4’+H5’+H6’). D.89 mmol) et le milieu réactionnel est porté à reflux (appareil de Dean-Starck adapté au montage). 1233. 6.81 (s. 4J8-6= 2. 3. D.5 (C7) .3/55.2 Hz.11 (d.49 (m. un nouvel équivalent de triacétate de manganèse doit être ajouté au mélange réactionnel au bout de 3 heures de reflux (Dunlap. 1084. 81.). Tet. 25. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.2 Hz. sont ajoutés 1. 3. H3’+H5’) . 3J3-2trans= 12. 4 J6-8= 2. 162. CDCl3) : δ= 2. 3. 1371.7-triméthoxyflavanone acétyl-4’. 1H.. 284. Rendement = 50% Remarque : Si le triacétate de manganèse n’est pas séché selon les conditions de Watt. 1144.33 (d.36-7. 282. H3) .2 (C10) .2 (Ca/Cb) . – 5. 7.1 Hz. N. 3H. H2) .52 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/1) IR (KBr): νmax = 1741 (C=O ester).93 mmol) dans 60 mL d’un mélange benzène / acide acétique (10/1). 1232. 5839-5842). S. 3H. .1 Hz.93 (m.5. 3H.3 (C4’) .11 (d.5 (C6+C8) . Ha ou Hb) .7 (C1’) .5 (C9) . 4J6-8= 2. 104. 1248.1 (Ca/Cb/Cc) . 162. 1H.7-triméthylpinobanksine c 5' 6' 8 4' 9 ou (±)-2. les sels de manganèse sont filtrés et lavés à l’acétate d’éthyle.09 (d. 1615.6 (C3) .

.1 Hz. Ha ou Hb ou Hd) .7 (C4’) .1493 / Trouvé : 433.0 (C5) . 4J8-6 = 2. 2H. M.7- O a 7 9 O 2 C17H16O5 M=300. 286. Une fois la conversion terminée (suivi CCM). 3.23 mmol) et le milieu réactionnel est porté à reflux (appareil de Dean-Starck adapté au montage). 6H. Lett. 5. Tet. 6. 1H. 138. 1258. 166. 6. – 2.4 (C3’+C5’) . 73. 395 (29) [M + Na]+. 5839-5842). 3H.4 (C3) .42 Solide jaune Acétoxylation de 12c 5 10 O 11 O O O f A une solution de 806 mg de flavanone 12c (1.40 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 1742 (C=O ester).). La phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL). 1111. H6 ou H8) .3-trans-5. 6.5 (Cf) .1492 • 112a : (±)-2. 230 (ép. 1H.0 éq. 60.69 (s. 313(47). S. RMN 13C (75 MHz. 164.5 (C9) .1271 • 114c : (±)-2. – 1. 1218.8 (C4). les sels de manganèse sont filtrés et lavés à l’acétate d’éthyle.trans-3-acétoxy-3’. 4J6-8= 2. 108.81 (s.5 (C10) . K. 5.0 (C1’) . 153. – 3.13 (d.2 Hz. 184. H2’+H6’).3- O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 4 b 2 3 1' 2' O e C22H24O9 M=432.3.31 Solide blanc O H ! O b O A une solution de 423 mg de 114a (1.2 éq.1281 / Trouvé : 373. séchée sur Na2SO4. 3J3-2trans= 12.2 (C2) .3 mmol) dans un mélange tétrahydrofurane / méthanol / eau (2/4/1) sont ajoutés 197 mg de trifluorométhanesulphonate de scandium (0. avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).11 (d. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2 à 2/1) pour donner 610 mg de 114c.4’. . 25. 169.7-pentaméthoxyflavanone trans-3-acétyl-3’.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge SM (ESI. R. 3J2-3trans= 12. CCM : Rf = 0. 3. 1327. 1H.3-trans-5.86 (s. 316 (ép.1 Hz.5 (C11) . 81. Hf) . 3H. 1165. Hc+He) . sont ajoutés 866 mg de triacétate de manganèse dihydraté (1.0 éq.2 (Ca/Cb/Cc/Ce) .7-pentaméthylpinobanksine c ou (±)-2.67 (d. N.) nm RMN 1H (300 MHz. – 173 . filtrée et concentrée sous pression réduite. H2) . 162.4’. 55. 1069 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 210. Ha ou Hb ou Hd) . 1619.14 (d. mode positif) : C20H21O7 [M + H]+ Calculé : 373. 3H. 104.5 éq.15 mmol) dans 30 mL d’un mélange benzène / acide acétique (10/1). CDCl3) : δ= 2. 3. mode positif ) : m/z(%) 411(13) [M + K]+. 373(100) [M + H]+ . 1984..5’. Rendement = 66% Remarque : Si le triacétate de manganèse n’est pas séché selon les conditions de Watt.5’. . 385(7).05 (s. 1688 (C=O). 1248.5 (C2’+C6’) . 1H. un nouvel équivalent de triacétate de manganèse doit être ajouté au mélange réactionnel au bout de 3 heures de reflux (Dunlap. H3) . Watt. CDCl3) : δ= 20.5.5.7-diméthoxy-dihydroflavonol diméthylpinobanksine 5' 6' 4' 1' 3 6 5 10 4 3' 2' 8 ou (±)-2.87 (s.88 (s. Sabol. Ha ou Hb ou Hd) . 3. SM-HR (ESI. 131. H6 ou H8) . 93. SM (ESI) : m/z(%) 433(100) [M + H]+ SM-HR (ESI) : C22H25O9 [M + H]+ Calculé : 433.6 (C6+C8) .7/56.5 (C7) .9 (Cd) .2 Hz. D. 3H.

3. 3J3-2trans= 12.06 (d.2 (C2) . 167. 4J6-8= 2. CDCl3) : δ= 3. puis il est concentré sous pression réduite. 4J86= 2.52-7. 3Jα-3= 1.97 (d. H2) .). 3H.) nm RMN 1H (300 MHz.6 (C1’) .50 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 3455 (O-H). 1H. 1693 (C=O). 3 Jα-3= 1. 1H. 1H. 1102. 190.48 (m. 93. H3) . 3. 7. 2H. 6.7 (C4).9 (C5) . Hα) . 3J2-3trans= 12. 1692 (C=O). 3J3-2trans= 12. 3J3-α=1. 4.5.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 0.) nm RMN 1H (300 MHz.1 Hz.0 éq. 1H. CDCl3) : δ= 55.7 (C3’+C5’) . 128.2 Hz. 1365. 1012 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 218. 72.44 mmol). 1364.97 (m. H2’+H6’).8 Hz. SM (ESI) : m/z(%) 301(100) [M + H]+ SM-HR (ESI) : C17H17O5 [M + H]+ Calculé : 301.11 (d. 3H. 1H.91 (s.10 (d. 136. 5. 4. – 0.1 Hz.7/56. H3’+H4’+H5’) . 6. H3) .4 mmol).7 (C3) . puis il est concentré sous pression réduite.45 (m.1071 / Trouvé : 301. 6. 174 .7-triméthoxy-dihydroflavonol triméthylaromadendrine c 5' 6' 8 4' 9 ou (±)-2. 1H.9 (C10) .0 (C7) . Le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 7 jours (suivi CCM). H2) . Le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 7 jours (suivi CCM). 3H. 1107. Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL).8 Hz. 4J8-6= 2. 1H. 1229. 2H. Ha ou Hb ou Hc) .05 (d. 228 (ép. Le résidu est ensuite mis à sécher sous la pompe à palette une nuit à 60°C.38-7.1063 • 112b : (±)-2. 6. CCM : Rf = 0. 1174. H6 ou H8) . 1241. Rendement = 84% Remarque : le trifluorométhanesulphonate de scandium peut être recyclé en extrayant plusieurs fois les phases aqueuses au dichlorométhane et en concentrant l’ensemble des phases organiques sous pression réduite. 4.10 (d.81 (s. 322 (ép. H6 ou H8) . – 1. RMN 13C (75 MHz.33 Solide blanc 5 10 b 4 O H ! O O A une solution de 550 mg de 114b (1.8 Hz. 228 . partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.58 (m. 1059. 83. filtrée et concentrée sous pression réduite.11 (d. Ha ou Hb) . Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). filtrée et concentrée sous pression réduite.3-trans-4’. H3’+H5’) .2 (Ca/Cb) .89 (s. H6 ou H8) . partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2 à 2/1) pour donner 300 mg de 112b. 1084. Ha ou Hb ou Hc) .7- O 3' O a 6 7 O 2 3 1' 2' C18H18O6 M=330. Le résidu est ensuite mis à sécher sous la pompe à palette une nuit à 60°C. 3J2-3trans= 12. 3.1 Hz. H6 ou H8) . 3H.5 mmol) dans un mélange tétrahydrofurane / méthanol / eau (2/4/1) sont ajoutés 225 mg de trifluorométhanesulphonate de scandium (0. 1H. 4. 7.3 et 93. 164. 1612. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2) pour donner 312 mg de 112a. CCM : Rf = 0.01 (d. 127. 2H. H2’+H6’).42 (dd. 1H. 3J3-α=1.8 Hz.7 (C6 et C8) .3-trans-5.89 (s. 320 (ép.2 Hz. 284. 3H. 4. 129. Ha ou Hb ou Hc) . 1014 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. 1202. Hα) .2 éq. 1610. 7. 162.1 Hz. séchée sur Na2SO4 .1 (C9) . Ha ou Hb) . séchée sur Na2SO4 . CDCl3) : δ= 3. Rendement = 61% Remarque : le trifluorométhanesulphonate de scandium peut être recyclé en extrayant plusieurs fois les phases aqueuses au dichlorométhane et en concentrant l’ensemble des phases organiques sous pression réduite. 282.79 (s. 1251. 1144. 1229. 6.44 (dd. 3H.2 (C4’) .2 Hz. 102.2 Hz. 1H. 4J6-8= 2.45 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 3456 (O-H).5 (C2’+C6’) .

J8-6= 2.5.4/93. 138. H2’+H6’). 1H. 1608.5.1 (C3’+C5’) . 1245.0 (C2) . 4.50 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) IR (KBr): νmax = 3448 (O-H).82 (s. CCM : Rf = 0. Le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 7 jours (suivi CCM). Ha ou Hb ou Hd) .0 éq.7-diméthylgalangine 5' 6' 4' 3' 2' 8 O a 6 7 9 O 2 3 1' C17H14O5 M=298.7-pentaméthylampélopsine c O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 2 3 1' 2' O e C20H22O8 M=390.1 (C9) . 104.29 Solide beige 5 10 4 O H ! O b O Oxydation de Parikh-Doering de 112a A une solution de 312 mg de 112a (1. 320 (ép. 164.7-diméthoxyflavonol ou 5.0 (C5) .77 (s. CDCl3) : δ= 55.0 éq. 6H. 72.27 mmol) dans un mélange tétrahydrofurane / méthanol / eau (2/4/1) sont ajoutés 41 mg de trifluorométhanesulphonate de scandium (0.10 (d.14 (d. H3) .5’. 1195. – 0. 72. SM (ESI. 162. Ha ou Hb ou Hd) .3 (Ca/Cb) . 3. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’acétate d’éthyle pour donner 101 mg de 112c.3 (C4’) .6 (C4).1 (C7) .86 (s. 102. Ha ou Hb ou Hd) . H6 ou H8) .95 (d. mode positif) : C20H23O8 [M + H]+ Calculé : 391. séchée sur Na2SO4 . 3H. – 5.4’. 190.08 mmol). 1345.6 (C2) .91 (s. – 0. sont ajoutés à -15°C.7-pentaméthoxy-dihydroflavonol ou (±)-2.6 (C6 et C8) .8 Hz.6 (C3) . – 4. – 1. 167.8 (C5) . 2H.3 et 93.36 mmol) en trois portions sur 10 minutes (la 175 .3-trans-3’. 93. H2) .90 (s.38 Solide blanc 5 10 b 4 O H ! O O A une solution de 116 mg de 114c (1.9 (C1’) . 3H.7/56. 83. 284.2 Hz. Le résidu est ensuite mis à sécher sous la pompe à palette une nuit à 60°C. J2-3trans = 12. 102. 1H. Rendement = 97% Remarque : le trifluorométhanesulphonate de scandium peut être recyclé en extrayant plusieurs fois les phases aqueuses au dichlorométhane et en concentrant l’ensemble des phases organiques sous pression réduite.3-trans3’. 1H. 6.0 éq.1163 • 112c : (±)-2. 56.3/55. mode positif ) : m/z(%) 391(100) [M + H]+ SM-HR (ESI. 4. 131. 160. 3. 3. filtrée et concentrée sous pression réduite. 114.2 (C9) . Hα) .6 (C3) . 1685 (C=O). J3-2trans= 12. CDCl3) : δ= 55.1384 • 38a : 5.0 éq. puis il est concentré sous pression réduite.1 (Cc/Ce) . J6-8= 2.09 mmol) dans un mélange diméthylsulfoxyde / dichlorométhane (1/2). 83. 1010 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 218. 190.2 Hz.6 (C1’) . CDCl3) : δ= 3. 764 µL de triéthylamine anhydre (5.4 (C3’+C5’) . 4.6 (C2’+C6’) .9 (C10) . 167. Le résidu est solubilisé dans 25 mL d’acétate d’éthyle et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 30 mL).4’. 3H.1 Hz.) nm RMN 1H (300 MHz.2 (Ca/Cb/Cc) .8 (C10) .8/56. 1158. 1H.9 (C4). 1H. 162.1393 / Trouvé : 391. 93.1176 / Trouvé : 331.9 (C2’+C6’) .48 mmol) et 708 mg du complexe SO3-pyridine (4.0 (C7) .5’. SM (ESI.44 (dd. 138. 128.6 (C4’) .90 (Cd) . 6. 3Jα-3= 1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz. H6 4 ou H8) . mode positif ) : m/z(%) 331(100) [M + H]+ SM-HR (ESI. 3J33 3 4 α=1.1 Hz. RMN 13C (75 MHz. mode positif) : C18H19O6 [M + H]+ Calculé : 331.12 (d.7 (C6/C8) . 165. 153. 3.8 Hz. Hc + He) .2 éq. 1217. 6.

