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Sciences de l'Ingenieur

Sciences de l'Ingenieur

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Sections

  • AVANT-PROPOS
  • ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE
  • 1. BESOIN :
  • 2. PRODUIT
  • 3. REPONSE AU BESOIN
  • CHAPITRE 2
  • ANALYSE FONCTIONNELLE INTERNE
  • 1. LE DIAGRAMME FAST :
  • 2. DIAGRAMME SADT :
  • 3. LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL :
  • 4. DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL :
  • CHAPITRE 3
  • STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME
  • 1. STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE :
  • 2. CHAINE FONCTIONNELLE :
  • CHAPITRE 4
  • ENTREPRISE INDUSTRIELLE
  • 1. LE SYSTEME ENTREPRISE :
  • 2. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE
  • 3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE :
  • 4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE :
  • 5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :
  • 6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE :
  • 7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :
  • CHAPITRE 5
  • NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION
  • 1. L’ACTIVITE DE PRODUCTION :
  • 2. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION :
  • 3. LA GESTION DE LA QUALITE :
  • CHAPITRE 1
  • ALIMENTATION ELECTRIQUE
  • 1. SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE :
  • 2. SOURCE DE TENSION CONTINUE :
  • 3. MESURE DE TENSION :
  • 4. COURANT ELECTRIQUE
  • 5. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE :
  • 6. AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE :
  • LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES
  • 1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE :
  • 2/ PRINCIPES PHYSIQUES :
  • LE RISQUE ELECTRIQUE
  • 1. EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE
  • 2. TENSION LIMITE DE SECURITE
  • 3. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE :
  • REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME
  • 1. REALISATION DU TYPON
  • 2. INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME
  • 3. GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME
  • 4. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE
  • 5. EXEMPLE D'APPLICATION :
  • PREACTIONNEUR ELECTRIQUE
  • 1. LE CONTACTEUR
  • 2. LE SECTIONNEUR
  • 3. LES FUSIBLES
  • 4. LE RELAIS THERMIQUE
  • 5. RECAPITULATION :
  • PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES
  • 1. LE DISTRIBUTEUR 3/2 :
  • 2. LE DISTRIBUTEUR 5/2 :
  • 3. LES DISPOSITIFS DE COMMANDE :
  • 4. LOGICIELS DE SIMULATION :
  • ACTIONNEURS ELECTRIQUES
  • 1. ELECTROAIMANT (EA) :
  • 2. ELECTROVANNE :
  • 3. LE MOTEUR ELECTRIQUE :
  • ACTIONNEURS PNEUMATIQUES
  • 1. LES VERINS :
  • 2. CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT :
  • 3. LE VERIN SIMPLE EFFET :
  • 4. LE VERIN DOUBLE EFFET :
  • 5. CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN :
  • 6. EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS :
  • 7. LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI :
  • REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL
  • 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS
  • 2/ FORMATS
  • 3/ ELEMENTS PERMANENTS
  • 4/ L'ECHELLE
  • 5/ LE CARTOUCHE:
  • 6/ NOMENCLATURE :
  • 7/ ECRITURE :
  • 8/ LES TRAITS :
  • PROJECTION ORTHOGONALE
  • 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE
  • 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE
  • 3/ PROJECTIONS ET VUES
  • NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX
  • 1- CLASSIFICATION DES MATERIAUX :
  • 2- PROPRIETES DES MATERIAUX :
  • 3- SYMBOLES DES MATERIAUX :
  • 4- DESIGNATION DES MATERIAUX :
  • LES COUPES – LES SECTIONS
  • 1. LES COUPES :
  • 2. LES SECTIONS :
  • LES LIAISONS MECANIQUES
  • 1. MOUVEMENT
  • 2. HYPOTHESES
  • 3. LIAISON MECANIQUE
  • 4. REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS
  • 5. Schéma cinématique minimal
  • CHAPITRE 6
  • CONSTRUCTIONS DES LIAISONS
  • 1/ LIAISONS COMPLETES
  • 2. FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE
  • 3/ GUIDAGE EN ROTATION
  • 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION
  • CHAPITRE 7
  • TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT
  • 1/ POULIES - COURROIES
  • 2/ PIGNONS ET CHAINE
  • 3/ ENGRENAGES
  • 4/ ROUE ET VIS SANS FIN
  • 5/ ACCOUPLEMENTS
  • 6. SYSTEME VIS-ECROU
  • 7. SYSTEME BIELLE MANIVELLE
  • CHAPITRE 8
  • REPRESENTATION VOLUMIQUE
  • 1. INTERET DE LA CAO
  • 2. LOGICIELS CAO
  • 3. MODELEUR VOLUMIQUE
  • 4. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES
  • 5. CREATION D'UNE PIECE SIMPLE :
  • 6. CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE
  • 7. ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE
  • 8. MISE EN PLAN
  • CHAPITRE 9
  • PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES
  • 1/ PROCEDES DE MOULAGE
  • 2/ PROCEDES D’USINAGE
  • LES CAPTEURS
  • 1. DEFINITION :
  • 2. NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR :
  • 3. CAPTEURS TOR :
  • 4. CAPTEURS NUMERIQUES :
  • INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM)
  • 1. DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE :
  • 2. DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR :
  • ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES
  • 1. DEFINITIONS PRELIMINAIRES :
  • 2. OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES :
  • 3. OPERATIONS DERIVEES :
  • 4. REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES :
  • REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE
  • 1. LES SYSTEMES DE NUMERATION :
  • 2. CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE :
  • SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES
  • 1. METHODE ALGEBRIQUE :
  • 2. METHODE GRAPHIQUE :
  • TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES
  • 1. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE
  • 2. CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES :
  • 3. INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES
  • ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE
  • 1. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE :
  • 2. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE :
  • LE GRAFCET
  • 1. TYPES DE GRAFCET :
  • 2. ELEMENTS DE BASE :
  • 3. LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET :
  • 4. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET :
  • MATERIALISATION D'UN GRAFCET
  • 1/ LOGIQUE CABLEE
  • 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL :
  • LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE
  • PRINCIPE :
  • 2. LIAISON PARALLELE
  • 3. LIAISON SERIE :
  • RESEAU LOCAL - INTERNET
  • 1. DEFINITIONS :
  • 2. LES TYPES DE RESEAUX :
  • 3. LES MODELES DE RESEAUX :
  • 4. LES TOPOLOGIES DE RESEAUX :
  • 5. INTERNET :
  • ANNEXES
  • PROJET SIMPLE ENCADRE : DIRECTIVES

SC

S DE L’INGEN CE IE N IE

U
R

TRONC COMMUN DU POLE TECHNOLOGIQUE

A V A N T - P R O P O S
Dans notre environnement quotidien, on utilise de plus en plus des systèmes dont la complexité exige une démarche d'étude structurée fondée sur la théorie des systèmes. Pour aborder de tels systèmes, il faut : Un minimum de connaissances ou une culture technologique de base, en tant qu'utilisateur ; Et des compétences pluridisciplinaires impliquant une compréhension approfondie des principes scientifiques et techniques sous-jacents. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur apporte alors les concepts élémentaires pour aborder les systèmes. Il est l'interface entre l'enseignement collégial et le pôle technologique du cycle du baccalauréat ; il permet de : Dispenser à l'élève une base de formation commune aux sections de baccalauréat ; Faire découvrir à l'élève les constituants des divers champs technologiques pour lui faciliter l'orientation et mieux affirmer son projet personnel ; Développer chez l'élève les compétences de raisonnement, de communication, d'expression, d'organisation de travail et de recherche méthodique ; Développer chez l'élève les capacités d'auto apprentissage. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur privilégie l'acquisition de connaissances globales par approche inductive et en promouvant l'utilisation des nouvelles technologies informatiques. Il se base sur des produits-support qui peuvent être aussi bien de l'environnement quotidien de l'élève que de l'environnement industriel. Le produitsupport met en évidence principalement : Une approche fonctionnelle répondant à la question "A quoi sert le produit ?" ; Une approche technologique répondant à la question "Comment est construit le produit ?" ; Une approche physique répondant à la question "Comment le produit se comporte-t-il ?". Ces différentes approchent se conjuguent très bien avec la démarche de projet qui est fortement conseillée pour la qualité d'enseignement qu'elle procure en favorisant l'autonomie, la recherche, le travail en équipe, la communication, etc. La structure de cet ouvrage est le reflet de cet aspect pluridisciplinaire qu'offre cet enseignement. Il est conforme aux directives et programmes officiels. Il est axé principalement sur 3 modules : 1. 2. 3. Module 1 : Analyse fonctionnelle ; Module 2 : Chaîne d'énergie ; Module 3 : Chaîne d'information.

Pédagogiquement, ces 3 modules constituent les centres d'intérêt cognitifs et méthodologies qui : organise et structure les problèmes à résoudre pour l'acquisition des connaissances ; détermine les activités proposées possibles à proposer aux élèves. Les 3 modules sont structurés en parties et chapitres pour respecter cette nouvelle vision des programmes et permettre aux élèves un apprentissage progressif avec un enchaînement permettant d'appréhender peu à peu la pluridisciplinarité d'un système. En plus des 3 modules, 2 annexes donnent plus de cohésion à l'ouvrage. Il s'agit d'annexes relatives à la démarche de projet industriel : Une annexe A donne des exemples de systèmes à réaliser ; ces systèmes-support sont simples mais riches en enseignements ; Une annexe B donne des directives pour le projet simple encadré (PSE) ; ces directives proposent de l'organisation et de la gestion d'un PSE, ainsi que des exemples des thèmes à traiter avec les élèves.

LES AUTEURS

POUR SE REPERER DANS L’OUVRAGE

1

Utiliser le sommaire pour se situer dans la structure du livre qui est organisé comme suit : Le contenu du livre est divisé en 3 modules ; Chaque module est constitué de plusieurs parties ; Chaque partie est divisée en plusieurs chapitres. Exemple : Le chapitre GRAFCET de la partie 2 (Traitement de l’information) du module 3 (Chaîne de l’information) se trouve à la page 176.

LE CHAPITRE

LE MODULE LA PARTIE LE SOMMAIRE

2

Utiliser l’index pour aller directement à l’essentiel en recherchant une définition, une méthode, un exercice ou un mot clé. Il suffit de choisir le mot qui caractérise au mieux le domaine de votre recherche pour obtenir ensuite la page correspondante dans l’ouvrage.

S O M M A I R E
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE A V A N T - P R O P O S ................................................ 2 CHAPITRE 1 ......................................................... 9
ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE ................................................................................................. 9
1. BESOIN : ............................................................................................................................................. 9 2. PRODUIT ............................................................................................................................................10 3. REPONSE AU BESOIN ..............................................................................................................................11

CHAPITRE 2 ........................................................ 20
ANALYSE FONCTIONNELLE INTERNE ................................................................................................20
1. 2. 3. 4. LE DIAGRAMME FAST : ............................................................................................................................20 DIAGRAMME SADT :................................................................................................................................21 LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL : .....................................................................................................23 DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL : ...........................................................................................................24

CHAPITRE 3 ........................................................ 25
STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME ......................................................................................25
1. STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE :.....................................................................................................26 2. CHAINE FONCTIONNELLE : .......................................................................................................................28

CHAPITRE 4 ........................................................ 30
ENTREPRISE INDUSTRIELLE ...........................................................................................................30
1. LE SYSTEME ENTREPRISE :........................................................................................................................30 2. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE .............................................................................................................30 3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE : ................................................................................31 4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE : ...........................................................................................................31 5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :..................................................................................................................32 6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE : .................................................................................................................32 7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :.....................................................................................33

CHAPITRE 5 ........................................................ 34
NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION .............................................................................................34
1. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : ...................................................................................................................35 2. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : ................................................................................36 3. LA GESTION DE LA QUALITE : ....................................................................................................................37

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE
PARTIE 1 :ALIMENTATION EN ENERGIE

CHAPITRE 1 ........................................................ 41
ALIMENTATION ELECTRIQUE..........................................................................................................41
1. SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : ...........................................................................................................41 2. SOURCE DE TENSION CONTINUE : ...............................................................................................................42 3. MESURE DE TENSION : ............................................................................................................................42 4. COURANT ELECTRIQUE ...........................................................................................................................43 5. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : ........................................................................................................46 6. AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : ..............................................................................49

CHAPITRE 2 ........................................................ 53
LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES ...............................................................................................53
1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : .................................................................................................53 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : ..........................................................................................................................54

CHAPITRE 3 ........................................................ 55
LE RISQUE ELECTRIQUE ...............................................................................................................55
1. EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE ........................................................................................55 2. TENSION LIMITE DE SECURITE ...................................................................................................................56 3. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : ...............................................................................57

...............................87 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE.93 1............. 3......................................................................................................................................................................................................................................... 4..............................................................................67 5.......................80 LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : .........................................................................................................86 CHAPITRE 2 ................................................ LE DISTRIBUTEUR 3/2 : .......... LE SECTIONNEUR .................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... LE CONTACTEUR .....65 2..............................................................................................................................................84 5/ LE CARTOUCHE: ............................................................................. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE............................................................................................................................ INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 58 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME .......................79 CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : ........................62 5.................................................................................. REALISATION DU TYPON .........................................................................................................................................................73 2....................... 69 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES ...................................................................................88 3/ PROJECTIONS ET VUES ..... 7..................................................................................... LES VERINS :.... 82 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL ..........................................................................................................................................................78 LE VERIN DOUBLE EFFET :..............69 1..................CHAPITRE 4 ....................................................................................................................................................................................83 4/ L'ECHELLE .........................................................................58 2................................78 CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : ...................90 CHAPITRE 3 ..........................................................................................................................PROPRIETES DES MATERIAUX :.....................80 PARTIE 4 :TRANSMISSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ..............................................................................78 1......................................................................................................................... GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME ..........................................................................................................................58 1....... RECAPITULATION : .......70 LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : .........................................................................................................................87 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE .................................65 1................................. LES FUSIBLES ..............73 1...........................93 ......................... 87 PROJECTION ORTHOGONALE ..........................................................................85 8/ LES TRAITS : .......................74 CHAPITRE 2 ................................................................................................................... LE RELAIS THERMIQUE .................................82 2/ FORMATS .........................................62 4.............66 3..................... ELECTROVANNE : ...................................................................................................................................................................................................................... 2... 73 ACTIONNEURS ELECTRIQUES .........................................................84 6/ NOMENCLATURE : ..83 3/ ELEMENTS PERMANENTS ................................................... 6.......... 3.....................................................................................................................................................73 3...........................68 CHAPITRE 2 ................................................................................................................... 2.......................................78 LE VERIN SIMPLE EFFET : ............................................................................................................................................................................................67 4.................................................................................................... 4......................................................................................................................................................... 5.........93 2...................................79 EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS :.......................................................................................................................................................................... 93 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX..............................71 PARTIE 3 : CONVERSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 .................................... ELECTROAIMANT (EA) : ........................................................................................... 78 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES.....................85 7/ ECRITURE : .................................... EXEMPLE D'APPLICATION : ................................82 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS .......................................................................CLASSIFICATION DES MATERIAUX : ............................... LE MOTEUR ELECTRIQUE :...............................................................70 LOGICIELS DE SIMULATION : ......................................... 65 PREACTIONNEUR ELECTRIQUE...63 PARTIE 2 : DISTRIBUTION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 .......................61 3.................................................................................................................................................................................................69 LE DISTRIBUTEUR 5/2 : ...........................................................

...................................................................... ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE.............................................. 125 1.................................................................................. 132 Equipement de réalisation ..................................................................................................... 108 1/ LIAISONS COMPLETES ........................................................... 115 CHAPITRE 7 ... 127 5................................................................................................................................................................... CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : ....................... 107 CHAPITRE 6 ......DESIGNATION DES MATERIAUX : .................................................. DEFINITION : . 141 CAPTEURS NUMERIQUES : ............. SYSTEME BIELLE MANIVELLE ................................................................................................................................................................................. 130 8.................................................... 117 2/ PIGNONS ET CHAINE .................................................................................. 2.................... 124 CHAPITRE 8 .............. 2.................................................. 101 REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS ..........................................................................97 1............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 3............................................................................. DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : .................................................. 3.................................................................. LES SECTIONS : ............................................................................................................................................................................................................ 125 REPRESENTATION VOLUMIQUE ................. 140 LES CAPTEURS ..................................................................................................................................... MODELEUR VOLUMIQUE............................................... MOUVEMENT.................................................... 126 4............................................................ 101 LIAISON MECANIQUE ....... 130 7......................................................................................................... 108 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS . 4............................................... 123 7..... MISE EN PLAN ......... 131 CHAPITRE 9 ....... 122 6........................... 4................... DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : ................................................................................................. 146 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM)........................................................................ 117 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT ........................................COURROIES .. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES ......................................................................................................................... CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE ............................................................................................ 5.......................................................................................... 108 2.............................................................................................................................................................................................................................. 147 .................................97 2.............................................................................................................................................................................. 133 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION PARTIE 1 :ACQUISITION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 ........................................................................................................... 145 CHAPITRE 2 ..................................3.......................................................99 CHAPITRE 5 ...................................................................................................................................................................................................................................... LES COUPES :......................................................................................94 4................................................................................................................................................................... 132 1/ PROCEDES DE MOULAGE .................................................................................................................... 112 3/ GUIDAGE EN ROTATION ..... 101 HYPOTHESES .................. FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE............................................................................ 119 3/ ENGRENAGES ................................................................... 140 CAPTEURS TOR : ................. INTERET DE LA CAO ............................................................................................... 119 4/ ROUE ET VIS SANS FIN .............................................................................. 132 2/ PROCEDES D’USINAGE ............................................ 121 5/ ACCOUPLEMENTS... 125 3......................................................................................................................................................... 101 1...................................... 125 2............................................... 113 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION .................................................. 146 2................ 97 LES COUPES – LES SECTIONS .............................................................. 117 1/ POULIES ......................94 CHAPITRE 4 ........................................................... 140 NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : ................... SYSTEME VIS-ECROU................................................. 103 Schéma cinématique minimal ........................................................................................ 146 1............ 140 1............................................................................... LOGICIELS CAO ............................................................................................................ 101 LES LIAISONS MECANIQUES ........................................................................................ 132 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES................ 128 6.................................................SYMBOLES DES MATERIAUX : ................................................................................

............................................ 165 CHAPITRE 4 ..... 175 3........INTERNET ........................................... METHODE GRAPHIQUE : ...................................................................... 190 RESEAU LOCAL ................................................. LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : ... 188 PRINCIPE : ..................................................................................................................... 150 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES ...................................... 188 2..................................................................... 192 5...................... CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE :.............................................................................................................................................................. 157 CHAPITRE 2 .................................................................................................................................................................................. 150 1....................................................................................... LES TYPES DE RESEAUX : ....................... 169 3................................................ 158 1................. 168 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES ............................................................................................................................................................................................................................... 150 OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES :............................................................................................. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE ........................................... CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : ...................... 189 3..................................... 189 CHAPITRE 4 ...... 178 CHAPITRE 7 ............ 190 1........................................ 172 CHAPITRE 6 ................ 171 2............................. 158 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE......................................................................... LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : ............................ 181 1/ LOGIQUE CABLEE......................... 154 REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : ......................................................................................................................................... 193 A N N E X E S PROJET .............. LES SYSTEMES DE NUMERATION : ....................................................................... 3................... DEFINITIONS : .................... CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : ........................................................................................ 181 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : ............................................................................ 170 CHAPITRE 5 ......... STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : ......................................................................................... 151 OPERATIONS DERIVEES :....................................................................... 177 4............................................................................................................................. TYPES DE GRAFCET :.............................. INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES ..................................... 198 SIMPLE ............................................................................................................................................. METHODE ALGEBRIQUE : .......... 175 2........... 190 3....... 163 1............................... 171 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE ............... INTERNET : ............................................... 188 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE ................................................. 159 CHAPITRE 3 ....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : ................... 174 1................................................................................. 158 2......................... ELEMENTS DE BASE : ...................................................................................... 2................................................................................................................................................... 168 1...................................... 182 PARTIE 3 : COMMUNICATION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 ............................................. 191 4.. 171 1................... 174 LE GRAFCET......................... 194 ENCADRE : DIRECTIVES ......................................................................................... LIAISON PARALLELE ........................................... 4.. LES MODELES DE RESEAUX :.............................................................................................. 163 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES ............ 181 MATERIALISATION D'UN GRAFCET ............................................................................................................................................................................................... LIAISON SERIE : ..............................PARTIE 2 : TRAITEMENT DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 .................................... 190 2................................................ 168 2................................. DEFINITIONS PRELIMINAIRES : ....................................................... 163 2....................................................................

Elle a pour objectif de décomposer le système pour y distinguer : Les fonctions de service qui permettent de répondre au besoin . ordonner et hiérarchiser les fonctions d'un système. une entreprise doit : Être structurée en fonctions et services qui communiquent efficacement. L'organisation de l'ensemble de ces fonctions. Les plus utilisés de ces outils sont : Le diagramme de bête à cornes pour formuler un besoin . Les fonctions techniques qui permettent d'assurer les fonctions de service. Distinguer les différents types de fonctions. . Énoncer sa fonction de service. Définir les étapes du cycle de vie d'un produit. En effet. c'est à dire leur interaction . COMPETENCES ATTENDUES Identifier les éléments transformés par le produit. en vue de fabriquer des produits de qualité. caractériser. L'analyse fonctionnelle est une démarche appliquée largement dans le monde de l'entreprise industrielle. Repérer les solutions constructives associées aux fonctions techniques. ce qui doit lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs . Selon qu'on s'intéresse aux fonctions de service ou qu'on s'intéresse aux fonctions techniques. à chacune ses outils. Situer l'analyse fonctionnelle dans la démarche de projet industriel. Utiliser les outils adéquats de gestion de production. on parle d'analyse fonctionnelle externe ou interne . dans les délais requis et au meilleur coût. Les diagrammes FAST et le SADT pour rechercher les fonctions techniques. Décrire la valeur ajoutée par le produit. l'analyse fonctionnelle est une approche scientifique qui raisonne en termes de fonctions devant être assurées par un produit ou système. Elle consiste à recenser.MODULE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE PRÉSENTATION Dans le contexte de la démarche de projet industriel. pour être compétitive. Appréhender les différentes étapes de l'analyse fonctionnelle. Le diagramme Pieuvre rechercher les fonctions de service . Elle s'applique à la création ou à l'amélioration d'un système.

c’est aux entreprises de définir ce besoin.Définition : Le besoin est une nécessité ou un désir éprouvé par un utilisateur.Types de besoin : Le besoin est donc une exigence qui naît de la vie sociale et économique. Chacun de ces produits satisfait à un de nos besoins.2. L'analyse fonctionnelle externe. Latent qui existe de manière non apparente et donc non exprimée . décrit le point de vue de l'utilisateur et ne s'intéresse au produit qu'en tant que "boite noire" capable de satisfaire son besoin en fournissant des services dans son environnement durant son cycle d'utilisation. terrasse. on utilise : • L’ordinateur pour satisfaire le besoin de traiter et stocker les données. car l’entreprise doit avoir toujours des clients pour survivre et se développer.CHAPITRE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE INTRODUCTION : Dans la vie quotidienne. des rayons solaires intenses dans une pièce. Implicite comme le besoin de se nourrir. Par exemple. Il peut être : • • • Explicite : l’utilisateur exprime de façon consciente son besoin . 1. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 9 . BESOIN : 1. etc. Il permet de justifier l’existence d’un produit. 1. .1. • Le store pour satisfaire le besoin de se protéger. un utilisateur exprime le désir de monter un store dans son jardin . on utilise des produits divers. par exemple. dans ce cas. etc.

3. • Service : c'est ce qui n’est pas matériel tel qu’un service offert par une agence de voyage. . vient la phase de production ou industrialisation du système dans les usines de fabrication. etc. Exemple : Micro-ordinateur Le Micro-ordinateur est un système : • C'est un ensemble d'éléments liés : unité centrale. clavier. les concepteur-réalisateurs. • Utilisation du produit : Le produit est entre les mains du client utilisateur pour répondre à son besoin. jeunesse.Définition : Un produit est ce qui est fourni à un utilisateur pour satisfaire à un besoin. un service offert par une banque. .1. l’entreprise qui va vendre le produit bouteille remplie. . • Il satisfait au besoin ou but de traiter les donnés. bouchée et étiquetée achète à son tour ce processus (grosse machine) chez une autre entreprise. • Commercialisation : Le produit répondant au besoin du client sort de l'usine pour trouver sa place dans les magasins de vente. dans leurs bureaux d'études. souris. 2. un tel service a pour rôle d'étudier le marché et suivre de prêt les besoins des clients : besoin explicite ou latent • Conception et production : Après avoir défini le besoin. des boîtes d’allumettes. 2. • Elimination du produit : Le produit ne répond plus au besoin par vieillissement ou par l'arrivée de nouvelles technologies. etc.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 10 . adulte. du savon. On peut résumer ce cycle dans les phases suivantes : • Définition du besoin : le produit est défini par le client utilisateur ou crée par le service de "Marketing" d'une société .Types de produit : Un produit peut être un : • Matériel : c'est ce qui est matériel et élémentaire tel que des bouteilles d’huile.2. écran. commencent leurs recherches pour trouver les solutions technologiques répondant au besoin de leurs clients .CYCLE DE VIE D’UN PRODUIT : Le cycle de vie d’un produit est relativement comparable a celui d’un être vivant : naissance. etc. vieillissement. etc. les boucher et les étiqueter . PRODUIT 2. • Processus : C'est un produit qui n'est pas élémentaire et qui est donc complexe tel qu’une "grosse machine" qui permet de remplir des bouteilles avec un liquide donné. puis après avoir fini de la conception du système.

Recherche et formulation du besoin : Le plus souvent.Qualité d'un produit : La qualité est l'ensemble des propriétés et caractéristiques d'un produit qui lui donne l'aptitude à satisfaire un besoin. • Du délai nécessaire pour réaliser le produit sans retard . ce qui permet d'identifier toutes les fonctions possibles devant être assurées par le produit. A ce stade. on utilise les 2 outils ou représentations normalisés suivantes : • Le diagramme de la "Bête à cornes" . Elle dépend : • Du nombre de fonctions assurées (fonctions d'usage et d'estime) .Notion de système : Le terme "système" est souvent utilisé à la place de celui de "produit". C'est le terme qui sera donc utilisé. En effet. on ne parle pas donc des solutions techniques. On entame alors la recherche des fonctions devant être assurées par ce produit. coût de fabrication. est de laisser l'esprit ouvert pour la créativité. En effet. REPONSE AU BESOIN 3. dans la suite de l'ouvrage. pour le concepteur . 2. comme suit : Un système est un ensemble d'éléments organisé en fonction d'un but à atteindre ou pour satisfaire un besoin. une représentation graphique rend un système plus facile à assimiler. en général. 3. en général. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 11 . Le concept de système a une signification ou connotation plus riche : il regroupe tous les types de produits mentionnés ci-dessus (matériel. coût de commercialisation.4. Il est défini.Finalité d’un produit : Pour répondre au besoin.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2. notamment la vision des soussystèmes qui le composent.2. on définit l’action d’un système en termes de sa finalité. le coût de revient d'un produit dépend de plusieurs phases qu'il faut maîtriser et rationaliser : coût d'étude. 3.5. • Du coût de revient . • De la sûreté de fonctionnement .réalisateur. en effet.1. c'est à dire en termes de ses fonctions qui rendent service à l'utilisateur. • De la conformité de ces fonctions par rapport à la demande du client . • L'Actigramme de la fonction globale. etc. on utilise des outils bien adaptés à cette tâche qui sont en principe graphique. en effet un produit doit assurer ses fonctions tout en respectant les normes de sécurité pour les biens et les personnes . Pour ce faire. ainsi que les liaisons et les relations qui les régissent. service et processus). L'intérêt de ce principe.

parce que le diagramme ressemble un peu à une bête à 2 cornes. le distributeur. le concepteur.2. qui pose 3 questions fondamentales comme l'indique la figure ci-dessous : Système Dans quel but le système existe-t-il ? Note : On l'appelle "bête à cornes". par conséquent l'étude du système se justifie et a donc raison d'être. Exemple 1 : Micro-ordinateur Utilisateur Données Microordinateur Traiter et stocker Les données Exemple 2 : Store automatisé Habitant d'un local Une zone exposée La toile Store automatique Positionner la toile automatiquement MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 12 .Bête à cornes : A qui rend-il service ? Sur quoi agit-il ? Pour énoncer le besoin fondamental d’un produit. afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur. etc.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3. on utilise l’outil ou diagramme de "bête à cornes". L'outil "Bête à cornes" permet de s'assurer que le besoin existe . Il nécessite un travail en groupe.1.

etc. par exemple. etc. qui indique la nature de l'activité d'un système . qui transforme une matière d'œuvre en la faisant passer d'un état initial en entée à un état final en sortie pour satisfaire le besoin. • Matière d'œuvre : C'est ce sur quoi agit le système afin d'en modifier ses caractéristiques . Elle est aussi appelée fonction d'usage ou fonction de base. L’énergie . L’information . Données de contrôle de configuration (C) : modes de marches (manuel. • Valeur ajoutée : Lors de son passage dans le système. • Nom du système : Il est indiqué en bas du rectangle. par exemple : un alternateur transforme de l'énergie potentielle (chute d'eau) en énergie électrique . on note ce qui suit à propos de la fonction globale : La fonction globale d'un système est la fonction pour laquelle il a été conçu et réalisé. il est représenté par un rectangle comme suit : Ressources ou données de contrôle W C R E Matière d'œuvre en entrée • Produit • Energie • Information Fonction globale Pertes et nuisances Messages ou comptes rendus Matière d'œuvre en sortie • Produit • Energie • Information Système • Fonction globale : Elle est notée à l'intérieur du rectangle . un stockage. pas à pas. Puisqu'elles sont implicites. Données de contrôle d'exploitation (E) : Départ de cycle. les données de contrôle sont parfois non représentées pour des raisons de simplification de la lecture de l'actigramme. on rencontre 3 types de matière d’œuvre : La matière . automatique.Actigramme de la fonction globale : Un actigramme est un bloc ou boîte fonctionnelle. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 13 . • Ressources ou données de contrôle : Ce sont les paramètres qui déclenchent ou modifient le comportement du système. etc. etc. Exemple : "Traiter les données" . On la décrit toujours par un verbe à l'infinitif. seuils de déclenchement. d’une manière générale. Données de contrôle de réglage (R) : paramètres de vitesse. la matière d'œuvre subit une modification ou transformation. arrêt.2.2. C'est la relation établie par le système. une perceuse agit sur une pièce non percée . La valeur ajoutée peut être un déplacement. une transformation. Elles se classent souvent en 4 catégories : Données de contrôle d'énergie (W) : Présence d'énergie pour effectuer l'action . par exemple un ordinateur agit des données saisies au clavier ou à partir d'un fichier.) .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3. On dit que le système lui a apporté de la valeur ajoutée.

W : Mise en énergie Données Traiter et stocker les données Pertes.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 1 : Store automatique E : Intensité du Vent et de lumière R : Réglage de fin de course C : Modes manuel/automatique W : Mise en énergie Toile en position initiale Changer la position de la toile Pertes. etc. bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 14 . C : Mode graphique. bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur Représentation simplifiée Données Traiter et stocker les données Pertes. bruit Signalisation Toile en position finale Store automatique Exemple 2 : Micro-ordinateur R : Réglage de l'écran. etc.

Exemple : Formulation de quelques fonctions de service d'un store automatisé. de coût.Définitions : a/ Fonctions de service : Les fonctions de service sont les actions attendues d'un produit pour répondre à un besoin. d'estime. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 15 .3. elle est définie par le concepteur. de qualité. b/ Fonctions techniques : Une fonction technique représente une action interne au système.1. etc. il sera monté (fonction d'estime).ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 3 : Cafetière électrique Eau dans le réservoir Consignes utilisateur Mise en énergie Café en poudre dans filtre Préparer du café chaud Pertes Signalisation Café chaud préparé dans récipient Cafetière électrique 3.3. car elle justifie le pourquoi de l'utilisation du système . Une fonction de service est caractérisée par ce qui suit : • Elle est décrite par un verbe à l'infinitif suivi d'un complément . parce qu’elle participe à construire techniquement le système.Recherche des fonctions de service : 3. car elle concerne l'aspect d'esthétisme. • Elle peut être une fonction : d'usage. • • Changer automatiquement la position d'une toile de store (fonction d'usage) . pour assurer une ou des fonctions de service . S'adapter à l'architecture de la façade sur laquelle. On la qualifie aussi de fonction constructive. • Elle doit faire abstraction de la solution technique qui pourrait la matérialiser.

etc. La liste des composants n'est pas exhaustive. 3. il ressemble à une pieuvre. La figure suivante donne une schématisation simple de ce processus : Fonction de service Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction technique n Solution Constructive 1 Solution Constructive 2 Solution Constructive n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Exemple : Cas d'un Convoyeur dans un système de conditionnement (Tri. physique. etc. Ce diagramme est défini et caractérisé par ce qui suit : MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 16 . etc.Diagramme Pieuvre : a/ Définition : Ce diagramme recense tous les éléments de l'environnement du système (humain. parce qu’une fois crée. pour arriver à des composants ou pièces élémentaires tel que les vis de fixation dans le domaine mécanique.).ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Dans une démarche de conception. on part d'une fonction de service. Bande de convoyage Palier de guidage Convoyer des pièces Arbre et Engrenages Moto-réducteur Bobinage et Tôles Support de convoyage Pour rechercher d'une façon logique et systématique les fonctions de service. les câbles de liaison dans le domaine électrique.2. on utilise le diagramme des interactions ou diagramme "Pieuvre". Note : Le mot "Pieuvre" est utilisé pour qualifier ce diagramme. qui sont en interaction avec lui. Remplissage /Bouchage.…) Pour faciliter la compréhension.3. qui est compréhensible par l'utilisateur.

ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE • Sa structure générale est donnée par la figure ci-dessous (exemple d'un système avec 5 éléments) .). Elles contraignent le concepteur à respecter certaines exigences de l'utilisateur. entretien. dans le schéma général. c/ Caractérisation des fonctions de service : La caractérisation consiste à énoncer pour chaque fonction de service (principale ou de contrainte) les critères d'appréciation avec des niveaux et une certaine flexibilité.) . Les fonctions contraintes (FC) : Elles adaptent le système à un ou plusieurs éléments de son environnement. Dans le schéma général. les éléments de l'environnement d'un système donné peuvent être des milieux habituels suivants : • Milieu physique : • Milieu technique : • Milieu humain : Milieu ambiant (vent. Cette opération se fait en général sous forme d'un tableau. esthétique. chaleur. Energie électrique (autonomie. on trouve FP1 et FP2 . etc. • Milieu économique : Critères de qualité (coût. On distingue : Les fonctions principales (FP) : Elles créent des relations entre plusieurs éléments de l’environnement qui expriment les services offerts par le système pour satisfaire le besoin . de manière synthétique et conviviale ce qu’on devrait décrire dans un document très long et peu explicite . poussière. • Il permet de visualiser toutes les relations possibles du système avec les éléments de son milieu ou environnement extérieur . normes de sécurité. qu'on appelle "tableau fonctionnel" et qui a le format suivant : Niveau d'un critère d'appréciation Flexibilité d'un niveau Fonction FP ou FC Critère d'appréciation MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 17 . • Il présente donc graphiquement. ces relations sont en fait les fonctions de service . etc. bruit. sécurité . recharge . humidité. un tableau accompagnant le diagramme décrit ces fonctions. etc. etc. maintenance. on trouve FC1 et FC2. etc. Utilisateur (ergonomie.).) . Elément 1 FP1 Elément 2 FC2 FC1 Système FP2 Elément 5 Elément 3 Elément 4 b/ Types de milieu : En général.

Elle aura des valeurs chiffrées avec tolérance (dimensions. • Classe F2 : flexibilité moyenne. paramètres de fonctionnement. Cette grandeur peut être celle recherchée en tant qu'objectif. La caractérisation des fonctions de service n'est pas étudiée dans ces 2 exemples pour des raisons de simplicité. traiter. • Classe F1 : flexibilité faible. etc. niveau peu négociable . d/ Exemples : Les 3 exemples suivants permettent d'illustrer la construction du diagramme Pieuvre. Flexibilité d'un niveau : C'est l'ensemble des indications exprimées par le demandeur avec des limites d'acceptation. coût.). niveau très négociable. ainsi que la formulation des fonctions de service dans le tableau fonctionnel accompagnant le diagramme. Une échelle doit être utilisée pour apprécier le niveau. niveau négociable .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Critère d'appréciation d'une fonction : Caractère retenu pour apprécier la manière dont une fonction est remplie ou une contrainte est respectée. niveau impératif . Ces limites sont précisées sous forme de classe de flexibilité: • Classe F0 : flexibilité nulle. • Classe F3 : flexibilité forte. Exemple 1 : Micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : L'utilisateur FC3 Meuble Support FC2 FC1 L'énergie électrique Microordinateur FC8 FP1 FP2 Informations Réseau Internet Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FC1 FC2 FC3 DESCRIPTION Permettre à l'utilisateur de saisir. stocker des informations Permettre à l'utilisateur d'échanger des informations via Internet Utiliser l'énergie électrique du secteur Se poser facilement Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 18 . niveau sonore. Niveau d'un critère d'appréciation : Grandeur repérée dans l'échelle adoptée pour un critère d'appréciation d'une fonction.

donc c'est un élément extérieur. Diagramme Pieuvre : Le mur FC1 Le vent FP2 L'énergie FC2 FC3 FP3 FC4 Le soleil Store automatisé FP1 Le milieu ambiant La toile L'utilisateur Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FP3 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Protéger l’utilisateur contre les rayons intenses du soleil Empêcher la détérioration du store par le vent Prendre en compte les consignes de l’utilisateur S'adapter aux supports Utiliser l'énergie électrique du secteur Résister aux agressions de l'environnement et s'adapter à l'architecture Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 19 .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 2 : Souris de micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : Ordinateur FC4 FC1 FP1 Utilisateur Souris FC3 FC2 Energie Support (Tapis) Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Déplacer un pointeur à l'écran et valider le choix de l'utilisateur Se connecter à l'unité centrale pour permettre l'échange d'informations Faciliter les mouvements de la souris Alimenter en énergie par l'unité centrale Etre agréable et facile à manier par l'utilisateur Exemple 3 : Store automatisé. On considère que la matière d'œuvre du store est la toile.

le diagramme FAST présente les fonctions techniques et les solutions technologiques associées dans une organisation logique répondant aux 3 questions suivantes : • • • Pourquoi cette fonction doit-elle être assurée ? Comment cette fonction doit-elle être assurée ? Quand cette fonction doit-elle être assurée ? Quand ? Pourquoi ? Fonction Comment ? La réponse à la 3eme question (quand) est souvent omise. En partant d'une fonction principale ou de contrainte. Elle part donc du général pour aboutir au particulier. on utilise une analyse descendante. qui utilise des outils ou représentations graphiques. Pour ce faire.ANALYSE CHAPITRE 2 FONCTIONNELLE INTERNE INTRODUCTION : L'analyse fonctionnelle interne. appelées aussi solutions constructives parce qu'elles aboutissent à la construction du système. Elle part de la fonction globale et décortique un système pour en sortir les différentes fonctions élémentaires. L'analyse fonctionnelle descendante est une démarche. LE DIAGRAMME FAST : Le diagramme FAST (Function Analysis System Technique) est un diagramme d'analyse fonctionnelle des systèmes techniques. ce diagramme a pour méthode de les ordonner et les composer logiquement pour aboutir aux solutions techniques de réalisation. En effet. Lors de cette phase de conception. 1. lorsque les fonctions de service sont identifiées. décrit le point de vue du concepteur en charge de fournir le produit devant répondre au besoin de l'utilisateur. Fonction technique 1 Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction de service ET Fonctions réalisées en même temps Fonction technique n Fonction de service OU Fonctions alternatives possibles Fonction technique 2 Fonction technique n MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 20 . les fonctions de service ou d'usage vont être obtenues à l'aide de fonctions techniques.

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

Exemple : Diagramme FAST partiel du store automatisé
3, 4, 7

6 5

1, 2

Gérer

Boîtier de commande (1) Relais (2)

Dérouler/Enrouler

Distribuer l'énergie Convertir l'énergie

Moteur électrique (3) Réducteur à engrenages (4) Leviers articulés (5) Rouleau (6)

Adapter l'énergie

Positionner la toile du Store

Guider la toile

Limiter le mouvement Fonctions de service Fonctions techniques

Capteurs de fin de course (7) Solutions technologiques

2. DIAGRAMME SADT :
La représentation SADT (Structured Analysis and Design Technic) est la technique de modélisation avec analyse structurée. Elle reprend les principes précédents du diagramme FAST, mais utilise des règles précises ce qui la rend plus complexe. Le diagramme est alors un ensemble d'actigrammes ou diagrammes d'activité. Un diagramme SADTest structuré en niveaux comme suit :
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

21

ANALYSE A0

FONCTIONNELLE

INTERNE

A1 A2 A0 A3

A11 A1 A12

A31 A32 A3 A33

• • •

L'actigramme de niveau le plus élevé, noté A-0 correspond à la finalité ou la fonction globale du système ; Ce diagramme de niveau A-0 se décompose en n diagrammes : A1 à An ; Chacun des diagrammes A1 à An est décomposé à son tour suivant le même principe. Dans l'exemple ci-dessous : A0 représente le niveau 0, donc la fonction globale du système ; elle se décompose en 2 sous-systèmes A1 et A2 et A3 ; A1 se décompose en A12 et A12 ; Et ainsi de suite.

• •

La décomposition se termine si le niveau souhaité pour atteindre l'objectif est atteint ; Dans chaque diagramme ou niveau, on définit les relations entre les sous systèmes et les données de contrôle.

Exemple : Diagramme SADT partiel du store automatisé

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

22

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

NIVEAU A-0
Informations Communiquer A1 Boutons Traiter les donnée A2 Lumière Vent Acquérir A5 Capteurs Réseau 230V Gérer l’énergie A3 Appareillage Carte élecronique

NIVEAU A-0

Informations

Store en position initiale

Déplacer le store A4 P.O

Store en position finale

3. LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL :
3.1- Définition :
Le cahier des charges fonctionnel (CdCF) est un document contractuel par lequel le demandeur exprime son besoin en terme de fonctions de service. Pour chacune des fonctions et des contraintes sont définis des critères d'appréciation et leurs niveaux, chacun de ces niveaux étant assorti d'une flexibilité. Il nécessite un travail en groupe, afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur, le concepteur, le distributeur, etc. D'après la définition, on remarque que le CdCF est l'aboutissement de l'analyse fonctionnelle :

Le besoin est exprimé par le client qui souhaite acquérir un produit pour satisfaire un besoin donné. OU Le besoin est traduit par l'entreprise à partir d'une étude de marché. Analyse fonctionnelle Rédaction du

CdCF

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

3.2- Contenu du CdCF :
Le CdCF contient donc les éléments suivants : • • • • L'expression du besoin : fonction globale ; La définition des fonctions de service (fonctions principales et fonctions contraintes) ; L'énumération des critères d'appréciation (Satisfaction, coût, performances, sécurité, etc.) ; Le diagramme FAST permet de définir les fonctions secondaires qui permettront d'affiner les critères d'appréciation. Il sera utile de le pousser jusqu'à l'apparition d'une syntaxe OU qui donne des pistes de recherche et offre des choix.

4. DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL :
Un projet industriel est un processus qui dépend de beaucoup de facteurs pour le mener à bien : • • des ressources humaines pour étudier le projet : de la formulation du besoin aux schémas et plan de réalisation ; des moyens matériels pour mettre en oeuvre le projet et le commercialiser.

La démarche de projet industriel recense et caractérise les étapes que connaît un projet industriel ; on simplifie dans ce qui suit les principales de ces étapes : • Etape 1 : C'est le service Marketing d'une entreprise qui agit principalement dans cette phase bien qu'en fait, il s'agisse d'un travail pluridisciplinaire. Il s'agit alors de saisir le besoin, l'énoncer et le valider. Etape 2 : Dans cette phase, il s’agit de la définition fonctionnelle d’une sorte de contrat entre le demandeur et le réalisateur ; on y précise les fonctions de service assurées par le produit ainsi que ses caractéristiques. Etape 3 : C’est la phase de la traduction des fonctions de service en fonctions techniques, pour aboutir à des solutions technologiques permettant de construire le produit. Etape 4 : Dans cette phase qui, en principe, contient plusieurs phases, on produit un prototype qui connaîtra des améliorations pour arriver au produit final, pour lequel on fait alors une gestion de production aboutissant à la fabrication en grande série. Etape 5 : C’est la phase où l’entreprise doit commencer à amortir ses investissements dans le produit et faire des profits ; pour cela, elle mène une étude commerciale pour distribuer son produit avec un choix stratégique pour ses points de vente tout en menant une politique publicitaire pour attirer le consommateur vers son produit. Etape 6 : C’est la phase où intervient surtout le service de comptabilité et le service d’après-vente. Il faut alors assurer alors la garantie et la maintenance et évaluer les performances commerciales qui sont censées apporter du profit à l’entreprise. Etape 7 : Cette dernière étape concerne l’action sur le produit au de la de son utilisation avec comme première préoccupation la protection de l’environnement. Pour cela, on pense au recyclage des éléments récupérables et la destruction ou le stockage des autres avec sécurité.

1- Analyse du besoin

2- Cahier des charges fonctionnel

3- Conception

4- Production

5- Commercialisation

6- Utilisation du produit

7- Elimination du produit

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

24

grâce à une manivelle et son énergie musculaire. pour des raisons didactiques. • Ces systèmes qu'ils soient industriels ou "grand public" peuvent être : Manuel : Dans ce cas. nous nous intéresserons principalement à des systèmes qui ont une représentativité correcte de la réalité des environnements industriel et quotidien . Store mécanisé Automatisé : Dans ce cas. Mécanisé : Dans ce cas. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 25 . Exemple : Store automatisé Electronique Capteurs Un organe électronique doté d'intelligence. Store automatisé Note : Ce sont les systèmes automatisés qui font donc principalement l'objet d'étude de cet ouvrage. c'est l'utilisateur qui apporte de l'énergie nécessaire au système et dirige la succession des opérations. ce qui facilite leur étude. Exemple : Machine à laver. Exemple : Machine de remplissage et bouchage. l'utilisateur manipule uniquement des boutons pour monter ou descendre la toile. Store automatique. comme pour un système mécanisé . mais ils ont une structure dont les composants sont relativement simples : identifiables. Exemple : Store mécanisé Boutons Le store est motorisé . etc. ouverts et standard. l'énergie est apportée par une source extérieure. la succession des opérations est commandée par un organe électronique doté d'une certaine "intelligence". L'action de l'utilisateur est réduite à la mise ne marche du système. l'utilisateur est assisté de point de vue énergie par une source extérieure mais c'est lui dirige encore les opérations. capte la l'intensité des rayons solaires et la vitesse du vent. et commande la toile du store suivant un programme de.CHAPITRE 3 STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME INTRODUCTION : Les systèmes sont d'une grande variété . etc. ce qui les rend parfois difficile à étudier. mais ils ont un degré d'intégration de fonctions un peu élevé. mais en plus. on peut les classer ainsi : • Classe des systèmes industriels de production : Les systèmes de cette classe ne sont pas habituels à l'environnement quotidien. Exemple : Store manuel Store manuel Moteur L'utilisateur manœuvre le store manuellement pour la montée et la descente de la toile. machine de tri de pièces. Classe des systèmes "grand public" : Ils font partie de l'environnement quotidien et représentent la technologie actuelle.

modéliser par le schéma simple suivant .Définition : Un système automatisé est un ensemble d'équipements qui permet à partir d'énergie. qui en fonction des comptes rendus des capteurs.1. il est alors structuré autour : • D'une Partie Opérative (PO). en l'enroulant ou la déroulant sur un tambour.2. La modélisation d'un système automatisé permet de l'étudier d'une manière rationnelle. PO Electronique Capteurs IHM Store automatisé MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 26 . d'une façon automatique où l'intervention humaine est réduite au minimum. • D'une Partie Commande (PC). voyants. fait les traitements nécessaires et donne des ordres aux actionneurs. il communique avec lui grâce aux moyens de dialogue (boutons.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME 1. Il s'agit de l'Interface Homme Machine (IHM). Ordres vers Actionneurs Partie Commande (PC) Partie Opérative (PO) Comptes rendus de Capteurs Utilisateur (IHM) L'utilisateur a pour tâche principale de configurer et superviser le système . qu'on peut. etc. et de produits bruts ou non finis. Les actionneurs qui représentent les organes de puissance du système . formée par : Les capteurs qui représentent les organes d'observation du système . • D'un moteur électrique qui agit sur la toile.). 1. PC Exemple : Store automatisé Sa PO est constitué : • Des capteurs de vent et du soleil qui observent les conditions climatiques . et ce. notamment pour les tâches difficiles.Modélisation simple (Partie Opérative/Partie Commande) : Un système automatisé est un système bouclé. de fabriquer des produits finis . STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE : 1.

appelée chaîne d’énergie. elle est donc plus compliquée. qu'un système automatisé met en œuvre deux chaînes d'opérations : • L’une agissant sur les flux des informations. On peut remarquer. • L’autre agissant sur les flux de matière et d’énergie.3. car : • C'est un sous-ensemble de l'ensemble du système . on distingue principalement 2 sous–systèmes qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : • Sous–système (SE1) de serrage de la pièce . Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 27 .2.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Sa PC est constituée d'un organe électronique qui les lit les informations des capteurs. bruit Signalisation Pièce percée dans le bac d'évacuation Perceuse automatisée 1. traite ces informations et donne des ordres au moteur. perceuse automatisée : Capteurs (position. appelée chaîne d’information .Introduction : Cette modélisation est plus précise que la première.Tâche et sous-ensemble fonctionnel : Dans ce système.) Programme de fonctionnement Modes manuel/automatique Energie électrique et Pièce non percée dans la goulotte d'alimentation Percer automatiquement une pièce Coupeaux.1.3. etc.3. elle introduit beaucoup plus de concepts . 1. on commence par un exemple. • Il réalise une tâche qui consiste en un certain nombre d'opérations sur la matière d'œuvre. • Sous–système (SE2) de perçage de la pièce .Modélisation avancée (Chaîne d'énergie/Chaîne d'information) : 1. Chacun de ces 2 sous-systèmes est appelé "sous-ensemble fonctionnel". Pour bien l'aborder. à partir du schéma général et de l'exemple du store automatisé.

CHAINE FONCTIONNELLE : Tout système automatisé. • Une chaîne d’information constituée des fonctions : Acquérir . plus ou moins complexe. Pour réaliser sa tâche. comme un système de commande de voiture moderne . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 28 . 2. Cette succession d'opérations s'exécute en chaîne de fonctions . traiter ces informations et agir sur la matière d'œuvre. Mais elles pourront faire l’objet d’un développement différent suivant le domaine : • système de contrôle-commande avec interface homme-machine. Les constituants d'une chaîne fonctionnelle participent : • Soit à des opérations de gestion de l'énergie (Chaîne d'énergie) . • système informatique . etc. percer une pièce. prendre un objet. chaque sous-ensemble fonctionnel effectue une certaine succession d'opérations : acquérir les informations sur l'état des capteurs. Communiquer. Traiter . Cette modélisation est donc basée sur la notion de chaîne fonctionnelle (chaîne de fonctions). Distribuer . Une chaîne fonctionnelle est l'ensemble des constituants organisés en vue de l'obtention d'une tâche opérative. Ces fonctions sont génériques. c'est à dire qu'elles s'appliquent en principe à presque tous les systèmes. Exemples : Serrer une pièce. Convertir . • système de communication. déplacer une charge. • Soit à des opérations de gestion des informations (chaîne d'information) . peut être décomposé en chaînes fonctionnelles.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Exemple : Le SE1 a pour tâche de déplacer et serrer la pièce. Transmettre. c'est-à-dire d'une tâche qui agit directement sur la matière d'œuvre. comme une raffinerie de pétrole • système électronique embarqué. On peut remarquer donc que chaque chaîne fonctionnelle comporte généralement : • Une chaîne d’énergie constituée des fonctions : Alimenter . on parle alors de chaîne fonctionnelle.

STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTR Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie La chaîne d'énergie et la chaîne d'information concourent ensemble. • Pince de robot pour effectuer une force de préhension sur des pièces . "effecteur". En général. On appelle généralement l'élément responsable de cette dernière opération. • Tambour de store pour enrouler ou dérouler une toile. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 29 . Exemples : • Forêt de perceuse pour effectuer des trous . Un effecteur est l'élément terminal de la chaîne d'action. harmonieusement pour "agir" finalement sur la matière d'œuvre. du mot effet. • Convoyeur pour effectuer un déplacement de pièce sur un tapis roulant . les systèmes mettent en œuvre plusieurs types d'énergie qu’ils transforment et convertissent. convertissant l'action de l'actionneur en un effet ou une opération sur la partie opérative. Les énergies principalement exploitées ou transformées sont l'énergie électrique et l'énergie mécanique sous leurs différentes formes.

état.). LE SYSTEME ENTREPRISE : L’entreprise est donc un système qui utilise. Les entreprises de distribution. Dans ce cas. Exemple : Lesieur produit de l'huile de table. Flux d'entrée : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Flux de main d'œuvre Matières d'œuvre que l'entreprise recueille auprès de son environnement Utilisation Transformation Gestion Flux de sortie : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Entreprise Matières d'œuvre en sortie avec valeur ajoutée par action de l'entreprise 2. • Créer des emplois . Ici. on s'intéresse au point de vue activité. Dans quel but ? On voit donc que l'entreprise a des relations de plusieurs natures (marché. employés. Exemple : Marjane achète des biens et les vend sans les transformer. 1. agents financiers. • Etc. transforme et gère un certain nombre de flux d’entée dont la nature est justifiée par la nature de ses activités. les entreprises de production de services.CHAPITRE 4 ENTREPRISE INDUSTRIELLE INTRODUCTION : D'une façon simple. • Contribuer au développement de la nation . Il convient alors de la définir en tant que système. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE Les entreprises peuvent être classées suivant plusieurs types de critères. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 30 . on trouve : Les entreprises de production des biens ou entreprises industrielles. etc. clients. on peut savoir ce qu'est l'entreprise par les questions-réponses suivantes : Question Que fait une entreprise ? Réponse Elle vend sur le marché des biens qu'elle produit • Réaliser un profit . Exemple : La RAM propose des voyages en avion.

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE :
Le cycle d'exploitation d'une entreprise est l'ensemble des opérations réalisées lors de son activité : achats de matières premières, stockage des matières premières, fabrication de produits finis, stockage des produits finis, vente des produits finis et le cycle recommence.
Achat de matières premières

Vente de produits finis

Cycle d'exploitation

Stockage de matières premières

Stockage de produits finis

Fabrication de produits finis

4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE :
L'entreprise entretient des relations privilégiées avec un certain nombre de partenaires, comme le montre la figure suivante :
Salariés

Fournisseurs
Salaires Travail Marchandises Paiement Marchandises

Clients

Paiement

Entreprise
Remboursement Subventions Cotisations Impôts Emprunt

Etat

Redistributions

Institutions financières

Organisme s sociaux

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :
Les fonctions de l’entreprise doivent lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs et rester compétitive. Ces fonctions se concrétisent par des services qui doivent établir un réseau de communication efficace au sein de l’entreprise et avec ses partenaires extérieurs. Suivant l’importance de l’entreprise les fonctions ou services peuvent être plus ou moins nombreux. Le tableau suivant donne en résumé quelques fonctions communes à la plupart des entreprises : Fonction Direction
• Définir et appliquer la politique de l’entreprise ; • Coordonner l’ensemble des fonctions ; • Assumer la responsabilité des décisions prises ;

Fonction Administrative
• Saisir et gérer l’ensemble des informations administratives, comptables, fiscales, relatives au personnel, etc.

Fonction Production
• Transformer les matières d’œuvre en produits ; • Améliorer la qualité ; • Réduire les coûts ;

Fonction Financière
• Bien gérer l’argent de l’entreprise ; • Payer les salaires et les fournisseurs ; • Encaisser les factures ;

Réseau de communication

Fonction Mercatique (Marketing)
• Proposer de nouveaux produits ; • Rechercher de nouveaux clients ; • Valoriser l’image de marque de l’entreprise ;

Fonction Achats et Stocks
• Rechercher les meilleures conditions ; • Approvisionner à temps ; • Limiter les stocks ;

Fonction Commerciale
• Faire connaître les produits ; • Assurer les circuits de distribution ; • Vendre au meilleur prix ;

6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE :
La notion de structure d’une entreprise est une notion très importante. Elle est représentée en général sous forme d’organigramme ; elle montre la hiérarchie de l’entreprise et par conséquent indique les relations entre ses différentes divisions ou services. Il y a plusieurs types d'organigrammes basés sur des politiques plus ou moins rapprochées, qui dépendent surtout de l'importance et la grandeur de l'entreprise. On donne ci-après l'organigramme simplifié de la structure dite "hiérarchique" :
Direction Générale

Direction Commercial

Direction Personnel

Direction Production

Force de vente

Administratio n des ventes

Approvisionnements

Usine

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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ENTREPRISE

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7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :
L'entreprise est un agent économique qui a pour but de réaliser un profit, en produisant et en vendant des biens et des services. Ceci implique des relations avec l'environnement, qui se traduisent par des flux (mouvements de valeur) : Apports personnels des actionnaires (propriétaires) ; Emprunts auprès des banques ou autres agents financiers ; Acquisition de matériel et de marchandises auprès de fournisseurs ; Paiements de personnel ; Règlements reçus des clients ; Paiements d'impôts à l'Etat, etc. On peut résumer cet aspect économique et comptable par la représentation comptable suivante :

Propriétaires (Capital)

Trésorerie (Banque, Caisse, CCP)

Organismes financiers
Clients

Fournisseurs De matériel (Immobilisations)

Fournisseurs de biens et de services

Activité Commerciale (par exemple)

Personnel

Autres organismes (Etat, etc.)

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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CHAPITRE 5

NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION
INTRODUCTION :
Dans une entreprise industrielle, l’activité de production consiste à transformer des matières premières ou des produits semi-finis en produits finis grâce à des moyens de production : Capital, hommes, machines. La gestion de la production a pour objectif de répondre aux questions suivantes, en vue de fabriquer des produits de qualité, dans les délais requis et au meilleur coût : QUESTION QUI ? Fait QUOI ? QUAND ? OÙ ? COMMENT ? COMBIEN ? DOMAINE Notions de répartition du travail sur chacune des personnes Notions de choix des activités à partir d'un cahier des charges Notions de dates et délais sur des plannings Notions de lieux de choix de postes de travail d'ateliers ... Notion de moyens Notions de quantités RESULTAT Choix final du poste de travail Définir ce que l'on veut fabriquer Définitions des dates Choix des lieux de fabrication, pays, ateliers ... Choix des processus, des moyens technico - humains ... Choix des quantités en fonctions de celles prévues par la commande

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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etc. par les services de production ou ateliers. etc.1. • Informatisation : Elle apparaît à toutes les étapes de la production : . en un temps minimum.Fabrication : avec des logiciels de conception de la fabrication assistée par ordinateur (CFAO).2. . en améliorant la qualité des produits. de la gestion de production. • Délai : S’efforcer pour les commandes de respecter les délais maximums promis aux clients .Minimiser les heures supplémentaires et les dépannages . 1. de calcul des besoins.Objectifs de la gestion de production : L’objectif essentiel. Les outils utilisés sont. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 35 . entre autres : Le diagramme de Gantt . etc. Cette mission doit être remplie en atteignant 4 objectifs : • Volume : Le volume de production doit correspondre aux objectifs commerciaux de l’entreprise . sans erreur les informations nécessaires à l’exécution des ordres clients.Les composants du système de gestion de production : Dans une entreprise industrielle.Evolution de la gestion de production : La gestion de la production a connu les évolutions suivantes : • Automatisation : Elle permet de supprimer les tâches répétitives et dangereuses en diminuant le cycle de fabrication et coûts de production. Le graphique PERT. . Il s’appuie sur la CAO (Conception assistée par ordinateur) pour l’élaboration des produits. quelle que soit l’organisation est d’obtenir le produit permettant la satisfaction du besoin du client avec un délai et un coût concurrentiel. Il précise en fait comment le produit est réalisé. 1. .Conception : avec des logiciels de CAO : conception assistée par ordinateur. • Le bureau des méthodes : Il définit les différentes opérations et leur ordonnancement en vue d’obtenir le produit. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : 1. avec quels outils et en combien de temps. .Organiser dans le temps les différentes opérations de fabrication afin de respecter les délais. Internet.Gestion de la production : GPAO . par quelle machine. Il indique la succession des tâches à réaliser. • Qualité : Les services de la gestion de production doivent fournir aux services de fabrication. • Le service de planification : Il coordonne les activités de production en utilisant les techniques de gestion des stocks.Communication en réseau local. • Le service d’ordonnancement : Il organise la production au sein des différentes unités de production. . de nombreux services participent au système de production : • Le bureau des études : Il conçoit les produits nouveaux et définit la liste complète des composants entrant dans leur fabrication. • Coût : La gestion de la production doit : .3.S’efforcer d’assurer le meilleur emploi du matériel et de la main d’œuvre .NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 1.

• Production en grandes séries : (automobiles. une identification sous forme de code est alors indispensable. on donne à titre d’exemple un des plus simples : La codification séquentielle dans laquelle le code est un nombre donné sans signification particulière de façon chronologique ou aléatoire (1.Les gammes d’opérations : Une gamme d’opération est un ensemble d’opérations nécessaires à la fabrication.Les nomenclatures : Il s’agit de définir la liste des articles entrant dans la fabrication d'un produit. • La réduction des stocks : Il s’agit de réorganiser le système de production pour diminuer au maximum les stocks.Le système d’information lié à la gestion de production : 1. Cela dépend à la fois de la conception du produit et de la conception du processus de ns.5. 3. Ce système de codification doit alors répondre à 3 objectifs : • Etre sans ambiguïté : chaque article doit avoir une et une seule référence. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : Plusieurs grands systèmes sont exploités par les entreprises pour une meilleure gestion de la production on en décrit ici 2 assez bien connu. bâtiments) • Production en petites séries : (avions. 2. sa quantité.Classification des entreprises selon le type de production : La gestion de production est différente suivant le type de production.4. Il existe plusieurs types de codification .4. 1. • Les gammes d’assemblage. etc.).4.1. La nomenclature indique pour chaque article son code. On distingue 2 types de gamme d’opérations : • Les gammes de fabrication .2. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 36 . 1.4.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION • La flexibilité : Il s’agit d’améliorer les capacités de réponse du système de production à la demande. 2.3. • Etre homogène : même nombre de caractères • Etre capable d’accompagner l’évolution de l’entreprise dans le temps (augmentation du nombre d’articles à gérer par exemple). on cite par exemple la classification selon les quantités fabriquées : • Production unitaire : (Barrages. navires. micro-ordinateur.La codification : La plupart des entreprises manipulent des milliers d’articles. son libellé. 1. etc. 1. gros ordinateurs). etc.

2. un produit flexible et une gestion flexible. Cette méthode est surtout adaptée aux entreprises ayant une production répétitive et relativement régulière. La non-qualité coûte chère.Définition : La qualité est l’ensemble des propriétés et des caractéristiques d’un produit ou d’un service qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites. Il s’agit d’un procédé automatisé. 3. retour de produits. • La flexibilité accrue des moyens de production.2. L’objectif essentiel étant la réduction des stocks (Matières premières et produits finis) afin de diminuer les capitaux immobilisés et les risques d’invendus. la sécurité d’autrui ou la protection de l’environnement.1. 2. : Machine Outil à commande numérique (MOCN). 3.Le JAT (Juste à Temps) : La réussite industrielle du Japon a favorisé la diffusion de nouvelles méthodes de gestion de la production. • Un atelier Flexible comporte alors plusieurs machines flexibles. Le JAT est une méthode qui ne vise à fabriquer que les pièces dont on a besoin au moment où on en a besoin. non seulement en chiffre d’affaires mais aussi en coût de production et de service après vente : Mise au rebut. C’est un système de production qui fonctionne entre deux postes de travail et qui limite la production du poste AMONT aux besoins du poste AVAL. • Favoriser la diminution des coûts dans l’entreprise. • Respecter le non-utilisateur : D’autres éléments autre que la satisfaction des besoins doivent être pris en compte : le confort.1. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 37 . 3. contrôlé par ordinateur. Le terme «flexible» décrit l’adaptabilité ou la souplesse du système de production. • La diminution des gaspillages et des coûts de non qualité. • Une machine est flexible si elle peut réaliser différents types de pièces. un stock flexible. qui permet la production d’une grande variété de pièces.Objectifs de la gestion de la qualité : On peut déterminer 3 objectifs à la démarche qualité dans l’entreprise : • Répondre aux besoins des utilisateurs. Son environnement.La méthode FMS (Flexible Manufacturing System) : Le système de production flexible vise à rationaliser la gestion des ateliers. On y retrouve également d’autres objectifs : • Réduction des délais de fabrication. on peut utiliser la méthode du Kanban. Exemple pour la mise en place d’une organisation de la production en JAT. LA GESTION DE LA QUALITE : La qualité est une préoccupation essentielle de l’entreprise mais aussi de ces partenaires. une manutention flexible.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 2. intervention sur site.

Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial. Concepts d’analyse fonctionnelle : Système . . fonction globale et fonctions de services . qui subira de nombreux traitement pour être adaptées à la nature de l'action sur la matière d'œuvre. FAST. etc.MODULE 2 CHAINE D’ENERGIE PRÉSENTATION Pour agir sur la matière d'œuvre. Distribuer . Convertir . Fonctions techniques. Le module 2 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. SADT. un système automatisé a besoin d’énergie. il s'agit des fonctions : Alimenter . Transmettre. c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes .

Rechercher dans une bibliothèque de constituants. Décrire les grandeurs physiques d’entrée et de sortie d’un actionneur et le principe de la conversion d’énergie. identifier et décrire les surfaces contribuant à sa réalisation. Produire une image selon un point de vue imposé ou choisi.COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin. Décrire la morphologie d’une pièce à partir de ses représentations 2D et 3D d’énergie. Identifier les risques pour les personnes et les biens. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un pré-actionneur. . Identifier sur le matériel réel ou sur sa représentation virtuelle. Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation . la liaison réalisée par un assemblage ou un guidage. des caractéristiques d’un élément à intégrer dans une maquette numérique Dessiner à main levée la perspective d’une pièce. Utiliser un modeleur 3D pour : Représenter une pièce simple. Modifier les caractéristiques dimensionnelles d’un assemblage et décrire les incidences suer chacune des pièces concernées. Pour un assemblage ou un guidage. Editer une mise en plan de pièce ou de sous-ensemble limité.

On note en particulier : La source d’énergie électrique. ainsi que sa fonction globale sont représentées par la figure suivante : Matière d'œuvre en entrée Chaîne d 'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBU ER CONVERTI R TRANSMETTRE AGIR D 'entrée Energie Alimenter en énergie Energie de sortie Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Electrique Source d'alimentation Réseau électrique. etc. Compresseur Energie Electrique Pneumatique . Il n’est pas surprenant donc de remarquer que l’alimentation en énergie électrique est largement adoptée aussi bien en milieu industriel qu’en milieu domestique . piles . Les énergies principalement exploitées sont l’énergie électrique et l’énergie mécanique sous leurs différentes formes. les systèmes automatisés mettent en œuvre plusieurs types d’énergie. Cette énergie est dans la plupart des cas générée à partir de l’énergie électrique. La source d’énergie pneumatique qui est aussi largement présente dans les systèmes industriels.MODULE 2 PARTIE 1 ALIMENTATION EN ENERGIE PRESENTATION En général. La position de la fonction Alimentation en énergie dans une chaîne d’énergie. demeure une richesse inégalée. qui grâce à la souplesse de ses méthodes de génération et de transport.

L’unité d’une tension électrique est le Volt (V). c'est que la valeur instantanée de la tension est variable dans le temps. La figure qui suit illustre cette transformation : Barrage Lac Ligne à haute tension Conduite forcée Turbine Transformateur Alternateur Canal de fuite MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 41 ALIMENTATION EN ENERGIE . SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : Le réseau électrique géré par l’Office Nationale d’Electricité (ONE) est un réseau électrique alternatif. 1. C’est un réseau triphasé pour les locaux industriels et monophasé pour les locaux domestiques : Tension triphasée Tension monophasée Cette énergie électrique est une transformation de l’énergie hydraulique ou thermique en une énergie électrique.ALIMENTATION ELECTRIQUE INTRODUCTION : CHAPITRE 1 L'énergie électrique provient d’une transformation d'énergie mécanique. Cette source d’énergie peut se présenter sous forme d’une source de tension continue ou alternative. magnétique. chimique ou lumineuse.

MESURE DE TENSION : En électricité. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 42 ALIMENTATION EN ENERGIE . V V 3. Cette source représente une transformation de l’énergie chimique en énergie électrique. en positionnant le commutateur de calibre sur le cadran des tensions continues (DC) ou sur le cadran des tensions alternatives (AC). Celle-ci à son tour fait tourner l’alternateur qui permet la transformation de l’énergie mécanique de rotation en énergie électrique. on mesure la tension avec un symbolise comme suit : « voltmètre ». qui se branche en parallèle et se Pour mesurer la tension aux bornes de la charge R on utilise le montage: R V On peut mesurer avec le voltmètre une tension continue ou alternative. L’image ci-contre représente la forme d’une turbine 2. SOURCE DE TENSION CONTINUE : Parmi les générateurs de tension continue les plus rencontrés dans la pratique quotidienne.ALI MENTATION ELECTRIQUE L’eau par sa pesanteur (le niveau du barrage est plus haut que celui de la turbine) fait tourner une turbine. on trouve les piles et les batteries d’accumulateurs.

3.I MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 43 ALIMENTATION EN ENERGIE .Loi d’Ohm : Cette loi exprime que certains matériaux ont une réponse linéaire en courant à une différence de potentiel imposée.1.Principe et symbole : Un fil conducteur présente une différence de potentiel (d.d.p) entre ses bornes lorsqu’il est traversé par un courant électrique. e e e e e 4.2. A Source Charge 4. noté R avec à ses bornes une tension U .1.Notion de résistance : 4. tel que.Notion du courant électrique : Le déplacement des électrons libres dans un circuit électrique fermé engendre ce qu’on appelle un courant électrique. L’unité du courant électrique est L’Ampère (A). elle sera traversée par un courant I. Si on considère une résistance. COURANT ELECTRIQUE 4.3. • ρ : la résistivité (caractéristique de la nature du conducteur) 4.2. • S : sa section .l / S avec : • l : longueur du fil . Ceci est dû à sa résistance interne dont la valeur est donnée par la formule : R = ρ.ALI MENTATION ELECTRIQUE 4. L’ampermétre est un appareil qui doit être monté en série dans un circuit. quelque soit le temps t.3.Mesure de courant électrique : On mesure le courant électrique par l’utilisation d’un ampermètre. U et I vérifient toujours la relation de proportionnalité : U=R.

Les résistances sont fabriquées en grandes séries par les constructeurs des composants électroniques. Re = R1 + R2 b/ Association en parallèle : La résistance équivalente de deux résistances en parallèle est tel que : 1 =1+ 1 Re R1 R2 4.Association des résistances : Suivant que des résistances sont associées en série ou en parallèle.ALI MENTATION ELECTRIQUE 4.3. Ces valeurs sont indiquées sur ces résistances sous forme d’anneaux en couleur suivant un code suivant : La tolérance est un pourcentage qui indique la précision de la résistance.2.3. il résulte de leur association une résistance équivalente Re dont la valeur dépend des valeurs des différentes résistances associées. qui couvrent largement les besoins en résistances. a/ Association série : La résistance équivalente de deux résistances en série est la somme de ces deux résistances. Connaissant la valeur de chaque chiffre on peut déterminer la valeur de la résistance comme suit: R = [(1er chiffre x 1) + (2eme chiffre x 10)] x 10 Multiplicateur ± la tolérance en Ω.1. On les fabrique alors suivant des valeurs normalisées. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 44 ALIMENTATION EN ENERGIE .Code de couleurs : On ne peut pas fabriquer les résistances avec toutes les valeurs possibles.

120KΩ.Diviseur de tension : Pour diviser une tension. • R2 = P – R1 = P – αP = P(1. 82 Toutes les résistances de la série E12 sont des multiples ou des sous multiples de ces valeurs . 22 . Si le curseur est en position basse.4. 120Ω. 33 . R = [ (2 x1) + (2 x 10) ] x 102 = 22 x 100 = 2. P R1 = αP R2 = P(1 – α) 4. 18 .2KΩ.2MΩ et ainsi de suite.Par exemple. 4. Dans les 2 cas.2 KΩ Les valeurs normalisées des résistances sont classées par des séries de valeurs notées (E6. de régler une résistance sur place pour avoir la valeur exacte exigée par un montage donné . 47 .2.3. 15 . alors α = 0 et R1 = 0. 12KΩ. Ce pont est constitué de l’association en série de deux résistances R1 et R2 : Vs = [R2 / (R1 + R2)]. 1.α). 68 . Soit un ajustable pour ajuster la valeur nécessaire une fois pour toute . Par exemple.U MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 45 ALIMENTATION EN ENERGIE . 39 . les valeurs de la série E12 sont : 10 . E24 ou E48). alors α = 1 et R1 = P . 56 . qui le nombre de valeurs dans une série.2Ω . on trouve 1.ALI MENTATION ELECTRIQUE Chaque chiffre correspond à une couleur comme l’indique le tableau suivant : Noir 0 Marron 1 Rouge 2 Orange 3 Jaune 4 Vert 5 Bleu 6 Violet 7 Gris 8 Blanc 9 Exemple : Calcul de la valeur d'une résistance dont les trois couleurs significatifs sont le rouge. 1. 12 . on utilise alors : Soit un potentiomètre pour régler la résistance régulièrement comme pour le volume d'un poste Radio . on utilise un pont diviseur de tension. 12Ω. dans les montages électroniques. 27 . le symbole est le même : P est la valeur totale de la résistance. E12. Le curseur α divise la résistance totale P en 2 portions : • R1 = αP : Si le curseur α est en position haut.Résistance variable : On a souvent besoin.

ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : Les systèmes électroniques ont besoin d’une alimentation continue. Cette tension continue est généralement générée à partir de : • piles pour les systèmes portables et à faible consommation.P Vs Vs = Ve. la tension alternative doit être convertie en tension continue stabilisée.Ve 4. etc.Transformation : Le rôle de la transformation est d’abaisser la tension du secteur. tel qu'une télécommande de télévision. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 46 ALIMENTATION EN ENERGIE . • secteur pour des systèmes qui demande de la puissance et qui ont accès au réseau alternatif. qui est de 220V. • de batterie d'accumulateurs pour les systèmes tel que la voiture. α P/P Vs = α.5. etc.ALI MENTATION ELECTRIQUE Remarque : Cas d'une résistance variable : P Ve α. L’élément électrique qui réalise cette fonction est le transformateur.Diviseur de courant : On divise un courant par la mise en parallèle de deux résistances R1 et R2 : I1 = I . cas conformément au schéma synoptique suivant : Transformation Secteur 220 v 50Hz Redressement Filtrage Régulation Tension de sortie 5.[R1 / (R1 + R2)] 5.1. Dans ce dernier.

1. 5. Le symbole de la diode indique le sens de conduction.2.2.ALI MENTATION ELECTRIQUE U1/U2 = n2/n1 Avec n2 et n1 sont respectivement les nombres de spires de la bobine primaire et la bobine secondaire.2. il faut avoir la condition (n2 < n1).Réalisation du redresseur : a/ Redressement mono alternance : Le signal issu du transformateur est sinusoïdal.Fonctionnement et symbole : Id Anode (A) Ud La diode est un composant Electronique à conduction unidirectionnelle : elle ne conduit que dans le sens de l’anode A vers la cathode K. La diode est polarisée en directe dans l’alternance positive et en inverse dans l’alternance négative. Son symbole est représenté à la Figure ci-contre.2.Redressement : Cette fonction est réalisée à l’aide de la diode. 5. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 47 ALIMENTATION EN ENERGIE . Kathode (K) Polarisation directe : diode passante Polarisation inverse : diode bloquée 5. Alors pour avoir une tension en sortie plus petite qu'en entrée.

4. Note : Une LED est une diode qui a le même fonctionnement qu'une diode ordinaire.Régulation : La régulation est la fonction qui permet d'avoir une tension hautement continue à partir d'une tension ondulée comme issue du condensateur ci-dessus. à la différence que celle est destinée à émettre une lumière (rouge. vert. 5.3. jaune et orange) quand elle est passante.ALI MENTATION ELECTRIQUE b/ Redressement double alternance : Le montage le plus populaire est le redresseur à pont de diodes . il a 2 diodes conductrices par alternance : • D1 et D3 conduisent pendant l'alternance positive . Le condensateur en se chargeant et en se déchargeant diminue l’ondulation du signal redressé : 5. Elle est assurée par le régulateur intégré qui est un composant électronique à trois broches. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 48 ALIMENTATION EN ENERGIE . • D2 et D4 conduisent pendant l'alternance négative. Signal d’entrée Signal de sortie On remarque que le courant en sortie passe toujours dans le même sens.Filtrage : Cette fonction est réalisée par un condensateur. d'où la forme du signal en sortie.

entre le collecteur et l'émetteur. le transistor non passant ou bloqué . le transistor est passant ou saturé . entre le collecteur et l'émetteur Cde : représente un bouton poussoir de commande. 7812 : tension à la sortie égale à +12V.Commutation par transistor bipolaire : Le transistor bipolaire est un composant électronique à 3 pôles : la base. donc le relais est excité. il est équivalent à un interrupteur ouvert. il est équivalent à un interrupteur fermé.1. le collecteur et l'émetteur . donc le transistor est bloqué (Relais non alimenté). Si Cde est fermé la base du transistor a une tension de commande. donc plusieurs types d'application. par exemple. dans ces conditions. n s'intéresse uniquement au transistor NPN et le mode de fonctionnement en commutation. qui est un mode de fonctionnement très utilisé dans les systèmes logiques. Transformateur Secteur 220v 50Hz Application type (Alimentation régulée) 6. il existe en 2 types : le NPN et le PNP. Il a plusieurs modes de fonctionnement. donc le transistor est conducteur ou saturé. la famille des régulateurs de type 78xx est la plus utilisée. Le montage de base très utilisé est le suivant . son symbole est donné dans la figure ci-dessous.ALI MENTATION ELECTRIQUE Dans la pratique. il s'agit de commander un relais qui commandera un moteur à courant continu . • Si la tension de commande est nettement supérieure à 0. Ici. Si Cde est ouvert la base du transistor n'a pas de tension de commande.7V. on a le fonctionnement suivant du transistor : • Si la tension de commande est nulle ou négative. AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : 6. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 49 ALIMENTATION EN ENERGIE . la commande du moteur du store . Exemples : 7805 : tension à la sortie égale à +5V. Un régulateur de cette famille délivre une tension constante à ses bornes de sortie égale à xx V.

Par exemple : • dans la signalisation d'un carrefour. la résistance R1 assure un 1 logique sur l'entrée 2 du circuit. on utilise une minuterie qui allume la lumière pendant un certain temps et s'éteint. On peut représenter la fonction de temporisation par ce qui suit : Entrée Impulsion (Tension de durée très courte) Temporisateur Sortie à l'état 1 pendant une durée déterminée TW Sortie t t TW 6. on monte le circuit comme le montre la figure ci-dessous . Pour réaliser cette fonction.1. le feu vert qui autorise les automobilistes à passer dure un certain temps (30 s par exemple) . parmi lesquelles la temporisation. • Quand le bouton poussoir est relâché.2. • Quand le bouton poussoir est actionné rapidement (appui et relâchement du bouton). c'est à dire la sortie 3 du circuit à l'état 0 . son fonctionnement est comme suit : • On suppose qu'on démarre avec le circuit au repos. ce qui laisse le circuit au repos . c'est à dire la sortie 3 passe à 1 pendant une durée qui dépend de la résistance R2 et le condensateur C1. • Dans les escaliers d'un immeuble.Principe : Dans les systèmes automatisés.2. le circuit revient à son état initial (la sortie 3 à l'état 0) .1 x R2 x C1 R1 R2 4 8 2 3 6 NE555 7 1 12 V BP C1 U2 MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 50 ALIMENTATION EN ENERGIE .Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement. l'entée 2 passe à 0 et revient à 1. on parle de temporisation. • Après l'expiration de la temporisation.2. on peut réaliser une temporisation de différentes façons. Ce circuit peut réaliser plusieurs fonctions.Temporisation : 6. le NE555. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé. ce qui lance la temporisation. • La durée de la temporisation est donnée par la formule : T = 1.1. on a souvent besoin q'une action soit effectuée pendant une durée déterminée .ALI MENTATION ELECTRIQUE 6.

Durée du niveau haut : T = TH + TL : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE U t T T = 0.2.3.7 x (R1 + 2R) x C1 51 ALIMENTATION EN ENERGIE . on peut réaliser cette fonction de différentes façons.3.63 x R2 x C1 .Génération de signal périodique : 6. le NE555 : • Le schéma de montage correspondant est donné à la figure ci-dessous .Principe : Dans différentes situations des traitements numériques. La diode D1 sert à protéger le transistor contre les surtensions par les variations brutales du courant dans la bobine du relais. T = 1. il faut donc unpoussoir et une lampe pour chaque étage : • Il suffit qu'un seul bouton soit appuyé pour lancer la temporisation .1 x (R2 + P1) x C1 P1 D1 R1 R2 5 8 2 3 6 NE555 7 1 R3 T1 L1 L2 L3 12 V K 220 V AC BP3 BP2 BP1 C1 6. tantôt au niveau logique 1 . • Il a pour période T.2.63 x (R1 + R2) x C1 . Durée du niveau haut : TL = T= 0.ALI MENTATION ELECTRIQUE 6. • La sortie 3 du circuit NE555 commande un relais qui ferme son contact et permet d'alimenter les 3 lampes. on a besoin de générer un signal logique et périodique.3. • Les durées des niveaux logique.Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement.3.1. comme le montre la figure ci-contre : • Il est tantôt au niveau logique 0. ainsi que la période sont données par : Durée du niveau haut : TH = T= 0. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé. la durée au bout de laquelle il se répète de la même façon.Exemple d'application : Minuterie d'escalier Une application directe de ce montage est une minuterie d'escalier pour un immeuble de 3 étages . • Le potentiomètre P1 permet de varier la durée de temporisation T. 6.

tantôt à 12 V. le capteur "cc" qui est fermé tant que l'essuieglace est en course.Exemple d'application : Commande d'essuie-glace de voiture Le montage ci-dessous représente la partie commande d’un essuie-glace. ce qui donne comme résultat : l’essuie-glace fait un aller retour (en 1 s par exemple) et s’arrête pendant un temps plus grand (3s par exemple) . ce qui le fait fonctionner avec une tension moyenne inférieure de celle la position 1 . le moteur est alimenté par un signal périodique de période 10 ms par exemple). Si on passe de n’importe quelle position à la position 4 (arrêt). Il fonctionne de la façon suivante : • • • • Si le commutateur K est en position 1. Si le commutateur K est en position 3. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 52 ALIMENTATION EN ENERGIE . tantôt à 0 V. le moteur est alimenté par 12V en permanence .ALI MENTATION ELECTRIQUE R1 4 7 R2 2 6 8 3 12 V NE555 C1 1 U 6. et le cycle recommence . permet alors de fait revenir les balais à leur position. dont la durée de 12 V est plus petite que celle de 0V. la vitesse de balayage est plus petite .3. le moteur est alimenté par signal. il risque les balais ne reviennent pas à leur position initiale .3. R1 7 R2 C1 2 1 2 R4 4 12 V 7 R5 C2 2 8 3 NE555 4 8 NE555 3 D M R3 K 4 T1 CC 3 Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. sachant que lasa partie opérative est principalement constituée d’un moteur électrique et d’un système Bielle-manivelle. par conséquent. Si le commutateur K est en position 2.

Stockage : L’accumulateur (1) stocke l’air comprimé issu du compresseur et évite ainsi de faire fonctionner le moteur tout le temps (en continu). Il permet en plus de compenser les variations de pression. Le schéma de la page suivante montre la structure générale du processus de production de cette énergie. 1. Dans les applications courantes. l’accumulateur comporte un robinet de purge.2. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 53 ALIMENTATION EN ENERGIE . une vanne d’isolement et un manomètre.CHAPITRE 2 LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES INTRODUCTION L’énergie pneumatique est couramment utilisée dans la partie opérative d'un système automatisé.Compression de l'air : Un compresseur (7).3.Distribution : La distribution de l’air comprimé s’effectue par un réseau de canalisations en tuyaux métalliques. Une pente de 2% dans le sens de l’écoulement de l’air évacue l’eau de condensation vers un pot équipé d’une purge. aspire et comprime l’air ambiant et l’accumule dans un réservoir (accumulateur). entraîné par un moteur (6). qu'on peut résumer dans 3 phases principales : compression de l'air. 1. 1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : 1.1. Un groupe de conditionnement est souvent installé afin de filtrer et de lubrifier l’air comprimé. L’accès à ce réseau se fait à l’aide de piquages qui doivent être dirigées vers le haut. Pour des raisons de sécurité. son stockage et sa distribution. la pression est de l’ordre de 6 bar.

LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : La force mécanique produite par l’énergie pneumatique est liée à la pression par la relation F = p . Le pascal étant trop petite pour les pressions utilisées dans l’industrie. 1 : Accumulateur 2 : Manomètre 3 : Soupape de sécurité 4 : Vanne d’isolement 5 : Filtre principal 6 : Moteur 7 : Compresseur 8 : Lubrificateur 9 : Filtre – régulateur 10 : Pot de condensation 11 : Purge MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 54 ALIMENTATION EN ENERGIE . On utilise souvent le bar définie par : 1 bar = 105 Pa. S où : • • • F est la force résultante en Newtons p est la pression en Pascals (Pa) S est la surface en m2.

En effet le courant électrique a des effets physiques sur le corps . sans effets irréversible. pas de sensation 2.05 0. il provoque également des brûlures. douleurs. EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE Le passage du courant affecte essentiellement les fonctions respiratoires et circulatoires . La gravité du danger est fonction de l'intensité du courant qui parcourt le corps. Il convient alors de prendre les mesures de sécurité nécessaire pour protéger les biens et les personnes. 1. de son trajet.5 0.5mA Sensation très faible Effet du courant électrique sur le corps humain MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 55 ALIMENTATION EN ENERGIE .02 0.1 0. Risque de fibrillation ventriculaire 0.5 10 50 100 10mA Contraction musculaire (Tétanisation) Principales zones : 1.CHAPITRE 3 LE RISQUE ELECTRIQUE INTRODUCTION : L'utilisation de l'électricité peut présenter des risques d'électrocution et aussi des risques d'incendie. et du temps de passage : t(s) 5 1 0. ceci peut se produire avec direct ou un direct avec un conducteur sous tension. 4.1 0.01 1A 1 2 Arrêt du coeur 3 75mA 4 Seuil de fibrillation cardiaque irréversible 30mA Seuil de paralysie respiratoire 0. Sensation 3. Limite du courant de « non lacher ».

TENSION LIMITE DE SECURITE Selon le type de local. 25V humide pour le s locaux et 50V pours les locaux secs. Courbe de sécurité Exemple : Lors d'un défaut dans un local sec (Ul = 50 V). Ces tensions dites non dangereuses écoulent dans le corps humain un courant inférieur à 30 mA (seuil de paralysie respiratoire).LE RISQUE ELECTRIQUE 2. le dispositif de protection doit couper le circuit en moins de 0. sur la figure suivante on représente le temps de coupure maximal du dispositif de protection en fonction de la tension de défaut. Le danger du courant électrique étant fonction de sa durée de passage . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 56 ALIMENTATION EN ENERGIE .2 secondes. on définit deux types de tension de sécurité. si la tension de contact vaut 120 V.

le principe d’un tel dispositif est de détecter le courant de défaut qui passe à travers la terre et ouvre le circuit. La protection au moyen d'enveloppes et de barrières (coffrets.). 3.LE RISQUE ELECTRIQUE 3. Pour mettre en oeuvre cette mesure. il faut couper automatiquement l'alimentation. 3.1.Contact indirect : Contact des personnes avec des masses mises accidentellement sous tension généralement suite à un défaut d’isolement.Protection contre les contacts indirects En cas de défaut d’isolement. Trois conditions doivent être respectées: L N 220v/24 Alimentation en TBTS par transformateur de sécurité 3..2. on utilise en général le DDR . tableaux.. ce qui offre une protection des biens et des personnes.) qui permettent de rendre le matériel électrique inaccessible. du circuit présentant le défaut.Contact direct : C'est le contact des personnes avec les parties actives des matériels électriques. par éloignement : C'est le cas des lignes aériennes à haute tension et basse tension.4. Mise hors de portée. conducteurs ou pièces sous tension. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : 3. cache bornes.3. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 57 ALIMENTATION EN ENERGIE ... L'utilisation de la TBTS (Très Basse Tension de Sécurité : inférieure à 25 V) Cette mesure consiste à alimenter des circuits sous très basse tension fournie par un transformateur de sécurité.Protection contre les contacts directs : Les principales mesures de protection contre les contacts directs sont : • • • • • Terre L’isolation des parties actives du matériel électrique (gaine.

plus rapide. soit des bandes et pastilles en papier crêpe (transferts autocollants) .CHAPITRE 4 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME INTRODUCTION Le circuit imprimé (CI) est le support de tout montage électronique. Fig1. L'insolation du circuit imprimé et le développement . Il est le lien aussi bien mécanique qu'électrique entre les différents composants. La réalisation du typon . Les étapes principales pour la réalisation d'un CI sont les suivantes : 1. 4. Fig2. Les documents nécessaires à ce travail sont : • • le schéma électrique du système . on établit le dessin électrique appelé "Typon" ou schéma d’implantation de la plaquette de circuit imprimé sur laquelle seront montés les composants entrant dans la composition du dispositif. Présentation : A partir du schéma théorique. composants spéciaux. REALISATION DU TYPON 1. le brochage et les dimensions réelles des composants utilisés (résistances. transistors.1.) . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 58 ALIMENTATION EN ENERGIE . La gravure et le perçage . Dimensions réelles de certains composants Circuit intégré DIL 16 Transistor Résistance Nous pouvons tracer le typon en utilisant 2 méthodes : • manuellement avec du papier calque sur lequel on trace le typant en utilisant : soit de l’encre de chine à l'aide de stylo à pointe tubulaire ou plume godet . Le cuivre assure les liens électriques entre les composants. Circuit Imprimé 1. 3. circuits intégrés. mais nécessite un traceur ou une imprimante. qui trace le typon à partir du schéma théorique . Cette méthode est bien évidemment est la plus utilisée de nos jours : elle est plus facile. cette opération s'appelle "routage". diodes. Le circuit imprimé est une platine de matériau composite recouverte d'une ou de deux couches très fines (35µm ou 70µm) de cuivre. • automatiquement en utilisant un logiciel. etc. La mise en place des composants et leur soudage. 2.

Fig3.54 mm Schéma d'implantation R1 A R2 B D C Schéma électrique MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 59 ALIMENTATION EN ENERGIE . Etude du circuit imprimé : La difficulté d'étude d'un circuit imprimé vient du fait que l'on ne peut pas croiser les bandes de cuivre comme les connexions du schéma théorique sous peine de court-circuit .2. donc le dessin du typon sera souvent très différent du schéma. Le circuit sera composé essentiellement de bandes et de pastilles de cuivre : • pastilles pour la soudure des composants : le trou placé au centre d'une pastille ne peut recevoir qu'une seule connexion de composant (il y a donc autant de pastilles que de broches de composants) . Le dessin du typon se fait à l'aide d'une grille normalisée au pas de 2.54 mm. pour obtenir une position standard des composants. Routage d'un typon à l'aide d'un logiciel Fig4.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1. • bandes pour relier entre elles les pastilles conformément au schéma. Schéma d'implantation d'un montage 2.

2. • Le trou central des pastilles de ø 2 mm sera de 0. Conseils de dessin des bandes et des pastilles Bon Mauvais MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 60 ALIMENTATION EN ENERGIE . • Toujours prévoir la fixation de la carte. • Passage d'une bande près du bord de la carte : au moins 1 mm entre la bande et le bord. Dans ce cas. mais pourra être différentes dans les cas suivants : • Plus minces : circuits miniatures. diodes. du diamètre de l'écrou ou de l'entretoise pour éviter un court-circuit avec la bande.8 à 1 mm.3. etc. etc. 1. • Plus larges : lignes de masses. • Passage de bandes entre pastilles : il doit subsister entre deux pastilles ou entre une bande et une pastille l'équivalent de la largeur d'une bande. • Les composants sont de préférence toujours parallèlement ou perpendiculairement montés.2. lignes a forte densité de courant. forts taux de remplissage. 1.2. Ne jamais prendre l'angle inférieur à 90° (faiblesse risque de décollement de feuille de cuivre) : Fig5. Bandes En général la largeur des bandes sera de 1 mm.2. Pastilles Le diamètre des pastilles dépend de la dimension des pattes du composant : • La valeur courante que nous utiliserons sera de ø 2 mm pour la majorité des composants (presque tous les composants faible puissance courants : résistances.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1. circuits intégrés). Règles générales et conseils pour le tracé des circuits • Deux bandes parallèles seront au moins séparées par la largeur d'une bande. Eviter les angles aigus. • Le chemin le plus court est le meilleur. • Pour les composants spéciaux le diamètre des pastilles sera à la demande. Néanmoins le cas extrême ci-contre est autorisé. les uns par rapport aux autres. il faut aussi se soucier du diamètre du trou de fixation. transistors.1.

3. Décoller le film protecteur comme dans la figure ci-dessus . à une température ambiante d'environ 20°C . Agiter le bac jusqu'à ce que le dessin apparaisse ou se révèle nettement sur un fond cuivré.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 2. INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME La platine utilisée est à l'origine une plaque de verre Epoxy recouverte de cuivre et d'une ou de 2 couches de résine photosensibles. Fermer puis allumer l'insoleuse pendant environ 2min30s. Fig8. 4. Fig7. Insoleuse Ultra Violet Fig6. Plaque présensibilisée Typon Plaque de verre Tube UV Déflecteur Minuterie MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 61 ALIMENTATION EN ENERGIE . Un film protecteur opaque autoadhésif recouvre la résine photosensible comme le montre la figure 6. Utilisation d'une insoleuse 1. le révélateur est essentiellement constitué de soude (produit alcalin). Rincer abondamment à l'eau courante. Plonger la platine dans un bain de révélateur. L’insolation consiste à reproduire le typon sur une par exposition aux rayons ultra violet (UV) à l’aide d’une insoleuse (figure 7). Attention. C’est donc corrosif et il faut manipuler les platines avec des pinces ou avec des gants. La durée peut varier suivant le type de plaque et la puissance des lampes UV. Plaque pré-sensibilisée Les étapes à suivre pour l’insolation et le développement d’un CI sont les suivantes : Eviter de travailler en plein soleil ou avec un éclairage halogène démesuré . 2. La durée est typiquement de 2 min. 6. 7. Placer le typon sur le verre de l'insoleuse avec comme orientation le coté cuivré sur le typon . mais peut varier suivant la qualité du révélateur . 5.

Fig10. Mettre en œuvre le chauffage et la pompe. GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME La gravure consiste à graver le circuit sur la plaque en dissoudrant le cuivre non protégé des UV dans un bain de perchlorure de fer à l’aide d’une graveuse : Les étapes à suivre sont les suivantes : 1. On peut également commencer par implanter les straps (ponts de fils entre deux points de la platine) et les supports de circuits intégrés. 2.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 3. 3. 3. Placer la panne du fer à souder de façon à ce qu'elle soit en contact avec le cuivre de la platine et avec la patte du composant . Laisser la panne encore quelques secondes afin que la soudure s'étale bien. 4. pour ne pas être gêné pour les soudures suivantes. La quantité de soudure apportée est un facteur décisif pour la qualité de la soudure . Une bonne soudure apporte une meilleure tenue mécanique et électrique du circuit. Enlever la plaquette une fois gravée et rincer-la ensuite. évite les faux contacts très lourds à détecter. la gravure sera d'autant plus rapide que le perchlorure de fer est chaud et agité. Mettre la plaquette dans le bain de perchlorure de fer (côté cuivre apparent pour pouvoir le voir pour contrôler l'opération de gravure) . Retirer le fer à souder. 2. Fig9. Pour réussir une bonne soudure : 1. Soudage des composants MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 62 ALIMENTATION EN ENERGIE . La température du bain doit environ 40°C. Graveuse 4. En effet. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE L’implantation consiste à placer et souder les composants électroniques dans la platine. On commence en général par les composants peu encombrants. Laisser chauffer ainsi quelques secondes et ajouter de la soudure au niveau du contact .

EXEMPLE D'APPLICATION : 5. Circuit imprimé : Fig11.1. Côté cuivre Fig13.2. Schéma électrique : On désire réaliser une alimentation stabilisé permettant de fournie une tension positive de +24V. Le schéma électrique d'une telle alimentation est le suivant : D1 Fus TR 1 Pont de Creatz : B1 LM317 C1 C2 R3 C3 R2 +24V 220V – 50Hz R1 0V 5.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 5. Côté composant Fig12. Typon MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 63 ALIMENTATION EN ENERGIE .

Matière d'œuvre en entrée Chaîne d'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR Energie disponible Distribuer L'énergie Energie distribuée Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Pneumatique Préactionneur Contacteur/Relais Distributeur Energie Electrique Pneumatique . d’où l’utilisation des préactionneurs qui assurent la distribution de l’énergie aux actionneurs. On s'intéresse surtout aux énergies électriques et pneumatiques.MODULE 2 PARTIE 2 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE PRESENTATION La partie commande d’un système automatisé met en œuvre une énergie faible. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. qui sont le plus souvent utilisées. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. Elle est donc incapable d’envoyer directement l’énergie nécessaire à l’actionneur .

