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PARTIS POLITIQUES

MOUVEMENT NAHDA

Fathi Rebiai : "Il est dangereux de faire échec à l'opportunité de réformes"

de faire échec à l'opportunité de réformes" ALLIANCE PRÉSIDENTIELLE Les échéances de 2012 permettront

ALLIANCE PRÉSIDENTIELLE

Les échéances de 2012 permettront de voir plus clair

P. 3

ASSEMBLÉES ÉLUES

M. Touati (FNA) écarte les candidatures de "dernière minute"

écarte les candidatures de "dernière minute" PÉNURIE DE MÉDICAMENTS Ould Abbès s’engage à mettre
écarte les candidatures de "dernière minute" PÉNURIE DE MÉDICAMENTS Ould Abbès s’engage à mettre

PÉNURIE DE MÉDICAMENTS

Ould Abbès s’engage à mettre fin à la polémique

P. 3

Ould Abbès s’engage à mettre fin à la polémique P. 3 21 Ramadhan 1432 - Dimanche

21 Ramadhan 1432 - Dimanche 21 Août 2011 - N°14286 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE 20 Aoû t HOMMAGE À
20 Aoû t HOMMAGE À ABANE RAMDANE ET ZIGHOUD YOUCEF AU CENTRE DE PRESSE D’EL
20 Aoû
t
HOMMAGE À ABANE RAMDANE ET ZIGHOUD
YOUCEF AU CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID
DEUX ICÔNES
DE NOVEMBRE
Ph. : Nesrine

PP. 6-7

LES GUICHETS UNIQUES DE L’ANDI BIENTÔT DANS LES 48 WILAYAS A QUELQUES JOURS DE LA
LES GUICHETS UNIQUES DE L’ANDI
BIENTÔT DANS LES 48 WILAYAS
A QUELQUES JOURS DE LA RENCONTRE
MCA-AHLY DU CAIRE
Plus près des investisseurs
Le match des coulisses
a déjà commencé
P. 31
P. 4
Reportage
L’Imâm An-Nawawî "Cheikh El Isl
Par Mohamed
Koursi
quelques
chapitres
quisse
sur
le
Souna
est
des
personnalités
marquantes
de
l’école
ses
livres
les
plus
I
l Shaféite, sous
Muhyiddîn,
Abû
Zakariyyâ,
plus
connu
appelés
Al-Arbain
du
village
syrien
est
né,
Nawa
qu’il
il acheva de :
en
668
(de
la
haute
plaine
de
la
Batanée),
l’imam
Nawawi
des
vertueux).
Shei
BETHIOUA
Ramadhan
sous les
ou
Cheikh
Islam
(selon
titre
que
lui
ont
donné
de
lui
"Il
réuni
les
adeptes
l’école
Shaféite
laquelle
apparte-
suffi
pour
que
les
nait)
voit
jour
en
631
A.H
(1233
A
il l’instar
de
et
apprendre
de
lui
tous
les
le lettrés une le et l’imam
dont
le
parcours
les
mènera
vers
la
l’ascétisme
le
deg
postérité,
Nawawi
apprend
des
et il ). son
jeune
âge
terdiction
du
blâmab
le
Coran
s’initie
très
tôt
aux
à sciences
le islamiques
Atteint
comme
le Hadîth, de nom El
la
Langue
Arabe
Fiqh.
Son
l’âge
45
Il ma g t
père
raconte
que
la
veille
du
le 27
e
Ramadan
en
cète,
ne
se
maria
pa
: l’an
638
le
jeûne
An-Nawawî,
jour alors
âgé
de sept
«Les
40
ans,
dormait
A.H., auprès !
lui.
réveilla
et
s’exclama
quarantaine
de
hâdît
PP. 15 - 16 - 17 et 19
«mon
père
quelle
de est
cette
Il se lumière
de qui
emplit
la
le
socle
de
a d’une dans du nawawi», l’Islam. ans et
e C
maison ?!». Son
sommes ré-
ces
hadiths
les
mi
père dit : «Nous nous
amadhan
veillés et
ne vîmes
Nous
Hadith
les
savants
III
ème
aucune lumière.
avons alors
17
16
su qu’il
s’agissait de Laylat Al-Qadr (La Nuit du
férence
en
la
matière
EL MOUDJAHID
EL MOUDJAHID
Destin)». Le siècle de cet imam est marqué
par les
Sahih
Boukhari
Sah
des Mongols
Hadith du Prophète Muhammad
HISTOIRE
qui envahirent
Ibn
le Madja,
Aboû
et Daw
convoitises territoriales
(que la paix et le
Abbassides à
salut d'Allah soient sur lui)
(tous
présentés
dans
l’Est et prennent
Bagdad, capitale des
Cette école est
ce moment
là.
(que la paix et le salut d'Allah soient sur
née, en quelque sorte de la rencontre
éditions
précédentes)
Le Messager d’Allah
deux deux
autres écoles
qui s’inspirent du droit mu-
lui) a dit : «Allah ne
m’a point
envoyé aux gens pour leur rendre la
: le Malékisme
fortement implanté
De
cette
quarantaine
Il eut comme
leur perte ; Allah m’a plutôt envoyé
vie difficile ou pour souhaiter
sulman sunnite
maître En Fiqh (jurisprudence isla-
mique)
en tant qu’enseignant
et pour rendre la vie facile aux gens.»
Abu Ibrahim
ibn Othman
arabe
(Malek
rapporté
les
deux
si ; sa c .
Ishaq ibn Ahmad
dans l’aire
Ibn Anas
par
et son fameux
Rapporté par Mouslim.
Le chaféisme,
ser
difficile.
«Ce
que
cette école
Al-Maghribi Al-Maqdisi.
ici) et le Le hanafisme
Mouatta qu’on a déjà présenté
de jurisprudence
propre à
tire son
l'islam sunnite
notre édition
de demain) qui s’est déve-
évitez-le, et
(à lire dans
ce que je vo
FATAWI
nom de
(767-820) né à Gaza. Les
LES DESSEINS
DU CORAN
l'imam Al-Chafii
(Chine, Afghanistan,
le dans la mesure où cela
loppé hors des frontières arabes
principes de cette école se sont propagés
en Égypte,
Tadjikistan, Pakistan,
Bangladesh) .
Inde, Bengale,
ont pér
vous ont précédé
Surinam,
aux Co-
Annawawi
est considéré
comme l’un des plus
de leurs
questions et leu
Indonésie, Thaïlande,
Inde du sud,
Le jeûne
au Yémen.
Le chafeisme se-
du hadith.
au-
mores, aux Philippines,
grands commentateur
Il est, d’ailleurs,
l'égard de leurs Prophète
rait
et en Malaisie.
teur
d’
un
commentaire
de
Sahîh
Muslim,
de
(II et fin)
même «religion»
d'État au Brunei
utilisant l’un des moyens cités ci-dessus.
b) Bienfaits spirituels :
Les
secrets
du
jeûne
sont au nombre
de
Sans les péchés qu’il commet, l’homme serait
trois : le jeûne en général,
le jeûne en particu-
peuvent observer
“Ceux qui
le
jeûne et le
Comment ne serait-il pas ainsi
lier et le jeûne
o y e n n a n t la
proche des anges.
alors que Dieu l’a
des
plus particuliers.
Le premier
ro m p e n t, d o iv e n t s e r
a
c h e te r,
m
créé sous le plus bel aspect et
est l’abstinence de nourriture et de plaisirs sen-
nourriture
d’un
pauvre
QAHWA FI GOUBLI
[un
par
jour].
et l’a comblé en lui donnant
suels, le second l’éloignement
la plus belle
forme
du corps de tout
se
montrera,
[ce
faisant], très
Quiconque retirera un plus grand avantage.
la raison et l’intelligence ?
Par Cheikh
ce
qui est interdit,
le troisième est le jeûne du
large, Mais en en tout état de cause,
cœur qui se ferme
Yusuf Al-Qaradawi
“Nous
avons
donné
à
l’homme
en
le
à toute chose sauf à Dieu le
il
est préférable
pour vous de jeûner”.
créant, la
forme
physique
la
mieux
propor-
Très-Haut. Ce dernier jeûne est très rare et ne
tionnée. Puis Nous le ferons sombrer dans une
se rencontre que chez quelques croyants, ayant
Le jeûne
et la maladie
extrême déchéance”.
(Les Figues,
V
: 4-5).
atteint un haut degré de foi.
10- Catégories de jeûnes :
le tumulte des passions
Le jeûne peut être obligatoire
Le
jeûne affaiblit
et
(volontaire).
donne à celui qui l’observe
Aux portes
(I)
une
maîtrise de soi.
8- L’expiation exigée par la rupture du
Le
premier
est
le
jeûne
de
Ramadhan. Le
Le Prophète, bénédiction
second est le jeûne volontaire,
et salut sur lui, a dit
jeûne :
suivant la tradi-
deux types de ruptures, celles
de Sidi Abderrahmane
: “Ô jeunes
gens, mariez-vous,
c’est
bon pour
Il y a
qui exi-
tion
du Prophète.
Question :
la vue et cela
gent que les jours
permet de garder la vertu ; celui
manqués soient refaits et celles
Voici
les
jours
particulièrement
indiqués
qui exigent, en plus, une expiation
Quelles
sont
les
directives
relatives
au
qui ne peut
pas, qu’il
observe un jeûne”.
(Kufâra). Ce
pour
le jeûne
:-
six jours
du
mois
de
shuwâl
malade
qui
ne jeûne
pas
pendant le mois
de
les cas que nous
«M'Quam
(mausolée)
de
Sidi-
Le jeûne
apprend
à
l’âme
la
patience,
la
sont
examinerons :
(mois suivant
le Ramadhan). Le Prophète a dit :
L
Ramadân
?
à coloniale remonte l'union e "Lcès Abderahmane tuel Zeld dans
Ethaâlibi,
gardien
spiri-
force
et
la
volonté,
la
sincérité,
la
chasteté,
a)
cas de celui qui rompt
le jeûne au cours
“Qui
accomplit
le
jeûne
de
ramadhan
l’amour du bien, l’éloignement
de la b) journée.
d'EI-Djaza-ir
Béni-
Mezghna,situé
du
mal. Le jeû-
puis
le
fait
suivre
de
six jours
de shuwâl
Réponse
qui rompt le jeûne volontai-
c’est comme s’il jeûnait
neur s’abstient
de nourriture, de boissons, de
cas de celui
sans fin”.
Le secret
l'entrée
de
la
Casbah
du
l'ôté
de
la
rue
est qu’il est comparé
plaisirs sexuels et d’autres choses tout au long
rement. S’il le rompt par oubli ou par erreur, il
de
ce jeûne
à un jeûne
Bencheneb'sidi
Abderrahamen
mohamed
es
unanimes
sur
qu’un
L
alors qu’il peut ne pas le faire.
de la journée,
n’y a aucun
mal, il n’est
tenu que de refaire
malade
tenu
le
perpétuel parce qu’une bonne œuvre recevant
Ibn
Makhlouf
At-taâlbi,
patron
(Ouali
pro-
c’est grâce à sa sincérité
puisqu’Allâh
soit-Il
dit
:
Et s’il le fait,
et à sa
jour manqué.
une
récompense
équivalent à dix fois sa valeur
tecteur)
de
la
ville
d'Alger,est
1384
dans
la
atteint avec les jours de Ramadhan
"Celui
qui
est
malade
ou
voyage
torchères
volonté
et
pour
répondre
à
l’ordre
de
Dieu,
c)
cas de celui
qui rompt le jeûne par obli-
a
et ces six
région
de
Ouled
Yasser(W.de
Boumerdès)
dans
ensuite
un
de
équivalent.
veut
désirant Sa récompense
et Sa grâce. Dieu
en
gation, il n’est tenu que de refaire le jour man-
jours le compte
d’une année.
une
famille
d'intellectuels
dont
généalo-
la
Il Noble facilité fièvre en par gagner
pour
ne
veut
pas
retour lui a donné la résistance
à
la faim.
de Dhu al hidja
Le
qué.
-
10 du mois
et le jour
de
gique
jusqu'à
Ali
Ibn
Abi
Taleb.
dans
difficulté."
Ainsi,
en
nous
appuyant
jeûneur durant le Ramadhan
rompt le jeûne croyant
a
la maîtrise
de
d)
cas de celui qui
Arafat
pour
qui
n’est
pas
en
pèlerinage. Le
le
et
Il
eôtoya
les
plus
grands
docteurs
son
temps
à lui unanime qui
Prophète, Bénédiction
soi. Même s’il
trouve
une
table
bien
garnie
qu’il
touche
à
sa fin,
c’est
comme
celui
qui
et Salut Sur Lui, a dit :
musulmans,
un
le
droit
de
ne
avec les mets les plus fins et les boissons
comme
Abi
Zeyd
el
Waghlissi,
Kassam
el
les
voyage pendant
le ramadhan et qui, même s’il
“Le jeûne
de Arafat recouvre
les
péchés de
pendant
de
Ramadân.
ne parcourt pas la distance autorisée
Mashdali,
Abi
Kassem
Boughzalî,
Mohamed
plus douces,
il ne pense
même pas y toucher
par la rup-
deux années
La
question
qui
se
pose
est
quel
de
passées et à venir”. Hafça rap-
ibn
Khalf
el
Oubay,
ses
nombreux
sa faim est grande,
ture, rompt le jeûne.
maladie
- d’un un musulman à jours Il l’avis
de
s’abstenir
même
si
car
il a peur de
Il n’est tenu, ici, que de
porte
:
“Le Prophète
n’omettait jamais
de
voyages
d'études
avant
s'installer
en
jeûne
que
le
jeûne
peut
aggraver
Dieu.
de tous les remèdes”.
Le sage
mau vaises
ch oses. L’im am A l-G h azali a dit
faire quatre
: le jeûne de l’Achoura,
maux, le régime
:
refaire le jour manqué.
choses
1414
Alger,
on
lui
confia
magistrature
ou
à du guérison maladie n’est
permet
au
musulman
de
Luqman a fait cette recommandation
“Dieu met au même niveau
le d ix iè m e jou r,
n’y
pratique
- a qui même jeûne
le
à
son fils
celui qui écoute
cas de celui
les
e)
qui vomit : il n’y a pas d’ex-
e
t tro is jo u r s p a r m o is e t le s
rompre
jeûne.
De
la
même
façon,
le
fils, quand le ventre
suprême
de
la
ville.
Fondateur
de
l'école
pour
renforcer
la
maîtrise
dompter
les
: “Ô mon
est repu, les pen-
choses illicites et celui
piation, on n’est tenu que de rendre le jour.
deux génuflexions
qui
les
consomme”.
de
l’aube”. Le
secret du
jeûne
chez
le
malade
une
jeûne de Arafat
est qu’il ressemble
Thaâlibiya,
toutes
d'enseignements
y
forces
de
l’âme
au
mal.
Dieu le Très-Haut
sées
s’endorment,
la
sagesse
se
tait,
les
a
déclaré
:
“…
des
ama-
L’expiation
s’effectue
par
l’affranchisse-
au pèleri-
douleur
l’empêche
a d’accomplir ne ce Exalté droit : un pas si
son
travail
et
membres n’accomplissent
teurs de fausses
nouvelles et des fricoteurs
croyant (les hanifites
nage. Il montre
(histoire,
combat
plus le culte…”.
ment d’un esclave
étaient
prodigués
), vérités Dada, revenir repris littérature,
soufisme,
n’exi-
l’attachement aux Lieux Saints
de
sa
vie,
le
de
ne
pas
(épris) de trafic louche”.
gent pas que l’esclave
expose l’âme à la miséricorde
et
salut
:
doctrines,
Sidi
e) Bienfaits dans l’au-delà :
(La Table,
soit musulman)
interprétation
“Le
On
a Coran être Quelle savants ?» etc.). Ceci interrogé peut
Ahmad
un
V
: 42).
ou alors
et
qui descend
Le jeûne, dans l’autre vie,
Il dans
fils
l’accomplissement
d’un jeûne
de
deux
mois
sur
les pèlerins.
Quant au jeûne de trois jours
est
l'auteur
notamment
de
"Les
bons
joyaux
malade
autorisé
jeûner
efface les péchés
“D’où
vient
que
leurs
rabbins
et
leurs
jeûneur l’agrément
mois, l’imam
al Dahlawi explique
dit
pas
capable
de
jeûner.
Puis
a barrez-lui troubles Bienfaits le jeûne, ainsi chaque
le
faim”.
et vaut au
de Dieu. Dieu le
grands
prêtres
ne
les
empêchent
point
de
successifs. Et s’il y a rupture, on est tenu de
par
qu’une
dans
l'interprétation",
"Les
lumières
éclairantes
on
lui
encore
Un
homme
affli-
Bienfaits
Très-Haut, par
jeûne, cherche
tenir des propos
le sociaux d’autre leur C’est
le
le
bien
des
criminels et de se livrer à
refaire
le jeûne
de
nouveau. Dans
le
cas
“bonne
action
étant
multipliée
par
dix,
le
dans
de
la
Loi
et
de
la
Vérité",
"Les
la
fièvre
dans
l’incapacité
?
jeûneurs et non leur contrainte,
observe
le
jeûne,
rappelle
un trafic louche ?”. (La Table, V : 63).
pas jeûner,
comme le pen-
l’on
ne
pourrait
s’il
faut
nourrir
nombre
de
jours
de
jeûne
équivaut
à
une
Jardins
des
Saints","Des
le
soufis-
peut
être
plus
grave
à que sur du
ceux
souffrent
de
durant
toute
sent les ignorants
qui raillent le Ramadhan.
d) mettre son corps à l’abri de tout péché :
soixante pauvres. Les
écoles juridiques, à
Il
l’ex-
année”.
me",
nobles
sciences
dans
l'observation
ceux
sont
dans
! se de dénuement la leur choses. obtient comme lui, cœur”. de Prophète, ses le le
faut préciser,
cependant, que le jeûne dont il
il ne faut
faire avec les pieds ou les mains que
ception
des malékites,
sont
d’accord
sur
cet
Jeûne
n Sha’aban une Lui, de l’Achoura (en des d
e rapporte du Essaleh aux jeudi
des
états
de
l'autre
monde"
.C'est
dans
la
Qobbâ
Il
il nombre mois que toutes dont
il sont ne dent, un sur sortes sont
de
maladies.
Certaines,
est question et qui apporte des bienfaits
faire, il ne faut consom-
ordre des modes d’expiation.
y
vieillards,
la éclaire on et raisons leurs son sur selon orphelins, que leur Il le Sur Le que
les
ce qu’il est permis
à
celui
de
jour
a o l’Achoura Arabes, le jeûna n Ramadhan il
mois
mal
doigt
blessé,
petit
de
la
gracieuse
mosquée
l'architecture
maghré-
étrangers
de
passage…
En
les
qui l’observe est le jeûne accompli avec la sin-
mer au moment
la rupture
que des produits
Moharram),
la
pas
aggravées
- jeûne. mala-
de
bine
que
le
saint
patron
son
vrai
nom
jeûne
certain
nombre
en
Il rappelle le et lui,
peines
cérité, la pureté de l’âme et du cœur. Il ne doit
9-
Autorisation
de
le
période
i Il jeûne sur du de jeûne pas”. u tous Prophète, constituent d pré-islamique, Bénédiction Prophète de
e de (10 de Aïcha Salut du quand t apportent et sorte veut Qoraychites comme et l parmi n Dieu souhaités. Pharaon e Ramadhan) qu’un observaient a
Ibn
Ibn
Makhlouf
le par l'arbre (de Abu la en Abderrahmane sur Ibn Abderrahmane
licites. e) consommer avec modération
troubles
digestifs
: le de vous (indigestion, autorisé soit qui que par ? des de «Quand importante l’honnêteté pas fait Dieu jeûner. lorsque
s’attendrit
défen-
pas
être
suivi
de péchés ou
d’actions
qui
en
au
moment
Selon
l’avis
médecin
musulman,
on
jeûne.
Bénédiction
sur
Etthaâlibi
de
la
tribu
Thaâlba),
fut
inhumé
et
règnent
société
bonté,
amoindrissent
la portée,
qu’il
s’agisse
d’une
de la rupture
du jeûne. Il ne faut pas
comme
peut,
parce
que
risque
d’aggraver
une
Lui,
faisait
e l’o que même,
en
1471.
Dans
le
cimetière
jouxtant
la
qobb21
fut
a est-il : son basant Toute qu’il le qui à maladies permet autres,
permettent
pas
- musulman -
au
l’entraide.
d’une mauvaise
action. Quant à
font
certains
jeûneurs
engloutir
de
grosses
maladie
ou
de
: doit les retarder causer
Il torts. guérison, le pauvre “Celui jours elles
la
le
Médine.
et
ordonna
gens
: dit Ces s’abstenir
jeûne
puisque
dans
de
telles
médisance celui qui jeûne ou par tradition
inhumé
aussi
Sidi
Ouali
ce
saint
venu
mutuellement
ou habitude, il ne
quantités d’aliment au point de ne plus pouvoir
jeûne.
Le
voyageur
est
à également rompre et avant les
autorisé
ne
je
lig
tio
m
- la telles abcès Le dies diarrhée, de situations Un lorsque Si malade abstenir. en d’après confiance sont de peut
est
dans
l’intérêt
du
patient
de
d'Odent
et
qui,
selon
légende,
souleva
les
pour
ces
que
peut bénéficier
des mérites du jeûne.
respirer !
pas
jeûner
s’il
parcourir
une
certaine
fut
jeûner
PP. 10-11
musulman
s’abstenir
jeûne
navires
de
Charles
Quint
grâce
un
coup
de
été
à de la Il autres. faiblir. Les y de salut la d’Adam, ainsi famine même l’origine obligation devient par
légale.
“Tu ne pourras
faire [en faveur] de
rien
tance
et
s’il
doit
l’aube.
Si
la
à dis- dis-
- jeûne l’Achoura n mois jeûne - - révélée,
de
pas
craint
il pas dernier
lui
Il de jeûner du est le nuisible. type façons un jeûnera a savants le jeûner, de mettre tomber jeûner répon- jeûner.
Dieu jette dans le désarroi”.
bâton
les
flots
de
mer".
Dans
ce
sanctuai-
dans
ses
manifestations
sociales,
tance
est
plus
courte
que
distance
autorisée,
ne
Le
secret
jeûne
Achoura
une
personne
en
santé
craint
de
celui que
(La
Quant
jeûne
imparfait,
c’est
celui
qui
ne
re
élevé
extra
muros
le fut l'ancienne d'Alger, el en Saint de Youcef à l'époque durant la
de
médina
vers
la
cause
est
permis
s’en
donne
comme
l’écrit
il El-Aâqad dit à des membres peu les
l’as-
Table, V : 42).
respecte
ce que
pas l’on
d’énumérer.
Le
le
jeûne
doit
être
à maintenu, jeûne [égal]”. donner jours à et
ainsi
que
lorsque
est
que
c’est
que
a Très-Haut q Salut arriva et veut
évalué
de
deux
:
d’une
grande
composée
mil-
Prophète,
Bénédiction
à et la vient Salut
sur
Lui,
a et dit
le
voyage
n’est
pénible,
ainsi
qu’il
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dit
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fin
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XVIIe
siècle
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tombeau
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Il mémoire, se la social. personnes de : même il bénit a les qui
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monde
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jeûne
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Lala
(petite-fille
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accomplissant
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deux
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jeûne
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jeûner”.
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gens
du
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les
tombes
d'autres
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[1] autorisé a jeûne, que l’Imâm être bonne l’expérience connaissances
les
et
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sen-
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qui
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La
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enceinte
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nourrice
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Livre
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Ainsi,
un
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musulman
millions
gens
dans
hauts
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et
le
: le jeûne et il Dieu
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si la
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que
le
Prophète,
et
d par m du sur
Khedeur
Pacha
(1605),
Pacha
(1687),
Ali
confiance
la maladie indique de guérir du peut n’est est-il malade les ne est vous,
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musulman
jeûne
de
il de passage qui du comme famille sur répandues ressentant dans murs sort. nourrissant sans se
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le
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torture
de
7-
Degrés
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jeûne
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Tous
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du
mois
Sha’aban
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ce
dernier
est
ne
Khodja,
avantdernier
d'Alger
Ahmed
s’abstenant
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soi.
Pour
que
jeûne
soit
parfait,
doit
réunir
Le
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des
degrés
;
le
plus
bas
le
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remplacer
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jours
manqués
par
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rapporte
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le
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pas
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de
Constantine
» (1848) dey la la l'imam des Aicha sortes
ainsi
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d'autres
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D’autre
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musulman
l’autorisation
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un
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jeûne
du
prescrit,
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haut
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de
jeûne
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Salut
jeûne
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jeûner
mais
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6 Il a)
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vous
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dans
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(1969-1929),
Abdelhalim
Ben
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ou
l'illustre
commet
un
répréhensible
si le [3] puisqu’il il tuez
nuit
les
leurs
maisons
qui
blâmable,
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ce
qui
peut
distraire
le
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et
le
jeûne
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le
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lui.
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penser,
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jeûner
plus
un
le
s poursuivait et qui
un [2] il à -
miniaturiste
enlumineur
Mohamed
Racim
(1896-
lui-même
refuse
d’accepter
dispense
Il bénédiction court sang; tous leur total. malades, ayant il seur miséricorde forment l’édifice jeûne nous pect lions entier, gieux, sations… coins mode, même selon enfermées connaissent ses confiance la sonnement Prophète, “Celui capacité dit
telle
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l’éloigner
de
l’évocation
de
Tout-
Prophète,
et mois de un (les Bénédiction
et
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jours
Ramadhan.
1975).
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que
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construite
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jeûne
dans
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biens,
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langue
de
médisance
et
jeûne
“Jeûne
un
et
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un
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le
Prophète,
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il
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jouxte
mausolée
qui,
initiale-
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et
ses
épouses.
de
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Le calomnie, jeûne
l’obscénité
du
jeûne
moyen
est
jeûne
trois
jours.
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de
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Lui,
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jeudi.
Exalté
soit-Il
dit
«Ne
vous
pas.
est
ment,
était
érigé
intra
muros
la
médina
des
plan
songe.
Prophète,
de de bénédiction toute
et
et et salut
sur
L’imâm
al
Ghazâli
écrit
“Jeûne
le
lundi
et
produit
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en
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repas
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Vo
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miséricordieux
a envers
vous.»
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d'Alger.
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est
bénéfique,
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lui,
dit
“Le
jeûne
n’est
la
seule
de et : absti- C’est men- toute j’ob-
le
jeudi
ajoute
mois
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Ramadhan
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jeûne
son
dernier
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de
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au
et
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vision
fois
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les
peintres
orientalistes
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subjec-
nence
de
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boisson.
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ainsi
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le pas “Il d’un (suh’ur). partir et ou
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une
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dit
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de toute pas futilité
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du
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la
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Al-Baqarah,
dont
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crie
augmente
obscénité;
si
quelqu’un
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cependant
rompre
le
: le salut plus jeûne mois le Salut de
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du
le
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enceinte
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[2]
En
arabe, 2, 4, on
dit
: rukhsah.
a sur réflexion et une - le démon les l’amitié corps
: de éveille qui
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serve
un
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deux
: surplus
ne
sera
faut
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manqués;
la
nourrice,
fin)
d'Alger,
notamment
lors
des
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à (1818), de ottomane religieuses sur de
Sourate
Femmes,
An-Nisâ’, verset
verset 185.
29.
ventre
est
tous
Il les Le les le et de la le le le sa la a :
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oreilles
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aux
de
trois
jours…”.
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plus
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la pour (fidya), d’un jeûne plus. tard] rompre
en
Mohamed
Bentaleb
Dimanche 21 Août 2011
FOOTBALL
en Mohamed Bentaleb Dimanche 21 Août 2011 FOOTBALL Quotidien national d’information — 20, rue de la