2 Hz.0914 / Trouvé : 299. 167. Ha ou Hb ou Hc) .57 (d.5. – 1. 1183. séchée sur Na2SO4 . 95. 4J8-6= 2. H2’+H6’). 1232. Ha ou Hb ou Hc) . 106. 92. Le milieu réactionnel est agité 30 minutes à -10°C et laissé sous agitation à température ambiante pendant 12 heures (suivi CCM).32 Solide jaune 5 10 b 4 O H ! O O Oxydation de Parikh-Doering de 112b A une solution de 100 mg de 112b (1. 310. filtrée et concentrée sous pression réduite. CDCl3) : δ= 55. 4H. 141.5. 356 nm RMN 1H (300 MHz. 142. 1H.9 (C4). 6.5 (C3’+C5’) . 3H. RMN 13C (75 MHz.5/160.97(s.4 (C3) .0891 • 38b : 4’. 1H.35 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) PF : 173-174°C IR (KBr): νmax = 3313 (O-H).36 (d.90 (s.42-7. 8. 6.30 mmol) dans un mélange diméthylsulfoxyde / dichlorométhane (1/2).40 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/1) PF : 176-177°C IR (KBr): νmax = 3200 (O-H). 171.1 (C1’) .4 (C8) .4 (C8) .36 (s.7-triméthylkaempférol c 5' 6' 8 4' 9 O 3' O a 6 7 O 2 3 1' 2' C18H16O6 M=328. SM (ESI. H6 ou H8) .54 (m. 1007 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 214. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 3/1) pour donner 231 mg de 38a.1 (C4). 258. 1H. 7.2 (C10) .0 éq. CDCl3) : δ= 55.2 mmol) en trois portions sur 10 minutes (la première portion étant ajoutée avant l’addition de la triéthylamine). mode positif) : m/z(%) 299(100) [M + H]+ SM-HR (ESI. Le résidu est purifié par recristallisation dans l’acétate d’éthyle pour donner 81 mg de 38b. 8. H6 ou H8) . 230 (ép. 123.8/56.7 (C2) .0/160. 1H. 7.6 (C1’) . 6. 1158. mode positif) : C17H15O5 [M + H]+ Calculé : 299. 1051.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge première portion étant ajoutée avant l’addition de la triéthylamine). 3. 1614 (C=O).0 éq.). 3. 2H.2 (C2) . – 0. 172.4 (Ca/Cb/Cc) . RMN 13C (75 MHz.8/160. 137. 127. 4J8-6= 2. 106.88 (s. Ha ou Hb ou Hc) . 1298. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.). 1028 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 208.2 Hz.92 (s. 164.0 éq. 1055.21 (m.4 (Ca/Cb) .8/56. Ha ou Hb) . Le milieu est ensuite dilué avec 45 mL d’acétate d’éthyle puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 40 mL). – 1. 2H.16 (m.0 (C3’+C5’) . 262. 7.2 Hz. 158. 3H. Hα) . Rendement = 82% CCM : Rf = 0. CDCl3) : δ= 3. 1134. H3’+H5’) .1 (C2’+C6’) . 95. H6 ou H8) . 138. 128.2 Hz.4/55.6 (C5/C9/C4’) . 3H. Hα+H3’+H4’+H5’) . 1H. mode positif) : m/z(%) 329(100) [M + H]+ SM-HR (ESI. 1101.2 (C10) . 129. 238 (ép.7 (C6) . 2H. 4J6-8= 2. 128.8 mg du complexe SO3-pyridine (4. 3H.1020 / Trouvé : 329. H2’+H6’). mode positif) : C18H17O6 [M + H]+ Calculé : 329.33 (d. 6.6 (C4’) . Le milieu est ensuite dilué avec 35 mL d’acétate d’éthyle puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 30 mL). Ha ou Hb) . 1258.5 (C7) . CDCl3) : δ= 3.6 (C6) . 159. Le milieu réactionnel est agité 30 minutes à -10°C et laissé sous agitation à température ambiante pendant 12 heures (suivi CCM). 4J6-8= 2. SM (ESI.1001 176 . H6 ou H8) . sont ajoutés à -15°C. 348 nm RMN 1H (300 MHz.9 (C2’+C6’) . 3.5 (C5/C9) .3 (C3) .7-triméthoxyflavonol ou 4’.3 (C7) . séchée sur Na2SO4 . filtrée et concentrée sous pression réduite.99 (s. Rendement = 75% CCM : Rf = 0. 114.53 (d. 3H. 1617 (C=O). 1135. 92. 1221.01 (m. 208 µL de triéthylamine anhydre (5. 131. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.5 mmol) et 194.

55 (d. CDCl3) : δ= 55. 106.94 (s. 268. – 0.32 1' Solide blanc 2' 3 Produit secondaire issu de la transformation flavanone 12b-dihydroflavonol 112b CCM : Rf = 0. 6.0 éq. 4J8-6= 2.49 (s. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.58 (s.6 (C4’) .4 (Ca/Cb) .9 (C4). 250 (ép.87 (s.5. 2H. 1H.5 (C5) . 164. 6. 139. 56.8 (C6) .2 (C10) .2 Hz. RMN 13C (75 MHz. 92. 95. 1130. 2H. 160. H6 ou H8) . CDCl3) : δ= 3.55 (d. 6. Hα) .2 Hz.93 (s.3 (C3) .37 (d.0 éq.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 38c : 3’. 132 µL de triéthylamine anhydre (5. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Chloroforme : 1/10) pour donner 60 mg de 38c. 1617 (C=O).3 (C1’) . 138. 250. H6 ou H8) . 1179.36 (d.7-pentaméthylmyricétine c O 6' 5' 4' 9 d O 3' O a 6 7 8 O 2 3 1' 2' O e C20H20O8 M=388. 3H. 1058. 7. 3.26 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/1) PF : 231-232°C IR (KBr): νmax = 3258 (O-H).1233 • 21e : 4’. Le milieu réactionnel est agité 30 minutes à -10°C et laissé sous agitation à température ambiante pendant 12 heures (suivi CCM).0 éq.81 (m. 356 nm RMN 1H (300 MHz.7 (C2) . 4 J8-6= 2.7-triméthoxyflavone ou 4’. H2’+H6’).1231 / Trouvé : 389.95 mmol) et 123 mg du complexe SO3-pyridine (4. 1H.5’. 338(45) SM-HR (ESI. 262 (ép. 1H. mode positif) : C20H21O8 [M + H]+ Calculé : 389. 1H.2 Hz.5.7-triméthylapigénine c 5' 6' 8 4' O 3' O a 6 7 9 O 2 5 10 b 4 O O C18H16O5 M=312.47 (s. SM (ESI.99 (m.0 (Cd) . 4J6-8= 2. 1022 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) = 212.2 (C3’+C5’) . 6H.). 3H.4’. 171. Ha ou Hb ou Hd) . 3. mode positif) : m/z(%) 389(100) [M + H]+.9/56. 7. CDCl3) : δ= 3. 4J6-8= 2. 6H. 1H.97 (s. Ha ou Hb ou Hc) . 3. 153. 3. Hc+He) . sont ajoutés à -15°C. 6.35 Solide beige 5 10 b 4 O H ! O O Oxydation de Parikh-Doering de 112c Une solution de 74 mg de 112c (1. 306.9 (C2’+C6’) . partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. H6 ou H8) . Le milieu est ensuite dilué avec 35 mL d’acétate d’éthyle puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 20 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 30 mL). Rendement = 80% CCM : Rf = 0. 2H. 1H. – 0. 1214. séchée sur Na2SO4 . 7.19 mmol) dans un mélange diméthylsulfoxyde / dichlorométhane (1/2).20 (Acétate d’éthyle) PF : 156-157°C UV/Vis : λmax (MeOH) = 212. filtrée et concentrée sous pression réduite.4’.76 mmol) en trois portions sur 10 minutes (la première portion étant ajoutée avant l’addition de la triéthylamine). 141. 158. H6 ou H8) . 314 nm RMN 1H (300 MHz. H3) . 1260. – 0.5 (C7) .95 (s.).90 (s.8 (C9) . Ha ou Hb ou Hc) .2 Hz.3 (Cc + Ce) . 104. 3H. 6. 3H.7-pentaméthoxyflavonol ou 3’. 126. 6. Ha ou Hb ou Hc) . H3’+H5’) .5. H2’+H6’). Ha ou Hb ou Hc) .5.4 (C8) .5’. 61. 177 .

0 mmol) dans 40 mL d’acétone. 107. 162. 166.H% 5. 7.9 (C2/C5/C7) .45 g de carbonate de potassium (1.10. Hc ou Hd) . . 5. sont ajoutés 1. 5.0 éq. 163. 4J3’4 3 5’=2. H8) .9 Hz.5 mmol). H3 ou H5) .47 (s. 5.4 (Ca/Cb/Cc) .1 (C8) . 1H.82 (dd.5 mmol) et 783 µL de chlorure de méthoxyméthyle (1.0 mmol).7/160.4 (C6) .17 Solide beige O Protection du 4-hydroxybenzaldéhyde b O a A une solution de 877 mg de 4-hydroxybenzaldéhyde (1.7 (C4).2 (C7).6trihydroxyacétophénone A une solution de 570 mg de 2.5 g de carbonate de potassium (6. 2H.7 mmol) dans un minimum d’acétone. 2H. 9.9 (C8) .25 Huile incolore 2 ! 1 OH O Protection régiosélective de la 2.89 (s.1H. . Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle. Ha ou Hb) . 3H.24 (d. 1H. 159. 3.0 éq. de 895 µL de chlorure de méthoxyméthyle (4. 13. 6.7 (s. CDCl3) : 2. 92. 203. Rendement = 80% CCM : Rf = 0.64 (s. Ha) . Ha ou Hb) .23 • 111b : 2-hydroxy-4.4. filtré et concentré sous pression réduite.10. 3 J3’-2’=6. Puis la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). 3H.8 (C2’+C6’) .4 (Ca+Cb) .0 éq.9 (C9) . J2’-6’=6. 1H.8 (C6) .H% 5. J2’-3’=2.3 (C3’+C5’) .0 (C4’) .9 (C1) .50 (s.4/56.5 éq.8 (C1’) . H3’+H5’) . – 18. 6. 3. 114. H3 ou H5) . Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 486 mg de 111b.23 (d. 130.7/56.22 . 94. séchée sur Na2SO4 . 56. 123.3 (Cb) .3 (C2) . 40 mL d’eau sont ajoutés. OH intra).1 (Ca) . 94.69 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. 131.6-trihydroxyacétophénone monohydratée (1.3 (C3’+C5’) . puis il est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures (suivi CCM).9 Hz. 3H. Le milieu réactionnel est laissé sous agitation 30 minutes à température ambiante.5 éq. MA : Calculé : C% 69.2 (C4’) . RMN 13C (75 MHz. CDCl3) : δ= 56.8/160. 7.65 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz.15 (s. 96. L’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). . Après évaporation partielle de l’acétone. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 986 mg de 113g. Hα). CDCl3) : δ= 55.0 mmol). la solution est concentrée sous pression réduite. Hb) .9 (C5) .16 / Trouvé : C% 68. 4J35=2. • 113g : 4-(méthoxyméthoxy)benzaldéhyde O 1' 2' 3' 4' 6' 5' H! C9H10O3 M=166.6 (C2’+C6’) . 2H.1 (C=O). CDCl3) : δ= 32.7 (C1’) .24 (s.2 (C10) . sont ajoutés 2.14 (dd. 4J5-3=2. – 3.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz. à température ambiante. 178 . séché sur Na2SO4 .8 (C4) . 109. 177. Après filtration.1 (C3) .24 (s. Hc ou Hd) .5 Hz. 13 RMN C (75 MHz. CDCl3) : δ= 3.5 Hz.45 (s.5/55. 127.0 éq. 3H. 106. suivi de l’addition goutte à goutte. 190.4.2 Hz. 163. 160. 97. 116.6-di(méthoxyméthoxy)acétophénone O c a O 3 4 5 6 O 7 b 8 O d C12H16O6 M=256. – 12. Rendement = 63% CCM : Rf = 0. 93. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL).2 Hz.6 (Cc/Cd) . 2H. filtrée et concentrée sous pression réduite.99 .7 (C3) . 2H. 162. H2’+H6’) .

29 (d. 2H.05-7. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 7. CDCl3) : δ= 3. Après 30 minutes d’agitation à 0°C.1 (Ca/Cb) .54 (s. 2H. 4J5’-3’= 2.9 (C6’) . 107. la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 60 mL).48 (s.36 Solide jaune OH O Condensation de Claisen-Schmidt entre 111b et 113a A une suspension de 200 mg d’hydrure de sodium (4. dans 3 mL de diméthylformamide anhydre.39-7.3 (C2+C6) . H3+H4+H5) .2 Hz. 4J3’-5’= 2. 128.31 (d.25 mmol) et de 135 µL de benzaldéhyde 113a (1. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM). 3Jβ-α=15. 7. filtré et concentré sous pression réduite. filtré et concentré sous pression réduite.4/56. 1H. le milieu réactionnel est laissé sous agitation à température ambiante pendant 4 heures (suivi CCM).32 (d.42 (m. Hd ou He ou Hf) . Après 30 minutes d’agitation à 0°C. 3. 94.18 (s. goutte à goutte et à 0°C.64 mmol). – 1.78 (d. 135. 3. une solution. 97. H5’) . le milieu réactionnel est dilué dans 100 mL de dichlorométhane et la phase organique est extraite au dichlorométhane (2 x 50 mL). 1H. Rendement = 60% CCM : Rf = 0. 167. Ha ou Hb ou Hc) . 7. 3H. Hβ) . Hα) .49 (s. – 2.2 Hz.5 (C1’) .5 Hz.0 éq. Ha ou Hb) . 127. 3H.0 éq. – 5.0/95.7 éq. 5.25 (s.7 Hz. H3’) . de 320 mg de 111b (1. séché sur Na2SO4. 5.4 (Cα) . 7.28 (s. • 9g : 2’-hydroxy-4.7 Hz. Hc ou Hd) . 163.2 (C4) . de 400 mg de 111b (1. 1H. Hd ou He ou Hf) . 3H.41 Huile jaune Condensation de Claisen-Schmidt entre 111b et 113g 2 A une suspension de 400 mg d’hydrure de sodium (4. 159. 5. séché sur Na2SO4 .0 mmol) dans 2. 6.9 (C3+C5) .4’. 130. – 1. 4J3’-5’= 2. goutte à goutte et à 0°C.3 (C2’) . 128. 6.56 mmol) et de 440 mg de 113g (1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 9f : 2’-hydroxy-4’. Hd ou He ou Hf) .08 (m. 5. H5’) .5 mL de diméthylformamide anhydre. Ha ou Hb ou Hc) .53 (s. 2H.19 (s. Hc ou Hd) .05 éq. 3Jα-β=15. 3. 3H.59-7.24 mmol) dans 4 mL de diméthylformamide anhydre.5 (Cβ) . 1H. 1H. 7.92 (d. 2H. 2H. RMN 13C (75 MHz. 2H. 179 . 12. est additionnée.0 éq. 4J5’-3’= 2. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 300 mg de 9g.32 mmol).4 (C1) . une solution.5 (C4’) . 3H.0 éq. 6H. Ha ou Hb ou Hc) . CDCl3) : δ= 3.6’-di(méthoxy-méthoxy)-trans-chalcone d b O O " 5 6 1 ! 4 3 2 O c a O 5' 4' 6' 3' 2' 1' C19H20O6 M=344.22 (s. 5. L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 257 mg de 9f. 94. OH intra).62 (m. Rendement = 48% CCM : Rf = 0.5 Hz.8 (Cc/Cd) .9 (C=O).6’-tri(méthoxy-méthoxy)-trans-chalcone e b O " 5 6 1 ! 4 3 O c O O d a O 5' 4' 6' 3' 2' 1' f O OH O C21H24O8 M=404. – 1.7 (C5’) . 6.43 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. est additionnée. Après neutralisation de la réaction avec 50 mL d’eau. 1H. 142. – 6. Ha ou Hb) . 5. 192. H2+H6) .63 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz. Après neutralisation de la réaction avec 30 mL d’eau. CDCl3) : δ= 56.24 (d. 1H.48 (s. H3’) .5 (C3’) . dans 2 mL de diméthylformamide anhydre.82 (s.

