Vous êtes sur la page 1sur 2

ÉCRIVEZ NOUS ENVOYEZ VOS INFOS Pour le mois de Juin par e-mail :

levantard2@gmail.com

ATTENTION :

Prochain bouclage

Fin Mai

: levantard2@gmail.com ATTENTION : Prochain bouclage Fin Mai Mouffe Maube Montagne Mensuel satirique, alterlocaliste,
: levantard2@gmail.com ATTENTION : Prochain bouclage Fin Mai Mouffe Maube Montagne Mensuel satirique, alterlocaliste,
: levantard2@gmail.com ATTENTION : Prochain bouclage Fin Mai Mouffe Maube Montagne Mensuel satirique, alterlocaliste,
: levantard2@gmail.com ATTENTION : Prochain bouclage Fin Mai Mouffe Maube Montagne Mensuel satirique, alterlocaliste,
: levantard2@gmail.com ATTENTION : Prochain bouclage Fin Mai Mouffe Maube Montagne Mensuel satirique, alterlocaliste,
: levantard2@gmail.com ATTENTION : Prochain bouclage Fin Mai Mouffe Maube Montagne Mensuel satirique, alterlocaliste,

Mouffe Maube Montagne

Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.
Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.

1000 merci à Richard DUQUESNOY, le Prince de la nuit en danger à Paris, venez le soutenir au Piano Vache, 8 rue Laplace 75005 Paris.

N° 5

Mai 2010

Édition Mouffetardienne du « Vantard du Faubourg » Tiré à 1000 exemplaires

SPECTAClES et CONCERTS Au PiAno VAche, 8 rue Laplace, (chez Richard le merveilleux et pres-
SPECTAClES et CONCERTS
Au PiAno VAche, 8 rue Laplace,
(chez Richard le merveilleux et pres-
tigieux donateur qui d'un chèque d'un
seul a financé l'intégralité de ce nu-
méro du moi de Mai, de l'an de grâce
2010 année du Tig' à rayure et à pois)
Tous les lundis de Mai 3, 10, 17,
24, 31
RodolPhe RAffAlli délivre un
Jazz Manouche d’excellente facture.
Voir son portrait ci-contre.
Tous les Mercredis soirée Gothique
avec dJ lionel aux manettes,
SoiRée MAnic dePReSSion
Tous les jeudis soirs new Wave
dJ nASh nous offre l’autre côté
de la new Wave (musique des an-
nées 80)
Aux PiPoS
2 Rue Polytechnique 75005, chez Alain
le
cycliste émérite
Tous les Vendredis soirs
JoSé interprète des chansons fran-
çaises et sud américaines avec hu-
mour et humeur, ce Latin Lover
emballera la foule par son charme
inépuisable.
dAnnY BonnY, tous les Samedis
soirs, une artiste unique en son genre
qui joue de l’accordéon et interprète
les standards de Ferré, Piaf et les
autres comme personne.
eSPAce lhoMond
21
rue Lhomond
exposition claude der’ven
21
rue Lhomond 75005
Têtes noires du 5 au 15 Mai 2010
tous les jours de 15h à 19h
Jeudi 6 Mai 20h30 Voix traversières
chAnTS PolYPhoniQueS
Mardi 11 Mai de 18h30 à 20h30 nAn
AuRouSSeAu pour la signature de
son dernier livre : Quand le mal est
fait paru chez Stock.
A
21h PRince RoRo en concert,
chansons françaises aproximatives.
Entrée libre.
exPoSiTion clAude deR'Ven
La première fois que je suis entré
dans l’atelier de Claude Der’ven je
dois avouer que je me faisais un
peu de soucis. En effet l’homme
m’était tellement sympathique que
je craignais, comme il arrive assez
souvent, de ne pas trouver son tra-
vail d’artiste à mon goût et d’avoir à
assumer une situation désagréable.
Il y avait sur son chevalet une toile
qu’il venait d’achever et j’ai immé-
diatement ressenti une émotion pri-
mitive de joie profonde comme on
peut le ressentir devant une source
d’eau vive après la traversée d’un
désert. Un puits aussi, profond et
frais, avec l’eau qui miroite au fond
et l’homme qui est là, qui puise pour
vous. Claude Der’ven est un homme
dangereux. Pour personne rassurez-
vous, c’est un homme dangereux
pour certaines valeurs esthétiques
qui ne valent plus rien et qu’il ex-
plose férocement. Je ne suis pas cri-
tique d’art et tout ce que je pourrais
écrire à propos des toiles de Claude
Der’ven ne vaudra jamais ce qu’il en
dit lui-même dans la présentation
de son travail pour l’exposition qui
se tiendra prochainement à l’espace
Lhomond. Pour moi Claude Der’ven
s’apparente à un maître Zen, les
coups de sabre qu’il donne avec
précision dans les critères débili-
tants de la représentation, la vision
toute intérieure qu’il projette dans
un même temps sur ses toiles, sem-
blent venir de la plus profonde tradi-
tion humaine mais aussi lui apporter
une tonalité totalement contempo-
raine. En cela il est un artiste de son
temps et comme il se doit toujours
en avance sur lui.
Nan Aurousseau
La roche le 28 avril 2010.

