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levantard2@gmail.com

ATTENTION :

Prochain bouclage autour du 22 octobre

ATTENTION : Prochain bouclage autour du 22 octobre SPECTACLES et CONCERTS Message personnel à Jean Marie

SPECTACLES et CONCERTS

Message personnel à Jean Marie D.

Message personnel à Jean Marie D.

AU PIANO VACHE, 8 rue Laplace, Richard fait du boudin, c'est un monde. Tous les lundis d'octobre

3,10,17,24.

RODOLPHE RAFFALLI nous la fait jazz Manouche, à l'envers et à l'en- droit, réchauffé de temps en temps par le soleil de Sète, lorsque Brassens s'invite au programme

Tous les Mercredis soirée Gothique avec DJ LIONEL aux manettes. inspirés par le cinéma expressionniste allemand, le fantastique et le roman gothique, de sombres jeunes gens, amoureux du théâtre de la nuit jouent à se faire peur, avant de sombrer dans les bras les uns des autres.

SOIRÉE MANIC DEPRESSION Tous les jeudis soirs New Wave DJ NASH nous offre l’autre côté de la New Wave (musique des années 80, les Lexomil ne sont pas fournis).

AUX PIPOS 2 rue de l'Ecole Polytechnique 75005, chez Alain Gangneux pour les amou- reux du vin authentique.

Tous les Vendredis soirs JOSÉ interprète des chansons fran- çaises et sud-américaines avec humour et humeur, ce Latin Lover emballera la foule par son charme inépuisable. Soyez aimables avec lui.

DANNY BONNY, tous les Samedis soirs, rend hommage à la chanson française et nous fait voyager dans le temps, celui où les paroles des chansons avaient encore du sens et flirtaient avec la poésie.

JACQUES SAMMY, rue Descartes tous les vendredis et les samedis soirs, refait vivre le temps des ca-

barets, celui d'Arlette Reinerg, celui de Félix, Le Cheval d'Or, de petits endroits où ont chanté Ferrat, Nino Ferrer, Yves Duteil, Colette Magny. Jacques Sammy passe au " Doux Rai- sin " , à la " Brouette Chandelle " ,

au " Cracovie " , le

repaire des Polo-

nais amoureux de la chanson fran- çaise.

Brouette Chandelle " , au " Cracovie " , le repaire des Polo- nais amoureux de

N° 19

Octobre 2011

Édition Mouffetardienne du "Vantard du Faubourg " Tiré à 1000 exemplaires

du "Vantard du Faubourg " Tiré à 1000 exemplaires SPECTACLES et CONCERTS (suite )   CAFÉ

SPECTACLES et CONCERTS (suite

)

 

CAFÉ LE VERRE À PIED, 118 bis rue Mouffetard 75005. 01 43 31 15 72

EXPOSITION CAMILLE du 4 au 23 octobre peinture, sculpture, objets.

EXPOSITION PHOTOGRAPHIES Christos Passadéos à partir du 25 octobre Photos de nus par celui que Jacques Charrier a affectueusement surnom- mé le Divin Marquis de la Mouffe. Des photos qui prennent pour cadre le quotidien des cafés ou des lieux publics.

CAFÉ LITTÉRAIRE Un samedi du mois d'octobre à 18h, surveillez la date et le thème, ce sera affiché sur le VAP

MUSIQUE les mercredis de 19 h. à 21 h. Se renseigner au bar pour savoir quand les concerts reprennent.

Chroniques de Zinc par le prof Brindezingue

 

"Je suis le zinc d’un café, ob- jet inanimé, impassible témoin d'un monde en mouvement." Le zinc est un métal brillant, d'un blanc bleuâtre, il est un peu sen- sible et malléable, c’est pour cela que je demande aux gens qui s’ap- puient sur mon comptoir de ne pas trop me cogner avec des gestes brusques, propres aux butors de bistro. J’aime être caressé et par- fois je m’évade, je pense à la per- sonne qui trônait derrière moi : la petite Marifloue qui n’a pas écrit sa chronique ce mois-ci. Je pense à ses mains douces quand elle me net- toyait après le passage de tous ces gens sympathiques et bruyants. Je pense à toutes ces gouttes tombées de tous ces verres et cela m'enivre. Les zincs sont les rails des locomo- tives de comptoir, c'est grâce à nous qu'elles prennent leur envol comme des avions. Observez les pieds de ceux qui ont passé quelques heures auprès de moi, ce sont des volti- geurs, ils effectuent des loopings au sol, des demi-tours, des piqués, des tonneaux forcément, ils partent en vrille, ils se renversent et en- fin se rétablissent après le fameux "humpty bump" ou demi-tonneau.