H2+H6) .7 (C5’) . 7.2 (C1) .76 (d. séchée sur Na2SO4.8 Hz. il est concentré sous pression réduite. Rendement = 64% CCM : Rf = 0. Hc ou Hd) . 4J8-6= 2. 79. RMN 13C (75 MHz. 159. Hα) .22 mmol). Le milieu réactionnel est porté à reflux et après une nuit d’agitation.2 Hz. 56.0 éq. 1H.8 Hz. 94. 5.45 mmol) dans un minimum d’éthanol. 3. 167. 1H. 3.7-di-(méthoxy-méthoxy)flavanone méthoxy)pinocembrine 5' 6' 4' 3' 2' 8 ou (±)-5. 5.54-7.1 (Ca/Cb/Cc) . 125. il est concentré sous pression réduite.9 Hz. H3ax) . 3J2-3eq= 2. 128.57 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) 180 .5 (C9) .0 (C10) . 3Jβ-α=15. 3. 163. 158. filtrée et concentrée sous pression réduite. 116. 3Jα-β=15. sont additionnés 186 mg d’acétate de sodium (3. 129. 5. 7. 163.0 éq. 192.54 (s.7-di(méthyl- O c a O 6 7 9 O 4 2 3 1' C19H20O6 M=344.4/56. 1H. 97.7 Hz. Partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.41 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. et 3J3eq-2= 2.74 mmol) dans un minimum d’éthanol. 6.5. 128. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 198 mg de 12g. 1H. 2H. • 12g : (±)-4’.7-tri(méthyl- O 3' c O f O d a O 6 7 O 2 3 4 1' 2' 5 10 C21H24O8 M=404. H6 ou H8) . – 0. 6. 1H.4 (Cβ) . 129. 7. et 3J3ax-2= 13.9 (Ca/Cb) . 7.42 (d. – 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 2H. – 0. 1H. 97. Ha ou Hb) .0 éq.0/94.9 (Cd/Ce/Cf) . • 12f : (±)-5.9 (C2+C6) .41 Huile jaune e O b O O Cyclisation intramoléculaire de 9g A une solution de 300 mg de 9g (1. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) pour donner 181 mg de 12f. 142. 2J3eq-3ax= 16. 126. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.8 (C=O). 5H.8 (C6’) . CDCl3) : δ= 56.7 Hz.02 (dd.2 Hz.8 (C3’) .3 (C5) . CDCl3) : δ= 2.0 (C8) .58 (m. Rendement = 64% CCM : Rf = 0.3 (C4’) .36 Solide blanc 5 d 10 O b O O Cyclisation intramoléculaire de 9f A une solution de 257 mg de 9f (1.18 (s.5 (Cc/Cd) . 2H.9 Hz.4/56. 164.1/95. 50 mL d’acétate d’éthyle sont ajoutés et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). filtrée et concentrée sous pression réduite. 98. 159. 50 mL d’acétate d’éthyle sont ajoutés et la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 30 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL).24 mmol). CDCl3) : δ= 45. 189.4 (C6) .4 (Cα) . H2’+H3’+H4’+H5’+H6’).2 Hz. sont additionnés 184 mg d’acétate de sodium (3.6 (C3’+C5’) . 2H. H2) . Hβ) .81 (dd.47 (m.37 (d.7-tri(méthoxy-méthoxy)flavanone méthoxy)naringénine 5' 6' 8 4' 9 ou (±)-4’.1 (C2) .5. – 2. Le milieu réactionnel est porté à reflux et après une nuit d’agitation.1 (C2’+C6’) . 106.9 (C4) . 2J3ax-3eq= 16. 3H. H6 ou H8) . 13.5 (C7) . 138.83 (d.2 (C4).42 (dd. 94.5 (C3+C5) . RMN 13C (75 MHz.2 Hz. OH intra). 1H.1/94. 94.0 éq. 3H. 107.1/56.38-7. H3eq) . 4J6-8= 2.8 (C3) . 1H. H3+H5) . séchée sur Na2SO4.7 (C4’) .89 (s.47 (s.28 (s. Ha ou Hb) .5 (C1’) .7 (C1’) . 3J2-3ax= 13.3 (C2’) . Hc ou Hd) .

9 Hz. 3H. RMN 13C (75 MHz. 158. 7. 3. 1H.4 (C3’+C5’) .0 éq.2 (C4’) . 1H.37 (d. 101. 6. 5. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2) pour donner 62 mg de 21f. 6H. Hd ou He ou Hf) . 2J3eq-3ax= 16. 164. 177. Ha ou Hb ou Hc) .42 (d. 6. 7. 7. 116.0 éq. 110.7-tri(méthoxy-méthoxy)flavone ou (±)-4’. 5.7-tri(méthyl-méthoxy)apigénine 5' 6' 8 4' 9 O 3' c O f O d a O 6 7 O 2 3 4 1' 2' 5 e 10 C21H22O8 M=402.3 (C2/C5/C7/C9) . 3H. 128.2 Hz.04 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 10 minutes. 107. 6.46 (s. 2H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 1H (300 MHz.52 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol. Hc ou Hd) . 7. et 3J3eq-2= 2. 2H. 126.7-di-(méthoxy-méthoxy)flavone méthoxy)chrysine 5' 6' 4' 3' 2' 8 ou (±)-5. 159.8 Hz. 3. H2) . Hc ou Hd) .31 (Acétate d’éthyle/Heptane : 3/2) RMN 1H (300 MHz. CDCl3) : δ= 3.6 (C2’+C6’) . – 0. Ha ou Hb ou Hc) . Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).8 (C2) .36 (dd.21 mmol) dans un minimum de méthanol.5 (C10) . 1H. • 21g : (±)-4’. 1H.39 (m.19 (s. 121. 343 mg de diacétate d’iodosobenzène (2.2 Hz. 5. filtré et concentré sous pression réduite.1/159.09 (m.2 Hz. 4J8-6= 2. CDCl3) : δ= 2.5 (Ca/Cb) .4 (C4).6 (C3) . 131.0 éq.86-7. H6 ou H8) . 2H.9/161.3/95. 319 mg de diacétate d’iodosobenzène (2. H3) .34 Solide blanc 5 b 10 O O O Produit d'élimination de 12f A une solution de 293 mg d’hydroxyde de potassium (10. H6 ou H8) .3 et 95. 3H. 78.52 (s. 4 J6-8= 2. 1H. – 5. 4J6-8= 2.36-7. 98. 163. 3H.9 (C3) .6 (Cc/Cd) . H2’+H6’).0 éq.57 (s. H6 ou H8) .06-7.4/160.04 mmol) sont ajoutés en quatre fois sur 10 minutes. 1H. H2’+H6’).5 (C1’) .66 (s. 4 J8-6= 2.26 (s. 2H.27 (s. 94.5. – 4.53 (m. 5.0 (Ca/Cb/Cc) .7-di(méthyl- O c a O 6 d 7 9 O 4 2 3 1' C19H18O6 M=342. – 1. 3. 2H.2 Hz. 6.9 Hz.48 (s. Le milieu est concentré sous pression réduite et 40 mL d’eau sont ajoutés. 2H.90 (m.77 (dd. Ha ou Hb) .4/56. 2H. Rendement = 30% CCM : Rf = 0.5 et 56. CDCl3) : δ= 45. 94. Hd ou He ou Hf) .9 (C8) .0 (C8) . Hd ou He ou Hf) .5 (C7) . 131. – 0. – 1. 157. 1H.48 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol.85 mmol) dans un minimum de méthanol. 3. sont ajoutés à 0°C. séché sur Na2SO4. 97.5. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.2 (C5) .4 (C6) .7 (C10) . 3. 97. et 3J3ax-2= 13.16 (s.76 (d.5 (C9) .6 (Cd/Ce/Cf). H3’+H5’) .34 (s.0 (C2’+C6’) .02 (dd.87 (d. Ha ou Hb ou Hc) . 5. 3H. • 21f : (±)-5.53 (s.5 (C4’) . RMN 13C (75 MHz.0 éq. H6 ou H8) . Ha ou Hb) .9 (C3’+C5’) . Le milieu réactionnel est réchauffé progressivement à température ambiante et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM).9 (C1’) . sont ajoutés à 0°C. 3J2-3eq= 2.2 (C6) . H3ax) . H3eq) .2 Hz.2 Hz.0/94. 211 mg de 12f (1. 56.3 (C4).48-7. 108.39 Solide blanc Produit d'élimination de 12g O b O O A une solution de 272 mg d’hydroxyde de potassium (10. La phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL) et l’ensemble des 181 . CDCl3) : δ= 56. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 127. 3J2-3ax= 13. La phase aqueuse est extraite avec de l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL) et l’ensemble des phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 189. 2H.8 Hz. H3’+H4’+H5’) . 167 mg de 12g (1. 6.0 éq.0/56. Le milieu est concentré sous pression réduite et 40 mL d’eau sont ajoutés. 2J3ax-3eq= 16. 1H. 5.

L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 50 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 116.14 (m. 3H. H2’+H6’).9 (C8) . – 4. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 84 mg de 21b. 6.05 mmol). – 2. 1H.5/56.92-96 (m. 1H. Le milieu réactionnel porté à reflux et laissé sous agitation pendant 3 heures (suivi CCM).56 (s. – 0. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 70 mg de 21g.2 (C6) . • 21b : Chrysine 5' 6' 4' 3' 2' 8 HO 6 7 9 O 2 3 4 1' C15H10O4 M=254. 124.2 Hz.2 Hz. H3) . 7. Hd ou He ou Hf) . Le résidu est purifié par recristallisation dans l’éthanol pour donner 40 mg de 13. H6 ou H8) .7 (C3) .15 mmol) dans 6 mL de méthanol. 2H.1/159.4 (C3’+C5’) . 4J6-8= 2. Ha ou Hb ou Hc) .2/94. 1H. Hd ou He ou Hf) . CDCl3) : δ= 56. H3) .24 (s. 6. RMN 13C (75 MHz.0 éq. 7. 97. Hd ou He ou Hf) . 1H. MeOD) : δ= 6.5 (Ca/Cb/Cc) . 6. 3H.2 Hz. 2H.86 (d. Ha ou Hb ou Hc) . 5. 4J8-6= 2.35 mL d’une solution d’acide chlorhydrique à 10% (12.54-7. 1H. est additionné 1 mL d’une solution d’acide chlorhydrique à 10% (18.77 mmol). 4J8-6= 2.82 (m.26 (s.57 (s. filtré et concentré sous pression réduite. filtré et concentré sous pression réduite.0 éq. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 50 mL). Rendement = quantitatif CCM : Rf = 0.3/95. 5. 3H. 7. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’acétate d’éthyle (3 x 40 mL). 6. 107.60 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz.8 (C1’) . 5. 110.2/56.7/160. Le milieu réactionnel porté à reflux et laissé sous agitation pendant 3 heures (suivi CCM). Rendement = quantitatif 182 . 158. H6 ou H8) . Ha ou Hb ou Hc) . 3H. 3.24 Solide brun Déprotection en milieu acide de 21g A une solution de 62 mg de 21g (1. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.0 éq. séché sur Na2SO4 . 4J6-8= 2.3/159. H3’+H5’) .4 (C4).34 (d. – 0.24 Solide beige Déprotection en milieu acide de 21f 5 10 OH O A une solution de 116 mg de 21f (1.51 (s. séché sur Na2SO4 . sont additionnés 1. 2H. 2H. • 13 : Apigénine 5' 6' 8 4' 9 OH 3' HO 6 7 O 2 3 4 1' 2' 5 10 OH O C15H10O5 M=270.60 (m.0 éq.13 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz.23 (d. 6. H2’+H6’). 101.2 Hz. séché sur Na2SO4 .34 mmol) dans 10 mL de méthanol. 2H. 94. 7. 2H. Rendement = 42% CCM : Rf = 0.47 (d. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.29 (s.6 (Cd/Ce/Cf) .52 (s. H3’+H4’+H5’) . L’ensemble des phases organiques est successivement lavé à l’eau (3 x 40 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL).71 (s. 177.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge phases organiques est lavé avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 50 mL). filtré et concentré sous pression réduite. H6 ou H8) .8/161. 1H. 3. CDCl3) : δ= 3.6 (C10) . 127. H6 ou H8) .1 (C2/C4’/C5/C7/C9) .6 (C2’+C6’) .

cm-1) = 260. 7.49 (dd. H3’+H5’) .85 (m.7.6 (C5) .45 (d.2 Hz. 1H. H3’+H5’) . 8.5 éq. la phase organique est successivement lavée à l’eau (3 x 35 mL) et avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). 4J8-6= 2.39 (m. H3) .4 (C10) .58 (s. H6 ou H8) .33 (d. H2’+H6’) .0 mmol). 6. . 156. . 8.5 mmol).5/157. 183 . H6 ou H8) .2 Hz. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’.5 éq. H11) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge CCM : Rf = 0. 120.24 Poudre jaune Condensation de 116a et 117a A une solution de 660 mg de résorcinol 116a (1.09 (s.6. Le milieu réactionnel est filtré et concentré sous pression réduite. 1H.5-diméthoxy4-hydroxybenzaldéhyde c O O O O A une solution de 930 mg de 4-hydroxy-3.5-diméthoxybenzaldéhyde (1. 3.67 g de 115a. H5) .91-7. 1H.5 mmol) dans un minimum d’acétone.93 (m. 2H. 130.4 (C3) .9 (C8) .40 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz.55 (s. 6. 2H. ) 13 RMN C (75 MHz. 7. Hc) .05 g de 113e. • 113e : 3. La solution est portée à reflux et laissée sous agitation pendant 12 heures (suivi CCM). 121.2 Hz.1 Hz. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. Ha) .9 (C4’) . 7.0 éq.6. Hα). J8-6=2. 3H.03 (s. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. 858 cm-1 RMN 1H (300 MHz. . Le résidu est solubilisé dans 50 mL d’acétate d’éthyle.7. 128. 129. 2H.17 (s. 1H. filtrée et concentrée sous pression réduite.87 (s.82 (s. 1461. 5. 1239. séchée sur Na2SO4 . H6) . sont ajoutés 1. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.0 (C2’+C6’) . sont ajoutés 970 mg de benzoylacétone 117a (1.5-diméthoxy-4-(méthoxyméthoxy)benzaldéhyde O 1' 2' b 3' 6' b 4' 5' a + H! C11H14O5 M=226.30 (s. 1371. 1H.6 (C6) . 1H.5 mmol) et 560 µL de chlorure de méthoxyméthyle (1. 4J64 8=2.82-7. Rendement = 92% CCM : Rf = 0.04 g de carbonate de potassium (1. .1 Hz.0 éq. 1H. H3) . Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner 1. 102. Rendement = 73% PF : 214°C UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 2H. 9. 1083. 129. CD3CN/ 1% CF3COOD) : δ= 3.75 (m. • 115a : Hexafluorophosphate de 7-hydroxy-4-méthylflavylium 3' 2' 4' 5' 6' 6 5 10 3 4 11 1' PF6HO 7 8 9 O 2 C16H13O2PF6 M= 382. 3J6-5=9. 6.68-7. 292.56 (d. 2H.1 (C11) . .79-7. 3J5-6=9. 416 (28600) nm IR (KBr): νmax = 3072 (O-H). 1H. 3H. 2H. 8. CDCl3) : δ= 3. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 4J6-8= 2. 1630 (C=O ).85 (m. CD3CN/ 1% CF3COOD) : δ= 20. H2’+H6’).0/157. 7.0 (C3’+C5’) .9 (C1’) .2 Hz. 7. 7.6/158. 135. H8) .11 (Acétate d’éthyle/Heptane : 2/3) RMN 1H (300 MHz. H2’+H6’) .1 (C2/C4/C7/C9). 1H.0 mmol).35-8. MeOD) : δ= 6. H4’) .20 (d.0 éq. Hb) . partie B d’un système de spins AA’BMM’ . solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 6H.23 Solide blanc Protection du 3. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 1. 115.

