Vous êtes sur la page 1sur 97

RECHERCHES

SUR LA ZONE

ARIDE — XIII

LES PLANTES MÉDICINALES

DES RÉGIONS

ARIDES

Dans cette collection :

i. Compte rendu des recherches relatives à l'hydrologie d e la zone aride.

II. Actes d u colloque d'Ankar a sur l'hydrologie d e la zone aride.

m .

Directory

of institutions engaged in arid zone research (en anglais seulement).

IV.

Utilisation des eaux salines, compte rendu d e recherches.

v.

Plant ecology.

Proceedings of the Montpellier symposium / Écologie végétale. Actes d u

 

colloque d e Montpellier.

vi.

Plant

ecology. Reviews of research /

and solar energy. Proceedings

Écologie végétale. Compte rendu d e recherches.

v u .

Wind

of the Ne w Delhi symposium / Énergie solaire et

éolienne. Actes

d u colloque d e Ne w Delhi / Energía solar y eólica. Actas del coloquio

celebrado en Nueva Delhi,

vin.

Huma n and animal ecology. Reviews of research / Écologie humaine et animale. Compte rendu de recherches.

ix.

Guide

des travaux d e recherche sur la mise e n valeur des régions arides.

x .

xi. Climatology and microclimatology. Proceedings of the Canberra symposium / Climatologie et microclimatologie. Actes d u colloque d e Canberra.

XII. Hydrologie des régions arides. Progrès récents.

xiii. Les plantes médicinales des régions arides. Compte rendu d e recherches.

Climatologie, compte rendu d e recherches.

Les comptes rendus de recherches sont publiés sous couverture jaune ; les actes des colloques, sous couverture grise.

par

Publié en 1960

l'Organisation des Nations

Unies pour l'éducation,

la science et la culture, place de Fontenoy, Paris-7 e

Imprimeries

Oberthur, Rennes

©

Unesco 1960

NS.59/III.17/F

LES

PLANTES

MÉDICINALES

DES

RÉGIONS

ARIDES

UNESC

O

RÉPARTITION

DES ZONES CLIMATIQUES

ARIDES

[d'après la

carte établie pour l'Unesco par Peveril Meigs]

 

Aride extrême

Aride

&:íí:ííí:í:íí:íí:Íl

Semi-aride

AVANT-PROPO

S

L E programme de V Unesco pour la zone aride, adopté en 1951, a été transformé en projet majeur lors de la neuvième session de la Conférence générale en 1956. Cette

décision a eu pour conséquence un accroissement substantiel des ressources dont dispose FOrganisation pour encourager les recherches sur cette zone, notamment en accor- dant une aide directe à certaines institutions scientifiques de la région qui s'étend de VAfrique du Nord au Moyen-Orient et à l'Asie méridionale. Dans le cadre du projet majeur, le rassemblement et la diffusion des informations scientifiques résultant des études sur les problèmes des régions arides demeurent d'ailleurs un objectif essentiel.

Douze volumes ont paru jusqu'ici dans la série des publications de V Unesco sur la zone aride, comprenant essentiellement des comptes rendus de recherches sur l'hydrologie, l'écologie végétale, l'utilisation des eaux salines, l'écologie humaine et animale, la clima- tologie, ainsi que les actes des colloques organisés sur les mêmes sujets dans le cadre de ce programme. Dans la même série, mais sous un format réduit, sont également publiées des mises à jour de comptes rendus déjà parus et des monographies relatives aux recherches effectuées dans certains domaines qui présentent un intérêt particulier, mais où l'étendue des travaux accomplis ne justifie pas de plus amples développements. Bien que l'écologie végétale des régions arides et semi-arides ait déjà fait l'objet de deux publications importantes, il est apparu qu'une étude spécifique des plantes médi- cinales de ces régions serait de nature à intéresser vivement à la fois les botanistes et les

pharmacologues.

précieuses indications sur les tendances générales des recherches relatives aux plantes médi- cinales et sur les possibilités pratiques de leur utilisation dans l'économie moderne.

effet, outre sa valeur scientifique, une telle étude peut fournir de

En

Le D r I. C. Chopra, du Drug Research

Laboratory

de Jammu

(Inde),

et le professeur

R . Paris, de la faculté de pharmacie de Paris, ont bien voulu se charger de ce travail. Le premier s'est surtout attaché aux aspects botaniques des recherches et le second à leurs aspects pharmacologiques.

Une

liste d'espèces médicinales des régions arides est donnée à la fin de l'ouvrage et per-

met de retrouver rapidement les plantes citées dans le texte. En présentant cet ouvrage aux spécialistes et à tous ceux qui s'intéressent aux problèmes de la zone aride, le Secrétariat de V Unesco tient à exprimer sa reconnaissance aux auteurs. Il remercie également tous ceux qui ont bien voulu lui donner des conseils ou des informa- tions récentes, ainsi que le secrétariat de l'Organisation mondiale de la santé, pour ses précieux avis.

TABL E

DE

S

MATIÈRE S

PREMIÈRE PARTIE. Les plantes médicinales des régions arides considérées sur- tout du point de vue botanique, par I. C. Chopra, B . K . Abrol et K . L . Handa. 11

DEUXIÈME PARTIE.

tout d u point de vue pharmacologique, par R . Paris et G .

Les plantes médicinales des régions arides, considérées sur-

LISTE

D'ESPÈCES

MÉDICINALES

DE S

RÉGIONS

ARIDES

57

95

Les

PREMIÈR E

PARTI E

plantes

du

médicinales de s régions considérées surtout point d e vue botanique

par

I. C. CHOPRA, B . K . ABROL et

K . L . HANDA

arides

Drug Research Laboratory, Jammu (Inde)

INTRODUCTION

Les régions arides couvrent d'immense s superficies qui représentent près d e la moitié

grande partie d u

continent asiatique sont arides, de mêm e que la quasi-totalité d e l'Australie, à l'excep- tion des bandes côtières d u nord, de l'est et d u sud-est; enfin, l'Amérique d u Nord

des terres émergées. L a majeure partie d u continent africain

et une

et l'Amérique d u Sud renferment aussi de vastes

Certaines régions de l'Alaska, le nord-est de la Sibérie, la côte arctique d e l'URSS

et la partie occidentale d u plateau

coup d e ces régions seraient classées comme « toundra » suivant le critère habituel (température moyenne d u mois le plus chaud inférieure à 10 °C). Comm e elles n e

reçoivent jamais assez d e chaleur

avaient suffisamment d'eau, nous avons cru devoir les exclure d u nombr e des régions arides ou semi-arides telles qu'elles sont définies par l'Unesco [2] 1 .

pour que l'agriculture y soit possible, mêm e si elles

étendues arides.

tibétain entrent dans la catégorie semi-aride. Beau-

Bien que la faiblesse des précipitations constitue l'une des principales

caractéris-

tiques de la zone aride, elle n e permet pas à elle seule d'affirmer qu'une région est aride.

L'utilité

et de la porosité d u sol, enfin d u taux d'évaporation, qui est lui-même fonction des vents prédominants, ainsi que d e la température et d e l'humidité atmosphérique au niveau d u sol. L a température d'un lieu dépend à la fois de son éloignement d e l'équateur — c'est-à-dire de sa latitude nord ou sud — de son altitude, du nombr e d'heu- res d'ensoleillement et des mouvement s de l'air. Enfin, l'humidité relative de l'air à la surface d u sol est elle-même liée à la direction et à l'humidité des vents prédominants.

Dan s la zone aride, d e manière générale, les pluies n e sont pa s également réparties entre les saisons, et des écarts extrêmement marqué s sont enregistrés pa r rapport à la moyenne annuelle. L'absence d e précipitations pendant plusieurs années est fré- quente, et pourtant il n'est pas rare que des inondations se produisent dans certains

déserts.

les régions, mêm e si les conditions d e température sont comparables d u fait principa- lement de la nébulosité et du régime des vents. Enfin, si les vents violents sont fréquents dans la plupart des zones désertiques, il arrive aussi souvent qu e l'atmosphère y soit calme.

des précipitations dépend e n effet d e leur rythme saisonnier, d e la nature

L e taux de l'évaporation en surface, quoique toujours élevé, peut varier selon

La position d'une région par rapport au x masses continentales, ainsi qu e la répar-

1.

Lee chiffres entre crochets dans la « première partie » renvoient de chaque section.

au x références bibliographiques

qu i figurent à la fin

Les plantes médicinales des régions arides

tition des forêts et des massifs montagneux exercent une influence sur le taux annuel

pluviosité. L e grand désert de Thar, a u nord-ouest de la péninsule indienne, doit

sa richesse a u fait qu'il n'est pas atteint par la mousson d u sud-ouest; et l'aridité

e n Mongolie, est du e à la présence, a u sud , d e l'immense chaîne

de l'Himalaya, qui barre le passage aux vents chargés d'humidité de l'océan Indien. E n revanche, la formation de certains autres déserts, comme le Sahara, n'a pas reçu d'explication satisfaisante.

régions arides dans les grands bassins d e drai-

d u désert d e Gobi,

de

O n trouve des exemples typiques d e

nage intérieurs de l'Asie, de l'Afrique et de l'Australie : régions de la mer d'Aral et de la

Asie centrale, région du lac Tchad dans le Sahara méridional, région

des lacs salés en Australie.

profondément sur la nature et la

densité d e la végétation. Dan s les déserts, l'érosion d e la surface est provoquée princi- palement par les écarts excessifs et brusques de température, eux-même s dus e n grande partie à l'absence d'un écran protecteur de nuages. Sous l'effet de ces variations de

température, les surfaces rocheuses se fissurent et finissent pa r se

cules de sable. Quand des roches plus dures résistent mieux à la désagrégation ou quand les écarts de température sont moins accusés, il se forme en général des déserts pierreux, tels les hamada s e n Afrique et le désert d e Gobi , e n Mongolie, o u les Gibber Plains en Australie.

Selon Peveril Meigs [2], les régions sèches d u mond e peuven t être divisées e n trois catégories principales : a) régions arides extrêmes; 6) régions arides et c) régions semi- arides. Le choix d'un système d e classification climatique est déterminé par l'usage auquel il est destiné. L a classification ci-dessus facilite tout particulièrement l'appréciation des possibilités agricoles. A cet égard, pluviosité et température sont les facteurs prédominants, les autres facteurs étant e n corrélation avec ceux-ci. L a division e n régions arides et semi-arides se fonde sur le système imaginé par Thornthwaite [4], qui emploie un indice calculé en fonction de la quantité de pluie nécessaire aux besoins

L'indice d'humidité sera de 0 dans les régions o ù les précipitations, relevées

des plantes.

mois par mois, suffisent tout juste à fournir l'eau nécessaire à l'évaporation et à la transpiration maximums . Thornthwaite dénomme subhumides, semi-arides et

arides les climats qu i on t respectivement u n indice d'humidité — 20, —2 0 et — 40, et inférieur à — 40. L'évapotranspiration

e n centimètres, ainsi qu e les quantités d'eau déficitaires o u

compris entre 0 et virtuelle, exprimée

réduire e n parti-

me r Caspienne e n

L a nature

d e la couche superficielle du sol influe

excédentaires, sont cal-

culées pour chaque mois à l'aide d'une série de tables o u de monogrammes compor- tan t l'utilisation des données relatives à la ' température et au x précipitations, les corrections nécessaires étant apportées en ce qui concerne la longueur d u mois, la longueur du jour en fonction de la latitude et de la saison, et la capacité de rétention d'un sol moye n pour l'eau. Bien que ce système présente quelques défauts théoriques

(il n e tien t compt e n i de s facteurs ven t et humidité , ni d e la capacit é d'absorptio n

des différents sols pour généralisé, des chiffres régions d u monde.

Meigs désigne sous le no m de zones arides extrêmes celles où l'on enregistre l'absence totale de pluie pendant douze mois consécutifs au moins, et o ù il n'y a pas de rythme saisonnier régulier de la pluie. Aden, à l'extrémité méridionale de la mer Rouge, et

Themed, près

stations de la côte égyptienne de la mer Rouge, répondent en tous points à cette définition, de même qu e le Sahara central et, au x États-Unis, différentes parties d u désert d u Colorado et de la Death Valley.

Les climats arides des divers continents dominent dans cinq grandes zones, séparées par des océans o u des régions äquatoriales humides. Dans toutes, u n désert central

l'eau), il donne, mieux qu e certains autres systèmes d'emploi qui semblent correspondre à l'aspect biologique d e toutes les

de son extrémité septentrionale à l'est d u Sinaï, ainsi qu e plusieurs

Le point de vue botanique

partiellement entouré de terres semi-arides longe la côte occidentale d u continent, le plus souvent entre 15 et 35° de latitude environ. A elle seule, la zone aride de l'Afrique

d u Nor d et de l'Eurasie est plus importante qu e toutes les autres zones arides d u mond e réunies. Outre le Sahara, qui constitue le plus grand désert d u globe, elle renferme une série de déserts chauds et de régions semi-arides qui, s'étendant vers l'est, tra- versent la péninsule de l'Arabie pour longer ensuite le golfe Persique jusqu'au Pakistan et à l'Inde. A u nor d se trouven t les régions arides d e la côte méditerranéenne et d e

puis, plus au nord et vers l'est, l'immensité des

déserts et des steppes de l'URSS, d u Turkestan chinois et de la Mongolie, avec leurs

étés chauds o u brûlants. Vers le sud s'étire le ruban tropical

compren d les basses terres inten-

sément chaudes de la Somalie anglaise.

La zone aride de l'Amérique d u Nord rappelle celle de l'Afrique d u Nord et de l'Eurasie par la variété des types e n lesquels elle se subdivise, bien que les subdivisions soient sensiblement plus réduites en Amérique. Si l'on excepte la petite région qui, longeant le golfe de Californie, se ramifie vers le nord en Californie et dans l'Arizona, et où règne u n climat chaud comparable à celui d u Sahara, la zone aride des Etats-

à celles d e

l'Iran, d u Turkestan et d e l'Arabie. E n revanche, les grandes plaines des Etats-Unis et d u Canada ont u n climat qui rappelle celui des steppes russes. La zone aride de l'Afrique d u Sud comprend principalement le long et étroit désert côtier d u Nami b et d u Louanda , ainsi qu e le désert et les steppes montagneuse s d u Karroo et d u Kalahari. A l'exception d'une étroite bordure côtière, la zone aride de l'Australie occupe la totalité d u continent. L e climat chaud domine dans la moitié

septentrionale d e cette zone, alors que le climat est tempéré dans la partie méridionale,

Unis et d u Mexique est surtout constituée par d e hautes terres analogues

l'Iran, au x hivers tempérés ou frais,

hivers très froids et leurs semi-aride d u Sahel. L a

ramification est-africaine

o ù les régions montagneuse s connaissent des hivers frais. E n Amérique d u Sud, la zone aride se compose principalement d'une étroite bande

qui longe presque toute la côte occidentale entre la me r et les haute s chaînes de s Andes .

A

est

montagneux et glacé qui occupe le plateau central des

d u continent, la Patagonie, en République Argentine,

u

sud, la bordure orientale aride elle aussi. L e désert

Ande s fait la transition entre les régions

arides d e l'est et d e l'ouest.

L'ADAPTATION

A U X

DE S PLANTES

CONDITION S

CLIMATIQUE S

D E

L A ZON E

ARID E

La végétation des zones arides est très clairsemée; leur aspect est en général n u et désolé. Les arbres y sont aussi rares qu e dispersés, et les herbes n' y apparaissent qu e pendan t un e brève période d e l'année, quan d les conditions deviennen t favorables. Herbes , arbustes et arbres constituent des réserves d'eau par différents moyens. L a végétation devant s'adapter a u milieu pour survivre et la pénurie d'eau étant le facteur limitant le plus important, les plantes désertiques présentent des modifications morphologiques qui leur permettent d e supporter l'insuffisance d'humidité et les longues périodes de sécheresse. Parm i ces modifications o n peut citer les suivantes : formation d e tiges et de feuilles charnues où des réserves d'eau peuvent être emmaganisées ; disparition des feuilles, ou réduction de leur surface, ou encore épaississement de leur cuticule en vu e d'abaisser le taux de transpiration; enfin, capacité de survivre à l'état de graines pendant de nombreuses années de sécheresse. Les plantes qui résistent à la sécheresse peuvent être divisées en deux catégories : plantes succulentes et plantes annuelles.

d'Euphor -

biacées, accumulent de grandes quantités d'eau dans leurs feuilles creuses o u dans des tiges spécialement constituées. Elles sont entièrement vertes, et mêm e après avoir

peuvent réagir à l'humidité.

subi une forte dessiccation,

Les plantes grasses, telles qu e les

Cactacées et d e nombreuse s espèces

Les

plantes médicinales des régions arides

Les plantes annuelles résistent d e façon remarquable à des sécheresses prolongées :

elles demeurent en effet à l'état de graines et ne germent que lorsque des pluies tombent en quantité suffisante pour assurer leur croissance jusqu'à la maturité, puis elles produisent de s graines pou r la période d e sécheresse suivante. Ces graines sont recou-

vertes d'une substance

soient assez abondantes pour les e n débarrasser et aussi, d'ordinaire, pour permettre la maturation de la plante. Il a été démontré que la résistance d'une cellule à la dessic- cation o u à ses effets est fonction d e la viscosité de son protoplasme. Les plantes

peuvent être aidées à supporter la sécheresse tant par leur forme que par les propriétés de leurs cellules. O n observe également des différences dans les dispositions des différentes couleurs

à absorber la chaleur. Le s objets foncés s'échauffent plus qu e les objets clairs, et les

lieux sans ombr e plus que les lieux ombragés . Un e végétation d e teinte

donc abaisser davantage la température d u sol et favoriser la formation d'un meilleur

microclimat qu'une végétation foncée poussant sur un e terre de couleur claire ou sombre ; et tel est bien le cas. Cependant, il reste d'autres problèmes à résoudre : o n peut se demander, par exemple, si u n rayonnement solaire intense n'est pas mieux

supporté pa r les plantes roses qu e pa r

que par celles dont la couleur est unie. E n fait, beaucoup d e plantes désertiques, telles que les melons des régions arides, sont rosées et présentent des taches sur leurs sur- faces exposées.

