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Guide pratique pour l'enregistrement des rapports inter-arcades

Guide pratique pour l'enregistrement des rapports inter-arcades

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Publié parMarc Farré
Thèse de Marc Farré, 2007
Thèse de Marc Farré, 2007

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Published by: Marc Farré on Aug 23, 2011
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Sections

  • TABLE DES MATIÈRES
  • ABRÉVIATIONS
  • INTRODUCTION
  • I -L'appareil manducateur
  • I.1 -Anatomie
  • I.1.1 -Le système dentaire
  • I.1.2 -L'articulation temporo-mandibulaire
  • I.1.2.1 -Constituants
  • I.1.2.2 -Cinématique
  • I.1.3 -Le système musculaire
  • I.1.3.1 -Muscles élévateurs
  • I.1.3.2 -Muscles abaisseurs
  • I.1.4 -Le système vasculaire
  • I.1.4.1 -Le système artériel
  • I.1.4.2 -Le système veineux
  • I.1.5 -Le système nerveux
  • I.2 -Mouvements mandibulaires
  • I.2.1 -Mouvements dans le plan sagittal
  • I.2.2 -Mouvements dans le plan horizontal
  • I.2.3 -Synthèse des mouvements limites du dentalé inférieur
  • I.3 -Fonctions
  • I.3.1 -Mastication
  • I.3.2 -Déglutition
  • I.3.3 -Phonation
  • I.3.4 -Respiration
  • I.4 -Occlusions de référence
  • I.4.1 -Occlusion d'intercuspidie maximale
  • I.4.2 -Relation centrée
  • I.4.2.1 -Historique
  • I.4.2.2 -Définition actuelle
  • I.4.2.3 -Justification
  • I.4.3 -Occlusion centrée
  • I.5 -Dimension verticale
  • I.5.1 -Dimension verticale d'occlusion
  • I.5.2 -Dimension verticale de repos
  • I.5.3 -Espace libre d'inocclusion
  • II -Simulation mécanique de l'appareil manducateur
  • II.1 -Articulateur
  • II.1.1 -Occluseur
  • II.1.2 -Non adaptable pré-programmé
  • II.1.3 -Semi adaptable de première génération
  • II.1.4 -Semi adaptable de deuxième génération
  • II.1.5 -Entièrement adaptable
  • II.1.6 -ARCON / Anti ARCON
  • II.2 -Arc facial
  • II.3 -Condylographe
  • CHOIX DU TYPE D'ENREGISTREMENT
  • I -En fonction du traitement à réaliser
  • I.1 -Prothèse
  • I.1.1 -Prothèse fixée
  • I.1.2 -Prothèse adjointe partielle
  • I.1.3 -Prothèse adjointe complète
  • I.2 -Orthodontie
  • I.3 -Correction d'une dysfonction de l'appareil manducateur
  • I.3.1 -Définition des DAM
  • I.3.2 -Désunions condylo-discales
  • II -En fonction de l'examen clinique
  • II.1 -Posture
  • II.2 -Articulation temporo-mandibulaire
  • II.2.1 -Symptômes et signes cliniques
  • II.2.2 -Conduite à tenir
  • II.3 -Parodonte
  • II.4 -Dimension verticale
  • II.5 -Occlusion
  • II.6 -Analyse des édentements
  • II.6.1 -Différentes classifications
  • II.6.2 -Type d'enregistrement à effectuer
  • II.6.3 -Choix de la maquette d'occlusion
  • II.6.3.2 -Pour l'enregistrement des rapports inter-arcades
  • III -Arbre décisionnel
  • TECHNIQUES D'ENREGISTREMENT
  • I -Évaluation de la dimension verticale
  • I.1 -Conséquences d’une mauvaise évaluation
  • I.1.1 -Si la DVO est surévaluée
  • I.1.2 -Si la DVO est sous-évaluée
  • I.2 -Conditions de la détermination
  • I.3 -Différentes méthodes
  • I.3.1 -Présence de renseignements individuels
  • I.3.2 -Absence de renseignements individuels
  • I.3.2.1 -Méthodes statistiques
  • I.3.2.2 -Méthodes céphalométriques
  • I.3.2.3 -Méthodes fonctionnelles
  • I.3.2.4 -Méthode esthétique
  • I.4 -Quelle technique choisir ?
  • II -Choix du matériau
  • II.2 -Oxyde de Zinc / Eugénol :
  • II.3 -Résine et composites
  • II.4 -Silicones par addition
  • II.5 -Polyéther
  • III -Réalisation de maquettes d'occlusion
  • III.1 -Caractéristiques
  • III.1.1 -La base
  • III.1.2 -Les bourrelets
  • III.2 -Réalisation des maquettes
  • III.2.1 -Matériel
  • III.2.2 -Technique
  • IV -Utilisation de l'arc facial
  • IV.1 -Technique
  • IV.2 -Sources d'erreurs
  • V -Manipulations pour l'enregistrement de la relation centrée
  • V.1 -Techniques
  • V.1.1 -Dawson
  • V.1.2 -Lee et Guichet
  • V.1.3 -P.K. Thomas
  • V.1.4 -A. Lauritzen
  • V.2 -Sources d'erreurs dans la manipulation
  • V.3 -Impératifs communs aux différentes techniques
  • VI -Enregistrement des rapports inter-arcades
  • VI.1 -Enregistrement statique en OIM
  • VI.1.1 -Techniques
  • VI.1.1.1 -Avec une cire non percée
  • VI.1.1.2 -En évitant les zones de contacts dento-dentaires
  • VI.2 -Enregistrement statique en RC
  • VI.2.1 -Techniques
  • VI.2.1.1 -Dawson
  • VI.2.1.2 -P.K. Thomas
  • VI.2.1.3 -A. Lauritzen
  • VI.2.1.4 -C.G. Wirth
  • VI.2.1.5 -Coiffes en résine
  • VI.2.2 -Combiner avec la technique de Lucia si possible
  • VI.2.3 -Impératifs pratiques pour répondre à la définition actuelle
  • VI.3 -Enregistrement statique en relation centrée thérapeutique
  • VI.3.1 -Technique
  • VI.4 -Enregistrement dynamique pour programmer l'articulateur
  • VI.4.1 -Enregistrement en propulsion
  • VI.4.2 -Enregistrement en latéralités
  • VI.5 -Sources d'erreurs dans les enregistrements
  • VII -Utilisation du condylographe
  • VII.1 -Description de l'appareillage
  • VII.2 -Manipulation
  • I -Montage des modèles sur l'articulateur
  • I.1 -Montage du modèle maxillaire
  • I.2 -Montage du modèle mandibulaire
  • II -Programmation des déterminants postérieurs de l'articulateur
  • II.1 -A l'aide des enregistrements dynamiques
  • II.1.1 -La pente condylienne
  • II.1.2 -Les angles de Bennett
  • II.2 -A l'aide d'un condylographe
  • CONCLUSION
  • BIBLIOGRAPHIE
  • TABLE DES ILLUSTRATIONS DU TEXTE

UNIVERSITÉ PAUL SABATIER - TOULOUSE III FACULTÉ DE CHIRURGIE DENTAIRE

Année : 2007 Thèse n° 2007-TOU3-3037

T H È S E
pour le DIPLÔME D'ÉTAT DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE présentée et soutenue publiquement par

FARRÉ Marc
le 28 juin 2007 ---------------

GUIDE PRATIQUE POUR L'ENREGISTREMENT DES RAPPORTS INTER-ARCADES
Directeur de thèse : Docteur DARTHEZ André

--------------JURY Professeur GUYONNET J.J. Docteur CHAMPION J. Docteur ESCLASSAN R. Docteur DARTHEZ A. Président Assesseur Assesseur Assesseur

.

aux professeurs qui m'ont aidé à passer le difficile cap de mes deuxièmes années. et à ceux qui s'investissent. c'est dans le coeur qu'ils sont proches. par amour de leurs élèves. à mes soeurs avec qui je m'entends si bien. à Marie sans qui je n'en serais certainement pas là aujourd'hui. . qu'ils résident ici ou à l'étranger.Je dédie cette thèse :      à mes parents. qui m'ont toujours soutenu et m'aident encore. à mes amis. parfois bénévolement.

Recevez ici l'expression de notre grande considération. Docteur en Chirurgie Dentaire. Chef de Service d'Odontologie . Praticien Hospitalier des Centres de Soins. Chirurgien dentiste. Docteur en Sciences Odontologiques. Lauréat de l'Université de Paul Sabatier.Hôtel Dieu du CHU. Votre côté humain envers les étudiants ou les patients en difficulté restera gravé dans nos mémoires. Docteur d'État en Odontologie. Diplômé d'Expertises Médicales en Réparation du Dommage Corporel. . Chevalier dans l'ordre des Palmes académiques. d'Enseignement et de Recherche Dentaire.          Permettez-nous de vous remercier de l'honneur que vous nous faîtes en consentant à présider ce jury de thèse.A notre président de jury Monsieur le Professeur GUYONNET Jean-Jacques  Professeur des Universités. Ex-Chef de la sous-section de Prothèses.

A notre jury de thèse Monsieur le Docteur CHAMPION Jean

Maître de Conférence des Universités, Praticien Hospitalier des Centres de Soins, d'Enseignement et de Recherche Dentaire, Docteur en Chirurgie Dentaire, Docteur d'État en Odontologie, Lauréat de l'Université de Paul Sabatier.

  

Nous sommes particulièrement reconnaissant que vous ayez accepté de faire partie de ce jury avec une telle spontanéité. Votre dévouement pour les cours et les travaux pratiques mêlés de votre humour inconditionnel nous ont permis de garder à vie les notions les plus fondamentales de prothèse adjointe partielle.

A notre jury de thèse Monsieur le Docteur ESCLASSAN Rémi

Maître de Conférence des Universités, Praticien Hospitalier des Centres de Soins, d'Enseignement et de Recherche Dentaire, Docteur en Chirurgie Dentaire, Ancien Interne des Hôpitaux, Chargé de cours aux Facultés de Médecine de Toulouse-Purpan et de ToulouseRangueil, C.E.S. de Prothèse Scellée, C.E.S. de Prothèse Maxillo-Faciale, D.E.A. d'Anthropobiologie, Lauréat de l'Université de Paul Sabatier.

  

   

Vous avez gentiment accepté d'être membre de notre jury. Votre patience, votre bonne humeur, ainsi que votre sens pédagogique en clinique nous ont été d'une aide précieuse. Avec nos remerciements, veuillez trouver ici

l'expression de notre estime et notre gratitude.

A notre directeur de thèse Monsieur le Docteur DARTHEZ André
  

Chargé d'Enseignement à la Faculté de Chirurgie Dentaire de Toulouse, Ex-Assistant Hospitalo-Universitaire, Faculté de Chirurgie Dentaire de Toulouse, Docteur en Chirurgie Dentaire.

C'est pour nous un plaisir immense de vous avoir comme directeur de thèse. Votre compétence et votre passion dans le domaine ne sont plus à prouver. Vous nous avez suivi tout au long de ce travail, de façon très réactive et très impliquée. Vos nombreux conseils nous ont été d'un bien précieux. Sans vos cours donnés bénévolement, ce sujet de thèse n'aurait certainement jamais vu le jour.

..............................2..........Le système artériel..........................29 I......................................................1 ....1..........................................................................................................33 I.................Constituants..................................Le système vasculaire.....................1..Muscles élévateurs......1 .........Le système nerveux..........................................................37 I..........1.........2 .......................................Cinématique................19 I..Fonctions....................................3.2 ......................................................................2 ............................21 I......................................2.....40 I......L'appareil manducateur..3 ...................2................Le système dentaire..................3 ..........1.......2 ...17 PREMIÈRE PARTIE : Appareil manducateur et simulation mécanique......26 I........................................1...........................................................................................Mouvements dans le plan horizontal.L'articulation temporo-mandibulaire..............................................................2..2................1 ......Mouvements mandibulaires..............31 I...................1 .2 .........................................1..............................................................Mouvements dans le plan sagittal....................................19 I .........................29 I........................21 I....39 I.......................1 .1................3 ...........................................................................................Muscles abaisseurs......41 .....................1..............................................................................1............................................1.........................25 I................16 Introduction..........21 I.....2 ......................................................10 Abréviations.........Anatomie..........................Le système veineux...Synthèse des mouvements limites du dentalé inférieur....................21 I...4 ......36 I.10 TABLE DES MATIÈRES Table des matières.......................................................................5 .....................4.........22 I.........3...1.25 I.........................Le système musculaire............................................4..................................................1 ...................

..........Occlusions de référence.................52 I......59 II.......2............................Historique....................3 ...............................................4.........................................................................................................................3 ........................................................................En fonction du traitement à réaliser...............................1........................................................5 .2 ............................63 II................Respiration............Occlusion centrée......................50 I....Occluseur.....Prothèse fixée...........1................4...........Définition actuelle..3..........................................................45 I............3 ......2 ...........................................Arc facial........3........................5.......4...................Relation centrée.............4..1 ....................Condylographe.....................Espace libre d'inocclusion.........................................................1 .........Semi adaptable de deuxième génération.........................Phonation..................47 I..........47 I......47 I.........1 ......................................2 ....Dimension verticale..........68 I ..........Dimension verticale d'occlusion..........3...2 ..1...........................69 ..............................57 II.3 ....2.......................4 .............Articulateur..Non adaptable pré-programmé...........Entièrement adaptable......69 I................................................4....53 I..............Prothèse..................1 ............................................................................................47 I...............................Prothèse adjointe partielle......................................................54 II .................................................................................69 I..........................62 II...........1 .......................1 ......................3 .....................61 II.........41 I................................................................................2 ........................................60 II......Déglutition..............................................................1.......2 ........53 I......1 ...Semi adaptable de première génération...11 I.....................................Mastication...............................................5 .....54 I...........3 ......4 ...................2 ...............5................................Dimension verticale de repos..................................5.......................................69 I........................................................................ARCON / Anti ARCON.........Occlusion d'intercuspidie maximale...................................46 I..............................2.......6 ........Justification.....................1.............................67 DEUXIÈME PARTIE : Choix du type d'enregistrement.........1...................................64 II..Simulation mécanique de l'appareil manducateur............................................4 .......56 II...............49 I...........4.....47 I.......................................................................................1 .....................1................60 II...............1...........................3................................

.....89 TROISIÈME PARTIE : Techniques d'enregistrement.....Conduite à tenir................................Évaluation de la dimension verticale..3......................2 ........72 I.....92 I..................................................4 .....92 I...........................................................................................1 ............6....5 ................78 II...........1 .............Symptômes et signes cliniques.................................Prothèse adjointe complète...............En fonction de l'examen clinique.......1 .......Posture.........................77 II.....................2.............Occlusion.....2 ........................................3 .....Différentes classifications...........70 I...........................72 I............................73 II.2 .....................................Type d'enregistrement à effectuer........Arbre décisionnel..83 II............91 I........................Correction d'une dysfonction de l'appareil manducateur....................................Présence de renseignements individuels........................................................................................................93 I........Articulation temporo-mandibulaire................1 .............................3 .....................2.......Choix de la maquette d'occlusion.........................................2 .....72 II ...............77 II.....................6.1.........Si la DVO est sous-évaluée.........................85 II..........................6........................78 II........3..............92 I......93 .Désunions condylo-discales........Conditions de la détermination.........2 ..82 II.....................12 I.............................3 ......Orthodontie..................91 I ...............................................Dimension verticale.........................................3...80 II.........................Analyse des édentements..........87 II........................................................................................................71 I.................................................1 ......................Définition des DAM.................1 ......2 ...............................6...................................................................6...............................Si la DVO est surévaluée......93 I.......Différentes méthodes.............Pour l'enregistrement de la position du maxillaire avec un arc facial ......2 ...........................78 II.....................................................................................................................................3 ..Parodonte.1 ...............................2 .....3 ........Conséquences d’une mauvaise évaluation.............................................................3..............................................Pour l'enregistrement des rapports inter-arcades.................1 .........74 II.....................................................................................1........................1...........................................88 III ...86 II.....................................................................................3................6 .........................................

13 I.3.2 - Absence de renseignements individuels.....................................................94 I.3.2.1 - Méthodes statistiques..........................................................................95 I.3.2.2 - Méthodes céphalométriques...............................................................98 I.3.2.3 - Méthodes fonctionnelles...................................................................100 I.3.2.4 - Méthode esthétique...........................................................................102 I.4 - Quelle technique choisir ?..............................................................................103 II - Choix du matériau................................................................................................104 II.1 - Cire.................................................................................................................105 II.2 - Oxyde de Zinc / Eugénol :.............................................................................107 II.3 - Résine et composites......................................................................................108 II.4 - Silicones par addition....................................................................................108 II.5 - Polyéther........................................................................................................110 III - Réalisation de maquettes d'occlusion................................................................110 III.1 - Caractéristiques............................................................................................111 III.1.1 - La base...................................................................................................111 III.1.2 - Les bourrelets.........................................................................................111 III.2 - Réalisation des maquettes............................................................................112 III.2.1 - Matériel..................................................................................................112 III.2.2 - Technique...............................................................................................113 IV - Utilisation de l'arc facial.....................................................................................115 IV.1 - Technique......................................................................................................116 IV.2 - Sources d'erreurs..........................................................................................119 V - Manipulations pour l'enregistrement de la relation centrée............................122 V.1 - Techniques......................................................................................................122 V.1.1 - Dawson....................................................................................................122 V.1.2 - Lee et Guichet..........................................................................................125 V.1.3 - P.K. Thomas.............................................................................................126 V.1.4 - A. Lauritzen.............................................................................................127 V.2 - Sources d'erreurs dans la manipulation.......................................................128 V.3 - Impératifs communs aux différentes techniques..........................................128

14 VI - Enregistrement des rapports inter-arcades......................................................129 VI.1 - Enregistrement statique en OIM.................................................................129 VI.1.1 - Techniques.............................................................................................130 VI.1.1.1 - Avec une cire non percée................................................................130 VI.1.1.2 - En évitant les zones de contacts dento-dentaires...........................131 VI.2 - Enregistrement statique en RC....................................................................131 VI.2.1 - Techniques.............................................................................................131 VI.2.1.1 - Dawson...........................................................................................131 VI.2.1.2 - P.K. Thomas...................................................................................134 VI.2.1.3 - A. Lauritzen....................................................................................135 VI.2.1.4 - C.G. Wirth......................................................................................138 VI.2.1.5 - Coiffes en résine.............................................................................139 VI.2.2 - Combiner avec la technique de Lucia si possible..................................142 VI.2.3 - Impératifs pratiques pour répondre à la définition actuelle...................147 VI.3 - Enregistrement statique en relation centrée thérapeutique.......................152 VI.3.1 - Technique...............................................................................................153 VI.4 - Enregistrement dynamique pour programmer l'articulateur.....................154 VI.4.1 - Enregistrement en propulsion................................................................155 VI.4.2 - Enregistrement en latéralités..................................................................155 VI.5 - Sources d'erreurs dans les enregistrements................................................155 VII - Utilisation du condylographe...........................................................................156 VII.1 - Description de l'appareillage......................................................................156 VII.2 - Manipulation..............................................................................................158 QUATRIÈME PARTIE : Montage des modèles et programmation de l'articulateur...........................................161 I - Montage des modèles sur l'articulateur...............................................................161 I.1 - Montage du modèle maxillaire.......................................................................161 I.2 - Montage du modèle mandibulaire.................................................................162 II - Programmation des déterminants postérieurs de l'articulateur......................164 II.1 - A l'aide des enregistrements dynamiques.....................................................164

15 II.1.1 - La pente condylienne..............................................................................164 II.1.2 - Les angles de Bennett..............................................................................164 II.2 - A l'aide d'un condylographe.........................................................................165 Conclusion.........................................................................................................................166 Bibliographie.....................................................................................................................168 Table des illustrations du texte........................................................................................174

16 ABRÉVIATIONS DAM : Dysfonctionnement de l'appareil manducateur DCD : DVO : DVR : ELI : OIM : ORC : PAC : PIM : PPA : RC : TC : ZOE : Désunion condylo-discale Dimension verticale d'occlusion Dimension verticale de repos Espace libre d'inocclusion Occlusion en intercuspidie maximale Occlusion en relation centrée Prothèse adjointe complète Position en intercuspidie maximale Prothèse partielle amovible Relation centrée Tête condylienne Oxyde de Zinc / Eugénol .

nous aidera à analyser ces fonctions et à réaliser une prothèse adéquate tenant compte des spécificités de chaque patient.17 INTRODUCTION Le but de la présente thèse est d'étudier les étapes cliniques utilisées couramment en dentisterie permettant un montage des modèles sur articulateur de façon aussi précise que possible. On pourra ainsi reproduire. pouvant entraîner des conséquences graves pour le patient.. Dans le cas de la réalisation d'une prothèse. sur un simulateur de mouvements. une erreur à ce niveau-là sera répercutée sur tout le reste du traitement. un enregistrement aussi précis que possible et un bon transfert. aussi appelé articulateur. Pour une analyse occlusale. Vouloir gagner un peu de temps lors de cette étape signifie souvent en perdre beaucoup lors des essais : cela nécessite de longues et hasardeuses retouches intra-orales afin d'adapter les restaurations à la situation occlusale du patient. présence d'interférences. . plus ou moins parfaitement. Se situant en début de la chaîne. le diagnostic sera souvent erroné si l'enregistrement des rapports inter-arcades n'est pas parfait. Cet enregistrement est donc le préalable à tout travail. les différentes fonctions du système manducateur. un enregistrement erroné conduit souvent à la réalisation d'une restauration fonctionnellement inadéquate (contacts occlusaux incorrects dans les positions de référence. Le maître-mot de l'enregistrement demeure par conséquent la précision.. Ce simulateur. Ceci passe par une analyse méthodique du cas. .).

dentiste de Frédéric le Grand de Prusse. C’est en 1929 que Hanau introduisit la notion d’égalité des pressions lors de l’enregistrement.18 Bref historique des enregistrements inter-arcades : Le premier enregistrement inter-arcades à l’aide d’une pâte thermoplastique (cire ou composition) a été décrit en 1756. [31] . Christensen fut le premier à employer le terme de cire d’enregistrement en 1905. par Philipp Pfaff.

19

PREMIÈRE PARTIE : APPAREIL MANDUCATEUR ET SIMULATION MÉCANIQUE

I - L'appareil manducateur
Définition : Unité fonctionnelle constituée des structures qui interviennent dans la mastication. [72] L’anatomie, la physiologie et les fonctions de l’appareil manducateur sont complexes. Comme dans l’appareil locomoteur, il existe un rapport entre muscles agonistes et antagonistes permettant le contrôle des mouvements (tant en intensité qu’en précision) ainsi que la production d’une position stable : la posture (définie comme une série de petits mouvements de part et d’autre d’une position fixe). Elle est liée au réflexe myotatique (Illustration 1).

20

Illustration 1: Schématisation du réflexe myotatique ; importance des interneurones dans les phases d’activation et d’inhibition. L’étude de l’appareil manducateur révèle une organisation plus spécifique en rapport avec la présence et l’architecture même de la mandibule. Cet os impair présente trois articulations : une à chacune des extrémités supérieures des branches montantes ; avec les éminences temporales correspondantes, elles forment les ATM. La troisième articulation est représentée par les arcades dentaires. Malgré un degré de flexibilité de 0,07 ± 0,01 mm (d’après Osborne et Tomlin), la mandibule peut cependant être considérée comme une structure rigide impliquant une dynamique musculaire élaborée : il n’existe pas un jeu mais des jeux musculaires (Illustration 2).

Illustration 2: Interférences des jeux musculaires dus à la présence d’os impairs : la mandibule et l’os hyoïde.

21 Pour la bonne santé manducatrice, ces jeux physiologiques doivent être harmonieux et synchronisés. De multiples facteurs peuvent être à l’origine de leur défaillance : croissance inégale des branches montantes, altération d’une ou des ATM ou inadéquation des rapports inter-arcades. En l’absence de toute pathologie, des relations inter-arcades statiques et dynamiques correctes sont essentielles pour une activité harmonieuse de l’appareil manducateur. [31]

I.1 - Anatomie
I.1.1 - Le système dentaire
Définition : Ensemble des organes dentaires (dent et parodonte) organisé en arcades maxillaire et mandibulaire. [5]

I.1.2 - L'articulation temporo-mandibulaire
Définition : Diarthrose bicondylienne à disque interposé (entre le processus condylien et le tubercule articulaire). Elle est paire, et a pour originalité de permettre des mouvements mandibulaires dans toutes les directions de l'espace (par rotation et translation). La liaison des articulations (droite et gauche) par la mandibule conditionne l'interdépendance fonctionnelle de celles-ci. [5] Elle joue un rôle important à la fois dans le mécanisme et dans la limitation des mouvements mandibulaires.

I.1.2.1 - Constituants
C'est une articulation bicondylienne, les surfaces articulaires sont :
 

d'une part, la cavité glénoïde et le condyle de chacun des temporaux ; d'autre part, les condyles du maxillaire.

22 Différents éléments la composent :     les surfaces articulaires . la capsule . ptérygoïdien latéral 8) conduit auditif externe 9) capsule articulaire 10) frein discal dorsal inférieur 12) cavité articulaire inférieure 13) membrane synoviale I. les ligaments. vue latérale externe 1) frein discal dorsal supérieur 2) fosse mandibulaire 3) disque articulaire 4) tubercule articulaire 5) cavité articulaire supérieure 6) ligament méniscal antérieur 7) m.2 . [64] Illustration 3: Capsule articulaire.Cinématique Pente condylienne : Déplacement du condyle lors d'un mouvement de propulsion pure.2. . le ménisque .1. Il est assimilé à un déplacement rectiligne. Ce trajet est déterminé dans le plan sagittal alors que les « pentes condyliennes » sont données par rapport à l'horizontale de Francfort. mais c'est en réalité un déplacement curviligne.

