Institut National des Sciences de Gestion

Caisse Nationale de Sécurité Sociale

INSG

CNSS

LICENCE PROFESSIONNELLE EN GESTION DES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE
3e PROMOTION

PROJET TUTEURE

CONDUITE D’UNE MISSION D’AUDIT INTERNE

Présenté par: Joel Gaby BOUKA D. Pierre-Felix ONDO OBAM Patrick ZOGH’ENY

Tuteur Enseignement

Tuteur professionnel

M. Séraphin ESSONGUE Enseignant à l’INSG

M. Salomon ESNAUT
Chef du département Audit Interne CNSS
Année académique : 2007/2008

DEDICACES

Nous dédions ce travail, à nos Pères et Mères pour leur éducation et encadrement.

REMERCIEMENTS
Parvenu au terme de ce projet tuteuré, nous tenons à exprimer notre gratitude et toute notre reconnaissance à toutes les personnes qui, de près ou de loin ont rendu possible ce travail et contribué à son aboutissement. A cet effet, nos remerciements s’adressent tout particulièrement à : - Monsieur Antoine DANGOUALI YALANZELE, Directeur Général de la CNSS, pour avoir initié en convention avec l’Institut National de Sciences de Gestion, ce cycle de formation ; contribuant ainsi à la réduction du chômage au Gabon, - Monsieur Antoine DO MARCOLLINO, Conseiller du Directeur Général en charge de la formation pour son encadrement, - Messieurs Gabriel ZOMO YEBE, Responsable pédagogique et monsieur Christian MOUKETOU, Responsable administratif, pour leur encadrement et assistance.
I-

Salomon ESNAUT, Chef du département audit interne et tuteur professionnel de notre groupe de travail, Bérenger MOUSSAVOU et Darius LENDOYE, auditeurs internes, pour leur assistance, leur encadrement et leur contribution active dans la collecte et le traitement des informations tout au long de notre passage en entreprise.

II-

- Au personnel du centre de formation Jean DENDE de la CNSS. Nous pensons principalement à monsieur Thierry ABAHI (service informatique), Rachelle (Secrétariat), Prince (service courrier), Carine (Brossette), John (SGS). A la direction de l’institut National de Sciences de Gestion, notamment : - Monsieur Jean Jacques Tony EKOMIE, directeur général, pour la vulgarisation de ce partenariat, - Monsieur Séraphin ESSONGUE, tuteur enseignant, pour avoir accepté d’encadrer ce projet tuteuré. Enfin à tous nos parents, pour leur éducation et à tous nos condisciples de la 3 e promotion de la Licence Professionnelle en Gestion des Organismes de la Sécurité Sociale.

TABLE DE MATIERES DEDICACES REMERCIEMENTS INTRODUCTION GENERALE ........................................................................................... 1 I ère PARTIE : PRESENTATION DE LA CNSS ET DU DEPARTEMENT D’AUDIT INTRODUCTION PREMIERE PARTIE ............................................................................. 2 CHAPITRE I : LA CNSS COMME UNIVERS DE RECHERCHE .................................. 3 I- EMERGENCE ET ORGANISATION ADMINISTRATIVE ................................... 3 1-Historique ............................................................................................................. 3 2-Structure administrative ....................................................................................... 5 II-MISSIONS ET PRESTATIONS SERVIES .............................................................. 7 1-Missions de la CNSS ............................................................................................ 7 2-Prestations servies ................................................................................................ 9 CHAPITRE II : L’AUDIT COMME DEPARTEMENT D’ACCEUIL ........................... 11 I- PRESENTATION DU DEPARTEMENT ................................................................ 11 - Historique ............................................................................................................... 11 - Structuration ........................................................................................................... 12 II- ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT ....................................................... 13 - Organisation : services et relation avec la tutelle ................................................... 13 - Méthode et fréquence de contrôle .......................................................................... 14 II eme PARTIE : MISSION D’AUDIT INTERNE : ANALYSE DU PROCESSUS INTRODUCTION DEUXIEME PARTIE .......................................................................... 16 CHAPITRE I : GENERALITES ET PROCESSUS DE L’AUDIT INTERNE ..................................................................................................... 17 I-GENERALITES SUR L’AUDIT ........................................................................... 17 1.1.1 Définition et compréhension des termes ................................................................... 17 1.1.2 Typologie d’audit ...................................................................................................... 21 II-ANALYSE DU PROCESSUS .............................................................................. 22 1- Phase préliminaire .............................................................................................. 22 2- Phase pratique ..................................................................................................... 24 CHAPITRE II : RECOMMANDATIONS GENERALES ................................................ 27 I-SUR LE PLAN GENERAL ET STRUCUTUREL .............................................. 27 - La vulgarisation du métier d’auditeur .................................................................... 27 - Une hiérarchisation plus pratique ........................................................................... 27

.....................................................Une spécialisation des taches selon les domaines d’intervention de la CNSS .........................II-SUR LE PLAN PRATIQUE ............................. 31 ANNEXES .......................................................... 32 ......................................................................................................... 28 2............................La modification du processus de préparation du rapport de mission ................................................................... 30 BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................. 29 CONCLUSION .................... 28 1..................................................

mais chaque entreprise présente une originalité qui nécessite une adaptation de la pratique générale de l’audit interne à la spécificité de l’environnement. les procédures théoriques sont universellement les mêmes. le Département Audit. mais aussi de découverte d’information et de compréhension aux agents de la CNSS (qui ne disposent pas encore assez de connaissances sur le métier d’auditeurs) et aux éventuels visiteurs qui passeront par le DAOM.INTRODUCTION GENERALE De prime abord. ne dispose pas encore d’un outil de référence en ce qui concerne la conduite d’une mission d’audit interne au sein de cet organisme. . Depuis sa création en 2005. un outil qui pourrait servir non seulement de référence aux auditeurs internes. Organisation et Méthode (DAOM) de la CNSS. Voila les motivations qui ont amené le responsable du département à proposer le thème : « Conduite d’une mission d’audit interne » dans le cadre de la deuxième phase du programme de formation de la licence professionnelle en gestion des organismes de sécurité sociale concernant les projets tuteurés. tout projet tuteuré trouve son importance dans la capacité des étudiants à résoudre un problème bien spécifique qui se pose au niveau du service ou du département dans lequel ils ont été affectés. L’objectif du présent projet tuteuré n’est donc pas de pouvoir desceller et résoudre un problème qui se pose au département mais d’étudier comment se pratique l’audit interne au sein de la caisse et d’en proposer un projet de manuel de procédure. Certes.

