UNIVERSITÉ JEAN MOULIN-LYON III FACULTÉ DE DROIT

Année universitaire 2011-2012

LICENCE 2ème ANNÉE DROIT CIVIL
Cours : Mme le Professeur S. Porchy-Simon

SEANCES N° 8 ET 9 : L’EFFET OBLIGATOIRE DU CONTRAT

I – L’INTERPRETATION DU CONTRAT A. L’interprétation substantielle 1/ Pouvoir d’interprétation      
Ch. réunies, 2 février 1808, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 91. Soc., 20 février 1975, Bull. civ. V, n° 93. Civ., 15 avril 1872, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 92. Com., 30 mai 1969, D. 1969, jur. p. 561. Civ.1ère, 22 mai 2008, Bull. civ. I, n°145, D2008.1954, note Martin ; JCP 2008.II. 10133, note. Sériaux. Civ. 2e, 15 avril 2010, pourvoi n°09-11022, Non plublié

2/ Méthodes d’interprétation    
Civ. 1ère, 18 février 1986, Bull. civ. I, n° 31. Civ. 1ère, 13 décembre 1988, Bull. civ. I, n° 352. Com, 22 Juin 1993, Bull. civ. IV, n° 258. Civ. 1ère, 5 février 2002. Bull. civ. I. n° 43

B. L’interprétation créatrice 1/ L’obligation de sécurité   
Civ., 21 novembre 1911, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 188. Soc., 28 février 2002, JCP 2002. II. 10053. Ass. Plèn. 24 juin 2005, D. 2005. 2375, note Y. Saint-Jour

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2/ L’obligation de renseignement  
Civ. 1ère, 26 janvier 1988, Bull. civ. I, n° 26. Civ 11 juillet 2006, pourvoi n° 04-17093.

II – L’EXECUTION DU CONTRAT DE BONNE FOI A. Contenu du principe      
Com. 3 novembre 1992 (arrêt « Huard »), Bull. IV n° 338 ; J.C.P. éd. G. 1993, II, 22164, note ; R.T.D.civ. 1993, p.124, obs. Mestre ; Defrénois 1993, p.1377, obs. Aubert Civ. 1ère, 26 novembre 1996, Bull.civ. I, n° 415. Com., 6 mai 2002, Bull. civ. IV, n° 81. Civ. 1ère, 23 janvier 1996, D. 1997, jur. p. 572. Com. 10 juillet 2007, Bull. civ. IV., n°188; D. 2007. 2839, note Ph. StoffelMunck, 2844, note D. Mazeaud et note Gautier; JCP 2007. II. 10154, note Houtcieff ; Deéfrenois 2007.1454, obs. Savaux. Civ. 3e, 10 novembre 2010, n°09-15-937. D 2010, 2769, obs, Y. Rouquet

B. Adaptation et révision du contrat      
Civ., 6 mars 1876, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 94 ; GAJC, 11ème éd. n°163; DP 1876.1.193 note Giboulot ; S. 1876.1.161. Civ. 3ème, 14 octobre 1987, Bull. civ. III, n ° 169. Soc., 25 février 1992, D. 1992, jur. p. 390. Civ. 1ère, 16 mars 2004, D. 2004, jur. p. 1754. Com., 3 octobre 2006, D. 2007.765, note D. Mazeaud. Civ. 3e, 9 décembre 2009, n°04-19-923, D. 2010.87, obs. Y. Rouquet, 476, note J. Billemont ; RTD civ. 2010. 105, obs. B. Fages

Voir également : - Article 136 du Projet de la Chancellerie, D. 2008.2967 ; Article 92 du projet dirigé par F. Terré et
Projet Catala ; - E. Savaux, L’introduction de la révision ou de la résiliation pour imprévision, Rapport Français, RDC 2010.1057, spec. 1059

III – RESILIATION DU CONTRAT A. Résiliation d’un CDI     
Civ. 1ère, 5 février 1985, Bull. civ. I, n° 54. Com., 8 avril 1986, Bull. civ. IV, n° 58. Com., 5 octobre 1993, Bull. civ. IV, n° 326. Com., 26 janvier 2010, n°09-65086, D.2010, 379 ; Gaz. Pal. 4-8 avril 2010, p.24, obs. D. Houtcieff ; D.2010, 2178, note D. Mazeaud Civ.1e, 6 mai 2010, D.2010, 1279, obs. X. Delpeche ; D.2010, 2178, note D. Mazeaud

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B. Résiliation d’un CDD     
Soc., 28 octobre 1992, Bull. civ. V, n° 521. Civ. 1ère, 13 octobre 1998, Bull. civ. I, n° 300. Civ. 1ère, 20 février 2001, D. 2001, jur. p. 1568. Civ. 1re, 28 octobre 2003, Bull. civ. I, n° 211 ; S. Amrani-Mekki, La résiliation unilatérale des contrats à durée déterminée, Defrénois 2003, art. 37688. Soc. 29 novembre 2006, n° 04-48.655, Revue de droit du travail 2007 p. 169, Prise d'acte de rupture d'un contrat à durée déterminée, Revue de droit du travail 2007 p. 169, note David Jacotot.

IV. CAS PRATIQUE

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QU'EN STATUANT AINSI PAR UNE INTERPRETATION DE L'INTENTION DES PARTIES DESTINEE A DONNER EFFET A LA CLAUSE LITIGIEUSE ET QUI NE SAURAIT ETRE REMISE EN CAUSE DEVANT LA COUR DE CASSATION.Ch. DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810. LES JUGES DU FOND ONT DONNE UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION . ce texte n'ayant pas. selon lequel. 102 ET 105 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972. en l'état d'une clause pénale selon laquelle "toutes infractions" à l'obligation de non concurrence imposée à un ancien représentant de commerce "donnera" (sic) lieu à l'allocation d'une somme déterminée. 20 février 1975 En estimant. la convention s'interprète en faveur de celui qui a contracté l'obligation. QUE RECHERCHANT LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES. AUX MOTIFS QU'IL AVAIT ETE CONSTATE SIX INOBSERVATIONS DE LADITE CLAUSE ET QUE CHACUNE D'ELLES DEVAIT DONNER LIEU AU PAIEMENT DE LA SOMME DE 10 000 FRANCS FORFAITAIREMENT PREVUE PAR LES PARTIES. QU'IL S'EN SUIVAIT QUE CHACUNE DES VIOLATIONS DEVAIT ENTRAINER LE VERSEMENT DE LA SOMME PREVUE COMME CLAUSE PENALE ET QUE RAISONNER DIFFEREMMENT CONDUIRAIT A LIBERER L'ANCIEN REPRESENTANT DE SON OBLIGATION MOYENNANT UN PAIEMENT UNIQUE DE 10 000 FRANCS . DEFAUT ET INSUFFISANCE DE MOTIFS. DE DOMMAGES-INTERETS DONT LE MONTANT EST FIXE A TITRE DE CLAUSE PENALE A 10 000 FRANCS SANS PREJUDICE DU DROIT POUR LA SOCIETE RENE GARRAUD. CELUI-CI S'ETAIT ENGAGE PENDANT LES DEUX ANS SUIVANT LA RUPTURE DE SON CONTRAT A NE FAIRE AUCUN ACTE DE COMMERCIALISATION DE PRODUITS SUSCEPTIBLES DE CONCURRENCER CEUX DE SON EMPLOYEUR DANS SON ANCIEN SECTEUR . de caractère impératif. LES JUGES DU FOND ONT ESTIME "QUE TOUTE INFRACTION A LA CLAUSE LITIGIEUSE DEVAIT DONNER LIEU AU PAIEMENT DE 10 000 FRANCS". DE FAIRE CESSER LA CONTRAVENTION". LA REGLE DE L'ARTICLE 1162 DU CODE CIVIL N'AYANT AU SURPLUS PAS DE CARACTERE IMPERATIF. dans le doute. MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE CHIRY. ANCIEN REPRESENTANT DE COMMERCE DE LA SOCIETE RENE GARRAUD. AVANT LE 12 JUIN 1973 ET DANS LE SECTEUR QUI LUI AVAIT ETE CONCEDE PAR LA SOCIETE RENE GARRAUD. SIX CLIENTS POUR LEUR PROPOSER LES PRODUITS DE SON NOUVEL EMPLOYEUR . QUEL QUE SOIT LE NOMBRE D'INFRACTIONS COMMISES . 2 février 1808 Soc. réunies. QU'IL ETAIT STIPULE QUE "TOUTES INFRACTIONS AUX DISPOSITIONS QUI PRECEDENT DONNERA (SIC) LIEU A L'ALLOCATION AU PROFIT DE LA SOCIETE DE DOMMAGES. les juges du fond donnent une interprétation de l'intention des parties destinée à faire produire effet à la clause litigieuse sans méconnaître l'article 1162 du Code civil.. LA REDACTION DE LA CONVENTION DES PARTIES REVETAIT UN CARACTERE DOUTEUX EN RAISON DUQUEL CELLE-CI DEVAIT S'INTERPRETER EN FAVEUR DU DEBITEUR ET DONC CONDUIRE A L'ATTRIBUTION D'UNE SEULE SOMME DE 10 000 FRANCS. ALORS QU'EN ENONCANT QUE "TOUTES INFRACTIONS" A LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE "DONNERA (SIC) LIEU A L'ALLOCATION AU PROFIT DE LA SOCIETE. PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 ET 1162 DU CODE CIVIL. QU'APRES SA DEMISSION LE 19 MARS 1973. QUE CHIRY ADMETTAIT QU'IL AVAIT AINSI CONTREVENU A LA CLAUSE DE NONRETABLISSEMENT . 7 ALINEA 1ER. MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL CONSTATE QUE SELON LES CONVENTIONS CONCLUES ENTRE LA SOCIETE ET CHIRY. au surplus. 4 . que chacune des violations de l'obligation doit entraîner le versement de la somme prévue et que raisonner différemment conduirait à libérer l'ancien représentant de son engagement moyennant un paiement unique. FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNE A VERSER A CELLE-CI UNE SOMME DE 60 000 FRANCS POUR INOBSERVATION DE LA CLAUSE DE NON-RETABLISSEMENT PREVUE A SON CONTRAT. CHIRY ETAIT ENTRE AU SERVICE D'UNE FIRME CONCURRENTE ET AVAIT VISITE.DONT LE MONTANT EST FIXE A TITRE DE CLAUSE PENALE A 10 000 FRANCS SANS PREJUDICE DU DROIT POUR LA SOCIETE RENE GARRAUD DE FAIRE CESSER LA CONTRAVENTION" . SUR LE MOYEN UNIQUE.

9 OU 12 ANS DONT LE LOYER INDEXE SERAIT FIXE A 1. COMME MEUBLES PAR ANTICIPATION. QUE DES DIFFICULTES AYANT SURGI QUANT A L'ETABLISSEMENT DU BAIL. REIGNOUX A ASSIGNE CETTE SOCIETE POUR FAIRE CONSTATER L'INEXISTANCE DE LA CONVENTION ET.. QUALIFIEE DE BAIL PAR LES PARTIES. Arrêt SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 1713 DU CODE CIVIL . ATTENDU QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE. NOTAMMENT LORSQU'IL EST IMPOSSIBLE DE JOUIR DE LA CHOSE LOUEE SANS EN CONSOMMER LA SUBSTANCE . MOYENNANT UNE REDEVANCE CALCULEE D'APRES LA QUANTITE DE PRODUITS EXTRAITS.40 FRANC PAR METRE CUBE EXTRAIT . REIGNOUX CONSENTIRAIT SUR CES TERRAINS. MAIS ATTENDU QUE. REIGNOUX A ACCORDE A LA SOCIETE EUROPEENNE DE BETON INDUSTRIEL. IL APPARTENAIT AUX JUGES DU FOND DE RESTITUER A LA CONVENTION SON VERITABLE SENS ET D'EN DETERMINER LE CARACTERE LEGAL . IL EST DES BIENS QUI SONT INSUSCEPTIBLES DE FAIRE L'OBJET D'UN CONTRAT DE LOUAGE. D'UNE PART. AINSI DENOMMEE TOUT AU LONG DE LA CONVENTION QUI EN PRECISE L'OBJET. QUE. EN VUE DE L'EXTRACTION DE SABLES ET DE PIERRES. DE TERRAINS SIS A SAINT-GAULTIER ET A RIVARENNES. Com. "MOYENNANT LES CHARGES ET CONDITIONS HABITUELLES". DITE CABEMA. QU'IL ETAIT INDIQUE QU'A LA LEVEE DE L'OPTION. D'AUTRE PART. COMME MEUBLES PAR ANTICIPATION. PAR LETTRE DATEE DU 22 AOUT 1964. 5 . UN BAIL DE 3. UNE CONVENTION. POUR VOIR DIRE QU'ELLE N'EST PAS UN BAIL MAIS UNE VENTE . OU A TOUTE PERSONNE OU SOCIETE QU'ELLE SE SUBSTITUERAIT. UNE OPTION EXCLUSIVE EXPIRANT LE 31 JUILLET 1965. IL RESULTE QUE. EN VUE DE L'EXTRACTION DE SABLE ET PIERRES. ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A DIT QUE "LA CONVENTION LITIGIEUSE S'ANALYSE EN UNE PROMESSE DE BAIL VALANT BAIL. ENVISAGES DANS LEUR ETAT FUTUR DE MEUBLES. AINSI QUE LE MONTANT DU LOYER DES TERRAINS D'EXPLOITATION" . MALGRE LES TERMES EMPLOYES PAR LES PARTIES. ENVISAGES DANS LEUR ETAT FUTUR DE MEUBLES. 6. PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 MARS 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. ET CE MOYENNANT UNE REDEVANCE CALCULEE D'APRES LA QUANTITE DE PRODUITS EXTRAITS . QU'AINSI LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE . ATTENDU QUE MALGRE LA GENERALITE DE CE TEXTE. LES BIENS DONT IL EST IMPOSSIBLE DE JOUIR SANS EN CONSOMMER LA SUBSTANCE SONT INSUSCEPTIBLES DE FAIRE L'OBJET D'UN CONTRAT DE LOUAGE.D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI . CONSTITUE UNE VENTE DE MATERIAUX A EXTRAIRE. QUE L'OPTION A ETE LEVEE AU PROFIT DE LA SOCIETE "CARRIERES ET BETON MANUFACTURE". L'ARRET N'A PAS DEGAGE LES CONSEQUENCES JURIDIQUES QUE COMPORTAIT LE CONTRAT LITIGIEUX QUI CONSTITUAIT UNE VENTE DE MATERIAUX A EXTRAIRE. SUBSIDIAIREMENT. EN SURFACE OU EN PROFONDEUR. APPARTENANT A REIGNOUX . 30 mai 1969 MALGRE LA GENERALITE DES TERMES DE L'ARTICLE 1713 DU CODE CIVIL.

