Technologies de construction bois
Module de formation n°2

Coordination : Jean-Claude GUY – CNDB Auteur : Jean-Claude BIGNON – CRITT-CRAI Nancy Dessins : Damien HANSER – CRITT-CRAI Nancy Réalisation : Jérôme GRIVET – CNDB

© CNDB – octobre 2003

SOMMAIRE
SOMMAIRE 1

1 - HISTORIQUE 2 - CONCEPTION GENERALE 3 - FONDATIONS
3 - 1 - CONCEPTION 3 - 2 - SEMELLES FILANTES 3 - 3 - PLOTS ET LONGRINES 3 - 4 - FONDATIONS EN OSSATURE BOIS TRAITÉ 3 - 5 - PIEUX ET PILOTIS EN BOIS

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22 24 29 32 38

4 - MURS
4 - 1 - CONCEPTION 4 - 2 - MURS À OSSATURE LÉGÈRE EN BOIS 4 - 3 - SYSTÈME POTEAUX ET POUTRES EN BOIS 4 - 4 - MURS EN MADRIERS OU RONDINS EMPILÉS

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43 45 77 90

5 - PLANCHERS
5 - 1 - CONCEPTION 5 - 2 - PLANCHERS EN BOIS MASSIF 5 - 3 - PLANCHERS PAR SOLIVAGE

98
98 100 109

6 - CHARPENTES
6 - 1 - CONCEPTION 6 - 2 - FERMES ET PANNES 6 - 3 - FERMES INDUSTRIALISÉES 6 - 4 - CHARPENTES – CHEVRONS

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124 127 141 154

7 - REVETEMENTS MURAUX EXTERIEURS
7 - 1 - CONCEPTION 7 - 2 - LES BARDAGES EN LAMES 7 - 3 - LES BARDAGES EN BARDEAUX 7 - 4 - LES BARDAGES EN PANNEAUX 7 - 5 - MATERIAUX DE REVETEMENTS AUTRES QUE LE BOIS

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163 164 178 184 195

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

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La rusticité technique de ces premiers modes constructifs nous permet de comprendre pourquoi ils perdurent aujourd’hui chez certaines sociétés nomades ou en voie de développement. souvent véhiculés par les femmes. le roseau. Les premières habitations construites voient le jour pendant la période s'étendant du paléolithique supérieur au début du néolithique.. c’est-à-dire de 35000 à 8000 ans avant J-C. s’appuient sur une habileté de gestes que l'on retrouve dans le tressage lors de la confection d’objets domestiques. Ce sont des refuges constitués de branches et branchages accrochés en demi-cercle dans la fourche d’un tronc. on retrouve le bois. la peau et les os comme matériaux de construction. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 2=========== . La technique du tressage. Les savoir-faire.HISTORIQUE Le bois nomade Le bois est sans conteste le plus ancien des matériaux de construction. tant en Europe qu’en Extrême-Orient. en Afrique et dans les civilisations précolombiennes d’Amérique. Cette universalité s’explique largement par la disponibilité de la ressource. Le tout recouvert de peaux.1 . la légèreté et la souplesse du bois mais aussi par son mode constructif qui repose sur des techniques simples (assemblages par liens) ne requérant pas d'outils sophistiqués. Habitations en bois et paille au Mali À chaque époque. de roseaux ou de feuillage offre alors une protection relative contre les animaux sauvages et les intempéries.

En Syrie. tandis que le plan rectangulaire se développera dans les colonies plus importantes. Vers 8000 ans avant J-c. naissent des villages qui comptent plusieurs dizaines de huttes. alors que d’épaisses forêts recouvrent encore toute l’Europe et le pourtour de la Méditerranée. forme importée du Proche-Orient avec la construction sur pilotis. de l’état de chasseur nomade à celui de fermier et d'éleveur de bétail sédentaire. aux premiers siècles de notre ère. les pueblos d’Arizona ou du nouveau Mexique sont construits sur ce modèle. et en Palestine. On conservera le plan circulaire principalement dans les campagnes. Site de Catal Hûyük En Anatolie. de 7000 à 5000 ans avant notre ère fleurissent de véritables villes faites de maisons à terrasses serrées les unes contre les autres. Reconstitution d'une habitation à Catal Höyük (Asie Mineure) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 3=========== . Les toitures de roseau couvrent d’abord des huttes à moitié souterraines. on retrouve également ce genre de vestiges. Ce sont les précurseurs des habitations à colombages et des constructions à ossature en bois actuelles. dans l’eau ou sur terre. Plus près de notre époque. Reconstitution d'un village de l'âge de pierre (2200 ans av. a lieu au néolithique (de 9000 à 5000 ans avant notre ère). La toiture est composée de lits de roseaux recouverts d'une couche d’argile. au Liban. J-c) L’évolution décisive de l’homme.Habitudes en bois Habitat nomade en Afrique Cité lacustre Cité Lacustre d'Unteruhldingen. Ces maisons sont constituées de parois en briques crues soutenant des poutres d’une portée de 4 mètres revêtues de branchages. La forme circulaire domine. par des huttes de forme rectangulaire. Le développement ultérieur de la construction d’habitations lui est étroitement lié. qui sont à leur tour remplacées par des constructions sur pilotis. vers 3000 ans avant notre ère. Elle sera partiellement remplacée.

P. on constate une transposition en pierre des éléments en bois ou en terre cuite des temples. avec la pierre. Vers le VIème siècle avant J-c. Charpente du temple de Thermos (Grèce). Sur l’assise la plus haute reposent les arbalétriers. auraient été réalisées en bois de vigne. La seconde sablière forme l’armature de base de la charpente. Dans son traité d’architecture (environ 25 ans avant J-c). ils répondent à la préoccupation constante des bâtisseurs grecs de rendre la charpente indépendante des murs. elle correspond en fait au plafond. un matériau de construction privilégié dans l'architecture Grecque. L’entablement est constitué par une double assise de sablières. Bien que n’étant pas tout à fait exacte la description de Vitruve nous renseigne pourtant sur un véritable processus de pétrification de l’architecture de bois. elles. Ainsi. On remarque que le premier temple de Delphes fut construit en bois de laurier et que les temples d’Apollon à Thermes. Pausanias rédige une description de la Grèce. dans laquelle l’architecture de pierre puisera son vocabulaire.P. par des planches peintes fixées contre les sablières pour fermer le vide laissé entre les deux assises.À l’origine des temples Durant les derniers siècles avant J-c. ainsi que de la préparation et de l’emploi des colles connues à l'époque.Adam) Reconstitution de l'entablement (d'après la description de Vitruve) Principe de charpente utilisé par CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 4=========== . les grecs (Etude et Reconstitution J. La frise des entablements doriques et ioniques est un élément de protection formé par des plaques (les métopes) et des grilles (les triglyphes) correspondant à des fenêtres ou à de simples ouvertures d’aération. ne sont pas solidaires des entraits. des outils utilisés pour le travail du bois (hache. qui. l’architecte-ingénieur Vitruve nous explique comment les structures des entablements doriques et ioniques sont nées de cette transposition. scie.(Etude et Reconstitution de J. le bois devient. et de prendre pour appui les colonnes et les pilastres rappelant les bâtis primitifs entièrement en bois. Les colonnes du temple d’Héra à Métaponte. par de longues plaques de terre cuite décorées ou encore.Adam) Entre 160 et 180 ans après J-c. Reconstitution archéologique de l’entablement des temples doriques. d’Héra à Lycènes et de Poséidon Hippios à Mantinée étaient bâtis en chêne. La première sablière deviendra l’architrave. au début. rabot). Pline l’Ancien (23 à 79 ans après Jc) nous donne dans son Histoire naturelle une description précise des essences forestières usuelles dans la construction.

Le colombage consistait (comme le laisse voir la Casa a graticco d’Herculanum. en particulier la tour en bois du roi Kanishka (IIème siècle). dans une esthétique et une structure remarquables. Temple de Pusokusa (Japon) Temple de Kyomizu à Kyoto (Japon) Détail de la console Ces pagodes avaient un plan de base rectangulaire . Les bras des consoles s’arc-bouteront toujours plus haut. La ville de Pompeï fournit de nombreux exemples de cette technique de construction que Vitruve désigne sous le nom d’opus craticium. les charpentiers romains disposent également d’un outil pour façonner avec soin les pièces de bois. Thaïlande…) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 5=========== . Connaissant le rabot. mais aussi les tours retrouvées en Inde. restée en bon état) en un quadrillage de bois perpendiculaires rempli par de la maçonnerie. Le sciage en long des pièces de bois se fait déjà alors au moyen de scies actionnées par des moulins à eau. La structure à consoles et la multiplication des assemblages qui lui sont liés jouent un rôle structurel très important dans un système de charpente caractérisé par l’absence d’éléments de stabilité triangulés. Les premiers exemples rappellent non seulement les tours de l’époque Han (206 ans avant à 220 ans après J-C). Cette technique se diffusera dans tous les pays orientaux (Japon. Herculanum et Stabia.Opus craticium C’est encore Vitruve qui nous apporte des éclaircissements sur l’art des charpentiers romains. ou colombage. comme le montrent les fouilles de Pompeï. Les colombages en bois étaient un mode de construction courant pour les habitations et les bâtiments profanes. leurs toitures reposaient sur des colonnes en bois et des consoles. Casa a graticco d'Herculanum Pagodes à consoles Un élément caractéristique de la construction chinoise en bois est la pagode. Cet élément de l’ossature a revêtu au fil du temps des formes de plus en plus variées.

qui servent à soutenir les saillies du toit ainsi qu'à réduire la portée libre des poutres principales de l'intérieur de l'édifice. Ces dernières sont des sortes de corbeaux qui ont pour fonction d'équilibrer les charges s'exerçant en porte-à-faux de part et d'autre des poteaux et d'assurer la liaison entre les travées en portant les madriers. ce qui leur conférait un caractère provisoire. Les Vikings adoptent une nouvelle religion et empruntent. qui joue un rôle de levier pour maintenir l'équilibre entre la partie intérieure et la partie extérieure de la toiture. notamment en Silésie. Églises debout Les premiers siècles de notre ère. Nous savons cependant que les châteaux et les églises étaient généralement construits en bois. L’intérêt structurel de ces édifices réside dans leur stabilité assurée par des croix de Saint André et par des “chevrons formant fermes” dans les combles. rocher du Christ. Ces églises se composent d’une partie haute -la nef proprement dite. A ces deux pièces se rajoute une pièce inclinée (ang). devait être construite sur le roc et en pierre. de grandes églises en colombage. Les ang exploitent le poids de la toiture elle-même pour maintenir la stabilité de l'encorbellement. jusque dans la seconde moitié du XVIIème siècle. La Foi enseignait en effet que l’Eglise.reposant sur des poteaux intérieurs et entourée de bas cotés qui s’appuient sur la construction interne. Chaque paroi de la nef est constituée de plusieurs cadres tandis que chacune des parois des bas cotés est formée d’un seul cadre. Malgré cela. on construisit encore (en dehors des églises russes et scandinaves en rondins). lors de leurs raids à l'Ouest et au Sud de l'Europe. avant l’an mille. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 6=========== . ils édifieront des églises à l'expression architecturale remarquable: les stavkirke. Ils sont constitués de deux parties : des pièces cubiques (dou) et des pièces allongées et recourbées aux extrémités (gong). ont été relativement peu étudiés en ce qui concerne le mode de construction.Les dugong : supports d'encorbellement Les dugong en tant qu'éléments de structure sont des systèmes constitués de multiples petites pièces de bois. Tout au long des XIème et XIIème siècles. C'est en Norvège qu'une des formes les plus remarquables de la construction en “bois debout” fit son apparition. les rois mérovingiens habitaient des palais de bois et la plupart des églises construites sous Charlemagne étaient également en bois. certaines techniques.

Travée d'une Stavkirke CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 7=========== .Stavkirke de Borgund (Norvège) Stavkirke de Borgund Coupe transversale Technique du cadre Elle consiste en une structure composée de sablières hautes et basses et de poteaux dont le remplissage est assuré par des madriers fendus. façonnés à la hache et assemblés par de fortes rainures et languettes.

Maisons à Biskupin (Pologne) Représentation schématique Pièces équarries assemblées par queues d'aronde Le principe consiste à empiler de grands rondins souvent en pin pouvant atteindre 8 à 9 mètres. Contrôle des fentes du bois : Pour prévenir les fentes de retrait du bois. Les rondins s’encastrent à leur entrecroisement grâce à des entailles. on provoque des fentes en enfonçant une série de fiches sur les partie supérieures des rondins. Généralement la tête du rondin conserve la section d’origine tandis que le cou peut présenter des sections très variées. Ce n’est que vers le VIIIème siècle avant J-c. que l’on vit se développent des structures soigneusement assemblées. régions fortement boisées en résineux. Les capacités d’isolation du bois en font un mode de construction bien adaptée au climat de ces zones. Russie. Finlande. On retrouve aussi ces murs en bois empilé dans les régions montagneuses du Sud de l’Europe comme dans les Balkans. Pologne…). dans l’Europe méridionale couverte à cette époque par de grandes forêts (en Italie par exemple).Le mur en bois massif empilé Les constructions en rondins ont été largement pratiquées jusqu’à nos jours dans tous les pays d’Europe du Nord (Suède. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 8=========== . avant notre ère. On trouve également des assemblages “sans tête” empruntés à la menuiserie et renforcés par des chevilles. lorsque les outils en fer se généralisent en Europe. Des découvertes archéologiques nous indiquent que la technique du rondin était également utilisée. Loft norvégien (13ème siècle) Maison en Pologne construite vers 700 avant J-c La construction de tels édifices requiert des outils de qualité supérieure à ceux qui sont en pierre polie ou en bronze.

plus tard. dont les montants étaient enfoncés dans le sol. Au fil du temps. Depuis le Moyen Âge. des systèmes régionaux d’assemblage se développeront. Eglise Sainte-Marie CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 9=========== . Pour conduire ses premières recherche sur l’industrialisation du bâtiment. Pour les affermir dans des sols peu stables. d’un moulin.Le schéma de base d'un bâtiment en “bois couché” est le carré ou le rectangle. Cette qualité de préfabriqué et de transportable continue aujourd’hui à donner leur valeur à ce type de construction. Russie) des “marchés aux bois” où l’on pouvait acheter les éléments préfabriqués d’une maison. d’un grenier ou d’une chapelle. Walter Gropius va utiliser le madrier empilé pour la réalisation de la maison Sommerfeld à Berlin en 1921. Cette configuration se retrouve dans les églises en rondin construites dans le Nord de la Russie jusqu' à la fin du XVIIIème siècle. mais l’utilisation d’un plan polygonal permettra d’augmenter les surfaces sans changer les dimensions des côtés. on les place sur des socles en pierre et. sur une poutre de pourtour: on parle alors de construction sur socle. il existait en Europe du Nord (Norvège. Eglise en bois à Vologda (Russie) Aux origines de la préfabrication. Maison Sommerfeld à Berlin (Allemagne) Colombages vernaculaires La construction en colombage se développe au début du Moyen Âge s'inspirant de la construction en bois ronds.

L’ossature à colombage est dressée au printemps. la toiture se place à l’été. ainsi que les remplissages. Gousset de stabilité Maison à Odense (Danemark) Du point de vue statique. c’est uniquement l’expérience professionnelle du charpentier et du maître d’œuvre qui désigne les entretoises nécessaires à la reprise des charges et des efforts.Le pan de bois à Cruck. visible sur les deux pignons de la maison. C’est une des techniques de colombage les plus anciennes. de sorte que l’aménagement intérieur peut se prolonger tranquillement au cours de l'hiver. La forme caractéristique de V inversé. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 10=========== . Bien que le brugeois Simon Stevin (15481620) eût déjà découvert le parallélogramme des forces. Un dimensionnement empirique. permettant de calculer les entretoises dans les colombages et les autres constructions simples. Aussi les différentes pièces de bois sontelles généreusement surdimensionnées. la charpente en bois d’une construction à colombage se présente comme un squelette articulé. La préparation et l’ajustage des pièces de bois coupées à l’avance se fait alors à plat sur le lieu même de construction. À l’automne. il faut attendre la fin du XIXème siècle pour que le calcul des colombages se généralise et que les dimensions soient ramenées à celles statiquement nécessaires. est la résultante de deux arbalétriers allant jusqu’au sol et qui sont les deux moitiés d’une même pièce de bois d’où la symétrie. la maison se trouve sous toit.

Mais les maîtres d’œuvre découvriront assez vite que les qualités particulières de résistance aux insectes et champignons du bois de chêne. Jusqu’à la guerre de Sécession. Le matériau utilisé est essentiellement du bois peint en blanc. on construira. même en pleine région de conifères. encore aujourd'hui. du XIVème au XVIème siècle et jusqu’au XVIIIème siècle en Alsace. À l’intérieur. En France. des maisons à colombage qui demeurent. La structure consiste en un squelette chevillé . Le milieu du XIXème siècle se caractérise par des courants parallèles fort différents: l’architecte A. Maison à San Fransisco (Etats-Unis) Maison à San Fransisco (Etats-Unis) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 11=========== . Ceux-ci construisent leurs maisons en grande partie en s’inspirant des éléments stylistiques médiévaux de leur pays d’origine. des bâtiments d'importance furent construits dans cette essence. on utilise le bois trouvé sur place. Les maisons romantiques de style Tudor des architectes Richard Upjohn et Andrew Jackson Gardening veulent être comprises comme des “beautés architectoniques en harmonie avec la beauté du paysage” et se nourrissent de la nostalgie des colombages de la vieille Angleterre. Downing affirme dans son Pattern Book que le bois doit paraître tel et non vouloir imiter la pierre. les panneaux sont revêtus de crépis ou lambrissés. Mais c'est la technique du colombage. le style colonial fait figure de style national. En Russie et ailleurs. capable d’épouser tous les contours culturels. Les techniques utilisées rappellent à maints égards la construction navale. qui servira de support à la renaissance des styles anciens en Amérique du Nord.-J.Construction à Troyes En règle générale. en bon état. Le "Stick style" Les constructions à colombage apparaissent en Amérique du Nord vers 1600 avec les premiers colons.habillé de bois à l’extérieur.à l'origine de l'appellation “Stick style”.

Le style “Queen Ann” (1875-1900) revendique le titre de style américain. souvent couverts par des toits à forte pente ou un “ comble à la Mansart ” et dont les murs et la toiture sont totalement et uniquement revêtus de bardeaux en bois. Le style “ bric à brac ” A propos du style “Queen Ann”. Le "Shingle style " Entre 1870 et 1880 se développe au Canada et aux États-Unis le “Shingle style” (style bardeaux) dont Henry Hobson Richardson (1838-1886). demi-cercle…) à des fins décoratives. mais globalement le “Shingle style” apparaît comme une première tentative de retrouver la vérité du matériau. fut le protagoniste. Maison à San Fransisco (Etats-Unis) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 12=========== . Maison à San Fransisco (Etats-Unis) Moins prisonnier des figures stylistiques imposées par l’expression pittoresque de la structure. on parlera de style “bric à brac” pour caractériser la multiplication des formes et des masses qui composent les maisons ainsi que la variété des effets décoratifs. Il se caractérise par une utilisation emphatique des éléments de structure mis en valeur par des parements extérieurs interrompus. L’extrémité des bardeaux est parfois découpée selon des modèles géométriques (triangle. Ce courant architectural ne se fonde pas sur une révolution technique mais plutôt sur une volonté de trouver une écriture architecturale adaptée à une technique courante. bénéficiant d’une grande fluidité intérieure. rendus possibles par la diversité des parements en bois qui remplissent l’ossature. le “Shingle style” se caractérise par des bâtiments aux formes simples. celle du bardeau. considéré comme le premier architecte américain moderne.

Philibert Delorme invente la “charpente recomposée”. il rompt avec l’usage de la ferme latine et met au point une charpente qui prend modèle à la fois sur les arcs en pierre et les couples de bateaux. Hautes Alpes (1823) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 Détail 13=========== . elle se trouve confrontée pour la réalisation des grandes charpentes à la raréfaction des bois longs réservés à la marine. Maison Van Buren à New York (Etats-Unis) La charpente composée Tandis que l’Europe poursuit la construction en colombage. La charpente du château de la Muette (vers 1550) est ainsi le premier exemple d’utilisation d’une recomposition d’un arc en bois par le clavetage de pièces courtes. un espace ouvert et une composition de la façade qui deviendront une des références favorites de l’architecte Frank Loyd Wright. Ce principe sera repris et amélioré au XIXème siècle par le colonel Emy qui associe un arc en planches boulonnées à un cadre droit pour réaliser par exemple le manège de Libourne (1821).Une origine pour l'architecture moderne La maison Van Buren de Bruce Price à New York (1886) se caractérise par un plan carré. Principe de la charpente recomposée Charpente de la Caserne Rochambeau Mont-Dauphin. Face aux contraintes spécifiques des bois courts. Dès le XVIème siècle. Cette démarche représente sans doute la première tentative moderne de repenser l’usage du bois dans un dispositif structurel et formel nouveau.

La construction "Chicago" C’est à George Washington Snow (17971870). D’ailleurs jusqu’en 1870. tandis que le plancher du premier étage sert de plate-forme pour la construction de l’étage suivant. La différence avec le type balloon réside dans les parois en charpente qui ne font qu’un étage. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 14=========== . un quaker de la NouvelleAngleterre. Les premières maisons de ce type (balloon frame house) furent construites à Chicago entre 1830 et 1840. mais aussi en permettant à un ouvrier d’ériger sa maison tout seul. Pose des panneaux Immeuble en ossature légère (Etats-unis) Immeuble en ossature légère (Etats-unis) Charpente en plate-forme Un système analogue dit "plateform frame" en est très vite dérivé. dès la fin du XVIIIème siècle vont bouleverser les pratiques constructives aux Etats-unis. non seulement en rendant la construction d’une maison moins onéreuse. Le "balloon frame" est encore en usage de nos jours. au moyen de bois de moindres dimensions. entrepreneur. avec parois en charpente montant sur deux étages. La technique constructive a parallèlement connu différentes formes de préfabrication. marchand de bois et agent immobilier. Mais c’est l’ossature plate-forme qui s’est généralisée dans le monde. que l’on doit l’invention de la charpente ballon. l’invention de la scie multi-lames et la mise au point d’une machine à fabriquer les clous. habillées de planches faisant office de raidisseurs. Le système consiste en une ossature légère en bois. la charpente ballon fut nommée “Chicago construction”. La planche clouée marque une véritable révolution. d’où ce système de construction se répandit d’une manière générale.Les charpentes ballon et plate-forme La diffusion des scies actionnées mécaniquement. Le terme fut donné ironiquement à cette technique en allusion à sa fragilité apparente. Les panneaux en contre-plaqué sont venus compléter le système à partir du début du XXème siècle.

Alors que le XIXème siècle voit naître une industrie peinant à trouver un langage pour les objets qu’elle produit. mais d’une nouvelle approche de l’ornementation qui acquiert son autonomie dans une production industrielle. d’une révolution qui affecte les structures constructives. les kiosques et abris urbains. et que l’historicisme apparaît comme un système formel de recours. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 15=========== . Halle des machines à l'exposition Nationale à Zurich. indépendamment de projets précis. Les villas en bord de mer (l’architecture balnéaire). Probablement marqué par l’influence du courant “Art and Craft” et des architectes comme Richard Norman Shaw (1831-1912). L’entreprise Waaser et Bougleux est une des premières à appliquer en France le “dessin au bois découpé mécaniquement”. comme en Amérique. Tandis que Krantz et Eiffel construisent en métal la galerie des machines pour l’exposition universelle. les chalets de montagne.Le pittoresque industriel Habitations à Arcachon C’est probablement sous l’influence de la Suisse que la technique du bois découpé apparaît en France au milieu du XIXème siècle. John Ruskin (18191900) ou William Mooris (1834-1896) ). elle ne répond pas seulement à une demande. d'après les plans de A. tout un courant architectural tente de renouer avec les approches vernaculaires de l’art de bâtir. (Suisse) 1883. En fabricant industriellement des planches en bois découpé. deviennent les supports privilégiés d’une ornementation parfois exubérante.Pfister. les frises découpant leur dentelle sur les saillies des marquises ou venant dissimuler sous les linteaux les jalousies et autres stores que l’on remonte. Les lambrequins en bois courant le long des rives de toit. Kaeffer et Cie reçoit une médaille pour ses produits en bois découpé. Le triomphe du bois découpé L'année 1867 marque le triomphe du bois découpé. elle crée une offre de composants qui. ouvrent une voie royale à l’industrialisation des produits du bâtiment. et même les bâtiments des expositions universelles. Il ne s’agit pas. témoignent de la vitalité du bois pittoresque. se développent des théories qui prennent pour terrain d’application de nouveaux types de construction.

On va.Le bois lamellé-collé L’idée d’assembler des lamelles en bois par collage remonte au début du XIXème siècle. en particulier. Le Laméllé-collé s’immigre La technique du bois lamellé-collé sera importée aux Etats-Unis dans les années 1930 par des immigrés allemands et en particulier l’architecteingénieur Max Hanish qui avait travaillé avec Otto Hetzer. Etats-Unis Architecte : Victor Lundy CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 16=========== . dépose en 1900 un brevet de fabrication pour des poutres composées de lamelles de pin sylvestre assemblées par de la colle caséine et destinées à servir de solives de plancher. Il faudra attendre le début du siècle suivant pour voir réapparaître la technique du lamellé-collé cette fois dans le domaine de la charpente. Cette technique du bois lamellé-collé cintré va très vite se développer dans tous les pays d’Europe sauf en France où il faudra attendre les années 1950. tels ceux qui abriteront les fameux gonflables Zeppelins. il pense à réaliser des éléments courbes dont la forme serait aussi proche que possible de la ligne de pression. Il fait bouillir des lamelles de bois dans de la colle avant de les fixer dans des moules en fer. Westport. Thonet présente son premier siège en bois lamellécollé en 1836 et le commercialise rapidement. et des halls d’exposition. La faible résistance en milieu humide des colles utilisées alors le conduira pourtant à abandonner cette technique au profit de celle du bois massif étuvé cintré. ayant eu probablement connaissance des travaux du colonel Emy. Eglise unitarienne. c’est bien l’inscription du matériau dans un système conceptuel renouvelé comme la structure-arc et l’édifice-tunnel qui va donner au Bois lamellé-collé sa pleine capacité d’innovation. C’est en effet vers 1830 qu’un fabricant de sièges. Michael Thonet réalise ses premiers essais de moulage de lamellé collé pour former des structures de siège. Garage construit avec le système Hetzer Paris 1937 Maison à Nantes Architecte E. Boucher Au-delà du bouleversement technique induit par la lamellation et la colle. l’utiliser pour réaliser des hangars. Par la suite. Otto Hetzer. maître charpentier allemand. Il dépose donc un nouveau brevet en 1906 pour la réalisation d’éléments de construction en bois cintré. L'architecte américain Victor Lundy sera un des premiers à lui trouver une expression architecturale de qualité. comme le bâtiment construit en 1910 à Bruxelles et dont la portée atteignait déjà 43 mètres.

Une ingénierie fortement concourante. Tous les acteurs de la filière construction sont concernés et doivent intégrer dans leur travail des méthodes adaptées qui garantiront la qualité de leur prestation et plus globalement la qualité de l’ouvrage réalisé. des devis descriptifs et quantitatifs très précis et détaillés. . .CONCEPTION GENERALE La réalisation d’un ouvrage en bois fait appel à des pratiques spécifiques. Du point de vue du travail même de projet. La nature et les caractéristiques du matériau. deux aspects1 sont aujourd’hui fondamentaux : . . L’équipe de conception doit pouvoir produire des plans d’exécution.Incidence du choix d’un système constructif sur le projet. il importe que tous les problèmes liés à la définition des espaces et des éléments physiques du bâti soient abordés. L’architecte.Une ingénierie fortement spécifiante. Nous identifions les principales caractéristiques des grandes familles de systèmes structuraux . la technique et le coût. leur importance et les réponses apportées relèvent bien évidemment des particularités propres à chaque projet. À l’amont du processus de construction. 1 Les aspects organisationnels sont développés dans les modules 3 et 4 17=========== CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 .Comparaison des différents systèmes constructifs. Du point de vue de l’organisation.2 . • Nous répertorions les principales conséquences des choix constructifs en matière de définition du projet. ses technologies au niveau de sa transformation.Comparaison des différentes logiques de production. . Nous évoquons les grands traits des systèmes de fabrication et de mise en œuvre.Facteurs de choix d’un système constructif. de son façonnage et de sa mise en œuvre induisent des procédures de construction particulières. L’ordre des points. Nous proposons une méthode d’analyse en quatre thèmes dont l’objectif est d’aider le concepteur dans ses choix. • Nous définissons une « check-list » des points qui doivent être envisagés. le travail de conception doit lui aussi prendre en compte ces spécificités. le bureau d’études bois et l’économiste doivent travailler de concert dès l’esquisse pour assurer une conception globale qui prenne en compte l’architecture.

acoustiques et phoniques Potentialités formelles limitées Expression architecturale typée (régionalisme « du froid ») Coûts plus élevés Colombage Système essentiellement limité à la réhabilitation Bonne flexibilité constructive Expression architecturale typée (régionalisme) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 18=========== .Comparaison des différents principes constructifs courants pour l’habitat ou les petits bâtiments Ossature légère Système le plus répandu Bonne adaptation à tout milieu et toute typologie d’ouvrage Grande flexibilité constructive Fabrication sur site ou industrialisée Haute performance en isolation thermique Modes d’expression architecturale très différenciés Coûts compétitifs Poteaux et poutres Système « haut de gamme » Grande importance des détails constructifs Ingénierie et production très qualifiées Grandes potentialités formelles et lumineuses Expression architecturale typée (rationalisme structurel) Prix plus élevés Madriers empilés Système essentiellement limité à l’habitat diffus non urbain Préfabrication des composants puis montage sur site Bon optimum d’ambiances thermiques (isolation. inertie).

Comparaison des différentes logiques de production Artisanale Fabrication et pose des ouvrages à la demande Grand savoir faire Grande adaptation à la demande architecturale Coûts parfois élevés Besoin d’accompagnement en ingénierie Industrielle Fabrication industrielle de composants standards ou non Maîtrise de la qualité des produits Pose sur chantier par monteurs Bonne adaptation à la demande architecturale Coûts compétitifs CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 19=========== .

Facteurs de choix d’un principe constructif Capacité de la maîtrise d’œuvre Compétence des architectes (Bonne connaissance des concepts constructifs) Compétence des bureaux d’études et de contrôle (Bonne connaissance des modèles de comportement du matériau et de ses technologies constructives) Capacités constructives de l’entreprise Compétence de l’ingénierie d’entreprise Qualification de la main d’œuvre. fluides…) Maintenance (Concerne les parements et finitions et peu la structure) Performances spatiales Inscription dans le site Volumétrie générale extérieure Rapports pleins-vides dans les parois Fluidité de l’espace intérieur Performances fonctionnelles Confort acoustique et phonique : Isolation des bruits aériens Isolation des bruits d’impacts Ambiance acoustique (absorption. transport… Coût Part de la structure dans le coût global de construction Incidences sur les autres constituants de l’édifice (Fondations. réflexion des sons) Isolation Inertie Visuel… Utilisation du comble Expression de la structure Evolutivité - Confort thermique : Confort d’ambiance : Comportement en situation de risque Feu Séismes Site Nature du sol Topographie Accessibilité du chantier Eloignement de la zone de fabrication Chronologie du chantier Durée totale Découpage séquentiel : Valorisation en fin de vie Déconstruction sélective Démontage et réutilisation Destruction (énergie) phase humide et phase sèche CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 20=========== . parements. outillage. remplissages.

du pare vapeur…) Charpente/finitions (Compatibilité…) Organisation du processus de construction Découpage du projet par corps d’état (Définition des lots. exigences d’exécution et de mise en œuvre…) Découpage chronologique du projet. de parements…) Matérialisation des structures. contacts bois/maçonnerie…) Charpente/Couverture (Pente de toiture. …) Orientation des espaces Distribution des ouvertures Composition des volumes et façades Volumétrie générale Expression architecturale (Éléments de structure. couleurs Jonctions (mode d’assemblage…) Position des éléments porteurs Composition des enveloppes (isolations. respect de l’isolation. à l’eau…) Charpente/Plâtrerie – Isolation (Étanchéité à l’air. ordre des interventions. ventilation…) Charpente/Menuiserie (Étanchéité à l’air. pare-vapeur. parois et enveloppes Dimensionnement des composants Forme et géométrie Matières. chaufferie.Electricité (Engravures et percements dans la structure.Incidences du choix constructif sur la conception du projet Détermination d’une trame dimensionnelle Trame de construction Trame de conception Composition de l’espace Organisation des espaces (formes. durée prévisionnelle…) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 21=========== . (Calendrier des travaux. cuisines. parements…) Distribution des fluides Installation intégrée Installation apparente Détails réglant les interfaces entre corps d’états Charpente/Maçonnerie (Tolérances dimensionnelles. limites des prestations. relations) en particulier des espaces de circulation (Circulation horizontale et verticale) en particulier des espaces avec fluides (Sanitaires. joints…) Charpente/Plomberie.

Nécessaire pour les sols profonds ou en bordure de plan d’eau. Solution sèche et préfabricable. Ossature en bois traité Principe constructif proche de celui des murs en ossature légère. Étanchéité des murs à prévoir dans les zones humides. Bien adapté aux terrains en pente. Pieux et pilotis en bois Descentes de charges concentrées. Stabilité latérale des murs assurée : a/ par le plancher du rez-de-chaussée en partie haute. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 22=========== . Bois et panneaux traités (risques environnementaux).CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de fondations Semelles filantes Charges réparties linéairement. Superstructure du bâtiment éventuellement surélevée par rapport au sol. Pressions latérales du sol sur les murs enterrés. Plots et longrines Descente de charges concentrées. b/ par le sol ou un dallage en béton en partie basse.3 . Superstructure éventuellement surélevée par rapport au sol.FONDATIONS 3 . Murs de fondation continus formant un volume habitable ou sanitaire en dessous du rez-de-chaussée. Vides sanitaires (éventuels) à ventiler. Plancher bas obligatoirement isolé.1 . Minimum de transformation du sol naturel.

par madriers ou rondins empilés. Déconstruction sélective (démontage). Surcharges climatiques (eau. vent). Résistance à la compression du sol. Bâtiment enterré. Surcharges d'usage. Présence d’eau. inertie). Incidence des fondations les unes sur les autres (terrain à faible ou forte pente) Somme des charges rapportées au sol Charges propres du bâtiment. Zone climatique Profondeur hors-gel. Construction par poteaux et poutres. Ventilation du vide sanitaire. Compatibilité avec la superstructure Construction par murs à ossature légère. Temps d’ouverture du chantier (régions froides). Profondeur du bon sol. Qualités des composants et de la mise en œuvre. Contrôle des ambiances Transmission thermique (isolation. Topographie du site Degré de modification du site. préservation) et colles. Bâtiment décollé ou surélevé. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 23=========== . Nature des sols. Adhérence du sol. neige. protection d'étanchéité. Protection et récupération des eaux d'infiltration Étanchéité. drains Intégration visuelle de l'édifice dans le site Bâtiment posé ou flottant. Migrations d’eau et de vapeur d’eau.Facteurs de conception des systèmes de fondations Coûts Choix du système de fondation. Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection.