Les plantes dont les parties aériennes se trouvent dans u n air sec, quan d elles ont des difficultés à se procurer u n approvisionnement d'eau convenable et suffisamment rapide pour compenser leurs pertes par transpiration, subissent certaines modifications pour réduire l'importance de ce phénomène; la réduction habituelle de la transpira-

tion par fermeture des stomates n'est pas suffisante dans le cas des plantes des habitats

exceptionnellement secs. O n appelle

sitions d e nature à réduire les pertes d'eau. Les plantes désertiques sont naturellement des xérophytes. Il existe aussi des xérophytes à xéromorphie pe u accusée, qu i sont capables d'extraire d e l'eau d'un sol relativement sec grâce à un e grande puissance d'absorption résultant de la concentration de leur suc cellulaire.

Les particularités qui favorisent la diminution d e la transpiration peuvent être tant morphologiques qu'anatomiques ; parfois, elles protègent en même temps la plante contre u n ensoleillement o u u n échauffement excessif. Parm i les caractères anatomiques qui réduisent la transpiration figurent les suivants : épaississement des parois cutinisées des cellules épidermiques et de la cuticule; réfléchissement de la lumière par la cuticule; formation de revêtements cireux o u résineux; diminution d u nombre des stomates; rétrécissement des stomates et occlusion de ces derniers par

de la résine o u de la cire; enfoncement des stomates au-dessous du

soit individuellement, soit en groupes, à l'intérieur de petites cavités en forme de fioles formées sur la face intérieure des feuilles, ou encore exhaussement des cellules avoisinantes ayant pour effet d e placer les stomates dans des alvéoles protégés d u vent. De s poils laineux, étoiles, o u squameux, qui ne tardent pas à se remplir d'air et donnent au x plantes u n aspect blanchâtre o u grisâtre, les protègent parfois contre les rayons du soleil. D'autre part, les feuilles persistantes peuvent être petites, durcies, et relativement pauvres en sève.

Les branches d e nombreuses xérophytes à petites feuilles sont très serrées et forment un coussin épais, ce qui non seulement réduit la transpiration, mais encore protège la plante contre u n ensoleillement excessif. La position verticale de la feuille assure une protection très efficace contre la trans- piration et la lumière; o n observe souvent en même temps un e diminution d u limbe et u n aplatissement d u pétiole. Les feuilles de ce type évitent, au moins en partie, les rayons d u soleil lorsqu'il est a u zénith.

inhibitrice qu i les empêch e d e germer jusqu'à ce que les pluies

claire devrait

les plantes vertes, o u pa r les plantes tachetées

xérophytes les plantes qui présentent des dispo-

niveau de l'épiderme

Le point de vue botanique

Mais le mode de protection le plus efficace et le plus fréquent contre un e transpi-

ration excessive est

sement de la plante résultant de la diminution d u nombre des ramifications et des

feuilles, ainsi qu e des pousses o u des limbes. Parfois, les feuilles sont enroulées, ce qui

a complètement disparu dans les Cactacées et

dans certaines espèces arborescentes d'Euphorbiacées. Un e modification typique est présentée pa r des tiges n e portant qu e des feuilles réduites, tandis qu e les rameau x deviennent plats et semblables à des feuilles (elles sont alors dites « cladodes ») et

jouent le rôle d e feuilles. L'abondanc e d u sclérenchyme dans les

nombreuses xérophytes, outre qu'elle contribue à donner de la rigidité à la plante, est accompagnée d e la formation d'épines, qui sont des organes lignifiés, rigides et acérés résultant de la transformation soit des feuilles o u de certaines de leurs parties, 6oit des rameaux, soit encore (bien que plus rarement) des racines.

D e nombreuses xérophytes peuvent non seulement limiter a u strict minimum leurs pertes d'eau, mais encore accumuler l'eau dont elles disposent dans des tissus appro- priés, pour se prémuni r contre les périodes d e sécheresse. Le s tissus propres à accu- muler l'eau occupent souvent un e position centrale et, lorsqu'ils sont abondants,

donnen t à la plante so n aspect succulent. Dan s les cas extrêmes, la tige o u la feuille des plantes succulentes revêt une forme presque sphérique qui, à volume égal, permet

de réduire au maximu m la surface exposée et contribue ainsi à

diminuer la transpi-

ration. D'autre part, beaucoup de xérophytes ont des racines profondément enfoncées, de sorte qu'elles sont en mesure d'aller chercher l'eau très en dessous de la surface

du sol.

parties aériennes d e

la diminution d e la surface d e transpiration, grâce à u n rabougris-

réduit la surface exposée. L e limbe

POSSIBILITÉS

D E CULTURE

L'insuccès des cultures d'Hyoscyamus muticus dans différents pays autres que l'Egypte

vient sans doute d u fait que les conditions écologiques, édaphiques et autres nécessaires au développement de cette plante si utile n'avaient pas été suffisamment étudiées.

Il est à espérer que d e

tenant d'un excellent rapport de Saber et Balhaa [3] sur la question. Il serait très désirable que des études analogues soient entreprises sur de nombreuses autres plantes mentionnées ci-après, dont la culture faciliterait notammen t les progrès économique s des régions arides insuffisamment développées.

De multiples espèces d'Agave peuvent être cultivées en vu e à la fois de lutter contre l'extension des déserts et d'obtenir des sapogénines. L'aloès est très recherché, et rien n'empêcherait d'introduire les différentes espèces d e cette plante dans les régions arides, puisqu'elle pousse notamment en Italie, en Sicile, à Malte, etc.

visnaga et A. ma jus qu i se ren-

contrent toutes deux à l'état sauvage en Egypte. De s expériences préliminaires effec- tuées en Inde montrent que la première au moins peut être cultivée avec succès, et d'autres pays devraient être encouragés à essayer de l'acclimater. O n signale que le Datura stramonium et le D . inoxia se rencontrent dans certaines zones situées en bordure d u désert égyptien : ces deux espèces de Datura ont d'importants débouchés, et il y aurait lieu d'en développer la culture. Glycyrrhiza glabra a persisté dans des secteurs o ù les précipitations sont très faibles, et pourrait être cultivée dans d e nom - breuses régions arides, d e mêm e qu e Balanites œgyptiaca, qui est particulièrement adapté aux lieux o ù la résistance à la sécheresse est le facteur limitant.

La Russie tire des bénéfices substantiels de la santonine fournie par Y Artemisia et rien ne semble s'opposer à ce que cette plante soit acclimatée dans de nombreuses régions arides.

nouvelles tentatives seront plus heureuses, car o n dispose main-

D e récents travau x on t attiré l'attentio n su r Ammi

La culture de Cassia acutifolia, uniquement pratiquée jusqu'ici

dans certains dis-

tricts du Soudan et de l'Inde, pourrait être considérablement développée pour répondre

Les

plantes médicinales des régions arides

aux besoins des pays occidentaux. D e même , C. angustifolia, qu'on trouve seulement

à l'heure actuelle dans un e partie d e l'Inde, pourrait être introduite dans d'autres

régions arides. Selon Drar [1], les statistiques montrent qu e l'Egypte importe d'assez fortes quantités de séné et de seule, quoique ces deux plantes médicinales y poussent

à l'état sauvage. Ce même pays exportait autrefois beaucoup de Citrullus colocynthis,

mais il en a si bien négligé la cueillette et la culture que le marché mondial est main- tenant alimenté par d'autres producteurs tels que Chypre et l'Espagne. L a culture de VEphedra, pratiquée jusqu'ici aux États-Unis d'Amérique, en Angleterre, au Kenya

et

arides d'autres pays. Salvia officinalis, Pimpinella anisum,

être cultivées avec profit dans des secteurs appropriés. Fœniculum vulgare et Papaver somniferum sont déjà très répandus dans beaucoup de pays, et ces plantes médicinales seraient parfaitement adaptées aux conditions existant dans d e nombreuses régions

e n Australie, pourrait, selon toute vraisemblance, être introduite dans les régions

Lavandula

et bien d'autres espèces pourraient

arides.

COMPOSANTS

CHIMIQUES

L'étude des principes actifs des plantes médicinales des zones arides montre qu'un grand nombre d'entre elles — appartenant surtout à la famille des Solonacées — contiennent des alcaloïdes. Les plus importants sont ceux d u groupe hyoscine et hyoscyamine que contiennent Datura inoxia et D . stramonium, VHyoscyamus muticus,

YH. albus et Physochlaina proealta. O n a réussi à extraire d e différentes espèces d e Solanum tels qu e S. carolinense et S . xanthocarpum plusieurs alcaloïdes stéroldiques qui, en général, présentent également u n caractère glucosidique, dont la composition

chimique était restée obscure jusqu'à

alcaloïdes, o n peut citer ceux que contient le Papaver somniferum, ainsi que l'éphédrine,

trouvée dans quelques rares espèces d'Ephedra de la famille des Gnétacées. On extrait enfin toute un e série d'alcaloïdes des espèces ci-après : Citrullus colocynthis, Descu- rainia sophia, Lophophora williamsii, Peganum harmala, Pergularia extensa et Sele- nicereus grandiflorus.

Les huiles essentielles constituent le deuxième grand groupe d e composants de s plantes des régions arides. Elles sont particulièrement abondantes dans la famille des Labiées (Salvia officinalis, Lavandula officinalis, L. latifolia, Rosmarinus officina etc.) ainsi que dans la famille des Ombellifères (Fœniculum vulgare, Pimpinella anisum, Ferula alliacea, F. assafœtida, F.fœtida, F. galbaniflua el F. narthex). Parmi les Ombel - lifères, la F. sumbul produit des gommes-résines qui renferment beaucoup d'huiles essentielles, tandis que YAmmi visnaga et VAmmi majus contiennent respectivement de la khelline (coumarine) et de l'ammoldine. La famille des Légumineuses, représentée par différentes espèces d'Acacia et par le Butea monosperma, produit d e précieuses gommes médicinales. Dans le Cassia angustifolia et le C. acutifolia, qui font partie de cette famille, on trouve des glucosides, les sennosides. L a Glycyrrhiza glabra contient u n principe caractéristique appelé glycyrrhizine o u acide glycyrrhizique.

un e date récente. Parmi

les principaux autres

La découverte d e sapogénines dans les Agave s d e

la famille des Amaryllidacées a

ouvert d e nouveaux horizons en ce qui concerne la production d'hormones stérol- diques.

espèces d'Aloe o ù l'on trouve u n principe cathar-

tique appelé alolne. Dans la famille des Composéesfigurentdifférentes espèces d'Artemisia qui renferment de la santonine et des essences volatiles. La famille des Euphorbiacées est représentée par différentes espèces ¿'Euphorbia :

E. antiquorum, E. hirta, E. hypericifolia, E. neriifolia, E. nivulia, E. resinífera, E. roy

Les

Liliacées comprennent diverses

Le point de vue

botanique

leana, E. tirucalii, E. trígona, etc. Ces espèces produisent de nombreux types de subs- tances utiles : alcaloides, résines, substances volatiles, caoutchouc, principes amers, acide cyanhydrique, etc. Calotropis gigantea et C. procera, d e la famille des Asclepiadacées, contiennent d e la calotropine, de l'uscharine, de la calotoxine, des résinols, de la gigantine, etc.

1. DRAR, M. , " Plants of raw material in the deserts of Egypt " , Proceedings of the Symposium on Scientific Problems of Land Use in Arid Regions, Cairo, Egyptian Desert Institute and Unesco, 1954, 222 p .

2. MEIGS, P. , Unesco NS/AZ/3 7 (rev.), Paris, décembre 1952.

3 . SABER , A . H . ; BALBAA, S. I., " Hyoscyamus muticus L. in relation to its natural environmental conditions ", Procedings of the Symposium on Scientific Problems of Land Use in Arid Regions,

Cairo, Egyptian Desert Institute and Unesco,

4. THORNTHWAITE, C. S., " A n approach towards Rev., 1948, 38, 55-94.

1954, 222 p . a rational classification of climate ", Geogr.

ESPÈCES

ÉTUDIÉES

Les principales familles auxquelles appartiennent la plupart des plantes médicinales des régions arides sont les suivantes : Amaryllidacées, Asclepiadacées, Cactacées, Capparidacées, Chenopodiacées, Composées, Cucurbitacées, Labiées, Légumineuses, Liliacées, Ombellifères et Solanacées. Nou s étudierons ci-dessous les espèces qu i on t fait l'objet d e recherches depuis quelques années. Les autres espèces d'usage courant sont énumérées dans un e liste

qui figure à la fin d u

présent ouvrage.

Acacia (Légumineuses).

A. arabica Willd . (Babul) . Arbust e épineu x à

feuilles persistantes . L'écorce , bru n fonc é

ou noire, est fissurée longitudinalement. De s épines, droites et acérées, sont disposées deu x pa r deu x sou s les pétioles. Le s capitules globuleu x d'u n jaun e vif (juin à sep - tembre) sont odorants et chaque gousse contient de 8 à 12 graines.

tropicale, se rencontre

e n outre acclimaté dans toutes les

parties d e l'Inde. Les graines ramassées dan s les parcs à chèvres et à mouton s conviennen t mieu x au x semis artificiels qu e celles qu'on extrait des gousses, car l'humectation et la fermen- tation qu'elles subissent dans le tube digestif des animaux favorisent leur germina- tion. L'ensemencement direct, surtout pratiqué e n billons, donne d e bons résultats

également e n Egypte , e n Arabie et a u Natal ; il est

Cet arbuste, originaire d u Sind, d u

Deccan et d e l'Afrique

au x fins d e boisement . Le s plantules et les jeunes plants on t besoin d e beaucou p d e lumière et d'humidité, ainsi qu e d'un sol meuble et sans herbes. Dan s des conditions

favorables, ils atteignen t un e hauteu r d e 1,5 0 à 2

m e n u n a n o u deux .

La gomm e babul suinte des entailles d e l'écorce, notamment pendant la période

de mars à mai. Bien qu e certains arbres fournissent jusqu'à près d'un kilogramme d e

gomm e par an , la production moyenne n'est

La gomm e se présente sous forme de larmes arrondies ou ovoïdes, de couleur jaune, brun e o u presque noire; les plus foncées contiennent d u tanin. L a véritable gomm e

arabique provient de VA. Senegal, quoiqu'on donne aussi ce no m à la gomm e de VA. ara- bica; elle est légèrement lévogyre, alors que celle de VA. arabica est légèrement dextrogyre.

Le principal composant d e

qu e de quelques centaines d e grammes.

le galactoarabane ; par hydrolyse,

elle fournit du 1-arabinose et d u d-galactose, mais pas de xylose [3]. Elle est en général jugée inférieure à la véritable gomm e arabique , notammen t pou r les usages médi - cinaux . Rangaswam y [2 ] a toutefois montr é qu'e n apportan t tou s les soins voulu s

la gomm e babul est

Les plantes

médicinales des régions arides

à la récolte et a u triage, o n obtient une gomm e qui, à l'exception du pouvoir rotatoire, répon d à toutes les exigences des pharmacopées pour la gomm e acacia. E n outre,

ses solutions

cette gomm e devrait constituer un e meilleur agent d'émulsion

est employée e n pharmacie pour remplacer la véritable gomm e arabique; la médecine indigène lu i accord e d e nombreuse s vertu s et elle est administrée dan s les ca s d e diarrhée, de dysenterie et de diabète sucré. O n prête en outre à l'écorce des propriétés astringentes et émollientes.

aqueuses présentant, à concentration égale, un e plus grande viscosité,

et de suspension. Elle

A. Senegal Willd . Petit arbr e épineux , à écorc e claire e t fleurs blanche s odorantes ,

qui atteint 3 à 5 m d e hauteu r et 3 0 à 6 0 c m d e circonférence. O n le trouve sur les collines rocheuses et arides d u Sind (Pakistan) et d u Radjasthan (Inde); il abonde au Soudan, en Afrique centrale et au Sénégal, et sa culture est très répandue, notam - ment a u Kordofan (Soudan). C'est un e espèce extrêmement résistante, qui survit dan s les conditions les plus défavorables. Cet arbre fournit la véritable gomm e arabique, importan t produit commercial. E n Afrique, elle est recueillie sur des arbres âgés d'environ six ans, dans l'écorce desquels on pratique en février et en mars d'étroites incisions transversales; u n mois plus tard a lieu la récolte des larmes de gomm e qui se sont formées sur la surface. Cette subs- tance presque inodore et de saveur douce est à peu près entièrement soluble dans son poids d'eau; elle donne alors une solution visqueuse translucide et légèrement acide. La solution à 10 % est légèrement lévogyre. L a gomm e de qualité pharmaceutique ne doit produire aucune réaction avec le perchlorure de fer. Elle est le plus souvent utilisée en médecine comm e emollient et émulsionnant.

