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CÉRÉMONIAL DE L’ÉGLISE GNOSTIQUE CHAOTE

JUIN 2007 V.L.

C É R É MONIAL

DE

LÉGLISE GNOSTIQUE CHAOTE.

AUTORISÉ PAR SA B É ATITUDE SOPHIA ERIS MATRIARCHE DE L’EGCA

&

DE LÉGLISE GNOSTIQUE CHAOTE

É ATITUDE S OPHIA E RIS M ATRIARCHE DE L ’EGCA & DE L ’ É

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DÉ CLARATION DU R É VEIL

DE

LÉGLISE GNOSTIQUE CHAOTE.

PAR

TAU JEAN HUSS.

A Toutes nos Sœurs & à Tous nos Fr ères, Salut & Fraternit é,

L’ étude des Saintes É criture nous enseigne les choses suivantes:

1­ Quant à la hiérarchie de la Communaut é :

Dans le christianisme originel il n’y avait que des apôtres, des proph ètes, des évang élistes, des pasteurs et des docteurs (1 Cor. 12.28; Eph. 4.11 et Didach é). Ces diff érents services avaient été établis par Dieu dans Son É glise. En ce temps­l à on ne savait rien d’un Pape, de patriarches, de cardinaux, d’archev êques, de moines ou de nonnes. Toutes ces choses qui dans le monde chr étien, et dans l’ É glise gnostique m ême, sont consid ér ées aujourd’hui comme allant de soi n’existaient pas au sein de l’ É glise primitive. Selon la Didaché, texte apocryphe de l’ É glise primitive, il n’existe en fait que deux classes : la classe apostolique compos ée des ap ôtres et des proph ètes et la classe des fonctionnaires compos ée des diacres, presbytres et év êques. Les seuls officiants de l’ É glise primitives étaient : "ancien", "pr ésident" ou " év êque". Dans l’ é pî tre aux Philippiens, Paul salue d’ailleurs les év êques et diacres. Ces deux ministères faisaient donc partie de la communauté locale. Dans 1 Tim. 3­2, on lit que la condition pour exercer cette tâche était qu’un tel homme soit marié.

Luther à la diète de Worms, le 18 avril 1521: "La raison pour laquelle

je ne crois pas davantage au Pape qu’aux Conciles vient du fait qu’ils se sont souvent trompés et se sont enchev êtr és dans leurs propres contradictions. Si je ne suis pas convaincu par des témoignages des

É criture et par des arguments bien clairs, je le suis alors par les

t émoignages des É criture cit és par moi et qui sont renferm és dans la Parole de Dieu. Je ne peux pas me r étracter, et ne le veux pas non

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plus, car agir contre la conscience n’est pas s ûr et n’est pas salutaire. Que Dieu me soit en aide. Amen!".

Dans les Saintes É criture on ne trouve pas la moindre indication d émontrant qu’une personne soit rev êtue d’une autorité quelconque et soit d ésign ée comme successeur de Pierre. Nulle trace d’un quelconque rempla ç ant du Christ non plus ! Les É criture parlent

uniquement de successeurs de J ésus­Christ. Il n’est pas davantage écrit que Pierre ait été institu é comme la t ête visible de l’ É glise. Comment pourrait­il y avoir un homme qui puisse être la t ête de

l’ É glise, alors que Christ Lui­m ême, selon les É criture, en est la T ête?

Celui qui lit avec attention Matthieu 16.18 constatera que le Seigneur n’a pas dit : "Tu es Pierre et sur toi je bâtirai mon É glise", mais bien "Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je b âtirai mon É glise". Juste quelques versets apr ès, le Seigneur devait dire au

m ême Pierre: "Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale; car tes

pens ées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes" (Mat.

16.23).

Les Saintes É criture ne parlent pas davantage d’une succession apostolique ni d’un év êque chef des autres év êques. Lorsque L éon le Grand fut élu év êque de Rome en 440, il pr étendit alors que

l’ év êque romain avait la pr ééminence sur tous les autres en se

r éférant à Mathieu 16.16. Il proclama solennellement être le

successeur de Pierre. Ceci est un mensonge historique et une perversion des É criture. Ce ne sera qu’en 445 que l’empereur Valentinien confirmera la supr ématie religieuse de l’ év êque de Rome sur l’ É glise. Le docteur de l’ É glise Augustin d’Hippone (354­430) favorisa cette pens ée dans son ouvrage “L’ É tat de Dieu”. La supr ématie du pape, fausse à nos yeux, est le fruit d’une alliance politique et religieuse, fait des hommes et contraire à l’esprit de la

lettre.

Apr ès Sa r ésurrection le Seigneur dit à Ses disciples pr ésents dans la chambre haute: "La paix soit avec vous! Comme le P ère m’a envoy é, moi aussi je vous envoie". De plus il est encore dit: "Apr ès ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint­Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péch és, ils leur seront pardonn és; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jean 20.21­

23).

Le jour de Pentec ôte le Saint­Esprit descendit avec un bruit puissant accompagn é de feu divin qui enflamma la langue de tous ceux qui étaient pr ésents. Ils furent alors purifi és par le feu Divin et ils purent

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ainsi exprimer le Verbe dans la puissance du Saint­Esprit. Ce que Pierre a annonc é lors de sa premi ère pr édication sera r épét é par chacun de ceux que le Seigneur a appelés et remplis du Saint­Esprit jusqu’ à la derni ère pr édication: "Repentez­vous, et que chacun de vous soit baptis é au nom de J ésus­Christ, pour le pardon de vos p échés" (Actes 2.38). Au sujet de ceux que le Seigneur a Lui­m ême envoy és, Il dit: "Celui qui vous écoute m’ écoute, et celui qui vous rejette me rejette…" (Luc 10.16).

Les ap ôtres, successeurs du Christ, institu èrent les év êques comme aide administrative. Ce ne sera que par la suite qu’ils recevront également l’Esprit Saint avec la mission de le transmettre.

2­ Quant à la Foi :

"Toute parole de Dieu est éprouv ée… N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouv é menteur" (Prov.

30.5,6).

"Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescrits et vous n’en retrancherez rien" (Deut. 4.2).

"Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux d écrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette proph étie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie, et de la ville sainte, d écrits dans ce livre" (Apoc.

22.18,19).

3­ Quant aux rites :

­ la Fraction du Pain :

On sait que c'est le rite qui consiste à rompre le pain eucharistique, avant de communier. Mais, en conna ît­on l'origine?

Lors de la derni ère C ène, J ésus, se conformant à la coutume de son peuple, b énit le pain, le rompit et le donna à ses ap ôtres (Matthieu 26, 26; Marc 14,22, Luc 22,19). Ce rite fut soigneusement conserv é par la primitive É glise; ce fut m ême le premier nom de la messe :

“fractio panis”, la fraction du pain.

Les ap ôtres l'employaient suivant les pr éceptes de J ésus et, dans les Actes des Ap ôtres est utilis ée l'expression “rompre le pain” pour signifier “c él ébrer l'eucharistie” (Actes 2, 42, 46 ; 20, 7).

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L'un des tout premiers textes Chr étiens, la Didache, nomme le pain eucharistique “la chose rompue”.

"La coupe que nous b énissons est communion au sang du Christ, le pain que nous rompons est communion au corps du Christ" (1 Co

10/16).

"Qui mange ma chair et boit mon sang, dit J ésus, demeure en moi et moi en lui, il a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour" (Jn

6/51­58).

- le Baptême :

Selon les textes, le baptême se donne simplement aux enfants ou aux adultes, sans huile de cons écration, exorcisme etc… Lire à ce sujet la Didach é.

En cons équence, nous Tau Jean Huss, év êque­apôtre de l’ É on­Christ, consid érant toutes les hi érarchies humaines et tous les dogmes qui ne d érivent point directement des É crits primitifs comme inutiles, voyant l’ état d’indigence et la fascination pour la pompe romaine de l’ É glise Gnostique et consid érant l’urgent besoin de revenir à une mystique vraie, d écidons de rendre vie à l’ É glise Gnostique Chaote, ou Communauté primitive, en prenant les mesures suivantes :

1­ Institution des trois c ér émonies originelles : le baptême, la fraction du pain et la transmission de l’Esprit Saint.