SEMELLES FILANTES Principes Une semelle est un ouvrage linéaire en béton armé généralement réservé aux sols dont la "portance" est au moins égale à 0.1 MPa. C’est le système le plus couramment utilisé dans la construction. Les fouilles nécessaires à la réalisation de ces semelles doivent être aussi étroites que possible.A : 300 kg (400 kg dans l’eau) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 24=========== . Les semelles supportent généralement un mur d’infrastructure maçonné délimitant un soussol ou un vide sanitaire. Afin de prévenir les tassements différentiels. Semelles filantes Matériaux Béton Les semelles peuvent être coulées en gros béton peu ou pas armé. on place en partie basse une armature filante qui sert de chaînage lorsque le sol est hétérogène ou si les semelles sont assez longues (>10 m). si leur débord par rapport au nu du mur est inférieur à la moitié de la hauteur. on devra réaliser des semelles en béton armé.40 m même pour des charges de faible importance. quelle que soit la nature du sol. Si la contrainte admissible du sol entraîne une largeur trop importante. Il convient que la largeur des semelles ne soit pas inférieure à 0. Le dosage des bétons en fonction du type de fondation est donné par le tableau ci-dessous : 3 Béton de propreté épaisseur 4 cm : 150 kg de ciment/m Semelle filante non armée : 200 kg (300 kg dans l’eau) Semelle armée d'un chaînage : 250 kg (350 kg dans l’eau) Fondation en B.2 . Il est recommandé. d'y couler immédiatement à l'avancement un béton de propreté et de protection.3 .

Le débord de la semelle part rapport au mur ne doit pas excéder la moitié de l'épaisseur de la semelle.Armatures Les sections minimales de chaînage sont essentiellement liées à la résistance des aciers. Semelle de grande largeur (supérieure à deux fois l'épaisseur du mur) : Elle est réalisée en béton armé. La largeur des semelles est généralement comprise entre 40 et 60 cm. les fondations doivent se comporter comme des poutres. Leur calcul doit être effectué avec précision. Ronds lisses Fe E 215 Barres HA Fe E 400 Treillis soudés ou barres Fe E 500 Pré-dimentionnement Les dimensions des semelles filantes dépendent des facteurs suivants : • la distribution du système structurel (nombre. longueur des murs porteurs…). • les charges transmises par les murs.6 cm2 Attention : Si le sol est très hétérogène. Semelle en béton Semelle en béton armé CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 25=========== . • la nature du sol. les charges au niveau des fondations sont relativement faibles (environ 5 tonnes au mètre linéaire). 3 cm2 2 cm2 1. Son dimensionnement et celui du ferraillage prennent en compte les efforts de traction transversaux dans le béton. en mitoyenneté…). • la position de la semelle (à l’axe. Semelle de faible largeur (environ deux fois l'épaisseur du mur) : Elle est réalisée en béton non armé. PROPORTIONNEMENT : Pour des édifices de type R+1 en maçonnerie ou de type R+3 en ossature bois.

les changements de niveaux entre deux semelles successives ne doivent pas dépasser une pente de 2/3.RÉACTION DU SOL La réaction du sol est le plus souvent caractérisée par une valeur de calcul ultime déterminée par une analyse des sols ou déduite de l’expérience. Semelles à des profondeurs différentes Semelles en gradin CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 26=========== . Pour éviter l'influence d'une fondation sur l'autre. 75 0.35 à 0.75 à 4.4 0.1 à 0.taux de travail du sol) déduite de l’expérience. on réalise des gradins ou redans sur le sol et les fondations.2 à 0.5 0.3 Fondation sur sol en pente Sur les sols en pente (>10 %) des précautions particulières doivent être prises. Nature du sol Roches peu fissurées saines. Contraintes de calcul (q . • Cas des fondations perpendiculaires aux courbes de niveau. • Cas des fondations parallèles aux courbes de niveau. non désagrégées et de stratification favorable Terrains non cohérents à bonne compacité Terrains non cohérents à compacité moyenne Argiles q (MPa) 0. Pour éviter le glissement des fondations sur le sol. Attention : On veille à toujours assurer une position hors-gel des semelles.

le gel peut provoquer des mouvements de pression ou des tassements irréguliers sous les fondations. il convient de placer les fondations à une profondeur suffisante qui les rende insensibles aux effets du gel. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 27=========== .80 m. Murs d'infrastructure Un mur d’infrastructure en béton banché ou en maçonnerie de blocs vient prendre appui sur les semelles et former l’enveloppe de l’infrastructure. T° > 0° 0° > T° > -5° -5° > T° > -10° -10° > T° > -15° -15° > T° P > 0. dites longrines de redressement. Pour éviter ces désordres. Semelle dissymétrique Semelle excentrée avec longrines de redressement Mise hors-gel des fondations Dans les régions tempérées et froides.Semelles excentrées Lorsqu'on construit en mitoyenneté. P > 1 m. qui annulent le couple à la base du mur. Il doit être solidaire de la semelle pour éviter tous risques de poussée horizontale due aux remblais. les semelles de rives peuvent êtres coupées de moitié.50 m. P > 0. P > 0. On rétablit la situation de contraintes uniformes en introduisant des aciers de renfort dans la semelle ou en reliant les semelles excentrées par des longrines perpendiculaires au mur. P > 1 m.60 m. Il en résulte une dissymétrie et une excentricité des forces provoquant une répartition triangulaire des contraintes sur la semelle.

. De plus il est bon de respecter une distance de15 à 20 m entre les drains et les arbres existants ou à planter.blocs de ciments. . la longévité du drain est accrue par interposition d'une membrane filtrante. Pose d'un drain proche des fondations : drains en béton. on peut procéder à des protections particulières. . • • Drainage du site périphérique selon la nature des sols : . Normes et DTU DTU 13.. céramique.mortier hydrofuge. • Cette étanchéité peut être protégée par des parois rigides : . .tôles ondulées.. de caoutchouc.Écrans plastiques structurés.enduit pelliculaire à base de résines. .11 DTU 13.La distance entre drains peut être à titre indicatif la suivante : Terrains compacts argileux 8 à 12 m Terrains ordinaires limoneux 12 à 16 m Terres sablonneuses 16 à 20 m.12 Fondations superficielles Règles pour le calcul des fondations superficielles CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 28=========== . PVC (∅ = 10 cm). terre cuite. • Étanchéité de la face externe des ouvrages souterrains : .feutre bitumeux. de goudron.Mur d’infrastructure Protection des fondations Pour limiter les effets de l'eau sur les parties d'ouvrage enterrées et éviter toute remontée capillaire préjudiciable à la construction bois.

Le dosage des bétons est de 350 kg/m3. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 29=========== . Le ratio moyen d’acier pour les longrines est de 80 kg/m3 . Plots Matériaux Les plots travaillent uniquement en compression.3 . Les plots sont reliés entre eux par des longrines.3 . Ils sont bien adaptés à la construction en bois et permettent la réalisation d’ouvrages légers légèrement surélevés du sol. Ils préservent la topographie naturelle du terrain de même que le système de drainage du sol. • des poutres en bois massif ou en lamellé collé. les plots nécessitent peu de fouilles. les bois devront correspondre à la classe de risque biologique4.PLOTS ET LONGRINES Principes Un plot est un ouvrage de maçonnerie qui s'apparente à une semelle carrée ou rectangulaire massive en gros béton non armé ou peu armé. Ils ne sont généralement pas armés et sont réalisés avec des bétons dosés à 250 kg/m3 Les longrines peuvent être réalisées par : • des éléments fabriqués sur site ou préfabriqués en béton armé. Les plots s'utilisent sur des sols de bonnes qualités ou/et pour des ouvrages de faible poids. Compte tenu de la proximité du sol. Les longrines sont des poutres qui portent les murs et servent aussi à supporter les planchers bas avec vide sanitaire ou à limiter le dallage sur les rives du bâtiment. Comme les pieux et les pilotis.

80 13. longueur des murs porteurs…). Ils peuvent être de section circulaire avec coffrage perdu en carton.50 6000 kg/ml 4. 20 X 60cm.00 6. 20 x 40 cm.. L’espacement des plots se situe généralement entre 4 et 8 m. H= 1/12 à 1/15 P Charges 2500 kg/ml 6.Pré-dimentionnement Plots La section des plots dépend de plusieurs facteurs : • La nature du sol.70 11.50 9. Ils sont liés aux aciers des longrines et coulés dans un béton de clavetage pour les longrines préfabriquées ou directement dans le béton des longrines lorsqu’elles sont fabriquées sur place.00 m 9. Ce qui permet d’obtenir des résistances améliorées et une plus grande précision dans les cotes. Exemple de portées admissibles : Section (cm) 20 x 20 20 x 40 20 x 60 Poutres en bois Des poutres en bois lamellé collé formant longrines peuvent être utilisées jusqu’à 8 m de portée.90 7. • Les charges transmises par les murs ou les poteaux La section des plots est comprise entre 0.50 m X 0. On les trouve dans les dimensions suivantes : 20 x 20 cm.50 m et 1. Longrines en béton On utilise le plus souvent des longrines préfabriquées précontraintes. mais peut aller jusqu’à 12 m.20 X 1.50 4000 kg/ml 4. • La distribution du système structurel (nombre de poteaux.50 Jonction des plots et des longrines Longrines en béton Des aciers en attente sont insérés dans le plot.20 m. Longrines de rives et courantes CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 30=========== .

il est conseiller de façonner ces derniers avec une pente. Longrines en bois sur plot Attention : La face supérieure de la poutre doit être si possible protégée par une couvertine ou tout dispositif formant larmier.12 Fondations superficielles Règles pour le calcul des fondations superficielles CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 31=========== . Afin d’éviter la stagnation d’eau en partie supérieur des plots. Mise hors-gel des fondations La sous-face du plot devra toujours être située sur un sol hors gel (cf. profondeur selon régions) Normes et DTU DTU 13.11 DTU 13.Poutres en bois La jonction se fait par l’intermédiaire d’un étrier métallique fixé mécaniquement au plot.

Les recherches effectuées prouvent toutefois qu’il faut tenir compte de certains facteurs lors de la conception d’un mur de fondation en bois traité. Les murs de fondation en bois traité se construisent comme les murs extérieurs en superstructure. Matériaux Qualité L’essence de bois la plus utilisée pour son bon rapport résistance-poids. sous l’appellation de PWF (Permanent Wood Foundation). En général. les planchers et la charpente. Tous les matériaux devront donc être choisis avec soin si l’on veut construire une fondation en bois traité de qualité. La faible épaisseur des montants et des lisses et les charges reçues conduisent à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques (Classement structure : C22).des charges transmises par les murs.FONDATIONS EN OSSATURE BOIS TRAITÉ Principes Les fondations en bois traité sous pression sont relativement récentes. l’intérêt pour ce mode de construction s’est accru à tel point qu’il est reconnu aujourd’hui au Canada et aux Etats-Unis. . la mise en place du plancher du sous-sol et le raccordement des solives du rez-de-chaussée au mur de fondation doivent être particulièrement étudiés. Ainsi. Ils se composent d’une lisse basse et d’une sablière entre lesquelles se placent les poteaux et sont revêtus d’un panneau en contreplaqué. Humidité Lorsque le sol et le remblai sont correctement drainés. les bois et les contreplaqués utilisés sont imprégnés sous pression avec des sels de type CCA ou CCB. Un bon drainage du sol est également indispensable. le taux d’humidité des bois se situe entre 20 % et 22% Risques biologiques Les fondations en bois traité se trouvant dans des conditions à taux d’humidité pouvant être élevé. . les facteurs comme les contraintes latérales imposées au mur par le remblayage. il convient de considérer que les éléments de structure et le contreplaqué sont en classe de risque biologique 4. Les fondations en bois traité remplissent les mêmes fonctions essentielles que les autres fondations.de l’essence utilisée et du classement des bois. mais surtout pour son aptitude à l’imprégnation en autoclave est le pin.de la profondeur du remblai (pression latérale).3 . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 32=========== .4 . Pré-dimentionnement Éléments d'ossature Les dimensions des ossatures de fondations dépendent : . C’est une technique bien adaptée aux régions de grand froid ou les temps d’ouverture de chantier sont extrêmement réduits. Depuis les premières expériences effectuées au début des années soixante.

La largeur courante se situe entre 200 et 240 mm. Les dimensions de la semelle doivent être soigneusement calculées. La masse totale des fondations s’en trouve réduite de beaucoup puisque le bois est plus léger que le béton. Plutôt que de couper les pièces à la longueur exacte.de l’espacement des poteaux muraux. la semelle de bois n’entrave pas l’évacuation normale des eaux. Le lit de gravier doit se prolonger sous la semelle et s’étendre sur une distance de 300 mm à l’extérieur de l’enceinte.46 x 97 mm . Compte tenu de la faible largeur des semelles en bois.de la hauteur du remblai. On peut poser la semelle avant le mur de fondation ou la fixer au mur avant de le mettre en place au fond de l’excavation. on peut les faire déborder aux angles. Semelles en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 33=========== . Dans les deux cas.Sections courantes : . on réalise sur le sol non modifié du fond de l’excavation une couche drainante de gravier ou de pierre concassée d’une épaisseur minimale de 125 mm. Semelles en bois traité Les semelles des fondations peuvent être réalisées en bois traité sous pression ou en béton. il faut s’assurer que les joints de la semelle sont décalés d’au moins 600 mm par rapport à ceux de la lisse basse du mur.de la disposition des panneaux.46 x 122 mm ou 45 x 120 mm . .75 MPa.46 x 147 mm Panneaux de contreplaqué L’épaisseur du contreplaqué est fonction : . on recommande de les utiliser avec un mur de fondation en bois lorsque le sol a une capacité porteuse d’au moins 0. . En reposant sur le lit de gravier. Attention : Les bouts et les chants des pièces coupées ne doivent jamais être mis en contact avec le sol ni exposés à l’humidité. Épaisseur courante : 12 mm et 15 mm Semelle des fondations Couche drainante Avant la pose de la semelle.

ou être construit sur site. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 34=========== . Cependant les angles rentrants peuvent nécessiter des renforts par des feuillards métalliques pour ne pas s’ouvrir sous la pression du remblai. Tous les joints doivent être calfeutrés lors de la pose du revêtement mural.Ossature des fondations Les murs de fondation en bois traité se construisent de la même manière que les murs de superstructure en ossature bois. Si l’on choisit d’utiliser des agrafes. Les ouvertures doivent être solidement clouées et renforcées par des étriers pour transmettre les charges appliquées aux poteaux. La structure reçoit sur sa face extérieure un revêtement en panneau de contreplaqué. Tous les joints doivent être calfeutrés avec un mastic étanche. Tout autre organe de fixation métallique devra être fait d’un matériau résistant à la corrosion (acier galvanisé à chaud ou mieux acier inoxydable). Le nombre et la taille des clous servant à fixer les éléments en bois traité sont déterminés par le calcul. Angles La réalisation des angles rentrants et saillants est voisine de celle des murs en superstructure. On utilise des clous en acier inoxydable. elles devront également être en acier inoxydable. Ils se composent d’une lisse basse et d’une sablière (simple ou jumelée) entre lesquels se placent les poteaux à entraxes de 300 à 400 mm. Le mur peut être fabriqué en grandes dimensions en usine pour être ensuite transporté sur le chantier. Angles renforcés Baies Les ouvertures des portes et des fenêtres ménagées dans le mur nécessitent une attention toute particulière.

Le dallage doit être légèrement incliné pour faciliter l’évacuation des eaux vers un puisard ou un siphon de sol d’où elles seront évacuées par gravité ou à l’aide d’une pompe vers l'égout. l’espacement et le type des clous doivent être déterminés par le calcul. Il faut assurer une étanchéité entre les panneaux de contreplaqué.Revêtements des fondations L’ossature des murs de fondation reçoit sur sa face extérieure des panneaux en contreplaqué. L’écartement ne pourra en aucun cas être supérieur à 150 mm en rive et à 300 mm en partie courante. Une coupure de capillarité doit être posée sur le gravier avant coulage du dallage Afin de transmettre les contraintes exercées par le sol au dallage en béton. celui-ci doit être plus haut que l’extrémité inférieure des poteaux muraux. Le plancher bas d’infrastructure comme le plancher haut doit être réalisé avant le remblayage pour éviter que le mur ne se déplace. Elle tient lieu de coffrage et de guide de nivellement. Tous les joints doivent être calfeutrés au moyen d’une mastic présentant une bonne durabilité. Planchers bas On réalise généralement un plancher bas pour faciliter l’usage du sous-sol mais aussi pour reprendre la pression latérale exercée par le matériau de remblai à la base du mur. Attention : En l’absence de plancher bas. Les mastics étanches au butylène ou les joints à base de silicone conviennent bien au bois traité et permettent d’obtenir des joints élastiques et durables. Une planche en bois traité (épaisseur mini 19 mm) est fixée tout autour du mur. La longueur. Toutes les rives des panneaux doivent être en appui sur un élément d’ossature. Ils sont fixés par des clous en acier inoxydable. Ceux-ci forment une enveloppe étanche à l’eau. il est nécessaire de prévoir des dispositifs d’étayage pour éviter la poussée du remblai. Dallage CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 35=========== . mais il peut être également fabriqué en bois sur lambourdes traitées. pour éviter que l’humidité ne pénètre dans le mur. Le plancher bas est le plus souvent en béton. On place un renfort de clouage de 40 ou 50 mm d’épaisseur derrière tous les joints qui ne donnent pas sur un élément d’ossature. Les panneaux peuvent être posés verticalement ou horizontalement sur l’ossature de la fondation.

on intercale des entretoises entre les solives parallèles aux murs. Fixation des solives sur poteaux Attention : En cas de réalisation de trémies de plancher pratiquées à moins de 1. Comme précédemment. il convient d’apporter des renforts autour de la trémie de manière à pouvoir résister à la poussée latérale du sol.Planchers haut Tout comme la base du mur.20 m du mur de fondation. L’attache doit être fixée sur la partie haute du poteau. sur la sablière et sur la solive de rive. Pour reprendre la pression des murs parallèles aux solives. on intercale des entretoises en bois massif perpendiculairement aux solives et en face des poteaux. Solives reposant sur l’arase du mur La solive de rive et les solives de plancher sont clouées à la sablière et renforcées par une attache en acier galvanisé. Fixation des solives sur sablière Solives à l’intérieur du mur de fondation La solive de rive est fixée contre les poteaux et reçoit par l’intermédiaire d’étriers les solives de plancher. le sommet du mur de fondation doit être fixé solidement aux solives du plancher haut pour résister à la pression latérale exercée par le sol. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 36=========== .

terre cuite. P. Ce procédé permet de fixer et de protéger le bord supérieur de la membrane de polyéthylène. Les feuilles de polyéthylène se posent à recouvrement (chevauchement minimal de 150 mm). Tous les joints entre les feuilles doivent être calfeutrés avec soin. Drainage Pour limiter les effets de l'eau sur les parties d'ouvrage enterrées.Drains en béton.Protection des fondations Les panneaux de contreplaqué doivent être protégés contre l’eau de ruissellement en surface.aide à dévier les eaux de surface vers le lit de gravier. Toute réalisation devra donc faire l’objet d’un avis technique. • Pose d'un drain proche des semelles de fondation . l’humidité pourrait s’écouler vers le lit de gravier. Normes et DTU Il n’existe pas en France de normes relatives aux fondations en bois traité. Pente légère du terrain aux alentours du bâtiment afin d’évacuer au mieux les eaux de pluie. puis on place une planche en bois traité de 200 mm de largeur ou une bande de contreplaqué traité de 300 mm de largeur de telle sorte que sa rive supérieure se situe au-dessus du niveau du sol et sa rive inférieures sous le niveau du sol fini. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 37=========== . il est conseillé de prévoir des dispositifs d’évacuation des eaux. • • • Mise en œuvre d’un remblai drainant jusqu’à 20 à 30 cm du sol fini (sable.réduit le risque de corrosion des éléments métalliques. généralement une feuille de polyéthylène de 150 µm. Il importe de protéger la surface de polyéthylène au moment du remblayage. Attention : • • • Il faut prendre garde de ne pas trouer ni déchirer la membrane de polyéthylène. Dans ce but. céramique.C (ø =10 cm) . sur la paroi extérieure du mur depuis la semelle jusqu’au niveau du sol fini. La membrane de polyéthylène ne doit pas se prolonger sur le lit de gravier ni sous la semelle. Ainsi dans le cas ou de l’humidité se déposerait entre le polyéthylène et le contreplaqué.V. tout venant de rivière) Réalisation de la couche supérieure du remblai par une terre argileuse afin d’éloigner les eaux superficielles.La longévité du drain est accrue par interposition d'une membrane filtrante. Il faut également calfeutrer la rive supérieure de la bande de contreplaqué. on recouvre le polyéthylène d’un panneau de fibres ou de plastique nervuré avant le remblayage. . . On calfeutre également le bord supérieur de la membrane. On réalise la coupure hydrofuge en appliquant une membrane.limite le taux d’humidité du bois sous le seuil de 20 %. La réalisation d’un dispositif d’étanchéité : .

Ils préservent la topographie naturelle du terrain de même que le système de drainage du sol. Ils nécessitent peu de fouilles. Les pieux sont habituellement reliés par des semelles tandis que les pilotis sont reliés par des poutres.3 . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 38=========== . Ils transmettent également les moments d’encastrement. Les pilotis sont particulièrement utilisés lorsque les constructions sont situées sur des terrains en pente. les pieux en bois sont bien résistants en milieu humide à condition de rester toujours immergés. Les pieux et les pilotis transmettent les efforts verticaux par la pointe ou par frottement latéral. Les pilotis permettent de surélever la structure du bâtiment au-dessus du niveau du sol.PIEUX ET PILOTIS EN BOIS Principes C’est le plus vieux dispositif connu puisqu’il était déjà utilisé à la préhistoire. La plupart des édifices construits avant le XIX siècle étaient fondés sur des pieux en bois. Les pieux sont un dispositif ponctuel utilisé lorsque la profondeur du bon sol est importante.5 . ou des régions de forts vents. dans des zones humides ou susceptibles d’être inondées. Leur écartement détermine la portée des poutres et des solives et donc les charges verticales qu’ils peuvent recevoir. Leur tête est généralement arasée en dessous du niveau du sol. Les pieux et les pilotis sont généralement réalisés selon une trame définie par le système poteau et poutre du bâtiment. De fabrication et de manipulation simple. Les pilotis en bois peuvent être prolongés pour recevoir la toiture et former une structure particulièrement résistante aux vents latéraux et aux séismes.

des essences comme le séquoia. le cyprès. les bois utilisés s’ils ne sont d’essence naturellement durable. le hêtre. on utilise le chêne et le robinier ou encore certains bois tropicaux (azobé…) Humidité En puits drainants. Système pilotis et poutres CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 39=========== . Pour les pilotis utilisés en milieu marin.poutres Des poutres en bois sont boulonnées aux pilotis et servent à réaliser la structure de la plate-forme du plancher. l’azobé.Matériaux Qualité Les essences indigènes qui étaient couramment utilisées en Europe étaient le chêne. Actuellement. le robinier. En feuillu. Les pilotis peuvent être arasés au niveau de la plate-forme ou se prolonger pour former la superstructure. Dans d’autres régions. Pré-dimensionnement • • • Longueur des pieux et pilotis : 5 à 15 m Diamètre : 25 à 40 cm Distance entre pieux ou pilotis : 4 à 6 m Jonctions pilotis . sont imprégnés sous pression avec des sels de type CCA ou CCB. le châtaignier. les pilotis et les pieux sont mis en œuvre avec un taux d’humidité situé entre 20 % et 22 %. le teck étaient également employés dans un diamètre allant jusqu’à 50 cm et une longueur pouvant atteindre 25 m. En milieu aqueux. l’essence de bois résineux la plus utilisée surtout pour son aptitude à l’imprégnation en autoclave est le pin. la classe de risque retenue est de 5. le taux d’humidité pourra être de 30 % et plus. l’aulne et les résineux d’un diamètre moyen de 25 à 40 cm et d’une longueur de 10 à12 m. En général. Risques biologiques Les pieux et pilotis de fondation en bois se trouvant dans des conditions d’humidité permanente sont en classe de risque biologique 4.

Jonction par entaille sur bois rond Bloc d’appui sur section carrée Appui avec gousset CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 40=========== . on peut réaliser des entailles sur les pilotis ou fixer des blocs de repos. À noter : Les poutres peuvent se prolonger en porte-à-faux dans la limite d’un quart de la portée courante.Afin de diminuer le cisaillement au niveau de l’assemblage.

Attention : Les semelles comme les colliers doivent toujours êtres situés à une profondeur hors-gel. Afin d’assurer une solidarisation entre la semelle et le pieu. Les puits sont remblayés avec un tout venant de rivière ou des pierres concassées soigneusement damées.Pieds La profondeur d’enfoncement des pieux et des pilotis dépend : . Pieu foré Pilotis dans puits bétonné Pilotis sur semelle CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 Pilotis avec collier 41=========== . des charges et de la nature du sol.de la zone sismique. .du type de sol.de la pente du terrain. Les pieux et pilotis peu profonds (<5 m) sont disposés dans une excavation en puits réalisée à la main ou à l’engin mécanique.des charges à transmettre. . . Les pieux et pilotis profonds (>5 m) sont enfoncés au marteau hydraulique et peuvent travailler par la tête ou par frottement latéral (pieux flottants). Leur épaisseur doit être d’au moins 25 cm et la largeur (ou le diamètre) ne devrait pas être inférieur à 50 cm. La taille des semelles et des colliers dépend de l’écartement des pieux ou pilotis. Des semelles isolées ou des colliers en béton augmentent la surface de contact du pieu avec le sol et répartissent les charges sur une plus grande surface. on utilise des pattes ou des broches métalliques.

il est nécessaire d’introduire des dispositifs de contreventement pour assurer la stabilité latérale.2) Travaux de fondations profondes pour le bâtiment Cahier des clauses spéciales. Elles contiennent cependant des informations générales pouvant être interprétées. Systèmes de contreventement Normes et DTU NFP 11-211-1 (DTU 13.Contreventement Un des intérêts des pilotis et des pieux est leur aptitude à reprendre en pied des moments. Quand l’encastrement en pied des pilotis est impossible comme sur les sols rocheux ou les sols en forte pente.1) NFP 11-212-2 (DTU 13. Plusieurs solutions sont envisageables : • Croix de Saint André en acier ou en bois. Les normes françaises ne traitent pas des pieux en bois. Travaux de fondations profondes pour le bâtiment Cahier des clauses techniques.. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 42=========== . • Mur de contreventement en maçonnerie ou en béton.

aspect). Colombage Concerne aujourd’hui la réhabilitation Jonction structure-remplissages critique Difficulté de passage des fluides. Expression architecturale de la structure.CONCEPTION Comparaison des différents systèmes porteurs verticaux Ossature légère Système léger Dissociation des fonctions du mur Isolation intégrée Facilité de passage des fluides Grande liberté de formes Enjeu important des revêtements extérieurs (coût. Bon comportement thermique d’hiver et d’été Prix plus élevé.4 . Madriers empilés Forte expression architecturale de l’empilement et des angles Dimensionnement contraint des espaces Contraintes de tassement des madriers (baies. Isolation thermique rapportée. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 43=========== . Possibilité de larges baies vitrées Assemblages (poteaux-poutres-remplissages) critiques. Prix compétitif Poteaux et poutres Système structurel en bois massif ou reconstitué Dissociation structure-remplissages Trame structurante pour le projet. cloisons) Difficulté de passage des fluides. Prix plus élevé.1 .MURS 4 . Difficultés pour le passage des fluides.

. préservation) et colles Déconstruction sélective (démontage) Traitement architectural intérieur du système porteur vertical Système porteur vertical ponctuel (poteaux. proportion et position. Transmission thermique (isolation. Apparence (couleur. trame) Contrôle des ambiances. Baies de portes et de fenêtres. contraintes du sol (murs enterrés) Contraintes sismiques Résistance au feu Stabilité au feu Degré coupe feu et inflammabilité Liaisons Jonctions avec les fondations. inertie) Transmission acoustique (isolation phonique) Migrations d’eau et de vapeur d’eau Étanchéité à l’air Intégration des réseaux (eau. courbes…) Expression de la structure Traitement architectural extérieur du système porteur vertical Effet dominant de volume ou effet de structure Forme simple ou complexe Rapport avec le sol. Planchers et toiture ancrés dans les murs. calepinage des parements extérieurs - CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 44=========== . longrines. la toiture. Stabilité et rigidité (contraintes horizontales) Efforts horizontaux dus aux planchers. colonnades) ou plan (murs) Densité des porteurs verticaux (fluidité des espaces) Taille et proportions des baies (percement dans un plan. couleurs. Liaison avec l’infrastructure (plots.Facteurs de conception des systèmes porteurs verticaux Coûts Choix du système porteur Qualités des composants et de la mise en œuvre Résistance mécanique (contraintes verticales) Charges supérieures verticales apportées par les murs. planchers et toiture. la toiture Matières. Taille. texture.) Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection. électricité. à la toiture. les planchers. Dilatation et retrait. Jonctions avec les menuiseries. les planchers.. aux murs au vent Contraintes du vent. murs…) Planchers et toiture en appui sur les murs.. Limites structurelles ou modulaires. Parements et finitions (intérieures et extérieures) Compatibilité entre le mur de base et un parement de surface. baie vitrée…) Relation intérieur-extérieur Forme des parois (plane. Type et localisation des joints.

Le choix d'une mise en œuvre dépend de la tradition du pays. une étanchéité à l'eau et un parement extérieur (souvent avec une lame d'air ventilée) et du côté intérieur. est mise en place du côté extérieur. Lorsque les murs sont préfabriqués. Les assemblages se font le plus souvent par clous. • les panneaux dits fermés intègrent en plus l'isolant. les poteaux sont continus sur au moins deux niveaux. l'ossature à claire voie (baloon frame) et l'ossature à plate-forme (plateform frame). les parements intérieur et extérieur. par grands panneaux nécessitant un engin de levage et par modules tridimensionnels. Construction de type "plate-forme" CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 45=========== . dans le second. Il existe quatre grands types de mises en œuvre : la construction sur site.. on distingue deux types de panneaux : • les panneaux dits ouverts sont généralement constitués de l'ossature (montant.le plus courant. panneaux de particules. une étanchéité à la vapeur et un parement intérieur de finition. lisse et sablière) recouverte d'un voile de contreventement (contre-plaqué. des capacités constructives de l'entreprise et du contexte architectural. Dans le premier genre. Sur cette structure.) voire du parement extérieur. par petits panneaux manuels. Il existe deux principaux genres d’ossatures murales en bois..MURS À OSSATURE LÉGÈRE EN BOIS Principes Les murs à ossature légère en bois sont des parois dont les fonctions porteuses sont assurées par des éléments en bois de faible section. Entre les montants de la structure est incorporée une isolation (thermique et acoustique). Le contreventement de la structure est généralement assuré par des panneaux dérivés du bois.4 .2 . L'ossature murale est constituée principalement de poteaux (éléments verticaux) compris entre une lisse et une sablière (éléments horizontaux). Ceux-ci participent également à l'étanchéité à l'air de la construction. les poteaux sont interrompus à chaque étage.

45 x 145 mm CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 46=========== . tenons. entailles. même s'il est limité statistiquement. Risques biologiques Les structures de murs sont toujours protégées du côté extérieur par des parements. mortaises. 46 x 122 mm . Par contre. il n'existe donc pas de risque d'attaque de champignons. pin). 46 x 97 mm. etc. 45 x 120 mm . En principe. Le traitement par badigeonnage ou aspersion est à proscrire car : • on ne peut vérifier si toutes les parties des pièces ont effectivement été traitées. Le DTU 31-2 stipule que les bois devront satisfaire à la classe de risque biologique 2.Matériaux Qualité Pour des raisons de résistance. De ce fait. les essences de bois les plus souvent utilisées sont des résineux (épicéa. • des écartements de poteaux. sapin. (Classement structure : C22 . Humidité Les bois doivent avoir un taux d'humidité voisin de 15% avec un maximum admis de 20%. douglas. Éléments d’ossature Sections courantes : Section en développement : Attention : Les bois en 36 mm d'épaisseur encore utilisés par certaines entreprises ne permettent pas de respecter les règles d'appuis pour le clouage des panneaux dérivés du bois ou des plaques de plâtre (20 mm d'appuis en rive). En général. en veillant à les réaliser très soigneusement. Pré-dimensionnement Les murs à ossature légère doivent reprendre les mêmes types de charges que les murs maçonnés ce qui conduit à choisir : • des sections de bois et de panneaux. On réservera ce mode d'application pour les parties des pièces de bois usinées éventuellement après traitement: coupes.Classement d’aspect : choix 2). de légèreté et d'économie. • des modes d'assemblage. elles ne sont pas soumises aux intempéries et donc à la présence temporaire ou permanente d'eau. le risque d'attaque par les insectes demeure. on effectue un traitement fongicide et insecticide par trempage des bois ne répondant pas naturellement à cette exigence. • la quantité de produit appliquée au m² est aléatoire alors qu'elle doit être régulière et suffisante pour pénétrer à une certaine profondeur obligatoire et avec une certaine concentration. 46 x 147 mm 45 x 95 mm . Leur faible épaisseur conduit à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques sans contraintes visuelles.

Dans les murs à ossature légère en bois. Les assemblages cloués résistent mieux lorsque les charges agissent perpendiculairement aux pointes. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 47=========== .5 fois l'épaisseur de l'ossature. elle est disposée soit sous le plancher en bois soit sur le plancher en béton ou le muret de fondation. Trame d’ossature intérieure ou extérieure selon le type de parement Fixation L'assemblage des éléments d'ossature se fait généralement par des pointes torsadées galvanisées ou électro-zinguées. les montants doivent être doublés afin de ménager des fonds de clouage pour la fixation des parois intérieures et extérieures et afin d'assurer la rigidité de l'ossature. Lisses et sablières Lisses d’assise Une lisse d'assise assure la liaison de l'ossature bois avec le système de fondation maçonnée. En fonction du type de plancher utilisé. plaques de plâtre) dont les dimensions sont généralement de 1. Pour les bâtiments de plusieurs étages. les montants peuvent être espacés de 0. Elle est de largeur identique à celle des montants.40 m d'axe en axe pour les montants du rez-de-chaussée. on adopte un écartement de 0.20 m de large. le clouage a une incidence structurale essentielle. Aux angles.Trame Dans les maisons de plain-pied ou R+1. Leur longueur est de 2. Ces écartements modulaires présentent l'avantage de permettre un support de clouage pour les éléments en plaque (OSB.60 m d'axe en axe. contre-plaqué.