Les

qui s'étend sur toute la largeur d u continent, d e l'Abyssinie, à l'est, a u Sénégal, à

l'ouest. L a gomm e commerciale de Somalie, qui est d'assez bonne qualité, est tirée de VA. glaucophylla Steud et de VA. abyssinica Höchst., arbustes qui poussent e n Somalie et en Abyssinie. Les espèces ci-après produisent un e gomm e moins appréciée en raison de sa couleur brunâtre ou rougeâtre : A. arabica Willd. d'Afrique, A. steno- carpa Höchst ex. A . Rich, A. seyal Del. et A. ehrenbergiana Hayne. Selon Nayar et Chopra [1], la gomm e de VA. arabica récoltée en Inde pourrait rem- placer celle de VA. Senegal. Les gomme s provenant des autres espèces mentionnées

ci-après sont de qualité inférieure.

Acacia prospèren t dan s les forêts d u nor d d e l'Afrique, o ù ils occupen t un e zon e

L a gomm e d u Cap, fournie par VA. hórrida Willd.,

est très cassante et moin s mucilagiiieuse. L a gomm e Talk o u seyal, tirée de VA. seyal

et de VA. stenocarpa, a un e teinte verdâtre et fournit u n mucilage très visqueux. La gomm e Amritsar, tirée de VA. modesta Wall., se présente sous l'aspect de grosses

larme s brunes ; comm e celle d e VA. arabica, elle est utilisée pou r les travau x d e l'indien -

nage. L a gomm e

fendillées d'un brun foncé. La « Wattle gu m » o u gomm e australienne, tirée de VA. pyc-

nantha Benth., arbuste qui pousse en Australie méridionale, doit sa couleur rougeâtre

à la présence de tanin.

Magodore, tirée de VA. gummifera Willd., forme de petites larmes

1. NAYAR ; CHOPRA. Distribution of British pharmacopoeial drug plants and their su growing in India, Ne w Delhi, Council of Scientific and Industrial Research, 1951, 56 p .

2. RANGASWAMY. Indian J. Pharm., 1942, 4, 130.

3. WEHMEH, C. Die Pflanzenstoffe, Jena, Verlag von Gustav Fischer, 1929-1931, 1, 488.

Agave (Amaryllidacées).

Ces

plantes ne poussaient

à l'origine qu'en Amériqu e d u Nor d et e n Amérique centrale

Le point de vue

botanique

(notamment au Mexique et aux Antilles), mais de nombreuses espèces sont maintenant cultivées à titre ornementa l o u e n vu e d e la production d e fibres textiles dan s tou s les pay s chauds . C'est dan s la zon e d e transitio n entre les région s arides et semi-arides

des hauts plateaux

différentes, dont beaucoup sont endémiques et très localisées. Dan s le désert de Puebla,

qu i occup e un e partie d u

espèces endémiques sont particulièrement nombreuses. L a culture des Agave s y est aussi couramment pratiquée.

Les méristèmes gonflés et le parenchym e dilaté d e l'Agave, ainsi qu e ses grandes feuilles succulentes protégées par u n épidémie cutinisé, permettent à certaines espèces particulièrement bien adaptées de résister plusieurs années à la sécheresse dans des régions telles qu e le désert de Sonora, en Basse-Californie. D'importants travaux

Corell et ses collaborateurs [1] ont montré qu e beaucou p assez forte quantité de sapogénine, généralement localisée

territoire de s Etat s d e Puebla , d'Hidalg o et d'Oaxaca , les

d u Mexique central qu'on en voit le plus d'espèces et de variétés

de recherche effectués pa r d'Agaves contiennent un e

sou s les feuilles. Il s'agit notammen t des variétés ci-après : A. promontori Trel., A. vïl- moriniana Weber, A. rosearía Trel., A. nelsonii Trel., A. cerulata Trel., A. sobria Brdge.,

A. suïlivanii Trel., A. toumeyana, A. atrovirens, A. mirabilis Trel., A. mapisaga Trel.,

et A. áurea Brdge. XSA. roseana fournit 2,5 % d'hécogénine, ce qui représente la plus forte proportion trouvée jusqu'ici dans u n Agave . L'hécogénine est u n saponoside

stéroïdique, qui a rendu des services en

et de plusieurs autres hormones stéroïdiques.

tant qu e précurseur végétal de la cortisone

1. COHEIX et al., Econ. Bot., 1955, 9, 307.

Aloe (Liliacées).

Ce genre comprend quelque 180 espèces de xérophytes originaires de l'Afrique orien- tale et méridionale. TJAloe prospère dan s u n gran d nombr e d e climats et su r les sols les plus pauvres. Ses feuilles charnues et recouvertes d'un e épaisse cuticule son t e n général bordées de piquants et disposées en bouquets serrés. Si, après avoir pratiqué sur une feuille une incision transversale, on maintient l'extré- mité coupée tournée vers le bas, il s'échappe du péricycle un liquide jaunâtre, qui forme fréquemment de petites masses vasculaires. Concentré, puis solidifié par refroidis- sement, ce liquide fournit le produit commercial appelé aloès. Le s espèces officinales d'aloès son t les suivantes : a) aloès d e Curaça o o u des Antilles, produit par A. vera Tourn. ex L. var officinalis (Forst.) Baker; 6) aloès socotrin (jau- nâtre ou d'un brun noirâtre) tiré de A. perryi Baker; c) aloès de Zanzibar (d'un marron rougeâtre) fourni également par A. perryi, enfin d) aloès d u Cap, qui provient de A.ferox Mill, et de ses hybrides. O n utilise e n outre : l'aloès d u Natal, sans doute extrait de A. candelabrum Berger, qui ressemble à l'aloès d u Cap; l'aloès Mok a o u Mocha, tiré de A. succotrina Lam . ; et l'aloès d'Arabie et de Jaffarabad, fourni par A. vera de Jaffarabad (Inde).

A. barbadensis Mill. (A. vera L. ) a

engainantes son t couvertes d e taches

un e courte tige ligneuse; les feuilles lancéolées et blanche s régulières, et les fleurs son t d'u n jaun e

vif. Originaire de l'Europe d u Sud-Est, de l'Afrique d u Nord et de Madagascar, plante est cultivée en Italie, en Sicile, à Malte et au x Antilles.

cette

A.

perryi

Baker est un e plante vivace qui pousse e n abondance à

Socotora, et

qu'o n

trouve également en Afrique orientale et en Arabie. Le tronc, d'une hauteur de 30 c m environ, est surmonté d'un bouquet touffu d e feuilles vert pâle o u rougeâtres présen-

Les plantes

médicinales des régions arides

tan t u n certain nombr e d e stries. Le sfleurs tubulaires, d'abord rougeâtres, prennen t ensuite un e teinte jaune . L e fruit est un e capsule membraneuse . Cette plante à des propriétés stomachiques, toniques et purgatives. Elle est utilisée contre la dyspepsie, la jaunisse et l'aménorrhée. Elle contient d e la barbaloïne [2].

A. ferox

fourchue atteint d e 3 à 5 m d e hau t et d e 1 0 à

d'u n gro s bouque t d e feuilles lancéolées don t les deu x faces son t trè s velues. Le s fleurs blanches, rayées et tubulaires, sont disposées e n panicules.

Mill. Cette espèce

arborescente est l'une des

15 c m

plus grandes d u genre : sa tige d e diamètre; le somme t s'orne

L'aloès contient u n mélange de glucosides, désignés collectivement sous le no m d'alolnes,

qui constitue le principe actif de la drogue. L'aloès d e Curaçao contient 3 0

ceux d e Socotora et d e Zanzibar u n pe u moins, et celui d u Cap 10 % seulement. L e principal composan t d e l'aloïne est la barbaloïne, glucoside cristallisé d'u n jaun e pâle,

soluble dan s l'eau ; ses autres constituants sont l'isobarbaloïne, la B . barbaloïne, l'aloe-

essentielle [1]. utilisé comm e

cathartique. Il provoque fréquemment d e violentes coliques. Il est plus irritant qu e la Cascara sagrada, le séné et la rhubarbe. So n action s'exerce principalement sur le colon , d e sorte qu'il n e nettoie pa s entièremen t les voies digestives; il est cependan t très utile contre la constipation chronique. Il produit un e forte congestion pelvienne et est employ é pou r combattr e les trouble s utérins , d'ordinaire associé à de s prépa - ration s à bas e d e fer et à de s carminatifs . L'aloè s entre dan s la compositio n d e plusieurs

spécialités laxatives.

émodine et différentes résines. L'odeu r provient d e traces d'un e huile L'aloès, qui a un e saveur amère et désagréable, est principalement

% d'aloïne,

1. ASCHAN. Arch. Pharm., 1903, 241, 340.

2. TsCHlRCH. Arch. Pharm., 1898, 236, 200.

Ammi

(Ombellifères).

A. majus.

abond e e n

driques sont utilisés e n Egypte , sous form e de poudre, pou r traiter le vitiligo. O n en a extrait d e l'ammoïdine, d e l'ammidine et de la majudine, dont l'identité avec la

xanthotoxine, l'impératorine et le bergaptène respectivement a été démontrée [6].

fait

absorber pa r la bouche 50 m g d'ammoïdin e trois fois pa r jour, o u l'on procède à des

région s décolorées

doivent être ensuite exposées à la lumière solaire o u ultraviolette. L'ammidin e et la majudine sont relativement moins efficaces [4].

Pou r rendre au x malades atteints d e vitiligo un e pigmentation normale, o n leur

Ombellifère

herbacée

annuelle originaire des pay s méditerranéens qui d u Nil. Ses fruits crémocarpes, brunâtres et cylin-

Egypte , dans le delta

application s d e linimen t d'ammoïdin e à 1 % ; dan s les deu x cas , les

A.

de la Méditerranée orientale, notammen t dans le delta d u Nil. C'est une herbe robuste, qui attein t 1,50 m de hauteu r et don t les fruits ressemblen t quelqu e pe u à ceu x d u Carvi. De s décoctions d e ses fruits sont employées d e longue date e n Egypt e comm e antispas- modiques dans le traitement des spasmes urétéraux et des calculs d u rein.

Trois substances cristallines distinctes on t été extraites des fruits à l'état pu r :

la khelline, la visnagine et le khellol glucoside [1]. Le s fruits contiennent d'ordinaire

environ 1 % d e khelline, 0,1 % d e visnagine et 0,3 % d e khellol glucoside.

est l'élément

glucoside est u n vaso-dilatateur des coronaires; mais d'autres le contestent. Quan t

utilisé e n thérapeutique. Certains ont soutenu e n outre qu e le khellol

visnaga Lam . Cette autre espèce d'Amm i pousse dan s les terre s incultes d e la régio n

L a khelline

à la visnagine, si elle a un e action physiologique, elle existe e n quantité tellement minim e qu e son importance est négligeable.

Le point de vue

botanique

Selon Ànrep et ses collaborateurs [3], la khelline est u n puissant vaso-dilatateur des coronaires beaucou p plus actif que l'aminophylline; elle séjourne plusieurs heures dans le système circulatoire, de sorte qu'elle peut exercer une action prolongée. Ayant traité pa r la khellin e 25 0 personne s atteinte s d'angin e d e poitrine , ils on t constaté une amélioration sensible chez 140 sujets, et faible chez 8 5 autres; c'est seulement dan s 2 5 cas qu e l'effet a été nul. Ils on t égalemen t soigné ave c succès à l'aide d e ce médicament de nombreux malades souffrant d'asthme bronchique, dont certains pré- sentaient des formes graves résistant à l'aminophylline et à l'adrénaline. Snider et ses collaborateurs [7] on t administré d e la khelline à des groupes composés d e 8 et 6 asthmatiques sans pouvoir établir qu e cette substance ait un e action bronchodilata- trice appréciable o u constante. Elle produit fréquemment, paraît-il — surtout employée à haute dose — des effets secondaires fâcheux : nausées, constipation, étour- dissements, diarrhée, somnolence, insomnies, urticaire et dermatites [5] 1 . Abrol et ses collaborateurs [2] ont pratiqué avec succès la culture d'A. visnaga dan s les régions a u climat semi-tropical d u Jamm u et d u Cachemire (Inde). Pou r obtenir les meilleurs résultats, il convient, selon eux , d e seme r les graines vers la mi - octobre, e n lignes distantes d e 6 0 cm . Lorsqu e les plants on t attein t un e quinzain e

de

au minimum . Près de 29 0 k g de fruits par hectare ont été récoltés a u cours de ces

expériences et l'on a constaté que de nombreu x plants se

éclaircit d e manièr e qu'ils soien t espacés d e 1 5 c m

centimètres d e haut , o n les

reproduisaient par ensemen-

cement spontané. Selon toute vraisemblance, VA. majus, espèce apparentée, pourrait être, elle aussi, cultivée avec succès dans des conditions analogues.

1. Anon. United States Dispensatory, Philadelphia, J. B. Lippincott, 1955, 1545.

2. ABROL et al. Indian J. Pharm., 1958, 20, 7.

3. ANRE P et al. J. Pharm. (Lond.),

4. FAHMY; ABU-SHADY. Quart. J. Pharm., 1948,

5. ROSENMAN et al. J. Amer. med. Ass., 1950, 143, 160.

6. ScHONBEHG ; SiNA. J. Amer. chem. Soc., 1950, 72, 4826.

7. SNIDER et al. J. Amer. med. Ass., 1952, 150, 1400.

1949,1 , 164 ; Amer. Heart J., 1949,

21,

498.

37,

531.

Anabasis aphylla

L . (Chenopodiacées).

Cette herb e vivace , qu i pousse dan s les steppes russes des bord s d e la me r Caspienn e au Turkestan, est considérée comm e vénéneuse. Elle contiendrait [1] 2,3 % environ d'alca-

anabasine, substance qui se trouve aussi

dans le tabac, Nicotiana glauca. Selon Haa g [2], l'action physiologique d e l'anabasine est qualitativement la mêm e que celle d e la nicotine, hormis qu'elle est moins excitante et plus déprimante; elle est d'autr e part trois fois plu s toxiqu e pou r les lapin s et les cobayes . Le sulfate d'anabasin e vend u dan s le commerce , qu i est u n mélang e d e tou s les alcaloïdes contenus dans la plante, est apprécié pou r ses propriétés insecticides — dues à l'anabasine — qui sont comparables à celles de la nicotine.

loïdes : aphyllidine, aphylline et

surtout

1.

2. ORECHOFF.

HAAG.

J. Pharmacol.,

1933, 48, 95.

Compt. rend. Acad. Sei., 1929, 189, 945.

Argemone

mexicana L. — Pavot

mexicain (Papaveracées).

Cette plante annuelle a des feuilles épineuses, desfleurs d'un jaune vif et des capsules velues qui contiennent des graines semblables à celles de la Moutarde noire. Originaire

1. Fou r plu s d e détails su r les propriétés physique s et chimique s d e ces substance s ainsi que

Hutter

1952,

et

Dale, Chim.

40, 287 .

Rev.,

1951 , 48, 543;

Boiley

el

al J. Amer,

pharm.

An.,

su r leu r actio n physiologique , voir :

et al., ibid.

1951 , 40, 280 ; et Ellenbogen

Les plantes

médicinales

des régions

arides

de l'Amérique, elle s'est propagée à l'état sauvage dans de nombreux autres pays, dont l'Inde. Ses graines fournissent de 22 à 36 % d'une huile amère, nauséabonde,

et no n comestible , qu i est considérée comm e u n remèd e contre les maladie s d e la peau .

A faible dose (1 à 2 ml), elle a des propriétés laxatives; à plus forte dose, elle est purga- tive et émétique.

Ses graines se trouven t parfois mélangées à celles du Sénevé. L a falsification de l'huile de moutarde comestible par l'huile d'argémone a provoqué, semble-t-il, des cas d'hydro- pisie épidermique [1, 2]. O n peut déceler la présence de cette substance à des degrés de concentration égaux o u inférieurs à 0,2 %, soit en ajoutant de l'acide nitrique

concentré à l'huile

très vif, soit pa r le test d u perchlorure d e fer [3, 4] . L a plante contien t d e la berbérin e et de la protopine [5]. O n accorde également au x graines des propriétés médicinales laxatives émétiques, expectorantes et émollientes. Absorbées en grande quantité, elles sont considérées comm e toxiques. L e suc jaune qui exsude des capsules incisées est utilisé, en applications externes, contre la gale, l'hydropisie, la jaunisse et différentes affections cutanées , ainsi qu e contre les inflammation s des yeux . O n emploie l'huile comm e purgatif et pou r traiter les maladie s d e peau .

o u à ses mélanges qui prennent alors un e teinte d'un rouge orangé

1. CHOPRA et al. Indian med. Gas., 1939,

74, 193.

2. LAIL et al. Indian J. med. Res., 1939,

27, 207.

3. MuKHERji. Curr. Sei., 1942, 279.

4. ONDEHSTEPOOBT. Indian J. vet. Sei., 1937, 573.

5. SANTOS ; ADKILEU. J. Amer. chem. Soc, 1932, 54, 2923.

Artemisia (Composées).