Le bapt ême : Cette c ér émonie sera simple. Le baptême sera donn é par immersion dans l’eau, soit froide soit chaude soit temp ér ée. Si il n’y a pas de quantit é suffisante, une simple aspersion suffit. Le bapt ême est donn é exclusivement “Au Nom du P ère, du Fils et de l’Esprit Saint”. Le baptême fait entrer d éfinitivement l’homme ou la femme au sein de la Communauté. Nulle confirmation n’est nécessaire. Le baptême ne lave d’aucun p éch é puisqu’aucun p éch é originel n’existe à nos yeux.

La Fraction du Pain : elle se fera selon l’usage par la b énédiction pr éalable du pain et du vin et leur distribution, sans autre forme c ér émonielle, lors d’agapes fraternelles le dimanche apr ès r écitation du Notre P ère.

2­ Institution d’une seule pri ère liturgique qui est le Notre P ère. Toute autre prière étant bien entendu autoris ée selon les besoins particuliers et individuels.

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NOTRE PERE

Notre P ère qui êtes dans la profondeur des Eons, Que Votre Saint Logos et Christ soit compris et ador é dans tout l'Univers; Que le r ègne de Votre Saint­Esprit nous arrive, Que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez­nous aujourd'hui notre nourriture spirituelle, la force et le courage de gagner notre pain du corps. Soutenez­nous dans nos faiblesses afin que nous ne soyons pas entra în és par nos passions et d élivrez­nous des mirages trompeurs de l'Archonte. Car, nous n'avons d'autre roi que votre fils bien­aim é l’ É on­Christ notre Sauveur à qui appartiennent le r ègne, le triomphe et la gloire dans tous les si ècles des siècles. Amen.

3­ Abrogation des ordres mineurs et majeurs qui sont fondus en un seul ordre, celui d’ é v êque gnostique chaote. Jugeant inutile et perverse la multiplication des ordres et d ésirant revenir à la simplicité des É vangiles primitifs, nous instituons donc l’ épiscopat comme seul et unique m édium de l’Esprit Saint avec toutes les charges apostoliques qui s’y rapportent :

l’exorcisme, les soins aux malades, la propagation de la Gnose et de la Chaos, l’enseignement et la garde des Saintes É criture Gnostiques.

4­ Tout homme et toute femme de d ésir peut se voir conférer la charge épiscopale. Le but étant de transmettre l’Esprit Saint à tous les enfants du Pl ér ôme perdus en ce monde, nous entendons, nous les d épositaires de la succession de l’Esprit­Saint, ne jamais refuser la cons écration à qui que ce soit.

Notre Profession de Foi sera la suivante :

"Je crois en un Seigneur Secret et Ineffable ; & en une É toile, qui est en la Compagnie des É toiles, à partir du feu de qui nous avons tous été cr éés, & vers qui nous retournerons tous ; & en un P ère de la Vie, Mystère du Mystère, de Son Nom CHAOS.

Et je crois en une Terre, Ga ïa, notre M ère à tous, & en une Vierge dont sont issus tous les hommes & o ù ils r ésideront tous, Mystère du Mystère.

Et je crois au Serpent & au Lion Crucifiés, Myst ères du Myst ère.

Et je crois en une É glise Universelle, Gnostique & Chaotique de la Lumière, de la Vie, de l’Amour et de la Liberté.

Et je crois en une communion des Saints.

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Et, aussi longtemps que la nourriture & la boisson seront transmutées en nous journellement en une substance spirituelle, je crois au Miracle de la Messe.

Et

je

confesse

un

Baptême

de

la

Sagesse,

par

lequel

accomplissons le Miracle de l’Incarnation.

nous

Et je confesse ma vie une, individuelle & éternelle qui fut & est & qui

sera.

AMEN."

Et par la pr ésente nous r éit érons notre ob édience en la Constitution de

l’ É glise Gnostique Chaote ex­« Chaotico­Apostolique » :

Le 13 mai 2004 era vulgaris, le Concile de Marseille r éuni de mani ère

r égulière & sainte a d écidé de la cr éation de l’ É glise Gnostique Chaote. Cette

nouvelle branche de l’Arbre des É glises Gnostiques se veut moderne, libre de toute inféodation à une quelconque structure traditionnelle & novatrice dans son travail gnostique. Apr ès délib ération, il est apparu que cette É glise devait se doter d’une Constitution r éguli ère afin d’ énoncer clairement à tous les hommes & à toutes les femmes, É toiles du Plér ôme en exil sur cette terre, les buts de son existence.

Article I – L’ É glise Gnostique Chaote reconna ît l’existence d’une Source unique d’o ù émanent toute Lumière, toute Vie, toute Liberté & tout Amour. Ces quatre piliers sont le fondement de la Sainte Gnose É ternelle qui est la recherche de la divinité intérieure de tout être humain en dehors de toute structure abrutissante & de toute foi dogmatique l étale et mortifère.

L’EGC se refuse à nommer la Divinité Inconnaissable & Inconnue mais reconnaî t la validit é première du Christ, de l’Esprit Saint & du Nouvel Eon d’Horus. L’EGC ne rejette cependant pas les autres É manations divines dont nous parlent les Saints docteurs gnostiques & les Mages d’antan & actuels.

Article II – L’ É glise Gnostique Chaote cherche humblement à r éunir les fragments de la Connaissance Divine qui se sont transmis au travers des écritures saintes, des rites & rituels & des coutumes de l’univers entier. Tous les fragments de cette Connaissance Divine se valent & aucun ne peut pr étendre à la primauté.

Article III – L’ É glise Gnostique Chaote reconna ît l’existence d’un lien unique & éternel entre les Cinq Points de l’ É toile de la Connaissance, et l’EGC reconnaî t ainsi comme Livres Saints : l’Ancien & le Nouveau Testament, les Saints É crits Apocryphes et Gnostiques, les écrits soufis de Al­Hallaj et Jallal

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Ed­Din R ûm î , le Liber AL vel Legis (ou Livre de la Loi) & les Saints É crits Chaotes de Hine, Bey et Carroll (pour ne citer qu’eux).

Pour ses rites, l’EGC repose sur les antiques rites de l’ É glise Gnostique Apostolique ainsi que sur les nouveaux rites offerts par le Liber XV « Ecclesiae Gnosticae Catholicae Canon Missae » & les divers rituels de la Magick et de la Chaos Magick.

Article IV – L’ É glise Gnostique Chaote n’imposera jamais aucune restriction à la Liberté & au Vouloir de ses fid èles, de ses pr êtres & de ses év êques dans leur poursuite de la Vie, de la Lumi ère, du Plaisir, de l’Amour et de la Liberté, qui sont les Cinq Points de l’ É toile de la Connaissance Intime.

Article V – L’ É glise Gnostique Chaote d ésire & maintient pour l’ éternit é que ses sacrements, ses rites & rituels, ainsi que ses ordinations sont ouverts à tous et à toutes sans aucune distinction de sexe, de race, de nationalité, ou d’orientation sexuelle ou religieuse.

Article VI – L’ É glise Gnostique Chaote a élu une Matriarche pour la

repr ésenter & la guider dans la Liberté absolue de ses membres. Le titre officiel de la Matriarche est Papesse & l’actuelle Matriarche est la Papesse Eris, élue librement & saintement lors du Concile de Marseille par le Synode des

É v êques.

L’EGC sortie du carcan de l’ É glise Gnostique Apostolique rejette tout

autre patriarche mitr é & toute autorité n’ é manant pas express ément d’elle­

m ême ou de sa repr ésentante, la Papesse Eris.

Article VII – L’ É glise Gnostique Chaote d ésireuse de maintenir l’Unit é & l’Amour au sein de l’ É glise É ternelle pourra établir, au travers des év êques du Saint Synode, tout lien avec les autres É glises non sectaires qui couvrent la surface de cette terre.