PREMIERE PARTIE PRESENTATION DE LA CNSS ET DU DEPARTEMENT D'AUDIT .

en lui donnant la possibilité de confronter pour la première fois ses acquis théoriques à la pratique du terrain.INTODUCTION L’objectif majeur de tout projet tuteuré est de rapprocher l’étudiant du milieu professionnel. C’est la raison pour laquelle la maîtrise de cet univers professionnel se présente comme étant une nécessité préalable. mais plus minutieusement le département d’audit qui nous a servi de cadre de recherche. Il nous reviendra donc de caractériser non seulement la CNSS en général. .

elle a droit à la sécurité en cas de chômage. a droit à la sécurité sociale . le seul organisme chargé de la gestion de la sécurité sociale du régime général (commerce et industrie) sur le plan national. notamment pour l’alimentation. de veuvage. grâce à l’effort national et à la coopération internationale. A l’instar de toutes les caisses du monde francophone et particulièrement de l’Afrique subsaharienne.indemnités de maladies . ». ». son bien être et ce de sa famille. de vieillesse. ainsi que pour les service sociaux nécessaires . organisme principal qui gère le régime général de la sécurité sociale au Gabon est le résultat d’une longue maturation historique. en tant que membre d’une société. les soins médicaux. Comment – est –elle née ? Quelle est son organisation ? Section 1 : EMERGENCE ET ORGANISATION ADMINISTRATIVE 1. compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays. Puis la 34e session de la conférence internationale du travail de l’organisation internationale du travail du 28 décembre 1952 dans son article 102 qui distingue 9 prestations correspondant aux 9 risques qui peuvent atteindre le travailleur et les personnes dont il assume la charge : . d’invalidité. Celle-ci stipule dans son article 22 le principe suivant : « toute personne.prestations de chômage . elle trouve son fondement grâce à l’esprit de la charte des nations unies sur la déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par son assemblée générale de decembre1948. intervient son article 25 qui énonce ce qui suit : « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé. ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite des circonstances indépendantes de sa volonté.Historique La CNSS. le logement. elle est fondée à obtenir la satisfaction les droits économiques. de maladie. sociaux et cultures indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité. Apres.CHAPITRE 1 : LA CNSS COMME UNIVERS DE RERCHERCHE La CNSS : Caisse Nationale de Sécurité Sociale est de nos jours. l’habillement.

GA du 22 août crée la caisse de compensation et de prestations familiales au Gabon. La loi 63/61 attribuant la gestion des risques professionnel à cette caisse est adoptée le 8 décembre 1961. on assistera à la création des caisses de compensation et de prestations familiales dans les différents territoires d’Afrique francophone. En 1956. l’arrêté 20/IT.prestations de vieillesse .prestations en cas d’accident et de maladies professionnelles .. c’est la loi Lamine GUEYE qui au terme d’un long processus.Structure administrative Pour mener à bien ses missions. 2. la CCPF devient la caisse gabonaise de prévoyance sociale (CGPS) qui. qui vont naturellement servir de base à l’implantation des organismes à compétence plus élargie. en 1962.prestations d’invalidité .soins médicaux. Le décret n°57/245 du 24 février 1957 portant réparation et prévention des accidents du travail et maladies professionnelles viendra élargir ses compétences. En 1963.prestations de survivant . la loi 6/75 portant code de sécurité sociale va abroger tacitement l’ancienne législation et transformer la CGPS en CNSS : caisse nationale de sécurité sociale et respectivement par des ordonnances n°11/PR/MTPS du 6 janvier 1976 et n °29/PR du 7 juillet 1977 : la création d’une branche de distribution gratuite de médicaments et la couverture des frais d’hospitalisations. la CNSS dispose d’une organisation administrative établi comme suit : . par la loi 61/63 du 28 décembre 1963 s’était dotée de l’institution d’une branche d’assurance vieillesse et le décret d’application pris effet le 2 mai 1964. En 1950. Le 25 novembre 1975.prestations de maternité . le décret 6/PR du 7 janvier institua un régime de prestations familiales au profit des travailleurs gabonais et porta organisation et fonctionnement de la CGPS et des risques professionnels. De 1956 à 1957. De cette loi est né le code du travail de l’outre-mer de 1952. accordera aux travailleurs africains les mêmes droits et avantages sociaux que ceux consentis aux travailleurs de la métropole.prestations aux familles .

Il est chargé de la coordination des affaires administratives et juridiques de la CNSS. elle est chargée de l’exécution des décisions du conseil d’administration. Une Direction des Services Décentralisés : DSD . Une Direction des Ressources Humaines : DRH Elle est chargée de rationaliser la gestion des ressources humaines par l’élaboration d’une stratégie de gestion intégrée aux objectifs centraux de l’entreprise. règles et pratiques de gestion des ressources humaines. Mais aussi de définir et proposer des actions d’optimisation des emplois. la direction générale a sous sa tutelle directe. vote le budget de chaque exercice et légifère en ce qui concerne le respect et la modification du règlement et statut de la caisse. de l’ouverture des droits de paiement aux bénéficiaires légitimes.- Un Conseil d’Administration (CA) Convoqué de manière périodique et extraordinaire. les entités suivantes : L’inspection générale La communication et les relations publiques Les évacuations sanitaires L’audit interne Un Secrétariat Général Il sert d’interface entre la direction générale et les autres directions. il assure la gestion des activités de la CNSS à travers ses délibérations. Elle veille à l’harmonisation des procédures. de développement et d’ajustement de compétences. Il a par ailleurs. Pour le suivi quotidien des activités. Elle est ordonnatrice des budgets en recette et en dépense. Une Direction des Prestations Techniques : DPT Elle regroupe en son sein 3 principales activités à savoir : Les Pensions Vieillesse Invalidité Décès Les Prestations Familiales Les Risques Professionnels Elle a en outre la responsabilité du traitement de ces prestations. délégation de la direction générale pour la représenter pendant les négociations avec les partenaires sociaux. Une Direction Générale Composée d’un Directeur Général et d’un Directeur Général Adjoint. Il est dirigé par un Président du Conseil d’Administration nommé par décret présidentiel et des membres dont les représentants des employeurs et des salariés.

