UNIVERSITÉ JEAN MOULIN-LYON III FACULTÉ DE DROIT

Année universitaire 2011-2012

LICENCE 2ème ANNÉE DROIT CIVIL
Cours : Mme le Professeur S. Porchy-Simon

SEANCES N° 8 ET 9 : L’EFFET OBLIGATOIRE DU CONTRAT

I – L’INTERPRETATION DU CONTRAT A. L’interprétation substantielle 1/ Pouvoir d’interprétation      
Ch. réunies, 2 février 1808, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 91. Soc., 20 février 1975, Bull. civ. V, n° 93. Civ., 15 avril 1872, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 92. Com., 30 mai 1969, D. 1969, jur. p. 561. Civ.1ère, 22 mai 2008, Bull. civ. I, n°145, D2008.1954, note Martin ; JCP 2008.II. 10133, note. Sériaux. Civ. 2e, 15 avril 2010, pourvoi n°09-11022, Non plublié

2/ Méthodes d’interprétation    
Civ. 1ère, 18 février 1986, Bull. civ. I, n° 31. Civ. 1ère, 13 décembre 1988, Bull. civ. I, n° 352. Com, 22 Juin 1993, Bull. civ. IV, n° 258. Civ. 1ère, 5 février 2002. Bull. civ. I. n° 43

B. L’interprétation créatrice 1/ L’obligation de sécurité   
Civ., 21 novembre 1911, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 188. Soc., 28 février 2002, JCP 2002. II. 10053. Ass. Plèn. 24 juin 2005, D. 2005. 2375, note Y. Saint-Jour

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2/ L’obligation de renseignement  
Civ. 1ère, 26 janvier 1988, Bull. civ. I, n° 26. Civ 11 juillet 2006, pourvoi n° 04-17093.

II – L’EXECUTION DU CONTRAT DE BONNE FOI A. Contenu du principe      
Com. 3 novembre 1992 (arrêt « Huard »), Bull. IV n° 338 ; J.C.P. éd. G. 1993, II, 22164, note ; R.T.D.civ. 1993, p.124, obs. Mestre ; Defrénois 1993, p.1377, obs. Aubert Civ. 1ère, 26 novembre 1996, Bull.civ. I, n° 415. Com., 6 mai 2002, Bull. civ. IV, n° 81. Civ. 1ère, 23 janvier 1996, D. 1997, jur. p. 572. Com. 10 juillet 2007, Bull. civ. IV., n°188; D. 2007. 2839, note Ph. StoffelMunck, 2844, note D. Mazeaud et note Gautier; JCP 2007. II. 10154, note Houtcieff ; Deéfrenois 2007.1454, obs. Savaux. Civ. 3e, 10 novembre 2010, n°09-15-937. D 2010, 2769, obs, Y. Rouquet

B. Adaptation et révision du contrat      
Civ., 6 mars 1876, GAJC, Dalloz 10ème éd., 1994, n° 94 ; GAJC, 11ème éd. n°163; DP 1876.1.193 note Giboulot ; S. 1876.1.161. Civ. 3ème, 14 octobre 1987, Bull. civ. III, n ° 169. Soc., 25 février 1992, D. 1992, jur. p. 390. Civ. 1ère, 16 mars 2004, D. 2004, jur. p. 1754. Com., 3 octobre 2006, D. 2007.765, note D. Mazeaud. Civ. 3e, 9 décembre 2009, n°04-19-923, D. 2010.87, obs. Y. Rouquet, 476, note J. Billemont ; RTD civ. 2010. 105, obs. B. Fages

Voir également : - Article 136 du Projet de la Chancellerie, D. 2008.2967 ; Article 92 du projet dirigé par F. Terré et
Projet Catala ; - E. Savaux, L’introduction de la révision ou de la résiliation pour imprévision, Rapport Français, RDC 2010.1057, spec. 1059

III – RESILIATION DU CONTRAT A. Résiliation d’un CDI     
Civ. 1ère, 5 février 1985, Bull. civ. I, n° 54. Com., 8 avril 1986, Bull. civ. IV, n° 58. Com., 5 octobre 1993, Bull. civ. IV, n° 326. Com., 26 janvier 2010, n°09-65086, D.2010, 379 ; Gaz. Pal. 4-8 avril 2010, p.24, obs. D. Houtcieff ; D.2010, 2178, note D. Mazeaud Civ.1e, 6 mai 2010, D.2010, 1279, obs. X. Delpeche ; D.2010, 2178, note D. Mazeaud

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B. Résiliation d’un CDD     
Soc., 28 octobre 1992, Bull. civ. V, n° 521. Civ. 1ère, 13 octobre 1998, Bull. civ. I, n° 300. Civ. 1ère, 20 février 2001, D. 2001, jur. p. 1568. Civ. 1re, 28 octobre 2003, Bull. civ. I, n° 211 ; S. Amrani-Mekki, La résiliation unilatérale des contrats à durée déterminée, Defrénois 2003, art. 37688. Soc. 29 novembre 2006, n° 04-48.655, Revue de droit du travail 2007 p. 169, Prise d'acte de rupture d'un contrat à durée déterminée, Revue de droit du travail 2007 p. 169, note David Jacotot.

IV. CAS PRATIQUE

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QU'IL S'EN SUIVAIT QUE CHACUNE DES VIOLATIONS DEVAIT ENTRAINER LE VERSEMENT DE LA SOMME PREVUE COMME CLAUSE PENALE ET QUE RAISONNER DIFFEREMMENT CONDUIRAIT A LIBERER L'ANCIEN REPRESENTANT DE SON OBLIGATION MOYENNANT UN PAIEMENT UNIQUE DE 10 000 FRANCS . de caractère impératif. QU'APRES SA DEMISSION LE 19 MARS 1973. QUEL QUE SOIT LE NOMBRE D'INFRACTIONS COMMISES . CHIRY ETAIT ENTRE AU SERVICE D'UNE FIRME CONCURRENTE ET AVAIT VISITE. ALORS QU'EN ENONCANT QUE "TOUTES INFRACTIONS" A LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE "DONNERA (SIC) LIEU A L'ALLOCATION AU PROFIT DE LA SOCIETE. DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810. DE FAIRE CESSER LA CONTRAVENTION". les juges du fond donnent une interprétation de l'intention des parties destinée à faire produire effet à la clause litigieuse sans méconnaître l'article 1162 du Code civil. 4 . 102 ET 105 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972. MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE CHIRY. réunies. QUE RECHERCHANT LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES. 2 février 1808 Soc. DE DOMMAGES-INTERETS DONT LE MONTANT EST FIXE A TITRE DE CLAUSE PENALE A 10 000 FRANCS SANS PREJUDICE DU DROIT POUR LA SOCIETE RENE GARRAUD. la convention s'interprète en faveur de celui qui a contracté l'obligation. 7 ALINEA 1ER. QU'IL ETAIT STIPULE QUE "TOUTES INFRACTIONS AUX DISPOSITIONS QUI PRECEDENT DONNERA (SIC) LIEU A L'ALLOCATION AU PROFIT DE LA SOCIETE DE DOMMAGES. ANCIEN REPRESENTANT DE COMMERCE DE LA SOCIETE RENE GARRAUD. DEFAUT ET INSUFFISANCE DE MOTIFS. AUX MOTIFS QU'IL AVAIT ETE CONSTATE SIX INOBSERVATIONS DE LADITE CLAUSE ET QUE CHACUNE D'ELLES DEVAIT DONNER LIEU AU PAIEMENT DE LA SOMME DE 10 000 FRANCS FORFAITAIREMENT PREVUE PAR LES PARTIES. au surplus.. LES JUGES DU FOND ONT DONNE UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION . CELUI-CI S'ETAIT ENGAGE PENDANT LES DEUX ANS SUIVANT LA RUPTURE DE SON CONTRAT A NE FAIRE AUCUN ACTE DE COMMERCIALISATION DE PRODUITS SUSCEPTIBLES DE CONCURRENCER CEUX DE SON EMPLOYEUR DANS SON ANCIEN SECTEUR . LES JUGES DU FOND ONT ESTIME "QUE TOUTE INFRACTION A LA CLAUSE LITIGIEUSE DEVAIT DONNER LIEU AU PAIEMENT DE 10 000 FRANCS". PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 ET 1162 DU CODE CIVIL.DONT LE MONTANT EST FIXE A TITRE DE CLAUSE PENALE A 10 000 FRANCS SANS PREJUDICE DU DROIT POUR LA SOCIETE RENE GARRAUD DE FAIRE CESSER LA CONTRAVENTION" . QU'EN STATUANT AINSI PAR UNE INTERPRETATION DE L'INTENTION DES PARTIES DESTINEE A DONNER EFFET A LA CLAUSE LITIGIEUSE ET QUI NE SAURAIT ETRE REMISE EN CAUSE DEVANT LA COUR DE CASSATION.Ch. ce texte n'ayant pas. LA REDACTION DE LA CONVENTION DES PARTIES REVETAIT UN CARACTERE DOUTEUX EN RAISON DUQUEL CELLE-CI DEVAIT S'INTERPRETER EN FAVEUR DU DEBITEUR ET DONC CONDUIRE A L'ATTRIBUTION D'UNE SEULE SOMME DE 10 000 FRANCS. 20 février 1975 En estimant. dans le doute. QUE CHIRY ADMETTAIT QU'IL AVAIT AINSI CONTREVENU A LA CLAUSE DE NONRETABLISSEMENT . LA REGLE DE L'ARTICLE 1162 DU CODE CIVIL N'AYANT AU SURPLUS PAS DE CARACTERE IMPERATIF. que chacune des violations de l'obligation doit entraîner le versement de la somme prévue et que raisonner différemment conduirait à libérer l'ancien représentant de son engagement moyennant un paiement unique. MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL CONSTATE QUE SELON LES CONVENTIONS CONCLUES ENTRE LA SOCIETE ET CHIRY. selon lequel. FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNE A VERSER A CELLE-CI UNE SOMME DE 60 000 FRANCS POUR INOBSERVATION DE LA CLAUSE DE NON-RETABLISSEMENT PREVUE A SON CONTRAT. AVANT LE 12 JUIN 1973 ET DANS LE SECTEUR QUI LUI AVAIT ETE CONCEDE PAR LA SOCIETE RENE GARRAUD. en l'état d'une clause pénale selon laquelle "toutes infractions" à l'obligation de non concurrence imposée à un ancien représentant de commerce "donnera" (sic) lieu à l'allocation d'une somme déterminée. SIX CLIENTS POUR LEUR PROPOSER LES PRODUITS DE SON NOUVEL EMPLOYEUR . SUR LE MOYEN UNIQUE.

D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI . QU'IL ETAIT INDIQUE QU'A LA LEVEE DE L'OPTION. UN BAIL DE 3. "MOYENNANT LES CHARGES ET CONDITIONS HABITUELLES". LES BIENS DONT IL EST IMPOSSIBLE DE JOUIR SANS EN CONSOMMER LA SUBSTANCE SONT INSUSCEPTIBLES DE FAIRE L'OBJET D'UN CONTRAT DE LOUAGE. 5 . IL EST DES BIENS QUI SONT INSUSCEPTIBLES DE FAIRE L'OBJET D'UN CONTRAT DE LOUAGE. EN SURFACE OU EN PROFONDEUR. QUE L'OPTION A ETE LEVEE AU PROFIT DE LA SOCIETE "CARRIERES ET BETON MANUFACTURE". COMME MEUBLES PAR ANTICIPATION. QUALIFIEE DE BAIL PAR LES PARTIES. REIGNOUX CONSENTIRAIT SUR CES TERRAINS. ENVISAGES DANS LEUR ETAT FUTUR DE MEUBLES. AINSI DENOMMEE TOUT AU LONG DE LA CONVENTION QUI EN PRECISE L'OBJET. UNE CONVENTION. 6. D'UNE PART. ATTENDU QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE. IL APPARTENAIT AUX JUGES DU FOND DE RESTITUER A LA CONVENTION SON VERITABLE SENS ET D'EN DETERMINER LE CARACTERE LEGAL ..40 FRANC PAR METRE CUBE EXTRAIT . ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A DIT QUE "LA CONVENTION LITIGIEUSE S'ANALYSE EN UNE PROMESSE DE BAIL VALANT BAIL. OU A TOUTE PERSONNE OU SOCIETE QU'ELLE SE SUBSTITUERAIT. PAR LETTRE DATEE DU 22 AOUT 1964. ENVISAGES DANS LEUR ETAT FUTUR DE MEUBLES. IL RESULTE QUE. EN VUE DE L'EXTRACTION DE SABLE ET PIERRES. REIGNOUX A ASSIGNE CETTE SOCIETE POUR FAIRE CONSTATER L'INEXISTANCE DE LA CONVENTION ET. QUE. 9 OU 12 ANS DONT LE LOYER INDEXE SERAIT FIXE A 1. ET CE MOYENNANT UNE REDEVANCE CALCULEE D'APRES LA QUANTITE DE PRODUITS EXTRAITS . COMME MEUBLES PAR ANTICIPATION. MOYENNANT UNE REDEVANCE CALCULEE D'APRES LA QUANTITE DE PRODUITS EXTRAITS. Arrêt SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 1713 DU CODE CIVIL . NOTAMMENT LORSQU'IL EST IMPOSSIBLE DE JOUIR DE LA CHOSE LOUEE SANS EN CONSOMMER LA SUBSTANCE . REIGNOUX A ACCORDE A LA SOCIETE EUROPEENNE DE BETON INDUSTRIEL. SUBSIDIAIREMENT. D'AUTRE PART. POUR VOIR DIRE QU'ELLE N'EST PAS UN BAIL MAIS UNE VENTE . QUE DES DIFFICULTES AYANT SURGI QUANT A L'ETABLISSEMENT DU BAIL. EN VUE DE L'EXTRACTION DE SABLES ET DE PIERRES. ATTENDU QUE MALGRE LA GENERALITE DE CE TEXTE. UNE OPTION EXCLUSIVE EXPIRANT LE 31 JUILLET 1965. 30 mai 1969 MALGRE LA GENERALITE DES TERMES DE L'ARTICLE 1713 DU CODE CIVIL. DITE CABEMA. DE TERRAINS SIS A SAINT-GAULTIER ET A RIVARENNES. MAIS ATTENDU QUE. CONSTITUE UNE VENTE DE MATERIAUX A EXTRAIRE. QU'AINSI LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE . Com. L'ARRET N'A PAS DEGAGE LES CONSEQUENCES JURIDIQUES QUE COMPORTAIT LE CONTRAT LITIGIEUX QUI CONSTITUAIT UNE VENTE DE MATERIAUX A EXTRAIRE. PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 MARS 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. MALGRE LES TERMES EMPLOYES PAR LES PARTIES. APPARTENANT A REIGNOUX . AINSI QUE LE MONTANT DU LOYER DES TERRAINS D'EXPLOITATION" .