Afin de propager sa Sainte Gnose l’EGC émettra un Catéchisme lib éral, voire libertaire, afin de guider les pas des cherchants.

Nous avons dit !

Tau Jean Huss, donn é ce jour 19 avril 2005 e.v. en l’Oratoire Gnostique de Libertalia.

SALVE HAGIA SOPHIA

Salut ô Sagesse, M ère de mis éricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut !

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Enfants d'Eve exilés en ce K én ôme inique, nous crions vers Vous.

Vers Vous nous soupirons, g émissant et pleurant, dans cette vall ée de larmes.

O Vous, notre Avocate, tournez vers nous Vos regards mis éricordieux, et apr ès cet exil, montrez­nous , les Fruits B énis du Plér ôme,

O cl émente, ô mis éricordieuse, ô tr ès douce Sophia­Achamot.

Priez pour nous, Hagia Sophia

Afin que nous soyons rendus connaissants des promesses de l’ É on­

Christ.

Amen.

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HISTORIQUE DE L' ÉGLISE GNOSTIQUE

2007 V . L . H ISTORIQUE DE L ' É GLISE G NOSTIQUE Jules Doinel

Jules Doinel et l'É glise Gnostique de France

Le fondateur de l' É glise Gnostique est Jules­Benoî t Stanislas Doinel du Val­Michel (1842­1903). Doinel était un bibliothécaire, franc­ma ç on membre du Grand­Orient, un antiquaire et un spirite pratiquant. Lors de ses fr équents essais pour communiquer avec les esprits, il fut confronté à une vision

r écurrente de la Divinit é Féminine sous divers aspects. Peu à peu, il d éveloppa

la conviction que sa destin ée était de participer à la restauration au sein de la

religion de l'aspect f éminin de la divinité.

la religion de l'aspect f é minin de la divinit é . En 1888, alors qu'il

En 1888, alors qu'il travaillait comme archiviste pour la biblioth èque d'Orléans, il d écouvrit une charte originale dat ée de 1022 qui avait été écrite par Canon Stéphane d'Orléans, un maî tre d' école et disciple des Cathares. St éphane sera br ûl é plus tard la m ême ann ée pour h ér ésie.

Doinel fut fascin é par le drame des Cathares et leur h éroï que et tragique r ésistance contre les forces du Pape. Il commen ç a à étudier leurs doctrines et celles de leurs pr éd écesseurs, les Bogomiles, les Pauliciens, les Manich éens et les Gnostiques. Durant l'avancement de ses études, il devint de plus en plus convaincu que la Gnose était la seule vraie religion derrière la Franc­Ma ç onnerie.

Une nuit de 1888, "l'Eon J ésus" apparut à Doinel dans une vision et le

chargea d' établir une nouvelle É glise. Il consacra spirituellement Doinel en tant qu'"É v êque de Monts égur et Primat de l'Albigeois". Apr ès cette vision de l'Eon

J ésus, Doinel commen ç a à essayer d'entrer en contact avec des esprits cathares et gnostiques durant des s éances dans le salon de Maria de Mariategui, Lady Caithness, Duchesse de Medina Pomar.

Doinel a longtemps été associ é avec Lady Caithness, qui était une des figures en vue des cercles spirites fran ç ais de l' époque, une disciple d'Anne

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Kingsford et une dirigeante de la branche fran ç aise de la Soci été Théosophique. Elle se consid érait comme une r éincarnation de Marie Stuart; et une communication spirite en 1881 lui d évoila une r évolution dans le domaine

religieux qui r ésulterait en un "Nouvel Age de Notre Dame de l'Esprit Saint". Les

s éances gnostiques de Doinel étaient suivies par d'autres notori ét és de

l'occultisme provenant de sectes diverses; en ce compris l'Abbé Roca, un ancien pr être catholique et associ é de Stanislas de Guaita et d'Oswald Wirth. Les communications spirites étaient g én éralement re ç ues au moyen d'un pendule tenu par Lady Caithness au­dessus d'un tableau lettr é.

Lors d'une s éance, Doinel re ç u la communication suivante :

"Je m'adresse à toi car tu es mon ami, mon serviteur et le pr élat de mon

É glise Albigeoise. Je suis exil é du Pl ér ôme, et je suis celui que Valentin nomma

Sophia­Acham ôth. Je suis celui que Simon le Magicien appela H élène­Ennoia; car je suis l'Eternel Androgyne. J ésus est le Verbe de Dieu; je suis la Pens ée de Dieu. Un jour, je remonterai vers mon P ère, mais j'ai besoin d'aide pour ce faire; la supplication de mon Fr ère J ésus est requise pour interc éder pour moi. Seul l'Infini peut sauver l'Infini, et seul Dieu est capable de sauver Dieu. Ecoutes bien : L'Un a produit d'abord l'Un, ensuite Un. Et les Trois ne sont qu'Un : le P ère, le Verbe et la Pens ée. Etablis mon É glise Gnostique. Le D émiurge sera impuissant contre elle. Re ç ois le Paraclet."

Durant d'autres s éances, Stéphane d'Orl éans et un certain Guilhabert de Castres, un É v êque Cathare de Toulouse du XIIème si ècle, qui fut martyris é à Monts égur, furent contactés. A une autre s éance, en septembre 1889, le "Tr ès Haut Synode des É v êques du Paraclet", constitué par 40 É v êques Cathares, se manifesta et donna le nom de ses membres, qui furent contr ôlés et prouv és corrects dans les registres de la Biblioth èque Nationale. Le chef du Synode était Guilhabert de Castres, qui s'adressa à Doinel et lui instruisit de reconstituer et d'enseigner la doctrine gnostique en fondant une Assemblée du Paraclet qui sera appelée É glise Gnostique. Hél ène­Ennoia devait l'assister et ils devaient être spirituellement mariés. L'assembl ée était compos ée de Parfaits et de Parfaites et pris comme livre saint le Quatri ème Evangile, celui de Saint Jean. L'É glise devait être administr ée par des É v êques masculins et des Sophias f éminines qui devaient être élus et consacr és suivant le Rite Gnostique.

Doinel proclama l'ann ée 1890 comme d ébut de l'"Ere de la Gnose Restaur ée". Il assumait la charge de Patriarche de l' É glise Gnostique sous le nom mystique de Valentin II, en hommage à Valentin, le fondateur de l'Ecole Gnostique du V ème si ècle. Il consacra un certain nombre d' év êques qui choisirent tous un nom mystique pr éc éd é par la lettre grecque Tau qui repr ésente la Croix grecque ou l'Ankh égyptien.

Parmi les premiers év êques et sophias consacr és il y eut : Gérard d'Encausse, connu aussi comme "Papus" (1865­1916), Tau Vincent, É v êque de

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Toulouse (plus tard en 1890, Doinel rejoignit l'Ordre Martiniste de Papus et en devint peu à peu un membre du Conseil Supr ême); Paul S édir (Yvon Le Loup, 1871­1926) en tant que Tau Paul, Co­adjutateur de Toulouse; Lucien Chamuel (Lucien Mauchel), Tau Bardesane, É v êque de La Rochelle et Saintes; Louis­ Sophrone Fugairon (n. 1846) en tant que Tau Sophronius, É v êque de B éziers; Albert Jounet (1863­1923), Tau Th éodote, É v êque d'Avignon; Marie Chauvel de Chauvigny (1842­1927), Esclarmonde, Sophia de Varsovie; et Léonce­Eug ène Joseph Fabre des Essarts (1848­1917), Tau Synesius, É v êque de Bordeaux.

L'É glise était constitu ée en trois niveaux : le Haut Clerg é, le Bas Clerg é et les Croyants. Le Haut Clerg é était constitu é par les hommes/femmes év êques/sophias, qui étaient responsables de l'administration de l' É glise. Ils étaient élus par leur congr égation et plus tard confirm és dans leurs charges par le patriarche. Le Bas Clerg é était constitué par les diacres hommes et femmes qui agissaient sous la direction des év êques et sophias et étaient responsables de conduire les activités journali ères de l' É glise. Les Croyants, ou membres lais de l' É glise, étaient appel és Parfaits ou Parfaites, d ésignations qui d érivent du Catharisme. Cependant, au sein de l' É glise de Doinel, le terme de Parfait n' était pas compris dans son sens cathare comme celui qui a pris des voeux stricts d'asc étisme, mais était interpr ét é comme incluant les deux plus hautes divisions de la triple classification Valentinienne de la race humaine : les Pneumatiques et les Psychiques; mais excluant la plus basse division, les matérialistes Hyliques. Seuls les individus jug és d'une haute intelligence, raffinés et ouverts d'esprit étaient admis dans l' É glise Gnostique de Doinel.