Faites comme lui, signez, nous sommes à vendre.

Achetez-nous, filez-nous un chèque pour continuer l’aventure et nous vous raconterons votre quartier à notre manière. Une dérive urbaine dans un brouillard de mots doux entendus aux terrasses des cafés, rê- vés dans vos alcôves, glanés sur vos peaux épanouies par un merveilleux printemps. Nous espérons que le poisson d’avril vous a plu. Non, personne ne va vous enlever vos pavés, per- sonne ne va creuser de tunnel sous la rue Mouffetard et les bactéries de vos chaussures ne perturbent pas les hypocondriaques. Nous avons plusieurs projets de rubriques et si vous me croisez dans la rue, évitez

Richard
Richard
SPECTAClES et CONCERTS (suite ) cAfé le VeRRe à Pied, 118 bis rue Mouffetard 75005
SPECTAClES et CONCERTS (suite
)
cAfé le VeRRe à Pied, 118 bis
rue Mouffetard 75005
01 43 31 15 72
exPoSiTionS
du mardi 27 au 8 Mai
heRVé hueT, expositions de pho-
tos sur des marcheurs à Paris où nos
pas nous mênent, rencontres impré-
vues : un Pied deVAnT l'AuTRe
Vernissage samedi 8 Mai à partir
de 18h
du 18 mardi Mai au dimanche
13 Juin
PhiliPPe Pennec, un grand de la
photo, tout un monde, l'univers dans
le micro, des corps en paysages,
des autres part en poésie. exposition
de photos.
MuSiQue
Tous les Mercredis de 19h à 21h,
Mercredi 12 Mai à partir de 19h
Notre ami VincenT avec JeAn-
MARc avec la participation excep-
tionnelle de GRéGoiRe, et toujours
(encore!) de MARie.
Mercredi 26 Mai
AMRoniM, on connaît pas mais on
fait confiance.
cAVeAu de lA hucheTTe
5, rue de la Huchette 75005 PARIS
Tél: 01 43 26 65 05
Samedi 1 et dimanche 2 Mai
dReW dAVieS SWinG BAnd
du lundi 3 au jeudi 6 Mai
fABien MARY SWinG BAnd
Vendredi 7 Mai et Samedi 8 Mai
RollinG doMinoS
du dimanche 9 au mardi 11 Mai
oliVieR leVeAu eT eRic BRe-
Ton JAZZ QuARTeT
du mercredi 12 au vendredi 14 Mai
RonAld BAKeR JAZZ GRouP
Samedi 15 et dimanche 16 Mai
liMehouSe JAZZ BAnd (hol-
lAnde)
du lundi 17 au jeudi 20 Mai
dAnY doRiZ SWinG BAnd in-
ViTe le SAxoPhoniSTe An-
GlAiS nicK PAYTon
du vendredi 21 au dimanche 23 Mai
eRic luTeR "hommage à Boris
Vian"
lundi 24 Mai
PhiliPPe Pilon JAZZ BAnd
Mardi 25 et mercredi 26 Mai
The SWinG coMMAndeRS
Jeudi 27 Mai
dAnY doRiZ SWinG BAnd
Vendredi 28 Mai
BRoTheRS d.Blue BAnd
dAnY doRiZ SWinG BAnd Vendredi 28 Mai BRoTheRS d.Blue BAnd de me dire : « C’est