20m. Lisses sur plancher bois (appui direct) Lisses sur dalle ou muret en béton Fixations La lisse d'assise doit être ancrée sur le muret périphérique des fondations avec des organes de fixation en acier de diamètre supérieur ou égal à 8 mm et espacés au maximum de 1.La fixation au sol. Lisses fixées par pattes à sceller CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 48=========== . • des tiges filetées ancrées dans le muret. • des scellements chimiques. la protection contre l'humidité et l'étanchéité à l'air sont trois points à étudier avec soin pour les lisses d'assise. Cet écartement n'est jamais inférieur à 50 mm et doit respecter les prescriptions du fabricant de chevilles. Attention : L'utilisation de chevilles à expansion impose de respecter parfaitement l'écartement par rapport au bord de la dalle. Plusieurs types de fixation peuvent être employés • des chevilles à expansion mécanique. • des rails d'ancrage. De plus des fixations sont posées de part et d'autre des angles et des portes. • des pattes à sceller. Les organes d'ancrage protégés de la corrosion doivent être scellés sur une hauteur d'au moins 10 cm dans le béton. car l'expansion peut conduire à un éclatement du béton.

Equerres de renfort pour zones sismique Pour les planchers intermédiaires. L’ancrage doit être renforcé par des équerres de part et d’autre des montants avec soit des pointes. En effet. en fonction de la note de calcul qui déterminera également la position des ancrages. on précontraint les parties inférieures des poteaux. les ossatures d’étages doivent être solidarisées des niveaux inférieurs par des platines métalliques fixées aux montants de l’étage inférieur ou des tiges filetées. pour diminuer les risques de cisaillement en pied de parois. La technique consiste à utiliser des équerres renforcées fixées aux montants d’angles et de baies à environ 20 cm de hauteur et ancrées par une tige filetée scellée au muret de maçonnerie. le seul ancrage par chevilles dans la lisse basse est insuffisant.Fixations renforcées : Dans les régions où les efforts sont particulièrement importants (zones cycloniques par exemple). Il faut une liaison directe entre les montants et l’ancrage. soit un boulon pour transmettre les efforts dans les montants. les efforts verticaux de soulèvement ne peuvent être repris seulement par la liaison entre les panneaux de contreventement et les montants. Equerres de renfort pour zones venteuse En zone sismique. Fixation sur plancher intermédiaire CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 49=========== .

• pour assurer une bonne étanchéité à l’air entre le mur et la maçonnerie. afin de permettre au pare-pluie de passer sur le nez de dalle. ce feutre doit arriver au raz de la maçonnerie. Il doit avoir une largeur supérieure à celle de la lisse d’au moins 5 cm. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 50=========== . de section 10/20 mm. outre le traitement des bois. Il est ainsi relevé le long de l’ossature. côté extérieur. donc sèches. Les termites représentent un risque potentiel pour les constructions anciennes aux sous-sols insalubres. À noter : Le bardage doit descendre devant la lisse à un niveau inférieur d’environ 3 cm du niveau de celle-ci.Etanchéité Pour éviter toutes remontées capillaires et toutes dégradations du bois : • la lisse se situe au moins à une hauteur de 20 cm au-dessus du sol extérieur fini. sous la lisse d’assise. sont rarement attaquées. Protection des pieds de mur Termites Dans les régions concernées par les termites. de préférence en cuivre. on dispose deux joints pré-comprimés (type Compriband). Par contre. des précautions supplémentaires peuvent être prises : • mise en place d’un film anti-termites sous les fondations. les termites ont besoin d’humidité pour se développer. Protection contre les termites En fait. sur le feutre. côté intérieur. et protège le mur de l’humidité de la chape ou de l'eau de nettoyage des sols. • interposition d’un bandeau métallique saillant. • un complexe d'étanchéité équivalent au feutre 36S doit être disposé entre la lisse et la maçonnerie. en métropole. • lisse d'assise située à au moins 25 cm du sol fini. Les constructions neuves bien conçues. • mise en place de collerette de refus sur tous les tuyaux et les gaines provenant du sol.

Elle est justifiée pour deux raisons principales : • le réglage de niveau dans le cas où la dalle présenterait trop d’irrégularités. Au droit des intersections entre parois. il faut veiller à bien regarder le problème du niveau des ouvertures pour portes et des précadres et seuils. le panneau est cloué ou vissé sur cette lisse de façon régulière et avec un entraxe maximum de 20 cm entre pointes ou vis. pour répartir les charges de plancher et charpente entre montants et obtenir un support accru en regard des charges imposées.Lisses supplémentaires Dans certains cas. les sablières sont croisées. En partie courante. les joints des deux sablières doivent être décalés d'au moins un poteau. une lisse basse supplémentaire est mise en place avant la pose du panneau. Cette lisse est fixée à la dalle par des chevilles dont les têtes doivent être noyées dans une rainure. il est plus simple de faire un réglage préalable à l’aide d’une lisse et de cales de contre-plaqué plutôt que de régler les panneaux. Dans ce cas. Cette méthode d'assemblage assure la rigidité de l'ossature et permet de disposer les solives de planchers et les éléments de charpente légère (fermettes) sans tenir compte de la position des montants verticaux. Mur avec lisse supplémentaire Sablières On a recours à une double sablière (parfois nommée lisse haute) pour assurer la liaison entre les panneaux de murs et refends. puis. • la surélévation des panneaux pour permettre la réalisation d’une chape. Attention : Lorsque l’on prévoit cette lisse basse. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 51=========== .

Sablières croisées en L Sablières croisées en T CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 52=========== .

on peut raisonner à partir d’un poteau intégré dans l’un des panneaux ou d’un poteau indépendant. Angles en L (solution courante) Angles en L (variante 2) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 53=========== . Dans les angles. On réalisera donc des assemblages de montants d’ossature standard pour reconstituer des poteaux.Liaisons des parois D'une manière générale. toutes les liaisons des parois doivent assurer une continuité dans la transmission des efforts et dans les fonctions de protection et d'isolation. Dans les angles et les refends. Cela dépend du mode constructif choisi et notamment du choix entre petits panneaux standard manuels ou grands panneaux. Les assemblages d’angles se font par clouage et tire-fond sans oublier les joints pour l’étanchéité à l’air en mastic acrylique par exemple. Angles L'ossature aux angles extérieurs doit comporter au moins trois poteaux pour assembler les murs contigus et pour assurer un appui aux matériaux de revêtement intérieurs et extérieurs. on évitera d’utiliser des poteaux en bois massif afin de simplifier les approvisionnements et d’avoir des bois secs.

on veillera à bien poser la laine minérale dès la fabrication car ultérieurement ce serait impossible et cela créerait un pont thermique. Dans les assemblages de refends sur mur extérieur.Intersections de murs de refends On doit construire un assemblage de poteaux composés à l'intersection d'un mur de refend intérieur et d'un mur extérieur afin de réaliser un fond de clouage. Angles en T (solution courante) Angles en T (variante 2) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 54=========== .

). Dans les systèmes ouverts et semi-ouverts les montants assurant la liaison doivent être cloués et boulonnés ou tire-fonnés. à prévoir des assemblages de panneaux dans le plan du mur. En ce qui concerne les systèmes fermés.. assemblage courant Panneaux préfabriqués. pour limiter la taille des panneaux (fabrication. manutentions sur le chantier.. on est conduit. assemblage avec lumière CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 55=========== .Assemblages de panneaux Lorsque les murs sont préfabriqués. Ces fixations doivent maintenir l'affleurement et le serrage des éléments porteurs. Panneaux préfabriqués. transports. Les montants de jonction doivent être fixés au moins en trois points sur une hauteur d'étage. la liaison peut être effectuée au travers de lumières pratiquées dans les parements par rainures et languettes clouées ou encore par des systèmes plus complexes à base de pièces métalliques.

un appui brut vient se fixer sur les poteaux d'allège et entre les poteaux intérieurs. En ce qui concerne les portes. Lorsque l'ouverture est pratiquée dans un mur non porteur ou dans un mur porteur ayant un linteau continu. Les linteaux sont le plus souvent constitués de deux pièces de bois ayant les sections des poteaux ou des solives de plancher. On prévoit à cet effet un linteau dont la section doit être calculée en fonction de la portée et de la charge. il n'est pas nécessaire de doubler les montants. Pour la mise en oeuvre des fenêtres. Baies avec linteau CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 56=========== . il faut prendre les dispositions nécessaires pour assurer la charge verticale appliquée au-dessus de la baie. la lisse basse est interrompue. Les extrémités du linteau sont soutenues par des montants doublés de chaque côté de la baie.Baies Structure A l'emplacement des portes et des fenêtres.

Son épaisseur est de 36 à 46 mm et il faut veiller à respecter la pente réglementaire de 14° pour la pièce d’appui. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 57=========== . en terme d’étanchéité à l’eau et à l’air. L’essence de bois utilisée pour les précadres est : • une essence durable par nature. on peut prévoir une bavette en aluminium qui protégera cette partie et évitera tout risque d’infiltration d’eau entre le linteau et le précadre.Baies sans linteau Porte Précadres Pour la réalisation des baies. Le précadre est vissé sur l’ossature avec des vis auto-foreuses et l’on veillera à bien assurer les divers points d’étanchéité à l’air et à l’eau. L’assemblage des 4 pièces du précadre se fait par vis auto-foreuses et avec des joints au mastic polyuréthanne. • une essence rendue durable au sens de la classe de risque biologique 3. le précadre est rainuré sur les parties verticales et sous sa pièce d’appui afin de recevoir le revêtement extérieur et de le maintenir. Enfin. on assemble l’ossature autour du précadre au lieu de poser celui-ci dans l’ossature après son assemblage. consiste à réaliser un précadre sur lequel viennent se fixer des menuiseries standard ou spéciales et des volets. Sur le haut du précadre. Pour assurer un maximum d’étanchéité. le principe le plus simple et le plus efficace.

Ossature et précadre Baie avec précadre CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 58=========== .

On estime que si celle-ci représente plus du tiers de la surface du mur. mais elles sont moins utilisées et souvent plus aléatoires à mettre en œuvre. Les murs peuvent être contreventés dans un plan perpendiculaire : • par d'autres éléments de structure stabilisés (murs de refend. la mise en place de mur de refend s'impose. Cette solution courante en Amérique du Nord ou en Allemagne offre l'avantage (avec des profilés adaptés) d'une bonne étanchéité à l'air. On peut apporter une solution en introduisant dans la hauteur du mur une poutre au vent ou des poteaux de renfort de forte section. Surfaces d’ouvertures Il est évident que le panneau de contreventement ne joue son rôle que s'il existe en proportion suffisante de la surface du mur c'est-à-dire si la surface d'ouvertures n'est pas trop importante. une charpente ou une poutre horizontale. on estime qu'au-delà d'une longueur de 15 m. • par des dispositifs particuliers dont certains assurent une autre fonction (panneaux de sous toiture.). une déformation à la liaison des panneaux de mur est inévitable. croix de St André. Hauteur du mur Le problème posé ici est celui de la continuité des ossatures verticales. En général.). poutre au vent.. Les menuiseries se trouvent. Les menuiseries peuvent également être posées au nu extérieur. Ces solutions doivent être soigneusement étudiées et réalisées pour éviter tout problème d’étanchéité à l’eau et à l’air. planchers. anti-flambage) Limites de dimensions Longueur du mur Plus la surface d'un mur sera grande. Si celle-ci n'existe pas ou s'il n'y a pas de reprise intermédiaire par un plancher. plus exposées aux intempéries.À noter : Il existe d’autres possibilités avec menuiserie du côté intérieur du mur. cependant.. plus les efforts au vent à reprendre par les murs perpendiculaires à celui-ci seront importants. Ceci se produit en général dans les pignons. L'ossature murale peut être contreventée dans son plan : • par des voiles travaillant en panneaux dérivés du bois (le plus souvent) • par des pièces de bois insérées dans les montants (écharpes. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 59=========== . Contreventement Aucune "masse" n'intervenant. les murs à ossature légère en bois doivent utiliser des dispositifs spéciaux pour assurer leur stabilité face au vent. L'étude technique permet de calculer ces efforts et de déterminer à partir de quelle longueur de mur un refend de contreventement est nécessaire.. Elles consistent à ne pas réaliser un précadre proprement dit mais à recouvrir l’ossature du mur par le revêtement extérieur dans l’embrasure de l’ouverture. une étude technique s'impose afin de trouver des solutions constructives adaptées. par exemple avec un système poteau-poutre..

Du point de vue de la stabilité. ils peuvent être disposés indistinctement à l'intérieur ou à l'extérieur de l'ossature. les plaques de plâtre ne sont pas prises en compte dans le contreventement (contrairement à l’exemple nord américain ou scandinave). Les panneaux les plus largement utilisés sont les panneaux OSB. Contreventement par panneaux CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 60 . d'épaisseur et de clouage.Contreventement dans le plan du mur Contreventement par panneaux La méthode la plus pratiquée consiste à utiliser des panneaux dérivés du bois pour assurer l'indéformabilité de l'ossature murale dans son plan. il faut. 12 mm. Mais pour des raisons de fixation des revêtements de façade ils sont le plus souvent mis à l'extérieur. PANNEAUX ÉPAISSEUR MINIMUM Contre-plaqué résineux CTB X Lamelles orientées (OSB) Particules CTB H 8 mm. soit utiliser une épaisseur d’ossature supérieure à 40 mm. 9 mm. Les panneaux bois-ciment ou gypse cellulose peuvent également être admis comme participant au contreventement après justification par le bureau d’études. soit doubler les montants afin de respecter les exigences réglementaires de fixation. Pour la jonction de panneaux de contreventement sur les ossatures. La fixation des panneaux est réalisée par : • des pointes torsadées galvanisées ou électrozinguées de 50 mm. Ces panneaux doivent répondre à des exigences minimum de qualité. En France. • des agrafes galvanisées ou électrozinguées de 50 mm Espacées d’environ 150 mm (ou moins si le calcul l’exige) elles forment une "couture" sur les 4 côtés du panneau.

Ils sont considérés comme stables lorsque le support respecte les valeurs minimum suivantes PLANCHER ÉPAISSEUR MINIMALE panneaux de particules contreplaqué résineux ou OSB 22 mm. Il convient d'installer une écharpe coudée lorsqu'une baie dans le mur ne permet pas d'installer une écharpe continue. cette écharpe doit s'étendre de la lisse à la sablière et entrecouper au moins trois poteaux. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 61=========== . La solution la plus utilisée consiste à encastrer une pièce de bois de 22x97 mm dans les poteaux du mur. Contreventement par écharpe continue Contreventement par écharpe discontinue Contreventement dans des plans perpendiculaires au mur Les murs extérieurs et intérieurs placés perpendiculairement à une paroi sont admis en contreventement de cette paroi s'ils sont eux-mêmes stabilisés dans leur plan. Les planchers supports de revêtement de sol sont aussi admis comme contreventement. On utilise également des feuillards en acier galvanisée (3x40 mm) pour contreventer les murs. Enfin les structures telles que fermes et portiques (nombre de points d'articulation supérieur à 3) bénéficient d'une stabilité transversale et peuvent participer à la stabilité des murs. On peut aussi contreventer un mur en intercalant des pièces de bois entre les poteaux. 15 mm. Cette pièce de bois disposée à un angle d'environ 45° porte le nom d'écharpe encastrée.Contreventement par triangulation (solution peu courante) On peut également assurer le contreventement par un élément rapporté de triangulation. D'une section identique à celle des poteaux.

Ouvrages de contreventement perpendiculaire

Éléments de renfort Étrésillons
Les poteaux d'une hauteur supérieure à une hauteur d'étage (2,50 m) ou recevant des charges élevées (maison à deux ou plusieurs niveaux) peuvent être soumis à des contraintes de compression qui dépassent celles qui sont admissibles et provoquent un flambement. Pour diminuer ces contraintes on peut soit augmenter la section des poteaux soit réduire l'élancement du poteau par l'interposition d'étrésillons dans l'ossature. De même, lorsque la hauteur d’un panneau excède 2,50 m, il convient de mettre en place un alignement d’étrésillons pour permettre la fixation des panneaux.

Étrésillons de renfort

Etrésillons de fixation de panneaux

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Poteaux supplémentaires
Lorsque des charges concentrées (poutres, pannes, entraits de ferme...) doivent être reprises par le mur, on double ou on triple les poteaux porteurs au droit des charges.

Poteau de renfort sous charge ponctuelle

Fond de clouage
Afin de permettre l’accrochage d'éléments lourds (meubles de cuisines, appareils sanitaires suspendus...), il est prudent de prévoir des fonds de clouage insérés dans l'ossature. Ils serviront d'éléments de renfort au parement intérieur.

Fonds de clouage pour objets lourds

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

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Percements et entailles
Tout l'espace libre dans l'ossature est disponible pour le passage des gaines et tuyaux (eaux, chauffage, électricité...). Pour ne pas affaiblir les éléments porteurs, les passages nécessaires à ces conduits ne doivent pas être excessifs sauf à renforcer les parties affaiblies. Les montants des murs ne doivent pas être entaillés, percés ou diminués de telle façon que la partie intacte du montant soit inférieure aux deux tiers de la largeur du montant si celui-ci est porteur. Au cas où la section entaillée serait supérieure, il est nécessaire de prévoir des renforts métalliques.

Percement des poteaux

Entaille des poteaux

Attention :
• • •

Les tuyaux de gaz ne doivent jamais être encastrés dans un mur. Les tuyaux d'eau risquant de geler ne doivent pas être encastrés dans des murs extérieurs. Les canalisations d’eau sous pression doivent être d’une seule pièce (pas de soudure).

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Constituants du mur
Aux éléments de structure proprement dits (ossature et contreventement) viennent s'adjoindre d'autres matériaux pour assurer la totalité des fonctions d’enveloppe du mur.

Principaux constituants du mur

L'isolant
L'isolant assure les fonctions thermiques et acoustiques du mur. On utilise plusieurs sortes de produits en fonction des performances recherchées mais aussi des contraintes de mise en œuvre : • les laines minérales (verre ou roche), • les laines végétales (lin, chanvre…), • les panneaux en fibres de cellulose. L'isolant se pose entre les montants d'ossature des murs extérieurs. Il doit être appliqué contre la face interne de la paroi intérieure. On utilise le plus souvent des panneaux semirigides de laine minérale d’épaisseur variant de 100 à 150 mm en général, selon les exigences d’isolation requises. Une seconde couche d’isolant peut être placée en supplément entre des liteaux horizontaux pour augmenter les performances thermiques et couper les ponts thermiques de l’ossature (relatifs).

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mousse de polyuréthanne. les points d’arrêt sur les ouvertures sont à soigner. Il a deux fonctions: la première c'est de mettre la construction à l'abri des intempéries le plus rapidement possible pendant la phase chantier et de constituer une ligne de défense secondaire contre la pénétration de la pluie et de l'humidité poussées par le vent à travers le matériau de parement extérieur. Le pare-vapeur doit être parfaitement continu sur toutes les parois. On emploie comme pare-vapeur : • des films plastiques (polyéthylène 200 microns). De la même façon. Le pare-pluie Un pare-pluie. Ils doivent être découpés soigneusement. à chaque fois que cela est possible. le matériau retenu ne doit pas se déchirer facilement lors de la pose.Les panneaux d’isolant ne sont pas revêtus de pare-vapeur puisque celui-ci est posé ultérieurement en continu. Pour les produits souples. il faut veiller à un parfait recouvrement des feuilles de façon à éviter toute infiltration d’eau. feuille étanche à l'eau liquide et perméable à la vapeur d'eau. Il protège en partie les ouvrages entre les séquences de montage pendant le chantier. un pare-vapeur solidaire du parement intérieur car cela permet de limiter les problèmes dues aux percements pour la pose des appareils électriques. On utilise comme pare-pluie: • des papiers ou feutres bituminés de faible épaisseur . on peut utiliser des laines minérales à densité plus élevée et dont le coefficient λ est meilleur. Ils sont réservés à la réalisation d’une isolation complémentaire posée en continu à l’extérieur des panneaux où ils peuvent également assurer le rôle de pare-pluie. • des films d'aluminium collés sur plaques de plâtre. est disposé sur la face extérieure des murs (sous le parement). • des films non tissés. Le pare-vapeur Un pare-vapeur. La seconde est de permettre la migration vers l'extérieur de la vapeur d'eau qui aurait pu traverser le pare-vapeur. • des panneaux en fibres de bois imprégnés de bitume. On préférera. Les lames d’air entre montants et isolants sont à proscrire (pont thermique) de la même façon qu’un tassement trop important qui provoquerait un écrasement de la laine à certains endroits et donc une diminution de sa performance.80 m au lieu de 1 m pour la plupart. Le pare-vapeur collé sur les panneaux de laine minérale ne peut être pris en compte car il est interrompu à chaque montant d’ossature. panneaux de fibres de bois…) ne sont pas utilisés entre les montants car leur non-compressibilité les rend délicats à poser. Par contre si un lattage horizontal est mis en œuvre sur les montants d’ossature. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 66=========== . le pare-vapeur posé directement sur ces derniers ne sera pas interrompus. Le pare-pluie est maintenu sur les panneaux par des liteaux qui sont cloués au droit des montants. Afin d’augmenter les performances thermiques sans augmenter l’épaisseur de l’isolant. ce qui facilite leur mise en œuvre et limite le nombre de recouvrement de feuilles. matériau en feuille étanche est disposé sur la face chaude (intérieure) des murs extérieurs pour limiter ou supprimer les migrations de vapeur d'eau de l'intérieur de la maison vers l'ossature. le passage des gaines électriques étant réalisé dans la chambrée des liteaux. Certains produits existent en largeur de 2. Les isolants rigides en plaques (polystyrène expansé. en légère sur-côte par rapport à l’espace disponible entre les montants. Enfin.

stratifié compact. • le contre-plaqué.. La nature de l’isolant fibreux de remplissage à une importance sur le résultat final. Leur épaisseur est de 13 mm ou plus selon les critères de tenue au feu. deux composants du mur vont jouer un rôle complémentaire dans le comportement au feu de la paroi : l’isolant et le parement intérieur formant écran coupe feu. • les panneaux de particules ou d'OSB. les plaques de plâtre ou de gypse cellulose cartonnées constituent le matériau le plus utilisé pour les revêtements intérieurs des constructions à ossature bois.. bardeaux. Attention : Dans les pièces humides.). Cette technique permet de poser les gaines électriques et tuyauteries sans percer les montants ni le pare-vapeur si celui-ci n’est pas solidaire du parement intérieur. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 67=========== .). le prix de revient et le coût d'entretien. bien sûr. • les tuiles et ardoises (terre cuite. faciles à poser. on citera : • les revêtements en bois massif (clins. l'aspect esthétique. • les revêtements plastiques épais (sur support continu).. • les enduits au mortier de ciment (sur armature d'accrochage). • les lambrissages en bois. • les parements maçonnés (briques de parement…). Parmi les matériaux couramment employés. Les critères qui président au choix de ces matériaux. En raison de leurs multiples avantages (ininflammables et ralentissant la propagation des flammes. La pose du parement est en général effectuée directement sur les montants d’ossature si leurs tolérances de sections (+/. fibres-ciment.). teneur en eau négligeable). l’épaisseur des liteaux est augmentée de façon à incorporer une isolation supplémentaire dans leur épaisseur. En cas d’incendie. Le parement extérieur Les murs extérieurs d'une construction à ossature bois peuvent recevoir la plupart des matériaux de revêtement disponibles sur le marché.0. le parement doit être en qualité hydrofuge. On peut également le poser sur un contre-litelage ou sur des profilés en acier galvanisé fixés sur les montants.5 mm) ont été respectées et si. Le comportement au feu des murs dépend également du type de paroi.Le parement intérieur Les matériaux les plus utilisés en parement intérieur sont : • les plaques de plâtre. ils ont été séchés.. sont entre autres. se dépose sur les parois latérales et arrières ce qui a pour effet de ralentir la progression de la température tant qu’elle n’est pas totalement évaporée. Les panneaux de laine minérale doivent être serrés mais non comprimés pour protéger les pièces de bois de flanc. Paroi à cavité fermée Dans les parois à cavité fermée (situation la plus fréquente). • les plaques de gypse-cellulose.. En fonction de leur nature.. l’eau contenue dans le parement exposé au feu (surtout dans le cas du plâtre) humidifie l’isolant fibreux très perméable. frises. économiques. • les matériaux en plaque (contreplaqué. Dans certains cas. Feu Les ossatures légères ne sont pas destinées à être exposées directement au feu du fait de leurs faibles sections. ils seront ventilés ou non sur leur face intérieure. fibres-ciment.

Si la nature du parement intérieur a peu d’influence sur la valeur du coefficient K. sauf essai. Plusieurs types d’écrans. elle pourra CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 68=========== . Ossature bois avec écran insuffisant Lorsque l’écran n’assure qu’une fraction de la durée de stabilité requise. • les plaques de fibres ciment. souvent associés à de la laine minérale. Plénum avec écran coupe-feu Dans ce dernier cas. on peut éviter l’assujettissement au C+D en vérifiant que l’ERP occupe la totalité du bâtiment et en l’équipant soit d’une alarme de type 1. sont admissibles et font tous office de bouclier thermique : • les plaques de plâtre. soit d’une installation fixe d’extinction automatique à eau. Isolation Thermique Le bois est un mauvais conducteur thermique. Dans tous les cas la lame d’air ventilée sera recoupée par une barrière incombustible tous les deux niveaux au minimum. les lames de bois massif). La protection thermique est essentiellement apportée par le parement intérieur qui doit avoir une durée au moins égale à la durée requise. Attention : Lorsque la paroi doit assurer une fonction coupe-feu (cas des murs mitoyens). Dans l’attente d’une instruction technique adaptée aux parois à ossature bois. Les habitations de la 3ème et 4ème famille et les ERP (>R+1) ayant leur plancher le plus haut à plus de 8m ou réservés au sommeil doivent satisfaire aux règles de calcul du C+D. le bardage devra en outre être au minimum M2 (ce qui interdit. Ossature bois avec écran suffisant C’est le cas le plus fréquent. il est nécessaire de prolonger l’écran coupe-feu au-delà du plafond jusqu’au panneau support de revêtement de sol pour compartimenter le plénum. le complément est assuré par la structure elle-même calculée selon les principes d’une structure bois apparente pour la durée restante. • les panneaux de bois ciment. ce qui a pour effet d’accélérer la combustion.Paroi à cavité ouverte Dans les murs à cavité ouverte. • les autres panneaux dérivés du bois. • les plaques de gypse cellulose. l’eau de constitution s’échappe par la lame d’air où s’établit un tirage thermique. Il permet de mettre en œuvre de façon simple et économique des isolations très performantes avec des ponts thermiques négligeables.

Le choix d’une isolation intérieure croisée dans laquelle passent tous les réseaux représente une solution très performante.°C.°C. Pour une épaisseur d’isolant de 150mm : 0. selon la nature de l’isolant R Paroi avec couches croisées Thermique d’été L’ossature bois étant par nature très isolante.218<K<0. Afin d’assurer un bon confort d’été on veillera à : 69=========== CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 . selon la nature de l’isolant.274<K<0. Par ailleurs on devra particulièrement veiller à assurer une bonne étanchéité à l’air et au vent.187<K<0.230 W/m.par contre ne pas être négligeable sur la notion de confort thermique à l’intérieur d’une pièce (température de la paroi et rayonnement). il est particulièrement facile de conserver la fraîcheur comme la chaleur.289 W/m.°C. Les fuites d’air se comportent comme des ponts thermiques dans l’enveloppe d’un bâtiment. selon la nature de l’isolant.208 W/m². Paroi simple Paroi avec couches croisées Pour une épaisseur d’isolant de 100+45 mm 0. Paroi simple Pour une épaisseur d’isolant de 120mm : 0. Enfin une attention toute particulière doit être portée à la diffusion de la vapeur d’eau à travers les parois pour éviter les risques de condensation.

créer une source de fraîcheur et une possibilité de la stocker pour la diffuser aux heures chaudes. • les toitures-terrasses végétalisées.• • se protéger du rayonnement solaire d’été en particulier au niveau des baies vitrées (orientation des baies. très efficace. • les planchers mixtes bois-béton. À noter : La prise d’air frais au travers de conduits enterrés et largement dimensionnés (puits canadiens) peut être une solution d’accompagnement particulièrement simple à gérer. Paroi simple Paroi avec couches croisées Paroi simple verticale Pour une épaisseur d’isolant de 120mm R route = 38 dB (A) R rose = 42 dB (A) Paroi avec couches croisées Pour une épaisseur d’isolant de 100+45 mm R route = 40 dB (A) R rose = 43 dB (A) CNDB – Module de formation n°2 .). Acoustique La maîtrise de l’acoustique basée sur la loi "Masse-Ressort-Masse" est assurée en combinant les masses des parements intérieurs et extérieurs reliés par un "ressort" (espace entre les montants) en général remplis de laine minérale. et tout aussi utile en hiver où elle permet un réchauffement de l’air neuf. Les soubassements peuvent être des sources de fraîcheur et constituer une inertie pour passer les heures chaudes de la journée. D’autres dispositifs à inertie sont également envisageables : • les planchers en bois massifs.. pare-soleil.version 2 70 .. protections extérieures des baies.

Cependant leurs performances ne sont pas identiques en termes de : • étanchéité à l’air. Il faudra donc bien prendre en compte tous ces éléments et pas seulement le coût initial avant de faire un choix et ceci en fonction du type d’ouvrage à réaliser. dans le cas de certains pignons ou façades. l’épaisseur systématiquement utilisée est 48 mm et en Amérique du Nord 50 mm. • aspect architectural extérieur et intérieur. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 71=========== . • tenue au feu. L'exemple suivant permet une isolation supérieure à la réglementation (120 mm au lieu de 100 mm) pour la plupart des zones habitables françaises. • coût. la France étant le seul pays à utiliser du 36 mm du fait de ses habitudes pour la fabrication des fermettes industrielles. le calcul de résistance au vent oblige à une inertie qui ne permet pas d’utiliser l’épaisseur 36 mm en conservant le même entraxe. Mur à cavité fermée avec panneau de contreventement extérieur On désigne par cavité fermée une paroi dans laquelle l’isolation est posée entre deux panneaux. Cette solution est couramment utilisée car elle assure une bonne étanchéité à l’air et tenue au feu du fait que le panneau de contreventement est situé du côté extérieur. • conformité au DTU 31-2: certains éléments doivent faire l’objet d’Avis Techniques CSTB.Exemple de voile séparatif de logements Double mur avec une épaisseur d’isolant de 2 x 100 mm – 50kg/m2 R = 62 dBA Mur séparatif de logement Types de panneaux Les divers exemples cités ci-dessous sont les plus couramment utilisés. • vieillissement et entretien. L’épaisseur de 46 mm de l’ossature ne pose aucun problème pour les fixations des panneaux de contreventement sans obliger à doubler les montants à leur liaison. On notera qu’en Scandinavie. De plus.

voile travaillant. En variante à cette solution. Du fait de ces inconvénients et malgré ses performances économiques. Mur à cavité fermée avec panneau de contreventement intérieur Cette solution est l’une des plus économiques car le panneau de contreventement sert également de parement intérieur. − ossature 45/120 mm. Composition de l’intérieur vers l’extérieur : − panneau d’OSB ou CTBX de 12 mm. − ossature 45/120 mm. − bardage bois ou autre revêtement. − laine minérale 120 mm. − pare-pluie. − isolation de 100 ou 150 mm d’épaisseur. on trouve : − ossature de largeur 97 ou 147 mm. − pare-vapeur. ce principe de mur sera réservé à des usages limités où les performances thermiques et la tenue au feu ne seront pas des critères prioritaires. − liteaux 45/25 mm. − pare-vapeur. ce principe est principalement utilisé en habitat de loisir ou pour les murs de certains bâtiments industriels ou commerciaux. • la stabilité au feu doit être assurée par des écharpes en bois massif dans la structure. − parement extérieur : tous les types cités précédemment. mais il est plus lourd car plus dense et plus épais et sa compétitivité n’est plus évidente aujourd’hui.Composition de l’intérieur vers l’extérieur : − plaque de plâtre 13 mm ou lambris. Par contre : • l’étanchéité à l’air de la construction est nettement moins bonne qu’avec un mur à cavité fermée. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 72=========== . − bardage bois ou autre. voire un panneau de particules CTBH de 12 mm minimum. − panneau d’OSB ou CTBX plus épais si les calculs l’exigent pour le contreventement. • le comportement au feu est également moins performant. − liteaux 46/27 mm. mais en gardant le même principe. − laine minérale 120 mm. Concrètement. Celui-ci a été utilisé. − pare-pluie. − panneau d’OSB de 10 mm.