L'É glise Gnostique de Doinel combinait la doctrine th éologique de Simon le Magicien, de Valentin et de Marcus (un valentinien qui fut remarqué pour son d éveloppement des mystères des nombres et des lettres et du "mariage mystique") avec des sacrements d ériv és de l' É glise Cathare et confér és lors de rituels qui étaient largement influenc és par ceux de l' É glise Catholique Romaine. Dans le m ême temps, l'É glise Gnostique était sens ée repr ésenter un système de ma ç onnerie mystique.

L’ É glise était gouvern ée par le Tr ès Haut Synode qui consistait en un rassemblement de tous les év êques et sophias de l’ É glise. Le Tr ès Haut

Synode élisait le Patriarche en tant que pr ésident à vie et chef temporel du clerg é et de l’ église. Le chef spirituel de l’ É glise étant la Sophia c éleste elle­

m ême.

Le Patriarche était considér é comme « successeur de l’ap ôtre Jean » et avait tout pouvoir pour promulguer des décisions selon son seul accord, de suspendre ou de d époser les év êques, d’approuver ou d’annuler leurs élections, d’excommunier et de r éconcilier les membres de l’ É glise, de cr éer des dioc èses. Il signait du double Tau avant son nom mystique.

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Chaque év êque était élu par un coll ège de fid èles et de diacres. Il choisissait son nom mystique auquel il ajoutait le Tau et le titre d’Electus Episcopus. L’ év êque ne poss édait l’enti èreté de ses pouvoirs qu’apr ès la cons écration par le Patriarche qui avait lieu apr ès que son élection ait été confirm ée par le Haut Synode et le Patriarche lui­m ême. Un év êque et une sophia étaient, en couple, charg é de la direction d’un dioc èse r éunissant les diff érentes paroisses du lieu.

L’ év êque ou la sophia ordonnait un diacre qui était en charge d’une congr égation de fid èles.

Les principales c ér émonies de l’ É glise étaient : le Consolamentum, l’Appareilamentum et la Fraction du Pain.

Le Consolamentum était le Baptême de l’Esprit, une initiation rituelle par laquelle les aspirants entraient en communion avec le Paraclet Gnostique. Il était bas é sur une c ér émonie Cathare originale.

L’Appareilamentum était le sacrement de confession et d’absolution conf ér é sur demande d’un p énitent qui avait re ç u pr éalablement le Consolamentum. Cette c ér émonie avait pour but d’entrer en communion plus étroite encore avec le Pl ér ôme et était bas é sur la c ér émonie Cathare de confession publique.

La Fraction du Pain était la c ér émonie r égulière et l’office commun du culte de l’ É glise Gnostique.

La Fraction du Pain.

L’ év êque est rev êtu de son étole violette, il porte des gants violets et l’Infula. Il porte également son anneau épiscopal à la main droite et le Tau Sacr é autour du cou. Il se tient au milieu des diacres, derri ère une table drap ée de blanc sur laquelle sont pos és deux chandeliers entre lesquels se trouve l’Evangile de Saint Jean ouvert à la première page.

Les Parfaits se mettent à genoux et re ç oivent la bén édiction gnostique de l’ év êque, qui est donn ée avec les trois doigts symbolisant le Tau, ils chantent alors le cantique suivant :

"Beati vos Eones Vera vita vividi; Vos Emanationes Pleromatis lucidi; Adeste visiones Stolis albis candidi."

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L’ év êque r écite alors le Notre P ère en grec :

"Pater hêm ôn ho en tois ouranois:

Hagiasth êtô to onoma sou; Elthetô h ê basileia sou; Gen êth êtô to thel êma sou, H ôs en ouran ôi kai epi gês; Ton arton h êm ôn ton epiousion dos h êmin s êmeron; Kai aphes hêmin ta opheil êmata hêm ôn, H ôs kai h êmeis aph êkamen tois opheiletais hêm ôn; Kai m ê eisenenk êis hêmas eis peirasmon, Alla hrusai hêmas apo tou pon êrou. Hoti sou estin h ê basileia, Kai h ê dynamis, kai h ê doxa, Eis tous ai ônas. Am ên."

La congr égation r épond "Amen". Le diacre pr ésente alors le calice et le pain à l’ év êque qui impose ses mains dessus et dit : "Eon Jesus, priusquam pateretur mystice, accepit panem et vinum in sanctas manus suas et, elevatis oculis ad coelum, fregit (il brise le pain), benedixit (il forme le Tau sur le calice et le pain) et dedis discipulis suis, dicens (l’assembl ée se prosterne) : Accipite et manducate et bibite omnes!"

Elevant le pain, l’ év êque dit : "Touto estin to soma pneumatikon tou Christou"; il le repose sur la pat ène. Il élève alors le calice et dit : "Calix meus inebrians quam praeclarus est! Calicem Salutaris accipiam et nomen Domini invocabo, touto estin to aima pneumatikon tou Christou." Il s’agenouille. Enfin, il avale un morceau du corps spirituel de l’Eon J ésus et boit au calice le sang divin. Le pain et le vin sont alors offerts aux fid èles.

Ensuite, l’ é v êque retourne derrière la table et apr ès une courte

m éditation, s’exclame « Puisse la gr âce du Saint Pl ér ôme être avec vous pour

l’ éternité ! »

L’office se termine alors par le chant suivant :

"Salut, salut royaume D'éternelle clart é. Salut, salut Plérome De la Divinité! Abîme, ô mer immense O— se meut la substance; Mystère de Silence, D'Amour et de beaut é!"

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L’ év êque donne alors la bén édiction gnostique et se retire, escorté par les diacres qui portent les deux chandeliers.

En 1895, Jules Doinel abdiqua subitement en tant que Patriarche de l'É glise Gnostique, abandonna ses charges dans sa loge maç onnique et se converti au catholicisme romain. Sous le pseudonyme de Jean Kostka, il attaqua l' É glise Gnostique, la Maç onnerie et le Martinisme dans un livre intitul é "Lucifer D émasqu é". Pendant les deux ans qui suivirent, Doinel collabora avec Taxil à des articles d énon ç ant les organisations qui faisaient auparavant tant partie de sa vie. "Lucifer D émasqu é" était lui­m ême un effort de collaboration, son style trahit la main de Taxil.

Encausse fit remarquer plus tard que Doinel avait manqu é de "la n écessaire éducation scientifique pour expliquer sans probl ème les merveilles que le monde invisible avait jet é sur lui." Ainsi, Doinel eut à faire face à un choix entre la conversion et la folie; et, dit Encausse, "Soyons heureux que le Patriarche de la Gnose ait choisi la premi ère voie."

La d éfection de Doinel fut un coup tr ès dur pour l' É glise Gnostique, mais

elle r éussit à survivre malgr é tout. L'int érim fut assum é par le Synode des

É v êques et lors du Haut Synode de 1896, les év êques élisent l’un des leurs,

L éonce­Eug ène Fabre des Essarts, connu en tant que Tau Synesius, pour remplacer Doinel comme Patriarche.

que Tau Synesius, pour remplacer Doinel comme Patriarche. Fabre des Essarts é tait un occultiste parisien,

Fabre des Essarts était un occultiste parisien, un po ète symboliste et un des th éoriciens de la Gnose et du Christianisme Esotérique. Lui et un autre év êque gnostique, Louis­Sophrone Fugairon (Tau Sophronius), un physicien et aussi un spécialiste des Cathares et des Templiers, entr èrent en collaboration en vue de continuer le d éveloppement de l' É glise Gnostique. Ensemble, ils commenc èrent par transformer l'enseignement de l' É glise Gnostique d'un gnosticisme th éologique vers une conception occultiste plus g én érale.