LE 21 JUIN 1967 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES . dans le sens le plus favorable au consommateur ou au non-professionnel . et la compagnie d'assurances mais entre celle-ci et la société Cetelem. X. D'où il suit qu'en donnant à ladite clause un sens qui n'était pas le sens le plus favorable à M. comme en l'espèce.. cessation d'activité professionnelle.. les époux X. les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes. bien que conséquence d'une stipulation pour autrui. Qu'en statuant ainsi. qui l'agrée. X. des dispositions du texte susvisé.. Attendu que la cour d'appel. 132-1 du code de la consommation sont inapplicables en l'espèce dès lors que ladite clause figure dans un contrat conclu non pas entre M. c'est à juste titre que la compagnie d'assurances a refusé sa prise en charge.. ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LE SECOND MOYEN MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES. REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET. l'arrêt énonce que l'invalidité permanente et totale de M. soit à M. la cour d'appel a violé celui-ci par refus d'application . par la cour d'appel de Nîmes .. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. Attendu qu'après avoir constaté que la clause invoquée par la compagnie d'assurances pour dénier sa garantie stipule qu'aucune prise en charge de l'invalidité permanente et totale ne pourra intervenir dès la fin du mois où survient l'un des trois événements suivants : liquidation de toute pension de retraite.. mais seulement en ce qu'il rejette les demandes formées par M. de remplir les conditions prévues par le contrat auquel il a adhéré . 1ère.. en cas de doute. Attendu.. X. la cour d'appel a violé. n'en crée pas moins. départ ou mise en préretraite. par refus d'application.. Attendu. Sur le premier moyen : Vu l'article L.. 133-2 du code de la consommation . dont les stipulations relèvent. entre l'adhérent et l'assureur.. et Mme X. la liquidation de la pension de retraite ne pouvait être regardée comme exclusive de la garantie de ce risque lorsque c'était la survenance de celui-ci qui était. 132-1 du code de la consommation.. la cause de la décision de placer l'assuré en retraite anticipée . l'arrêt rendu le 18 octobre 2005. que les clauses des contrats proposés par les professionnels aux consommateurs ou aux non-professionnels s'interprètent.. sur ce point. la compagnie d'assurances et la société Cetelem.. eut vainement sollicité de la compagnie d'assurances la prise en charge du remboursement du solde de chacun de ces crédits. X. un lien contractuel direct.PAR CES MOTIFS. devant laquelle était invoqué le caractère abusif de la clause du contrat d'assurance de groupe que la compagnie d'assurances opposait à M. Et sur le moyen relevé d'office. pour être fait droit. à cette fin. 22 mai 2008 Attendu qu'à l'occasion de l'octroi de crédits consentis par la société Cetelem soit aux époux X. LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS.. qu'après qu'avoir été déclaré inapte au travail et placé en retraite anticipée. de nature synallagmatique. entre les parties. contre la société Cardif assurances risques divers. pour refuser de prendre en charge le remboursement sollicité. Cass... faute pour M. a écarté ce moyen aux motifs que les dispositions de l'article L. selon ce texte applicable en la cause. ET. remet. comme telles. autrement composée . X.. alors que l'adhésion au contrat d'assurance de groupe. que la clause précitée pouvait aussi être interprétée en ce sens que dès lors qu'était couvert le risque invalidité permanente et totale. ont assigné... étant invoquée à compter de la date à laquelle il a perçu une pension de retraite. Civ.. le texte susvisé . dans sa rédaction issue de la loi n° 95-96 du 1er février 1995 applicable en l'espèce . après avis donné aux avocats : Vu l'article L. laquelle a formé une demande reconventionnelle en paiement . POUR ETRE FAIT DROIT. cependant... X. en conséquence. seul. ce dernier a adhéré au contrat d'assurance de groupe souscrit par celle-ci auprès de la compagnie d'assurances Cardif assurances risques divers (la compagnie d'assurances) à l'effet de couvrir notamment le risque d'invalidité permanente et totale . et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE. M... s'est contenté d'adhérer librement . 6 . PAR CES MOTIFS. X. auquel M. X.

assigné en indemnisation de ses préjudices la société Omega productions et son assureur. tel que reproduit en annexe . Mais attendu que c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain d'interprétation du contrat de bail souscrit par la société Omega productions. et sollicité leur condamnation in solidum à lui payer une certaine somme et une indemnité mensuelle au titre d'un préjudice de jouissance et d'une perte de loyer . que le 4 octobre 2002. Mais attendu que la cour d'appel. Sur le 1er moyen du pourvoi principal (…) . assurée auprès de la société Mutuelle du Mans assurances ( MMA). dans les locaux sous loués par la société Omega productions à la société de courtage Bertrand et d'Alincourt (la société de courtage). assurée par l'UAP aux droits de laquelle vient la société Axa France IARD (Axa) . ont été loués à la société Omega productions. 1ère. interprétant souverainement les clauses du bail souscrit par la société Omega productions. sans être privée du moyen de défense tiré de la force majeure que constituait l'incendie criminel à l'origine du sinistre. 7 .Civ. dans les conditions prévues par l'article 1733 du code civil .n'ayant pas repris certains des engagements figurant dans la proposition. 4 décembre 2008) que des locaux.2e. PAR CES MOTIFS : REJETTE les pourvois principal et incident . assurée auprès de la société Winterthur aux droits de laquelle se trouve la société MMA . le 14 janvier 2000. décide que l'éditeur était tenu par les termes de sa proposition initiale et le condamne à payer des dommages-intérêts à l'auteur. eu égard à l'ambiguïté née du rapprochement des écrits intervenus et après avoir recherché l'intention des parties. mais ce contrat . sans en dénaturer les clauses. pu considérer que cette dernière avait seulement renoncé à tout recours contre son bailleur en cas d'incendie. tel que reproduit en annexe : Attendu que la société fait grief à l'arrêt de la débouter de ses demandes indemnitaires dirigées à l'encontre de la société Omega productions et de son assureur. Sur le moyen unique du pourvoi incident. a. Sur le 2ème moyen du pourvoi principal. 18 février 1986 En l'état de la proposition d'un éditeur s'engageant à mettre en oeuvre divers procédés de publicité en faveur d'une oeuvre littéraire et précisant qu'en cas d'accord de l'auteur il lui adresserait le contrat correspondant. que la société a. que les procédures ont été jointes . irrésistible et insurmontable eu égard aux dispositions de sécurité qui avaient été mises en oeuvre. la société Axa. 15 avril 2010 Attendu. Attendu que la société MMA fait grief à l'arrêt de la débouter de son appel en garantie formé à l'encontre de la société Omega productions et de son assureur la société Axa . D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . le syndic et son assureur la société MMA. la société Axa . retenu que l'incendie était imprévisible.bien que l'auteur ait accepté la proposition . et appartenant à la société Saint-Cloud immobilier (la société). (Versailles. c'est sans dénaturation qu'une cour d'appel. ayant pour syndic la société Loiselet-Daigremont. que la cour d'appel a. et que la société locataire avait pris toutes les précautions nécessaires pour assurer la protection des lieux loués. ce dont il résultait que la société Omega productions était fondée à décliner toute responsabilité dans le sinistre en application de l'article 1733 du code civil . qu'un incendie s'est déclaré. selon l'arrêt attaqué. sans en méconnaître les stipulations.que l'incendie a été à l'origine d'un dégâts des eaux survenu le 24 janvier 1998 . Civ. D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . le 15 janvier 1998. édifié en bordure de trois voies. la société Axa a appelé en garantie la société de courtage sous-locataire et son assureur la société MMA . faisant partie d'un immeuble en copropriété.

en retenant que la cause dudit acte résultait de ce que. selon les juges du fond. La Rocca s'était constitué caution solidaire de la société Sepeg dont il était le gérant envers M. Mangani. aux lieu et place de M. il n'est pas interdit aux juges du fond de relever le comportement ultérieur des contractants. pour ce faire. et la prospection des éditeurs étrangers en vue de traductions . qu'en l'espèce. la société Sepeg s'était reconnue débitrice des époux Mangani. que. par lettre. la société La Pensée Universelle. créancier de celle-ci . PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI Civ. dès le 3 juin 1977. elle lui adresserait " le contrat correspondant " . Attendu que La Pensée Universelle reproche à la Cour d'appel d'avoir. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi 8 . que l'auteur s'est prévalu de cette abstention et a assigné La Pensée Universelle en paiement de dommages-intérêts. ainsi que la présentation de l'auteur à ces jurys. a procédé à une interprétation exclusive de toute dénaturation en raison de sa nécessité . et Mme Mangani ont fait procéder à diverses saisies-arrêts. les 4 et 6 juin. exprimé son accord sans aucune réserve et que. qu'elle était disposée à le publier à certaines conditions et qu'elle s'engagerait pour sa part. s'il donnait suite. et Mme La Rocca devant le tribunal de grande instance pour leur réclamer le paiement des sommes restant dues au prêteur . si " les conditions proposées ci-dessus " convenaient à M. que par acte sous seing privé du même jour. Mais attendu que pour déterminer quelle a été la commune intention des parties à un acte il n'est pas interdit aux juges du fond de relever le comportement ultérieur des contractants . M. 1er octobre 1986) que par acte notarié du 11 septembre 1975 la société civile immobilière Victoria a vendu à M. tiré de l'absence de cause de l'acte sous seing privé du 11 septembre 1975. dont la cause est contestée. les trimestrialités de remboursement de ce prêt au fur et à mesure de leur échéance . qu'à la suite de la cessation des versements ainsi prévus. a fait connaître à M. M. dénaturé le contrat par addition . la cour d'appel pouvait retenir que par l'acte du 28 novembre suivant M. éditeur. M. eu égard à l'ambiguïté née du rapprochement de ces écrits avec celui qui a été signé les 4et 6 juin 1977. 13 décembre 1988 Pour déterminer quelle a été la commune intention des parties à un acte.Arrêt Sur le premier moyen : Attendu. pris en ses deux branches : (sans intérêt). Faubert a. et Mme Mangani divers lots dans un immeuble en état futur d'achèvement . Arrêt Sur le premier moyen : Attendu. la Cour d'appel qui a recherché qu'elle était la commune intention des parties. que le grief doit être écarté . M. selon l'arrêt attaqué (Lyon. pour estimer souverainement qu'il n'était pas prouvé que l'obligation de remboursement mise à la charge des époux La Rocca par l'acte du 11 septembre 1985 fût sans cause ou eût une cause illicite. Attendu que Mme La Rocca et la société Tourinter font grief à la cour d'appel d'avoir rejeté le moyen de défense qu'ils avaient présenté. remboursable par trimestrialité . lesquelles n'ont par la suite reçu aucune exécution de la part de l'éditeur . par lettre du 31 mai 1977. Faubert . que. qu'une partie du prix a été payée au moyen d'un emprunt contracté auprès du Crédit Lyonnais. La Rocca se constituant caution de cette société. que le moyen ne peut donc être accueilli . et Mme La Rocca se sont engagés solidairement à verser. que. auteur d'un manuscrit. Faubert. Mais attendu que l'arrêt attaqué énonce que la lettre du 31 mai 1977 de La Pensée Universelle contenant notamment les deux clauses litigieuses indiquait que. 1ère. à mettre en œuvre plusieurs moyens publicitaires énumérés dans ladite lettre parmi lesquels figuraient la recherche des jurys littéraires susceptibles d'être séduits par l'ouvrage. à l'exception toutefois des deux clauses ci-dessus. qu'il relève que cette offre a été immédiatement acceptée par M. par acte notarié du 28 novembre 1975. alors qu'un acte ne peut trouver sa cause dans un événement qui lui est postérieur . l'éditeur et l'auteur ont signé un document imprimé reproduisant l'ensemble des conditions prévues de la sorte. que l'arrêt attaqué a partiellement accueilli ses prétentions . Et sur le second moyen. Sur le second moyen. que l'arrêt attaqué a accueilli la demande . et Mme Mangani. dès lors. le livre s'étant mal vendu . Faubert. pris en ses deux branches : (sans intérêt) . notamment entre les mains d'une société Tourinter et ont assigné M.

en le condamnant au paiement de la somme portée en chiffres. sur le fondement d'un cautionnement dans les limites de la somme de 790 000 francs . a légalement justifié sa décision . et qu'il n'ignorait pas qu'il était d'usage que les crédits consentis aux entreprises soient cautionnés pour la totalité par leurs dirigeants. février 2002 Sur le moyen unique : Attendu que la société Press labo service. Mais attendu que. qu'à supposer que l'engagement ait pu être considéré comme un commencement de preuve par écrit. la société SOFI-SOVAC a consenti à la société anonyme Caron Dodon un prêt de 790 000 francs à titre d'avances sur un stock de véhicules .. dénaturé une clause aux termes de laquelle l'indemnisation forfaitaire due en une pareille circonstance ne pouvait être écartée que dans l'hypothèse d'une déclaration de l'importance exceptionnelle des travaux. en cas de différence. violé par refus d'application l'article 1326 du Code civil . selon le pourvoi. a apposé sa signature précédée de " lu et approuvé " dans le cadre de l'imprimé réservé à l'emprunteur . pris en ses deux branches : Attendu. en lettres. Mais attendu que.Cour de cassation. la cour d'appel. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. alors. qu'elle fait grief à l'arrêt attaqué (Orléans. que le tribunal de commerce a rejeté l'opposition à cette ordonnance . en statuant ainsi. que. 1347 et 2015 du Code civil . contractuellement responsable de la perte de cinq pellicules photographiques confiées par les époux X... la preuve parfaite de l'étendue du cautionnement peut être apportée par des éléments extrinsèques . Cass. de la somme de 790 francs. qu'en retenant que M. faute de paiement par la société débitrice. 31 août 1999t) d'avoir. selon les énonciations de l'arrêt attaqué (Douai. le même jour et par un même acte. il aurait contracté un prêt de 790 000 francs et l'aurait cautionné pour 790 francs. l'acte par lequel une seule partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent doit comporter la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention. s'étant livrée à une interprétation rendue nécessaire par une rédaction ambiguë et s'étant référée au contrat pris dans son entier. qui constatait que la mention manuscrite par lui portée sur l'engagement de cautionnement comportait l'indication. 22 Juin 1993 Sur le moyen unique. et ayant relevé notamment que la déclaration préalable d'importance se 9 . Demars. d'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses deux branches . accomplie lors de leur remise. venait de souscrire auprès de la société SOFI-SOVAC un prêt de 790 000 francs. qui a déduit de ces constatations et appréciations que la caution ne pouvait prétendre que. Chambre commerciale. a été condamnée à leur verser 15 000 francs de dommages-intérêts . qu'aux termes de l'article 1326 du Code civil. la cour d'appel a violé les articles 1326. que M. par acte sous seing privé. en se fondant sur ce que les conventions doivent être exécutées de bonne foi. en faisant précéder sa signature de la double mention de la somme en lettres et en chiffres . il a porté en lettres la mention : " sept cent quatre-vingt dix francs " . le même jour -et sur le même support matériel-. il s'est porté caution à titre personnel. qu'ainsi. Demars. dans le cadre destiné à cet effet. que. de la somme de 790 000 francs et. Attendu que M. en sa qualité de caution. écrite de sa main. en vue duquel il était entré en rapport avec cette société pour son obtention. et alors. en sa qualité de président du conseil d'administration de la société emprunteuse. d'une part. 1ère. la cour d'appel. Demars reproche à l'arrêt de l'avoir condamné. d'autre part. 7 février 1991). qu'il convient de rechercher la commune intention des parties plutôt que de s'en tenir au sens littéral des termes et qu'il ne saurait prétendre que. s'il a écrit en chiffres " 790 000 francs ". que. vaut pour la somme écrite en toutes lettres . en chiffres. civ. la société SOFI-SOVAC a obtenu une injonction de payer à l'encontre de la caution. comme il est fait à l'égard des négociants en automobiles. le complément de preuve ne pouvait résulter que d'éléments extérieurs à l'acte lui-même . et. au paiement de la somme susvisée. en sa qualité de président-directeur général de la société Caron et Dodon. il aurait. a. qu'ainsi. que. dans le cas d'une contradiction dans la rédaction de la formule manuscrite prévue par l'article 1326 du Code civil. de la somme en toutes lettres et en chiffres. en sa qualité de président du conseil d'administration de la société débitrice. formalité non respectée en l'espèce . contracté un prêt de 790 000 francs qu'il n'aurait cautionné que pour 790 francs -toutes circonstances inhérentes à l'acte de cautionnement lui-même-.