Sa constitution est comme suit • • • • • • Des pôles principaux de puissance . les pré-actionneurs sont généralement soit un contacteur. Un ressort de rappel . Remarques : • Le contacteur a un pouvoir de coupure (PDC). Un circuit magnétique . une armature fixe et un autre mobile . En effet. sans provoquer des dangers dans l’installation. Une bobine de commande du contacteur. Si elle n’est pas alimentée. soit un relais. 1.PREACTIONNEUR ELECTRIQUE INTRODUCTION CHAPITRE 1 Dans les circuits électriques. Si la bobine est alimentée elle attire l’armature mobile pour actionner les pôles de puissance . le contact en cause provoque un arc électrique qui peut être dangereux pour les biens et les personnes. LE CONTACTEUR Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de l'énergie électrique. On note que le pouvoir de coupure d’un appareillage électrique est sa capacité à couper le courant dans un circuit. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 65 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE . quand on ouvre un circuit en cours de fonctionnement. Un contact auxiliaire (avec possibilité d'additionner au contacteur un bloc de contacts auxiliaires instantanés ou temporisés) . un ressort de rappel ouvre les pôles de puissance.

le préactionneur ne s’utilise pas seul mais associés à une classe d’appareillage typique : sectionneurs. On les désigne par « Sectionneurs porte-fusible ». Ainsi il permet d’assurer la sécurité des personnes qui travaillent sur le reste de l’installation en amont.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES • Pour les faibles tensions continues. LE SECTIONNEUR Le sectionneur est un appareil de connexion qui permet d'isoler (séparer électriquement) un circuit pour effectuer des opérations de maintenance ou de modification sur les circuits électriques qui se trouvent en aval. etc. relais thermique. on utilise généralement le relais électromagnétique qui a pratiquement la même symbolisation : • Généralement. Le sectionneur ne possède aucun pouvoir de coupure. 2. par conséquent. il ne doit pas être manœuvré en charge. dans une chaîne d’énergie électrique. Sectionneur Simple Sectionneur avec fusibles incorporés MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 66 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . On trouve également des sectionneurs qui servent en plus de porte-fusible.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 67 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE .PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 3. Ce contact étant convenablement placé dans le circuit de commande va couper l'alimentation de la bobine du contacteur qui va ouvrir ses pôles de puissances et interrompre le passage de l'énergie électrique au travers du récepteur. ils protègent contre les surcharges et les courts-circuits. ce qui entraîne un échauffement de l'installation pouvant aller jusqu'à sa destruction. Une surcharge est une élévation anormale du courant consommé par le récepteur (1 à 3 In). LES FUSIBLES Les fusibles sont des appareils de protection dont la fonction est d’ouvrir un circuit par fusion d’un élément calibré. se déforme et ouvre le contact auxiliaire de s'ouvrir. pendant un temps donné. Bilame non déformée d = déformation due à l’échauffement provoquée par le passage du courant. La classe aM : ce sont les fusibles d’accompagnement moteur prévus pour la protection contre les courts-circuits et surtout pour la protection des moteurs. C’est donc l'appareillage de commande qui coupe le circuit de puissance est non pas le relais thermique. Le temps de coupure est inversement proportionnel à l'augmentation du courant. mais prolongée dans le temps. 4. On trouve : • • La classe gI ou gG : ce sont les fusibles d’usage général . Le bilame détecte l'augmentation de chaleur. LE RELAIS THERMIQUE Le relais thermique est un appareil de protection capable de protéger contre les surcharges prolongées. L’apparition d’une surcharge se traduit par l’augmentation de la chaleur (effet joule) . lorsque le courant dépasse une valeur précise. Symbole Contact commandé Le relais thermique utilise la propriété d'un bilame formé de deux lames minces ayant des coefficients de dilatation différents.

PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 5. cas où on manœuvre le sectionneur en charge . Si S1 est relâché le contact KM1 du circuit de commande maintient l’alimentation de la bobine du contacteur (mémorisation). Pour arrêter le moteur MAS. ceci a le même effet que le contact auxiliaire du relais thermique. RECAPITULATION : Pour distribuer l’énergie vers l’actionneur. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 68 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . la bobine KM1 n’est plus alimentée et les contacts KM1 (commande et puissance) sont ouverts . ce qui entraîne la rotation du moteur MAS . typiquement un moteur triphasé. ce qui ouvre le circuit de commande . le schéma suivant est généralement adopté : Fonctionnement : • • • • • Si le bouton poussoir S1 du circuit de commande est actionné. On parle alors d’auto maintien . on appuie sur le bouton poussoir Ar. la bobine du contacteur KM1 est alimentée . Le sectionneur porte fusible a aussi un contact auxiliaire noté Q qui s’ouvre avant les contacts Q du circuit de puissance e. Ce contact est appelé « contact de précoupure ». le contact KM1 du circuit de commande se ferme ainsi que les contacts KM1 du circuit de puissance. ce qui ouvre le circuit de commande et protège le moteur MAS . Si au cours du fonctionnement (KM1 fermé de nouveau) il y a une surcharge le relais thermique F s’échauffe. le contact qui lui est associé F s’ouvre.

1. Le tiroir est doté de conduites permettant le passage de l’air entre les différents orifices de la partie fixe. Son dispositif de commande. Le 2ème pour l’utilisation . La partie fixe n’est présentée que par ces orifices : Orifice d’utilisation (Sortie) Partie fixe Orifice d’échappement Orifice d’alimentation (Entrée) Fig 7 : schématisation et principe d’un distributeur Tiroir Un distributeur est caractérisé par : • • • • Le nombre d’orifices . etc. Le dernier pour l’échappement. ventouses. Son tiroir peut occuper 2 positions (position repos et position travail). en particulier le vérin simple effet : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 69 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE .). Chaque position que peut prendre le tiroir est symbolisée par un carré dans lequel les flèches indiquent le sens de circulation de l’air alors qu’un T représente un orifice obturé. Le débit d’air comprimé qu’il est capable de distribuer exprimé en lm-1 . Un distributeur est constitué d’une partie fixe (le corps) et d’une partie mobile (le tiroir) qui peut se déplacer à l’intérieur de la partie fixe selon l’ordre de la PC. Le distributeur 3/2 est destiné aux actionneurs n’ayant qu’un seul orifice d’alimentation.CHAPITRE 2 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Les distributeurs pneumatiques sont les préactionneurs des actionneurs pneumatiques (vérins. Les distributeurs sont classés suivant le nombre de positions possibles et le nombre d’orifices qu’ils possèdent. Sa stabilité (monostable ou bistable) . LE DISTRIBUTEUR 3/2 : Le distributeur 3/2 possède 3 orifices : • • • Le 1er pour l’alimentation .

LE DISTRIBUTEUR 5/2 : En plus d’orifice d’alimentation. Un ressort peut servir comme dispositif permettant le retour du tiroir à sa position initiale.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES • • En position repos. 2 orifices d’échappement. Elle peut être également repéré par les orifices qu’elle met en liaison. provoquée par un ordre de la PC. l’orifice d’alimentation du vérin est relié à l’orifice d’échappement : la tige est maintenue donc rentrée . Par conséquent. Son tiroir peut occuper 2 positions. Fig 7 : Pilotage d’un vérin simple effet par un distributeur 3/2 Sortie S Commande Echappement E Pression P 2. En position travail. La commande du distributeur est représentée par un rectangle accolé à la case qu’elle commute et complétée par un ou plusieurs symboles schématisant la technologie utilisée. le distributeur 5/2 possède : • • 2 orifices d’utilisation . Fig 8 : Pilotage d’un vérin double effet par un distributeur Commande Pression P Pression P 3. Le distributeur 5/2 est utilisé pour distribuer de l’énergie pneumatique au vérin double effet :suivant la position occupée. Il s’agit dans ce cas d’un distributeur monostable. la tige sort. LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : La commande du distributeur a pour fonction de positionner le tiroir dans une position ou dans l’autre. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 70 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . électropneumatique ou manuelle. pneumatique. l’orifice d’alimentation du vérin est mis en liaison avec la source d’air comprimé. l’air comprimé est verrouillé vers l’un des deux orifices d’alimentation du vérin tandis que l’autre est à l’échappement. Elle peut être électromagnétique.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 71 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . • la visualisation du fonctionnement du circuit réalisée conformément aux excitations ainsi choisies.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES La figure suivante donne la schématisation des différents dispositifs de commande : Commande manuelle Commande électrique Commande manuelle par poussoir Commande pneumatique Commande électropneumatique Rappel par ressort Distributeur bistable à commande par pression des deux côtés Distributeur bistable à commande électrique des deux côtés Distributeur monostable à commande électrique et à rappel par ressort 4. • la simulation des commandes par des clics de souris sur les organes de commande. distributeurs. LOGICIELS DE SIMULATION : La simulation sur ordinateur est devenu un outil très important pour la conception des systèmes en différentes technologies. Un exemple de logiciel de simulation pneumatique est donné ci-dessous. etc. Elle a connue une évolution très rapide avec le progrès de l’informatique. un circuit pneumatique peut être étudier par simulation numérique sur un ordinateur personnel avant d’être réalisé réellement. Ainsi. Un logiciel de simulation pneumatique permet : • la saisie de schémas pneumatiques en insérant des objets graphiques tels que : vérin.

ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes.MODULE 2 PARTIE 3 CONVERSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Dans un système automatisé. Puisque l'énergie souvent disponible est électrique et moins encore pneumatique. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. . d’où l’utilisation des actionneurs qui assurent cette fonction de conversion. alors il faut convertir cette énergie disponible en énergie mécanique . souvent la finalité de l'action sur la matière d'œuvre est de nature mécanique.

CHAPITRE 1

ACTIONNEURS ELECTRIQUES
INTRODUCTION
Dans un système automatisé, on trouve différents types d'actionneurs électriques, on cite en particulier les électro-aimants, les électrovannes et les moteurs.

1. ELECTROAIMANT (EA) :
C’est une bobine dont le noyau est mobile. Si l’EA est alimenté le noyau se déplace vers la droite, et si l’EA n’est pas alimenté le ressort de rappel le fait retourner à sa position initiale.

EA alimenté

EA non alimenté

2. ELECTROVANNE :
Elle utilise le même principe des électroaimants pour commander le passage ou le blocage d’un liquide sous pression. Exemple : machine à laver (L’électrovanne commande le passage d’eau).
Bobine de commande

Arrivée du fluide sous pression

Sortie du fluide

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

73

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

3. LE MOTEUR ELECTRIQUE :
C’est l’actionneur le plus utilisé pour transformer l’énergie électrique en énergie mécanique. Selon la nature de la tension électrique utilisée pour l’alimentation (continu ou alternatif). On distingue plusieurs types de moteurs : • Moteur à courant continu. • Moteur asynchrone. • Moteur pas à pas. Quelque soit le type du moteur on distingue la partie tournante (Rotor) et la partie fixe (Stator)

Stator

Rotor

3.1- Moteur à courant continu :
Ce moteur est alimenté par une tension continue (pile, batterie d’accumulateurs, tension stabilisée). 3.1.1- Symbole :

Moteur à aimant permanent 3.1.2- alimentation :

Moteur à inducteur bobiné

Le moteur peut tourner dans les 2 sens suivant la polarité de son alimentation : • Un seul sens de marche :

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

74

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

• Deux sens de marche :

Pour que le moteur tourne dans le premier sens, on ferme les interrupteurs K1 et K3. Et pour qu’il tourne dans le sens inverse, on ferme K2 et K4.

Exercice : Le montage suivant est utilisé pour la commande du store automatisé :

Analyser le montage et compléter le tableau suivant par : sens +, sens-, Arrêt K1 Position Basse

Position Haute K2 Position Haute Position Basse

3.2- Moteur asynchrone :
C’est le moteur le plus utilisé dans les systèmes automatisés, car il présente les avantages suivants : • Une bonne Puissance massique : à puissance égale le Moteur asynchrone est plus léger que le moteur à courant continu ; • Alimentation par le réseau public 220v/380v - 50Hz ; • Facilité de mise au point ; • Un bon couple au démarrage ; • Ne présente aucun balai et collecteur (rotor à cage). Pas de danger pour une utilisation dans un milieu explosif. 3.2.1- Moteur asynchrone triphasé : Ce moteur nécessite une alimentation triphasée. Pour faire fonctionner dans des conditions normales ce moteur, on peut utiliser le montage suivant (démarrage direct) qui prévoit une protection par fusible (contre les courts circuits) et relais thermique (contre les surcharges prolongées).

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

75

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

Schéma de Puissance

Circuit de commande

Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche :

3.2.2- Moteur asynchrone Monophasé : Pour l’utilisation dans le milieu domestique où le triphasé n’est pas fourni par l’ONE, les constructeurs prévoient le moteur asynchrone monophasé.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

76

CONVERSION DE L'ENERGIE

Bobines du moteur Bobines du moteur 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz Fonctionnement sens 1 Fonctionnement sens 2 Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 77 CONVERSION DE L'ENERGIE .ACTIONNEURS ELECTRIQUES Sur la plaque à bornes de ce moteur. Pour assurer un fonctionnement dans les deux sens du moteur on peut utiliser les montages suivants : Exemple d’utilisation : Machine à laver. pour créer le champ tournant. on distingue deux bobines liées par un condensateur afin d’assurer un déphasage de π/2 entre les deux phases.

: ce sont les muscles de la partie opérative du système. sous l’effet des forces dues à la pression de l’air comprimé (voir figure ci-dessous). élever. éjecter. Pour faire sortir la tige. LE VERIN SIMPLE EFFET : Ce vérin produit l’effort dans un seul sens. à l’intérieur duquel se déplace librement un piston muni d’une tige.. le générateur de vide Venturi. LES VERINS : Les vérins se prêtent bien à des mouvements pneumatiques assez analogues à ceux de l’homme. Il n’est donc alimenté que d’un seul coté du piston. Avantage : consommation réduite. CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : un vérin est constitués d’un cylindre. serrer. Le retour à la position initiale s’effectue en général par un ressort. Ce sont des actionneurs qui réalisent un mouvement linéaire à l’endroit même où l’on a besoin d’une force pour transférer. 1. on applique la pression sur la face arrière du piston et pour la faire rentrer. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 78 CONVERSION DE L'ENERGIE . fermé aux deux extrémités. indexer. Energie pneumatique TRANSFORMER L’ENERGIE Vérin Fig 1 : Modèle fonctionnel d’un vérin Energie électrique 2.CHAPITRE 2 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Un actionneur pneumatique est un dispositif qui transforme l’énergie de l’air comprimé en travail mécanique. Parmi les actionneurs pneumatiques les plus utilisés dans les systèmes automatisés on trouve : • • le vérin pneumatique . Piston Face avant Cylindre Face arrière Tige Orifices d’alimentation Fig 2 : Constitution d’un vérin pneumatique 3.. on applique la pression sur la face avant. arrêter.

Cet effort est liée à la pression par la relation : F = p. Avantage : plus grande souplesse d’utilisation. la sortie et la rentrée de la tige s’effectue par l’application de la pression. p est la pression en pascal (Pa) . réglage facile de la vitesse. dispositifs de détection. Efforts Air Symbole Air Fig 4 : Le vérin double effet Remarque : Dans les vérins on peut trouver d’autres fonction complémentaires tel que : amortissement de fin de course.ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Effort Symbole Air Fig 3 : Le vérin simple effet 4.S où : F est l’effort exprimé en newtons (N) . CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : Le fonctionnement d’un vérin dépend des caractéristiques suivantes : • • • Le diamètre du piston . de part et d’autre du piston. 5. La course de la tige . Le choix et le dimensionnement d’un vérin s’effectuent en fonction de l’effort à transmettre. S est la surface en m2 . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 79 CONVERSION DE L'ENERGIE . La pression d’alimentation. capteur de position. Les vérins double effet sont utilisés lorsqu’on a besoin d’effort important dans les deux sens. alternativement. LE VERIN DOUBLE EFFET : Dans un vérin double effet.

Exercice : Le vérin utilisé dans le système Portail doit exercer un effort entrant de 15 N pour ouvrir la porte. Par conséquent. perpendiculaire à la conduite.67 mm D’où : dmax = ( D2 – 4F/p∏ )1/2 6. Symbole Air comprimé Ejecteur Ventouse Fig 6 : Principe du venturi Aspiration MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 80 CONVERSION DE L'ENERGIE . servant à connecter la ventouse. un vérin ayant un piston de diamètre D = 8 mm et alimenté par une pression de 6 bar (60000 Pa) fournit un effort sortant F = (px∏xD2) / 4 soit 3016 N.ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Par exemple. Calculer le diamètre maximal dmax de la tige sachant que le diamètre du piston est D = 8 mm et la pression est de 6 bar ? Solution : On a : F = pxS avec S = Spiston – STige Or Et Soit : Soit : Spiston = ∏xD2 STige = ∏xd2 F = px∏x( D2 – d2 ) / 4 dmax = 5. Un venturi est composé d’un éjecteur muni d’une conduite d’air plus étroite du côté de l’entrée et d’un orifice. EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS : Serrage de la pièce à percer dans le système « Perceuse automatique ». Le passage de l’air comprimé dans le conduit provoque une dépression et entraîne avec lui l’air présent dans l’orifice perpendiculaire. Pièce Serrage Bâti Bâti 7. LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : Un générateur de vide ou venturi est un actionneur pneumatique dont le rôle est de transformer l’énergie pneumatique en surpression en une énergie pneumatique en dépression. une aspiration se produit au niveau de la ventouse.

etc. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. il faut alors transmettre ces mouvements en les adaptant en changeant la vitesse ou le sens ou la nature de mouvement. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes.MODULE 2 PARTIE 4 TRANSMISSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Le mouvement de rotation recueilli par l'arbre de sortie d'un moteur électrique. Pour agir correctement. . ainsi que le mouvement de translation que permet la tige de sortie d'un vérin pneumatique n'est pas toujours bien adapté pour agir directement sur la matière d'œuvre d'un système automatisé.

Schéma: Dessin dans lequel sont utilisés des symboles graphiques indiquant les fonctions des composants et leurs relations. C'est un langage de communication. Il comporte toutes les indications nécessaires et utiles pour la fabrication de la pièce.Dessin de définition: Il représente une pièce et la définit complètement (formes.3. Dessin d'ensemble d'un verrou 1.CHAPITRE 1 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL INTRODUCTION Le dessin technique manuel ou assisté par ordinateur est l'outil graphique le plus utilisé par les techniciens et les ingénieurs pour passer de l'idée à la réalisation d'un objet ou produit. Schéma électronique.Dessin d'ensemble: Il indique comment les pièces sont assemblées et disposées les unes par rapport aux autres. Exemples: Schéma électrique . et représente le mécanisme dans son ensemble. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 82 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS 1.2. Schéma mécanique. universel dont les règles précises sont normalisées internationalement. etc. 1. dimensions).1.

A3. A2.Le cadre : Il délimite la surface de travail sur le format. La série A (A0. • Le format A2 : LA2= LA1 / 2 .55 Dessin de définition de la douille 2/ FORMATS Les dessins techniques sont représentés sur des feuilles de dimensions normalisées appelées : formats. 297 297 210 420 594 3/ ELEMENTS PERMANENTS 3.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 17. • Le format A3 : LA1= LA2 / 2 . • Ses dimensions (L x l) : 1189 x 841 mm. • Le format A4 : LA2= LA3 / 2. On a alors : • Le format A1 : LA1= LA0 / 2 . A3. Un format directement inférieur s’obtient en divisant la longueur par 2. A1. Il se situe à 10 mm du bord de la feuille pour les formats courants (A4. Le format A0 est le format de base . elle est caractérisée par : • Sa surface : SA0 = 1m² . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 420 A4 A3 A2 83 TRANSMISSION DE L’ENERGIE Ø9 .1. A2) et à 20 mm pour les autres formats. A4) normalisée est universellement utilisée.

etc. l’échelle du dessin. bateaux. le symbole de disposition des vues. Il doit toujours être dirigé vers soi. la date. le nom de l’établissement. circuit électronique. Il est symbolisé comme suit : 4/ L'ECHELLE Lorsque les objets sont grands (immeubles. prénom.le repère d’orientation : Il permet d’orienter le dessin. le format. Echelle = Dimensions dessinées Dimensions réelles Exemple : Echelle 1:10 Echelle 1:1 pour la vraie grandeur Exemple : Echelle 1:1 Echelle 1:2 5/ LE CARTOUCHE: Le cartouche est un tableau situé au bas du format et comportant les informations suivantes : le titre du dessin. L’échelle d’un dessin est donc le rapport entre les dimensions dessinées et les dimensions réelles de l’objet. il est nécessaire de faire des réductions ou des agrandissements pour représenter ces objets.2.). etc.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 10 mm Surface de travail Cadre Bord du format 3. automobiles.) ou petites (montres. l’identité du dessinateur (nom. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 84 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . classe).

etc. on le représente à gauche . • Ce qu’on observe en dessous. • Ce qu’on observe à gauche. On trouve 2 types d'écriture : droite et penchée (inclinée).) . les écritures sont réalisées à l’aide d’un trace lettre : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 85 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .) . Par Exemple : Ecriture droite: Rondelle. • Le nombre de chaque pièce (NBR. 2. 6/ NOMENCLATURE : C’est la liste complète des pièces qui constituent un ensemble dessiné. • Le nom des pièces (DESIGNATION) . Elle est liée au dessin par les repères des pièces (1. 3. 7/ ECRITURE : Sur un dessin technique. • La matière de chaque pièce (MATIERE) .). on le représente en dessous. on utilise une écriture normalisée. • Ce qu’on observe en dessous. Dans une écriture les caractères doivent avoir la même hauteur et le même espace entre eux. on le représente à droite . La nomenclature est composée de 5 colonnes : REP NBR DESIGNATION MATIERE OBSERVATION • Le repère de chaque pièce (REP.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL Exemple de cartouche échelle Symbole Format Nom dessinateur date classe Titre du dessin Nom de l'établissement Le symbole de disposition des vues montre la disposition des vues par rapport au dessinateur : Symbole européen Symbole américain • Ce qu’on observe à gauche.). Ecriture penchée: Rondelle. Remarque : En dessin manuel. on le représente en dessus. • Une observation si nécessaire (OBS.

• son épaisseur : fort ou fin. filetages Limites de vues ou de coupes partielles • Contours de pièces voisines • Détail avant plan de coupe • Demi rabattement • Positions des pièces mobiles Continu fin Continu fin ondule ou en zigzag Mixte fin à deux tirets MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 86 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 8/ LES TRAITS : Plusieurs types de traits sont employés en dessin technique. hachures. Un trait est caractérisé par : • sa nature : continu ou interrompu ou mixte . Tableau des différents types de trait : Type Désignation Continu fort Interrompu fin Mixte fin Application ou usage • Arêtes et contours vus • Cadre et cartouche Arêtes et contours cachés • Axes • Plan de symétrie ou de coupe • Elément primitif Ligne d'attache de repères ou de cotes.

CHAPITRE 2 PROJECTION ORTHOGONALE INTRODUCTION Pour être utilisable.2. Exemple : L’image ci contre représente en perspective cavalière la pièce serre-bras du positionneur.1. k = 0. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 87 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . L’inclinaison des fuyantes (angle de fuite α) et le coefficient de réduction sont normalisés : Soit : α = 45°.Définition : La perspective cavalière est une projection oblique parallèle à une direction donnée.But : La perspective cavalière permet de donner en une seule vue une idée globale des formes de l’objet à représenter. Les arêtes perpendiculaires au plan de projection se projettent suivant des droites obliques parallèles appelées "fuyantes" et dont les dimensions sont obtenues en multipliant les longueurs réelles par un même coefficient de réduction k. l’image d’un objet doit être représentée fidèlement. sur un plan parallèle à la face principale de l’objet à représenter. 1.Tracé pratique : La face principale se projette en vraie grandeur. 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE 1. 1.5. afin de donner une idée détaillée sur le fonctionnement dans différentes positions.3. L’antenne parabolique ci-contre doit être présentée sous forme de plusieurs vues. L’image ne doit pas être déformée.

2.Différentes types : Remarques : • • • Si α = β = γ : La perspective est dite isométrique. Si α ≠ β ≠ γ : La perspective est dite trimétrique.PROJECTION ORTHOGONALE Orientations possibles : Haut vers gauche Fuyantes Haut vers la droite Bas vers la gauche Bas vers la droite α Face principale 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE 2.2. c dont la dimension dessinée est égale à la dimension réelle x 0.3-Perspective isométrique : La perspective isométrique d’un cube s’obtient à partir d’un parallélépipède de côté a. Angles de projection : α = β = γ = 120°. Si deux angles quelconques sont égaux : La perspective est dite dimétrique. Par simplicité.Définition : C’est une projection orthogonale de la pièce sur un plan oblique par rapport aux faces principales de la pièce.1. on décrit uniquement le principe de la perspective isométrique. b.82. c a b MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 88 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 2.

b. Méthode par points. c. BB’ = diamètre x 0. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 89 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .PROJECTION ORTHOGONALE Exemple : La perspective isométrique de la pièce serre bras. (par exemple l’axe AA’ est perpendiculaire à l’arrête c).Tracé des ellipses : Les faces du cube ne sont pas parallèles au plan de projection. Un cercle devient une ellipse en projection isométrique. a B b A A c B’ Il existe deux méthodes de traçage : • • Méthode au compas. Tout cercle appartenant à une face du cube se projette donc suivant une ellipse. Grand axe Petit axe Remarques : • • Les grandes axes des ellipses sont respectivement perpendiculaires aux arrêtes a. 2.4.58. Les directions des axes des ellipses peuvent être déterminées par les diagonales des faces : AA’ = diamètre en vraie grandeur. Il est possible de construire une ellipse lorsque l’on connaît son grand axe AA’ et son petit axe BB’.

l’objet et le plan de projection(dessin). Les lignes de projection sont parrallèles entre elles et perpendiculaire au plan de projection. 3. Il existe principalement 2 types de projection : • • Projection européenne . Projection américaine.2.Définition c’est la projection orthogonale sur les plans de projection d’un objet dont la face principale est parallèle au plan de projection.Projection Européenne : 3. 3.Principe : On imagine la pièce à l’intèrieur d’un cube et on projette l’objet sur les six faces : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 90 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Cette projection nécessite la présence de trois éléments : l’oservateur.1.2.1. on est ramené de passer d’une représentation en perspective à une représentation en vues.PROJECTION ORTHOGONALE 3/ PROJECTIONS ET VUES Pour mieux décrire la géométrie d’un objet.

Disposition des vues : On développe le cube de projection et on obtient six vues géométrales sur le même plan : 1 : Vue de Face. 5 : Vue de Dessous. 3 : Vue de Dessus. 6 : Vue d’Arrière. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 91 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2. 4 : Vue de Droite.2.PROJECTION ORTHOGONALE 3. 2 : Vue de Gauche.

4 Règles d’exécution du dessin : • • • • • • Choisir comme vue de face la vue la plus représentative . Correspondance verticale. Il y a correspondance (alignements) entre les vues : Correspondance horizontale.PROJECTION ORTHOGONALE Remarques : • • Les vues sont nommées selon la position de l’observateur par rapport à la vue principale.Exemple : la pièce serre-bras du positionneur est dessiné en perspective isomètrique et vues : vue de face. Ne dessiner que les vues nécessaires et suffisantes pour définir complètement la pièce avec un minimum de parties cachées . Observer la correspondance entre les vues . 3. Correspondance en équerre.2. Ne pas dessiner les faces du cube .2. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 92 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . vue de gauche et vue de dessus : en trois 3. Ne pas inscrire les noms des vues . Ne pas laisser apparaître les lignes de rappel.3.

Torsion. le bois ou le gaz naturel. le pétrole. de mettre au point des matières plastiques (polymères) synthétiques à partir d'éléments naturels comme le charbon. Ténacité : Aptitude d’un métal à résister aux efforts progressifs (Traction.CLASSIFICATION DES MATERIAUX : 2. Fluidité : Aptitude d’un métal à l’état liquide. Remarque : Par extension le nom de métal est attribué à tous les alliages de métaux purs que nous utilisons communément. Soudabilité : Aptitude d’un métal à subir une soudure sans risque de crique. de les mélanger pour fabriquer des alliages. Flexion). de concevoir des matériaux composites de plus en plus utilisés dans les industries du transport. sous la chaleur.Propriétés mécaniques : • • • • • • • Fusibilité : Aptitude d’un métal à fendre. Compression. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 93 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . à remplir les empreintes d’un moule.1. Ductilité : Aptitude d’un métal à être étiré en fil. 1.CHAPITRE 3 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX INTRODUCTION Le progrès technique a permis de produire des matériaux élaborés : • • • • d'extraire des métaux à partir de minerai.PROPRIETES DES MATERIAUX : 2. Elasticité : Aptitude d’un métal à revenir à sa forme initiale après avoir subit une déformation. Malléabilité : Aptitude d’un métal à être déformé à chaud ou à froid par pression ou par choc.

Conductibilité thermique : Aptitude d’un métal à diffuser la chaleur. Conductibilité électrique : Aptitude d’un métal à faciliter le passage du courant électrique. Densité : la densité est utilisée pour déterminer la masse des organes. Résilience : Aptitude d’un métal à s’opposer aux efforts brusques (chocs).NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Propriétés pratiques : • • Dureté : Aptitude d’un métal à s’opposer à la pénétration d’un corps dur.1. 5 % d’allongement après rupture 4. 3.DESIGNATION DES MATERIAUX : 4.2.Aciers non alliés : Aciers d'usage général S 235 : 235 Mpa de résistance élastique GE 360 : G : acier moulable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 94 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .200 : 200 Mpa de résistance à la rupture Fontes malléables et à graphite sphéroïdal EN-GJMW-400-5 EN-GJS-400-15 : 400 Mpa de résistance à la rupture.Propriétés physiques : • • • • Masse spécifique : La masse de l’unité de volume d’un matériau en Kg/m3. 2.SYMBOLES DES MATERIAUX : Symbole Al Sb Ag Be Bi B Cd Ce Cr Co Cu Sn Fe Elément d’alliage Aluminium Antimoine Argent Bérylium Bismuth Bore Cadmium Cérium Chrome Cobalt Cuivre Etain Fer Symbole Ga Li Mg Mn Mo Ni Nb Pb Si Sr Ti V Zn Elément d’alliage Gallium Lithium Magnésium Manganèse Molybdène Nickel Niobium Plomb Silicium Strontium Titane Vanadium Zinc 4.2.Les fontes : Fontes à graphite lamellaire : EN-GJL.

05 % de carbone Cr : chrome Ni : nickel 18 : 18 % de chrome 10 : 10 % de nickel 4.5.36 % de carbone Ni : nickel Cr : chrome Mo : molybdène 16 : 4 % ( 16 / 4 ) de nickel Multiplié par 4 pour Cr.5 : aluminium à 99.Alliages d'aluminium Aluminium et alliages d'aluminium de fonderie Al 99. Co. Mn. W Multiplié par 10 pour les autres Aciers fortement alliés X 5 Cr Ni 18-10 : 5 : 0.40 % de carbone GC 25 :G : acier moulable 4.Aciers alliés Aciers faiblement alliés 36 Ni Cr Mo 16 : 36 : 0.5 % Al Cu 4 Mg Ti : Cu : cuivre 4 : 4 % de cuivre Mg : magnésium Ti : titane Alliages d'aluminium corroyés EN AW-2017 [Al Cu 4 Mg Si] : Al : aluminium 4 : 4 % de cuivre Cu : cuivre Mg : magnésium 4.3. Si.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Aciers non alliés C 40 : 0.Alliages de cuivre Laiton Cu ZN 15 : Cu : cuivre Zn : zinc 15 : 15 % de zinc MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 95 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .6. Ni.

8.Les plastiques Les thermoplastiques PA 11 : PA : polyamide 11 : type 11 ( 11 atomes de carbone ) PTFE : polytétrafluoréthylène Les thermodurcissables PF 21 : phénoplaste (bakélite) EP : époxyde (araldite) UP : polyester Elastomères Chloroprène ( néoprène ) Acrylique Polyuréthane Mousses PS: polystyrène expansé PUR: polyuréthane expansé 4.9.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Bronze Cu Sn 8 Pb P : Cu : cuivre Sn : étain 8 : 8 % d’étain P : phosphore 4.7.Alliages de zinc moulés ZA 8 : Z : zinc A : aluminium 4.Composites Composite = matrice + renfort Matrices EP: époxyde UP: polyester Renforts FV: fibre de verre FC: fibre de carbone FA: fibre d’aramide (kevlar) MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 96 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

en trait mixte fin terminé par deux traits forts. Repérer le plan de coupe par une même lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche. LES COUPES : 1. • Hachurer la section.Méthodes de représentation: • • • • • Repérer le plan sécant.Coupes particulières : 1. • Désigner la coupe par les mêmes lettres majuscules que le plan de coupe. Disposer et dessiner la coupe comme une vue normale en regardant dans le sens indiqué par les flèches.1. par sa trace.4.But : Les coupes améliorent la clarté et la lecture du dessin en permettant de voir les formes intérieures d’une pièce. 1.3. Demi coupe : ½ coupe A-A MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 97 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 1. Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts. Supposer et pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située coté flèches.4.Définition : Une coupe représente la section et la fraction de la pièce située en arrière du plan sécant (Plan de coupe).2. 1.1.CHAPITRE 4 LES COUPES – LES SECTIONS 1.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 98 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .4. 1.But : Les hachures sont utilisées pour mettre en évidence la section d’une pièce.5.5.3.5 à 5mm.5.LES COUPES – LES SECTIONS 1. Règle : On ne coupe jamais une nervure par un plan parallèle à sa plus grande face.2.Hachures : 1.4.Exécution des hachures : Elles sont tracées en traits fins régulièrement espacés. La distance entre deux hachures varie de 1.1. Coupe brisée à plans parallèles : 1. 1.Coupe des nervures.4.2. Coupe brisée à plans sécants : 1.4.

