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A. LAHLAIDI

Prof6s6ourd'Anrlomloà la Facultéde M6doclns doI'UnlversltéMohammodv do Rabrt MddôclnSpéclall.lodoChlrurgloCardlo-V.tculahe

http://fmp-fes.cforum.info

M -C|{IRURGICATES

DEL'ABDOMEN

PAROISDEL'ABDOMEN

SYSTEMEDIGESTIF

SYSTEMEURO-GENITAL

Avecla collaborationde:

D'BENSOUDAMohammed

Prolesseuragrégéd'Analomie Medecin qualllié en chllulgieGénéral€ Chirurgienà I'HôpitalMoulayAbdqllahde Salé

Prétacsde :

D'TOUNSIAbdelkader

Prot6ss6urds PathologieChilurgicôle Membr6 associéétrangor de l'Académie do Chirurgi€de Franco Chef du DéPartomontde Chirurgie C.H.Ud'Aviconno,

R6bat

Prcmièrc édition

1986

LIVRESIBNSINA

D'LEKCHIRISamia

A'rl.tsntô

d'An.tomlo

Introductlondo :

D'Adrien ROHNER

Proloss.ur do Cliniquo Chirurgictlo Chof du Oépartornontd€ Chirutgio Hôpil.l CantonElUnivorsitôiro Gonèvo

PLANDU DEUXIEMEVOLUME PREMIEREPARTIE: ANATOMIEDESCRIPTIVEETTOPOGBAPHIOUEDE L'ABDOMEN Chapitre1 Chapitre2 Chapitre3
PLANDU DEUXIEMEVOLUME PREMIEREPARTIE: ANATOMIEDESCRIPTIVEETTOPOGBAPHIOUEDE L'ABDOMEN Chapitre1 Chapitre2 Chapitre3
PLANDU DEUXIEMEVOLUME
PREMIEREPARTIE: ANATOMIEDESCRIPTIVEETTOPOGBAPHIOUEDE L'ABDOMEN
Chapitre1
Chapitre2
Chapitre3
Lesoaroisabdominales
Lecontenude l'abdomen: Letubedigestif
Lesglandesannexesdu tubedigestif
DEUXIEME
PARTIE: ANATOMIEDESCRIPTIVEETTOPOGRAPHIOUEDU BASSIN
Chapitre1
Chapitre2
Lesparois du bassin
Le contenudu bassin: Le systèmeuro-génital
TROISIEMEPARTIE: APPLICATIONSANATOMO-CHIRURGICALESDE L'ABDOMENETDU BASSIN
Chapitre1 : Dissectiontopographiquede l'abdomenet du bassin
Chapitre2 : Lesvoiesd'abordchirurgicalesde l'abdomenet du bassin
http://fmp-fes.cforum.info PREMIEREPARTIE: ANATOMIEDESCRIPTIVEET TOPOGRAPHIOUEDELABDOMEN

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PREMIEREPARTIE:

ANATOMIEDESCRIPTIVEET

TOPOGRAPHIOUEDELABDOMEN

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POSTERIEUR tubeacule épineuse vertébrale articulairssupérieure VUESUPERIEURED'UNEVERTEBRELOMBAIRE SUPERIEUR
POSTERIEUR
tubeacule
épineuse
vertébrale
articulairssupérieure
VUESUPERIEURED'UNEVERTEBRELOMBAIRE
SUPERIEUR
articulâhesupérieure
apophyse
tubercule
ANTERIEUR
/i/lillttrr," rrr'rr[\\
6niculair€infériêur€
VUELATERATED'UNEVERTEBRELOMBAIRE
trouvortébral
tuberculo
épin€use
articulaireinféri6ur€
INFERIEUR
VUEPOSTERIEURED'UNEVERTEBRELOMBAIRE

t

CHAPITRE1 I. LESOUELETTEDELABDOMENETDU BASSIN A. Les vertèbreslombarres La vertèbre lombaire, comme toutes les autres
CHAPITRE1
I. LESOUELETTEDELABDOMENETDU BASSIN
A. Les vertèbreslombarres
La vertèbre lombaire, comme toutes les autres vertèbresdu rachis, présenteun corps et un arc
neural qui délimitent ensemblele trou vertébral. Elle comporte sept apophyses:
- une apophyse épineuse,
- deux apophysestransvers€set 'aliophyees
- quatre
articulaires,deux supérieureset deux inférieures.
1. Le corps vertébral estvolumineux, iéniforme ; sondiamètre transversalestplus important que son
diamètre antéro-postérieur.
2. L'arc neural estcomposéde chaquecôté,et d'avant en arrièrepar :
- Le pédicule reliant le corps vertébral au groupe apophysairede la vertèbre,
- le trou de conjugaison est formé au dépend de son bord inférieur.
- Les lames vertébrales relient les pédiculesà I'apophyse épineuseen arrière,
'apophyse
- I
épineuse, postérieure, naît à l'endroit où s'unissent les deux lames vertébrales.Elle est
courte, haute, rectangulaire et dirigée horizontalement en arrière.
- Les apophysesarticulaires sont au nombre de quatre, deux supérieureset deux inférieures.
o Les apophysesarticulaires supérieures portent chacuneune surfacearticulaire concaverregar'
dant en dedanset en arrière. Leur face latérale présentele tubercule mamillaire.
r Les apophysesarticulaires inférieures ont une surfacearticulaire convexe,regardant en avant
et en dehors, destinéeà l'articulation avecI'apophyse articulaire supérieurede la vertèbre sousjacente.
- L'apophyse transverse est implantée, de chaquecôté, à l'union du pédicule et de l'apophyse articu-
laire supérieure.Elle estlongue, effilée, ressemblantà une côted'où sonnom d'apophyse costiforme,
et présenteun tubercule, le tubercule accessoireoù s'insèrent les tendons desmusclesspinaux.
3. Le trou vertébral estlimité par le corps vertébral, en avant,et I'arc neural, en arrière. Il a la forme
d'un triangle équilatéral.
La juxtaposition de l'ensemble des vertèbres du rachis délimite le canal rachidien
où loge la
moelle épinière.
L'ensemble desvertèbreslombaires, au nombre decinq, constituela colonnevertébralelombaire :
La première vertèbre lombàire est une vertèbre de transition ; son apophysecostiforme est Peu
développée,souvent non soudée;elle est appeléecôte lombaire.

LESPAROISABDOMINALES

SUPERIEUR facetteauriculaire iliaque postéro-supérieure ANTERIEUR POSTERIEUR iliâquepostéro-inférieure
SUPERIEUR
facetteauriculaire
iliaque postéro-supérieure
ANTERIEUR
POSTERIEUR
iliâquepostéro-inférieure
grandeéchancruresciâtiqu€
ligneinnominée
quadrilatère
sciatiqu€
petiteéchancruresciâtiqu€
: ùouischio-pubien
INFERIÊUR
VUEMEDIALEDEL'OSCOXAL
LESPAROISABDOMINALES 1 A B. L'os coxal ou osiliaque Les deux os iliaques forment avecle sacrum
LESPAROISABDOMINALES
1 A
B. L'os coxal ou osiliaque
Les deux os iliaques forment avecle sacrum et le coccyx, la ceinture pelvienne. Ils s'articulent
en arrière avecle sacrum, en bas et latéralement avecles fémurs.
L'os coxalestun osplat, hélicoïdal,résultantdela soudurede troisosprimitifs, I'ilion, l'ischion
et le pubis. La réunion de cestrois os donne chezl'enfant le cartilage en "Y"
situé au niveau du cotyle.
Le passagedcsbranchesde cecartilage au niveau du sourcil cotyloïdien laissedeséchancruresau nlveau
de ce dernier.
Au point de vue morphologique,on distingueà l'os coxal deux faces,intérieureet extérieure,quatre
bords et quatre angles.
1. La face extérieure de l'os coxal :
Elle présenteà décrire trois zones :
a) une zone su1Érieure étaléeen éventail, ou fosseiliaque externe; elle est traverséepar deux lignes
courbes,leslignes semi-circulaires, l'une postérieureet I'autre antérieure. Ces dernièresla divisent
en Irols segments:
o
un segmentpostérieur où s'insèrent le muscle grand fessier et le grand ligament sacro-sciatique,
o
un
segmentmoyen où s'attachele muscle moyen fessier,
.
un
segmentantérieur donnant insertion au muscle p€tit fessier.
La fosseiliaque externe présentedans sa partie inféiieure la gouttière sus-cotyloïdiennecorres-
pondant au tendon réfléchi du muscle droit antérieur.
b) une zone moyenne centréepar la cavité cotyloïde ou cavité acétabulaire.Cette cavité estbordéepar
le
sourcil cotyloTdien.Elle présenteune partie périphérique recouvertede cartilagequi s'articule avec
la
tête fémorale, et une partie centra.lerugueuseou arrière-fond de la cavité cotyloi'de, au niveau de
laquelle s'attachele ligament rond et secontinue èn bas par l'échancrure ischio-pubienne.
c) une zone inférieure caractériséepar la présencedu trou ischio-pubien ou trou obturateur. Ce trou
estdélimité d'avant en arrière par la branche horizontale du pubis, la lame quadrilatère du pubis, la
branche descendantedu pubis et les branchesascendante et descendantede I'ischion.
A l'endroit d'union desdeux branchesde I'ischionsetrouve la tubérositéde I'ischion.
Le bord supérieur du trou ischio-pubienest interrompu par la gouttière sous-pubienne qui constituela
paroi supâieure du canal sous-pubien.
2. La lace intérieure
de I'os coxal :
Cette face est divisée en deux parties par une crête oblique en bas et en avant, c'est la ligne
innominée,
a) Au dessusde cette ligne, se trouvent, d'avant en arrière :
r
La fosseiliaque interne où s'insère le muscle iliaque,
.
la facette auriculaire,
zone rugueuse qui correspond à la facette auriculaire du sacrum.
.
La tubérosité iliaque située en arrière et au-dessusde la facette auriculaire.
b) La partie de la face intérieure située au-dessousde la ligne innominée est caractériséepar :
o la surface quadrilatère qui répond à la paroi médiale de la cavité cotyloïdesur laquelle s'insèrele
muscle obturateur interne, et
' le trou obturateur dont les élémentsqui le délinitent sont les mêmes que sur la face extérieure.
SUPERIEUR lignedemi-circulaire épineiliaquepostéro-supérieure cotyloiidien grandeéchancrure cavité cotylolde
SUPERIEUR
lignedemi-circulaire
épineiliaquepostéro-supérieure
cotyloiidien
grandeéchancrure
cavité cotylolde
POSTERIEUB
ANTERIEUR
épine
petiteéchancrure
INFERIEUR
VUELATERALEDEL'OSCOXAL

iliagueantéro-supérieuro

iliaqueanléro-inférieure

LESPAROISABDOMINALES z l 3. Les bords de I'os coxal: L'os coxalcomportequatrebords :
LESPAROISABDOMINALES
z l
3. Les bords de I'os coxal:
L'os coxalcomportequatrebords : supérieur,antérieur,postérieuret inférieur.
a) Le bord supérieur :
C'est la crête iliaque, épaisse,disposéeen "S"
supérieure à l' épine iliaque antéro-supérieure.
italique, s'étendantde l'épine iliaque postéro-
Elle donneinsertiondanssapartie antérieureaux muscleslargesdela paroi abdominaleà savoir
lesmusclesgrand oblique,petit obliqueet transversede I'abdomen.
Dans sontierspostérieurs'insèrentlesmusclesgrand dorsal,carrédeslombeset sacro-lombaire.
b)
Le bord antérieur présentedesépineset i:leséchancruresqui sont de haut en bas :
.
l'épine iliaque antéro-supérieureoù s'insèrentles musclescouturier, tenseurdu fascia-lataet
l'arcadecrurale,
o
l'échancrure interépineuse,
.
l'épine iliaque antéro-inférieure où s'attachele muscledroit antérieur,
o
l'éminence ilio-pectinée,
.
la surface pectinéale,
.
l'épine du pubis et
o
l'angle du pubis.
c)
Le bord postérieur présentede haut en bas :
o
l'épine iliaque postéro-supérieure,
o
l'échancrure interépineuse,
.
l'épine iliaque postéro-inférieure,
o
la grande échancrure sciatique,
.
l'épine sciatiqueoù s'attachele petit ligamentsacro-sciatique,
.
la petite échancrure sciatique,
e
d)
la tubérositéischiatique qui donne insertionau grand ligament sacro-sciatiqueet aux muscles
demi-membraneux,demi-tendineux,bicepset au troisièmefaisceaudu musclegrand adducteur.
Le bord inférieur s'étendde l'angle du pubis à la tubérositéischiatique.Il présenteen avant une
surfacearticulairequi forme aveccellede l'os iliaqueopposé,la syrnphysepubienne.
En arrièrede cettesurface,le bord inférieurestépaisavecdeux lèvreslatéraleet médiale.
Surla lèvremédiales'insèrentlesmusclesischio-caverneuxet transversesdu périnée,surla lèvrelatérale
s insèrele.musclegrand adducteur.
-1. Les angles de I'os coxal :
'c1 a)
l'angle antéro-supérieurcorrespondà l'épine iliaque antéro-supérieure.,
I'angle postérq-supérieurestreprésentépar l'épine iliaquepostéro-supérieure.
cr
L'angle antéro-inférieur
forme I'angle du pubis,
C1 l'angle postéro-inférieur estreprésentépar la tubérositéde l'ischion.
SUPERIEUR vertèbrelombaire détroitsupérieur ANTERIEUR INFERIEUR VUE MEDIALED'UN
SUPERIEUR
vertèbrelombaire
détroitsupérieur
ANTERIEUR
INFERIEUR
VUE MEDIALED'UN HEMI-BASSINOSSEUXMONTRANTLESDETROITSETL'EXCAVA'
TIONPELVIENNE
LESPAROISABDOMINALES B
LESPAROISABDOMINALES
B
5. Les mensurations du bassin : non par de l'aciouchenient et sur sapossibilitéou une idéepri.i*
5. Les mensurations du bassin :
non par
de l'aciouchenient
et sur sapossibilitéou
une idéepri.i*
*.
f. a6roulement
qui p.r-Jià;uuoir
voie norma-le.
Ainsi, on observeles élémentssuivants :
la symphyse pubienne,
: c,estune ligne circulaire faite du bord supérieurde
- le détroit supérieur
innominées et descrêtes peiti-
J" i'uTgl"
ru"r"-"""tébral,
deslignès
du
promontoire, o"
*jfiË
-
néales.
: c,estl,orifrce inférieur du bassin, de forme losangique,.limité par : le bord
- Ie détroit inférieur
la pointe du coccyx et les branches ischio-pubiennes.
inférieur a" tu ,y-piri.l-p"ui"""",
Le détroit supérieur divise le bassin osseuxen deux parties :
ot' g"u,'à totti"
faisant partià
. une partie .,rpC.i",,t"
de la cavité abdominale et'
pelvienne, présenteun rétlécissement, le
bassin ou ercavàtion
. une partie
inférieure ou ietit
détroit rroYen.

L,étudedubassinosseuxestfondamenta.leenobstétriqueetsurtoutcelledesdiamètresdubassi

SUPERIEUR articulâiresupérieure gouttièredesnerfs médiâleantérieure troussacrés DROIT GAUCHE
SUPERIEUR
articulâiresupérieure
gouttièredesnerfs
médiâleantérieure
troussacrés
DROIT
GAUCHE
VUEANTERIEUREDUSACRUM
supérieurdu canalsacré
articuairesupéfleure
auriculaire
lespostéro-latérâux
tuberculespostéromédiaux
trousacrépostérieur
INFERIEUR
VUE POSTERIEUREDU SACRUM
LESPAROISABDOMINALES 25 C. L'os sacrum Le sacrum forme avec le coccyx la partie postérieure de
LESPAROISABDOMINALES
25
C. L'os sacrum
Le sacrum forme avec le coccyx la partie postérieure de la ceinture pelvienne.
Il résulte de la soudure des cinq vertèbres sacrées.Ainsi
:
- La soudure des corps vertébraux donne la bande rnédiane antérieure,
- les apophysestransversessoudéesdonnent les tubercules postéro-latéraux,
- la soudure des apophysesarticulaires forme
les tubercules postéro-médiaux.
- La réunion des apophysesépineusescorrespond à la crête sacrée,
- la superposition deslames vertébralesforme lesgouttières sacréesde part et d'autre de la crête sacrée.
Le sacrum a Ia forme d'une pyramide quadrangulaire avecquatre faces,une basesupérieure et un
sorrrmetinférieur.
1. La face antérieure :
Concave, elle présentedans sa partie moyenne la bande des corps vertébraux, séparésles uns des
autres par descrêtes transversales. De part et d'autre de cesdernières setrouvent les quatre trous sacrés
antérieurs,prolongés en dehors par les gouttières des neris sacrés.
2. La face postérieure :
Convexe et rugueuse, elle présente la crête sacrée qui sebifurque en bas pour donner les cornes
du sacrum. Celles-ci délimitent l'échancrure sacrée.
De part et d'autre de la crête sacrée,on observelesgouttières sacréespuis les tubercules sacréspostéro-
rnédiaux,
Ies trous sacrés postérieurs
et les tubercules
sacrés postéro-latérauir.
3. Les faces latérales :
Elles présentent dans leur partie supérieure la surface auriculaire qui va répondre à la surface
auriculairede l'os coxal.
Dans leur partie inférieure, les surfaceslatérales sont réduites à un bord large où s'insèrent le
grand ligament sàcro-sciatique,'en arrière, et le petit ligament sacro-sciatique, en avant.
4. La base du sacrum :
La base du sacrum constitue la partie supérieuie de l'os. Elle s'articule par l'intermédiaire du
corps vertébral de la première vertèbre sacréeavec celui de la cinquième vertèbre lombaire, formant un
angle saillant en avant : le promontoire.
En arrière, on observe l'orifice
supérieur
du canal sacré, de forme triangulaire.
Latéralement, se trouvent les apophysesarticulaires supérieuresde la première vertèbre sacréeainsi que
deux surlàces.triangulaires,l.i ail&àTs sacrés.
5. Le sommet du sacrum :
Il correspond à la surface articulaire inférieure du sacrum destinée à s'articuler avec le coccyx.
SUPERIEUR FACEPOSTERIEUREDU COCCYX INFERIEUR FACEANTERIEUREDU COCCYX
SUPERIEUR
FACEPOSTERIEUREDU COCCYX
INFERIEUR
FACEANTERIEUREDU COCCYX

coccyg|ennes

27 LESPAROISABDOMINALES D. L'os coccyx Le coccyxrésulte de la soudure de quatre à six vertèbresatrophiées:
27
LESPAROISABDOMINALES
D. L'os coccyx
Le coccyxrésulte de la soudure de quatre à six vertèbresatrophiées: lesvertèbres coccygiennes.
Il a une forme triangulaire.
. sa base,supérieure, s'articule avecla facearticulaire du sommet du sacrum.
Elle présentedeux pàtites
.o.r"rpondant
aux apophysesarticulaires supérieuresde la première
vertèbre sacréeet dôux cornes "o"r", latérales
correspondantaux apophysestransverses'
. Le sommet inférieur donne insertion au sphincter externe de l'anus.
. La
face antérieure du coccyx est concavË ;
efle donne aitache aux musclesischio-coccygien,
I'anus et sacro-coccygien antérieur,
musclespairsret au muscle r€cto-coccyg'ien,muscle
releveur
de
impair.
I La face postérieqre, convexe, donne insertion de chaque côté, au muscle grand fessieret au
muscle sacro-coccygienpostérieur.
r Lès bords collatéraux
donnent insertion aux musclesischio-coccygiens,et dans leur moitié
supérieureaux petit et grand ligaments sacro-sciatiqu.es.
SUPERIEUR apophyseârticulaire canal POSTERIEUR apophys6articulaire inférieure INFERIEUR COUPESAGITTALEDEVERTEBRES
SUPERIEUR
apophyseârticulaire
canal
POSTERIEUR
apophys6articulaire
inférieure
INFERIEUR
COUPESAGITTALEDEVERTEBRES
I-OMBAIRES
T,ARTICULATIONDESCORPSVERTEBRAUX

