P. 1
Technologies de Construction Bois

Technologies de Construction Bois

|Views: 7,046|Likes:
Publié parDorian Vauzelle

More info:

Published by: Dorian Vauzelle on Aug 02, 2011
Droits d'auteur :Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

08/17/2013

pdf

text

original

Sections

  • SOMMAIRE
  • 1 - HISTORIQUE
  • Opus craticium
  • 2 - CONCEPTION GENERALE
  • 3 - FONDATIONS
  • 3 - 1 - CONCEPTION
  • 3 - 2 - SEMELLES FILANTES
  • Semelles excentrées
  • Mise hors-gel des fondations
  • 3 - 3 - PLOTS ET LONGRINES
  • Pré-dimentionnement
  • 3 - 4 - FONDATIONS EN OSSATURE BOIS TRAITÉ
  • Revêtements des fondations
  • Protection des fondations
  • 3 - 5 - PIEUX ET PILOTIS EN BOIS
  • Pré-dimensionnement
  • 4 - MURS
  • 4 - 1 - CONCEPTION
  • 4 - 2 - MURS À OSSATURE LÉGÈRE EN BOIS
  • 4 - 3 - SYSTÈME POTEAUX ET POUTRES EN BOIS
  • 4 - 4 - MURS EN MADRIERS OU RONDINS EMPILÉS
  • Fixation des éléments suspendus
  • 5 - PLANCHERS
  • 5 - 1 - CONCEPTION
  • 5 - 2 - PLANCHERS EN BOIS MASSIF
  • Supports de revêtements de sols
  • 5 - 3 - PLANCHERS PAR SOLIVAGE
  • Plancher sur vide sanitaire
  • 6 - CHARPENTES
  • 6 - 1 - CONCEPTION
  • 6 - 2 - FERMES ET PANNES
  • 6 - 3 - FERMES INDUSTRIALISÉES
  • 6 - 4 - CHARPENTES – CHEVRONS
  • 7 - REVETEMENTS MURAUX EXTERIEURS
  • 7 - 1 - CONCEPTION
  • 7 - 2 - LES BARDAGES EN LAMES
  • 7 - 3 - LES BARDAGES EN BARDEAUX
  • Dimensions des bardeaux
  • Jonctions entre bardages
  • Préservation / finitions
  • 7 - 4 - LES BARDAGES EN PANNEAUX
  • Dimensions des panneaux
  • Préservation / finition
  • 7 - 5 - MATERIAUX DE REVETEMENTS AUTRES QUE LE BOIS

Technologies de construction bois
Module de formation n°2

Coordination : Jean-Claude GUY – CNDB Auteur : Jean-Claude BIGNON – CRITT-CRAI Nancy Dessins : Damien HANSER – CRITT-CRAI Nancy Réalisation : Jérôme GRIVET – CNDB

© CNDB – octobre 2003

SOMMAIRE
SOMMAIRE 1

1 - HISTORIQUE 2 - CONCEPTION GENERALE 3 - FONDATIONS
3 - 1 - CONCEPTION 3 - 2 - SEMELLES FILANTES 3 - 3 - PLOTS ET LONGRINES 3 - 4 - FONDATIONS EN OSSATURE BOIS TRAITÉ 3 - 5 - PIEUX ET PILOTIS EN BOIS

2 17 22
22 24 29 32 38

4 - MURS
4 - 1 - CONCEPTION 4 - 2 - MURS À OSSATURE LÉGÈRE EN BOIS 4 - 3 - SYSTÈME POTEAUX ET POUTRES EN BOIS 4 - 4 - MURS EN MADRIERS OU RONDINS EMPILÉS

43
43 45 77 90

5 - PLANCHERS
5 - 1 - CONCEPTION 5 - 2 - PLANCHERS EN BOIS MASSIF 5 - 3 - PLANCHERS PAR SOLIVAGE

98
98 100 109

6 - CHARPENTES
6 - 1 - CONCEPTION 6 - 2 - FERMES ET PANNES 6 - 3 - FERMES INDUSTRIALISÉES 6 - 4 - CHARPENTES – CHEVRONS

124
124 127 141 154

7 - REVETEMENTS MURAUX EXTERIEURS
7 - 1 - CONCEPTION 7 - 2 - LES BARDAGES EN LAMES 7 - 3 - LES BARDAGES EN BARDEAUX 7 - 4 - LES BARDAGES EN PANNEAUX 7 - 5 - MATERIAUX DE REVETEMENTS AUTRES QUE LE BOIS

163
163 164 178 184 195

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

1===========

s’appuient sur une habileté de gestes que l'on retrouve dans le tressage lors de la confection d’objets domestiques. en Afrique et dans les civilisations précolombiennes d’Amérique. on retrouve le bois. La rusticité technique de ces premiers modes constructifs nous permet de comprendre pourquoi ils perdurent aujourd’hui chez certaines sociétés nomades ou en voie de développement. Les premières habitations construites voient le jour pendant la période s'étendant du paléolithique supérieur au début du néolithique. souvent véhiculés par les femmes. la peau et les os comme matériaux de construction. La technique du tressage. de roseaux ou de feuillage offre alors une protection relative contre les animaux sauvages et les intempéries. le roseau. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 2=========== .. c’est-à-dire de 35000 à 8000 ans avant J-C. Habitations en bois et paille au Mali À chaque époque. la légèreté et la souplesse du bois mais aussi par son mode constructif qui repose sur des techniques simples (assemblages par liens) ne requérant pas d'outils sophistiqués. Le tout recouvert de peaux. Les savoir-faire. Cette universalité s’explique largement par la disponibilité de la ressource.HISTORIQUE Le bois nomade Le bois est sans conteste le plus ancien des matériaux de construction. Ce sont des refuges constitués de branches et branchages accrochés en demi-cercle dans la fourche d’un tronc.1 . tant en Europe qu’en Extrême-Orient.

Ce sont les précurseurs des habitations à colombages et des constructions à ossature en bois actuelles. Vers 8000 ans avant J-c. Reconstitution d'une habitation à Catal Höyük (Asie Mineure) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 3=========== . La forme circulaire domine. Le développement ultérieur de la construction d’habitations lui est étroitement lié. au Liban. alors que d’épaisses forêts recouvrent encore toute l’Europe et le pourtour de la Méditerranée. Ces maisons sont constituées de parois en briques crues soutenant des poutres d’une portée de 4 mètres revêtues de branchages. par des huttes de forme rectangulaire. de 7000 à 5000 ans avant notre ère fleurissent de véritables villes faites de maisons à terrasses serrées les unes contre les autres. aux premiers siècles de notre ère. Les toitures de roseau couvrent d’abord des huttes à moitié souterraines. naissent des villages qui comptent plusieurs dizaines de huttes. et en Palestine. vers 3000 ans avant notre ère. J-c) L’évolution décisive de l’homme. dans l’eau ou sur terre. tandis que le plan rectangulaire se développera dans les colonies plus importantes. Reconstitution d'un village de l'âge de pierre (2200 ans av. de l’état de chasseur nomade à celui de fermier et d'éleveur de bétail sédentaire. forme importée du Proche-Orient avec la construction sur pilotis. En Syrie. On conservera le plan circulaire principalement dans les campagnes. les pueblos d’Arizona ou du nouveau Mexique sont construits sur ce modèle. qui sont à leur tour remplacées par des constructions sur pilotis. a lieu au néolithique (de 9000 à 5000 ans avant notre ère). Elle sera partiellement remplacée. Plus près de notre époque. on retrouve également ce genre de vestiges. Site de Catal Hûyük En Anatolie. La toiture est composée de lits de roseaux recouverts d'une couche d’argile.Habitudes en bois Habitat nomade en Afrique Cité lacustre Cité Lacustre d'Unteruhldingen.

elles. par des planches peintes fixées contre les sablières pour fermer le vide laissé entre les deux assises. Reconstitution archéologique de l’entablement des temples doriques. dans laquelle l’architecture de pierre puisera son vocabulaire. les grecs (Etude et Reconstitution J. qui. Vers le VIème siècle avant J-c. le bois devient. On remarque que le premier temple de Delphes fut construit en bois de laurier et que les temples d’Apollon à Thermes. Sur l’assise la plus haute reposent les arbalétriers.P. rabot). avec la pierre. d’Héra à Lycènes et de Poséidon Hippios à Mantinée étaient bâtis en chêne.Adam) Reconstitution de l'entablement (d'après la description de Vitruve) Principe de charpente utilisé par CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 4=========== . ainsi que de la préparation et de l’emploi des colles connues à l'époque. on constate une transposition en pierre des éléments en bois ou en terre cuite des temples. au début. un matériau de construction privilégié dans l'architecture Grecque.(Etude et Reconstitution de J. ne sont pas solidaires des entraits. l’architecte-ingénieur Vitruve nous explique comment les structures des entablements doriques et ioniques sont nées de cette transposition. La seconde sablière forme l’armature de base de la charpente. Pausanias rédige une description de la Grèce. La frise des entablements doriques et ioniques est un élément de protection formé par des plaques (les métopes) et des grilles (les triglyphes) correspondant à des fenêtres ou à de simples ouvertures d’aération. ils répondent à la préoccupation constante des bâtisseurs grecs de rendre la charpente indépendante des murs. et de prendre pour appui les colonnes et les pilastres rappelant les bâtis primitifs entièrement en bois. Pline l’Ancien (23 à 79 ans après Jc) nous donne dans son Histoire naturelle une description précise des essences forestières usuelles dans la construction. elle correspond en fait au plafond. Les colonnes du temple d’Héra à Métaponte.À l’origine des temples Durant les derniers siècles avant J-c. L’entablement est constitué par une double assise de sablières. Ainsi. Bien que n’étant pas tout à fait exacte la description de Vitruve nous renseigne pourtant sur un véritable processus de pétrification de l’architecture de bois.P. des outils utilisés pour le travail du bois (hache. Dans son traité d’architecture (environ 25 ans avant J-c). La première sablière deviendra l’architrave. scie. Charpente du temple de Thermos (Grèce). par de longues plaques de terre cuite décorées ou encore. auraient été réalisées en bois de vigne.Adam) Entre 160 et 180 ans après J-c.

La structure à consoles et la multiplication des assemblages qui lui sont liés jouent un rôle structurel très important dans un système de charpente caractérisé par l’absence d’éléments de stabilité triangulés. Le sciage en long des pièces de bois se fait déjà alors au moyen de scies actionnées par des moulins à eau. ou colombage. Le colombage consistait (comme le laisse voir la Casa a graticco d’Herculanum. leurs toitures reposaient sur des colonnes en bois et des consoles. Cet élément de l’ossature a revêtu au fil du temps des formes de plus en plus variées. mais aussi les tours retrouvées en Inde. Herculanum et Stabia. comme le montrent les fouilles de Pompeï. Cette technique se diffusera dans tous les pays orientaux (Japon. La ville de Pompeï fournit de nombreux exemples de cette technique de construction que Vitruve désigne sous le nom d’opus craticium. restée en bon état) en un quadrillage de bois perpendiculaires rempli par de la maçonnerie. en particulier la tour en bois du roi Kanishka (IIème siècle). Temple de Pusokusa (Japon) Temple de Kyomizu à Kyoto (Japon) Détail de la console Ces pagodes avaient un plan de base rectangulaire . Casa a graticco d'Herculanum Pagodes à consoles Un élément caractéristique de la construction chinoise en bois est la pagode.Opus craticium C’est encore Vitruve qui nous apporte des éclaircissements sur l’art des charpentiers romains. Les premiers exemples rappellent non seulement les tours de l’époque Han (206 ans avant à 220 ans après J-C). Les bras des consoles s’arc-bouteront toujours plus haut. Connaissant le rabot. Les colombages en bois étaient un mode de construction courant pour les habitations et les bâtiments profanes. dans une esthétique et une structure remarquables. les charpentiers romains disposent également d’un outil pour façonner avec soin les pièces de bois. Thaïlande…) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 5=========== .

L’intérêt structurel de ces édifices réside dans leur stabilité assurée par des croix de Saint André et par des “chevrons formant fermes” dans les combles. ils édifieront des églises à l'expression architecturale remarquable: les stavkirke. La Foi enseignait en effet que l’Eglise. Nous savons cependant que les châteaux et les églises étaient généralement construits en bois. ce qui leur conférait un caractère provisoire. qui joue un rôle de levier pour maintenir l'équilibre entre la partie intérieure et la partie extérieure de la toiture. on construisit encore (en dehors des églises russes et scandinaves en rondins).reposant sur des poteaux intérieurs et entourée de bas cotés qui s’appuient sur la construction interne. Ces églises se composent d’une partie haute -la nef proprement dite. A ces deux pièces se rajoute une pièce inclinée (ang). Les ang exploitent le poids de la toiture elle-même pour maintenir la stabilité de l'encorbellement. ont été relativement peu étudiés en ce qui concerne le mode de construction. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 6=========== . C'est en Norvège qu'une des formes les plus remarquables de la construction en “bois debout” fit son apparition. Chaque paroi de la nef est constituée de plusieurs cadres tandis que chacune des parois des bas cotés est formée d’un seul cadre. rocher du Christ. Églises debout Les premiers siècles de notre ère. Malgré cela. lors de leurs raids à l'Ouest et au Sud de l'Europe. de grandes églises en colombage. qui servent à soutenir les saillies du toit ainsi qu'à réduire la portée libre des poutres principales de l'intérieur de l'édifice. Ils sont constitués de deux parties : des pièces cubiques (dou) et des pièces allongées et recourbées aux extrémités (gong). les rois mérovingiens habitaient des palais de bois et la plupart des églises construites sous Charlemagne étaient également en bois. devait être construite sur le roc et en pierre. certaines techniques.Les dugong : supports d'encorbellement Les dugong en tant qu'éléments de structure sont des systèmes constitués de multiples petites pièces de bois. Ces dernières sont des sortes de corbeaux qui ont pour fonction d'équilibrer les charges s'exerçant en porte-à-faux de part et d'autre des poteaux et d'assurer la liaison entre les travées en portant les madriers. Les Vikings adoptent une nouvelle religion et empruntent. jusque dans la seconde moitié du XVIIème siècle. Tout au long des XIème et XIIème siècles. avant l’an mille. notamment en Silésie.

façonnés à la hache et assemblés par de fortes rainures et languettes. Travée d'une Stavkirke CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 7=========== .Stavkirke de Borgund (Norvège) Stavkirke de Borgund Coupe transversale Technique du cadre Elle consiste en une structure composée de sablières hautes et basses et de poteaux dont le remplissage est assuré par des madriers fendus.

On retrouve aussi ces murs en bois empilé dans les régions montagneuses du Sud de l’Europe comme dans les Balkans. Pologne…). Contrôle des fentes du bois : Pour prévenir les fentes de retrait du bois. régions fortement boisées en résineux. Ce n’est que vers le VIIIème siècle avant J-c. Les rondins s’encastrent à leur entrecroisement grâce à des entailles. Généralement la tête du rondin conserve la section d’origine tandis que le cou peut présenter des sections très variées. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 8=========== . On trouve également des assemblages “sans tête” empruntés à la menuiserie et renforcés par des chevilles.Le mur en bois massif empilé Les constructions en rondins ont été largement pratiquées jusqu’à nos jours dans tous les pays d’Europe du Nord (Suède. Loft norvégien (13ème siècle) Maison en Pologne construite vers 700 avant J-c La construction de tels édifices requiert des outils de qualité supérieure à ceux qui sont en pierre polie ou en bronze. Russie. on provoque des fentes en enfonçant une série de fiches sur les partie supérieures des rondins. Des découvertes archéologiques nous indiquent que la technique du rondin était également utilisée. Finlande. Maisons à Biskupin (Pologne) Représentation schématique Pièces équarries assemblées par queues d'aronde Le principe consiste à empiler de grands rondins souvent en pin pouvant atteindre 8 à 9 mètres. Les capacités d’isolation du bois en font un mode de construction bien adaptée au climat de ces zones. avant notre ère. que l’on vit se développent des structures soigneusement assemblées. dans l’Europe méridionale couverte à cette époque par de grandes forêts (en Italie par exemple). lorsque les outils en fer se généralisent en Europe.

Russie) des “marchés aux bois” où l’on pouvait acheter les éléments préfabriqués d’une maison. dont les montants étaient enfoncés dans le sol. Pour conduire ses premières recherche sur l’industrialisation du bâtiment. des systèmes régionaux d’assemblage se développeront. sur une poutre de pourtour: on parle alors de construction sur socle. Pour les affermir dans des sols peu stables. Maison Sommerfeld à Berlin (Allemagne) Colombages vernaculaires La construction en colombage se développe au début du Moyen Âge s'inspirant de la construction en bois ronds.Le schéma de base d'un bâtiment en “bois couché” est le carré ou le rectangle. Eglise Sainte-Marie CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 9=========== . plus tard. Cette configuration se retrouve dans les églises en rondin construites dans le Nord de la Russie jusqu' à la fin du XVIIIème siècle. d’un moulin. Eglise en bois à Vologda (Russie) Aux origines de la préfabrication. Cette qualité de préfabriqué et de transportable continue aujourd’hui à donner leur valeur à ce type de construction. on les place sur des socles en pierre et. mais l’utilisation d’un plan polygonal permettra d’augmenter les surfaces sans changer les dimensions des côtés. Depuis le Moyen Âge. Au fil du temps. il existait en Europe du Nord (Norvège. d’un grenier ou d’une chapelle. Walter Gropius va utiliser le madrier empilé pour la réalisation de la maison Sommerfeld à Berlin en 1921.

est la résultante de deux arbalétriers allant jusqu’au sol et qui sont les deux moitiés d’une même pièce de bois d’où la symétrie. la charpente en bois d’une construction à colombage se présente comme un squelette articulé.Le pan de bois à Cruck. La forme caractéristique de V inversé. c’est uniquement l’expérience professionnelle du charpentier et du maître d’œuvre qui désigne les entretoises nécessaires à la reprise des charges et des efforts. L’ossature à colombage est dressée au printemps. À l’automne. C’est une des techniques de colombage les plus anciennes. visible sur les deux pignons de la maison. de sorte que l’aménagement intérieur peut se prolonger tranquillement au cours de l'hiver. La préparation et l’ajustage des pièces de bois coupées à l’avance se fait alors à plat sur le lieu même de construction. Aussi les différentes pièces de bois sontelles généreusement surdimensionnées. ainsi que les remplissages. Bien que le brugeois Simon Stevin (15481620) eût déjà découvert le parallélogramme des forces. la toiture se place à l’été. la maison se trouve sous toit. permettant de calculer les entretoises dans les colombages et les autres constructions simples. il faut attendre la fin du XIXème siècle pour que le calcul des colombages se généralise et que les dimensions soient ramenées à celles statiquement nécessaires. Un dimensionnement empirique. Gousset de stabilité Maison à Odense (Danemark) Du point de vue statique. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 10=========== .

encore aujourd'hui. Mais c'est la technique du colombage. en bon état. Les maisons romantiques de style Tudor des architectes Richard Upjohn et Andrew Jackson Gardening veulent être comprises comme des “beautés architectoniques en harmonie avec la beauté du paysage” et se nourrissent de la nostalgie des colombages de la vieille Angleterre. on utilise le bois trouvé sur place. Le milieu du XIXème siècle se caractérise par des courants parallèles fort différents: l’architecte A. qui servira de support à la renaissance des styles anciens en Amérique du Nord. Mais les maîtres d’œuvre découvriront assez vite que les qualités particulières de résistance aux insectes et champignons du bois de chêne.à l'origine de l'appellation “Stick style”. du XIVème au XVIème siècle et jusqu’au XVIIIème siècle en Alsace. Les techniques utilisées rappellent à maints égards la construction navale. Jusqu’à la guerre de Sécession. En Russie et ailleurs.Construction à Troyes En règle générale. En France.-J. Ceux-ci construisent leurs maisons en grande partie en s’inspirant des éléments stylistiques médiévaux de leur pays d’origine.habillé de bois à l’extérieur. La structure consiste en un squelette chevillé . des bâtiments d'importance furent construits dans cette essence. les panneaux sont revêtus de crépis ou lambrissés. on construira. Le "Stick style" Les constructions à colombage apparaissent en Amérique du Nord vers 1600 avec les premiers colons. Downing affirme dans son Pattern Book que le bois doit paraître tel et non vouloir imiter la pierre. des maisons à colombage qui demeurent. Le matériau utilisé est essentiellement du bois peint en blanc. À l’intérieur. même en pleine région de conifères. le style colonial fait figure de style national. Maison à San Fransisco (Etats-Unis) Maison à San Fransisco (Etats-Unis) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 11=========== . capable d’épouser tous les contours culturels.

Le style “Queen Ann” (1875-1900) revendique le titre de style américain. mais globalement le “Shingle style” apparaît comme une première tentative de retrouver la vérité du matériau. on parlera de style “bric à brac” pour caractériser la multiplication des formes et des masses qui composent les maisons ainsi que la variété des effets décoratifs. Maison à San Fransisco (Etats-Unis) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 12=========== . celle du bardeau. Ce courant architectural ne se fonde pas sur une révolution technique mais plutôt sur une volonté de trouver une écriture architecturale adaptée à une technique courante. souvent couverts par des toits à forte pente ou un “ comble à la Mansart ” et dont les murs et la toiture sont totalement et uniquement revêtus de bardeaux en bois. le “Shingle style” se caractérise par des bâtiments aux formes simples. Le "Shingle style " Entre 1870 et 1880 se développe au Canada et aux États-Unis le “Shingle style” (style bardeaux) dont Henry Hobson Richardson (1838-1886). Il se caractérise par une utilisation emphatique des éléments de structure mis en valeur par des parements extérieurs interrompus. Maison à San Fransisco (Etats-Unis) Moins prisonnier des figures stylistiques imposées par l’expression pittoresque de la structure. considéré comme le premier architecte américain moderne. Le style “ bric à brac ” A propos du style “Queen Ann”. demi-cercle…) à des fins décoratives. fut le protagoniste. bénéficiant d’une grande fluidité intérieure. L’extrémité des bardeaux est parfois découpée selon des modèles géométriques (triangle. rendus possibles par la diversité des parements en bois qui remplissent l’ossature.

Une origine pour l'architecture moderne La maison Van Buren de Bruce Price à New York (1886) se caractérise par un plan carré. Hautes Alpes (1823) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 Détail 13=========== . Dès le XVIème siècle. Maison Van Buren à New York (Etats-Unis) La charpente composée Tandis que l’Europe poursuit la construction en colombage. un espace ouvert et une composition de la façade qui deviendront une des références favorites de l’architecte Frank Loyd Wright. Philibert Delorme invente la “charpente recomposée”. Principe de la charpente recomposée Charpente de la Caserne Rochambeau Mont-Dauphin. La charpente du château de la Muette (vers 1550) est ainsi le premier exemple d’utilisation d’une recomposition d’un arc en bois par le clavetage de pièces courtes. elle se trouve confrontée pour la réalisation des grandes charpentes à la raréfaction des bois longs réservés à la marine. il rompt avec l’usage de la ferme latine et met au point une charpente qui prend modèle à la fois sur les arcs en pierre et les couples de bateaux. Face aux contraintes spécifiques des bois courts. Cette démarche représente sans doute la première tentative moderne de repenser l’usage du bois dans un dispositif structurel et formel nouveau. Ce principe sera repris et amélioré au XIXème siècle par le colonel Emy qui associe un arc en planches boulonnées à un cadre droit pour réaliser par exemple le manège de Libourne (1821).

marchand de bois et agent immobilier. La construction "Chicago" C’est à George Washington Snow (17971870). Les premières maisons de ce type (balloon frame house) furent construites à Chicago entre 1830 et 1840. entrepreneur. La technique constructive a parallèlement connu différentes formes de préfabrication. dès la fin du XVIIIème siècle vont bouleverser les pratiques constructives aux Etats-unis. tandis que le plancher du premier étage sert de plate-forme pour la construction de l’étage suivant. D’ailleurs jusqu’en 1870. d’où ce système de construction se répandit d’une manière générale. non seulement en rendant la construction d’une maison moins onéreuse. Le système consiste en une ossature légère en bois. Pose des panneaux Immeuble en ossature légère (Etats-unis) Immeuble en ossature légère (Etats-unis) Charpente en plate-forme Un système analogue dit "plateform frame" en est très vite dérivé. Les panneaux en contre-plaqué sont venus compléter le système à partir du début du XXème siècle. habillées de planches faisant office de raidisseurs. La planche clouée marque une véritable révolution. avec parois en charpente montant sur deux étages. mais aussi en permettant à un ouvrier d’ériger sa maison tout seul. un quaker de la NouvelleAngleterre. que l’on doit l’invention de la charpente ballon. Mais c’est l’ossature plate-forme qui s’est généralisée dans le monde. la charpente ballon fut nommée “Chicago construction”. Le terme fut donné ironiquement à cette technique en allusion à sa fragilité apparente. l’invention de la scie multi-lames et la mise au point d’une machine à fabriquer les clous. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 14=========== .Les charpentes ballon et plate-forme La diffusion des scies actionnées mécaniquement. au moyen de bois de moindres dimensions. La différence avec le type balloon réside dans les parois en charpente qui ne font qu’un étage. Le "balloon frame" est encore en usage de nos jours.

Pfister. elle ne répond pas seulement à une demande. Les villas en bord de mer (l’architecture balnéaire). les frises découpant leur dentelle sur les saillies des marquises ou venant dissimuler sous les linteaux les jalousies et autres stores que l’on remonte. Halle des machines à l'exposition Nationale à Zurich. John Ruskin (18191900) ou William Mooris (1834-1896) ). En fabricant industriellement des planches en bois découpé. elle crée une offre de composants qui. L’entreprise Waaser et Bougleux est une des premières à appliquer en France le “dessin au bois découpé mécaniquement”. (Suisse) 1883. Alors que le XIXème siècle voit naître une industrie peinant à trouver un langage pour les objets qu’elle produit. les chalets de montagne. les kiosques et abris urbains. Les lambrequins en bois courant le long des rives de toit. mais d’une nouvelle approche de l’ornementation qui acquiert son autonomie dans une production industrielle. tout un courant architectural tente de renouer avec les approches vernaculaires de l’art de bâtir. d’une révolution qui affecte les structures constructives. deviennent les supports privilégiés d’une ornementation parfois exubérante. Le triomphe du bois découpé L'année 1867 marque le triomphe du bois découpé. témoignent de la vitalité du bois pittoresque. Probablement marqué par l’influence du courant “Art and Craft” et des architectes comme Richard Norman Shaw (1831-1912). Il ne s’agit pas. ouvrent une voie royale à l’industrialisation des produits du bâtiment. indépendamment de projets précis. et même les bâtiments des expositions universelles. et que l’historicisme apparaît comme un système formel de recours. Kaeffer et Cie reçoit une médaille pour ses produits en bois découpé. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 15=========== .Le pittoresque industriel Habitations à Arcachon C’est probablement sous l’influence de la Suisse que la technique du bois découpé apparaît en France au milieu du XIXème siècle. d'après les plans de A. se développent des théories qui prennent pour terrain d’application de nouveaux types de construction. Tandis que Krantz et Eiffel construisent en métal la galerie des machines pour l’exposition universelle. comme en Amérique.

Boucher Au-delà du bouleversement technique induit par la lamellation et la colle. il pense à réaliser des éléments courbes dont la forme serait aussi proche que possible de la ligne de pression. Thonet présente son premier siège en bois lamellécollé en 1836 et le commercialise rapidement. C’est en effet vers 1830 qu’un fabricant de sièges. Il faudra attendre le début du siècle suivant pour voir réapparaître la technique du lamellé-collé cette fois dans le domaine de la charpente. c’est bien l’inscription du matériau dans un système conceptuel renouvelé comme la structure-arc et l’édifice-tunnel qui va donner au Bois lamellé-collé sa pleine capacité d’innovation. L'architecte américain Victor Lundy sera un des premiers à lui trouver une expression architecturale de qualité. comme le bâtiment construit en 1910 à Bruxelles et dont la portée atteignait déjà 43 mètres. Westport. Otto Hetzer. Cette technique du bois lamellé-collé cintré va très vite se développer dans tous les pays d’Europe sauf en France où il faudra attendre les années 1950.Le bois lamellé-collé L’idée d’assembler des lamelles en bois par collage remonte au début du XIXème siècle. Il fait bouillir des lamelles de bois dans de la colle avant de les fixer dans des moules en fer. Michael Thonet réalise ses premiers essais de moulage de lamellé collé pour former des structures de siège. Le Laméllé-collé s’immigre La technique du bois lamellé-collé sera importée aux Etats-Unis dans les années 1930 par des immigrés allemands et en particulier l’architecteingénieur Max Hanish qui avait travaillé avec Otto Hetzer. Eglise unitarienne. en particulier. l’utiliser pour réaliser des hangars. La faible résistance en milieu humide des colles utilisées alors le conduira pourtant à abandonner cette technique au profit de celle du bois massif étuvé cintré. Par la suite. dépose en 1900 un brevet de fabrication pour des poutres composées de lamelles de pin sylvestre assemblées par de la colle caséine et destinées à servir de solives de plancher. Etats-Unis Architecte : Victor Lundy CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 16=========== . Garage construit avec le système Hetzer Paris 1937 Maison à Nantes Architecte E. On va. et des halls d’exposition. tels ceux qui abriteront les fameux gonflables Zeppelins. ayant eu probablement connaissance des travaux du colonel Emy. Il dépose donc un nouveau brevet en 1906 pour la réalisation d’éléments de construction en bois cintré. maître charpentier allemand.

des devis descriptifs et quantitatifs très précis et détaillés.Incidence du choix d’un système constructif sur le projet. À l’amont du processus de construction.2 . L’architecte. La nature et les caractéristiques du matériau. de son façonnage et de sa mise en œuvre induisent des procédures de construction particulières. Nous évoquons les grands traits des systèmes de fabrication et de mise en œuvre. la technique et le coût. ses technologies au niveau de sa transformation. 1 Les aspects organisationnels sont développés dans les modules 3 et 4 17=========== CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 . deux aspects1 sont aujourd’hui fondamentaux : . . Du point de vue de l’organisation. . Nous proposons une méthode d’analyse en quatre thèmes dont l’objectif est d’aider le concepteur dans ses choix.Une ingénierie fortement spécifiante.Comparaison des différents systèmes constructifs. L’ordre des points.Une ingénierie fortement concourante.Facteurs de choix d’un système constructif. Du point de vue du travail même de projet. le travail de conception doit lui aussi prendre en compte ces spécificités. Tous les acteurs de la filière construction sont concernés et doivent intégrer dans leur travail des méthodes adaptées qui garantiront la qualité de leur prestation et plus globalement la qualité de l’ouvrage réalisé. . L’équipe de conception doit pouvoir produire des plans d’exécution. le bureau d’études bois et l’économiste doivent travailler de concert dès l’esquisse pour assurer une conception globale qui prenne en compte l’architecture. • Nous répertorions les principales conséquences des choix constructifs en matière de définition du projet. • Nous définissons une « check-list » des points qui doivent être envisagés. leur importance et les réponses apportées relèvent bien évidemment des particularités propres à chaque projet. il importe que tous les problèmes liés à la définition des espaces et des éléments physiques du bâti soient abordés. . Nous identifions les principales caractéristiques des grandes familles de systèmes structuraux .Comparaison des différentes logiques de production.CONCEPTION GENERALE La réalisation d’un ouvrage en bois fait appel à des pratiques spécifiques.

acoustiques et phoniques Potentialités formelles limitées Expression architecturale typée (régionalisme « du froid ») Coûts plus élevés Colombage Système essentiellement limité à la réhabilitation Bonne flexibilité constructive Expression architecturale typée (régionalisme) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 18=========== . inertie).Comparaison des différents principes constructifs courants pour l’habitat ou les petits bâtiments Ossature légère Système le plus répandu Bonne adaptation à tout milieu et toute typologie d’ouvrage Grande flexibilité constructive Fabrication sur site ou industrialisée Haute performance en isolation thermique Modes d’expression architecturale très différenciés Coûts compétitifs Poteaux et poutres Système « haut de gamme » Grande importance des détails constructifs Ingénierie et production très qualifiées Grandes potentialités formelles et lumineuses Expression architecturale typée (rationalisme structurel) Prix plus élevés Madriers empilés Système essentiellement limité à l’habitat diffus non urbain Préfabrication des composants puis montage sur site Bon optimum d’ambiances thermiques (isolation.

Comparaison des différentes logiques de production Artisanale Fabrication et pose des ouvrages à la demande Grand savoir faire Grande adaptation à la demande architecturale Coûts parfois élevés Besoin d’accompagnement en ingénierie Industrielle Fabrication industrielle de composants standards ou non Maîtrise de la qualité des produits Pose sur chantier par monteurs Bonne adaptation à la demande architecturale Coûts compétitifs CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 19=========== .

Facteurs de choix d’un principe constructif Capacité de la maîtrise d’œuvre Compétence des architectes (Bonne connaissance des concepts constructifs) Compétence des bureaux d’études et de contrôle (Bonne connaissance des modèles de comportement du matériau et de ses technologies constructives) Capacités constructives de l’entreprise Compétence de l’ingénierie d’entreprise Qualification de la main d’œuvre. outillage. remplissages. fluides…) Maintenance (Concerne les parements et finitions et peu la structure) Performances spatiales Inscription dans le site Volumétrie générale extérieure Rapports pleins-vides dans les parois Fluidité de l’espace intérieur Performances fonctionnelles Confort acoustique et phonique : Isolation des bruits aériens Isolation des bruits d’impacts Ambiance acoustique (absorption. transport… Coût Part de la structure dans le coût global de construction Incidences sur les autres constituants de l’édifice (Fondations. réflexion des sons) Isolation Inertie Visuel… Utilisation du comble Expression de la structure Evolutivité - Confort thermique : Confort d’ambiance : Comportement en situation de risque Feu Séismes Site Nature du sol Topographie Accessibilité du chantier Eloignement de la zone de fabrication Chronologie du chantier Durée totale Découpage séquentiel : Valorisation en fin de vie Déconstruction sélective Démontage et réutilisation Destruction (énergie) phase humide et phase sèche CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 20=========== . parements.

couleurs Jonctions (mode d’assemblage…) Position des éléments porteurs Composition des enveloppes (isolations. cuisines. (Calendrier des travaux. chaufferie. respect de l’isolation. de parements…) Matérialisation des structures. ordre des interventions. exigences d’exécution et de mise en œuvre…) Découpage chronologique du projet. ventilation…) Charpente/Menuiserie (Étanchéité à l’air. du pare vapeur…) Charpente/finitions (Compatibilité…) Organisation du processus de construction Découpage du projet par corps d’état (Définition des lots. joints…) Charpente/Plomberie. …) Orientation des espaces Distribution des ouvertures Composition des volumes et façades Volumétrie générale Expression architecturale (Éléments de structure. limites des prestations. contacts bois/maçonnerie…) Charpente/Couverture (Pente de toiture. parements…) Distribution des fluides Installation intégrée Installation apparente Détails réglant les interfaces entre corps d’états Charpente/Maçonnerie (Tolérances dimensionnelles. relations) en particulier des espaces de circulation (Circulation horizontale et verticale) en particulier des espaces avec fluides (Sanitaires.Electricité (Engravures et percements dans la structure. à l’eau…) Charpente/Plâtrerie – Isolation (Étanchéité à l’air.Incidences du choix constructif sur la conception du projet Détermination d’une trame dimensionnelle Trame de construction Trame de conception Composition de l’espace Organisation des espaces (formes. durée prévisionnelle…) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 21=========== . pare-vapeur. parois et enveloppes Dimensionnement des composants Forme et géométrie Matières.