• travail en extérieur et donc soumis aux intempéries avec un coût horaire de main d’œuvre et un nombre d’heures plus élevés qu’en atelier. après l’isolation et la pose des réseaux d’électricité et de fluides. boulons. sabots. Cette méthode est peu utilisée en Europe car elle ne correspond pas à une tradition ni à une organisation du travail et des responsabilités très courantes. Types de mise en œuvre Construction sur site Cette méthode est essentiellement utilisée en Amérique du Nord où elle est nettement majoritaire (70 à 80%) par rapport aux autres. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 73=========== . elle présente plusieurs contraintes : • nécessité de disposer d’une main d’œuvre adaptée à cette méthode et très productive pour être compétitive. • contrôle de qualité plus difficile à réaliser sur chantier qu’en atelier. • des difficultés d’accès au chantier. on approvisionne sur chantier les bois d’ossature secs et calibrés et parfois coupés à longueur pour les plus couramment utilisés. chevilles. un dossier d’exécution élaboré est réalisé et ceci à partir d’un nombre de composants.Attention : Le panneau de contreventement et parement doit avoir une épaisseur continue d’au moins 10 mm pour être admis en contreventement. on pose les panneaux de contreventement et enfin les parements extérieurs puis intérieurs. Ensuite. de plus. elle est quelquefois utilisée pour des chantiers ayant certaines spécificités telles que : • une grande complexité architecturale. Par contre. voire plus) puis levés manuellement et assemblés à la structure en place. etc. Il n’est pas exclu qu’elle se développe en France et en Europe dans le cadre d’une organisation d’entreprises adaptées. Construction par petits panneaux Cette méthode est la plus répandue en France car elle permet d’intégrer en atelier un certain nombre de tâches sans nécessiter d’engins de manutention. Les panneaux sont alors fabriqués au sol en grande dimension (5 à 10 m. etc. les poutres composites ou en lamellé-collé. étriers. les panneaux rainurés (façon lambris) ne pourront être utilisés qu’à la condition que cette cote soit respectée entre le fond des rainures et l’autre face. Ensuite. Avant tout démarrage de chantier. De ce fait. en France. les organes d’assemblages: pointes.

soit associé au camion de transport et dont la flèche varie de 13 à 18 m selon les cas.40 x 2. elle est assez bien adaptée au marché français de la construction bois et au tissu d’artisans et de PME qui lui correspond. Leur manutention nécessite un engin de levage. Les panneaux ont des dimensions maximales d’environ 2. Ils sont assemblés entre eux sur chantier par clous et boulons puis liaisonnés par une lisse haute.De plus. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 74=========== . soit indépendant.50 m pour rester manuportables. elle s’adapte à tous les types d’architecture et n’oblige pas à une production répétitive. Construction par grands panneaux Cette méthode est assez couramment utilisée en Scandinavie et par certaines entreprises françaises dont la production est suffisamment importante. De ce fait. Cette méthode consiste à assembler en atelier les ossatures et les panneaux de contreventement et à intégrer éventuellement les précadres des ouvertures. l’isolation et le parement intérieurs sont posés ensuite sur le chantier. voire les menuiseries et fermetures elles-mêmes. Les revêtements extérieurs. seul l’encombrement du transport routier limite leur dimension puisque leur poids reste faible (500 kg à 1 tonne). Les panneaux ont une longueur de 5 à 12 m. L’intérêt de cette technique est de limiter le temps d’intervention sur chantier puisque le montage des murs est réalisé par exemple en une journée au maximum pour une maison individuelle.

Enfin. Elle consiste à réaliser la construction en plusieurs modules avec toutes les finitions exécutées en atelier. lors de la fabrication des panneaux sur table de montage. voire 15 m. le contrôle de qualité est facilité. il est possible de réaliser en atelier les revêtements extérieurs et d’intégrer les ouvertures et fermetures en un temps plus réduit. Ces modules ont une dimension d’environ 3 m en hauteur et largeur et leur longueur varie de 8 à 12 m. Enfin. Parfois les entrepreneurs exécutent également la mise en place de l’isolant. La compétitivité du système n’est donc pas évidente. standard et relativement répétitive. voire du parement intérieur. Construction en modules tridimensionnels Cette technique est assez rare en France et un peu utilisée en Amérique du Nord et en Scandinavie. Etant donné leur poids. les peintures et papiers peints. cette technique n’est adaptée qu’à une architecture simple. il faut bien étudier les problèmes de liaison entre panneaux et avec la dalle et les planchers et l’intégration des fluides puisque les panneaux sont fermés des deux côtés. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 75=========== . extérieur et intérieur. y compris les revêtements de sol. Dans ce cas. un engin de levage assez puissant est nécessaire pour leur mise en œuvre et leur transport peut poser des problèmes de gabarit sur routes et d’accès au chantier. sauf pour des cas très particuliers et elle nécessite d’une part un investissement en outils de production et manutention relativement importants et d’autre part un marché régulier.De plus.

2 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Eurocode 5 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 Calcul des structures en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 76=========== .Normes et DTU DTU 31.

Le contreventement des structures par poteaux et poutres doit être systématiquement étudié. Ces panneaux ont essentiellement une fonction d’enveloppe et donc de barrière face aux agents d'inconfort extérieurs. Le système poteaux et poutres forme un système modulaire tridimensionnel qui peut généralement se développer aussi bien horizontalement que verticalement. Les panneaux muraux qui s'insèrent dans la structure ne sont pas porteurs mais ils peuvent participer à la stabilité latérale de la structure. Système poteaux et poutres CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 77=========== . des fenêtres et des portes. au travail de mise en œuvre ainsi qu'aux détails d'assemblage entre les éléments de structure et entre la structure et les éléments de remplissage. Quand la structure est laissée apparente. un grand soin doit être apporté à la qualité des bois utilisés. Ce sont les poteaux qui transfèrent finalement l'ensemble des charges au système de fondations.SYSTÈME POTEAUX ET POUTRES EN BOIS Principes Les planchers et la toiture sont supportés par des poutres elles-mêmes supportées par des poteaux.4 .3 . Le squelette formé par les poteaux et les poutres peut être laissé apparent et générer ainsi une structure visible à l'intérieur de laquelle viennent s'insérer des parois pleines.

Dans la pratique le sapin. Afin de diminuer le risque de fente on peut : • privilégier des bois hors cœur. Pré-dimensionnement Trame La trame des systèmes poteaux / poutres en bois se situe de manière optimum entre 3. les bois utilisés à l’extérieur mais couverts sont mis en œuvre à un taux d’humidité n’excédant pas 18 %. Les structures poteaux et poutres destinées à des locaux chauffés ne doivent pas dépasser 15 % de taux d’humidité.60 m est généralement économique.Classement d’aspect : choix 1 ou choix 2 sélectionné). on veillera à utiliser des bois de bonne qualité (Classement structure : C22 . la plupart des résineux et certains feuillus comme le chêne et le châtaignier peuvent être utilisés. bois lamellisé …) Humidité Pour limiter les phénomènes de retrait. bois lamifié…) Le choix d’une trame tient compte : • de la taille désirée des travées compte tenu de l'usage qui sera fait des espaces.Matériaux Qualité Comme pour les colombages. Une trame de 3. • utiliser des bois à cœur expurgé par percement. planche inclinée…) sont en situation de très fort risque (classe 4). le pin et le douglas sont les plus couramment mis en œuvre.00 m. Ils doivent faire l’objet d’un choix d’essence ou d’un traitement approprié. • du rapport entre sections des pièces de bois et charges. Au-delà de 5. • de la dimension modulaire des éléments de remplissage.00 m et 4. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 78=========== . Les structures extérieures doivent faire l’objet de dispositions constructives pour favoriser l’égouttage et le séchage du bois (classe 3). Les pieds de poteaux non isolés de la maçonnerie (cas particulier des poteaux sans ferrure) et les poutres horizontales non protégées (couvertine métallique. il est nécessaire de faire appel à des poutres en bois reconstitué (bois lamellé-collé. Risques biologiques Les systèmes poteaux et poutres peuvent présenter des risques de dégradation biologique différents selon leur exposition à l’humidité et à l’eau. Les bois reconstitués représentent également une solution pour la réalisation de poteaux et de poutres. Les structures protégées des intempéries par un revêtement extérieur présentent peu de risques (classe 2). Les poteaux et les poutres étant souvent destinés à rester apparents. • mettre en œuvre des bois moisés d’épaisseur limitée. • utiliser les éléments structuraux en bois reconstitué (bois lamellé-collé. l’épicéa. Ces essences sont utilisables sous forme de bois massif équarri mais aussi sous forme de bois rond pour les poteaux.80 m. • de la portée des planchers et des charpentes. • réaliser des fentes anti-retrait.

ou (2x) 100 x 140 mm Assemblages des poteaux et des poutres Jonctions des poteaux et des poutres Il existe quatre grands types de jonctions des poteaux et des poutres. on admet en général le proportionnement suivant des poutres et poteaux en bois : • Poutres H = 1/15 L l = 1/2 H H L I = = = Hauteur de la poutre Portée de la poutre Epaisseur de la poutre Si la poutre est exposée au feu sa section minimum sera de 75 X 140 mm. Pour une surcharge courante de plancher de 150 daN/m2 et une hauteur moyenne de poteaux de 2. • Poteaux Habitation type RDC Habitation type R+1 Habitation type R+2 Habitation type R+3 S = 100 x 100 mm S = 120 x 120 mm. ou (2x) 75 x 120 mm S = 140 x 140 mm. ou (2x) 75 x 140 mm S = 160 x 160 mm.50 m.Proportionnement La valeur maximale des charges est rarement déterminée par la contrainte admissible en compression des poteaux mais par la contrainte admissible en compression transversale des poutres. flambement pour les poteaux) Poteau double moisant Poteau simple continu CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 79=========== . Le choix d’un élément moisant permet en général d’améliorer la résistance critique de l’élément considéré (flexion pour les poutres.

Les boulons travaillent essentiellement en flexion tandis que le bois est soumis à des contraintes de cisaillement et à des pressions exercées sur les parois des trous. On utilise essentiellement des boulons à extrémité filetée qui traversent perpendiculairement les pièces de bois. Des rondelles doivent être placées sous la tête et l’écrou. Pour des assemblages courants deux boulons sont généralement suffisants. Assemblage par boulon CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 80=========== . Le diamètre des trous doit être supérieur de 1 mm environ à celui des boulons. • Travail de façonnage important.Poteau simple continu Poutre simple continue Assemblages des poteaux et des poutres • Assemblages par tenons et mortaises Les assemblages traditionnels par tenons et mortaises sont aujourd’hui d’un usage restreint. Assemblage par tenon et mortaise • Assemblages par boulons ou broches Les assemblages boulonnés sont particulièrement adaptés aux systèmes moisés. Ils présentent en effet plusieurs inconvénients : • Affaiblissement des éléments en bois conduisant à une augmentation de la section. • Sensibilité à l’eau à l’extérieur. On améliore la rigidité des assemblages boulonnés en interposant des crampons entre les pièces de bois.

Ils sont visibles ou cachés. Il n’y a pas d’affaiblissement de section. des vis ou des boulons. diamètre du boulon en mm. Les connecteurs sont fixés par des clous. Les contraintes de feu peuvent conduire à une protection spécifique des éléments métalliques (protection de l’acier par le bois ou peinture intumescente). Ils peuvent être fabriqués industriellement dans de nombreuses formes et dimensions ou à la demande.Dispositions minimum pour les assemblages par boulons et rondelles métalliques travaillant en cisaillement : Nombre mini de boulons par assemblage : 2 épaisseur des bois en mm. charge admissible en daN au simple cisaillement charge admissible en daN au double cisaillement 35 8 120 300 50 10 190 450 65 10 200 510 75 12 260 660 90 14 300 840 100 16 350 1040 120 18 400 150 20 440 1250 1380 • Assemblages par connecteurs métalliques L’avantage des connecteurs en tôle réside dans une mise en œuvre plus rationnelle. de plus la charge de rupture de ces assemblages peut être calculée. Assemblage par connecteur métallique 1 Assemblage par connecteur métallique 2 Assemblage par connecteur métallique 3 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 Appui sur corbeau 81=========== .

Contreventement dans des plans verticaux et horizontaux CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 82=========== . Aucun plan de contreventement aux niveaux des planchers n'est alors nécessaire.Contreventement Systèmes de contreventement Deux systèmes de contreventement sont possibles : • Raidissement dans des plans verticaux uniquement Les plans de contreventement constituent une sorte de cloisonnement. à condition que leurs axes ne soient pas concourants. Contreventement dans des plans verticaux • Raidissement dans des plans verticaux et horizontaux L'emploi de contreventements horizontaux permet de réduire jusqu'à trois le nombre de plans de contreventement verticaux nécessaires. transmettent les efforts du vent. Cette méthode exige une conception particulière des planchers et toitures concernés. horizontales. La trame de base doit présenter des plans de contreventement verticaux dans chacun de ses axes aussi bien longitudinaux que transversaux auxquels les traverses extérieures.

Les différences de variations dimensionnelles des matériaux obligent à porter un grand soin aux jonctions bois/maçonnerie. Étant donné qu'une certaine perte de tension. d'un point de vue statique. • Par éléments de triangulation Des membrures diagonales (aisseliers) en bois peuvent assurer la réalisation d'un plan de contreventement en même temps qu'elles augmentent la force portante des poutres. Ces diagonales n'ont d'utilité que si elles sont tendues à la mise en œuvre. liée aux variations de température. On peut également effectuer un remplacement partiel de l'ossature par un noyau massif (structure en béton banché par exemple). la fixation des contreventements doit se faire au plus près des pieds et têtes de poteaux. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 83=========== . les points d'ancrages doivent être tels qu'ils ne se déplacent pas par le jeu du bois. ne peut être exclue. la structure poteaux et poutres à une construction par ossature légère. Pour limiter les cisaillements (voire les moments) parasites dans les poteaux.Dispositifs de contreventement Trois dispositifs de contreventement sont utilisables : Dispositifs de contreventement • Par maçonnerie Ce cas se rencontre lorsqu'on introduit des remplissages maçonnés dans la structure. On trouve des murs simples ou doubles venant s'interposer entre poutres et poteaux (souvent des petits éléments appareillés comme la brique). Il y a lieu de prévoir au moins deux croix de Saint-André par plan de contreventement. • Par panneaux à ossature bois L'utilisation de panneaux de remplissage à ossature légère en bois munis d'un voile travaillant apparente. On emploie également des tiges d'acier filetées à leurs extrémités et placées en diagonale.

Fixations des dispositifs de contreventement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 84=========== .

l’assemblage se fait généralement par l’intermédiaire d’un connecteur métallique ancré dans la maçonnerie. le poteau assure une fonction partielle d’enveloppe. Dans tous les cas. Il faut également soigner la jonction entre le pied du poteau et le connecteur lui-même pour éviter toute rétention d’eau. Principes des poteaux et des fondations * Assemblages des poteaux et des fondations Dans le cas des fondations maçonnées. une distance d’environ 10 cm est à prévoir entre le sol fini et le pied du poteau. On veille particulièrement à éviter un contact entre la maçonnerie (humide) et le bois. une hauteur de quelques centimètres est suffisante. Attention : Dans le cas de murs de remplissage entre poteaux. À l’extérieur. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 85=========== .La structure et les fondations Jonctions des poteaux avec les fondations Il existe quatre grands types de jonctions des poteaux et des fondations. le dispositif d’assemblage doit être suffisamment résistant pour reprendre et transmettre les efforts mécaniques de la structure aux fondations. À l’intérieur. L’ancrage direct du poteau au système de fondation est le plus courant. Il est nécessaire d’utiliser alors une ferrure de fixation assurant le calfeutrement à l’eau et à l’air.

Pieds de poteau CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 86=========== .

Compte tenu des variations différentielles des matériaux... la jonction bois/maçonnerie devra être particulièrement étudiée... joints souples.) ainsi que les traitements et protections applicables à ces bois et aux parties métalliques d'assemblages exposés . portes.La structure et les remplissages Les jonctions entre la structure et les remplissages Les principaux facteurs à prendre en compte lors de la conception et de la construction d’ossature poteaux et poutres avec remplissages sont les suivants : • l'efficacité structurale de la jonction entre les panneaux de remplissage et l'ossature elle-même pour assurer la stabilité latérale des parois . nœuds. les fonctions assumées par les liaisons avec les éléments de structure sont toujours correctement remplies (contreventement..).. Une feuillure dans l’ossature bois est recommandée. couvre-joints. On veillera également à interposer une coupure de capillarité entre le bois et la maçonnerie. La fixation aux poteaux se fait le plus souvent par des pattes en acier galvanisé ou des équerres métalliques. débits. • les caractéristiques de dilatation. Attention : Il faut s’assurer qu’après un éventuel retrait du bois. • le maintien de l'étanchéité à l'air et à l'eau de cette même jonction par l'utilisation de feuillures... étanchéité à l’air et à l’eau) Ossature et remplissage maçonnés CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 87=========== . rejets d'eau. fenêtres. • le détail d'aspect de la jonction entre les divers matériaux . briques de terre cuite en 11 cm d'épaisseur. doivent également être pris en compte la qualité des bois (essences. Les éléments de remplissage Les vides de la structure poteaux et poutres peuvent être remplis par trois dispositifs principaux : Des éléments maçonnés On cherchera dans tous les cas à réduire le poids de la paroi constituée (blocs de béton cellulaire.) est rythmé par la "grille" formée par la structure poteaux et poutres. • si la structure poteaux et poutres est apparente à l'extérieur. • le dessin architectural produit par les éléments de remplissages (parois pleines ou vitrées. retrait et déformation des différents matériaux .

Des panneaux à ossature légère en bois

N'étant pas porteuse, l'ossature de ces panneaux peut être disposée verticalement ou horizontalement. Ils peuvent recevoir tous les types de finitions habituelles à cette technique. On peut dimensionner la trame de la structure poteaux et poutres pour utiliser facilement des panneaux de remplissage aux dimensions standards.
Ossature et remplissage bois

Des panneaux vitrés Les surfaces vitrées prennent une importance architecturale particulière dans les constructions à ossature poteaux et poutres. Le point essentiel est de trouver le juste équilibre entre la transparence souhaitée pour la structure et le confort thermique (déperditions l’hiver, sur insolation l’été) Les vitrages peuvent être posés avec ou sans menuiserie intermédiaire. Ils ne doivent jamais être mis en charge par la structure. La profondeur de la feuillure doit prendre en compte la flèche et le flambement des éléments structuraux. La flèche doit être restreinte à 1/500ème de la portée). Les vitrages sont calés dans une feuillure et noyés dans un lit de mastic. Toutes les précautions de rejet d'eau doivent être prises. L’utilisation de profilés métalliques fixés devant l’ossature permet la réalisation de façades avec effet de vitrage continu.

Ossature et vitrage

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Pour les vitrages fixes posés aux étages, il faut prévoir des dispositifs de nettoiement extérieurs (balcons, passerelles...) qui peuvent parallèlement être utilisés comme brise-soleil pour les niveaux inférieurs. Tous les remplissages que nous venons d'évoquer peuvent recevoir sans difficultés des fenêtres et des portes. Attention : L’utilisation de volets coulissants ou roulants est toujours délicate et doit faire l’objet d’une étude détaillée.

Feu
Par un dimensionnement correct des structures, il est possible d’atteindre une résistance au feu d’une heure. Lorsque la structure est intérieure, elle peut recevoir une protection complémentaire par une solution ignifuge. Pour une stabilité supérieure à une heure, les poteaux et les poutres doivent être protégés par des écrans coupe-feu. Les principaux écrans admis pour faire face au feu sont : • les plaques de plâtre et de gypse-cellulose, • les plaques de fibres-ciment, • les panneaux bois-ciment. Attention : Les ferrures métalliques d’assemblages doivent être protégées par une peinture intumescente ou par le bois lui-même (ferrure non apparente).

Normes et DTU
DTU 31.1 DTU 31.2 DTU 51.3 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88

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4 - 4 - MURS EN MADRIERS OU RONDINS EMPILÉS
Principes
Dans la construction par empilage, les madriers assurent les fonctions statiques et la délimitation des espaces. Ils participent également au confort thermique et acoustique. La définition des espaces, tant du point de vue formel que dimensionnel, est fortement contraint par la longueur des bois et les modes d’assemblage. La rigidité des constructions par empilage est assurée par l’ensemble des murs porteurs. Elle repose sur le poids des éléments et les assemblages par entaille. La massivité du bois ainsi que ses caractéristiques thermo-hygrométriques permettent aux murs en madriers d’apporter une bonne réponse au confort thermique d’été. En région froide, afin d’améliorer l’isolation thermique, les murs en madriers sont généralement doublés d’une contre-cloison isolante. Le tassement des madriers est toujours un problème important. Il induit des détails de mise en œuvre particuliers pour les ouvrages en relation avec le mur (ouvertures, contrecloisons…)

Construction en madriers (Honka)

Construction en rondins (Honka)

Matériaux Qualités
Il existe des constructions par empilage en chêne mais, le plus souvent, ce sont des essences résineuses qui sont utilisées (pin, épicéa, sapin, douglas). Les résineux à croissance rapide sont légers, peu nerveux, et présentent fréquemment un bel aspect. Ils résistent moins bien aux intempéries. Les résineux à croissance lente sont nerveux, lourds et denses. Ils peuvent être gercés et sont sensibles au gauchissement, mais leur inertie face aux variations climatiques est remarquable. Compte tenu de leur mise en œuvre “ couchée ”, les madriers et les rondins sont peu sollicités mécaniquement. Cependant ils sont destinés à rester apparents et doivent donc être de bonne qualité (Classement structure : C22 - Classement d’aspect : choix 1 ou choix 2)

Humidité
Pour limiter les phénomènes de retrait, les bois utilisés à l’extérieur sont mis en œuvre à un taux d’humidité n’excédant pas 18 %.

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Risques biologiques
Les madriers et les rondins peuvent présenter des risques de dégradation biologique différents selon leur exposition à l’humidité et à l’eau. Les structures protégées des intempéries par un revêtement extérieur présentent peu de risques (classe 2). Les madriers et rondins apparents à l’extérieur sont plus sujets à dégradation. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 3.

Types de profilés
On distingue deux grandes familles de profilés : • les bois ronds • les madriers.

Bois ronds
Les bois ronds peuvent être dressés sur deux faces parallèles ou non parallèles et liaisonnés par des chevilles ou des fausses languettes. La solution du rondin calibré à joint creux n’est pratiquement plus pratiquée car elle ne présente pas une imperméabilité à l’air suffisante.

Madriers
Les madriers sont équarris à faces parallèles et assemblés par rainures et languettes. Ils offrent une meilleure protection à l’eau et à l’air. Afin d’augmenter les performances des madriers, on trouve aujourd’hui des madriers contrecollés, qui présentent moins de risques de déformations et de gerces, et des madriers composites qui associent deux parements en bois à un matériau isolant (polystyrène expansé, liège, fibres de bois…)

Différents profilés

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• définition des espaces (longueur). Selon les sortes de rondins ou de madriers.jusqu’à 10 m en bois massif . • les structures verticales. • les escaliers doivent avoir leurs limons fixés en partie haute et être libre de glisser en partie basse. • valeur de l’isolation thermique et acoustique (épaisseur).jusqu’à 13 m en bois reconstitué. En particulier : • les cadres des fenêtres et des portes doivent être construits afin de permettre le tassement des murs.Pré-dimensionnement Les dimensions dépendent de plusieurs facteurs : • bois utilisé (essence. comme les poteaux. Tassement Le tassement dû au séchage naturel du bois (retrait radial) et à la compression des madriers est la principale contrainte de ce type de construction. le tassement varie entre 2 et 5 cm pour une hauteur de 2. Le tassement doit être maîtrisé pour ne pas entraîner de désordres. • les chevrons de toiture seront bloqués au faîtage et liaisonnés par des assemblages glissants en rampant sur pannes et sablières. • les cheminées et leurs chevêtres doivent être taillés d’aplomb de manière à ce que la construction puisse se tasser sans que la cheminée soit déportée. Les exigences de résistance mécanique. • il est conseillé de limiter les différences de hauteur entre les diverses parties des fondations à 50 cm. sauf en cas de fort élancement des murs. Les dimensions courantes sont : Bois ronds Diamètre : Madriers Épaisseur : Hauteur : Longueur : 150 à 250 mm 60 à 200 mm 150 à 225 mm . ceux-ci ne se tassant pas. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 92=========== . bois reconstitué…). • si la construction comporte aussi des murs maçonnés. sont rarement des facteurs déterminants. • offre des fabricants. doivent comporter des joints ajustables. il importe de tenir compte du tassement des murs de madriers. • les cloisons ne doivent pas être bloquées sous plafond.50 m.

Assemblage à quart de bois Assemblage en queue d’aronde Assemblage en queue d’aronde arasée CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 93=========== . des rainures languettes et par des angles de murs bouvetés à mi-bois. en général. Pour les maisons d’une surface supérieure à 200 m2. la préfabrication en usine utilise. De plus. Les articulations aux angles et entre murs peuvent faire appel à différentes solutions qui contribuent largement à l’identité visuelle de ce type de construction.Jonction entre mur en madriers et mur en maçonnerie Jonction entre plancher et cloison Assemblages Traditionnellement. un boulonnage traversant assurant à la fois rigidité et étanchéité. les murs en bois empilé sont stabilisés par des tourillons. les fabricants conseillent des raidisseurs supplémentaires.

ils traversent verticalement un ou deux éléments de la paroi et sont pourvus d’un écrou qui permet de les serrer au moment du levage. à améliorer l’étanchéité et à limiter les variations dues aux reprises d’humidité. Ils sont généralement en fers ronds et filetées à leur extrémité supérieure. Ancrage et serrage Baies Les cadres des fenêtres et des portes sont construits avec des tenons permettant le tassement des murs. L’ancrage et le serrage peuvent être effectués par un même dispositif. Il existe plusieurs dispositifs. Les dispositifs de serrage servent à faciliter le tassement. mais une des extrémités doit rester accessible pour permettre une mise en tension régulière. Les ancrages sont destinés à rendre le mur solidaire du soubassement. Des couvre-joints intérieurs et extérieurs assurent la finition. On doit préserver entre la traverse haute des menuiseries et les bois formant linteaux un espace de tassement comblé par un matériau fibreux (laine minérale) facilement compressible. Baie sans cadre Baie avec cadre CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 94=========== . Généralement ils lient la première ou la deuxième assise d’une paroi avec la dernière au moyen de fers ronds ou des tiges filetées qui traversent les assises intermédiaires. Scellés dans la maçonnerie. Ils augmentent la rigidité de la façade.Appuis Le serrage des parois et leur ancrage doivent être prévus.

Celles-ci sont réalisées par des fourrures. • réaliser une isolation extérieure. La finition se fait avec des solutions de parement habituelles : • plaques de plâtre ou de gypse-cellulose. Les fabricants fournissent également des lambris dont la largeur et les finitions s’accordent à celle des madriers. Un jour doit être prévu entre la partie haute des parements des contrecloisons et la sous-face des plafonds. • lames en bois (frises…). • panneaux dérivés du bois. • utiliser des madriers trois plis avec un isolant intégré. • réaliser des cloisons de doublage isolantes. Madrier simple de 70 mm à isolation bruit route = 32 dB(A) Madrier avec isolation rapportée à isolation bruit route = 47 dB(A) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 95=========== . On dispose entre les fourrures un isolant fibreux de l’épaisseur recherchée. Supports coulissant pour cloison de doublage Isolation acoustique L’isolation acoustique d’une paroi en bois massif dépend : • de l’épaisseur des madriers ou des rondins. en bois ou en métal. • des ouvrages éventuellement rapportés (cloison de doublage…). • de la qualité de la mise en œuvre (étanchéité à l’air…).Isolation Isolation thermique Les performances d’isolation thermique peuvent être atteintes de différentes manières : • utiliser des madriers ou des rondins de forte épaisseur. La solution la plus commune consiste à mettre en œuvre des cloisons de doublage. fixées par des dispositifs coulissants sur les madriers.

les équipements suspendus (éléments de cuisine. tels les pieds filetés. il faut contrôler annuellement les dispositifs de réglage du tassement. il faut prévoir le tassement qui va se produire afin d’éviter tout risque d’incident. derrière les plaques d’isolation. • écran coupe-feu Entretien Pendant (et après) la construction. On utilisera des colliers coulissants pour les tuyauteries verticales ainsi que des manchons (évacuation) et des lyres (adduction) de dilatation. Supports coulissant pour éléments de cuisine Feu La massivité des murs en bois empilés leur permet d’offrir une stabilité au feu pouvant atteindre sans difficulté 1/2 heure. il faut prévoir une bonne ventilation. Cependant. les rondelles de tassement. L’entretien est identique à celui de toute maison à ossature ou structure bois. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 96=========== . Les équipements sanitaires seront pourvus de raccords souples. Au-delà des solutions sont possibles conformément à la réglementation incendie : • accroissement des sections. ou encore l'ouverture et fermeture des portes et fenêtres. en raison du tassement des maisons en madriers massifs. Fixation des éléments suspendus Pour tenir compte du tassement. L’humidité pendant la construction peut provoquer le bleuissement des bois bien que ceux-ci soient livrés secs.Fluides et gaines Installation électriques Les installations électriques se font le plus possible par encastrement dans les plafonds et planchers. les gaines passent au droit des portes et ouvertures. Dans les murs. ballon d’eau chaude…) doivent êtres fixés de telle sorte qu’ils puissent “coulisser”. Tuyauteries Lors de l’installation des tuyauteries.

Implantation. Ici. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 97=========== .Exemple de chantier Construction d'une maison individuelle : Société Honkarakenne Vérification des niveaux de la dalle. Les combles habitables. Les murs en rondins sont visibles en partie inférieure. Montage des murs en rondins. Pose de la charpente. le pignon est en ossature pour éviter le tassement différentiel.2 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 Règles professionnelles Afcobois .1 DTU 31.Cahier d’Irabois n°8 “Construction en bois massif”. Normes et DTU DTU 31.

1 .PLANCHERS 5 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de planchers Planchers par solivage Système léger Flexibilité de forme et de façonnage Facilité de passage des fluides (sens parallèle aux solives) Épaisseur importante du plancher pour les portées supérieures à 4 m Faible portée pour les éléments de surface ou de sous-face Prix compétitif Planchers en bois massif Système massif Utilisation de bois de qualité inférieure Grandes portées (faible épaisseur) Sensibilité aux variations hygrométriques Bon comportement acoustique Bon comportement thermique Difficulté de passage des fluides Bon comportement au feu Prix plus élevé Planchers caissons Produits industriels Grandes portées Bon comportement acoustique Bon comportement thermique Difficulté de passage des fluides Prix élevé Planchers mixtes bois-béton Bon comportement acoustique et phonique Adapté au neuf et à la réhabilitation Interface charpentier-maçon critique Prix élevé CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 98=========== .5 .

poutres…) Porte à faux Revêtements de sol et plafond Écartement des éléments de structure (solives.. couleurs.. longrines. bruits d’impact…) Transmission thermique (isolation. inertie) Migrations d’eau et de vapeur d’eau Intégration des réseaux (eau. meubles) Surcharges climatiques (pour les planchers formant terrasses) Rigidité (contraintes horizontales) Contreventement des murs Sollicitation des charpentes Contraintes sismiques Résistance au feu Stabilité au feu Degré coupe feu et inflammabilité Jonction avec le système porteur vertical Liaison avec l’infrastructure (plots. gaines et fluides. coursives. murs…) Liaison avec la superstructure (murs. calepinage des revêtements de sol Traitement architectural extérieur du système de plancher Effet de stratification horizontale (nez de plancher. préservation) et colles Déconstruction sélective (démontage) Traitement architectural intérieur du système de plancher Forme de l’espace (plan basique...Facteurs de conception des différents systèmes de planchers Coût Choix du système de plancher Performances phoniques du plancher Résistance mécanique (contraintes verticales) Poids propre (plancher. effet d’appui…) Perception de la structuration horizontale (mezzanines. plafond) Poids des cloisons. deck…) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 99=========== .) Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection. cheminée. surélévation) Relation avec le système porteur vertical ((continuité.. décaissement. trémies…) Expression de l’ossature du plancher Type et forme de plafond Matières.) Contrôle des ambiances Transmission acoustique (isolation phonique. coursives. des portes et des équipements fixes Charges d'exploitation (personnes. balcons…) Rapport avec le sol (continuité intérieure-extérieure) Plate-fomes extérieures (caillebotis. revêtement de sol. lambourdes…) Planéité et rigidité du support Trémies et passages Dimension et position des ouvertures (Escaliers. électricité..

Ils participent au contreventement des murs.5 . plaques de plâtre pour sol. Les planchers en bois massif ne sont pas déformables dans leur plan. La sous-face du plancher est généralement finie et ne nécessite pas la réalisation d’un plafond complémentaire. Les variations dues à l’humidité et en particulier le retrait des planches sont toujours un problème important à prendre en compte.2 . chapes en béton…) formant un plancher flottant. La massivité du bois ainsi que ses caractéristiques thermohygrométriques permettent aux planchers en bois massif d’apporter une bonne réponse au confort thermique d’été et au traitement acoustique du local. Les planchers en bois massif se prêtent bien à la réalisation de planchers mixtes bois et béton. On peut aisément réaliser des porte-à-faux dans le sens de portée des planches. La possibilité de jointoiement des planches à leurs extrémités et la rigidité du système permettent de franchir des portées supérieures à celles des solivages (3 à 8 m). L’assemblage peut être réalisé par clouage ou par collage. Afin d’améliorer l’isolation phonique. Ces planches sont posées sur chant et jointives. les planchers peuvent recevoir en partie supérieure des couches complémentaires (panneaux en bois. Plancher en bois massif CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 100=========== .PLANCHERS EN BOIS MASSIF Principes Les planchers en bois massif sont composés de planches de second choix ayant des propriétés mécaniques variables et provenant de bois de pays disponibles en grande quantité.

• traiter les finitions en sous-face du plancher par des profils formant masque aux écartements (planches en quinconce.Matériaux Qualité Les essences de bois les plus utilisées pour leur bon rapport résistance/poids sont les résineux (sapin. douglas. Joint par rainure et fausse languette Finitions des sous-faces du plancher CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 101=========== . en général 12 à 15 % pour un plancher séparatif d’habitation.20 m) des joints avec fausses languettes. chanfreins. Humidité Les planchers en bois massifs sont particulièrement sensibles aux variations d’humidité dans le sens de la largeur (retrait tangentiel ou radial des planches). La massivité du système et la distribution statistique des défauts permet d’utiliser des bois de faibles qualités (classement structure : C18). Si le taux d’humidité augmente fortement. Si le taux d’humidité baisse fortement le retrait du bois se traduira par des écartements entre planches. Il est important que l'humidité du bois mis en œuvre soit à un taux moyen par rapport à celui qu’il connaîtra à l’usage. épicéa. moulures…). • prévoir une dilation avec calfeutrement sur les rives parallèles au sens de portée des planchers . On peut anticiper le problème de plusieurs manières : • prévoir régulièrement (environ tous les 1. la dilatation du plancher se traduira par des poussées horizontales sur les appuis et les murs. pins). cette solution est appliquée pour les systèmes de panneaux préfabriqués .

Pré-dimensionnement La hauteur des planches est choisie en fonction : • de la portée et des charges du plancher.5 fois l’épaisseur des planches.Risques biologiques Les planchers n’offrent qu’un risque accidentel de présence d’eau. Le nombre et la section des clous dépendent des charges à reprendre. • des exigences en matière de feu. Schéma de clouage CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 102=========== . les clous servent à répartir les charges verticales entre les planches et à éviter le glissement longitudinal entre planches en présence de poussées horizontales (contreventement des murs).20 m pour des produits préfabriqués Proportions : E = 1/35 L Clouage Dans les planchers en bois massif cloués. La distance entre clous est voisine de 45 fois leur diamètre (15 à 20 cm). Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2. ils ne doivent pas être positionnés à l’extrémité des planches à moins de 15 fois leur diamètre. • des exigences en matière d'acoustique. Pour limiter les risques de fentes. Les clous sont généralement disposés en quinconce. Épaisseur des planches : 24 à 45 mm Épaisseur du plancher : 12 à 22 cm Longueur (portée) : 5à8m Largeur : à la demande 1. Ils doivent avoir une longueur au moins égale à 2.

une cale clouée est placée sous la planche surélevée. La fixation se fait directement par clouage de chaque planche sur une lisse ou par l’intermédiaire d’équerres métalliques.Appuis et jonctions La surface d'appuis des planchers sur les murs et les poutres est au moins de 50 mm sur bois et métal. Appuis sur mur en ossature bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 103=========== . En cas de planches en quinconce.