 

AUTO-PROMOTION ÉHONTÉE

Un livre de textes et de photos sur le

Un livre de textes et de photos sur le

5 ème , Mouffe-

Maubert-

Montagne, disponible sur blurb.com ou sur commande auprès de Prince Roro. Signature au Verre à Pied prévue début novembre

 

LA VIEILLE NOUS DÉCLARE

 
auprès de Prince Roro. Signature au Verre à Pied prévue début novembre   LA VIEILLE NOUS

Mouffe Maube Montagne

Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.
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Numéro financé par la générosité du petit cochon déposé au restaurant le Couscoussier rue de la collégiale, chez Richard et Marie France et par la vente du numéro de l'année, merci à nos lecteurs assidus et merci à Sirius pour son accueil toujours joyeux.

LA RENTRÉE S'EST BIEN PASSÉE, LES ENQUÊTES VONT BIENTÔT COMMENCER

L'actualité ressemble à une agence de voyages avec ses grandes affiches remplies d'injonctions : découvrez la Grèce et sa dette.

Chassez le dictateur en Libye, il est passé par ici, il repassera par là. Vivez le frisson dans les chambres d'hôtel new-yorkaises avec DSK. Plongez au cœur du chaos en Afghanistan. Sou- tenez le combat acharné des banques centrales. Participez au nettoyage de la boue politicienne au Japon. Espionnez les jour- naux français avec les services secrets. Voyagez dans la tête de Jacques Chirac. Revivez le 11 septembre à New-York comme si vous y étiez. Pleurez aux déchirements du couple Paris-Berlin. Portez des valises pleines de pognon avec M. Bourgi. Négociez des contrats juteux avec Ziad Takieddine. Visitez le non-lieu Clearstream. Dérapez avec les loyers. Conjurez le spectre de la récession. Autant de noms de lieux et de gens, un petit délire quotidien qui se déverse dans votre bol de café, chaque matin. Et aujourd'hui, les journalistes se mettent à prendre la place de ceux qu'ils interviewent : "Ma réponse à l'intervention de

M. Untel :

comme si ça intéressait quelqu'un de savoir ce

",

que tel ou tel journaliste dit quand il se prend pour un acteur de la vie politique. Dans cette divagation généralisée, comment voulez-vous que les lecteurs s'y retrouvent ? Ils ne peuvent que battre la breloque et ânnoner les noms de lieux et de l'histoire comme pour se persuader qu'ils possèdent une quelconque maîtrise de la planète.

MERCIINTERNET

Heureusement, Internet est là, tout le monde peut dire ce qu'il

a sur le cœur, et il y en a des blessures. Dans ce confessionnal- book géant, on entend les plaintes sourdes de tout un peuple qui voudrait accéder à un peu de reconnaissance, un peuple las de tout ce merdier, un peuple indigné, prêt à se mobiliser,

à se ressouder pour virer

D'accord, mais là réside la grande ruse de notre époque : le vrai pouvoir est anonyme. Nous attendons des journalistes courageux qu'ils remontent les fils, pour voir où ils mènent. Ah !oui, j'oubliais : nous avons le journalisme d'investigation et la justice que nous méritons.

qui ? Dégage, Dégage, Dégage !!!

SALUT PATRICK !

« LE CERVANTES : Samba y Novela » par Prince Roro

"Je veux du cuir, du cuir

" qu'il nous chante le titi parigot.

Patrick Azoulay est un enfant du quartier. Tout petit à l'école, on lui demandait ce qu'il voudrait faire plus tard et il répondait immanquablement "chanteur !", comme

Il aurait pu.

Sa vie n'est qu'une succession de chansons, dans toutes les langues, de tous les pays et surtout du Brésil. Dans son restaurant de la rue Daubenton, les "playboys de la plancha" font tourner la tête aux minettes. Laissez tomber vos magazines, lâchez vos fiches-cuisine, les filles, allez au Cervantès, les conversations valent bien tous les ar-

ticles de Marie Claire et de Elle réunis. Vous saurez tout sur l'orgasme féminin, du bon usage des bas résille et des jarretelles, comment quitter un homme sans blesser son orgueil, comment se débarrasser d'une maîtresse encom- brante, comment séduire la femme de son meilleur ami et s'en sortir vivant, comment recueillir des jeunes femmes en détresse sans rien demander et tout obtenir, etc. Simone l'avait prévenu (Simone c'est sa maman), elle lui

a toujours dit : "L'avenir n'est pas sous les jupes des filles, tu devrais penser à un métier." Alors, il s'y est mis, il en

Mais là où il se

sent le mieux, c'est quand il nourrit ses contemporains,

Gainsbarre, pas comme Bruel, encore que

a fait des tafs : fringues, cuir, tourisme

sans oublier sa passion adolescente : la zique.