X.. auquel M. 6 .. qui l'agrée.. Qu'en statuant ainsi. Et sur le moyen relevé d'office. laquelle a formé une demande reconventionnelle en paiement . que la clause précitée pouvait aussi être interprétée en ce sens que dès lors qu'était couvert le risque invalidité permanente et totale.. eut vainement sollicité de la compagnie d'assurances la prise en charge du remboursement du solde de chacun de ces crédits. LE 21 JUIN 1967 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES . les époux X. 132-1 du code de la consommation sont inapplicables en l'espèce dès lors que ladite clause figure dans un contrat conclu non pas entre M. 22 mai 2008 Attendu qu'à l'occasion de l'octroi de crédits consentis par la société Cetelem soit aux époux X. bien que conséquence d'une stipulation pour autrui. n'en crée pas moins.. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et.. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE. en cas de doute. de nature synallagmatique. 132-1 du code de la consommation. X. Civ.. Attendu qu'après avoir constaté que la clause invoquée par la compagnie d'assurances pour dénier sa garantie stipule qu'aucune prise en charge de l'invalidité permanente et totale ne pourra intervenir dès la fin du mois où survient l'un des trois événements suivants : liquidation de toute pension de retraite. D'où il suit qu'en donnant à ladite clause un sens qui n'était pas le sens le plus favorable à M. Sur le premier moyen : Vu l'article L. le texte susvisé .. dans le sens le plus favorable au consommateur ou au non-professionnel . entre les parties. s'est contenté d'adhérer librement .. remet. la cour d'appel a violé. de remplir les conditions prévues par le contrat auquel il a adhéré . comme en l'espèce. X. par la cour d'appel de Nîmes . selon ce texte applicable en la cause. 1ère. Attendu. M.. REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET. par refus d'application. comme telles. cependant. c'est à juste titre que la compagnie d'assurances a refusé sa prise en charge. X. la liquidation de la pension de retraite ne pouvait être regardée comme exclusive de la garantie de ce risque lorsque c'était la survenance de celui-ci qui était.. sur ce point. X. ce dernier a adhéré au contrat d'assurance de groupe souscrit par celle-ci auprès de la compagnie d'assurances Cardif assurances risques divers (la compagnie d'assurances) à l'effet de couvrir notamment le risque d'invalidité permanente et totale . un lien contractuel direct. X. l'arrêt rendu le 18 octobre 2005.PAR CES MOTIFS.. après avis donné aux avocats : Vu l'article L.. la cour d'appel a violé celui-ci par refus d'application . mais seulement en ce qu'il rejette les demandes formées par M... ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LE SECOND MOYEN MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES. la compagnie d'assurances et la société Cetelem. ont assigné. dans sa rédaction issue de la loi n° 95-96 du 1er février 1995 applicable en l'espèce . faute pour M. entre l'adhérent et l'assureur. contre la société Cardif assurances risques divers.. cessation d'activité professionnelle. Attendu. devant laquelle était invoqué le caractère abusif de la clause du contrat d'assurance de groupe que la compagnie d'assurances opposait à M. PAR CES MOTIFS.. que les clauses des contrats proposés par les professionnels aux consommateurs ou aux non-professionnels s'interprètent. à cette fin. 133-2 du code de la consommation . POUR ETRE FAIT DROIT. départ ou mise en préretraite. LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. des dispositions du texte susvisé. a écarté ce moyen aux motifs que les dispositions de l'article L. pour être fait droit. soit à M. les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes. seul. la cause de la décision de placer l'assuré en retraite anticipée .... et la compagnie d'assurances mais entre celle-ci et la société Cetelem. ET... dont les stipulations relèvent. autrement composée . étant invoquée à compter de la date à laquelle il a perçu une pension de retraite. X. X.... alors que l'adhésion au contrat d'assurance de groupe. qu'après qu'avoir été déclaré inapte au travail et placé en retraite anticipée. en conséquence. l'arrêt énonce que l'invalidité permanente et totale de M. Attendu que la cour d'appel. pour refuser de prendre en charge le remboursement sollicité. et Mme X. Cass.

dans les conditions prévues par l'article 1733 du code civil . irrésistible et insurmontable eu égard aux dispositions de sécurité qui avaient été mises en oeuvre. assurée auprès de la société Winterthur aux droits de laquelle se trouve la société MMA . Sur le moyen unique du pourvoi incident. la société Axa. tel que reproduit en annexe : Attendu que la société fait grief à l'arrêt de la débouter de ses demandes indemnitaires dirigées à l'encontre de la société Omega productions et de son assureur. faisant partie d'un immeuble en copropriété. 1ère. que les procédures ont été jointes . retenu que l'incendie était imprévisible. que la société a. ayant pour syndic la société Loiselet-Daigremont. Mais attendu que c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain d'interprétation du contrat de bail souscrit par la société Omega productions. D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . sans en méconnaître les stipulations. que le 4 octobre 2002. selon l'arrêt attaqué. la société Axa a appelé en garantie la société de courtage sous-locataire et son assureur la société MMA . 7 . mais ce contrat . pu considérer que cette dernière avait seulement renoncé à tout recours contre son bailleur en cas d'incendie. PAR CES MOTIFS : REJETTE les pourvois principal et incident . Sur le 1er moyen du pourvoi principal (…) . eu égard à l'ambiguïté née du rapprochement des écrits intervenus et après avoir recherché l'intention des parties. que la cour d'appel a. sans en dénaturer les clauses. édifié en bordure de trois voies. assurée par l'UAP aux droits de laquelle vient la société Axa France IARD (Axa) . interprétant souverainement les clauses du bail souscrit par la société Omega productions. ce dont il résultait que la société Omega productions était fondée à décliner toute responsabilité dans le sinistre en application de l'article 1733 du code civil .n'ayant pas repris certains des engagements figurant dans la proposition. et sollicité leur condamnation in solidum à lui payer une certaine somme et une indemnité mensuelle au titre d'un préjudice de jouissance et d'une perte de loyer . ont été loués à la société Omega productions. tel que reproduit en annexe . D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . assigné en indemnisation de ses préjudices la société Omega productions et son assureur. assurée auprès de la société Mutuelle du Mans assurances ( MMA). le 15 janvier 1998.bien que l'auteur ait accepté la proposition . Mais attendu que la cour d'appel.que l'incendie a été à l'origine d'un dégâts des eaux survenu le 24 janvier 1998 .2e. le syndic et son assureur la société MMA. (Versailles. la société Axa . 15 avril 2010 Attendu. Sur le 2ème moyen du pourvoi principal. dans les locaux sous loués par la société Omega productions à la société de courtage Bertrand et d'Alincourt (la société de courtage). et appartenant à la société Saint-Cloud immobilier (la société).Civ. qu'un incendie s'est déclaré. c'est sans dénaturation qu'une cour d'appel. sans être privée du moyen de défense tiré de la force majeure que constituait l'incendie criminel à l'origine du sinistre. le 14 janvier 2000. 18 février 1986 En l'état de la proposition d'un éditeur s'engageant à mettre en oeuvre divers procédés de publicité en faveur d'une oeuvre littéraire et précisant qu'en cas d'accord de l'auteur il lui adresserait le contrat correspondant. décide que l'éditeur était tenu par les termes de sa proposition initiale et le condamne à payer des dommages-intérêts à l'auteur. Attendu que la société MMA fait grief à l'arrêt de la débouter de son appel en garantie formé à l'encontre de la société Omega productions et de son assureur la société Axa . et que la société locataire avait pris toutes les précautions nécessaires pour assurer la protection des lieux loués. Civ. 4 décembre 2008) que des locaux. a.

si " les conditions proposées ci-dessus " convenaient à M. le livre s'étant mal vendu . 1er octobre 1986) que par acte notarié du 11 septembre 1975 la société civile immobilière Victoria a vendu à M. elle lui adresserait " le contrat correspondant " . la société Sepeg s'était reconnue débitrice des époux Mangani. Faubert . la Cour d'appel qui a recherché qu'elle était la commune intention des parties. selon les juges du fond. M. qu'elle était disposée à le publier à certaines conditions et qu'elle s'engagerait pour sa part. lesquelles n'ont par la suite reçu aucune exécution de la part de l'éditeur . par lettre. il n'est pas interdit aux juges du fond de relever le comportement ultérieur des contractants. et Mme Mangani ont fait procéder à diverses saisies-arrêts. à mettre en œuvre plusieurs moyens publicitaires énumérés dans ladite lettre parmi lesquels figuraient la recherche des jurys littéraires susceptibles d'être séduits par l'ouvrage. notamment entre les mains d'une société Tourinter et ont assigné M. Faubert. et Mme Mangani. dénaturé le contrat par addition . a fait connaître à M. Faubert. alors qu'un acte ne peut trouver sa cause dans un événement qui lui est postérieur . en retenant que la cause dudit acte résultait de ce que. La Rocca s'était constitué caution solidaire de la société Sepeg dont il était le gérant envers M. que. eu égard à l'ambiguïté née du rapprochement de ces écrits avec celui qui a été signé les 4et 6 juin 1977. dès lors. que le grief doit être écarté . Et sur le second moyen. aux lieu et place de M. et la prospection des éditeurs étrangers en vue de traductions . remboursable par trimestrialité . Faubert a. exprimé son accord sans aucune réserve et que. que. PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI Civ. M. éditeur. Arrêt Sur le premier moyen : Attendu. les trimestrialités de remboursement de ce prêt au fur et à mesure de leur échéance . que l'arrêt attaqué a partiellement accueilli ses prétentions . Attendu que La Pensée Universelle reproche à la Cour d'appel d'avoir. pour estimer souverainement qu'il n'était pas prouvé que l'obligation de remboursement mise à la charge des époux La Rocca par l'acte du 11 septembre 1985 fût sans cause ou eût une cause illicite. 1ère. l'éditeur et l'auteur ont signé un document imprimé reproduisant l'ensemble des conditions prévues de la sorte. que l'auteur s'est prévalu de cette abstention et a assigné La Pensée Universelle en paiement de dommages-intérêts.Arrêt Sur le premier moyen : Attendu. a procédé à une interprétation exclusive de toute dénaturation en raison de sa nécessité . ainsi que la présentation de l'auteur à ces jurys. et Mme Mangani divers lots dans un immeuble en état futur d'achèvement . selon l'arrêt attaqué (Lyon. qu'une partie du prix a été payée au moyen d'un emprunt contracté auprès du Crédit Lyonnais. et Mme La Rocca devant le tribunal de grande instance pour leur réclamer le paiement des sommes restant dues au prêteur . que. dont la cause est contestée. La Rocca se constituant caution de cette société. pris en ses deux branches : (sans intérêt) . s'il donnait suite. auteur d'un manuscrit. et Mme La Rocca se sont engagés solidairement à verser. la cour d'appel pouvait retenir que par l'acte du 28 novembre suivant M. les 4 et 6 juin. à l'exception toutefois des deux clauses ci-dessus. qu'en l'espèce. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi 8 . que l'arrêt attaqué a accueilli la demande . Mais attendu que pour déterminer quelle a été la commune intention des parties à un acte il n'est pas interdit aux juges du fond de relever le comportement ultérieur des contractants . Mais attendu que l'arrêt attaqué énonce que la lettre du 31 mai 1977 de La Pensée Universelle contenant notamment les deux clauses litigieuses indiquait que. par acte notarié du 28 novembre 1975. tiré de l'absence de cause de l'acte sous seing privé du 11 septembre 1975. qu'il relève que cette offre a été immédiatement acceptée par M. pris en ses deux branches : (sans intérêt). 13 décembre 1988 Pour déterminer quelle a été la commune intention des parties à un acte. que le moyen ne peut donc être accueilli . Mangani. Attendu que Mme La Rocca et la société Tourinter font grief à la cour d'appel d'avoir rejeté le moyen de défense qu'ils avaient présenté. pour ce faire. M. créancier de celle-ci . qu'à la suite de la cessation des versements ainsi prévus. M. que par acte sous seing privé du même jour. dès le 3 juin 1977. par lettre du 31 mai 1977. Sur le second moyen. la société La Pensée Universelle.

d'autre part. dans le cadre destiné à cet effet. a légalement justifié sa décision . la cour d'appel a violé les articles 1326. et alors. par acte sous seing privé. d'une part.Cour de cassation. la cour d'appel. s'il a écrit en chiffres " 790 000 francs ". de la somme en toutes lettres et en chiffres. en lettres. alors. et qu'il n'ignorait pas qu'il était d'usage que les crédits consentis aux entreprises soient cautionnés pour la totalité par leurs dirigeants. 1347 et 2015 du Code civil . Mais attendu que. 1ère. contractuellement responsable de la perte de cinq pellicules photographiques confiées par les époux X. qu'en retenant que M. en cas de différence. 31 août 1999t) d'avoir. a. que. la preuve parfaite de l'étendue du cautionnement peut être apportée par des éléments extrinsèques . en sa qualité de président du conseil d'administration de la société emprunteuse. qu'à supposer que l'engagement ait pu être considéré comme un commencement de preuve par écrit. contracté un prêt de 790 000 francs qu'il n'aurait cautionné que pour 790 francs -toutes circonstances inhérentes à l'acte de cautionnement lui-même-. en statuant ainsi. il aurait contracté un prêt de 790 000 francs et l'aurait cautionné pour 790 francs. qui a déduit de ces constatations et appréciations que la caution ne pouvait prétendre que. que.. selon les énonciations de l'arrêt attaqué (Douai. a apposé sa signature précédée de " lu et approuvé " dans le cadre de l'imprimé réservé à l'emprunteur . de la somme de 790 francs. que. d'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses deux branches . Demars. qu'ainsi. 22 Juin 1993 Sur le moyen unique. au paiement de la somme susvisée. février 2002 Sur le moyen unique : Attendu que la société Press labo service. Mais attendu que. qu'ainsi. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. il aurait. que M.. formalité non respectée en l'espèce . que. le même jour -et sur le même support matériel-. qu'elle fait grief à l'arrêt attaqué (Orléans. 7 février 1991). pris en ses deux branches : Attendu. civ. de la somme de 790 000 francs et. qui constatait que la mention manuscrite par lui portée sur l'engagement de cautionnement comportait l'indication. le complément de preuve ne pouvait résulter que d'éléments extérieurs à l'acte lui-même . que le tribunal de commerce a rejeté l'opposition à cette ordonnance . Attendu que M. violé par refus d'application l'article 1326 du Code civil . dénaturé une clause aux termes de laquelle l'indemnisation forfaitaire due en une pareille circonstance ne pouvait être écartée que dans l'hypothèse d'une déclaration de l'importance exceptionnelle des travaux. la cour d'appel. le même jour et par un même acte. Demars reproche à l'arrêt de l'avoir condamné. en chiffres. en vue duquel il était entré en rapport avec cette société pour son obtention. en sa qualité de président du conseil d'administration de la société débitrice. en se fondant sur ce que les conventions doivent être exécutées de bonne foi. la société SOFI-SOVAC a consenti à la société anonyme Caron Dodon un prêt de 790 000 francs à titre d'avances sur un stock de véhicules . en sa qualité de président-directeur général de la société Caron et Dodon. Cass. faute de paiement par la société débitrice.. accomplie lors de leur remise. la société SOFI-SOVAC a obtenu une injonction de payer à l'encontre de la caution. s'étant livrée à une interprétation rendue nécessaire par une rédaction ambiguë et s'étant référée au contrat pris dans son entier. en faisant précéder sa signature de la double mention de la somme en lettres et en chiffres . sur le fondement d'un cautionnement dans les limites de la somme de 790 000 francs . l'acte par lequel une seule partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent doit comporter la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention. venait de souscrire auprès de la société SOFI-SOVAC un prêt de 790 000 francs. et. écrite de sa main. dans le cas d'une contradiction dans la rédaction de la formule manuscrite prévue par l'article 1326 du Code civil. en le condamnant au paiement de la somme portée en chiffres. en sa qualité de caution. a été condamnée à leur verser 15 000 francs de dommages-intérêts . il s'est porté caution à titre personnel. Chambre commerciale. comme il est fait à l'égard des négociants en automobiles. Demars. qu'il convient de rechercher la commune intention des parties plutôt que de s'en tenir au sens littéral des termes et qu'il ne saurait prétendre que. et ayant relevé notamment que la déclaration préalable d'importance se 9 . vaut pour la somme écrite en toutes lettres . il a porté en lettres la mention : " sept cent quatre-vingt dix francs " . selon le pourvoi. qu'aux termes de l'article 1326 du Code civil.

