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Ivory Coast - Assessment of Agricultural Information Needs

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ÉVALUATION DES BESOINS EN INFORMATION AGRICOLE DANS LES ÉTATS DU GROUPE AFRIQUE-CARAÏBES-PACIFIQUE (ACP) AFRIQUE

Étude sur : la Côte d’Ivoire Rapport final préparé par BOUAN Boumi Boniface Pour le compte du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA)

Projet N° : 4-7-41-254-7/ d 28/07/2008

ÉVALUATION DES BESOINS EN INFORMATION AGRICOLE DANS LES ÉTATS DU GROUPE AFRIQUE-CARAÏBES-PACIFIQUE (ACP) AFRIQUE

Étude sur : la Côte d’Ivoire Rapport final préparé par BOUAN Boumi Boniface Pour le compte du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA)

Projet N° : 4-7-41-254-7/d 28/07/2008

Notice légal Ce rapport à été commandité par le CTA afin d’affiner sa connaissance des besoins en information des pays ACP. Le CTA ne peut en aucun cas se porter garant de la fiabilité des données, inclues dans le rapport, ni prendre la responsabilité des usages qui pourraient en être fait. Les opinions exprimées ici sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue du CTA. Le CTA se réserve le droit de sélectionner des projets et des recommandations portant sur son mandat.

(ACP-UE) Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA) Agro Business Park 2 6708 PW Wageningen Pays-Bas Site web : www.cta.int E-mail : cta@cta.int

Remerciements
Dans le cadre de l’étude d’évaluation de ses produits et services menée par le CTA auprès de seize (16) pays d’Afrique de l’Ouest, nous avons été choisis en qualité de consultant national pour la Côte d’Ivoire. Nous profitons de cette opportunité pour adresser nos sincères remerciements au CTA et plus particulièrement à Madame Christine WEBSTER, Coordinatrice Principale de ce programme et Dr Ibrahim KHADAR, Chef du Département Planification et Services Communs du CTA ainsi qu’à Monsieur Yawo ASSIGBLEY, Coordonnateur Régional, pour avoir contribué efficacement à la bonne réalisation de cette consultation. Nous exprimons notre profonde gratitude à l’ensemble des acteurs impliqués dans le Processus, pour l’assistance qu’ils ont bien voulu nous apporter tout au long du processus de collecte des informations. Notre reconnaissance va à toutes les institutions agricoles et de développement rural, aux ONG, aux OPA, aux secteurs privés, aux associations des paysans, aux associations des femmes…, aux personnes physiques qui nous ont facilité la tâche en mettant à notre disposition toutes les informations nécessaires à cette étude. Enfin, nos derniers remerciements vont à l’endroit du docteur Yo TIEMOKO, Directeur Général du CNRA, sans oublier les Chefs hiérarchiques et tous les collègues de la Direction des Innovations et des Systèmes d’Information (DISI) du CNRA.

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Sigles, abréviations et acronymes
: Association pour le Développement de la Riziculture en Afrique de l’Ouest : Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques : Agence National d’Appui au Développement Rural : Association Nationale des Organisations Professionnelles Agricoles de Côte d’Ivoire APROCANCI : Association des Professionnels du Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire APROMAC : Association des Producteurs du Caoutchouc ASN : Réseau Semencier Africain BAD : Banque Africaine de Développement BCC : Bourse du Café et du Cacao BFA : Banque pour le Financement de l’Agriculture BNETD : Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement CIDT : Société de Développement des Textiles CIDV : Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Vivriers CIRES : Centre Ivoiriens de Recherche en Économie Sociale CNJA : Centre National des Jeunes Agriculteurs CNRA : Centre National de Recherche Agronomique CRE : Centre de Recherche en Écologie CRO : Centre de Recherche Océanographique CTA : Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale DPIF : Direction de la Production des Industries Forestières DSDI : Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique EPN : Etablissements Publics Nationaux ERA-SUD : Ecole Régionale d’Agriculture du Sud ESA : École Supérieure d’Agronomie FAO : Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation FDPCC : Fonds de Développement et de Promotion des Activités des Producteurs de Café et de Cacao FENACOPEC : Fédération Nationale des Coopératives d’Épargne et de Crédit FIRCA : Fonds Ivoirien de Recherche et de Conseil Agricole GMA : Grands Moulins d’Abidjan GFAR : Global Forum Agricultural Research GTZ : Deutsche Gesellschaft fin Technische Zusammenarbeit (Coopération Allemagne-Côte d’Ivoire) HEVEGO : Société Hévéicole du GÔ I2T : Institut de Technologie Tropicale INADES : Institut Africain pour le Développement Économique et Social INS : Institut National de Statistiques IRD : Institut de Recherche pour le Développement LANADA : Laboratoire National pour le Développement MINAGRI : Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales MINEF : Ministère des Eaux et Forêts MIPARH : Ministère de la Production Animale et des Ressources Halieutiques OCAB : Organisation Centrale des Producteurs d’Ananas et Bananes ADRAO AISA ANADER ANOPACI

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OCPV OIPR OSP OVDL PALMAFRIQUE PALMCI PAM PME/PMI PNUD REDACI RTI SACO SATMACI

: Office pour la Commercialisation des Produits Vivriers : Office Ivoirien des Parcs et Réserves : Office des Semences et Plants : Organisation des Volontaires du Développement Local : Palmier d’Afrique : Palmier de Côte d’Ivoire : Programme Alimentaire Mondial : Petite et Moyenne Entreprise / Petite et Moyenne Industrie : Programme des Nations Unies pour le Développement : Réseau de Documentation Agricole de Côte d’Ivoire : Radio Télévision Ivoirienne : Société Africaine de Cacao : Société d’Assistance Technique pour la Modernisation Agricole de la Côte d’Ivoire SILS-Technologies : Société Informatique de localisation et de Sécurité SIG : Système d’Information Géographique SITAB : Société Ivoirienne de Tabac SIVAC : Société Ivoirienne d’Abatage et de Charcuterie SNDI : Société Nationale de Développement de l’Informatique SODEFEL : Société de Développement des Fruits et Légumes SODEFOR : Société de Développement des Forêts SODEPALM : Société pour le Développement et l’Exploitation du Palmier à huile SODERIZ : Société de Développement de la Culture du Riz SOPIE : Société d’Opération Ivoirienne d’Electricité STEPC : Société Tropicale d’Engrais et de Produits Chimiques SUCAF-CI : Sucrerie d’Afrique en Côte d’Ivoire UAA : Université Abobo-Adjamé URECOSCI : Union Régional des Entreprises Coopératives de la zone des Savanes de Côte d’Ivoire WWF : World Wide Fund for Nature

Taux de change au 28 juillet 2008 :
1 Euro = 655,957 FCFA

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Table des matières
Remerciements .................................................................................................................................... i Sigles, abréviations et acronymes .................................................................................................... ii Résumé analytique ............................................................................................................................ vi 1. INTRODUCTION .............................................................................................................................. 1 2. PROFIL DU PAYS............................................................................................................................ 2 2.1 Agriculture, pêche, ressources forestières et l’élevage ................................................................ 2 2.1.1 Agriculture ............................................................................................................................ 2 2.1.2 Pêche ................................................................................................................................... 3 2.1.3 Ressources forestières ......................................................................................................... 3 2.1.4 Élevage et pastoralisme........................................................................................................ 3 2.2 Brève description de la situation des infrastructures des TIC et des récents développements dans le secteur ............................................................................................................................ 4 2.2.1 Les infrastructures de l’information et de la communication.................................................. 4 2.2.2 La pénétration des produits et services................................................................................. 4 2.2.3 Le développement des produits et services .......................................................................... 5 3. SITUATION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR L’AGRICULTURE ET LE DÉVELOPPEMENT RURAL .................................................................................................. 6 3.1 Cadre institutionnel, politique et réglementaire ............................................................................ 6 3.2 Aspects opérationnels.................................................................................................................. 8 3.2.1 Description des services d’information agricole .................................................................... 8 3.2.2 Sources d’Information ........................................................................................................... 8 3.2.3 Produits et services d’information fournis............................................................................ 10 4. ANALYSE DES BESOINS INSTITUTIONNELS (GOULOTS D’ÉTRANGLEMENTS ET POINTS FAIBLES) .................................................................................................................................. 13 4.1 Besoins en informations............................................................................................................. 13 4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités (politiques & stratégies de l’IC, sensibilisation, réseautage, compétences, formation, media, TIC, équipement) ................................................ 17 5. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS.................................................................................. 23 5.1 Conclusions ............................................................................................................................... 23 5.1.1 Besoins en information ....................................................................................................... 23 5.1.2 Besoins en termes de renforcement des capacités............................................................. 23 5.1.3 Point de vue sur les produits et services du CTA................................................................ 24 5.1.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels ................................................................................ 24 5.2 Recommandations ..................................................................................................................... 25 5.2.1 Besoins en information ....................................................................................................... 25 5.2.2 Besoins en termes de renforcement des capacités............................................................. 25 5.2.3 Produits et services CTA .................................................................................................... 26 5.2.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels ................................................................................ 26 6. PROPOSITION DE STRATÉGIE D’INTERVENTION ET D’UN PLAN D’ACTION POUR LE CTA 28 6.1 Stratégie d’intervention .............................................................................................................. 28 6.2 Renforcement des capacités humaines ..................................................................................... 28 6.2. Plan d’action pour le CTA......................................................................................................... 29 Annexe I. Termes de référence ........................................................................................................ 32 Annexe II. Profil du pays – Côte d’Ivoire......................................................................................... 40 II.1 Profil général du secteur de l’agriculture ................................................................................... 41 II.1.1 Taille de la population agricole (hommes / femmes / jeunes).............................................. 41 II.1.2 Terres agricoles, forêts, zones de pêche ............................................................................ 42 II.1.3 Systèmes de production agricole ........................................................................................ 46 II.1.4 Poids de l’agriculture dans l’économie (en pourcentage du PIB) ........................................ 48 II.1.5 Denrées principales et produits agricoles secondaires ....................................................... 48 II.1.6 Principaux marchés à l’exportation ..................................................................................... 50 II.1.7 Accords commerciaux touchant à l’agriculture .................................................................... 52 II.1.8 Politiques sectorielles en matière d’agriculture, de pêche et de ressources forestières ...... 53

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II.1.9 Cadre institutionnel, réglementaire et politique pour l’information et la communication....... 59 II.2 Profil socio-économique............................................................................................................ 61 II.2.1 Démographie ...................................................................................................................... 61 II.2.2 Niveau d’alphabétisation et langues ................................................................................... 63 II.2.3 Accès aux services de base ............................................................................................... 64 II.2.4 Exode rural vers les zones urbaines ................................................................................... 67 II.3 Médias et télécommunications .................................................................................................. 68 II.3.1 Journaux, périodiques et organes de télédiffusion .............................................................. 68 II.3.2 Services de télécommunication .......................................................................................... 75 II.3.3 Ordinateurs et Internet ........................................................................................................ 77 Annexe III. Profil des institutions .................................................................................................... 79 III.1 Liste des institutions impliquées dans le secteur agricole ivoirien ............................................ 80 III.2 Liste sélective des principales institutions ................................................................................ 96 Annexe IV. Liste des personnes interrogées................................................................................ 117

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Résumé analytique
Introduction Né de la coopération entre les pays membres de l’union européenne et les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) a pour mission d’élaborer et de fournir des services qui améliorent l’accès des pays ACP à l’information pour le développement agricole et rural, et de renforcer la capacité de ces pays à produire, acquérir, échanger et exploiter l’information dans ce domaine Dans son souci permanent de recentrer ses interventions pour répondre au mieux aux attentes des institutions partenaires des pays ACP en matière de renforcement de capacité à produire et gérer l’information agricole, d’élaboration et de mise en oeuvre des stratégies de gestion de l’information et de la communication (GIC), le CTA a recours à des études devant aboutir à une réorientation de la fourniture de ses produits et services et à l’identification des besoins de ces derniers. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette étude qui a permis de passer en revue les principales institutions impliquées dans le secteur agricole ivoirien et de proposer des solutions aux problèmes identifiés. Objectifs de l’étude Globalement, cette étude vise à rendre efficiente les interventions du CTA par une orientation de ses actions sur les besoins réels des institutions partenaires. De manière spécifique, elle vise à : Améliorer les stratégies de collaboration avec les organisations ACP actives dans l’agriculture et la pertinence de l’appui du CTA aux pays africains ACP. Résultats escomptés Les résultats attendus de cette étude sont les suivants : une description et une analyse de l’état des infrastructures, des services d’information et des capacités de GIC des institutions impliquées dans l’agriculture et le développement rural ; une identification des besoins en termes d’information et de renforcement des capacités de GIC pour les principales institutions et les potentiels partenaires clés du CTA présents dans le secteur du développement agricole et rural ; une compilation de données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans l’agriculture et le développement rural pour un meilleur suivi de la situation. Le profil de chaque pays étudié sera ainsi actualisé, avec des données fiables sur l’état des services d’information agricole, de la GIC et des TIC. Le CTA pourra alors décider, en connaissance de cause, des actions à mettre en oeuvre et des partenaires qu’elle aura à choisir. Ces données seront résumées dans un (1) rapport principal sur chaque pays étudié ne dépassant pas 30 pages hors annexes (voir la section 8 ci-dessous). Méthodologie La méthodologie utilisée pour la réalisation de cette étude comporte plusieurs étapes. Elle a débuté par la réunion de briefing organisée par le CTA le 16 août 2007 à Abidjan et

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regroupant tous les candidats retenus pour l’étude. La deuxième étape a été la revue bibliographique dans les centres de documentation et bibliothèques, sur des sites web ainsi que des entretiens avec des personnes ressources des différentes institutions intervenant dans le secteur agricole ivoirien. Il y a eu ensuite des recherches sur le terrain qui ont permis dans un premier temps, d’identifier plus d’une centaine d’institutions intervenant dans le domaine agricole. Sur ce nombre, une trentaine a été ciblée pour être interviewée. En définitive, seulement 13 institutions ont pu être interrogées parce que dans les zones ex assiégées, la plus part des appareils GIC et TIC ont été endommagés. Les informations recueillies à l’issue de ces différentes phases ont fait ressortir le profil du pays. Elles ont permis la sélection des institutions qui ont fait l’objet d’études approfondies. Ces études ont débouché sur la proposition de certaines d’entre elles comme partenaires potentielles et stratégiques du CTA. Conclusion Cette étude a mis à jour les besoins énormes auxquels sont confrontées l’ensemble des institutions. Les besoins sont exprimés en terme de renforcement de capacité, d‘équipement, de financement, d’assistance technique et de services et produits du CTA. La récente crise sociopolitique qu’a traversée le pays, a mis en mal le secteur agricole en général et celui des GIC et TIC en particulier. Ainsi, tous les services situés dans les régions Centre, Nord et Ouest du pays sous contrôle de l’ex-rébellion, ont vu leurs outils d’information et de communication détruits ou pillés, nécessitant de gros moyens matériels et financiers pour leur reconstitution. Le système d’information dans la majorité des structures visitées présente des faiblesses (manque ou insuffisance d’informations, de statistiques sur les exportations agricoles, de collecte, de traitement et de diffusion des informations auprès des paysans, associations de femmes ou de jeunes, rareté des compétences locales en matière de NTIC, insuffisance d’équipements tant en matériels NTIC qu’en réseau Internet, déficit de formation à l’utilisation des NTIC, insuffisance de dotations budgétaires des GIC, absence de coordination des projets en rapport avec les NTIC). Faute le plus souvent de politiques ou de plans stratégiques en matière des TIC et des GIC les institutions rencontrées évoluent dans une inorganisation. Le manque de moyens financiers dans la plupart des institutions a pour conséquences, la rareté des monographies, des revues scientifiques, des fiches techniques, des documents sur le prix des produits agricoles, la situation des denrées alimentaires, les données sur la météo, sur la gestion rationnelle des ressources naturelles, la protection des cultures, la transformation et le stockage des produits agricoles. Besoins en information En terme de besoin en information, il ressort des interviews que toutes les institutions visitées ont un grand besoin en matière d’accès à l’information. En effet, eu égard aux nombreuses difficultés qu’éprouvent souvent les institutions à acquérir des informations et autres documents pour combler leurs besoins, tous les types d’informations touchant au développement agricole et rural sont recherchés sous diverses formes (monographies, revues scientifiques, articles de périodiques, documents illustrés à large tirage). La recherche prioritaire des informations relatives au développement et au financement des programmes, aux marchés locaux, aux différents réseaux intervenant dans le secteur de l’agriculture et du développement rural s’est fortement dégagée. De même,

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l’accès à l’Internet, à l’information sur les conférences et les séminaires organisés par le CTA a été vivement souhaité. Besoins en termes de renforcement des capacités Les besoins en termes de renforcement des capacités exprimés sont dans la plupart du temps différents d’une institution à l’autre selon les objectifs et les orientations des institutions. Dans l’ensemble, les institutions souhaitent : • Equipement ou renforcement en équipement (équipement informatiques performants, SIG, équipement de télécommunication et d’édition), renouvellement des fonds documentaires ; Formation et/ou renforcement des capacités humaines en GIC et TIC, en planification de projets, recherche de financement, techniques de collecte et d’analyse de données, développement et gestion de site web, informatique documentaire, techniques de communication, gestion multimédia, montage de programmes agricoles (radiophoniques et télévisuelles), à la rédaction scientifique ; Financement des programmes ; Elaboration et mise en œuvre d’une politique et d’un plan stratégique en GIC et TIC pour les institutions qui n’en possèdent pas encore ; Édition et diffusion des connaissances disponibles localement sous forme de rapports d’études, de rapport annuels ; Appui pour la remise en état des radios rurales endommagées pendant la crise.

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Hormis les éléments cités l’acquisition de matériel roulant pour faciliter la collecte des données créerait des conditions favorables. Point de vue sur les produits et services du CTA D’une manière générale, toutes les institutions visitées ont apprécié les services et produits du CTA. Il s’agit des institutions de recherche, de développement, des universités et grandes écoles, des ONGs et des ministères techniques qui reçoivent régulièrement le magazine Spore, la DSI, les publications, les catalogues, les CD ROM, ou qui participent aux séminaires organisés par le CTA. Aujourd’hui, beaucoup d’institutions ou de personnes physiques bénéficient de la collaboration avec le CTA grâce aux activités du Service Question Réponse (SQR) et à celle de l’ANOPACI. Aussi, des institutions comme le CNRA, l’UAA, l’ESA, le MINAGRI et autres qui ont bénéficié du projet DORA ont beaucoup apprécié ce service. Les Institutions telles que la Société de Développement des Forêts (SODEFOR), UAA, Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques (AISA), Agence National d’Appui au Développement Rural ANADER etc. qui ont également bénéficié des séminaires de renforcement de capacité organisés par le CTA, ont exprimé leur satisfaction tout en souhaitant la continuité de ce genre de service. La CIDT ainsi que la majorité des institutions et des radios rurales qui se trouvent dans les zones ex-assiégées qui bénéficiaient des produits et services du CTA, privées aujourd’hui de cette collaboration pour cause de guerre, souhaitent ardemment la reprise de cette collaboration

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Partenaires et bénéficiaires potentiels Au terme de l’analyse des points forts et des points faibles des institutions interviewées tenant compte des objectifs et des missions ainsi que des programmes mis en œuvre dans le domaine agricole et le développement rural, du public cible, de la couverture spatiale de l’institution et de la qualité des activités menées, neuf (9) partenaires et bénéficiaires potentiels des produits et services du CTA ont été identifiés en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une institution privée la (CIDT), de deux associations (AISA, CNJA), d’un organe de presse, (la radio première chaîne), de l’Université Abobo-Adjamé, d’une institution de recherche agricole (CNRA) d’une institution de vulgarisation agricole (ANADER), d’une ONG (OVDL), de la Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) qui abrite le secrétariat du réseau national de documentation agricole (REDACI).

Recommandations
Besoins en information Dans l’optique d’une meilleure gestion de l’information et de la communication, l’étude recommande : • • Sensibilisation des institutions à l’importance des NTIC et d’une politique et d’un plan stratégique en GIC et TIC dans le développement agricole et rural ; Appui aux institutions pour la recherche des informations relatives au développement et au financement des programmes, aux marchés locaux, aux problèmes liés au genre, aux différents réseaux intervenant dans le secteur de l’agriculture et du développement rural ; Accompagnement des institutions dans leurs efforts pour l’accès aux informations notamment l’accès à Internet et aux bases de données et autres documents sous diverses formes (monographies, revues scientifiques, articles de périodiques, documents illustrés à large tirage) ; Mise à disposition des informations sur la réglementation nationale et internationale, les conférences, réunions et foires agricoles, les techniques (technologie postrécolte, variétés de culture), les transports, les revues scientifiques, la lutte intégrée contre les nuisibles, la vulgarisation, la collecte, les exportations, le marché (exportimport), les fiches techniques retraçant les itinéraires techniques des spéculations agricoles, les prospectus, le traitement et la diffusion des informations.

Besoins en termes de renforcement des capacités Afin de satisfaire les besoins en terme de renforcement des capacités révélés par notre analyse, les recommandations suivantes sont formulées au Gouvernement ivoirien et au CTA : A l’endroit du gouvernement ivoirien, La mise en œuvre des résolutions du séminaire de Grand Bassam notamment les points relatifs à : • • • La réalisation d’un schéma directeur pour le développement des NTIC en Côte d’Ivoire ; La création d’un cadre institutionnel et juridique adéquat, La prise de dispositions permettant la couverture à court terme de l’ensemble du territoire par un réseau de télécommunication à haut débit, fiable et accessible à toutes les franges de la population ;

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• •

La mise en place au niveau national d’une politique et d’une stratégie en GIC et en TIC ; L’aide aux associations des femmes et des jeunes ruraux à l’accès au crédit et au TIC.

A l’endroit du CTA, • Un appui institutionnel du CTA au Ministère de l’Agriculture pour l’élaboration d’une politique nationale et d’une stratégie de gestion de l’information et de la communication agricole ; Un renforcement des capacités en moyens matériels performants (matériel informatique, matériel de gestion de bibliothèque, matériel de production de fiches techniques avec illustration et son, matériel d’édition, aide à la construction de locaux pour les institutions qui n’en possèdent pas encore ; Aide à l’hébergement et à la gestion de sites Internet dans les institutions agricoles ; Un appui financier du CTA aux institutions (la plupart d’entre elles n’ayant pas de budget pour la GIC et la TIC) ; Un renforcement des capacités humaines par un recyclage et/ou une formation des gestionnaires de l’information et de la communication ainsi que les chercheurs et autres acteurs (agronomes, journalistes, sociologues, économistes, etc.) ; Un appui du CTA à la mise en place d’un mécanisme national de partage de l’information entre les différents acteurs du secteur agricole et du développement rural et d’un système d’information efficient sur le marché ; Une organisation de stages dans les institutions spécialisées à l’attention des responsables des services d’information et des programmes de bourses pour les jeunes cadres ; Le financement des réseaux de journalistes agricoles et l’appui aux femmes à la formation et à l’usage des TIC.

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Produits et services CTA Le rôle que joue le CTA, la variété et la qualité des produits et services qu’il offre, font de lui un partenaire incontournable dans le domaine de l’information agricole. Aussi, l’étude recommande l’extension de la diffusion des produits et services du CTA aux neuf (9) institutions sélectionnées, notamment les ateliers et séminaires de formation des agents chargés de la GIC de ces institutions, les revues et publications scientifiques. Partenaires et bénéficiaires potentiels Comme partenaires potentiels l’étude propose : L’université Abobo-Adjamé (UAA) est une institution de formation de base des cadres supérieurs de l’agriculture. L’appui à apporter doit être axé sur la formation des agents en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information d’ordre général relative au développement rural, aux informations techniques et économiques sur l’agriculture. Organisation des Volontaires pour Développement Local (OVDL) est une organisation non gouvernementale très active dans le développement local. Elle est créée en juillet 1991 et son siège social est à Yamoussoukro. Concernant l’OVDL, l’appui doit être axé sur la

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formation des agents en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information relative au développement rural, à l’information sur les réseaux axés sur l’agriculture et le développement et l’utilisation des technologies de communication dans la vulgarisation. L’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) est une société d’économie mixte avec une participation majoritaire de l’état qui a pour objet social de contribuer à la promotion du monde rural. L’appui du CTA doit être axé sur la formation du personnel en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information relative au développement rural, aux informations techniques et économiques sur l’agriculture, à l’information sur les réseaux agricoles et l’utilisation des technologies de communication dans la vulgarisation. La Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) est une société d’économie mixte à participation majoritaire de l’état. Elle a pour principale mission de promouvoir dans les zones de savanes de la Côte d’Ivoire la culture du coton et les cultures d’assolement (riz, maïs et arachide). L’appui ici sera le renforcement des capacités du personnel en GIC et sur l’utilisation des TIC, la création et la gestion des bases de données, l’échange d’expériences avec les organisations du domaine de la recherche scientifique en général et du coton en particulier le rééquipement de la GIC après la guerre. Radio Nationale, Chaîne généraliste à vocation nationale et régionale, diffusée sur l’ensemble du territoire. l’appui recommandé portera sur le renforcement des capacités des techniciens, journalistes et animateurs à l’utilisation des TIC, la mise en place d’échanges d’émissions radiophoniques, l’intégration dans les réseaux avec les institutions régionales et internationales. Le Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) est une organisation professionnelle agricole, crée le 19 mars 2001. L’appui portera sur la formation des membres en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information technique et économique sur l’agriculture, à l’utilisation des technologies de communication dans la vulgarisation et le développement des réseaux. Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) est un institut de recherche de droit privé mais à participation majoritaire de l’état. Principale institution de recherche agricole en Côte d’Ivoire, elle est chargée de coordonner le système national de recherche agronomique et de conduire des recherches visant la promotion du développement agricole dans le pays. L’étude recommande le renforcement des capacités du personnel et des chercheurs en GIC et sur l’utilisation des TIC, la création et la gestion des bases de données numériques, le développement des réseaux avec les institutions régionales et internationales. La Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) du Ministère de l’Agriculture est la direction de ce ministère en charge de la politique de l’information agricole nationale. Cette direction gère toute la masse de documentation et de l’information agricole du pays. L’appui à apporter doit permettre l’étude de la politique générale sur l’information agricole, le renforcement des capacités des agents en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information agricole et du développement rural, aux informations techniques et économiques sur l’agriculture, à l’information sur les réseaux. L’Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques (AISA) est une société savante dans le domaine de l’agriculture. L’appui devra être axé sur la publication des revues scientifiques et techniques sur l’agriculture (Agronomie Africaine). Le renforcement des capacités du personnel en GIC et sur l’utilisation des TIC, la gestion des bases de données, l’échange d’expériences avec les autres sociétés savantes au niveau régional et international dans le domaine de la recherche scientifique. L’appui portera également sur la formation en gestion de revue scientifique.

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1.

INTRODUCTION

1. Créé en 1983, dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les pays membres de L’Union européenne, le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) a pour mission d’élaborer et de fournir des services qui améliorent l’accès des pays ACP à l’information pour le développement agricole et rural, et de renforcer la capacité de ces pays à produire, acquérir, échanger et exploiter l’information dans ce domaine. 2. Pour procéder à des choix plus stratégiques lorsqu’il s’agit à la fois de mettre en oeuvre son propre agenda et de répondre à la demande des utilisateurs, le CTA entreprend systématiquement depuis 2003, des études d’évaluation des besoins dans l’ensemble des régions ACP, régions qu’il a pour mission de servir en vertu du mandat qui lui a été confié. Aussi, le nouveau Plan stratégique du Centre, qui couvre la période 2007–2010, fait-il non seulement de l’atteinte d’un plus grand nombre de bénéficiaires et le renforcement des réseaux de partenariat, mais aussi de l’accessibilité aux stratégies de TIC et de GIC une priorité. 3. Enfin, l’étude vise à apporter au CTA et à ses trois départements opérationnels (produits et services d’information ; services et canaux de communication ; technologies et systèmes de gestion de l’information et de la communication) ainsi qu’à ses représentations locales une assistance conséquentes en vue d’améliorer, de réorienter et de mieux cibler les principales activités et interventions à mener au profit des partenaires et bénéficiaires potentiels que sont les femmes, les jeunes, le secteur privé, publique et les différentes organisations de la société civile. 4. Cette étude qui fait un gros plan sur les activités en GIC et TIC de la Côte d’Ivoire devra aider le CTA à améliorer et mieux cibler ses interventions et activités en faveur des partenaires et bénéficiaires potentiels. Il permettra au CTA de mettre au point une stratégie adaptée et élaborer un cadre d’action en conséquence. Le rapport mettra également en évidence les nouveaux besoins spécifiques en produits et services du CTA en Côte d’Ivoire et fera des recommandations et propositions en vue de mieux les satisfaire.

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2.

PROFIL DU PAYS

5. La République de Côte d’Ivoire est indépendante depuis le 07 août 1960. Elle présente les caractéristiques suivantes : Située en Afrique Subsaharienne, la Côte d’Ivoire s’étend sur une superficie de 322 464 km². Elle est limitée au Nord par le Burkina Faso et le Mali, au Sud par le Golf de Guinée, à l’Ouest par la Guinée et le Liberia et à l’Est par le Ghana ; Son relief est composé surtout des plateaux étagés au Centre et au nord-sud, des plaines à l’Ouest et au Nord-Ouest, et des régions montagneuses dont le plus haut sommet est le Mont Nimba (1 753 m) ; La Côte d’Ivoire est caractérisée par quatre types de climats ; Attiéen au sud, Baouléen au centre, Soudanéen au nord et le climat de montagne à l’Ouest.

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6. Sa végétation est constituée essentiellement de forêt dense qu’on trouve principalement dans le sud et dans la région de montagnes, au centre, la savane arborée et au nord la savane herbeuse. Elle est traversée et arrosée par quatre grands fleuves du nord au sud en passant par l’ouest et le centre. 7. En 1998, la population rurale était de 8 837 534 habitants, soit 57 % de la population totale. A l’opposé, la population urbaine était estimée à 6 529 138 habitants soit 4,30 % de la population totale. Dans l’ensemble, la population de la Côte d’Ivoire est très jeune : 8 160 604 habitants constituent la population active soit 53 % de la population totale. On compte 63,7 % d’analphabètes sur un effectif de 8 717 378 de personnes âgées de 15 ans et plus contre 36,3 % d’alphabètes (MINAGRI 2001). 8. L’économie de la Côte d’Ivoire s’articule autour de plusieurs secteurs d’activités : agriculture, énergie, industrie, services et réseaux financiers. 9. Les politiques de stabilisation et d’ajustement structurel engagées depuis 1981, n’ont pas donnés les effets escomptés. En mars 1998, la Côte d’Ivoire a été déclarée éligible à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), ce qui lui a donné le droit de bénéficier d’un allègement de sa dette extérieure. 10. De manière générale, l’évolution de l’économie s’est caractérisée depuis 1980 par trois phases : de 1980 à 1993 correspond à la période de récession économique avec un PIB compris entre -1,2 et 0,1 % ; de 1994 à 1998, marque le retour à la croissance, le PIB passe de 2,1 à 7 % ; à partir de 1999, le PIB est passé de -1,6 à -1,1 %, ce qui a eu pour effets collatéraux l’extension de la pauvreté et de l’accentuation des inégalités sociales.

