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Rapport Stage M2 LE CANN Mickael

Rapport Stage M2 LE CANN Mickael

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Dans cette partie, je vais présenter l’étude structurale puis les travaux gros œuvre
(excavation, terrassement, fondations et structure Béton armé) réalisés ou sous-traités par
le groupe EDR.

Voici une vue en hauteur du chantier à mon arrivée ainsi que le plan d’installation de
chantier.

Figure 20 : Installation de chantier et Bâtiment A, 31 janvier 2011, Gros œuvre à 90%

A mon arrivée sur le chantier, la structure Gros œuvre était rendu à 90% de son achèvement.
J’ai pu néanmoins suivre le coulage des murs M1 et M2 des cages d’ascenseur et escaliers du
dernier niveau en terrasse ainsi que les acrotères. La structure étant symétrique et répétée à
chaque niveau, c’est une structure relativement simple à réaliser et à contrôler.

Je vais tout de même présenter les éléments clés de la structure et les modes de
construction employés :

Agence vente
immobilière
et show room

Bureau de chantier
EDR

Locaux sous traitant

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Figure 21 : Installation de chantier Bâtiment A.

PHASE A (Excavationpuis
constructionBâtimentA)
PHASE B DU PROJET, stockage
et aire de travaildurantla
phaseA
CANTONNEMENT

Accès
piétons
bureaux

Accès
livraisons
camions

Accès
piétons
chantiers

L’installation de chantier (entrée piétons et véhicules distinctes, bureaux de chantier,
cantonnement, aire de stockage et de travail, tri des déchets) était complète. L’affichage
(permis, sécurité, horaires…) était également digne de ceux des groupes français. Un
gardiennage de jour et de nuit était mis en place pour contrôler l’accès au chantier et
empêcher le vol. 4 caméras de surveillance était installés et permettait également de suivre
l’avancement depuis la salle de réunion ou grâce au lien internet.

Figure 22 : Ecran de visionage

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L’étude de structure :

Sous traitées au bureau d’étude d’ingénierie de Mexico DIICSA, il en a résulté que la
structure du bâtiment serait une structure dalle-poteaux-poutres en béton armé de 8
niveaux avec un sous-terrain de stationnement.

Les calculs ont été réalisés dans le cadre de la zone géosismique de la République Mexicaine
avec les hypothèses d’un sol 1 (sol dur) dans la zone sismique B dans la ville de Puebla, dont
le coefficient sismique a pour valeur 0,18 . Une fois le squelette connu, on sait que le type de
fondation dépends à la fois des résultats de l’étude de sol (géotechnique) mais également de
la catégorie sismique de la région de Mexico.

Voici la simulation et modélisation parasismique en 3D grâce au logiciel ETABS (Extended 3D
Analysis of Building Systems).

Figure 23 : A gauche : en mode statique ; à droite : en 1er

mode de vibration

La modélisation sismique montre que des forces de tensions résultent dans les murs des
cages d’ascenseurs (en marron sur la figure). Pour contrer au moment de basculement
engendré, il fallait opter pour des fondations capables de reprendre ces efforts et capables
de soutenir la structure.

Les fondations :

Après étude géotechnique du sol et en accord avec l’étude structurale statique et sismique,
il a été définit que le bâtiment A doit être ancré au bon sol à cause des zones de tensions
éventuelles (en cas de mouvements sismiques) de la structure (dans les 2 zones de murs des
cages d’ascenseur).

Le mode de fondations pour cet édifice a été le suivant :

- Semelles superficielles isolées sous poteaux
- Semelles superficielles filantes sous murs.
- Semelles semi-profondes (puits) ancrés par des tirants d’ancrages (situés sous le radier
des murs de cages d’escalier et d’ascenseur)

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Le niveau 0.00 est le niveau brut du béton de la dalle générale du RDC.
Le niveau brut du béton du sous-terrain de stationnement est de -3m par rapport au niveau
0.00. Le sol étant exploitable à partir de 4m de profondeur et 1m d’ancrage étant nécessaire
pour ancrer les fondations superficielles, le niveau inférieur des fondations superficielles
devait reposer à au moins 5m de profondeur. Le niveau inférieur des semelles isolées de
fondations a donc été défini à – 5.25m et le niveau inférieur des puits de fondations des
murs d’escalier a été défini à de – 6.30m car ces puits possèdent une épaisseur de 1m20.