2

2 EL MOUDJAHID Météo 36° à Alger 45° à Adrar Sur les régions Nord, brumeux la

EL MOUDJAHID

Météo

Météo 36° à Alger 45° à Adrar Sur les régions Nord, brumeux la matinée sur les

36° à Alger 45° à Adrar

Sur les régions Nord, brumeux la matinée sur les régions côtières puis le temps sera généralement en- soleillé et relativement chaud vers l'intérieur. Les vents seront variables faibles avec mer belle. Sur les régions sud du pays, le temps sera géné- ralement ensoleillé et dégagé excepté quelques for- mations nuageuses avec orages de l'extrême sud vers le Hoggar/Tassili et le Sud-ouest. Les vents se- ront variables avec une brume de sable. Les températures (maximales-minimales) pré- vues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (36°-22°), Annaba (34°-22°), Béchar (39°- 26°), Biskra (38°-26°), Constantine (36°-18°), Dja- net (36°- 25°), Djelfa (34°-18°), Ghardaïa (40°-24°), Oran (38°-24°), Sétif (34°-18°), Tamanrasset (35°- 24°), Tlemcen (40°-22°), Tindouf (44°-28°), El Oued (39°-24°), Adrar (45°-27°), Ouargla (41°-24°).

Le 25 août, à 21 h 30, à la librairie du Tiers-Monde

Rencontre littéraire avec l’auteur Hamid Grine

La librairie du Tiers- Monde organisera, le 25 août à partir de 21h30, une rencontre littéraire avec l’auteur Hamid Grine, modérée par M. Abrous Outoudert.

Aujourd’hui, à 14 h, au CCI Conférence sur le 20 août 1955 A l’occasion de
Aujourd’hui, à 14 h, au CCI
Conférence
sur le 20 août 1955
A l’occasion de la
journée de Moudja-
hid, le Centre cultu-
rel islamique (CCI)
organise au-
jourd’hui, à 14h à
son siège une confé-
rence sous le thème
«20 août 1955, éter-
nelle glorieuse épo-
pée» animée par
Rabah Machhoud, ancien diplomate.

Aujourd’hui, à 22 h 30, à l’hôtel El Ansar - Blida

Soirée artistique

Le Syndicat national des artistes algériens, en coordination avec l’APC de Blida organise un soirée artistique à la «ville des Roses» Blida, avec une constellation d’artistes, dont le chanteur chaâbi Belhassen, le grand artiste Salah Ougrout, le poète Soulaimane Djouadi et Belaychi Mahfoud.

Ougrout, le poète Soulaimane Djouadi et Belaychi Mahfoud. Organisées ministère la Communication Assises sur par
Organisées ministère la Communication Assises sur par la le publicité de en septembre de la
Organisées
ministère
la Communication
Assises
sur
par la le publicité
de en
septembre
de
la Communication
organise
courant
du
mois
de
septembre
2011,
les
Assises
sur au
la
publicité
avec
participation
de
tous
les
profession-
nels
secteur.
Les
du ministère personnes
morales
désireuses
de
prendre
part
à la cette
rencontre
sont
invitées
à
adresser
un Le
courrier
dans
ce
sens
au et 31 ministère physiques
de
la
Commu-
nication
au
plus
tard,
le
août
2011(fax
n°021-
44.94.92
Aujourd’hui, à 12h Cérémonie de recueillement au cimetière d’El Alia Le parti MAJD orga- nise
Aujourd’hui, à 12h
Cérémonie
de recueillement
au cimetière
d’El Alia
Le parti MAJD orga-
nise aujourd’hui, à 12 h,
une cérémonie de recueille-
ment à la mémoire de Kha-
lef Abdellah, connu sous le
nom de Kasdi Merbah, au
cimetière d’El Alia.
Aujourd’hui, à 22 h,
au café de Soustara
Hommage
à Mohamed Boudia
A l’occasion de la célébra-
tion de la journée du Moud-
jahid, l’association Ouled El
Houma organise en collabo-
ration avec l’APC d’Alger
centre et les Amis de Sou-
stara Casbah, un hommage
à la mémoire de Mohamed
Boudia militant de la cause
nationale, militant de la
cause palestinienne et
homme de culture.

Demain, à 22h, à l’APC de Sidi M’hamed

Cérémonie en l’honneur d’Amar Laskri

L’APC de Sidi M’hamed organise une cérémonie en l’honneur du grand réalisateur et président de l’asso- ciation «les lumières du cinéma» Amar Laskri. Cette 6 e édition aura lieu demain à 22 h au siège de l’APC.

PPUUBB

Nation

3

EL MOUDJAHID

ALLIANCE PRÉSIDENTIELLE

Les échéances de 2012 permettront de voir plus clair

Miloud Chorfi a affirmé que «l’Alliance se porte comme il se doit, et les trois partis la composant travaillent dans le cadre du programme et des orientations du Chef de l’Etat.»

C ontrairement à certaines allégations fai- sant état d’un probable retrait du MSP de l’alliance présidentielle, le parti compte

toujours au sein du triumvirat composé égale- ment du FLN et du RND. «N’oublions pas qu’on est partie prenante du gouvernement», nous a af- firmé, hier, Mohamed Djemaâ, chargé de la com- munication au sein du Mouvement de la société pour la paix, joint par téléphone. Les trois partis poursuivent-ils leur parcours ensemble ? A cette question, notre interlocuteur affirme que la for- mation du défunt Nahnah compte faire son bilan en 2012. L’objectif est de «réexaminer le sujet et discuter de l’avenir», du pôle politique que M. Djemaâ lie aux résultats des réformes politiques engagées en mois de mai par la Président Abde-

laziz Bouteflika. Le MSP s’inscrit dans cette «dy- namique du changement profond et global». Aussi, l’année prochaine pendant laquelle des élections législatives seront organisées, connaî- tra, selon notre interlocuteur, un chamboulement dans la scène politique qui permettra aux partis de l’Alliance de voir plus clair. Convaincu que

de meilleurs lendemains atten- dent l’Alliance, M. Djemaâ af- firme que ce projet est loin d’être une fin en soi. Dans la réalité, dit-il, «l’alliance existe toujours». Il rassure, d’autre part, que le MSP prône une po- litique de «critique objective» héritée de Nahnah, ancien lea- der du parti. Même au sein du Front de libération nationale, on croit qu’ «on s’achemine vers une tendance de maintien du MSP», au sein de l’Al- liance. Cependant, Abdelha- mid Si Affif, député du FLN affirme que depuis la création de ce pôle, le MSP s’est distin- gué par certaines doléances. Il cite l’éventuel recours à des listes communes au niveau local. Cependant, le FLN et le RND n’ont pas tranché sur cette question car, « en toute sincérité, on n’est pas encore arrivé à ce stade de maturité », précise Si Affif. Que pense-t-il du bilan que le MSP compte éta- blir en 2012 ? Est-ce que par cette proposition, le parti de M. Soltani laisse entendre que des di- vergences existent au sein de l’alliance ? Pour lui, depuis quelque temps, le MSP «fait de la suren- chère». En guise d’arguments, il affirme qu’à «l’approche des élections ou d’un éventuel re- maniement, ils fomentent des manœuvres poli- tiques devenues habituelles».