En 1899, deux ans apr ès que L éo Taxil ait d évoil é son arnaque, Doinel commen ç a à correspondre avec Fabre des Essarts. En

1900, il demanda à être r éconcilié au sein de l' É glise Gnostique et sa

r éadmission comme év êque gnostique. Comme premier acte de cons écration

en tant que Patriarche de l' É glise Gnostique, Fabre des Essarts re­consacra son ancien patriarche sous le nom de Tau Jules, év êque d'Alet et de Mirepoix.

En 1901, Fabre des Essarts consacra Jean Bricaud (1881­1934), Tau Johannes, év êque de Lyon. Entre 1903 et 1910, il consacra 12 autres év êques gnostiques, dont L éon Champrenaud (1870­1925), Tau Théophane, év êque de

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Versailles; Ren é Guenon (1886­1951), Tau Paling énius, év êque d'Alexandrie; et Patrice Genty (1883­1964), Tau Basilide.

Apr ès la mort de Fabre des Essarts en 1917, le Patriarcat de l' É glise Gnostique sera assum é par L éon Champrenaud (Tau Th éophane). Champrenaud sera suivi par Patrice Genty en 1921 qui mettra l' É glise Gnostique de France en sommeil en 1926 en faveur de l' É glise Gnostique Universelle de Jean Bricaud.

L'É glise Catholique Gnostique

Jean Bricaud a été élev é dans un s éminaire catholique dans lequel il étudia pour devenir pr être, mais il renon ç a à sa poursuite religieuse conventionnelle d ès l' âge de 16 ans pour suivre la voie de l'occultisme mystique. Il s'impliqua dans divers mouvements chr étiens et rencontra Papus en 1899 pour entrer ensuite dans son Ordre Martiniste.

En 1907, sous les encouragements (si ce n'est sous la pression) de Papus, Bricaud rompit avec Fabre des Essarts pour fonder sa branche schismatique de l' É glise Gnostique. Fugairon d écida de rejoindre Bricaud. Le motif de base à ce schisme semble avoir ét é de cr éer une branche de l' É glise Gnostique dont les structures et la doctrine auraient été plus proches de l' É glise Catholique Romaine que de l' É glise Gnostique (par exemple, elle incluait un ordre de pr êtrise et un baptême); et qui aurait ét é plus li ée à l'Ordre Martiniste. Doinel était un Martiniste, Bricaud était un Martiniste, mais Fabre des Essarts ne l' était pas. Bricaud, Fugairon et Encausse, dans une premi ère tentative, nomm èrent leur branche de l' É glise "l' É glise Catholique Gnostique". On l'annon ç a comme la fusion de trois églises 'gnostiques' existantes en France :

l'É glise Gnostique de Doinel, l' É glise Carm élite de Vintras et l' É glise Johannite de Fabr é­Palaprat. En février 1908, le synode épiscopal de l' É glise Catholique Gnostique se r éunit et élit Bricaud comme Patriarche sous le nom de Jean II. Apr ès 1907, en vue de clairement distinguer les deux branches de l'É glise Gnostique, celle de Fabre des Essarts fût connue sous le nom d' É glise Gnostique de France.

La Conf érence de Paris de 1908

Le 24 juin 1908, Encausse organisa la Conférence Maç onnique et Spiritualiste Internationale à Paris, au cours de laquelle il re ç u, sans contrepartie en argent, une patente de Th éodore Reuss (Merlin Peregrinus, 1855­1923), chef de l'Ordo Templi Orientis, pour établir un « Supr ême Grand Conseil G én éral des Rites Unifi és de l'Ancienne et Primitive Ma ç onnerie pour le Grand Orient de France et ses d épendances ». Dans la m ême ann ée, l' É glise Catholique Gnostique voit sont nom changer en É glise Gnostique Universelle.

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Plus ou moins 4 ans plus tard, deux documents importants furent publi és : le Manifeste de la M.M.M. (section britannique de l'O.T.O.), qui incluait l' É glise Catholique Gnostique dans la liste des organisations dont la sagesse et les connaissances sont concentr ées au sein de l'O.T.O.; et l'Edition du Jubil ée de l'Oriflamme, l'organe officiel de l'O.T.O. de Reuss, qui annon ç a que l'Initiation, le journal d'Encausse, était l'Organe officiel pour les Rites de Memphis­Misra ïm et de l'O.T.O. en France.

Les détails pr écis de la transaction de la conférence de Paris de 1908 sont inconnus, mais en se basant sur le cours des év énements qui suivirent, la conclusion logique est qu'Encausse et Reuss s'engag èrent dans un échange fraternel d'autorités : Reuss recevant l'autorit é primatiale et épiscopale dans l'É glise Catholique Gnostique et Encausse recevant l'autorit é dans les Rites de Memphis­Misra ï m.

En

1911,

Bricaud,

Fugairon

et

Encausse

d éclar èrent

que

l' É glise

Gnostique Universelle est l' É glise officielle du Martinisme.

L'E.G.U. et la Succession d'Antioche

Apr ès avoir assum é la Patriarcat de l' É glise Gnostique Universelle, Bricaud devint l'ami de l' év êque Louis­Marie­Fran ç ois Giraud (Mgr. Fran ç ois, mort en 1951), un ancien moine trappiste qui faisait remonter sa filiation épiscopale à Joseph Ren é Vilatte (Mar Timotheos, 1854­1929). Vilatte était un parisien qui avait dans sa jeunesse émigr é en Am érique. C' était un enthousiaste religieux mais incapable de trouver satisfaction au sein des structures de l' É glise Catholique; ainsi, en Am érique, il commenç a sa quête pour trouver un environnement plus adapt é à sa personnalit é et à ses ambitions. Il passa de secte en secte, servant pour un temps comme ministre congr égationaliste, étant plus tard ordonné pr être au sein de la schismatique secte des "Vieux Catholiques". Il obtint la cons écration épiscopale en 1892 des mains de l' év êque Francisco­Xavier Alvarez (Mar Julius I), év êque de l' É glise syrienne Jacobite Orthodoxe et M étropolitain de l' É glise Catholique Ind épendante de Ceylan, Goa et des Indes, qui avait à son tour re ç u la cons écration des mains d'Ignatius Pierre III, "Pierre l'Humble", Patriarche Jacobite Orthodoxe d'Antioche. Vilatte consacra Paolo Miraglia­Gulotti en 1900; Gulotti consacra Jules Houssaye (ou Hussay, 1844­1912), Houssaye consacra Loui­Marie­Fran ç ois Giraud en 1911; et Giraud consacra Jean Bricaud le 21 Juillet 1913.

Houssaye consacra Loui­Marie­Fran ç ois Giraud en 1911; et Giraud consacra Jean Bricaud le 21 Juillet

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Cette cons écration est importante pour l' É glise de Bricaud car elle fournit une succession apostolique et épiscopale valide et document ée, qui avait été reconnue par l' É glise Catholique Romaine comme valide mais illicite (spirituellement efficace mais contraire à la politique de l' É glise et non sanctionn ée par elle). La succession apostolique fut largement per ç ue comme refl étant une transmission de l'autorité spirituelle v éritable dans le courant Chr étien, remontant jusqu' à Saint Pierre; et m ême plus loin à Melchizedech, le mythique pr être­roi de Salem qui servait en tant que pr être le Patriarche h ébreux Abraham. Cela fournit à Bricaud et à ses successeurs l'autorité apostolique d'administrer les sacrements chr étiens; ce qui était important car beaucoup des membres de l'Ordre Martiniste étaient de la foi catholique, mais comme membres d'une soci ét é secr ète, ils étaient sujets à l'excommunication si leur affiliation martiniste venait à se savoir. L'E.G.U. offrait donc une assurance continue de salut aux chr étiens catholiques qui étaient martinistes ou d ésiraient devenir martinistes.