Il est assimilé à un déplacement rectiligne. [41] Lors des excursions latérales de la mandibule. c'est-à-dire le mouvement du condyle travaillant). Il est caractérisé par une inflection initiale à composante principalement transversale. La confusion entre les deux termes dérive de la construction des articulateurs de type Hanau H2 dans lesquels le mouvement de Bennett est réglé par l'angulation des analogues condyliens du côté contralatéral (angle dit « de Bennett »). mais c'est en réalité un déplacement curviligne. le condyle non travaillant effectue un déplacement latéral centripète initial (mouvement latéral initial). [19] Le mouvement latéral initial (MLI) : Il est également appelé Immediate side shift (ISS). Il correspond au déplacement du condyle mastiquant pendant le début de sortie de cycle de la mastication. . Il désigne la première phase à composante transversale et interne du déplacement en diduction. suivi d'un déplacement latéral vers l'avant d'une angulation d'environ 7° par rapport au plan sagittal (mouvement latéral progressif).23 Angle de Bennett : Déplacement du condyle non travaillant lors d'un mouvement de latéralité initialement. Il est suivi du mouvement latéral progressif qui désigne la deuxième phase du mouvement. Cet angle n'a pas de définition précise (Sir Norman Bennett n'a jamais décrit le mouvement de Bennett.

plus le modelage occlusal devient concave. Il peut être démontré expérimentalement que plus le MLI est important. [19] Illustration 5: Paramètres de sortie de cycle et anatomie occlusale dans le plan frontal au niveau des molaires .24 Illustration 4: Tracé du déplacement de la tête condylienne du côté non travaillant L'implication pratique du MLI est réelle : son amplitude influence l'anatomie cuspidienne des dents postérieures (concavité des pans cuspidiens internes).

Muscles élévateurs Muscles propulseurs : ● Le masséter. bombé et quadrilatère. En s’étendant depuis la surface de la fosse ptérygoïde jusqu’à la face interne de l’angle de la mandibule. issus du tronc ventral du nerf mandibulaire. oblique en bas et en dorsal. Il est innervé par les nerfs temporaux profond ventral.1 . [33] [46] Muscles rétropulseurs : Seul le temporal assure cette fonction. ● le muscle ptérygoïdien médial (interne). [15] .3 .Le système musculaire I. moyen et profond. Son innervation se fait par le nerf mandibulaire. Il naît dans la fosse ptérygoïdienne. épais.25 I. Il est composé de trois faisceaux : superficiel. C’est un muscle puissant et épais qui s’allonge de l’arcade zygomatique jusqu’à la face externe de la branche montante de la mandibule. Il est divisé en deux faisceaux : le pars antérior et le pars postérior. L'insertion se fait dans la fosse temporale et se termine sur le pourtour du processus coronoïde. C’est un muscle large et plat. et se fixe à l'angle de la mandibule sur les crêtes ptérygoïdiennes.1. en forme d’éventail recouvrant la partie latérale du crâne.3. Le temporal est le muscle de la posture le plus important de la mâchoire. quadrilatère. symétrique au masséter. qui est le muscle masticateur le plus superficiel.1. le muscle ptérygoïdien médial constitue avec le masséter une sangle musculaire qui enveloppe la mandibule. Il est innervé par le nerf massétérique . moyen et dorsal.

Muscles abaisseurs Muscle propulseur : Il s’agit du muscle ptérygoïdien latéral. branche du tronc ventral du nerf mandibulaire. Celui-ci est très court et épais.2 . [23] I.1. aplati transversalement. la grande aile du sphénoïde. [33] [46] Muscles extenseurs : les muscles élévateurs (masséter. Il s'insère à la fosse ptérygoïdienne du col de la mandibule. Il relie la face latérale de l'aile latérale du processus ptérygoïde. On les appelle aussi muscles extenseurs car ils peuvent participer à la position d’équilibre de l’individu : les muscles élévateurs sont donc aussi des muscles posturaux. [46] .  Il est innervé par le nerf temporo-buccal. la tubérosité maxillaire et le processus pyramidal de l'os palatin au col de la mandibule et au disque articulaire de l'ATM. un faisceau inférieur dit ptérygoïdien. un chef moyen oblique . Il a une direction oblique latéralement et en dorsal et peut être considéré comme pratiquement parallèle au plan d'occlusion.26 Il est composé de trois faisceaux séparés par une lame tendineuse intramusculaire :    un chef antérieur vertical . Un groupe inférieur s'insère dans la partie supérieure de la fossette ptérygoïdienne du col mandibulaire. un chef postérieur horizontal.3. Il est composé de deux chefs dans 65 à 70 % des cas :  un faisceau supérieur dit sphénoïdal. et un groupe supérieur moins important s'insère pour certains auteurs au niveau du bourrelet ventral du disque articulaire et pour d'autres traverse le disque et gagne le ligament discomalléaire du frein discal dorsal. temporal et ptérygoïdien médial) assurent un autre rôle que celui de maintenir la mandibule au repos.

Le ventre antérieur est innervé par le nerf mylo-hyoïdien. le ventre antérieur se dirige en avant. des fibres tendineuses en pont issues du ligament stylo-hyoïdien le relient à l'os hyoïde.27 Muscles rétropulseurs : ● Muscle digastrique : il naît de la rainure du digastrique en dedans de la mastoïde. Puis. Son innervation se fait par le nerf hypoglosse. Ce sont deux muscles larges et minces. en haut et en dedans. ● Muscles mylo-hyoïdiens : Les deux mylo-hyoïdiens s’étendent transversalement de la face interne de la mandibule (au niveau de la ligne oblique interne) à l’os hyoïde et au raphé médian maxillo-hyoïdien. ● Muscle génio-hyoïdien : Il s’étend de la partie médiane de la mandibule sur l'épine mentonnière inférieure à l’os hyoïde suivant une surface d’insertion en « fer à cheval ». [33] [46] . C’est un muscle court et épais. Au niveau de son tendon intermédiaire. Il est innervé par le nerf mylo-hyoïdien. le ventre postérieur par le nerf facial. Il traverse le muscle stylo-hyoïdien par son tendon intermédiaire. appliqué sur le mylo-hyoïdien et s’attache à la fossette digastrique du bord inférieur de la mandibule. formant le ventre postérieur du digastrique.

faisceau inférieur 4) m. génio-hyoïdien [18] . digastrique 6) m. masséter 7) m. ptérygoïdien latéral. mylo-hyoïdien 8) m.28 Illustration 6: Les différentes insertions musculaires sur la mandibule 1) m. ptérygoïdien latéral. faisceau supérieur 3) m. temporal 2) m. ptérygoidien médial 5) m.

l'artère sous-mentale (7) .4. Elle est palpable. Une fois dans la loge parotidienne. et parfois même visible.Le système vasculaire I.4 . l'artère angulaire (10). L'artère temporale superficielle : Elle devient très vite superficielle et chemine vers le sommet du rebord orbitaire.1 . l'artère faciale (5). l'artère maxillaire (14) qui forme un angle de 90° avec l'artère carotide externe.1.Le système artériel L'artère carotide externe (1 sur l'illustration 7) prend en charge la vascularisation de la face.29 I. La carotide externe naît en latéral de la carotide commune (0) et se situe dans le cou. l'artère carotide externe se divise en deux branches terminales :   l'artère temporale superficielle (13) qui poursuit la même direction . alors que l'artère carotide interne vascularise le cerveau. l'artère pharyngienne ascendante (4) . Les collatérales de l'artère carotide externe sont :     l'artère thyroïdienne supérieure (2) . qui elle-même présente les collatérales suivantes : ₀ ₀ ₀ ₀ ₀ l'artère palatine ascendante (6) .   l'artère occipitale (11) . l'artère linguale (3) . où elle est en rapport avec le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien. . l'artère labiale supérieure (9) . qui est terminale. l'artère labiale inférieure (8) .1. l'artère auriculaire postérieure (12).

L'artère maxillaire possède de nombreuses collatérales :        l'artère méningée moyenne (20) . appelé « pariétal » (18) . et des branches pour l'ATM. l'artère alvéolaire supérieure (24) . l'artère buccale (23) . les artères temporales profondes antérieure et postérieure (22) . ses collatérales sont :    l'artère transverse de la face (15) . L'artère maxillaire : C'est l'artère principale de la face moyenne et profonde. en ventral du pavillon de l'oreille. l'artère zygomatico-orbitaire (16) . Elle donne l'essentiel de la vascularisation artérielle de la cavité buccale. l'artère alvéolaire inférieure (21) . elle se divise en deux branches terminales :   un rameau vertical ascendant. appelé « frontal » (19). l'artère temporale profonde moyenne (17). l'artère palatine descendante (25) . Elle se termine par l'artère sphéno-palatine (27). un rameau oblique ventral. juste en ventral du tragus et suit le nerf auriculo-temporal. Puis.30 L'artère temporale superficielle passe en dorsal de l'ATM. Elle donne des branches parotidiennes. l'artère infra-orbitaire (26). [46] . Et enfin.

.31 Illustration 7: Le système artériel de la tête I. Il y a de chaque côté une veine vertébrale et quatre veines jugulaires .Le système veineux Le sang veineux de la tête est ramené au coeur par les veines jugulaires et les veines vertébrales qui aboutissent aux veines innominées plus ou moins directement.4. interne (1) et externe (2).1.2 . les veines jugulaires antérieure. postérieure.

La veine jugulaire externe : Elle naît de la confluence de deux veines : la veine occipitale (8) et la veine auriculaire postérieure qui sont satellites des artères. et se jette dans la veine sous-clavière. la veine rétro-mandibulaire (6) qui draine entre autres le ptérygoïdien (7). [46] .32 La veine jugulaire interne : La veine jugulaire interne est formée par la confluence des sinus veineux de la dure mère. Elle reçoit de nombreux affluents :      la veine pharyngienne (3) . Elle termine son trajet en dorsal de l'extrémité sternale de la clavicule où elle s'unit à la veine sous-clavière avant de se jeter dans la veine cave supérieure. Elle est très superficielle. la veine faciale (4) . plexus veineux Le plexus veineux ptérygoïdien est formé par une réseau très dense de veines situées en dedans et en latéral des deux muscles ptérygoïdiens ainsi que dans l'épaisseur des fibres musculaires. et prend le nom de veine jugulaire interne lorsqu'elle franchit le golfe de la jugulaire. ou parfois dans la veine jugulaire interne. la veine thyroïdienne (5) . la veine linguale . Elle est en continuité avec le sinus latéral.

1. le nerf hypoglosse. XIIème paire de nerfs crâniens . le nerf pneumogastrique.5 . le nerf glosso-pharyngien (2).33 Illustration 8: Système veineux de la tête I. le nerf trijumeau (3). . Xème paire de nerfs crâniens . IXème paire de nerfs crâniens . et surtout. VIIème paire de nerfs crâniens . le nerf accessoire .Le système nerveux L'innervation de la tête se fait par :       le nerf facial (1). Vème paire de nerfs crâniens que nous allons détailler.

Il participe également à la croissance faciale en constituant l'un des éléments de la matrice fonctionnelle faciale. un rameau orbitaire . Les racines du nerf trijumeau se dirigent vers le ganglion trigéminal qui donne naissance aux trois branches du trijumeau : le nerf ophtalmique (4). le nerf grand palatin (12) . . le nerf sphéno-palatin qui s'accole au ganglion ptérygo-palatin (10) et donne : ₀ ₀ ₀ ₀ ₀ ₀ les nerfs nasaux supérieurs (11) .V2 : Il naît du ganglion trigéminal dans l'angle de jonction de la paroi inférieure du sinus caverneux. qui assume des fonctions sensitives. les nerfs alvéolaires crânio-moyens (14) . Le nerf ophtalmique . moyen et le nerf mandibulaire (6). Il débouche ensuite dans la fosse ptérygo-palatine. le nerf naso-palatin (11) . Le nerf maxillaire . le nerf petit palatin . Il gagne la fosse infra-temporale. les nerfs alvéolaires crânio-dorsaux (13) . motrices et sympathiques en participant à la régulation de la sécrétion salivaire et de la sécrétion nasale. le plus médial. le nerf naso-ciliaire (9). le nerf maxillaire (5). puis la fissure orbitaire inférieure dans la gouttière puis le canal infra-orbitaire où il se termine au foramen infra-orbitaire. Ses branches collatérales sont :    un rameau méningé . Il présente trois branches terminales :    le nerf lacrymal (7) . le nerf frontal (8) .V1 : Il est exclusivement sensitif.34 C'est un nerf mixte. le plus latéral. puis se dirige en ventral et gagne le trou rond.

le nerf lingual (18) .  le tronc postérieur : ₀ ₀ ₀ le nerf alvéolaire inférieur (17) . le nerf buccal. qui se divise : ‐ ‐ le nerf temporal profond antérieur . le nerf auriculo-temporal (19) . et d'une racine motrice. Il débouche dans l'espace inter-ptérygoïdien. La branche terminale est le nerf infra-orbitaire (16). et se divise en ses terminales. qui donne : ‐ ‐ le nerf temporal profond postérieur .V3 : C'est un nerf mixte formé d'une grosse racine sensitive. [46] . Le nerf donne deux troncs terminaux :  le tronc antérieur : ₀ le nerf temporo-buccal. dans la région infra-temporale. la racine motrice du V. qui est passée sous le ganglion trigéminal. Les deux racines vont fusionner et passer dans le trou ovale. la branche la plus externe du ganglion trigéminal. le nerf massétérique. Le nerf mandibulaire présente une seule collatérale : le rameau récurrent méningé qui remonte dans le crâne.35 ₀ les nerfs alvéolaires crânio-antérieurs (15). ₀ le nerf temporo-massétérique. Le nerf mandibulaire .

en particulier les mouvements fonctionnels. la tonicité des muscles et les contacts des dents antagonistes. permettent de restaurer prothétiquement une morphologie fonctionnelle d'organes dentaires inadaptés ou absents.2 . les aponévroses musculaires. sans imposer à la musculature un mode contraignant d'activités. [9] La mandibule peut se déplacer par rapport à la base du crâne dans un espace précis. En effet ces mouvements sont limités par les A.M. l'analyse et la reproduction des mouvements mandibulaires.T.Mouvements mandibulaires La connaissance. leurs annexes.36 Illustration 9: Système nerveux de la tête I. les ligaments. Posselt a montré que les mouvements limites de la mandibule sont reproductibles et qu'ils constituent l'enveloppe dans laquelle sont inclus tous les autres mouvements. [59] .

ce mouvement est donc reproductible. une rotation pure se produit autour de cet axe charnière lorsque le condyle est en R.37 I. Il est appelé mouvement axial terminal et s'effectue autour de l'axe charnière réel du condyle. ● ● ● II : fin d’ouverture en rotation pure de la TC. début d’ouverture en translation. la trajectoire du dentalé inférieur . Seul va être en action le compartiment inférieur de l’ATM : il y a rotation de la TC autour d’un axe virtuel sous le disque qui reste immobile.lors des mouvements limites est représentée par le diagramme de Posselt : Illustration 10: Diagramme de Posselt 1 : fermeture en RC 1 à II : Ce mouvement est une rotation pure. Ainsi.correspondant au point interincisif inférieur . Elle permet d’enregistrer la RC avec une cire inter-arcades.2.1 . dite en axe charnière. . 10 à 17°.Mouvements dans le plan sagittal Dans le plan sagittal. qui correspond à une rotation du condyle mandibulaire sous la face inférieure du ménisque.C. Cette rotation a une amplitude limitée définie en valeurs angulaire et linéaire : 12 à 21 mm. Cette position peut être transférée sur l'articulateur.

comme le pensent les gnathologistes. dans le cas où la musculature en état de tonus équilibré. Il va y avoir une combinaison de rotation et translation qui emmène la TC à l’aplomb de la tubérosité articulaire du temporal. A partir de là. vient un palier qui traduit le glissement en bout à bout incisif. . Par contre. Dans ce cas.38 ● II à III : correspond à la 2ème partie du mouvement d’ouverture qui conduit à l’ouverture maximale de la bouche (fonction des possibilités d’extension et de fonction des ligaments. il n'y a pas de glissements puisque PIM et RC sont confondues. Dans 10 à 15% des cas. Puis le mouvement se poursuit jusqu'à la protrusion extrême. III : ouverture maximale III à 5 : mouvement de fermeture tout en maintenant la mandibule dans la position la plus avancée possible. le dentalé se déplace jusqu'à l'occlusion en PIM. 5 : propulsion maximale 3 : bout à bout incisif 2 : PIM De 1 à 2 : mouvement de protrusion A partir de la RC. amène normalement la mandibule dans une position d'occlusion antérieure par rapport à la RC. Posselt a observé une coïncidence entre l'occlusion en PIM et l'occlusion de RC. il n'est pas certain. Ensuite. C'est un mouvement court entre 0 et 1 mm. muscles et articulations). qu'il faille imposer cette disposition. le dentalé passe par la RC puis décrit une pente descendante qui correspond au glissement du bord libre des incisives inférieures contre les faces palatines des incisives supérieures. Il y a une rotation de la TC par rapport au disque qui reste sous la tubérosité articulaire du temporal. ces dernières servant de plan de guidage antérieur. ● ● ● ● ● ● ● ● De 2 à 1 : mouvement de rétrusion De 1 à 5 : mouvement de propulsion Le point de départ de la trajectoire est la RC. Barrelle pense que cette situation est idéale.

l'opérateur sera en mesure de reproduire ce mouvement. Une fois les modèles positionnés sur l'articulateur.Mouvements dans le plan horizontal Les mouvements latéraux se produisent avec ou sans guidage dentaire. ● De 5 à 1 : mouvement de rétropulsion [6] [23] [61] I. la partie qui nous intéresse est celle qui correspond au trait gras. On remarque que ce tracé coïncide avec le mouvement de latéralité jusqu'au bout à bout canin. le condyle gauche se déplacera vers l’avant .39 Le chemin parcouru de la RC au bout à bout incisif correspond à un guidage dentodentaire. . ils sont dénommés mouvements de diduction. Nous pouvons également mettre en évidence le trajet en propulsion de la RC jusqu'au bout à bout incisif. Le coté vers lequel le mouvement s'opère s'appelle le coté travaillant. il y aura donc une composante antérieure dans les mouvements gauche ou droite de la mandibule (on ne peut pas faire une translation pure. dans le cas où les deux blocs incisifs sont présents ou simulés sur l'arcade. Si on fait un mouvement vers la droite.2. [41] La mandibule peut effectuer un déplacement latéral à droite ou à gauche. Lorsqu'ils s'effectuent avec guidage dentaire. on est obligé d’avancer un peu la mandibule en même temps).2 . Illustration 11: Losange de Spirgi Sur ce losange de SPIRGI. le coté opposé s'appelle le coté non travaillant.

[62] [1] [23] I.3 . C'est la combinaison du diagramme de Posselt et du losange de Spirgi. détermine un volume (ou espace de mouvement) de forme complexe.2. Cette enveloppe globale des mouvements limites de la mandibule est représentée par la rhomboïde Posselt : [61] [23] . sachant qu'au fur et à mesure que l’on ouvre.40 Illustration 12: Diduction vers la gauche Ce mouvement vers l’avant se fait selon un arc :   l’arc de Gysi sur un sujet édenté . qui sont reproductibles. Cette "enveloppe" est donc limitée par l'ensemble des mouvements appelés aussi mouvements extrêmes. le losange se réduit.Synthèse des mouvements limites du dentalé inférieur L'ensemble des mouvements limites mandibulaires tracés par le dentalé inférieur. l’arc de Balkwill sur un sujet avec les dents.

3 . .Mastication Définition : Fonction manducatrice dans laquelle la consistance des substances alimentaires placées en bouche est mécaniquement modifiée afin de les rendre aptes à être dégluties.1 . [5] L'étude de la mastication analyse les caractéristiques des cycles masticatoires aux niveaux condylien.Fonctions I. molaire et incisif.41 Illustration 13: Rhomboïde de Posselt I. La mastication a été étudiée par de nombreux auteurs. comme le Replicator par Lundeen et Gibbs en 1982.3. ou plus récemment avec l'électrognathographie. à partir d'analyses sur des patients grâce à différents dispositifs.

[41] . ● une phase dento-dentaire de trituration se situant à l'apex du cycle. indirectement (par aliments interposés) ou directement (lors des derniers cycles précédant la déglutition). sur les versants cuspidiens. et une fermeture. légèrement incurvée en direction interne. Elle a l'aspect d'une boucle représentant une ouverture. fortement déportée vers le côté externe avant de se recentrer à proximité des dents . avant et après le passage par la position d'intercuspidation maximale (Illustration 16). à distance des dents. Cette phase peut être subdivisée en une entrée dentaire de cycle et une sortie dentaire de cycle.42 Illustration 14: Tracés des déplacements dentaires et condyliens issus du Replicator Il apparaît qu'un cycle de mastication peut être divisé en deux phases (Illustration 15) dont la signification fonctionnelle est différente : ● une phase de préparation. à direction interne centripète et s'appuyant.

43 Illustration 15: Différentes phases d'un cycle de mastication (pour un côté droit) Illustration 16: Phases d'entrée et de sortie dentaires de cycles (pour un côté droit) .

l'intercuspidie n'est pas atteinte. [55] Illustration 17: Schéma de fonctionnement du système nerveux central et périphérique au cours de la mastication . Un contact impromptu avec un objet dur provoque un arrêt immédiat du cycle masticatoire (Illustration 17).44 La mandibule effectue une pause moyenne en OIM de 194 ms (écart-type de 38 ms). jusqu'à la déglutition. elle est habituellement sagittale médiane. On constate environ quinze cycles masticatoires entre la préhension des aliments et leur déglutition. L'amplitude verticale entre les arcades est maximale à l'introduction des aliments. La trajectoire de fermeture est d'autant plus latérale et postérieure que les aliments sont durs. excepté pour la gomme à mâcher où elle est d'emblée orientée du côté non travaillant. Lors des premiers cycles. mais sans réflexe protecteur d'ouverture. pour décroître de façon linéaire au fur et à mesure de la mastication. quant à la trajectoire d'ouverture. avant d'exécuter un second cycle. dans un bol alimentaire résistant.

il ne faut pas négliger le rôle des muscles sus-hyoïdiens ainsi que celui des muscles du cou et de la nuque qui travaillent en synergie ou en opposition avec eux.45 La mastication est un phénomène complexe qui met en jeu pratiquement toute la musculature de la tête et du cou. par l’action des muscles masséters. correspondant ainsi à la DVO du patient. contenu dans la cavité buccale. une DVO sous-évaluée provoque une fatigue musculaire plus importante. afin de libérer de la place pour le bol alimentaire. alors qu’une DVO surévaluée perturbe le patient lors de son alimentation.2 . de la langue et des joues participent à la préhension du bol. [43] C’est le temps buccal de la déglutition qui intervient dans la position mandibulaire. de pénétrer dans l'œsophage. Si l'action essentielle de trituration est due aux quatre muscles masticateurs (masséters. on ne connaît au niveau neurologique que sa grande adaptabilité et son point de départ réticulé. puisqu’il nécessite une mise en occlusion des arcades dentaires antagonistes. L'œsophage. elles excitent des centres nerveux bulbaires. à son positionnement entre les surfaces dentaires et à sa déglutition. Les muscles des lèvres. ptérygoïdiens latéraux et médians. resté béant. [41] La mastication entraîne une augmentation de la DV. Les fibres afférentes proviennent des rameaux sensitifs du nerf pneumogastrique et du nerf trijumeau . temporaux. Ceux-ci commandent la musculature pharyngée par l'intermédiaire du nerf glosso-pharyngien et provoquent la fermeture de la glotte grâce à des rameaux moteurs du nerf pneumogastrique. à son enduction salivaire.3. ptérygoïdiens latéraux et médiaux). solide ou liquide. Si son cycle musculaire est très bien connu. temporaux. Malgré cette adaptabilité. reçoit donc les matières dégluties. [72] Réflexe permettant au contenu buccal de passer dans l'œsophage. [33] I. Il convient de noter que si cette dernière est sous-évaluée.Déglutition Définition : Acte permettant au bol alimentaire. le patient présente alors une déglutition infantile par interposition de la langue entre les arcades afin de pallier ce manque de hauteur. [33] .