MOUVEMENT NAHDA

Fathi Rebiai : "Il est dangereux de faire échec à l'opportunité de réformes"

de faire échec à l'opportunité de réformes" Malgré cela, au sein du vieux parti «nous continuons

Malgré cela, au sein du vieux parti «nous continuons à croire à cette alliance présiden- tielle». Qu’en est-il du RND ? Partage-t-on les idées des uns et des au- tres où les responsables du parti se distinguent par leur propre discours. Joint par nos soins pour éclairer la position du parti dont il est chargé de la communication, Mi- loud Chorfi, a dit que «l’Alliance se porte comme il se doit et les trois partis la composant travaillent dans le cadre du programme et des orientations du Chef de l’Etat». Quant à Seddik Chihab, sécretaire natio- nal du bureau d’Alger, il a souligné que même s’il existe quelques «divergences» entre les partis, ils «convergent» tous «dans la nécessité», à savoir lorsqu’il est question de défendre le programme du Président de la République. Selon lui, dans ce genre de situation «le mieux c’est de relativiser» et de ne pas dramatiser, étant donné que même Ahmed Ouyahia avait laissé entendre «qu’il sou- haiterait que le MSP continue le chemin avec ses alliés».

Fouad Irnatène

L e Mouvement Nahda a mis

contre les conséquences de

toute tentative visant à faire échec au projet de réformes politiques ini- tiées par le Président de la Répu- blique, M. Abdelaziz Bouteflika. Intervenant à l'ouverture d'une conférence animée à l'occasion de l'anniversaire du 20 Août, le secré- taire général du Mouvement Nahda, M. Fathi Rebiai a exprimé les craintes de son parti quant aux "in- dicateurs qui dénotent d'une volonté réelle de faire échec aux réformes". Pour M. Rebiai, "une certaine par- tie estime que l'Algérie est à l'abri des évènements qui secouent les pays arabes et pense qu'il n'y a pas de crise en Algérie qui nécessiterait des réformes politiques". Cette par- tie "assumera la responsabilité des risques que pourrait engendrer tout échec des réformes politiques", a souligné M. Rebiai sans pour autant préciser qui était cette partie. "Il est dangereux de faire échec à l'oppor- tunité de réformes, car cela pourrait avoir des conséquences sur la stabi- lité du pays", a-t-il affirmé précisant que "les premiers indices révèlent le

en garde, vendredi à Alger,

premiers indices révèlent le en garde, vendredi à Alger, manque de sérieux qui caractérise ces réformes".

manque de sérieux qui caractérise

ces réformes". Il a cité, à ce titre "le

non-respect du principe de gradua- tion des lois estimant qu'"au lieu de procéder à une révision de la Consti-

tution, le gouvernement a amendé d'autres lois qui pouvaient découler naturellement de la loi-mère, une

fois amendée". Par ailleurs, le secré- taire général du Mouvement Nahda

a reproché aux "décideurs" le

"manque de transparence" qui fait que le sort des propositions sou-

mises par les personnalités et les partis politiques ayant pris part aux consultations demeure inconnu. D'autres "lois n'ayant aucun trait aux propositions, ont vu le jour", a-t-il ajouté. L'Algérie "qui était pionnière en matière de pluralisme, notam- ment suite aux évènements d'octo- bre 1988, connaît aujourd'hui un retour en force du parti unique sous une façade pluraliste", a encore dé- ploré M. Rebiai. Il a souligné, dans ce contexte, que l'Algérie "est au- jourd'hui confrontée à deux options : opter pour une réforme réelle, glo- bale et profonde ou pour une consé- cration de la réalité médiocre à tous les niveaux et, partant, un détourne- ment de l'action politique et la fai- blesse du front interne, ce qui pourrait ouvrir grand la voie à une intervention étrangère". M. Rebiai a jugé impératif de ne pas "laisser pas- ser cette opportunité de réformes et de revoir la méthodologie proposée" appelant à "assainir le climat pour de réelles réformes permettant la tenue d'élections libres et transparentes à

la faveur de la justice sociale". Concernant la guerre de Libération nationale, l’intervenant a soutenu

qu'elle "a été basée sur la foi et l'ap- partenance religieuse et avait pour seul objectif l'édification de la Ré- publique algérienne démocratique et populaire dans le cadre des principes de l'islam". Il a appelé, à ce propos,

à "préserver ce legs de la Révolution

et à en faire une source d'inspiration et de fierté" dont pourront s'abreu- ver les générations montantes et ce,

à travers l'intensification des pro-

grammes du système éducatif rela- tifs à l'histoire et aux valeurs de la guerre de Libération. Après avoir souligné l'impor- tance de s'enorgueillir des sacrifices des moudjahidine et des chouhada et d’œuvrer à criminaliser le colonia- lisme et ses actes, M. Rebiai a plaidé en faveur d'une réforme "globale et profonde à même de consacrer li- berté et justice sociale". "Au- jourd'hui, nous avons grandement besoin d'actions sérieuses en vue de préserver les valeurs de la guerre de Libération et de contrecarrer toute tentative d'aliéner notre identité tout

en permettant au peuple de jouir pleinement de son droit de choisir les programmes et les hommes en toute liberté".

ASSEMBLÉES ÉLUES

M. Touati (FNA) écarte les candidatures de "dernière minute"

(FNA) écarte les candidatures de "dernière minute" L e président du Front Natio- nal Algérien (FNA),

L e président du Front Natio- nal Algérien (FNA), M. Moussa Touati, a souligné

hier à Tizi Ouzou, la nécessité de "réhabiliter le rôle de la base mili- tante dans le choix des candidats aux prochaines échéances électo- rales, législatives et communales". Intervenant lors d’une rencontre ré- gionale de son parti, M. Touati a justifié l’importance de ce "retour à

la base" dans le choix des hommes et des femmes appelés à représenter

le FNA aux assemblées élues par

"l’impératif de mettre fin aux can-

didatures de dernière minute,

émises par des arrivistes dans le but

de satisfaire leurs ambitions per-

sonnelles, au détriment des idéaux

du parti". Cette manière de procéder ne doit plus avoir cours, car pénali- sant les militants intègres ayant fait leurs preuves à la base", a-t-il souli- gné avant d’exhorter les militants de son parti, de s’investir, en perspec- tive des prochaines échéances élec- torales, "dans un travail de proximité pour diffuser le message du parti, dont le credo consiste en le respect de la volonté populaire comme source de légitimité poli- tique". Evoquant le "poids" de son

parti sur l’échiquier politique natio- nal, M. Touati a indiqué que "le FNA n’est pas un parti de roitelets, comme l’affublent certains qui ne croient qu’en la puissance de l’ar- gent", soulignant que "le FNA tire

sa force de la pertinence de son pro- gramme axé sur les préoccupations du peuple algérien, et inspiré des valeurs de la révolution de Novem- bre 1954". Par ailleurs, s’exprimant sur "la recrudescence " des actes terroristes en Kabylie, le président du FNA a estimé que "la survenue de ces actes au moment où on s’at- tend à la mise en œuvre des ré- formes politiques souhaitées, n’est nullement un fruit du hasard, mais pourrait trouver son explication dans le fait que les intérêts des par- tisans du statu quo actuel sont dé- rangés par ces réformes, annonciatrices de la volonté popu- laire comme source de toute légiti- mité politique".

PÉNURIE DE MÉDICAMENTS

Ould Abbès s’engage à mettre fin à la polémique

A u-delà de toute controverse, l’objectif du ministère est de rendre les produits pharma-

ceutiques accessibles à l’ensemble de la population. Voulant mettre fin à la polémique créée autour de la pénurie des médi- caments, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospita- lière, M. Djamel Ould Abbès, a en- core, une fois réaffirmé qu'il ne s'agissait pas de pénurie, mais d'une mauvaise gestion de la distribution et d’une fausse pénurie fomentée par des intrus «qui ont pollué le marché». Le ministre de la Santé, qui n’en n’est pas à sa première déclaration, a expliqué que les grands distributeurs font des spéculations, ce qui se réper- cute d'une manière négative sur les pharmaciens. Selon lui, parmi les 560 distribu- teurs existants en Algérie, beaucoup

ne respectent pas les cahiers des charges, et font du business avec le médicament. Aussi, pour faire taire les rumeurs qui ne cessent de s’amplifier et d’in- criminer toujours les pouvoirs pu- blics, plusieurs dispositifs ont été pris par le ministère de la Santé, dont le contrôle des médicaments importés au niveau des ports et aéroports du pays en 2012, en vue d'une meilleure régulation du marché. «Ce qui per- mettra d'avoir une estimation réelle de la quantité de médicaments et au- tres produits pharmaceutiques dispo- nibles en Algérie pour prévenir d'éventuelles pénuries», a précisé le ministre qui veut apparemment en dé- coudre avec les réseaux parallèles. Aussi, sur instruction du Premier ministre, il s’engage à ce que le pro- ducteur prenne en charge la distribu- tion des médicaments. Cette décision a été prise après avoir constaté que le manque de mé- dicaments sur le marché est plus lié à

un problème de distribution qu’à un problème de disponibilité. Dans ce sillage, le ministre a tenu à rappeler que la production locale des médica-

ments a atteint 37% en 2010. Selon les dernières déclarations du ministre de la Santé, l’objectif de son secteur est de dépasser le stade de pays importateur-consommateur à un pays producteur, et de rendre les pro- duits pharmaceutiques accessibles à l’ensemble de la population. A cet effet, le ministre de la Santé, M. Ould Abbès, a exhorté les importateurs de médicaments à contribuer efficace- ment à l'investissement dans la pro- duction des médicaments et des médicaments génériques afin de com- bler les insuffisances en la matière. Le programme d’importation des matières premières et d’articles de conditionnement destinés à la fabri- cation des produits pharmaceutiques du ministère de la Santé indique que

66 opérateurs ont obtenu leur pro-

gramme d’importation. Sur 38 de- mandes de prorogation d’activité de conditionnement pour l’année 2011,

28 opérateurs ont obtenu, exception-

nellement, dans le cadre de l’accom- pagnement des producteurs, la prorogation des délais liés aux condi- tionnements des produits pharmaceu- tiques suite à leurs engagements de passer à la fabrication des produits conditionnés. Jusqu’à maintenant, 123 unités ont été agréées, dont 103 sont des unités de fabrication et 20

autres de conditionnement. Le marché du médicament en Al- gérie représente 2 milliards de dol- lars, entre importation et production nationale. Une soixantaine de producteurs de médicaments, une vingtaine de condi- tionneurs et quelque 560 distributeurs composent le marché du médicament en Algérie, dont la production ac- tuelle est composée à 80% de géné-

riques. Wassila Benhamed

Nation

4

EL MOUDJAHID

DOUANES DE TÉBESSA

Près de 1.000 affaires traitées

795 affaires de contrebande, 165 infra- ctions de bureaux — c'est-à-dire décou- vertes au niveau du contrôle aux postes frontaliers —, et 29 infractions de change, indique un bilan de la DGD.

P rès de 1.000 affaires liées

bande ont été traitées du-

rant le 1 er semestre 2011 par la direction régionale des douanes de Tébessa, plaque tournante de la contrebande à la frontière est du pays, a-t-on appris hier au- près de la direction générale des douanes (DGD). Ces affaires, au nombre de 989, enregistrées au niveau des trois inspections divisionnaires des douanes de Tébessa, Bir El-Ater et Oum El- Bouaghi, sont réparties sur 795 affaires de contrebande, 165 in- fractions de bureaux — c'est-à- dire découvertes au niveau du contrôle aux postes frontaliers —, et 29 infractions de change, indique un bilan de la DGD. Le montant des amendes relatives aux infractions de change dé- passe les 12 millions de dinars, dont plus 11 millions de dinars à l'inspection de Tébessa, selon la même source. En outre, les opé- rations de lutte contre la contre- bande au niveau de cette région ont permis, durant les six pre- miers mois de 2011, la saisie de différents articles et produits pour une valeur globale de plus de 193,3 millions de dinars. Les 337 véhicules saisis par les Douanes représentent à eux seuls une valeur de 157,9 mil- lions dinars. Ils sont suivis, de loin, par les effets vestimen- taires avec 65.355 unités pour 11,2 millions dinars et de 13.595 articles électriques, élec- troménagers et moyens de com- munication (9 millions de dinars). De même, 9.600 disques compatibles (CD) d'une valeur de 80.000 dinars ont été

à la lutte contre la contre-

aussi saisis. Concernant les pro- duits tabagiques, 2.385 car- touches, 1.388 boîtes de différentes cigarettes et 40 boîtes de "maâssel" (tabac du Chicha) ont été saisies durant la même période pour 3,7 millions dinars, en plus de 263 bouteilles d'alcool (259.900 dinars), selon la même source. En matière de carburant, 267.041 litres ont été saisis pour une valeur de 3,8 millions dinars, dont 204.175 li- tres de gasoil (2,4 millions di- nars) et 62.866 litres d'essence (1,8 million dinars), alors que les pièces de rechange repré- sentent 2,5 millions dinars. Les quantités de produits alimen- taires saisies représentent, de leur côté, 1,3 million dinars, alors que les produits cosmé- tiques (10.859 articles) sont es- timés à 1,2 million dinars. S'agissant de la friperie, les ser- vices des Douanes relèvent la récupération de 185 ballots et 90 sacs pour une somme de 793.000 dinars. En outre, il a été enregistré durant la même pé- riode la saisie de plus de 58 quintaux de déchets de cuivre (290.100 dinars) et 71 quintaux de rond à béton (190.000 di- nars). Pour ce qui est de la pro- tection du cheptel national, 54 têtes et 20,23 quintaux de laine brute ainsi que 11 quintaux d'aliments de bétail ont été ré- cupérés durant le premier se- mestre 2011. D'autre part, 158 animaux utilisés par les contre- bandiers, souvent des baudets, dans les différentes opérations de contrebande ont été récupé- rés durant le premier semestre

2011.

LUTTE CONTRE LA CONTREBANDE

Saisie… au vol !

L a lutte contre le commerce illicite de produits divers prove- nant de la contrebande constitue une préoccupation de tous les jours pour les services compétents.

La contrebande de tabac, par exemple, constitue l'un des marchés parallèles les plus répandus et attirants des trafiquants de tout poil. Un marché juteux estimé à des ventes se chiffrant à des montants as- tronomiques. Même si le tabac représente la plus grande partie du marché, la contrebande d’autres produits alimentaires et des hydro- carbures a pris une ampleur sans précédent à nos frontières, échap- pant aux impôts et autres contrôles. La contrebande s’organise à travers toutes nos frontières, et ce bien que la lutte devienne plus ser- rée contre les contrevenants. La contrebande coûte cher au Trésor public, en lui faisant perdre des sommes d’argent importantes an- nuellement, d’où le recours au renforcement ces dernières années des moyens de lutte contre toute sorte de trafic pour éviter les risques liés aux produits provenant de la contrebande, écoulés à bas prix, au plan surtout de la santé. La contrebande a également un impact sur les commerçants légaux et les opérateurs économiques, qui sont les victimes et la cible de vols de marchandises qui repartent alimenter le marché noir. La contrebande engendre enfin des problèmes de santé publique dans la mesure où les produits ne sont pas toujours conformes aux normes de sécurité et ne bénéficient pas des mêmes contrôles sanitaires. Point de départ de la contrebande, d’alimenter le marché parallèle et ainsi d'augmenter leurs marges. La majorité du trafic est contrôlé par les sociétés du crime organisé transnational, ce qui leur permet de financer leurs organisations ou même le terro- risme. Enfin, si la vente se fait encore principalement dans la rue, elle s'organise depuis quelques années de plus en plus sur internet. La majeure partie du travail de lutte contre la contrebande est faite par les douaniers, soutenus par les forces de police et de gendarmerie. Afin de pouvoir établir des contrôles plus rapides et efficaces, les douanes sont équipées d’équipements modernes qui permettent d’ef- fectuer des contrôles minutieux. En Algérie, la peine d’emprisonnement pour contrebande est de un à cinq ans de prison et d'une amende de cinq fois la valeur de la marchandise.

Farid B.

