MASTER OMC ET ECHANGES INTERNATIONAUX 2010-2011

LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME

Travail préparé par : AHIZOUNE Nawal GUEBREMEDHIN Yonathan NACIRI Hajar OBBAD Faiçal ZERRAD Khaoula

Encadré par : M. Mustapha MAGHRITI

LES NOUVELLES TECHNIQUES DU COMMERCE INTERNATIONAL

LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME

2010-2011

PLAN

INTRODUCTION I. Les liens entre le commerce et le secteur financier A. Importance du financement pour le commerce et la croissance B. Instruments financiers liés au commerce

II.

Les principales techniques de financement à moyen et long terme A. Le crédit fournisseur B. Le crédit acheteur C. Le crédit bail international

III. Les autres techniques de financement à moyen et long terme A. Le forfaitage ( ou forfaiting) B. La confirmation de la demande C. Le crédit financier

CONCLUSION

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LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME

2010-2011

INTRODUCTION
De nos jours, il est communément admis que les pays ne peuvent survivre dans le monde actuel sans faire du commerce. Les pays qui l¶ont essayé ont vu augmenter la pauvreté, la misère ainsi qu¶ une plus grande instabilité politique et sociale. L¶exemple de ces pays en plus des bienfaits du commerce international, ont poussé les pays à se rendre compte que le commerce extérieur est l¶un des impératifs vitaux pour la santé économique d¶une nation. Les échanges économiques extérieurs d¶un pays reflètent sa situation économique, ses forces et faiblesses, de même que sa place et son poids au sein de la communauté internationale et orienter le commerce extérieur dans le sens des intérêts nationaux ont toujours été l¶un des objectifs prioritaire de toutes politiques dans une société moderne. Par ailleurs, on constate un accroissement des échanges internationaux. Cet accroissement a eu comme conséquence le développement de divers moyens de paiement et modes de financement adéquat s afin de faciliter et simplifier ces échanges internationaux. Ces techniques de financement du commerce international suivent un raisonnement unique et semblable à savoir la réduction des risques. En définitive, pour assurer la bonne foi et le règlement d¶un bon déroulement d¶un contrat commercial, d¶une facture ou d¶une transaction internationale, ceux-ci doivent être démunis des risques. C¶est pourquoi des banques, à l¶échelle internationale, ont mis à la disposition de leurs clients différents techniques de financement qu¶ils soient à court terme, à moyen terme ou bien sur le long terme qui reposent à leur tour s ur différents modes de transaction. Nous nous intéresserons dans ce travail à différentes techniques de financement du commerce international à moyen et long terme à travers deux questions essentielles qui guiderons notre travail. Quels risques en matière de financement le commerce international présent et-il ? Quels sont les différents moyens de financement qui conviennent dans les opérations du commerce extérieur ? Afin d¶apporter des réponses à ces questions, nous présenterons dans une première partie les liens entre le commerce et le secteur financier. Ensuite, dans une seconde partie, nous nous intéresserons aux techniques principales de financement du commerce international à moyen et long terme. Et enfin, nous finirons en présentant dans une dernière partie les autres techniques de financement du commerce international à moyen et long terme.

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LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 I. Depuis la seconde guerre mondiale. De même. assurance et immobilier) représentait 19. Le développement des transactions financières au cours des dernières décennies a été aussi spectaculaire. beaucoup d'entre elles se sont multipliées par trois à dix pendant les années 90. L'un comme l'autre. la croissance rapide du secteur financier est liée à la présence d'un environnement institutionnel favorable et aux progrès technologiques. les services financiers (immobilier y compris) représentent entre 4 et 13 pour cent du PIB. 1998). Le ratio commerce international de biens et de services/PIB mondial est passé de quelque 8 pour cent au moment de la création du ATT en 1947 à environ 25 pour cent actuellement. au niveau national et international. l'adoption de politiques financières libérales. valeurs mobilières. Sachs et Warner (1995) constatent. En ce qui concerne le commerce international. Pour preuve de leur importance croissante. le commerce international élargit le choix des biens et services disponibles. le secteur financier (banques.4 pour cent de la production en 1997. la spécialisation permet de réaliser des économies d'échelle. Des études empiriques font apparaître. Les transactions financières internationales se sont développées encore plus rapidement.9 pour cent en 1950. conjuguée au développement accéléré des technologies des télécommunications et de l'information et à la mise au point de nouveaux instruments financiers. a permis une expansion phénoménale des services financiers et des mouvements de capitaux à l'intérieur et à l'extérieur des frontières. Dans les autres pays industriels et en développement. en matière de croissance. il faut ajouter le fait que le commerce intensifie la conc urrence et stimule les transferts internationaux de compétences et de technologie. ce qui peut avoir (à long terme) des effets dynamiques positifs sur la santé et la croissance économiques. leur part dans la production est en augmentation depuis quelques décennies. Plus que jamais. Cela s'explique principalement par la disparition de nombreux obstacles au commerce et une nette diminution du coût des transactions. À ces gains dits statiques. l'essor des échanges internationaux et du secteur financier a été un important moteur de croissance après la seconde guerre mondiale. voyons rapidement en quoi le commerce international et le secteur financier contribuent à la santé et à la croissance économique. La chute des frais de transport et de communication a également stimulé les échanges. le commerce international s'est développé beaucoup plus vite que la production mondiale (OMC. Importance du financement pour le commerce et la croissance râce à l'adoption de politiques commerciales et financières libérales. Les obstacles tarifaires et non tarifaires au commerce ont été réduits dans le cadre de sept cycles de négociations du ATT et de différentes politiques d'intégration régionale. Les liens entre le commerce et le secteur financier A. essentiellement en Europe occidentale. conjuguée aux progrès technologiques. des différences marquées entre les pays ouverts et les pays fermés sur eux-mêmes. le commerce international et les services financiers constituent des moteurs de croissance importants dans les économies d'aujourd'hui. Aux États-Unis. Sans trop entrer dans le détail. 4 . Troisièmement. Deuxièmement. contre 10. la spécialisation en fonction de l'avantage comparatif de chaque pays peut entraîner des gains d'efficience importants.

En conséquence.  L'essor du commerce international est favorisé par l'existence des services financiers essentiels Certes. Nous verrons que le commerce international requiert d'importants services financiers.5 pour cent celui des économies fermées. que le rythme de croissance annuel des économies ouvertes dépasse de 2 à 2. Les emprunteurs peu susceptibles de rembourser leur dette (emprunteurs douteux) s'efforcent de dissimuler leurs faiblesses et sont prêts à accepter des taux d'intérêt plus élevés que les emprunteurs qui présentent peu de risques.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 par exemple. l'existence d'un système commercial ouvert et d'un système financier libéralisé engendre d'énormes avantages économiques. les intermédiaires financiers peuvent accorder aux épargnants un meilleur taux d'intérêt compte tenu du risque. Selon Levine . en l'absence desquels le coût des transactions commerciales 5 . Une fois qu'un crédit a été accordé. le renforcement de la concurrence provoqué par l'ouverture sur le monde stimule la croissance économique dans une proportion comparable. du fait que la demande de crédit émanant d'emprunteurs douteux tend à être disproportionnée. tendance confirmée par d'autres études. notre compréhension du rôle joué par le secteur financier était très limitée. nous savons que la spécialisation présente un grand intérêt dans le domaine des finances comme dans celui du commerce. Aujourd'hui. Or une banque a pour spécialité de prêter de l'argent et. c'est-à-dire le fait que le créancier ignore la «qualité» de l'emprunteur. mais l'un ne va pas sans l'autre. Des études empiriques confirment l'hypothèse que la libéralisation des marchés financiers et leur ouverture sur le monde contribuent à la santé et à la croissance économique par une meilleure intermédiation entre épargnants et investisseurs. et les emprunteurs peuvent obtenir un crédit moins coûteux et adapté à leurs besoins. C'est ce qu'on appelle le «risque moral». Il existe d'autres instruments financiers qui permettent aussi de réduire les frais de transaction et d'information et d'améliorer l'allocation des ressources dans l'espace et dans le temps. En résumé. la banque peut faire ce travail à un coût moins élevé qu'un créancier privé. donc. puis de surveiller leur comportement une fois le crédit accordé. Il en résulte un phénomène dit d'anti sélection. En outre. les pays qui possèdent un système financier sous-développé et replié sur luimême et ceux dont l'économie est fermée au commerce international croissent généralement moins vite. elle peut répartir le risque de défaillance sur un plus grand nombre de transactions et exiger différentes garanties et clauses restrictives. de vérifier la solvabilité des emprunteurs avant de s'engager. la présence d'un système financier suffisamment développé pourrait avoir sur la croissance un effet direct équivalant à au moins 1 pour cent du PIB. Selon François et Schuknecht . La raison d'être du secteur financier tient en particulier au fait qu'il peut gérer l'asymétrie de l'information entre les créanciers et les emprunteurs. Il y a seulement quelques décennies. En tant que spécialiste. Le commerce international se porte beaucoup mieux lorsque le secteur financier est développé et fonctionne correctement. lorsque le système financier est efficace. et réciproquement. l'emprunteur est invité à agir d'une façon qui réduit la probabilité de remboursement.