Vides sanitaires (éventuels) à ventiler. Solution sèche et préfabricable.CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de fondations Semelles filantes Charges réparties linéairement. Pressions latérales du sol sur les murs enterrés. Plancher bas obligatoirement isolé. Murs de fondation continus formant un volume habitable ou sanitaire en dessous du rez-de-chaussée. Bois et panneaux traités (risques environnementaux). Minimum de transformation du sol naturel. Ossature en bois traité Principe constructif proche de celui des murs en ossature légère. Nécessaire pour les sols profonds ou en bordure de plan d’eau.1 . Stabilité latérale des murs assurée : a/ par le plancher du rez-de-chaussée en partie haute. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 22=========== . Superstructure du bâtiment éventuellement surélevée par rapport au sol. b/ par le sol ou un dallage en béton en partie basse. Bien adapté aux terrains en pente. Plots et longrines Descente de charges concentrées. Superstructure éventuellement surélevée par rapport au sol.3 .FONDATIONS 3 . Étanchéité des murs à prévoir dans les zones humides. Pieux et pilotis en bois Descentes de charges concentrées.

Compatibilité avec la superstructure Construction par murs à ossature légère. vent). drains Intégration visuelle de l'édifice dans le site Bâtiment posé ou flottant. Nature des sols. Profondeur du bon sol. protection d'étanchéité. Temps d’ouverture du chantier (régions froides). Déconstruction sélective (démontage). par madriers ou rondins empilés. Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection.Facteurs de conception des systèmes de fondations Coûts Choix du système de fondation. Adhérence du sol. Qualités des composants et de la mise en œuvre. préservation) et colles. Zone climatique Profondeur hors-gel. Construction par poteaux et poutres. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 23=========== . Topographie du site Degré de modification du site. Bâtiment décollé ou surélevé. Incidence des fondations les unes sur les autres (terrain à faible ou forte pente) Somme des charges rapportées au sol Charges propres du bâtiment. Présence d’eau. inertie). Ventilation du vide sanitaire. Bâtiment enterré. Surcharges d'usage. Protection et récupération des eaux d'infiltration Étanchéité. Contrôle des ambiances Transmission thermique (isolation. Surcharges climatiques (eau. Migrations d’eau et de vapeur d’eau. Résistance à la compression du sol. neige.

Les fouilles nécessaires à la réalisation de ces semelles doivent être aussi étroites que possible. Il est recommandé. si leur débord par rapport au nu du mur est inférieur à la moitié de la hauteur.40 m même pour des charges de faible importance. Afin de prévenir les tassements différentiels. quelle que soit la nature du sol.1 MPa. Semelles filantes Matériaux Béton Les semelles peuvent être coulées en gros béton peu ou pas armé. Si la contrainte admissible du sol entraîne une largeur trop importante. d'y couler immédiatement à l'avancement un béton de propreté et de protection. Le dosage des bétons en fonction du type de fondation est donné par le tableau ci-dessous : 3 Béton de propreté épaisseur 4 cm : 150 kg de ciment/m Semelle filante non armée : 200 kg (300 kg dans l’eau) Semelle armée d'un chaînage : 250 kg (350 kg dans l’eau) Fondation en B. C’est le système le plus couramment utilisé dans la construction. on devra réaliser des semelles en béton armé.2 .SEMELLES FILANTES Principes Une semelle est un ouvrage linéaire en béton armé généralement réservé aux sols dont la "portance" est au moins égale à 0. Il convient que la largeur des semelles ne soit pas inférieure à 0.A : 300 kg (400 kg dans l’eau) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 24=========== .3 . Les semelles supportent généralement un mur d’infrastructure maçonné délimitant un soussol ou un vide sanitaire. on place en partie basse une armature filante qui sert de chaînage lorsque le sol est hétérogène ou si les semelles sont assez longues (>10 m).

les fondations doivent se comporter comme des poutres.Armatures Les sections minimales de chaînage sont essentiellement liées à la résistance des aciers. Semelle de grande largeur (supérieure à deux fois l'épaisseur du mur) : Elle est réalisée en béton armé. Son dimensionnement et celui du ferraillage prennent en compte les efforts de traction transversaux dans le béton. La largeur des semelles est généralement comprise entre 40 et 60 cm. en mitoyenneté…). 3 cm2 2 cm2 1. Semelle de faible largeur (environ deux fois l'épaisseur du mur) : Elle est réalisée en béton non armé. longueur des murs porteurs…). les charges au niveau des fondations sont relativement faibles (environ 5 tonnes au mètre linéaire).6 cm2 Attention : Si le sol est très hétérogène. Le débord de la semelle part rapport au mur ne doit pas excéder la moitié de l'épaisseur de la semelle. Ronds lisses Fe E 215 Barres HA Fe E 400 Treillis soudés ou barres Fe E 500 Pré-dimentionnement Les dimensions des semelles filantes dépendent des facteurs suivants : • la distribution du système structurel (nombre. Semelle en béton Semelle en béton armé CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 25=========== . • la position de la semelle (à l’axe. • la nature du sol. • les charges transmises par les murs. PROPORTIONNEMENT : Pour des édifices de type R+1 en maçonnerie ou de type R+3 en ossature bois. Leur calcul doit être effectué avec précision.

5 0. Pour éviter l'influence d'une fondation sur l'autre. Attention : On veille à toujours assurer une position hors-gel des semelles. on réalise des gradins ou redans sur le sol et les fondations.1 à 0.75 à 4.35 à 0.taux de travail du sol) déduite de l’expérience. Contraintes de calcul (q . • Cas des fondations perpendiculaires aux courbes de niveau.RÉACTION DU SOL La réaction du sol est le plus souvent caractérisée par une valeur de calcul ultime déterminée par une analyse des sols ou déduite de l’expérience. Pour éviter le glissement des fondations sur le sol. non désagrégées et de stratification favorable Terrains non cohérents à bonne compacité Terrains non cohérents à compacité moyenne Argiles q (MPa) 0.3 Fondation sur sol en pente Sur les sols en pente (>10 %) des précautions particulières doivent être prises. • Cas des fondations parallèles aux courbes de niveau. Semelles à des profondeurs différentes Semelles en gradin CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 26=========== .4 0.2 à 0. 75 0. Nature du sol Roches peu fissurées saines. les changements de niveaux entre deux semelles successives ne doivent pas dépasser une pente de 2/3.

Semelle dissymétrique Semelle excentrée avec longrines de redressement Mise hors-gel des fondations Dans les régions tempérées et froides. T° > 0° 0° > T° > -5° -5° > T° > -10° -10° > T° > -15° -15° > T° P > 0. Il en résulte une dissymétrie et une excentricité des forces provoquant une répartition triangulaire des contraintes sur la semelle. dites longrines de redressement. P > 1 m. P > 0. Murs d'infrastructure Un mur d’infrastructure en béton banché ou en maçonnerie de blocs vient prendre appui sur les semelles et former l’enveloppe de l’infrastructure. les semelles de rives peuvent êtres coupées de moitié. qui annulent le couple à la base du mur. il convient de placer les fondations à une profondeur suffisante qui les rende insensibles aux effets du gel.Semelles excentrées Lorsqu'on construit en mitoyenneté.60 m. le gel peut provoquer des mouvements de pression ou des tassements irréguliers sous les fondations. On rétablit la situation de contraintes uniformes en introduisant des aciers de renfort dans la semelle ou en reliant les semelles excentrées par des longrines perpendiculaires au mur. Pour éviter ces désordres. P > 1 m. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 27=========== .50 m. P > 0.80 m. Il doit être solidaire de la semelle pour éviter tous risques de poussée horizontale due aux remblais.

12 Fondations superficielles Règles pour le calcul des fondations superficielles CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 28=========== . • • Drainage du site périphérique selon la nature des sols : . • Cette étanchéité peut être protégée par des parois rigides : .enduit pelliculaire à base de résines. . • Étanchéité de la face externe des ouvrages souterrains : ..mortier hydrofuge.blocs de ciments. de caoutchouc. on peut procéder à des protections particulières. PVC (∅ = 10 cm)..Mur d’infrastructure Protection des fondations Pour limiter les effets de l'eau sur les parties d'ouvrage enterrées et éviter toute remontée capillaire préjudiciable à la construction bois. céramique. De plus il est bon de respecter une distance de15 à 20 m entre les drains et les arbres existants ou à planter. . .feutre bitumeux. Pose d'un drain proche des fondations : drains en béton..11 DTU 13.La distance entre drains peut être à titre indicatif la suivante : Terrains compacts argileux 8 à 12 m Terrains ordinaires limoneux 12 à 16 m Terres sablonneuses 16 à 20 m. . terre cuite. la longévité du drain est accrue par interposition d'une membrane filtrante.Écrans plastiques structurés.tôles ondulées. Normes et DTU DTU 13. de goudron.

les bois devront correspondre à la classe de risque biologique4. Le dosage des bétons est de 350 kg/m3. Ils ne sont généralement pas armés et sont réalisés avec des bétons dosés à 250 kg/m3 Les longrines peuvent être réalisées par : • des éléments fabriqués sur site ou préfabriqués en béton armé. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 29=========== . Les longrines sont des poutres qui portent les murs et servent aussi à supporter les planchers bas avec vide sanitaire ou à limiter le dallage sur les rives du bâtiment. Ils sont bien adaptés à la construction en bois et permettent la réalisation d’ouvrages légers légèrement surélevés du sol. Comme les pieux et les pilotis. Compte tenu de la proximité du sol. Le ratio moyen d’acier pour les longrines est de 80 kg/m3 . Les plots s'utilisent sur des sols de bonnes qualités ou/et pour des ouvrages de faible poids. Plots Matériaux Les plots travaillent uniquement en compression. les plots nécessitent peu de fouilles.3 . Ils préservent la topographie naturelle du terrain de même que le système de drainage du sol.3 . Les plots sont reliés entre eux par des longrines.PLOTS ET LONGRINES Principes Un plot est un ouvrage de maçonnerie qui s'apparente à une semelle carrée ou rectangulaire massive en gros béton non armé ou peu armé. • des poutres en bois massif ou en lamellé collé.

Longrines de rives et courantes CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 30=========== .00 6.90 7. Ce qui permet d’obtenir des résistances améliorées et une plus grande précision dans les cotes.20 X 1.50 4000 kg/ml 4. Ils sont liés aux aciers des longrines et coulés dans un béton de clavetage pour les longrines préfabriquées ou directement dans le béton des longrines lorsqu’elles sont fabriquées sur place.70 11.50 6000 kg/ml 4. L’espacement des plots se situe généralement entre 4 et 8 m. mais peut aller jusqu’à 12 m. • La distribution du système structurel (nombre de poteaux. 20 x 40 cm.50 m X 0. 20 X 60cm.Pré-dimentionnement Plots La section des plots dépend de plusieurs facteurs : • La nature du sol.50 Jonction des plots et des longrines Longrines en béton Des aciers en attente sont insérés dans le plot.50 m et 1. Exemple de portées admissibles : Section (cm) 20 x 20 20 x 40 20 x 60 Poutres en bois Des poutres en bois lamellé collé formant longrines peuvent être utilisées jusqu’à 8 m de portée.00 m 9.. Longrines en béton On utilise le plus souvent des longrines préfabriquées précontraintes.20 m. • Les charges transmises par les murs ou les poteaux La section des plots est comprise entre 0.50 9. Ils peuvent être de section circulaire avec coffrage perdu en carton. longueur des murs porteurs…). H= 1/12 à 1/15 P Charges 2500 kg/ml 6.80 13. On les trouve dans les dimensions suivantes : 20 x 20 cm.

12 Fondations superficielles Règles pour le calcul des fondations superficielles CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 31=========== . Mise hors-gel des fondations La sous-face du plot devra toujours être située sur un sol hors gel (cf. profondeur selon régions) Normes et DTU DTU 13. Longrines en bois sur plot Attention : La face supérieure de la poutre doit être si possible protégée par une couvertine ou tout dispositif formant larmier.Poutres en bois La jonction se fait par l’intermédiaire d’un étrier métallique fixé mécaniquement au plot.11 DTU 13. il est conseiller de façonner ces derniers avec une pente. Afin d’éviter la stagnation d’eau en partie supérieur des plots.

les facteurs comme les contraintes latérales imposées au mur par le remblayage. Ainsi. le taux d’humidité des bois se situe entre 20 % et 22% Risques biologiques Les fondations en bois traité se trouvant dans des conditions à taux d’humidité pouvant être élevé. . il convient de considérer que les éléments de structure et le contreplaqué sont en classe de risque biologique 4. les bois et les contreplaqués utilisés sont imprégnés sous pression avec des sels de type CCA ou CCB. mais surtout pour son aptitude à l’imprégnation en autoclave est le pin. En général. Un bon drainage du sol est également indispensable. les planchers et la charpente. C’est une technique bien adaptée aux régions de grand froid ou les temps d’ouverture de chantier sont extrêmement réduits.FONDATIONS EN OSSATURE BOIS TRAITÉ Principes Les fondations en bois traité sous pression sont relativement récentes.3 . la mise en place du plancher du sous-sol et le raccordement des solives du rez-de-chaussée au mur de fondation doivent être particulièrement étudiés. Depuis les premières expériences effectuées au début des années soixante. Ils se composent d’une lisse basse et d’une sablière entre lesquelles se placent les poteaux et sont revêtus d’un panneau en contreplaqué. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 32=========== .des charges transmises par les murs.de l’essence utilisée et du classement des bois. . Matériaux Qualité L’essence de bois la plus utilisée pour son bon rapport résistance-poids. l’intérêt pour ce mode de construction s’est accru à tel point qu’il est reconnu aujourd’hui au Canada et aux Etats-Unis. Humidité Lorsque le sol et le remblai sont correctement drainés. Tous les matériaux devront donc être choisis avec soin si l’on veut construire une fondation en bois traité de qualité. Les recherches effectuées prouvent toutefois qu’il faut tenir compte de certains facteurs lors de la conception d’un mur de fondation en bois traité. La faible épaisseur des montants et des lisses et les charges reçues conduisent à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques (Classement structure : C22). Les fondations en bois traité remplissent les mêmes fonctions essentielles que les autres fondations. Les murs de fondation en bois traité se construisent comme les murs extérieurs en superstructure.de la profondeur du remblai (pression latérale).4 . sous l’appellation de PWF (Permanent Wood Foundation). Pré-dimentionnement Éléments d'ossature Les dimensions des ossatures de fondations dépendent : .

Attention : Les bouts et les chants des pièces coupées ne doivent jamais être mis en contact avec le sol ni exposés à l’humidité. on recommande de les utiliser avec un mur de fondation en bois lorsque le sol a une capacité porteuse d’au moins 0. Semelles en bois traité Les semelles des fondations peuvent être réalisées en bois traité sous pression ou en béton.46 x 97 mm .46 x 122 mm ou 45 x 120 mm . Les dimensions de la semelle doivent être soigneusement calculées. on peut les faire déborder aux angles. la semelle de bois n’entrave pas l’évacuation normale des eaux.75 MPa. Semelles en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 33=========== . La masse totale des fondations s’en trouve réduite de beaucoup puisque le bois est plus léger que le béton. En reposant sur le lit de gravier. On peut poser la semelle avant le mur de fondation ou la fixer au mur avant de le mettre en place au fond de l’excavation.Sections courantes : . Plutôt que de couper les pièces à la longueur exacte.de l’espacement des poteaux muraux.de la hauteur du remblai.46 x 147 mm Panneaux de contreplaqué L’épaisseur du contreplaqué est fonction : . Épaisseur courante : 12 mm et 15 mm Semelle des fondations Couche drainante Avant la pose de la semelle.de la disposition des panneaux. il faut s’assurer que les joints de la semelle sont décalés d’au moins 600 mm par rapport à ceux de la lisse basse du mur. Le lit de gravier doit se prolonger sous la semelle et s’étendre sur une distance de 300 mm à l’extérieur de l’enceinte. Dans les deux cas. . . La largeur courante se situe entre 200 et 240 mm. Compte tenu de la faible largeur des semelles en bois. on réalise sur le sol non modifié du fond de l’excavation une couche drainante de gravier ou de pierre concassée d’une épaisseur minimale de 125 mm.

elles devront également être en acier inoxydable. Tous les joints doivent être calfeutrés lors de la pose du revêtement mural. Tout autre organe de fixation métallique devra être fait d’un matériau résistant à la corrosion (acier galvanisé à chaud ou mieux acier inoxydable). Les ouvertures doivent être solidement clouées et renforcées par des étriers pour transmettre les charges appliquées aux poteaux.Ossature des fondations Les murs de fondation en bois traité se construisent de la même manière que les murs de superstructure en ossature bois. Cependant les angles rentrants peuvent nécessiter des renforts par des feuillards métalliques pour ne pas s’ouvrir sous la pression du remblai. Tous les joints doivent être calfeutrés avec un mastic étanche. ou être construit sur site. On utilise des clous en acier inoxydable. Le mur peut être fabriqué en grandes dimensions en usine pour être ensuite transporté sur le chantier. Angles La réalisation des angles rentrants et saillants est voisine de celle des murs en superstructure. Angles renforcés Baies Les ouvertures des portes et des fenêtres ménagées dans le mur nécessitent une attention toute particulière. La structure reçoit sur sa face extérieure un revêtement en panneau de contreplaqué. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 34=========== . Si l’on choisit d’utiliser des agrafes. Ils se composent d’une lisse basse et d’une sablière (simple ou jumelée) entre lesquels se placent les poteaux à entraxes de 300 à 400 mm. Le nombre et la taille des clous servant à fixer les éléments en bois traité sont déterminés par le calcul.

Revêtements des fondations L’ossature des murs de fondation reçoit sur sa face extérieure des panneaux en contreplaqué. pour éviter que l’humidité ne pénètre dans le mur. Une coupure de capillarité doit être posée sur le gravier avant coulage du dallage Afin de transmettre les contraintes exercées par le sol au dallage en béton. mais il peut être également fabriqué en bois sur lambourdes traitées. Ils sont fixés par des clous en acier inoxydable. Une planche en bois traité (épaisseur mini 19 mm) est fixée tout autour du mur. Le plancher bas est le plus souvent en béton. On place un renfort de clouage de 40 ou 50 mm d’épaisseur derrière tous les joints qui ne donnent pas sur un élément d’ossature. Tous les joints doivent être calfeutrés au moyen d’une mastic présentant une bonne durabilité. Les mastics étanches au butylène ou les joints à base de silicone conviennent bien au bois traité et permettent d’obtenir des joints élastiques et durables. Elle tient lieu de coffrage et de guide de nivellement. il est nécessaire de prévoir des dispositifs d’étayage pour éviter la poussée du remblai. Ceux-ci forment une enveloppe étanche à l’eau. l’espacement et le type des clous doivent être déterminés par le calcul. Dallage CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 35=========== . Le plancher bas d’infrastructure comme le plancher haut doit être réalisé avant le remblayage pour éviter que le mur ne se déplace. Le dallage doit être légèrement incliné pour faciliter l’évacuation des eaux vers un puisard ou un siphon de sol d’où elles seront évacuées par gravité ou à l’aide d’une pompe vers l'égout. Les panneaux peuvent être posés verticalement ou horizontalement sur l’ossature de la fondation. L’écartement ne pourra en aucun cas être supérieur à 150 mm en rive et à 300 mm en partie courante. La longueur. Toutes les rives des panneaux doivent être en appui sur un élément d’ossature. Il faut assurer une étanchéité entre les panneaux de contreplaqué. Planchers bas On réalise généralement un plancher bas pour faciliter l’usage du sous-sol mais aussi pour reprendre la pression latérale exercée par le matériau de remblai à la base du mur. Attention : En l’absence de plancher bas. celui-ci doit être plus haut que l’extrémité inférieure des poteaux muraux.

Solives reposant sur l’arase du mur La solive de rive et les solives de plancher sont clouées à la sablière et renforcées par une attache en acier galvanisé. il convient d’apporter des renforts autour de la trémie de manière à pouvoir résister à la poussée latérale du sol. sur la sablière et sur la solive de rive.Planchers haut Tout comme la base du mur. Comme précédemment. Fixation des solives sur sablière Solives à l’intérieur du mur de fondation La solive de rive est fixée contre les poteaux et reçoit par l’intermédiaire d’étriers les solives de plancher. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 36=========== . Fixation des solives sur poteaux Attention : En cas de réalisation de trémies de plancher pratiquées à moins de 1. Pour reprendre la pression des murs parallèles aux solives. L’attache doit être fixée sur la partie haute du poteau. le sommet du mur de fondation doit être fixé solidement aux solives du plancher haut pour résister à la pression latérale exercée par le sol. on intercale des entretoises entre les solives parallèles aux murs. on intercale des entretoises en bois massif perpendiculairement aux solives et en face des poteaux.20 m du mur de fondation.

• • • Mise en œuvre d’un remblai drainant jusqu’à 20 à 30 cm du sol fini (sable.V. Les feuilles de polyéthylène se posent à recouvrement (chevauchement minimal de 150 mm).réduit le risque de corrosion des éléments métalliques. La membrane de polyéthylène ne doit pas se prolonger sur le lit de gravier ni sous la semelle. puis on place une planche en bois traité de 200 mm de largeur ou une bande de contreplaqué traité de 300 mm de largeur de telle sorte que sa rive supérieure se situe au-dessus du niveau du sol et sa rive inférieures sous le niveau du sol fini. l’humidité pourrait s’écouler vers le lit de gravier. . sur la paroi extérieure du mur depuis la semelle jusqu’au niveau du sol fini. céramique. Ainsi dans le cas ou de l’humidité se déposerait entre le polyéthylène et le contreplaqué. Dans ce but. Ce procédé permet de fixer et de protéger le bord supérieur de la membrane de polyéthylène. Pente légère du terrain aux alentours du bâtiment afin d’évacuer au mieux les eaux de pluie. Il faut également calfeutrer la rive supérieure de la bande de contreplaqué. on recouvre le polyéthylène d’un panneau de fibres ou de plastique nervuré avant le remblayage.Drains en béton.aide à dévier les eaux de surface vers le lit de gravier. On calfeutre également le bord supérieur de la membrane. Tous les joints entre les feuilles doivent être calfeutrés avec soin. La réalisation d’un dispositif d’étanchéité : . Normes et DTU Il n’existe pas en France de normes relatives aux fondations en bois traité.Protection des fondations Les panneaux de contreplaqué doivent être protégés contre l’eau de ruissellement en surface. Toute réalisation devra donc faire l’objet d’un avis technique. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 37=========== . • Pose d'un drain proche des semelles de fondation . Attention : • • • Il faut prendre garde de ne pas trouer ni déchirer la membrane de polyéthylène. généralement une feuille de polyéthylène de 150 µm. tout venant de rivière) Réalisation de la couche supérieure du remblai par une terre argileuse afin d’éloigner les eaux superficielles. terre cuite. Il importe de protéger la surface de polyéthylène au moment du remblayage. On réalise la coupure hydrofuge en appliquant une membrane. .La longévité du drain est accrue par interposition d'une membrane filtrante.C (ø =10 cm) .limite le taux d’humidité du bois sous le seuil de 20 %. Drainage Pour limiter les effets de l'eau sur les parties d'ouvrage enterrées. P. il est conseillé de prévoir des dispositifs d’évacuation des eaux.

les pieux en bois sont bien résistants en milieu humide à condition de rester toujours immergés. La plupart des édifices construits avant le XIX siècle étaient fondés sur des pieux en bois. ou des régions de forts vents. De fabrication et de manipulation simple. Leur écartement détermine la portée des poutres et des solives et donc les charges verticales qu’ils peuvent recevoir.3 . Ils nécessitent peu de fouilles.5 . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 38=========== . Les pieux sont habituellement reliés par des semelles tandis que les pilotis sont reliés par des poutres. Les pieux et les pilotis transmettent les efforts verticaux par la pointe ou par frottement latéral. Les pilotis permettent de surélever la structure du bâtiment au-dessus du niveau du sol. Les pieux sont un dispositif ponctuel utilisé lorsque la profondeur du bon sol est importante. Les pilotis sont particulièrement utilisés lorsque les constructions sont situées sur des terrains en pente. Leur tête est généralement arasée en dessous du niveau du sol. Les pilotis en bois peuvent être prolongés pour recevoir la toiture et former une structure particulièrement résistante aux vents latéraux et aux séismes. Ils préservent la topographie naturelle du terrain de même que le système de drainage du sol.PIEUX ET PILOTIS EN BOIS Principes C’est le plus vieux dispositif connu puisqu’il était déjà utilisé à la préhistoire. Ils transmettent également les moments d’encastrement. Les pieux et les pilotis sont généralement réalisés selon une trame définie par le système poteau et poutre du bâtiment. dans des zones humides ou susceptibles d’être inondées.

le châtaignier. Système pilotis et poutres CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 39=========== . la classe de risque retenue est de 5. En feuillu.poutres Des poutres en bois sont boulonnées aux pilotis et servent à réaliser la structure de la plate-forme du plancher. le taux d’humidité pourra être de 30 % et plus. En milieu aqueux. Dans d’autres régions. Pré-dimensionnement • • • Longueur des pieux et pilotis : 5 à 15 m Diamètre : 25 à 40 cm Distance entre pieux ou pilotis : 4 à 6 m Jonctions pilotis . sont imprégnés sous pression avec des sels de type CCA ou CCB. l’azobé. les bois utilisés s’ils ne sont d’essence naturellement durable. le hêtre. l’aulne et les résineux d’un diamètre moyen de 25 à 40 cm et d’une longueur de 10 à12 m. le cyprès. En général. Pour les pilotis utilisés en milieu marin. les pilotis et les pieux sont mis en œuvre avec un taux d’humidité situé entre 20 % et 22 %. le teck étaient également employés dans un diamètre allant jusqu’à 50 cm et une longueur pouvant atteindre 25 m.Matériaux Qualité Les essences indigènes qui étaient couramment utilisées en Europe étaient le chêne. des essences comme le séquoia. Actuellement. l’essence de bois résineux la plus utilisée surtout pour son aptitude à l’imprégnation en autoclave est le pin. Risques biologiques Les pieux et pilotis de fondation en bois se trouvant dans des conditions d’humidité permanente sont en classe de risque biologique 4. le robinier. on utilise le chêne et le robinier ou encore certains bois tropicaux (azobé…) Humidité En puits drainants. Les pilotis peuvent être arasés au niveau de la plate-forme ou se prolonger pour former la superstructure.

on peut réaliser des entailles sur les pilotis ou fixer des blocs de repos. Jonction par entaille sur bois rond Bloc d’appui sur section carrée Appui avec gousset CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 40=========== .Afin de diminuer le cisaillement au niveau de l’assemblage. À noter : Les poutres peuvent se prolonger en porte-à-faux dans la limite d’un quart de la portée courante.

Afin d’assurer une solidarisation entre la semelle et le pieu.Pieds La profondeur d’enfoncement des pieux et des pilotis dépend : . Les pieux et pilotis profonds (>5 m) sont enfoncés au marteau hydraulique et peuvent travailler par la tête ou par frottement latéral (pieux flottants). . Attention : Les semelles comme les colliers doivent toujours êtres situés à une profondeur hors-gel.de la zone sismique. La taille des semelles et des colliers dépend de l’écartement des pieux ou pilotis.de la pente du terrain. Les pieux et pilotis peu profonds (<5 m) sont disposés dans une excavation en puits réalisée à la main ou à l’engin mécanique.du type de sol.des charges à transmettre. Pieu foré Pilotis dans puits bétonné Pilotis sur semelle CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 Pilotis avec collier 41=========== . Leur épaisseur doit être d’au moins 25 cm et la largeur (ou le diamètre) ne devrait pas être inférieur à 50 cm. des charges et de la nature du sol. . . Des semelles isolées ou des colliers en béton augmentent la surface de contact du pieu avec le sol et répartissent les charges sur une plus grande surface. on utilise des pattes ou des broches métalliques. Les puits sont remblayés avec un tout venant de rivière ou des pierres concassées soigneusement damées.

il est nécessaire d’introduire des dispositifs de contreventement pour assurer la stabilité latérale. Travaux de fondations profondes pour le bâtiment Cahier des clauses techniques. Les normes françaises ne traitent pas des pieux en bois.2) Travaux de fondations profondes pour le bâtiment Cahier des clauses spéciales. Elles contiennent cependant des informations générales pouvant être interprétées.Contreventement Un des intérêts des pilotis et des pieux est leur aptitude à reprendre en pied des moments. Quand l’encastrement en pied des pilotis est impossible comme sur les sols rocheux ou les sols en forte pente. Plusieurs solutions sont envisageables : • Croix de Saint André en acier ou en bois..1) NFP 11-212-2 (DTU 13. • Mur de contreventement en maçonnerie ou en béton. Systèmes de contreventement Normes et DTU NFP 11-211-1 (DTU 13. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 42=========== .

Colombage Concerne aujourd’hui la réhabilitation Jonction structure-remplissages critique Difficulté de passage des fluides. Madriers empilés Forte expression architecturale de l’empilement et des angles Dimensionnement contraint des espaces Contraintes de tassement des madriers (baies.MURS 4 . Expression architecturale de la structure. aspect). CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 43=========== .1 . Prix compétitif Poteaux et poutres Système structurel en bois massif ou reconstitué Dissociation structure-remplissages Trame structurante pour le projet. Possibilité de larges baies vitrées Assemblages (poteaux-poutres-remplissages) critiques. cloisons) Difficulté de passage des fluides. Prix plus élevé. Isolation thermique rapportée. Bon comportement thermique d’hiver et d’été Prix plus élevé.4 . Difficultés pour le passage des fluides.CONCEPTION Comparaison des différents systèmes porteurs verticaux Ossature légère Système léger Dissociation des fonctions du mur Isolation intégrée Facilité de passage des fluides Grande liberté de formes Enjeu important des revêtements extérieurs (coût.

proportion et position. Transmission thermique (isolation. planchers et toiture. longrines. Baies de portes et de fenêtres. électricité.Facteurs de conception des systèmes porteurs verticaux Coûts Choix du système porteur Qualités des composants et de la mise en œuvre Résistance mécanique (contraintes verticales) Charges supérieures verticales apportées par les murs.. préservation) et colles Déconstruction sélective (démontage) Traitement architectural intérieur du système porteur vertical Système porteur vertical ponctuel (poteaux. Taille. Stabilité et rigidité (contraintes horizontales) Efforts horizontaux dus aux planchers.. colonnades) ou plan (murs) Densité des porteurs verticaux (fluidité des espaces) Taille et proportions des baies (percement dans un plan. Type et localisation des joints. courbes…) Expression de la structure Traitement architectural extérieur du système porteur vertical Effet dominant de volume ou effet de structure Forme simple ou complexe Rapport avec le sol. les planchers. la toiture Matières. couleurs. calepinage des parements extérieurs - CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 44=========== . trame) Contrôle des ambiances. contraintes du sol (murs enterrés) Contraintes sismiques Résistance au feu Stabilité au feu Degré coupe feu et inflammabilité Liaisons Jonctions avec les fondations. inertie) Transmission acoustique (isolation phonique) Migrations d’eau et de vapeur d’eau Étanchéité à l’air Intégration des réseaux (eau. aux murs au vent Contraintes du vent. à la toiture. la toiture. Limites structurelles ou modulaires. les planchers. Apparence (couleur. Liaison avec l’infrastructure (plots. Planchers et toiture ancrés dans les murs.) Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection. Dilatation et retrait. texture.. murs…) Planchers et toiture en appui sur les murs. Parements et finitions (intérieures et extérieures) Compatibilité entre le mur de base et un parement de surface. Jonctions avec les menuiseries. baie vitrée…) Relation intérieur-extérieur Forme des parois (plane.

Ceux-ci participent également à l'étanchéité à l'air de la construction. Il existe deux principaux genres d’ossatures murales en bois. dans le second. par grands panneaux nécessitant un engin de levage et par modules tridimensionnels. on distingue deux types de panneaux : • les panneaux dits ouverts sont généralement constitués de l'ossature (montant. les poteaux sont interrompus à chaque étage. l'ossature à claire voie (baloon frame) et l'ossature à plate-forme (plateform frame).. par petits panneaux manuels.4 . Les assemblages se font le plus souvent par clous. Le choix d'une mise en œuvre dépend de la tradition du pays.2 . lisse et sablière) recouverte d'un voile de contreventement (contre-plaqué. L'ossature murale est constituée principalement de poteaux (éléments verticaux) compris entre une lisse et une sablière (éléments horizontaux).le plus courant. une étanchéité à la vapeur et un parement intérieur de finition.) voire du parement extérieur. Dans le premier genre.MURS À OSSATURE LÉGÈRE EN BOIS Principes Les murs à ossature légère en bois sont des parois dont les fonctions porteuses sont assurées par des éléments en bois de faible section. Sur cette structure. Entre les montants de la structure est incorporée une isolation (thermique et acoustique). une étanchéité à l'eau et un parement extérieur (souvent avec une lame d'air ventilée) et du côté intérieur. Lorsque les murs sont préfabriqués. des capacités constructives de l'entreprise et du contexte architectural.. • les panneaux dits fermés intègrent en plus l'isolant. les poteaux sont continus sur au moins deux niveaux. les parements intérieur et extérieur. Construction de type "plate-forme" CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 45=========== . Il existe quatre grands types de mises en œuvre : la construction sur site. est mise en place du côté extérieur. Le contreventement de la structure est généralement assuré par des panneaux dérivés du bois. panneaux de particules.