LES GUICHETS UNIQUES DE L’ANDI BIENTÔT DANS LES 48 WILAYAS

Plus près des investisseurs

L’ Agence Nationale de déve-

ments (ANDI), dotée

actuellement de guichets décentralisés à travers 36 wilayas, compte ouvrir 12 autres guichets pour couvrir l’ensem-

ble des wilayas avant la fin de l’année, ce qui permettra de rapprocher l’admi- nistration des investisseurs, a indiqué mercredi dernier son directeur général,

M. Abdelkrim Mansouri.

Sur les 12 guichets prévus, "7 ont déjà eu leurs locaux et n’attendent que

la formation du personnel pour être opérationnels alors que l’affectation des locaux pour les 5 restants se fera avant la fin de l’année", a déclaré M. Mansouri à l’APS. Jusqu’à mai dernier, l’ANDI était présente dans 19 wilayas seulement. L’accélération de l’ouverture des gui- chets décentralisés à été décidée à la faveur des mesures prises par le Conseil des ministres du 22 février 2011 pour relancer l’investissement et impulser le développement local. Avant la création des quatre gui- chets régionaux en 2001, les opéra- teurs de 47 wilayas étaient obligés de se déplacer sur Alger pour faire leur déclaration d’investissement. "L'objectif est de doter chaque wi- laya de nos services, de doter chaque guichet d’un personnel qualifié et de s’assurer de l’interconnexion entre les administrations au sein du guichet et

leurs administrations d’origine", a noté

M. Mansouri.

Ces guichets regroupent toutes les administrations chargées d'aider l'in-

vestisseur dans l'accomplissement des procédures requises pour réaliser son

loppement des investisse-

projet. Le Centre national du registre du commerce (CNRC), la Direction générale des impôts (DGDI), la Direc- tion générale des douanes (DGD), les Domaines, l'Urbanisme et l’Aména- gement du territoire, la CNAS, la CASNOS et l'APC sont ainsi repré-

sentés.

Afin de simplifier davantage les procédures de l'acte d'investissement

en Algérie, l'Agence avait également lancé, en mai dernier, son nouveau ser- vice "déclaration d'investissement on- line" sur son site www.andi.dz. Ces mesures semblent déjà porter leurs fruits, puisque les déclarations d’investissement dans différentes wi- layas ont nettement augmenté ces der- niers mois, selon M. Mansouri. "A chaque fois qu’on ouvre un gui- chet, l’investissement dans la wilaya en question augmente", a-t-il constaté en soulignant que "le rôle de ces gui- chets ne se limitait pas aux formalités, mais il consistait surtout à susciter l’in- vestissement et à promouvoir la wilaya et ses potentialités d’investissement". Bien qu’en période de congés, le nombre de projets déclarés, notam- ment dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux, a augmenté durant le mois de juillet dernier, selon le DG de l’ANDI qui parle d’un "réel dyna- misme d’investissement". A titre d’exemple, 24 projets d’in- vestissements ont été déclarés en juil- let à Oum El-Bouagui, à Djelfa, Boumerdès, Bouira à raison de six pro- jets par wilayas, 5 projets ont été en- registrés à Mascara, 12 à Mila, 3 à Naâma et 2 à Tamanrasset. Durant le premier semestre de 2011, les nouveaux investissements déclarés à l’ANDI ont atteint 3.968 projets contre 2.981 projets durant la même période de 2010, soit une hausse de plus de 33%. Le montant de ces investissements est passé à 962,48 milliards de dinars (mds DA) contre 240,13 mds DA en 2010, alors que les postes d’emploi prévus s’élèvent à 58.190, en hausse de plus de 50% par rapport au premier semestre de 2010. Interrogé pour savoir sur quelles "sources" se référait l’ANDI pour éta- blir ses bilans, M. Mansouri a expliqué que le bilan des projets déclarés repré- sentait l'ensemble des déclarations d'investissement à travers tous les gui- chets de l'agence, tandis que le bilan des projets réalisés était basé sur les

que le bilan des projets réalisés était basé sur les données fournies par la Direction gé-

données fournies par la Direction gé- nérale des impôts. Après vérification sur pièces, cette administration procède en effet à une inspection du site de tous les investis- sements déclarés et établit un "constat de réalisation" qui précise le degré d'avancement de chaque projet. Une fois le projet opérationnel, la DGI rédige un "PV de constat d’entrée en exploitation", un document attestant du démarrage effectif de l'investisse- ment. Toutes les données des impôts sont ensuite communiquées à l’ANDI qui les rend publiques à son tour, a détaillé M. Mansouri. L’ANDI qui a remplacé en 2001 l’APSI (Agence de promotion, de sou- tien et de suivi de l’investissement - créée en 1993) accorde essentiellement des avantages fiscaux pour encourager l'investissement, comme la suppres- sion des droits de douane et de la TVA sur les importations des matières pre- mières, ainsi que des exonérations de l’IBS et de l’IRG.

DU 19 AU 22 SEPTEMBRE 2011, À CONSTANTINE

Premier Salon national de la sous-traitance mécanique

D ans le but de promouvoir la sous-traitance nationale, pour créer l'emploi et développer le

pôle mécanique en Algérie, surtout dans la wilaya de Constantine, la di- rection de l’industrie et des petites et moyennes entreprises, en collabora- tion avec la Chambre de commerce et

d’industrie Rhummel et l’université Mentouri de Constantine, organise le premier Salon national de la sous-trai- tance mécanique (SANASTM). Il se

tiendra du 19 au 22 septembre 2011 à l’université Mentouri de Constan- tine sous le slogan «La sous-traitance mécanique vecteur du développe- ment» ; et sous le haut patronage du ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, et du wali de Constantine. Ce Salon verra la participation de plusieurs ins- titutions publiques et privées actives dans le domaine de l’industrie méca- nique. Par ailleurs, il vise également à

réduire la facture de l’importation de pièces liées au domaine de l'industrie mécanique et améliorer le taux d'inté- gration dans l'industrie nationale, pour permettre le rapprochement entre les gérants des grandes entreprises et les chefs des petites et moyennes entre- prises afin d’améliorer et de dévelop- per le pôle de la mécanique. Sihem O.

ATTENTAT TERRORISTE DU 13 AOÛT À TIZI OUZOU

Réhabilitation des habitations endommagées

L a remise en état des habitations endommagées par l’attentat ter- roriste du dimanche 13 août se

poursuit dans la ville de Tizi Ouzou, pour toucher dimanche prochain trois nouveaux sites, a-t-on appris auprès de la cellule de communication de la wi-

laya. Il s’agit des cités 48 et 40-Loge- ments de la rue Lamali-Ahmed et de l’immeuble de la Caisse régionale de la mutualité agricole (CRMA), a indi- qué la même source. Quatre bureaux d’études et sept entreprises, engagés par l’OPGI, sont à pied d’œuvre depuis

lundi pour la réparation des dommages enregistrés au niveau du Bâtiment bleu, l’immeuble Djurdjura, la cité des 60-Logements de l’avenue Abane- Ramdane et 46-Logements de la rue Capitaine Si-Abdallah, les plus affec- tés par l’explosion.

Deux terroristes neutralisés à Maâtkas

D eux dangereux terroristes ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dernier par des éléments de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ)

de la sûreté de daïra de Maâtkas, à la sortie de Souk Lekh- mis, chef-lieu de commune de Maâtkas, une quinzaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou, apprend-on de source sécuritaire. Les deux terroristes éli- minés, qui étaient en compagnie de deux autres criminels, ont été repérés puis neutralisés par ces éléments de la

BMPJ aux environs de 20h30 après une course poursuite suivi d’un accrochage qui aura duré une dizaines de mi-

nutes, indique-t-on de mêmes sources. Les forces de sé- curité ont récupéré, à l’issue de cette opération, deux armes de types kalachnikov appartenant aux terroristes éli- minés. Cette élimination intervient moins de 24 heures après que des terroristes armés eurent lâchement assassiné trois citoyens au village El-Vir, dans la même commune, qui avaient tenté de libérer un citoyen pris en otage par ces terroristes. Les victimes de cet acte criminel sont deux cousins, dont l’otage froidement achevé par ces ravisseurs, et leur beau-frère, âgés respectivement de 28, 24 et 41 ans. B. A.

Nation

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EL MOUDJAHID

Simulation de vol sur Internet

Aux commandes virtuelles

L’ Ecole nationale polytech-

vendredi soir, sous le pa-

tronage du ministre des TIC, la 2 e édition de la journée de simulation des vols et contrôles aériens sur ré- seau Internet, avec le concours de l’association internationale TVAO (International Virtual Aviation Or- ganisation). A cette occasion des membres d’un groupe de pilotes de modèles réduits algériens ont présenté leurs modèles, en expliquant au grand

nique d’Alger a organisé

public cette activité passionnante et marquée par un esprit d’équipe.

« L’objectif professionnel des si-

mulateurs est de mieux appréhen- der le vrai monde sans en payer le prix fort, soit la destruction des biens et des personnes lors de l’ap- prentissage », nous a expliqué Samir Bouaziz, professeur à l’uni- versité Paris Sud, en marge de cette

journée. Il a souligné que l’utilisa- tion des simulateurs « permet de baisser, considérablement, le coût

de développement ou de formation

des stagiaires ». Samir Bouaziz souhaite que cette nouvelle technologie soit dé- veloppée en Algérie pour faire connaître ce monde et faire parta- ger la rigueur et l’esprit d’équipe qui y prévalent avec les enfants et les jeunes de la société civile, qui

constituent le vivier de la future so- ciété scientifique, industrielle et économique du pays. Le professeur

a indiqué que « le domaine de

l’aviation est perçu comme un do- maine mythique dans l’esprit des jeunes mais aussi des adultes. Ce domaine suscite des passions et des passionnés. Pourtant, c’est un

des passions et des passionnés. Pourtant, c’est un monde industriel à part entière avec son savoir

monde industriel à part entière avec son savoir théorique et son savoir- faire pratique. C’est un monde de rigueur et de travail en équipe par excellence ». A ses yeux, ces manifestations scientifiques de simulation de vols et de contrôles aériens attirent de plus en plus d’adeptes et de pas- sionnés dans le monde entier. Mettant l’accent sur le nombre des adhérents, l’organisateur a sou- ligné qu’il existe 16.000 membres dans le monde dont 450 adhérents (contrôleurs et pilotes) algériens. « Il est certain que ce réseau consti- tue un outil fort pour créer des liens associatifs dans un domaine scien- tifique d’avenir (l’aviation) », a-t- il estimé, ajoutant que cette évolution s’applique à tous les do-

maines de la société économique et sociale (simulation d’entreprise, si- mulation de maintenance sur un ap- pareil, simulation de catastrophe naturelle, etc.). Il importe de noter que, selon Samir Bouaziz, des com-

pagnies aériennes se sont créées et volent dans cet espace aérien vir- tuel, dont Virtual Air Algérie, et cela grâce à une équipe de passion- nés de l’aviation algérienne. Par ailleurs, concernant l’objec- tif de cette journée, le professeur a fait savoir que celle-ci vise à rendre cette manifestation scientifique du mois de Ramadhan « un point de rendez-vous annuel, en plus des manifestations qui se dérouleront tout au long de l’année ». Il dira que « cette manifestation scienti- fique s’organisera sous forme de journées ou soirées portes ouvertes dans un lieu accessible au grand public, permettant de rassembler les Simmers pour que les jeunes et moins jeunes puissent découvrir cette activité culturelle et y partici- per par la suite. Des actions péda- gogiques et ludiques seront menées pour faire partager le savoir tech- nique et la rigueur humaine de ce domaine de l’aviation ». Makhlouf Ait Ziane

CONCESSION DES TERRES AGRICOLES

L’opération franchit le cap des 72 %

doptée le 15 ao t 2 1 , cette loi concerne les anciennes exploitations collectives
doptée le 15 ao t 2 1 , cette loi concerne les anciennes
exploitations collectives et individuelles appartenant à l
tat, et
dont la superficie s'étend sur 2,5
illions d'hectares, répartis sur
plus de 1
.
exploitations.

S ur les 219.000 exploitants

concernés par la loi sur le

foncier agricole relevant de

la propriété de l’Etat, 157.000 ont déjà déposé leur demande de conversion du droit de jouissance en droit de concession, a indiqué hier, un responsable de la com- munication au ministère de l’Agriculture et du Développe- ment rural. Tout en se réjouissant de l’en- gouement manifeste des agricul- teurs concernés, ce responsable contacté par téléphone, ajoutera que l’opération qui arrivera à terme en février 2012, est à 72 %. Il précisera par ailleurs, que pas moins de 45.000 cahiers des charges ont déjà été signés entre l’Office national des terres agri- coles (ONTA) et les concernés. Adoptée le 15 août 2010, cette loi concerne les ex-EAC et EAI (exploitations collectives et individuelles) appartenant à l’Etat, définit par la loi de 1987

et dont la superficie s'étend sur 2,5 millions d'hectares répartis sur plus de 100.000 exploita- tions. Le texte de loi prévoit toute- fois qu’à l’expiration du délai, les terres agricoles et l’ensemble des biens rattachés à l’exploitation agricole, notamment les cons- tructions, les plantations et les in- frastructures hydrauliques seront récupérés par l’Etat, après deux mises en demeure espacées d’un délai d’un mois, confirmées par huissier de justice, sur demande de l’Office national des terres agricoles. Le droit de concession de ces terres saisies sera attribué à d’autres exploitants. Selon notre interlocuteur, cette loi constitue une «véritable refonte du secteur agricole en Al- gérie» puisqu’elle vient sécuriser l’exploitant agricole et libérer l’initiative de l’exploitant qui tra- vaillera désormais dans la trans- parence et la tranquillité totale,

ce qui l’aidera certainement à augmenter la production. Assortie d’un cahier des charges définissant les droits et les obligations des exploitants, la concession est limitée dans le temps. D’une durée initiale de 40 ans, elle peut être renouvelable autant de fois que nécessaire avec une principale condition, néanmoins, la préservation de la vocation agricole de ces terres. Chaque contrat de concession est accordé à une seule personne qui aura par la suite toute la lati- tude de se regrouper en associa- tion pour rentabiliser et moder- niser son exploitation. Le bénéfi- ciaire aura également la possibi- lité d’accéder au crédit bancaire et de tisser des partenariats avec des investisseurs nationaux. Il devra, en contrepartie de ces droits, payer une redevance an- nuelle.

S. G.

A L’APPROCHE DE L’AÏD-EL-FITR

La gendarmerie renforce ses effectifs

Les éléments de la GN, accompagnés d’ équipes cy- nophiles, auront pour mission de sécuriser pas moins de 12 trains journellement en partance d’Alger vers les autres villes.

P our assurer sécurité et quiétude aux citoyens durant les deux jours de fête de l’Aïd-el-Fitr, le commandement de la Gendar- merie nationale a instruit ses groupements au niveau des 48

wilayas de renforcer les effectifs déjà mobilisés pour la sécurisation des milliers d’infrastructures pouvant accueillir les personnes, telles que les mosquées et les cimetières, qui ne manqueront pas de drainer la grande foule. Ce renforcement minutieusement planifié, selon le lieutenant-co- lonel Abdelhamid Keroud, responsable de la cellule de communica- tion du commandement de la Gendarmerie nationale, a été mis sur pied pour permettre aux citoyens d’accomplir leur devoir religieux et spirituel en toute tranquillité. «Nous allons assurer une sécurité maximum aux citoyens durant les deux jours de l’Aïd et contrecarrer toute tentative criminelle, tout en instaurant la crainte au sein des bandes de malfrats tentées par des idées malsaines», a déclaré le haut gradé lors d’une conférence de presse, tenue avant-hier soir. Les marchés, les grands carrefours et les placettes publiques, qui connaissent durant les derniers jours de ce mois béni une affluence re- cord, feront également l’objet de ce plan spécial Aïd-el-Fitr, au même titre que les stations de bus urbain et les gares routières desservant les autres wilayas. Le plan de sécurité prévoit aussi de mobiliser des gendarmes en civil qui veilleront au grain dans les placettes pu- bliques, à l’effet de dissuader toute tentative d’agression ou de vol. Ces agents en civil seront appuyés par des patrouilles motorisées qui sillonneront les points de grande affluence où la criminalité peut in- tervenir, surtout au niveau des grandes villes. Le plan en question prévoit aussi, à l’entrée des grandes villes, le renforcement des points de contrôle, mais également les barrages fixes et mobiles afin d’éviter d’éventuelles attaques criminelles sur les biens des personnes et les institutions de l’Etat situées dans la capi- tale et les wilayas limitrophes, explique notre interlocuteur. Selon le lieutenant-colonel Keroud, le dispositif sécuritaire prend en considération le transport ferroviaire. Des groupes de gendarmes ont été affectés au niveau des gares ferroviaires, qui sont en réalité les lieux privilégiés des agresseurs et autres malfrats pour commettre leurs forfaits et porter préjudice aux voyageurs pris par surprise. Les gendarmes en uniforme accompagnés d’équipes cynophiles auront pour mission de sécuriser pas moins de 12 trains journellement en partance d’Alger vers les villes de Blida, Boumerdès, Chlef, Aïn Defla et Bouira.