4. 3 J3’-2’=6. 3.8. cm-1)= 228 (8980).28 Solide beige Formation de 118b O a 4' O A une solution aqueuse (20 mL) de 1.26 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) 184 . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 1.6 Hz. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) pour donner 993 mg de 118c. 124. mode positif) : m/z(%) 255 (100) [M + Na]+ C13H1602N2 [M + Na]+ calculé : 255. 160. 2H.5 (CN) . H3’+H5’) . SM (ESI. 106. 1328.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz. . La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM).6.2 éq. de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).8 mmol). La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM).3 (Ca) .74 (s. 6. 66. séchées sur Na2SO4 . CDCl3) : δ= 49.42 (dd.1103 • 118c : 1-Cyano-(3’. 274 (1520) nm RMN 1H (300 MHz.56 (m. 2H.2 Hz. sont ajoutés 801 mg de 113c (1. RMN 13C (75 MHz. 4J2’-6’=2. • 118b : 1-Cyano-(4’-méthoxyphényl)-1-morpholinométhane CN 1' 6' 5' 2 2' 3' N A A B B C13H16O2N2 M= 232.8 (CA) . 98. .354 g de 118b.1 (Ca) . de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 4J3’-5’=2. filtrées et concentrées sous pression réduite. CDCl3) : δ= 2.6 Hz. 4. Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL).69 (m. 4H.03 mmol). .4.03 mmol) et de 406 mg de cyanure de sodium (1. séchées sur Na2SO4 .4 (C1’) . Rendement = 85% CCM : Rf = 0. 1235. Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL). 153.2 (Cc) . 1131. CDCl3) : δ= 56. . 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL).8. 129. HA) .6 (CB) .1 (C4’). 114. 190. 1070 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL).3 (C2’+C6’) . 55.5’-triméthoxyphényl)-1-morpholinométhane b O O a 3' 2' 1' CN 2 N A A B B C15H20O4N2 M= 292. .7 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol.1 (C1’) .0 mmol ) solubilisés dans un minimum de méthanol.2 éq. H2) . 7. 57. sont ajoutés 815 µL de 113b (1.6 (C2’+C6’) .4’.0 éq. 3J2’-3’=6.1104 / Trouvé : 255. filtrées et concentrées sous pression réduite.2 éq.8 (C2) .00 g de chlorure de morpholinium (1. 1H. 3.7 (C=O).80 (s. 132.0 éq.8 (C3’+C5’) . 1723. Ha) .1 (C3’+C5’) .8 mmol) et de 243 mg de cyanure de sodium (1.1 (C4’).4 (Cb) . Rendement = 87% CCM : Rf = 0. 3H.33 Solide blanc 4' 6' O 5' b O Formation de 118c A une solution aqueuse (20 mL) de 597 mg de chlorure de morpholinium (1. 140. H2’+H6’). 115.90 (dd. HB) . .4.2 éq. 4H.39 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 82-83°C IR (KBr): νmax = 2220. 1590.2 Hz. 61.

9 (C1’) . 2H.0 éq.3 (C1’) . 1452.76 (s.6 (CB) . 2 J=21. 164.2 éq. 1327. filtrées et concentrées sous pression réduite. 1726.0 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol.7 (C3’+C5’. 3.2 (CN) . H3’+H5’) . 1227. . cm-1)= 210 (5980). Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL).14 (m. 115.5 (C2) . 2H.4.13 mmol). 4. 1H. 66. 115. 5. 3. de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). Hb) . CDCl3) : δ= 2. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL).1576 • 118d : 1-Cyano-(4’-fluorophényl)-1-morpholinométhane CN 1' 6' 5' 2 2' 3' N A A B B C12H13ON2F M= 220. 1112.9 (Ca) .8 mmol). SM (ESI. H2’+H6’). CDCl3) : δ= 49. 60.78 (s.27 mmol) solubilisés dans un minimum de méthanol.72 (m.9 (CA) . 4H. .3 (Cb) .9 (C2’+C6’) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 749 mg de 118d. Rendement = 85% CCM : Rf = 0. de l’eau (3 x 50 mL) et une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 153. 61. 7. 56. mode positif) : m/z(%) 243(100) [M + Na]+ C12H130N2F [M + Na]+ Calculé : 243. 138. séchées sur Na2SO4 .75 (s. H2) . H2’+H6’). H. La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM). 264 (ép.3 Solide blanc 4' 6' O 5' b O Formation de 118e A une solution aqueuse (20 mL) de 639 mg de chlorure de morpholinium (1. 1J=249. mode positif) : m/z(%) 591 (100) [M + Li]+ .5 (C4’).13 mmol) et de 260 mg de cyanure de sodium (1. 4. 3H.1578 / Trouvé : 299.) (640) nm RMN 1H (300 MHz.49-7.2 Solide blanc F 4' O Formation de 118d A une solution aqueuse (20 mL) de 596 mg de chlorure de morpholinium (1. HB) . 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL). Ha) . H2) . 2H.0 éq.0904 / Trouvé : 243.75 (m.2 éq.06-7. 3. . 1071 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . Les phases organiques sont lavées successivement avec une solution saturée de métabisulfite de sodium (2 x 75 mL). sont ajoutés 967 mg de 113e (1.41 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 66-67°C IR (KBr): νmax = 2224.60 (m. SM (ESI.89 (s. 1329. 129.4 (C3’+C5’) . . 1069 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1.7 (CB) . HB) .56 (m. 4H. 104. 4H.86 (s.8 mmol) et de 243 mg de cyanure de sodium (1.2 éq. 6. 1247. 4H. La solution est chauffée à 30°C pendant 4 heures (suivi CCM).1 Hz) . . 1454.3 Hz). 7.8 (C2) . . 1590.55 (m. 3H. 4. cm-1)= 218 (13800). sont ajoutés 430 µL de 113d (1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge PF : 143-144°C IR (KBr): νmax = 2222. 266 (65) C15H2004N2 [M + Li]+ Calculé : 299. 66. RMN 13C (75 MHz. CDCl3) : δ= 2.9 (CN) .0884 • 118e : 1-Cyano-[3’. 5. 1130. 127.7 (C2’+C6’) .4. 272 (2400) nm RMN 1H (300 MHz. 114. RMN 13C (75 MHz. CDCl3) : δ= 49. 62. 3.2 éq. 128.5’-diméthoxy-4’-(méthoxyméthoxy)phényl]-1morpholinométhane b O O O c a 3' 2' 1' CN 2 N A A B B C16H22O5N2 M= 322.4.6 (C4’.8 (CA) . séchées 185 . HA) . HA) .

55 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) PF : 124-125°C UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .1421 / Trouvé : 345.296 g de 119b. H3b) .2 (Cc) . 4J3’-5’=2. filtrées et concentrées sous pression réduite. H3’+H5’) . 296 (70) C16H22N205 [M +Na]+ Calculé : 345.6 (C4’). 3. H11) .76 (s. 2H. 3.28 g d’α-aminonitrile 118b (1.9 Hz. . 160.40 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) PF : 117-118°C IR (KBr): νmax = 2225. cm-1)= 232 (9850).5 (C2) . 3. SM (ESI. 4H.1497 186 . 56. Rendement = 95% CCM : Rf = 0.9 (C3’+C5’) . 2H.7 (CB) .87 (6H.56 (m.5 mL) sont additionnés goutte à goutte. HA) . 1082 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . 66. 1H. 4J3a-11=2. 4H.5 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (5 mL).73 (m. RMN 13C (75 MHz. CDCl3) : δ= 49. 115. CDCl3) : δ= 2. 277 (39) C16H1802N2 [M + Li]+ Calculé : 277.9 (C2’+C6’) . 4J2’-6’=2. 1244. H2’+H6’). 1H. .5 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (17. séchées sur Na2SO4. 3.6 (CA) . 73. 153. 66. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 1.0 éq.9 (C1’) .5. H2) . CDCl3) : δ= 30. 62. Ha) . 2. 57.1 (CN) . 113.3 (C1’) . 3J2’-3’=6. 5.74 (m. SM (ESI.3 (Ca) .8 (C11) .5.6 Hz. 3J3’-2’=6. CDCl3) : δ= 2.0 éq. 3H. 272 (2830) nm RMN 1H (300 MHz. 116.2 Hz. 4.6 Hz.2 Hz.6 Hz. 2.06 (t. Ha) . 55.1 (2Cb) . RMN 13C (75 MHz. 2H.56 (dd. Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL).6 (2 CB) . cm-1)= 216 (13850). 4J3a-3b=16. 128.5 (CN) . 1333. 1160.5 mL). 6. Hb) . 4J3b-3a=16. 4H.60 (s.60 (m.84 (dd. 7. Rendement = 87% CCM : Rf = 0. 104.1428 • 119b : 4-cyano-4-(4’-méthoxyphényl)-4-morpholino-but-1-yne CN 1' 6' 5' 2 3 4 11 A B B 2' 3' N A C16H18O2N2 M= 270.9 Hz.8 (2CA) .1523 / Trouvé : 277. une solution de 1.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge sur Na2SO4 . puis 613 µL de bromure de propargyle (1. 128. HA) . HB) .8 (C3’+C5’) . H2’+H6’). 134. 4J11-3a=2. HB) . 2H.5 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (17. .1 (Ca) . 1H.5 (C2) . 6. est additionnée goutte à goutte. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL).8 (C2’+C6’) .6 Hz.4 Hz.99 (dd.91 (dd. 98. 68. 1736. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 1. 127.0 éq. 4 J3b-11=2. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM).4 (C4) . 1H.9 (C3) .0 (C4’).4 Hz.75 (s.82 (s. 3. 48.307 g de 118e. 60.12 (s. filtrées et concentrées sous pression réduite. mode positif) : m/z(%) 345(100) [M + Na]+. 4J11-3b=2. Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante. Hc) . mode positif) : m/z(%) 520 (100) [M +Li]+ .5. 2. 274 (1570) nm RMN 1H (300 MHz. 4H. 1438. 3H. H3a) .3 Solide blanc O a 4' O Formation de 119b A une solution de 220 mg d’hydrure de sodium (1.

1240.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 119c : 4-cyano-4-(3’.91 (s.18 g d’α-aminonitrile 118c (1. 4J11-3b=2.5. .62 (m.76 (m. 132. est additionnée goutte à goutte.6 (CA) . 1H.96 (dd. séchées sur Na2SO4 . Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 4J11-3a=2. Rendement = 72% CCM : Rf = 0. . 103. une solution de 1.9 Hz.91 (dd.0 (C3) .4. Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante.6 (C4) .0 éq. . Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). 2H. 353 (23) C18H2204N2 [M + Na]+ Calculé : 353.4.4. Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). 48. 2.8 (C2) . puis 450 µL de bromure de propargyle (1. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM). 4J3a-3b=16.4 Hz.43 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 139-140°C IR (KBr): νmax = 3240.04 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (3 mL). 5. puis 624 µL de bromure de propargyle (1.7 (C2’+C6’) . 4 J3b-11=2.5. .86 (s.0 éq. Solide beige Formation de 119c A une solution de 162 mg d’hydrure de sodium (1.3 (C11) . CDCl3) : δ= 2. cm-1)= 218 (15310).60 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (15 mL) sont additionnés goutte à goutte. 60. 1H. filtrées et concentrées sous pression réduite. est additionnée goutte à goutte. . 57.0 éq.6 Hz. 116. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) pour donner 1.23 g d’α-aminonitrile 118d (1.1472 / Trouvé : 353. 2. HA) . H2’+H6’).04 mmol) dans le diméthylformamide anhydride (12 mL). La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM). 3.88 (s. 66.60 mmol) dans le diméthylformamide anhydride (15 mL). Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 3H.0 éq. séchées sur Na2SO4 .6 Hz. CDCl3) : δ= 31.13 (t.9 Hz.60 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (4 mL). 1H. Ha) .3 B Solide beige Formation de 119d O 11 A une solution de 224 mg d’hydrure de sodium (1. 4J3a-11=2. 3. 6H.47 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 90-92°C 187 .4’. Hb) . mode positif) : m/z(%) 326 (100) [M + Na]+.4 Hz. 3. H3a) . 1335. HB) .3 (CN) . 2. Rendement = 84% CCM : Rf = 0. 69. 153. 4H. une solution de 1. 1134. H11) . SM (ESI. 73.3 (C3’+C5’). 1070 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .3 (C4’). Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante.2 (Cb) .0 éq. 6. .1445 • 119d : 4-cyano-4-(4’-fluorophényl)-4-morpholino-but-1-yne 2' 3' 1' 6' 5' CN 2 3 4 A B N A F 4' C15H15ON2F M= 258.1 (Ca) .0 éq. 272 (2270) nm RMN 1H (300 MHz. filtrées et concentrées sous pression réduite. 56.04 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (12 mL) sont additionnés goutte à goutte.4 (C1’) . 138. H3b) . 4. 1593.7 (CB) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1 / 3) pour donner 1. 4H.5’-triméthoxyphényl)-4-morpholino-but-1-yne b 4 11 A B B O O a 3' 2' 1' CN 2 3 N A 4' 6' O 5' b O C18H22O4N2 M= 330. RMN 13C (75 MHz.128 g de 119c. 4 J3b-3a=16.053 g de 119d.