Leur faible épaisseur conduit à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques sans contraintes visuelles. On réservera ce mode d'application pour les parties des pièces de bois usinées éventuellement après traitement: coupes. douglas. mortaises. on effectue un traitement fongicide et insecticide par trempage des bois ne répondant pas naturellement à cette exigence. Pré-dimensionnement Les murs à ossature légère doivent reprendre les mêmes types de charges que les murs maçonnés ce qui conduit à choisir : • des sections de bois et de panneaux. il n'existe donc pas de risque d'attaque de champignons. 46 x 147 mm 45 x 95 mm . Le DTU 31-2 stipule que les bois devront satisfaire à la classe de risque biologique 2. pin). même s'il est limité statistiquement. le risque d'attaque par les insectes demeure.Matériaux Qualité Pour des raisons de résistance. sapin. • des écartements de poteaux. (Classement structure : C22 . etc. entailles. en veillant à les réaliser très soigneusement. En principe. Le traitement par badigeonnage ou aspersion est à proscrire car : • on ne peut vérifier si toutes les parties des pièces ont effectivement été traitées. En général. Éléments d’ossature Sections courantes : Section en développement : Attention : Les bois en 36 mm d'épaisseur encore utilisés par certaines entreprises ne permettent pas de respecter les règles d'appuis pour le clouage des panneaux dérivés du bois ou des plaques de plâtre (20 mm d'appuis en rive). 45 x 120 mm . 46 x 97 mm. tenons. les essences de bois les plus souvent utilisées sont des résineux (épicéa. • des modes d'assemblage. elles ne sont pas soumises aux intempéries et donc à la présence temporaire ou permanente d'eau.Classement d’aspect : choix 2). • la quantité de produit appliquée au m² est aléatoire alors qu'elle doit être régulière et suffisante pour pénétrer à une certaine profondeur obligatoire et avec une certaine concentration. Par contre. 45 x 145 mm CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 46=========== . Humidité Les bois doivent avoir un taux d'humidité voisin de 15% avec un maximum admis de 20%. 46 x 122 mm . de légèreté et d'économie. Risques biologiques Les structures de murs sont toujours protégées du côté extérieur par des parements. De ce fait.

Dans les murs à ossature légère en bois.Trame Dans les maisons de plain-pied ou R+1. elle est disposée soit sous le plancher en bois soit sur le plancher en béton ou le muret de fondation.60 m d'axe en axe.20 m de large.40 m d'axe en axe pour les montants du rez-de-chaussée. on adopte un écartement de 0. Aux angles. Elle est de largeur identique à celle des montants. Les assemblages cloués résistent mieux lorsque les charges agissent perpendiculairement aux pointes. Leur longueur est de 2. le clouage a une incidence structurale essentielle. les montants doivent être doublés afin de ménager des fonds de clouage pour la fixation des parois intérieures et extérieures et afin d'assurer la rigidité de l'ossature. contre-plaqué. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 47=========== . Lisses et sablières Lisses d’assise Une lisse d'assise assure la liaison de l'ossature bois avec le système de fondation maçonnée.5 fois l'épaisseur de l'ossature. En fonction du type de plancher utilisé. Pour les bâtiments de plusieurs étages. les montants peuvent être espacés de 0. plaques de plâtre) dont les dimensions sont généralement de 1. Trame d’ossature intérieure ou extérieure selon le type de parement Fixation L'assemblage des éléments d'ossature se fait généralement par des pointes torsadées galvanisées ou électro-zinguées. Ces écartements modulaires présentent l'avantage de permettre un support de clouage pour les éléments en plaque (OSB.

20m. Plusieurs types de fixation peuvent être employés • des chevilles à expansion mécanique.La fixation au sol. car l'expansion peut conduire à un éclatement du béton. Lisses sur plancher bois (appui direct) Lisses sur dalle ou muret en béton Fixations La lisse d'assise doit être ancrée sur le muret périphérique des fondations avec des organes de fixation en acier de diamètre supérieur ou égal à 8 mm et espacés au maximum de 1. Attention : L'utilisation de chevilles à expansion impose de respecter parfaitement l'écartement par rapport au bord de la dalle. la protection contre l'humidité et l'étanchéité à l'air sont trois points à étudier avec soin pour les lisses d'assise. De plus des fixations sont posées de part et d'autre des angles et des portes. • des pattes à sceller. Lisses fixées par pattes à sceller CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 48=========== . • des tiges filetées ancrées dans le muret. • des rails d'ancrage. Les organes d'ancrage protégés de la corrosion doivent être scellés sur une hauteur d'au moins 10 cm dans le béton. • des scellements chimiques. Cet écartement n'est jamais inférieur à 50 mm et doit respecter les prescriptions du fabricant de chevilles.

La technique consiste à utiliser des équerres renforcées fixées aux montants d’angles et de baies à environ 20 cm de hauteur et ancrées par une tige filetée scellée au muret de maçonnerie. soit un boulon pour transmettre les efforts dans les montants. les ossatures d’étages doivent être solidarisées des niveaux inférieurs par des platines métalliques fixées aux montants de l’étage inférieur ou des tiges filetées. Fixation sur plancher intermédiaire CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 49=========== . en fonction de la note de calcul qui déterminera également la position des ancrages. le seul ancrage par chevilles dans la lisse basse est insuffisant. Equerres de renfort pour zones sismique Pour les planchers intermédiaires.Fixations renforcées : Dans les régions où les efforts sont particulièrement importants (zones cycloniques par exemple). Equerres de renfort pour zones venteuse En zone sismique. L’ancrage doit être renforcé par des équerres de part et d’autre des montants avec soit des pointes. les efforts verticaux de soulèvement ne peuvent être repris seulement par la liaison entre les panneaux de contreventement et les montants. En effet. pour diminuer les risques de cisaillement en pied de parois. Il faut une liaison directe entre les montants et l’ancrage. on précontraint les parties inférieures des poteaux.

de section 10/20 mm.Etanchéité Pour éviter toutes remontées capillaires et toutes dégradations du bois : • la lisse se situe au moins à une hauteur de 20 cm au-dessus du sol extérieur fini. sur le feutre. À noter : Le bardage doit descendre devant la lisse à un niveau inférieur d’environ 3 cm du niveau de celle-ci. Protection des pieds de mur Termites Dans les régions concernées par les termites. outre le traitement des bois. Les constructions neuves bien conçues. ce feutre doit arriver au raz de la maçonnerie. afin de permettre au pare-pluie de passer sur le nez de dalle. en métropole. côté intérieur. Par contre. sous la lisse d’assise. côté extérieur. • mise en place de collerette de refus sur tous les tuyaux et les gaines provenant du sol. Protection contre les termites En fait. Il est ainsi relevé le long de l’ossature. Les termites représentent un risque potentiel pour les constructions anciennes aux sous-sols insalubres. donc sèches. • interposition d’un bandeau métallique saillant. • un complexe d'étanchéité équivalent au feutre 36S doit être disposé entre la lisse et la maçonnerie. et protège le mur de l’humidité de la chape ou de l'eau de nettoyage des sols. les termites ont besoin d’humidité pour se développer. Il doit avoir une largeur supérieure à celle de la lisse d’au moins 5 cm. sont rarement attaquées. • lisse d'assise située à au moins 25 cm du sol fini. des précautions supplémentaires peuvent être prises : • mise en place d’un film anti-termites sous les fondations. • pour assurer une bonne étanchéité à l’air entre le mur et la maçonnerie. de préférence en cuivre. on dispose deux joints pré-comprimés (type Compriband). CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 50=========== .

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 51=========== . les joints des deux sablières doivent être décalés d'au moins un poteau. Elle est justifiée pour deux raisons principales : • le réglage de niveau dans le cas où la dalle présenterait trop d’irrégularités.Lisses supplémentaires Dans certains cas. Mur avec lisse supplémentaire Sablières On a recours à une double sablière (parfois nommée lisse haute) pour assurer la liaison entre les panneaux de murs et refends. En partie courante. il est plus simple de faire un réglage préalable à l’aide d’une lisse et de cales de contre-plaqué plutôt que de régler les panneaux. Attention : Lorsque l’on prévoit cette lisse basse. Cette lisse est fixée à la dalle par des chevilles dont les têtes doivent être noyées dans une rainure. puis. le panneau est cloué ou vissé sur cette lisse de façon régulière et avec un entraxe maximum de 20 cm entre pointes ou vis. Cette méthode d'assemblage assure la rigidité de l'ossature et permet de disposer les solives de planchers et les éléments de charpente légère (fermettes) sans tenir compte de la position des montants verticaux. Au droit des intersections entre parois. il faut veiller à bien regarder le problème du niveau des ouvertures pour portes et des précadres et seuils. les sablières sont croisées. Dans ce cas. une lisse basse supplémentaire est mise en place avant la pose du panneau. • la surélévation des panneaux pour permettre la réalisation d’une chape. pour répartir les charges de plancher et charpente entre montants et obtenir un support accru en regard des charges imposées.

Sablières croisées en L Sablières croisées en T CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 52=========== .

Cela dépend du mode constructif choisi et notamment du choix entre petits panneaux standard manuels ou grands panneaux. On réalisera donc des assemblages de montants d’ossature standard pour reconstituer des poteaux. on évitera d’utiliser des poteaux en bois massif afin de simplifier les approvisionnements et d’avoir des bois secs. toutes les liaisons des parois doivent assurer une continuité dans la transmission des efforts et dans les fonctions de protection et d'isolation. Les assemblages d’angles se font par clouage et tire-fond sans oublier les joints pour l’étanchéité à l’air en mastic acrylique par exemple.Liaisons des parois D'une manière générale. Angles en L (solution courante) Angles en L (variante 2) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 53=========== . on peut raisonner à partir d’un poteau intégré dans l’un des panneaux ou d’un poteau indépendant. Dans les angles et les refends. Angles L'ossature aux angles extérieurs doit comporter au moins trois poteaux pour assembler les murs contigus et pour assurer un appui aux matériaux de revêtement intérieurs et extérieurs. Dans les angles.

Dans les assemblages de refends sur mur extérieur. Angles en T (solution courante) Angles en T (variante 2) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 54=========== . on veillera à bien poser la laine minérale dès la fabrication car ultérieurement ce serait impossible et cela créerait un pont thermique.Intersections de murs de refends On doit construire un assemblage de poteaux composés à l'intersection d'un mur de refend intérieur et d'un mur extérieur afin de réaliser un fond de clouage.

à prévoir des assemblages de panneaux dans le plan du mur. Ces fixations doivent maintenir l'affleurement et le serrage des éléments porteurs. En ce qui concerne les systèmes fermés. manutentions sur le chantier. pour limiter la taille des panneaux (fabrication. Dans les systèmes ouverts et semi-ouverts les montants assurant la liaison doivent être cloués et boulonnés ou tire-fonnés. on est conduit. assemblage avec lumière CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 55=========== . la liaison peut être effectuée au travers de lumières pratiquées dans les parements par rainures et languettes clouées ou encore par des systèmes plus complexes à base de pièces métalliques.Assemblages de panneaux Lorsque les murs sont préfabriqués. Panneaux préfabriqués.).. Les montants de jonction doivent être fixés au moins en trois points sur une hauteur d'étage. assemblage courant Panneaux préfabriqués.. transports.

En ce qui concerne les portes. il n'est pas nécessaire de doubler les montants. Lorsque l'ouverture est pratiquée dans un mur non porteur ou dans un mur porteur ayant un linteau continu. Pour la mise en oeuvre des fenêtres. il faut prendre les dispositions nécessaires pour assurer la charge verticale appliquée au-dessus de la baie. un appui brut vient se fixer sur les poteaux d'allège et entre les poteaux intérieurs. On prévoit à cet effet un linteau dont la section doit être calculée en fonction de la portée et de la charge.Baies Structure A l'emplacement des portes et des fenêtres. la lisse basse est interrompue. Les linteaux sont le plus souvent constitués de deux pièces de bois ayant les sections des poteaux ou des solives de plancher. Baies avec linteau CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 56=========== . Les extrémités du linteau sont soutenues par des montants doublés de chaque côté de la baie.

on peut prévoir une bavette en aluminium qui protégera cette partie et évitera tout risque d’infiltration d’eau entre le linteau et le précadre. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 57=========== . le précadre est rainuré sur les parties verticales et sous sa pièce d’appui afin de recevoir le revêtement extérieur et de le maintenir. en terme d’étanchéité à l’eau et à l’air. on assemble l’ossature autour du précadre au lieu de poser celui-ci dans l’ossature après son assemblage. le principe le plus simple et le plus efficace. Pour assurer un maximum d’étanchéité. consiste à réaliser un précadre sur lequel viennent se fixer des menuiseries standard ou spéciales et des volets. Sur le haut du précadre. L’essence de bois utilisée pour les précadres est : • une essence durable par nature. Enfin.Baies sans linteau Porte Précadres Pour la réalisation des baies. Son épaisseur est de 36 à 46 mm et il faut veiller à respecter la pente réglementaire de 14° pour la pièce d’appui. Le précadre est vissé sur l’ossature avec des vis auto-foreuses et l’on veillera à bien assurer les divers points d’étanchéité à l’air et à l’eau. L’assemblage des 4 pièces du précadre se fait par vis auto-foreuses et avec des joints au mastic polyuréthanne. • une essence rendue durable au sens de la classe de risque biologique 3.

Ossature et précadre Baie avec précadre CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 58=========== .

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 59=========== . On estime que si celle-ci représente plus du tiers de la surface du mur. Les menuiseries peuvent également être posées au nu extérieur. poutre au vent.. les murs à ossature légère en bois doivent utiliser des dispositifs spéciaux pour assurer leur stabilité face au vent.).. cependant. • par des dispositifs particuliers dont certains assurent une autre fonction (panneaux de sous toiture. Surfaces d’ouvertures Il est évident que le panneau de contreventement ne joue son rôle que s'il existe en proportion suffisante de la surface du mur c'est-à-dire si la surface d'ouvertures n'est pas trop importante. on estime qu'au-delà d'une longueur de 15 m. plus exposées aux intempéries. croix de St André. Si celle-ci n'existe pas ou s'il n'y a pas de reprise intermédiaire par un plancher.. Ceci se produit en général dans les pignons. une charpente ou une poutre horizontale.. Les murs peuvent être contreventés dans un plan perpendiculaire : • par d'autres éléments de structure stabilisés (murs de refend. L'ossature murale peut être contreventée dans son plan : • par des voiles travaillant en panneaux dérivés du bois (le plus souvent) • par des pièces de bois insérées dans les montants (écharpes. la mise en place de mur de refend s'impose. planchers. L'étude technique permet de calculer ces efforts et de déterminer à partir de quelle longueur de mur un refend de contreventement est nécessaire. Ces solutions doivent être soigneusement étudiées et réalisées pour éviter tout problème d’étanchéité à l’eau et à l’air.À noter : Il existe d’autres possibilités avec menuiserie du côté intérieur du mur. une étude technique s'impose afin de trouver des solutions constructives adaptées. Hauteur du mur Le problème posé ici est celui de la continuité des ossatures verticales. On peut apporter une solution en introduisant dans la hauteur du mur une poutre au vent ou des poteaux de renfort de forte section. Cette solution courante en Amérique du Nord ou en Allemagne offre l'avantage (avec des profilés adaptés) d'une bonne étanchéité à l'air. par exemple avec un système poteau-poutre. Elles consistent à ne pas réaliser un précadre proprement dit mais à recouvrir l’ossature du mur par le revêtement extérieur dans l’embrasure de l’ouverture.). plus les efforts au vent à reprendre par les murs perpendiculaires à celui-ci seront importants. En général. Les menuiseries se trouvent. mais elles sont moins utilisées et souvent plus aléatoires à mettre en œuvre. anti-flambage) Limites de dimensions Longueur du mur Plus la surface d'un mur sera grande. une déformation à la liaison des panneaux de mur est inévitable. Contreventement Aucune "masse" n'intervenant.

Mais pour des raisons de fixation des revêtements de façade ils sont le plus souvent mis à l'extérieur. ils peuvent être disposés indistinctement à l'intérieur ou à l'extérieur de l'ossature. Contreventement par panneaux CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 60 . d'épaisseur et de clouage. Les panneaux les plus largement utilisés sont les panneaux OSB. soit utiliser une épaisseur d’ossature supérieure à 40 mm. La fixation des panneaux est réalisée par : • des pointes torsadées galvanisées ou électrozinguées de 50 mm. Du point de vue de la stabilité. 9 mm. Ces panneaux doivent répondre à des exigences minimum de qualité. Pour la jonction de panneaux de contreventement sur les ossatures. 12 mm. Les panneaux bois-ciment ou gypse cellulose peuvent également être admis comme participant au contreventement après justification par le bureau d’études. En France. les plaques de plâtre ne sont pas prises en compte dans le contreventement (contrairement à l’exemple nord américain ou scandinave). soit doubler les montants afin de respecter les exigences réglementaires de fixation. • des agrafes galvanisées ou électrozinguées de 50 mm Espacées d’environ 150 mm (ou moins si le calcul l’exige) elles forment une "couture" sur les 4 côtés du panneau. il faut.Contreventement dans le plan du mur Contreventement par panneaux La méthode la plus pratiquée consiste à utiliser des panneaux dérivés du bois pour assurer l'indéformabilité de l'ossature murale dans son plan. PANNEAUX ÉPAISSEUR MINIMUM Contre-plaqué résineux CTB X Lamelles orientées (OSB) Particules CTB H 8 mm.

Ils sont considérés comme stables lorsque le support respecte les valeurs minimum suivantes PLANCHER ÉPAISSEUR MINIMALE panneaux de particules contreplaqué résineux ou OSB 22 mm. Enfin les structures telles que fermes et portiques (nombre de points d'articulation supérieur à 3) bénéficient d'une stabilité transversale et peuvent participer à la stabilité des murs. Cette pièce de bois disposée à un angle d'environ 45° porte le nom d'écharpe encastrée. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 61=========== . Il convient d'installer une écharpe coudée lorsqu'une baie dans le mur ne permet pas d'installer une écharpe continue.Contreventement par triangulation (solution peu courante) On peut également assurer le contreventement par un élément rapporté de triangulation. 15 mm. Les planchers supports de revêtement de sol sont aussi admis comme contreventement. On peut aussi contreventer un mur en intercalant des pièces de bois entre les poteaux. D'une section identique à celle des poteaux. On utilise également des feuillards en acier galvanisée (3x40 mm) pour contreventer les murs. cette écharpe doit s'étendre de la lisse à la sablière et entrecouper au moins trois poteaux. La solution la plus utilisée consiste à encastrer une pièce de bois de 22x97 mm dans les poteaux du mur. Contreventement par écharpe continue Contreventement par écharpe discontinue Contreventement dans des plans perpendiculaires au mur Les murs extérieurs et intérieurs placés perpendiculairement à une paroi sont admis en contreventement de cette paroi s'ils sont eux-mêmes stabilisés dans leur plan.

Ouvrages de contreventement perpendiculaire

Éléments de renfort Étrésillons
Les poteaux d'une hauteur supérieure à une hauteur d'étage (2,50 m) ou recevant des charges élevées (maison à deux ou plusieurs niveaux) peuvent être soumis à des contraintes de compression qui dépassent celles qui sont admissibles et provoquent un flambement. Pour diminuer ces contraintes on peut soit augmenter la section des poteaux soit réduire l'élancement du poteau par l'interposition d'étrésillons dans l'ossature. De même, lorsque la hauteur d’un panneau excède 2,50 m, il convient de mettre en place un alignement d’étrésillons pour permettre la fixation des panneaux.

Étrésillons de renfort

Etrésillons de fixation de panneaux

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

62===========

Poteaux supplémentaires
Lorsque des charges concentrées (poutres, pannes, entraits de ferme...) doivent être reprises par le mur, on double ou on triple les poteaux porteurs au droit des charges.

Poteau de renfort sous charge ponctuelle

Fond de clouage
Afin de permettre l’accrochage d'éléments lourds (meubles de cuisines, appareils sanitaires suspendus...), il est prudent de prévoir des fonds de clouage insérés dans l'ossature. Ils serviront d'éléments de renfort au parement intérieur.

Fonds de clouage pour objets lourds

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

63===========

Percements et entailles
Tout l'espace libre dans l'ossature est disponible pour le passage des gaines et tuyaux (eaux, chauffage, électricité...). Pour ne pas affaiblir les éléments porteurs, les passages nécessaires à ces conduits ne doivent pas être excessifs sauf à renforcer les parties affaiblies. Les montants des murs ne doivent pas être entaillés, percés ou diminués de telle façon que la partie intacte du montant soit inférieure aux deux tiers de la largeur du montant si celui-ci est porteur. Au cas où la section entaillée serait supérieure, il est nécessaire de prévoir des renforts métalliques.

Percement des poteaux

Entaille des poteaux

Attention :
• • •

Les tuyaux de gaz ne doivent jamais être encastrés dans un mur. Les tuyaux d'eau risquant de geler ne doivent pas être encastrés dans des murs extérieurs. Les canalisations d’eau sous pression doivent être d’une seule pièce (pas de soudure).

CNDB – Module de Formation n°2 – version 1

64===========

Constituants du mur
Aux éléments de structure proprement dits (ossature et contreventement) viennent s'adjoindre d'autres matériaux pour assurer la totalité des fonctions d’enveloppe du mur.

Principaux constituants du mur

L'isolant
L'isolant assure les fonctions thermiques et acoustiques du mur. On utilise plusieurs sortes de produits en fonction des performances recherchées mais aussi des contraintes de mise en œuvre : • les laines minérales (verre ou roche), • les laines végétales (lin, chanvre…), • les panneaux en fibres de cellulose. L'isolant se pose entre les montants d'ossature des murs extérieurs. Il doit être appliqué contre la face interne de la paroi intérieure. On utilise le plus souvent des panneaux semirigides de laine minérale d’épaisseur variant de 100 à 150 mm en général, selon les exigences d’isolation requises. Une seconde couche d’isolant peut être placée en supplément entre des liteaux horizontaux pour augmenter les performances thermiques et couper les ponts thermiques de l’ossature (relatifs).

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

65===========

en légère sur-côte par rapport à l’espace disponible entre les montants. Le pare-vapeur collé sur les panneaux de laine minérale ne peut être pris en compte car il est interrompu à chaque montant d’ossature. ce qui facilite leur mise en œuvre et limite le nombre de recouvrement de feuilles. le matériau retenu ne doit pas se déchirer facilement lors de la pose. panneaux de fibres de bois…) ne sont pas utilisés entre les montants car leur non-compressibilité les rend délicats à poser. Ils doivent être découpés soigneusement. un pare-vapeur solidaire du parement intérieur car cela permet de limiter les problèmes dues aux percements pour la pose des appareils électriques. le passage des gaines électriques étant réalisé dans la chambrée des liteaux. il faut veiller à un parfait recouvrement des feuilles de façon à éviter toute infiltration d’eau. Ils sont réservés à la réalisation d’une isolation complémentaire posée en continu à l’extérieur des panneaux où ils peuvent également assurer le rôle de pare-pluie. • des films non tissés. On emploie comme pare-vapeur : • des films plastiques (polyéthylène 200 microns). mousse de polyuréthanne. Il protège en partie les ouvrages entre les séquences de montage pendant le chantier. Les isolants rigides en plaques (polystyrène expansé. Le pare-pluie est maintenu sur les panneaux par des liteaux qui sont cloués au droit des montants. Le pare-vapeur Un pare-vapeur. matériau en feuille étanche est disposé sur la face chaude (intérieure) des murs extérieurs pour limiter ou supprimer les migrations de vapeur d'eau de l'intérieur de la maison vers l'ossature. à chaque fois que cela est possible. On utilise comme pare-pluie: • des papiers ou feutres bituminés de faible épaisseur . on peut utiliser des laines minérales à densité plus élevée et dont le coefficient λ est meilleur. les points d’arrêt sur les ouvertures sont à soigner. Le pare-vapeur doit être parfaitement continu sur toutes les parois. • des panneaux en fibres de bois imprégnés de bitume. le pare-vapeur posé directement sur ces derniers ne sera pas interrompus. Enfin. On préférera.Les panneaux d’isolant ne sont pas revêtus de pare-vapeur puisque celui-ci est posé ultérieurement en continu. Afin d’augmenter les performances thermiques sans augmenter l’épaisseur de l’isolant.80 m au lieu de 1 m pour la plupart. Certains produits existent en largeur de 2. Par contre si un lattage horizontal est mis en œuvre sur les montants d’ossature. Pour les produits souples. Le pare-pluie Un pare-pluie. feuille étanche à l'eau liquide et perméable à la vapeur d'eau. • des films d'aluminium collés sur plaques de plâtre. Les lames d’air entre montants et isolants sont à proscrire (pont thermique) de la même façon qu’un tassement trop important qui provoquerait un écrasement de la laine à certains endroits et donc une diminution de sa performance. La seconde est de permettre la migration vers l'extérieur de la vapeur d'eau qui aurait pu traverser le pare-vapeur. est disposé sur la face extérieure des murs (sous le parement). CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 66=========== . De la même façon. Il a deux fonctions: la première c'est de mettre la construction à l'abri des intempéries le plus rapidement possible pendant la phase chantier et de constituer une ligne de défense secondaire contre la pénétration de la pluie et de l'humidité poussées par le vent à travers le matériau de parement extérieur.

On peut également le poser sur un contre-litelage ou sur des profilés en acier galvanisé fixés sur les montants.. En cas d’incendie. fibres-ciment.. l'aspect esthétique. • les revêtements plastiques épais (sur support continu). En raison de leurs multiples avantages (ininflammables et ralentissant la propagation des flammes. Cette technique permet de poser les gaines électriques et tuyauteries sans percer les montants ni le pare-vapeur si celui-ci n’est pas solidaire du parement intérieur. Feu Les ossatures légères ne sont pas destinées à être exposées directement au feu du fait de leurs faibles sections.. le parement doit être en qualité hydrofuge. • les panneaux de particules ou d'OSB. bien sûr.). l’eau contenue dans le parement exposé au feu (surtout dans le cas du plâtre) humidifie l’isolant fibreux très perméable. En fonction de leur nature.0. sont entre autres. • les lambrissages en bois. Le comportement au feu des murs dépend également du type de paroi. les plaques de plâtre ou de gypse cellulose cartonnées constituent le matériau le plus utilisé pour les revêtements intérieurs des constructions à ossature bois. le prix de revient et le coût d'entretien. Paroi à cavité fermée Dans les parois à cavité fermée (situation la plus fréquente). • les tuiles et ardoises (terre cuite. Attention : Dans les pièces humides. • les matériaux en plaque (contreplaqué. bardeaux.. Le parement extérieur Les murs extérieurs d'une construction à ossature bois peuvent recevoir la plupart des matériaux de revêtement disponibles sur le marché. • les parements maçonnés (briques de parement…). • les enduits au mortier de ciment (sur armature d'accrochage). fibres-ciment. • le contre-plaqué. ils seront ventilés ou non sur leur face intérieure. on citera : • les revêtements en bois massif (clins. • les plaques de gypse-cellulose. stratifié compact. teneur en eau négligeable). frises.).. économiques.. La nature de l’isolant fibreux de remplissage à une importance sur le résultat final. deux composants du mur vont jouer un rôle complémentaire dans le comportement au feu de la paroi : l’isolant et le parement intérieur formant écran coupe feu. La pose du parement est en général effectuée directement sur les montants d’ossature si leurs tolérances de sections (+/. l’épaisseur des liteaux est augmentée de façon à incorporer une isolation supplémentaire dans leur épaisseur.). se dépose sur les parois latérales et arrières ce qui a pour effet de ralentir la progression de la température tant qu’elle n’est pas totalement évaporée.Le parement intérieur Les matériaux les plus utilisés en parement intérieur sont : • les plaques de plâtre. Les panneaux de laine minérale doivent être serrés mais non comprimés pour protéger les pièces de bois de flanc. Les critères qui président au choix de ces matériaux. Parmi les matériaux couramment employés. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 67=========== . Dans certains cas. faciles à poser. ils ont été séchés.5 mm) ont été respectées et si. Leur épaisseur est de 13 mm ou plus selon les critères de tenue au feu.

• les plaques de gypse cellulose. Si la nature du parement intérieur a peu d’influence sur la valeur du coefficient K. Dans tous les cas la lame d’air ventilée sera recoupée par une barrière incombustible tous les deux niveaux au minimum. ce qui a pour effet d’accélérer la combustion. Les habitations de la 3ème et 4ème famille et les ERP (>R+1) ayant leur plancher le plus haut à plus de 8m ou réservés au sommeil doivent satisfaire aux règles de calcul du C+D. souvent associés à de la laine minérale. Il permet de mettre en œuvre de façon simple et économique des isolations très performantes avec des ponts thermiques négligeables. le complément est assuré par la structure elle-même calculée selon les principes d’une structure bois apparente pour la durée restante. Plusieurs types d’écrans. l’eau de constitution s’échappe par la lame d’air où s’établit un tirage thermique. les lames de bois massif). soit d’une installation fixe d’extinction automatique à eau. le bardage devra en outre être au minimum M2 (ce qui interdit. • les plaques de fibres ciment. Ossature bois avec écran suffisant C’est le cas le plus fréquent. il est nécessaire de prolonger l’écran coupe-feu au-delà du plafond jusqu’au panneau support de revêtement de sol pour compartimenter le plénum. elle pourra CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 68=========== .Paroi à cavité ouverte Dans les murs à cavité ouverte. Isolation Thermique Le bois est un mauvais conducteur thermique. sont admissibles et font tous office de bouclier thermique : • les plaques de plâtre. sauf essai. La protection thermique est essentiellement apportée par le parement intérieur qui doit avoir une durée au moins égale à la durée requise. on peut éviter l’assujettissement au C+D en vérifiant que l’ERP occupe la totalité du bâtiment et en l’équipant soit d’une alarme de type 1. • les panneaux de bois ciment. Ossature bois avec écran insuffisant Lorsque l’écran n’assure qu’une fraction de la durée de stabilité requise. • les autres panneaux dérivés du bois. Dans l’attente d’une instruction technique adaptée aux parois à ossature bois. Attention : Lorsque la paroi doit assurer une fonction coupe-feu (cas des murs mitoyens). Plénum avec écran coupe-feu Dans ce dernier cas.

208 W/m². selon la nature de l’isolant R Paroi avec couches croisées Thermique d’été L’ossature bois étant par nature très isolante. Paroi simple Paroi avec couches croisées Pour une épaisseur d’isolant de 100+45 mm 0.218<K<0. Paroi simple Pour une épaisseur d’isolant de 120mm : 0. il est particulièrement facile de conserver la fraîcheur comme la chaleur.°C.par contre ne pas être négligeable sur la notion de confort thermique à l’intérieur d’une pièce (température de la paroi et rayonnement).187<K<0. selon la nature de l’isolant.°C.°C. Pour une épaisseur d’isolant de 150mm : 0.230 W/m. Par ailleurs on devra particulièrement veiller à assurer une bonne étanchéité à l’air et au vent. Enfin une attention toute particulière doit être portée à la diffusion de la vapeur d’eau à travers les parois pour éviter les risques de condensation. Les fuites d’air se comportent comme des ponts thermiques dans l’enveloppe d’un bâtiment. Le choix d’une isolation intérieure croisée dans laquelle passent tous les réseaux représente une solution très performante. Afin d’assurer un bon confort d’été on veillera à : 69=========== CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 .274<K<0.289 W/m. selon la nature de l’isolant.

pare-soleil..version 2 70 .• • se protéger du rayonnement solaire d’été en particulier au niveau des baies vitrées (orientation des baies.).. • les toitures-terrasses végétalisées. créer une source de fraîcheur et une possibilité de la stocker pour la diffuser aux heures chaudes. Paroi simple Paroi avec couches croisées Paroi simple verticale Pour une épaisseur d’isolant de 120mm R route = 38 dB (A) R rose = 42 dB (A) Paroi avec couches croisées Pour une épaisseur d’isolant de 100+45 mm R route = 40 dB (A) R rose = 43 dB (A) CNDB – Module de formation n°2 . protections extérieures des baies. Acoustique La maîtrise de l’acoustique basée sur la loi "Masse-Ressort-Masse" est assurée en combinant les masses des parements intérieurs et extérieurs reliés par un "ressort" (espace entre les montants) en général remplis de laine minérale. et tout aussi utile en hiver où elle permet un réchauffement de l’air neuf. À noter : La prise d’air frais au travers de conduits enterrés et largement dimensionnés (puits canadiens) peut être une solution d’accompagnement particulièrement simple à gérer. très efficace. Les soubassements peuvent être des sources de fraîcheur et constituer une inertie pour passer les heures chaudes de la journée. • les planchers mixtes bois-béton. D’autres dispositifs à inertie sont également envisageables : • les planchers en bois massifs.

• coût. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 71=========== . • conformité au DTU 31-2: certains éléments doivent faire l’objet d’Avis Techniques CSTB.Exemple de voile séparatif de logements Double mur avec une épaisseur d’isolant de 2 x 100 mm – 50kg/m2 R = 62 dBA Mur séparatif de logement Types de panneaux Les divers exemples cités ci-dessous sont les plus couramment utilisés. dans le cas de certains pignons ou façades. • vieillissement et entretien. Mur à cavité fermée avec panneau de contreventement extérieur On désigne par cavité fermée une paroi dans laquelle l’isolation est posée entre deux panneaux. le calcul de résistance au vent oblige à une inertie qui ne permet pas d’utiliser l’épaisseur 36 mm en conservant le même entraxe. On notera qu’en Scandinavie. Cependant leurs performances ne sont pas identiques en termes de : • étanchéité à l’air. L’épaisseur de 46 mm de l’ossature ne pose aucun problème pour les fixations des panneaux de contreventement sans obliger à doubler les montants à leur liaison. De plus. Cette solution est couramment utilisée car elle assure une bonne étanchéité à l’air et tenue au feu du fait que le panneau de contreventement est situé du côté extérieur. • tenue au feu. l’épaisseur systématiquement utilisée est 48 mm et en Amérique du Nord 50 mm. • aspect architectural extérieur et intérieur. L'exemple suivant permet une isolation supérieure à la réglementation (120 mm au lieu de 100 mm) pour la plupart des zones habitables françaises. Il faudra donc bien prendre en compte tous ces éléments et pas seulement le coût initial avant de faire un choix et ceci en fonction du type d’ouvrage à réaliser. la France étant le seul pays à utiliser du 36 mm du fait de ses habitudes pour la fabrication des fermettes industrielles.

mais en gardant le même principe. Par contre : • l’étanchéité à l’air de la construction est nettement moins bonne qu’avec un mur à cavité fermée.Composition de l’intérieur vers l’extérieur : − plaque de plâtre 13 mm ou lambris. • le comportement au feu est également moins performant. Mur à cavité fermée avec panneau de contreventement intérieur Cette solution est l’une des plus économiques car le panneau de contreventement sert également de parement intérieur. − liteaux 45/25 mm. − parement extérieur : tous les types cités précédemment. voile travaillant. Du fait de ces inconvénients et malgré ses performances économiques. En variante à cette solution. − ossature 45/120 mm. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 72=========== . − pare-pluie. − laine minérale 120 mm. − pare-pluie. voire un panneau de particules CTBH de 12 mm minimum. ce principe est principalement utilisé en habitat de loisir ou pour les murs de certains bâtiments industriels ou commerciaux. on trouve : − ossature de largeur 97 ou 147 mm. Concrètement. Celui-ci a été utilisé. − bardage bois ou autre revêtement. − liteaux 46/27 mm. − pare-vapeur. − pare-vapeur. − ossature 45/120 mm. ce principe de mur sera réservé à des usages limités où les performances thermiques et la tenue au feu ne seront pas des critères prioritaires. − laine minérale 120 mm. mais il est plus lourd car plus dense et plus épais et sa compétitivité n’est plus évidente aujourd’hui. − bardage bois ou autre. − panneau d’OSB ou CTBX plus épais si les calculs l’exigent pour le contreventement. − isolation de 100 ou 150 mm d’épaisseur. • la stabilité au feu doit être assurée par des écharpes en bois massif dans la structure. − panneau d’OSB de 10 mm. Composition de l’intérieur vers l’extérieur : − panneau d’OSB ou CTBX de 12 mm.

on approvisionne sur chantier les bois d’ossature secs et calibrés et parfois coupés à longueur pour les plus couramment utilisés. on pose les panneaux de contreventement et enfin les parements extérieurs puis intérieurs. Ensuite. Par contre. • contrôle de qualité plus difficile à réaliser sur chantier qu’en atelier. Construction par petits panneaux Cette méthode est la plus répandue en France car elle permet d’intégrer en atelier un certain nombre de tâches sans nécessiter d’engins de manutention. chevilles. étriers. après l’isolation et la pose des réseaux d’électricité et de fluides. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 73=========== . en France. etc. de plus. Les panneaux sont alors fabriqués au sol en grande dimension (5 à 10 m. Types de mise en œuvre Construction sur site Cette méthode est essentiellement utilisée en Amérique du Nord où elle est nettement majoritaire (70 à 80%) par rapport aux autres. etc. les panneaux rainurés (façon lambris) ne pourront être utilisés qu’à la condition que cette cote soit respectée entre le fond des rainures et l’autre face. sabots. Avant tout démarrage de chantier. elle est quelquefois utilisée pour des chantiers ayant certaines spécificités telles que : • une grande complexité architecturale. De ce fait. Il n’est pas exclu qu’elle se développe en France et en Europe dans le cadre d’une organisation d’entreprises adaptées. elle présente plusieurs contraintes : • nécessité de disposer d’une main d’œuvre adaptée à cette méthode et très productive pour être compétitive. un dossier d’exécution élaboré est réalisé et ceci à partir d’un nombre de composants. Ensuite. boulons. Cette méthode est peu utilisée en Europe car elle ne correspond pas à une tradition ni à une organisation du travail et des responsabilités très courantes. les organes d’assemblages: pointes. voire plus) puis levés manuellement et assemblés à la structure en place. les poutres composites ou en lamellé-collé. • travail en extérieur et donc soumis aux intempéries avec un coût horaire de main d’œuvre et un nombre d’heures plus élevés qu’en atelier. • des difficultés d’accès au chantier.Attention : Le panneau de contreventement et parement doit avoir une épaisseur continue d’au moins 10 mm pour être admis en contreventement.