3 . Les caractéristiques anatomiques des cordes vocales permettent. même si le mouvement vertical est limité.46 I. est bien plus étroit que celui de la mastication. ce qui a pour effet de rétrécir la filière respiratoire. on constate un développement considérable du cerveau. une vibration passive de la muqueuse du bord libre sous l'influence de l’air phonatoire.Phonation Définition : Ensemble des phénomènes volontaires qui produisent la voix et la parole. [55] Durant la fonction phonatoire. issus du pharynx. [55] Il est nécessaire de noter que la phonation exige tantôt une position mandibulaire proche de la DVO pour la prononciation de certaines consonnes. il est possible d'étudier trois types de contacts : dent-lèvre. dent-dent. et un très petit mouvement vertical qui n'atteint jamais l'OIM. les muscles et les cartilages du larynx rapprochent les cordes vocales les unes des autres (position phonatoire).3. Il s’agit du mécanisme sonore initial qui est ensuite soumis au filtrage du pharynx et de la cavité buccale pour être transformé en voyelles et en consonnes. [33] . Vu dans un plan sagittal l'espace antéro-postérieur est notable. Lors de la phase pré-phonatoire préparatoire. dent-langue. [35] La forme des arcades dentaires est indispensable à l'organisation de cette fonction de communication. grâce à leur structure feuilletée. vu dans un plan frontal. L'espace utilisé par un sujet lors de l'élocution. Le larynx et en particulier les cordes vocales sont au centre du dispositif de production de la voix. [72] La physiologie de la phonation correspond à l’ensemble des mécanismes qui permettent l’apparition d’une vibration au niveau du bord libre des cordes vocales. Au moment de l'apparition du langage. tantôt en DVR pour d’autres. en particulier de ses structures frontales. [45] Il n'existe presque pas de déplacement latéral. L’air contenu dans les poumons est ensuite propulsé par une expiration active à travers les cordes vocales.

et quelque soit le degré d'ouverture de la mandibule. [33] I. et ATWOOD en retient cette définition : « la relation centrée correspond aux rapports mandibulo-crâniens qui s'établissent lorsque les condyles sont dans la position la plus postérieure. et est indépendante de la situation des condyles dans les fosses mandibulaires.2. Cette relation est donc guidée par les contacts dento-dentaires du patient.3. recherché pour la détermination de la DVR.4. pour une dimension verticale donnée. reflet de la position de la mandibule la plus postérieure par rapport au massif crânio-facial. à la respiration correspond aussi une position mandibulaire spécifique. L'apex de l'arc gothique.47 I.4.Respiration Comme toutes les autres fonctions de la sphère orofaciale.2 . Le concept de la relation centrée fut admis par la majorité des occlusodontistes. fonctionalistes ou gnathologistes. à partir de laquelle des mouvements de latéralité sont possibles. [31] [5] I. » . non forcée.1 . en 1929 appelle "arc gothique" la représentation graphique dans un plan horizontal des trajets mandibulaires lors des mouvements de diduction.4.1 .Occlusions de référence I.4 . A la fin de la phase respiratoire correspond un repos musculaire complet. non forcée.Historique Cette nécessité de disposer d'un rapport inter-arcades reproductible a tout d'abord été ressentie par les praticiens élaborant des prothèses complètes : Gysi.Relation centrée I. est reproductible et définit la relation centrée.Occlusion d'intercuspidie maximale L'OIM est une position de la mandibule pour laquelle l’engrènement et le nombre de contacts occlusaux sont maximaux.4 .

Dawson (1985) recherche la relation centrée comme la position la plus haute . du tripodisme et de la désocclusion des dents postérieures lors des mouvements excentrés. Gelb (1985) situe la position « quelque part » sur le tubercule temporal . mais elle serait indésirable et présenterait un caractère pathologique. le condyle étant placé au centre de la fosse mandibulaire . il existe un espace « de liberté » antéro-postérieur entre la position d'ORC et d'OIM ainsi que dans le sens transversal. Il y a une hétérogénéité des définitions. 1968. Posselt. 1964 . Farrar (1983) pense que l'important est que le disque ne soit jamais déplacé Celenza (1985) définit une position antéro-supérieure . acceptée de façon quasi unanime quant à son existence. De nombreux travaux de recherche existent sur la position de la relation centrée (Stuart. Celenza et Nasedkin. . donne lieu à des divergences quant à sa position. Lucia. 1982). Cette notion pratique. Gerber (1982) préfère la position centrée masticatoire . 1978 . 1973 .48 La précision « non forcée » laisse supposer qu'une situation plus postérieure puisse être obtenue (sous l'effet d'une pression notamment). 1968 . les auteurs s'appuyant sur leurs manipulations pour proposer une définition : Lundeen et Wirth (1973) parlent de powercentric impliquant la mise en tension du système musculaire . Jankelson. Pour les adeptes du concept PMS (Pankey-Mann-Schuyler). Enfin. Atwood. Cette relation articulaire de référence repose sur le principe de la coïncidence ORC = OIM. Weinberg (1985) s'appuie sur des radiographies pour obtenir la position concentrique radiologiquement.

réalisant une coaptation bilatérale condylo-disco-temporale. deuxièmement : il faut que le système neuromusculaire soit en état synergique. le concept « en arrière » ne doit plus être évoqué. c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de contraction particulière. en latéralité et en protrusion. [68] . on peut espérer obtenir une rotation pure de la mandibule autour d'un axe qui est localisable.49 I.   Une fois ces conditions requises. » [53] Pour SLAVICEK .Définition actuelle La définition proposée par le Collège national d'occlusodontologie est celle que nous allons prendre comme référence : « La relation centrée est la situation condylienne de référence la plus haute. simultanée et transversalement stabilisée.2. si l'on doit aujourd'hui donner une définition de la relation centrée. il faut que le système articulaire soit en bon état. réitérative dans un temps donné et pour une posture corporelle donnée et enregistrable à partir d'un mouvement de rotation mandibulaire sans contact dentaire. Cet axe s'appelle l'axe transverse bicondylien. par exemple d'un chef du ptérygoïdien latéral qui va entraîner une position particulière du ménisque et donner un fonctionnement de l'articulation perturbé. A partir de cette position des condyles. il faut plusieurs conditions :  premièrement : pour qu'une ATM soit en relation centrée. suggérée et obtenue par contrôle non forcé. Pour lui. troisièmement : Le système ménisque-condyle forme un ensemble cohérent c'est-àdire qu'en fait.2 . le condyle doit travailler avec le ménisque et ils ne doivent pas être séparés dans leurs fonctions en relation centrée.4. la relation centrée se situe quand les condyles sont les plus hauts dans la cavité glénoïde.

Un recul condylien est susceptible d'entraîner un abaissement. contre les versants postérieurs des tubercules temporaux.Justification Quelques points de cette définition méritent d'être commentés pour expliquer le concept actuel de la relation centrée : La plus haute : Il s'agit bien de la position la plus haute et non la plus reculée . Cette position condylienne plus rétruse n'est pas considérée comme physiologique.2. .3 .4. les condyles sont positionnés dans une direction plus antéro-supérieure. pour la plupart des auteurs. Une position vers l'avant ou vers l'arrière provoque un abaissement du condyle.50 Illustration 18: Relation centrée (B) des condyles dans les fosses mandibulaires I. s'éloigne du territoire fonctionnel de la fosse mandibulaire qu'est le tubercule temporal et provoque un étirement des structures ligamentaires et capsulaires. La position recherchée est la position la plus haute.

fermeture en rotation. je prends l'occlusion ». La position mandibulaire est transversalement stabilisée par les pôles médiaux des condyles et des disques articulaires. quelques fibres du temporal et du masséter). Simultanée : La situation anatomique est comparable à droite et à gauche. Transversalement stabilisée : Le calage du mouvement de rotation est assuré par les pôles médiaux des condyles et les disques articulaires qui assurent la stabilité transversale de la mandibule. La définition de la relation centrée à partir du disque constitue l'élément essentiel de modernisation du concept. Suggérée : C'est-à-dire non imposée par un guidage forcé mais « apprise au patient » par une succession de mouvements d'ouverture . Le mouvement de fermeture intéresse un certain nombre de fibres musculaires qui participent à cette stabilisation (chef supérieur du ptérygoïdien latéral. Slavicek (1983) l'énonce ainsi : « Je ne donne pas l'occlusion. Réitérative : La stabilité des structures articulaires assure une reproductibilité de la position mandibulaire dans une posture donnée. Obtenue par contrôle non forcé : Le praticien contrôle délicatement par un simple contact plutôt que par pression l'obtention d'un mouvement reproductible de rotation mandibulaire.51 Coaptation : Une situation fonctionnelle saine se caractérise par l'interposition et le calage du disque entre les deux condyles. [71] .

. Sans contact dentaire : Aucun contact occlusal ne doit influencer cette position condylienne qui reste stable lors de la totalité du mouvement axial terminal. C'est une référence qui se situe en dehors des arcades dentaires. « un espace de tolérance autour de la relation centrée ». I. [72] C'est donc une position idéale.4. où le patient ferme à la fois en PIM et en RC. peu fréquente naturellement mais utilisée fréquemment en thérapeutique lors des restaurations prothétiques complexes.3 .52 Cette position peut varier légèrement en fonction de la posture et du temps puisque les structures articulaires soumises aux pressions fonctionnelles s'adaptent (remodelage tissulaire) pour créer.Occlusion centrée Définition : Occlusion optimale des dentures supérieure et inférieure affrontant le maximum de contacts intercuspidiens en condition d'équilibre musculaire. Enregistrable : La possibilité de l'enregistrement de cette coaptation constitue son intérêt diagnostique et thérapeutique. selon l'expression.

d'assurer la stabilité de l'occlusion donc de la position mandibulaire. Elle est conditionnée par les organes dentaires. [53] [5] Ceci implique que les dents naturelles soient susceptibles. de repos ou verticale phonétique sont très nombreuses.Dimension verticale d'occlusion Définition : La dimension verticale d'occlusion correspond à la hauteur de l'étage inférieur de la face mesurée entre deux repères (par exemple : point sous-nasal et gnathion). [53] Les méthodes d’enregistrement de la dimension verticale d’occlusion.5. d'une part.1 . attestant de l’absence de méthode scientifique universelle pour sa détermination. [72] La dimension verticale s’établit durant la croissance grâce à la divergence des axes de croissance des maxillaires. d'autre part. la déglutition et la phonation. aux éléments perturbateurs et au vieillissement des tissus afin de préserver son rôle fonctionnel dans la mastication. Le critère esthétique du respect des proportions morphologiques constitue pour de nombreux auteurs un guide de référence préférentiel. la respiration. euxmêmes sous la dépendance de phénomènes neuro-physiologiques. lorsque les dents sont en occlusion d'intercuspidie maximale (OIM). ainsi que par l’articulation temporo-mandibulaire et son complexe neuro-musculo-articulaire. [33] I.5 . Cette dimension verticale s’adapte tout au long de la vie aux divers troubles pathologiques.Dimension verticale Définition : Hauteur totale des maxillaire et mandibule dentés en intercuspidation maximale. d'entrer en contact et. .53 I.

lorsque la mandibule est en position de repos équilibré ou posture d'inocclusion physiologique.5. Il se produit aussi une diminution du tonus et de l’élasticité musculaire. [5] Cette situation est retrouvée lorsque la tête du patient est en position droite.DVO .2 . [53] [5] ELI = DVR . que les condyles se situent dans une position neutre sans aucune contrainte vis-à-vis des différentes composantes anatomiques des structures articulaires et qu'il y a absence de contacts interdentaires. ainsi qu’un abaissement du seuil de fatigabilité.5. ce qui modifie la posture mandibulaire et donc la DVR. que l'activité des muscles élévateurs et abaisseurs équilibre les forces de gravité. augmentée ou diminuée par rapport aux normes habituelles. le sujet âgé a tendance à se voûter et à avoir un port de la tête vers l’avant.Espace libre d'inocclusion Définition : L'espace libre d'inocclusion ou espace inter-occlusal de repos correspond à la distance entre les surfaces occlusales des dents maxillaires et mandibulaires quand la mandibule se situe en position de repos. mesurée entre deux repères. n'est qualifiée de dysfonctionnelle que si elle est responsable de l'apparition d'une symptomatologie [39] I.3 . De ce fait. correspond à la hauteur de l'étage inférieur de la face. [55] Lors de la sénéscence : Le processus de sénescence entraîne l’atrophie et l’atonie du tissu musculaire strié.54 Cette DVO peut être :   fonctionnelle dysfonctionnelle : la DVO.Dimension verticale de repos Définition : La dimension verticale de repos (DVR). [33] I. ainsi qu’une ostéoporose et une diminution des réflexes.

mais il peut être de 0. [39] Illustration 19: A gauche = DVR .2 mm à 10 mm sans que ne soit observé le moindre trouble. etc. L'impératif d'inocclusion prenant le pas sur celui de moindre activité musculaire. grâce au phénomène d'adaptation. . l'âge. [47] La position de repos varie aussi avec les classes d'Angle :   en classe II. les dysharmonies dento-faciales.5 mm. Tout se passe comme s'il existait une certaine priorité pour le maintien d'un ELI. il présente des valeurs souvent moindres C'est surtout l'existence de cet espace qui importe : l'inocclusion est nécessaire au maintien de l'intégrité biologique de l'appareil. l'ELI a tendance à être plus important en classe III. Lorsque la situation occlusale conditionne une position mandibulaire défavorable. est d'une interprétation hasardeuse dans un diagnostic. La position de repos serait alors l'aboutissement de cet effort plus qu'un « équilibre » statique.. à droite = DVO Les auteurs récents s'accordent pour reconnaître que cet espace est très variable : sa valeur conditionnée par la tension psychique. le type constitutionnel. il semblerait que le comportement neuro-musculaire tente de rétablir l'état d'inocclusion.55 Les valeurs moyennes sont de 1 à 2.

56 II . celui-ci reste un outil nécessaire dans toute restauration fixée. les limitations des articulateurs étant essentiellement liées aux insuffisances de la reproduction de l'enveloppe de mouvement du patient. surfaces de glissement.. le praticien est fatalement confronté à un choix : « quel type ? » et « comment s'en servir ? » Quel que soit le modèle choisi. ce qui rend impossible la simulation des fonctions. ligaments. . [66] Ainsi. il est impossible de remplacer un système biologique (patient) par un substitut mécanique. Il ne faut donc pas oublier que « le meilleur des articulateurs est la bouche ». Au fur et à mesure de l'évolution non seulement des connaissances en matière d'anatomie et de physiologie mais aussi des techniques prothétiques. le prothésiste et le chirurgien-dentiste possèdent chacun un articulateur identique. tous les mouvements mandibulaires para-fonctionnels se situent au-delà de leur contrepartie mécanique sur l'articulateur et doivent donc être extrapolés à partir des mouvements effectués par cet instrument. il est souhaitable d'utiliser un système d'articulateurs compatibles.. Ainsi. En d'autres termes. [53] Quel que soit le type d'articulateur utilisé. nerfs. L'articulateur simule les mouvements centrifuges. Il est dépourvu de muscles. Étant donné la multitude d'instruments disponibles sur le marché. on ne pourra pas se passer d'un contrôle occlusal lors de la pose d'une nouvelle prothèse. Cela évite un transfert de l'articulateur du cabinet au laboratoire et vice-versa.Simulation mécanique de l'appareil manducateur La simulation des mouvements mandibulaires est une préoccupation pour de nombreux praticiens depuis près de deux siècles. Tout en reconnaissant les limitations des articulateurs. Seuls les modèles sont transférés. le potentiel de simulation des différents appareillages n'a cessé d'augmenter. [19] .

1 . qui est variable suivant les articulateurs (plan de Francfort.57 II. la seconde l'étage inférieur mandibulaire. ou d'autres encore). plan axio-orbitaire. l'articulateur est dit anatomique. [5] L'articulateur permet donc la reproduction mécanique plus ou moins précise. De part cette configuration. en fonction de sa programmation. Ces deux branches supportant des plaques de montage sont reliées entre elles par une tige incisive qui détermine la hauteur de leur rapport en entrant en contact avec la table lui correspondant. La première représente la partie moyenne de la face. La branche supérieure de l'articulateur épouse la configuration de ce plan. de la cinématique mandibulaire du patient. [28] Illustration 20: l'articulateur par rapport au patient .Articulateur Définition : Dispositif mécanique supportant les moulages maxillaire et mandibulaire et simulant les relations occlusales dans les différentes positions mandibulaires. Il se compose de 2 branches : supérieure et inférieure. Il est conçu selon un plan horizontal de référence.

58 Limites et indication : Qu'ils soient très sophistiqués. dans tout domaine de l'occlusion. donc. pré-prothétique ou pour compléter le diagnostic d'un DAM . . le plus souvent lors de la réalisation des traitements prothétiques. d'une qualité optimale des travaux. répliques des arcades dentaires. dans ce domaine précis :  les moulages en plâtre. ce qui diffère de l'être humain. [53]  Rôles : En pratique clinique. soit au cabinet dentaire soit au laboratoire de prothèses de tout ou partie des actes. la précision de simulation recherchée. sans imposer la présence permanente du patient. ne reproduisent pas la visco-élasticité du desmodonte . lorsqu'une analyse occlusale est nécessaire : préorthodontique. réalisés avec plus de précision sur un articulateur et dans des conditions d'accès plus favorables. au stade thérapeutique. les articulateurs imposent toujours un plus ou moins grand nombre d'approximations inhérentes à toute reproduction de la physiologie humaine et. l'articulateur a pour rôle principal de permettre la conception et la réalisation.   Un certain nombre d'actes nécessitent la simulation des mouvements mandibulaires :  au stade diagnostique. plutôt réservés à la recherche. avec une nécessaire alternance entre cabinet dentaire et laboratoire de prothèse. la plupart des articulateurs sont des dispositifs mécaniques dépourvus d'équivalents au système neuro-musculaire . le choix d'un articulateur est dicté par la recherche :  d'un juste équilibre entre le temps consacré à la mise en oeuvre de l'appareillage et celui passé à l'ajustage au cabinet dentaire des pièces prothétiques ou à la modification extemporanée des conditions occlusales du patient . outre leur imprécision dimensionnelle. Selon le type d'actes à réaliser et. ils fonctionnent autour d'un axe de symétrie. ou qu'ils présentent au contraire une conception rudimentaire.  Le facteur individuel intervient pour beaucoup en fonction de l'aptitude du praticien à effectuer une grande partie du travail directement en bouche ou bien à maîtriser rapidement des techniques complexes pour utiliser un articulateur très élaboré.

[53] Différents types de matériels : C'est après établissement de cet équilibre que le choix des articulateurs (un seul type ne suffit pas) intervient dans la pratique « occlusodontique » en fonction du type d'acte à réaliser et de la précision de reproduction recherchée. Il serait en conséquence illusoire de les utiliser pour la réalisation de réhabilitations où interviennent des guidages de mouvements mandibulaires. [53] II.1 .59 Intervient également la volonté de savoir perdre du temps lors de l'apprentissage des techniques. dont le seul rôle est de fixer l'OIM. L'amplitude des mouvements latéraux des cuspides de la restauration doit être extrapolée par le prothésiste. [19] .1. l'autre concerne la prise en compte du fonctionnement de l'ATM : les articulateurs. pour en gagner ensuite en évitant des retouches fastidieuses au fauteuil. [5] Ils ne permettent donc que des mouvements d'ouverture et de fermeture. Deux familles d'appareils sont à la disposition du praticien : l'une concerne les occluseurs. Par conséquent.Occluseur Définition : Dispositif mécanique permettant l'accès à une position d'occlusion (généralement la PIM) entre deux moulages et n'autorisant aucun mouvement mandibulaire. leur indication est relative : restaurations unitaires postérieures en présence d'un guidage antérieur fonctionnel et donc d'une discclusion postérieure lors des mouvements excentriques de la mandibule.

Non adaptable pré-programmé Exemple : Quick de Quick lab 40. Les trajets condyliens sont rectilignes.2 . Denar Mark 2.60 Illustration 21: Corrélation occluseur . La pente condylienne et l'angle de Bennett sont préétablis selon des valeurs moyennes et ne sont pas modifiables. Inconvénient : la simulation d'un mouvement latéral initial est impossible.3 . [19] II.arcades dentaires II. Contrairement aux précédents. Whip mix.1.1. [19] . Indication : toute réhabilitation prothétique fixée dans le cas d'un guidage antérieur efficace. Dentatus Il permet de modifier la pente condylienne et l'angle de Bennett.Semi adaptable de première génération Exemple : Hanau H2. ceux-ci permettent d'effectuer des mouvements de latéralité et protrusifs. Indications relatives : reconstructions simples en présence d'un guidage antérieur adéquat ou PAC.

le meilleur rapport coût-simplicité d'utilisation/performances. [19] . les trajets condyliens sont curvilignes (configuration anatomique). Quick Perfect de Fag (version utilisant des ailettes de Bennett) Ils présentent deux améliorations par rapport à la génération précédente :   le mouvement latéral initial est possible . Leur manipulation aisée et rapide. Quick Master de Panadent. en font l'articulateur de choix dans une pratique quotidienne courante. Ce type d'articulateurs est actuellement celui qui offre.61 Illustration 22: En gris et gras : trajets condyliens des articulateurs semi adaptables de première génération II.1.Semi adaptable de deuxième génération Exemples : SAM 2.4 . à notre avis. combinée à de nombreuses possibilités de programmation.

5 .1. En revanche. Ce type d'instruments permet d'approcher au plus près la mécanique mandibulaire.62 Illustration 23: Articlateur SAM II II. Denar 5A. Son coût élevé et son utilisation complexe sont des facteurs limitant qui en contreindiquent l'utilisation dans une pratique quotidienne.Entièrement adaptable Exemple : Stuart. Cependant. la précision apportée n'est que relative. Les indications de ce type d'articulateur sont donc très limitées. [19] . ils sont d'une utilité certaine dans un cadre universitaire car ils permettent d'illustrer l'influence de modifications au niveau des déterminants postérieurs.

1.63 Illustration 24: En gris et gras : trajets condyliens des articulateurs entièrement adaptables II. les sphères condyliennes pouvant facilement quitter leur butée sur les boîtiers. [53] l’utilisation des articulateurs non-ARCON est contre-indiquée lorsqu’on doit faire varier une dimension verticale car si on augmente la DVO. par exemple. Au contraire. elle constitue une source d'erreur pour les équilibrations en prothèse totale. dont les sphères condyliennes sont solidaires de la branche inférieure.6 . ces 2 types de conception présentent des avantages et des inconvénients :  les articulateurs ARCON sont plus didactiques car plus proches de la réalité anatomique que les non-ARCON. La désolidarisation de la branche supérieure propre aux articulateurs ARCON procure de meilleures conditions d'accès pour la sculpture en cire ajoutée. Pour un degré de performance identique. et les articulateurs non-ARCON pour lesquels les sphères condyliennes sont solidaires de la branche supérieure. [23]   . on augmente la pente condylienne.ARCON / Anti ARCON On distingue les articulateurs ARCON. contraction d'articulation condylienne (articulatorcondyle).

Arc facial Définition : Dispositif destiné à repérer et à transférer la position de l'arcade maxillaire sur l'articulateur par rapport à un plan horizontal de référence. Ce plan de horizontal de référence est. le plan de Francfort. suivant les articulateurs. Celui-ci peut se référer à l'axe charnière localisé ou à l'axe charnière arbitraire.2 . La localisation de celui-ci est établie en fonction de moyennes anatomiques. cet arc facial dans un plan de référence qui s'apparente au plan axio-orbitaire. chaque maison de construction d'articulateurs a conçu un appareillage qui se rapporte à l'axe charnière arbitraire. Pour respecter l'anatomie. par construction. ou autres. [19] [28] . la branche inférieure de l'articulateur supporte un petit ergot en arrière de son axe charnière pour recevoir la partie femelle incorporée dans l'embout auriculaire. matérialisant ainsi la situation postérieure du conduit auditif par rapport à l'axe charnière. axio-orbitaire. encore appelé arc facial est employé. Pour harmoniser ces deux plans. [5] Pour respecter la conception anatomique de l'articulateur. un arc de transfert.64 Illustration 25: Articulateur ARCON à gauche et non-ARCON à droite Illustration 26: Boîtiers condyliens d'un articulateur ARCON à gauche et non-ARCON à droite II. Le repère antérieur est matérialisé par un appui nasal qui situe. et transférer sur la branche supérieure de l'articulateur le modèle de l'arcade maxillaire dans la même position spatiale que son original par rapport au crâne. il est indispensable que chacun des modèles montés sur l'articulateur le soit par rapport à un même plan superposable entre l'appareillage et le patient. Pour faciliter le montage de l'arc facial.

65 Trois types d'arcs faciaux ont été développés :  arc facial arbitraire. [23] ₀ Illustration 27: Schéma d'un arc facial avec embouts auriculaires . ₀  arc facial cinématique : ₀ au niveau postérieur. soit on localise la TC par la palpation en demandant au patient d’ouvrir la bouche et de fermer lentement : ce système est plus précis car on place l’arc au niveau de la TC. ₀  arc facial dont l’axe est localisé au niveau postérieur de façon approchée : ₀ soit on positionne la tête condylienne avec un système de réglettes (on mesure la distance entre l’angle interne de l’œil et la TC) : dans ce cas la localisation est arbitraire . au niveau antérieur : appui nasal. on place l’arc au niveau du point sous-orbitaire cutané grâce à un index (tige horizontale faisant partie de l’arc facial). au niveau antérieur. peu précis mais le plus utilisé : ₀ au niveau postérieur : embout auriculaire (on met l’embout dans le conduit auditif) . on localise l’axe charnière de façon cinématique avec une machine extra-orale .

66 Illustration 28: Arc facial avec embouts auriculaires en place Illustration 29: Positionnement de l'arc facial par rapport au crâne et à l'articulateur .

T. Elle donne des informations précises sur :      La morphologie du condyle et de l’éminence temporale . L’état des ligaments et des attaches discales . la dysfonction articulaire . grâce à l’enregistrement des déplacements condyliens.67 II. les déterminants postérieurs (pentes condyliennes et angles de Bennett individualisés). Illustration 30: Aplatissement du tubercule articulaire Illustration 31: Hyperlaxité ligamentaire Illustration 32: Luxation discale .M. Ces deux dernières informations nous permettent de programmer l'articulateur afin d'avoir une reproduction plus fidèle des mouvements mandibulaires.Condylographe Définition : Instrument d'analyse de la cinématique condylienne par l'enregistrement de la projection des déplacements d'un point condylien dans les trois plans de l'espace.3 . l’axe charnière « réel » des condyles mandibulaires . [5] Un condylographe permet de visualiser le fonctionnement des deux A. lors des mouvements mandibulaires.

