Dr. D.

TIOUIT LES COCCI A GRAM POSITIF GÉNÉRALITÉS Sous cette dénomination sont regroupées des espèces bactériennes constituées par des cellules de formes arrondies, cocci ou coques, immobiles à gram positif, aeroanaerobie facultatif qui ont un intérêt médical considérable On distingue :  Les staphylocoques  Les streptocoques  Les pneumocoques LES STAPHYLOCOQUES Le genre Staphylococcus appartient à la famille des staphylococcaceae et est constituée de 43 espèces dont :  Staphylococcus aureus  Staphylococcus epidermidis  Staphylococcus saprophyticus Qui sont différenciées sur la base de leurs caractères biochimiques. I- Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) a) Habitat : Bactérie ubiquitaire vivant souvent à l’état commensal sur la peau et les muqueuses des organismes humains et animaux.

b) Caractères bactériologiques :  Morphologie : comme tous les staphylocoques, Staphylococcus aureus se présente sous l’aspect de cocci à gram positif, isolés, en diplocoque ou groupés en amas polyédriques évoquant l’aspect en « grappes de raisins ».  Caractères culturaux : il se développe facilement sur les milieux usuels, s’accommode de grandes variations de température (10-45°C) et de PH. La plupart des souches élabore un pigment qui donne à la colonie un aspect doré .Et comme tous les

.Ces enterotoxines sont insensibles la chaleur et aux sucs digestifs. -Protéine A: a la propriété de fixer les immunoglobilines de classe G par leur fragment Fc. DNAses : hydrolysent le DNA .Exfoliatines : toxines épidermolytiques qui entraînent un clivage intra Dermique et des lésions cutanées bulleuses . suppurations cutanées primitives.Entérotoxines : responsables de toxi infections alimentaires et d’entérocolites aigues . Hyaluronidase : hydrolyse l’aide hyaluronique du tissu conjonctif et permet la diffusion du germe Lipases et estérases : métabolisent les graisses cutanées. dans les réactions de « co-agglutination ». 15 sérotypes différents).Fibrinolysine : dislocation d’un caillot et formation de micro emboles Suppurés résponsables de métastases septiques.La plupart ces antigènes permettent le sérotypage des souches (env.Elles interviennent dans la Formation de lésions tissulaires.  Structure antigénique : Il existe des antigènes capsulaires de nature polysaccharidique et des antigènes pariétaux constitués par le peptidoglycane et les acides téchoiques. Substances élaborées : Les toxines . -Des récepteurs phagiques permettant la classification en plusieurs lysotypes(intérêt épidémiologique). Toxine du syndrome du choc toxique staphylococcique (TSST) (pyrogène et létale).micrococcaceae. il se développe dans des milieux contenant une forte concentration de NaCL (5à10%). - - . Cette propriété est mise à profit. au laboratoire. Enzymes : La coagulase : elle peut entraîner in vivo la formation caillot endoveineux. -Toxine de Panton Valentine (pneumopathies nécrosantes staphylococciques.Staphylolysines ou hémolysines .

le germe va se multiplier et produire ses différentes enzymes permettant l’extension locale des foyers infectieux et parfois dissémination à distance et entraîner un état septicémique et des foyers métastatiques par emboles septiques  -Intoxication alimentaire due à l’ingestion d’ enterotoxines préformées dans l’aliment.onyxis. -ostéomyélites -Endocardites infectieuses . -pyélonéphrite. panaris.- Les bêta lactamases. à la faveur d’une excoriation ou de la colonisation d’un bulbe pileux. anthrax .aine …). il infecte souvent les plaies négligées. Toxi infections alimentaires • *Entérocolite aigue : Staphylococcus aureus R au Trt ATB et sécréteur d’entérotoxine *Manifestations systémiques: souvent IIaires des formes précédentes. d) Pouvoir pathogène Le Staphylococcus aureus est d’abord un germe pyogène responsable de la plus part des infections suppurées de la peau et des muqueuses .Pleuro pulmonaire (abcès bulleux). aisselle. -Vasculaires (lymphangites. d’abcès amygdalien ou de mastoïdites.  -Entérocolite staphylococcique due à la multiplication normale du staphylocoque dans l’intestin. marge anale. fesse. .impetigo et abcès à localisations variées (sein. c) Physiopathologie  -A partir d’un revêtement cutanée.orgelets hydroadenites. abcès du rein -cérébromeningées (abcès du cerveau ou méningite)… -Septicemie (tjrs rechercher la porte d’entrée) . phlébites). * Les infections cutanées sous cutanées et muqueuses : Folliculites. perionyxis . furoncles. il peut s’agir de sinusites. sycosis. • * Infections de la sphère ORL : ces dernières sont rares. d’otites.