Ce genre est composé d'u n grand nombr e d'Herbacées d e petite taille dont

280 espèces se rencontren t dan s l'hémisphèr e nord . Elles son t très répandues

terres arides, y compris notammen t l'ouest des États-Unis , les steppes asiatiques et

les parties arides d u nord-ouest d e la région hymalayenne . O n e n trouv e égalemen t en Afrique du Sud et en Amérique du Sud. Les Artemisia étaient déjà employées comm e anthelminthiqu e et stomachiqu e pa r les Grecs et les Romains ; les médecin s persan s

et arabes en faisaient le mêm e usage. Certaines Artemisia ont des propriétés médicinales,

et quelques-unes fournissent des huiles volatiles très appréciées.

quelque dan s les

E n URSS , la

santonine est

extraite principalement

d e VA. cina Berg, qui abonde

dans le Turkestan russe et en Iran. O n a constaté la présence de ce corps dans d'autres espèces, notamment A. mexicana Willd., A. neo-mexicana Woo t et A. wrightii A. Grey, en Amérique, A. gallica Willd. en Allemagne orientale, en France, en Angleterre

et en Ecosse, et A.

ment vers l'Orient, jusqu'en Mongolie chinoise. Les espèces américaines et anglaises ont un e teneur en santonine trop faible pour qu e la préparation de cette substance

sur un e base commerciale soit rentable [1]. O n a signalé qu e A. fragrans Willd . et

A. parviflora Roxb. , qu i poussen t e n Afghanistan , renfermen t égalemen t d e la san -

tonine [9]. A. maritima, espèce qui se rencontre dans certaines parties d u Cachemire

(Inde) et d u Koura m (Pakistan) en contient

tante (1 à 2 % ) dont l'extraction est assurée à des fins commerciales.

maritima, espèce originaire d'Angleterre qui s'est propagée large-

aussi un e quantité relativement impor-

A. absinthium

couvre le nord de l'Asie, l'Afghanistan et se prolonge vers l'ouest jusqu'à l'Atlantique. Elle est naturalisée dans l'est d u Canada et o n la cultive au x États-Unis. L'essence d'Absinthe d u commerc e est préparée e n Amérique . Cette plante contient environ 0,3 % d'essence volatile, composée essentiellement de thuyone. Elle provoque un e

(Grand e Absinthe) . Herb e

d e saveu r aromatiqu e et amèr e don t l'aire

Le point de vue botanique

vive excitation d u système nerveux autonome, suivie à bref délai d'inconscience et

de convulsions généralisées épileptiformes, d'abord cloniques, puis tétaniques. L'essence

a u n effet tonique et stimulant sur l'appareil digestif et elle est parfois employée aussi

à l'extérieur. L a plante contient également u n glucoside amer, l'absinthine, et u n

composé cristallisé. L'huile essentielle de A. absinthium

de la liqueur dite absinthe (avec des essences d'Angélique, d'Anis et de Marjolaine)

mais l'usage e n est aujourd'hui interdit [10, 13].

entrait dans la composition

A.

de l'Afghanistan et d u nord-est de l'Asie. Elle pourrait fournir environ 0,3 % d'une huile essentielle composée principalement de cétones a*Artemisia, de pinène, de cinéol et de camphre gauche [11].

annua

est un e plante annuelle fortement parfumée d u Pakistan , d u Waziristan,

A. dracunculus est un e herbe vivace qui

5 000 m ) et dans le Lahoul, ainsi que dans plusieurs régions de l'Afghanistan, de l'Asie occidentale et de l'URS S méridionale et centrale. Elle renferme environ 0,3 % d'une huile essentielle qui est utilisée pour parfumer le vinaigre et comm e condiment.

O n la cultive en France pour en tirer l'essence d'Estragon, dont le méthylchavicol

est le principal composant. Elle contient également de l'aldéhyde p-méthoxycinna - mique [7]. O n la cultive aussi dans d'autres pays à desfins culinaires.

pousse dans l'ouest d u Tibet (entre 4 000 et

A. herba alba L . est une plante herbacée commun e e n terrain sec e n Afrique d u Nord ,

en Arabie, en Syrie et en Iran. Elle fournit 0,3 % d'essence volatile; sa variété égyp-

tienne, laxiflora, originaire d u Sinaï, en

donne jusqu'à

1,6 %.

A. cina Berg, est u n petit sous-arbrisseau vivace à feuilles bi o u multi-pennatiséquées;

celles de s tiges qu i porten t des fleurs son t minuscules; les capitules son t nombreu x

et de petite dimension (2,5 m m de long). Il existe de multiples formes de cette plante,

qui ont été classées en plusieurs espèces.

Turkestan. L a cueillette des boutons

dans le

Y?A.

cina Berg, pousse e n Iran et

floraux se fait en juillet et en août, époque où la teneur en santonine atteint son maxi-

m u m (soit 2,5 à 3,5 % en moyenne). Après lafloraison,cette substance disparaît

rapidement. E n URSS , la santonine est produite industriellement à Tschimvent (Turkestan), c'est-à-dire non loin des steppes kirghizes d'où proviennent la plus grande partie des plantes utilisées. \?A. cina Berg, a été cultivée avec succès au x Pays-Bas et au x Etats-Unis à Washington.

A. maritima est un e espèce aromatique arbustive d'u n mètre environ d e haut, à rhizom e

ligneux et à tige dressée o u ascendante très rameuse dès le pied. C'est un e plante

au x formes extrêmemen t diverses; les capitules, notamment , peuven t être dressés

ou pendants. C'est la seule espèce d'Artemisia à santonine qui pousse e n Inde; elle est commun e

dans plusieurs régions du nord-ouest du sous-continent indien, telles que le Cachemire,

le Kouram , le Kagan , le Boushabar, le Waziristan. Cependant, o n n'a constaté la pré-

sence d e santonin e qu e dan s les Artemisia d e certaines parties d u Cachemir e et d u Kouram , o ù se rencontrent aussi des Artemisia qui n'en contiennent pas. Badwha r [3]

a signalé qu'a u débu t d e leur croissance, les Artemisia à santonin e d u Koura m on t

la tige rouge , tandis qu e les autres Artemisia l'on t verte ; pa r la suite, la tig e de s une s

et des autres devient brune. Cet auteur a baptisé la première variété A. maritima

forma

rubricaule.

L'extraction de la santonine n'est rentable qu e si la plante utilisée

en contient a u

moins 1,2 %. D'après plusieurs auteurs, cette teneur varie pour 1'Artemisia d u Cachemire entre 1 et 2 %, et dans le cas de VArtemisia de la vallée d u Koura m entre

Les

plantes

médicinales des régions arides

1 et 1,6 % [3]. O n a calculé que le Cachemire pourrait fournir plus de 180 tonnes par an de cette drogue [5], et la vallée d u Koura m 25 tonnes environ [3]. Les Artemisia son t de s xérophytes . E n Asie centrale, elles croissent dan s les région s semi-désertiques soumises à des températures variant d'un extrême à l'autre et montrent une prédilection pou r les sols sablonneux salins. Dan s le Kouram , les Artemisia à

santonine poussent dans des sols riches en limon et en sablefin, et dont la teneur en potasse est élevée. Il semble que ce soien t les climats semi-arides e t les sols sablonneu x qui conviennent le mieu x à cette plante. Le s sujets obtenu s à partir des graines o u d e boutures de racines viennent bien, notamment si la culture est pratiquée en billons. Selon Abrol [2] et plusieurs autres auteurs qui ont étudié les mode s d e culture d e

A. maritima, ce son t les bouture s d e tiges tendres et parvenue s à maturité qu i prennen t

racine le plus facilement.

Badhwa r [3] a effectué des recherches sur les variations saisonnières d e la teneur en santonine d e YArtemisia d u Koura m : cette teneur, maximu m dans les bouton s parvenus au terme de leur développement, juste avant leur ouverture, diminue ensuite très rapidement. L a mêm e constatation a été faite dans le cas de A. cina.

L'URS S occupe le premier rang dans la production et

le commerce de la santonine,

dont une faible proportion seulement provient d'Artemisia du Cachemire ou du Kouram .

On e n extrait également d e souches cultivées d'A. maritima a u Royaume-Un i et en Allemagne.

Outre la santonine, VA. maritima contient de la B-santonine, dont l'action anthel- mintiqu e est beaucou p moin s forte, de la pseudo-santonine qu i est totalement dépour- vue de cette propriété [6] et enfin u n autre principe amer, appelé artémisine [7].

 

L a

santonine, très efficace contre les ascarides, l'est moin s contre les trichocéphales

et

n' a aucun e action sur le ténia. Pou r éliminer les ascarides, u n mélang e d e 0,32 4 g

de

santonine et 1 cm 3 d'essence de chénopode donne de meilleurs résultats qu e l'une

ou

l'autre d e ces drogues prises séparément [8], La santonine est ordinairement utilisée

à très faible dose : d e 6 4 à 194 m g à prendre le soir, un e purge (huile d e ricin o u sels) étant ensuite administrée le lendemain matin. Elle provoque la xanthopsie (vision en jaune et parfois aussi en violet). A plus fortes doses, elle cause des mau x de tête,

des nausées, des vomissements et des convulsions. O n cite des cas d'empoisonnemen t mortel par arrêt d u cœur ou paralysie respiratoire.

Toute s les variétés A*A.

maritima contiennen t un e

huile essentielle, mais la quantité

fournie et la composition de cette essence sont variables. L'essence d u commerce, sous- produit de la préparation de la santonine, se présente sous l'aspect d'une huile jaune épaisse. L'huile essentielle de VArtemisia du Turkestan contient du cinéol et duthuyone. La variété A. maritima var. Kazakewicz donne 0,6 % d'une huile contenant 36 % de camphre.

A. sacrorum Ledeb .

Koumaon , le centre et le sud de l'URS S et la Sibérie. O n l'emploie,

traiter les affections d e la tête chez les chevaux . Cette plante donn e 1 % d'un e huile

essentielle contenant notamment d u cinéol

se rencontre dan s le Tibet

oriental, les régions

tibétaines d u paraît-il, pour

et d u camphre [4].

1. Anon. Bull. imp. Inst. (Lond.), 1934, 32, 33.

2. ABROL et al. Indian J. Pharm. 1956, 18, 87.

3. BADHWAR. Report on Kurram artemisias from the santonin standpoint, 1934.

4. CHISTOVA. J. Gen. Chem. (USSR), 1935, 5, 1801.

5.

CHOPRA ; GHOSH.

Indian

J. med. Res.,

1926, 13, 533.

6. DENSTON . A text book of pharmacognosy, London, Sir Isaac Pitman & Sons, 1945, 134.

7. FINNEMORE. The essential oils. London, Ernest Benn, 1926, 848.

8.

MAPLESTONE

; MUKERJEE .

Indian

med.

Gaz.,

1931, 66, 627.

9.

QAZILBASH.

Bull. Sei.

pharm., 1935, 42,

129.

10.

SOIJWAN, T . A manual of pharmacology,

7 e éd., London, W . B . Saunders

Co., 1948, 211.

 

Le point de vue

botanique

11.

WEHMER,

C.,Die Pflanzenstoffe, Jena, Verlag von

Gustav Fischer, 1929-1931, II,

1243, 1248.

12.

,

.

Op. cit., Supplement, 1935, 22.

13.

,

.

Op. cit. 2<> éd., 1950, 2, 1245.

Balanites

Mgyptiaca L . Del. =

B. roxburghii Planch. (Simarubacées).

 

Arbre épineux de petite taille (environ 6 m ) à feuilles comprenant deux folioles d'un vert cendré. L e fruit est un e drupe ovoïde dont la pulpe sucrée à un e odeur désagréable.

L e noya u contient une seule graine, oléagineuse. Cet

sèches de l'Arabie, de l'Egypte, de l'Erythrée, de l'Afrique tropicale, de la Birmanie

et d e l'Inde. O n

mal des terrains rocheux.

La chair d u fruit est comestible; o n signale qu'elle sert a u nettoyage de la soie et du coton. Elle contient un e certaine quantité de saponine et n'est pas astringente [1], La graine donn e 4 3 % d'un e huile douce , jaun e et fad e [2]. Le s graines, les fruits, Pecoree et les feuilles auraien t de s propriétés anthelmintique s et purgatives ; d'aprè s

furoncles, le vitiligo

et d'autres dermatoses. Les Arabes d'Afrique se servent de la pulpe pour empoisonner

sommeil dans l'Ouganda ,

et comm e purgatif e n Espagne . O n sait depuis longtemp s qu e les amande s renfermen t

un e saponin e soluble

Kon et Wella [3] ont isolé

des sapogénines stéroïdiques et qui, selon eux , s'apparente très étroitement à la tigo- génine . L a saponin e serait u n puissan t agen t hémolytique , aussi toxiqu e pou r les têtards qu e la digitonine.

arbre est caractéristique des régions

le trouv e principalemen t sur les sols noirs à coton ; il s'accommod e

la médecin e indienn e traditionnelle, le fruit serait efficace contre les

le poisson; d'autre part, l'huile est utilisée contre la maladie d u

dan s l'ea u qu i est toxiqu e pou r les animau x à san g froid [5].

un e nouvelle sapogénine qui semble appartenir a u groupe

1. HOOPER. Agrie. Ledger, 1902, 9, 20.

2. .

3. KO N ; WELLA, J. chem. Soc. 1939, 800.

4. PATEL. Curr. Sei., 1943, 12, 58.

5. WEIL. Arch. Pharm., 1901, 239, 363.

Ibid, 1911-1912, 17, 130.

Butea monosperma (Lam.) Kuntze; syn. B. frondosa Koen. Ex . Roxb. (Légumineuses).

Feuillu de taille moyenne (3 à 5 m), dont la circonférence atteint de 1,60 m à 2 m .

L'écorce est gris-bleu o u bru n

ou 5 c m de long; elles sont très nombreuses et s'épanouissent au début de la saison

chaude avant

à l'apex . Cet arbre se rencontre communémen t dan s toutes les régions d e l'Inde, d e

la Birmanie et de Ceylan. Il résiste bien à la gelée et à la sécheresse, et peut rendre

de grands services e n favorisant

cultiver aussi bien sur des sols irrigués qu'en terrain sec. Les gousses doivent être cueillies et semées, avant le début de la saison des pluies, en lignes espacées de 25 à 30 cm , si l'on effectue des opérations de reboisement, et de 5 0 c m s'il s'agit d'une culture.

L'arbre donne la « Butea gu m » ou « kino du Bengale » qui contient une forte propor- tion de tanin et de matière mucilagineuse. Par distillation sèche o n en tire de la pyro-

cateebine, astringen t puissan t administré sou s d e multiples forme s dan s les cas d

diarrhée chroniqu e [4]. Birdwoo d [1] e n préconise l'emplo i contre les ascarides. Le s graines fraîches récemment pulvérisées ont en effet été utilisées avec succès pour

éliminer les parasites d e ce genre [3]. Pilées dan s d u ju s d e citron et appliquées locale-

ment,

clair. Le s fleurs, d'une teinte rouge vif, mesurent 4

l'apparition des nouvelles feuilles. La gousse contient un e graine unique

l'amendemen t des terres salines; il est possible d e le

e

elles ont un e puissante

action rubéfiante

[4].

Les plantes

médicinales des régions arides

Les graines fournissent

18 % d'une huile jaune sans saveur [6]. Quand

elle sont

fraîches, elles renferment également une enzym e protéolytique qui se comporte comm e la trypsine de la levure [2]. Lesfleurscontiennent quatre glucosides — butrine, butéine, butine et u n autre glucoside non identifié — ainsi qu'un hétéroside [5, 7 , 8].

1. BIHDWOOD, G. T. Practical bazar medicines, Calcutta, Thacker Spink & Co., 1936, 41 p.

2. CHATTEBJEE et al. J. Indian Chem. Soc., 1938, 15, 101.

3. CHOPRA et al.

4. DYMOCK, W . 1890-1899, 1,

Indigenous drugs of India, Calcutta, U . N . Dhur & Sons, 1958, 301 p .

; WARDEN, C. J. ; HOOPER, D . Pharmacographia Indica, London, Trubner & Co.,

454.

5.

HUMME L

; PERKIN . J.

Chem. Soc,

1904,

85,

1463.

6. KATTI ; MANJUNATH. J. Indian

7. LAL ; DUTT, J. Indian chem. Soc, 1935, 12, 262.

8. MURTI ; SESHADRT. Proc. Indian Acad. Sei., 1940, 12A, 477.

chem. Soc, 1929, 6,

639.

Calotropis

(Aaclepiadacées).

C. procera (Ait.) R . Br . Arbuste

d e couleu r rose, tachetées d e pourpre . Contrairemen t à ceu x

de cette espèce sont plus o u moins dressés. Son aire couvre l'Inde occidentale et cen- trale, l'Iran et l'Afrique tropicale. L e latex de C. procera contient d u caoutchouc, et le coagumul des résines et d u caoutchouc [3]. L e latex renferme d'autre part de la trypsine, u n lab-ferment actif et u n poison cardiaque. D u latex de la plante africaine on a extrait de l'isovalérianate et de l'acétate d'oc-lactucéryl, qu'on peut convertir en isolactucérol [6] ; d'u n mélange d u latex d e C. procera et de C. gigantea o n a isolé de l'uscharine, de la calotoxine et de la calactine. Par hydrolyse, Puscharine donne de l'uscharidine et la calotoxine, traitée par l'hydroxyde de sodium, de la pseudo- calotropagénine. Le s feuilles et les tiges d e cette espèce renfermen t d e la calotropine et de la calotropagénine [7].