MONTRANT

antérieur
antérieur

vertébralcommun

LESPAROISABDOMINALES æ II. LESARTICULATIONSDUSOUELETTEDEL'ABDOMENETDU BASSIN A. Les articulations des vertèbres
LESPAROISABDOMINALES
æ
II. LESARTICULATIONSDUSOUELETTEDEL'ABDOMENETDU BASSIN
A. Les articulations
des vertèbres lombaires
Les articulations des vertèbres lombaires unissent entre eux les corps vertébraux et les apophyses
articulaires.
Les apophysestransverses,leslames vertébraleset lesapophysesépineusessont unies entre elles,à
distance, par des ligaments.
1. L'articulation
des corps vertébraux
:
Les articulations descorps vertébraux sont des amphiarthroses, faites, chacune, de deux plateaux
vertébraux adjacents, réunis par le disque intervertébral.
a) Les surfaces articulaires :
Les surfacesarticulaires sont constituéespar la face inférieure du corps vertébral d'une vertèbre
donnée et la face supérieure du corps vertébral sous-jacent. Les deux surfacesdélimitent entre elles un
espace,l'espace intervertébral.
Les facessupérieure et inférieure des corps vertébraux, légèrement excavées,sont réniformes à hile pos-
térieur.
Chaque face est divisée en une zone centrale et une zone périphérique.
La zone périphérique surélevée,correspond au bourrelet marginal.
La zone centrale ou zone criblée, comprend en son centre une partie surélevéecorrespondant au noyau
pulpeux du disque intervertébral.
Cette zone est recouverte d'une couche de cartilage, irrégulière,à travers laquelle se fait la nutrition du
disque intervertébral.
corps vertébraux sont représentéspar les-ligaments
que I'on
distingue
en ligarpent
vertébral
commun
aux, et en ligament
vertébral
commun
Postérieur
situé en arrière des cbrps vertébraux
-
Les disques intervertébraux
:
Le ligament interosseux ou disque intervertébral occupe.l'espace intervertébral.
Le disque a la forme d'une lentille biconvexe qui apparait sur une radiograptrie du rachis de face et de
profil sousla forme d'une bande blanchâtre transversale.L'épaisseur du disque est variable mais les dis-
ques intervertébraux lombaires sont les plus épais et surtout celui situé entre les troisième et quatrième
vertèbres lombaires et qui atteint 10 à 12 millimètres.
Le disque intervertébral estformé de deux parties, l'une centrale ou noyau pulpeux, l'autre périphérique
ou anneau fibreux.
o La partie centrale ou noyau pulpeux a une forme ovoïde aplatie de haut en bas. Il est de coloration
blanchâtre contenu, sous pression, au centre du disque. Il est centré par une cavité irrégulière, très
développéeau niveau du rachis lombaire:
ANTEBIEUR d insertiondu musclepsoas vertébralcommun postérieur ligament iEune transverse apophyseafticulaire
ANTEBIEUR
d insertiondu musclepsoas
vertébralcommun postérieur
ligament iEune
transverse
apophyseafticulaire
mammillâire
apophyseârticulaireinférieure
âpophysearticulaire
POSTERIEUR
VUESUPERIEURE D'UNEVERTEBRELOMBAIREMONTRANTTTSLIGAMENTSINTERVERTEBRAUX
LESPAROISABDOMINALES 31 La partie périphérique ou anneau f.ibreux, véritable moyen d'union des corps vertébraux,
LESPAROISABDOMINALES
31
La partie périphérique ou anneau f.ibreux, véritable moyen d'union des corps vertébraux, est formée
de lamelles fibreusesdisposéesen couchesconcentriques. Ces fibresrobliques,se rapprochent de l'hori-
zontale et sefixent sur Ie bourrelet marginal et sur le cartilage de la partie attenante de la surfacecriblée
des coros vertébraux sus et sous-iacents.
Le disque intervertébral jôue un rôle considérable dans la mobilité et dans la stabilisation du
rachis. Ce rôle est dû non seulement au noyau pulpeux mais également à I'anneau fibreux. Ainsi
lorsque le disque est soumis à une pression, le noyau pulpeux supporte 75 % de la charge, et l'anneau
25 % . De ce fait, au niveau du rachis lombaire où les efforts de compression sont très importants, et
surtout au niveau des disques les plus bas situés, on constate que le noyau occupe une surface plus
grande qu'au niveau des disques des colonnes dorsale et cervicale.
Par son noyau et par les fibres constituant son anneau hbreux, il joue un rôle de répartition des pres-
sions sur toute la surfacedescorps vertébraux. Il a égalementun rôle dans l'amortissement deschocset
dans les mouvements de la colonne vertébrah- à savoir la flexion, l'extension, l'inclinaison et la rot:rtion.
- Le ligament vertébral commun antérieur :
Le ligament vertébral commun antérieur tapisse la face antérieure du rachis. Il s'étend de
l'apophyse basilaire de l'occipital et se termine sur la deuxième crête transversalesituée sur la face
antérieure du sacium. Il se hxe sur les corns vertébraux et sur les disoues intervertébraux.
Il est formé de fibreslonguessuperficielless'étendantsur plusieursveirèbres.et de fibrescourtes
arciformes, profondes, qui s'étendent d'une vertèbre à l'autre.
- Le ligament vertébral commun postérieur :
Le ligament vertébral commun postérieur est une longue bande fibreuse qui s'étend de l'apophyse
basilaire de l'occipital jusqu'à la face postérieure de la première pièce coccygienne :
Il est formé de deux types de fibres :
o
des fibres longues, superficielleset médianes s'étendAnt sur plusieurs vertèbres,
o
des fibres courtes qui unissent une vertèbre à l'autre.
Elles s'entrecroisent et s'insèrent sur les disques intervertébraux.
2.L'articulation
des apophyses articulaires
:
Les articulations rnterapophysaires lombaires sont du
type trochoïde
(la trochoïde étanr unc
diarthrose pivotante constituée par un cylindre plein et d'une pièce engainante).
a) Surfaces articulaires
:
Les surfacesarticulaires sont situéesau niveau des apophysesarticulaires en regard.
Au niveau de l'apophyse articulaire inférieure de la vertèbre sus-jacente,la surface articulaire est
située au niveau de la face latérale de l'apophyse. Elle est ovalaire, convexe, regardant en avant er
en dehors.
Au
niveau de la vertèbre sous-jacente,la surface articulaire est portée par l'apophyse articulaire
supérieure. De forme quadrilatère excavée, elle regarde en arrière et en dedans.
b) Moyens d'union :
Les moyens d'union de cette articulation comprennent :
lJne capsule qui s'insère autour des deux surfacesarticulaires. Cette capsule est épaisse.Elle esr
renforcée en arrière et en dehors par le ligament
postérieur, en dedans, par le ligament jaune.
La capsule est tapisséeà I'intérieur par
une membrane
synoviale,
SUPERIEUR INFERIEUR VUEPOSTERO-IATERALEDROITED'UNSEGMENTDECOLONNE VERTEBRALEMONTRANTLESLIGAMENTSPOSTERIEURS
SUPERIEUR
INFERIEUR
VUEPOSTERO-IATERALEDROITED'UNSEGMENTDECOLONNE
VERTEBRALEMONTRANTLESLIGAMENTSPOSTERIEURS

imenransversaire

3:l LESPAROISABDOMINALES
3:l
LESPAROISABDOMINALES
3. L'union des lames vertébrales : Les lames vertébrales sont unies entre elles par les
3. L'union
des lames vertébrales :
Les lames vertébrales sont unies entre elles par les ligaments jaunes. Entre deux vertèbres, on
clistingueun ligament jaune droit et un gauche, qui se réunissent sur la ligne médiane pour fermer com-
plètement en arrière le canal rachidien.
i-eur épaisseur et leur résistance sont maximales au niveau de la région lombaire. Chaque ligament
jaune, de forme rectangulaire,s'insère:
- en haut,
sur Ia face antérieure de la lame de la vertèbre sus-jacente,sur son bord inférieur et sur le
vcrsant antérieur de l'apophyse articulaire inférieure,
- en bas, sur le bord supérieur de la lame sous-jacenteet sur la partie supérieure de sa facepostérieure.
La fâce antérieure du ligament jaune répond au canal rachidien.
{. L'union des apophyses épineuses :
et le ligam€nt
Lcs apophyses épineusessont unies entre eiles par les ligaments interépineux
surépineux.
;r'; Les ligaments
Les li[aments
interéPineux
interépineux sont de puissants ligaments qui unissent entre elles les apophyses épi-
:
neusesde deux vertèbres adjacentes.
Chaque ligament interépineux s'insère,enhaut,soit sur le bord inférieur de l'apophyse épineuse, soit
sur Itarête de sa gouttière;en bas, il s'attache sur le bord dorsal de l'apophyse épineuse sous-jacente.
Le bor{ antérieui correspond à l'union desdeux ligaments jaunes et le bord postérieur estprolongé en
arrière par le ligament surépineux.
b)
Le ligament surépineux
:
'
Le lig:amentsuréplneux est représentépar un cordon fibreux, médian, qui se fixe sur le sommet des
épineuses.Il adhère au bord postérieur des ligaments interépineux
Il
est ienforcé par des
opophy r
litrcs qui lui sont envoyéespar les aponévroseset les tendons des muscles voisins.
5. L'union
des apophyses transverses :
Entre les apophysestransverses,s'étendent Iesligaments intertransversaires.Chaque ligament se
ti-xecn haut, sur I'apophyse transversede la vertèbre sus-jacente,et en bas, sur le tubercule mamillaire de
la vertèbresous-iacente.
SUPERIEUR ligament Pubien suPérieur ligament pubion branchehorizontaledu Pubis ligamentarqué INFERIEUR
SUPERIEUR
ligament Pubien suPérieur
ligament pubion
branchehorizontaledu Pubis
ligamentarqué
INFERIEUR
COUPEFRONTALEDELASYMPHYSEPUBIENNEMONTRANTLESLIGAMENTSINTEROSSEUX
LESPAROISABDOMINALES 35 B. La symphysepubienne - La symphysepubienne est formée par les deux surfacesarticulairesdu
LESPAROISABDOMINALES
35
B. La symphysepubienne
- La symphysepubienne est formée par les deux surfacesarticulairesdu pubis ou surfaces
symphysaires,entre lesquellesse trouvent un fibro-cartilage
et desligaments.
C'est une amphiarthrose, c'est-à-direune articulationsemi-mobile,ei cettemobilité relatives'observe
au coursdesderniersmois de la grossesse.
1. Les surfaces articuldires :
La surfacearticulaireestsituéesurle bord médialdela lamequadrilatèredu pubis.C'estunesur-
faceelliptique,irrégulière,à grand axeobliqueen baset en anière. Elle estrecouvertede
cartilage.
Lesdeuxsurfacesarticulaireslimitent sur.lalignemédianeun intervalle,I'intervalleinterpubien.
2. Les moyens d'union
:
L'intervalle interpubienestoccupépar le ligamentinterosseuxet par un manchonfibreux péri-
.
phériquecontenantquatreligamentsdistinguésen antérieur,postérieur,iupérieur et inférieur.
a) Le ligament interosseux :
Le li$amentinterosseuxesten réalitéun fibro-cartilage interosseuxqui moule1'espaceinterpu-
bien.Il adhèreauxsurfacesarticulairespubienneset aux ligamentsdei'articulation.-Il estfibreux
à_sapériphérie.Sapartiecentrale,mollie,présenteparfoisune fentearticulaire,la fente interpu-
bienne.
b) Le ligament antérieur :
Le ligament antérieur est formé de fibres provenant des tendons des muscleserands droits et
pyramidaux de l'abdomen,grand oblique,moyen adducteuret droit interne,
Cesfibres,entrecroisées,s'attachentsur le ligament interosseuxet sur la suriaceantérieuredes
deux pubis, au niveau du sillon présymphysaire
c) Le ligament postérieur :
Le ligamentpostérieurestformépar le
périosæqui relie,enarrière,lesdeuxpubis.Il recouvrele
ligamentinterosseuxet lesbordspostérieursdesdeux
surfacessymphysaires.
L'ensernble, saillant, constitue l'éminence rétro-pubienne
d) Le ligament supérieur
Le ligament supérieur,épais,unit
supérieurdu ligamentinterosseux.
les facessupérieuresdes anglespubiens.Il adhèreau bord
SUPERIEUR fibreuxprésymphysaire igamentarqué veinedorsale profonde oe ta verge artereet nerl de a verge INFERIEUR
SUPERIEUR
fibreuxprésymphysaire
igamentarqué
veinedorsale profonde
oe ta verge
artereet nerl
de a verge
INFERIEUR
VUEANTERIEUREDELA SYMPHYSEPUBIENNE
37 LESPAROISABDOMINALES e) Le ligament inférieur, ou ligament arqué sous-pubien : esttendu entre lesbranches
37
LESPAROISABDOMINALES
e) Le ligament inférieur,
ou ligament arqué sous-pubien :
esttendu entre lesbranches descendantesdesdeux p-ubis'
Volumineux, en forme de croissant,il
Il adhèreà l'extrémité inférieure du
du périnée.
ligament interosseux.Il fait parlie de I'aponévroseprofonde
3. Les vaisseaux de la
syrnphysepubienne :
a) Les artères :
Elles oroviennent :
o
du iameau sus-pubiende l'artère épigastrique,
o
desartèresprésymphysaireet rétro--symphysaire,branchesde l'artère honteuseinterne, et
e
du rameaupubien de l'artère obturatrice'
b). Les veines:
Le sanqveineux est drainé vers les veinessaphènesinternes et hypogastriques'
c) Les lvrrphatiques
:
'
symphyse pubienne sont
o Les ly-mphatiiquesde la partie supérieurede la face antérieure de la
drainés veis les ganglions inguinaux
superficiels,
Ceux de la partie inférieure et de la face postérieureaboutissent
aux ganglions
iliaques
.
extefnes.
SUPERIEUR apophysetlansvgrsode ligamentiliolombairofaisceausupérieur ligamentiliolombaire(f aisceau
SUPERIEUR
apophysetlansvgrsode
ligamentiliolombairofaisceausupérieur
ligamentiliolombaire(f aisceau
ligêmsntsacro-iliaqueantérisua
faïsceau
faisceau
vertébralcommunantéri€ur
échancrurêsciâtique
ligamentsacro-sciatique
ligamentsacrGsciatique
LATERAL
MEDIAL
INFERIEUR
VUEANTERIEUREDU BASSINMONTRANTI
ESUGAMENITiDELARIÏCUI.AÏON
SACR(}IIIAOUE
LESPAROISABDOMINALES æ C. L'articulation sacro-iliaque L'articulation sacro-iliaqucunit l'os coxalau
LESPAROISABDOMINALES
æ
C. L'articulation sacro-iliaque
L'articulation sacro-iliaqucunit l'os coxalau sacrum.C'estunediarthro-amphiarthrose carc'est
une articulationpcu mobile, possédantun ligamentinterosseux,une capsuleet desligaments.
1. Les surfacesarticulaircs :
Lessurfacesarticulairessontreprésentéespar lessurfacesauriculairesdu sacrumet deI'osiliaque.
La surfacearticulairede l'os iliaqueestsituéesur la partiepostérieurede l'aile iliaque
;
elleestconvéxe.
La surfacearticulaire du sacrum, situéesur la moitié supérieurede la face latéraledu sacrum, est
dépriméeen gouttière,bordéepar un bourreletmarqué en baset en arrière.
Lesdeuxsurlàcesarticulairescoxaleet sacréesontcouvertesdecartilaee.La surfacedu sacrum.excavée.
reçoit cellede l'os iliaque.
2. Les moyensd'union :
Les moyensd'union sont représentéspar une capsulearticulaireet desligaments.
a) La capsule articulaire :
La capsulearticulaires'attachesur le pourtour des
iliaque,et sur lessillons préauriculairesdesdeux os.
surfaces articulaires du sacrum et de l'os
Elle est tapisséesur sa face interne par une
synovrale.
Cette capsule est renforcée pàr les ligaments
sac.ro-iliaquesantérieuret postérieur.
b)
Le ligament
sacro-iliaque
antérieur
:
Situé à la faceantérieurede l'articulation, il s'étendde la partie postérieurede la fosseiliaque
interneà la faceantérieuredu sacrum,en regarddestrois premierstrous sacrésantérieurs.
Il estformédedeux faisceaux.un faisceau,rpé.i.,rr et un faisceauinférieur,obliquesen haut et
en dehors,et séparésl'un de l'autre par une partie de la capsule.
c) Le ligarnent sacro-iliaque postérieur :
T,e ligamentsacro-iliaquepostérieurestsituéà la facepostérieurede l'articulationsacro-iliaque.
Il comprendcinq ligamentsrépartisen deux plans.
- Le plan superficiel comprendquatreligaments:
. Le faisceau supérieur ou ilio-transverso-sacré :
Ce ligaments'insèresur la tubérositéiliaque, en avant de l'épine iliaque postéro-supéri€ure.Sur le
sacrum,il s'attachesur le tubercule transversairedu sacrurn.
o Le faisceau ilio-premier
conjugué :
Il s'attachesur l'os iliaque, au niveaude la pyramide de la tubérositéiliaque,au niveaudu sacrum,
sur le tuberculeaxial ou prerniertuberculepostéro-latéral.
Ce ligamentestle p.luspuissantdesfaisceauxdu ligamentsacro-iliaquepostérieur.Il estobliqueenbas
et en dedans.
.
Le ligament ilio-deuxièrne conjugué :
Celigamentestobliqueenbaset en dedans.Il s'insèresurle sacrum,au nive-audu deuxièmetubercule
postérolatéralet sur l'épine iliaque postéro-supérieurede l,os iliaque.
.
Le ligament ilio-troisième et quatrième
conjugués :
Ce ligamentesttrèslong et presquevertical.
Il
s'insère -sur le
bord postérieurde I'osiliaque, de l'épineiliaquepostéro-supérieureà l'épineiliaque
postéro-inférieure.
Sur le sacrum,il s'attachesur les troisièmeet quatrième tuberculessacrésoostéro-latéraux.
SUPERIEUR tiansversede L4 ilio-lombaire (lâisceaLi supérieurl iliolombaire ({âisceau inférieur) faisceau
SUPERIEUR
tiansversede L4
ilio-lombaire (lâisceaLi supérieurl
iliolombaire ({âisceau inférieur)
faisceau
Iigamentilio-transversaire
premtel
.deuxième
.troisièmeel
conJUgUe
ôrètesâcrée.
grandligament
ligamentsacro-sciatique
ligamentsacro-coccygien
MEDIAL
LATERAL
INFERIEUR
WE FOSTERIEUREDU BASSINMONTRANTlES UGAMENTSDELARNCUTATONSACRGIUAOUE
LESPAROISABDOMINALES 41 - Le plan profond du ligament sacro-iliaquepostérieur correspond au ligament interosseux, Il
LESPAROISABDOMINALES
41
- Le plan profond
du ligament sacro-iliaquepostérieur correspond au ligament interosseux,
Il est très épais, très court r:t trèspuissant. Il est lbrmé de fibres transversalestenduesentre la tubérosité
iliaque,en avant et au-clessousde Ia pyramide, et la portion de la facepostérieuredu sacrum comprise
entre la làcette auriculaire en derhorset les deux premiers tubercules sacréspostéroJatéraux en
dedani.
d)
Le
ligament ilio-lombaire :
Le ligament ilio-lombaire est tendu entre la crête iliaque et Ia colonne lombaire. Ce ligament naît
par deux faisceaux, l'un
supérieur et l'autre inférieur.
- Le faisceau supérieur est fait de fibres obliques en baset en dehors. Il s'insère sur l'apophyse
costiforme de la quatrième vertèbre lombaire.
- Le faisceau inférieur, situé en arrière du faisceau supérieur, s'insère sur I'apophyse costi-
forme de la cinquième vertèbre lombaire.
Les deux faisceaux s'unissent pour se fixer sur la partie postérieure de la lèvre médiale de la
crête iliaque, sur le sacrum au voisinage de la corne supérieure de la surface auriculaire, et
sur le ligament sacro-iliaque antérieur.
e)
Les ligaments sacro-sciatiques :
Les ligaments sacro-sciatiquessont au nombre de dr:ux de chaque côté, le grand et le petit liga-
ments sacro-sciatiques,tendus entre le sacrum et l'os iliaque.
- Le grand ligament sacro-sciatique :
Le grand ligament sacro-sciatique prend naissance sur le bord postérieur de I'os coxal depuis
l'épine iliaque postéro-supérieureà l'épine iliaque postéro-inférieure, sur les parties voisines
de la fosse iliaque externe et sur le bord latéral du sacrurn et du coccyx.
Il descendselonun trajet vertical vers l'ischion pour seterminer au niveau de sa tubérosité et
au niveau de sa branche ascendante par le prolongement falciforme,
- Le petit ligament sacro-sciatiqu€ :
De forme triangulaire, placé en avant du grand ligament sacro-sciatiquequ'il croise horizon-
talement, le petit ligament sacro-sciatiquenaît du bord latéral du sacrum et du coc-cyx.Son
sommetrlatéral, se fixe sur l'épine sciatique.
Le petit et le grand ligaments sacro-sciatiquesdélimitent deux orifices, I'un
inférieur.
supérieur, l'autre
o
L'orifice
supéri€ur,
situé en regard de la grande échancrure sciatique, livre passagc au
muscle pyramidal et aux deux pédicules vasculo-nerveux de la région fessière.
o
L'orifice inférieur est situé en regard de la petite échancrure sciatique. Par cet orifice passenr
le muscle obtrirateur interne et le oédicule honteux interne.
ligamentilio-lombâire Iaisceausupérieur lâisceauinférieur nerf obturateur ârtèreiliâqueprimitive
ligamentilio-lombâire
Iaisceausupérieur
lâisceauinférieur
nerf obturateur
ârtèreiliâqueprimitive
sacréemoyenne
VUEANTERIEUREDEL'ARTICULATIONSACRO-ILIAOUE
ligamentsilio-transversairesconjugués
nerf fessiersupérieur
VUE POSTERIEUREDE L'ARTICULATIONSACRO.ILIAOUE