. B. a été grièvement blessé au pied par la chute d'un tonneau mal arrimé . acceptation. par la Compagnie Générale Transatlantique à Zbidi Hamida Ben Mahmoud. que la Caisse. la cour d'appel a souverainement retenu que la clause invoquée excluait l'indemnisation forfaitaire lorsque. statuant sur la demande des ayants droit de Denis X. Zbidi Hamida. CASSE.. Que l'exécution du contrat de transport comporte. à un moment quelconque. dès lors.. de la clause elle-même .présentait comme une simple recommandation. contestée par la défense : 10 . que le 11 octobre 1996.. il a violé l'article ci-dessus visé . Attendu que des qualités et des motifs de l'arrêt attaqué. quand une clause n'est pas illicite. Attendu. après avoir formulé des réserves dans l'attente de l'enquête à effectuer. Attendu que. et qu'en réclamant une indemnité à la Compagnie pour la blessure qu'il avait reçue. vainement. . Par ces motifs : REJETTE le pourvoi. une clause. renfermait. que l'arrêt attaqué. implique. Que. a reconnu le caractère professionnel du décès . Qu'en statuant ainsi. le client rapporte la preuve du caractère exceptionnel des travaux confiés . lors de son embarquement à Tunis pour Bône. à côté des marchandises. Sur la recevabilité du pourvoi principal de la caisse primaire d'assurance maladie. est décédé le 12 octobre 1996 et que la caisse. pour être mis à la disposition de la société Wheelabrator Allevard. après avoir fait procéder à une enquête légale. que Zbidi a été victime de l'accident dont il poursuit la réparation . Par ces motifs. a reconnu le caractère professionnel de la maladie et en a informé la société Allevard Aciers le 14 novembre 1995 .. le salarié ayant été exposé au risque chez plusieurs employeurs . à qui la Compagnie avait assigné une place dans le sous-pont. que c'est à tort que l'arrêt attaqué a refusé de donner effet à la clause ci-dessus relatée et déclaré que le tribunal civil de Bône était compétent pour connaître de l'action en indemnité intentée par Zbidi Hamida contre la Compagnie Transatlantique . d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli .. mais a déclaré inopposable à la société la procédure ayant conduit à la reconnaissance de la maladie professionnelle dont est décédé Denis X. Zbidi agissait contre elle non "en vertu de ce contrat et des stipulations dont il lui imputait la responsabilité" . l'acceptation du billet sur lequel elle est inscrite. puis a été muté en 1980 à la société Allevard Aciers où il a exercé l'activité de mécanicien jusqu'en 1986. hors les cas de dol ou de fraude. par le voyageur qui la reçoit. aux droits de qui venait la société Ascométal. l'arrêt attaqué déclare que les clauses des billets de passage de la Compagnie Transatlantique. constaté par certificat médical du 7 novembre 1994 . et a fixé le montant des indemnisations. ne régissent que le contrat de transport proprement dit et les difficultés pouvant résulter de son exécution. 21 novembre 1911 Sur l'unique moyen du pourvoi : Vu l'article 1134 du Code civil . Qu'au cours du voyage... qu'il a déclaré à la caisse primaire d'assurance maladie un mésothéliome professionnel... 28 février 2002 Attendu que Denis X. et que la cour d'Alger constate elle-même que c'est au cours de cette exécution et dans des circonstances s'y rattachant. pour le transporteur l'obligation de conduire le voyageur sain et sauf à destination. attribuant compétence exclusive au tribunal de commerce de Marseille pour connaître des difficultés auxquelles l'exécution du contrat de transport pourrait donner lieu . que Denis X. en effet. la caisse régionale d'assurance maladie a décidé de ne pas inscrire les dépenses relatives à la maladie professionnelle au compte de la société Allevard Aciers. puis de magasinier jusqu'en 1996 . a dit que le décès était dû à la faute inexcusable de la société Allevard Aciers. L’interprétation créatrice 1/ L’obligation de sécurité Civ. Soc.. a été engagé comme mécanicien le 16 juin 1976 par la société Les Forges d'Allevard. il résulte que le billet de passage remis. notamment l'article 11. en mars 1907. sous l'article 11.

régulièrement versées aux débats par la société Ascométal. 461-1 du Code de la sécurité sociale l'arrêt attaqué qui retient que Denis X. qu'à partir de 1980 l'amiante n'était plus utilisé au four 30 tonnes pour protéger les faisceaux. que l'amiante avait été progressivement retiré dès sa prise de fonction et à mesure des progrès techniques. indiquant que l'amiante utilisé pour se protéger de la chaleur était confiné et non volatile. chrome. ayant été reconnue par la caisse primaire d'assurance maladie au titre du tableau n° 30. et la caisse régionale d'assurance maladie ayant imputé la charge financière de cette maladie au compte spécial en raison d'une exposition de la victime au risque chez plusieurs employeurs. chef de poste à l'aciérie de 1977 à 1986. manganèse et plomb. 452-3. Hellio. et qu'il avait utilisé toute son autorité auprès des ouvriers de l'entretien pour qu'ils portent les équipements de protection individuelle. opération au cours de laquelle les ouvriers étaient protégés par des masques mis à leur disposition. que le manquement à cette obligation a le 11 . la concentration moyenne en fibres d'amiante de l'atmosphère inhalée par un salarié durant sa journée de travail ne devait pas dépasser deux fibres par centimètre cube. et notamment les masques respiratoires. et s'il est techniquement impossible de respecter les dispositions de l'article 3 dudit décret. notamment en ce qui concerne les maladies professionnelles contractées par ce salarié du fait des produits fabriqués ou utilisés par l'entreprise . qui constataient que lors des travaux les mettant exceptionnellement au contact avec de l'amiante. ne justifie pas sa solution au regard des articles L. à une faute inexcusable de la société Allevard Aciers au motif que ladite société n'avait pas respecté les prescriptions du décret précité du 17 août 1977. mais qui n'auraient pas manqué de faire état de fibres d'amiante s'ils en avaient repérées . aurait été exposé au risque de l'amiante au sein de la société Allevard Aciers sans constater que le salarié aurait été exposé de façon habituelle à l'inhalation de poussières d'amiante au sein de cette entreprise . même dans le cas où les dépenses afférentes à la maladie professionnelle sont inscrites au compte spécial en raison de ce que le salarié a été exposé au risque chez plusieurs employeurs. notamment des appareils respiratoires anti-poussières . 5° que selon l'article 2 du décret n° 77-949 du 17 août 1977 applicable aux faits de l'espèce. faute d'avoir constaté que le taux de concentration de poussières d'amiante dans l'atmosphère dans laquelle avait évolué le salarié aurait excédé le seuil réglementairement autorisé . qu'au début les flexibles du four étaient enveloppés d'amiante tressé qui était renouvelé une fois par mois environ..... et notamment les masques respiratoires. mis à leur disposition lors des travaux les mettant en contact avec l'amiante . 2° que ce défaut de base légale est d'autant plus caractérisé que l'arrêt attaqué considère que Denis X. seules étant considérées les fibres de plus de cinq microns de longueur. chef d'atelier de l'aciérie de 1974 à 1986. Sur le moyen unique du pourvoi provoqué de la société Ascométal. aurait été exposé aux poussières d'amiante lors de ses interventions sur des matériels protégés par l'amiante de 1980 à 1986. chef du service de l'entretien de l'aciérie de 1971 à 1986. Tauttmann. et que l'amiante utilisé pour l'enrubannage des flexibles avait été remplacé par de la fibre de verre en 1979. Mais attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié... organismes qui ont surtout effectué des recherches sur la teneur de l'atmosphère en silicium. sans prendre en considération l'attestation du 6 février 1998 de M. que le pourvoi de la Caisse est donc recevable .. conserve contre l'employeur dont la faute inexcusable a été reconnue le recours prévu par l'article L. 452-1 et suivants et L. Bataillon. l'attestation du 3 février 1999 de M. du Code de la sécurité sociale . qu'il s'ensuit que ne justifie pas légalement sa solution au regard de ce texte et des articles L. des équipements de protection individuelle doivent être mis à la disposition du personnel.. mis à leur disposition . la Caisse primaire d'assurance maladie. était due à la faute inexcusable de la société Allevard Aciers. tenue de faire l'avance des sommes allouées aux ayants droit en réparation de leur préjudice personnel. pris en ses cinq branches : Attendu que la société Ascométal fait grief à la cour d'appel d'avoir dit que la maladie professionnelle de Denis X.. 452-1 et suivants du Code de la sécurité sociale l'arrêt attaqué qui impute la maladie professionnelle de Denis X. 3° que l'article 4 du décret n° 77-949 du 17 août 1977 dispose qu'en cas de travaux occasionnels et de courte durée où le personnel est exposé à l'inhalation de poussières d'amiante. alors. que les ouvriers intervenaient une fois par mois pour changer ces protections.Attendu que. ainsi que l'attestation du 25 janvier 1999 de M. opération d'une durée de l'ordre de quatre heures qui était effectuée le dimanche à l'arrêt du four. que ne justifie pas légalement sa décision l'arrêt attaqué qui retient que la société Allevard Aciers n'a pas respecté les prescriptions de ce décret sans s'expliquer sur les attestations susvisées. indiquant qu'à partir de l'année 1978 les plaques de revêtement d'amiante de la cuve du four avaient été retirées et qu'il n'y en avait plus en 1979. les ouvriers étaient tenus d'utiliser les équipements de protection individuelle. et que l'amiante avait été progressivement retiré et qu'il n'y en avait plus en 1980. 4° que ce défaut de base légale est d'autant plus caractérisé que la cour d'appel a également omis de prendre en considération les nombreux constats de contrôle de l'empoussièrement effectués par la Caisse régionale d'assurance maladie et le Commissariat à l'énergie atomique.. selon le moyen : 1° que la maladie de Denis X. alinéa 3. de trois microns au plus de largeur et dont le rapport longueur/largeur excédait trois . l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat. indiquant que l'amiante était présent au four 30 tonnes de l'aciérie sous forme d'enrobage des faisceaux électriques afin de les protéger des projections d'acier en fusion.

15 février 2001. qu'au cours de la manoeuvre. 452-1 du Code de la sécurité sociale. Plèn. d'autre part. la cour d'appel a violé le texte susvisé . qui étaient la cause déterminante de l'accident. Qu'en statuant ainsi. la cour d'appel a violé les textes susvisés . d'imprudence et d'inattention . 12 . pris en ses trois premières branches : Vu les articles 1147 du Code civil. au sens de l'article L. ayant nécessairement connaissance et conscience du danger encouru à l'approche d'une ligne électrique par un matériel métallique. notamment en ce qui concerne les accidents du travail.133). compétente et expérimentée. X. d'une part... selon l'arrêt attaqué rendu sur renvoi après cassation (Chambre sociale. quant à ce. entre les parties. a fait preuve de négligence. Et attendu que les énonciations de l'arrêt caractérisent le fait. l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat. M. que présente un tel caractère la faute volontaire de la victime d'une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience . lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié. alors que l'employeur aurait dû avoir conscience du danger lié à la présence de la ligne électrique et qu'il n'avait pas pris les mesures nécessaires pour en préserver le salarié. salarié de la société Norgraine. l'échafaudage. en conséquence. X. (…) PAR CES MOTIFS. et que le manquement à cette obligation a le caractère d'une faute inexcusable.. a pu en déduire que la société Allevard Aciers avait commis une faute inexcusable . qui n'encourt aucun des griefs invoqués. 452-1 du Code de la sécurité sociale. Qu'en statuant ainsi par des motifs impropres à exonérer l'employeur de sa responsabilité et alors que ces faits n'ont pas le caractère d'une faute inexcusable de la victime. tendant à la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur. peut permettre de réduire la majoration de sa rente .. remet. retient que l'accident n'est pas survenu au cours de l'exécution de travaux dans le voisinage d'une ligne électrique dès lors qu'ils étaient exécutés à 50 mètres environ de celle-ci. Attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié. a demandé une indemnisation complémentaire sur le fondement de la faute inexcusable de l'employeur .. lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver . alors même que d'autres fautes auraient concouru au dommage . ensemble le décret n° 6548 du 8 janvier 1965 . et que le salarié avait fait preuve de négligence.caractère d'une faute inexcusable. blessé dans cet accident. 24 juin 2005 Attendu. Sur le moyen unique. l'arrêt rendu le 3 novembre 1999. au sens de l'article L. l'arrêt. qu'il est indifférent que la faute inexcusable commise par l'employeur ait été la cause déterminante de l'accident survenu au salarié mais qu'il suffit qu'elle en soit une cause nécessaire pour que la responsabilité de l'employeur soit engagée. d'imprudence et d'inattention. sans exclure l'existence d'un accident du travail. que seule une faute inexcusable de la victime. 453-1 du Code de la sécurité sociale. sans que ne soit démontré un manquement de l'employeur . mais seulement en ce qu'il a déclaré inopposable à la société Allevard Aciers la décision de la caisse primaire d'assurance maladie de reconnaître le caractère professionnel de la maladie. mais en fin de journée alors que le travail était terminé. au sens de l'article L. L. Attendu que pour rejeter la demande de M. qu'elle n'avait pas pris les mesures nécessaires pour en préserver son salarié . Attendu que pour rejeter la demande de majoration de la rente. pour être fait droit. 453-1 du Code de la sécurité sociale .. a heurté une ligne électrique . aidait un collègue de travail à déplacer un échafaudage métallique pour le ranger sur le côté du bâtiment de l'entreprise comme il le faisait tous les soirs depuis un mois . Ass. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche : CASSE ET ANNULE. que M. que la cour d'appel. que la société avait ou aurait dû avoir conscience du danger lié à l'amiante. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. pourvoi n° U 99-15.. 411-1 et L. notamment au regard des prescriptions du décret du 8 janvier 1965.. que le 4 juillet 1989. Et sur le moyen pris en sa quatrième branche : Vu l'article L. que le moyen ne peut être accueilli en aucune de ses branches . par la cour d'appel de Grenoble . les renvoie devant la cour d'appel de Chambéry. Attendu que la faute de la victime n'a pas pour effet d'exonérer l'employeur de la responsabilité qu'il encourt en raison de sa faute inexcusable . X. 452-1 du Code de la sécurité sociale. qui avait été surélevé le matin même pour permettre de peindre le haut de ce bâtiment. l'arrêt retient que la cause déterminante de l'accident se trouve dans la faute de la victime qui. et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver .

26 janvier 1988 Le notaire est tenu.ce qui avait été négligé en l'espèce . le notaire.GP n°151. les époux Cabaz ont vendu à la société Rustika un fonds de commerce .PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 14 juin 1985. Attendu que. autrement composée . à peine de résiliation . 31 mai 2007 AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION.M. que ce fonds comprenait le droit au bail commercial consenti aux époux Cabaz. Dol a obtenu l'expulsion de M. à la simple lecture du bail tronqué qui lui avait été communiqué par les époux Cabaz. avait l'obligation d'opérer toutes les investigations nécessaires à cet égard . après avoir réglé deux acomptes. d'éclairer les parties sur sa portée et ses conséquences et de prendre toutes dispositions utiles pour en assurer l'efficacité eu égard au but poursuivi par les parties. la faute que commettaient les vendeurs en omettant de solliciter une autorisation écrite du bailleur et ne pouvait éviter les conséquences de cette faute . 1ère. la débouter de sa demande d'indemnisation. 2/ L’obligation de renseignement Civ. . Shin Oua Siron. par la cour d'appel de Fort-de-France . occupant de son chef . les renvoie devant la cour d'appel de Douai. qui ne pouvait avoir aucune certitude sur l'exigence de l'intervention du bailleur nécessaire pour la régularité de la cession. aux termes d'un acte sous seing privé conclu le 17 août 1972. l'arrêt rendu le 11 mars 2002 entre les parties par la cour d'appel d'Amiens . avait manqué à son devoir de conseil. par acte reçu les 17 décembre 1979 et 2 janvier 1980 par M. qui n'avait fait mention dans l'acte de cession ni de l'existence de la clause.remet. Attendu que pour débouter la société Rustika de son action en responsabilité. pour être fait droit. l'arrêt retient que la société Téléfil santé n'avait pas informé la société CDA que la police de caractère "Roman" n'existait pas sur son imprimante . 13 . Attendu que pour condamner la société Téléfil santé à payer à la société CDA la somme de 5 976 euros et. que la société Conseil développement assistance (CDA) a vendu à la société Téléfil santé un progiciel "assur 2 top" . ni de son observation. pris en sa troisième branche : Vu les articles 1134. en conséquence. en tant que rédacteur d'un acte. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. CHAMBRE COMMERCIALE. selon l'arrêt attaqué. en tant que rédacteur de l'acte.1147 et 1615 du code civil . qu'en décidant le contraire. notaire. propriétaire des murs . par M. l'arrêt infirmatif attaqué retient que le notaire ne pouvait pas prévoir. la cour d'appel a violé le texte susvisé . Cabaz et celle de la société Rustika. d'éclairer les parties sur sa portée et ses conséquences et de prendre toutes les dispositions utiles pour en assurer l'efficacité eu égard au but poursuivi par les parties . Sur le moyen unique. a invoqué des dysfonctionnements pour refuser de payer le solde du prix et demander à la société CDA l'indemnisation du préjudice qui lui aurait été causé . Mais attendu que le notaire est tenu. les renvoie devant la cour d'appel de Basse-Terre Com 11 juillet 2006 . a rendu l'arrêt suivant : Attendu. qu'en l'état des constatations matérielles faites par la cour d'appel quant à la teneur de l'exemplaire de l'acte qui lui avait été présenté par les époux Cabaz. la société Rustika a assigné cet officier public en paiement de différentes sommes . que celle-ci. Dol. entre les parties. FINANCIERE ET ECONOMIQUE. Shin Oua Siron. en toutes ses dispositions. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. pris en sa première branche : Vu l'article 1382 du Code civil . remet. que soutenant que M. pour être fait droit. en conséquence. Arrêt Sur le second moyen. qu'invoquant la clause de cet acte sous seing privé aux termes de laquelle le preneur avait l'obligation d'obtenir l'autorisation écrite préalable du bailleur pour toute cession de ce bail. en conséquence.

l’arrêt retient que la société BP. de lui vendre ceux-ci au prix qu’elle pratiquait effectivement. Huard dans son réseau “ en lui assurant une rentabilité acceptable “ . qui s’était engagée à maintenir dans son réseau M. en violation de l’article 1147 du Code civil . lequel n’était pas obligé de renoncer à son statut de distributeur agréé résultant du contrat en cours d’exécution pour devenir mandataire comme elle le lui proposait. la cour d'appel a violé les textes susvisés . alors. Mais attendu. par avenant du 14 octobre 1981. la cour d'appel a violé les textes susvisés . que. prenant effet le 25 mars 1971 . le 2 octobre 1970. entre les parties. qu’en jugeant dès lors que la société BP devait être tenue pour contractuellement responsable du préjudice invoqué par M. selon l’arrêt attaqué (Paris. supérieur à celui auquel elle vendait ces mêmes produits au consommateur final par l’intermédiaire de ses mandataires “. Huard. que M. la cour d’appel n’a pas tiré les conséquences légales de ses constatations de fait. 31 mai 1990). l'arrêt retient encore que le logiciel vendu avait été mal initialisé pour l'application spécifique de la société Téléfil santé. en second lieu. l’accord de distributeur agréé du 2 octobre 1970 prévoyait que la société BP devrait faire bénéficier M. alors que le vendeur professionnel d'un matériel informatique est tenu d'une obligation de renseignement et de conseil envers un client dépourvu de toute compétence en la matière. que. enfin. la cour d’appel a dénaturé cette clause stipulée au profit de la société pétrolière et non à celui de son distributeur agréé. Attendu que pour statuer comme il l'a fait. pris en sa quatrième branche : Vu les articles 1134. qu’en jugeant dès lors que la société BP était contractuellement tenue d’intégrer M . se plaignant de ce que. Huard avait effectué des travaux d’aménagement dans la station-service. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE ET ANNULE. d’autre part. approvisionner M. en dépit de l’engagement de la société BP de l’intégrer dans son réseau. préjudice tenant aux difficultés consécutives à l’impossibilité pour ce dernier de faire face à la concurrence. la cour d’appel n’a relevé à son encontre aucune violation de ses obligations contractuelles et ne pouvait dès lors juger qu’elle avait commis une faute contractuelle dont elle devait réparer les conséquences dommageables. qu’en ne retenant à l’encontre de la société BP que le seul grief de n’avoir pas recherché un accord de coopération commerciale avec son distributeur agréé. en raison de la politique des prix en matière de carburants. Attendu. que nul ne peut être tenu pour responsable du préjudice subi par son cocontractant lorsque ce préjudice trouve sa source dans une cause étrangère qui ne peut lui être imputée . lors. sans enfreindre la réglementation. qu’en 1983. L’Exécution du contrat de bonne foi A. pris en ses trois branches : Attendu. d’une part. Huard. après avoir pourtant constaté qu’elle était néanmoins tenue. Huard un contrat de distributeur agréé. les prix de vente des produits pétroliers au détail ont été libérés . pour le supercarburant et l’essence. selon le pourvoi. pour une durée de 15 années. l’a assignée en paiement de dommages et intérêts . alors que l'obligation de délivrance du vendeur de produits complexes n'est pleinement exécutée qu'une fois réalisée la mise au point effective de la chose vendue. dans son préambule. que.1147 et 1604 du code civil . qu’ayant relevé que le contrat contenait une clause d’approvisionnement exclusif. les fichiers de la base de données de l'ancien logiciel n'ayant pas été transmis par celle-ci à la société CDA qui n'avait pas pu les reporter sur le nouveau système . Huard. en toutes ses dispositions. II. dans le cadre du contrat de distributeur agréé. Huard de diverses aides “ dans les limites d’une rentabilité acceptable “ . puisqu’il lui appartenait d’établir un accord de 14 .Huard dans son réseau en lui assurant une rentabilité acceptable. Huard à un prix inférieur au tarif “ pompiste de marque “. Attendu qu'en statuant ainsi. Huard. M. par la cour d'appel de Limoges . Et sur le moyen unique. n’est pas fondée à soutenir qu’elle ne pouvait. PAR CES MOTIFS. en violation des articles 1147 et 1148 du Code civil . l'arrêt rendu le 19 mai 2004. 3 novembre 1992 Sur le moyen unique. et que “ le prix de vente appliqué par la société BP à ses distributeurs agréés était. que M.Attendu qu'en statuant ainsi. que nul ne peut se voir imputer une faute contractuelle de nature à engager sa responsabilité sans que soit établie l’existence d’une inexécution de ses obligations contenues dans le contrat . Attendu que la société BP reproche à l’arrêt d’avoir accueilli cette demande à concurrence de 150 000 francs. en premier lieu. cette dernière ne lui a pas donné les moyens de pratiquer des prix concurrentiels. la Société française des pétroles BP (société BP) a conclu avec M. et alors. en violation de l’article 1134 du Code civil . Contenu du principe Com. que l’arrêt ne dit pas que la société BP était tenue d’intégrer M. le contrat a été prorogé jusqu’au 31décembre 1988 .

statuant dans un litige afférent au règlement d'une indemnité d'assurance incendie subordonnée à une reconstruction dans un délai déterminé. d’où il résultait l’absence de tout cas de force majeure.. Que la juridiction du second degré a pu en déduire que l'assureur. D’où il suit que le moyen.coopération commerciale entrant “ dans le cadre des exceptions d’alignement ou de pénétration protectrice d’un détaillant qui ont toujours été admises “ . a engagé sa responsabilité envers la société Sofisud pour avoir attendu d'avoir négocié et conclu la reprise des 15 . qu’en l’état de ces constatations et appréciations. en respectant le préavis contractuel d'un an . pris en ses deux branches : Attendu que l'arrêt attaqué (Riom. l'arrêt retient que la société Fiat auto. 6 mai 2002 Ne tire pas les conséquences légales de ses propres constatations la cour d'appel qui condamne un concédant pour résiliation abusive du contrat au motif qu'il a attendu d'avoir négocié et conclu la restructuration de son réseau avec un tiers pour procéder à la résiliation. du fait de cette résiliation. tenue d'exécuter loyalement les engagements contractuels qui lui faisaient obligation de ne pas diminuer les chances de reconversion du concessionnaire dont elle entendait se séparer dans les cadre d'une politique personnelle de restructuration. sachant qu'ainsi il portait préjudice au concessionnaire. que la société Sofisud l'a assignée en paiement de dommages-intérêts en lui reprochant une résiliation abusive . a constaté que quelques jours avant l'acquisition de la prescription biennale la compagnie Groupe Azur Assurances mutuelles de France avait été informée par son assuré. avait commis une faute contractuelle dont il devait réparation . la société Agrigel Frigédoc. déjà assuré. la cour d’appel a pu décider qu’en privant M. de l'achèvement de ces travaux de reconstruction et qu'elle avait gardé un " silence malicieux " dans le but d'échapper au paiement grâce à la prescription et que les correspondances qu'elle avait eues avec son assuré avaient " endormi sa vigilance " sur les formalités légales qui lui incombaient . propre à permettre au concessionnaire d'organiser sa reconversion. qui manque en fait dans sa première branche. Arrêt Sur le premier moyen. est dès lors légalement justifié l'arrêt qui. Sur le deuxième moyen. la société BP n’avait pas exécuté le contrat de bonne foi . 26 novembre 1996 1° L'assureur est tenu d'une obligation de loyauté dans la mise en oeuvre du processus d'indemnisation de son assuré après la survenance d'un sinistre . Viole les articles 1134 et 1147 du Code civil l'arrêt qui met à la charge d'un concédant une obligation d'assistance du concessionnaire en vue de sa reconversion. le manquement à cette obligation entraîne la mise en jeu de sa responsabilité contractuelle . (…) PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. pris en sa deuxième branche : Vu l'article 1134 du Code civil . 1ère. concessionnaire de la marque depuis 1984. mis en situation d'infériorité dans la négociation de son fonds de commerce avec le repreneur. 10 février 1994). tenu d'une obligation de loyauté dans la mise en oeuvre du processus d'indemnisation après la survenance d'un sinistre. est mal fondé pour le surplus . Huard des moyens de pratiquer des prix concurrentiels. alors qu'elle avait constaté que le concédant avait respecté le préavis contractuel. Attendu que pour accueillir la demande. Com. que le moyen en ses deux branches est sans fondement . ayant constaté qu'un assureur avait gardé un " silence malicieux " pour échapper au paiement grâce à la prescription. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi Civ. le condamne à payer des dommagesintérêts à son assuré. de disposer du territoire convoité. Arrêt Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que la société Fiat auto France (la société Fiat auto) a résilié le 27 septembre 1995 le contrat à durée indéterminée qui la liait à la société Sofisud.

entre les parties. la cour d'appel a violé les textes susvisés . 1ère. que. qu'en statuant comme elle l'a fait. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. et que ce préjudice est égal à sa dette avec laquelle il se compense . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. pris en sa cinquième branche : Vu les articles 1134 et 1147 du Code civil . quant à ce. pris en sa première branche : 16 . Et sur le même moyen. du Code civil . seule voie d'indemnisation réellement ouverte dans le délai contractuel de préavis d'un an respecté par elle . l'office ne pouvait ignorer être débiteur du coût de la consommation d'eau qu'il était fondé à récupérer sur ses locataires. Arrêt Sur le moyen. pour statuer ainsi. que. un préjudice né de l'accumulation d'une dette dont la méconnaissance légitime a empêché la répercussion sur les locataires. a retenu que la CGE a commis une faute dans l'exécution de ses obligations contractuelles pour ne pas avoir facturé ses fournitures avec la ponctualité nécessaire à la correcte gestion des immeubles. alors qu'elle avait constaté que la société Fiat auto avait respecté le préavis contractuel. sauf en ce qu'il a ordonné un complément d'expertise concernant le chiffrage des primes MOS susceptibles de rester dues. sachant qu'ainsi elle portait préjudice à la société Sofisud. pour l'Office. la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations . que l'arrêt attaqué. en conséquence. Cass. Attendu. laquelle a entraîné. par la cour d'appel de Paris . du fait de cette résiliation. Civ. par la cour d'appel de Versailles . dans toutes ses dispositions. Attendu qu'en statuant ainsi. pour être fait droit. doit vérifier que cette fourniture lui est facturée par celui-ci. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE et ANNULE. troisième alinéa.com. devait vérifier si cette fourniture lui était facturée par la CGE . que la cour d'appel avait constaté que l'utilisation par l'Office des deux immeubles en cause à des fins locatives impliquait nécessairement qu'ils étaient desservis en eau . elle n'a pas facturé les fournitures concernant deux de ces immeubles . après avoir relevé que l'office est débiteur du coût des fournitures. la cour d'appel a retenu que rien ne faisait obligation à l'Office de détecter l'absence de facturation . Attendu que pour statuer comme elle l'a fait. l'arrêt rendu le 30 septembre 1993. comme l'invoquait la CGE. Par ces motifs. alors que le concédant n'est pas tenu d'une obligation d'assistance du concessionnaire en vue de sa reconversion. que l'office a demandé reconventionnellement qu'il lui soit accordé des dommages-intérêts équivalents à la condamnation qui serait mise à sa charge . entre les parties. pour être fait droit. la cour d'appel a violé l'article susvisé . pris en ses diverses branches : Vu l'article 1134. les renvoie devant la cour d'appel de Paris. remet. tenu d'exécuter de bonne foi le contrat le liant au distributeur d'eau. la cour d'appel a également retenu que la société Fiat auto France ne justifiait pas avoir tenté de réparer sa faute en aidant la société Sofisud dans ses pourparlers avortés avec le repreneur. l'arrêt rendu le 11 février 1999. mise en situation d'infériorité dans la négociation de son fonds de commerce avec un repreneur déjà assuré. les renvoie devant la cour d'appel de Versailles. et tenu d'exécuter de bonne foi le contrat le liant au distributeur d'eau. de disposer du territoire convoité . 23 janvier 1996 Le propriétaire bailleur d'immeubles d'habitation ne peut ignorer être débiteur du coût de la consommation d'eau qu'il est fondé à récupérer sur ses locataires et. que dès lors.Sur le moyen unique. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE.succursales de Boulogne-sur-Seine et Issy-les-Moulineaux et l'extension de leur territoire exclusif avec un tiers pour procéder à la résiliation du contrat de concession. Attendu que la Compagnie générale des eaux (la CGE) fournit l'eau à divers immeubles propriétés de l'Office public d'habitations à loyer modéré du Val-d'Oise . dans les limites de la prescription. remet en conséquence. elle en a poursuivi le paiement . cependant. propre à permettre au concessionnaire d'organiser sa reconversion. dès l'origine. 10 juillet 2007 LA COUR : . Attendu qu'en statuant ainsi. Attendu que.