. L’agence comptable est placée sous l’autorité administrative du directeur général.Elle sert de courroie de transmission entre le siège et l’ensemble des structures décentralisées de la CNSS (délégations.le recouvrement des cotisations. . CMS. Polycliniques et Hôpitaux). elle soumet au conseil d’administration le compte rendu de sa gestion après certification par les commissaires aux comptes.la gestion des comptes cotisants et. La comptabilité de la CNSS est tenue conformément aux règles édictées par la CIPRES. apporte le support technique nécessaire aux différentes taches dévolues aux services de la CNSS. Une Direction des Systèmes d’Information : DSI Elle conçoit et propose à la direction générale le plan de développement informatique. Elle est chargée de l’ensemble des opérations financières en recette et en dépense.le contentieux du recouvrement Une Agence Comptable : AC Elle centralise les ressources financières de la CNSS en vue d’en assurer les différents paiements : salaires. Une Direction du Recouvrement et du Contentieux : DRC Elle a pour mission principale d’assurer le financement du régime de sécurité social. Elle régule les différents flux d’information et supervise les activités des délégations sous la tutelle de la DPT Une Direction des Services Généraux et du Patrimoine : DSGP C’est à elle qu’incombent la gestion. Elle conseille la direction générale dans le choix des technologies nouvelles . Elle supervise la réalisation des projets relevant de ses compétences. prestations et autres charges. sous la tutelle de la direction générale. le contrôle technique et administratif du patrimoine immobilier et foncier de la CNSS. Elle assure la supervision des services généraux tels que la gestion du parc automobile et l’entretien des infrastructures. . .le contrôle des employeurs. Cette mission est axée sur : .l’immatriculation. A cet effet. Elle peut aussi entreprendre ou faire réaliser. certains travaux de réfection et de réaménagement par les sociétés adjudicataires. ainsi que la formation des utilisateurs. .

S. article 3 alinéas 2 .Missions de la CNSS Au regard des missions effectuées par la caisse. 1.N.2 Missions principales Les missions de base de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (C. A coté de ces sources.) visent à assurer la sécurité sociale des travailleurs du secteur privé. Celles-ci s’articulent autour de quatre activités fondamentales à savoir : • • • les pensions de vieillesse invalidité décès : PVID les prestations familiales : PF les risques professionnels : RP Ainsi. Ces missions trouvent leur financement à partir de trois sources principales : les cotisations (patronales et salariales).S. nous pouvons distinguer les missions principales et les missions annexes. la caisse se doit de trouver des sources de financement idoines lui permettant de répondre aux attentes de ses assurés et ainsi donc pérenniser son activité. 1 Code de sécurité sociale gabonais. les dons et legs. les revenus des actions contentieuses.Section 2 : MISSION ET PRESTATIONS SERVIES 1. Y sont également assujettis les salariés de l’Etat et des administrations publiques qui ne bénéficient pas d’un régime particulier de sécurité sociale1. pour atteindre les objectifs poursuivis par ces missions d’ordre social. la CNSS tire également le financement de ces missions des revenus de ses placements et de la gérance de son patrimoine immobilier.

Prestations servies L’article premier du code de sécurité sociale souligne que le régime de sécurité sociale comprend : a) une branche des prestations familiales et des prestations de maternité . .3 Missions annexes Comme missions annexes venant se greffer au versement des prestations aux assurés sociaux. 1.S..J.S (déclaration trimestrielle de salaire) dans les délais prescrits avec ou sans règlements.P. aussi bien la part patronale que salariale.S.). il dispose de 30 jours francs après le terme échu (fin du trimestre) pour le paiement de ses cotisations. Pour cela.N. il lui est interdit de retenir les règlements. L’employeur a l’obligation de reverser à la C. le relevé nominatif des salaires (R. sous tutelle de la CNSS.E et H. il est fait obligation à l’employeur de venir régler ses cotisations à la C. La stratégie actuelle de la CNSS est axée sur une amélioration du recouvrement des cotisations sociales et une gestion plus performante de ses services chargés des activités spécifiques telles que les prestations techniques et une recherche de la réduction du déficit observé de la part des structures hospitalières qui furent créées dans la fin des années soixante dix (70) pour l’H.S dans les délais prescrits .N. les hôpitaux ont pendant longtemps fonctionné séparément sous l’appellation de «fondation des hôpitaux ». Ils reviendront 2006. 2.N. En effet.S.N.S. suite à une décision gouvernementale. Le non règlement de cette prescription donne lieu aux étapes du précontentieux.P. par conséquent. on a l’action sanitaire. encore appelé D. Ce n’est que lorsque ces cotisations sont régulièrement versées que les salariés maintiennent leur droit aux prestations. autrement dit.O et le début des années quatre vingt (80) pour la F. suite à leur gestion jugée trop lourde.Le Recouvrement Le processus du recouvrement des cotisations sociales se base sur le principe de l’indivisibilité de la cotisation.S. L’autre obligation qui est faite à l’employeur est de retourner à la C.S. Les cotisations sont portables et non quérables.T.I dans un souci de diversification et dans le but de mieux rationaliser les importantes dépenses enregistrées au titre des remboursements des frais hospitaliers.

payer régulièrement ses cotisations. accidents du travail et maladies professionnelles : l’indemnité journalière la rente l’appareillage la rééducation la réadaptation fonctionnelle le remboursement des frais funéraires c) pour la branche des pensions de vieillesse. Il est à noter que pour bénéficier de l’une ou l’autre de ces prestations. faire la demande de prestation. Toutefois. d’invalidité et décès : l’allocation de vieillesse l’allocation de survivant . on retiendra trois conditions indispensables dont dépendent toutes les autres : être immatriculé à la CNSS ou être un ayant droit selon les dispositions du code.b) une branche des risques professionnels. Toutes les prestations qui sont servies par la CNSS découlent ainsi de toutes ces branches. accidents du travail et maladies professionnelles. il faut remplir les conditions de droit exposées par le code de sécurité sociale. Pour cela. d) une branche des prestations de santé au bénéfice des travailleurs salariés ayant fait l’objet d’une évacuation sanitaire à l’étranger. invalidité et décès . c) une branche des pensions vieillesse. les principales prestations qui découlent de ces différentes branches sont les suivantes : a) pour la branche des prestations familiales et des prestations de maternité : l’indemnité journalière la layette les soins gratuits l’allocation familiale la prime de rentrée scolaire b) pour la branche des risques professionnels.