spiramycine .  Les aminosides : Nombreuses résistances chez les souches meti R  Macrolides et apparentés (erythromycine . teicoplanine) sont très efficaces et réservés aux infections sévères.LES AUTRES ESPECES DE STAPHYLOCOQUES (Staphylocoque coagulase négative)  Les plus fréquents sont Staphylococcus épidermidis et Staphylococcus saprophyticus.  Bétalactamines : les péni G et A sont inactives ( production de penicillinase. Staphylococcus epidermidis : Essentiellement responsables d’infections nosocomiales.virginamycine): souvent actifs sur Staphylococcus aureus.Les pénicillines M (méthicilline. Staphylocoques à coagulase négative (scn) et antibiotiques : . Staphylococcus saprophyticus : Responsable essentiellement d’infections urinaires chez la femme jeune. Des anticorps apparaissent au cours des infections staphylococciques mais leur rôle protecteur est incertain. II. implique l’existence d’une immunité naturelle dont le support n’est pas bien établi. fosfomycine. cette dernière est inhibe par l’AMC).lincomycine pristinamycine. fluoroquinolones): comme pour les aminosides ces antibiotiques ne sont utilisés qu’en association pour éviter le risque de sélection de mutants résistants  Les glycopéptides (vancomycine.e) Immunité : La fréquence du portage sain chez l’homme et la fréquence relativement faible des staphylococcies par rapport au risque de contamination par une espèce à potentiel pathogène si puissant.  Dépourvues de coagulase et de la plus part des toxines de Staphylococcus aureus. ces espèces trouvées à l’état commensales sur la peau et le muqueuses sont habituellement peu virulentes. f) Staphylococcus aureus et antibiotiques. R à méthi croisée avec toutes les autres bétalactamines.  Autres antibiotiques antistaphylococciques (acide fucidique. rifampicine. oxacilline) non hydrolysées par pénicillinases sont actives mais 20% à40% des souches hospitalières sont résistantes.

II.  S.  Streptocoques bêta hémolytique : hémolyse complète. ne réduisant pas les nitrates . 1.A l’exception de Staphylococcus saprophyticus.CLASSIFICATION DES STREPTOCOQUES. epidermidis (et aureus) R à la polymyxine.  Streptocoque non hémolytique : pas d'hémolyse.Classification d'après leur pouvoir hémolytique:  Streptocoques alpha hémolytique: hémolyse incomplète. 2.et résistants aux aminosides (bas niveau).  S haemolyticus : R à la bacitracine.Classification de LANCEFIELD (d'apres leur équipement antigenique) : .depourvus de catalase et d'oxydase.GÉNÉRALITÉS La famille des streptococcaceae comprend sept genres dont Streptococcus et Enterococcus qui à eux deux regroupent la plupart des espèces responsables d'infection humaines.saprophyticus R à la novobiocine et à la fosfomycine. Certains présentent des résistances naturelles utiles pour les identifier :  S. Les caractéristiques communes à toutes ces espèces sont les suivantes : Coca à gram positif.immobiles. non sporulés. ils sont généralement plus résistant aux antibiotiques que Staphylococcus aureus. LES STREPTOCOQUES I.