Seules deux situations permettent de répondre à cette exigence :   une position donnée par les dents : c'est l'OIM . Cet enregistrement peut être statique mais surtout cinétique. et la position de la mandibule qu'elles déterminent diffèrent l'une de l'autre chez plus de 90 % des individus. dents présentant un maximum de contacts occlusaux : il faut parler d'enregistrement de l'occlusion. une position donnée par les ATM : c'est l'ORC. ce qui élargit le choix d'un articulateur pouvant faire intervenir des enregistrements extraoraux comme l'axiographie. Il faut en choisir une qui ne soit pas affectée par les différents actes cliniques ou de laboratoire et qui soit précise et reproductible. Un enregistrement de la situation donnée par les ATM est réalisé en l'absence de tout contact entre dents antagonistes : il faut parler d'enregistrement de la relation articulaire de référence ou relation centrée.68 DEUXIÈME PARTIE : CHOIX DU TYPE D'ENREGISTREMENT Quelle position mandibulaire enregistrer ? Il existe une infinité de positions de la mandibule par rapport au maxillaire. Un enregistrement de la situation donnée par les dents s'effectue bouche fermée. [66] . Ces situations sont indépendantes. [65] Dans le cas d'un enregistrement en RC. il est vivement conseillé de tester et stabiliser ce nouveau rapport inter-arcades par des prothèses transitoires. Celui-ci est essentiellement statique et rend de ce fait très sommaires les données fournies pour l'étude sur articulateur.

Si l'édentement est plus important.Prothèse adjointe partielle En présence d’édentements intercalaires anciens. liée le plus fréquemment à l’égression d’une dent ou d’un groupe de dents. [30] L'examen clinique déterminera le choix du rapport inter-arcades à enregistrer. I. on effectuera un enregistrement en OIM . 2 cas sont possibles :   La PIM peut être conservée : si besoin.En fonction du traitement à réaliser Les finalités des enregistrements inter-arcades sont multiples.Prothèse I. l'enregistrement se fera généralement à l'aide de cires.2 .1 .69 I . Suivant le but à atteindre. entraîne deux types de difficultés :  des prématurités en RC qui provoquent une différence importante de dimension verticale entre l’ORC et l’OIM et rendent aléatoire l’enregistrement de la RC . la DVO et les courbes fonctionnelles (Spee et Wilson) sont très souvent perturbées. la confection d'une maquette d'occlusion pour les zones édentées est souvent obligatoire.Prothèse fixée Dans le cas d'un enregistrement de faible étendue.1. ou est perdue : on enregistrera la relation inter-arcades en RC. . La PIM doit être modifiée.1. la perte de calage en OIM et l’instabilité parodontale des secteurs antérieurs peuvent contribuer à altérer la DVO. les méthodes différeront légèrement.1 . I. La perturbation des courbes fonctionnelles. L’évaluation de la DVO peut présenter des difficultés en raison d’abrasions importantes : existe-t-il une diminution de la DVO ou bien y a-t-il eu égression des dents pour compenser la perte de hauteur progressive des couronnes cliniques ? Les versions mésiales des dents cuspidées.

En fait. Celle-ci est constituée d'une plaque base.1. [30] Dans le cas d'un édentement de classe I de Kennedy important. de type McKracken.3 . généralement en résine. Lorsque l'édentement concerne tout le secteur incisivo-canin. [30] Ici. il faudra réaliser un enregistrement avec des bourrelets d'occlusion sous pression occlusale. l'absence de guide antérieur impose la recherche d'un calage postérieur le meilleur possible. surmontée de bourrelets d'occlusion en cire. cette notion relation myocentrée utilisée en PAC est incluse dans la définition de la RC donnée par Slavicek. . L'enregistrement des rapports inter-arcades se fera à l'aide d'une maquette d'occlusion. mais conditionnée par l'ensemble neuro-musculo-articulaire. Ces trois paramètres reflètent la position d'équilibre de l'appareil manducateur en rendant son harmonie au visage.Prothèse adjointe complète En PAC. la détermination de la DVO et le réglage de l'esthétique sont indissociables. I. c'est-à-dire le point 1 . [29] Dans les cas de prothèses de grande étendue. la RC. Mais le choix du rapport inter-arcades à enregistrer se fera de la même façon que pour la prothèse fixée. à cause de la compressibilité des tissus mous. la RC sera remplacée par la relation dite « myocentrée » qui correspond à une position des condyles dans la cavité glénoïde définie par la RC. vertical : ‐ composante antérieure : réglage du bord libre des incisives. Avant d'enregistrer les rapports inter-arcades il faut :  Régler la situation du plan d'occlusion sur les bourrelets d'occlusion de la maquette d'occlusion maxillaire dans les sens : ₀ ₀ sagittal : correspond au soutien de la lèvre supérieure .70  des égressions importantes ou des hyperplasies de crêtes ménageant un espace trop réduit pour mettre en place un support d’enregistrement tel qu’une maquette d’occlusion. les rapports inter-arcades sont généralement en ORC . une maquette d'occlusion est presque toujours réalisée.

position des bourrelets postérieurs par rapport au dos de la langue. C'est le concept du « point centric » : la position mandibulaire de référence est alors. Déterminer la DVO. dans le cadre d'un traitement orthodontique. l'application des concepts de reconstruction selon le modèle gnathologique s'impose. Le caractère référent de la PIM pour la position mandibulaire au cours du traitement orthodontique est néanmoins assujetti à certaines conditions. la relation centrée : pour le diagnostic. ce qui peut être comparable à une reconstitution prothétique étendue.2 . c'est-à-dire le point 6. . le suivi du traitement et comme objectif de fin de traitement.  Caractériser ce bourrelet maxillaire en réalisant des encoches afin de pouvoir positionner la mandibule . A ce titre. musculaire et par l'évaluation de l'amplitude des mouvements mandibulaires. [69] L'idée étant qu'à l'issue du traitement orthodontique. ₀ frontal ou horizontal : ‐ ‐ parallélisme de la règle de Fox avec la ligne bipupillaire . Le statut référent de la PIM est donc compromis par ces mouvements dentaires thérapeutiques. [11]  I. la position mandibulaire en PIM soit superposable à la RC. [16] Les partisans des conceptions de l'école gnathologique voient dans le traitement orthodontique une reconstitution globale de l'ensemble de l'articulé dentaire. en effet. La PIM doit.Orthodontie La PIM est définie par certains auteurs comme apte à déterminer la position mandibulaire que le traitement d'orthodontie doit pérenniser.71 ‐ composante postérieure : situation de la cuspide mésio-palatine des premières molaires. L'absence de potentiel pathogène de cette position est fondamentale pour la reconnaître comme position de référence au cours du traitement. être « validée par l'observation ou la mesure de différents éléments qui attestent de la bonne santé du système stomatognathique » et cela par un examen articulaire. L'intérêt de la RC tient dans le fait qu'elle est une position articulaire indépendante des rapports dento-dentaires qui sont sujets à modifications au cours du traitement orthodontique.

soit par un décalage des bases soit par une inadéquation dans les rapports inter-arcades. [30] Par référence au système atteint. [16] I.3. Grade 2 : ici la désunion est plus importante . en gardant à l’esprit l’unicité de l’appareil manducateur (classification AAOP). les grades 3 et 4 étant dits « irréductibles ».Définition des DAM Un dysfonctionnement est l’expression de perturbations des activités fonctionnelles pouvant conduire à des comportements adaptatifs.72 La relation centrée semble être la seule position mandibulaire reproductible au cours du traitement et de surcroît exploitable mécaniquement pour simuler les mouvements mandibulaires au laboratoire.  . [40] Elles ont pour origine une anomalie dans le centrage de la mandibule. nous parlons de DAM musculaire ou articulaire. [40] Dans ce guide nous nous limiterons à décrire les DAM articulaires en présentant les différentes désunions condylo-discales. les grades 1 et 2 correspondant à une DCD réductible.3 .Correction d'une dysfonction de l'appareil manducateur I. Les DAM correspondent aux douleurs et troubles du fonctionnement de l’appareil manducateur en rapport avec une anomalie musculo-squelettique.3.1 .2 . ce qui est parfois faux pour le grade 3 :  Grade 1 : le patient présente une désunion partielle bouche fermée (la tête condylienne sera en contact avec le disque. il n’y a donc pas d’unité condylo-discale) et une récupération totale bouche ouverte (la tête condylienne est sous le disque) . On décrit quatre grades de DCD.Désunions condylo-discales Description : Il faut distinguer les DCD réductibles et les DCD aiguës dites « irréductibles ». I. mais pas complètement .

. peut parfois être justifié. Un grade 4 nécessitera une gouttière de repositionnement ainsi qu'une prescription d'antiinflammatoires. Il doit être suivi par le port permanent d'une gouttière de luxation aiguë suivie d'une gouttière de repositionnement mandibulaire. sans cette analyse. Dans les deux cas. la désunion peut être aiguë ou chronique . une prise en charge chirurgicale. Grade 4 : le patient présente des remaniements osseux de la tête condylienne et de la cavité glénoïde. on ne mettra pas en place les éléments nécessaires. parfois associée à de la kinésithérapie ou d'autres traitements.En fonction de l'examen clinique C'est le préalable le plus important avant de se lancer dans un enregistrement inter-arcade. En effet. plus importante du côté de la désunion. Avant la stabilisation qui sera souvent orthodontique. Il faudra donc enregistrer cette position avec une technique spécifique. ou dans quelques rares cas. [24] [22] II . et on ne choisira certainement pas la bonne technique. [24]  Traitement : Pour une DCD réductible. Dans le cas d'une DCD aiguë grade 3. Le montage sur articulateur ne sera donc peut-être pas bien adapté. la désunion est toujours chronique. Si le traitement se solde par un succès. de l'arthrose. la dernière gouttière définit une position mandibulaire appelée relation centrée thérapeutique.73  Grade 3 : il n'y a plus de récupération bouche ouverte . le traitement par la manoeuvre de Farrar. des onlays en résine seront mis en place pour préserver la nouvelle relation articulaire. souvent une absence de disque articulaire . le plus souvent on utilisera une gouttière de repositionnement mandibulaire. une béance apparaît au niveau des secteurs cuspidés. de façon à pouvoir rétablir très précisément l'occlusion du patient dans cette nouvelle position.

neurophysiologiques. et donc à un enregistrement correct de la RC.74 II. [13] Les troubles posturaux déséquilibrent l'appareil manducateur. il faut attendre un mois et demi après la mise en place d'une reprogrammation posturale pour avoir la réalité du panorama occlusal d'un patient . [25] Embryologie : Il y a une origine embryologique commune entre le système nerveux et l’appareil manducateur. au début. cliniques et expérimentales. Les dents proviennent des crêtes neurales comme les cellules nerveuses. [13] A cela. anatomiques. Illustration 33: Justification embryologique de l'implication de la posture sur la RC .1 . tout acte définitif est à proscrire pendant ce laps de temps. Le dysfonctionnement à un niveau peut parfois entraîner une adaptation à ce niveau ou à un niveau différent. l'idéal. étant de provoquer une désaffération par une gouttière lisse. Les ATM sont aussi des structures neurales. il faut savoir qu'elle sera complètement fausse après reprogrammation posturale. Leur nombre est défini à la naissance comme les neurones. et sont un obstacle à sa correction. De plus. [25] Si une rééquilibration occlusale est nécessaire avant l'enregistrement de la RC.Posture Nous pensons que l’être humain est une globalité dont les différents segments ne peuvent être totalement indépendants les uns des autres. biomécaniques. il y a des justifications embryologiques. assurant un nouvel équilibre dans le déséquilibre.

Il semble donc évident qu'une posture pathologique influe indéniablement sur la position de la mandibule par rapport au maxillaire.Justification anatomo-biomécanique de l'implication de la posture sur la RC Plus tard. la théorie des chaînes musculaires vient appuyer la thèse de Brodie.75 Anatomie .biomécanique : Brodie avait déjà montré en 1860 (Illustration 34) les relations étroites qui existent entre la ceinture scapulaire. le crâne et la mandibule. Illustration 36. Illustration 37). Illustration 34: Brodie (1860) . . comme le montre Busquet (Illustration 35.

[25] Illustration 38: Rôle intégratif des noyaux vestibulaires et contrôle vestibulo-spinal de la motricité (d'après Lacour et Borel. donc il peut y avoir des répercussions à distance par les voies efférentes excitatrices ou inhibitrices siégeant au niveau de segments corporels éloignés de la sphère oro-faciale. 1993) .76 Illustration 35: Chaîne de flexion Illustration 36: Chaîne d'extension Illustration 37: Chaînes croisées Neurophysiologie : Il existe des afférences occlusales au niveau des noyaux vestibulaires.

Exagération : absence de limitation ligamentaire au mouvement de translation et de rotation en présence d’hyperlaxité ligamentaire acquise ou systémique .1 ..) .  Douleurs : Très variables.77 II. Oculaires (douleurs péri. Déviation..Articulation temporo-mandibulaire II. déflexion : altérations du trajet mandibulaire lors de l’ouverture buccale. rhinorrhée. sensation d’oreille bouchée.) . temporales.).. larmoiement…. troubles de l’accommodation…) . elles sont le plus souvent évocatrices de modifications morphologiques des surfaces articulaires. elles peuvent être :   localisées (musculaires ou articulaires) . ou du passage du condyle en avant du tubercule articulaire.  Manifestations neurovégétatives (œdème.. Céphalées de tension d’origine musculaire (frontales. hypo ou hyperacousie. Crépitations : à type de bruits de sable mouillé.2 . ou référées (à distance). Symptômes potentiellement associés :    Auriculaires (acouphènes.Symptômes et signes cliniques Les signes cliniques principalement rencontrés sont les suivants : Anomalies de la cinématique mandibulaire :   Limitation : obstacle intra-articulaire ou dysfonctionnement musculaire (trismus) . suboccipitales. éminence temporale (subluxation ou hypertranslation) .ou rétro-orbitaires.  Bruits articulaires :  Claquements : ils correspondent le plus souvent au franchissement par le condyle mandibulaire du bourrelet postérieur du disque. mais peuvent exister lors d’un frottement ligamentaire. [40] .2.

[30] Mais ce guide n'a pas la prétention de détailler les méthodes d'enregistrement inter-arcades corrigées. II. II. une seule dent mobile suffit à empêcher le repositionnement du matériau d'enregistrement sur le modèle en plâtre. Une éventuelle maladie parodontale doit donc impérativement être stabilisée avant tout enregistrement des rapports inter-arcades.Conduite à tenir Si l'ATM est dysfonctionnelle. l'enregistrement des rapports inter-arcades doit obligatoirement être fait en RC puisque la PIM n'est pas exploitable.3 . une décontraction préalable peut être réalisée grâce à une butée antérieure extemporanée en résine auto-polymérisante scellée avec du ciment de scellement provisoire sur les incisives maxillaires.78 II. Il se contente de décrire des techniques valables chez des patients dont l'ATM est fonctionnelle. L'enregistrement des rapports inter-arcades se réalise avec cette butée en place.2 .2. et si besoin faire une correction d'une DAM préalablement à tout travail prothétique. horizontale et non inclinée vers le haut et l'arrière. Elle diffère du jig de Lucia par sa partie en contact avec les bords incisifs. Nous retiendrons donc qu'avant de réaliser un enregistrement inter-arcades en vue de la réalisation d'une prothèse il nous faut vérifier l'intégrité de l'ATM. sans oublier de contrôler si la posture du patient est correcte. En effet. le choix se fera en fonction des conditions cliniques. Dans les cas de pathologies musculaires. [31] .Parodonte Il ne faut pas oublier de vérifier la non mobilité du matériel dentaire.Dimension verticale Dès que celle-ci est perturbée. on réalisera un enregistrement des relations inter-arcades dans une position mandibulaire corrigée. [54] Parmi les nombreuses techniques d'enregistrement. Dans les cas de pathologies articulaires.4 . le jig de Lucia ou la manœuvre de Dawson sont formellement interdites.

utilise apparemment quelques phénomènes compensatoires. Crétot) Toutefois. l'étage inférieur du visage doit avoir une apparence agréable. modifiant en quelques décennies l'image caricaturale d'édenté au profil de polichinelle. il ne doit pas exister de contacts entre les arcades dentaires durant l'activité phonétique . de ne modifier la DVO que du « minimum nécessaire pour satisfaire les objectifs de la restauration ». car des modifications modérées de la DVO sont en général bien supportées par l'appareil manducateur. qu'en ont gardée les cliniciens des précédentes générations. le vieillissement facial harmonieux fréquent de nos jours. Illustration 39: Évolution dento-squelettique du portrait moyen entre 14-22 et 43-87 ans (standards M.79 La dimension verticale retenue doit satisfaire aux critères suivants :   il doit exister un espace interocclusal en position posturale .  On peut y ajouter la règle d'or de Kois. [41] L'analyse d'un groupe de 850 individus révèle que la hauteur faciale des personnes âgées en position d'occlusion dentaire a généralement conservé sa valeur jeune. La verticalisation des axes incisivo-canins compense le raccourcissement normal des dents usées. en occlusion. [20] .

Occlusion Le plan d’occlusion : L'évaluation du plan d'occlusion doit se faire en première intention grâce à la règle de FOX. . l'augmentation devra  vraisemblablement dépasser la valeur de l'espace libre d'inocclusion. [41] II. suivies de périodes de repos pour permettre l'adaptation progressive de la musculature faciale. cette dimension de posture est très probablement diminuée car elle a suivi la perte de la DVO et ne peut pas être prise directement en référence. En effet. Les méthodes fondées sur l'appréciation de l'espace phonétique (par la prononciation de « S » ou de « 66 ») et utilisées en prothèse amovible complète peuvent également être appliquées aux sujets dentés.80 Lorsqu'un patient a subi une perte de dimension verticale. Cette nouvelle DVO supportée par des réalisations provisoires (composites occlusaux. les réalisations provisoires seront testées pendant 2 à 4 mois avant la réalisation définitive. en les associant au port d'une butée. appareil mobile. Elle sera alors réalisée en plusieurs étapes. Cependant.5 . Elle doit être associée à l'appréciation de l'étage inférieur de la face et du profil en relation avec le type morphologique :  si l'étage inférieur de la face du patient apparaît à peu près normal au repos. plaques) sera maintenue pendant une période d'adaptation et de test de plusieurs mois avant l'étape prothétique définitive . les modifications importantes qui dépassent la valeur de l'espace libre en une seule étape ont une influence sur le tonus musculaire de repos. Lorsque la nouvelle DVO sera déterminée. l'augmentation se situera généralement dans la limite de l'espace libre d'inocclusion. si l'étage inférieur en posture apparaît effondré. Cette augmentation pourra donc être réalisée en une seule étape. il est nécessaire de commencer par évaluer sa position posturale. couronnes provisoires. en prévoyant que le patient retrouvera une nouvelle position de posture à partir de cette DVO modifiée.

en dehors de toute pathologie. car le montage des dents se fera en occlusion totalement balancée dans le cas de la réalisation d'un PAC. [30] . [30] OIM : On vérifie si elle est stable et si elle assure le guidage. définis par la formule de Thielemann : [4] occlusion totalement balancée = Pente condylienne. le plan d'occlusion différera. la dimension verticale et les rapports tant des bases osseuses que des arcades (Classes I. II et III). il faudra enregistrer la RC. alors qu'en présence de dents naturelles il doit au contraire y avoir une désocclusion du côté non travaillant. on choisit le montage du modèle maxillaire avec la table occlusale de l'articulateur. Dans ce cas. même dans des cas d’édentements postérieurs. Le calcul de l'occlusion totalement balancée tient compte de cinq facteurs. le centrage et le calage de la mandibule. ou avec l'arc facial. Le report du modèle maxillaire sur l'articulateur doit alors se faire obligatoirement avec l'arc facial. Pente incisive Inclinaison du plan d'occlusion Flèche de la courbe de Spee Hauteur cuspidienne Deux cas de figures peuvent se présenter :  Le plan d'occlusion est bien orienté par rapport à la face. Le plan d'occlusion est mal orienté.81 Suivant que la personne est totalement édentée ou pas. l'analyse occlusale des modèles d'étude devra comparer l'OIM avec l'ORC. alors les mêmes rapports d'occlusion peuvent être conservés. Si ce n'est pas le cas. leur écart. On peut aussi préalablement recréer ce guide antérieur à l'aide de prothèses provisoires qui serviront alors de référence. [65] Si le cas est trop complexe. Si ce paramètre est correct lors de l’occlusion d’intercuspidie maximale et ce.  Le guide antérieur : Il permet le guidage de la mandibule lors des excursions. selon le type de travail à réaliser.

les autres dents pourront être préparées.82 Si l'on opte pour un enregistrement en OIM. fondées sur l'emplacement des dents absentes . mais seulement une sur deux par exemple de façon à garder des contacts stratégiques permettant de conserver l'OIM. on pourra se passer d'enregistrement. Si l'engrènement est parfait. comme dans l'exemple ci-dessous : Illustration 40: enregistrement en OIM Dans le cas de la réalisation de prothèse fixée. Sinon. Une fois les prothèses posées. il faudra enregistrer au moyen d'une cire. . néanmoins leur étude présente un intérêt pour la compréhension de la conception des châssis métalliques amovibles.Analyse des édentements Le nombre de combinaisons possibles d'édentements étant extrêmement grand. si l'OIM peut être conservée. il faut contrôler la stabilité des modèles l'un par rapport à l'autre. La multiplicité des classifications publiées montre les limites de ce système. il est impossible de présenter le traitement de chaque cas clinique.6 . classifications dynamiques. Ces classifications ont utilisé tout ou partie de trois grands principes :   classifications topographiques. on pourra parfois utiliser la technique de préparation alternée qui permet de ne pas préparer toutes les dents en même temps. qui regroupent les édentements provoquant des déplacements parasites similaires des PPA . et ce seront alors les nouvelles prothèses qui fixeront l'OIM. II. aussi certains auteurs ont pensé regrouper des cas voisins pouvant être traités par des solutions similaires.

Classification de Kennedy Elle comporte quatre classes :     Classe I : édentements terminaux bilatéraux de tout type . la classification de Kennedy-Applegate est universellement adoptée. En revanche. la classe II. Classe II : édentements unilatéraux terminaux de tout type .1 . Classe IV : la ligne de Prothéro forme un polygone. Classe IV : édentement antérieur avec un seul segment édenté et traversant la ligne médiane. Cette ligne imaginaire réunit les dents piliers et tout se passe comme si la PPA pouvait pivoter autour de cet axe. tenant compte de la valeur des segments édentés et des dents restantes. Classe III : édentement intercalaire de tout type (sauf antérieur unique) . qui ne comporte qu'un seul axe. Cette classification se répartit en :  Classe I : la ligne de Prothéro coupe obliquement la ligne de symétrie axiale du maxillaire .83  classifications biologiques. Classe II : la ligne de Prothéro coupe perpendiculairement cet axe médian . II. Il n'est pas inutile cependant de rappeler celle de Cummer pour les notions d'axes de rotation auxquelles elle fait appel. .Différentes classifications De nos jours.6. Classe III : la ligne de Prothéro est unilatérale .    Il est certain que la classe IV est la plus favorable car le fait d'avoir plusieurs axes neutralise les mouvements de rotation parasites des PPA. est plus difficile à équilibrer. Classification de Cummer Il s'agit d'une classification fondée sur des critères mécaniques qui fait appel au concept de « ligne de Prothéro » encore appelée fulcrum line par les auteurs anglo-saxons.

[63] . C'est l'édentement postérieur qui prime pour l'appellation de la classe. dans lesquels le segment édenté est limité du côté mésial par une incisive . elle n'intervient pas dans la détermination de la classe. Classe VI : édentements intercalaires unilatéraux. celle de deux segments édentés par « mod 2 ».84 Chacune d'elles peut être affectée d'une « modification » : la présence d'un segment édenté supplémentaire sera indiquée par « mod 1 ». [63] Illustration 41: Classification de Kennedy Classification de Kennedy-Applegate Aux classes déterminées par Kennedy.  Règles à utiliser pour la définition des classes : si la dent de sagesse est absente et ne doit pas être remplacée. terminaux ou intercalaires. Ce sont toujours les zones édentées les plus postérieures qui priment pour la détermination de la classe. Les segments édentés autres que ceux de la classe sont signalés d'après leur nombre. La classe IV n'accepte pas de modification. Il n'existe pas de « modification » pour la classe IV. La même règle s'étendra aux molaires dans le cas où leur remplacement ne serait pas envisagé. etc. Applegate a ajouté les classes V et VI qui prennent en compte l'absence de la canine :  Classe V : édentements de grande étendue unilatéraux ou bilatéraux.

sauf s’il n’y a pas de perte de dimension verticale et si le guide antérieur est correct. si le nombre de dents à remplacer est important. Dans leur abrégé de prothèse adjointe partielle. » Le choix est en général effectué en fonction du nombre de dents à remplacer : s’il y a peu de dents absentes. se contenter de combler des brèches édentées sans se préoccuper d’une relation maxillo-mandibulaire perturbée n’est pas faire œuvre de thérapeute. la classe III (édentement encastré postérieur uni ou bilatéral) pourra être traitée en OIM si elle ne représente qu’un petit segment (de une à trois dents) .  . la relation centrée sera obligatoire pour des segments plus importants ou lorsque aucune dent ne se rencontre.2 . alors l’option de la relation centrée s’impose. Modifier profondément et sans nécessité une occlusion bien tolérée est un sur-traitement parfois lui-même pathogène.6. Evelyne Batarec et Danielle Buch ont écrit : « Tout acte thérapeutique comporte un risque. a contrario. l’occlusion d’intercuspidie maximale sera choisie . Il peut être affiné en fonction de la classification de Kennedy :  les classes I et II de Kennedy (édentement postérieur bi ou unilatérale) imposent l’option de relation centrée.85 Illustration 42: Modification d'Applegate II. En revanche.Type d'enregistrement à effectuer Chez un édenté partiel : La présence simultanée de zones dentées et édentées est à l’origine d’un questionnement sur le choix de relation inter-arcades qu’il convient d’envisager.