L’utilisation d’un plancher flottant peut également être mis à contribution pour le passage des gaines. de ses exigences (planéité. Un plafond suspendu peut alors être prévu pour apporter un traitement phonique complémentaire. un revêtement de sol est rapporté et nécessite un support.Supports de revêtements de sols Les planchers en bois massifs peuvent rester apparents sur leur face supérieure. • les plaques de plâtre et de gypse-cellulose pour le sol. Poncés. ils jouent le rôle d’un parquet. Finition par chape et carrelage Finition par panneaux et parquet Fluides et gaines Le principe constructif ne permet pas. • les panneaux de contreplaqué (CTB X). fibres de roche). il est possible de passer les gaines.. • des feutres et panneaux résilients en mousses ou fibres de synthèse. En utilisant des planches en quinconce. • les panneaux de particules (CTB H). Les supports les plus employés sont : • les lames en bois massif (parquet) ou en bois reconstitué (parquet flottant). Le choix d'un support dépend essentiellement du type de revêtement de sol. de lin ou de chanvre. dans la partie supérieure du plancher.) et des exigences acoustiques et phoniques des locaux. • des dalles en liège. Il est recommandé de placer ces matériaux sur une couche résiliente afin d’améliorer l’isolement aux bruits d’impact. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 104=========== . Dans les situations courantes. • les panneaux de lamelles orientées (OSB). en général. • des isolants minéraux résistant à la compression (fibres de verre. stabilité.. le passage des gaines dans un sens perpendiculaire aux planches. • les chapes en béton. parallèlement aux planches. On peut utiliser : • des panneaux en fibres de bois. étanchéité.

les porte-à-faux ne posent pas de problèmes particuliers. Exemple : Portée du plancher = 5. de balcons ou de murs en encorbellement dans le sens de la portée. Au-delà de cette portée. Jusqu'à une longueur de 5 fois l’épaisseur structurelle du plancher. tout porte-à-faux devra être soigneusement calculé.00 m Épaisseur du plancher = 15 cm Porte-à-faux = 75 cm Porte à faux Trémies CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 105=========== .Passage de gaines entre des planches en quinconce Porte-à-faux et trémies Porte-à-faux Les planchers en bois massif permettent de réaliser simplement des porte-à-faux pour la confection de mezzanines.

Trémie Isolation Isolation thermique Lorsqu’elle est nécessaire (plancher support de toiture-terrasse. Un clouage renforcé est à prévoir afin de reprendre le cisaillement transversal à l’extrémité des planches coupées. trappe de visite…) ne nécessite pas l’ajout de pièce de charpente particulière. plancher sur vide sanitaire) une isolation thermique complémentaire peut être apportée par la mise en place d'un isolant au-dessus ou en dessous des planchers.La réalisation d’une trémie de faibles dimensions (gaine. Il est indispensable de poser un pare-vapeur sur la face chaude du plancher sur vide sanitaire et sous l’isolant en toiture-terrasse. Lorsque la trémie est de grandes dimensions (escalier) il est nécessaire de prévoir un chevêtre et de vérifier que l’épaisseur du plancher est suffisante pour respecter la flèche admissible. Isolation pour toiture terrasse Isolation sous plancher CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 106=========== .

Isolation acoustique La mise en place d’un matériau absorbant acoustique sous le support de plancher suffit généralement à régler les problèmes d’affaiblissement acoustique aux bruits aériens et d’isolement aux bruits d’impact.5 m à 7 m 1.5 m à 7 m 1m E = L/40 Plancher multiplis CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 107=========== . l’épaisseur doit être calculée pour atteindre les exigences réglementaires. Épaisseur : Longueur (portée) : Largeur : Proportions : 52 à 90 mm 2. Planchers en plateaux lamellé-collés Les plateaux en bois lamellé-collé sont faits sur le même principe que les poutres en bois lamellé-collé. Les qualités de ces composants (faible épaisseur. En fonction du matériau. Épaisseur : Longueur (portée) : Largeur : Proportions : 50 à 200 mm 2.20 m E = L/40 Plancher lamellé-collé Planchers multiplis Les panneaux en multiplis structurel sont composés de 3 à 7 couches de planches croisées. Feu La massivité des planchers en planches clouées ou collées leur permet d’offrir une stabilité au feu pouvant atteindre sans difficulté une 1/2 heure. facilité de pose et nombre réduit d’appuis) en font des produits intéressants pour le neuf et la réhabilitation. faible poids par rapport à leurs performances mécaniques. • Écran coupe-feu. (Voir le chapitre résistance au feu des planchers par solivage) Autres planchers en bois massif Les fabricants proposent aujourd’hui des produits formant plancher à base de planches collées. Au-delà des solutions sont possibles conformément à la réglementation incendie : • Accroissement des hauteurs de planches.

2 DTU 51. Épaisseur : Longueur (portée) : Largeur : Proportions : 90 et 120 mm 3 m à 4.1 Règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Parquets massifs contrecollés Parquets collés Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois Pose flottante des parquets et revêtements de sol contrecollés à parements bois Travaux de plafonds suspendus Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 108=========== .50 m 135 mm E = L/40 Plancher trois plis Normes et DTU DTU 31.1 DTU 51.1 DTU 31.Plancher trois plis Les planchers trois plis sont réalisés à partir de trois planches de bois aboutées. collées à plat et décalées pour former rainures et languettes.11 DTU 58.2 DTU 51.3 DTU 51.

de solives. Les planchers par solivage peuvent être associés à des dalles en béton pour former des planchers mixtes souvent utiles en réhabilitation.3 . La flexion est un facteur de contrôle critique qui prend en compte des aspects visuels. plaques de plâtre pour sol. On peut aisément réaliser des porte-àfaux dans le sens de la portée des solives. La flèche est généralement limitée au 1/40° de la portée.PLANCHERS PAR SOLIVAGE Principes Les planchers par solivage comprennent généralement une ossature composée de poutres. les planchers peuvent recevoir en partie supérieure des couches complémentaires (panneaux en bois.5 . et de chevêtres en bois. le plancher forme un diaphragme et participe au contreventement des murs. couches résilientes…) formant un plancher flottant. Le système des solives est déformable dans un plan horizontal. La possibilité d’insérer dans les vides entre solives des isolants thermiques fait que les planchers par solivage sont une bonne réponse en termes d’isolation pour les planchers bas et les planchers supports de toiture-terrasse. Plancher par solivage CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 109=========== . Afin d’améliorer l’isolation phonique. Les sections courantes des solives en bois massif conduisent les planchers par solivage à de faibles portées. En apportant une aire supérieure non déformable (panneaux de contreplaqué. panneaux de particules …). chapes en béton. une aire inférieure (le plafond de l'étage inférieur) et éventuellement des matériaux d’isolation thermique et acoustique. une aire supérieure ou platelage. de confort et d'inconvénients d'une flèche et /ou de vibrations excessives sur les matériaux de plancher ou de plafond. Les planchers par solivage présentent une relative élasticité.

• des exigences en matière de feu. fibres …) ou en tôle et d’ailes de résineux ou en bois lamellisé qui présentent une grande légèreté. Par contre. • éventuellement du plafond. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2. On utilise également de plus en plus des poutres en I composées d’une âme en panneau (contreplaqué. les essences de bois les plus utilisées pour leur bon rapport résistance-poids sont les résineux (sapin. les solives dont l’extrémité est noyée dans la maçonnerie sans précaution particulière sont beaucoup plus sujettes à dégradation. On peut utiliser au-delà du bois lamellé-collé ou des solives en bois reconstitué. les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 15% sans excéder 18 %. Sections courantes des solives : Longueur (portée) : Proportions : Flèche maxi : 3à5m E = 1/20 L 1/300 L En mm 50 x 200 63 x 175 75 x 175 75 x 200 100 x 200 75 x 225 50 x 225 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 110=========== . Risques biologiques Les planchers n’offrent qu’un risque accidentel de présence d’eau. Humidité Mis en œuvre dans une ambiance chauffée. pins). mais on peut utiliser des bois de moindre qualité (C18) en plus forte section. Le choix de l’essence ou du traitement doit correspondre à la classe de risque biologique 3 ou 4. épicéa. le chêne. mais aussi le châtaignier furent des bois recherchés pour la réalisation des solives. • de l'épaisseur du platelage et de ses dimensions commerciales. Les bois en faible épaisseur devront être particulièrement résistants (classement structure : C22). Le bois massif représente la solution commune pour les portées inférieures à 5 m. Pré-dimensionnement Dimensions des solives La section et l'espacement des solives sont choisis en fonction : • de la portée et des charges du plancher. douglas.Matériaux Qualité Pendant longtemps. Aujourd’hui.

Afin d’assurer un contreventement des parois. Appuis sur murs maçonnés Sur murs en maçonnerie. • renforcer la protection fongicide en bout de solive (surtout après une coupe). les entraxes courants des solives sont des sous-multiples de 1. les solives en bois encastrées doivent être solidarisées aux murs par des ancrages métalliques. • ventiler l’extrémité des solives. la surface d'appuis des solives sur des murs et des poutres est au moins de 50 mm sur bois et métal et 75 mm sur maçonnerie. 40 et 60 cm. plusieurs précautions doivent être prises pour limiter les risques liés à la présence d’humidité dans le mur : • mettre une coupure de capillarité en sous-face des solives. Le tableau suivant permet un pré-dimensionnement des solives. Solives en mm Hauteur Epais.Portée des solives Pour faciliter la pose sans coupe des panneaux supérieurs.20 m soit 30. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 111=========== . y compris combles aménageables : 150 daN/m2 Appuis et jonctions Afin de prendre en compte les contraintes d’écrasement (compression transversale). 225 75 63 50 200 75 63 50 175 75 63 50 150 75 63 50 60 460 430 400 400 380 350 360 330 310 300 280 260 Plancher C22 Entraxe en cm 40 520 490 450 460 430 400 400 380 350 340 320 300 30 570 530 490 490 470 440 440 410 380 370 350 320 60 450 420 380 390 370 340 340 320 300 290 280 250 Plancher C20 Entraxe en cm 40 510 480 440 450 420 390 390 370 340 330 310 290 30 550 520 480 490 460 430 430 400 370 370 340 320 60 440 410 380 390 370 340 340 320 290 290 270 250 Plancher C18 Entraxe en cm 40 500 470 430 440 420 380 390 360 340 330 310 290 30 550 520 470 490 460 420 420 400 370 360 340 310 Hypothèses de charges réparties de 150 daN/m2 RAPPEL : CHARGES DES PLANCHERS À USAGE D’HABITATION Combles non aménageables : 100 daN/m2 Greniers : 250 daN/m2 Logements.

Appuis sur lambourde Appuis sur étriers métalliques Une coupure de capillarité est nécessaire entre la maçonnerie et la structure bois.Appuis sur maçonnerie L’utilisation d’une murallière (lambourde. solive de rive) représente la solution la plus simple à mettre en œuvre. cornière métallique. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 112=========== .

On la traitera le plus près possible de la face chaude pour éviter les risques de condensation. Appuis sur sablière Appuis sur sablière de refend Appuis sur poutres en bois Les solutions d’appuis sur poutre entaillée sont réservées aux poutres de fortes sections (réhabilitation). il importe de vérifier que l’ancrage permet de résister le cas échéant aux efforts et aux vents. en particulier.Appuis sur murs à ossature bois Quelle que soit la technique de plancher et de mur retenue. Cette solution appliquée. On notera cependant que les assemblages bois sur bois sont à nouveau utilisés comme solutions haut de gamme grâce au taillage numérique en centre d’usinage. Appuis sur poutres entaillées Appuis sur étriers métalliques CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 113=========== . La jonction entre le plancher et les murs extérieurs doit offrir une bonne étanchéité à l’air (donc à la vapeur). aux solives et poutres en bois lamellé-collé apparent permet la réalisation de queues-d’aronde de grande précision.

Appuis sur lambourdes Appuis par queues-d’aronde Appuis sur poutres en acier Appuis sur lisses Appuis directs CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 114=========== .

elles sont contreventées par des dispositifs appropriés dont l'espacement ne doit pas dépasser 40 fois l'épaisseur de la solive. A noter : Les étrésillons permettent de répartir sur trois solives les charges appliquées sur une et donc de reprendre certaines charges concentrées. Entretoises croisées Étrésillons massifs Feuillards en acier Lattes de bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 115=========== . les solives sont maintenues soit par la maçonnerie. Aux extrémités.Liaisonnement des solives Pour conserver leur résistance mécanique et ne pas compromettre la mise en œuvre des supports de revêtement de sol. Des précautions sont à prendre particulièrement lorsque la hauteur de la solive est supérieure à 4 fois son épaisseur. soit par clouage sur une solive de rive. les solives doivent être préservées de toute torsion à leurs extrémités et en parties courantes. En partie courante.

. La largeur des planches doit être inférieure à 200 mm. Planches Les planches doivent être placées de telle sorte que les joints d'extrémité se présentent sur le dessus des solives. Ils sont orientés de telle sorte que leur longueur soit perpendiculaire au solivage. Ces joints sont habituellement décalés et répartis sur toute la surface du plancher. • les panneaux de contreplaqué (CTB X). un platelage.. vissage ou collage. Ce support assure la répartition des charges sur les solives et peut contribuer au contreventement des parois verticales.Platelage Sur les solives vient se fixer par clouage. du prix mais aussi du revêtement de sol et de ses exigences (planéité. Platelage en planches perpendiculaires Platelage à 45° Panneaux Les panneaux assurent le contreventement horizontal des constructions. les planches doivent être posées en diagonale à un angle voisin de 45°. • les panneaux de particules orientées (OSB). agrafage. Les joints d'extrémités doivent poser sur les solives et être décalés “ à coupe de pierre”. Ils doivent reposer au moins sur trois appuis. Les chants des panneaux sont de type rainure et languette. Pour assurer le contreventement.) Les supports les plus employés sont : • le bois massif (planches ou lames bouvetées). étanchéité. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 116=========== . stabilité. On fixe les planches d'une largeur inférieure à 150 mm par 2 clous à chaque appui et 3 clous si leur largeur est supérieure. Les planches posées perpendiculairement aux solives ne participent pas au contreventement. La largeur d’appui minimum est de 20 mm. • les panneaux de particules (CTB H). Le choix d'un platelage dépend des charges à répartir et donc de l'entraxe des solives.

Entailles CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 117=========== . S'il est nécessaire de pratiquer des entailles ailleurs dans la portée. les diffuseurs. La structure en bois servira de support direct aux gaines de reprise d’air. il faut en tenir compte dans le dimensionnement de la solive. Les entailles réalisées sur le dessus des solives doivent être distantes de la rive de l'appui d'au plus la moitié de la hauteur de la solive et ne doivent pas mesurer en profondeur plus du tiers de cette hauteur.Les panneaux sont cloués le long des rives au moins tous les 15 cm et 30 cm sur les appuis intermédiaires.5 fois l’épaisseur. Platelage en panneaux Épaisseur des platelages Entraxe des solives Planches en Contreplaqué CTB X résineux Particules orientées (OSB) 30 cm 16 mm 12 mm 40 cm 19 mm 15 mm 60 cm 23 mm 19 mm 2 Hypothèses de charges réparties de 150 daN/m Particules CTB H 16 mm 19 mm 22 mm Fluides et gaines Les fluides et les gaines peuvent être aisément disposés dans un sens parallèle aux solives. Entailles Les entailles ne sont pas admises dans la partie inférieure des solives (fibres tendues) sauf sur appui. Dans un sens perpendiculaire aux solives. le passage des fluides et gaines est limité par les contraintes d’engravure et de percement. Les vides de construction pourront également servir à encastrer les luminaires. La hauteur utile de la solive sera majorée de la profondeur de l'entaille. grilles de reprises et de soufflage sous réserve de ne pas pénaliser les performances acoustiques. aux canalisations et aux chemins de câbles.5 fois l’épaisseur du panneau ou de préférence des vis fraisées de longueur supérieure à 2. On utilisera des pointes torsadées d’une longueur supérieure à 3.

il pourra être nécessaire d’augmenter la section des solives ou de diminuer leur écartement. Pour les cloisons parallèles aux solives. Cloisons lourdes parallèles aux solives CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 118=========== . Dans les deux cas. Pour les cloisons perpendiculaires aux solives.Percements Les trous forés dans les solives ne doivent pas avoir un diamètre supérieur au quart de la hauteur de la solive ni être en dessous de 5 cm d'une rive ou de l'autre. Percements Cloisons intérieures Dans le cas de mise en œuvre de cloisons lourdes (P>50 kg/m2) des précautions doivent être prises. on vérifiera que la surcharge ne provoque pas une flèche excessive. on disposera des étrésillons de répartition des charges sur deux solives ou l’on doublera la solive au droit de la cloison.

Les chevêtres de plus de 3. Des consoles viennent se fixer à une solive jumelée située à l'intérieur du mur à une distance égale à deux fois le porte-à-faux.20 m. Si le plancher en porte-à-faux est parallèle aux solives. Au-delà de cette portée tout porte-à-faux devra être soigneusement calculé.Porte-à-faux et trémies Porte-à-faux Les planchers par solivage permettent de réaliser simplement des porte-à-faux pour la confection de balcons ou de murs en encorbellement jusqu'à une longueur de 4 fois la hauteur des solives (60 à 80 cm). Attention : Les trémies de grandes dimensions peuvent modifier la rigidité horizontale du plancher et donc son rôle de contreventement pour les murs. Les solives d'enchevêtrures de faible épaisseur (50 ou 75 mm) et les chevêtres doivent être doublés lorsque leur portée dépasse 1. il convient de créer une zone d’équilibrage. de solives d'enchevêtrures et de solives boiteuses.60 m doivent trouver appui sur des murs ou des poutres. Porte-à-faux parallèles aux solives Trémies Porte-à-faux perpendiculaires aux solives Une trémie pratiquée dans la charpente d'un plancher est réalisée grâce à une disposition appropriée de chevêtres.80 m de longueur doivent être supportés aux extrémités par des étriers dont on vérifiera en particulier les contraintes de cisaillement aux fixations. Trémie d'escalier Trémie de cheminée CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 119=========== . Les chevêtres de plus de 1.

• en fixant le plafond sur des ossatures longues portant de mur à mur. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 120=========== . La masse est apportée par les panneaux supports de revêtement de sol et par un plafond suspendu. Pour les planchers sur vide sanitaire. l’isolant devra être non hydrophile. il est indispensable de mettre en place un pare-vapeur sur la face chaude du plancher. Lorsque le plancher est séparatif avec une zone froide (plancher sur vide sanitaire. Un isolant en fibres est généralement placé entre les solives ou déroulé en continu sur une plaque de plâtre formant plafond. Le pare-vapeur est placé entre les solives et le plancher quand ce dernier supporte directement le revêtement de sol. la hauteur minimale sous le solivage doit être de 0.30 m. L’épaisseur dépend de la performance recherchée. Les formes en sable sont à déconseiller (fuites en cas de percement ultérieur. Le sol devra être débarrassé de toute matière organique. Isolation Isolation thermique L'isolation thermique se règle ordinairement par la mise en place d'un isolant en fibres ou en flocons entre les solives.Plancher sur vide sanitaire Dans le cas de vide sanitaire. Les orifices de ventilation devront être en place et judicieusement répartis. • les chapes en béton. risques de ripage sous charges ponctuelles). Il est placé sur le panneau si celui-ci est destiné à recevoir un plancher flottant. Il peut être nécessaire d’apporter un complément de masse par des matériaux lourds disposés sur le plancher. La surface totale des orifices de ventilation doit être au moins égale au 1/500ème de la surface au sol du vide sanitaire. Les matériaux d’alourdissement les plus employés sont : • les pavés et dalles en béton. néoprène). • les briques en terre crue ou cuite. Les solives seront traitées en classe 4. Isolation des planchers Isolation acoustique L’affaiblissement acoustique aux bruits aériens des planchers par solivage est fondé sur le principe masse-ressort-masse. plancher support de toitureterrasse). L’expérience montre qu’on peut améliorer l’isolation acoustique des plafonds suspendus : • en utilisant des fourrures métalliques maintenues par des suspentes résilientes (caoutchouc. Les solutions sèches sont à privilégier pour faciliter la mise en œuvre.

donc exposés. Plancher apparent stable au feu 1/2h Plancher avec écran Si l’on interpose entre le plancher et les locaux un écran formant bouclier thermique. Feu Plancher par solivage apparent La connaissance de la vitesse de progression du front de carbonisation permet de calculer les planchers en bois apparents. • des dalles en liège.L’isolement aux bruits d’impact est assuré par la réalisation de planchers flottants. Plancher stable au feu 1/2h avec écran 1/2h CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 121=========== . Les matériaux résilients les plus employés sont : • des panneaux en fibres de bois. les solives sont calculées hors contraintes dues au feu. • les plaques de fibres-ciment. • les panneaux bois-ciment. fibres de roche). Les principaux écrans admis pour faire face au feu sont : • les plaques de plâtre et de gypse-cellulose. • des formes en vermiculite bitumée. • des isolants minéraux résistant à la compression (fibres de verre. • des feutres et panneaux résilients en mousses ou fibres de synthèse. Ils sont souvent associés à de la laine minérale. de lin ou de chanvre. et la section résiduelle des éléments qui le composent (solives et platelage). On interpose entre le support de revêtement de sol et l’aire supérieure du plancher un matériau amortisseur.

Épaisseur : 220 à 336 mm Longueur (portée) : 6 m à 13. Les rives sont rainurées permettant l’assemblage des tables par fausses languettes avec élégis. le complément est assuré par la structure elle-même calculée selon le principe de la structure bois apparente pour la durée restante. Ces nervures supportent un plancher double peau contrecollée avec lames longitudinales en sous-faces (13 mm) et lames transversales en surface (28 mm). Plancher stable au feu 1/2h avec écran 1/4h Autres planchers par solivage Les fabricants proposent aujourd’hui des composants à solivage formant caissons de plancher et permettant de franchir des portées plus importantes. Panneaux porteurs en V Ces panneaux sont constitués de nervures en caisson triangulaire avec âme en lamellé-collé (42 ou 52 mm) et semelles droites massives.20 m Proportions : E = L/35 Plancher type Colladello structure CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 122=========== .Plancher avec écran insuffisant Lorsque l’écran n’assure qu’une fraction de la stabilité au feu requise.50 m Largeur : 1.

2 DTU 51. Ils peuvent incorporer une isolation par mousse thermodurcissable ou par fibres végétales ou minérales.11 DTU 58.1 DTU 51.1 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Parquets massifs contrecollés Parquets collés Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois Pose flottante des parquets et revêtements de sol contrecollés à parements bois Travaux de plafonds suspendus Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 123=========== . ces panneaux sont assemblés par doubles rainures et languettes. Épaisseur : mm Longueur (portée) : 5mà7m Largeur : Proportions : E = L/35 Panneaux caissons type Lignatur Normes et DTU DTU 31.1 DTU 31.3 DTU 51.2 DTU 51.Panneaux caissons Réalisés à partir de planches aboutées et collées en caisson.

1 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes d’ossature de toiture Fermes et pannes Système massif hiérarchisé Bien adapté aux toitures complexes Possibilité de surcharges importantes Expression architecturale de la charpente Utilisation du comble possible Fermes industrialisées Système léger non hiérarchisé Densité de l’ossature du toit (faible écartement des fermes) Produits industriels Facilité de passages de gaines de ventilation Utilisation du comble possible Faible résistance au feu Prix compétitif Chevrons-fermes Système léger sur appuis Portée limitée Simplicité de mise en œuvre Facilité de jonction avec l’isolation.CHARPENTES 6 . du plafond et du support de couverture Difficulté de passage des gaines de ventilation Rapidité de mise en œuvre Mal adapté aux toitures complexes Prix plus élevé CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 124=========== .6 . le plafond et le support de couverture Difficulté de passage des gaines de ventilation Panneaux-caissons Produits industriels Intégration de l’isolation.

ardoises.Facteurs de conception des systèmes de charpente Coût Choix du système de charpente Complexité de la toiture Résistance mécanique (contraintes verticales) Poids propre (charpente. ventilations . arêtiers. neige. préservation) et colles Déconstruction sélective (démontage) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 125=========== . cheminées. noues et tous changements de pente Rives. acrotères Pénétrations (châssis. isolation. Stabilité (contraintes horizontales) Contraintes du vent Contraintes sismiques Résistance au feu Stabilité au feu Jonction avec les murs et planchers Appuis et fixation des charpentes Contraintes exercées sur les murs et planchers (traction. entretien. Qualité environnementale Toxicité des traitements (protection. tuiles. charpente. chéneaux encaissés…) Contrôle des ambiances Isolation thermique Migrations de vapeur d'eau Ventilations (comble. déversement) Accidents de toiture Faîtages.) Intersections entre toitures et surfaces verticales. continuité-discontinuité) Pente du système de couverture (feuille étanche. bardeaux. tôles) Position et type des systèmes d’évacuation d’eau (gouttières. couverture). Type de couverture Support du système de couverture (sens de portée. montage) Surcharges climatiques (eau.. couverture.. plafond) Poids des équipements (ventilation…) Charges d'exploitation (passage.

plafond courbe) Utilisation autonome de l'espace des combles Densité des porteurs verticaux (continuité de l’espace) Expression de la charpente Type et forme de plafond (suspendu. à pente ou courbe Forme simple ou multiple Rapport de la toiture avec le système porteur vertical Expression de la charpente Traitement des limites (saillies de toiture.Traitement architectural intérieur du toit Forme de l’espace intérieur (hauteur constante. rives…) Matières. couleurs de la couverture CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 126=========== . intégré. plafond rampant. rampant) Traitement architectural extérieur du toit Toiture plate.

FERMES ET PANNES Principes La charpente dite traditionnelle est constituée de fermes. La ferme traditionnelle étant placée dans un plan vertical. arêtiers. de pannes et de chevrons. On utilise pour cela des liens disposés dans le plan du faîtage. les diagonales et les potelets forment le réseau secondaire d'une ferme. Elle peut donc s'exposer et participer à la qualification de l'espace. Du fait de l'utilisation de fortes sections. cages d'escalier au niveau du plancher. les jambes de force..6 . Une ferme est composée par l'assemblage de plusieurs pièces de bois massif. la ferme offre une bonne tenue au feu. Les arbalétriers.). lucarnes) ou des raccords (noues. par boulon ou par clouage. elle doit être contreventée lors de sa mise en œuvre. On cherche à écarter les fermes au maximum sans le faire au détriment des pannes et des solives (en cas de plancher) qu'elles supportent. Ferme traditionnelle CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 127=========== . La ferme traditionnelle est une solution appréciable lorsque la charpente comporte d'importantes pénétrations (cheminées. Chaque ferme reporte une charge concentrée importante sur les infrastructures qu'il est nécessaire de prévoir. Les assemblages des parties constitutives de la ferme se font par embrèvement..2 . l’entrait et le poinçon forment le réseau principal tandis que les contre-fiches.

Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2. Différents types de fermes Il existe plusieurs types de fermes caractérisées par leur triangulation. pin maritime. Lorsqu’ils sont cachés. les bois n’offrent pas de contraintes visuelles. Humidité Mis en œuvre dans une ambiance non chauffée. sapin. le stockage ou le chantier pouvant présenter un risque d’humidification. Les bois noyés en maçonnerie et destinés à recevoir les fixations de fermes ou les extrémités d’entraits encastrées dans des murs maçonnés sont beaucoup plus sujets à dégradation. le taux d’humidité ne devra pas dépasser 12%. Leur forte épaisseur n’oblige pas à utiliser des bois présentant de très grandes caractéristiques mécaniques sauf pour les très grandes portées. Attention : • • Les pannes mises en œuvre avec une sous-toiture mal ventilée peuvent être exposées à des risques de condensation (classe de risque biologique 3) . Risques biologiques Abritées et ventilées.Classement d’aspect : choix 2). Si les fermes doivent être apparentes dans un local chauffé. Les critères intervenant dans le choix sont les suivants : • utilisation du comble. pin sylvestre. • poids de la couverture. • poids des plafonds CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 128=========== . les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 15% sans excéder 22%. Le choix de l’essence ou du traitement doit correspondre à la classe de risque biologique 4 si les dispositions constructives ne suffisent pas à éviter une humidité trop importante. le transport. • portée. douglas. • débord de toiture.Matériaux Qualité Les fermes et les pannes sont le plus souvent fabriquées à partir des résineux suivants : épicéa. • pente de toit. les fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux qui sont liés aux insectes. Par contre les charpentes apparentes doivent faire l’objet d’un plus grand soin d’aspect (Classement structure : C18 ou C22 .

La ferme constituée d’un poinçon avec contre-fiche ne permet guère de dépasser 8 m de portée. On peut augmenter la portée en renforçant le réseau secondaire par ajout de montants et de diagonales moisées qui soulagent l’entrait. les contraintes et les flèches. Elle comporte des jambes de force destinées à soulager la partie inférieure des arbalétriers.) Se dit d'un système qui n'est pas isostatique. par suite. Ferme à entrait retroussé Attention : La réaction en pied de la jambe de force est variable selon l’inclinaison. ce qui permet de calculer les réactions d'appui et. Elle peut conduire à des poussées horizontales.) Se dit d'un système dont on peut définir les efforts à l'aide des équations de la mécanique. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 129=========== . Le système le plus simple est constitué d’arbalétriers et de contre-fiches massives.Ferme latine Comme son nom l’indique. Elle est formée de triangles qui ont pour but d’éviter les moments de flexion. ce type de fermes ne nécessite pas de pièces de bois de sections importantes. Le maintien des pieds d’arbalétriers doit alors être assuré par un tirant en acier posé au niveau du plancher. Fortement hyperstatique(1). Ferme latine Ferme à entrait retroussé Ce type de ferme s’utilise pour les combles habitables. Isostatique : (adj. la ferme latine a été inventée par les romains. L’entrait est retroussé à la hauteur des volumes que l’on veut utiliser. d'où la nécessité de le dimensionner au préalable. La portée des fermes à entrait retroussé se situe entre 10 et 12 m. Elle peut comporter des liens en partie supérieure situés au droit des pannes. 1) Hyperstatique : (adj. et dont les déformations doivent être prises en compte dans la définition des efforts. d’un entrait pouvant être moisé et d’un poinçon souvent de section carrée pour recevoir les contre-fiches dans une direction et les liens de contreventement dans une direction perpendiculaire.

architecte. Elle offre un maximum de volume pour la réalisation d’un comble habitable. dit Palladio (1508-1580). Les suspentes latérales ne servent qu’à soulager l’entrait afin qu’il ne se déforme pas sous son poids propre et à reprendre les contre-fiches qui soulagent les arbalétriers. Elle fut utilisée par Pierre Lescot (1515-1578) au Louvre. C’est une ferme pour comble utilisable ne venant pas prendre appui sur un plancher. La portée peut atteindre 16 à 18 m. Cette solution nécessite de fortes sections et les différentes pièces sont situées dans un même plan. La portée de ce type de ferme ne dépasse que rarement 12 m. La principale difficulté consiste à assurer la stabilité des fermes dans leurs plans sans réduire le dégagement intérieur. que l’on a attribué à tort cette ferme.Ferme sur blochet Les fermes sur blochet s’apparentent aux fermes à entrait retroussé à la différence que le pied de l’arbalétrier n’exerce aucune poussée sur les murs. Il s’agit d’une ferme à deux articulations qui fonctionne à la manière d’une ferme sur poteau dont la flexion de l’arbalétrier est reprise par les blochets. On notera que le pied de l’arbalétrier peut ne pas être en appui sur le mur. Ferme à la Mansart CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 130=========== . Elle fonctionne à la manière d’un portique. L’entrait fait fonction d’élément porteur de plancher. Ferme à la Palladio Ferme à la Mansart C’est à François Mansart (1598-1666). Ferme sur blochet Ferme à la Palladio Ferme dont l’appellation provient du nom de l’architecte italien Andréa Di Pietro. Une première solution consiste à utiliser des contre-fiches qui reçoivent en outre la réaction d’appui des arbalétriers.

20 et 1.5 4 3 3.5 4 Arbalétrier 65 x 125 65 x 150 65 x 150 65 x 150 65 x 175 65 x 175 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 Entrait 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 150 65 x 175 65 x 175 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 75 x 200 Contre-fiche 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 150 65 x 150 75 x 125 75 x 125 75 x 150 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 Poinçon 65 x 125 65 x 125 65 x 125 65 x 150 65 x 150 65 x 150 75 x 125 75 x 150 75 x 150 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 175 75 x 200 6 7 8 9 10 Les pannes Le nombre de pannes dépend de la portée des fermes.5 4 3 3.80 m. La stabilité est assurée dans le plan des entraits par un contreventement qui reporte les efforts au droit des pignons. Il est déterminé par le type de couverture et la pente de toiture.00 m.5 4 3 3. La portée peut alors atteindre 12 m. de la portée des fermes et de la travée.50 m L'espacement entre deux pannes consécutives varie entre 1. des surcharges climatiques et des caractéristiques mécaniques des bois de construction utilisés. mais peut aller jusqu'à 18 m. Dimensions minimum des différentes pièces de bois (résineux) pour une ferme latine : Portée (en m) Distance entre fermes (en m) 3 3.5 4 3 3. La portée des fermes se situe généralement entre 7 et 12 m. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 131=========== . Une autre solution consiste à utiliser une ferme triangulée et des poteaux moisés.00 et 5. Portée (P. Pré-dimensionnement En plus des charges propres de la toiture (éventuellement du plafond et du plancher des combles). Les fermes L'entraxe des fermes varie entre 3.Les portées courantes ne dépassent pas 8 m. le dimensionnement d'une charpente dépend essentiellement du type de ferme. en m) 5à8 8 à 12 12 à 15 15 à 18 Nb de pannes 5 7 9 11 La portée des pannes dépasse rarement 4.