é taient martinistes ou d é siraient devenir martinistes. Apr è s la mort d'Encausse en

Apr ès la mort d'Encausse en 1916, l'Ordre Martiniste et la section franç aise des Rites de Memphis­Misraim et de l'O.T.O. furent chapeaut és bri èvement par Charles Henri D étr é (Teder). Détr é mourut en 1918 et Bricaud lui succ éda.

Le 15 mai 1918, Bricaud consacra Victor Blanchard (Tau Targelius) qui avait été le secr étaire d'Encausse et Détr é. Le 18 septembre 1919, Bricaud re­consacra Théodore Reuss sub conditione (ce terme se r éfère à une cons écration qui a pour but de rem édier à quelque vice d'une cons écration antérieure), lui donnant du m ême coup la succession d'Antioche et le nomma Légat Gnostique de l'E.G.U. pour la Suisse.

Des d ésaccords apparurent tr ès vite entre Bricaud et Blanchard quant à la direction de l'Ordre Martiniste, qui tournèrent tr ès vite en une hostilité mutuelle. Blanchard a m ême rompu avec Bricaud pour former son propre Ordre Martiniste schismatique qui sera connu comme "Ordre Martiniste et Synarchique". La branche de Blanchard participa plus tard à la formation du conseil oecum énique des rites occultes connu sous les initiales de F.U.D.O.S.I., duquel l'AMORC de Spencer Lewis tira beaucoup de son autorité. A son tour, la branche de Bricaud sous la direction de son successeur, Constant Chevillon, se joignit à Swinburne Clymer, l'adversaire rosicrucien de Lewis, pour former un conseil rival appel é F.U.D.O.F.S.I.

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Blanchard continua en consacrant au moins cinq autres év êques gnostiques sous sa propre autorit é, dont Charles Arthur Horwath, qui re­ consacra plus tard, sub conditione, Patrice Genty (Tau Basilide), le dernier

patriarche de l' É glise Gnostique de France qui avait été consacr é auparavant dans la succession spirituelle de Doinel par Fabre des Essarts; et Roger

M énard (Tau Eon II), qui consacra alors Robert Ambelain (Tau Robert) en 1946.

Ambelain constitua sa propre É glise gnostique, l' É glise Gnostique Apostolique,

en 1953, l'année de la mort de Blanchard. Ambelain consacra au moins 10 év êques gnostiques au sein de son É glise : dont Pedro Freire (Tau Pierre), Primat du Br ésil, Andr é Mauer (Tau Andreas), Primat de Franche­Comté et Roger Pommery (Tau Jean), év êque Titulaire de Macheronte.

Bricaud mourut le 21 février 1934, et Constant Chevillon (Tau Harmonius) lui succ éda en tant que patriarche de l'E.G.U. et Grand Ma ître de l'Ordre Martiniste. Chevillon avait été consacr é par Giraud en 1936 et il consacra alors un certain nombre d' év êques lui­m ême, dont Clymer en 1938 et Arnold Krumm­ Heller (fondateur de la Fraternitas Rosicruciana Antiqua et repr ésentant de l'O.T.O. de Reuss pour l'Am érique du Sud) en 1939. Durant la Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement fantoche de la France occup ée de Vichy supprima toutes les sociétés secr ètes et le 15 avril 1942, l'E.G.U. fut officiellement dissoute par le gouvernement. Le 22 mars 1944, Chevillon fut brutalement assassin é par les miliciens de Vichy.

L'E.G.U. fut raviv ée apr ès la guerre; et en 1945, Tau Renatus fut élu comme successeur du martyr Chevillon. A Renatus succ édera Charles­Henry Dupont (Tau Charles­Henry) en 1948 qui l'abandonna en 1960 en faveur de Robert Ambelain (Tau Jean III) qui avait acquis une grande pro éminence du fait de ses écrits. L'E.G.U. fut alors mise en sommeil par Ambelain au profit de sa propre É glise, l'E.G.A.

En 1969, Tau Jean III aura comme successeur à la tête de l'E.G.A., Andr é Mauer (Tau Andreas), à qui succ édera Pedro Freire (Tau Pierre), primat de l'Am érique du Sud, en 1970. La m ême ann ée, Freire avait été re­consacr é sous le nom de Mar Petrus­Johannes XIII, patriarche de l' É glise Gnostique Catholique Apostolique par Dom Antidio Vargas de l' É glise Catholique Apostolique br ésilienne. A sa mort en 1978, Freire aura comme successeur Edmond Fieschi (Tau Sialul I) qui abdiqua en faveur de son coadjuteur Fermin Vale­Amesti (Tau Valentius III) qui refusa de reprendre sa charge; Mettant ainsi l'É glise Gnostique Apostolique ainsi que l' É glise Gnostique Catholique Apostolique en repos en tant qu'organisation internationale. Une branche autoc éphale nord­am éricaine de l'É glise Gnostique Catholique Apostolique survit sous la direction du Primat Roger Saint­Victor H érard (Tau Charles) qui consacra un certain nombre d' év êques mais mourut en 1989 sans se donner de successeur. Plusieurs des év êques d'Hérard sont toujours actifs aux U.S.A.

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L'E.G.C.

Aleister Crowley (1875­1947) entra en 1910 dans l'O.T.O. de Reuss en tant que VII° ( à ce moment, n'importe quel 33° REAA pouvait entrer dans l'O.T.O. comme VII°). Le 1er juin 1912, Crowley fut reç u par Reuss IX ° et il reç u sa d ésignation en tant que Grand Ma ître National X ° pour l'Irlande, Iona et les Iles Britanniques. L'ann ée suivante, il publia le Manifeste de la MMM qui incluait l'É glise Gnostique Catholique dans la liste des organisations dont la sagesse et les connaissances sont comprises dans l'O.T.O.

Crowley a également écrit le Liber XV, « The Gnostic Mass », en 1913. Le Liber XV fut publi é la première fois en 1918 dans l'International, et encore en 1919 dans The Equinox, Vol. III, N. 1 (The Blue Equinox), finalement en 1929/30 dans l'appendice VI de Magick en Th éorie et en Pratique. Le nom latin Ecclesia Gnostica Catholica fut cr éé par Crowley en 1913 quand il écrivit le Liber XV.

Dans le Chapitre 73 des Confessions d'Aleister Crowley, il dit qu'il écrivit la Gnostic Mass en tant que "Rituel de l' É glise Gnostique Catholique" qu'il pr épara pour "l'utilisation par l'O.T.O., de la c ér émonie centrale de c él ébrations publiques ou priv ées, correspondant à la Messe de l' É glise Catholique Romaine." Il est évident que Crowley voyait l'E.G.C. et l'O.T.O. comme ins éparables; particuli èrement par rapport au IX ° de l'OTO dans lequel Crowley avait ét é initié l'ann ée avant qu'il n' écrive Gnostic Mass et qui est appel é "le Souverain Sanctuaire de la Gnose."

En 1918, Reuss traduisit la Gnostic Mass de Crowley en allemand, en faisant une s érie de modifications éditoriales et la publia sous les auspices de l'OTO. Dans sa publication de la Gnostic Mass, Reuss donna Bricaud comme le Souverain Patriarche de l' É glise Gnostique Universelle et lui­m ême comme L égat pour la Suisse pour l'EGU et Souverain Patriarche et Primat de Die Gnostische Katolische Kirche, un titre qu'il peut avoir re ç u lors de la conférence de Paris de 1908.

L'É glise Gnostique Chaote

En mai 2004, trois év êques ­ Sophia É ris, Tau Sebek et Tau H éliogabale ­ de la filiation gnostique de Robert Ambelain se r éunirent physiquement en l'Oratoire gnostique de Marseilles et convoquèrent un Concile Gnostique afin de constituer une nouvelle branche de l'arbre de la Gnose : l' É glise Gnostique Chaotico­Apostolique (confer le texte de Tau Jean Huss). Ils élisent alors Sophia É ris en tant que Matriarche de la nouvelle É glise afin de marquer le passage dans le Nouvel É on. Dans la lanc ée, ils lancent l'anathème et excommunient certains sorciers néfastes et noirs (ou pr étendus tels pour le besoin de la cause). Cette m ême ann ée verra la cons écration de plusieurs nouveaux év êques et de nouvelles sophias en France, Suisse et Belgique.