de me dire : « C’est vous le Vantard ? », ça frise le délit de sale gueule, même si c’est vrai. Au mois d’avril, le mois des fous, nous avons innové, pour la première fois a été célébré avec la bande à Christian de St Médard le mariage d’un jour. C’est pratique, ça évite les divorces douloureux et chaque fois, vous pouvez re-convoler en justes noces avec l’élu(e) de votre choix. Nous acceptons les mariages gais, tristes, pathétiques, sordides, impro- bables, entre gens de tailles et d'es- pèces différentes, à cheval, couché, debout surtout et en chien de fusil. Que demander de plus à la vie

rodolphe raFFalli, le corto maltese de la guitare par Prince Roro

Ce modeste maladif n’aime pas que l’on dise du bien de lui, être encensé, il trouve ça indécent. Comme tous les autodidactes, il aimerait tant pouvoir contrô- ler tout ce qu’on dit sur lui, malheureusement le monde est incontrôlable, alors il s’est réfugié dans

sa guitare. Un jour elle s’est rebellée et à commen-

cer à sonner pour elle-même, ce jour là Rodolphe a

su qu’il était unique : un grand guitariste.

A peine installé au Sushirama de la montagne Ste

Geneviève où il a ses habitudes, le ton est donné,

Rodolphe voit les glaçons de mon pastis en rouge. Une façon bien à lui de dire qu’il n’est pas tout à fait là, qu’on va parler de quelqu’un d’autre et qu’une partie de lui est toujours ailleurs. Vous l’avez com- pris Rodolphe déteste parler de lui. Enfant de la Mouffe et globe trotter de la guitare, il est né en Seine et Marne de mère italienne et de père corse, ce qui lui a conféré ce charme ombrageux reconnaissable entre tous. Il a commencé la guitare

à

l’âge de 13 ans dans un cabaret paraguayen de

la

rue Descartes, le Rancho Guarani où il a connu

Hataualpa Yupanqui et Martin Torres, à l’époque il jouait de la guitare classique, des fugues et des pré- ludes de Bach, et il n’a jamais arrêté depuis. Pour la suite de sa bio, allez voir son site très riche en infos :

http://www.rodolpheraffalli.com/

rodolphE a dE la fEuillE

Il joue tout, du classique, du picking, du jazz, du

swing manouche, il a toujours eu envie d’aller plus loin dans le métissage des musiques. Un jour, il a rencontré Brassens et a entendu dans ses mélodies,

ce

que personne d’autre n’avait entendu auparavant,

il

en a fait un disque délicieux, Rodolphe est avant

tout une oreille. Il l’a cette feuille unique qui lui permet d’entendre des choses au-delà des choses. La Chope des puces, Félix, le Blue note, tous les cabarets du coin et ceux de Montmartre ont vu sa silhouette emprunter le circuit infernal de la vie d’artiste, il a macéré dans la musique et l’alcool, «ça m'a servi de leçon » dit-il dans un soupir ironique (marque de soupir déposée, il n’y a que lui qui sait

(marque de soupir déposée, il n’y a que lui qui sait faire ça). Il en est
(marque de soupir déposée, il n’y a que lui qui sait faire ça). Il en est

faire ça). Il en est revenu, depuis, il mène une vie presque saine, il parle de slow food, de bio et de médecine alternative (parallèle quoi). Et puis son regard s’allume dès qu'il commence enfin à parler de musique au lieu de citer abondamment tous les gens avec qui il a joué ou qu’il a côtoyé de près ou de loin, comme pour s’excuser d’exister.

Emouvoir sans imprEssionnEr

« La guitare, je ne la travaille pas, je la joue avec mes émotions, comme un écrivain écrit. La tech- nique est un piège qui donne le sentiment de la sur- puissance au détriment de la musique. Si on ne fait pas attention, on devient vite des chiens savants sans le savoir ». Emouvoir sans impressionner est sa de- vise. La musique pour lui, n’est jamais antagoniste, elle est ce qui réunit. Vous pouvez venir l’écouter et l’applaudir, allez y sans hésiter, bien fort, ça le fait rougir, au Piano Vache, chez Richard, tous les lundi soirs, il joue avec des musiciens émérites qui se relaient autour de lui, Etienne Lemauf à la contre- basse, Sébastien Gastine et Ramon Galàn fidèle au poste. Bon concert !