00 m 4.10 m 30° 1. • de la couverture.00 m 5. On utilise généralement ce type d’assemblage pour les liens. quant à la mortaise.Distances admissibles entre pannes : Toiture en tuile : Pente Distance Toiture en bardeaux bitumeux : Pente Distance Toiture en bac-acier et fibre-ciment : La distance entre pannes dépend du profil de la plaque • Fibre-ciment : 1. • de leur écartement. 80 daN/m2 50 x 150 mm 65 x 175 mm 75 x 225 mm Ch.60 m 14° 1. Le tenon à généralement une épaisseur de 3 cm et une longueur de 7 cm. Sections admissibles des pannes (hypothèse d'écartement : 1.30 m) Portées 3.30 m Assemblages Tenons et mortaises Ce sont les assemblages les plus utilisés en charpente traditionnelle. mais ont de faibles performances mécaniques.30 m 60° 1.10 m 45° 1. Assemblage par tenon et mortaise CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 132=========== . les contrefiches. elle a une profondeur de 8 cm.150 daN/m2 50 x 175 mm 75 x 225 mm 105 x 225 mm 30° 1.80 m La section des pannes dépend : • de leur portée. Ils permettent le bon positionnement de deux pièces l’une par rapport à l’autre.35 m • Bac acier : 1. les têtes d’arbalétriers… Une cheville en bois dur assure un bon contact entre les éléments.00 m Ch.

Les diamètres courants des clous vont de 2 à 6 mm et la longueur jusqu’à 200 mm. La résistance à l’arrachement ne dépasse jamais 50 % de la résistance au cisaillement. Attention à l'oxydation des clous en atmosphère corrosive. là ou l’effort tranchant est souvent important. Assemblage par clous CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 133=========== . Le nombre et la section des clous dépendent des efforts à reprendre. La galvanisation à chaud est recommandée pour assurer une bonne protection des éléments en acier. Mais on notera que l’augmentation de la densité du clouage conduit à des réductions des charges admissibles (10 % à partir de 10 clous. Le double cisaillement représente la condition idéale d’utilisation des clous. On utilise de préférence des clous torsadés. Ils présentent cependant l’inconvénient de ne reprendre que des efforts de compression et de réduire les sections. Il se rapporte à l’assemblage de 3 éléments entre eux. Assemblage par embrèvement simple Assemblage par embrèvement et tenon Clous Les clous sont réservés à l’assemblage des pièces de bois dont l’épaisseur ne dépasse pas 75 mm. On peut utiliser comme pièces complémentaires des goussets en contre-plaqué ou des tôles minces. Le maintien de l’embrèvement se fait généralement par l’intermédiaire d’un boulon. Les clous sont sollicités soit à l’arrachement soit au cisaillement.Embrèvement Ce sont des assemblages permettant de reprendre des efforts importants qui viennent souvent renforcer un assemblage par tenons et mortaises. 20 % à partir de 20 clous) pour tenir compte du fait que tous les clous ne travaillent pas à pleine charge.

Ils peuvent être simples ou doubles selon qu’un seul élément ou tous les éléments sont moisés. La longueur va jusqu’à 40 cm pour les boulons et plus pour les tiges filetées. Assemblage simple par boulons Moisements Les moisements sont des usinages destinés à maintenir des éléments dans une position prédéfinie ou à renforcer des assemblages boulonnés ou cloués. Le diamètre fréquent des boulons est de 18 mm.Boulons Les boulons sont généralement sollicités en flexion alors que le bois l’est à la compression et au cisaillement. Comme les clous. ils doivent être protégés contre la corrosion. L’usinage des parties se fait généralement sur machine à commandes numériques. Pour qu’ils soient considérés comme étant travaillant (accroissement de la rigidité) leur profondeur minimale doit être de 1. La mise en œuvre de crampons entre les pièces de bois assemblées par boulon permet d’augmenter la rigidité de l’assemblage. Les boulons et les tiges filetées sont montés avec des rondelles ou des plaquettes pour diminuer l’écrasement du bois. Les goussets sont maintenus par des broches ou chevilles en acier d’un diamètre supérieur à 6 mm. Assemblage avec moisement Goussets et broches Ces assemblages utilisent le principe des goussets métalliques de formes variées insérés en âme pleine. Assemblage par gousset et broches CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 134=========== .2 cm. La mise en œuvre doit s’effectuer de manière ajustée et suppose une grande précision. Il est recommandé d’utiliser au moins 2 boulons par assemblages afin de diminuer la concentration des efforts au voisinage du boulon.

Il est également recommandé d’interposer une coupure de capillarité (feutre bitumeux). Il est indispensable de renforcer l’ossature du mur au droit de l’appui par l’insertion d’un poteau en bois ou de montants complémentaires dimensionnés pour reprendre les contraintes de flambement.Fixation des fermes aux appuis Il faut porter une attention particulière aux appuis car il se produit à cet endroit une concentration d’efforts importants. Appui sur mur maçonné La surface d’appui doit être suffisante pour éviter les risques de compression transversale du bois. il faut prévoir un jeu de réglage latéral autour de l’assemblage qu’il ne faut pas combler au mortier. Afin d’éviter tous risques de soulèvement. l’arbalétrier trouve un bon repos en termes d’horizontalité et de surface d’appui. l’axe de l’appui doit être situé dans le 1/3 intérieur de l’épaisseur du mur pour limiter les risques de chargement excentré du mur (augmentation du flambement du mur). Appui sur mur à ossature légère en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 135=========== . Appui sur chaînage ou voile béton Lorsque le mur maçonné se termine par un chaînage en béton armé. On prévoit en général un calage qui isole le bois de la maçonnerie et assure la surface d’appui nécessaire. Attention : Appui sur mur maçonné Lorsque l’appui se fait dans une cavité du mur. Appui sur voile en béton Appui sur mur à ossature légère en bois La fixation de l’entrait se fait par des équerres ou une ferrure en U boulonnée sur la sablière du panneau. il est nécessaire de prévoir une ferrure boulonnée. De plus.

les pannes sont posées à dévers. Dans le cas d’une ferme à entrait simple. Attention : Plus la panne est déversée plus sa flexion va augmenter (une panne de 75 mm X 225 mm est neuf fois moins rigide à plat que de chant).Appui sur poteau en béton Le poteau est généralement de faible section. Si le poteau en béton est encastré en pied il peut admettre des poussées horizontales légères de la charpente. Elle permet également un bon appui sur l’arbalétrier. On peut prévoir sur la tête du poteau des épaulements afin de diminuer le cisaillement dans les assemblages. Pour les toitures à faible pente (<100 %). Il convient de prévoir des augmentations de la section ou d’introduire des dispositifs de reprise des poussées de pannes. l’assemblage de tête est assuré par deux fers plats boulonnés. En général la panne est délardée sur son arête extérieure afin d’offrir un appui suffisant aux chevrons. L’entrait moisant vient enserrer la tête du poteau et la fixation se fait par boulon. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 136=========== . Cette solution a pour avantage la bonne surface d’appui que les pannes offrent aux chevrons. L’étrier en fer plat est calé au mortier et raidi par un fer d’ancrage en U ou en I d’une largeur voisine de l’étrier afin d’éviter toute déformation des fers plats. L’assemblage courant se fait par une ferrure scellée au milieu du poteau. Appui sur poteau en béton Appui sur poteau en bois On fait généralement appel à un système moisant. il est préférable de poser les pannes d’aplomb. Sur des toitures à pente plus importante. Appui sur poteau en bois Fixation des pannes Appui des pannes Les pannes sont fixées sur les arbalétriers au moyen d’échantignolles.

selon un plan parallèle à celui de la couverture. Décharges et entretoises CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 137=========== . La poussée en partie basse est alors reprise par deux décharges. On interpose entre toutes les pannes intermédiaires des entretoises.Pannes à dévers Pannes d’aplomb Reprise des poussées de pannes La pose de pannes déversées nécessite la mise en œuvre de dispositifs de reprise de poussées.

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 138=========== . des équerres ou des boulons scellés. Les pannes sablières peuvent être posées déversées sur les arbalétriers mais aussi d’aplomb sur les entraits. La fixation se fait par des pointes lardées correspondant à la section des pièces de bois (pointes de 125 à 160 mm de longueur). cette disposition est dite en cantilever. on peut déporter le joint hors de l’appui. Il est nécessaire que la longueur du sifflet soit suffisante (1. par embrèvement ou encore par tenon et mortaise Joint en sifflet sur appui Joint en sifflet en cantilever Contreventement Le contreventement longitudinal est assuré par des liens placés entre les fermes dans le plan des poinçons. Les liens d’une section courante de 7. il est nécessaire de prévoir des contreventements rampants dans les travées de rives clouées à leur intersection avec les pannes et fixées aux fermes. On peut également fixer les pannes sur les arbalétriers par des équerres métalliques. Leur inclinaison est proche de 45 °. Lorsque les pignons ne sont pas auto-stables. Les pannes faîtières sont le plus souvent posées en face d’aplomb et délardées sur deux arêtes pour recevoir les chevrons. Dans le cas de grandes portées. Le faîtage se fixe sur le poinçon par une gargouille.Joints de pannes Lorsqu’elles sont discontinues. Dans le cas de murs en maçonnerie.5 fois la hauteur des pièces de bois) afin d’éviter que les pannes ne glissent l’une sur l’autre. les pannes sont aboutées par des coupes en sifflet situées aux appuis.5 x 11 cm sont fixés par tenons et mortaises ou par simple clouage entre les poinçons et la panne faîtière. les sablières peuvent être posées à plat et être fixées directement sur le chaînage du mur par des tire-fonds chevillés.

Liens de contreventement

Rives et saillies Le pignon
La valeur du débordement est le plus souvent dictée par l’esthétique du toit et son rôle recherché dans la protection des murs. Quant les pannes ont un dépassement de 40 à 50 cm, elles sont en général simplement découpées à leurs extrémités à des fins décoratives. Lorsque les débordements sont plus importants (de l’ordre de 1 m) on peut faire appel à deux techniques de renfort pour éviter qu’elles ne fléchissent. Les pannes sont soulagées par des liens. Ceux-ci sont assemblés en tête par des embrèvements, des tenons et mortaises ou des ferrures en acier. En pied ils peuvent être encastrés ou également assemblés par des ferrures.

Pannes et liens

Pannes et corbeaux

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Les pannes sont soulagées par des corbeaux superposés scellés dans le mur ou par une sous-panne qui pénètre à l’intérieur de la construction d’une longueur égale à celle de son débordement. Tous ces éléments sont assemblés entre eux par boulonnage.

Le long pan
Les saillies ont pour fonction de protéger les murs et lorsqu’elles ont de grandes dimensions de former un avant-toit pour abriter des balcons, des passages ou encore contrôler l’ensoleillement. Elles présentent aussi l’intérêt de souligner par un trait d’ombre la transition entre la façade et le toit. Les saillies sont le plus souvent réalisées par prolongement des chevrons. La finition prend la forme d’une sous-face rampante ou d’un caisson horizontal. Avec de chevrons de 5 x 7,5 cm ou 7,5 x 7,5 cm, on peut atteindre sans difficulté 60 cm de débordement. Cette valeur importante, malgré les faibles sections, s’explique par le fait que le poids de la saillie est équilibré par la partie de couverture située au-delà du mur. Au-delà de 60 cm, il faut utiliser : • des chevrons de sections plus fortes (7,5 x 11 cm), • des consoles sous les chevrons, • une sablière de volée reposant sur des consoles ou des poteaux.

Chevrons et consoles

Chevrons et sablières de volée

Normes et DTU
DTU 31.1 DTU 31.2 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88

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6 - 3 - FERMES INDUSTRIALISÉES
Principes
Les fermes industrialisées encore appelées fermettes sont constituées par des éléments triangulés en bois de faibles sections (épaisseurs minimum 36 mm jusqu’à 15 m et 46 mm au-delà). Les assemblages sont réalisés par des goussets en contre-plaqué (CTB.X) ou plus généralement par des connecteurs en acier galvanisé percés ou à dents. Par leurs principes constructifs, elles s'inscrivent dans une logique de fabrication industrielle. Les fermettes constituent des éléments de charpente légère et capable de franchir des portées jusqu'à 20 mètres. Grâce à ces qualités, elles permettent d'utiliser des parois intérieures non porteuses et une grande flexibilité dans la conception des espaces intérieurs. Ce type de ferme, très économique, peut épouser pratiquement toutes les formes -y compris les courbes- et peut être utilement conçu comme des poutres de grand élancement. Au contraire des systèmes traditionnels elles fonctionnent dans une logique de charges distribuées. Elles sont espacées généralement de 60 cm. L'écart peut être porté jusqu'à 1,20 m. Elles prennent appui soit sur des murs soit sur des poutres. Elles reçoivent directement le support de couverture ou la couverture économisant de ce fait les pannes et chevrons. Un plafond vient se fixer sous les entraits lorsque les combles ne sont pas utilisables. Mais le plafond peut également venir se fixer aux niveaux des arbalétriers lorsque le volume de la fermette doit être utilisé ou participer visuellement à un volume intérieur. Le choix d'un plafond et sa position déterminent largement la tenue au feu de la charpente. Constructivement, les pièces de bois composant la fermette étant optimisées au maximum, une grande attention doit être portée aux problèmes de flambement et de contreventement. Les fermettes se prêtent bien à la mise en place d'isolants ainsi qu'au passage des gaines (électricité, ventilation...).

Charpente industrialisée

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Matériaux Qualité
Les fermes industrialisées sont le plus souvent fabriquées à partir des résineux que sont l’épicéa et le sapin. Leur faible épaisseur conduit à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques. Cachés, les bois n’offrent pas de contraintes visuelles. (Classement structure : C22 - Classement d’aspect : choix 2).

Humidité
Mis en œuvre dans une ambiance non chauffée, les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 18 % sans excéder 22 %.

Risques biologiques
Abritées et ventilées, les fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux liés aux insectes. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2.

Différents types de fermes industrialisées
Il existe plusieurs types de fermettes caractérisées par leur triangulation. Les critères intervenant dans le choix sont les suivants : • utilisation du comble, • portée, • débord de toiture, • pente de toit, • poids de la couverture, • poids des plafonds.

Fermes pour combles non aménageables
La ferme en W représente le type le plus courant. La ferme en double W convient aux grandes portées et aux charges importantes. La ferme en M convient aux plafonds lourds et aux couvertures légères. La ferme en Éventail convient aux plafonds légers et aux couvertures lourdes.

Fermes en W

Ferme en double W

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Elle nécessite des appuis bloqués. Ferme à entrait porteur Ferme en A La ferme à la Mansart fonctionne comme un système composé d’éléments porteurs triangulés recevant une ferme en W. Une poutre à plat sur l’entrait retroussée pour la reprise des poussées est généralement nécessaire. Ferme à la Mansart Ferme boiteuse CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 143=========== . Les fermes boiteuses pour chiens-assis exercent une poussée horizontale sur le mur d’appui.Ferme en M Ferme en éventail Fermes pour combles aménageables La ferme à entrait porteur de plancher représente le système le plus économique pour la réalisation de combles habitables. La ferme de combles habitables en A est en appui sur un plancher qu’elle soumet à une légère traction.

mais les portées standard.Pré-dimensionnement Portée Les portées maximum des fermes légères triangulées sont de l'ordre de 20 m. sont comprises entre 10 et 12 m. Portée 10 à 12 m 12 à 16 m 14 à 20 m Type en W ou en M en double W en N HAUTEUR : H = L / 6 à L/2 Schéma de proportionnement Sections des barres Écartement des fermettes 60 cm Charges + Surcharges = 100 DaN/m2 Portée (en m) 8 à 10 10 à 12 12 à 14 Arbalétrier (en mm) 36 x 100 36 x 125 36 x 150 Entrait (en mm) 36 x 100 36 x 100 36 x 125 Diagonale (en mm) 36 x 80 36 x 100 36 x 100 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 144=========== . pour lesquelles les fermes en W sont les plus utilisées.

Elles partent du faîtage pour arriver le plus près possible des appuis de ferme. certaines diagonales) ont tendance à flamber (dans le sens de l'épaisseur la plus fine). Sur un versant. Les pointes sont estampées dans le sens de la plaque c’est-à-dire dans le sens où les contraintes sont en général les plus fortes. Ces pièces sont clouées (deux clous minimum) sous les arbalétriers ou le long des fiches. Connecteur métallique Antiflambement Les fermes industrialisées sont composées de pièces de faible épaisseur (36 mm).70 à 0. toute travée entre fermes doit être traversée par au moins une pièce d’antiflambement. Il est donc nécessaire de prévoir des dispositifs d’antiflambement. L’antiflambement est généralement réalisé par des pièces de bois filant sur plusieurs travées et inclinées à environ 45°.10 m 36 x 122 mm Les autres dispositifs d’antiflambement sont les suivants : CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 145=========== . L'effort transmis rapporté à l'aire du connecteur est supérieur à celui des assemblages par clous usuels. La charge admissible des assemblages avec connecteurs à dents est voisine de 12 daN/cm2. Les parties de ces fermes qui sont comprimées par le poids de la couverture et du plafond (arbalétriers.90 à 1.70 m maxi Antiflambement sous arbalétrier 25 x100 mm 0.90 m 36 x 96 mm 0.Assemblages Connecteurs métalliques à dents Ce sont des tôles d'acier épaisses de 1 à 2 mm dont une face est estampée en forme de pointes ou de crampons et qui sont enfoncées de force dans le bois à l'aide d'une presse. Dispositif d’antiflambement d’arbalétriers Sections minimales pour des emplois courants Entraxes des fermes 0. Les industriels fabriquent des connecteurs aux dimensions standardisées pour lesquels ils indiquent les charges maximales admissibles.

lorsque diagonales de contreventement. les dispositifs de contreventement répondent à des exigences très différentes liées à la poussée du vent sur les pignons. Attention : Les liteaux seuls ne peuvent pas assurer le rôle d’antiflambement.70 à 0. lisses filantes et pièces d’antiflambement doivent être fixées au même endroit. la priorité doit être donnée au dispositif d’antiflambement (désaxement des pièces secondaires). leur clouage en about est très peu résistant. Diagonales et lisses filantes de contreventement Attention : • • le système de contreventement ne peut généralement pas remplacer le dispositif d’antiflambement . particules CTB-H. OSB).• • • • feuillards métalliques. Ce treillis de diagonales de contreventement est complété par des lisses filantes disposées sur les entraits près des nœuds d’assemblage.70 m maxi 25 x 60 mm 25 x 72 mm Entraxes des fermes 0. voliges.90 m 25 x 72 mm 25 x 72 mm 0. Contreventement Bien qu’assurés par des éléments de même nature. Même si un pignon rigide assure le blocage des liteaux en translation. Le contreventement est le plus souvent assuré par des pièces de bois clouées (deux clous minimum) à plat sur la rive des diagonales composant les fermes. panneaux de support de couverture (contre-plaqué CTB-X. Sections minimales pour des emplois courants : 0. entretoises.90 à 1.10 m 36 x 72 mm 36 x 96 mm Lisses filantes Contreventement sur diagonales CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 146=========== .

Renforts par écoinçon Renfort par jambette Renfort par diagonale complémentaire CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 147=========== .Appuis Les appuis doivent être disposés sous les nœuds d’assemblage de la ferme sinon l’entrait se déforme. Il est nécessaire d’introduire des pièces de renfort (jambettes. écoinçons. diagonales…) lorsque l’appui ne correspond pas à un nœud régulier de la ferme.

Fixation aux appuis
Les fermes industrialisées sont extrêmement légères. Elles nécessitent des ancrages d’autant plus importants que les couvertures sont légères et que les poussées propres à la géométrie des pièces ne sont pas reprises par des entraits. Chaque fermette doit être ancrée au mur porteur. On utilise généralement des équerres clouées ou boulonnées sur la ferme et vissées ou tirefonnées sur une sablière (mur en bois) ou encore chevillées dans le béton (murs en maçonnerie). D’autres ancrages sont utilisables : • équerres à trous oblongs pour appuis glissants, • ferrure tors (90°), • étriers. Attention : La fixation des fermes directement par des clous lardés sur une sablière n’est pas suffisante, une ferme disposée contre un pignon doit y être ancrée.

Fixation par patte à sceller

Fixation par patte métallique

Fixation par équerre sur lisse

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Trémies
Les accidents de toiture (cheminée, décrochements, lucarnes…) conduisent souvent à interrompre une ou plusieurs fermes. Cette amputation modifie la façon dont les forces s’exercent sur la charpente et le mur porteur. En conséquence, les pièces de la charpente voisines de l’accident doivent être renforcées.

Trémies de cheminée
Les conduits de fumée de grandes sections obligent à l’interruption d’un entrait et d’un arbalétrier par un chevêtre. De plus, les conduits maçonnés dont le poids peut être compris entre 300 et 800 kg exercent des charges supplémentaires sur la charpente qui peuvent conduire à des renforts sur les entraits. On privilégiera l’emploi de conduits préfabriqués en double tôle isolée qui sont beaucoup plus légers. Attention : La réalisation de chevêtre doit respecter une garde au feu de 17 cm minimum entre l’intérieur du conduit et l’élément de structure bois le plus proche.

Trémie pour conduit de cheminée

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Chevêtre de fenêtre
La réalisation d’une trémie pour une ouverture de toit (lucarnes, chien-assis, fenêtres de toit...), nécessite l’utilisation systématique de chevêtres. Lorsque ceux-ci reçoivent des charges importantes (appuis de fermes tronquées), les structures voisines doivent être renforcées (doublement des arbalétriers, poutre de renfort longitudinale…).

Trémie pour fenêtre de toit

Attention : Le seul renfort des arbalétriers voisins souvent ne suffit pas, il faut penser aux autres pièces de charpente.

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Rives et saillies Le long pan
Toiture non saillante Les fermettes doivent généralement prendre appui au niveau d'un nœud d'assemblage. Les fermes standard sont étudiées pour prendre appui à leurs extrémités. Saillie de toiture par prolongement de l'entrait Dans le cas de saillies de toitures, il faut prévoir un écoinçon, une jambette ou une fiche supplémentaire. Il est conseillé de ne pas faire de saillies excédant 1/10ème de la portée de la ferme. On veillera également à évaluer les risques de soulèvement au vent. Les saillies de toiture par prolongement de l’entrait conduisent à un habillage horizontal de la sous-face du toit.

Débords par prolongement d'entrait

Saillie de toiture par prolongement de l'arbalétrier. On peut souvent prolonger l’arbalétrier sans précaution particulière jusqu’à 50 cm environ. Au-delà, ou dans des situations climatiques pénalisantes (vent, neige) le prolongement de l’arbalétrier devra être épaulé par un dispositif de reprise des charges. Les saillies de toiture par prolongement de l’arbalétrier conduisent à un habillage rampant de la sous-face du toit.

Débord à queue-de-vache

Débord avec retour d’auvent sur mur bois

CNDB – Module de Formation n°2 – version 2

151===========

Échelle de débordement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 152=========== . Cette échelle est faite de deux montants (faux arbalétriers) reliés par des entretoises dont une partie de la longueur est en porte-à-faux.Le pignon Pour la réalisation de débord de toiture en mur pignon. L’échelle est fixée contre l’arbalétrier de la dernière ferme et sur le pignon. l’absence de panne nécessite l’utilisation d’échelle de débordement.

Attention : Toute livraison de charpente industrielle sur un chantier doit être accompagnée d’un plan de pose fourni par le fabricant et spécifique au bâtiment concerné.3 DTU règles CB 71 DTU BF 88 FNIBB Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Charpentes en bois assemblées par connecteurs métalliques ou goussets Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 La charpente industrialisée en bois. Normes et DTU DTU 31.1 DTU 31. les formes particulières devront être très soigneusement étudiées de façon à bien maîtriser toutes les composantes des poussées à reprendre au droit des ancrages et les intersections des différentes pièces.2 DTU 31.Formes particulières Bien que très aisées à réaliser. Ce plan doit mentionner précisément les contreventements et les dispositifs d’antiflambements. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 153=========== .

Charpentes-chevrons Matériaux Qualité Les charpentes-chevrons sont le plus souvent fabriquées à partir des résineux suivants : épicéa. Elles sont espacées généralement de 40 ou de 60 cm. les pièces de bois étant très élancées.6 . pin sylvestre.4 .Classement d’aspect : choix 2). sapin. constitue une charpente légère relativement limitée dans sa portée (8 à 10 m pour un système double pente). Comme pour les fermettes. une grande attention doit être portée aux problèmes de déversement. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 154=========== . de flambement et de contreventement.CHARPENTES – CHEVRONS Principes Les charpentes-chevrons sont constituées de manière principale par des chevrons de grand élancement (45 mm x 220 mm par exemple) assemblés par clouage.X ou en OSB. Les assemblages sont réalisés directement sur des pannes faîtières et sablières ou entre chevrons et entraits par des goussets en contre-plaqué CTB. (Classement structure : C22 . douglas. Ce type de structure économique. Constructivement. Les charpentes-chevrons se prêtent bien à la mise en place d’une isolation thermique en forte épaisseur. les charpentes-chevrons fonctionnent dans une logique de charges distribuées. Leur faible épaisseur conduit à utiliser des bois présentant de bonnes caractéristiques mécaniques sans contraintes visuelles.

Chevrons arbalétriers C’est le système le plus simple. On veillera à ne pas laisser les pièces exposées aux intempéries trop longtemps. Ils peuvent cependant être décalés de leur propre épaisseur. les chevrons-fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux liés aux insectes. Les critères intervenant dans le choix sont les suivants : . . . les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 18 % sans excéder 22 %. Lorsque les chevrons constituent la structure d’une enveloppe d’un local chauffé (cas des combles aménagés). . Chevrons sur pannes Chevrons sans panne CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 155=========== . Différents types de charpentes-chevrons Il existe trois grandes familles de charpentes-chevrons.Poids des plafonds. Les chevrons arbalétriers forment un dispositif intéressant pour la conception de locaux avec rampants de toiture.Poids de la couverture. au faîte.Humidité Mis en œuvre dans une ambiance non chauffée (cas des combles non aménagés). Afin de reprendre la poussée inférieure des chevrons. en pied. sur une sablière de mur ou une lisse fixée au-dessus des solives de plancher. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2.Débord de toiture. et.Pente de toit.Utilisation du comble.Portée. Les chevrons sont habituellement placés en opposition l’un de l’autre. afin de faciliter leur fixation entre eux ou aux solives de plancher assemblées par recouvrement. Les chevrons sont habituellement fixés en tête contre une planche faîtière ou sur une panne faîtière. . Risque Abritées et ventilées. le taux d’humidité du bois doit être voisin de 15% sans dépasser 20%. ceux-ci sont engravés. .

Ferme Delta en bois massif Ferme Delta avec profil en I CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 156=========== . Afin de reprendre les charges de la toiture. on peut introduire des dispositifs de renfort dans la charpente comme des entraits retroussés. Compte tenu des contraintes de flexion importantes sur les chevrons. Le système s’apparente alors à une charpente en fermettes. Ils nécessitent des appuis bloqués pour limiter la flexion des chevrons. des murs de décharge ou des contre-fiches. Chevrons avec entrait Chevrons avec mur de décharge Fermes Delta Ces fermes ont été développées pour répondre à la demande d’usage des combles. Elles consistent à assembler deux chevrons formant arbalétrier et une solive formant entrait. ceux-ci doivent avoir une hauteur conséquente. les entraits retroussés doivent être situés entre le premier et le troisième tiers de la longueur des chevrons (généralement au milieu des chevrons) Les chevrons formant ferme sont le plus souvent en appui sur un plancher qu’ils soumettent à une légère traction. Ils sont souvent composés de profils en bois reconstitué.Chevrons formant ferme Lorsque la portée des chevrons est trop importante.

Il est donc nécessaire de prévoir des appuis intermédiaires (poutres ou murs intérieurs) ou de prévoir des solives en bois lamellé-collé ou reconstitué. Schéma de proportionnement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 157=========== . Les charges sont alors reportées aux pannes ou aux solives de plancher. il est préférable de les placer avec une inclinaison au moins égale à 30° et pouvant aller jusqu’à 45 °.Pré-dimentionnement Portée L’absence de triangulation secondaire ne permet pas aux charpentes-chevrons de grandes portées. Chevrons (double pente) non repris par des supports intermédiaires : portée = 8 à 9 mètres Chevrons (double pente) repris par des supports intermédiaires : portée = 10 à 12 mètres Les solives en bois massif formant entrait dans les systèmes de combles aménagés ne peuvent excéder 4. H= L/6 à L/2 Les toitures à faible pente (< 30°) doivent être réalisées par des chevrons en appuis sur des pannes ou des murs nains sur solives.50 mètres de portée. Hauteur Afin de diminuer la flexion dans les chevrons.

ainsi que les assemblages d’entraits décalés sur les chevrons se font par clouage.Assemblages Clouage Les assemblages des chevrons entre eux ou contre une planche ou panne faîtière. L’entrait retroussé est fixé à ses extrémités aux chevrons par 3 pointes d’au moins 80 mm. L’assemblage des chevrons et des planches faîtières peut être réalisé par trois pointes (diamètre ≥ 3mm) enfoncées perpendiculairement (au moins 45 mm dans la seconde pièce) ou par quatre pointes disposées en biais. les chevrons de faible épaisseur ont tendance à flamber (dans le sens de l'épaisseur la plus fine). La position et le nombre de clous sont déterminants dans la résistance de l'assemblage. particules CTB-H). Gousset en contre-plaqué Antiflambement Comme pour les fermes industrialisées. Goussets en contre-plaqué CTBX Les assemblages des fermes delta ou des chevrons formant fermes avec entraits et chevrons dans un même plan sont couramment réalisés par des goussets cloués en contre-plaqué CTBX de 12 mm d'épaisseur. Les autres dispositifs d’antiflambement sont les suivants : • panneaux de support de couverture (contre-plaqués CTB-X. Antiflambement par entretoises et planches sur entraits CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 158=========== . le fil du bois doit être parallèle à l’entrait. Il est donc nécessaire de prévoir des dispositifs d’antiflambement. L’antiflambement est généralement réalisé par des entretoises en bois placées entre les chevrons avec un écartement ne dépassant pas 40 fois l’épaisseur du chevron. OSB. • voliges. Ces entretoises (section mini 27 x 150 mm) assurent en même temps un anti-déversement des chevrons. Pour reprendre le maximum d’efforts.

une planche continue clouée à plat (22 x 100 mm). sur leurs faces supérieures. et vissées ou tirefonnées sur une sablière (cas des murs en bois) ou sur une lisse (cas des planchers). Contreventement par feuillard métallique Fixation aux appuis Ces structures extrêmement légères nécessiteront des ancrages d’autant plus importants que les couvertures seront légères et que les poussées propres à la géométrie des pièces ne seront pas reprises par des entraits.Attention : Lorsque le support de couverture assure l’antiflambement. L’utilisation de panneaux (contre-plaqué CTB-X. Les entraits retroussés longs (L > 2.40 m) peuvent également flamber. Contreventement Le contreventement peut être assuré par des feuillards métalliques disposés en croix de Saint André et cloués à plat sur les chevrons. Chaque chevron doit être ancré au mur porteur ou au plancher. particules CTB-H…) est également courante. On utilise généralement des équerres clouées ou boulonnées sur les chevrons ou l’entrait (ferme delta). OSB. • Feuillards métalliques. Fixations par équerre CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 159=========== . On dispose au milieu des entraits. D’autres ancrages sont utilisables : • Ferrure tors (90 °). • Étriers. il est nécessaire de prévoir des anti-déversements pour les chevrons à fort élancement (H ≥ 4 x e) .

Un chevron de rive vient solidariser les chevrons courants et limiter leur déversement. Un chevron de rive vient solidariser les chevrons courants et limiter leur déversement. (cas des chevrons CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 160=========== . Rives et saillies Le long pan Toiture non saillante Les chevrons sont tronqués au nu extérieur du mur. les chevrons sont laissés filants sur une longueur qui ne doit pas excéder 60 cm. Toiture tronquée Saillie de toiture sans caisson Dans le cas de saillies de toitures sans caisson. Feu On se reportera au chapitre correspondant du thème “fermes industrialisées”. Le chevron de rive assure également la fermeture du toit. ou dans des situations climatiques pénalisantes (vent. Au-delà. le prolongement du chevron devra être épaulé par un dispositif de reprise des charges. Les saillies de toitures sans caisson conduisent à un habillage rampant de la sous-face du toit. Cet habillage peut être réalisé par des voliges ou des panneaux de contre-plaqué placés au-dessus des chevrons (cas des chevrons apparents) ou en dessous dissimulés).Trémies On se reportera au chapitre correspondant du thème “ fermes industrialisées ”. neige).

on se sert de supports de clouage pour fixer le parement de sous-face. Lorsque l’avant-toit dépasse 40 cm ou si le type d’habillage le nécessite (par exemple planches). CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 161=========== . Débord avec caisson sans support Débord avec caisson et supports Le pignon Pour la réalisation de débord de toiture en mur pignon. on réalise l’habillage des sous-faces par des panneaux fixés sous le chevron de rive et sur une fourrure murale.Débord sans caisson Saillie de toiture avec caisson La sous-face de l’avant-toit peut être fermée par un caisson de toiture. Lorsque l’avant-toit est inférieur à 40 cm. Ces supports de faible section (27 x 100 mm) sont cloués contre les chevrons en rive et contre une fourrure de répartition le long du mur. on utilise des échelles de débordement comme dans la charpente par fermes industrialisées.

Normes et DTU DTU 31.1 DTU 31.2 DTU 31.3 DTU règles CB 71 DTU BF 88 Charpente et escaliers en bois Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Charpentes en bois assemblées par connecteurs métalliques ou goussets Règles de calcul et de conception des charpentes en bois Règles bois feu 88 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 162=========== .

REVETEMENTS MURAUX EXTERIEURS 7 .7 . Revêtements autres que bois Degré de compatibilité avec le support Aspects non-bois utile dans certains contextes Expression architecturale différenciée (dépend des produits) Durabilité (dépend des produits) Faible entretien CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 163=========== .CONCEPTION Comparaison des différents revêtements extérieurs Bardage en lames Facilité de pose Importance des joints dans l’expression du volume Bonne durabilité Prix compétitif Bardages en bardeaux Expression architecturale de la texture des petits éléments Grande liberté de formes Temps de pose élevé Bonne durabilité Prix plus élevé.1 . Bardages en panneaux Forte expression architecturale du calepinage des joints Finition indispensable par lasure Prix plus élevé.

on choisira des essences peu nerveuses et peu fendives. Ils sont constitués par des planches brutes ou rabotées.2 . épicéa. Ces lames peuvent être à vive arête ou profilées afin de s’emboîter. Les bardages sont généralement fixés par clouage sur une ossature secondaire qui assure la ventilation. pin (sylvestre ou maritime). red cedar. Les bardages en bois permettent une grande variété d’expressions architecturales. Les essences les plus couramment utilisées sont résineuses : douglas. Cette solution courante et économique nécessite une conception et une mise en œuvre soignées si l’on ne veut pas risquer des désordres. Avant la pose. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 164=========== . sapin. il faut mettre en place un pare-pluie continu.7 . Ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d’ossature en bois. Deux choix d’aspect possible selon le type d’ouvrage : choix 1 principalement ou choix O.LES BARDAGES EN LAMES Principes Les bardages en lames sont des revêtements extérieurs destinés à recouvrir des parois verticales ou proches de la verticale. mélèze. Bardage en lames Matériaux Qualité Compte tenu de l’exposition des bardages en extérieur et donc des variations hygrométriques auxquelles ils sont soumis.