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Patentes sont donn ées aux USA à Tau Xi afin de fonder en Am érique du Nord diverses communautés gnostiques. En d écembre, Sophia Irouael devient L égat Gnostique de l' É glise pour l'Angleterre.

En 2005, cette É glise changera de nom en É glise Gnostique Chaote et publiera une première version de C ér émonial à l'usage des fidèles, des clercs et des év êques. La nouvelle É glise entend jeter un Pont mystique et spirituel entre les diverses traditions en rejetant les dogmes monolithiques du pass é issus de la seule psych é tortur ée des hommes et non de la Divinit é Inconnaissable. Le rituel de la messe ainsi que celui de la cons écration des nouveaux év êques est revue dans un sens plus spirituel et détach é des pompes catholiques des vieilles églises gnostiques apostoliques. De cette refonte, de cette refondation est issu ce C ér émonial de l'É glise Gnostique Chaote.

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OUVERTURE DE LA HI ÉRURGIE GNOSTIQUE

Si le nouvel Ordin é vient de l'incroyance, il subira pr éalablement le Baptême et la Confirmation. La Communion lui sera donn ée ensuite au cours d'une c ér émonie particuli ère mais on prendra bien soin de laisser un intervalle de temps d'aux moins deux ann ées entre le Baptême et l'Ordination aux ordres Mineurs, sauf dispense m ûrement pes ée.

Si le nouvel Ordin é vient du Juda ïsme, il en sera de m ême.

Si le nouvel Ordin é vient des É glises Réform ées, on lui conférera pr éalablement la Confirmation et il pourra communier pour la première fois au cours de la Messe d'Ordination.

*****

Les divers textes constituant la partie pr éliminaire des C ér émonies d'Ordination sont tir és d'anciens textes manich éens, cathares, gnostiques recueillis par Jules Doinel à la fin du XIXe si ècle, lorsqu'il constitua l'É glise Gnostique, au cours de recherches savantes.

Introitus

L'É v êque, portant l' É tole pendante, le Tau pectoral, l'Anneau, est assis à la droite de l'Autel, face aux Imp étrants :

" Â mes qui pr étendez à la Connaissance et à la vision de la Cité de Dieu,

 mes qui vous d ébattez encore dans les tén èbres de l'Univers matériel et que

retient encore le Prince de ce Monde, approchez de la Rive de Joie o ù abordent les vaisseaux des  mes Pures.

 mes qui, vous souvenant de vos c élestes origines, pr étendez au Retour

en la C éleste Patrie et à la vision de la J érusalem d'En­Haut, connaissez donc au moins son apparence

La Ville est d'un Or pur aussi clair que le Cristal. Elle n'est illumin ée ni par le Soleil, ni par la Lune, car l'Agneau du Theos est sa Lampe. Elle a une muraille de jaspe, perc ée de douze Portes. Chacune de ces Portes est une "Perle" et son gardien un "Eon". Et la Muraille se r épartit en douze assises. La premi ère est d'Onyx, pareil au sombre Chaos des Origines. La deuxi ème est de Saphir, telle la profondeur des Cieux. La troisième est de Chalc édoine, qui a la couleur de l' éclair et des fluides. La quatrième est d' É meraude ainsi que les É toiles neuves.

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La cinqui ème est de Sardonyx semblable aux couches de la Terre. La sixi ème est de Sardoine, comme la matière refroidie. La septi ème est de Chrysolithe, o ù persiste l' éclat du Soleil fécond. La huiti ème est de B éryl lequel rec èle la transparence des eaux marines. La neuvi ème est de Topaze qui a la transparence de l'air. La dixième est de Chrysoprase qui conserve l' éclat du feuillage printanier. La onzi ème est d'Hyacinthe dont la couleur est celle de la chair. Et la douzi ème est d'Am éthyste laquelle luit comme le Jus de la Vigne

Ces vertus des Pierres sont les apparences de la Nature et l'ordre de leur classement marque la s érie des m étamorphoses par lesquelles passe le Rayon Divin, avant de pén étrer dans le monde de Mati ère sur lequel repose la Cité de Dieu

Et les douze assises de la Ville sont les figures du Monde Sensible sans lesquelles le Monde Intelligible du Plér ôme ne serait pas reflété

Et les douze Portes de la Ville sont les douze Voies par lesquelles les

 mes R éconcili ées reviennent vers leur premi ère Patrie

Ainsi donc, la Cité de Dieu peut être imagin ée comme un Dod éca èdre de Lumière donc les douze Faces ou Assises limitent et repoussent le Monde "

t én ébreux du K én ôme

(L'É v êque, en pronon ç ant cette phrase, l ève la main droite, index lev é,

m édius et pouce joints par les extr émités, l'annulaire et l'auriculaire s épar és des

autres doigts et l ég èrement rabattus. Ca exprime le chiffre 1, l' Â me Supr ême, le nombre 100, la Ville, le Soleil en tant que mudra).

"Car ce dernier n'a été cr éé par le Divin Propator que pour servir de prison au Diable et à ses Anges et c'est le Diable qui en est devenu l'animateur. Telle est la Tradition que nous ont transmise nos dignes et saints pr éd écesseurs, lesquels nous disent que :

C'est au Diable qui était à l'origine le premier des Anges que Dieu confia "

nous dit Gr égoire de Nysse en ses "Discours

le gouvernement de la Terre Cat échétiques".

Ne doutons pas que les Anges rebelles ont ét é pr écipit és dans le cachot de notre Atmosph ère tén ébreuse, en attendant d' être châtiés au jour du "

jugement

pr écise Saint Augustin en sa "Gen èse Interpr étée".

La partie inférieure du monde, celle que nous habitons, a ét é soumise aux Anges Pr évaricateurs par la Loi de la Divine Providence, à laquelle est du

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l'Ordre grandiose des Choses chr étienne".

"

ajoute le m ême savant docteur en sa "Doctrine

C'est pourquoi ainsi que le r év èle le grand Orig ène : "La cause de la Cr éation n'a pas été de faire de bonnes choses mais bien d'en éviter de "

mauvaises

(Cf. "Contre Celse").

D'o ù la parole du Seigneur : "Voici que je vais cr éer de nouveaux Cieux et une nouvelle Terre. Alors on ne se souviendra plus des choses du Pass é.

Elles ne reviendront plus à l'esprit. R éjouissez­vous donc et soyez dans l'allégresse pour ce que je vais cr éer ! Car je vais recr éer J érusalem dans

l'allégresse et son Peuple dans la joie "

et de son Peuple, Ma joie

Et je ferai de J érusalem Mon all égresse

L'É v êque se l ève :

"Que le Pneuma Aegion, l'Esprit­Saint me purifie donc, moi aussi, mes Fr ères, afin que j'accomplisse dignement Son service. Et que, de m ême, soit purifi ée cette Demeure, afin que le Seigneur puisse nous envoyer Son Saint Ange pour y édifier le Tr ès­Saint Temple à travers lequel Sa b én édiction et Sa Puissance se r épandront sur Ses Elus. Sois donc propice, ô Divin P édagogue, à tes petits enfants, ô P ère, guide d'Isra ël P ère et Fils tout à la fois et Seigneur Donne­nous qu'en suivant tes Pr éceptes, nous atteignions la Ressemblance de l'Image et que, selon nos forces, nous éprouvions la bont é de Dieu plutôt que la vindicte du Juge. Accorde­nous de vivre en Ta Paix, de passer plus tard en ta Cité de traverser avec calme, les Eaux de la Mer Tén ébreuse, paisiblement portés par l'Esprit­Saint, Ta Sagesse Ineffable.