Les panneaux ont une longueur de 5 à 12 m. L’intérêt de cette technique est de limiter le temps d’intervention sur chantier puisque le montage des murs est réalisé par exemple en une journée au maximum pour une maison individuelle. soit indépendant. l’isolation et le parement intérieurs sont posés ensuite sur le chantier. seul l’encombrement du transport routier limite leur dimension puisque leur poids reste faible (500 kg à 1 tonne). elle est assez bien adaptée au marché français de la construction bois et au tissu d’artisans et de PME qui lui correspond. Les revêtements extérieurs.De plus. Ils sont assemblés entre eux sur chantier par clous et boulons puis liaisonnés par une lisse haute. Leur manutention nécessite un engin de levage. De ce fait. Construction par grands panneaux Cette méthode est assez couramment utilisée en Scandinavie et par certaines entreprises françaises dont la production est suffisamment importante. Les panneaux ont des dimensions maximales d’environ 2. Cette méthode consiste à assembler en atelier les ossatures et les panneaux de contreventement et à intégrer éventuellement les précadres des ouvertures.50 m pour rester manuportables.40 x 2. soit associé au camion de transport et dont la flèche varie de 13 à 18 m selon les cas. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 74=========== . elle s’adapte à tous les types d’architecture et n’oblige pas à une production répétitive. voire les menuiseries et fermetures elles-mêmes.

lors de la fabrication des panneaux sur table de montage. Dans ce cas. La compétitivité du système n’est donc pas évidente. Enfin. sauf pour des cas très particuliers et elle nécessite d’une part un investissement en outils de production et manutention relativement importants et d’autre part un marché régulier. Construction en modules tridimensionnels Cette technique est assez rare en France et un peu utilisée en Amérique du Nord et en Scandinavie. un engin de levage assez puissant est nécessaire pour leur mise en œuvre et leur transport peut poser des problèmes de gabarit sur routes et d’accès au chantier. voire 15 m. cette technique n’est adaptée qu’à une architecture simple. il faut bien étudier les problèmes de liaison entre panneaux et avec la dalle et les planchers et l’intégration des fluides puisque les panneaux sont fermés des deux côtés. il est possible de réaliser en atelier les revêtements extérieurs et d’intégrer les ouvertures et fermetures en un temps plus réduit. Etant donné leur poids. Parfois les entrepreneurs exécutent également la mise en place de l’isolant. les peintures et papiers peints. standard et relativement répétitive.De plus. voire du parement intérieur. extérieur et intérieur. y compris les revêtements de sol. le contrôle de qualité est facilité. Ces modules ont une dimension d’environ 3 m en hauteur et largeur et leur longueur varie de 8 à 12 m. Elle consiste à réaliser la construction en plusieurs modules avec toutes les finitions exécutées en atelier. Enfin. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 75=========== .

Normes et DTU DTU 31.2 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Eurocode 5 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 Calcul des structures en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 76=========== .

au travail de mise en œuvre ainsi qu'aux détails d'assemblage entre les éléments de structure et entre la structure et les éléments de remplissage.3 . Ce sont les poteaux qui transfèrent finalement l'ensemble des charges au système de fondations. Le contreventement des structures par poteaux et poutres doit être systématiquement étudié. Les panneaux muraux qui s'insèrent dans la structure ne sont pas porteurs mais ils peuvent participer à la stabilité latérale de la structure. Le squelette formé par les poteaux et les poutres peut être laissé apparent et générer ainsi une structure visible à l'intérieur de laquelle viennent s'insérer des parois pleines. Le système poteaux et poutres forme un système modulaire tridimensionnel qui peut généralement se développer aussi bien horizontalement que verticalement. Système poteaux et poutres CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 77=========== .4 . Quand la structure est laissée apparente. Ces panneaux ont essentiellement une fonction d’enveloppe et donc de barrière face aux agents d'inconfort extérieurs.SYSTÈME POTEAUX ET POUTRES EN BOIS Principes Les planchers et la toiture sont supportés par des poutres elles-mêmes supportées par des poteaux. un grand soin doit être apporté à la qualité des bois utilisés. des fenêtres et des portes.

• utiliser les éléments structuraux en bois reconstitué (bois lamellé-collé.00 m.00 m et 4. • de la portée des planchers et des charpentes. le pin et le douglas sont les plus couramment mis en œuvre. la plupart des résineux et certains feuillus comme le chêne et le châtaignier peuvent être utilisés. bois lamellisé …) Humidité Pour limiter les phénomènes de retrait.80 m. l’épicéa.60 m est généralement économique. il est nécessaire de faire appel à des poutres en bois reconstitué (bois lamellé-collé. on veillera à utiliser des bois de bonne qualité (Classement structure : C22 . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 78=========== . • mettre en œuvre des bois moisés d’épaisseur limitée. • de la dimension modulaire des éléments de remplissage. Afin de diminuer le risque de fente on peut : • privilégier des bois hors cœur. • utiliser des bois à cœur expurgé par percement. • réaliser des fentes anti-retrait. Les pieds de poteaux non isolés de la maçonnerie (cas particulier des poteaux sans ferrure) et les poutres horizontales non protégées (couvertine métallique. Les structures poteaux et poutres destinées à des locaux chauffés ne doivent pas dépasser 15 % de taux d’humidité. planche inclinée…) sont en situation de très fort risque (classe 4). Risques biologiques Les systèmes poteaux et poutres peuvent présenter des risques de dégradation biologique différents selon leur exposition à l’humidité et à l’eau. Les bois reconstitués représentent également une solution pour la réalisation de poteaux et de poutres. les bois utilisés à l’extérieur mais couverts sont mis en œuvre à un taux d’humidité n’excédant pas 18 %. Une trame de 3. Les poteaux et les poutres étant souvent destinés à rester apparents. Les structures protégées des intempéries par un revêtement extérieur présentent peu de risques (classe 2). Ils doivent faire l’objet d’un choix d’essence ou d’un traitement approprié. Dans la pratique le sapin. • du rapport entre sections des pièces de bois et charges. Ces essences sont utilisables sous forme de bois massif équarri mais aussi sous forme de bois rond pour les poteaux. Les structures extérieures doivent faire l’objet de dispositions constructives pour favoriser l’égouttage et le séchage du bois (classe 3).Classement d’aspect : choix 1 ou choix 2 sélectionné). bois lamifié…) Le choix d’une trame tient compte : • de la taille désirée des travées compte tenu de l'usage qui sera fait des espaces. Au-delà de 5. Pré-dimensionnement Trame La trame des systèmes poteaux / poutres en bois se situe de manière optimum entre 3.Matériaux Qualité Comme pour les colombages.

Proportionnement La valeur maximale des charges est rarement déterminée par la contrainte admissible en compression des poteaux mais par la contrainte admissible en compression transversale des poutres. • Poteaux Habitation type RDC Habitation type R+1 Habitation type R+2 Habitation type R+3 S = 100 x 100 mm S = 120 x 120 mm. Le choix d’un élément moisant permet en général d’améliorer la résistance critique de l’élément considéré (flexion pour les poutres. Pour une surcharge courante de plancher de 150 daN/m2 et une hauteur moyenne de poteaux de 2. flambement pour les poteaux) Poteau double moisant Poteau simple continu CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 79=========== . ou (2x) 75 x 120 mm S = 140 x 140 mm. ou (2x) 100 x 140 mm Assemblages des poteaux et des poutres Jonctions des poteaux et des poutres Il existe quatre grands types de jonctions des poteaux et des poutres.50 m. on admet en général le proportionnement suivant des poutres et poteaux en bois : • Poutres H = 1/15 L l = 1/2 H H L I = = = Hauteur de la poutre Portée de la poutre Epaisseur de la poutre Si la poutre est exposée au feu sa section minimum sera de 75 X 140 mm. ou (2x) 75 x 140 mm S = 160 x 160 mm.

On améliore la rigidité des assemblages boulonnés en interposant des crampons entre les pièces de bois. Des rondelles doivent être placées sous la tête et l’écrou. Pour des assemblages courants deux boulons sont généralement suffisants. On utilise essentiellement des boulons à extrémité filetée qui traversent perpendiculairement les pièces de bois. Le diamètre des trous doit être supérieur de 1 mm environ à celui des boulons. Assemblage par boulon CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 80=========== . Ils présentent en effet plusieurs inconvénients : • Affaiblissement des éléments en bois conduisant à une augmentation de la section. • Sensibilité à l’eau à l’extérieur. Assemblage par tenon et mortaise • Assemblages par boulons ou broches Les assemblages boulonnés sont particulièrement adaptés aux systèmes moisés. Les boulons travaillent essentiellement en flexion tandis que le bois est soumis à des contraintes de cisaillement et à des pressions exercées sur les parois des trous. • Travail de façonnage important.Poteau simple continu Poutre simple continue Assemblages des poteaux et des poutres • Assemblages par tenons et mortaises Les assemblages traditionnels par tenons et mortaises sont aujourd’hui d’un usage restreint.

Dispositions minimum pour les assemblages par boulons et rondelles métalliques travaillant en cisaillement : Nombre mini de boulons par assemblage : 2 épaisseur des bois en mm. diamètre du boulon en mm. Les contraintes de feu peuvent conduire à une protection spécifique des éléments métalliques (protection de l’acier par le bois ou peinture intumescente). charge admissible en daN au simple cisaillement charge admissible en daN au double cisaillement 35 8 120 300 50 10 190 450 65 10 200 510 75 12 260 660 90 14 300 840 100 16 350 1040 120 18 400 150 20 440 1250 1380 • Assemblages par connecteurs métalliques L’avantage des connecteurs en tôle réside dans une mise en œuvre plus rationnelle. Les connecteurs sont fixés par des clous. Ils peuvent être fabriqués industriellement dans de nombreuses formes et dimensions ou à la demande. Assemblage par connecteur métallique 1 Assemblage par connecteur métallique 2 Assemblage par connecteur métallique 3 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 Appui sur corbeau 81=========== . Il n’y a pas d’affaiblissement de section. des vis ou des boulons. Ils sont visibles ou cachés. de plus la charge de rupture de ces assemblages peut être calculée.

transmettent les efforts du vent. Cette méthode exige une conception particulière des planchers et toitures concernés. Aucun plan de contreventement aux niveaux des planchers n'est alors nécessaire.Contreventement Systèmes de contreventement Deux systèmes de contreventement sont possibles : • Raidissement dans des plans verticaux uniquement Les plans de contreventement constituent une sorte de cloisonnement. horizontales. La trame de base doit présenter des plans de contreventement verticaux dans chacun de ses axes aussi bien longitudinaux que transversaux auxquels les traverses extérieures. à condition que leurs axes ne soient pas concourants. Contreventement dans des plans verticaux et horizontaux CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 82=========== . Contreventement dans des plans verticaux • Raidissement dans des plans verticaux et horizontaux L'emploi de contreventements horizontaux permet de réduire jusqu'à trois le nombre de plans de contreventement verticaux nécessaires.

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 83=========== . les points d'ancrages doivent être tels qu'ils ne se déplacent pas par le jeu du bois. la fixation des contreventements doit se faire au plus près des pieds et têtes de poteaux. Ces diagonales n'ont d'utilité que si elles sont tendues à la mise en œuvre. • Par panneaux à ossature bois L'utilisation de panneaux de remplissage à ossature légère en bois munis d'un voile travaillant apparente. ne peut être exclue.Dispositifs de contreventement Trois dispositifs de contreventement sont utilisables : Dispositifs de contreventement • Par maçonnerie Ce cas se rencontre lorsqu'on introduit des remplissages maçonnés dans la structure. Étant donné qu'une certaine perte de tension. On emploie également des tiges d'acier filetées à leurs extrémités et placées en diagonale. Pour limiter les cisaillements (voire les moments) parasites dans les poteaux. • Par éléments de triangulation Des membrures diagonales (aisseliers) en bois peuvent assurer la réalisation d'un plan de contreventement en même temps qu'elles augmentent la force portante des poutres. On trouve des murs simples ou doubles venant s'interposer entre poutres et poteaux (souvent des petits éléments appareillés comme la brique). Les différences de variations dimensionnelles des matériaux obligent à porter un grand soin aux jonctions bois/maçonnerie. Il y a lieu de prévoir au moins deux croix de Saint-André par plan de contreventement. liée aux variations de température. la structure poteaux et poutres à une construction par ossature légère. d'un point de vue statique. On peut également effectuer un remplacement partiel de l'ossature par un noyau massif (structure en béton banché par exemple).

Fixations des dispositifs de contreventement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 84=========== .

Principes des poteaux et des fondations * Assemblages des poteaux et des fondations Dans le cas des fondations maçonnées. Dans tous les cas. Il est nécessaire d’utiliser alors une ferrure de fixation assurant le calfeutrement à l’eau et à l’air. À l’extérieur. une distance d’environ 10 cm est à prévoir entre le sol fini et le pied du poteau. le dispositif d’assemblage doit être suffisamment résistant pour reprendre et transmettre les efforts mécaniques de la structure aux fondations. l’assemblage se fait généralement par l’intermédiaire d’un connecteur métallique ancré dans la maçonnerie. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 85=========== . L’ancrage direct du poteau au système de fondation est le plus courant. une hauteur de quelques centimètres est suffisante. Il faut également soigner la jonction entre le pied du poteau et le connecteur lui-même pour éviter toute rétention d’eau. le poteau assure une fonction partielle d’enveloppe. Attention : Dans le cas de murs de remplissage entre poteaux.La structure et les fondations Jonctions des poteaux avec les fondations Il existe quatre grands types de jonctions des poteaux et des fondations. À l’intérieur. On veille particulièrement à éviter un contact entre la maçonnerie (humide) et le bois.

Pieds de poteau CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 86=========== .

. couvre-joints. doivent également être pris en compte la qualité des bois (essences. joints souples. • si la structure poteaux et poutres est apparente à l'extérieur.. les fonctions assumées par les liaisons avec les éléments de structure sont toujours correctement remplies (contreventement.) ainsi que les traitements et protections applicables à ces bois et aux parties métalliques d'assemblages exposés . briques de terre cuite en 11 cm d'épaisseur. Une feuillure dans l’ossature bois est recommandée.). portes.) est rythmé par la "grille" formée par la structure poteaux et poutres. la jonction bois/maçonnerie devra être particulièrement étudiée. • le dessin architectural produit par les éléments de remplissages (parois pleines ou vitrées. fenêtres... nœuds. débits. Compte tenu des variations différentielles des matériaux.La structure et les remplissages Les jonctions entre la structure et les remplissages Les principaux facteurs à prendre en compte lors de la conception et de la construction d’ossature poteaux et poutres avec remplissages sont les suivants : • l'efficacité structurale de la jonction entre les panneaux de remplissage et l'ossature elle-même pour assurer la stabilité latérale des parois ... retrait et déformation des différents matériaux . rejets d'eau. • le détail d'aspect de la jonction entre les divers matériaux . • les caractéristiques de dilatation. On veillera également à interposer une coupure de capillarité entre le bois et la maçonnerie. • le maintien de l'étanchéité à l'air et à l'eau de cette même jonction par l'utilisation de feuillures. étanchéité à l’air et à l’eau) Ossature et remplissage maçonnés CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 87=========== . La fixation aux poteaux se fait le plus souvent par des pattes en acier galvanisé ou des équerres métalliques.. Attention : Il faut s’assurer qu’après un éventuel retrait du bois.. Les éléments de remplissage Les vides de la structure poteaux et poutres peuvent être remplis par trois dispositifs principaux : Des éléments maçonnés On cherchera dans tous les cas à réduire le poids de la paroi constituée (blocs de béton cellulaire.

Des panneaux à ossature légère en bois

N'étant pas porteuse, l'ossature de ces panneaux peut être disposée verticalement ou horizontalement. Ils peuvent recevoir tous les types de finitions habituelles à cette technique. On peut dimensionner la trame de la structure poteaux et poutres pour utiliser facilement des panneaux de remplissage aux dimensions standards.
Ossature et remplissage bois

Des panneaux vitrés Les surfaces vitrées prennent une importance architecturale particulière dans les constructions à ossature poteaux et poutres. Le point essentiel est de trouver le juste équilibre entre la transparence souhaitée pour la structure et le confort thermique (déperditions l’hiver, sur insolation l’été) Les vitrages peuvent être posés avec ou sans menuiserie intermédiaire. Ils ne doivent jamais être mis en charge par la structure. La profondeur de la feuillure doit prendre en compte la flèche et le flambement des éléments structuraux. La flèche doit être restreinte à 1/500ème de la portée). Les vitrages sont calés dans une feuillure et noyés dans un lit de mastic. Toutes les précautions de rejet d'eau doivent être prises. L’utilisation de profilés métalliques fixés devant l’ossature permet la réalisation de façades avec effet de vitrage continu.

Ossature et vitrage

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

88===========

Pour les vitrages fixes posés aux étages, il faut prévoir des dispositifs de nettoiement extérieurs (balcons, passerelles...) qui peuvent parallèlement être utilisés comme brise-soleil pour les niveaux inférieurs. Tous les remplissages que nous venons d'évoquer peuvent recevoir sans difficultés des fenêtres et des portes. Attention : L’utilisation de volets coulissants ou roulants est toujours délicate et doit faire l’objet d’une étude détaillée.

Feu
Par un dimensionnement correct des structures, il est possible d’atteindre une résistance au feu d’une heure. Lorsque la structure est intérieure, elle peut recevoir une protection complémentaire par une solution ignifuge. Pour une stabilité supérieure à une heure, les poteaux et les poutres doivent être protégés par des écrans coupe-feu. Les principaux écrans admis pour faire face au feu sont : • les plaques de plâtre et de gypse-cellulose, • les plaques de fibres-ciment, • les panneaux bois-ciment. Attention : Les ferrures métalliques d’assemblages doivent être protégées par une peinture intumescente ou par le bois lui-même (ferrure non apparente).

Normes et DTU
DTU 31.1 DTU 31.2 DTU 51.3 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

89===========

4 - 4 - MURS EN MADRIERS OU RONDINS EMPILÉS
Principes
Dans la construction par empilage, les madriers assurent les fonctions statiques et la délimitation des espaces. Ils participent également au confort thermique et acoustique. La définition des espaces, tant du point de vue formel que dimensionnel, est fortement contraint par la longueur des bois et les modes d’assemblage. La rigidité des constructions par empilage est assurée par l’ensemble des murs porteurs. Elle repose sur le poids des éléments et les assemblages par entaille. La massivité du bois ainsi que ses caractéristiques thermo-hygrométriques permettent aux murs en madriers d’apporter une bonne réponse au confort thermique d’été. En région froide, afin d’améliorer l’isolation thermique, les murs en madriers sont généralement doublés d’une contre-cloison isolante. Le tassement des madriers est toujours un problème important. Il induit des détails de mise en œuvre particuliers pour les ouvrages en relation avec le mur (ouvertures, contrecloisons…)

Construction en madriers (Honka)

Construction en rondins (Honka)

Matériaux Qualités
Il existe des constructions par empilage en chêne mais, le plus souvent, ce sont des essences résineuses qui sont utilisées (pin, épicéa, sapin, douglas). Les résineux à croissance rapide sont légers, peu nerveux, et présentent fréquemment un bel aspect. Ils résistent moins bien aux intempéries. Les résineux à croissance lente sont nerveux, lourds et denses. Ils peuvent être gercés et sont sensibles au gauchissement, mais leur inertie face aux variations climatiques est remarquable. Compte tenu de leur mise en œuvre “ couchée ”, les madriers et les rondins sont peu sollicités mécaniquement. Cependant ils sont destinés à rester apparents et doivent donc être de bonne qualité (Classement structure : C22 - Classement d’aspect : choix 1 ou choix 2)

Humidité
Pour limiter les phénomènes de retrait, les bois utilisés à l’extérieur sont mis en œuvre à un taux d’humidité n’excédant pas 18 %.

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

90===========

Risques biologiques
Les madriers et les rondins peuvent présenter des risques de dégradation biologique différents selon leur exposition à l’humidité et à l’eau. Les structures protégées des intempéries par un revêtement extérieur présentent peu de risques (classe 2). Les madriers et rondins apparents à l’extérieur sont plus sujets à dégradation. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 3.

Types de profilés
On distingue deux grandes familles de profilés : • les bois ronds • les madriers.

Bois ronds
Les bois ronds peuvent être dressés sur deux faces parallèles ou non parallèles et liaisonnés par des chevilles ou des fausses languettes. La solution du rondin calibré à joint creux n’est pratiquement plus pratiquée car elle ne présente pas une imperméabilité à l’air suffisante.

Madriers
Les madriers sont équarris à faces parallèles et assemblés par rainures et languettes. Ils offrent une meilleure protection à l’eau et à l’air. Afin d’augmenter les performances des madriers, on trouve aujourd’hui des madriers contrecollés, qui présentent moins de risques de déformations et de gerces, et des madriers composites qui associent deux parements en bois à un matériau isolant (polystyrène expansé, liège, fibres de bois…)

Différents profilés

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

91===========

• les structures verticales. • les chevrons de toiture seront bloqués au faîtage et liaisonnés par des assemblages glissants en rampant sur pannes et sablières. • définition des espaces (longueur). • les cloisons ne doivent pas être bloquées sous plafond. comme les poteaux. le tassement varie entre 2 et 5 cm pour une hauteur de 2. • si la construction comporte aussi des murs maçonnés. sauf en cas de fort élancement des murs. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 92=========== . doivent comporter des joints ajustables. • les cheminées et leurs chevêtres doivent être taillés d’aplomb de manière à ce que la construction puisse se tasser sans que la cheminée soit déportée. sont rarement des facteurs déterminants. • valeur de l’isolation thermique et acoustique (épaisseur).jusqu’à 13 m en bois reconstitué. Les dimensions courantes sont : Bois ronds Diamètre : Madriers Épaisseur : Hauteur : Longueur : 150 à 250 mm 60 à 200 mm 150 à 225 mm .50 m. • il est conseillé de limiter les différences de hauteur entre les diverses parties des fondations à 50 cm. ceux-ci ne se tassant pas. bois reconstitué…). • offre des fabricants. Selon les sortes de rondins ou de madriers. Le tassement doit être maîtrisé pour ne pas entraîner de désordres.Pré-dimensionnement Les dimensions dépendent de plusieurs facteurs : • bois utilisé (essence. • les escaliers doivent avoir leurs limons fixés en partie haute et être libre de glisser en partie basse. il importe de tenir compte du tassement des murs de madriers. Les exigences de résistance mécanique.jusqu’à 10 m en bois massif . En particulier : • les cadres des fenêtres et des portes doivent être construits afin de permettre le tassement des murs. Tassement Le tassement dû au séchage naturel du bois (retrait radial) et à la compression des madriers est la principale contrainte de ce type de construction.

les fabricants conseillent des raidisseurs supplémentaires.Jonction entre mur en madriers et mur en maçonnerie Jonction entre plancher et cloison Assemblages Traditionnellement. De plus. Assemblage à quart de bois Assemblage en queue d’aronde Assemblage en queue d’aronde arasée CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 93=========== . en général. Les articulations aux angles et entre murs peuvent faire appel à différentes solutions qui contribuent largement à l’identité visuelle de ce type de construction. la préfabrication en usine utilise. Pour les maisons d’une surface supérieure à 200 m2. un boulonnage traversant assurant à la fois rigidité et étanchéité. des rainures languettes et par des angles de murs bouvetés à mi-bois. les murs en bois empilé sont stabilisés par des tourillons.

L’ancrage et le serrage peuvent être effectués par un même dispositif. Ancrage et serrage Baies Les cadres des fenêtres et des portes sont construits avec des tenons permettant le tassement des murs. mais une des extrémités doit rester accessible pour permettre une mise en tension régulière. ils traversent verticalement un ou deux éléments de la paroi et sont pourvus d’un écrou qui permet de les serrer au moment du levage. Généralement ils lient la première ou la deuxième assise d’une paroi avec la dernière au moyen de fers ronds ou des tiges filetées qui traversent les assises intermédiaires. Baie sans cadre Baie avec cadre CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 94=========== . Ils sont généralement en fers ronds et filetées à leur extrémité supérieure.Appuis Le serrage des parois et leur ancrage doivent être prévus. Scellés dans la maçonnerie. Il existe plusieurs dispositifs. Les dispositifs de serrage servent à faciliter le tassement. Des couvre-joints intérieurs et extérieurs assurent la finition. Ils augmentent la rigidité de la façade. On doit préserver entre la traverse haute des menuiseries et les bois formant linteaux un espace de tassement comblé par un matériau fibreux (laine minérale) facilement compressible. à améliorer l’étanchéité et à limiter les variations dues aux reprises d’humidité. Les ancrages sont destinés à rendre le mur solidaire du soubassement.

• réaliser des cloisons de doublage isolantes. Celles-ci sont réalisées par des fourrures.Isolation Isolation thermique Les performances d’isolation thermique peuvent être atteintes de différentes manières : • utiliser des madriers ou des rondins de forte épaisseur. • utiliser des madriers trois plis avec un isolant intégré. • lames en bois (frises…). Les fabricants fournissent également des lambris dont la largeur et les finitions s’accordent à celle des madriers. Supports coulissant pour cloison de doublage Isolation acoustique L’isolation acoustique d’une paroi en bois massif dépend : • de l’épaisseur des madriers ou des rondins. Un jour doit être prévu entre la partie haute des parements des contrecloisons et la sous-face des plafonds. La finition se fait avec des solutions de parement habituelles : • plaques de plâtre ou de gypse-cellulose. • panneaux dérivés du bois. • des ouvrages éventuellement rapportés (cloison de doublage…). • réaliser une isolation extérieure. Madrier simple de 70 mm à isolation bruit route = 32 dB(A) Madrier avec isolation rapportée à isolation bruit route = 47 dB(A) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 95=========== . La solution la plus commune consiste à mettre en œuvre des cloisons de doublage. fixées par des dispositifs coulissants sur les madriers. en bois ou en métal. On dispose entre les fourrures un isolant fibreux de l’épaisseur recherchée. • de la qualité de la mise en œuvre (étanchéité à l’air…).

il faut prévoir une bonne ventilation. Dans les murs. il faut prévoir le tassement qui va se produire afin d’éviter tout risque d’incident. Les équipements sanitaires seront pourvus de raccords souples. les rondelles de tassement. • écran coupe-feu Entretien Pendant (et après) la construction.Fluides et gaines Installation électriques Les installations électriques se font le plus possible par encastrement dans les plafonds et planchers. L’entretien est identique à celui de toute maison à ossature ou structure bois. il faut contrôler annuellement les dispositifs de réglage du tassement. derrière les plaques d’isolation. Cependant. On utilisera des colliers coulissants pour les tuyauteries verticales ainsi que des manchons (évacuation) et des lyres (adduction) de dilatation. Au-delà des solutions sont possibles conformément à la réglementation incendie : • accroissement des sections. tels les pieds filetés. Fixation des éléments suspendus Pour tenir compte du tassement. Tuyauteries Lors de l’installation des tuyauteries. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 96=========== . les équipements suspendus (éléments de cuisine. L’humidité pendant la construction peut provoquer le bleuissement des bois bien que ceux-ci soient livrés secs. en raison du tassement des maisons en madriers massifs. ballon d’eau chaude…) doivent êtres fixés de telle sorte qu’ils puissent “coulisser”. ou encore l'ouverture et fermeture des portes et fenêtres. les gaines passent au droit des portes et ouvertures. Supports coulissant pour éléments de cuisine Feu La massivité des murs en bois empilés leur permet d’offrir une stabilité au feu pouvant atteindre sans difficulté 1/2 heure.

Pose de la charpente. Normes et DTU DTU 31. Les murs en rondins sont visibles en partie inférieure. Montage des murs en rondins. Ici. Implantation.Cahier d’Irabois n°8 “Construction en bois massif”. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 97=========== . le pignon est en ossature pour éviter le tassement différentiel. Les combles habitables.Exemple de chantier Construction d'une maison individuelle : Société Honkarakenne Vérification des niveaux de la dalle.1 DTU 31.2 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 Règles professionnelles Afcobois .

CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de planchers Planchers par solivage Système léger Flexibilité de forme et de façonnage Facilité de passage des fluides (sens parallèle aux solives) Épaisseur importante du plancher pour les portées supérieures à 4 m Faible portée pour les éléments de surface ou de sous-face Prix compétitif Planchers en bois massif Système massif Utilisation de bois de qualité inférieure Grandes portées (faible épaisseur) Sensibilité aux variations hygrométriques Bon comportement acoustique Bon comportement thermique Difficulté de passage des fluides Bon comportement au feu Prix plus élevé Planchers caissons Produits industriels Grandes portées Bon comportement acoustique Bon comportement thermique Difficulté de passage des fluides Prix élevé Planchers mixtes bois-béton Bon comportement acoustique et phonique Adapté au neuf et à la réhabilitation Interface charpentier-maçon critique Prix élevé CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 98=========== .PLANCHERS 5 .1 .5 .

Facteurs de conception des différents systèmes de planchers Coût Choix du système de plancher Performances phoniques du plancher Résistance mécanique (contraintes verticales) Poids propre (plancher. couleurs. revêtement de sol. plafond) Poids des cloisons. cheminée. surélévation) Relation avec le système porteur vertical ((continuité. calepinage des revêtements de sol Traitement architectural extérieur du système de plancher Effet de stratification horizontale (nez de plancher. gaines et fluides.. coursives. effet d’appui…) Perception de la structuration horizontale (mezzanines. murs…) Liaison avec la superstructure (murs. électricité. des portes et des équipements fixes Charges d'exploitation (personnes. inertie) Migrations d’eau et de vapeur d’eau Intégration des réseaux (eau. poutres…) Porte à faux Revêtements de sol et plafond Écartement des éléments de structure (solives.. longrines.. bruits d’impact…) Transmission thermique (isolation. balcons…) Rapport avec le sol (continuité intérieure-extérieure) Plate-fomes extérieures (caillebotis. meubles) Surcharges climatiques (pour les planchers formant terrasses) Rigidité (contraintes horizontales) Contreventement des murs Sollicitation des charpentes Contraintes sismiques Résistance au feu Stabilité au feu Degré coupe feu et inflammabilité Jonction avec le système porteur vertical Liaison avec l’infrastructure (plots. trémies…) Expression de l’ossature du plancher Type et forme de plafond Matières. lambourdes…) Planéité et rigidité du support Trémies et passages Dimension et position des ouvertures (Escaliers. décaissement..) Contrôle des ambiances Transmission acoustique (isolation phonique. coursives. préservation) et colles Déconstruction sélective (démontage) Traitement architectural intérieur du système de plancher Forme de l’espace (plan basique.. deck…) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 99=========== .) Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection..

La possibilité de jointoiement des planches à leurs extrémités et la rigidité du système permettent de franchir des portées supérieures à celles des solivages (3 à 8 m). Ces planches sont posées sur chant et jointives.PLANCHERS EN BOIS MASSIF Principes Les planchers en bois massif sont composés de planches de second choix ayant des propriétés mécaniques variables et provenant de bois de pays disponibles en grande quantité. La massivité du bois ainsi que ses caractéristiques thermohygrométriques permettent aux planchers en bois massif d’apporter une bonne réponse au confort thermique d’été et au traitement acoustique du local. On peut aisément réaliser des porte-à-faux dans le sens de portée des planches. chapes en béton…) formant un plancher flottant.5 . Les planchers en bois massif ne sont pas déformables dans leur plan. Ils participent au contreventement des murs. Les variations dues à l’humidité et en particulier le retrait des planches sont toujours un problème important à prendre en compte. La sous-face du plancher est généralement finie et ne nécessite pas la réalisation d’un plafond complémentaire. L’assemblage peut être réalisé par clouage ou par collage.2 . les planchers peuvent recevoir en partie supérieure des couches complémentaires (panneaux en bois. Plancher en bois massif CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 100=========== . Afin d’améliorer l’isolation phonique. Les planchers en bois massif se prêtent bien à la réalisation de planchers mixtes bois et béton. plaques de plâtre pour sol.

• prévoir une dilation avec calfeutrement sur les rives parallèles au sens de portée des planchers . douglas. cette solution est appliquée pour les systèmes de panneaux préfabriqués . La massivité du système et la distribution statistique des défauts permet d’utiliser des bois de faibles qualités (classement structure : C18). Il est important que l'humidité du bois mis en œuvre soit à un taux moyen par rapport à celui qu’il connaîtra à l’usage. On peut anticiper le problème de plusieurs manières : • prévoir régulièrement (environ tous les 1.Matériaux Qualité Les essences de bois les plus utilisées pour leur bon rapport résistance/poids sont les résineux (sapin. épicéa. Si le taux d’humidité augmente fortement. pins). Humidité Les planchers en bois massifs sont particulièrement sensibles aux variations d’humidité dans le sens de la largeur (retrait tangentiel ou radial des planches). en général 12 à 15 % pour un plancher séparatif d’habitation. Joint par rainure et fausse languette Finitions des sous-faces du plancher CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 101=========== . Si le taux d’humidité baisse fortement le retrait du bois se traduira par des écartements entre planches. • traiter les finitions en sous-face du plancher par des profils formant masque aux écartements (planches en quinconce. moulures…).20 m) des joints avec fausses languettes. la dilatation du plancher se traduira par des poussées horizontales sur les appuis et les murs. chanfreins.