- la pension d’invalidité la pension anticipée la pension vieillesse la pension de survivant d) pour la branche des prestations de santé au bénéfice des travailleurs salariés ayant fait l’objet d’une évacuation sanitaire à l’étranger : l’évacuation sanitaire la rente viagère ou d’invalidité le remboursement des frais médicaux .

De ce fait. 1. du département Audit. Comme partout ailleurs.Historique et missions Depuis sa création par la loi n°6/75 du 25 novembre 1975. l’application correcte de la réglementation. de contrôle et de gouvernance en faisant de propositions pour renforcer leur efficacité. en évaluant par une approche systématique et méthodique ses processus de gestion des risques. avec la création. des instructions et des procédures. A ce titre. . de : la réalisation des objectifs de la CNSS . de chacune de ses missions. pour présenter celui-ci. il importe maintenant que nous puissions nous intéresser au département de l’audit interne. Section I : PRESENTATION DU DEPARTEMENT Le Département Audit.CHAPITRE 2 : AUDIT COMME DEPARTEMENT D’ACCUEIL Après cette présentation sommaire de la CNSS. la fonction d’audit a été introduite. l’efficacité et la bonne utilisation des ressources matérielles . Ainsi. la gestion adéquate et rationnelle des ressources humaines . la CNSS a toujours fonctionné sans une structure d’audit ou de contrôle interne. l’audit interne doit s’assurer lors. l’audit interne à la CNSS est une activité indépendante (des autres activités de l’entreprise) et objective qui donne une assurance sur le degré de maîtrise des opérations. Organisation et Méthode est l’un des maillons non moins important qui participe activement au bon fonctionnement de la CNSS. en 2005. apporte des conseils nécessaires pour l’amélioration du rendement des services et contribue à la création de la valeur ajoutée. Dans la lignée des réformes entamées par l’actuelle équipe dirigeante. nous nous intéresserons d’abord à son historique . avant de caractériser son organisation. il permet à la CNSS d’atteindre ses objectifs définis par la législation en vigueur.

une assistante de direction et tous les autres auditeurs travaillent sous la conduite du chef de département. le département audit. ORGANIGRAMME DU DAOM DIRECTEUR GENERAL CHEF DEPARTEMENT SECRETAIRE Auditeur Interne Auditeur Interne Auditeur Interne Auditeur Interne Auditeur Interne . organisation et méthode.Structure Le département d’audit organisation et méthode (DAOM) de la CNSS est fonctionnel. dispose d’une structuration bien spécifique. l’intégrité. Toutefois. car les rôles et fonctions ne sont pas encore repartis par agents. comme toute jeune structure. il est indispensable de mener des études appropriées allant dans le sens d’une hiérarchisation administrative. aussi jeune soit-il. du contrôle interne et de la lutte contre la fraude.- la protection et la sauvegarde du patrimoine de l’organisme. et. c'est-à-dire le positionnement de chaque agent dans ladite structure : c’est le processus dans lequel s’est lancé ce département. On y retrouve une équipe de 7 agents dont un chef d’audit interne. la fiabilité et le caractère exhaustif des informations financières et opérationnelles . 2.

Comment ce département s’organise t-il. Par ailleurs. Hormis le chef de département. des propositions ont été faites à la direction générale dans l’optique de donner à ce département un organigramme bien spécifique avec une répartition des taches et des rôles.Organisation Ce département ne dispose pas jusqu’à ce jour d’une hiérarchisation rigoureusement conçue. suite à la jeunesse du département et surtout dû à l’absence du métier d’auditeur dans la convention collective de la CNSS. En effet. Le pole organisation et méthode a une mission de conseil et d’assistance. tous les autres auditeurs internes de la CNSS. organisation et méthode rend directement compte au Directeur Général de la Caisse. départements et autres structures décentralisées dans la rédaction de l’élaboration de leur manuel de procédures et les accompagnent dans l’application des recommandations. Celles-ci prévoient notamment une division de la classe des auditeurs internes en trois catégories : les chefs de missions les auditeurs seniors les auditeurs juniors Le caractère des informations recueillies sur le terrain et leur intérêt dans la prise de décision qui en découle. sont verticalement égaux. Il encourage et donne des orientations aux services. le département fonctionne actuellement en « STAFF » c'est-à-dire un bloque composé de six auditeurs. les auditeurs rendent automatiquement compte au Directeur Général de la caisse. et comment s’opère la conduite d’une mission d’audit ? 1. Dans la pratique. le département effectue une autre tache qui est celle de l’organisation et du conseil (le pole organisation et méthode). Au-delà de l’activité principale d'audit. font des rapports des missions d’audit interne des documents frappés du sceau de la confidentialité. Ce qui justifie l’occupation exclusive par ce département d’un palier entier de l’immeuble Batavéa. Ces recommandations et avis ne peuvent dès lors .Section 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT Nous avons vu que le département de l’audit.