Les tirants « anclas » quant à eux doivent atteindre une profondeur de 15m soit une
longueur de 10m.

Figure 24 : Coupe des fondations du mur M1 (cage d’ascenseur)

Ainsi défini, l’excavation du terrain a pu commencer :

Comme on peut le voir sur le plan d’installation de chantier et sur la figure, un décaissement
général de 3m60 (pour ensuite accueillir 15cm de dalle en béton fibré et 45cm de graves) a
été effectué. En 5 phases, les tractopelles relayés par les roulements de camions bennes ont
évacué la terre. La niveleuse sous le contrôle du topographe a alors défini le niveau requis.
Les travaux de préparation de la plateforme ont été finalisés avec une niveleuse et un
rouleau compacteur. A partir de ce moment, les excavations locales pour implanter et
ferrailler les fondations ont pu commencer.

Pour les excavations de plus de 6m, le talus a du être stabilisé grâce à une maille de treillis
soudés clouées au talus avec des barres d’aciers et recouverte de 5cm de béton projeté.

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Figure 25 : Excavation générale de 3m et locale de 6m ; stabilisation du talus avec béton projeté

Figure 26 : Plan détaillé des tirants d’ancrages

Figure 27 : Forage pneumatique à percussion

Le diamètre de perforation est de 4 à 6 pouces soit de 10 à 15cm.

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Figure 28 : Assemblages des torons d’acier et mise en place des tirants

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Chaque tirant est composé de 6 à 10 torons de 12.7mm de diamètre.

Les torons sont séparés par des écarteurs en plastique disposés tout les 1m20 depuis la
pointe pour conserver un enrobage par le coulis de ciment. (Photo 1 et 2 Figure 28)

Au niveau de ces écarteurs, est enfilé une gaine, sorte de chambre à air en caoutchouc
(photo 4 Figure 28) où sera injecté un coulis de ciment dosé à 200kg/cm² et à une pression
d’air de 5kg/cm² contrôlée au manomètre (photo 5 Figure 28). C’est réellement ces parties
du tirant (appelés bulbes) qui exercent l’ancrage dans le sol par friction.

Après avoir placé tout les tirants à la profondeur requise à l’aide des machines (photo 6
Figure 28), ceux-ci restent en attente avec les tubes de PVC blanc (photo 7 Figure 28) jusqu’à
ferraillage et coulage du puit de fondation des murs. les torons sont protégés de la corrosion
par les gaines rouges (photo 8 Figure 28). Après coulage et prise du béton, la tête d’ancrage
est mise en place et serrée sur une plaque d’appui en acier (photo 9 Figure 28) pour serrer le
tirant.

Les fondations superficielles (isolées ou filantes) et semi profondes ainsi terminées, le
bâtiment pouvait donc monter niveau par niveau. En l’absence de grue, il n’est pas possible
d’utiliser de larges banches de coffrages. La plupart des panneaux mesurait 60cm de large et
2m20 de haut. Portés à la main, cela implique beaucoup de main d’œuvre et des conditions
de travail rappelant quelques années en arrière en France.

Figure 29 : Fondation isolées sous poteau Figure 30 : mur M1 du sous sol

Figure 31 : Coffrage du mur périmétral Figure 32 : Poteau et mur du sous-sol

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Après avoir construit le niveau -1 du parking sous terrain (mur périmétral, poteau et murs),
un autre élément clé de la structure devait commencer : la dalle générale du RDC. Ne
supportant pas de charges importantes, un autre système constructif qu’une dalle pleine
classique pouvait être choisi. Un plancher réticulé en béton armé composée de poutres
(nervures) séparées par des caissons de coffrages en fibre de verre préfabriqués et
récupérables, a été préconisé.

Cette dalle a différentes appellations : « dalle réticulaire » ou « Planchers Réticulés » ou
« plancher à caissons récupérables ». Voici les plans de structures et les photos:

Figure 33 : Vue en plan et coupe de la dalle :

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Figure 34 : Mise en œuvre de la dalle réticulaire

Elle nécessite un simple étaiement et hormis le ferraillage des poutres et nervures, la mise
en place des caissons est simple et rapide. Après décoffrage, les caissons sont récupérables
et laissent place à un parement lisse.