L e late x d e C. procera a les même s propriétés et les même s usages qu e celui de C. gigantea. L'activité des principes cardiaques contenus dans le latex (calotropine, uscharine et calotoxine), comparée à celle de l'ouabaîne prise pour base 100 , peut être évaluée respectivement à 83, 58 et 76 [4]. U n procédé de préparation de l'uscharine et de l'uscha- ridine à partir d u jus d'asclépiade (C. procera et C. gigantea) a été breveté [13].

de 2 à 2,50 m de haut portant desfleurs odorantes

d e C. gigantea, les pétales

C. gigantea R . Br . ex Ait. Arbrisseau o u arbuste d'environ 3 m de haut, portant des

fleurs inodores, blanches o u pourpre clair, dont la corolle a des lobes étalés. So n aire couvre l'ensemble de l'Inde, de l'archipel malais et de la Chine méridionale.

d e la plante, contient d u caoutchou c ainsi

que deu x résinols isomères (a- et ß-calotropeol et d e la ß-amyrine). Il renferm e égale-

pêche, la gigantine, qui s'apparente

L e latex , présen t dan s toutes les parties

ment un e substance cardio-toxique et poison de

à l'uscharine [1, 8]. Pitchandi considère la gigantine comm e l'un des plus violents

poisons connus ; on estim e qu'elle est quinze à vingt fois plus toxique que la strychnine.

Pou r u n chien, la dose intraperitoneale mortelle est d e 0,5 m g par kilo [11]. O n trouve aussi dans le latex des traces de glutathion et une enzym e semblable à la papalne [2, 5].

L'écorce de la tige

gras volatils [9]. Les graines donnent un e huile vert olive et un e substance toxique amère. D e l'écorce de la racine o n peut tirer de la ß-amyrine, des alcools cristallisables isomères, le gigantéol et l'isogigantéol [10].

L e latex a un e action violemmen t irritante su r la pea u et les muqueuses . U n extrait injecté dans la poche lymphatique d'une grenouille provoque u n ralentissement d u cœu r et un e gastro-entérite aiguë [12]. L e latex est utilisé dans la médecine indienne

contient des calotropéols a et ß , de la ß-amyrine ainsi que des acides

Le

point de vue botanique

traditionnelle, e n combinaison avec VEuphorbia neriifolia, comm e purgatif drastique

pour le traitement d u

paludisme . Réduite s e n poudre , les fleurs sont efficaces à petite dose contre les rhumes , la toux, l'asthm e et l'indigestion. L a poudre tirée d e l'écorce de la racine calme la dysenterie ; elle a, paraît-il, des effets semblables à ceux de l'ipéca. A faible dose, c'est

et comm e initant local. On emploie un e teinture d e feuilles

un diaphorétique et u n expectorant, et à forte dose u n émétique. Enfin, en pâte, elle est utilisée contre l'éléphantiasis.

1. BALKEISHANA et'al. Proc. Indian Acad. Sei., 1945, 22A, 14.

2. BASU ; NATH. J. Indian ehem. Soc., 1936, 13, 34.

3. BUDHIRAJA. Indian For. Leafl. 1944, no. 70, 8.

4. CHE N et al. J. Pharmacol., 1942, 24, 223.

5. GANPPATE ; SASTRI. Proc. Indian Acad. Sei., 1938, 86, 399.

6. GERHARD ; FRANZ. Annalen der Chemie, 1936, 526, 252.

7.

8. MURTI ; SESHADRI, Proc. Indian Acad. Sei., 1943, 18A, 145.

;

, Ibid., 1941,

546,

233.

9. Ibid., 1944, 21A, 8 ; 1945,

;

.

22A, 304.

10. Ibid., 1944,

;

.

21A, 147

;

1945,

22A, 138 .

11. PITCHANDI . J. Inst. Chem. India, 1948, 20, 34 .

12. SHARMA . Indian J. vet. Sei., 1934 , 4, 63 .

13. SOHN . Fr. patent No. 848922, 9 nov. 1949 (voir Chem. Abstr., 1941, 35, no. 6393).

Capparis (Capparidacées).

C. decidua Edgew . (o u C. aphylla Roth.) . Arbrissea u o u arbust e trè s rameux ; le s feuilles

caduques , rares et d e petite taille, n'apparaissen t que su r les jeune s tiges. Pouss e prin - cipalemen t dan s les zones les plus sèches d e la péninsule d u Deccan , d u Radjastha n et d u Pendjab, ainsi qu e dans le Sind (Pakistan); mais o n en trouve aussi e n Arabie, en Egypte, en Afrique d u Nord et en Afrique tropicale.

fruits, petits , ronds , charnu s e t d e couleu r ros e ainsi qu e les bouton s floraux,

sont communémen t marines dans le vinaigre et servent d e condiment. L e fruit est astringent, et il a un effet bénéfiqu e sur les troubles cardiaques et les affections bilieuses.

Les feuilles e t le s jeune s branche s son t utilisée s e n emplâtr e contr e le s furoncle s e t

les enflures. Mâchées , elles calmen t les mau

diaphorétique, antitoxique, anthelminthique et efficace contre la toux, l'asthm e et la congestion. L a racine et so n écorce sont piquantes et amères ; o n les emploie contre le paludism e et les rhumatismes [1].

x d e dents . L'écorce est acre, laxative ,

Les

C. grandis. Petit arbr e qu i pouss e dan s le Radjasthan , la péninsule d u Deccan , e n

Birmani e e t à Ceylan . Il donn e une huile utilisé e surtou t pou r l'éclairage . Les infusion s

d'écorce et d e feuilles sont administrées contre les enflures et les éruptions.

C. spinosa. Arbrissea u procomban t qu i se rencontr e e n terrain rocheu x e t montagneu x

dans la péninsule d u Deccan, le Radjasthan, le Ladakh et le nord-ouest de l'Inde; o n

le

en Australie et dan s les îles Sandwich .

e C. spinosa marine s dan s

du vinaigre. Ils on t un e saveu r acre et passent pou r être u

En Inde , o n prépare ainsi non seulemen t les bouton s mais aussi les fruits. Le s bouton s contiennent u n glucoside, la rutine, et 0,4 % d e pentosane [4] ainsi qu e d e l'acide rutique , d e l'acid e pectiqu e et une substanc e à odeu r alliacée, u n constituan t émétiqu e volatil et de la saponine [3], Les graines de câprier donnent d e 34 à 36 % d'une huile jaun e pâle [2], L'écorc e de la racine contien t d e l'acid e rutiqu e et une substanc e volatile

trouve aussi e n Afghanistan, en Asie occidentale, e n

Les

câpre s vendue s e n

Europe, e n Afrique d u Nord,

Europ e son t de s bouton s floraux d

n remèd e contre le scorbut.

à

odeur alliacée.

Les plantes médicinales des régions arides

et tonique.

O n

du foie, de la rate et la tuberculose glandulaire. Les feuilles, broyées, sont utilisées en cataplasmes contre la goutte.

L'écorce est amère, laxative, diurétique, expectorante, emménagogue

l'emploie pou r soigner les rhumatismes , la paralysie, les mau x d e dents , les affections

1. DALZIEL . The useful plants of west tropical Africa, London , Th e Crow n Agents for the Coloni

1948.

2. HILDITCH, T . P. , The chemical composition of natural fats, London, Chapman and Hall, 194

158.

3. WEHMER, C. Die Pflanzenstoffe, Jena, Verlag von Gustav Fischer, 1929, 1, 139.

4.

WINTON, A . L. ; WINTON,

K. B.,

The structure and composition offoods, Ne w York, John Wile

&

Sons, 1935, IV.

Cassia (Légumineuses).

La substance désignée sous le no m d e séné, dans diverses pharmacopées, est faite

des folioles séchées d e C. angustifolia Vahl. (séné d e Tinnevelly o u séné indien) o u

de

C. acutifolia

(séné

d'Alexandrie).

C.

acutifolia Del. est u n arbuste originaire d u Soudan qui se rencontre aussi à l'état

sauvage dans le Hedjaz et dans diverses parties d e l'Afrique. L e tronc, rectiligne, rameux et blanchâtre, de 6 0 c m à 3 m de haut. Les feuilles, alternes et pennées, sont pourvues d'une paire de stipules courtes et effilées. Les folioles sont sessiles, de forme ovale lancéolée; elles ont de 0,25 à 2,5 c m de long et sont d'un vert grisâtre. Les fleurs sont jaunes et disposées en grappes axillaires. L e fruit est une gousse plate, elliptique, obtuse membraneuse, d'u n brun grisâtre, qui mesure de 1,25 à 2,5 cm ; il est divisé

en six o u sept loges dont chacune contient

un e graine cordiforme. (plantes sauvages), d u Soudan (plantes

Le

séné d'Alexandrie provient d u Hedjaz

sauvages et plantes cultivées) et parfois aussi de l'Inde (plantes cultivées).

C. angustifolia Vahl. C'est u n arbuste peu élevé ayant à peu près le mêm e habitat

que C. acutifolia. L e tron c est lisse et dressé; les feuilles sont pennées et on t d e quatre

à huit paires de folioles. Celles-ci sont presque sessiles, lancéolées, légèrement mucro-

nées, obliques à la base et u n peu duveteuses par-dessous ; le caractère le plus typique de la foliole est sa longueu r (2 à 5 cm) ; les stipules sont minuscules, étalées, et semi- hastées. Lesfleurs,d'u n jaune vif, sont disposées en grappes axillaires et terminales

u n pe u plus longues qu e les feuilles. L a gousse (4,5 X 1,5 cm ) est longue, membraneuse , très effilée à la base avec u n sommet arrondi. Elle est plus grande et plus mince qu e celle d u séné d'Alexandrie et la tache brune d u péricarpe a u niveau des graines est plus étendue. L e style laisse un e trace distincte dans le type de Tinnevelly mais no n dans celui d'Alexandrie.

Le meilleur séné indien pousse dans le district d e Tinnevelly; aussi est-il appelé

« séné de Tinnevelly » dans le commerce. Cette espèce (C. angustifolia) est généralement

cultivée e n terrain sec; o n peut irriguer légèrement le sol, mais un e irrigation trop

intense est nuisible à la plante. Les graines sont semées soit à la volée, soit en ligne,

à raison d'environ 17 kilogrammes par hectare. Elles ont u n tégument dur qu'il faut

abraser légèrement pour obtenir un e germination rapide

en

de soleil et de petites pluies de temps en temps. Des précipitations continuelles pendant la période d e la croissance, abîmen t les feuilles. D'ordinaire, o n coup e les premières tiges florales— au bout de trois à cinq mois — pour contraindre la plante à se ramifier. Quan d les feuilles on t achev é leur croissance et son t devenues épaisses et d e couleur

et régulière; on y parvient

les pilan t légèremen t dan s u n mortier avec d u sable grossier. Cette plante a besoin

Le

point de vue botanique

bleuâtre, on les cueille à la main . O n procèd e à une deuxièm e récolte un moi s plu s tard

environ , puis o n laisse la plante fleurir et les graines se

former.

Pou r faire sécher les feuilles, o n les étale côte à côte su r u n sol dur,

à l'ombre . A u

bout de sept à dix jours, quand elles sont devenues suffisamment sèches et d'un vert jaunâtre, elles sont triées par qualité et mises en ballots à l'aide d'une presse hydrau-

lique. Le s gousses son t égalemen t séchées, puis o n les ba t pou r e n extraire la graine. En terrain sec, o n obtient u n rendement de 300 livres de feuilles séchées et de 75 à

150 livres de gousses ; su r terrain humide , o n a enregistré d e 750 à 1 250 livres d e feuilles

séchées et de 165 livres de gousses [1, 7] .

Le séné est apprécié e n médecine pour ses propriétés cathartiques. Il est particulière- men t efficace contre la constipatio n chronique . Il accroît les mouvement s péristal- tiques du côlon; pour éviter qu'il ne provoque des coliques, on le mélange à des laxatifs aromatique s o u salins. Le s gousses on t les même s effets thérapeutique s que les feuilles,

mai s provoquen t moin s d e coliques. L e sén é pation spasmodique et d e colite. Henderson

intestinal (caecum et côlon ascendant) e n diminuan t les onde s antipéristaltiques qu i

se produisent normalement dans cette région et en réduisant l'absorption d'eau,

amenant ainsi la formation d'une

Tutin [6] indiqu e qu e la rhéine et l'aloe-émodin e sont les seuls dérivés d e I'anthra - quinose présents dans le séné, soit à l'état libre, soit en combinaison glucosidique. Straub [5] y a trouvé 1 % d'un glucoside aisément hydrolysable qui donne de l'émodine

et

et dont l'effet laxatif est plus lent. Stoll [4] et ses collaborateurs déclarent avoir isolé deu x glucosides, les sennosides A et B , qui, selon eux , seraient les principes laxatifs du séné. Fairbairn et Saleh [2] ont isolé un glucoside différent de la rhéine, soluble dans l'eau , qu i est aussi actif que les sennosides A et B et produit u n effet synergiqu e sur

ces glucosides.

est contre-indiqu é dan s les cas d e consti- [3] signale qu e le séné accélère le transit

molle 1 .

masse fécale plus volumineuse et plus

est u n cathartique puissant ainsi qu'un second glucoside plus difficile à hydrolyser

1. ABROL, et al. J. sei. industr.

2. FAIRBAIRN ; SALEH. J. Pharm. London, 1951, 3, 819.

3. HENDERSON. Cañad, med. Assoc. J., 1935, 32, 538.

4. STOOL, et al. Schweiz, natur. Forsch. Gesell., 1941, 235.

5. STRAUB . Arch. exp. Path. Pharmak., 1936 , 181, 399 ; 1937, 185, 1 .

6.

7. YEGN A NARAYA N IYER, A. K . Field crops of India, Bangalore, Bangalore Printing and Publish-

Res.,

1955,

14A,

432.

TUTIN.

Trans, ehem. Soc.,

1913,

103,

2006.

ing Co.,

1950.

Citrullus colocynthis

Schrad. (Cucurbitacées.)

Herbe annuelle o u vivace à tige procombante o u grimpante; le fruit est sphérique

et lisse, d'abord d'un

et

de l'Asie et de l'Afrique. Elle se trouve e n Arabie, e n Syrie et e n Egypte , ainsi que dan s les étendue s arides et sablonneuse s d u nord-ouest , d u centre et d u su d d e l'Inde . O n la cultive dans certaines régions de l'Espagne et à Chypre.

La drogue officinale connue sous le nom d e coloquinte est constituée par la pulpe séchée d u fruit, cueilli une fois sa croissance achevée mais avan t sa maturité, et débar- rassé de l'écorce. C'est u n hydragogue cathartique drastique qui provoque des selles abondantes et liquides. A forte dose, il produit de violentes tranchées, u n état de prostration et parfois des évacuations sanguinolentes. Il est rarement prescrit, mêm e

pulpe tendre

vert tacheté, puis jaunâtre à maturité. Il contient une

spongieuse et de s graines. L

a Coloquinte est originaire de s parties les plu s chaude s

1. Pour plue de détaih d'ordre physiologique, voir Lens, Schweiz, med. Wschr., 1923, 53, 887 ; Srrub et TrinedI, Arch, exp. Path. Pharm., 1937, 185, 1.

Les plantes

médicinales des régions arides

à dose modérée, sinon comm e adjuvant d'autres cathartiques. O n l'utilise aujourd'hui

en pharmacie sous la forme d'un extrait solide qui entre dans la préparation de nom - breuses pilules purgatives. La coloquinte contient u n principe alcaloïdique qui a u n effet violemment purga-

tif, ainsi qu e de l'a-élatérine

ou citrulene, qu'o n pense être u n glucoside, est composée d'un alcaloïde et d'un alcool

mais pas de ¡3-élatérine (isomère actif). L a colocynthixe

cristallisable, le citrullol [3]. Le s racines contiennen t d e une huile jaune brunâtre qui renferme notamment u n la saponine [2].

1.

AGAHWA L

; DUTT .

Curr. Sei.,

1934,

3,

250.

l'a-élatérin e [1] et les graines alcaloïde, u n glucoside et de

2. ALIMCHANDANI, et al. J. Indian ehem. Soc., 1949, 26, 515, 519.

3. POWER ; MOOHE. Trans, ehem. Soc, 1910, 17, 99.

Commiphora

mukul

(Hook, ex Stocks) Engl. (Burseracées).

Petit arbre o u arbuste à branche s spinescentes qu i se rencontre rocheuses et arides d u Radjasthan, d u Sind, du Baloutchistan et de

le bdellium indien, gomm e résine qu'on prélève par incision de l'écorce pendant la saison froide. Chaque sujet en fournit de 1,5 à 2 livres. C'est u n succédané du bdellium d'Afrique et u n adultérant commu n de la myrrhe. La médecine indienne traditionnelle attribue à cette gomm e des propriétés astrin- gentes et antiseptiques; administrée par la voie buccale, c'est u n amer stomachique et carminatif, qui accroît l'appétit et facilite la digestion. D e mêm e qu e d'autres oléo-résines, elle provoque un e augmentation d u nombre des leucocytes dans le sang et stimule la phagocytose. Elle a un e action diaphorétique, expectorante et diuré- tique; ce serait également u n stimulant utérin et u n emménagogue . L a résine est uti- lisée e n lotion s contre les ulcères indolores, et e n gargarismes contre la pyorrhé e alvéolo- dentaire, l'angine et la pharyngite chroniques. Les inhalations de bdellium sont recom- mandées contre le rhum e des foins, le catarrhe nasal aigu et chronique, la laryngite, la bronchite et la phtisie.