entre autres : le paiement trimestriel des pensions... le contrôle sur l’usage de l’existant en matière de logistique. par rapport aux objectifs édictés par le commanditaire de l’audit. soit d’un responsable d’une direction de la CNSS. trois types de missions d’audit sont effectués par le département.décharger la hiérarchie des entités auditées des responsabilités qui leurs sont dévolues (charte de l’audit) 2. le type de missions qui s’effectuaient étaient fonction des priorités du directeur général. la nomenclature et l’organisation du travail se sont clarifiées. Elles permettent d’auditer un service bien particulier.2 Missions commanditées Elles découlent principalement d’une demande expresse soit du Directeur Général de la caisse. Cela impliquait que les services à auditer. A ce jour. l’évaluation des ressources humaines. le paiement des rentiers et des grabataires les contrôles post-paiement les inventaires de fin d’exercice. On retrouve : 2-1 Les missions ponctuelles Ce sont des missions dont la réalisation est fonction du plan d’audit annuel conçu par le département. Nous avons.Méthode et fréquence de contrôle De la création du département d’audit en 2005 jusqu’en mars 2006. Les missions commanditées peuvent découler des éventualités telles que : la passation de service entre deux chefs de service. il fonctionnait sous le contrôle direct du Directeur Général de la CNSS. Avec la nomination d’un responsable technique de cette structure. la fréquence de contrôle. 2. . Elles dépendent également de certaines activités constantes qui découlent des missions de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

un audit sera prioritairement orienté vers un service gérant une caisse de 1.000.3 Missions inopinées : Il s’agit des contrôles inattendus qui sont effectués dans la surprise totale des personnes à auditer. par rapport à une autre qui fait la demande d’un ordinateur. en exemple. De même.000 FCFA.2. toutes ces missions sont fonction du degré du risque. une mission commanditée ou inopinée sera prioritairement orientée vers une délégation dont les rapports et écritures sont flous. Car. En somme.000 FCFA. . par rapport à celui qui gère 200.

DEUXIEMME PARTIE PRATIQUE DE L'AUDIT À LA CNSS .

Aussi. voudrions-nous rappeler quelques généralités de l’audit avant d’étudier ledit processus. . L’objet de ce chapitre est donc de cerner le processus de l’audit interne au sein de la CNSS.INTRODUCTION Si les bases du métier d’auditeur sont universellement les mêmes. il demeure tout de même que les entreprises à auditer présentent chacune une spécificité qui est doublement fonction de l’activité de l’entreprise et surtout du système de management de la direction.

qui fait vendre. audit vient du verbe latin « audire » qui. prend la forme auditus en latin donc audit en français ce qui signifie : il écoute. Ensuite. Le concept de la qualité. Au début de l’ère industriel. inspecter. 2007. « l’historique de l’audit est lié à l’historique des systèmes qualités. Yvon MONGIN : Les nouvelles pratiques de l’audit qualité interne. contrôler. nous dirons que c’est une action consistant à s’assure du caractère complet. les prémices de l’économie de marché aux Etats-Unis ont généré la notion de "qualité industrielle". c'est-à-dire.CHAPITRE III: GENERALITES ET PROCESSUS DE L’AUDIT INTERNE AU SEIN DE LA CNSS Section I : GENERALITES SUR L’AUDIT Selon Geneviève KREBES et Yvon MONGIN. L’audit existe depuis et s’est adaptée aux concepts successifs. »2. Pour se distinguer des concurrents. à la troisième personne du singulier de l’indicatif. p17 . c’est l’innovation conjuguée avec des bas prix. sont apparus "l’assurance qualité" avec le concept : "zéro défaut" et le "management de la qualité" avec la maîtrise de tous les processus qui ont une incidence sur la satisfaction des clients. Dans les années précédant la deuxième guerre mondiale. du travail bien fait existe depuis la nuit des temps. Le verbe anglais « to audit » se traduit en général par : vérifier. Tous les produits des grandes diffusions vendus sur les marchés ne proposaient pas des caractéristiques identiques. AFNOR. examen critique de certaines opérations réalisées par une entreprise en se référent à des normes et des techniques internationalement reconnues. Au sens comptable. Cela s’est traduit par "le contrôle et l’inspection des produits" : première organisation qualité. les entreprises ont décidé de faire des efforts pour améliorer la qualité des fabrications. régulier et fidèle des comptes d’une entreprise et s’en porter garant auprès 2 Geneviève KREBES. sincère. ni des durées de fonctionnement égales.Définition et compréhension des termes Selon le dictionnaire de gestion de A. Dans un sens général. 1. Paris. BURLAND et EGLEM.

1. ses processus de management des risques. l’audit interne a pour but d’apporter une aide aux responsables de la CNSS afin de déterminer les risques liés aux systèmes de contrôles internes mis en place et d’élaborer des recommandations pour atteindre une gestion plus efficace et plus efficiente des entités mises en contrôle. 1. La diversification des pratiques de l’audit conduit à distinguer l’audit interne de l’audit externe. et contribue à créer de la valeur ajoutée. etc. après 3 Confer l’institut français de l’audit et du contrôle interne . de contrôle. pour forger une opinion sur la qualité des comptes qu’on leur demande de certifier. Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant. membres d’un cabinet d’expertise comptable ou d’audit.des destinataires du rapport qui en résulte. En somme. par une approche systématique et méthodique. L’audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations. le contrôle par sondage. dont c’est en général la mission permanente. et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité3. l’examen physique.2 L’audit externe L’audit externe est réalisé par des professionnels indépendants. et de gouvernement d’entreprise. le contrôle par confirmation des tiers. Effectuer un suivi de la mise en œuvre des recommandations. les plus usuelles étant : le contrôle exhaustif. on pourra distinguer : l’audit contractuel qui consiste en une mission ponctuelle effectuée expressément à la demande de l’entreprise. de l’audit légal qui correspond à la mission de commissariat aux comptes. les auditeurs utilisent toutes sortes de techniques possibles . Alors. lui apporte ses conseils pour les améliorer.1 L’Audit interne C’est un audit qui est effectué par des collaborateurs salariés de l’entreprise ou de la société mère. Ainsi.