). Elles doivent répondre aux exigences de la classe de risque biologique 3. brutes de sciages ou rabotées et posées horizontalement ou verticalement. Humidité Mis en œuvre à l’extérieur des bâtiments. on doit utiliser des bois d’essences naturellement durables ou bien utiliser des bois traités. robinier. chêne. Risques biologiques Les lames sont exposées aux risques d’attaque des champignons et accessoirement des insectes. les bardages connaissent des variations d’humidité importantes. l’expérience montre que ces risques d’attaque sont faibles et que des bardages non traités ont une excellente durabilité. mais l'étanchéité autour des précadres et dans les angles doit être bien réalisée. À noter : Les tasseaux formant l’ossature secondaire ne sont pas exposés aux intempéries et donc en classe de risque 2. Afin de limiter les déformations et les gerces des lames.Quel que soit le choix. Ce principe est traditionnel. mélèze. et divers bois tropicaux. À noter : Les tasseaux formant l’ossature secondaire doivent avoir un classement mécanique minimum : C18. l’exposition et le type de finition. on veillera à ce que les lames ne présentent aucun nœud nonadhérent et que les poches de résine soient très limitées (ce qui peut poser des problèmes avec certaines essences et origines). Selon la saison. son profil et son mode de fixation doivent être bien réalisés pour éviter toute rétention d’eau. une lame peut avoir un taux d’humidité variant de 8-10% à 18-20%. Des essences feuillues sont également utilisées : châtaignier.. pin. s’ils sont choisis dans des essences suffisamment durables (douglas. Cependant. Le bardage doit toutefois êtres ventilé. Lames non usinées CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 165=========== .. l’humidité des lames de bardage doit être d’environ 15 % avec un maximum toléré de 18%. De ce fait. Types de lames Lames non usinées Il s’agit de planches séchées..

Lames à rainures et languettes Lames à feuillures À noter : Les lames de bardage peuvent être aboutées (en quinconce). Les lames sont parfaitement tenues même en cas de variations dimensionnelles puisqu’un jeu est possible. De plus. les pointes peuvent être clouées pratiquement non apparentes si les lames ne sont pas trop larges. C’est le bardage le plus utilisé en France. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 166=========== .Lames usinées Il s’agit de lames rainées bouvetées ou feuillurées.

Dimensions des lames La largeur des lames est généralement comprise entre 90 et 150 mm. à terme. Attention : Pour des raisons esthétiques. la limite du chant = 35 mm) L’écartement des supports ne devra dépasser 25 fois l’épaisseur du bardage. des coulures noires (la couche de protection se fissure lors de la frappe au marteau manuel ou pneumatique). Un pare-pluie est interposé entre le liteau et le panneau de murs. Au-delà. La jonction d’extrémité des lames rainées bouvetées en bout ou la jonction de deux lames doit se faire obligatoirement sur un liteau. Fixation La fixation se fait exclusivement par pointes en acier inoxydable car les pointes en acier protégé (galvanisé. leur largeur doit être au minimum de 35 mm. on posera une deuxième rangée de pointes. Leur longueur doit être au minimum de 2. Le choix de l'épaisseur dépend aussi de l'écartement des supports afin d'obtenir une flèche réduite (1/200). Elle ne doit pas excéder 7 fois l’épaisseur pour éviter tous risques de déformation. on veillera à toujours parfaitement aligner et fixer à écartements réguliers les clous visibles. Ils sont fixés mécaniquement sur les murs à ossature bois au droit des montants ou sur des chevrons (cas d’une isolation extérieure). électro-zingué.5 fois l’épaisseur du bardage (soit 55 mm minimum pour un bardage de 22 mm). pas Ex : Bardage 18 mm = écartement 55 cm sans excéder 65 cm. bichromaté. La longueur peut atteindre 5 m. une seule rangée de pointes suffit à condition qu’il y ait un assemblage rainé bouveté ou feuilluré. Ces pointes doivent être obligatoirement annelées ou crantées pour que leur tenue soit assurée dans le temps. Espacement maxi des fixations 30 cm 40 cm 65 cm Section minimum 15 x 35 mm 22 X 35 mm 27 x 35 mm CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 167=========== . etc. Afin d’offrir une surface de clouage suffisante. L’épaisseur varie selon l’espacement des points de fixation sans pouvoir être inférieure à 15 mm. Afin de limiter les risques de fentes pour les lames larges il est conseillé de ne pas trop écarter les rangées de clous et de les placer en limite de chant à une distance au moins égale à 1/4 de la largeur de la lame (par exemple pour une lame de 140 mm. Clouage Tasseaux Les tasseaux formant l’ossature secondaire peuvent être en bois massif ou en contreplaqué. L’épaisseur varie entre 18 et 27 mm avec une épaisseur courante de 22 mm surtout dans le cas d’usinage rainé bouveté.) provoquent toujours. Si la largeur des lames n’excède pas 120 mm.

Elle permet un bon écoulement de l’eau de pluie et elle est très durable. On peut également poser recouvrement les unes des autres (pose à clin). Elle est cependant plus salissante que la pose verticale (les coulures de l’eau sont perpendiculaires au sens des fibres). Rainures et languettes Pose horizontale à recouvrement Autre technique traditionnelle. Elle consiste à clouer des lames légèrement écartées sur des tasseaux planches ou des lattes viennent se superposer pour former couvre-joint. l’écoulement de l’eau. Elle consiste à disposer les lames horizontalement. Pour les lames de faible largeur (<100 mm) la pose d’un seul clou latéral est suffisante et permet la réalisation d’un bardage sans clou apparent.Types de pose Pose verticale à recouvrement C’est la technique la plus traditionnelle. les lames sont découpées en sifflet pour former basse et doivent être protégées en tête. Le recouvrement est au minimum de 10 mm et au moins égal à 10% de la largeur. horizontaux. la pose à clin est simple à mettre en œuvre même sur des grandes longueurs. Des Afin de favoriser larmier en partie les planches en Planches décalées Planches et couvre-joints sans feuillure Planches et couvre-joints avec feuillures Pose verticale à embrèvement Cette solution est assimilable dans sa pose à la précédente. chaque lame venant recouvrir partiellement la précédente. Lames horizontales à recouvrement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 168=========== .

Lames à pose inclinée Pose cintrée Le bardage à lame permet d’épouser sans difficulté des formes courbes. Le rayon de cintrage dépend de l’épaisseur et du profil. On veillera à ce que la languette des lames à embrèvement soit toujours posée en partie supérieure. Elle entraîne des risques importants de rétention d’eau en partie basse des lames inclinées qu’il est nécessaire de prévoir notamment par un dispositif de drainage. Les clins sont alors fixés dans les montants d’ossature à travers le pare-pluie et le panneau de parement. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 169=========== . Pose horizontale à embrèvement Cette pose est assimilable à la précédente. Attention : L’inclinaison des lames peut entraîner des illusions d’optique pouvant faire paraître courbes des éléments droits (par exemple des poteaux). la pose inclinée ne favorise pas la dispersion des eaux. Lames horizontales à rainures et languettes Lames horizontales à feuillures Pose inclinée Par différence avec les poses verticales et horizontales.À noter : La pose à clin peut être effectuée sans lame d’air sur parement brut continu de mur à ossature bois.

Les principaux pare-pluie utilisés sont : . il doit avoir une perméance à la vapeur d’eau suffisante pour éviter tout risque de condensation (mini = 0.les panneaux de fibres de bois bitumés. Les entrées et les sorties doivent avoir une section minimum de 50 cm2/m. On veillera en particulier à ce que le pare-pluie recouvre bien les dispositifs de fractionnement du bardage (solin métallique par exemple) et ne soit pas déchiré. grillage…) Le lattage vertical (lames horizontales) permet une bonne ventilation. . il faut prévoir une discontinuité des lattes tous les 2.les feutres bitumés. Lattage vertical Lattage horizontal Pare-pluie Afin d’éviter les pénétrations accidentelles d’eau dans les murs à cavité ouverte.5 g/m2. Le pare-pluie doit être posé avec des recouvrements horizontaux minimum de 10 cm (5 cm pour les recouvrements verticaux). Imperméable à l’eau. . CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 170=========== . une lame d’air est réalisée par des tasseaux fixés verticalement ou horizontalement.Ventilation Afin d’assurer un bon comportement du bois dans le temps. Pour être suffisante. et être munies de dispositifs anti-rongeurs et anti-insectes (profilés spéciaux.h.les films polyéthylène ou polyester non tissés. la ventilation doit se faire par des orifices ayant au moins une largeur de 1 cm. En cas de lattage horizontal (lames verticales).mmHg). L’épaisseur de la lame d’air est généralement comprise entre 15 et 30 mm.50 à 3 m avec une mise en quinconce des espaces afin de favoriser la circulation de l’air et l’écoulement des eaux accidentel. un parepluie est nécessaire.

de 30 mm est Afin d’éviter toute remontée capillaire en pied de bardage (surtout pour les lames verticales) on pourra finir les lames par une coupe en sifflet qui formera goutte d’eau. sifflets). Par ailleurs le bardage doit assurer le rejet des eaux de ruissellement au-delà de la lisse basse du mur. • de gérer la position du joint dans le calepinage de la façade. • de préserver des dispositifs de ventilation. Deux grand principes sont mis en œuvre à partir desquels on peut décliner des solutions particulières : Bardage dans le même plan Pour les jonctions horizontales. Un recouvrement recommandé. on fait appel : • à des bavettes métalliques protégées contre la corrosion ou en aluminium et formant larmier. bois ou des bardages avec d'autres revêtements doivent être étudiées soigneusement afin : • d’éviter les pénétrations ou stagnations d’eau. le bardage doit se trouver à au moins 20 cm du sol fini. • à un profilage de l'extrémité des lames (feuillures. on peut utiliser : • un couvre-joint • un joint creux avec un profilé métallique formant canal d'écoulement des eaux. Arrêt au sol Jonctions entre bardages Les jonctions entre bardages.Arrêt au sol Afin d’éviter les risques dus au rejaillissement des eaux de pluies et à la présence de neige. Jonction avec bavette CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 171=========== . Pour les jonctions verticales.

Latéralement le bardage peut être protégé par des planches cornières ou embrevées. Finition par bavettes Finition par pièces en bois CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 172=========== . • solin métallique sur précadre bois.Bardage dans des plans décalés Cette technique est surtout utilisée pour la réalisation de joints horizontaux. il faudra prévoir un précadre feuilluré. deux solutions sont couramment utilisées : • bardage formant larmier. Jonction avec recouvrement Baies Les menuiseries doivent être protégées en partie supérieure par un dispositif qui assure le rejet des eaux de ruissellement en avant de la façade. Selon la géométrie de l’ouvrage. Dans ce dernier cas. Elle consiste à décaler les lames du niveau supérieur afin de recouvrir le revêtement du niveau inférieur.

En général.Angles La finition des angles dépend : . D’autres solutions sont également envisageables comme le raccordement des lames par coupe d’onglet (solution très délicate à mettre en œuvre et demandant un travail soigné de coupe et de verticalité des ouvrages) ou l’utilisation de profils en bois ou métal protégé contre la corrosion (acier laqué…) ou durable (aluminium laqué…). . En aucun cas le bois ne devra présenter des fibres debout exposées à la pluie. Angles saillants Angles rentrants CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 173=========== . . le raccordement aux angles des lames verticales se fait par recouvrement en tenant compte du sens dominant des vents. Le recouvrement des lames horizontales se fait le plus fréquemment par utilisation d’une planche d’une section au moins égale à 18 x 38 mm.du type de lame.de l’esthétique recherchée.du mode de pose.

• l'apparition de gerces surtout sur les parties exposées au soleil et à la pluie. les veines tendres (bois de printemps) s'usant plus vite que les veines dures (bois d'été). tendent toutes vers le gris ou le noir. Afin d'éviter l'effet de cheminée. il est nécessaire de recouper la lame d'air ventilée par une barrière incombustible tous les deux niveaux au minimum (profilé métallique ou lisse en bois). L'usage des bardages en bois massif est donc réservé aux immeubles présentant des risques au feu limités (1ère et 2ème famille). Si l'on veut éviter tout changement d'aspect. En dessous de cette épaisseur. A noter : Les bois bruts de sciage se comportent mieux dans le temps que les bois rabotés. Profilé métallique coupe-feu Profilé en bois coupe-feu Préservation / finitions Les bois exposés aux intempéries. en général. Cela se traduira par : • une décoloration. les lames deviennent facilement inflammables (M4). • l'érosion progressive de la surface qui prend un aspect "sablé". même traités en autoclave aux sels ou durables naturellement. mais qui. Bois non traité Les bois non traités vont subir les effets décrits précédemment avec des nuances qui dépendent des conditions d'exposition et des essences. auront un vieillissement d'aspect s'ils ne reçoivent aucune finition. le bois prenant à terme une teinte gris argenté ou noire.Feu Les lames en bois dont l'épaisseur excède 18 mm sont considérées comme moyennent inflammables (M3). Cet aspect esthétique qui n'affecte en rien la durabilité des bois peut poser des problèmes d'intégration dans certains sites et des problèmes d'image de marque. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 174=========== . il faut appliquer sur le bois en extérieur des peintures ou des lasures en vérifiant au préalable l'expérience des fabricants et leurs références.

les plus filmogènes se rapprochant des vernis. mais ne ralentit pas le grisaillement. En effet. ce qui donne un aspect plus ou moins satiné. Il est indispensable d'utiliser des bois ayant retrouvé un taux d'humidité de 15% environ. CCB) Le traitement en autoclave donne au bardage une couleur verdâtre (pin) ou brune (douglas) et ralentit son grisaillement dans le temps mais ne l'empêche pas sur le long terme. Bardage en pin autoclavé aux CCA Bois rétifiés La rétification donne aux lames une couleur brune. Elle limite les reprises d'humidité et donc les attaques de champignons pour les essences sensibles (sapin. leur confèrent une meilleure durabilité. ceux-ci étant à proscrire en finition extérieure. Cette précaution permet également d'éviter les coulures verdâtres pouvant résulter d'une exsudation des produits après traitement. épicéa). une lasure s'entretient facilement sans décapage avant une nouvelle couche car sa CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 175=========== . Lasures Elles peuvent être plus ou moins filmogènes.Bardage en red cédar non traité Bois traités en autoclave aux sels (CCA. Attention : Les lames traitées en autoclave ont un taux d'humidité élevé après traitement et sont donc susceptibles d'un fort retrait.

la protection contre les rayons ultra violets n'est pas bonne et dans l'autre cas. ce qui n'est pas le cas des vernis. quand la peinture est appliquée en usine de manière industrielle. Dégriseurs Ce sont des produits permettant de nettoyer le bois même après 15 ou 20 ans et qui redonnent au bardage exactement sa couleur d’origine. Les peintures micro poreuses en phase aqueuse sont celles qui offrent la meilleure durée de vie. on essaiera de choisir une lasure pigmentée. sur liteaux et pare-pluie. Nettoyage d'une façade avec un dégriseur Autres produits Bardages en bois reconstitué Il s’agit de lames qui ressemblent à des lames de bois massif : • profilés en fibres de bois collées haute densité. ni trop foncée car dans le premier cas. • profilés en particules agglomérées par résine synthétique (type Werzalit) avec également une finition laquée opaque appliquée en usine avec une durée de vie également très longue sans entretien. Peintures Elles doivent avoir une perméance suffisante pour laisser respirer le bois. mais ni incolore. Certaines lames peintes offrent une garantie de finition de10 ans. revêtus d’une finition opaque appliquée en usine d’une durée de vie garantie plus de 10 ans sans entretien. en cas d'exposition au soleil.composition permet une usure lente et régulière par farinage sans écaillage du film. Bardage en bois reconstitué (Canexel) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 176=========== . Compte tenu des contraintes architecturales. (type Canexel ou Masonite). Elles sont posées comme des bardages en bois massif. un échauffement plus important du bois se produit et donc une plus forte dessiccation entraînant plus de déformations.

Bardage en douglas lamellé-collé Normes et DTU DTU 31.) que les lames en bois massif.Bardage en bois lamellé-collé La technique du lamellé-collé permet de fabriquer des bardages en bois de plus forte épaisseur (jusqu’à 30 mm.) et de plus grande largeur (jusqu’à 30 cm.2 DTU 41-2 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Revêtements extérieurs en bois Cahiers 124 et 128 du CTBA Détails Bois n°2 du CNDB CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 177=========== . Les conditions de pose et d'entretien sont identiques à celles des lames massives.

Bardeaux Matériaux Qualité Les essences les plus couramment utilisées sont les suivantes : châtaignier. red cedar.LES BARDAGES EN BARDEAUX Principes Les bardages en bardeaux sont des revêtements extérieurs destinés à recouvrir des surfaces verticales (murs) ou inclinées (toiture). mélèze et plus rarement épicéa et chêne pour les essences locales. Ils sont constitués par des planches de faible longueur fendues ou sciées.3 . Ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d’ossature en bois mais relativement longue à mettre en œuvre. • pour les feuillus : choix QF 2 CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 178=========== . il faut mettre en place un pare-pluie continu. La richesse de leurs combinaisons et de leurs textures permet une grande variété d’expressions architecturales. Les bardeaux en bois s’adaptent à des volumétries complexes.7 . white cedar. séquoia pour les essences importées. Deux choix d’aspect sont possibles selon le type d’ouvrage : • pour les résineux : choix 1 principalement ou choix O. Les bardeaux sont généralement fixés par clouage sur une ossature secondaire qui assure la ventilation. Avant la pose des bardeaux.

l’expérience montre que ces risques d’attaque sont faibles et que des bardeaux réalisés dans des essences réputées peu durables comme l’épicéa non traité ont une bonne durabilité s’ils sont correctement ventilés. l’humidité des bardeaux doit être de 15% avec un maximum toléré de 18%. Ils permettent un bon calibrage de l’épaisseur et de la surface. Bardeaux fendus Les bardeaux fendus présentent une épaisseur et un état de surface souvent irrégulier car la fente du bois est liée aux fibres du bois. Afin de limiter les déformations et les gerces des lames. Types de bardeaux Bardeaux sciés Les bardeaux sciés industriellement sont la solution la plus économique. Bardeaux sciés Bardeaux fendus CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 179=========== . Ce sont des produits à fibres continues qui possèdent une grande longévité dans le temps.Humidité Mis en œuvre à l’extérieur des bâtiments. les bardeaux connaissent des variations d’humidité importantes. Cependant. Ils doivent répondre aux exigences de la classe de risque 3. Le sectionnement des fibres lors du sciage les rend moins pérennes que les bardeaux fendus. Risques biologiques Les bardeaux sont exposés aux risques d’attaques des champignons et accessoirement des insectes.

Les tasseaux formant l’ossature secondaire peuvent être en bois massif ou en contreplaqué.Formes et extrémités Si le bardeau courant a une extrémité exposée droite. Formes des extrémités Dimensions des bardeaux La largeur des bardeaux est généralement comprise entre 60 et 300 mm. leur largeur doit être au minimum de 35 mm. Clouage Tasseaux La pose des bardeaux s'effectue généralement sur support discontinu. Pour les bardeaux de largeur supérieure à 200 mm. L’épaisseur moyenne mesurée au milieu de la longueur des bardeaux doit être au moins égale à 5 mm. Afin d’offrir une surface de clouage suffisante. L’épaisseur varie CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 selon l’espacement des points de fixation sans pouvoir être inférieur à 15 mm. on place une troisième pointe entre les deux autres. en diamant. La longueur est comprise entre 20 et 60 cm. il existe également de nombreuses découpes (arrondi. Espacement maxi des fixations 30 cm 40 cm 65 cm Section minimum 15 x 35 mm 22 X 35 mm 27 x 35 mm 180=========== . L’épaisseur varie entre 3 et 15 mm. Fixations La fixation s'effectue le plus souvent par deux pointes en acier inoxydable enfoncées à 25 mm au-dessus de la ligne de pureau et à 20 mm de chaque bord. L’épaisseur est plus fine à l’extrémité destinée à être recouverte et plus épaisse à l’extrémité exposée. octogonal…) utilisées pour créer des effets variés sur les murs.Ils sont fixés mécaniquement sur les panneaux de contreventement des murs à ossature légère ou sur des chevrons (cas d’une isolation extérieure).

Bardeaux posés à simple recouvrement Pose à double recouvrement Dans la pose à double recouvrement. Le rang du dessous peut être de qualité inférieure. Ventilation La ventilation est assurée par l'espacement des liteaux de fixation.Types de pose Pose à simple recouvrement C’est la technique la plus courante. Attention : La pose sur support continu doit être réservée à des bardeaux dont l'essence ou le traitement assurent une bonne durabilité. Exemple : bardeau de 400 mm = pureau maxi de 190 mm. c’est-à-dire la partie exposée. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 181=========== . Bardeaux posés à double recouvrement Attention : Quelle que soit la pose. À l’exception du premier rang qui est souvent posé à double recouvrement. Le pureau. Celui-ci ne devrait cependant pas être inférieur au 3/4 de la longueur du bardeau. ne doit jamais être supérieur à la moitié de la longueur des bardeaux moins 10 mm. il est possible d'avoir un pureau plus grand. Les joints du rang de surface doivent être décalés d'au moins 40 mm des joints des rangs du dessous. Le bout du bardeau exposé déborde d'environ 15 mm sur le bout du bardeau en dessous. Cependant la pose directe sur panneaux dérivés du bois est admise compte tenu de la faible épaisseur des bardeaux et de la présence de nombreux espaces vides liés à la pose. les rangs de bardeaux doivent être ajustés pour s'aligner sur les parties hautes et basses des ouvertures et d'une manière générale sur toutes les bandes horizontales. Il faut donc prévoir un recouvrement suffisant des bardeaux pour assurer l'étanchéité. Dans le cas de la méthode à double recouvrement. les bardeaux sont disposés en deux couches par rang ce qui permet d'obtenir une ligne d'ombre profonde. les bardeaux sont disposés en simple épaisseur sur chaque rang.

Feu Les bardeaux en bois du fait de leur faible épaisseur sont facilement inflammables et donc classés M4. • par recouvrement croisé.Pare-pluie Voir bardages en lames Arrêts au sol Voir bardages en lames Jonctions entre bardages Voir bardages en lames Baies Voir bardages en lames Angles La finition des angles se fait de deux manières principales : • par planches ou tasseau cornier. Angles À noter : Il existe des angles de finition préfabriqués en métal notamment utilisé pour les panneaux industrialisés de bardeaux. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 182=========== .

Autres produits Bardeaux en panneaux Afin de faciliter la pose. D'une longueur voisine de 2.50 m et d'une largeur comprise entre 24 cm (1 rang) et 40 cm (2 rangs). on trouve sur le marché des panneaux préfabriqués de bardeaux comprenant un ou deux rangs fixés sur des liteaux ou un panneau de contre-plaqué. ces panneaux. sont aussi rapides voire plus rapides (pour les panneaux larges) à mettre en œuvre que les lames. Normes et DTU DTU 31.Préservation / finitions Les bardeaux de premier choix peuvent être laissés bruts et grisent dans le temps.2 DTU 41-2 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Revêtements extérieurs en bois Cahiers 124 et 128 du CTBA CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 183=========== .

ni fente ouverte d’une largeur supérieure à 5 mm.de plus. Les panneaux en bois résineux doivent avoir une face de classe 1.LES BARDAGES EN PANNEAUX Principes Les bardages en panneaux sont des revêtements extérieurs destinés à recouvrir les parois verticales. Ils sont obligatoirement revêtus d'une finition (peinture. et .4 . Les panneaux sont généralement fixés par vissage ou clouage sur une ossature secondaire qui permet la ventilation. Ils sont constitués par des panneaux dérivés du bois ou reconstitués à base de bois. De plus. bénéficier d'une garantie du fabricant pour usage en bardage extérieur. Panneaux de bardage Matériaux Qualité Les panneaux en contre-plaqué utilisés en bardage doivent être de qualité CTB-X. le premier pli sous la face ne doit comporter ni joint monté ou écarté. Ils assurent une fonction d’enveloppe et ne participent pas au comportement structurel de l’ouvrage (contreventement). ni nœud sauté d’un diamètre supérieur à 10 mm. Ainsi les panneaux en okoumé ou en sapelli nécessitent une finition alors que les panneaux en ipé en sont dispensés. Les bardages en panneaux obligent à un travail de calepinage soigné qui donne aux façades une expression particulière. Cette solution nécessite un choix correct de produits ainsi qu’une conception et une mise en œuvre soignées si l’on ne veut pas risquer de désordres. Comme les lames et les bardeaux. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 184=========== . lasure ou vernis) sauf si l'essence du bois en autorise l'absence. ce type de revêtement est une solution sèche présentant une bonne compatibilité avec les techniques d’ossature en bois. Les panneaux en bois tropicaux ou en feuillus indigènes doivent avoir une face de classe 2.7 .

Ils doivent répondre aux exigences de la classe de risque 3. Types de panneaux Profil des chants Le panneau avec chants droits est la solution la plus courante. mais soumis à des humidifications fréquentes. Les rainures apparaissent en effet comme des pièges à eau et favorisent la délamination dans le temps des panneaux. il est déconseillé de les utiliser pour des parements exposés directement à la pluie. On trouve également sur le marché des panneaux dont les chants sont profilés (rainure et languette. ni en contact avec le sol. il est possible d’utiliser des panneaux rainurés en pleine face. Il s’adapte à tous les types de pose. Chant droit Panneaux rainurés pleine face Dans un souci décoratif (marquage réparti des joints…). La définition de cette classe correspond à la situation dans laquelle le panneau n’est ni abrité.Risques biologiques Les panneaux sont essentiellement exposés aux risques d’attaque des champignons et accessoirement des insectes. Attention : Ces panneaux doivent être impérativement posés avec les rainures verticales. Bien que certains panneaux rainurés bénéficient d’un label “extérieur” CTBX. Cette situation ne doit pas donner lieu à une accumulation significative d’humidité (piège à eau) qui relève alors de la classe de risque 4. feuillure à mi-bois) afin de faciliter les recouvrements entre panneaux lors de la pose. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 185=========== . Attention : Le risque de bleuissement est à envisager comme risque complémentaire pour les panneaux en essences sensibles (résineux) si l’aspect est considéré comme important. À noter : Les tasseaux formant l’ossature secondaire ne sont pas exposés aux intempéries et donc en classe de risque 2.

12. Les fixations doivent pénétrer d’au moins 25 mm dans les supports et sont disposées tous les 30 cm au maximum. Tasseaux Les tasseaux formant l’ossature secondaire peuvent être en bois massif ou en contreplaqué. 22 mm • Largeur x Longueur : 50 x 250 cm. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 186=========== . à une distance minimale des bords des panneaux de 10 mm. L’épaisseur varie selon l’espacement des points de fixation sans pouvoir être inférieure à 15 mm. On peut également utiliser des agrafes ou des vis selon les supports.15. Le fil du bois doit être perpendiculaire aux appuis. Afin d’offrir une surface de clouage suffisante. les panneaux peuvent être d'une hauteur d'étage ou de dimensions modulaires. Elles doivent être telles qu’elles ne permettent pas l’arrachage des panneaux. 153 x 310 cm. Les fixations des tasseaux doivent pénétrer d’au moins 30 mm dans l’ossature. leur largeur doit être au minimum de 35 mm. Le recouvrement horizontal se fait par embrèvement ou bavette. Les tasseaux sont disposés de préférence verticalement et leur entraxe ne doit pas excéder 50 fois l’épaisseur du panneau et rester inférieur à 75 cm. Ils sont fixés mécaniquement sur les panneaux de contreventement des murs à ossature légère ou sur des chevrons (cas d’une isolation extérieure). On utilise obligatoirement des vis ou des pointes annelées en acier inoxydable. 122 x 250 cm. Les dimensions dépendent des fabricants : • Épaisseur : 10.18. Types de pose Pose dans le même plan Généralement posés verticalement. Ecartement maximum 30 cm 40 cm 65 cm Section minimum 15 x 35 mm 22 X 35 mm 27 x 35 mm Les fixations des tasseaux sur leur support se font par des pointes annelées ou torsadées en acier inoxydable ou en acier protégé par une galvanisation à chaud. Fixations Les fixations des panneaux peuvent être apparentes ou non.….Dimensions des panneaux Les panneaux de contre-plaqué doivent être composés de 5 plis au minimum et avoir une épaisseur minimale de 10 mm.

Les panneaux sont généralement découpés en bandes d’une largeur de 40 à 60 cm et posés horizontalement en recouvrement. La section des espaces assurant cette ventilation doit être supérieure à 10 cm2 par mètre linéaire horizontal. ils doivent être interrompus et disposés de façon à ne pas entraver la circulation de l’air et l’écoulement des eaux pouvant s’introduire accidentellement derrière les panneaux. Afin de favoriser l’écoulement de l’eau. Panneaux posés à clin Bardage posé à recouvrement (panneaux de lamibois) Ventilation Les panneaux de bardage doivent être désolidarisés de la paroi par une lame d’air ventilée d’une épaisseur minimale de 10 mm. Des tasseaux biseautés doivent être prévus derrières chaque joint vertical et dans les angles. On peut également poser les planches en recouvrement les unes des autres (pose à clin). Si des tasseaux horizontaux sont nécessaires. Des planches ou des lattes viennent se superposer pour former couvre-joint. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 187=========== . Elle consiste à clouer des lames légèrement écartées sur des tasseaux horizontaux. La pose à recouvrement permet un bon écoulement de l’eau de pluie et est très durable.Pose à recouvrement C’est une technique dérivée de la pose traditionnelle dite à clin. les lames sont découpées en sifflet pour former larmier en partie basse et doivent être protégées en tête.

La protection du chant doit être vérifiée sur chantier avant application des finitions. Le chant inférieur du panneau doit former larmier. il est conseillé de biseauter le chant et puis d’appliquer une résine type résorcine. Cependant la mise en place d’un pare-pluie est nécessaire dans deux cas de figure : • murs à cavité ouverte. Pour le contre-plaqué. il est indispensable de mettre en place une bavette pour raccorder les deux matériaux. A noter : Bien que non nécessaire. en évitant les infiltrations. en maçonnerie par exemple. Arrêt sur maçonnerie CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 188=========== . par recouvrement. De plus. Arrêt au sol Attention : Dans le cas où le bardage s'arrête sur un mur plus épais. par exemple. • bardage dont les joints verticaux des panneaux ne sont pas garnis. les panneaux de bardage doivent se trouver à au moins 20 cm du sol fini. un pare-pluie est généralement posé pour la protection des murs pendant le chantier alors que les panneaux extérieurs ne sont pas posés.Pare-pluie L’utilisation de panneaux de bardage assure une enveloppe largement continue qui dispense de l’utilisation d’un pare-pluie. il doit être protégé en atelier contre les reprises d’humidité. Arrêt au sol Afin d’éviter les risques dus au rejaillissement des eaux de pluie et à la présence de neige.

le chant inférieur du panneau supérieur doit être particulièrement protégé.Jonctions entre panneaux Les jonctions entre panneaux doivent être étudiées soigneusement afin : • d’éviter les pénétrations ou stagnations d’eau. Compte tenu des variations hygrométriques des panneaux. Il pourra toutefois être inexistant dans la mesure où les surfaces en contact sont préalablement traitées avec un produit étanche. • de préserver les dispositifs de ventilation. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 189=========== . etc.) formant un larmier. les joints entre deux panneaux (ou éléments de panneaux) ne peuvent être traités par un revêtement continu adhérent. Jonction avec bavette Dans les deux cas. L’espace entre les deux parements sera au minimum de 1 cm. Jonction avec recouvrement Pose dans un même plan. Joints horizontaux Selon le mode de pose. L’utilisation des baguettes métalliques ou plastiques en forme de U est interdite car elle engendre des risques de rétention d’eau. Le raccordement peut être exécuté par recouvrement du panneau de bardage supérieur par le panneau inférieur sur une hauteur de 3 cm pour former un larmier. • de gérer la position des joints dans le calepinage de la façade. Il ne doit pas y avoir de contact continu entre le panneau supérieur et la bavette. deux techniques de réalisation des joints horizontaux sont envisageables : Pose à recouvrement. Le raccordement peut être exécuté par la mise en place d’une bavette horizontale (métallique ou plastique.

Couvre-joint CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 190=========== . Les joints verticaux doivent se faire systématiquement sur un support de fixation. Le joint peut aussi être fermé par un couvre-joint en bois. Joints creux Les joints verticaux peuvent être creux et ne pas être garnis. Les chants des panneaux doivent être préalablement préparés en atelier pour empêcher les reprises d’humidité avec un produit approprié.Jonction par embrèvement Jonction avec larmier Joints verticaux Un jeu doit être prévu entre chaque panneau. Le support doit alors être protégé par une bande de protection dont la largeur correspond à celle du joint augmentée de 30 mm. en acier protégé ou en aluminium. leur largeur est comprise entre 5 mm et 8 mm. Joint creux Joints garnis ou protégés par un couvre-joint Si un calfeutrement des joints est envisagé. afin de permettre la libre dilatation.

de l’esthétique recherchée. Angles La finition des angles dépend : . Afin d’éviter toute reprise d’humidité en rive. il est conseillé d’utiliser des profils de finition en bois ou métal protégé contre la corrosion (acier laqué…) ou durable (aluminium laqué…) Profil cornier Couvre-joint cornier Feu Voir chapitre feu des bardages en lames CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 191=========== . . Selon la géométrie de l’ouvrage. Dans ce dernier cas. il faudra prévoir un précadre feuilluré. Latéralement le bardage peut être protégé par des planches cornières ou embrevées. deux solutions sont couramment utilisées : • bardage formant larmier.du mode de pose. • solin métallique sur précadre bois. le raccordement aux angles des panneaux se fait par recouvrement en tenant compte du sens dominant des vents.Baies Les menuiseries doivent être protégées en partie supérieure par un dispositif qui assure le rejet des eaux de ruissellement en avant de la façade. En général.