8 (C2) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge IR (KBr): νmax = 1603.7 (C4) . SM (ESI. 115.8 (2CB) . 138.71 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (3 mL). La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 2 heures (suivi CCM). H11) . mode positif) : m/z(%) 383(100) [M + Na]+ C16H24N205 [M + Na]+ Calculé : 383.86 (s.1 (C11) . CDCl3) : δ= 2.4 Hz. HB) .0 (C3) . 238(39) C15H150N2F [M + Li]+ Calculé : 265.48 (s. CDCl3) : δ= 2. 4J3a-11=2. RMN 13C (75 MHz. 3. 2.0 éq. 2H. H3a) . 3. 4J11-3a=2.4 (C3’+C5’). 4H. 4J3a-11=2. 266 (1830) nm RMN 1H (300 MHz. 191.40 (m. H3b) .0 éq.3 Solide blanc Formation de 119e 4' 6' O 5' b O A une solution de 148 mg d’hydrure de sodium (1.3. 80. 272 (3230) nm RMN 1H (300 MHz. . HA) .3. RMN 13C (75 MHz. H2’+H6’). 6H. 6.1 (Cc) . 2H. 3. 69. 128. 153. 48. 1H. 4 J3b-11=2.9 (C3’+C5’.06 (t. HA) .7 (2CA) . Une solution de chlorure d’ammonium (1 x 40 mL) est ajoutée et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). 1J=249. 1H.4 (CN) . 66.1 Hz) .9 (C3) .4 Hz. H2’+H6’). Hc) . 103.58 (m. 4J3b-3a=16. 98.1583 188 . 1337. puis 413 µL de bromure de propargyle (1.18 (s. HB) . 4H. 1502. H3a) .84 (dd. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 2 / 3) pour donner 1. 4H. 3. 2.91 (s. 4J3a-3b=16.53-7. . 5. SM (ESI. 116. 3H.73 (m. H11) .6 (CA) . 6.94 (m.73 (m. 2. Hb) .3 (C2) .71 mmol) dans le diméthylformamide anhydride (12 mL).98 (dd. 66.9 (C1’) . 2H.6 (C2’+C6’) . 114.1 (C4’) . Ha) .84 (dd.6 Hz. 4J11-3a=2. 1111 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .4 Hz. 1271.8 (C2’ + C6’) .6 Hz.4 Hz.1326 • 119e : 4-cyano-4-[(3’. 71. H3b) .0 éq.71 mmol) dans le diméthylformamide anhydre (12 mL) sont additionnés goutte à goutte. 94.1 (Cb) .3 (C1’) . 2J=21. 3.5’-diméthoxy-4’-(méthoxyméthoxy))phényl]-4-morpholinobut-1-yne b O O O c a 3' 2' 1' CN 3 2 4 11 A B B N A C16H22O5N2 M= 322. 1227.9 Hz.50 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/1) PF : 136-138°C IR (KBr): νmax = 3266. filtrées et concentrées sous pression réduite. 4J11-3b=2. 56. H3’+H5’) . 2.1 (Ca) .7 (C4’. 132. Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante. mode positif) : m/z(%) 265(100) [M + Li]+ .6 Hz. CDCl3) : δ= 48. séchées sur Na2SO4 . 1H. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). CDCl3) : δ= 31. 127. 73. 4J11-3b=2. 1087 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .06 (t. une solution de 1. cm-1)= 216 (16790).48 (m. 2. 70.7 (CB) . .1323 / Trouvé : 265. 1507. 1H.9 (C11) .97 (dd. 4J3b-11b=16. 4H. est additionnée goutte à goutte. 1H.4 Hz).89-6. 2. 1736. 57.6 (C4) .6 Hz.19 g d’α-aminonitrile 118e (1. 2H. 1H. Rendement = 75% CCM : Rf = 0. 4J3b-11=2.9 Hz. 4J3a-3b=16. 7.004 g de 119e.6 Hz. cm-1)= 216 (989à).1577 / Trouvé : 383. 1334.9 Hz.

2H.4 (C2’+C6’) . Remarque : une autre forme énol est présente.3-dione 2' 3' 1' 6' 5' OH 2 3 O 4 11 C11H12O3 M= 192.6 (C4).28 (s) . 2H. Hb) . la solution est concentrée sous pression réduite.41 mmol).55 mmol).0 éq. séchées sur Na2SO4. 130. séchées sur Na2SO4. 1123.16 (s.1 (C4’) . Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3 à 1/1) pour donner 105 mg de 117b. Rendement = 64% CCM : Rf = 0.11 (s. 3H.9 (Ca) . H3) . CDCl3) : δ= 2.3.3-dione b O O a 3' 2' 1' OH 2 3 O 4 11 4' 6' C13H16O5 M= 252.5’-triméthoxyphényl)-butan-1. 96. 1232. 60. 153. H3) . 3.04 (s) . H11) .92 (s. 2. 3.4.2 Solide beige O a 4' Formation de 117a A une solution hydrométhanolique (H2 O / MeOH : 1/3 . 4. 3H. 191.5 (Ca) . 189 .8 (C3) .90 (s. 4.3 (C11) . Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). . Solide beige Formation de 117c O 5' b A une solution hydrométhanolique (H2O / MeOH : 1/3 .9 Hz. 3H. filtrées et concentrées sous pression réduite. 3J3’-2’=7. 995 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .12 (s. Rendement = 50% CCM : Rf = 0. 184. CDCl3) : δ= 25.55 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 56-58°C IR (KBr): νmax = 1603.0 éq.2 (C3’+C5’) .04 (s) . 7. 1H. 40 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 40 mL). 104.9 (dd.9 (C3’+C5’) . 322 (15610) nm RMN 1H (300 MHz.21 (s) RMN 13C (75 MHz.93 (dd.2 (Cb) .6 (C4). cm-1)= 224 (11330). Ha) . 4J3’-5’=1. Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes.8 (C4’) . 3J2’-3’=6. H3’+H5’) . 4J2’-6’=1. 184.6.90 (d) RMN 13C (75 MHz.3 (C3) . SM (ESI.55 (Acétate d’éthyle / Heptane : 3/2) PF : 102-103°C IR (KBr): νmax = 1699.16 (s.0941 / Trouvé : 199. 55. 353 (27) C11H1203 [M + Li]+ Calculé : 199.8 Hz.3 (C1’) . 95.1 (C2 ) .1 (C2) .0 éq. 141. 7. 6. 191.0 éq. 1173. 1023 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . 6. cm-1)= 228 (6910). 163. 3H. 7.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 117b : 1-(4’-méthoxyphényl)-butan-1.1 (C2’+C6’) .83 mmol ) sont additionnés 1. 2H.27 (s) . Remarque : une autre forme énol est présente.128 g d’intermédiaire propargylique 119c (1.85 (s. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). Puis.0. 1261. . filtrées et concentrées sous pression réduite.5 (C1’) .11 mmol ) sont additionnés 150 mg de l’intermédiaire propargylique 119b (1. . CDCl3) : δ= 25. Puis. 322 (19100) nm RMN 1H (300 MHz. 6. H11) . la solution est concentrée sous pression réduite. δ= 2. .73 g de sulfate de cuivre pentahydraté (2.1. 24 mL) de 1. Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes. 1H. H2’+H6’). 127. 1115. mode positif) : m/z(%) 199 (100) [M + Li]+ .1 Hz. 56.9 Hz. 6H. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). 12 mL) de 281 mg de sulfate de cuivre pentahydraté (2. 113.0939 • 117c : 1-(3’.3 (C11) . CDCl3) : δ= 2. 7. Ha) . 129. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : Gradient Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3 à 1/1) pour donner 592 mg de 117c. H2’+H6’). δ= 2.11 (s.4’.

H3) . H11) .16 mmol) sont additionnés 928 mg d’intermédiaire propargylique 119e (1.89 (s) . séchées sur Na2SO4.12 (s.92 (m.3-dione OH 1' 6' 5' 2 3 2' 3' O 4 11 C10H9O2F M= 180. 252 (4900).0 éq. 1H. 320 (17060) nm RMN 1H (300 MHz. séchées sur Na2SO4. CDCl3) : δ= 2. Ha) . 3. . 164.8 (C4). filtrées et concentrées sous pression réduite.1071 / Trouvé : 253. 3H.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge SM (ESI. CDCl3) : δ= 2.5 (C11) . la solution est concentrée sous pression réduite. 3.78 mmol).09-7. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). 2H. cm-1)= 214 (5930). cm-1)= 220 (12430). 1080 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 . 16 mL) de 1. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/4) pour donner 379 mg de 117d. Puis. mode positif) : m/z(%) 187(100) [M + Li]+ . 190 .6 (C3’+C5’. 5.9 (C2) . H2’+H6’) .18 (s. 2H. SM (ESI.1082 • 117d : 1-(4’-fluorophényl)-butan-1. 7. H11) .12 (s.5’-diméthoxy-4’-(méthoxyméthoxy)phényl)]-butan-1. 7.19 (s.9. 3H. 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). CDCl3) : δ= 25.0 (s. H2’+H6’). 2H. H3) .15 (m. 6. Puis. 129. 1H. 2J=21. 308 (10950) nm RMN 1H (300 MHz. H3’+H5’).58 (s. 96.28 (s) .3 Solide blanc Formation de 117e b A une solution hydrométhanolique (H2O / MeOH : 1/3 . 7.4. 182.3 Hz) . 24 mL) de 2.3 (C2’+C6’) . 1161. .56 mmol) sont additionnés 1. . Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes. 1J=254.5 (C1’) . Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 70 mL). Hc) . 6H. Remarque : une autre forme énol est présente. 1241. Hb) .90 (s.5. Rendement = 40% CCM : Rf = 0.2. 285 (35) C10H902F [M + Li]+ Calculé : 187.0 éq. 7. Le résidu est purifé par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) pour donner 291 mg de 117e. 1127. 3H. mode positif) : m/z(%) 253(100) C13H1605H Calculé : 253. 115.49 (Acétate d’éthyle / Heptane : 2/3) PF : 86-88°C IR (KBr): νmax = 1582. Rendement = 44% CCM : Rf = 0.31 g de sulfate de cuivre pentahydraté (2. 192. 7. la solution est concentrée sous pression réduite.05 g d’intermédiaire propargylique 119d (1.0781 / Trouvé : 187. 129.87-7. δ= 2. Le mélange réactionnel est chauffé à 60°C pendant 30 minutes.58 mmol).9 (C4’.3-dione OH 1' 2 3 b O O 3' 2' O 4 11 4' a 6' 5' O c O C14H18O6 M= 282.92 (s) RMN 13C (75 MHz.3 (C3) .47 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) UV/Vis : λmax (MeOH) (ε M-1 .17 Solide beige F 4' Formation de 117d A une solution hydrométhanolique (H2O / MeOH : 1/3 . 50 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite au dichlorométhane (3 x 50 mL). 2H.19 (s. 6.0 éq. filtrées et concentrées sous pression réduite.0741 • 117e : 1-[3’.4 g de sulfate de cuivre pentahydraté (2. .1 Hz) .0 éq.

26 Poudre orange Condensation de 116c et 117b OH A une solution de 167 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1.0.6 (C4). 1683. Ha) .cm-1) = 206. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. . 1356. 57.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RMN 13C (75 MHz.0996 / Trouvé : 305.7 (Ca) .82 (s. 138.15 Hz. 3 J2’-3’=9. H2’+H6’).9 (C8) .4 (C2’+C6’) .5 (C3’+C5’) .1 (C2) .95 (s. 4 J6-8=2. 159. H11) .3 (C3) .01 mmol).3 (C11) . .4/168.1 (Ca) . Rendement = quantitatif PF > 260°C (décomposition) IR (KBr): νmax = 3724 (O-H). 4J8-6=2. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 7.0 éq. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 320 mg de 115b. 96.2 Hz.01 mmol).2 (C2/C4/C4’/C5/C7). 1256.7-dihydroxy-4’-méthoxy-4-méthylflavylium PF6HO 6 5 7 3' 2' 1' 6' 10 3 4 11 4' 5' O a 8 9 O 2 C17H15O4PF6 M= 428. . Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 270 mg de 115c. 458 (27550) nm RMN 1H (300 MHz.71 (d. 1H. 3. H3’+H5’) . 1639. 1464.04 (s.0965 / Trouvé : 283.0986 • 115b : Hexafluorophosphate de 5. 120. 8.15 Hz.3 (C1’) . 1H.8 (C1’) . 55.3 (C4’) . Rendement = 81% PF > 260°C (décomposition) IR (KBr): νmax = 3740 (O-H).0 éq. 240(5) . 113.2 (2Cb) . H3) . SM (ESI. . 48 cm-1 191 .1.56 mmol). CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 24. 1130. 6. 115.2 (Cc) . Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. 3J3’-2’=9.97 (d.3 (C2’+C6’) . SM (ESI.8. 2H. 56. RMN 13C (75 MHz.0 éq.8/166. 1468.9 (C11) . Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. 98. CDCl3) : δ= 25.1.3/170. mode positif) : m/z(%) 283(100) . mode positif) : m/z(%) 305(100) [M + Na]+ C14H1806 [M + Na]+ Calculé : 305. 7.5’-triméthoxy-4- O 3' 4' PF6 HO 6 5 7 - 2' 2 3 4 11 1' 6' O O b a 8 9 O 5' C19H19O6PF6 M= 488.4’.27 (dd. sont ajoutés 200 mg de 117b (1.6 (C3) .0 (C10) . 2H. 1354. sont ajoutés 164 mg de 117c (1. 1H. 131. 130. 276 (22040). 109. 102.0940 • 115c : Hexafluorophosphate méthylflavylium b de 5.31 Poudre orange 10 OH Condensation de 116c et 117c A une solution de 94 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1. 3H. 1181.7-dihydroxy-3’. 191. 850 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1 .18 (dd.0 éq. H6 ou H8) .2 Hz. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 6.56 mmol). H8 ou H6) .0.1/166. 343(7) C17H15O4 [M]+ Calculé : 283. 184. 104. 3H.3 (C3’+C5’) .4 (C9) . 95. 126. 153.9 (C6) .