Ses autres avantages:

- Réduction du poids du plancher
- Meilleur comportement sismique
- Réduction de la charge de fondation
- Diminution de la section nécessaire pour les poutres et murs périmétraux
- Meilleure distribution des charges sur poteau avec réduction conséquente de section
nécessaire
- Création de nervures ourdies vers deux directions à sections variables avec la hauteur
- Finition à intrados lisse qui n’a pas besoin de faux plafond

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La structure : squelette en béton armé :

Pour cet édifice de 9 niveaux, les modes constructifs mis en œuvre ont été :

- Ferraillage : découpe et assemblage des aciers sur site à partir de barres d’acier de 12

mètres

- Coffrage vertical : Utilisation de banche manuportable pour le coffrage de poteaux et
murs (Figure 36)
- Coffrage horizontal : Utilisation de panneau de bois contreplaqué et chevrons pour le
coffrage des planchers. Du fil de fer à ligaturer rigide était utilisé pour remplacer les sert-
joint. (Figure 37)
- Etaiement : location de tour d’étaiement démontable traditionnelle.
- Coulage : à la pompe avec le bras télescopique de 15m du camion toupie (Figure 38)
pour couler les éléments jusqu’au niveau 4 et à la pompe à béton statique (Figure 39)
avec des raccords de tube pour les niveaux supérieurs.

L’installation d’une grue à tours n’a pas été choisie sur ce chantier n’est pas à priori la
solution la plus économique étant donné le prix de la main d’œuvre ouvrière par rapport au
prix de location d’une grue à tours. Cependant, j’ai voulu m’en assuré en effectuant un
comparatif pour confirmer ce choix (voir figure

Figure 35 : Comparatif grue à tours/ Coulage à la pompe

EDR louait une pompe à béton à 120 pesos par m3 de béton coulé. J’ai effectué le calcul avec
3000m3 de béton coulés pour la structure. On peut remarquer que pour 6 mois ou 8 mois de
chantier, le coulage à la pompe est de 36 000 à 57000 Euros moins chers, ce qui confirme le choix.
Cependant, si on compare un gain de temps de 2 mois avec la grue à tours et que l’on compare
6mois de chantier avec la grue à tours avec 8 mois de coulage à la pompe, le coulage à la pompe
devient 5000 euros plus chers. Quand j’ai fait part de cette comparaison à EDR, ils m’ont déclaré
qu’il est fréquent que les maîtres d’ouvrages suspendent les travaux, faute de moyens. Et que
continuer de payer la location d’une grue à tours pendant ce temps mort pouvait revenir très chers.

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Figure 36 : Ferraillage et coffrage des poteaux et murs

Figure 37 : Ferraillage, coffrage et étaiement des planchers

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: Ferraillage et coffrage des poteaux et murs

et étaiement des planchers

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Figure 38 : Coulage à la pompe télescopique

Figure 39 : Coulage à la pompe stationnaire

Figure 40 : Vibrage du béton

Figure 41 : Vues d’ensemble de la structure

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Divers :

Figure 42 : Ferraillage et coulage des escaliers

Coffrage et étaiement traditionnel en bois, ferraillage sur site, coulage en place, finition
lavée à l’éponge.

Figure 43 : Coulage et finition des rainures de la rampe d’accès au sous-sol

Rainurage à la règle et la taloche rainurée.

Figure 44 : Dallage sur terre plein en béton fibrée du sous-sol

Mise à niveau et compactage de la grave avant mise en place d’une bâche anticontaminante
en polyéthylène. La dalle est désolidarisée des murs et des poteaux par des joints de
ruptures. Pour ce dallage soumis à des charges roulantes, il est nécessaire de conjuguer les

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joints par goujons. Les barres d’acier goujonnées permettent aux dalles de travailler
séparément sans se désolidariser.

Figure 45 : Matériel

Le béton fibré était acheminé depuis la pompe stationnaire par tubage au sous-sol. La
couche de finition au quartz (durcisseur) était talochée et lissé grâce à l’hélicoptère. Le
béton fibré possède de nombreux avantages par rapport au béton classique (meilleure
résistance à la compression, aux chocs, à l’usure et à la fatigue).

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