sans manquer à la bonne foi. selon les arrêts attaqués (Fort-de-France. par fausse application. il aurait dû se montrer particulièrement attentif à la mise en place d'un contrôle des comptes présentant toutes les garanties de fiabilité. le second des textes susvisés et. que le 16 novembre 2005. A. au prorata de la participation cédée. qu'il était encore stipulé que chacun des cédants garantissait le cessionnaire. que la clause résolutoire insérée dans un bail doit s'interpréter strictement et seules peuvent être sanctionnées par le jeu de cette clause les infractions expressément visées par le bail . autrement composée [.... selon le moyen. les. le premier de ces textes . qu'il ne pouvait ignorer que des irrégularités comptables sont pratiquées de façon courante dans les établissements exploitant une discothèque et qu'il a ainsi délibérément exposé la société aux risques. puis l'a assignée aux fins de voir constater la résiliation du bail .. alinéa 1er et 3.. l'arrêt retient que celui-ci ne peut. . 17 . de mise en oeuvre des pratiques irrégulières à l'origine du redressement fiscal invoqué au titre de la garantie de passif . elle a notifié à la locataire.. par la Cour d'appel de Paris . 10 novembre 2010 Attendu. renvoie devant la Cour d'appel de Paris. actionnaires de la société Les Maréchaux. la cour d'appel a violé. en déclarant acquise. Cass. Mais attendu qu'ayant relevé que le bail comportait une clause d'échelle mobile stipulant la révision triennale et automatique du loyer par référence à l'indice national du coût de la construction. MM. qui exploite notamment une discothèque. D'où il suit que le moyen est mal fondé . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et.Attendu. Par ces motifs et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs. qui se sont réalisés. Y.. entre les parties. ont cédé leur participation à M... .. remet. alors que si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle. la cour d'appel a entaché sa décision d'un manque de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . pour défaut de paiement des arriérés dus en vertu de la clause d'indexation.. la clause résolutoire stipulée dans le bail de la société Stock Plus sans rechercher. A. par refus d'application...]. se prétendre créancier à l'égard des cédants dès lors que. que dès lors. Y.Attendu qu'en statuant ainsi... et Z. la cour d'appel en a déduit exactement que le commandement de payer notifié le 17 janvier 2005 au visa de la clause résolutoire du bail visait valablement un rappel de loyers résultant de l'application de la clause d'échelle mobile . la bailleresse a informé la locataire du nouveau loyer résultant de la variation de l'indice et exigible à compter du 1er février 2004 .. du code civil . casse et annule. X. au visa de la clause résolutoire. pour être fait droit.Vu l'article 1134. si ladite clause visait un tel défaut de paiement. dans toutes ses dispositions. qu'il était stipulé qu'un complément de prix serait dû sous certaines conditions qui se sont réalisées . 3e. en conséquence... . ainsi qu'elle y était invitée. notamment contre toute augmentation du passif résultant d'événements à caractère fiscal dont le fait générateur serait antérieur à la cession . X... selon l'arrêt attaqué. un commandement de payer des rappels de loyers résultant de l'indexation. pris en sa première branche : Attendu que la société Stock Plus fait grief à l'arrêt de constater la résiliation du bail par acquisition de la clause résolutoire. A.. que par acte du 18 décembre 2000. alors. elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement convenus entre les parties.. que la société ayant fait l'objet d'un redressement fiscal au titre de l'exercice 2000 et MM. 27 mars 2009 et 29 mai 2009). et Z.. que le 17 janvier 2005. que la société Stock Plus a acquis un fonds de commerce exploité dans des locaux appartenant à la SCI Micnat selon bail applicable à compter du 1er février 2000 et comportant une clause de révision triennale du loyer par indexation sur l'indice du coût de la construction . déjà titulaire d'un certain nombre de titres et qui exerçait les fonctions de président du conseil d'administration de cette société .... dirigeant et principal actionnaire de la société Les Maréchaux. Sur le moyen unique. ce dernier a reconventionnellement demandé que les cédants soient condamnés à lui payer une certaine somme au titre de la garantie de passif . soit condamné à leur payer le complément de prix. l'arrêt rendu le 14 mars 2006.Attendu que pour rejeter la demande de M.. ayant demandé que M. civ.

Rejette ce moyen . si la clause résolutoire n'avait pas été mise en œuvre de mauvaise foi. pour être fait droit. puis à 60 centimes à 18 . quelque équitable que puisse leur paraître leur décision. pris en sa seconde branche : Vu l'article 1134 du code civil . et non une portion des frais dont est tenu son adversaire. la cour d'Aix n'a commis aucun excès de pouvoir. dans l'appréciation souveraine de la cour d'appel. de mesurer la quantité d'eau que les hoirs de Galliffet doivent livrer aux arrosants. Adaptation et révision du contrat Civ.Mais sur le moyen unique. remet. de remédier à des abus de jouissance commis par ceux-ci. rectifié le 29 mai 2009. les renvoie devant la cour d'appel de Fort-de-France. Qu'en statuant ainsi. Attendu que la disposition de cet article n'étant que la reproduction des anciens principes constamment suivis en matière d'obligations conventionnelles. afin. en conséquence. un obstacle à l'application dudit article. de prendre en considération le temps et les circonstances pour modifier les conventions des parties et substituer des clauses nouvelles à celles qui ont été librement acceptées par les contractants . la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision . B. dans aucun cas. absolue. il n'appartient aux tribunaux. et régit les contrats dont l'exécution s'étend à des époques successives de même qu'à ceux de toute autre nature. Attendu que pour déclarer acquise la clause résolutoire et constater la résiliation du bail. ni l'article 1135 du Code civil . PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE.. d'une part. Qu'en décidant le contraire et en élevant à 30 centimes de 1834 à 1874. l'arrêt retient qu'à la suite du commandement délivré le 17 janvier 2006 et visant la clause résolutoire. comme le lui demandait la société Stock Plus qui soutenait que la bailleresse avait entendu faire cesser une exploitation concurrente d'un commerce que cette dernière possédait par ailleurs. dans toutes ses dispositions. Que. Mais. la société Stock Plus n'a pas déféré aux causes du commandement . entre les parties. Attendu que la règle qu'il consacre est générale. d'autre part. et n'a violé ni l'article 1134. sur le premier moyen du pourvoi : Vu l'article 1134 du Code civil. autrement composée . la circonstance que les contrats dont l'exécution donne lieu au litige sont antérieurs à la promulgation du Code civil ne saurait être. 6 mars 1876 Sur le deuxième moyen : Attendu qu'il résulte des déclarations de l'arrêt attaqué que les travaux qu'il prescrit doivent être exécutés dans l'intérêt des parties. le montant des frais qui incombent à cette partie pour l'exécution de ses obligations personnelles. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. Que la moitié de la dépense totale mise à la charge de chacune des parties représente donc. sans rechercher. dans l'espèce. l'arrêt rendu le 27 mars 2009. D'où il suit qu'en faisant masse de toutes les dépenses nécessaires pour rétablir respectivement les parties dans leurs droits et en les condamnant à payer ces dépenses par égale portion. et. par la cour d'appel de Fort-de-France .

5 juillet 1985) statuant sur contredit de compétence. au motif qu'elle se trouvait dans l'impossibilité économique de poursuivre l'exploitation . Attendu que pour renvoyer l'affaire devant le tribunal de grande instance. ont demandé au tribunal de grande instance de fixer le loyer du bail renouvelé et juger que la désignation des lieux devait être complétée pour préciser que la cave était aménagée en réserve servant d'entrepôt de marchandises. la cour d'appel a violé les textes susvisés . parallèlement. que le tribunal s'est déclaré incompétent et a renvoyé les parties devant le juge des loyers commerciaux . par lettre du 31 mars 1989. par la cour d'appel de Versailles . en dommagesintérêts . 3ème. que les époux Marcillat. que. en raison des contraintes 19 . qu'une convention tripartite a été signée le 15 octobre 1984 entre la commune. propriétaires de locaux à usage commercial donnés en location aux époux Barella. ensemble les articles 4 et 29 du décret du 30 septembre 1953 . entre les parties.37 francs et 911 729. l'AFJT et la commune ont obtenu la condamnation de la LRP à poursuivre son exploitation . au titre. par décision du 17 février 1997. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 5 juillet 1985. alors qu'aucune juridiction n'a le pouvoir de modifier les clauses mêmes accessoires du bail commercial à renouveler. l'arrêt attaqué (Chambéry. l'AFJT et la commune ont saisi le tribunal de grande instance de Bonneville aux fins d'obtention. hormis la fixation du prix par le juge. l'AFJT et la société Les Repas Parisiens (LRP) pour une durée de dix ans . l'AFJT. que. obtenant de ses cocontractantes d'importants travaux d'investissement. 5 juin 2001) a jugé que la LRP avait rompu unilatéralement le contrat et l'a condamnée à payer à l'AFJT les sommes de 273 655. s'agissant d'un contrat de droit privé. a déclaré compétente la juridiction judiciaire.17 francs au titre des travaux de remise en état des installations. les renvoie devant la cour d'appel de Rouen. que. Arrêt Sur le moyen relevé d'office (après avis donné aux avocats) : Vu l'article 1134 du Code civil. sous prétexte que cette redevance n'était plus en rapport avec les frais d'entretien du canal de Craponne. qu'en se déterminant comme elle l'a fait. Sur le premier moyen : Attendu que la LRP fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué alors. s'engageait à payer un loyer annuel à l'AFJT et une redevance à la commune . et celle de 73 216. selon le moyen. 16 mars 2004 Attendu que la commune de Cluses a concédé. fixée à 3 sols par les conventions de 1560 et 1567. Par ces motifs. en 1974. l'arrêt attaqué a formellement violé l'article 1134 ci-dessus visé . à défaut. que la LRP. confirmée en qualité de concessionnaire a sous-concédé l'exploitation à la LRP.92 francs. Attendu selon l'arrêt attaqué (Versailles. la LRP a résilié unilatéralement cette convention. pour être fait droit. sans rechercher si. Attendu que le renouvellement du bail commercial s'opère aux clauses et conditions du bail venu à expiration sauf le pouvoir reconnu au juge en matière de fixation du prix . à l'Association Foyer des jeunes travailleurs (AFJT) l'exploitation d'un restaurant à caractère social et d'entreprises . aux clauses et conditions du bail venu à expiration. que les parties sont tenues d'exécuter loyalement la convention en veillant à ce que son économie générale ne soit pas manifestement déséquilibrée . qu'invoquant un bouleversement de l'équilibre économique du contrat. CASSE Civ. l'arrêt attaqué retient que la demande relative à la destination des lieux présentant un caractère essentiel échappe à la compétence du juge des loyers commerciaux . 1ère. du fait de la résiliation unilatérale du contrat.50 francs au titre de la redevance restant due . néanmoins. que cette société a. la redevance d'arrosage. de dommages-intérêts pour les dégradations causées aux installations . Civ. 14 octobre 1987 Le renouvellement d'un bail commercial s'opérant. avec l'accord de la commune . respectivement. remet. par ordonnance de référé du 25 avril 1989. aucune juridiction n'a le pouvoir de modifier ces clauses accessoires. des loyers et redevances dus au 31 juillet 1989 et de l'indemnité de résiliation. en conséquence.partir de 1874. elle a saisi le tribunal administratif de Grenoble d'une demande en résiliation de cette convention et. qu'aux termes de cet accord. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. et à la commune de Cluses la somme de 116 470. qu'après saisine du Tribunal des conflits qui. Qu'en statuant ainsi. cessé son activité le 31 juillet 1989 .

une obligation de renégocier loyalement . 27 janvier 2004). la société Laitière de Mayenne a dénoncé l'inexécution par les sociétés Soffimat et Mayennecogen de leurs obligations contractuelles et les a assignées en résolution des contrats à leurs torts et en indemnisation de son préjudice . qu'en l'espèce. ainsi. tant dans les conditions tarifaires initiales que dans celles prévues par l'avenant n° 1 du 14 avril 2000. que si ces clauses n'obligent certes pas chaque partie à accepter n'importe quelle modification proposée par l'autre partie. qu'elle a créé à cette fin la société Mayennecogen. et notamment dans la fixation du prix des repas. d'installer une centrale électrique de cogénération à Mayenne en s'engageant à la fournir en énergie thermique pour les besoins de son site industriel . 3 octobre 2006 Attendu. qui a passé avec la société Laitière de Mayenne le 15 mars 1999. légalement justifié sa décision . que la Société française de fournitures pour installation et maintenances techniques (société Soffimat). Sur le second moyen (non commenté).. devenue Laitière de Mayenne. la société Mayennecogen soulignait que la hausse vertigineuse et constante du prix du gaz naturel intervenue depuis la signature du contrat du 15 mars 1999 (+ 87 % entre avril 1999 et janvier 2001) avait bouleversé l'équilibre dudit contrat et que son exécution. est convenue le 9 décembre 1997 avec la société Besnier Mayenne. Com. en cas de bouleversement de l'équilibre économique du contrat en raison d'un événement extérieur aux parties. elles mettent cependant à leur charge. outre celle de 1 000 euros et 2 500 euros pour frais irrépétibles. un déséquilibre manifeste était apparu. constituait pour elle une opération ruineuse et pourrait la conduire à engager sa responsabilité pour revente à perte . selon l'arrêt déféré (Angers. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles 1134 et 1147 du Code civil . les personnes morales concédantes n'avaient pas le devoir de mettre la société prestataire de service en mesure d'exécuter son contrat dans des conditions qui ne soient pas manifestement excessives pour elle et d'accepter de reconsidérer les conditions de la convention dès lors que. alors selon le moyen : 1 / que les articles 3 et 15 du contrat du 15 mars 1999 obligeaient les parties à se rencontrer " sur l'initiative de l'une des parties. Mais attendu que la cour d'appel a relevé que la LRP mettait en cause le déséquilibre financier existant dès la conclusion du contrat et non le refus injustifié de la commune et de l'AFJT de prendre en compte une modification imprévue des circonstances économiques et ainsi de renégocier les modalités du sous-traité au mépris de leur obligation de loyauté et d'exécution de bonne foi . qu'elle a ajouté que la LRP ne pouvait fonder son retrait brutal et unilatéral sur le déséquilibre structurel du contrat que. que le démarrage de la centrale n'ayant jamais eu lieu. qu'il résulte de l'arrêt que la société Mayennecogen avait formulé plusieurs propositions de révision du contrat auprès de la société Laitière de Mayenne. Sur le premier moyen : Attendu que les sociétés Mayennecogen et Soffimat reprochent à l'arrêt d'avoir prononcé la résolution du contrat à leurs torts et de les avoir condamnées in solidum à payer à la société Laiterie de Mayenne une somme de 35 000 euros à titre de dommages-intérêts. (…) . un contrat de vente de chaleur. techniques ou de réglementation et ce dans le but de préserver leurs intérêts réciproques " .économiques particulières résultant du rôle joué par la collectivité publique dans la détermination des conditions d'exploitation de la concession. 20 . elle n'avait pas su apprécier . D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . par sa négligence ou son imprudence. qu'elle a. en cas d'événement majeur affectant leurs obligations respectives au terme du présent accord d'une façon telle que l'équilibre économique et financier qui prévalait lors de sa signature s'en trouve gravement modifié à son détriment " et à " examiner ensemble les moyens d'adapter le contrat aux évolutions constatées dans les facteurs économiques. modifié par un avenant du 14 avril 2000 . PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. dans son économie générale.

