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Cocci Gram Positif

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Published by: Ramdane Mehdi Messaoude on Sep 11, 2011
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Dr. D.

TIOUIT LES COCCI A GRAM POSITIF GÉNÉRALITÉS Sous cette dénomination sont regroupées des espèces bactériennes constituées par des cellules de formes arrondies, cocci ou coques, immobiles à gram positif, aeroanaerobie facultatif qui ont un intérêt médical considérable On distingue :  Les staphylocoques  Les streptocoques  Les pneumocoques LES STAPHYLOCOQUES Le genre Staphylococcus appartient à la famille des staphylococcaceae et est constituée de 43 espèces dont :  Staphylococcus aureus  Staphylococcus epidermidis  Staphylococcus saprophyticus Qui sont différenciées sur la base de leurs caractères biochimiques. I- Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) a) Habitat : Bactérie ubiquitaire vivant souvent à l’état commensal sur la peau et les muqueuses des organismes humains et animaux.

b) Caractères bactériologiques :  Morphologie : comme tous les staphylocoques, Staphylococcus aureus se présente sous l’aspect de cocci à gram positif, isolés, en diplocoque ou groupés en amas polyédriques évoquant l’aspect en « grappes de raisins ».  Caractères culturaux : il se développe facilement sur les milieux usuels, s’accommode de grandes variations de température (10-45°C) et de PH. La plupart des souches élabore un pigment qui donne à la colonie un aspect doré .Et comme tous les

Entérotoxines : responsables de toxi infections alimentaires et d’entérocolites aigues .micrococcaceae. Toxine du syndrome du choc toxique staphylococcique (TSST) (pyrogène et létale).Exfoliatines : toxines épidermolytiques qui entraînent un clivage intra Dermique et des lésions cutanées bulleuses .Elles interviennent dans la Formation de lésions tissulaires. suppurations cutanées primitives. DNAses : hydrolysent le DNA . Substances élaborées : Les toxines . . -Protéine A: a la propriété de fixer les immunoglobilines de classe G par leur fragment Fc. il se développe dans des milieux contenant une forte concentration de NaCL (5à10%). au laboratoire.Fibrinolysine : dislocation d’un caillot et formation de micro emboles Suppurés résponsables de métastases septiques.  Structure antigénique : Il existe des antigènes capsulaires de nature polysaccharidique et des antigènes pariétaux constitués par le peptidoglycane et les acides téchoiques. Enzymes : La coagulase : elle peut entraîner in vivo la formation caillot endoveineux. Hyaluronidase : hydrolyse l’aide hyaluronique du tissu conjonctif et permet la diffusion du germe Lipases et estérases : métabolisent les graisses cutanées. Cette propriété est mise à profit. - - .Staphylolysines ou hémolysines . dans les réactions de « co-agglutination ». -Toxine de Panton Valentine (pneumopathies nécrosantes staphylococciques.La plupart ces antigènes permettent le sérotypage des souches (env. 15 sérotypes différents).Ces enterotoxines sont insensibles la chaleur et aux sucs digestifs. -Des récepteurs phagiques permettant la classification en plusieurs lysotypes(intérêt épidémiologique).

fesse. furoncles.Pleuro pulmonaire (abcès bulleux). c) Physiopathologie  -A partir d’un revêtement cutanée. il infecte souvent les plaies négligées. • * Infections de la sphère ORL : ces dernières sont rares.- Les bêta lactamases. d’otites. phlébites).  -Entérocolite staphylococcique due à la multiplication normale du staphylocoque dans l’intestin. à la faveur d’une excoriation ou de la colonisation d’un bulbe pileux. perionyxis . d’abcès amygdalien ou de mastoïdites. anthrax . le germe va se multiplier et produire ses différentes enzymes permettant l’extension locale des foyers infectieux et parfois dissémination à distance et entraîner un état septicémique et des foyers métastatiques par emboles septiques  -Intoxication alimentaire due à l’ingestion d’ enterotoxines préformées dans l’aliment. * Les infections cutanées sous cutanées et muqueuses : Folliculites. Toxi infections alimentaires • *Entérocolite aigue : Staphylococcus aureus R au Trt ATB et sécréteur d’entérotoxine *Manifestations systémiques: souvent IIaires des formes précédentes. . panaris.aine …). -ostéomyélites -Endocardites infectieuses . aisselle. sycosis. -pyélonéphrite. d) Pouvoir pathogène Le Staphylococcus aureus est d’abord un germe pyogène responsable de la plus part des infections suppurées de la peau et des muqueuses .orgelets hydroadenites.impetigo et abcès à localisations variées (sein.onyxis. marge anale. il peut s’agir de sinusites. -Vasculaires (lymphangites. abcès du rein -cérébromeningées (abcès du cerveau ou méningite)… -Septicemie (tjrs rechercher la porte d’entrée) .