2.1

Agriculture, pêche, ressources forestières et l’élevage

2.1.1 Agriculture 11. Grâce à la politique de développement économique fondée sur l’agriculture, la Côte d’Ivoire est non seulement parvenue à se mettre à l’abri de la famine qui secoue en ce moment maints pays africains, mais elle a su également se doter de moyens financiers qui lui permettent de dynamiser de façon sensible les autres secteurs d’activité. 12. L’agriculture demeure un secteur prioritaire et prédominant de l’économie nationale. Elle occupe 2/3 de la population active, contribue pour 30% au PIB, et 70% des recettes

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d’exportation (MINAGRI 2001). Elle est fortement centrée sur les cultures d’exportation et particulièrement sur le binôme café - cacao. En second plan, arrivent les cultures vivrières dont les plus importantes sont : le riz, l’igname, la banane plantain, le manioc et le maïs. 2.1.2 Pêche 13. La pêche ivoirienne contribue avec la pisciculture à hauteur de 0,3 % à la réalisation du PIB. Elle génère directement 70 000 emplois et ferait vivre indirectement 400 000 personnes. Elle se pratique en mer, en lagune et dans les eaux fluvio-lacustres. Concernant la pêche maritime, le port de pêche d’Abidjan avec 156 570 tonnes de poisson débarqué et/ou transbordé est le principal port de débarquement des chalutiers, des sardiniers et des thoniers. La ville de San-Pédro abrite le deuxième port de pêche de la Côte d’Ivoire avec ses 1 771 tonnes de capture dont une part importante est dirigée sur le port attractif d’Abidjan. La pêche industrielle débarque la totalité de sa capture au port de pêche d’Abidjan. 14. La pêche maritime artisanale quant à elle se pratique tout au long des 550 km de côte et se caractérise par une multitude de débarcadères avec d’importants points de débarquements d’où part la plus grande partie du poisson destiné aux principaux marchés de la Côte d’Ivoire. 15. La pêche lagunaire se pratique sur les principales lagunes ivoiriennes (la lagune Ebrié, la lagune Aby, et la lagune de Grand-lahou). La production de ces lagunes totalise près de 25 000 tonnes de poisson et de crustacés. 16. Enfin la pêche fluvio-lacustre se pratique sur les principaux fleuves et lacs. Les statistiques de pêche des fleuves sont très peu cernées alors que celles des lacs semblent plus suivies. Les débarquements des pêches fluvio-lacustres sont dominés par : Oreochromis niloticus, Sarotherodon melanotheron, Chrysychthis spp, Heterotis niloticus, Hemichromis fasciatus, Heterobranchus longifilis, Labeo coubie 2.1.3 Ressources forestières 17. Au début des années 1900 la forêt couvrait une superficie de 16 millions ha. Elle a joué un rôle important dans l’économie ivoirienne avec une participation de 50% au PIB. Surexploitée, le massif forestier a considérablement régressé pour n’occuper aujourd’hui que 2,5 millions ha. Ainsi l’un des maillons forts de l’économie ivoirienne des années 60 et 70 s’est affaibli avec une contribution au PIB de moins de 10%. Le bois représente environ 60% des sources d’énergie ménagère. 18. Les industries du bois contribuent à la création de nombreux emplois. On compte actuellement une grosse centaine de scieries qui traitent environ 80% de la production soit un volume de l’ordre d’un million de tonnes de produits finis. La transformation secondaire (parquets, contre plaqués, menuiserie, ébénisterie) progresse, modestement. 2.1.4 Élevage et pastoralisme 19. Le cheptel ivoirien est dominé par les bovins : 1 700 000 têtes, les ovins et caprins : 3 000 000 têtes et la volaille : 8 500 000 têtes. 20. L’élevage représente moins de 1% du PIB ; alors que la Côte d’Ivoire n’avait pas de tradition pastorale, avant l’indépendance, un élevage national a été constitué en quelques décennies grâce à l’appui financier de l’Etat et au dynamisme d’opérateurs privés (plus de 140 milliards de CFA d’investissements en 25 ans dont plus de la moitié sur fonds propres) ; cela a permis de multiplier la production nationale de viande par 2,5 et celle d’œuf par 4,6 (Agriculture ivoirienne à l’aube du XXIème siècle, 1999).

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2.2

Brève description de la situation des infrastructures des TIC et des récents développements dans le secteur

21. L’état des lieux peut se résumer comme suit : 2.2.1 Les infrastructures de l’information et de la communication 22. Les infrastructures de l’information et de la communication sont modernes, mais limitées, dans leur couverture du pays et incapables aujourd’hui de répondre à l’émergence des besoins du multimédia interactif. 23. Les infrastructures de transmission téléphoniques nationales elles, sont relativement modernes même si quelques liaisons par faisceaux hertziens analogiques sont encore opérationnelles. Elles sont composées de plus de 3 000 km de faisceaux hertziens numériques avec des interfaces de 2 à 34 Mbps voir plus, près de 2 000 km de liaison par fibre optique, des micro stations terriennes. 24. Au niveau de la téléphonie mobile, 3 opérateurs de téléphonie cellulaire GSM étaient en activité avec environ sept cent mille (700 000) abonnés ; le taux de pénétration est passé de 5 à 35%, en 2008. . Ils offrent des services d’itinérance et de cartes prépayées. A ce jour, le nombre d’opérateurs est passé à (4) avec l’avènement de la société Moov et la reprise des activités de Comstar par Comium. 25. Le nombre de publiphone en Côte d’Ivoire est actuellement de 10 800 concentrés dans les grandes villes dont la plus part a été détruit dans les villes de l’intérieur à cause de la guerre (Côte d’Ivoire Telecom 2008). 26. En ce qui concerne le service télex, le nombre d’abonnés est passé de 837 en décembre 1998, à 755 un an plus tard. Cette baisse s’accentue d’année en année. 27. Sur le plan informatique, la Côte d’Ivoire est connectée à Internet par le nœud Leland qui offre un débit de 512 Kbit/s en sortie internationale vers le Backbone Internet et une possibilité de peering entre les cinq (5) fournisseurs d’accès locaux qui totalisent environ 20 000 abonnées en dial up, boucle locale, sans fil et boucle locale cuivre. 28. S’agissant de l’audiovisuel, l’infrastructure de radiodiffusion comprend des centres de production analogique, de liaisons de transmission par faisceaux hertziens numériques et par satellites (Réseau COMSAT), de réseaux de diffusion avec des émetteurs analogiques et deux (2) réseaux MMDS. 29. Le paysage radiophonique comprend environ une centaine de stations de radiodiffusion dont une station nationale (Fréquence 2 et la nationale), plusieurs radios privées (proximité, rurales, confessionnelles) et trois radios internationales en FM (RFI, BBC, Africa N°1). 30. Le paysage télévisuel se compose essentiellement de deux (2) chaînes de télévision étatiques (La 1ère et la 2ème chaîne de la RTI) avec une couverture du territoire de l’ordre de 80% par la 1ère Chaîne, et de plusieurs chaînes privées par satellites (CFI, TV5, CANAL HORIZON, etc.). On assiste de nos jours à un regroupement des chaînes de la RTI avec celles de la sous-région. 31. La presse écrite, elle compte une soixantaine de journaux subdivisés en quotidiens, hebdomadaires, mensuels, bimestriels et trimestriels. 2.2.2 La pénétration des produits et services 32. Au niveau de l’administration, malgré les efforts des régies financières, la pénétration des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) est très faible pour les raisons (i) d’insuffisance de dotations budgétaires, de ressources humaines

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qualifiées, de sensibilisation et d’information des décideurs et d’équipements nécessaires à l’émergence des NTIC et (ii) de résistance des agents au changement et à la transparence et à l’absence de coordination des projets en rapport avec les NTIC) et au déficit de formation à leur utilisation. 33. Quant au tissu socio-économique, malgré quelques initiatives éparses, la pénétration des NTIC est encore très faible et marquée par un taux acceptable dans le secteur privé, quelque peu freiné par l’absence de dispositions incitatrices, une insuffisance d’équipements tant en matériels NTIC qu’en réseau Internet et une faible culture des NTIC. 34. Pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME)/ Petites et Moyennes Industries (PMI) en particulier, les problèmes proviennent essentiellement de l’Etat, du système bancaire, et du secteur lui-même. Il s’agit en l’occurrence : (i) de la concurrence déloyale, encouragée par la coexistence du formel et de l'informel ; (ii) du coût élevé des télécommunications et taxes fiscales et douanières favorisant la fraude et le développement de l’informel ; (iii) de la concurrence de l'Etat au secteur privé à travers des structures comme la Société Nationale de Développement Informatique (SNDI), la Société Informatique de Localisation et de Sécurisation (SILS Technologies) ; (iv) de l’absence de structures d'appui aux entreprises du secteur et d’un cadre de concertation entre l’Etat et le secteur privé dans le processus d’élaboration des stratégies de développement des NTIC ; (v) des délais trop longs pour le règlement des factures par l’Etat, entraînant des frais financiers préjudiciables aux opérateurs privés, (vi) de l’exploitation insuffisante de la sous-traitance locale, du manque de main d'œuvre qualifiée et fuite des cadres formés ; (vii) de l’insuffisance des actions de promotion des PME sur l’Internet et de vulgarisation d’un mode de paiement électronique adapté au ebusiness ; (viii) de l’inexistence d’une politique de financement et d’un cadre juridique pour le développement des NTIC et en fin ; (ix) de la faiblesse de l’initiative privée dans le secteur des NTIC. 2.2.3 Le développement des produits et services 35. D’une manière générale, la Côte d’Ivoire souffre de l’absence de dispositions incitatives pour le développement d’une industrie de produits et services dérivés des NTIC. 36. Il existe néanmoins quelques unités de production d’équipements de télécommunications dont les activités essentielles sont axées sur la fabrication de structures mécaniques (pylônes de faisceaux hertziens), de matériel de génie civil (PVC) de réseaux locaux, de l’intégration/assemblage de terminaux (postes téléphoniques, téléphones à jeton, régulateurs, standards, répondeurs, télécopieurs). Certaines d’entre elles souffrent de la concurrence des produits importés et de la situation de monopôle de Côte d’Ivoire Télécom (Client principal de leurs productions).

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3.

SITUATION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION POUR L’AGRICULTURE ET LE DÉVELOPPEMENT RURAL
Cadre institutionnel, politique et réglementaire

3.1

37. Selon les observations faites, suite aux entretiens et interviews auprès des institutions nationales ivoiriennes, la situation au plan « information » fait ressortir une bonne disposition nationale. On retrouve un peu partout, dans toutes les unités de documentation, et de bibliothèques une masse importante de documentation composée de rapports techniques et financiers issus des projets, de dossiers, de monographies et de fiches techniques sur des spéculations agricoles élaborées par des institutions Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), Agence National d’Appui au Développement Rural (ANADER), Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD), de collections d’ouvrages, de lettres d’information Fonds Ivoirien de Recherche et de Conseil Agricole (FIRCA), Réseau Semencier Africain (ASN), Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques (AISA), Société de Développement des Forêts (SODEFOR), de cassettes vidéo et audio, de cartes et ensemble de données (données statistiques agricoles et même de publications scientifiques. Il existe sur le plan national une grande quantité de littérature grise. 38. Pour collecter et diffuser cette documentation, il a été créé au niveau du Ministère de l’Agriculture, le Réseau national de Documentation Agricole (REDACI), qui fait un peu office de centre national de documentation agricole. Le REDACI regroupe la majorité des unités de documentation évoluant dans le domaine de l’agriculture. 39. Par contre au plan de la communication, même si certains mécanismes connaissent un léger développement notamment la TV et la radio, avec des émissions telles que «Recherche et développement de radio Côte d’Ivoire», «L’Espace paysan de la télévision ivoirienne» et précédemment « la coupe nationale du progrès» (aujourd’hui disparu), beaucoup reste à faire. Les émissions en langues locales n’existent pratiquement pas sur les chaînes nationales en matière de diffusion d’information agricole. 40. En effet, les sites Internet, intranet et télécentres ne sont développés qu’autour de la capitale, le monde rural et les ONG n’ont que de possibilité d’accès très limité à ces infrastructures. Les groupes de discussion électronique et téléconférences sont pratiquement inexistants ; seuls les réunions et les rencontres constituent les moyens les plus utilisés pour les échanges et le partage de connaissances. Les infrastructures des NTIC ne sont pas largement disponibles compte tenu du coût élevé des matériels informatiques, des taxes douanières, des impôts, du coût élevé de la télécommunication et de la non couverture totale du territoire de services de base tels que l’électricité et le téléphone. A cela, il faut ajouter l’insuffisance ou le manque de budget pour la gestion des GIC et TIC dans la plupart des institutions et quelque fois le faible niveau de formation des agents chargés de la gestion des TIC et des GIC. La rareté d’accès à des opportunités de renforcement des capacités des agents de maintenances et de gestion de l’information et de la communication est également constatée. 41. La Côte d'Ivoire, dès les années 1970, a engagé des actions visant à assurer la maîtrise du secteur de l’informatique et des techniques connexes. 42. Cela a permis la mise en place d’organismes institutionnels et la création d’un cadre législatif, réglementaire et juridique qui ont favorisé le décollage de ce secteur. Ainsi, au

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plan institutionnel, les organismes suivants, intervenant dans les activités de contrôle et de maîtrise du fonctionnement du secteur ont été mis en place, à savoir (i) l’Office Central de Mécanographie (OCM), EPN transformé par la suite en une Société d’Etat, (ii) la Société Nationale de Développement Informatique (SNDI), le Bureau National d’Etudes et de Développement (BNETD), (iii) la Commission Nationale pour l’Informatique (CNI) remplacée plus tard par la Commission Interministérielle pour l'Informatique (CII), (iv) le Conseil National des Autoroutes de l'Information (CNAI), (v) l’Agence Nationale des Télécommunications de CI (ATCI), le Conseil des Télécommunications de CI (CTCI), (vi) le Conseil National de la Communication Audiovisuelle (CNCA), (vii) le Conseil Supérieur de la Publicité (CSP), (viii) la Commission Nationale de la Presse (CNP). 43. Au plan politique, le Gouvernement de la 2ème République, dans sa volonté manifeste d'accorder une importance toute particulière à la maîtrise des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), a créé un département ministériel Chargé des Nouvelles Technologies de l'Information, et la nomination d'un Conseiller Spécial auprès du Président de la République, devenu par la suite le Directeur Général de la zone franche de la Biotechnologie et des NTIC. 44. Au plan législatif et réglementaire, les dispositions actuelles ont le mérite d’organiser distinctement les piliers de ce qui constitue aujourd’hui la société de l’information, c’est-àdire les télécommunications et l’audiovisuel. 45. Ainsi, la loi n°95-526 du 07 juillet 1995 portant code des télécommunications et ses décrets d’application ainsi que les dispositions complémentaires, notamment la loi n°339 du 14 juin 2001 instituant le paiement de la contrepartie financière pour la délivrance de la licence définitive aux opérateurs de télécommunications et son décret d’application, n° 91-1001 du 27 décembre 1991 portant régime de la communication audiovisuelle organisent le cadre législatif et réglementaire dans ces deux secteurs. 46. Ces différents efforts ont permis à la Côte d’Ivoire de présenter un tableau acceptable au niveau régional et africain tant au plan de l’information, de la communication qu’à celui du développement de l’Internet. Cependant, des zones d’ombre persistent. En effet, au regard des tendances au plan mondial, le cadre juridique et institutionnel se trouve caduc pour les raisons suivantes : 47. Du point de vue du cadre juridique : • Les textes en vigueur (le droit des télécommunications, le droit de l'audiovisuel et le droit commun notamment le code civil, le code pénal, le code de procédure pénale, etc.) sont inadaptés à la société de l’information du fait de l’imbrication de plus en plus importante des nouvelles technologies.

48. Du point de vue du cadre institutionnel : • Les structures actuelles de coordination et de régulation sont inadaptées, car conçues sur la base de la séparation Informatique et Télécommunications ; • L’absence d’objectifs clairs ; • L’absence d'un cadre de concertation, permettant d’assurer une coordination des initiatives des acteurs publics et privés du secteur des technologies de l'information et la veille technologique ; • Les confusions de rôle entre la régulation et la gestion (ATCI) et les chevauchements des attributions des structures (SNDI, BNETD notamment) ; • L’absence de dispositions organisationnelles permettant une utilisation optimale des ressources NTIC de l’Etat ; • L’absence de stratégies de réduction des coûts d'acquisition des produits technologiques de grande consommation ;

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• •

L’absence de mesures adéquates de sécurisation des moyens et des traitements (en termes de sécurité et de continuité de service) ; L’absence de politique de mise à niveau des personnels en NTIC.

49. En conclusion, la revue de l’état et l’analyse de la situation actuelle font ressortir qu’en dépit des efforts consentis et des progrès enregistrés des zones d’ombres demeurent. Aussi, l’entrée de la Côte d’Ivoire dans la nouvelle société de l’information requiert : • • • • • • Une volonté politique plus affirmée au plus haut niveau de l’Etat ; L’existence et la diffusion d’infrastructures interactives à haut débit ; Des conditions équitables d’accès aux infrastructures tant pour le grand public que pour les prestataires de services ; L’accès et l’utilisation non discriminatoires des infrastructures, pour les clients comme pour les fournisseurs de services ; L’interconnexion et l’interopérabilité des infrastructures et des services, L’expansion et le développement des services multimédias interactifs ;

3.2

Aspects opérationnels

50. La description des services d’information agricole, des sources d’information, des produits et services d’information, des capacités de gestion de l’information et de la communication est faite sur la base des informations recueillies auprès des institutions intervenant au niveau de l’agriculture et le développement rural de la Côte d’Ivoire.

3.2.1 Description des services d’information agricole
51. Sur le plan organisationnel, les effets de l’inexistence d’une politique nationale et d’un plan stratégique de l’information et de la communication dans le secteur agricole sont manifestes et le manque de coopération et de coordination entre les différentes structures est un handicap majeur à la répartition des tâches, pénalisant ainsi les utilisateurs à tous points de vue. Le seul réseau de documentation et d’information agricole (REDACI) qui existe connaît des difficultés dans son fonctionnement à cause de l’insuffisance des moyens matériels et financiers. 52. Les principaux acteurs de ce secteur sont les professionnels de l’information et de la communication, les journalistes, les documentalistes et/ou bibliothécaires, les organisations professionnelles agricoles, les coopératives, les associations des femmes, des jeunes, les ONGs, les ministères techniques, les organisations nationales, régionales et internationales, les agro-industries, les instituts de recherche et de vulgarisation. 53. Les services d’information des institutions publiques se retrouvent en général au niveau des ministères chargés de l’agriculture, des ressources animales, de la recherche ainsi que des sociétés intervenant dans ces domaines. Ce sont le REDACI, le CNRA, la SODEFOR, le BNETD, etc. 54. Les ONGs les organisations régionales et internationales travaillant dans le domaine du développement rural. Il s’agit de CERAP, de l’ADRAO, de la FAO, etc.

3.2.2 Sources d’Information
55. Selon les résultats de l’enquête, les sources d’information utilisées sont très diversifiées. Elles concernent des structures nationales, sous régionales, internationales ou des ONGs.

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Tableau 1 : Sources d’information en fonction des institutions Institution Au plan national Université d’Abobo-Adjamé (UAA) Bureau National d’Étude Technique et de Développement (BNETD) Organisation des Volontaires pour le CNRA, ANADER Développement Local (OVDL) CFRAR, Ministère de l’Agriculture FIRCA African Seed Network (ASN) Agence National d’Appui au Développement Rural (ANADER) Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) Radio Télévision Ivoirienne (RTI) Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) Société de Développement des Forêts (SODEFOR) CNRA, CNRA, UAA, Ucocody, Radios de proximité CNRA, REDACI, Radios de proximité UAA, CRO, CRE, CNRA, UCocody ANADER CNRA, Ministère l’Agriculture, Radios proximité CNRA, CRE Sources d’information Au plan régional Au plan international CTA CTA CORAF/WECARD CTA, ASN,

ADRAO, IITA,

CTA, PAM, PNUD, CSRS, IPGRI, FAO CTA, CSRS, PNUD, FAO, PAM CTA

CTA CORAF/WECARD CTA CTA

de de ADRAO, CERAP, CTA, CFC, CIRAD, CABI, IITA FARA, FAO, PNUD, Banque Mondiale, BAD, GFAR, IPGRI, CIRDES, UE, GCDT ICCO, COGENT, CTA

Centre National de Recherche Agronomique (CNRA)

AISA, REDACI, BNETD, RTI, ANOPACI, ESA, Radios de proximité
CNRA, ANADER

Ministère de l’Agriculture / Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) Association ivoirienne de sciences agronomiques (AISA) Organisation Centrale des producteurs d’Ananas et de Bananes (OCAB)

CNRA, ANADER

CTA, IEPF, CIRAD, CORAF, AIEA, UE, AACBA, , UNESCO CTA, UE

CNRA

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3.2.3 Produits et services d’information fournis
56. Les produits et services d’information fournis sont généralement sous forme diverses : • • • • • • • • • Des bibliographies générales et spécialisées ; Des bulletins de sommaires ; Des listes de nouvelles acquisitions ; Des fiches techniques sur les cultures annuelles, pérennes et maraîchères ; Des bulletins d’information des institutions.

57. A cela, il faut ajouter : Les photocopies d’articles, les monographies, les rapports, les résumés, les synthèses, les cassettes vidéo, les CD ; Les prêts des documents, les prêts interbibliothèques; Les émissions radio, TV ; Les séminaires et ateliers.

3.2.4 Capacité de gestion de l’information et de la communication
58. En réalité, il n’existe pas pour le moment en Côte d’Ivoire, une politique nationale, ni une stratégie de gestion de l’information et de la communication dans le domaine de l’agriculture. Ce qui laisse apparaître une insuffisance de la capacité de gestion de l’information et de la communication à tous les niveaux tant au plan humain, matériel que financier. 59. C’est en avril 2002 que s’est tenu à Grand Bassam, un séminaire national dont le thème était « Schéma directeur de l’information et de la communication de la Côte d’Ivoire », séminaire dont les résolutions n’ont pas encore été validées par le gouvernement. 60. Les conclusions de cet important séminaire peuvent être résumées en 9 points dont (i) la poursuite de la volonté manifestée par l’Etat au plus haut niveau, (ii) la création d’un département ministériel des NTIC, (iii) la nomination d’un conseiller auprès du Président de la République chargé des NTIC, (iv) la réalisation d’un schéma directeur pour le développement des NTIC en Côte d’Ivoire, (v) création d’un cadre institutionnel et juridique adéquat, (vi) prise de dispositions permettant la couverture à court terme de l’ensemble du territoire par un réseau à haut débit, fiable et accessible à toutes les franges de la population, (vii) la mise des NTIC au service des citoyens et des entreprises en favorisant l’accès à la connaissance et aux NTIC, la promotion du commerce électronique et des industries fortes par la production des biens et services NTIC, (viii) la promotion d’une expertise nationale ainsi que l’émergence de structures de formation et de recherche, (ix) la mise en place d’un nouveau code des télécommunication et des NTIC. 61. Nonobstant cet état de fait, d’une manière générale, il existe dans toutes les institutions visitées, des bibliothèques, des centres de documentation, ou des unités d’information et de documentation. Il existe également des grandes bibliothèques dont certaines ont été touchées par la guerre (bibliothèque de l’ADRAO à Bouaké, la bibliothèque de la CIDT à Bouaké, six unités de documentation du CNRA, à Bouaké, Korhogo et Ferkéssédougou) pour ne citer que ceux-là. 62. Au plan des ressources humaines on trouve dans la majorité des institutions, des techniciens de l’information et de la communication formés dans des écoles nationales ou internationales, privées ou publiques. Faute de renforcement des compétences et compte tenu de l’évolution rapide dans le domaine des nouvelles technologies de

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l’information et de la communication, le niveau de ces agents se trouve quelque fois dépassé. 63. Au plan matériel, on note le manque ou l’insuffisance de moyen financier pour l’acquisition de l’équipement adéquat (ordinateur, …) et pour assurer la gestion de l’information et de la communication. La maintenance du matériel existant est mal assurée. 64. Dans l’administration publique, le matériel informatique n’est pas très performant car souvent mal utilisé, mal réparti et sans maintenance, compliquant ainsi la maîtrise de gestion informatisé de l’information et de la communication. Il existe un Réseau de Documentation Agricole de Côte d’Ivoire (REDACI), regroupant tous les spécialistes des GIC dont le secrétariat est logé au centre de documentation du Ministère de l’Agriculture. 65. Toutes les institutions qui interviennent dans le domaine agricole en Côte d’Ivoire sont membres de ce réseau. C’est au secrétariat de ce réseau que se trouve la grande base de données bibliographique sur l’agriculture ivoirienne. Cette base de données créée sous le logiciel WINISIS de l’UNESCO est alimentée par les références bibliographiques de tout ce qui est publié sur l’agriculture ivoirienne, en Côte d’Ivoire et à l’étranger et détenu dans un centre membre du réseau. 66. Le REDACI organise des séances de renforcement des capacités des agents travaillant dans les centres ou bibliothèques membres dudit réseau. Il fait également des appuis techniques auprès des institutions qui en font la demande. 67. Au niveau des ONGs, la situation n’est guère très reluisante. Quand il existe un local et de la documentation, il n’y a pas de technicien bien formé pour la gestion de l’information (cas de l’AISA). Le plus souvent, il n’existe même pas de local approprié dédié à la gestion des GIC et TIC (cas de OVDL, OCAB et le CNJA). 68. En ce qui concerne les budgets, seules sept des structures visitées ont bien voulu nous communiquer leurs budgets annuels. Il s’agit de (i) UAA (3 983 003 000 FCFA, soit 6 072 048 €), OVDL (100 000 FCFA, soit 152,45 €), ASN (85 000 000 FCFA, soit 130 000 €), CNJA (18 000 000 FCFA, soit 27 441 €), SODEFOR (10 200 000 000 FCFA, soit 15 549 800 €), CNRA (10 000 000 000 FCFA, soit 15 000 000 €), MINAGRI (6 000 000 000 FCFA, soit 9 146 000 €). 69. Notons que l’AISA est sans budget, son fonctionnement se faisant uniquement sur cotisation de ses membres. 70. Cependant, la plupart des structures même celles ci-dessus citées n’ont pas de budget propre pour la GIC et la TIC. Les besoins des services chargés de l’information au sein de ces entreprises sont pris en compte dans les budgets des Directions dont ils dépendent.

2.3

Interventions d’aide au développement de l’information et de la communication pour l’agriculture et le développement rural

71. L’Etat est le grand fournisseur d’aide pour le développement de l’information et de la communication agricole et le développement rural en Côte d’Ivoire. Il intervient dans la formation des agents dans les universités et les grandes écoles. Il donne les moyens financiers à la plupart des structures sous sa tutelle pour l’acquisition de la documentation et des locaux ainsi que du matériel de gestion de l’information et de la communication. 72. En plus de l’Etat, plusieurs bailleurs interviennent dans le secteur compte tenu de la diversité de l’agriculture ivoirienne. Ces institutions, interviennent généralement dans la formation des agents chargés de la gestion des TIC et GIC et dans le renforcement des

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capacités en matériels des structures étatiques ou privées et en fourniture de la documentation. 73. La FAO a financé la mise en place en 1984 du service de documentation du Ministère de Développement Rural et en 1985 du Réseau de Documentation Agricole de Côte d’Ivoire (REDACI). Récemment, la FAO vient de publier la deuxième version finalisée de son outil appelé « Dynamic Atlas » qui est un outil d’échange de l’information agricole sur la sécurité alimentaire. 74. Au milieu des années 90, le Projet National d’Appui au Secteur Agricole (PNASA), dans sa deuxième phase appuyée par la Banque Mondiale et la BAD a financé la création ou la réorganisation des bibliothèques ou centres de documentation au sein des institutions d’encadrement et de recherche nouvellement restructurées. Il était également prévu la création de radios rurales. 75. L’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) a de son côté financé avant la crise en 2002 la création de radios rurales et renforcé les capacités de plusieurs documentalistes, journalistes et animateurs de radios rurales. 76. Le CIRAD et l’IRD ont mis en place plusieurs unités de documentation agricole et participé au financement de la formation ou du renforcement des capacités de plusieurs gestionnaires de l’information agricole. Depuis bientôt 3 ans, le CIRAD a lancé le projet Système d’Information Scientifique et Technique (SIST). 77. La formation et/ou le renforcement de capacités de chercheurs, journalistes documentalistes et bibliothécaires ivoiriens est depuis longtemps financée par le CTA qui, par le biais du projet DORA a doté plusieurs bibliothèques d’importants ouvrages sur l’agriculture. Il fournit régulièrement par le service de bons, des ouvrages, des CD, des articles, etc. aux bibliothèques et centre de documentation ainsi qu’aux personnes physiques tant dans le secteur public, privé que celui des ONGs. 78. La mise en place par le CNRA du Service Questions Réponses (SQR) et le système de prix sur le marché a bénéficié de l’appui du CTA qui a également favorisé l’équipement et la formation dans plusieurs institutions ivoiriennes. Avec la crise sociopolitique, l’appui financier venant de la communauté internationale a fortement diminué. Néanmoins, l’ASN a lancé l’année dernière un projet sur le cyber semences. Quant au FARA et le CORAF, ils viennent de lancer un projet intitulé « Système Régional d’Information et de Formation Agricole (RAILS) ». Dans la majorité des structures, la quasi-totalité des informations documentaires sont acquises à titre gracieux au près des institutions telles que : FAO, CTA, GFAR, CORAF/WECARD, CIRAD, IRD, Banque Mondiale, INIBAP, ADRAO.

12

4.

ANALYSE DES BESOINS INSTITUTIONNELS D’ÉTRANGLEMENTS ET POINTS FAIBLES)
Besoins en informations

(GOULOTS

4.1

79. En dépit des progrès réalisés par la Côte d’Ivoire en matière d’informations dans le secteur agricole, (progression de l’Internet sur le territoire national avec quelque fois l’existence de base de données sur les prix et la disponibilité des produits agricoles, couverture nationale par téléphone portable, émissions radiophoniques et télévisuelles sur l’agriculture (espace paysans, recherche et développement… à large couverture nationale), cassettes vidéo, CD, ordinateurs, fiches techniques, bulletins d’information, données statiques, etc., il existe d’importants besoins en informations. 80. Les services d’encadrement et de vulgarisation interviewés (ANADER et CIDT) recherchent la quasi-totalité des catégories d’information avec un accent sur les questions liées à l’agriculture, le financement, et l’accès à des réseaux et bases de données sans oublier l’aspect du genre. 81. Les institutions de recherche et de formation (CNRA, AISA et UAA) ont également souhaité disposer de toutes les catégories d’information en raison de la spécificité de leur activité. 82. La priorité semble toutefois être accordée aux informations techniques, aux conférences et réunions, aux revues scientifiques, à l’Internet, aux bases de données, aux informations relatives au développement et au financement des programmes. Les informations sur le genre, la formation et la lutte intégrée contre les nuisibles revêtent également un intérêt particulier. 83. Les besoins en informations agricoles de la RTI (radio) concernent la totalité des catégories d’information en raison de sa mission d’information, de sensibilisation et d’éducation de la population en général et des masses paysannes en particulier. Toutefois, l’accent est mis sur les informations d’ordre général, les problèmes liés à l’agriculture, le genre, la réglementation nationale et internationale, les conférences, réunions et foires agricoles, les techniques (technologie post-récolte, variétés de culture), le transport, etc. 84. Tout comme les précédents, les besoins en information des ONGs, sont très variés et concernent l’ensemble des questions touchant à l’agriculture et au développement rural. 85. Les informations sur la vulgarisation, la collecte, les exportations, les prix des denrées alimentaires, les marchés, les fiches techniques retraçant les itinéraires techniques des spéculations agricoles, les prospectus, le traitement et la diffusion des informations, les journaux des paysans semblent être d’une importance capitale. 86. En ce qui concerne les instituions de politique agricole, forestière ou chargées des études, les besoins en information exprimés concernent la réglementation, les statistiques la numérisation des archives, les informations illustrées, le développement social, les transports et le marché (export-import). 87. Il ressort de l’analyse des besoins en information que toutes les institutions visitées ont un grand besoin en matière d’accès à l’information. Les informations recherchées touchent essentiellement au développement agricole et rural, à la technologie postrécolte (conservation, transformation), aux conférences, séminaires et foires, aux données météorologiques, aux statistiques agricoles, aux informations illustrées à large diffusion, aux prix des produits agricoles, au commerce (import-export), aux problèmes de genre, au financement, aux réseaux et à l’accès à l’Internet.

13

88. Notons que la crise sociopolitique que le pays vient de traverser a mis en mal tout le tissu économique en général et le secteur de l’information agricole en particulier. Ainsi, les bibliothèques de l’ADRAO et la bibliothèque de la CIDT à Bouaké, six unités de documentation du CNRA, à Bouaké, Korhogo et Ferkéssédougou) pour ne citer que celles-là ont été détruites. A cela, il faut ajouter les centres émetteurs de la radio et télévision nationale ainsi qu’une bonne partie des radios de proximité. Ces besoins en informations sont résumés dans le tableau ci-dessous.