M. M.

PRIX INTERNATIONAL DE RÉCITATION DU CORAN À ALGER

47 pays participent à la 8 e édition

L a 8 e édition du prix international de récitation, psalmo-

die et interprétation du Coran s’ouvre ce matin à Dar

El-Imam de Mohammadia (Alger), avec la participation

de 47 pays de différentes parties du monde, a-t-on appris auprès du D r Mohand Idir Mechenane, sous-directeur au mi- nistère des Affaires religieuses et du Wakf, chargé de l'en- seignement coranique. Placé sous le haut patronage du Président de la Répu- blique, M. Abdelaziz Bouteflika, cet important concours cul- turel et scientifique qui s'étalera du 21 au 26 août verra la participation de candidats (es), âgés de moins de 25 ans et issus de plusieurs pays du monde comme le Bahreïn, la Syrie, l'Arabie saoudite, la Russie, la Turquie, l'Afghanistan, l'Égypte, le Liban et le Kazakhstan. Parallèlement, un concours national de récitation du Coran pour les jeunes de moins de 15 ans se tiendra également sur les lieux, durant la même période, et permettra aux 15 candidats, provenant des 48 wilayas, de disputer les prix d’encouragement de 500.000, 300.000 et 200.000 dinars pour les trois premiers. Enfin, tous les participants à cette édition recevront un prix d'encouragement estimé à 50.000 DA. Un jury international, composé de 3 spécialistes algé- riens et étrangers (Qatar et République centrafricaine), a été désigné pour départager les candidats du grand prix, tandis qu’un deuxième jury, formé d’enseignants coraniques et de

cadres du secteur, aura à choisir les lauréats du concours national réservé aux jeunes. Pour rappel, l’édition 2010 de ce prix international algé- rien du Coran a rassemblé 44 pays du monde, et a vu Khaoula Azzouz (Algérie), Abderrahmane Madjali Abdel- ghani (Libye) et Amar Abdallah Belaïd Sakani (Qatar) dé- crocher les trois premières places et, partant, bénéficier d’une bonne récompense de l’ordre d’un million de DA pour le premier, 800.000 pour le second et 600.000 dinars pour le 3 e .

Mourad A.

Nation

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EL MOUDJAHID

HOMMAGE À ABANE RAMDANE ET ZIROUT YOUCEF AU CENTRE DE PRESSE D’ EL MOUDJAHID

Deux icônes de la Révolution de Novembre

Deux dates, deux lieux, deux grandes figures de la Révolution mais un seul objectif : libérer l’Algérie du joug colonial. 20 août 1955, 20 août 1956, deux dates qui restent intimement liées à deux icônes de la Révolution de Novembre, Zirout Youcef et Abane Ramdane.

L e premier a été le concep- teur des offensives du Nord Constantinois qui ont

imprimé à la Révolution un tour- nant stratégique consistant à as- seoir le combat révolutionnaire sur le terrain populaire, le deuxième architecte de la Révolu- tion, le rédacteur de la plate-forme de la Soummam qui a défini la Ré- volution comme telle. «La Révo- lution algérienne est un combat patriotique dont la base est incon- testablement de caractère national, politique et social. Elle n’est in- féodée ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni àWashington». Cette clarification est venue en ré- ponse à la propagande de la France qui accusait le FLN d’être au service d’une puissance étran- gère. Et justement, pour cultiver la mémoire et afin que nul n’oublie, les artisans de l’Indépendance de l’Algérie ont rendu un vibrant hommage hier, au centre de presse d’ El Moudjahid aux symboles de la Révolution Abane Ramdane et

Zirout Youcef. L’initiative revient à la dynamique association Ma- chaâl Echahid en coordination avec notre journal et l’APC d’Al- ger-Centre. Une manière de célé- brer la journée du Moudjahid qui commémore les deux dates du 20 août. Pour évoquer ces deux hommes hors du commun, deux conférenciers qui les ont connus et côtoyés ont été invités pour hono- rer leur mémoire. Abdelhafid Amokrane, qui a assisté au congrès de la Soummam, et Bra- him Chibout, proche collabora- teur de Zirout Youcef et l’un des acteurs de l’assaut du Nord Constantinois. Les deux anciens ministres se sont relayés pour évo- quer le parcours politique des deux hommes et leur engagement pour la cause nationale.

20 août 1955, la Révolution dans la rue Zirout Youcef, l’homme au chapeau de brousse, a donné du fil à retordre aux troupes coloniales. Brahim Chibout dira de lui : «Ce n’était pas un fataliste. Il refusait de croire que l’Algérie était fran- çaise. Celui que l’on appelait Sidi Ahmed par respect était un chef très proche de ses hommes. Il montait la garde comme un simple djoundi et refusait que l’on le pri- vilégie au moment des repas. Lorsque l’on se déplaçait, il trans- portait son sac à dos. L’architecte des offensives du Nord Constanti- nois a inventé une nouvelle tech- nique de guerre en lançant contre des objectifs militaires précis des colonnes de fellahs armés de bâ- tons et de serpes. Comme il a porté la Révolution dans la rue,

mettant ainsi fin aux illusions de la France qui voulait faire croire au monde que la guerre déclen- chée par des nationalistes était l’œuvre d’une poignée de «fella- gas» (un mot emprunté aux Tuni- siens, qui signifie bandit des grands chemins). Le forgeron de Smendou «avait le pouvoir de convaincre et de retenir sa colère». Il marquera toute une génération de combattants.

20 août 1956, il était une fois la vallée de la Soummam Pour Abdelhafid Amokrane :

«cette année, le 20 août coïncide avec le vingtième jour du mois sacré. Une date qui rappelle «feth Mekka» et les victoires du Pro- phète (QSSSL). Revenant au congrès de la Soummam, le confé- rencier qui vécut l’événement s’en souvient comme si c’était hier. Le congrès a donné un nou- veau souffle à la Révolution qui venait d’entamer son vingtième mois. Des chefs militaires et poli- tiques ont assisté à la réunion. Krim Belkacem a préféré laisser la présidence à Larbi Ben M’hidi, alors responsable de la zone 5. Il était venu seul pour représenter l’Oranie. En lui laissant l’honneur de présider le congrès, Krim esti-

Ph. Nesrine
Ph. Nesrine

mait qu’il était le mieux placé pour diriger la rencontre. Abane Ramdane, le rédacteur de la plate- forme, a été désigné comme se-

à

Ifri-Ouzellaguene, un petit village niché sur une montagne, qu’eut lieu le congrès. Pendant 11 jours, les congressistes avaient séjourné successivement dans six villages (sur les 14 que compte Arch Ou- zelleguen) à Ighbene, Ighil N’slil et Tizi. Chaque jour, les dirigeants

crétaire. C’est

changeaient de douar. Abelhafid Amokrane a mis l’accent sur le fait que le congrès s’est déroulé dans le secret le plus total. Aucune information n’est parvenue à l’en- nemi, et cela s’est déroulé comme pour le 1 er Novembre 1954. La Révolution a été ainsi encadrée, le pays divisé en zones politico-mi- litaires avec l’existence d’une Armée de libération nationale, sa hiérarchie et son organisation. Nora Chergui

Des bases solides pour aller de l’avant

Ce qui va sans dire va sans doute mieux en le di- sant. L’importance de disposer de règles claires ad- mises par tous n’a pas échappé aux hommes illustres qui ont eu la lourde charge de veiller à mener la Ré- volution vers la victoire et ce, deux années seule- ment après son déclenchement le 1 er novembre 1954. La commémoration de la date historique du 20 Août 1956, qui a vu la tenue du Congrès de la Soummam et le lancement de la grande offensive dans le Nord Constantinois une année auparavant, est l’occasion pour les générations d’aujourd’hui de méditer la leçon en appréciant comme il se doit le génie du peuple qui a été effectivement l’artisan de la Révolution. On pouvait penser à ce stade et après toutes les démarches qui ont fait la preuve de leur inanité au- paravant à quoi bon s’encombrer de discussions, d’exposés de théories avec le risque d’aller vers des clivages mortels du moment que l’objectif est clair, que chacun est convaincu de la justesse de la cause et qu’il ne fait aucun doute sur la sincérité de l’en- gagement. L’essentiel n’est-il pas dans l’action, c’est-à-dire le combat sur le terrain, porter des coups à l’ennemi, se procurer les armes, améliorer la for- mation des djounoud dans l’art de la guérilla pour assurer le succès de la Révolution. Ces considéra- tions ainsi que d’autres tout aussi stratégiques, no- tamment le risque de voir la Révolution perdre ses

principaux responsables avec toutes les consé- quences imaginables vu la difficulté à garantir la sé- curité pour la tenue d’une réunion de cette importance, n’ont pas entamé la conviction des stra- tèges de la Révolution de tenir cette réunion déci- sive où il fallait sortir avec un ensemble de règles qui soient autant de lumières qui guident les pas et préservent des écueils. Au-delà de l’importance de la doctrine dont s’est dotée la Révolution à l’occa- sion du Congrès de la Soummam, de la pertinence des choix qui ont été retenus objet de réflexion chez les historiens qui doivent enrichir leurs données par un effort de recherche, le recueil des témoignages, etc. C’est un fait incontestable que le Congrès de la Soummam qui a été une grande réussite a été un mo- ment historique qui a permis à la Révolution de sor- tir plus forte que jamais, renforçant du coup la détermination de tout un peuple à consentir tous les sacrifices pour recouvrer sa liberté et sa dignité. En faisant la preuve de sa capacité d’organisation à prendre les précautions nécessaires pour déjouer les pièges de l’ennemi, en restant attaché à l’unité des rangs et en renouvelant le serment de son engage- ment total pour faire triompher sa juste cause, le peuple en osmose avec sa direction est sorti avec la conviction inébranlable que son combat sera cou- ronné de succès. M. BRAHIM

LUTTE DE LIBÉRATION NATIONALE

Evolution positive dans l'écriture de l'histoire

venant a préconisé à l'attention des jeunes chercheurs l'investissement de nouveaux créneaux pour rendre compte de la dimension de l'his- toire nationale. Il a observé, dans ce contexte, que la Révolution al- gérienne fut « une guerre totale sous tous ses aspects militaires, po- litiques et sociaux qui doivent sus- citer tout l'intérêt des chercheurs ». « Il y a encore de nombreux ter- rains en friche qui méritent d'être investis », a-t-il souligné en suggé- rant le recours aux archives docu- mentaires pour explorer divers thèmes en rapport avec l'époque coloniale, comme l'univers carcé- ral, les essais nucléaires au Sahara et les centres d'internement. «Les chantiers restent ouverts et les do-

maines de recherche sont nom- breux», a-t-il précisé en signalant, pour sa part, qu'il s'attelle depuis quelques années à l'élaboration d'une étude sur les victimes civiles durant la guerre de libération na- tionale. Il a révélé à cet égard qu'au niveau de la seule commune d'Oran, plus de 1.000 victimes ci- viles musulma-nes ont été enregis- trées durant la période allant de janvier à juin 1962. Un public nombreux a suivi cette rencontre animée également par les profes- seurs et chercheurs Hassan Re- maoun et Ahmed Abid qui ont mis l'accent sur la nécessité de «répon- dre aux attentes sociales de réap- propriation de l'his- toire nationale».

Journée du Moudjahid et Congrès de la Soummam M. Abadou préside à Lakhdaria la cérémonie officielle

Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Saïd Abadou, a présidé hier à Lakhdaria (Bouira), la cé- rémonie officielle commémorant le double anniversaire de la Journée du moudjahid et du Congrès de la Soummam, le 20 août 1956. De nombreux représentants de la famille révolutionnaire, des autorités ci- viles et militaires, ainsi que des citoyens ont pris part à cette occasion, à la cérémonie d’inauguration de la stèle commémorative à la mémoire du chahid commandant Si Lakhdar, dit Mokrani Rabah, l’un des héros de la région de Lakhdaria durant la guerre de libération nationale. Le chahid Si Lakhdar est né à Kerkour, dans la région de Lakhdaria, le 16 novembre 1934. Il rejoint la Révolution à l’âge de 20 ans et fut surtout connu, selon les témoignages de ses compagnons d’armes, pour son grand sens de l’organisation et de l’ordre qui lui valurent d’être nommé, par le colonel Ouamrane, à la tête du groupe d’Aïn Bessam en 1956. En 1957, il fut appelé aux commandes de la wilaya histo- rique IV, avant de tomber au Champ d’honneur le 5 mars 1958 dans la région de Djouab, dans la wilaya de Médéa. Cette opportunité a, en outre, donné lieu à la baptisation de l’Etablissement public hospitalier de Lakhdaria du nom du moudjahid colonel Ouamrane Amar, né pré- sumé en 1919 à Frikate (Tizi Ouzou), dont l’activité révolutionnaire était concentrée sur l’axe des villages Beni Fouda, Beni H’lima et Ker- kour de Lakhdaria. Selon sa biographie, le défunt était également à la tête de la région de l’ex-Palestro, où il s’occupait des actions de pro- pagande, mobilisation et coordination avec les grands responsables ré- volutionnaires de l’époque, à l’image d’Abane Ramdane, Ahmed Bouguerra et Larbi Ben M’hidi. Il prit part au Congrès de la Soum- mam en dépit d’une blessure au pied suite à une embuscade tendue à la forêt d’Errich de Bouira. Il décéda après l’indépendance. Le choix de Lakhdaria pour abriter cette double célébration est un hommage rendu aux chouhada de cette région qui se sont sacrifiés pour que vive l'Algérie libre et indépendante, a souligné M. Abadou lors de sa ren- contre avec les moudjahidine de la région et des familles de chouhada honorées à l’occasion. Le SG de l'ONM a souligné que les offensives du Nord-Constantinois, sous le commandement de Zighout Youcef, « étaient la preuve vivante, pour l’ennemi, que la Révolution conti- nuait », tout en estimant que le Congrès de la Soummam était une « étape capitale dans la réhabilitation de l’État algérien ».

L'écriture de l'histoire de la lutte de libération nationale est marquée par « une évolution positive », a es- timé l'historien Sadek Benkada lors d'une table ronde animée à Oran sur le thème « Histoire et historiens en Algérie à la veille du 50 e anni- versaire de l’indépendance ». « La production mémorielle évolue dans le bon sens », a indiqué M. Ben- kada lors de cette rencontre tenue vendredi soir à Oran dans le cadre des activités culturelles program- mées durant le mois de Ramadhan par l'Institut de développement des ressources humaines (IDRH). Après avoir rendu hommage à ceux qui ont contribué au devoir de mémoire par leurs publications, mémoires et témoignages, l'inter-

Dimanche 21 Août 2011

Nation

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EL MOUDJAHID

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e ministre des Moudjahidine, M. Mohamed
Cherif Abbas, a souligné hier à Alger que la
journée nationale du Moudjahid commémo-
rait deux dates phares du combat du peuple algérien
pour l'indépendance. Lors de l'inauguration, dans la
commune de Bourouba, d'une stèle commémorative
de l'offensive du nord-Constantinois (20 août 1955)
et du Congrès de la Soummam (20 août 1956), le
ministre a rappelé que l'offensive du nord-Constanti-
nois était "une journée mémorable marquée par les
attaques menées en plein jour par le chahid Zighoud
Youcef contre des postes militaires du colonisateur
français".
Le 20 août 1956, a-t-il ajouté, "s'est tenu le Congrès
de la Soummam qui a réuni le commandement de la
Révolution afin de mettre au point une organisation
militaire forte et moderne". Malgré le nombre réduit
de ses organisateurs, le Congrès de la Soummam "a
donné lieu à des décisions historiques majeures qui
ont permis d'organiser l'armée et la société civile
avec ses différentes composantes (union des étu-
diants, travailleurs, femmes, jeunes, croissant-rouge
algérien)", a estimé M. Cherif Abbas. "Ce double
anniversaire est riche en enseignements pour les gé-
nérations montantes qui doivent saisir, à travers sa
commémoration, que les victoires obtenues par la
Révolution n'étaient pas le résultat d'une simple ma-
nifestation ou d'une marche mais le fruit d'énormes
sacrifices", a souligné le ministre. M. Mohamed
Cherif Abbas a, par ailleurs, déposé une gerbe de
fleurs au cimetière des martyrs aux Eucalyptus
(Alger) et lu la Fatiha (Coran) à la mémoire des li-
bérateurs de l'Algérie, en présence de nombreux
moudjahidine et de représentants d'organisations af-
férentes aux moudjahidine et des scouts musulmans.
Le comité national de préparation et de célébration
des fêtes et journées nationales du ministère des
Moudjahidine a arrêté, à cette occasion, un pro-
gramme qui prévoit des conférences et des tables
rondes sur cet anniversaire.

OFFENSIVE DU NORD-CONSTANTINOIS

AzzedineBounemeur:

"LesecretaétégardéparZighoud pour assurer l’effet de surprise"

a décision de lancer, le 20 août 1955, une offensive dans le nord-Constantinois a été prise par le chahid Zighoud Youcef "seul’’, ses adjoints n’ayant été informés concrètement de l’opération que trois jours avant le jour J, selon l’écrivain Azzedine Bounemeur. L’auteur de l A la u a ajouté, dans un entre- tien, que Zighoud Youcef était haute-

ment préoccupé par l’importance de l’offensive car, selon lui, l’organisation mise en place depuis le 1 er Novembre 1954 dans la zone (Wilaya) était en péril, et les maquis de la Révolution dans les Aurès pouvaient être écrasés si le siège n’était pas brisé par la dis- persion des forces ennemies concen- trées sur la zone 1. Pour Azzedine Bounemeur, c’est ce facteur "essentiel" qui explique certaines "insuffisances" dues au peu de préparation de l’offen- sive qui a été limitée à des attaques précises dans certaines régions, alors qu’à Skikda, Ain Abid, Khroub et Smendou (Zighoud Youcef), l’attaque

a été fulgurante avec un impact consi-

dérable. Très tôt orphelin de père, Az- zedine Bounemeur né en 1945, est un proche parent du moudjahid Lakhdar Bentobbal qui fut son tuteur et son res-

ponsable, puisqu’il l’avait gardé au- près de lui jusqu’à l’indépendance et ce, depuis le 25 décembre 1954, lorsque le commandement de la zone avait installé un "merkez" (centre d’ap- provisionnement, de repos et d’infor- mation - ndlr) dans la ferme familiale du futur écrivain, dans le bourg mon- tagnard de Badsi, sur les hauteurs de Béni Haroun, dans la commune de Grarem.