la société Mayennecogen invoque l'augmentation importante des tarifs de gaz naturel. l'arrêt retient. pour la société Laitière de Mayenne. prétexte pris de ce que " l'évolution des cours du gaz naturel est un événement tout à fait prévisible. 2 / que la société Mayennecogen expliquait que l'avenant du 14 avril 2000 n'avait pas permis de rétablir l'équilibre économique en vigueur lors de la conclusion du contrat du 15 mars 1999 car la société Laitière de Mayenne avait exigé. ne saurait caractériser une faute de sa part. n'oblige en aucune façon le cocontractant à accepter les modifications de contrat proposées par l'autre partie en cas de survenance d'un tel événement et que de même l'article 15 du contrat intitulé "adaptation et transfert du contrat" selon lequel les parties ont convenu d'examiner ensemble les moyens d'adapter le contrat aux évolutions dans les facteurs économiques. en cas de bouleversement de l'équilibre économique du contrat en raison d'un événement extérieur aux parties. sans relever que cet avenant avait permis de rétablir l'équilibre économique des prestations. n'exigent pas que cet événement ait été imprévisible mais seulement qu'il n'ait pas été effectivement prévu . obligeant les parties à se rencontrer dans tous les cas une fois l'an "en cas d'événement majeur affectant leurs obligations respectives au terme du présent accord d'une façon telle que l'équilibre économique et financier qui prévalait lors de la signature s'en trouve gravement modifié à son détriment". une obligation particulière de renégocier loyalement. par une appréciation souveraine de la portée des stipulations liant les parties. que les parties au contrat du 15 mars 1999 avaient choisi d'indexer le prix de vente de la vapeur sur l'indice du fuel et non sur le prix du gaz. une baisse corrélative du prix de la vapeur . qu'il en déduit que la responsabilité de l'échec de la procédure de rencontre et d'adaptation ne peut être imputée à la société Laitière de Mayenne en l'absence de comportement abusif de sa part et que le seul fait. sans rechercher si elle n'avait pas manqué à son obligation de tout mettre en oeuvre pour parvenir à un accord préservant aussi les intérêts de la société Mayennecogen et notamment si ses multiples refus étaient légitimes. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . la cour d'appel a violé l'article 1134 du code civil . qu'en se fondant sur l'existence dudit avenant pour dire non fautifs les refus de postérieurs de la société Laitière de Mayenne de modifier le prix de la vapeur. alors qu'un avenant sur le prix venait d'être signé par les parties. en contrepartie de la réduction de la durée du fonctionnement. Mais attendu qu'après avoir relevé que pour justifier l'inexécution des obligations mises à sa charge par la convention qu'elle a signée le 15 mars 1999. tandis qu'un avenant sur le prix venait d'être signé par les parties. pour juger que la responsabilité de l'échec de la procédure de rencontre et d'adaptation ne pouvait être imputée à la société Laitière de Mayenne. ayant entraîné une modification substantielle de l'économie globale du projet envisagé. qu'en refusant à la société Mayennecogen le droit de se prévaloir de cette augmentation. d'avoir refusé d'accepter la révision substantielle du prix du contrat avant même sa mise à exécution. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . quel que soit le déséquilibre économique allégué par la société 21 . qui mettent à la charge des parties. que l'article 3 intitulé "clause de rencontre". et n'avaient donc pas prévu l'augmentation du prix du gaz . pour cette société " d'avoir refusé d'accepter la révision substantielle du prix du contrat avant même sa mise à exécution. qui aurait normalement dû être pris en compte ". techniques ou de réglementation afin de préserver leurs intérêts réciproques" n'oblige nullement les parties à réviser le contrat mais en autorise seulement la possibilité . 3 / que les articles 3 et 15 du contrat du 15 mars 1999. à affirmer que les clauses de rencontre et d'adaptation ne l'obligeaient pas à accepter les modifications du contrat proposées par l'autre partie et que le fait. ne saurait caractériser une faute de sa part ".laquelle les avait toutes refusées sans pour autant faire de contre-proposition . qu'en se bornant.

que la SCI a fait assigner M. seules activités admises dans les locaux loués. du code civil. 145. civ. la société La Belle Epoque a été mise en liquidation judiciaire . que la SCI.Mayennecogen qui doit supporter les conséquences de son imprévision dans le choix d'un indice fondant la clause d'indexation . X. que le 15 décembre 1999. et la société HDC aux fins de voir déclarer inopposable à son endroit la cession intervenue. 3e... dont la mauvaise foi est ainsi caractérisée. alinéas 1 et 3. que par la suite la société La Belle Epoque n'a pas été à même de créer le fonds de restaurant. le refus d'agrément de la SCI à la cession est injustifié . que nonobstant l'opposition de la SCI. bar et brasserie . lequel n'avait acquis les locaux objet du bail que pour y installer des cuisines destinées à desservir un local commercial voisin dans lequel la locataire exploitait un restaurant qui en était dépourvu. elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement 22 . 9 décembre 2009 Sur la recevabilité du moyen. ensemble l'article L. 8 septembre 2004). Attendu que pour rejeter les demandes de la SCI. qu'ainsi la cour d'appel a légalement justifié sa décision . Qu'en statuant ainsi. et que les locaux étant restés fermés jusqu'au prononcé de la liquidation judiciaire l'objet social de cette société s'est avéré impossible à réaliser. soit deux mois après la signature du bail. que cette clause ne vaut et ne peut être respectée que s'il existe ou s'il a pu exister un véritable fonds de commerce de restaurant. par acte du 4 août 1999. Cass.. contestée par la défense : (…) Sur le moyen unique : Vu l'article 1134. que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . a été autorisé par le juge commissaire à céder le fonds de commerce de la société La Belle Epoque à la société HDC . la société civile immobilière Pompei (la SCI) a donné à bail pour une durée de neuf ans à la société La Belle Epoque des locaux à usage commercial de restaurant. est irrecevable à opposer à la société La Belle Epoque l'absence de fonds de commerce dans les locaux loués et le fait que les locaux ont été aménagés en cuisine et que dès lors que ni la régularité de la cession contrôlée par le juge commissaire. M. que. selon l'arrêt attaqué (Montpellier. X. désigné en qualité de mandataire liquidateur. ès qualités. son gérant de fait et son gérant de droit ayant été incarcérés le 14 octobre 1999. Attendu. (…) PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi . l'arrêt retient que l'article 8 du contrat n'autorisait la cession du bail qu'à l'acquéreur du fonds de commerce... bar ou brasserie. la solvabilité et la compétence de la société HDC n'étaient en cause.. mais que cette situation était connue de la SCI dont le gérant était également le gérant de fait de la société La Belle Epoque. alors que si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle. qu'à la date du bail un tel fonds n'existait pas.I du code du commerce . le local étant alors la boutique d'un antiquaire. ni la moralité. que soit prononcée la résiliation du bail et que soit ordonnée l'expulsion de la société La Belle Epoque ainsi que celle de tous occupants de son chef .

la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. Résiliation du contrat A. remet. sauf abus sanctionné par l'alinéa 3 du même texte. DE L'APPARTEMENT LITIGIEUX. REJETTE LE PREMIER MOYEN . EN CONSEQUENCE. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. pour être fait droit. REMET. LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET. EN AUCUNE DE SES BRANCHES. LE MOYEN N'EST FONDE . en l'absence de toute convention contraire. a violé les textes susvisés . la cour d'appel qui a constaté qu'aucun fonds de commerce n'avait été créé ou exploité dans les locaux. QUANT A CE. la demande de la femme tendant à l'expulsion de son ancien conjoint d'un appartement dépendant de la société d'acquêts ayant existé entre eux. Viole cette disposition l'arrêt qui. LA RESILIATION UNILATERALE EST. MAIS DONT IL ETAIT DANS INTERET DE CONNAITRE LA DATE. après divorce de deux époux séparés de biens. pour rejeter. alinéa 2 du code civil que dans les contrats à exécution successive ne prévoyant aucun terme. pris à bail par la société La Belle Epoque et qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations. ATTENDU QUE POUR REJETER LA DEMANDE DE MME F. Arrêt SUR LE PREMIER MOYEN. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. SAUF ABUS SANCTIONNE PAR L'ALINEA 3 DU MEME TEXTE. ALINEA 2. DANS LES CONTRATS A EXECUTION SUCCESSIVE DANS LESQUELS AUCUN TERME N'A ETE PREVU. offerte aux deux parties. Justifie légalement sa décision 23 . 1ère. MAIS SEULEMENT EN CE QU'IL A REJETE LA DEMANDE D'EXPULSION. 8 avril 1986 Si. DU CODE CIVIL . POUR ETRE FAIT DROIT.. dans toutes ses dispositions. 5 février 1985 Il résulte de l'article 1134. L'ARRET ATTAQUE S'EST BORNE A RETENIR. entre les parties. ATTENDU QU'IL RESULTE DE CETTE DISPOSITION QUE. ELLE NE POUVAIT Y METTRE FIN . PAR UN MOTIF DU JUGEMENT QU'IL A FAIT SIEN. MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 1134. en conséquence. MME HETTIER AVAIT PRIS ENVERS SON MARI UN ENGAGEMENT A DUREE INDETERMINEE DE LUI CONSENTIR UN DROIT D'OCCUPATION DE CET APPARTEMENT AUSSI LONGTEMPS QU'IL LE VOUDRAIT . A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL . QU'ETANT LIEE PAR CET ENGAGEMENT. LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. PRIS EN SES QUATRE BRANCHES : (…) QU'AINSI. QU'EN STATUANT AINSI. DE R.convenus entre les parties ni à s'affranchir des dispositions impératives du statut des baux commerciaux. DE G. la résiliation unilatérale est. c'est à la condition que ce droit ne soit pas abusif. QUE PAR UN ECRIT NON DATE. l'arrêt rendu le 8 septembre 2004. se borne à retenir l'engagement à durée indéterminée par lequel la femme avait consenti à son mari un droit d'occupation de cet appartement "aussi longtemps qu'il le voudrait". une société est en droit de mettre fin au contrat de concession conclu sans limitation de durée. L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 29 JUIN 1983 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS . TENDANT A L'EXPULSION DE M. les renvoie devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence . III. LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE . Com. OFFERT AUX DEUX PARTIES . par la cour d'appel de Montpellier . Résiliation d’un CDI Civ.

sans avoir à justifier de motifs . alors. ceux-ci étant inopérants. que la Cour d'appel constatait expressément que depuis 1976 le chiffre d'affaires réalisé avait " diminué chaque année " et que la Cour d'appel ne pouvait. en l'absence de toute convention contraire. il ne saurait y avoir abus du concédant dans l'exercice de son droit de résiliation. pour défaut de motif légitime et alors qu'enfin en l'état d'une régression chaque année depuis 1976. si 24 . la Société Tim était en droit de mettre fin au contrat de concession conclu sans limitation de durée c'est à la condition que l'exercice de ce droit ne soit pas abusif . la Cour d'appel a légalement justifié sa décision . selon le pourvoi. que. alors que. faute par la Société Tim de rapporter " la preuve que cette régression est particulière au secteur confié à la Société Van Beurden et est la conséquence d'une faute de celle-ci dans l'exécution de son mandat. moyennant une commission. le 2 janvier 1986. d'autre part. d'une part. la Société Marc Van Beurden (Sté Van Beurden) de la représenter pendant une durée indétermminée aux Pays-Bas pour recevoir les ordres d'achat de tricots de sa marque sans qu'il soit stipulé de dispositions relatives à la résiliation du contrat . que la société Roussel a assigné la Régie en paiement de dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat . le mandat d'intérêt commun est révocable par l'un ou l'autre des cocontractants pour motif légitime. du chiffre d'affaires réalisé par la Société Van Beurden avec les produits de la Société Tim. que cette dernière a résilié le contrat le 6 janvier 1988. la Société Tim avait soutenu que le motif légitime de résiliation du contrat la liant à la Société Van Beurden résidait dans la baisse du chiffre d'affaires réalisé par cette dernière sur ses produits. selon le pourvoi. le 29 juin 1988. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. fait dûment constaté par l'arrêt. déclarer ce fait non constitutif de motif légitime de résiliation du contrat. même en l'absence de faute de son cocontractrant.. la société Roussel automobiles (société Roussel) a conclu un contrat de concession exclusive à durée indéterminée avec la Régie nationale des usines Renault (la Régie) . du seul fait qu'elle n'avait pas établi une faute de la Société Van Beurden. 5 novembre 1990). Mais attendu que si. déclarer fautive la résiliation du contrat de mandat d'intérêt commun par la Société Tim. selon l'arrêt attaqué (Paris 9 mars 1984) que le 7 février 1969 la Société Timwear Tricotage Industriel Moderne (Sté Tim) a chargé. motif en lui-même légitime de la résiliation des conventions . que le concédant est en droit de résilier le contrat de concession à durée indéterminée. revêtir un caractère abusif en raison des circonstances qui accompagnent la rupture Arrêt Attendu. que. selon l'arrêt déféré (Paris. Attendu que la Société TIM qui avait notifié le 6 juin 198O à la Société Van Beurden qu'elle mettait fin au contrat fait grief à la Cour d'appel de l'avoir condamnée à payer à la Société Van Beurden des dommages-intérêts pour rupture brutale et unilatérale du contrat que les parties convenaient de qualifier de mandat d'intérêt commun alors. Com. Sur le premier moyen. et. pris en sa première branche : Attendu que la Régie reproche à l'arrêt d'avoir décidé qu'elle avait rompu abusivement et de mauvaise foi le contrat la liant à la société Roussel. a fait connaître à la société Roussel qu'elle s'estimait libérée de son obligation d'exclusivité . Arrêt Sur le moyen unique pris en ses trois branches : Attendu. ou mauvaise foi du concédant. d'une part. même si le préavis est respecté. que par ce seul motif et abstraction faite des motifs justement critiqués par le pourvoi qui sont surabondants. sans intervertir le fardeau de la preuve. 5 octobre 1993 La résiliation d'un contrat à durée indéterminée peut.la Cour d'appel qui retient pour condamner cette société à payer des dommages-intérêts pour rupture brutale et unilatérale de contrat que celle-ci avait mis fin brutalement au contrat l'unissant à une autre société en l'avisant quelques jours avant la présentation d'une collection de vêtements d'été que cette collection ne lui serait pas confiée. la Cour ne pouvait. que. sans ometttre de tirer de ses propres constatations les conséquences nécessaires qu'elles comportaient. et que la Cour d'appel ne pouvait déduire la preuve de l'absence de motif légitime de la Société Tim qui avait mis fin au contrat. avec effet au 7 janvier 1989. que la Cour d'appel a retenu que la Société Tim avait mis fin brutalement au contrat l'unissant à la Société Van Beurden Mode Agenturen en l'avisant quelques jours avant la présentation de la collection d'été 1981 que cette collection ne lui serait pas confiée . alors que c'était à la Société Van Beurden à justifier par une cause qui ne lui était pas imputable la diminution du chiffre d'affaires.