Le secteur financier l'aidera de quatre façons à faire des affaires avec l'étranger. le commerce international fait partie du processus d'investissement. le développement du commerce international et celui du secteur financier vont de pair.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 risque d'augmenter fortement. en finançant son fonds de roulement. à l'essor des systèmes financiers. investira dans des produits destinés aux marchés d'exportation dans l'espoir de réaliser un bénéfice. Fondamentalement. dont nous traiterons plus en détail cidessous. Les banques jouent un rôle prépondérant à cet égard en p rêtant aux investisseurs et aux négociants. le secteur financier fournit des services qui aident l'exportateur à se faire payer de la façon la moins coûteuse et la moins risquée possible. Ils renseignent leurs clients sur la situation présente et future des marchés monétaire et financier. Quatrièmement. les établissements financiers fournissent des informations précieuses aux investisseurs et aux négociants. Troisièmement. en offrant des contrats d'assurance pour le transport des marchandises et le crédit à l'exportation. D'autres dispositifs permettent de s'assurer contre une défaillance du vendeur et contre les risques résultant d'un changement de la politique gouvernementale . L'histoire des innovations financières montre que la gestion des risques extraordinaires découlant des échanges effectués sur de longues distances a souvent été à l'origine de nouveaux instruments financiers. par exemple. mais aussi des contrats de change à terme (pour se prémunir contre les variations des taux de change). le transport. Premièrement. le commerce crée une demande d'institutions et de services financiers et en favorise l'essor.Sans ces instruments financiers. font des études de marché et vérifient la solvabilité des clients (et de leur banque). les services financiers sont un «lubrifiant» aux échanges internationaux. En même temps. Un entrepreneur. que ce soit sous la forme de simples transferts d'argent entre deux comptes d'une même banque ou de services financiers plus complexes comme des services de crédit-bail ou de change. Ils négocient des contacts commerciaux. etc. et le paiement de ses produits par l'importateur. Les établissements financiers facilitent le flux de l'argent. L'interaction entre le commerce et le secteur financier n'est pas à sens unique: si un système financier bien développé favorise les échanges. Pour cela. le commerce crée aussi une deman de de services financiers et contribue. le secteur financier couvre certains risques engendrés par les échanges commerciaux. Les banques ne sont pas seulement un intermédiaire entre les épargnants et les investisseurs. mais aussi un moyen de concilier les préférences divergentes des déposants (qui veulent souvent placer leur argent à court terme) et des emprunteurs (qui ont souvent besoin de capitaux à moyen ou long terme). elles doivent recueillir des dépôts. En d'autres termes. il lui permettra de tenir entre le moment où il a besoin d'argent pour ses activités de production. Le règlement par traite a permis d'éliminer le risque engendré par le 6 . Deuxièmement. il existerait beaucoup d'entraves au commerce international. La création de sociétés par actions a permis de répartir sur de nombreux pourvoyeurs de capitaux le risque engendré par de grandes opérations commerciales (comme la création d'une flotte marchande).. Depuis toujours. par-là même.

Si le paiement se fait au moment de la livraison ou après. Le crédit aide les exportateurs à tenir entre le moment où ils engagent des dépenses (à la suite d'une commande. par exemple) et le moment du paiement. dans la suite de ce chapitre.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 transport de monnaie. Hong Kong Chine et Singapour aujourd'hui. et inversement. les grands centres commerciaux de la planète en sont aussi devenus les centres financiers les plus importants. tandis que l'exportateur installé dans un pays où le crédit est rare et qui vend un produit très spécialisé à un client inhabituel pourra exiger de l'importateur un paiement à la commande. Il importe de se rappeler qu'en principe ils remplissent les mêmes fonctions pour les activités strictement intérieures.  Importance des crédits commerciaux :un élément-clé du financement des échanges: le crédit La forte croissance du commerce mondial observée au cours des dernières décennies a été facilitée par une expansion rapide des instruments de financement des échanges. Les échanges de matières premières et de biens de consommation. le secteur financier en profite. auquel cas la période de financement est d'autant plus longue. 7 . Environ 90 pour cent des échanges mondiaux sont réglés au comptant ou au moyen de crédits à moins de 180 jours. au fil du temps. Quand le commerce prospère. Il arrive que le paiement de certaines importations s'étale sur plusieurs années. Si le paiement s'effectue à la commande. c'est l'importateur qui doit financer la transaction. ênes et Florence). et assurent les risques liés au commerce. ou de Londres. les marchés financiers les plus évolués ont été. New York. qui font souvent l'objet de transactions répétitives entre les mêmes acteurs. Qu'il s'agisse des villes italiennes à la Renaissance (Venise. L'exportateur qui possède beaucoup de liquidités et qui vend depuis longtemps un produit standardisé à un client fidèle n'exigera peut-être pas de paiement avant la livraison. dont la nature du produit et de la relation commerciale et la surface financière de chaque partie. De nombreux facteurs. aident les parties à une négociation à tenir entre la passation d'une commande à l'exportation et le paiement des biens et services produits. les principaux centres d'échange de biens et de services. fournissent des renseignements sur les pays et les partenaires commercia ux étrangers et les risques qu'ils présentent. à toutes les époques. B. il appartient à l'exportateur de trouver le fonds de roulement et les moyens de financement dont il a besoin. Dans les paragraphes qui suivent. Il convient de garder à l'esprit ce lien de dépendance réciproque mais. déterminent qui est le plus apte et disposé à financer la transaction. En conséquence. nous nous pencherons surtout sur le rôle joué par le secteur financier dans le développement du commerce. mais le commerce international se différencie des échanges intérieurs sur des points importants. nous nous pencherons un peu plus longuement sur le rôle du secteur financier dans le financement du commerce international et la couverture des risques associés. Instruments financiers liés au commerce Nous avons vu rapidement plus haut que le secteur financier constitue un important «lubrifiant» du commerce international. Les crédits commerciaux. Les établissements financiers facilitent les paiements et mouvements de fonds transfrontières. notamment. et certains instruments ont été conçus précisément pour remédier aux problèmes que cela pose.