LES SECTIONS : 2.3.2. • Les hachures ne traversent jamais un trait fort. 2.4. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 99 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1. • Les différentes parties de la section d’une même pièce sont hachurées d’une même manière.Section sortie : La section sortie est dessinée à l’extérieur de la vue principale.Règles importantes : • Les hachures doivent être inclinées de préférence à 45°. 2.1. 60° ou 30° par rapport aux lignes principales du contour d’une pièce.3.Différentes hachures : Métaux ferreux (Aciers.LES COUPES – LES SECTIONS 1.Définition : Une section représente la partie d’une pièce située dans le plan sécante.5.But : Les section permettent d’éviter les vues surchargées en isolant les formes que l’on désire préciser. 1.Différentes sections : On distingue deux sortes de sections : 2. • Les hachures ne s’arrêtent jamais sur un trait interrompu fin. fontes) Cuivre et alliages de Cuivre Aluminium d’Al i i et alliages Matières plastiques et isolantes 2.3.5.

2. • Dessiner en trait continu fort.Section rabattue : La section rabattue est dessinée en surcharge sur la vue principale. • Désigner la section par les même lettres majuscules que le plan sécant. Ne pas mettre de lettre. le plan sécant dans le plan de dessin. • Hachurer la section.LES COUPES – LES SECTIONS Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin. • Repérer le plan de la section par une lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche. en regardant dans le sens indiqué par les flèches. • Hachurer la section. 2. • Dessiner en trait continu fin la surface de la pièce contenue dans le plan sécant. • Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts. la surface de la pièce contenue dans le plan sécant. • N’indiquer le sens d’observation que s’il peut y avoir confusion. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 100 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin. • Amener par une rotation de 90°. auteur de l’axe de la section. • Supposer la pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située côté flèche. les hachures peuvent couper un trait fort. terminé par deux traits forts.3. Remarque : Bien que cela à éviter.

Exemple : Une pièce cylindrique est mathématiquement cylindrique. Ces surfaces sont appelées surfaces fonctionnelles qui sont de deux types : surfaces de mise en position (MIP) et surfaces de maintien en position (MAP).CHAPITRE 5 LES LIAISONS MECANIQUES 1.1. En mécanique les deux mouvements élémentaires rencontrés sont : Translation Exemples : mouvement de la porte d’un lecteur CD Mouvement du mors mobile d’un étau Rotation Exemples : mouvement de roue d’une bicyclette Mouvement d’une porte par rapport au cadre 2.Nature des contacts • Contact ponctuel : La zone de contact est réduite à un point. LIAISON MECANIQUE On dit que deux pièces sont en liaison si elles sont en contact par l’intermédiaire de surface(s) ou de point(s). Dans un mécanisme une pièce peut être fixe ou mobile par rapport à une autre pièce. HYPOTHESES • Les pièces sont supposées indéformables. donc la notion de mouvement est relative. supposée sans défauts. 3. MOUVEMENT Pour définir le mouvement d’une pièce. • Les formes sont supposées géométriquement parfaites. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 101 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . il faut spécifier une référence par rapport à laquelle ce mouvement se fait . parfaitement et 3. Contre-exemple : Ressorts.

y Ry Rz x z Rx Rx : Rotation autour de l’axe x Ry : Rotation autour de l’axe y Rz : Rotation autour de l’axe z Il existe donc 6 mouvements élémentaires permettant de définir n’importe quelle combinaison de translation et de rotation.2. Le nombre de mouvements non autorisés par une liaison est appelé degré de liaison. • Contact surfacique : La zone de contact est une surface (plan.LES LIAISONS MECANIQUES • Contact linéique : La zone de contact est réduite à une ligne. y Ty Tz x z Tx Tx : Translation le long de l’axe x Ty : Translation le long de l’axe y Tz : Translation le long de l’axe z Une rotation peut être définie à l’aide de trois rotations élémentaires. pas forcément droite.3. etc. 3. cylindre. sphère.) 3.Degré de liberté Une translation peut être définie à l’aide de trois translations élémentaires. Dans une liaison on a toujours la relation : Les degrés de liberté + Les degrés de liaison = 6 Autrement dit : Les mouvements possibles + Les mouvements impossibles = 6 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 102 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Définitions: • • • Le nombre de mouvements autorisés par une liaison est appelée degré de liberté et dépend de la nature et du nombre de surfaces en contact.

5. REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS 4.Repère local A chaque liaison élémentaire.Liaisons élémentaires Une liaison élémentaire entre deux solides S1 et S2. Une surface géométrique élémentaire peut être plane.Liaison ponctuelle Symbole plan Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rz=1 Tx=1 Ty=1 Tz=0 Symbole spatial Ballon sur le sol MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 103 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .4. est associé un repère local qui est construit à partir des caractéristiques géométriques du contact. Ce repère est défini par : • • L'origine : centre géométrique de contact 3 axes choisis en fonction des caractéristiques mathématiques de la surface de contact Exemple : z o x y 4. est construite par contact d'une surface géométrique élémentaire de S1 et une surface géométrique élémentaire de S2. Contacts possibles : Contact plan/plan Contact plan/cylindre Contact plan/sphère Contact sphère/sphère Contact cylindre/cylindre Contact sphère/cylindre 3. cylindrique ou sphérique.LES LIAISONS MECANIQUES 3.1.

LES LIAISONS MECANIQUES Exemples de Solutions z z y x Une sphère sur un plan x y Un plan de faible étendue sur un plan 4.2.Liaison pivot Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Roue d’une moto par rapport à l’axe Rz=0 Tz=0 Exemple de Solution z Deux cylindres de faible longueur et un petit plan contre des surfaces similaires y x MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 104 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

Symbole spatial Piston d'une seringue Exemple de Solution Un cylindre dans un cylindre suivant le même axe z x y 4.4.LES LIAISONS MECANIQUES 4.3.Liaison pivot glissant Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Rz=0 Tx=0 Ty=1 Tz=0 .Liaison glissière Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=0 Rz=0 Un tiroir d’un meuble Tx=1 Ty=0 Tz=0 Symbole spatial Exemple de Solution Contact suivant plusieurs plans différents MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 105 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

LES LIAISONS MECANIQUES 4.Liaison hélicoïdale Exemple Degré de liberté Rx=1 Tx=1 Symbole plan Ry=0 Rz=0 Vis de manœuvre d'un serre-joint Ty=0 Tz=0 Symbole spatial MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 106 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Liaison rotule Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rotule d’un positionneur d’antenne parabolique Symbole plan Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Rz=1 Tz=0 4.Liaison appui plan Exemple Degré de liberté Rx=0 Tx=1 Symbole plan Ry= Rz=1 Assiette sur la table Ty=1 Tz=0 Symbole spatial 4.7.5.6.

Il met en évidence les mouvements possibles entres les classes d'équivalence. Cette famille de pièces s’appelle classe d’équivalence.Liaison encastrement Exemple Degré de liberté Rx=0 Ry=0 Rz=0 Tx=0 Ty= Tz=0 Symbole spatial Symbole plan Pièces assemblées par boulons y z Pièces soudées x 5. Exemple E4 Z E3 Y E1 X E1 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 107 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .LES LIAISONS MECANIQUES 4. Un schéma cinématique est basé sur la représentation normalisée des liaisons usuelles.8. Schéma cinématique minimal Un schéma est une représentation simplifiée d’un ensemble d’éléments organisés en familles de pièces tel que tous les éléments de cette famille n’ont aucun mouvement les uns par rapport aux autres.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 108 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Pour remonter.1. on doit changer une ou plusieurs pièces.Fonction principale d'une liaison complète Pièce 1 FP Liaison complète Pièce 2 FP : éliminer tous les degrés de liberté entre les deux pièces 1. à éliminer tous les degrés de liberté.1.2. 1. 1. 1/ LIAISONS COMPLETES Assurer une liaison encastrement entre deux pièces revient. entre autres.Démontrabilité Une liaison encastrement peut être démontable ou indémontable. 1.2.Liaison encastrement indémontable : Une liaison encastrement indémontable est une liaison que l’on ne peut pas démonter sans détériorer des surfaces fonctionnelles. On peut alors remonter les pièces sans en changer une seule.CHAPITRE 6 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS INTRODUCTION La conception d’une solution technologique pour satisfaire une fonction technique nécessite.2. de choisir des surfaces fonctionnelles de liaisons permettant une précision et bon de rendement.Liaison encastrement démontable : Une liaison encastrement démontable est une liaison que l’on peut démonter sans détériorer les surfaces fonctionnelles. sur le plan cinématique.2.

Longueur libre . Longueur filetée.3. a/ Vis d'assemblage : La pression est exercée par la tête. Principales caractéristiques : Forme de la tête .3.CONSTRUCTION DES LIAISONS 1. Il existe deux types de vis : vis d’assemblage et vis de pression.Fonctions techniques d'une liaison complète démontable FT11: surface plane FT1: Mettre en position FT12120: surface cylindrique FT13: surface conique FT21: vis de fixation FT22: boulons FT23: goujons FP1: Réaliser une liaison complète démontable FT1: Maintenir en position FT24: goupilles FT25: clavettes FT26: solutions particulières FT3: Transmettre les efforts FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence 1.1.Les vis de fixation : Les vis de fixation servent à réunir plusieurs pièces par pression des unes sur les autres. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 109 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

b/ Vis de pression : La pression est exercée par l’extrémité. Principales caractéristiques : Forme de la tête ; Longueur libre ; Forme de l’extrémité.

1.3.2- les boulons :

Un boulon est constitué d’une vis et d’un écrou. Les pièces à assembler, sont alors simplement percées ; l’assemblage est obtenu par pression des unes sur les autres.

1.3.3- les goujons :

Un goujon est composé d’une tige filetée à ces deux extrémités et d’un écrou. Les deux parties filetées sont toujours séparées par une partie lisse.

1.3.4- les goupilles : Les goupilles sont des organes de liaison simples et peu coûteux, utilisées pour : immobiliser un composant ; positionner un composant par rapport à un autre.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

1.3.5- les clavettes: Ce sont des organes mécaniques permettant d'éliminer la rotation entre deux pièces. Dans une liaison complète, les clavettes sont accompagnées d'autres éléments notamment les écrous, les rondelles et les anneaux élastiques (circlips). a/ Les écrous :

Ce sont des composants associés à un boulon ou un goujon ou une tige filetée quelconque pour assurer une liaison démontable.

b/ Les rondelles : Éléments mécanique utilisés notamment pour augmenter la surface de contact de la vis ou l'écrou avec l'une de pièce à lier .d'autres rondelles sont utilisées pour empêcher le desserrage des vis ou l'écrou : rondelles de freinage c/ Les circlips ou Anneaux élastiques : Ce sont des composants mécaniques utilisés pour arrêter des pièces en translation

1.3.6- Solutions particulières : Moyeu fendu Coincement conique

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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DES

LIAISONS

2. FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE
FT11: surface principale plane FT1: Mettre en position

FT12: surface principale cylindrique

FT13: surface principale conique

FT21: rivetage FT22: soudage

FP1: Réaliser une liaison complète indémontable

FT1: Maintenir en position

FT23: collage

FT24: solutions particulières FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence

FT3: Transmettre les efforts

2.1- Soudage :
Le soudage consiste à assembler deux ou plusieurs pièces d'une façon permanente, tout en assurant entre elles la continuité de matière soit par fusion locale des pièces soit par fusion d'un autre élément.

Exemple de pièces soudées

2.2- Rivetage :
Le rivetage consiste à assembler des pièces par déformation d'un composant mécanique appelé "rivet" ; cette déformation se fait à froid ou à chaud.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

2.3- Collage :

Les assemblages collés réalisent une liaison encastrement d’un ensemble de pièces en utilisant les qualités d’adhérence de certaines matières synthétiques.

3/ GUIDAGE EN ROTATION
La solution constructive qui réalise une liaison pivot est appelée guidage en rotation. Le guidage en rotation est nécessaire dans de nombreux cas (arbre de moteurs électriques, roues de véhicules, etc.). 3.1- Schématisation cinématique normalisée de la liaison pivot
y y
Degré de liberté

y x

T x 0 0 0

R 1 0 0

On appelle :

x

z

z

y z

arbre le contenu, logement ou alésage le contenant. 3.2- Fonctions techniques : Positionner l’arbre et le logement ; Permettre un mouvement relatif (rotation) ; Transmettre les efforts. 3.3- Solutions constructives 3.3.1- Contact direct
Le guidage en rotation est obtenu par contact direct des surfaces cylindriques arbre/logement. Des arrêts suppriment les degrés de liberté en translation (Epaulement et circlips). Avantage Coût moins élevé Inconvénient Frottements

Contact direct

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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TRANSMISSION DE L’ENERGIE

Bagues de frottement (Coussinets) Le principe du contact direct est amélioré en interposant des bagues de frottement qui vont diminuer le coefficient de frottement. Coussinets 3. L’arbre est monté glissant dans le coussinet. il supporte des efforts axiaux. Lorsque le coussinet dispose d’une collerette (comme celui représenté à gauche). Les coussinets sont des bagues cylindriques en bronze ou en matière plastique. on diminue les pertes de puissance.2.3.3.CONSTRUCTION DES LIAISONS 3. b/ Constituants : Un roulement est constitué en général de : BE : Bague extérieure en contact avec l’alésage BE BI : Bague intérieure en contact avec l’arbre ER : Eléments roulants C C : Cage ( support d’éléments roulants) Les éléments roulants peuvent être : Des billes Des rouleaux cylindriques Des rouleaux coniques Des aiguilles BI ER Bielles Rouleaux Aiguilles c/ Principaux types de roulements MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 114 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . montées serrées dans l’alésage.Les roulements a/ Principe : En remplaçant le frottement de glissement par du frottement de roulement.3.

Guidage à section cylindrique Surface prismatique Les surfaces fonctionnelles cylindriques ne suppriment pas la rotation .1. 4.CONSTRUCTION Roulements rigides à une rangée de billes Roulements à billes à contact oblique DES LIAISONS Roulements à rouleaux coniques 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION Le guidage en translation est la solution constructive qui réalise une liaison glissière entre deux pièces ou ensembles de pièces.1.Surfaces fonctionnelles : Dans un guidage en translation les surfaces fonctionnelles peuvent être cylindriques ou prismatique : S2 Surfaces fonctionnelles S1 S2 S1 S1 Surface cylindrique 4.2. Le guidage en translation doit réaliser. deux fonctions : • • FT1 : Assurer un mouvement relatif de translation rectiligne . donc elles nécessitent un obstacle ou utilisation de deux surfaces cylindriques. FT2 : Transmettre et supporter les efforts.Schématisation cinématique normalisée de la liaison glissière y x y z y Coulisseau Degré de liberté x T z x y z 1 0 0 R 0 0 0 Glissière La partie mobile est appelée coulisseau et la partie fixe (en général liée au bâti) est appelée glissière. 4.2. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 115 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . en phase d’utilisation. Le seul mouvement relatif possible entre les deux pièces ou ensembles de pièces est une translation rectiligne.

Section en I Section rectangulaire Guidage en queue d’aronde Guidage plan + V 4.Guidage à section prismatique : Les guidages de type prismatique associent des surfaces de contact planes.2. Les figures suivantes indiquent des exemples de solutions : Cage à éléments roulants Cage Élément Roulant Une rangée de billes Douille à billes Bague extérieure Plaquette D’arrêt rails Cage Joint MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 116 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Guidages par interposition d’éléments roulants Les guidages par éléments roulants constituent une famille de composants standard dont le principe est de remplacer le glissement par du roulement.2.3.CONSTRUCTION Clavette + rainure Vis + rainure DES LIAISONS Deux surfaces cylindriques Cannelures 4.

Un moyeu : En liaison par clavetage avec l'arbre. Bielle-Manivelle.COURROIES 1. • Transmission avec transformation de mouvement.Fonction et schématisation Transmettre par adhérence. 1. Accouplements.1. Pignons et chaîne. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés. 1/ POULIES . Cames. Un bras ou toile. on distingue : • Les systèmes de transmission sans transformation de mouvement : Poulies-courroies .CHAPITRE 7 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT INTRODUCTION Dans la transmission de mouvement. à l'aide d'un lien flexible appelé "courroie".2. Engrenages. Remarque : Les poulies étagées assurent une variation de vitesse.Poulies : Composition : • • • Une jante : Elle reçoit la courroie. Système vis-écrou . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 117 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

s-1 ( ω = 2 π N) 1. permet la transmission de puissances importantes.Vitesse Linéaire D’une Courroie ω1 D = 2 ω2 2 2 Avec : ω : Vitesse angulaire de la poulie en rad. convient pour transmettre de fortes puissances (poulie à gorges multiples). silencieuse et sans glissement. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 118 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .4. convient pour de grandes vitesses et des puissances moyennes.Avantages et Inconvénients Avantages .3. 1. Bonne adhérence. Excellente adhérence.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 1. D1.5. Transmission par obstacle.Possibilité de faire varier l’entraxe .Rapport de transmission irrégulier (Si glissement de la courroie et de la poulie) . D2 : Diamètres des poulies. r : Rapport des vitesses r= N 2 D1 = N 1 D2 D V = 1 1. Courroie ronde Courroie crantée Réservé à de petits mécanismes avec de faibles puissances. silencieuse.Rapport Des Vitesses N1.Fonctionnement silencieux Inconvénients .Nécessité d’un galet enrouleur ou tendeur de courroie comme l’indique la figure ci-dessous.Différents types de poulie-courroie Courroie plate Courroie trapézoïdale Courroie Poly-V Simple. N2 : Fréquences de rotation des poulies en tr/min.6.Coût d’achat et d’installation réduit .

N1. à laide d’un lien rigide articulé appelé chaîne. sans glissement.2.Rapport des vitesses Z1. Z2 : Nombre de dents des pignons.Types de chaînes N 2 Z1 = N1 Z 2 Maillon Maillon démontable Joue démontable Attache rapide Fermeture de la chaîne 3/ ENGRENAGES 3.3.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 2/ PIGNONS ET CHAINE 2. r= 2.1. 2.Fonction et schématisation Transmettre. N2 : Vitesse de rotation des pignons. un mouvement de rotation continu entre deux arbres rapprochés. par obstacle.Fonction Transmettre. grâce à 2 roues dentées : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 119 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés parallèles.

Types d’engrenages Suivant la position relative des axes des roues.4.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT • • • • On appelle "pignon" la plus petite des deux roues dentées .3. on distingue : Engrenages PARALLELES Engrenages CONCOURANTS Engrenages GAUCHES Axes parallèles Axes concourants Axes pas dans le même plan 3. On appelle "roue" la plus grande des deux roues dentées . Roue dentée A Roue dentée B 3. Si la roue dentée (A) entraîne la roue dentée (B) : La roue dentée (A) est menante .Engrenages parallèles a denture droite Type PIGNON-ROUE Contact Représentation normalisée Schéma cinématique Extérieur Le sens de rotation est inversé PIGNON-ROUE INTERIEURE (ou couronne) Intérieur MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 120 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . La roue dentée (B) est menée.2.Types de contact : Contact EXTERIEUR Contact INTERIEUR 3. Une combinaison d’engrenages s’appelle un train d’engrenages.

Remarque : Lorsque deux roues dentées sont en prise.Caractéristiques principales Extérieur Pas Diamètre primitif • • • • Nombre de dents : Z.Représentation et schématisation. Diamètre primitif : d = m.6.π.Rapport de transmission (Raison d’un engrenage) Z1 : Nombre de dents de la roue menante. 3. Z2 : Nombre de dents de la roue menée. N2: Fréquence de rotation de la roue menée en tr/min. Pas : P= m. Module : m.1. Représentation d’une roue et vis sans fin Schéma cinématique d’une roue et vis sans fin MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 121 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .5. N1: Fréquence de rotation de la roue menante en tr/min.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT PIGNONCREMAILLERE Le sens de rotation est conservé Transformation de la rotation du pignon en mouvement de translation de la crémaillère 3. r= N 2 Z1 = N1 Z 2 4/ ROUE ET VIS SANS FIN 4. le module et le pas sont identiques.Z .

2. 5. les arbres doivent être parfaitement alignés. d’une façon temporaire ou permanente.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 4. Il est alors utilisé dans certains appareils de levage.Accouplements Rigides : Aucun mouvement relatif entre les arbres n'est possible. Exemples : Accouplement flexible mécanique à lacet Accouplement flexible mécanique à chaîne MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 122 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . la liaison entre deux arbres sans changement de vitesse et du couple. Exemple : Accouplement industriel rigide à coquille Coquille Clavette 5.Accouplements élastiques (flexibles) : Ils permettent un léger déplacement de la position relative des arbres.Rapport de transmission Avantage : Rapport de transmission faible (Grand rapport de réduction de vitesse) Inconvénient : Mauvais rendement Remarque : le système roue et vis sans fin est généralement irréversible (la roue ne peut entraîner la vis).3. 5/ ACCOUPLEMENTS 5.Fonction et schématisation : Assurer.1.2.

suppriment le frottement.2 Vis-ecrou à billes Principe de fonctionnement La liaison entre la Vis et l’écrou est réalisée par l’intermédiaire de billes (éléments roulants). interposées entre les filets de la Vis et de l’écrou.4.Joints universels Le joint universel est un mécanisme d’accouplement qui permet d’accommoder des désalignements angulaires jusqu’à 20° et des désalignements parallèles importants quand ils sont utilisés en paire. Les billes.1 Fonction Transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation et réciproquement. Exemple : mors mobile d’un étau. les billes sont ramenées à leur point d’origine par un canal de transfert à l’intérieur de l’écrou. SYSTEME VIS-ECROU 6. Exemple : Joint de CARDAN simple Représentation d’un joint de CARDAN Croix Coussinet Fourchettes Fourchettes 6. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 123 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 5. Pour assurer une circulation continue. Ecrou Vis 6.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 124 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 6. Emplois - Chariot de commande numérique Élévateur Vérin électrique ou pneumatique (porte de TGV) Vérin mécanique avec réducteur Vérin électrique motorisé 7. SYSTEME BIELLE MANIVELLE Transformer un mouvement de rotation circulaire continu en un mouvement rectiligne alternatif et réciproquement.3 Avantages et Inconvénients Avantages Rendement élevé Vitesses de déplacement élevées Grande précision de guidage Pas de jeux à rattraper Inconvénients Par Rapport A un Système Vis-Ecrou Classique Prix élevé Montage complexe Moins rigide Lubrification généralement indispensable.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 125 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Chaque vue est crée individuellement . LOGICIELS CAO Les logiciels de CAO peuvent travailler en mode 2D ou 3D ou les deux. Création d'une pièce à partir d'une autre déjà dessinée. d'en préparer la fabrication. INTERET DE LA CAO Les logiciels de CAO facilitent et accélèrent la création d'un dessin par : • • • Insertion des éléments standards (vis.CHAPITRE 8 REPRESENTATION VOLUMIQUE La Conception Assistée par Ordinateur (CAO) est un ensemble d’outils et techniques utilisés dans une ou plusieurs phases du développement d’un produit en utilisant l'ordinateur.1.CAO -2D : L'espace de travail est limité aux deux dimensions (x. etc. 2. roulements. y). le logiciel n'établit aucune relation ou lien entre les vues tracées et il ne peut générer ou construire une vue supplémentaire à celles déjà affichées. permettent par exemple de créer des pièces mécaniques.) . Utilisation des fonctions d'aide. de les assembler et de simuler leur comportement ou leur fonctionnement. 1. Bibliothèque d'éléments standard 2. écrou. Ces outils logiciels.

2.REPRESENTATION VOLUMIQUE Exemples d'application: • • • Dessin par vues multiples . 2. MODELEUR VOLUMIQUE Un modeleur volumique est un logiciel de conception mécanique 3D qui permet de créer : • • • Des pièces . Y 2. Un grand nombre de logiciels CAO contiennent à la fois un modèle 2D et un modèle 3D.CAO-3D : X En CAO-3D un objet est défini dans les trois dimensions de l'espace (x. le passage de l'un à l'autre est possible. z). Les dessins schématiques. Une pièce dans un modeleur 3D est constituée d’un volume de base sur lequel est réalisé des fonctions technologiques dont certaines nécessitent une esquisse.3 Modeleurs volumiques / C'est le modèle qui décrit le mieux et sans ambiguïté un objet dans l'espace : le solide est défini à partir du volume qu'il occupe. Selon le choix de l'utilisateur. Perspectives simples . on peut les diviser en trois catégories : modeleurs filaires.2.1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 126 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Modeleurs surfaciques: L'objet est décrit par des points. modeleurs surfaciques et modeleurs volumiques.Modeleurs filaires: L'objet est défini uniquement à partir de points et de lignes et apparaît à l'écran sous la forme de fils et donnant une impression de volume.2. 2. Z X Y Les logiciels CAO-3D sont appelés également modeleurs 3D . Des mises au plan d'une pièce ou d'un assemblage. des lignes et des surfaces et apparaît sous la forme d'un maillage genre toile d'araignée. y. 2. l'objet peut apparaître à l'écran en perspective ou en vues planes. Des assemblages .2.2. 3.

Certaines créent automatiquement leurs esquisses. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES Esquisse Fonction à appliquer Volume élémentaire Bossage /Extrusion parallélépipède MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 127 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Elle est toujours associée à une fonction technologique.Fonction technologique : Une fonction technologique permet d'ajouter ou enlever de la matière à une pièce. 3.REPRESENTATION VOLUMIQUE 3.1.Esquisse Une esquisse est une figure cotée tracée sur l'un des plans initiaux ou sur une surface plane de la pièce. d'autres s'appuient simplement sur les arêtes et les surfaces de la pièce. On trouve des fonctions technologiques qui nécessitent des esquisses.2.Arbre de construction L’arbre de construction représente l’enchaînement des fonctions technologiques appliquées à la pièce.3. 3. Arbre de construction Pièce 4.

REPRESENTATION VOLUMIQUE Bossage/extrusion Cylindre Bossage/révolution Sphère 5. L'ajout des volumes est traduit par des fonctions d'ajout de matière : bossage. etc. etc. chanfrein. Pour créer une pièce dans un modeleur volumique on crée un volume de base et par la suite on ajoute et/ou on retranche des volumes élémentaires jusqu'à obtention de la pièce voulue. Le retranchement d'un volume se traduit par des fonctions d'enlèvement de matière : enlèvement de matière par extrusion. Exemple 1 Esquisse 1 sur un plan initial Volume de base (bossage) Esquisse 2 sur une face Enlèvement de matière par extrusion Sélection des arêtes Chanfrein MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 128 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . perçage. symétrie. CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : Toute pièce est décomposable en un ou plusieurs volumes élémentaires.

REPRESENTATION VOLUMIQUE Esquisse 3 sur une face Enlèvement de matière /extrusion Esquisse 4 sur une face (cercle) Enlèvement de matière /extrusion Perçage Répétition linéaire de perçage Face de symétrie (verte) Fonction symétrie Pièce terminée et coloriée Exemple 2 Esquisse initiale Extrusion par révolution Chanfrein Perçage Répétition circulaire Pièce terminée et coloriée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 129 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

2 et 1 7. etc. tangence. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 130 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .). Exemple : Vis (1) Axe (3) Levier Pièces importées • Coïncidence entre les surfaces planes de 1 et 2 • Coaxialité entre les trous de 1 et 2 • Coaxialité entre 3 et les trous de 1 et les trous de 2 • Coïncidence entre la surface cylindrique de 3. puis on applique entre les surfaces des différentes pièces des contraintes géométriques (coïncidence. il est possible de le mettre en mouvement par déplacement d'une des pièces du mécanisme. On importe dans ce modèle chaque pièce du mécanisme ou un sous ensemble du mécanisme. Les pièces se positionnent les unes par rapport aux autres d'une façon automatique. Les contraintes géométriques guident le mouvement de chaque pièce. CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE Un assemblage constitué de plusieurs pièces peut être créé à partir de modèles pièces standard ou crées déjà par l’utilisateur.REPRESENTATION VOLUMIQUE 6. ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE Quand le mécanisme est constitué.

MISE EN PLAN La représentation d'une pièce ou assemblage en deux dimensions (2D) est appelée mise en plan. Exemple de mise en plan. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 131 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . En faisant glisser l'assemblage ou la pièce sur la feuille le logiciel effectue automatiquement le dessin d'ensemble ou de définition.REPRESENTATION VOLUMIQUE 8.

etc. c'est-à-dire que son fonctionnement fait appel à plusieurs domaines de connaissances : mécanique. un système automatisé est un système pluri technique. filetées. Event : évacuation des gaz Trou de coulée Pièce après destruction du moule Pièce finie Empreinte Sable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 132 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . etc.Moulage en sable : A l’intérieur d’un bloc de sable. fraisage. Le métal en fusion est introduit par un trou de coulée . • Le moulage en moule métallique. après refroidissement. Ces pièces sont donc fabriquées suivant différents procédés de fabrication. 1.CHAPITRE 9 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES INTRODUCTION Comme on le sait. électrique. Dans ces différents types domaines. Il existe plusieurs procédés de moulage parmi lesquels : • Le moulage en sable .. automatique Equipement de réalisation Moule Machine outil Tour parallèle Machine outil Fraise façon Machine Outil à Commande (MOCN) d'une Numérique 1/ PROCEDES DE MOULAGE 1. et solidification la pièce est sortie du moule.2. On cite en particulier : Procédé Le moulage Le tournage Le fraisage Tournage. etc. on réalise une cavité de même forme que la pièce à obtenir (empreinte).1.). pneumatique.Principe : Le moulage est un procédé qui consiste à réaliser une pièce en coulant du métal en fusion (fluide) dans un moule présentant l’empreinte (modèle) de la pièce à obtenir. on utilise divers types de pièces mécaniques (cylindriques prismatiques.

On parle dans ce cas de moulage en "moule permanent". appelé "mouvement de coupe" . • On le fait pénétrer dans la pièce à usiner .LE FRAISAGE Le fraisage. Remarques : • Les dimensions de l’empreinte sont légèrement plus grandes que celles de la pièce à obtenir pour tenir compte de la contraction du métal. Fraiseuse En principe dans le procédé du fraisage. • Les produits moulés sont appelés "bruts de fonderie".3. Porte-pièce MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 133 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .4. la pièce restant fixe dans le porte pièce (figure cidessous). La pièce est moulée. on lui donne un mouvement de rotation.1. généralement une forme prismatique. • On produit un déplacement relatif de la pièce par rapport à l’outil appelé "mouvement d’avance". Pour ce faire : • l’outil a une forme convenable . regroupe les opérations d'usinage pouvant être effectuées sur une fraiseuse (figure ci-contre). solidifiée et dégagée sans destruction du moule.Moulage en moule métallique: L’empreinte de la pièce à obtenir est réalisée dans un moule métallique. • Généralement les pièces moulées ne peuvent être utilisées sans avoir subi une opération d’usinage.Exemple de pièces moulées : Carter du moteur automobile Bielle 2/ PROCEDES D’USINAGE 2. 1. c'est l'outil qui tourne.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES 1. Ces opérations aboutissent à l'obtention d'une géométrie quelconque.

2. Le tournage consiste donc à faire tourner la pièce à usiner autour d'un axe.Le tournage Le tournage. Elle permet de réaliser des formes de révolution tel que cylindres. La machine utilisée est nommée "tour". Mandri Chariot Porte- Poupée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 134 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . cônes (intérieure ou extérieur) tores et autres formes de révolution complexes. • Donner à l’outil un mouvement de pénétration et un mouvement d’avance. Le moyen de préhension peut être un mandrin ou tout autre système de serrage. il faut : • Donner à la pièce un mouvement de rotation (mouvement de coupe) . concerne un mouvement de rotation. comme son nom l'indique. Pour ce faire. qui est celui de la broche de la machine.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Outil Pièce Opération de fraisage Exemple de pièce Exemples d'outil 2.

• La précision et la qualité de l’usinage sont directement liées à la précision de la machine (qualité meilleure). • On peut réaliser des pièces complexes comportant un nombre important d’opérations d’usinage. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 135 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .COMMANDE NUMERIQUE Sur les machines classiques. l’opérateur assure à la fois les réglages et les contrôles de positionnement. La qualité de la production est tributaire de la compétence professionnelle de l’opérateur.3. Sur les machines à commande numérique : • l’usinage est assuré suivant un programme contenant l’ensemble des déplacements à exécuter .PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Exemple d’outils de coupe Exemple de pièce 2.