celui-ci donne au concessionnaire des motifs prétendument erronés ou fallacieux . 23 octobre 2008). Mais attendu qu'après avoir énoncé qu' " il ne peut être reproché à la Régie. pris en ses deux branches : (sans intérêt) . alors. qu'elle a alourdi les frais financiers de la société Roussel et compliqué sa gestion. qu'en l'espèce. selon le moyen. mais qui a débouté la société Riviera de sa demande d'indemnisation du préjudice ayant résulté de la rupture dépourvue de motifs qu'elle a dû subir a. sauf à engager sa responsabilité en cas d'abus. qu'elle a commis des actes de dénigrement et de discrimination . comme elle y était invitée. que le moyen n'est pas fondé . Sur le deuxième moyen : (sans intérêt) . qui n'était pas tenue de motiver sa décision de résiliation. du Code civil . si le refus de motivation de la rupture par la banque n'était pas l'exercice d'un pouvoir discrétionnaire en lui-même constitutif d'un abus dans le cadre de la relation spécifique entre une banque et son client. que l'arrêt retient que. sur le territoire concédé. la cessation de leurs relations commerciales sous un délai de préavis de 90 jours . la cour d'appel ne pouvait pas en déduire que la résiliation était abusive. non seulement a eu recours à une série de motifs délibérément fallacieux. que l'abus dans l'exercice du droit de résiliation ne peut résulter que des circonstances de la rupture révélant que celle-ci s'est faite brusquement . décider la fermeture des comptes ouverts dans ses livres par la société Riviera sans avoir l'obligation de motiver sa décision. mettre fin unilatéralement à celui-ci. la société Riviera a. si elle considère que cette faculté de résiliation discrétionnaire et arbitraire constitue une source potentielle de discrimination. qu'elle a été " de connivence " avec les agents de la société Roussel qui ont porté à celle-ci. ou faite de mauvaise foi. privé de base légale sa décision au regard des articles 1134 et 1147 du code civil . toute partie à un contrat à durée indéterminée peut. selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence. à la société Riviera. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. le 27 juin 2006. le 13 décembre 2005. Sur le premier moyen. Attendu que la société Riviera fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté son action en responsabilité exercée contre la caisse. assigné la caisse en paiement de dommages-intérêts .. sans avoir à motiver sa décision. conformément aux dispositions contractuelles. avait résilié le contrat de concession avec un préavis d'une année. qu'en décidant que la caisse avait pu. la société Riviera n'établit pas ni même ne prétend que la décision de la banque qui a été assortie d'un délai de préavis de 90 jours suffisant à permettre à sa cliente de retrouver un nouveau banquier procéderait d'un motif illégitime ou d'une 25 . que contestant cette décision unilatérale. Com. en statuant ainsi. que la convention d'ouverture de compte formée entre un établissement bancaire et son client ne peut être rompue unilatéralement par la banque qu'à la condition de motiver sa décision par des considérations propres à sa structure interne ou à son fonctionnement ou afférentes au mode de fonctionnement du compte . sans violer les articles 1137 et 1134. 26 janvier 2010 Sur le moyen unique : Attendu. mais encore qu'elle a violé l'obligation d'exclusivité. qu'elle a modifié unilatéralement les conditions d'approvisionnement de la société Roussel et aggravé ses conditions d'exploitation. la cour d'appel a pu décider que la Régie avait rompu le contrat de façon abusive et de mauvaise foi et désigner un expert en vue de chiffrer le préjudice subi par la société Roussel " en raison des fautes commises par la Régie " . Et sur le troisième moyen. qu'en l'état de ces appréciations. ayant relevé que la Régie. titulaire de deux comptes courants dans ses livres. que la Caisse d'épargne et de prévoyance Côte d'Azur (la caisse) a notifié. pris en ses deuxième et troisième branches : (sans intérêt) . au profit de concessionnaires voisins. alinéa 3. sans commettre une faute contractuelle. la cour d'appel qui n'a pas recherché. d'avoir avancé des motifs qui s'avéreraient simplement inexacts " l'arrêt retient que la Régie. Mais attendu qu'en l'absence de disposition légale particulière. des " atteintes systématiques " à leur contrat.

tenant à ce que sa structure d'accueil aurait perdu le caractère chaleureux et personnel de l'accueil et à ce que son approche commerciale aurait été assimilable à celle d'un hôtelier et n'aurait pas été conforme à l'éthique Gîte de France et ne constituait pas. en agissant plusieurs mois avant la date d'échéance. après le respect des droits de la défense. fait grief à l'arrêt attaqué (Poitiers. tiré de ce que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 était constitutive d'un abus de droit... notamment. compte tenu de ses termes mêmes... dès lors. que le moyen n'est pas fondé .. à énoncer.. une telle mesure et que si cette sanction est en adéquation avec les faits commis par le membre de l'association ... qu'il en va. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi .. à valeur constitutionnelle. épouse X. prise par une association à l'égard de l'un de ses membres. d'où résultait l'interdiction d'utiliser la marque " Gîtes de France ". aux termes de ses statuts. alors... épouse X... une sanction disciplinaire qui était entachée d'illégalité dès lors qu'elle avait été prise sans que soient respectés la procédure disciplinaire prévue par les statuts de l'association et les droits de la défense et pour un motif infondé... ainsi qu'elle y avait été invitée par Mme Micheline Y. mais simplement l'exercice de la liberté que s'est. une sanction disciplinaire. épouse X. selon le moyen : 1° / que toute mesure défavorable....volonté de nuire . épouse X. qu'en l'état de ces constatations et appréciations..... qui ne la légitimait pas.. elle permettait à Mme Micheline Y... constitue une sanction disciplinaire. dans ses conclusions d'appel... 9 avril 2009). en réalité. qu'en se bornant. ne constituait nullement une sanction disciplinaire.. pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y.. cette décision n'avait pas été. plus généralement.. d'avoir dit que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne (l'association) à compter du 1er janvier 2006. ainsi. pris en ses diverses branches : Attendu que Mme X. qui ne peut être légalement décidée qu'après le respect de la procédure disciplinaire prévue par les statuts de l'association et. que pour un motif justifiant.. épouse X.... aux termes mêmes du procès-verbal de la délibération du conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne du 27 juillet 2005.... sans rechercher si. réservée l'association d'agréer le renouvellement d'adhésion sans avoir à justifier des motifs de ce refus d'adhésion. qu'en se bornant. comme l'avait souligné Mme Micheline Y. 2° / que le refus de renouveler un contrat à durée déterminée peut. quelle que soit la qualification qui lui est donnée. épouse X. épouse X.. à énoncer. qu'il ne peut être reproché à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne d'avoir commis une faute ou un abus de droit en faisant connaître à Mme Micheline Y. du respect des droits de la défense. sans rechercher.. même si un délai de préavis suffisant a été respecté. dès lors... de chercher une nouvelle solution pour son activité de chambres d'hôtes. pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions de l'article 1er de la loi du 1er juillet 1901 et de l'article 1134 du code civil et du principe. dès le mois d'avril 2005 qu'elle n'entendait pas renouveler le contrat d'adhésion de celle-ci et qu'au contraire. motivée par le manquement de celui-ci aux règles et devoirs qui s'imposent à lui.. dès lors. revêtir un caractère abusif en raison des circonstances particulières qui accompagnent cette décision .. en justifiant sa décision par des motifs délibérément erronés. dépourvus de sérieux ou fallacieux .1e. si les motifs avancés par le conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la 26 .. motivée par une prétendue faute commise par Mme Micheline Y. que la décision prise par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à l'égard de Mme Micheline Y. aux termes des statuts de l'association.. 6 mai 2010 Sur le moyen unique. tiré de ce que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 constituait.. avait été prise conformément aux dispositions statutaires... Civ. la cour d'appel a légalement justifié sa décision . épouse X.. lorsque la partie qui prend une telle décision agit de mauvaise foi.

. épouse X.. 4° / que... 5° / qu'enfin et à titre subsidiaire.... qu'il en va. quand elle constatait que. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " que pendant cette même année. épouse X. par sa délibération du 27 juillet 2005. en conséquence.. elle permettait à Mme Micheline Y. et. dès lors.... si la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 n'avait.... en agissant plusieurs mois avant la date d'échéance. la cour d'appel a violé les dispositions de l'article 1134 du code civil .. à énoncer.. ainsi qu'elle y avait été invitée par Mme Micheline Y..... 27 .. quand elle constatait qu'aux termes des statuts de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne.. le conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne avait décidé que la décision de nonrenouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y.. épouse X... épouse X. en disant que la décision de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y. sans rechercher.. par le président du tribunal de grande instance de Poitiers ou de la décision du juge du fond et quand.. de chercher une nouvelle solution pour son activité.. 8 3° / que le refus de renouveler un contrat à durée déterminée peut.. épouse X. notamment. ainsi. par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions des articles 1134 et 1135 du code civil.. elle ne pouvait juger la décision.. épouse X. régulière qu'à compter de la signification de son arrêt et dire que Mme Micheline Y. dépourvus de tout sérieux ou fallacieux. 10 et 11 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales . épouse X. épouse X. à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à compter du 1er janvier 2006 avait été prise conformément aux dispositions statutaires et que Mme Micheline Y. épouse X.. la cour d'appel a violé les dispositions de l'article 1134 du code civil .. et en raison des opinions politiques de cette dernière sur la question de l'assujettissement des revenus des membres de l'association à l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et aux cotisations sociales.. épouse X.. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions des articles 1134 et 1135 du code civil . le 20 juillet 2005. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " à compter de cette date. dès lors. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " qu'à compter de cette même date. qu'il ne peut être reproché à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne d'avoir commis une faute ou un abus de droit en faisant connaître à Mme Micheline Y... par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y.. prise en 2005. épouse X. prise en 2005..... ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " à compter de cette date.. quand. pas été prise pour des motifs étrangers à la réalisation de l'objet de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne et à la sauvegarde de ses intérêts. serait effective à compter de la réformation de l'ordonnance de référé rendue. ne pouvait produire d'effets que pendant l'année 2006 et quand...... épouse X. en raison de la jalousie personnelle que nourrissaient certains dirigeants de l'association à l'égard de Mme Micheline Y... même si un délai de préavis suffisant a été respecté.. qu'en se bornant.... plus précisément. dès le mois d'avril 2005 qu'elle n'entendait pas renouveler le contrat d'adhésion de celle-ci et qu'au contraire... elle ne pouvait juger cette décision régulière qu'en ce que cette décision portait sur l'année 2006 et dire que Mme Micheline Y. n'étaient pas délibérément erronés... en conséquence. à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à compter du 1er janvier 2006 avait été prise conformément aux dispositions statutaires et que Mme Micheline Y..... lorsqu'une telle décision est constitutive d'un détournement de pouvoir ou lorsqu'elle a été prise pour des motifs illicites ou discriminatoires . pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y.. des dispositions des articles 1er et 3 de la loi du 1er juillet 1901 et des stipulations des articles 9. pour justifier sa décision.. en disant que la décision de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y. épouse X. revêtir un caractère abusif en raison des circonstances particulières qui accompagnent cette décision ... épouse X....Vienne. l'adhésion à l'association était annuelle..... la décision... dans sa délibération du 27 juillet 2005. tiré de ce que la décision de non renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 était constitutive d'un abus de droit....... en réalité..

même si la date de sa réalisation est inconnue. mais relevait de l'exercice de la liberté que s'était réservée l'association d'agréer le renouvellement d'adhésion sans avoir à justifier des motifs de son refus . la SGCC lui a garanti les conditions particulières de retraite accordées aux cadres supérieurs du mouvement coopératif. Attendu que la SGCC fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué de l'avoir condamnée à exécuter son engagement. 22 septembre 1989). Par suite ne peut être résilié que du consentement mutuel des deux parties. qu'à la suite de son départ à la retraite et de la défaillance des sociétés SCG et UCSM. sous déduction des retraites perçues par l'intéressé au titre de la Sécurité sociale. soit 1 % d'abattement par année d'anticipation.. elle a. M. membre du directoire de la Société générale de coopération de consommation (SGCC).. avec possibilité de retraite à partir de 60 ans. celle de son épouse. la cour d'appel a retenu à juste titre que la décision du conseil d'administration prise à l'encontre de Mme X. les conditions particulières de retraite accordées aux cadres supérieurs du mouvement coopératif. la cour d'appel a violé l'article susvisé . elle ne pouvait pas lui verser le complément de retraite . qu'à cette occasion. cette utilisation étant liée à la qualité de membre de l'association . de telle sorte que. cette dernière pouvait le refuser au terme du contrat initial. Arrêt Sur le moyen unique : Attendu. l'adhésion était limitée à une année. alinéa 2. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi . en l'absence d'éléments autres que de simples allégations indiquant qu'ils seraient illicites ou discriminatoires. que la SGCC. en application de l'article 1134.. les prestations garanties étant annuelles. alors que cet engagement qu'elle avait pris le 30 juin 1975. de garantir à M. que le renouvellement ne pouvait être tacite mais était subordonné à un accord tant de l'adhérent que de l'association et qu'en vertu de la liberté contractuelle. selon l'arrêt confirmatif attaqué (Paris. que c'est dans ces conditions que M. dès lors que cette réalisation est indépendante de la volonté de l'une des parties. sauf abus. Deroubaix a demandé à la SGCC l'exécution de son engagement . que M. du Code civil. l'a informé qu'en raison de l'extrême gravité de la situation du mouvement coopératif.. égale à 61 % des sommes déterminées. le versement d'une retraite égale à 66 % de la totalité des appointements et avantages perçus annuellement par lui-même ou par ses successeurs à grade égal. avec reversibilité au taux de 60 % au profit du conjoint survivant. à partir de cette date.. appliquant sans les dénaturer les dispositions du contrat et la délibération du conseil d'administration du 27 juillet 2005. qu'ayant ensuite relevé que l'association avait agi plusieurs mois avant la date d'échéance et ainsi permis à Mme X. Deroubaix.Mais attendu qu'ayant constaté qu'en vertu de l'article 8 des statuts de l'association. retenu à juste titre qu'aucun abus de droit ne pouvait être reproché à l'association .. et qu'en lui déniant ce droit. B.. ne constituait nullement une exclusion disciplinaire. durant sa vie ou jusqu'au décès de son conjoint survivant. et à durée indéterminée. l'engagement pris par une société coopérative de garantir à l'un de ses anciens salariés. puisque consenti la vie durant de M. sanctionné par l'alinéa 3 du même texte. D'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . que le non-renouvellement de l'adhésion de Mme X. après avoir répondu à M. prévue à l'article 7 des statuts. de l'IPRIS et du Fonds de garantie. Deroubaix. constitue un engagement à exécution successive. Résiliation d’un CDD Soc. dans l'hypothèse où les sociétés dans lesquelles il allait exercer son activité ne pourraient plus lui assurer cet avantage . Deroubaix qu'elle se substituerait aux sociétés défaillantes tant qu'elle disposerait des moyens pour le faire. 28 . et le cas échéant. 28 octobre 1992 Est pris pour une durée déterminée l'engagement dont le terme est fixé par un événement certain. Deroubaix. en cas de défaillance des sociétés UCSM et SCG. de chercher une nouvelle solution pour son activité de chambre d'hôtes. avait pris effet à compter du 1er janvier 2006 et comportait. de l'IPRCA. sans avoir à examiner les motifs de non-renouvellement invoqués. la possibilité de le résilier unilatéralement . qu'elle en a déduit. la SGCC a. l'interdiction d'utiliser la marque " Gîtes de France ". Deroubaix a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir le paiement de ce complément . a cessé ses fonctions en 1975 pour se consacrer exclusivement à la Société coopérative de gestion (SCG) et à l'Union coopérative de supermarchés (UCSM) dont il assumait la présidence .