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Ce destin exceptionnel fit de Azze- dine Bounemeur, le plus jeune soldat de l’ALN. Il est aujourd’hui un témoin privilégié qui a relaté son expérience de "petit maquisard" et de mémoria-

liste dans un cycle de romans consacré

à la Révolution armée. Cinq titres ont été publiés depuis la parution des a

di d l A la , paru en 1983, prix du

20 e anniversaire de l’indépendance. L’écrivain a assisté lui-même à nom- bre de scènes qu’il décrit. Quant aux événements importants qu’il relate, il assure les avoir recueillis "à chaud" au- près des hauts responsables de la Ré- volution, d’abord dans le maquis, ensuite à Tunis, après qu’il eut traversé la frontière tunisienne avec une pa-

qu’il eut traversé la frontière tunisienne avec une pa- trouille de moudjahidine, au mois de janvier

trouille de moudjahidine, au mois de janvier 1958, soit moins d’une année après le départ de Lakhdar Bentobbal. Revenant aux événements du 20 août 1955, Azzedine Bounemeur se sou-

vient que ce samedi, le groupe de Ben-

tobbal devait dresser une embuscade dans les gorges de Hammam Béni Ha- roun, entre Grarem et El Milia. "Les moudjahidine ne sont arrivés que vers 9 h 30. Ils ont eu juste le temps de chasser des lieux les curistes et les boutiquiers pour mettre en place le dis- positif de l’embuscade. Du fait que les activités de l’armée étaient réduites en week-end, aucun convoi ne passa jusqu’au milieu de l’après-midi, mais au moment où ils allaient décamper, les moudjahidine entendirent, au loin, le vrombissement d’un camion mili- taire qui quittait El Milia vers Constan- tine. L’histoire du chahid Si Abdallah Azzedine Bounemeur raconte que le camion GMC était chargé de légion- naires qui se dirigeaient vers Constan- tine, sans doute pour s’approvisionner d’urgence en médicaments. Lorsque l’attaque a été lancée

contre le véhicule, il y eut des morts restés sur le plateau, avec leurs armes, les autres se sont dissimulés sous les cadavres, pendant que le chauffeur ten- tait de rouler en marche arrière à toute vitesse, jusqu’au tunnel, pour faire demi-tour. Si Abdallah avait l’expé- rience de la guerre en Indochine, dans les rangs de l’armée française, selon l’écrivain. C’est lui qui sortit de son poste pour tenter de stopper le camion, il réussit à crever un pneu mais un sol- dat l’avait abattu d’un tir. Ce fut en-

suite au tour des avions T4 de bombarder les lieux, l’un des avions est atteint par le fusil Thompson de Lakhdar Bentobbal. Il ira s’écraser loin vers le sud. Le chahid Si Abdallah était originaire de Chlef, appelée à l’époque Orléansville. Une fois dé- mobilisé par l'armée fran- çaise, il arrive seul par train à Constantine pour se mettre en contact avec Zighoud Youcef dont il avait entendu parler par la presse. Il a été incorporé dans le groupe de Bentobbal, après avoir été mis en quarantaine, pour vé- rifier ses dires, raconte Bou- nemeur. Le corps du chahid Si Abdallah a été exposé pendant deux jours sur la place du vil- lage de Grarem. Les autorités mili- taires consentirent ensuite à lui accorder des obsèques qui furent orga- nisées par les notables du village qui plaidèrent ce cas auprès des officiers français, arguant qu’en tant que mu- sulmans, ils avaient le devoir de ren- dre au chahid la dignité due aux morts et, ainsi, toute la population du village suivit le cercueil jusqu’au cimetière. Ce fut un enterrement ressemblant à une manifestation pour la Révolution qui devenait majeure, car elle allait se généraliser à l’ensemble du territoire national, ajoute l’écrivain. En effet, à Philippeville (Skikda), Collo, Aïn Abid et El Khroub, la po- pulation était convaincue que le soulè- vement était général. Rejoignant l’insurrection avec des armes blanches fournies par les bouchers et les quin- cailliers, ou avec des gourdins, cette population allait s’exposer à des repré- sailles qui firent 12.000 morts. A Skikda, les victimes européennes d’El Ali rendirent encore plus féroce la ré- pression. Il y eut tellement de cadavres qu’il fallut un bulldozer pour les enter- rer, c’est ainsi que commença la guerre totale, selon Bounemeur. A El Milia, le petit Azzedine Bounemeur, sera torturé malgré son jeune âge, après avoir été embarqué avec les civils revenus sur le site du Hammam Béni Haroun, pour tenter de récupérer ce que les incendies avaient épargné dans les boutiques. Le jeune garçon n’avait rien dit de ce qu’il savait sur l’identité des auteurs de l’embuscade. Désormais, il a la confiance des chefs de l’ALN.

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Revoilà les gâteaux de l’Aïd

Et voilà, ce mois tant redouté arrive à sa fin, mais cette dernière semaine sera la plus éprouvante pour tout le monde, et surtout pour les ménagères algériennes, tant sur le plan pécuniaire que sur le plan fatigue. En plus de la préparation des repas, des achats des vêtements pour l‘Aïd, il y a la confection des gâteaux.

E t ce sont d’eux que

il est quasiment impos-

sible d’imaginer l’Aïd sans gâteaux. De prime abord, il faut d‘abord acheter les pro- duits de base indispensables pour réaliser de bons gâ- teaux, ce qui n’est pas chose aisée, puisque si l’on se ré- fère au prix, cela va vous coûter les yeux de la tête. Pour commencer, vous avez les amandes non épluchées

dont le coût varie entre 650 et 700 DA, les amandes mon- dées entre 780 et 900 DA. Il va de soi que c’est selon le calibre de l’amande. Il y a même les amandes moulues, comme qui dirait prêtes à l’emploi, mais bien entendu leur prix varie, il est à 1.200 DA, mais on s’arrangera mondées ou pas mondées, les makroutes et les tchareks ne peuvent se passer de cette denrée. Quant aux baklawas, rares seront celles qui pour- ront mélanger comme le veut la tradition amandes et noix puisque cette dernière est à

1.500 DA. Mais le clou de

l’histoire, c’est les pistaches qui ont atteint la cote de

2.500 DA.

Une fois les amandes achetées, c’est au tour de la

nous allons parler, car

achetées, c’est au tour de la nous allons parler, car matière grasse qui est plus que

matière grasse qui est plus que nécessaire dans l’élabo- ration de ces gâteaux. Les choix diffèrent et les prix aussi. Cela va de 65 à 125 DA. Bien entendu la farine, les arômes, les colorants et en dernier lieu ce sont les moules qu’on utilise pour le façonnage des sucreries bien que les années précédentes l’on a déjà acheté des moules de toutes formes, mais il y a toujours un nouveau modèle et ça ne coûte pas grand- chose, de 25 à 50 DA. Puis vient la préparation, où toute la maisonnée s’affaire active- ment. Mère et filles meublent leurs soirées à la confection des gâteaux, et quel plaisir des yeux quand vous êtes au final ! Les gâteaux sont là bien fondants, quel régal ! Aujourd’hui, faute de temps me diriez-vous, cer-

taines femmes préfèrent commander les gâteaux. Certes, cela gâche le plaisir de les faire soi-même, mais modernité oblige, la femme algérienne qui travaille ne peut joindre l’utile à l’agréa- ble et c’est le seul moyen pour faire plaisir aux enfants sans perturber leur quotidien. Mais cela n’est pas à la por- tée de toutes. Il faut savoir qu’un gâteau coûte entre 35 et 50 DA la pièce. Alors, à vos calculs, si vous en com- mandez 20 de chaque sorte… Et dire qu’avant, il n’y a pas si longtemps, les voisines se regroupaient chaque soir chez l’une d’entre elles pour confectionner les gâteaux. C’était rires et discussions tout en préparant les gâteaux, et les jeunes filles quant à elles préparaient le café. Elles ne connaissaient pas encore

le démo numérique, et on avait du temps à revendre. Il faut souligner que jadis c’était 2 à 3 sortes de gâteaux identiques dans chaque foyer, c’était makrout aux amandes, tcharek el aryene et samsa à la différence qu’à l’Est c’était les makrout aux dattes et n’oublions surtout pas l’unique halouet el lambout qui a toujours été présente dans les foyers. Hier, aujourd’hui, de- main, le jour de l’Aïd, il trô- nera toujours sur la table des gâteaux succulents, qu’ils soient aux amandes, aux ca- cahuètes ou avec de la confi- ture, chacun selon ses moyens mais qu’importe puisque les enfants sont heu- reux. L’Aïd est jour de par- don, un jour de fête où les enfants sont les rois. Zenati Meriem

ANNABA

Hygiène à revoir

C’est une situation assuré- ment inédite que vit la ville d’Annaba en matière d’enlève- ment des ordures ménagères. De mémoire d’Annabi, la ville du Jujube ne s’est jamais heur- tée à un problème d’hygiène de cette envergure. La situation est d’autant plus problématique que la malencontreuse panne intervient en pleine saison esti- vale. L’image qu’elle offre aux vacanciers est simplement pi- toyable. Ce sont pratiquement toutes les cités, le centre-ville y com- pris, qui croulent sous les or- dures, faute d’enlèvement. Les odeurs nauséabondes vous agressent dans les quatre coins

de la ville. Comment en est-on arrivé à une telle situation jamais vécue, même dans les temps de vaches maigres où les édiles vous brandissaient à sou- hait «la faiblesse des moyens matériels» pour justifier les failles de leur gestion ? En fait, les services de l’APC se sont trouvés confrontés à une panne quasi

de l’APC se sont trouvés confrontés à une panne quasi générale des bennes tasseuses qui assu-

générale des bennes tasseuses qui assu- raient régulièrement les opérations d’enlèvement à un rythme qui laissait la ville dans un état vivable. Devant cet état de fait, et pour parer au plus pressé, l’APC a eu recours à la location de ca- mions chez le privé et s’ingénie, autant que faire se peut, à assainir-c’est le

terme adéquat-la situation. Le citoyen constate que la ville respire un peu mieux, mais il est aussi invité à prêter main-forte aux ser- vices concernés pour que cet effort aboutisse. L’appel n’est certainement pas de trop quand on sait que les tenants du marché informel, les marchands ambulants et certains commerçant irres- pectueux de l’environne- ment et ignorant les règles minimum d’hygiène, lais- sent, le soir, la ville dans un état déplorable. Les grandes artères commerçantes de- viennent simplement des dépotoirs à ciel ouvert, don-

nant une image de désola- tion à une ville qui mérite de moins en moins son qualificatif de coquette. De son côté, le citoyen n’est pas satisfait de la gestion de sa cité, notamment en ce qui concerne précisément l’hygiène du milieu qui se dégrade de jour en jour. S. Lamari

ACCIDENTS DE LA CIRCULATION

104 MORTS ET 1.090 BLESSÉS

du 10 au 16 août

LA CIRCULATION 104 MORTS ET 1.090 BLESSÉS du 10 au 16 août L’insouciance, voire l’inconscience de

L’insouciance, voire l’inconscience de certains chauf- fards ne cesse de faire des dégâts humains, au point d’en- deuiller des familles entières. En l’espace d’une semaine seulement, les accidents de la route, au nombre de 622, enregistrés du 10 au 16 août dernier à travers le territoire national, ont fait 1.194 victimes, dont 104 morts et 1.090 blessés, a indiqué, mercredi, le bilan hebdomadaire de la Gendarmerie nationale. Comparativement avec la semaine précédente, le nombre de morts et de blessés des accidents de la route est en nette augmentation, étant respectivement de +28 et de +63. Signalons dans ce contexte que Sétif vient en tête des wilayas ayant enregistré le plus grand nombre d'accidents (28). Elle est suivie de Mascara (30), Médéa (28), et Oran (25). Il y a lieu de rappeler que la perte de contrôle du véhicule, l’excès de vitesse, les dépassements dangereux et le non-respect de la distance de sécurité restent les principales causes des accidents de la route. Par ailleurs, selon un bilan de la Gendarmerie natio- nale rendu public hier, 5 personnes ont été tuées et 106 autres blessées dans 45 accidents qui ont eu lieu jeudi dernier, à travers le territoire national. Ces drames rou- tiers survenus dans 20 wilayas ont également causé d’im- portants dégâts matériels à 74 moyens de locomotion impliqués. La veille, l’on déplorait déjà 6 morts et 73 blessés dans 26 accidents, selon la même source. Rappelons que depuis le début du mois sacré, les ac- cidents de la route font l’actualité. Il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre un accident. Dès le premier jour, 13 accidents de la circulation ont coûté la vie à 15 personnes et occasionné des blessures à 24 autres. Par ailleurs, et selon les chiffres communiqués par les services de la Protection civile, 123 accidents de la route ont fait 125 morts et 281 blessés, depuis le début du mois sacré, soit du 1 er au 16 août. Les mêmes services ont dé- ploré 18 morts et 93 blessés dans 92 accidents de la cir- culation survenus, à Sétif au cours de la première quinzaine de Ramadhan. Il convient de rappeler que 85 % des accidents de la route sont causés par le facteur humain. Viennent ensuite l’état des routes et les conditions météorologiques. S. G.

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BETHIOUA

Ramadhan sous la flamme des torchères

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9 heures et déjà un so- leil de plomb… Une longue procession de ca- mions-citernes, tracteurs et véhicules en tout genre avance lentement vers l’entrée du poste de contrôle numéro 2, l’une des quatre portes qui gar- dent l’entrée de la zone industrielle d’Arzew. Ce poste est une véritable frontière qui matérialise une séparation visible entre l’«extérieur» ouvert à tout le monde et au-delà de ce poste que ne fran- chissent que ceux qui sont muni d’un badge ou d’un laissez-passer. Ce sera notre premier obstacle, l’agent nous indique le parking à l’extérieur en attendant que les «or- dres» et les autorisations viennent pour nous per- mettre de passer sous cette construction qui res- semble à s’y méprendre à un ouvrage à péage sur une autoroute ou un es- pace tampon donnant sur un pays voisin.

du matin, pratiquement pas de véhicules qui em- pruntent en sens inverse la

route, tous les camions et autres voi- tures en ce «début» de matinée se di- rigent vers l’entrée de la zone… la mécanique est bien huilée, ni klaxons intempestifs, ni bouchons interminables, les chauffeurs de ces engins connaissent les protocoles de sécurité et exposent de façon très vi- sible leur laissez-passer, les agents de sécurité rompus à ces opérations ne ralentissent pas la cadence… la file avance, lentement mais sans s’arrêter…

9 h

Les flammes

des torchères

A l’arrêt dans le parking, l’habi- tacle de la voiture s’est transformé en quelques secondes en une vérita- ble fournaise, dehors ce n’est pas mieux…, aucun abri, ni arbre pour échapper aux rayons de soleil… heureusement que notre «libérateur» arrive… Je suis autorisé à pénétrer dans l’enceinte de la zone indus- trielle d’Arzew. Un immense terri- toire où se côtoient des usines dont un secteur d’activité, majoritaire- ment les hydrocarbures, qui a des- siné aussi bien le profil de la population active du pays entier a modifié de fond en comble sa struc- ture économique en le basculant d’une économie agraire au début des années 70 à une industrie pétrolière et gazière, l’une des plus stratégique au monde. La voiture file à vive al- lure sur la route, une route qui res- semble à toutes les routes que l’on rencontre ailleurs, qui traversent nos villes et villages… Des panneaux rappelant la prudence, d’autres la li- mitation de vitesse ou l’interdiction de dépassement… en somme, rien de différent. Sauf que là, ni embou- teillage, ni voiture stationnée sur les bas côtés, ni maisons ou cités que

stationnée sur les bas côtés, ni maisons ou cités que l’on traverse ou piétons que l’on…
stationnée sur les bas côtés, ni maisons ou cités que l’on traverse ou piétons que l’on…

l’on traverse ou piétons que l’on…

en fin pédagogue, il nous explique

Une seule famille

risque de croiser

des usines écrasées sous le soleil et

juste des bâtisses,

trielle… visibles de loin

Depuis

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Plus que des collègues, le Rama-

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dhan les transforme en une seule fa-

née les flammes des torchères…,

 

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mille… Pour s’en rendre compte il

certainement, le drapeau représen-

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suffit de voir comment à l’approche

tant, l’emblème de cette zone indus-

ha … Juste une légère modifi- cation des horaires de travail.

de l’heure de la rupture du jeûne, ils commencent à dresser la table tout

longtemps les habitants de Bethioua, à quelques encablures de la zone, ont pris l’habitude de scruter le sens de la flamme : à la verticale signifie:

L’équipe qui travaille de 18 h à 6 heures du matin mange sur place. Les autres mois de l’année tout le personnel de l’usine se restaure à la

en surveillant du coin de l’œil leur console de contrôle. Il faut préciser que les agents du quart qui commen- cent leur travail à 18 h ramènent avec

pas de vent, la mer est donc calme, les pêcheurs peuvent sortir. Si elle vacille, attention au remous ! on se rapproche des torches… Plus tard on apprendra des techniciens qu’une

cantine, mais à chaque Ramadhan , celle-ci subit un toilettage et ses équipements une maintenance. Mais alors si la cantine est fermée où se restaurent ceux qui font le travail de

eux leur couffin. Ils réchauffent sur place leur repas… toutefois, ceux qui habitent à proximité, grâce à un transport assuré par le complexe, (un «taxi» qui fait la tournée des habita-

longue flamme indique que l’usine est en phase de démarrage ou d’ar- rêt, plus courte, l’usine est en pleine production… souvent, les explica- tions sont plus simples par rapport à l’idée de départ.

quart, les quelque 250 personnes qui rompent le jeûne à chaque fois à l’in- térieur du complexe ? Bouadjaj, chargé de la sécurité (dont le lien de parenté avec Cheikh Maazouz Bouadjadj, un des leaders de la chan-

tions des alentours) toute l’équipe a droit à la h’rira… A l’évidence, Ra- madhan a une ambiance, une senteur et une sensation à nul autre mois pa- reil… la direction met aussi la main à la poche en participant à ce repas

le complexe

GL1Z situé à une dizaine de kilo- mètres depuis l’entrée de la zone… comment passe t-on Ramadhan en plein mois d’août dans le voisinage de ces cheminées dont la flamme

Notre destination

son chaâbie, qui vient tout juste d’être honoré par la wilaya de Mos- taganem à l’occasion de la clôture des «Nuits de la chanson chaâbie», est plus qu’évident) nous répond par un énigmatique : «Mi u u la a

spécial en enrichissant la table quo- tidiennement de l’incontournable datte et des fruits . Avant c’était cha- mia et zlabia mais les travailleurs n’en raffolaient pas spécialement et puis ça posait de réels soucis d’hy-

rouge danse en permanence ?

i

il

a

a ill » Quand

giène… les fruits sont nettement pri-

…certifiée Iso

Un feu en continu

on sait que le travail de poste ou de quart exige une présence de chaque

fante et d’une table suffisamment

sés.