280 (21740) .0/160. CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 3.85 (d.5 (C11) .2 Hz. 3.cm-1) = 202. Hb) . 106. 4J6-8=2.0 (C1’) . 115. 3H.11 (s. . 116.5 (C2’+C6’) . 1H.0 éq.3 (C8) . 6H. Ha ou Hc ou Hd) .09 (s. 100. 2H. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 146 mg de 115’c.19 mmol). CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3.08 (s.75 (d.9/170.cm-1) = 204. H3). H2’+H6’) . 3H. 56.2/167. 106. 3. 278 (19950).5.7-pentaméthoxy-4-méthylflavylium b O 3' 4' PF6O c 6 5 d 10 3 4 11 7 2' 2 1' 6' O O b a 8 9 O 5' C21H23O6PF6 M= 516. 192 .54 (s. 96. H2’+H6’) . 103.3 (Ca) .1165 • 115’c : Hexafluorophosphate de 3’. CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 24.4 (Cb) .0 (C6) .5’. H11) .1/170. 3H. . 1H.2 Hz. SM (ESI.1 (9) . H6 ou H8) .58 (s. 114.8 (C2/C3’/C5’/C4/C4’/C5/C7). 1H.5-diméthoxy-phénol 116b (1.93 mmol). 6H.1. 4J64 8=2. sont ajoutés 168 mg de 117d (1. 3H.08 (d. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 123. H8 ou H6) . 56. CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 25.5 (C10) . Hb) .0 éq. .1475 • 115d : Hexafluorophosphate de 4’-fluoro-5. 8.2 Hz. 153. 123. RMN 13C (75 MHz.94 (s.9/168.1. Ha ou Hc ou Hd) . 116. H11) .1176 / Trouvé : 343.9/159.7-dihydroxy-4-méthylflavylium PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 1' 6' 4' 5' F C16H12O3PF7 M= 416.38 (d.1 (C6) . 57. J8-6=2. 7. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures.6 (C3) .0.2/161. 4. H3). 3. mode positif) : m/z(%) 343(100) [M]+ C19H19O6 [M]+ Calculé : 343.1/167. 7. 109. . Ha ou Hc ou Hd) . 1H.5 (Ca) .5 (C10) .1/170. sont ajoutés 300 mg de 117c (1.6 (C3) . 4.09 (s.2 (Cb) . 13 RMN C (75 MHz.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1 .97 (s. 60. Le mélange est ensuite versé dans l’éther et le précipité formé est isolé par filtration et lavé abondamment à l’éther pour donner après séchage 220 mg de 115d. H6 ou H8) .1/57.00 (s. 1H. 7.4’.1489 / Trouvé : 371. mode positif) : m/z(%) 371 (100) [M]+ C21H23O6 [M]+ Calculé : 371. solubilisé dans un minimum d’acide acétique. 3H.6 (C1’) . 2H.0. 4J8-6=2. 115. 94.4 (C2’+C6’) .2 (C9) . 6. 154.2 Hz.98 (s. 7. 4. 6. 464 (23940) nm RMN 1H (300 MHz.37 Poudre orange O Condensation de 116b et 117c A une solution de 189 mg de 3. 1H. Rendement = 26 % PF > 260°C (décomposition) UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1. Puis quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique à 60 % sont additionnées et le milieu réactionnel est mis sous agitation à température ambiante pendant 24 heures. 60.9 (C11) .0/159. Ha) .93 (s.0 éq.23 Poudre orange Condensation de 116c et 117d 8 9 O 10 OH 11 A une solution de 154 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1. 3H. 462 (21400) nm RMN 1H (300 MHz. 7.09 (s.3 (Cc/Cd) . SM (ESI. H6 ou H8) .5 (C2/C3’+C5’/C4/C4’/C5/C7).19 mmol).0 éq.1 (C8) .93 mmol).

6.42-7. 3H.9 (Cb) . 61.4 (C2) . Le mélange réactionnel est filtré sur Büchner et la solution organique est concentrée sous pression réduite.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 57% PF > 260°C (désomposition) IR (KBr): νmax = 3671 (O-H). 109. .8 (C1’) .88 (s. H6 ou H8) .0745 • 121a : 2-chloro-1-phényl-butan-1. 128. partie B d’un système de spins AA’BMM’. CDCl3) : δ= 25. 1H.9 (C4’) . mode positif) : m/z(%) 271 (100) [M]+ C16H12FO3 Calculé : 271. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 203 mg de 121c.8/160.1 (C3’+C5’) . H8 ou H6) . 2H.63 3 4 Huile rose 11 Cl (±) !-chloration de 117a O A une solution de 616 mg de benzoylacetone 117a (1. 2H. 128.98 (m.1 (C6) .8 (C3’+C5’) . 96.4 (C2’+C6’) . H3) . 191. 3H.5’-triméthoxyphényl)-butan-1.3 (C2/C4/C4’/C5/C7/C9). sont ajoutés 153 mg de N-chlorosuccinimide (1 éq. 4J6-8=2. 137. 7. 2H.35 (s.78 (d. RMN 13C (75 MHz.2 mmol).2 (C3) . 120.1 (C10) . CD3CN /1% CF3COOD) : δ= 25. 114. 184.6 (C11) . 103. H3) . 1H H3) . CDCl3) : δ= 2.11 (s. H2’+H6’). 6. Le mélange réactionnel est filtré sur Büchner et la solution organique est concentrée sous pression réduite.cm-1) = 206. La solution est portée à reflux est laissée sous agitation pendant 4 heures (suivi CCM). 2H. H4’) . 108. . 1H. 6H.2 mmol) dans 8 mL de tétrachlorure de carbone. RMN 13C (75 MHz. 7.0 éq.7/172. 87. 3H.0 (C11) . 848 cm-1 UV/Vis : λmax (MeOH / 10% HCl à 10%) (ε en M-1.34 (s.3. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.0765 / Trouvé : 271. 1636.40 (s.07 mmol) dans 4 mL de tétrachlorure de carbone. 7. H3’+H5’). 193 . 1418.1 (Ca) .36 (d.2 Hz.36-8.2 (C2’+C6’) . 1356.4/167.1.8 (C2) .2 (C3) .95 (s. 131.94 (s. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. La solution est portée à reflux et laissée sous agitation pendant 4 heures (suivi CCM).78(m.48 (m. H11) . 304 (16550). H11) . 5.4’. 2H. 384 (21150) nm RMN 1H (300 MHz.7 (C1’) .56 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/1) RMN 1H (300 MHz. 3.3.7 (C4). 152. 117. 56. 1H.7 (C3) .96 (m. 7. Hb) . SM (ESI. pour donner une huile de 400 mg de 121a.28 (s.0/175. 133. 1H. 8. 7.4 (C8) .9 (C3’+C5’) . CDCl3) : δ= 25. 4J8-6=2. RMN 13C (75 MHz.3-dione O 1' 6' 5' 2 2' 3' 4' C10H9O2Cl M= 196. 2H.4 (C1’) . H2’+H6’) .2 (C11) . Rendement = 65% CCM : Rf = 0. 3.7 (C2’+C6’) . H11) .71 Solide beige 5' O !-chloration de 117c A une solution de 270 mg de 117c (1 éq. 131. sont ajoutés 436 mg de N-chlorosuccinimide (1.07 mmol). Rendement = 84% CCM : Rf = 0.9 (C4). 7. H3’+H5’) .2/168. 189. • 121c : 2-chloro-1-(3’. 1166. 3H. 64. .60 (s. CDCl3) : δ= 2. Ha) .46 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/4) RMN 1H (300 MHz.1.40 (m.0 éq. H2’+H6’). 7. 198. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.3 (C4’) .3-dione O b a O 3 4 11 (±) O 4' 3' 2' 1' 6' 2 O b Cl C13H15O5Cl M= 286.2 Hz. 158. 143. .

8. 26.22 Huile brune !-acétoxylation de 121a O 12 a O A une solution de 500 mg de 2-chlorobenzoylacétone 121a (1. 7.2 (Cb) . CDCl3) : δ= 2. CDCl3) : δ= 56.8 (C11) .8 (C2) .92 (s.6 mL de diméthylsulfate (2. 8.03-8. 194 .4 (C2’+C6’) . .0 éq.5 éq.14 (s) .38 (s.2. 1H.1 (C1’’) . Le mélange réactionnel est chauffé à 90°C pendant une heure puis porté à reflux et laissé sous agitation pendant 2 heures. H3’+H5’) .52 (m) .08 mmol). Ha ou H11) . 2. 133. H2’’+H6’’).28 (s.70 (d).8 (C4). sont additionnés goutte à goutte 2. Le résidu obtenu est recristallisé dans un mélange éthanol / eau pour donner 580 mg de 124.2 (C2’’+C6’’) .22.5 (C12) . Hb) . 2H. .11. Remarque : d’autres formes sont présentes : δ= 2. 1H.28 mmol) ainsi que 20 mL d’une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium 4M. séchées sur Na2SO4 .33 (Acétate d’éthyle/Heptane : 1/3) RMN 1H (300 MHz. sont additionnés 421 mg d’acétate de sodium (2.9 (C3’’+C5’’) .4.0 eq . 2H. 2. 128. H2’+H6’). 3. Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 239 mg de 122.52 mmol). H4’) . 107. partie B d’un système de spins AA’BMM’. Ha) .05 (m.9 (C4’’) .62 (Acétate d’éthyle) RMN 1H (300 MHz. CDCl3) : δ= 3.7 (C3’+C5’) . H3) .5. 152. Rendement = 43% CCM : Rf = 0. RMN 13C (75 MHz. RMN 13C (75 MHz. 142. Rendement = 29% CCM : Rf = 0. 170.0 éq. CDCl3) : δ= 20. 124.28 mmol) en maintenant la température en-dessous de 30°C. 190.98-8.33 (s.5 éq. 82.00 (m. 3H. 7. 7.5-triméthoxybenzoïque O 1" 6" b 5" OH 12 2" 3" 4" C10H12O5 M= 212.10 (m. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.3 (C4’) .9 (Ca) .26 (s) . 191. 171. • 124 : Acide 3.00 g d’acide gallique (1.3-dione O 1' 6' 5' (±) 2 3 2' 3' 4' O 4 11 C12H12O4 M= 220.11 (s) . Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 80 mL). 6. 2H. 3H. Le précipité obtenu est alors filtré sur Büchner et rincé plusieurs fois avec de l’eau.5 (Ca) . 60.6 mL de diméthylsulfate sont additionnés goutte à goutte (2. Le milieu réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 3 heures (suivi CCM).22 (s. Ha ou H11) .9 (C1’) . 6H.55 mmol) dans 6 mL de diméthylsulfoxyde. 134. 3H.2 (C3) . .22. 129.5 (C12). . 5.20 Solide beige b O O a O Perméthylation de l'acide gallique A 20 mL d’une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium 4M et 2.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 122 : 2-acétoxy-1-phényl-butan-1. Après 20 minutes d’agitation à température ambiante 2. 80 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (3 x 50 mL). partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. filtrées et concentrées sous pression réduite.93 (s. 7. Le mélange réactionnel est refroidi à température ambiante et acidifié jusqu’à pH 2 avec une solution aqueuse d’acide chlorydrique à 10 %.

sont additionnés goutte à goutte une solution de 420 mg d’acide 3.1403 • 120c : Hexafluorophosphate de 5. 149. Ha) . 3. CDCl3) : δ= 2. Rendement = 51% CCM : Rf = 0.3 (C4’) . partie B d’un système de spins AA’BMM’. .1 (C1’’) .5 (C12) .4.5’’-triméthoxybenzoate)-1-phényl-butan-1. 191.91 (s. 6. 7.8 (C3) .5’’-triméthoxybenzoate)-butan-1-phényl-1. Les phases organiques sont lavées avec une solution saturée de chlorure de sodium (1 x 60 mL). Le résidu est purifié par chromatographie sur colonne de silice (Eluant : isocratique Acétate d’éthyle / Heptane : 1/3) pour donner 378 mg de 125.51 (m. . 1H.1364 / Trouvé : 379. H2’+H6’). H3) .537 mmol) et quelques gouttes d’acide hexafluorophosphorique.0 éq. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. RMN 13C (75 MHz.7-dihydroxy-3-(3’’.0 éq.0 éq. 379 (51) C20H2007Li [M + Li]+ Calculé : 379.7 (C2’+C6’) .87 (s.63 (m. H3’+H5’) . 199. 6H.5’’-triméthoxybenzoate)-4méthylflavylium 3' PF6HO 7 6 5 10 4 11 8 9 2' 4' 5' 6' 12 1" 2" 3" 6" O 2 3 1' C26H23O8PF6 M= 608. 3.1. séchées sur Na2SO4 . 3H.3 (C1’) . 40 mL d’eau sont ajoutés et la phase aqueuse est extraite à l’éther (4 x 50 mL). .98 mmol) dans 2 mL de diméthylformamide sont additionnés goutte à goutte. .98 mmol) dans 2 mL de diméthylformamide anhydride. 164.37 Solide jaune Formation in situ de 125 b O a O O A une solution de 79 mg d’hydrure de sodium (1. .9 (Ca) .07 (m. 8. H11) . Le mélange réactionnel est mis sous agitation 30 minutes à température ambiante.1.2 (Cb) .3 (C4). 7.31 (Acétate d’éthyle / Heptane : 1/2) RMN 1H (300 MHz.0.0 (C11) .1. 2H.0. 195 . filtrées et concentrées sous pression réduite.3-dione O 1' 6' 5' (±) b 6" 5" 2 3 2' 3' 4' O 4 11 O 12 1'' O 2" 3" 4" C20H20O7 M= 372.1 (C2) . H4’) . CDCl3) : δ= 27. 153. 129.3 (C2’’+C6’’) .98 mmol) dans 2 mL de diméthylformamide anhydre.0 éq.42 Poudre orange O 5" 4" b O O OH Condensation de 116c et 125 b a O O A une solution de 200 mg de 2-(3’’. Hb) . le résidu est séché sous pression réduite pour donner 73 mg de 120c.32 (s.3-dione 125 (1. 128.5-triméthoxybenzoïque 124 (1. 2H.4’’. SM (ESI. Après avoir été rincé plusieurs fois à l’éther froid. 56.5 (C4’’) . Puis il est filtré. 1H.0 éq. La solution est laissée sous agitation à température ambiante pendant 3 heures (suivi CCM). 3H. 82.40 (s. mode positif) : m/z(%) 395 (100) [M + Li]+ . La réaction est laissée sous agitation à température ambiante pendant 48h. 134. 107. 134.6 (C3’’+C5’’) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. Le mélange réactionnel est versé dans de l’éther à 0°C et laissé 12 heures à température ambiante.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 125 : 2-(3’’.537 mmol) dans l’acide acétique sont additionnés 88 mg de phloroglucinol dihydraté 116c (1.4’’. 123. puis 389 mg de 3-chlorobenzoylacétone 121a (1.6 (C3’+C5’) . 7. H2’’+H6’’) .4’’. 60.43 (s.