.. l'acceptation du billet sur lequel elle est inscrite. acceptation. a dit que le décès était dû à la faute inexcusable de la société Allevard Aciers. L’interprétation créatrice 1/ L’obligation de sécurité Civ. notamment l'article 11. et qu'en réclamant une indemnité à la Compagnie pour la blessure qu'il avait reçue. B. après avoir fait procéder à une enquête légale.. 21 novembre 1911 Sur l'unique moyen du pourvoi : Vu l'article 1134 du Code civil . Attendu que. par le voyageur qui la reçoit. le client rapporte la preuve du caractère exceptionnel des travaux confiés . à qui la Compagnie avait assigné une place dans le sous-pont... et a fixé le montant des indemnisations. a reconnu le caractère professionnel de la maladie et en a informé la société Allevard Aciers le 14 novembre 1995 . Zbidi agissait contre elle non "en vertu de ce contrat et des stipulations dont il lui imputait la responsabilité" . ne régissent que le contrat de transport proprement dit et les difficultés pouvant résulter de son exécution. statuant sur la demande des ayants droit de Denis X. pour le transporteur l'obligation de conduire le voyageur sain et sauf à destination. à côté des marchandises. en effet. Qu'au cours du voyage. après avoir formulé des réserves dans l'attente de l'enquête à effectuer. qu'il a déclaré à la caisse primaire d'assurance maladie un mésothéliome professionnel. Par ces motifs. renfermait. contestée par la défense : 10 . aux droits de qui venait la société Ascométal. constaté par certificat médical du 7 novembre 1994 . dès lors.. hors les cas de dol ou de fraude. quand une clause n'est pas illicite. par la Compagnie Générale Transatlantique à Zbidi Hamida Ben Mahmoud. pour être mis à la disposition de la société Wheelabrator Allevard. attribuant compétence exclusive au tribunal de commerce de Marseille pour connaître des difficultés auxquelles l'exécution du contrat de transport pourrait donner lieu . Sur la recevabilité du pourvoi principal de la caisse primaire d'assurance maladie. Par ces motifs : REJETTE le pourvoi. puis a été muté en 1980 à la société Allevard Aciers où il a exercé l'activité de mécanicien jusqu'en 1986. 28 février 2002 Attendu que Denis X... mais a déclaré inopposable à la société la procédure ayant conduit à la reconnaissance de la maladie professionnelle dont est décédé Denis X. est décédé le 12 octobre 1996 et que la caisse. a été engagé comme mécanicien le 16 juin 1976 par la société Les Forges d'Allevard. le salarié ayant été exposé au risque chez plusieurs employeurs . que Zbidi a été victime de l'accident dont il poursuit la réparation . l'arrêt attaqué déclare que les clauses des billets de passage de la Compagnie Transatlantique. que le 11 octobre 1996. la cour d'appel a souverainement retenu que la clause invoquée excluait l'indemnisation forfaitaire lorsque. puis de magasinier jusqu'en 1996 . à un moment quelconque. Que. implique. a été grièvement blessé au pied par la chute d'un tonneau mal arrimé . Que l'exécution du contrat de transport comporte. Soc. .. et que la cour d'Alger constate elle-même que c'est au cours de cette exécution et dans des circonstances s'y rattachant. de la clause elle-même . Attendu. Zbidi Hamida.présentait comme une simple recommandation. sous l'article 11. que l'arrêt attaqué. que c'est à tort que l'arrêt attaqué a refusé de donner effet à la clause ci-dessus relatée et déclaré que le tribunal civil de Bône était compétent pour connaître de l'action en indemnité intentée par Zbidi Hamida contre la Compagnie Transatlantique . la caisse régionale d'assurance maladie a décidé de ne pas inscrire les dépenses relatives à la maladie professionnelle au compte de la société Allevard Aciers. il résulte que le billet de passage remis.. a reconnu le caractère professionnel du décès . il a violé l'article ci-dessus visé . vainement. que Denis X. CASSE. une clause.. que la Caisse. Qu'en statuant ainsi. d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli . Attendu que des qualités et des motifs de l'arrêt attaqué. lors de son embarquement à Tunis pour Bône. en mars 1907.

opération d'une durée de l'ordre de quatre heures qui était effectuée le dimanche à l'arrêt du four. mis à leur disposition lors des travaux les mettant en contact avec l'amiante . Hellio. indiquant que l'amiante utilisé pour se protéger de la chaleur était confiné et non volatile.. alinéa 3. pris en ses cinq branches : Attendu que la société Ascométal fait grief à la cour d'appel d'avoir dit que la maladie professionnelle de Denis X.. ainsi que l'attestation du 25 janvier 1999 de M. chef du service de l'entretien de l'aciérie de 1971 à 1986. que le pourvoi de la Caisse est donc recevable . que l'amiante avait été progressivement retiré dès sa prise de fonction et à mesure des progrès techniques. faute d'avoir constaté que le taux de concentration de poussières d'amiante dans l'atmosphère dans laquelle avait évolué le salarié aurait excédé le seuil réglementairement autorisé . aurait été exposé au risque de l'amiante au sein de la société Allevard Aciers sans constater que le salarié aurait été exposé de façon habituelle à l'inhalation de poussières d'amiante au sein de cette entreprise . Mais attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié. indiquant qu'à partir de l'année 1978 les plaques de revêtement d'amiante de la cuve du four avaient été retirées et qu'il n'y en avait plus en 1979. ne justifie pas sa solution au regard des articles L. même dans le cas où les dépenses afférentes à la maladie professionnelle sont inscrites au compte spécial en raison de ce que le salarié a été exposé au risque chez plusieurs employeurs. Bataillon. 461-1 du Code de la sécurité sociale l'arrêt attaqué qui retient que Denis X. qu'à partir de 1980 l'amiante n'était plus utilisé au four 30 tonnes pour protéger les faisceaux. 452-3. que ne justifie pas légalement sa décision l'arrêt attaqué qui retient que la société Allevard Aciers n'a pas respecté les prescriptions de ce décret sans s'expliquer sur les attestations susvisées. notamment des appareils respiratoires anti-poussières . et que l'amiante utilisé pour l'enrubannage des flexibles avait été remplacé par de la fibre de verre en 1979. chrome. qu'il s'ensuit que ne justifie pas légalement sa solution au regard de ce texte et des articles L. sans prendre en considération l'attestation du 6 février 1998 de M. 3° que l'article 4 du décret n° 77-949 du 17 août 1977 dispose qu'en cas de travaux occasionnels et de courte durée où le personnel est exposé à l'inhalation de poussières d'amiante. à une faute inexcusable de la société Allevard Aciers au motif que ladite société n'avait pas respecté les prescriptions du décret précité du 17 août 1977. tenue de faire l'avance des sommes allouées aux ayants droit en réparation de leur préjudice personnel. les ouvriers étaient tenus d'utiliser les équipements de protection individuelle. chef d'atelier de l'aciérie de 1974 à 1986. qu'au début les flexibles du four étaient enveloppés d'amiante tressé qui était renouvelé une fois par mois environ. la Caisse primaire d'assurance maladie. et notamment les masques respiratoires. mis à leur disposition . la concentration moyenne en fibres d'amiante de l'atmosphère inhalée par un salarié durant sa journée de travail ne devait pas dépasser deux fibres par centimètre cube.. que les ouvriers intervenaient une fois par mois pour changer ces protections. que le manquement à cette obligation a le 11 . était due à la faute inexcusable de la société Allevard Aciers. et la caisse régionale d'assurance maladie ayant imputé la charge financière de cette maladie au compte spécial en raison d'une exposition de la victime au risque chez plusieurs employeurs. 2° que ce défaut de base légale est d'autant plus caractérisé que l'arrêt attaqué considère que Denis X. manganèse et plomb. et qu'il avait utilisé toute son autorité auprès des ouvriers de l'entretien pour qu'ils portent les équipements de protection individuelle. du Code de la sécurité sociale . ayant été reconnue par la caisse primaire d'assurance maladie au titre du tableau n° 30. l'attestation du 3 février 1999 de M. de trois microns au plus de largeur et dont le rapport longueur/largeur excédait trois . Sur le moyen unique du pourvoi provoqué de la société Ascométal. et s'il est techniquement impossible de respecter les dispositions de l'article 3 dudit décret. indiquant que l'amiante était présent au four 30 tonnes de l'aciérie sous forme d'enrobage des faisceaux électriques afin de les protéger des projections d'acier en fusion. selon le moyen : 1° que la maladie de Denis X. et que l'amiante avait été progressivement retiré et qu'il n'y en avait plus en 1980. alors.. mais qui n'auraient pas manqué de faire état de fibres d'amiante s'ils en avaient repérées . des équipements de protection individuelle doivent être mis à la disposition du personnel. 5° que selon l'article 2 du décret n° 77-949 du 17 août 1977 applicable aux faits de l'espèce. Tauttmann. 452-1 et suivants du Code de la sécurité sociale l'arrêt attaqué qui impute la maladie professionnelle de Denis X... notamment en ce qui concerne les maladies professionnelles contractées par ce salarié du fait des produits fabriqués ou utilisés par l'entreprise .Attendu que. aurait été exposé aux poussières d'amiante lors de ses interventions sur des matériels protégés par l'amiante de 1980 à 1986... chef de poste à l'aciérie de 1977 à 1986. organismes qui ont surtout effectué des recherches sur la teneur de l'atmosphère en silicium. l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat. 4° que ce défaut de base légale est d'autant plus caractérisé que la cour d'appel a également omis de prendre en considération les nombreux constats de contrôle de l'empoussièrement effectués par la Caisse régionale d'assurance maladie et le Commissariat à l'énergie atomique. opération au cours de laquelle les ouvriers étaient protégés par des masques mis à leur disposition.. qui constataient que lors des travaux les mettant exceptionnellement au contact avec de l'amiante. et notamment les masques respiratoires. 452-1 et suivants et L. régulièrement versées aux débats par la société Ascométal.. conserve contre l'employeur dont la faute inexcusable a été reconnue le recours prévu par l'article L. seules étant considérées les fibres de plus de cinq microns de longueur.

lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver . au sens de l'article L. Qu'en statuant ainsi. qu'il est indifférent que la faute inexcusable commise par l'employeur ait été la cause déterminante de l'accident survenu au salarié mais qu'il suffit qu'elle en soit une cause nécessaire pour que la responsabilité de l'employeur soit engagée. l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat. pris en ses trois premières branches : Vu les articles 1147 du Code civil. que le 4 juillet 1989. et que le salarié avait fait preuve de négligence. que seule une faute inexcusable de la victime. Attendu que la faute de la victime n'a pas pour effet d'exonérer l'employeur de la responsabilité qu'il encourt en raison de sa faute inexcusable . l'échafaudage. blessé dans cet accident. 452-1 du Code de la sécurité sociale. sans exclure l'existence d'un accident du travail. entre les parties. tendant à la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur. d'imprudence et d'inattention . l'arrêt retient que la cause déterminante de l'accident se trouve dans la faute de la victime qui. qu'au cours de la manoeuvre. et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver . Et sur le moyen pris en sa quatrième branche : Vu l'article L. 24 juin 2005 Attendu. Ass. d'une part. notamment au regard des prescriptions du décret du 8 janvier 1965. X. sans que ne soit démontré un manquement de l'employeur . 453-1 du Code de la sécurité sociale . 453-1 du Code de la sécurité sociale.caractère d'une faute inexcusable. la cour d'appel a violé les textes susvisés . ayant nécessairement connaissance et conscience du danger encouru à l'approche d'une ligne électrique par un matériel métallique. quant à ce.. a heurté une ligne électrique . au sens de l'article L. salarié de la société Norgraine. lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié. l'arrêt rendu le 3 novembre 1999. les renvoie devant la cour d'appel de Chambéry. Et attendu que les énonciations de l'arrêt caractérisent le fait. alors même que d'autres fautes auraient concouru au dommage . d'imprudence et d'inattention. (…) PAR CES MOTIFS. qui avait été surélevé le matin même pour permettre de peindre le haut de ce bâtiment. X. a fait preuve de négligence.133). et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche : CASSE ET ANNULE. au sens de l'article L. en conséquence. aidait un collègue de travail à déplacer un échafaudage métallique pour le ranger sur le côté du bâtiment de l'entreprise comme il le faisait tous les soirs depuis un mois .. Attendu que pour rejeter la demande de M. l'arrêt. que le moyen ne peut être accueilli en aucune de ses branches . Attendu qu'en vertu du contrat de travail le liant à son salarié. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. 452-1 du Code de la sécurité sociale. alors que l'employeur aurait dû avoir conscience du danger lié à la présence de la ligne électrique et qu'il n'avait pas pris les mesures nécessaires pour en préserver le salarié. mais seulement en ce qu'il a déclaré inopposable à la société Allevard Aciers la décision de la caisse primaire d'assurance maladie de reconnaître le caractère professionnel de la maladie. 12 . par la cour d'appel de Grenoble . X. que la cour d'appel. 411-1 et L. que présente un tel caractère la faute volontaire de la victime d'une exceptionnelle gravité exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience . Attendu que pour rejeter la demande de majoration de la rente. 15 février 2001. Qu'en statuant ainsi par des motifs impropres à exonérer l'employeur de sa responsabilité et alors que ces faits n'ont pas le caractère d'une faute inexcusable de la victime.. qui n'encourt aucun des griefs invoqués. Plèn. que la société avait ou aurait dû avoir conscience du danger lié à l'amiante. pourvoi n° U 99-15. retient que l'accident n'est pas survenu au cours de l'exécution de travaux dans le voisinage d'une ligne électrique dès lors qu'ils étaient exécutés à 50 mètres environ de celle-ci. a pu en déduire que la société Allevard Aciers avait commis une faute inexcusable . a demandé une indemnisation complémentaire sur le fondement de la faute inexcusable de l'employeur . Sur le moyen unique. ensemble le décret n° 6548 du 8 janvier 1965 . remet. compétente et expérimentée. qu'elle n'avait pas pris les mesures nécessaires pour en préserver son salarié . pour être fait droit. et que le manquement à cette obligation a le caractère d'une faute inexcusable.. que M. selon l'arrêt attaqué rendu sur renvoi après cassation (Chambre sociale. 452-1 du Code de la sécurité sociale.. d'autre part.. qui étaient la cause déterminante de l'accident. peut permettre de réduire la majoration de sa rente . L... M. la cour d'appel a violé le texte susvisé . mais en fin de journée alors que le travail était terminé. notamment en ce qui concerne les accidents du travail.

