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S DE L’INGEN CE IE N IE

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TRONC COMMUN DU POLE TECHNOLOGIQUE

A V A N T - P R O P O S
Dans notre environnement quotidien, on utilise de plus en plus des systèmes dont la complexité exige une démarche d'étude structurée fondée sur la théorie des systèmes. Pour aborder de tels systèmes, il faut : Un minimum de connaissances ou une culture technologique de base, en tant qu'utilisateur ; Et des compétences pluridisciplinaires impliquant une compréhension approfondie des principes scientifiques et techniques sous-jacents. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur apporte alors les concepts élémentaires pour aborder les systèmes. Il est l'interface entre l'enseignement collégial et le pôle technologique du cycle du baccalauréat ; il permet de : Dispenser à l'élève une base de formation commune aux sections de baccalauréat ; Faire découvrir à l'élève les constituants des divers champs technologiques pour lui faciliter l'orientation et mieux affirmer son projet personnel ; Développer chez l'élève les compétences de raisonnement, de communication, d'expression, d'organisation de travail et de recherche méthodique ; Développer chez l'élève les capacités d'auto apprentissage. L'enseignement des Sciences de l'ingénieur privilégie l'acquisition de connaissances globales par approche inductive et en promouvant l'utilisation des nouvelles technologies informatiques. Il se base sur des produits-support qui peuvent être aussi bien de l'environnement quotidien de l'élève que de l'environnement industriel. Le produitsupport met en évidence principalement : Une approche fonctionnelle répondant à la question "A quoi sert le produit ?" ; Une approche technologique répondant à la question "Comment est construit le produit ?" ; Une approche physique répondant à la question "Comment le produit se comporte-t-il ?". Ces différentes approchent se conjuguent très bien avec la démarche de projet qui est fortement conseillée pour la qualité d'enseignement qu'elle procure en favorisant l'autonomie, la recherche, le travail en équipe, la communication, etc. La structure de cet ouvrage est le reflet de cet aspect pluridisciplinaire qu'offre cet enseignement. Il est conforme aux directives et programmes officiels. Il est axé principalement sur 3 modules : 1. 2. 3. Module 1 : Analyse fonctionnelle ; Module 2 : Chaîne d'énergie ; Module 3 : Chaîne d'information.

Pédagogiquement, ces 3 modules constituent les centres d'intérêt cognitifs et méthodologies qui : organise et structure les problèmes à résoudre pour l'acquisition des connaissances ; détermine les activités proposées possibles à proposer aux élèves. Les 3 modules sont structurés en parties et chapitres pour respecter cette nouvelle vision des programmes et permettre aux élèves un apprentissage progressif avec un enchaînement permettant d'appréhender peu à peu la pluridisciplinarité d'un système. En plus des 3 modules, 2 annexes donnent plus de cohésion à l'ouvrage. Il s'agit d'annexes relatives à la démarche de projet industriel : Une annexe A donne des exemples de systèmes à réaliser ; ces systèmes-support sont simples mais riches en enseignements ; Une annexe B donne des directives pour le projet simple encadré (PSE) ; ces directives proposent de l'organisation et de la gestion d'un PSE, ainsi que des exemples des thèmes à traiter avec les élèves.

LES AUTEURS

POUR SE REPERER DANS L’OUVRAGE

1

Utiliser le sommaire pour se situer dans la structure du livre qui est organisé comme suit : Le contenu du livre est divisé en 3 modules ; Chaque module est constitué de plusieurs parties ; Chaque partie est divisée en plusieurs chapitres. Exemple : Le chapitre GRAFCET de la partie 2 (Traitement de l’information) du module 3 (Chaîne de l’information) se trouve à la page 176.

LE CHAPITRE

LE MODULE LA PARTIE LE SOMMAIRE

2

Utiliser l’index pour aller directement à l’essentiel en recherchant une définition, une méthode, un exercice ou un mot clé. Il suffit de choisir le mot qui caractérise au mieux le domaine de votre recherche pour obtenir ensuite la page correspondante dans l’ouvrage.

S O M M A I R E
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE A V A N T - P R O P O S ................................................ 2 CHAPITRE 1 ......................................................... 9
ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE ................................................................................................. 9
1. BESOIN : ............................................................................................................................................. 9 2. PRODUIT ............................................................................................................................................10 3. REPONSE AU BESOIN ..............................................................................................................................11

CHAPITRE 2 ........................................................ 20
ANALYSE FONCTIONNELLE INTERNE ................................................................................................20
1. 2. 3. 4. LE DIAGRAMME FAST : ............................................................................................................................20 DIAGRAMME SADT :................................................................................................................................21 LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL : .....................................................................................................23 DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL : ...........................................................................................................24

CHAPITRE 3 ........................................................ 25
STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME ......................................................................................25
1. STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE :.....................................................................................................26 2. CHAINE FONCTIONNELLE : .......................................................................................................................28

CHAPITRE 4 ........................................................ 30
ENTREPRISE INDUSTRIELLE ...........................................................................................................30
1. LE SYSTEME ENTREPRISE :........................................................................................................................30 2. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE .............................................................................................................30 3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE : ................................................................................31 4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE : ...........................................................................................................31 5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :..................................................................................................................32 6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE : .................................................................................................................32 7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :.....................................................................................33

CHAPITRE 5 ........................................................ 34
NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION .............................................................................................34
1. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : ...................................................................................................................35 2. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : ................................................................................36 3. LA GESTION DE LA QUALITE : ....................................................................................................................37

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE
PARTIE 1 :ALIMENTATION EN ENERGIE

CHAPITRE 1 ........................................................ 41
ALIMENTATION ELECTRIQUE..........................................................................................................41
1. SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : ...........................................................................................................41 2. SOURCE DE TENSION CONTINUE : ...............................................................................................................42 3. MESURE DE TENSION : ............................................................................................................................42 4. COURANT ELECTRIQUE ...........................................................................................................................43 5. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : ........................................................................................................46 6. AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : ..............................................................................49

CHAPITRE 2 ........................................................ 53
LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES ...............................................................................................53
1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : .................................................................................................53 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : ..........................................................................................................................54

CHAPITRE 3 ........................................................ 55
LE RISQUE ELECTRIQUE ...............................................................................................................55
1. EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE ........................................................................................55 2. TENSION LIMITE DE SECURITE ...................................................................................................................56 3. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : ...............................................................................57

.............67 5......................................................................................................................... 3..69 LE DISTRIBUTEUR 5/2 : ..........................58 1.........................................................................................................62 5.....................67 4.................... 6..........................................................70 LOGICIELS DE SIMULATION : ......73 3................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 4.........................68 CHAPITRE 2 ............... 65 PREACTIONNEUR ELECTRIQUE....... GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME ......................................................................................................................................................78 CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : ........................... LE RELAIS THERMIQUE ..78 LE VERIN DOUBLE EFFET :.....................................................................CLASSIFICATION DES MATERIAUX : ................. ELECTROVANNE : .............................................................. 93 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX. LE MOTEUR ELECTRIQUE :................................................................................................................................................................................................... 87 PROJECTION ORTHOGONALE .................................... LES VERINS :.....................................................................84 5/ LE CARTOUCHE: .......................................82 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS .......... LE DISTRIBUTEUR 3/2 : ...........................................................................................................................................................................73 2.......................................................58 2.......................... 3............................................. RECAPITULATION : .................................. 82 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL ......................79 EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS :................................................................................................................................................................................................................................................................................74 CHAPITRE 2 .............. 69 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES ..................................63 PARTIE 2 : DISTRIBUTION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ................................................................. 2................................................................................CHAPITRE 4 .......................................... 58 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME ............................................................................................ LES FUSIBLES ........................................................................................................................80 LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : ............................85 7/ ECRITURE : ...................................................................................................................................................................................... INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME....................................................................90 CHAPITRE 3 ....................................................................................................................................................................................................82 2/ FORMATS ..................................................................................................88 3/ PROJECTIONS ET VUES ..............................73 1.. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................93 2...................................................87 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE............................................................................................69 1................................................71 PARTIE 3 : CONVERSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ..............................65 2.................................62 4........... 5.......................84 6/ NOMENCLATURE : .............................................................................................. EXEMPLE D'APPLICATION : .........................................................................................................78 1.................................61 3...............................93 1............ 73 ACTIONNEURS ELECTRIQUES .....................78 LE VERIN SIMPLE EFFET : . LE SECTIONNEUR ..............................................................65 1.........................................................................................................................................................................................................................................................................................80 PARTIE 4 :TRANSMISSION DE L'ENERGIE CHAPITRE 1 ... 78 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES................................................................................................................................................................................................ 4..........................................83 3/ ELEMENTS PERMANENTS .................................................................................................................... 7.. LE CONTACTEUR ........................................................................................................................... ELECTROAIMANT (EA) : .....................93 ..................................83 4/ L'ECHELLE .........................70 LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : ................................................................................................................................85 8/ LES TRAITS : ......................................................................................................................................87 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE ........................................................................................... 2..................... REALISATION DU TYPON ....................................................86 CHAPITRE 2 ...................66 3...........................79 CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : ......................................................................................................PROPRIETES DES MATERIAUX :...................................................

........... 146 2................. 119 4/ ROUE ET VIS SANS FIN .............................................................. 117 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT ................................................................................. LOGICIELS CAO ................................................................................................................................................................................................ 146 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM). FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE.................. 128 6........................................................ 2............................. DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : ..................................... CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE ............................... 107 CHAPITRE 6 ....... 140 NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : ............... 115 CHAPITRE 7 ..... 132 Equipement de réalisation ....................................... 103 Schéma cinématique minimal .............................................................................................................................................................. 101 HYPOTHESES .................................................................. 101 REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS ................................................. 117 1/ POULIES ................................................................................................................................................................................. 121 5/ ACCOUPLEMENTS................................. 140 LES CAPTEURS ...... 124 CHAPITRE 8 ................................................................................... 108 1/ LIAISONS COMPLETES ............................................................................... 140 1....................... 141 CAPTEURS NUMERIQUES : ................................................................................................................................................................................................................................................................................ MISE EN PLAN ................................................................97 2.. 125 2...................................................................................................................................97 1..................................................................... 130 7.................................................................................. 108 2........................................... SYSTEME VIS-ECROU............................................................................................................................................................................................................. 97 LES COUPES – LES SECTIONS ..................................................................................................................................................... 125 REPRESENTATION VOLUMIQUE .............. 132 2/ PROCEDES D’USINAGE .................................................................................................................................................................................................... 131 CHAPITRE 9 .................................................................................................. 140 CAPTEURS TOR : ..................................................................................................................................................................................................................... INTERET DE LA CAO ................................. DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : .......................94 CHAPITRE 4 ................... MODELEUR VOLUMIQUE................ 126 4..................... 147 ................................................................................................................................ 119 3/ ENGRENAGES ..................................................... CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : ....................................94 4................................... 2.............................................................................................................................................................3.99 CHAPITRE 5 ........... LES COUPES :............. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES ........... 108 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS .......................................................................................... 5............................ 145 CHAPITRE 2 ....................................................................................................................................... 133 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION PARTIE 1 :ACQUISITION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 .................................................................................................................................................................................... 112 3/ GUIDAGE EN ROTATION ..................................................................................................................... SYSTEME BIELLE MANIVELLE .......................................................................................................................... 101 LES LIAISONS MECANIQUES .............................. 3.............................................................. 101 1............DESIGNATION DES MATERIAUX : ................................................................................................................................................................................ MOUVEMENT.............................................................. 4.................................................................................................................................... 132 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES.............. 123 7........... LES SECTIONS : . 127 5................................................ 117 2/ PIGNONS ET CHAINE .................. DEFINITION : ........................COURROIES ................................................................................................................................. 125 1.......... 101 LIAISON MECANIQUE ..................................................................................................................................................................... 3................................................................................. 122 6........................................................................................ 4..................................................................SYMBOLES DES MATERIAUX : ................ 130 8................... 125 3................................................... 113 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION ............................................................ ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE............. 146 1................ 132 1/ PROCEDES DE MOULAGE .................................................................................................................................................................................................................

.. 188 2..................................................................... 150 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES .............. 189 CHAPITRE 4 .................. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE ......... 163 1.............................................. METHODE GRAPHIQUE : ..................................................... DEFINITIONS : ..................................................................... 169 3..... LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : .... 188 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE ........................................................................................ 190 2.................................................................................................................... 190 RESEAU LOCAL ...... 157 CHAPITRE 2 ........................................................................................................................................... LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : ........................... 174 LE GRAFCET...................................................................................... 168 2.................................................................. LIAISON SERIE : ..................................... CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : ............................................................................................................... 154 REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : .... 178 CHAPITRE 7 ...................................................... 188 PRINCIPE : ........... 2...............INTERNET ............................................................................................................ LES MODELES DE RESEAUX :................................................................................................................................................... 150 1........................................................................................... 191 4........................................................... 168 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES .............................................................................................................................................................................................................................................. 165 CHAPITRE 4 ........................................................................................ LES SYSTEMES DE NUMERATION : ............................................................................................................... 163 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES ..................................................................................................................... 181 MATERIALISATION D'UN GRAFCET ........................................... 172 CHAPITRE 6 .......................................................................... CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : ............................................................................ ELEMENTS DE BASE : .................................. 190 3....... 190 1................................................................... 182 PARTIE 3 : COMMUNICATION DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 .............................................................................................. INTERNET : ............ 174 1..................................................... 150 OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES :............................. 177 4...................... 158 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE............................................................................... 175 3............. 192 5......... 171 1.................................................. TYPES DE GRAFCET :....................................................................................... 198 SIMPLE .....................................................................................PARTIE 2 : TRAITEMENT DE L'INFORMATION CHAPITRE 1 ........................................ 4...................... INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES ................................................ 158 2........................................................................................................................................................................................................... 181 1/ LOGIQUE CABLEE........................................................................................ 3.................................................. 193 A N N E X E S PROJET .............................. 181 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : ........................... 171 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE ................................................ CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE :....................... 159 CHAPITRE 3 ......................................................... DEFINITIONS PRELIMINAIRES : ...................................................................................................................................................................................................................................................................... LES TYPES DE RESEAUX : .......................... 158 1......................................................................................................................................... 170 CHAPITRE 5 ............................................................. 194 ENCADRE : DIRECTIVES ................. LIAISON PARALLELE ...... 163 2............................ STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : .................. 175 2........................................................... 171 2................................. 189 3................................................................................................................................................. 151 OPERATIONS DERIVEES :........ 168 1............................................................................................................. METHODE ALGEBRIQUE : ................ CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : ...........

Utiliser les outils adéquats de gestion de production. Appréhender les différentes étapes de l'analyse fonctionnelle. en vue de fabriquer des produits de qualité. Elle a pour objectif de décomposer le système pour y distinguer : Les fonctions de service qui permettent de répondre au besoin . dans les délais requis et au meilleur coût. Les fonctions techniques qui permettent d'assurer les fonctions de service. Définir les étapes du cycle de vie d'un produit. Énoncer sa fonction de service. . COMPETENCES ATTENDUES Identifier les éléments transformés par le produit. Le diagramme Pieuvre rechercher les fonctions de service . Distinguer les différents types de fonctions. Décrire la valeur ajoutée par le produit. à chacune ses outils. ordonner et hiérarchiser les fonctions d'un système. L'analyse fonctionnelle est une démarche appliquée largement dans le monde de l'entreprise industrielle. Situer l'analyse fonctionnelle dans la démarche de projet industriel. l'analyse fonctionnelle est une approche scientifique qui raisonne en termes de fonctions devant être assurées par un produit ou système. pour être compétitive.MODULE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE PRÉSENTATION Dans le contexte de la démarche de projet industriel. Elle s'applique à la création ou à l'amélioration d'un système. Les diagrammes FAST et le SADT pour rechercher les fonctions techniques. En effet. on parle d'analyse fonctionnelle externe ou interne . Les plus utilisés de ces outils sont : Le diagramme de bête à cornes pour formuler un besoin . caractériser. une entreprise doit : Être structurée en fonctions et services qui communiquent efficacement. Repérer les solutions constructives associées aux fonctions techniques. c'est à dire leur interaction . Selon qu'on s'intéresse aux fonctions de service ou qu'on s'intéresse aux fonctions techniques. Elle consiste à recenser. L'organisation de l'ensemble de ces fonctions. ce qui doit lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs .

on utilise : • L’ordinateur pour satisfaire le besoin de traiter et stocker les données.Types de besoin : Le besoin est donc une exigence qui naît de la vie sociale et économique. dans ce cas. c’est aux entreprises de définir ce besoin. Par exemple. L'analyse fonctionnelle externe. Latent qui existe de manière non apparente et donc non exprimée . décrit le point de vue de l'utilisateur et ne s'intéresse au produit qu'en tant que "boite noire" capable de satisfaire son besoin en fournissant des services dans son environnement durant son cycle d'utilisation. un utilisateur exprime le désir de monter un store dans son jardin . des rayons solaires intenses dans une pièce. on utilise des produits divers.Définition : Le besoin est une nécessité ou un désir éprouvé par un utilisateur.1. etc. BESOIN : 1. 1. Implicite comme le besoin de se nourrir.2. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 9 . etc. 1.CHAPITRE 1 ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE INTRODUCTION : Dans la vie quotidienne. • Le store pour satisfaire le besoin de se protéger. Il permet de justifier l’existence d’un produit. car l’entreprise doit avoir toujours des clients pour survivre et se développer. Chacun de ces produits satisfait à un de nos besoins. terrasse. . par exemple. Il peut être : • • • Explicite : l’utilisateur exprime de façon consciente son besoin .

dans leurs bureaux d'études.Types de produit : Un produit peut être un : • Matériel : c'est ce qui est matériel et élémentaire tel que des bouteilles d’huile. un service offert par une banque. .CYCLE DE VIE D’UN PRODUIT : Le cycle de vie d’un produit est relativement comparable a celui d’un être vivant : naissance. 2. etc. les boucher et les étiqueter . souris. puis après avoir fini de la conception du système.Définition : Un produit est ce qui est fourni à un utilisateur pour satisfaire à un besoin. • Utilisation du produit : Le produit est entre les mains du client utilisateur pour répondre à son besoin. • Commercialisation : Le produit répondant au besoin du client sort de l'usine pour trouver sa place dans les magasins de vente. etc. bouchée et étiquetée achète à son tour ce processus (grosse machine) chez une autre entreprise. l’entreprise qui va vendre le produit bouteille remplie. .1. On peut résumer ce cycle dans les phases suivantes : • Définition du besoin : le produit est défini par le client utilisateur ou crée par le service de "Marketing" d'une société . . commencent leurs recherches pour trouver les solutions technologiques répondant au besoin de leurs clients . un tel service a pour rôle d'étudier le marché et suivre de prêt les besoins des clients : besoin explicite ou latent • Conception et production : Après avoir défini le besoin. vient la phase de production ou industrialisation du système dans les usines de fabrication. • Il satisfait au besoin ou but de traiter les donnés. des boîtes d’allumettes. jeunesse. du savon. • Service : c'est ce qui n’est pas matériel tel qu’un service offert par une agence de voyage. clavier. les concepteur-réalisateurs. vieillissement. 2. Exemple : Micro-ordinateur Le Micro-ordinateur est un système : • C'est un ensemble d'éléments liés : unité centrale. PRODUIT 2. etc. etc. • Elimination du produit : Le produit ne répond plus au besoin par vieillissement ou par l'arrivée de nouvelles technologies. • Processus : C'est un produit qui n'est pas élémentaire et qui est donc complexe tel qu’une "grosse machine" qui permet de remplir des bouteilles avec un liquide donné. écran. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 10 . adulte.2.3.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2.

REPONSE AU BESOIN 3. coût de fabrication. notamment la vision des soussystèmes qui le composent. L'intérêt de ce principe. • De la sûreté de fonctionnement . ce qui permet d'identifier toutes les fonctions possibles devant être assurées par le produit. 3.2. En effet. • Du coût de revient . etc. En effet. comme suit : Un système est un ensemble d'éléments organisé en fonction d'un but à atteindre ou pour satisfaire un besoin. en effet. on ne parle pas donc des solutions techniques. C'est le terme qui sera donc utilisé. le coût de revient d'un produit dépend de plusieurs phases qu'il faut maîtriser et rationaliser : coût d'étude.Finalité d’un produit : Pour répondre au besoin. est de laisser l'esprit ouvert pour la créativité. 2.1. c'est à dire en termes de ses fonctions qui rendent service à l'utilisateur. A ce stade. service et processus). 3. On entame alors la recherche des fonctions devant être assurées par ce produit.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 2. Pour ce faire. en général. Le concept de système a une signification ou connotation plus riche : il regroupe tous les types de produits mentionnés ci-dessus (matériel.Recherche et formulation du besoin : Le plus souvent.Qualité d'un produit : La qualité est l'ensemble des propriétés et caractéristiques d'un produit qui lui donne l'aptitude à satisfaire un besoin.Notion de système : Le terme "système" est souvent utilisé à la place de celui de "produit". • Du délai nécessaire pour réaliser le produit sans retard .4. on définit l’action d’un système en termes de sa finalité. • De la conformité de ces fonctions par rapport à la demande du client . on utilise des outils bien adaptés à cette tâche qui sont en principe graphique. Elle dépend : • Du nombre de fonctions assurées (fonctions d'usage et d'estime) . on utilise les 2 outils ou représentations normalisés suivantes : • Le diagramme de la "Bête à cornes" .5. pour le concepteur . ainsi que les liaisons et les relations qui les régissent.réalisateur. une représentation graphique rend un système plus facile à assimiler. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 11 . en général. dans la suite de l'ouvrage. coût de commercialisation. Il est défini. en effet un produit doit assurer ses fonctions tout en respectant les normes de sécurité pour les biens et les personnes . • L'Actigramme de la fonction globale.

2. qui pose 3 questions fondamentales comme l'indique la figure ci-dessous : Système Dans quel but le système existe-t-il ? Note : On l'appelle "bête à cornes". L'outil "Bête à cornes" permet de s'assurer que le besoin existe .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3.Bête à cornes : A qui rend-il service ? Sur quoi agit-il ? Pour énoncer le besoin fondamental d’un produit. etc. parce que le diagramme ressemble un peu à une bête à 2 cornes. afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur. Il nécessite un travail en groupe. par conséquent l'étude du système se justifie et a donc raison d'être. Exemple 1 : Micro-ordinateur Utilisateur Données Microordinateur Traiter et stocker Les données Exemple 2 : Store automatisé Habitant d'un local Une zone exposée La toile Store automatique Positionner la toile automatiquement MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 12 . on utilise l’outil ou diagramme de "bête à cornes".1. le concepteur. le distributeur.

arrêt. pas à pas. il est représenté par un rectangle comme suit : Ressources ou données de contrôle W C R E Matière d'œuvre en entrée • Produit • Energie • Information Fonction globale Pertes et nuisances Messages ou comptes rendus Matière d'œuvre en sortie • Produit • Energie • Information Système • Fonction globale : Elle est notée à l'intérieur du rectangle . Données de contrôle d'exploitation (E) : Départ de cycle. qui transforme une matière d'œuvre en la faisant passer d'un état initial en entée à un état final en sortie pour satisfaire le besoin.2. Puisqu'elles sont implicites. etc. on note ce qui suit à propos de la fonction globale : La fonction globale d'un système est la fonction pour laquelle il a été conçu et réalisé. etc. automatique. C'est la relation établie par le système. qui indique la nature de l'activité d'un système . Elle est aussi appelée fonction d'usage ou fonction de base. les données de contrôle sont parfois non représentées pour des raisons de simplification de la lecture de l'actigramme. seuils de déclenchement. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 13 . L’information . la matière d'œuvre subit une modification ou transformation.) . par exemple : un alternateur transforme de l'énergie potentielle (chute d'eau) en énergie électrique .Actigramme de la fonction globale : Un actigramme est un bloc ou boîte fonctionnelle. Données de contrôle de configuration (C) : modes de marches (manuel. etc. un stockage. une transformation. • Nom du système : Il est indiqué en bas du rectangle. On la décrit toujours par un verbe à l'infinitif. • Matière d'œuvre : C'est ce sur quoi agit le système afin d'en modifier ses caractéristiques .ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE 3. L’énergie . • Ressources ou données de contrôle : Ce sont les paramètres qui déclenchent ou modifient le comportement du système. Données de contrôle de réglage (R) : paramètres de vitesse. La valeur ajoutée peut être un déplacement. Exemple : "Traiter les données" .2. on rencontre 3 types de matière d’œuvre : La matière . • Valeur ajoutée : Lors de son passage dans le système. Elles se classent souvent en 4 catégories : Données de contrôle d'énergie (W) : Présence d'énergie pour effectuer l'action . On dit que le système lui a apporté de la valeur ajoutée. d’une manière générale. par exemple. etc. par exemple un ordinateur agit des données saisies au clavier ou à partir d'un fichier. une perceuse agit sur une pièce non percée .

bruit Signalisation Toile en position finale Store automatique Exemple 2 : Micro-ordinateur R : Réglage de l'écran. bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 14 . etc. C : Mode graphique. W : Mise en énergie Données Traiter et stocker les données Pertes.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 1 : Store automatique E : Intensité du Vent et de lumière R : Réglage de fin de course C : Modes manuel/automatique W : Mise en énergie Toile en position initiale Changer la position de la toile Pertes. bruit Signalisation Données traitées et stockées Micro-ordinateur Représentation simplifiée Données Traiter et stocker les données Pertes. etc.

de qualité.Définitions : a/ Fonctions de service : Les fonctions de service sont les actions attendues d'un produit pour répondre à un besoin.Recherche des fonctions de service : 3. On la qualifie aussi de fonction constructive. car elle concerne l'aspect d'esthétisme. • Elle doit faire abstraction de la solution technique qui pourrait la matérialiser. pour assurer une ou des fonctions de service . • Elle peut être une fonction : d'usage. parce qu’elle participe à construire techniquement le système. Une fonction de service est caractérisée par ce qui suit : • Elle est décrite par un verbe à l'infinitif suivi d'un complément . b/ Fonctions techniques : Une fonction technique représente une action interne au système. Exemple : Formulation de quelques fonctions de service d'un store automatisé. S'adapter à l'architecture de la façade sur laquelle.1.3.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 3 : Cafetière électrique Eau dans le réservoir Consignes utilisateur Mise en énergie Café en poudre dans filtre Préparer du café chaud Pertes Signalisation Café chaud préparé dans récipient Cafetière électrique 3.3. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 15 . • • Changer automatiquement la position d'une toile de store (fonction d'usage) . elle est définie par le concepteur. car elle justifie le pourquoi de l'utilisation du système . il sera monté (fonction d'estime). de coût. etc. d'estime.

ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Dans une démarche de conception. Bande de convoyage Palier de guidage Convoyer des pièces Arbre et Engrenages Moto-réducteur Bobinage et Tôles Support de convoyage Pour rechercher d'une façon logique et systématique les fonctions de service.…) Pour faciliter la compréhension. physique. La liste des composants n'est pas exhaustive. qui sont en interaction avec lui.Diagramme Pieuvre : a/ Définition : Ce diagramme recense tous les éléments de l'environnement du système (humain. Remplissage /Bouchage. etc. Note : Le mot "Pieuvre" est utilisé pour qualifier ce diagramme. parce qu’une fois crée. 3.2. il ressemble à une pieuvre. La figure suivante donne une schématisation simple de ce processus : Fonction de service Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction technique n Solution Constructive 1 Solution Constructive 2 Solution Constructive n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Composant 1 Composant n Exemple : Cas d'un Convoyeur dans un système de conditionnement (Tri. les câbles de liaison dans le domaine électrique. etc. on part d'une fonction de service.). qui est compréhensible par l'utilisateur.3. pour arriver à des composants ou pièces élémentaires tel que les vis de fixation dans le domaine mécanique. Ce diagramme est défini et caractérisé par ce qui suit : MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 16 . on utilise le diagramme des interactions ou diagramme "Pieuvre". etc.

on trouve FP1 et FP2 . humidité. etc. maintenance. Cette opération se fait en général sous forme d'un tableau.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE • Sa structure générale est donnée par la figure ci-dessous (exemple d'un système avec 5 éléments) . un tableau accompagnant le diagramme décrit ces fonctions. sécurité . c/ Caractérisation des fonctions de service : La caractérisation consiste à énoncer pour chaque fonction de service (principale ou de contrainte) les critères d'appréciation avec des niveaux et une certaine flexibilité. recharge . Elles contraignent le concepteur à respecter certaines exigences de l'utilisateur. entretien. On distingue : Les fonctions principales (FP) : Elles créent des relations entre plusieurs éléments de l’environnement qui expriment les services offerts par le système pour satisfaire le besoin . ces relations sont en fait les fonctions de service .) . normes de sécurité. Energie électrique (autonomie. Les fonctions contraintes (FC) : Elles adaptent le système à un ou plusieurs éléments de son environnement. • Il permet de visualiser toutes les relations possibles du système avec les éléments de son milieu ou environnement extérieur . bruit. etc. poussière. • Milieu économique : Critères de qualité (coût.). Elément 1 FP1 Elément 2 FC2 FC1 Système FP2 Elément 5 Elément 3 Elément 4 b/ Types de milieu : En général. Dans le schéma général.).) . chaleur. esthétique. • Il présente donc graphiquement. etc. de manière synthétique et conviviale ce qu’on devrait décrire dans un document très long et peu explicite . etc. dans le schéma général. on trouve FC1 et FC2. Utilisateur (ergonomie. qu'on appelle "tableau fonctionnel" et qui a le format suivant : Niveau d'un critère d'appréciation Flexibilité d'un niveau Fonction FP ou FC Critère d'appréciation MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 17 . etc. les éléments de l'environnement d'un système donné peuvent être des milieux habituels suivants : • Milieu physique : • Milieu technique : • Milieu humain : Milieu ambiant (vent.

Une échelle doit être utilisée pour apprécier le niveau. coût. niveau négociable . Ces limites sont précisées sous forme de classe de flexibilité: • Classe F0 : flexibilité nulle. niveau peu négociable . etc. • Classe F1 : flexibilité faible.). paramètres de fonctionnement. • Classe F2 : flexibilité moyenne. Flexibilité d'un niveau : C'est l'ensemble des indications exprimées par le demandeur avec des limites d'acceptation. stocker des informations Permettre à l'utilisateur d'échanger des informations via Internet Utiliser l'énergie électrique du secteur Se poser facilement Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 18 . niveau très négociable. Cette grandeur peut être celle recherchée en tant qu'objectif. Elle aura des valeurs chiffrées avec tolérance (dimensions. Niveau d'un critère d'appréciation : Grandeur repérée dans l'échelle adoptée pour un critère d'appréciation d'une fonction.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Critère d'appréciation d'une fonction : Caractère retenu pour apprécier la manière dont une fonction est remplie ou une contrainte est respectée. traiter. niveau impératif . La caractérisation des fonctions de service n'est pas étudiée dans ces 2 exemples pour des raisons de simplicité. ainsi que la formulation des fonctions de service dans le tableau fonctionnel accompagnant le diagramme. Exemple 1 : Micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : L'utilisateur FC3 Meuble Support FC2 FC1 L'énergie électrique Microordinateur FC8 FP1 FP2 Informations Réseau Internet Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FC1 FC2 FC3 DESCRIPTION Permettre à l'utilisateur de saisir. • Classe F3 : flexibilité forte. d/ Exemples : Les 3 exemples suivants permettent d'illustrer la construction du diagramme Pieuvre. niveau sonore.

On considère que la matière d'œuvre du store est la toile.ANALYSE FONCTIONNELLE EXTERNE Exemple 2 : Souris de micro-ordinateur Diagramme Pieuvre : Ordinateur FC4 FC1 FP1 Utilisateur Souris FC3 FC2 Energie Support (Tapis) Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Déplacer un pointeur à l'écran et valider le choix de l'utilisateur Se connecter à l'unité centrale pour permettre l'échange d'informations Faciliter les mouvements de la souris Alimenter en énergie par l'unité centrale Etre agréable et facile à manier par l'utilisateur Exemple 3 : Store automatisé. Diagramme Pieuvre : Le mur FC1 Le vent FP2 L'énergie FC2 FC3 FP3 FC4 Le soleil Store automatisé FP1 Le milieu ambiant La toile L'utilisateur Tableau fonctionnel : FONCTION FP1 FP2 FP3 FC1 FC2 FC3 FC4 DESCRIPTION Protéger l’utilisateur contre les rayons intenses du soleil Empêcher la détérioration du store par le vent Prendre en compte les consignes de l’utilisateur S'adapter aux supports Utiliser l'énergie électrique du secteur Résister aux agressions de l'environnement et s'adapter à l'architecture Etre d'un usage aisé et avoir une certaine esthétique MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 19 . donc c'est un élément extérieur.

ce diagramme a pour méthode de les ordonner et les composer logiquement pour aboutir aux solutions techniques de réalisation. LE DIAGRAMME FAST : Le diagramme FAST (Function Analysis System Technique) est un diagramme d'analyse fonctionnelle des systèmes techniques. le diagramme FAST présente les fonctions techniques et les solutions technologiques associées dans une organisation logique répondant aux 3 questions suivantes : • • • Pourquoi cette fonction doit-elle être assurée ? Comment cette fonction doit-elle être assurée ? Quand cette fonction doit-elle être assurée ? Quand ? Pourquoi ? Fonction Comment ? La réponse à la 3eme question (quand) est souvent omise. Lors de cette phase de conception. les fonctions de service ou d'usage vont être obtenues à l'aide de fonctions techniques. Elle part donc du général pour aboutir au particulier. qui utilise des outils ou représentations graphiques. L'analyse fonctionnelle descendante est une démarche. appelées aussi solutions constructives parce qu'elles aboutissent à la construction du système. Pour ce faire. 1. décrit le point de vue du concepteur en charge de fournir le produit devant répondre au besoin de l'utilisateur.ANALYSE CHAPITRE 2 FONCTIONNELLE INTERNE INTRODUCTION : L'analyse fonctionnelle interne. En partant d'une fonction principale ou de contrainte. Elle part de la fonction globale et décortique un système pour en sortir les différentes fonctions élémentaires. on utilise une analyse descendante. Fonction technique 1 Fonction technique 1 Fonction technique 2 Fonction de service ET Fonctions réalisées en même temps Fonction technique n Fonction de service OU Fonctions alternatives possibles Fonction technique 2 Fonction technique n MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 20 . lorsque les fonctions de service sont identifiées. En effet.