TENGO LA CAMISA NEGRA, OH SUZY Q ! Son rade ressemble plus à une agence de voyages qu'à un restau. Il y a là toutes les nationalités qui viennent se bousculer dans son bar à tapas, où des jeunes filles in- solentes prennent parfois des fessées bien méritées à des heures indues sous l'œil égrillard de Luis, el compadre, le Chippendale abordable. Parfois, la fête bat son plein l'après-midi parce que c'est l'anniversaire de Marisol, fraîchement débarquée et qu'elle est seule à Paris, ne vous inquiétez pas pour elle, pas pour longtemps.

LE VANTARDISIER

• Il n'y a de pire con que celui qui raisonne.

• "Comment, tu n'aimes pas les femmes?! T'es trop belle pour aimer les mecs !"

• Entendu aux Pipos dans la bouche de l'une des ser-

veuses qui ne veut pas qu'on dise son nom, des fois que ça lui ferait du tort. Nous ne piperons mot. Bref, elle a dit :

"Mais enfin, tu mondes dans quelle vie???" Bah oui, vous l'avez reconnue, cela ne peut être que M Mais, Chut ! Nous avons promis, nous tiendrons notre langue, surtout si la donzelle nous paie un verre la pro-

chaine fois que nous sommes au bar avec elle.

• Ceux qui n'ont pas d'amis confondent toujours indul- gence et complaisance.

• (A lire avec l'intonation de Luchini lisant du Céline).

sans être exigu non

se situe entre la loge

Un bon bistro c'est forcément petit

plus

de concierge, le confessionnal et le trou du souffleur pour tous ceux qui perdent leurs mots, avant de perdre les pédales.

• Je ne t'ai jamais offert de fleurs parce qu'elles, elles

meurent connement

• Tu vois, moi, je peux jouer au con, mais toi non. Les imbéciles se prennent toujours au sérieux.

• Les enfants ça marche pas, ça court, mais pas forcé- ment dans le bon sens.

J'ai pas

• Souvent je m'interroge sur le sens de la vie

encore trouvé la boisson qui me fera parler.

c'est un lieu de jactance

ça

en silence.

Patrick : le boucher des cœurs
Patrick : le boucher des cœurs

A midi, vous verrez Priscilla, jolie comme un cœur, ta- touée comme un petit Lu. Il faut être gentil avec elle, le passage entre les tables est parfois difficile. Patrick aime les gens, alors il les sert très généreusement sur sa bande son, digne de Radio Nova de la belle époque. Toujours aux aguets, il peut participer à trois conversations en même temps et chanter le refrain avec son ami Axel. Un jour, il changera encore de métier, et Simone lui dira : "Encoooore ?!!!" Quel que soit ce métier, il y aura beaucoup d'amis, de fêtes et de musiques. Merci Patrick.

ce métier, il y aura beaucoup d'amis, de fêtes et de musiques. Merci Patrick. vantardoctobre11.indd 1

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GENS DE MOUFFETARD POLLY MAGGOO 3-5 rue du Petit pont 75005 Il chante, il enseigne

GENS DE MOUFFETARD

POLLY MAGGOO 3-5 rue du Petit pont 75005

Il chante, il enseigne le dessin et il joue de la trompette avec sa bouche.

Christophe Cerutti
Christophe Cerutti

MON QUARTIER 2,

CARTES POSTALES par le Professeur Larue.

1. La pluie

Dans mon quartier, certaines personnes sont comme

la

petite bruine de rumeurs sordides qui finissent par vous glacer les os.

2. Prendre la mer

Il est temps alors de prendre la mer… Deux rues à

droite ou à gauche suffisent et c’est déjà le grand large. On entend les mouettes. Dans mon quartier tout est petit. On y rassemble le maximum de choses sur un micro-territoire. Vu de haut, il ressemble à une collection de timbres bariolés plus ou moins bien affranchis.