Alimentation Modulateur de tension Tension Calculateur Moteur Table Capteur Déplacement Exemple de pièces MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 136 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . On parle donc de machine à deux. elle est donc composée de deux parties complémentaires : • La partie opérative : permet de réaliser mécaniquement le mouvement de coupe et d’avance. • La partie commande : permet d’élaborer des ordres en fonction des consignes et des comptes rendus.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Une machine à commande numérique est un système automatisé . quatre et cinq axes selon le nombre de mouvements commandés. Tous les axes numérisés des machines à commande numérique sont asservis. trois.

etc. Traiter ces informations suivant des règles et de lois physiques . PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial. Communiquer les résultats de traitement sous forme : D'ordre aux actionneurs pour agir sur la matière d'œuvre . Pression . .MODULE 3 CHAINE D’INFORMATION PRÉSENTATION En présence d’énergie. Vérins. etc. Concepts relatifs à la chaîne d’énergie (constituants et grandeurs) : Tension et courant électriques . Concepts d’analyse fonctionnelle : Système. c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes . pour agir correctement sur la matière d'œuvre. Le module 3 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. un système automatisé a besoin de recueillir les informations sur de la partie opérative pour gérer les actions. Moteur. FAST. il s'agit des fonctions : Acquérir les informations : Issues de capteurs qui donnent des comptes-rendus sur l'état du système . etc. Distributeur. Fournies par l'utilisateur ou d'autres systèmes. De messages à l'utilisateur ou d'autres systèmes. fonction global. Contacteur.

COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin. Simuler le fonctionnement du circuit schématisé. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un capteur. Décrire le principe d’acquisition. Utiliser un logiciel de capture et de simulation pour : Représenter un composant ou un ensemble de composants. . Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation. de traitement et de communication de l’information. Editer un schéma de principe électrique ou électronique. Décrire les grandeurs d’entrée et de sortie d’un périphérique.

La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information.MODULE 3 PARTIE 1 ACQUISITION DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. Elle permet principalement : De lire l'état des capteurs de la PO du système Recevoir les consignes de l'utilisateur du système grâce aux constituants de dialogue. l'acquisition d'informations est la première fonction générique de la chaîne d'information. .

On cite parmi les plus connus et fréquents. Présence . NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : Suivant son type. les capteurs fournissent à l'unité de traitement (la PC) des comptes rendus sur l’état du système (la PO). L'information détectée par un capteur peut être d'une grande variété. Ce signal est généralement électrique sous forme d'un signal basse tension. ce qui implique une grande variété de besoins en capteurs. sont les plus répandus et représentent donc l'essentiel des acquisitions à réaliser. 2. C'est pour cela. Température . Cependant les capteurs de position. les capteurs de : • • • • • Position . ….CHAPITRE 1 LES CAPTEURS INTRODUCTION : Dans un système automatisé. on s'intéressera un peu plus en détail à ces types de capteurs. Déplacement ou vitesse . on parle alors d’un capteur Tout ou Rien (TOR). 1.) et traduit cet événement en un signal exploitable par la PC de ce système. L’information qu’un capteur fournit à la PC peut être : • Logique : L’information ne peut prendre que les valeurs 1 ou 0 . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 140 ACQUISITION DE L’INFORMATION . notamment de type logique. DEFINITION : Un capteur est un composant technique qui détecte un événement physique se rapportant au fonctionnement du système (présence d'une pièce. température. Niveau .

qui lui permettent de compter ces impulsions pour en déduire les cordonnées X et Y de la souris sous forme de nombres NX et NY. on parle alors d’un capteur numérique. La précision de guidage. la tête de commande et le dispositif d'attaque sont déterminés à partir de : • • • La forme de l'objet : came 30°. CAPTEURS TOR : Les capteurs TOR (Tout Ou Rien) fournissent une information logique. généralement sous forme d'un contact électrique qui se ferme ou s'ouvre suivant l'état du capteur. 4 exemple de capteur numérique La souris fournit à un ordinateur des signaux logiques périodiques. • Numérique : L’information fournie par le capteur permet à la PC d’en déduire un nombre binaire sur n bits . les gammes sont très variées . elles sont fonction des problèmes posés par leur utilisation. 3. Ainsi.LES CAPTEURS • Analogique : L’information peut prendre toutes les valeurs possibles entre 2 certaines valeurs limites . face plane ou forme quelconque .Capteurs avec contact : Ce type de capteur est constitué d'un contact électrique qui s'ouvre ou se ferme lorsque l'objet à détecter actionne par contact un élément mobile du capteur (dispositif d'attaque). La trajectoire de l'objet : frontale. on parle alors d’un capteur analogique.1. Les figures suivantes montre des exemples de capteur de position : Fig. 3. 5 Capteur rectiligne à poussoir Caractéristiques : • • Commande directe Présence de l'objet en buté mécanique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 141 ACQUISITION DE L’INFORMATION . sous forme d’impulsions. Fig. latérale ou multidirectionnelle . Du mini-rupteur au gros interrupteur de position.

de la distance de l’objet à détecter. Un contact électrique s'ouvre alors ou se ferme en fonction de la présence ou de la non présence d’un objet dans la zone sensible du capteur. la robotique.2. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 142 ACQUISITION DE L’INFORMATION .LES CAPTEURS Fig. A l'inverse des capteurs avec contacts.2. 7 Capteur angulaire à levier à galet Caractéristiques : • • Guidage peu précis ~ 5mm Came à 30° Fig.1. Leur usage est uniquement réservé à la détection d’éléments métalliques dans les secteurs de la machine-outil. Le choix d’un détecteur de proximité dépend : • • • de la nature du matériau constituant l’objet à détecter. l'assemblage.Capteurs inductifs : La technologie des détecteurs de proximité inductifs est basée sur la variation d’un champ magnétique à l’approche d’un objet conducteur du courant électrique. la manutention. Ils ont aussi une très bonne tenue à l'environnement industriel (atmosphère polluante). les capteurs de proximité sont des détecteurs statiques (pas de pièce mobile) dont la durée de vie est indépendante du nombre de manœuvres. 6 Capteur rectiligne à poussoir à galet thermoplastique Caractéristiques : • • • Trajectoire rectiligne de l'objet à détecter Guidage précis < 1mm Came à 30° Fig. des dimensions de l’emplacement disponible pour implanter le détecteur. l'agroalimentaire. et les applications de l'usinage. 8 Capteur à tige souple à ressort Caractéristiques : • • • Cible de forme quelconque Trajectoire multidirectionnelle Guidage > 10 mm 3. 3. le convoyage.Capteurs de proximité : Les capteurs de proximité détectent à distance et sans contact avec l’objet dont ils contrôlent la position.

le bois et les matériaux de construction. 9 Détecteur de proximité inductif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection.Capteurs capacitifs : La technologie des détecteurs de proximité capacitifs est basée sur la variation d’un champ électrique à l’approche d’un objet quelconque. Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. la transformation des matières plastiques. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 143 ACQUISITION DE L’INFORMATION .2. ceci en fonction de leur mode de raccordement: • • 2 fils avec courant continu ou alternatif .S.L. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif.2.LES CAPTEURS Fig. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif. en fonction de l’électronique interne. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm.) est constitué d'un boîtier à l'intérieur duquel est placé un contact électrique métallique souple sensible aux champs magnétiques.3. la chimie. 3. 11 Détecteur de proximité capacitif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection. Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. Les détecteurs inductifs existent suivant différents modèles. Fig. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm. Il permet de détecter tous les matériaux magnétiques dans le domaine de la domotique pour la détection de fermeture de portes et fenêtres et le domaine pneumatique pour la détection de la position d'un vérin. 3 fils avec courant continu type PNP ou NPN.Capteurs magnétiques : Un interrupteur à lame souple (I.2. Ils permettent de détecter tous types d'objets dans Les domaines l'agro-alimentaire. 3.

3 techniques de montages sont possibles: • • • • • • • Système barrage caractérisé par : L'émetteur et le récepteur sont situés dans deux boîtiers séparés . La portée la plus longue pour ce type de capteur (jusqu’à 30 m) . de véhicules ou d'animaux. La détection des objets opaques ou réfléchissant quelque soit le matériau . Système reflex caractérisé par : • • • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . Fig. etc. Ce type de capteurs se compose essentiellement d'un émetteur de lumière associé à un récepteur photosensible. Pour réaliser la détection d'objets dans les différentes applications. Le faisceau est émis en infrarouge . Le faisceau est émis en infrarouge . La détection des objets opaques et non réfléchissant quelque soit le matériau . 13 Exemple de capteurs photoélectrique Ces détecteurs sont utilisés dans les domaines industriels et tertiaires les plus divers comme : • • • La détection d'objets et de produits dans la manutention et le convoyage . conducteurs d’électricité ou non. Utilisation d'un réflecteur qui renvoi le faisceau lumineux en cas d'absence de cible . La détection de pièces machine dans les secteurs de la robotique et du bâtiment .LES CAPTEURS 3.Capteurs Photoélectriques à distance : Les cellules photoélectriques permettent de détecter sans contact tous les matériaux opaques (non transparents). MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 144 ACQUISITION DE L’INFORMATION . La portée peut atteindre jusqu’à 15 m . L’alignement entre émetteur et récepteur doit être réalisé avec soin. La détection de personnes.3.

Le code Gray dans lequel un seul bit change à chaque fois ne possède pas d’ambiguïté de lecture. 18 Codeur optique incrémental Unité de Traitement Cellules Photosensibles Disque optique 4. Elle augmente si l'objet est de couleur claire ou de grande dimension. La piste périphérique A du disque est divisée en "n" fentes régulièrement réparties. Mais celui-ci ne fournit pas un code pondéré et il doit donc être transcodé en binaire avant toute utilisation. La présence de la cible renvoi le faisceau lumineux vers le capteur . Le code binaire pur a l’avantage de permettre des opérations arithmétiques et il est directement exploitable par les systèmes de traitement. Mais il a l’inconvénient d’avoir plusieurs bits qui changent d’état entre deux positions.1. CAPTEURS NUMERIQUES : 4.2.Codeur optique absolu : Les codeurs absolus sont destinés à des applications de contrôle de déplacement et de positionnement d’un mobile par codage. A chaque position angulaire de l'axe du codeur correspond un code qui peut être binaire pur ou Gray. on utilise une deuxième piste B qui sera décalée par rapport à la première de 90° (1/4 de tour). LED Arbre Fig. le faisceau lumineux est interrompu n fois et délivre à la sortie de la cellule photosensible "n" signaux carrés. Pour un tour complet de l'axe du codeur. ce qui provoque des aléas de lecture. Fig.LES CAPTEURS • Système proximité caractérisé par : • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . 19 Codeur optique absolu binaire 3 bits MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 145 ACQUISITION DE L’INFORMATION . de son pouvoir réfléchissant et de ses dimensions. 4. Le disque du codeur comporte plusieurs pistes (jusqu’à 20). La portée dépend de la couleur de la cible.Codeur optique incrémental : Le disque rotatif comporte au maximum 3 pistes. Pour connaître le sens de rotation du codeur. Chaque piste est alternativement opaque et transparente et possède son propre système de lecture (diode émettrice et diode réceptrice).

Les boutons tournants à manette . DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : 1. Transmettre au système automatisé les ordres de l'opérateur qu’on désigne par « consignes ». Les constituants de dialogue de la partie commande vers l'opérateur.CHAPITRE 2 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM) INTRODUCTION L’interface Homme/Machine est une fonction de communication indispensable pour bien gérer un système automatisé. Les boutons tournants à clé. on distingue : • • • • Les boutons " coup de poing " à accrochage pour les arrêts d'urgence . Les boutons poussoirs affleurants . Les boutons poussoirs : Les boutons poussoirs constituent l'interface de dialogue privilégiée lorsque les informations transférées vers le système sont peu nombreuses et limitées à des signaux Tout Ou Rien (TOR). Ces constituants de dialogue peuvent être classés en deux catégories : • • Les constituants de dialogue de l'opérateur vers la partie commande .1. Parmi les boutons poussoirs utilisés. Il consiste à : • • Fournir à l'opérateur l'ensemble des informations concernant l'état du système automatisé qu’on désigne par « messages » . Exemples de boutons poussoirs Bouton Coup de poing MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION Bouton Affleurant Bouton Tournant à manette Bouton Tournant à clé ACQUISITION DE L’INFORMATION 146 . 1. Fig 2. Le dialogue Homme/Machine se fait par l’utilisation de constituants regroupés dans ce qu'on appelle « pupitre » de commande.

Les terminaux d'exploitation : Un terminal d’exploitation est un constituant de dialogue permettant les premières mises en œuvre du système automatisé. 2. quantité de pièces produites. Exemple de clavier 1.). pression. Les voyants possèdent un code de couleur (NORME EN 60204-1 :1992) qui permet d'orienter l'opérateur sur l'origine du message : COULEUR SIGNIFICATION EXEMPLE Fig 4.3. 5 Exemple d'afficheur numérique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 147 ACQUISITION DE L’INFORMATION . etc. le contrôle du système automatisé nécessite de surveiller les paramètres avec une grande précision qui n'est pas permise par les voyants. DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : 2. Il est lié temporairement à la partie commande (automate programmable) pour introduire des codes et des paramètres décrivant le processus étudié.) ou de comptage (nombre de cycle. Les afficheurs numériques : Dans certaines applications industrielles.2.INTERFACE HOMME / MACHINE 1. Les claviers : Les claviers de saisie permettent l'introduction d'informations alphanumériques et la modification de données et paramètres comme le nombre de pièces à fabriquer ou les coordonnées d'une pièce à usiner. Fig 3. Exemple de voyant ROUGE JAUNE VERT BLANC Urgence ou condition dangereuse Condition anormale pouvant entraîner une situation dangereuse Situation sur ou préparation de conditions normales Neutre ou information générale Arrêt d'urgence Manque en matière d'oeuvre Départ de cycle Présence de la tension réseau 2.1. Les voyants : Les voyants sont des témoins lumineux qui constituent une interface de dialogue simple donnant à l'opérateur des informations sur l'état du système automatisé. etc. Les afficheurs numériques permettent d'effectuer une surveillance précises et informent l’opérateur des résultats de mesure (température. etc. Fig.2.

Les terminaux d'exploitation à écran permettant l'affichage simultané d'un nombre plus important de données en plus des représentations graphiques concernant le système automatisé.INTERFACE HOMME / MACHINE 2. et peuvent éditer les événements et les messages grâce à des imprimantes.4.3. Les terminaux d'exploitation : Les terminaux d'exploitation sont des constituants de dialogue programmés permettant à l'opérateur : • • D'être informé clairement sur l'état du système automatisé . Ces terminaux peuvent être programmés à l'aide d'un terminal de programmation ou d'un microordinateur. Fig. On distingue deux types de terminaux d'exploitation : • • Les terminaux d'exploitation à afficheurs . Les afficheurs alphanumériques : C'est un constituant de dialogue programmé permettant d’afficher des messages clairs concernant l'exploitation. 2. 6 Exemples de terminaux d'exploitation Terminal d'exploitation à afficheur Terminal d'exploitation à écran MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 148 ACQUISITION DE L’INFORMATION . le dépannage ou le réglage du système automatisé. D'intervenir facilement et rapidement sur les paramètres de fonctionnement du système automatisé.

MODULE 3 PARTIE 2 TRAITEMENT DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. . La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information. consignes utilisateur. etc. allant du simple circuit logique combinatoire jusqu'au microordinateur sophistiqué. le traitement des informations concernant principalement l'état de la PO (capteurs.) nécessitent des organes de commande dotée d'une certaine intelligence relativement élevée.

appelée aussi algèbre binaire. En) 1. a été fondée par le philosophe et mathématicien anglais Georges Boole vers 1850.2. l’américain Claude Shannon a appliqué cette algèbre à l’analyse des circuits électriques de commutation. à un des deux états la valeur " 0 " et "1" à l’autre état. 1. On convient d’affecter. d'un système logique donné. d'un système logique donné.. E2. dépendent uniquement des entrées : E1 E2 En S1 S2 Sm Logique Combinatoire Si = f(E1.Variable logique : On appelle variable logique. 1. L’algèbre de Boole est l’outil mathématique pour étudier ces dispositifs et les circuits logiques représentent l’outil technologique pour réaliser pratiquement les opérations de base de cette algèbre.CHAPITRE 1 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION : De nombreux dispositifs ont deux états stables de fonctionnement. c’est à dire l’étude des propositions qui ne peuvent être que vraies ou fausses . …. L’état logique est désigné aussi par niveau logique.. tandis que vers 1938. DEFINITIONS PRELIMINAIRES : 1. une variable dont l’état ne peut prendre que 0 ou 1.Fonction logique : Une fonction logique de n variables X1. 1.Logique séquentielle : C'est une logique où les sorties. Depuis lors.4. Par exemple. sous certaines conditions. de grands progrès ont été accomplis jusqu’au microprocesseur de nos jours.Logique combinatoire : C'est une logique où les sorties. par convention. . X2. peut être bloqué ou saturé. unité centrale de tout "système intelligent". avec un essai sur les raisonnements logiques binaires.. dépendent et des entrées et des états précédents des sorties : E1 E2 En Logique Séquentielle S1 S2 Sm MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 150 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .1. un interrupteur peut être ouvert ou fermé .3. etc. En effet l’algèbre de Boole. un transistor. Xn est une fonction qui fait correspondre par les opérations booléennes une nouvelle variable logique..

1} Sortie(s) {0. La sortie prend la valeur que n’a pas l’entrée.1. On dit que la sortie est l’inverse ou le complément de l’entrée. à chaque état logique est associée une tension. Propriété F=F Symbole F (norme IEEE) 1 F (norme IEC) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 151 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Note : Par anticipation. en technologie électronique. IEC : International Electrotechnical Commission. OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES : Trois opérations élémentaires suffisent pour définir une algèbre de Boole : • • • l’inversion : Non (Not) . de logique négative si le niveau logique 0 correspond à la tension la plus petite (état actif). Physiquement. Par exemple. 2. Dans ce qui suit. Cette convention est dite : • • de logique positive si le niveau logique 1 correspond à la tension la plus grande (état actif) . Entrée(s) {0.Convention logique : L’affectation du 0 et du 1 à un des états logiques est conventionnelle. pour les 3 opérations de base.6. on se limite aux propriétés et théorèmes qui semblent avoir une plus grande importance. est un système électronique dont les entrées et les sorties ne peuvent prendre que les niveaux logiques 0 ou 1.Circuit logique : Un circuit logique. on note aussi que ces 3 opérations sont aussi fréquemment désignées par le terme "Porte logique" provenant du terme anglais “Gate” qui désigne le circuit logique associé.5. la somme logique : OU (OR). on confond souvent “Opération” et “Fonction”. on dit “Opération AND” ou “Fonction AND” ou “Porte AND”. le produit logique : ET (AND) .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 1.Opération Inversion : C’est une opération définie sur une seule variable.1} Circuit Logique 1. Table de vérité A 0 1 F 1 0 A A F = A (Se lit A barre) IEEE: Institute of Electrical and Electronics Engineers. 2. Notons que par abus de langage.

B = B.Opération ET (AND) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins. Propriétés • • • • La fonction AND est commutative : F = A.C = A. Identités remarquables : X.(B.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Illustration électrique A X • L’interrupteur A ouvert (A=0) . La fonction AND est généralisable pour n entrées. La fonction AND est associative : F = A. Le relais X est excité et le contact qui lui est associé est devenu ouvert . la lampe L est allumée (L=1) : A=0 L=1.1 = A t A t F t L’information A vers F ne passe que si (G = 1) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 152 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .1 = X .X = 0. se dit aussi produit logique. la sortie est vraie (égale à 1) si A ET B sont vraies aussi. La lampe L est éteinte (L=0) : A=1 L=0 .C.0 = 0 .X = X . Dans le cas simple de 2 entrées A et B. B. X. Remarques La porte AND est souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : G A G F • Si G = 0 • Si G = 1 F = A. alors : L = Not A : L= A L 2.2. Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 0 0 1 Symbole A B F (norme IEEE) & F (norme IEC) A B F = A . B = AB (se lit A ET B) .B).B. le relais X est non excité et le contact qui lui est associé reste fermé (position de repos) . Illustration électrique A B L La lampe L est allumée (L=1) si l’interrupteur A ET l’interrupteur B sont fermés (A=B=1) : L = A . • L’interrupteur A fermé (A=1) . X.C) = (A.A.0 = 0 F = A. X.

(A + C) (Distributivité de la somme par rapport au produit) . C) = (A + B) . A + (B . se dit aussi somme logique. X + X = 1. Cette opération est dite OU inclusive. AB + AB = B : B(A + A) = B .3. (B + C) = AB + AC (Distributivité du produit par rapport à la somme) . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 153 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 1 = A (Loi d'absorption) A + AB = A + B . Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 1 Symbole A B A B F (norme IEEE) ≥1 F (norme IEC) F = A + B (se lit A OU B) . La fonction OR est associative : F = A+(B+C) = (A+B)+C = A+B+C. Illustration électrique A L L est allumée B=1) : (L=1) si A OU B est fermé (A=1 OU B L = A + B. Identités remarquablesX + 0 = X . en effet après développement. on se contente des 3 principes suivants : • • • • • A .Propriétés et théorèmes remarquables : Propriétés En plus des propriétés et identités remarquables déjà vues. : 2. Le signe "≥" indique que la sortie est égale à 1 si le nombre des entrées à "1" est supérieur ou égal à 1 . Dans le cas simple de 2 entrées A et B. une entrée au moins égale à "1". autrement dit. X + 1 = 1 . La fonction OR est généralisable pour n entrées. (A + B) = A + B . Propriétés • • • • La fonction OR est commutative : F = A+B = B+A. car on inclut le cas (A=B=1 F=1).4. X + X = X . 1 = B (Factorisation) . A + AB = A : A(1 + B) = A . A + AB = (A + A) .Opération OU (OR) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 2. la sortie est vraie (égale à 1) si seulement A OU B est vraie. On verra qu’il y a une autre fonction appelée OU exclusive.

F6 qu’on nomme XOR (eXclusiv OR). OPERATIONS DERIVEES : Avec 2 variables A et B. Y.C ≠ A. Exemple : F = ABD + AD ⇒ F = ABD + AD = (A + B + D) .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Théorème de De Morgan : Ce théorème d'une grande utilité. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 154 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . (A + D) 3. en plus des opérations de base qu’on a vues.B. 3. permet de calculer le complément d'une expression logique quelconque (somme de produits ou produit de sommes) : X+ Y=X . X.B = B. Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 1 1 0 A B A B & F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A .C La fonction NAND est généralisable pour n entrées. D'une façon générale.".( La fonction NAND n’est pas associative=:. B.Opération NAND : C’est le complément de l’opération NAND. Le complément d'une expression quelconque s'obtient en complémentant les variables et en permutant les opérateurs "+" et ". F7 qu’on nomme NAND (No AND) . on note les plus significatives pratiquement : • • • F1 qu’on nomme NOR (No OR) .C) ≠ (A. La fonction NAND est commutative = A. on peut réaliser 16 opérations possibles Fi comme l’indique le tableau suivant : A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F0 0 0 0 0 F1 1 0 0 0 F2 0 1 0 0 F3 1 1 0 0 F4 0 0 1 0 F5 1 0 1 0 F6 0 1 1 0 F7 1 1 1 0 F8 0 0 0 1 F9 1 0 0 1 F10 0 1 0 1 F11 1 1 0 1 F12 0 0 1 1 F13 1 0 1 1 F14 0 1 1 1 F15 1 1 1 1 A partir de ce tableau. B (se lit (A ET B) tout barre) Propriétés • • • F :.1.Y=X+ Y.A F A.B).

F = A + B ⇒ F = A . Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 0 0 0 A B A B ≥1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A + B (se lit (A OU B) tout barre) Propriètés • • • • L’opération NOR est commutative : ·F = A + B = B + A.Opération NOR : L’inverse de l'information A ne passe que si (G = 1) . F = F = A. car il permet de réaliser toutes les opérations de base : Not. L’opération NOR est généralisable pour n entrées.1 = A A • F = A.B A B A . toute fonction logique. cette fonctionnalité est utilisée.B F = A. et par conséquent. L'opérateur NOR est un système logique complet. C’est le complément de l’opération OR.0 = 1 • Si G = 0 A F • Si G = 1 F = A.1 = A G 3. comme le NAND. AND et OR . L’opération NOR n’est pas associative : F = A + (B + C) ≠ (A + B) + C ≠ A + B + C . B) : En appliquant le théorème de De Morgan.B = A + B B Remarques • La porte NAND est aussi souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : F = A. B (Morgan) A B A F = A . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 155 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .A = A Réalisation d'une AND (F = A .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES • • L'opérateur NAND est dit "système logique complet". dans bien des cas.2.B • Réalisation d'une OR (F = A + B) : De même. Réalisation d'un inverseur : 1 A F = A.

En s'intéressant au nombre de "1" contenu dans le mot AB. L’opération XOR est associative : F = A⊕(B⊕C) = (A⊕B)⊕C = A⊕B⊕C. cette opération diffère du OR classique ou inclusif . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 156 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Proprètés • • • Remarques • Le concept de programmabilité ou programmation est fondamental dans les systèmes logiques modernes. L’opération XOR n'est pas généralisable pour n entrées. P 0 0 1 1 F 0 1 1 0 Fonction réalisée par l'opérateur SI P = 0 ⇒ F = A ⇒ Fonction Identité SI P = 1 ⇒ F = Not A ⇒ Fonction Inversion A F P Alors. on remarque que : A 0 1 0 1 L’opération XOR est commutative : F = A⊕B = B⊕A. L'opération XOR a un caractère programmable . l'opérateur réalise la fonction OUI ou la fonction NON. elle peut être utilisée comme : Détecteur d'égalité : • • F = 0 si A = B F = 1 si A ≠ B B A F Détecteur de parité : Soit l'information formée par A et B. en effet.Opération XOR : Comme on l’a signalé précédemment. On peut dire alors que P est l'entrée de programmation de cet opérateur. formellement.3. en considérant la porte XOR et sa table de vérité.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 3. l’examen de sa table de vérité ci dessous montre que F est égale à 1 si [(A=0 ET B=1) OU (A=1 ET B=0)] . on constate que la sortie F est à "1" si ce nombre de "1" est impair. En effet. on écrit : F = AB + AB qu'on note F = A⊕B Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 0 A B A B =1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A ⊕B (se lit A OU exclusif B) Le signe "=" indique que la sortie est égale à "1" si une entrée et une seule est égale à 1. • Il y a d'autres aspects programmables de la porte XOR . on peut dire qu'il s'agit de l'opérateur programmable le plus élémentaire. suivant l'état de P.

une fonction logique est représentée par : • • • son équation logique qui n'est qu'une association de sommes et de produits logiques . ce qui donne : F = AXY + AXY + AXY + AXY = AX(Y +Y )+ AY(X + X ) = AX + AY • Y X A A Le logigramme déduit de l'équation est : On remarque que cette petite fonctionne emploie différentes types de portes logiques. D'une façon générale. sous forme d'un schéma. la fonction F est égale à 1 si on a AXY OU AXY OU AXY OU AXY . Ainsi. A) = A. sa table de vérité ou son tableau de Karnaugh. La table de vérité. Exemple : Voilà les 3 représentations d'une certaine fonction F à 3 variables A. est : A 0 0 0 0 1 1 1 1 X 0 0 1 1 0 0 1 1 Y 0 1 0 1 0 1 0 1 F 0 0 1 1 0 1 0 1 On a 3 variables d'entrées ⇒ on a 23 combinaisons possibles (23 lignes de la table). On note la combinaison des entrées pour chacune de ces lignes . Son logigramme qui est une représentation symbolique. AND et OR.: inverseur. Il est évident qu'il serait rentable de réaliser cette fonction logique avec le minimum de matériel (circuits logiques). à partir de la table de vérité suivant le raisonnement suivant : • • • On cherche les lignes où la fonction F est égale à 1 . formé par les différentes liaisons entres les symboles des opérateurs élémentaires. X et Y : • • L'équation logique donnée est : F (X. ce qui demande une bonne analyse du problème pour simplifier la fonction en question. déduite à partir de l'équation.X + AY . qu'on verra dans le prochain chapitre .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 4. AX A AX + AY AY MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 157 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Y. on a 2N combinaisons pour N variables d'entrée. On somme logiquement ces combinaisons. REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : Pratiquement. On déduit l'équation logique de la fonction F.

Les circuits logiques ne connaissent que les valeurs 0 et 1. Il s'agit du système de numération avec la base 10 dans laquelle : • • On utilise les 10 symboles. De cette remarque. Exemple : 571 = 5 x 102 + 7 x 101 + 1 x 100 . il fait alors ses calculs dans cette base. de l'ensemble : {0.CHAPITRE 2 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE INTRODUCTION : La numération arabe est universellement adoptée. 3. Ceci permet de rendre le traitement de l'information automatique et rapide. donc associée à B symboles : { S0. Ai est le chiffre (digit) de rang i et de poids Bi . 4. on conclut qu'avec les circuits logiques. il n'y a que 2 chiffres : {0. 1. 5. 8. Et comme la référence à la base 10 est d'un usage pratique.Principe : D'une façon générale. …. 2. soit une base B. SB-1} . 1. On peut faire alors la double remarque importante suivante : • • Dans le système binaire. 1. a les caractéristiques suivantes : • • • • • Il s'écrit N = An-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ { S0. An est le chiffre le plus significatif (MSD : Most Significant Digit) . en particulier le système binaire (base 2). LES SYSTEMES DE NUMERATION : 1. on étudiera alors la conversion de la bases 2 la base 10 et vise versa. S1. Un nombre quelconque peut s'écrire en utilisant les puissances de 10 . Il a pour valeur N = An-1. Alors. On va étudier les bases 2 et 16 pour leur intérêt dans les circuits logiques. un nombre N. 7. appelés chiffres. S1.1. ils seront très aptes de faire les calculs dans la base 2. puisque les systèmes numériques ne reconnaissent que 2 états 0 ou 1.2. On peut donc en utiliser d'autres. 9} . étant donné sa bonne capacité à traiter les calculs courants.Bn-1 + … + AiBi + … + A1B1 + A0B0 (forme polymoniale) . 1} . on peut des calculer et des traitements comme on le fait avec le système décimal. 6. Mais la représentation des nombres avec le système décimal (base 10) n'est pas la seule utilisée. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 158 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Système binaire (base 2) : L'homme connaît la base 10 . SB-1} . …. A0 est le chiffre le moins significatif (LSD : Less Significant Digit).

1. Ce nombre a pour valeur N = An-12n-1 + … + Ai2i + … + A121 + A020 (forme polymoniale). Le code BCD .4. 1} . jusqu'à obtenir un quotient nul. C'est le code naturel utilisé dans les systèmes numériques (ordinateur. CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : Un système électronique traite les informations en binaire.3. il a pour valeur N = 1x25+ 1x24 +0x23 + 1x22 + 0x21 + 1x20. L'opération inverse s'appelle "Décodage" ou "Transcodage". elle consiste en des divisions successives du nombre (N)10 par 2.Conversion de la base 10 vers la base 2 : La méthode de division est la plus utilisée . Exemple : N = 110101 . An est le chiffre le plus significatif. Les restes des divisions successives. Or.). pour qu'un ordinateur traite ces caractères. Le tableau suivant donne le code binaire pur pour un exemple d'un mot de 4 bits (A3 A2 A1 A0) : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 159 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Cette association s'appelle "Codage" de l'information binaire et permet d'utiliser plusieurs codes suivant le domaine d'application. 22 2 0 11 1 LSB 2 5 1 2 2 0 2 1 1 MSB (22)10 = (10110)2 2 0 2. 1. A0 est le chiffre le moins significatif. C'est le code binaire sans aucune codification. On étudie en particulier : • • • • Le code binaire pur .REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE La base 2 a les caractéristiques suivantes : • • • • • Un nombre N s'écrit : N = AnAn-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ {0. contraction de binary digit (chiffre binaire) . on manipule des caractères . etc. il faut associer alors à chaque caractère un nombre binaire. Exemple pour la base 2 : (1011)2 = 1x23 + 0x22 + 1x21 + 1x20 = 8 + 0 + 2 + 1 = 8 + 4 + 2 = (11)10. c'est à dire qui découle directement du principe général de la numération. Exemple : (22)10 = (?)2.Le code binaire pur: Il est aussi appelé code binaire naturel.1. Le code GRAY . Le code ASCII.Conversion de la base 2 vers la base 10 : On exploite directement la forme polynomiale. 2. chaque chiffre est appelé couramment bit. couramment appelé LSB (Less Significant Bit). Par exemple. ces informations sont de différentes natures. écrits dans l'ordre inverse. constituent le nombre N dans la base 2 (N)2. Ce nombre N est couramment désigné aussi par "Mot de n bits" . en traitement de texte. couramment appelé MSB (Most Significant Bit) .