la cour d'appel a violé le texte susvisé . les renvoie devant la cour d'appel de Douai. 26 janvier 1988 Le notaire est tenu.remet. ni de son observation. Sur le moyen unique.M. Shin Oua Siron. en conséquence. en conséquence. par acte reçu les 17 décembre 1979 et 2 janvier 1980 par M. en conséquence. à peine de résiliation . PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 14 juin 1985. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. qui ne pouvait avoir aucune certitude sur l'exigence de l'intervention du bailleur nécessaire pour la régularité de la cession. pris en sa première branche : Vu l'article 1382 du Code civil .GP n°151. qu'invoquant la clause de cet acte sous seing privé aux termes de laquelle le preneur avait l'obligation d'obtenir l'autorisation écrite préalable du bailleur pour toute cession de ce bail. Attendu que pour débouter la société Rustika de son action en responsabilité. que la société Conseil développement assistance (CDA) a vendu à la société Téléfil santé un progiciel "assur 2 top" . Mais attendu que le notaire est tenu. FINANCIERE ET ECONOMIQUE. en tant que rédacteur d'un acte.ce qui avait été négligé en l'espèce . le notaire. entre les parties. à la simple lecture du bail tronqué qui lui avait été communiqué par les époux Cabaz. 31 mai 2007 AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION. Attendu que. avait manqué à son devoir de conseil. aux termes d'un acte sous seing privé conclu le 17 août 1972. notaire. propriétaire des murs . Cabaz et celle de la société Rustika. la société Rustika a assigné cet officier public en paiement de différentes sommes . en toutes ses dispositions. pour être fait droit. que celle-ci. autrement composée . Shin Oua Siron. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. d'éclairer les parties sur sa portée et ses conséquences et de prendre toutes dispositions utiles pour en assurer l'efficacité eu égard au but poursuivi par les parties. qu'en l'état des constatations matérielles faites par la cour d'appel quant à la teneur de l'exemplaire de l'acte qui lui avait été présenté par les époux Cabaz. remet. par la cour d'appel de Fort-de-France . les renvoie devant la cour d'appel de Basse-Terre Com 11 juillet 2006 . les époux Cabaz ont vendu à la société Rustika un fonds de commerce . par M. occupant de son chef . a rendu l'arrêt suivant : Attendu. pris en sa troisième branche : Vu les articles 1134.1147 et 1615 du code civil . Dol. 2/ L’obligation de renseignement Civ. l'arrêt retient que la société Téléfil santé n'avait pas informé la société CDA que la police de caractère "Roman" n'existait pas sur son imprimante . selon l'arrêt attaqué. la débouter de sa demande d'indemnisation. Attendu que pour condamner la société Téléfil santé à payer à la société CDA la somme de 5 976 euros et. l'arrêt rendu le 11 mars 2002 entre les parties par la cour d'appel d'Amiens . Dol a obtenu l'expulsion de M. qui n'avait fait mention dans l'acte de cession ni de l'existence de la clause. que soutenant que M. d'éclairer les parties sur sa portée et ses conséquences et de prendre toutes les dispositions utiles pour en assurer l'efficacité eu égard au but poursuivi par les parties . 1ère. Arrêt Sur le second moyen. avait l'obligation d'opérer toutes les investigations nécessaires à cet égard . l'arrêt infirmatif attaqué retient que le notaire ne pouvait pas prévoir.PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. en tant que rédacteur de l'acte. la faute que commettaient les vendeurs en omettant de solliciter une autorisation écrite du bailleur et ne pouvait éviter les conséquences de cette faute . pour être fait droit. CHAMBRE COMMERCIALE. . qu'en décidant le contraire. que ce fonds comprenait le droit au bail commercial consenti aux époux Cabaz. a invoqué des dysfonctionnements pour refuser de payer le solde du prix et demander à la société CDA l'indemnisation du préjudice qui lui aurait été causé . 13 . après avoir réglé deux acomptes.

pour le supercarburant et l’essence. dans le cadre du contrat de distributeur agréé. Huard avait effectué des travaux d’aménagement dans la station-service. dans son préambule. Huard. alors. la cour d’appel a dénaturé cette clause stipulée au profit de la société pétrolière et non à celui de son distributeur agréé. puisqu’il lui appartenait d’établir un accord de 14 . Mais attendu. Attendu que la société BP reproche à l’arrêt d’avoir accueilli cette demande à concurrence de 150 000 francs. en dépit de l’engagement de la société BP de l’intégrer dans son réseau. de lui vendre ceux-ci au prix qu’elle pratiquait effectivement. Attendu. l'arrêt rendu le 19 mai 2004. d’une part. les prix de vente des produits pétroliers au détail ont été libérés . selon le pourvoi. n’est pas fondée à soutenir qu’elle ne pouvait. II. lequel n’était pas obligé de renoncer à son statut de distributeur agréé résultant du contrat en cours d’exécution pour devenir mandataire comme elle le lui proposait. le 2 octobre 1970. que.Attendu qu'en statuant ainsi. en violation de l’article 1134 du Code civil . que. par avenant du 14 octobre 1981. la cour d'appel a violé les textes susvisés . Huard. alors que l'obligation de délivrance du vendeur de produits complexes n'est pleinement exécutée qu'une fois réalisée la mise au point effective de la chose vendue. et alors. en raison de la politique des prix en matière de carburants. Attendu que pour statuer comme il l'a fait. qu’en jugeant dès lors que la société BP devait être tenue pour contractuellement responsable du préjudice invoqué par M. qu’ayant relevé que le contrat contenait une clause d’approvisionnement exclusif. 31 mai 1990). en toutes ses dispositions. que M. qui s’était engagée à maintenir dans son réseau M. la cour d’appel n’a pas tiré les conséquences légales de ses constatations de fait. en second lieu. qu’en jugeant dès lors que la société BP était contractuellement tenue d’intégrer M . Huard. cette dernière ne lui a pas donné les moyens de pratiquer des prix concurrentiels. que nul ne peut se voir imputer une faute contractuelle de nature à engager sa responsabilité sans que soit établie l’existence d’une inexécution de ses obligations contenues dans le contrat . alors que le vendeur professionnel d'un matériel informatique est tenu d'une obligation de renseignement et de conseil envers un client dépourvu de toute compétence en la matière. pris en sa quatrième branche : Vu les articles 1134. en violation des articles 1147 et 1148 du Code civil . que nul ne peut être tenu pour responsable du préjudice subi par son cocontractant lorsque ce préjudice trouve sa source dans une cause étrangère qui ne peut lui être imputée . qu’en 1983. qu’en ne retenant à l’encontre de la société BP que le seul grief de n’avoir pas recherché un accord de coopération commerciale avec son distributeur agréé. en premier lieu. Contenu du principe Com. les fichiers de la base de données de l'ancien logiciel n'ayant pas été transmis par celle-ci à la société CDA qui n'avait pas pu les reporter sur le nouveau système . Et sur le moyen unique. se plaignant de ce que. pris en ses trois branches : Attendu.1147 et 1604 du code civil . que M. M. sans enfreindre la réglementation. la cour d'appel a violé les textes susvisés . l’a assignée en paiement de dommages et intérêts . entre les parties. 3 novembre 1992 Sur le moyen unique. prenant effet le 25 mars 1971 . Attendu qu'en statuant ainsi. lors. le contrat a été prorogé jusqu’au 31décembre 1988 . après avoir pourtant constaté qu’elle était néanmoins tenue. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE ET ANNULE. préjudice tenant aux difficultés consécutives à l’impossibilité pour ce dernier de faire face à la concurrence. pour une durée de 15 années. la Société française des pétroles BP (société BP) a conclu avec M.Huard dans son réseau en lui assurant une rentabilité acceptable. Huard à un prix inférieur au tarif “ pompiste de marque “. que l’arrêt ne dit pas que la société BP était tenue d’intégrer M. que. approvisionner M. Huard. supérieur à celui auquel elle vendait ces mêmes produits au consommateur final par l’intermédiaire de ses mandataires “. en violation de l’article 1147 du Code civil . par la cour d'appel de Limoges . la cour d’appel n’a relevé à son encontre aucune violation de ses obligations contractuelles et ne pouvait dès lors juger qu’elle avait commis une faute contractuelle dont elle devait réparer les conséquences dommageables. l’accord de distributeur agréé du 2 octobre 1970 prévoyait que la société BP devrait faire bénéficier M. et que “ le prix de vente appliqué par la société BP à ses distributeurs agréés était. l’arrêt retient que la société BP. enfin. Huard de diverses aides “ dans les limites d’une rentabilité acceptable “ . selon l’arrêt attaqué (Paris. PAR CES MOTIFS. l'arrêt retient encore que le logiciel vendu avait été mal initialisé pour l'application spécifique de la société Téléfil santé. Huard un contrat de distributeur agréé. d’autre part. L’Exécution du contrat de bonne foi A. Huard dans son réseau “ en lui assurant une rentabilité acceptable “ .

D’où il suit que le moyen. la cour d’appel a pu décider qu’en privant M. Sur le deuxième moyen. 26 novembre 1996 1° L'assureur est tenu d'une obligation de loyauté dans la mise en oeuvre du processus d'indemnisation de son assuré après la survenance d'un sinistre . PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi Civ. 6 mai 2002 Ne tire pas les conséquences légales de ses propres constatations la cour d'appel qui condamne un concédant pour résiliation abusive du contrat au motif qu'il a attendu d'avoir négocié et conclu la restructuration de son réseau avec un tiers pour procéder à la résiliation. que la société Sofisud l'a assignée en paiement de dommages-intérêts en lui reprochant une résiliation abusive . déjà assuré. Attendu que pour accueillir la demande. a engagé sa responsabilité envers la société Sofisud pour avoir attendu d'avoir négocié et conclu la reprise des 15 . qu’en l’état de ces constatations et appréciations. Com. Arrêt Sur le premier moyen. l'arrêt retient que la société Fiat auto. que le moyen en ses deux branches est sans fondement . avait commis une faute contractuelle dont il devait réparation . 10 février 1994). le condamne à payer des dommagesintérêts à son assuré. qui manque en fait dans sa première branche. Que la juridiction du second degré a pu en déduire que l'assureur. la société BP n’avait pas exécuté le contrat de bonne foi . statuant dans un litige afférent au règlement d'une indemnité d'assurance incendie subordonnée à une reconstruction dans un délai déterminé. Arrêt Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que la société Fiat auto France (la société Fiat auto) a résilié le 27 septembre 1995 le contrat à durée indéterminée qui la liait à la société Sofisud. ayant constaté qu'un assureur avait gardé un " silence malicieux " pour échapper au paiement grâce à la prescription. propre à permettre au concessionnaire d'organiser sa reconversion. sachant qu'ainsi il portait préjudice au concessionnaire. est dès lors légalement justifié l'arrêt qui. tenu d'une obligation de loyauté dans la mise en oeuvre du processus d'indemnisation après la survenance d'un sinistre. du fait de cette résiliation. concessionnaire de la marque depuis 1984. de l'achèvement de ces travaux de reconstruction et qu'elle avait gardé un " silence malicieux " dans le but d'échapper au paiement grâce à la prescription et que les correspondances qu'elle avait eues avec son assuré avaient " endormi sa vigilance " sur les formalités légales qui lui incombaient . 1ère.. pris en sa deuxième branche : Vu l'article 1134 du Code civil . mis en situation d'infériorité dans la négociation de son fonds de commerce avec le repreneur. Viole les articles 1134 et 1147 du Code civil l'arrêt qui met à la charge d'un concédant une obligation d'assistance du concessionnaire en vue de sa reconversion. (…) PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. de disposer du territoire convoité. pris en ses deux branches : Attendu que l'arrêt attaqué (Riom. alors qu'elle avait constaté que le concédant avait respecté le préavis contractuel. la société Agrigel Frigédoc. en respectant le préavis contractuel d'un an . Huard des moyens de pratiquer des prix concurrentiels. d’où il résultait l’absence de tout cas de force majeure. a constaté que quelques jours avant l'acquisition de la prescription biennale la compagnie Groupe Azur Assurances mutuelles de France avait été informée par son assuré. le manquement à cette obligation entraîne la mise en jeu de sa responsabilité contractuelle . est mal fondé pour le surplus . tenue d'exécuter loyalement les engagements contractuels qui lui faisaient obligation de ne pas diminuer les chances de reconversion du concessionnaire dont elle entendait se séparer dans les cadre d'une politique personnelle de restructuration.coopération commerciale entrant “ dans le cadre des exceptions d’alignement ou de pénétration protectrice d’un détaillant qui ont toujours été admises “ .

doit vérifier que cette fourniture lui est facturée par celui-ci. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. la cour d'appel a violé les textes susvisés . propre à permettre au concessionnaire d'organiser sa reconversion. la cour d'appel a retenu que rien ne faisait obligation à l'Office de détecter l'absence de facturation . que. mise en situation d'infériorité dans la négociation de son fonds de commerce avec un repreneur déjà assuré. en conséquence. la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations . sauf en ce qu'il a ordonné un complément d'expertise concernant le chiffrage des primes MOS susceptibles de rester dues. un préjudice né de l'accumulation d'une dette dont la méconnaissance légitime a empêché la répercussion sur les locataires. Par ces motifs. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. du Code civil . pris en sa cinquième branche : Vu les articles 1134 et 1147 du Code civil . entre les parties. que l'arrêt attaqué. troisième alinéa. pour être fait droit. quant à ce. les renvoie devant la cour d'appel de Paris. les renvoie devant la cour d'appel de Versailles. Attendu. pris en sa première branche : 16 . Arrêt Sur le moyen. dans les limites de la prescription. Attendu que. dans toutes ses dispositions. alors qu'elle avait constaté que la société Fiat auto avait respecté le préavis contractuel. du fait de cette résiliation. après avoir relevé que l'office est débiteur du coût des fournitures. Civ. cependant. la cour d'appel a violé l'article susvisé . l'arrêt rendu le 11 février 1999. sachant qu'ainsi elle portait préjudice à la société Sofisud. elle n'a pas facturé les fournitures concernant deux de ces immeubles . Cass. et tenu d'exécuter de bonne foi le contrat le liant au distributeur d'eau. a retenu que la CGE a commis une faute dans l'exécution de ses obligations contractuelles pour ne pas avoir facturé ses fournitures avec la ponctualité nécessaire à la correcte gestion des immeubles. dès l'origine. que l'office a demandé reconventionnellement qu'il lui soit accordé des dommages-intérêts équivalents à la condamnation qui serait mise à sa charge .Sur le moyen unique. que dès lors. comme l'invoquait la CGE. pour statuer ainsi. entre les parties. tenu d'exécuter de bonne foi le contrat le liant au distributeur d'eau. laquelle a entraîné. devait vérifier si cette fourniture lui était facturée par la CGE . PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. 23 janvier 1996 Le propriétaire bailleur d'immeubles d'habitation ne peut ignorer être débiteur du coût de la consommation d'eau qu'il est fondé à récupérer sur ses locataires et. Attendu que pour statuer comme elle l'a fait. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE et ANNULE.com. et que ce préjudice est égal à sa dette avec laquelle il se compense .succursales de Boulogne-sur-Seine et Issy-les-Moulineaux et l'extension de leur territoire exclusif avec un tiers pour procéder à la résiliation du contrat de concession. par la cour d'appel de Versailles . qu'en statuant comme elle l'a fait. l'arrêt rendu le 30 septembre 1993. remet. pour l'Office. 1ère. de disposer du territoire convoité . que. pris en ses diverses branches : Vu l'article 1134. Attendu qu'en statuant ainsi. par la cour d'appel de Paris . remet en conséquence. que la cour d'appel avait constaté que l'utilisation par l'Office des deux immeubles en cause à des fins locatives impliquait nécessairement qu'ils étaient desservis en eau . 10 juillet 2007 LA COUR : . la cour d'appel a également retenu que la société Fiat auto France ne justifiait pas avoir tenté de réparer sa faute en aidant la société Sofisud dans ses pourparlers avortés avec le repreneur. seule voie d'indemnisation réellement ouverte dans le délai contractuel de préavis d'un an respecté par elle . Attendu que la Compagnie générale des eaux (la CGE) fournit l'eau à divers immeubles propriétés de l'Office public d'habitations à loyer modéré du Val-d'Oise . alors que le concédant n'est pas tenu d'une obligation d'assistance du concessionnaire en vue de sa reconversion. l'office ne pouvait ignorer être débiteur du coût de la consommation d'eau qu'il était fondé à récupérer sur ses locataires. Et sur le même moyen. Attendu qu'en statuant ainsi. pour être fait droit. elle en a poursuivi le paiement .