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

Exemple : Diagramme FAST partiel du store automatisé
3, 4, 7

6 5

1, 2

Gérer

Boîtier de commande (1) Relais (2)

Dérouler/Enrouler

Distribuer l'énergie Convertir l'énergie

Moteur électrique (3) Réducteur à engrenages (4) Leviers articulés (5) Rouleau (6)

Adapter l'énergie

Positionner la toile du Store

Guider la toile

Limiter le mouvement Fonctions de service Fonctions techniques

Capteurs de fin de course (7) Solutions technologiques

2. DIAGRAMME SADT :
La représentation SADT (Structured Analysis and Design Technic) est la technique de modélisation avec analyse structurée. Elle reprend les principes précédents du diagramme FAST, mais utilise des règles précises ce qui la rend plus complexe. Le diagramme est alors un ensemble d'actigrammes ou diagrammes d'activité. Un diagramme SADTest structuré en niveaux comme suit :
MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

21

ANALYSE A0

FONCTIONNELLE

INTERNE

A1 A2 A0 A3

A11 A1 A12

A31 A32 A3 A33

• • •

L'actigramme de niveau le plus élevé, noté A-0 correspond à la finalité ou la fonction globale du système ; Ce diagramme de niveau A-0 se décompose en n diagrammes : A1 à An ; Chacun des diagrammes A1 à An est décomposé à son tour suivant le même principe. Dans l'exemple ci-dessous : A0 représente le niveau 0, donc la fonction globale du système ; elle se décompose en 2 sous-systèmes A1 et A2 et A3 ; A1 se décompose en A12 et A12 ; Et ainsi de suite.

• •

La décomposition se termine si le niveau souhaité pour atteindre l'objectif est atteint ; Dans chaque diagramme ou niveau, on définit les relations entre les sous systèmes et les données de contrôle.

Exemple : Diagramme SADT partiel du store automatisé

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

22

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

NIVEAU A-0
Informations Communiquer A1 Boutons Traiter les donnée A2 Lumière Vent Acquérir A5 Capteurs Réseau 230V Gérer l’énergie A3 Appareillage Carte élecronique

NIVEAU A-0

Informations

Store en position initiale

Déplacer le store A4 P.O

Store en position finale

3. LE CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL :
3.1- Définition :
Le cahier des charges fonctionnel (CdCF) est un document contractuel par lequel le demandeur exprime son besoin en terme de fonctions de service. Pour chacune des fonctions et des contraintes sont définis des critères d'appréciation et leurs niveaux, chacun de ces niveaux étant assorti d'une flexibilité. Il nécessite un travail en groupe, afin de tenir compte des points de vue des différents intervenants concernés par le système : l'utilisateur, le concepteur, le distributeur, etc. D'après la définition, on remarque que le CdCF est l'aboutissement de l'analyse fonctionnelle :

Le besoin est exprimé par le client qui souhaite acquérir un produit pour satisfaire un besoin donné. OU Le besoin est traduit par l'entreprise à partir d'une étude de marché. Analyse fonctionnelle Rédaction du

CdCF

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

23

ANALYSE

FONCTIONNELLE

INTERNE

3.2- Contenu du CdCF :
Le CdCF contient donc les éléments suivants : • • • • L'expression du besoin : fonction globale ; La définition des fonctions de service (fonctions principales et fonctions contraintes) ; L'énumération des critères d'appréciation (Satisfaction, coût, performances, sécurité, etc.) ; Le diagramme FAST permet de définir les fonctions secondaires qui permettront d'affiner les critères d'appréciation. Il sera utile de le pousser jusqu'à l'apparition d'une syntaxe OU qui donne des pistes de recherche et offre des choix.

4. DEMARCHE DE PROJET INDUSTRIEL :
Un projet industriel est un processus qui dépend de beaucoup de facteurs pour le mener à bien : • • des ressources humaines pour étudier le projet : de la formulation du besoin aux schémas et plan de réalisation ; des moyens matériels pour mettre en oeuvre le projet et le commercialiser.

La démarche de projet industriel recense et caractérise les étapes que connaît un projet industriel ; on simplifie dans ce qui suit les principales de ces étapes : • Etape 1 : C'est le service Marketing d'une entreprise qui agit principalement dans cette phase bien qu'en fait, il s'agisse d'un travail pluridisciplinaire. Il s'agit alors de saisir le besoin, l'énoncer et le valider. Etape 2 : Dans cette phase, il s’agit de la définition fonctionnelle d’une sorte de contrat entre le demandeur et le réalisateur ; on y précise les fonctions de service assurées par le produit ainsi que ses caractéristiques. Etape 3 : C’est la phase de la traduction des fonctions de service en fonctions techniques, pour aboutir à des solutions technologiques permettant de construire le produit. Etape 4 : Dans cette phase qui, en principe, contient plusieurs phases, on produit un prototype qui connaîtra des améliorations pour arriver au produit final, pour lequel on fait alors une gestion de production aboutissant à la fabrication en grande série. Etape 5 : C’est la phase où l’entreprise doit commencer à amortir ses investissements dans le produit et faire des profits ; pour cela, elle mène une étude commerciale pour distribuer son produit avec un choix stratégique pour ses points de vente tout en menant une politique publicitaire pour attirer le consommateur vers son produit. Etape 6 : C’est la phase où intervient surtout le service de comptabilité et le service d’après-vente. Il faut alors assurer alors la garantie et la maintenance et évaluer les performances commerciales qui sont censées apporter du profit à l’entreprise. Etape 7 : Cette dernière étape concerne l’action sur le produit au de la de son utilisation avec comme première préoccupation la protection de l’environnement. Pour cela, on pense au recyclage des éléments récupérables et la destruction ou le stockage des autres avec sécurité.

1- Analyse du besoin

2- Cahier des charges fonctionnel

3- Conception

4- Production

5- Commercialisation

6- Utilisation du produit

7- Elimination du produit

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

24

l'utilisateur manipule uniquement des boutons pour monter ou descendre la toile. la succession des opérations est commandée par un organe électronique doté d'une certaine "intelligence". mais ils ont une structure dont les composants sont relativement simples : identifiables. l'énergie est apportée par une source extérieure. grâce à une manivelle et son énergie musculaire. mais ils ont un degré d'intégration de fonctions un peu élevé. capte la l'intensité des rayons solaires et la vitesse du vent. L'action de l'utilisateur est réduite à la mise ne marche du système. pour des raisons didactiques. l'utilisateur est assisté de point de vue énergie par une source extérieure mais c'est lui dirige encore les opérations. etc. ce qui facilite leur étude. Store automatisé Note : Ce sont les systèmes automatisés qui font donc principalement l'objet d'étude de cet ouvrage.CHAPITRE 3 STRUCTURE FONCTIONNELLE D'UN SYSTEME INTRODUCTION : Les systèmes sont d'une grande variété . Exemple : Machine à laver. nous nous intéresserons principalement à des systèmes qui ont une représentativité correcte de la réalité des environnements industriel et quotidien . Exemple : Store mécanisé Boutons Le store est motorisé . Store automatique. ouverts et standard. Classe des systèmes "grand public" : Ils font partie de l'environnement quotidien et représentent la technologie actuelle. ce qui les rend parfois difficile à étudier. • Ces systèmes qu'ils soient industriels ou "grand public" peuvent être : Manuel : Dans ce cas. etc. comme pour un système mécanisé . c'est l'utilisateur qui apporte de l'énergie nécessaire au système et dirige la succession des opérations. Exemple : Store automatisé Electronique Capteurs Un organe électronique doté d'intelligence. on peut les classer ainsi : • Classe des systèmes industriels de production : Les systèmes de cette classe ne sont pas habituels à l'environnement quotidien. Mécanisé : Dans ce cas. et commande la toile du store suivant un programme de. Exemple : Store manuel Store manuel Moteur L'utilisateur manœuvre le store manuellement pour la montée et la descente de la toile. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 25 . machine de tri de pièces. Exemple : Machine de remplissage et bouchage. mais en plus. Store mécanisé Automatisé : Dans ce cas.

voyants. il est alors structuré autour : • D'une Partie Opérative (PO). qui en fonction des comptes rendus des capteurs.Définition : Un système automatisé est un ensemble d'équipements qui permet à partir d'énergie. il communique avec lui grâce aux moyens de dialogue (boutons. en l'enroulant ou la déroulant sur un tambour.). et ce. d'une façon automatique où l'intervention humaine est réduite au minimum. • D'un moteur électrique qui agit sur la toile. formée par : Les capteurs qui représentent les organes d'observation du système . notamment pour les tâches difficiles. qu'on peut. etc. Les actionneurs qui représentent les organes de puissance du système .1. • D'une Partie Commande (PC). modéliser par le schéma simple suivant . de fabriquer des produits finis . STRUCTURE D'UN SYSTEME AUTOMATISE : 1. et de produits bruts ou non finis.2. Il s'agit de l'Interface Homme Machine (IHM). La modélisation d'un système automatisé permet de l'étudier d'une manière rationnelle. 1.Modélisation simple (Partie Opérative/Partie Commande) : Un système automatisé est un système bouclé. PC Exemple : Store automatisé Sa PO est constitué : • Des capteurs de vent et du soleil qui observent les conditions climatiques . PO Electronique Capteurs IHM Store automatisé MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 26 . Ordres vers Actionneurs Partie Commande (PC) Partie Opérative (PO) Comptes rendus de Capteurs Utilisateur (IHM) L'utilisateur a pour tâche principale de configurer et superviser le système . fait les traitements nécessaires et donne des ordres aux actionneurs.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME 1.

2. appelée chaîne d’information .STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Sa PC est constituée d'un organe électronique qui les lit les informations des capteurs. traite ces informations et donne des ordres au moteur. on distingue principalement 2 sous–systèmes qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : • Sous–système (SE1) de serrage de la pièce . Chacun de ces 2 sous-systèmes est appelé "sous-ensemble fonctionnel".Modélisation avancée (Chaîne d'énergie/Chaîne d'information) : 1.Tâche et sous-ensemble fonctionnel : Dans ce système. • Sous–système (SE2) de perçage de la pièce .1. bruit Signalisation Pièce percée dans le bac d'évacuation Perceuse automatisée 1. Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 27 .3. • Il réalise une tâche qui consiste en un certain nombre d'opérations sur la matière d'œuvre. appelée chaîne d’énergie. Pour bien l'aborder.Introduction : Cette modélisation est plus précise que la première.3.3. elle est donc plus compliquée. car : • C'est un sous-ensemble de l'ensemble du système . On peut remarquer. on commence par un exemple. 1. à partir du schéma général et de l'exemple du store automatisé. qu'un système automatisé met en œuvre deux chaînes d'opérations : • L’une agissant sur les flux des informations. elle introduit beaucoup plus de concepts . • L’autre agissant sur les flux de matière et d’énergie. perceuse automatisée : Capteurs (position.) Programme de fonctionnement Modes manuel/automatique Energie électrique et Pièce non percée dans la goulotte d'alimentation Percer automatiquement une pièce Coupeaux. etc.

Communiquer. c'est à dire qu'elles s'appliquent en principe à presque tous les systèmes.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Exemple : Le SE1 a pour tâche de déplacer et serrer la pièce. chaque sous-ensemble fonctionnel effectue une certaine succession d'opérations : acquérir les informations sur l'état des capteurs. Cette succession d'opérations s'exécute en chaîne de fonctions . Pour réaliser sa tâche. • système informatique . traiter ces informations et agir sur la matière d'œuvre. percer une pièce. Exemples : Serrer une pièce. CHAINE FONCTIONNELLE : Tout système automatisé. Mais elles pourront faire l’objet d’un développement différent suivant le domaine : • système de contrôle-commande avec interface homme-machine. déplacer une charge. Transmettre. c'est-à-dire d'une tâche qui agit directement sur la matière d'œuvre. On peut remarquer donc que chaque chaîne fonctionnelle comporte généralement : • Une chaîne d’énergie constituée des fonctions : Alimenter . plus ou moins complexe. comme un système de commande de voiture moderne . comme une raffinerie de pétrole • système électronique embarqué. Convertir . • Soit à des opérations de gestion des informations (chaîne d'information) . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 28 . Traiter . 2. • Une chaîne d’information constituée des fonctions : Acquérir . Ces fonctions sont génériques. Les constituants d'une chaîne fonctionnelle participent : • Soit à des opérations de gestion de l'énergie (Chaîne d'énergie) . on parle alors de chaîne fonctionnelle. prendre un objet. Cette modélisation est donc basée sur la notion de chaîne fonctionnelle (chaîne de fonctions). etc. Distribuer . peut être décomposé en chaînes fonctionnelles. Une chaîne fonctionnelle est l'ensemble des constituants organisés en vue de l'obtention d'une tâche opérative. • système de communication.

du mot effet.STRUCTURE FONCTIONNELLE D’UN SYSTEME Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTR Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie La chaîne d'énergie et la chaîne d'information concourent ensemble. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 29 . • Pince de robot pour effectuer une force de préhension sur des pièces . • Convoyeur pour effectuer un déplacement de pièce sur un tapis roulant . On appelle généralement l'élément responsable de cette dernière opération. convertissant l'action de l'actionneur en un effet ou une opération sur la partie opérative. En général. "effecteur". • Tambour de store pour enrouler ou dérouler une toile. les systèmes mettent en œuvre plusieurs types d'énergie qu’ils transforment et convertissent. harmonieusement pour "agir" finalement sur la matière d'œuvre. Un effecteur est l'élément terminal de la chaîne d'action. Les énergies principalement exploitées ou transformées sont l'énergie électrique et l'énergie mécanique sous leurs différentes formes. Exemples : • Forêt de perceuse pour effectuer des trous .

on peut savoir ce qu'est l'entreprise par les questions-réponses suivantes : Question Que fait une entreprise ? Réponse Elle vend sur le marché des biens qu'elle produit • Réaliser un profit . 1. Il convient alors de la définir en tant que système. Flux d'entrée : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Flux de main d'œuvre Matières d'œuvre que l'entreprise recueille auprès de son environnement Utilisation Transformation Gestion Flux de sortie : Flux physiques Flux monétaire Flux d'information Entreprise Matières d'œuvre en sortie avec valeur ajoutée par action de l'entreprise 2. • Créer des emplois . transforme et gère un certain nombre de flux d’entée dont la nature est justifiée par la nature de ses activités. Exemple : Lesieur produit de l'huile de table. etc.CHAPITRE 4 ENTREPRISE INDUSTRIELLE INTRODUCTION : D'une façon simple. employés. agents financiers. DIFFERENTES TYPES D'ENTREPRISE Les entreprises peuvent être classées suivant plusieurs types de critères. LE SYSTEME ENTREPRISE : L’entreprise est donc un système qui utilise. • Contribuer au développement de la nation . état. Exemple : La RAM propose des voyages en avion. Dans ce cas. • Etc. clients. Ici. Les entreprises de distribution.). MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 30 . Exemple : Marjane achète des biens et les vend sans les transformer. on s'intéresse au point de vue activité. les entreprises de production de services. on trouve : Les entreprises de production des biens ou entreprises industrielles. Dans quel but ? On voit donc que l'entreprise a des relations de plusieurs natures (marché.

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

3. CYCLE D'EXPLOITATION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE :
Le cycle d'exploitation d'une entreprise est l'ensemble des opérations réalisées lors de son activité : achats de matières premières, stockage des matières premières, fabrication de produits finis, stockage des produits finis, vente des produits finis et le cycle recommence.
Achat de matières premières

Vente de produits finis

Cycle d'exploitation

Stockage de matières premières

Stockage de produits finis

Fabrication de produits finis

4. LES PARTENAIRES DE L'ENTREPRISE :
L'entreprise entretient des relations privilégiées avec un certain nombre de partenaires, comme le montre la figure suivante :
Salariés

Fournisseurs
Salaires Travail Marchandises Paiement Marchandises

Clients

Paiement

Entreprise
Remboursement Subventions Cotisations Impôts Emprunt

Etat

Redistributions

Institutions financières

Organisme s sociaux

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

31

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

5. FONCTIONS DE L’ENTREPRISE :
Les fonctions de l’entreprise doivent lui permettre d’assurer un fonctionnement optimal pour satisfaire ses objectifs et rester compétitive. Ces fonctions se concrétisent par des services qui doivent établir un réseau de communication efficace au sein de l’entreprise et avec ses partenaires extérieurs. Suivant l’importance de l’entreprise les fonctions ou services peuvent être plus ou moins nombreux. Le tableau suivant donne en résumé quelques fonctions communes à la plupart des entreprises : Fonction Direction
• Définir et appliquer la politique de l’entreprise ; • Coordonner l’ensemble des fonctions ; • Assumer la responsabilité des décisions prises ;

Fonction Administrative
• Saisir et gérer l’ensemble des informations administratives, comptables, fiscales, relatives au personnel, etc.

Fonction Production
• Transformer les matières d’œuvre en produits ; • Améliorer la qualité ; • Réduire les coûts ;

Fonction Financière
• Bien gérer l’argent de l’entreprise ; • Payer les salaires et les fournisseurs ; • Encaisser les factures ;

Réseau de communication

Fonction Mercatique (Marketing)
• Proposer de nouveaux produits ; • Rechercher de nouveaux clients ; • Valoriser l’image de marque de l’entreprise ;

Fonction Achats et Stocks
• Rechercher les meilleures conditions ; • Approvisionner à temps ; • Limiter les stocks ;

Fonction Commerciale
• Faire connaître les produits ; • Assurer les circuits de distribution ; • Vendre au meilleur prix ;

6. STRUCTURE DE L’ENTREPRISE :
La notion de structure d’une entreprise est une notion très importante. Elle est représentée en général sous forme d’organigramme ; elle montre la hiérarchie de l’entreprise et par conséquent indique les relations entre ses différentes divisions ou services. Il y a plusieurs types d'organigrammes basés sur des politiques plus ou moins rapprochées, qui dépendent surtout de l'importance et la grandeur de l'entreprise. On donne ci-après l'organigramme simplifié de la structure dite "hiérarchique" :
Direction Générale

Direction Commercial

Direction Personnel

Direction Production

Force de vente

Administratio n des ventes

Approvisionnements

Usine

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

32

ENTREPRISE

INDUSTRIELLE

7. L'ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :
L'entreprise est un agent économique qui a pour but de réaliser un profit, en produisant et en vendant des biens et des services. Ceci implique des relations avec l'environnement, qui se traduisent par des flux (mouvements de valeur) : Apports personnels des actionnaires (propriétaires) ; Emprunts auprès des banques ou autres agents financiers ; Acquisition de matériel et de marchandises auprès de fournisseurs ; Paiements de personnel ; Règlements reçus des clients ; Paiements d'impôts à l'Etat, etc. On peut résumer cet aspect économique et comptable par la représentation comptable suivante :

Propriétaires (Capital)

Trésorerie (Banque, Caisse, CCP)

Organismes financiers
Clients

Fournisseurs De matériel (Immobilisations)

Fournisseurs de biens et de services

Activité Commerciale (par exemple)

Personnel

Autres organismes (Etat, etc.)

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

33

CHAPITRE 5

NOTIONS DE GESTION DE PRODUCTION
INTRODUCTION :
Dans une entreprise industrielle, l’activité de production consiste à transformer des matières premières ou des produits semi-finis en produits finis grâce à des moyens de production : Capital, hommes, machines. La gestion de la production a pour objectif de répondre aux questions suivantes, en vue de fabriquer des produits de qualité, dans les délais requis et au meilleur coût : QUESTION QUI ? Fait QUOI ? QUAND ? OÙ ? COMMENT ? COMBIEN ? DOMAINE Notions de répartition du travail sur chacune des personnes Notions de choix des activités à partir d'un cahier des charges Notions de dates et délais sur des plannings Notions de lieux de choix de postes de travail d'ateliers ... Notion de moyens Notions de quantités RESULTAT Choix final du poste de travail Définir ce que l'on veut fabriquer Définitions des dates Choix des lieux de fabrication, pays, ateliers ... Choix des processus, des moyens technico - humains ... Choix des quantités en fonctions de celles prévues par la commande

MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE

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en un temps minimum.2.Objectifs de la gestion de production : L’objectif essentiel.Minimiser les heures supplémentaires et les dépannages . Cette mission doit être remplie en atteignant 4 objectifs : • Volume : Le volume de production doit correspondre aux objectifs commerciaux de l’entreprise . etc. Le graphique PERT. .Fabrication : avec des logiciels de conception de la fabrication assistée par ordinateur (CFAO). • Le service de planification : Il coordonne les activités de production en utilisant les techniques de gestion des stocks. en améliorant la qualité des produits.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 1. par quelle machine.Gestion de la production : GPAO . • Qualité : Les services de la gestion de production doivent fournir aux services de fabrication. .1. quelle que soit l’organisation est d’obtenir le produit permettant la satisfaction du besoin du client avec un délai et un coût concurrentiel. Il précise en fait comment le produit est réalisé. par les services de production ou ateliers. . • Le bureau des méthodes : Il définit les différentes opérations et leur ordonnancement en vue d’obtenir le produit.Communication en réseau local. 1. • Informatisation : Elle apparaît à toutes les étapes de la production : . • Coût : La gestion de la production doit : .S’efforcer d’assurer le meilleur emploi du matériel et de la main d’œuvre . entre autres : Le diagramme de Gantt . MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 35 .Les composants du système de gestion de production : Dans une entreprise industrielle. Il s’appuie sur la CAO (Conception assistée par ordinateur) pour l’élaboration des produits. de nombreux services participent au système de production : • Le bureau des études : Il conçoit les produits nouveaux et définit la liste complète des composants entrant dans leur fabrication.Evolution de la gestion de production : La gestion de la production a connu les évolutions suivantes : • Automatisation : Elle permet de supprimer les tâches répétitives et dangereuses en diminuant le cycle de fabrication et coûts de production. . 1. sans erreur les informations nécessaires à l’exécution des ordres clients. etc. Internet. etc. de la gestion de production. . • Délai : S’efforcer pour les commandes de respecter les délais maximums promis aux clients . Il indique la succession des tâches à réaliser.Conception : avec des logiciels de CAO : conception assistée par ordinateur.Organiser dans le temps les différentes opérations de fabrication afin de respecter les délais.3. • Le service d’ordonnancement : Il organise la production au sein des différentes unités de production. L’ACTIVITE DE PRODUCTION : 1. Les outils utilisés sont. de calcul des besoins. avec quels outils et en combien de temps.

3.4. etc. on donne à titre d’exemple un des plus simples : La codification séquentielle dans laquelle le code est un nombre donné sans signification particulière de façon chronologique ou aléatoire (1. etc.Les nomenclatures : Il s’agit de définir la liste des articles entrant dans la fabrication d'un produit. • Etre homogène : même nombre de caractères • Etre capable d’accompagner l’évolution de l’entreprise dans le temps (augmentation du nombre d’articles à gérer par exemple). • Les gammes d’assemblage.La codification : La plupart des entreprises manipulent des milliers d’articles.4. 2. on cite par exemple la classification selon les quantités fabriquées : • Production unitaire : (Barrages. 2.Les gammes d’opérations : Une gamme d’opération est un ensemble d’opérations nécessaires à la fabrication. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 36 . On distingue 2 types de gamme d’opérations : • Les gammes de fabrication .2. 1.3.5.4. sa quantité. • La réduction des stocks : Il s’agit de réorganiser le système de production pour diminuer au maximum les stocks. son libellé. La nomenclature indique pour chaque article son code. une identification sous forme de code est alors indispensable. 1. navires.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION • La flexibilité : Il s’agit d’améliorer les capacités de réponse du système de production à la demande. Cela dépend à la fois de la conception du produit et de la conception du processus de ns. gros ordinateurs).4. etc.Le système d’information lié à la gestion de production : 1. 1. 1. Il existe plusieurs types de codification .).1. Ce système de codification doit alors répondre à 3 objectifs : • Etre sans ambiguïté : chaque article doit avoir une et une seule référence. LES METHODES CLASSIQUES DE GESTION DE PRODUCTION : Plusieurs grands systèmes sont exploités par les entreprises pour une meilleure gestion de la production on en décrit ici 2 assez bien connu. bâtiments) • Production en petites séries : (avions.Classification des entreprises selon le type de production : La gestion de production est différente suivant le type de production. micro-ordinateur. • Production en grandes séries : (automobiles.

• Favoriser la diminution des coûts dans l’entreprise. contrôlé par ordinateur. On y retrouve également d’autres objectifs : • Réduction des délais de fabrication.1. 2. 3. Cette méthode est surtout adaptée aux entreprises ayant une production répétitive et relativement régulière. • La flexibilité accrue des moyens de production.2. retour de produits. L’objectif essentiel étant la réduction des stocks (Matières premières et produits finis) afin de diminuer les capitaux immobilisés et les risques d’invendus.Le JAT (Juste à Temps) : La réussite industrielle du Japon a favorisé la diffusion de nouvelles méthodes de gestion de la production. C’est un système de production qui fonctionne entre deux postes de travail et qui limite la production du poste AMONT aux besoins du poste AVAL. une manutention flexible. qui permet la production d’une grande variété de pièces. • Une machine est flexible si elle peut réaliser différents types de pièces.Objectifs de la gestion de la qualité : On peut déterminer 3 objectifs à la démarche qualité dans l’entreprise : • Répondre aux besoins des utilisateurs. 3. on peut utiliser la méthode du Kanban. Il s’agit d’un procédé automatisé. un stock flexible.La méthode FMS (Flexible Manufacturing System) : Le système de production flexible vise à rationaliser la gestion des ateliers.1. un produit flexible et une gestion flexible. Le terme «flexible» décrit l’adaptabilité ou la souplesse du système de production. intervention sur site. la sécurité d’autrui ou la protection de l’environnement.2. LA GESTION DE LA QUALITE : La qualité est une préoccupation essentielle de l’entreprise mais aussi de ces partenaires. • Respecter le non-utilisateur : D’autres éléments autre que la satisfaction des besoins doivent être pris en compte : le confort. MODULE 1 : ANALYSE FONCTIONNELLE 37 . Son environnement.NOTIONS DE GESTIONS DE PRODUCTION 2. • La diminution des gaspillages et des coûts de non qualité.Définition : La qualité est l’ensemble des propriétés et des caractéristiques d’un produit ou d’un service qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites. La non-qualité coûte chère. • Un atelier Flexible comporte alors plusieurs machines flexibles. : Machine Outil à commande numérique (MOCN). non seulement en chiffre d’affaires mais aussi en coût de production et de service après vente : Mise au rebut. Exemple pour la mise en place d’une organisation de la production en JAT. Le JAT est une méthode qui ne vise à fabriquer que les pièces dont on a besoin au moment où on en a besoin. 3.

. fonction globale et fonctions de services . SADT. Concepts d’analyse fonctionnelle : Système . Distribuer .MODULE 2 CHAINE D’ENERGIE PRÉSENTATION Pour agir sur la matière d'œuvre. FAST. Le module 2 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. Grandeurs physiques à mesurer Chaîne d’information ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER Informations destinées à d’autres systèmes et aux interfaces H/M Matière d'œuvre en entrée Informations issues d’autres systèmes et d’Interfaces H/M Ordres AGIR ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE Énergies d’entrée Chaîne d’énergie Matière d'œuvre en sortie PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial. c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes . Convertir . etc. Transmettre. il s'agit des fonctions : Alimenter . qui subira de nombreux traitement pour être adaptées à la nature de l'action sur la matière d'œuvre. un système automatisé a besoin d’énergie. Fonctions techniques.

Décrire les grandeurs physiques d’entrée et de sortie d’un actionneur et le principe de la conversion d’énergie. Pour un assemblage ou un guidage. Editer une mise en plan de pièce ou de sous-ensemble limité. identifier et décrire les surfaces contribuant à sa réalisation. . Produire une image selon un point de vue imposé ou choisi. Rechercher dans une bibliothèque de constituants. Décrire la morphologie d’une pièce à partir de ses représentations 2D et 3D d’énergie. des caractéristiques d’un élément à intégrer dans une maquette numérique Dessiner à main levée la perspective d’une pièce.COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin. Identifier sur le matériel réel ou sur sa représentation virtuelle. Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation . Identifier les risques pour les personnes et les biens. Utiliser un modeleur 3D pour : Représenter une pièce simple. Modifier les caractéristiques dimensionnelles d’un assemblage et décrire les incidences suer chacune des pièces concernées. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un pré-actionneur. la liaison réalisée par un assemblage ou un guidage.

On note en particulier : La source d’énergie électrique. Il n’est pas surprenant donc de remarquer que l’alimentation en énergie électrique est largement adoptée aussi bien en milieu industriel qu’en milieu domestique . etc. ainsi que sa fonction globale sont représentées par la figure suivante : Matière d'œuvre en entrée Chaîne d 'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBU ER CONVERTI R TRANSMETTRE AGIR D 'entrée Energie Alimenter en énergie Energie de sortie Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Electrique Source d'alimentation Réseau électrique. qui grâce à la souplesse de ses méthodes de génération et de transport. Compresseur Energie Electrique Pneumatique .MODULE 2 PARTIE 1 ALIMENTATION EN ENERGIE PRESENTATION En général. piles . La source d’énergie pneumatique qui est aussi largement présente dans les systèmes industriels. Cette énergie est dans la plupart des cas générée à partir de l’énergie électrique. La position de la fonction Alimentation en énergie dans une chaîne d’énergie. Les énergies principalement exploitées sont l’énergie électrique et l’énergie mécanique sous leurs différentes formes. demeure une richesse inégalée. les systèmes automatisés mettent en œuvre plusieurs types d’énergie.

L’unité d’une tension électrique est le Volt (V). SOURCE DE TENSION ALTERNATIVE : Le réseau électrique géré par l’Office Nationale d’Electricité (ONE) est un réseau électrique alternatif. C’est un réseau triphasé pour les locaux industriels et monophasé pour les locaux domestiques : Tension triphasée Tension monophasée Cette énergie électrique est une transformation de l’énergie hydraulique ou thermique en une énergie électrique. magnétique. La figure qui suit illustre cette transformation : Barrage Lac Ligne à haute tension Conduite forcée Turbine Transformateur Alternateur Canal de fuite MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 41 ALIMENTATION EN ENERGIE . 1. Cette source d’énergie peut se présenter sous forme d’une source de tension continue ou alternative. c'est que la valeur instantanée de la tension est variable dans le temps.ALIMENTATION ELECTRIQUE INTRODUCTION : CHAPITRE 1 L'énergie électrique provient d’une transformation d'énergie mécanique. chimique ou lumineuse.

Celle-ci à son tour fait tourner l’alternateur qui permet la transformation de l’énergie mécanique de rotation en énergie électrique. on trouve les piles et les batteries d’accumulateurs. SOURCE DE TENSION CONTINUE : Parmi les générateurs de tension continue les plus rencontrés dans la pratique quotidienne. qui se branche en parallèle et se Pour mesurer la tension aux bornes de la charge R on utilise le montage: R V On peut mesurer avec le voltmètre une tension continue ou alternative.ALI MENTATION ELECTRIQUE L’eau par sa pesanteur (le niveau du barrage est plus haut que celui de la turbine) fait tourner une turbine. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 42 ALIMENTATION EN ENERGIE . MESURE DE TENSION : En électricité. on mesure la tension avec un symbolise comme suit : « voltmètre ». Cette source représente une transformation de l’énergie chimique en énergie électrique. V V 3. en positionnant le commutateur de calibre sur le cadran des tensions continues (DC) ou sur le cadran des tensions alternatives (AC). L’image ci-contre représente la forme d’une turbine 2.