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Tableau 1 : Résumé des besoins en information Type Institution Besoins en information Problèmes liés à l’agriculture ; Ressources non agricoles ; Questions liées au développement social ; d’équilibre homme-femme (genre) ; Conférences et réunions ; foire commerciales Développement et financement de programme ; Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement (régionaux et internationaux) Problèmes liés à l’agriculture en générale Information sur les techniques d’usinage, et d’égrenage Information financière, Information sur les NTIC Accès à des bases de données Accès à Internet Séminaires CTA Articles de revues scientifiques Monographies sur agriculture Informations sur les prévisions de récolte et des données climatiques Information sur le commerce des produits agricoles (import, export) Conférence, séminaire, foires agricoles Traçabilité des fruits africains Articles de revues, rapport des institutions agricoles, Films, Vidéo, monographies , fiche technique agricole Notes d’information et de synthèse ; Documents illustrés et résumés d’articles Questions liées au développement social Transport Identification des marchés

ANADER Encadrement, vulgarisation CIDT

OVDL

Organisation

OCAB

CNJA ASN

Etudes

BNETD

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Type Média

Institution RTI Radio

Besoins en information Information d’ordre générale, sur les problèmes liés à l’agriculture, genre, réglementation ministérielles, et internationale, conférences et réunions, foires commerciales. Informations techniques (technologie post-récolte, variétés de culture, transport divers. Problèmes liés à l’agriculture, conférences et réunions, développement et financement des programmes, variété de cultures, lutte intégrée contre les nuisibles, documents issus de la recherche universitaire, Internet Articles de revue Information illustrée Résumés d’articles scientifiques Note d’information et de synthèse Articles de revus scientifiques, Bases de données en agriculture,. Information liée au genre, à la conservation et la transformation des produits agricoles. Technique culturales, formation agricole Bases de données des textes réglementaires dans le secteur agricole Statistiques actualisées sur le secteur agricole Système de numérisation des archives Articles scientifiques, Information illustrée, Résumé d’article Rapport d’institutions internationales

CNRA

Recherche, Formation

UAA

AISA

Politique agricole

MINAGRI

Politique forestière

SODEFOR

16

4.2

Besoins en termes de renforcement des capacités (politiques & stratégies de l’IC, sensibilisation, réseautage, compétences, formation, media, TIC, équipement)

89. Les besoins des institutions interviewées sont dans la plupart du temps différents d’une institution à l’autre selon les objectifs et les orientations des institutions. 90. Dans l’ensemble, les institutions souhaitent un renforcement en équipement informatique performant, un renforcement des capacités humaines des agents chargés de gestion de l’information et de la communication, un besoin en financement (la plupart des institutions n’ayant pas de budget pour la GIC et la TIC), un appui pour l’accès à des réseaux existant dans le domaine, une aide à l’élaboration d’une politique et stratégie en GIC et TIC pour les institutions qui n’en possèdent pas encore ; 91. Pour les ONGs, il est même sollicité l’obtention d’un local (OVDL, OCAB, CNJA), de la documentation sur toutes les questions touchant à l’agriculture et au développement rural, des appuis techniques pour la formation des agents aux techniques documentaires, en équipement informatique, en matériel de gestion de bibliothèque. L’AISA souhaite renforcer sa capacité d’édition de revues scientifiques (agronomie africaine) et un équipement en informatique pour la bibliothèque. 92. Pour les institutions mieux structurées (CNRA, ANADER, BNETD, SODEFOR) l’accent est mis sur l’utilisation des supports électroniques (accès permanent à Internet, amélioration de site web, acquisition de base de données, acquisition d’un équipement de gestion électronique des documents, renforcement des capacités des gestionnaires de l’information et de la communication, l’élaboration de fiches techniques avec illustration et son édition sous forme vidéo. 93. Pour les organisations paysannes des femmes et des jeunes, il est surtout question de formation aux techniques de production, de transformation et de conservation des produits alimentaires, de l’aide financière ainsi que de la mise en place d’un système d’information sur le marché (réseau de communication par téléphone cellulaire). 94. Les besoins en termes de renforcement des capacités sont consignés dans le tableau cidessous :

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Tableau 2 : Besoins en renforcement de capacité des institutions interviewées
Nom Points forts
Existence d’un département marketing documentation communication et coopération Existence d’un noyau de cadres de haut niveau (Ingénieurs, spécialistes en communication et marketing, personnel d’appui). Politique et plan stratégique des TIC et GIC en validation Encadrement des paysans et des organisations professionnelles sur tout le territoire national Formation des femmes rurales Publication des fiches techniques sur les vivriers Publication des rapports annuels Existence de plusieurs unités de documentation Existence des spécialistes de TIC et GIC de haut niveau (10) Existence d’un plan stratégique de l’IST Existence d’un service informatique efficace Accès permanent à Internet à la Direction Générale Existence d’un service de reprographie et d’imprimerie Existence d’une cellule de communication Appui au développement Diffusion des résultats de recherche à travers les fiches techniques Existence d’un service spécialisé chargé de la collecte Existence d’un plan stratégique ONG très active dans le monde rural Travail régulier avec les femmes et les jeunes ruraux

Points faibles

Besoins en termes de renforcement de capacités

Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER)

Contrainte budgétaire Insuffisance du matériel de traitement documentaire Absence de spécialiste en documentation Absence de matériel d’édition des fiches techniques

Acquisition des équipements informatiques Formation du personnel pour la diffusion d’informations agricoles Participation aux conférences, foires et séminaires Accès à Internet Information sur les techniques et la vulgarisation agricoles Acquisition de matériel d’édition

CNRA

Insuffisance d’équipement informatique Insuffisance de moyens financiers Manque de matériel audiovisuel Bande passante insuffisante Matériel de reprographie peu performant Un seul agent qualifié en reprographie Appareil multimédia insuffisant

Acquisition du matériel informatique de réseau Renforcement de capacité en nouvelle technologie de l’information et de la communication Documentation sur l’agriculture et le développement rural Extension du LAN à tous les sites (réseau VPN) Acquisition du matériel de reprographie (photocopieur offset et d’édition) Acquisition de logiciel de numérisation et de scanner adapté à la numérisation Renforcement des capacités des agents

OVDL

Inexistence de local pour les GIC Manque de matériel informatique et audiovisuel Inexistence de programme en GIC Manque de gestionnaire en TIC

Acquisition de matériel informatique Formation d’un membre à la gestion des TIC Accès à Internet

18

Nom

Points forts
Existence d’une bibliothèque Existence d’un secrétariat scientifique fort Publication d’une revue scientifique à dimension internationale Appui aux collectivités décentralisées Organisation des conférences, assises régionales Existence d’un siège adapté Creuset de rencontre de toutes les compétences agricoles ivoiriennes Existence de trois unités : documentation, communication et information Existence de 3 documentalistes Existence d’un agent de communication Existence d’une base de données et d’une bibliothèque Existence d’une bibliothèque Existence de cadres compétents (bibliothécaires, documentalistes et conservateurs) Possibilité de publication Préparation d’un site web Existence d’une unité informatique Existence d’un réseau, Existence d’une politique de GIC et TIC Existence d’une cellule de gestion de l’information Existence d’un documentaliste Existence d’un journaliste responsable de la gestion des GIC Publication d’un magazine d’entreprise, des revues et ouvrages techniques Contacts permanents avec les paysans

Points faibles
Gestion de la bibliothèque à temps partiel Insuffisance de moyens financiers pour la GIC et TIC Manque de matériel informatique Insuffisance d’accès à Internet Absence de renforcement de capacités du chargé de la bibliothèque et de celui de l’imprimerie Matériel informatique insuffisant Local inadapté au GIC Absence de programme en GIC Absence de plan stratégique Insuffisance de renforcement des capacités des gestionnaires des TIC et GIC Insuffisance de moyens financiers

Besoins en termes de renforcement de capacités
Renforcement des liens de collaboration avec le CTA Renforcement des capacités pour la gestion de la documentation et la formation du gestionnaire en GIC Renforcement des capacités des membres Renforcement de l’édition des revues (agronomie africaine, AISADéveloppement). Moyens financiers Organisation avec le CTA d’un séminaire

AISA

BNETD

Acquisition de matériel informatique Renforcement de capacité Elaboration d’un plan stratégique en GIC Moyens financiers Accès aux publications CTA Documents issus de la recherche universitaire Articles de revues Informations illustrées Participations aux séminaires organisés par le CTA

UAA

Collecte d’information insuffisante Équipements informatiques Formation en réseau Fond documentaire insuffisant Absence de budget Absence d’information virtuelle et illustrée

Augmentation du débit, installation des points d’accès à Internet. Constitution d’un réseau WIPI Financement Equipement vidéo conférence Matériel informatique ordinateur de type PC, imprimantes laser, vidéo projecteur Office 2007 PPO Augmentation du fonds documentaire (agriculture, ressources non agricoles, réseau disponible axé sur l’agriculture)

CIDT

Insuffisance de matériel informatique Interruption d’accès à Internet pour cause de guerre Rupture du contact avec CTA pour cause de guerre Difficulté d’accès au téléphone Insuffisance de moyens logistiques (moto, voiture) Manque de programme radiophonique sur l’agriculture et le développement rural

Équipements informatiques Renforcement de capacités humaines Réfection du réseau téléphonique Création de bases de données documentaires Accès à Internet et formation en informatique Reprise de la coopération avec le CTA Information dans le domaine de l’information et de la communication

19

Nom

Points forts
Couverture large dan le domaine agricole Existence d’une politique en GIC et TIC Relation avec les radios nationales pour la vulgarisation des technologies agricoles Existence d’une direction des statistiques, de la documentation et de l’informatique Abrite le secrétariat du REDACI Existence d’une bibliothèque Existence de base de données bibliographiques

Points faibles
Insuffisance de matériel informatique Accès limité à Internet Absence de site web Insuffisance de matériel logistique (voiture, moto) Insuffisance de documents Insuffisance de moyens financiers Insuffisance de matériel pour la gestion du réseau REDACI (ordinateur, vidéo, photocopieuse) Absence de site web pour le REDACI Absence de formation en réseautage Insuffisance du budget Insuffisance de personnel de gestion GIC et TIC Pas d’accès aux données climatiques avec incidences sur la récolte Insuffisance de collaboration avec le CTA Manque de matériel et formation en GIC Absence d’une politique ou plan stratégique en TIC et GIC Absence de bibliothèque Manque de ressources financières Manque de matériel technique de production de TIC et multimédia Insuffisance de promotion pour faire connaître la structure auprès du grand public Obtention de notes d’information et synthèse Document adapté à une diffusion massive

Besoins en termes de renforcement de capacités

MINAGRI

Micro-ordinateurs Fourniture de bureau pour le traitement documentaire Formation du personnel de gestion IST Mise en réseau des directions et département Création d’un site web Mise en ligne des différentes bases de données Formation en réseautage pour le REDACI

OCAB

Existence d’un agent de gestion GIC

Renforcement de capacités Équipement informatique Local pour la gestion des GIC et TIC Information sur les prévisions de récolte Collecte de données climatiques Collaboration avec le CTA Participations aux séminaires, ateliers organisés par le CTA

CNJA

Existence d’un département des méthodes et NTIC Existence de cadres de haut niveau (7 ingénieurs informaticiens) Existence de LAN, d’accès à Internet Existence d’un département communication Existence d’une équipe d’agronomes bien formés Existence d’un plan stratégique en GIC et TIC Expertise en élaboration de projets, en renforcement des capacités, en élaboration de supports

Information sur les techniques agricoles Formation en RUN et Skype Matériel multimédia Formation d’un documentaliste Informations sur l’agriculture et les ressources agricoles, sur les problèmes liés au genre, sur la réglementation internationale en matière d’agriculture Collaboration avec le CTA Acquisition de matériel multimédia

ASN

Formation sur les TIC Acquisition de logiciels spécifiques de gestion de l’information Promotion du cyber-semences Développement et financement de projets Utilisation des TIC dans la vulgarisation Edition et mise en forme des rapports Renforcement des liens avec le CTA

20

Nom

Points forts
pédagogiques, en facilitation d’échanges d’informations et de matériel végétal Expérience en technologie semencière RPG, sélection, … Accès à Internet Existence d’un budget acceptable Existence d’un chargé de gestion en GIC Existence d’un cybersemences Beaucoup de collaboration avec les institutions nationales et internationales Existence d’un budget adéquat Ressources humaines avec compétence diversifiées Existence d’une sous direction de la documentation et formation Existence de cadres compétents Existence d’une unité de documentation Existence d’une politique d’information et un plan stratégique GIC Existence de journalistes compétents Existence d’unité d’acquisition et de traitement des données ou éléments de reportage Existence de 5 informaticiens Production de magazine sur l’agriculture Couverture de toute l’étendue du territoire national Existence d’émissions en toutes les langues du pays en faveur des paysans

Points faibles
Inexistence d’une bibliothèque

Besoins en termes de renforcement de capacités

SODEFOR

Gestion abonnements Absence de réseau local (LAN) Insuffisance d’accès à Internet

Matériel informatique Renforcement de capacités humaines Formation des cadres de gestion en foresterie Accès aux articles Accès aux informations illustrées et au résumé d’articles scientifiques

RTI Radio

Matériels informatiques non performants Manque de budget adéquat Absence de gestionnaire de GIC Absence d’une unité de documentation Pas d’accès à Internet

Matériel performant (Compaq P4 HDD 250 Giga Antenna 2000) Renforcement de capacité des journalistes dans le domaine agricole et développement rural Formation logiciel Antenna 2000 et en Internet Gestion du site web Informations sur les techniques postrécolte et sur les variétés de cultures

21

4.3

Feed-back sur l’utilisation des produits et services du CTA

95. Selon les résultats de l’enquête, le CTA est largement connu par les structures visitées. Sur les 13 institutions interviewées, 11 ont bénéficié des produits et services du CTA sous quelques formats ou formes que ce soit : il s’agit du magazine spore, de la DSI, de dORA, des ouvrages et rapports annuels, d’Agritrade, des CD ROM, des catalogues et autres publications du CTA. Les programmes DORA sont connus par l’Université AboboAdjamé, le CNRA, l’ESA, le MINAGRI, et le SQR est connu par plusieurs institutions, des étudiants, des chercheurs et des producteurs agricoles alors que l’abonnement au CD ROM reste encore très faible. Quelques institutions comme le CNRA, l’ESA, le MINAGRI, l’ANOPACI, étant les seules institutions à bénéficier de ce type de produit). 96. En ce qui concerne les services offerts par le CTA, plus de 40% des institutions interviewées ont au moins une fois participé soit aux programmes de formation du CTA en groupe, soit à la formation individuelle. L’organisation du co-séminaire est très peu connue. A Bouaké, la CIDT qui bénéficiait de l’appui du CTA ne reçoit plus aujourd’hui les produits pour cause de guerre. Elle souhaite vivement la reprise de cette collaboration. En Côte d’Ivoire bien que toutes les institutions n’aient pas encore bénéficié des produits et services du CTA, toutes reconnaissent son existence grâce aux activités du SQR et de l’ANOPACI. Celles qui n’ont pas bénéficié le sont par méconnaissance des processus d’accès aux services et produits du CTA.

22

5.
5.1

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
Conclusions

97. Cette étude a mis à jour les besoins énormes auxquels sont confrontées l’ensemble des institutions. Les besoins sont exprimés en terme de renforcement de capacité, d‘équipement, de financement, d’assistance technique et de services et produits du CTA. 98. La récente crise sociopolitique qu’a traversée le pays, a mis en mal le secteur agricole en général et celui des GIC et TIC en particulier. Ainsi, tous les services situés dans les régions Centre, Nord et Ouest du pays sous contrôle de l’ex-rébellion, ont vu leurs outils d’information et de communication détruits ou pillés, nécessitant de gros moyens matériels et financiers pour leur reconstitution. 99. Le système d’information dans la majorité des structures visitées présente des faiblesses (manque ou insuffisance d’informations, de statistiques sur les exportations agricoles, de collecte, de traitement et de diffusion des informations auprès des paysans, associations de femmes ou de jeunes, rareté des compétences locales en matière de NTIC, insuffisance d’équipements tant en matériels NTIC qu’en réseau Internet, déficit de formation à l’utilisation des NTIC, insuffisance de dotations budgétaires des GIC, absence de coordination des projets en rapport avec les NTIC). 100. Faute le plus souvent de politiques ou de plans stratégiques en matière des TIC et des GIC les institutions rencontrées évoluent dans une inorganisation. Le manque de moyens financiers dans la plupart des institutions a pour conséquences, la rareté des monographies, des revues scientifiques, des fiches techniques, des documents sur le prix des produits agricoles, la situation des denrées alimentaires, les données sur la météo, sur la gestion rationnelle des ressources naturelles, la protection des cultures, la transformation et le stockage des produits agricoles. 5.1.1 Besoins en information 101. En terme de besoin en information, il ressort des interviews que toutes les institutions visitées ont un grand besoin en matière d’accès à l’information. 102. En effet, eu égard aux nombreuses difficultés qu’éprouvent souvent les institutions à acquérir des informations et autres documents pour combler leurs besoins, tous les types d’informations touchant au développement agricole et rural sont recherchés sous diverses formes (monographies, revues scientifiques, articles de périodiques, documents illustrés à large tirage). La recherche prioritaire des informations relatives au développement et au financement des programmes, aux marchés locaux, aux différents réseaux intervenant dans le secteur de l’agriculture et du développement rural s’est fortement dégagée. De même, l’accès à l’Internet, à l’information sur les conférences et les séminaires organisés par le CTA a été vivement souhaité. 5.1.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 103. Les besoins en termes de renforcement des capacités exprimés sont dans la plupart du temps différents d’une institution à l’autre selon les objectifs et les orientations des institutions.

23

104.

Dans l’ensemble, les institutions souhaitent : • Equipement ou renforcement en équipement (équipement informatiques performants, SIG, équipement de télécommunication et d’édition), renouvellement des fonds documentaires ; Formation et/ou renforcement des capacités humaines en GIC et TIC, en planification de projets, recherche de financement, techniques de collecte et d’analyse de données, développement et gestion de site web, informatique documentaire, techniques de communication, gestion multimédia, montage de programmes agricoles (radiophoniques et télévisuelles), à la rédaction scientifique ; Financement des programmes ; Elaboration et mise en œuvre d’une politique et d’un plan stratégique en GIC et TIC pour les institutions qui n’en possèdent pas encore ; Édition et diffusion des connaissances disponibles localement sous forme de rapports d’études, de rapport annuels ; Appui pour la remise en état des radios rurales endommagées pendant la crise.

• • • •

105. Hormis les éléments cités l’acquisition de matériel roulant pour faciliter la collecte des données créerait des conditions favorables. 5.1.3 Point de vue sur les produits et services du CTA 106. D’une manière générale, toutes les institutions visitées ont apprécié les services et produits du CTA. Il s’agit des institutions de recherche, de développement, des universités et grandes écoles, des ONGs et des ministères techniques qui reçoivent régulièrement le magazine Spore, la DSI, les publications, les catalogues, les CD ROM, ou qui participent aux séminaires organisés par le CTA. 107. Aujourd’hui, beaucoup d’institutions ou de personnes physiques bénéficient de la collaboration avec le CTA grâce aux activités du SQR et à celle de l’ANOPACI. Aussi, des institutions comme le CNRA, l’UAA, l’ESA, le MINAGRI et autres qui ont bénéficié du projet DORA ont beaucoup apprécié ce service. 108. Les Institutions telles que la SODEFOR, UAA, AISA, ANADER etc. qui ont également bénéficié des séminaires de renforcement de capacité organisés par le CTA, ont exprimé leur satisfaction tout en souhaitant la continuité de ce genre de service. La CIDT ainsi que la majorité des institutions et des radios rurales qui se trouvent dans les zones exassiégées qui bénéficiaient des produits et services du CTA, privées aujourd’hui de cette collaboration pour cause de guerre, souhaitent ardemment la reprise de cette collaboration 5.1.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels 109. Au terme de l’analyse des points forts et des points faibles des institutions interviewées tenant compte des objectifs et des missions ainsi que des programmes mis en œuvre dans le domaine agricole et le développement rural, du public cible, de la couverture spatiale de l’institution et de la qualité des activités menées, neuf (9) partenaires et bénéficiaires potentiels des produits et services du CTA ont été identifiés en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une institution privée la (CIDT), de deux associations (AISA, CNJA), d’un organe de presse, (la radio première chaîne), de l’Université Abobo-Adjamé, d’une institution de recherche agricole (CNRA) d’une institution de vulgarisation agricole (ANADER), d’une ONG (OVDL), de la Direction des Statistiques, de la Documentation et

24

de l’Informatique (DSDI) qui abrite le secrétariat du réseau national de documentation agricole (REDACI).

5.2

Recommandations

5.2.1 Besoins en information 110. Dans l’optique d’une meilleure gestion de l’information et de la communication, l’étude recommande : • • Sensibilisation des institutions à l’importance des NTIC et d’une politique et d’un plan stratégique en GIC et TIC dans le développement agricole et rural ; Appui aux institutions pour la recherche des informations relatives au développement et au financement des programmes, aux marchés locaux, aux problèmes liés au genre, aux différents réseaux intervenant dans le secteur de l’agriculture et du développement rural ; Accompagnement des institutions dans leurs efforts pour l’accès aux informations notamment l’accès à Internet et aux bases de données et autres documents sous diverses formes (monographies, revues scientifiques, articles de périodiques, documents illustrés à large tirage) ; Mise à disposition des informations sur la réglementation nationale et internationale, les conférences, réunions et foires agricoles, les techniques (technologie postrécolte, variétés de culture), les transports, les revues scientifiques, la lutte intégrée contre les nuisibles, la vulgarisation, la collecte, les exportations, le marché (exportimport), les fiches techniques retraçant les itinéraires techniques des spéculations agricoles, les prospectus, le traitement et la diffusion des informations.

5.2.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 111. Afin de satisfaire les besoins en terme de renforcement des capacités révélés par notre analyse, les recommandations suivantes sont formulées au Gouvernement ivoirien et au CTA : 112. A l’endroit du gouvernement ivoirien, La mise en œuvre des résolutions du séminaire de Grand Bassam notamment les points relatifs à : • • • La réalisation d’un schéma directeur pour le développement des NTIC en Côte d’Ivoire ; La création d’un cadre institutionnel et juridique adéquat, La prise de dispositions permettant la couverture à court terme de l’ensemble du territoire par un réseau à haut débit, fiable et accessible à toutes les franges de la population ; La mise en place au niveau national d’une politique et d’une stratégie en GIC et en TIC ; L’aide aux associations des femmes et des jeunes ruraux à l’accès au crédit et au TIC.

• •

25

113.

A l’endroit du CTA, • Un appui institutionnel du CTA au Ministère de l’Agriculture pour l’élaboration d’une politique nationale et d’une stratégie de gestion de l’information et de la communication agricole ; Un renforcement des capacités en moyens matériels performants (matériel informatique, matériel de gestion de bibliothèque, matériel de production de fiches techniques avec illustration et son, matériel d’édition, aide à la construction de locaux pour les institutions qui n’en possèdent pas encore ; Aide à l’hébergement et à la gestion de sites Internet dans les institutions agricoles ; Un appui financier du CTA aux institutions (la plupart d’entre elles n’ayant pas de budget pour la GIC et la TIC) ; Un renforcement des capacités humaines par un recyclage et/ou une formation des gestionnaires de l’information et de la communication ainsi que les chercheurs et autres acteurs (agronomes, journalistes, sociologues, économistes, etc.) ; Un appui du CTA à la mise en place d’un mécanisme national de partage de l’information entre les différents acteurs du secteur agricole et du développement rural et d’un système d’information efficient sur le marché ; Une organisation de stages dans les institutions spécialisées à l’attention des responsables des services d’information et des programmes de bourses pour les jeunes cadres ; Le financement des réseaux de journalistes agricoles et l’appui aux femmes à la formation et à l’usage des TIC.

• • •

5.2.3 Produits et services CTA 114. Le rôle que joue le CTA, la variété et la qualité des produits et services qu’il offre, font de lui un partenaire incontournable dans le domaine de l’information agricole. 115. Aussi, nous recommandons l’extension de la diffusion des produits et services du CTA aux neuf (9) institutions sélectionnées, notamment les ateliers et séminaires de formation des agents chargés de la GIC de ces institutions, les revues et publications scientifiques. 5.2.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels 116. Comme partenaires potentiels l’étude propose : 117. L’université Abobo-Adjamé (UAA) est une institution de formation de base des cadres supérieurs de l’agriculture. L’appui à apporter doit être axé sur la formation des agents en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information d’ordre général relative au développement rural, aux informations techniques et économiques sur l’agriculture. 118. Organisation des Volontaires pour Développement Local (OVDL) est une organisation non gouvernementale très active dans le développement local. Elle est créée en juillet 1991 et son siège social est à Yamoussoukro. Concernant l’OVDL, l’appui doit être axé sur la formation des agents en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information relative au développement rural, à l’information sur les réseaux axés sur l’agriculture et le développement et l’utilisation des technologies de communication dans la vulgarisation.

26

119. L’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) est une société d’économie mixte avec une participation majoritaire de l’état qui a pour objet social de contribuer à la promotion du monde rural. L’appui du CTA doit être axé sur la formation du personnel en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information relative au développement rural, aux informations techniques et économiques sur l’agriculture, à l’information sur les réseaux agricoles et l’utilisation des technologies de communication dans la vulgarisation. 120. La Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) est une société d’économie mixte à participation majoritaire de l’état. Elle a pour principale mission de promouvoir dans les zones de savanes de la Côte d’Ivoire la culture du coton et les cultures d’assolement (riz, maïs et arachide). L’appui ici sera le renforcement des capacités du personnel en GIC et sur l’utilisation des TIC, la création et la gestion des bases de données, l’échange d’expériences avec les organisations du domaine de la recherche scientifique en général et du coton en particulier. 121. Radio Nationale, Chaîne généraliste à vocation nationale et régionale, diffusée sur l’ensemble du territoire. l’appui recommandé portera sur le renforcement des capacités des techniciens, journalistes et animateurs à l’utilisation des TIC, la mise en place d’échanges d’émissions radiophoniques, l’intégration dans les réseaux avec les institutions régionales et internationales. 122. Le Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) est une organisation professionnelle agricole, crée le 19 mars 2001. L’appui portera sur la formation des membres en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information technique et économique sur l’agriculture, à l’utilisation des technologies de communication dans la vulgarisation et le développement des réseaux. 123. Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) est un institut de recherche de droit privé mais à participation majoritaire de l’état. Principale institution de recherche agricole en Côte d’Ivoire, elle est chargée de coordonner le système national de recherche agronomique et de conduire des recherches visant la promotion du développement agricole dans le pays. Nous recommandons le renforcement des capacités du personnel et des chercheurs en GIC et sur l’utilisation des TIC, la création et la gestion des bases de données numériques, le développement des réseaux avec les institutions régionales et internationales. 124. La Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) du Ministère de l’Agriculture est la direction de ce ministère en charge de la politique de l’information agricole nationale. Cette direction gère toute la masse de documentation et de l’information agricole du pays. L’appui à apporter doit permettre l’étude de la politique générale sur l’information agricole, le renforcement des capacités des agents en GIC et à l’utilisation des TIC, l’accès à l’information agricole et du développement rural, aux informations techniques et économiques sur l’agriculture, à l’information sur les réseaux. 125. L’Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques (AISA) est une société savante dans le domaine de l’agriculture. L’appui devra être axé et publie des revues scientifiques et techniques sur l’agriculture (Agronomie Africaine). le renforcement des capacités du personnel en GIC et sur l’utilisation des TIC, la gestion des bases de données, l’échange d’expériences avec les autres sociétés savantes au niveau régional et international dans le domaine de la recherche scientifique. L’appui portera également sur la formation en gestion de revue scientifique.

27

6.

PROPOSITION DE STRATÉGIE D’INTERVENTION ET D’UN PLAN D’ACTION POUR LE CTA

126. En référence à l’analyse fait ci-dessus, il est proposé au CTA un plan d’action dont la réalisation devra permettre de satisfaire les besoins identifiés.

6.1

Stratégie d’intervention

Fourniture des produits et services
127. Sur la base de la liste des institutions produite à la suite de cette étude, le CTA doit fournir ses services et produits avec un accent particulier sur la distribution des publications. L’usage du mail pour l’envoie des produits tels que le magazine spore, ICT Update, Agritrade doit être privilégié pour les institutions ayant accès à Internet. Le programme de soutien aux conférences et l’appui à des formations hors CTA doivent être développés. La DSI doit également utiliser la voie électronique qui est plus fiable que le courrier ordinaire.

Renforcement des capacités institutionnelles
128. Il est impérieux d’accompagner l’État dans l’élaboration d’une politique nationale de l’information agricole. Cela passe nécessairement par : • • Un appui aux institutions actives du secteur agricole à l’élaboration des politiques et stratégies de l’information et de la communication ; Un appui aux initiatives de mise en place des réseaux d’information agricole qui vont constituer des plates formes nationales de partage d’information.

6.2

Renforcement des capacités humaines

129. Le renforcement des capacités des gestionnaires des GIC et des TIC doit leur permettre d’améliorer leur savoir faire afin d’être plus efficaces. Le CTA doit organiser des séminaires de formation au niveau national et régional. La contribution du CTA aura encore plus d’impact en mettant l’accent sur la formation des formateurs qui seront de véritables relais au niveau national.

Renforcement des capacités en matériel (équipement)
130. Au niveau du renforcement des équipements en TIC et en GIC, le CTA doit appuyer les structures nécessiteuses après un inventaire fiable de l’existant par les consultants nationaux afin que réellement l’aide soit attribuée aux vrais bénéficiaires nationaux : les organisations de femmes, de jeunes, les radios rurales, les réseaux de journalistes, les producteurs agricoles, les centres de documentation agricoles pour l’accès à l’Internet et l’installation des cyber ainsi que des télé centres dans les zones rurales ou défavorisées.

28

6.2. Plan d’action pour le CTA
Objectifs / Besoins Période Actions à mener Résultats attendus Responsable Département produits et services d’information du CTA Département produits et services d’information du CTA Département compétence et Système de gestion de l’information et de la communication Département compétence et Système de gestion de l’information et de la communication
1ère année 2e année 3e année 4e année 5e année

Fourniture de produits et services

Mettre à jour le fichier de fourniture des services et produits

Les partenaires sont identifiés

Privilégier l’usage du mail pour l’envoie des produits (magazine spore, ICT Update, Agritrade)

Les produits et services sont bien distribués

Accompagner l’État dans l’élaboration d’une politique nationale de l’information agricole

Existence d’une politique nationale

Renforcement des capacités institutionnelles

Accompagner les institutions retenues à l’élaboration de leur politique et stratégie de l’information agricole

Existence d’une politique au niveau des institutions

Mettre en place un réseau d’information agricole

Partage de Département canaux l’information, meilleure et services de circulation de communication l’information

29

Organiser des séminaires et ateliers de formation sur la GIC et les TIC Renforcement des Capacités humaines

Les agents sont bien formés

Faciliter les stages dans les institutions spécialisées aux responsables des services d’information Équiper les institutions sélectionnées en matériel informatique, d’édition, de télécommunication et d’imprimerie et en divers documents. Appuyer les institutions dans leur recherche de moyens pour se connecter et/ou améliorer leur accès à l’Internet à moindre coût

Les agents sont bien formés

Département compétence et Système de gestion de l’information et de la communication Département compétence et Système de gestion de l’information et de la communication Département canaux et services de communication Département Produits et services de communication Département canaux et services de communication

Les structures sont bien équipées

Renforcement des capacités en matériel (équipement)

Les instituions sont renforcées

30

Annexes

31

Annexe I Termes de référence

32

1. Introduction Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) a été créé en 1983, dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les pays membres de L’union européenne. Depuis 2000, le CTA exerce ses activités dans le cadre de l’Accord de Cotonou ACP-CE. Le CTA a pour mission d’élaborer et de fournir des services qui améliorent l’accès des pays ACP à l’information pour le développement agricole et rural, et de renforcer la capacité de ces pays à produire, acquérir, échanger et exploiter l’information dans ce domaine. Les programmes du CTA s’articulent autour de trois principaux axes d’intervention : fournir un large éventail de produits et services d’information et mieux faire connaître les sources d’information pertinentes ; encourager l’utilisation combinée de canaux de communication adéquats et intensifier les contacts et les échanges d’informations (entre les acteurs ACP en particulier) ; renforcer la capacité ACP à produire et gérer l’information agricole, à élaborer et mettre en oeuvre des stratégies de gestion de l’information et de la communication (GIC), notamment en rapport avec la science et la technologie. Ces activités tiennent compte de l’évolution des méthodologies appliquées dans le traitement des questions transversales (le genre, les jeunes, les technologies de l’information et de la communication – TIC – et le capital social), des résultats d’évaluations d’impact et des évaluations de programmes, mais aussi des thèmes d’information prioritaires pour l’agriculture ACP1. Les activités du CTA sont aujourd’hui programmes/départements opérationnels : Produits et services d’information ; Services et canaux de communication ; Techniques et systèmes de gestion de l’information et de la communication (GIC). Ces départements opérationnels sont appuyés par l’unité Planification et services communs (P&CS) qui leur fournit la base méthodologique nécessaire pour mener à bien leur travail et assure le suivi de l’environnement ACP, avec pour objectif d’identifier les questions et tendances naissantes et de formuler des propositions qui seront traduites dans les programmes et activités du Centre. La présente évaluation s’inscrit donc parfaitement dans le cadre du mandat de l’unité P&CS. 2. Rappel historique Depuis 2003, le CTA entreprend systématiquement des études d’évaluation des besoins dans l’ensemble des régions ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), régions qu’il a pour mission de servir en vertu du mandat qui lui a été confié. Ces études sont une réponse directe aux appels lancés au CTA – à travers diverses évaluations de ses produits, services et programmes – pour qu’il procède à des choix plus stratégiques lorsqu’il s’agit à la fois de mettre en oeuvre son propre agenda et de répondre à la demande des utilisateurs. En concevant son Plan stratégique et cadre d’action pour 2001–2005, le CTA a adopté une approche pragmatique, axée à la fois sur la nécessité urgente de répondre aux exigences exprimées par les parties prenantes et l’intérêt, à long terme, d’élaborer des programmes qui prennent en compte les besoins futurs. Le nouveau Plan stratégique du Centre, qui couvre la période 2007–2010, s’articule autour de deux objectifs majeurs : (i) améliorer l’efficience du CTA et l’extension de son champ d’action en s’attaquant au problème majeur que représente la difficulté ou le manque d’accès à l’information dans les pays ACP ; (ii) affiner le profil du CTA et mieux identifier le
1

réparties

entre

trois

groupes

de

Les thèmes d’information prioritaires pour l’agriculture ACP ont fait l’objet de plusieurs études, ateliers et séminaires auxquels ont pris part différentes parties prenantes, organisations et institutions du secteur du développement agricole et rural. Les documents afférents (ou des extraits de ces documents) seront fournis aux consultants.