la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. alinéa 1er et 3. 3e. dirigeant et principal actionnaire de la société Les Maréchaux.. 17 . A... A. au prorata de la participation cédée.. la cour d'appel a entaché sa décision d'un manque de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . que le 16 novembre 2005. l'arrêt rendu le 14 mars 2006. dans toutes ses dispositions. qui exploite notamment une discothèque. la cour d'appel a violé. Y. ...Vu l'article 1134. alors que si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle. pour être fait droit. si ladite clause visait un tel défaut de paiement. elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement convenus entre les parties.Attendu. que par acte du 18 décembre 2000. selon les arrêts attaqués (Fort-de-France. civ. pris en sa première branche : Attendu que la société Stock Plus fait grief à l'arrêt de constater la résiliation du bail par acquisition de la clause résolutoire. par la Cour d'appel de Paris . ce dernier a reconventionnellement demandé que les cédants soient condamnés à lui payer une certaine somme au titre de la garantie de passif . un commandement de payer des rappels de loyers résultant de l'indexation. elle a notifié à la locataire. qu'il ne pouvait ignorer que des irrégularités comptables sont pratiquées de façon courante dans les établissements exploitant une discothèque et qu'il a ainsi délibérément exposé la société aux risques.. et Z.. que la société ayant fait l'objet d'un redressement fiscal au titre de l'exercice 2000 et MM. qui se sont réalisés... et Z.. 10 novembre 2010 Attendu. par fausse application. X. MM. qu'il était stipulé qu'un complément de prix serait dû sous certaines conditions qui se sont réalisées . pour défaut de paiement des arriérés dus en vertu de la clause d'indexation. sans manquer à la bonne foi. Par ces motifs et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs.. D'où il suit que le moyen est mal fondé .Attendu que pour rejeter la demande de M.]. la cour d'appel en a déduit exactement que le commandement de payer notifié le 17 janvier 2005 au visa de la clause résolutoire du bail visait valablement un rappel de loyers résultant de l'application de la clause d'échelle mobile . du code civil . que la société Stock Plus a acquis un fonds de commerce exploité dans des locaux appartenant à la SCI Micnat selon bail applicable à compter du 1er février 2000 et comportant une clause de révision triennale du loyer par indexation sur l'indice du coût de la construction ... de mise en oeuvre des pratiques irrégulières à l'origine du redressement fiscal invoqué au titre de la garantie de passif . par refus d'application.. que le 17 janvier 2005.Attendu qu'en statuant ainsi. la clause résolutoire stipulée dans le bail de la société Stock Plus sans rechercher. Cass. Y.. remet. actionnaires de la société Les Maréchaux. en conséquence.. selon le moyen. en déclarant acquise. . déjà titulaire d'un certain nombre de titres et qui exerçait les fonctions de président du conseil d'administration de cette société . le premier de ces textes .. Sur le moyen unique.. 27 mars 2009 et 29 mai 2009). alors. qu'il était encore stipulé que chacun des cédants garantissait le cessionnaire. X. ainsi qu'elle y était invitée. Mais attendu qu'ayant relevé que le bail comportait une clause d'échelle mobile stipulant la révision triennale et automatique du loyer par référence à l'indice national du coût de la construction.. que la clause résolutoire insérée dans un bail doit s'interpréter strictement et seules peuvent être sanctionnées par le jeu de cette clause les infractions expressément visées par le bail . A. entre les parties. notamment contre toute augmentation du passif résultant d'événements à caractère fiscal dont le fait générateur serait antérieur à la cession .... puis l'a assignée aux fins de voir constater la résiliation du bail . l'arrêt retient que celui-ci ne peut. soit condamné à leur payer le complément de prix.. au visa de la clause résolutoire. se prétendre créancier à l'égard des cédants dès lors que. selon l'arrêt attaqué. le second des textes susvisés et... les. que dès lors. renvoie devant la Cour d'appel de Paris. ayant demandé que M. la bailleresse a informé la locataire du nouveau loyer résultant de la variation de l'indice et exigible à compter du 1er février 2004 .. autrement composée [. il aurait dû se montrer particulièrement attentif à la mise en place d'un contrôle des comptes présentant toutes les garanties de fiabilité. ont cédé leur participation à M. . casse et annule.

si la clause résolutoire n'avait pas été mise en œuvre de mauvaise foi. D'où il suit qu'en faisant masse de toutes les dépenses nécessaires pour rétablir respectivement les parties dans leurs droits et en les condamnant à payer ces dépenses par égale portion. B. pour être fait droit.. l'arrêt rendu le 27 mars 2009. ni l'article 1135 du Code civil . Attendu que la disposition de cet article n'étant que la reproduction des anciens principes constamment suivis en matière d'obligations conventionnelles. de prendre en considération le temps et les circonstances pour modifier les conventions des parties et substituer des clauses nouvelles à celles qui ont été librement acceptées par les contractants . et. un obstacle à l'application dudit article. Mais. Que. Qu'en décidant le contraire et en élevant à 30 centimes de 1834 à 1874. dans l'appréciation souveraine de la cour d'appel. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. sur le premier moyen du pourvoi : Vu l'article 1134 du Code civil. sans rechercher. d'une part. comme le lui demandait la société Stock Plus qui soutenait que la bailleresse avait entendu faire cesser une exploitation concurrente d'un commerce que cette dernière possédait par ailleurs. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. autrement composée .Rejette ce moyen . et n'a violé ni l'article 1134. remet. la société Stock Plus n'a pas déféré aux causes du commandement . Adaptation et révision du contrat Civ. Que la moitié de la dépense totale mise à la charge de chacune des parties représente donc. de mesurer la quantité d'eau que les hoirs de Galliffet doivent livrer aux arrosants. Attendu que la règle qu'il consacre est générale. Qu'en statuant ainsi. le montant des frais qui incombent à cette partie pour l'exécution de ses obligations personnelles. absolue. dans toutes ses dispositions. Attendu que pour déclarer acquise la clause résolutoire et constater la résiliation du bail. 6 mars 1876 Sur le deuxième moyen : Attendu qu'il résulte des déclarations de l'arrêt attaqué que les travaux qu'il prescrit doivent être exécutés dans l'intérêt des parties. par la cour d'appel de Fort-de-France . la cour d'Aix n'a commis aucun excès de pouvoir.Mais sur le moyen unique. rectifié le 29 mai 2009. de remédier à des abus de jouissance commis par ceux-ci. en conséquence. il n'appartient aux tribunaux. quelque équitable que puisse leur paraître leur décision. entre les parties. afin. et non une portion des frais dont est tenu son adversaire. pris en sa seconde branche : Vu l'article 1134 du code civil . puis à 60 centimes à 18 . les renvoie devant la cour d'appel de Fort-de-France. d'autre part. l'arrêt retient qu'à la suite du commandement délivré le 17 janvier 2006 et visant la clause résolutoire. et régit les contrats dont l'exécution s'étend à des époques successives de même qu'à ceux de toute autre nature. dans aucun cas. la circonstance que les contrats dont l'exécution donne lieu au litige sont antérieurs à la promulgation du Code civil ne saurait être. dans l'espèce. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision .

et celle de 73 216. elle a saisi le tribunal administratif de Grenoble d'une demande en résiliation de cette convention et. du fait de la résiliation unilatérale du contrat. entre les parties. parallèlement. ont demandé au tribunal de grande instance de fixer le loyer du bail renouvelé et juger que la désignation des lieux devait être complétée pour préciser que la cave était aménagée en réserve servant d'entrepôt de marchandises.17 francs au titre des travaux de remise en état des installations. qu'en se déterminant comme elle l'a fait. aucune juridiction n'a le pouvoir de modifier ces clauses accessoires. en raison des contraintes 19 . pour être fait droit. CASSE Civ. de dommages-intérêts pour les dégradations causées aux installations .50 francs au titre de la redevance restant due . que. la redevance d'arrosage. Arrêt Sur le moyen relevé d'office (après avis donné aux avocats) : Vu l'article 1134 du Code civil. avec l'accord de la commune . à l'Association Foyer des jeunes travailleurs (AFJT) l'exploitation d'un restaurant à caractère social et d'entreprises . PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 5 juillet 1985. selon le moyen. et à la commune de Cluses la somme de 116 470. respectivement. 5 juillet 1985) statuant sur contredit de compétence. s'agissant d'un contrat de droit privé. l'AFJT et la société Les Repas Parisiens (LRP) pour une durée de dix ans . par décision du 17 février 1997. l'arrêt attaqué retient que la demande relative à la destination des lieux présentant un caractère essentiel échappe à la compétence du juge des loyers commerciaux . Qu'en statuant ainsi. 1ère. l'arrêt attaqué (Chambéry. 3ème. des loyers et redevances dus au 31 juillet 1989 et de l'indemnité de résiliation. obtenant de ses cocontractantes d'importants travaux d'investissement. que cette société a. aux clauses et conditions du bail venu à expiration. Sur le premier moyen : Attendu que la LRP fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué alors.partir de 1874. que le tribunal s'est déclaré incompétent et a renvoyé les parties devant le juge des loyers commerciaux . en dommagesintérêts . ensemble les articles 4 et 29 du décret du 30 septembre 1953 . cessé son activité le 31 juillet 1989 . qu'une convention tripartite a été signée le 15 octobre 1984 entre la commune. Attendu que le renouvellement du bail commercial s'opère aux clauses et conditions du bail venu à expiration sauf le pouvoir reconnu au juge en matière de fixation du prix . que les époux Marcillat. confirmée en qualité de concessionnaire a sous-concédé l'exploitation à la LRP. a déclaré compétente la juridiction judiciaire. l'AFJT et la commune ont saisi le tribunal de grande instance de Bonneville aux fins d'obtention. hormis la fixation du prix par le juge. l'AFJT et la commune ont obtenu la condamnation de la LRP à poursuivre son exploitation . 5 juin 2001) a jugé que la LRP avait rompu unilatéralement le contrat et l'a condamnée à payer à l'AFJT les sommes de 273 655. Attendu que pour renvoyer l'affaire devant le tribunal de grande instance. l'arrêt attaqué a formellement violé l'article 1134 ci-dessus visé . par la cour d'appel de Versailles . l'AFJT. par lettre du 31 mars 1989. s'engageait à payer un loyer annuel à l'AFJT et une redevance à la commune . alors qu'aucune juridiction n'a le pouvoir de modifier les clauses mêmes accessoires du bail commercial à renouveler. propriétaires de locaux à usage commercial donnés en location aux époux Barella. qu'invoquant un bouleversement de l'équilibre économique du contrat. qu'après saisine du Tribunal des conflits qui. néanmoins. au motif qu'elle se trouvait dans l'impossibilité économique de poursuivre l'exploitation . Attendu selon l'arrêt attaqué (Versailles. en conséquence. au titre. 16 mars 2004 Attendu que la commune de Cluses a concédé. qu'aux termes de cet accord. à défaut. sans rechercher si. 14 octobre 1987 Le renouvellement d'un bail commercial s'opérant. sous prétexte que cette redevance n'était plus en rapport avec les frais d'entretien du canal de Craponne. que la LRP. que. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. remet. Civ. la cour d'appel a violé les textes susvisés . Par ces motifs. par ordonnance de référé du 25 avril 1989. fixée à 3 sols par les conventions de 1560 et 1567. que les parties sont tenues d'exécuter loyalement la convention en veillant à ce que son économie générale ne soit pas manifestement déséquilibrée . en 1974.37 francs et 911 729.92 francs. les renvoie devant la cour d'appel de Rouen. que. la LRP a résilié unilatéralement cette convention.

dans son économie générale. tant dans les conditions tarifaires initiales que dans celles prévues par l'avenant n° 1 du 14 avril 2000. alors selon le moyen : 1 / que les articles 3 et 15 du contrat du 15 mars 1999 obligeaient les parties à se rencontrer " sur l'initiative de l'une des parties. qu'en l'espèce. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. en cas d'événement majeur affectant leurs obligations respectives au terme du présent accord d'une façon telle que l'équilibre économique et financier qui prévalait lors de sa signature s'en trouve gravement modifié à son détriment " et à " examiner ensemble les moyens d'adapter le contrat aux évolutions constatées dans les facteurs économiques.. modifié par un avenant du 14 avril 2000 . 3 octobre 2006 Attendu. (…) . constituait pour elle une opération ruineuse et pourrait la conduire à engager sa responsabilité pour revente à perte . qu'elle a créé à cette fin la société Mayennecogen. techniques ou de réglementation et ce dans le but de préserver leurs intérêts réciproques " . elles mettent cependant à leur charge. Mais attendu que la cour d'appel a relevé que la LRP mettait en cause le déséquilibre financier existant dès la conclusion du contrat et non le refus injustifié de la commune et de l'AFJT de prendre en compte une modification imprévue des circonstances économiques et ainsi de renégocier les modalités du sous-traité au mépris de leur obligation de loyauté et d'exécution de bonne foi . Com. les personnes morales concédantes n'avaient pas le devoir de mettre la société prestataire de service en mesure d'exécuter son contrat dans des conditions qui ne soient pas manifestement excessives pour elle et d'accepter de reconsidérer les conditions de la convention dès lors que. qu'elle a ajouté que la LRP ne pouvait fonder son retrait brutal et unilatéral sur le déséquilibre structurel du contrat que. outre celle de 1 000 euros et 2 500 euros pour frais irrépétibles. la société Laitière de Mayenne a dénoncé l'inexécution par les sociétés Soffimat et Mayennecogen de leurs obligations contractuelles et les a assignées en résolution des contrats à leurs torts et en indemnisation de son préjudice . par sa négligence ou son imprudence. Sur le premier moyen : Attendu que les sociétés Mayennecogen et Soffimat reprochent à l'arrêt d'avoir prononcé la résolution du contrat à leurs torts et de les avoir condamnées in solidum à payer à la société Laiterie de Mayenne une somme de 35 000 euros à titre de dommages-intérêts. elle n'avait pas su apprécier . Sur le second moyen (non commenté). une obligation de renégocier loyalement . un déséquilibre manifeste était apparu. devenue Laitière de Mayenne. en cas de bouleversement de l'équilibre économique du contrat en raison d'un événement extérieur aux parties. est convenue le 9 décembre 1997 avec la société Besnier Mayenne. que si ces clauses n'obligent certes pas chaque partie à accepter n'importe quelle modification proposée par l'autre partie. qu'elle a. d'installer une centrale électrique de cogénération à Mayenne en s'engageant à la fournir en énergie thermique pour les besoins de son site industriel . la société Mayennecogen soulignait que la hausse vertigineuse et constante du prix du gaz naturel intervenue depuis la signature du contrat du 15 mars 1999 (+ 87 % entre avril 1999 et janvier 2001) avait bouleversé l'équilibre dudit contrat et que son exécution. légalement justifié sa décision . 20 . que la Société française de fournitures pour installation et maintenances techniques (société Soffimat). et notamment dans la fixation du prix des repas.économiques particulières résultant du rôle joué par la collectivité publique dans la détermination des conditions d'exploitation de la concession. qu'il résulte de l'arrêt que la société Mayennecogen avait formulé plusieurs propositions de révision du contrat auprès de la société Laitière de Mayenne. D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . 27 janvier 2004). un contrat de vente de chaleur. ainsi. qui a passé avec la société Laitière de Mayenne le 15 mars 1999. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles 1134 et 1147 du Code civil . selon l'arrêt déféré (Angers. que le démarrage de la centrale n'ayant jamais eu lieu.