U et I vérifient toujours la relation de proportionnalité : U=R. Ceci est dû à sa résistance interne dont la valeur est donnée par la formule : R = ρ.3. • ρ : la résistivité (caractéristique de la nature du conducteur) 4.ALI MENTATION ELECTRIQUE 4.3. noté R avec à ses bornes une tension U . COURANT ELECTRIQUE 4. elle sera traversée par un courant I.Mesure de courant électrique : On mesure le courant électrique par l’utilisation d’un ampermètre.p) entre ses bornes lorsqu’il est traversé par un courant électrique.2.I MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 43 ALIMENTATION EN ENERGIE .Notion de résistance : 4.1. L’ampermétre est un appareil qui doit être monté en série dans un circuit.2.3. • S : sa section .Notion du courant électrique : Le déplacement des électrons libres dans un circuit électrique fermé engendre ce qu’on appelle un courant électrique.d. A Source Charge 4. L’unité du courant électrique est L’Ampère (A). tel que. Si on considère une résistance.Principe et symbole : Un fil conducteur présente une différence de potentiel (d.l / S avec : • l : longueur du fil . quelque soit le temps t.Loi d’Ohm : Cette loi exprime que certains matériaux ont une réponse linéaire en courant à une différence de potentiel imposée. e e e e e 4.1.

1. Ces valeurs sont indiquées sur ces résistances sous forme d’anneaux en couleur suivant un code suivant : La tolérance est un pourcentage qui indique la précision de la résistance.3. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 44 ALIMENTATION EN ENERGIE .Code de couleurs : On ne peut pas fabriquer les résistances avec toutes les valeurs possibles.Association des résistances : Suivant que des résistances sont associées en série ou en parallèle. On les fabrique alors suivant des valeurs normalisées.2. qui couvrent largement les besoins en résistances. il résulte de leur association une résistance équivalente Re dont la valeur dépend des valeurs des différentes résistances associées.3. a/ Association série : La résistance équivalente de deux résistances en série est la somme de ces deux résistances. Les résistances sont fabriquées en grandes séries par les constructeurs des composants électroniques. Connaissant la valeur de chaque chiffre on peut déterminer la valeur de la résistance comme suit: R = [(1er chiffre x 1) + (2eme chiffre x 10)] x 10 Multiplicateur ± la tolérance en Ω. Re = R1 + R2 b/ Association en parallèle : La résistance équivalente de deux résistances en parallèle est tel que : 1 =1+ 1 Re R1 R2 4.ALI MENTATION ELECTRIQUE 4.

22 . qui le nombre de valeurs dans une série.2. on trouve 1. • R2 = P – R1 = P – αP = P(1. 15 . 56 . 82 Toutes les résistances de la série E12 sont des multiples ou des sous multiples de ces valeurs . 39 .2 KΩ Les valeurs normalisées des résistances sont classées par des séries de valeurs notées (E6. les valeurs de la série E12 sont : 10 . 47 . E12. 12 . Par exemple. de régler une résistance sur place pour avoir la valeur exacte exigée par un montage donné .2KΩ.Par exemple. dans les montages électroniques. le symbole est le même : P est la valeur totale de la résistance. 120KΩ. alors α = 1 et R1 = P . P R1 = αP R2 = P(1 – α) 4. 12KΩ. 1. on utilise un pont diviseur de tension. 68 . Si le curseur est en position basse.2MΩ et ainsi de suite. 18 .Diviseur de tension : Pour diviser une tension. 27 . alors α = 0 et R1 = 0. Le curseur α divise la résistance totale P en 2 portions : • R1 = αP : Si le curseur α est en position haut. R = [ (2 x1) + (2 x 10) ] x 102 = 22 x 100 = 2.2Ω . 1.Résistance variable : On a souvent besoin. 12Ω.U MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 45 ALIMENTATION EN ENERGIE . 33 . 120Ω. Soit un ajustable pour ajuster la valeur nécessaire une fois pour toute .3. 4. on utilise alors : Soit un potentiomètre pour régler la résistance régulièrement comme pour le volume d'un poste Radio . E24 ou E48).ALI MENTATION ELECTRIQUE Chaque chiffre correspond à une couleur comme l’indique le tableau suivant : Noir 0 Marron 1 Rouge 2 Orange 3 Jaune 4 Vert 5 Bleu 6 Violet 7 Gris 8 Blanc 9 Exemple : Calcul de la valeur d'une résistance dont les trois couleurs significatifs sont le rouge. Ce pont est constitué de l’association en série de deux résistances R1 et R2 : Vs = [R2 / (R1 + R2)].4.α). Dans les 2 cas.

[R1 / (R1 + R2)] 5. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 46 ALIMENTATION EN ENERGIE . Cette tension continue est généralement générée à partir de : • piles pour les systèmes portables et à faible consommation. la tension alternative doit être convertie en tension continue stabilisée.1. ALIMENTATION CONTINUE STABILISEE : Les systèmes électroniques ont besoin d’une alimentation continue. • secteur pour des systèmes qui demande de la puissance et qui ont accès au réseau alternatif.Diviseur de courant : On divise un courant par la mise en parallèle de deux résistances R1 et R2 : I1 = I .ALI MENTATION ELECTRIQUE Remarque : Cas d'une résistance variable : P Ve α. cas conformément au schéma synoptique suivant : Transformation Secteur 220 v 50Hz Redressement Filtrage Régulation Tension de sortie 5. qui est de 220V. α P/P Vs = α. tel qu'une télécommande de télévision. etc.P Vs Vs = Ve.Transformation : Le rôle de la transformation est d’abaisser la tension du secteur.5. Dans ce dernier. • de batterie d'accumulateurs pour les systèmes tel que la voiture. L’élément électrique qui réalise cette fonction est le transformateur.Ve 4. etc.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 47 ALIMENTATION EN ENERGIE .Fonctionnement et symbole : Id Anode (A) Ud La diode est un composant Electronique à conduction unidirectionnelle : elle ne conduit que dans le sens de l’anode A vers la cathode K. 5.2. Son symbole est représenté à la Figure ci-contre.Réalisation du redresseur : a/ Redressement mono alternance : Le signal issu du transformateur est sinusoïdal. Alors pour avoir une tension en sortie plus petite qu'en entrée.Redressement : Cette fonction est réalisée à l’aide de la diode. Kathode (K) Polarisation directe : diode passante Polarisation inverse : diode bloquée 5.2.1. La diode est polarisée en directe dans l’alternance positive et en inverse dans l’alternance négative. il faut avoir la condition (n2 < n1).2. Le symbole de la diode indique le sens de conduction.2. 5.ALI MENTATION ELECTRIQUE U1/U2 = n2/n1 Avec n2 et n1 sont respectivement les nombres de spires de la bobine primaire et la bobine secondaire.

vert. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 48 ALIMENTATION EN ENERGIE .4. Elle est assurée par le régulateur intégré qui est un composant électronique à trois broches.ALI MENTATION ELECTRIQUE b/ Redressement double alternance : Le montage le plus populaire est le redresseur à pont de diodes . jaune et orange) quand elle est passante. Signal d’entrée Signal de sortie On remarque que le courant en sortie passe toujours dans le même sens.Filtrage : Cette fonction est réalisée par un condensateur. • D2 et D4 conduisent pendant l'alternance négative. Note : Une LED est une diode qui a le même fonctionnement qu'une diode ordinaire. à la différence que celle est destinée à émettre une lumière (rouge. 5. d'où la forme du signal en sortie.Régulation : La régulation est la fonction qui permet d'avoir une tension hautement continue à partir d'une tension ondulée comme issue du condensateur ci-dessus. il a 2 diodes conductrices par alternance : • D1 et D3 conduisent pendant l'alternance positive . Le condensateur en se chargeant et en se déchargeant diminue l’ondulation du signal redressé : 5.3.

AUTRES FONCTIONS ASSOCIEES AU TRAITEMENT D'ENERGIE : 6. il est équivalent à un interrupteur fermé. il s'agit de commander un relais qui commandera un moteur à courant continu . par exemple. n s'intéresse uniquement au transistor NPN et le mode de fonctionnement en commutation. entre le collecteur et l'émetteur. donc plusieurs types d'application. entre le collecteur et l'émetteur Cde : représente un bouton poussoir de commande.7V. donc le relais est excité. donc le transistor est bloqué (Relais non alimenté). dans ces conditions. Un régulateur de cette famille délivre une tension constante à ses bornes de sortie égale à xx V. le transistor non passant ou bloqué . Exemples : 7805 : tension à la sortie égale à +5V. la commande du moteur du store .ALI MENTATION ELECTRIQUE Dans la pratique. Si Cde est fermé la base du transistor a une tension de commande. la famille des régulateurs de type 78xx est la plus utilisée.Commutation par transistor bipolaire : Le transistor bipolaire est un composant électronique à 3 pôles : la base. donc le transistor est conducteur ou saturé.1. Ici. Il a plusieurs modes de fonctionnement. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 49 ALIMENTATION EN ENERGIE . on a le fonctionnement suivant du transistor : • Si la tension de commande est nulle ou négative. • Si la tension de commande est nettement supérieure à 0. le transistor est passant ou saturé . Si Cde est ouvert la base du transistor n'a pas de tension de commande. Le montage de base très utilisé est le suivant . 7812 : tension à la sortie égale à +12V. Transformateur Secteur 220v 50Hz Application type (Alimentation régulée) 6. le collecteur et l'émetteur . son symbole est donné dans la figure ci-dessous. il est équivalent à un interrupteur ouvert. il existe en 2 types : le NPN et le PNP. qui est un mode de fonctionnement très utilisé dans les systèmes logiques.

1 x R2 x C1 R1 R2 4 8 2 3 6 NE555 7 1 12 V BP C1 U2 MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 50 ALIMENTATION EN ENERGIE . ce qui lance la temporisation.1. l'entée 2 passe à 0 et revient à 1. On peut représenter la fonction de temporisation par ce qui suit : Entrée Impulsion (Tension de durée très courte) Temporisateur Sortie à l'état 1 pendant une durée déterminée TW Sortie t t TW 6.2. son fonctionnement est comme suit : • On suppose qu'on démarre avec le circuit au repos.Principe : Dans les systèmes automatisés.Temporisation : 6. • Dans les escaliers d'un immeuble. le feu vert qui autorise les automobilistes à passer dure un certain temps (30 s par exemple) . • Quand le bouton poussoir est actionné rapidement (appui et relâchement du bouton). parmi lesquelles la temporisation.Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement. c'est à dire la sortie 3 passe à 1 pendant une durée qui dépend de la résistance R2 et le condensateur C1. on peut réaliser une temporisation de différentes façons. Pour réaliser cette fonction. • Après l'expiration de la temporisation.2.1. le NE555. • Quand le bouton poussoir est relâché.2. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé. Ce circuit peut réaliser plusieurs fonctions. ce qui laisse le circuit au repos . on utilise une minuterie qui allume la lumière pendant un certain temps et s'éteint. la résistance R1 assure un 1 logique sur l'entrée 2 du circuit. on parle de temporisation. Par exemple : • dans la signalisation d'un carrefour. c'est à dire la sortie 3 du circuit à l'état 0 .ALI MENTATION ELECTRIQUE 6. on a souvent besoin q'une action soit effectuée pendant une durée déterminée . • La durée de la temporisation est donnée par la formule : T = 1. le circuit revient à son état initial (la sortie 3 à l'état 0) . on monte le circuit comme le montre la figure ci-dessous .

3. • Il a pour période T. il faut donc unpoussoir et une lampe pour chaque étage : • Il suffit qu'un seul bouton soit appuyé pour lancer la temporisation . la durée au bout de laquelle il se répète de la même façon.63 x (R1 + R2) x C1 .Exemple d'application : Minuterie d'escalier Une application directe de ce montage est une minuterie d'escalier pour un immeuble de 3 étages .Réalisation avec circuit intégré : Technologiquement.1 x (R2 + P1) x C1 P1 D1 R1 R2 5 8 2 3 6 NE555 7 1 R3 T1 L1 L2 L3 12 V K 220 V AC BP3 BP2 BP1 C1 6.Génération de signal périodique : 6. La diode D1 sert à protéger le transistor contre les surtensions par les variations brutales du courant dans la bobine du relais.1.ALI MENTATION ELECTRIQUE 6. on peut réaliser cette fonction de différentes façons.7 x (R1 + 2R) x C1 51 ALIMENTATION EN ENERGIE .63 x R2 x C1 . T = 1. • Les durées des niveaux logique.3.Principe : Dans différentes situations des traitements numériques. 6. Durée du niveau haut : T = TH + TL : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE U t T T = 0. on a besoin de générer un signal logique et périodique. On opte ici à la solution par circuit intégré avec le plus connu et très utilisé.2. • La sortie 3 du circuit NE555 commande un relais qui ferme son contact et permet d'alimenter les 3 lampes. comme le montre la figure ci-contre : • Il est tantôt au niveau logique 0. Durée du niveau haut : TL = T= 0.3. ainsi que la période sont données par : Durée du niveau haut : TH = T= 0. • Le potentiomètre P1 permet de varier la durée de temporisation T. tantôt au niveau logique 1 . le NE555 : • Le schéma de montage correspondant est donné à la figure ci-dessous .3.2.

ALI MENTATION ELECTRIQUE R1 4 7 R2 2 6 8 3 12 V NE555 C1 1 U 6. R1 7 R2 C1 2 1 2 R4 4 12 V 7 R5 C2 2 8 3 NE555 4 8 NE555 3 D M R3 K 4 T1 CC 3 Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. permet alors de fait revenir les balais à leur position. ce qui le fait fonctionner avec une tension moyenne inférieure de celle la position 1 . Si on passe de n’importe quelle position à la position 4 (arrêt). le moteur est alimenté par signal. tantôt à 12 V.3. tantôt à 0 V. Il fonctionne de la façon suivante : • • • • Si le commutateur K est en position 1.3. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 52 ALIMENTATION EN ENERGIE . Si le commutateur K est en position 3.Exemple d'application : Commande d'essuie-glace de voiture Le montage ci-dessous représente la partie commande d’un essuie-glace. sachant que lasa partie opérative est principalement constituée d’un moteur électrique et d’un système Bielle-manivelle. le moteur est alimenté par 12V en permanence . la vitesse de balayage est plus petite . par conséquent. et le cycle recommence . dont la durée de 12 V est plus petite que celle de 0V. le moteur est alimenté par un signal périodique de période 10 ms par exemple). ce qui donne comme résultat : l’essuie-glace fait un aller retour (en 1 s par exemple) et s’arrête pendant un temps plus grand (3s par exemple) . Si le commutateur K est en position 2. le capteur "cc" qui est fermé tant que l'essuieglace est en course. il risque les balais ne reviennent pas à leur position initiale .

aspire et comprime l’air ambiant et l’accumule dans un réservoir (accumulateur). 1. Dans les applications courantes.1. une vanne d’isolement et un manomètre. l’accumulateur comporte un robinet de purge.CHAPITRE 2 LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES INTRODUCTION L’énergie pneumatique est couramment utilisée dans la partie opérative d'un système automatisé. entraîné par un moteur (6). 1/ PRODUCTION DE L’ENERGIE PNEUMATIQUE : 1. Une pente de 2% dans le sens de l’écoulement de l’air évacue l’eau de condensation vers un pot équipé d’une purge.Distribution : La distribution de l’air comprimé s’effectue par un réseau de canalisations en tuyaux métalliques. 1. L’accès à ce réseau se fait à l’aide de piquages qui doivent être dirigées vers le haut. Il permet en plus de compenser les variations de pression. Un groupe de conditionnement est souvent installé afin de filtrer et de lubrifier l’air comprimé.Stockage : L’accumulateur (1) stocke l’air comprimé issu du compresseur et évite ainsi de faire fonctionner le moteur tout le temps (en continu). son stockage et sa distribution. Le schéma de la page suivante montre la structure générale du processus de production de cette énergie. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 53 ALIMENTATION EN ENERGIE .2.Compression de l'air : Un compresseur (7). Pour des raisons de sécurité. la pression est de l’ordre de 6 bar. qu'on peut résumer dans 3 phases principales : compression de l'air.3.

Le pascal étant trop petite pour les pressions utilisées dans l’industrie. On utilise souvent le bar définie par : 1 bar = 105 Pa. 1 : Accumulateur 2 : Manomètre 3 : Soupape de sécurité 4 : Vanne d’isolement 5 : Filtre principal 6 : Moteur 7 : Compresseur 8 : Lubrificateur 9 : Filtre – régulateur 10 : Pot de condensation 11 : Purge MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 54 ALIMENTATION EN ENERGIE . S où : • • • F est la force résultante en Newtons p est la pression en Pascals (Pa) S est la surface en m2.LES ALIMENTATIONS PNEUMATIQUES 2/ PRINCIPES PHYSIQUES : La force mécanique produite par l’énergie pneumatique est liée à la pression par la relation F = p .

douleurs.1 0.5mA Sensation très faible Effet du courant électrique sur le corps humain MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 55 ALIMENTATION EN ENERGIE . La gravité du danger est fonction de l'intensité du courant qui parcourt le corps.1 0. Il convient alors de prendre les mesures de sécurité nécessaire pour protéger les biens et les personnes.5 10 50 100 10mA Contraction musculaire (Tétanisation) Principales zones : 1.01 1A 1 2 Arrêt du coeur 3 75mA 4 Seuil de fibrillation cardiaque irréversible 30mA Seuil de paralysie respiratoire 0. et du temps de passage : t(s) 5 1 0. ceci peut se produire avec direct ou un direct avec un conducteur sous tension.05 0.5 0. de son trajet.02 0. Sensation 3. EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU COURANT ELECTRIQUE Le passage du courant affecte essentiellement les fonctions respiratoires et circulatoires . Limite du courant de « non lacher ». il provoque également des brûlures.CHAPITRE 3 LE RISQUE ELECTRIQUE INTRODUCTION : L'utilisation de l'électricité peut présenter des risques d'électrocution et aussi des risques d'incendie. Risque de fibrillation ventriculaire 0. pas de sensation 2. sans effets irréversible. En effet le courant électrique a des effets physiques sur le corps . 1. 4.

on définit deux types de tension de sécurité.LE RISQUE ELECTRIQUE 2. Courbe de sécurité Exemple : Lors d'un défaut dans un local sec (Ul = 50 V). sur la figure suivante on représente le temps de coupure maximal du dispositif de protection en fonction de la tension de défaut. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 56 ALIMENTATION EN ENERGIE . le dispositif de protection doit couper le circuit en moins de 0. Le danger du courant électrique étant fonction de sa durée de passage . TENSION LIMITE DE SECURITE Selon le type de local. si la tension de contact vaut 120 V.2 secondes. 25V humide pour le s locaux et 50V pours les locaux secs. Ces tensions dites non dangereuses écoulent dans le corps humain un courant inférieur à 30 mA (seuil de paralysie respiratoire).

tableaux.Contact indirect : Contact des personnes avec des masses mises accidentellement sous tension généralement suite à un défaut d’isolement. conducteurs ou pièces sous tension.2. 3. 3.. L'utilisation de la TBTS (Très Basse Tension de Sécurité : inférieure à 25 V) Cette mesure consiste à alimenter des circuits sous très basse tension fournie par un transformateur de sécurité. le principe d’un tel dispositif est de détecter le courant de défaut qui passe à travers la terre et ouvre le circuit. ce qui offre une protection des biens et des personnes.Contact direct : C'est le contact des personnes avec les parties actives des matériels électriques. Trois conditions doivent être respectées: L N 220v/24 Alimentation en TBTS par transformateur de sécurité 3. Pour mettre en oeuvre cette mesure.Protection contre les contacts directs : Les principales mesures de protection contre les contacts directs sont : • • • • • Terre L’isolation des parties actives du matériel électrique (gaine. cache bornes.. La protection au moyen d'enveloppes et de barrières (coffrets.) qui permettent de rendre le matériel électrique inaccessible..Protection contre les contacts indirects En cas de défaut d’isolement.4.3. il faut couper automatiquement l'alimentation. du circuit présentant le défaut. on utilise en général le DDR .. CONTACT DIRECT ET INDIRECT ET PROTECTION ASSOCIEE : 3.LE RISQUE ELECTRIQUE 3.1. par éloignement : C'est le cas des lignes aériennes à haute tension et basse tension.). Mise hors de portée. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 57 ALIMENTATION EN ENERGIE .

Fig2. Les documents nécessaires à ce travail sont : • • le schéma électrique du système . Le cuivre assure les liens électriques entre les composants. Fig1. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 58 ALIMENTATION EN ENERGIE . le brochage et les dimensions réelles des composants utilisés (résistances.CHAPITRE 4 REALISATION DE CIRCUIT IMPRIME INTRODUCTION Le circuit imprimé (CI) est le support de tout montage électronique. Cette méthode est bien évidemment est la plus utilisée de nos jours : elle est plus facile. diodes. qui trace le typon à partir du schéma théorique . La gravure et le perçage . plus rapide. etc. La réalisation du typon . 4. soit des bandes et pastilles en papier crêpe (transferts autocollants) . La mise en place des composants et leur soudage. Circuit Imprimé 1. transistors. • automatiquement en utilisant un logiciel. Les étapes principales pour la réalisation d'un CI sont les suivantes : 1. composants spéciaux. circuits intégrés.1. REALISATION DU TYPON 1. Dimensions réelles de certains composants Circuit intégré DIL 16 Transistor Résistance Nous pouvons tracer le typon en utilisant 2 méthodes : • manuellement avec du papier calque sur lequel on trace le typant en utilisant : soit de l’encre de chine à l'aide de stylo à pointe tubulaire ou plume godet . Présentation : A partir du schéma théorique. mais nécessite un traceur ou une imprimante. 2. Il est le lien aussi bien mécanique qu'électrique entre les différents composants. L'insolation du circuit imprimé et le développement . 3. on établit le dessin électrique appelé "Typon" ou schéma d’implantation de la plaquette de circuit imprimé sur laquelle seront montés les composants entrant dans la composition du dispositif. Le circuit imprimé est une platine de matériau composite recouverte d'une ou de deux couches très fines (35µm ou 70µm) de cuivre.) . cette opération s'appelle "routage".

Schéma d'implantation d'un montage 2. • bandes pour relier entre elles les pastilles conformément au schéma.2. Le circuit sera composé essentiellement de bandes et de pastilles de cuivre : • pastilles pour la soudure des composants : le trou placé au centre d'une pastille ne peut recevoir qu'une seule connexion de composant (il y a donc autant de pastilles que de broches de composants) . pour obtenir une position standard des composants. Fig3.54 mm. Etude du circuit imprimé : La difficulté d'étude d'un circuit imprimé vient du fait que l'on ne peut pas croiser les bandes de cuivre comme les connexions du schéma théorique sous peine de court-circuit . donc le dessin du typon sera souvent très différent du schéma. Routage d'un typon à l'aide d'un logiciel Fig4.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1.54 mm Schéma d'implantation R1 A R2 B D C Schéma électrique MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 59 ALIMENTATION EN ENERGIE . Le dessin du typon se fait à l'aide d'une grille normalisée au pas de 2.

2.2.2. Eviter les angles aigus. • Les composants sont de préférence toujours parallèlement ou perpendiculairement montés. forts taux de remplissage. Néanmoins le cas extrême ci-contre est autorisé. Bandes En général la largeur des bandes sera de 1 mm. Conseils de dessin des bandes et des pastilles Bon Mauvais MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 60 ALIMENTATION EN ENERGIE . lignes a forte densité de courant.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 1. Pastilles Le diamètre des pastilles dépend de la dimension des pattes du composant : • La valeur courante que nous utiliserons sera de ø 2 mm pour la majorité des composants (presque tous les composants faible puissance courants : résistances. du diamètre de l'écrou ou de l'entretoise pour éviter un court-circuit avec la bande.8 à 1 mm. • Passage d'une bande près du bord de la carte : au moins 1 mm entre la bande et le bord. etc. circuits intégrés). • Passage de bandes entre pastilles : il doit subsister entre deux pastilles ou entre une bande et une pastille l'équivalent de la largeur d'une bande. diodes. • Le trou central des pastilles de ø 2 mm sera de 0.1. mais pourra être différentes dans les cas suivants : • Plus minces : circuits miniatures.3. Règles générales et conseils pour le tracé des circuits • Deux bandes parallèles seront au moins séparées par la largeur d'une bande. 1. transistors. etc. 1. • Plus larges : lignes de masses. Dans ce cas. • Pour les composants spéciaux le diamètre des pastilles sera à la demande. • Le chemin le plus court est le meilleur.2. • Toujours prévoir la fixation de la carte. Ne jamais prendre l'angle inférieur à 90° (faiblesse risque de décollement de feuille de cuivre) : Fig5. il faut aussi se soucier du diamètre du trou de fixation. les uns par rapport aux autres.

Décoller le film protecteur comme dans la figure ci-dessus . La durée est typiquement de 2 min. C’est donc corrosif et il faut manipuler les platines avec des pinces ou avec des gants. Un film protecteur opaque autoadhésif recouvre la résine photosensible comme le montre la figure 6. Plaque pré-sensibilisée Les étapes à suivre pour l’insolation et le développement d’un CI sont les suivantes : Eviter de travailler en plein soleil ou avec un éclairage halogène démesuré . Fig8. L’insolation consiste à reproduire le typon sur une par exposition aux rayons ultra violet (UV) à l’aide d’une insoleuse (figure 7). 7.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 2. 4. 5. Agiter le bac jusqu'à ce que le dessin apparaisse ou se révèle nettement sur un fond cuivré. Plonger la platine dans un bain de révélateur. Attention. à une température ambiante d'environ 20°C . INSOLATION ET DEVELOPPEMENT DU CIRCUIT IMPRIME La platine utilisée est à l'origine une plaque de verre Epoxy recouverte de cuivre et d'une ou de 2 couches de résine photosensibles. Placer le typon sur le verre de l'insoleuse avec comme orientation le coté cuivré sur le typon . Utilisation d'une insoleuse 1. 2. Insoleuse Ultra Violet Fig6. Rincer abondamment à l'eau courante. Fig7. le révélateur est essentiellement constitué de soude (produit alcalin). 6. mais peut varier suivant la qualité du révélateur . 3. Plaque présensibilisée Typon Plaque de verre Tube UV Déflecteur Minuterie MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 61 ALIMENTATION EN ENERGIE . La durée peut varier suivant le type de plaque et la puissance des lampes UV. Fermer puis allumer l'insoleuse pendant environ 2min30s.

REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 3. Une bonne soudure apporte une meilleure tenue mécanique et électrique du circuit. Placer la panne du fer à souder de façon à ce qu'elle soit en contact avec le cuivre de la platine et avec la patte du composant . Fig9. Soudage des composants MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 62 ALIMENTATION EN ENERGIE . la gravure sera d'autant plus rapide que le perchlorure de fer est chaud et agité. En effet. 3. La quantité de soudure apportée est un facteur décisif pour la qualité de la soudure . GRAVURE DU CIRCUIT IMPRIME La gravure consiste à graver le circuit sur la plaque en dissoudrant le cuivre non protégé des UV dans un bain de perchlorure de fer à l’aide d’une graveuse : Les étapes à suivre sont les suivantes : 1. Mettre la plaquette dans le bain de perchlorure de fer (côté cuivre apparent pour pouvoir le voir pour contrôler l'opération de gravure) . On commence en général par les composants peu encombrants. La température du bain doit environ 40°C. 4. Fig10. 3. évite les faux contacts très lourds à détecter. Graveuse 4. Enlever la plaquette une fois gravée et rincer-la ensuite. Pour réussir une bonne soudure : 1. Mettre en œuvre le chauffage et la pompe. Retirer le fer à souder. pour ne pas être gêné pour les soudures suivantes. Laisser chauffer ainsi quelques secondes et ajouter de la soudure au niveau du contact . 2. Laisser la panne encore quelques secondes afin que la soudure s'étale bien. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ET SOUDURE L’implantation consiste à placer et souder les composants électroniques dans la platine. 2. On peut également commencer par implanter les straps (ponts de fils entre deux points de la platine) et les supports de circuits intégrés.

Circuit imprimé : Fig11.REALISATION DU CIRCUIT IMPRIME 5. Côté cuivre Fig13. Typon MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 63 ALIMENTATION EN ENERGIE .2. Côté composant Fig12. EXEMPLE D'APPLICATION : 5. Schéma électrique : On désire réaliser une alimentation stabilisé permettant de fournie une tension positive de +24V.1. Le schéma électrique d'une telle alimentation est le suivant : D1 Fus TR 1 Pont de Creatz : B1 LM317 C1 C2 R3 C3 R2 +24V 220V – 50Hz R1 0V 5.

d’où l’utilisation des préactionneurs qui assurent la distribution de l’énergie aux actionneurs. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. Matière d'œuvre en entrée Chaîne d'énergie Energie d'entrée ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR Energie disponible Distribuer L'énergie Energie distribuée Matière d'œuvre en sortie Energie Electrique Pneumatique Préactionneur Contacteur/Relais Distributeur Energie Electrique Pneumatique . qui sont le plus souvent utilisées. On s'intéresse surtout aux énergies électriques et pneumatiques. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. Elle est donc incapable d’envoyer directement l’énergie nécessaire à l’actionneur .MODULE 2 PARTIE 2 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE PRESENTATION La partie commande d’un système automatisé met en œuvre une énergie faible.

Si elle n’est pas alimentée.PREACTIONNEUR ELECTRIQUE INTRODUCTION CHAPITRE 1 Dans les circuits électriques. Si la bobine est alimentée elle attire l’armature mobile pour actionner les pôles de puissance . Un ressort de rappel . Remarques : • Le contacteur a un pouvoir de coupure (PDC). quand on ouvre un circuit en cours de fonctionnement. Une bobine de commande du contacteur. On note que le pouvoir de coupure d’un appareillage électrique est sa capacité à couper le courant dans un circuit. le contact en cause provoque un arc électrique qui peut être dangereux pour les biens et les personnes. soit un relais. Un circuit magnétique . sans provoquer des dangers dans l’installation. Un contact auxiliaire (avec possibilité d'additionner au contacteur un bloc de contacts auxiliaires instantanés ou temporisés) . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 65 DISTRIBUTION DE L’ENERGIE . 1. LE CONTACTEUR Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de l'énergie électrique. un ressort de rappel ouvre les pôles de puissance. une armature fixe et un autre mobile . les pré-actionneurs sont généralement soit un contacteur. En effet. Sa constitution est comme suit • • • • • • Des pôles principaux de puissance .

par conséquent. il ne doit pas être manœuvré en charge. Ainsi il permet d’assurer la sécurité des personnes qui travaillent sur le reste de l’installation en amont. On les désigne par « Sectionneurs porte-fusible ». dans une chaîne d’énergie électrique. etc. 2.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES • Pour les faibles tensions continues. LE SECTIONNEUR Le sectionneur est un appareil de connexion qui permet d'isoler (séparer électriquement) un circuit pour effectuer des opérations de maintenance ou de modification sur les circuits électriques qui se trouvent en aval. on utilise généralement le relais électromagnétique qui a pratiquement la même symbolisation : • Généralement. relais thermique. On trouve également des sectionneurs qui servent en plus de porte-fusible. Le sectionneur ne possède aucun pouvoir de coupure. le préactionneur ne s’utilise pas seul mais associés à une classe d’appareillage typique : sectionneurs. Sectionneur Simple Sectionneur avec fusibles incorporés MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 66 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE .

Une surcharge est une élévation anormale du courant consommé par le récepteur (1 à 3 In). lorsque le courant dépasse une valeur précise. LES FUSIBLES Les fusibles sont des appareils de protection dont la fonction est d’ouvrir un circuit par fusion d’un élément calibré. ils protègent contre les surcharges et les courts-circuits. ce qui entraîne un échauffement de l'installation pouvant aller jusqu'à sa destruction. mais prolongée dans le temps. Symbole Contact commandé Le relais thermique utilise la propriété d'un bilame formé de deux lames minces ayant des coefficients de dilatation différents. Le temps de coupure est inversement proportionnel à l'augmentation du courant. pendant un temps donné. C’est donc l'appareillage de commande qui coupe le circuit de puissance est non pas le relais thermique. Bilame non déformée d = déformation due à l’échauffement provoquée par le passage du courant. LE RELAIS THERMIQUE Le relais thermique est un appareil de protection capable de protéger contre les surcharges prolongées. La classe aM : ce sont les fusibles d’accompagnement moteur prévus pour la protection contre les courts-circuits et surtout pour la protection des moteurs. 4. se déforme et ouvre le contact auxiliaire de s'ouvrir.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 3. L’apparition d’une surcharge se traduit par l’augmentation de la chaleur (effet joule) . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 67 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Ce contact étant convenablement placé dans le circuit de commande va couper l'alimentation de la bobine du contacteur qui va ouvrir ses pôles de puissances et interrompre le passage de l'énergie électrique au travers du récepteur. Le bilame détecte l'augmentation de chaleur. On trouve : • • La classe gI ou gG : ce sont les fusibles d’usage général .

la bobine du contacteur KM1 est alimentée . Le sectionneur porte fusible a aussi un contact auxiliaire noté Q qui s’ouvre avant les contacts Q du circuit de puissance e. le schéma suivant est généralement adopté : Fonctionnement : • • • • • Si le bouton poussoir S1 du circuit de commande est actionné. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 68 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Si S1 est relâché le contact KM1 du circuit de commande maintient l’alimentation de la bobine du contacteur (mémorisation). on appuie sur le bouton poussoir Ar. typiquement un moteur triphasé. ce qui ouvre le circuit de commande . le contact qui lui est associé F s’ouvre.PREACTIONNEURS ELECTRIQUES 5. le contact KM1 du circuit de commande se ferme ainsi que les contacts KM1 du circuit de puissance. Si au cours du fonctionnement (KM1 fermé de nouveau) il y a une surcharge le relais thermique F s’échauffe. Ce contact est appelé « contact de précoupure ». RECAPITULATION : Pour distribuer l’énergie vers l’actionneur. la bobine KM1 n’est plus alimentée et les contacts KM1 (commande et puissance) sont ouverts . Pour arrêter le moteur MAS. On parle alors d’auto maintien . ce qui ouvre le circuit de commande et protège le moteur MAS . ceci a le même effet que le contact auxiliaire du relais thermique. cas où on manœuvre le sectionneur en charge . ce qui entraîne la rotation du moteur MAS .

en particulier le vérin simple effet : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 69 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Son dispositif de commande. Un distributeur est constitué d’une partie fixe (le corps) et d’une partie mobile (le tiroir) qui peut se déplacer à l’intérieur de la partie fixe selon l’ordre de la PC.). LE DISTRIBUTEUR 3/2 : Le distributeur 3/2 possède 3 orifices : • • • Le 1er pour l’alimentation . Le tiroir est doté de conduites permettant le passage de l’air entre les différents orifices de la partie fixe. 1. Les distributeurs sont classés suivant le nombre de positions possibles et le nombre d’orifices qu’ils possèdent. etc.CHAPITRE 2 PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Les distributeurs pneumatiques sont les préactionneurs des actionneurs pneumatiques (vérins. La partie fixe n’est présentée que par ces orifices : Orifice d’utilisation (Sortie) Partie fixe Orifice d’échappement Orifice d’alimentation (Entrée) Fig 7 : schématisation et principe d’un distributeur Tiroir Un distributeur est caractérisé par : • • • • Le nombre d’orifices . ventouses. Le dernier pour l’échappement. Sa stabilité (monostable ou bistable) . Chaque position que peut prendre le tiroir est symbolisée par un carré dans lequel les flèches indiquent le sens de circulation de l’air alors qu’un T représente un orifice obturé. Son tiroir peut occuper 2 positions (position repos et position travail). Le débit d’air comprimé qu’il est capable de distribuer exprimé en lm-1 . Le 2ème pour l’utilisation . Le distributeur 3/2 est destiné aux actionneurs n’ayant qu’un seul orifice d’alimentation.