Les financements à moyen et long termes sont plus fréquents dans les secteurs des biens d'équipement durables et des projets d'aménagement. y la répartition du risque et des mesures de réduction du risque entre les exportateurs. le risque de transport et le risque politique. pour obtenir les renseignements nécessaires sur les clients étrangers. y  La réduction du risque économique ou commercial dans le cadre d'échanges internationaux est parfois difficile Les échanges tant intérieurs qu'internationaux donnent lieu à ce qu'on appelle un risque économique ou commercial. De façon plus générale. soit carrément inexistants dans les échanges intérieurs. en particulier. sont en grande partie réglés ainsi. L'exportateur et sa banque connaissent moins bien la situation des entreprises étrangères (importateurs ou banques). Les exportations de grande valeur. Le genre d'instrument financier choisi pour se protéger est fonction de trois facteurs: la perception que l'on a de la nature et de l'importance du risque posé par la transaction. le risque de change. les importateurs et leurs banques. il court le risque que l'exportateur ne livre pas dans les délais un produit de la qualité convenue. on peut probablement dire sans se tromper que plus un système financier est développé et efficace. Pour l'exportateur. et la situation économique et la législation du pays importateur que celles de leur propre pays et des clients nationaux. ce risque réside essentiellement dans la possibilité que l'importateur n'accepte pas la marchandise livrée ou qu'il refuse de la payer après l'avoir réceptionnée. Quant à l'importateur. les capitaux engagés qu'ils proviennent des fonds propres de l'entreprise ou d'une facilité de crédit sont exposés. Le montant de l'opération et la longueur de la période de crédit ainsi que l'importance des divers risques (imputables par exemple à la situation économique et politique du pays de l'importateur) peuvent augmenter sensiblement le coût du financement ou même rendre difficile l'obtention d'un crédit. 8 . Le risque commercial est lié au problème de l'asymétrie de l'information.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 ainsi que les échanges internationaux de plus en plus importants entre filiales de multinationales. obligent souvent l'exportateur à demander des facilités de crédit. y le coût de la réduction du risque.  Gestion des risques liés aux échanges commerciaux internationaux La disponibilité et le coût des crédits commerciaux dépendent beaucoup de quatre types de risques: le risque économique ou commercial. plus les négociants ont une chance de trouver un instrument financier qui réponde à peu de frais à leurs besoins en matière de crédit et d'assurance (réduction du risque). C'est pourquoi les grandes banques s'appuient souvent sur des correspondants autres banques ou succursales installés à l'étranger. Ces risques sont soit beaucoup plus limités. problème qui peut être beaucoup plus important dans le contexte international. étalées sur une longue durée. Dans les deux cas. le système juridique et les écueils éventuels.

ou pour les exportations d'une valeur relativement petite destinées à des entreprises avec lesquelles l'exportateur entretient depuis longtemps des liens importants. Les échanges internationaux peuvent donc être très pénalisés par les carences du cadre juridique. Pour atténuer le risque commercial. par traite ou par tout autre moyen). de sorte que les frais à engager pour limiter ces risques augmentent ou peuvent même devenir prohibitifs. les parties ne pouvant faire respecter leurs droits. Cette formule est conseillée quand l'exportateur et l'importateur se connaissent et que le risque commercial n'est que modéré. En outre. la modicité des transactions. C'est maintenant cette banque qui prend en charge le risque de défaillance de l'entreprise importatrice. Il demandera habituellement à l'importateur de lui fournir une lettre de crédit de sa banque. il est recommandé de transférer le risque commercial plus tôt. La formule du compte ouvert est utilisée pour les échanges entre filiales. il devra penser à l'encaissement contre remise de documents. L'exportateur dispose de divers moyens pour se faire payer. Avec cette méthode. il sera payé par la banque de l'importateur. la Loi sur les faillites et les tribunaux ne sont pas adaptés. Si l'exportateur veut rester en possession de la marchandise tant que lui-même ou son agent n'ont pas été payés (au comptant. l'exportateur transfère le risque commercial à l'importateur au moment de la livraison de la marchandise et des justificatifs pertinents Dans le cas des transactions commerciales jugées assez risquées eu égard à la solvabilité de l'importateur. l'opération se règle habituellement sous la forme d'un compte ouvert. il peut demander un crédit ou une ligne de crédit à sa banque. leur caractère répétitif et la relation existant entre l'acheteur et le vendeur font que le risque est limité. 9 . Une lettre de crédit garantit à l'exportateur que s'il remplit lui-même certaines conditions.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 On souligne souvent que le risque commercial est accru lorsque les droits de propriété. il demandera à payer après la livraison. le droit des contrats. l'exportateur demande au transporteur de ne décharger les marchandises dans l'entrepôt en douane du port étranger que contre remise d'une preuve de paiement. Habituellement. Les opérations réglées au moyen d'un compte ouvert n'entraînent que des frais administratifs minimes. les procédures d'arbitrage. Dans ce cas. L'entreprise qui recourt au crédit pour financer ses exportations peut demander une garantie ou une assurance contre le risque à prévoir auprès d'un établissement commercial ou public. Un environnement juridique déficient porte préjudice au commerce international. L'acheteur paie le vendeur par transfert après réception des documents. Si l'exportateur a besoin de liquidités avant d'être payé. il est capital de bien choisir son instrument de financement des échanges. Dans ce cas. Les négociants peuvent choisir entre différents instruments selon l'importance du risque commercial et le moment retenu pour transférer ce risque de l'exportateur à l'importateur Si l'importateur désire assumer le risque commercial le plus tard possible. différents instruments ont été mis au point qui différent principalement en ce qui concerne le moment où le risque commercial est transféré de l'exportateur à l'importateur. comme par cell s du e secteur financier.

entre la commande et la livraison. Tel importateur qui passe. l'observation. Lorsqu'une transaction est très risquée (ou que l'exportateur est allergique au risque). Les banques disposent de spécialistes mieux aptes à vérifier les justificatifs qu'un importateur moins habitué aux documents utilisés pour le commerce international. Cela lui permettra d'être payé même si la banque de l'importateur est défaillante. premièrement. Un système financier efficace peut apporter une protection contre les trois autres risques importants engendrés par le commerce international: le risque de change. L'importateur s'évitera aussi éventuellement de puiser dans sa trésorerie pour verser une avance en espèces à la demande de l'exportateur. le risque de transport et le risque politique. pour l'exportateur et sa banque. b Risque de change: L¶exportateur et l'importateur courent le risque que. Il économise du temps et de l'argent du fait que la banque vérifie pour lui la solvabilité de l'importateur. Le risque de change peut provoquer ce genre d'évolution car de grandes variations du taux de change peuvent augmenter ou diminuer sensiblement la rentabilité d'une transaction commerciale. ce qui sera attesté par un connaissement «à bord». Deuxièmement. On peut donc dire qu'un système qui donne accès à ces instruments financiers essentiels favorise les échanges internationaux en contribuant à diminuer le risque commercial. le paiement à la commande peut être la forme de financement à conseiller. En outre. La lettre de crédit peut présenter des avantages importants pour les deux parties moyennant un coût relativement faible: pour l'exportateur. Le financement de son fonds de roulement est facilité du fait qu'il peut prouver que le paiement est garanti. Troisièmement. la banque étrangère connaissant en principe parfaitement les restrictions de paiement et autres risques politiques existants ou à craindre. le risque de non-paiement disparaît si la banque jouit d'une réputation sans faille. par l'exportateur. l'exportateur connaît dans le détail toutes les conditions qu'il doit remplir pour être payé intégralement et rapidement. Elle fait courir à l'importateur l'essentiel du risque lié à la transaction et à son financement. le risque politique est souvent atténué. il peut demander à sa propre banque de confirmer la lettre de crédit.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 Si l'exportateur doute de la solvabilité de la banque de l'importateur. De l'autre côté. la situation économique évolue de telle manière que l'opération perde de son intérêt pour au moins l'une des parties. une commande de 1 million de dollars EU profitera beaucoup moins de l'opération (ou n'en profitera pas du tout) si la devise de son pays se 10 . par exemple. des conditions énoncées dans la lettre de crédit donne à l'importateur l'assurance que les marchandises sont effectivement expédiées à un moment déterminé. est d'obtenir une garantie publique à l'égard de la banque de l'importateur qui a établi la lettre de crédit. la banque se charge de veiller à ce que les marchandises soient conformes aux conditions fixées. Une autre façon de limiter les risques.

