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Séance L'Effet Obligatoire du Contrat

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UNIVERSITÉ JEAN MOULIN-LYON III FACULTÉ DE DROIT

Année universitaire 2011-2012

LICENCE 2ème ANNÉE DROIT CIVIL
Cours : Mme le Professeur S. Porchy-Simon

SEANCES N° 8 ET 9 : L’EFFET OBLIGATOIRE DU CONTRAT

I – L’INTERPRETATION DU CONTRAT A. L’interprétation substantielle 1/ Pouvoir d’interprétation      
Ch. réunies, 2 février 1808, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 91. Soc., 20 février 1975, Bull. civ. V, n° 93. Civ., 15 avril 1872, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 92. Com., 30 mai 1969, D. 1969, jur. p. 561. Civ.1ère, 22 mai 2008, Bull. civ. I, n°145, D2008.1954, note Martin ; JCP 2008.II. 10133, note. Sériaux. Civ. 2e, 15 avril 2010, pourvoi n°09-11022, Non plublié

2/ Méthodes d’interprétation    
Civ. 1ère, 18 février 1986, Bull. civ. I, n° 31. Civ. 1ère, 13 décembre 1988, Bull. civ. I, n° 352. Com, 22 Juin 1993, Bull. civ. IV, n° 258. Civ. 1ère, 5 février 2002. Bull. civ. I. n° 43

B. L’interprétation créatrice 1/ L’obligation de sécurité   
Civ., 21 novembre 1911, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 188. Soc., 28 février 2002, JCP 2002. II. 10053. Ass. Plèn. 24 juin 2005, D. 2005. 2375, note Y. Saint-Jour

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2/ L’obligation de renseignement  
Civ. 1ère, 26 janvier 1988, Bull. civ. I, n° 26. Civ 11 juillet 2006, pourvoi n° 04-17093.

II – L’EXECUTION DU CONTRAT DE BONNE FOI A. Contenu du principe      
Com. 3 novembre 1992 (arrêt « Huard »), Bull. IV n° 338 ; J.C.P. éd. G. 1993, II, 22164, note ; R.T.D.civ. 1993, p.124, obs. Mestre ; Defrénois 1993, p.1377, obs. Aubert Civ. 1ère, 26 novembre 1996, Bull.civ. I, n° 415. Com., 6 mai 2002, Bull. civ. IV, n° 81. Civ. 1ère, 23 janvier 1996, D. 1997, jur. p. 572. Com. 10 juillet 2007, Bull. civ. IV., n°188; D. 2007. 2839, note Ph. StoffelMunck, 2844, note D. Mazeaud et note Gautier; JCP 2007. II. 10154, note Houtcieff ; Deéfrenois 2007.1454, obs. Savaux. Civ. 3e, 10 novembre 2010, n°09-15-937. D 2010, 2769, obs, Y. Rouquet

B. Adaptation et révision du contrat      
Civ., 6 mars 1876, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 94 ; GAJC, 11ème éd. n°163; DP 1876.1.193 note Giboulot ; S. 1876.1.161. Civ. 3ème, 14 octobre 1987, Bull. civ. III, n ° 169. Soc., 25 février 1992, D. 1992, jur. p. 390. Civ. 1ère, 16 mars 2004, D. 2004, jur. p. 1754. Com., 3 octobre 2006, D. 2007.765, note D. Mazeaud. Civ. 3e, 9 décembre 2009, n°04-19-923, D. 2010.87, obs. Y. Rouquet, 476, note J. Billemont ; RTD civ. 2010. 105, obs. B. Fages

Voir également : - Article 136 du Projet de la Chancellerie, D. 2008.2967 ; Article 92 du projet dirigé par F. Terré et
Projet Catala ; - E. Savaux, L’introduction de la révision ou de la résiliation pour imprévision, Rapport Français, RDC 2010.1057, spec. 1059

III – RESILIATION DU CONTRAT A. Résiliation d’un CDI     
Civ. 1ère, 5 février 1985, Bull. civ. I, n° 54. Com., 8 avril 1986, Bull. civ. IV, n° 58. Com., 5 octobre 1993, Bull. civ. IV, n° 326. Com., 26 janvier 2010, n°09-65086, D.2010, 379 ; Gaz. Pal. 4-8 avril 2010, p.24, obs. D. Houtcieff ; D.2010, 2178, note D. Mazeaud Civ.1e, 6 mai 2010, D.2010, 1279, obs. X. Delpeche ; D.2010, 2178, note D. Mazeaud

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B. Résiliation d’un CDD     
Soc., 28 octobre 1992, Bull. civ. V, n° 521. Civ. 1ère, 13 octobre 1998, Bull. civ. I, n° 300. Civ. 1ère, 20 février 2001, D. 2001, jur. p. 1568. Civ. 1re, 28 octobre 2003, Bull. civ. I, n° 211 ; S. Amrani-Mekki, La résiliation unilatérale des contrats à durée déterminée, Defrénois 2003, art. 37688. Soc. 29 novembre 2006, n° 04-48.655, Revue de droit du travail 2007 p. 169, Prise d'acte de rupture d'un contrat à durée déterminée, Revue de droit du travail 2007 p. 169, note David Jacotot.

IV. CAS PRATIQUE

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7 ALINEA 1ER. MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE CHIRY. les juges du fond donnent une interprétation de l'intention des parties destinée à faire produire effet à la clause litigieuse sans méconnaître l'article 1162 du Code civil. QUE CHIRY ADMETTAIT QU'IL AVAIT AINSI CONTREVENU A LA CLAUSE DE NONRETABLISSEMENT . la convention s'interprète en faveur de celui qui a contracté l'obligation. PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 ET 1162 DU CODE CIVIL. selon lequel. QUE RECHERCHANT LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES. QU'EN STATUANT AINSI PAR UNE INTERPRETATION DE L'INTENTION DES PARTIES DESTINEE A DONNER EFFET A LA CLAUSE LITIGIEUSE ET QUI NE SAURAIT ETRE REMISE EN CAUSE DEVANT LA COUR DE CASSATION. LES JUGES DU FOND ONT DONNE UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION .Ch. DE DOMMAGES-INTERETS DONT LE MONTANT EST FIXE A TITRE DE CLAUSE PENALE A 10 000 FRANCS SANS PREJUDICE DU DROIT POUR LA SOCIETE RENE GARRAUD. CHIRY ETAIT ENTRE AU SERVICE D'UNE FIRME CONCURRENTE ET AVAIT VISITE. ce texte n'ayant pas. 4 . ANCIEN REPRESENTANT DE COMMERCE DE LA SOCIETE RENE GARRAUD. LES JUGES DU FOND ONT ESTIME "QUE TOUTE INFRACTION A LA CLAUSE LITIGIEUSE DEVAIT DONNER LIEU AU PAIEMENT DE 10 000 FRANCS". 102 ET 105 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972.. 20 février 1975 En estimant. AUX MOTIFS QU'IL AVAIT ETE CONSTATE SIX INOBSERVATIONS DE LADITE CLAUSE ET QUE CHACUNE D'ELLES DEVAIT DONNER LIEU AU PAIEMENT DE LA SOMME DE 10 000 FRANCS FORFAITAIREMENT PREVUE PAR LES PARTIES. 2 février 1808 Soc. en l'état d'une clause pénale selon laquelle "toutes infractions" à l'obligation de non concurrence imposée à un ancien représentant de commerce "donnera" (sic) lieu à l'allocation d'une somme déterminée. LA REGLE DE L'ARTICLE 1162 DU CODE CIVIL N'AYANT AU SURPLUS PAS DE CARACTERE IMPERATIF. dans le doute. MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL CONSTATE QUE SELON LES CONVENTIONS CONCLUES ENTRE LA SOCIETE ET CHIRY.DONT LE MONTANT EST FIXE A TITRE DE CLAUSE PENALE A 10 000 FRANCS SANS PREJUDICE DU DROIT POUR LA SOCIETE RENE GARRAUD DE FAIRE CESSER LA CONTRAVENTION" . au surplus. QU'IL ETAIT STIPULE QUE "TOUTES INFRACTIONS AUX DISPOSITIONS QUI PRECEDENT DONNERA (SIC) LIEU A L'ALLOCATION AU PROFIT DE LA SOCIETE DE DOMMAGES. DEFAUT ET INSUFFISANCE DE MOTIFS. de caractère impératif. QU'IL S'EN SUIVAIT QUE CHACUNE DES VIOLATIONS DEVAIT ENTRAINER LE VERSEMENT DE LA SOMME PREVUE COMME CLAUSE PENALE ET QUE RAISONNER DIFFEREMMENT CONDUIRAIT A LIBERER L'ANCIEN REPRESENTANT DE SON OBLIGATION MOYENNANT UN PAIEMENT UNIQUE DE 10 000 FRANCS . LA REDACTION DE LA CONVENTION DES PARTIES REVETAIT UN CARACTERE DOUTEUX EN RAISON DUQUEL CELLE-CI DEVAIT S'INTERPRETER EN FAVEUR DU DEBITEUR ET DONC CONDUIRE A L'ATTRIBUTION D'UNE SEULE SOMME DE 10 000 FRANCS. que chacune des violations de l'obligation doit entraîner le versement de la somme prévue et que raisonner différemment conduirait à libérer l'ancien représentant de son engagement moyennant un paiement unique. réunies. AVANT LE 12 JUIN 1973 ET DANS LE SECTEUR QUI LUI AVAIT ETE CONCEDE PAR LA SOCIETE RENE GARRAUD. SIX CLIENTS POUR LEUR PROPOSER LES PRODUITS DE SON NOUVEL EMPLOYEUR . DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810. QU'APRES SA DEMISSION LE 19 MARS 1973. SUR LE MOYEN UNIQUE. DE FAIRE CESSER LA CONTRAVENTION". CELUI-CI S'ETAIT ENGAGE PENDANT LES DEUX ANS SUIVANT LA RUPTURE DE SON CONTRAT A NE FAIRE AUCUN ACTE DE COMMERCIALISATION DE PRODUITS SUSCEPTIBLES DE CONCURRENCER CEUX DE SON EMPLOYEUR DANS SON ANCIEN SECTEUR . FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNE A VERSER A CELLE-CI UNE SOMME DE 60 000 FRANCS POUR INOBSERVATION DE LA CLAUSE DE NON-RETABLISSEMENT PREVUE A SON CONTRAT. ALORS QU'EN ENONCANT QUE "TOUTES INFRACTIONS" A LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE "DONNERA (SIC) LIEU A L'ALLOCATION AU PROFIT DE LA SOCIETE. QUEL QUE SOIT LE NOMBRE D'INFRACTIONS COMMISES .

Arrêt SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 1713 DU CODE CIVIL . QUE.. ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A DIT QUE "LA CONVENTION LITIGIEUSE S'ANALYSE EN UNE PROMESSE DE BAIL VALANT BAIL. APPARTENANT A REIGNOUX . "MOYENNANT LES CHARGES ET CONDITIONS HABITUELLES". EN VUE DE L'EXTRACTION DE SABLE ET PIERRES. REIGNOUX CONSENTIRAIT SUR CES TERRAINS. DE TERRAINS SIS A SAINT-GAULTIER ET A RIVARENNES. LES BIENS DONT IL EST IMPOSSIBLE DE JOUIR SANS EN CONSOMMER LA SUBSTANCE SONT INSUSCEPTIBLES DE FAIRE L'OBJET D'UN CONTRAT DE LOUAGE. EN VUE DE L'EXTRACTION DE SABLES ET DE PIERRES. IL EST DES BIENS QUI SONT INSUSCEPTIBLES DE FAIRE L'OBJET D'UN CONTRAT DE LOUAGE. Com. ENVISAGES DANS LEUR ETAT FUTUR DE MEUBLES. QU'AINSI LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE . CONSTITUE UNE VENTE DE MATERIAUX A EXTRAIRE. UNE OPTION EXCLUSIVE EXPIRANT LE 31 JUILLET 1965. IL APPARTENAIT AUX JUGES DU FOND DE RESTITUER A LA CONVENTION SON VERITABLE SENS ET D'EN DETERMINER LE CARACTERE LEGAL . UN BAIL DE 3.40 FRANC PAR METRE CUBE EXTRAIT . MOYENNANT UNE REDEVANCE CALCULEE D'APRES LA QUANTITE DE PRODUITS EXTRAITS. 9 OU 12 ANS DONT LE LOYER INDEXE SERAIT FIXE A 1. QU'IL ETAIT INDIQUE QU'A LA LEVEE DE L'OPTION. QUALIFIEE DE BAIL PAR LES PARTIES. MAIS ATTENDU QUE. EN SURFACE OU EN PROFONDEUR. NOTAMMENT LORSQU'IL EST IMPOSSIBLE DE JOUIR DE LA CHOSE LOUEE SANS EN CONSOMMER LA SUBSTANCE . 6. MALGRE LES TERMES EMPLOYES PAR LES PARTIES. REIGNOUX A ASSIGNE CETTE SOCIETE POUR FAIRE CONSTATER L'INEXISTANCE DE LA CONVENTION ET. DITE CABEMA. PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 MARS 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. REIGNOUX A ACCORDE A LA SOCIETE EUROPEENNE DE BETON INDUSTRIEL. 5 .D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI . UNE CONVENTION. COMME MEUBLES PAR ANTICIPATION. D'AUTRE PART. COMME MEUBLES PAR ANTICIPATION. D'UNE PART. QUE DES DIFFICULTES AYANT SURGI QUANT A L'ETABLISSEMENT DU BAIL. AINSI DENOMMEE TOUT AU LONG DE LA CONVENTION QUI EN PRECISE L'OBJET. ET CE MOYENNANT UNE REDEVANCE CALCULEE D'APRES LA QUANTITE DE PRODUITS EXTRAITS . ATTENDU QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE. AINSI QUE LE MONTANT DU LOYER DES TERRAINS D'EXPLOITATION" . OU A TOUTE PERSONNE OU SOCIETE QU'ELLE SE SUBSTITUERAIT. ENVISAGES DANS LEUR ETAT FUTUR DE MEUBLES. POUR VOIR DIRE QU'ELLE N'EST PAS UN BAIL MAIS UNE VENTE . 30 mai 1969 MALGRE LA GENERALITE DES TERMES DE L'ARTICLE 1713 DU CODE CIVIL. ATTENDU QUE MALGRE LA GENERALITE DE CE TEXTE. SUBSIDIAIREMENT. PAR LETTRE DATEE DU 22 AOUT 1964. IL RESULTE QUE. QUE L'OPTION A ETE LEVEE AU PROFIT DE LA SOCIETE "CARRIERES ET BETON MANUFACTURE". L'ARRET N'A PAS DEGAGE LES CONSEQUENCES JURIDIQUES QUE COMPORTAIT LE CONTRAT LITIGIEUX QUI CONSTITUAIT UNE VENTE DE MATERIAUX A EXTRAIRE.