ilio-transversaire

LESPAROISABDOMINALES 43 3. Vascularisation, innervation et drainage lymphatique de I'articulation sacro-iliaque I
LESPAROISABDOMINALES
43
3. Vascularisation, innervation
et drainage lymphatique
de I'articulation
sacro-iliaque I
a)
La vascularisationartérielleprovient de.l'artère hypogastriquepar I'intermédiairedesartères
fessière,ilio-lombaire
et sacréelatérale.
b)
I-'innervation estassuréepar le nerf
fessiersupérieur, lesbranchespostérieuresdespremieret
deuxièmenerfs sacrés,et par le plexus sacré,
c)
Les lymphatiques sont drainés vers les ganglions iliaques primitifs
et hypogastriques.
4. Les mouvements de I'articulation
sacro-iliaque :
Qesarticulationsjouent un rôlesurtoutstatique.On leur
décritdeuxmouvementsqui.résultentdu
glissementde la surfacearticulairede l'os iliaque dans celledu sacrum. Ces deux mouvemenrssont
appelésla nutation
et la contre-nutation.
La nutation tendà déplacerle promontoireen baset en avant,le coccyxenhaut et enarrière.La
contre-nutation produit I'effet inverse.
Cesmouvementsde nutationet de contre-nutationsontimportantschezla femmeencernteet surtoutau
momentde l'accouchementoù ils agissentsur
lesdiamètresantéro-postérieursdesdétroitssupérieuret
inférieuret d'où découlentlesmouvementsobstétricauxqui
tendentdànslesbassinsrétrécisà augmenter
le diamètreréduit.
lioamentvertébralcommun lioamentsacro-coccygienlatéral faisceaulatéral medial coccyg|€n inlercoccygien
lioamentvertébralcommun
lioamentsacro-coccygienlatéral
faisceaulatéral
medial
coccyg|€n
inlercoccygien
VUEANTERIEUREDE L'ARTICULATIONSACRO.COCCYGIENNE
quatnem€ Ûou
latêÂl
)aisceau
.''/.
sacto-coccyglen posteneur
Igamenrsacro-coccygren-larsc€au
moyer
utgrar
\faisceau
med ial
vue posrenlEu neoe L'ARTIcuLATIoNsAcRo-coccYclENNE
LESPAROISABDOMINALES 45 D, L'articulation sacro-coccygienne L'articulation sacro-coccygiennecst ulre
LESPAROISABDOMINALES
45
D,
L'articulation
sacro-coccygienne
L'articulation
sacro-coccygiennecst ulre amphiarthrose
ou articulation semi-mobile. Elle unit le
sommet du sacrum à la base du coccyx.
1. Les surfaces articulaires
:
a) La surface articulaire
du sacrum,située au niveau du sommet de l'os, appelée làcette coccy-
gienne, a une lbrme elliptique à grand axe transversal.Elle est convexe et regarde en avant ct en
bas.
b) La surface articulaire du coccyx :
Elle occupe toute la base du coccyx. Elle est ovalaire, à grand axe transversal, et excavée.
2. Les moyens d'union
:
Les moyens d'union
comprennent le ligament interosseuxet Iesligaments sacro-coccygiensanté-
rieurs. postérieuret latéraux.
a) Le ligarnent interosseux :
Le ligament interosseuxestun fibro-cartilage analogue à un disque intervertébral, épaisde deux à
trois millimètres.
b) Les ligaments sacro-coccygiens antérieurs :
Les ligaments sacro-coccygiensantérieurs, droit et gauche, sont disposésde part et d'autre de la
ligne médiane en s'étendant de la face antérieure de la cinquième vertèbre sacréeà la pointe du
coccyx.
Ils sont composésde fibres superficiellesqui s'entrecroisent en avant du coccyx, et de fibres pro-
fondes, verticales.
c) Le ligament sacro-coccygien postérieur :
Le ligament sacro-coccygienpostérieur s'insère en haut, sur le bord en V du hiatus sacréet sur
les cornes sacrées.Il se termine au niveau de la face postérieure du coccvx.
Il est formé de deux couches,superficielle et profond".
- La couche superficielle est représentée, au milieu, par la rnernbrane tectoriale du hiatus
sacré, et latéralement par les faisceaux latéraux, droit et gauche, qui descendent selon un
trajet vertical vers les deuxième et troisième vertèbres coccygiennes.
- La couche profonde
est représentéepar un seul faisceaumédian.
d) Les li$aments sacro-coccygiens latéraux :
Les ligaments sacro-coccygienslatéraux, droit et gauche, sont constituésde chaque côté par trois
faisceaux, interne, moyen et externe.
- le faisceau interne, vertical, est tendu entre la corne du sacrum et la petite corne du coccyx.
- le faisceau moyen s'insère sur la corne sacrée,descendobliquement en bas et en dehors pour
se terminer sur la grande corne du coccyx.
- le faisceau extetné, oblique en bas et en dedans,
corne latérale du coccyx.
s'étenrl de l'angle Iatéral du sacrum à la
3. Vascularisation,
innervation
de I'articulation
sacro-coccygienne :
a) Les artères :
Les artèresproviennent de l'artère
hypogastrique par l'intermédiaire
sacréemoyenne, branche terminale de l'aorte, et de l'artère
des artères sacréeslatérales supérieure et inférieure.
b) Les nerfs
:
L'innervation. de I'articulation sacro-coccygienneprovient du cinquièrne ner{ sacré et du nerf
coccygien.
SUPER.IEUR DROIT GAUCHE 'l .t 1l hypochondre reDoro ,çl I -li I flanc . l
SUPER.IEUR
DROIT
GAUCHE
'l
.t
1l
hypochondre
reDoro
,çl I
-li
I
flanc
.
l
I
région
fosseiliaquegauch6
fosseiliaque
dupubis
INFEFIEUR
VUEANTERIEUREDUTRONCMONTMNT I.ESDIFERENTESZONES|DEPRo.JECTIONDELABDOMEN

iliaaueantéro-suoérieure

t.

LESPAROISABDOMINALES 47 III. LESPAROISABDOMINALESANTERIEUREETLATERALEOUVENTRE A. Anatomie de surface Le
LESPAROISABDOMINALES
47
III. LESPAROISABDOMINALESANTERIEUREETLATERALEOUVENTRE
A. Anatomie de surface
Le diaphragmedivisel'intérieur du tronc en deux parties,le thorax, en haut,etl'abdomen, en
bas. Comme ce musclen'est pas tendu transversalementmais en coupoledansle thorax, les organes
abdominauxqu'il coiffeseprojetterontsur la partieinférieureet antérieuredu gril costal.La paroi anté-
rieure de l'abdomenva comprendre:
-
En haut : une partie du thorax à partir de la cinquièmecôteet aussil'extrémité inférieuredu ster-
num etlapophyse xiphoide.
-
En bas, le pli del'aine délimitel'abdomendela cuisse.C'est un pli cutanéqui correspondà l'arcade
cruraleenprofondeur,tenduedel'épine iliaqueantérieureet supérieureà l'épinedu pubis.Il permet
d'individualiserla région inguinale del'abdomen,enhaut, et la région crurale dela cuisse,en bas.
-
La symphysepubienneconstituele repèremédianet inférieur de cetteparoi.
-
Enfin le détroit supérieur,dont leslignesinnominéesdesosiliaqueset le sacrumconstituentlescon-
tours, représentela limite inférieuredu contenuabdominal.
Sila constitutiondela paroithoraciqueestenrapportavecsoncontenu,l'appareilcardio-respiratoire,
il en estde mêmepour la paroi abdominalevis-à-visdel'appareildigestif,en avantreturo-génital,en
arrière.Ce contenuestconstituédeplusieursorganesqui seprojettentselonleur topographiesur neuf
zonesdélimitéessur la paroi antérieurede I'abdomen.
Ainsi :
1.
I'hypochondredroit :
2.
I'hy$ochondregauche
:
3.
la foise iliaque àroite :
correspondau foie, à la vésiculebiliaire et l'ingle du côlon droit,
correspondà la rate et à l'angle du colon gauche,
correspondau caecum, à l'appendice et aux annexes(chezla femme),
(régioninguinaledroite)
4.
L,ajosseiliaque gauche
:
correspond au
colon iliaque pt aux annexes(chezla tèmme),
(Régiori inguinale gauche)
-
5.
le flanc
droit
:
correspond au
reih
i:
6.
le flanc
gauche
correspondau rein
droit et au côlon droit,
gauche et au côlon gauche,
7.
l'épigastre
:
B. I'hypogastre
:
correspondà l'estomac,
correspond à la vessieet à I'entrée du petit bassin,
(régionsupra-pubienne)
9. la région péri-ombilicale
:
correspond à l'intestin
grêle.
SUPERIEUR I cinquième côte intersections GAUCHE INFERIEUR
SUPERIEUR
I cinquième côte
intersections
GAUCHE
INFERIEUR

pyramidalde l'abdomen

VUEANTERIEUREDE LA PAROIABDOMINALEMONTRANTLA CONFIGURATIONDESMUSCLES GRANDSDROITSDE L'ABDOMEN

49 LESPAflOISABDOMINALES B. Constitution musculaire Les parois abdominales antérieure et latéralesontconstituéesde
49
LESPAflOISABDOMINALES
B. Constitution musculaire
Les parois abdominales antérieure et latéralesontconstituéesde cinq muscles de chaque côté;
ttruscIcspcuvcntôtrcrépartisendeuxgroupeS
- L'un
atrtérieur composé de deux muscles : Ie grand droit et le pyramidal,
1 ^
-
L'autre antéro-latéral,[ormé par trois muscleslarge,s,superposés,qui sont de la superficievers
profondcùr: lcs musclcsgrand oblique,petit obliqueet transverse;
l
Le groupe antérieur :
a) Le musclegrand droit de I'abdomen ou droit antérieùrde I'abdomen:.
C'est un long muscletendu verticalementdu thorax au pubis. Il estcontenudansune gaine.aponé-
vrotiqucforÀéepar l'expansiondesaponévrosesderecouvrementdesmuscleslarges.Il estreliéà son
ho-oiogue
Ie long de la ligne médianepar un raphétendineuxappeléligne blanche.'
Sonatta"chesupérieuresefàit par troisdigitationssuperposées,dehautenbaset dedehorsen dedans:
o
latéralesur la cinquième côte,
.
moyennesur la sixièmecôte,
r
médialesur la septièmecôte ainsi que l'apophysexiphoide.
et épaisdescenden serapprochantde sonhomologgeà partir.deI'ombilic.
Le corpsmusculaileplat
Dans son trajet, il
estentrecoupépar desintersectionstendineusesen nombre de trois et qui sont
visibleschezlessujetsmaigresou
sa terminaisonse-fàitpaideux
musclés.
faisceaux,l'unmédial,l'autre latéral,sur l'épinedu pubis et Ia
syrnphyscpubienne,en arrièredu musclepyramidal.
Action :
O'cst un tlé<:hrssctrr:
- du thorax, quand
il prendappuisur soninsertionbasse;il s'y
- du bassin,quand
il prend appui sur son insertionhaute; il
s'y
assocre un abaissementdes côtes,
associe une élévation du pubis.
b) Le musclepyramidal de I'abdomen :
C'est un petit nruscletriangulaire.qui s'insèrepar sabasesur le pubiset la symphysepubienne:Il se
[crminesur la partieinférieuredo la ligneblanche.Il estsitué€navantdu musclegranddroit, entiè-
rementcontenudansla gainede ce muscle.
Action
L'zrctiondu musclepyramidal de I'abdomen consisteà tendrgla ligne blanche.
:
SUPERIEUR dumuscle grandpectoral ANTERIEUR iliaqueantéro- supérieure INFERIEUR VUE LATERALESCHEMATIOUEDU TRONC
SUPERIEUR
dumuscle
grandpectoral
ANTERIEUR
iliaqueantéro-
supérieure
INFERIEUR
VUE LATERALESCHEMATIOUEDU TRONC MONTRANÎ LESZONESD'INSERTIONDU
MUSCLEGRANDOBTIOUE
51 LESPAROISABDOMINALES \ 2. Le groupe antéro-latéral : son oiigine par des digitations sur les
51
LESPAROISABDOMINALES
\
2.
Le groupe
antéro-latéral
:
son oiigine par des digitations sur les
une ligne oblique en baset en arrière.
nroximité de sa ioncticin ostéocartila-
glneuse.
Ëofin,
s digitations.s'engrènent
en haut avec cellesdu muscle grand dent€lé et en bas avec les
grand dorsal. De cettelarge insertion lesfibres vont sedistribuer crr
insertions coJtalesdu musàle
un
lârge
éventail.
r
Leshbres inférieures rejoignent verticalement la moitié antérieure de la crêteiliaque et se ter-
minent sur la lèvre médiale de cette crête.
r
Celles plus médiales se terminent, selon une ligne en équerre, par un large tendon, appelé
aponévrose du
grand
oblique.
àedans:'l'aponZvrose du muscle grand oblique s'étend de l'app,endice_xiphoÏde à la symphysc
En
.
pubienne. Elle-couvre en avant le grand droit, Tormant l'aponévrose antérieure de sa gaine, et sc
iermine sur la ligne médiane en s'entrecroisant avec celle du côté oppcisé'
Lllc
En bas : cette terminaison se fait entre l'épine iliaque antérieure et supérieure, et le pubis
forme l'arcade crurale et arnénageun orifice triangulaire à sommet supéro-latéral où passentles
éléments génitaux : l'orifice
externe du canal inguinal.
: Sur le ligament inguinal cxtcrne de llerilé tendu de l'épine iliaque antérieure et supé-
L,arcâde
crurale
l'épine du pubisrlés fibres du muscle grand oblique vont s'enrouler de dehors en dedans et
rieure à
d'avant en arrière.
Ellc
- La oartie latérale de cesfibres va former
une lamelle fibreuse dite bandelette ilio-pubienne.
passederrière le muscle grand oblique correspondant et se termine sur la ligne blanche
- La partie médiale se termine sur l'épine du pubis (pilier latéral )'
Certaines fibres avant d'atteindre cè point osseux s'infléchissent
pour,se terminer sur Ia crête
une lame fibreuse triangulaire
: appelée ligament_de
: celui-ci
pectinéale
formant
_Gimbernat_
I'arcade crurale
àomble l'angle formé par le bord antérieur de I'os coxal et l'extrémité médiale de
Insertioh
pubienne
: Par un faisceaude fibrcs qui délimite le bord médial de I'orihce exterhe inguinal, il
l'épine, l'angle et la crête clu pubis du côté opposéen croisanl lesmusclesgrand drort,
se termine sur
pyramidal et la ligne médiane.
Action :
Quand il prendappui ssr le bassin,
sion opposéeau sensde Ja contraction.
il abaisseles côteset imprime à la colonne vcrtébrale une tor-
o
qqand il
prend appui sur le thorax, il soulève Ie bassin,
iaction
.
des deux musgles grands obliques se traduit par la llexion du tronc en
i
ri-rltr.rêe
avant.
SUPEBIEUR VUELATERALESCHEMATIOUE DU TRONCMONTRANTLES ZONESD'INSERTIONDU MUSCLEPETITOBLIOUE
SUPEBIEUR
VUELATERALESCHEMATIOUE
DU TRONCMONTRANTLES
ZONESD'INSERTIONDU
MUSCLEPETITOBLIOUE
insertionsurl'aponévrose
d'insertion
Postérieure
POSTERIEUR.\
INFERIEUR

VUE LATERALESCHEMATIOUE DU TRONCMONTRANTLES ZONESD'INSERTIONDU MUSCLETRANSVERSE

LESPAROISABDOMINALES 53 b) Le rnuscle petit oblique : C'est le muscleintermédiairedes muscleslargesde
LESPAROISABDOMINALES
53
b) Le rnuscle petit oblique :
C'est le muscleintermédiairedes muscleslargesde l'abdomen. A l'opposédu précédent,ses
insertionssefont de basen haut selonla directionde sèsfibres.
Son origineen bass'étaled'avant en arrièresur :
o
le tierslatéralde l'arcade crurale,
r
les deux tiers antérieurs de la crête iliaque,
r et la faceprofondedel'aponévroselombaire ou aponëvrosedu musçlegranddorsal.De cette
originelesfibresvont s'étalerpour seterminersuruneligneallantdesdernièrescôtesaupubis.
Les trois dernièrescôtesvont recevoirlç fibres postérieures.
Les fibres moyennesvont constituerune aponévrosede terminaison.Le long'du bord latéraldu
musclegrand droit cette"aponévrosedu musclepetit oblique" sediviseen deux feuillets:
un feuilletantérieurqui rejointl'aponévrosedu musclegrand oblique, enavantdu musclegrand
drort,et un feuilletpostérieurqui seréunit à I'aponévrùe du muscletransverse,en arrière du
musclegrand droit.
Les deux tèuillets se rejoignent ensuite et s'entrecroisent avec leurs homologues du côté opposé
sur la .lignemédiane formant ainsi la ligne blanche.
-
Les fibres inférieures forment le bord inférieur du muscle petit oblique qui contourne les élé-
ments du canal inguinal en passantau-dessuspuis en,dedanset en arrière d'eux, pour seterminer
sur le pubis, s'insérant sur la crête pectinéale, l'arcade crurale par l'intermédiaire du ligament de
Gimbernat et sur l'épine du pubis.
Action
:
ll a la même action que le grand oblique, sauf pour la colonne vertébrale, le mouvement de rotation
qu'il lui imprime est dans le même sensque la contraction d'où la notion de muscle antagonistedu grand
oblique.
\
c)
Le muscle cremaster :
Muscle du cordon spermatique,il est formé par deux làisceaux :
-
Le faisceaulatéral s'insère sur l'arcade crurale, se confondant avecles fibres d'origine du muscle
petit oblique ; il parcourt le bord antéro-latéral du cordon spermatique jusqu'au testicule.
-
Le faisceaumédialrd'aspect fibreux s'attache sur le pubis et chemine le long du bord médial du
cordon où il se réunit au faisceaulatéral.
d)
Le muscle transverse :
Comme son nom l'indique il est tendu d'avant en arrière. Son corps charnu est interfosé entre
deux aponévrosesd'insertion ; c'est le muscle le plus profond de la paroi antéro-latérale.
-
Les insertions postérieures se font :
o
En haut, sur la face médiale du cartilage des six dernières côtes par des digitations qui
s'engrènent avec cellesdu muscle diaphragme,
.
en bas, sur la moitié antérieure de la lèvre médiale de la crêteiliaque et sur la moitié latérale de
l'arcade
crurale,
o I 'insertion
moyenne se fait par une large aponévrose sur les cinq apophysescostiformes des
vertèbres lombaires.
-
Le corps charmr,triangulaire à baseantérieure,secontinue en avant par une aponévrose.Celle-ci
va contribuer
à former :
o d'abord la gaine du muscle grand droit en passanten arrière de ce muscle dans sesdeux tiers
supérieurs, et en avant de.lui, dans le tiers restant,
r la ligne blanche en s'entrecroisant avec l'aponévrose du côté opposé.
o Ires fibres inférieuresse terminent aux mêmes points que cellesdu muscle petit oblique formant
r le tendon conjoint.
Action :
Son action sefait sur le contenu abdominal et ne seconçoit qu'avec son homologue. Leur contrac-
tion augmente la pression intra-abdominale et comprime les organes contre la colonne vertébrale.
leuillet postériêur granddroil mêmmaireinterno antérieur ;;;fi;;\ tissusous-cutané aponevroseou -a
leuillet postériêur
granddroil
mêmmaireinterno
antérieur
;;;fi;;\
tissusous-cutané
aponevroseou
-a
grandoblique
J-1
\
COUPETRANSVERSALESUS-OMBILICALEDE LA PAROIABDOMINALEANTERIEURE
granddroit