Le risque de change s'en trouvait ainsi réduit. le risque de change est fonction du régime de change. plus de 85 pour cent des exportations des deux pays échappaient au risque de change. Les autres principales devises utilisées pour facturer des transactions internationales étaient le mark (16 pour cent) et le yen. Allen. Carse et Fujio (1987) ont constaté que les exportateurs britanniques préféraient facturer en livres anglaises dans la première moitié des années 80. les pays dont la monnaie est inconvertible ont aussi un système financier sous développé qui n'offre que des possibilités de couverture limitées ou nulles. les exportateurs japonais se montraient très souples concernant la devise de facturation mais extrêmement fermes sur les dates de paiement. Dans d'autres cas. Plusieurs dispositifs de protection contre le risque de change ont été mis au point. En conséquence. Comme les opérations à terme portent habituellement sur un montant supérieur à 1 million de dollars EU. en contrepartie de quoi ils acceptaient fréquemment d'assouplir les conditions de paiement. Dans les pays où le taux de change est fixe. du taux d'exercice de l'option. Les régimes de taux de change flottants. Le coût d'une telle opération de couverture consiste en une commission (d'environ 0. l'exportateur lèvera son option et recevra l'équivalent convenu dans la monnaie de son pays. Souvent. la moitié environ du commerce mondial se réglait en dollars EU. la livre sterling et le franc français (5 pour cent chacun) (Hartmann. l'exportateur peut faire un swap de devises. il doit payer ses importations 20 pour cent plus cher. la monnaie de facturation est imposée et les parties peuvent ou non se couvrir contre le risque de change. c'est-à-dire des options leur permettant de vendre pendant un certain temps des devises à un taux déterminé. Si la valeur de la devise tombe au-dessous du cours d'exercice. 1996). Il s'agit d'une formule particulièrement intéressante (et peu coûteuse) lorsque l'exportateur attend des rentrées régulières de devises qui pourront être échangées contre sa monnaie. Dans une grande mesure. des taux d'intérêt relatifs et de la volatilité historique du taux de change). la monnaie dans laquelle le marché est libellé peut dépendre de l'aptitude des partenaires à se couvrir contre le risque de change et de leurs préférences à cet égard. Les monnaies inconvertibles sont rarement employées. Sinon. créent un risque énorme. du même coup. les petits exportateurs doivent se rabattre sur les marchés des contrats à terme où ils peuvent acheter des options de vente. de la durée pendant laquelle l'option peut être levée. qui permettent de limiter ce risque pour un coût relativement faible. Dans le cas d'une transaction à plus longue échéance. En 1992. ce qui leur permettait de se couvrir contre le risque de change. par exemple pour la fourniture de pétrole.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 déprécie subitement de 20 pour cent et si. Il se peut que la part des différentes devises évolue avec l'avènement de l'euro. À l'inverse. Les négociants de ces pays sont donc très désavantagés par 11 . Dans certains cas. et donc très instables. plus élevé. ce risque tient à la possibilité que la parité ne puisse être maintenue et qu'il y ait une dépréciation ou une appréciation de la monnaie.3 pour cent selon le montant et la devise) en plus du prix de l'option (qui dépend du taux de change du moment. Dans le cas d'un contrat important. l'exportateur peut demander à sa banque de vendre à terme les devises qu'il s'attend à recevoir. il ne lèvera pas son option mais convertira ses devises sur le marché au comptant au taux en vigueur.

L'assurance transport permet de se prémunir contre ces pertes. les navires peuvent sombrer et la marchandise peut être bloquée en douane. Ce danger est augmenté dans les transactions internationales parce que la distance et la durée du voyage sont souvent plus longues. b Risque politique: Enfin. du froid et de l'eau. voire presque inexistant. comme on le verra ci-après. Font aussi partie des risques politiques les changements de politique économique qui interdisent les transferts de devises et qui empêchent par conséquent l'importateur de payer ce qu'il a acheté. 12 . b Risque de transport: Les négociants peuvent subir des pertes si la marchandise est endommagée ou détruite pendant son acheminement. en revanche. ou ne pas arriver à destination à la suite d'un vol ou d'une erreur d'acheminement.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 rapport à ceux des pays qui disposent d'une monnaie convertible et d'un marché des changes développé. dans le cas des transactions nationales. le risque politique peut être la source de pertes pour les parties. ou l'acheteur de la payer. En résumé. Elle peut aussi se détériorer sous l'effet de la chaleur. une guerre ou un embargo peut empêcher la marchandise de parvenir à l'acheteur. et les compagnies d'assurance couvrent ce risque pour une prime inférieure à 1 pour cent de la valeur des marchandises et du fret. les techniques de financement les plus utilisées à moyen et long terme. Le risque politique est généralement couvert par une agence de crédit à l'exportation. De même. Nous verrons dans le deuxième chapitre. une révolte ou une guerre civile peut empêcher l'achèvement d'une transaction commerciale. Ce risque est beaucoup plus limité. À l'échelle internationale. nous avons examiné dans ce chapitre les grandes caractéristiques d'un système financier efficace pour financer les échanges et pour limiter les risques du commerce ou aider les marchands à les gérer. en fonction du risque de la destination.

En effet.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 II.comprise entre 18 mois et 7 ans. est égal au montant de la créance payable à terme. le crédit fournisseur a pour objectif d'améliorer la capacité de vente des exportateurs face à une concurrence vive sur les marchés internationaux. La durée est : . A signaler que le contrat commercial peut prévoir des paiements progressifs sans livraisons partielles. Le remboursement de la banque prêteuse s'effectue souvent par semestrialités égales en procédant à l'encaissement des effets du principal et des intérêts. Le taux d'intérêt généralement pratiqué est le TICR augmenté d'une marge. Le crédit fournisseur est un prêt bancaire accordé directement au fournisseur (exportateur) lui permettant d'octroyer des différés de paiement aux acheteurs (importateurs). Le crédit fournisseur permet au fournisseur d'escompter sa créance et d'encaisser. le crédit fournisseur peut être payé progressivement : l¶exportateur mobilise les créances nées progressivement. A noter dans ce cas que la relation entre l'acheteur et le vendeur est régie par un seul contrat qui est le contrat commercial stipulant aussi bien les conditions commerciales que financières. au fur et à mesure de l'exécution du contrat qui correspond à des livraisons partielles. y Caractéristiques L'objet du crédit fournisseur est de financer des biens d'équipements ainsi que les services qui leurs sont liés. autrement dit avec recours contre le fournisseur en cas de défaut de paiement aux échéances prévues. A. . Il a une finalité de régulation des taux de crédits à l'exportation au sein des pays membres de l'OCDE. Le crédit fournisseur consiste en un escompte «sauf bonne fin » d'effets. Le crédit fournisseur Crée par la pratique bancaire et les industriels des pays développés. en principal et intérêts. d'accorder à leurs clients un étalement des paiements qui ne peuvent être supportés par leur trésorerie. les fournisseurs font appel aux banques pour l'obtention de ce type de crédit. Il est déterminé chaque mois (le 15 du mois) par l'OCDE. le risque d'impayé est à la charge de l'exportateur. au moment de la livraison partielle ou totale de l'exportation. Ne pouvant accorder aux clients des délais de paiements parfois importants sans grever lourdement leurs propres trésoreries. Les principales techniques de financement à moyen et long terme Les fin ncements à moyen et long terme permettent aux exportateurs de bien d'équipement. Le montant du crédit. De même. Il est donc nécessaire que ce dernier se couvre 13 . Le TICR correspond au coût de crédit qu'une banque peut accorder dans la devise du crédit. généralement coûteux.supérieure à 7 ans quand le crédit est à long terme. le montant des sommes qui lui sont dues par l'acheteur étranger. lorsque le crédit est à moyen terme.

b Par la suite. Après accord mutuel. b Il supporte la quotité non garantie par l'assureur crédit. acceptés par son client. l'exportateur garde à sa charge la partie non garantie de la créance. qui est en même temps producteur. b b b b La simplicité et la rapidité de la mise en place du crédit. L'importateur n'a qu'un seul interlocuteur. Toutefois. La connaissance rapide de l'échéancier et du coût. l'exportateur et l'importateur établissent le contrat commercial fixant en outre les conditions financières. par cette dernière. Bien entendu. le montage et la gestion du dossier crédit sont à sa charge. b Ces effets sont transmis à la banque de l'importateur en vue de leur acceptation par l'acheteur et aval. à la banque de l'exportateur qui procédera ensuite à leur escompte. L'exportateur expédie la marchandise b Et remet les documents à sa banque accompagnés des effets tirés sur l'acheteur selon le nombre de semestrialités de remboursement. l'exportateur se couvre auprès d'un organisme d'assurance. b Enfin. Le financement peut porter sur 100% du contrat. l'exportateur qui a recours à ce financement subit quelques inconvénients : b Il est contraint de supporter les risques commerciaux et politiques s'il ne se couvre pas auprès d'un organisme d'assurance (si l'acheteur ne paye pas. la banque de l'importateur transmet ces effets. techniques et financiers.. 14 .. y Avantages et inconvénients Le crédit fournisseur présente les avantages suivants : b La négociation donne lieu à un seul contrat reprenant les aspects commerciaux. le fournisseur reste débiteur de la banque). l'exportateur exprime à sa banque sa volonté d'accorder un délai de paiement à son client et l'interroge sur les délais. le taux et la part finançable. De même l'acheteur se trouve face aux inconvénients suivants : b D'une part le fournisseur aura tendance à augmenter les prix pour couvrir les frais et charges . b La préparation. le cas échéant.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 auprès d'un assureur contre le risque de crédit (risque de non transfert). exportateur et financier. y Déroulement général La procédure d'un crédit fournisseur s'établit comme suit : b Tout d'abord. le fournisseur.