une mission . en ce sens. d’une bonne supervision des dossiers et d’une revue indépendante des 4 Henri MAHE DE BOISLANDELLE. il comporte :   les risques généraux liés au secteur auquel appartient l’entreprise . 1. à la structure du capital. Pour enfin émettre une opinion sur le caractère satisfaisant de la présentation de ces documents. 1998. ni la responsabilité dans les activités à auditer. sans en exercer ni l’autorité. p517 . 1.4 La notion de risque La révision comptable comporte des risques dont l’importance est fonction de l’esprit existant dans l’entreprise. apporter enfin une aide aux entités la caisse pour l’amélioration de la gestion des activités. L’audit doit reposer sur une méthodologie rigoureuse et sur une compréhension approfondie de l’organisme concerné4. C’est le risque qu’une erreur ou une inexactitude significative puisse survenir en l’absence de tout contrôle. Ces recommandations et avis ne peuvent dès lors décharger la hiérarchie des entités auditées des responsabilités qui leurs sont dévolues. mais aussi et surtout des moyens mis en œuvre par le réviseur pour assurer la réalisation complète de la mission. Ce risque appelé "risque d’audit" peut être analysé en trois composantes : le risque inhérent à l’entreprise. Paris. Au delà de cet objectif de certification. concepts et outil. c'est-àdire un instrument de contrôle. tout audit doit poursuivre un objectif à moyen et à long terme en apportant un guide pour les décisions futures de l’organisation . l’audit est un outil de pilotage de l’organisme. les risques spécifiques liés à la santé financière. Economica.3 Objectif L’objectif immédiat d’un audit est d’attester non seulement du caractère fiable des états financiers mais aussi du respect des procédures et des recommandations. D’où la nécessité d’une bonne formation de l’auditeur. - le risque dû à l’auditeur ou risque de non détection : C’est le risque que les erreurs ou inexactitudes significatives ne soient pas descellées par le réviseur lors de la mise en œuvre de ces procédures. Dictionnaire de gestion : vocabulaire. de contrôle d’une situation à un instant donné.

. le bilan comptable. une méthodologie. l’audit peut prendre plusieurs formes dont les plus usuels sont : 2. Le risque lié à la faiblesse du contrôle interne ou risque de non contrôle. les accords d’entreprises et d’établissements. les conventions collectives. la méthode comptable. Il varie selon les secteurs d’activité ou domaines. qui sert de base à une mission d’audit. • 1-5 La notion de "référentiel" Le référentiel est un document.rapports dans le cabinet : nécessité de l’utilisation d’une méthode d’audit rigoureuse. C’est le risque que le système de contrôle interne de l’entreprise ne prévienne pas ou ne détecte pas de telles erreurs : • les risques liés à l’attitude de la direction générale et du personnel face aux problèmes rencontrés. la loi confie au commissaire aux comptes cette mission. le tableau de bord. Ici. qui ont pour but la certification des comptes.1 L’audit légal et l’audit financier. Les plus usuels sont : le manuel de procédure. les lois et décrets. les risques que le système de contrôle n’assure pas la prévention ou la correction des erreurs. les règlements intérieurs… 2-Typologie d’audit En fonction des domaines. le plan comptable. des missions.

3 L’audit de la gestion : il a pour objectif soit d’apporter les preuves d’une fraude. formation. 2.l’audit d’efficacité de pilotage sociale : il a pour objet de s’interroger sur : • la façon dont sont ouverts les domaines du pilotage social tant en terme de professionnalisme que de diversité de champs spécialisés : rémunération. 2. l’audit opérationnel comprend toutes les missions qui ont pour objet d’améliorer les performances de l’organisation. . d’une malversation ou d’un gâchis . gestion des stocks… de proposer de nouvelles stratégies . de mettre en place des procédés.4 L’audit social : il a pour objet l’étude critique de l’ensemble des questions qui concernent des personnes d’une organisation. notamment l’ensemble des fonctions et préoccupations de l’entreprise ayant une dimension sociale. . de relever les écarts. Il se détermine par le niveau et le domaine et on note le plus souvent trois catégories dans l’audit social : .l’audit des procédures : c’est un élément essentiel de la mesure des performances sociales d’une organisation sociale.2 L’audit opérationnel : il a pour objectif l’analyse des risques et des déficiences existants dans le but de donner les conseils. il reste néanmoins possible d’évaluer le processus par lequel le résultat a été produit. de faire des recommandations. recrutement.2. en un mot. soit de porter un jugement critique sur une opération de gestion ou les performances d’une personne ou d’un groupe de personnes. contrôle… .. relation sociale… • les services apportés par les instruments du pilotage social : tableau de bord. S’il n’est pas toujours possible d’évaluer les résultats. Par exemple informatique.l’audit de conformité : il a pour objet de vérifier et authentifier les chiffres et les faits. Il évalue les écarts entre les pratiques et les prescriptions des responsables de l’entreprise.

Phase préliminaire C’est la première phase et. à savoir : les contrôles ponctuels. avant toute audition. Elle définit non seulement la faisabilité de la mission. La phase préliminaire d’une mission d’audit à la CNSS obéit principalement à trois étapes : 1-1 La définition et l’orientation de la mission Les missions d’audit interne découlent de trois types de contrôles comme nous l’avons déjà souligné précédemment. 1. La phase préliminaire et la phase pratique qui obéissent chacune à une méthodologie dont les étapes découlent d’un canevas rigoureux et successivement conçus. Car comme l’indique le projet de charte d’audit interne de la CNSS : les auditeurs ont le devoir de refuser une mission ou une partie de celle-ci s’ils estiment. est aussi importante que la phase pratique. Elles peuvent également être initiées par le Directeur Général. qu’ils n’ont pas les compétences ou les moyens nécessaires à la bonne conduite de la mission. Ces missions sont exécutées conformément au programme d’action approuvé par la direction générale ou le comité d’audit. après discussion avec la direction générale. en ce qui concerne la compétence de chaque auditeur interne. De ce fait. comme tout examen de contrôle. les contrôles inopinés et les contrôles commandités. à un processus qui peut se subdiviser en deux principales phases. les résultats probables.Section II : DESCRIPTION DU PROCESSUS D’AUDIT A LA CNSS La conduite d’une mission d’audit interne obéit. il importe que celle-ci soit clairement définie en énonçant : l’objet de la mission le lieu les services concernés. Cette phase est d’autant plus importante car elle permet aussi. mais aussi son intérêt et sa pertinence. à mesurer (selon les programmations du chef de département) ses compétences. .