pour être fait droit... que les clauses des contrats proposés par les professionnels aux consommateurs ou aux non-professionnels s'interprètent. LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. laquelle a formé une demande reconventionnelle en paiement .. 132-1 du code de la consommation. autrement composée .. un lien contractuel direct. X. X. 1ère. dans sa rédaction issue de la loi n° 95-96 du 1er février 1995 applicable en l'espèce . faute pour M. POUR ETRE FAIT DROIT. a écarté ce moyen aux motifs que les dispositions de l'article L. eut vainement sollicité de la compagnie d'assurances la prise en charge du remboursement du solde de chacun de ces crédits. ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LE SECOND MOYEN MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES. LE 21 JUIN 1967 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES . que la clause précitée pouvait aussi être interprétée en ce sens que dès lors qu'était couvert le risque invalidité permanente et totale. à cette fin. départ ou mise en préretraite. PAR CES MOTIFS.... ont assigné. cessation d'activité professionnelle. de remplir les conditions prévues par le contrat auquel il a adhéré . les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes. seul. en cas de doute.. et Mme X. devant laquelle était invoqué le caractère abusif de la clause du contrat d'assurance de groupe que la compagnie d'assurances opposait à M.. mais seulement en ce qu'il rejette les demandes formées par M. l'arrêt rendu le 18 octobre 2005. 22 mai 2008 Attendu qu'à l'occasion de l'octroi de crédits consentis par la société Cetelem soit aux époux X. l'arrêt énonce que l'invalidité permanente et totale de M.. par refus d'application. Qu'en statuant ainsi. dans le sens le plus favorable au consommateur ou au non-professionnel . ET. qui l'agrée. Sur le premier moyen : Vu l'article L.. Cass.. cependant. contre la société Cardif assurances risques divers.. 133-2 du code de la consommation . le texte susvisé . entre les parties. les époux X. étant invoquée à compter de la date à laquelle il a perçu une pension de retraite. comme telles. Attendu qu'après avoir constaté que la clause invoquée par la compagnie d'assurances pour dénier sa garantie stipule qu'aucune prise en charge de l'invalidité permanente et totale ne pourra intervenir dès la fin du mois où survient l'un des trois événements suivants : liquidation de toute pension de retraite. la liquidation de la pension de retraite ne pouvait être regardée comme exclusive de la garantie de ce risque lorsque c'était la survenance de celui-ci qui était. 6 .. X. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. c'est à juste titre que la compagnie d'assurances a refusé sa prise en charge.. comme en l'espèce.. la cour d'appel a violé celui-ci par refus d'application . REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET. pour refuser de prendre en charge le remboursement sollicité. X. Et sur le moyen relevé d'office. X. dont les stipulations relèvent.. sur ce point.. n'en crée pas moins. s'est contenté d'adhérer librement . ce dernier a adhéré au contrat d'assurance de groupe souscrit par celle-ci auprès de la compagnie d'assurances Cardif assurances risques divers (la compagnie d'assurances) à l'effet de couvrir notamment le risque d'invalidité permanente et totale . remet. D'où il suit qu'en donnant à ladite clause un sens qui n'était pas le sens le plus favorable à M.. en conséquence. de nature synallagmatique. 132-1 du code de la consommation sont inapplicables en l'espèce dès lors que ladite clause figure dans un contrat conclu non pas entre M. par la cour d'appel de Nîmes . qu'après qu'avoir été déclaré inapte au travail et placé en retraite anticipée. X.. Attendu. bien que conséquence d'une stipulation pour autrui. et la compagnie d'assurances mais entre celle-ci et la société Cetelem. Attendu. selon ce texte applicable en la cause.. Civ. Attendu que la cour d'appel... entre l'adhérent et l'assureur.PAR CES MOTIFS. X.. M. la cour d'appel a violé.. la compagnie d'assurances et la société Cetelem. après avis donné aux avocats : Vu l'article L. X. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE. alors que l'adhésion au contrat d'assurance de groupe. auquel M. la cause de la décision de placer l'assuré en retraite anticipée . soit à M. des dispositions du texte susvisé.

le 14 janvier 2000. Sur le 1er moyen du pourvoi principal (…) . Sur le moyen unique du pourvoi incident. que le 4 octobre 2002. D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . que la cour d'appel a. que la société a. que les procédures ont été jointes . 4 décembre 2008) que des locaux. Sur le 2ème moyen du pourvoi principal. mais ce contrat . Mais attendu que c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain d'interprétation du contrat de bail souscrit par la société Omega productions. et que la société locataire avait pris toutes les précautions nécessaires pour assurer la protection des lieux loués. qu'un incendie s'est déclaré. tel que reproduit en annexe : Attendu que la société fait grief à l'arrêt de la débouter de ses demandes indemnitaires dirigées à l'encontre de la société Omega productions et de son assureur. eu égard à l'ambiguïté née du rapprochement des écrits intervenus et après avoir recherché l'intention des parties. sans être privée du moyen de défense tiré de la force majeure que constituait l'incendie criminel à l'origine du sinistre. et sollicité leur condamnation in solidum à lui payer une certaine somme et une indemnité mensuelle au titre d'un préjudice de jouissance et d'une perte de loyer . dans les locaux sous loués par la société Omega productions à la société de courtage Bertrand et d'Alincourt (la société de courtage). 1ère. assurée par l'UAP aux droits de laquelle vient la société Axa France IARD (Axa) . décide que l'éditeur était tenu par les termes de sa proposition initiale et le condamne à payer des dommages-intérêts à l'auteur.Civ. assurée auprès de la société Winterthur aux droits de laquelle se trouve la société MMA . Attendu que la société MMA fait grief à l'arrêt de la débouter de son appel en garantie formé à l'encontre de la société Omega productions et de son assureur la société Axa . 18 février 1986 En l'état de la proposition d'un éditeur s'engageant à mettre en oeuvre divers procédés de publicité en faveur d'une oeuvre littéraire et précisant qu'en cas d'accord de l'auteur il lui adresserait le contrat correspondant. et appartenant à la société Saint-Cloud immobilier (la société). (Versailles. ont été loués à la société Omega productions. tel que reproduit en annexe .n'ayant pas repris certains des engagements figurant dans la proposition. D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . interprétant souverainement les clauses du bail souscrit par la société Omega productions. retenu que l'incendie était imprévisible. sans en méconnaître les stipulations. édifié en bordure de trois voies. la société Axa. le 15 janvier 1998. selon l'arrêt attaqué. irrésistible et insurmontable eu égard aux dispositions de sécurité qui avaient été mises en oeuvre.2e. a. le syndic et son assureur la société MMA. dans les conditions prévues par l'article 1733 du code civil . ayant pour syndic la société Loiselet-Daigremont. c'est sans dénaturation qu'une cour d'appel. assurée auprès de la société Mutuelle du Mans assurances ( MMA). la société Axa a appelé en garantie la société de courtage sous-locataire et son assureur la société MMA .bien que l'auteur ait accepté la proposition . Mais attendu que la cour d'appel. ce dont il résultait que la société Omega productions était fondée à décliner toute responsabilité dans le sinistre en application de l'article 1733 du code civil . 15 avril 2010 Attendu. Civ. PAR CES MOTIFS : REJETTE les pourvois principal et incident . assigné en indemnisation de ses préjudices la société Omega productions et son assureur.que l'incendie a été à l'origine d'un dégâts des eaux survenu le 24 janvier 1998 . sans en dénaturer les clauses. pu considérer que cette dernière avait seulement renoncé à tout recours contre son bailleur en cas d'incendie. faisant partie d'un immeuble en copropriété. 7 . la société Axa .

selon les juges du fond. a procédé à une interprétation exclusive de toute dénaturation en raison de sa nécessité . PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI Civ. Arrêt Sur le premier moyen : Attendu. et Mme La Rocca devant le tribunal de grande instance pour leur réclamer le paiement des sommes restant dues au prêteur . que l'arrêt attaqué a accueilli la demande . que. 1er octobre 1986) que par acte notarié du 11 septembre 1975 la société civile immobilière Victoria a vendu à M. Faubert . Et sur le second moyen. que le moyen ne peut donc être accueilli . 1ère. notamment entre les mains d'une société Tourinter et ont assigné M. que l'arrêt attaqué a partiellement accueilli ses prétentions . M. Sur le second moyen. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi 8 . pris en ses deux branches : (sans intérêt) . qu'il relève que cette offre a été immédiatement acceptée par M. et Mme La Rocca se sont engagés solidairement à verser. la Cour d'appel qui a recherché qu'elle était la commune intention des parties. la cour d'appel pouvait retenir que par l'acte du 28 novembre suivant M. exprimé son accord sans aucune réserve et que. selon l'arrêt attaqué (Lyon. La Rocca se constituant caution de cette société. Faubert a. remboursable par trimestrialité . Attendu que La Pensée Universelle reproche à la Cour d'appel d'avoir. dont la cause est contestée. que. lesquelles n'ont par la suite reçu aucune exécution de la part de l'éditeur . pour estimer souverainement qu'il n'était pas prouvé que l'obligation de remboursement mise à la charge des époux La Rocca par l'acte du 11 septembre 1985 fût sans cause ou eût une cause illicite.Arrêt Sur le premier moyen : Attendu. qu'en l'espèce. M. que le grief doit être écarté . s'il donnait suite. Mangani. aux lieu et place de M. pris en ses deux branches : (sans intérêt). Faubert. et Mme Mangani divers lots dans un immeuble en état futur d'achèvement . que. auteur d'un manuscrit. dénaturé le contrat par addition . et Mme Mangani ont fait procéder à diverses saisies-arrêts. la société La Pensée Universelle. Mais attendu que l'arrêt attaqué énonce que la lettre du 31 mai 1977 de La Pensée Universelle contenant notamment les deux clauses litigieuses indiquait que. M. a fait connaître à M. par acte notarié du 28 novembre 1975. alors qu'un acte ne peut trouver sa cause dans un événement qui lui est postérieur . éditeur. créancier de celle-ci . elle lui adresserait " le contrat correspondant " . et Mme Mangani. Attendu que Mme La Rocca et la société Tourinter font grief à la cour d'appel d'avoir rejeté le moyen de défense qu'ils avaient présenté. les trimestrialités de remboursement de ce prêt au fur et à mesure de leur échéance . le livre s'étant mal vendu . les 4 et 6 juin. et la prospection des éditeurs étrangers en vue de traductions . si " les conditions proposées ci-dessus " convenaient à M. l'éditeur et l'auteur ont signé un document imprimé reproduisant l'ensemble des conditions prévues de la sorte. par lettre. par lettre du 31 mai 1977. qu'elle était disposée à le publier à certaines conditions et qu'elle s'engagerait pour sa part. ainsi que la présentation de l'auteur à ces jurys. la société Sepeg s'était reconnue débitrice des époux Mangani. M. dès le 3 juin 1977. à l'exception toutefois des deux clauses ci-dessus. en retenant que la cause dudit acte résultait de ce que. 13 décembre 1988 Pour déterminer quelle a été la commune intention des parties à un acte. eu égard à l'ambiguïté née du rapprochement de ces écrits avec celui qui a été signé les 4et 6 juin 1977. Faubert. qu'à la suite de la cessation des versements ainsi prévus. pour ce faire. que l'auteur s'est prévalu de cette abstention et a assigné La Pensée Universelle en paiement de dommages-intérêts. Mais attendu que pour déterminer quelle a été la commune intention des parties à un acte il n'est pas interdit aux juges du fond de relever le comportement ultérieur des contractants . qu'une partie du prix a été payée au moyen d'un emprunt contracté auprès du Crédit Lyonnais. dès lors. à mettre en œuvre plusieurs moyens publicitaires énumérés dans ladite lettre parmi lesquels figuraient la recherche des jurys littéraires susceptibles d'être séduits par l'ouvrage. tiré de l'absence de cause de l'acte sous seing privé du 11 septembre 1975. que par acte sous seing privé du même jour. La Rocca s'était constitué caution solidaire de la société Sepeg dont il était le gérant envers M. il n'est pas interdit aux juges du fond de relever le comportement ultérieur des contractants.

en le condamnant au paiement de la somme portée en chiffres.Cour de cassation. la preuve parfaite de l'étendue du cautionnement peut être apportée par des éléments extrinsèques . il s'est porté caution à titre personnel. violé par refus d'application l'article 1326 du Code civil . qu'en retenant que M. alors. Demars. dans le cadre destiné à cet effet.. dénaturé une clause aux termes de laquelle l'indemnisation forfaitaire due en une pareille circonstance ne pouvait être écartée que dans l'hypothèse d'une déclaration de l'importance exceptionnelle des travaux. de la somme de 790 francs. 31 août 1999t) d'avoir. il a porté en lettres la mention : " sept cent quatre-vingt dix francs " . et ayant relevé notamment que la déclaration préalable d'importance se 9 . qui a déduit de ces constatations et appréciations que la caution ne pouvait prétendre que. qu'ainsi. s'étant livrée à une interprétation rendue nécessaire par une rédaction ambiguë et s'étant référée au contrat pris dans son entier. la cour d'appel. que. d'autre part. civ. contracté un prêt de 790 000 francs qu'il n'aurait cautionné que pour 790 francs -toutes circonstances inhérentes à l'acte de cautionnement lui-même-. que. venait de souscrire auprès de la société SOFI-SOVAC un prêt de 790 000 francs. que. pris en ses deux branches : Attendu. la société SOFI-SOVAC a obtenu une injonction de payer à l'encontre de la caution. en vue duquel il était entré en rapport avec cette société pour son obtention. en faisant précéder sa signature de la double mention de la somme en lettres et en chiffres . qu'ainsi. Demars reproche à l'arrêt de l'avoir condamné. d'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses deux branches . en sa qualité de président du conseil d'administration de la société emprunteuse. vaut pour la somme écrite en toutes lettres . et. formalité non respectée en l'espèce . Attendu que M. la cour d'appel a violé les articles 1326. 1347 et 2015 du Code civil . en sa qualité de président du conseil d'administration de la société débitrice. comme il est fait à l'égard des négociants en automobiles. en cas de différence. qu'il convient de rechercher la commune intention des parties plutôt que de s'en tenir au sens littéral des termes et qu'il ne saurait prétendre que. Cass. Mais attendu que. dans le cas d'une contradiction dans la rédaction de la formule manuscrite prévue par l'article 1326 du Code civil.. Chambre commerciale. qu'elle fait grief à l'arrêt attaqué (Orléans. a été condamnée à leur verser 15 000 francs de dommages-intérêts . Demars. selon le pourvoi. en se fondant sur ce que les conventions doivent être exécutées de bonne foi. en sa qualité de caution. accomplie lors de leur remise. par acte sous seing privé. en lettres. s'il a écrit en chiffres " 790 000 francs ". contractuellement responsable de la perte de cinq pellicules photographiques confiées par les époux X. que. écrite de sa main. il aurait. en chiffres. qu'aux termes de l'article 1326 du Code civil. faute de paiement par la société débitrice. selon les énonciations de l'arrêt attaqué (Douai. a légalement justifié sa décision . a apposé sa signature précédée de " lu et approuvé " dans le cadre de l'imprimé réservé à l'emprunteur . au paiement de la somme susvisée. sur le fondement d'un cautionnement dans les limites de la somme de 790 000 francs . en statuant ainsi.. et alors. Mais attendu que. le même jour et par un même acte. de la somme en toutes lettres et en chiffres. que le tribunal de commerce a rejeté l'opposition à cette ordonnance . février 2002 Sur le moyen unique : Attendu que la société Press labo service. 1ère. il aurait contracté un prêt de 790 000 francs et l'aurait cautionné pour 790 francs. 22 Juin 1993 Sur le moyen unique. d'une part. le complément de preuve ne pouvait résulter que d'éléments extérieurs à l'acte lui-même . et qu'il n'ignorait pas qu'il était d'usage que les crédits consentis aux entreprises soient cautionnés pour la totalité par leurs dirigeants. a. la cour d'appel. que M. de la somme de 790 000 francs et. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. la société SOFI-SOVAC a consenti à la société anonyme Caron Dodon un prêt de 790 000 francs à titre d'avances sur un stock de véhicules . qui constatait que la mention manuscrite par lui portée sur l'engagement de cautionnement comportait l'indication. en sa qualité de président-directeur général de la société Caron et Dodon. l'acte par lequel une seule partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent doit comporter la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention. qu'à supposer que l'engagement ait pu être considéré comme un commencement de preuve par écrit. le même jour -et sur le même support matériel-. 7 février 1991).