Gastine et Ramon Galàn fidèle au poste. Bon concert ! la boite à conneries • Dans
la boite à conneries
la boite à conneries

• Dans ce quartier, quand tu as deux neurones, tout le monde dit que tu es pervers ou manipulateur.

• «Control» et «halt» c’est pas mon truc, je suis la reine du shift.

• Toi t’es Q, mais sans la pomme.

• Toi, ta souris elle va me manger dans la main avec ou sans fil.

• T’as un petit clavier mais t’as un grand cœur.

• Ma chérie, j’ai tout dans ma clef

• Tu vois la coulée verte, c’est la diarrhée écolo sur Paris.

• Je lui dirai les mots bleus…en bluetooth ou en wifi ?

• C’est une copine qu’on a en shareware et en os.

• J’t’@ la rate

• Fesse-bouche de là.

• Quand j’te double clic sur le tapis…toutes tes fenêtres s’ouvrent.

• Mélangeons nos ©opyright

• Laisse tomber il connaît que les raccourcis.

• Qu'est-ce que je suis belle quand tu es bourré !

connaît que les raccourcis. • Qu'est-ce que je suis belle quand tu es bourré ! vantard_mai.indd

vantard_mai.indd

1

connaît que les raccourcis. • Qu'est-ce que je suis belle quand tu es bourré ! vantard_mai.indd

02/05/10

connaît que les raccourcis. • Qu'est-ce que je suis belle quand tu es bourré ! vantard_mai.indd

19:33

SPECTAClES et CONCERTS

du samedi 29 au lundi 31 Mai Al coPleY JAZZ SWinG RocK TRio

du samedi 29 au lundi 31 Mai Al coPleY JAZZ SWinG RocK TRio SAlle René cAPiTAnT

SAlle René cAPiTAnT (Gaulliste

de Gauche) à la Mairie du 5ème ar- rondissement 21, place du Panthéon

0156817505

du mercredi 5 au vendredi 21 Mai (lundi au samedi 14h à 18h, nocturne le jeudi à 19h30, entrée libre) exposition de JAcQueS chARRieR et le Piouff

entrée libre) exposition de JAcQueS chARRieR et le Piouff connollY'S coRneR 12 rue Mirbel dimanche 2

connollY'S coRneR

12 rue Mirbel

dimanche 2 Mai John G. MATTheWS 19h. Guitare violon chant, Blues, Folk, Blue Grass, country.

dimanche 9 Mai : up ya Boya de- venu fAolAn. Sublime groupe de Folk Irlandais composé de Français qui font chier les Irlandais. BénédicTe lecRoART céline RiVAud au violon. PhiliPPe hunSinGeR bouzoukiste BAPTiSTe RiVAud à la flûte. Que du bonheur sur ta Guiness.

dimanche 16 Mai, old TiMe Blue- GRASS avec VincenT BlAin

dimanche 23 Mai C'est folK o'nAuTeS : mélange de musique tradirlandaises et europe de l'Est.

le dimanche 30 Mai eMMAnuel delAhAYe (irish bouzouki et mandoline), et Michel SiKioTAKiS (flute, uillean pipes).

ThéâTRe MouffeTARd

73 rue Mouffetard, 75005

Réserver des billets de spectacle en ligne du 19 mai au 3 juillet 2010 du mercredi au vendredi à 20H30, le samedi à 17h et 21h, dimanche à 15h l'italienne à Alger, Gioacchino Ros- sini