à partir de la date du point de départ des remboursements. Le taux d'intérêt appliqué en matière de crédits acheteur est le taux d'intérêt commercial de référence (TICR). la nature du produit et le pays de destination. La durée de remboursement varie de 2 à 12 ans selon le montant de l'opération. Ainsi le contrat commercial est bien distinct du contrat financier . Il est arrêté par les pays membre de l'OCDE. B. Le remboursement se fait généralement par des semestrialités successives. Le crédit acheteur finance généralement 85 % du montant total du contrat commercial. y Caractéristiques Ce type est utilisé lorsqu'il s'agit d'exportation de biens d'équipement ou de quantités importantes de matières premières. par lequel la banque s'engage sous certaines conditions de mettre à la disposition de l'emprunteur (qui peut être l'acheteur ou sa banque) les sommes nécessaires pour honorer ses engagements de paiement au comptant vis-à-vis du vendeur. pour la durée du crédit et pour la devise dans laquelle est libellé le contrat. étant donné que l'emprunteur est obligé de verser un acompte de 15 %. b Un contrat financier (une convention de crédit). comme le coût du matériel et de la prestation financière sont intégrés dans le même montant du contrat . L'emprunteur s'engage à rembourser le montant du crédit selon les modalités précisées dans le contrat financier. Les modalités de paiement du vendeur sont expressément prévues par le contrat commercial. son entrée en vigueur reste toujours subordonnée à celle du contrat commercial. Les paiements sont généralement progressifs et s'échelonnent au fur et à mesure de la réalisation par l'exportateur de ses obligations contractuelles. égales en principal et dégressives en intérêts. C¶est un crédit consenti par une banque ou un pool de banques à un acheteur étranger pour lui permettre d'effectuer les paiements dus au vendeur au comptant. soit par des échéanciers de remboursement. Ce taux 15 . comme ce dernier ne peut être généré sans le contrat commercial. Le crédit acheteur Le crédit acheteur vise à dégager le fournisseur des problèmes de crédit. valable à la date de signature du contrat. la valeur du matériel n'apparaît pas toujours de manière distincte.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 b D'autre part. Les semestrialités de remboursement sont matérialisées soit par des billets à ordre souscrits par l'emprunteur. Néanmoins. définissant les obligations respectives de l'acheteur et du vendeur. Il repose sur deux contrats juridiquement indépendants : b Un contrat commercial.

contre le risque d'interruption de marché par l'acheteur. contre le manquement possible de l'emprunteur à ses engagements de remboursement.. avec une quotité ne dépassant pas 90 %. Elle est calculée sur le solde non utilisé du crédit et exigible trimestriellement ou semestriellement. le taux est librement fixé par les banques. soit par incorporation dans le montant du crédit. b La commission d'engagement pour rémunérer l'engagement de la banque prêteuse à mettre à disposition les fonds pour régler le fournisseur. De son côté. Outre le paiement des intérêts. y Les différentes phases du crédit acheteur Pour l'exécution du contrat. soit au comptant. Pour concilier ces intérêts contradictoires les banques ont mis en place la technique du" crédit acheteur". b Les protocoles bancaires : appelés également " accords cadres " : ils sont souvent des applications des protocoles financiers intergouvernementaux. BM. BAD.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 est appliqué pour les crédits acheteur réglementés. il souhaite donc recevoir des déblocages de fonds de la part de la banque prêteuse afin de soulager sa trésorerie. le fournisseur est souvent amené à engager des dépenses importantes . Les primes d'assurance sont généralement réglées par l'acheteur. l'acheteur souhaite différer les paiements dus au fournisseur après l'achèvement définitif des prestations. qui est définie dans la convention de crédit. b La police risque de crédit : elle assure les banques à 95 %. l'emprunteur est tenu de payer deux commissions : b La commission de gestion pour rémunérer les frais de gestion et de suivi du crédit acheteur. correspond au moment où l'emprunteur peut utiliser le crédit après avoir 16 .) b Les conventions spécifiques : lignes de crédits acheteur octroyés par une banque étrangère pour le financement d'une opération donnée. Ces primes concernent les deux polices d'assurance nées des deux contrats du crédit acheteur : b La police risque de fabrication : elle assure le fournisseur. Pour les autres types de crédits. si elle existe. c'est à dire ceux bénéficiant de soutien public. Les principales lignes de crédit sont : b Les protocoles intergouvernementaux : il s'agit des accords conclus entre les gouvernements afin de promouvoir les échanges commerciaux entre leurs pays . Il s'agit des lignes de crédit accordées par des banques étrangères . Les différentes phases sont comme suit : @ La date d'entrée en vigueur du crédit acheteur.. Le crédit acheteur prend plusieurs formes suivant la ligne de crédit sur laquelle il est imputé. b Les accords multilatéraux : lignes de crédit mises en place par les institutions financières internationales (BIRD.

La date du premier remboursement. il est dit crédit acheteur libre. La date d'entrée en période de remboursement correspond généralement à un événement : date de réception provisoire ou définitive. @ La banque prêteuse règle l'exportateur suivant les conditions et modalités prévues dans le contrat de crédit d'une part. autrement dit lorsqu'il y a simultanéité entre la réalisation des prestations et le paiement de l'exportateur. La période d'utilisation du crédit correspondant à la période d'exécution des prestations.. cette date est également appelée : date effective). @ L'acheteur procède au remboursement du principal et au paiement des intérêts et des commissions suivant l'échéancier de remboursement. en prévoyant les modalités de paiement : montant de l'acompte et le mode de son règlement. la partie à financer par crédit acheteur. La période préalable pendant laquelle l'emprunteur n'effectue aucun remboursement mais paie les intérêts intercalaires calculés sur le montant du crédit utilisé.. le vendeur ainsi que leurs banques. règlement des acomptes et des commissions de gestion. De plus il est important de noter que lorsque le crédit acheteur fait intervenir l'acheteur. @ Le contrat financier (convention de crédit) est signé entre l'emprunteur (l'acheteur ou sa banque) et le prêteur (la banque du vendeur). Par ailleurs. c'est cet organisme qui fixe les conditions de crédit: la part finançable. d'une autre part elle notifie l'emprunteur par un avis d'utilisation pour la tranche débloquée.. les primes d'assurance. Elle peut être prorogée sous certaines conditions. @ L'exportateur présente les documents exigés par l'acheteur à sa banque. est la date au-delà de laquelle aucune utilisation du crédit n'est acceptée. Celle-ci consiste en : @ La conclusion du contrat commercial entre l'acheteur et le vendeur. le crédit acheteur est dit direct. s'il y a aussi l'intervention d'un 17 .. @ L'exportateur et sa banque sollicitent l'organisme d'assurance afin de souscrire les polices d'assurance.. Le plus souvent elle correspond à la date limite d'achèvement des travaux et/ou prestations par le fournisseur. date de mise en route de l'usine. Elle peut aller de la période préalable jusqu'à la date du premier remboursement. énéralement.. La date du dernier remboursement. La date limite d'utilisation du crédit. et cela après avoir exécuter ses obligations contractuelles (les livraisons).LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 @ @ @ @ @ @ @ répondu à un certain nombre de conditions (Formalités. dans le cas où la période préalable n'existerait pas. autorisations. Le cas que nous venons d'illustrer représente un crédit acheteur in irect. en cas de retard dans l'exécution des travaux. La période de remboursement durant laquelle l'emprunteur va procéder au paiement des échéances du principal (le plus souvent l'amortissement est semestriel) majoré des intérêts calculés sur le capital restant dû.