B. en effet.. Que l'exécution du contrat de transport comporte. par le voyageur qui la reçoit. la caisse régionale d'assurance maladie a décidé de ne pas inscrire les dépenses relatives à la maladie professionnelle au compte de la société Allevard Aciers. Soc. à côté des marchandises.. Attendu que des qualités et des motifs de l'arrêt attaqué. vainement. . qu'il a déclaré à la caisse primaire d'assurance maladie un mésothéliome professionnel. Qu'en statuant ainsi.. lors de son embarquement à Tunis pour Bône. a reconnu le caractère professionnel du décès . attribuant compétence exclusive au tribunal de commerce de Marseille pour connaître des difficultés auxquelles l'exécution du contrat de transport pourrait donner lieu . a été grièvement blessé au pied par la chute d'un tonneau mal arrimé . que la Caisse. à un moment quelconque. Zbidi agissait contre elle non "en vertu de ce contrat et des stipulations dont il lui imputait la responsabilité" . puis a été muté en 1980 à la société Allevard Aciers où il a exercé l'activité de mécanicien jusqu'en 1986. implique. et qu'en réclamant une indemnité à la Compagnie pour la blessure qu'il avait reçue. renfermait. que c'est à tort que l'arrêt attaqué a refusé de donner effet à la clause ci-dessus relatée et déclaré que le tribunal civil de Bône était compétent pour connaître de l'action en indemnité intentée par Zbidi Hamida contre la Compagnie Transatlantique . aux droits de qui venait la société Ascométal. après avoir formulé des réserves dans l'attente de l'enquête à effectuer. l'acceptation du billet sur lequel elle est inscrite. 21 novembre 1911 Sur l'unique moyen du pourvoi : Vu l'article 1134 du Code civil .. le salarié ayant été exposé au risque chez plusieurs employeurs . a été engagé comme mécanicien le 16 juin 1976 par la société Les Forges d'Allevard. pour le transporteur l'obligation de conduire le voyageur sain et sauf à destination. est décédé le 12 octobre 1996 et que la caisse. que l'arrêt attaqué. Zbidi Hamida. par la Compagnie Générale Transatlantique à Zbidi Hamida Ben Mahmoud. le client rapporte la preuve du caractère exceptionnel des travaux confiés . hors les cas de dol ou de fraude. Qu'au cours du voyage. en mars 1907. à qui la Compagnie avait assigné une place dans le sous-pont. Par ces motifs : REJETTE le pourvoi.. constaté par certificat médical du 7 novembre 1994 . acceptation. de la clause elle-même . il a violé l'article ci-dessus visé . dès lors. la cour d'appel a souverainement retenu que la clause invoquée excluait l'indemnisation forfaitaire lorsque. et a fixé le montant des indemnisations. après avoir fait procéder à une enquête légale. notamment l'article 11.. Sur la recevabilité du pourvoi principal de la caisse primaire d'assurance maladie. que Denis X. a dit que le décès était dû à la faute inexcusable de la société Allevard Aciers. puis de magasinier jusqu'en 1996 .. pour être mis à la disposition de la société Wheelabrator Allevard. mais a déclaré inopposable à la société la procédure ayant conduit à la reconnaissance de la maladie professionnelle dont est décédé Denis X. d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli . que Zbidi a été victime de l'accident dont il poursuit la réparation . contestée par la défense : 10 . a reconnu le caractère professionnel de la maladie et en a informé la société Allevard Aciers le 14 novembre 1995 . une clause. 28 février 2002 Attendu que Denis X. Que. ne régissent que le contrat de transport proprement dit et les difficultés pouvant résulter de son exécution. Attendu que. l'arrêt attaqué déclare que les clauses des billets de passage de la Compagnie Transatlantique. Par ces motifs. Attendu. L’interprétation créatrice 1/ L’obligation de sécurité Civ. que le 11 octobre 1996. et que la cour d'Alger constate elle-même que c'est au cours de cette exécution et dans des circonstances s'y rattachant. sous l'article 11..présentait comme une simple recommandation... il résulte que le billet de passage remis. statuant sur la demande des ayants droit de Denis X. CASSE. quand une clause n'est pas illicite..

même dans le cas où les dépenses afférentes à la maladie professionnelle sont inscrites au compte spécial en raison de ce que le salarié a été exposé au risque chez plusieurs employeurs. indiquant qu'à partir de l'année 1978 les plaques de revêtement d'amiante de la cuve du four avaient été retirées et qu'il n'y en avait plus en 1979.. qu'il s'ensuit que ne justifie pas légalement sa solution au regard de ce texte et des articles L. que l'amiante avait été progressivement retiré dès sa prise de fonction et à mesure des progrès techniques. indiquant que l'amiante utilisé pour se protéger de la chaleur était confiné et non volatile. notamment en ce qui concerne les maladies professionnelles contractées par ce salarié du fait des produits fabriqués ou utilisés par l'entreprise . l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat. opération au cours de laquelle les ouvriers étaient protégés par des masques mis à leur disposition.. que les ouvriers intervenaient une fois par mois pour changer ces protections.. Tauttmann. chef d'atelier de l'aciérie de 1974 à 1986. conserve contre l'employeur dont la faute inexcusable a été reconnue le recours prévu par l'article L. du Code de la sécurité sociale . chrome. opération d'une durée de l'ordre de quatre heures qui était effectuée le dimanche à l'arrêt du four.. Mais attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié. ne justifie pas sa solution au regard des articles L. seules étant considérées les fibres de plus de cinq microns de longueur. que le manquement à cette obligation a le 11 . et s'il est techniquement impossible de respecter les dispositions de l'article 3 dudit décret. 2° que ce défaut de base légale est d'autant plus caractérisé que l'arrêt attaqué considère que Denis X. organismes qui ont surtout effectué des recherches sur la teneur de l'atmosphère en silicium.. ainsi que l'attestation du 25 janvier 1999 de M. aurait été exposé au risque de l'amiante au sein de la société Allevard Aciers sans constater que le salarié aurait été exposé de façon habituelle à l'inhalation de poussières d'amiante au sein de cette entreprise . 3° que l'article 4 du décret n° 77-949 du 17 août 1977 dispose qu'en cas de travaux occasionnels et de courte durée où le personnel est exposé à l'inhalation de poussières d'amiante. chef de poste à l'aciérie de 1977 à 1986. 4° que ce défaut de base légale est d'autant plus caractérisé que la cour d'appel a également omis de prendre en considération les nombreux constats de contrôle de l'empoussièrement effectués par la Caisse régionale d'assurance maladie et le Commissariat à l'énergie atomique. Hellio. chef du service de l'entretien de l'aciérie de 1971 à 1986. des équipements de protection individuelle doivent être mis à la disposition du personnel. manganèse et plomb.. et qu'il avait utilisé toute son autorité auprès des ouvriers de l'entretien pour qu'ils portent les équipements de protection individuelle. 452-1 et suivants et L. et notamment les masques respiratoires. 461-1 du Code de la sécurité sociale l'arrêt attaqué qui retient que Denis X. indiquant que l'amiante était présent au four 30 tonnes de l'aciérie sous forme d'enrobage des faisceaux électriques afin de les protéger des projections d'acier en fusion. la concentration moyenne en fibres d'amiante de l'atmosphère inhalée par un salarié durant sa journée de travail ne devait pas dépasser deux fibres par centimètre cube. alors. que le pourvoi de la Caisse est donc recevable . Bataillon.. et notamment les masques respiratoires. mis à leur disposition lors des travaux les mettant en contact avec l'amiante . qu'au début les flexibles du four étaient enveloppés d'amiante tressé qui était renouvelé une fois par mois environ. l'attestation du 3 février 1999 de M. et que l'amiante avait été progressivement retiré et qu'il n'y en avait plus en 1980. selon le moyen : 1° que la maladie de Denis X. qu'à partir de 1980 l'amiante n'était plus utilisé au four 30 tonnes pour protéger les faisceaux.. régulièrement versées aux débats par la société Ascométal. ayant été reconnue par la caisse primaire d'assurance maladie au titre du tableau n° 30. à une faute inexcusable de la société Allevard Aciers au motif que ladite société n'avait pas respecté les prescriptions du décret précité du 17 août 1977. 452-3. tenue de faire l'avance des sommes allouées aux ayants droit en réparation de leur préjudice personnel. mis à leur disposition .. notamment des appareils respiratoires anti-poussières . qui constataient que lors des travaux les mettant exceptionnellement au contact avec de l'amiante.Attendu que. et que l'amiante utilisé pour l'enrubannage des flexibles avait été remplacé par de la fibre de verre en 1979. la Caisse primaire d'assurance maladie. que ne justifie pas légalement sa décision l'arrêt attaqué qui retient que la société Allevard Aciers n'a pas respecté les prescriptions de ce décret sans s'expliquer sur les attestations susvisées. aurait été exposé aux poussières d'amiante lors de ses interventions sur des matériels protégés par l'amiante de 1980 à 1986. pris en ses cinq branches : Attendu que la société Ascométal fait grief à la cour d'appel d'avoir dit que la maladie professionnelle de Denis X. et la caisse régionale d'assurance maladie ayant imputé la charge financière de cette maladie au compte spécial en raison d'une exposition de la victime au risque chez plusieurs employeurs. était due à la faute inexcusable de la société Allevard Aciers. les ouvriers étaient tenus d'utiliser les équipements de protection individuelle. sans prendre en considération l'attestation du 6 février 1998 de M. faute d'avoir constaté que le taux de concentration de poussières d'amiante dans l'atmosphère dans laquelle avait évolué le salarié aurait excédé le seuil réglementairement autorisé . 5° que selon l'article 2 du décret n° 77-949 du 17 août 1977 applicable aux faits de l'espèce.. de trois microns au plus de largeur et dont le rapport longueur/largeur excédait trois . mais qui n'auraient pas manqué de faire état de fibres d'amiante s'ils en avaient repérées . Sur le moyen unique du pourvoi provoqué de la société Ascométal. 452-1 et suivants du Code de la sécurité sociale l'arrêt attaqué qui impute la maladie professionnelle de Denis X. alinéa 3.

en conséquence. blessé dans cet accident. Attendu que pour rejeter la demande de M. remet. Sur le moyen unique. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. d'imprudence et d'inattention. mais en fin de journée alors que le travail était terminé. au sens de l'article L.. que la société avait ou aurait dû avoir conscience du danger lié à l'amiante. et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver . sans exclure l'existence d'un accident du travail. les renvoie devant la cour d'appel de Chambéry. que la cour d'appel. entre les parties. Qu'en statuant ainsi par des motifs impropres à exonérer l'employeur de sa responsabilité et alors que ces faits n'ont pas le caractère d'une faute inexcusable de la victime. aidait un collègue de travail à déplacer un échafaudage métallique pour le ranger sur le côté du bâtiment de l'entreprise comme il le faisait tous les soirs depuis un mois .caractère d'une faute inexcusable. lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver . que seule une faute inexcusable de la victime. 452-1 du Code de la sécurité sociale. 453-1 du Code de la sécurité sociale . que présente un tel caractère la faute volontaire de la victime d'une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience . 24 juin 2005 Attendu. X. Plèn. alors que l'employeur aurait dû avoir conscience du danger lié à la présence de la ligne électrique et qu'il n'avait pas pris les mesures nécessaires pour en préserver le salarié. 452-1 du Code de la sécurité sociale. Qu'en statuant ainsi. pour être fait droit. Attendu que la faute de la victime n'a pas pour effet d'exonérer l'employeur de la responsabilité qu'il encourt en raison de sa faute inexcusable . retient que l'accident n'est pas survenu au cours de l'exécution de travaux dans le voisinage d'une ligne électrique dès lors qu'ils étaient exécutés à 50 mètres environ de celle-ci. 12 . que M. l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat. l'échafaudage.. alors même que d'autres fautes auraient concouru au dommage . ensemble le décret n° 6548 du 8 janvier 1965 . tendant à la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur. qui étaient la cause déterminante de l'accident. qu'il est indifférent que la faute inexcusable commise par l'employeur ait été la cause déterminante de l'accident survenu au salarié mais qu'il suffit qu'elle en soit une cause nécessaire pour que la responsabilité de l'employeur soit engagée. selon l'arrêt attaqué rendu sur renvoi après cassation (Chambre sociale. et que le salarié avait fait preuve de négligence. Et attendu que les énonciations de l'arrêt caractérisent le fait. notamment en ce qui concerne les accidents du travail. 453-1 du Code de la sécurité sociale.133). Et sur le moyen pris en sa quatrième branche : Vu l'article L.. M. notamment au regard des prescriptions du décret du 8 janvier 1965. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche : CASSE ET ANNULE. pourvoi n° U 99-15. mais seulement en ce qu'il a déclaré inopposable à la société Allevard Aciers la décision de la caisse primaire d'assurance maladie de reconnaître le caractère professionnel de la maladie. par la cour d'appel de Grenoble . pris en ses trois premières branches : Vu les articles 1147 du Code civil. compétente et expérimentée. L. 452-1 du Code de la sécurité sociale. X. peut permettre de réduire la majoration de sa rente . qui avait été surélevé le matin même pour permettre de peindre le haut de ce bâtiment. sans que ne soit démontré un manquement de l'employeur . d'autre part. Attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié.. a heurté une ligne électrique . d'une part. a fait preuve de négligence. Attendu que pour rejeter la demande de majoration de la rente. quant à ce. salarié de la société Norgraine... au sens de l'article L. a pu en déduire que la société Allevard Aciers avait commis une faute inexcusable . 15 février 2001. l'arrêt retient que la cause déterminante de l'accident se trouve dans la faute de la victime qui.. la cour d'appel a violé les textes susvisés . la cour d'appel a violé le texte susvisé . que le moyen ne peut être accueilli en aucune de ses branches . (…) PAR CES MOTIFS. qu'au cours de la manoeuvre. a demandé une indemnisation complémentaire sur le fondement de la faute inexcusable de l'employeur .. l'arrêt. ayant nécessairement connaissance et conscience du danger encouru à l'approche d'une ligne électrique par un matériel métallique. qui n'encourt aucun des griefs invoqués. au sens de l'article L. Ass. et que le manquement à cette obligation a le caractère d'une faute inexcusable. que le 4 juillet 1989. d'imprudence et d'inattention . X. lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié. l'arrêt rendu le 3 novembre 1999. qu'elle n'avait pas pris les mesures nécessaires pour en préserver son salarié . 411-1 et L.