«GL1 est une usine à feu continu» Ouahib Bouziane le sous-

instant sur le lieu de travail de l’agent en question, surtout quand il s’agit de

Gl1 un monstre de canalisations, de chaudières et de toute une ma-

directeur «Exploitation», le boss, ces jours-çi au complexe en l’absence du directeur parti en congé a une allure imposante qui tranche avec la gentil-

gaz et de sa liquéfaction cette ré- ponse a de quoi étonner ! En fait, nous explique t-il, chaque service dispose à proximité immédiate de

chinerie complexe dont la seule fina- lité est de transformer le gaz qui arrive des lointains champs de hassi R’mel de sa forme «initiale» à celle

lesse de son regard

son corps se

son lieu de travail d’un espace amé-

liquéfiée… il passe d’une quaran-

raidit imperceptiblement, son regard change, son talkie walkie grésille, il se détend… le message devait être anodin, il termine ses explications ;

nagé, sorte de kitchenette dotée d’un réfrigérateur, d’une plaque chauf-

large pour recevoir l’equipe en poste.

taine degrés Celsius à moins 164 de- grés ! GL1Z, est entrée en production en 1978.

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Nation

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EL MOUDJAHID

Conçue pour traiter 10.5 mil- liards de m 3 de gaz pour une pro- duction de Gaz Naturel liquéfié de 17.500.000 m 3 par an et 130.000 tonnes de gazoline (Hydrocarbures lourds).Vers la fin des années 80 et en prévision de la forte demande en énergie dans le monde et en particu- lier en gaz, et à l’instar des autres complexes, le GL1Z a subi une ré- novation complète pour mettre à jour l’usine aux dernières normes et exi- gences en matière de sécurité no- tamment un système électronique de contrôle a distance appelé DCS et augmenter sa capacité de production dans cette filière en pleine expan- sion. Ce complexe est en passe de décrocher sa troisième certification. Il a déjà ISO-9001-2000 relatif au management de la qualité, • ISO- 14001-2004 relatif au management de l’environnement, • OHSAS- 18001-1999 relatif aux systèmes santé et sécurité au travail. Mais comme une une certification dure 3 ans, une manière d’imposer le res- pect des normes en permanence et de subir les audits régulièrement pour s’assurer que cette certification est toujours méritée, ce complexe se prépare pour début septembre à un autre examen qualité.

Dans les entrailles du monstre

Quand on quitte les bureaux techniques dont les cloisons ne lais- sent passer aucun son de l’extérieur pour se diriger vers les six trains que compte ce complexe deux choses nous frappent d’emblée : Le bruit ! est assourdissant ! il nous happe, les turbines fonctionnent sans arrêt à tel point que les explications de mon guide se perdent dans l’air. La se- conde remarque : aucun ouvrier, aucun technicien visible… mais où sont-ils ? certes, pour le profane que nous sommes on s’attendait à voir une armée d’ouvriers et de techni- ciens courant en tout sens, clés à mo- lette, marteaux à la main comme dans les innombrables usines d’une ère révolue. rien de tout cela ! il faut vraiment plonger à l’interieur du monstre, dans ses dédales et son ventre pour dénicher une vie hu- maine. Un technicien, en fait un in- génieur, Zinai Brahim, de la toute nouvelle génération, un jeune là où on s’attendait a voir sortir de derrière les canalisations un «vieux de la vieille» du genre, graisseur à la com- binaison blindée depuis des lustres par le cambouis, l’allure renfrogné comme ceux que mettent en scène généralement les films de serie B encore raté ! «Notre» ingénieur à l’allure presque BCBG. Il a fait ses études d’ingéniorat à l’USTO et un doctorat en France es méthode et va- lorisation de la chimie industrielle. Il est chef de zone, responsable de deux trains, (le complexe en compte six) Sous sa coupe une quarantaine d’agents. Là aussi pas question de déserter son poste quand un agent in- tervient sur une opération au mo-

Si l’Algerie est le 2 ème plus grand exportateur de GNL dans le monde ce n’est certainement pas par hasard.

ment même où ailleurs le muezzin se fait entendre. Je tente un dernier essai : Cet

agent ne peut il rompre le jeûne tout en travaillant sandwich à la main ? «On a besoin de deux mains pour travailler, il s’agit de tâches déli- cates, importantes ceci sans compter les questions de sécurité et d’hy- giène». Sa réponse me donne droit à ma minute de «solitude» que ne m'épargne même pas le bruit assour- dissant des turbos compresseurs. S’il

y a une tâche à faire, celle-ci est

prioritaire avant toute chose, «bien sûr, une fois l’opération accomplie ou l’alerte passée il peut toujours se faire remplacer par un polyvalent, ces agents formés spécialement pour remplacer au pied levé tout agent ab- sent».

Big brother vous regarde

Depuis la renovation du com-

plexe, il y a de cela 15 ans, le sys- tème de contrôle est passé du pneumatique , du manuel pour faire court au DCS (Data control système)

Il s’agit d’un système de contrôle de

l’ensemble des activités et des sites du complexe doté d'une interface homme-machine pour la supervision

et d'un réseau de communication nu-

mérique… En clair, ce système a permis de centraliser, visualiser et suivre à l’aide de signaux et de gra- phiques toutes les activités et le pro- cess de production du complexe. Par exemple, à partir de cette salle cen- trale un opérateur, le yeux rivés sur

des écrans suit en temps réel le pro- cessus de liquéfaction, il peut, à tout moment, instantanément intervenir pour modifier n’importe quel para- mètre, ouverture des vannes… tem- pérature etc. Cette salle véritable PC est, sur le schéma de production, au sommet du tableau. Son responsa- ble, un ingénieur de quart, en vérité «le manitou» , parce que c’est lui qui chaque jour devient le patron quand les autres services, l’administration,

le directeur du complexe terminent

leur «journée» de travail et ne restent

au-delà de 16 h que les agents du quart, ceux qui seront face «au monstre» toute la nuit. Dans cette salle principale de contrôle, c’est

la nuit. Dans cette salle principale de contrôle, c’est l’antre du «big brother» qui a un

l’antre du «big brother» qui a un œil électronique rivé en permanence aussi bien sur la machinerie com- plexe de la production du GNL que les structures annexes qui concou- rent à la production communément appelés les «utilités» etc. Plusieurs moniteurs installés en demi cercle, face à eux des techni- ciens tableaux dont la mission est de gérer, surveiller à distance tout un protocole de travail, s’il s’agit, par exemple, de suivre, le process de transformation du gaz en GNL, cet

opérateur peurt suivre sur son écran la cadence, les volumes,les tempéra- tures et ses infimes variations de ce gaz en train de suivre ses étapes de

traitement dans les entrailles des trains. A la moindre perturbation ou variation il apporte instantanément des correctifs et ajuste ses paramè- tres.Le jour de notre passage, Bel- hadj, pétrolier depuis 29 ans était face à deux moniteurs, Nait Salah di- rigeait la salle de contrôle. Pour des raisons qu’on peut deviner aisément et qui tiennent fondamentalement à la nature même des opérations à faire, à surveiller et le cas échéant à ajuster, l’agent qui est appelé a s’as- seoir sur la chaise en face de ces mo- niteurs doit connaître parfaitement ce qui se passe, de «l’autre côté» ; en face, à l’extérieur, dans la fournaise et le bruit assourdissant des com- presseurs. Belhadj, 29 ans, la barbe grisonnante bien taillée avec un petit

sourire en coin aimerait bien trans- mettre un « message » à sa hiérar- chie par notre entremise. 12 heures face à un écran sans remplaçant:

augmenter les salaires ou alléger la durée de travail.

L’Algérie a été pionnière dans l’industrie du GNL. Le premier ter- minal d'exportation au monde, a d’ailleurs, été construit ici même à Arzew en 1964. Le procédé utilisé est celui de la société Air-Products & Chemicals Incorporation. Le gaz naturel arrive des champs de Hassi R’mel à une pression de 42 bars et une température de moyenne de 40° Il est dépourvu de gaz carbonique, de l’eau, de mercure, dans la section traitement de gaz. Le gaz traité est ensuite prérefroidi au propane et sé- paré des autres hydrocarbures. Il est ensuite liquéfié et refroidi à moins de 149° . A ce stade, Le GNL est dé- tendu à la pression atmosphérique dans le ballon de flash et envoyé par des pompes vers les bacs de stockage à la température de moins

161°.

Cap sur le marché mondial

A partir de ces bacs de stockage, trois en tout d’une capacité de 100.000 mètres-cubes chacun, le GNL est prêt à être expédié. Bien évidemment ces terminaux sont si- tués en bord de mer .Toute une ins- tallation et des structures existent pour que ce transfert de gaz se fasse selon les normes réglementaires et techniques en vigueur. Un port, des quais, des bras de chargement, une zone sous douane, un commissariat avec l’ensemble de ses éléments et structures classiques. Dans cette zone terminal, un autre chef d’or- chestre, à l’instar de ceux qu’on a rencontré dans les différentes zones en amont, Bekadja Kamel, il a passé une trentaine d’années sur ce site,

dans cette zone. Il a commencé tout en bas de l’échelle pour gravir pa- tiemment tous les échelons et se re- trouver maintenant Chef de zone. Sa responsabilité transférer le GNL sur les méthaniers qui accostent a quai. Une opération longue, délicate qui nécessite la mise en place de toute une série d’actions et de tâches cou- plées à un respect strict des normes de sécurité pour remplir les bacs d’un méthanier en… 12 heures envi- ron ! Et un seul à la fois ! A quai, le méthanier est relié à tout un réseau de câbles qui le connectent à diffé- rents moniteurs. Toute perturbation dans le débit ou toute modification a apporté, du- rant le remplissage des bacs peut se commander aussi bien à partir du méthanier que de la terre ferme a partir de cette zone «terminal». On imagine aisément la tension des agents au moment de cette expédi- tion. On ne pose même pas la ques- tion de savoir s’ils désertent leur poste de travail pour la h’rira… Si l’Algerie est le 2 e plus grand expor- tateur de GNL dans le monde ce n’est certainement pas par hasard. Une armée de travailleurs sur les champs de production dans le Sud, tout au long des canalisations qui couvrent des centaines de kilomètres et dans les complexes de production à Skikda et à Arzew notamment, li- vrent au quotidien une bataille pour maintenir viable la plus value de cette rente sur les marchés mondiaux que tente de phagocyter le gaz de schiste et une concurrence de pays producteurs de GNL dont le nombre quoique réduit ne cesse d’augmenter

M. K.

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L’ I m âm An -Nawawî " Ch e i k h El I sl
L’
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Ch
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k
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ar
a
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l est une des personnalités marquantes de l’école
Shaféite, Muhyiddîn, Abû Zakariyyâ, plus
connu sous le nom du village syrien où il est né,
Nawa (de la haute plaine de la Batanée), l’imam Na-
wawi ou Cheikh El Islam (selon le titre que lui ont
donné les adeptes de l’école Shaféite à laquelle il ap-
partenait) voit le jour en 631 A.H. (1233). A l’instar
de tous les lettrés dont le parcours les mènera vers
la postérité, l’imam Nawawi apprend dès son jeune
âge le Coran et s’initie très tôt aux sciences isla-
miques comme le Hadîth, la langue arabe et le fiqh.
Son père raconte que la veille du 27 e jour de Rama-
dan en l’an 638 A.H., le jeûne An-Nawawî, alors âgé
de sept ans, dormait auprès de lui. Il se réveilla et
s’exclama : «mon père ! quelle est cette lumière qui
emplit la maison ?!». Son père dit : «Nous nous
sommes réveillés et ne v î mes aucune lumière. Nous
avons alors su qu’il s’agissait de Laylat Al-Qadr (La
Nuit du Destin)». Le siècle de cet imam est marqué
par les convoitises territoriales des Mongols qui en-
vahirent l’Est et prennent Bagdad, capitale des Ab-
bassides à ce moment-là.
Il eut comme maître En Fiqh (jurisprudence is-
lamique) Abu Ibrahim Ishaq ibn Ahmad ibn Othman
Al-Maghribi Al-Maqdisi. Le chaféisme, cette école
de jurisprudence propre à l'islam sunnite tire son
nom de l'imam Al-Chafii (767-820) né à Gaza. Les
principes de cette école se sont propagés en Égypte,
Indonésie, Thaïlande, Inde du Sud, Surinam, aux
Comores, aux Philippines, au Yémen. Le chaféisme
serait même «religion» d'État au Brunei et en Ma-
quelques chapitres de Sahih Al-Bukhari et d’une es-
quisse sur le Sounan d’Ibn Daoud Sijistani. Toute-
fois ses livres les plus connus sont Les quarante
hadiths appelés Al-Arbain An-Nawawiyyah (Les 40
Nawawi) qu’il acheva en 668 et Riyadh as-Salihin
(Les jardins des vertueux). Sheikh Abû Al-`Abbâs
Ibn Farûkh dit de lui : "Il a réuni trois degrés, cha-
cun d’eux aurait suffi pour que les gens viennent de
loin pour le voir et apprendre de lui : le degré du sa-
voir, le degré de l’ascétisme et le degré de l’appel
au bien et de l’interdiction du blâmable".
Atteint d’une maladie, il meurt en 676 A.H. à
l’âge de 45 ans
Il est enterré dans son village. As-
laisie. Cette école est née, en quelque sorte de la ren-
contre deux deux autres écoles qui s’inspirent du
droit musulman sunnite : le Malékisme fortement
implanté dans l’aire arabe (Malek Ibn Anas et son
fameux Mouatta qu’on a déjà présenté ici) et le ha-
nafisme (à lire dans notre édition de demain) qui
s’est développé hors des frontières arabes (Chine,
Afghanistan, Tadjikistan, Pakistan, Inde, Bengale,
Bangladesh). Annawawi est considéré comme l’un
des plus grands commentateur du hadith. Il est, d’ail-
leurs, auteur d’un commentaire de Sahîh Muslim, de
cète, il ne se maria pas et n’eut aucune descendance.
«Les 40 nawawi», est un recueil très connu
d’une quarantaine de hadîths qu’il considère
comme étant le socle de l’islam. Cet imam a puisé
l’essentiel de ces hadiths dans les milliers de hadiths
répertoriés par les savants du III e siècle de l’hégire
et qui font référence en la matière, à savoir, les in-
contournables Sahih Boukhari et Sahih Mouslim et
les recueils de Ibn Madja, Aboû Dawoûd, At-Tir-
midhi et En-nasâ'i (tous présentés dans ces mêmes
colonnes dans les éditions précédentes).
De cette quarantaine de hadiths on peut citer
celui rapporté par les deux salihs : Prendre le facile
et laisser le difficile. «Ce que je vous ai défendu de
faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accom-
plissez- le dans la mesure où cela vous est possible.
Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par
l'abondance de leurs questions et leurs divergences
d'opinions à l'égard de leurs Prophètes».
.
.
Ne vous fiez surtout pas au titre de
cette chronique qui n’a rien à voir
avec la famille artistique ; famille
on ne peut plus respectable au
demeurant.
En tout bien tout honneur comme
on dit. Je suis d’ailleurs d’autant
plus à l’aise pour en parler — de la
famille artistique s’entend — que je
QAHWA FI GOUBLI
De Amar Zentar
Artistes associés
Comprenne qui veut, sinon qui peut.
Parce qu’il ne faut surtout pas croire
que dès qu’on parle enfer on est, ipso
facto, voué aux gémonies.
Surtout que l’enfer comme vous le
savez tous c’est toujours les autres !
Et pouvait-il en être autrement je
vous le demande ? Plaisanterie mise
à part et pour en revenir au propos
l’ai fréquentée et accompagnée des
années durant. On peut même dire que j’y ai baigné pendant un bon
bout de temps. Avant de me retirer sur la pointe des pieds. Sans faire
pour autant un pied de nez aux artistes en question.
Qui ont su rester dignes pour les uns jusqu’à leur dernier souffle ;
central si tant est que la centralité
puisse encore signifier quelque chose par les temps qui courent, vous
avez, à ne pas douter, tout comme ma modeste personne constaté que
sidna ramadhan elmoubarel a déjà entamé la dernière ligne droite.
Ou le dernier virage c’est selon. Au fur et à mesure que le jour J
pour d’autres toute une existence durant. Une existence faite de hauts
et de bas mais le plus souvent de bas plus que de hauts. Non point
parce qu’ils n’ont pas de talent mais davantage du fait que ce même
talent ne soit point apprécié à sa juste valeur. Permettez-moi d’en
témoigner si besoin est pour avoir donc frayé fort longtemps dans cet
pointe le bout du nez autant on est quoiqu’on dise heureux d’avoir
univers pas tout à fait comme les autres. Et pour cause
Quoiqu’il en
subi cette épreuve avec succès, autant une pointe de nostalgie nous
restera toujours en travers de la gorge une fois sidna ramadhan ayant
rejoint ses quartiers ou à défaut ses fameuses pénates.
Bon, ce n’est pas demain la veille non plus qu’on revivra un
ramadhan aussi chaud bien qu’il ne faille jurer de rien les caprices de
soit être artiste n’est assurément pas une sinécure.
Quand bien même nombreux sont parmi ces artistes à considérer leur
statut, en tant que tel bien sûr, comme une véritable offrande divine.
Sans doute raisonnent-ils ainsi par rapport à leur « élection » au sein
de cet univers si édulcoré bien que parsemé de pas mal d’embûches.
Il est non moins vrai que l’enfer est pavé de bonnes intentions.
la météo pouvant mener à tout à condition d’en sortir
Enfin, ce n’est
pas votre compagnie qui me déplaît mais l’heure de la séparation
déchirante et cruelle a déjà sonné.
Saha ftorkoum et patati et patata
A. en ar