Ģa c’Est mouffEtard !!
Ģa c’Est mouffEtard !!
HUMEURS gens de mouFFetard par le Professeur Larue le coin du râleur : 9. Cante
HUMEURS
gens de mouFFetard par le Professeur Larue
le coin du râleur :
9. Cante Hondo
10. Palimpseste
« c’était mieux avant »
Chez les Grecs, le vin pos-
sède un goût de résine phi-
losophique, ailleurs, il a un
goût de goudron glauque qui
va avec le gling et le glang
des guitaristes humoristes ha-
billés en Arlequin à plume.
Au petit matin, après avoir
entendu la guitare flamenca
et le « cante hondo » au Gre-
nier, vu les danseuses faire
frémir leur corps, surpris des
regards d’amour ou de haine
des clients et du patron re-
cherchant le « duende » comme s’il s’était caché, quand
les pensées des hommes cessent, on se retrouve seul,
comme un soupir au milieu des éclats de rire. Si la tris-
tesse des autres est notre extase, si l’on se repaît de leur
mélancolie musicale, « la mort n’aura pas d’empire ». Il
faut choisir, cendre ou poussière, brûler ou s’assécher,
deux manières de vivre son temps, combien d’années
dans votre vie ou vie dans vos années.
Chacun se souvient du res-
taurant ou du bar qu’il y
avait avant à cet endroit,
Rue de la montagne Ste Ge-
neviève, lors de travaux, les
enseignes réapparaissent,
le Bal des Sports est de-
venu La Bulle, chez Geor-
gette, le bar à gouines…
Puis les souvenirs s’estom-
pent, seuls les plus anciens
se remémorent les lieux et
s’accrochent à la fameuse
soupe chinoise à l’étage,
qu’on mangeait rue Mouffetard.
Derrière certains immeubles, il y a des jardins secrets
qui abritent des ateliers d’artisans ou de peintres. Ce
sont des jardins fantômes, que personne ne vient voir.
Pour y accéder, il faut longer des murs, escalader
des parapets, passer dans des cours, dire pardon au
concierge et caresser le chat en évitant les crocs des
cerbères placés là pour dissuader les curieux.
lE VIEIl HOMME ET lA
PIERRE
Assis dans les gradins de
nos belles Arènes de Lu-
tèce, ému aux larmes, je
lis le récit de l’agonie de
Varlin tracé par P-O Lis-
sagaray. Les footeux
ont déserté les lieux
; les boulistes aussi.
On n’entend plus
qu’une paire de piafs
chantant leurs émois printaniers. Grand
QUI dIT COMESTIblE,
NE VEUT PAS dIRE dÉlICIEUx.
MARIAgE d'UN JOUR
à ST MÉdARd
Une plante populaire,
j’allais dire démo-
cratique, le dahlia,
se rencontre dans
presque tous les jardins.
En fin de saison, elle tient
bien sa place en bouquets
chez les fleuristes du quartier. Elle
croît naturellement sur les hauts
NeuroCarmen, artiste de vie et Jean-Marie, critique
d’art, ont convolé, le Dimanche 25 Avril, en justes
noces. La cérémonie a eu lieu, sans incident majeur,
en présence de la bande à Christian de St Médard
qui nous a gentiment prêté son micro, grâces lui en
soient rendues. Des trublions, qui s’étaient déjà fait
remarquer lors d’un Fesse-tival mémorable, rempli
plateaux du Mexique sous les jolis noms de: Acocotli et
Chichipatli, mais achez que sous cette jolie fleur pousse
des tubercules charnus qui sont consommés par les
habitants du cru.
Introduite au Jardin des Plantes de Paris en 1802
comme un légume-racine, de nombreux agronomes et
jardiniers apprentis gastronomes ont tenté de multiples
préparations afin de lui trouver un usage culinaire pour
concurrencer la pomme de terre. Mais ce tubercule
de martinets virevoltants dans tous les sens de la Rue
Mouffetard, ont tenté de dénigrer l’institution sacrée
du mariage en faisant allusion au nombre de divorces.
A
leur tête, Paul, l'amant a tout fait pour accélérer la
calme sur la ville. Elle semble paisible,
immuable, immarcescible.
Je me retourne. Tout en haut des
marches, un vieil homme est assis,
une canne à la main. Son regard est à
la fois panoramique et passif. Vide ?
Certainement pas. Il est plein, au