COUPE TRANSVERSALE SOUS-OMBILICALE DE LA PAROIABDOMINALE ANTERIEURE

LESPAROISABDOMINALES ca) C. L'apon6vrose de la paroi abdominale antérieure.
LESPAROISABDOMINALES
ca)
C. L'apon6vrose de la paroi abdominale antérieure.
Les muscleslargesde l'abdomen seterminent çhacun en avant par une aponévrosedite aponé- vrosed'insertion. La
Les muscleslargesde l'abdomen seterminent çhacun en avant par une aponévrosedite aponé-
vrosed'insertion.
La transitionentrele corpscharnuet cetteaponévroseestparticulièrepour chacun,maislesrtloisforment
une bandeaponévrotiquesur le flanc latéraldu musclegrand droit,c'estIe sillon latéral du
Cesaponévrosesserépartissenten avantet en arrièredu musclegranddroit formantla gaine où estlogé
ce muscre.
Elles se rejoignent et s'entrecroisentsur la ligne médiane,deI'appendice xiphoïde au pubis,formant un
raphétendineux: la ligne blanche. D'autre part, cesmusclessontenveloppésdansunefine aponévrose
de revêtementqui seconfonden avantaveccelled'insertiondéjàdécritemaisqui prendtoutesonimpor-
tance sur la face profonde de la paroi : c'est le fascia transversalis.
'
1. Le fascia transversalis :-
C'est une aponévrosede revêtementsousforme de lame celluleuse,interposéeentre le péritoine
pariétalet l'aponévrosedu muscletransverse.En vérité elle tapissel'ensemblede.la paroi abdominale
profondemaiselleestépaisseet prendla consistanced'une lame fibreusedansla régionsous-ombilicale
surtoutà partir de l'arcadede Douglas;le fasciaestrenforcépar une bandelettefrbreusetenduejusqu'à
l'arcadecrurale.Le tiersinférieurdesontrajetdêcrituneconcavitédirigéeversle haut délimitantainsile
bord
interne de l'orifrce inguinal profond et formant ensuite la paroi postérieure du canal inguinal.
'
2. La gaine du muscle grand droit
:
C'est une enveloppeconstituéepar lesaponévrosesd'insertiondesmuscleslargesde l'abdomen.
Cettegaineestcontinuesur la faceantérieuredu granddroit, èntresesdeux insertions.Mais en arrière
elles'interrompt à la jonction destiersinférieuret moyende cemusclequi semblesortir d'une bouton-
nière fibreuse et ne rester revêtu sur cette partie inférieure que par le fascia transversalis.
En effet il a été déjà décrit que le petit oblique setermine en avant sur le bord externedu grand droit par
deux feuillets aponévrotiques i
- l'antérieurrejointI'aponévrosed'insertiondu grandobliqueet seterminenttouslesdeuxsurla ligne
blanche;
- le postérieurrejoint l'aponévrosed'insertion du transversedansles deux tiers supérieursdu grand
droit et seterminentensemblesur la ligne blancheen décrivantune arcadesur cettefacedu muscle,
tandis qu'au tiers inférieur.,pour gagnercettemême ligne,lesdeux aponévrosesdeviennentanté-
rieures.
3. L'arcade de Douglas :
C'est cetteligne arciforme à concavitéinférieure,tenduede la ligne blancheau bord du grand droit./
qui interrompt la gainede celui-cisur safacepostérieure.
La ligne blancheconstituesonpilier int€rne et le ligamentde Hasselbacksonpilier ext€rne.
4. La ligne blanche :
Lesaponévrosesd'insertiondesmuscleslargesserejoignentsurla lignemédianeet s'entrecroisent
aveccellesdesmusclesdu côtéopposÉ-,
Ceci constituela ligne blanchequi correspondau bord médial desmusclesgrands droits et au sillon
médiandu ventre.Elle esttenduede I'apophysexiphoïdeau pubiset centréepar I'ombilic qui la partage '
en deux parties:
- Sus-ombilicale,large,sousformed'une bandetendineuseet qui descendun peuplusbasquel'ombilic;
- une autre sous-ombilicaletrèsétroitemais dense.
La zonede faiblesseoù surviennentleshernies,estla partie haute de la-ligneblancheet surtoutla
régionpéri-ombilicale.
SUPERIEUR cordondelaveine fasciaombilical POSTERIEUR INFERIEUR COUPESAGITTALEDELA PAROIABDOMINALEMONTRANTLA
SUPERIEUR
cordondelaveine
fasciaombilical
POSTERIEUR
INFERIEUR
COUPESAGITTALEDELA PAROIABDOMINALEMONTRANTLA CONSTITUTIONDELA
REGIONOMBILICALE
LESPAROISABDOMINALES 5t
LESPAROISABDOMINALES
5t
D. L'ornbilic L'ombilic ou nombril est une cicatrice de la vie fcetale.A ce stade en
D.
L'ornbilic
L'ombilic
ou nombril est une cicatrice de la vie fcetale.A ce stade en effet c'est un orifice par où
passentles éléments qui permettent les échangesentre la mère et son fcetus.
Ces élémentsseretrouvent atrophiés chezl'adulte,sur la faceprofonde de la paroi abdominale antérieure,
et comprennent:
- un élément digestif : diverticule de Meckel témoignant de la communication de I'intestin avecla
vésicule ombilicale,
- un élément urinaire : l'ouraque
- cntin des élémentsvasculaires: composésdune verne reliéeau foie parle figament rond, et deux
arteres reliéesà la vessiede pari ct d'autre de I'ouraque.
Après la naissanceet bien après la chute du cordon qui contenaiitces éléments, la cicatrisation se fait.
Diverses causesparfois gènent ou empêchent cette cicatrisation et c'est I'hernie ou omphalocèle congéni
tale.
De situation variable selonles sujets,mais en général à mi-hauteur de la ligne xiphepubienne, I'ombilic
se projette au niveau de la quatrième vertèbre lombaire et se trouve toujours plus bas que la ligne du
milieu du corps.
1. Configuration
:
L'ombilic
est une dépressioncutanée circulaire dont :
- le bord de sa circonférenceest saillant : c'est le bourrelet ombilical;
- le centre est mamelonné, la peau y est froncée : c'est le mamelon ombilical;
- enfin un sillon circulaire au fond de la dépression délimite le bourrelet du mamelon.
2. Structure
:
Entre la peau en avant et le péritoine en arrière la ligne blanche présente au niveau de l'ombilic
un
anneau le plus souvent sous forme d'une fente virtuelle : c'est l'anneau ombilical.
Il est renforcé en arrière par une lame fibreuserle fascia.ombilical"et de ses bords partent les cordons
vasculaireset I'ouraque.
Cette structure montre alors pourquoi l'ombilic est à juste titre une zone de faiblessede la paroi abdomi-
nale antérieure, où les hernies sont fréquentes.
piliermedial dumusclegrând postérieurdu muscle grândobliquedLrcdté opposê pilierpostêrreur
piliermedial dumusclegrând
postérieurdu muscle grândobliquedLrcdté opposê
pilierpostêrreur
orificesupedicielducênal
pilierlaIéra dumuscle grand
arcadecru
I
VUEANTERIEURE DE LA REGIONPUBIENNEMONTRANT
LATERMINAISONINGUINALEDUMUSCLEGRANDOBLIOUE
arcadede
muscletransverse
tendonconjoint
profonddu canalInguinal
ôrcadecrurale
t de Girnbernat
déférent
VUEPOSTERIEUREDELA REGIONPUBIENNEMONTRANTL'ORIFICE
PROFONDDUCANALINGUINAL
LESPAROISABDOMINALES RO E. Le canal inguinal A traversla paroi abdominalede la régioninguinalepassele
LESPAROISABDOMINALES
RO
E. Le canal inguinal
A traversla paroi abdominalede la régioninguinalepassele cordon,spermatique chez_l'homme
ou le liganent ronà .he, la femme.Dans ceitetraversée,li paroi
n'a pasobéità la pousséede cesélé-
mentsq=uisortentdu
tronc pour s'attacherdansle casdu ligamentrond, qu serendreau scrotumpour
celuidu cordon.C 'est au contrairecesélémentsqui
ou ligamentairedela région,en
s'insinuantentrecesdifférêntesformationsdela région.Ce qui définitle
commeétantun passage"un trajet" que sefraiele cordonou le ligamentrond à travers
canaÏinguinal
lesformàtionsqui
constituentla paroi abdominaleinguinale.
Il estsituéa.,-dèrsrrsdel'arcadeirurale, aveclaquelleil fait un angleouvert en dehorsen s'étendantde
selonun trajetobliquede dehors_en
l,épinedu pubis à la verticalepassantpar -Ce le miliéu de cettearcade ,
que les deux orificesde ce canalserontI'un profond et
dedanset d'arrière en avant.
qui i"plique
-soni
antérieure,
postérieure,pupérieureet inférieure
I'autre super{iciel,et que sesquatreparôis
1. Les orifices du canal inguinal
:
a) Orifice Profond ou Postérieur :
accompagnele cordonenI'enve-
A ceniveaurlefasciatransversalisprésente,uneinvaginationqui
loppant. Le'bord médialde cetorificeestà signaler.Il
estreprésentépar le botd latéraldel'anse
du iigarnentdeHasselbackqui esttranchantei
peutêtrecaused'étranglqmenthernier.(Il répond
à la Iossetteinguinalelatéràledu péritoioeprofondementet seprojetteau-dessuset un peu en
dedansdu milieu de l'arcadecrurale).
b)
'
Orifice superficiel ou antérieur
Juste au-dèssusde l'épine du pubisrcetorifice
:
triangulaireà basemédiale,.estdélimité par les
sur la région pubienne; le pilier latéralforme le
qrri te-rminentll muscle-grarid oblique
iilie.s
bord latéraf
le pilier médial, le bord médial,
Ie pilier postérieurou ligamentde Colles,endedans,
enhn le so*rnet de ce
triangleestoccupépar desfibresarciformestenduesentrelesorigines
desoiliers médiauxet latérauxdonnantà l'orifice un aspectovalaire' '
2.
Les parois
du canal inguinal
:
- Paroi antérieure : représentéepar l'aponévrose du grand oblique et bien entendu les téguments
antérieurs de la région
inguinale.
- Paroi inférieure
:-constiùée par I'arcade crurale. Sachant que celle-ci, par la façon dont se ter-
mine le pilier latéral du grand oblique, forme une véritable gouttière'
- paroi pôstérieure : form?e par le téndon conjoint, qui termine le petit oblique et transverse, en
dedansretpar le fascia transversalisen dehors.
Cette paroi est renforcée de chaque côté par les ligaments de la région'
*
Le
ligament
de Hasselbackren dehors,
*
Les ligaments
dê Henlé et de Giirlbernat
en dedans'
- Paroi supérieure:
constituée par la partie inférieure et'charnue du muscle petit oblique et du
couvre la portion initialè du canal puis secontinue par le tendon conjoint d'abord
transversi. Elle
en dedans puis en arrière (à la manière d'une hélice aplatie)'

ont respectéla constitutiontendineuse,aponévrotique

mammaireinterne

VUEANTERIEUREDE L'ABDOMENMONTRANTLA DISPOSITION DESARTERESA TRAVERSLEMUSCTEGRANDDROIT
VUEANTERIEUREDE L'ABDOMENMONTRANTLA DISPOSITION
DESARTERESA TRAVERSLEMUSCTEGRANDDROIT

nerfintercostal

LESPAROISABDOMINALES 61 F. Vascularisation, innervation antérieure et latérale et drainage lymphatique des parois
LESPAROISABDOMINALES
61
F. Vascularisation, innervation
antérieure et latérale
et drainage
lymphatique
des parois
abdominales
1. Lesartères:
La vascularisation artérielle des parois antérieure et latérale de l'abdomen est très riche.Ce qui
permet les nombreuses incisions et les multiples voies d'abord des différents organes qu'elles couvrent.
Les artères assurant cette vascularisation peuvent être diviséesen trois catéeories :
- cellesqui descendentdu thorax,
- les artères qui montent de la région inguino-crurale,
- et cnfin celles,transversales,qui parcourenl la paroi en ceinture.
[] va de soi que cêsdifférentsgioupescontractentplusieursanastomosesconsliluantparfoisune véritable
voie de suppléanceen cas de sténoseou thrombose de l'aorte.
a) L'artère mammaire interne,
représentéepar
sabrancheterminale médiale,
chemineder-
rière le grand droit homologueà l'intérieur de sa gaine.Au niveau de la région ombilicaleelle
s'anaslomoseavecI'artèreépigasrrique.
b)
L'artère épigastrique naît du flanc médial de l'artère iliaque externejuste au-dessusde l'arcade
crurale. Puis elle se porte en haut et en dedans dans l'épaisseur du fascia transversalis jusqu'à
I'arcade de Douglas où elle pénètre dans la gaine du grand droit. Eniin elle se termine en
s'anastomosant avec l'artère mammàire interne.
I)ans son trajet, elle décrit deux segments :
-
l'un initial, concaverqui passeen bas et en arrière des éléments du canal inguinal,
-
le deuxième, ascendant.;usqu'àl'arcade du Douglas et qui soulèvele péritoine délimitant les fos-
settesinguinales latérale et moyenne.
Les collatéralesde cette artère sont à partir de son orisine :
-
l'artère funiculairequi accompagnelei élémenrsdu cÀal inguinaf
-
une branche anastomotique avec un rameau de l'artère obturatrice.,
-
un rameau pour la région pubienne,
-
enlin des branchesmusculaires.
c)
L'artère sous-cutanée abdorninale :
Destinée aux téguments de la paroi, elle naît de l'artère fémorale commune et monte dans
I'espace sous-cutané jusqu'au niveau de 1'ombilic.
d)
L'artère circonflexe iliaque naît du côté latéral de I'artère iliaque externe : elle chemine en
arrière de l'arcade crurale jusqu'à l'épine iliaque antérieure et supérieure. A ce niveau elle se
termine en deux branches :
-
l'une destinée à la paroi abdominale;
-
l'autre longera la lèvre interne de la crête iliaque tout en donnant des rameaux,
vers le haut,pour la paroi,
vers le bas,pour le muscle iliaque.
Elle se termrne enfin en s'anastomosant avec I'artère ilio-lombaire.
e)
Les artères lonbaires
:
Au
nombre
de cinq,elles naissent de l'aorte
sauf la dernière qui
provient
de l'artère
sacrée
moyenne.
Chaque artère, en passantdevant le flanc de la vertèbre correspondante,puis derrière les arcades
d'insertion du muscle psoas, atteint le trou de conjugaison. A ce niveau elle se termine en deux
branches :
postérieure ou dorso-spinalepour la moelle épinière, le rachis et les muscles spinaux,
et antérieure qui est destinée aux muscles larges de l'abdomen.
2. Les veines :
Elles sont satellitesdes artères et conversent vers les troncs veineux suivants :
- Les troncs brachio-céphaliques pour les-veinesmammaires internes,,
- la
'iliaque veine çave inférieure pour les lombaires,
-
externe pour le reste sauf pour la veine sous-cutanéeabdominale qui se draine dans la
veine saphène interne.
Au niveau de la paroi abdominale antérieure,surtout dans la région ombilicale, existe une anastomose
entre le systèmeporte du foie et la veine cave inférieure. En effet dans le cordon frbreux, reliquat de la
I
veine ombilicale, il existedesveinesperméablesqui serendent au foie, ce sont lesveinespara-ombilicales.
brancheanlérieure- desnerfsintercostaux muscle grand douzièmenert postèrieurdela gaine dumuscle granddroit nerf
brancheanlérieure-
desnerfsintercostaux
muscle grand
douzièmenert
postèrieurdela gaine
dumuscle granddroit
nerf Petit abdomino_genltal
ligne

VUEANTERIEUREDE L'ABDOMENMONTRANTLESNERFSDE LA PAROIABDOMINALE ANTERIEURE

LESPAROISABDOMINALES 63 3. Les nerfs : Les nerfs de la région sont représentéspar deux groupes
LESPAROISABDOMINALES
63
3.
Les nerfs :
Les nerfs de la région sont représentéspar deux groupes :
- les intercostaux
- et les abdomino-génitaux.
a)
Les nerfs
intercostaux
:
Ce sont les sept derniers nerfs qui participent à l'innervation
des parois de I'abdomen.
-
Les sixième et septième d'une façon partielle en envoyant quelques rameaux à la partie supérieure
des muscles grand droit et grand oblique.
-
C'est surtout les quatre suivants, c'est-à-dire leshuitième,
neuvième, dixième et onzième qui une
fois à la faceantérieure du thorax, traversent lesinsertions costalesdu diaphragme.Ils abordent la
paroi antérieure de l'abdomen,cheminent entre les muscles petit oblique et transverse jusqu'à
I'intérieur de la gaine du grand droit. Là, ils seramifient
en plusieurs branches :
o
Musculaire (pour le grand droit)
o
sensitives (l'une interne,l'autre externe)
o
anastomotique avec le côté opposé.
-
Le douzième nerf intercostall il ne se distingue des quatre derniers que par:
o
son abord abdominal en perforant le muscle transverse après son trajet sousla douzièrne côte,
.
et son rameau perforant latéral qui descend en sous-cutané le long du flanc jusqu'à la partie
supérieure de la fesse.
b)
Les nerfs abdomino.génitaux
Au nombre de deux un petit et un grand, ils se caractérisentpar les mêmes origines, les mêmes
:
rapports et aussi Ia même terminaison.
-
Le grand nerf abdomino-génital :
Il naît du premier nerf lombaire et aborde la paroi abdominale en perforant lui aussi le muscle
transversemais au-dessousdu douzième espaceintercostal. 11chemine ensuite entre ce muscle et
le petit oblique jusqu'à l'épine iliaque antérieure et supérieure où il se termine en deux branches
.
L'une abdominale qui rejoint la gaine du muscle grand droit et se comporte comme un nerf
intercostal;
.
I'autre génitale
traverse le muscle petit oblique puis la région inguinale
dans le canal en avant
desélémentsdu cordon. Elle setermine à la surfacedu pubis et du scrotum ou des grandeslèvres.
-
Le petit nerf abdomino-génital :
Se décrit comme le grand au-dessus duquel il chemine et avec lequel il peut fusionner surtout
dans sa partie terminale.
Cependant sa branche terminale abdominale ne va pas jusqu'à la gaine du muscle grand droit.
4.
Les lymphatiques
Les lymphatiques
:
de la paroi antérieure de l'abdomen
peuvent être répartis selon trois étages dans
le tronc:
- Le groupe thoracique du territoire de I'artère mammaire interne donc profond et aussi superfi-
ciel se drainant dans le creux axillaire,
- le groupe moyen correspondant aux artères lombaires qui se rend à la chaine ganglionnaire
latéro-aorrique,
- et le groupe inférieur
avec un groupe prolond
correspondant à I'artère iliaque externe et un
groupe superficiel pour les ganglions inguinaux.
I I rl I I' l' -1 I I -t l. ù NO .t' i
I
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LESPAROISABDOMINALES b5 IV. I.APAROIABDOMINALEPOSTERIEUREOUDOS
LESPAROISABDOMINALES
b5
IV. I.APAROIABDOMINALEPOSTERIEUREOUDOS
A. Anatomie de surface La paroi abdominale postéricure constitue avec celle du thorax en haut
A. Anatomie de surface
La paroi abdominale postéricure constitue avec celle du thorax en haut et du bassin en bas ce
qu'on appelle le dos ou paroi postérieure du tronc. Cette dernière s'étend de la base de la nuque à la
limite supérieure des deux régions fessières;elle peut être subdivisée :
- d'abord en deux parties symétriques droite et gauche, par la ligne des épineusesconstituéepar
I'ensemble des apophysesépineusesdes vertèbres. Ces apophysessont des repèresosseuxpalpa-
bles sous la peau; celle de la septième vertèbre cervicale est la plus proéminente.
- ensuiteen deux partiesprincipales:
1. Une partie
supérieure,
thoracique
qui comporte l'omoplate,
élément postérieur de la ceinture
scapulaire. Les repères osseuxde cette région sorit représentéspar les éléments de l'omoplate :
o
la lignejoignant les acrornions et passantpar l'apophyse épineusede la septièmevertèbre cervi-
cale, constitue la lirnite supérieure de la région
o
la ligne joignant lespointes desomoplates,passantpar l'apophyse épineusede la septièmevertèbre
dorsale, ligne bi-angulo-scapulaire, constitue la limite inférieure de la région thoracique.
2. Une partie inférieure ou lombaire, de p4rt et d'autre de la colonne lombaire, s'étend latéralement
jusqu'au flanc. Sa limite supérieure correspond à la douzième côte. En bas,salimite se définit par :
- la ligne horizonlale joignant les deux épines iliaques postéro-supérieures et passant par
1'apophyseépineuse de la deuxième pièce sacrée puis les crêtes iliaques de chaque côté.
- la lignejoignant lesdeux crêtesiliaques passantpar l'apophyse épineuse de Ia quatrième vertèbre
lombaire. Elle constitue le niveau de la ponction lombaire
SUPERIEUR mUsclegrand grandoblique deJ. L. Petit INFERIEUR VUEPOSTERIEUREMONTRANTLEPLANMUSCUIAIRESUPERFICIELDEIA
SUPERIEUR
mUsclegrand
grandoblique
deJ. L. Petit
INFERIEUR
VUEPOSTERIEUREMONTRANTLEPLANMUSCUIAIRESUPERFICIELDEIA REGIONLOMBAIRE
LESPAROISABDOMINALES o/ B. Constitution musculaire de la paroi abdominale postérieure Les musclesde la paroi
LESPAROISABDOMINALES
o/
B. Constitution musculaire de la paroi abdominale postérieure
Les musclesde la paroi abdominale postérieure sont disposésen quatre groupes musculaires allant
du plan sous-cutané jusqu'en avant du squelette de la région.
1. Le groupe
musculaire
superficiel:
a)
Le muscle grand
dorsal
:
Large et aplati, il a une forme triangulaire à basemédiale et recouvre toute la partie inférieure du
dos. Son insertion latérale, constituant son sommet, se fait sur l'humérus.
Les insertions du muscle erand dorsal se font sur :
- la colonne vertébrale à pàrtir de la sixième vertèbre dorsale par l'intermédiaire des apophyses
épineuseset des ligaments inter-épineux correspondants,
- la crête sacrée postérieure,
- le tiers postérieur de la lèvre latérale de la crête iliaque.
De ces diflérentes origines se détache une lame aponévrotique qui prend toute son importance
dans la région lombaire. C'est I'aponévrose lombo-sacrée du muscle grand dorsal.
- Dans sapartie supérieure le muscle grand dorsal s'attache sur la facelatérale avecle muscle grand
oblique des 4 dernières côtes.
De cette longue et étendue insertion, les fibres musculaires de plus en plus épaisses,vont se
ramasseren direction du creux de l'aisselle,en un tendon aplati. Le muscle se termine au fond de
la gouttière bicipitale de l'humérus, entre la lèvre médiale où se termine le muscle srand rond, et
la lèvre latérale où s'attache le muscle grand pectoral.
Action:
- Quand le bas du muscle grand dorsal forme le point fixe, il eit adducteur et rotateur médial du
Dras.
- Quand l'attache humérale est le point fixe; le muscle grand dorsal soulèvele tronc.
SUPERIEUR postérieur etinférieur douzièmecôte MEDIAL INFERIEUR VUEPOSTERIEUREMONTRANTLEPLANMUSCULAIREMOYENDELA
SUPERIEUR
postérieur etinférieur
douzièmecôte
MEDIAL
INFERIEUR
VUEPOSTERIEUREMONTRANTLEPLANMUSCULAIREMOYENDELA REGIONLOMBAIRE