34 mmol).5- 8 9 O C26H23O5PF6 M=560. 4J8-6=2. SM (ESI. 2H. H8) . 1H. 2H. 8. 7. 386 (20120).2 (C4’’) . 3H.92 (s. – 0.62 (m. 3H.6 Hz. 3H.71 (d. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.0 Hz. H2’’+H6’’) . 1H.11 (d.7 (C4’) .39 (d. 56. CD3CN / 1 % CF3COOD) : δ= 3.2 (C8) . 8. 1H. 7. Hb) . 96. H6) .4/160.6 (C2/C4/C5/C7/C9). 60. 6H. 2H.2 Hz. partie B d’un système de spins AA’BMM’. partie B s’un système de spins AA’BMM’. CD3CN) : δ= 3.50 (s.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 24% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1 . Rendement = 90% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) = 264. 464 (13080) nm RMN 1H (300 MHz. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 131 mg de 127a.42 Poudre pourpre Condensation de 115a et 113c O O a b O A une solution de 100 mg de 115a (1.42-8. 4 J6-8=2. . 104. H3’+H5’) . 1H.8 (C1’/C1’’/C3/C9) . Ha) . 7. 1H. 8.01 (s.26 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 70 mg de 113c (1. 4J6-8=2. 2H. 7.0 éq.3 éq.8/125. 124.9/163. H6 ou H8) . 2H. 1H. mode positif) : m/z(%) 415 (100) [M]+ C25H2105 [M]+ Calculé : 415. 6H. H12) . H4’) . – 0. H2’+H6’). L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 153.87 (s. SM (ESI.72 (m.88 (s. 3J5-6=9.1393 • 127a : Hexafluorophosphate triméthoxy)styryl]flavylium PF6HO 7 6 5 3' 2' 2 3 10 11 4 12 13 18 b 17 14 15 16 1' 6' 4' 5' de (E)-7-hydroxy-4-[(3. 134.cm-1) = 286. 1H. CD3CN) : δ= 17.51 (d. H3) . 3.49 (s. H6 ou H8) .1 (Ca) . 8.6 (C10) . 4J8-6=2. 6.2 Hz. H4’) .7 (C11) . 107.4.97 (s. 7.0 Hz. 1H. 158.49 (m. 113. H14+H18) . 8. 3J11-12=15. 1H.6/127. H2’+H6’) . Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis).4 Hz.75-7.1540 / Trouvé : 415. Ha) . RMN 13C (75 MHz. 7. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.85 (m.3/125.88 (d.46 (dd.1548 196 .06 (d. 1H.3 (C6) .79 (m. Hb) . 3J12-11=15. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.6 (C3’’+C5’’) . parties AA’ d’un système de spins AA’BMM’.2/166. 3. 129.5/169. H3’+H5’) .1387 / Trouvé : 463. 9 (C2’’+C6’’) .30 (s.1 (Cb) . 8. 7. 2H.6 (C3’+C5’) . H11) . 584 nm RMN 1H (300 MHz.8 (C2’+C6’) . 3J6-5=9. 144.2 Hz. H11) .21 (m. 7.81-7.2 Hz. H5). 3. 7. mode positif) : m/z(%) 463 (100) C26H2308 [M]+ Calculé : 463. 129.

8. 3J6-5=12. Rendement = 75% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 1H. 1H. 7.70 (s. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.48 (d. H3’+H5’) . 8. mode positif) : m/z(%) 355 (100) [M]+ C23H1504 [M]+ Calculé : 355. H2’+H6’) .19 (m. 2H. 1H. H6+H8) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.72-7.67 (s.71-7.11 (dd. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 95 mg de 126a.91 (d. H3 ou H11) . 7.5 Hz.8 Hz. 2H.8 Hz.5- PF6HO 7 6 4' 5' 8 9 O C25H21O5PF6 M=546.cm-1 ) = 260. 2H. 4J15-17=1.34 mmol).0. • 126a : Hexafluorophosphate dioxalphénalène. J14-15= 9. PF6HO 6 5 7 de 8-hydroxy-5-phényl-2-(4-hydroxyphényl)-1. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’.25 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 40 mg de 113h (1. – 0. 4J6-8=2. H14+H18) . 452 (10500) nm RMN 1H (300 MHz. Rendement = 90% RMN 1H (300 MHz. 1H.11-8.5 Hz.38 (s. H3) . 3J5-6=12. 7.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 127b : Hexafluorophosphate diméthoxy)styryl]flavylium 3' 2' 2 3 5 10 11 4 12 13 18 b 17 14 15 16 1' 6' de (E)-7-hydroxy-4-[(4-hydroxy-3.0968 197 . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 128 mg de 127b. 7. H6 ou H8) .33 Poudre pourpre Condensation de 95b et 113h 14 15 16 OH A une solution de 100 mg de 95b (1. 1H. CD3CN / 1 % CF3COOD) : δ= 3. 2H.15-8.0 éq. .3 éq.23 (d. 1H.4 Hz. 6H.2 Hz.78 (m. 8. H3’+H4’+H5’) .26 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 60 mg de 113g (1.3 Hz. 1H. 2H. 7. partie B d’un système de spins AA’BMM’. 7. 3J15-14= 9. H3 ou H11) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.0.07-7. 3H. H4’) . 2H.2 Hz. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’. 3J11-12=15. 374 (8300).3 éq.65 (d.28 (s. 4J8-6=2. – 0.4 Hz. CD3CN / 1 % CF3COOD) : δ= 7. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 4 heures (suivi UV-Vis).39 (m.14 (dd. H15+H17) .0 éq.42 (dd.28 (s. 8.65-7. . 3J12-11=15.40 Poudre violette Condensation de 115a et 113g O O b OH A une solution de 10 mg de 115a (1. Hb) . H12) .).4 Hz. H6 ou H8) . H5). H11) .63' 2' 2 3 4 11 1' 6' 4' 5' 8 9 O 10 O 18 17 13 12 C23H15O4PF6 M= 500. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.2 Hz. 7.70 (m.33 mmol). H14+H18) .0965 / Trouvé : 355. Le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 6 heures (suivi UV-Vis. 7. 7. 4J143 18=1. 8.84 (m. H2’+H6’). 8. 1H. 1H. 4J8-6=2. 7. SM (ESI.25 (d.

2H.40 (s. 7. H3’+H5’) .cm-1) = 210.41 Poudre bordeaux Condensation de 95b et 113c O 17 O a b O A une solution de 100 mg de 95b (1. 372 (22370). Rendement = 80% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 494 (38730)nm RMN 1H (300 MHz. 1H. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 10 4' 5' 8 9 O O 18 17 13 C24H17O4PF6 M= 514. 369(42) C24H1704 [M]+ Calculé : 369.).35 Poudre rouge Condensation de 95b et 113b O a A une solution de 100 mg de 95b (1.2 éq.33 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 6 heures (suivi UV-Vis. mode positif) : m/z(%) 396(100) [M]+. 7.1121 / Trouvé : 369. H3’+H4’+H5’) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.2 Hz. H3 ou H11) . – 0. 4J8-6=2.73 (m. 2H. Ha + Hb) .5-triméthoxybenzaldéhyde 113c (1. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 113 mg de 126c.25 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 43 µL de 113b (1.6-dioxaphénalène.16 (m.0 éq.33 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 6 heures (suivi UV-Vis.49 (s. 7.4. CD3CN / 1% CF3COOD): δ= 3. 1H.76 (m. 1H.). – 0. H15+H17) .92 (s. Ha) . . 2H. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. 1H.2 Hz.44 (s. 8.118. H6 ou H8) . 198 .97 (s.41 (s. 7. 3H. 9H. 7.43 (s. 4H.19 (d. 7. H3 ou H11) . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 103 mg de 126b.0 éq. H3 ou H11).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • 126b : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-phényl-2-(4-méthoxyphényl)-1.61-7.15 (m. 1H. Rendement = 79% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’ et partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.61-7. H14+H18) . SM (ESI. 7. ) 7.24 (d.1150 • 126c : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-phényl-2-(3.25 mmol) dans l’éthanol (30 mL) sont additionnés 66 mg de 3. 1H.99 (s.0. 3H. partie AA’ d’un système de spins AA’BMM’. H6+H8) .13-7. H6 ou H8) .4.cm-1 ) = 268. 478 (37810) nm RMN 1H (300 MHz. 4J6-8=2. 7. H2’+H6’ et H14+H18).5-triméthoxyphényl)1. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 386 (11690). 7. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’. 7. H3 ou H11) . 2H. 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 6 5 10 4' 5' PF6HO 7 8 9 O O 18 b 13 C26H21O6PF6 M= 574. – 0.2 éq.6dioxaphénalène.

08-8.0 éq.69-7.2 Hz.09-7. 4J8-6=2. H19) .29 (s. SM (ESI. 3.1176 / Trouvé : 415. mode positif) : m/z(%) 415(100) [M]+ C26H2106 [M]+ Calculé : 415. 7.15 (m. 2H. 2H.18 (d. 8.72 (m. – 0.).24 (dd.2 éq.2 Hz.42 Poudre rouge Condensation de 115b et 113c O b A une solution de 107 mg de 115b (1. 1H. 8. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3.N)diméthylaminophényl)-1. – 0. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. H3 ou H11) . – 0. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 105 mg de 126e.12 (dd.1231 • 126d : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(4’-méthoxyphényl)-2-(4-(N.43 (s.12 (dd. – 0. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’.21-8. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 37 mg de 126d. 7. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 1' 6' 10 4' 5' O 8 a 9 O O 18 17 13 C25H19O5PF6 M= 557. H6 ou H8) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 7. H3 ou H11) . 1H. H4’) .2 éq. 2H. • 126e : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(4’-méthoxyphényl)-2-(4-méthoxyphényl)-1.16 (d. H15+H17 ou H3’+H5’) . 7.08 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 15 mg de 113i (1.096 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 4 heures (suivi UV-Vis. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. partie B d’un système de spins AA’BMM’. Ha) .).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 7.25 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 34 µL de 113b (1.91 (s.41 (s. 8. ) 7. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 1' 6' 10 4 11 12 14 15 16 19 4' 5' O 8 a 9 O O 18 17 13 C26H22O4NPF6 M= 557.12-8.273 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis.6-dioxaphénalène. partie MM’ d’un systèmes de spins AA’MM’. 1H. 199 . 2H. H2’+H6’). 2H. 7.70-7. H6 ou H8) . partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.42 Poudre verte Condensation de 115b et 113i N 19 A une solution de 34 mg de 115b (1. H14+H18 ou H2’+H6’). 4J6-8=2. Rendement = 83% RMN 1H (300 MHz.72 (dd.6-dioxaphénalène. 3H.0 éq. H14+H18 ou H2’+H6’) . 1H. H15+H17 ou H3’+H5’) . 1H. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. 6H.

3. b O 3' 4' PF6 HO 6 5 7 - 2' 2 3 4 11 1' 6' O O 8 a b 9 O 5' 10 O 18 17 16 13 12 C26H21O7PF6 M= 590.12 (dd.05.24 (d.cm-1) = 216. 3J15-14=9. H6 ou H8) .123 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 8 heures (suivi UV-Vis. H14+H18). ) 4H.6-dioxaphénalène. H3+H11 ou H6+H8) . H6 ou H8) . H14+H18+H2’+H6’).49 (s. mode positif) : m/z(%) 445(100) [M]+ C26H2107 [M]+ Calculé : 445. 7.2 Hz .6-dioxaphénalène. – 0. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 39 mg de 126f. H3 ou H11) .0 éq.19 (d. b O 3' 4' PF6 HO 6 5 7 - 2' 2 3 4 11 1' 6' O O 8 a b 9 O 5' 10 O 18 b 17 13 12 C29H27O9PF6 M= 664. 2H.16 (dd. 2H. 1H.48 Poudre rouge Condensation de 115c et 113c 14 15 b O 16 O a O A une solution de 50 mg de 115c (1.0 éq.2 éq. H2’+H6’) . – 0. Rendement = 65% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 8. 3J14-15=9.10 (dd. 7. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. 2H. 7.5’-triméthoxyphényl)-2-(4hydroxyphényl)-1.2 Hz.15 (s.123 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis.13-7. 7. 6H.89 (s. 7. 1H. Hb) . 4H. 200 . 1H.5’-triméthoxyphényl)-2-(3. 7.4. Ha+Hb) . 2H.40 (s.).Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 77% RMN 1H (300 MHz. SM (ESI. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. – 0. Ha) . 4J86=2. 7.40 Poudre rouge Condensation de 115c et 113h 14 15 OH A une solution de 50 mg de 115c (1.2 Hz.35 (s. 1H. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 35 mg de 126g. 4J6-8=2. 4J15-17=2. 8. 260.97 (s.08 (dd. – 0. CD3CN/ 1% CF3COOD) : δ= 3. 7. H3+H11 ou H6+H8) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. H15+H17+H3’+H5’) .34 (s.). 3H.4’. 6H.09-8. H15+H17) .102 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 25 mg de 113c (1. 486 (38990)nm RMN 1H (300 MHz.5triméthoxyphényl]-1.1 Hz.1 Hz.1282 / Trouvé : 445.1029 • 126g : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(3’.102 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 16 mg de 113h (1. 2H.07-8. 7. • 126f : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-5-(3’.7.2 Hz. H3 ou H11) . 4J14-18=2.4’.2 éq.93 (s.

6H.0 éq.03 (m. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.).98 (s.7 éq. partie AA’ d’un système de spins AA’MM’. SM (ESI.0 éq. Hb) . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 70 mg de 126h.27 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis. H2’+H6’+H14+H18) .58 Poudre violette O 20 O 18 17 13 O 6" 1" 2" 3" O O b a 4" 5" O Condensation de 120c et 113i N A une solution de 41 mg de 120c (1. . 12H.1650 / Trouvé : 519.0. 2H. 6. 7. H19) . 8.99.067 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 15 mg 113i (1.16 mmol) dans l’éthanol (15 mL) sont additionnés 41 mg de 113i (1. 7.5’’-triméthoxybenzoate)-5phényl-2-(4-(N.23-7. H6 ou H8 ou H3 ou H11) .68 (m. 3. SM (ESI. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 3 4 11 12 14 15 16 19 1' 5' 6' 10 4' F 8 9 O O 18 17 13 C25H19O3NPF7 M= 545. 7.37-7. 490 (19820) nm RMN 1H (300 MHz. 2H. 2H.).8.5 éq. . H6 ou H8 ou H3 ou H11) .15 (s. 268. H14+H18) .7. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. H3’+H5’) . 7. 494 (37860)nm RMN 1H (300 MHz.07. partie MM’ d’un système de spins AA’MM’. 2H.4’’. 346 (12080). 2H. 201 .52 (s.cm-1) = 204.128. Rendement = 75% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. mode positif) : m/z(%) 400(100) [M]+ C25H1903NF [M]+ Calculé : 400. H2’+H6’). 2H. 7. Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 20 mg de 126i.096 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 12 heures (suivi UV-Vis.90 (s. CD3CN.1343 / Trouvé : 400. 1% CF3COOD) : δ= 3.0.N)-diméthylaminophényl)-1.24 (m.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 52% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 2H. PF6HO 6 5 7 3' 2' 2 1' 5' 3 10 4 11 12 14 15 16 19 b 19 6' 4' 8 9 O C35H30O8NPF6 M=737. 7. H15+H17) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther.28 (s. H6+H8 ou H3+H11) .83-6. Ha) .15 (m. 2H. – 0.42 (s. 7.40 (m.08 (m.6-dioxaphénalène. 6H.N)diméthylaminophényl)-1. H6+H8 ou H3+H11). mode positif) : m/z(%) 519 (100) [M]+ C29H2709 [M]+ Calculé : 519.1311 • 126i : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-4-(3’’. 4H. .1363 • 126h : Hexafluorophosphate de 5-(4’-fluorophényl)-8-hydroxy-2-(4-(N.cm-1) = 210.39 Poudre rouge Condensation de 115d et 113i N 19 A une solution de 68 mg de 115d (1.0.6-dioxalène.