que l'avantage consenti devait être versé au bénéficiaire sa vie durant ou jusqu'au décès de son conjoint survivant. après avoir fait ressortir. associés dans le GMAO. mais entre deux parties uniques... M. que. exerçant depuis le 1er juillet 1980 la profession de médecin anesthésiste-réanimateur au sein de la Clinique des Ormeaux au Havre. que le contrat imposait au médecin de ne pratiquer tous les actes relevant de l'exercice de sa profession qu'à l'intérieur de la clinique et que l'intéressé avait passé outre une mise en demeure de respecter cette clause. la cour d'appel. X. partant. y compris en compromettant la santé des patients. pour l'entendre sur son comportement professionnel. légalement justifié sa décision .. dont l'une est une partie simple la clinique et dont l'autre est une partie plurale les médecins anesthésistes-réanimateurs du GMAO rassemblés par un même intérêt défini par rapport à l'objet de l'acte . et cette gravité. alors que. M. la cour d'appel a dénaturé le contrat litigieux . M. en même temps que d'autres anesthésistes avec lesquels il était associé au sein d'une société civile de moyens. alors. même si la date de sa réalisation est inconnue. Z. par motifs propres et adoptés. d'une part. Arrêt Attendu que.. faisant valoir que les dirigeants de la Clinique pouvaient d'autant moins faire valoir qu'il ne s'agissait pas d'un contrat collectif. et. la Clinique lui a notifié. le " contrat d'anesthésie-réanimation " a été passé entre. X.. de l'avoir débouté de ses demandes tendant à voir déclarer abusive la rupture unilatérale du contrat d'exercice par la Clinique. dès lors que cette réalisation est indépendante de la volonté de l'une des parties . que les autres clauses visent également " les médecins du GMAO ". se réservant la possibilité de se substituer une société civile professionnelle constituée entre eux. Y. lequel est susceptible de plusieurs acceptions. de l'autre. s'est vu consentir. qu'après l'avoir convoqué à la réunion du conseil d'administration du 27 janvier 1995... X.. qu'ils n'ont eu de cesse de vouloir y mettre un terme pour lui substituer des contrats individuels conclus avec chaque médecin . M. dont l'appréciation qui en est donnée par une autorité ordinale ne lie pas les tribunaux. à compter du 1er janvier 1986. par une interprétation rendue nécessaire par le terme même de " conjoint ". d'un côté.. l'exclusivité des actes de sa spécialité. soit jusqu'à un terme certain dont la réalisation ne dépendait pas de la volonté de l'une des parties. X. A. selon le moyen. est. fait grief à l'arrêt attaqué (Rouen. et qu'en de nombreuses circonstances il avait gravement manqué à ses obligations de médecin anesthésiste. X... et au vu des autres clauses du contrat. l'exclusivité des actes de sa spécialité pour une durée de trente ans . Sur le premier moyen du pourvoi principal de M.Mais attendu qu'est pris pour une durée déterminée l'engagement dont le terme est fixé par un événement certain. la cour d'appel n'a pas répondu aux conclusions de M.. 13 octobre 1998 Ne dénature pas le contrat par lequel une clinique a consenti à un médecin. 1ère.. et qu'en statuant comme elle l'a fait.. à la voir condamner à lui payer une indemnité complémentaire de préavis et des dommages-intérêts. 29 . conjointement. un contrat conjonctif ne pouvant que continuer entre tous ou disparaître entre tous. pris en ses deux branches : Attendu que M. sa décision de mettre un terme à leurs relations contractuelles après un préavis de six mois . la cour d'appel qui.. dit GMAO. et en conséquence. dite Groupement médical anesthésique des Ormeaux. que selon l'article 3.. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi Civ. qu'il a acquis en contrepartie des actions de la société anonyme Clinique des Ormeaux (la Clinique) . en même temps qu'à d'autres de même spécialité avec lesquels il était associé au sein d'une société civile de moyens. que le contrat qui a été ainsi conclu non entre la clinique et quatre personnes physiques prises chacune individuellement. par un contrat du 30 janvier 1986. en décidant qu'il ne pouvait être résilié que par consentement mutuel des parties. la clinique. Ayant retenu. une cour d'appel a pu déduire que ces violations graves et renouvelées des obligations contractuelles permettaient à la clinique de résilier le contrat du médecin. dont celle d'obligation plurale dans laquelle chacun des débiteurs n'est obligé que pour sa part. qu'il est exposé que la clinique accorde conjointement aux associés du GMAO un contrat d'exercice de la profession d'anesthésiste-réanimateur. d'autre part.. par une lettre du 30 janvier 1995. abstraction faite d'un motif surabondant et inexact sur la classification du contrat dans les contrats à exécution instantanée. 11 septembre 1996). il est concédé conjointement aux associés du GMAO le droit d'exercer leur activité à titre exclusif. a. dans l'exercice de son pouvoir souverain. juge que la clinique était habile à résilier individuellement le contrat en justifiant de sa décision devant le juge. qu'aux termes de l'article 1. n'est pas nécessairement exclusive d'un délai de préavis. les médecins du GMAO auront la possibilité de se faire assister par tout collaborateur de leur choix.. M... La gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. qu'en l'espèce..

et que le conseil de l'ordre avait seulement sanctionné le 27 janvier 1996 par un blâme certains faits reprochés à M. à juste titre. qu'à différentes reprises. spécialement l'article 10 permettant une cession du contrat à un successeur qualifié. Sur le deuxième moyen du pourvoi principal.. la décision de la clinique de rompre sans décision judiciaire préalable le contrat à durée déterminée la liant à M. 30 . X. et qu'en déclarant justifiée... X. et que la résolution doit être demandée en justice. 1ère. en justifiant de sa décision devant le juge . Et attendu que le rejet de la première branche rend la seconde inopérante . sont survenus des incidents caractérisés. fussent d'une gravité telle qu'ils pussent justifier une résolution immédiate du contrat sans décision judiciaire préalable. pris en sa première branche : Vu les articles 1134 et 1184 du Code civil . ni inversé la charge de la preuve. y compris en compromettant la santé des patients . que cependant M. dont celle d'obligation plurale dans laquelle chacun des débiteurs n'est obligé que pour sa part.. 20 février 2001 Sur le moyen unique. D'où il suit que les moyens ne peuvent être accueillis .. sur les troisième. pris en ses deux branches : Attendu qu'il est reproché à l'arrêt d'avoir débouté M.. qui a refusé d'accomplir des actes liés à sa qualité d'anesthésiste. selon le moyen. de ne pratiquer tous les actes relevant de l'exercice de sa profession qu'à l'intérieur de la clinique. X. a passé outre une mise en demeure de respecter cette clause et continué à consulter en dehors. 1994 et 1995. et a ainsi violé les articles 1134 et 1147 du Code civil .. dont l'appréciation qui en est donnée par une autorité ordinale ne lie pas les tribunaux.. des chirurgiens se sont plaints par lettres du comportement de M. X.. . Attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. la cour d'appel. que. que le contrat imposait à M.. qu'un chirurgien a souligné qu'en 1993. soit par un manque de disponibilité pouvant avoir des répercussions graves sur la santé des personnes opérées. que la société a résilié leur convention le 25 octobre 1995 . peu important que le contrat soit à durée déterminée ou non . pour une période de trois ans à compter du 25 septembre 1995. du pourvoi principal. X. il a gravement manqué à ses obligations de médecin anesthésiste. que les témoignages versés aux débats par celui-ci sont contredits par les attestations et autres pièces du dossier qui démontrent qu'en de nombreuses circonstances et depuis 1981. Fanara.. D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . par une interprétation rendue nécessaire par le terme même de " conjoint ". d'une part. n'est pas nécessairement exclusive d'un délai de préavis . de ces constatations et énonciations. fixé à six mois la durée du préavis accordé à M. que. d'autre part. quatrième. répondant aux conclusions dont elle était saisie. notamment en manquant de disponibilité lorsqu'il était de garde. la réalisation d'expertises préalables à la reprise par le constructeur de tous véhicules sur lesquels avait été consentie une vente avec faculté de rachat à un loueur professionnel .Mais attendu que c'est sans dénaturer le contrat que la cour d'appel. la cour d'appel n'a pas tiré de ses propres constatations les conséquences qui en résultaient. et au vu des autres clauses du contrat. en relevant que la clinique avait. justifiant légalement sa décision. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi principal . la cour d'appel a violé ce texte . alors que. Attendu que la société Europe expertise (la société) a confié... X. et que cette gravité. et ce malgré les inconvénients en résultant pour les patients qui devaient sortir de la clinique. dans l'exercice de son pouvoir souverain. qu'une pétition a été signée le 22 décembre 1994 par trente praticiens critiquant le comportement de M. pris en ses six branches : (sans intérêt) . que ces violations graves et renouvelées des obligations contractuelles permettaient à la Clinique de résilier le contrat de M. Et sur le moyen unique du pourvoi incident de la Clinique des Ormeaux... ce qui excluait que les fautes et manquements allégués à l'encontre de celui-ci depuis 1981. a pu déduire. X. pris en leurs diverses branches : Attendu que la cour d'appel retient... et qui n'a ni méconnu les exigences de l'article 455 du nouveau Code de procédure civile... l'article 1184 du Code civil précise que le contrat n'est point résolu de plein droit. ni des lettres de la Clinique des 10 décembre 1993 et 16 septembre 1994. X. Civ. X.. ni violé l'article 59 du Code de déontologie médicale. alors.. qui est susceptible de plusieurs acceptions. sans dénaturer le contrat. soit même des états d'énervement et de brutalité à l'égard de certains malades qui s'en sont plaints. Mais attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. expert en automobiles.. par application de cet article. Et. de ses demandes. D'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . et cinquième moyens. DIT n'y avoir lieu à statuer sur le pourvoi incident. a jugé que la clinique était habile à résilier individuellement le contrat du 30 janvier 1986. à M.

Fanara revêtait une gravité suffisante pour justifier cette rupture. avec la participation personnelle de M. par voie de dépendance nécessaire.. par contrat du 23 mai 1997. sauf en ce qu'il a condamné la société Barep à payer à la société SFL la somme de 89 155.18 francs . (SFL) une mission d'assistance et de conseil. Attendu que pour rejeter les demandes de la société SFL en paiement et en dommages-intérêts. 29 novembre 2006 (…) Attendu que pour condamner l'employeur à payer une somme à titre de dommages-intérêts pour rupture abusive. Attendu qu'en statuant ainsi sans rechercher si le comportement de M. . dans toutes ses dispositions. le chef de l'arrêt concernant cette demande de M. l'arrêt partiellement infirmatif attaqué les a déboutés de leurs demandes à l'exception d'un droit à commission de 3 % sur une commande pour 89 155. pour dix huit mois.18 francs..Attendu que pour rejeter la demande de M.. Fanara à ses obligations contractuelles pouvait entraîner la rupture prématurée des relations contractuelles . qui a accordé au salarié des dommagesintérêts. la société Barep a confié.. l'arrêt attaqué retient qu'il ressort des termes de la lettre du 6 janvier 2002 que le salarié n'y exprime pas une volonté claire et non équivoque de mettre fin au contrat mais se plaint d'un certain nombre de faits imputables à l'employeur qui selon lui l'ont poussé à la démission . par la cour d'appel de Bordeaux . a privé sa décision de base légale . Civ.. sans caractériser l'existence d'une faute grave commise par l'employeur.. qu'à la suite de difficultés survenues entre les parties. les renvoie devant la cour d'appel de Bordeaux. l'arrêt rendu le 15 novembre 2000. Et sur le second moyen : Attendu que la cour d'appel ayant débouté M. pour être fait droit. X. du fait de la société SFL. Fanara en indemnisation des conséquences de la rupture unilatérale du contrat par la société. l'arrêt attaqué retient par motifs propres et adoptés que le manquement par M. que la société SFL et M. remet. la cassation du chef de l'arrêt relatif à la demande que la société Barep avait dirigée contre la société SFL atteint. CASSE ET ANNULE (…) CAS PRATIQUE 31 . en conséquence. la cour d'appel. X.. à la société Financière X. X. la société Barep a déclaré prendre acte de la résiliation unilatérale du contrat. en conséquence. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. l'arrêt attaqué retient que la rupture à l'initiative de la société Barep était justifiée par la non exécution par la société SFL de ses obligations contractuelles au cours des deux mois précédents .. Attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier.. pris en sa quatrième branche. par la cour d'appel de Bastia . qui est de pur droit : Vu les articles 1134 et 1184 du Code civil . remet. 1ère. de sa demande en dommages-intérêts contre la société Barep au motif que la rupture du contrat était imputable à la société SFL. son PDG .. entre les parties. Qu'en statuant comme elle l'a fait. peu important que le contrat soit à durée déterminée ou non . en application de l'article 625 du nouveau Code de procédure civile. PAR CES MOTIFS. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision .. Attendu qu'en statuant ainsi sans rechercher si le comportement de la société SFL revêtait une gravité suffisante pour justifier cette rupture. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision . avec effet au 1er juillet 1998 . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. autrement composée . l'arrêt rendu le 8 mars 1999. Attendu que. pour être fait droit. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen : CASSE ET ANNULE. ayant assigné la société Barep pour rupture abusive de la convention. X. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du premier moyen : CASSE ET ANNULE. Soc. 28 octobre 2003 Sur le premier moyen. entre les parties. PAR CES MOTIFS.

Pour couronner le tout. En effet.CLEDESEIZE était l’un des ses plus gros clients. il semble que son employé ne respecte pas les clauses de son contrat de travail. M.Depuis plusieurs années. il n’y a pas si longtemps. M. CLEDEZEIZE tentait déjà de faire des économies. Il y sert les clients et travaille également au « point chaud » attenant où l’on propose sandwichs et café.ci s’était arrangé pour faire mettre les machines les plus chères parce qu’il touchait une commission sur la vente de chaque machine facturée. CLEDESEIZE est lié par un contrat d’approvisionnement exclusif avec Carburplus et les prix imposés par ce dernier. M.CLEDESEIZE vient de s’en rendre compte en épluchant le catalogue technique et ne sait pas ce qu’il peut faire. celui. Qu’en pensez-vous ? 32 .CLEDESEIZE semble désespéré et aimerait connaître les différentes options qui lui sont envisageables. Il aimerait savoir en particulier s’il n’existerait pas un montage juridique susceptible d’empêcher ses créanciers de revendre son fonds de commerce. il semble qu’il n’ait pas été le seul à profiter de ce contrat. (Traiter la question en droit civil). Monsieur NOMONET se plaint auprès de son frère car il ne s’attendait pas du tout à cette rupture. D’ailleurs. Bernard NOMONET s’avère être le frère de l’employé de M. M. son patron s’oppose à son ouverture qu’il considère contraire aux engagements souscrits. NOMONET s’était engagé à « ne pas ouvrir de commerce similaire dans un proche rayon pendant 5 ans ». Il vient pourtant d’ouvrir une petite friterie « Gardez la frite !» dans la localité voisine. NOMONET est pompiste dans une petite station service. En effet. En effet. peu avant cette montée des prix. Mais depuis quelques temps. M. il avait massivement investi dans de nouveaux moyens de transport pour relier la station service dont certains accès sont particulièrement difficiles. Ayant eu vent du nouveau commerce. et une récente grosse commande de café lui ayant laissé croire que leurs affaires se portaient bien. cela fait bientôt une vingtaine d’années que son patron M. sa station service connaît de sérieux problèmes… En effet. il venait de mettre un terme au contrat mis en place depuis des années avec les torréfactions Bernard NOMONET qui lui fournit le café pour ses clients depuis l’ouverture du point chaud en 2000. du fait de la flambée des prix du pétrole. CLEDESEIZE. Il ne peut plus s’aligner sur la concurrence. M. En effet. Or. Bernard NOMONET avait mis en contact CLEDESEIZE avec un technicien pour vérifier les installations en place et remplacer certaines machines à café de la station service. D’ailleurs. D’ailleurs. sont en train de faire couler lentement son commerce.