[65] . il faut privilégier le centrage des condyles mandibulaires dans leur cavité glénoïde. ₀  Soit le patient n'est pas appareillé : dans ce cas il faudra également enregistrer une DVO correcte et la RC. Généralement les cas de prothèses amovibles partielles sont complexes.3 . Il est fréquent de constater des égressions. leur nonremplacement ou leur remplacement inadéquat ne font qu’accentuer la complexité du cas.6. Tous ces phénomènes perturbent les critères fondamentaux de toute bonne intégration prothétique au sein de l’appareil manducateur.86  la classe IV (édentement encastré antérieur) sera traitée en OIM à condition qu’il y ait un bon calage postérieur (absence de proglissement). Le choix de la relation centrée s’impose . des rotations et des malpositions diverses qui sont tolérées parce qu'elles sont apparues progressivement mais qui ne sont pas acceptables lors d'une reconstitution prothétique. II. son appareil présente une occlusion défavorable : il faudra reprendre une nouvelle DVO et RC. L'examen clinique doit donc aboutir à l'évaluation de ces deux situations influençant directement les techniques aboutissant à la mise en place des moulages sur l'articulateur. [31] Chez un édenté total L’absence de la totalité des dents impose de retrouver une position d’équilibre permettant le fonctionnement harmonieux de l’appareil manducateur.Choix de la maquette d'occlusion L'édentation a pour conséquence principale la création de déséquilibres biomécaniques des arcades dentaires prises isolément et lors de leurs relations occlusales. La perte plus ou moins ancienne des dents. Le vécu dentaire du patient est souvent chaotique. Deux cas de figure pourront se présenter :  Soit le patient est déjà appareillé : ₀ son appareil est convenable du point de vue occlusal : on pourra garder sa DVO et éventuellement la RC en se servant de son ancien appareil comme porte empreinte .

6. temporairement. [63] Elle permet :     la stabilisation du moulage maxillaire sur la fourchette de l’arc facial . les appuis dentaires absents. position de la ligne du sourire. l’enregistrement des rapports inter-arcades dans les trois plans de l’espace . d’établir le plan d’orientation prothétique . de préfigurer le volume des structures de soutien des éléments de la cavité buccale et d’enregistrer différents repères (soutien de la lèvre et des joues. de servir de plan de montage des dents prothétiques au laboratoire. [65]  .3. II. orientation des dents.87 La maquette d'occlusion est destinée à remplacer. l'instabilité du moulage sur un plan horizontal rend nécessaire le recours à une maquette d'occlusion (Illustration 44). axe médian) .Pour l'enregistrement de la position du maxillaire avec un arc facial Deux cas de figure peuvent se présenter :  trois dents restantes au minimum réparties sur l'arcade et suffisamment éloignées l'une de l'autre définissent un polygone de sustentation étendu qui permet de maintenir le moulage maxillaire sur la fourchette de l'arc facial recouverte de cire Moyco® (Illustration 43) .1 . [29]  Le nombre et la répartition des dents restantes sur l'arcade doivent donc faire l'objet d'une première investigation destinée à définir les capacités du moulage à rester stable sur une surface plane.

si l'OIM est stable avec la présence de contacts postérieurs droits et gauches.3. Il faudra alors réaliser des bourrelets d'occlusion . au contraire. ainsi qu'au moins un contact antérieur.2 . La conception de bourrelets d'occlusions ne sera donc pas indispensable.Pour l'enregistrement des rapports inter-arcades On va vérifier la répartition des contacts dento-dentaires :  dans le cas d'un polygone de sustentation réduit sur une ou les deux arcades.6. les calages occlusaux sont satisfaisants. les calages occlusaux ne seront pas suffisants.88 Illustration 43: Répartition des dents assurant un polygone de sustentation suffisant pour stabiliser le moulage Illustration 44: Une maquette d'occlusion est nécessaire II.  Illustration 45: Répartition des contacts dento-dentaires suffisante Illustration 46: Nécessité de réaliser une maquette d'occlusion . ou en présence d'une OIM instable.

III .Arbre décisionnel Illustration 47: Arbre décisionnel . dans la plupart des cas. l’enregistrement des rapports inter-arcades se réalise à l’aide de deux maquettes d’occlusion . ces maquettes ont impérativement une base en résine auto-polymérisante.89 Chez un édenté total.

on analyse sa OIM et sa DVO : ₀  si les deux sont conservables.. un enregistrement en RC s'impose.90 Commentaires de cet arbre décisionnel : Avant de se lancer dans l'enregistrement des rapports inter-arcades. ‐ ₀ si l'OIM et/ou la DVO ne sont pas conservables. il faudra au préalable réaliser des maquettes d'occlusion pour avoir une bonne stabilité de l'enregistrement inter-arcades. . alors on pourra se passer d'un enregistrement en RC sinon. si les calages occlusaux sont insuffisants. une posture correcte et des dents non mobiles.. Ensuite. on est dans le même cas que . il faudra analyser un certain nombre d'éléments :  Tout d'abord. alors on vérifie le guide antérieur et le plan d'occlusion : ‐ si au moins un des deux est correct. on vérifie que le patient a ses ATM intègres. Dans tous les cas.

Tout enregistrement qui ne serait pas à la DVO entraînerait une erreur lors du montage mandibulaire sur l'articulateur. .91 TROISIÈME PARTIE : TECHNIQUES D'ENREGISTREMENT Comme expliqué dans la partie précédente. I . La détermination de la DVO reste une procédure fondée surtout sur l'expérience clinique. Les paramètres esthétiques et morphologiques s'appuient surtout sur les tissus mous extraoraux.Évaluation de la dimension verticale La relation inter-arcades doit être enregistrée à la DVO. On s’intéresse à la DVO car elle a une importance fonctionnelle. mais il n'existe pas de corrélation simple entre les rapports squelettiques infra-oraux que l'on cherche à préciser et les tissus mous extra-oraux. [58] Samoian a compté 47 méthodes pour fixer la DV. d'ATM ou de parodontie. utilisable notamment chez une personne édentée. Afin de sortir de cet empirisme. et aucune ne permet à elle seule de déterminer la DVO avec précision. Elle participe aussi au confort du patient. mais sans succès. Nous allons donc décrire les méthodes les plus intéressantes. avant de procéder à l'enregistrement des rapports inter-arcades. un certain nombre de cliniciens ont recherché des méthodes plus objectives. ce qui est très important. sauf si on réalise une localisation réelle d'axe charnière. [66] Mais les critères utilisés pour déterminer la DVO sont essentiellement subjectifs. mais ceci n'entre pas dans notre propos. il faudra au préalable avoir vérifié l'absence de problème de posture. esthétique et elle permet de préserver les tissus de soutien si elle est correcte.

il place sa langue entre les dents . car ils ne sont pas directement atteints.Si la DVO est sous-évaluée D'autres conséquences peuvent survenir au niveau :  des tissus de soutien : ₀ ₀ pas de douleurs.1 . phénomènes de proglissement mandibulaire car le patient cherche un contact avec pour conséquence des troubles de l’ATM et une résorption des surfaces d’appui . marqués.92 I. claquement pendant la phonation. déglutition : effort beaucoup plus important.1 .Conséquences d’une mauvaise évaluation I.1. I. douleurs généralisées.  fonctionnel : ₀ nécessité d’une contraction des muscles de la mandibule plus importante (douleur ou fatigabilité). .2 . ₀  esthétique : ₀ avancée du menton.Si la DVO est surévaluée Les conséquences s'observent au niveau :  des tissus de soutien : ₀ ₀ ₀ blessures généralisées sur l’ensemble de la crête (surtout à la mandibule). déglutition : comme le patient a besoin d'un contact dento-dentaire.1.  fonctionnel : ₀ phonation : oblige à parler avec les dents serrées. résorption plus importante car l’occlusion est presque permanente . avec des traits du visage très tirés. ₀ ₀ ₀  esthétique : visage inexpressif. manque d’herméticité labiale avec écoulement au niveau des commissures fatigabilité des muscles .

Photos : Des photos du patient sont également utiles.Présence de renseignements individuels Anciennes prothèses : L’existence d’anciennes prothèses permet d'avoir une première approche. Cet espace virtuel représente l’espace entre le palais et le dos de la langue.2 . On peut aussi modifier les anciennes prothèses pour tester une nouvelle DVO si besoin. c'est-à-dire semi-assis avec le dos appuyé. la position de la mandibule est conditionnée par la position de la langue.3 . I. Ainsi. accentuation nette de tous les sillons péribuccaux. on est en présence de commissures marquées avec perlèche. [33] . La maquette d’occlusion doit être impérativement dans la cavité buccale pour respecter l’espace de Donders. mais sans appui-tête. On procède en premier lieu aux extractions postérieures pour des raisons de cicatrisation. [11] ₀ I.3. Elles sont replacées en bouche après les extractions du bloc antérieur. Moulages préextractionnels : Il est intéressant de régler les maquettes d’occlusion à la DVO avant les extractions.Différentes méthodes I.Conditions de la détermination Le patient doit être en dans une position physiologique. Pendant ce temps.1 .93 ₀ l’étage inférieur étant effondré. les maquettes sont placées sur les moulages et montées sur articulateur. mais on ne connaît pas la position de la mandibule lors de la prise du cliché.

grâce à différentes méthodes. La distance entre ces points est mesurée en occlusion et sert de repère après les extractions en étant conservée dans la fiche du patient.94 Tatouages gingivaux de Silvermann : Ce dernier suggère de tatouer deux petits points d’encre de Chine dans l’espace interradiculaire entre la canine et l’incisive latérale.2 .3. Illustration 48: Tatouage de la gencive I. ces points se font sur la gencive attachée. bien entendu au maxillaire ainsi qu’à la mandibule. Le réglage de cette DVO se fera préférentiellement à l'aide d'une butée antérieure (Jig). Nous n'allons citer ici que les méthodes les plus connues.Absence de renseignements individuels Certains patients n’ont aucune information individuelle. Il reviendra donc au praticien de définir la DVO optimale. Pour éviter toute erreur de mesure due à la mobilité des tissus. Illustration 49: Réglage de la DVO avec des maquettes d'occlusion .

1 . [33] Cependant. sans doute parce que la compressibilité de la base du nez et du menton font varier les mesures.3.95 I.Méthodes statistiques Des auteurs ont fait des mesures biométriques sur des patients dentés afin de les reporter sur des patients édentés : Technique de Willis : La distance entre le point sous-nasal et le point menton est égale à la distance entre l’ectocanthion (angle externe de l’œil) et la fente labiale. [48] Cette égalité n’a jamais été vérifiée. Pour cela.2. ce procédé reste très controversé. [33] Illustration 50: Règle de Willis . Martin et Monard ont expérimenté cette technique sur 60 sujets. il utilise un compas coulisse appelé « compas de Willis » ou un compas à pointe sèche dans le cas de profil défavorable.

. [7] Illustration 51: Règle de Boyanov Typologie de Sigaud : La distance entre l'ophrion et le point sous-nasal est égal à la distance entre le point sousnasal et le gnathion.96 Technique de Boyanov : Il établit une égalité morphologique qui existe en cas de DVO normale. à savoir la distance entre les commissure des lèvres au repos et la distance séparant le gnathion du point labial. [33] Malgré une étude concluante portant sur 200 cas faite par Boyanov. Begin et Rohr suggèrent d’éliminer cette technique peu fiable.

la distance intercommissurale. qui a porté sur 60 sujets. [48] . il affirme que dans 95 % des cas elles correspondent à la DVO mesurée entre nasion et gnathion. Il considère qu’au moins deux de ces trois mesures sont égales entre elles et constantes au cours de la vie.97 Illustration 52: Règle de Sigaud Règle de McGee : McGee mesure sur un sujet au repos :    la distance séparant le centre de la pupille de la commissure des lèvres . De plus. la distance séparant la glabelle du point sous-nasal . n’a jamais permis de vérifier cette égalité. L’étude de McGee a certes porté sur 52 cas mais celle de Martin et Monard.

2 . connu et constant. Des mesures ont été effectuées préalablement afin de les retrouver lors d’un examen radiologique post-extractionnel. Cette méthode. Ces mesures peuvent être soit linéaires. En ce qui concerne l'évaluation angulaire.3. une de face et une de profil.98 Illustration 53: Règle de Mac Gee I. Celui-ci est faible. lorsque le patient est en PIM. l'angle Ricketts dont la valeur moyenne doit être de 45 degrés. préconise la réalisation de deux radiographies. deux angles sont utilisés :   l'angle Sagnial dont la valeur moyenne doit être de 40 degrés . .Méthodes céphalométriques La téléradiographie est une technique radiologique particulière qui permet de réduire la déformation par agrandissement. soit angulaires. que les radiographies soient effectuées de face ou de profil.2.

[33] Illustration 54: Mesure linéaires sur téléradiographie de profil Illustration 55: Mesures angulaires sur téléradiographie de profil .99 Il faut qu'il y ai concordance dans ces angles : ils doivent évoluer dans le même sens pour admettre une perte ou une augmentation de la DVO. Il s’agit ici d’une technique à la fois très louée et très controversée.

Méthodes fonctionnelles Elles sont basées sur l’activité neuro-musculaire au cours d’une fonction spécifique de la mandibule. Par contre. cela augmente l'incertitude de la DVO. Détermination de la DVO à partir de la DVR : La DVR est une position très intéressante car elle est répétitive. quand le patient est âgé.3. La dimension verticale de phonation : Il existe un espace libre de phonation.3 . . qui. « Z » et « F ».100 I. les déplacements mandibulaires effectués lors de la conversation déterminent un champ phonétique qui correspond à l'aire couverte par les déplacements des bords libres des dents antérieures mandibulaires (Illustration 56). De plus. Selon Silverman. [11] L'utilisation de la phonétique semble être la technique la mieux adaptée pour déterminer l'espace libre de phonation.2. « Che ». Elle consiste à demander au patient de prononcer certaines consonnes comme les labiodentales (« F » et « V ») et d'évaluer la position des bords libres mandibulaires par rapport aux bords libres des dents maxillaires. la position supérieure « espace phonétique minimum » est la plus précise et la plus constante chez un même patient tout au long de la vie. l'ELI étant très variable d'une personne à l'autre. Les extrémités inférieures et supérieures du champ phonétique sont caractéristiques : la positon inférieure « espace phonétique le plus important » est très variable et ne peut être tenue comme position de référence. Le problème est qu'elle est sous l'influence de facteurs extrinsèques :   la DVR est difficile à observer avec les maquettes en bouche . il n'est pas très coopératif. additionné à la DVO nous donne la dimension verticale de phonation. Elle est obtenue lors de la prononciation de sibilantes : « S ».

Or. Cette absence de déplacement est associée à la présence d'une classe II division 2 ou est bien souvent provoquée par une positon basse de la langue. la mandibule ne se déplace pas en avant. dans les 30 % restants. Le logatome est une succession de séquences phoniques (voyelles . « é ». le patient est souvent amené à modifier ses praxies articulatoires pour en restituer le sens au praticien. [60] . on peut utiliser le phonème « S » entouré de voyelles neutres (« eu ». c'est exclure le sens des mots pour ne garder que l'aspect articulatoire des productions orales par l'utilisation préférentielle des logatomes. il est produit pour être reconnu et compris. « è »). les mots sont utilisés comme « instruments de mesure » d'une position mandibulaire précise. il convient d'examiner les déplacements des bords incisifs mandibulaires de profil. dans le langage oral. Optimiser l'évaluation de la dimension verticale. la prononciation des sibilantes s'accompagne d'un déplacement antérieur de la mandibule alors que.101 Cette évaluation doit être complétée par l'analyse du déplacement incisif telle que l'a décrite Pound.consonnes) dépourvues de sens et non assimilable à un référent. altérant ainsi l'évaluation de la dimension verticale. Par exemple. le mot est rattaché à un sens et à un référent . « e ». Pour cela. [53] Illustration 56: Champ phonétique : aire couverte par les déplacements par les bors libres des incisives mandibulaires Dans les tests phonétiques. Dans 70 % des cas. de manière à évaluer les mouvements verticaux et surtout antéropostérieurs de la mandibule. Dans un souci bien louable de communication.

. 46.2. dans un second temps.31) qui se ramollissent à température buccale . 41. Elles ne sont pas applicables dans tous les cas.3. ₀ Ce sont des techniques qui peuvent être utilisées pour vérifier notre estimation. on place 3 plots de cire (36. Nous allons décrire la technique de Shanahan :  on règle le bourrelet occlusal supérieur et on détermine la DVO de manière approximative .102 Malheureusement. si les plots ne sont pas écrasés du-tout. [50] [11] I. la détermination de cet espace libre de phonation et de la dimension verticale de phonation restent relativement difficile à mettre en oeuvre. il faut réduire le bourrelet inférieur d’environ 3 mm .Méthode esthétique Le praticien doit redonner à son patient édenté son apparence physique antérieure et donc rechercher la DVR en fonction de son aspect esthétique. c'est que les maquettes sont en sous occlusion. sur le bourrelet inférieur. et les résultats restent plus ou moins aléatoires. une DV trop faible provoque un affaissement des traits et un abaissement des commissures donnant un aspect vieilli alors qu’une DV trop élevée provoque une tension fibromusculaire avec effacement de tous les sillons. on demande au patient d'avaler plusieurs fois sa salive : ₀    si les plots sont complètement écrasés. malgré les différentes techniques. En effet. [33] Cette vérification est relativement précise et doit impérativement contrôler toutes les autres méthodes. La dimension verticale de déglutition : La dimension verticale de déglutition est relativement proche de la DVO. surtout s’il y a des pathologies (ex : déglutition atypique). c'est qu'on est en présence d'une surocclusion.4 .

l'esthétique et même le psychisme du patient.4 . mais trop lourdes de mise en œuvre dans l’omnipratique. les méthodes utilisant la déglutition et la phonation semblent les plus intéressantes. physiologiques ou non. car elles font appel à des fonctions qui restent stables tout au long de la vie. Une combinaison de deux ou trois méthodes de détermination fonctionnelle représente le meilleur compromis afin d’évaluer une DVO entrant dans le champ de tolérance du patient. et le respect de la personnalité du patient en préservant son esthétique. La DVO est en corrélation avec diverses fonctions telles que la phonation. s’adaptant tout au long de la vie à certaines modifications. Cependant. cette valeur n’est pas constante au cours de la vie.103 I. proposer une méthode clinique de détermination réitérable et applicable à tous les patients semble pour l’heure impossible. Elle se stabilise vers 17 ans à la fin de la croissance pour passer dans une phase de pseudostabilité. . Cette adaptabilité de la DVO peut être occasionnelle dans le cas de pathologies ou d’éléments perturbateurs opportunistes. Qu’il s’agisse de la DVO. au contraire. Il faudra aussi toujours vérifier l’existence d’un ELI. la mastication et la déglutition. [33] [11] [50] Elle est donc la cause directe d’un équilibre neurophysiologique et tissulaire indispensable ou. Les méthodes les plus récentes utilisant un dispositif électronique sont certes très fiables. Parmi les méthodes préexistantes. ne peuvent nous donner qu’une valeur approchée de cette DVO pouvant nous servir de guide. La diversité et le nombre de techniques répertoriées dans la littérature semblent prouver la constante préoccupation des odontologistes à trouver une technique efficace. ou encore les critères esthétiques. Elle croît tout d’abord irrégulièrement en fonction de la croissance des maxillaires. DVR ou de la dimension verticale de phonation. mais elle est continue face aux phénomènes de sénescence qui touchent les déterminants de la face. de perturbations à l’intérieur du système stomatognathique. la respiration. celles basées sur la morphologie comme les méthodes photographiques ou certaines méthodes céphalométriques.Quelle technique choisir ? La hauteur de l’étage inférieur de la face conditionne donc les fonctions principales de la sphère oropharyngienne. D’avis général.

quel qu'il soit. Il paraît donc souhaitable de passer en revue les matériaux disponibles et ainsi de proposer les solutions les moins mauvaises possibles aux diverses situations cliniques. du meilleur au moins bon :      Base en résine acrylique + cire Base en résine acrylique + alginate Base en résine acrylique + cire + ZOE Base en résine acrylique + cire + Duralay Silicone par condensation .Choix du matériau Chacun sait que l'enregistrement des rapports inter-arcades exige une très grande précision. Les qualités à attendre d'un matériau utilisable pour l'enregistrement d'un rapport interarcades. entraînant de fait une contraction progressive du matériau. leur visco-élasticité interdit un positionnement précis des modèles. La manipulation reste néanmoins une étape essentielle de l'enregistrement des rapports interarcades . immédiate ou dans le temps . Aussi resteil à la disposition du praticien averti :    les cires . précision de surface (c'est-à-dire capacité du matériau à enregistrer des détails plus ou moins fins). Dans l'hypothèse d'une mise en articulateur immédiate. la caractéristique majeure des matériaux utilisés dans ce type d'opération étant précisément d'en manquer. Ce cahier des charges élimine d'emblée les élastomères : leur réaction de prise se résume à une polymérisation dont on sait qu'elle se poursuit dans le temps. méritent d'être rappelées :   stabilité dimensionnelle.104 II . Sa précision doit rester en concordance avec celle des matériaux utilisés. les pâtes eugénol/oxyde de zinc . les composites. [52] Une étude [56] tente de classifier la fidélité de différents matériaux à la stabilité dimensionnelle.

Il s'agit de cires hydrogénées à haut poids moléculaire issues de schistes bitumineux. de cires répondant aux critères de stabilité dimensionnelle et de précision de surface caractérisés par :   un intervalle de température réduit . aussi bas que possible (230.10-6 à 530. elles présentent un coefficient de dilatation thermique raisonnable et une résistance aux contraintes appréciables après refroidissement. un fluage minimal. leur fluage. par définition. comme la Coprwax® (Lactona Surgident) ou la Copper Wax® (Caulk) sont utilisées pour l'enregistrement intraoral des déterminants postérieurs de l'occlusion (Check bites) . synthétiques. Les cires chargées de poudre de cuivre ou de bronze. constituées d'un mélange de différentes formules :    d'origine minérale : d'origine végétale . de cires d'origine essentiellement végétale. par ailleurs.  Ce résultat peut être obtenu de deux façons :  en utilisant des cires chargées de poudres métalliques réduisant. elles présentent un coefficient de dilatation thermique. un coefficient de dilatation thermique aussi bas que possible (celui des cires s'étage de 250. soigneusement purifiées et stabilisées à l'aide de matériaux de synthèse comme l'acétate de polyvinyle : ₀  purifiées. Une étude rapide des caractéristiques de ces différents produits montre qu'ils ne peuvent pas être utilisés purs.1 .10-6 par °C) . . Composées. par effet simplement mécanique de friction. en ayant recours à des cires dures comme la cire Moyco®. [52] Quelles cires peuvent être utilisées pour un enregistrement inter-arcades ? Il s'agit. La marque la plus connue est l'Aluwax®. par définition.Cire Les cires sont. mais toujours en association les uns avec les autres.10-6 par °C) .105 II.

mais aussi à température buccale. Elle peut aussi servir à parfaire l’enregistrement réalisé en cire Moyco®. C’est la cire de choix pour enregistrer les rapports inter-arcades de deux arcades dentées. Elle doit être réchauffée dans un bain thermostaté à 52°C. La cire Aluwax® : Elle se distingue de la cire Moyco® par une plus grande souplesse à froid. Une fois l’enregistrement effectué. Cette présence d’aluminium permet aussi de diminuer le fluage par effet de friction. Elle renferme dans sa texture de la poudre d’aluminium lui permettant ainsi d’emmagasiner la chaleur et de rester plastique plus longtemps. [31]  . une version non toilée sera utilisée pour les enregistrements par l’intermédiaire de bourrelets occlusaux ou pour le remontage sur articulateur de prothèses adjointes totales avant équilibration. Cette cire présente les plus faibles variations dimensionnelles. son manque de rigidité la rend moins satisfaisante et souvent le centre de l’enregistrement doit être renforcé par une zone métallique (comme la feuille de métal qui se trouve dans les films radios argentiques) . non seulement à froid. Il existe deux versions de cires Aluwax® :  une version toilée augmentant ainsi la rigidité de la plaque. [52] La cire Moyco® : Cette cire synthétique se caractérise par son extrême dureté qui la rend cassante. Cependant. un passage dans l’eau glacée pérennise celui-ci.106 ₀ leur intervalle de température très faible (2 °C) limite par ailleurs leur fluage. Elle doit être réchauffée dans un bain thermostaté à 55°C. ce qui en limite les déformations. Son utilisation est similaire à celle de la cire Moyco®.