7. H2’’+H6’’) .6-dioxaphénalène.4 (C14+C18) .cm-1 ) = 202.77 (m. 101. 7. H2’+H6’) .93 (s. 2H. 7. 272 (39730). 1H. 3H.4 Hz. Le précipité est filtré sur entonnoir (plus papier filtre) et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner 29 mg de 126j. H14+H18).065 (dd.8 (C4’) .94 (s. 3H. Hb) . 3H.23 (m.1650 / Trouvé : 579.0 éq.9 Hz.3/156.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Rendement = 50% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 1H.56-7. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’.1005 mmol) puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation pendant 10 heures (suivi UV-Vis. 101. . 1H.69 (s. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. 2H.18 (dd. H2’+H6’) .1/154.54 Poudre rouge O 20 O 18 17 13 O 6" 1" 2" 3" O O b b 4" 5" O Condensation de 120c et 113b O c A une solution de 41 mg de 120c (1. 130.16 (Ca) . 1H. H6 ou H8).1958 202 . 123.0. 113. 4J8-6=2.1829 • 126j : Hexafluorophosphate de 8-hydroxy-4-(3’’. 2H.2 Hz.0. H6 ou H8) . 3.26 (C2’’+C6’’) . 132. 4J15-17=1. 3J15-14=6.067 mmol) dans l’éthanol (10 mL) sont additionnés 13 µL de 113b (1.8/159. SM (ESI. 3J14-15=6.3 (C8) . 3.66 (m. H15+H17) .9 Hz.5/154. 116. 6. 4 J6-8=2.27-7.2/170.7 (C19) .11 (m.0 (C10) .29 (d. 4 J8-6=2. 352 (15790).51 (s.047-6. RMN 13C (500 MHz. Rendement = 60% UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. Ha) . 1H. SM (ESI.09-8. Hc) . 7.36 (s. H14+H18).88 (s.8 Hz .28 (s. 7. 133. H11) . 7. H11) .2 (C2’+C6’) .8 (C1’’/C2/C3’’/C4/C4’’/C5/C5’’/C7/C9/C13/C16). partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’. H3’+H4’+H5’) .38 (d.4/154.15-7. 3H. 1H. 4J15-17=1. H6 ou H8). 4 J14-18=1. 568 (55210) nm RMN 1H (300 MHz. 2H.28 (dd.8 Hz .22-8. 7.2/146 (C3/C20) . 109.1 (Cb) . 145. 153. 2H.8 Hz . 8.25 (dd. 2H. H15+H17) . 3' 2' 2 1' 5' 3 5 10 4 11 12 14 15 16 b 6' PF6HO 6 7 4' 8 9 O C34H27O9PF6 M=724. 6H.8 Hz . 3. mode positif) : m/z(%) 579 (100) C34H2709 [M]+ Calculé : 579. 3J14-15=9.12 (s. 96.35 (d. 7.cm-1) = 280.2 Hz. H19) .36 (s. 6H. 6H. Ha) .21-7. mode positif) : m/z(%) 592 (100) C35H3008N [M]+ Calculé : 592. H2’’+H6’’) . .4 (C11) . 486 (23070) nm RMN 1H (300 MHz. 2H. partie MM’ d’un système de spins AA’BMM’.4 Hz.9 (C1’) .5 éq. 6.7 (C3’+C5’) . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 40. H6 ou H8) .2 Hz. 57.5 (C15+C17) . 6. 8. 3J15-14=9. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’.30 (d. 4 J6-8=2.1966 / Trouvé : 592. 6.8/166.).5’’-triméthoxybenzoate)-5phényl-2-(4-méthoxyphényl)-1.4’’. 4 J14-18=1.08 (s. 3H. 2H. H3’+H4’+H5’) . 6. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 2.4 (C6) . Hb) . 129.74-6. L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 6.2 Hz. 3. 61.

92-8.84 (m. 4J6-8=2. 95.8. 1H. H12).91 (s. 1H.47-7. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 4.). 111. 1H.4 (C6) . 270 (22390). H6 ou H8) . 101. H11 ou H12) . Ha ou Hb) . 8.5 éq.5 (C4’) . 8. 6.19-8.34 (s. 2H) . 7. Ha ou Hb) .0 éq.36-8.74 (m.cm-1) = 204. Ha ou Hb) . 442 (29510) nm RMN 1 H (300 MHz. 272 (24190). CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 3. 3J12-11= 15.9 (C2/C4/C5/C7/C13/C14). 8.97 (d.15 (s.80-7. 4J6-8=2.18 (m.4 (C3) . 3H) . 58.9 (C16) .55-7.3 (C3’+C5’) . 3J12-11= 16. 6.66-8.1 Hz. 7. 125. RMN 13C (500 MHz. 3H.31 (d.0/161. 135. 122.04 (s.87 (d. H4’) .16 (m.7 (C18) .cm-1) = 204. 1H.38 (s. 132. 135. 3J11-12 = 16.18 mmol) est additionné.9 Hz.2 (Ca ou Cb ou Cc) .39 (m.2H) . 58.8 (C10) . H11 ou H12) . 4. 1H. 113. .2/170.71 (d.73-7. 3H.38 (m. 3H. 7.50 (m.27 (d.2 Hz.2 Hz.12-7.7-diméthoxy-4-(2-méthoxystyryl)flavylium 3' 2' 2 3 5 a 18 17 16 10 4 12 13 14 15 1' 6' 4' 5' • PF6O b 6 7 8 9 O C26H23O4PF6 M=544. H6 ou H8) . 3J11-12 = 16.4 (C1’) .12 (s. 130. 8.42 (m. 3H.7-diméthoxy-4-(3-méthoxystyryl)flavylium 3' 2' 2 3 5 a 18 17 16 10 4 12 13 14 15 c 1' 6' 4' 5' • PF6O b 6 7 8 9 O C26H23O4PF6 M=544.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge Procédure générale pour l’étape de condensation pour l’expérience sur le screening de solvants A une solution de 95d (1. 2H) . 7. 7.2 Hz. 1H. Hc) . H6 ou H8) . 1H. 3H) .3 (Ca ou Cb ou Cc) .5/163. puis le mélange réactionnel est porté à reflux et laissé sous agitation (suivi UV-Vis.1 Hz.11 (s. 129.1 Hz.3 (C17) .1/162. 8. Hexafluorophosphate de (E)-5. 1H) .8 (C11 ou C12) . 1H) . 8.7/167. H6 ou H8) .16 (s. 7. 7.0. 8.39-8.3 (C11 ou C12) . Ha ou Hb) .0.15 mmol) dans le solvant-test (10 mL) le benzaldéhyde 113 (1.5 (C8) . CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 56. 1H.59 (m. 3H. 2H) .82 (m. 203 . Hc) . 2H) . H11) . 7. 472 (32720) nm RMN 1 H (300 MHz.7 (Ca ou Cb ou Cc) . H3) . 109.1 (C9) . L’éthanol est évaporé et le résidu est versé dans l’éther. 4. .2 Hz. 4. 126. 8. 130. 7. 3H. H3) . Le précipité est filtré et lavé plusieurs fois à l’éther pour donner le produit condensé.7 (C2’+C6’) .42 O 11 Condensation de 95d et 132m O UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 1H. Hexafluorophosphate de (E)-5.14-7. partie B d’un système de spins AA’BMM’. 145. 7.42 (d.25 (d. 4 J8-6=2. 1H. 1H. 4.71-7.90 (d.42 O 11 Condensation de 95d et 132o O c UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 4 J8-6=2.2 (C15) . 161.

1H.03-8. 1H) .2 Hz. Ha ou Hb) . H11) . 2H.73 (d.7-diméthoxy-4-(3-nitrostyryl)flavylium PF6O b 6 5 a 18 17 16 3 10 4 12 13 14 15 7 3' 2' 2 1' 6' 4' 5' 8 9 O C25H20O5NPF6 M=559.1336 / Trouvé : 414.42-8.3 (d.72 (d. H14+H18) . H3) . 656 nm RMN 1 H (300 MHz. 1H. 3J12-11= 15.1 Hz. 8. 7.13 (s. 1H. 1H. CD3CN / CF3COOD) : δ= 4.37 (d. 402 (39620).92 (d. 1H) .Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge SM (ESI.74-7.9 Hz. 6. 8. 8. 4.1655 • Hexafluorophosphate de (E)-5. 3J11-12 = 16. 1H. 3H.35-8. H11 ou H12) . 8.34-8. 8.1 Hz. 4 J8-6=2.14 (s. 2H) . H3) .2 Hz. H12).39 (s.1 Hz.20 (d. 3J1415=6. H15+H17) . 3J15-14=6. Ha ou Hb) . 4J15-17=1.71-7.18 (s. H3’+H4’+H5’) . 3H. 8.8 Hz .43-8. 1H. 8. H6 ou H8) .61 (m. 6.18 (s.9 Hz.68-8.1270 4 204 . 8.94 (d. H12) • Hexafluorophosphate de (E)-5. H2’+H6’) . H6 ou H8) .07 (dd. 3H. 7. 2H. 8. 3J12-11= 16.45 (m. 3J11-12 = 16.9 Hz.86 (m. parties MM’ d’un système de spins AA’BMM’. 7. J6-8=2.85 (m. 4J14-18=1.7-diméthoxy-4-(4-nitrostyryl)flavylium PF6O b 6 5 a 18 17 16 3 10 4 12 13 14 15 7 3' 2' 2 1' 6' 4' 5' 8 9 O O 11 C25H20O5NPF6 M=559. Ha ou Hb) . SM (ESI. 1H.cm-1) = 272.38 (dd. 399 (39) C26H2304 [M]+ Calculé : 399.2 Hz. 8. 2H.42 (s. 8. 4H) . 4 J6-8=2. 3H. 3H.16-8. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 4.44 (m. 8.20 (d.8 Hz . 1H.2 Hz. 4J8-6=2. parties AA’ et B d’un système de spins AA’BMM’. H6 ou H8) . H6 ou H8) . Ha ou Hb) . 7.1591 / Trouvé : 399. 1H. 1H. mode positif) : m/z(%) 367 (100) .39 Condensation de 95d et 133m O 11 NO2 UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1.37 (m. 4. mode positif) : m/z(%) 414 (100) C25H2005N [M]+ Calculé : 414.39 Condensation de 95d et 133p NO2 RMN 1 H (300 MHz.

H6 ou H8) .1336 / Trouvé : 414. 8.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge • Hexafluorophosphate de (E)-5.73-7. Ha ou Hb) . 1H. H6 ou H8) . 3J11-12 = 16.15 (s. 3H. 8. 2H) . 8.83-7.27 (s. 4J8-6=2. 1H. 1H) . 7.14 (s. 7.93 (d.7-diméthoxy-4-(2-nitrostyryl)flavylium PF6O b 6 5 a 18 17 16 3 10 4 12 13 14 15 7 3' 2' 2 1' 6' 4' 5' 8 9 O C25H20O5NPF6 M=559. 1H.98 (m. 3H) . 3J12-11= 15.34 (d. 8.61 (m.9 Hz. H17 ou H4’) .15 (m. H11 ou H12) . 4. 3H. 1H. 1H. mode positif) : m/z(%) 414 (100) C25H2005N [M]+ Calculé : 414. 4J8-6=2.37 (d.12-8.78 (m. 7. 7.39 Condensation de 95d et 133o O 11 NO2 UV/Vis : λmax (MeOH / 5% HCl à 10%) (ε en M-1. 2H) . H3) . 8.50 (d.2 Hz. H11 ou H12).47-8. Ha ou Hb) . H17 ou H4’) .38-8. SM (ESI. 392 (17080) nm RMN 1 H (300 MHz.1 Hz.1288 205 .cm-1) = 204.28-8.88 (m. CD3CN / 1% CF3COOD) : δ= 4. 6.2 Hz. 1H. 8. 268 (245402).41 (m. 1H.

Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 206 .

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Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge 217 .

ils sont sensibles à plusieurs facteurs physico-chimiques : pH. Lorsque nous observons les moyens entrepris par la nature pour conserver la couleur des fruits et des fleurs dans leur environnement cellulaire végétal.Vin rouge . Ces molécules de type pyranoanthocyane ont particulièrement attiré notre attention. Une vingtaine de dérivés pyranoanthocyanidiques ont été ainsi synthétisés. 218 . lumière… Par exemple. Notre principale stratégie est basée sur la construction d’un intermédiaire incontournable.Contribution à la chimie des flavonoïdes : Accès à des analogues de pigments du vin rouge RESUME Les anthocyanes (du grec anthos : fleur et kyanos : bleu) appartiennent à un grand groupe du règne végétal : la classe des flavonoïdes. rouges (λ = 490-500 nm).Squelette flavylium . la structure sel de 4-méthylflavylium.3-dione avec un phénol. température. Les dérivés anthocyaniques ont un rôle de chromophores et sont ainsi en partie responsables des couleurs oranges (λ = 480-490 nm). nous avons développé une méthode de synthèse de dérivés pyranoanthocyanidiques. Outre des processus de stabilisation par copigmentation.Pigments pyranoanthocyanidiques – Synthèse. l’effet mésomère stabilisant ces deux sites sensibles. permettant dans un futur proche des études comparatives de stabilité entre ces nouveaux pigments et leurs homologues anthocyanidiques. elles présentent un cycle D supplémentaire à six chaînons : il joue le rôle de groupe protecteur face aux additions d’eau en position 2 et 4 du squelette flavylium. disparaissent progressivement de la solution vin selon divers processus chimiques et donnent finalement naissance à des molécules plus stables mais aussi plus complexes. nous pouvons citer plusieurs phénomènes très ingénieux qui stabilisent et/ou intensifient la coloration au sein de la plante. violettes (λ = 560-580 nm) et bleues (λ = 580-595 nm) des fruits et des fleurs. celui qui intervient au niveau de la nature de la couleur du vin rouge a attiré notre attention. Il a été établi que les anthocyanes. Cependant. Ce sont des pigments d’origine végétale . Dans le but d’accéder à des colorants plus stables que les anthocyanes.3dione ou d’une 2-O-1-phényl-butan-1. évoluant en milieu hydroalcoolique. leur instabilité en solution aqueuse est un réel inconvénient pour une utilisation en tant que colorants dans l’industrie. devenant à ce titre de sérieux candidats en tant que colorants industriels. MOTS CLES : Flavonoïdes . par condensation d’une 1-phényl-butan-1. On peut notamment citer les anthocyanes-(4→8)-flavan-3-ols ou encore les vitisines.