33

« créneau » sur lequel il présente un avantage comparatif. C’est pourquoi il est crucial pour le CTA non seulement d’atteindre un plus grand nombre de bénéficiaires et de renforcer ses réseaux de partenariat, mais aussi de rendre plus accessibles les stratégies de TIC et de GIC. 3. Principaux enjeux C’est essentiellement par le biais de ses partenaires des secteurs public et privé (centres de recherche, services de vulgarisation, bibliothèques, ONG, organisations paysannes, organisations et réseaux régionaux…) que le CTA s’efforce de promouvoir le développement agricole et rural. Dans le nouveau plan stratégique, les organisations ciblées vont s’étendre aux organes de presse, maisons d’édition, stations radiophoniques, chaînes de télévision et réseaux de journalistes ; ce qui permet au CTA d’élargir au maximum son rayon d’action. Au travers de ces partenariats, le CTA espère accroître le nombre d’organisations ACP capables d’accéder aux TIC et d’utiliser à la fois les technologies conventionnelles et modernes, de générer et de gérer l’information, mais aussi d’élaborer leurs propres stratégies de GIC. C’est pourquoi, il est très important d’identifier et de choisir les partenaires appropriés, en prenant en considération la couverture géographique, la décentralisation, la régionalisation et l’orientation thématique, sur la base de critères de sélection objectifs et transparents. 4. Objectif général Améliorer les stratégies de collaboration avec les organisations ACP actives dans l’agriculture et la pertinence de l’appui du CTA aux pays africains ACP. 5. Portée de l’étude L’étude s’attachera à : - passer en revue les principaux services et les acteurs du secteur de l’agriculture (en matière d’offre d’informations), en mettant l’accent sur leurs atouts, leurs points faibles et les opportunités de collaboration avec le CTA ; - identifier les besoins des acteurs clés / des principaux partenaires stratégiques pour les produits et services du CTA, en termes d’informations agricoles et de renforcement des capacités de GIC ; - identifier de potentiels partenaires stratégiques pour les activités et services du CTA (en accordant une attention particulière à des entités telles que les organes de presse, les maisons d’édition, les stations radiophoniques, les chaînes de télévision et les réseaux de journalistes) ; - élaborer des données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans le pays concerné pour faciliter les activités ultérieures de suivi et de mise à niveau. L’étude devra aider le CTA à améliorer et mieux cibler ses interventions et activités en faveur des partenaires et bénéficiaires potentiels (notamment les femmes, les jeunes, le secteur privé et les organisations de la société civile) ; avoir un tableau plus détaillé de leurs besoins, mettre au point une stratégie adaptée et élaborer un cadre d’action en conséquence. L’étude devra également mettre en évidence les besoins spécifiques en produits et services du CTA et permettre ainsi d’en améliorer la fourniture. 6. Résultats attendus Les résultats attendus de cette étude sont les suivants : une description et une analyse de l’état des infrastructures, des services d’information et des capacités de GIC des institutions impliquées dans l’agriculture et le développement rural ;

34

une identification des besoins en termes d’information et de renforcement des capacités de GIC pour les principales institutions et les potentiels partenaires clés du CTA présents dans le secteur du développement agricole et rural ; une compilation de données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans l’agriculture et le développement rural pour un meilleur suivi de la situation. Le profil de chaque pays étudié sera ainsi actualisé, avec des données fiables sur l’état des services d’information agricole, de la GIC et des TIC. Le CTA pourra alors décider, en connaissance de cause, des actions à mettre en oeuvre et des partenaires qu’elle aura à choisir. Ces données seront résumées dans un (1) rapport principal sur chaque pays étudié ne dépassant pas 30 pages hors annexes (voir la section 8 ci-dessous). 7. Méthodologie Le consultant utilisera des méthodes d’évaluation rapide, à la fois qualitative et quantitative : passage en revue de la littérature et des sources d’information disponibles, y compris les conclusions des évaluations de programmes ; entretiens avec les acteurs clés et les parties prenantes concernés ; usage limité des questionnaires. La méthode d’évaluation rapide permettra d’avoir un aperçu des principaux problèmes et de connaître les profils des entreprises / organisations dans chaque pays, informations qui pourraient, à l’avenir, servir de base à des études approfondies si nécessaire. 8. Rédaction des rapports Les rapports élaborés sur chacun des pays étudié ne dépasseront pas 30 pages (hors annexes) et seront structurés comme suit : Rapport principal Remerciements Sigles, abréviations et acronymes Résumé analytique 1. Introduction 2. Profil du pays 2.1 Brève présentation de l’activité agricole et derniers développements notés dans le secteur : 2.1.1 Agriculture 2.1.2 Pêche 2.1.3 Foresterie 2.1.4 Pastoralisme / Élevage (s’il y a lieu) 2.2 Brève présentation des infrastructures de TIC et derniers développements notés dans le secteur 3. L’information et la communication pour le développement agricole et rural 3.1 Cadre institutionnel, réglementaire et politique Diagnostic des politiques nationales et/ou sectorielles en matière d’information et de communication pour le développement agricole et rural ; définition des enjeux stratégiques majeurs et des principales caractéristiques ; opportunités et risques liés à l’environnement politique, institutionnel et réglementaire. 3.2 Aspects opérationnels

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3.2.1 Diagnostic des services et de l’information agricoles (principaux acteurs du secteur de l’information et de la communication pour le développement agricole et rural) 3.2.2 Produits et services d’information offerts 3.2.3 Capacités de gestion de l’information et de la communication 3.3 Actions censées promouvoir l’information et la communication pour le développement agricole et rural Cette section passe en revue les principales actions menées, planifiées ou prévues par l’État, les organismes donateurs et le secteur privé (par exemple, celui des télécommunications) pour répondre aux besoins identifiés. Une attention particulière doit être accordée aux priorités définies et aux moyens mobilisés, sans oublier les enseignements tirés des différentes interventions. 3.4. Analyse des besoins (goulots d’étranglement et insuffisances) 3.4.1 Besoins en informations 3.4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités (politiques et stratégies d’information et de communication, sensibilisation, travail en réseau, compétences et savoirfaire, formation, médias, TIC, équipements). 4. Conclusions et recommandations 4.1 Conclusions 4.1.1 Besoins en informations 4.1.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 4.1.3 Partenaires stratégiques potentiels 4.2 Recommandations 4.2.1 Besoins en termes de renforcement des capacités 4.2.2 Besoins en informations 4.2.3. Partenaires stratégiques potentiels (institutions) 5. Proposition d’une stratégie d’intervention et d’un plan d’action pour le CTA En partant de l’analyse ci-dessus, faire le lien entre les besoins qui restent à satisfaire ou qui nécessitent d’autres actions et l’offre de produits et services du CTA. Cela devrait donner lieu à l’élaboration d’une stratégie globale et cohérente pour le CTA, avec la mise en place d’un plan d’action en fonction des priorités et d’un calendrier de mise en oeuvre. Annexes 1. 2. Termes de référence Profil des pays concernés

2.1 État général de l’agriculture (sur la base de la documentation disponible) : 2.1.1 Taille de la population agricole (hommes / femmes / jeunes). 2.1.2 Superficie des terres cultivées, forêts, zones de pêche. 2.1.3 Systèmes agricoles. 2.1.4 Rôle de l’agriculture dans l’économie (en pourcentage du PIB). 2.1.5 Principales denrées agricoles et produits dérivés de l’agriculture. 2.1.6 Principaux marchés à l’exportation. 2.1.7 Accords commerciaux portant sur l’agriculture. 2.1.8 Politiques sectorielles axées sur l’agriculture, la pêche et la foresterie. 2.2 Profil socio-économique (sur la base de la documentation disponible) 2.2.1 Total de la population active, répartition démographique.

36

2.2.2 Niveau d’alphabétisation et langues parlées. 2.2.3 Accès aux services (santé, école, eau et électricité). 2.2.4 Exode rural 2.3 Médias et télécommunications (mise à jour / vérification) 2.3.1 Journaux, périodiques, magazines, stations radiophoniques, chaînes de télévision. 2.3.2 Services de télécommunication (téléphone fixe, mobile, etc.). 2.3.3 Ordinateurs et accès au réseau Internet. 3. Profil des institutions 3.1 Liste de toutes les institutions présentes dans l’agriculture et le développement rural, y compris celles du secteur privé et les organisations de la société civile, avec le nom, les coordonnées et contact, le type et le rôle de chaque institution. 3.2 Parmi cette liste, les principales institutions clés impliquées dans l’information et la communication pour le développement agricole et rural, avec des données et informations détaillées sur celles-ci, les problèmes qu’elles rencontrent et les raisons pour lesquelles on les considère comme des acteurs clés du développement. 4. Une liste des personnes/institutions interrogées, avec leurs adresses, leurs numéros de téléphone et fax, leurs adresses mél (le cas échéant). 5. 9. Bibliographie. Délais

La version provisoire du rapport et de ses annexes devra être remise dans un délai de trois mois à compter de la signature du contrat par le CTA. La version finale du rapport et de ses annexes devra être remise dans un délai de deux semaines après réception des commentaires et observations du CTA. 10. Expertise requise dans le pays enquêté

Les consultants nationaux doivent être titulaires d’un diplôme universitaire ou équivalent, et avoir au moins 10 ans d’expérience dans les domaines de l’agriculture, du développement rural ou des sciences sociales / économiques. Ils doivent avoir une parfaite connaissance du secteur agricole de leur pays, ainsi que des principales parties prenantes et institutions / organisations actives dans ce domaine. Des connaissances en sciences de l’information seront un atout supplémentaire. La capacité à communiquer et à rédiger en anglais ou en français est indispensable. La maîtrise d’au moins une des langues locales pour les besoins des échanges et des interviews sera également un avantage. En plus de disposer des compétences ci-dessus citées, le coordonnateur régional devra parler couramment l’anglais et le français, connaître les pays faisant l’objet de cette étude d’évaluation et avoir une expérience avérée dans la coordination d’études menées par plusieurs consultants à la fois, ainsi que dans la production de rapports de synthèse. La coordination globale de cette étude sera assurée par Melle Christine Webster, responsable adjointe de l’unité Planification et services communs du CTA. 11. Définition des rôles et responsabilités Coordonnateur régional • • Respecter le calendrier concernant la remise des rapports ainsi que les délais fixés. Aider à identifier / examiner les consultants nationaux.

37

• • • •

Assister aux réunions et pré-réunions d’information. Étudier les termes of référence. Finaliser les questionnaires2 et l’approche méthodologique, après avoir consulté comme il se doit l’équipe du CTA. Finaliser les notes d’information et les instructions3 destinées aux consultants locaux, afin de garantir une application précise et cohérente de la méthodologie convenue pour la collecte de données. Répondre aux questions (techniques et d’autre ordre) des consultants locaux. Contrôler et fournir l’assistance technique et l’information nécessaires aux consultants locaux pendant la phase d’étude. Revoir les rapports préliminaires et leurs conclusions sur le pays et renvoyer les commentaires aux consultants locaux. Envoyer au CTA la version finale du projet de rapport pour « feedback ». Assurer la coordination et la cohérence des études. Préparer le rapport récapitulatif en prenant en compte les conclusions et recommandations de l’ensemble des études par pays (table des matières à approuver).

• • • • • •

Consultants locaux • • • • Respecter le calendrier concernant la remise des rapports ainsi que les délais fixés. Assister aux réunions d’information. Se familiariser avec les documents de base reçus du CTA, y compris les termes de référence. Étudier les documents nécessaires pour préparer le profil du pays, la liste des institutions présentes dans l’agriculture, ainsi que la liste des institutions présélectionnées. Effectuer des visites d’étude dans le pays spécifié dans le contrat. Mener des interviews et collecter des informations dans le pays spécifié dans le contrat. Rédiger les projets de rapport sur le pays concerné et les envoyer au coordonnateur régional pour commentaires et observations. Sur la base des commentaires émanant du coordonnateur régional, effectuer des mises à jour et envoyer au CTA un projet de rapport et un rapport final dans les délais impartis. Finaliser les études par pays en tenant compte des commentaires et observations reçus du CTA et envoyer le rapport final au CTA.

• • • •

Rôle du CTA • • •
2

Élaborer les termes de référence et préparer les documents de fond nécessaires. Nommer le coordonnateur régional et les consultants locaux ACP. Préparer les réunions d’information (« briefing ») des consultants et y assister.

3

Les documents utilisés dans les précédentes études d’évaluation des besoins sont disponibles et vont nécessiter quelques légères modifications. Voir note de bas de page ci-dessus.

38

• •

Inviter aux réunions d’information le coordonnateur régional et les consultants locaux. Fournir des données au coordonnateur régional pour contribuer à affiner les termes de référence, les questionnaires et les directives pour les consultants, concernant la conduite des interviews et l’élaboration des rapports. Fournir des documents de fond pertinents aux consultants locaux et au coordonnateur régional. Établir le budget et discuter des obligations contractuelles avec l’équipe de consultants et le coordonnateur régional. Être en liaison avec le coordonnateur régional tout au long de l’étude. Régler les factures pour les services rendus à temps et si les conditions de paiement sont réunies. Garantir la supervision et la réalisation des études. Prendre en charge les coûts et frais convenus (billets d’avion aller-retour en classe économique, hébergement à l’hôtel et indemnités journalières durant les réunions d’information ou les visites sur le terrain). Faire des commentaires et observations aux consultants locaux sur les projets de rapport. Faire des commentaires et observations au coordonnateur régional sur le rapport récapitulatif. Calendrier de mise en oeuvre (CTA)

• • • • • •

• • 12. • • • • • • 13. • • • • • •

Préparation/Finalisation des termes de référence ; Identification/présélection des consultants (potentiels) ; Consultation du marché : janvier – avril 2007. Sélection des consultants et élaboration des dispositions contractuelles : fin avril – mai 2007. Réunion(s) d’information : juillet 2007. Début du contrat : juin/juillet 2007. Période de mise en oeuvre : juin 2007 – mars 2008. Fin du contrat : mars 2008. Principaux documents mis à la disposition des consultants

Le/la consultant(e) aura à sa disposition la documentation suivante : Accord-cadre de Cotonou ; extraits des sections afférentes du Plan stratégique et cadre d’action du CTA (20072010) ; rapports annuels ; documents concernant les thèmes d’information prioritaires identifiés pour la région Afrique ; exemples de rapports de synthèse de précédentes études d’évaluation des besoins ; documents sur les produits et services fournis par le CTA.

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Annexe II Profil du pays – Côte d’Ivoire

40

II.1 Profil général du secteur de l’agriculture II.1.1 Taille de la population agricole (hommes / femmes / jeunes)
Selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 1998), la population rurale de Côte d’Ivoire s’élève à 8 837 534 habitants dont 49% de femmes. Cette population est composée essentiellement de jeunes de moins de 30 ans. La proportion de jeunes femmes (33,5 %) est plus importante que celle des jeunes hommes (29 %) pour la tranche d’âge comprise entre 20 et 45 ans dénotant une certaine dépopulation du monde rural de sa population active (Tableau 4). Tableau 4 : Répartition de la population par le milieu de résidence selon le sexe Milieu de résidence Ensemble population urbaine Ensemble de population rurale Ensemble population Côte d’Ivoire
Source : MINAGRI/DSDI/RNA 2001

Sexe Masculin 3 329 944 4 514 679 7 844 623 Féminin 3 199 194 4 122 155 7 522 049

Total 6 529 138 8 837 534 15 366 672

En tant que force de production, la femme est au cœur de l’activité agricole sur laquelle repose le développement du pays. La production vivrière (qui représente environ 70% de la valeur ajoutée agricole) et la sécurité alimentaire sont essentiellement assurées par les femmes : collecte, transport stockage, conservation, transformation, distribution et commercialisation. (Tableau 5). Tableau 5 : Participation des femmes à la production agricole Cultures Cultures de rente Cultures vivrières (racines) Cultures vivrières céréalières Cultures maraîchères Cultures fruitières Taro Anacarde Autres Aubergine Papayer Fonio
Source : MINAGRI/DSDI/RNA 2001 % femmes

4,78 22,15 15,45 35,54 5,45 80,24 8,47 54,25 25,08 23,54

Les femmes ont également une présence remarquée au niveau des activités d’élevage (Tableau 6).

41

Tableau 6 : Répartition des éleveurs selon le sexe et les espèces Espèces Bovins Caprins Ovins Porcins Éleveurs Hommes Nombre 58 829 270 305 300 150 111 964
%

Éleveurs femmes Nombre
%

Total Nombre 21,06 6,88 7,96 7,77 74 523 290 288 326 116 121 395
%

78,94 93,12 92,04 92,23

15 694 19 983 26 966 9 431

100 100 100 100

Source : MINAGRI/DSDI/RNA 2001

II.1.2 Terres agricoles, forêts, zones de pêche II.1.2.1 : Le sous-secteur agriculture
L’espace cultivé représente environ 9,5 millions d’hectares, soit 39% des terres cultivables (24 millions d’hectares) et 30% de la surface du territoire national (32 250 000 ha) (Tableau 7). La politique économique mise en œuvre par l’État de Côte d’Ivoire au lendemain de l’indépendance était basée essentiellement sur le développement agricole. Cette option va entraîner le défrichement d’importantes superficies pour la création de plantations de café et de cacao au départ et plus tard pour celles de palmier à huile, de cocotier et de l’hévéa. Ces cultures pérennes (cultures permanentes) occupent aujourd’hui plus de 72% des superficies cultivées (Tableau 7). Tableau 7 : Superficie totale, cultivable, cultivée en Côte d’Ivoire Millions ha Superficie totale Superficie cultivable Superficie cultivée 32,25 24,19 9,50 % superficie ha 100% 75% 30%

Source : MINAGRA/l’agriculture Ivoirienne à l’aube du XXIème siècle, 1999 Tableau 8 : Superficie des principales cultures de rente (moyenne 1996-2004) Cultures Café (estimation) Cacao (estimation) Palmier (en production) Cocotier (en production) Hévéa (plantations industrielles)
Source : BNETD/DAAR/ Statistiques agricoles, 2005

Superficie (ha) 612 073 2 658 224 141 327 15 236 38 035

Les cultures vivrières céréalières et les autres cultures vivrières (tubercules, racines, plantains, etc.) occupent respectivement 12,21% et 11,20% des superficies cultivées. Les cultures fruitières et maraîchères n’occupent que 4% de ces superficies (Tableau 9).

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Tableau 9 : Superficie des principales cultures d’exploitation (ha) Culture Cultures de rente Cultures vivrières céréalières Autres cultures vivrières Cultures fruitières Cultures maraîchères Autres cultures Total
Source : MINAGRI/DSDI/RNA 2001

Superficies 3 168 655 531 457 487 437 137 118 18 399 9 394 4 352 460

Pourcentage (%) 72,80 12,21 11,20 3,15 0,42 0,22 100,00

II.1.2.2. : Le sous-secteur Forêt
Les ressources forestières ivoiriennes sont classées en deux groupes : les forêts du domaine permanent de l’État, globalement d’environ 6 000 000 d’hectares qui comprennent d’une part les parcs nationaux (8) et réserves (4) ayant un rôle de conservation de la diversité biologique (environ 2 000 000 ha), et d’autre part les forêts classées (229 Forêts) ayant un but de production de bois d’œuvre (4 212 736 ha) ; les forêts du domaine rural qui comprennent toutes les forêts ne faisant pas partie du domaine permanent de l’État,

-

Au début des années 1900 la forêt couvrait une superficie de 16 millions ha. Sous l’effet conjugué de l’exploitation du bois et de l’expansion des cultures d’exportation (Café, Cacao, puis palmier à huile et plus récemment hévéa, la forêt a régressé à une vitesse vertigineuse de 200 000 ha/an pour ne rester aujourd’hui que 2,5 millions d’hectares soit environ 15% de la superficie initiale (l’agriculture ivoirienne à l’aube du XXIe siècle, 1999). Le principal gestionnaire des forêts classées du domaine forestier permanent de l’État est la Société de Développement des plantations Forestières (SODEFOR) crée en 1966, pour les besoins de la cause. Avec 3 000 à 5 000 hectares environ par an de reboisement exécuté par la SODEFOR, les plantations forestières de type industriel couvrent une superficie totale de 120 000 ha en l’an 2000 principalement en Teck, Gmelina, Terminalia, et quelques essences d’espèces locales. Elles pourraient atteindre, pour les forêts classées, plus de 180 000 ha en l’an 2020 avec des estimations de 3 000 à 5 000 hectares par an FOSA/WP/08/2001/Côte d'Ivoire). Les plantations forestières réalisées dans le domaine rural, du fait de la mise en œuvre de la reforme de l’exploitation forestière en 1995, atteignent les 40 000 ha et pourront dépasser les 100 000 hectares en l’an 2020 à un rythme moyen de 8 000 hectares l’an (FOSA/WP/08/2001/Côte d'Ivoire).

II.1.2.3 : Le sous-secteur élevage
En comparaison avec les pays sahéliens, la Côte d’Ivoire n’est pas un pays où il existe une tradition d’élevage. C’est tout naturellement que dès l’indépendance du pays, le gouvernement va accorder une place importante dans ses programmes de développement à l’élevage. En plus d’encourager la transhumance du bétail en provenance du Mali et du Burkina Faso vers le sud, le gouvernement va inciter les nationaux à se lancer dans

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l’élevage. Cette politique concerne non seulement les bovidés, mais également les caprins, les ovins, les porcins ainsi que la volaille. Le tableau 10 donne l’évolution des effectifs animaux de 2000 à 2005. Tableau 10 : Évolution des effectifs animaux de 2000 à 2005 Espèces Bovins Petits ruminants Porcins Volailles Total 2000 1 409 2 585 336 29 390 33 720 2001 1 442 2 649 346 31 060 35 497 2002 1 456 2 662 650 30 250 34 718 2003 1 352 2 174 322 29 620 34 468 2004 1 348 2 126 307 27 160 30 941 2005 1 346 2 121 300 27 290 31 057

Source : Statistiques agricoles, octobre 2005 Grâce aux moyens financiers mis en œuvres pour son développement par l’état d’une part et par le dynamisme du secteur privé naissant d’autre part, le secteur de l’élevage en Côte d’Ivoire a enregistré ces deux dernières décennies des progrès remarquables et contribue pour 0,7% au PIB global. Tableau 11 : Produits d’élevage Années 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998

Production nationale des produits d'élevage (viandes, laits, œufs) Production de viandes (en TEC) Production de laits (en TEL) Production d'œufs (en tonnes) Importation de viandes (en TEC) Importation en VIF Importation en Mort Importation en produits fabriqués Années 30 281 29 051 44 360 40 600 39 455 34 271 36 988 20 927 19 506 405 1999 217 2000 4 526 5 877 314 1 051 2001 2002 8 380 8 820 10 227 693 2003 520 2004 444 2005 52 661 54 508 52 419 53 762 56 847 55 898 56 818 20 000 21 179 21 632 22 102 22 591 23 097 23 639 12 563 16 226 15 986 16 068 38 218 36 406 37 568

Production nationale des produits d'élevage (viandes, laits, œufs) Production de viandes (en TEC) Production de laits (en TEL) Production d'œufs (en tonnes) Importation de viandes ( en TEC ) * Importation en VIF Importation en Mort Importation en produits fabriqués 26 824 27 339 25 374 16 804 13 865 17 886 19 197 12 454 13 815 16 833 34 849 66 496 63 512 57 097 295 279 278 199 547 979 1 104 58 904 59 166 61569 80 510 65 264 48 319 45 489

24 181 24 740 25 317 25 735 24 935 23 976 23 923 36 882 33 758 32 461 33 837 34 580 29 350 28 712

Source : D.P.E./D.G.R.A./MINAGRA SICOSAV, sur http://www.ins.ci/stats/data/Tab14.htm
TEC= Tonnes équivalents- carcasses et abats (unité de la quantité de la production animale). TEL= Tonnes équivalent lait (unité de la quantité de production de lait).

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II.1.2.4. : Le sous-secteur pêche
Avec ses 550 km de côte sur le golf de Guinée, la Côte d’Ivoire dispose de tous les atouts pour le développement d’une pêche à l’échelle industrielle pouvant satisfaire les besoins nationaux et même exporter dans certains pays de l’hinterland. C’est la raison pour laquelle le gouvernement, pour pallier le manque d’investisseurs dans le secteur, a accordé une importance particulière à l’aquaculture et à la création de piscines aquacoles, en appuyant la modernisation et le renouvellement des outils de production de la pêche artisanale. Des accords de pêche sont également signés avec l’Union Européenne qui, contre une subvention annuelle à la Côte d’Ivoire, autorise les bateaux battant pavillon des pays de l’UE à pêcher au large des côtes ivoiriennes. Tableau 12 : Production de la pêche (tonnes) Produits de pêche Pêche industrielle Pêche artisanale Total 2001 30 363 45 642,4 74 005 2002 16 884,7 53 211,3 79 096 2003 18 333 50 559,146 68 903,146 2004 19 379 35 018,811 54 397,811

Source : Statistiques agricoles, octobre 2005 Tableau 13 : Production aquacole (tonnes) Produits de pêche Lagunaire Continentale Total 2001 349,7 683,6 1 033,3 2002 331,4 534,7 866,1 2003 335,35 534,7 866,05 2004 335,35 534,7 866,05

Source : Statistiques agricoles, octobre 2005 Par ailleurs, les populations vivant sur la côte maritime ont une longue tradition de la pêche maritime qu’il est parfois difficile de quantifier. Il en est de même pour celles qui vivent autour des lagunes qui s’étendent de la frontière ghanéenne jusqu’à Grand-Lahou. Malgré tous ces efforts, ce secteur connaît un déficit comblé par des importations, notamment en provenance des pays tels que le Sénégal et la Mauritanie qui sont les partenaires privilégiés dans ce domaine.

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II.1.3 Systèmes de production agricole
L’agriculture ivoirienne assez diversifiée (vivriers, cultures de rente, cultures industrielles) est majoritairement de type traditionnel caractérisée par une faible utilisation des innovations scientifiques, techniques et technologiques. Deux types d’opérateurs interviennent dans ce secteur : les sociétés agro-industrielles sur de grandes plantations mécanisées avec méthodes culturales intensives ; les petits exploitants individuels formant l’essentiel de la population rurale. Les systèmes de production pratiqués par ces petits exploitants sont fondés sur la culture manuelle, extensive et itinérante, aux rendements faibles. Les productions sont fortement centrées sur les cultures d’exportation et dominées par le binôme café - cacao. Viennent au second plan les cultures vivrières les plus importantes comme le riz, l’igname, la banane plantain, le manioc et le maïs. Enfin, le maraîchage est en pleine expansion dans la zone d’influence des centres urbains.

Selon Ildefonse Ndabalishye dans « Agriculture ouest-africaine à travers le cas de la Côte d’Ivoire », il y a une corrélation entre la répartition géographique des principales cultures vivrières et les groupes socioculturels. Ainsi, à chaque groupe ethnique, correspond une plante alimentaire privilégiée. Celle-ci constitue dans 50% des cas la base du système traditionnel de culture. Sur cette base on distingue 4 systèmes de culture : - le système de culture à base de coton au nord ; - le système de culture à base de riz pluvial à l’ouest ; - le système de culture à base d’igname au centre et à l’est ; - le système de culture à base de manioc au sud et au sud-est. A côté de ces quatre systèmes on peut citer le système de Bas-fonds qui est pratiqué dans presque toutes les zones du pays et les systèmes à base de cultures de rente notamment le café et le cacao. Le tableau ci-dessous résume les différents systèmes de cultures décrits et leurs caractéristiques. Tableau 14 : Résumé des différents systèmes de cultures
Système de culture Caractéristiques Ce système est caractérisé par ce qui suit : production du coton en culture pure, rigoureusement ; pratique de la culture pure assolée en exploitation mécanisée, pour l’ensemble coton/vivriers ; rotation coton-céréales-arachide, mais parfois succession à luimême pendant deux ou trois ans ; niveau assez élevé de mécanisation ; niveau assez élevé d’utilisation d’intrants ; un certain niveau de fixation : 10 ans de culture continue, voir plus, en exploitation mécanisé ; complémentarité entre le coton et les vivriers du point de vue agronomique. Le système à base de riz est, techniquement caractérisé par : prédominance du riz pluvial en 1ère année après le défrichement, plante à laquelle sont associés le maïs, le manioc et divers légumes dont l’aubergine, le gombo et le piment ;

Système de culture à base de coton

Système de culture à base riz pluvial

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Système de culture -

Caractéristiques répétition de cette même combinaison selon la fertilité du sol et le niveau de pression des adventices ; disparition des céréales dès la 2ème ou 3ème année, laissant en place manioc et légumes ; superficie moyenne par paysan d’environ 0,9 ha.

Système de culture à base d’igname

Le système à base d’igname est, sur le plan technique caractérisé par les éléments suivants : prédominance de l’igname en 1ère année après le défrichement avec pour association le taro, le maïs, le manioc, etc. dont la plantation est échelonnée pouvant s’étendre jusqu’à l’approche de la récolte de l’igname ; disparition de l’igname dès la 2ème année laissant en place, taro, manioc, divers légumes et parfois banane plantain ; retour enfin, à une jachère de durée variable selon les disponibilités en terre. Ce mélange d’espèces présente néanmoins, l’inconvénient d’être inadapté à certaines innovations, le désherbage chimique et la mécanisation du semis, notamment.

Système de culture à base de manioc

Bien que le manioc fasse souvent l’objet de culture pure dans le secteur littoral, il n’en constitue pas moins le centre de l’organisation de l’ensemble du système vivrier traditionnel incluant, l’igname, le maïs, le bananier plantain et divers légumes. Ainsi, ce féculent a-t-il donné naissance à ce qu’il convient d’appeler un système de culture à base de manioc.

Système de Bas-fonds

Le riz aquatique sous diverses formes, constitue un complexe de systèmes de cultures mineurs. Ces derniers sont caractérisés par une monoculture de type souvent minier, datant pour la majeure partie des années 70. Ce système a l’avantage d’offrir la possibilité d’y pratiquer des cultures en contre-saison notamment les légumes (gombo, aubergine, patate douce, etc.) mais également le maïs et les cultures maraîchères.

Système mixte

Les systèmes mixtes, sont des systèmes dans lesquels interviennent ensemble les cultures vivrières et les cultures commerciales coton, café et cacao qui ont rang de culture de base. En effet, il s’organise autour de ces plantes, la production du riz, de l’igname, du maïs, du taro, de divers légume et surtout de la banane plantain. Toutefois, ces vivriers lorsqu’ils sont mis en place en avant-culture des plantes arbustives, forment un autre type de système, le système pionnier qui dès la seconde année cède la place au système à base soit de café, soit de cacao, est caractérisé par : la disparition progressive des différentes espèces alimentaires selon la même dynamique que dans les systèmes vivriers autonomes ; la grande place accordée à la banane plantain ; la réitération parfois du semis en 2ème année de l’espèce qui a le mieux réussi en année pionnière.

47

Système de culture

Caractéristiques Les sociétés agro-industrielles exploitent de grandes plantations (bananes, ananas, bergamote, canne à sucre, etc.) mécanisées avec méthodes culturales intensives ;

Les agro-industriels

Source : Agriculture vivrière ouest-africaine à travers le cas de la Côte d’Ivoire, 1995.