 Indications :  Comme pour la cire Aluwax®. et de l'oxyde de zinc est une réaction de chélation du zinc entre deux molécules d'eugénol. ou des sassafras.2 . [52] Principales caractéristiques :  une stabilité dimensionnelle remarquable (moins de 0. L'eugénolate de zinc est le produit de la réaction. à l'aide du système Gnathojust de Lustig® (Genedent) [52] par exemple que nous ne détaillerons pas dans ce guide. comme le Mutiform®.107 II. une grande précision de surface . une stabilité dans le temps quasiment illimitée. dont la fluidité est particulièrement adaptée pour un rebasage. pour parfaire un enregistrement avec une cire Moyco® en y ajoutant des plots aux endroits stratégiques . avec élimination d'une molécule d'eau. sans interposition de cire pour enregistrer des relations interarcades. La réaction n'est possible qu'en présence d'eau. étant entendu que les formules sans eugénol (où celui-ci est remplacé par des acides carboxyliques) sont à rejeter en raison de variations dimensionnelles importantes liées à une hydrophilie excessive du réactif . En utilisation directe. de la cannelle blanche.Oxyde de Zinc / Eugénol : La réaction entre l'eugénol. [31]   Différentes présentations :  pâtes ZOE pour scellements provisoires comme le Temp Bond® (Kerr).  . extraite de l'essence de girofle. pâtes ZOE pour empreintes.1% de contraction durant le passage de la température buccale à la température de la pièce) et indépendante de l’épaisseur du produit .

Silicones par addition A partir des années 80.108 II. de la résine ou des pastilles de composite. lors de sa polymérisation. en interposant.Résine et composites Avantages : ● ● Précis et rigide. une faible contraction de ce type de matériau. doit cependant être prise en compte. [52] II. . Cette propriété diminue le risque de dérapage ou de mouvements dentaires parasites (dents mobiles) . ● Une viscosité initiale faible : cela évite une trop grande résistance du matériau pendant le mouvement de fermeture du patient.3 .4 . Qualités que devrait posséder le matériau : ● Une rigidité finale élevée : un matériau trop élastique rend le positionnement du modèle de travail aléatoire (possibilité d'écrasement rendant le montage imprécis) . entre les dents piliers de leurs constructions prothétiques fixées et la denture antagoniste. notamment en cas d'absence de calage dento-dentaire postérieur. donnant une position sans équivoque . et de leur fluage. Absence de contrainte de temps. sont apparus sur le marché des matériaux spécifiques destinés aux enregistrements occlusaux statiques. [19] Inconvénients : ● Pour les composites et encore plus les résines. Indications : Certains auteurs pallient l'instabilité dimensionnelle des cires.

[19] éliminer tous les défauts sur le moulage de prothèse fixée. Temps de prise long. Un temps de travail suffisamment long pour une mise en place confortable en bouche. [17] . éliminer les éventuels appuis sur les zones muqueuses (risque d'erreurs) . une fois l'enregistrement réalisé. [17] Avantages : ● ● Présentation (dans la plupart des cas sous forme de cartouches auto-mélangeuses) . les silicones d'enregistrement de l'occlusion ne permettent pas le montage exact de deux empreintes sectorielles en occluseur. une prise rapide évitant au patient de devoir maintenir une position de fermeture pendant un temps prolongé. [70] Indications : Quelle que soit la technique de l'enregistrement (par mordu ou par clé vestibulaire). le matériau nécessite une découpe de manière à : ● ● ● vérifier la mise à fond sur les dents et les préparations . Inconvénients : ● ● Précision insuffisante . Utilisation rapide et aisée (application intra-buccale directe). [19] Technique : Comme pour la cire. en particulier au niveau des sillons et des espaces interdentaires.109 ● ● Une stabilité dimensionnelle acceptable d'environ 24 h .

du à la restitution de l'eau absorbée . . [19] Il peut également servir pour aider un enregistrement en PIM dans le cas d'édentements sectoriels. C'est le matériau qui présente la plus faible variation linéaire (cette variation n'est pas corrélée avec la perte de poids). Un remontage précis doit cependant être effectué lors de l'essai de l'infrastructure. La réponse à ces objectifs contribue de manière capitale à la détermination et au transfert des relations inter-arcade.Polyéther Le seul matériau à base de polyéther utilisé pour les enregistrements inter-arcades est le Ramitec®. Parmi les différences :   Il est plus hydrophile que les silicones . [49]  III . La décision de leur réalisation sera fonction de l'arbre décisionnel présent en fin de deuxième partie de ce guide. Il présente à peu près les mêmes caractéristiques que silicones.5 . la maquette d'occlusion prend appui sur les surfaces muco-osseuses tout en exploitant les possibilités de stabilisation offertes par les dents restantes.110 Mais ce matériau permet d'effectuer un premier montage suffisamment exact pour permettre au prothésiste de réaliser des armatures.Réalisation de maquettes d'occlusion Contrairement au support de cire à appui exclusivement dento-parodontal. [14] II. Les maquettes d'occlusion doivent répondre à des objectifs mécaniques et physiologiques bien précis. C'est le matériau qui perd le plus de poids lors de sa polymérisation.

sagittale du point inter-incisif. frontale.La base Elle est réalisée dans un matériau lui conférant rigidité et résistance mécanique lors des différentes manipulations : résine ou « plaque base » armées d'un fil de renfort.Caractéristiques Les maquettes d'occlusion préfigurent en forme et en volume la future restauration prothétique amovible. orientation des dents. Les limites vestibulaires sont tracées environ à 1 mm de la ligne de réflexion muqueuse et à 2 mm des freins. position de la ligne du sourire. [65] III. Elles permettent :     la stabilisation du moulage maxillaire sur la fourchette de l'arc facial . de servir de plan de montage des dents prothétiques au laboratoire. le soutien de la lèvre et à la mandibule le soutien de la lèvre. .2 . La limite palatine passe par une ligne joignant la face distale des 2 molaires et passant à 2 mm en avant des fossettes palatines.1 .Les bourrelets Ils assurent l'enregistrement et le transfert des données suivantes :  Données esthétiques : le bourrelet permet de transférer au maxillaire la position verticale. axe médian) .1.  Les maquettes d'occlusion sont constituées d'une base et de bourrelets. la meilleure base d'occlusion est constituée par le châssis métallique. La limite linguale respecte le frein de la langue et passe à 2 mm en deçà de la ligne mylo-hyoïdienne.1. le respect du sillon labio-mentonnier et la position future des bords libres. d'établir le plan d'orientation prothétique . Pour pallier le manque de sustentation.1 .111 III. dans tous les cas. de préfigurer le volume des structures de soutien des éléments de la cavité buccale et d'enregistrer différents repères (soutien de la lèvre et des joues. il est possible d'utiliser une pâte ZnO mais. l'enregistrement des rapports inter-arcades dans les trois plans de l'espace . [65] III.

112

Données fonctionnelles : les bourrelets assurent :

le transfert de l'orientation du plan occlusal, qu'il soit réglé par rapport au plan de Camper au maxillaire supérieur ou au plan équatorial de la langue et à la convexité du buccinateur à la mandibule ; la dimension verticale d'occlusion. [8]

III.2 - Réalisation des maquettes
III.2.1 - Matériel
Le matériel nécessaire est :
   

une torche, des ciseaux courbes, une spatule à cire, un cutter, une pince universelle ; une plaque base, du stens, du fil de renfort de 20/10 mm ; de la cire Aluwax® ; de la cire Moyco®.

La résine à porte empreinte est à utiliser de préférence à la place de la plaque base - qui est peu résistante à la température, à la torsion, à la flexion surtout dans des zones étroites comme il peut en exister dans la région du joint sublingual - mais le coût de l'élaboration de la maquette est alors plus élevé. Le matériel utilisé dans ce cas est :
     

De la résine chémo, photo, thermopolymérisable ou thermodéformable. une pièce à main et des fraises à résine ; des godets ; une spatule à ciment ; une plaque et un rouleau à résine ; de la vaseline. [65] [8]

113

III.2.2 - Technique
A l'arcade supérieure, sur la maquette un bourrelet de préhension est fixé. Il est réalisé en matériau thermoplastique ou composition (Stent's, Kerr Rouge ou Blanc), en cire dure (Surset Moyco®) ou bien en résine (identique à celle du porte-empreinte). D'une largeur de 3 mm au niveau antérieur il va en s'élargissant pour atteindre 5 à 6 mm dans la région molaire. Le bord libre se situe au niveau des incisives centrales entre 6 et 8 mm en avant de la papille incisive. Latéralement, l'axe général du bourrelet se situe très légèrement à l'extérieur de l'axe général des crêtes, 22 mm à partir du fond du vestibule, la surface occlusale du bourrelet est parallèle au plan de Cooperman (Illustration 57). Ce plan correspond au plan qui passe par la papille rétro-incisive et les deux ligaments ptérygomaxillaires. Mais surtout au laboratoire le technicien doit veiller à reproduire la position antéro-postérieure et la longueur du bourrelet réglées lors de la réalisation de l'empreinte secondaire. [65] [8]

Illustration 57: Plan de Cooperman

114 A la mandibule, le bourrelet présente une hauteur de 18 mm par rapport au fond du vestibule et distalement rejoint le milieu de trigone rétromolaire. Dans la région antérieure, il se place dans l'aire de sustentation d'Ackermann. Elle correspond à l'espace qui s'étend entre le sommet et le pied de la crête. Distalement, le bourrelet s'arrête avant le trigone rétromolaire au niveau de la future face distale de la deuxième molaire. Son épaisseur est comparable à celle du bourrelet maxillaire : 3 mm au niveau antérieur, 6 mm au niveau postérieur. [8] Dans le cas d'un enregistrement avec l'arc facial, des rainures de stabilisation sont gravées sur les bourrelets, et l'ensemble moulage et maquette est inclus dans la cire Moyco® recouvrant la fourchette. Cette situation doit être reproductible et stable dans le temps. [65] Les bourrelets sont réglés de telle manière à ménager un espace suffisant (2 à 3 mm) pour la cire d’enregistrement et ce lorsque le patient est en OIM. [31] Une bonne collaboration avec le laboratoire de prothèse facilite la préparation de cette étape. [57] Si la base comporte un appui muqueux, il est important de la réaliser sur l'empreinte de travail, ou bien de prendre les bourrelets d'occlusion (une fois réglés) dans l'empreinte.

Illustration 58: Maquette d'occlusion dans un édentement total avec une butée antérieure

de cales pour stabiliser le moulage sur le plateau plan. De plus. L'imprécision résultante n'est que relative. Toutes ces opérations demandent du temps et beaucoup d'approximations comparé aux manipulations simples et rapides d'un arc facial de transfert. même « normales ».Utilisation de l'arc facial Pour monter le moulage maxillaire en articulateur. les asymétries d'arcades imposent la réalisation de tracés d'axe médian. son utilisation est aisée et rapide. les dents égressées. [65] De plus. il est souvent nécessaire d'utiliser un arc facial de transfert. [28] . [19] Il n'y a qu'en prothèse complète que l'on pourra souvent se passer de l'arc facial et positionner le modèle maxillaire avec la table de montage. L'utilisation d'un plateau de montage ne présente aucun intérêt pour les cas d'édentements sectoriels : les courbes fonctionnelles. il est plus aisé de stabiliser une base d'occlusion plate sur cette table qu'un modèle cuspidé qui a tendance à déraper.115 Illustration 59: Maquette d'occlusion dans un édentement partiel munie de crochets pour la stabilisation IV .

116 IV. Indenter la cire : ₀ ₀ ₀ le praticien se place derrière le patient placer la tige de la fourchette dans le plan sagittal médian effectuer un appui identique à droite et à gauche simultanément. tout en veillant à ce qu’il n’y ait pas de contact entre les dents et la partie métallique de la fourchette   Refroidir la cire avec de l’eau froide ou glaçonnée .1 . l’objectif est que le modèle supérieur soit stable sur la fourchette : on doit au moins avoir une indentation antérieure et deux indentations postérieures (droite et gauche).Technique L'enregistrement de la situation de l'arcade maxillaire par rapport au crâne avec l'arc facial s'effectue de la façon suivante : Mise en place de la cire sur la fourchette et indentation :   Chauffer de la cire Moyco® à 55°C . . Placer la cire séchée sur la fourchette de telle sorte qu’il y ait une épaisseur de cire au niveau de la partie inférieure de la fourchette et 2 épaisseurs au niveau de la partie supérieure . pour cela : ₀ placer la fourchette sur la cire de façon à ce que les orifices médians de la fourchette correspondent au bord de la cire rabattre la cire sur la partie supérieure de la fourchette en direction de la tige rabattre le reste de cire de l’autre côté (opposé à la tige) rabattre les bords de la cire sous la fourchette ₀ ₀ ₀   Réchauffer un peu pour ramollir la cire . Vérifier l’adaptation du modèle supérieur sur la cire ainsi que la qualité de l’indentation .

Mise en place de l’appui nasal : La mise en place de l’appui nasal nécessite l’utilisation de deux pressions en sens inverse :   le pouce du praticien exerce un appui vers le patient l’index du praticien exerce un appui inverse. vers lui . le patient doit garder la bouche grande ouverte.117 Illustration 60: Fourchette indentée Illustration 61: Positionnement de la fourchette sur les dents maxillaires et le bourrelet d'occlusion Mise en place de l’arc : On place les embouts auriculaires dans les conduits auditifs et on demande au patient de les maintenir avec les doigts. si non l’enregistrement sera faussé. A partir de cette étape.

Il faut bien respecter l’orthogonalité des différents éléments ainsi que la chronologie des serrages des cardans.118 Le but est d’antérioriser au maximum les embouts auriculaires dans les conduits auditifs pour qu’ils soient plus proche de la cavité condylienne. Le patient n’a alors plus besoin tenir les embouts auriculaires. Cette antériorisation est ensuite maintenue grâce au blocage de l’appui nasal. Ensuite. Illustration 62: Arc facial en place Mise en place de la fourchette : Après avoir mis la partie extra-orale en place. il faut placer la fourchette préalablement indentée sur le maxillaire et demander au patient de la tenir avec ses pouces. Illustration 63: Serrage de l'arc facial . serrer le cardan qui solidarise l’arc facial et la fourchette puis le cardan le plus proche de la branche frontale de l’arc facial.

[23] [4] . ce dernier est lié : ₀ soit au mauvais serrage de l’arc facial (pas assez d’antériorisation des embouts auriculaires) . On pourra réduire au minimum cette erreur en réalisant l'enregistrement inter-arcades de la RC avec une cire très fine (Illustration 64). L'arc facial à embout auriculaires enregistre donc un axe charnière arbitraire.119 Dépose de l’arc : Dévisser l’appui nasal puis désactiver le serrage de l’écartement des embouts auriculaires. Il faut donc veiller à ce que le patient ait la bouche grande ouverte. soit il y a un hiatus entre la cire et les dents . [65] [28] [23] IV. et non l'axe charnière « réel » obtenu avec un arc facial cinématique. on va effectuer un contrôle : le patient va lâcher la fourchette. En effet. il y aura alors deux possibilités :   soit elle reste au contact des dents . les concepteurs d’articulateurs ont mis au point des systèmes de compensation dont l’objectif est de limiter l’erreur de localisation de la TC. pour compenser les erreurs générées.2 . soit au non respect de la chronologie du serrage des cardans. Il existe un système de compensation sur chaque articulateur semi-adaptable. ₀ Erreur due à la localisation de l'axe charnière par des embouts auriculaires : Une source d'erreur provient de l'estimation de la position des ATM lorsqu'on utilise des embouts auriculaires. juste avant la dépose de l'arc.Sources d'erreurs Pour minimiser les sources d'erreurs.

la tige de support de l'arc facial à embouts auriculaires est à environ 0.046 mm en dessous et 12 mm en arrière de l'axe de l'articulateur. Avec ce point.120 Illustration 64: Erreur d'axe charnière au niveau des dents n°7 due à l'utilisation d'un axe arbitraire par rapport à l'axe réel. En B. [4] . En A. le troisième point de référence doit correspondre au repère inférieur de la tige incisive (à peu près 58 mm. la différence entre A et B sera pratiquement nulle. en fonction de l'épaisseur de la clé inter-occlusale CR R1 = rayon de l'axe charnière réel R2 = rayon de l'axe charnière arbitraire Erreur due au troisième point de référence : Avec l'arc facial à embouts auriculaires. l'élévation ou l'abaissement du troisième point de référence avec l'arc facial à tiges auriculaires entraînent une erreur (Illustration 65) à la fois antéro-postérieure et verticale. de la face supérieure de la base de l'articulateur).

121 Illustration 65: Erreur potentielle avec l'arc facial à embouts auriculaires de Hanau liée au 3ème point de référence Erreur due à l'épaisseur de la cire d'enregistrement : Par rapport à un arc facial cinématique. .5 mm. l'erreur imputable à l'utilisation d'un arc facial simple ne peut être cliniquement significative si la cire d'articulé de RC est d'une épaisseur inférieure à 0. [4] Erreur due au transport : En aucun cas l'arc facial ne doit être transporté : le montage doit se faire au cabinet.

122 V . La manipulation est plus facile si le patient est en décubitus dorsal. L'axe charnière doit être localisé la bouche ouverte sans pression.Techniques Nous nous contenterons dans ce guide de décrire seulement quelques techniques de manipulation sélectionnées pour leur grand nombre d'utilisateur.1 . et leur validation scientifique.Dawson Principes généraux (Illustration 66) : Peter E. V. ● Il est très difficile d'enregistrer la position axiale terminale si le patient est assis.1 . DAWSON affirme que : ● On ne place jamais la mandibule en relation centrée si on utilise une technique unimanuelle. ● La mandibule ne doit pas être forcée en relation centrée. mais il existe d'autres techniques comme celle de Jankelson à partir d'un enregistrement électro-myographique.Manipulations pour l'enregistrement de la relation centrée Nous ne décrirons que des techniques manuelles pour guider le patient en relation centrée. le patient ne doit pas résister à l'opérateur. . V. ● Quand la manipulation est correcte.1.

Les extrémités des pouces doivent se toucher. le cou en extension. Le positionnement des condyles est facilité par l'hyperextension du cou. Les doigts doivent exercer leur pression au niveau de l'os et non dans le cou. . Dans cette position. Les pouces sont placés sur la symphyse mentonnière et la pression est exercée en bas et arrière. La tête doit être fermement maintenue dans cette position et elle ne doit pas bouger lors de la manipulation de la mandibule. Le praticien est assis derrière lui et lui maintient la tête entre son avant-bras et sa cage thoracique. le menton relevé. ceci pour exercer au niveau des condyles une pression vers le haut.123 Illustration 66: Manipulation de Dawson Technique (Illustration 67 et Illustration 68) : Le patient est allongé sur le dos. les patients ont moins tendance à propulser. Les quatre doigts de chaque main sont placés sous le bord inférieur de la branche horizontale de la mandibule.

Les arcs ne doivent pas être trop amples. en position axiale terminale. une pression dirigée vers le haut est fermement appliquée pour maintenir les condyles plaqués contre les ligaments et l'éminence articulaire. . car les patients ont tendance à résister à ce type de mouvements. A ce stade de la manipulation. on la sollicite en lui faisant décrire des petits arcs de cercle jusqu'à ce qu'on ait le sentiment qu'elle pivote avec facilité autour de l'axe bicondylien. Pour ce faire. Bien sûr les dents ne doivent pas se toucher durant cette manoeuvre.124 Illustration 67: Manipulation de Dawson Illustration 68: Manipulation de Dawson La mandibule est menée avec précaution.

2 . Quand on parvient à manipuler sans douleur la mandibule en relation centrée. Le patient est en position assise. mais la résultante de la force exercée sur la symphyse mentonnière doit être légèrement dirigée vers le bas. et il faut s’imaginer que c’est un stéthoscope Illustration 69: Manipulation de Lee et Guichet Technique : Il faut utiliser deux sortes de mouvements :   un mouvement haut / bas un mouvement avant / arrière .1. l'opérateur peut alors rechercher le contact dento-dentaire. [27] V. Seul le pouce est placé sur menton.Lee et Guichet Principes généraux (Illustration 69) : ● ● ● Cette technique est unimanuelle.125 La pression vers l'arrière est appliquée essentiellement par les côtés des pouces.

Thomas Principes généraux (Illustration 70) : ● ● Technique également unimanuelle.126 Il y a une exigence particulière par rapport à la position du praticien et du bras qui manipule :   le bras qui manipule doit se situer dans le plan sagittal il doit y avoir alignement à partir du coude en passant par le poignet et le pouce. Simultanément.3 . Le patient est en position assise. le dentiste perçoit la sensation caractéristique de la mandibule correspondant à la position des condyles :   soit en relation centrée soit dans une position erronée qui est bridée musculairement.K.1. . jusqu’à l’axe charnière L'intérêt de cette technique est que la pression sur le menton passe outre les engrammes occlusaux et induit la fonction des muscles rétracteurs. Guichet recommande :   de ne surtout pas forcer ou pousser la mandibule en arrière d’apprendre au patient à mobiliser sa mandibule : « c'est vous qui bougez votre mandibule » [37] [36] V.P.

. Thomas Technique : Le praticien est situé entre 8h et 9h par rapport au patient.127 Illustration 70: Manipulation de P.K. Technique très rapide pour éviter les réflexes neuro musculaires.A. replié sur l’éminence mentonnière l’index se positionne sous la branche horizontale gauche le majeur se positionne sous la branche horizontale droite La manipulation consiste en une série d’abaissements et de remontées de la mandibule.1. jusqu’à ce qu’on obtienne la rotation autour de l’axe charnière. Lauritzen Principes généraux : ● ● ● Technique également unimanuelle.4 . Il manipule la mandibule à l’aide de 3 doigts :    le pouce est situé dans le plan frontal. Le patient est en position assise. [34] V.

La décontraction ainsi obtenue permet au praticien.3 .Impératifs communs aux différentes techniques Nous admettrons que la relation centrée est la relation de référence crânio-mandibulaire indépendante de l'occlusion dentaire où la mandibule adopte une position reculée dans laquelle les condyles mandibulaires occupent une position haute et avancée dans la cavité glénoïde alors qu'un mouvement de rotation pure existe autour d'un axe charnière qu'il est possible de déterminer. Cette erreur est due au manque de décontraction du patient.128 Technique : Le praticien maintient la joue gauche avec l'index gauche. le patient tenant lui-même la droite avec un écarteur. dans un mouvement rapide d'ouverture puis de fermeture de « dépasser » les éventuels réflexes neuro-musculaires et d'indenter plus profondément la cire.2 . à une rééducation de la cinématique mandibulaire permettant l’enregistrement et le transfert de la relation centrée. surtout en chez un patient totalement édenté. Ceci peut induire une erreur d'enregistrement transversale. . La main droite guide la mandibule. Le patient. [21] Un autre source d'erreur peut venir d'une manipulation qui n'est pas symétrique. Dans certains cas il faudra avoir recours à une mise en condition neuromusculaire. [42] [34] V. ainsi guidé en relation centrée est prié de contacter délicatement la cire par deux ou trois mouvements de fermeture. index replié en dessous.Sources d'erreurs dans la manipulation La principale source d'erreur est une position trop antérieure de la mandibulaire. V. Une éducation sera souvent nécessaire pour lui permettre de percevoir la position mandibulaire. pouce replié en avant du menton.

Position du patient : Le buste et tête du patient doivent être en situation de mastication orthostatique : cette position correspond à la méthode de Lee et Guichet. le déconditionnement musculaires. C'est alors bien évidemment la suppression des engrammes de l’occlusion d’intercuspidie maximale.K. il convient de l'éliminer autant que faire ce peut (ce qui est réalisé d'une manière idéale sur patient curarisé sous anesthésie générale. La décision de la réalisation de bourrelets d'occlusion est fonction des paramètres décrits dans la deuxième partie de ce guide.129 Cette position limite est déterminée par les structures articulaires. Ce sont ces points occlusaux qui vont guider le praticien lors de l’enregistrement. méniscales et ligamentaires. il faudra au préalable réaliser des bourrelets d'occlusion. Cela veut dire que les modèles représentant les arcades dentaires doivent être impérativement débarrassés des excès de plâtre dus aux bulles dans la pâte à empreinte. [23] VI . et la position du rachis du patient qui fait tout l'intérêt diagnostique et thérapeutique de la relation centrée.Enregistrement des rapports inter-arcades VI. Manipulation du praticien : Elle devra favoriser la position haute et avancée des têtes condyliennes : les manipulations de Dawson si le patient est assis ou de Lee Guichet permettent de l’obtenir. la mandibule devant alors être soutenue). il est nécessaire que tous les points occlusaux présents en bouche soient préservés lors du montage en articulateur. Lauritzen ou P. Thomas.Enregistrement statique en OIM Si l’occlusion du patient est conservée. [31] Si nécessaire. .1 . Il est obligatoire que ceux-ci positionnent les arcades de manière stable sans entraîner de dérapage. A. Il faut souligner l’importance souvent négligée de l’anatomophysiologie de la colonne vertébrale qui conditionne pour une part importante l’enregistrement. Quand au facteur musculaire.

un couteau à cire . Les deux côtés non parallèles recouvrent les faces occlusales des dents cuspidées maxillaires à l'aplomb des faces vestibulaires.1 . il faudra effectuer un enregistrement en OIM avec des cires non percées.1.Techniques VI. sans relief occlusal. [54] Du fait des reliefs présents sur le plâtre du à la présence de bulles dans le matériau à empreinte. des ciseaux droits. L'enregistrement s'effectue ainsi sur une épaisseur de cire avec un support renforcé de trois épaisseurs. pour les obtenir. Caractéristiques et réalisation : Un trapèze isocèle aux dimensions de l'arcade est découpé dans une plaque de cire Moyco®. c'est-à-dire juste avant le contact dento-dentaire. une cire percée ne permet pas de replacer les modèles en OIM correctement.1 .130 Deux écoles s'affrontent concernant l'enregistrement en OIM : les partisans de la cire percée [65]. VI. deux épaisseurs de cires sont préférables. et ceux qui disent qu'il ne faudra pas de matériau interposé entre les contacts occlusaux existants. de replier les deux côtés du trapèze initial en regard des arcades.1. . du ciment ZOE (Temp-bond® ou Bite Registration Past® de Kerr).1.Avec une cire non percée Réalisation de la cire : Le matériel nécessaire est :    une torche. En présence de dents abrasées. Il suffit. Un renfort central est réalisé à chaud sur la partie médiane avec une épaisseur de cire Moyco® pliée en forme de U. Nous retiendrons donc que si l'occlusion ne permet pas un affrontement direct des modèles en plâtre en OIM (sans interposition de cire). des cires Moyco® et Aluwax® .