Elle rappelle : La durée. d’évaluer le degré du risque que comporte la mission et. Une analyse des rapports d’audits précédents s’il y a lieu. sous réserve des interdictions légales et réglementaires. Entre autres. C’est la conception et la réalisation de tous ces éléments qui justifient l’acceptation de la mission par l’auditeur interne. 2. 1-3 L’ordre de mission C’est une lettre visée par le Directeur Général de la CNSS qui définit clairement les modalités de la mission à effectuer. données et tout document du service audité ou pouvant aider le processus de contrôle. Une appréciation de l’indépendance et l’absence d’incompatibilité. l’auditeur dispose de plusieurs outils pour un rendement efficace dans ses contrôles.Phase pratique Toute phase pratique d’une mission d’audit interne se justifie premièrement par le déplacement de l’auditeur interne vers le service ou la direction (délégation provinciale dans certains cas). nous avons : . Pour cela. ce. Le type de relations à entretenir avec les agents à auditer. il faudra automatiquement procéder à : Une prise de connaissance globale du service ou de la direction concernée. information. Le nom de l’auditeur. Pour cela.1-2 La programmation de la mission Cette deuxième étape passe nécessairement par : une identification de tous les éléments devant entrer en compte pour le bon déroulement de la mission. L’ordre de missions autorise l’auditeur interne à avoir un accès illimité à toute activité. préparer un plan de la mission. Les objectifs de la mission. C’est également ici qu’il faut délimiter la durée de la mission en fonction du volume travail à effectuer sur le terrain ainsi que toutes les autres modalités de l’audition.

Pendant celle-ci. . impartialité et honnêteté ». La prise de connaissance de l’environnement permet donc à l’auditeur interne de présenter. le plan de sa mission et surtout faire une demande des documents dont il aura besoin pour son travail. l’objectif de sa mission auprès des agents. lequel correspond à trois étapes successives : 2-1 L’élaboration du programme de travail Cette première étape technique permet à l’auditeur de concevoir la méthodologie à suivre sur le terrain. ceux-ci peuvent être : des factures des documents comptables des tableaux de bord ou tout autre document indispensable à sa mission. 2-2 Prise de connaissance de l’environnement Les missions d’audit interne. il dévoilera son cadre de travail. Cette étape importante du contrôle interne passe nécessairement et indispensablement par une maîtrise de l’environnement. . en toute objectivité. la mise à disposition de l’auditeur interne d’un procédurier est un atout majeur. Il s’agit en effet.la feuille d’analyse des contrôles C’est la prise de contact avec le responsable hiérarchique de l’entité concernée qui ouvre droit au contrôle proprement dit..le questionnaire. 2-3 Examen des documents et contrôle Les premières règles de conduite des auditeurs contenues dans la charte du département de l’audit interne de la CNSS stipule que : « les auditeurs conduisent les missions sans préjugés.le diagramme de circulation. même si elles peuvent impliquer toute une délégation provinciale ou une direction dans certains cas ne concernent qu’un service particulier : c’est le cas par exemple des auditions post-paiement. de délimiter et de diviser les taches par rapport au nombre de jours de la mission. L’examen préalable de ce document lui permettra de savoir : . Pour cela. au cours d’une réunion préliminaire.

le rôle de l’auditeur interne dans un contrôle n’est pas de censurer les irrégularités. d’en mesurer les risques et les conséquences pour enfin proposer les recommandations concourrant à l’amélioration des services et des comportements. tout le travail de contrôle consistera alors à mesurer l’écart entre ce qui devrait se faire et ce qui se fait.4 Présentation du rapport de la mission La présentation du rapport est l’étape ultime d’une mission d’audit interne. les auditeurs en informent leur hiérarchie qui transmet le dossier au Directeur Général. . .d’identifier les références. tout au long du déroulement de la mission. En effet. En effet.de comparer la réalité aux référentiels. en cas de découverte de fraudes ou d’irrégularités. mais plutôt de les déceler. il importe donc : . 2. Toutefois. tout au long des missions. "d’impartialité " et "d’honnêteté " impose à chaque auditeur le respect de la . tel un médecin pose un diagnostic sur un patient. les constatations d’audit et les recommandations sont toujours portées à la connaissance préalable des responsables des entités auditées avant d’être communiquées aux instances qui ont mandaté la mission d’audit. de mesurer l’applicabilité des procédures car. il faut souligner que. . les auditeurs respectent la procédure contradictoire. évaluer les non conformités suggérer les axes de travail. Pour cela. laquelle passe nécessairement par : "de rejet de préjugés". "d’objectivité ".- ce qui doit se faire ? comment cela doit – il se faire ? par qui cela doit – il se faire et après quoi ? A cet effet.de constater la réalité.de vérifier la validité des références. Pour enfin : établir les conformités et les non conformités. Celle-ci doit être abordée avec beaucoup de minutie car les notions norme interne en la matière. Le rapprochement des documents comptables et administratifs et le questionnement de certains agents permettront.

une présentation de l’entité. Celui-ci procède à la vérification du respect des procédures de l’audit interne et les recommandations et des objectifs de la mission. Cette deuxième étape intervient après l’amendement du chef d’audit et consiste à transmettre le projet de rapport au responsable de l’entité auditée afin d’être discuté.5 Le suivi des recommandations Toute mission d’audit à pour finalité de relever les manquements dans le fonctionnement des services de la CNSS. Ces manquements contraignent le département à proposer des recommandations. Le projet de rapport est présenté au chef de département par l’auditeur mandaté. une synthèse du rapport. les constatations et recommandations des missions d’audit. il peut apporter certains rectificatifs avant de le renvoyer pour la confrontation. c’est à ce niveau qu’intervient la mission de conseil . La validation du rapport final. Ainsi. Troisièmement. les plans d’action préparés à l’issue de la mission. la présentation du service. Le projet de rapport contient : l’ordre de mission.Premièrement. Au cas échéant. une présentation du champ de l’audit. après toutes ces étapes. Enfin. le déroulement de la mission. La rédaction d’un projet de rapport et amandement du chef du département d’audit. l’évaluation de la mission responsable de l’entité auditée. La confrontation. le département d’audit ajoute au projet de rapport : les remarques et commentaires du responsable de l’entité auditée. au Directeur Général. un bon rapport d’audit interne doit contenir 2. le détail des actions sur les principales recommandations. Pour constituer celui-ci. et enfin des points d’amélioration. le rapport final constitué par tous ces éléments est remis au : Somme toute. Deuxièmement. l’ensemble des fiches d’analyse et de recommandation.

dévolu au DAOM. au département d’accompagner les services à améliorer leur fonctionnement. Il revient donc à ce niveau. .