Physiquement les 0 et 1 sont fournis par des composants électroniques qui ont des temps de réponse différents . • • • Pour remédier à ce problème. C'est pour cela qu'on l'appelle "code à distance unité". on utilise le "code GRAY". dans ce cas c'est le dernier bit qui en retard . On l'appelle aussi "code binaire réfléchi" parce que pour le construire.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire A3 A2 A1 A0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 1 1 1 1 0 1 1 1 1 Pour remplir rapidement une table de vérité avec toutes les combinaisons possibles des variables d'entée.Le code GRAY : Dans les systèmes indusriels où on a besoin de mesurer un déplacement linéaire ou angulaire. On vérifie bien que : • • on a 16 combinaisons différentes . on associe un nombre binaire : de 0 pour la position initiale à une valeur binaire maximale pour la position finale (par exemple 1111 = (15)10 pour un codage sur 4 bits) . on construit le code suivant les axes de sysmétrie. il n'y a qu'un bit qui change. A0 0 1 0 1 2. puis à 1 pour la même plage . il suffit de coder chaque position de façon que chaque les valeurs de positions successives ne différent que d'un seul bit. il se peut par exemple qu'avant que le système se stabilise sur la valeur finale qui est 1000. dans le passage d'une combinaison à une autre. Supposons qu'on est dans la position 0111 et on passe à la position suivante qui est naturellement 1000. A2 A1 0 0 1 1 • Et ainsi de suite. qui reste à 0 pour la plage 0 à 1 de A0. on procède comme en décimal : • On part du poids faible (A0). MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 160 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . • On passe au poids suivant (A1). La raison de ce choix est la suivante : Si le système qui mesure le déplacement (capteur) utilise le code binaire pur. passe au mois par un état différent 1001 .2. Alors le système reçoit une information de position fausse. Alors. qui balaye la plage 0 à 1. on procède par réflexion comme l'indique le tableau suivant où on donne aussi l'équivalence en binaire naturel : en paratant de 0 et 1. le problème suivant se pose : • A chaque position de l'élément en déplacement.

Exemple : (571)2 = 1000111011 en binaire pur = 0101 0111 0001 en BCD 5 7 1 2.4.Le code ASCII : Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) est un code qui représentent les caractères éditables ou non éditables : éditables parce que'on peut les éditer comme la caractère "A" et non édiatbles comme le crarctère "Escape" ou "Return". MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 161 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Le code BCD : Le code BCD (Binary Coded Decimal) qui veut Binaire codé en décimal est la traduction en binaire des 9 premiers chiffres du systèmes décimal.3. Il est codé sur 7 bits (b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0).REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire Code GRAY A3 A2 A1 A0 G3 G2 G1 G0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 1 1 0 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 0 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 Axes de sysmétrie (réflexion) 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 2. ce qui permet de représenter 128 (27) caractères différents. Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Code BCD A3 A 2 A 1 A 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 Si on a un nombre décimal N à m chiffres. il sera codé en BCD sur (m x 4) bits : chaque chiffre décimal est traduit en code BCD sur 4 bits. La table suivante montre un tel codage. etc.

Le code de la lettre "A" (majusucule) est le nombre : • • • en binaire b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0 = 1000001 . en decimal 65. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 162 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . en hexadecimal 41 .REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Par exemple.

A + AB = ( A + A)( A + B ) = AA + AB + A A + AB = A + B Le principe consiste à utiliser ces propriétés ou les mettre en évidence. B + B ( ) Z = AB + B C + ACB + ACB = AB. directes ou inverses. Si l'une de ses variables ne figure pas dans un de ses termes. La méthode graphique à base du diagramme de Karnaugh .Principe de la méthode : Cette méthode utilise les principes de l'Algèbre de Boole.Y) = X. METHODE ALGEBRIQUE : 1. alors elle est sous forme simplifiée. 3 méthodes : • • • La méthode algébrique . dans l'expression à simplifier. en : ajoutant un terme déjà existant : Exemple : Z = ABC + ABC + A B C + AB C Z = ABC + ABC + ABC + A B C + ABC + AB C Z= BC + AC + AB multipliant un terme par 1 (X + X) : Exemple : Z = AB + B C + AC Z = AB + B C + AC .(1 + C ) + B C .1. On en rappelle ci-après 3 parmi les plus importants : • • • A + AB = A(1 + B ) = A AB + AB = B(A + A ) = B A + AB = A + B . Les méthodes programmables. dont elle dépend. Dans ce chapitre. Cette forme est fort bien recherchée pour aboutir à la réalisation pratique avec un minimum de matériel et à moindre coût. en effet.CHAPITRE 3 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES INTRODUCTION : Une fonction logique est sous forme normale ou canonique si chacun de ses termes contient toutes les variables. en général.(1 + A) Z = AB + B C MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 163 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Y + X. Exemple : F(X.Y . on utilise. Pour cette fin. on s'intéresse uniquement aux 2 premières méthodes. 1.

1. dépasse un seuil prédéfini. Fig1. on remonte le store .B ) Z = (A + B ) . B + C . Résolution de la fonction logique du store à partir de la table de vérité v 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 s 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 m d 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 M 0 0 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 D 0 1 0 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 M = v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md M = v s md + vs m + vs m+ vsm + vsm M = v s md + vs + vs M = v s md + v M =s md + v MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 164 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . A + C + B Z = (A + B ) . captée par un anémomètre. (A + C ) ( ) Z = ( A + B ) .2.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES additionnant un terme avec 0 (X .Exemple d'application : Store automatisé Le système de commande du store étudié dans cet exemple est simplifié par rapport à la réalité pour des raisons didactiques . Store automatisé Fig2. mais elle n'est pratiquement plus utilisée systématiquement. on descend le store (D) . (A + C + B. (B + C ) . • Si la vitesse du vent (v). Fonctionnement • Si la luminosité du soleil (s). Fig3. un appui simultané sur les 2 boutons entraîne la descente du store . • 2 boutons poussoirs permettent la descente (d) ou la montée (m) du store . ce fonctionnement de sécurité est prioritaire sur tous les autres. B + C . en effet le fonctionnement correct du système nécessite des temporisations et des fonctions de mémoire qui ne sont pas étudiées ici. X) : Exemple : Z = (A + B ) . captée par une cellule solaire. dépasse un seuil prédéfini. (A + C + B ) . B + C ( ) ( ) ( ) Cette méthode est riche en apprentissage de la rigueur.

Tableau de Karnaugh et principe de simplification : Cette méthode plus simple utilise le tableau de Karnaugh pour simplifier des fonctions booléennes ayant jusqu’à 6 variables.1. Les cases sont disposées de telle sorte que le passage d'une case à une case voisine se fasse par changement de l'état d'une seule variable à la fois en utilisant le code GRAY. la figure 4 montre un exemple pour 3 variables : Fig4. de type : AB + AB = A( B + B) = A Le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh se fait suivant la procédure suivante : • • Chaque ligne de la table de vérité correspond à une case du tableau de Karnaugh . Le tableau de Karnaugh d’une fonction logique est la transformation de sa table de vérité sous forme d’une table contractée à 2 dimensions.Exemples de simplification par tableau de Karnaugh : Pour illustrer la méthode.2. Tableau de Karnaugh du store automatisé Axes de symétrie md vs 00 0 0 1 1 01 0 0 1 1 11 0 1 1 1 10 1 0 1 1 M G1 00 01 11 10 G2 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 165 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Simplification par tableau de Karnaugh a 0 0 0 0 1 1 1 1 b 0 0 1 1 0 0 1 1 c 0 1 0 1 0 1 0 1 F2 0 1 1 0 1 0 0 1 a b c 00 0 0 1 1 01 1 0 11 0 1 10 0 0 F2 2. on donne les exemples suivants : Exemple 1 : Fonction logique de la montée du store Fig5. La méthode consiste principalement à mettre en évidence graphiquement ou visuellement.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2. La recherche des groupements de cases qui donneront des expressions simplifiées. les groupements de cases. Pour illustrer le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh. La mise en œuvre de cette méthode se fait alors en 2 phases : • • La transcription de la fonction à simplifier dans le tableau de Karnaugh . METHODE GRAPHIQUE : 2.

On aura alors : M = s . L’équation va dépendre des variables b et d" et non des variables a. c puisque ces variables changent d’état. L’équation de ce groupement est : b .d MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 166 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . D . les cases ne sont pas contiguës. G2 se fait sur une colonne et deux lignes . m et d ne change pas tandis que celui de v change donc G1 = s . L’équation de ce groupement est : b.b. La figure 6 montre la simulation de cette fonction : Fig6. G2 : L’état de v ne change pas tandis que celui des autres variables change donc G2 = v. Simulation d'une fonction logique du store Exemple 2 : a bc 0 1 00 0 0 01 1 0 11 1 0 10 1 1 F2 : Groupement impossible : Groupement possible F2 = B.d L’équation de F3 devient : F 3 = a b + b c d + b . c. l’équation va dépendre de b.d.C + A.B Exemple 3 : ab G3 cd 00 01 11 10 G3 00 1 0 1 1 01 0 0 1 0 G2 11 0 1 1 0 10 1 0 1 1 F3 G3 G1 G3 Dans l’exemple ci-contre trois groupements sont possibles : • • • G1 se fait sur une ligne donc indépendamment de "c" et de "d" qui changent d’état successivement. mais elles sont symétriques.c. G3 se fait sur 2 lignes et 2 colonnes . D + v. L’équation de ce groupement est : a. m . et d et pas de a qui change d’état entre les 2 lignes.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES Le tableau de Karnaugh à la figure 5 nous montre deux groupements de cases symétriques : • • G1 : L’état de s. m .

A = C. En déduire la fonction logique simplifiée. Si C = 1. Ecrire la table de vérité de la sonnette S de l’alarme. Un groupement de 4 cases symétriques entraîne la suppression de 2 variables . 4.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2. par tableau de Karnaugh. il y a : • 1 capteur A sur la porte • 1 capteur B sur la fenêtre • 1 interrupteur C pour la commande de marche/arrêt de l’alarme. Réaliser le logigramme uniquement avec des NAND à 2 entrées. Donner le logigramme correspondant et effectuer une simulation. EXERCICE RESOLU Système d'alarme Dans une maison équipée par un dispositif d’alarme. 2. Ainsi : • • • Un groupement de 2 cases symétriques entraîne la suppression d’une variable . CORR IGE Table de vérité C 0 0 0 0 1 1 1 1 A 0 0 1 1 0 0 1 1 B 0 1 0 1 0 1 0 1 Tableau de Karnaugh et fonction simplifiée S 0 0 0 0 0 1 1 1 AB C 0 1 00 01 11 10 S 0 0 0 1 0 1 0 1 S = C. si un intrus passe par une fenêtre (B = 1) ou par une porte (A = 1). l’alarme est activée . (A + B) Simulation de la fonction logique Logigramme avec NAND MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 167 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . un groupement de 2k cases entraîne la suppression de k variables. 1.3.B + C.Conclusion : Le nombre de variables supprimées dépend de la taille du groupement. 3. l’alarme est désactivée . une sonnette S est actionnée. Le fonctionnement du système Alarme est caractérisé par ce qui suit : • • Si C = 0. En général.

). Les constructeurs donnent toutes les informations nécessaires (datasheets).1.Les variantes technologiques : 1. La série 74Hxx : Série rapide (High speed). La série 74Sxx : Série Schottky qui est 2 fois plus rapide que la 74Hxx pour la même consommation. etc. 1. constituée avec des transistors bipolaires . 74ALSxx (Advanced Low power Schottky) et 74Fxx (Fast). Dans ce chapitre.2. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE 1. ils sont alors compatibles entre eux : l'un d'entre eux se raccorde. 1.Comparaison TTL/CMOS : La comparaison se fait principalement au niveau de la rapidité et de la consommation : • • La famille TTL est plus rapide que la famille CMOS . La série 74LSxx : Compromis entre la 74L et la 74S.1. pour une meilleure utilisation. constituée avec des transistors unijonction.3. Chaque famille logique a pour point commun la technologie employée . La famille CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor). à savoir : • • La famille TTL (Transistor Transistor Logic). 1. en particulier. adaptation entre les différents circuits) et dynamiques (fréquence de travail. actuellement.3. dans sur n'importe quel autre. On intègre facilement 1 million transistors par cm2! Ce sont les circuits VLSI (Very Large Size Integration). La série 74ASxx (Advanced Schottky).Famille logique TTL : • • • • • • La série 74xx : Série standard. on étudiera les familles. La série 74Lxx : Série à faible consommation (Low power). le respect des contraintes électriques alimentation. les plus populaires. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 168 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . car il intègre dans un m^me boîtier un maximum de composants électroniques dont le plus important est le transistor. La famille CMOS consomme beaucoup moins que la famille TTL. consommation.Présentation : Un circuit logique se présente sous forme de circuit intégré. Les circuits intégrés logiques sont classés suivant leur technologie de fabrication en plusieurs familles logiques.CHAPITRE 4 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION La manipulation des circuits logiques implique un minimum de connaissances de la technologie de tels circuits.

: La même que la 74CXX. Tension d’alimentation : • • Famille logique TTL : L’alimentation doit être fixe et égale à 5V avec une tolérance de ± 5%. CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : 2.2 Niveaux logiques de sorties Vcc VOHmi 1 ∅ 0 En TTL : VOHmin = 2.2. Fig.Vcc MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 169 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . : Série CMOS avec le même brochage qu'une série TTL.95.55. 2.05. mais plus rapide (High speed CMOS). 2.1 Niveaux logiques d'entrées Vcc VIHmin En TTL : 1 ∅ 0 VIHmin = 2 V VILmax = 0.45.Vcc La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension de sortie (Output) : • • VOHmin V0Lmax : Tension minimale de sortie à l’état logique haut.2.TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 1.1. Famille logique CMOS : Le choix de la tension d’alimentation est plus large de 3V à 18V.4 V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VILmax = 0. VILmax : Tension maximale en entrée qui assure le niveau logique bas. Fig.4 V VOLma (Etat indéfini) 0V VOHmin = 0. mais à une certaine « plage » de tension.Vcc VOLmax = 0. Les niveaux logiques : Pour une famille donnée. La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension en entrée (Input): • • VIHmin : Tension minimale en entrée qui assure le niveau logique haut. les niveaux logiques « 0 » ou "L" (Low) et « 1 » ou "H" (High) ne correspondent pas à une tension précise.Famille logique C-MOS • • • La série 4000B La série 74HCxx Les série 74HCxx : Série classique de base.3.8 V VILmax (Etat indéfini) 0V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VIHmin = 0. : Tension maximale de sortie à l’état logique bas.Vcc VILmax = 0.

Fig.8 Contact commandant un niveau haut 5V • • R2 VI Au repos. R1 assure imposer le '0' logique sur l'entrée de la porte logique . INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES Souvent. lorsque le contact est fermé. La résistance R1 résout ce problème : • VI • Au repos. l’entrée d’un circuit logique TTL change d’état en fonction de l’état d’un contact (interrupteur.). etc.TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 2. la fermeture du contact provoque un court-circuit de l'alimentation 5V.3.7 Contact commandant un niveau bas 5V R1 Sans la résistance R1. l'entrée logique est au niveau "1" et l'alimentation n'est pas court-circuitée. le contact est ouvert. Dans ce cas. il faut prévoir un interfaçage pour assurer le bon fonctionnement : Fig. R1 assure imposer le '1' logique sur l'entrée de la porte logique . Les caractéristiques de transfert : Fig. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 170 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . R1 est typiquement de 10kΩ . contact d'un capteur TOR. le contact est ouvert. l'entrée logique est au niveau "0" et l'alimentation n'est pas court-circuitée. lorsque le contact est fermé. R1 est typiquement de 10kΩ .3 Gabarit de transfert d’une porte logique inverseuse en technologie Vo VOH max VOH min VI Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 0 » VO Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 1 » VOL max VOL min VIL min VIL max VIH min VIH max VI Plage de tension garantie Plage de tension garantie A l’entrée pour l’état « 0 » A l’entrée pour l’état « 0 » 3.

la bobine du relais est alimentée. Par mémoire. Les contacts K associés se ferment. il doit donc "se rappeler" ou avoir de la "mémoire". quand on relâche le bouton.CHAPITRE 5 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE INTRODUCTION : A la différence d'un circuit combinatoire. 1. le bouton a est un contact fermé au repos. Si l'utilisateur relâche le bouton marche.a 24 V 220 V a K K M m K Circuit de commande Circuit de puissance Il s'agit du circuit mémoire élémentaire en technologie électrique. On connaît déjà la solution de ce problème. le courant continue à circuler par K. L'équation du relais X et du moteur M est la suivante : K =(K +m). l'état d'un circuit séquentiel dépend de l'état de ses entrées et de l'état précédent de ses sorties . Le relais K dispose de 2 contacts . CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE : Pour introduire à ce type de circuit. le relais est alors auto-alimenté et le moteur continue à tourner. on étudie un exemple simple et classique dans ce domaine . c'est à dire si m et a sont appuyés en même temps. le moteur continue à tourner. figurant dans le circuit d'auto maintien ou d'autoalimentation : • • Le bouton m est un contact ouvert au repos . on exprime le phénomène qui consiste à conserver l'effet d'un événement après sa disparition. L'ordre de mise en marche a donc été mémorisé . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 171 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . L'action arrêt est prioritaire. il s'agit de la commande d'un moteur d'une perceuse par exemple : • • • • Un bouton "m" permet de mettre en marche le moteur et un bouton "a" permet de l'arrêter . le moteur démarre . on arrête le moteur. Il en est de même pour le bouton a . Quand l'utilisateur appuie sur le bouton m. Quand on appuie sur le bouton m.

S (Set) est l'entrée de mise à 1 de la sortie Q .R R Q =(Q +S)+R S S 0 0 1 1 R 0 1 0 1 Q Fonction de la bascule x Mémorisation 1 Action Reset 0 Action Set 0 Action Reset (*) X indique l'état précédent (0 ou 1) ( ) * Etat indéterminé si on passe à SR=00 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 172 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 2. on exploite le résultat du paragraphe 1 . on part de l'équation d'auto-alimentation du relais et on fait la correspondance logique : S correspond à m. S R Q On développera le circuit de cette bascule en utilisant 2 approches : • • Dans l'approche 1.ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : Les circuits mémoire électroniques sont d'une grande variété à différents champs d'application . car elle bascule d'un état à l'autre suivant l'état de ses entrées S et R . ainsi que son logigramme : Q =(Q +S).R R S Q Retour permettant au circuit de se "rappeler" Ce circuit est plus connu par sa réalisation simplifiée avec l'utilisation de portes NOR : Q =Q =(Q +S). qu'on peut qualifier de circuit de base pour tous les autres . R (Reset) est l'entrée de mise à 0 de la sortie Q. R correspond à a et Q correspond à K. on utilise le raisonnement comme pour un circuit combinatoire. On l'appelle bascule. il s'agit de la bascule SR : • • • • Son symbole est représenté par la figure ci-contre . Dans l'approche 2.1. On en déduit alors l'équation de la bascule SR avec Reset prioritaire. on étudie ici le circuit le plus élémentaire.Approche 1 : Dans cette approche.

le circuit utilisé est le circuit CMOS CD4011 comportant 4 portes NOR à 2 entrées : • L'appui sur m correspond à l'action Set de la bascule SR.ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2.R 2.R Puisqu' on a (q = Q). Il est donc nécessaire de connaître l’état de Q pour connaître l’état de la sortie lorsque les deux entrées sont à 0 (état de mémoire). On introduit alors une variable supplémentaire qui indique l'état précédent de Q. ce qui fait conduire le transistor T1 et exciter le relais K . le moteur tourne . L'appui sur a correspond à l'action Reset. On note "q" cette variable. le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état. le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état .2.Application : Il s'agit de la version électronique du montage Marche/Arrêt du moteur . le moteur s'arrête . alors : Q =(Q +S).3. Q Rq S 00 01 11 10 0 0 1 0 0 1 1 1 0 0 S 0 0 0 0 1 1 1 1 R 0 0 1 1 0 0 1 1 q 0 1 0 1 0 1 0 1 Q 0 1 0 0 1 1 0 0 Q =SR+Rq =(q+S). on raisonne comme pour un circuit combinatoire.Approche 2 : Dans cette approche. ce qui fait bloquer T1 et désexciter le relais K . • 220 V m a ¼ CD4001 R Q D1 R3 K K T1 M 12 V S ¼ CD4001 R1 R2 Circuit de commande Circuit de puissance MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 173 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .

on trouve l'organigramme et le GRAFCET qui est l'objet d'étude de ce chapitre. • Le moteur supportant le forêt (MF) commence à tourner et le vérin (VM) pousse le moteur vers le bas . • Le vérin VS retourne dans l'autre sens . En effet. • Alors le vérin VM remonte quand le capteur (fr) est actionné. les noms des capteurs sont en minuscule et ceux des actionneurs sont en majuscule. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 174 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . • Le moteur MF et le vérin VM sont arrêtés . Pour illustrer les notions traitées dans ce chapitre. le capteur (ps) indique que la pièce est serrée . Note : Pour la clarté. depuis 1988 sous le nom de "Sequential Function Chart (SFC)" (norme CEI 848). une évolution séquentielle représentée graphiquement. Parmi les méthodes possibles. Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp Fig2. le capteur (pd) indique que la pièce est desserrée : • On revient alors à l'état initial. d'un regard. cela indique que le forêt est retourné . • Le perçage de la pièce commence et le capteur (pp) indique que la pièce est percée . décrit ci-dessous : Fig1. Fonctionnement du système • L'appui sur le bouton Départ cycle (Dcy) lance le cycle .CHAPITRE 6 LE GRAFCET INTRODUCTION : La représentation graphique permet de décrire le fonctionnement séquentiel d'un système automatisé sans ambiguïté et d'une façon compréhensible par toutes les catégories de personnel : de l'ingénieur au technico-commercial. on se basera sur le système de perçage automatisé. Il est normalisé sur le plan international. • Le vérin de serrage (VS) déplace la pièce pour la serrer . Le GRAFCET provient de GRAphe Fonctionnel de Commande par Etapes et Transitions. l'œil humain est capable de saisir.

Définition : Une étape caractérise un état qui est un comportement invariant d'une partie ou de la totalité de la partie commande. De transitions auxquelles sont associées des réceptivités . C'est une situation dans laquelle les variables d'entrée et de sortie dela partie commande conservent leur état. on peut distinguer plusieurs types de GRAFCET.1. 2. Etape initiale Si elle est symbolisée par un carré à côtés doublés. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 175 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . technico-commercial.2.GRAFCET niveau 2 : Une étude détaillée conduit au choix des solutions technologiques pour la partie opérative (PO) et la partie commande (PC). GRAFCET niveau 1 1. Ce modèle est purement descriptif. etc.LE GRAFCET 1. 0 Appui sur Dcy 1 Serrage Pièce serrée 2 Rotation MF Pièce percée 3 Montée VM Retour effectué 4 Desserrage Desserrage effectué Descente VM 1. Le choix des actionneurs et des capteurs n’est pas encore fait. il s'agit alors d'une l'étape initiale. par laquelle le système démarre. Fig5. concepteur-réalisateur. on les résume dans 2 types : GRAFCET niveau 1 . Symbole d'une étape Une étape est symbolisée par un carré repéré numériquement .).1.GRAFCET niveau 1 : Dans ce type de GRAFCET.1. ici. ELEMENTS DE BASE : Le GRAFCET se compose d'un ensemble : D'étapes auxquelles sont associées des actions . apparaissent les actions à réaliser et les informations nécessaires à leur exécution.Etape : 2. GRAFCET niveau 2. De liaisons orientées reliant les étapes aux transitions et les transitions aux étapes. Fig3. c'est l'étape 1. Pour simplifier. 2.1. Fig4. On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue système" ou "GRAFCET fonctionnel". TYPES DE GRAFCET : Suivant les différents points de vue (utilisateur. On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue PO et PC" ou "GRAFCET de commande".

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 176 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Cette variable booléenne a pour valeur logique : • • "1" lorsque l'étape associée est active . 4 5 Transition Une transition est validée si l'étape ou les étapes précédentes sont actives.2. "0" logique lorsque celle-ci est inactive .1. Exemple : Lancer une temporisation de 5 s.2. Elles traduisent ce qui doit être fait chaque fois que l'étape à laquelle elles sont associées est active. etc. un point est placé comme ci-contre. un comptage. telles qu'une temporisation. par exemple pour l'étape 0 : X0 = 1) . Une transition indique la possibilité d'évolution entre étapes : Fig8. Fig7. Internes correspondant à des fonctions qui n'agissent pas sur la PO. Une variable d'étape est associée à chaque étape (en général repéré par Xi. appelée réceptivité. Elle définit la condition d'évolution entre étapes.LE GRAFCET Fig6.1. Exemple : Serrer la pièce. ou i est l'identificateur de l'étape). Etape active S'il est nécessaire de préciser à un instant donné une étape i active.Définition : Un système lors de son fonctionnement séquentiel change d’état. On symbolise les actions par un rectangle relié au symbole de l'étape. Représentation • • Elle est symbolisée par une barre perpendiculaire aux liaisons orientées . Elles peuvent être : • • Externes correspondant aux ordres vers la PO . Exemples d'actions associées à une étape 2.Les transitions : 2.Actions associées à une étape : Une ou plusieurs actions peuvent être associées à une étape. 2.2. par exemple pour l'étape 0 : X0 = 0).

il faut que vérifier l'équation logique : a0.2. Pour franchir une étape. La notation t/14/5 signifie que la réceptivité sera vraie 5 secondes après l'activation de l'étape repérée 14.a0. Fig10. etc. L'origine sera l'instant de début de l'activation de l'étape déclenchant la temporisation. ET la réceptivité soit vraie.c3 X4 représente l'état de l'étape 4. d'une étape. l'Interface 4 5 Pour évoluer de l'étape 4 à l'étape 5. d'un bouton de Homme/Machine .LE GRAFCET 2.Réceptivité associée à une transition : a/ Définition : A chaque transition est associée une condition logique appelée réceptivité ou condition de franchissement d'étape. Exemples de réceptivités 0 1 Pour évoluer de l'étape 0 à l'étape 1. Elle caractérise le comportement initial de la partie commande vis-à-vis de la partie opérative. LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : Règles N° 1 : Situation initiale L'initialisation précise l'étape ou les étapes actives au début du fonctionnement. b/ Cas particuliers : Il existe deux cas particuliers : • Temporisation : Pour faire intervenir le temps dans une réceptivité.c3 X4. il faut que : • • la transition soit validée . La notation normalisée s'écrit 5s/X14. Fig9.Dcy. X0 représente l'état de l'étape 0. Les étapes initiales sont activées inconditionnellement en début de cycle. Réceptivité toujours vraie : une telle réceptivité s'écrit "= 1". il faut que vérifier l'équation logique : Dcy X0.2. il suffit d'indiquer après le repère "t" son origine et sa durée. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 177 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . d'une temporisation . Le franchissement de cette transition se fera dès que la ou les étapes immédiatement antérieures seront actives sans autre condition. Temporisation 5 Le passage de l'étape 4 à l'étape 5 est toujours vrai 3. La réceptivité est une fonction combinatoire d'informations booléennes telles que l'état : • • • • d'un capteur . Réceptivité toujours vraie 4 =1 • Fig11.

1. l'étape 14 est activée.La séquence linéaire : Fig12. représente l’exécution en parallèle de plusieurs séquences. on utilise deux traits parallèles pour indiquer le début et la fin des séquences. Pour représenter la structure des séquences simultanées. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 178 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . représente la synchronisation de plusieurs séquences. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : 4. Elle ne peut alors être franchie que : • • Lorsqu'elle est validée .2. On appelle cette structure convergent ET: Si les 2 étapes 3 et 13 sont actives et la réceptivité m. les étapes 2 et 12 sont activées • La transition 'm. qui possède plusieurs étapes d’entrée. C'est-à-dire.d = 1. 2 pb MF VM+ 3 ph VM- 4. qui possède 2 étapes de sortie. on obtient des séquences simultanées qui s'exécuteront parallèlement mais indépendamment. On appelle cette structure divergent ET : Si l'étape 1 est active et la réceptivité h = 1. l'évolution de chacune des séquences d'étapes dépendra des conditions d'évolution du système automatisé.d'. Considérons l'exemple de la figure 13 : • La transition 'h'. 4. Règles N° 3 : Evolution des étapes actives Le franchissement d'une transition entraîne l'activation simultanée de toutes les étapes immédiatement suivantes et la désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes. ET que la réceptivité associée à la transition est vraie. Séquence linéaire 1 s V+ Une séquence linéaire est composée d'un ensemble d'étapes successives où chaque étape est suivie d'une seule transition et chaque transition n'est validée que par une seule étape.Les séquences simultanées : Lorsque le franchissement d'une transition conduit à activer simultanément plusieurs séquences d'étapes.LE GRAFCET Règles N° 2 : Franchissement d'une transition Une transition est validée lorsque toutes les étapes immédiatement précédentes sont actives.

Le saut d'étapes : Le saut d'étape représente un saut conditionnel permettant de sauter plusieurs étapes pour activer une étape en aval dans la séquence. 2 et 3 tant que la réceptivité a n'est pas obtenue. • L'activation de l'étape 14 peut venir : de l'étape 3 si elle est active et e = 1 . 4. On dit aussi que c'est un saut d'étape 3 à 1 par la réceptivité a. c'est-à-dire ne peuvent pas être vraies simultanément.Sélection de séquences : Une structure alternative permet d'effectuer un choix unique d'évolution entre plusieurs étapes en aval à partir d'une seule étape en amont. Considérons l'exemple de la figure 14 : • De l'étape 1 : On va activer l'étape 2 si la réceptivité b = 1 et a =1 .LE GRAFCET 4. 4.Structure répétitive : Une structure répétitive appelée aussi une reprise de séquence.5. Il est à noter que les branches d'une divergence en OU doivent avoir des réceptivités exclusives. Il y a reprise des étapes 1. il y a un saut de l'étape 1 à l'étape 4 mais conditionné par la réceptivité b. Ou on va activer l'étape 12 si la réceptivité b = 1 mais a = 0. OU de l'étape 13 si elle est active et m = 1.3.4. On appelle cette structure convergent OU.b. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 179 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . est un saut conditionnel permettant la reprise d'une séquence plusieurs fois (boucle) tant qu'une condition logique fixée n'est pas obtenue. On appelle cette structure divergent OU. Dans l'exemple de la figure 15. on utilise un simple trait horizontal pour indiquer le début et la fin des séquences. Pour représenter la structure alternative.

Le bouchage se fera en deux étapes : Descente du vérin presseur V . Le moteur ‘ Avance Tapis : M ’ tourne d’un pas jusqu’à l’action du capteur ‘ Tapis en position : TP ’. • MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 180 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Fermeture de EV après le remplissage de la bouteille. : Tapis en position. Une bouteille est alors présente à chacun des postes P1 et P2. : L’électrovanne est fermée. : la bouteille est remplie.Les opération de remplissage et de débouchage s’effectueront simultanément sur les deux bouteilles : • Le remplissage se fera en deux étapes : Ouverture de l’électrovanne EV . Le capteur ‘Bouteille remplie : BR’ permettra de contrôler le niveau de remplissage des bouteilles. Remonté du vérin V après l’enfoncement du bouchon. : Le bouchon est enfoncé. Remplissage et bouchage des bouteilles V Capteur : H Dcy TP BR F BE H : Départ du cycle. • Un poste de remplissage P1 commandé par l’électrovanne EV.LE GRAFCET EXERCICE RESOLU Fig 18. : Le vérin V est en position haute EV Bouteille Capteur : F Capteur : BE Capteur : BR Capteur : TP Avancer d’un pas Moteur M Le système est réalisé autour de : • Un tapis roulant permettant le déplacement des bouteilles. • Un poste de bouchage P2 commandé par un vérin presseur V à double effet. Le déclenchement de la chaîne d’embouteillage se fait par action sur l’interrupteur Dcy.

Ce fonctionnement est donc traduit par le schéma cicontre. dans un GRAFCET. Logique programmée à base d'ordinateur. On appelle l'ensemble formée par la bascule SR et la porte ET "module d'étape". Dans ces conditions. Ri indique la réceptivité associée à l'étape i. 1/ LOGIQUE CABLEE L'élément de base dans cette logique est la bascule SR. on associe à chaque étape une bascule SR . de microcontrôleur ou d'automate programmable industriel (API) : cette solution présente l'avantage d'être flexible et évolutive puisqu'elle s'adapte facilement à tout changement du système automatisé en par un simple changement de programme. est désactivée (action Reset) si l'étape suivante est activée. car chaque étape sera matérialisée par ce module de base : • • i indique une étape i . en effet. Pour matérialiser un GRAFCET. la logique câblée se fait de plus en plus rare. alors que la logique programmée. Sa fiabilité. De nos jours. elle est bien adaptée à ces systèmes par : • • • Ses langages de programmation faciles et spécifiques aux automaticiens et électriciens . l'équation de la sortie Q de la bascule SR a pour expression : Q = ( Q + S ). R L'action Reset est prioritaire. Sa modularité et de sa flexibilité . de ce fait.CHAPITRE 7 MATERIALISATION D'UN GRAFCET INTRODUCTION La matérialisation d'un GRAFCET peut être réalisée de deux façons : • • Logique câblée à base de bascules et portes logiques : elle est simple et adaptée à des petits systèmes figés . reste activée même si la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) devient fausse . etc. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 181 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . car elle a été pensée effectivement pour la commande de systèmes automatisés . une étape : • • • • • est activée (action Set) par la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) . c'est à dire si S = R = 1 alors Q = 0. en particulier avec API est la solution la plus utilisée.