la cour d'appel a violé le texte susvisé . Mais attendu que le notaire est tenu. FINANCIERE ET ECONOMIQUE. a invoqué des dysfonctionnements pour refuser de payer le solde du prix et demander à la société CDA l'indemnisation du préjudice qui lui aurait été causé .ce qui avait été négligé en l'espèce . ni de son observation. l'arrêt retient que la société Téléfil santé n'avait pas informé la société CDA que la police de caractère "Roman" n'existait pas sur son imprimante . l'arrêt infirmatif attaqué retient que le notaire ne pouvait pas prévoir. Sur le moyen unique. d'éclairer les parties sur sa portée et ses conséquences et de prendre toutes dispositions utiles pour en assurer l'efficacité eu égard au but poursuivi par les parties. en conséquence. aux termes d'un acte sous seing privé conclu le 17 août 1972. qu'invoquant la clause de cet acte sous seing privé aux termes de laquelle le preneur avait l'obligation d'obtenir l'autorisation écrite préalable du bailleur pour toute cession de ce bail. après avoir réglé deux acomptes. 1ère. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 14 juin 1985. par M. en conséquence. en tant que rédacteur de l'acte. pour être fait droit.1147 et 1615 du code civil . Attendu que. selon l'arrêt attaqué. l'arrêt rendu le 11 mars 2002 entre les parties par la cour d'appel d'Amiens . autrement composée . qu'en l'état des constatations matérielles faites par la cour d'appel quant à la teneur de l'exemplaire de l'acte qui lui avait été présenté par les époux Cabaz.remet. à la simple lecture du bail tronqué qui lui avait été communiqué par les époux Cabaz. la débouter de sa demande d'indemnisation. que la société Conseil développement assistance (CDA) a vendu à la société Téléfil santé un progiciel "assur 2 top" . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. Shin Oua Siron. entre les parties. le notaire. Shin Oua Siron. 2/ L’obligation de renseignement Civ. 31 mai 2007 AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION. à peine de résiliation . pour être fait droit. Dol. qui n'avait fait mention dans l'acte de cession ni de l'existence de la clause. par la cour d'appel de Fort-de-France . Cabaz et celle de la société Rustika. . les renvoie devant la cour d'appel de Douai. Dol a obtenu l'expulsion de M. que soutenant que M. en tant que rédacteur d'un acte. qui ne pouvait avoir aucune certitude sur l'exigence de l'intervention du bailleur nécessaire pour la régularité de la cession. que celle-ci. la faute que commettaient les vendeurs en omettant de solliciter une autorisation écrite du bailleur et ne pouvait éviter les conséquences de cette faute . a rendu l'arrêt suivant : Attendu. Attendu que pour débouter la société Rustika de son action en responsabilité. Attendu que pour condamner la société Téléfil santé à payer à la société CDA la somme de 5 976 euros et. notaire. avait l'obligation d'opérer toutes les investigations nécessaires à cet égard .GP n°151. en conséquence. 26 janvier 1988 Le notaire est tenu. d'éclairer les parties sur sa portée et ses conséquences et de prendre toutes les dispositions utiles pour en assurer l'efficacité eu égard au but poursuivi par les parties . remet. pris en sa troisième branche : Vu les articles 1134. avait manqué à son devoir de conseil. CHAMBRE COMMERCIALE.PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE.M. propriétaire des murs . les époux Cabaz ont vendu à la société Rustika un fonds de commerce . par acte reçu les 17 décembre 1979 et 2 janvier 1980 par M. Arrêt Sur le second moyen. 13 . pris en sa première branche : Vu l'article 1382 du Code civil . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. les renvoie devant la cour d'appel de Basse-Terre Com 11 juillet 2006 . que ce fonds comprenait le droit au bail commercial consenti aux époux Cabaz. occupant de son chef . la société Rustika a assigné cet officier public en paiement de différentes sommes . en toutes ses dispositions. qu'en décidant le contraire.

dans le cadre du contrat de distributeur agréé. approvisionner M. M. l’arrêt retient que la société BP. lors. la cour d'appel a violé les textes susvisés . Huard dans son réseau “ en lui assurant une rentabilité acceptable “ . sans enfreindre la réglementation. Huard. que. par avenant du 14 octobre 1981. qu’en jugeant dès lors que la société BP devait être tenue pour contractuellement responsable du préjudice invoqué par M. Contenu du principe Com. pour une durée de 15 années. en raison de la politique des prix en matière de carburants. 3 novembre 1992 Sur le moyen unique. après avoir pourtant constaté qu’elle était néanmoins tenue. Attendu. la cour d’appel n’a relevé à son encontre aucune violation de ses obligations contractuelles et ne pouvait dès lors juger qu’elle avait commis une faute contractuelle dont elle devait réparer les conséquences dommageables. l'arrêt rendu le 19 mai 2004. PAR CES MOTIFS. Et sur le moyen unique. l'arrêt retient encore que le logiciel vendu avait été mal initialisé pour l'application spécifique de la société Téléfil santé. pour le supercarburant et l’essence. Attendu qu'en statuant ainsi. dans son préambule. le contrat a été prorogé jusqu’au 31décembre 1988 . Huard de diverses aides “ dans les limites d’une rentabilité acceptable “ . la cour d'appel a violé les textes susvisés . pris en ses trois branches : Attendu. lequel n’était pas obligé de renoncer à son statut de distributeur agréé résultant du contrat en cours d’exécution pour devenir mandataire comme elle le lui proposait. n’est pas fondée à soutenir qu’elle ne pouvait.Huard dans son réseau en lui assurant une rentabilité acceptable. que nul ne peut être tenu pour responsable du préjudice subi par son cocontractant lorsque ce préjudice trouve sa source dans une cause étrangère qui ne peut lui être imputée . qu’ayant relevé que le contrat contenait une clause d’approvisionnement exclusif. que M. II. cette dernière ne lui a pas donné les moyens de pratiquer des prix concurrentiels. par la cour d'appel de Limoges . d’une part. 31 mai 1990). que. Attendu que pour statuer comme il l'a fait. en violation de l’article 1134 du Code civil . en dépit de l’engagement de la société BP de l’intégrer dans son réseau. la cour d’appel n’a pas tiré les conséquences légales de ses constatations de fait. en toutes ses dispositions. qu’en jugeant dès lors que la société BP était contractuellement tenue d’intégrer M . alors que le vendeur professionnel d'un matériel informatique est tenu d'une obligation de renseignement et de conseil envers un client dépourvu de toute compétence en la matière. puisqu’il lui appartenait d’établir un accord de 14 . en violation de l’article 1147 du Code civil . Huard. en premier lieu. de lui vendre ceux-ci au prix qu’elle pratiquait effectivement. selon l’arrêt attaqué (Paris. que nul ne peut se voir imputer une faute contractuelle de nature à engager sa responsabilité sans que soit établie l’existence d’une inexécution de ses obligations contenues dans le contrat . les fichiers de la base de données de l'ancien logiciel n'ayant pas été transmis par celle-ci à la société CDA qui n'avait pas pu les reporter sur le nouveau système . entre les parties.1147 et 1604 du code civil . et que “ le prix de vente appliqué par la société BP à ses distributeurs agréés était. supérieur à celui auquel elle vendait ces mêmes produits au consommateur final par l’intermédiaire de ses mandataires “. selon le pourvoi. Huard. Huard. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE ET ANNULE. enfin. qui s’était engagée à maintenir dans son réseau M. et alors. le 2 octobre 1970. d’autre part. Mais attendu. Huard à un prix inférieur au tarif “ pompiste de marque “. la cour d’appel a dénaturé cette clause stipulée au profit de la société pétrolière et non à celui de son distributeur agréé. pris en sa quatrième branche : Vu les articles 1134. en second lieu. Huard avait effectué des travaux d’aménagement dans la station-service. qu’en 1983. alors.Attendu qu'en statuant ainsi. se plaignant de ce que. la Société française des pétroles BP (société BP) a conclu avec M. que M. l’accord de distributeur agréé du 2 octobre 1970 prévoyait que la société BP devrait faire bénéficier M. alors que l'obligation de délivrance du vendeur de produits complexes n'est pleinement exécutée qu'une fois réalisée la mise au point effective de la chose vendue. prenant effet le 25 mars 1971 . préjudice tenant aux difficultés consécutives à l’impossibilité pour ce dernier de faire face à la concurrence. que. qu’en ne retenant à l’encontre de la société BP que le seul grief de n’avoir pas recherché un accord de coopération commerciale avec son distributeur agréé. L’Exécution du contrat de bonne foi A. l’a assignée en paiement de dommages et intérêts . Attendu que la société BP reproche à l’arrêt d’avoir accueilli cette demande à concurrence de 150 000 francs. en violation des articles 1147 et 1148 du Code civil . Huard un contrat de distributeur agréé. les prix de vente des produits pétroliers au détail ont été libérés . que l’arrêt ne dit pas que la société BP était tenue d’intégrer M.

l'arrêt retient que la société Fiat auto. la société BP n’avait pas exécuté le contrat de bonne foi . 10 février 1994). du fait de cette résiliation. d’où il résultait l’absence de tout cas de force majeure. de disposer du territoire convoité. tenu d'une obligation de loyauté dans la mise en oeuvre du processus d'indemnisation après la survenance d'un sinistre. est mal fondé pour le surplus . Arrêt Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que la société Fiat auto France (la société Fiat auto) a résilié le 27 septembre 1995 le contrat à durée indéterminée qui la liait à la société Sofisud. Huard des moyens de pratiquer des prix concurrentiels. a engagé sa responsabilité envers la société Sofisud pour avoir attendu d'avoir négocié et conclu la reprise des 15 . pris en ses deux branches : Attendu que l'arrêt attaqué (Riom. ayant constaté qu'un assureur avait gardé un " silence malicieux " pour échapper au paiement grâce à la prescription. concessionnaire de la marque depuis 1984. pris en sa deuxième branche : Vu l'article 1134 du Code civil . Attendu que pour accueillir la demande.coopération commerciale entrant “ dans le cadre des exceptions d’alignement ou de pénétration protectrice d’un détaillant qui ont toujours été admises “ . la société Agrigel Frigédoc. qui manque en fait dans sa première branche. 26 novembre 1996 1° L'assureur est tenu d'une obligation de loyauté dans la mise en oeuvre du processus d'indemnisation de son assuré après la survenance d'un sinistre . la cour d’appel a pu décider qu’en privant M. que le moyen en ses deux branches est sans fondement . 6 mai 2002 Ne tire pas les conséquences légales de ses propres constatations la cour d'appel qui condamne un concédant pour résiliation abusive du contrat au motif qu'il a attendu d'avoir négocié et conclu la restructuration de son réseau avec un tiers pour procéder à la résiliation. déjà assuré.. a constaté que quelques jours avant l'acquisition de la prescription biennale la compagnie Groupe Azur Assurances mutuelles de France avait été informée par son assuré. tenue d'exécuter loyalement les engagements contractuels qui lui faisaient obligation de ne pas diminuer les chances de reconversion du concessionnaire dont elle entendait se séparer dans les cadre d'une politique personnelle de restructuration. Viole les articles 1134 et 1147 du Code civil l'arrêt qui met à la charge d'un concédant une obligation d'assistance du concessionnaire en vue de sa reconversion. sachant qu'ainsi il portait préjudice au concessionnaire. D’où il suit que le moyen. statuant dans un litige afférent au règlement d'une indemnité d'assurance incendie subordonnée à une reconstruction dans un délai déterminé. Que la juridiction du second degré a pu en déduire que l'assureur. de l'achèvement de ces travaux de reconstruction et qu'elle avait gardé un " silence malicieux " dans le but d'échapper au paiement grâce à la prescription et que les correspondances qu'elle avait eues avec son assuré avaient " endormi sa vigilance " sur les formalités légales qui lui incombaient . PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi Civ. Sur le deuxième moyen. 1ère. avait commis une faute contractuelle dont il devait réparation . qu’en l’état de ces constatations et appréciations. alors qu'elle avait constaté que le concédant avait respecté le préavis contractuel. mis en situation d'infériorité dans la négociation de son fonds de commerce avec le repreneur. que la société Sofisud l'a assignée en paiement de dommages-intérêts en lui reprochant une résiliation abusive . Arrêt Sur le premier moyen. le condamne à payer des dommagesintérêts à son assuré. (…) PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. en respectant le préavis contractuel d'un an . le manquement à cette obligation entraîne la mise en jeu de sa responsabilité contractuelle . propre à permettre au concessionnaire d'organiser sa reconversion. Com. est dès lors légalement justifié l'arrêt qui.

Arrêt Sur le moyen. les renvoie devant la cour d'appel de Paris. sauf en ce qu'il a ordonné un complément d'expertise concernant le chiffrage des primes MOS susceptibles de rester dues. un préjudice né de l'accumulation d'une dette dont la méconnaissance légitime a empêché la répercussion sur les locataires. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. cependant. que dès lors. que. 1ère. pour statuer ainsi. que la cour d'appel avait constaté que l'utilisation par l'Office des deux immeubles en cause à des fins locatives impliquait nécessairement qu'ils étaient desservis en eau . propre à permettre au concessionnaire d'organiser sa reconversion.com. que l'arrêt attaqué. remet. troisième alinéa. après avoir relevé que l'office est débiteur du coût des fournitures. la cour d'appel a également retenu que la société Fiat auto France ne justifiait pas avoir tenté de réparer sa faute en aidant la société Sofisud dans ses pourparlers avortés avec le repreneur. pris en sa première branche : 16 . Attendu qu'en statuant ainsi. dans les limites de la prescription. l'office ne pouvait ignorer être débiteur du coût de la consommation d'eau qu'il était fondé à récupérer sur ses locataires. dans toutes ses dispositions. entre les parties. et que ce préjudice est égal à sa dette avec laquelle il se compense . l'arrêt rendu le 11 février 1999. de disposer du territoire convoité . mise en situation d'infériorité dans la négociation de son fonds de commerce avec un repreneur déjà assuré. doit vérifier que cette fourniture lui est facturée par celui-ci. et tenu d'exécuter de bonne foi le contrat le liant au distributeur d'eau. Attendu. en conséquence. remet en conséquence. devait vérifier si cette fourniture lui était facturée par la CGE . pour être fait droit. pris en sa cinquième branche : Vu les articles 1134 et 1147 du Code civil . sachant qu'ainsi elle portait préjudice à la société Sofisud. seule voie d'indemnisation réellement ouverte dans le délai contractuel de préavis d'un an respecté par elle . qu'en statuant comme elle l'a fait. elle en a poursuivi le paiement . pour l'Office. Attendu que la Compagnie générale des eaux (la CGE) fournit l'eau à divers immeubles propriétés de l'Office public d'habitations à loyer modéré du Val-d'Oise .succursales de Boulogne-sur-Seine et Issy-les-Moulineaux et l'extension de leur territoire exclusif avec un tiers pour procéder à la résiliation du contrat de concession. tenu d'exécuter de bonne foi le contrat le liant au distributeur d'eau. a retenu que la CGE a commis une faute dans l'exécution de ses obligations contractuelles pour ne pas avoir facturé ses fournitures avec la ponctualité nécessaire à la correcte gestion des immeubles. elle n'a pas facturé les fournitures concernant deux de ces immeubles . du fait de cette résiliation. les renvoie devant la cour d'appel de Versailles. par la cour d'appel de Paris . dès l'origine. Attendu que. pris en ses diverses branches : Vu l'article 1134. laquelle a entraîné. du Code civil . que l'office a demandé reconventionnellement qu'il lui soit accordé des dommages-intérêts équivalents à la condamnation qui serait mise à sa charge . 23 janvier 1996 Le propriétaire bailleur d'immeubles d'habitation ne peut ignorer être débiteur du coût de la consommation d'eau qu'il est fondé à récupérer sur ses locataires et. alors que le concédant n'est pas tenu d'une obligation d'assistance du concessionnaire en vue de sa reconversion. Par ces motifs. comme l'invoquait la CGE. la cour d'appel a violé l'article susvisé . Et sur le même moyen. alors qu'elle avait constaté que la société Fiat auto avait respecté le préavis contractuel. la cour d'appel a violé les textes susvisés . que.Sur le moyen unique. la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations . entre les parties. la cour d'appel a retenu que rien ne faisait obligation à l'Office de détecter l'absence de facturation . Civ. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. Attendu que pour statuer comme elle l'a fait. Cass. l'arrêt rendu le 30 septembre 1993. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. pour être fait droit. par la cour d'appel de Versailles . quant à ce. 10 juillet 2007 LA COUR : . et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE et ANNULE. Attendu qu'en statuant ainsi.