Un contrat de crédit (convention de prêt) est établi entre la banque de l exportateur et l acheteur étranger. 7.20 0 20 organisme d assurance. 5. 6. L exportateur fait sa demande à sa banque ou à un organisme qui a cette vocation pour qu elle établisse un crédit-acheteur au nom de son client étranger. etc. La banque de l exportateur contacte une banque correspondante ou la banque de l importateur. qui livre la marchandise à son client selon les modalités du contrat. sous condition que la banque de l importateur garantisse le crédit.) sont entendues entre les deux banques. Les modalités du crédit (taux d intérêt. pourcentage de financement. 18 ££ ¤ £ ¡ ¢ ¡ LES   ECHNIQUES E INANCEMENT U COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME . que l exportateur devra fournir le financement à l importateur. La banque de l exportateur paye directement l exportateur. si de plus il ya l organisme stabilisateur. paiements. L importateur étranger rembourse directement la banque de l exportateur pour toute la durée du prêt. il s agit d un crédit acheteur réglementé ou admini tré. il est dit crédit acheteur en garantie pure. 3. La banque de l importateur arantit le crédit à la banque de l exportateur. 2. Ce contrat stipule par exemple. ¥ 1. Un contrat commercial entre l acheteur étranger et le vendeur exportateur est établi. 4. examine le dossier de l acheteur et accepte le financement.

Cette technique est apparue en rande Bretagne au siècle dernier et s'est développée aux Etats Unis dans les années 60. pour s'étendre par la suite à plusieurs autres pays. figure «le crédit-bail » appelé aussi «location financière » ou plus couramment «leasing ». il présente de nombreux avantages : Pour l'exportateur @ Il est réglé au comptant. de plus la double négociation (contrat commercial. @ A la lenteur de l'opération . C. Quant à l'acheteur. Le crédit-bail est un mode de financement des biens d'équipements à usage professionnel utilisant les avantages de la location. @ Les coûts étant connus avec précision. Toutefois l'utilisation du crédit acheteur implique les inconvénients suivants: Pour l'exportateur @ Seules les grandes entreprises peuvent bénéficier de ce type de financement . @ Au coût de crédit. qui est souvent élevé à cause des commissions et des primes d'assurance qui s'ajoutent aux intérêts liés au crédit . @ Les coûts relatifs à cette technique sont connus avec exactitude. Le crédit bail international ( le leasing) Parmi les anciennes techniques de financement des équipements industriels. @ Cette technique lui procure un avantage concurrentiel du fait que l'acheteur dispose de plusieurs années pour le remboursement du crédit . ce qu'il lui permet d'augmenter ses liquidités. il se trouve face @ A deux interlocuteurs au lieu d'un seul. convention de crédit) prend généralement beaucoup de temps .LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 y Avantages et inconvénients Ce crédit est le mode de financement le plus utilisé. il se trouve limité en termes de liberté d'action sur le prix pratiqué. puisqu'il s'endette dans une monnaie autre que la sienne. @ Il est libéré de la négociation et de la charge du crédit. Pour l'importateur @ Bénéficier de délais de paiement. Il consiste pour le bailleur (société de leasing) à 19 . Il est donc dégagé du risque de crédit qui est transféré à la banque prêteuse . @ Au risque de change. @ Son bilan est allégé étant donné que les créances sur l'importateur sont supprimées.

obligations et risques ne sont pas transférés en totalité au locataire. pour la durée de l'exploitation économique de l'actif.. les équipements pétroliers. Par conséquent le rôle du bailleur est purement d'ordre financier. conteneurs . Contrat de fourniture entre le fournisseur et le bailleur. 2. de la date de livraison et du prix de l'équipement. les machines.outils etc . Opérationnel (operating lease) : la location est conclue par des fabricants d'équipements. Les droits.Dans ce cas la location est conclue pour une durée inférieure à la période d'exploitation économique de l'actif. Les divergences entre les droits applicables dans les différents pays ont conduit UNIDROIT à élaborer une convention internationale ayant pour but d'uniformiser le droit relatif au crédit- 20 . Le choix du matériel se fait par le preneur qui convient avec son fournisseur des caractéristiques techniques. S'il renonce à cette option .LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 acquérir auprès d'un fournisseur un ou plusieurs équipements sur instruction de l'importateur(le preneur) auquel il va céder l'usage de l'équipement sans la propriété. en tenant compte des loyers versés. les matériels de chantiers utilisés par des entreprises de travaux publics.. Financier (finance lease) : la location est conclue par des établissements de financement spécialisés. L'opération de crédit-bail se caractérise par la conclusion de trois contrats : @ @ @ @ Contrat technique entre le preneur et le fournisseur. 2. Le montant des loyers correspond sensiblement à la valeur de l'actif (>90%). y Caractéristiques Le crédit-bail concerne généralement des contrats assez importants tels que les matériels de transport (avions. Autrement dit l'équipement est loué pour une durée ferme et irrévocable. Il peut être aussi défini selon : 1. Version française : le contrat de leasing est obligatoirement assorti d'une option d'achat à prix fixe. Version anglo-saxonne : le contrat de leasing prévoit la possibilité pour l'acheteur d'acquérir le bien en question pour un montant qui sera fixé. au moment de la levée.).Dans ce cas. Le montant du loyer peut être constant ou dégressif. obligations et risques liés à la propriété du bien financé sont transférés au locataire (preneur). navires. Le crédit-bail peut être soit : 1. tous les droits. selon la valeur du bien sur le marché. ce qui fait que les biens en question peuvent être revendus ou loués à nouveau. à la fois fournisseurs et bailleurs. Contrat de crédit-bail entre le bailleur et le preneur. il doit restituer le matériel au bailleur. Au terme du bail (la durée de location) le preneur a la faculté d'acheter l'équipement moyennant un prix résiduel qui aura pris en compte les loyers payés.

y Avantages et inconvénients Le leasing est une technique de financement qui offre de nombreux avantages :  Pour le preneur. b D'avoir la possibilité d'échanger. la durée irrévocable du leasing. Le preneur paye régulièrement les loyers dus. Le contrat de fourniture doit prévoir la conclusion du contrat de crédit-bail comme condition suspensive. b De ne pas affecter le niveau des immobilisations dans son bilan . la formule convenue de crédit-bail. b De bénéficier d'avantages fiscaux (droits de douanes appliqués. De même. les délais de livraison. par rapport à un crédit de financement classique. b D'être réglé au comptant sans être exposé aux risques d'impayé et de change. les équipements loués contre d'autres plus modernes ou plus adaptés à son besoin . ce financement par rapport à l'option d'achat .). b De libeller les loyers dans la devise qu'il souhaite . il s'agit de la convention d'OTTAWA du 28/05/88 sur le crédit -bail. c'est à dire obtenir de nouveaux outils de production sans avoir à mobiliser les fonds nécessaires à l'investissement . b D'obtenir. le loyer. Dans ce contrat sont fixées les modalités de la location (du leasing).. Au terme de la période de location il a la faculté d'opter pour l'achat en réglant le montant résiduel correspondant. l'outillage ou le matériel au "preneur". les modalités de paiement et le montant de l'option d'achat.. à la fin ou au cours du bail. Par ailleurs. en lui permettant : b D'obtenir le financement des actifs dont il a besoin sans avoir à puiser dans ses capitaux propres . Cette convention doit être respectée par tous les pays qui l'ont ratifiée. Quant au contrat de fourniture : le fournisseur établit la demande de crédit-bail au bailleur et procède à la vente des équipements à ce dernier suivant les clauses et conditions convenues entre le fournisseur et le preneur. en lui permettant : b De bénéficier d'un financement souple .  Pour le fournisseur. à moindre coût. la conclusion du contrat technique entre le preneur et le fournisseur doit préciser les caractéristiques des équipements en question : le prix de vente. 21 . le contrat de crédit-bail est conclu entre le bailleur et le preneur. TVA appliquée . Le fournisseur expédie l'équipement.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 bail (clarification et uniformisation des droits et obligations des parties impliquées dans l'opération). b De bénéficier de la location des actifs pour une durée fixée en fonction de la durée de vie économique. Le bailleur règle le prix des équipements au fournisseur sur la base des documents attestant la bonne exécution de l'opération d'expédition.