deGrynfeltt

LESPAROISABDOMINALES 69 b) Le muscle petit dentelé postérieur et inférieur : C'est un muscle mince
LESPAROISABDOMINALES
69
b)
Le muscle petit dentelé postérieur et inférieur :
C'est un muscle mince ei plat qui s'insère par une lame aponévrotique sur les apophysesépi-
neusesdesdeux dernières vertèbres dorsalespuis destrois premières lombaires et sur les liga-
m€nts surépineux correspondants. Cette aponévrosed'insertion est confondue avec celle du
muscle grand dorsai, l' aponévroÉÉlombo-sacrée.
En dehoisle musclepetifdentelé inférieur setermine par quatre digitations sur 1afacelatéraledes
quatie dernières côæs.
Action
'Le musclepetit dentelépostérieur et inférieur abaisseles dernièrescôtesen prenant appul sur son
:
I
insertion v-ertébrale.C'est un muscle expirateur.
J
SUPERIEUR longdorsal sacro-lombaire muscletrânsversaireéprneux muscleinterépineux IVIEDIAL LATERAL INFERIEUR
SUPERIEUR
longdorsal
sacro-lombaire
muscletrânsversaireéprneux
muscleinterépineux
IVIEDIAL
LATERAL
INFERIEUR
VUE POSTERIEUREMONTRANTLES MUSCLESSPINAUXCONSTITUANTLE PLAN
MUSCULAIREPROFONDDE LA REGIONLOMBAIRE
LESPAROISABDOMINALES 71 2. Le groupe musculaire moyen : Ce groupeestconstituépar lesmusclesspinaux qui
LESPAROISABDOMINALES
71
2. Le groupe musculaire moyen :
Ce groupeestconstituépar
lesmusclesspinaux qui remplissentlesgouttièresvertébralesdepart
et d,autre àe li
ligne desépineuses.Ils occupentdonc le plan profond de la paroi du dos.
Lesmusclesont une origine inférieurecommunesousforme d'une massemusculaire: la massecom-
mune,
o
Ils s'étendenttout au long de la région dorsale.
o
Par leur action,ilsjoueniun
rôle tiès important dansla statiquedu tronc et dansla marche.
a)
Le muscle ilio-costal ou rnusclç sacro-lombaire
C'est le musclele plus latéral ;
son origine est représentéepar la massecommune. Celle-ciest
recouvertesur safaceporié.ieurepar
une lame tendineusetrèsépaissequi s'attachesur :
- la crête iliaque et l'épine iliaque postérieuree! supérieure,
- la tubérositéiliaque,
- la crête sacrée,
- lesapophysesépineusesdestrois ou quatre dernièresvertèbreslombaires. De cettemasselesfilres se
plusieuri faisceauxqui s'insèrentsur le bord inférieurdessix dernières
portentèn-deirorsêt en haut en
côtes.
b) Le rnuscle long dorsal :
Interposéeitre lesmusclesilio-costalet transversaire,il s'étendde la massecommune jusqu'à la
deuxième côte par deux sortesde faisceaux:
-
le faisceaulatéral ou costal se termine à deux niveaux,
o
lombaire, sur le bord inférieurdesapophysestransverses,
o
dorsal, sur le bord inférieur descôtesen dedansde l'angle costalpostérieur.
-Les
faisceauxmédiauxseterminent sur lestuberculesaccessoiresdesvertèbreslombaires,et sur les
apophysestransversebdesvertèbrèsdorsales.
c) Le muscle transversaire épineux :
Il occupela gouttièrevèrtébraleappliqué
contre1alamevertébraleentrelesapophysesépineuses
et transversesdesvértebres.Les musclesilio-costal,long dorsalet épi-épineuxle recouvrentpar l'inter-
médiaired'un intersticecelluleux.Il a un aspectfasciculéet s'étenddu sacrumà l'a-xispar 23 faisceaux
étagésà la manièredestuilesd'un toit.
Chàquefaisceauestconstituépar quatre fasciculesprenant sonpoint frxe sur l'apophysetransverse
- Diux fasciculessont à destinéeépineuse: le long et court épineux.L'un setermine sur I'apophyse
épineusedela quatrièmevertèbreau-dessusdu point fixe,'l'autresur celledela troisième,sous-jacente,
à partir du même point frxe.
-Les
deux autresfasciculessont à destinéelamellaire':le long et le court lamellaires.
L'un sefixe sur la lamede la deuxièmevertèbreau-dessuset l'autre sur celledela vertèbredu point
fixe.
d) Le muscle épi-épineux
:
C'est un
muscletendu entrelesapophysesépineusesde la colonnedorso-lombaire.Il occupeIa
gouttière vertébraleen seplaçant en dedansdu muscle long dorsal et en arrière du muscle transversaire.
Sonoriginesefait surlesapophysesépineusesdesdeuxdernièresvertèbresdorsaleset desdeuxpremières
vertèbrèslombaires.Sesfaisceauxseportent enhaut, pour setermineren généra1par huit fasciculessur
lesapophysesépineusesdeshuit premièresvertèbresdorsales.
e) Les musclesinterépineux
:
Ce sont despetitsmusclesqui occupentl'espaceinterépineux commeleur nom l'indique. Au
nombre de deux danschaqueespace,ils sont tendusde part et d'autre du ligament interépineux
entredeux apophysesépineuses.Ils ne setrouvent que danslesrégionscervicaleet lombaire.
et
SUPERIEUR musclecârrédeslomt (faisceau iliocostal) LATERAL INFERIEUR VUE
SUPERIEUR
musclecârrédeslomt
(faisceau iliocostal)
LATERAL
INFERIEUR
VUE ANTERIEUREMONTRANTLESFAISCEAUXCONSTITUANTLE MUSCLECARRE
DESLOMBESETLEURZONED'INSERTION

latsceauxcosto-trânsvetsaires

LESPAROISABDOMINALES 73
LESPAROISABDOMINALES
73
3. Le groupe rnusculaire profond : Cette couche est constituéepar les musclesqui se trouvent dans
3.
Le groupe
rnusculaire
profond
:
Cette couche est constituéepar les musclesqui se trouvent dans le plan du squelettedu dos, donc
dans la région lombaire.
Ce sont les muscles carré des lombes et inter-transversaire
des lombes. Cette
couche contient aussi l'aponévrose d'insertion du muscle transverse de I'abdomen.
a) Le muscle carré
des lombes :
Ce muscle, de forme quadrilatère, est situé dans la région lombaire entre le plan du mirsclepsoas',
en avant,et l'aponévrose d'insertion du muscle transverse de l'abdomen, en arrière.
Il présente trois sortesde faisceaux disposésen deux plans :
[-rn plan antérieur
formé par deux faisceaux qui prennent leur origine sur la douzième côte.
r
I-e faisceau costo-transversaire s'étend comme son nom l'indique
de la douzième côte aux apophyses
transversesdes quatre premières vertèbres Iombaires.
o
Le faisceauilio-costal sedirige en bas et en dehors, à partir de la douzième côte, vers la lèvre médiale
de la crête iliaque et le ligament ilio-lombaire de l'articulation sacro-iliaque.
Lrn plan
postérieur
constitué par le faisceau ilio-transversaire
tendu de la crête iliaque et. du liga-
ment ilio-lombaire aux apophysescostiformes des trois dernières vertèbres lombaires.
b) Les muscles inter-transyersaires
des Iombes :
Comme les musclesinterépineux
ce sont de petits musclesoccupant l'espaceinter-transversaireet
tendus entre deux'apophyses costiformes au niveau de la nuque et des lombes; ils sont au nombre de
cinq de chaque côté.
Action :
Considérésdans leur ensemblêr1esmusclesdes groupes moyen et profond sont desmusclesextenseursde
la colonne vertébrale. Ce sont des antagonistesdesmusclesdespaiois abdominales antérieure et latérale.
Ils permettent le redressement du tronc en agissant sur son équilibre pendant la marche et la station
debout.
SUPERIEUR diêphragme -'aonique gaucne musclecafiédes GAUCHE dumusctepsoas INFERIEUR
SUPERIEUR
diêphragme
-'aonique
gaucne
musclecafiédes
GAUCHE
dumusctepsoas
INFERIEUR
VUEANTERIEUREMONTRANTLEPLANMUSCULAIREANTERIEURDEI.A REGIONLOMBAIRE
LESPAROISABDOMINALES 75 ' 4. Le groupe musculaire antérieur i Les musclesde cette couche représententle plan
LESPAROISABDOMINALES
75
'
4.
Le groupe
musculaire
antérieur
i
Les musclesde cette couche représententle plan antérieur de la paroi abdominale postérieure. Ce
sont lesmusclespsoasiliaque
et petit psoas.Le premier, le plus important/est constitué par deux muscles
d'origine distincte mais qui ont une même terminaison dans la région supérieurede la cuisseau niveau du
petit trochanter.
a) Le muscle psoas :
C'est un muscle allongé tendu entre la colonne lombaire
passant à travers I'anneau crural.
et la région supérieure de la cuisse en
-
Origine : le muscle psoas s'insère :
o
Par des lames tendineuses sur les disques intervertébraux
jusqu'à la cinquième lombaire. Puis, entre ces lames,
depuis la douzième vertèbre dorsale
o
par desarcadestendineusestendues chacunedu bord supérieur au bord inférieur d'un corps vertébral
correspondant. En regard de chaque corps vertébral I'insertion du psoas,'par l'intermédiaire
de ses
arcades,délimite un orifice ostéo-fibreux où passent les vaisseauxlombaires.
o
faisceaux "costoidaux
En arrière de cette origine principale. le psoàs s'insère aussi par des languettes charnues appelées
"
sur.la surface antérieure des apophysescostoïdes.
-
Terminaison :
De
ces insertions les frbres se ramassent en fuseau
se dirigent obliquement en bas et en dehors.
çt
Au niveau de la fosseiliaque interne le muscle psoasreçoit les fibres du muscle iliaque. Ils quittent
ensemblela cavité abdomino-pelvienne en glissantdans une gouttière du bord antérieur de l'bs coxal,
entre l'épine iliaque antéro-inférieure et l'éminence ilio-pectinée puis traversent l'ann.eau crurale en
avant de l'articulation coxo-fémorale. Ils se terminent par un solide tendon sur le petit trochanter.
b)
Le muscle petit
psoas :
Grêle et inconstant, ce muscle est tendu des corps vertébraux de la douzième vertèbre dorsaleet Ia
première vertèbre lombaire à la ligne innominée de l'os coxal où il se termine en éventail tout en croisant
en avant
le muscle psoas.
c) Le muscle iliaque
:
O'est un muscle large et triangulaire qui occupe la fosseiliaque interne. Il rejoint le muscle psoas
pour se terminer avec lui sur le petrt trocfianter du fémur.
sesinsertions se fbnt sur toute Ia longueur de la lèvre médiale de la crête iliaque en haut, les épines
iliaques antérieures, en avant, et l'aileron sacré, la moitié postérieure de la ligne innominéeret la
f,aceantérieure de l'articulation
sacro-iliaaue. 3n arrlère
Action
:
Quand le point fiye du muscle psoas iliaque se fait sur la colonne lombaire et le bassin, il est un
puissant fléchisseurde la cuisseet secondairementrotateur latéral du-membre inférieur. Quand le point
fixe se trouve sur le fémur, le muscle psoasiliaque est encore fléchisseurdu tronc: bassin et colonne ver-
r,ébrale.
C'est un muscle antagonistedes musclesspinaux dans l'équilibre et la statique du tronc lors de la Ynarche
et la station debout.
ligament lombo- âponévrose dumuscle APONEVRATIOUESDUMUSCLETRANSVERSE
ligament lombo-
âponévrose dumuscle
APONEVRATIOUESDUMUSCLETRANSVERSE

VUEPOSTERIEUREDUDOSMONTRANTLESFAISCEAUX

LESPAROISABDOMINALES 77 c. Les aponévroses et régionsparticulières de la paroi abdominale Postérieure 1. Les
LESPAROISABDOMINALES
77
c. Les aponévroses et régionsparticulières de la paroi abdominale Postérieure
1. Les aponévroses :
se retrouvent
groupéesdans
la région lombaire
Elles sont représentées par le-s
Les aponévroses
de la région, et donc disposéesselonlesdif-
d,insertion soit de reco.-u,rrÉment des-.,ri".
aponévrosessoit
férentsplans que forment ceux-ci
Le premier
aPonévrotique
:
a)
'
Plan
représente_l'.élé-
L,aionér,rosËa,irrâ.1*
àr.
fiuscle granddorsalou aponévrose ty-to;:o!1î"
la partie latérale de la région,
ment de recouvrement de la
région
l&nbaire. Elle déteimine dans
postérieur lciu mus"clegrand oblique et la crête iliaque' 1'espacetrran'gulaire
de
uv
te bord
.lean L,ouis Fetit-
ué en haut par l'insertion inférieure du muscle petit
nsertion du muscle petit oblique, et'en dehors par la
crête iliaque èn bas, l'espace de Grynfeltt'
,ecla
sversede l'abdomen, qui est renforcéedans sa partte
:ndu en éventail
sur la face postérieure de l'aponé-
ret des apophyses transversesdes deux premières ver-
Ô. ligament constitue avec le tendon du
à la face latérale de la douzième ôtË.
tèbres lombaires
muscletransverse,lapartiesupérieuredelaparoiantérieuredel,espacedeGrynfeltt.
rent de la face antérieure du muscle carré deslombes'
enforcement arciforme à convexité supérieure C'est
gament cintré
du diaPhragme'
grandoblique oetitdenleléoostérieuret inférieur psoas carrédoslombe I I I I I ( I I I espâcedeJ.L.
grandoblique
oetitdenleléoostérieuret inférieur
psoas
carrédoslombe
I
I
I
I
I
(
I
I
I
espâcedeJ.L.
VUE POSTERIEUREDE LA REGIONLOMBAIREMONTRANTLES
REGIONS PARTICULIERESDE LA
PAROI POSTERIEUREDE
L'ABDOMEN
LESPAROISABDOMINALES 79 2. Les régions particulières : a) La charnière lombo-sacrée : Elle correspond en
LESPAROISABDOMINALES
79
2.
Les régions particulières
:
a) La charnière lombo-sacrée :
Elle correspond en surface au bord latéral de la masse commune, de la douzième côte à la crête
iliaque. En profondeur elle correspond à la jorrction de l'aponévrose lombo-sacrée avec l'aponé-
vrose oostérieure du muscle transverse, par l'intermédiaire d'un tractus frbreux.
b) Le triângle
de Jean Louis
Petit
:
C'est un espacede la partie inférieure de la région lombaire. Il esttriangulaire à baseinférieure et
consritué pàr les éléments superfrcielsde la paroi postérieure du dos. Ce triangle est limité :
- en bas, par la crête iliaquel
- en avant, par le bord postérieur du muscle grand oblique'
- en arrière, par le bord latéral de l'aponévrose lombo-sacrée et le muscle grand dorsal.
C'est un point faible de la région par où peut se faire une hernie. Le plan antérieur de ceJespace
est représentépar le muscle petit oblique qui est suffrsament résistant.
c) L'espace de Grynfeltt :
Plus connu sous le nom de quadrilatère de Grynfeltt., il a une forme variable selon les sujetsrmais
en général c'est un losange qui s'étend de 1adouzièirre côte à la crête iliaque.
Les éléments qui le délimitent sont :
- en haut et en dedans, le bord inférieur
du muscle petit
dentelé postérieur
et inférieur,
- en haut et en dehors, la douzième côte,
- en dedans, le bord latéral de la massecommune,
- en dehors, le bord postérieur du muscle petit oblique.
En arrièrercet espace est recouvert par le plan musculaire
superficiel représenté par les muscles
grand oblique et grand dorsal.
En avantrc'estl'aponévrose du muscle transversede l'abdomen qui constitue son aire antérieure.
Cet espa;eest parcouru par desélémentsvasculo-nerveux intercostaux et présenteun point faible
de la paror.
SUPEBIEUR crntrédu diaPhragrne uscecarrédeslombes aponevroseou musce transverse----------i nerfs grênd et petit
SUPEBIEUR
crntrédu diaPhragrne
uscecarrédeslombes
aponevroseou musce transverse----------i
nerfs grênd et petit abdomi
LATERAL
VUEANTERIEURE DE LA PAROIABDOMINALEPOSTERIEURE
MONTRANTLA DISPOSITIONDESNERFSDE LA PAROI

MEDIAL

I I 81 LESPAROISABDOMINALES D. Vascularisation, innervation et drainage lymphatiqiie de la paroi postérieurede
I
I
81
LESPAROISABDOMINALES
D.
Vascularisation, innervation et drainage lymphatiqiie de la paroi postérieurede
'l'abdomen
Au niveaude la paroi postérieurerladispositionmétamériquedu tronc est:Gonservéèet retrouvée'
1.
Les artères:
Les artèresintercostales,en haut, et les artèreslombaires,enbas, sedivisentchacuneen deux
artère dorso-spinalesedistribuepar sa
branchesterminales,antérieureet postérieure.Cettedernière,ou
branche doisale qui assure l'irrigatron
branchespinaleau canalrachidienet
soncontenu. C'est la
artèresintercostaleset lombairesproviennentdirectementde la face
d", ^rrr.Ë,
de la paroi du dos.Les
chaqueartèreprendle numéro et le nom de la vertèbredevantlaquelleelleche-
p.r,eri."."
de l'aËrte ;
mine.
2.
Les veines:
Ellessont satellitesdesartères
sontreprésentéspar lesveinesazygospour lesveinesintercostaleset la veine
Les troncsde confluence
cave inférieure
pour les veines lomba-ires.
, ils se drainent directement dans le canal thoracique'
3.
Pour les Iyrhphatiques
4.
Lesnerfs :
Ce sont les nerfs intercostaux et lombaires qui par leurs ranieaux postérieurs assurent l'innerva-
tion sensitivo-motrice de la paroi abdominale pôsté;ieure. l-Ine exception cependant pour les deux mus-
cles superficiels de la région :
qui est la onzième paire crânienne
1emuscle trapèze
le muscle grind
innervé par le nerf
spinal
;
au niveau du creux axillaire.
d.r
.u-"â.r*
d*
plexus brachial
dorsal ."çoit
COUPETRANSVERSALEDU DISOUEEMBRYONNAIRE c.\- \t
COUPETRANSVERSALEDU DISOUEEMBRYONNAIRE
c.\-
\t