II.1.4 Poids de l’agriculture dans l’économie (en pourcentage du PIB)
Le secteur agricole a constitué le principal moteur de la croissance ivoirienne et occupe encore une place essentielle dans l’économie ivoirienne et contribue pour 30% au PIB (Tableau 15.) en générant environ 70% des recettes d’exportation et occupant 2/3 de la population active. Le secteur de la pêche et de la pisciculture contribue à hauteur de 0,3 % à la réalisation du PIB. Les importations se chiffrent à 280 000 tonnes environ soit 102, 6 milliards de FCFA. Aujourd’hui, le massif forestier a considérablement régressé pour n’occuper que 3,5 millions d’hectares. Ainsi l’un des maillons forts de l’économie ivoirienne des années 60 et 70 s’est affaibli avec une contribution au PIB de moins de 10%. L’élevage représente moins de 1% du PIB. La crise politique qui a touché le pays depuis 1999 a eu des effets dévastateurs sur son économie, jadis fleuron de prospérité de l’Afrique subsaharienne. Le secteur agricole a, en effet, enregistré une croissance de 0.5 pour cent en 2001 et un repli de 2.6 pour cent en 2002. Tableau 15. : L’agriculture dans le PIB L’agriculture dans le PIB En milliards FCFA courants et en % PIB 1990 PIB 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 6 047
(100%)

Moy 90-97 (100%)

2 939 2 960 2 952 2 946 4 255 4 987 5 490 (100%) (100%) (100%) (100%) (100%) (100%) (100%) Agriculture de 818 459 463 457 630 803 453 (14.4%) (15.5%) (15.7%) (15.5%) (14.8%) (16.1%) (14.9%) rente Productions 503 779 878 528 533 950 518 vivrières (17.1%) (17.5%) (117.9%) (18.1%) (18.3%) (17.6%) (17.3%) 162 163 165 171 221 224 258 Agro-industries (5.5%) (5.5%) (5.6%) (5.8%) (5.2%) (4.5%) (4.7%) 1 117 1 140 1 157 1 161 1 630 1 905 2 026 PIB agricole (38.0%) (38.5%) (39.2%) (39.4%) (38.3%) (38.2%) (36.9%) Source : MINAGRA/l’agriculture à l’aube du XXIème siècle, 1999

968 (16.0%) (15.5%) 992 (17.5%) (16.4%) 278 (5.2%) (4.6%)
(37.0%)

2 237 (38.2%)

II.1.5 Denrées principales et produits agricoles secondaires
Les principales productions agricoles sur la période 2000 - 2004 sont résumées dans les tableaux ci-dessous : Tableau 16 : principales productions agricoles de 2000 à 2004 En milliards de FCFA Cacao Café 2000/01
1 212 428 301 127

2001/02
1 264 708 182 001

2002/03
1 351 546 140 027

2003/04
1 407 213 154 081

2004/05

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En milliards de FCFA Hévéa Canne à sucre Coton (graine) Palmier à huile Cola (noix) Cocotier (noix) Karité Manguier Agrumes à essence Agrume de bouche Papayer Avocatier
Anacarde cajou (export)

2000/01
114 085 1 672 050,3 287 000 1 303 800 75 020 230 000 30 874 109 903 31 074 29 248 3 981 42 861 63 700

2001/02
117 673 1 652 806 396 239 1 238 186 75 020 239 974 30 564 112 260 31 880 30 007 4 084 43 781 88 100

2002/03
117 314 1 544 171,94 396 417 1 080 936 75 571 246 982 572 114 618 32 550 30 637 4 170 44 700 104 900

2003/04
115 621 1 264 390,18 180 144 1 300 366 57 637 254 299 26 078 117 025 33 233 31 280 4 257 45 639 84 800

2004/05
136 776 1 456 321

1 564 340 65 216

930 120 902 34 334 32 316 4 398 47 151 140 600

Source : La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 / Statistiques agricoles, 2005 Sur le plan alimentaire, la situation globale est satisfaisante. Les principales productions vivrières (igname, manioc, banane plantain et maïs) sont largement excédentaires, et celles dites secondaires (mil, sorgho et fonio) couvrent les besoins (Tableau 17). Ces acquis notables ont été enregistrés grâce aux efforts consentis par l’état ce qui a permis d’assurer l’autosuffisance alimentaire du pays à l’exception du riz dont les besoins sont satisfaits à plus de 50 % par les importations. La production vivrière qui représente 58 % de la valeur ajoutée agricole est relativement diversifiée. Les denrées importées (pour plus de 160 milliards de FCFA en 2005) comprennent principalement le riz (133,9 milliards de FCFA en 2005), le blé (28,6 milliards), les légumes, la viande, le lait et le poisson. Tableau 17 : Production de cultures vivrières en milliers Années Céréales
Mil / Sorgho Mais Fonio Riz paddy Autres cultures vivrières Arachide coque Banane plantain Igname Manioc Taro Pomme de terre et patate douce Fruits Ananas 250 228 250 214 367 255 272,2 270,9 229,1 226 194,5 143 1 335 2 869 1 608 353 38 143 1 356 2 924 1 653 361 39 147 1 440 2 966 1 699 374 40,2* 145 141 130 145 75 552 9 1 045 78 569 10 1 216 74 576 10 1 263 72 766 9,6 1197 78 796 10,1 935 77,2 828 11 954 77 727 9,4 77 722 9 72,9 107,7 600 12 608 9 673 130 640,2 10 703,9

1995 1996

1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

2005

1027 961 659,8

1 400 1 380 1 420 1460 1 593 1498 1519,7 1 900 2 921 3 170 3 260 3355 2 853 4837 4970,9 5160,3 1 692 2 140 2 240 2340 2 153 2060 2047,1 2198,9 368 38,2* 365 40,1* 395,6* 396 41,4* 41 340 359,4 360,3 41 44 45 355,3 50

49

Années
Banane poyo

1995 1996
191 216

1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
217 226 316 241 253,9 249,3 321,8 307,2

2005
246,8

Source : MINAGRA/ DSDI, http://www.ins.ci/stats/data/Tab13.htm Comme les autres productions agricoles, on note : Les fruitiers qui occupent une place de choix dans le programme de diversification agricole avec la mangue (2ème fournisseur sur l’Europe) et la papaye (2ème exportateur africain) ; La cola (1er exportateur mondial avec 35 000 tonnes de noix en 1998) ; Le bergamote (1er exportateur africain et 2ème exportateur mondial de l’huile de bergamote après l’Inde).

-

De manière générale le secteur agricole, avec la crise de septembre 2002, connaît certaines difficultés. Ainsi, par rapport à la production, les problèmes majeurs suivants ont été identifiés : Difficultés d’évacuation des productions récoltées qui se traduisent par une hausse de prix dans les centres de consommation ; Perte de récolte dans les zones de combat et celles avoisinantes du fait de la fuite des populations, posant le problème de risques de pénurie alimentaire ; Consommation de l’ensemble des produits récoltés y compris la part réservée aux semences dans les zones sous contrôle des Forces nouvelles et zones de transition ; Pression démographique dans les zones sous contrôle gouvernemental entraînant un besoin accru en denrées alimentaires ;

II.1.6 Principaux marchés à l’exportation
Les produits agricoles continuent de jouer un rôle important dans les exportations du pays. En raison des événements survenus depuis l’année 2000, les exportations ont chuté de plus de 50% passant de 3 456 milliards CFA en 2002 à 1 417 milliards en 2003 (Tableau 18). Tableau 18: Principaux produits exportés En milliards de FCFA Café vert Ananas Bois Cacao fèves Cacao transformé Caoutchouc Conserve de thon Coton en masse Huile de palme 2000 182,3 33,4 197 137,9 601,1 55,9 85,2 105 25,2 2001 76,3 33,2 204,3 221 739,4 52,3 73,8 91,8 26,3 2002 51,1 30,2 177,3 377 1229,8 61,8 94,7 93,4 24,7 2003 17,8 11,8 49,3 143,5 587,6 22,4 29 5,9 7,5 2004 49,2 28,2 160,6 850,1 296,7 87,8 81,1 87,8 37,2 2005 36,7 25,0 3,1 777,9 309,5 0,1 51 0,1 36,2 3,2

Produits pétroliers 473,5 355,5 330,9 81,8 16,7 Source : Ministère du Commerce, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 »

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Les dix principaux clients de la Côte d’Ivoire incluent six pays de l’Union Européenne (Pays Bas, France, Espagne, Italie, Allemagne, Royaume-Uni), les États-unis d’Amérique et trois pays de la sous-région ouest-africaine (Mali, Burkina Faso, Nigeria) (Tableau 19). Les échanges avec ses trois pays africains et les autres membres des organisations et communautés sous-régionales devraient s’accroître dans les années à venir. Pour l’instant, la France est le 2è client de la Côte d’Ivoire avec 12,4% du total exporté, le 1er rang revenant loin devant aux Pays-Bas (19 %) qui importent majoritairement du cacao (terminal spécial au port de Rotterdam). Tableau 19 : Solde commercial avec les 10 principaux clients En milliards de FCFA Pays-Bas France Nigeria Etats-Unis Espagne Italie Mali Burkina Faso Allemagne 2000 250,7 382,9 48,8 213,7 96,8 122,4 147,4 91,9 78 2001 375,6 371,6 37,3 199,5 107,3 114,2 149,2 89,9 106,4 2002 656,5 458 325,2 261,7 166,9 132 125,2 102,4 96,2 2003 396,1 406,8 30,1 126,3 144 81,4 43,2 45,6 47,4 2004 317,1 27,4 - 463,7 1,4 58,3 98,2 74 77,4 - 7,7 2005 348,7 - 161,8 - 722,4 426,0 64,4 38,2 74 84,1 - 9,4

Source : Ministère du Commerce, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 » La France et le Nigeria sont les principaux fournisseurs de la Côte d’Ivoire. La France fournit principalement des biens d’équipement, des médicaments, etc. Le Nigeria fournit à la Côte d’Ivoire l’essentiel de son pétrole brut. La Côte d’Ivoire compte cinq pays de l’Union Européenne parmi ses dix principaux fournisseurs. A partir de 2004, le solde commercial de la Côte d’Ivoire est négatif avec la plupart des pays à l’exception des États-unis, de l’Italie, de l ‘Espagne et de l’Inde (Tableau 20). Tableau 20 : Solde commercial avec les 10 principaux fournisseurs En milliards de FCFA France Nigeria Italie Allemagne Pays-Bas États-unis Espagne Inde Japon 2000 359,3 470,6 64,6 63,9 54,2 63,5 58,1 12,5 51,5 2001 393,9 350,7 84,4 66,3 74,8 98 58,1 14,7 39,8 2002 388,1 254,5 84,5 65 64,6 62,4 58,2 50,6 49,3 2003 461,9 205,2 47,7 41,4 51,1 48,5 35,9 30,5 23,2 2004 27,4 - 463,7 98,2 - 7,7 317,1 1,4 58,3 33,1 - 51,3 2005 - 161,8 - 722,4 38,2 - 9,7 348,7 426,0 64,4 29,3 - 37,5

Source : Ministère du Commerce, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 »

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II.1.7 Accords commerciaux touchant à l’agriculture
A l’instar de tous les pays de la sous région, la Côte d’Ivoire entretien des accords de coopération internationales agricoles sous diverses formes. Ces divers accords se situent à plusieurs niveaux dont : 1. Les accords de coopération multilatérale. Ce sont des accords qui regroupent plusieurs pays et signés à plusieurs niveaux. • Les accords sur les produits de base (café, cacao, coton, banane, palmier à huile et les céréales). Café : Ex. Accord OAM. Caf : accord des organisations africaines et malgache sur le café. OIAC : Organisation Inter Africaine sur le Café OIC : Organisation Internationale du Café, qui regroupe les pays producteurs et consommateurs Cacao : ICCO : Accord des Organisations Internationales du Cacao COPAL : Alliance des Pays Producteurs du Cacao

Autres Produits Coton : Le comité consultatif international du coton Sucre : Organisation Internationale du sucre Horticulture – RADHOR : Réseau Africain du Développement de l’Horticulture Palmier à huile : ADPH : Association pour le Développement du Palmier à Huile Céréales : ASN : Réseau Semencier Africain • Les accords de programmes dans le cadre multilatéral FAO • • • OMC : Organisation Mondiale du Commerce (suivie de la partie agricole) Les accords Afrique Asie Les accords au niveau africain NEPAD : Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique Les accords au niveau sous régional CE : Conseil de l’Entente UEMOA : Union Économique Monétaire Ouest Africain (Programme Agricole de l’Union) CDEAO : Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CMA/OAC : Conférence du Ministère de l’Agriculture des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre

N.B. : La Côte d’Ivoire est signataire des accords mondiaux, africains et sous régionaux. 2. Les accords de coopération au niveau bilatéral Ce sont les accords avec les pays en matière agricole. La coopération ivoiro-guinéenne Ex. Accord du 24 avril 1998 à Abidjan en matière de pêche et de l’agriculture La coopération ivoiro-marocaine

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Ex. Accord en agriculture signé en 2004 à Raba lors de la commission mixte ivoiro-marocaine La coopération ivoiro-malienne Ex. En 2005, une commission mixte s’est tenue à Bamako lors de laquelle un projet d’accord a été soumis La coopération ivoiro-burkinabée Ex. La commission mixte qui s’est tenue à Abidjan en 1998 a vu la signature d’un accord en agriculture (Partie Production Animale) La coopération ivoiro-tunisienne Ex. Lors de la commission mixte du 12 au 14 mai 1999 à Abidjan, un accord a été signé dans le cadre de la formation, de la mécanisation et de la recherche La coopération ivoiro-ghanéenne Ex. Un projet d’accord a été soumis au Ghana dans le cadre du renforcement de la production et de la commercialisation du café et du cacao

-

-

-

3. Les accords Côte d’Ivoire-Europe (UE) Ces accords s’inscrivent en grande partie dans le cadre des accords de Cotonou (CEEACP). Il y a plusieurs projets financés par l’UE – 1998-2008. • Des accords avec certains pays - Coopération ivoiro-allemande (GTZ) qui couvre beaucoup de projets (forêt, agriculture, centre de métiers ruraux, formation…) - Coopération ivoiro-française Elle couvre plusieurs projets : réhabilitation des pistes villageoises au Nord, recherche dans le domaine du café, du cacao dans le cadre de l’amélioration. - La coopération Côte d’Ivoiro-Américaine Depuis le 16 mai 2002, la Côte d’Ivoire était éligible à l’accord AGOA. Mais compte tenu du non respect des normes, elle a été mise hors (exploitation des enfants dans les plantations cacaoyères). - La coopération Côte d’Ivoire-Asie A ce niveau, il y a trois pays qui se dégagent. Il s’agit : - du Japon, à travers la JCA en matière de riziculture - de l’Inde avec lequel la Côte d’Ivoire a signé assez d’accord dans le cadre du traitement des noix de cajou (anacarde). - La Chine avec laquelle la Côte d’Ivoire a signé des accords sur la riziculture (aménagement des bas-fonds) Actuellement, une prospection se fait avec certains pays arabes (Arabie Saoudite, Iran, Koweït et le Qatar). Ce sont quelques accords que la Côte d’Ivoire entretien dans le cadre de l’agriculture. Bien sûr, nous n’avons pas la prétention d’être exhaustifs.

II.1.8 Politiques sectorielles en matière d’agriculture, de pêche et de ressources forestières II.1.8.1 Politique agricole
La politique agricole ivoirienne a connu plusieurs phases dans son évolution. Pour mieux l’appréhender il faut remonter au début de l’accession du pays à l’indépendance. En effet, la

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politique économique mise en œuvre par l’État de Côte d’Ivoire au lendemain de l’indépendance était basée essentiellement sur l’exploitation forestière et sur le développement agricole à travers le binôme café-cacao. La Côte d’Ivoire s’est ainsi hissée au premier rang mondial des pays producteurs de cacao et au troisième rang pour le café. Afin d’atténuer la trop grande dépendance du pays vis-àvis du binôme café-cacao et des fluctuations des cours mondiaux de ces deux produits, le gouvernement ivoirien va impulser un mouvement de diversification des cultures d’exportation avec le développement progressif de nouvelles cultures de rente, comme la canne à sucre, le coton, l’hévéa, le palmier à huile et le cocotier (Tableau II.1.2.3).. Pour soutenir cette politique d’autosuffisance alimentaire, et assurer l’encadrement des producteurs du secteur vivrier, plusieurs sociétés d’État (SODEPALM en 1963 en appui à la STAMACI créée en 1959, SODEFEL en 1968, SODERIZ en 1970, pour assurer l’encadrement de l’ensemble des opérations de production et de transformation du riz ; CIDT en 1974, pour l’encadrement du coton en plus des vivriers au nord et au centre) vont voir le jour. La décennie 1980 à 1990 va être marquée par le début du désengagement de l’État du secteur productif au profit d’un appui à l’encadrement et à la commercialisation qui va se traduire par la dissolution des sociétés d’État et le début des privatisations, de la création d’EPN (OCPV en 1984 pour former, informer les commerçants et créer une plate-forme de collecte et de vente, OSP en 1984 pour la production de semences et des plants, CIDV 1988 pour l’encadrement des vivriers) et la mise en place de projets à composantes vivrières. Élaboration en 1992 d’un Plan Directeur du Développement Agricole, 1992 – 2015 dont les grands objectifs définis restent les mêmes que depuis l’indépendance A partir de 1994 la politique de désengagement de l’État va se poursuivre avec la libéralisation des filières et la restructuration des services d’encadrement, la poursuite des projets à composantes vivrières dont le programme de relance vivrière, la dissolution de la SATMACI, de la CIDV et la création de l’ANADER (Agence Nationale pour concevoir et mettre en œuvre des systèmes permanents de formation et d’encadrement des producteurs ; Ensuite est intervenue la mise en place du PNR en 1996 pour la promotion de la riziculture, puis la libéralisation du marché du riz en 1997. Avec la chute de certaines productions survenues en 97/98, le Gouvernement a lancé un programme national de relance des productions vivrières. Il vise à : • • • Accroître la valeur ajoutée de l’agriculture vivrière et améliorer la situation de l’emploi en milieu rural ; Réduire la dépendance alimentaire vis-à-vis de l’extérieur progressivement le marché national des produits alimentaires ; et reconquérir

Favoriser l’intégration agricole régionale basée sur la complémentarité et les avantages comparatifs.

Les principaux objectifs de la politique actuelle du gouvernement dans le secteur agricole sont inspirés du Plan Directeur du Développement Agricole, 1992 - 2015, dont la politique alimentaire est partie intégrante et sont les suivants :
• • •

Restauration de la compétitivité de l’agriculture par l’amélioration de la productivité ; Intensification des systèmes de production afin de développer et de diversifier les exportations et reconquérir le marché sous régional et international ; L’état des activités de production par la privatisation des entreprises publiques agricoles, notamment les agro-industries ;

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• • • •

Association accrue du secteur privé et des populations rurales à la gestion de l’espace rural et la protection des ressources naturelles ; Décentralisation des services de l’État en vue de responsabiliser davantage les organisations de base et les collectivités locales ; Lutte contre la pauvreté et contre les disparités régionales ; Amélioration de l’environnement économique du secteur agricole.

L’importance accordée par l’État au développement du secteur agricole et rural se traduit par le niveau élevé du montant des programmes d’investissement public (PIP) dans ce secteur. Ce PIP couvre les domaines prioritaires correspondant à la stratégie gouvernementale dans le cadre des divers projets menés avec l’appui des différents bailleurs de fonds, notamment avec le PNGTER, le PNASA, la création du CNRA, l’ANADER et le Projet de Promotion et de Diversification des Exploitations Agricoles (PPDEA). La crise que traverse la Côte d’Ivoire a fortement affecté les acquis de plusieurs décennies et arrêté ou ralenti plusieurs programmes et projets. Des programmes d’urgence ont été conçus pour palier au plus urgent (Tableau 21). Tableau 21 : Quelques projets dans le cadre des programmes d’urgence Code et titre du projet
TCP/IVC/2902 : Fourniture d’urgence d’intrants agricoles aux populations affectées par la crise en Côte-d’Ivoire OSRO/IVC/301/BEL : Assistance d’urgence aux populations déplacées et retournées dans l’Ouest de la Côte-d’Ivoire OSRO/IVC/401/USA : Appui à la coordination des opérations agricoles d’urgence OSRO/IVC/501/BEL : Assistance agricole d’urgence aux populations vulnérables affectées par la crise en Côte-d’Ivoire OSRO/IVC/502/SWE : Assistance agricole d’urgence aux populations vulnérables affectées par la crise dans les régions de l’Ouest et du Centre de la Côte-d’Ivoire OSRO/IVC/503/USA : Appui à la coordination des opérations agricoles d’urgence et d’assistance aux ménages agricoles vulnérables victimes du conflit armé TOTAL
Source : N’DRI

Financement
FAO

Coût ($ US)
397 639

Période
2003-2004

Belgique États-unis Belgique

721 286 250 000 639 507

2004-2005 2004-2005 2005-2006

SUEDE

413 220

2005-2006

ETATS UNIS

400 000 2 821 652

2005-2006

Apia Edmond/ MINAGRI/DPAD, Atelier FAO/CNRA (21-23 Mars 2006, Abidjan),

II.1.8.2. La politique halieutique La politique halieutique s’inscrit dans le cadre général de la politique agricole. Elle est largement influencée par la forte demande intérieure en produits de pêche et maintient les importations à un niveau très élevé (280 000 tonnes environ soit 102, 6 milliards de Fcfa). L’objectif est l’accroissement de la production nationale et de la sécurité alimentaire par une exploitation plus rationnelle des ressources halieutiques. Cet objectif intègre une dimension environnementale, à savoir la préservation du milieu. Le secteur halieutique doit contribuer activement aux objectifs généraux définis par le Plan directeur de développement agricole. Par ailleurs, l’amélioration de la productivité, de la compétitivité et de la qualité des produits de la pêche destinés à l’exportation (conserve de thon notamment) contribue à conserver et

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à augmenter les parts de marché à l’exportation sur des produits de qualité à forte valeur ajoutée. Le secteur des pêches doit contribuer à l’équilibre de la balance commerciale tandis que l’aquaculture elle doit participer activement à la diversification des activités en milieu rural et périurbain. II.1.8.2.1. Stratégie La stratégie développée est basée sur l’organisation et la formation des professionnels et l’émergence de dynamismes locaux. L’État doit se recentrer sur ses missions de puissance publiques, créer un climat favorable au retour des jeunes à la terre et à l’initiative privée et n’intervenir qu’en cas d’absence ou de défaillance du secteur privé. Les sept axes stratégiques sont :
• •

désengager l’État des fonctions de production et de service et mettre en place des mesures d’accompagnement (fiscalité) ; favoriser le retour des jeunes aux activités agricoles (y compris pêche et aquaculture) et résoudre les problèmes d’accès au financement, de formation et d’accès au foncier; former le monde paysan, notamment en recentrant les activités de vulgarisation sur le conseil en gestion ; élaborer et mettre en place des plans d’aménagement des terroirs ; développer la recherche appliquée ; mobiliser les ressources intérieures et notamment l’épargne.

• • • •

II.1.8.2.2 Amélioration du cadre réglementaire, contrôle des produits, gestion des ressources lagunaires et continentales Dans le souci de protéger le consommateur ivoirien (qualité des importations) et de promouvoir les exportations, les efforts du Gouvernement ont porté sur ;

les textes relatifs à l’organisation des professions touchant au commerce des animaux, des denrées animales et d’origine animale, y compris les produits de la pêche et de la pisciculture. Ils constituent un instrument de contrôle pour l’exercice de la profession avec une Commission d’agrément interministériel ; le renfoncement et la mise à niveau de la législation en matière d’hygiène des aliments avec la loi sur l’inspection sanitaire et qualitative des denrées animales votée en juillet 1996 et ses textes d’application ; la promotion des produits de la pêche par la création du Laboratoire d’hygiène alimentaire, financé en 1991 sur don du Gouvernement du Japon. Cet équipement permet de répondre de façon satisfaisante aux exigences sanitaires et commerciales des clients des pays développés allègement de la fiscalité par la suppression en avril 1991 de la redevance statistique de 2,5 pour cent pour les conserveries de thon et les importations de poisson congelé, la réduction de l’impôt sur le BIC et l’exonération de la TVA pour les conserveries ; réaménagement en novembre 1991 du prix du carburant gas-oil pêche cédé aux navires de pêche ivoiriens afin de parvenir à un alignement sur celui des soutes internationales ; application d’un code des investissements et d’un régime d’entreprise prioritaire qui s’applique au secteur.

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construction en 1995 du port de pêche de San-Pedro sur un don du Gouvernement du Japon. Il vise à développer l’exploitation des ressources lithophiles de la région du sud-ouest financement par le FAC de la mise au point d’embarcations modernes en polyester II.1.8.2.3 Gestion rationnelle des ressources maritimes dans un cadre multilatéral Signature d’un accord de pêche avec l’Union européenne avec paiement d’une contrepartie, l’accord a été régulièrement renouvelé tous les trois ans ; ratification par la Côte d’Ivoire le 14 juillet 1994 de l’accord portant sur la création de l’INFOPECHE ; négociation de licences de pêche avec le Sénégal et le Ghana ; mise en place de la Grande commission mixte de coopération ivoiro-bissauguinéenne et le renouvellement dans ce cadre du Protocole de l’accord de coopération en matière de pêche en date du 8 novembre 1997 entre les deux pays ; signature d’un accord de pêche avec la Guinée. le dépôt de l’acte d’adhésion de la Côte d’Ivoire à la Convention régionale relative à la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’océan Atlantique.

• • • •

• •

II.1.8.3. Politique forestière La politique économique mise en œuvre par l’Etat de Côte d’Ivoire au lendemain de l’indépendance de notre pays était essentiellement basé sur L’exploitation forestière et le développement des cultures d’exportation. C’est à juste titre que pendant la période de 1973 à 1989, la Côte d’Ivoire était le 1er pays producteur et exportateur africain de bois tropicaux, avec une production annuelle moyenne de grumes de 4 000 000 m3, représentant 50% du volume total exporté par le continent. Cette exploitation abusive de la forêt a eu pour conséquence de diviser par cinq la superficie initiales des forêts ivoiriennes, ce qui va amener l’Etat à mettre en place une politique dont le premier acte est la mise en place de la réglementation forestière en Côte d’Ivoire qui s’appuie sur deux importantes lois : • • la loi n° 65-255 du 4 août 1965, relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse ; la loi n° 65-425 du 20 décembre 1965, portant code forestier qui définit les forêts, les aires de protection et de reboisement ainsi que les catégories de droits qui existent dans le domaine forestier. Le code forestier couvre la constitution de réserves et de forêts classées, l’exercice des droits coutumiers et la délivrance des concessions d’exploitation forestière dans les forêts du domaine de l’Etat.

En 1966, création de la SODEFOR qui devient le principal gestionnaire des forêts classées du domaine forestier permanent de l’Etat et chargé du reboisement. En 1974 est créé le Ministère des Eaux et Forêts suivi de la prise du Décret n°78-231 du 15 mars 1978 fixant les modalités de gestion du domaine forestier de l’Etat. A partir de là, va s’édifier toute la réglementation avec des décrets, des arrêtés ou des ordonnances qui ne sont autres que des textes d’application ou d’orientation des décisions politiques en matière forestière. La politique forestière va connaître une nouvelle dimension avec : • l’institution de la journée de l’Arbre depuis le 23 Juillet 1983 ;

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• •

la célébration de l’année de la forêt ivoirienne en 1988 ; l’élaboration, l’adoption en 1988, du Plan Directeur Forestier 1988 –2015, qui constitue le premier cadre conceptuel de planification stratégique de la politique forestière et définit les objectifs majeurs et les stratégies destinés à gérer la forêt ivoirienne de façon durable ; le maintien du potentiel exploitable de la forêt naturelle par diverses activités de reboisement et d’aménagement dans le sens de la stabilisation du taux de boisement à 20% à l’horizon 2015 ; la restauration de la couverture végétale en procédant en priorité à des boisements en zones pré-forestière et de savane et en protégeant les parcs nationaux. Les boisements annuels ont été estimés à 10 000 ha en période de croisière ; A partir de 1994 le Gouvernement, pour atténuer la vitesse de disparition de la forêt a pris les mesures suivantes : interdiction de l’exploitation forestière au-dessus du 8ème parallèle (zone de savane généralement) ; gel de l’exploitation forestière dans les périmètres à cheval sur la zone rurale et les forêts classées ; création d’un fichier d’opérateurs de bois agréés ; sensibilisation des populations riveraines des forêts classées et du domaine rural ainsi que des industriels du bois en vue de leur adhésion à la réforme de l’exploitation forestière ; intensification des contrôles des activités d’exploitation par la création d’une Direction de la Police Forestière et du Contentieux et le renforcement des moyens de surveillance ; poursuite de l’aménagement des forêts classées ; intensification du reboisement villageois.

• • • •

• •

En 1995, formulation d’une stratégie nationale de gestion des parcs et réserves dont l’outil opérationnel est le Programme Cadre de Gestion des Aires Protégées (PCGAP) qui vise globalement à préserver un échantillon de la diversité biologique du pays à travers la conservation des parcs nationaux et réserves analogues. En 1999, parution de la monographie nationale sur la diversité biologique qui a permis l’identification des menaces qui pèsent sur la diversité biologique, et contribué à mettre en exergue les déficiences et les lacunes majeures qui existent au niveau de la conservation des ressources naturelles, ce qui a conduit à la formulation de la Stratégie et le Plan d’Action Nationale sur la Diversité Biologique. En 2002, le gouvernement a institué : • Loi n°2002-102 du 4 février 2002 relative à la création, gestion, financement des Parcs et Réserves pour la protection et la conservation de la biodiversité ; création d’un Office des Parcs et Réserves (OIPR) chargé spécialement de la gestion de ces entités forestières ; Décision n° 471/MINEF du 10 septembre 2003 relative à l’association de tous les acteurs à la réhabilitation des forêts classées par l’ouverture de leur gestion à des partenaires privés, puis, mis en œuvre un Plan National d’Action Environnemental (PNAE) dont le Programme Cadre de Gestion des Aires Protégées (PCGAP) est une pièce maîtresse.Elaboration en 2005 d’un Programme National de Reboisement par le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts en concertation avec les autres

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ministères techniques impliqués dans la gestion de la forêt dans le but de définir les meilleures stratégies de reconquête des superficies disparues. Ce document va guider, dans la décennie (2006-2015) toutes les actions de réhabilitation et de restauration du couvert forestier constitue un outil devant permettre la réalisation de plus de 150 000 ha de reboisement avec l’implication de tous les acteurs du secteur du bois et la mobilisation de ressources financières nécessaires. Enfin, la Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs conventions internationales relatives à la protection du Patrimoine Mondial, Culturel et Naturel (novembre 1977), au commerce international des espèces de faune menacées d’extinction (CITES ,novembre1994), à la Diversité biologique (RIO, novembre 1994), aux zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitat de la sauvagine (1996 : RAMSAR), à la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (Convention de Bonn, juin 2002).

II.1.9

Cadre institutionnel, réglementaire et politique pour l’information et la communication

La Côte d'Ivoire, dès les années 1970, a engagé des actions visant à assurer la maîtrise du secteur de l’informatique et des techniques connexes. Du point de vue institutionnel, plusieurs organes ont été mis en place et interviennent dans les activités de contrôle et de maîtrise du fonctionnement du secteur, à savoir : • • • • • • • • • L’Office Central de Mécanographie (OCM), EPN transformé par la suite en une Société d’Etat, la Société Nationale de Développement Informatique (SNDI) ; Le Bureau National d’Etudes et de Développement (BNETD) ; La Commission Nationale pour l'Informatique (CNI) remplacée plus tard par la Commission Interministérielle pour l'Informatique (CII) ; Le Conseil National des Autoroutes de l'Information (CNAI) ; L’Agence Nationale des Télécommunications de CI (ATCI) ; Le Conseil des Télécommunications de CI (CTCI) ; Le Conseil National de la Commission Nationale de la Communication Audiovisuelle (CNCA) ; Le Conseil Supérieur de la Publicité (CSP) ; La Commission Nationale de la Presse (CNP).

Dans le cadre de la politique de refondation du Gouvernement de la 2ème République, la volonté manifestée par le Chef de l'Etat, d'accorder une importance toute particulière à la maîtrise des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), s'est traduite par la création d'un département ministériel chargé des Nouvelles Technologies de l'Information, et la nomination d'un Conseiller Spécial auprès du Président de la République. Au plan législatif et réglementaire, les dispositions actuelles ont le mérite d’organiser distinctement les piliers de ce qui constitue aujourd’hui la société de l’information, à savoir, les télécommunications et l’audiovisuel. Au niveau des télécommunications : Le cadre législatif et réglementaire actuel est organisé autour de la loi n°95-526 du 07 juillet 1995 portant code des télécommunications et ses décrets d’application ainsi que les dispositions complémentaires, notamment la loi n°339 du 14 juin 2001 instituant le paiement

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de la contrepartie financière pour la délivrance de la licence définitive aux opérateurs de télécommunications et son décret d’application. Au niveau de l’audiovisuel : Il s’agit notamment de la loi n° 91-1001 du 27 décembre 1991 portant régime de la communication audiovisuelle. Au regard des tendances au plan mondial, le cadre juridique et institutionnel se trouve caduc pour les raisons suivantes : Du point de vue du cadre juridique, • Les textes juridiques en vigueur (le droit des télécommunications, le droit de l'audiovisuel et le droit commun notamment le code civil, le code pénal, le code de procédure pénale, etc.) sont inadaptés à la société de l’information du fait de l’imbrication de plus en plus importante des nouvelles technologies.

Du point de vue du cadre institutionnel : • • • Les structures actuelles de coordination et de régulation sont inadaptées, car conçues sur la base de la séparation Informatique et Télécommunications ; L’absence d’objectifs clairs et le manque de volonté politique affirmée ; L’absence d'un cadre de concertation, permettant d’assurer une coordination des initiatives des acteurs publics et privés du secteur des technologies de l'information et la veille technologique ; Les confusions de rôle entre la régulation et la gestion (ATCI) et les chevauchements des attributions des structures (SNDI, BNETD notamment) ; L’absence de dispositions organisationnelles permettant une utilisation optimale des ressources NTIC de l’Etat ; L’absence de stratégies de réduction des coûts d'acquisition des produits technologiques de grande consommation ; L’absence de mesures adéquates de sécurisation des moyens et des traitements (en termes de sécurité et de continuité de service) ; L’absence de politique de mise à niveau des personnels en NTIC.

• • • • •

En conclusion, la revue de l’état et l’analyse de la situation actuelle font ressortir que l’entrée de la Côte d’Ivoire dans la nouvelle société de l’information requiert : • • • • • • • Une volonté politique au plus haut niveau de l’Etat ; L’existence et la diffusion d’infrastructures interactives à haut débit ; Des conditions équitables d’accès aux infrastructures tant pour le grand public que pour les prestataires de services ; L’accès et l’utilisation non discriminatoires des infrastructures, pour les clients comme pour les fournisseurs de services ; L’interconnexion et l’interopérabilité des infrastructures et des services ; L’expansion et le développement des services multimédias interactifs ; Des mesures de sauvegarde assurant le service universel, le respect de la vie privée, la confidentialité de l’information et la sécurité des paiements, ainsi que la protection de la propriété intellectuelle.