d'autres techniques moins utilisées mais parfois mieux adaptées méritent d'être traitées. parfois. en effet les loyers à verser et le prix résiduel devant être payé dans le cas de l'option d'achat sont importants. Le crédit-bail renferme toutefois des inconvénients : b Le coût du crédit-bail est très élevé. A coté de ces principales techniques de financement à long terme. de manière accélérée. b La complexité du montage de l'opération. b Le bailleur est exposé à différents risques (juridiques. le coût d'acquisition du bien. au bailleur d'amortir. 22 . monétaires ou politiques) qui expliquent la réticence des "sociétés de leasing".LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 y De son coté le bailleur bénéfice : b D'une garantie sur le bien loué dont il garde la propriété jusqu'à la vente . b La lourde responsabilité du preneur en cas de dommage causé au bien loué. b D'avantages fiscaux : certaines juridictions permettent.

à d'autres forfaiteur sur un marché secondaire très actif. De même. moins utilisées mais qui peuvent s'avérer mieux adaptés dans certains cas. est une technique de financement ayant quelques caractéristiques relevant du crédit acheteur et d'autres du crédit fournisseur. le forfaiteur n'a droit à aucun recours contre l'exportateur en cas de défaillance du débiteur. Le montant qu'encaisse l'exportateur correspond à la valeur nominale des créances diminuée d'une commission d'escompte. il est possible d'acheter des créances inférieures à 18 mois sans toutefois descendre en dessous du seuil de 6 mois. certaines créances peuvent atteindre 10 ans. sinon elles risquent d'être refusées par le forfaiteur. le forfaiteur ne garde pas la créance dans ses livres jusqu'à échéance. Elle convient aux opérations de moyenne importance. appelé également rachat forfaitaire de créances ou escompte à forfait. b Un contrat de forfaitage entre vendeur et société de forfaitage. Le forfaitage (forfaiting) Parmi les nouvelles techniques de financement. il la cède à son tour. Après le rachat de la créance. les opérateurs internationaux disposent d'autres techniques de financement à moyen et long terme. Cependant. Cette cession est un escompte "à forfait" car elle représente une opération de vente définitive sans recours contre le cédant en cas de défaillance du débiteur (acheteur). Il consiste pour un exportateur. particulièrement aux petites et moyennes entreprises dont l'expansion sur les marchés étrangers est difficile. Le délai de règlement varie généralement entre 18 mois et 5 ans. Le forfaitage. Il remplace peu à peu la confirmation de commande que nous allons voir par la suite. Les forfaiteurs achètent la créance sans recours contre le forfaitaire originel ou l'exportateur cédant. Les autres techniques de financement à moyen et à long terme En plus du crédit fournisseur. C'est une formule hybride entre le crédit fournisseur et le crédit acheteur. de céder les créances détenues sur ce dernier à un organisme qui peut être sa banque ou une société de forfaiting en contrepartie du paiement immédiat des valeurs nominales de ces créances diminuées des commissions d'escompte. Cette technique est adaptée généralement aux exportateurs de biens d'équipements. du crédit acheteur et du leasing. En 23 . totalement ou partiellement si elle est divisible. Cette technique est à ne pas confondre avec l'affacturage qui s'applique à l'ensemble des commandes à l'exportation et qui prévoit la reprise et la gestion d'une série de créances futures et non encore déterminées.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 III. Les créances doivent être libellées dans les monnaies pour lesquelles le refinancement est immédiat et sans problème. énéralement. il y a le forfaitage. ayant accordé des délais de paiement à son client. y Caractéristiques Cette technique se caractérise par la conclusion de deux contrats : b Un contrat commercial entre acheteur et vendeur . A.

. le nom de la banque de l'acheteur. 24 .LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 revanche. les délais et les modalités de paiement. supports de paiement. le forfaiteur fixe le taux du crédit à donner au fournisseur et le montant net à encaisser. la cotation devient définitive. les types de garanties offertes ainsi que les modalités d'exécution du contrat. l'exportateur procède à la confirmation des conditions proposées. les créances sont spécifiques et déjà nées... Le coût dépend des caractéristiques de chaque opération en prenant en compte : les modalités de paiement. Si l'acheteur accepte le financement proposé. risque commercial ou risque de non-paiement . .. l'exportateur supporte une commission d'engagement calculée sur la valeur de la créance entre le moment de la prise d'engagement du forfaiteur et l'échéance des créances commerciales. garantie. A échéance. le pays de l'importateur. l'exportateur adresse une demande de cotation au forfaiteur sur laquelle il mentionne le pays de l'importateur. Il contient : . demande l'aval à la banque de l'acheteur avant de créditer le compte de l'exportateur du montant des créances diminué de la commission d'escompte à échéance. un contrat de rachat de créance est donc signé. Ce dernier..une commission (rémunération du forfaiteur) qui varie selon l'appréciation par celui-ci du risque pays. La réalisation L'exportateur présente au forfaiteur un certain nombre de documents : contrat commercial. y Déroulement L'opération de forfaitage se déroule en deux étapes : négociation et réalisation. . après vérification et contrôle de ces documents. La négociation Après conclusion du contrat commercial avec son client. soit par un crédit documentaire irrévocable ou par une garantie bancaire transmissible. le montant et la monnaie du contrat.. sur présentation du support de règlement par le forfaiteur. l'existence ou non des garanties. Sur la base de ces informations. l'acheteur effectue le paiement à sa banque qui rembourse à son tour le forfaiteur par virement. factures.En outre. Le support de paiement ou la matérialisation des créances se fait soit par un effet de commerce (lettre de change ou billets à ordre).un coût de refinancement : le taux de référence qui est généralement le LIBOR sur la devise concernée pour l'échéance à honorer(le taux d'escompte est constitué de la commission de forfaitage et du coût de refinancement). le forfaitage s'applique à des opérations individualisées.

b Le coût de financement est connu au moment de la conclusion du contrat d'achat des créances. b Obtention plus facile d'autres financements car l'escompte est sans recours. il bénéficierait aussi d'une commission d'engagement qui couvre la période jusqu'à la remise de la créance. consiste à percevoir la commission d'escompte et. pour le forfaiteur. Toutefois. 25 . b C'est une technique coûteuse car l'opération comprend : - une commission du forfaitage selon l'estimation des risques par le forfaiteur. de non-paiement. b La garantie de certaines banques étrangères est difficile à obtenir. Pour l'acheteur b Bénéficier des délais de paiement. de change. b Suppression des risques de non transfert. si l'exportateur venait à souhaiter un engagement ferme d'escompte de sa créance avant la livraison des biens. les tâches administratives et financières liées à la gestion des créances sont allégées ou supprimées. b Suppression des aléas de recouvrement de la créance à l'étranger. une commission d'engagement . b La créance sortant du bilan définitivement. un coût du refinancement . Pour le forfaiteur L'avantage. le forfaitage présente également des inconvénients : b L'opération peut être ralentie ou retardée du fait que l'accord préalable du forfaiteur est indispensable. de coût d'intérêt et de risque politique du pays de l'acheteur. une prime d'assurance.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 y Avantages et inconvénients Le forfaitage présente de nombreux avantages : Pour l'exportateur b Le financement intégral et immédiat de la créance. b Amélioration de la trésorerie en transformant une opération à terme en opération au comptant. b Cette technique ne s'applique qu'aux acheteurs de premier ordre (opérateurs publics ou bénéficiant d'une garantie publique ou bancaire).