f) Staphylococcus aureus et antibiotiques. fosfomycine. R à méthi croisée avec toutes les autres bétalactamines. II.LES AUTRES ESPECES DE STAPHYLOCOQUES (Staphylocoque coagulase négative)  Les plus fréquents sont Staphylococcus épidermidis et Staphylococcus saprophyticus. teicoplanine) sont très efficaces et réservés aux infections sévères.e) Immunité : La fréquence du portage sain chez l’homme et la fréquence relativement faible des staphylococcies par rapport au risque de contamination par une espèce à potentiel pathogène si puissant.Les pénicillines M (méthicilline. oxacilline) non hydrolysées par pénicillinases sont actives mais 20% à40% des souches hospitalières sont résistantes. ces espèces trouvées à l’état commensales sur la peau et le muqueuses sont habituellement peu virulentes. Staphylococcus saprophyticus : Responsable essentiellement d’infections urinaires chez la femme jeune. Staphylocoques à coagulase négative (scn) et antibiotiques : .virginamycine): souvent actifs sur Staphylococcus aureus. rifampicine. Staphylococcus epidermidis : Essentiellement responsables d’infections nosocomiales.lincomycine pristinamycine. cette dernière est inhibe par l’AMC).  Autres antibiotiques antistaphylococciques (acide fucidique. Des anticorps apparaissent au cours des infections staphylococciques mais leur rôle protecteur est incertain.  Dépourvues de coagulase et de la plus part des toxines de Staphylococcus aureus. implique l’existence d’une immunité naturelle dont le support n’est pas bien établi.  Les aminosides : Nombreuses résistances chez les souches meti R  Macrolides et apparentés (erythromycine .spiramycine .  Bétalactamines : les péni G et A sont inactives ( production de penicillinase. fluoroquinolones): comme pour les aminosides ces antibiotiques ne sont utilisés qu’en association pour éviter le risque de sélection de mutants résistants  Les glycopéptides (vancomycine.

1. ne réduisant pas les nitrates . 2. II.A l’exception de Staphylococcus saprophyticus. ils sont généralement plus résistant aux antibiotiques que Staphylococcus aureus.Classification d'après leur pouvoir hémolytique:  Streptocoques alpha hémolytique: hémolyse incomplète.CLASSIFICATION DES STREPTOCOQUES.  S.  Streptocoque non hémolytique : pas d'hémolyse. non sporulés. Certains présentent des résistances naturelles utiles pour les identifier :  S. LES STREPTOCOQUES I.  Streptocoques bêta hémolytique : hémolyse complète.depourvus de catalase et d'oxydase.et résistants aux aminosides (bas niveau). Les caractéristiques communes à toutes ces espèces sont les suivantes : Coca à gram positif.  S haemolyticus : R à la bacitracine. epidermidis (et aureus) R à la polymyxine.GÉNÉRALITÉS La famille des streptococcaceae comprend sept genres dont Streptococcus et Enterococcus qui à eux deux regroupent la plupart des espèces responsables d'infection humaines.immobiles.Classification de LANCEFIELD (d'apres leur équipement antigenique) : .saprophyticus R à la novobiocine et à la fosfomycine.