La distance entre clous est voisine de 45 fois leur diamètre (15 à 20 cm). Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2. Pour limiter les risques de fentes.20 m pour des produits préfabriqués Proportions : E = 1/35 L Clouage Dans les planchers en bois massif cloués. Les clous sont généralement disposés en quinconce.5 fois l’épaisseur des planches. Ils doivent avoir une longueur au moins égale à 2. Pré-dimensionnement La hauteur des planches est choisie en fonction : • de la portée et des charges du plancher. ils ne doivent pas être positionnés à l’extrémité des planches à moins de 15 fois leur diamètre. • des exigences en matière d'acoustique. • des exigences en matière de feu. Schéma de clouage CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 102=========== . Le nombre et la section des clous dépendent des charges à reprendre.Risques biologiques Les planchers n’offrent qu’un risque accidentel de présence d’eau. Épaisseur des planches : 24 à 45 mm Épaisseur du plancher : 12 à 22 cm Longueur (portée) : 5à8m Largeur : à la demande 1. les clous servent à répartir les charges verticales entre les planches et à éviter le glissement longitudinal entre planches en présence de poussées horizontales (contreventement des murs).

La fixation se fait directement par clouage de chaque planche sur une lisse ou par l’intermédiaire d’équerres métalliques. une cale clouée est placée sous la planche surélevée. Appuis sur mur en ossature bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 103=========== . En cas de planches en quinconce.Appuis et jonctions La surface d'appuis des planchers sur les murs et les poutres est au moins de 50 mm sur bois et métal.

• les plaques de plâtre et de gypse-cellulose pour le sol. Dans les situations courantes. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 104=========== . Finition par chape et carrelage Finition par panneaux et parquet Fluides et gaines Le principe constructif ne permet pas. Il est recommandé de placer ces matériaux sur une couche résiliente afin d’améliorer l’isolement aux bruits d’impact. stabilité. • les chapes en béton. il est possible de passer les gaines. ils jouent le rôle d’un parquet. • des dalles en liège.) et des exigences acoustiques et phoniques des locaux. Le choix d'un support dépend essentiellement du type de revêtement de sol. Les supports les plus employés sont : • les lames en bois massif (parquet) ou en bois reconstitué (parquet flottant).Supports de revêtements de sols Les planchers en bois massifs peuvent rester apparents sur leur face supérieure. de ses exigences (planéité.. étanchéité. un revêtement de sol est rapporté et nécessite un support. • les panneaux de particules (CTB H). • des feutres et panneaux résilients en mousses ou fibres de synthèse. • les panneaux de lamelles orientées (OSB). le passage des gaines dans un sens perpendiculaire aux planches. fibres de roche). en général. de lin ou de chanvre. En utilisant des planches en quinconce. Poncés. • les panneaux de contreplaqué (CTB X). • des isolants minéraux résistant à la compression (fibres de verre. dans la partie supérieure du plancher. Un plafond suspendu peut alors être prévu pour apporter un traitement phonique complémentaire. On peut utiliser : • des panneaux en fibres de bois. L’utilisation d’un plancher flottant peut également être mis à contribution pour le passage des gaines. parallèlement aux planches..

00 m Épaisseur du plancher = 15 cm Porte-à-faux = 75 cm Porte à faux Trémies CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 105=========== . Exemple : Portée du plancher = 5. les porte-à-faux ne posent pas de problèmes particuliers. de balcons ou de murs en encorbellement dans le sens de la portée. tout porte-à-faux devra être soigneusement calculé.Passage de gaines entre des planches en quinconce Porte-à-faux et trémies Porte-à-faux Les planchers en bois massif permettent de réaliser simplement des porte-à-faux pour la confection de mezzanines. Au-delà de cette portée. Jusqu'à une longueur de 5 fois l’épaisseur structurelle du plancher.

Trémie Isolation Isolation thermique Lorsqu’elle est nécessaire (plancher support de toiture-terrasse. Isolation pour toiture terrasse Isolation sous plancher CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 106=========== .La réalisation d’une trémie de faibles dimensions (gaine. plancher sur vide sanitaire) une isolation thermique complémentaire peut être apportée par la mise en place d'un isolant au-dessus ou en dessous des planchers. Il est indispensable de poser un pare-vapeur sur la face chaude du plancher sur vide sanitaire et sous l’isolant en toiture-terrasse. trappe de visite…) ne nécessite pas l’ajout de pièce de charpente particulière. Lorsque la trémie est de grandes dimensions (escalier) il est nécessaire de prévoir un chevêtre et de vérifier que l’épaisseur du plancher est suffisante pour respecter la flèche admissible. Un clouage renforcé est à prévoir afin de reprendre le cisaillement transversal à l’extrémité des planches coupées.

5 m à 7 m 1m E = L/40 Plancher multiplis CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 107=========== . Feu La massivité des planchers en planches clouées ou collées leur permet d’offrir une stabilité au feu pouvant atteindre sans difficulté une 1/2 heure. (Voir le chapitre résistance au feu des planchers par solivage) Autres planchers en bois massif Les fabricants proposent aujourd’hui des produits formant plancher à base de planches collées.5 m à 7 m 1. En fonction du matériau. faible poids par rapport à leurs performances mécaniques. Les qualités de ces composants (faible épaisseur. Épaisseur : Longueur (portée) : Largeur : Proportions : 52 à 90 mm 2.20 m E = L/40 Plancher lamellé-collé Planchers multiplis Les panneaux en multiplis structurel sont composés de 3 à 7 couches de planches croisées. Planchers en plateaux lamellé-collés Les plateaux en bois lamellé-collé sont faits sur le même principe que les poutres en bois lamellé-collé. • Écran coupe-feu. facilité de pose et nombre réduit d’appuis) en font des produits intéressants pour le neuf et la réhabilitation.Isolation acoustique La mise en place d’un matériau absorbant acoustique sous le support de plancher suffit généralement à régler les problèmes d’affaiblissement acoustique aux bruits aériens et d’isolement aux bruits d’impact. l’épaisseur doit être calculée pour atteindre les exigences réglementaires. Au-delà des solutions sont possibles conformément à la réglementation incendie : • Accroissement des hauteurs de planches. Épaisseur : Longueur (portée) : Largeur : Proportions : 50 à 200 mm 2.

1 DTU 31.Plancher trois plis Les planchers trois plis sont réalisés à partir de trois planches de bois aboutées.11 DTU 58.1 DTU 51.50 m 135 mm E = L/40 Plancher trois plis Normes et DTU DTU 31. Épaisseur : Longueur (portée) : Largeur : Proportions : 90 et 120 mm 3 m à 4.2 DTU 51.2 DTU 51.3 DTU 51. collées à plat et décalées pour former rainures et languettes.1 Règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Parquets massifs contrecollés Parquets collés Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois Pose flottante des parquets et revêtements de sol contrecollés à parements bois Travaux de plafonds suspendus Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 108=========== .

plaques de plâtre pour sol.PLANCHERS PAR SOLIVAGE Principes Les planchers par solivage comprennent généralement une ossature composée de poutres. une aire inférieure (le plafond de l'étage inférieur) et éventuellement des matériaux d’isolation thermique et acoustique. de solives.3 . chapes en béton. couches résilientes…) formant un plancher flottant. et de chevêtres en bois. On peut aisément réaliser des porte-àfaux dans le sens de la portée des solives. La possibilité d’insérer dans les vides entre solives des isolants thermiques fait que les planchers par solivage sont une bonne réponse en termes d’isolation pour les planchers bas et les planchers supports de toiture-terrasse. La flèche est généralement limitée au 1/40° de la portée. Plancher par solivage CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 109=========== . La flexion est un facteur de contrôle critique qui prend en compte des aspects visuels. les planchers peuvent recevoir en partie supérieure des couches complémentaires (panneaux en bois. de confort et d'inconvénients d'une flèche et /ou de vibrations excessives sur les matériaux de plancher ou de plafond. Les sections courantes des solives en bois massif conduisent les planchers par solivage à de faibles portées. Les planchers par solivage peuvent être associés à des dalles en béton pour former des planchers mixtes souvent utiles en réhabilitation. Le système des solives est déformable dans un plan horizontal. Les planchers par solivage présentent une relative élasticité.5 . En apportant une aire supérieure non déformable (panneaux de contreplaqué. le plancher forme un diaphragme et participe au contreventement des murs. Afin d’améliorer l’isolation phonique. panneaux de particules …). une aire supérieure ou platelage.

douglas. fibres …) ou en tôle et d’ailes de résineux ou en bois lamellisé qui présentent une grande légèreté. le chêne. On utilise également de plus en plus des poutres en I composées d’une âme en panneau (contreplaqué. Aujourd’hui. pins). On peut utiliser au-delà du bois lamellé-collé ou des solives en bois reconstitué. • de l'épaisseur du platelage et de ses dimensions commerciales. Les bois en faible épaisseur devront être particulièrement résistants (classement structure : C22). les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 15% sans excéder 18 %. les solives dont l’extrémité est noyée dans la maçonnerie sans précaution particulière sont beaucoup plus sujettes à dégradation. Pré-dimensionnement Dimensions des solives La section et l'espacement des solives sont choisis en fonction : • de la portée et des charges du plancher. mais aussi le châtaignier furent des bois recherchés pour la réalisation des solives. Risques biologiques Les planchers n’offrent qu’un risque accidentel de présence d’eau.Matériaux Qualité Pendant longtemps. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2. • des exigences en matière de feu. Sections courantes des solives : Longueur (portée) : Proportions : Flèche maxi : 3à5m E = 1/20 L 1/300 L En mm 50 x 200 63 x 175 75 x 175 75 x 200 100 x 200 75 x 225 50 x 225 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 110=========== . les essences de bois les plus utilisées pour leur bon rapport résistance-poids sont les résineux (sapin. épicéa. Humidité Mis en œuvre dans une ambiance chauffée. • éventuellement du plafond. Par contre. Le bois massif représente la solution commune pour les portées inférieures à 5 m. Le choix de l’essence ou du traitement doit correspondre à la classe de risque biologique 3 ou 4. mais on peut utiliser des bois de moindre qualité (C18) en plus forte section.

Appuis sur murs maçonnés Sur murs en maçonnerie.20 m soit 30. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 111=========== . Solives en mm Hauteur Epais. Le tableau suivant permet un pré-dimensionnement des solives. • renforcer la protection fongicide en bout de solive (surtout après une coupe). plusieurs précautions doivent être prises pour limiter les risques liés à la présence d’humidité dans le mur : • mettre une coupure de capillarité en sous-face des solives. • ventiler l’extrémité des solives. la surface d'appuis des solives sur des murs et des poutres est au moins de 50 mm sur bois et métal et 75 mm sur maçonnerie. les entraxes courants des solives sont des sous-multiples de 1. Afin d’assurer un contreventement des parois. 40 et 60 cm. 225 75 63 50 200 75 63 50 175 75 63 50 150 75 63 50 60 460 430 400 400 380 350 360 330 310 300 280 260 Plancher C22 Entraxe en cm 40 520 490 450 460 430 400 400 380 350 340 320 300 30 570 530 490 490 470 440 440 410 380 370 350 320 60 450 420 380 390 370 340 340 320 300 290 280 250 Plancher C20 Entraxe en cm 40 510 480 440 450 420 390 390 370 340 330 310 290 30 550 520 480 490 460 430 430 400 370 370 340 320 60 440 410 380 390 370 340 340 320 290 290 270 250 Plancher C18 Entraxe en cm 40 500 470 430 440 420 380 390 360 340 330 310 290 30 550 520 470 490 460 420 420 400 370 360 340 310 Hypothèses de charges réparties de 150 daN/m2 RAPPEL : CHARGES DES PLANCHERS À USAGE D’HABITATION Combles non aménageables : 100 daN/m2 Greniers : 250 daN/m2 Logements. y compris combles aménageables : 150 daN/m2 Appuis et jonctions Afin de prendre en compte les contraintes d’écrasement (compression transversale). les solives en bois encastrées doivent être solidarisées aux murs par des ancrages métalliques.Portée des solives Pour faciliter la pose sans coupe des panneaux supérieurs.

solive de rive) représente la solution la plus simple à mettre en œuvre. Appuis sur lambourde Appuis sur étriers métalliques Une coupure de capillarité est nécessaire entre la maçonnerie et la structure bois.Appuis sur maçonnerie L’utilisation d’une murallière (lambourde. cornière métallique. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 112=========== .

Appuis sur sablière Appuis sur sablière de refend Appuis sur poutres en bois Les solutions d’appuis sur poutre entaillée sont réservées aux poutres de fortes sections (réhabilitation).Appuis sur murs à ossature bois Quelle que soit la technique de plancher et de mur retenue. en particulier. Appuis sur poutres entaillées Appuis sur étriers métalliques CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 113=========== . La jonction entre le plancher et les murs extérieurs doit offrir une bonne étanchéité à l’air (donc à la vapeur). aux solives et poutres en bois lamellé-collé apparent permet la réalisation de queues-d’aronde de grande précision. On la traitera le plus près possible de la face chaude pour éviter les risques de condensation. il importe de vérifier que l’ancrage permet de résister le cas échéant aux efforts et aux vents. Cette solution appliquée. On notera cependant que les assemblages bois sur bois sont à nouveau utilisés comme solutions haut de gamme grâce au taillage numérique en centre d’usinage.

Appuis sur lambourdes Appuis par queues-d’aronde Appuis sur poutres en acier Appuis sur lisses Appuis directs CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 114=========== .

Des précautions sont à prendre particulièrement lorsque la hauteur de la solive est supérieure à 4 fois son épaisseur. les solives doivent être préservées de toute torsion à leurs extrémités et en parties courantes. elles sont contreventées par des dispositifs appropriés dont l'espacement ne doit pas dépasser 40 fois l'épaisseur de la solive. Entretoises croisées Étrésillons massifs Feuillards en acier Lattes de bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 115=========== .Liaisonnement des solives Pour conserver leur résistance mécanique et ne pas compromettre la mise en œuvre des supports de revêtement de sol. A noter : Les étrésillons permettent de répartir sur trois solives les charges appliquées sur une et donc de reprendre certaines charges concentrées. En partie courante. les solives sont maintenues soit par la maçonnerie. Aux extrémités. soit par clouage sur une solive de rive.

Ils sont orientés de telle sorte que leur longueur soit perpendiculaire au solivage. agrafage. Ce support assure la répartition des charges sur les solives et peut contribuer au contreventement des parois verticales.) Les supports les plus employés sont : • le bois massif (planches ou lames bouvetées). Le choix d'un platelage dépend des charges à répartir et donc de l'entraxe des solives. Pour assurer le contreventement. du prix mais aussi du revêtement de sol et de ses exigences (planéité. Platelage en planches perpendiculaires Platelage à 45° Panneaux Les panneaux assurent le contreventement horizontal des constructions. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 116=========== . Planches Les planches doivent être placées de telle sorte que les joints d'extrémité se présentent sur le dessus des solives. les planches doivent être posées en diagonale à un angle voisin de 45°. Les chants des panneaux sont de type rainure et languette. Les joints d'extrémités doivent poser sur les solives et être décalés “ à coupe de pierre”. un platelage. Les planches posées perpendiculairement aux solives ne participent pas au contreventement.Platelage Sur les solives vient se fixer par clouage. • les panneaux de particules orientées (OSB). vissage ou collage. stabilité. • les panneaux de particules (CTB H). Ces joints sont habituellement décalés et répartis sur toute la surface du plancher. On fixe les planches d'une largeur inférieure à 150 mm par 2 clous à chaque appui et 3 clous si leur largeur est supérieure. Ils doivent reposer au moins sur trois appuis. étanchéité.. La largeur d’appui minimum est de 20 mm. La largeur des planches doit être inférieure à 200 mm.. • les panneaux de contreplaqué (CTB X).

Entailles Les entailles ne sont pas admises dans la partie inférieure des solives (fibres tendues) sauf sur appui. La hauteur utile de la solive sera majorée de la profondeur de l'entaille. Entailles CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 117=========== . Les vides de construction pourront également servir à encastrer les luminaires. les diffuseurs. il faut en tenir compte dans le dimensionnement de la solive. aux canalisations et aux chemins de câbles. On utilisera des pointes torsadées d’une longueur supérieure à 3. Dans un sens perpendiculaire aux solives.Les panneaux sont cloués le long des rives au moins tous les 15 cm et 30 cm sur les appuis intermédiaires. le passage des fluides et gaines est limité par les contraintes d’engravure et de percement. La structure en bois servira de support direct aux gaines de reprise d’air.5 fois l’épaisseur du panneau ou de préférence des vis fraisées de longueur supérieure à 2.5 fois l’épaisseur. grilles de reprises et de soufflage sous réserve de ne pas pénaliser les performances acoustiques. Platelage en panneaux Épaisseur des platelages Entraxe des solives Planches en Contreplaqué CTB X résineux Particules orientées (OSB) 30 cm 16 mm 12 mm 40 cm 19 mm 15 mm 60 cm 23 mm 19 mm 2 Hypothèses de charges réparties de 150 daN/m Particules CTB H 16 mm 19 mm 22 mm Fluides et gaines Les fluides et les gaines peuvent être aisément disposés dans un sens parallèle aux solives. S'il est nécessaire de pratiquer des entailles ailleurs dans la portée. Les entailles réalisées sur le dessus des solives doivent être distantes de la rive de l'appui d'au plus la moitié de la hauteur de la solive et ne doivent pas mesurer en profondeur plus du tiers de cette hauteur.

on vérifiera que la surcharge ne provoque pas une flèche excessive. Pour les cloisons perpendiculaires aux solives. Percements Cloisons intérieures Dans le cas de mise en œuvre de cloisons lourdes (P>50 kg/m2) des précautions doivent être prises. on disposera des étrésillons de répartition des charges sur deux solives ou l’on doublera la solive au droit de la cloison. Cloisons lourdes parallèles aux solives CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 118=========== . il pourra être nécessaire d’augmenter la section des solives ou de diminuer leur écartement. Pour les cloisons parallèles aux solives. Dans les deux cas.Percements Les trous forés dans les solives ne doivent pas avoir un diamètre supérieur au quart de la hauteur de la solive ni être en dessous de 5 cm d'une rive ou de l'autre.

Les chevêtres de plus de 3. Trémie d'escalier Trémie de cheminée CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 119=========== .20 m. Porte-à-faux parallèles aux solives Trémies Porte-à-faux perpendiculaires aux solives Une trémie pratiquée dans la charpente d'un plancher est réalisée grâce à une disposition appropriée de chevêtres. Si le plancher en porte-à-faux est parallèle aux solives.Porte-à-faux et trémies Porte-à-faux Les planchers par solivage permettent de réaliser simplement des porte-à-faux pour la confection de balcons ou de murs en encorbellement jusqu'à une longueur de 4 fois la hauteur des solives (60 à 80 cm). de solives d'enchevêtrures et de solives boiteuses. Les solives d'enchevêtrures de faible épaisseur (50 ou 75 mm) et les chevêtres doivent être doublés lorsque leur portée dépasse 1. Attention : Les trémies de grandes dimensions peuvent modifier la rigidité horizontale du plancher et donc son rôle de contreventement pour les murs. il convient de créer une zone d’équilibrage. Des consoles viennent se fixer à une solive jumelée située à l'intérieur du mur à une distance égale à deux fois le porte-à-faux.60 m doivent trouver appui sur des murs ou des poutres.80 m de longueur doivent être supportés aux extrémités par des étriers dont on vérifiera en particulier les contraintes de cisaillement aux fixations. Au-delà de cette portée tout porte-à-faux devra être soigneusement calculé. Les chevêtres de plus de 1.

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 120=========== . • les chapes en béton. Le sol devra être débarrassé de toute matière organique. L’expérience montre qu’on peut améliorer l’isolation acoustique des plafonds suspendus : • en utilisant des fourrures métalliques maintenues par des suspentes résilientes (caoutchouc. Un isolant en fibres est généralement placé entre les solives ou déroulé en continu sur une plaque de plâtre formant plafond. plancher support de toitureterrasse). Les formes en sable sont à déconseiller (fuites en cas de percement ultérieur. • en fixant le plafond sur des ossatures longues portant de mur à mur. Isolation des planchers Isolation acoustique L’affaiblissement acoustique aux bruits aériens des planchers par solivage est fondé sur le principe masse-ressort-masse. Il peut être nécessaire d’apporter un complément de masse par des matériaux lourds disposés sur le plancher. Le pare-vapeur est placé entre les solives et le plancher quand ce dernier supporte directement le revêtement de sol. Les solives seront traitées en classe 4. l’isolant devra être non hydrophile. L’épaisseur dépend de la performance recherchée. il est indispensable de mettre en place un pare-vapeur sur la face chaude du plancher.Plancher sur vide sanitaire Dans le cas de vide sanitaire. La surface totale des orifices de ventilation doit être au moins égale au 1/500ème de la surface au sol du vide sanitaire. Pour les planchers sur vide sanitaire. néoprène).30 m. Il est placé sur le panneau si celui-ci est destiné à recevoir un plancher flottant. Isolation Isolation thermique L'isolation thermique se règle ordinairement par la mise en place d'un isolant en fibres ou en flocons entre les solives. Lorsque le plancher est séparatif avec une zone froide (plancher sur vide sanitaire. • les briques en terre crue ou cuite. Les orifices de ventilation devront être en place et judicieusement répartis. Les matériaux d’alourdissement les plus employés sont : • les pavés et dalles en béton. risques de ripage sous charges ponctuelles). Les solutions sèches sont à privilégier pour faciliter la mise en œuvre. la hauteur minimale sous le solivage doit être de 0. La masse est apportée par les panneaux supports de revêtement de sol et par un plafond suspendu.

• les panneaux bois-ciment. • des dalles en liège. fibres de roche). Ils sont souvent associés à de la laine minérale. de lin ou de chanvre. • les plaques de fibres-ciment. les solives sont calculées hors contraintes dues au feu. et la section résiduelle des éléments qui le composent (solives et platelage). Les matériaux résilients les plus employés sont : • des panneaux en fibres de bois. • des formes en vermiculite bitumée. Plancher stable au feu 1/2h avec écran 1/2h CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 121=========== . • des feutres et panneaux résilients en mousses ou fibres de synthèse. Feu Plancher par solivage apparent La connaissance de la vitesse de progression du front de carbonisation permet de calculer les planchers en bois apparents. Les principaux écrans admis pour faire face au feu sont : • les plaques de plâtre et de gypse-cellulose. donc exposés.L’isolement aux bruits d’impact est assuré par la réalisation de planchers flottants. Plancher apparent stable au feu 1/2h Plancher avec écran Si l’on interpose entre le plancher et les locaux un écran formant bouclier thermique. On interpose entre le support de revêtement de sol et l’aire supérieure du plancher un matériau amortisseur. • des isolants minéraux résistant à la compression (fibres de verre.

Épaisseur : 220 à 336 mm Longueur (portée) : 6 m à 13. Panneaux porteurs en V Ces panneaux sont constitués de nervures en caisson triangulaire avec âme en lamellé-collé (42 ou 52 mm) et semelles droites massives.50 m Largeur : 1. Ces nervures supportent un plancher double peau contrecollée avec lames longitudinales en sous-faces (13 mm) et lames transversales en surface (28 mm). le complément est assuré par la structure elle-même calculée selon le principe de la structure bois apparente pour la durée restante.20 m Proportions : E = L/35 Plancher type Colladello structure CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 122=========== . Les rives sont rainurées permettant l’assemblage des tables par fausses languettes avec élégis. Plancher stable au feu 1/2h avec écran 1/4h Autres planchers par solivage Les fabricants proposent aujourd’hui des composants à solivage formant caissons de plancher et permettant de franchir des portées plus importantes.Plancher avec écran insuffisant Lorsque l’écran n’assure qu’une fraction de la stabilité au feu requise.

2 DTU 51.2 DTU 51.1 DTU 31. Ils peuvent incorporer une isolation par mousse thermodurcissable ou par fibres végétales ou minérales.1 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Parquets massifs contrecollés Parquets collés Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois Pose flottante des parquets et revêtements de sol contrecollés à parements bois Travaux de plafonds suspendus Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 123=========== . ces panneaux sont assemblés par doubles rainures et languettes. Épaisseur : mm Longueur (portée) : 5mà7m Largeur : Proportions : E = L/35 Panneaux caissons type Lignatur Normes et DTU DTU 31.1 DTU 51.Panneaux caissons Réalisés à partir de planches aboutées et collées en caisson.11 DTU 58.3 DTU 51.

CHARPENTES 6 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes d’ossature de toiture Fermes et pannes Système massif hiérarchisé Bien adapté aux toitures complexes Possibilité de surcharges importantes Expression architecturale de la charpente Utilisation du comble possible Fermes industrialisées Système léger non hiérarchisé Densité de l’ossature du toit (faible écartement des fermes) Produits industriels Facilité de passages de gaines de ventilation Utilisation du comble possible Faible résistance au feu Prix compétitif Chevrons-fermes Système léger sur appuis Portée limitée Simplicité de mise en œuvre Facilité de jonction avec l’isolation. le plafond et le support de couverture Difficulté de passage des gaines de ventilation Panneaux-caissons Produits industriels Intégration de l’isolation.6 .1 . du plafond et du support de couverture Difficulté de passage des gaines de ventilation Rapidité de mise en œuvre Mal adapté aux toitures complexes Prix plus élevé CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 124=========== .

Facteurs de conception des systèmes de charpente Coût Choix du système de charpente Complexité de la toiture Résistance mécanique (contraintes verticales) Poids propre (charpente. cheminées. entretien. ventilations . montage) Surcharges climatiques (eau. ardoises. isolation. tuiles. noues et tous changements de pente Rives. préservation) et colles Déconstruction sélective (démontage) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 125=========== . tôles) Position et type des systèmes d’évacuation d’eau (gouttières. acrotères Pénétrations (châssis. plafond) Poids des équipements (ventilation…) Charges d'exploitation (passage. neige. continuité-discontinuité) Pente du système de couverture (feuille étanche. arêtiers. Stabilité (contraintes horizontales) Contraintes du vent Contraintes sismiques Résistance au feu Stabilité au feu Jonction avec les murs et planchers Appuis et fixation des charpentes Contraintes exercées sur les murs et planchers (traction.) Intersections entre toitures et surfaces verticales. déversement) Accidents de toiture Faîtages. bardeaux. charpente. chéneaux encaissés…) Contrôle des ambiances Isolation thermique Migrations de vapeur d'eau Ventilations (comble. couverture.. Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection.. Type de couverture Support du système de couverture (sens de portée. couverture).

plafond courbe) Utilisation autonome de l'espace des combles Densité des porteurs verticaux (continuité de l’espace) Expression de la charpente Type et forme de plafond (suspendu.Traitement architectural intérieur du toit Forme de l’espace intérieur (hauteur constante. couleurs de la couverture CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 126=========== . rampant) Traitement architectural extérieur du toit Toiture plate. rives…) Matières. plafond rampant. à pente ou courbe Forme simple ou multiple Rapport de la toiture avec le système porteur vertical Expression de la charpente Traitement des limites (saillies de toiture. intégré.

Elle peut donc s'exposer et participer à la qualification de l'espace. l’entrait et le poinçon forment le réseau principal tandis que les contre-fiches. On cherche à écarter les fermes au maximum sans le faire au détriment des pannes et des solives (en cas de plancher) qu'elles supportent. Chaque ferme reporte une charge concentrée importante sur les infrastructures qu'il est nécessaire de prévoir.6 . Une ferme est composée par l'assemblage de plusieurs pièces de bois massif.). arêtiers. La ferme traditionnelle est une solution appréciable lorsque la charpente comporte d'importantes pénétrations (cheminées.FERMES ET PANNES Principes La charpente dite traditionnelle est constituée de fermes. de pannes et de chevrons.. lucarnes) ou des raccords (noues. Les assemblages des parties constitutives de la ferme se font par embrèvement.. On utilise pour cela des liens disposés dans le plan du faîtage. la ferme offre une bonne tenue au feu. les jambes de force. Les arbalétriers. Du fait de l'utilisation de fortes sections. Ferme traditionnelle CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 127=========== . La ferme traditionnelle étant placée dans un plan vertical. cages d'escalier au niveau du plancher. elle doit être contreventée lors de sa mise en œuvre.2 . par boulon ou par clouage. les diagonales et les potelets forment le réseau secondaire d'une ferme.

les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 15% sans excéder 22%. douglas. le taux d’humidité ne devra pas dépasser 12%.Matériaux Qualité Les fermes et les pannes sont le plus souvent fabriquées à partir des résineux suivants : épicéa. Par contre les charpentes apparentes doivent faire l’objet d’un plus grand soin d’aspect (Classement structure : C18 ou C22 . Risques biologiques Abritées et ventilées. le stockage ou le chantier pouvant présenter un risque d’humidification. le transport. Attention : • • Les pannes mises en œuvre avec une sous-toiture mal ventilée peuvent être exposées à des risques de condensation (classe de risque biologique 3) . Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2. Les bois noyés en maçonnerie et destinés à recevoir les fixations de fermes ou les extrémités d’entraits encastrées dans des murs maçonnés sont beaucoup plus sujets à dégradation. • débord de toiture. Si les fermes doivent être apparentes dans un local chauffé.Classement d’aspect : choix 2). les fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux qui sont liés aux insectes. • poids de la couverture. pin maritime. Les critères intervenant dans le choix sont les suivants : • utilisation du comble. Différents types de fermes Il existe plusieurs types de fermes caractérisées par leur triangulation. • poids des plafonds CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 128=========== . Lorsqu’ils sont cachés. • portée. Humidité Mis en œuvre dans une ambiance non chauffée. pin sylvestre. • pente de toit. Leur forte épaisseur n’oblige pas à utiliser des bois présentant de très grandes caractéristiques mécaniques sauf pour les très grandes portées. Le choix de l’essence ou du traitement doit correspondre à la classe de risque biologique 4 si les dispositions constructives ne suffisent pas à éviter une humidité trop importante. les bois n’offrent pas de contraintes visuelles. sapin.

Elle peut comporter des liens en partie supérieure situés au droit des pannes.) Se dit d'un système dont on peut définir les efforts à l'aide des équations de la mécanique. La portée des fermes à entrait retroussé se situe entre 10 et 12 m. Fortement hyperstatique(1). par suite. d’un entrait pouvant être moisé et d’un poinçon souvent de section carrée pour recevoir les contre-fiches dans une direction et les liens de contreventement dans une direction perpendiculaire. ce qui permet de calculer les réactions d'appui et. Elle est formée de triangles qui ont pour but d’éviter les moments de flexion. Le système le plus simple est constitué d’arbalétriers et de contre-fiches massives. Ferme à entrait retroussé Attention : La réaction en pied de la jambe de force est variable selon l’inclinaison. Ferme latine Ferme à entrait retroussé Ce type de ferme s’utilise pour les combles habitables. La ferme constituée d’un poinçon avec contre-fiche ne permet guère de dépasser 8 m de portée. Elle comporte des jambes de force destinées à soulager la partie inférieure des arbalétriers. Elle peut conduire à des poussées horizontales. les contraintes et les flèches. Le maintien des pieds d’arbalétriers doit alors être assuré par un tirant en acier posé au niveau du plancher. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 129=========== . On peut augmenter la portée en renforçant le réseau secondaire par ajout de montants et de diagonales moisées qui soulagent l’entrait. 1) Hyperstatique : (adj.Ferme latine Comme son nom l’indique.) Se dit d'un système qui n'est pas isostatique. ce type de fermes ne nécessite pas de pièces de bois de sections importantes. L’entrait est retroussé à la hauteur des volumes que l’on veut utiliser. Isostatique : (adj. et dont les déformations doivent être prises en compte dans la définition des efforts. d'où la nécessité de le dimensionner au préalable. la ferme latine a été inventée par les romains.

Elle offre un maximum de volume pour la réalisation d’un comble habitable. que l’on a attribué à tort cette ferme. On notera que le pied de l’arbalétrier peut ne pas être en appui sur le mur. Ferme sur blochet Ferme à la Palladio Ferme dont l’appellation provient du nom de l’architecte italien Andréa Di Pietro. Il s’agit d’une ferme à deux articulations qui fonctionne à la manière d’une ferme sur poteau dont la flexion de l’arbalétrier est reprise par les blochets. Ferme à la Mansart CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 130=========== . La principale difficulté consiste à assurer la stabilité des fermes dans leurs plans sans réduire le dégagement intérieur. C’est une ferme pour comble utilisable ne venant pas prendre appui sur un plancher.Ferme sur blochet Les fermes sur blochet s’apparentent aux fermes à entrait retroussé à la différence que le pied de l’arbalétrier n’exerce aucune poussée sur les murs. architecte. Une première solution consiste à utiliser des contre-fiches qui reçoivent en outre la réaction d’appui des arbalétriers. Cette solution nécessite de fortes sections et les différentes pièces sont situées dans un même plan. La portée de ce type de ferme ne dépasse que rarement 12 m. Ferme à la Palladio Ferme à la Mansart C’est à François Mansart (1598-1666). Les suspentes latérales ne servent qu’à soulager l’entrait afin qu’il ne se déforme pas sous son poids propre et à reprendre les contre-fiches qui soulagent les arbalétriers. Elle fut utilisée par Pierre Lescot (1515-1578) au Louvre. dit Palladio (1508-1580). La portée peut atteindre 16 à 18 m. L’entrait fait fonction d’élément porteur de plancher. Elle fonctionne à la manière d’un portique.

5 4 3 3.00 m.50 m L'espacement entre deux pannes consécutives varie entre 1.Les portées courantes ne dépassent pas 8 m. La stabilité est assurée dans le plan des entraits par un contreventement qui reporte les efforts au droit des pignons. La portée peut alors atteindre 12 m. des surcharges climatiques et des caractéristiques mécaniques des bois de construction utilisés. Pré-dimensionnement En plus des charges propres de la toiture (éventuellement du plafond et du plancher des combles). La portée des fermes se situe généralement entre 7 et 12 m.5 4 3 3.80 m.20 et 1. Les fermes L'entraxe des fermes varie entre 3. Une autre solution consiste à utiliser une ferme triangulée et des poteaux moisés. Il est déterminé par le type de couverture et la pente de toiture. mais peut aller jusqu'à 18 m. le dimensionnement d'une charpente dépend essentiellement du type de ferme. Dimensions minimum des différentes pièces de bois (résineux) pour une ferme latine : Portée (en m) Distance entre fermes (en m) 3 3.5 4 Arbalétrier 65 x 125 65 x 150 65 x 150 65 x 150 65 x 175 65 x 175 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 Entrait 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 150 65 x 175 65 x 175 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 Contre-fiche 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 150 65 x 150 75 x 125 75 x 125 75 x 150 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 Poinçon 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 150 65 x 150 65 x 150 75 x 125 75 x 150 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 200 6 7 8 9 10 Les pannes Le nombre de pannes dépend de la portée des fermes.5 4 3 3. de la portée des fermes et de la travée. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 131=========== . Portée (P.00 et 5. en m) 5à8 8 à 12 12 à 15 15 à 18 Nb de pannes 5 7 9 11 La portée des pannes dépasse rarement 4.5 4 3 3.