que les créances cédées soient matérialisées par des effets de commerce avalisés. b Le coût d'une confirmation de commande est composé de la commission de confirmation de commande. de la prime d'assurance et du coût du financement. elle doit faire signer la demande de confirmation par l'acheteur. l'acheteur paye cette dernière contre présentation des traites. y Caractéristiques b C¶est une technique destinée à financer des opérations importantes d'exportation de biens d'équipement. Ces risques peuvent être réduits par une préparation méthodique du forfaitage. entre autres. qui est le coût de mobilisation de créances augmenté d'un pourcentage afin de couvrir les risques . La confirmation de commande est une technique de financement d'origine anglo-saxonne. 26 . accepter et payer les effets commerciaux. Cette société doit régler ensuite l'exportateur ayant livré la marchandise contre remise des documents originaux d'expédition et des traites tirées sur l'acheteur. la société spécialisée en confirmation de commande fait une évaluation de risque et sert d'intermédiaire dans la négociation. suite à une demande de la confirmation de commande par le client importateur. Il s'agit d'un escompte sans recours d'un crédit fournisseur par une société de confirmation de commande.A échéance. En cas d'acceptation de l'opération. La confirmation de la demande Parmi les techniques de financement les plus adaptées aux exportations de biens d'équipements nous retrouvons la confirmation de commande. le forfaiteur assume une étendue de risques importante due à "l'endossement" des créances. l'acheteur étranger procède à la demande de confirmation de commande par laquelle il s'engage à lever les documents. b Ce financement concerne une seule créance relative à une opération et non pas à un ensemble de créances sur une période déterminée correspondant à des ventes répétitives. Dès la réception de cette demande. Il peut exiger.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 b Par ailleurs. y Procédure Après conclusion du contrat commercial avec l'exportateur. b La société de confirmation de commande s'engage à payer l'exportateur sans recours en cas de défaillance de l'acheteur. B. Par ailleurs elle doit contracter une assurance crédit auprès d'un organisme d'assurance pour se prémunir des risques.

de crédit et de non transfert. Exigé par l'importateur. toutefois. du fait qu'il comporte des risques plus importants. elle varie généralement entre 3 et 12 ans. il a été mis en place des crédits spécifiques appelés crédits financiers. le crédit financier est accordé à la banque de l'importateur ou encore à l'importateur directement. de financer les acomptes et les prestations de services non couvertes par les organismes de crédit à l'exportation.. ce crédit est destiné à : b Financer l'acompte qui est généralement entre 15 et 30% du montant du contrat .. b La durée d'un tel crédit est relativement court par rapport à un crédit à l'exportation . ces avantages ne sont pas sans contrepartie : b Le coût est parfois très élevé du fait qu'il prend en compte le risque pays. b Le montant correspond aux besoins de l'importateur.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 y Avantages et inconvénients Les avantages les plus importants que présente cette technique sont : b Les services annexes que l'organisme de confirmation de commande met en oeuvre afin de promouvoir les exportations des entreprises peu expérimentées en exportation et de leur apporter des renseignements de notoriété de gestion des comptes clients etc. Le crédit financier dénommé également «crédit d'accompagnement » ou encore «crédit parallèle » est toujours lié à une opération d'exportation bien précise.. Néanmoins. b Financer les dépenses locales résultant de l'exécution du contrat commercial. b Ces coûts sont parfois impossibles à identifier au préalable comme pour le crédit fournisseur. b Ce crédit n'est accordé que dans le cas où le débiteur ainsi que son pays sont parfaitement solvables. b Organisé par la banque de l'exportateur. b Les crédits financiers sont généralement accordés en la devise du contrat. 27 . Le crédit financier Afin d'accompagner les crédits à l'exportation. C. y Caractéristiques b Le coût d'un crédit financier est plus élevé que celui d'un crédit à l'exportation. b Financer les prestations de services liées à l'exportation et qui ne sont pas couvertes par des organismes de crédit . b La couverture de l'exportateur contre les risques de fabrication.

y Avantages et inconvénients Le principal avantage est le but de ce crédit qui est le financement des acomptes. Pour atteindre les objectifs souhaités le partenaire banquier. Après avoir exposé dans ce chapitre les techniques de financement les plus utilisées dans le domaine du commerce international. d'où les banques recourent aux taux variables.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 b Le crédit est matérialisé par la signature d'une convention financière entre le prêteur et l'emprunteur. b Absence de taux d'intérêt bonifié. b Le coût de ce crédit est très élevé. A signaler également que l'utilisation du " crédit acheteur" qui était très fréquente auparavant. de par son expertise. Le souci d'offrir aux acheteurs des conditions financières attractives ne doit pas être perdu de vue. b Les conditions de financement de ce crédit sont celles pratiquées sur le marché financier international. les banques assument donc le risque de non remboursement. Par contre ce crédit présente les inconvénients suivants : b Absence de toute garantie. La connaissance des différentes techniques de financement. détient un rôle primordial de conseil. des prestations de services et des dépenses locales liées à l'exécution du contrat commercial. 28 . d'assistance et même de formation vis à vis de ses clients. les remarques suivantes méritent d'être soulignées : Chaque présentation de procédure a été suivie d'un commentaire sur les avantages et les inconvénients propres à chaque technique pour noter qu'il n'existe pas une formule meilleure que les autres pouvant être appliquée dans tous les cas. tend à diminuer sensiblement en raison du risque de change qu'il engendre. qui conviennent aux particularités de chaque transaction. s'avère donc indispensable.

le commerce international nécessite un bon nombre de techniques de financement pouvant pallier les risques auxquels les acteurs de la scène internationale (exportateurs. Pour finir. Etats ) sont confrontés quotidiennement. D'où nécessaire recours à l'assurance pour garantir ces opérations contre les risques politiques. banques. le crédit acheteur et le crédit bail international. Ces risques peuvent être des risques de change. commerciaux et de change. par de simples techniques financières de couverture qui se révèlent parfois insuffisantes. Mais ceci sort un peu en dehors du mandat qui nous a été donné. et ce sujet sera traité par le travail prochain sur les cautions et les garanties dans le commerce international. la confirmation de la demande. moins usités certes mais qui existent tout de même. ces techniques de financement du commerce international à moyen et long terme permettent aux exportateurs de bien d¶équipement qui sont généralement couteux d¶accorder à leurs clients un étalement des paiements qui ne peuvent être supportés par leur trésorerie. De même. 29 . comme par exemple le forfaitage. Par ailleurs. importateurs. D'autre part. on ne peut parler de sécurité de ces transactions internationales que lorsque tous les maillions de cette chaîne auront été garantis. Nous avons aussi présenté d¶autres techniques. ces techniques de financement sont aussi anciennes que nombreuses. des risques de transport ou le risques politique pour n¶en citer que certains.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 CONCLUSION En fin de compte. cette sécurité totale ne peut être retrouvée pour les zones à fort risque politiques et commerciaux comme en ce moment en Asie Centrale. Nous avons présenté lors de cet exposé les principales à savoir le crédit fournisseur. et le crédit financier.

Edition Arabian Alhilal.memoireonline.org/french/res_f/booksp_f/special_study_3_f. url : http://www.pdf « Techniques de financement à moyen et à long terme » url :http://www. 1999.wikimedia. « Commerce. finance et crises financière ».com/02/10/3191/m_Le-rle-des-banques-dans-lefinancement-des-contrats-internationaux-cas-de-la-BEA5. « Les nouvelles techniques du commerce international ».html ¦ 30 . « Aspects pratiques du commerce international » url :http://upload. MICHAEL FIN ER et LUD ER SCHUKNECHT.org/wikipedia/commons/0/03/Manuel_APCI_Alg%C3%A9rie _VF.pdf ISABELLE LIMO ES et KARL MIVILLE-CHENE. 1997 K.LES TECHNIQUES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME 2010-2011 BIBLIOGRAPHI / WEBOGRAPHIE TAHAR DAOUDI.wto.

20 0 20 31  Ann x : Les risq es du commerce in ern ion protection       ©©  © § ¨ § LES TECHNIQUES E INANCEMENT U COMMERCE INTERNATIONAL A LONG TERME et les mesures de .

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