Il nous emble donc opportun de rendre effectives les propositions de classification des différents auditeurs. il nous revient dans ce chapitre de proposer quelques recommandations pouvant concourir à l’amélioration de l’organisation et des conditions de travail du département d’audit. 2. au siège et dans les services décentralisés une plate-forme qui pourra permettre non seulement aux agents de la CNSS d’avoir une plus grande connaissance de leur univers professionnel. il ressort que les agents de la CNSS en général ont une faible connaissance du rôle de l’auditeur interne dans une entreprise.la multiplication et l’envoi à tous les services et délégations de ce rapport de projet tuteuré pour que les différents acteurs s’imprègnent du processus de l’audit interne. dont les départements moins connus comme celui de l’audit interne.CHAPITRE IV : RECOMMANDATIONS Au terme de ce travail de réflexion. . Une hiérarchisation plus pratique Jusqu’à ce jour. organisation et méthode. Section I : Sur le plan général et structurel 1. le département fonctionne avec un seul responsable. il nous importe. Cela passe nécessairement par : . après avoir présenté le département d’audit et la procédure de conduite d’une mission interne. Il est donc indispensable pour faciliter les prochaines visites de terrain. La vulgarisation du métier d’auditeur Au premier constat. de sensibiliser et de faire connaître le département à tous les agents. Laquelle classification prévoit trois échelons dont: les chefs de mission les auditeurs seniors les auditeurs juniors . mais aussi aux personnes extérieures de mieux cerner les missions de la CNSS.l’organisation de séminaires d’information et journées portes ouvertes sur tous les métiers de la CNSS.

le retour de celui-ci au département. le présenter aux audités et recueillir automatiquement leurs réactions et les remonter une seule fois vers le chef de département qui fait la synthèse avant le transfert vers la direction générale. l’auditeur mandaté doit. En effet. une telle organisation semble indispensable.Dans le souci de mieux organiser le travail. nous avons constaté que tous ont la latitude d’auditer sur toute sorte de missions : . 2. dès la fin de sa mission. Au regard de cette succession. Nous proposons donc une modification des 4 premières étapes. la jonction des éventuelles réactions des audités. Section II . la finalisation du rapport et l’envoie au commanditaire de l’audit : Directeur Général dans la plupart des cas. le processus semble long et complexe. rédiger son rapport. lors de la mission dans un service ou une délégation. le renvoie de celui-ci au responsable du service audité pour une confrontation. Cette nouvelle démarche présente un double avantage: un gain de temps en ce qui concerne l’envoi et le retour du projet de rapport vers les responsables des services audités éviter les éventuelles rectifications et redressements par les agents suite à la possibilité qu’ils ont d’analyser le rapport avant sa finalisation. la présentation du projet de rapport au chef de département.Sur le plan pratique 1. Une spécialisation des taches selon les domaines d’intervention au sein de la structure En ce qui concerne la spécialisation des auditeurs. La modification du processus de préparation du rapport de mission Le processus actuel de la production du rapport de mission prévoit la succession des étapes suivantes : la mission d’audit.

. seniors.- Contrôle post-paiement. On aura de ce fait. passation de service. un auditeur chargé des questions d’inventaires de fin d’année. etc. tout cela devra se faire sous le contrôle et l’autorité du chef de département. un auditeur chargé des passations de service. Toutefois. avec la catégorisation présentée plus haut (juniors. etc. On pourra donc avoir : un auditeur chargé des questions d’inventaire post-paiement. ce qui fait qu’en cas d’indisponibilité de celui-ci. Cette spécialisation ne fait pas d’eux des spécialistes des différents types d’audit. Pour une meilleure efficacité et un renforcement des capacités de chacun des auditeurs. mais contribuera efficacement au suivi des procédures. inventaires de fin d’année. En outre. chef de mission). un auditeur spécialisé dans chaque domaine. nous proposons donc une spécialisation de chacun des auditeurs. sur autorité du chef de département. mandat peut être donné à un autre auditeur interne. la spécialisation ne donne pas l’exclusivité à l’auditeur désigné.

CONCLUSION .

doivent orienter l’agent mandaté dans le déroulement de ses travaux. Celui-ci respecte une procédure qui part de la présentation du document préliminaire à la production du rapport final. en deux étapes principales. Le respect de la procédure contradictoire. l’objectif de ce travail n’était pas de desceller et traiter un problème qui se posait au département d’audit interne de la CNSS. la durée de la mission. In fine. nous avons pu observer et analyser le déroulement pratique d’une mission sur le terrain.En définitive. lors de ce temps passé en entreprise. le Département Audit. créé en 2005. c’est la production du rapport de la mission qui met fin à l’audit. Il ressort que toute mission d’audit interne au sein de la CNSS s’effectue comme partout ailleurs. le service à auditer. En effet. Cela à déboucher par une proposition de quelques recommandations qui découlent à la fois du plan général et structurel que du plan pratique des missions d’audit interne. Toutefois. comme le définit la charte d’audit interne de la CNSS. Après intervient la phase pratique marquée premièrement par le déplacement de l’auditeur et la prise de connaissance de celui-ci avec le service et les principaux responsables desdits organismes. l’auditeur mandaté et l’envoie d’une copie de l’ordre de mission au service ou délégation concerné pour information. l’honnêteté et l’objectivité. La réunion d’ouverture permettra de présenter aux agents les objectifs de l’audit. et de faire la demande de tous les documents utiles au contrôle et surtout de présenter le programme de la mission. le rejet des préjugés et des jugements des valeurs. . Organisation et Méthode est longtemps resté sans support traçant les principales étapes de la procédure d’organisation de ses missions. La phase préliminaire définit les conditions de faisabilité du processus d’audition en annonçant l’objectif de la mission. mais de pouvoir proposer un outil de support à la conduite des missions d’audit interne.

BIBLIOGRAPHIE .

Yvon MONGIN : Les nouvelles pratiques de l’audit qualité interne. Economica. Paris. concepts et outil. édition CNSS . AFNOR. Dictionnaire de gestion : vocabulaire. Paris. 2007 Loi n°6/75 du 25 novembre 1975 portant Code de sécurité sociale gabonais. 1998 23- Geneviève KREBES.1- Henri MAHE DE BOISLANDELLE.

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