Nous ne passerons en revue que quelques unes sélectionnées pour leur simplicité de mise en oeuvre. [65] VI. seules les zones en innoclusion sont enregistrées. Nous ne décrirons pas les techniques d'enregistrement avec les matériaux type silicone ou polyéther pour les raisons évoquées au chapitre « Choix du matériau ». souvent à cause de malpositions dentaires.1. VI. et leur reproductibilité (donc leur précision). ou mieux dans l'eau d'une bouilloire thermostatée à 52°C. ou en interposant une cire dans ces zones.Dawson On utilise des cires extra dures type Moyco® chauffées au-dessus d'une flamme de bec bunsen (Illustration 71).1. à l'aide de bourrelets d'occlusion si besoin.1 .1.2.Techniques La littérature propose quantité de différentes techniques d'enregistrement.Enregistrement statique en RC VI. pour le préformer sur le moulage maxillaire avec de légères indentations. VI.2.131 Deux extensions en triangle sont réalisées au niveau des canines maxillaires pour permettre la préhension et le maintien en bouche de la cire. La partie périphérique du support est réchauffée à la flamme.2 .1 . Les conditions sont ainsi réunies pour les enregistrements.En évitant les zones de contacts dento-dentaires Dans cette technique. .2 .

en bouche ou sur les modèles (Illustration 72). Illustration 72: La feuille de cire est appliquée sur les dents On coupe la cire aux dimensions de l'arcade avec un instrument chauffé. On dégage les dents antérieures (Illustration 73).132 Illustration 71: La plaque de cire Moyco est réchauffée et repliée La cire encore plastique est appliquée en pressant légèrement sur les dents de l'arcade supérieure. .

On vérifie qu'elle n'est pas perforée. Avec un instrument tranchant on supprime les indentations correspondant aux cuspides vestibulaires. La cire. refroidie. Il ne doit pas y avoir de solution de continuité apparente entre la cire et les dents. La mandibule est guidée jusqu'au contact avec la cire sans qu'il y ait de déviation. La cire sera conservée dans une boite hermétique contenant de l'eau en quantité suffisante pour qu'il n'y ait pas de distorsion. On replace la cire sur les dents maxillaires et on guide les dents mandibulaires dans leurs indentations. ce qui permet de vérifier la précision de l'enregistrement en bouche. [27] .133 Illustration 73: Découper l'excès de cire en dedans des marques laissées par les cuspides vestibulaires On applique la cire sur les dents maxillaires séchées en appuyant légèrement au niveau des faces occlusales. La cire est refroidie dans l'eau glacée et deviendra très dure. afin que les empreintes laissées soient précises au niveau de chaque dent. est retirée. On vérifie la parfaite adaptation.

Bol d'eau froide. face toilée contre l'arcade.    . Préformer la cire sur le modèle maxillaire. Bain thermostaté à 45 °C.1. Cire collante.Couteau X-Acto n° 11. Porter en bouche et réaliser un pré-enregistrement pour situer la zone d'impact des incisives mandibulaires. Gauge n° 5).K. Découper distalement à la dernière molaire et au ras des cuspides vestibulaires. Tracer sur la face maxillaire le contour interne du renfort métallique à 5 mm des cuspides palatines et du bord incisif. Lampe à alcool. Cire Sure-Set de Kerr.P. Méthode : Matériel nécessaire :          Cire Aluwax. Feuilles d'étain 6/10e de mm (U. Prendre en sandwich la cire en repliant la feuille d'étain découpée aux dimensions du tracé.2. appliquer l'étain à la périphérie par une ligne de points sur les deux faces. Avec la pointe des ciseaux. Ciseaux.134 VI. Thomas Principes généraux : ● ● La butée occlusale (Jig) est remplacée par une cire qui joue le même rôle. C'est une méthode composite utilisant les propriétés physiques de cires différentes.2 . Spatule à cire. Préparation de la cire :     Réchauffer légèrement la cire Aluwax par un passage rapide dans le bain.S.

amener à son contact le bâton de cire collante.  Illustration 74: Solidarisation de la feuille d'étain avec de la cire collante VI.3 . La cire fond et coule le long de la spatule pour tomber à l'endroit désiré (Illustration 74). Sans bouger la spatule. Découper après l'avoir rechauffée une cale trapézoïdale dans la cire Moyco et la coller dans la région antérieure face mandibulaire.1. eau chaude à 52°. feuille d'étain de 0. Lauritzen Principes généraux : On n’utilise pas une plaque de cire pour indenter. . Méthode : MATERIAUX : Feuille de cire Moyco® beauty pink extra dure.135  Solidariser à la cire collante : chauffer l'extrémité de la spatule à cire et la présenter à la jonction étain-Aluwax.05 mm d'épaisseur.A. mais deux bandes de la forme des arcades gauche et droite.2. eau froide.

réalisées par des rectangles de cire repliés en sandwich sur des bandes d'étain (droite et gauche) de la dimension correspondante : 3 mm de large. en toit. Cette technique ne peut être répétée ni corrigée. droite et gauche.136 DANS UNE PREMIERE TECHNIQUE : L'auteur utilise pour son enregistrement deux empreintes. longues de la canine à la dernière molaire (Illustration 75). Il leur donne une forme pyramidale. dégressive d'avant en arrière telle que posées sur l'arcade inférieure l'arête soit en regard des sillons centraux des faces occlusales supérieures. Illustration 75: Repliage de la cire selon la technique de Lauritzen .

Pratiquer l'enregistrement. Vérifier l'enregistrement rendu rigide en bouche : maintenu contre le maxillaire. ce qui permet aisément la soudure. face inférieure au contact de l'eau. La cire flotte et subit un réchauffement hétérogène plus important à sa face inférieure qui enregistrera les pointes cuspidiennes de l'arcade mandibulaire. les pointes cuspidiennes de la mandibule doivent y pénétrer complètement et avec précision les indentations correspondantes de la cire. découper au ras des empreintes. Tremper la cire en la déposant délicatement. Indenter légèrement le maxillaire avant refroidissement. [42] [34] . face supérieure restant à l'air pendant une dizaine de secondes. refroidir en bouche avec la seringue à air puis tremper dans l'eau froide.137 Illustration 76: Les cires en place pendant l'enregistrement UNE TECHNIQUE PLUS RECENTE utilise une feuille de cire Moyco® dont on double l'épaisseur en la trempant dans l'eau chaude et en repliant les faces séchées rapidement. Découper aux dimensions approximatives de l'arcade.

l'adjonction antérieure refroidie dans l'eau glacée réalisant une véritable butée. que l'on indente lorsque la cire a perdu son aspect lisse.1. Découper la cire à 2 mm des indentations afin d'éviter tout contact avec les tissus mous.G. Wirth Principes généraux : Technique de manipulation : P. On réalise un trépied de trois adjonctions de cire en coulant quelques gouttes d'Aluwax® coté mandibulaire au niveau de l'empreinte des incisives centrales et des molaires postérieures.138 VI. découpée à 3-5 mm des indentations linguales. Thomas On ne réchauffe que les adjonctions de cire postérieures.K.7 mm d'épaisseur (N°7 de ASH). . eau glacée. On solidarise cire et métal avec de l'Aluwax® coulée ou en perforant les trois épaisseurs à l'aide d'un instrument pointu. eau chaude à 45°. Répéter l'opération si nécessaire. Indenter légèrement les cuspides mandibulaires en guidant la mandibule en relation centrée. l'adjonction antérieure est refroidie dans l'eau glacée réalisant une véritable butée.4 . Méthode : MATERIAUX : Plaque base d'Aluwax®. TECHNIQUE : Indenter en appuyant fermement sur le maxillaire (moulage ou à défaut en bouche). L'enregistrement définitif est obtenu en réchauffant uniquement les adjonctions postérieures. feuille d'étain de 0.2.C. Renforcer la cire avec la feuille de métal que l'on repliera sur les deux faces de l'Aluwax® par son bord postérieur. la cire est refroidie dans l'eau glacée et on ne réchauffe que les adjonctions.

en bouche ainsi que sur les modèles. Quand on est satisfait. refroidir légèrement la plaque et les trois arrêtes pour donner une rigidité supplémentaire. 3. Si elle est correcte. huile de paraffine ou vaseline) (Illustration 77). La stabilité des modèles est immédiatement contrôlée. L'opérateur doit vérifier la bonne remise en place de l'enregistrement sans aucune force ou pression. De la résine auto-polymérisante de type Duralay® ou Pattern resin® est appliquée en couche homogène sur toute la préparation (Illustration 78). Les restaurations provisoires du côté controlatéral sont déposées et le procédé exposé en 4 et 5 est répété. En cas d'instabilité.2. Une fenêtre est réalisée à l'angle des faces occlusale et vestibulaire. les couronnes provisoires du côté controlatéral restent en place et maintiennent la dimension verticale. le prothésiste réalise des carottes unitaires des préparations situées à des endroits appropriés en vue de la stabilisation inter-arcade des modèles. Les coiffes ainsi obtenues sont transférées sur le modèle de travail. 6. .Coiffes en résine 1. Les coiffes en résine sont placées sur les moignons respectifs et leur mise à fond contrôlée (limites. 4. 5. Elle permettra ultérieurement un contrôle de la mise à fond en bouche (Illustration 79). le montage peut être effectué ainsi.5 .139 Vérification des indentations : précision des empreintes. L'adjonction de résine auto-polymérisante sur la coiffe permet d'obtenir le contact avec la dent antagoniste (Illustration 80). absence de bascule sur les modèles. elles maintiennent la dimension verticale. Les coiffes en résine du côté controlatéral sont laissées en place. [74] [34] VI. 2. on peut recommencer en ne réchauffant que les indentations. 7. Les restaurations provisoires sont déposées d'un côté uniquement . A partir d'un duplicata du modèle de travail. le processus d'enregistrement est répété.1. Les carottes sont isolées (isolant spécifique. Une séance réservée à l'enregistrement de l'occlusion est prévue. fenêtre vestibulaire).

140 Illustration 77: Isolation des carottes Illustration 78: Application de la résine Illustration 79: Réalisation de la fenêtre .

de manière à fixer la DVO.« Résine ») . Contrôle aisé de la stabilité des modèles dans la position de référence choisie . Inconvénients :  Nécessité d'une phase de préparation. Un jig est réalisé préalablement avec la même technique. Dans ce cas. à distance des limites cervicales. la correspondance avec la situation intra-buccale peut immédiatement être examinée. Une séance séparée doit être consacrée à l'enregistrement des rapports interarcades. Les coiffes en résine doivent être confectionnées . [19] Un technique utilise des chapes de transfert métalliques réalisées sur le moulage de travail. [12] Avantages :   Qualité du matériau utilisé (cf le chapitre « Choix du matériau » .141 Illustration 80: Adjonction de résine auto-polymérisante pour faire le contact avec les dents antagonistes Il est également possible de réaliser ces coiffes directement dans la bouche du patient. il faut substituer une résine photo-polymérisante à la résine autopolymérisante. Cette technique reste cependant plus délicate à réaliser que la précédente. [19]  .

formant avec les deux condyles un triangle assurant un calage stable du maxillaire inférieur contre le massif crânio-facial.142 VI.2. LUCIA utilise deux éléments :  Un jig ou point d'appui antérieur de la mandibule. vers la relation centrée. Le patient pourra effectuer toutes les excursions mandibulaires.   . sans interférences dento-dentaires. Il permet un recul de l'arcade mandibulaire par la perte de "la mémoire occlusale" due au port du jig pendant le temps que nécessite son réglage. Faire perdre au patient les réflexes acquis. grâce à l'inocclusion établie par le jig . dans une inocclusion minimale inscrite dans le mouvement axial terminal. ce jig servira aussi à maintenir la DVO.Combiner avec la technique de Lucia si possible Principes généraux : Le principe de la technique recommandée par LUCIA [44] est basé sur l'importance de l'entraînement du patient avant tout enregistrement. car les seuls contacts inter-arcades ont lieu en un point médian. L'inclinaison en haut et en arrière doit faciliter le recul de la mandibule lorsque le patient sera invité à mordre fermement (Illustration 81). Cette opération comporte plusieurs buts :  Réaliser un appui par le bord libre des incisives centrales inférieures. donc du corps mandibulaire. afin de neutraliser les réflexes acquis de fermeture (engrammes) conditionnés par des rapports dentaires éventuellement inadéquats. sur zone du jig incliné en haut et en arrière. favorisant le glissement de l'incisive centrale inférieure avec laquelle il est en contact. Souvent. Un support de matériau d'enregistrement sous la forme d'une feuille de cire découpée à la forme de l'arcade.  WEISFELD [73] indique que le jig a une orientation en haut et en en arrière.2 . c'est-à-dire dans un plan sagittal médian. éliminant tous contacts entre les arcades.

Couvrir les six dents antérieures et la muqueuse correspondante du modèle supérieur d'une feuille d'étain (0. jusqu'à ressembler à des bridges provisoires. . Finir le jig en arrondissant les angles. appliquer la résine au stade pâteux sur les incisives centrales. en modelant une plateforme pour les incisives inférieures. Les variations de forme de la butée dépendront des cas particuliers. Désinsérer de temps en temps pour ne pas fracturer les dents après la prise.143 Illustration 81: L'effet bras de levier créé par la butée antérieure permet le repositionnement des condyles en position crânienne Méthode d'enregistrement des rapports inter-arcades en relation centrée (Illustration 84. Illustration 86 et Illustration 87) : FABRICATION DU JIG : En résine autopolymérisable sur les modèles montés sur articulateur afin de ne pas brûler les muqueuses du patient par l'exothermie de prise. Augmenter la tige incisive de 5 mm. Illustration 85. ainsi que 2 mm au delà des collets vers le vestibule et le palais.05 mm).

Illustration 82: Jig de Lucia en place AJUSTAGE DU JIG : Le jig placé en bouche est libéré de toute interférence de la muqueuse mobile et des freins. Replier les deux pointes canines. . Enregistrés au carbone par les incisives centrales inférieures apparaissent ainsi les tracés de l'arc gothique qui seront éliminés à la fraise résine pour ne laisser qu'une plate-forme postérieure de 3 mm de diamètre. faire mordre en relation centrée (approximativement) afin de lui donner la courbure de l'arcade. en conservant deux pointes de cire dans le prolongement des cotés latéraux en regard des canines. qui serviront de repère pendant l'enregistrement. On demande au patient de venir frotter ses incisives inférieures en avant. découpée à 2 mm des cuspides vestibulaires.144 FABRICATION DU PORTE-MATERIAU : Une plaque de cire extra-dure est ramollie dans de l'eau à 52° C (sure set). en arrière et sur les cotés. Découper la zone antérieure en forme de U pour libérer la place du jig. afin que le patient ne soit entraîné dans aucune de ces directions. Placer en bouche la feuille de cire ramollie.

le maintenir contre l'arcade inférieure en ouvrant de nouveau puis le retirer. doubler ou tripler l'épaisseur pour que le matériau soit tout de même soutenu). ce qui évite d'avoir à utiliser du plâtre. faire refermer. guider le patient en centrée. on peut interposer la pompe à salive pendant le réglage. le patient ne doit pas toucher les dents (sinon les réflexes réapparaissent) . Cette double base engrenée peut être réalisée en plâtre (Illustration 83). Si le jig est instable. Trois enregistrements sont pris afin de pouvoir vérifier leur conformité grâce au montage sur articulateur avec une double base engrenée (aussi appelée split-cast). garnir les deux faces de pâte. mais aujourd'hui on peut utiliser des modèles préfabriqués type axiosplit. Illustration 83: Préparation du modèle pour la réalisation d'une double base engrenée . il pourra être fixé à l'eugénate. Quand la hauteur du jig est suffisamment réduite. De plus. le patient est entraîné. ENREGISTREMENT : Essayer la plaque de cire jig en place qui doit être libre entre les dents (en cas de dents préparées. les deux contre parties type axiosplits sont maintenus entre elles grâce à des aimants. Lubrifier les dents. il convient de le désinsérer précautionneusement : faire ouvrir la bouche doucement en le maintenant sur l'arcade inférieure. Le matériau présentant une certaine adhérence même une fois pris.145 Quand on dépose le jig. et lui demander de serrer fermement afin d'avoir la position la plus haute des condyles.

la partie la plus postérieure représente le contact du dentalé avec le jig quand la mandibule est en relation centrée Illustration 86: Découpe de la feuille de cire. On peut aussi procéder à une équilibration occlusale en éliminant les prématurités au fur et à mesure de leur apparition lors de la diminution progressive de la hauteur du jig.centrales inférieures et le jig. . Les bords de cette trace représentant l'arc gothique de Gysi. La fenêtre antérieure permet le contact entre les incisives. seules les indentations sont nécessaires. [51] Illustration 84: Vue frontale et coupe sagittale du jig (d'après Huffman) Illustration 85: Vue palatine montrant la trace laissée par le dentalé au cours des mouvements mandibulaires.146 Eliminer les fusées de pâte au niveau des sillons et embrasures. Vérifier en bouche une fois l'enregistrement refroidi.

3 .147 Illustration 87: Les deux pointes canines sont repliées vers le haut afin de pouvoir en un instant remettre la feuille de cire à la place exacte Illustration 88: Mise en place d'Aluwax® pour un enregistrement sur un édenté total avec une butée antérieure Illustration 89: Fermeture en relation centrée et enregistrement dans les encoches des bourrelets d'occlusion VI.Impératifs pratiques pour répondre à la définition actuelle Quels sont les moyens de répondre au cahier des charges imposé par le Collège national d'occlusodontologie ? .2.

148 Impératifs anatomiques La relation centrée est la situation condylienne de référence la plus haute ➢ MATERIAU : Possibilité d’utilisation du Jig (Lucia) ou d’une cire plus dure au niveau incisif (P. MANIPULATION : ➢ Pression digitale non forcée au niveau du menton et parfois. le patient étant assis la tête droite. au niveau des branches horizontales de la mandibule. dirigée en haut et légèrement en arrière. . WIRTH). THOMAS. Impératifs dynamiques réalisant une coaptation bilatérale condylo-discotemporale simultanée et transversalement stabilisée ➢ ➢ MATERIAU : Viscosité extrêmement basse avant l'enregistrement ENREGISTREMENT : Quatre indentations de très faible surface (les deux canines du bas et deux cuspides d’appui les plus postérieures) pour ne pas interférer avec l’arc de fermeture MANIPULATION : ➢ Éviter toute translation des condyles.K.

parfois une butée antérieure (JIG) portée 20 à 30 min.  soit prémédication (myorelaxant. par le praticien). ➢ Déconnexion rapide. immédiate des réflexes : neuromusculaires acquis (LAURITZEN déplacement extrêmement rapide et bref de la mandibule.K.149 Impératifs physiologiques suggérée et obtenue par contrôle non forcé ➢ ➢ MANIPULATION : Absence de gêne. sédatif. et si la tête n’est pas en hyper extension). anxio- litique). Thomas si la tête n’est pas en hyper extension. . en veillant à ne pas pousser en arrière. Dawson si le patient est assis. la manœuvre est facilitée par une préparation du patient :  soit port d'un plan de morsure (24 heures à 15 jours). pour une posture corporelle donnée ➢ MANIPULATION : Patient assis car une position allongée risque d’entraîner une position trop postérieure de la mandibule due à la gravité. par perte de contacts inter-dentaires (technique du JIG de LUCIA). et de sensation douloureuse. ➢ Suppression de la mémoire occlusale et des réflexes acquis. En présence de spasmes musculaires. et de façon à enregistrer la position de la mandibule dans une position physiologique de mastication orthostatique (P.

le patient ne devra avoir aucun contact dentaire. ou à des arcades destinées à recevoir une reconstitution prothétique importante. dans l’espace libre d’inocclusion (sinon peut conduire à l'enregistrement d'une position plus antérieure des condyles). ➢ Techniques différentes. MANIPULATION : ➢ Pendant toute la durée de la manipulation. ENREGISTREMENT : ➢ Faible épaisseur de l'enregistrement (Weinberg .150 Impératifs cinématiques à partir d'un mouvement de rotation mandibulaire ➢ MATERIAU : peu encombrant pour le patient. . sans contact dentaire ENREGISTREMENT : ➢ Absence de perforation de l'enregistrement. afin d’éviter tout réflexe d’évitement du à la proprioception des récepteurs desmodontaux. MANIPULATION : ➢ L'enregistrement est obtenu par guidage de la mandibule. suivant que l'enregistrement s'adresse à des dentures naturelles.cf page suivante .a défini une épaisseur minimale de un mm d’épaisseur de cire au niveau de l’indentation des molaires).

151 Dans ce tableau. un enregistrement en deux temps avec deux cires de différentes viscosités (ex : cire Moyco® et Aluwax®) donnera les meilleurs résultats. Puis Weinberg donne la position du Cp dans un premier référenciel. et calcule la différence Ca . prend la position du Ca dans un deuxième référentiel. Précision concernant le calcul de Weinberg : Le calcul de l'erreur résultant d'un axe charnière arbitraire et de l'épaisseur de la cire d'enregistrement est le suivant : Si l'on tient compte du mode opératoire suivi lors de la prise des rapports inter-maxillaires.Cp dans un troisième référentiel construit sur E. il nous manque « réitérative dans un temps donné » : ce serait le cas si toutes les impératifs décrits dans ce tableau pouvaient être réunis. Donc sur un sujet qui ne présente pas de pathologie articulaire. le contact Cp du patient est décalé en E par la cire (E = sommet de la cuspide mésiolinguale d'une deuxième molaire mandibulaire). Lorsqu'on retire la cire. . ce qui nous donne « l'erreur de Weinberg ». l’enregistrement de la relation centrée est reproductible si l’opérateur maîtrise correctement une technique fiable. le point E vient au contact avec le maxillaire en Ca (contact articulateur). et si les structures articulaires du patient étaient stables. [3] Illustration 90: Calcul de Weinberg En conclusion : Le plus souvent. Le montage du modèle mandibulaire sur l'articulateur place E dans le référenciel de calcul de l'articulateur.

3 . et un enregistrement fin mais non perforé dans la cire. la manipulation suggérée mais non forcée. VI. la relaxation pour décontracter les muscles. combinée avec le jig de Lucia est la méthode répondant au mieux à ces impératifs. la suppression des engrammes occlusaux.Enregistrement statique en relation centrée thérapeutique Un tel enregistrement est effectué en cas de traitement d'une DCD par gouttière.152 L'enregistrement de Dawson. patient assis dans une position physiologique de mastication orthostatique. le praticien doit garder à l’esprit que la cause d’un enregistrement très différent de la relation centrée se trouve plus dans une mauvaise utilisation d’une méthode que dans le mauvais choix d’une technique. Il devra donc surtout veiller aux facteurs qui conditionnent le plus la réussite d’un enregistrement de la mandibule dans la bonne position qui sont la position du patient. Le but sera de monter les modèles sur articulateur dans la nouvelle position mandibulaire définie par la gouttière de repositionnement. . Illustration 91: Différence d'enregistrement de la relation centrée sur un patient sain dans deux positions différentes : assis et debout Dans tous les cas.

Dégrossir la butée . il fera des contractions isométriques et comprimera le disque.1 .Technique 1.153 VI. on utilisera classiquement une base en cire Moyco® surmontée de plots de cire Aluwax®. Placer la cire ramollie (55°C) en bouche et demander au patient de s’arrêter de fermer quand il sent un contact au niveau de la butée antérieure : s’il ne s’arrête pas. 6. Préparer une cire échancrée au niveau antérieur pour enregistrer la relation interarcades . [24] Illustration 92: Échancrage de la gouttière . selon la technique de Dawson . 5. Enlèver la gouttière : le patient ferme sur la butée. Dans cette échancrure vaselinée. 2.3. 3. Échancrer la gouttière de repositionnement au niveau antérieur en créant une cavité de dépouille (Illustration 92). 4. construire une butée antérieure avec de la résine Duralay® qui a pour but d’enregistrer le repère positionnel des dents antérieures antagonistes de la gouttière : le bord libre et l’embrasure occlusale des incisives centrales . exactement dans la position de la gouttière .

pour plus de précision. une en latéralité droite et une en latéralité gauche. les indentations pourront être précisées en déposant des plots. en propulsion et en latéralités. elle se limite des secteurs postérieurs aux canines. le mouvement de diduction est plus facile à obtenir cliniquement. il est préférable de toujours utiliser le mouvement de latéralité car il permet d'obtenir des informations sur la pente condylienne et sur l'angle de Bennett.4 . Elles seront réalisées en cire Moyco® beauty pink extra hard. [63] Quel que soit l'enregistrement effectué. alors que le mouvement de propulsion n'en donne que sur la valeur de la pente condylienne. entre autres. De plus. [9] Illustration 93: Base en cire Moyco® sur le maxillaire . Ces deux dernières permettront de programmer les angles de Bennett gauche et droit. il nécessite une base en cire Moyco® que l'on prépare sur le modèle maxillaire. et.Enregistrement dynamique pour programmer l'articulateur L'articulateur peut. soit avec de la cire Aluwax®. [9] Cependant. soit avec de la pâte à l'oxyde de zinc. être programmé par des enregistrements intra-buccaux à l'aide d'enregistrements dynamiques.154 VI. Cette méthode suppose la réalisation de trois cires: une de propulsion qui objectivera l'orientation de la pente condylienne. Elle doit être homothétique au bord externe de l'arcade supérieure en la débordant légèrement. De plus. et/ou les mouvements latéraux initiaux.