n'oblige en aucune façon le cocontractant à accepter les modifications de contrat proposées par l'autre partie en cas de survenance d'un tel événement et que de même l'article 15 du contrat intitulé "adaptation et transfert du contrat" selon lequel les parties ont convenu d'examiner ensemble les moyens d'adapter le contrat aux évolutions dans les facteurs économiques. prétexte pris de ce que " l'évolution des cours du gaz naturel est un événement tout à fait prévisible. par une appréciation souveraine de la portée des stipulations liant les parties. 3 / que les articles 3 et 15 du contrat du 15 mars 1999. à affirmer que les clauses de rencontre et d'adaptation ne l'obligeaient pas à accepter les modifications du contrat proposées par l'autre partie et que le fait. en cas de bouleversement de l'équilibre économique du contrat en raison d'un événement extérieur aux parties. qu'en refusant à la société Mayennecogen le droit de se prévaloir de cette augmentation. l'arrêt retient. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du code civil . qui mettent à la charge des parties. la société Mayennecogen invoque l'augmentation importante des tarifs de gaz naturel. pour juger que la responsabilité de l'échec de la procédure de rencontre et d'adaptation ne pouvait être imputée à la société Laitière de Mayenne. ne saurait caractériser une faute de sa part. qu'il en déduit que la responsabilité de l'échec de la procédure de rencontre et d'adaptation ne peut être imputée à la société Laitière de Mayenne en l'absence de comportement abusif de sa part et que le seul fait. que les parties au contrat du 15 mars 1999 avaient choisi d'indexer le prix de vente de la vapeur sur l'indice du fuel et non sur le prix du gaz. qu'en se fondant sur l'existence dudit avenant pour dire non fautifs les refus de postérieurs de la société Laitière de Mayenne de modifier le prix de la vapeur. que l'article 3 intitulé "clause de rencontre". quel que soit le déséquilibre économique allégué par la société 21 . pour la société Laitière de Mayenne. alors qu'un avenant sur le prix venait d'être signé par les parties. et n'avaient donc pas prévu l'augmentation du prix du gaz . obligeant les parties à se rencontrer dans tous les cas une fois l'an "en cas d'événement majeur affectant leurs obligations respectives au terme du présent accord d'une façon telle que l'équilibre économique et financier qui prévalait lors de la signature s'en trouve gravement modifié à son détriment".laquelle les avait toutes refusées sans pour autant faire de contre-proposition . n'exigent pas que cet événement ait été imprévisible mais seulement qu'il n'ait pas été effectivement prévu . la cour d'appel a violé l'article 1134 du code civil . qui aurait normalement dû être pris en compte ". pour cette société " d'avoir refusé d'accepter la révision substantielle du prix du contrat avant même sa mise à exécution. 2 / que la société Mayennecogen expliquait que l'avenant du 14 avril 2000 n'avait pas permis de rétablir l'équilibre économique en vigueur lors de la conclusion du contrat du 15 mars 1999 car la société Laitière de Mayenne avait exigé. Mais attendu qu'après avoir relevé que pour justifier l'inexécution des obligations mises à sa charge par la convention qu'elle a signée le 15 mars 1999. sans relever que cet avenant avait permis de rétablir l'équilibre économique des prestations. qu'en se bornant. ayant entraîné une modification substantielle de l'économie globale du projet envisagé. d'avoir refusé d'accepter la révision substantielle du prix du contrat avant même sa mise à exécution. sans rechercher si elle n'avait pas manqué à son obligation de tout mettre en oeuvre pour parvenir à un accord préservant aussi les intérêts de la société Mayennecogen et notamment si ses multiples refus étaient légitimes. tandis qu'un avenant sur le prix venait d'être signé par les parties. ne saurait caractériser une faute de sa part ". techniques ou de réglementation afin de préserver leurs intérêts réciproques" n'oblige nullement les parties à réviser le contrat mais en autorise seulement la possibilité . une obligation particulière de renégocier loyalement. une baisse corrélative du prix de la vapeur . en contrepartie de la réduction de la durée du fonctionnement. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du code civil .

.. X. la société La Belle Epoque a été mise en liquidation judiciaire . qu'à la date du bail un tel fonds n'existait pas.. que la SCI a fait assigner M. Attendu.. selon l'arrêt attaqué (Montpellier. que la SCI. contestée par la défense : (…) Sur le moyen unique : Vu l'article 1134. (…) PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi . bar ou brasserie. est irrecevable à opposer à la société La Belle Epoque l'absence de fonds de commerce dans les locaux loués et le fait que les locaux ont été aménagés en cuisine et que dès lors que ni la régularité de la cession contrôlée par le juge commissaire. l'arrêt retient que l'article 8 du contrat n'autorisait la cession du bail qu'à l'acquéreur du fonds de commerce. que soit prononcée la résiliation du bail et que soit ordonnée l'expulsion de la société La Belle Epoque ainsi que celle de tous occupants de son chef . mais que cette situation était connue de la SCI dont le gérant était également le gérant de fait de la société La Belle Epoque. Cass. lequel n'avait acquis les locaux objet du bail que pour y installer des cuisines destinées à desservir un local commercial voisin dans lequel la locataire exploitait un restaurant qui en était dépourvu. M.I du code du commerce . bar et brasserie . que nonobstant l'opposition de la SCI. le refus d'agrément de la SCI à la cession est injustifié . la société civile immobilière Pompei (la SCI) a donné à bail pour une durée de neuf ans à la société La Belle Epoque des locaux à usage commercial de restaurant. elle ne l'autorise pas à porter atteinte à la substance même des droits et obligations légalement 22 . son gérant de fait et son gérant de droit ayant été incarcérés le 14 octobre 1999.. ès qualités.Mayennecogen qui doit supporter les conséquences de son imprévision dans le choix d'un indice fondant la clause d'indexation . Attendu que pour rejeter les demandes de la SCI. par acte du 4 août 1999. 8 septembre 2004). du code civil. que cette clause ne vaut et ne peut être respectée que s'il existe ou s'il a pu exister un véritable fonds de commerce de restaurant. 9 décembre 2009 Sur la recevabilité du moyen. soit deux mois après la signature du bail. désigné en qualité de mandataire liquidateur. Qu'en statuant ainsi. que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . alors que si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées de bonne foi permet au juge de sanctionner l'usage déloyal d'une prérogative contractuelle. le local étant alors la boutique d'un antiquaire. ni la moralité. dont la mauvaise foi est ainsi caractérisée. que par la suite la société La Belle Epoque n'a pas été à même de créer le fonds de restaurant. que le 15 décembre 1999. civ. 145. qu'ainsi la cour d'appel a légalement justifié sa décision . ensemble l'article L.. et que les locaux étant restés fermés jusqu'au prononcé de la liquidation judiciaire l'objet social de cette société s'est avéré impossible à réaliser. X. la solvabilité et la compétence de la société HDC n'étaient en cause. seules activités admises dans les locaux loués. et la société HDC aux fins de voir déclarer inopposable à son endroit la cession intervenue. 3e. a été autorisé par le juge commissaire à céder le fonds de commerce de la société La Belle Epoque à la société HDC . que. alinéas 1 et 3.

LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET. l'arrêt rendu le 8 septembre 2004. la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. par la cour d'appel de Montpellier . ATTENDU QU'IL RESULTE DE CETTE DISPOSITION QUE. QUE PAR UN ECRIT NON DATE. MME HETTIER AVAIT PRIS ENVERS SON MARI UN ENGAGEMENT A DUREE INDETERMINEE DE LUI CONSENTIR UN DROIT D'OCCUPATION DE CET APPARTEMENT AUSSI LONGTEMPS QU'IL LE VOUDRAIT . en conséquence. A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL . EN AUCUNE DE SES BRANCHES. sauf abus sanctionné par l'alinéa 3 du même texte. ELLE NE POUVAIT Y METTRE FIN . MAIS DONT IL ETAIT DANS INTERET DE CONNAITRE LA DATE. ATTENDU QUE POUR REJETER LA DEMANDE DE MME F. pour rejeter. LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. DU CODE CIVIL . TENDANT A L'EXPULSION DE M. 8 avril 1986 Si. DE G. 5 février 1985 Il résulte de l'article 1134. pris à bail par la société La Belle Epoque et qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations. III. OFFERT AUX DEUX PARTIES . en l'absence de toute convention contraire. REJETTE LE PREMIER MOYEN . dans toutes ses dispositions. la cour d'appel qui a constaté qu'aucun fonds de commerce n'avait été créé ou exploité dans les locaux. LA RESILIATION UNILATERALE EST. 1ère. DE R. DE L'APPARTEMENT LITIGIEUX. QU'EN STATUANT AINSI. pour être fait droit. les renvoie devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence . LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE . REMET. Arrêt SUR LE PREMIER MOYEN. remet. EN CONSEQUENCE. se borne à retenir l'engagement à durée indéterminée par lequel la femme avait consenti à son mari un droit d'occupation de cet appartement "aussi longtemps qu'il le voudrait". ALINEA 2. entre les parties. QU'ETANT LIEE PAR CET ENGAGEMENT. DANS LES CONTRATS A EXECUTION SUCCESSIVE DANS LESQUELS AUCUN TERME N'A ETE PREVU. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE. Résiliation d’un CDI Civ. a violé les textes susvisés . une société est en droit de mettre fin au contrat de concession conclu sans limitation de durée. alinéa 2 du code civil que dans les contrats à exécution successive ne prévoyant aucun terme. Viole cette disposition l'arrêt qui. PRIS EN SES QUATRE BRANCHES : (…) QU'AINSI. MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 1134. QUANT A CE. après divorce de deux époux séparés de biens. offerte aux deux parties. c'est à la condition que ce droit ne soit pas abusif.. POUR ETRE FAIT DROIT. Justifie légalement sa décision 23 . Com. PAR UN MOTIF DU JUGEMENT QU'IL A FAIT SIEN. L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 29 JUIN 1983 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS . L'ARRET ATTAQUE S'EST BORNE A RETENIR. Résiliation du contrat A. SAUF ABUS SANCTIONNE PAR L'ALINEA 3 DU MEME TEXTE. la résiliation unilatérale est. la demande de la femme tendant à l'expulsion de son ancien conjoint d'un appartement dépendant de la société d'acquêts ayant existé entre eux. LE MOYEN N'EST FONDE .convenus entre les parties ni à s'affranchir des dispositions impératives du statut des baux commerciaux. MAIS SEULEMENT EN CE QU'IL A REJETE LA DEMANDE D'EXPULSION.

le 29 juin 1988.. que la société Roussel a assigné la Régie en paiement de dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat . que cette dernière a résilié le contrat le 6 janvier 1988. que. d'une part. la Cour ne pouvait. selon l'arrêt déféré (Paris. la Société Tim était en droit de mettre fin au contrat de concession conclu sans limitation de durée c'est à la condition que l'exercice de ce droit ne soit pas abusif . Arrêt Sur le moyen unique pris en ses trois branches : Attendu. sans intervertir le fardeau de la preuve. que la Cour d'appel a retenu que la Société Tim avait mis fin brutalement au contrat l'unissant à la Société Van Beurden Mode Agenturen en l'avisant quelques jours avant la présentation de la collection d'été 1981 que cette collection ne lui serait pas confiée . que. même si le préavis est respecté. alors que c'était à la Société Van Beurden à justifier par une cause qui ne lui était pas imputable la diminution du chiffre d'affaires. faute par la Société Tim de rapporter " la preuve que cette régression est particulière au secteur confié à la Société Van Beurden et est la conséquence d'une faute de celle-ci dans l'exécution de son mandat. que. la société Roussel automobiles (société Roussel) a conclu un contrat de concession exclusive à durée indéterminée avec la Régie nationale des usines Renault (la Régie) . avec effet au 7 janvier 1989. sans avoir à justifier de motifs . Mais attendu que si. la Cour d'appel a légalement justifié sa décision .la Cour d'appel qui retient pour condamner cette société à payer des dommages-intérêts pour rupture brutale et unilatérale de contrat que celle-ci avait mis fin brutalement au contrat l'unissant à une autre société en l'avisant quelques jours avant la présentation d'une collection de vêtements d'été que cette collection ne lui serait pas confiée. Com. déclarer fautive la résiliation du contrat de mandat d'intérêt commun par la Société Tim. 5 octobre 1993 La résiliation d'un contrat à durée indéterminée peut. la Société Marc Van Beurden (Sté Van Beurden) de la représenter pendant une durée indétermminée aux Pays-Bas pour recevoir les ordres d'achat de tricots de sa marque sans qu'il soit stipulé de dispositions relatives à la résiliation du contrat . pour défaut de motif légitime et alors qu'enfin en l'état d'une régression chaque année depuis 1976. selon le pourvoi. et que la Cour d'appel ne pouvait déduire la preuve de l'absence de motif légitime de la Société Tim qui avait mis fin au contrat. d'une part. ou mauvaise foi du concédant. en l'absence de toute convention contraire. moyennant une commission. que par ce seul motif et abstraction faite des motifs justement critiqués par le pourvoi qui sont surabondants. sans ometttre de tirer de ses propres constatations les conséquences nécessaires qu'elles comportaient. le mandat d'intérêt commun est révocable par l'un ou l'autre des cocontractants pour motif légitime. selon l'arrêt attaqué (Paris 9 mars 1984) que le 7 février 1969 la Société Timwear Tricotage Industriel Moderne (Sté Tim) a chargé. selon le pourvoi. il ne saurait y avoir abus du concédant dans l'exercice de son droit de résiliation. la Société Tim avait soutenu que le motif légitime de résiliation du contrat la liant à la Société Van Beurden résidait dans la baisse du chiffre d'affaires réalisé par cette dernière sur ses produits. Attendu que la Société TIM qui avait notifié le 6 juin 198O à la Société Van Beurden qu'elle mettait fin au contrat fait grief à la Cour d'appel de l'avoir condamnée à payer à la Société Van Beurden des dommages-intérêts pour rupture brutale et unilatérale du contrat que les parties convenaient de qualifier de mandat d'intérêt commun alors. alors que. fait dûment constaté par l'arrêt. du chiffre d'affaires réalisé par la Société Van Beurden avec les produits de la Société Tim. et. alors. motif en lui-même légitime de la résiliation des conventions . Sur le premier moyen. que le concédant est en droit de résilier le contrat de concession à durée indéterminée. pris en sa première branche : Attendu que la Régie reproche à l'arrêt d'avoir décidé qu'elle avait rompu abusivement et de mauvaise foi le contrat la liant à la société Roussel. a fait connaître à la société Roussel qu'elle s'estimait libérée de son obligation d'exclusivité . même en l'absence de faute de son cocontractrant. d'autre part. du seul fait qu'elle n'avait pas établi une faute de la Société Van Beurden. le 2 janvier 1986. ceux-ci étant inopérants. 5 novembre 1990). que la Cour d'appel constatait expressément que depuis 1976 le chiffre d'affaires réalisé avait " diminué chaque année " et que la Cour d'appel ne pouvait. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. si 24 . revêtir un caractère abusif en raison des circonstances qui accompagnent la rupture Arrêt Attendu. déclarer ce fait non constitutif de motif légitime de résiliation du contrat.