permet de définir plusieurs groupes antigeniques: A. 4.H.L. sont dits "non groupables".E.  Fragile ne survit pas longtemps dans les milieu extérieur.S.Structure antigenique.STREPTOCOQUES DU GROUPE A 1.Classification d'après les caractères biochimiques.  La protéine M : antigène qui différencie les sérotypes (60 sérotypes différents pour le streptocoque du groupe A) .Habitat :  Bactérie strictement humaine  Localisation préférentielle : oropharynx. Permet de définir des groupes génomiques et d'individualiser de nouvelles espèces. 3. mérite une étude particulière à cause de sa virulence.U. III.N.Elle est le facteur principal de virulence et les anticorps qu'elle suscite sont immunisants et protecteurs.  Le polyside C :détermine le groupe A de LANCEFIELD.D.  La protéine T est également antigénique et est utilisée avec la protéine M comme marqueur dans les études épidémiologiques.le polyoside C.B. 2. Streptococcus pneumoniae : appartient à l'ensemble des streptocoques oraux. En pratique la classification et l'identification des différentes espèces utilisent surtout les caractères phénotypiques.R.Un antigène de paroi .T.Classification selon les marqueurs génotypiques. Parmi eux Streptococcus pneumoniae. .M.V.P.K.O.F.Ils sont pour la plupart alpha ou non hémolytiques et non groupables. Les streptocoques dépourvus de polyoside C. Les streptocoques oraux correspondent aux streptocoques autrefois dénommés viridans .G.C. Streptococcus bovis : appartient à l'ensemble des streptocoques du groupe D. exemples: Streptococcus pyogènes : Streptocoques bêta hémolytique du groupe A Streptococcus agalactiae: streptocoque du groupe B .

méningites.C. c'est également un facteur de diffusion de l'infection.  Erysipele caractérise par un placard cutané rouge et oedematié à contour nettement délimite survenant chez le nourrisson ou les personnes âgées.  Impetigo  Gangrène sous cutanée streptococcique infection extensive avec nécrose atteignant le tissu cellulaire sous cutané.Pouvoir pathogène  Les Streptocoques du groupe A sont la principale cause d'infections à Streptocoques chez l'homme. elle est antigénique et suscite la formation d'anticorps dénommés antistreptolysines O (ALSO) dont l'élévation des taux sériques permet un diagnostic rétrospectif d'infection streptococcique. produite par le streptocoque du groupe qui héberge un bactériophage.  -Hyaluronidase : en détruisant la substance de base du tissu conjonctif elle agit comme un facteur favorisant la diffusion de l'infection.  -Streptolysine O : elle lyse la membrane des érythrocytes et d'autres cellules.  Autres infections locales ou générales :surinfections d'atteintes bronchopulmonaires d'origine virale.  -Streptodornases : DNAse (dépolymerise l'ADN).HetL.E. endocardites. 3.  -Streptokinase :fibrinolyse . péritonites… . Ils jouent un rôle essentiel dans les infections ORL  Scarlatine maladie éruptive et immunisante.G.sont antigéniques et les anticorps correspondant dénommés antistreptokinase (ou ASK) et antistreptodornase (ou ASD) sont également recherchés pour faire le Dc 4.  -Streptolysine S produite par de nombreux Streptocoques des groupes A.Substances élaborées  -Toxine erythrogene ou pyrogene : responsable de l'éruption de la scarlatine.  Strépt okinase et stréptodornase . La protéine R n'est pas impliquée dans la virulence ou l'immunité. endométrites.  "Surinfections" cutanées sur plaies ou brûlures.

. G ou L Chez l'homme ils se comportent comme commensaux mais parfois responsables d'infections aiguës de la peau. Pouvoir pathogène :  Nouveau -né : septicémie. S. IV. Cet antigène D est également présent chez les Enterocoques .Streptocoques du groupe D Ce groupe est caractérisé par la présence de l'antigène de groupe D qui n'est pas un polyoside mais qui est constitué par l'acide teichoique de la paroi. et surtout cardiaque avec risque redoutable de séquelle valvulaire. de la gorge et des voies respiratoires.  Chorée de Sydenham : caractérisée par des mouvements désordonnés. Les syndromes post streptococciques : conséquence en générale d'une angine érythémateuse à streptocoque A non traitée.  Erythème noueux. d'endocardites ou d'infections néonatales.il reste Streptococcus bovis. 2) Streptocoques bêta hémolytiques C. méningite.  Adulte :rarement infections du post partum et infections urinaires. 1)Streptocoque du groupe B Habitat : commensal du tube digestif et du vagin.  Rhumatisme articulaire aiguë (RAA) avec atteinte articulaire. Ces infections sont rares mais assez sévères. la Glomérulonéphrite. Elle guérit en 2 à 4 mois. S equis et S alactolyticus qui sont des commensaux du tube digestif de l'homme et des animaux.  Glomérulonéphrite aiguë peut être la cause d'une insuffisance rénale chronique. de septicémies et d'endocardites.mais des études génétiques ont conduit à séparer le genre Enterococcus des streptocoques. cutanée. Contrairement aux autres Streptocoques leur culture n'est pas inhibée par la bacitracine.bovis est l'espèce la plus fréquemment isolée chez l'homme. elle set responsable d'infections localisées. 3. elles peuvent se compliquer par une affection post streptococcique.LES AUTRES STREPTOCOQUES GROUPABLES. Dans le groupe D des streptocoques .