COUPETRANSVERSALEDU DISOUEEMBRYONNAIRE

COUPESAGITTALED'UN EMBRYONDE OUATRESEMAINES

CHAPITRE2 I. A. Le systèmedigestif
CHAPITRE2
I.
A.
Le systèmedigestif

CONTENUDELABDOMEN: LETUBEDIGESTIF

RAPPEI.SURLEDEVELOPPEMENTDUSYSTEMEDIGESTIFETDUPERITOINE

1. L'origine tissulaire du tube {igestif , La formation du systèmedigestif débute très tôt, .
1. L'origine
tissulaire du tube {igestif
,
La formation du systèmedigestif débute très tôt,
.
à la fin de la deuxième semaine intra-utérine
i
grâce à la différencratronde lentobla$te.
A
la faceinférieuredu boutonembryonnaire,sedifférenciel'entoblaste.Celui-ciprolilèrepar ses
bords. It forme alorsune cavitéà I'intérieur du blastocyste,Ie lecithocèle(sac vetellinprimitil).
Au cours de la troisième semaine sedéveloppele troisième feuillet embryonnaire, le mésoblaste
intra-embryonnaire, constitué de trois zones :
-
rachidienne,
i
-
intermédiaire,
-
pariétale.
La zonepariétale
sesépareen deux lames : somatique et splanchnique. La lame mésoblastique
'
splanchniqueest accoléeà I'intestin primitif et composéede dcux couches:
- la couche entoblastique, qui donn'era l'épithélium de revêtement des organes et des glandes du
systèmedigestif,
- la couche nêoblastique, qui donnera la musculature et le tissu conjonctif.
Au coursdela quatrième semaine,l'embryon va passerdeI'étatd'un disqueembryonnaireenun
embryon grossièrementcylindrique. IJn étranglementse dessine; il isolel'intestin du sacvitellin à
r
l'exceptiondu canalvitellin, qui fait communiquerla lumièreintestinaleavecla cavitédu sacvitellin (ou
vésiculevitelline).
On distingue alors :
-
|
l'intestin antérieur,
-
l'intestin moyen,
-
l'intestin postérieur.
A
la fin de la quatrième semaine,l'embryon estenroulésur luimdme. Il a une taillede 4 mm.
Des coupes longitudinales pratiquées à ce stade, aident à comprendre :
-
la séparationde l'intestin primitif du sacvitellin,
l'étr;nglement entrece sai et le restedu fcetus,
son isolement des structures extra-embryonnaires.
DOBSAL ébauche I 't \ I I I I CRANIAL post-cloacâl VENTRAL COUPESAGIfiALE EN VUE
DOBSAL
ébauche
I
't \
I
I
I
I
CRANIAL
post-cloacâl
VENTRAL
COUPESAGIfiALE EN VUE LATERALED'UN JEUNEEMBRYON
DORSAL
mésonéphros
mesentere
pâncréâtiquedorsale
ébauche pancréatique ventrale
Interne,ou coetome
lntra-embryonnaire,ou cavité
générale
mésentère
VENTRAL
COUPETRANSVERSALED'UNJEUNEEMBRYON

CAUDAL

CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 85
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
85
L'intestin antérieur donne : - Par sapartie crâniale, . les branchialesentoblastiquesd'où dériventla
L'intestin antérieur donne :
- Par sapartie crâniale,
.
les
branchialesentoblastiquesd'où dériventla caissedu tympan, la tromped'Eustache,
ioches
l'amygdalepalatine,lesglandesparathyroÏdes,le thymus, le corpsultimo-branchial ;
.
le plancher du pharynx (langue,thyroïde) ;
.
l'appareil respiratoire (trachée,bronches,poumons,alvéoles).
- Par sapartie caudale ;
.
l'æsophage ;
.
I'estomac ;
r
le duodénum (à l'exceptiondu segmentdistal) ;
.
le foie et la vésicule biliaire
;
'
le pancréas.
L'intestin moyen donne :
- le segmentdistaldu duodénum ;
- le jéjunum et I'iléon i
- le caecum et l'appendice ;
- le
colon ascendant ;
^
- les deux tiers proximaux du colon transverse,
L'intestin postérieur donne '
- le tiers distal du côlon transverse ;
- le côlon descendantl
- le sigmoide ;
- le rectum et
- la partie supérieuredu canal anal.
En allant d'avant en arrière, on note les principalesmodi{icationssurvenuesà la quatrième
semainede la vie embryonnaire:
a) La membrane pharyngienne est rompue. Cette région correspondra,chezl'adulte, à la zone de
transitionentre la cavitébuccaleet le pharynx.
b) En arrièrede cetteouverturebuccale,l'intestin antérieursedilatelatéralement,lesparoislatéralesse
creusentde diverticules:lespochesbranchialesentoblastiquesou pochespharyngiennesentodermi-
ques
c) Postérieurementet ventralementpar rapport au plancherdu pharynx, apparaîtun bourgeonépithé-
lial qui donneraI'arbre respirato*ire.
d)La dilatationqui fait suiteà l'cesophagecorrespondà l'estomac.
e) en arrièrede l'estomac,apparaissentlesébauchesdu foie et de la vésiculebiliaire.
L'ébauchehépatiquesedéveloppedansle septumtransverse.
t) L'ébauchedu pancréasestreprésentéepar :
- une ébauchedorsalequi donnerale corpset la queuedel'organe(richesenîlotsdeLange
rhans, endocrines),,
- deux ébauchesventrales,eaucheet droiteune de chaquecôtéde .l'ébauchehépatique,
qur donneront1a1êtedu pancreas.
g),\ l'extrémité postérieure,la memhrane cloacalepersisteplus longtempsque la membranepharyn-
qlenne.
DORSAL mésogasirô mésogastre ventral cavité cclelomique COUPESTRANSVERSALESD'UNJEUNEEMBRYON
DORSAL
mésogasirô
mésogastre ventral
cavité cclelomique
COUPESTRANSVERSALESD'UNJEUNEEMBRYON
MONTRANTL'EVOLUTIONDEL'ESTOMAC
CRANIAL
DORSAL
t
oorsal
VENTRAL
DORSAL
canal
pancréatique
l(
mésehtérique
GAUCHE
intestinaleprirnitive
I
I
mesogastre
VENTRAL
cavitédesépiploons
COUPETRANSVERSALED'UN JEUNEEMBRYON
MONTRANTt'EVOLUTION DE L'ESTOMAC
CAUDAL
COUPESAGITTALED'UNJEUNE
.MONTRANT LA DISPOSITIONDU
EMBRYON
DUODENUM
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 87 2. Le développement de l'intestin antérieur : a) Le développement de
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
87
2.
Le développement
de l'intestin
antérieur
:
a) Le développement
de I'cesophage :
L'cesophage se développe à partir du segment de f intestin antérieur qui s'étend de l'origine du
diverticule respiratoire à la dilatation fusiforme qui va constituer l'estomac. L'épithélium de l'cesophage
est tout d'abord prismatique simple, puis il se stratifie. Dès la dixième semaine,lescellulessuperficielles
deviênnent ciliées.Dès le iroisième màis,l'épithélium cilié est remplacé progressivementpai l'épithélium
pluristratifié aplati, de type buccal.
transformation d'un
type de cellule en un autre est une métaplasie. On ne sait pas exactement s'il
[La
i'agit d'une différenciation cellulaire avec une redifférenciation ultérieure ou d'une transformation
directe de la cellule originelle en un autre type cellulaire).
b) Le développement
de I'estomac
:
L'estomac apparaît à la {in de la quatrième semaine. sousforme d'une dilatation fusiforme, reliée
le mésogastre dorsal et le mésogastre ventral.
aux parois dorsale éi,rentrale
par des r"pli,
dtr péritoine,
La portion de l'estomac change au cours du développement selon trois phases :
.
il y a une croissance assymétrique apparaissant comme une rotation de I'estomac sur son propre axe;
.
par rapport au plan sagittal de l'embryon, l'estomac devient de plus en plus oblique;
o
il se place en direction caudale.
c) Le développement
du duodénum:
Ce segment du tube digestif est formé par la partie terminale de l'intestin antérieur et la partie
crâniale.de l'intestin moyen. L'union de ces deux parties est située immédiatement en aval de I'origine
des bourgeons hépatique et pancréatiques.
et pivote
Par suite de la rotation de l'estomac, le duodénum prend l'aspect d'une anse en Ibrme de "U"
vers la droite.
Au cours du deuxième mois, la lumière du duodénum peut s'oblitérer de façon transitoire, mais norma-
lement elle se reperméabilise peu après.
mésentériquesupérieure VUESSCHEMATIOUESMONTRANTLESROTATIONSDE L'ANSEINTESTINALE c@lomrque postérieur
mésentériquesupérieure
VUESSCHEMATIOUESMONTRANTLESROTATIONSDE L'ANSEINTESTINALE
c@lomrque
postérieur {précloacal)
périnéâl
membranecloacale
intestinpostérieur
uro-génitâl
.- éperonpérinéal
/
{seprumuro-gënttat/
t
/'
I
t
membrane
I
î
membraneuro-génitô[e---l
t-
-
-,
'
COUPESSAGITTALESDE LA REGIONINTESTINALEPOSTERIEURE
MONTRANT SON EVOLUTION
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 89 3. Le développement de I'intestin moyen : L'inrestin moyen
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
89
3. Le développement de I'intestin
moyen :
L'inrestin moyen s'allonge rapidement d'oùr résulte la formation de l'anse intestinale primitive.
A son sommet, cette dernière communique avec le sac vitèllin par le canal vitellin (ou omphalomésen-
Lerrque,.
La branche crâniale de l'anse intestinale primitive donnera le segment distal du duodénum, Ie
et une partie de f iléon. La branche caudale donnera la partie inférieure de I'iléon, Ie caecum et
.jélunum
l'appéndice, le côlon ascendant et les deux tiers proximaux
du côlon transverse.
La jonction entre les segmentscaudal et crânial est reconnaissablechez l'adulte pour autant qu'il
persiste une partie du canal vitellin sous la forme d'un diverticule, le diverticule
de Meckel.
Les extrémités crâniale et caudale de l'anse intestinale primitive se fixent à la paroi abdominale
postérieure. La partie non Iixée poursuit son allongement ; le foie et les intestins se développant rapide-
ment, Ies ansesintestinales doivent pénétrer dans le ccelomeextra-embryonnaire du cordon ombilical,
làute de place dans la cavité abdominale; c'est la hernie ombilicale physiologique.
A partir de la dixième ou onzième semaine, par suite de la régressiondu mésonéphros, du ralen-
tissementde la croissancedu foie et de l'agrandissement de la cavité abdominale, les ansessituéesdans le
cordon réintègrent Ia cavité abdominale. La partie proximale
du jéjunum,
qui est la première à effectuer
sa réintégration, vient alors se placer dans Ia partie gauche de l'abdomen. Les ansessuivantes se placent
cnsuite à droite de cellesqui lesprécèdent. Le renflement caecal , petite dilatation conique, estle dernier à
etïèctuersa réintégration. Il seplaceprovisoirement dans le quadrant supérieur droit, au-dessousdu lobe
droit du foie. De là, il descendradans la fosseiliaque droite ; ainsi seforment le côlon ascendantet l'angle
hépatique du côlon.
Par ailleurs, l'anse intestinale primitive
effectue une rotation
autour d'un
axe représenté par
l'artère mésentérique supérieure et le canal vitellin.
4. Le développement de l'intestin
postérieur
:
L'intestin postérieur formera le tiers distal du côlon transverse,le côlon descendant, le sigmoTde,
le rectum et la partie supérieure du canal anal. Il participe aussi à la formation du sihus uro-génital.
L'intestin postérieur se termine par le cloaque. Celui-ci se continue à son extrémité crâniale avei
l'allântoïde
et à son extrémité caudale, avec I'intestin
post-cloacal ou post-anal, ou caudal, d'existence
transitoire.
Au niveau de la mernbrane cloacale, 1'entoblastequi tapissele cloaque est en contact direct avec
I'ectoblaste, sans interposition de mésoblaste.
Entre
l'intestin
postérieur pré-cloacal et l'allantoïde
se dessine une saillie mésenchymateuse
recouverte d'entoblaste et creuséepar la cavité ccelomique ; c'est l'éperon périnéal (ou repli périnéal, ou
éperon allantoïdien, ou septum uro-génital).
De la fin de la cinquième semaine à la septièmesemaine, l'éperon périnéal s'allonge en direction
de la membrane cloacale. Il l'atteindra au cours de la huitième semaine. Le cloaque est alors divisé en
rectum en arrière et sinus uro-génital en avant, ce dernier recevant à safacepostérieureLesdeux canaux
de Wolf!
La membrane cloacaleest subdiviséeen membrane uro-génitale,
en arrière,
en avantet
membrane anale,
Entre cesdeux membranes transitoires,le mésenchymede l'éperon périnéal recouvert d'ectoblaste
iorme le périnée.

paroide I'

tubê digestif Primitif

DORSAL

paroide I' tubê digestif Primitif DORSAL VENTRAL COUPETRANSVERSALE SCHÊMATIOUE D'UN JEUNE EMBRYON MONTRANT LA
VENTRAL COUPETRANSVERSALE SCHÊMATIOUE D'UN JEUNE EMBRYON MONTRANT LA DISPôiITION INITIALE DU PERITOINE
VENTRAL
COUPETRANSVERSALE SCHÊMATIOUE D'UN JEUNE EMBRYON MONTRANT
LA
DISPôiITION INITIALE DU PERITOINE
91 CONTENUDEL'ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF B. Le péritoine
91
CONTENUDEL'ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
B. Le péritoine
lium Le péritoine représenteune membrane séreuse,c'est-à-dire une lame de mésothélium, d'épithé-
lium
Le péritoine représenteune membrane séreuse,c'est-à-dire une lame de mésothélium, d'épithé-
d'origine mésoblastique, qui recouvre les viscèreset la cavité abdomino-pelviennc. Le péritoine
viscéral
iorrlr.e
lesviscères,alors que le péritoine pariétal tapisselesparois abdominales et pelviennes.
1. Généralités :
Le péritoine apparaît dès les premières semainesde la vie embryonnaire sousforme de massede
mésenchyme entourant le tube digestif primitif et les vaisseauxqui le nourrissent. Le développement de
cesorganes à I'intérieur du péritoine primitif va entraîner la formation de replis péritonéaux. Ces replis
portent le nom de méso, d'épiploon ou de ligament suivant leur disposition ; ils sont formés de deux feuil-
lets péritonéaux.
I.e méso est une formation péritonéale, double, qui
oe:
réunit la paroi à un organe digestif. On parle
a)
- mésogastrepour l'estomac,
- mésoduodénum pour le duodénum,
- mésentère pour le jéjuno-iléon,
- mésocolon pour le côlon.
Ce méso présente :
- pariétal où chaque feuillet se continue avec le péritoine pariétal côrrespondant,
un
bord
- viscéral, où chaque feuillet se continue avec le péritoine viscéral tapissant le tube digestif.
un
bord
Dans le bord pariétal, appelé racine du méso, cheminent les vaisseauxpour atteindre les organes.
péritonéaux
réunissent les organes abdominaux
entre eux ou à la paroi abdomi-
b) Les ligaments
nale, sans contenir de pédicule vasculaire important.
Ils comportent :
- des ligaments
pariéto-viscéraux,
.
ligaments du foie,
.
ligaments pariéto-coliques
- des Iigaments inter-viscéraux,
.
ligaments duodéno-coliques,
.
ligament cystico-duodénal
c) Les épiploons représentent des formations péritonéales qui réunissent deux ou plusieurs organes
entre eux ; entre leurs feuillets se trouve un pédicule vasculaire important.
Il en existe quatre
:
- l'épiploon gastro-hépatique ou p€tit épiploon, tendu entre l'estomac, la première portion duodénale
et la làce inférieure du foie,
- l'épiploon gastro-splénique, tendu entre l'estomac et la rate,
- t,Cpiploon gastro-colique ou grand épiploon, tendu entre l'estomac et le côlon transterse,
- l'épiploon pancréatico-splénique, tendu entre la rate et le pancréas.
2.
Disposition
et mode de développement
du péritoine
:
Au début du développement le tube digestif estpresque rectiligne, tendu entre le diaphragme et Ie
périnée où il se termine au niveau du cloaque. Le rnésorlorsall'attache sur toute sa longueur au rachis; il
iontienl
à sa partie supérieure l'ébauche du pancréas. Le méso ventral qui s'attache à la paroi abdomi-
nale antérieure contient l'ébauche du foie.
Le canal .,itelii.r o, omphalomésentérique relie l'intestin au sac vitellin.
L'allantoïde relie la partie terminale de I'intestin au sac vitellin.
A I'origine, les di.fférentesparties du tube digestif sont situéesdans un plan médio-sagittal. On trouve de
haut en bas :
- l'æsophage, l'€stomac, le duodénurir, I'anse intestinale prirnitive et I'intestin terminal.
CRANIAL àrtèrecoronairestomachique VENTRAL mésoombilicâl ârtèremésentérique CAUDAL VERTEX-COCCYX COUPE
CRANIAL
àrtèrecoronairestomachique
VENTRAL
mésoombilicâl
ârtèremésentérique
CAUDAL
VERTEX-COCCYX
COUPE SAGITTALESCHEMATIOUED'UN EMBRYON DE 7 MM
MONTRANTLA DISPOSITIONDESARTERESPRIMITIVESDU TUBEDIGESTIF

omphâlo-mésentérjque

CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF E a) Les rnésosprimitifs : Le tube digestifest relié à la paroi par
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
E
a) Les rnésosprimitifs
:
Le tube digestifest relié à la paroi par deux mésos,l'un dorsal, l,autre ventral.
Le méso dorsal ou postérieur s'étend sur toute la longueur du tube digestif et prend le nom de :
- méso-æsophagepostérieur,
en arrière de l'cesophagcabdominal,
- mésogastrepostérieur,
en arrière de l'estornac,
- mésentere commun,
au niveau de l'anse ombilicale,
- méso terrninal,
en arrière de I'intestin terminal.
Le méso ventral
ou antérreur n'cxiste qu'en regard de fèsophage
abdominal, de l'estomac et de
la partie initiale du duodénum : c'est le mésogastreantérieur.
paroi antérieure.
Il réunit cessegmentsdu tube digestifà la
Le bourgeon hépatique naît de la faceantérieure du duodénum et sedéveloppe dans le mésogastreanté-
rleur.
Le pancréas se développe par deux bourgeons :
o l'un ventral
dans le mésogastreantérieur,
- o l'autrs dorsal dans le rnésoduodénum.
n'apparaît que plus tard
et se développe dans le mésogastrepostérieur.
,La_rate
b)
Les artères du tube digestif
:
L'aorte
chemine en regard de l'insertion pariétale clu méso dorsal. Elle donne trois artères viscérales
antérieures:
- Le tronc cæliaque
: il se divise rapidement en trois branches :
o
l'artère coronaire stornachique qui croisela
Iâcedroite de l'estomac, émet desbranches gastriques
pour le bord antérieur et se termine dans le foie:
o
I'artère splénique qui gagnele bord postérieur de l estomacoù clle émet lesvaisseauxcourts. Duls
descendle long de son bord postérieur,
formânt l'artère gasrro-épiploique gauche. Lorsque la iate
se développe, elle en assurel'irrigation;
'
I'artèr€ hépatique qui.émet au bord postérieur de l'estomac l'artère gastro-épiploique droite. Elle
croise la làce droite de l'estomac et fournit à son bord antérieur l'artére pytorique. nle setermine
dans le foie, Son tgajet à la partie bassede l'estomac délimite le mésogaitre en'haut, du mésoduo-
dénum en bas.
- L'artère
rnésentérique supérieure lbrme l'axe
du rnésentère commun
et se termine au
sommet de
l'anse ombilicale ;
. sesbranches supérieures vont vasculariser le futur jéjuno-iléon;
o sesbranches inférieures vont donner les artèresde la dernière anseintestinale, du côlon droit et des
2/3 droits du côlon tralsverse.
- L'artère mésentérique inférieure chemine dans le méso terminal, jusqu'au rectum où elle devient
l' artère hémorroidale supérieure.
Ces trois artèresreprésententde véritables "cordes"
reliant le tube
digestil à la paroi
postérieure. Dispo-
séesentre Ies deux feuillets des mésos, elles correspondent au ,,squelette,, du péritoine.
Les facteurs organogéniques du péritoine
:
aJ .3.
L'accroissement différentiel
des viscères :
Les viscèress'accroissentde façon variable suivant le segment considéré. Ils subissentdes modifica-
tio_nsmorphglogiques, mais aussi chaneent de position et d'orientation.
l'évolution du péritoine lui
même agit sur les
viscères,soit en s'invaginant entre certains organes, soit en fixant cesorganes par
des processusd'accolement.
b) Les accolements du péritoine : ils seproduisent entre ies feuillets péritonéaux juxtaposés. Ils se font
par l'intermédiaire d'un tissu cellulaire denseappeléfascia d'accolËrnent. L'acJolement a une double
conséquence:
- lorsqu'il est partiel, la racine d'origine du méso
disparaît; une racine ditd secondaire apparaît, elle
correspond à l'endroit où le méso devient libre et flottant,
- liorsqu'il est complet,
Ie péritoine.pariétal primitif
disparaît et c'est le feuillet non accolédu méso qui
dewient le nouveau péritoine
pariétal dit péritoine
definitif.
Les organes qui sont recouverts par
celui-ci sont dits rétro-péritonéaux.
VENTRAL hépato-côve hépato-entérique GAUCHE DROIT caveinférieure DORSAL
VENTRAL
hépato-côve
hépato-entérique
GAUCHE
DROIT
caveinférieure
DORSAL

UPETRANSVERSALED'UNEMBRYONMONTRANTLA FORMATIONDELACAVITE HEPATO.ENTERIOUE

borureruuos I-'IBDoMEN: LETUBEDIGESTIF

95

4. Evolution

du péritoine dans la région gastrique :

 

-

dansun premier temps,trois étapessesuccèdent:

 

o

l'apparition de la cavitéhépato-entérique,

.

la rotation de I'estomac,

'o

I'accroissementde la cavitéhépato-entérique.

i

-

dansun deuxièmetempsseproduisentdesphénomènesd'accolement.