au profit de concessionnaires voisins. que contestant cette décision unilatérale. qu'elle a été " de connivence " avec les agents de la société Roussel qui ont porté à celle-ci.. sur le territoire concédé. Et sur le troisième moyen. 23 octobre 2008). le 27 juin 2006. qu'elle a alourdi les frais financiers de la société Roussel et compliqué sa gestion. du Code civil . conformément aux dispositions contractuelles. des " atteintes systématiques " à leur contrat. titulaire de deux comptes courants dans ses livres. Com. mettre fin unilatéralement à celui-ci. Mais attendu qu'en l'absence de disposition légale particulière. alors. avait résilié le contrat de concession avec un préavis d'une année. la cour d'appel a pu décider que la Régie avait rompu le contrat de façon abusive et de mauvaise foi et désigner un expert en vue de chiffrer le préjudice subi par la société Roussel " en raison des fautes commises par la Régie " . privé de base légale sa décision au regard des articles 1134 et 1147 du code civil . en statuant ainsi. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. qu'en décidant que la caisse avait pu. Mais attendu qu'après avoir énoncé qu' " il ne peut être reproché à la Régie. selon le moyen. sans violer les articles 1137 et 1134. que la Caisse d'épargne et de prévoyance Côte d'Azur (la caisse) a notifié. la cour d'appel qui n'a pas recherché. qu'en l'état de ces appréciations. sans commettre une faute contractuelle. la société Riviera n'établit pas ni même ne prétend que la décision de la banque qui a été assortie d'un délai de préavis de 90 jours suffisant à permettre à sa cliente de retrouver un nouveau banquier procéderait d'un motif illégitime ou d'une 25 . sans avoir à motiver sa décision. si le refus de motivation de la rupture par la banque n'était pas l'exercice d'un pouvoir discrétionnaire en lui-même constitutif d'un abus dans le cadre de la relation spécifique entre une banque et son client. comme elle y était invitée. mais qui a débouté la société Riviera de sa demande d'indemnisation du préjudice ayant résulté de la rupture dépourvue de motifs qu'elle a dû subir a. assigné la caisse en paiement de dommages-intérêts . décider la fermeture des comptes ouverts dans ses livres par la société Riviera sans avoir l'obligation de motiver sa décision. Sur le deuxième moyen : (sans intérêt) . ou faite de mauvaise foi.celui-ci donne au concessionnaire des motifs prétendument erronés ou fallacieux . la société Riviera a. à la société Riviera. Sur le premier moyen. qu'elle a modifié unilatéralement les conditions d'approvisionnement de la société Roussel et aggravé ses conditions d'exploitation. qu'elle a commis des actes de dénigrement et de discrimination . d'avoir avancé des motifs qui s'avéreraient simplement inexacts " l'arrêt retient que la Régie. sauf à engager sa responsabilité en cas d'abus. si elle considère que cette faculté de résiliation discrétionnaire et arbitraire constitue une source potentielle de discrimination. ayant relevé que la Régie. qu'en l'espèce. Attendu que la société Riviera fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté son action en responsabilité exercée contre la caisse. pris en ses deux branches : (sans intérêt) . que l'arrêt retient que. qui n'était pas tenue de motiver sa décision de résiliation. toute partie à un contrat à durée indéterminée peut. le 13 décembre 2005. pris en ses deuxième et troisième branches : (sans intérêt) . la cessation de leurs relations commerciales sous un délai de préavis de 90 jours . la cour d'appel ne pouvait pas en déduire que la résiliation était abusive. que la convention d'ouverture de compte formée entre un établissement bancaire et son client ne peut être rompue unilatéralement par la banque qu'à la condition de motiver sa décision par des considérations propres à sa structure interne ou à son fonctionnement ou afférentes au mode de fonctionnement du compte . mais encore qu'elle a violé l'obligation d'exclusivité. non seulement a eu recours à une série de motifs délibérément fallacieux. selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence. alinéa 3. que l'abus dans l'exercice du droit de résiliation ne peut résulter que des circonstances de la rupture révélant que celle-ci s'est faite brusquement . 26 janvier 2010 Sur le moyen unique : Attendu. que le moyen n'est pas fondé .

que le moyen n'est pas fondé . réservée l'association d'agréer le renouvellement d'adhésion sans avoir à justifier des motifs de ce refus d'adhésion... que pour un motif justifiant.. alors.. en réalité. dès lors. pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y. pris en ses diverses branches : Attendu que Mme X. en agissant plusieurs mois avant la date d'échéance.. en justifiant sa décision par des motifs délibérément erronés. cette décision n'avait pas été. elle permettait à Mme Micheline Y... tenant à ce que sa structure d'accueil aurait perdu le caractère chaleureux et personnel de l'accueil et à ce que son approche commerciale aurait été assimilable à celle d'un hôtelier et n'aurait pas été conforme à l'éthique Gîte de France et ne constituait pas. 9 avril 2009).1e. la cour d'appel a légalement justifié sa décision ... d'avoir dit que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne (l'association) à compter du 1er janvier 2006. dès lors. qu'en l'état de ces constatations et appréciations. tiré de ce que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 constituait. sans rechercher si. que la décision prise par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à l'égard de Mme Micheline Y.. lorsque la partie qui prend une telle décision agit de mauvaise foi. prise par une association à l'égard de l'un de ses membres. du respect des droits de la défense. qu'en se bornant... mais simplement l'exercice de la liberté que s'est. qui ne peut être légalement décidée qu'après le respect de la procédure disciplinaire prévue par les statuts de l'association et. qui ne la légitimait pas. constitue une sanction disciplinaire.. une sanction disciplinaire. qu'il ne peut être reproché à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne d'avoir commis une faute ou un abus de droit en faisant connaître à Mme Micheline Y.. aux termes mêmes du procès-verbal de la délibération du conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne du 27 juillet 2005. aux termes des statuts de l'association. sans rechercher.... 6 mai 2010 Sur le moyen unique. après le respect des droits de la défense. à valeur constitutionnelle. plus généralement. une sanction disciplinaire qui était entachée d'illégalité dès lors qu'elle avait été prise sans que soient respectés la procédure disciplinaire prévue par les statuts de l'association et les droits de la défense et pour un motif infondé. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi . qu'il en va.. à énoncer.. ne constituait nullement une sanction disciplinaire. ainsi. selon le moyen : 1° / que toute mesure défavorable.. même si un délai de préavis suffisant a été respecté. quelle que soit la qualification qui lui est donnée.. épouse X. ainsi qu'elle y avait été invitée par Mme Micheline Y.. épouse X. Civ.. 2° / que le refus de renouveler un contrat à durée déterminée peut.volonté de nuire .. une telle mesure et que si cette sanction est en adéquation avec les faits commis par le membre de l'association . épouse X. à énoncer.... épouse X.. avait été prise conformément aux dispositions statutaires...... d'où résultait l'interdiction d'utiliser la marque " Gîtes de France ". dès le mois d'avril 2005 qu'elle n'entendait pas renouveler le contrat d'adhésion de celle-ci et qu'au contraire. dépourvus de sérieux ou fallacieux . notamment.. tiré de ce que la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 était constitutive d'un abus de droit. dans ses conclusions d'appel.. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions de l'article 1er de la loi du 1er juillet 1901 et de l'article 1134 du code civil et du principe.... comme l'avait souligné Mme Micheline Y. revêtir un caractère abusif en raison des circonstances particulières qui accompagnent cette décision .. dès lors. de chercher une nouvelle solution pour son activité de chambres d'hôtes.... motivée par une prétendue faute commise par Mme Micheline Y. épouse X.. épouse X... épouse X. si les motifs avancés par le conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la 26 . compte tenu de ses termes mêmes. pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y. épouse X. motivée par le manquement de celui-ci aux règles et devoirs qui s'imposent à lui.. aux termes de ses statuts. qu'en se bornant.. fait grief à l'arrêt attaqué (Poitiers...

.... à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à compter du 1er janvier 2006 avait été prise conformément aux dispositions statutaires et que Mme Micheline Y.. ainsi qu'elle y avait été invitée par Mme Micheline Y. elle ne pouvait juger la décision. si la décision de non-renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 n'avait. par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y. pour justifier sa décision.. épouse X.. quand elle constatait que. et.. quand.. dans sa délibération du 27 juillet 2005. pour écarter le moyen soulevé par Mme Micheline Y. à énoncer. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions des articles 1134 et 1135 du code civil... 5° / qu'enfin et à titre subsidiaire.. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " qu'à compter de cette même date.. épouse X.. le 20 juillet 2005... la décision.. la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des dispositions des articles 1134 et 1135 du code civil . la cour d'appel a violé les dispositions de l'article 1134 du code civil .. épouse X. ainsi... sans rechercher. qu'en se bornant. épouse X. 10 et 11 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales . l'adhésion à l'association était annuelle...... ne pouvait produire d'effets que pendant l'année 2006 et quand.. dès lors. notamment. épouse X. qu'il en va. 8 3° / que le refus de renouveler un contrat à durée déterminée peut.... en conséquence. régulière qu'à compter de la signification de son arrêt et dire que Mme Micheline Y.. et en raison des opinions politiques de cette dernière sur la question de l'assujettissement des revenus des membres de l'association à l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et aux cotisations sociales....... ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " à compter de cette date.... épouse X... par le président du tribunal de grande instance de Poitiers ou de la décision du juge du fond et quand... qu'il ne peut être reproché à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne d'avoir commis une faute ou un abus de droit en faisant connaître à Mme Micheline Y.. en disant que la décision de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y. tiré de ce que la décision de non renouvellement de son adhésion à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne pour l'année 2006 était constitutive d'un abus de droit. épouse X. des dispositions des articles 1er et 3 de la loi du 1er juillet 1901 et des stipulations des articles 9.Vienne.. quand elle constatait qu'aux termes des statuts de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne.. prise en 2005.. en réalité. n'étaient pas délibérément erronés. épouse X.. plus précisément.... ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " que pendant cette même année.. par l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y. épouse X. en conséquence.... elle ne pouvait juger cette décision régulière qu'en ce que cette décision portait sur l'année 2006 et dire que Mme Micheline Y. dépourvus de tout sérieux ou fallacieux. revêtir un caractère abusif en raison des circonstances particulières qui accompagnent cette décision . elle permettait à Mme Micheline Y.. lorsqu'une telle décision est constitutive d'un détournement de pouvoir ou lorsqu'elle a été prise pour des motifs illicites ou discriminatoires . 4° / que. 27 ...... la cour d'appel a violé les dispositions de l'article 1134 du code civil . de chercher une nouvelle solution pour son activité. à l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne à compter du 1er janvier 2006 avait été prise conformément aux dispositions statutaires et que Mme Micheline Y. épouse X.. prise en 2005. en agissant plusieurs mois avant la date d'échéance. le conseil d'administration de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne avait décidé que la décision de nonrenouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y.. dès lors. épouse X..... épouse X.. en disant que la décision de non-renouvellement de l'adhésion de Mme Micheline Y.. par sa délibération du 27 juillet 2005... épouse X... épouse X... serait effective à compter de la réformation de l'ordonnance de référé rendue. pas été prise pour des motifs étrangers à la réalisation de l'objet de l'association des Gîtes de France et du tourisme vert de la Vienne et à la sauvegarde de ses intérêts... dès le mois d'avril 2005 qu'elle n'entendait pas renouveler le contrat d'adhésion de celle-ci et qu'au contraire.. ne pouvait plus utiliser la marque " Gîtes de France " à compter de cette date... même si un délai de préavis suffisant a été respecté.. en raison de la jalousie personnelle que nourrissaient certains dirigeants de l'association à l'égard de Mme Micheline Y..

Deroubaix. que le non-renouvellement de l'adhésion de Mme X.Mais attendu qu'ayant constaté qu'en vertu de l'article 8 des statuts de l'association. de l'IPRCA. Par suite ne peut être résilié que du consentement mutuel des deux parties. sous déduction des retraites perçues par l'intéressé au titre de la Sécurité sociale. égale à 61 % des sommes déterminées. elle a. de l'IPRIS et du Fonds de garantie. à partir de cette date. Deroubaix a demandé à la SGCC l'exécution de son engagement . Résiliation d’un CDD Soc. qu'ayant ensuite relevé que l'association avait agi plusieurs mois avant la date d'échéance et ainsi permis à Mme X. dans l'hypothèse où les sociétés dans lesquelles il allait exercer son activité ne pourraient plus lui assurer cet avantage . Deroubaix qu'elle se substituerait aux sociétés défaillantes tant qu'elle disposerait des moyens pour le faire. l'a informé qu'en raison de l'extrême gravité de la situation du mouvement coopératif. de telle sorte que. ne constituait nullement une exclusion disciplinaire... les conditions particulières de retraite accordées aux cadres supérieurs du mouvement coopératif. l'engagement pris par une société coopérative de garantir à l'un de ses anciens salariés. dès lors que cette réalisation est indépendante de la volonté de l'une des parties. alors que cet engagement qu'elle avait pris le 30 juin 1975. 28 . la cour d'appel a violé l'article susvisé . que c'est dans ces conditions que M. avait pris effet à compter du 1er janvier 2006 et comportait. a cessé ses fonctions en 1975 pour se consacrer exclusivement à la Société coopérative de gestion (SCG) et à l'Union coopérative de supermarchés (UCSM) dont il assumait la présidence . la cour d'appel a retenu à juste titre que la décision du conseil d'administration prise à l'encontre de Mme X. sauf abus. appliquant sans les dénaturer les dispositions du contrat et la délibération du conseil d'administration du 27 juillet 2005. M. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi . avec possibilité de retraite à partir de 60 ans. celle de son épouse. sans avoir à examiner les motifs de non-renouvellement invoqués. puisque consenti la vie durant de M. la SGCC a. en l'absence d'éléments autres que de simples allégations indiquant qu'ils seraient illicites ou discriminatoires. alinéa 2. retenu à juste titre qu'aucun abus de droit ne pouvait être reproché à l'association .. 22 septembre 1989).. qu'elle en a déduit. le versement d'une retraite égale à 66 % de la totalité des appointements et avantages perçus annuellement par lui-même ou par ses successeurs à grade égal. cette dernière pouvait le refuser au terme du contrat initial. même si la date de sa réalisation est inconnue. du Code civil. qu'à la suite de son départ à la retraite et de la défaillance des sociétés SCG et UCSM. Arrêt Sur le moyen unique : Attendu. de chercher une nouvelle solution pour son activité de chambre d'hôtes.. l'adhésion était limitée à une année. que M. durant sa vie ou jusqu'au décès de son conjoint survivant. les prestations garanties étant annuelles. Deroubaix. en cas de défaillance des sociétés UCSM et SCG. Deroubaix a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir le paiement de ce complément . 28 octobre 1992 Est pris pour une durée déterminée l'engagement dont le terme est fixé par un événement certain. l'interdiction d'utiliser la marque " Gîtes de France ". B. membre du directoire de la Société générale de coopération de consommation (SGCC). selon l'arrêt confirmatif attaqué (Paris. après avoir répondu à M. constitue un engagement à exécution successive.. qu'à cette occasion. soit 1 % d'abattement par année d'anticipation. et le cas échéant. et à durée indéterminée. prévue à l'article 7 des statuts. en application de l'article 1134. que le renouvellement ne pouvait être tacite mais était subordonné à un accord tant de l'adhérent que de l'association et qu'en vertu de la liberté contractuelle. de garantir à M. D'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . elle ne pouvait pas lui verser le complément de retraite . la possibilité de le résilier unilatéralement . et qu'en lui déniant ce droit. avec reversibilité au taux de 60 % au profit du conjoint survivant. la SGCC lui a garanti les conditions particulières de retraite accordées aux cadres supérieurs du mouvement coopératif.. cette utilisation étant liée à la qualité de membre de l'association . mais relevait de l'exercice de la liberté que s'était réservée l'association d'agréer le renouvellement d'adhésion sans avoir à justifier des motifs de son refus . Deroubaix. Attendu que la SGCC fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué de l'avoir condamnée à exécuter son engagement. que la SGCC. sanctionné par l'alinéa 3 du même texte.