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II.2 Profil socio-économique II.2.1 Démographie
Selon le recensement général de la population et de l’habitat effectué en1998, on note 15 366 672 habitants, soit 48 habitants au km². Pour l’an 2000, la population estimée est de 17 millions d’habitants, 20 millions en 2005 et en 2015, la Côte d’Ivoire abritera 27,5 millions d’individus, soit pratiquement le double de la population de 1995. Ces évolutions correspondent à des taux d’accroissement de 3,7% et 3,2% respectivement pour les périodes 1995 – 2000 et 2000 – 2015 contre 3,8% pour la période 1975 –1988. Ce dynamisme démographique se caractérise par une fécondité forte et précoce, l’extrême jeunesse de la population, une urbanisation intense et accélérée et par une migration étrangère importante. La fécondité connaît un niveau global très élevé avec un taux brut de natalité de 45%. L’indice synthétique de fécondité en 1998 était de 5,4, ce qui induit une population très jeune. Plus de 45 pour 1 000 de la population a moins de 15 ans et cette proportion demeurera jusqu’en 2015, ce qui signifie qu’un individu sur deux sera un enfant de moins de 15 ans. Globalement, la formation du milieu urbain, bien que récente est rapide. Estimée à 27% en 1970, la population urbaine est passée à 42% en 1998 pour atteindre 54% en 2000 et probablement 63% en 2015. Le flux migratoire important que connaît la Côte d’Ivoire peut s’apprécier dans le contexte historique de son développement économique et social depuis l’époque coloniale jusqu’à la période actuelle. En effet, le taux de migration net était estimé à 1,3% en 1978-79. L’effectif de la population d’origine étrangère est estimé à 700 000 individus en 1965, 1 484 000 en 1975 et 3 039 000 en 1988, soit respectivement 17%, 22% et 28% de la population totale. En 1998, la Côte d’Ivoire comptait 4 000 047 étrangers, soit 26% de la population totale. Cette proportion projetée pour l’année 2015 est de 33,4% (9 185 000 personnes). Il faut noter que ces chiffres prennent en compte les étrangers et leurs descendants nés en Côte d’Ivoire qui représentaient 29% des étrangers en 1975 et 43% en 1988. Les vrais migrants (personnes nées à l’étranger et venues en Côte d’Ivoire) représentaient un total de 15.6% (1 049 000 personnes) de la population globale en 1975 et 16,1% en 1988 (1 742 664 personnes). Ces immigrants proviennent en majorité des pays africains, soit près de 97% en 1975 et 99% en 1988 (recensement général de la population et de l’habitat effectué de1988. En particulier, les pays voisins fournissent à eux seuls plus de 88% des étrangers africains (soit 89% de l’ensemble des étrangers) en 1988 contre 86% en 1975. La majorité des immigrants s’installent dans la zone forestière, de préférence en milieu rural.

Tableau 22 : Données démographiques Superficie Population Nationaux Non-nationaux Population rurale Population urbaine Densité de la population Taux d'accroissement de la population : Groupes ethniques 322.462 km² 15.366.672 habitants (98) 11.366.625 4.000.047 (26%) 8.837.635 6.529.138 48 hbts/ km² 3,3 5

61

Ethnies Groupes religieux Régions administratives Départements

69 Catholiques, Protestants, Harristes, autres chrétiens, Musulmans, Animistes, autres religions 19 58

Source : Institut National de la Statistique (INS), projection inspirée du recensement de la population (1998) sur la base d’un taux d’accroissement de 3,3. La densité de la population au km² est de 48 habitants, avec une grande variation entre les différentes régions (Tableau 23). Tableau 23 : Population ivoirienne de 1998 à 2020 par région administrative
ANNEE REGION 1988 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 LAGUNES 2569644 3733413 3805811 3933205 4064862 4200926 4341545 4486871 4637061 4792279 4952692 5118475 5289807 5466875 5649869 5838989 6034439 6236431 HT SASSAN 723708 1071977 1092765 1129343 1167146 1206214 1246590 1288318 1331442 1376010 1422069 1469671 1518865 1569707 1622250 1676552 1732672 1790670 SAVANES 745816 929673 947701 979424 1012208 1046090 1081107 1117295 1154694 1193346 1233291 1274573 1317237 1361330 1406898 1453991 1502661 1552960 VALLEE BANDA 812738 1080509 1101462 1138332 1176436 1215815 1256512 1298572 1342039 1386962 1433388 1481368 1530954 1582200 1635162 1689896 1744662 1804922 MOYEN COMOE 300407 394761 402416 415886 429808 444195 459063 474430 490310 506723 523684 541214 559330 578053 597402 617399 638065 659423 MONT AGNES 695778 936510 954671 986627 1019652 1053784 1089057 1125512 1163186 1202122 1242361 1283947 1326925 1371341 1417244 1464684 1513712 1564381 LACS 362244 476235 485470 501720 518515 535871 553808 572346 591505 611304 631767 652914 674769 697356 720699 744823 769754 795521 ZANZAN 514134 701005 714598 738518 763240 788788 815190 842478 870679 899823 929943 961071 993242 1026480 1060848 1096359 1133058 1170985 BAS SDRA 647696 1395251 1422308 1469917 1519120 1569970 1622522 1676833 1732962 1790970 1850920 1912876 1976907 2043080 2111469 2182147 2255190 2330679

2015 2016 2017 2018

6445185 6660927 6883890 7114317

1850610 1912556 1976575 2042738

1604943 1658666 1714187 1771566

1865339 1927778 1992307 2058996

681496 704308 727884 752249

1616746 1670864 1726793 1784595

822149 849669 878111 907504

1210181 1250690 1292555 1335821

2408695 2489321 2572647 2658762

62

ANNEE REGION

LAGUNES

HT SASSAN

SAVANES

VALLEE BANDA

MOYEN COMOE

MONT AGNES

LACS

ZANZAN

BAS SDRA

2019 2020

7352456 7598567

2111115 2181781

1830866 1892151

2127918 2199146

777429 803452

1844331 1906067

937881 969275

1380535 1426746

2747760 2839736

Source : Institut National de Statistique/ FOSA Document national de pro prospective - Côte d'Ivoire : FOSA/WP/08/2001

II.2.2 Niveau d’alphabétisation et langues
En Côte d’Ivoire, l’accès à l’éducation est ouvert à tous, et des écoles sont implantées partout dans le pays, particulièrement les écoles primaires. Les filles comme les garçons sont tous privilégiés dans la scolarisation. Cependant, dans certaines régions la pauvreté et les pesanteurs culturelles sont défavorables aux filles. Celles qui y échappent quittent pour la plupart (30%) l’école dès la classe de CM2. Globalement, on comptait 63,7 % d’analphabètes contre 36,3 % d’alphabètes chez les personnes âgées de 15 ans et plus en 1998. Cependant, il faut noter que le taux d’alphabète est en constante progression. Les tableaux ci-dessous (24, 25, 26 et 27) donnent les taux d’alphabétisation, de scolarisation et de fréquentation dans le primaire et le secondaire. Tableau 24 : Taux d’alphabétisation de 2000 à 2005 Taux d’alphabétisation des adultes, 2000-2004 Taux d'alphabétisation des adultes, 2000-2004, Hommes Taux d'alphabétisation des adultes, 2000-2004, Femmes Tableau 25 : Taux scolarisation de 2000 à 2005 Taux de scolarisation dans le primaire (2000-2005), brut, Hommes Taux de scolarisation dans le primaire (2000-2005), brut, Femmes Taux de scolarisation dans le primaire (2000-2005), net, Hommes Taux de scolarisation dans le primaire (2000-2005), net, Femmes Taux de scolarisation dans le secondaire (2000-2005), brut, Hommes Taux de scolarisation dans le secondaire (2000-2005), brut, Femmes Taux de scolarisation dans le secondaire (2000-2005), net, Hommes Taux de scolarisation dans le secondaire (2000-2005), net, Femmes Tableau 26 : Taux fréquentation de 2000 à 2005 Taux net d’inscription/fréquentation à l’école primaire (%), 2000-2005 Taux de fréquentation dans le secondaire (1996-2005) net, Hommes Taux de fréquentation dans le secondaire (1996-2005) net, Femmes 56 20 16 80 63 62 50 32 18 26 15 49 61 39

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Tableau 27 : Pourcentage de filles dans le secondaire et le supérieur Pourcentage de filles dans le secondaire Pourcentage de filles dans le supérieur 35,4 27,3

Source: http://www.unicef.org/french/infobycountry/cotedivoire_statistics.html, 2007 La Côte d’Ivoire compte une soixantaine d’ethnies ; mais la langue officielle de la Côte d’Ivoire est le Français. Certaines langues comme l’anglais, l’espagnol et l’allemand sont enseignées dans le secondaire.

II.2.3 Accès aux services de base
II.2.3.1 Accès à l’eau En Côte d’Ivoire, l’ensemble des ménages utilise trois sources d’eau notamment, l’eau courante, l’eau de puits, et celle des pompes villageoises. Ces modes d’approvisionnement représentent 97,4% du mode d’approvisionnement des ménages. L’eau de puits qui est la plus utilisée représente 48,2% du mode d’accès à l’eau, puis vient l’eau courante avec 30,9% et enfin l’eau des pompes villageoises soit 18,4% (ENSEA). Il ressort du croisement de la pauvreté et du mode d’approvisionnement en eau les remarques selon lesquelles dans la sous population des non pauvres l’eau courante est la source d’eau la plus utilisée soit 51,2% et après celle-ci vient l’eau du puits avec 38,3%. L’eau du marigot n’est quasiment pas utilisée dans cette frange de la population. En revanche, les pauvres ont recours plus à l’eau de puits avec 51,1%. L’eau courante étant leur seconde source d’approvisionnement avec 23,5%. Comme les non pauvres, les pauvres non plus ne font presque pas usage de l’eau du marigot et des sources. Depuis 1959, la distribution de l’eau potable est assurée par une entreprise franco-ivoirienne la SODECI, qui est contrôlée par le groupe SAUR. En 2005, la production globale d’eau a été de 164,6 millions de m³ soit une progression de 2% par rapport à 2004. Mais compte tenu de la partition du pays, la SODECI, bien que fournissant de l’eau dans la zone occupée n’est pas en mesure de facturer les consommations dans cette zone. Le nombre d’abonnés à fin décembre 2005 est de 544 817 dont 49,6% à Abidjan et 50,4% à l’intérieur du pays (Tableau 28). Tableau 28 : Évolution du nombre d’abonnés de 2002 à 2005 2002 Nombre d’abonnés M3 produits (km3) M3 facturés (km3) 508 589 148 329 120 485 2003 520 452 156 180 120 566 1 643 2004 536 695 161 376 126 352 1 778 2005 544 817 164 631 128 854 1 901

Total nouveaux branchements 2 603 Source : Rapport d’activités 2005 SODECI

La production connaît une nette augmentation de 2002 à 2005 (+11%), tandis que la consommation n’augmente que de 6,94%. Des investissements importants seront nécessaires surtout en zone ex-assiégée, les installations n’ayant en général pas été entretenues dans le nord et l’ouest du pays.

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II.2.3.2 Accès à l’électricité La Côte d’Ivoire tire l’essentiel de son énergie principalement des ressources hydroélectriques. Mais depuis quelques années, on assiste à l’avènement du pétrole et du gaz naturel exploité au large des côtes ivoiriennes. Cette politique a pour objectif d’accroître la production industrielle en la rendant beaucoup plus compétitive (Tableau 29). Les zones non connectées au réseau disposent de groupes diesel d’une puissance allant de 48 à 1 500 kW. La production d’électricité par ces centrales isolées est passée de 8,01gWh en 2000 à 4,33 gWh en 2005 soit une baisse de près de 50%. Cette baisse est due à la connexion progressive de ces centrales isolées au réseau national. Tableau 29 : Production d’électricité par type d’ouvrage de 2000 à 2005 (gWh) Type Hydraulique Ayamé 1 Ayamé 2 Kossou Taabo Buyo Fayé Thermique Vridi gaz Ciprel Azito Centrales isolées Centrales autonomes 2000 1 763,61 65,70 104,48 143,49 582,48 861,31 5,95 3 049,11 86,71 1 383,99 1 565,26 8,01 5,14 2001 1 800,27 73,78 130,88 156,05 534,98 896,84 7,71 3 098,55 111,72 1 483,12 1 490,31 8,04 5,36 2002 1 729,28 60,93 107,91 153,32 601,23 796,41 9,69 3 577,82 139,95 1 502,47 1 922,44 7,76 5,20 2003 1 831,54 68,04 12,37 164,04 713,42 758,43 6,24 3 260,71 170,81 1 399,7 1 684,37 3,88 1,95 2004 1 748,13 74,22 114,76 206,75 577,10 767,72 7,59 3 654,52 202,91 1 495,02 1 959,52 5,11 1,95 5 402,65 2005 1 436,93 89,43 141,53 89,87 393,99 711,10 11,42 4 134,23 319,2 1 618,69 2 189,94 4,33 2,07 5 571,17

Total 4 812,72 4 898,82 5 307,09 5 092,25 Source : SOPIE, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 » Tableau 30 : Consommation d’électricité de 2000 à 2005 (gWh) 2000 Consommation nationale brute Exportation 3 762,53 1 538,32 2001 3 735,63 1 156,23 2002 3 732,51 1 564,53 2003 3 737,53 1 326,91

2004 3 988,56 1 409,00 5 397,56

2005 4 135,80 1 397,36 5 533,16

Total 5 100,85 4 891,86 5 297,04 5 064,44 Source : SOPIE, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 »

Le nombre de localités électrifiées est passé de 1 845 en 2000 à 2 504 en 2005 soit une augmentation de 35,72% (Tableau 31). Tableau 31 : Nombre de localités électrifiées de 2000 à 2005 (gWh) 2000 2001 2002 1 845 1 875 2 119 Source : SOPIE, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 » 2003 2 219 2004 2 351 2005 2 504

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On observe une augmentation du nombre d’abonnés tant pour l’électricité basse tension que pour la moyenne et haute tension (Tableau 32.). Tableau 32 : Évolution du nombre d’abonnés de 2000 à 2005 (gWh)
2000 Basse tension Haute et moyenne tension Total 759 835 2 503 762 338 2001 790 867 2 507 793 374 2002 809 819 2 525 812 344 2003 *663 739 2 539 *666 736 2004 864 143 2 593 866 736 2005 876 218 2 593 878 811

Source : Rapport d’activités 2005 CIE - *Clients effectivement facturés : 170 000 abonnés en zone ex-assiégée non compris. La Côte d’Ivoire exporte de l’électricité vers le Ghana, le Burkina Faso, le Mali et le Bénin. Le Ghana importe à lui seul plus de 50% des exportations d’électricité de la Côte d’Ivoire. Les exportations vers le Burkina et le Bénin connaissent de légères hausses de 2000 à 2005. Tableau 33 : Exportation d’électricité de 2000 à 2005 (gWh) 2000 Ghana Burkina Mali Benin Total 1,441 299,825 1 237,056 2001 510,698 66,665 1,631 577,240 2002 1 219,336 110,520 1,794 232,882 2003 988,062 67,12 1,957 269,772 2004 925,396 93,182 1,556 388,861 2005 858,89 121,95 1,9 414,630

1 538,322 1 156,234 1 564,532 1 326,911 1 408,995 1 397,87

Source : SOPIE, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 » II.2.3.3 Accès aux services de santé Les infrastructures sanitaires de la Côte d’Ivoire sont les plus développées de la sous-région. La plupart des localités, même les plus petites disposent de centres de santé parfois construits par les communautés elles-mêmes. L’État a fait de gros efforts pour doter les grandes villes d’hôpitaux modernes. Les difficultés que vit le pays n’ont pas facilité leur mise à niveau. L’après-guerre va nécessiter des travaux de rénovation et de reconstruction importants des centres de santé dans les régions touchées. Tableau 34 : Quelques données sur l’état sanitaire de la Côte d’Ivoire Structures Hôpitaux généraux Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) Établissements sanitaires de 1er niveau Centres hospitaliers spécialisés (psychiatrie, cardiologie, léproserie) Instituts de santé spécialisés (santé mentale, santé publique, hygiène publique, transfusion sanguine, Service d’assistance médicale d’urgence (SAMU) Écoles de santé spécialisées (Sourds-muets, aveugles, handicapés) Total structures sanitaires ivoiriennes Ratios Médecins Nombre 53 4 18 1 303 3 4 4 1 378 1 médecin / 9 908 habitants

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Structures Infirmiers Sage-femmes Source : Ministère de la Santé, 2005

Nombre 1 infirmier / 2416 habitants 1 sage-femme / 2118 femmes en âge de procréation

II.2.4 Exode rural vers les zones urbaines
En Côte d’Ivoire, l’exode rural, le départ massif des jeunes des centres ruraux vers des centres urbains est considéré comme un vrai problème de société. Cet exode motivé par plusieurs facteurs a également des conséquences diverses. Cette migration se déroule en grande partie vers Abidjan la capitale, administrative et économique de le Côte d’Ivoire. Il faut signaler qu’après l’indépendance, l’industrialisation de cette ville s’est faite de façon très rapide à la différence des campagnes dont l’économie repose essentiellement sur l’agriculture. Parmi les multiples causes de migration des jeunes des campagnes vers la ville, on peut noter les causes économiques. Si les causes de migrations vers Abidjan sont essentiellement économiques, il n’en demeure pas moins qu’il existe d’autres motifs de cet exode rural. Ainsi, à l’attrait qu’exerce la ville par l’argent, par les chances d’instruction, les loisirs de types nouveaux, s’ajoutent les causes socioculturelles et psychosociologiques. Comme conséquences de cet exode rural on peut citer : le chômage, le banditisme, la prostitution, les problèmes d’autosuffisance alimentaires (moins de bras valides pour cultiver et plus de bouches à nourrir) l’accroissement de la délinquance en milieu urbain, etc. Ces quelques éléments non exhaustifs permettent d’avoir une idée des raisons et causes qui poussent massivement les jeunes à émigrer en ville. Tableau 35 : Évolution de la population en milliers d’habitants (1920-1990) Date Urbain Effectif 1920 1955 1965 1975 1983 1985 1990 25 000 330 000 980 000 2 146 000 3 950 000 4 815 000 6 897 000 % 1,6 12,9 24,5 32,0 42,5 47,3 54,9 Effectif 1 515 000 2 210 000 3 020 000 4 563 000 5 350 000 5 245 500 5 265 000 Rural % 98,4 87,1 75,5 68,0 57,5 52,7 45,1 Total Effectif 1 540 000 2 540 000 4 000 000 6 709 000 9 300 000 10 060 500 12 159 000 % 100 100 100 100 100 100 100

Source : Ministère du plan (2004)

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II.3 Médias et télécommunications II.3.1 Journaux, périodiques et organes de télédiffusion
Au niveau de la presse écrite en Côte d’Ivoire on peut citer (Tableau : 36) : Titre Frat-Mat Groupe Fraternité Matin Olympe Statut Public Privée (Indépendante) Privée (Indépendante) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Fréquence Quotidien Couverture Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Adresse www.fratmat.info Point de vente Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue www.lejourplus.com Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue 15 100 Nombre de tirage 22 917 Accès accès après achat

L'Inter

Quotidien

www.presseci.com

18 000

Soir Info

Olympe

Quotidien

www.presseci.com

22 000

Le Courrier

Quotidien

Le Jour Plus

Quotidien

Le Patriote

Quotidien

www.lepatriote.net

15 000

L’évènement

Quotidien

Le Front

Quotidien

68

Titre Le Matin d'Abidjan Le Journal des Journaux 24 heures

Groupe

Statut Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Indépendante) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane) Privée (Partisane)

Fréquence Quotidien

Couverture Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire

Adresse www.lematindabidjan.com

Point de vente Kiosque et rue Kiosque et rue

Nombre de tirage 10 000

Accès

quotidien

quotidien

www.24heuresci.com

Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue

12 100

Nord-Sud Dernière Nouvelle d'Abidjan L'Intelligent d’Abidjan Le Temps

quotidien

www.nordsudmedia.info

18 000

quotidien

quotidien

www.linteligentdabidjan.org

Kiosque et rue Kiosque et rue

7 000

quotidien

15 000

Notre Voie

quotidien

www.notrevoie.com

Kiosque et rue Kiosque et rue

15 000

Le rebond Le Nouveau Réveil

quotidien

quotidien

www.lenouveaureveil.com

Kiosque et rue

14 000

69

Titre Déclic

Groupe

Statut Privée (culturelle) Privée (culturelle) Privée (culturelle) Privée (culturelle) Privée (culturelle) Privée (satirique) Privée (Éducatif) Privée (culturelle) Public

Fréquence hebdomadaire

Couverture Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire

Adresse www.declicmagazine.net

Point de vente Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue

Nombre de tirage 15 000

Accès

Mousso

hebdomadaire

moussoafrique@yahoo.fr

25 000

Prestige

hebdomadaire

www.prestigemag.biz

35 000

Top Visage

hebdomadaire

www.topvisages.net

33 000

Life

hebdomadaire

Gbich Le Mensuel de l’éducation Femmes d’Afrique Frat Mat Régions

hebdomadaire

www.gbichonline.com

20 000

mensuel

trimestriel

irrégulier

www.fratmat.info

Kiosque et rue

70

Titre Stades d’Afrique

Groupe

Statut

Fréquence

Couverture Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire Toutes les villes de Côte d’Ivoire

Adresse

Point de vente Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue Kiosque et rue

Nombre de tirage

Accès

Privée (Sportif) hebdomadaire

Sport foot

Privée hebdomadaire (Indépendante) Privée (culturelle)

Vagachi2002@yahoo.fr

Le Magazine Mimosas Super Sport Africa Sport Frat Mat Agri

hebdomadaire

www.montrephilippe.com www.asec.ci

Privée (Sportif) hebdomadaire Privée (Indépendante) Privée (Indépendante) quotidien

10 000

www.fratmat.info

71

Au niveau de la radiodiffusion, on peut citer la radiodiffusion nationale (RTI). Elle fut implantée en Côte d’Ivoire depuis 1949 avec un émetteur de 200 watts, et installée d’abord dans le sous-sol du palais du gouvernement avec une durée de programme de 15 mn / jour. En 1950, un émetteur de 1kw en onde moyenne est mis en service à Bingerville. En 1961, radio Côte d’Ivoire a été officiellement créée et le 8 Février de la même année la première émission a été réalisée. Aujourd’hui, la radio émet sur deux chaînes : • • la chaîne nationale ; la fréquence 2.

La radio émet des émissions en langues vernaculaires (environ 60 langues). A côté de cette radio nationale, il faut noter la présence des radios de proximité au nombre de 75 (Tableau 38), les radios confessionnelles et les radios privées (Tableau 37). Tableau 37 : Répartition des radios Nature de la radio Radio d’État La nationale Fréquence 2 Radio Bouaké Radio privées JAM FM Nostalgie Radio religieuses Ville d’Abidjan et périphériques Accessible à tous ceux qui sont dans les villes ou régions qu’elle couvre Accessible à tous Accessible à tous Accessible à tous Accessible à tous Accessible à tous 99.30 MHZ 88.10 MHZ 101.1 MHZ Abidjan à Yamousoukro et d’Abidjan à Gagnoa Ville d’Abidjan et périphérie 24h/24 24h/24 88.00 MHZ 92.00MHZ 92010 MHZ Territoire national Ville d’Abidjan et communes périphériques Région de la vallée du Bandama 24h/24 8h/5 10h/24 Accessible à tous Fréquence Couverture Disponibilité Accès

Radio Espoir

101.8 MHZ

24h/24

Radio Al Bayane Radio Fréquence Vie Radio Nationale Catholique Radio Notre Dame de la Paix Radio Man

96.00 MHZ 89.4 MHZ 102.5 MHZ 101.2 et 104.8 MHZ 101.7 MHZ

Abidjan Abidjan Abidjan Yamoussoukro et environs Région des 18 montagnes

8h/5 24h/24 10h/24 24h/24 24h/24

72

Nature de la radio Radios de proximité (voir tableau II.3.1.3) Radios Africaines Africa N°1 Radios internationales RFI BBC V.O.A ONUCI-FM

Fréquence

Couverture Chacune couvre seulement la localité dans laquelle elle est installée

Disponibilité

de 88 à 107.3 MHZ

24h724

Accès Accessible à tous ceux qui sont dans les villes ou régions qu’elles couvrent

91.10 MHZ

Tout le territoire national

24h/24

Accessible à tous

96.60 MHZ 97.60 MHZ 94.30 MHZ 09.00 MHZ 95.70 MHZ

Tout le territoire national Tout le territoire national Tout le territoire national Tout le territoire national

24h/24 24h/24 24h/24 24h/24

Accessible à tous Accessible à tous Accessible à tous Accessible à tous

Tableau 38 : Radios de proximité N° Ordre 1 Régions Agnéby Localité Agboville Adzopé Buyo San-Pédro Sassandra Soubré Yocoly Daboué Grand-Zattry Tabou Samatiguila Odienné Daloa Gagnoa Issia Djékanou Toumodi Yamoussoukro Yamoussoukro Anyama Alépé Jacqueville Sikensi Dabou Taabo Bingerville Bouaflé Diégonéfla Oumé Sinfra Zuénoula Nom de la Radio Voix de l’Agnéby Radio Tchoyasso Radio Buyo Radio San-Pédro Radio Sanssandra Voix de la Nawa Radio ouyine Radio Grand-Zattry Radio Tabou Kibarouya Dah-Kan Radio Tchrato Radio Gagnoa Radio Issia Radio Djékanou Radio N’Zassa Notre Dame de la Paix Radio JAM FM Radio Anyama Radio lepin Radio Fatchué Radio Sikensi Radio Dabou Radio Taabo 2 Radio Bingerville Radio Marahoué Radio Diégonéfla Radio Oumé Radio Sinfra Radio Zuénoula

2

Bas-Sassandra

3 4

Denguélé Haut- Sassandra

5

Lacs

6

Lagunes

7

Marahoué

73

N° Ordre 8

Régions 18 Montagnes -

Localité Guiglo Toulépleu Man Bin-houyé Bettié Niablé Tingrela Boundiali Ferkessédougou Korhogo ‘’ ‘’ Dimbokro Daoukro M’Batto Divo Lakota Aboisso ‘’ Bonoua Grand-Bassam Béoumi Sahébo Bouaké Séguéla Mankono Koun-Fao Bouna Bondoukou

-

Nom de la Radio Radio de Guiglo Radio Toulépleu Radio Man Radio 18 Montagnes Radio Attougblan Tchian-Min Radio Tingrela Radio Ténéhoué Ferké FM Radio Binkadi Radio Gbon Satelite FM Voix Nzi Radio Daoukro Radio M’batto Fraternité Divo Radio Lakota Paix Sawi Radio Aboisso Radio N’nowé Radio Bassam Radio Goli-Dan Radio Sahébo Radio Notre Patrie Radio Séguéla Radio Mankono Radio Bradré Radio Bouna Radio Zanzan Radio Arc-en-ciel Radio Téré FM Radio Attécoubé Cocody FM Atlantique FM N’gowa FM Zenith FM Elite FM Radio bonne santé Alliance Terre Mer La voix de Treichville Radio B.I.M. City FM Radio ATM Radio Amitié Yopougon Radio Fraternité de la Communication

9

Moyen Comoé

10

Savanes

11

N’zi Comoé

12

Sud-Bandama

13

Sud-Comoé

14 15

Vallée du Bandama Worodougou

16

Zanzan

17

Source :

- Abobo - Adjamé - Attécoubé - Cocody - Koumassi - Plateau - Plateau - Port-Bouet Ville d’Abidjan - Port-Bouet - Treichville - Treichville - Treichville - Treichville - Yopougon - Yopougon - Yopougon Ministère de la communication. Conseil National Audiovisuelle, 2007

74

En ce qui concerne la télédiffusion, on note : la télévision ivoirienne (RTI). Elle émet également sur deux chaînes : la première et la deuxième chaîne. La télévision première et deuxième chaîne tout comme la radiodiffusion nationale réalisent des émissions sur l’agriculture et le développement rural (La voix du paysan, Recherche et développement, l’espace paysan, etc.). À côté de ces deux chaînes d’État il y existe des chaînes africaines et internationales (Tableau 39). Tableau 39 : Répartition des chaînes de télévision Nature de la radio TV d ‘Etat TV 1 Toute la Côte d’Ivoire De 6h à 24h Accessible aux villes et quelques villages Accessible à ceux qui sont dans les zones couvertes Couverture Disponibilité Accès

TV 2 TV Mutin TV africaines

Abidjan et ses environs Toute la zone nord

De 6h à 24h 12h/24

TV 5

Toutes les villes

24h/24

Réservée à tous ceux qui acheté et installé une antenne TV5

TV internationales Réservée à tous ceux qui sont TV Canal+ Horizon Toutes les villes 24h/24 abonnés et qui ont un décodeur Source : Ministère de la communication. Conseil National de la Communication Audiovisuelle, 2007

II.3.2 Services de télécommunication
A l’instar d’un bon nombre de pays en développement, la Côte d’Ivoire a hérité du monopole public des postes et télécommunications lors de son accession à l’indépendance en 1960. Du fait de son caractère de service public, le secteur des télécommunications a été ainsi soumis à la gestion directe de l’État. Toutes les actions de développement du secteur jusqu’au milieu des années 1990 se sont déroulées dans le cadre de ce monopole public, quand bien même l’on ait observé une évolution notable de forme institutionnelle qu’il en a revêtues. En 1997, l’État s’est désengagé de la gestion de la téléphonie. L’ancienne CI-Telcom devenue Côte d’Ivoire Télécom est gérée par France Câbles et Radio, une filiale de France Télécom. Le Tableau 40 présente quelques données statistiques de Côte d’Ivoire Télécom dans la période 2000-2004.

75

Tableau 40 : Statistiques Côte d’Ivoire Télécom de 2000 à 2004 Indicateurs Taux de numérisation du réseau (%) Liaison par FO ( en km) Liaison par FH ( en km) Nombre d’abonnés Nombre de cabines téléphoniques Investissement total au cours de l’année (en milliards FCFA) Nombre de villages raccordés 2000 100 1 920 3 409 263 667 1 931 53 500 2001 100 2 034 3 813 293 568 2 776 38,382 332 970 2 778 22 238 000 1 901 8 257 932 2 095 6,3 2002 100 2003 100 2004 100

Source : www.ATCI-CI, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 » L’essor de la télécommunication s’est manifesté par la suite en Côte d’Ivoire par un développement sans précédent des produits et activités liés au secteur : introduction puis développement de la téléphonie mobile cellulaire, démarrage du service d’accès à Internet, développement des cabines téléphonique privées, des télé centres, des cyber café, formelles et informelles… Les téléphones mobiles ont donc été introduits en Côte d’Ivoire en 1996. Actuellement, on note quatre opérateurs en activité en Côte d’Ivoire. Il s’agit de : • • • • Orange (groupe France Télécom) MTN (ex-Telecel) Moov (en 2006) Koz (groupe Commium en 2007, qui a repris la Licence de Cora Comstar.)