si ladite clause visait un tel défaut de paiement. que la clause résolutoire insérée dans un bail doit s'interpréter strictement et seules peuvent être sanctionnées par le jeu de cette clause les infractions expressément visées par le bail . qu'il était encore stipulé que chacun des cédants garantissait le cessionnaire..Attendu.Vu l'article 1134. de mise en oeuvre des pratiques irrégulières à l'origine du redressement fiscal invoqué au titre de la garantie de passif ... du code civil . A. notamment contre toute augmentation du passif résultant d'événements à caractère fiscal dont le fait générateur serait antérieur à la cession .. par fausse application. .. Cass. dirigeant et principal actionnaire de la société Les Maréchaux. la cour d'appel en a déduit exactement que le commandement de payer notifié le 17 janvier 2005 au visa de la clause résolutoire du bail visait valablement un rappel de loyers résultant de l'application de la clause d'échelle mobile .. il aurait dû se montrer particulièrement attentif à la mise en place d'un contrôle des comptes présentant toutes les garanties de fiabilité. civ. par refus d'application. que la société ayant fait l'objet d'un redressement fiscal au titre de l'exercice 2000 et MM. alors.. les... la clause résolutoire stipulée dans le bail de la société Stock Plus sans rechercher. et Z... actionnaires de la société Les Maréchaux. selon les arrêts attaqués (Fort-de-France. selon le moyen. Y.... en déclarant acquise. l'arrêt retient que celui-ci ne peut. pour défaut de paiement des arriérés dus en vertu de la clause d'indexation. 17 . puis l'a assignée aux fins de voir constater la résiliation du bail . se prétendre créancier à l'égard des cédants dès lors que. déjà titulaire d'un certain nombre de titres et qui exerçait les fonctions de président du conseil d'administration de cette société . alinéa 1er et 3. X. ayant demandé que M. remet. 27 mars 2009 et 29 mai 2009). en conséquence.. pour être fait droit. casse et annule. ce dernier a reconventionnellement demandé que les cédants soient condamnés à lui payer une certaine somme au titre de la garantie de passif . que par acte du 18 décembre 2000. Y. X. ainsi qu'elle y était invitée. 10 novembre 2010 Attendu.. l'arrêt rendu le 14 mars 2006. alors que si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle. le premier de ces textes . MM.. par la Cour d'appel de Paris ..Attendu que pour rejeter la demande de M.. entre les parties. 3e. ont cédé leur participation à M... un commandement de payer des rappels de loyers résultant de l'indexation.. A. D'où il suit que le moyen est mal fondé . et Z. Sur le moyen unique. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. pris en sa première branche : Attendu que la société Stock Plus fait grief à l'arrêt de constater la résiliation du bail par acquisition de la clause résolutoire.. au visa de la clause résolutoire. . elle a notifié à la locataire.. autrement composée [.Attendu qu'en statuant ainsi. renvoie devant la Cour d'appel de Paris.]. la bailleresse a informé la locataire du nouveau loyer résultant de la variation de l'indice et exigible à compter du 1er février 2004 . Mais attendu qu'ayant relevé que le bail comportait une clause d'échelle mobile stipulant la révision triennale et automatique du loyer par référence à l'indice national du coût de la construction.. le second des textes susvisés et. au prorata de la participation cédée. soit condamné à leur payer le complément de prix. dans toutes ses dispositions. sans manquer à la bonne foi. qu'il était stipulé qu'un complément de prix serait dû sous certaines conditions qui se sont réalisées . la cour d'appel a entaché sa décision d'un manque de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . que le 17 janvier 2005. elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement convenus entre les parties. que la société Stock Plus a acquis un fonds de commerce exploité dans des locaux appartenant à la SCI Micnat selon bail applicable à compter du 1er février 2000 et comportant une clause de révision triennale du loyer par indexation sur l'indice du coût de la construction . la cour d'appel a violé. que le 16 novembre 2005.. A. que dès lors. . qui exploite notamment une discothèque. qui se sont réalisés. qu'il ne pouvait ignorer que des irrégularités comptables sont pratiquées de façon courante dans les établissements exploitant une discothèque et qu'il a ainsi délibérément exposé la société aux risques.. Par ces motifs et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs. selon l'arrêt attaqué.

la société Stock Plus n'a pas déféré aux causes du commandement . et n'a violé ni l'article 1134. l'arrêt retient qu'à la suite du commandement délivré le 17 janvier 2006 et visant la clause résolutoire. sur le premier moyen du pourvoi : Vu l'article 1134 du Code civil. absolue. il n'appartient aux tribunaux. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision . de remédier à des abus de jouissance commis par ceux-ci. de prendre en considération le temps et les circonstances pour modifier les conventions des parties et substituer des clauses nouvelles à celles qui ont été librement acceptées par les contractants . d'autre part. dans l'espèce. en conséquence. le montant des frais qui incombent à cette partie pour l'exécution de ses obligations personnelles. et non une portion des frais dont est tenu son adversaire. la cour d'Aix n'a commis aucun excès de pouvoir.. d'une part. si la clause résolutoire n'avait pas été mise en œuvre de mauvaise foi. pris en sa seconde branche : Vu l'article 1134 du code civil . par la cour d'appel de Fort-de-France . rectifié le 29 mai 2009. autrement composée . entre les parties. de mesurer la quantité d'eau que les hoirs de Galliffet doivent livrer aux arrosants. Qu'en statuant ainsi. dans toutes ses dispositions. un obstacle à l'application dudit article. dans aucun cas. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. comme le lui demandait la société Stock Plus qui soutenait que la bailleresse avait entendu faire cesser une exploitation concurrente d'un commerce que cette dernière possédait par ailleurs. sans rechercher. D'où il suit qu'en faisant masse de toutes les dépenses nécessaires pour rétablir respectivement les parties dans leurs droits et en les condamnant à payer ces dépenses par égale portion. puis à 60 centimes à 18 . 6 mars 1876 Sur le deuxième moyen : Attendu qu'il résulte des déclarations de l'arrêt attaqué que les travaux qu'il prescrit doivent être exécutés dans l'intérêt des parties. ni l'article 1135 du Code civil . Attendu que la disposition de cet article n'étant que la reproduction des anciens principes constamment suivis en matière d'obligations conventionnelles. pour être fait droit. B. la circonstance que les contrats dont l'exécution donne lieu au litige sont antérieurs à la promulgation du Code civil ne saurait être. Mais. et régit les contrats dont l'exécution s'étend à des époques successives de même qu'à ceux de toute autre nature.Mais sur le moyen unique. remet. Attendu que pour déclarer acquise la clause résolutoire et constater la résiliation du bail. et. dans l'appréciation souveraine de la cour d'appel. afin. Qu'en décidant le contraire et en élevant à 30 centimes de 1834 à 1874. les renvoie devant la cour d'appel de Fort-de-France. Que la moitié de la dépense totale mise à la charge de chacune des parties représente donc. Adaptation et révision du contrat Civ. quelque équitable que puisse leur paraître leur décision. l'arrêt rendu le 27 mars 2009. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et.Rejette ce moyen . Attendu que la règle qu'il consacre est générale. Que.

Civ. avec l'accord de la commune . l'AFJT et la commune ont obtenu la condamnation de la LRP à poursuivre son exploitation . néanmoins. 14 octobre 1987 Le renouvellement d'un bail commercial s'opérant. s'agissant d'un contrat de droit privé. Attendu que pour renvoyer l'affaire devant le tribunal de grande instance. en raison des contraintes 19 . respectivement. par la cour d'appel de Versailles . que le tribunal s'est déclaré incompétent et a renvoyé les parties devant le juge des loyers commerciaux . les renvoie devant la cour d'appel de Rouen. Arrêt Sur le moyen relevé d'office (après avis donné aux avocats) : Vu l'article 1134 du Code civil. la redevance d'arrosage. propriétaires de locaux à usage commercial donnés en location aux époux Barella.partir de 1874. parallèlement.37 francs et 911 729. 3ème. qu'aux termes de cet accord. qu'après saisine du Tribunal des conflits qui. cessé son activité le 31 juillet 1989 . la LRP a résilié unilatéralement cette convention.17 francs au titre des travaux de remise en état des installations. aucune juridiction n'a le pouvoir de modifier ces clauses accessoires. 5 juin 2001) a jugé que la LRP avait rompu unilatéralement le contrat et l'a condamnée à payer à l'AFJT les sommes de 273 655. que. obtenant de ses cocontractantes d'importants travaux d'investissement. fixée à 3 sols par les conventions de 1560 et 1567. Qu'en statuant ainsi. remet. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 5 juillet 1985. que les parties sont tenues d'exécuter loyalement la convention en veillant à ce que son économie générale ne soit pas manifestement déséquilibrée . Attendu que le renouvellement du bail commercial s'opère aux clauses et conditions du bail venu à expiration sauf le pouvoir reconnu au juge en matière de fixation du prix . Attendu selon l'arrêt attaqué (Versailles. au titre. que la LRP. s'engageait à payer un loyer annuel à l'AFJT et une redevance à la commune . qu'en se déterminant comme elle l'a fait. entre les parties. que. l'arrêt attaqué a formellement violé l'article 1134 ci-dessus visé . Par ces motifs. ont demandé au tribunal de grande instance de fixer le loyer du bail renouvelé et juger que la désignation des lieux devait être complétée pour préciser que la cave était aménagée en réserve servant d'entrepôt de marchandises. par ordonnance de référé du 25 avril 1989. 16 mars 2004 Attendu que la commune de Cluses a concédé. confirmée en qualité de concessionnaire a sous-concédé l'exploitation à la LRP. qu'invoquant un bouleversement de l'équilibre économique du contrat. de dommages-intérêts pour les dégradations causées aux installations . ensemble les articles 4 et 29 du décret du 30 septembre 1953 . alors qu'aucune juridiction n'a le pouvoir de modifier les clauses mêmes accessoires du bail commercial à renouveler.50 francs au titre de la redevance restant due .92 francs. que les époux Marcillat. CASSE Civ. Sur le premier moyen : Attendu que la LRP fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué alors. en conséquence. 5 juillet 1985) statuant sur contredit de compétence. qu'une convention tripartite a été signée le 15 octobre 1984 entre la commune. à défaut. que. hormis la fixation du prix par le juge. sans rechercher si. que cette société a. par décision du 17 février 1997. 1ère. l'AFJT et la commune ont saisi le tribunal de grande instance de Bonneville aux fins d'obtention. par lettre du 31 mars 1989. en 1974. sous prétexte que cette redevance n'était plus en rapport avec les frais d'entretien du canal de Craponne. des loyers et redevances dus au 31 juillet 1989 et de l'indemnité de résiliation. du fait de la résiliation unilatérale du contrat. en dommagesintérêts . pour être fait droit. aux clauses et conditions du bail venu à expiration. la cour d'appel a violé les textes susvisés . l'AFJT et la société Les Repas Parisiens (LRP) pour une durée de dix ans . à l'Association Foyer des jeunes travailleurs (AFJT) l'exploitation d'un restaurant à caractère social et d'entreprises . a déclaré compétente la juridiction judiciaire. l'arrêt attaqué retient que la demande relative à la destination des lieux présentant un caractère essentiel échappe à la compétence du juge des loyers commerciaux . au motif qu'elle se trouvait dans l'impossibilité économique de poursuivre l'exploitation . elle a saisi le tribunal administratif de Grenoble d'une demande en résiliation de cette convention et. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. et à la commune de Cluses la somme de 116 470. et celle de 73 216. l'AFJT. l'arrêt attaqué (Chambéry. selon le moyen.

Sur le second moyen (non commenté). les personnes morales concédantes n'avaient pas le devoir de mettre la société prestataire de service en mesure d'exécuter son contrat dans des conditions qui ne soient pas manifestement excessives pour elle et d'accepter de reconsidérer les conditions de la convention dès lors que. techniques ou de réglementation et ce dans le but de préserver leurs intérêts réciproques " . 27 janvier 2004). D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . constituait pour elle une opération ruineuse et pourrait la conduire à engager sa responsabilité pour revente à perte . alors selon le moyen : 1 / que les articles 3 et 15 du contrat du 15 mars 1999 obligeaient les parties à se rencontrer " sur l'initiative de l'une des parties. en cas d'événement majeur affectant leurs obligations respectives au terme du présent accord d'une façon telle que l'équilibre économique et financier qui prévalait lors de sa signature s'en trouve gravement modifié à son détriment " et à " examiner ensemble les moyens d'adapter le contrat aux évolutions constatées dans les facteurs économiques. la société Mayennecogen soulignait que la hausse vertigineuse et constante du prix du gaz naturel intervenue depuis la signature du contrat du 15 mars 1999 (+ 87 % entre avril 1999 et janvier 2001) avait bouleversé l'équilibre dudit contrat et que son exécution. tant dans les conditions tarifaires initiales que dans celles prévues par l'avenant n° 1 du 14 avril 2000. la société Laitière de Mayenne a dénoncé l'inexécution par les sociétés Soffimat et Mayennecogen de leurs obligations contractuelles et les a assignées en résolution des contrats à leurs torts et en indemnisation de son préjudice . qu'il résulte de l'arrêt que la société Mayennecogen avait formulé plusieurs propositions de révision du contrat auprès de la société Laitière de Mayenne. qu'elle a créé à cette fin la société Mayennecogen. d'installer une centrale électrique de cogénération à Mayenne en s'engageant à la fournir en énergie thermique pour les besoins de son site industriel . qui a passé avec la société Laitière de Mayenne le 15 mars 1999. dans son économie générale. Sur le premier moyen : Attendu que les sociétés Mayennecogen et Soffimat reprochent à l'arrêt d'avoir prononcé la résolution du contrat à leurs torts et de les avoir condamnées in solidum à payer à la société Laiterie de Mayenne une somme de 35 000 euros à titre de dommages-intérêts. Mais attendu que la cour d'appel a relevé que la LRP mettait en cause le déséquilibre financier existant dès la conclusion du contrat et non le refus injustifié de la commune et de l'AFJT de prendre en compte une modification imprévue des circonstances économiques et ainsi de renégocier les modalités du sous-traité au mépris de leur obligation de loyauté et d'exécution de bonne foi . elle n'avait pas su apprécier . selon l'arrêt déféré (Angers. devenue Laitière de Mayenne. Com. est convenue le 9 décembre 1997 avec la société Besnier Mayenne. 3 octobre 2006 Attendu. légalement justifié sa décision . 20 . (…) . qu'elle a. qu'en l'espèce. elles mettent cependant à leur charge. par sa négligence ou son imprudence. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles 1134 et 1147 du Code civil . modifié par un avenant du 14 avril 2000 . que si ces clauses n'obligent certes pas chaque partie à accepter n'importe quelle modification proposée par l'autre partie. outre celle de 1 000 euros et 2 500 euros pour frais irrépétibles. que le démarrage de la centrale n'ayant jamais eu lieu. et notamment dans la fixation du prix des repas. un contrat de vente de chaleur. ainsi. qu'elle a ajouté que la LRP ne pouvait fonder son retrait brutal et unilatéral sur le déséquilibre structurel du contrat que. en cas de bouleversement de l'équilibre économique du contrat en raison d'un événement extérieur aux parties. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.économiques particulières résultant du rôle joué par la collectivité publique dans la détermination des conditions d'exploitation de la concession. une obligation de renégocier loyalement . que la Société française de fournitures pour installation et maintenances techniques (société Soffimat).. un déséquilibre manifeste était apparu.