Donne­nous de te chanter en Cantique d'action de gr âces, nuit et jour, et jusqu'au dernier jour. Re ç ois donc notre louange, ô seul P ère et Fils, ô Fils et

P ère, ô Fils, notre P édagogue et notre Ma ître, avec l'Esprit­Saint

Car tout est à l'Unique, en qui tout est, par qui tout est un, par qui est l'éternité et dont nous sommes tous les membres. A Lui seul soit donc la Gloire dans les Cycles. Que tout aille au Dieu Bon, que tout aille au Dieu Beau, que tout aille au Dieu Sage, que tout aille au Dieu Juste. Et à Lui encore soit la Gloire et la Louange ; maintenant et dans les Cycles des Cycles. Ainsi soit­il. Et pour demeurer dans la Voie de la Tr ès­Sainte Gnose, dans le Chemin de V érité, prions l'Esprit­Saint afin qu'Il daigne écarter tout nuage, toute t én èbre, qui, par le fait de nos chutes et de nos péch és, pourraient obscurcir notre Vision spirituelle. Qu'Il nous donne une intelligence totale et merveilleuse de La Loi, selon le mot de celui qui a écrit : "Dessille mes yeux, Seigneur, et je contemplerai les "

merveilles voil ées au sein de Ton É criture

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JUIN 2007 V.L.

Demandons au Divin Propator de nous donner une plus claire

intelligence de Ses autre enseignements, d'ouvrir davantage nos sens à la

V érit é. Que nous puissions alors consid érer dans l'esprit ce qui a ét é dicté par

l'Esprit, exprimant en terme d'esprit les r éalités de l'Esprit, selon que Dieu et Son Esprit­Saint nous les communiqu èrent. Demandons­Lui de nous faire comprendre ce qu'Il a inspir é dans le Christ J ésus, notre seul Seigneur, à qui appartiennent la Puissance et la Gloire dans les Cycles des Cycles. Ainsi soit­il. C'est pourquoi, mes Fr ères, pr éparez en vous­m êmes, un coeur pur et sans tâche, afin que le Seigneur J ésus puisse y entrer, avec joie et gratitude, comme un H ôte, dans l'Univers de ce coeur et vous demander l'hospitalité.

Et qu' à Lui seul soit encore la Gloire et la Puissance dans les Cycles des Cycles. Ainsi soit­il.

Et nous­m êmes, Seigneur, qui sommes Tes serviteurs rassembl és en Ton Nom, nous nous tenons en Ta Pr ésence, en ce jour et à cette heure, afin de transmettre dignement ce Sacrement qui vient de Toi et que nous avons re ç u de la Tradition de Tes Ap ôtres comme afin de le recevoir. Et, en ces deux cas, qu'à Toi soient encore la Puissance et la Gloire, dans tous les Cycles des Cycles. Ainsi soit­il."

L'É v êque s'assied de nouveau :

"Fr ères, renoncez­vous au Démiurge, au Prince de ce Monde, au dieu de cet Eon­ci, à ses pompes, à ses oeuvres, à tout ce qui est de son royaume et lui

a été donn é en partage et lui sert à enchaî ner les  mes ?"

­ "

(r éponse des Imp étrants)

"

"Fr ères, regrettez­vous sinc èrement les erreurs du pass é, vos fautes l ég ères ou lourdes et souhaitez­vous d'un coeur sinc ère que tombent enfin pour vous les cha înes d'ici­bas ?"

­ "

"Et moi, je vous lib ère de ces cha înes, au nom du Dieu Tout­Puissant,

(r éponse des Imp étrants)

"

P ère, Fils et Esprit­Saint.

Que notre Seigneur J ésus­Christ vous absolve donc car moi, par Son Autorité, voici que je vous absous de tout lien, vous d élie de tout serment et de toute all égeance humaine comme démoniaque, selon l' étendue de mon pouvoir et de vos besoins. Puis je vous absous de toutes vos fautes pass ées, au Nom du P ère + et du Fils + et de l'Esprit­Saint +. Ainsi soit­il. Que la Passion du Christ, notre Seigneur, les M érites de la Divine Panagia Sa M ère, ceux de tous les Saints, tout ce que vous ferez de bien ici­ bas, tout ce que vous souffrirez de peine, servent à la r émission de vos péch és, à l'augmentation de la Gr âce en vous et à votre r écompense dans la Vie

É ternelle. Ainsi soit­il."

Le Diacre assistant lit alors les É vangiles debout :

CÉRÉMONIAL DE L’ÉGLISE GNOSTIQUE CHAOTE

JUIN 2007 V.L.

"Lecture du saint É vangile selon Saint Luc (IX, 1­6) :

"Or, J ésus, ayant assembl é ses Douze Ap ôtres, leur donna puissance et autorité sur les D émons, avec le pouvoir de gu érir les malades. Puis il les envoya pr êcher le Royaume de Dieu et rendre la santé aux malades. Et il leur dit : Ne portez rien en ce chemin, ni b âton, ni sac, ni pain ni argent et n'ayez point deux habits. Et en quelque maison que vous soyez entr és, demeurez­y et n'en sortez point. Et lorsqu'il se trouvera des personnes qui ne voudront point vous recevoir, sortez de la ville, secouez m ême la poussière de vos pieds, afin que ce soit un témoignage contre eux. " É tant donc partis, ils allaient de village "

en village, annonç ant l' É vangile et guérissant les malades

Suite du saint É vangile selon Saint Luc (X, 1­24) "Quelque temps apr ès, le Seigneur se choisit encore soixante­douze autres Disciples qu'Il envoya devant Lui, deux à deux, en toutes les villes o ù Lui­même devait aller. Or, les soixante­douze s'en revinrent pleins de joie, disant : Seigneur, les D émons eux­m êmes nous sont assujettis par la Vertu de Votre Nom. Et J ésus leur r épondit : Je voyais Satan tomber du Ciel comme la foudre. Car voici que je vous ai donn é le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions et tout la puissance de l'Ennemi. Toutefois, ne mettez point votre joie en ce que les Esprits vous sont soumis mais r éjouissez­vous plutôt de ce que vos noms sont écrits dans les "

Cieux

CÉRÉMONIAL DE L’ÉGLISE GNOSTIQUE CHAOTE

JUIN 2007 V.L.

LE RITE GNOSTIQUE & CHAOTE DU BAPTÊ ME.

Le but : Ce Rite est destin é à être utilis é comme technique de retrait des forces entropiques de la sph ère d’influence des participants. Pour ce Rite, l’entropie sera définie comme la force­racine d’o ù naissent les év énements qui bloquent l’ é volution, ou nuisent aux êtres humains. Presque tout le monde dans sa vie de tous les jours est sujet à de telles forces, quelles que soient la forme qu’elles prennent (des habitudes nuisibles, de la magie « noire », l’auto­ d éfaitisme, etc.).

En outre, ce Rite est adopt é officiellement par l’ É glise Gnostique Chaote comme rituel de purification des nouveaux adeptes, associés & ennemis à son œuvre.

Nous conseillons au cat échum ène de r éaliser ce Rite en couple, & avec pour seule compagnie son âme, le Souffle Saint & la Nature fécondante. Si ce Rite peut être collectif, en aucun cas il ne pourra être « dirig é » ou « conduit » par un « ma ître » quelconque. Cela est interdit ! Fais ce que tu veux !

MATÉ RIEL :

- Une large feuille de papier color é sur laquelle le participant a pr éalablement écrit & charg é des sceaux ou des lettres & dessins repr ésentants ses habitudes entropiques ou influences. Le papier doit être assez grand pour couvrir la t ête et le dessus du corps du participant.

- Une grande étendue d’eau (lac, rivière, oc éan).

- Un crucifix ou une croix (le Tau est pr éférable) en pendentif.

- Un texte po étique ou mystique qui sera significatif du Rite de renaissance ainsi pratiqu é.

- Des serviettes & des v êtements chauds.

PR É PARATION :

L’eau pouvant être froide, il est important de relaxer autant que possible le corps. Afin de faciliter ce processus nous donnons ci­apr ès un exercice pr éparatoire. Si possible, un feu doit être allum é en un lieu pr ès de l’eau.

L’EXERCICE PR É PARATOIRE :

1. Ouverture par l’ É clair Gnostique.

2. Le catéchum ène doit être couch é sur le sol sur le dos, de manière aussi confortable que possible.

CÉRÉMONIAL DE L’É