qu'il est exposé que la clinique accorde conjointement aux associés du GMAO un contrat d'exercice de la profession d'anesthésiste-réanimateur. s'est vu consentir. et.. et qu'en de nombreuses circonstances il avait gravement manqué à ses obligations de médecin anesthésiste. et cette gravité. y compris en compromettant la santé des patients. lequel est susceptible de plusieurs acceptions. d'une part. qu'après l'avoir convoqué à la réunion du conseil d'administration du 27 janvier 1995. exerçant depuis le 1er juillet 1980 la profession de médecin anesthésiste-réanimateur au sein de la Clinique des Ormeaux au Havre. fait grief à l'arrêt attaqué (Rouen. et au vu des autres clauses du contrat. par une interprétation rendue nécessaire par le terme même de " conjoint ". A. M. conjointement. a. d'autre part. X. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi Civ. que selon l'article 3.. un contrat conjonctif ne pouvant que continuer entre tous ou disparaître entre tous.. est. après avoir fait ressortir. qu'en l'espèce. M. la cour d'appel a dénaturé le contrat litigieux . pour l'entendre sur son comportement professionnel. mais entre deux parties uniques. d'un côté. la cour d'appel.. en même temps que d'autres anesthésistes avec lesquels il était associé au sein d'une société civile de moyens. et en conséquence. Y. de l'autre. la Clinique lui a notifié. dite Groupement médical anesthésique des Ormeaux. que les autres clauses visent également " les médecins du GMAO ". la cour d'appel qui. par une lettre du 30 janvier 1995. qu'ils n'ont eu de cesse de vouloir y mettre un terme pour lui substituer des contrats individuels conclus avec chaque médecin . juge que la clinique était habile à résilier individuellement le contrat en justifiant de sa décision devant le juge. et qu'en statuant comme elle l'a fait. légalement justifié sa décision . même si la date de sa réalisation est inconnue. en même temps qu'à d'autres de même spécialité avec lesquels il était associé au sein d'une société civile de moyens. Arrêt Attendu que. que le contrat qui a été ainsi conclu non entre la clinique et quatre personnes physiques prises chacune individuellement.. dont l'appréciation qui en est donnée par une autorité ordinale ne lie pas les tribunaux. en décidant qu'il ne pouvait être résilié que par consentement mutuel des parties.. M. selon le moyen. abstraction faite d'un motif surabondant et inexact sur la classification du contrat dans les contrats à exécution instantanée. par un contrat du 30 janvier 1986.. X..... Z.Mais attendu qu'est pris pour une durée déterminée l'engagement dont le terme est fixé par un événement certain. l'exclusivité des actes de sa spécialité pour une durée de trente ans . M. à la voir condamner à lui payer une indemnité complémentaire de préavis et des dommages-intérêts. l'exclusivité des actes de sa spécialité. Ayant retenu. une cour d'appel a pu déduire que ces violations graves et renouvelées des obligations contractuelles permettaient à la clinique de résilier le contrat du médecin. 11 septembre 1996). 13 octobre 1998 Ne dénature pas le contrat par lequel une clinique a consenti à un médecin. pris en ses deux branches : Attendu que M. X. dans l'exercice de son pouvoir souverain. le " contrat d'anesthésie-réanimation " a été passé entre. dit GMAO.. sa décision de mettre un terme à leurs relations contractuelles après un préavis de six mois . dont celle d'obligation plurale dans laquelle chacun des débiteurs n'est obligé que pour sa part.. alors que. La gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. alors. se réservant la possibilité de se substituer une société civile professionnelle constituée entre eux. il est concédé conjointement aux associés du GMAO le droit d'exercer leur activité à titre exclusif. n'est pas nécessairement exclusive d'un délai de préavis.. de l'avoir débouté de ses demandes tendant à voir déclarer abusive la rupture unilatérale du contrat d'exercice par la Clinique. soit jusqu'à un terme certain dont la réalisation ne dépendait pas de la volonté de l'une des parties. X.. qu'il a acquis en contrepartie des actions de la société anonyme Clinique des Ormeaux (la Clinique) . associés dans le GMAO. les médecins du GMAO auront la possibilité de se faire assister par tout collaborateur de leur choix.. dès lors que cette réalisation est indépendante de la volonté de l'une des parties . que. 29 . M. par motifs propres et adoptés. partant.. faisant valoir que les dirigeants de la Clinique pouvaient d'autant moins faire valoir qu'il ne s'agissait pas d'un contrat collectif. à compter du 1er janvier 1986. la cour d'appel n'a pas répondu aux conclusions de M.. que l'avantage consenti devait être versé au bénéficiaire sa vie durant ou jusqu'au décès de son conjoint survivant. 1ère. Sur le premier moyen du pourvoi principal de M. la clinique.... dont l'une est une partie simple la clinique et dont l'autre est une partie plurale les médecins anesthésistes-réanimateurs du GMAO rassemblés par un même intérêt défini par rapport à l'objet de l'acte . que le contrat imposait au médecin de ne pratiquer tous les actes relevant de l'exercice de sa profession qu'à l'intérieur de la clinique et que l'intéressé avait passé outre une mise en demeure de respecter cette clause. X. qu'aux termes de l'article 1.

alors. X. il a gravement manqué à ses obligations de médecin anesthésiste. et a ainsi violé les articles 1134 et 1147 du Code civil . D'où il suit que le moyen n'est pas fondé . Mais attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. . notamment en manquant de disponibilité lorsqu'il était de garde. soit même des états d'énervement et de brutalité à l'égard de certains malades qui s'en sont plaints. ni des lettres de la Clinique des 10 décembre 1993 et 16 septembre 1994.. l'article 1184 du Code civil précise que le contrat n'est point résolu de plein droit. en justifiant de sa décision devant le juge . pris en leurs diverses branches : Attendu que la cour d'appel retient.. sans dénaturer le contrat.. pris en ses deux branches : Attendu qu'il est reproché à l'arrêt d'avoir débouté M. que les témoignages versés aux débats par celui-ci sont contredits par les attestations et autres pièces du dossier qui démontrent qu'en de nombreuses circonstances et depuis 1981. Attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. X. expert en automobiles. sont survenus des incidents caractérisés. la réalisation d'expertises préalables à la reprise par le constructeur de tous véhicules sur lesquels avait été consentie une vente avec faculté de rachat à un loueur professionnel . des chirurgiens se sont plaints par lettres du comportement de M. 1994 et 1995. ce qui excluait que les fautes et manquements allégués à l'encontre de celui-ci depuis 1981.. de ne pratiquer tous les actes relevant de l'exercice de sa profession qu'à l'intérieur de la clinique.. qu'à différentes reprises. X. que. pris en sa première branche : Vu les articles 1134 et 1184 du Code civil .. à juste titre. et que cette gravité. y compris en compromettant la santé des patients . dans l'exercice de son pouvoir souverain. qu'un chirurgien a souligné qu'en 1993. spécialement l'article 10 permettant une cession du contrat à un successeur qualifié. de ces constatations et énonciations. justifiant légalement sa décision. Et attendu que le rejet de la première branche rend la seconde inopérante . que. et qui n'a ni méconnu les exigences de l'article 455 du nouveau Code de procédure civile.. PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi principal .. X. n'est pas nécessairement exclusive d'un délai de préavis .. Sur le deuxième moyen du pourvoi principal. Fanara. qui est susceptible de plusieurs acceptions. X. et que la résolution doit être demandée en justice. Attendu que la société Europe expertise (la société) a confié.. et ce malgré les inconvénients en résultant pour les patients qui devaient sortir de la clinique. que ces violations graves et renouvelées des obligations contractuelles permettaient à la Clinique de résilier le contrat de M. la décision de la clinique de rompre sans décision judiciaire préalable le contrat à durée déterminée la liant à M. DIT n'y avoir lieu à statuer sur le pourvoi incident... du pourvoi principal. alors que.. et cinquième moyens.. D'où il suit que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches . Et.. 20 février 2001 Sur le moyen unique. la cour d'appel n'a pas tiré de ses propres constatations les conséquences qui en résultaient. à M. dont l'appréciation qui en est donnée par une autorité ordinale ne lie pas les tribunaux.. fixé à six mois la durée du préavis accordé à M. X. d'autre part. la cour d'appel.. d'une part. quatrième. que la société a résilié leur convention le 25 octobre 1995 . de ses demandes.. X. répondant aux conclusions dont elle était saisie. pris en ses six branches : (sans intérêt) . peu important que le contrat soit à durée déterminée ou non . ni violé l'article 59 du Code de déontologie médicale. qu'une pétition a été signée le 22 décembre 1994 par trente praticiens critiquant le comportement de M. 1ère.Mais attendu que c'est sans dénaturer le contrat que la cour d'appel. selon le moyen. X.. par application de cet article. a jugé que la clinique était habile à résilier individuellement le contrat du 30 janvier 1986. ni inversé la charge de la preuve. X. pour une période de trois ans à compter du 25 septembre 1995. fussent d'une gravité telle qu'ils pussent justifier une résolution immédiate du contrat sans décision judiciaire préalable. et au vu des autres clauses du contrat. que cependant M. 30 . Et sur le moyen unique du pourvoi incident de la Clinique des Ormeaux... sur les troisième. a passé outre une mise en demeure de respecter cette clause et continué à consulter en dehors. qui a refusé d'accomplir des actes liés à sa qualité d'anesthésiste. D'où il suit que les moyens ne peuvent être accueillis . en relevant que la clinique avait. Civ. et qu'en déclarant justifiée. et que le conseil de l'ordre avait seulement sanctionné le 27 janvier 1996 par un blâme certains faits reprochés à M.. que le contrat imposait à M. soit par un manque de disponibilité pouvant avoir des répercussions graves sur la santé des personnes opérées. a pu déduire. la cour d'appel a violé ce texte . dont celle d'obligation plurale dans laquelle chacun des débiteurs n'est obligé que pour sa part. par une interprétation rendue nécessaire par le terme même de " conjoint ".

son PDG . PAR CES MOTIFS. PAR CES MOTIFS. qui a accordé au salarié des dommagesintérêts. Attendu que pour rejeter les demandes de la société SFL en paiement et en dommages-intérêts. en conséquence. 29 novembre 2006 (…) Attendu que pour condamner l'employeur à payer une somme à titre de dommages-intérêts pour rupture abusive.. remet. les renvoie devant la cour d'appel de Bordeaux. par la cour d'appel de Bordeaux . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. pour être fait droit. l'arrêt rendu le 8 mars 1999. qui est de pur droit : Vu les articles 1134 et 1184 du Code civil . entre les parties. la société Barep a confié. dans toutes ses dispositions. Et sur le second moyen : Attendu que la cour d'appel ayant débouté M. pour dix huit mois. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du premier moyen : CASSE ET ANNULE. Civ. l'arrêt attaqué retient par motifs propres et adoptés que le manquement par M.18 francs. en application de l'article 625 du nouveau Code de procédure civile. Fanara revêtait une gravité suffisante pour justifier cette rupture. Attendu qu'en statuant ainsi sans rechercher si le comportement de M. du fait de la société SFL. sans caractériser l'existence d'une faute grave commise par l'employeur. Fanara à ses obligations contractuelles pouvait entraîner la rupture prématurée des relations contractuelles .18 francs . la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision . la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et. ayant assigné la société Barep pour rupture abusive de la convention. sauf en ce qu'il a condamné la société Barep à payer à la société SFL la somme de 89 155. de sa demande en dommages-intérêts contre la société Barep au motif que la rupture du contrat était imputable à la société SFL. X. l'arrêt partiellement infirmatif attaqué les a déboutés de leurs demandes à l'exception d'un droit à commission de 3 % sur une commande pour 89 155. et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen : CASSE ET ANNULE..Attendu que pour rejeter la demande de M. Qu'en statuant comme elle l'a fait. Attendu que la gravité du comportement d'une partie à un contrat peut justifier que l'autre partie y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. le chef de l'arrêt concernant cette demande de M. . que la société SFL et M. Attendu qu'en statuant ainsi sans rechercher si le comportement de la société SFL revêtait une gravité suffisante pour justifier cette rupture.. remet.. X.. qu'à la suite de difficultés survenues entre les parties. Fanara en indemnisation des conséquences de la rupture unilatérale du contrat par la société. a privé sa décision de base légale . Attendu que. la cour d'appel. en conséquence. autrement composée . CASSE ET ANNULE (…) CAS PRATIQUE 31 ... l'arrêt attaqué retient qu'il ressort des termes de la lettre du 6 janvier 2002 que le salarié n'y exprime pas une volonté claire et non équivoque de mettre fin au contrat mais se plaint d'un certain nombre de faits imputables à l'employeur qui selon lui l'ont poussé à la démission .. peu important que le contrat soit à durée déterminée ou non . (SFL) une mission d'assistance et de conseil. par contrat du 23 mai 1997. les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier. avec effet au 1er juillet 1998 . X.. l'arrêt attaqué retient que la rupture à l'initiative de la société Barep était justifiée par la non exécution par la société SFL de ses obligations contractuelles au cours des deux mois précédents . par voie de dépendance nécessaire. pris en sa quatrième branche. X. la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision . à la société Financière X. entre les parties. Soc. par la cour d'appel de Bastia . avec la participation personnelle de M. 1ère. la société Barep a déclaré prendre acte de la résiliation unilatérale du contrat.. 28 octobre 2003 Sur le premier moyen.. la cassation du chef de l'arrêt relatif à la demande que la société Barep avait dirigée contre la société SFL atteint. pour être fait droit. l'arrêt rendu le 15 novembre 2000.

Mais depuis quelques temps. Monsieur NOMONET se plaint auprès de son frère car il ne s’attendait pas du tout à cette rupture. Qu’en pensez-vous ? 32 . NOMONET s’était engagé à « ne pas ouvrir de commerce similaire dans un proche rayon pendant 5 ans ». D’ailleurs.CLEDESEIZE semble désespéré et aimerait connaître les différentes options qui lui sont envisageables. peu avant cette montée des prix. En effet. Il aimerait savoir en particulier s’il n’existerait pas un montage juridique susceptible d’empêcher ses créanciers de revendre son fonds de commerce. il semble qu’il n’ait pas été le seul à profiter de ce contrat. NOMONET est pompiste dans une petite station service. Il ne peut plus s’aligner sur la concurrence. Il y sert les clients et travaille également au « point chaud » attenant où l’on propose sandwichs et café. cela fait bientôt une vingtaine d’années que son patron M.ci s’était arrangé pour faire mettre les machines les plus chères parce qu’il touchait une commission sur la vente de chaque machine facturée. (Traiter la question en droit civil). il semble que son employé ne respecte pas les clauses de son contrat de travail. En effet. sa station service connaît de sérieux problèmes… En effet. CLEDESEIZE. il n’y a pas si longtemps. Bernard NOMONET avait mis en contact CLEDESEIZE avec un technicien pour vérifier les installations en place et remplacer certaines machines à café de la station service. M. CLEDESEIZE est lié par un contrat d’approvisionnement exclusif avec Carburplus et les prix imposés par ce dernier.CLEDESEIZE vient de s’en rendre compte en épluchant le catalogue technique et ne sait pas ce qu’il peut faire. du fait de la flambée des prix du pétrole. sont en train de faire couler lentement son commerce. D’ailleurs. D’ailleurs. Or. celui. M. et une récente grosse commande de café lui ayant laissé croire que leurs affaires se portaient bien. M. Bernard NOMONET s’avère être le frère de l’employé de M. M. CLEDEZEIZE tentait déjà de faire des économies. Il vient pourtant d’ouvrir une petite friterie « Gardez la frite !» dans la localité voisine. Ayant eu vent du nouveau commerce.Depuis plusieurs années. il venait de mettre un terme au contrat mis en place depuis des années avec les torréfactions Bernard NOMONET qui lui fournit le café pour ses clients depuis l’ouverture du point chaud en 2000. M.CLEDESEIZE était l’un des ses plus gros clients. Pour couronner le tout. son patron s’oppose à son ouverture qu’il considère contraire aux engagements souscrits. En effet. En effet. il avait massivement investi dans de nouveaux moyens de transport pour relier la station service dont certains accès sont particulièrement difficiles. M.

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