La drogue vendue dans le commerce contient 1,45 % d'huile essentielle outre la gomm e et la résine [1]. L a résine peut être séparée de la gomm e par expression à chaud (120-130 °C), o u à l'aide d'u n solvant. L a résine purifiée est transparente en pellicule mince et translucide ou opaque en masse.

dan s les étendue s l'Arabie. Il fournit

1. DUTT, et al. Indian. J. med. Res.,

1942,

30, 331.

Convolvulus

(Convolvulacées).

C. arvensis. Élégante Herbacée rampante o u volubile, glabre ou légèrement pubes-

cente à rhizom e cylindriqu e minc e et allongé ; les pédoncule s isolés, d e 2 à 7 c m d e

long, portent d'une à trois fleurs blanches ou roses e n entonnoir. Elle est très commun e dans toute la zone tempérée. La racine a des propriétés cathartiques et certains spécialistes européens la consi- dèrent comm e u n poison en raison de la forte irrigation gastro-intestinale qu'elle pro-

voque . Elle est parfois

de la convolvuline [2] et le rhizom e séché renferme un e résine fortement purgative (teneur : 4,9 % environ) [4].

utilisée dans le Sind comm e succédané d u jalap. Elle contient

Le point de vue botanique

C. scammonia,

bile vivace; indigène en Syrie, en Irak, et en Grèce, elle est également cultivée dans différentes régions de l'Inde.

L a gomm e résine d e Scammoné e est tirée de la racine vivante de la plante, dont

connue en pharmacie sous le no m d e Scammonée , est un e plante volu-

on coupe la partie supérieure et dont o n recueille le suc dans des coquilles de moules :

immédiatement desséché, il fournit la résine. Cette drogue, d'un prix de revient élevé, figurait dans plusieurs pharmacopées o ù elle est maintenant remplacée pa r d'autres résines d e Convolvulacées qu i on t exactemen t les même s vertus. L a résine d e Scammoné e se présente sous forme de petits pains bruns dont l'odeur rappelle celle d u fromage.

Les racines séchées de C. scammonia, dites en pharmacie racines de Scammonée, ont de 2 à 5 c m de diamètre et 20 c m de long. Elles contiennent de 3 à 13 % d'une résine presque entièrement soluble dans l'éther qui est composée principalement des éléments suivants; glucosides et menthyl-pentosides d e l'acide jalapinolique et de son ester méthylique, ipuranol, acide tiglique, acide delta-alpha-méthylbutirique, scopoletine et acide 3,4 : dihydroxycinnamique [3]. Les résines des rhizomes sont hydragogues et cathartiques ; elles sont administrées dan s les cas d'hydropisie et d'anasarqu e [1],

C. glomerulus Chois, ex DC . et

C. spinosus Burm . f. croissent à l'état sauvage dans

le Radjpoutana, le Sind et le Baloutchistan; elles passent pour avoir des propriétés purgatives.

1. CHOPRA, R . N . Indigenous drugs of India, Calcutta, Art Press, 1933, 577.

2.

DYMOCK,

W .

; WARDEN,

C . J. ; HOOPER.

D . Pharmacographia Indica, London,

&

Co, 1890-1899.

3.

POWE R

; ROGERSON.

J.

Chem. Soc., 1912,

101,

398.

Trubner

4. WEHMER, C. Die Pflanzenstoffe, Supplement, 1929-1931, Jena, Verlag von Gustav Fischer, 1935.

Datura (Solanacées).

D.

inoxia Mill. Plant e annuelle rustiqu e

qu i pouss e e n touffes d'un e hauteu r d e 9 0

à

120 cm . Les feuilles (12,5 X 7,5 cm ) sont d'u n vert sombre, ovales et souvent u n

d e long , son t blanches et odoriférantes;

les

déga-

geant un e la plupart

bonde et entêtante. E n Inde, on l'utilise comm e le D. stramonium. Il offre d'intéres-

odeur nauséa-

peu cordiformes; les fleurs, d'enviro n 7 c m

c m d e diamètre , son t pendant s et von t

de la forme ovale à la forme conique; quatre valves s'ouvrent à leur sommet,

fruits, qu i on t à pe u près 5 c m d e lon g et 4

longue colonne centrale porteuse de nombreuses graines brun clair. Comm e

des autres espèces de Datura, D. inoxia dégage un e forte

santes possibilités d u fait qu'on peut en extraire de la scopolamine, comm e pré-anesthésique en chirurgie et en obstétrique.

alcaloïde utilisé

La

scopolamine semble être le principal alcaloïde d u Datura:

o n

en trouve dans

toutes les parties d e cette plante , qu i renferm e aussi d e 1 0 à 2 0 % d'hyoscyamin e [12]. L a scopolamine (ou hyoscine gauche) est u n liquide sirupeux, soluble dans la plupart des solvants organiques; son bromhydrate est aisémen t soluble dans l'eau et il est

cérébral efficace dan s les

cas d'agitation et de folie furieuse. O n l'utilise aussi pour provoquer l'amnésie ainsi

employ é e n médecin e comm e sédatif. C'est u n dépresseu r

qu'un e analgésie partielle chez les parturientes. D e tou s les produits

préventifs d u ma l d e me r o u d u ma l d e l'air, c'est

tats. E n ophtalmologie, o n emploie cations locales [2, 3 , 9].

celui qu i à donn é les

essayés comm e meilleurs résul-

un e solution o u un e pommad e à 0,3 % en appli-

le

L e Datura préfère

sols gras, riches e n argile et les terrains ensoleillés. O n peu t

cultiver directement à partir d e la graine, o u par repiquage. L a germination est

les

Les plantes médicinales des régions arides

lente et irrégulière; elle peut être accélérée si la graine est soumise à des alternances de refroidissement et de réchauffement, ce qui en amollit le tégument. Les graines sont semées a u printemps, en lignes espacées de 10 cm. Il en faut environ 13 k g par hectare; 50 % seulement d'entre elles germent. La terre doit être fumée abondamment avec d u fumier d e vach e fermenté pou r qu e les plants se développen t bien . L a récolte de la plante entière se fait à l'époque de lafloraison,car c'est à ce momen t qu e la teneur en alcaloïdes atteint son maximum .

D. stramonium L . Plante annuelle,

des branche s largemen t étalées; les feuilles vert

pâle, ovales o u ovo-triangulaires avec des bords irrégulièrement dentés, mesurent

d e 12 à 15 c m d e long ; les fleurs sont d e grand e taille (8 à 2 0 c m d e long) et d e couleur blanche o u violette; la capsule dressée, ovoïde, à paroi épaisse et couverte d'épines

sont nombreuse s et reniformes. Cette

plante est originaire d'Asie, mais elle est naturalisée e n Amériqu e d u Nor d et d u Sud ,

dans la plupart des pays d'Europe, sauf dans

le nord de la Scandinavie.

Bien que le D. stramonium soit commu n à l'état sauvage dans de nombreuses parties du monde, o n le cultive au x Etats-Unis et en Europe pour obtenir u n produit de qualité constante.

ainsi qu e dans le

aiguës, s'ouvr e e n quatr e valves ; les

haut . L a tig e est

général 1 m d e

glabre o u farinacée mesurant en

dressée et porte

graines

sud de l'URS S

et

Il préfère les sols calcaires riches; d'autre part, comm e il est sensible à la gelée,

il convient de choisir des emplacements abrités. Les graines sont semées au printemps,

e n lignes espacées d e 1 0 cm ; o n éclaircit ensuite les plants, d e façon à

valle à 3 0 cm . Lorsqu e les fruits son t arrivés à maturité mai s encore verts, o n coup e

la totalité

feuilles sont arrachées et mises à sécher à part. Les graines sont séparées des capsules

pa r battag e lorsque les fruits commencen t à s'ouvrir. L e rendemen t est compris entre

1 100 et 1 700 k g de feuilles et 800 k g de graines à l'hectare [6]. L'emploi d'engrais

azotés favorise no n seulement la croissance de la plante, mais aussi la formation de l'alcaloïde [10].

à 0,5 % d'alcaloïdes don t les composant s essentiels

la fait sécher partiellement a u soleil o ù à l'ombre. Les

porter l'inter-

de la plante puis o n

L a stramoin e contien t d e 0,2 5

sont l'hyoscyamine gauche, l'atropine (hyoscyamine racémique) et l'hyoscine gauche

(scopolamine gauche) [1]. Chou [4] e n a e n outre extrait deu x principes neutres qu'il

a nommé s datugène et datugénine. Gérard [7] a étudié l'acide daturique obtenu à

partir de

d'atomes de carbone qui se rencontre dans la nature. Plus récemment, d'autres cher- cheurs [5, 11] y ont soutenu qu'il s'agit en réalité d'un mélange de plusieurs acides ayant u n nombre pair d'atomes de carbone.

Dans l'ensemble, la stramoine et la belladone ont des effets physiologiques, théra- peutiques et toxiques si pe u différents qu e les deu x drogues sont pratiquemen t iden - tiques. L a première doit son renom en particulier au soulagement qu'apportent au x

asthmatique s les cigarettes d e stramoin e l'atropine, qu i paralyse les extrémités d e

ainsi le spasm e bronchique. Günther [8] a constaté que la fumée d'une cigarette conte- nant 1,25 g de feuilles de stramoine renferme jusqu'à 0,5 m g d'atropine.

la stramoine comm e source d'atropine, par racé-

misation de l'hyoscyamine gauche, qui se trouve en quantité appréciable dans la stramoine. L'atropine est u n stimulant d u systèm e nerveux central; elle agit en parti- culier sur la zone motrice dont dépend la coordination des mouvements. A forte dose, elle provoqu e d e l'agitation , d e la loquacité et d u délire. E n outre , elle ren d les termi-

naison s d u parasympathiqu e dan s les glandes, les muscle s lisses et le cœu r insensibles

à l'action de l'acétylcholine. Administrée par voie

certaines sécrétions. Elle perme t d'atténuer fortemen t les contraction s spasmodique s

l'huile fixe des graines; c'est le seul acide comprenant u n nombre impair

— e n raison, certainement, d e la présence d e la branch e pulmonair e d u vague , suppriman t

O n peut utiliser commercialement

buccale o u parenterale, elle diminue

Le

point de vue botanique

des muscles à réactions involontaires dans les cas d e

d'asthme. O n s'en sert couramment en ophtalmologie pour dilater la pupille et aug- menter la tension intra-oculaire [2, 9] . L'hyoscyamine a sur le systèm e nerveux central un e action intermédiaire entre celle de l'atropine et celle de la scopolamine. Elle le stimule moins fortement que l'atro- pine, et c'est u n sédatif et u n hypnotique moins actif que la scopolamine, mais elle a une action périphérique plus puissante que l'atropine. Elle est utilisée pour diminuer le tremblement, la rigidité et l'excès de salivation dans la maladie de Parkinson. E n tant qu e sédatif rapide, elle est d'u n emploi moins sûr qu e le bromhydrate d'hyos- cine [2].

coliques rénales o u bilaires, et

1. Anon.

The British

421,

422.

Pharmaceutical

Codex, London,

Pharmaceutical

Press,

1949,

419,

2. . Ibid., 1954, 724.

3. . The United States Dispensatory, 24 e éd., Philadelphie, J . B . Lippincott, 1947, 1017.

4. CHOU.

5. CLARK. J. Amer, pharm. Ass., 1935, 24, 843.

6. B . Commercial drugs of India, Calcutta, Thacker Spink & Co., 1928, 117.

Chin. J. Phys., 1935, 9, 77.

DUTT, N.

GÉRARD.

7. J. Pharm. Chim., Paris, 1892, 8 .

8. Wien. Klin. Wschr., 1911, 748.

9. HENRY , T . A., The plant alkaloids, London, J. & A. Churchill, Ltd., 1949, 841-870.

GÜNTHER.

10. JAMES . Econ. Bot. 1947 , 1, 230 .

11. MANJUNATH . J. Indian Chem. Soc, 1935 , 12, 400 .

12. TEJ SINGH, et al. Indian J. Pharm., 1957 , 19, 187 .

Delphinium zalil

Ait. et Hemsl. (Renonculacées).

Herbe vivace à fleursjaune vif, qui se rencontre en Iran et en Afghanistan. Les fleurs, mélangées à divers fragments d e pédoncules, constituent u n médicament importé en Ind e et vend u dan s les bazars sou s le no m d'asbarg. Considéré comm e diurétique, détergent et calmant, il est employ é contre la jaunisse, l'hydropisie et les troubles d e la rate. O n l'utilise égalemen t e n cataplasmes contre les enflures. Le s fleurs et les

axesfloraux contiennent de l'isorhamnétine, férol [1, 2 , 3].

de la quercétine, et sans doute d u kaemp -

1. DYMOCK, W . ; WARDEN , C . J. ; HOOPER, D

&Co., 1890-1899.

. Pharmacographia

Indica, London, Trubner

2. MAYER ; COOK. The chemistry of natural colouring matter (par Fritz Mayer, traduit et revisé par A . H . Cook), Ne w York, Reinhold Publishing Corporation, 1947, 189.

3. WEHMER, C. Die Pflanzenstoffe, Jena, Verlag von Gustav Fischer, 1929-1931, 1, 321.

Descurainia sophia (L.) Web b ex Pranttles = Sisymbrium sophia L . (Crucifères).

Cette herbe annuelle de 3 0 à 6 0 c m de haut, à petites fleurs jaune pâle et à graines ellipsoïdales serrées, d'un brun clair, pousse en Europe, en Amérique d u Nord et dans

les région s tempérée s d e l'Asie

L'odeur acre qui se dégage de la plante quand o n la frotte, et sa saveur piquante sont attribuées à la présence d'u n alcaloïde volatil [5]. Elle est employée à l'extérieur contre les ulcères indolores. Les graines, légèrement amères, expectorantes, fortifiantes et toniques, sont consi- dérées comm e efficaces contre la fièvre,la bronchite et la dysenterie. Elles peuvent égalemen t être administrées contre les vers et les affections urinaires; enfin, elles son t

— d u Cachemir e a u Koumao n et jusqu'a u Baloutchistan .

Les plantes médicinales des régions arides

employées

comm e

succédané ou adultérant

des graines d e Sisymbriumirio [1,

2 , 4] .

Hey l [3] en a extrait u n alcaloïde toxique et apparemmen t no n cristallisante.

1. Anon. The

United States Dispensatory, Philadelphia, J. B . Lippincott, 24 e éd.,

1947.

2. CHOPRA,

R . N . Indigenous drugs of India, Calcutta, Art Press, 1933, 528.

3.

HEYL .

Ap.

Ztg.,

May,

1900,

30.

4. KIRTIKAR,

J, 156.

5. TOPF. Zeil, f. Nat. Pharm. Central, 1894,

K . R . ; BASU. B . D , Indian medicinal plants, Allahabad, Lalit Mohan Basu, 1935,

494.

Duboisia hopwoodii F . Meull. (Solanacées).

Petit arbuste dépassant rarement 3 m d e haut, à feuilles étroites

endémiqu e e n Australie, o ù o n le rencontre dan s toutes les régions sèches, principale- men t là o ù la pluviosité est inférieure à 25 0 mm ; mais parfois jusqu e dans des zones où elle atteint près de 380 mm . O n en trouve dans le sud-ouest d u Queensland, le

long desfleuves Mulligan et Georgia,

dan s l'ouest d e l'Australie qu'il est le plus répandu . Il pousse ordinairement sur des terrains sablonneux et découverts, soit isolément, soit en petits groupes. Les feuilles et les rameau x d u D. hopwoodii son t utilisés par les aborigènes pou r préparer u n masti- catoire narcotique, le pituri [1]. Il a été signalé qu'on peut extraire des feuilles deux alcaloïdes : la nicotine et la nornicotine [3]. D'après Botomley et d'autres auteurs [2], le D. hopwoodii renferme de 0,4 à 5,3 % de nicotine, mais la nornicotine ne se trouve qu e chez u n très petit nombr e d e sujets (u n seul échantillo n e n contenait sur les 5 0 échan - tillons examinés).

lancéolées. Il est

et en Australie d u Sud ; mais c'est sans doute

1. BARNARD,

2. BOTOMLEY, W. ,

3. HATT.

C . " The duboisias of Australia ", Econ. Bot., 1952, 6, 3-17.

et al. Aust. J. Sei., 1945, 8 , 18-19.

H . H . " A survey of Australian phytochemistry ", Proceedings of the

Symposium

on

Phytochemistry,

Government of the Federation

of Malaya &

Unesco, Kuala Lumpur, de

1957, 1-19.

Ephedra

(Gnetacées).

Genre d'arbrisseaux très rameux, dressés, procombants et parfois grimpants, qui se rencontren t principalemen t dan s les régions arides des zones tempérées . L'éphédrin e — alcaloïde tiré d e E. sinica — est l'une des drogues qui ont le plus retenu l'attention des médecins depuis quelques années. Elle est connue et employée e n Chine depuis cinq mille ans sous le no m d e ma-houang. Cependant, l'habitat d e VEphedra est loin d'être limité à la Chine.