permet de définir plusieurs groupes antigeniques: A.  La protéine T est également antigénique et est utilisée avec la protéine M comme marqueur dans les études épidémiologiques. 2.V. Les streptocoques oraux correspondent aux streptocoques autrefois dénommés viridans . sont dits "non groupables".E.L.D. exemples: Streptococcus pyogènes : Streptocoques bêta hémolytique du groupe A Streptococcus agalactiae: streptocoque du groupe B . Permet de définir des groupes génomiques et d'individualiser de nouvelles espèces.Classification d'après les caractères biochimiques.Classification selon les marqueurs génotypiques.F.C.R.le polyoside C.H.O.  Le polyside C :détermine le groupe A de LANCEFIELD.Elle est le facteur principal de virulence et les anticorps qu'elle suscite sont immunisants et protecteurs.T.STREPTOCOQUES DU GROUPE A 1. 3. .S. Streptococcus bovis : appartient à l'ensemble des streptocoques du groupe D.M.Structure antigenique.Ils sont pour la plupart alpha ou non hémolytiques et non groupables.  Fragile ne survit pas longtemps dans les milieu extérieur.Un antigène de paroi .  La protéine M : antigène qui différencie les sérotypes (60 sérotypes différents pour le streptocoque du groupe A) .B.N. Les streptocoques dépourvus de polyoside C. III. En pratique la classification et l'identification des différentes espèces utilisent surtout les caractères phénotypiques.P. Parmi eux Streptococcus pneumoniae.Habitat :  Bactérie strictement humaine  Localisation préférentielle : oropharynx. mérite une étude particulière à cause de sa virulence. Streptococcus pneumoniae : appartient à l'ensemble des streptocoques oraux.G.K. 4.U.

G.HetL. endométrites.sont antigéniques et les anticorps correspondant dénommés antistreptokinase (ou ASK) et antistreptodornase (ou ASD) sont également recherchés pour faire le Dc 4. endocardites.  -Streptolysine O : elle lyse la membrane des érythrocytes et d'autres cellules. 3. méningites.  -Streptodornases : DNAse (dépolymerise l'ADN).Substances élaborées  -Toxine erythrogene ou pyrogene : responsable de l'éruption de la scarlatine.E.  -Streptolysine S produite par de nombreux Streptocoques des groupes A.  Erysipele caractérise par un placard cutané rouge et oedematié à contour nettement délimite survenant chez le nourrisson ou les personnes âgées.  Strépt okinase et stréptodornase .C.  -Hyaluronidase : en détruisant la substance de base du tissu conjonctif elle agit comme un facteur favorisant la diffusion de l'infection.Pouvoir pathogène  Les Streptocoques du groupe A sont la principale cause d'infections à Streptocoques chez l'homme. elle est antigénique et suscite la formation d'anticorps dénommés antistreptolysines O (ALSO) dont l'élévation des taux sériques permet un diagnostic rétrospectif d'infection streptococcique. La protéine R n'est pas impliquée dans la virulence ou l'immunité.  Impetigo  Gangrène sous cutanée streptococcique infection extensive avec nécrose atteignant le tissu cellulaire sous cutané.  "Surinfections" cutanées sur plaies ou brûlures.  Autres infections locales ou générales :surinfections d'atteintes bronchopulmonaires d'origine virale.  -Streptokinase :fibrinolyse . produite par le streptocoque du groupe qui héberge un bactériophage. péritonites… . c'est également un facteur de diffusion de l'infection. Ils jouent un rôle essentiel dans les infections ORL  Scarlatine maladie éruptive et immunisante.

 Adulte :rarement infections du post partum et infections urinaires.Streptocoques du groupe D Ce groupe est caractérisé par la présence de l'antigène de groupe D qui n'est pas un polyoside mais qui est constitué par l'acide teichoique de la paroi. IV. elles peuvent se compliquer par une affection post streptococcique.  Erythème noueux. Contrairement aux autres Streptocoques leur culture n'est pas inhibée par la bacitracine.  Chorée de Sydenham : caractérisée par des mouvements désordonnés. Cet antigène D est également présent chez les Enterocoques .  Glomérulonéphrite aiguë peut être la cause d'une insuffisance rénale chronique. Les syndromes post streptococciques : conséquence en générale d'une angine érythémateuse à streptocoque A non traitée. Dans le groupe D des streptocoques . la Glomérulonéphrite.il reste Streptococcus bovis. 3. S. de la gorge et des voies respiratoires. Pouvoir pathogène :  Nouveau -né : septicémie. elle set responsable d'infections localisées. .  Rhumatisme articulaire aiguë (RAA) avec atteinte articulaire.LES AUTRES STREPTOCOQUES GROUPABLES. méningite. S equis et S alactolyticus qui sont des commensaux du tube digestif de l'homme et des animaux. d'endocardites ou d'infections néonatales.mais des études génétiques ont conduit à séparer le genre Enterococcus des streptocoques.bovis est l'espèce la plus fréquemment isolée chez l'homme. 2) Streptocoques bêta hémolytiques C. de septicémies et d'endocardites. cutanée. 1)Streptocoque du groupe B Habitat : commensal du tube digestif et du vagin. Ces infections sont rares mais assez sévères. G ou L Chez l'homme ils se comportent comme commensaux mais parfois responsables d'infections aiguës de la peau. et surtout cardiaque avec risque redoutable de séquelle valvulaire. Elle guérit en 2 à 4 mois.