22. 40 305 x 125 . 60 x 60 Panneaux et lames bois-ciment (Viroc ) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 192=========== .Préservation / finition La protection des panneaux après pose est nécessaire.dans le cas des panneaux destinés à être posés à joints creux. 12.la première couche du revêtement doit être appliquée en atelier sur les deux faces et quatre chants.les chants des découpes effectuées sur chantier doivent également recevoir une protection identique à celle appliquée en atelier. à l’humidité. Attention : Certains panneaux en contre-plaqué CTBX ont un pH alcalin qui peut éventuellement occasionner des réactions au contact de certaines finitions adhérentes. une lasure ou un vernis pour extérieur. La minéralisation des copeaux de bois offre à ces panneaux un bon comportement au feu (M1). 25. Voir fiches techniques des fabricants de contre-plaqué à ce sujet. Ils sont généralement fabriqués à chants droits. 260 x 125 . Afin d’assurer une bonne durabilité de la finition.l’humidité des panneaux ne doit pas dépasser 12 % + ou – 2 %. Autres produits Panneaux bois-ciment Ce sont des matériaux en plaque. . de couleur gris beige ils présentent des surfaces lisses et dures. 32. Elle est assurée par une peinture. 120 x 60 . 16. Fortement compressés. 28. 10. . Epaisseurs : Dimensions : 8. l’étanchéité des chants doit être assurée en atelier. on veillera à respecter les conditions suivantes : . .un délai de séchage soit être observé avant la pose. . aux insectes et aux chocs. fabriqués sous pression à partir de particules de bois liées par des ciments portland.

8. 20 153 x 305 .Panneaux bois-résines de synthèse Panneau plan à base de résines thermodurcissables renforcées de fibres de cellulose fabriquées sous haute pression à haute température. 13. Pas de traitement spécial des chants. 16. classement M1 Epaisseurs : Dimensions : 6. 255 x 186 Panneaux bois-résine de synthèse (Trespa) Panneaux (Prodéma) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 193=========== . Sa surface décorative est à base de papier imprégné de résine. 10.

2 DTU 41-2 Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois Revêtements extérieurs en bois Cahiers 124 et 128 du CTBA CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 194=========== . rainure verticale.5 122 x 244 cm Normes et DTU DTU 31. et de nombreux accessoires de finition. ces panneaux 50 % plus denses que le bois massif résistent aux gerces et aux fentes.Panneaux en fibres de bois Fibres de bois pressées à chaud. Epaisseurs : Dimensions : 11 et 12. Les chants sont à embrèvement. Il existe différentes textures et couleurs.

C’est une solution très commune aux États-Unis. L’enduit peut être appliqué directement sans lame d’air sur le mur support.5 . Leur écartement dépend du type d’armature et de la rigidité de l’enduit. Il existe également une solution consistant à appliquer l’enduit sur un matériau en fibragglo. Du fait du poids de l’enduit.MATERIAUX DE REVETEMENTS AUTRES QUE LE BOIS Enduits hydrauliques Principes Cette solution de revêtement consiste à utiliser un enduit de mortier aux liants hydrauliques. Tasseaux Les tasseaux en bois d’une section voisine de 30 x 40 mm sont généralement fixés horizontalement. En France. renforcé par une armature en acier galvanisé. Support Le support de l’enduit est réalisé d’une part par des tasseaux en bois et d’autre part par une armature. Entre axe du support Support continu ou ≤ 40 cm ≤ 65 cm Armature Treillis soudé P > 600 g/m2 Maille = 10 x 25 mm P > 1 200 g/m2 Maille = 50 x 50 mm Agrafes Nb mini / m2 20 15 Comme pour les bardages. on dispose un pare-pluie sous les liteaux. l’enduit est le plus souvent désolidarisé de la paroi par une lame d’air ventilée dont l’épaisseur doit être en tous points supérieure à 1 cm. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 195=========== . il faut veiller à fixer correctement ces liteaux sur l’ossature (une pointe torsadée galvanisée de 70 mm tous les 20 cm pour des liteaux de 27 mm d’épaisseur).7 . La perméance des enduits aux mortiers de liants hydrauliques est en effet suffisante pour permettre les échanges hygrométriques de la paroi.

Le chevauchement des panneaux se fait au moins sur une trame (5 cm) sur leurs 4 côtés.Après un temps de séchage (voir Avis Technique CSTB). Des avis techniques existent. NF P 15-201-1 (DTU 26. L’enduit est en général projeté à la machine. . .en bas de mur par des profils stop enduit. . sans fissurations). janvier 1999) Enduits aux mortiers de ciments.Armature L’armature la plus courante est un treillis soudé avec carton incorporé (Stucanet). projection de l’enduit de finition coloré. mais il peut être mis en œuvre manuellement.autour des ouvertures par des éléments d’armature posés à 45°. Son épaisseur totale finie doit être de 25 mm. Afin de prendre en compte les zones de fragilité de l’enduit.Après séchage de quelques jours. de chaux et de mélange plâtre et chaux aérienne – Cahier des clauses techniques. Dans les angles. notamment celui de Stucanet/La Pierre Liquide.1) (mai 1993. La découpe des panneaux est obligatoire à chaque angle des ouvertures.1) Enduits aux mortiers de ciments. Précautions principales de mise en œuvre L’enduit doit avoir un taux de retrait le plus bas possible. Normes NF P 15-201-2 (DTU 26. La couture des panneaux d’armature entre eux se fait par des agrafes spéciales (type grillage de clôture) sur leurs 4 côtés. La fixation des panneaux d’armature est assurée par des agrafes sur les liteaux qui ne doivent pas être trop enfoncées pour que les panneaux puissent bouger. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 196=========== . de chaux et de mélange plâtre et chaux aérienne – Cahier des clauses spéciales. . projection du corps d’enduit qui est resserré et tiré à la règle. Il est indispensable de prévoir la réalisation de joints de dilatation dès qu’une surface dépasse le maximum indiqué dans le guide technique du fabricant. mai 1994. qui associent le fabricant de l’armature et le fabricant de l’enduit prêt à l’emploi et le résultat technique est plus satisfaisant qu’avec d’autres enduits (des références nombreuses existent depuis plus de 20 ans.Projection permettant de rigidifier le support en enrobant les armatures et le carton. on dispose de renforts : . Il faut le réaliser en 3 phases : . il faut assurer la continuité en repliant le panneau à 90°.dans les angles par des profils d’angle.

Allemagne. Elle consiste à réaliser un parement de briques. Fixations La fixation de la brique sur le mur à ossature bois se fait par des attaches (2 au m2) clouées dans les montants d’ossature et posées dans les joints entre briques. devant le mur à ossature bois. en général apparentes. Les attaches doivent être légèrement inclinées pour canaliser les condensations éventuelles côté maçonnerie. d’une largeur de 100 mm. avec une lame d’air ventilée de 25 mm minimum entre les deux murs.Parement en maçonnerie Principes Cette technique est assez courante en Amérique du Nord. mais aussi en Europe (Sud de la Suède. La pose d’un pare-pluie n’est pas obligatoire dans le mur à cavité fermée mais en général. on le pose par sécurité et pour protéger le mur à ossature bois avant et pendant la pose des briques. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 197=========== . Belgique et Nord de la France).

1985. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 198=========== . 1995. ce qui permet l’évacuation d’éventuelles eaux de condensation. avril 1994. déc. oct. Lors de la mise en œuvre. il faut veiller à ne pas mettre de mortier en excès afin qu’il ne vienne pas combler l’espace de ventilation. On forme des chantepleures en laissant creux un joint vertical sur deux (minimum d’ouverture : 10 cm2/m. 1993. de façade). Ce feutre devra d’autre part être relevé sur une hauteur minimum de 10 cm le long du mur à ossature bois et être recouvert par le pare-pluie si celui-ci existe. − − − Parement en brique sur mur à ossature bois Normes P 10-201-1 (DTU 20.1) (sept. octobre 1993. 1985. avril 1994. La ventilation basse est généralement réalisée sur le deuxième rang de briques. La ventilation haute se fait en laissant la lame d’air ouverte dans la sous-toiture ou sous un larmier métallique. 1999) Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 2 : Règles de calcul et dispositions constructives minimales P 10-202-3 (DTU 20.l. dé.1) (septembre 1985. P 10-202-2 (DTU 20. avril 1994. déc. 1999) Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 1 : Cahier des clauses techniques. 1995. Un feutre bitumeux de type 36 S doit être posé sous la brique pour éviter les remontées d’humidité.Précautions principales de mise en œuvre − − Il est conseillé de prévoir un décalage du niveau de la dalle de 5 cm afin d’éviter toute rétention d’humidité éventuelle au pied du mur à ossature bois.1) (sept. oct. 1993. dé. décembre 1995) Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 3 : Guide pour le choix des types de murs de façades en fonction du site.

si toutes les conditions de l’Avis Technique sont respectées et si l’entretien est fait régulièrement. Joint de remplissage en mousse. Les joints horizontaux ne doivent jamais être exécutés dans le même plan. Lors de la pose du panneau. La réalisation des joints doit être effectuée avec soin et avec des produits spécifiés dans l’avis technique : . Support Les panneaux de particules CTBH et les panneaux OSB sont exclus. Cependant. sur ses 6 faces. On vérifiera pour chaque produit l’avis technique relatif aux panneaux supports. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 199=========== . D’autres panneaux peuvent être utilisés comme les panneaux de fibres-ciment et les panneaux de particules liées au ciment. comme les joints verticaux. . Lors de l’application du RPE. on doit veiller aux conditions de température et d’humidité : température supérieure à 5°C et pas de pluie sur le RPE pendant l’application et le temps de séchage. Il ne faut pas assimiler cette finition avec un "crépis". Précautions principales de mise en œuvre Le panneau support doit recevoir en atelier. Plusieurs fabricants ont un tel avis. Bavette aluminium si les panneaux restent dans le même plan. Joint à la pompe. . Deux solutions sont pratiquées : . il faut respecter un écartement entre les plaques pour réaliser le joint en permettant une variation dimensionnelle du panneau. cette solution peut être préconisée. Fond de joint sur l’ossature ou le liteau pour éviter qu’il n’adhère. Débords du panneau haut décalé sur panneau bas. Cet ensemble de conditions (non exhaustives) rend cette solution technique délicate à mettre en œuvre. selon les Avis Techniques) afin d’assurer la protection permanente du panneau. Leur épaisseur minimum est de 15 mm. on préférera un aspect "gratté" aux aspects trop "rugueux" afin d’éviter l’apparition de micro-organismes qui vont salir la façade. Normes Cette technique n’est pas prise en compte dans le DTU 31-2 et elle doit donc faire l’objet d’un Avis Technique du CSTB. . Calicot ou marouflage. Les panneaux de contreplaqué CTBX sont admis s’ils sont en bois exotique ou feuillu indigène et sans nœud sur la face extérieure. car il s’agit d’une peinture qui doit faire l’objet d’un entretien régulier (en général tous les 7 ans. . le produit primaire préconisé par le fabricant de façon à ce qu’il ne s’imprègne pas d’humidité sur le chantier avant l’application du RPE et qu’il soit équilibré. De plus.Revêtements plastiques épais (RPE) Principes La technique consiste à passer un enduit acrylique ou polyuréthanne sur un panneau support.

Normes NF P 65-202-2 (DTU 55. Comme pour la brique.2 Mémento pour les maîtres d’œuvre .40 m. une lame d’air ventilée doit être ménagée.Revêtements muraux attachés en pierre mince . Il existe également des solutions par clipage de la pierre mince sur des profils horizontaux spéciaux. Précautions principales de mise en œuvre L’emploi de revêtements muraux attachés en pierre mince est limité aux bâtiments à deux niveaux au plus. Cette solution facilite le remplacement d’une pierre en cas de bris. Lorsque les pierres sont très minces. et afin de limiter la fragilité aux chocs. Celles-ci sont introduites dans les rainures horizontales pratiquées dans la pierre.Cahier des clauses spéciales.Conception des revêtements muraux attachés en pierre mince CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 200=========== . La largeur d’appui des supports doit être supérieure ou égale à 35 mm. on dispose sur les liteaux un coffrage perdu (panneaux de fibres-ciment par exemple).Pierres minces Principes Cette technique consiste à utiliser des parements en pierres naturelles de faible épaisseur (15 à 30 mm) maintenue par des attaches métalliques sur la paroi. NF P 65-202-1 (DTU 55.2) (octobre 2000) Travaux de bâtiment .Marchés privés .2) (octobre 2000) Travaux de bâtiment . L’entraxe maximal du support doit être inférieur à 0. Le revêtement de pierre doit être désolidarisé de la paroi par une lame d’air ventilée ayant en tout point une épaisseur supérieure à 10 mm. Support La mise en œuvre doit être effectuée sur un support discontinu protégé par un pare-pluie. Quatre pattes doivent être prévues par plaque de pierre.Revêtements muraux attachés en pierre mince Cahier des clauses techniques DTU 55. Fixation La solution la plus courante consiste à utiliser des pattes d’accrochage réglables en acier inoxydable.

La fixation se fait par des pattes clouées. Au-delà de 6 m. Leur épaisseur varie de 16 à 22 mm selon l’écartement du support et la pression du vent. mais aussi la succion des feuilles par le vent. acier inoxydable) en grande longueur (jusqu’à 10 m) mais en faible largeur (inférieure à 60 cm). On veillera à vérifier leur compatibilité. Ces feuilles sont agrafées entre elles sur toute leur longueur. Il a pour but d’assurer la rigidité et l’étanchéité des feuilles. agrafées ou vissées. Les fixations servent à éviter le glissement. dont l’essence de bois a un PH supérieur à 5 (chêne. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 201=========== . cuivre. châtaignier…) afin d’éviter les problèmes de corrosion. On exclut les voliges.Feuilles métalliques pliées Principes La technique consiste à utiliser des feuilles métalliques (zinc. notamment avec le zinc (voir l’Avis Technique). On utilise de préférence des vis inox (4 x 40 mm).8 mm. visées ou agrafées sur un support en bois. Le voligeage en bois représente cependant la solution la plus courante. La longueur courante est de 3 m avec une largeur de 50 cm. d’OSB ou de particules peuvent être utilisés. épicéa. Le pliage se fait sur chantier ou par préfabrication. Ceci conduit à proportionner correctement les dimensions des feuilles selon leur épaisseur et leur longueur. Elles doivent être correctement ventilées sur leur face arrière. Les feuilles doivent avoir une épaisseur au moins égale à 0. Fixation La fixation des feuilles se fait par des pattes clouées. Les voliges dont la largeur est toujours inférieure à 14 cm doivent avoir leur cœur situé vers l’extérieur. mais les joints à pli angulaire permettent de réaliser des joints pliés plus rigides et plus rectilignes. Les voliges sont généralement clouées jointives sur les tasseaux mais elles peuvent aussi être montées à claire voie. la largeur de base des feuilles ne doit pas dépasser 40 cm. pin ou peuplier ont une épaisseur comprise entre 20 et 27 mm (minimum 12 mm). Précautions principales de mise en œuvre Les phénomènes d’ondulation des métaux en feuilles minces sont nuisibles à l’esthétique des façades. Les voliges en sapin. Support Les panneaux de contreplaqué. sinon les irrégularités du voligeage apparaîtront sur le métal. • • Les joints debouts ou à double pli offrent une belle finesse de lignes.

Une solution courante consiste à utiliser des bandes d’agrafes avec un jeu de 20 mm.41 (DTU P 34-211) NF P 34-215-2 (DTU 40.41 (DTU P 34-211) Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc Cahier des clauses spéciales Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc Cahier des clauses techniques Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre Cahier des clauses spéciales Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre Cahier des clauses techniques DTU 40. Afin de faciliter le travail sur chantier.44) (décembre 1994) Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en acier inoxydable étamé Cahier des clauses spéciales P 34-214-1 (DTU 40.45) NF P 34-215-1 (DTU 40. il existe des bacs préfabriqués et petits éléments du type losanges ou micro-bacs.45) P 34-214-2 (DTU 40.44) (décembre 1994) Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en acier inoxydable étamé Cahier des clauses techniques CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 202=========== . • L’interposition d’un élément intermédiaire (feutre ou film plastique) entre le métal et le voligeage est interdite. notamment en évitant les fixations bridantes en bout de feuille. Normes DTU 40.• On veillera à permettre la libre dilatation des métaux.

bavettes diverses…) permet la réalisation simple de tous les points singuliers. La pince (distance entre la fixation et l’extrémité de la tôle) doit être au moins de 15 mm. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 203=========== .50 m et 3 m. Pour certains bacs alu de faible largeur (< 400 mm). mais ils peuvent également trouver un domaine d’application dans la construction à ossature bois. de l’épaisseur et des pressions/dépressions appliquées sur le bardage. L’existence de nombreux accessoires (profilés d’angle. La largeur minimum des appuis en acier est de 40 mm pour un appui en bout. Réalisés par des bacs préfabriqués de grande longueur et d’une largeur voisine de 1 m en acier protégé. Les vis à tête hexagonale sont munies de rondelles d’étanchéité. Du type d’ondes et de leur orientation (verticale ou horizontale) dépendent la rigidité de la tôle. de 60 mm pour un appui intermédiaire sous une tôle continue. sa portée et son esthétique. Cette solution permet de mieux gérer les problèmes de dilatation.Bacs et tôles métalliques Principes Les bacs et tôles métalliques représentent une solution courante dans la construction métallique. Les appuis en bois doivent avoir une largeur au moins égale à 60 mm. en acier inoxydable ou en aluminium. on utilise une technique de fixation par pattes dérivées du bardage en feuille à joint debout. L’écartement moyen est compris entre 1. Supports Les bacs sont fixes sur des lisses en bois ou des profilés à froid en acier galvanisé. et de 70 mm pour un appui intermédiaire servant d’appui pour deux tôles bout à bout. Fixations La fixation des bacs se fait en creux d’ondes par des vis auto foreuses (6 x 25 mm) sur un appui en acier et des vis à bois sur un support en bois. les bardages métalliques permettent de recouvrir économiquement les grandes surfaces murales. L’écartement des supports dépend du profil.

Sur les bacs en acier. Cahier des clauses spéciales. Cahier des clauses techniques.3) Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité. NFP 84-206-1 (DTU 43.43 (DTU P 34-213) Couverture par grands éléments métalliques en feuilles et bandes en acier galvanisé.42 (DTU P 34-212) Travaux de couverture par grands éléments métalliques en feuilles ou bandes en aluminium. laquage…). Pour les bacs en aluminium. Cahier des clauses spéciales.35) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’acier revêtues. Ceci est particulièrement vrai pour l’aluminium. Il faudra veiller à la compatibilité entre les bacs et les autres matériaux (cuivre. avril 2000) Travaux de couverture par grands éléments métalliques en feuilles ou bandes en aluminium. Cahier des charges. Cahier des charges.Précautions principales de mise en œuvre Les bacs peuvent être utilisés en grande longueur (jusqu’à 12 m pour l’acier et 20 m pour l’aluminium) et ne posent pas de problème de calepinage particulier. Couverture par grands éléments métalliques en feuilles et bandes en acier galvanisé. Cahier des clauses spéciales. bois. Normes NFP 34-206-2 (DTU 40. DTU 40. …). plomb. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 204=========== . NFP 34-205-1 (DTU 40. Cahier des clauses spéciales. il est recommandé d’utiliser également des bacs protégés (protection zinc/alu.3) DTU 40. Cahier des clauses techniques. La durabilité des tôles dépend de l’environnement et de la qualité du traitement des surfaces. NFP 34-205-2 (DTU 40. la protection par des laques fluorées est aujourd’hui la plus durable. NFP 34-206-1 (DTU 40. Attention à la dilatation thermique des métaux pour les bacs de grande longueur et de couleur sombre. Cahier des clauses techniques DTU 40. NFP 84-206-2 (DTU 43.42 (DTU P 34-212) (juin 1965.35) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’acier revêtues. Leur mise en œuvre forme une étanchéité continue des parois qui ne nécessitent pas de pare-pluie sauf en cas de protection temporaire des parois en bois.36) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’aluminium prélaqué ou non.36) Couvertures en plaques nervurées issues de tôles d’aluminium prélaqué ou non. Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité. La pose peut se faire à ondes verticales ou horizontales.43 (DTU P34-213) DTU 40. Cahier des charges.

Plaques planes en fibre-ciment Support Le support est réalisé par des tasseaux dont la section est au moins de 20 x 65 mm cloués sur le mur à ossature légère. Les plaques sont percées avant vissage. Ils peuvent également être laissés ouverts. coloré et satiné. Leurs dimensions sont comprises entre 60 cm et 120 cm en largeur et peuvent atteindre 3 m en longueur. La position par rapport aux bords de plaques est au moins de 20 mm afin d’éviter tout risque de casse. On veillera à assurer un calepinage soigné prenant notamment en compte la position et les dimensions des baies. Les plaques peuvent avoir un parement brut ou lisse. Elles sont vissées sur des tasseaux.Plaques de fibres ciment Principes Le système consiste à utiliser des plaques de faible épaisseur (6 à 8 mm) en fibres ciment comprimées et autoclavées. Ceux-ci sont toujours disposés verticalement quelle que soit la disposition des plaques. Précautions principales de mise en œuvre Les plaques peuvent être montées verticalement ou horizontalement. Fixation La fixation des plaques est assurée par des vis inox de 4 x 30 mm à tête large. Il est généralement compris entre 300 et 500 mm. Leur entraxe dépend du format des plaques sans pouvoir excéder 60 cm. L’écartement des vis dans le sens vertical dépend de la région et du site d’exposition. Les joints horizontaux sont obstrués à l’aide de joints H de type Batiprofil pincés sur la plaque inférieure. Normes GS n° 5 : CTP Couvertures en plaques profilées en fibres-ciment faisant l’objet d’un avis technique Cahier des prescriptions techniques d’exécution (juin 2000) (Cahiers du CSTB 3297 novembre 2000) CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 205=========== . On prévoit un jeu d’environ 6 mm au pourtour des plaques. Une lame d’air ventilée d’au moins 20 mm doit être assurée. Les joints verticaux peuvent être laissés ouverts à condition de placer un joint d’étanchéité sur le tasseau . Ils peuvent aussi être revêtus d’un couvre-joint en bois ou en métal.

Fixations Les crochets sont constitués par des fils de ∅ 3 mm en acier galvanisé ou de préférence en acier inoxydable. Cette dernière pose s’accommode mieux des façades de formes simples et comportant peu d’ouverture. cuivre. . Normes NF P 32-201-1 (DTU 40. La largeur des liteaux est comprise entre 40 et 50 mm. Précautions principales de mise en œuvre Les ardoises peuvent être posées droites (à pureau entier) ou en diagonale. inox…). la technique des revêtements muraux en ardoises fait appel à des ardoises naturelles ou en fibre-ciment fixées par des crochets sur un lattage ou un voligeage. baies…) seront réalisés de préférence avec des feuilles métalliques façonnées (zinc. Ils peuvent être à pression pour les épaisseurs de liteaux inférieures à 18 mm et à pointe pour les épaisseurs supérieures. de poser les ardoises situées en partie basse de façade sur des voliges.11) NF P 32-201-2 (DTU 40. L’épaisseur minimum des liteaux dépend de la distance des appuis : .11) Couverture en ardoises – Cahier des charges Couverture en ardoises – Cahier des charges spéciales CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 206=========== . La pose des ardoises à clous est également pratiquée.25 mm pour portées > 40 cm. Ardoises naturelles Ardoises en fibres-ciment Supports Le support peut être réalisé par des voliges ou des liteaux posés sur un contre liteaunage afin d’assurer une ventilation. Tous les points singuliers (angles.De 14 à 19 mm pour portées < 40 cm. Il est préférable pour éviter les risques de bris. Une lame d’air d’au moins 20 mm doit être assurée sur la face arrière de l’ardoise. L’écartement entre liteaux est compris entre 12 et 30 cm selon le type d’ardoise.Ardoises Principes Dérivée des systèmes de toiture. mais elle rend les opérations de remplacement beaucoup plus délicates en cas de bris.

Un blocage mastic adapté est parfois nécessaire selon les produits. Les produits à double accrochage sont plus élaborés.Bardeaux en terre cuite Principes La technique des revêtements muraux en terre cuite renvoie à deux grandes familles de produits. on doit veiller à ne pas sectionner le profil d’accrochage. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 207=========== . Ils sont posés dans un même plan et viennent s’emboîter sur des profilés métalliques. Supports Le support peut être réalisé par des liteaux en bois ou des profilés en aluminium dont la section (forme et dimension) est appropriée au système d’accrochage du bardeau. Bardeaux de terre cuite Fixation La pose se fait par suspension et emboîtement sur le profilé support. Les produits à simple accrochage sont voisins des tuiles plates de couverture. On assurera un calepinage soigné afin de limiter les coupes et de contrôler l’esthétique de la façade. En cas de coupe horizontale. Sur certains produits. Les fabricants de bardeaux assurent généralement la fourniture de ces produits spécifiques. Précautions principales de mise en œuvre Un joint d’environ 5 mm doit être prévu en périphérie pour les bardeaux accrochés dans un même plan afin de permettre un mouvement de structure. Ils se posent à recouvrement en écaille et s’accrochent sur des liteaux en bois. Une lame d’air d’au moins 20 mm doit être assurée sur la face arrière des bardeaux en terre cuite. des crochets anti-arrachement doivent être posés sur le premier rang.

Cahier des clauses spéciales Couvertures en tuiles plates de terre cuite Partie 2 : Cahier des clauses spéciales Couvertures en tuiles plates de terre cuite Partie 1 : Cahier des clauses techniques Mais encore … Ce rapide panorama des revêtements est loin d’avoir épuisé toutes les solutions possibles pour recouvrir les murs à ossature bois.Partie 1 : Cahier des clauses techniques NF P 31-202-1 (DTU 40. Des projets d’architectes ont eu recours à d’autres solutions : • Toiles • Membranes d’étanchéité • Bardeaux bitumeux • Verre • Plaques en polycarbonate alvéolaire • Tuiles en béton • Céramique • … Plaques alvéolaires en polycarbonate CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 208=========== . baies…) seront réalisés avec des accessoires spécifiques réalisés par le fabricant.21) NF P 31-202-2 (DTU 40. Normes NF P 31-203-2 (DTU 40.Cahier des clauses techniques Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief .21) NF P 31-204-2 (DTU 40.23) Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief . janvier 1999) Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat .Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (septembre 1996.211) Couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat .23) NF P 31-204-1 (DTU 40.Les points singuliers (angles.211) NF P 31-203-1 (DTU 40.

3 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de fondations Facteur de conception des systèmes de fondations 3 .PLOTS ET LONGRINES Principes Matériaux Pré-dimentionnement Jonction des plots et des longrines Mise hors-gel des fondations Normes et DTU 3 .FONDATIONS EN OSSATURE BOIS TRAITÉ Principes Matériaux Pré-dimentionnement Semelle des fondations Ossature des fondations Revêtements des fondations Planchers bas Planchers haut Protection des fondations Drainage Normes et DTU 3 .poutres Pieds Contreventement CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 22 22 22 23 24 24 24 25 26 27 27 27 28 28 29 29 29 30 30 31 31 32 32 32 32 33 34 35 35 36 37 37 37 38 38 38 39 39 39 41 42 209=========== .HISTORIQUE Le bois nomade Habitudes en bois À l’origine des temples Opus craticium Pagodes à consoles Églises debout Le mur en bois massif empilé Colombages vernaculaires Le "Stick style" Le "Shingle style " La charpente composée Les charpentes ballon et plate-forme Le pittoresque industriel Le bois lamellé-collé 2 2 3 4 5 5 6 8 9 11 12 13 14 15 16 2 .4 .1 .SEMELLES FILANTES Principes Matériaux Pré-dimentionnement Fondation sur sol en pente Semelles excentrées Mise hors-gel des fondations Murs d'infrastructure Protection des fondations Normes et DTU 3 .2 .Table des matières SOMMAIRE 1 1 .FONDATIONS 3 .PIEUX ET PILOTIS EN BOIS Principes Matériaux Matériaux Pré-dimensionnement Jonctions pilotis .5 .CONCEPTION GENERALE Comparaison des différents principes constructifs courants pour l’habitat ou les petits bâtiments Comparaison des différentes logiques de production Facteurs de choix d’un principe constructif Incidences du choix constructif sur la conception du projet 17 18 19 20 21 3 .

PLANCHERS 5 .2 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes de planchers Facteurs de conception des différents systèmes de planchers 5 .1 .PLANCHERS EN BOIS MASSIF Principes Matériaux Pré-dimensionnement Clouage Appuis et jonctions Supports de revêtements de sols Fluides et gaines Porte-à-faux et trémies Isolation Feu Autres planchers en bois massif Normes et DTU 5 .MURS À OSSATURE LÉGÈRE EN BOIS Principes Matériaux Pré-dimensionnement Lisses et sablières Liaisons des parois Baies Contreventement Éléments de renfort Percements et entailles Constituants du mur Feu Isolation Types de panneaux Types de mise en œuvre Normes et DTU 4 .Normes et DTU 42 4 .3 .2 .4 .MURS EN MADRIERS OU RONDINS EMPILÉS Principes Matériaux Types de profilés Pré-dimensionnement Tassement Assemblages Appuis Baies Isolation Fluides et gaines Fixation des éléments suspendus Feu Entretien Exemple de chantier Normes et DTU 43 43 43 44 45 45 46 46 47 53 56 59 62 64 65 67 68 71 73 76 77 77 78 78 79 82 85 87 89 89 90 90 90 91 92 92 93 94 94 95 96 96 96 96 97 97 5 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes porteurs verticaux Facteurs de conception des systèmes porteurs verticaux 4 .PLANCHERS PAR SOLIVAGE CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 98 98 98 99 100 100 101 102 102 103 104 104 105 106 107 107 108 109 210=========== .1 .MURS 4 .SYSTÈME POTEAUX ET POUTRES EN BOIS Principes Matériaux Pré-dimensionnement Assemblages des poteaux et des poutres Contreventement La structure et les fondations La structure et les remplissages Feu Normes et DTU 4 .3 .

LES BARDAGES EN LAMES Principes Matériaux Types de lames Dimensions des lames Fixation CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 163 163 163 164 164 164 165 167 167 211=========== .CHARPENTES 6 .2 .2 .4 .FERMES INDUSTRIALISÉES Principes Matériaux Différents types de fermes industrialisées Pré-dimensionnement Assemblages Antiflambement Contreventement Appuis Fixation aux appuis Trémies Rives et saillies Formes particulières Normes et DTU 6 .1 .3 .1 .REVETEMENTS MURAUX EXTERIEURS 7 .CHARPENTES – CHEVRONS Principes Matériaux Différents types de charpentes-chevrons Pré-dimentionnement Assemblages Antiflambement Contreventement Fixation aux appuis Trémies Feu Rives et saillies Normes et DTU 124 124 124 125 127 127 128 128 131 132 135 136 138 139 140 141 141 142 142 144 145 145 146 147 148 149 151 153 153 154 154 154 155 157 158 158 159 159 160 160 160 162 7 .CONCEPTION Comparaison des différents systèmes d’ossature de toiture Facteurs de conception des systèmes de charpente 6 .CONCEPTION Comparaison des différents revêtements extérieurs 7 .Principes Matériaux Pré-dimensionnement Appuis et jonctions Liaisonnement des solives Platelage Fluides et gaines Cloisons intérieures Porte-à-faux et trémies Plancher sur vide sanitaire Isolation Feu Autres planchers par solivage Normes et DTU 109 110 110 111 115 116 117 118 119 120 120 121 122 123 6 .FERMES ET PANNES Principes Matériaux Différents types de fermes Pré-dimensionnement Assemblages Fixation des fermes aux appuis Fixation des pannes Contreventement Rives et saillies Normes et DTU 6 .

MATERIAUX DE REVETEMENTS AUTRES QUE LE BOIS Enduits hydrauliques Parement en maçonnerie Revêtements plastiques épais (RPE) Pierres minces Feuilles métalliques pliées Bacs et tôles métalliques Plaques de fibres ciment Ardoises Bardeaux en terre cuite Mais encore … 167 168 170 170 171 171 172 173 174 174 176 177 178 178 178 179 180 180 180 181 181 182 182 182 182 182 182 183 183 183 184 184 184 185 186 186 186 186 187 188 188 189 191 191 191 192 192 194 195 195 197 199 200 201 203 205 206 207 208 BIBLIOGRAPHIE CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 212=========== .LES BARDAGES EN BARDEAUX Principes Matériaux Types de bardeaux Dimensions des bardeaux Fixations Tasseaux Types de pose Ventilation Pare-pluie Arrêts au sol Jonctions entre bardages Baies Angles Feu Préservation / finitions Autres produits Normes et DTU 7 .4 .3 .LES BARDAGES EN PANNEAUX Principes Matériaux Types de panneaux Dimensions des panneaux Fixations Tasseaux Types de pose Ventilation Pare-pluie Arrêt au sol Jonctions entre panneaux Baies Angles Feu Préservation / finition Autres produits Normes et DTU 7 .5 .Tasseaux Types de pose Ventilation Pare-pluie Arrêt au sol Jonctions entre bardages Baies Angles Feu Préservation / finitions Autres produits Normes et DTU 7 .

Karl Mölher . • Manuel de la construction en bois. • Construire avec le bois / Dominique Gauzin-Müller. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires Romandes. Guide complet des utilisations architecturales du bois dans la construction. Zürich : Forum du bois CSRB. Paris : Le Moniteur. Paris : CTBA/Techniques et Architecture. CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 213=========== . 1995. Dieter Hoor . 1994. Ottawa : Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). • La charpente industrialisée en bois. 1998. NATTERER. à l'industrie et l'administration. Ottawa : Conseil Canadien du Bois (CCB). 2000. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires Romandes. 1999. Cedotec. • Construire en bois 2 / Thomas Herzog . 1990.• Construction à ossature bois. Marcel Denance. Michael Volz . Paris : Eyrolles/CTBA. Paris : Eyrolles. Un ensemble à bien concevoir et à bien mettre en œuvre. 1988. 1997. • Enveloppe de bâtiments à ossature de bois. Conception et mise en œuvre / Hélène Skoutarides . 1999. Lignum. • Bardages bois / CTBA. Zürich : Lignum. • Détails bois : collection des 11 numéros Paris : CNDB. • Construire en bois. • Lignatec 8/2000. Julius Natterer. 1996. Choisir Concevoir Réaliser / Karl-Heinz Götz . Julius. • Construction de maison à ossature bois – Canada. 1998. Ottawa : Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Revêtements de façade en bois non traité. 1995-2000. • Planchers en bois pour les bâtiments destinés à l'habitation.

org www. avenue de Saint-Mandé .org CNDB – Module de Formation n°2 – version 2 214=========== .Module de formation n° 2 Technologies de construction bois Coordination : Jean-Claude GUY – CNDB Auteur : Jean-Claude BIGNON – CRITT-CRAI Nancy Dessins : Damien HANSER – CRITT-CRAI Nancy Réalisation : Jérôme GRIVET – CNDB COMITÉ NATIONAL POUR LE DÉVELOPPEMENT DU BOIS 6.bois-construction.75012 Paris Tél : 01 53 17 19 60 Fax : 01 43 41 11 88 E-mail : info@cndb.

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