En position travail. la tige sort. l’orifice d’alimentation du vérin est mis en liaison avec la source d’air comprimé. Un ressort peut servir comme dispositif permettant le retour du tiroir à sa position initiale. Elle peut être électromagnétique. le distributeur 5/2 possède : • • 2 orifices d’utilisation . l’air comprimé est verrouillé vers l’un des deux orifices d’alimentation du vérin tandis que l’autre est à l’échappement. électropneumatique ou manuelle. Fig 8 : Pilotage d’un vérin double effet par un distributeur Commande Pression P Pression P 3. Fig 7 : Pilotage d’un vérin simple effet par un distributeur 3/2 Sortie S Commande Echappement E Pression P 2. 2 orifices d’échappement. Il s’agit dans ce cas d’un distributeur monostable. Son tiroir peut occuper 2 positions. LES DISPOSITIFS DE COMMANDE : La commande du distributeur a pour fonction de positionner le tiroir dans une position ou dans l’autre. pneumatique. Elle peut être également repéré par les orifices qu’elle met en liaison. LE DISTRIBUTEUR 5/2 : En plus d’orifice d’alimentation. La commande du distributeur est représentée par un rectangle accolé à la case qu’elle commute et complétée par un ou plusieurs symboles schématisant la technologie utilisée. l’orifice d’alimentation du vérin est relié à l’orifice d’échappement : la tige est maintenue donc rentrée . MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 70 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . Le distributeur 5/2 est utilisé pour distribuer de l’énergie pneumatique au vérin double effet :suivant la position occupée. provoquée par un ordre de la PC.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES • • En position repos. Par conséquent.

Un logiciel de simulation pneumatique permet : • la saisie de schémas pneumatiques en insérant des objets graphiques tels que : vérin. Un exemple de logiciel de simulation pneumatique est donné ci-dessous. • la visualisation du fonctionnement du circuit réalisée conformément aux excitations ainsi choisies. etc. un circuit pneumatique peut être étudier par simulation numérique sur un ordinateur personnel avant d’être réalisé réellement. LOGICIELS DE SIMULATION : La simulation sur ordinateur est devenu un outil très important pour la conception des systèmes en différentes technologies.PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES La figure suivante donne la schématisation des différents dispositifs de commande : Commande manuelle Commande électrique Commande manuelle par poussoir Commande pneumatique Commande électropneumatique Rappel par ressort Distributeur bistable à commande par pression des deux côtés Distributeur bistable à commande électrique des deux côtés Distributeur monostable à commande électrique et à rappel par ressort 4. Ainsi. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 71 DISTRIBUTION DE L'ENERGIE . • la simulation des commandes par des clics de souris sur les organes de commande. Elle a connue une évolution très rapide avec le progrès de l’informatique. distributeurs.

alors il faut convertir cette énergie disponible en énergie mécanique . souvent la finalité de l'action sur la matière d'œuvre est de nature mécanique. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie.MODULE 2 PARTIE 3 CONVERSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Dans un système automatisé. Puisque l'énergie souvent disponible est électrique et moins encore pneumatique. . d’où l’utilisation des actionneurs qui assurent cette fonction de conversion.

CHAPITRE 1

ACTIONNEURS ELECTRIQUES
INTRODUCTION
Dans un système automatisé, on trouve différents types d'actionneurs électriques, on cite en particulier les électro-aimants, les électrovannes et les moteurs.

1. ELECTROAIMANT (EA) :
C’est une bobine dont le noyau est mobile. Si l’EA est alimenté le noyau se déplace vers la droite, et si l’EA n’est pas alimenté le ressort de rappel le fait retourner à sa position initiale.

EA alimenté

EA non alimenté

2. ELECTROVANNE :
Elle utilise le même principe des électroaimants pour commander le passage ou le blocage d’un liquide sous pression. Exemple : machine à laver (L’électrovanne commande le passage d’eau).
Bobine de commande

Arrivée du fluide sous pression

Sortie du fluide

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

73

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

3. LE MOTEUR ELECTRIQUE :
C’est l’actionneur le plus utilisé pour transformer l’énergie électrique en énergie mécanique. Selon la nature de la tension électrique utilisée pour l’alimentation (continu ou alternatif). On distingue plusieurs types de moteurs : • Moteur à courant continu. • Moteur asynchrone. • Moteur pas à pas. Quelque soit le type du moteur on distingue la partie tournante (Rotor) et la partie fixe (Stator)

Stator

Rotor

3.1- Moteur à courant continu :
Ce moteur est alimenté par une tension continue (pile, batterie d’accumulateurs, tension stabilisée). 3.1.1- Symbole :

Moteur à aimant permanent 3.1.2- alimentation :

Moteur à inducteur bobiné

Le moteur peut tourner dans les 2 sens suivant la polarité de son alimentation : • Un seul sens de marche :

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

74

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

• Deux sens de marche :

Pour que le moteur tourne dans le premier sens, on ferme les interrupteurs K1 et K3. Et pour qu’il tourne dans le sens inverse, on ferme K2 et K4.

Exercice : Le montage suivant est utilisé pour la commande du store automatisé :

Analyser le montage et compléter le tableau suivant par : sens +, sens-, Arrêt K1 Position Basse

Position Haute K2 Position Haute Position Basse

3.2- Moteur asynchrone :
C’est le moteur le plus utilisé dans les systèmes automatisés, car il présente les avantages suivants : • Une bonne Puissance massique : à puissance égale le Moteur asynchrone est plus léger que le moteur à courant continu ; • Alimentation par le réseau public 220v/380v - 50Hz ; • Facilité de mise au point ; • Un bon couple au démarrage ; • Ne présente aucun balai et collecteur (rotor à cage). Pas de danger pour une utilisation dans un milieu explosif. 3.2.1- Moteur asynchrone triphasé : Ce moteur nécessite une alimentation triphasée. Pour faire fonctionner dans des conditions normales ce moteur, on peut utiliser le montage suivant (démarrage direct) qui prévoit une protection par fusible (contre les courts circuits) et relais thermique (contre les surcharges prolongées).

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

75

CONVERSION DE L'ENERGIE

ACTIONNEURS

ELECTRIQUES

Schéma de Puissance

Circuit de commande

Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche :

3.2.2- Moteur asynchrone Monophasé : Pour l’utilisation dans le milieu domestique où le triphasé n’est pas fourni par l’ONE, les constructeurs prévoient le moteur asynchrone monophasé.

MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE

76

CONVERSION DE L'ENERGIE

Pour assurer un fonctionnement dans les deux sens du moteur on peut utiliser les montages suivants : Exemple d’utilisation : Machine à laver. on distingue deux bobines liées par un condensateur afin d’assurer un déphasage de π/2 entre les deux phases.ACTIONNEURS ELECTRIQUES Sur la plaque à bornes de ce moteur. pour créer le champ tournant. Bobines du moteur Bobines du moteur 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz 22µF 400v Condensateur de déphasage 220 V 50 Hz Fonctionnement sens 1 Fonctionnement sens 2 Le montage suivant permet un fonctionnement à deux sens de marche : MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 77 CONVERSION DE L'ENERGIE .

indexer. arrêter. LES VERINS : Les vérins se prêtent bien à des mouvements pneumatiques assez analogues à ceux de l’homme. Le retour à la position initiale s’effectue en général par un ressort. Piston Face avant Cylindre Face arrière Tige Orifices d’alimentation Fig 2 : Constitution d’un vérin pneumatique 3. à l’intérieur duquel se déplace librement un piston muni d’une tige. Pour faire sortir la tige.CHAPITRE 2 ACTIONNEURS PNEUMATIQUES INTRODUCTION : Un actionneur pneumatique est un dispositif qui transforme l’énergie de l’air comprimé en travail mécanique. Avantage : consommation réduite. : ce sont les muscles de la partie opérative du système. Parmi les actionneurs pneumatiques les plus utilisés dans les systèmes automatisés on trouve : • • le vérin pneumatique . 1. Il n’est donc alimenté que d’un seul coté du piston. on applique la pression sur la face arrière du piston et pour la faire rentrer.. Ce sont des actionneurs qui réalisent un mouvement linéaire à l’endroit même où l’on a besoin d’une force pour transférer. Energie pneumatique TRANSFORMER L’ENERGIE Vérin Fig 1 : Modèle fonctionnel d’un vérin Energie électrique 2. élever. serrer. éjecter. on applique la pression sur la face avant. sous l’effet des forces dues à la pression de l’air comprimé (voir figure ci-dessous). LE VERIN SIMPLE EFFET : Ce vérin produit l’effort dans un seul sens. le générateur de vide Venturi. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 78 CONVERSION DE L'ENERGIE . fermé aux deux extrémités.. CONSTITUTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : un vérin est constitués d’un cylindre.

La pression d’alimentation. de part et d’autre du piston. la sortie et la rentrée de la tige s’effectue par l’application de la pression.S où : F est l’effort exprimé en newtons (N) .ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Effort Symbole Air Fig 3 : Le vérin simple effet 4. réglage facile de la vitesse. alternativement. Cet effort est liée à la pression par la relation : F = p. Le choix et le dimensionnement d’un vérin s’effectuent en fonction de l’effort à transmettre. capteur de position. 5. MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 79 CONVERSION DE L'ENERGIE . LE VERIN DOUBLE EFFET : Dans un vérin double effet. Les vérins double effet sont utilisés lorsqu’on a besoin d’effort important dans les deux sens. p est la pression en pascal (Pa) . S est la surface en m2 . Efforts Air Symbole Air Fig 4 : Le vérin double effet Remarque : Dans les vérins on peut trouver d’autres fonction complémentaires tel que : amortissement de fin de course. CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES D’UN VERIN : Le fonctionnement d’un vérin dépend des caractéristiques suivantes : • • • Le diamètre du piston . Avantage : plus grande souplesse d’utilisation. dispositifs de détection. La course de la tige .

une aspiration se produit au niveau de la ventouse.ACTIONNEURS PNEUMATIQUES Par exemple. Pièce Serrage Bâti Bâti 7.67 mm D’où : dmax = ( D2 – 4F/p∏ )1/2 6. perpendiculaire à la conduite. Un venturi est composé d’un éjecteur muni d’une conduite d’air plus étroite du côté de l’entrée et d’un orifice. un vérin ayant un piston de diamètre D = 8 mm et alimenté par une pression de 6 bar (60000 Pa) fournit un effort sortant F = (px∏xD2) / 4 soit 3016 N. servant à connecter la ventouse. Par conséquent. Exercice : Le vérin utilisé dans le système Portail doit exercer un effort entrant de 15 N pour ouvrir la porte. EXEMPLE D’UTILISATION DES VERRINS : Serrage de la pièce à percer dans le système « Perceuse automatique ». Le passage de l’air comprimé dans le conduit provoque une dépression et entraîne avec lui l’air présent dans l’orifice perpendiculaire. Calculer le diamètre maximal dmax de la tige sachant que le diamètre du piston est D = 8 mm et la pression est de 6 bar ? Solution : On a : F = pxS avec S = Spiston – STige Or Et Soit : Soit : Spiston = ∏xD2 STige = ∏xd2 F = px∏x( D2 – d2 ) / 4 dmax = 5. LE GENERATEUR DE VIDE OU VENTURI : Un générateur de vide ou venturi est un actionneur pneumatique dont le rôle est de transformer l’énergie pneumatique en surpression en une énergie pneumatique en dépression. Symbole Air comprimé Ejecteur Ventouse Fig 6 : Principe du venturi Aspiration MODULE 2 : CHAINE D'ENERGIE 80 CONVERSION DE L'ENERGIE .

.MODULE 2 PARTIE 4 TRANSMISSION DE L’ENERGIE PRESENTATION Le mouvement de rotation recueilli par l'arbre de sortie d'un moteur électrique. Pour agir correctement. ainsi que sa fonction globale sont représentées par les figures suivantes. il faut alors transmettre ces mouvements en les adaptant en changeant la vitesse ou le sens ou la nature de mouvement. ainsi que le mouvement de translation que permet la tige de sortie d'un vérin pneumatique n'est pas toujours bien adapté pour agir directement sur la matière d'œuvre d'un système automatisé. La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie. etc.

Dessin d'ensemble: Il indique comment les pièces sont assemblées et disposées les unes par rapport aux autres.Dessin de définition: Il représente une pièce et la définit complètement (formes. 1/ PRINCIPAUX TYPES DE DESSINS INDUSTRIELS 1. etc. et représente le mécanisme dans son ensemble. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 82 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Il comporte toutes les indications nécessaires et utiles pour la fabrication de la pièce. Schéma mécanique. dimensions).2.1. universel dont les règles précises sont normalisées internationalement.3. Dessin d'ensemble d'un verrou 1. Schéma électronique. 1.Schéma: Dessin dans lequel sont utilisés des symboles graphiques indiquant les fonctions des composants et leurs relations.CHAPITRE 1 REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL INTRODUCTION Le dessin technique manuel ou assisté par ordinateur est l'outil graphique le plus utilisé par les techniciens et les ingénieurs pour passer de l'idée à la réalisation d'un objet ou produit. Exemples: Schéma électrique . C'est un langage de communication.

• Le format A2 : LA2= LA1 / 2 . • Le format A4 : LA2= LA3 / 2. A3. • Ses dimensions (L x l) : 1189 x 841 mm. elle est caractérisée par : • Sa surface : SA0 = 1m² . Le format A0 est le format de base . A4) normalisée est universellement utilisée. • Le format A3 : LA1= LA2 / 2 .1. A1. Un format directement inférieur s’obtient en divisant la longueur par 2. 297 297 210 420 594 3/ ELEMENTS PERMANENTS 3. A3.55 Dessin de définition de la douille 2/ FORMATS Les dessins techniques sont représentés sur des feuilles de dimensions normalisées appelées : formats. La série A (A0.Le cadre : Il délimite la surface de travail sur le format. On a alors : • Le format A1 : LA1= LA0 / 2 . A2) et à 20 mm pour les autres formats. Il se situe à 10 mm du bord de la feuille pour les formats courants (A4.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 17. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 420 A4 A3 A2 83 TRANSMISSION DE L’ENERGIE Ø9 . A2.

Il est symbolisé comme suit : 4/ L'ECHELLE Lorsque les objets sont grands (immeubles. prénom. le symbole de disposition des vues. l’identité du dessinateur (nom.2. l’échelle du dessin. le format.le repère d’orientation : Il permet d’orienter le dessin.). MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 84 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . il est nécessaire de faire des réductions ou des agrandissements pour représenter ces objets. bateaux. la date. L’échelle d’un dessin est donc le rapport entre les dimensions dessinées et les dimensions réelles de l’objet. Il doit toujours être dirigé vers soi.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 10 mm Surface de travail Cadre Bord du format 3. etc. le nom de l’établissement. Echelle = Dimensions dessinées Dimensions réelles Exemple : Echelle 1:10 Echelle 1:1 pour la vraie grandeur Exemple : Echelle 1:1 Echelle 1:2 5/ LE CARTOUCHE: Le cartouche est un tableau situé au bas du format et comportant les informations suivantes : le titre du dessin. circuit électronique.) ou petites (montres. automobiles. classe). etc.

). Remarque : En dessin manuel. 6/ NOMENCLATURE : C’est la liste complète des pièces qui constituent un ensemble dessiné. on le représente à droite . On trouve 2 types d'écriture : droite et penchée (inclinée). on utilise une écriture normalisée. on le représente à gauche .) . 7/ ECRITURE : Sur un dessin technique. • La matière de chaque pièce (MATIERE) . on le représente en dessus.) .). Par Exemple : Ecriture droite: Rondelle. les écritures sont réalisées à l’aide d’un trace lettre : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 85 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . on le représente en dessous. • Ce qu’on observe à gauche. • Le nom des pièces (DESIGNATION) . • Le nombre de chaque pièce (NBR. 2. Ecriture penchée: Rondelle. La nomenclature est composée de 5 colonnes : REP NBR DESIGNATION MATIERE OBSERVATION • Le repère de chaque pièce (REP.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL Exemple de cartouche échelle Symbole Format Nom dessinateur date classe Titre du dessin Nom de l'établissement Le symbole de disposition des vues montre la disposition des vues par rapport au dessinateur : Symbole européen Symbole américain • Ce qu’on observe à gauche. • Ce qu’on observe en dessous. • Ce qu’on observe en dessous. Dans une écriture les caractères doivent avoir la même hauteur et le même espace entre eux. Elle est liée au dessin par les repères des pièces (1. 3. • Une observation si nécessaire (OBS. etc.

• son épaisseur : fort ou fin. filetages Limites de vues ou de coupes partielles • Contours de pièces voisines • Détail avant plan de coupe • Demi rabattement • Positions des pièces mobiles Continu fin Continu fin ondule ou en zigzag Mixte fin à deux tirets MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 86 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Tableau des différents types de trait : Type Désignation Continu fort Interrompu fin Mixte fin Application ou usage • Arêtes et contours vus • Cadre et cartouche Arêtes et contours cachés • Axes • Plan de symétrie ou de coupe • Elément primitif Ligne d'attache de repères ou de cotes.REGLES DE BASE DE DESSIN INDUSTRIEL 8/ LES TRAITS : Plusieurs types de traits sont employés en dessin technique. Un trait est caractérisé par : • sa nature : continu ou interrompu ou mixte . hachures.

l’image d’un objet doit être représentée fidèlement. Les arêtes perpendiculaires au plan de projection se projettent suivant des droites obliques parallèles appelées "fuyantes" et dont les dimensions sont obtenues en multipliant les longueurs réelles par un même coefficient de réduction k.Tracé pratique : La face principale se projette en vraie grandeur. sur un plan parallèle à la face principale de l’objet à représenter. 1/ PERSPECTIVE CAVALIERE 1.CHAPITRE 2 PROJECTION ORTHOGONALE INTRODUCTION Pour être utilisable.1. L’antenne parabolique ci-contre doit être présentée sous forme de plusieurs vues. k = 0.3. 1.2. L’image ne doit pas être déformée.Définition : La perspective cavalière est une projection oblique parallèle à une direction donnée.But : La perspective cavalière permet de donner en une seule vue une idée globale des formes de l’objet à représenter. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 87 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . afin de donner une idée détaillée sur le fonctionnement dans différentes positions. Exemple : L’image ci contre représente en perspective cavalière la pièce serre-bras du positionneur. 1. L’inclinaison des fuyantes (angle de fuite α) et le coefficient de réduction sont normalisés : Soit : α = 45°.5.

b. Par simplicité. 2.Différentes types : Remarques : • • • Si α = β = γ : La perspective est dite isométrique.82. Angles de projection : α = β = γ = 120°. c dont la dimension dessinée est égale à la dimension réelle x 0. on décrit uniquement le principe de la perspective isométrique.1. 2.PROJECTION ORTHOGONALE Orientations possibles : Haut vers gauche Fuyantes Haut vers la droite Bas vers la gauche Bas vers la droite α Face principale 2/ PERSPECTIVE AXONOMETRIQUE 2.Définition : C’est une projection orthogonale de la pièce sur un plan oblique par rapport aux faces principales de la pièce. Si α ≠ β ≠ γ : La perspective est dite trimétrique. Si deux angles quelconques sont égaux : La perspective est dite dimétrique.2. c a b MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 88 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .3-Perspective isométrique : La perspective isométrique d’un cube s’obtient à partir d’un parallélépipède de côté a.

Tracé des ellipses : Les faces du cube ne sont pas parallèles au plan de projection. Un cercle devient une ellipse en projection isométrique. Les directions des axes des ellipses peuvent être déterminées par les diagonales des faces : AA’ = diamètre en vraie grandeur.PROJECTION ORTHOGONALE Exemple : La perspective isométrique de la pièce serre bras. Il est possible de construire une ellipse lorsque l’on connaît son grand axe AA’ et son petit axe BB’. BB’ = diamètre x 0. Grand axe Petit axe Remarques : • • Les grandes axes des ellipses sont respectivement perpendiculaires aux arrêtes a. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 89 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 2. Tout cercle appartenant à une face du cube se projette donc suivant une ellipse. c.58. Méthode par points. b. (par exemple l’axe AA’ est perpendiculaire à l’arrête c).4. a B b A A c B’ Il existe deux méthodes de traçage : • • Méthode au compas.

2.2.Projection Européenne : 3.1.1. l’objet et le plan de projection(dessin). Cette projection nécessite la présence de trois éléments : l’oservateur.Principe : On imagine la pièce à l’intèrieur d’un cube et on projette l’objet sur les six faces : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 90 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Définition c’est la projection orthogonale sur les plans de projection d’un objet dont la face principale est parallèle au plan de projection. Projection américaine. Les lignes de projection sont parrallèles entre elles et perpendiculaire au plan de projection. 3.PROJECTION ORTHOGONALE 3/ PROJECTIONS ET VUES Pour mieux décrire la géométrie d’un objet. on est ramené de passer d’une représentation en perspective à une représentation en vues. Il existe principalement 2 types de projection : • • Projection européenne . 3.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 91 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . 4 : Vue de Droite.Disposition des vues : On développe le cube de projection et on obtient six vues géométrales sur le même plan : 1 : Vue de Face.2.2. 6 : Vue d’Arrière. 5 : Vue de Dessous. 2 : Vue de Gauche.PROJECTION ORTHOGONALE 3. 3 : Vue de Dessus.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 92 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .2. Correspondance en équerre. Observer la correspondance entre les vues .4 Règles d’exécution du dessin : • • • • • • Choisir comme vue de face la vue la plus représentative . 3. Ne pas laisser apparaître les lignes de rappel. Il y a correspondance (alignements) entre les vues : Correspondance horizontale. vue de gauche et vue de dessus : en trois 3.2. Ne pas inscrire les noms des vues . Ne pas dessiner les faces du cube . Ne dessiner que les vues nécessaires et suffisantes pour définir complètement la pièce avec un minimum de parties cachées . Correspondance verticale.Exemple : la pièce serre-bras du positionneur est dessiné en perspective isomètrique et vues : vue de face.PROJECTION ORTHOGONALE Remarques : • • Les vues sont nommées selon la position de l’observateur par rapport à la vue principale.3.

Soudabilité : Aptitude d’un métal à subir une soudure sans risque de crique. de les mélanger pour fabriquer des alliages. le pétrole.PROPRIETES DES MATERIAUX : 2. Flexion).Propriétés mécaniques : • • • • • • • Fusibilité : Aptitude d’un métal à fendre. à remplir les empreintes d’un moule. de concevoir des matériaux composites de plus en plus utilisés dans les industries du transport. de mettre au point des matières plastiques (polymères) synthétiques à partir d'éléments naturels comme le charbon. Ténacité : Aptitude d’un métal à résister aux efforts progressifs (Traction. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 93 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Malléabilité : Aptitude d’un métal à être déformé à chaud ou à froid par pression ou par choc.CHAPITRE 3 NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX INTRODUCTION Le progrès technique a permis de produire des matériaux élaborés : • • • • d'extraire des métaux à partir de minerai.CLASSIFICATION DES MATERIAUX : 2. le bois ou le gaz naturel. Remarque : Par extension le nom de métal est attribué à tous les alliages de métaux purs que nous utilisons communément. Compression. Elasticité : Aptitude d’un métal à revenir à sa forme initiale après avoir subit une déformation. Fluidité : Aptitude d’un métal à l’état liquide. sous la chaleur. 1. Torsion.1. Ductilité : Aptitude d’un métal à être étiré en fil.

Propriétés physiques : • • • • Masse spécifique : La masse de l’unité de volume d’un matériau en Kg/m3.DESIGNATION DES MATERIAUX : 4.Aciers non alliés : Aciers d'usage général S 235 : 235 Mpa de résistance élastique GE 360 : G : acier moulable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 94 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Densité : la densité est utilisée pour déterminer la masse des organes.SYMBOLES DES MATERIAUX : Symbole Al Sb Ag Be Bi B Cd Ce Cr Co Cu Sn Fe Elément d’alliage Aluminium Antimoine Argent Bérylium Bismuth Bore Cadmium Cérium Chrome Cobalt Cuivre Etain Fer Symbole Ga Li Mg Mn Mo Ni Nb Pb Si Sr Ti V Zn Elément d’alliage Gallium Lithium Magnésium Manganèse Molybdène Nickel Niobium Plomb Silicium Strontium Titane Vanadium Zinc 4. Conductibilité électrique : Aptitude d’un métal à faciliter le passage du courant électrique.1. 3. 5 % d’allongement après rupture 4. 2. Résilience : Aptitude d’un métal à s’opposer aux efforts brusques (chocs).2.2.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Propriétés pratiques : • • Dureté : Aptitude d’un métal à s’opposer à la pénétration d’un corps dur.200 : 200 Mpa de résistance à la rupture Fontes malléables et à graphite sphéroïdal EN-GJMW-400-5 EN-GJS-400-15 : 400 Mpa de résistance à la rupture. Conductibilité thermique : Aptitude d’un métal à diffuser la chaleur.Les fontes : Fontes à graphite lamellaire : EN-GJL.

5.3.5 % Al Cu 4 Mg Ti : Cu : cuivre 4 : 4 % de cuivre Mg : magnésium Ti : titane Alliages d'aluminium corroyés EN AW-2017 [Al Cu 4 Mg Si] : Al : aluminium 4 : 4 % de cuivre Cu : cuivre Mg : magnésium 4. Ni. W Multiplié par 10 pour les autres Aciers fortement alliés X 5 Cr Ni 18-10 : 5 : 0.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Aciers non alliés C 40 : 0.Alliages de cuivre Laiton Cu ZN 15 : Cu : cuivre Zn : zinc 15 : 15 % de zinc MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 95 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Co.05 % de carbone Cr : chrome Ni : nickel 18 : 18 % de chrome 10 : 10 % de nickel 4.Alliages d'aluminium Aluminium et alliages d'aluminium de fonderie Al 99.36 % de carbone Ni : nickel Cr : chrome Mo : molybdène 16 : 4 % ( 16 / 4 ) de nickel Multiplié par 4 pour Cr. Si.6.Aciers alliés Aciers faiblement alliés 36 Ni Cr Mo 16 : 36 : 0.5 : aluminium à 99.40 % de carbone GC 25 :G : acier moulable 4. Mn.

Composites Composite = matrice + renfort Matrices EP: époxyde UP: polyester Renforts FV: fibre de verre FC: fibre de carbone FA: fibre d’aramide (kevlar) MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 96 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Les plastiques Les thermoplastiques PA 11 : PA : polyamide 11 : type 11 ( 11 atomes de carbone ) PTFE : polytétrafluoréthylène Les thermodurcissables PF 21 : phénoplaste (bakélite) EP : époxyde (araldite) UP : polyester Elastomères Chloroprène ( néoprène ) Acrylique Polyuréthane Mousses PS: polystyrène expansé PUR: polyuréthane expansé 4.7.Alliages de zinc moulés ZA 8 : Z : zinc A : aluminium 4.NOTIONS GENERALES SUR LES MATERIAUX Bronze Cu Sn 8 Pb P : Cu : cuivre Sn : étain 8 : 8 % d’étain P : phosphore 4.8.9.

Définition : Une coupe représente la section et la fraction de la pièce située en arrière du plan sécant (Plan de coupe). LES COUPES : 1.CHAPITRE 4 LES COUPES – LES SECTIONS 1. Repérer le plan de coupe par une même lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche. 1.3. Supposer et pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située coté flèches. 1. Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts.Méthodes de représentation: • • • • • Repérer le plan sécant.But : Les coupes améliorent la clarté et la lecture du dessin en permettant de voir les formes intérieures d’une pièce. • Désigner la coupe par les mêmes lettres majuscules que le plan de coupe.4. 1. Demi coupe : ½ coupe A-A MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 97 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .4. • Hachurer la section.2.Coupes particulières : 1. par sa trace.1.1. Disposer et dessiner la coupe comme une vue normale en regardant dans le sens indiqué par les flèches. en trait mixte fin terminé par deux traits forts.

Coupe brisée à plans parallèles : 1.2.4.5 à 5mm.4. Règle : On ne coupe jamais une nervure par un plan parallèle à sa plus grande face.4.5.LES COUPES – LES SECTIONS 1.Exécution des hachures : Elles sont tracées en traits fins régulièrement espacés.5. Coupe brisée à plans sécants : 1. 1. La distance entre deux hachures varie de 1.2. 1.5.3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 98 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .But : Les hachures sont utilisées pour mettre en évidence la section d’une pièce.Coupe des nervures.1.Hachures : 1.4.

3.Définition : Une section représente la partie d’une pièce située dans le plan sécante.5.1.Différentes sections : On distingue deux sortes de sections : 2.LES COUPES – LES SECTIONS 1. 2.5. • Les hachures ne s’arrêtent jamais sur un trait interrompu fin.1. 60° ou 30° par rapport aux lignes principales du contour d’une pièce.Différentes hachures : Métaux ferreux (Aciers. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 99 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . • Les hachures ne traversent jamais un trait fort. fontes) Cuivre et alliages de Cuivre Aluminium d’Al i i et alliages Matières plastiques et isolantes 2.4. LES SECTIONS : 2.Règles importantes : • Les hachures doivent être inclinées de préférence à 45°.3. 2. • Les différentes parties de la section d’une même pièce sont hachurées d’une même manière.Section sortie : La section sortie est dessinée à l’extérieur de la vue principale.But : Les section permettent d’éviter les vues surchargées en isolant les formes que l’on désire préciser.2. 1.3.

Remarque : Bien que cela à éviter. • Amener par une rotation de 90°. • Dessiner en trait continu fort. • Supposer la pièce coupée par ce plan et enlever par la pensée la partie située côté flèche. • Hachurer la section.2. • Désigner la section par les même lettres majuscules que le plan sécant. Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin.3. • Indiquer le sens d’observation par deux flèches en trait fort pointant vers le milieu des traits forts. • N’indiquer le sens d’observation que s’il peut y avoir confusion. 2. • Hachurer la section. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 100 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . terminé par deux traits forts. en regardant dans le sens indiqué par les flèches.LES COUPES – LES SECTIONS Méthode de représentation : • Repérer le plan sécant par sa trace en trait mixte fin.Section rabattue : La section rabattue est dessinée en surcharge sur la vue principale. le plan sécant dans le plan de dessin. • Repérer le plan de la section par une lettre majuscule inscrite à côté de chaque flèche. auteur de l’axe de la section. • Dessiner en trait continu fin la surface de la pièce contenue dans le plan sécant. Ne pas mettre de lettre. la surface de la pièce contenue dans le plan sécant. les hachures peuvent couper un trait fort.