contraire : plein d’images à conserver,
à imprimer dans sa mémoire avant que
l’homme moderne ne les brise. Ici, tout
est calme, serein. On n’entend guère le
flux lancinant des houatures. Le linge
sèche aux fenêtres. On vit, on dure, on
prie, on meurt.
Mais déjà à l’horizon se profile l'in-
famie. La Tour Jussieu fend le décor,
béante cicatrice sur un corps harmo-
nieux. Juste à côté, le nouvel immeuble
de l’OPAC, bâti sur les ruines de…
l’ancien immeuble de l’OPAC. Poli-
tique municipale : 10 HLM construits
pour 10 HLM détruits. Ambitieux pro-
jet
Ah mais, mon bon monsieur ! c’qu’y
compte pour les stats – et le prochain
mandat –, c’est-y point d’construire ?
cérémonie. La bouche de NeuroCarmen a encore fait
Et quelle construction !
Un crime
esthétique, oui !
Nouvel et ses potes
a
goût si acre (la saveur de la peau d’une noix verte)
qu’on le retira rapidement du potager pour la consacrer
à
l’ornementation du jardin d’agrément, et c’est ainsi
nous ont encore chié un concept. Nou-
velle ignominie, mais nouvelle quand
même, donc forcément bonne : inva-
riable axiome de notre modernité.
Après les coups de boutoir des bull-
dozers, l’immonde valse des grues.
Au-dessus du chantier, l’horreur se
que les jardiniers créèrent un nombre considérable de
variétés de dahlia pour l’Art Floral.
Cependant, je peux l’attester, le tubercule du dahlia est
comestible, j’en ai mangé cuit à l’eau, puis saisi à la
graisse d’oie…c’est supportable, bien épicé !
La fleur de dahlia, de saveur fade, avec un arrière goût
de miel, est également consommable. Aujourd’hui, les
pétales sont utilisés en nouvelle cuisine (façon Ikebana)
pour décorer les plats de poisson blancs et les salades.
Attention: les fleurs comestibles doivent être vendues
par les marchands de légumes, il est fortement décon-
seillé de déguster les fleurs de dahlia provenant de votre
fleuriste favori, les pesticides utilisés par les horticul-
teurs sont interdits en maraîchage et ils ne doivent pas
être consommés.
Un conseil : mangez des dahlias bio, c’est infect….mais
tellement tendance.
De Claude Bureaux dit Ludovicien l’Egalité
Maître jardinier
profile en images de synthèse. Un étron
difforme de verre et d’acier, en plein
cœur du Quartier Latin. Une structure
froide de matériaux factices, érigée
en étendard au pied de la Montagne.
Après le phallus de Jussieu, l’étron
de Cardinal !
Deux symboles d’une
des ravages lors de lambadas endiablées, sous les
yeux forcément effarés, mais, séduits, d'un Arnaud
maladivement déstabilisé. Jean-Marie, tel St Georges,
terrassant le dragon, les a gentiment congédiés en ad-
hérant au mariage « nouvelle formule, tout compris,
brandade de morue incluse » : le Mariage d’un Jour.
Tout est bien qui finit bien, le Mariage d’un Jour est
décidément tendance…
bistrologie par Barbara Pascarel
Il
arrive que le bout du monde, comme celui du bar, se
mette au pluriel : aux bouts du monde, chacun des auteurs
même conquête : celle de l’esthétique
inesthétique sur l’harmonie, celle de la
branlette conceptuelle sur l’art figura-
tif, celle du verre de Narcisse et de la
froideur de l’acier sur l’épaisseur de la
pierre, sur la chaleur du bois. Celle du
calcul sur le beau, de la machine sur
l’homme.
Le vieux monsieur le sait, ou du moins
il s’en doute. Il contemple sans illusion
l’éphémère stabilité de son environne-
ment sensoriel, avant d’être englouti
avec lui sous le flot glacial de la vie
liquide. Assis sur sa dalle de pierre,
appuyé sur sa canne de bois, il saisit
ce qu’il reste d’un Paris qui se meurt.
de
ce recueil a vécu dans un bar une rencontre, une ivresse,
une solitude.
Plus baroudeurs que gendelettres, un peu des deux comme
l’étonnant Olivier Frébourg, journalistes, navigateurs,
Joseph Stokober