ISEphedra

d u Codex pharmaceutique britannique est faite d e jeunes branches

séchées d'£ . sinica Stapf, et E. equisetina Bunge, plantes indigènes chinoises, et d'E. gerardiana (y compris E. major), plantes indigènes indiennes. Elle contient au total a u moins 1,25 % d'alcaloïdes totaux calculés en éphédrine.

E.

haut. L a tige, ligneuse à la base, porte des petites branches vertes herbacées et lisses au sommet. Les feuilles sont faites de deux gaines opposées brunes, membraneuses ou coriacées d'environ 2 m m de long, connées sur a u moins la moitié de leur longueur.

equisetina Bunge . Arbust e dioïqu e originaire d e la

Chine , qu i attein t 1 à 2 m d e

E. sinica Stapf . Sous-arbrissea u d'un e trentain e d e centimètre s

lui aussi d e la Chine, à rameau x rugueu x d'u n vert grisâtre mesuran t d e 1 à 1,5 c m

d e haut , originaire

Le

point de vue botanique

de diamètre. Les feuilles se réduisent à des gaines membraneuses de 4 m m de long. Inflorescences en chatons courts, terminaux ou situés au x aisselles supérieures, géné- ralement dioïques, parfois monoïques. Cônes fructifères globo-ellipsoïdaux de 6 à 8 m m de long.

E. gerardiana Wall . = E. vulgaris

l'Inde ; elle pousse e n terrain sec dan s les régions tempérée s et alpines d e l'Himalaya ,

du Cachemire au Sikkim, à des altitudes comprises entre 2 000 et 5 000 m ; on en

trouve beaucoup dans le Chamba , le Lahoul, le Spiti, le Bashahr (au nord de Simla),

le Cachemire et le Ladakh.

mais en général inférieure à un e quinzaine de centimètres. Les branches sont d'u n

vert sombre , cylindriques, striées et souven t incurvées,

nœud s des rameau x on t d e 1 à 4 c m de lon g et 1 à 2 m m d e diamètr e ; les fruits, ovoïdes et de couleur rouge, sont comestibles. UEphedra qu'on trouve à Dattamula (Cache- mire) est riche e n alcaloïdes. L a variété saxatilis Stapf, est plus haute et ascendante ; elle pousse dans le Carhwal et le Koumaon . L a variété d u Sikkim (vax.-sikkimensis) est droite, robuste, mais tendre.

Hoo k

f.,

non . A . Rich . Plante endémiqu e dan s

C'est

u n sous-arbrisseau presque

droit, de taille variable,

insérées e n spirales; les entre-

E.

major Host, o u E. nebrodensis Tineo.

Arbuste droit, rarement

ascendant,

forte-

men t ramifié et pouvan t atteindre 2 m . S a présence est signalée dans le Lahoul. rameaux ressemblent beaucoup à ceux d'E. gerardiana.

Les

O n a réussi à cultiver des espèces médicinales ¿'Ephedra au x États-Unis, en Angle-

terre, a u Keny a et e n Australie. L a multiplication est assurée par semis, marcottage

les

unes des autres et à 1,25 c m

saire d'arroser et de sarcler pendant environ un e année. Les plantes sont robustes et poussent mêm e dans des climats extrêmement secs [4, 9].

de la plante; c'est a u bout de quatre ans, momen t le plus favorable à la récolte des

à l'époque de lafloraison,qu e se place le

rameaux verts qui constituent VEphedra vendu dans le commerce. Les pluies ont u n effet nettement néfaste; la teneur en alcaloïdes diminue de mai à août, puis augmente peu à peu pour atteindre sa valeur maximu m en octobre-novembre. Les rameaux verts contiennen t beaucou p plu s d'alcaloïdes qu e les tiges ligneuses; les baies et les racines n'en renferment pas. Les rameaux doivent être séchés a u soleil : le séchage artificiel à haute température est déconseillé. O n a constaté qu e le séchage à 48,9 °C pendan t trois heures ramèn e la teneu r e n alcaloïdes d e 1,2 2 à 0,1 7 % . Si les rameau x séchés sont conservés dans des emballages à l'abri de l'humidité, de l'air et de la lumière , ils garden t longtemp s leurs propriétés [11].

E. major est la plus riche e n éphédrine des espèces indiennes. Le s plantes provenant

ou

division d u rhizome . Le s graines son t semée s a u débu t d u printemp s à 5 c m

d e profondeur, en lignes espacées d e 75 cm. Il est néces-

La

teneur en alcaloïdes croît avec l'âge

du Lahoul contiennent plus de 2,5 % d'alcaloïdes totaux, dont près des trois quarts d'éphédrine. L a teneur en alcaloïdes totaux des tiges vertes de E. intermedia varie entre 0,7 et 2,33 %, mais l'éphédrine n'y entre que pour u n dixième environ, le reste

étant constitué par de la pseudo-éphédrine. D'autres espèces, notammen t E. equisetina,

E. sínica, E. distachya, E. gerardiana, donnent surtout de l'éphédrine.

Il est signalé qu'en URS S o n utilise un e décoction d e tiges et d e racines contre le rhumatism e et la syphilis, et le ju s des baies contre les affections des voies respira- toires. L'action thérapeutique d e VEphedra est du e à la présence d e deu x alcaloïdes, l'éphédrine et la pseudo-éphédrine. La préparation de l'éphédrine gauche du commerce par transformation d e la pseudo-éphédrine est un e opération délicate. Pa r réduction, l'éphédrine fournit de la désocyéphédrine et de la méthamphétamine, qui ont des

Les plantes médicinales des régions arides

applications thérapeutiques. O n prépare aussi un e éphédrine de synthèse (éphédrine

racé-

phédrine.

L'action pharmacologique d e l'éphédrine est semblable à celle d e l'adrénaline; cependant, ses effets hypertenseurs et vaso-constricteurs, moins rapides et moins puissants, son t plus durables. Elle est plus stable dan s les condition s d u métabolism e et, contrairement à l'adrénaline, elle peut être administrée par voie buccale. Elle excite le centre respiratoire, augmente la profondeur des inspirations, stimule le cœur et

dilate les

racémique ;

point

de

fusion :

F

=

76°)

qui

est

vendue

sous

le

no m de

bronches , notammen t e n cas d e spasmes , d'o ù so n emplo i contre l'asthm e

bronchial; elle contracte l'utérus et dilate la pupille. Elle possède également des effets

analeptiques, en raison de son action stimulante sur le systèm e nerveux central, ce

qui expliqu e qu'elle soit employé e pou r combattr e les états dépressifs, et la narco -

lepsie, bien qu' à

plus efficace. E n application locale, elle réduit l'hyperémie sans dilatation ultérieure.

Elle est utilisée pour traiter la rhinite vasomotrice, le coryza, la congestion des muqueuses, la sinusite aiguë et le rhum e des foins. L'éphédrine a un e légère action anesthésiqu e locale, et cette propriété semble beaucou p plus développé e dan s les formes droite, gauche et racémique de la cinnamyléphédrine [6].

cet égard u n dérivé appelé désocyéphédrine (amphétamine) semble

Qualitativement, la pseudo-éphédrine droite ressemble à l'éphédrine, mais ses effets su r la pression sanguine , les bronche s et les centres supérieurs notamment ,

sont moins sensibles. Ces deux

sanguins d u rein et une augmentation d u volum e de l'organe, mais la pseudo-éphé-

drine ne cause pas de constriction initiale temporaire comm e l'éphédrine, et c'est u n

diurétique plus énergique. Elle

et elle donne de bons résultats dans le traitement de l'asthme. Elle n'a pas d'action sur l'utérus [2, 3].

doses trop fortes, l'éphédrine provoque de la nervosité, de l'insomnie, des mau x

de tête, des vertiges, des palpitations, des sueurs, des nausées et des vomissements, parfois des douleurs précordiales et quelquefois aussi des dermatites.

L'éphédrine et ses sels sont utilisés e n thérapeutique pour des traitements tant

locau x qu e généraux . O n emploi e les sels dan s les ca s d e syndrome s allergiques; ils diminuen t la congestion nasale dan s le rhum e des foins, atténuen t les spasme s des

muscles bronchioliques

pou r prévenir les crises chez

de son effet stimulant sur le systèm e nerveux central, l'éphédrine donne de bons résul-

tats dans le traitement

remédie à l'hypotension provoquée par l'anesthésie rachidienne [10], Elle a aussi été

utilisée pou r prévenir les crises nitritoides : o n administre 5 0 m g d'u n sel pa r voie buccale avant l'injection de substances pouvant provoquer de telles crises [1]. O n

s'en est

de la narcolepsie [5]. Pa r son action générale, l'éphédrine

l'asthm e bronchique, et sont particulièrement efficaces les malade s atteints d'asthm e chroniqu e [8]. E n raison

alcaloïdes provoquent un e dilatation des vaisseaux

est moins coûteuse et moins toxique qu e l'éphédrine

A

dans

servi avec grand succès pou r combattre

l'énurésie nocturne du e à l'insuffi-

sance d u tonus d u sphincter [7].

Cette drogue produit enfin de la mydriase.

1. ALEXANDER.

Proc. Mayo, 1935, 10, 377.

2.

BRA Y ;

WITTS .

Indian

med.

Gaz.,

1934,

59,

401.

3.

CHOPRA, et al. Indian J. med. Res., 1929, 17, 375.

4.

CHRISTENSEN ; HINER. J. Amer. Pharm. Ass., 1939, 28, 199.

5.

COLLINS. Ann. intern. Med., 1932, 5, 1289.

6.

HENRY. The plant alkaloids, London, J. A . Churchill, 1949, p . 642, 643.

7.

KITTREDGE ; BROWN. JVete Orleans medical and surgical journal, 1944, 96, 562.

8.

RuBlTSKY, et al. J. Allergy, 1950, 21, 559.

9.

SIEVERS. J. Amer, pharm. Ass., 1938, 27, 1221.

10.

WEINSTEIN; BARRON. Amer. J. Surg., 1936, 31, 154.

11.

TANG ; WANG. J. pharm. Soc. (China), 1943, 27.

Le point de vue

botanique

Euphorbia (Euphorbiacées).

E. antiquorum L . Arbuste o u petit arbre charnu à tronc cylindrique o u cannelé;

branches épineuses articulées en courbe ascendante, tri, tétra o u pentagones. Il se rencontre partou t dan s les régions chaude s d e l'Ind e et d e Ceylan jusqu'à 60 0 m d'alti- tude. O n en plante souvent pour former des haies.

Cette espèce passe pour être douée de propriétés purgatives et digestives. Elle a un e

odeur acre et u n goût amer. O n utilise un e décoction de la tige contre la goutte, et le

suc comm e irritant

contre les verrues et autres affections

contre le rhumatisme . Elle est également utilisée e n application

cutanées , ainsi que pou r le

traitemen t de s troubles

nerveu x et d e l'hydropisie. L e latex sert à tuer les vers dan s les plaies, et c'est aussi un poison de pêche. U n extrait salin de la tige présente des propriétés bactéricides utilisées contre le Staphylococcus aureus et VEscherichia coli [4, 11].

E. hirta L . =

pileuse. Les feuilles, de 15 à 2 0 c m de long,

ou oblongues — lancéolées. Elle est commun e dan s les lieu x incultes d e toute s les régions chaudes de l'Inde, et elle est naturalisée dans d'autres pay s tropicaux. Levison [14] y a constaté la présence de plusieurs glucosides, résines, cires et matières volatiles. Power [16] y a découvert u n alcool monohydrique, l'euphostérol, parmi d'autres substances dont aucune ne semble avoir de valeur thérapeutique. Ued a et Hsu en ont extrait u n alcaloïde calculé en xanthorhamine [19]. Ultérieurement, Hallett et Parks en ont tiré de l'inositol gauche [10].

sont opposées, oblongues — elliptiques

E. pilulifera auct. no n L . Plante annuelle droite o u ascendante à tige

Selon Dikshit et Rao [6], cette drogue semble

exercer un e action assez forte sur

l'appareil respiratoire; elle ralentit la respiration et produit un e dilatation marquée des bronchioles chez le chat et le chien. Administrée pa r voie buccale, elle provoqu e

à forte dose une irritation de l'estomac, des nausées et des vomissements. E n piqûres

intraveineuses, elle a u n effet dépressif sur les mouvement s de l'intestin ; le péristaltism e s'arrête immédiatement, et le tonus musculaire diminue. L e systèm e cardio-vasculaire est également déprim é et la pression sanguine tombe , principalement e n raison d e

l'action ainsi exercée L'extrait fluide d e

principes actifs, dont l'un provoque u n affolement de l'iléon chez le cobaye et l'autre un relâchement des muscles lisses [15].

sur le cœur, qu e des expériences de perfusion ont confirmée.

la plante est

relativement

atoxique;

il semble contenir deu x

E. hypericifolia. Petite plante annuelle, grêle, pubescente par endroits, droite, ascen- dante o u décombante, à feuilles oblongues opposées et brièvement pétiolées; commun e dan s toute s les région s chaude s d e l'Inde . Elle se trouv e égalemen t dan s les région s tropicales de s deu x hémisphères , sau f en Australie et dan s les îles d u Pacifique. L'infusion des feuilles sèches est considérée comm e astringente et faiblement narco- tique; on l'utilise contre la dysenterie, la diarrhée, la ménorragie et la leucorrhée. O n l'administre parfois dans du lait, aux enfants qui souffrent de coliques. Il a été signalé qu'elle contient un e substance phénolique, un e huile essentielle, u n glucoside et u n alcaloïde [20].

E. neriifolia L . Grand arbuste charnu o u petit arbre atteignant 6 m ; branches arti-

culées, cylindriques ou faiblement pentagones portant des épines courtes, stipulaires

plus ou moins confluentes insérées

charnues terminales de 15 à 30 c m de long. Cette espèce ressemble beaucoup à E.

nivulia, mais elle s'en distingue d u fait qu e ses épines poussent sur des nœud s verru-

queu x et sur des plaques subéreuses. Elle est commun e e n terrain rocheux dans toute

la péninsule d u Deccan; o n la rencontre également dans le Baloutchistan et dans l'archipel malais. Dan s les villages indiens, o n e n plante souven t pou r former de s haies.

en lignes verticales o u légèrement spirales; feuilles

Les plantes médicinales des régions arides

Le latex est acre, rubéfiant, purgatif et expectorant; il peut causer des dermatites.

les éruptions cutanées. L e ju s est la suie, il est utilisé e n ophtalmo-

logie. U n suc composé pour parties égales d u jus et d'un sirop simple soulage des

employé contre les mau x d'oreilles; mélangé à

O n

s'en sert pour faire disparaître les verrues et

d e

asthmatiques [1, 5, 13]. L e latex

contient d u caoutchouc [2],

E, nivulia Buch . Ham . Arbust e o u petit arbre atteignant 9 m d e haut , à branches vertes, cylindriques, articulées, souvent insérées e n spirale, armées d'épines; les feuilles sont charnues et ont jusqu'à 22 c m de long. Il se rencontre dans presque toutes les régions sèches et rocheuses d e l'Inde ainsi qu e dans les forêts sèches d u Pérou et de la Birmanie. L e jus des feuilles est employé comme purgatif et diurétique, ainsi

que pour calmer les mau x applications locales contre l'hydropisie [12].

d'oreilles. Mélangé d'huile d e margosa, il le rhumatisme. L'écorce d e la racine est

est employé e n utilisée contre

E. resinífera Berg . L e

séché connu sous le no m

plante cactiforme charnue qui pousse au Maroc. L'euphorbe se présente sous la forme de larmes ou de masses oblongues arrondies de la taille d'un pois ou plus grosse, sou- vent fourchues et percées d e quelques petites ouvertures coniques, produites par les épines d e la plante autour desquelles le jus s'est solidifié et qui parfois demeurent prises à l'intérieur. E n raison de son extrême âcreté, ceux qui s'occupent de le recueillir ou d e le réduire e n poudre doivent se protéger les narines, les yeu x et la bouche.

plus importan t des produits d u genre Euphorbia

est le latex

d'euphorbe, qu'on obtient en incisant la tige de E. resinífera,

Comme médicament à usage interne, l'euphorbe est u n émétique et u n cathartique

très irritant; à forte dose, il agit comme u n violent poison gastro-intestinal. Son action

se limite à l'usage externe. Mi s

en contact avec la muqueuse nasale, il provoque une violente irritation accompagnée

d'éternuements ininterrompus

locales, il enflamme la peau et produit fréquemment u n effet vesicant. Il entre dans diverses préparations épispastiques, et il est notamment employé comme vesicant vétérinaire.

et parfois d e saignements d e nez. E n applications

est si énergique

que , dans certains pays, son emploie

Fluckiger [7] a extrait d e l'euphorbe un e substance analogue a u lactucone qu'il

y ont trouvé de l'acide malique euphorbique

et des principes amers et acres. La plante contient également de l'euphorbol a et ß [18].

a nommé e euphorbone. Tschirch et Paul

E. royleana Boiss. Arbust e o u petit arbre atteignant 5 m d e haut ; ¡les branches épi-

neuses (penta, hexa o u heptagones) sont insérées e n spirales; les feuilles, alternées, spatulées, épaisses, sont caduques et charnues. Il pousse e n abondance sur les pentes sèches extérieures des chaînes occidentales d e l'Himalaya, principalement entre 900 et 1 50 0 m , d'altitude. Su r les pentes subhymalayennes et dans les plaines voisines, on en plante souvent pour former des haies. Le latex frais, dont l'odeur est forte et sucrée, a une saveur acre. Il exerce une action cathartique et anthelminthique. Il peut provoquer des dermatites et est considéré comm e irritant pour les yeux . L e latex contient de l'eau, des corps solubles dans l'eau et du caoutchouc [1, 2].