1. il faut spécifier une référence par rapport à laquelle ce mouvement se fait . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 101 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . MOUVEMENT Pour définir le mouvement d’une pièce. supposée sans défauts. En mécanique les deux mouvements élémentaires rencontrés sont : Translation Exemples : mouvement de la porte d’un lecteur CD Mouvement du mors mobile d’un étau Rotation Exemples : mouvement de roue d’une bicyclette Mouvement d’une porte par rapport au cadre 2. donc la notion de mouvement est relative. Contre-exemple : Ressorts. Dans un mécanisme une pièce peut être fixe ou mobile par rapport à une autre pièce. LIAISON MECANIQUE On dit que deux pièces sont en liaison si elles sont en contact par l’intermédiaire de surface(s) ou de point(s). HYPOTHESES • Les pièces sont supposées indéformables. Exemple : Une pièce cylindrique est mathématiquement cylindrique. parfaitement et 3. • Les formes sont supposées géométriquement parfaites. Ces surfaces sont appelées surfaces fonctionnelles qui sont de deux types : surfaces de mise en position (MIP) et surfaces de maintien en position (MAP).CHAPITRE 5 LES LIAISONS MECANIQUES 1.Nature des contacts • Contact ponctuel : La zone de contact est réduite à un point. 3.

pas forcément droite.Degré de liberté Une translation peut être définie à l’aide de trois translations élémentaires.Définitions: • • • Le nombre de mouvements autorisés par une liaison est appelée degré de liberté et dépend de la nature et du nombre de surfaces en contact. cylindre. y Ty Tz x z Tx Tx : Translation le long de l’axe x Ty : Translation le long de l’axe y Tz : Translation le long de l’axe z Une rotation peut être définie à l’aide de trois rotations élémentaires.) 3.LES LIAISONS MECANIQUES • Contact linéique : La zone de contact est réduite à une ligne. sphère.3. • Contact surfacique : La zone de contact est une surface (plan. Dans une liaison on a toujours la relation : Les degrés de liberté + Les degrés de liaison = 6 Autrement dit : Les mouvements possibles + Les mouvements impossibles = 6 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 102 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . y Ry Rz x z Rx Rx : Rotation autour de l’axe x Ry : Rotation autour de l’axe y Rz : Rotation autour de l’axe z Il existe donc 6 mouvements élémentaires permettant de définir n’importe quelle combinaison de translation et de rotation.2. etc. Le nombre de mouvements non autorisés par une liaison est appelé degré de liaison. 3.

Repère local A chaque liaison élémentaire. Une surface géométrique élémentaire peut être plane.1. est construite par contact d'une surface géométrique élémentaire de S1 et une surface géométrique élémentaire de S2. Ce repère est défini par : • • L'origine : centre géométrique de contact 3 axes choisis en fonction des caractéristiques mathématiques de la surface de contact Exemple : z o x y 4.LES LIAISONS MECANIQUES 3.4.Liaison ponctuelle Symbole plan Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rz=1 Tx=1 Ty=1 Tz=0 Symbole spatial Ballon sur le sol MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 103 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .5. Contacts possibles : Contact plan/plan Contact plan/cylindre Contact plan/sphère Contact sphère/sphère Contact cylindre/cylindre Contact sphère/cylindre 3. est associé un repère local qui est construit à partir des caractéristiques géométriques du contact. cylindrique ou sphérique.Liaisons élémentaires Une liaison élémentaire entre deux solides S1 et S2. REPRESENTATION NORMALISEE DES LIAISONS 4.

2.LES LIAISONS MECANIQUES Exemples de Solutions z z y x Une sphère sur un plan x y Un plan de faible étendue sur un plan 4.Liaison pivot Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Roue d’une moto par rapport à l’axe Rz=0 Tz=0 Exemple de Solution z Deux cylindres de faible longueur et un petit plan contre des surfaces similaires y x MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 104 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

Symbole spatial Piston d'une seringue Exemple de Solution Un cylindre dans un cylindre suivant le même axe z x y 4.4.3.LES LIAISONS MECANIQUES 4.Liaison glissière Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=0 Rz=0 Un tiroir d’un meuble Tx=1 Ty=0 Tz=0 Symbole spatial Exemple de Solution Contact suivant plusieurs plans différents MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 105 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Liaison pivot glissant Exemple Degré de liberté Symbole plan Rx=0 Ry=1 Rz=0 Tx=0 Ty=1 Tz=0 .

Liaison appui plan Exemple Degré de liberté Rx=0 Tx=1 Symbole plan Ry= Rz=1 Assiette sur la table Ty=1 Tz=0 Symbole spatial 4.6.7.Liaison rotule Exemple Degré de liberté Rx=1 Ry=1 Rotule d’un positionneur d’antenne parabolique Symbole plan Tx=0 Ty=0 Symbole spatial Rz=1 Tz=0 4.Liaison hélicoïdale Exemple Degré de liberté Rx=1 Tx=1 Symbole plan Ry=0 Rz=0 Vis de manœuvre d'un serre-joint Ty=0 Tz=0 Symbole spatial MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 106 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .LES LIAISONS MECANIQUES 4.5.

Liaison encastrement Exemple Degré de liberté Rx=0 Ry=0 Rz=0 Tx=0 Ty= Tz=0 Symbole spatial Symbole plan Pièces assemblées par boulons y z Pièces soudées x 5. Il met en évidence les mouvements possibles entres les classes d'équivalence.8. Cette famille de pièces s’appelle classe d’équivalence.LES LIAISONS MECANIQUES 4. Un schéma cinématique est basé sur la représentation normalisée des liaisons usuelles. Exemple E4 Z E3 Y E1 X E1 MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 107 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Schéma cinématique minimal Un schéma est une représentation simplifiée d’un ensemble d’éléments organisés en familles de pièces tel que tous les éléments de cette famille n’ont aucun mouvement les uns par rapport aux autres.

1.2. On peut alors remonter les pièces sans en changer une seule. 1. Pour remonter.Fonction principale d'une liaison complète Pièce 1 FP Liaison complète Pièce 2 FP : éliminer tous les degrés de liberté entre les deux pièces 1.2. 1.CHAPITRE 6 CONSTRUCTIONS DES LIAISONS INTRODUCTION La conception d’une solution technologique pour satisfaire une fonction technique nécessite.Liaison encastrement indémontable : Une liaison encastrement indémontable est une liaison que l’on ne peut pas démonter sans détériorer des surfaces fonctionnelles. entre autres.Liaison encastrement démontable : Une liaison encastrement démontable est une liaison que l’on peut démonter sans détériorer les surfaces fonctionnelles.1.2. à éliminer tous les degrés de liberté.Démontrabilité Une liaison encastrement peut être démontable ou indémontable. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 108 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .1.2. sur le plan cinématique. 1/ LIAISONS COMPLETES Assurer une liaison encastrement entre deux pièces revient. de choisir des surfaces fonctionnelles de liaisons permettant une précision et bon de rendement. on doit changer une ou plusieurs pièces.

3.3.Les vis de fixation : Les vis de fixation servent à réunir plusieurs pièces par pression des unes sur les autres.CONSTRUCTION DES LIAISONS 1. Principales caractéristiques : Forme de la tête .1.Fonctions techniques d'une liaison complète démontable FT11: surface plane FT1: Mettre en position FT12120: surface cylindrique FT13: surface conique FT21: vis de fixation FT22: boulons FT23: goujons FP1: Réaliser une liaison complète démontable FT1: Maintenir en position FT24: goupilles FT25: clavettes FT26: solutions particulières FT3: Transmettre les efforts FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence 1. a/ Vis d'assemblage : La pression est exercée par la tête. Longueur libre . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 109 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Il existe deux types de vis : vis d’assemblage et vis de pression. Longueur filetée.

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

b/ Vis de pression : La pression est exercée par l’extrémité. Principales caractéristiques : Forme de la tête ; Longueur libre ; Forme de l’extrémité.

1.3.2- les boulons :

Un boulon est constitué d’une vis et d’un écrou. Les pièces à assembler, sont alors simplement percées ; l’assemblage est obtenu par pression des unes sur les autres.

1.3.3- les goujons :

Un goujon est composé d’une tige filetée à ces deux extrémités et d’un écrou. Les deux parties filetées sont toujours séparées par une partie lisse.

1.3.4- les goupilles : Les goupilles sont des organes de liaison simples et peu coûteux, utilisées pour : immobiliser un composant ; positionner un composant par rapport à un autre.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

1.3.5- les clavettes: Ce sont des organes mécaniques permettant d'éliminer la rotation entre deux pièces. Dans une liaison complète, les clavettes sont accompagnées d'autres éléments notamment les écrous, les rondelles et les anneaux élastiques (circlips). a/ Les écrous :

Ce sont des composants associés à un boulon ou un goujon ou une tige filetée quelconque pour assurer une liaison démontable.

b/ Les rondelles : Éléments mécanique utilisés notamment pour augmenter la surface de contact de la vis ou l'écrou avec l'une de pièce à lier .d'autres rondelles sont utilisées pour empêcher le desserrage des vis ou l'écrou : rondelles de freinage c/ Les circlips ou Anneaux élastiques : Ce sont des composants mécaniques utilisés pour arrêter des pièces en translation

1.3.6- Solutions particulières : Moyeu fendu Coincement conique

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

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DES

LIAISONS

2. FONCTIONS TECHNIQUES D'UNE LIAISON COMPLETE INDEMONTABLE
FT11: surface principale plane FT1: Mettre en position

FT12: surface principale cylindrique

FT13: surface principale conique

FT21: rivetage FT22: soudage

FP1: Réaliser une liaison complète indémontable

FT1: Maintenir en position

FT23: collage

FT24: solutions particulières FT31: solution par obstacle FT32: solution par adhérence

FT3: Transmettre les efforts

2.1- Soudage :
Le soudage consiste à assembler deux ou plusieurs pièces d'une façon permanente, tout en assurant entre elles la continuité de matière soit par fusion locale des pièces soit par fusion d'un autre élément.

Exemple de pièces soudées

2.2- Rivetage :
Le rivetage consiste à assembler des pièces par déformation d'un composant mécanique appelé "rivet" ; cette déformation se fait à froid ou à chaud.

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

112

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

CONSTRUCTION

DES

LIAISONS

2.3- Collage :

Les assemblages collés réalisent une liaison encastrement d’un ensemble de pièces en utilisant les qualités d’adhérence de certaines matières synthétiques.

3/ GUIDAGE EN ROTATION
La solution constructive qui réalise une liaison pivot est appelée guidage en rotation. Le guidage en rotation est nécessaire dans de nombreux cas (arbre de moteurs électriques, roues de véhicules, etc.). 3.1- Schématisation cinématique normalisée de la liaison pivot
y y
Degré de liberté

y x

T x 0 0 0

R 1 0 0

On appelle :

x

z

z

y z

arbre le contenu, logement ou alésage le contenant. 3.2- Fonctions techniques : Positionner l’arbre et le logement ; Permettre un mouvement relatif (rotation) ; Transmettre les efforts. 3.3- Solutions constructives 3.3.1- Contact direct
Le guidage en rotation est obtenu par contact direct des surfaces cylindriques arbre/logement. Des arrêts suppriment les degrés de liberté en translation (Epaulement et circlips). Avantage Coût moins élevé Inconvénient Frottements

Contact direct

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE

113

TRANSMISSION DE L’ENERGIE

3.CONSTRUCTION DES LIAISONS 3.3. Lorsque le coussinet dispose d’une collerette (comme celui représenté à gauche). montées serrées dans l’alésage. Les coussinets sont des bagues cylindriques en bronze ou en matière plastique. Coussinets 3.2.Les roulements a/ Principe : En remplaçant le frottement de glissement par du frottement de roulement. il supporte des efforts axiaux. L’arbre est monté glissant dans le coussinet. b/ Constituants : Un roulement est constitué en général de : BE : Bague extérieure en contact avec l’alésage BE BI : Bague intérieure en contact avec l’arbre ER : Eléments roulants C C : Cage ( support d’éléments roulants) Les éléments roulants peuvent être : Des billes Des rouleaux cylindriques Des rouleaux coniques Des aiguilles BI ER Bielles Rouleaux Aiguilles c/ Principaux types de roulements MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 114 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . on diminue les pertes de puissance.3.Bagues de frottement (Coussinets) Le principe du contact direct est amélioré en interposant des bagues de frottement qui vont diminuer le coefficient de frottement.

2. 4.Surfaces fonctionnelles : Dans un guidage en translation les surfaces fonctionnelles peuvent être cylindriques ou prismatique : S2 Surfaces fonctionnelles S1 S2 S1 S1 Surface cylindrique 4.2.CONSTRUCTION Roulements rigides à une rangée de billes Roulements à billes à contact oblique DES LIAISONS Roulements à rouleaux coniques 4/ GUIDAGE EN TRANSLATION Le guidage en translation est la solution constructive qui réalise une liaison glissière entre deux pièces ou ensembles de pièces. FT2 : Transmettre et supporter les efforts.Schématisation cinématique normalisée de la liaison glissière y x y z y Coulisseau Degré de liberté x T z x y z 1 0 0 R 0 0 0 Glissière La partie mobile est appelée coulisseau et la partie fixe (en général liée au bâti) est appelée glissière. donc elles nécessitent un obstacle ou utilisation de deux surfaces cylindriques. Le guidage en translation doit réaliser. 4. en phase d’utilisation. deux fonctions : • • FT1 : Assurer un mouvement relatif de translation rectiligne . Le seul mouvement relatif possible entre les deux pièces ou ensembles de pièces est une translation rectiligne.1.Guidage à section cylindrique Surface prismatique Les surfaces fonctionnelles cylindriques ne suppriment pas la rotation .1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 115 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

2. Les figures suivantes indiquent des exemples de solutions : Cage à éléments roulants Cage Élément Roulant Une rangée de billes Douille à billes Bague extérieure Plaquette D’arrêt rails Cage Joint MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 116 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Guidage à section prismatique : Les guidages de type prismatique associent des surfaces de contact planes.3. Section en I Section rectangulaire Guidage en queue d’aronde Guidage plan + V 4.Guidages par interposition d’éléments roulants Les guidages par éléments roulants constituent une famille de composants standard dont le principe est de remplacer le glissement par du roulement.2.CONSTRUCTION Clavette + rainure Vis + rainure DES LIAISONS Deux surfaces cylindriques Cannelures 4.

à l'aide d'un lien flexible appelé "courroie".2. on distingue : • Les systèmes de transmission sans transformation de mouvement : Poulies-courroies .1. Bielle-Manivelle.COURROIES 1.CHAPITRE 7 TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DE MOUVEMENT INTRODUCTION Dans la transmission de mouvement. Accouplements.Fonction et schématisation Transmettre par adhérence. Un bras ou toile. Remarque : Les poulies étagées assurent une variation de vitesse. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés.Poulies : Composition : • • • Une jante : Elle reçoit la courroie. • Transmission avec transformation de mouvement. Engrenages. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 117 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Un moyeu : En liaison par clavetage avec l'arbre. Cames. Système vis-écrou . Pignons et chaîne. 1/ POULIES . 1.

5. Bonne adhérence. Transmission par obstacle.s-1 ( ω = 2 π N) 1. Courroie ronde Courroie crantée Réservé à de petits mécanismes avec de faibles puissances.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 1.Coût d’achat et d’installation réduit . silencieuse et sans glissement. D2 : Diamètres des poulies. convient pour de grandes vitesses et des puissances moyennes.Différents types de poulie-courroie Courroie plate Courroie trapézoïdale Courroie Poly-V Simple.Possibilité de faire varier l’entraxe .Nécessité d’un galet enrouleur ou tendeur de courroie comme l’indique la figure ci-dessous.Fonctionnement silencieux Inconvénients .Rapport Des Vitesses N1. permet la transmission de puissances importantes. D1.6. 1. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 118 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .4. N2 : Fréquences de rotation des poulies en tr/min.3. Excellente adhérence.Rapport de transmission irrégulier (Si glissement de la courroie et de la poulie) . convient pour transmettre de fortes puissances (poulie à gorges multiples).Vitesse Linéaire D’une Courroie ω1 D = 2 ω2 2 2 Avec : ω : Vitesse angulaire de la poulie en rad. r : Rapport des vitesses r= N 2 D1 = N 1 D2 D V = 1 1.Avantages et Inconvénients Avantages . silencieuse.

à laide d’un lien rigide articulé appelé chaîne.1.Rapport des vitesses Z1. un mouvement de rotation continu entre deux arbres rapprochés.1. 2. par obstacle. N1. grâce à 2 roues dentées : MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 119 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .3.Types de chaînes N 2 Z1 = N1 Z 2 Maillon Maillon démontable Joue démontable Attache rapide Fermeture de la chaîne 3/ ENGRENAGES 3.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 2/ PIGNONS ET CHAINE 2. N2 : Vitesse de rotation des pignons.Fonction et schématisation Transmettre. r= 2. un mouvement de rotation continu entre deux arbres éloignés parallèles.Fonction Transmettre. Z2 : Nombre de dents des pignons. sans glissement.2.

TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT • • • • On appelle "pignon" la plus petite des deux roues dentées . Roue dentée A Roue dentée B 3.Types de contact : Contact EXTERIEUR Contact INTERIEUR 3. On appelle "roue" la plus grande des deux roues dentées .Engrenages parallèles a denture droite Type PIGNON-ROUE Contact Représentation normalisée Schéma cinématique Extérieur Le sens de rotation est inversé PIGNON-ROUE INTERIEURE (ou couronne) Intérieur MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 120 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . on distingue : Engrenages PARALLELES Engrenages CONCOURANTS Engrenages GAUCHES Axes parallèles Axes concourants Axes pas dans le même plan 3.3. La roue dentée (B) est menée.Types d’engrenages Suivant la position relative des axes des roues. Une combinaison d’engrenages s’appelle un train d’engrenages. Si la roue dentée (A) entraîne la roue dentée (B) : La roue dentée (A) est menante .4.2.

N1: Fréquence de rotation de la roue menante en tr/min.π. 3. Remarque : Lorsque deux roues dentées sont en prise.5. N2: Fréquence de rotation de la roue menée en tr/min.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT PIGNONCREMAILLERE Le sens de rotation est conservé Transformation de la rotation du pignon en mouvement de translation de la crémaillère 3. Pas : P= m.Caractéristiques principales Extérieur Pas Diamètre primitif • • • • Nombre de dents : Z. Z2 : Nombre de dents de la roue menée. Module : m. Diamètre primitif : d = m.6.1.Rapport de transmission (Raison d’un engrenage) Z1 : Nombre de dents de la roue menante.Z .Représentation et schématisation. r= N 2 Z1 = N1 Z 2 4/ ROUE ET VIS SANS FIN 4. le module et le pas sont identiques. Représentation d’une roue et vis sans fin Schéma cinématique d’une roue et vis sans fin MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 121 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

2.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 4. Il est alors utilisé dans certains appareils de levage.1. Exemples : Accouplement flexible mécanique à lacet Accouplement flexible mécanique à chaîne MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 122 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Exemple : Accouplement industriel rigide à coquille Coquille Clavette 5.Accouplements Rigides : Aucun mouvement relatif entre les arbres n'est possible. les arbres doivent être parfaitement alignés.3.Accouplements élastiques (flexibles) : Ils permettent un léger déplacement de la position relative des arbres. 5/ ACCOUPLEMENTS 5. d’une façon temporaire ou permanente.2. la liaison entre deux arbres sans changement de vitesse et du couple. 5.Fonction et schématisation : Assurer.Rapport de transmission Avantage : Rapport de transmission faible (Grand rapport de réduction de vitesse) Inconvénient : Mauvais rendement Remarque : le système roue et vis sans fin est généralement irréversible (la roue ne peut entraîner la vis).

MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 123 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 5.2 Vis-ecrou à billes Principe de fonctionnement La liaison entre la Vis et l’écrou est réalisée par l’intermédiaire de billes (éléments roulants). Ecrou Vis 6.Joints universels Le joint universel est un mécanisme d’accouplement qui permet d’accommoder des désalignements angulaires jusqu’à 20° et des désalignements parallèles importants quand ils sont utilisés en paire. interposées entre les filets de la Vis et de l’écrou. suppriment le frottement. Exemple : Joint de CARDAN simple Représentation d’un joint de CARDAN Croix Coussinet Fourchettes Fourchettes 6. Pour assurer une circulation continue. Exemple : mors mobile d’un étau. les billes sont ramenées à leur point d’origine par un canal de transfert à l’intérieur de l’écrou.4. Les billes.1 Fonction Transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation et réciproquement. SYSTEME VIS-ECROU 6.

3 Avantages et Inconvénients Avantages Rendement élevé Vitesses de déplacement élevées Grande précision de guidage Pas de jeux à rattraper Inconvénients Par Rapport A un Système Vis-Ecrou Classique Prix élevé Montage complexe Moins rigide Lubrification généralement indispensable.TRANSMISSION ET TRANSFORMATION DU MOUVEMENT 6. SYSTEME BIELLE MANIVELLE Transformer un mouvement de rotation circulaire continu en un mouvement rectiligne alternatif et réciproquement. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 124 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Emplois - Chariot de commande numérique Élévateur Vérin électrique ou pneumatique (porte de TGV) Vérin mécanique avec réducteur Vérin électrique motorisé 7.

CAO -2D : L'espace de travail est limité aux deux dimensions (x. roulements. Ces outils logiciels. Bibliothèque d'éléments standard 2. Création d'une pièce à partir d'une autre déjà dessinée.) . Utilisation des fonctions d'aide. 1.1. etc. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 125 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . permettent par exemple de créer des pièces mécaniques. d'en préparer la fabrication. le logiciel n'établit aucune relation ou lien entre les vues tracées et il ne peut générer ou construire une vue supplémentaire à celles déjà affichées. écrou. INTERET DE LA CAO Les logiciels de CAO facilitent et accélèrent la création d'un dessin par : • • • Insertion des éléments standards (vis. de les assembler et de simuler leur comportement ou leur fonctionnement. 2. y). LOGICIELS CAO Les logiciels de CAO peuvent travailler en mode 2D ou 3D ou les deux.CHAPITRE 8 REPRESENTATION VOLUMIQUE La Conception Assistée par Ordinateur (CAO) est un ensemble d’outils et techniques utilisés dans une ou plusieurs phases du développement d’un produit en utilisant l'ordinateur. Chaque vue est crée individuellement .

l'objet peut apparaître à l'écran en perspective ou en vues planes.CAO-3D : X En CAO-3D un objet est défini dans les trois dimensions de l'espace (x. Un grand nombre de logiciels CAO contiennent à la fois un modèle 2D et un modèle 3D. 3. Y 2.Modeleurs filaires: L'objet est défini uniquement à partir de points et de lignes et apparaît à l'écran sous la forme de fils et donnant une impression de volume. Les dessins schématiques.2.REPRESENTATION VOLUMIQUE Exemples d'application: • • • Dessin par vues multiples . MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 126 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .Modeleurs surfaciques: L'objet est décrit par des points.3 Modeleurs volumiques / C'est le modèle qui décrit le mieux et sans ambiguïté un objet dans l'espace : le solide est défini à partir du volume qu'il occupe.1. Des assemblages . Des mises au plan d'une pièce ou d'un assemblage. Z X Y Les logiciels CAO-3D sont appelés également modeleurs 3D . 2. Selon le choix de l'utilisateur. z).2. modeleurs surfaciques et modeleurs volumiques. 2. MODELEUR VOLUMIQUE Un modeleur volumique est un logiciel de conception mécanique 3D qui permet de créer : • • • Des pièces . des lignes et des surfaces et apparaît sous la forme d'un maillage genre toile d'araignée.2. on peut les diviser en trois catégories : modeleurs filaires.2. 2. le passage de l'un à l'autre est possible. y.2. Perspectives simples . Une pièce dans un modeleur 3D est constituée d’un volume de base sur lequel est réalisé des fonctions technologiques dont certaines nécessitent une esquisse.

REPRESENTATION VOLUMIQUE 3.2. 3. Certaines créent automatiquement leurs esquisses. Elle est toujours associée à une fonction technologique.3.Fonction technologique : Une fonction technologique permet d'ajouter ou enlever de la matière à une pièce.Arbre de construction L’arbre de construction représente l’enchaînement des fonctions technologiques appliquées à la pièce.Esquisse Une esquisse est une figure cotée tracée sur l'un des plans initiaux ou sur une surface plane de la pièce. CREATION DES VOLUMES ELEMENTAIRES Esquisse Fonction à appliquer Volume élémentaire Bossage /Extrusion parallélépipède MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 127 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . On trouve des fonctions technologiques qui nécessitent des esquisses. d'autres s'appuient simplement sur les arêtes et les surfaces de la pièce. 3. Arbre de construction Pièce 4.1.

etc. Exemple 1 Esquisse 1 sur un plan initial Volume de base (bossage) Esquisse 2 sur une face Enlèvement de matière par extrusion Sélection des arêtes Chanfrein MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 128 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . CREATION D'UNE PIECE SIMPLE : Toute pièce est décomposable en un ou plusieurs volumes élémentaires. perçage. Pour créer une pièce dans un modeleur volumique on crée un volume de base et par la suite on ajoute et/ou on retranche des volumes élémentaires jusqu'à obtention de la pièce voulue. L'ajout des volumes est traduit par des fonctions d'ajout de matière : bossage. chanfrein.REPRESENTATION VOLUMIQUE Bossage/extrusion Cylindre Bossage/révolution Sphère 5. etc. symétrie. Le retranchement d'un volume se traduit par des fonctions d'enlèvement de matière : enlèvement de matière par extrusion.

REPRESENTATION VOLUMIQUE Esquisse 3 sur une face Enlèvement de matière /extrusion Esquisse 4 sur une face (cercle) Enlèvement de matière /extrusion Perçage Répétition linéaire de perçage Face de symétrie (verte) Fonction symétrie Pièce terminée et coloriée Exemple 2 Esquisse initiale Extrusion par révolution Chanfrein Perçage Répétition circulaire Pièce terminée et coloriée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 129 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

CREATION D'UN ASSEMBLAGE SIMPLE Un assemblage constitué de plusieurs pièces peut être créé à partir de modèles pièces standard ou crées déjà par l’utilisateur. ANIMATION D'UN ASSEMBLAGE Quand le mécanisme est constitué. il est possible de le mettre en mouvement par déplacement d'une des pièces du mécanisme. Les pièces se positionnent les unes par rapport aux autres d'une façon automatique. Exemple : Vis (1) Axe (3) Levier Pièces importées • Coïncidence entre les surfaces planes de 1 et 2 • Coaxialité entre les trous de 1 et 2 • Coaxialité entre 3 et les trous de 1 et les trous de 2 • Coïncidence entre la surface cylindrique de 3. Les contraintes géométriques guident le mouvement de chaque pièce. tangence. 2 et 1 7. etc. puis on applique entre les surfaces des différentes pièces des contraintes géométriques (coïncidence. On importe dans ce modèle chaque pièce du mécanisme ou un sous ensemble du mécanisme.).REPRESENTATION VOLUMIQUE 6. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 130 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

En faisant glisser l'assemblage ou la pièce sur la feuille le logiciel effectue automatiquement le dessin d'ensemble ou de définition.REPRESENTATION VOLUMIQUE 8. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 131 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . MISE EN PLAN La représentation d'une pièce ou assemblage en deux dimensions (2D) est appelée mise en plan. Exemple de mise en plan.

Principe : Le moulage est un procédé qui consiste à réaliser une pièce en coulant du métal en fusion (fluide) dans un moule présentant l’empreinte (modèle) de la pièce à obtenir.CHAPITRE 9 PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES INTRODUCTION Comme on le sait. Event : évacuation des gaz Trou de coulée Pièce après destruction du moule Pièce finie Empreinte Sable MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 132 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Dans ces différents types domaines. etc. fraisage.. on réalise une cavité de même forme que la pièce à obtenir (empreinte). pneumatique. Le métal en fusion est introduit par un trou de coulée .2. filetées. etc. automatique Equipement de réalisation Moule Machine outil Tour parallèle Machine outil Fraise façon Machine Outil à Commande (MOCN) d'une Numérique 1/ PROCEDES DE MOULAGE 1. On cite en particulier : Procédé Le moulage Le tournage Le fraisage Tournage.1. Ces pièces sont donc fabriquées suivant différents procédés de fabrication. et solidification la pièce est sortie du moule. électrique. • Le moulage en moule métallique. on utilise divers types de pièces mécaniques (cylindriques prismatiques. c'est-à-dire que son fonctionnement fait appel à plusieurs domaines de connaissances : mécanique. etc.). un système automatisé est un système pluri technique. 1. Il existe plusieurs procédés de moulage parmi lesquels : • Le moulage en sable .Moulage en sable : A l’intérieur d’un bloc de sable. après refroidissement.

on lui donne un mouvement de rotation.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES 1. On parle dans ce cas de moulage en "moule permanent". • Les produits moulés sont appelés "bruts de fonderie". 1.Exemple de pièces moulées : Carter du moteur automobile Bielle 2/ PROCEDES D’USINAGE 2. • On produit un déplacement relatif de la pièce par rapport à l’outil appelé "mouvement d’avance".Moulage en moule métallique: L’empreinte de la pièce à obtenir est réalisée dans un moule métallique. solidifiée et dégagée sans destruction du moule. • Généralement les pièces moulées ne peuvent être utilisées sans avoir subi une opération d’usinage. Ces opérations aboutissent à l'obtention d'une géométrie quelconque. Pour ce faire : • l’outil a une forme convenable . • On le fait pénétrer dans la pièce à usiner .4. Fraiseuse En principe dans le procédé du fraisage. La pièce est moulée. généralement une forme prismatique. regroupe les opérations d'usinage pouvant être effectuées sur une fraiseuse (figure ci-contre). c'est l'outil qui tourne. la pièce restant fixe dans le porte pièce (figure cidessous). Remarques : • Les dimensions de l’empreinte sont légèrement plus grandes que celles de la pièce à obtenir pour tenir compte de la contraction du métal. Porte-pièce MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 133 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .3.1. appelé "mouvement de coupe" .LE FRAISAGE Le fraisage.

Elle permet de réaliser des formes de révolution tel que cylindres. comme son nom l'indique. Le moyen de préhension peut être un mandrin ou tout autre système de serrage.2. Mandri Chariot Porte- Poupée MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 134 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . Le tournage consiste donc à faire tourner la pièce à usiner autour d'un axe. cônes (intérieure ou extérieur) tores et autres formes de révolution complexes. il faut : • Donner à la pièce un mouvement de rotation (mouvement de coupe) . Pour ce faire.Le tournage Le tournage. concerne un mouvement de rotation. La machine utilisée est nommée "tour". qui est celui de la broche de la machine.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Outil Pièce Opération de fraisage Exemple de pièce Exemples d'outil 2. • Donner à l’outil un mouvement de pénétration et un mouvement d’avance.

3. MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 135 TRANSMISSION DE L’ENERGIE . • La précision et la qualité de l’usinage sont directement liées à la précision de la machine (qualité meilleure). l’opérateur assure à la fois les réglages et les contrôles de positionnement.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Exemple d’outils de coupe Exemple de pièce 2. La qualité de la production est tributaire de la compétence professionnelle de l’opérateur. • On peut réaliser des pièces complexes comportant un nombre important d’opérations d’usinage. Sur les machines à commande numérique : • l’usinage est assuré suivant un programme contenant l’ensemble des déplacements à exécuter .COMMANDE NUMERIQUE Sur les machines classiques.

Tous les axes numérisés des machines à commande numérique sont asservis. quatre et cinq axes selon le nombre de mouvements commandés. trois.PROCEDES DE FABRICATION DE PIECES MECANIQUES Une machine à commande numérique est un système automatisé . • La partie commande : permet d’élaborer des ordres en fonction des consignes et des comptes rendus. elle est donc composée de deux parties complémentaires : • La partie opérative : permet de réaliser mécaniquement le mouvement de coupe et d’avance. On parle donc de machine à deux. Alimentation Modulateur de tension Tension Calculateur Moteur Table Capteur Déplacement Exemple de pièces MODULE 2 : CHAINE D’ENERGIE 136 TRANSMISSION DE L’ENERGIE .

Concepts relatifs à la chaîne d’énergie (constituants et grandeurs) : Tension et courant électriques . etc.MODULE 3 CHAINE D’INFORMATION PRÉSENTATION En présence d’énergie. Vérins. Pression . Moteur. FAST. etc. De messages à l'utilisateur ou d'autres systèmes. Concepts d’analyse fonctionnelle : Système. Fournies par l'utilisateur ou d'autres systèmes. Traiter ces informations suivant des règles et de lois physiques . c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes . Communiquer les résultats de traitement sous forme : D'ordre aux actionneurs pour agir sur la matière d'œuvre . Distributeur. fonction global. pour agir correctement sur la matière d'œuvre. il s'agit des fonctions : Acquérir les informations : Issues de capteurs qui donnent des comptes-rendus sur l'état du système . etc. un système automatisé a besoin de recueillir les informations sur de la partie opérative pour gérer les actions. Contacteur. . Le module 3 traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques. PREREQUIS Connaissances générales acquises dans l’enseignement collégial.

. Décrire le principe d’acquisition. de traitement et de communication de l’information. Associer un composant à sa représentation schématique à l’aide d’une documentation. Simuler le fonctionnement du circuit schématisé. Utiliser un logiciel de capture et de simulation pour : Représenter un composant ou un ensemble de composants. Décrire les grandeurs d’entrée et de sortie d’un périphérique.COMPETENCES ATTENDUES Utiliser l’analyse fonctionnelle pour identifier les solutions constructives répondant à un besoin. Editer un schéma de principe électrique ou électronique. Identifier les grandeurs d’entrée et de sortie d’un capteur.

ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. Elle permet principalement : De lire l'état des capteurs de la PO du système Recevoir les consignes de l'utilisateur du système grâce aux constituants de dialogue.MODULE 3 PARTIE 1 ACQUISITION DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé. La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information. . l'acquisition d'informations est la première fonction générique de la chaîne d'information.

les capteurs fournissent à l'unité de traitement (la PC) des comptes rendus sur l’état du système (la PO). On cite parmi les plus connus et fréquents. L'information détectée par un capteur peut être d'une grande variété. L’information qu’un capteur fournit à la PC peut être : • Logique : L’information ne peut prendre que les valeurs 1 ou 0 . ce qui implique une grande variété de besoins en capteurs. C'est pour cela. DEFINITION : Un capteur est un composant technique qui détecte un événement physique se rapportant au fonctionnement du système (présence d'une pièce. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 140 ACQUISITION DE L’INFORMATION .CHAPITRE 1 LES CAPTEURS INTRODUCTION : Dans un système automatisé. 1. Température . Niveau . 2. on parle alors d’un capteur Tout ou Rien (TOR). Ce signal est généralement électrique sous forme d'un signal basse tension.) et traduit cet événement en un signal exploitable par la PC de ce système. sont les plus répandus et représentent donc l'essentiel des acquisitions à réaliser. NATURE DU SIGNAL FOURNI PAR UN CAPTEUR : Suivant son type. Déplacement ou vitesse . Cependant les capteurs de position. température. …. les capteurs de : • • • • • Position . Présence . on s'intéressera un peu plus en détail à ces types de capteurs. notamment de type logique.

CAPTEURS TOR : Les capteurs TOR (Tout Ou Rien) fournissent une information logique. sous forme d’impulsions. 3. on parle alors d’un capteur analogique. La trajectoire de l'objet : frontale. Fig. la tête de commande et le dispositif d'attaque sont déterminés à partir de : • • • La forme de l'objet : came 30°. qui lui permettent de compter ces impulsions pour en déduire les cordonnées X et Y de la souris sous forme de nombres NX et NY. elles sont fonction des problèmes posés par leur utilisation. 3. 4 exemple de capteur numérique La souris fournit à un ordinateur des signaux logiques périodiques. Les figures suivantes montre des exemples de capteur de position : Fig. latérale ou multidirectionnelle . • Numérique : L’information fournie par le capteur permet à la PC d’en déduire un nombre binaire sur n bits . 5 Capteur rectiligne à poussoir Caractéristiques : • • Commande directe Présence de l'objet en buté mécanique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 141 ACQUISITION DE L’INFORMATION . Ainsi. généralement sous forme d'un contact électrique qui se ferme ou s'ouvre suivant l'état du capteur. les gammes sont très variées . face plane ou forme quelconque .1. La précision de guidage.Capteurs avec contact : Ce type de capteur est constitué d'un contact électrique qui s'ouvre ou se ferme lorsque l'objet à détecter actionne par contact un élément mobile du capteur (dispositif d'attaque).LES CAPTEURS • Analogique : L’information peut prendre toutes les valeurs possibles entre 2 certaines valeurs limites . Du mini-rupteur au gros interrupteur de position. on parle alors d’un capteur numérique.

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 142 ACQUISITION DE L’INFORMATION . la robotique. Leur usage est uniquement réservé à la détection d’éléments métalliques dans les secteurs de la machine-outil.LES CAPTEURS Fig. 8 Capteur à tige souple à ressort Caractéristiques : • • • Cible de forme quelconque Trajectoire multidirectionnelle Guidage > 10 mm 3. et les applications de l'usinage. de la distance de l’objet à détecter. les capteurs de proximité sont des détecteurs statiques (pas de pièce mobile) dont la durée de vie est indépendante du nombre de manœuvres. des dimensions de l’emplacement disponible pour implanter le détecteur. Le choix d’un détecteur de proximité dépend : • • • de la nature du matériau constituant l’objet à détecter. le convoyage.2. A l'inverse des capteurs avec contacts. 3. l'agroalimentaire.Capteurs de proximité : Les capteurs de proximité détectent à distance et sans contact avec l’objet dont ils contrôlent la position. Un contact électrique s'ouvre alors ou se ferme en fonction de la présence ou de la non présence d’un objet dans la zone sensible du capteur.2. l'assemblage. 6 Capteur rectiligne à poussoir à galet thermoplastique Caractéristiques : • • • Trajectoire rectiligne de l'objet à détecter Guidage précis < 1mm Came à 30° Fig. la manutention.1. Ils ont aussi une très bonne tenue à l'environnement industriel (atmosphère polluante). 7 Capteur angulaire à levier à galet Caractéristiques : • • Guidage peu précis ~ 5mm Came à 30° Fig.Capteurs inductifs : La technologie des détecteurs de proximité inductifs est basée sur la variation d’un champ magnétique à l’approche d’un objet conducteur du courant électrique.

Ils permettent de détecter tous types d'objets dans Les domaines l'agro-alimentaire.S. Les détecteurs inductifs existent suivant différents modèles.2. Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. en fonction de l’électronique interne. Fig. la chimie. 3 fils avec courant continu type PNP ou NPN. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif. le bois et les matériaux de construction.) est constitué d'un boîtier à l'intérieur duquel est placé un contact électrique métallique souple sensible aux champs magnétiques. 3.Capteurs magnétiques : Un interrupteur à lame souple (I. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 143 ACQUISITION DE L’INFORMATION .2. Technique de raccordement 2 fils et 3 fils. 11 Détecteur de proximité capacitif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection. ceci en fonction de leur mode de raccordement: • • 2 fils avec courant continu ou alternatif .Capteurs capacitifs : La technologie des détecteurs de proximité capacitifs est basée sur la variation d’un champ électrique à l’approche d’un objet quelconque. 3. 9 Détecteur de proximité inductif Caractéristiques : • • • Portée nominale qui définit la zone de détection. Il permet de détecter tous les matériaux magnétiques dans le domaine de la domotique pour la détection de fermeture de portes et fenêtres et le domaine pneumatique pour la détection de la position d'un vérin.L. Elle dépend de l'épaisseur de l'objet et peut aller jusqu'à 50mm.LES CAPTEURS Fig.3. la transformation des matières plastiques.2. Tension d'alimentation de 12V à 48V continu et de 24 à 240V alternatif.

Ce type de capteurs se compose essentiellement d'un émetteur de lumière associé à un récepteur photosensible. Le faisceau est émis en infrarouge . L’alignement entre émetteur et récepteur doit être réalisé avec soin. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 144 ACQUISITION DE L’INFORMATION . Pour réaliser la détection d'objets dans les différentes applications. 3 techniques de montages sont possibles: • • • • • • • Système barrage caractérisé par : L'émetteur et le récepteur sont situés dans deux boîtiers séparés .LES CAPTEURS 3.Capteurs Photoélectriques à distance : Les cellules photoélectriques permettent de détecter sans contact tous les matériaux opaques (non transparents). de véhicules ou d'animaux. conducteurs d’électricité ou non.3. Fig. La détection des objets opaques et non réfléchissant quelque soit le matériau . 13 Exemple de capteurs photoélectrique Ces détecteurs sont utilisés dans les domaines industriels et tertiaires les plus divers comme : • • • La détection d'objets et de produits dans la manutention et le convoyage . La détection de pièces machine dans les secteurs de la robotique et du bâtiment . Système reflex caractérisé par : • • • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . La détection de personnes. La détection des objets opaques ou réfléchissant quelque soit le matériau . La portée peut atteindre jusqu’à 15 m . Utilisation d'un réflecteur qui renvoi le faisceau lumineux en cas d'absence de cible . La portée la plus longue pour ce type de capteur (jusqu’à 30 m) . etc. Le faisceau est émis en infrarouge .

Le disque du codeur comporte plusieurs pistes (jusqu’à 20). 18 Codeur optique incrémental Unité de Traitement Cellules Photosensibles Disque optique 4. A chaque position angulaire de l'axe du codeur correspond un code qui peut être binaire pur ou Gray. CAPTEURS NUMERIQUES : 4. Mais celui-ci ne fournit pas un code pondéré et il doit donc être transcodé en binaire avant toute utilisation. de son pouvoir réfléchissant et de ses dimensions. le faisceau lumineux est interrompu n fois et délivre à la sortie de la cellule photosensible "n" signaux carrés.Codeur optique incrémental : Le disque rotatif comporte au maximum 3 pistes.1. Le code Gray dans lequel un seul bit change à chaque fois ne possède pas d’ambiguïté de lecture. 4. La présence de la cible renvoi le faisceau lumineux vers le capteur .LES CAPTEURS • Système proximité caractérisé par : • • • L'émetteur et le récepteur sont situés dans le même boîtier . La portée dépend de la couleur de la cible. Pour connaître le sens de rotation du codeur. ce qui provoque des aléas de lecture.Codeur optique absolu : Les codeurs absolus sont destinés à des applications de contrôle de déplacement et de positionnement d’un mobile par codage. Chaque piste est alternativement opaque et transparente et possède son propre système de lecture (diode émettrice et diode réceptrice). Le code binaire pur a l’avantage de permettre des opérations arithmétiques et il est directement exploitable par les systèmes de traitement. Fig. Mais il a l’inconvénient d’avoir plusieurs bits qui changent d’état entre deux positions.2. on utilise une deuxième piste B qui sera décalée par rapport à la première de 90° (1/4 de tour). LED Arbre Fig. 19 Codeur optique absolu binaire 3 bits MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 145 ACQUISITION DE L’INFORMATION . La piste périphérique A du disque est divisée en "n" fentes régulièrement réparties. Elle augmente si l'objet est de couleur claire ou de grande dimension. Pour un tour complet de l'axe du codeur.

Les boutons tournants à manette . Les constituants de dialogue de la partie commande vers l'opérateur. 1. Le dialogue Homme/Machine se fait par l’utilisation de constituants regroupés dans ce qu'on appelle « pupitre » de commande. DIALAOGUE OPERATEUR VERS PARTIE COMMANDE : 1. Les boutons poussoirs : Les boutons poussoirs constituent l'interface de dialogue privilégiée lorsque les informations transférées vers le système sont peu nombreuses et limitées à des signaux Tout Ou Rien (TOR). Exemples de boutons poussoirs Bouton Coup de poing MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION Bouton Affleurant Bouton Tournant à manette Bouton Tournant à clé ACQUISITION DE L’INFORMATION 146 . Fig 2. Parmi les boutons poussoirs utilisés. Transmettre au système automatisé les ordres de l'opérateur qu’on désigne par « consignes ». Il consiste à : • • Fournir à l'opérateur l'ensemble des informations concernant l'état du système automatisé qu’on désigne par « messages » .CHAPITRE 2 INTERFACE HOMME / MACHINE (IHM) INTRODUCTION L’interface Homme/Machine est une fonction de communication indispensable pour bien gérer un système automatisé. Ces constituants de dialogue peuvent être classés en deux catégories : • • Les constituants de dialogue de l'opérateur vers la partie commande . Les boutons tournants à clé. Les boutons poussoirs affleurants . on distingue : • • • • Les boutons " coup de poing " à accrochage pour les arrêts d'urgence .1.

Fig. le contrôle du système automatisé nécessite de surveiller les paramètres avec une grande précision qui n'est pas permise par les voyants. 5 Exemple d'afficheur numérique MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 147 ACQUISITION DE L’INFORMATION . etc. Les afficheurs numériques permettent d'effectuer une surveillance précises et informent l’opérateur des résultats de mesure (température. Exemple de clavier 1. etc.3. Les terminaux d'exploitation : Un terminal d’exploitation est un constituant de dialogue permettant les premières mises en œuvre du système automatisé. Les voyants : Les voyants sont des témoins lumineux qui constituent une interface de dialogue simple donnant à l'opérateur des informations sur l'état du système automatisé.INTERFACE HOMME / MACHINE 1. Exemple de voyant ROUGE JAUNE VERT BLANC Urgence ou condition dangereuse Condition anormale pouvant entraîner une situation dangereuse Situation sur ou préparation de conditions normales Neutre ou information générale Arrêt d'urgence Manque en matière d'oeuvre Départ de cycle Présence de la tension réseau 2. Il est lié temporairement à la partie commande (automate programmable) pour introduire des codes et des paramètres décrivant le processus étudié. DILAOGUE PARTIE COMMANDE VERS OPERATEUR : 2. quantité de pièces produites.). 2.2. Les claviers : Les claviers de saisie permettent l'introduction d'informations alphanumériques et la modification de données et paramètres comme le nombre de pièces à fabriquer ou les coordonnées d'une pièce à usiner. etc. pression. Les afficheurs numériques : Dans certaines applications industrielles. Les voyants possèdent un code de couleur (NORME EN 60204-1 :1992) qui permet d'orienter l'opérateur sur l'origine du message : COULEUR SIGNIFICATION EXEMPLE Fig 4.1.) ou de comptage (nombre de cycle. Fig 3.2.

Les terminaux d'exploitation à écran permettant l'affichage simultané d'un nombre plus important de données en plus des représentations graphiques concernant le système automatisé. Ces terminaux peuvent être programmés à l'aide d'un terminal de programmation ou d'un microordinateur. et peuvent éditer les événements et les messages grâce à des imprimantes.4. Fig. Les afficheurs alphanumériques : C'est un constituant de dialogue programmé permettant d’afficher des messages clairs concernant l'exploitation. D'intervenir facilement et rapidement sur les paramètres de fonctionnement du système automatisé. On distingue deux types de terminaux d'exploitation : • • Les terminaux d'exploitation à afficheurs .INTERFACE HOMME / MACHINE 2. le dépannage ou le réglage du système automatisé. 2. 6 Exemples de terminaux d'exploitation Terminal d'exploitation à afficheur Terminal d'exploitation à écran MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 148 ACQUISITION DE L’INFORMATION .3. Les terminaux d'exploitation : Les terminaux d'exploitation sont des constituants de dialogue programmés permettant à l'opérateur : • • D'être informé clairement sur l'état du système automatisé .

. etc. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante.MODULE 3 PARTIE 2 TRAITEMENT DE L’INFORMATION PRESENTATION Dans un système automatisé. le traitement des informations concernant principalement l'état de la PO (capteurs. consignes utilisateur. La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information.) nécessitent des organes de commande dotée d'une certaine intelligence relativement élevée. allant du simple circuit logique combinatoire jusqu'au microordinateur sophistiqué.

1. etc. tandis que vers 1938.Variable logique : On appelle variable logique. unité centrale de tout "système intelligent".. peut être bloqué ou saturé. …. En) 1. DEFINITIONS PRELIMINAIRES : 1. E2. L’algèbre de Boole est l’outil mathématique pour étudier ces dispositifs et les circuits logiques représentent l’outil technologique pour réaliser pratiquement les opérations de base de cette algèbre. Depuis lors. d'un système logique donné.Fonction logique : Une fonction logique de n variables X1.CHAPITRE 1 ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION : De nombreux dispositifs ont deux états stables de fonctionnement.. Xn est une fonction qui fait correspondre par les opérations booléennes une nouvelle variable logique. appelée aussi algèbre binaire. une variable dont l’état ne peut prendre que 0 ou 1. dépendent uniquement des entrées : E1 E2 En S1 S2 Sm Logique Combinatoire Si = f(E1. Par exemple. par convention. sous certaines conditions. l’américain Claude Shannon a appliqué cette algèbre à l’analyse des circuits électriques de commutation.Logique combinatoire : C'est une logique où les sorties. a été fondée par le philosophe et mathématicien anglais Georges Boole vers 1850. de grands progrès ont été accomplis jusqu’au microprocesseur de nos jours. 1.3. c’est à dire l’étude des propositions qui ne peuvent être que vraies ou fausses . L’état logique est désigné aussi par niveau logique. dépendent et des entrées et des états précédents des sorties : E1 E2 En Logique Séquentielle S1 S2 Sm MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 150 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 1. On convient d’affecter.. d'un système logique donné.2. X2. un transistor. avec un essai sur les raisonnements logiques binaires.. 1. En effet l’algèbre de Boole. .4. un interrupteur peut être ouvert ou fermé .Logique séquentielle : C'est une logique où les sorties. à un des deux états la valeur " 0 " et "1" à l’autre état.

est un système électronique dont les entrées et les sorties ne peuvent prendre que les niveaux logiques 0 ou 1. de logique négative si le niveau logique 0 correspond à la tension la plus petite (état actif).Circuit logique : Un circuit logique.5. La sortie prend la valeur que n’a pas l’entrée.1. Notons que par abus de langage. Table de vérité A 0 1 F 1 0 A A F = A (Se lit A barre) IEEE: Institute of Electrical and Electronics Engineers. Note : Par anticipation. Physiquement.6. OPERATIONS BOOLEENNES ELEMENTAIRES : Trois opérations élémentaires suffisent pour définir une algèbre de Boole : • • • l’inversion : Non (Not) .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 1. Dans ce qui suit.Opération Inversion : C’est une opération définie sur une seule variable. on dit “Opération AND” ou “Fonction AND” ou “Porte AND”. IEC : International Electrotechnical Commission.Convention logique : L’affectation du 0 et du 1 à un des états logiques est conventionnelle. on se limite aux propriétés et théorèmes qui semblent avoir une plus grande importance.1} Circuit Logique 1. 2. Par exemple. On dit que la sortie est l’inverse ou le complément de l’entrée. on note aussi que ces 3 opérations sont aussi fréquemment désignées par le terme "Porte logique" provenant du terme anglais “Gate” qui désigne le circuit logique associé. pour les 3 opérations de base. 2. en technologie électronique.1} Sortie(s) {0. Entrée(s) {0. la somme logique : OU (OR). à chaque état logique est associée une tension. le produit logique : ET (AND) . Cette convention est dite : • • de logique positive si le niveau logique 1 correspond à la tension la plus grande (état actif) . on confond souvent “Opération” et “Fonction”. Propriété F=F Symbole F (norme IEEE) 1 F (norme IEC) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 151 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .

Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 0 0 1 Symbole A B F (norme IEEE) & F (norme IEC) A B F = A .X = 0. La fonction AND est associative : F = A.X = X . alors : L = Not A : L= A L 2.C = A.C.C) = (A. Illustration électrique A B L La lampe L est allumée (L=1) si l’interrupteur A ET l’interrupteur B sont fermés (A=B=1) : L = A . • L’interrupteur A fermé (A=1) .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Illustration électrique A X • L’interrupteur A ouvert (A=0) . Le relais X est excité et le contact qui lui est associé est devenu ouvert .Opération ET (AND) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins.0 = 0 F = A.1 = A t A t F t L’information A vers F ne passe que si (G = 1) MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 152 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Remarques La porte AND est souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : G A G F • Si G = 0 • Si G = 1 F = A. Propriétés • • • • La fonction AND est commutative : F = A.B.A. La fonction AND est généralisable pour n entrées. Identités remarquables : X.(B.2. la sortie est vraie (égale à 1) si A ET B sont vraies aussi. Dans le cas simple de 2 entrées A et B.0 = 0 . le relais X est non excité et le contact qui lui est associé reste fermé (position de repos) . B = AB (se lit A ET B) .B = B. La lampe L est éteinte (L=0) : A=1 L=0 .B). se dit aussi produit logique. X. X. B.1 = X . la lampe L est allumée (L=1) : A=0 L=1. X.

la sortie est vraie (égale à 1) si seulement A OU B est vraie.Propriétés et théorèmes remarquables : Propriétés En plus des propriétés et identités remarquables déjà vues.Opération OU (OR) : C’est une opération sur 2 variables d’entrée au moins. 1 = B (Factorisation) . Le signe "≥" indique que la sortie est égale à 1 si le nombre des entrées à "1" est supérieur ou égal à 1 . Propriétés • • • • La fonction OR est commutative : F = A+B = B+A. AB + AB = B : B(A + A) = B . A + AB = A : A(1 + B) = A . en effet après développement. Table de vérité A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 1 Symbole A B A B F (norme IEEE) ≥1 F (norme IEC) F = A + B (se lit A OU B) . X + 1 = 1 . une entrée au moins égale à "1". on se contente des 3 principes suivants : • • • • • A . : 2. X + X = X .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 2. Cette opération est dite OU inclusive. C) = (A + B) .3. Dans le cas simple de 2 entrées A et B. Illustration électrique A L L est allumée B=1) : (L=1) si A OU B est fermé (A=1 OU B L = A + B. La fonction OR est associative : F = A+(B+C) = (A+B)+C = A+B+C. (A + C) (Distributivité de la somme par rapport au produit) . La fonction OR est généralisable pour n entrées. A + (B . A + AB = (A + A) . (A + B) = A + B . se dit aussi somme logique. (B + C) = AB + AC (Distributivité du produit par rapport à la somme) . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 153 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . X + X = 1. On verra qu’il y a une autre fonction appelée OU exclusive. car on inclut le cas (A=B=1 F=1). Identités remarquablesX + 0 = X . autrement dit.4. 1 = A (Loi d'absorption) A + AB = A + B .

A F A. 3. Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 1 1 0 A B A B & F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A . permet de calculer le complément d'une expression logique quelconque (somme de produits ou produit de sommes) : X+ Y=X . F6 qu’on nomme XOR (eXclusiv OR). en plus des opérations de base qu’on a vues. F7 qu’on nomme NAND (No AND) . on peut réaliser 16 opérations possibles Fi comme l’indique le tableau suivant : A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F0 0 0 0 0 F1 1 0 0 0 F2 0 1 0 0 F3 1 1 0 0 F4 0 0 1 0 F5 1 0 1 0 F6 0 1 1 0 F7 1 1 1 0 F8 0 0 0 1 F9 1 0 0 1 F10 0 1 0 1 F11 1 1 0 1 F12 0 0 1 1 F13 1 0 1 1 F14 0 1 1 1 F15 1 1 1 1 A partir de ce tableau. on note les plus significatives pratiquement : • • • F1 qu’on nomme NOR (No OR) .ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES Théorème de De Morgan : Ce théorème d'une grande utilité. D'une façon générale.Y=X+ Y. B.B = B.Opération NAND : C’est le complément de l’opération NAND.". B (se lit (A ET B) tout barre) Propriétés • • • F :. OPERATIONS DERIVEES : Avec 2 variables A et B.( La fonction NAND n’est pas associative=:.1.C) ≠ (A. X. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 154 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .C ≠ A. Le complément d'une expression quelconque s'obtient en complémentant les variables et en permutant les opérateurs "+" et ". (A + D) 3. Y. Exemple : F = ABD + AD ⇒ F = ABD + AD = (A + B + D) .B). La fonction NAND est commutative = A.B.C La fonction NAND est généralisable pour n entrées.

Réalisation d'un inverseur : 1 A F = A. AND et OR . dans bien des cas. toute fonction logique.Opération NOR : L’inverse de l'information A ne passe que si (G = 1) . Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 1 0 0 0 A B A B ≥1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A + B (se lit (A OU B) tout barre) Propriètés • • • • L’opération NOR est commutative : ·F = A + B = B + A.B = A + B B Remarques • La porte NAND est aussi souvent utilisée comme porte de validation ou de verouillage d’une information : F = A. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 155 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .1 = A A • F = A.1 = A G 3. L’opération NOR n’est pas associative : F = A + (B + C) ≠ (A + B) + C ≠ A + B + C . B (Morgan) A B A F = A . C’est le complément de l’opération OR. L’opération NOR est généralisable pour n entrées.B F = A.0 = 1 • Si G = 0 A F • Si G = 1 F = A. cette fonctionnalité est utilisée. et par conséquent.A = A Réalisation d'une AND (F = A .B A B A . B) : En appliquant le théorème de De Morgan.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES • • L'opérateur NAND est dit "système logique complet".2. F = F = A.B • Réalisation d'une OR (F = A + B) : De même. car il permet de réaliser toutes les opérations de base : Not. F = A + B ⇒ F = A . comme le NAND. L'opérateur NOR est un système logique complet.

Proprètés • • • Remarques • Le concept de programmabilité ou programmation est fondamental dans les systèmes logiques modernes. on écrit : F = AB + AB qu'on note F = A⊕B Table de vérité Symbole A 0 0 1 1 B 0 1 0 1 F 0 1 1 0 A B A B =1 F (norme IEEE) F (norme IEC) F = A ⊕B (se lit A OU exclusif B) Le signe "=" indique que la sortie est égale à "1" si une entrée et une seule est égale à 1.3. l’examen de sa table de vérité ci dessous montre que F est égale à 1 si [(A=0 ET B=1) OU (A=1 ET B=0)] . on peut dire qu'il s'agit de l'opérateur programmable le plus élémentaire. L’opération XOR n'est pas généralisable pour n entrées. En s'intéressant au nombre de "1" contenu dans le mot AB. P 0 0 1 1 F 0 1 1 0 Fonction réalisée par l'opérateur SI P = 0 ⇒ F = A ⇒ Fonction Identité SI P = 1 ⇒ F = Not A ⇒ Fonction Inversion A F P Alors.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 3. on constate que la sortie F est à "1" si ce nombre de "1" est impair. elle peut être utilisée comme : Détecteur d'égalité : • • F = 0 si A = B F = 1 si A ≠ B B A F Détecteur de parité : Soit l'information formée par A et B. l'opérateur réalise la fonction OUI ou la fonction NON. L'opération XOR a un caractère programmable . en effet. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 156 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on remarque que : A 0 1 0 1 L’opération XOR est commutative : F = A⊕B = B⊕A. en considérant la porte XOR et sa table de vérité. suivant l'état de P. L’opération XOR est associative : F = A⊕(B⊕C) = (A⊕B)⊕C = A⊕B⊕C. formellement.Opération XOR : Comme on l’a signalé précédemment. • Il y a d'autres aspects programmables de la porte XOR . cette opération diffère du OR classique ou inclusif . On peut dire alors que P est l'entrée de programmation de cet opérateur. En effet.

sous forme d'un schéma. On somme logiquement ces combinaisons. X et Y : • • L'équation logique donnée est : F (X. REPRESENTATION DES FONCTIONS LOGIQUES : Pratiquement. Y. est : A 0 0 0 0 1 1 1 1 X 0 0 1 1 0 0 1 1 Y 0 1 0 1 0 1 0 1 F 0 0 1 1 0 1 0 1 On a 3 variables d'entrées ⇒ on a 23 combinaisons possibles (23 lignes de la table). qu'on verra dans le prochain chapitre . Son logigramme qui est une représentation symbolique. ce qui demande une bonne analyse du problème pour simplifier la fonction en question.X + AY . ce qui donne : F = AXY + AXY + AXY + AXY = AX(Y +Y )+ AY(X + X ) = AX + AY • Y X A A Le logigramme déduit de l'équation est : On remarque que cette petite fonctionne emploie différentes types de portes logiques. Exemple : Voilà les 3 représentations d'une certaine fonction F à 3 variables A. AX A AX + AY AY MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 157 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . à partir de la table de vérité suivant le raisonnement suivant : • • • On cherche les lignes où la fonction F est égale à 1 . On note la combinaison des entrées pour chacune de ces lignes . une fonction logique est représentée par : • • • son équation logique qui n'est qu'une association de sommes et de produits logiques . sa table de vérité ou son tableau de Karnaugh. la fonction F est égale à 1 si on a AXY OU AXY OU AXY OU AXY . La table de vérité.: inverseur. AND et OR. déduite à partir de l'équation. Il est évident qu'il serait rentable de réaliser cette fonction logique avec le minimum de matériel (circuits logiques). Ainsi. on a 2N combinaisons pour N variables d'entrée. On déduit l'équation logique de la fonction F.ALGEBRE DE BOOLE – CIRCUITS LOGIQUES 4. A) = A. D'une façon générale. formé par les différentes liaisons entres les symboles des opérateurs élémentaires.

Il s'agit du système de numération avec la base 10 dans laquelle : • • On utilise les 10 symboles. On va étudier les bases 2 et 16 pour leur intérêt dans les circuits logiques. 1. Mais la représentation des nombres avec le système décimal (base 10) n'est pas la seule utilisée. Alors. 7. Et comme la référence à la base 10 est d'un usage pratique. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 158 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .CHAPITRE 2 REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE INTRODUCTION : La numération arabe est universellement adoptée. 1} . De cette remarque.Système binaire (base 2) : L'homme connaît la base 10 . 6. on peut des calculer et des traitements comme on le fait avec le système décimal. Il a pour valeur N = An-1. SB-1} . en particulier le système binaire (base 2). étant donné sa bonne capacité à traiter les calculs courants. …. Ai est le chiffre (digit) de rang i et de poids Bi . 3. 5. Ceci permet de rendre le traitement de l'information automatique et rapide. Un nombre quelconque peut s'écrire en utilisant les puissances de 10 . donc associée à B symboles : { S0. on étudiera alors la conversion de la bases 2 la base 10 et vise versa. ils seront très aptes de faire les calculs dans la base 2. A0 est le chiffre le moins significatif (LSD : Less Significant Digit). 1. S1. il n'y a que 2 chiffres : {0. S1.Principe : D'une façon générale. on conclut qu'avec les circuits logiques. puisque les systèmes numériques ne reconnaissent que 2 états 0 ou 1. LES SYSTEMES DE NUMERATION : 1. …. 9} .2. 8. On peut faire alors la double remarque importante suivante : • • Dans le système binaire. un nombre N. Exemple : 571 = 5 x 102 + 7 x 101 + 1 x 100 . SB-1} . 4. On peut donc en utiliser d'autres. soit une base B. de l'ensemble : {0. a les caractéristiques suivantes : • • • • • Il s'écrit N = An-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ { S0. An est le chiffre le plus significatif (MSD : Most Significant Digit) . appelés chiffres.1. 1. il fait alors ses calculs dans cette base. Les circuits logiques ne connaissent que les valeurs 0 et 1. 2.Bn-1 + … + AiBi + … + A1B1 + A0B0 (forme polymoniale) .

A0 est le chiffre le moins significatif. 2. constituent le nombre N dans la base 2 (N)2. il faut associer alors à chaque caractère un nombre binaire.1. 1} . pour qu'un ordinateur traite ces caractères. Le code ASCII. 22 2 0 11 1 LSB 2 5 1 2 2 0 2 1 1 MSB (22)10 = (10110)2 2 0 2. Le code GRAY . Ce nombre a pour valeur N = An-12n-1 + … + Ai2i + … + A121 + A020 (forme polymoniale). Le code BCD . 1. L'opération inverse s'appelle "Décodage" ou "Transcodage". on manipule des caractères .Le code binaire pur: Il est aussi appelé code binaire naturel. Les restes des divisions successives. jusqu'à obtenir un quotient nul. il a pour valeur N = 1x25+ 1x24 +0x23 + 1x22 + 0x21 + 1x20. Ce nombre N est couramment désigné aussi par "Mot de n bits" . chaque chiffre est appelé couramment bit. On étudie en particulier : • • • • Le code binaire pur .REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE La base 2 a les caractéristiques suivantes : • • • • • Un nombre N s'écrit : N = AnAn-1 … Ai … A1A0 avec Ai ∈ {0. Par exemple. An est le chiffre le plus significatif. c'est à dire qui découle directement du principe général de la numération. elle consiste en des divisions successives du nombre (N)10 par 2. C'est le code naturel utilisé dans les systèmes numériques (ordinateur. Cette association s'appelle "Codage" de l'information binaire et permet d'utiliser plusieurs codes suivant le domaine d'application. en traitement de texte. Exemple : (22)10 = (?)2.). couramment appelé LSB (Less Significant Bit).4. contraction de binary digit (chiffre binaire) . Exemple pour la base 2 : (1011)2 = 1x23 + 0x22 + 1x21 + 1x20 = 8 + 0 + 2 + 1 = 8 + 4 + 2 = (11)10.Conversion de la base 2 vers la base 10 : On exploite directement la forme polynomiale. écrits dans l'ordre inverse. 1. ces informations sont de différentes natures. couramment appelé MSB (Most Significant Bit) . etc. C'est le code binaire sans aucune codification. Exemple : N = 110101 .Conversion de la base 10 vers la base 2 : La méthode de division est la plus utilisée .3. Or. Le tableau suivant donne le code binaire pur pour un exemple d'un mot de 4 bits (A3 A2 A1 A0) : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 159 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE : Un système électronique traite les informations en binaire.

dans le passage d'une combinaison à une autre. • • • Pour remédier à ce problème.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire A3 A2 A1 A0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 1 1 1 1 0 1 1 1 1 Pour remplir rapidement une table de vérité avec toutes les combinaisons possibles des variables d'entée. • On passe au poids suivant (A1). il n'y a qu'un bit qui change. puis à 1 pour la même plage . Alors. C'est pour cela qu'on l'appelle "code à distance unité". il se peut par exemple qu'avant que le système se stabilise sur la valeur finale qui est 1000. La raison de ce choix est la suivante : Si le système qui mesure le déplacement (capteur) utilise le code binaire pur. On vérifie bien que : • • on a 16 combinaisons différentes . passe au mois par un état différent 1001 . il suffit de coder chaque position de façon que chaque les valeurs de positions successives ne différent que d'un seul bit.Le code GRAY : Dans les systèmes indusriels où on a besoin de mesurer un déplacement linéaire ou angulaire. qui balaye la plage 0 à 1. Alors le système reçoit une information de position fausse. Supposons qu'on est dans la position 0111 et on passe à la position suivante qui est naturellement 1000. on construit le code suivant les axes de sysmétrie. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 160 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . dans ce cas c'est le dernier bit qui en retard . on procède par réflexion comme l'indique le tableau suivant où on donne aussi l'équivalence en binaire naturel : en paratant de 0 et 1. Physiquement les 0 et 1 sont fournis par des composants électroniques qui ont des temps de réponse différents .2. on utilise le "code GRAY". A2 A1 0 0 1 1 • Et ainsi de suite. On l'appelle aussi "code binaire réfléchi" parce que pour le construire. A0 0 1 0 1 2. on procède comme en décimal : • On part du poids faible (A0). on associe un nombre binaire : de 0 pour la position initiale à une valeur binaire maximale pour la position finale (par exemple 1111 = (15)10 pour un codage sur 4 bits) . qui reste à 0 pour la plage 0 à 1 de A0. le problème suivant se pose : • A chaque position de l'élément en déplacement.

etc.Le code BCD : Le code BCD (Binary Coded Decimal) qui veut Binaire codé en décimal est la traduction en binaire des 9 premiers chiffres du systèmes décimal. il sera codé en BCD sur (m x 4) bits : chaque chiffre décimal est traduit en code BCD sur 4 bits.Le code ASCII : Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) est un code qui représentent les caractères éditables ou non éditables : éditables parce que'on peut les éditer comme la caractère "A" et non édiatbles comme le crarctère "Escape" ou "Return". MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 161 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .3.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Code binaire Code GRAY A3 A2 A1 A0 G3 G2 G1 G0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0 1 1 1 0 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 1 0 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 1 0 0 1 1 0 Axes de sysmétrie (réflexion) 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 2.4. Exemple : (571)2 = 1000111011 en binaire pur = 0101 0111 0001 en BCD 5 7 1 2. La table suivante montre un tel codage. Valeur décimale 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Code BCD A3 A 2 A 1 A 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 0 0 1 Si on a un nombre décimal N à m chiffres. ce qui permet de représenter 128 (27) caractères différents. Il est codé sur 7 bits (b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0).

MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 162 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Le code de la lettre "A" (majusucule) est le nombre : • • • en binaire b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0 = 1000001 . en hexadecimal 41 . en decimal 65.REPRESENTATION ET CODAGE DE L'INFORMATION BINAIRE Par exemple.

Exemple : F(X. en : ajoutant un terme déjà existant : Exemple : Z = ABC + ABC + A B C + AB C Z = ABC + ABC + ABC + A B C + ABC + AB C Z= BC + AC + AB multipliant un terme par 1 (X + X) : Exemple : Z = AB + B C + AC Z = AB + B C + AC . alors elle est sous forme simplifiée.CHAPITRE 3 SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES INTRODUCTION : Une fonction logique est sous forme normale ou canonique si chacun de ses termes contient toutes les variables. dont elle dépend.Y + X. Les méthodes programmables.(1 + A) Z = AB + B C MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 163 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Y .Principe de la méthode : Cette méthode utilise les principes de l'Algèbre de Boole. Cette forme est fort bien recherchée pour aboutir à la réalisation pratique avec un minimum de matériel et à moindre coût. dans l'expression à simplifier. Pour cette fin. on s'intéresse uniquement aux 2 premières méthodes. Dans ce chapitre. A + AB = ( A + A)( A + B ) = AA + AB + A A + AB = A + B Le principe consiste à utiliser ces propriétés ou les mettre en évidence.Y) = X. directes ou inverses. on utilise.1.(1 + C ) + B C . en général. On en rappelle ci-après 3 parmi les plus importants : • • • A + AB = A(1 + B ) = A AB + AB = B(A + A ) = B A + AB = A + B . B + B ( ) Z = AB + B C + ACB + ACB = AB. 3 méthodes : • • • La méthode algébrique . 1. La méthode graphique à base du diagramme de Karnaugh . METHODE ALGEBRIQUE : 1. Si l'une de ses variables ne figure pas dans un de ses termes. en effet.

un appui simultané sur les 2 boutons entraîne la descente du store .B ) Z = (A + B ) . Store automatisé Fig2. on remonte le store . 1. en effet le fonctionnement correct du système nécessite des temporisations et des fonctions de mémoire qui ne sont pas étudiées ici. X) : Exemple : Z = (A + B ) .SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES additionnant un terme avec 0 (X .Exemple d'application : Store automatisé Le système de commande du store étudié dans cet exemple est simplifié par rapport à la réalité pour des raisons didactiques .2. (A + C + B. Résolution de la fonction logique du store à partir de la table de vérité v 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 s 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 m d 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 1 1 0 1 1 M 0 0 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 D 0 1 0 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 M = v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md + v s m d + v s m d + v s md + v s md M = v s md + vs m + vs m+ vsm + vsm M = v s md + vs + vs M = v s md + v M =s md + v MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 164 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . B + C . • 2 boutons poussoirs permettent la descente (d) ou la montée (m) du store . B + C . on descend le store (D) . dépasse un seuil prédéfini. • Si la vitesse du vent (v). (A + C ) ( ) Z = ( A + B ) . captée par un anémomètre. captée par une cellule solaire. B + C ( ) ( ) ( ) Cette méthode est riche en apprentissage de la rigueur. A + C + B Z = (A + B ) . ce fonctionnement de sécurité est prioritaire sur tous les autres. Fig3. (B + C ) . dépasse un seuil prédéfini. Fig1. mais elle n'est pratiquement plus utilisée systématiquement. Fonctionnement • Si la luminosité du soleil (s). (A + C + B ) .

Le tableau de Karnaugh d’une fonction logique est la transformation de sa table de vérité sous forme d’une table contractée à 2 dimensions. on donne les exemples suivants : Exemple 1 : Fonction logique de la montée du store Fig5.1. les groupements de cases. Tableau de Karnaugh du store automatisé Axes de symétrie md vs 00 0 0 1 1 01 0 0 1 1 11 0 1 1 1 10 1 0 1 1 M G1 00 01 11 10 G2 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 165 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Tableau de Karnaugh et principe de simplification : Cette méthode plus simple utilise le tableau de Karnaugh pour simplifier des fonctions booléennes ayant jusqu’à 6 variables.Exemples de simplification par tableau de Karnaugh : Pour illustrer la méthode. Les cases sont disposées de telle sorte que le passage d'une case à une case voisine se fasse par changement de l'état d'une seule variable à la fois en utilisant le code GRAY. de type : AB + AB = A( B + B) = A Le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh se fait suivant la procédure suivante : • • Chaque ligne de la table de vérité correspond à une case du tableau de Karnaugh .SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2. La méthode consiste principalement à mettre en évidence graphiquement ou visuellement.2. Simplification par tableau de Karnaugh a 0 0 0 0 1 1 1 1 b 0 0 1 1 0 0 1 1 c 0 1 0 1 0 1 0 1 F2 0 1 1 0 1 0 0 1 a b c 00 0 0 1 1 01 1 0 11 0 1 10 0 0 F2 2. METHODE GRAPHIQUE : 2. La recherche des groupements de cases qui donneront des expressions simplifiées. La mise en œuvre de cette méthode se fait alors en 2 phases : • • La transcription de la fonction à simplifier dans le tableau de Karnaugh . la figure 4 montre un exemple pour 3 variables : Fig4. Pour illustrer le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh.

D + v. m . G2 se fait sur une colonne et deux lignes . L’équation de ce groupement est : b .c. m et d ne change pas tandis que celui de v change donc G1 = s . L’équation de ce groupement est : a. c puisque ces variables changent d’état. L’équation va dépendre des variables b et d" et non des variables a.d L’équation de F3 devient : F 3 = a b + b c d + b . La figure 6 montre la simulation de cette fonction : Fig6. mais elles sont symétriques.b. G2 : L’état de v ne change pas tandis que celui des autres variables change donc G2 = v. On aura alors : M = s .C + A.d. D . l’équation va dépendre de b.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES Le tableau de Karnaugh à la figure 5 nous montre deux groupements de cases symétriques : • • G1 : L’état de s. m . et d et pas de a qui change d’état entre les 2 lignes. L’équation de ce groupement est : b.B Exemple 3 : ab G3 cd 00 01 11 10 G3 00 1 0 1 1 01 0 0 1 0 G2 11 0 1 1 0 10 1 0 1 1 F3 G3 G1 G3 Dans l’exemple ci-contre trois groupements sont possibles : • • • G1 se fait sur une ligne donc indépendamment de "c" et de "d" qui changent d’état successivement.d MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 166 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . les cases ne sont pas contiguës. c. Simulation d'une fonction logique du store Exemple 2 : a bc 0 1 00 0 0 01 1 0 11 1 0 10 1 1 F2 : Groupement impossible : Groupement possible F2 = B. G3 se fait sur 2 lignes et 2 colonnes .

(A + B) Simulation de la fonction logique Logigramme avec NAND MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 167 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Ainsi : • • • Un groupement de 2 cases symétriques entraîne la suppression d’une variable . Donner le logigramme correspondant et effectuer une simulation. l’alarme est désactivée . il y a : • 1 capteur A sur la porte • 1 capteur B sur la fenêtre • 1 interrupteur C pour la commande de marche/arrêt de l’alarme.B + C. si un intrus passe par une fenêtre (B = 1) ou par une porte (A = 1). 2. En général. Réaliser le logigramme uniquement avec des NAND à 2 entrées.Conclusion : Le nombre de variables supprimées dépend de la taille du groupement.A = C. l’alarme est activée . En déduire la fonction logique simplifiée. un groupement de 2k cases entraîne la suppression de k variables. EXERCICE RESOLU Système d'alarme Dans une maison équipée par un dispositif d’alarme.3. Le fonctionnement du système Alarme est caractérisé par ce qui suit : • • Si C = 0. par tableau de Karnaugh. 3. Un groupement de 4 cases symétriques entraîne la suppression de 2 variables . 4. Ecrire la table de vérité de la sonnette S de l’alarme. 1.SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES 2. CORR IGE Table de vérité C 0 0 0 0 1 1 1 1 A 0 0 1 1 0 0 1 1 B 0 1 0 1 0 1 0 1 Tableau de Karnaugh et fonction simplifiée S 0 0 0 0 0 1 1 1 AB C 0 1 00 01 11 10 S 0 0 0 1 0 1 0 1 S = C. Si C = 1. une sonnette S est actionnée.

1. La série 74LSxx : Compromis entre la 74L et la 74S. Les constructeurs donnent toutes les informations nécessaires (datasheets). adaptation entre les différents circuits) et dynamiques (fréquence de travail. etc. Les circuits intégrés logiques sont classés suivant leur technologie de fabrication en plusieurs familles logiques. à savoir : • • La famille TTL (Transistor Transistor Logic).).Présentation : Un circuit logique se présente sous forme de circuit intégré. NOTIONS DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE 1. constituée avec des transistors unijonction. 1.Famille logique TTL : • • • • • • La série 74xx : Série standard. pour une meilleure utilisation.3. La série 74ASxx (Advanced Schottky). on étudiera les familles. 1. car il intègre dans un m^me boîtier un maximum de composants électroniques dont le plus important est le transistor. Chaque famille logique a pour point commun la technologie employée . La série 74Lxx : Série à faible consommation (Low power).2.1. actuellement. La famille CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor). La série 74Hxx : Série rapide (High speed).CHAPITRE 4 TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES INTRODUCTION La manipulation des circuits logiques implique un minimum de connaissances de la technologie de tels circuits. ils sont alors compatibles entre eux : l'un d'entre eux se raccorde. en particulier. consommation.Les variantes technologiques : 1.3. dans sur n'importe quel autre. constituée avec des transistors bipolaires . le respect des contraintes électriques alimentation. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 168 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . On intègre facilement 1 million transistors par cm2! Ce sont les circuits VLSI (Very Large Size Integration). les plus populaires. La série 74Sxx : Série Schottky qui est 2 fois plus rapide que la 74Hxx pour la même consommation. Dans ce chapitre. 1. 74ALSxx (Advanced Low power Schottky) et 74Fxx (Fast). La famille CMOS consomme beaucoup moins que la famille TTL.Comparaison TTL/CMOS : La comparaison se fait principalement au niveau de la rapidité et de la consommation : • • La famille TTL est plus rapide que la famille CMOS .

La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension en entrée (Input): • • VIHmin : Tension minimale en entrée qui assure le niveau logique haut. 2.4 V VOLma (Etat indéfini) 0V VOHmin = 0. les niveaux logiques « 0 » ou "L" (Low) et « 1 » ou "H" (High) ne correspondent pas à une tension précise.1.95.Vcc La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension de sortie (Output) : • • VOHmin V0Lmax : Tension minimale de sortie à l’état logique haut. : La même que la 74CXX.2. : Tension maximale de sortie à l’état logique bas. mais plus rapide (High speed CMOS).55.05. Famille logique CMOS : Le choix de la tension d’alimentation est plus large de 3V à 18V. VILmax : Tension maximale en entrée qui assure le niveau logique bas. Les niveaux logiques : Pour une famille donnée. Fig.45.4 V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VILmax = 0.TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 1.Famille logique C-MOS • • • La série 4000B La série 74HCxx Les série 74HCxx : Série classique de base. CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES CIRCUITS LOGIQUES : 2.2 Niveaux logiques de sorties Vcc VOHmi 1 ∅ 0 En TTL : VOHmin = 2. Fig. Tension d’alimentation : • • Famille logique TTL : L’alimentation doit être fixe et égale à 5V avec une tolérance de ± 5%. 2.3. : Série CMOS avec le même brochage qu'une série TTL.Vcc VOLmax = 0. mais à une certaine « plage » de tension.Vcc VILmax = 0.2.8 V VILmax (Etat indéfini) 0V En CMOS : (3V ≤ Vcc ≤ 18V) VIHmin = 0.Vcc MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 169 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .1 Niveaux logiques d'entrées Vcc VIHmin En TTL : 1 ∅ 0 VIHmin = 2 V VILmax = 0.

il faut prévoir un interfaçage pour assurer le bon fonctionnement : Fig. etc. l'entrée logique est au niveau "0" et l'alimentation n'est pas court-circuitée. Les caractéristiques de transfert : Fig. R1 assure imposer le '0' logique sur l'entrée de la porte logique .TECHNOLOGIE DES CIRCUITS LOGIQUES 2. lorsque le contact est fermé. contact d'un capteur TOR. le contact est ouvert.7 Contact commandant un niveau bas 5V R1 Sans la résistance R1. l’entrée d’un circuit logique TTL change d’état en fonction de l’état d’un contact (interrupteur. La résistance R1 résout ce problème : • VI • Au repos.3. l'entrée logique est au niveau "1" et l'alimentation n'est pas court-circuitée. Dans ce cas. R1 assure imposer le '1' logique sur l'entrée de la porte logique . le contact est ouvert.8 Contact commandant un niveau haut 5V • • R2 VI Au repos. Fig. la fermeture du contact provoque un court-circuit de l'alimentation 5V. INTERFACAGE DES CIRCUITS LOGIQUES Souvent. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 170 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .). R1 est typiquement de 10kΩ . R1 est typiquement de 10kΩ . lorsque le contact est fermé.3 Gabarit de transfert d’une porte logique inverseuse en technologie Vo VOH max VOH min VI Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 0 » VO Plage de tension garantie en sortie pour l’état « 1 » VOL max VOL min VIL min VIL max VIH min VIH max VI Plage de tension garantie Plage de tension garantie A l’entrée pour l’état « 0 » A l’entrée pour l’état « 0 » 3.

le courant continue à circuler par K. Quand l'utilisateur appuie sur le bouton m. L'ordre de mise en marche a donc été mémorisé . le relais est alors auto-alimenté et le moteur continue à tourner. figurant dans le circuit d'auto maintien ou d'autoalimentation : • • Le bouton m est un contact ouvert au repos . il s'agit de la commande d'un moteur d'une perceuse par exemple : • • • • Un bouton "m" permet de mettre en marche le moteur et un bouton "a" permet de l'arrêter . quand on relâche le bouton. Quand on appuie sur le bouton m. le moteur démarre . Par mémoire. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRIQUE : Pour introduire à ce type de circuit.CHAPITRE 5 ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE INTRODUCTION : A la différence d'un circuit combinatoire. l'état d'un circuit séquentiel dépend de l'état de ses entrées et de l'état précédent de ses sorties . Si l'utilisateur relâche le bouton marche. c'est à dire si m et a sont appuyés en même temps. le moteur continue à tourner. on exprime le phénomène qui consiste à conserver l'effet d'un événement après sa disparition. 1. L'équation du relais X et du moteur M est la suivante : K =(K +m). On connaît déjà la solution de ce problème. il doit donc "se rappeler" ou avoir de la "mémoire". L'action arrêt est prioritaire. Il en est de même pour le bouton a . la bobine du relais est alimentée. on étudie un exemple simple et classique dans ce domaine . le bouton a est un contact fermé au repos. Les contacts K associés se ferment. Le relais K dispose de 2 contacts .a 24 V 220 V a K K M m K Circuit de commande Circuit de puissance Il s'agit du circuit mémoire élémentaire en technologie électrique. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 171 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on arrête le moteur.

on étudie ici le circuit le plus élémentaire. on part de l'équation d'auto-alimentation du relais et on fait la correspondance logique : S correspond à m. qu'on peut qualifier de circuit de base pour tous les autres . il s'agit de la bascule SR : • • • • Son symbole est représenté par la figure ci-contre . S R Q On développera le circuit de cette bascule en utilisant 2 approches : • • Dans l'approche 1. CIRCUIT MEMOIRE EN TECHNOLOGIE ELECTRONIQUE : Les circuits mémoire électroniques sont d'une grande variété à différents champs d'application . On en déduit alors l'équation de la bascule SR avec Reset prioritaire.R R Q =(Q +S)+R S S 0 0 1 1 R 0 1 0 1 Q Fonction de la bascule x Mémorisation 1 Action Reset 0 Action Set 0 Action Reset (*) X indique l'état précédent (0 ou 1) ( ) * Etat indéterminé si on passe à SR=00 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 172 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . S (Set) est l'entrée de mise à 1 de la sortie Q . R (Reset) est l'entrée de mise à 0 de la sortie Q. car elle bascule d'un état à l'autre suivant l'état de ses entrées S et R .1.Approche 1 : Dans cette approche.ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2. on exploite le résultat du paragraphe 1 . Dans l'approche 2. ainsi que son logigramme : Q =(Q +S). R correspond à a et Q correspond à K.R R S Q Retour permettant au circuit de se "rappeler" Ce circuit est plus connu par sa réalisation simplifiée avec l'utilisation de portes NOR : Q =Q =(Q +S). 2. on utilise le raisonnement comme pour un circuit combinatoire. On l'appelle bascule.

On note "q" cette variable.ELEMENTS DE BASE EN LOGIQUE SEQUENTIELLE 2. le moteur tourne .R Puisqu' on a (q = Q). le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état. Q Rq S 00 01 11 10 0 0 1 0 0 1 1 1 0 0 S 0 0 0 0 1 1 1 1 R 0 0 1 1 0 0 1 1 q 0 1 0 1 0 1 0 1 Q 0 1 0 0 1 1 0 0 Q =SR+Rq =(q+S).Approche 2 : Dans cette approche. L'appui sur a correspond à l'action Reset. ce qui fait conduire le transistor T1 et exciter le relais K . on raisonne comme pour un circuit combinatoire.2. le moteur s'arrête . le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état . le circuit utilisé est le circuit CMOS CD4011 comportant 4 portes NOR à 2 entrées : • L'appui sur m correspond à l'action Set de la bascule SR. • 220 V m a ¼ CD4001 R Q D1 R3 K K T1 M 12 V S ¼ CD4001 R1 R2 Circuit de commande Circuit de puissance MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 173 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .R 2. ce qui fait bloquer T1 et désexciter le relais K . Il est donc nécessaire de connaître l’état de Q pour connaître l’état de la sortie lorsque les deux entrées sont à 0 (état de mémoire).3.Application : Il s'agit de la version électronique du montage Marche/Arrêt du moteur . On introduit alors une variable supplémentaire qui indique l'état précédent de Q. alors : Q =(Q +S).

Fonctionnement du système • L'appui sur le bouton Départ cycle (Dcy) lance le cycle . depuis 1988 sous le nom de "Sequential Function Chart (SFC)" (norme CEI 848). MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 174 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Note : Pour la clarté. En effet.CHAPITRE 6 LE GRAFCET INTRODUCTION : La représentation graphique permet de décrire le fonctionnement séquentiel d'un système automatisé sans ambiguïté et d'une façon compréhensible par toutes les catégories de personnel : de l'ingénieur au technico-commercial. on trouve l'organigramme et le GRAFCET qui est l'objet d'étude de ce chapitre. Pour illustrer les notions traitées dans ce chapitre. décrit ci-dessous : Fig1. Parmi les méthodes possibles. le capteur (pd) indique que la pièce est desserrée : • On revient alors à l'état initial. l'œil humain est capable de saisir. • Alors le vérin VM remonte quand le capteur (fr) est actionné. Perceuse automatisée VM Dcy MF fr VS pd ps pp Fig2. Le GRAFCET provient de GRAphe Fonctionnel de Commande par Etapes et Transitions. on se basera sur le système de perçage automatisé. • Le moteur MF et le vérin VM sont arrêtés . • Le perçage de la pièce commence et le capteur (pp) indique que la pièce est percée . cela indique que le forêt est retourné . d'un regard. • Le vérin de serrage (VS) déplace la pièce pour la serrer . • Le vérin VS retourne dans l'autre sens . le capteur (ps) indique que la pièce est serrée . les noms des capteurs sont en minuscule et ceux des actionneurs sont en majuscule. • Le moteur supportant le forêt (MF) commence à tourner et le vérin (VM) pousse le moteur vers le bas . Il est normalisé sur le plan international. une évolution séquentielle représentée graphiquement.

).1.Etape : 2. on les résume dans 2 types : GRAFCET niveau 1 . Fig3. technico-commercial. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 175 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Symbole d'une étape Une étape est symbolisée par un carré repéré numériquement .LE GRAFCET 1. Ce modèle est purement descriptif. concepteur-réalisateur. par laquelle le système démarre. ELEMENTS DE BASE : Le GRAFCET se compose d'un ensemble : D'étapes auxquelles sont associées des actions . Pour simplifier.1. Le choix des actionneurs et des capteurs n’est pas encore fait. GRAFCET niveau 1 1. 0 Appui sur Dcy 1 Serrage Pièce serrée 2 Rotation MF Pièce percée 3 Montée VM Retour effectué 4 Desserrage Desserrage effectué Descente VM 1. il s'agit alors d'une l'étape initiale. 2.GRAFCET niveau 2 : Une étude détaillée conduit au choix des solutions technologiques pour la partie opérative (PO) et la partie commande (PC).1. c'est l'étape 1.Définition : Une étape caractérise un état qui est un comportement invariant d'une partie ou de la totalité de la partie commande. Fig5. Fig4.2.1.GRAFCET niveau 1 : Dans ce type de GRAFCET. On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue PO et PC" ou "GRAFCET de commande". GRAFCET niveau 2. ici. etc. Etape initiale Si elle est symbolisée par un carré à côtés doublés. 2. On le désigne aussi par "GRAFCET point de vue système" ou "GRAFCET fonctionnel". C'est une situation dans laquelle les variables d'entrée et de sortie dela partie commande conservent leur état. De liaisons orientées reliant les étapes aux transitions et les transitions aux étapes. apparaissent les actions à réaliser et les informations nécessaires à leur exécution. TYPES DE GRAFCET : Suivant les différents points de vue (utilisateur. on peut distinguer plusieurs types de GRAFCET. De transitions auxquelles sont associées des réceptivités .

un comptage. Exemple : Serrer la pièce. ou i est l'identificateur de l'étape). Elles traduisent ce qui doit être fait chaque fois que l'étape à laquelle elles sont associées est active. Elles peuvent être : • • Externes correspondant aux ordres vers la PO . Exemple : Lancer une temporisation de 5 s.2. Une variable d'étape est associée à chaque étape (en général repéré par Xi. Représentation • • Elle est symbolisée par une barre perpendiculaire aux liaisons orientées .Définition : Un système lors de son fonctionnement séquentiel change d’état. telles qu'une temporisation.1. Une transition indique la possibilité d'évolution entre étapes : Fig8.2. Cette variable booléenne a pour valeur logique : • • "1" lorsque l'étape associée est active . par exemple pour l'étape 0 : X0 = 0). Exemples d'actions associées à une étape 2.1. Fig7. 4 5 Transition Une transition est validée si l'étape ou les étapes précédentes sont actives. un point est placé comme ci-contre. par exemple pour l'étape 0 : X0 = 1) . On symbolise les actions par un rectangle relié au symbole de l'étape. etc. Etape active S'il est nécessaire de préciser à un instant donné une étape i active.Actions associées à une étape : Une ou plusieurs actions peuvent être associées à une étape.2. appelée réceptivité. "0" logique lorsque celle-ci est inactive . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 176 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . 2.LE GRAFCET Fig6. Elle définit la condition d'évolution entre étapes.Les transitions : 2. Internes correspondant à des fonctions qui n'agissent pas sur la PO.

d'une étape. X0 représente l'état de l'étape 0. etc. d'un bouton de Homme/Machine .c3 X4 représente l'état de l'étape 4. il faut que vérifier l'équation logique : a0. LES REGLES D'EVOLUTION D'UN GRAFCET : Règles N° 1 : Situation initiale L'initialisation précise l'étape ou les étapes actives au début du fonctionnement. Temporisation 5 Le passage de l'étape 4 à l'étape 5 est toujours vrai 3. Réceptivité toujours vraie : une telle réceptivité s'écrit "= 1". ET la réceptivité soit vraie.Réceptivité associée à une transition : a/ Définition : A chaque transition est associée une condition logique appelée réceptivité ou condition de franchissement d'étape. Pour franchir une étape. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 177 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Dcy. Fig9. il faut que vérifier l'équation logique : Dcy X0. Fig10. La notation t/14/5 signifie que la réceptivité sera vraie 5 secondes après l'activation de l'étape repérée 14. Exemples de réceptivités 0 1 Pour évoluer de l'étape 0 à l'étape 1.a0. L'origine sera l'instant de début de l'activation de l'étape déclenchant la temporisation.LE GRAFCET 2. Réceptivité toujours vraie 4 =1 • Fig11. d'une temporisation . b/ Cas particuliers : Il existe deux cas particuliers : • Temporisation : Pour faire intervenir le temps dans une réceptivité. Elle caractérise le comportement initial de la partie commande vis-à-vis de la partie opérative. Les étapes initiales sont activées inconditionnellement en début de cycle. Le franchissement de cette transition se fera dès que la ou les étapes immédiatement antérieures seront actives sans autre condition. il faut que : • • la transition soit validée .c3 X4. La réceptivité est une fonction combinatoire d'informations booléennes telles que l'état : • • • • d'un capteur . La notation normalisée s'écrit 5s/X14.2.2. l'Interface 4 5 Pour évoluer de l'étape 4 à l'étape 5. il suffit d'indiquer après le repère "t" son origine et sa durée.

Les séquences simultanées : Lorsque le franchissement d'une transition conduit à activer simultanément plusieurs séquences d'étapes.d = 1. qui possède 2 étapes de sortie. l'étape 14 est activée. l'évolution de chacune des séquences d'étapes dépendra des conditions d'évolution du système automatisé.LE GRAFCET Règles N° 2 : Franchissement d'une transition Une transition est validée lorsque toutes les étapes immédiatement précédentes sont actives. On appelle cette structure convergent ET: Si les 2 étapes 3 et 13 sont actives et la réceptivité m. ET que la réceptivité associée à la transition est vraie.La séquence linéaire : Fig12.1. 4. Elle ne peut alors être franchie que : • • Lorsqu'elle est validée . On appelle cette structure divergent ET : Si l'étape 1 est active et la réceptivité h = 1. on obtient des séquences simultanées qui s'exécuteront parallèlement mais indépendamment. qui possède plusieurs étapes d’entrée. Règles N° 3 : Evolution des étapes actives Le franchissement d'une transition entraîne l'activation simultanée de toutes les étapes immédiatement suivantes et la désactivation de toutes les étapes immédiatement précédentes.2. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET : 4. Pour représenter la structure des séquences simultanées. Séquence linéaire 1 s V+ Une séquence linéaire est composée d'un ensemble d'étapes successives où chaque étape est suivie d'une seule transition et chaque transition n'est validée que par une seule étape. représente l’exécution en parallèle de plusieurs séquences. les étapes 2 et 12 sont activées • La transition 'm. 2 pb MF VM+ 3 ph VM- 4. Considérons l'exemple de la figure 13 : • La transition 'h'. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 178 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . on utilise deux traits parallèles pour indiquer le début et la fin des séquences. C'est-à-dire. représente la synchronisation de plusieurs séquences.d'.

on utilise un simple trait horizontal pour indiquer le début et la fin des séquences.5.LE GRAFCET 4. 2 et 3 tant que la réceptivité a n'est pas obtenue. Dans l'exemple de la figure 15.Sélection de séquences : Une structure alternative permet d'effectuer un choix unique d'évolution entre plusieurs étapes en aval à partir d'une seule étape en amont. Considérons l'exemple de la figure 14 : • De l'étape 1 : On va activer l'étape 2 si la réceptivité b = 1 et a =1 . c'est-à-dire ne peuvent pas être vraies simultanément.3. il y a un saut de l'étape 1 à l'étape 4 mais conditionné par la réceptivité b.b. 4. 4. • L'activation de l'étape 14 peut venir : de l'étape 3 si elle est active et e = 1 . On appelle cette structure convergent OU. OU de l'étape 13 si elle est active et m = 1. Il y a reprise des étapes 1.Structure répétitive : Une structure répétitive appelée aussi une reprise de séquence. On dit aussi que c'est un saut d'étape 3 à 1 par la réceptivité a. Ou on va activer l'étape 12 si la réceptivité b = 1 mais a = 0. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 179 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .Le saut d'étapes : Le saut d'étape représente un saut conditionnel permettant de sauter plusieurs étapes pour activer une étape en aval dans la séquence. Il est à noter que les branches d'une divergence en OU doivent avoir des réceptivités exclusives.4. Pour représenter la structure alternative. est un saut conditionnel permettant la reprise d'une séquence plusieurs fois (boucle) tant qu'une condition logique fixée n'est pas obtenue. On appelle cette structure divergent OU.

Le moteur ‘ Avance Tapis : M ’ tourne d’un pas jusqu’à l’action du capteur ‘ Tapis en position : TP ’. Fermeture de EV après le remplissage de la bouteille. • Un poste de remplissage P1 commandé par l’électrovanne EV. : L’électrovanne est fermée. : Le bouchon est enfoncé. : Le vérin V est en position haute EV Bouteille Capteur : F Capteur : BE Capteur : BR Capteur : TP Avancer d’un pas Moteur M Le système est réalisé autour de : • Un tapis roulant permettant le déplacement des bouteilles.LE GRAFCET EXERCICE RESOLU Fig 18. Une bouteille est alors présente à chacun des postes P1 et P2. • Un poste de bouchage P2 commandé par un vérin presseur V à double effet. Remonté du vérin V après l’enfoncement du bouchon. • MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 180 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Le capteur ‘Bouteille remplie : BR’ permettra de contrôler le niveau de remplissage des bouteilles. : la bouteille est remplie. Le déclenchement de la chaîne d’embouteillage se fait par action sur l’interrupteur Dcy. : Tapis en position.Les opération de remplissage et de débouchage s’effectueront simultanément sur les deux bouteilles : • Le remplissage se fera en deux étapes : Ouverture de l’électrovanne EV . Le bouchage se fera en deux étapes : Descente du vérin presseur V . Remplissage et bouchage des bouteilles V Capteur : H Dcy TP BR F BE H : Départ du cycle.

la logique câblée se fait de plus en plus rare. est désactivée (action Reset) si l'étape suivante est activée. Sa fiabilité. en effet. Ri indique la réceptivité associée à l'étape i. reste activée même si la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) devient fausse . elle est bien adaptée à ces systèmes par : • • • Ses langages de programmation faciles et spécifiques aux automaticiens et électriciens . de microcontrôleur ou d'automate programmable industriel (API) : cette solution présente l'avantage d'être flexible et évolutive puisqu'elle s'adapte facilement à tout changement du système automatisé en par un simple changement de programme. Sa modularité et de sa flexibilité . c'est à dire si S = R = 1 alors Q = 0. de ce fait. De nos jours. Pour matérialiser un GRAFCET. en particulier avec API est la solution la plus utilisée. car elle a été pensée effectivement pour la commande de systèmes automatisés . l'équation de la sortie Q de la bascule SR a pour expression : Q = ( Q + S ). alors que la logique programmée. 1/ LOGIQUE CABLEE L'élément de base dans cette logique est la bascule SR. dans un GRAFCET. Dans ces conditions. R L'action Reset est prioritaire. car chaque étape sera matérialisée par ce module de base : • • i indique une étape i . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 181 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . une étape : • • • • • est activée (action Set) par la condition (Etape précédente ET réceptivité vraie) .CHAPITRE 7 MATERIALISATION D'UN GRAFCET INTRODUCTION La matérialisation d'un GRAFCET peut être réalisée de deux façons : • • Logique câblée à base de bascules et portes logiques : elle est simple et adaptée à des petits systèmes figés . On appelle l'ensemble formée par la bascule SR et la porte ET "module d'étape". on associe à chaque étape une bascule SR . Logique programmée à base d'ordinateur. Ce fonctionnement est donc traduit par le schéma cicontre. etc.

et en liant les sorties Q des bascules (X) associées à ces étapes par un opérateur logique OU. MK = X3.1. Dans le cas de l'exemple ci-dessus : • • La sortie V est active dans l'étape 1 OU 2 OU 3. L'équation d'une sortie se détermine : en cherchant toutes les étapes où cette sortie est active . 2/ AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL : 2. La fonction globale d'un API est : Présence énergie Présence programme Consignes (IHM) Comptes-rendues (Capteurs) Ordres (Pré-actionneurs) Traiter les informations Messages (IHM) API MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 182 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . alors V = X1 + X2 + X3 . de même.MATERIALISATION D’UN GRAFCET Exemple : • • On passe du GRAFCET au schéma avec modules d'étapes comme expliqué plus haut . alors MB = X1 .Structure : Un Automate Programmable Industriel (API) est une machine électronique programmable destinée à piloter en ambiance industrielle et en temps réel des systèmes automatisés. La sortie MB est active uniquement dans l'étape 1.