3. Envie d’être heureux

Et puis, il y a les envieux, une absence de vie qui

vous regarde en passant, se demandant comment vous faites pour exister. Ça donne vraiment envie d’être heureux.

4. En creux

Dans mon quartier, quand on parle du bonheur, on le fait toujours en référence à ce qui manque aux autres, elle ou il aurait pu être heureux si elle ou il n’avait pas…On les définit en creux avec autant d’histoires édifiantes. Mais les maisons restent absurdement biscornues.

pluie, faut faire avec. Jamais d’orage, juste une

LE LATIN AU RAS DES PÂQUERETTES De

Claude Bureaux dit Ludovicien l’Egalité Maître jardinier

Bureaux dit Ludovicien l’Egalité Maître jardinier Apprécions à sa juste va- leur, sans pédanterie, notre

Apprécions à sa juste va- leur, sans pédanterie, notre chance d'avoir le latin pour identifier, acheter et éti- queter nos plantes. Depuis plusieurs années, en jardinerie ou chez notre fleu- riste, les plantes ne sont plus désignées sous leur nom ver- naculaire mais par leur nom latin. Géranium, cyclamen, ficus, dahlia, font désormais partie de notre vocabulaire. Ce n'est certes pas pour singer Saint- Nicolas-du-Char-

donnet que les jardiniers jactent en latin. Le latin est au monde du jardin ce qu'est l'anglais au commerce et au tourisme. Les naturalistes ont choisi cette langue (dite morte), il y a déjà plusieurs siècles pour correspondre entre eux, et tout naturellement, les jardiniers qui sont, nul n'en doute, d'excellents ethno-botanistes, ont adopté cet idiome.

d'excellents ethno-botanistes, ont adopté cet idiome. A l'heure où nous accédons aux pépinières du monde

A l'heure où nous accédons aux pépinières du monde

entier par un simple clic avec le coquelicot (nom de la souris pour les jardiniers), il paraît plus prudent de ne pas lancer une recherche sur les jolis noms communs comme "belle de nuit", "Téton de Vénus, "barbe-de-Capucin", "bouillon- blanc" et autre "Cuisse de Nymphe émue". Le latin est pratiqué par les horticulteurs, les arboricul- teurs, pépiniéristes et paysagistes du monde entier, et l'on peut être surpris par le dialogue qu'il permet entre chrysanthémistes japonais et chinois, ou entre orchido- philes israëliens et libanais. Même à l'époque de la guerre froide, les botanistes russes et américains échangeaient en latin. Sans le latin, quelques plantes perdraient leur aura, comme ce pauvre myosotis qui ne serait qu'une oreille-de-souris ou le snob orchis (qui vient du grec) qui porterait le nom de testicules. Pour clore cette petite mise au point, je tiens à vous citer la devise internationale des maîtres jardiniers : MANUS FORTIS DIVITIAS PA-

RAT, que l'on pourrait traduire par : "La main diligente prépare les richesses."

Le Chat du Professeur

diligente prépare les richesses." Le Chat du Professeur UN REFUGE : 19 TER DE LA RUE

UN REFUGE : 19 TER DE LA RUE TOURNEFORT

par-dessus tout demeurent les liens sa-

crés, indéfinissables, immarcescibles qui unis- sent celles et ceux qui ont grandi ensemble. On

y entre en culottes courtes, et on en sort les pieds devant. On y vient pour jouer au foot ou partir en colo. On y reste parce qu’on s’y sent bien. Comme son nom l’indique, si l’APSM est

laïque par son organisation, elle n’en de- meure pas moins catholique par son esprit.

L’auteur de ces lignes ne l’est pas, tout comme une grande partie des adhérents et des sa- lariés de la maison, qui s’interdit tout pro- sélytisme et demeure ouverte à chacun. Ici en effet, les gens croient en Dieu, sans pour autant gueuler la bonne parole sur tous les toits. La foi est d’autant plus belle et in- tense qu’elle demeure pudique, silencieuse.

Ici, la mystique de Huysmans l’a em- porté sur la reality-religion des rhé- teurs étasuniens. Et c’est bien mieux ainsi. Ici, on croit en Dieu sans être cul-serré, ni pudibond. Ce n’est pas parce qu’on va au culte plusieurs fois par semaine que l’on s’interdit de boire un verre en fumant sa clope, ni de parler de cul, ni même de jacter argot ou de cracher sur les culs bénis de la Haute. Ici l’on sait ce que "charité" veut dire.