 Résistance naturelle des streptocoques aux aminosides tobramycine. netilmicine …)= "résistance de bas niveau". V.STREPTOCOQUES ET ANTIBIOTIQUES. .durans L'Enterococcus bovis ne possède pas l'antigène de groupe D.  Genèse de caries dentaires.faecium  E. Les streptocoques non groupables  La classification est basée sur la biochimie  Streptococus salivarius  Streptococus sanguis  Streptococcus mitis  Streptococcus mutans  Habitat :  Cavité buccale de l'homme  Tube digestif (S.  Résistance acquise (chromosomique ou plasmidique) résistance aux aminosides de "haut niveau" Schématiquement les streptocoques sont repartis en 3 groupes.mutans)  Pouvoir pathogène :  Endocardites bactériennes = maladie d'OSLER. ( gentamycine .Dans le groupe D du genre Enterococcus on trouve :  E faecalis +++  E.

on les associera à un aminoside. 3.Les streptocoques moins sensibles à la pénicilline G : Streptocoques B et non groupables.C. En cas d'allergie on a recours aux macrolides. STREPTOCOCCUS PNEUMONIAE (PNEUMOCOQUE) I.Les streptocoques résistants à la Peni G  Streptocoques du groupe D et Enterocoques  Ampicilline et ureidopenicillines (piperacilline) sont plus actives que la Peni G.1.Caractères bactériologique 1/ Morphologie : Les pneumocoques sont des diplocoques à Gram positif "en flammes de bougie opposées par leur pointe".Habitat :  Bactérie commensale de l'oropharynx de l'homme  Bactérie fragile.Les streptocoques très sensibles à la pénicilline : Streptocoques A. Sur gélose au sang ils forment de petites colonies entourées d'une zone d'hémolyse . La Péni est l‘ATB de choix pour le Trt et la prophylaxie des infections à Streptocoques du groupe A. Pour le Trt on utilise de la Peni G ou de l'ampicilline à forte dose associée à un aminoside en cas d'infection grave.  Les cephalosporines de 3ème génération et les fluoroquinolones sont inefficaces  La vancomycine est un antibiotique de réserve en cas d'allergie aux bêtalactamines ou en cas de résistance de la souche aux autres antibiotiques. .G. ne survit pas à l'extérieur.. 2/ Caractères culturaux : La culture exige des milieux riches. Les formes virulentes sont capsulées. 2. II.

5/ Epidémiologie : Les pneumococcies respiratoires prédominent pendant la saison froide.La pneumonie franche lobaire aiguë (PFLA) est la plus classique des pneumococcies (Elle est redoutable chez le sujet âgé et l'immunodéprimé) . angines.  Infection ORL : otites.bronchite – broncho-pneumonies – pleurésie. conjonctivite. les cancéreux qui s'infectent avec leur propre pneumocoque. les splénectomisés. endocardite.  Voies respiratoires inférieures : . les cirrhotiques. souvent à point de départ endogène. Les anticorps anti polyosides spécifiques provoquent un haut niveau de protection. les personnes âgées. fréquente chez le jeune enfant. mastoïdites.  Antigènes de paroi :  Antigènes protéiques M et R  Polyosides C 4/ Pouvoir pathogène : Donne des infections variées souvent graves et mortelles. La notion de terrain joue un rôle certain. sinusites. les bronchitiques chroniques. pharyngites.  Autres localisations : arthrite. déterminent 30 sérotypes différents. 6/ Prophylaxie : . La maladie est peu épidémique. Ces infections sont plus fréquentes chez l'enfant. de structure poly osidique. Les streptocoque ont tendance à s'autolyser rapidement. 3/ Structure antigènique  Antigènes capsulaires.  La culture est inhibée par l'optochine qui est un antiseptique.

ga2h. Ce vaccin est recommandé chez les sujets fragiles cités précédemment.algeriandoctors.Il existe un vaccin anti pneumococcique polyvalent préparé à partir des polyosides capsulaires des sérotypes les plus fréquemment rencontrés. www.com .

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