En raison du phénomène de Christensen. les autres sont utilisés pour le contrôle. puis on fait ouvrir d'un coup sec.5 .Sources d'erreurs dans les enregistrements Il est impératif de maintenir les maquettes d'occlusion maxillaire ainsi que la maquette mandibulaire pendant l'enregistrement. après avoir interposé la cire ramollie entre les deux arcades. Pour plus de sécurité. les encoches des bourrelets visibles dans l'Aluwax® appliquée sur le bourrelet antagoniste permettent un repositionnement précis des deux moulages. Une fois la cire ramollie interposée et le patient mis en bout à bout canin. La première est immobilisée grâce au pouce et à l'index.4. plusieurs enregistrements sont réalisés (au moins trois). On réalise la même chose de l'autre coté. afin que les cires puissent être indentées.4. Nous préparons la base de cire Moyco® en la surélevant à l'aide d'une adjonction de cire du côté non travaillant pour permettre les contacts des cuspides avec le matériau d'enregistrement. mais avec de nouvelles cires. on attend que la cire refroidisse.Enregistrement en latéralités Ici. La pulpe de ces doigts stabilise la maquette mandibulaire (des crochets peuvent être ajoutés lors de l'élaboration des maquettes).2 . [9] VI. [65] Il faut veiller à éviter tout contact du matériau d'enregistrement avec les tissus mous. il faut entraîner le patient (en le guidant) à fermer la mâchoire de telle sorte qu'il se retrouve en bout à bout canin. de rajouter une ou deux épaisseurs de cire en regard des dents postérieures. [9] VI. [57] .1 . il apparaît un espace important entre les deux arcades et il est souvent nécessaire. L'enregistrement effectué. L’un d’eux sert au montage.155 VI.Enregistrement en propulsion Il consiste à mettre le patient en bout à bout incisif.

qui est formé d'un cadre métallique réglable. les bras latéraux portent des drapeaux interchangeables sur lesquels sont collés des papiers millimétrés.Utilisation du condylographe Dans ce guide.Description de l'appareillage L'axiographe SAM est composé de plusieurs éléments dont tout d'abord un arc fixe à appui crânien ou arc supérieur. moins précis et plus complexe à mettre en œuvre. tend maintenant à être remplacé par l'axiographe. Dans la région paracondylienne. soutenu dans la région antérieure par l'anselure nasale. nous ne parlerons pas du pantographe qui. fixé au niveau du crâne. Nous ne parlerons ici que de l'axiographe SAM. Deux types de matériel exploitent le principe de l'axiographe : le système FAG et le système SAM.1 . [38] VII. et latéralement sur la partie supérieure des oreilles.156 VII . Illustration 94: Enregistrement des trajets condyliens sur le papier millimétré .

157 L'autre élément de cet axiographe est l'arc mandibulaire d'enregistrement ou arc inférieur. [26] Illustration 95: Axiographe SAM . comprenant lui aussi une partie frontale et deux parties latérales sagittales. Le mouvement de translation dans le plan frontal de la mine est transformé. Les branches latérales. et le cardan intermédiaire permet de fixer la branche inférieure ainsi transformée en arc de transfert. sur la table de montage en axe charnière réel. L'arc mandibulaire est relié à l'arcade mandibulaire par une gouttière de fixation. et d'une partie rectiligne munie à son extrémité d'une mine de crayon de 0. solidarisées à la branche frontale par une vis antérieure.5mm. par la rotation des aiguilles autour du cadran étalonné. soit un comparateur: instrument composé d'un cadran gradué interprétable à l'aide de deux aiguilles. celui de gauche sert au positionnement de la tige sous orbitaire. sont percées dans leur partie postérieure d'un orifice dans lequel vient se placer soit une douille de blocage où coulisse un stylet localisateur ou stylet porte mine. lors des mouvements de latéralité. La partie frontale se présente comme une tige cylindrique munie de trois cardans: celui de droite solidarise cette tige à un clutch qui sera fixé au niveau de l'arcade mandibulaire.

La mandibule est guidée en relation centrée. Simultanément. le praticien veille à orienter la tige de fixation dans le plan sagittal médian tout en plaquant la gouttière contre la face vestibulaire des dents mandibulaires.158 VII. en cavaliers. l'une pleine qui recouvre les faces occlusales. Trois toutes petites bandes de cire sont appliquées. La gouttière est remplie sans excès de plâtre à empreinte. l'une sur les bords libres de canine à canine. dans les embrasures séparant les canines et les premières prémolaires. Cette dernière précaution permet aux dents antéro-supérieures de se situer en avant de la gouttière et de réduire l'augmentation de la DVO (Illustration 96). Illustration 96: Situation en coupe de la position de la gouttière . placée sur l'arcade mandibulaire. les deux autres.2 . l'autre qui libère les faces occlusales dite gouttière para-occlusale. le patient ferme afin d'amener les pointes cuspidiennes et les bords libres au contact du métal.Manipulation La mise en place de l'axiographe se déroule en plusieurs étapes : lère étape : la gouttière de fixation Il existe deux types de gouttière de fixation.

postérieurement l'arc est maintenu par une sangle élastique rétro-occipitale. l'aiguille de localisation devenant immobile par réglages successifs des vis des bras latéraux mandibulaires. 3ème étape : mise en place de l'arc mandibulaire L'arc mandibulaire est fixé à la tige de la gouttière de fixation en veillant à établir un parallélisme entre les différentes branches des arcs maxillaires et mandibulaires.159 2ème étape : mise en place de l'arc maxillaire L'arc maxillaire est placé sur l'ensellure nasale. la manoeuvre est ensuite répétée de manière controlatérale. 5ème étape : mise en place du dispositif d'enregistrement A l'extrémité des bras latéraux des stylets téléscopiques inscrivent les déplacements de la mandibule (Illustration 94). le praticien imprime à celle-ci un mouvement d'ouverture en rotation pure tout en observant le déplacement de l'aiguille vis-à-vis du drapeau d'enregistrement. 6ème étape : enregistrements des mouvements condyliens Dans le plan antéro-postérieur. Le point d'émergence de l'axe charnière est marqué sur le papier. La mandibule est guidée en relation centrée. Le bras antérieur est orienté dans le plan frontal. . il est préférable d'enregistrer les mouvements de propulsion de manière bilatérale. les bras latéraux réglés à la même longueur s'appuient sur la partie supérieure des oreilles. 4ème étape : localisation de l'axe charnière L'axe charnière est localisé suivant le principe du cadran d'horloge. les bras latéraux dans les plans para-sagittaux.

Ensuite un cache transparent millimétré est collé sur la trajectoire. marqué sur la peau.160 Lors du mouvement de latéralité. L'arc supérieur est enlevé sans modifier ses réglages. 7ème étape : repérage du point sous-orbitaire Celui-ci est repéré. ceci permet au praticien d'observer et d'évaluer le mouvement de Bennett. 8ème étape : l'arc facial Dans un premier temps la fourchette de l'arc est préparée et placée sur l'arcade maxillaire de la même manière qu'avec un arc facial à embouts auriculaires. [38] . Le pointeau sousorbitaire amené en regard du point sous-orbitaire cutané. L'arc est ensuite déposé puis placé sur sa table de montage. Enfin le patient est placé le buste vertical sans appui. Le praticien observe le déplacement de l'aiguille lors du mouvement de latéralité et note les valeurs en regard de chaque graduation du cache millimétré. le repère de l'arc facial bloqué. marquant temporairement l'émergence cutanée de l'axe charnière. le stylet inscrit le déplacement du condyle non travaillant. Le praticien guide la mandibule en RC. les aiguilles condyliennes ajustées à l'aide des vis de réglage antérieures en regard de la position des points d'émergence cutanés de l'axe charnière. l'aiguille de repérage enduite d'encre est appliquée sur la peau. L'arc facial est présenté. la tête soutenue par trois doigts au niveau occipital. Pour cela un comparateur est fixé en lieu et place du stylet. ses extrémités postérieures orientées vers les points de repères cutanés.

161 QUATRIÈME PARTIE : MONTAGE DES MODÈLES ET PROGRAMMATION DE L'ARTICULATEUR I .Montage du modèle maxillaire Il se fait grâce à l'arc facial ou la table de montage. Cela permet également de corriger immédiatement un montage défectueux.1 . il est indispensable de procéder à une vérification minutieuse. [30] I. notamment. il est préférable d'effectuer le montage en articulateur au cabinet dentaire. Cela évite. les risques de déformation.Montage des modèles sur l'articulateur Pour une meilleure précision et une ergonomie optimale. . A l'aide d'un bistouri lame 15 ou 11. voire de détérioration des supports d'enregistrement lors du transport vers le laboratoire. sur la branche supérieure de l'articulateur. [65] Après coulée des modèles de travail et du modèle antagoniste. on élimine toutes les imperfections du plâtre ainsi que les zones rétro-molaires muqueuses gênantes. Nous ne détaillerons que la procédure pour un arc facial à embouts auriculaires et appui nasal.

tous les contacts dentaires en occlusion centrée existant en bouche doivent exister sur les modèles montés sur articulateur. régler la tige incisive augmentée de deux fois et demi l'épaisseur de cire au niveau molaire. s'assurer que la tige incisive est bien réglée à zéro . sur la branche inférieure de l'articulateur. solidariser à la branche supérieure de l'articulateur à l'aide de plâtre à prise rapide (Snow-white®).162 Procédure :  préparer l'articulateur en fixant à sa branche supérieure la plaque de montage et fixer sur la branche inférieure le support de fourchette adéquat . mettre en place le moulage muni de sa double base engrenée sur la cire de la fourchette . contrôler la stabilité .Montage du modèle mandibulaire Il se fait grâce à l'enregistrement inter-arcades. [4]  I. sans en modifier sa position . Technique :   prérégler l'articulateur sur des valeurs moyennes . placer le modèle mandibulaire sur le matériau d'enregistrement . retourner l'articulateur .      Vérification :  il ne doit pas y avoir de béance entre les butées postérieures en occlusion centrée (cuspides d'appui et fosses) . placer le matériau d'enregistrement sur le modèle maxillaire . [66] fixer l'arc facial sur l'articulateur.2 . et régler le support de fourchette de sorte qu'il supporte la fourchette. Dans le cas où la DVO doit être diminuée : il faudra alors augmenter encore plus la hauteur de la tige incisive de telle sorte que le repère se trouve en face à la fin de la modification de la DVO .    .

ainsi que le modèle supérieur engrené . Vérifications :  laisser le matériau d'enregistrement des rapports inter-arcade en place.163  solidariser à la branche inférieure de l'articulateur à l'aide de plâtre à prise rapide (Snow-white®). ouvrir l'articulateur : il y a désolidarisation au niveau de la double base engrenée du modèle supérieur . refermer doucement l'articulateur en maintenant fermement le modèle supérieur sur le matériau d'enregistrement de la relation inter-arcades et vérifier que l'engrènement se fait parfaitement.   Illustration 97: Vérification du montage sur articulateur .

puis serrer la vis de blocage. II. sur un articulateur non Arcon. de trouver la coïncidence du socle de la double base engrenée. jusqu'à établir le contact boîte condylienne-boule condylienne. cette technique reste une alternative simple à mettre en oeuvre si l'on ne souhaite pas utiliser un condylographe.A l'aide des enregistrements dynamiques Ces enregistrements donnent des résultats médiocres et peu répétitifs. puis celui des angles de Bennett. Nous aborderons ici deux techniques : II. Elle se fait en deux temps : le réglage de la pente condylienne. Il est possible de se passer de la cire de propulsion. A ce moment là. ce qui se voit quand on essaye.1. car les cires de latéralité permettent également de programmer les inclinaisons condyliennes. II. .La pente condylienne Il faut positionner la cire de propulsion entre les deux arcades.Les angles de Bennett Il faut interposer une des cires de latéralité entre les deux moulages.1.1 .2 . puis tourner les éléments mobiles des boites condyliennes vers l'avant et mettre les Bennett à zéro.1 . mettre en contact le mur interne de la boîte condylienne et la boule condylienne côté non travaillant. Il ne faut pas non plus négliger la difficulté de guider la mandibule du patient en fermeture latérale pour inscrire les indentations sur la cire d'enregistrement. il faut mobiliser les boîtiers à l'aide des vis de serrage.Programmation des déterminants postérieurs de l'articulateur La programmation des déterminants postérieurs de l'articulateur peut se faire de multiples manières. [63] Cependant.164 II .

bleue (plus incurvée). Le boîtier condylien le mieux adapté peut être choisi. les enregistrements dynamiques n'enregistrent que les valeurs angulaires de la pente condylienne et les mouvements de Bennett.165 Pour le côté opposé.A l'aide d'un condylographe Nous pouvons programmer la pente condylienne. l'angle de Bennett ainsi que le déplacement latéral initial.2 . verte (légèrement courbe). il suffit de se servir des valeurs reportées sur la feuille axiographique qui. [26] . faire la même chose avec l'autre cire de latéralité. Une fois les pentes condyliennes et les angles de Bennett droit et gauche réglés. l'articulateur est dit programmé. et rouge (courbure plus marquée) en choisissant celle qui se rapproche le plus du tracé obtenu. grâce à des tables de calcul de conversion et en tenant compte de la distance inter-condylienne du patient. Cette courbe est programmée sur l'articulateur à l'aide de l'une des quatre courbures d'ailette de Bennet à notre disposition: blanche (plate). L'angle de Bennett en est ensuite déduit. en partant du point de départ (RC) jusqu'au point d'arrivé (bout à bout incisif ou canin). La détermination de la pente condylienne se fait à l'aide d'un rapporteur qui possède une graduation. Ceci pourra être possible avec d'autres systèmes. [9] II. nous permet d'obtenir par construction le tracé du déplacement latéral du condyle travaillant. Ainsi la valeur de la pente condylienne est directement mesurable sur le tracé axiographique. Toutefois. Par contre. il est impossible par ce moyen d'enregistrer les trajectoires condyliennes intermédiaires lors des mouvements de latéralité et de propulsion. En ce qui concerne l'angle de Bennett et le déplacement latéral initial.

166 CONCLUSION L'enregistrement des rapports inter-arcades est une étape importante dans la réalisation d'une prothèse. avec la technique Cerec® qui permet de numériser une préparation. certaines méthodes sont considérées à tort par une majorité de praticiens comme étant trop compliquées : il ressort de notre travail que des enregistrements de bonne qualité. en orthodontie ou pour l'analyse d'un dysfonctionnement de l'appareil manducateur. nous avons essayé de donner des solutions raisonnablement coûteuses en temps et en matériel. la dent antagoniste en occlusion et ses mouvements excursifs. . De même. A l'issue de notre travail. ainsi que l'utilisation des différents matériels et matériaux. peuvent être au contraire très rapides et rentables en temps d'adaptation des prothèses et en qualité de soins. à condition d'avoir choisi la méthode adéquate et de l'appliquer avec rigueur . adaptées à la complexité et aux nécessités du cas clinique. il apparaît deux points fondamentaux :  les techniques d'enregistrement actuelles offrent un niveau de précision suffisant pour que les capacités d'adaptation physiologiques puissent les compenser. mais aussi les techniques les mieux adaptées afin de pouvoir réaliser cet enregistrement avec succès. au niveau d'une dent unitaire. C'est pourquoi ce guide s'est attaché à clarifier la démarche intellectuelle. Un aperçu nous est déjà donné.  Même si ces techniques n'en sont qu'à leur balbutiement. Nous avons tenté de mettre en avant les écueils possibles dans le geste technique. il est fort à parier que l'avenir des enregistrements des rapports inter-arcades passe par l'informatique. l'utilisation d'un articulateur semi-adaptable et d'un arc facial.

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...............................................................................62 ...........20 Illustration 2: Interférences des jeux musculaires dus à la présence d’os impairs : la mandibule et l’os hyoïde................................arcades dentaires.............................................................................................................................................................................................................37 Illustration 11: Losange de Spirgi................................................... à droite = DVO.............................. importance des interneurones dans les phases d’activation et d’inhibition.............................................................33 Illustration 9: Système nerveux de la tête......................................................................174 TABLE DES ILLUSTRATIONS DU TEXTE Illustration 1: Schématisation du réflexe myotatique ........................36 Illustration 10: Diagramme de Posselt...60 Illustration 22: En gris et gras : trajets condyliens des articulateurs semi adaptables de première génération.........................................................28 Illustration 7: Le système artériel de la tête.......................................................................................42 Illustration 15: Différentes phases d'un cycle de mastication (pour un côté droit)..........41 Illustration 14: Tracés des déplacements dentaires et condyliens issus du Replicator..... vue latérale externe.................55 Illustration 20: l'articulateur par rapport au patient..........43 Illustration 17: Schéma de fonctionnement du système nerveux central et périphérique au cours de la mastication......................................57 Illustration 21: Corrélation occluseur ............................................................................................................40 Illustration 13: Rhomboïde de Posselt.......................................44 Illustration 18: Relation centrée (B) des condyles dans les fosses mandibulaires...............................................................................................................................................................22 Illustration 4: Tracé du déplacement de la tête condylienne du côté non travaillant............................................................................................24 Illustration 5: Paramètres de sortie de cycle et anatomie occlusale dans le plan frontal au niveau des molaires....61 Illustration 23: Articlateur SAM II.....24 Illustration 6: Les différentes insertions musculaires sur la mandibule..39 Illustration 12: Diduction vers la gauche.............................................................................20 Illustration 3: Capsule articulaire.........................31 Illustration 8: Système veineux de la tête..................................43 Illustration 16: Phases d'entrée et de sortie dentaires de cycles (pour un côté droit)...................................................................................50 Illustration 19: A gauche = DVR ............................................................

......................88 Illustration 44: Une maquette d'occlusion est nécessaire.............................................66 Illustration 30: Aplatissement du tubercule articulaire...................................74 Illustration 34: Brodie (1860) .........................................................................................................................65 Illustration 28: Arc facial avec embouts auriculaires en place......................................................................Justification anatomo-biomécanique de l'implication de la posture sur la RC...................................64 Illustration 26: Boîtiers condyliens d'un articulateur ARCON à gauche et non-ARCON à droite...................................................................................85 Illustration 43: Répartition des dents assurant un polygone de sustentation suffisant pour stabiliser le moulage..................................................................75 Illustration 35: Chaîne de flexion......................66 Illustration 29: Positionnement de l'arc facial par rapport au crâne et à l'articulateur...........................................................................................................95 Illustration 51: Règle de Boyanov.........76 Illustration 36: Chaîne d'extension.88 Illustration 47: Arbre décisionnel.......................94 Illustration 49: Réglage de la DVO avec des maquettes d'occlusion....................................................................................64 Illustration 27: Schéma d'un arc facial avec embouts auriculaires..................................67 Illustration 32: Luxation discale.......................84 Illustration 42: Modification d'Applegate................63 Illustration 25: Articulateur ARCON à gauche et non-ARCON à droite................82 Illustration 41: Classification de Kennedy... 1993).....................................................88 Illustration 45: Répartition des contacts dento-dentaires suffisante.................................................................................88 Illustration 46: Nécessité de réaliser une maquette d'occlusion............................175 Illustration 24: En gris et gras : trajets condyliens des articulateurs entièrement adaptables ................................................................................................................................................................................................................96 ........................................................76 Illustration 37: Chaînes croisées......................................................................................................................................................................................... Crétot).........................79 Illustration 40: enregistrement en OIM....................................................................94 Illustration 50: Règle de Willis..................................................67 Illustration 31: Hyperlaxité ligamentaire...............................76 Illustration 39: Évolution dento-squelettique du portrait moyen entre 14-22 et 43-87 ans (standards M.........................................89 Illustration 48: Tatouage de la gencive...............................76 Illustration 38: Rôle intégratif des noyaux vestibulaires et contrôle vestibulo-spinal de la motricité (d'après Lacour et Borel...........67 Illustration 33: Justification embryologique de l'implication de la posture sur la RC.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

..............................101 Illustration 57: Plan de Cooperman......118 Illustration 64: Erreur d'axe charnière au niveau des dents n°7 due à l'utilisation d'un axe arbitraire par rapport à l'axe réel...........................................................................................................................................135 Illustration 75: Repliage de la cire selon la technique de Lauritzen.................................................................124 Illustration 69: Manipulation de Lee et Guichet....................................................................114 Illustration 59: Maquette d'occlusion dans un édentement partiel munie de crochets pour la stabilisation.......................................................................................................................123 Illustration 67: Manipulation de Dawson....................................................................................................................117 Illustration 62: Arc facial en place........137 Illustration 77: Isolation des carottes.............................117 Illustration 61: Positionnement de la fourchette sur les dents maxillaires et le bourrelet d'occlusion...................................................................................................113 Illustration 58: Maquette d'occlusion dans un édentement total avec une butée antérieure .....................133 Illustration 74: Solidarisation de la feuille d'étain avec de la cire collante.................................................................................................................................................................................................................................................125 Illustration 70: Manipulation de P.......................115 Illustration 60: Fourchette indentée.........................136 Illustration 76: Les cires en place pendant l'enregistrement....................................97 Illustration 53: Règle de Mac Gee.......................................................120 Illustration 65: Erreur potentielle avec l'arc facial à embouts auriculaires de Hanau liée au 3ème point de référence.140 Illustration 78: Application de la résine....................................................140 ...................................................................118 Illustration 63: Serrage de l'arc facial..........................................................................................132 Illustration 73: Découper l'excès de cire en dedans des marques laissées par les cuspides vestibulaires..................................................................98 Illustration 54: Mesure linéaires sur téléradiographie de profil.............99 Illustration 56: Champ phonétique : aire couverte par les déplacements par les bors libres des incisives mandibulaires..............................140 Illustration 79: Réalisation de la fenêtre.... Thomas............................................................99 Illustration 55: Mesures angulaires sur téléradiographie de profil.....................127 Illustration 71: La plaque de cire Moyco est réchauffée et repliée...................................124 Illustration 68: Manipulation de Dawson......................................................................................................................................................................................... en fonction de l'épaisseur de la clé inter-occlusale CR.....................176 Illustration 52: Règle de Sigaud.....K......................................................................................................................................................................................................................................................................132 Illustration 72: La feuille de cire est appliquée sur les dents............................................121 Illustration 66: Manipulation de Dawson............................................

..............................147 Illustration 90: Calcul de Weinberg.............................................................................147 Illustration 88: Mise en place d'Aluwax® pour un enregistrement sur un édenté total avec une butée antérieure..........................158 Illustration 97: Vérification du montage sur articulateur......................................................................177 Illustration 80: Adjonction de résine auto-polymérisante pour faire le contact avec les dents antagonistes............147 Illustration 89: Fermeture en relation centrée et enregistrement dans les encoches des bourrelets d'occlusion..............146 Illustration 85: Vue palatine montrant la trace laissée par le dentalé au cours des mouvements mandibulaires............................154 Illustration 94: Enregistrement des trajets condyliens sur le papier millimétré....................... La fenêtre antérieure permet le contact entre les incisives..................................... Les bords de cette trace représentant l'arc gothique de Gysi...........................................................................................................................................................................153 Illustration 93: Base en cire Moyco® sur le maxillaire..........................143 Illustration 82: Jig de Lucia en place............................................... la partie la plus postérieure représente le contact du dentalé avec le jig quand la mandibule est en relation centrée...............centrales inférieures et le jig............................157 Illustration 96: Situation en coupe de la position de la gouttière.......................................................................................................................................................145 Illustration 84: Vue frontale et coupe sagittale du jig (d'après Huffman)...151 Illustration 91: Différence d'enregistrement de la relation centrée sur un patient sain dans deux positions différentes : assis et debout................................................................................................................................152 Illustration 92: Échancrage de la gouttière.......163 ....................................................146 Illustration 86: Découpe de la feuille de cire.........................................................144 Illustration 83: Préparation du modèle pour la réalisation d'une double base engrenée......141 Illustration 81: L'effet bras de levier créé par la butée antérieure permet le repositionnement des condyles en position crânienne..........................................................156 Illustration 95: Axiographe SAM....146 Illustration 87: Les deux pointes canines sont repliées vers le haut afin de pouvoir en un instant remettre la feuille de cire à la place exacte..........................................................................................................................................................

This guide intends to show that. it should allow to solve most of the clinical cases. but despite being simple and practical. This work is not exhaustive. The author explains how difficult it is to simulate the chewing system. . the way to choose the type of registration depending on the specific case. on the contrary they allow to save time and improve the final quality. and the available methods for doing it.178 TITRE EN ANGLAIS : PRACTICAL GUIDE FOR INTER-OCCLUSAL REGISTRATION RÉSUMÉ EN ANGLAIS : The importance of a precise bite registration is often neglected. despite the common opinion saying that these techniques of inter-occlusal recording are complex to apply.

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