Trois autres opérateurs s’apprêtent à commencer leurs activités. Ce sont : Oricel, Celcom, et Aircom. Le Tableau 41 donne les statistiques des opérateurs en activité de 2000 à 2005, c’est-à-dire, Orange, Télécel et Comstar. En 2004, le nombre d’opérateurs est passé à 2 contre 3 jusqu’en 2003, la société Comstar ayant cessé ses activités. En 2007, les 4 opérateurs en activité ont avec la téléphonie fixe un total de 4,5 millions d’abonnés. Le taux de couverture nationale est de 33% au niveau téléphone, soit 1325 localités, dont 63 chefs-lieux de département connectées au réseau du téléphonique (JNTIC 2008 /http://www.citelecom.ci/?parcours=actualite&id_article=89). Tableau 41: Statistiques téléphonie mobile de 2000 à 2005 Indicateurs Nombre d’opérateurs Investissements (en milliards FCFA) Total abonnés cellulaires Chiffres d’affaires (en milliards FCFA) Nombre d’emplois 2000 03 37,6 2001 03 43,559 2002 03 45,43 1 027 058 154,5 1 244 2003 03 35,7 1 239 131 166,3 1 089 2004 02 43,9 1 674 332 231,3 1 202 2005 02 47,2 2 349 439 198,9 1 210

472 952 730 445 106,9 933 128,5 1 059

Source : www.ATCI-CI, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 »

76

II.3.3 Ordinateurs et Internet
Le développement de l’Internet est très rapide e Côte d’Ivoire. Cinq opérateurs principaux sont présents sur le marché (AVISO, AFNET, AFRICAONLIE, COMETE, GLOBAL ACCES). Cinq autres opérateurs ont obtenu l’autorisation d’exploiter dans le secteur de l’Internet (GLOBIX-CI, POWERLINE AFRIPA TELEOM, AROBASE) En 2004, le nombre total d’abonnés avoisinait 14 000 personnes et les sociétés en activité dans le secteur géraient 175 sites web (Côte d’Ivoire en chiffres – 2007) Aujourd’hui, l’on compte 4 000 000 d’internautes. La classe moyenne en Côte d’Ivoire n’est pas dotée d’ordinateurs, de lignes téléphoniques ou d’un accès Internet car les coûts restent hors de sa portée La population s’est donc tournée vers les cybercafés pour bénéficier des services du net Tableau 42 : Aperçu général des activités de l’Internet pour l’année 2004 Fournisseurs d’Internet Abonnés total Abonnés total (dial.up) Abonnés total en lignes louées Abonnés total en ADSL Access broad band Site web Bande passante internationale Entrée/sortie (Mbits/s) Nombre de modems Ratio abonnés modem Nombre Nombre de serveurs Chiffres d’affaires (en KF) Investissements (en KF) Utilisateurs estimés (Internautes) Total personnel Personnel ivoirien Comète 378 217 111 50 Africa Online 2 670 2 500 105 65 Globe Access 407 387 6 14 Afnet 2 200 1 254 84 47 815 11 4,0/4,0 100 5,88/4,09 22 2,00/2,00 18,0/18,0 0 1,536/3,072 Africa Telecom 51 0 0 0 Aviso 8 041 7 133 248 649 11 42 24,00/ 24,00 720 6 29 274500 0,000 66244,0 00

1 10 5

252 14 14

120 3,2 8

720 1,74 12

51 1 5 247000000 0

767372,6 2097914,751 321745,000 1155269,3 81665,11 206,000 11300,000 115738,95

1 200 000 7 6 24 24 17 15 19 10 4 4 37 37

77

% femmes 30% 38% 29% 37% Total personnel 107 des VSAT % femmes des 36% VSAT Source : www.ATCI-CI, dans « La Côte d’Ivoire en chiffres Ed. 2007 »

30%

41%

78

Annexe III Profil des institutions

79

III.1

Liste des institutions impliquées dans le secteur agricole ivoirien

III.1.1 Institutions publiques
Nom de l'Organisation Ministre de l'Agriculture Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) Direction Générale de la Production Agricole Direction de la Protection des Végétaux et de la Qualité (DPVQ) Agence nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER) Institut National de Formation Professionnelle Agricole (INFPA) École Régionale d'Agriculture du Sud (ERA-SUD) Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) Laboratoire National d'Appui au Développement Agricole (LANADA) TACKAGRAH Gohi Jean-Marie M. KONAN Konan Bernard Nom des personnes COULIBALY Gbon KOUAME Koffi Gabriel Fonction Ministre Adresse de l'Organisation 01BP V 82 Ville Abidjan Tél. 20211103 Fax 20215863 minagridoc www.rna..ci @yahoo.fr E-Mail Web site Type 1 Type 2 Rôle 1 Rôle 2 Rôle 3 GOV PP

Administration 01BP V 82

Abidjan

50210833

20215863

GOV

PP

INF

01BP V 82

Abidjan

20211103

20215863

GOV

PP

01BP V 82

Abidjan

20211103

20215863

GOV

PP

ZEZE Norberte

Encadrement Vulgarisation

BP V 183

Abidjan

20213998

zeze@anad er.or.ci

PUB

VUL

01 BP 3237

Abidjan

GOV

EDU

FRM

BP 14 Encadrement Vulgarisation

Bingerville

22403042 / 3182 31633013

22403182 Cidtvte@aviso. ci 20227117

www.infpa.net EDU

FRM

01 BP 4125

Abidjan

PUB

SP-P

R&D

COM

Directeur

04 BP 612

Abidjan

20225843

GOV

R&D

80

Nom de l'Organisation Ministère de la Production Animale et des Ressources Halieutiques (MIPARH) Direction Générale de la production animale Direction de l'aquaculture et des pêches Direction des Services vétérinaires École d'Élevage de Bingerville Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Directeur de la recherche Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) Centre de Recherche en Écologie (CRE) Université d'AbobAdjamé (UAA) Université de Cocody (UC) École Supérieure d'Agronomie (ESA)

Nom des personnes

Fonction

Adresse de l'Organisation

Ville

Tél.

Fax

E-Mail

Web site

Type 1 Type 2 Rôle 1 Rôle 2 Rôle 3

01 BP V 185

Abidjan

20213394

20213423

GOV

PP

M'BRAS Georges

04 BP 3015

Abidjan

20213394

20213423

dpa@afric aonline.co. ci

GOV

PP

01 BP V 185

Abidjan

20213394

20213423

GOV

PP

01 BP V 185

Abidjan Bingerville

20213394

20213423

GOV EDU

PP FRM

Directeur de Cabinet

BP V 151

Abidjan

20213620

20213620

GOV

PP

BP V 151 KONE Anatole ETTIAN Mian Kouadio WOGNIN Assou Désiré Chef Service Km 17, Route de Communicatio Dabou 01 BP n 1740 01 BP 109 Directeur Bibliothèque

Abidjan Abidjan

20213620 23472424 21257336 07974107 20304200/ 20304210

20213620 23472411 anatole.ko htt ne@cnra.c ://www.cnra. i ci

GOV PUB

PP R&D

Abidjan

21240191

PUB

R&D

02 BP 801

Abidjan Abidjan Yamoussou kro

20378118

EDU EDU EDU

FRM FRM FRM R&D

81

Nom de l'Organisation École Nationale des Statistiques et d'Économie Appliquée (ENSEA) Institut de Technologie Tropicale (I2T) CIRES CRO Ministère de l'Environnement et des Eaux et Forêts Office Ivoirien des parcs et réserves (OIPR) Direction de l'Environnement Direction de la Production des Industries Forestières (DPIF) École Forestière du Banco Ecole de Formation Faune et aires Protégées Société de Développement des Forêts (SODEFOR) Ministère de la Communication Ministère d'État, Ministère du Plan Institut National des Statistiques (INS)

Nom des personnes KOUABLAN Sandrine YAO Noumba Frédéric ASSALE Kouao Mme EHUI

Fonction

Adresse de l'Organisation 01 BP 03

Ville

Tél.

Fax

E-Mail

Web site

Type 1 Type 2 Rôle 1 Rôle 2 Rôle 3

Abidjan 21279050 21279051/5 21279049 2 maonoum ba56@yah oo.fr

EDU

FRM

R&D

04 BP 1137 01 BP 1295 Documentatio n Ministre 20 BP 650

Abidjan Abidjan

PUB GOV

R&D R&D

VUL

Abidjan

20217067 20228109 20210719

20210623

GOV

PP

INF

20 BP 650

Abidjan

20218509

GOV

PP

20 BP 650

Abidjan

GOV

PP

20 BP 650

Abidjan

20217067

20210623

GOV

PP

INF

Abidjan Bouaflé M. KOUADIO N'guettia Venance

EDU EDU

FRM FRM

Directeur général

01 BP 3770

Abidjan

22483000 / 22440216

22440240 /22483001

info@sofef or.ci

GOV

R&D

COM

Ministre

GOV

PP

01 BP V 55

Abidjan

20210922

20215210

statistique @aviso.ci

www.ins.ci

GOV

PP

82

Nom de l'Organisation Bureau National d'Études Techniques et de Développement (BNETD) Ministère de l'Intérieur Ministère des Nouvelles Technologies de l'Information et des Télécommunications (NTIC) Ministère de l'Education Nationale

Nom des personnes

Fonction

Adresse de l'Organisation 04 BP 945

Ville

Tél.

Fax

E-Mail

Web site

Type 1 Type 2 Rôle 1 Rôle 2 Rôle 3

AMON épse Directeur BROU Général Liliane Paule

Abidjan

22483400

22445666

GOV GOV

R&D PP

17 BP 110

Abidjan

20344274 20344325

GOV

PP

01BP V 120

Abidjan

20210728 20210829

GOV

EDU

PP

III.1.2 Organisations privées
Nom de l'Organisation Nom des personnes Fonction Adresse de l'Organisation Ville Tél. Fax E-Mail Web site Type 1 Type 2 Rôle 1 Rôle 2 Rôle 3 Rôle 4

1. Organisations non gouvernementales (ONG) 1.1 Nationales Organisation des Volontaires pour le Développement Local (OVDL) 0NG Femmes Action pour le progrès 0NG Femmes actives de Côte d'Ivoire 0NG EnvironnementBiodiversitéDéveloppement REDEPRAUSACI (Terre et Progrès) COULIBAL Y Salifou Yamousso 30645250 ukro Abidjan Abidjan Abidjan 23450040 20375837 22433432 20390382 22436483 ongovd @yahoo.fr

Président

BP 374

ONG

RUR

VUL

01 BP 8021 03 BP 117 Cidex 3 BP 385

ONG ONG ONG www. Ongrede Redeprausa ONG Prausaci ci @yahoo.fr .ci

AS-F AS-F

VUL VUL RUR

RUR RUR AUT

08 BP 1331

23503025

23503025

RUR

VUL

83

Nom de l'Organisation Organisation Nationale pour l’Enfant, la Femme et la Famille (ONEF) Réseau National de Agricole de Côte d'Ivoire (REDACI) Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques (AISA) UNIPHYTO 1.2 Régionales

Nom des personnes GOGOUA Rachel

Fonction

Adresse de l'Organisation 22 BP 1316

Ville

Tél.

Fax

E-Mail

Web site

Type 1 ONG

Type 2 AS-F

Rôle 1 VUL

Rôle 2 RUR

Rôle 3

Rôle 4

Présidente

Abidjan

22415483

22416504

ongonef@ www.onefyahoo.fr riof.org

Mme KONE

01 BP V 82

Abidjan

20210833

RGL

INF

20 BP 703 YEBOUET K. Président 01BP 3715

Abidjan

23457502 21255625

AUT AUT

R&D SP-F

RUR

CERA (ex-INADES) BAMBA K 1.3 Internationales KOUAME Le Réseau Semencier Kouassi Africain (ASN) Alphonse

08 BP 2088 Coordonnate 17 BP 1220 ur

Abidjan

ONG African.see WWW.africa d n RGL @aviso.ci Seed.org

FRM

INF

Abidjan

20211580

20211581

SP-F

2. Organisations internationales gouvernementales (OIG) 2.1 Système des Nations Unies PNUD FAO Programme Alimentaire Mondial (PAM) 2.2 Autres Centre Suisse de Recherche Scientifique (CSRS) WWF GTZ KOUADIO Eloi ZIEHI Antoinette 01 BP 1747 Représentan 01 BP 3894 t 01 BP 3864 Abidjan Abidjan Abidjan 20317400 20302880 20382880 20228340 OFF OFF OFF AUT AUT AUT

01 BP 1303 08 BP 1776

Abidjan Abidjan Abidjan

23472790 34725829

23472712 34725829 Nandjui @yahoo.fr

OFF OFF OFF

R&D R&D RUR R&D

84

Nom de l'Organisation Organisation Interafricain du Café (OIAC) ADRAO

Nom des personnes

Fonction

Adresse de l'Organisation BP V 210 01 BP 4029

Ville Abidjan Abidjan

Tél. 20216131 22410601

Fax 20216212 22411807

E-Mail oiacoiac@aviso .ci

Web site

Type 1 OFF OFF

Type 2

Rôle 1 PP RUR

Rôle 2 RGL VUL

Rôle 3

Rôle 4

3. Organisations de producteurs/paysannes Organisation Centre des ProducteursExportateurs d'Ananas et de Banane (OCAB) La Bourse du Café et du Cacao (BCC) Association Nationale des Organisations Professionnelles Agricoles de Côte d’Ivoire (ANOPACI) Association des Producteurs de Caoutchouc Naturel en Cote d’Ivoire (APROMAC) Association des Professionnels du Caoutchouc naturel de COTE D’IVOIRE (APROCANCI) Union Régioanale des Entreprises Coopératives de la zone des Savanes (URECOS-CI) ANAPROCI M. YOCOLI Konan Eugène KOUADIO Kouamé ocabst@av iso.ci kouadiok@ bcc.ci

OPA

16 BP 1908

Abidjan

20251872 20202720 / 31

20251882

RGL

SP-P COM

04 BP 2576

Abidjan

20202814

AUT

VUL

INF

SP-P

REG

KOUAO Sylvain

20 BP 937

Abidjan

07829298

anopaci@ yahoo.fr

AS-P SP-P COM

NIAGNE Agnimel Vincent

4 BP 2112

22414616

22414617

apromac@ aviso.ci

AS-P

RUR

KOMARA Moctar

06 BP 2026

Abidjan

22424235

aprocanci @ aviso.ci

AS-P

RUR

BP 635

Korhogo

36860571

AS-P

RUR

VUL

SP-P

COM

04 BP 2197

Abidjan

22413846

22413848

AS-P

RUR

SP-P

85

Nom de l’organisation Fonds Interprofessionnelle pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) Fonds de Développement et de Promotion des Activités des Producteurs de Café et de Cacao (FDPCC) 5. Associations

Nom des personnes KOUADIO Michel

Fonction

Adresse de l’organisation

Ville

Tél.

Fax

E-mail

Web site

Type 1 Type 2 Rôle 1 Rôle 2 Rôle 3 Rôle 4

Statisticien Documentali 01 BP 3726 ste

Abidjan

22528181

22528187

firca@firca. www.firca.ci AUT ci

FIN

FRM

AHIMIN Adjobi Gustave

08 BP 2093

Abidjan

22527700

22527709

gustave.ahi min @fdpcc.ci

AUT

FIN

FRM

5.1 Associations de femmes ASS DES FEMMES ANOUANZE ASS DES FEMMES DE BAKANOU ASS DES FEMMES DE DJONKAHA ASS DES FEMMES DE DOKAHA ASS DES FEMMES DE MOROKRO(AFM) ASS DES FEMMES DE SEriNGa ASS DES FEMMES DE ZIGUITIELA ASS KONATELA FEM DE SOKOURABA ASS FEMMES AGRLPETEYE ASS NIAWELA DE FEM DE N'GAPIE ASS KAMANA DES FEM DE KOKOUN AS-F 01 BP 7453 BP 37 ELLIBOU ABIDJAN SIKENSI 5732023 23570275 AS-F AS-F AS-F AS-F AS-F AS-F AS-F AS-F AS-F GUEYO 34728158 AS-F RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL

KONONFL 5957592 A Attiegouakr 23453676 o BP 310 BP 135 01 BP V l72 ABIDJAN BP 400 AKOUPE 6238568

M'BAHIAK 7936311 RO DABOU 23452263

Agnibilekro 20210833

86

5.2 Associations de jeunes Le Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) ASS DES JEUNES DAWORI DE LOMO ASS DES JEUNES DE BONGOBO ASS DES JEUNES DE LOUGBELI ASS DES JEUNES DE PRIKRO ASS JEUNE DESCOLARISE TENGRELA ASS JEUNES AGRLELEVEURS OBIE ASS JEUNES AGRIC DE KABAKOUMA ASS JEUNES AGRICULT. BERITA ASS JEUNES DE OUAHIERE (AJRO) ASS JEUNES DE ZROUALUO Ass Jeunes ELE.AGR.MOD.ODIE NNE ASS JEUNES EXPL AGRI BAGOHOUO ASS KODO 5.3 Coopératives COOP DOHEPA DE DOUHOZONPANHOU COOP DU LITTORAL ALLADJAN 01 BP 103 Post Abidjan Entreprise Cedex Cnjaci2001 @yahoo.fr

22345750 /2 5806642

AS-J AS-J AS-J

RUR RUR RUR RUR RUR RUR

SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P

COM COM COM COM COM COM

Bongobo BP 1161 ABENGOU 35914005 ROU SIKENSI TANKESS E SIKENSI DIEGONE FLA 21 BP 61 ABIDJAN 21 23522106 AGBOVILL 23546465 E BOUAFLE BP 52 04 BP 468 ALEPE ABIDJAN SINFRA 21253136 22421680 5998371 23570380

AS-J AS-J AS-J

AS-J AS-J AS-J AS-J AS-J AS-J AS-J AS-J

RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR

SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P

COM COM COM COM COM COM COM COM

BP 720

DIVO

32760439

87

COOP ELEVEURS GRAND-BASSAM COOP ETABLISSEMENT AGRO DE MAN COOP EYO NIAN D'ANANDA 5.4 Autres ASS "ABLlDET" DE LA S/P DE TAI ASS AGRICULT.D'AKOVIE BO ASS AGRICULTEURS DE KEKRENI ASS AGRICULTEURS S/P BROBO ASS AMIS DE LA FAMILLE(AMIFA) ASS BINKADY DE TIEMPA ASS DES AGRIC D'ASSUIKRO ASS DES AGRICULT. DE DOUMASSI ASS DES ELEVEURS DE NAMBEKAHA ASS DES HABITANT DE NAVINEKAHA ASS DES HANDICAPES DE MIE-GOU ASS DES PECHEURS DE KOLIAKRO ASS DES VOLaNT DU DEVELOPP AVD ASS DEV ECO & SOCIAL DE OUELLE ASS KAFONON FERRON.DE KORHOGO

GRAND-BASSAM MAN ANANDA

01 BP 7340

ABIDJAN BAHOUAK AHA

20221290

AS-P AS-P AS-P AS-P

VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL

RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR

COM COM COM COM COM COM COM COM COM COM COM COM COM COM COM

SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P

KEKRENI BROBO BP 51 B.P. 405 01 BP 38 DAOUKRO 31978937 DIMBOKR 78"69436 O GD 34723448 ZATTRY TANKESS E GUEYO ANY AMA 34728158 5457500 20212962 AGBOVILL 23546465 E 7643411 ATTOBRO 7357170 U BP 505 DIVO 21278899

AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P

88

ASS KAMBELETON DE M'BASSO ASS KODO ASS LlKOLE DE GBABLASSO ASS NIAWELA DE FEM DE N'GAPIE ASS OUOLLO S/P SINEMATIALI ASS P.A.E D'AYENOUAN ASS PASTORALE DE GUIEMBE ASS PASTORALE DE TIEME ASS PLANTEURS ANANAS BONOUA 6. Organisations du secteur prive 6.1 Banques et organismes de crédit Banque pour le Financement de l'Agriculture (BFA) Fédération Nationale des Coopératives d'epargne et de Crédit de Côte d'Ivoire (FENACOOPEC-CI)

BP 72

SOUBRE SINFRA

7392804 22421680

AS-P AS-P AS-P AS-P

VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL VUL

RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR RUR

COM COM COM COM COM COM COM COM COM

SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P SP-P

BP 473

BOUAFLE 30688201

23 BP 4249 ABIDJAN

ATTIEGOU 20504236 AKRO ABIDJAN SIKENSI 5024461

AS-P AS-P AS-P AS-P AS-P

04 BP 47 ABIDJAN 04

YAMOUSS 30642195 OUKRO DUEKOUE 7900320

01 BP 103 Post Abidjan Entreprise Cedex

20256161

20216199

BANQ

FIN

04 BP 47

Abidjan

22404999

22404990

info@ www. fenacoopec fenacoopec.c BANQ .ci i

FIN

6.2 Chambres de commerce, d’industrie et d'agriculture Chambre d'agriculture de Côte d'Ivoire Chambre de commerce et d'Industrie 01 BP 1280 01 BP 1587 Abidjan Abidjan 20321639 20331600 20329220 kladio@ chamcoci.org CCI CCI PP PP

89

6.3 Entreprises/sociétés privées Socété Hévéicole du Gô (HEVEGO) PALMAFRIQUE PALMCI KOFFI Brou Théodore DEMBELE Yakouba 01 BP 7572 17 BP 22 18 BP 3321 Abidjan 01 22400900 34730102 22400908 34730099 20322344 21210903 hevegosa www.hevego @ .ci PRV aviso.ci brou@palm PRV afrique.ci www.palmci. PRV com VUL VUL VUL SP-P SP-P SP-P COM COM COM

Abidjan 01 20322366 Abidjan 21210900

Agroalimentaire SUCAF-CI Grands Moulins d'Abidjan (GMA) NESTLE Côte d'Ivoire Unilever Société Africaine de Cacao (SACO) Agrochimie Callivoire STEPC ALM /AO Élevage et volailles Projet Développement Élevage Coquivoire Coton Ivoire Coton LCCI Pêche, pisciculture, aquaculture Compagnie ivoirienne d'armement à la pêche 01 BP 1502 Abidjan 21252445 21255521 01 BP 1502 PRV SP-P COM 18 BP 3419 16 BP 1045 Abidjan Abidjan 21210171 21256721 18 BP 3419 16 BP 1045 PRV PRV SP-P COM SP-P COM 01 BP V 185 04 BP 1664 Abidjan Abidjan 20227923 23466929 23466387 01 BP V 185 04 BP 1664 PUB PRV PP SP-P COM 01 BP 896 01 BP 107 01 BP 3623 Abidjan Abidjan Abidjan 21253625 21272654 21249616 21351282 21272662 21258818 almao@avi so.ci PRV PRV PRV SP-F COM SP-F COM SP-F COM DIABY Moustapha 01 BP 1967 Abidjan 21215764 21242626 dibym@su caf.ci PRV PRV 01 BP 1840 01 BP 1751 01 BP 1045 Abidjan Abidjan Abidjan 22404545 21754400 21354410 22444343 21251105 PRV PRV PRV SP-P COM SP-M SP-M SP-M SP-M VUL SP-M

90

Ivoire Pêche Afripêche Tabac Société Ivoirienne des Tabacs (SITAB)

05 BP 64 02 BP 442

Abidjan Gagnoa

21255237 32772735

05 BP 64 02 BP 442

PRV PRV

SP-P COM SP-P COM

PRV

SP-P SP-M

COM

NB. Les institutions présélectionnées sont en jaune III.1.3. Médias Nom de l'Organisation Nom des personnes Fonction Adresse de l'Organisation Ville Tél. Fax E-Mail Web site Type Rôle 1 1 Rôle 2

1. Presse audiovisuelle
1.1. Radios
Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) : Radio nationale Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) : Fréquence 2 Radio Bouaké Radio JAM FM Radio Nostalgie ONUCI-FM BBC Africa N°1 RFI NGOA. 08 BP 883 Abidjan 20210492 20215038
www.rti.ci GOV INF

08 BP 883

Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan

20210492

20215038

GOV GOV PRV PRV PRV PUB PUB PUB PUB

INF INF INF INF INF INF INF INF INF

05 BP 687 01 BP 157 08 BP 588 04 BP 563 01 BP 10 BP 03

21242786 20211052 20210791 20228282 21358400 21361096

20225926

http ://www.rfi.fr

Radios rurales/communautaires/Confessionnelles
Radio Espoir Radio Al Bayane Radio Fréquence 12 BP 27 03 BP 174 Abidjan Abidjan 21276001 22435050 21756804
PRV PRV PRV INF INF INF

91

Nom de l'Organisation
Vie Radio Nationale Catholique Radio Notre Dame de la Paix Radio Man Radio FemmesSolidarité

Nom des personnes

Fonction

Adresse de l'Organisation
23 BP 1203 Yamoussoukro Man 01 BP 8534

Ville
Abidjan Yamoussou kro Man Abidjan

Tél.
23522727

Fax

E-Mail

Web site

Type Rôle 1 1
PRV PRV PRV INF INF INF

Rôle 2

1.2. Télévision
Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) : la 1ère Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) : TV2 TV Mutin TV5 08 BP 883 Abidjan 20210492 20215038
GOV INF VUL

08 BP 883

Abidjan Bouaké

20210492

20215038

GOV

INF

VUL

PRV

INF

VUL

Canal Horizon

Tour Alpha 2000, Rue GOURGAS, plateau 01 BP 1132

Abidjan

20316767

20227222

PRV

INF

92

2. Presse écrite
2.1 Maisons d'édition/Groupes de presse
Groupe Fraternité Matin Groupe la Refondation SA Groupe Olympe RC 167670 SARL Les Editions le Néré, SARL M, JeanBaptiste AKROU Directeur Général 01 BP 1807 Abidjan 20370666 20372545
www.fratmat.info GOV INF

Cocody, les IIplateaux, 06 BP Abidjan 2868 10 BP 2462 25 BP 1083 Abidjan Abidjan

22426327/28 22426332 /29/31 21212800 / 01/02/03 22419473 / 22419573 21212806 22419433

PRV PRV PRV

INF INF INF

2.2 . Agences de presse
Agence Ivoirienne de Presse (AIP) PANA pressse 04 BP 312 23 BP 1447 Abidjan Abidjan 20226413 07903149 20215712
ger2299 @yahoo.fr GOV PRV INF INF

2.3 Revues
Quotidiens Frat-Mat l'Inter Soir Info Le Courrier Le Jour Plus Evènement Le Front Le Matin d'Abidjan Le Journal des Journaux 24 heures 22412953
www.24heures ci.com

01 BP 1807 10 BP 2462 10 BP 2462 25 BP 1083 11 BP 2678

Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan

20370666 21212800 21212800 22419473 / 22419573 20381324

20372545 21212806 21212806 22419433 @yahoo.fr 20387083

www.fratmat.info www.presseci.com www.presseci.com quotidienlejour www.lejourplus. com www.lefront.com www.lematin dabidjan.com

GOV PRV PRV PRV PRV PRV PRV PRV PRV PRV

INF INF INF INF INF INF INF INF INF INF

93

Nord-Sud Dernière Nouvelle d'Abidjan

27 bp 883

Abidjan

22421596

22421595

www.nordsud media.info

PRV PRV

INF INF

Hebdomadaires
Stades d’Afrique Déclic Mousso Prestige Top Visage Life Gbich Sport foot Le Magazine Mimosas Super Sport Africa Sport 01 BP 1807 04 BP 1502 Abidjan Abidjan 20370666 22244101 20372545 21253959
www.fratmat.info PRV PRV PRV PRV PRV PRV PRV PRV INF INF INF INF INF INF INF INF INF INF INF

23 BP 892 23 BP 892

Abidjan Abidjan

20337210 20337210

20328105 20328105

www.topvisages. net www.topvisages. net

01 BP 2172 28 bp1362

Abidjan Abidjan

20 21 58 27 20320776

20211438 @aviso.ci 20322766

Asecmimosas

www.asec.ci

PRV PRV PRV

Mensuels
Le Mensuel de l’Education 01 BP 1807 Abidjan 20370666 20372545
www.fratmat.info PRV INF

Bimestriels
Frat Mat Agri Frat Mat Industrie Trimestriels Femme d’Afrique Frat Mat Régions 01 BP 1807 01 BP 1807 01 BP 1807 01 BP 1807 Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan 20370666 20370666 20370666 20370666 20372545 20372545 20372545 20372545
www.fratmat.info www.fratmat.info www.fratmat.info www.fratmat.info PRV PRV PRV INF INF INF

3.Téléphonie et Internet
Africa online Africa web Net Cyber Powerline Communications-ci 04 BP 1442 08 BP 947 01 BP 863 06 BP 828 Abidjan Abidjan Abidjan Abidjan 20315315 24477020 20390168 22400202 20219001
PRV PRV PRV PRV INF INF INF INF

22409764

94

Virtuelle Communication

11 BP 2694

Abidjan

:21212840

PRV

INF

4. Réseaux de médias, Associations et Syndicats
Maison de la Presse d'Abidjan Union Nationale des Journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) Observatoire de la Presse et de la Déontologie (OLPED) Conseil National de la Communication audiovisuelle (CNCA)
Abréviations utilisées Type AS-P AS-F AS-J BNQ CCI CNF EDU GOV ONG PRV RGL OFF PUB AUT Rôle VUL INF FIN PP SP-X SP-M PS-P PS-F R&D REG FRM COM RUR AUT

Abidjan Abidjan

20331082 20331082
amosbenaho @yahoo.fr

PRV PRV

INF INF

Abidjan

21241113

PRV

INF

REG

01 BPV56

Abidjan

20311580

20311580

PRV

REG

Association paysanne (y compris les coopératives) Association féminine Association de jeunes Banque ou organisme de crédit Chambre de commerce et d’industrie Groupe confessionnel Éducation/enseignement Département/service ministériel Organisation non gouvernementale Entreprise/société privée Organisme/réseau/projet régional Organisme officiel/collectivité Entreprise publique Autre

Vulgarisation et animation Services d’information Services financier Politique et planification Secteur privé – Exportateur (produits frais, congelés et séchés) Secteur privé – Produits manufacturés (tanneur, embouteilleur, raffineur, torréfacteur) Secteur privé – Producteur (commerce agricole, société de pêche) Secteur privé – Fournisseur (produits chimiques, équipements, semences) Recherche et développement Réglementation (mise en conformité, normes) Formation (niveau secondaire, supérieur et professionnel) Commerce et vente (y compris la recherche de débouchés) Développement rural Autre

95

III.2

Liste sélective des principales institutions

Nom de l’institution: Université Abobo-Adjamé (UAA) Définition de mission et des objectifs : Mission : enseignement, formation et recherche Objectifs : - Proposer des enseignements avec un accent marqué pour les formations professionnelles. - Développer des programmes de recherche-développement visant la résolution des problèmes environnementaux, de protection des végétaux Domaine d’expertise : - Enseignement supérieur et la recherche scientifique Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 374 employés dont : - 153 enseignants – 171 administratifs – 50 agents contractuels Filiales et représentations, et autres sites : - URES Daloa - CRE (centre de Recherche en Écologie Treichville) Budget annuel : 3.983.003.000 FCFA = 6.072 048 euros Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - État - Ressources propres Programme / projets mis en œuvre : Programme d’extension du réseau filaire et d’accès à Internet pour le personnel enseignant Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Enseignants, chercheurs, étudiants et les professionnels (acteurs au développement) Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : - Service questions- réponses (SQR) - Séminaire - Publications Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Ambassade (financement) - Université nationale – Universités internationales. (Financement des programmes) - Institut de recherches (CNRA – CRE) (encadrement des étudiants) - Entreprise agro-alimentaire (échange d’information – formation professionnelle- stage en entreprise)

96

Nom de l’institution: Université Abobo-Adjamé (UAA) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : - Articles de revue - Information illustrée - Résumés - Note d’information et de synthèse Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Collecte d’information et harmonisation des informations - Problème d’accès à Internet Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L’université Abobo-Adjamé (UAA) est une institution de formation de base des cadres supérieurs de l’agriculture. C’est la décentralisation des activités de formation de l’université d’Abidjan. Les étudiants font des stages pratiques dans les structures développement et de recherche agricoles. Autres observations : N/A

Nom de l’institution : Bureau national d’Étude Techniques et de Développement (BNETD) Définition de mission et des objectifs : Capacité de formulation stratégique : aide au gouvernement pour identification et formulation d’objectifs. Appui à la mise en œuvre des investissements publics. Mise en place des normes et méthodologies permanentes pour optimiser l’organisation et le fonctionnement de l’administration. Collecter, traiter, analyser et diffuser des informations technico économiques. Contrôler l’exécution des projets en qualité de maître d’œuvre. Domaine d’expertise : Agriculture et aménagement rural, infrastructure et transport, aménagement urbain, développement local, technologie de l’information et de la communication, cartographie et télédétection. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : - environ 1100 employés Filiales et représentations, et autres sites : - Couverture nationale Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Gouvernement et prestations diverses Programme / projets mis en œuvre : Infrastructure et transport, hydraulique, assainissement, construction, équipement public

97

Nom de l’institution : Bureau national d’Étude Techniques et de Développement (BNETD) Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Secteur public (Ministères, sociétés d’économie mixte.) - Secteurs privés (entreprises) - Entreprises du secteur agricole, audits comptables et financières Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Néant Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Société d’état (réhabilitation) Ministère (réalisation des projets Collectivité locale (aménagement du terroir) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? -Ministère - Institut de recherche et de développement - université - Partenaires locaux Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : Questions liées au développement social Transport Identification des marchés Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Insuffisance du matériel informatique - Besoin en formation en informatique documentaire en gestion SQR - Local inadapté Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Bureau National d’Étude Technique et de Développement (BNETD)- véritable bureau d’étude, ayant une expérience avérée au plan national et international dans plusieurs domaines : agriculture, génie rural, bâtiment, économie Autres observations : Néant

98

Nom de l’institution : Organisation des Volontaires pour le Développement Local (OVDL) Définition de mission et des objectifs : Mission Formation des femmes paysannes et des jeunes agriculteurs déscolarisés ou non scolarisés aux techniques culturales. Transformation des denrées alimentaires, en vue d’assurer la sécurité alimentaire. Objectifs : Sensibiliser, organiser, former , rechercher et catalyser toutes actions bénéfiques pour les populations rurales, encourager et soutenir toute effort de développement entrepris en milieu rural Domaine d’expertise : Production végétale et animale Gestion et commercialisation Alphabétisation Soin de santé primaire Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : - 21 agents – 02 permanents – 13 techniciens à temps partiel – 6 bénévoles Filiales et représentations, et autres sites : Budget annuel : Pas de budget ; Cotisation des membres de l’ONG = 100 000 FCFA (152,45 euro) par an Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Cotisation des membres Ressources provenant des prestations Programme / projets mis en œuvre : - Formation aux techniques culturales des femmes et des jeunes ruraux. Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Femmes paysannes et jeunes agriculteurs déscolarisés ou non scolarisés Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Magazine Spore Publications CTA Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - CNRA (recherche) -ANADER (appui technique) - ASN (fourniture de semences) -CFRAR (projet commun) - Ministère de l’Agriculture (documentation, information) - FIRCA (conseil) –CORAF/WECARD (échange d’information) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Ministère (service de documentation) - CNRA (chercheurs) -ANADER (techniciens et conseillers agricoles)

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Nom de l’institution : Organisation des Volontaires pour le Développement Local (OVDL) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : - Accès à Internet – Séminaires CTA – CD – Articles de revues scientifiques - Monographies sur agriculture Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Inexistence de matériel informatique - Manque de personne qualifié et absence de formation - Manque de budget – pas d’accès à Internet Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Organisation des Volontaires pour Développement Local (OVDL) est une organisation non gouvernementale très active dans le développement local. Elle est en juillet 1991 et son siège social est à Yamoussoukro. Ses objectifs sont : sensibiliser, organiser, rechercher, et catalyser toutes actions bénéfiques pour le s populations rurales. Elle a pour mission : former les femmes paysannes et les jeunes déscolarisés ou non scolarisés aux techniques culturales, la transformation des denrées alimentaires, en vue d’assurer la sécurité alimentaire de la population rurale. Autres observations : Néant Nom de l’institution : African Seed Network (ASN) Définition de mission et des objectifs : - Le mandat de l’ASN est de coordonner les politiques et programmes semenciers nationaux initiés dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et de favoriser la promotion de la sécurité alimentaire et de l’agriculture durable à travers la promotion des semences de qualité. - Son objectif est de renforcer en améliorant les systèmes locaux de production et en tenant à la disposition des paysans des semences et plants de qualité Domaine d’expertise : Renforcement des capacités Élaboration des projets Facilitation d’échange d’information et de matériel végétal, Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : Filiales et représentations, et autres sites : Représentation sous régional de l’Afrique de l’Ouest : Dakar, Sénégal Budget annuel : 85 000 000 FCFA ou environ 130 000 euros Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Subvention des états membres ; - Appui d’organismes internationaux (FAO, ADRAO, CIRAD, UE, CMA/AOC, CEDEAO, UEMOA, PNUD, CSRS) - - Ressources propres générées par les projets, les formations et les consultations

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Nom de l’institution : African Seed Network (ASN) Programme / projets mis en œuvre : Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Agronomes, techniciens, OPA, communautés rurales, paysans Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : - Magazine Spore – Publication CTA - DORA Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? - Services semenciers nationaux des pays membres ; - Instituts de recherches (CNRA, ADRAO, IITA, IPGRI,) échange d’information et de documentation, séminaires, appuis techniques ; - Services de vulgarisation ; - Secteurs privés ; - Institutions internationales (FAO, CTA, PAM, PNUD, CSRS) pour les renforcements des capacités, documentation, projets. Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : - Notes d’information et de synthèse ; - Document adapté à une diffusion massive Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Insuffisances de financements - Besoins : - Formation - Matériel informatique et financements Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Le Réseau Semencier Africain (ASN) est un réseau international dont le siège se trouve à Abidjan (en Côte d’Ivoire). Il coordonne les politiques et programmes semenciers nationaux, lutte contre la pauvreté en intervenant dans la majorité des pays africains. Ses activités portent majoritairement sur la technologie semencière, RGP, la sélection, la production de semences, les méthodes de conservation des racines, tubercules, céréales, plantain, coton, semences forestières et semences fourragères. Autres observations : N/A Nom de l’institution : Agence National d’Appui au Développement Rural (ANADER) Définition de mission et des objectifs : Contribuer à l’amélioration des conditions de vie du monde rural par la professionnalisation des exploitants et des OPA ; en concevant et mettant en œuvre des outils appropriés, des programmes adaptés par des agents partageant les mêmes valeurs professionnelles (compétences, efficacité, responsabilité, respect des engagements) pour assurer un développement durable et maîtrisé.