Mais

5. Je veux changer de personnage

Ce caractère baroque, cumulatif dans la description des personnages que nous réinventons tous les jours, on le retrouve dans la multiplicité des surnoms dont nous affublons nos connaissances… Pour ajouter à la confusion. "Tiens j’ai vu Casquette et le Corbeau qui parlaient avec le Marquis. On se demande bien ce qu’ils trament ces trois-là. Puis en remontant, j’ai aperçu le cordonnier, on se demande toujours où est sa femme. Elle doit tourner dans un épisode du feuilleton "Plus perverse la vie" dans une guêpière à lacets façon pomponnette."Je crois bien qu'elle sortait de chez le poissonnier avec qui vous savez."

6. Voyeurs

Ah les échevelés, les écervelés, les farfelus que nous sommes, au fond de la loge de concierge qui nous sert de bistro, nous prenons des photos du temps perdu, nous écrivons des textes à la gloire fugitive des passants, et aux jambes de toutes passantes qui daignent nous gratifier d'un regard de commisération.

7. Trottoirs

Dans mon quartier, la rue abrupte est pavée, les trot- toirs sont capricieux, ils rétrécissent et s’élargissent au gré des constructions plus ou moins récentes, comme l’amitié.

L'AMOUR DU VIN Par Marc Delacourcelle

La vérité est dans le vin Le verre d' idées est dans le divin L'idée d' un verre dès ce matin Le libertin veut jouer de la robe Le taquin est reçu comme dans un jeu de papilles. Cette brise parisienne met le vin dans le nez ou le nez dans le vin. L'envie dévie. La vie me sourit, mais le chat n'est pas loin. Le petit chablis aussi. Ces flaveurs de noisette, ces odeurs, c'est très chouette. L' Yonne rugit de largesses. L'iode appelle ses faiblesses. Je me dis que ce matin, quelques huîtres m'iraient bien. Pour me mettre dans le train, le train de la vie, de ma vie ce matin. Elles sont fraîches, gourmandes et baillent comme moi. Les unes, les autres, moi compris, rêvent de ce chablis. L'une après l' autre, un verre puis un autre, et me voilà tout aise. Je n'ai plus qu'à me prélasser jusqu'à l'heure de l'apéro. Un petit apéro avec, j'espère, mon pote Roro, à la santé du père Moreau, le petit Naudet, le petit chablisien qui ravit les parisiens dès le matin. Allez, santé. Stephane Moreau Naudet 5 rue des Fossés 89800 Chablis France. 03 86 42 14 83

5 rue des Fossés 89800 Chablis France. 03 86 42 14 83 Un refuge : le
5 rue des Fossés 89800 Chablis France. 03 86 42 14 83 Un refuge : le

Un refuge : le Patro (suite et fin) par Joseph Stokober Non pas l’hypocrite et méprisante aumône, le de- nier mesquin une fois de l’an concédé par les sus- mentionnés culs bénis, les cathos d’opérette qui

– à l’instar des socialos d’opérette – mettent un

point d’honneur à aider leur prochain – à condition, bien sûr, que celui-ci se tienne à distance sanitaire.

Ici, on accueille les rejetons des li-li (libertins li- bertaires), mais aussi – surtout – les gueux et les proscrits, les oubliés de la gentrification, les lou- piots à la dérive. On les recadre quand ils partent en vrille. On frise parfois le paternalisme, mais est-ce un mal ? Entre le modernisme éducatif – avec son arsenal d’esbroufe et d’impostures, avec la sordide déréliction pour corollaire – et les vertus patriar- cales, votre serviteur prend le parti des vieux cons. Ici, tous les mercredis après-midi, une bonne centaine de mioches squattent la cour dans un joyeux tumulte, avant de partir taper la chique sur les terrains du bois de Vincennes, en- cadrés par ceux qui furent jadis à leur place.

Ici, la troisième semaine de mai, c’est le branle- bas de combat pour organiser la traditionnelle ker- messe, qui draine chaque année des centaines de visiteurs, jeunes ou vieux, habitués ou curieux. Footeux, pongistes, mais également danseurs, éco- liers, aquarellistes et musiciens se relaient ici de septembre à juin, sous l’œil bienveillant de Toche, Pit, Fabrice ou Maïou, les indéboulonnables de la maison. Une maison que l’on ne quitte qu’en juillet, pour emmener les mômes s’aérer les poumons au Fort Saint-Martin, bastion mélanien installé à la pointe du Cotentin, et dont la colo fêtera les cent ans en 2013…

A l’instar de notre bon Vantard, le Patro est un acteur

majeur de l’alterlocalisme mouffetardien. A l’heure des gigantesques planifications urbaines, dont le cynisme n’égale que la vanité, il est plus que jamais nécessaire de valoriser les remparts humains que

constituent les associations, les amicales, les festivités locales. Elles sont les dernières garantes de l’iden- tité de Paris et de ses quartiers rongés par le moder- nisme cannibale, aseptisés par le tourisme, ravagés par l’égotisme et l’embourgeoisement des mœurs.