Mais attendu qu'après avoir relevé que pour justifier l'inexécution des obligations mises à sa charge par la convention qu'elle a signée le 15 mars 1999. par une appréciation souveraine de la portée des stipulations liant les parties. la société Mayennecogen invoque l'augmentation importante des tarifs de gaz naturel. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . ne saurait caractériser une faute de sa part. 3 / que les articles 3 et 15 du contrat du 15 mars 1999. l'arrêt retient. quel que soit le déséquilibre économique allégué par la société 21 . alors qu'un avenant sur le prix venait d'être signé par les parties. qu'en se fondant sur l'existence dudit avenant pour dire non fautifs les refus de postérieurs de la société Laitière de Mayenne de modifier le prix de la vapeur. en contrepartie de la réduction de la durée du fonctionnement. qu'en se bornant. d'avoir refusé d'accepter la révision substantielle du prix du contrat avant même sa mise à exécution. n'oblige en aucune façon le cocontractant à accepter les modifications de contrat proposées par l'autre partie en cas de survenance d'un tel événement et que de même l'article 15 du contrat intitulé "adaptation et transfert du contrat" selon lequel les parties ont convenu d'examiner ensemble les moyens d'adapter le contrat aux évolutions dans les facteurs économiques. n'exigent pas que cet événement ait été imprévisible mais seulement qu'il n'ait pas été effectivement prévu . et n'avaient donc pas prévu l'augmentation du prix du gaz . ayant entraîné une modification substantielle de l'économie globale du projet envisagé. prétexte pris de ce que " l'évolution des cours du gaz naturel est un événement tout à fait prévisible. la cour d'appel a violé l'article 1134 du code civil . pour juger que la responsabilité de l'échec de la procédure de rencontre et d'adaptation ne pouvait être imputée à la société Laitière de Mayenne. pour cette société " d'avoir refusé d'accepter la révision substantielle du prix du contrat avant même sa mise à exécution. sans rechercher si elle n'avait pas manqué à son obligation de tout mettre en oeuvre pour parvenir à un accord préservant aussi les intérêts de la société Mayennecogen et notamment si ses multiples refus étaient légitimes. pour la société Laitière de Mayenne. qu'il en déduit que la responsabilité de l'échec de la procédure de rencontre et d'adaptation ne peut être imputée à la société Laitière de Mayenne en l'absence de comportement abusif de sa part et que le seul fait. sans relever que cet avenant avait permis de rétablir l'équilibre économique des prestations. qui mettent à la charge des parties. une obligation particulière de renégocier loyalement. ne saurait caractériser une faute de sa part ". obligeant les parties à se rencontrer dans tous les cas une fois l'an "en cas d'événement majeur affectant leurs obligations respectives au terme du présent accord d'une façon telle que l'équilibre économique et financier qui prévalait lors de la signature s'en trouve gravement modifié à son détriment". en cas de bouleversement de l'équilibre économique du contrat en raison d'un événement extérieur aux parties. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . tandis qu'un avenant sur le prix venait d'être signé par les parties. que les parties au contrat du 15 mars 1999 avaient choisi d'indexer le prix de vente de la vapeur sur l'indice du fuel et non sur le prix du gaz. qui aurait normalement dû être pris en compte ". que l'article 3 intitulé "clause de rencontre". une baisse corrélative du prix de la vapeur . techniques ou de réglementation afin de préserver leurs intérêts réciproques" n'oblige nullement les parties à réviser le contrat mais en autorise seulement la possibilité . 2 / que la société Mayennecogen expliquait que l'avenant du 14 avril 2000 n'avait pas permis de rétablir l'équilibre économique en vigueur lors de la conclusion du contrat du 15 mars 1999 car la société Laitière de Mayenne avait exigé. qu'en refusant à la société Mayennecogen le droit de se prévaloir de cette augmentation. à affirmer que les clauses de rencontre et d'adaptation ne l'obligeaient pas à accepter les modifications du contrat proposées par l'autre partie et que le fait.laquelle les avait toutes refusées sans pour autant faire de contre-proposition .

qu'ainsi la cour d'appel a légalement justifié sa décision . 8 septembre 2004).. que le 15 décembre 1999. ensemble l'article L. la société La Belle Epoque a été mise en liquidation judiciaire . civ. alinéas 1 et 3. par acte du 4 août 1999. que. Cass. la société civile immobilière Pompei (la SCI) a donné à bail pour une durée de neuf ans à la société La Belle Epoque des locaux à usage commercial de restaurant. selon l'arrêt attaqué (Montpellier. a été autorisé par le juge commissaire à céder le fonds de commerce de la société La Belle Epoque à la société HDC . X. seules activités admises dans les locaux loués.. Qu'en statuant ainsi. que la SCI. (…) PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi . ni la moralité. que soit prononcée la résiliation du bail et que soit ordonnée l'expulsion de la société La Belle Epoque ainsi que celle de tous occupants de son chef . Attendu que pour rejeter les demandes de la SCI. dont la mauvaise foi est ainsi caractérisée. l'arrêt retient que l'article 8 du contrat n'autorisait la cession du bail qu'à l'acquéreur du fonds de commerce. 9 décembre 2009 Sur la recevabilité du moyen. mais que cette situation était connue de la SCI dont le gérant était également le gérant de fait de la société La Belle Epoque. du code civil. que par la suite la société La Belle Epoque n'a pas été à même de créer le fonds de restaurant. que nonobstant l'opposition de la SCI. est irrecevable à opposer à la société La Belle Epoque l'absence de fonds de commerce dans les locaux loués et le fait que les locaux ont été aménagés en cuisine et que dès lors que ni la régularité de la cession contrôlée par le juge commissaire. et la société HDC aux fins de voir déclarer inopposable à son endroit la cession intervenue. 3e.I du code du commerce . le refus d'agrément de la SCI à la cession est injustifié ...Mayennecogen qui doit supporter les conséquences de son imprévision dans le choix d'un indice fondant la clause d'indexation . 145.. elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement 22 . et que les locaux étant restés fermés jusqu'au prononcé de la liquidation judiciaire l'objet social de cette société s'est avéré impossible à réaliser. Attendu. qu'à la date du bail un tel fonds n'existait pas. soit deux mois après la signature du bail. que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . que la SCI a fait assigner M. alors que si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle. le local étant alors la boutique d'un antiquaire. désigné en qualité de mandataire liquidateur. la solvabilité et la compétence de la société HDC n'étaient en cause. son gérant de fait et son gérant de droit ayant été incarcérés le 14 octobre 1999. M.. bar et brasserie . que cette clause ne vaut et ne peut être respectée que s'il existe ou s'il a pu exister un véritable fonds de commerce de restaurant. contestée par la défense : (…) Sur le moyen unique : Vu l'article 1134. lequel n'avait acquis les locaux objet du bail que pour y installer des cuisines destinées à desservir un local commercial voisin dans lequel la locataire exploitait un restaurant qui en était dépourvu. bar ou brasserie. ès qualités. X.

TENDANT A L'EXPULSION DE M. EN CONSEQUENCE. 5 février 1985 Il résulte de l'article 1134. après divorce de deux époux séparés de biens. dans toutes ses dispositions. la demande de la femme tendant à l'expulsion de son ancien conjoint d'un appartement dépendant de la société d'acquêts ayant existé entre eux. 1ère. MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 1134. la cour d'appel qui a constaté qu'aucun fonds de commerce n'avait été créé ou exploité dans les locaux. Arrêt SUR LE PREMIER MOYEN. A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL . remet. c'est à la condition que ce droit ne soit pas abusif. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. a violé les textes susvisés . L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 29 JUIN 1983 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS . LE MOYEN N'EST FONDE . pris à bail par la société La Belle Epoque et qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. QU'EN STATUANT AINSI. DE L'APPARTEMENT LITIGIEUX. offerte aux deux parties. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. SAUF ABUS SANCTIONNE PAR L'ALINEA 3 DU MEME TEXTE. Com. Justifie légalement sa décision 23 . ATTENDU QUE POUR REJETER LA DEMANDE DE MME F. L'ARRET ATTAQUE S'EST BORNE A RETENIR. QUANT A CE. ELLE NE POUVAIT Y METTRE FIN . en l'absence de toute convention contraire. Résiliation d’un CDI Civ. DANS LES CONTRATS A EXECUTION SUCCESSIVE DANS LESQUELS AUCUN TERME N'A ETE PREVU. l'arrêt rendu le 8 septembre 2004. ALINEA 2. LA RESILIATION UNILATERALE EST. DU CODE CIVIL . LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE . entre les parties. Viole cette disposition l'arrêt qui. MME HETTIER AVAIT PRIS ENVERS SON MARI UN ENGAGEMENT A DUREE INDETERMINEE DE LUI CONSENTIR UN DROIT D'OCCUPATION DE CET APPARTEMENT AUSSI LONGTEMPS QU'IL LE VOUDRAIT . LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS.. DE R. sauf abus sanctionné par l'alinéa 3 du même texte. la résiliation unilatérale est. 8 avril 1986 Si. LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET. QU'ETANT LIEE PAR CET ENGAGEMENT. Résiliation du contrat A. PRIS EN SES QUATRE BRANCHES : (…) QU'AINSI. DE G. les renvoie devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence . OFFERT AUX DEUX PARTIES . PAR UN MOTIF DU JUGEMENT QU'IL A FAIT SIEN. ATTENDU QU'IL RESULTE DE CETTE DISPOSITION QUE. MAIS SEULEMENT EN CE QU'IL A REJETE LA DEMANDE D'EXPULSION.convenus entre les parties ni à s'affranchir des dispositions impératives du statut des baux commerciaux. en conséquence. REMET. se borne à retenir l'engagement à durée indéterminée par lequel la femme avait consenti à son mari un droit d'occupation de cet appartement "aussi longtemps qu'il le voudrait". MAIS DONT IL ETAIT DANS INTERET DE CONNAITRE LA DATE. pour rejeter. III. REJETTE LE PREMIER MOYEN . alinéa 2 du code civil que dans les contrats à exécution successive ne prévoyant aucun terme. par la cour d'appel de Montpellier . une société est en droit de mettre fin au contrat de concession conclu sans limitation de durée. pour être fait droit. QUE PAR UN ECRIT NON DATE. EN AUCUNE DE SES BRANCHES. POUR ETRE FAIT DROIT.

la Cour ne pouvait. sans intervertir le fardeau de la preuve. le mandat d'intérêt commun est révocable par l'un ou l'autre des cocontractants pour motif légitime. faute par la Société Tim de rapporter " la preuve que cette régression est particulière au secteur confié à la Société Van Beurden et est la conséquence d'une faute de celle-ci dans l'exécution de son mandat. revêtir un caractère abusif en raison des circonstances qui accompagnent la rupture Arrêt Attendu. du seul fait qu'elle n'avait pas établi une faute de la Société Van Beurden. la Société Tim était en droit de mettre fin au contrat de concession conclu sans limitation de durée c'est à la condition que l'exercice de ce droit ne soit pas abusif . la Cour d'appel a légalement justifié sa décision . Mais attendu que si. Sur le premier moyen. en l'absence de toute convention contraire. Com. fait dûment constaté par l'arrêt. sans avoir à justifier de motifs . même en l'absence de faute de son cocontractrant. la Société Tim avait soutenu que le motif légitime de résiliation du contrat la liant à la Société Van Beurden résidait dans la baisse du chiffre d'affaires réalisé par cette dernière sur ses produits. que. alors que. moyennant une commission. d'autre part. et. la Société Marc Van Beurden (Sté Van Beurden) de la représenter pendant une durée indétermminée aux Pays-Bas pour recevoir les ordres d'achat de tricots de sa marque sans qu'il soit stipulé de dispositions relatives à la résiliation du contrat . le 2 janvier 1986. Arrêt Sur le moyen unique pris en ses trois branches : Attendu. avec effet au 7 janvier 1989. selon l'arrêt attaqué (Paris 9 mars 1984) que le 7 février 1969 la Société Timwear Tricotage Industriel Moderne (Sté Tim) a chargé. même si le préavis est respecté. que. ceux-ci étant inopérants. selon le pourvoi. si 24 . 5 novembre 1990). ou mauvaise foi du concédant. et que la Cour d'appel ne pouvait déduire la preuve de l'absence de motif légitime de la Société Tim qui avait mis fin au contrat. sans ometttre de tirer de ses propres constatations les conséquences nécessaires qu'elles comportaient. que par ce seul motif et abstraction faite des motifs justement critiqués par le pourvoi qui sont surabondants. 5 octobre 1993 La résiliation d'un contrat à durée indéterminée peut. du chiffre d'affaires réalisé par la Société Van Beurden avec les produits de la Société Tim. selon le pourvoi. alors. il ne saurait y avoir abus du concédant dans l'exercice de son droit de résiliation. que la Cour d'appel constatait expressément que depuis 1976 le chiffre d'affaires réalisé avait " diminué chaque année " et que la Cour d'appel ne pouvait. déclarer ce fait non constitutif de motif légitime de résiliation du contrat. d'une part. a fait connaître à la société Roussel qu'elle s'estimait libérée de son obligation d'exclusivité . PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. la société Roussel automobiles (société Roussel) a conclu un contrat de concession exclusive à durée indéterminée avec la Régie nationale des usines Renault (la Régie) . que cette dernière a résilié le contrat le 6 janvier 1988. le 29 juin 1988. que. pour défaut de motif légitime et alors qu'enfin en l'état d'une régression chaque année depuis 1976. Attendu que la Société TIM qui avait notifié le 6 juin 198O à la Société Van Beurden qu'elle mettait fin au contrat fait grief à la Cour d'appel de l'avoir condamnée à payer à la Société Van Beurden des dommages-intérêts pour rupture brutale et unilatérale du contrat que les parties convenaient de qualifier de mandat d'intérêt commun alors. que la société Roussel a assigné la Régie en paiement de dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat . pris en sa première branche : Attendu que la Régie reproche à l'arrêt d'avoir décidé qu'elle avait rompu abusivement et de mauvaise foi le contrat la liant à la société Roussel. que la Cour d'appel a retenu que la Société Tim avait mis fin brutalement au contrat l'unissant à la Société Van Beurden Mode Agenturen en l'avisant quelques jours avant la présentation de la collection d'été 1981 que cette collection ne lui serait pas confiée . déclarer fautive la résiliation du contrat de mandat d'intérêt commun par la Société Tim.la Cour d'appel qui retient pour condamner cette société à payer des dommages-intérêts pour rupture brutale et unilatérale de contrat que celle-ci avait mis fin brutalement au contrat l'unissant à une autre société en l'avisant quelques jours avant la présentation d'une collection de vêtements d'été que cette collection ne lui serait pas confiée. que le concédant est en droit de résilier le contrat de concession à durée indéterminée. selon l'arrêt déféré (Paris. motif en lui-même légitime de la résiliation des conventions . alors que c'était à la Société Van Beurden à justifier par une cause qui ne lui était pas imputable la diminution du chiffre d'affaires.. d'une part.