Sections admissibles des pannes (hypothèse d'écartement : 1. On utilise généralement ce type d’assemblage pour les liens.00 m Ch. elle a une profondeur de 8 cm. • de leur écartement. les têtes d’arbalétriers… Une cheville en bois dur assure un bon contact entre les éléments.80 m La section des pannes dépend : • de leur portée.30 m Assemblages Tenons et mortaises Ce sont les assemblages les plus utilisés en charpente traditionnelle.30 m 60° 1. quant à la mortaise. • de la couverture. Assemblage par tenon et mortaise CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 132=========== . 80 daN/m2 50 x 150 mm 65 x 175 mm 75 x 225 mm Ch. Le tenon à généralement une épaisseur de 3 cm et une longueur de 7 cm. Ils permettent le bon positionnement de deux pièces l’une par rapport à l’autre.35 m • Bac acier : 1. les contrefiches.10 m 45° 1.150 daN/m2 50 x 175 mm 75 x 225 mm 105 x 225 mm 30° 1.10 m 30° 1.30 m) Portées 3.Distances admissibles entre pannes : Toiture en tuile : Pente Distance Toiture en bardeaux bitumeux : Pente Distance Toiture en bac-acier et fibre-ciment : La distance entre pannes dépend du profil de la plaque • Fibre-ciment : 1.00 m 5.60 m 14° 1. mais ont de faibles performances mécaniques.00 m 4.

Assemblage par embrèvement simple Assemblage par embrèvement et tenon Clous Les clous sont réservés à l’assemblage des pièces de bois dont l’épaisseur ne dépasse pas 75 mm. Le nombre et la section des clous dépendent des efforts à reprendre. 20 % à partir de 20 clous) pour tenir compte du fait que tous les clous ne travaillent pas à pleine charge. La galvanisation à chaud est recommandée pour assurer une bonne protection des éléments en acier. On utilise de préférence des clous torsadés. Ils présentent cependant l’inconvénient de ne reprendre que des efforts de compression et de réduire les sections. Attention à l'oxydation des clous en atmosphère corrosive. La résistance à l’arrachement ne dépasse jamais 50 % de la résistance au cisaillement. Mais on notera que l’augmentation de la densité du clouage conduit à des réductions des charges admissibles (10 % à partir de 10 clous. Assemblage par clous CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 133=========== . Il se rapporte à l’assemblage de 3 éléments entre eux. Le double cisaillement représente la condition idéale d’utilisation des clous. là ou l’effort tranchant est souvent important. Les diamètres courants des clous vont de 2 à 6 mm et la longueur jusqu’à 200 mm. Le maintien de l’embrèvement se fait généralement par l’intermédiaire d’un boulon. Les clous sont sollicités soit à l’arrachement soit au cisaillement. On peut utiliser comme pièces complémentaires des goussets en contre-plaqué ou des tôles minces.Embrèvement Ce sont des assemblages permettant de reprendre des efforts importants qui viennent souvent renforcer un assemblage par tenons et mortaises.

Ils peuvent être simples ou doubles selon qu’un seul élément ou tous les éléments sont moisés.Boulons Les boulons sont généralement sollicités en flexion alors que le bois l’est à la compression et au cisaillement. Il est recommandé d’utiliser au moins 2 boulons par assemblages afin de diminuer la concentration des efforts au voisinage du boulon. La longueur va jusqu’à 40 cm pour les boulons et plus pour les tiges filetées. La mise en œuvre de crampons entre les pièces de bois assemblées par boulon permet d’augmenter la rigidité de l’assemblage. Pour qu’ils soient considérés comme étant travaillant (accroissement de la rigidité) leur profondeur minimale doit être de 1. La mise en œuvre doit s’effectuer de manière ajustée et suppose une grande précision. Le diamètre fréquent des boulons est de 18 mm. Assemblage avec moisement Goussets et broches Ces assemblages utilisent le principe des goussets métalliques de formes variées insérés en âme pleine. Comme les clous. ils doivent être protégés contre la corrosion. L’usinage des parties se fait généralement sur machine à commandes numériques. Assemblage par gousset et broches CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 134=========== . Assemblage simple par boulons Moisements Les moisements sont des usinages destinés à maintenir des éléments dans une position prédéfinie ou à renforcer des assemblages boulonnés ou cloués. Les boulons et les tiges filetées sont montés avec des rondelles ou des plaquettes pour diminuer l’écrasement du bois. Les goussets sont maintenus par des broches ou chevilles en acier d’un diamètre supérieur à 6 mm.2 cm.

On prévoit en général un calage qui isole le bois de la maçonnerie et assure la surface d’appui nécessaire. Appui sur chaînage ou voile béton Lorsque le mur maçonné se termine par un chaînage en béton armé. Il est indispensable de renforcer l’ossature du mur au droit de l’appui par l’insertion d’un poteau en bois ou de montants complémentaires dimensionnés pour reprendre les contraintes de flambement. l’axe de l’appui doit être situé dans le 1/3 intérieur de l’épaisseur du mur pour limiter les risques de chargement excentré du mur (augmentation du flambement du mur). Attention : Appui sur mur maçonné Lorsque l’appui se fait dans une cavité du mur. il faut prévoir un jeu de réglage latéral autour de l’assemblage qu’il ne faut pas combler au mortier. Appui sur mur à ossature légère en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 135=========== . Afin d’éviter tous risques de soulèvement. l’arbalétrier trouve un bon repos en termes d’horizontalité et de surface d’appui. il est nécessaire de prévoir une ferrure boulonnée. Appui sur voile en béton Appui sur mur à ossature légère en bois La fixation de l’entrait se fait par des équerres ou une ferrure en U boulonnée sur la sablière du panneau.Fixation des fermes aux appuis Il faut porter une attention particulière aux appuis car il se produit à cet endroit une concentration d’efforts importants. Appui sur mur maçonné La surface d’appui doit être suffisante pour éviter les risques de compression transversale du bois. De plus. Il est également recommandé d’interposer une coupure de capillarité (feutre bitumeux).

Attention : Plus la panne est déversée plus sa flexion va augmenter (une panne de 75 mm X 225 mm est neuf fois moins rigide à plat que de chant). Cette solution a pour avantage la bonne surface d’appui que les pannes offrent aux chevrons. L’étrier en fer plat est calé au mortier et raidi par un fer d’ancrage en U ou en I d’une largeur voisine de l’étrier afin d’éviter toute déformation des fers plats. les pannes sont posées à dévers. En général la panne est délardée sur son arête extérieure afin d’offrir un appui suffisant aux chevrons. On peut prévoir sur la tête du poteau des épaulements afin de diminuer le cisaillement dans les assemblages. L’entrait moisant vient enserrer la tête du poteau et la fixation se fait par boulon. Pour les toitures à faible pente (<100 %). Si le poteau en béton est encastré en pied il peut admettre des poussées horizontales légères de la charpente. Dans le cas d’une ferme à entrait simple. Sur des toitures à pente plus importante. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 136=========== . l’assemblage de tête est assuré par deux fers plats boulonnés. Appui sur poteau en béton Appui sur poteau en bois On fait généralement appel à un système moisant.Appui sur poteau en béton Le poteau est généralement de faible section. il est préférable de poser les pannes d’aplomb. Il convient de prévoir des augmentations de la section ou d’introduire des dispositifs de reprise des poussées de pannes. L’assemblage courant se fait par une ferrure scellée au milieu du poteau. Appui sur poteau en bois Fixation des pannes Appui des pannes Les pannes sont fixées sur les arbalétriers au moyen d’échantignolles. Elle permet également un bon appui sur l’arbalétrier.

On interpose entre toutes les pannes intermédiaires des entretoises. Décharges et entretoises CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 137=========== .Pannes à dévers Pannes d’aplomb Reprise des poussées de pannes La pose de pannes déversées nécessite la mise en œuvre de dispositifs de reprise de poussées. selon un plan parallèle à celui de la couverture. La poussée en partie basse est alors reprise par deux décharges.

5 fois la hauteur des pièces de bois) afin d’éviter que les pannes ne glissent l’une sur l’autre. les sablières peuvent être posées à plat et être fixées directement sur le chaînage du mur par des tire-fonds chevillés. On peut également fixer les pannes sur les arbalétriers par des équerres métalliques. on peut déporter le joint hors de l’appui. Lorsque les pignons ne sont pas auto-stables.5 x 11 cm sont fixés par tenons et mortaises ou par simple clouage entre les poinçons et la panne faîtière. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 138=========== . Les pannes faîtières sont le plus souvent posées en face d’aplomb et délardées sur deux arêtes pour recevoir les chevrons.Joints de pannes Lorsqu’elles sont discontinues. Leur inclinaison est proche de 45 °. Il est nécessaire que la longueur du sifflet soit suffisante (1. les pannes sont aboutées par des coupes en sifflet situées aux appuis. Dans le cas de murs en maçonnerie. cette disposition est dite en cantilever. Les liens d’une section courante de 7. par embrèvement ou encore par tenon et mortaise Joint en sifflet sur appui Joint en sifflet en cantilever Contreventement Le contreventement longitudinal est assuré par des liens placés entre les fermes dans le plan des poinçons. des équerres ou des boulons scellés. il est nécessaire de prévoir des contreventements rampants dans les travées de rives clouées à leur intersection avec les pannes et fixées aux fermes. Le faîtage se fixe sur le poinçon par une gargouille. Dans le cas de grandes portées. La fixation se fait par des pointes lardées correspondant à la section des pièces de bois (pointes de 125 à 160 mm de longueur). Les pannes sablières peuvent être posées déversées sur les arbalétriers mais aussi d’aplomb sur les entraits.

Liens de contreventement

Rives et saillies Le pignon
La valeur du débordement est le plus souvent dictée par l’esthétique du toit et son rôle recherché dans la protection des murs. Quant les pannes ont un dépassement de 40 à 50 cm, elles sont en général simplement découpées à leurs extrémités à des fins décoratives. Lorsque les débordements sont plus importants (de l’ordre de 1 m) on peut faire appel à deux techniques de renfort pour éviter qu’elles ne fléchissent. Les pannes sont soulagées par des liens. Ceux-ci sont assemblés en tête par des embrèvements, des tenons et mortaises ou des ferrures en acier. En pied ils peuvent être encastrés ou également assemblés par des ferrures.

Pannes et liens

Pannes et corbeaux

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

139===========

Les pannes sont soulagées par des corbeaux superposés scellés dans le mur ou par une sous-panne qui pénètre à l’intérieur de la construction d’une longueur égale à celle de son débordement. Tous ces éléments sont assemblés entre eux par boulonnage.

Le long pan
Les saillies ont pour fonction de protéger les murs et lorsqu’elles ont de grandes dimensions de former un avant-toit pour abriter des balcons, des passages ou encore contrôler l’ensoleillement. Elles présentent aussi l’intérêt de souligner par un trait d’ombre la transition entre la façade et le toit. Les saillies sont le plus souvent réalisées par prolongement des chevrons. La finition prend la forme d’une sous-face rampante ou d’un caisson horizontal. Avec de chevrons de 5 x 7,5 cm ou 7,5 x 7,5 cm, on peut atteindre sans difficulté 60 cm de débordement. Cette valeur importante, malgré les faibles sections, s’explique par le fait que le poids de la saillie est équilibré par la partie de couverture située au-delà du mur. Au-delà de 60 cm, il faut utiliser : • des chevrons de sections plus fortes (7,5 x 11 cm), • des consoles sous les chevrons, • une sablière de volée reposant sur des consoles ou des poteaux.

Chevrons et consoles

Chevrons et sablières de volée

Normes et DTU
DTU 31.1 DTU 31.2 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

140===========

6 - 3 - FERMES INDUSTRIALISÉES
Principes
Les fermes industrialisées encore appelées fermettes sont constituées par des éléments triangulés en bois de faibles sections (épaisseurs minimum 36 mm jusqu’à 15 m et 46 mm au-delà). Les assemblages sont réalisés par des goussets en contre-plaqué (CTB.X) ou plus généralement par des connecteurs en acier galvanisé percés ou à dents. Par leurs principes constructifs, elles s'inscrivent dans une logique de fabrication industrielle. Les fermettes constituent des éléments de charpente légère et capable de franchir des portées jusqu'à 20 mètres. Grâce à ces qualités, elles permettent d'utiliser des parois intérieures non porteuses et une grande flexibilité dans la conception des espaces intérieurs. Ce type de ferme, très économique, peut épouser pratiquement toutes les formes -y compris les courbes- et peut être utilement conçu comme des poutres de grand élancement. Au contraire des systèmes traditionnels elles fonctionnent dans une logique de charges distribuées. Elles sont espacées généralement de 60 cm. L'écart peut être porté jusqu'à 1,20 m. Elles prennent appui soit sur des murs soit sur des poutres. Elles reçoivent directement le support de couverture ou la couverture économisant de ce fait les pannes et chevrons. Un plafond vient se fixer sous les entraits lorsque les combles ne sont pas utilisables. Mais le plafond peut également venir se fixer aux niveaux des arbalétriers lorsque le volume de la fermette doit être utilisé ou participer visuellement à un volume intérieur. Le choix d'un plafond et sa position déterminent largement la tenue au feu de la charpente. Constructivement, les pièces de bois composant la fermette étant optimisées au maximum, une grande attention doit être portée aux problèmes de flambement et de contreventement. Les fermettes se prêtent bien à la mise en place d'isolants ainsi qu'au passage des gaines (électricité, ventilation...).

Charpente industrialisée

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

141===========

Matériaux Qualité
Les fermes industrialisées sont le plus souvent fabriquées à partir des résineux que sont l’épicéa et le sapin. Leur faible épaisseur conduit à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques. Cachés, les bois n’offrent pas de contraintes visuelles. (Classement structure : C22 - Classement d’aspect : choix 2).

Humidité
Mis en œuvre dans une ambiance non chauffée, les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 18 % sans excéder 22 %.

Risques biologiques
Abritées et ventilées, les fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux liés aux insectes. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2.

Différents types de fermes industrialisées
Il existe plusieurs types de fermettes caractérisées par leur triangulation. Les critères intervenant dans le choix sont les suivants : • utilisation du comble, • portée, • débord de toiture, • pente de toit, • poids de la couverture, • poids des plafonds.

Fermes pour combles non aménageables
La ferme en W représente le type le plus courant. La ferme en double W convient aux grandes portées et aux charges importantes. La ferme en M convient aux plafonds lourds et aux couvertures légères. La ferme en Éventail convient aux plafonds légers et aux couvertures lourdes.

Fermes en W

Ferme en double W

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

142===========

Les fermes boiteuses pour chiens-assis exercent une poussée horizontale sur le mur d’appui. Ferme à la Mansart Ferme boiteuse CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 143=========== . Ferme à entrait porteur Ferme en A La ferme à la Mansart fonctionne comme un système composé d’éléments porteurs triangulés recevant une ferme en W.Ferme en M Ferme en éventail Fermes pour combles aménageables La ferme à entrait porteur de plancher représente le système le plus économique pour la réalisation de combles habitables. La ferme de combles habitables en A est en appui sur un plancher qu’elle soumet à une légère traction. Elle nécessite des appuis bloqués. Une poutre à plat sur l’entrait retroussée pour la reprise des poussées est généralement nécessaire.

mais les portées standard.Pré-dimensionnement Portée Les portées maximum des fermes légères triangulées sont de l'ordre de 20 m. pour lesquelles les fermes en W sont les plus utilisées. Portée 10 à 12 m 12 à 16 m 14 à 20 m Type en W ou en M en double W en N HAUTEUR : H = L / 6 à L/2 Schéma de proportionnement Sections des barres Écartement des fermettes 60 cm Charges + Surcharges = 100 DaN/m2 Portée (en m) 8 à 10 10 à 12 12 à 14 Arbalétrier (en mm) 36 x 100 36 x 125 36 x 150 Entrait (en mm) 36 x 100 36 x 100 36 x 125 Diagonale (en mm) 36 x 80 36 x 100 36 x 100 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 144=========== . sont comprises entre 10 et 12 m.

Sur un versant. certaines diagonales) ont tendance à flamber (dans le sens de l'épaisseur la plus fine). L’antiflambement est généralement réalisé par des pièces de bois filant sur plusieurs travées et inclinées à environ 45°.90 à 1. La charge admissible des assemblages avec connecteurs à dents est voisine de 12 daN/cm2.10 m 36 x 122 mm Les autres dispositifs d’antiflambement sont les suivants : CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 145=========== . L'effort transmis rapporté à l'aire du connecteur est supérieur à celui des assemblages par clous usuels. Il est donc nécessaire de prévoir des dispositifs d’antiflambement.70 m maxi Antiflambement sous arbalétrier 25 x100 mm 0. Dispositif d’antiflambement d’arbalétriers Sections minimales pour des emplois courants Entraxes des fermes 0.90 m 36 x 96 mm 0.70 à 0.Assemblages Connecteurs métalliques à dents Ce sont des tôles d'acier épaisses de 1 à 2 mm dont une face est estampée en forme de pointes ou de crampons et qui sont enfoncées de force dans le bois à l'aide d'une presse. toute travée entre fermes doit être traversée par au moins une pièce d’antiflambement. Les pointes sont estampées dans le sens de la plaque c’est-à-dire dans le sens où les contraintes sont en général les plus fortes. Connecteur métallique Antiflambement Les fermes industrialisées sont composées de pièces de faible épaisseur (36 mm). Les parties de ces fermes qui sont comprimées par le poids de la couverture et du plafond (arbalétriers. Elles partent du faîtage pour arriver le plus près possible des appuis de ferme. Les industriels fabriquent des connecteurs aux dimensions standardisées pour lesquels ils indiquent les charges maximales admissibles. Ces pièces sont clouées (deux clous minimum) sous les arbalétriers ou le long des fiches.

Sections minimales pour des emplois courants : 0. Le contreventement est le plus souvent assuré par des pièces de bois clouées (deux clous minimum) à plat sur la rive des diagonales composant les fermes. Contreventement Bien qu’assurés par des éléments de même nature. Diagonales et lisses filantes de contreventement Attention : • • le système de contreventement ne peut généralement pas remplacer le dispositif d’antiflambement . voliges. les dispositifs de contreventement répondent à des exigences très différentes liées à la poussée du vent sur les pignons.• • • • feuillards métalliques. leur clouage en about est très peu résistant. Même si un pignon rigide assure le blocage des liteaux en translation. Ce treillis de diagonales de contreventement est complété par des lisses filantes disposées sur les entraits près des nœuds d’assemblage. la priorité doit être donnée au dispositif d’antiflambement (désaxement des pièces secondaires). lorsque diagonales de contreventement. OSB). Attention : Les liteaux seuls ne peuvent pas assurer le rôle d’antiflambement.70 m maxi 25 x 60 mm 25 x 72 mm Entraxes des fermes 0. panneaux de support de couverture (contre-plaqué CTB-X. particules CTB-H.90 à 1. lisses filantes et pièces d’antiflambement doivent être fixées au même endroit.90 m 25 x 72 mm 25 x 72 mm 0.10 m 36 x 72 mm 36 x 96 mm Lisses filantes Contreventement sur diagonales CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 146=========== . entretoises.70 à 0.

Il est nécessaire d’introduire des pièces de renfort (jambettes. Renforts par écoinçon Renfort par jambette Renfort par diagonale complémentaire CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 147=========== .Appuis Les appuis doivent être disposés sous les nœuds d’assemblage de la ferme sinon l’entrait se déforme. diagonales…) lorsque l’appui ne correspond pas à un nœud régulier de la ferme. écoinçons.

Fixation aux appuis
Les fermes industrialisées sont extrêmement légères. Elles nécessitent des ancrages d’autant plus importants que les couvertures sont légères et que les poussées propres à la géométrie des pièces ne sont pas reprises par des entraits. Chaque fermette doit être ancrée au mur porteur. On utilise généralement des équerres clouées ou boulonnées sur la ferme et vissées ou tirefonnées sur une sablière (mur en bois) ou encore chevillées dans le béton (murs en maçonnerie). D’autres ancrages sont utilisables : • équerres à trous oblongs pour appuis glissants, • ferrure tors (90°), • étriers. Attention : La fixation des fermes directement par des clous lardés sur une sablière n’est pas suffisante, une ferme disposée contre un pignon doit y être ancrée.

Fixation par patte à sceller

Fixation par patte métallique

Fixation par équerre sur lisse

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

148===========

Trémies
Les accidents de toiture (cheminée, décrochements, lucarnes…) conduisent souvent à interrompre une ou plusieurs fermes. Cette amputation modifie la façon dont les forces s’exercent sur la charpente et le mur porteur. En conséquence, les pièces de la charpente voisines de l’accident doivent être renforcées.

Trémies de cheminée
Les conduits de fumée de grandes sections obligent à l’interruption d’un entrait et d’un arbalétrier par un chevêtre. De plus, les conduits maçonnés dont le poids peut être compris entre 300 et 800 kg exercent des charges supplémentaires sur la charpente qui peuvent conduire à des renforts sur les entraits. On privilégiera l’emploi de conduits préfabriqués en double tôle isolée qui sont beaucoup plus légers. Attention : La réalisation de chevêtre doit respecter une garde au feu de 17 cm minimum entre l’intérieur du conduit et l’élément de structure bois le plus proche.

Trémie pour conduit de cheminée

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

149===========

Chevêtre de fenêtre
La réalisation d’une trémie pour une ouverture de toit (lucarnes, chien-assis, fenêtres de toit...), nécessite l’utilisation systématique de chevêtres. Lorsque ceux-ci reçoivent des charges importantes (appuis de fermes tronquées), les structures voisines doivent être renforcées (doublement des arbalétriers, poutre de renfort longitudinale…).

Trémie pour fenêtre de toit

Attention : Le seul renfort des arbalétriers voisins souvent ne suffit pas, il faut penser aux autres pièces de charpente.

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

150===========

Rives et saillies Le long pan
Toiture non saillante Les fermettes doivent généralement prendre appui au niveau d'un nœud d'assemblage. Les fermes standard sont étudiées pour prendre appui à leurs extrémités. Saillie de toiture par prolongement de l'entrait Dans le cas de saillies de toitures, il faut prévoir un écoinçon, une jambette ou une fiche supplémentaire. Il est conseillé de ne pas faire de saillies excédant 1/10ème de la portée de la ferme. On veillera également à évaluer les risques de soulèvement au vent. Les saillies de toiture par prolongement de l’entrait conduisent à un habillage horizontal de la sous-face du toit.

Débords par prolongement d'entrait

Saillie de toiture par prolongement de l'arbalétrier. On peut souvent prolonger l’arbalétrier sans précaution particulière jusqu’à 50 cm environ. Au-delà, ou dans des situations climatiques pénalisantes (vent, neige) le prolongement de l’arbalétrier devra être épaulé par un dispositif de reprise des charges. Les saillies de toiture par prolongement de l’arbalétrier conduisent à un habillage rampant de la sous-face du toit.

Débord à queue-de-vache

Débord avec retour d’auvent sur mur bois

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

151===========

l’absence de panne nécessite l’utilisation d’échelle de débordement. Échelle de débordement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 152=========== . L’échelle est fixée contre l’arbalétrier de la dernière ferme et sur le pignon.Le pignon Pour la réalisation de débord de toiture en mur pignon. Cette échelle est faite de deux montants (faux arbalétriers) reliés par des entretoises dont une partie de la longueur est en porte-à-faux.

Attention : Toute livraison de charpente industrielle sur un chantier doit être accompagnée d’un plan de pose fourni par le fabricant et spécifique au bâtiment concerné. Normes et DTU DTU 31.Formes particulières Bien que très aisées à réaliser.3 DTU règles CB 71 DTU BF 88 FNIBB Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Charpentes en bois assemblées par connecteurs métalliques ou goussets Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 La charpente industrialisée en bois.2 DTU 31. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 153=========== . Ce plan doit mentionner précisément les contreventements et les dispositifs d’antiflambements.1 DTU 31. les formes particulières devront être très soigneusement étudiées de façon à bien maîtriser toutes les composantes des poussées à reprendre au droit des ancrages et les intersections des différentes pièces.

6 . de flambement et de contreventement. Ce type de structure économique. Charpentes-chevrons Matériaux Qualité Les charpentes-chevrons sont le plus souvent fabriquées à partir des résineux suivants : épicéa.CHARPENTES – CHEVRONS Principes Les charpentes-chevrons sont constituées de manière principale par des chevrons de grand élancement (45 mm x 220 mm par exemple) assemblés par clouage. Les assemblages sont réalisés directement sur des pannes faîtières et sablières ou entre chevrons et entraits par des goussets en contre-plaqué CTB. les pièces de bois étant très élancées. Les charpentes-chevrons se prêtent bien à la mise en place d’une isolation thermique en forte épaisseur.4 . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 154=========== . constitue une charpente légère relativement limitée dans sa portée (8 à 10 m pour un système double pente). (Classement structure : C22 . douglas. Leur faible épaisseur conduit à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques sans contraintes visuelles.X ou en OSB. Comme pour les fermettes. pin sylvestre. Elles sont espacées généralement de 40 ou de 60 cm. une grande attention doit être portée aux problèmes de déversement. les charpentes-chevrons fonctionnent dans une logique de charges distribuées. sapin. Constructivement.Classement d’aspect : choix 2).

Les chevrons arbalétriers forment un dispositif intéressant pour la conception de locaux avec rampants de toiture. les chevrons-fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux liés aux insectes. . ceux-ci sont engravés.Poids de la couverture. On veillera à ne pas laisser les pièces exposées aux intempéries trop longtemps. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2.Portée. Afin de reprendre la poussée inférieure des chevrons.Utilisation du comble. Lorsque les chevrons constituent la structure d’une enveloppe d’un local chauffé (cas des combles aménagés). le taux d’humidité du bois doit être voisin de 15% sans dépasser 20%. Différents types de charpentes-chevrons Il existe trois grandes familles de charpentes-chevrons. les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 18 % sans excéder 22 %. Les chevrons sont habituellement fixés en tête contre une planche faîtière ou sur une panne faîtière. afin de faciliter leur fixation entre eux ou aux solives de plancher assemblées par recouvrement. au faîte. . . Chevrons arbalétriers C’est le système le plus simple.Poids des plafonds. sur une sablière de mur ou une lisse fixée au-dessus des solives de plancher.Humidité Mis en œuvre dans une ambiance non chauffée (cas des combles non aménagés). .Débord de toiture. Risque Abritées et ventilées. en pied. Ils peuvent cependant être décalés de leur propre épaisseur.Pente de toit. Les chevrons sont habituellement placés en opposition l’un de l’autre. et. Chevrons sur pannes Chevrons sans panne CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 155=========== . Les critères intervenant dans le choix sont les suivants : . .

Le système s’apparente alors à une charpente en fermettes. Compte tenu des contraintes de flexion importantes sur les chevrons. Ils nécessitent des appuis bloqués pour limiter la flexion des chevrons. Ils sont souvent composés de profils en bois reconstitué. Elles consistent à assembler deux chevrons formant arbalétrier et une solive formant entrait. les entraits retroussés doivent être situés entre le premier et le troisième tiers de la longueur des chevrons (généralement au milieu des chevrons) Les chevrons formant ferme sont le plus souvent en appui sur un plancher qu’ils soumettent à une légère traction. ceux-ci doivent avoir une hauteur conséquente. on peut introduire des dispositifs de renfort dans la charpente comme des entraits retroussés.Chevrons formant ferme Lorsque la portée des chevrons est trop importante. Ferme Delta en bois massif Ferme Delta avec profil en I CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 156=========== . Afin de reprendre les charges de la toiture. des murs de décharge ou des contre-fiches. Chevrons avec entrait Chevrons avec mur de décharge Fermes Delta Ces fermes ont été développées pour répondre à la demande d’usage des combles.

Schéma de proportionnement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 157=========== . Hauteur Afin de diminuer la flexion dans les chevrons. Les charges sont alors reportées aux pannes ou aux solives de plancher.50 mètres de portée. Chevrons (double pente) non repris par des supports intermédiaires : portée = 8 à 9 mètres Chevrons (double pente) repris par des supports intermédiaires : portée = 10 à 12 mètres Les solives en bois massif formant entrait dans les systèmes de combles aménagés ne peuvent excéder 4. Il est donc nécessaire de prévoir des appuis intermédiaires (poutres ou murs intérieurs) ou de prévoir des solives en bois lamellé-collé ou reconstitué.Pré-dimentionnement Portée L’absence de triangulation secondaire ne permet pas aux charpentes-chevrons de grandes portées. H= L/6 à L/2 Les toitures à faible pente (< 30°) doivent être réalisées par des chevrons en appuis sur des pannes ou des murs nains sur solives. il est préférable de les placer avec une inclinaison au moins égale à 30° et pouvant aller jusqu’à 45 °.

Gousset en contre-plaqué Antiflambement Comme pour les fermes industrialisées. L’assemblage des chevrons et des planches faîtières peut être réalisé par trois pointes (diamètre ≥ 3mm) enfoncées perpendiculairement (au moins 45 mm dans la seconde pièce) ou par quatre pointes disposées en biais. Il est donc nécessaire de prévoir des dispositifs d’antiflambement. le fil du bois doit être parallèle à l’entrait. Les autres dispositifs d’antiflambement sont les suivants : • panneaux de support de couverture (contre-plaqués CTB-X. OSB. • voliges. Antiflambement par entretoises et planches sur entraits CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 158=========== . L’entrait retroussé est fixé à ses extrémités aux chevrons par 3 pointes d’au moins 80 mm. ainsi que les assemblages d’entraits décalés sur les chevrons se font par clouage. L’antiflambement est généralement réalisé par des entretoises en bois placées entre les chevrons avec un écartement ne dépassant pas 40 fois l’épaisseur du chevron. Goussets en contre-plaqué CTBX Les assemblages des fermes delta ou des chevrons formant fermes avec entraits et chevrons dans un même plan sont couramment réalisés par des goussets cloués en contre-plaqué CTBX de 12 mm d'épaisseur. les chevrons de faible épaisseur ont tendance à flamber (dans le sens de l'épaisseur la plus fine).Assemblages Clouage Les assemblages des chevrons entre eux ou contre une planche ou panne faîtière. Ces entretoises (section mini 27 x 150 mm) assurent en même temps un anti-déversement des chevrons. particules CTB-H). La position et le nombre de clous sont déterminants dans la résistance de l'assemblage. Pour reprendre le maximum d’efforts.

Contreventement Le contreventement peut être assuré par des feuillards métalliques disposés en croix de Saint André et cloués à plat sur les chevrons. Contreventement par feuillard métallique Fixation aux appuis Ces structures extrêmement légères nécessiteront des ancrages d’autant plus importants que les couvertures seront légères et que les poussées propres à la géométrie des pièces ne seront pas reprises par des entraits. OSB. D’autres ancrages sont utilisables : • Ferrure tors (90 °).Attention : Lorsque le support de couverture assure l’antiflambement. il est nécessaire de prévoir des anti-déversements pour les chevrons à fort élancement (H ≥ 4 x e) . et vissées ou tirefonnées sur une sablière (cas des murs en bois) ou sur une lisse (cas des planchers). Chaque chevron doit être ancré au mur porteur ou au plancher. Les entraits retroussés longs (L > 2. particules CTB-H…) est également courante. On utilise généralement des équerres clouées ou boulonnées sur les chevrons ou l’entrait (ferme delta). On dispose au milieu des entraits. • Feuillards métalliques.40 m) peuvent également flamber. • Étriers. L’utilisation de panneaux (contre-plaqué CTB-X. une planche continue clouée à plat (22 x 100 mm). Fixations par équerre CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 159=========== . sur leurs faces supérieures.

les chevrons sont laissés filants sur une longueur qui ne doit pas excéder 60 cm. Les saillies de toitures sans caisson conduisent à un habillage rampant de la sous-face du toit. Au-delà. (cas des chevrons CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 160=========== . Cet habillage peut être réalisé par des voliges ou des panneaux de contre-plaqué placés au-dessus des chevrons (cas des chevrons apparents) ou en dessous dissimulés). neige). le prolongement du chevron devra être épaulé par un dispositif de reprise des charges. Un chevron de rive vient solidariser les chevrons courants et limiter leur déversement. Le chevron de rive assure également la fermeture du toit. Rives et saillies Le long pan Toiture non saillante Les chevrons sont tronqués au nu extérieur du mur. Un chevron de rive vient solidariser les chevrons courants et limiter leur déversement. Feu On se reportera au chapitre correspondant du thème “fermes industrialisées”.Trémies On se reportera au chapitre correspondant du thème “ fermes industrialisées ”. Toiture tronquée Saillie de toiture sans caisson Dans le cas de saillies de toitures sans caisson. ou dans des situations climatiques pénalisantes (vent.

Débord sans caisson Saillie de toiture avec caisson La sous-face de l’avant-toit peut être fermée par un caisson de toiture. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 161=========== . Débord avec caisson sans support Débord avec caisson et supports Le pignon Pour la réalisation de débord de toiture en mur pignon. Ces supports de faible section (27 x 100 mm) sont cloués contre les chevrons en rive et contre une fourrure de répartition le long du mur. Lorsque l’avant-toit dépasse 40 cm ou si le type d’habillage le nécessite (par exemple planches). on se sert de supports de clouage pour fixer le parement de sous-face. on utilise des échelles de débordement comme dans la charpente par fermes industrialisées. on réalise l’habillage des sous-faces par des panneaux fixés sous le chevron de rive et sur une fourrure murale. Lorsque l’avant-toit est inférieur à 40 cm.

2 DTU 31.Normes et DTU DTU 31.1 DTU 31.3 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Charpentes en bois assemblées par connecteurs métalliques ou goussets Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 162=========== .

Bardages en panneaux Forte expression architecturale du calepinage des joints Finition indispensable par lasure Prix plus élevé.7 .REVETEMENTS MURAUX EXTERIEURS 7 . Revêtements autres que bois Degré de compatibilité avec le support Aspects non-bois utile dans certains contextes Expression architecturale différenciée (dépend des produits) Durabilité (dépend des produits) Faible entretien CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 163=========== .1 .CONCEPTION Comparaison des différents revêtements extérieurs Bardage en lames Facilité de pose Importance des joints dans l’expression du volume Bonne durabilité Prix compétitif Bardages en bardeaux Expression architecturale de la texture des petits éléments Grande liberté de formes Temps de pose élevé Bonne durabilité Prix plus élevé.