Entrées / Sorties Liaison avec les capteurs et les préactionneurs Mémoire additionnelle • La mémoire : Elle permet : De recevoir les informations issues des entrées . De recevoir et conserver le programme du processus. De recevoir les informations générées par le processeur et destinées à la commande des sorties (valeur des sorties. Les sorties transmettent des informations aux pré-actionneurs et aux éléments de signalisation du pupitre. des temporisation.) . Ces interfaces d'Entrée/Sortie (E/S) se présentent généralement sous forme d’interfaces modulaires qu’on ajoute selon le besoin.MATERIALISATION D’UN GRAFCET La structure interne d'un API est représentée par la figure suivante : Console de programmation Bus Unité centrale de traitement Module d’entrées logiques Module de Sorties Logiques Mémoire Alimentation Signalisation Représente l’état des entrées et des sorties Issue de programmation Connexion avec le la console de programmation. Modules d'E/S • MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 183 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . • L’unité de traitement : Elle réalise toutes les fonctions logiques et arithmétiques à partir d'un programme contenu dans sa mémoire : elle lit et écrit dans la mémoire et actualise les sorties. Elle est connecté aux autres éléments (mémoire et interface E/S) par des liaisons parallèles appelées "Bus" qui véhiculent les informations entre ces éléments. Les interfaces d'entrées/sorties : Les entrées reçoivent des informations en provenance des éléments de détection et du pupitre opérateur . etc.

5 représente la sortie 5 du module 1. en éliminant les parasites d'origine industrielle et en isolant électriquement l'unité de commande de la partie opérative (isolation galvanique) pour la protection . Le PC peut également servir de poste opérateur pour assurer la conduite de l'unité.3.Cycle d'exécution d'un automate : Durant son fonctionnement. Un exemple typique d'interface graphique se présente comme ci-contre : MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 184 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . Généralement. la durée de ce cycle est typiquement de 1 à 50 ms : • • Lecture des entrées • Avant chaque traitement. un API exécute le même cycle de fonctionnement qu'on appelle "cycle automate" . de le compiler et de le transférer à l'automate. • Généralement les entrées sont désignées ainsi : %Ii. Langage GRAFCET (Sequential Function Chart : SFC). le signe "%" est spécifique au constructeur (ici Telemecanique) . • Traiter ces signaux en les mettant en forme. les constructeurs d'API proposent des environnements logiciels graphiques pour la programmation. Langage List d'instructions (Instruction List) . Exécution du programme Mise à jour des sorties 2. les équations de fonctionnement du système à automatiser. L’interface de sortie a pour fonction de : • Commander les pré-actionneurs et éléments des signalisation du système • Adapter les niveaux de tension de l'unité de commande à celle de la partie opérative du système en garantissant une isolation galvanique entre ces dernières .PROGRAMMATION DE L’API La programmation d'un API consiste à traduire dans le langage spécialisé de l'automate. Ce logiciel permet d'éditer le programme. Parmi les langages normalisés. • La console de programmation : C'est généralement un PC où est installé qui contient le logiciel de programmation spécifique à l'API. Les résultats sont recopiés dans les sorties. • Généralement les sorties sont désignées ainsi : %Qi. on cite quelques-uns des plus connus et plus utilisés : • • • Langage à contacts (LADDER) . Exemple : %I0. Un autre logiciel est alors nécessaire pour assurer le dialogue avec l'automate.3 représente l'entrée 3 du module 0.j où i est le numéro du module et j le numéro de l'entrée dans ce module. 2.2. Exemple : % Q1. l'API lit les entrées et les mémorise durant le cycle automate .MATERIALISATION D’UN GRAFCET L’interface d'entrée a pour fonction de : • Recevoir les signaux logiques en provenance des capteurs . Il calcule les équations de fonctionnement du système en fonction des entrées et d'autres variables et les mémorise .j où i est le numéro du module et j le numéro de la sortie dans ce module.

0 b/ Exemple : Dans ce exemple.3 Q1.2 : % Q0. L’activation de cette étape (i+1) désactive l’étape i.1 : % I0. on associe une variable de sortie de l’API. on associe une variable automate dont l’indice est le numéro d’étape : X0 pour l’étape 0. Pour chaque action. C'est une simple traduction des circuits de commande électriques.4 Q1. on traduit le GRAFCET correspondant au poste de perçage automatique en langage LADDER : Pour matérialiser ce GRAFCET.3 I0.0 S3 % I0. % I0.1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R Si X0=1 et I0.5 • Pour chaque étape.4 I0.2 Q1. etc.2 I0.3.0 S2 S1 % I0.1 Q1. • Serrage Rotation MF Descente VM Montée VM Desserrage % % % % % Q1.0 : % I0. en LADDER.1=1 alors Set X1 Si X1=1 alors Reset X0 MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 185 TRAITEMENT DE L’INFORMATION .MATERIALISATION D’UN GRAFCET 2.2 %Q0.1 KM S1 S2 S3 KM : % I0. on utilise les association suivantes : • Pour les fin de courses : Départ de cycle Pièce serrée Pièce percée Retour effectué Desserrage effectué % % % % % I0. Pour l’étape1. ceci est représenté par : % I0. X1 pour l’étape 1.Le LADDER a/ Description : Le langage Ladder est une succession de "réseaux de contacts" véhiculant des informations logiques depuis les entrées vers les sorties.1.5 On a vu dans la matérialisation par bascules que : • • Si l’étape i est active et si la réceptivité suivante est vraie alors l’étape (i+1) est activée.1 I0.

OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.2.3.5 % X2 % Q1. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.1 % Q0. Négation du résultat de l'instruction précédente L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test.5 % X4 % X0 S % X4 R % X4 2.4 % X4 % X2 R % X3 % X4 S % X3 R % X3 % Q1. L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1. Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.1 % X0 % I0.L’instruction liste "IL" : a/ Description : L'IL est un langage dans lequel toutes les opérations sont décrites par des instructions mnémoniques .0 : % I0.0 : % I0.2 % X1 Traitement postérieur : % Q1.1 % X0 % X1 S % X1 % X0 R % I0.2 : % Q0. ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.3 % Q1. Le tableau suivant donne une liste représentative de ce langage : Instruction LD LDN AND ANDN OR ORN N ST STN S R END Fonction Lire une entrée ou une variable interne. OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande. Fin de programme.2 % X1 % X2 S % X2 % X1 R % I0. L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1. ce n’est pas un langage graphique.MATERIALISATION D’UN GRAFCET Le programme complet sera alors : % I0. L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.2 % I0.0 KM MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 186 TRAITEMENT DE L’INFORMATION . S2 S1 S3 LD ANDN OR ST S1 S2 S3 KM % I0.1 : % I0.0 % I0.3 % X2 % X3 S % X3 % I0.4 % Q1.

La position de la fonction "Communiquer" dans une chaîne d'information. ainsi que les différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante. qui agissent sur la matière d'œuvre . qui est principalement représenté par : Les actionneurs. via les preactionneurs. le résultat de traitement est communiqué à son environnement. .MODULE 3 PARTIE 3 COMMUNICATION DE L’INFORMATION PRESENTATION Après le traitement des informations. L'Interface Homme/Machine qui reçois de l'unité de traitement des messages renseignement sur l'état du système.

l'unité de traitement communique soit en parallèle. etc. le PC envoie le texte caractère par caractère. microcontrôleur. en particulier l'API communique : • • En parallèle avec les actionneurs via les pré-actionneurs . Pour simplifier. mais en série. On en déduit que l'imprimante parallèle est 8 fois plus rapide que l'imprimante série. mais en parallèle. API. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 188 COMMUNICATION DE L’INFORMATION .) communique les informations naturellement en parallèle sous un format de 8 bits ou plus. la supervision. quand il s'agit de communiquer avec le milieu extérieur. En série avec les périphériques de dialogue tel un ordinateur de type PC pour la programmation. soit en série suivant le type de périphérique avec lequel elle communique. chaque caractère est codé par un nombre de 8 bits (code ASCII). Avec une imprimante série. etc. on peut dire que l'unité de traitement. PRINCIPE : 0 1 1 0 Unité de traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 parallèle 1 0 0 0 1 1 Unité de 0 traitement 1 1 0 0 0 1 1 0 Périphérique 1 série 1 0 0 Liaison parallèle Les 8 bits sont communiqués en parallèle sur 8 fils ! Avantages Plus Rapide Distance plus longue Moins de fils Liaison série Les 8 bits sont communiquées en série un par un sur un seul fil Inconvénients Plus de fils Moins rapide Liaison parallèle Liaison série Exemple 1 : Imprimante parallèle et imprimante série Un texte est un ensemble de caractères . Mais. • • Avec une imprimante parallèle.CHAPITRE 1 LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE INTRODUCTION : A l'intérieur. c'est à dire chaque caractère est transmis bit / bit. l'unité de traitement d'un système automatisé (logique. câblée. c'est à dire 8 bits / 8bits . le PC envoie le texte caractère par caractère.

L'API commande alors les 8 actionneurs branchées à ses sorties TOR en même temps.1 Q. à la fin de chaque cycle automate. donc avec 2 fils au plus. un API est programmé avec un PC . on a les cas suivants : • • Généralement. Dans le contexte d'un API. il traite les données qu'il acquiert des entrées TOR en parallèle et communique les ordres aux sorties TOR en parallèle : I.0 Q. 2. La liaison entre la souris et le PC doit donc comporter au moins 8 fils. l'API communique dans le mode série pour échanger des informations avec d'autres API ou avec un PC pour le contrôle et la supervision Programmation d'API avec PC Supervision de l'état d'API et processus avec PC MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 189 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . la souris communique avec le PC en série. Dans les systèmes automatisés complexe. il s'agit d'un API avec 8E/8S TOR.0 I. Dans l'exemple de la figure ci-dessus. disons codé sur 8 bits pour simplifier. c'est à dire en même temps.7 L'API actualise ou rafraîchit l'état des sorties TOR simultanément. on utilise alors la liaison série. ce qui n'est pas pratique.LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE Exemple 2: Souris d'ordinateur La souris code sa position sur l'écran avec un nombre important. LIAISON PARALLELE Un API est à base de microcontrôleur .7 API Q.1 I. la liaison parallèle devient techniquement difficile à réaliser à cause de la longueur du câblage et des parasites de transmission . En pratique. LIAISON SERIE : Lorsque la distance devient grande. le mode de communication dans cette situation est le mode série . 3.

).1 Description d'un réseau Machine pouvant contenir des ressources en partage (fichiers.) Imprimante partagée Média de transmission partagé 2.) . DEFINITIONS : Un réseau d’ordinateurs est un groupe de machines autonomes interconnectées et situés dans un certain domaine géographique.INTERNET GENERALITES : Au fil des dernières décennies. etc. ateliers de production. Un tel réseau doit disposer : • • • De ressources à partager sous forme de données ou de machines (fichiers.) .1 LAN : réseau local • Le réseau métropolitain (MAN : Metropolitan Area Network) : C’est un réseau qui utilise des lignes téléphoniques. On appelle "Protocoles" cet ensemble de règles. pour faciliter l'accès à l'information voulue au moment et à l'endroit voulu.CHAPITRE 4 RESEAU LOCAL . avec un gain estimable en efficacité de travail. usine. etc. Les réseaux informatiques permettent ainsi l'interconnexion physique et logique entre les ordinateurs pour permettre la communication entre eux. 1. universités. imprimantes. ondes. etc. etc.) . l’ordinateur a connu des progrès et des développements matériel et logiciel qui l'on rendu utilisable partout (bureaux d’entreprises. centre de formation. D’une voie de transmission des données (câbles électriques. physiques ou hertziennes. pour relier des réseaux locaux à l’échelle d’une ville (grandes entreprises. LES TYPES DE RESEAUX : On distingue différents types de réseaux selon leur taille. D’un ensemble de règles gouvernant la façon de communiquer à l'intérieur du réseau. fibres optiques. Fig. leur vitesse de transfert des données ainsi que leur étendue géographique. On fait généralement trois catégories de réseaux : • Le réseau local (LAN : Local Area Network) : C’est un groupe de machines et périphériques de communication interconnectés sur une zone géographique limitée (locale) comme un Bâtiment (entreprise. etc.) . MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 190 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . Fig. Cette omniprésence des ordinateurs a fait naître le besoin de communication entre eux. etc.

1. 3.2. 3.). Définitions : Dans un réseau local. ce qui le rend très difficile à administrer . A chaque modèle de réseau correspond un système d'exploitation optimisé pour les tâches requises par le modèle de réseau : • Windows 98. • Windows NT4 Server et Windows 2000 Server sont des systèmes pour les réseaux Client/Serveur. Station de travail : tout ordinateur relié au réseau (client) et capable d'utiliser sans limitation ces ressources locales et avec permission les ressources réseaux offertes par les serveurs. voire la planète (très grandes entreprises. imprimante.) et logicielles (applications. logiciels. Inconvénients : • • ce système n'est pas du tout centralisé. les câbles et la maintenance) .RESEAU LOCAL - INTERNET Fig. Un modèle de réseau renseigne sur la relation entre les ordinateurs du réseau et l'organisation de la communication au sein de ce réseau. …) à la disposition des autres ordinateurs du réseau. ….2 MAN : réseau métropolitain • Le réseau étendu (WAN : Wide Area Network) : C’est un réseau de réseaux (inter-réseau) à l’échelle d’un pays. tour ordinateur peut se comporter aussi bien comme un serveur pour les autres ordinateurs que comme une station de travail : Avantages : • • un coût réduit (les coûts engendrés par un tel réseau sont le matériel. multinationales. Modèle Poste à Poste : Dans le modèle Poste à Poste. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 191 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . LES MODELES DE RESEAUX : 3. la sécurité est très peu présente. On distingue 2 modèles dans l’architecture des réseaux : • • Modèle "Egal à Egal" ou "Poste à Poste" (Peer to Peer) Modèle Client/Serveur . les ordinateurs opèrent en égaux c'est-à-dire. on appelle : • • Serveur: tout ordinateur qui peut mettre ces ressources physiques (disque dur. Windows Millenium sont des systèmes d'exploitation pour des réseaux égal à égal. etc. une simplicité à toute épreuve. L'Internet est un exemple de réseau WAN.

un serveur doit être fonctionnellement puissant et doit disposer : • • • De plus de mémoire vive . La connexion poste . cartes réseau). le réseau ne fonctionne plus. pour une tâche donnée émettent des requêtes de services vers un serveur.6 Topologie en Anneau 4. voire plusieurs processeurs.RESEAU LOCAL - INTERNET 3. Fig. L'arrangement physique de ces éléments s'appelle "Topologie". Il propage les signaux arrivant sur chacun de ses ports vers tous les autres ports. De plus d’espace disque .câble constitue un nœud et un message est émis à partir de n'importe quel poste et dans les deux sens. les ordinateurs du réseau sont répartis en 2 catégories : • • Un Serveur ou des Serveurs qui ont pour unique fonction de rendre des services aux autres ordinateurs du réseau . Les ordinateurs du réseau communiquent chacun à leur tour. 4. Topologie en Etoile : Dans cette topologie. Cette topologie a l’inconvénient suivant : si le câble présente un défaut.1. En effet tous les ordinateurs sont reliés à une même ligne de transmission (Bus) par l'intermédiaire de câble. Des Clients ou "stations de travail" qui. Pour cela. Cette topologie est beaucoup moins utilisée car elle est très chère. Modèle Client/Serveur Dans un modèle Client/Serveur. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 192 COMMUNICATION DE L’INFORMATION .3. Ce modèle est conseillé pour un réseau professionnel avec des données sensibles nécessitant une meilleure sécurité et une gestion centralisée des ressources. D’un processeur plus puissant et plus rapide. 4. chaque machine est reliée par un câble différent à un nœud central appelé "Hub" ou "Concentrateur". 4. généralement coaxial. Le Hub contient un certain nombre de ports sur lesquels sont branchées les machines du réseau. qui répond à leurs requêtes.3. Topologie en Bus : C'est l'organisation la plus simple d'un réseau. LES TOPOLOGIES DE RESEAUX : Un réseau local est constitué d'ordinateurs reliés entre eux grâce à du matériel (câblage.2. on a donc une boucle d'ordinateurs sur laquelle chacun va "avoir la parole" successivement. Ainsi les signaux émis par chaque ordinateur atteignent tous les autres ordinateurs. Topologie en Anneau : Cette topologie équivaut fonctionnellement à un Bus dont le câble se referme sur lui même. ainsi que d'autres équipements permettant d'assurer la bonne circulation des données.

Introduction : Internet est un réseau informatique mondial de type WAN.9 Réseau mondial Aujourd’hui.7 Hub 5. il est parfois difficile de trouver celle que l’on recherche au moment opportun. Un logiciel de navigation qui permet de parcourir les sites du réseau (Netscape ou Internet explorer) . consulter les catalogues de constructeurs automobiles.RESEAU LOCAL - INTERNET Cette topologie offre plus de tolérance de panne. l’utilisateur doit bien sûr posséder : • • • Un micro-ordinateur possédant au moins 4 Mo de RAM et 5 Mo sur son disque dur et équipé d'un système d'exploitation comme Windows . 5. images. etc. etc. images et sons via les lignes téléphoniques ou des lignes spécialisées comme l’ADSL. Il offre de nombreux services aux professionnels comme aux particuliers : acheter des marchandises en Asie. INTERNET : 5. constitué par une interconnexion de réseaux différents. Internet permet à tout individu d’accéder à une multitude de données se présentant sous divers formats : textes. passer des commandes. Fig.2. bases de données. MODULE 3 : CHAINE D'INFORMATION 193 COMMUNICATION DE L’INFORMATION . Le réseau Internet contenant une foule d’informations en tout genre.1. C’est pourquoi on utilise des moteurs de recherche comme Google permettant de lancer une recherche par un mot ou une expression sur tous les sites Internet recensés par ce système. et de retrouver ainsi l’information désirée par l’utilisateur. accessibles aux professionnels comme aux particuliers et permettant d'échanger des informations en toute liberté. Fig. Un Modem permettant de transmettre et de recevoir textes. Accès à Internet : Pour accéder au réseau Internet. vidéos. car une coupure dans un câble n’affecte que l’ordinateur qui est branché dessus et non pas le reste du réseau.

dans la mesure où ils proposent des activités d'ordre pratique. S’initier à l’utilisation de tous les moyens d’investigation de manière autonome (bibliothèque. Les activités proposées ne sont pas exhaustives. Internet. • Annexe A : C'est une présentation de quelques systèmes-support typiques. etc. Il s'agit de 2 annexes : Annexe A et Annexe B. • Annexe B : C'est une présentation de quelques directives à propos du projet simple encadré (PSE). Quelques thèmes pour PSE. de dire à la lettre ce qui devrait être fait dans ce processus complexe. mais donne des lignes directrices conformes aux 3 modules principaux du programme officiel. Les directives en question n'ont pas pour rôle. Communiquer en utilisant les moyens appropriés. largement connus et diffusés dans les domaines industriel et "grand public" : Les systèmes-support permettent d'offrir des situations didactiques où les élèves peuvent faire des activités pratiques diverses. visite d’entreprise. COMPETENCES ATTENDUES • • • • Apprendre à traiter collectivement une problématique à caractère scientifique et technologique. qui sont tout à fait liées aux concepts théoriques étudiés tout le long de l'ouvrage. Exemple de PSE : Réalisation d'une maquette de feux de croisement. Il s'agit donc de proposer : − − Une organisation pour gérer un PSE .A N N E X E S PRESENTATION Les annexes ont pour but de donner une touche finale à l'ouvrage. S’initier à la démarche du projet industriel.). Exemple de système : Portail automatisé. largement admises aussi bien dans les milieux industriels que dans les milieux éducatifs. mais plutôt de donner un fil directeur figurant dans quelques principes et conduites parmi beaucoup d'autres. ANNEXES 194 .

Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Représentation 3D des engrenage de réduction de vitesse du moteur et animation . Système Système ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Etude des liaisons. Représentation 3D du bras et animation . Représentation 2D du bras . Commande par logique câblée. Etude de la commande du moteur du store .SYSTEME 1 INTRODUCTION STORE AUTOMATISE La manipulation journalière des stores est fastidieuse. SYSTEME 2 INTRODUCTION PORTAIL AUTOMATISE L'ouverture ou la fermeture d'un portail d'une propriété privée peut être particulièrement contraignante : portail lourd à manœuvrer. L'ouvre portail automatisé doit donc permettre de réduire voire d'éliminer ces contraintes d'utilisation. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Etude de la commande du moteur du portail . Commande par logique câblée combinatoire. Représentation 2D . La commande automatique permet par l'information des capteurs de vent et du soleil une utilisation rationnelle et fiable du store. Pour simplifier l'étude. Etude des liaisons. De plus en cas d'absence de l'opérateur. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . ANNEXES 195 . le store peut se détériorer lors d'une rafale de vent. en particulier la liaison pivot très présente dans ce système . etc. pluie. celle-ci devrait donc porter sur un système constitué d'une partie commande et d'une seule partie opérative (un battant). passage de véhicules. Commande par API . en particulier les liaisons pivot et complète très présente dans ce système . Commande par modules d'étapes . Système réel Système didactisé Un battant ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage .

SYSTEME 3 INTRODUCTION Le système permet de percer un trou dans une pièce d'une façon automatisé. Etude de la commande du moteur du positionneur . Etude des distributeurs et vernis pneumatiques . ce qui est assuré par le positionneur de parabole. Cette orientation se fait par rotation de la parabole autour d’un axe perpendiculaire au plan de l’équateur (axe parallèle à l’axe de rotation de la terre). Sous–ensemble de perçage de la pièce . Représentation 3D du mécanisme d'orientation et animation . Commande par API . la parabole et sa tête de lecture doivent pouvoir être orientés vers chaque satellite situé sur la partie d’arc de l’orbite géostationnaire visible du lieu d’installation. en particulier les liaison pivot et glissière très présentes dans ce système . Etude des liaisons. Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Système didactisé ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Etude des liaisons. Sous–ensemble d'évacuation de la pièce. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Dans ce système. ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Commande par logique câblée. on distingue 3 sous–ensembles fonctionnels qui concourent à la réalisation de la fonction globale du système : PERCEUSE AUTOMATISE • • • Sous–ensemble de serrage de la pièce . Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Représentation 3D de la mini perceuse et animation . ANNEXES 196 . en particulier la liaison glissière très présente dans ce système . SYSTEME 4 INTRODUCTION POSITIONNEUR D'ANTENNE PARABOLIQUE Si l’on veut recevoir les programmes en provenance de plusieurs satellites. Représentation 2D de la colonne . Représentation 2D de la pièce de serrage . Commande par modules d'étapes . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage .

Etude de la commande du moteur . On cite par exemple : • Déplacement d'un outil dans une machine à commande numérique .SYSTEME 5 INTRODUCTION Le système permet d'améliorer la visibilité d'un pare-brise. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . en particulier les liaisons pivot et rotule très présentes dans ce système . boutons poussoirs. • Toutes ces fonctions sont gérées par un module électronique qui reçoit des informations des commandes (interrupteurs. Représentation D de la bielle . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . Représentation 2D de la pièce de serrage . ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie COMMANDE D'AXE Chaîne d'information Fonction globale du système . Commande par logique câblée à base du circuit NE 555 (par exemple) SYSTEME 6 INTRODUCTION La commande d'axe est le principe qui consiste à déplacer une charge suivant un axe. ANNEXES 197 . Etude de la commande du moteur du positionneur d'axe . Représentation 3D du système biellemanivelle et animation . en particulier la liaison glissière présentes dans ce système . Fonctions techniques (Diagramme FAST et SADT) Montage/Démontage . On note en particulier le capteur qui indique si le système est revenu à sa position initiale. Fonctions de service (Diagramme de pieuvre) . Système R2EL ACTIVITES PROPOSEES Analyse fonctionnelle Chaîne d'énergie Chaîne d'information Fonction globale du système . Etude des liaisons. etc.) et des différents capteurs situés dans le véhicule. Il assure les fonctions suivantes : ESSUIE-GLACE • balayage (essuyage) du pare-brise avec différentes vitesses et lavage du pare-brise. Un tel mécanisme est utilisé dans divers systèmes industriels. Représentation 3D du mécanisme système vis-écrou et animation . le module électronique pilote le moteur d'essuie-glace. Après traitement de ces informations. • Déplacement d'une table d'un scanner (équipement médical utilisé dans les hôpitaux pour prendre des images sur un patient). Etude des liaisons. Commande de moteur par logique câblée . Observation des signaux fournis par le codeur incrémental .

etc. Choix d'un PSE : Le choix d'un thème pour un PSE n'est pas chose facile. ANNEXES 198 . puisqu'il faut tenir compte simultanément de plusieurs facteurs intervenant dans cette démarche. L'évaluation qui doit aussi bien formatrice que sommative. bibliothèques de composants. les facteurs les plus influents : • • • • • L'élève en premier lieu. la production attendue des élèves devrait faire principalement appel à des savoirs et savoir-faire déjà abordés dans les différents cycles de travaux pratiques. suivant une logique qui dit que : "On apprend mieux ce qu'on l'on construit soi-même. de communication et de synchronisation. Une adhésion des élèves . Le besoin qui doit être justifié . etc.) . pour leur donner du sens et éventuellement les renforcer et les consolider. entre autres. Une évaluation formative et sommative. en résolvant des problèmes liés au projet. Les élèves mènent leurs activités à partir : • du dossier technique et de tout ou partie relatif à un produit existant dans le laboratoire . ou ce que l'on contribue à construire" En effet. Un choix judicieux des mini-projets . La pédagogie de projet est reconnue comme facilitatrice des processus d'apprentissage. bases documentaires informatisées. L’organisation et le déroulement des activités privilégient : • la créativité . • de bases de données accessibles (catalogues. les élèves délaisseront leur rôle de spectateur pour celui d'acteur. au sein d'une classe ou dans l'établissement tout entier.A N N E X E B PROJET SIMPLE ENCADRE : DIRECTIVES INTRODUCTION : Le projet simple encadré (PSE) ou mini-projet s'inscrit dans le cadre de la pédagogie de projet. • l’initiative et • le travail de groupe avec ses contraintes de répartition des tâches. impliquant ainsi l'équipe pédagogique . ce qui polarise son attention et le pousse à chercher les informations constituants les éléments de réponse. sites Internet. car il est le centre du système éducatif . Son apport majeur figure dans la capacité l'apprenant comme constructeur et acteur essentiel de ses savoirs. • d’une éventuelle visite d’entreprise. tant sur le plan individuel que collectif. Organisation : La réussite • • • • • d'un PSE impose : D’y penser longtemps à l’avance . On décrit dans ci-après les 2 derniers points. vu leur poids dans ce processus. vu leur poids dans cette démarche. Une adhésion des professeurs . Le temps dont la gestion est d'une grande importance pour mener à terme le projet . Les programmes avec une synergie de toutes les disciplines possibles. DIRECTIVES Activités des élèves : Dans le cadre du PSE. On cite. On discute ci-après les 2 derniers points. Le projet met les élèves dans des situations-problème conçues de telle sorte que les élèves ne peuvent pas résoudre les problème posés par simple répétition de connaissances acquises.

Gestion et informatique. Sciences de l'ingénieur. [6] R. [5] C. McGraw-Hill. McGraw-Hill. Hachette. Paris. elle devrait porter sur : Le travail écrit (rapport ou mémoire) contenant les différents dossiers . DELAGRAVE. BOURGEOIS et al.Initiation aux sciences de l'ingénieur. Foucher. Electrotechnique automatique et informatique industrielle. Très petite vitesse avec le temps de balayage très inférieur au temps de repos . Paris. c'est l'occasion de découvrir un tel type de GRAFCET appelé aussi GRAFCET de synchronisation . Foucher. Foucher. Paris. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de forçage. Sciences de l'ingénieur. [4] C. Electronique Numérique logique séquentielle. • D'une façon sommative à la fin du PSE . 1993. L'exposé devant un jury. occasion privilégiée pour évaluer les capacités de communication et expression des élèves. ANNEXES 199 . [8] Marcel Gindre et al. EXEMPLES DE PROPOSITIONS DE PSE On donne à titre d'exemple quelques idées pour PSE. La démarche de projet industriel. Economie d'entreprise. Construction mécanique industrielle. Paris. Paris. [7] I. 1994. BRYSELBOUT et al. RAK et al. [9] M. 1993.Evaluation d'un PSE : L’évaluation devrait se faire : • D'une façon formative sous forme d'un suivi régulier : Au cours des phases du projet par une aide individuelle et collective (groupe) . • Réalisation de circuit de commande simple pour positionneur d'antenne parabolique. BIBLIOGRAPHIE [1] F. avec simple circuit électrique (transformateur. BRYSELBOUT et al. [2] R. Toulouse. BENIELLI et al. • Réalisation de partie commande Portail : Utilisation des modules d'étape . − GRAFCET de marche manuelle . 1995. diodes et boutons poussoirs). En voici quelques exemples : • Réalisation de partie commande de la perceuse automatisée : Utilisation des modules d'étape .BARLIER et al. Utilisation d'API : − GRAFCET de coordination . Foucher. Electronique Numérique logique combinatoire. • Réalisation d'une maquette pour feux de carrefour dans un esprit de groupe : Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de coordination . Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de fonctionnement normal . Paris. 2003. Foucher. Technologie des systèmes automatisés. etc. 2001. Un élève ou 2 étudie le GRAFCET de nuit (jaune clignant) . • Réalisation d'une minuterie d'escalier à base de circuit NE555 . Foucher. 1987. Paris 1992. DARBELET et al. Utilisation d'API . LANGLOIS. Paris. première S. qui peuvent aboutir à des réalisations autonomes ou des améliorations de systèmes existants. − GRAFCET de marche automatique . [3] C. Paris. Terminale S. GOURANT et al. Paris. • Réalisation de partie commande d'un essuie-glace à base du circuit NE555 pour : Grande vitesse et Petite vitesse . 1987. • Réalisation d'un sèche-mains à base de circuit NE555 et sèche-cheveux . [10] M. Utilisation d'une télécommande pour autoriser l'accès au portail. 2003. Foucher. [8] Marcel Gindre et al. Au cours des revues de projet : En fin de recherches de solutions . 1993. Pompe à eau.

11 12 146 Internet I 193 K Karnaugh 165 C Cahier de charge (fonctionnel) 23 Capteur Numérique 145 Capteurs 140 TOR 141 Cartouche 84 Chaine fonctionnelle 28 Circuit imprimé 61 Code ASCII 161 Code BCD 161 Code binaire 159 Code GRAY 160 Commande numérique 135 Contacteur 65 Coupes 97 Courroie Voir Poulie S SADT Sectionneur Sections Sécurité électrique Serveur 21 66 99 55 191 L LADDER Liaisons complétes Liaisons mécaniques 185 108 101 M Materiaux Méthodes algébriques Modèle Client/Serveur Poste à Poste Modeleur volumique Moteur électrique Moulage 93 163 192 191 127 74 132 T Table de vérité Temporisation Topologie Anneau Bus Etoile Topologie (reseau) Transformateur Transistor Typon 157 50 192 192 192 192 46 49 58 D Distributeur 69 N NAND Nomenclature NOR 154 85 155 U Usinage 133 E Echelle Electrovanne Engrenage Entreprise 84 73 119 30 O Opérations booleennes OR 151 153 Ventouse Verrin Vis-Ecrou V 80 78 123 F Famille logique FAST Filtrage Fonction 168 20 48 15 P Perspective Pieuvre (diagramme) Pignons Pneumatique (Enérgie) 87 16 119 53 XOR X 156 200 .INDEX Format 83 3 3D 126 G Gestion de production GRAFCET Guidage 36 175 113 Poulie Produit Projection 117 10 90 A Accouplements Afficheurs AND Automate programmable 122 147 152 182 Q Qualité 37 H Hachures 98 R Redressement Régulation Relais Réseau Etendu Local Métropolitain 47 48 67 190 191 190 190 B Bascule Besoin Bête à corne Bouton poussoir 172 9.

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