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Nom de l’institution : Agence National d’Appui au Développement Rural (ANADER) Domaine d’expertise : Appui conseil ; formation ; planification du développement local ; génie rural ; structuration du milieu et micro finance ; gestion de l’environnement ; enquêtes et statistiques agricoles ; réalisation d’étude de faisabilité ; suivi évaluation et étude d’impact des projets ; production de matériel de production et de reproduction ; gestion de l’environnement. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 2080 agents (cadres, agents de maîtrise et employés) Filiales et représentations, et autres sites : Budget annuel : Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Programme / projets mis en œuvre : Interconnexion de sites par liaison VSAT ; Migration application de gestion ; Site web ; Migration messagerie Exchange 5.5 vers Exchange 2007 (en cours) ; Système d’information des marchés, en collaboration avec le CTA Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Les producteurs agricoles et leurs organisations professionnelles. Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : - Magazine Spore ; publications CTA ; séminaires annuels ; SQR ; DSI Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - CNRA (mise en œuvre des projets) - Centre Suisse de Recherche Scientifique (mise en œuvre des projets - Ministères techniques intervenant dans le secteur du développement agricole et rural (Conseil) - Université nationale (mise en œuvre des projets) - PNUD, FAO, PAM (mise en œuvre des projets) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Ministère de l’agriculture Institut national de recherche

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Nom de l’institution : Agence National d’Appui au Développement Rural (ANADER) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : - Problème lié à l’agriculture ; - Ressources non agricoles ; - Questions liées au développement social ; d’équilibre homme-femme (genre) ; - Réglementation ministérielles et internationales ; conférences et réunions ; foire commerciales - Développement et financement de programme ; - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement (régionaux et internationaux) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Brochures et bulletin CTA - Documents issus de la recherche universitaire, journaux ; - Renouvellement du parc information ; - Participation à des formations pour la diffusion d’informations agricoles Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) est une société d’économie mixte avec une participation majoritaire de l’état qui a pour objet social de contribuer à la promotion du monde rural par la professionnalisation des producteurs agricoles : cultivateurs, sylviculteurs, éleveurs, pisciculteurs, pêcheurs. Son action de proximité auprès des agriculteurs qui couvre tout le territoire national, exécutée par ses techniciens pluridisciplinaires de grande compétence fait d’elle le canal idéal de transfert des résultats de recherche au développement Autres observations : N/A

Nom de l’institution : Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) Définition de mission et des objectifs : - Promouvoir la culture du coton et des cultures vivrières Domaine d’expertise : - Vulgarisation agricole – Égrenage du coton graine Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 608 agents permanents 400 agents saisonniers - 89 cadres – 356 agents de maîtrise – 163 employés et ouvriers Filiales et représentations, et autres sites : Direction technique Direction de l’administration et finances Direction organisation, budget et contrôle de gestion

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Nom de l’institution : Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) Budget annuel : Non disponible Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Ressources propres Programme / projets mis en œuvre : Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Paysans Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : - Magazine – Publications CTA (arrêté pour cause de la guerre) Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : REDACI (échange d’information, documentation) CNRA (séminaires –réunion – recherche – formation – échange d’information) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Ministère de l’agriculture (dossier technique, projet,) – CNRA (technique culturale, conservation, lutte biologique, protection phytosanitaire) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : Information sur les techniques d’usinage, et d’égrenage – information financière, information sur l’agriculture en générale Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Problème de renforcement de capacités – problème sur les taxes à l’importation des matériels INTIC – Interruption de l’Internet pour cause de la guerre – difficulté financièreCoût élevé de téléphone Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) est une société d’économie mixte à participation majoritaire de l’état. Elle a pour principale mission de promouvoir dans les zones de savanes de la Côte d’Ivoire la culture du coton et les cultures d’assolement (riz, maïs et arachide). Ses activités consistent principalement à : diffuser des thèmes techniques auprès des agriculteurs, à les former à la maîtrise de ses thèmes et à leur donner des conseils de gestion ; conduire des actions de modernisation des exploitations cotonnières par le développement de la culture attelée, la promotion de la motorisation et l’intensification des cultures. Cette société est pionnière dans le domaine de la culture attelée (utilisation de bœufs de trait) et de la motorisation agricole Autres observations :

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Nom de l’institution : Radio Télévision Ivoirienne (RTI) Définition de mission et des objectifs : Mettre l’information à la disposition de la population. Produire des émissions éducatives en tenant compte des messages du développement du gouvernement Domaine d’expertise : Journalisme. L’information générale, sportive, culturelle et du développement rural Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 1200 agents composés de : journalistes politiques, sportifs, économiques, agricoles, scientifiques, techniciens du son et personnel administration générale Filiales et représentations, et autres sites : Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Subvention de l’état, ressources propres constituées par la redevance et les recettes publicitaires Programme / projets mis en œuvre : Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Toute la population Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Des ministères Des Instituts de Recherche (CNRA, CRO, CRE,….) Des Universités et du grand public Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : Information d’ordre général, sur les problèmes liés à l’agriculture, genre, réglementation ministérielles, et internationale, conférences et réunions, foires commerciales. Informations techniques (technologie poste récolte, variétés de culture, transport divers. Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Matériel non performant (généralement des clones d’ordinateur). Besoin en matériel tes que COMPAQ P.4-HDD 250 GIGA Ram 1GIGA Antenna 2000

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Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Radio Nationale, Chaîne généraliste à vocation nationale et régionale, diffusée sur l’ensemble du territoire. Les missions essentielles de la radio sont : gérer le service public national de la radio, contribuer à la consolidation de l’unité nationale, répondre aux aspirations de la population en matière d’information, de culture, assurer une présentation équilibrée des différents courants artistiques et culturels… Elle offre une programmation diversifiée (information et magazines d’actualité, documentaires et divertissement, émissions sur la jeunesse, sport, émissions sur l’agriculture (recherche et Développement, espace agricole, le paysan) en français et en langues locales. Autres observations : Néant

Nom de l’institution : Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) Définition de mission et des objectifs : - Représenter les jeunes agriculteurs sur le plan national et international. Défendre les intérêts de la profession dans les domaines moraux, et législatifs. - Contribuer au développement sous toutes ces formes et par tous les moyens appropriés de formation professionnelle, technique, économique et sociale des membres. Domaine d’expertise : - Professionnalisation de l’agriculture ivoirienne – Formation – Installation – Vulgarisation et animation – Transformation de la matière première agricole – Commercialisation des produits agricoles et de produits fins en semi-finis d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : - 50 Administrateurs (temporaires) – 25 personnels techniques (personnels du projet) Filiales et représentations, et autres sites : Budget annuel : 18 millions FCFA (27 440,82 euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Cotisation des membres Crédits Programme / projets mis en œuvre : Professionnalisation de l’agriculture ivoirienne Formation Installation des jeunes agriculteurs Transformation de la matière première agricole Commercialisation des produits agricoles Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 40 ans

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Nom de l’institution : Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Rien Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : CORAF/WECARD (Formation et information) ANADER (suivi évaluation) Bibliothèque (articles de revues, monographies) Ministères techniques (information agricole, réunions, séminaires) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? CORAF (agents du CORAF) ANADER (agents techniques) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : Articles de revues, rapport des institutions agricoles, CD, Films, Vidéo, monographies, fiche technique agricole Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Problèmes de communication téléphonique. - Manque de moyens financiers, insuffisance du matériel informatique, de documentation sur l’agriculture - Problème d’équilibre homme-femme, conférences, réunions, problème lié à l’agriculture en générale Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Le Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA) est une organisation professionnelle agricole, crée le 19 mars 2001. Il regroupe 31.500 jeunes exploitants agricoles dont 1 500 agriculteurs formateurs et 30.000 exploitants agricoles .Tous les membres appartiennent aux collèges de producteurs de cultures pérennes, de cultures vivrières, de fleurs et des agro forestiers. Autres observations : Néant

Nom de l’institution : Société de Développement des Forêts (SODEFOR) Définition de mission et des objectifs : - Gérer et équiper les forêts et terres domaniales - Concevoir et mettre en œuvre des modes de gestion du plan directeur forestier. - Exécuter et/ou faire exécuter la politique forestière Domaine d’expertise : Participation à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de gestion forestière nationale. Valoriser le savoir faire dans le domaine forestier

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Nom de l’institution : Société de Développement des Forêts (SODEFOR) Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 704 employés Filiales et représentations, et autres sites : 08 directions Budget annuel : 10 milliards 200 millions (15 550,000 euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Vente de produits forestiers (bois, teck) Bailleurs de fonds Programme / projets mis en œuvre : Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Paysans, exploitants forestiers, industriels du bois, chercheurs, étudiants, population rurale. Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Magazine spore, publications CTA, séminaires annuels Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : CNRA (recherche d’accompagnement, échange d’information, séminaire) Ministère de l’Agriculture (élaboration de la politique agricole) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? CNRA (documentation, rapports annuels,) Ministère (document plan directeur forestier, document de politique agricole) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : - Articles scientifiques, - Information illustrée, - Résumé d’article - Rapport d’institutions internationales Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Insuffisance de moyens matériels (ordinateurs, logiciel) - Insuffisance de personnel de gestion qualifié - Coût élevé de téléphone, difficulté d’importation de matériel des TIC dû à la taxe et aux impôts

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Nom de l’institution : Société de Développement des Forêts (SODEFOR) Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La Société de Développement Forestier (SODEFOR) est une société d’état dont la mission est la gestion de tout le patrimoine forestier de l’état. Elle est chargée notamment : de créer des plantations forestières ; d’aménager les forêts classées ; de surveiller, protéger les forêts classées ; de commercialiser les produits des forêts classées à travers des programmes de développement forestier ; de contribuer à l’organisation des zones rurales voisines des zones forestières qu’elle gère ; de valoriser son savoir-faire à l’extérieur de la Côte d’Ivoire. Elle s’implique activement dans la lutte contre les feux de brousse et le reboisement dans le cadre de la prévention contre la désertification. La longue expérience dans son domaine d’activité lui a permis d’acquérir un savoir-faire qui est aujourd’hui valorisée à ‘extérieur de la Côte d’Ivoire. Autres observations : N/A

Nom de l’institution : Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) Définition de mission et des objectifs : Mission : Mener des recherches et en diffuser les résultats, conserver et valoriser son patrimoine scientifique et technique Domaine d’expertise : Cultures pérennes Cultures annuelles, Production d’élevage, Systèmes agraires et développement durable, Technologie Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 1 868 agents : 168 cadres, 103 agents de maîtrise, 1597 ouvriers et employés Filiales et représentations, et autres sites : 05 Directions régionales : Abidjan ; Gagnoa ; Bouaké ; Korhogo ; Man 13 Stations de recherche Budget annuel : 10 milliards de francs CFA soit 15 millions d’Euros Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : État de côte d’Ivoire Ressources propres Projets et conventions Programme / projets mis en œuvre : Palmier à huile, hévéa, cafetier, cacaoyer, cocotier, coton, riz, ananas, banane, maïs, manioc, igname, culture maraîchère, élevage, pisciculture, conservation et transformation des produits agricoles et du bois arboriculture fruitière, biotechnologie, gestion durable des sols et maîtrise de l’eau, forêt et environnement

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Nom de l’institution : Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Producteurs agricoles, organisations professionnelles agricoles, exploitants agricoles, paysans, étudiants. Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Brochures et bulletins CTA, magazine CTA, DORA, DSI, SQR, Abonnement aux Cédéroms/Bases de données, Séminaires programmes de formation Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Laboratoires ACI : Expérimentation de produits contre les insectes et champignons du bois ADRAO : Système de production de semences à base communautaire Agropolis/GFAR : Caractérisation des populations locales de volailles de l’espèce Gallus gallus ALM : Expérimentation de produit phytosanitaire en culture de bananier ANADER : Production de semences de maïs en milieu paysan AVRDC-ADRAO : Amélioration des productions maraîchères en Afrique de l’Ouest BALTON SNES : Expérimentation de produits nématicides Bayer/Cropscience : Expérimentation de produits phytosanitaires sur les insectes ravageurs du cotonnier CABI : Contrôle de la dégénérescence du système vasculaire du caféier (trachéomycose). Callivoire : Expérimentation de produits phytosanitaires en stimulation de l’hévéa Expérimentation de produits phytosanitaires sur les insectes ravageurs du cotonnier CFC/ICCO/IPGRI : Amélioration et qualité de la production du cacao CIRDES : Accord-cadre de coopération en matière de recherche agricole. COGENT / GCDT : Régénération de 50 accessions de cocotier CORAF : Redynamisation du système national de recherche agricole CTA : Mise en place d’un réseau Service Questions Réponses Afrique côtière Darwin initiative : Recherche sur les semences forestières d’espèces communautaires Dow Agroscience : Evaluation de l’efficacité des protéines BT sur les larves de Cryptophlebia leucotetra FAO : Stratégie nationale pour la gestion de la biosécurité FDPCC : Production de matériel végétal amélioré de cacaoyer FIRCA : Suivi des cercosporioses du bananier Amélioration de la productivité de l'hévéa en saignée inversée Détection et prévention des encoches sèches chez l'hévéa Augmentation de la production de caoutchouc par stimulation au gaz éthylène Système d’’exploitation de l’hévéa compensant le manque de main d’œuvre pour saigner l’hévéa Lutte contre les Loranthacées en plantations d'hévéa Techniques culturales de replantation de l’hévéa sans incidence du fomes sur l’association culturale hévéa/manioc Adaptation des clones d’hévéa en zones marginales Association culturale hévéa/thaumathococcus FIS /CORAF : Sélection, protection, transformation, étude de la filière de la banane plantain Production et commercialisation de légumes feuilles Caractérisation des peuplements de karité Reproduction d’espèces piscicoles pour le peuplement des petits barrages du nord de la

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Nom de l’institution : Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) Côte d’Ivoire IITA : Technologies améliorées de l’igname en Afrique Occidentale et centrale Production et utilisation de variétés de maïs riches en protéines de qualité Maïs tolérant Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : Problèmes liés à l’agriculture, conférences et réunions, développement et financement des programmes, variété de cultures, lutte intégrée contre les nuisibles, documents issus de la recherche universitaire, Internet Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication: - Insuffisance de personnels qualifiés - Besoin de renforcement des capacités - Budget insuffisant pour le recrutement du nouveau personnel - Le réseau informatique non étendu sur tous les sites, cela a pour conséquences l’insuffisance d’accès à Internet du personnel Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) est un institut de recherche de droit privé mais à participation majoritaire de l’état. Principale institution de recherche agricole en Côte d’Ivoire, elle est chargée de coordonner le système national de recherche agronomique et de conduire des recherches visant la promotion du développement agricole dans le pays. Le CNRA dispose d’une Direction de l’Information Scientifique et de l’Innovation Technologique qui possède une bibliothèque centrale dans laquelle on trouve beaucoup documents généraux sur l’agriculture et le développement rural et douze unités de documentation (réduites aujourd’hui à 06 unités pour cause de la guerre) spécialisées domiciliée dans les Directions régionales créées dans les différentes zones agroécologiques du pays. Le CNRA abrite aussi la coordination régionale du réseau SQR Afrique côtière et le point focal national. Il a pour objectif principalement en Côte d’Ivoire et en tous pays : - L’accroissement de façon durable de la production et de la productivité dans les domaines agricole et agro-industriel par des recherches sur les productions végétales, animales et forestières, les systèmes de production, les méthodes de conservation et de transformation, ainsi que par l’adaptation des innovations technologiques en milieu rural ; - Le transfert des acquis scientifiques et techniques auprès des opérateurs publics et/ou privés, locaux ou/et extérieurs ; - La valorisation de l’expertise des ressources humaines auprès des opérateurs publics ou/et privés, locaux ou/et extérieurs ; Mise en œuvre de toutes activités de recherche agronomiques et technologiques et toutes opérations agricoles, industrielles. Autres observations : N/A

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Nom de l’institution : Ministère de l’Agriculture (MINAGRI). Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) Définition de mission et des objectifs : Politique agricole, amélioration de l’agriculture et développement rural Valorisation des produits agricoles Domaine d’expertise : Agriculture de rente, agriculture vivrière, foncier, coopératives agricoles, statistique agricoles, agro-industrie. Eaux et Forêts, informatique, documentation et information agricole, politique agricole nationale Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 1423 agents : - Administrateurs (agents de la catégorie A) : 363 - Personnel technique (agents de la catégorie B et C) : 811 - Agent de bureau (Agents de la catégorie D) : 188 - Agents temporaires : 61 Filiales et représentations, et autres sites : - (19) Directions Régionales - (58) Directions Départementales Budget annuel : 6 000 000 000 (six milliards soit 9 146 000 euros Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - État - Banque mondiale, Banque africaine de Développement, UE, FAO, FIDA, Banque Arabe de Développement Programme / projets mis en œuvre : - Projet de développement local - Programme d’aménagements hydro agricoles - Programme de production des semences - Programme d’urgence de lutte contre la famine Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Monde agricole 5-6 millions, étudiants 1500-2000, Chercheurs 1000-2000 Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Magazine Spore, Publication CTA, DORA. Séminaires. SQR Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : CNRA (échange d’information, recherche sur les cultures, gestion des projets ANADER (appui technique, formation, vulgarisation et animation rurale

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Nom de l’institution : Ministère de l’Agriculture (MINAGRI). Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Les besoins sont en charge par des directions du ministère selon les domaines de compétences. Les demandes d’information émanent des différentes directions et sont exprimées au cours des réunions de cabinet ou de direction Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : - Bases de données des textes réglementaires dans le secteur agricole - Statistiques actualisées sur le secteur agricole - Système de numérisation des archives Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Insuffisance de moyen financier - Condition de travail pas toujours appropriée - Insuffisance de formation des gestionnaires de l’IST Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La Direction des Statistiques, de la Documentation et de l’Informatique (DSDI) du Ministère de l’Agriculture est la direction de ce ministère en charge de toute la politique agricole nationale. Cette direction gère toute la masse de documentation et de l’information agricole du pays. Autres observations : N/A

Nom de l’institution : Association ivoirienne de sciences agronomiques (AISA) Définition de mission et des objectifs : Promouvoir la recherche agronomique et participer au développement de l’agriculture durable en Côte d’Ivoire ; Rapprocher les chercheurs et favoriser leur épanouissement Assister tout organisme public ou privé dans le domaine de ses compétences. Domaine d’expertise : - Socio économie, agronomie, culture annuelle, technologie, élevage, pêche, aquaculture, environnement Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 05 : 2 secrétaires – 01 reprographe – 01 chauffeur (permanents) 09 membres de bureau exécutif (temps partiel) Filiales et représentations, et autres sites : Budget annuel : Pas de budget

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Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Droit d’adhésion Cotisation des membres Produit des activités Don, legs, subventions diverses Programme / projets mis en œuvre : Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Paysans et décideurs politiques, étudiants, producteurs agricoles. Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Magazine Spore, DSI, SQR, Séminaires, Publications Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : CNRA, ANADER, (appui au développement), Ministères (politique agricole) Université, grandes écoles (formation) Collectivités locales (appui technique, formation) Institutions internationales : CTA (information, formation) ; CIRAD (formation, information) ; CORAF (coédition de la revue agronomie africaine) ; UE, AACBA, AIEA, IEPF, UNESCO (financement des projets, échange d’expérience, partage de connaissance) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Service de documentation, bibliothèques Institutions nationales, internationales, régionales et sous régionales (experts, chercheurs) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : Articles de revus scientifiques, Bases de données en agriculture, CD, Films, Vidéo. Information liée au genre, à la conservation et la transformation des produits agricoles. Technique culturales, formation agricole Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : Inexistence de moyen financier, insuffisance de la documentation sur l’agriculture, insuffisance du matériel informatique (micro, logiciel) insuffisance de formation du gestionnaire Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L’Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques (AISA) est une société savante dans le domaine de l’agriculture. Elle organise des assises dans divers régions de la Côte d’Ivoire sur les problèmes agricoles, des voyages d’études en Afrique et sur d’autres continents (Brésil, Inde, …), pour échange d’expérience, beaucoup de séminaires sur l’agriculture et publie des revues scientifiques et techniques sur l’agriculture. Autres observations : N/A

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Nom de l’institution : Organisation Centrale des producteurs d’Ananas et de Bananes (OCAB) Définition de mission et des objectifs : Organiser la production, le contrôle de la qualité, le transport et les mises en marché des ananas, des bananes et des manques en frais : - Appui technique aux structures membres - Information et formation des producteurs sur l’évolution et la réglementation des marchés ; - Gestion du système de traçabilité de la plantation à la distribution Domaine d’expertise : Coordination et organisation des activités de production, d’exportation et de mise en marché des fruits (ananas, mangues, bananes, papayes..) de Côte d’Ivoire • Appui techniques aux petits planteurs ; • Organisation des formations au profit des petits planteurs des structures membres ; • Mise en place d’un système de traçabilité de l’amont à l’aval des fruits ; • Contrôle de résidus de pesticides sur fruit avant exportation ; • Contrôle de la qualité des fruits ; • Gestion des données techniques Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 20 agents environ + le personnel des structures membres Filiales et représentations, et autres sites : OCAB Paris Rungis (délégation OCAB Europe) Budget annuel : Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Cotisation des membres Programme / projets mis en œuvre : Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Structures coopératives regroupant des petits planteurs - Société de type industriel ou PME travaillant en régie Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : - Magazine Spore (par moment) Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Union Européenne : financement de certains projets Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information) : Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Inexistence de local adéquat pour abriter le service des GIC et TIC ; - Manque de matériels informatiques et audiovisuels

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Nom de l’institution : Organisation Centrale des producteurs d’Ananas et de Bananes (OCAB) Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Créée en 1992, l’OCAB est une association civile qui, en plus de la défense de l’intérêt général de ses membres est chargée de : établir les programmes de production qui tiennent compte des possibilités de consommation des pays importateurs et des objectifs nationaux ; proposer au ministère chargé de l’agriculture les dossiers d’agrément des exportateurs ainsi que le seuil d’exportation ; homologuer les stations de conditionnement ; centraliser les informations relatives à la création, à l’extension et au renouvellement des plantations d’ananas et de banane dont la production est destinée à l’exportation en frais ; coordonner les mises en marché ; étudier les marchés extérieurs et examiner les qualités des importateurs et acheteurs proposés par les exportateurs agréés et d’établir avant chaque campagne la liste des réceptionnaires autorisés ; centraliser, organiser et autoriser toutes les demandes de changement par tout le mode de transport surveiller toutes les opérations jusqu’à la réception des fruits par le destinataire ; négocier les contrats d’affrètement maritime et aérien pour le compte de ses membres ; gérer ou faire gérer le quai fruitier dont l’usage est reconnu ; négocier et fixer périodiquement les prix planchers de mise en marché, valables pour l’ensemble de la profession, compte tenu des conditions économiques du moment ; exécuter ou faire exécuter le contrôle de la qualité et du conditionnement des fruits selon les normes en vigueur, entreprendre toute opération de promotion des produits et d’une manière plus générale toute activité accessoire et connexe dans l’intérêt de la profession. Cette structure est aujourd’hui la référence dans le secteur de l’ananas et de la banane. Autres observations : N/A

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Annexe IV Liste des personnes interrogées

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N° 01

Nom Prénom Kouan Kom Bernard

Fonction Responsable de la cellule Gestion Formation CIDT

Adresse 01 BP 4125 Abidjan 01 ASN 170 BP 1220 Abidjan Tél : (225)20 21 15 80 Fax : (225) 20 21 15 81 African.seed@aviso.ci SODEFOR 01 BP 3770 Abidjan info@sodefor.ci zonon.7@yahoo.fr (225) 20 21 08 33 poste 332 Koffi_gabiel@yahoo.fr Tél : (225) 05 14 38 16 Tél : (225) 23 47 24 18 odile.tahouo@cnra.ci Tél : (225) 20 21 44 48 info@cnja-ci.org Tél : (225) 05 85 08 52 aisa@ci-refer.org Tél : (225) 23 45 75 02 info@uabobo.ci Tél : (225)20 30 42 00 ongovdl@yahoo.fr Tél : (225) 05 68 53 56 info@bnetd.ci Tél : (225) 22 48 36 00 Tél : (225)20 21 16 88 Fax : (225) 20 21 10 58 ocab@orange.fr Tél : (225) 20 25 18 72 firca@firca.ci Tél :22528181

Kouamé Kouassi 02 Alphonse

Chargé de programme ASN

03 Koua Michel

Chef de service documentation SODEFOR Secrétariat REDACI Chef de service documentation MINAGRI Sous-directeur de l’informatique et de la documentation MINAGRI Chef du département information scientifique et technique CNRA Journaliste RTI Président du CNJA Secrétaire scientifique AISA Assistant-documentaliste UAA Secrétaire permanent OVDL Documentaliste BNETD Chef de division communication ANADER Secrétaire exécutif OCAB Statisticien/Documentaliste du FIRCA

04

Mme Fofana Koné Fatoumata Kouamé Koffi Gabriel

05

06 Tahouo Odile 07 Edi Mosson 08 Tia Sanson 09 M. Angui 10 Mme Kakpo 11 Pregnon Zokou 12 Cissé Fatoumata 13 Zézé Norberte 14 Doly Emmanuel 15 KOUADIO Michel

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Annexe V Références bibliographiques

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1. Affou, Y.S. 1990. La relève paysanne en Côte d’Ivoire : Étude d’expérience vivrière. Paris. France. 2. Agence de Télécommunications de Côte d’Ivoire. 2000. Plan de développement de l’infrastructure nationale de l’information et de la communication 200 – 2005. Abidjan. Côte d’Ivoire 3. Araùjo, M.J.M. 2006. Évaluation des besoins en information agricole dans les États du groupe Afrique Caraïbes Pacifique (ACP) : étude de cas : Guinée-Bissau. 4. Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Dakar ; Banque Ouest Africaine de Développement. Lomé. 2004. Comptabilités sectorielles économiques des pays membres : Rapport provisoire. Pays Côte d’Ivoire – Afrique. Cotonou. Bénin 5. Côte d’Ivoire Télécom. Abidjan. 2007. Annuaire officiel des abonnés au téléphone. Abidjan ; Côte d’Ivoire. 6. Elde, J. ; Sanou, S. 2001. Pauvreté et inégalité devant l’accès aux soins de santé en Côte d’Ivoire : Mémoire Ingénieur des Travaux statistiques. Abidjan. Côte d’Ivoire 7. FAO. 2002. État des lieux de la définition et la mise en œuvre de la politique nationale de communication pour le développement. Mali, Burkina Faso, Niger, Guinée-Bissau : atelier régional bilingue. Les méthodologies d’élaboration et de mise en œuvre des stratégies sectorielles de communication multimédia et des politiques nationales de communication pour le développement. Niamey, Niger, 1-5 avril 2002. Niamey. Niger 8. Koné, H. ; Sy, H.J. 1995. La communication pour le développement durable en Afrique. Abidjan. Côte d’Ivoire 9. Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales et des Ressources Animales. Abidjan. 2000. L’Agriculture ivoirienne à l’aube du XXIème siècle. Abidjan. Côte d’Ivoire 10. Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales. Abidjan, 2004. Recensement national de l’Agriculture. RNA 2001 : analyse des données niveau national. Abidjan. Côte d’Ivoire. 11. Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales. Abidjan. 1997. Structures Agricoles et des Ressources Animales en Côte d’Ivoire. Abidjan. Côte d’Ivoire 12. Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales. Abidjan. 1985. Annuaire des statistiques agricoles et forestières. Abidjan. Côte d’Ivoire 13. Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales. Abidjan. 2003. Recensement national de l’agriculture 2001. Abidjan. Côte d’Ivoire 14. Ministère de l’économie et des finances. Direction générale de l’économie. Abidjan. 2007. La Côte d’Ivoire en chiffres. Dialogue Production. Abidjan. Côte-d’Ivoire. 15. Ministère des Nouvelles Technologies de l’Information et des Télécommunications. Abidjan. 2002. Schémas directeur des nouvelles technologies de l’information et de la communication de la Côte d’Ivoire : document provisoire. Abidjan. Côte d’Ivoire. 16. Mpoue, A.B. 2005. Dynamique de la demande de la téléphonie mobile à Abidjan et SanPedro : Mémoire de stage. Abidjan. Côte d’Ivoire

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17. Ndalbalishye, I. 1995. Agriculture vivrière ouest africaine à travers le cas de la Côte d’Ivoire : monographie. Bouaké. Côte d’Ivoire 18. NDIAYE, Monstapha. 2003. Les nouvelles technologies de l’information dans les pays africains non arabes membres de l’ISESCO : situation et perspectives. 19. Union Économique et Monétaire Ouest Africaine, Ouagadougou ; FAO, Rome. Stratégie de communication pour la vulgarisation de la politique agricole de l’union et des textes relatifs aux mesures sanitaires des aliments dans l’espace UEMOA. Ouagadougou. Burkina Faso. 20. Verdier, A.G. 1999. Accès aux soins de santé et à l’hygiène dans le département de Sassandra, Rapport de stage Ingénieur maître. Abidjan. Côte d’Ivoire 21. Yao, A.E. 1998. L’exode rural en Côte d’Ivoire : les migrations vers Abidjan et les conséquences de l’urbanisation sur les migrants. Abidjan. Côte d’Ivoire 22. CTA. 2006. Plan stratégique 2007-2010. Wageningen. Pays-Bas 23. FOSA. 2001. Document national de prospective. Abidjan. Côte d'Ivoire 24. FAO. 2008. Dynamic Atlas de Côte d’Ivoire. Abidjan. Côte d’Ivoire 25. http ://www.african-seed.org/p_ivoire.html 26. http ://www.presidence.ci 27. http ://www.ins.ci/asn/asn.htm 28. http ://www.amenagement-afrique.com/rubrique.php3?id_rubrique=44 29. http ://www.france-afrique-asie.com/article.php3?id_article=12

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