Dimanche 21 Août 2011

16 EL MOUDJAHID FATAWI Par Cheikh Yusuf Al-Qaradawi Le jeûne et la maladie (I) Question
16
EL MOUDJAHID
FATAWI
Par Cheikh
Yusuf Al-Qaradawi
Le jeûne
et la maladie (I)
Question :
Quelles sont les directives relatives au ma-
lade qui ne jeûne pas pendant le mois de Ra-
madân ?
Réponse
L es savants sont unanimes sur le fait qu’un
malade n’est pas tenu de jeûner, puisqu’Al-
lâh - Exalté soit-Il - a dit : "Celui qui est
malade ou qui voyage jeûnera ensuite un nombre
de jours équivalent. Dieu veut la facilité pour vous,
Il ne veut pas vous mettre dans la difficulté." [1]
Ainsi, en nous appuyant sur le Noble Coran et sur
l’avis unanime des savants musulmans, un malade
a le droit de ne pas jeûner pendant le mois de Ra-
madân.
La question qui se pose est : quel type de ma-
ladie permet à un musulman de s’abstenir du jeûne
? Toute maladie que le jeûne peut aggraver ou en
retarder la guérison permet au musulman de rom-
pre son jeûne. De la même façon, lorsque le jeûne
provoque chez le malade une importante douleur
qui l’empêche d’accomplir son travail et de gagner
sa vie, il a le droit de ne pas jeûner.
On a interrogé l’Imâm Ahmad : «Quand un
malade est-il autorisé à ne pas jeûner ? - Il répon-
dit : Lorsqu’il n’est pas capable de jeûner. - Puis
on lui demanda encore : Un homme qui est affligé
par la fièvre est-il dans l’incapacité de jeûner ? - Il
dit : Quelle maladie peut être plus grave que la fiè-
vre ?»
Il y a toutes sortes de maladies. Certaines,
telles un mal de dent, un doigt blessé, un petit
abcès et autres, ne sont pas aggravées par le jeûne.
Le jeûne peut guérir un certain nombre de mala-
dies telles que les troubles digestifs (indigestion,
diarrhée, etc.).
Ces maladies ne permettent pas au musulman
de s’abstenir du jeûne puisque dans de telles situa-
tions il est dans l’intérêt du patient de jeûner. Un
musulman est autorisé à s’abstenir du jeûne
lorsque qu’il craint que ce dernier lui soit nuisible.
Si une personne en bonne santé craint de tomber
malade à cause du jeûne, il lui est permis de s’en
abstenir. Ceci peut être évalué de deux façons : en
se basant sur l’expérience personnelle ou d’après
les conseils d’un médecin musulman de confiance
dont les connaissances et l’honnêteté sont recon-
nues. Ainsi, si un médecin musulman de confiance
indique au musulman que le jeûne peut lui être nui-
sible, ce dernier est autorisé à ne pas jeûner.
D’autre part, si un musulman a l’autorisation
de ne pas jeûner mais qu’il insiste pour le faire, il
commet un acte répréhensible puisqu’il se nuit à
lui-même et refuse d’accepter la dispense [2] ac-
cordée par Allâh. Même si le musulman jeûne et
observe les règles du jeûne, il aura commis un acte
illicite si jamais il se faisait du tort. Allâh - Exalté
soit-Il - a dit : «Ne vous tuez pas. Dieu est miséri-
cordieux envers vous.» [3]
Il
y
(A suivre)
Notes
[1] Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, verset 185.
[2] En arabe, on dit : rukhsah.
[3] Sourate 4, les Femmes, An-Nisâ’, verset 29
à
[3] Sourate 4, les Femmes, An-Nisâ’, verset 29 à LES DESSEINS DU Le jeûne les remèdes”.
[3] Sourate 4, les Femmes, An-Nisâ’, verset 29 à LES DESSEINS DU Le jeûne les remèdes”.
[3] Sourate 4, les Femmes, An-Nisâ’, verset 29 à LES DESSEINS DU Le jeûne les remèdes”.
[3] Sourate 4, les Femmes, An-Nisâ’, verset 29 à LES DESSEINS DU Le jeûne les remèdes”.

LES DESSEINS DU

Le jeûne

Femmes, An-Nisâ’, verset 29 à LES DESSEINS DU Le jeûne les remèdes”. Le sage Luqman a

les remèdes”. Le sage Luqman a fait cette re- commandation à son fils : “Ô mon fils, quand le ventre est repu, les pensées s’endorment, la sa- gesse se tait, les membres n’accomplissent plus le culte…”. e) Bienfaits dans l’au-delà :

Le jeûne, dans l’autre vie, efface les péchés et vaut au jeûneur l’agrément de Dieu. Dieu le Très-Haut, par le jeûne, cherche le bien des jeû- neurs et non leur contrainte, comme le pensent les ignorants qui raillent le Ramadhan. Il faut préciser, cependant, que le jeûne dont il est question et qui apporte des bienfaits à celui qui l’observe est le jeûne accompli avec la sincé- rité, la pureté de l’âme et du cœur. Il ne doit pas être suivi de péchés ou d’actions qui en amoin- drissent la portée, qu’il s’agisse d’une médi- sance ou d’une mauvaise action. Quant à celui qui jeûne par tradition ou habitude, il ne peut bénéficier des mérites du jeûne. “Tu ne pourras rien faire [en faveur] de celui que Dieu jette dans le désarroi”. (La Table, V : 42).

6 - Le jeûne parfait :

Il y a deux sortes de jeûnes : le jeûne parfait qui élève celui qui l’accomplit aux plus hauts degrés de la perfection et le jeûne imparfait, qui ne vaut que faim, soif et torture de soi. Pour que le jeûne soit parfait, il doit réunir un cer- tain nombre de conditions :

a) baisser les yeux devant tout ce qui est blâ-

mable, tout ce qui peut distraire le cœur et l’éloigner de l’évocation de Dieu Tout-Puissant.

b) barder sa langue de toute médisance et de

toute calomnie, de l’obscénité et du mensonge. Le Prophète, bénédiction et salut sur lui, a dit :

“Le jeûne n’est pas la seule abstinence de la nourriture et de la boisson. C’est aussi l’absti- nence de toute futilité et de toute obscénité; si quelqu’un t’insulte, dis-lui : j’observe un jeûne!”.

fermer ses oreilles aux insanités et aux

mauvaises choses. L’imam Al-Ghazali a dit :

“Dieu met au même niveau celui qui écoute les choses illicites et celui qui les consomme”. Dieu le Très-Haut a déclaré : “… des amateurs

de fausses nouvelles et des fricoteurs (épris) de trafic louche”. (La Table, V : 42). “D’où vient que leurs rabbins et leurs grands prê- tres ne les empêchent point de tenir des pro- pos criminels et de se livrer à un trafic louche ?”. (La Table, V : 63).

d) mettre son corps à l’abri de tout péché : il

ne faut faire avec les pieds ou les mains que ce qu’il est permis de faire, il ne faut consommer

au moment de la rupture que des produits li- cites.

e) consommer avec modération au moment

de la rupture du jeûne. Il ne faut pas comme font certains jeûneurs engloutir de grosses quantités d’aliment au point de ne plus pouvoir respirer !

c)

Quant au jeûne imparfait, c’est celui qui ne res- pecte pas ce que l’on vient d’énumérer. Le Pro- phète, Bénédiction et Salut sur Lui, a dit : “Qui ne renonce pas à la calomnie, Dieu n’a pas be- soin qu’il s’abstienne de manger et de boire”.

7- Degrés du jeûne :

Le jeûne a des degrés ; le plus bas est le jeûne du mois prescrit, le plus haut est le fait de jeûner un jour et de manger un autre : c’est le jeûne de David, le salut soit sur lui. Le Pro- phète, Bénédiction et Salut sur Lui, a dit à Abd Allah ben ‘Uman qui l’a interrogé sur le jeûne : “Jeûne un jour et mange un jour”. Le jeûne moyen est le jeûne de trois jours. L’imâm al Ghazâli écrit : “Jeûne le lundi et le jeudi et ajoute le mois de Ramadhan : tu auras ainsi jeûné quatre mois dans l’année et quatre jours, ce qui fait plus d’un tiers. Il faut cependant rompre le jeûne les jours du “tach-

b) Bienfaits spirituels :

Sans les péchés qu’il commet, l’homme serait proche des anges. Comment ne serait-il pas ainsi alors que Dieu l’a créé sous le plus bel aspect et la plus belle forme et l’a comblé en lui donnant la raison et l’intelligence ? “Nous avons donné à l’homme en le créant, la forme physique la mieux proportionnée. Puis Nous le ferons sombrer dans une extrême déchéance”. (Les Figues, V : 4-5).

Le jeûne affaiblit le tumulte des passions et donne à celui qui l’observe une maîtrise de soi. Le Prophète, bénédiction et salut sur lui, a dit :

“Ô jeunes gens, mariez-vous, c’est bon pour la vue et cela permet de garder la vertu ; celui qui ne peut pas, qu’il observe un jeûne”. Le jeûne apprend à l’âme la patience, la force et la volonté, la sincérité, la chasteté, l’amour du bien, l’éloignement du mal. Le jeû- neur s’abstient de nourriture, de boissons, de plaisirs sexuels et d’autres choses tout au long

de la journée, alors qu’il peut ne pas le faire. Et s’il le fait, c’est grâce à sa sincérité et à sa vo- lonté et pour répondre à l’ordre de Dieu, dési- rant Sa récompense et Sa grâce. Dieu en retour lui a donné la résistance à la faim. Le jeûneur durant le Ramadhan a la maîtrise de soi. Même s’il trouve une table bien garnie avec les mets les plus fins et les boissons les plus douces, il ne pense même pas y toucher même si sa faim est grande, car il a peur de Dieu. Il n’y a pas d’autre pratique que le jeûne pour renforcer la maîtrise de soi et dompter les forces troubles de l’âme qui poussent au mal.

combat le démon sans faiblir. Le Prophète,

bénédiction et salut sur lui, a dit : “Le démon

court dans le corps du fils d’Adam, comme le sang; barrez-lui le passage par la faim”.

c) Bienfaits sociaux :

Quand on observe le jeûne, on se rappelle tous ceux qui souffrent de la faim durant toute leur vie. Il y a ceux qui sont dans le dénuement total. Il y a les vieillards, les orphelins, les ma-

lades, les étrangers de passage… En les ayant en mémoire, il se rappelle leurs peines et il s’at- tendrit sur leur sort. Il devient leur défenseur et ainsi règnent dans la société la bonté, la miséricorde et l’en- traide. Les membres qui le forment se soutien- nent mutuellement comme l’édifice social. C’est pour ces raisons que le jeûne a été insti- tué comme obligation légale. Le jeûne, dans ses manifestations sociales, nous donne - comme l’écrit El-Aâqad - l’aspect d’une grande famille composée de millions de personnes répandues dans le monde entier, ac- complissant le même devoir religieux, chaque jour, ressentant les mêmes sensations… Des millions de gens dans tous les coins de la Terre, se nourrissant selon le même mode, s’abstenant de toute nourriture selon le même mode, se pré- sentant à leur Seigneur selon le même mode. Il

a peu de familles enfermées entre les murs de

leurs maisons qui connaissent une telle organi-

sation !

d) Bienfaits dans la vie terrestre :

Dieu bénit le jeûneur ainsi que ses biens, ses enfants et ses épouses. Il obtient la confiance et l’amitié des autres. Sur le plan de la santé, il lui est bénéfique, il éclaire son raisonnement et sa

vision des choses. Le Prophète, bénédiction et salut sur lui, a dit : “Celui dont le ventre crie fa- mine augmente sa capacité de réflexion et éveille son cœur”. Il a dit aussi : “Le ventre est

l’origine de tous les maux, le régime de tous

Dimanche 21 Août 2011

CORAN Hadith Hadith du Prophète Muhammad ( que la paix et le salut d' llah
CORAN Hadith Hadith du Prophète Muhammad ( que la paix et le salut d' llah
CORAN Hadith Hadith du Prophète Muhammad ( que la paix et le salut d' llah

CORAN

Hadith

Hadith du Prophète Muhammad

(que la paix et le salut d'

llah soient sur lui)

Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : «Allah ne m’a point envoyé aux gens pour leur rendre la vie difficile ou pour souhaiter leur perte ; Allah m’a plutôt envoyé en tant qu’enseignant et pour rendre la vie facile aux gens.» Rapporté par Mouslim.

(II et fin)

riq” (les deux Aïds) le surplus ne sera que de trois jours…”. Les secrets du jeûne sont au nombre de trois : le jeûne en général, le jeûne en particu- lier et le jeûne des plus particuliers. Le premier est l’abstinence de nourriture et de plaisirs sen- suels, le second l’éloignement du corps de tout ce qui est interdit, le troisième est le jeûne du cœur qui se ferme à toute chose sauf à Dieu le Très-Haut. Ce dernier jeûne est très rare et ne se rencontre que chez quelques croyants, ayant atteint un haut degré de foi.

8- L’expiation exigée par la rupture du jeûne :

Il y a deux types de ruptures, celles qui exi- gent que les jours manqués soient refaits et celles qui exigent, en plus, une expiation (Kufâra). Ce sont les cas que nous examinerons :

a) cas de celui qui rompt le jeûne au cours

de la journée.

b) cas de celui qui rompt le jeûne volontai-

rement. S’il le rompt par oubli ou par erreur, il n’y a aucun mal, il n’est tenu que de refaire le jour manqué.

c) cas de celui qui rompt le jeûne par obli-

gation, il n’est tenu que de refaire le jour man- qué.

d) cas de celui qui rompt le jeûne croyant

qu’il touche à sa fin, c’est comme celui qui voyage pendant le ramadhan et qui, même s’il ne parcourt pas la distance autorisée par la rup-

ture, rompt le jeûne. Il n’est tenu, ici, que de re- faire le jour manqué.

e) cas de celui qui vomit : il n’y a pas d’ex-

piation, on n’est tenu que de rendre le jour. L’expiation s’effectue par l’affranchisse- ment d’un esclave croyant (les hanifites n’exi- gent pas que l’esclave soit musulman) ou alors l’accomplissement d’un jeûne de deux mois successifs. Et s’il y a rupture, on est tenu de re- faire le jeûne de nouveau. Dans le cas où l’on ne pourrait pas jeûner, s’il faut nourrir soixante pauvres. Les écoles juridiques, à l’exception des malékites, sont d’accord sur cet ordre des modes d’expiation.

9- Autorisation de rompre le jeûne :

Selon l’avis d’un médecin musulman, on peut, parce que le jeûne risque d’aggraver une maladie ou de retarder la guérison, rompre le jeûne. Le voyageur est également autorisé à ne pas jeûner s’il doit parcourir une certaine dis- tance et s’il doit partir avant l’aube. Si la dis- tance est plus courte que la distance autorisée, le jeûne doit être maintenu, ainsi que lorsque le voyage n’est pas pénible, ainsi qu’il est dit dans le verset : “Il est préférable pour vous de jeû- ner”. La femme enceinte et la nourrice reçoivent