, I

I

; '

Dans le premier temps, les artèresissuesdu tronc cceliaqueforment deux cerclesartériels ; un

cercleannexéau bord antérieur de l'estomac, cercle artériel de la petiæ courbure, un autre le long du bord postérieur, cercle artériel de la grande courbure.

a) Apparition

Le feuilletdroit du mésogastrepostérieurs'invaginedebasen haut dansl'épaisseurdu mésofor- mant une poche située, tout d'abord, sur la face droite de I'estomac : c'est la cavité hépato-entérique.

Le mésogastrepostérieur est subdivisépar la cavité en-deux lames :

de la cavité hépato-entérique !

- A droite de la cavité, le ligament hépatocave reliant le foie à la veine cave inférieure ;

- A

gauche, le mêogastre postérieur qui contient les branchesdu tronc cceliaque,

La portion du mésogastreventralqui rattachela partieinitialedela premièreportion duodénaleau foie, constitue le ligament hépato-duodénal.

b) L'estomacsubit une double rotation au seinmême de son mésoqui ne changepasde place. Unc

premièrerotation selon1'axevertical de l'estomac EIlea une amplitudede 90oet orientela faceprimitive droitede l'estomacen arrière, etla faceprimitivc

gaucheen avant. Cetterotation modifie la dispositionprimitive desartères:
\

.

.

.

I'artère splénique qui adhéraitau bord postérieurde I'estomacle suit à gauche,

I'aftère coronaire stomachiquequi n'adhéraitqu'au bord antérieurrestesagittale,

l'artère hépatique, en bas, qui adhéraitaux deux bordsne sedéplaceque trèspeu.

i Un. seconderotation de l'estomacseprocluitselonun axe antéro-postérieurpassantpar le milicu dc I'artèrehépatique. Celle-ciportela partieinférieuredel'estomacà droitedela lignemédianeet orientele cercleartérieldela petitecourburedansun plan obliqueen baset à droite.

c) La cavité hépato-entériqueestà droite de I'estomacet sesitueégalementà droite desartèrescoro-

naire stomachiqueet hépatiquequi abordent,pour la premièrela partie supérieuredu bord droit de

i I'estomac,pour la secondela partie inférieure de ce bord. Ces deux artèreslbrment avccleuls branchescollatéralesle cercleartérielde la oetitecourbure. La cavitéhépato-entériques'accroîten s'invaginantde droite à gauchedansl'aire de ce cercleartérie

; donnantun cul-de-sacqui progressederrièrela facepostérieuredel'estomac,etpasseenavantdeI'artère splénique formant la poche mésogastrique. Cette artèresetrouve ainsi dansun repli péritonéalformé par la pochemésogastriqueet par le feuillet

, gauchedu mésogastreprimitif. Ce repli correspondau mésogastredéfinitif.

La pochemésogastriquesedéveloppe:

- versle haut, en arrièrede toutela partie supérieurede I'estomacsansatteindresonpôlesupérieurl ',,,ers le bas, ellepasseen avant du pancréas,débordela grandecourburede l'estomac,recouvrele mésocôlontransverseet le côlontransverseoour descendretrèsloin dansIa cavitéabdominale.

CRANIAL accolementdelaparoi -Ae l'estom-âd artèresplénique DORSAL VENTRAL cercleanérielde l'estomac
CRANIAL
accolementdelaparoi
-Ae l'estom-âd
artèresplénique
DORSAL
VENTRAL
cercleanérielde l'estomac
accolemènt du
aumésocôlontransverse
d'accolementoblitérant
lesâcépiploïque
CAUDAL

COUPESAGITTALEDE L'ABDOMEND'UN EMBRYONMONTRANTLESPROCESSUS D'ACCOLEMENTAU NIVEAUDE L'ARRIERECAVITEDESEPIPLOONS

CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 97
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
97
Elle prend le nom de poche épiploï:que. Cette poche épiploique est limitée par deux feuillets
Elle prend le nom de poche épiploï:que.
Cette poche épiploique est limitée par deux feuillets péritonéaux :
o un feuillet extérieur
formé par le mésogastre,
. un feuillet intérieur correspond au prolongement de la poche mésogastrique.
- Latéralement, cette poche atteint les angles coliques ; ce sont les diverticules droit et gauche du sac
épiploique.
L'ensemble des cavités qui résulte des invaginations successivesdu feuillet droit du mésogastre
postérieur, d'abord de droite à gauche, puis de haut en bas, forme un diverticule de la grande cavité péri-
tonéale situé
entre la paroi abdominale en arrière et l'estomac en avant qu'il déborde en haut et en bas;
c'est I'arrière cavité des épiploons.
La poche mésogastrique s'accoleau péritoine pariétal postérieur dans presque toute son étendue.
Tout d'abord au niveau de I'origine de la poche au point où le péritoine seréfléchit sur la corde desartères
coronaire stomachique et hépatique.
Puis I'accolement progresseen haut et à gauche :
-
du mésogastrepostérieur au péritoine pariétal postérieur,
-
du
péritoine gastrique postérieur au feuillet antérieur du mésogastrepostérieur.
Ainsi une partie du segment supérieur'de l'estomac est dépourvue de péritoine ; elle est fixée à la paroi
diaphragmatique par le ligament phrénico-gastrique qui occupe toute la largeur de l'estomac mais il esr
plus haut à sa partie moyenne qu'à sesextrémités.
A gauche,l'accolement fixe l'artère splénique au péritoine pariétal postérieur; il cesseau voisinage
de la terminaison de l'artère. Cette portion flottante du mésogastredeviendra l'épiploon
pancréatico-
spIénique.
De nombreux accolementsse produisent, tout d'abord entre les deux sacs,mésogastrique et épi-
ploique.
Mais surtout entre la paroi postérieure de la poche épiploïque et les éléments postérieurs, c'est-à-dire :
- gauche de la ligne médiane :
A
.
le péritoine pariétal postérieur situé au-dessusde la racine du mésocôlon transverse,
o
l'angle gauche du côlon et la paroi abdominale adjacente, formant alors le ligament phrénico-
colique gauche,
- droite de la ligne médiane
A
:
o
,le feuillet antérieur du mésoduodénum qui recouvre le duodénum et la tête du pancréas,
o
l'angle droit du côlon et
droit.
la paroi abdominale adjacente formant le ligament phrénico-colique
- Au-dessous, G. mésoc6lon transverse sur toute son étendue,
- entfin,
la face supérieure et antérieure du côlon transverse.
Au-delà du côlon transverse,la poche épiploïque qui semble se détacher de la face supérieure du
côlon transverse est libre et flottante
en avant des anses grêles.
La partie basse de la
poche épiploïque disparaît.
Le grand
épiploon,
formé par la coalescencede
ces deux parties se détache de la face antérieure ou supérieure du côlon transverse et descend en avant des
ansesgrêles.
La partie supérieure de la paroi antérieure de la poche est libre et tendue entre la grande courbure
de l'estomac et la face supérieure du côlon transversei elle correspond au ligament
gastro-colique.

SUPERIEUR

aorto

GAUCHE

futurângle gaucnetu INFERIEUR gauche du côlon angledroitdu DROIT aftèremésentério
futurângle
gaucnetu
INFERIEUR
gauche du côlon
angledroitdu
DROIT
aftèremésentério

VUESCHEMATIOUEDE L'ANSEINTESTINALEPRIMITIVEMONTRANTLA PREMIERE TORSIONAUTOURDE L'ARTEREMESENTERIOUESUPERIEURE

VUE ANTERIEURESCHEMATIOUEDE L'ANSEINTESTINALEAPRESLES DIFFERENTES

CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF s 5. Evolution du péritoine dans la région intestinale : Au niveau du
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
s
5. Evolution
du péritoine
dans la région intestinale
:
Au niveau du territoire de l'artère mésentérique supérieure, deux grands ordres de faits vont marquer
cette évolution :
a) L'artère
mésentérique supérieure et le canal vitellin
représentent une sorte de pivot autour
duquel l'anse intestinalôva tourner.Cette rotation de 270o sefait dans le sensinverse desaieuilles
d'une montre pour un observateur situé en face.
Elle est induite par le déjettement du duodénum à droite lors de la deuxième rotation de
l'estomac,puis par l'accroissement,en sensinverse,du duodénum et de l,intestin terminal.
Cette torsion peut être décomposéeen trois stades:
o
L'extrémité supérieur de l'anse s'accroît et se déplace de haut en bas, à droite de la ligne
médiane ; l'extrémité férieure de bas en haut, à gauche de la lisne médiane. L'anse est alors
horizontale, la facedroire regardeen bas. la gauihe en haur.
o
Llangle colique gauche s'élève jusqu'au diaphragme où il se "fixe,,. L'angle duodéno-
jéjunal
s'abaisseen se rapprochant de la ligne médrane.
L'anse est donc verticale, sa face primitive droite devient gauche et sa face primitive gauche
droite.
r
L'angle duodéno-jéjunal passesousl'artère mésentérique supérieure et se fixe à gauche de la
ligne médiane contre le flanc de la deuxième yertèbre lornbaire.
Le caecum,
situé à l'extrémité droite du côlon transverse, va s'accroître et descendre jusqu,à la
lbsseiliaque droite.
.\insi la disposition définitive est réalisée:
la racine du méso-duodénum ne descendque jusqu'à l'origine de l'artère mésentérique supé-
rieure mais le méso-duodénum s'enroule au-dessousde cette artère en suivant le duodénum. Il
existeun petit triangle de mésoduodénum entre, en avant, le plan de l'artère mésentérique supé-
rieure et, en arrière, le méso de l'intestin terminal.
La dernière rotation amène le méso de l'intestin terminal au-dessus de l'orieine de l'artère
mésentérique supérieure en avant du plan du mésoduodénum.
L'anse intestinale dans sa partie gauche se développe considérablement en longueur et va se
replier plusieurs fois sur elle-même formant l'intestin erêle.

I

SUPERIEUR duodéno-jéjunal du messntèro mésentériquesuPérieure tasciadeToldt GAUCHE DROIT de lvleckel
SUPERIEUR
duodéno-jéjunal
du messntèro
mésentériquesuPérieure
tasciadeToldt
GAUCHE
DROIT
de lvleckel
vermiculairo
INFERIEUR
VUEANTERIEURESCHEMATIOUE DU MESENTEREMONTRANTSA DISPOSITIONET
SESRAPPORTS
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 101 b) Les accolements péritonéaux pariétal postérieur. intéressentle feuillet
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
101
b) Les accolements péritonéaux
pariétal postérieur.
intéressentle feuillet postérieur du rnésoqui s'accoleau péritoine
- Le duodénum et son méso s'accolent au péritoine pariétal postérieur Iormant le fascia d'accole-
ment de Treitz ou lame de Treitz.
Cependant cet accolement n'intéresse pas toute la face postérieure du duodénum et du méso-
duodénum I
. la portion initiale du premier duodénum jusqu'à l'artère gastro-duodénalene s'accolepas. Elle
resteséparéede la paroi abdominale postérieure par l'extrémité droite de la bourse épiploïque.
o l'accolement du quatrième duodénum est incomplet ; il se forme des replis péritonéaux qui
limitent des recessusde la cavité néritonéale : les fossettesduodénales.
Généralement l'accolement se fait :
o
à droite de la ligne médiane, en avant des organes rétro-péritonéaux : veine cave inférieure et
rein droit,
.
sur la llgne médiane, au devant de l'aorte et de la racine du méso-intestin terminal,
o
à gauche de la ligne médiane, contre la face antérieure du méso-intestin terminal.
-{insi, le duodénum et les organes contenus dans Ie méso-duodénum paraissent rétro-péritonéaux.
- La racine primaire du mésentère est devenue très courte à la suite de la torsion de l'anse intesti-
nale primitive.
Le mésentèreadhère au péritoine pariétal postérieur suivant une ligne correspondant au tronc dè
I'artère
mésentérique
supérieure.
Cette racine secondaire du mésentère croise en avant
:
o
le duodénum,
o
la veine cave inférieure,
o
l'uretère droit.
Elle s'arrête à que\ue distancede l'angle iléo-ccecal.Ainsi, le mésentèrecommun est divisé en deux par-
ues:
o
à
gauche, le mésentère proprement dit, flottant et libre,
r
à
droite, le mésocôlon ascendant.
- Au niveau
du mésocôlon ascendant l'accolement
forme le fascia de Toldt
droit ou lame de Toldt
droite. Il est limité
:
.
en haut, par une ligne allant de l'entrée de l'artère mésentérique supérieure dans le mésentère
à I'angle colique droit.
r
En bas et en dedans, par une ligne qui longe l'artère mésentérique supérieure dans la racine
secondairedu mésentère, c'est-à-direjusqu'à
l'angle iléo-colique.
Cet accolement se fait au devant :
e
de la partie inférieure de la tête du pancréas incluse dans le méso-duodénum,
o
du segment correspondant de la deuxième et la troisième vertèbres lombaires,
.
du pôle inférieur du rein droit,
o
de la paroi abdominale postérieure.
- Au niveau
du
cæco-appendice,
l'accolement
peut se faire latéralement
formant
uné fossette
rétro-cæcale.
- nrïeau
Au
du mésoc6lon transverse,
o La
racine primitive
du mésentère commun
autour de l'artère
est très courte correspondant à l'enroulement
mésentérique supérieure.
Deux sériesd'accolement vont faire apparaître deux nouvelles racines à ce méso :
e La racine secondaire qui.s'étend de l'angle droit à l'angle gauche du côlon en passant par
l'artère mésentérique supérieure,
' la- racine tertiaire qui apparaît une fois que le côlon transverse et son méso sont tombés en
couvercle devant le duodéno-pancréas et l'origine de l'artère mésentérique supérieure. Le
fascia d'accolement du mésocôlon ascendant déÉorde sur la partie droite du mésôcôlon trans-
verse et ceci jusqu'à l'endroit où le côlon transverse croise le bord médial du deuxième duo.
denum.
ANTERIEUR fasciade Toldt orotr GAUCHE DROIT caveinféri€uro POSTERIEUR COUPE TRANSVERSALE DE
ANTERIEUR
fasciade Toldt
orotr
GAUCHE
DROIT
caveinféri€uro
POSTERIEUR
COUPE TRANSVERSALE DE L'ABDOMENMONTRANTLESACCOLEMENTSDU PERI'
TOINEETSESMESOA LA PAROIPOSTERIEURE

mésentériquesuPérieure

103 CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF Ainsi la racine tertiaire définitive du mésocôlon transverseest linéaire,
103
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
Ainsi la racine tertiaire définitive du mésocôlon transverseest linéaire, légèrement oblique de bas
en haut et de droite à gauche. Elle part du bord médial du deuxième duodénurn,
longe le bord inférieur
du
corps du pancréas et se termine sur la face antérieure du rein gauche.
-
Au niveau du territoire de I'artère mésentérique inférieure,
Au cours de la rotation de l'anse ombilicale, I'extrémité supérieure de I'intestin terminal, futur angle
colique gauche, se porte en haut et à gauche, l'intestin terminal, s'allonge et son extrémité inférieure
reste fixe et médiane.
Après cette rotation, le mésentère terrninal se rabat à gauche ; vers le bas, sa hauteur diminue et il
disparaît au niveau de l'extrémité inférieure qui devient sous-péritonéale.Au niveau du rectum, le
péritoine viscéral se continue avec le péritoine qui recouvrerlatéralement,lesparois pelviennes et, en
avant, les viscèrespelviens formant le cul-de-sacde Douglas.
Les accolements n'intéressent que le segment supérieur, c'est-à-dire le mésocôlon descendant et
iliaque. Les limites de cet accolernentsont représentées:
.
En haut,par une ligne qui va de l'entrée de l'artère mésentérique supérieure dans le mésentère, à
l'angle colique gauchey
o
En bas,par une ligne longeant le bord médial du muscle psoas.
Le
fascia d'accolement ainsi limité porte le nom de fascia de Toldt
gauche ou lame de Toldt
gauche.
Chez l'adulte, l'intestin terminal et son méso présentent trois segments :
- un
-un
segment supérieur accolé, le côlon descendant;
segment inférieur, amarré de près à la paroi par un méso très court, le rectum;
- un segmentintermédiaire libre et flottant, le côlon sigmoïde, atTachéà la paroi par le mésocdlonsigmoïde.
Celui-ci présente une racine défrnitive en "V" renversé.
On
lui
décrit :
o une racine verticale médiane qui va du flanc droit de la quatrième
vertèbre
lornbaire
à la face anté-
-rieure du sacrum.,
. une racine secondairequi correspond à la limite inférieure du fascia de Toldt
gauche.
VENTRAL cavltéhépato enlérque artèrehépatiquedanslepetit suspenseurdu Ïoie GAUCHE arrièrecavitédes
VENTRAL cavltéhépato enlérque artèrehépatiquedanslepetit suspenseurdu Ïoie GAUCHE arrièrecavitédes
VENTRAL
cavltéhépato enlérque
artèrehépatiquedanslepetit
suspenseurdu Ïoie
GAUCHE
arrièrecavitédes
artèrespleniquedansle
cavitéperitonéale
COUPETRANSVERSALESCHEMATIOUEOC L'ABDOMEN PASSANTAU NIVEAU DU TRONC
COETIAOUEMONTRANTL'EVOLUTIONDU PERITOINEAU NIVEAUDU FOIE
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 105 6. Evolution du péritoine au niveau des glandes annexes du tube digestif
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
105
6. Evolution
du péritoine
au niveau
des glandes annexes du tube digestif
:
Cette évolution concerne le péritoine du foie, du pancréas et de la rate.
a) Le péritoine
du foie
:
.
Le foie est un bourgeon émané de la face ventrale du tube dieestif. Il se trouve dans le méso ven-
tral. Dans ce méso cheminent les deux veines ombilicales qui vonis'atrophier
et disparaître ; seule la
gauche persiste sous le nom de canal d'Arantius qui se jette dans la veine cave inférieure.
Au début, le foie contenu dans le méso ventral est relié au bord antérieur de l'estomac par le liga-
m€nt hépato-entérique. Sa facesupérieure est en contact direct avecle diaphragme, sansinterposition-de
péritoine.
L'apparition
de la cavité hé.pato-entérique entraine la formation d'un méso hépato-cavequi relie la veine
cave in[érieure au hile du foie.
Le ligament
hépato-entérique, ou gastro-hépatique,esttoujours sagittal ; il contient I'artère hépatique et
ra verne porte.
La rotation et la bascule de l'estomac s'accompagnent d'une déviation du foie vers la droite. Le
ligament
gastro-hépatique
ou petit
épiploon
s'oriente
dans un plan frontal.
Le foie augmente de volume et provoque la disparition du ligament hépato-cave.
Le péritoine s'invagine en culs-de-sacentre le foie et la paroi.
La veine cave inférieure et la veine ombilicale représentent un ob;tacle à la progression du péritoine. Il va
donc exister des portions de foie dépourvues de péritoine.
Le péritoine pousseles deux culs-de-sacde part et
d'autre de la veine ombilicale gaucheformant le
ligament
suspenseur du foie. Il se trouve dans un plan sagittal.
Au
niveau de la face postérieure du foie, les culs-de-sac péritonéaux
forment
le
ligament
coro-
naire
dont les feuillets supérieur et inférieur
constituent à chaquJextrémité
les ligaments
tiiangulaires.
b) Le péritoine
du pancréas
:
Le pancréasprovient de p.lusieursbourgeons émanésdu duodénum. Ces
_
bourgeons fusionnent et
seplacent sagittalementdans le méso,dorsal;la partie la plus volumineuse ou tête se tàuve
dans le méso-
duodén\rm,
la partie la plus effilée ou queue dàns le méiogastre postérieur.
L'artère hépatique passesur son flanc droit, l'artère splénique s?ccole à la face droite de la queue.
' La rotation de I'estomac et la formation de la bourse mésogastrique entraînent à gauche
une partie du
pancréaset l'artère splénique,.Cette coudure du pancréas s'effectuele long du tronc de l'artlre
hépa-
tique' La partie ainsi.repliée de la glande pancréaiique, située à gauche du ironc de l'artère hépatique,
constitue le corps et la queue ; ils se trouvent dans un plan frontal. La portion restée au-deisoui de
l'artère hépatique, dans le méso-duodénum, constitue la tête : elle restedans un plan saeittal. L,isthme
unissant la tête au corps correspond à la plica(ure.
' La rotation de I'anse intestinale place le mésoduodénum à droite de la liene médiane. dans un plan
frontal. Latête du pancréassuit
cetteévolution et seplacedans le même plai
frontal. comme le corps er
la queue ; l'angle de plicaturê s'efface.
ANTESIEUR ligament gastrohépatique (petit épiploonl hépato-entériqueformantune invaginationpassantoansl'aire
ANTESIEUR
ligament gastrohépatique (petit épiploonl
hépato-entériqueformantune
invaginationpassantoansl'aire
du petitcercleartériel
petitcercleartérieldeI'
POSTERIEUR
COUPETRANSVERSALE D'UN EMBRYONMONTRANTL'EVOLUTIONDE LA CAVITE
HEPATO-ENTERIOUE
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBÊDIGESTIF 107
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBÊDIGESTIF
107
Lors de la torsion de l'anse intestinale, l'angle duodéno-jéjunal passesousl'artère mésentérique
Lors de la torsion de l'anse intestinale, l'angle duodéno-jéjunal passesousl'artère mésentérique
supérieure ; il entraine avec lui la tête du pancréas qui forme un crochet.
La tête du pancréasest prise dans l'accolement du mésoduodénum en avant de la veine cave infé-
rieure, de l'aorte et de la face antérieure du mésoc6lon descendant. Ce fascia porte le nom de fascia de
Treitz.
Le corps du pancréas, contenu dans le mésogaptrepoqtérieur, s'accoleà la paroi postérieure. En
_
bas, cet accolementseconfond avec celui qui abaissela racine du mésocôlon transverse.L! fasciad'acco-
lement porte le nom de fascia mésogastrique en haut et de fascia de Toldt en bas.
La queue reste mobile, contenue dans la portion non accoléedu mésogastredéfinitif : c'est l'épi-
,
ploon
pancréatico-splénique.
c) Le péritoine
de la
rate
:
se développe sous le feuillet
gauche du mésogastre défrnitif.
Elle semble bourgeonner
à
!1.tut9
partir . de
l'artère splénique. Elle se coiffe de ce feuillet.péritonéal et est contenue dans une bouÀe périto-
néale dont le collet est au niveau de l'artère splénique.
Àprès la formation de la rate et l'apparition de la bourse mésogastrique, les branches de l'arière
splénique vont cheminer dans deux épiploons.
Les branches terminales destinées à la rate sont situées entre deux feuillets péritonéaux : en
arrière, le feuillet postérieur du mésogastre,en avant, le feuillet posté.rieurde la bourù
mésogastrique.
L'ensemble constitue l'épiploon pancréatico-splénique qui contient aussi la queue du pancréas.
Les vaisseauxcourts destinésà l'estomac sont compris entre, en arrière, le feuillet.antérieur de la
bourse mésôgastrique et en avant le péritoine qui, de la rate, va à l'estomac : c'est l'épiploon gastro-
splénique.
Le feuillet postérieur de l'épiploon pancréatico-splénique s'accole au
péritoine pariétal sur une
.
plus ou moins grande étendue. Cet accolement conditionne la mobilité de lâ queue du pancréas.
Au
niveau du pôle supérieur de la rate, l'accolement est important
: il en résulte Ie ligarnent
phrénico-splénique
en continuité
avec le ligarnent
phrénico-gastrique.
Près du pôle inférieur de la rate, l'accolement du diverticule gauche de la poche épiploTqueforme
le ligarnent
phrénico-colique
gauche.
cesophagecervical cesophEgethoracique @sophageabdomin6l VUEDEPROFILSCHEMATIOUEDEL'OESOPHAGE
cesophagecervical
cesophEgethoracique
@sophageabdomin6l
VUEDEPROFILSCHEMATIOUEDEL'OESOPHAGE