la cour d'appel a pu décider que la Régie avait rompu le contrat de façon abusive et de mauvaise foi et désigner un expert en vue de chiffrer le préjudice subi par la société Roussel " en raison des fautes commises par la Régie " . ou faite de mauvaise foi. Et sur le troisième moyen. sans commettre une faute contractuelle. que l'abus dans l'exercice du droit de résiliation ne peut résulter que des circonstances de la rupture révélant que celle-ci s'est faite brusquement . comme elle y était invitée. mais encore qu'elle a violé l'obligation d'exclusivité. toute partie à un contrat à durée indéterminée peut. des " atteintes systématiques " à leur contrat. sauf à engager sa responsabilité en cas d'abus. décider la fermeture des comptes ouverts dans ses livres par la société Riviera sans avoir l'obligation de motiver sa décision. que le moyen n'est pas fondé . sans avoir à motiver sa décision. le 27 juin 2006. que contestant cette décision unilatérale. selon le moyen. que l'arrêt retient que. selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence. la cour d'appel qui n'a pas recherché. privé de base légale sa décision au regard des articles 1134 et 1147 du code civil . mettre fin unilatéralement à celui-ci. que la convention d'ouverture de compte formée entre un établissement bancaire et son client ne peut être rompue unilatéralement par la banque qu'à la condition de motiver sa décision par des considérations propres à sa structure interne ou à son fonctionnement ou afférentes au mode de fonctionnement du compte . d'avoir avancé des motifs qui s'avéreraient simplement inexacts " l'arrêt retient que la Régie. qu'elle a commis des actes de dénigrement et de discrimination . si le refus de motivation de la rupture par la banque n'était pas l'exercice d'un pouvoir discrétionnaire en lui-même constitutif d'un abus dans le cadre de la relation spécifique entre une banque et son client. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. conformément aux dispositions contractuelles. la cour d'appel ne pouvait pas en déduire que la résiliation était abusive. 26 janvier 2010 Sur le moyen unique : Attendu.celui-ci donne au concessionnaire des motifs prétendument erronés ou fallacieux . mais qui a débouté la société Riviera de sa demande d'indemnisation du préjudice ayant résulté de la rupture dépourvue de motifs qu'elle a dû subir a. Mais attendu qu'en l'absence de disposition légale particulière. sans violer les articles 1137 et 1134. Attendu que la société Riviera fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté son action en responsabilité exercée contre la caisse.. si elle considère que cette faculté de résiliation discrétionnaire et arbitraire constitue une source potentielle de discrimination. que la Caisse d'épargne et de prévoyance Côte d'Azur (la caisse) a notifié. 23 octobre 2008). au profit de concessionnaires voisins. le 13 décembre 2005. la société Riviera a. Sur le deuxième moyen : (sans intérêt) . Mais attendu qu'après avoir énoncé qu' " il ne peut être reproché à la Régie. à la société Riviera. avait résilié le contrat de concession avec un préavis d'une année. alors. pris en ses deux branches : (sans intérêt) . Sur le premier moyen. la cessation de leurs relations commerciales sous un délai de préavis de 90 jours . la société Riviera n'établit pas ni même ne prétend que la décision de la banque qui a été assortie d'un délai de préavis de 90 jours suffisant à permettre à sa cliente de retrouver un nouveau banquier procéderait d'un motif illégitime ou d'une 25 . qui n'était pas tenue de motiver sa décision de résiliation. titulaire de deux comptes courants dans ses livres. qu'elle a été " de connivence " avec les agents de la société Roussel qui ont porté à celle-ci. qu'en l'état de ces appréciations. qu'elle a modifié unilatéralement les conditions d'approvisionnement de la société Roussel et aggravé ses conditions d'exploitation. non seulement a eu recours à une série de motifs délibérément fallacieux. en statuant ainsi. pris en ses deuxième et troisième branches : (sans intérêt) . assigné la caisse en paiement de dommages-intérêts . Com. du Code civil . qu'en décidant que la caisse avait pu. qu'elle a alourdi les frais financiers de la société Roussel et compliqué sa gestion. alinéa 3. ayant relevé que la Régie. qu'en l'espèce. sur le territoire concédé.

réservée l'association d'agréer le renouvellement d'adhésion sans avoir à justifier des motifs de ce refus d'adhésion.. épouse X. pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y..... à énoncer... dès lors. selon le moyen : 1° / que toute mesure défavorable.. d'où résultait l'interdiction d'utiliser la marque " Gîtes de France ".. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions de l'article 1er de la loi du 1er juillet 1901 et de l'article 1134 du code civil et du principe. prise par une association à l'égard de l'un de ses membres.. avait été prise conformément aux dispositions statutaires. en agissant plusieurs mois avant la date d'échéance... qu'en se bornant. épouse X. lorsque la partie qui prend une telle décision agit de mauvaise foi.. aux termes mêmes du procès-verbal de la délibération du conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne du 27 juillet 2005.. 2° / que le refus de renouveler un contrat à durée déterminée peut. épouse X.. Civ.. une telle mesure et que si cette sanction est en adéquation avec les faits commis par le membre de l'association .. même si un délai de préavis suffisant a été respecté. sans rechercher si. aux termes des statuts de l'association. en justifiant sa décision par des motifs délibérément erronés. pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y. tenant à ce que sa structure d'accueil aurait perdu le caractère chaleureux et personnel de l'accueil et à ce que son approche commerciale aurait été assimilable à celle d'un hôtelier et n'aurait pas été conforme à l'éthique Gîte de France et ne constituait pas. dès lors.. que la décision prise par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à l'égard de Mme Micheline Y... mais simplement l'exercice de la liberté que s'est.. alors. 6 mai 2010 Sur le moyen unique.. pris en ses diverses branches : Attendu que Mme X. une sanction disciplinaire. une sanction disciplinaire qui était entachée d'illégalité dès lors qu'elle avait été prise sans que soient respectés la procédure disciplinaire prévue par les statuts de l'association et les droits de la défense et pour un motif infondé. aux termes de ses statuts.. motivée par le manquement de celui-ci aux règles et devoirs qui s'imposent à lui. qu'il en va.. épouse X. épouse X. épouse X. qu'en l'état de ces constatations et appréciations. qui ne la légitimait pas. si les motifs avancés par le conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la 26 . dès lors.... ainsi qu'elle y avait été invitée par Mme Micheline Y. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi .. quelle que soit la qualification qui lui est donnée. que le moyen n'est pas fondé .. après le respect des droits de la défense..volonté de nuire .. elle permettait à Mme Micheline Y... tiré de ce que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 était constitutive d'un abus de droit.. cette décision n'avait pas été... ainsi. qu'en se bornant. dès le mois d'avril 2005 qu'elle n'entendait pas renouveler le contrat d'adhésion de celle-ci et qu'au contraire.. que pour un motif justifiant. 9 avril 2009). épouse X. comme l'avait souligné Mme Micheline Y... à énoncer. la cour d'appel a légalement justifié sa décision . de chercher une nouvelle solution pour son activité de chambres d'hôtes.. fait grief à l'arrêt attaqué (Poitiers.1e. sans rechercher. plus généralement. à valeur constitutionnelle. ne constituait nullement une sanction disciplinaire.. qui ne peut être légalement décidée qu'après le respect de la procédure disciplinaire prévue par les statuts de l'association et. motivée par une prétendue faute commise par Mme Micheline Y... d'avoir dit que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne (l'association) à compter du 1er janvier 2006. du respect des droits de la défense. en réalité. notamment.. revêtir un caractère abusif en raison des circonstances particulières qui accompagnent cette décision .. tiré de ce que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 constituait. dépourvus de sérieux ou fallacieux .. qu'il ne peut être reproché à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne d'avoir commis une faute ou un abus de droit en faisant connaître à Mme Micheline Y... compte tenu de ses termes mêmes. dans ses conclusions d'appel. épouse X.. constitue une sanction disciplinaire.

... elle permettait à Mme Micheline Y. la décision. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions des articles 1134 et 1135 du code civil.. la cour d'appel a violé les dispositions de l'article 1134 du code civil . épouse X.. n'étaient pas délibérément erronés.. pas été prise pour des motifs étrangers à la réalisation de l'objet de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne et à la sauvegarde de ses intérêts. épouse X. sans rechercher... 27 . à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à compter du 1er janvier 2006 avait été prise conformément aux dispositions statutaires et que Mme Micheline Y. en réalité. épouse X. quand. à énoncer. elle ne pouvait juger la décision. plus précisément.. à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à compter du 1er janvier 2006 avait été prise conformément aux dispositions statutaires et que Mme Micheline Y. en raison de la jalousie personnelle que nourrissaient certains dirigeants de l'association à l'égard de Mme Micheline Y.... si la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 n'avait....... 10 et 11 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales . la cour d'appel a violé les dispositions de l'article 1134 du code civil ... en disant que la décision de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions des articles 1134 et 1135 du code civil . régulière qu'à compter de la signification de son arrêt et dire que Mme Micheline Y.... et en raison des opinions politiques de cette dernière sur la question de l'assujettissement des revenus des membres de l'association à l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et aux cotisations sociales..... épouse X. quand elle constatait que. prise en 2005.... revêtir un caractère abusif en raison des circonstances particulières qui accompagnent cette décision . tiré de ce que la décision de non renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 était constitutive d'un abus de droit. 5° / qu'enfin et à titre subsidiaire.. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " à compter de cette date... le conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne avait décidé que la décision de nonrenouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y.... épouse X.. de chercher une nouvelle solution pour son activité. épouse X. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " que pendant cette même année.. ainsi. en conséquence.. notamment.. en conséquence. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " qu'à compter de cette même date. par sa délibération du 27 juillet 2005.. quand elle constatait qu'aux termes des statuts de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne...... pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y. par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y...... dans sa délibération du 27 juillet 2005.... des dispositions des articles 1er et 3 de la loi du 1er juillet 1901 et des stipulations des articles 9......... par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y.. l'adhésion à l'association était annuelle.Vienne... serait effective à compter de la réformation de l'ordonnance de référé rendue. épouse X.. elle ne pouvait juger cette décision régulière qu'en ce que cette décision portait sur l'année 2006 et dire que Mme Micheline Y. qu'en se bornant. et. prise en 2005. épouse X. épouse X. qu'il en va. ne pouvait produire d'effets que pendant l'année 2006 et quand. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " à compter de cette date.. en agissant plusieurs mois avant la date d'échéance.... en disant que la décision de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y.. par le président du tribunal de grande instance de Poitiers ou de la décision du juge du fond et quand. épouse X. 4° / que. dès lors.. épouse X. épouse X. même si un délai de préavis suffisant a été respecté. ainsi qu'elle y avait été invitée par Mme Micheline Y. épouse X.. qu'il ne peut être reproché à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne d'avoir commis une faute ou un abus de droit en faisant connaître à Mme Micheline Y. dès lors. dépourvus de tout sérieux ou fallacieux. épouse X.. dès le mois d'avril 2005 qu'elle n'entendait pas renouveler le contrat d'adhésion de celle-ci et qu'au contraire.. 8 3° / que le refus de renouveler un contrat à durée déterminée peut... lorsqu'une telle décision est constitutive d'un détournement de pouvoir ou lorsqu'elle a été prise pour des motifs illicites ou discriminatoires .... pour justifier sa décision. le 20 juillet 2005...

l'a informé qu'en raison de l'extrême gravité de la situation du mouvement coopératif. 22 septembre 1989).Mais attendu qu'ayant constaté qu'en vertu de l'article 8 des statuts de l'association. retenu à juste titre qu'aucun abus de droit ne pouvait être reproché à l'association . l'engagement pris par une société coopérative de garantir à l'un de ses anciens salariés. l'adhésion était limitée à une année. D'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . B. même si la date de sa réalisation est inconnue. constitue un engagement à exécution successive. membre du directoire de la Société générale de coopération de consommation (SGCC). que le renouvellement ne pouvait être tacite mais était subordonné à un accord tant de l'adhérent que de l'association et qu'en vertu de la liberté contractuelle. Deroubaix a demandé à la SGCC l'exécution de son engagement . avec possibilité de retraite à partir de 60 ans.. qu'ayant ensuite relevé que l'association avait agi plusieurs mois avant la date d'échéance et ainsi permis à Mme X. égale à 61 % des sommes déterminées. alors que cet engagement qu'elle avait pris le 30 juin 1975. Deroubaix. de garantir à M. Résiliation d’un CDD Soc. sans avoir à examiner les motifs de non-renouvellement invoqués. et le cas échéant. M.. en application de l'article 1134. elle a. qu'à la suite de son départ à la retraite et de la défaillance des sociétés SCG et UCSM. à partir de cette date. Arrêt Sur le moyen unique : Attendu. sanctionné par l'alinéa 3 du même texte. après avoir répondu à M. Deroubaix qu'elle se substituerait aux sociétés défaillantes tant qu'elle disposerait des moyens pour le faire. dès lors que cette réalisation est indépendante de la volonté de l'une des parties. cette utilisation étant liée à la qualité de membre de l'association . les conditions particulières de retraite accordées aux cadres supérieurs du mouvement coopératif. de telle sorte que. de chercher une nouvelle solution pour son activité de chambre d'hôtes. cette dernière pouvait le refuser au terme du contrat initial. selon l'arrêt confirmatif attaqué (Paris. qu'elle en a déduit. sous déduction des retraites perçues par l'intéressé au titre de la Sécurité sociale. 28 octobre 1992 Est pris pour une durée déterminée l'engagement dont le terme est fixé par un événement certain. et qu'en lui déniant ce droit. 28 . et à durée indéterminée. la possibilité de le résilier unilatéralement . la SGCC a. que M. la SGCC lui a garanti les conditions particulières de retraite accordées aux cadres supérieurs du mouvement coopératif. la cour d'appel a violé l'article susvisé . alinéa 2. puisque consenti la vie durant de M. ne constituait nullement une exclusion disciplinaire. sauf abus. durant sa vie ou jusqu'au décès de son conjoint survivant. avait pris effet à compter du 1er janvier 2006 et comportait. de l'IPRIS et du Fonds de garantie. mais relevait de l'exercice de la liberté que s'était réservée l'association d'agréer le renouvellement d'adhésion sans avoir à justifier des motifs de son refus . elle ne pouvait pas lui verser le complément de retraite . que c'est dans ces conditions que M. qu'à cette occasion. la cour d'appel a retenu à juste titre que la décision du conseil d'administration prise à l'encontre de Mme X. avec reversibilité au taux de 60 % au profit du conjoint survivant. que le non-renouvellement de l'adhésion de Mme X. soit 1 % d'abattement par année d'anticipation. en l'absence d'éléments autres que de simples allégations indiquant qu'ils seraient illicites ou discriminatoires.. appliquant sans les dénaturer les dispositions du contrat et la délibération du conseil d'administration du 27 juillet 2005. Deroubaix. dans l'hypothèse où les sociétés dans lesquelles il allait exercer son activité ne pourraient plus lui assurer cet avantage . le versement d'une retraite égale à 66 % de la totalité des appointements et avantages perçus annuellement par lui-même ou par ses successeurs à grade égal. de l'IPRCA. a cessé ses fonctions en 1975 pour se consacrer exclusivement à la Société coopérative de gestion (SCG) et à l'Union coopérative de supermarchés (UCSM) dont il assumait la présidence . celle de son épouse. les prestations garanties étant annuelles.. Deroubaix. l'interdiction d'utiliser la marque " Gîtes de France ". prévue à l'article 7 des statuts.. que la SGCC.. Par suite ne peut être résilié que du consentement mutuel des deux parties. du Code civil. en cas de défaillance des sociétés UCSM et SCG. Deroubaix a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir le paiement de ce complément . PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi .. Attendu que la SGCC fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué de l'avoir condamnée à exécuter son engagement.

