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Exposition photographique

Donner à voir l’invisible

Catherine Bourdeau est photographe amateur. Elle s’invite à Villepinte du 23 septembre au 8


novembre avec son exposition « Regard Végétal ». Quarante-sept photographies nous
dévoilent la nature sous l’angle du gros plan et nous invitent à l’évasion.

Les photographies de l’exposition sont au premier abord surprenantes et plutôt déroutantes.


L’utilisation du gros plan nous emmène dans une autre dimension.

Catherine Bourdeau : La macrophotographie est une technique assez usitée en photographie,


qui consiste à se rapprocher de son sujet pour le capturer en très gros plan. Mon appareil
photo devenu microscope rend compte de tous les détails des végétaux, des matières
minérales ou autres invisibles pour l’œil humain. Le tout petit apparaît sous la forme de
lignes, courbes, de lumières, de couleurs chatoyantes ou de textures particulières : lisse,
granuleux, strié… Le sujet disparaît quasiment et demeurent le pourtour d'un pétale ou le
pistil d'une fleur, la ligne d'une tige, les nervures d'une feuille, le grain ou la transparence du
tissu végétal. Véritable art de la suggestion, la macrophotographie permet de questionner l’œil
et d’emmener l’esprit vers un travail d’imagination. La photo ci-dessous peut faire penser à
une chute d’eau, à un paysage aquatique mais représente en fait un kiwi !

Fruits, fleurs, graines, écorces ou encore lichens. Pourquoi posez-vous votre regard sur les
végétaux ?

C.B. : La nature et la faune ont toujours suscité chez moi curiosité et émerveillement. Toute
petite déjà je passais de longs moments à la campagne à observer le monde végétal. A l’école
la biologie était ma matière préférée. En grandissant, cette passion m’a suivie et j’en ai fait
mon métier : je réalise aujourd’hui des films pédagogiques sur la nature pour l’Education
Nationale qui sont projetés en cours de SVT (Sciences et Vie de la Terre). Que ce soient pour
des films ou pour des photos, la diversité et la beauté de la nature sont pour moi une source
inépuisable d’inspiration, de découverte et de curiosité.

Il se dégage de vos clichés une beauté pure. Comment parvenez-vous à un tel rendu ?

C.B. : Je suis fidèle à mon appareil argentique et je travaille en diapositive, support certes
contraignant en terme d’exposition mais qui reflète vraiment ce que mon œil a vu. Je ne
procède à aucun recadrage ni retouche. J’aime cette idée de naturel et de capture de
l’instantané et de l’éphémère : le principal doit être fait en amont, au moment de la prise de
vue. La préparation, l’attente, l’observation du sujet, la définition de la lumière demandent
patience et précision et ne doivent pas être négligés. J’ai appris toutes ces techniques sur le
terrain, au fil des années car je suis un photographe autodidacte. La photo est avant tout une
passion et une expression personnelle. .

Vous exposez vos clichés au Centre Culturel Joseph Kessel. Connaissez-vous Villepinte ?

C.B. : Je ne connais pas précisément la ville de Villepinte mais plutôt ses environs le parc
forestier la Poudrerie, situé sur les communes de Vaujours, Sevran et Villepinte. Ce parc étant
très riche en faune et flore, il a accueilli il y a quelques temps notre équipe de tournage. J’en
garde un très bon souvenir.