cosophagediaphragmatique

CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 109 il. L'OESOPHAGE A. Définition C'est le segmentdigestif qui relie le
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
109
il.
L'OESOPHAGE
A. Définition
C'est le segmentdigestif qui relie le pharynx à l'estomac. C'est un conduit musculo-membraneux,
facile à l'exploration radiologique et endoscopique.
B. Configuration extérieure et description de l'æsophage
Vu
de profil, l'<esophagesuit la forme de la colonne vertébrale, dont il est séparé par l'espace
rétro-cesophagien.
Il débute à la hauteur du bord inférieur
du cartilage cricoïde, face à la sixième vertèbre cervi-
cale. Dans la région inférieure du thorax, il s'écartede la colonne vertébrale car il est pousséen avant par
l'aorte thoracique. Il faut distinguer à cette portion du tube digestif les segmeirtssuivants :
1. L'csophage
cervical
:
D'une longueur de 5 cm, l'cesophagecervical va de la sixième vertèbre cervicale au plan qui
passepar le haut du sternum et la deuxième vertèbre thoracique.
2. L'æsophage thoracique
:
Il a seize centimètres de long. En continuant le segment précédent, il s'étend jusqu'au
diaph-
ragme, au niveau de la huitième
yertèbre thoracique.
3. L'æsophage diaphragmatique
:
Sa longueur est de un centimètre. Il correspond à la portion traversant le diaphragme en regard de
la huitième vertèbre dorsale. A ce nivcau, il se trouve dans un passage,au-dessuset à gauche de l'orifice
aortique,siègedeshernieshiatales.
4. L'æsophage abdorninal :
Long de trois centimètres,il descendjusqu'aucardia, au niveau de la dixième vertèbre thoraci-
que.
L'cesophagecomporte trois rétrécissements:
- Le rétrécissementsupérieurou bouche cesophagienne,placé àlahauteurdu cartilage cricoïde, aune
fonction d'occlusion et représentel'endroit le plus rétréci de l'<rsophage, environ 14 mm de long. Au
cours de la déglutition, llocclusion se relâche pendant 0,5 à 1 secàndË.
- Le rétrécissement moyen ou rétrécissementaortique, est déterminé par le croisement avec Ia crosse
aortique ; l'resophage chemine vers le bas en arrière de la bifurcation trachéale.
- Le rétrécissement cesophagieninférieur ou rétrécissement diaphragmatique, correspond à l'orihce
cesophagiendu diaphragme ; ce rétrécissementse relâche pendant la déglutition.
rotréciss€ment8uDÉriour rra rotfécisgem€nt divisionde lâ sinusobliquedu péricard f\ ll tl I
rotréciss€ment8uDÉriour rra rotfécisgem€nt divisionde lâ sinusobliquedu péricard f\ ll tl I
rotréciss€ment8uDÉriour
rra
rotfécisgem€nt
divisionde lâ
sinusobliquedu péricard
f\
ll
tl
I
rêtrécisaementinférieur
VUEDEFACEDEL'OESOPHAGE

del'€stomac

CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 111 La distance entre l'arcade dentaire supérieure et la bouche
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
111
La
distance entre l'arcade dentaire supérieure et la bouche cesophagienneest de quinze centimètres.
La longueur totale de l'cesophageest de vingt cinq centimètres.
Donc si l'on désire introduire une sondedans l'estomac, il faut qu'elle ait une longueur minimale,
depuis l'arcade dentaire, de quarante
centimètres.
Vu de face l'cesophage a un trajet un peu onduleux. Dans le cou, il est derrière la trachée, la
débordant à gauche, puis plonge dans le thora-xoù il est légèrement dévié à droite par la présencede la
crossede l'aorte, au niveau de la troisième vertèbre thoracique.
Au
niveau de la quatrième
vertèbre thoracique,
la bronche souche gauche passeen avant de
l'cesophage.
Au-dessous, se trouve le sinus de Haller,
ou sinus ob.liquedu péricarde
Ce voisinage peut être Ia cartsede dysphagie lorsque le patient souffre :
- en haut, d'un
goître ou d'une tumeur compliquée de la thyroïde,
- en bas, d'une péricardite.
Au-dessous du diaphragme, à sa sortie du hiatus cesophagien,l'cesophageestoblique à gauche
A vide, l'cesophageest une cavité virtuelle, aplatie d'avant en arrière, sauf dans lè thorax où il est cylin-
drique et à cavité béante en raison de I'attraction pleurale.
C. Configuration
intérieure
de l'æsophage
La
muqueuse æsophagienne présente un épithélium pavimenteux stratifié. Les glandes cesopha-
giennes, acineuses,dont le nombre augmente vers le bas, se trouvent dans la sous-muqueuse. La
musculaire, bien développée,a des tractus musculaires spiralés. Dans l'cesophage non déployé,
elle détermine desplis longitudinaux. La sous-muqueusesuit ces modifications.
La musculeuse secomposedans le tiers supérieur d'une rnusculature à striation transversale, mais à
innervation végétative ; dans le tiers moyen, elle est remplacéeprogressivemèntpar une musculature
lisse, Les fibres musculaires naissent en partie de la face dorsale du cartilage cricoïde, d'autres font
suite au muscle constricteur inférieur du pharynx.
Les fibres sont disposéesen deux couchesconcentriques,
.
longitudinale externe et
o
circulaire interne.
Au niveau de I'cesophageexiste, comme dans la trachée, une tensionlongitudinale qui stabilise
le
trajet du conduit et qui favorise la progression du bol alimentaire lors de la déglutition. La tension
longitudinale contribue à l'occlusion de Ia portion inférieure de I'resophage.Au niveau de lajonction
avec le cardia, la portion inférieure effectueune rotation axiale; il se forme ainsj une occlusion élas-
tique. Celle-ci renfo,Ecel'effet occlusif qu'exerce la pressionabdominale sur la portion abdominale de
l'cesophage.La tension est maintenue par une plaque conjonctive tendue entre l'æsophage et l'orifice
diaphragmatique. IJn matelas velneux sous-muqueux contribue à l'occlusion inférieure de l'ceso-
phage.
La séreuse,conjonctive, comporte des cellulesmusculaires lissesqui peuvent envoyer destractus vers
la bronche souche gauche et la plèvre médiastinalê gauche.
périglandulaire nerfrécurrent(laryngé GAUCHE DROIT artèrethvroldienne chaîne artere musctesscatenes moyenne
périglandulaire
nerfrécurrent(laryngé
GAUCHE
DROIT
artèrethvroldienne
chaîne
artere
musctesscatenes
moyenne
profonde
vascuto-nerveuxducou
veinejugulaife interne
artèrecarotideinterne
nerfvague
COUPEIRANSVERSALEDU COUAU NIVEAUDELA SEPTIEMEVERTEBRECERVICALE

CONTENUDEL,ABDOMENI LETUBEDIGESTIF

:,

D. Les rapports des différentes portions de l'æsophage

113

1- La portion cervicale : La portion cervicalede l'æsophagerépond dans le cou : - -
1- La portion cervicale :
La portion cervicalede l'æsophagerépond dans le cou :
-
- En
avant :
par l'intermédiaire d'un tissu cellulaire,à la trachée qu'il débordeà
gauche. La partie qui dépasseest en rapport avec le lobe gauchedu corps
Ylîdi".,
récurrenteauche.
- En
arrière :
à l'aponévroseprévertébraledont il estrelié par un tissucelluleux qui comble
l'espacerétro-æsophagien ou rétroviscétal du cou. Elle le séparedes mus-
.cles prévertébraux et de la colonne cervicale.
-Latérarement ;
surtoutà sauche'
r
;ïî"iî*: ilï:n*;mJ*:1""'j:'
-
aux nerfs réiurrents; le droit
monte sur le bord droit de l'cesophage,le
gauchedansl'angle diedretrachéo-cesophagien.
-
au paquet vasculo-nerveuxdu cou, à savoir :
r
l'artère carotide primitive,
.
la veine jugulaire
interne,
.
o
le nerf vague (X) et la branche descendantedu nerf hypoglosse
(XID,
o
la chaîne sympathique cervicale.
SUPERIEUR -^l^hnô voaÂhr.lô \ veinocavesupéri€uro /t crossede laveine fibreuxdu péricarde 'l INFERIEUR
SUPERIEUR
-^l^hnô
voaÂhr.lô
\
veinocavesupéri€uro
/t
crossede laveine
fibreuxdu péricarde
'l
INFERIEUR
VUELATERALED'UNE
co

UPE SAGITTALEMONTRANTLA DISPOSITIONDE L'OESOPHAGE THORACIOUE

1 '15

CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
2. La portion thoracique : La portion thoraciquede l'cesophageoccupele médiastinpostérieuret répond : a) En
2. La portion thoracique :
La portion thoraciquede l'cesophageoccupele médiastinpostérieuret répond :
a)
En
avantr de haut en bas,
-
à la trachée à laquelleil estuni par desbridesmusculaireslissestrachéo-cesophagiennes,
-
à la bifurcation trachéaleet à l'origine de la bronchegauche,
-
aux ganglions intertrachéo-bronchiques,
-
à l'artère bronchique et à l'artère pulmonaire droite,
-
au péricarde, le cul de sacde Haller et la bourseséreuserétrocardiaque.
b)
En
arrière; I'cesophagethoraciquerépond :
-
de la deuxièmeà la quatrième vertèbre thoracique à I'espacecelluleuxrétro-viscéral,à
l'aponévroseprévertébraleet aux musclesprévertébraux,
-
à partir de la quatrième vertèbre thoracique, à l'aorte thoracique descendante,d'abord à
gauchede l'æsophagepuis en arrièrede lui, dèsla septièmeou huitièmevertèbredorsale,
-
à la grande veine azygos,à droite,
-
au canal thoracique, à gauche,
-
aux culs-de-sacpleuraux inter-azygo-cesophagien et inter-aortico-asophagien et au liga-
ment de Morosow tendu entrecesdeux culs-de-sac,
-
à la petite veine azygoset aux premières artères intercostales.
c)
Latéralement:
-
à droite, l'cesophageest en rapport avec :
.
Ia crossede I'azygos,à la hauteurde la quatrièmevertèbredorsale,
o
la plèvre et le poumon droits,
o
le nerf vague droit.
-
A gauche, l'cesophageesten rapport avec:
.
la plèvre et le poumon gauchesdont il estséparépar :
I'artère carotide primitive,l'artère sous-clavièregaucheet le canal thoracique, au-dessus
de la crosseaorticue.
r
l'aorte thoracique descendante,avant qu'elle ne s'engageen arrière de l'cesophage.
au-dessousde la crosseaortique.
o
Le nerf vague gauche qui atteint 1'cesophageau-dessousde la bronche gaucheet descend
ensuitesur safaceantérieure,
r
dechaquecôté,droit et gauche,au-dessousdu pédiculepulmonaire,l'æsophageestlongépar
le ligarnent triangulaire du poumon.
GAUCHE
GAUCHE

cardio-tubérositâire

VUEANTERIEUREDU DEFILEMEDIASTINALMONTRANTIA DISPOSITIONDEL'OESOPHAGE

I

I http://fmp-fes.cforum.info 117 CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 3. La portion diaphragmatique : au corpsde la
http://fmp-fes.cforum.info 117 CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF 3. La portion diaphragmatique : au corpsde la
http://fmp-fes.cforum.info
117
CONTENUDEL,ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
3. La portion diaphragmatique
:
au corpsde la huitième vertèbredorsale.Il est
Dans sa portion diaphragmatique,l'cesophagerépond
avant,par le nerf.vaguegauche. Cetteportion est
ucco-pagr,é,
,
u.iièr., lar le nerf vagui dioit, èn
fibres musculaireset une membrane annulaire conjonctive'
,
ri.
ar, à.rul diaphragmàtique par des
4.
La portion abdominale :
a)
'
En avantl J'cesophageestrecouvert par le péritoine et répond à la facepostérieuredu foie. Sous
le péritoine,cheminentlesdivisionsdu nerf vaguegauche'
l,cesophagerepose sur le
pilier
gauche du diaphragme. sur sa face postérieure
b) En arrière,
cheminentlesramificationsdu nerf vague droit
par l,intermédiairedu diaphragme,cettefacerépondà l'aorte, en arrière,età la partiela plusdéclivedu
poumon gauche.
c) Latéralement ,
'
- à droite, lfusophage répond au petit épiploon
dont le feuillet antérieur se continue avec le
réfléchit sur la paroi abdominale postérieure'
péritoiné antérieur-et le leuillet postérieui se
- Àgauche, 'en l'cesophageréPond:
.
gauchedu foie dont le feuillet inférieur secontinue avec
haut, au ligamint
tiiangulaire
le
péritoinecesophagien,
o
èn bas, au péritoine pariétal qui recouvre le diaphragme
toutesalongueurd'une gainefibreuseperttonealeen avant,
L'cesophageabdominalestentourésur
gaine adhère a-upéritoine
sous phrénique et aux piliers du diaph-
diaphàgniatique, en arrière. Cette
raqme,
DROIT GAUCHE troncc@liaqu€ coronairestomachique VUEANTERIEURESCHEMATIOUEMONTRANTLA VASCULARISATION
DROIT
GAUCHE
troncc@liaqu€
coronairestomachique
VUEANTERIEURESCHEMATIOUEMONTRANTLA VASCULARISATION
ARTERIELLEDEL'OESOPHAGE

thyroidienneinférieure

119 CONTENUDEL'ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF E. Vascularisation, innervation et drainage lymphatique de l'æsophage
119
CONTENUDEL'ABDOMEN: LETUBEDIGESTIF
E. Vascularisation, innervation et drainage lymphatique de l'æsophage
1. Les artères de l'æsophage:
L'cesophagepossèdeune circulation intramurale extrêrnement riche contrastant avecla pauvrcté des
pédiculesartériels. La discrétion apparente de l'apport artériel extrinsèque est lefait d'une.adaptation du
systèmevasculaire à la fonction diun orgun. mobile et essentiellementiontractile. L'extrême variabilité
d'origine des artères æsophagiennesrend délicat une systématisationvasculaire.
cervicale,
ou artères æsophagiennes supérieures
:
a) Lès artères d'origine
thyroidienne
Elles sont essentiellementreprésentéespar les rameaux cesophagiensde l'artère
inférieure.
Ces branches naissent des trois segments de l'artère thyroïdienne : le segment ascendanr
fournissant les rameaux les plus volumineux, le segment descendantdont le contingent, à destinéeceso-
phagienne, est plus réduit, enfin les branches terminales donnent le maximum d'éléments cesophagiens.
Èu.lill.rr.r, ."r r.-.u.r" cesophagiensde l'artère thyroïdienne inférieure sont plus nombreux du côté
gauche.
En l'absence d'une artère thyroTdienneinférieure, la suppléanceest assuréepar l'homologuc con-
trolatérale ou à défaut par les rameaux bronchiques.
b) Les artères d'origirie
thoracique
ou artères æsoPhagiennes moyennes :
Elles proviennent des artères bronchiques,
des artères intercostales ou directement de l'aoræ
thoracique
descendante.
- Les rameaux
æsophagiens, nés des artères bronchiques, sont soumis aux importantes vanatrons
d'origine de ces dernières.
L'origine desartèrescesophâgiennesest différente suivant qu'elles viennent du côté gaucheou du côté
droit.
Les artères intercostales ne fournissent que dâns 20 % descasun rameau cesophagien,, né toujours à
droite, de la ci4quième artère intercostale.
- L'aorte descendante fournit de un à trois rameaux cesophagiens,à distribution gauche et antérieure
et anastomosésle plus souvent avec les rameaux d'origine
bronchique. Ces rameaux représentent
respectivement I'artère petite cesophagienne,l'artère cesophagienneaccessoireet l'artère grande
cesopnagrenne.
c) Les àrtèies
d'origine
abdominale
o'
artères æsophagiennes inférieures
:
stornachique et 1'artère diaphragmatique
Elles proviennent de deux sources : la coronaire
inférieure gauche.
qui monte sur
cOronaire stomachique donne une branche cardio-æsophagienne antérieure
- L'artère
le flanc droit de l'cesophage.
gauche donne clans50
/o des cas un ou deux rameaux ceso-
- L'artère diaphragmatique
phagiens grêles.
inférieure
moyennes et inférieures, replésente malgré tout'
L'ensemble de ces artères cesophagiennessupérieures,
rameaux abordent l'cesophageen sebifurquant en "T'
'
,n-ufpor,
vasculaire assezfaibie. ies différents
pour
aller s'anastomoser avec les éléments sus et sous-Jacents'
Ainsi se trouve constitué un systèmeanastomotique sous-séreux longitudinal para-cesophagien
La vascularisationde l'cesophagemontre :
- Le caractère terminal des branches artérielles à destinée cesophagienne,
donnant des rameaux également à destinée terminale,
- la pauvreté du systèmeanastomotique,
médiocre avec un
important
adaptation
fonctionnelle d'une
circulation pourtant
- ta iemarquable
réseausous-muqueux.
rotse-
répondre à deux types différents, de part et d'autre d
La vascularisation de l'cesophagesemble
prunt
ment de la crossede l'aorte.
Laîascularisation
de I'cesophagécervical est une vascularisation d'
et d'un
type segmentaire
terminal.
Sous la c.ôssea"ortique,on voit en effet trois pédiculesmieux individualisés, et sr les artères semblent
pauvres, il existe, par contre, un riche réseau sous-muqueux