Dans le cas de l'exemple ci-dessus : • • La sortie V est active dans l'étape 1 OU 2 OU 3. La fonction globale d'un API est : Présence énergie Présence programme Consignes (IHM) Comptes-rendues (Capteurs) Ordres (Pré-actionneurs) Traiter les informations Messages (IHM) API MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 182 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . L'équation d'une sortie se détermine : en cherchant toutes les étapes où cette sortie est active . La sortie MB est active uniquement dans l'étape 1. alors V = X1 + X2 + X3 .MATERIALISATION D’UN GRAFCET Exemple : • • On passe du GRAFCET au schéma avec modules d'étapes comme expliqué plus haut .1. 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : 2.Structure : Un Automate Programmable Industriel (API) est une machine électronique programmable destinée à piloter en ambiance industrielle et en temps réel des systèmes automatisés. alors MB = X1 . de même. et en liant les sorties Q des bascules (X) associées à ces étapes par un opérateur logique OU. MK = X3.

Les sorties transmettent des informations aux pré-actionneurs et aux éléments de signalisation du pupitre. De recevoir les informations générées par le processeur et destinées à la commande des sorties (valeur des sorties. Les interfaces d'entrées/sorties : Les entrées reçoivent des informations en provenance des éléments de détection et du pupitre opérateur . Elle est connecté aux autres éléments (mémoire et interface E/S) par des liaisons parallèles appelées "Bus" qui véhiculent les informations entre ces éléments. Modules d'E/S • MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 183 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . etc. De recevoir et conserver le programme du processus.) .MATERIALISATION D’UN GRAFCET La structure interne d'un API est représentée par la figure suivante : Console de programmation Bus Unité centrale de traitement Module d’entrées logiques Module de Sorties Logiques Mémoire Alimentation Signalisation Représente l’état des entrées et des sorties Issue de programmation Connexion avec le la console de programmation. des temporisation. Entrées / Sorties Liaison avec les capteurs et les préactionneurs Mémoire additionnelle • La mémoire : Elle permet : De recevoir les informations issues des entrées . • L’unité de traitement : Elle réalise toutes les fonctions logiques et arithmétiques à partir d'un programme contenu dans sa mémoire : elle lit et écrit dans la mémoire et actualise les sorties. Ces interfaces d'Entrée/Sortie (E/S) se présentent généralement sous forme d’interfaces modulaires qu’on ajoute selon le besoin.

MATERIALISATION D’UN GRAFCET L’interface d'entrée a pour fonction de : • Recevoir les signaux logiques en provenance des capteurs . Un exemple typique d'interface graphique se présente comme ci-contre : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 184 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . • Généralement les sorties sont désignées ainsi : %Qi. en éliminant les parasites d'origine industrielle et en isolant électriquement l'unité de commande de la partie opérative (isolation galvanique) pour la protection . Exemple : %I0. • Traiter ces signaux en les mettant en forme. Langage List d'instructions (Instruction List) . Il calcule les équations de fonctionnement du système en fonction des entrées et d'autres variables et les mémorise . un API exécute le même cycle de fonctionnement qu'on appelle "cycle automate" .j où i est le numéro du module et j le numéro de la sortie dans ce module. on cite quelques-uns des plus connus et plus utilisés : • • • Langage à contacts (LADDER) . Parmi les langages normalisés. Le PC peut également servir de poste opérateur pour assurer la conduite de l'unité. l'API lit les entrées et les mémorise durant le cycle automate .2. de le compiler et de le transférer à l'automate. 2.3 représente l'entrée 3 du module 0. Exemple : % Q1. Exécution du programme Mise à jour des sorties 2. L’interface de sortie a pour fonction de : • Commander les pré-actionneurs et éléments des signalisation du système • Adapter les niveaux de tension de l'unité de commande à celle de la partie opérative du système en garantissant une isolation galvanique entre ces dernières .Cycle d'exécution d'un automate : Durant son fonctionnement. les constructeurs d'API proposent des environnements logiciels graphiques pour la programmation. Généralement.5 représente la sortie 5 du module 1. • Généralement les entrées sont désignées ainsi : %Ii.PROGRAMMATION DE L’API La programmation d'un API consiste à traduire dans le langage spécialisé de l'automate.j où i est le numéro du module et j le numéro de l'entrée dans ce module. Langage GRAFCET (Sequential Function Chart : SFC). la durée de ce cycle est typiquement de 1 à 50 ms : • • Lecture des entrées • Avant chaque traitement. • La console de programmation : C'est généralement un PC où est installé qui contient le logiciel de programmation spécifique à l'API.3. Les résultats sont recopiés dans les sorties. le signe "%" est spécifique au constructeur (ici Telemecanique) . Un autre logiciel est alors nécessaire pour assurer le dialogue avec l'automate. Ce logiciel permet d'éditer le programme. les équations de fonctionnement du système à automatiser.

Pour chaque action.1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R Si X0=1 et I0.MATERIALISATION D’UN GRAFCET 2. C'est une simple traduction des circuits de commande électriques.1 : % I0.1 I0.0 : % I0.5 • Pour chaque étape. on associe une variable de sortie de l’API.5 On a vu dans la matérialisation par bascules que : • • Si l’étape i est active et si la réceptivité suivante est vraie alors l’étape (i+1) est activée.Le LADDER a/ Description : Le langage Ladder est une succession de "réseaux de contacts" véhiculant des informations logiques depuis les entrées vers les sorties.3 Q1.2 Q1.1=1 alors Set X1 Si X1=1 alors Reset X0 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 185 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on associe une variable automate dont l’indice est le numéro d’étape : X0 pour l’étape 0. • Serrage Rotation MF Descente VM Montée VM Desserrage % % % % % Q1. en LADDER.0 b/ Exemple : Dans ce exemple. X1 pour l’étape 1. etc. ceci est représenté par : % I0.1.2 : % Q0.3. on utilise les association suivantes : • Pour les fin de courses : Départ de cycle Pièce serrée Pièce percée Retour effectué Desserrage effectué % % % % % I0.4 Q1.1 KM S1 S2 S3 KM : % I0.4 I0.1 Q1. L’activation de cette étape (i+1) désactive l’étape i.2 I0.3 I0.0 S2 S1 % I0. Pour l’étape1. on traduit le GRAFCET correspondant au poste de perçage automatique en langage LADDER : Pour matérialiser ce GRAFCET.2 %Q0. % I0.0 S3 % I0.

S2 S1 S3 LD ANDN OR ST S1 S2 S3 KM % I0. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.3 % Q1.3.3 % X2 % X3 S % X3 % I0.2 % X1 % X2 S % X2 % X1 R % I0.1 % X0 % I0.0 KM MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 186 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .4 % X4 % X2 R % X3 % X4 S % X3 R % X3 % Q1. Fin de programme. ce n’est pas un langage graphique.2 : % Q0. L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.5 % X2 % Q1.1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R % I0.2 % X1 Traitement postérieur : % Q1. Négation du résultat de l'instruction précédente L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test.2.5 % X4 % X0 S % X4 R % X4 2. L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1.0 : % I0. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande. Le tableau suivant donne une liste représentative de ce langage : Instruction LD LDN AND ANDN OR ORN N ST STN S R END Fonction Lire une entrée ou une variable interne. L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1.MATERIALISATION D’UN GRAFCET Le programme complet sera alors : % I0.1 : % I0.0 : % I0.0 % I0.L’instruction liste "IL" : a/ Description : L'IL est un langage dans lequel toutes les opérations sont décrites par des instructions mnémoniques .2 % I0.4 % Q1. OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande. Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.1 % Q0. OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.

qui est principalement représenté par : Les actionneurs. via les preactionneurs. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. L'Interface Homme/Machine qui reçois de l'unité de traitement des messages renseignement sur l'état du système. La position de la fonction "Communiquer" dans une chaîne d'information.MODULE 3 PARTIE 3 COMMUNICATION DE L’INFORMATION PRESENTATION Après le traitement des informations. qui agissent sur la matière d'œuvre . . le résultat de traitement est communiqué à son environnement.

chaque caractère est codé par un nombre de 8 bits (code ASCII). on peut dire que l'unité de traitement. c'est à dire 8 bits / 8bits . Mais. Avec une imprimante série. microcontrôleur. En série avec les périphériques de dialogue tel un ordinateur de type PC pour la programmation. Pour simplifier.CHAPITRE 1 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE INTRODUCTION : A l'intérieur. soit en série suivant le type de périphérique avec lequel elle communique. le PC envoie le texte caractère par caractère. PRINCIPE : 0 1 1 0 Unité de traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 parallèle 1 0 0 0 1 1 Unité de 0 traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 série 1 0 0 Liaison parallèle Les 8 bits sont communiqués en parallèle sur 8 fils ! Avantages Plus Rapide Distance plus longue Moins de fils Liaison série Les 8 bits sont communiquées en série un par un sur un seul fil Inconvénients Plus de fils Moins rapide Liaison parallèle Liaison série Exemple 1 : Imprimante parallèle et imprimante série Un texte est un ensemble de caractères . etc. On en déduit que l'imprimante parallèle est 8 fois plus rapide que l'imprimante série.) communique les informations naturellement en parallèle sous un format de 8 bits ou plus. mais en série. API. • • Avec une imprimante parallèle. l'unité de traitement communique soit en parallèle. mais en parallèle. c'est à dire chaque caractère est transmis bit / bit. la supervision. l'unité de traitement d'un système automatisé (logique. câblée. en particulier l'API communique : • • En parallèle avec les actionneurs via les pré-actionneurs . quand il s'agit de communiquer avec le milieu extérieur. etc. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 188 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . le PC envoie le texte caractère par caractère.

Dans les systèmes automatisés complexe. 3. 2.1 Q. on utilise alors la liaison série. il s'agit d'un API avec 8E/8S TOR. à la fin de chaque cycle automate.7 L'API actualise ou rafraîchit l'état des sorties TOR simultanément. LIAISON SERIE : Lorsque la distance devient grande.LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE Exemple 2: Souris d'ordinateur La souris code sa position sur l'écran avec un nombre important.0 Q. L'API commande alors les 8 actionneurs branchées à ses sorties TOR en même temps. disons codé sur 8 bits pour simplifier. En pratique. on a les cas suivants : • • Généralement. Dans le contexte d'un API. donc avec 2 fils au plus. il traite les données qu'il acquiert des entrées TOR en parallèle et communique les ordres aux sorties TOR en parallèle : I. l'API communique dans le mode série pour échanger des informations avec d'autres API ou avec un PC pour le contrôle et la supervision Programmation d'API avec PC Supervision de l'état d'API et processus avec PC MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 189 COMMUNICATION DE L’INFORMATION .7 API Q. la liaison parallèle devient techniquement difficile à réaliser à cause de la longueur du câblage et des parasites de transmission . un API est programmé avec un PC . ce qui n'est pas pratique. c'est à dire en même temps. le mode de communication dans cette situation est le mode série .1 I. Dans l'exemple de la figure ci-dessus. La liaison entre la souris et le PC doit donc comporter au moins 8 fils. LIAISON PARALLELE Un API est à base de microcontrôleur . la souris communique avec le PC en série.0 I.

etc. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 190 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . etc. Cette omniprésence des ordinateurs a fait naître le besoin de communication entre eux. D’un ensemble de règles gouvernant la façon de communiquer à l'intérieur du réseau. ateliers de production. etc. etc. ondes.CHAPITRE 4 RESEAU LOCAL .) .). fibres optiques. Fig. centre de formation. On appelle "Protocoles" cet ensemble de règles. DEFINITIONS : Un réseau d’ordinateurs est un groupe de machines autonomes interconnectées et situés dans un certain domaine géographique. pour relier des réseaux locaux à l’échelle d’une ville (grandes entreprises. On fait généralement trois catégories de réseaux : • Le réseau local (LAN : Local Area Network) : C’est un groupe de machines et périphériques de communication interconnectés sur une zone géographique limitée (locale) comme un Bâtiment (entreprise. LES TYPES DE RESEAUX : On distingue différents types de réseaux selon leur taille.) . usine. D’une voie de transmission des données (câbles électriques. l’ordinateur a connu des progrès et des développements matériel et logiciel qui l'on rendu utilisable partout (bureaux d’entreprises.1 Description d'un réseau Machine pouvant contenir des ressources en partage (fichiers. Fig. Un tel réseau doit disposer : • • • De ressources à partager sous forme de données ou de machines (fichiers. universités.INTERNET GENERALITES : Au fil des dernières décennies.1 LAN : réseau local • Le réseau métropolitain (MAN : Metropolitan Area Network) : C’est un réseau qui utilise des lignes téléphoniques. 1. imprimantes. Les réseaux informatiques permettent ainsi l'interconnexion physique et logique entre les ordinateurs pour permettre la communication entre eux. pour faciliter l'accès à l'information voulue au moment et à l'endroit voulu. avec un gain estimable en efficacité de travail. etc. physiques ou hertziennes.) .) . leur vitesse de transfert des données ainsi que leur étendue géographique.) Imprimante partagée Média de transmission partagé 2. etc.

3. …. 3. • Windows NT4 Server et Windows 2000 Server sont des systèmes pour les réseaux Client/Serveur.1. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 191 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . LES MODELES DE RESEAUX : 3. Définitions : Dans un réseau local.) et logicielles (applications. on appelle : • • Serveur: tout ordinateur qui peut mettre ces ressources physiques (disque dur. logiciels. etc. la sécurité est très peu présente. tour ordinateur peut se comporter aussi bien comme un serveur pour les autres ordinateurs que comme une station de travail : Avantages : • • un coût réduit (les coûts engendrés par un tel réseau sont le matériel. Windows Millenium sont des systèmes d'exploitation pour des réseaux égal à égal. A chaque modèle de réseau correspond un système d'exploitation optimisé pour les tâches requises par le modèle de réseau : • Windows 98. multinationales. On distingue 2 modèles dans l’architecture des réseaux : • • Modèle "Egal à Egal" ou "Poste à Poste" (Peer to Peer) Modèle Client/Serveur . imprimante. Inconvénients : • • ce système n'est pas du tout centralisé.). Station de travail : tout ordinateur relié au réseau (client) et capable d'utiliser sans limitation ces ressources locales et avec permission les ressources réseaux offertes par les serveurs.2. …) à la disposition des autres ordinateurs du réseau. Un modèle de réseau renseigne sur la relation entre les ordinateurs du réseau et l'organisation de la communication au sein de ce réseau.RESEAU LOCAL - INTERNET Fig. Modèle Poste à Poste : Dans le modèle Poste à Poste.2 MAN : réseau métropolitain • Le réseau étendu (WAN : Wide Area Network) : C’est un réseau de réseaux (inter-réseau) à l’échelle d’un pays. ce qui le rend très difficile à administrer . voire la planète (très grandes entreprises. L'Internet est un exemple de réseau WAN. une simplicité à toute épreuve. les câbles et la maintenance) . les ordinateurs opèrent en égaux c'est-à-dire.

Ainsi les signaux émis par chaque ordinateur atteignent tous les autres ordinateurs. 4. Le Hub contient un certain nombre de ports sur lesquels sont branchées les machines du réseau. D’un processeur plus puissant et plus rapide. Fig. Cette topologie a l’inconvénient suivant : si le câble présente un défaut.3. L'arrangement physique de ces éléments s'appelle "Topologie".RESEAU LOCAL - INTERNET 3. Il propage les signaux arrivant sur chacun de ses ports vers tous les autres ports. Pour cela. cartes réseau). 4. En effet tous les ordinateurs sont reliés à une même ligne de transmission (Bus) par l'intermédiaire de câble. Topologie en Bus : C'est l'organisation la plus simple d'un réseau. qui répond à leurs requêtes. les ordinateurs du réseau sont répartis en 2 catégories : • • Un Serveur ou des Serveurs qui ont pour unique fonction de rendre des services aux autres ordinateurs du réseau . le réseau ne fonctionne plus. Ce modèle est conseillé pour un réseau professionnel avec des données sensibles nécessitant une meilleure sécurité et une gestion centralisée des ressources. ainsi que d'autres équipements permettant d'assurer la bonne circulation des données. Modèle Client/Serveur Dans un modèle Client/Serveur.6 Topologie en Anneau 4. chaque machine est reliée par un câble différent à un nœud central appelé "Hub" ou "Concentrateur". LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : Un réseau local est constitué d'ordinateurs reliés entre eux grâce à du matériel (câblage. on a donc une boucle d'ordinateurs sur laquelle chacun va "avoir la parole" successivement.2. Les ordinateurs du réseau communiquent chacun à leur tour. Topologie en Anneau : Cette topologie équivaut fonctionnellement à un Bus dont le câble se referme sur lui même. Des Clients ou "stations de travail" qui. Topologie en Etoile : Dans cette topologie. Cette topologie est beaucoup moins utilisée car elle est très chère. La connexion poste . un serveur doit être fonctionnellement puissant et doit disposer : • • • De plus de mémoire vive .3. De plus d’espace disque . voire plusieurs processeurs. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 192 COMMUNICATION DE L’INFORMATION .1.câble constitue un nœud et un message est émis à partir de n'importe quel poste et dans les deux sens. généralement coaxial. pour une tâche donnée émettent des requêtes de services vers un serveur. 4.

constitué par une interconnexion de réseaux différents. il est parfois difficile de trouver celle que l’on recherche au moment opportun.9 Réseau mondial Aujourd’hui. Il offre de nombreux services aux professionnels comme aux particuliers : acheter des marchandises en Asie. consulter les catalogues de constructeurs automobiles.RESEAU LOCAL - INTERNET Cette topologie offre plus de tolérance de panne. Fig.2. Un Modem permettant de transmettre et de recevoir textes. bases de données. vidéos. etc. accessibles aux professionnels comme aux particuliers et permettant d'échanger des informations en toute liberté. et de retrouver ainsi l’information désirée par l’utilisateur. Introduction : Internet est un réseau informatique mondial de type WAN. l’utilisateur doit bien sûr posséder : • • • Un micro-ordinateur possédant au moins 4 Mo de RAM et 5 Mo sur son disque dur et équipé d'un système d'exploitation comme Windows .7 Hub 5. images. Le réseau Internet contenant une foule d’informations en tout genre. car une coupure dans un câble n’affecte que l’ordinateur qui est branché dessus et non pas le reste du réseau. C’est pourquoi on utilise des moteurs de recherche comme Google permettant de lancer une recherche par un mot ou une expression sur tous les sites Internet recensés par ce système. Accès à Internet : Pour accéder au réseau Internet. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 193 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . 5. Un logiciel de navigation qui permet de parcourir les sites du réseau (Netscape ou Internet explorer) . passer des commandes. etc. INTERNET : 5.1. Fig. Internet permet à tout individu d’accéder à une multitude de données se présentant sous divers formats : textes. images et sons via les lignes téléphoniques ou des lignes spécialisées comme l’ADSL.

Exemple de système : Portail automatisé. • Annexe A : C'est une présentation de quelques systèmes-support typiques. S’initier à l’utilisation de tous les moyens d’investigation de manière autonome (bibliothèque. Quelques thèmes pour PSE. • Annexe B : C'est une présentation de quelques directives à propos du projet simple encadré (PSE). Communiquer en utilisant les moyens appropriés. COMPETENCES ATTENDUES • • • • Apprendre à traiter collectivement une problématique à caractère scientifique et technologique.A N N E X E S PRESENTATION Les annexes ont pour but de donner une touche finale à l'ouvrage. qui sont tout à fait liées aux concepts théoriques étudiés tout le long de l'ouvrage. S’initier à la démarche du projet industriel. Les activités proposées ne sont pas exhaustives. de dire à la lettre ce qui devrait être fait dans ce processus complexe. Internet. largement connus et diffusés dans les domaines industriel et "grand public" : Les systèmes-support permettent d'offrir des situations didactiques où les élèves peuvent faire des activités pratiques diverses. ANNEXES 194 . largement admises aussi bien dans les milieux industriels que dans les milieux éducatifs.). mais donne des lignes directrices conformes aux 3 modules principaux du programme officiel. etc. visite d’entreprise. Les directives en question n'ont pas pour rôle. Il s'agit de 2 annexes : Annexe A et Annexe B. Il s'agit donc de proposer : − − Une organisation pour gérer un PSE . mais plutôt de donner un fil directeur figurant dans quelques principes et conduites parmi beaucoup d'autres. dans la mesure où ils proposent des activités d'ordre pratique. Exemple de PSE : Réalisation d'une maquette de feux de croisement.

ANNEXES 195 . Représentation 3D des engrenage de réduction de vitesse du moteur et animation . le store peut se détériorer lors d'une rafale de vent. etc. pluie. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Etude des liaisons. passage de véhicules. De plus en cas d'absence de l'opérateur. Etude de la commande du moteur du store . Etude de la commande du moteur du portail . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . La commande automatique permet par l'information des capteurs de vent et du soleil une utilisation rationnelle et fiable du store. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Etude des liaisons. Système Système ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Commande par logique câblée combinatoire. en particulier la liaison pivot très présente dans ce système . Représentation 2D du bras . celle-ci devrait donc porter sur un système constitué d'une partie commande et d'une seule partie opérative (un battant). Représentation 2D . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Système réel Système didactisé Un battant ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . L'ouvre portail automatisé doit donc permettre de réduire voire d'éliminer ces contraintes d'utilisation. en particulier les liaisons pivot et complète très présente dans ce système . Commande par logique câblée. SYSTEME 2 INTRODUCTION PORTAIL AUTOMATISE L'ouverture ou la fermeture d'un portail d'une propriété privée peut être particulièrement contraignante : portail lourd à manœuvrer. Commande par modules d'étapes .SYSTEME 1 INTRODUCTION STORE AUTOMATISE La manipulation journalière des stores est fastidieuse. Commande par API . Représentation 3D du bras et animation . Pour simplifier l'étude.

Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Commande par API . Etude de la commande du moteur du positionneur . ANNEXES 196 . ce qui est assuré par le positionneur de parabole. en particulier les liaison pivot et glissière très présentes dans ce système . en particulier la liaison glissière très présente dans ce système . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . la parabole et sa tête de lecture doivent pouvoir être orientés vers chaque satellite situé sur la partie d’arc de l’orbite géostationnaire visible du lieu d’installation. Dans ce système. Commande par modules d'étapes . Commande par logique câblée. Représentation 3D de la mini perceuse et animation . Sous–ensemble de perçage de la pièce . Représentation 2D de la pièce de serrage . Etude des liaisons.SYSTEME 3 INTRODUCTION Le système permet de percer un trou dans une pièce d'une façon automatisé. on distingue 3 sous–ensembles fonctionnels qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : PERCEUSE AUTOMATISE • • • Sous–ensemble de serrage de la pièce . Représentation 3D du mécanisme d'orientation et animation . Système didactisé ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Cette orientation se fait par rotation de la parabole autour d’un axe perpendiculaire au plan de l’équateur (axe parallèle à l’axe de rotation de la terre). Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Etude des distributeurs et vernis pneumatiques . Etude des liaisons. Représentation 2D de la colonne . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . SYSTEME 4 INTRODUCTION POSITIONNEUR D'ANTENNE PARABOLIQUE Si l’on veut recevoir les programmes en provenance de plusieurs satellites. Sous–ensemble d'évacuation de la pièce.

en particulier les liaisons pivot et rotule très présentes dans ce système . etc. Il assure les fonctions suivantes : ESSUIE-GLACE • balayage (essuyage) du pare-brise avec différentes vitesses et lavage du pare-brise. ANNEXES 197 . Observation des signaux fournis par le codeur incrémental . Commande par logique câblée à base du circuit NE 555 (par exemple) SYSTEME 6 INTRODUCTION La commande d'axe est le principe qui consiste à déplacer une charge suivant un axe. Etude des liaisons. Représentation 2D de la pièce de serrage . On note en particulier le capteur qui indique si le système est revenu à sa position initiale. Un tel mécanisme est utilisé dans divers systèmes industriels. en particulier la liaison glissière présentes dans ce système . Etude des liaisons. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . le module électronique pilote le moteur d'essuie-glace. Représentation 3D du système biellemanivelle et animation . • Toutes ces fonctions sont gérées par un module électronique qui reçoit des informations des commandes (interrupteurs. ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie COMMANDE D'AXE Chaîne d'information Fonction globale du système . Commande de moteur par logique câblée . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Etude de la commande du moteur du positionneur d'axe . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Après traitement de ces informations. Représentation D de la bielle .) et des différents capteurs situés dans le véhicule. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Etude de la commande du moteur .SYSTEME 5 INTRODUCTION Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. Représentation 3D du mécanisme système vis-écrou et animation . boutons poussoirs. • Déplacement d'une table d'un scanner (équipement médical utilisé dans les hôpitaux pour prendre des images sur un patient). On cite par exemple : • Déplacement d'un outil dans une machine à commande numérique . Système R2EL ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système .

L’organisation et le déroulement des activités privilégient : • la créativité .) . Le besoin qui doit être justifié . car il est le centre du système éducatif . • d’une éventuelle visite d’entreprise. L'évaluation qui doit aussi bien formatrice que sommative. en résolvant des problèmes liés au projet. etc. vu leur poids dans cette démarche. entre autres. Le projet met les élèves dans des situations-problème conçues de telle sorte que les élèves ne peuvent pas résoudre les problème posés par simple répétition de connaissances acquises. impliquant ainsi l'équipe pédagogique . puisqu'il faut tenir compte simultanément de plusieurs facteurs intervenant dans cette démarche. les élèves délaisseront leur rôle de spectateur pour celui d'acteur. Une évaluation formative et sommative. On décrit dans ci-après les 2 derniers points. tant sur le plan individuel que collectif. ou ce que l'on contribue à construire" En effet. • l’initiative et • le travail de groupe avec ses contraintes de répartition des tâches. suivant une logique qui dit que : "On apprend mieux ce qu'on l'on construit soi-même. On discute ci-après les 2 derniers points. de communication et de synchronisation. Une adhésion des professeurs . DIRECTIVES Activités des élèves : Dans le cadre du PSE. pour leur donner du sens et éventuellement les renforcer et les consolider. les facteurs les plus influents : • • • • • L'élève en premier lieu. Une adhésion des élèves . Choix d'un PSE : Le choix d'un thème pour un PSE n'est pas chose facile. La pédagogie de projet est reconnue comme facilitatrice des processus d'apprentissage. la production attendue des élèves devrait faire principalement appel à des savoirs et savoir-faire déjà abordés dans les différents cycles de travaux pratiques. ANNEXES 198 . Un choix judicieux des mini-projets . • de bases de données accessibles (catalogues. vu leur poids dans ce processus. On cite. Les élèves mènent leurs activités à partir : • du dossier technique et de tout ou partie relatif à un produit existant dans le laboratoire . ce qui polarise son attention et le pousse à chercher les informations constituants les éléments de réponse. Le temps dont la gestion est d'une grande importance pour mener à terme le projet . Son apport majeur figure dans la capacité l'apprenant comme constructeur et acteur essentiel de ses savoirs. bibliothèques de composants. Les programmes avec une synergie de toutes les disciplines possibles.A N N E X E B PROJET SIMPLE ENCADRE : DIRECTIVES INTRODUCTION : Le projet simple encadré (PSE) ou mini-projet s'inscrit dans le cadre de la pédagogie de projet. Organisation : La réussite • • • • • d'un PSE impose : D’y penser longtemps à l’avance . au sein d'une classe ou dans l'établissement tout entier. sites Internet. bases documentaires informatisées. etc.

2003. 1994. McGraw-Hill. [7] I. McGraw-Hill. DARBELET et al. Paris. diodes et boutons poussoirs). • Réalisation de partie commande Portail : Utilisation des modules d'étape . Construction mécanique industrielle. 1995. LANGLOIS. [8] Marcel Gindre et al. [10] M. Paris. 1993. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de fonctionnement normal . BENIELLI et al. L'exposé devant un jury. occasion privilégiée pour évaluer les capacités de communication et expression des élèves. • Réalisation de partie commande d'un essuie-glace à base du circuit NE555 pour : Grande vitesse et Petite vitesse . Paris. [3] C. Paris 1992. Technologie des systèmes automatisés. BIBLIOGRAPHIE [1] F. EXEMPLES DE PROPOSITIONS DE PSE On donne à titre d'exemple quelques idées pour PSE. [6] R. [2] R. En voici quelques exemples : • Réalisation de partie commande de la perceuse automatisée : Utilisation des modules d'étape . Electronique Numérique logique séquentielle. Electrotechnique automatique et informatique industrielle. 1993. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de nuit (jaune clignant) . Gestion et informatique. Utilisation d'API . • Réalisation de circuit de commande simple pour positionneur d'antenne parabolique. 1993. [9] M. ANNEXES 199 . Terminale S. Electronique Numérique logique combinatoire. c'est l'occasion de découvrir un tel type de GRAFCET appelé aussi GRAFCET de synchronisation . première S. Economie d'entreprise. 1987. avec simple circuit électrique (transformateur. [4] C. • Réalisation d'une maquette pour feux de carrefour dans un esprit de groupe : Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de coordination . Paris. Paris. DELAGRAVE. Pompe à eau. Toulouse. Foucher.Evaluation d'un PSE : L’évaluation devrait se faire : • D'une façon formative sous forme d'un suivi régulier : Au cours des phases du projet par une aide individuelle et collective (groupe) .Initiation aux sciences de l'ingénieur. • Réalisation d'une minuterie d'escalier à base de circuit NE555 . qui peuvent aboutir à des réalisations autonomes ou des améliorations de systèmes existants.BARLIER et al. Paris. elle devrait porter sur : Le travail écrit (rapport ou mémoire) contenant les différents dossiers . Au cours des revues de projet : En fin de recherches de solutions . Très petite vitesse avec le temps de balayage très inférieur au temps de repos . Paris. Hachette. BRYSELBOUT et al. RAK et al. Foucher. BOURGEOIS et al. Paris. etc. Foucher. Utilisation d'une télécommande pour autoriser l'accès au portail. Sciences de l'ingénieur. − GRAFCET de marche automatique . Foucher. 1987. 2003. Utilisation d'API : − GRAFCET de coordination . La démarche de projet industriel. [8] Marcel Gindre et al. − GRAFCET de marche manuelle . • Réalisation d'un sèche-mains à base de circuit NE555 et sèche-cheveux . • D'une façon sommative à la fin du PSE . Foucher. Paris. 2001. GOURANT et al. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de forçage. Foucher. Sciences de l'ingénieur. Foucher. BRYSELBOUT et al. [5] C.

11 12 146 Internet I 193 K Karnaugh 165 C Cahier de charge (fonctionnel) 23 Capteur Numérique 145 Capteurs 140 TOR 141 Cartouche 84 Chaine fonctionnelle 28 Circuit imprimé 61 Code ASCII 161 Code BCD 161 Code binaire 159 Code GRAY 160 Commande numérique 135 Contacteur 65 Coupes 97 Courroie Voir Poulie S SADT Sectionneur Sections Sécurité électrique Serveur 21 66 99 55 191 L LADDER Liaisons complétes Liaisons mécaniques 185 108 101 M Materiaux Méthodes algébriques Modèle Client/Serveur Poste à Poste Modeleur volumique Moteur électrique Moulage 93 163 192 191 127 74 132 T Table de vérité Temporisation Topologie Anneau Bus Etoile Topologie (reseau) Transformateur Transistor Typon 157 50 192 192 192 192 46 49 58 D Distributeur 69 N NAND Nomenclature NOR 154 85 155 U Usinage 133 E Echelle Electrovanne Engrenage Entreprise 84 73 119 30 O Opérations booleennes OR 151 153 Ventouse Verrin Vis-Ecrou V 80 78 123 F Famille logique FAST Filtrage Fonction 168 20 48 15 P Perspective Pieuvre (diagramme) Pignons Pneumatique (Enérgie) 87 16 119 53 XOR X 156 200 .INDEX Format 83 3 3D 126 G Gestion de production GRAFCET Guidage 36 175 113 Poulie Produit Projection 117 10 90 A Accouplements Afficheurs AND Automate programmable 122 147 152 182 Q Qualité 37 H Hachures 98 R Redressement Régulation Relais Réseau Etendu Local Métropolitain 47 48 67 190 191 190 190 B Bascule Besoin Bête à corne Bouton poussoir 172 9.

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