champion de boxe ou astronaute, ils nous embarquent loin
du
rade familier de notre quartier. Seule vigie locale, dans
sa
tourelle de la gare de Lyon, le barman José Benavente,
aux aguets derrière le comptoir du Train bleu, préface
l’ouvrage. Et puis ça déménage ! On vous balance dans
sentimental saloon de Cuenca, un sordide et fascinant
bar à putains mongoles de Pékin, un poétique salon de
un
thé en Iran, lumineux petit café tabac à Salvador de Bahia,
et
dans l’espace grâce au cosmonaute J.-F. Clervoy, qui
avis à tous les cyclistes
OURS :
Les Pipos, le bar à vins, sis rue polytechnique
va très bientôt s’agrandir, vous serez in-
formés du jour de son ouverture en grand
prévue vers le 14 juillet. En attendant c’est
ouvert et on vous attend de fourchette
ferme. Alain le patron, a repris le chemin
des pistes, tous les matins entre 7 et 8h et demie, piste
de Vincennes, entraînement intensif en vue d’un Levallois
Honfleur. Drogués, camés, toxicos, chargés, bourrés, car-
diaques, abstenez vous.
Dress code : lunettes noires, casque à pois, casaque verte
à rayures blanches, combi moule burnes jaune. Les citrons
seront coupés et distribués par notre masseur kinésithéra-
peute : Jean-Marie qui vient de se marier.
nous révèle comment on sifflait du cognac dans la station
Mir. Avec le desperado Jean-Pierre Perrin, on trinque en
compagnie de son confrère le grand James Crumley au
« bar de la dernière frontière », une taverne du Montana
dont la cloche est flanquée de cet avertissement : « Celui
qui sonne achète le bar ». Quand sur le détroit de Béring,
à Ouelen, on descend dans une cave sordide rebaptisée «
Bar des pendus » pour se torcher au « samagon », le tord-
boyau fait maison à côté de laquelle l’eau de Cologne se
déguste, la biture prend une dimension épique !
On en entend de belles autour de ce grand comptoir de pa-
pier — typographié avec de vrais caractères en plomb —,
comme dans les contes anciens où des voyageurs de tous
horizons trouvent refuge dans une auberge et se mettent à
raconter leurs aventures. A travers pages et verres, on trace
une piste planétaire (et même spatiale) qui zigzague de
Fort-de-France à Da-Nang… en passant par Chamonix,
avec les habitués du Choucas, au cœur de la montagne
qui emporte parfois un ami. « Quand l’un d’entre nous
disparaît, on se retrouve dans la chaleur
Dans les bars des bouts du monde.
Récits recueillis par Elise Dürr.
L’Élocoquent éditeur, 2010.
LE VANTARD™
Édité par LES AMIS DU FAUBOURG, Association loi 1901
37 rue Faidherbe 75011 Paris
ISSN 1953-5104
Directeur de la publication : Frederick Rimbert
Comité de rédaction : Obscur et protéiforme
Rédac’chef : Prince Roro
Rédac' chef adjoint : JiCé Ditroy l'indétrônable fondateur du Vantard
Rédacteurs : Barbara Pascarel, Claude Bureaux, Joseph Stokober, Nan
Aurousseau
Relecture : Eric Walbecq aux papillons
[30/04/10 12:39:45] roroprince: t'as une grosse vessie
Dessins : Tony Hall, Bridenne
ou
quoi ?
Photos : Prince Roro, encore lui ?
Corrections : éffequetuées avec brio par Sabine Jean quand elle y pense
Programme : Poste à pour-voir ça urge veugra! Bientôt y en aura plus
du tout.
Grizzly : Fabruto le ptit farci, façon Benoit combien déjà
Bref
notre
super FarciBio
Maquette, mise en pages et reprisage du ti tout cuenti: Alix Nissen
Imprimé chez G.P.S. 16 rue Faidherbe 11ème
Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives.
Faidherbe 11ème Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives. vantard_mai.indd 2 02/05/10 19:33

vantard_mai.indd

2
2
Faidherbe 11ème Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives. vantard_mai.indd 2 02/05/10 19:33

02/05/10

Faidherbe 11ème Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives. vantard_mai.indd 2 02/05/10 19:33

19:33