Deux choix d’aspect possible selon le type d’ouvrage : choix 1 principalement ou choix O.LES BARDAGES EN LAMES Principes Les bardages en lames sont des revêtements extérieurs destinés à recouvrir des parois verticales ou proches de la verticale. pin (sylvestre ou maritime). Ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d’ossature en bois. Les bardages sont généralement fixés par clouage sur une ossature secondaire qui assure la ventilation.7 . Cette solution courante et économique nécessite une conception et une mise en œuvre soignées si l’on ne veut pas risquer des désordres. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 164=========== . Ils sont constitués par des planches brutes ou rabotées. Les bardages en bois permettent une grande variété d’expressions architecturales. red cedar. Les essences les plus couramment utilisées sont résineuses : douglas. sapin. épicéa.2 . Avant la pose. il faut mettre en place un pare-pluie continu. Ces lames peuvent être à vive arête ou profilées afin de s’emboîter. Bardage en lames Matériaux Qualité Compte tenu de l’exposition des bardages en extérieur et donc des variations hygrométriques auxquelles ils sont soumis. on choisira des essences peu nerveuses et peu fendives. mélèze.

l’humidité des lames de bardage doit être d’environ 15 % avec un maximum toléré de 18%. Lames non usinées CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 165=========== .). mais l'étanchéité autour des précadres et dans les angles doit être bien réalisée. Selon la saison. Afin de limiter les déformations et les gerces des lames. Ce principe est traditionnel. et divers bois tropicaux.. l’expérience montre que ces risques d’attaque sont faibles et que des bardages non traités ont une excellente durabilité. Des essences feuillues sont également utilisées : châtaignier. on veillera à ce que les lames ne présentent aucun nœud nonadhérent et que les poches de résine soient très limitées (ce qui peut poser des problèmes avec certaines essences et origines).Quel que soit le choix. s’ils sont choisis dans des essences suffisamment durables (douglas. l’exposition et le type de finition. À noter : Les tasseaux formant l’ossature secondaire doivent avoir un classement mécanique minimum : C18. Humidité Mis en œuvre à l’extérieur des bâtiments. Elles doivent répondre aux exigences de la classe de risque biologique 3. À noter : Les tasseaux formant l’ossature secondaire ne sont pas exposés aux intempéries et donc en classe de risque 2. Types de lames Lames non usinées Il s’agit de planches séchées. son profil et son mode de fixation doivent être bien réalisés pour éviter toute rétention d’eau. De ce fait. chêne. Risques biologiques Les lames sont exposées aux risques d’attaque des champignons et accessoirement des insectes.. on doit utiliser des bois d’essences naturellement durables ou bien utiliser des bois traités. Cependant. mélèze. brutes de sciages ou rabotées et posées horizontalement ou verticalement. robinier. pin.. Le bardage doit toutefois êtres ventilé. les bardages connaissent des variations d’humidité importantes. une lame peut avoir un taux d’humidité variant de 8-10% à 18-20%.

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 166=========== . les pointes peuvent être clouées pratiquement non apparentes si les lames ne sont pas trop larges. Les lames sont parfaitement tenues même en cas de variations dimensionnelles puisqu’un jeu est possible. C’est le bardage le plus utilisé en France. Lames à rainures et languettes Lames à feuillures À noter : Les lames de bardage peuvent être aboutées (en quinconce).Lames usinées Il s’agit de lames rainées bouvetées ou feuillurées. De plus.

La longueur peut atteindre 5 m. L’épaisseur varie selon l’espacement des points de fixation sans pouvoir être inférieure à 15 mm. on posera une deuxième rangée de pointes. Fixation La fixation se fait exclusivement par pointes en acier inoxydable car les pointes en acier protégé (galvanisé. bichromaté. Ces pointes doivent être obligatoirement annelées ou crantées pour que leur tenue soit assurée dans le temps. leur largeur doit être au minimum de 35 mm. Un pare-pluie est interposé entre le liteau et le panneau de murs. Le choix de l'épaisseur dépend aussi de l'écartement des supports afin d'obtenir une flèche réduite (1/200). Clouage Tasseaux Les tasseaux formant l’ossature secondaire peuvent être en bois massif ou en contreplaqué. Attention : Pour des raisons esthétiques. Leur longueur doit être au minimum de 2. pas Ex : Bardage 18 mm = écartement 55 cm sans excéder 65 cm.Dimensions des lames La largeur des lames est généralement comprise entre 90 et 150 mm. etc. Espacement maxi des fixations 30 cm 40 cm 65 cm Section minimum 15 x 35 mm 22 X 35 mm 27 x 35 mm CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 167=========== . Afin d’offrir une surface de clouage suffisante.) provoquent toujours. une seule rangée de pointes suffit à condition qu’il y ait un assemblage rainé bouveté ou feuilluré. on veillera à toujours parfaitement aligner et fixer à écartements réguliers les clous visibles. électro-zingué. à terme. Au-delà. Ils sont fixés mécaniquement sur les murs à ossature bois au droit des montants ou sur des chevrons (cas d’une isolation extérieure). La jonction d’extrémité des lames rainées bouvetées en bout ou la jonction de deux lames doit se faire obligatoirement sur un liteau.5 fois l’épaisseur du bardage (soit 55 mm minimum pour un bardage de 22 mm). des coulures noires (la couche de protection se fissure lors de la frappe au marteau manuel ou pneumatique). Elle ne doit pas excéder 7 fois l’épaisseur pour éviter tous risques de déformation. Afin de limiter les risques de fentes pour les lames larges il est conseillé de ne pas trop écarter les rangées de clous et de les placer en limite de chant à une distance au moins égale à 1/4 de la largeur de la lame (par exemple pour une lame de 140 mm. la limite du chant = 35 mm) L’écartement des supports ne devra dépasser 25 fois l’épaisseur du bardage. Si la largeur des lames n’excède pas 120 mm. L’épaisseur varie entre 18 et 27 mm avec une épaisseur courante de 22 mm surtout dans le cas d’usinage rainé bouveté.

On peut également poser recouvrement les unes des autres (pose à clin). Des Afin de favoriser larmier en partie les planches en Planches décalées Planches et couvre-joints sans feuillure Planches et couvre-joints avec feuillures Pose verticale à embrèvement Cette solution est assimilable dans sa pose à la précédente. Elle est cependant plus salissante que la pose verticale (les coulures de l’eau sont perpendiculaires au sens des fibres). Elle permet un bon écoulement de l’eau de pluie et elle est très durable. Le recouvrement est au minimum de 10 mm et au moins égal à 10% de la largeur. chaque lame venant recouvrir partiellement la précédente. Lames horizontales à recouvrement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 168=========== . l’écoulement de l’eau. horizontaux. Elle consiste à disposer les lames horizontalement. Rainures et languettes Pose horizontale à recouvrement Autre technique traditionnelle. la pose à clin est simple à mettre en œuvre même sur des grandes longueurs.Types de pose Pose verticale à recouvrement C’est la technique la plus traditionnelle. Elle consiste à clouer des lames légèrement écartées sur des tasseaux planches ou des lattes viennent se superposer pour former couvre-joint. Pour les lames de faible largeur (<100 mm) la pose d’un seul clou latéral est suffisante et permet la réalisation d’un bardage sans clou apparent. les lames sont découpées en sifflet pour former basse et doivent être protégées en tête.

la pose inclinée ne favorise pas la dispersion des eaux. Pose horizontale à embrèvement Cette pose est assimilable à la précédente. Les clins sont alors fixés dans les montants d’ossature à travers le pare-pluie et le panneau de parement. Attention : L’inclinaison des lames peut entraîner des illusions d’optique pouvant faire paraître courbes des éléments droits (par exemple des poteaux). CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 169=========== .À noter : La pose à clin peut être effectuée sans lame d’air sur parement brut continu de mur à ossature bois. Lames horizontales à rainures et languettes Lames horizontales à feuillures Pose inclinée Par différence avec les poses verticales et horizontales. Lames à pose inclinée Pose cintrée Le bardage à lame permet d’épouser sans difficulté des formes courbes. Elle entraîne des risques importants de rétention d’eau en partie basse des lames inclinées qu’il est nécessaire de prévoir notamment par un dispositif de drainage. Le rayon de cintrage dépend de l’épaisseur et du profil. On veillera à ce que la languette des lames à embrèvement soit toujours posée en partie supérieure.

les films polyéthylène ou polyester non tissés.h. .Ventilation Afin d’assurer un bon comportement du bois dans le temps. grillage…) Le lattage vertical (lames horizontales) permet une bonne ventilation.50 à 3 m avec une mise en quinconce des espaces afin de favoriser la circulation de l’air et l’écoulement des eaux accidentel. Pour être suffisante. Les principaux pare-pluie utilisés sont : . un parepluie est nécessaire. En cas de lattage horizontal (lames verticales). et être munies de dispositifs anti-rongeurs et anti-insectes (profilés spéciaux.mmHg). Le pare-pluie doit être posé avec des recouvrements horizontaux minimum de 10 cm (5 cm pour les recouvrements verticaux). la ventilation doit se faire par des orifices ayant au moins une largeur de 1 cm.5 g/m2. une lame d’air est réalisée par des tasseaux fixés verticalement ou horizontalement. Imperméable à l’eau. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 170=========== . . L’épaisseur de la lame d’air est généralement comprise entre 15 et 30 mm.les panneaux de fibres de bois bitumés. il faut prévoir une discontinuité des lattes tous les 2. Lattage vertical Lattage horizontal Pare-pluie Afin d’éviter les pénétrations accidentelles d’eau dans les murs à cavité ouverte. Les entrées et les sorties doivent avoir une section minimum de 50 cm2/m.les feutres bitumés. On veillera en particulier à ce que le pare-pluie recouvre bien les dispositifs de fractionnement du bardage (solin métallique par exemple) et ne soit pas déchiré. il doit avoir une perméance à la vapeur d’eau suffisante pour éviter tout risque de condensation (mini = 0.

• à un profilage de l'extrémité des lames (feuillures. Deux grand principes sont mis en œuvre à partir desquels on peut décliner des solutions particulières : Bardage dans le même plan Pour les jonctions horizontales. Arrêt au sol Jonctions entre bardages Les jonctions entre bardages. Pour les jonctions verticales. bois ou des bardages avec d'autres revêtements doivent être étudiées soigneusement afin : • d’éviter les pénétrations ou stagnations d’eau. • de gérer la position du joint dans le calepinage de la façade. on peut utiliser : • un couvre-joint • un joint creux avec un profilé métallique formant canal d'écoulement des eaux. de 30 mm est Afin d’éviter toute remontée capillaire en pied de bardage (surtout pour les lames verticales) on pourra finir les lames par une coupe en sifflet qui formera goutte d’eau. • de préserver des dispositifs de ventilation. Jonction avec bavette CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 171=========== . Par ailleurs le bardage doit assurer le rejet des eaux de ruissellement au-delà de la lisse basse du mur. le bardage doit se trouver à au moins 20 cm du sol fini. Un recouvrement recommandé. sifflets). on fait appel : • à des bavettes métalliques protégées contre la corrosion ou en aluminium et formant larmier.Arrêt au sol Afin d’éviter les risques dus au rejaillissement des eaux de pluies et à la présence de neige.

Finition par bavettes Finition par pièces en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 172=========== . • solin métallique sur précadre bois. Elle consiste à décaler les lames du niveau supérieur afin de recouvrir le revêtement du niveau inférieur.Bardage dans des plans décalés Cette technique est surtout utilisée pour la réalisation de joints horizontaux. deux solutions sont couramment utilisées : • bardage formant larmier. Dans ce dernier cas. Jonction avec recouvrement Baies Les menuiseries doivent être protégées en partie supérieure par un dispositif qui assure le rejet des eaux de ruissellement en avant de la façade. il faudra prévoir un précadre feuilluré. Latéralement le bardage peut être protégé par des planches cornières ou embrevées. Selon la géométrie de l’ouvrage.

du mode de pose. Le recouvrement des lames horizontales se fait le plus fréquemment par utilisation d’une planche d’une section au moins égale à 18 x 38 mm. . En général.de l’esthétique recherchée. D’autres solutions sont également envisageables comme le raccordement des lames par coupe d’onglet (solution très délicate à mettre en œuvre et demandant un travail soigné de coupe et de verticalité des ouvrages) ou l’utilisation de profils en bois ou métal protégé contre la corrosion (acier laqué…) ou durable (aluminium laqué…). Angles saillants Angles rentrants CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 173=========== . .du type de lame. le raccordement aux angles des lames verticales se fait par recouvrement en tenant compte du sens dominant des vents.Angles La finition des angles dépend : . En aucun cas le bois ne devra présenter des fibres debout exposées à la pluie.

• l'érosion progressive de la surface qui prend un aspect "sablé". Afin d'éviter l'effet de cheminée. auront un vieillissement d'aspect s'ils ne reçoivent aucune finition. les veines tendres (bois de printemps) s'usant plus vite que les veines dures (bois d'été).Feu Les lames en bois dont l'épaisseur excède 18 mm sont considérées comme moyennent inflammables (M3). • l'apparition de gerces surtout sur les parties exposées au soleil et à la pluie. le bois prenant à terme une teinte gris argenté ou noire. il est nécessaire de recouper la lame d'air ventilée par une barrière incombustible tous les deux niveaux au minimum (profilé métallique ou lisse en bois). mais qui. même traités en autoclave aux sels ou durables naturellement. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 174=========== . Bois non traité Les bois non traités vont subir les effets décrits précédemment avec des nuances qui dépendent des conditions d'exposition et des essences. en général. Cela se traduira par : • une décoloration. L'usage des bardages en bois massif est donc réservé aux immeubles présentant des risques au feu limités (1ère et 2ème famille). les lames deviennent facilement inflammables (M4). il faut appliquer sur le bois en extérieur des peintures ou des lasures en vérifiant au préalable l'expérience des fabricants et leurs références. Profilé métallique coupe-feu Profilé en bois coupe-feu Préservation / finitions Les bois exposés aux intempéries. En dessous de cette épaisseur. tendent toutes vers le gris ou le noir. A noter : Les bois bruts de sciage se comportent mieux dans le temps que les bois rabotés. Si l'on veut éviter tout changement d'aspect. Cet aspect esthétique qui n'affecte en rien la durabilité des bois peut poser des problèmes d'intégration dans certains sites et des problèmes d'image de marque.

Lasures Elles peuvent être plus ou moins filmogènes. les plus filmogènes se rapprochant des vernis. Il est indispensable d'utiliser des bois ayant retrouvé un taux d'humidité de 15% environ. CCB) Le traitement en autoclave donne au bardage une couleur verdâtre (pin) ou brune (douglas) et ralentit son grisaillement dans le temps mais ne l'empêche pas sur le long terme. ceux-ci étant à proscrire en finition extérieure. En effet. Elle limite les reprises d'humidité et donc les attaques de champignons pour les essences sensibles (sapin.Bardage en red cédar non traité Bois traités en autoclave aux sels (CCA. une lasure s'entretient facilement sans décapage avant une nouvelle couche car sa CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 175=========== . Bardage en pin autoclavé aux CCA Bois rétifiés La rétification donne aux lames une couleur brune. ce qui donne un aspect plus ou moins satiné. Cette précaution permet également d'éviter les coulures verdâtres pouvant résulter d'une exsudation des produits après traitement. épicéa). mais ne ralentit pas le grisaillement. Attention : Les lames traitées en autoclave ont un taux d'humidité élevé après traitement et sont donc susceptibles d'un fort retrait. leur confèrent une meilleure durabilité.

quand la peinture est appliquée en usine de manière industrielle. ce qui n'est pas le cas des vernis. Nettoyage d'une façade avec un dégriseur Autres produits Bardages en bois reconstitué Il s’agit de lames qui ressemblent à des lames de bois massif : • profilés en fibres de bois collées haute densité. Certaines lames peintes offrent une garantie de finition de10 ans. revêtus d’une finition opaque appliquée en usine d’une durée de vie garantie plus de 10 ans sans entretien. en cas d'exposition au soleil. Dégriseurs Ce sont des produits permettant de nettoyer le bois même après 15 ou 20 ans et qui redonnent au bardage exactement sa couleur d’origine. ni trop foncée car dans le premier cas. la protection contre les rayons ultra violets n'est pas bonne et dans l'autre cas. on essaiera de choisir une lasure pigmentée. Peintures Elles doivent avoir une perméance suffisante pour laisser respirer le bois. Les peintures micro poreuses en phase aqueuse sont celles qui offrent la meilleure durée de vie. un échauffement plus important du bois se produit et donc une plus forte dessiccation entraînant plus de déformations. Bardage en bois reconstitué (Canexel) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 176=========== . mais ni incolore. sur liteaux et pare-pluie. (type Canexel ou Masonite). Elles sont posées comme des bardages en bois massif. Compte tenu des contraintes architecturales. • profilés en particules agglomérées par résine synthétique (type Werzalit) avec également une finition laquée opaque appliquée en usine avec une durée de vie également très longue sans entretien.composition permet une usure lente et régulière par farinage sans écaillage du film.

) que les lames en bois massif.Bardage en bois lamellé-collé La technique du lamellé-collé permet de fabriquer des bardages en bois de plus forte épaisseur (jusqu’à 30 mm. Bardage en douglas lamellé-collé Normes et DTU DTU 31.2 DTU 41-2 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Revêtements extérieurs en bois Cahiers 124 et 128 du CTBA Détails Bois n°2 du CNDB CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 177=========== .) et de plus grande largeur (jusqu’à 30 cm. Les conditions de pose et d'entretien sont identiques à celles des lames massives.

séquoia pour les essences importées. Bardeaux Matériaux Qualité Les essences les plus couramment utilisées sont les suivantes : châtaignier.7 . Avant la pose des bardeaux. Les bardeaux en bois s’adaptent à des volumétries complexes. Deux choix d’aspect sont possibles selon le type d’ouvrage : • pour les résineux : choix 1 principalement ou choix O. Les bardeaux sont généralement fixés par clouage sur une ossature secondaire qui assure la ventilation. Ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d’ossature en bois mais relativement longue à mettre en œuvre. La richesse de leurs combinaisons et de leurs textures permet une grande variété d’expressions architecturales. il faut mettre en place un pare-pluie continu. mélèze et plus rarement épicéa et chêne pour les essences locales. red cedar. • pour les feuillus : choix QF 2 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 178=========== .LES BARDAGES EN BARDEAUX Principes Les bardages en bardeaux sont des revêtements extérieurs destinés à recouvrir des surfaces verticales (murs) ou inclinées (toiture). Ils sont constitués par des planches de faible longueur fendues ou sciées.3 . white cedar.

l’humidité des bardeaux doit être de 15% avec un maximum toléré de 18%. les bardeaux connaissent des variations d’humidité importantes. l’expérience montre que ces risques d’attaque sont faibles et que des bardeaux réalisés dans des essences réputées peu durables comme l’épicéa non traité ont une bonne durabilité s’ils sont correctement ventilés. Cependant. Types de bardeaux Bardeaux sciés Les bardeaux sciés industriellement sont la solution la plus économique. Bardeaux fendus Les bardeaux fendus présentent une épaisseur et un état de surface souvent irrégulier car la fente du bois est liée aux fibres du bois. Bardeaux sciés Bardeaux fendus CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 179=========== . Afin de limiter les déformations et les gerces des lames.Humidité Mis en œuvre à l’extérieur des bâtiments. Ils permettent un bon calibrage de l’épaisseur et de la surface. Le sectionnement des fibres lors du sciage les rend moins pérennes que les bardeaux fendus. Risques biologiques Les bardeaux sont exposés aux risques d’attaques des champignons et accessoirement des insectes. Ce sont des produits à fibres continues qui possèdent une grande longévité dans le temps. Ils doivent répondre aux exigences de la classe de risque 3.

L’épaisseur est plus fine à l’extrémité destinée à être recouverte et plus épaisse à l’extrémité exposée. Clouage Tasseaux La pose des bardeaux s'effectue généralement sur support discontinu. il existe également de nombreuses découpes (arrondi.Formes et extrémités Si le bardeau courant a une extrémité exposée droite. L’épaisseur varie CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 selon l’espacement des points de fixation sans pouvoir être inférieur à 15 mm. en diamant. Formes des extrémités Dimensions des bardeaux La largeur des bardeaux est généralement comprise entre 60 et 300 mm. on place une troisième pointe entre les deux autres. leur largeur doit être au minimum de 35 mm. L’épaisseur varie entre 3 et 15 mm. Afin d’offrir une surface de clouage suffisante. Pour les bardeaux de largeur supérieure à 200 mm. La longueur est comprise entre 20 et 60 cm.Ils sont fixés mécaniquement sur les panneaux de contreventement des murs à ossature légère ou sur des chevrons (cas d’une isolation extérieure). octogonal…) utilisées pour créer des effets variés sur les murs. Les tasseaux formant l’ossature secondaire peuvent être en bois massif ou en contreplaqué. Espacement maxi des fixations 30 cm 40 cm 65 cm Section minimum 15 x 35 mm 22 X 35 mm 27 x 35 mm 180=========== . L’épaisseur moyenne mesurée au milieu de la longueur des bardeaux doit être au moins égale à 5 mm. Fixations La fixation s'effectue le plus souvent par deux pointes en acier inoxydable enfoncées à 25 mm au-dessus de la ligne de pureau et à 20 mm de chaque bord.

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 181=========== . À l’exception du premier rang qui est souvent posé à double recouvrement. Le bout du bardeau exposé déborde d'environ 15 mm sur le bout du bardeau en dessous. les bardeaux sont disposés en deux couches par rang ce qui permet d'obtenir une ligne d'ombre profonde. Le pureau. Dans le cas de la méthode à double recouvrement. Ventilation La ventilation est assurée par l'espacement des liteaux de fixation. ne doit jamais être supérieur à la moitié de la longueur des bardeaux moins 10 mm. Celui-ci ne devrait cependant pas être inférieur au 3/4 de la longueur du bardeau. Cependant la pose directe sur panneaux dérivés du bois est admise compte tenu de la faible épaisseur des bardeaux et de la présence de nombreux espaces vides liés à la pose. Exemple : bardeau de 400 mm = pureau maxi de 190 mm. les bardeaux sont disposés en simple épaisseur sur chaque rang. c’est-à-dire la partie exposée. les rangs de bardeaux doivent être ajustés pour s'aligner sur les parties hautes et basses des ouvertures et d'une manière générale sur toutes les bandes horizontales. Il faut donc prévoir un recouvrement suffisant des bardeaux pour assurer l'étanchéité. il est possible d'avoir un pureau plus grand. Bardeaux posés à simple recouvrement Pose à double recouvrement Dans la pose à double recouvrement. Les joints du rang de surface doivent être décalés d'au moins 40 mm des joints des rangs du dessous. Bardeaux posés à double recouvrement Attention : Quelle que soit la pose. Attention : La pose sur support continu doit être réservée à des bardeaux dont l'essence ou le traitement assurent une bonne durabilité.Types de pose Pose à simple recouvrement C’est la technique la plus courante. Le rang du dessous peut être de qualité inférieure.

• par recouvrement croisé.Pare-pluie Voir bardages en lames Arrêts au sol Voir bardages en lames Jonctions entre bardages Voir bardages en lames Baies Voir bardages en lames Angles La finition des angles se fait de deux manières principales : • par planches ou tasseau cornier. Feu Les bardeaux en bois du fait de leur faible épaisseur sont facilement inflammables et donc classés M4. Angles À noter : Il existe des angles de finition préfabriqués en métal notamment utilisé pour les panneaux industrialisés de bardeaux. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 182=========== .

Normes et DTU DTU 31. sont aussi rapides voire plus rapides (pour les panneaux larges) à mettre en œuvre que les lames. ces panneaux.Préservation / finitions Les bardeaux de premier choix peuvent être laissés bruts et grisent dans le temps. Autres produits Bardeaux en panneaux Afin de faciliter la pose. D'une longueur voisine de 2. on trouve sur le marché des panneaux préfabriqués de bardeaux comprenant un ou deux rangs fixés sur des liteaux ou un panneau de contre-plaqué.2 DTU 41-2 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Revêtements extérieurs en bois Cahiers 124 et 128 du CTBA CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 183=========== .50 m et d'une largeur comprise entre 24 cm (1 rang) et 40 cm (2 rangs).

ni fente ouverte d’une largeur supérieure à 5 mm. Ainsi les panneaux en okoumé ou en sapelli nécessitent une finition alors que les panneaux en ipé en sont dispensés. De plus. et . bénéficier d'une garantie du fabricant pour usage en bardage extérieur.4 . ni nœud sauté d’un diamètre supérieur à 10 mm.de plus. Ils sont obligatoirement revêtus d'une finition (peinture. Les panneaux en bois résineux doivent avoir une face de classe 1. lasure ou vernis) sauf si l'essence du bois en autorise l'absence. ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d’ossature en bois. Les panneaux en bois tropicaux ou en feuillus indigènes doivent avoir une face de classe 2. Les bardages en panneaux obligent à un travail de calepinage soigné qui donne aux façades une expression particulière. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 184=========== . Cette solution nécessite un choix correct de produits ainsi qu’une conception et une mise en œuvre soignées si l’on ne veut pas risquer de désordres. Les panneaux sont généralement fixés par vissage ou clouage sur une ossature secondaire qui permet la ventilation.7 . Ils sont constitués par des panneaux dérivés du bois ou reconstitués à base de bois.LES BARDAGES EN PANNEAUX Principes Les bardages en panneaux sont des revêtements extérieurs destinés à recouvrir les parois verticales. Ils assurent une fonction d’enveloppe et ne participent pas au comportement structurel de l’ouvrage (contreventement). le premier pli sous la face ne doit comporter ni joint monté ou écarté. Panneaux de bardage Matériaux Qualité Les panneaux en contre-plaqué utilisés en bardage doivent être de qualité CTB-X. Comme les lames et les bardeaux.

il est déconseillé de les utiliser pour des parements exposés directement à la pluie. il est possible d’utiliser des panneaux rainurés en pleine face. mais soumis à des humidifications fréquentes. Les rainures apparaissent en effet comme des pièges à eau et favorisent la délamination dans le temps des panneaux. feuillure à mi-bois) afin de faciliter les recouvrements entre panneaux lors de la pose. Ils doivent répondre aux exigences de la classe de risque 3. La définition de cette classe correspond à la situation dans laquelle le panneau n’est ni abrité. Cette situation ne doit pas donner lieu à une accumulation significative d’humidité (piège à eau) qui relève alors de la classe de risque 4. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 185=========== . ni en contact avec le sol. Attention : Le risque de bleuissement est à envisager comme risque complémentaire pour les panneaux en essences sensibles (résineux) si l’aspect est considéré comme important. On trouve également sur le marché des panneaux dont les chants sont profilés (rainure et languette. À noter : Les tasseaux formant l’ossature secondaire ne sont pas exposés aux intempéries et donc en classe de risque 2. Bien que certains panneaux rainurés bénéficient d’un label “extérieur” CTBX. Chant droit Panneaux rainurés pleine face Dans un souci décoratif (marquage réparti des joints…).Risques biologiques Les panneaux sont essentiellement exposés aux risques d’attaque des champignons et accessoirement des insectes. Attention : Ces panneaux doivent être impérativement posés avec les rainures verticales. Il s’adapte à tous les types de pose. Types de panneaux Profil des chants Le panneau avec chants droits est la solution la plus courante.

On peut également utiliser des agrafes ou des vis selon les supports. 153 x 310 cm. Les fixations doivent pénétrer d’au moins 25 mm dans les supports et sont disposées tous les 30 cm au maximum. Les fixations des tasseaux doivent pénétrer d’au moins 30 mm dans l’ossature. à une distance minimale des bords des panneaux de 10 mm. Ecartement maximum 30 cm 40 cm 65 cm Section minimum 15 x 35 mm 22 X 35 mm 27 x 35 mm Les fixations des tasseaux sur leur support se font par des pointes annelées ou torsadées en acier inoxydable ou en acier protégé par une galvanisation à chaud. Tasseaux Les tasseaux formant l’ossature secondaire peuvent être en bois massif ou en contreplaqué. 122 x 250 cm. Afin d’offrir une surface de clouage suffisante.18. 22 mm • Largeur x Longueur : 50 x 250 cm. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 186=========== . Le recouvrement horizontal se fait par embrèvement ou bavette. Ils sont fixés mécaniquement sur les panneaux de contreventement des murs à ossature légère ou sur des chevrons (cas d’une isolation extérieure).….Dimensions des panneaux Les panneaux de contre-plaqué doivent être composés de 5 plis au minimum et avoir une épaisseur minimale de 10 mm. Les tasseaux sont disposés de préférence verticalement et leur entraxe ne doit pas excéder 50 fois l’épaisseur du panneau et rester inférieur à 75 cm. L’épaisseur varie selon l’espacement des points de fixation sans pouvoir être inférieure à 15 mm. les panneaux peuvent être d'une hauteur d'étage ou de dimensions modulaires. Le fil du bois doit être perpendiculaire aux appuis. Fixations Les fixations des panneaux peuvent être apparentes ou non. Types de pose Pose dans le même plan Généralement posés verticalement. Les dimensions dépendent des fabricants : • Épaisseur : 10.15. leur largeur doit être au minimum de 35 mm.12. Elles doivent être telles qu’elles ne permettent pas l’arrachage des panneaux. On utilise obligatoirement des vis ou des pointes annelées en acier inoxydable.

La pose à recouvrement permet un bon écoulement de l’eau de pluie et est très durable. Si des tasseaux horizontaux sont nécessaires. Les panneaux sont généralement découpés en bandes d’une largeur de 40 à 60 cm et posés horizontalement en recouvrement. Des tasseaux biseautés doivent être prévus derrières chaque joint vertical et dans les angles. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 187=========== . les lames sont découpées en sifflet pour former larmier en partie basse et doivent être protégées en tête. Des planches ou des lattes viennent se superposer pour former couvre-joint. Panneaux posés à clin Bardage posé à recouvrement (panneaux de lamibois) Ventilation Les panneaux de bardage doivent être désolidarisés de la paroi par une lame d’air ventilée d’une épaisseur minimale de 10 mm. La section des espaces assurant cette ventilation doit être supérieure à 10 cm2 par mètre linéaire horizontal. Elle consiste à clouer des lames légèrement écartées sur des tasseaux horizontaux. ils doivent être interrompus et disposés de façon à ne pas entraver la circulation de l’air et l’écoulement des eaux pouvant s’introduire accidentellement derrière les panneaux. On peut également poser les planches en recouvrement les unes des autres (pose à clin). Afin de favoriser l’écoulement de l’eau.Pose à recouvrement C’est une technique dérivée de la pose traditionnelle dite à clin.

par exemple. il est conseillé de biseauter le chant et puis d’appliquer une résine type résorcine. Arrêt sur maçonnerie CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 188=========== . Le chant inférieur du panneau doit former larmier. Cependant la mise en place d’un pare-pluie est nécessaire dans deux cas de figure : • murs à cavité ouverte. en maçonnerie par exemple. un pare-pluie est généralement posé pour la protection des murs pendant le chantier alors que les panneaux extérieurs ne sont pas posés.Pare-pluie L’utilisation de panneaux de bardage assure une enveloppe largement continue qui dispense de l’utilisation d’un pare-pluie. en évitant les infiltrations. il doit être protégé en atelier contre les reprises d’humidité. Pour le contre-plaqué. Arrêt au sol Attention : Dans le cas où le bardage s'arrête sur un mur plus épais. les panneaux de bardage doivent se trouver à au moins 20 cm du sol fini. Arrêt au sol Afin d’éviter les risques dus au rejaillissement des eaux de pluie et à la présence de neige. La protection du chant doit être vérifiée sur chantier avant application des finitions. A noter : Bien que non nécessaire. • bardage dont les joints verticaux des panneaux ne sont pas garnis. il est indispensable de mettre en place une bavette pour raccorder les deux matériaux. par recouvrement. De plus.

Le raccordement peut être exécuté par recouvrement du panneau de bardage supérieur par le panneau inférieur sur une hauteur de 3 cm pour former un larmier. Jonction avec recouvrement Pose dans un même plan. L’utilisation des baguettes métalliques ou plastiques en forme de U est interdite car elle engendre des risques de rétention d’eau. Joints horizontaux Selon le mode de pose.) formant un larmier. Il ne doit pas y avoir de contact continu entre le panneau supérieur et la bavette. Jonction avec bavette Dans les deux cas. L’espace entre les deux parements sera au minimum de 1 cm. • de préserver les dispositifs de ventilation. le chant inférieur du panneau supérieur doit être particulièrement protégé.Jonctions entre panneaux Les jonctions entre panneaux doivent être étudiées soigneusement afin : • d’éviter les pénétrations ou stagnations d’eau. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 189=========== . etc. • de gérer la position des joints dans le calepinage de la façade. Il pourra toutefois être inexistant dans la mesure où les surfaces en contact sont préalablement traitées avec un produit étanche. Compte tenu des variations hygrométriques des panneaux. deux techniques de réalisation des joints horizontaux sont envisageables : Pose à recouvrement. les joints entre deux panneaux (ou éléments de panneaux) ne peuvent être traités par un revêtement continu adhérent. Le raccordement peut être exécuté par la mise en place d’une bavette horizontale (métallique ou plastique.

Les joints verticaux doivent se faire systématiquement sur un support de fixation. Joint creux Joints garnis ou protégés par un couvre-joint Si un calfeutrement des joints est envisagé. Couvre-joint CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 190=========== . leur largeur est comprise entre 5 mm et 8 mm. Le support doit alors être protégé par une bande de protection dont la largeur correspond à celle du joint augmentée de 30 mm. Le joint peut aussi être fermé par un couvre-joint en bois. Joints creux Les joints verticaux peuvent être creux et ne pas être garnis.Jonction par embrèvement Jonction avec larmier Joints verticaux Un jeu doit être prévu entre chaque panneau. afin de permettre la libre dilatation. Les chants des panneaux doivent être préalablement préparés en atelier pour empêcher les reprises d’humidité avec un produit approprié. en acier protégé ou en aluminium.

il est conseillé d’utiliser des profils de finition en bois ou métal protégé contre la corrosion (acier laqué…) ou durable (aluminium laqué…) Profil cornier Couvre-joint cornier Feu Voir chapitre feu des bardages en lames CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 191=========== . deux solutions sont couramment utilisées : • bardage formant larmier. le raccordement aux angles des panneaux se fait par recouvrement en tenant compte du sens dominant des vents. • solin métallique sur précadre bois. Dans ce dernier cas. Selon la géométrie de l’ouvrage.du mode de pose. Angles La finition des angles dépend : . En général. il faudra prévoir un précadre feuilluré. .Baies Les menuiseries doivent être protégées en partie supérieure par un dispositif qui assure le rejet des eaux de ruissellement en avant de la façade. Afin d’éviter toute reprise d’humidité en rive.de l’esthétique recherchée. Latéralement le bardage peut être protégé par des planches cornières ou embrevées.