la cour d'appel n'a pas répondu aux conclusions de M. 29 .. X.. X. A. le " contrat d'anesthésie-réanimation " a été passé entre. sa décision de mettre un terme à leurs relations contractuelles après un préavis de six mois . mais entre deux parties uniques. qu'ils n'ont eu de cesse de vouloir y mettre un terme pour lui substituer des contrats individuels conclus avec chaque médecin . qu'aux termes de l'article 1. et. par un contrat du 30 janvier 1986. que selon l'article 3. Sur le premier moyen du pourvoi principal de M. associés dans le GMAO. 13 octobre 1998 Ne dénature pas le contrat par lequel une clinique a consenti à un médecin. dite Groupement médical anesthésique des Ormeaux. légalement justifié sa décision . conjointement. en même temps que d'autres anesthésistes avec lesquels il était associé au sein d'une société civile de moyens. X. pris en ses deux branches : Attendu que M. que l'avantage consenti devait être versé au bénéficiaire sa vie durant ou jusqu'au décès de son conjoint survivant. que les autres clauses visent également " les médecins du GMAO ".. après avoir fait ressortir.. et au vu des autres clauses du contrat. juge que la clinique était habile à résilier individuellement le contrat en justifiant de sa décision devant le juge.. les médecins du GMAO auront la possibilité de se faire assister par tout collaborateur de leur choix. la clinique. soit jusqu'à un terme certain dont la réalisation ne dépendait pas de la volonté de l'une des parties. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi Civ. par une interprétation rendue nécessaire par le terme même de " conjoint ".. dès lors que cette réalisation est indépendante de la volonté de l'une des parties .. d'autre part. un contrat conjonctif ne pouvant que continuer entre tous ou disparaître entre tous. d'une part. que le contrat imposait au médecin de ne pratiquer tous les actes relevant de l'exercice de sa profession qu'à l'intérieur de la clinique et que l'intéressé avait passé outre une mise en demeure de respecter cette clause. en même temps qu'à d'autres de même spécialité avec lesquels il était associé au sein d'une société civile de moyens. a.. Arrêt Attendu que. dont l'appréciation qui en est donnée par une autorité ordinale ne lie pas les tribunaux. de l'autre. que le contrat qui a été ainsi conclu non entre la clinique et quatre personnes physiques prises chacune individuellement. par motifs propres et adoptés. en décidant qu'il ne pouvait être résilié que par consentement mutuel des parties. il est concédé conjointement aux associés du GMAO le droit d'exercer leur activité à titre exclusif. M.. Z. de l'avoir débouté de ses demandes tendant à voir déclarer abusive la rupture unilatérale du contrat d'exercice par la Clinique. l'exclusivité des actes de sa spécialité. et cette gravité. n'est pas nécessairement exclusive d'un délai de préavis. une cour d'appel a pu déduire que ces violations graves et renouvelées des obligations contractuelles permettaient à la clinique de résilier le contrat du médecin. La gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls.. la cour d'appel a dénaturé le contrat litigieux . partant. X. M. dans l'exercice de son pouvoir souverain. et qu'en de nombreuses circonstances il avait gravement manqué à ses obligations de médecin anesthésiste. qu'après l'avoir convoqué à la réunion du conseil d'administration du 27 janvier 1995. qu'il a acquis en contrepartie des actions de la société anonyme Clinique des Ormeaux (la Clinique) .. 1ère. abstraction faite d'un motif surabondant et inexact sur la classification du contrat dans les contrats à exécution instantanée.. et qu'en statuant comme elle l'a fait. dont celle d'obligation plurale dans laquelle chacun des débiteurs n'est obligé que pour sa part. exerçant depuis le 1er juillet 1980 la profession de médecin anesthésiste-réanimateur au sein de la Clinique des Ormeaux au Havre.Mais attendu qu'est pris pour une durée déterminée l'engagement dont le terme est fixé par un événement certain... l'exclusivité des actes de sa spécialité pour une durée de trente ans . dont l'une est une partie simple la clinique et dont l'autre est une partie plurale les médecins anesthésistes-réanimateurs du GMAO rassemblés par un même intérêt défini par rapport à l'objet de l'acte . faisant valoir que les dirigeants de la Clinique pouvaient d'autant moins faire valoir qu'il ne s'agissait pas d'un contrat collectif. alors que.. que. M. fait grief à l'arrêt attaqué (Rouen.. dit GMAO. lequel est susceptible de plusieurs acceptions. y compris en compromettant la santé des patients. même si la date de sa réalisation est inconnue. selon le moyen. X. qu'il est exposé que la clinique accorde conjointement aux associés du GMAO un contrat d'exercice de la profession d'anesthésiste-réanimateur. à la voir condamner à lui payer une indemnité complémentaire de préavis et des dommages-intérêts. la Clinique lui a notifié. d'un côté... est. et en conséquence.. s'est vu consentir. M. par une lettre du 30 janvier 1995. pour l'entendre sur son comportement professionnel.. M. alors.. la cour d'appel. Y. la cour d'appel qui. à compter du 1er janvier 1986. se réservant la possibilité de se substituer une société civile professionnelle constituée entre eux. 11 septembre 1996). qu'en l'espèce. Ayant retenu.

que ces violations graves et renouvelées des obligations contractuelles permettaient à la Clinique de résilier le contrat de M... a jugé que la clinique était habile à résilier individuellement le contrat du 30 janvier 1986. D'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . a pu déduire. dans l'exercice de son pouvoir souverain. 1994 et 1995. alors que... la cour d'appel a violé ce texte . X.. à juste titre. justifiant légalement sa décision. de ces constatations et énonciations. ni inversé la charge de la preuve. pris en ses six branches : (sans intérêt) . ni des lettres de la Clinique des 10 décembre 1993 et 16 septembre 1994. la décision de la clinique de rompre sans décision judiciaire préalable le contrat à durée déterminée la liant à M.. Civ. 30 .. pris en ses deux branches : Attendu qu'il est reproché à l'arrêt d'avoir débouté M. quatrième. répondant aux conclusions dont elle était saisie. D'où il suit que les moyens ne peuvent être accueillis .. et que le conseil de l'ordre avait seulement sanctionné le 27 janvier 1996 par un blâme certains faits reprochés à M. en relevant que la clinique avait.. de ne pratiquer tous les actes relevant de l'exercice de sa profession qu'à l'intérieur de la clinique. que le contrat imposait à M.. Et. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi principal . à M. que la société a résilié leur convention le 25 octobre 1995 . X. ce qui excluait que les fautes et manquements allégués à l'encontre de celui-ci depuis 1981.. qu'une pétition a été signée le 22 décembre 1994 par trente praticiens critiquant le comportement de M... et qu'en déclarant justifiée. X. 20 février 2001 Sur le moyen unique. Sur le deuxième moyen du pourvoi principal. sur les troisième. X. des chirurgiens se sont plaints par lettres du comportement de M. qui a refusé d'accomplir des actes liés à sa qualité d'anesthésiste. pris en leurs diverses branches : Attendu que la cour d'appel retient... fixé à six mois la durée du préavis accordé à M. Et sur le moyen unique du pourvoi incident de la Clinique des Ormeaux. que cependant M. et que la résolution doit être demandée en justice. pris en sa première branche : Vu les articles 1134 et 1184 du Code civil . alors. DIT n'y avoir lieu à statuer sur le pourvoi incident. Mais attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. pour une période de trois ans à compter du 25 septembre 1995. peu important que le contrat soit à durée déterminée ou non . par une interprétation rendue nécessaire par le terme même de " conjoint ". D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . d'une part. n'est pas nécessairement exclusive d'un délai de préavis .. et a ainsi violé les articles 1134 et 1147 du Code civil .. la cour d'appel n'a pas tiré de ses propres constatations les conséquences qui en résultaient. soit par un manque de disponibilité pouvant avoir des répercussions graves sur la santé des personnes opérées. la cour d'appel. a passé outre une mise en demeure de respecter cette clause et continué à consulter en dehors... fussent d'une gravité telle qu'ils pussent justifier une résolution immédiate du contrat sans décision judiciaire préalable.. 1ère. et au vu des autres clauses du contrat. la réalisation d'expertises préalables à la reprise par le constructeur de tous véhicules sur lesquels avait été consentie une vente avec faculté de rachat à un loueur professionnel . dont celle d'obligation plurale dans laquelle chacun des débiteurs n'est obligé que pour sa part. selon le moyen. de ses demandes.Mais attendu que c'est sans dénaturer le contrat que la cour d'appel. y compris en compromettant la santé des patients . et ce malgré les inconvénients en résultant pour les patients qui devaient sortir de la clinique. sans dénaturer le contrat. que les témoignages versés aux débats par celui-ci sont contredits par les attestations et autres pièces du dossier qui démontrent qu'en de nombreuses circonstances et depuis 1981.. spécialement l'article 10 permettant une cession du contrat à un successeur qualifié. sont survenus des incidents caractérisés. Attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. du pourvoi principal. notamment en manquant de disponibilité lorsqu'il était de garde. X. . soit même des états d'énervement et de brutalité à l'égard de certains malades qui s'en sont plaints. qu'un chirurgien a souligné qu'en 1993. ni violé l'article 59 du Code de déontologie médicale. Attendu que la société Europe expertise (la société) a confié. et cinquième moyens. expert en automobiles. en justifiant de sa décision devant le juge . X. qui est susceptible de plusieurs acceptions.. et qui n'a ni méconnu les exigences de l'article 455 du nouveau Code de procédure civile. il a gravement manqué à ses obligations de médecin anesthésiste. que. Fanara. dont l'appréciation qui en est donnée par une autorité ordinale ne lie pas les tribunaux. X. d'autre part. que. X. X. et que cette gravité. qu'à différentes reprises. l'article 1184 du Code civil précise que le contrat n'est point résolu de plein droit. Et attendu que le rejet de la première branche rend la seconde inopérante . par application de cet article.

a privé sa décision de base légale . Attendu que. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du premier moyen : CASSE ET ANNULE. qui est de pur droit : Vu les articles 1134 et 1184 du Code civil . pour être fait droit. (SFL) une mission d'assistance et de conseil. par la cour d'appel de Bastia . son PDG . CASSE ET ANNULE (…) CAS PRATIQUE 31 . sauf en ce qu'il a condamné la société Barep à payer à la société SFL la somme de 89 155. les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier. la cour d'appel. PAR CES MOTIFS. X. que la société SFL et M. pris en sa quatrième branche. du fait de la société SFL. Fanara en indemnisation des conséquences de la rupture unilatérale du contrat par la société. pour dix huit mois. en application de l'article 625 du nouveau Code de procédure civile. PAR CES MOTIFS.. entre les parties.. Attendu qu'en statuant ainsi sans rechercher si le comportement de la société SFL revêtait une gravité suffisante pour justifier cette rupture. le chef de l'arrêt concernant cette demande de M. en conséquence. par la cour d'appel de Bordeaux . par voie de dépendance nécessaire. la cassation du chef de l'arrêt relatif à la demande que la société Barep avait dirigée contre la société SFL atteint. autrement composée . peu important que le contrat soit à durée déterminée ou non . l'arrêt attaqué retient par motifs propres et adoptés que le manquement par M. par contrat du 23 mai 1997. la société Barep a déclaré prendre acte de la résiliation unilatérale du contrat. Fanara revêtait une gravité suffisante pour justifier cette rupture. Attendu qu'en statuant ainsi sans rechercher si le comportement de M. à la société Financière X. Soc.18 francs . les renvoie devant la cour d'appel de Bordeaux. l'arrêt partiellement infirmatif attaqué les a déboutés de leurs demandes à l'exception d'un droit à commission de 3 % sur une commande pour 89 155. Et sur le second moyen : Attendu que la cour d'appel ayant débouté M. X. Fanara à ses obligations contractuelles pouvait entraîner la rupture prématurée des relations contractuelles . la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision . et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen : CASSE ET ANNULE.. avec la participation personnelle de M.18 francs. sans caractériser l'existence d'une faute grave commise par l'employeur.. Attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls.. qu'à la suite de difficultés survenues entre les parties.Attendu que pour rejeter la demande de M. avec effet au 1er juillet 1998 .. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. Qu'en statuant comme elle l'a fait. en conséquence.. de sa demande en dommages-intérêts contre la société Barep au motif que la rupture du contrat était imputable à la société SFL. dans toutes ses dispositions. l'arrêt attaqué retient qu'il ressort des termes de la lettre du 6 janvier 2002 que le salarié n'y exprime pas une volonté claire et non équivoque de mettre fin au contrat mais se plaint d'un certain nombre de faits imputables à l'employeur qui selon lui l'ont poussé à la démission . pour être fait droit.. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision . . la société Barep a confié. remet. X. l'arrêt rendu le 15 novembre 2000. X. 29 novembre 2006 (…) Attendu que pour condamner l'employeur à payer une somme à titre de dommages-intérêts pour rupture abusive. Attendu que pour rejeter les demandes de la société SFL en paiement et en dommages-intérêts. 28 octobre 2003 Sur le premier moyen. qui a accordé au salarié des dommagesintérêts. Civ. ayant assigné la société Barep pour rupture abusive de la convention. 1ère.. entre les parties.. l'arrêt attaqué retient que la rupture à l'initiative de la société Barep était justifiée par la non exécution par la société SFL de ses obligations contractuelles au cours des deux mois précédents . remet. l'arrêt rendu le 8 mars 1999.. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et.

M. Bernard NOMONET avait mis en contact CLEDESEIZE avec un technicien pour vérifier les installations en place et remplacer certaines machines à café de la station service. Il ne peut plus s’aligner sur la concurrence. CLEDESEIZE est lié par un contrat d’approvisionnement exclusif avec Carburplus et les prix imposés par ce dernier. Il vient pourtant d’ouvrir une petite friterie « Gardez la frite !» dans la localité voisine. il semble que son employé ne respecte pas les clauses de son contrat de travail. du fait de la flambée des prix du pétrole. Il aimerait savoir en particulier s’il n’existerait pas un montage juridique susceptible d’empêcher ses créanciers de revendre son fonds de commerce. D’ailleurs. Monsieur NOMONET se plaint auprès de son frère car il ne s’attendait pas du tout à cette rupture. (Traiter la question en droit civil). il n’y a pas si longtemps. il avait massivement investi dans de nouveaux moyens de transport pour relier la station service dont certains accès sont particulièrement difficiles. M. En effet. D’ailleurs. sont en train de faire couler lentement son commerce. CLEDEZEIZE tentait déjà de faire des économies. D’ailleurs. M.Depuis plusieurs années. sa station service connaît de sérieux problèmes… En effet.CLEDESEIZE semble désespéré et aimerait connaître les différentes options qui lui sont envisageables. il venait de mettre un terme au contrat mis en place depuis des années avec les torréfactions Bernard NOMONET qui lui fournit le café pour ses clients depuis l’ouverture du point chaud en 2000. Ayant eu vent du nouveau commerce. cela fait bientôt une vingtaine d’années que son patron M.ci s’était arrangé pour faire mettre les machines les plus chères parce qu’il touchait une commission sur la vente de chaque machine facturée.CLEDESEIZE était l’un des ses plus gros clients. En effet. peu avant cette montée des prix. Bernard NOMONET s’avère être le frère de l’employé de M. En effet. il semble qu’il n’ait pas été le seul à profiter de ce contrat. NOMONET s’était engagé à « ne pas ouvrir de commerce similaire dans un proche rayon pendant 5 ans ». et une récente grosse commande de café lui ayant laissé croire que leurs affaires se portaient bien. M. Mais depuis quelques temps. Or.CLEDESEIZE vient de s’en rendre compte en épluchant le catalogue technique et ne sait pas ce qu’il peut faire. CLEDESEIZE. Pour couronner le tout. En effet. NOMONET est pompiste dans une petite station service. M. Qu’en pensez-vous ? 32 . M. son patron s’oppose à son ouverture qu’il considère contraire aux engagements souscrits. celui. Il y sert les clients et travaille également au « point chaud » attenant où l’on propose sandwichs et café.

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