Dans le groupe D du genre Enterococcus on trouve :  E faecalis +++  E. ( gentamycine .durans L'Enterococcus bovis ne possède pas l'antigène de groupe D.  Résistance acquise (chromosomique ou plasmidique) résistance aux aminosides de "haut niveau" Schématiquement les streptocoques sont repartis en 3 groupes. V. Les streptocoques non groupables  La classification est basée sur la biochimie  Streptococus salivarius  Streptococus sanguis  Streptococcus mitis  Streptococcus mutans  Habitat :  Cavité buccale de l'homme  Tube digestif (S.  Genèse de caries dentaires. netilmicine …)= "résistance de bas niveau". .faecium  E.mutans)  Pouvoir pathogène :  Endocardites bactériennes = maladie d'OSLER.  Résistance naturelle des streptocoques aux aminosides tobramycine.STREPTOCOQUES ET ANTIBIOTIQUES.

1.Les streptocoques très sensibles à la pénicilline : Streptocoques A.G. 2/ Caractères culturaux : La culture exige des milieux riches. . Les formes virulentes sont capsulées. ne survit pas à l'extérieur. Sur gélose au sang ils forment de petites colonies entourées d'une zone d'hémolyse . En cas d'allergie on a recours aux macrolides.Habitat :  Bactérie commensale de l'oropharynx de l'homme  Bactérie fragile.Les streptocoques moins sensibles à la pénicilline G : Streptocoques B et non groupables. 2. Pour le Trt on utilise de la Peni G ou de l'ampicilline à forte dose associée à un aminoside en cas d'infection grave. II.Caractères bactériologique 1/ Morphologie : Les pneumocoques sont des diplocoques à Gram positif "en flammes de bougie opposées par leur pointe".Les streptocoques résistants à la Peni G  Streptocoques du groupe D et Enterocoques  Ampicilline et ureidopenicillines (piperacilline) sont plus actives que la Peni G. STREPTOCOCCUS PNEUMONIAE (PNEUMOCOQUE) I. 3. on les associera à un aminoside.  Les cephalosporines de 3ème génération et les fluoroquinolones sont inefficaces  La vancomycine est un antibiotique de réserve en cas d'allergie aux bêtalactamines ou en cas de résistance de la souche aux autres antibiotiques.C. La Péni est l‘ATB de choix pour le Trt et la prophylaxie des infections à Streptocoques du groupe A..

pharyngites. La notion de terrain joue un rôle certain. les bronchitiques chroniques.La pneumonie franche lobaire aiguë (PFLA) est la plus classique des pneumococcies (Elle est redoutable chez le sujet âgé et l'immunodéprimé) . 3/ Structure antigènique  Antigènes capsulaires.  Voies respiratoires inférieures : . Les anticorps anti polyosides spécifiques provoquent un haut niveau de protection.  Infection ORL : otites. conjonctivite. les splénectomisés. La maladie est peu épidémique. Les streptocoque ont tendance à s'autolyser rapidement. 6/ Prophylaxie : . mastoïdites. déterminent 30 sérotypes différents. les cirrhotiques.  Antigènes de paroi :  Antigènes protéiques M et R  Polyosides C 4/ Pouvoir pathogène : Donne des infections variées souvent graves et mortelles. 5/ Epidémiologie : Les pneumococcies respiratoires prédominent pendant la saison froide.  La culture est inhibée par l'optochine qui est un antiseptique. les cancéreux qui s'infectent avec leur propre pneumocoque. sinusites. angines. les personnes âgées. souvent à point de départ endogène.  Autres localisations : arthrite. fréquente chez le jeune enfant.bronchite – broncho-pneumonies – pleurésie. endocardite. de structure poly osidique. Ces infections sont plus fréquentes chez l'enfant.

ga2h. Ce vaccin est recommandé chez les sujets fragiles cités précédemment.algeriandoctors.com . www.Il existe un vaccin anti pneumococcique polyvalent préparé à partir des polyosides capsulaires des sérotypes les plus fréquemment rencontrés.