25. 22. 16. Attention : Certains panneaux en contre-plaqué CTBX ont un pH alcalin qui peut éventuellement occasionner des réactions au contact de certaines finitions adhérentes. . aux insectes et aux chocs. . 40 305 x 125 . .les chants des découpes effectuées sur chantier doivent également recevoir une protection identique à celle appliquée en atelier. Ils sont généralement fabriqués à chants droits. de couleur gris beige ils présentent des surfaces lisses et dures. Autres produits Panneaux bois-ciment Ce sont des matériaux en plaque. Fortement compressés. 60 x 60 Panneaux et lames bois-ciment (Viroc ) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 192=========== .Préservation / finition La protection des panneaux après pose est nécessaire. une lasure ou un vernis pour extérieur. 260 x 125 .l’humidité des panneaux ne doit pas dépasser 12 % + ou – 2 %.un délai de séchage soit être observé avant la pose. 28. . Voir fiches techniques des fabricants de contre-plaqué à ce sujet. 10. à l’humidité. La minéralisation des copeaux de bois offre à ces panneaux un bon comportement au feu (M1). 12. l’étanchéité des chants doit être assurée en atelier. fabriqués sous pression à partir de particules de bois liées par des ciments portland.la première couche du revêtement doit être appliquée en atelier sur les deux faces et quatre chants. on veillera à respecter les conditions suivantes : . 32. 120 x 60 . Elle est assurée par une peinture. Epaisseurs : Dimensions : 8. Afin d’assurer une bonne durabilité de la finition.dans le cas des panneaux destinés à être posés à joints creux.

20 153 x 305 . 255 x 186 Panneaux bois-résine de synthèse (Trespa) Panneaux (Prodéma) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 193=========== . 10. 16. Pas de traitement spécial des chants. 13. Sa surface décorative est à base de papier imprégné de résine. classement M1 Epaisseurs : Dimensions : 6. 8.Panneaux bois-résines de synthèse Panneau plan à base de résines thermodurcissables renforcées de fibres de cellulose fabriquées sous haute pression à haute température.

5 122 x 244 cm Normes et DTU DTU 31.Panneaux en fibres de bois Fibres de bois pressées à chaud. Les chants sont à embrèvement. ces panneaux 50 % plus denses que le bois massif résistent aux gerces et aux fentes. rainure verticale. et de nombreux accessoires de finition.2 DTU 41-2 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Revêtements extérieurs en bois Cahiers 124 et 128 du CTBA CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 194=========== . Epaisseurs : Dimensions : 11 et 12. Il existe différentes textures et couleurs.

il faut veiller à fixer correctement ces liteaux sur l’ossature (une pointe torsadée galvanisée de 70 mm tous les 20 cm pour des liteaux de 27 mm d’épaisseur). renforcé par une armature en acier galvanisé. En France. Du fait du poids de l’enduit. C’est une solution très commune aux États-Unis. Il existe également une solution consistant à appliquer l’enduit sur un matériau en fibragglo. Tasseaux Les tasseaux en bois d’une section voisine de 30 x 40 mm sont généralement fixés horizontalement.7 .MATERIAUX DE REVETEMENTS AUTRES QUE LE BOIS Enduits hydrauliques Principes Cette solution de revêtement consiste à utiliser un enduit de mortier aux liants hydrauliques. Support Le support de l’enduit est réalisé d’une part par des tasseaux en bois et d’autre part par une armature. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 195=========== . L’enduit peut être appliqué directement sans lame d’air sur le mur support.5 . La perméance des enduits aux mortiers de liants hydrauliques est en effet suffisante pour permettre les échanges hygrométriques de la paroi. Entre axe du support Support continu ou ≤ 40 cm ≤ 65 cm Armature Treillis soudé P > 600 g/m2 Maille = 10 x 25 mm P > 1 200 g/m2 Maille = 50 x 50 mm Agrafes Nb mini / m2 20 15 Comme pour les bardages. l’enduit est le plus souvent désolidarisé de la paroi par une lame d’air ventilée dont l’épaisseur doit être en tous points supérieure à 1 cm. on dispose un pare-pluie sous les liteaux. Leur écartement dépend du type d’armature et de la rigidité de l’enduit.

La fixation des panneaux d’armature est assurée par des agrafes sur les liteaux qui ne doivent pas être trop enfoncées pour que les panneaux puissent bouger. Normes NF P 15-201-2 (DTU 26. mais il peut être mis en œuvre manuellement. de chaux et de mélange plâtre et chaux aérienne – Cahier des clauses spéciales. . Il faut le réaliser en 3 phases : . mai 1994.Après un temps de séchage (voir Avis Technique CSTB).dans les angles par des profils d’angle.1) Enduits aux mortiers de ciments. L’enduit est en général projeté à la machine. sans fissurations). La découpe des panneaux est obligatoire à chaque angle des ouvertures. Il est indispensable de prévoir la réalisation de joints de dilatation dès qu’une surface dépasse le maximum indiqué dans le guide technique du fabricant. Dans les angles. NF P 15-201-1 (DTU 26. de chaux et de mélange plâtre et chaux aérienne – Cahier des clauses techniques. il faut assurer la continuité en repliant le panneau à 90°. Précautions principales de mise en œuvre L’enduit doit avoir un taux de retrait le plus bas possible. on dispose de renforts : . Des avis techniques existent. projection du corps d’enduit qui est resserré et tiré à la règle.Après séchage de quelques jours.1) (mai 1993. Afin de prendre en compte les zones de fragilité de l’enduit.en bas de mur par des profils stop enduit. qui associent le fabricant de l’armature et le fabricant de l’enduit prêt à l’emploi et le résultat technique est plus satisfaisant qu’avec d’autres enduits (des références nombreuses existent depuis plus de 20 ans. Le chevauchement des panneaux se fait au moins sur une trame (5 cm) sur leurs 4 côtés. . La couture des panneaux d’armature entre eux se fait par des agrafes spéciales (type grillage de clôture) sur leurs 4 côtés. janvier 1999) Enduits aux mortiers de ciments.autour des ouvertures par des éléments d’armature posés à 45°. notamment celui de Stucanet/La Pierre Liquide. . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 196=========== .Armature L’armature la plus courante est un treillis soudé avec carton incorporé (Stucanet). Son épaisseur totale finie doit être de 25 mm. projection de l’enduit de finition coloré. .Projection permettant de rigidifier le support en enrobant les armatures et le carton.

Fixations La fixation de la brique sur le mur à ossature bois se fait par des attaches (2 au m2) clouées dans les montants d’ossature et posées dans les joints entre briques. devant le mur à ossature bois. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 197=========== . La pose d’un pare-pluie n’est pas obligatoire dans le mur à cavité fermée mais en général. Elle consiste à réaliser un parement de briques. en général apparentes. on le pose par sécurité et pour protéger le mur à ossature bois avant et pendant la pose des briques. Belgique et Nord de la France).Parement en maçonnerie Principes Cette technique est assez courante en Amérique du Nord. mais aussi en Europe (Sud de la Suède. avec une lame d’air ventilée de 25 mm minimum entre les deux murs. Allemagne. d’une largeur de 100 mm. Les attaches doivent être légèrement inclinées pour canaliser les condensations éventuelles côté maçonnerie.

La ventilation basse est généralement réalisée sur le deuxième rang de briques. − − − Parement en brique sur mur à ossature bois Normes P 10-201-1 (DTU 20.1) (septembre 1985. Lors de la mise en œuvre. La ventilation haute se fait en laissant la lame d’air ouverte dans la sous-toiture ou sous un larmier métallique. déc.Précautions principales de mise en œuvre − − Il est conseillé de prévoir un décalage du niveau de la dalle de 5 cm afin d’éviter toute rétention d’humidité éventuelle au pied du mur à ossature bois. dé. P 10-202-2 (DTU 20. déc.1) (sept. 1985. 1993. 1999) Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 1 : Cahier des clauses techniques. oct. décembre 1995) Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 3 : Guide pour le choix des types de murs de façades en fonction du site. 1985. il faut veiller à ne pas mettre de mortier en excès afin qu’il ne vienne pas combler l’espace de ventilation. dé. 1995. Ce feutre devra d’autre part être relevé sur une hauteur minimum de 10 cm le long du mur à ossature bois et être recouvert par le pare-pluie si celui-ci existe. avril 1994.l. 1999) Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 2 : Règles de calcul et dispositions constructives minimales P 10-202-3 (DTU 20. oct. ce qui permet l’évacuation d’éventuelles eaux de condensation. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 198=========== . On forme des chantepleures en laissant creux un joint vertical sur deux (minimum d’ouverture : 10 cm2/m. Un feutre bitumeux de type 36 S doit être posé sous la brique pour éviter les remontées d’humidité.1) (sept. 1993. avril 1994. de façade). 1995. avril 1994. octobre 1993.

car il s’agit d’une peinture qui doit faire l’objet d’un entretien régulier (en général tous les 7 ans. La réalisation des joints doit être effectuée avec soin et avec des produits spécifiés dans l’avis technique : . comme les joints verticaux. on préférera un aspect "gratté" aux aspects trop "rugueux" afin d’éviter l’apparition de micro-organismes qui vont salir la façade.Revêtements plastiques épais (RPE) Principes La technique consiste à passer un enduit acrylique ou polyuréthanne sur un panneau support. Leur épaisseur minimum est de 15 mm. Cependant. Plusieurs fabricants ont un tel avis. le produit primaire préconisé par le fabricant de façon à ce qu’il ne s’imprègne pas d’humidité sur le chantier avant l’application du RPE et qu’il soit équilibré. Support Les panneaux de particules CTBH et les panneaux OSB sont exclus. On vérifiera pour chaque produit l’avis technique relatif aux panneaux supports. Bavette aluminium si les panneaux restent dans le même plan. . Joint à la pompe. si toutes les conditions de l’Avis Technique sont respectées et si l’entretien est fait régulièrement. . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 199=========== . D’autres panneaux peuvent être utilisés comme les panneaux de fibres-ciment et les panneaux de particules liées au ciment. Calicot ou marouflage. sur ses 6 faces. Lors de la pose du panneau. cette solution peut être préconisée. Précautions principales de mise en œuvre Le panneau support doit recevoir en atelier. Normes Cette technique n’est pas prise en compte dans le DTU 31-2 et elle doit donc faire l’objet d’un Avis Technique du CSTB. Cet ensemble de conditions (non exhaustives) rend cette solution technique délicate à mettre en œuvre. . on doit veiller aux conditions de température et d’humidité : température supérieure à 5°C et pas de pluie sur le RPE pendant l’application et le temps de séchage. Il ne faut pas assimiler cette finition avec un "crépis". selon les Avis Techniques) afin d’assurer la protection permanente du panneau. Joint de remplissage en mousse. Débords du panneau haut décalé sur panneau bas. Les joints horizontaux ne doivent jamais être exécutés dans le même plan. il faut respecter un écartement entre les plaques pour réaliser le joint en permettant une variation dimensionnelle du panneau. Les panneaux de contreplaqué CTBX sont admis s’ils sont en bois exotique ou feuillu indigène et sans nœud sur la face extérieure. . De plus. Fond de joint sur l’ossature ou le liteau pour éviter qu’il n’adhère. Lors de l’application du RPE. Deux solutions sont pratiquées : .

Normes NF P 65-202-2 (DTU 55. La largeur d’appui des supports doit être supérieure ou égale à 35 mm.Revêtements muraux attachés en pierre mince . Précautions principales de mise en œuvre L’emploi de revêtements muraux attachés en pierre mince est limité aux bâtiments à deux niveaux au plus. Support La mise en œuvre doit être effectuée sur un support discontinu protégé par un pare-pluie. Lorsque les pierres sont très minces. Celles-ci sont introduites dans les rainures horizontales pratiquées dans la pierre.Pierres minces Principes Cette technique consiste à utiliser des parements en pierres naturelles de faible épaisseur (15 à 30 mm) maintenue par des attaches métalliques sur la paroi.Marchés privés .Conception des revêtements muraux attachés en pierre mince CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 200=========== .2) (octobre 2000) Travaux de bâtiment .Cahier des clauses spéciales. NF P 65-202-1 (DTU 55. Fixation La solution la plus courante consiste à utiliser des pattes d’accrochage réglables en acier inoxydable. Quatre pattes doivent être prévues par plaque de pierre. Il existe également des solutions par clipage de la pierre mince sur des profils horizontaux spéciaux. Comme pour la brique. Cette solution facilite le remplacement d’une pierre en cas de bris.2) (octobre 2000) Travaux de bâtiment . et afin de limiter la fragilité aux chocs. on dispose sur les liteaux un coffrage perdu (panneaux de fibres-ciment par exemple).Revêtements muraux attachés en pierre mince Cahier des clauses techniques DTU 55.40 m. une lame d’air ventilée doit être ménagée.2 Mémento pour les maîtres d’œuvre . L’entraxe maximal du support doit être inférieur à 0. Le revêtement de pierre doit être désolidarisé de la paroi par une lame d’air ventilée ayant en tout point une épaisseur supérieure à 10 mm.

d’OSB ou de particules peuvent être utilisés. mais les joints à pli angulaire permettent de réaliser des joints pliés plus rigides et plus rectilignes. Le voligeage en bois représente cependant la solution la plus courante. sinon les irrégularités du voligeage apparaîtront sur le métal. Il a pour but d’assurer la rigidité et l’étanchéité des feuilles. Les voliges en sapin. cuivre. Fixation La fixation des feuilles se fait par des pattes clouées. On veillera à vérifier leur compatibilité. Le pliage se fait sur chantier ou par préfabrication. épicéa. Les voliges sont généralement clouées jointives sur les tasseaux mais elles peuvent aussi être montées à claire voie. pin ou peuplier ont une épaisseur comprise entre 20 et 27 mm (minimum 12 mm). agrafées ou vissées. Ceci conduit à proportionner correctement les dimensions des feuilles selon leur épaisseur et leur longueur. La longueur courante est de 3 m avec une largeur de 50 cm. Leur épaisseur varie de 16 à 22 mm selon l’écartement du support et la pression du vent. • • Les joints debouts ou à double pli offrent une belle finesse de lignes. Au-delà de 6 m. On utilise de préférence des vis inox (4 x 40 mm). Support Les panneaux de contreplaqué. Elles doivent être correctement ventilées sur leur face arrière. acier inoxydable) en grande longueur (jusqu’à 10 m) mais en faible largeur (inférieure à 60 cm). châtaignier…) afin d’éviter les problèmes de corrosion. mais aussi la succion des feuilles par le vent. La fixation se fait par des pattes clouées. On exclut les voliges. Les voliges dont la largeur est toujours inférieure à 14 cm doivent avoir leur cœur situé vers l’extérieur. notamment avec le zinc (voir l’Avis Technique). Ces feuilles sont agrafées entre elles sur toute leur longueur. la largeur de base des feuilles ne doit pas dépasser 40 cm. Les fixations servent à éviter le glissement. Les feuilles doivent avoir une épaisseur au moins égale à 0. Précautions principales de mise en œuvre Les phénomènes d’ondulation des métaux en feuilles minces sont nuisibles à l’esthétique des façades.8 mm. visées ou agrafées sur un support en bois. dont l’essence de bois a un PH supérieur à 5 (chêne. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 201=========== .Feuilles métalliques pliées Principes La technique consiste à utiliser des feuilles métalliques (zinc.

45) NF P 34-215-1 (DTU 40.44) (décembre 1994) Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en acier inoxydable étamé Cahier des clauses techniques CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 202=========== . Une solution courante consiste à utiliser des bandes d’agrafes avec un jeu de 20 mm. Normes DTU 40.45) P 34-214-2 (DTU 40.41 (DTU P 34-211) Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc Cahier des clauses spéciales Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc Cahier des clauses techniques Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre Cahier des clauses spéciales Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre Cahier des clauses techniques DTU 40. notamment en évitant les fixations bridantes en bout de feuille. il existe des bacs préfabriqués et petits éléments du type losanges ou micro-bacs.44) (décembre 1994) Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en acier inoxydable étamé Cahier des clauses spéciales P 34-214-1 (DTU 40.41 (DTU P 34-211) NF P 34-215-2 (DTU 40. Afin de faciliter le travail sur chantier.• On veillera à permettre la libre dilatation des métaux. • L’interposition d’un élément intermédiaire (feutre ou film plastique) entre le métal et le voligeage est interdite.

Les appuis en bois doivent avoir une largeur au moins égale à 60 mm. Fixations La fixation des bacs se fait en creux d’ondes par des vis auto foreuses (6 x 25 mm) sur un appui en acier et des vis à bois sur un support en bois. de l’épaisseur et des pressions/dépressions appliquées sur le bardage. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 203=========== . on utilise une technique de fixation par pattes dérivées du bardage en feuille à joint debout. La pince (distance entre la fixation et l’extrémité de la tôle) doit être au moins de 15 mm. Cette solution permet de mieux gérer les problèmes de dilatation. L’écartement des supports dépend du profil. de 60 mm pour un appui intermédiaire sous une tôle continue. bavettes diverses…) permet la réalisation simple de tous les points singuliers. L’existence de nombreux accessoires (profilés d’angle. Supports Les bacs sont fixes sur des lisses en bois ou des profilés à froid en acier galvanisé. Du type d’ondes et de leur orientation (verticale ou horizontale) dépendent la rigidité de la tôle. mais ils peuvent également trouver un domaine d’application dans la construction à ossature bois. et de 70 mm pour un appui intermédiaire servant d’appui pour deux tôles bout à bout. La largeur minimum des appuis en acier est de 40 mm pour un appui en bout. Les vis à tête hexagonale sont munies de rondelles d’étanchéité. Pour certains bacs alu de faible largeur (< 400 mm).50 m et 3 m. en acier inoxydable ou en aluminium. L’écartement moyen est compris entre 1. sa portée et son esthétique. Réalisés par des bacs préfabriqués de grande longueur et d’une largeur voisine de 1 m en acier protégé. les bardages métalliques permettent de recouvrir économiquement les grandes surfaces murales.Bacs et tôles métalliques Principes Les bacs et tôles métalliques représentent une solution courante dans la construction métallique.

Il faudra veiller à la compatibilité entre les bacs et les autres matériaux (cuivre.3) Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité. Cahier des charges. NFP 84-206-1 (DTU 43. Couverture par grands éléments métalliques en feuilles et bandes en acier galvanisé. NFP 34-205-1 (DTU 40. La durabilité des tôles dépend de l’environnement et de la qualité du traitement des surfaces. Ceci est particulièrement vrai pour l’aluminium. la protection par des laques fluorées est aujourd’hui la plus durable. Cahier des clauses techniques. NFP 34-206-1 (DTU 40. Cahier des clauses techniques DTU 40.42 (DTU P 34-212) Travaux de couverture par grands éléments métalliques en feuilles ou bandes en aluminium. Pour les bacs en aluminium.36) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’aluminium prélaqué ou non. bois.42 (DTU P 34-212) (juin 1965.3) DTU 40. Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité. …).43 (DTU P 34-213) Couverture par grands éléments métalliques en feuilles et bandes en acier galvanisé. DTU 40.35) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’acier revêtues. Cahier des charges. il est recommandé d’utiliser également des bacs protégés (protection zinc/alu. Normes NFP 34-206-2 (DTU 40. La pose peut se faire à ondes verticales ou horizontales. Attention à la dilatation thermique des métaux pour les bacs de grande longueur et de couleur sombre. avril 2000) Travaux de couverture par grands éléments métalliques en feuilles ou bandes en aluminium. Cahier des clauses techniques.35) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’acier revêtues.36) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’aluminium prélaqué ou non. plomb. laquage…). NFP 34-205-2 (DTU 40. Cahier des clauses spéciales. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 204=========== . Cahier des clauses spéciales. Sur les bacs en acier. Cahier des clauses spéciales.43 (DTU P34-213) DTU 40. Leur mise en œuvre forme une étanchéité continue des parois qui ne nécessitent pas de pare-pluie sauf en cas de protection temporaire des parois en bois.Précautions principales de mise en œuvre Les bacs peuvent être utilisés en grande longueur (jusqu’à 12 m pour l’acier et 20 m pour l’aluminium) et ne posent pas de problème de calepinage particulier. Cahier des charges. Cahier des clauses spéciales. NFP 84-206-2 (DTU 43.

Les plaques peuvent avoir un parement brut ou lisse. Plaques planes en fibre-ciment Support Le support est réalisé par des tasseaux dont la section est au moins de 20 x 65 mm cloués sur le mur à ossature légère. La position par rapport aux bords de plaques est au moins de 20 mm afin d’éviter tout risque de casse. Normes GS n° 5 : CTP Couvertures en plaques profilées en fibres-ciment faisant l’objet d’un avis technique Cahier des prescriptions techniques d’exécution (juin 2000) (Cahiers du CSTB 3297 novembre 2000) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 205=========== . Précautions principales de mise en œuvre Les plaques peuvent être montées verticalement ou horizontalement. Ils peuvent également être laissés ouverts. Ceux-ci sont toujours disposés verticalement quelle que soit la disposition des plaques. Une lame d’air ventilée d’au moins 20 mm doit être assurée. Elles sont vissées sur des tasseaux. On prévoit un jeu d’environ 6 mm au pourtour des plaques. L’écartement des vis dans le sens vertical dépend de la région et du site d’exposition. Leurs dimensions sont comprises entre 60 cm et 120 cm en largeur et peuvent atteindre 3 m en longueur. On veillera à assurer un calepinage soigné prenant notamment en compte la position et les dimensions des baies. Ils peuvent aussi être revêtus d’un couvre-joint en bois ou en métal. Fixation La fixation des plaques est assurée par des vis inox de 4 x 30 mm à tête large.Plaques de fibres ciment Principes Le système consiste à utiliser des plaques de faible épaisseur (6 à 8 mm) en fibres ciment comprimées et autoclavées. Leur entraxe dépend du format des plaques sans pouvoir excéder 60 cm. Il est généralement compris entre 300 et 500 mm. Les plaques sont percées avant vissage. Les joints verticaux peuvent être laissés ouverts à condition de placer un joint d’étanchéité sur le tasseau . Les joints horizontaux sont obstrués à l’aide de joints H de type Batiprofil pincés sur la plaque inférieure. coloré et satiné.

Normes NF P 32-201-1 (DTU 40. La largeur des liteaux est comprise entre 40 et 50 mm. Précautions principales de mise en œuvre Les ardoises peuvent être posées droites (à pureau entier) ou en diagonale. Fixations Les crochets sont constitués par des fils de ∅ 3 mm en acier galvanisé ou de préférence en acier inoxydable. Une lame d’air d’au moins 20 mm doit être assurée sur la face arrière de l’ardoise. de poser les ardoises situées en partie basse de façade sur des voliges. La pose des ardoises à clous est également pratiquée. Ardoises naturelles Ardoises en fibres-ciment Supports Le support peut être réalisé par des voliges ou des liteaux posés sur un contre liteaunage afin d’assurer une ventilation.11) NF P 32-201-2 (DTU 40. Cette dernière pose s’accommode mieux des façades de formes simples et comportant peu d’ouverture.Ardoises Principes Dérivée des systèmes de toiture.De 14 à 19 mm pour portées < 40 cm. inox…). L’écartement entre liteaux est compris entre 12 et 30 cm selon le type d’ardoise. mais elle rend les opérations de remplacement beaucoup plus délicates en cas de bris. Tous les points singuliers (angles. la technique des revêtements muraux en ardoises fait appel à des ardoises naturelles ou en fibre-ciment fixées par des crochets sur un lattage ou un voligeage. . baies…) seront réalisés de préférence avec des feuilles métalliques façonnées (zinc.11) Couverture en ardoises – Cahier des charges Couverture en ardoises – Cahier des charges spéciales CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 206=========== . Ils peuvent être à pression pour les épaisseurs de liteaux inférieures à 18 mm et à pointe pour les épaisseurs supérieures.25 mm pour portées > 40 cm. Il est préférable pour éviter les risques de bris. L’épaisseur minimum des liteaux dépend de la distance des appuis : . cuivre.

Bardeaux de terre cuite Fixation La pose se fait par suspension et emboîtement sur le profilé support. Un blocage mastic adapté est parfois nécessaire selon les produits. Les fabricants de bardeaux assurent généralement la fourniture de ces produits spécifiques. Sur certains produits. On assurera un calepinage soigné afin de limiter les coupes et de contrôler l’esthétique de la façade. Ils sont posés dans un même plan et viennent s’emboîter sur des profilés métalliques. Précautions principales de mise en œuvre Un joint d’environ 5 mm doit être prévu en périphérie pour les bardeaux accrochés dans un même plan afin de permettre un mouvement de structure. Une lame d’air d’au moins 20 mm doit être assurée sur la face arrière des bardeaux en terre cuite. on doit veiller à ne pas sectionner le profil d’accrochage. Supports Le support peut être réalisé par des liteaux en bois ou des profilés en aluminium dont la section (forme et dimension) est appropriée au système d’accrochage du bardeau.Bardeaux en terre cuite Principes La technique des revêtements muraux en terre cuite renvoie à deux grandes familles de produits. Les produits à double accrochage sont plus élaborés. des crochets anti-arrachement doivent être posés sur le premier rang. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 207=========== . Ils se posent à recouvrement en écaille et s’accrochent sur des liteaux en bois. Les produits à simple accrochage sont voisins des tuiles plates de couverture. En cas de coupe horizontale.

21) NF P 31-204-2 (DTU 40.Les points singuliers (angles.21) NF P 31-202-2 (DTU 40.Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (septembre 1996. baies…) seront réalisés avec des accessoires spécifiques réalisés par le fabricant.Cahier des clauses techniques Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief . Des projets d’architectes ont eu recours à d’autres solutions : • Toiles • Membranes d’étanchéité • Bardeaux bitumeux • Verre • Plaques en polycarbonate alvéolaire • Tuiles en béton • Céramique • … Plaques alvéolaires en polycarbonate CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 208=========== .Cahier des clauses spéciales Couvertures en tuiles plates de terre cuite Partie 2 : Cahier des clauses spéciales Couvertures en tuiles plates de terre cuite Partie 1 : Cahier des clauses techniques Mais encore … Ce rapide panorama des revêtements est loin d’avoir épuisé toutes les solutions possibles pour recouvrir les murs à ossature bois. janvier 1999) Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat .211) NF P 31-203-1 (DTU 40.23) NF P 31-204-1 (DTU 40.23) Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief . Normes NF P 31-203-2 (DTU 40.211) Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat .Partie 1 : Cahier des clauses techniques NF P 31-202-1 (DTU 40.

1 .4 .Table des matières SOMMAIRE 1 1 .poutres Pieds Contreventement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 22 22 22 23 24 24 24 25 26 27 27 27 28 28 29 29 29 30 30 31 31 32 32 32 32 33 34 35 35 36 37 37 37 38 38 38 39 39 39 41 42 209=========== .FONDATIONS EN OSSATURE BOIS TRAITÉ Principes Matériaux Pré-dimentionnement Semelle des fondations Ossature des fondations Revêtements des fondations Planchers bas Planchers haut Protection des fondations Drainage Normes et DTU 3 .5 .HISTORIQUE Le bois nomade Habitudes en bois À l’origine des temples Opus craticium Pagodes à consoles Églises debout Le mur en bois massif empilé Colombages vernaculaires Le "Stick style" Le "Shingle style " La charpente composée Les charpentes ballon et plate-forme Le pittoresque industriel Le bois lamellé-collé 2 2 3 4 5 5 6 8 9 11 12 13 14 15 16 2 .FONDATIONS 3 .PIEUX ET PILOTIS EN BOIS Principes Matériaux Matériaux Pré-dimensionnement Jonctions pilotis .2 .3 .CONCEPTION GENERALE Comparaison des différents principes constructifs courants pour l’habitat ou les petits bâtiments Comparaison des différentes logiques de production Facteurs de choix d’un principe constructif Incidences du choix constructif sur la conception du projet 17 18 19 20 21 3 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de fondations Facteur de conception des systèmes de fondations 3 .SEMELLES FILANTES Principes Matériaux Pré-dimentionnement Fondation sur sol en pente Semelles excentrées Mise hors-gel des fondations Murs d'infrastructure Protection des fondations Normes et DTU 3 .PLOTS ET LONGRINES Principes Matériaux Pré-dimentionnement Jonction des plots et des longrines Mise hors-gel des fondations Normes et DTU 3 .

SYSTÈME POTEAUX ET POUTRES EN BOIS Principes Matériaux Pré-dimensionnement Assemblages des poteaux et des poutres Contreventement La structure et les fondations La structure et les remplissages Feu Normes et DTU 4 .PLANCHERS 5 .PLANCHERS PAR SOLIVAGE CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 98 98 98 99 100 100 101 102 102 103 104 104 105 106 107 107 108 109 210=========== .4 .3 .1 .Normes et DTU 42 4 .MURS EN MADRIERS OU RONDINS EMPILÉS Principes Matériaux Types de profilés Pré-dimensionnement Tassement Assemblages Appuis Baies Isolation Fluides et gaines Fixation des éléments suspendus Feu Entretien Exemple de chantier Normes et DTU 43 43 43 44 45 45 46 46 47 53 56 59 62 64 65 67 68 71 73 76 77 77 78 78 79 82 85 87 89 89 90 90 90 91 92 92 93 94 94 95 96 96 96 96 97 97 5 .MURS À OSSATURE LÉGÈRE EN BOIS Principes Matériaux Pré-dimensionnement Lisses et sablières Liaisons des parois Baies Contreventement Éléments de renfort Percements et entailles Constituants du mur Feu Isolation Types de panneaux Types de mise en œuvre Normes et DTU 4 .3 .2 .1 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes porteurs verticaux Facteurs de conception des systèmes porteurs verticaux 4 .PLANCHERS EN BOIS MASSIF Principes Matériaux Pré-dimensionnement Clouage Appuis et jonctions Supports de revêtements de sols Fluides et gaines Porte-à-faux et trémies Isolation Feu Autres planchers en bois massif Normes et DTU 5 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de planchers Facteurs de conception des différents systèmes de planchers 5 .2 .MURS 4 .

4 .3 .CHARPENTES – CHEVRONS Principes Matériaux Différents types de charpentes-chevrons Pré-dimentionnement Assemblages Antiflambement Contreventement Fixation aux appuis Trémies Feu Rives et saillies Normes et DTU 124 124 124 125 127 127 128 128 131 132 135 136 138 139 140 141 141 142 142 144 145 145 146 147 148 149 151 153 153 154 154 154 155 157 158 158 159 159 160 160 160 162 7 .REVETEMENTS MURAUX EXTERIEURS 7 .1 .2 .CHARPENTES 6 .LES BARDAGES EN LAMES Principes Matériaux Types de lames Dimensions des lames Fixation CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 163 163 163 164 164 164 165 167 167 211=========== .FERMES INDUSTRIALISÉES Principes Matériaux Différents types de fermes industrialisées Pré-dimensionnement Assemblages Antiflambement Contreventement Appuis Fixation aux appuis Trémies Rives et saillies Formes particulières Normes et DTU 6 .2 .1 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes d’ossature de toiture Facteurs de conception des systèmes de charpente 6 .CONCEPTION Comparaison des différents revêtements extérieurs 7 .Principes Matériaux Pré-dimensionnement Appuis et jonctions Liaisonnement des solives Platelage Fluides et gaines Cloisons intérieures Porte-à-faux et trémies Plancher sur vide sanitaire Isolation Feu Autres planchers par solivage Normes et DTU 109 110 110 111 115 116 117 118 119 120 120 121 122 123 6 .FERMES ET PANNES Principes Matériaux Différents types de fermes Pré-dimensionnement Assemblages Fixation des fermes aux appuis Fixation des pannes Contreventement Rives et saillies Normes et DTU 6 .

4 .LES BARDAGES EN PANNEAUX Principes Matériaux Types de panneaux Dimensions des panneaux Fixations Tasseaux Types de pose Ventilation Pare-pluie Arrêt au sol Jonctions entre panneaux Baies Angles Feu Préservation / finition Autres produits Normes et DTU 7 .3 .Tasseaux Types de pose Ventilation Pare-pluie Arrêt au sol Jonctions entre bardages Baies Angles Feu Préservation / finitions Autres produits Normes et DTU 7 .MATERIAUX DE REVETEMENTS AUTRES QUE LE BOIS Enduits hydrauliques Parement en maçonnerie Revêtements plastiques épais (RPE) Pierres minces Feuilles métalliques pliées Bacs et tôles métalliques Plaques de fibres ciment Ardoises Bardeaux en terre cuite Mais encore … 167 168 170 170 171 171 172 173 174 174 176 177 178 178 178 179 180 180 180 181 181 182 182 182 182 182 182 183 183 183 184 184 184 185 186 186 186 186 187 188 188 189 191 191 191 192 192 194 195 195 197 199 200 201 203 205 206 207 208 BIBLIOGRAPHIE CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 212=========== .5 .LES BARDAGES EN BARDEAUX Principes Matériaux Types de bardeaux Dimensions des bardeaux Fixations Tasseaux Types de pose Ventilation Pare-pluie Arrêts au sol Jonctions entre bardages Baies Angles Feu Préservation / finitions Autres produits Normes et DTU 7 .

1998. Julius Natterer. 1995-2000. Revêtements de façade en bois non traité. • Construire en bois 2 / Thomas Herzog . Choisir Concevoir Réaliser / Karl-Heinz Götz . Un ensemble à bien concevoir et à bien mettre en œuvre. 1996. Zürich : Lignum. Paris : Le Moniteur.• Construction à ossature bois. • La charpente industrialisée en bois. • Construction de maison à ossature bois – Canada. Ottawa : Conseil Canadien du Bois (CCB). à l'industrie et l'administration. Cedotec. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires Romandes. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires Romandes. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 213=========== . • Bardages bois / CTBA. Conception et mise en œuvre / Hélène Skoutarides . 1999. • Planchers en bois pour les bâtiments destinés à l'habitation. 1990. 1997. 1995. 1994. Paris : Eyrolles. Ottawa : Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). • Manuel de la construction en bois. Michael Volz . 1999. 1998. Zürich : Forum du bois CSRB. • Construire avec le bois / Dominique Gauzin-Müller. 1988. Julius. Paris : Eyrolles/CTBA. Guide complet des utilisations architecturales du bois dans la construction. • Enveloppe de bâtiments à ossature de bois. Lignum. NATTERER. Ottawa : Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). • Détails bois : collection des 11 numéros Paris : CNDB. Paris : CTBA/Techniques et Architecture. • Construire en bois. 2000. • Lignatec 8/2000. Marcel Denance. Karl Mölher . Dieter Hoor .

Module de formation n° 2 Technologies de construction bois Coordination : Jean-Claude GUY – CNDB Auteur : Jean-Claude BIGNON – CRITT-CRAI Nancy Dessins : Damien HANSER – CRITT-CRAI Nancy Réalisation : Jérôme GRIVET – CNDB COMITÉ NATIONAL POUR LE DÉVELOPPEMENT DU BOIS 6. avenue de Saint-Mandé .org www.bois-construction.org CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 214=========== .75012 Paris Tél : 01 53 17 19 60 Fax : 01 43 41 11 88 E-mail : info@cndb.

You're Reading a Free Preview

Télécharger
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->