E. tirucalli L . Arbust e o u petit arbre sans épines, à branches droites et rameau x lisses,

cylindriques, insérés e n spirale et porteurs d e petites feuilles caduques, d e forme linéaire oblongue. L e tronc est recouvert d'une écorce rugueuse et crevassée d'un brun verdâtre. Originaire d'Afrique, il est naturalisé notammen t dans les régions sèches du Bengale et de l'Inde méridionale; on en plante souvent pour former des haies. Le latex de E. tirucalli est vesicant et rubéfiant; il est utilisé en applications contre les verrues, les rhumatismes, les névralgies et les mau x d e dents. A petite dose, il

Le

point de vue botanique

est purgatif; à forte dose, c'est u n irritant acre et u n émétique. Il est égalemen t employ é

contre la toux , l'asthm e et les

et les rats. De s décoctions d e branches tendres o u d e racines sont administrées au x malades atteints d e coliques et d e gastralgie; enfin, les cendres sont appliquées e n guise d e caustique sur les abcès ouverts [17]. L e latex contient d u caoutchouc. Quan d

il est frais, o n peut e n extraire d e l'isoeuphorol, alcool terpénique identique à l'euphol (tiré d e E, resinífera). Cependant, si o n le conserve a u sec, o n constate a u bou t d e quelques mois qu e l'isoeuphorol est remplacé par un e cétone, l'euphorone, qui, par

mau x d'oreilles. L e latex est toxique pour les poissons

réduction, donne

d e nouveau d e l'isoeuphorol et surtout d e l'euphorol. L e latex ren-

ferme également

d u taraxasterol et d u tirucallol, isomère d e l'euphorol [2 , 8 , 9] .

E. trígona Haw . Arbust e o u peti t arbr e droit , glabr e e t charnu , à branche s ascen -

dantes épineuses et à petites feuilles oblancéolées-spatulées. Il se rencontre dans les

terrains montagneux , rocheux et secs Andama n et des Moluques.

Le latex est acre et vesicant. C'est u n purgatif drastique, mêm e à faible dose. L e jus de s feuilles chauffées sert à traiter les mau x d'oreilles. Réduites e n poudre, les

d u Decca n

et dans les forêts feuillues de s îles

feuilles sont utilisées, seules o u avec d u

Il a été signalé qu e les parties végétatives d e la plante contiennent d e l'acide cyan- hydrique. L e latex renferme 1,5 % d e caoutchouc [3].

curcuma , e n cataplasmes contre les furoncles.

E. trígona, te l qu'i l es t décrit ici, compren d égalemen t E. cattimandoo, E. ellioti =E.

trígona 1 . C e dernier se distingue essentiellement d e E. trígona par ses branches qu i sont pentagones et no n trigones.

Parm i les autres espèces

d'importance mineure : c'est u n arbuste charnu poussant su r la côte d e

dans les îles Andaman , dont le suc laiteux est utilisé comm e abortif et emménagogue .

de s usages thérapeutiques

d'euphorbes, E. atoto Forst,

f.

a

Malabar et

1. BADHWAR, et al. Indian J. agrie. Sei., 1945, 15, 162.

2. BuDHiRAjA ; BEKI. Indian For. Leafl.,

3. CAIUS ; BURKILL. J. Bombay nat. Hist. Soc., 1938, 40, 264.

4. CHOPRA, et al. J. Bombay nat. Hist. Soc., 1941, 42, 878.

5. DEY , K . L . The indigenous drugs of India, Calcutta, Thacker Spinck & Co. , 1896, 2 e éd., 124.

6. DIKSHIT ; RAO. Proc. Indian Sei. Congr., 1931, 349.

7. FLUCKIGEB. Amer. J. Pharm., 1868.

8. GOPALACHARI ; SiDDlQui. J. sei. industr. Res., 1949, 8B, 234.

9. HAINES ; WARREN. J. chem. Soc., 1919, 2554 ; 1950, 1562.

1944, no .

70 .

10. HALLET ; PARKS. J. Amer, pharm. Ass., 1951, 40,

11. JosHi ; MACAR. J. sei. industr. Res., 1952, IIB, 261.

12. KIRTIKAR ; BASU. Indian medicinal plants, Allahabad, Laut Mohan Basu, 1935, II, 2204.

13. KOMAN , M . C . Report on the investigation

474 .

of indigenous drugs, Madras Government

Press,

1920,

LEVISON.

I, II (Rep.

Amer.

no . 5).

J. Pharm.,

14.

15. LLOYD ; HELLEMAN. J. Amer, pharm. Ass., 1948, 37, 491.

16. POWER. Chem. & Drug., 1913, 544.

17. RAO. Flowering plants of Travancore, Trivandrum, Government Press, 1914, 352.

18. TSCHIRCH; PAUL. Arch. Pharm. Berl., 1905, 249.

19. UED A ; Hsu. J. Taiwan pharm. Ass., 1949, J , 40.

20. WEHMEH, C. Die Pflanzenstoffe, Jena, Verlag vo n Gustav Fischer, 1929-1931, II, 609.

1885, 147.

Ferula

(Ombellifères).

L'assa-fœtida est un e gomme-résine obtenue par incision d u rhizome et d e la racine vivants d e Ferula assa-fœtida, F. fœtida Regal, F. narthex Boiss. et d'autres espèces de férules telles qu e F. rubricaulis et F. alliacea Boiss.

1. Flora of British India, vol. V , p.

256.

Les plantes

médicinales des régions arides

F. alliacea Boiss. est une herbacée vivace rustique de 1,5 à 2 m d e hauteur, aux racines

épaisses et charnues . Ses parties aériennes apparaissen t après les pluies et porten t de s feuilles bipennées et de nombreuses ombelles à leur cime.

F. assa-fœtida L . est une herbacée vivace élevée, qui atteint 1,5 à 2 m et a des racines

épaisses et charnues . Le s feuilles son t bipennée s et les nombreuse s ombelles porten t

des

fruits e n abondance.

F. fœtida

rustique de 1,5 à 2 m de hauteur, à grandes racines charnues, couvertes defibres à poils raides. Elle a de grandes feuilles radicales bipennées et un e tige presque nu e se terminant par de très nombreuses ombelles.

Regal pousse en Iran, a u Kandhar et en Afghanistan. C'est une Ombellifère

F. narthex Boiss . pouss e e n abondanc e dan s les villages d u Cachemire , a u Baltistan , à Astore, dans le Tibet occidental et en Afghanistan. Haute de 1,5 à 2,5 m , elle porte

des feuilles d e 3 0 à 6 0 cm , au x segments secondaires

est glabre, les fruits mesuren t 5 0 m m sur 8 0 mm , les bandelettes son t apparentes et larges, et l'un e d'elles est située dan s les sillons dorsaux.

et tertiaires décurrents; l'ovaire

L'assa-fœtida mise dans le commerce e n Europe et e n Amériqu e est expédiée des ports

du golfe Persique et de Bomba y soit sous une forme

irrégulières, plus o u moins malléables, composées de larmes agglutinées enveloppées d'une gangue pe u résistante, soit e n larmes séparées. So n odeur et ses vertus théra- peutiques proviennent principalement de son essence volatile. Fraîchement distillée,

cette essence est u n liquide incolore, mais elle jaunit e n vieillissant; son odeur est nauséabonde et son goût, d'abord fade, devient ensuite acre. So n élément essentiel

u n échantillon d'assa-

fœtida 69 % de résine soluble dans l'acétone, composée d'une huile essentielle, d e résinol, d'asarésinol, d'esters d'acide félurique et d'acide félurique libre. Distillée dans le vide, cette résine produit de Fombelliférone.

largement utilisée e n Orient

est u n mercaptan (C 17 H 14 S 2 ) [2]. Bauman n [1] a trouvé dans

presque semi-liquide, soit en masses

Raremen t

employée

e n Occident, l'assa-fœtida

est

depuis les temp s les plu s reculés, surtou t comm e carminatif pou r le traitemen t de s coliquesflatulentes.Sous forme d'émulsion, o n l'administre couramment en lavement

aux malades atteints de pneumonie o u de troubles post-opératoires qui souffrent

de

ballonnements d u ventre . L'essence volatile d e l'assa-fœtida

est

éliminée pa r

les

poumons , aussi s'en sert-on pou r stimuler l'expectoration

dan s les

cas d e bronchite ,

de

D'autre s espèces d e Ferula poussan t dan s les région s sèches son t utilisées comm e médicamen t pa r les paysans , principalemen t F. galbaniflua et F. sumbul.

coqueluche et d'asthme.

F. galbaniflua Boiss. et F. sumbul Hoo k F . Ces espèces, qui poussent respectivement

en Iran et a u sud-est de Samacrande, fournissent le galbanum commercial (dit d u

Levant), gomme-résine obtenue en partie par exsudation naturelle de la tige, mais surtout par incision de la racine. Le galbanum se présente sous la forme de larmes brunâtres, habituellement plus

petites et plus molles qu e celles d e l'assa-fostida. L'odeur est

sui generis et désagréable. L e galbanum contient environ 9,5 % d'essence volatile, 63,5 % de résine soluble dans l'alcool et 27 % de gomm e et d'impuretés. Une fraction de résine (44 % ) est soluble dans un e solution d e carbonate d e soude et renferme u n acide cristallin non saturé (acide galbarsenique) possédant u n groupement lactone, qui fournit d e l'ombelliférone lorsqu'on le chauffe. L e reste d e cette résine est e n grande

plutôt agréable, le goût

Le

point de vue botanique

partie composé de substances cristallines neutres qui fournissent également de l'ombel-

liférone. O n

y trouve aussi de l'ombelliférone libre [3].

BAUMANN.

1. Quart. J.

Pharm., 1929,

2 , 621.

2. FRESENIUS.

MUNNICH;

Arch. Pharm. Berl.,

1936,

274, 461.

3. THEASE, G. E . Atext book of pharmacognosy, London, Bailliere, Tindall & Cox, 1946, 444.

Fcenicuium vulgare Mill. (Ombellifères).

=

F.

capillaceum

Gilib.;

F.

officinale

All.

Fenouil

Le Fenouil est un e plante herbacée aromatique, glabre et robuste, d e 1,5 à 2 m d e hauteur, à feuilles pennatiséquées et àfleurs jaunes disposées en ombelles terminales

composées; le fruit oblong, ellipsoïdal o u cylindrique, de 6 à 7 m m de longueur, est

droit o u légèrement arqué, verdâtre o u brun jaunâtre; le méricarpe a

bandelettes saillantes. Cette plante est originaire de l'Europe méridionale et de l'Asie. Les Fenouils sauvages et cultivés comprennen t u n gran d nombr e de variétés et de races don t les fruits diffèrent

par leurs dimensions , leu r odeu r et leu r goût ; mai s ils se distinguen t difficilemen t l'u n

de l'autre et Les variétés

sont en général rattachées à la sous-espèce capillaceum, et classées sous deux variétés distinctes : variété vulgare (Mill.) Thellung, cultivée o u sauvage, qui donne l'essence de Fenouil amère, et variété dulce (Mill.) Thellung, cultivée, qui donne l'essence de Fenouil dite douce, d e Rom e o u d e Florence. L a variété vulgare est cultivée surtout

en URSS , en Roumanie, en Hongrie, en Allemagne, en France, en Italie, en Inde,

au Japon, en Argentine et au x Etats-Unis. La variété

Europe méridionale (France, Italie et Macédoine). Le Fenouil vient particulièrement bien sur une terre de limon, riche et bien drainée,

ou sur des sols noirs, sableux et sableux-argileux, contenant une proportion suffisante

cinq côtes et des

sont considérés comm e des races, variétés o u sous-espèces d e F. vulgare. qui fournissent des essences volatiles présentant u n intérêt commercial

dulce se cultive uniquement en

de

chaux. Il se propage aisément pa r semis, mais on peu t aussi le

cultiver par éclatage

de

la racine o u d u collet. Les graines sont

semées à la volée, o u

dans des sillons pe u

profonds, distants de 4 5 cm, à raison de 10 k g par hectare. Les semailles ont lieu d'octobre à novembr e dan s les plaines de l'Inde , et d e mar s à avril dan s les montagnes .

Lorsqu e les plants atteignen t d e 7 à 1 0 c m d e hauteur , on les éclaircit d e manièr e qu'ils soient espacés d'un e trentaine de centimètres en moyenne . Le sol doit être sarclé de temp s

à autre et irrigué un e fois par semaine par

temps sec. La récolte s'effectue

avant qu e

les fruits soient entièremen t mûr s : les tiges son t coupées à la faucille

javelles pou r sécher a u soleil. Un e fois secs, les fruits son t battu s et nettoyé s pa r vannage. O n a signalé u n rendement moye n de 70 0 à 1 000 k g de graines de Fenouil à l'hectare; dans d e bonnes conditions, il est mêm e possible d'atteindre 1 75 0 k g pa r hectare [2, 4].

et étalées e n

Les fruits d u Fenouil fournissent d e 1 à 6 % d'une essence volatile; la moyenn e s'établit à 3,5 1 % . Ce sont les graines provenan t d'Allemagn e et d e Roumani e qu i e n produisen t le plus, et les graines d e l'Ind e orientale le moins .

Le

principal constituant

d e l'essence des fruits d e F. vulgare cultivé est

l'anéthol.

Les essences d e bonn e qualité e n

tuants, o n peut citer

et d-a-fenchome. Les résidus de la distillation de l'huile essentielle servent à nourrir le bétail [3],

Les fruits sont aromatiques, stimulants et carminatifs. Ils figurent dan s la phar- de la poitrine,

macopé e de tou s les pays , et son t utilisés pou r le traitemen t de s maladies

notamment d-a-pinène, camphène, d-x phellandrène, dipentène

renfermen t d e 5 0 à 6 0 % . Parm i les autres consti-

Les plantes médicinales des régions arides

de la rate et des reins. Ils sont également employés pour masquer le goût de drogues

à saveur désagréable, telles que le séné et la rhubarbe. L e Fenouil entre dans la compo-

sition de la poudre de réglisse composée et des préparations employées pour calmer les coliques. O n s'en sert souven t aussi comm e condimen t et pou r la préparatio n d e pickles, de sucreries et de liqueurs [1].

1. CHOPHA, R . N . ; CHOPRA, I. C. ; HANDA, K . L . ; KAPOOR, L . D . Chopras indigenous drugs of

India, 2 e éd., Calcutta, U . N . Dhur and Sons Ltd., 1958, 816 p .

2. CROOKS ; SIEVERS.

3. GUENTHER, E . The essential oils, Ne w York, D . Van Nostrand Co., 1953, IV.

4. WILKIE ; KOLCHOV. The domestic production of essential oils from aromatic plants (Na

Condiment plants, U . S. Dept. Agr. Bur. Plant Ind., Juil. 1941, 19 p.

Chemurgic Council Bull.)

Columbus,

Ohio, 1940, 28 p.

Glycyrrhiza — Réglisse (Légumineuses).

G. glabra L . est une plante herbacée vivace dont il existe plusieurs variétés. L a partie

souterraine d e la plante est u n rhizom e mince et rameux , portant plusieurs radicelles. Les tiges sont herbacées, droites et atteignent 1 à 1,3 m d e hauteur. Les feuilles alternes se composent de plusieurs paires de folioles ovales, obtuses et pétiolées. Les fleurs sont disposées en épis axillaires à longs pédoncules. L a plante vient particuliè- remen t bien sur u n sol sableu x o u argileux, dans les vallées inondées d e temp s

à

autre.

G.

glabra var. B-violacea Boiss. fournit la réglisse dite de Perse qu'on recueille en Iran

et en Irak; comm e son no m l'indique, elle a desfleurs violettes.

G. glabra var. typica Reg . et Herd, est cultivée en Espagne, en Italie, en Angleterre,

en France, en Allemagne et au x États-Unis.

G. glabra var. glandulifera Reg . et Herd, abonde

dans le centre et le sud de l'URSS .

à l'état sauvage en Galicie ainsi que

La Réglisse d'Asie provient de G. uralensis Fisch, qui se rencontre en Sibérie, au Tur- kestan et en Mongolie ; o n cultive également cette variété en Chine.

L a plante pousse d e préférence dans les sols profonds, sablonneu x niais fertiles, à

proximité des cours d'eau. Pour la propager, o n replante habituellement de jeunes stolons, mais il est aussi possible de semer de la graine. A u bout de trois o u quatre ans, les organe s souterrain s son t suffisammen t développé s pou r qu'o n les arrache ; ils son t ensuite lavés. Il en reste toujours assez dans le sol pour que la plante se renouvelle

d'elle-mêm e dan s les trois années suivantes. Le s racines son t souven t pelées et découpée s

e n petits fragments avan t le séchage , mai s o n

La racine de Réglisse contient de 5 à 10 % d'une substance caractéristique, la gly- cyrrhizine, également connue sous le no m d'acide glycyrrhizique ; elle renferme e n outre de 5 à 10 % de sucres et quelques principes amers, ainsi que des résines, de la