Au

de la rue Tournefort, la vieille maison

de quartier rythme nos existences. Elle nous in- culque la morale des lieux, la décence com- mune, le don de soi. Elle nous enracine. Ainsi, même perdus au milieu du chaos cyberné- tique, même plongés dans le village-monde ultramo- bile, si des mômignards du quartier peuvent encore proclamer sans haine, mais avec orgueil : "Nous sommes d’ici !", c’est sans doute grâce au Patro.

19 ter

Tous les mardi soirs, So Swing, du swing à partir de 20h, christophe et sa trompette vocale nous font du scat dans la gorge, suivi d'un bœuf avec tous les swingueurs de la place. On peut aussi y écouter Pauline Pa- ris, d'elle on ne peut rien dire, il faut juste l'entendre, des chansons justes, un sourire vrai.

LA RONDE DES MÉTIERS

Cheese !

Smile,

you're on

la Mouffe

Camera

La jolie Clémentine
La jolie Clémentine

Clémentine a changé de boulot, elle bossait dans un pub et maintenant, c'est le fromage qui a la joie de l'ac- cueillir et ils sont nombreux et compli- qués. Passez lui dire bonjour au 134 rue Mouffetard, chez Androuet.

LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIGUE Ses effets spéciaux

épous-

tou-

flants bientôt sur tous nos écrans. Le film :

Upside

Down

François Dumoulin
François Dumoulin

Après avoir bravé l'industrie du ci- néma américain chez nos cousins qué- becquois, Monsieur Effets-Spéciaux est de nouveau parmi nous pour de nouvelles aventures. Ride on Frank !

CONNOLLY'S CORNER 12 rue Mirbel Dimanche 2 octobre JOHN G. MATTHEWS 19h. Guitare, violon, chant, Blues, Folk, Blue Grass, country.

Dimanche 9 octobre :

FAOLAN. Irish Music Une musique envoûtante, des arran- gements à couper le souffle, une voix venue du ciel, des petits Français qui décidément possèdent beaucoup de talent. BÉNÉDICTE LECROART au chant. CÉLINE RIVAUD au violon. PHILIPPE HUNSINGER bouzoukiste BAPTISTE RIVAUD à la flûte. Que du bonheur sur ta Guiness.

Dimanche 16 octobre, OLD TIME BLUEGRASS avec VINCENT BLAIN Guitare, violon, chant, Blues, Folk, Blue Grass, country. Dimanche 23 octobre 19h. EMMANUEL DELAHAYE (irish bouzouki et mandoline), et MICHEL SKIOTAKIS (flute et Uillean pipes) le duo élastique auquel se joignent ré- gulièrement un bodhran (tambour sur cadre joué avec un stick), un violon et un accordéon.

"Invitez Vous chez Nous"

Très bon restaurant au 7 rue de l'Epée de Bois. Julie et Aurélien, le papa, nous ac- cueillent avec du bonheur plein les bras.

Julie Charlie ĢA C’EST LE CINQUIÈME
Julie
Charlie
ĢA C’EST LE CINQUIÈME
plein les bras. Julie Charlie ĢA C’EST LE CINQUIÈME vantardoctobre11.indd 2 MON QUARTIER 2 (SUITE) 8.

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Charlie ĢA C’EST LE CINQUIÈME vantardoctobre11.indd 2 MON QUARTIER 2 (SUITE) 8. Artisans On y croise

MON QUARTIER 2 (SUITE)

8.

Artisans

On y croise des syndromes de la Tourette, des tapeurs fantaisistes, des pompiers brindezingues, des fêlés funambules, des Reines du Monde, des bouchers en goguette, des halluci- nés pittoresques, des mathématiciens militaires, des Belges ingénieux, des infirmières enturbannées, d’anciens conspirateurs maladroits, tous les éva- dés de la rue des Maléfices : les artisans de la vulgate de comptoir.

9.

L’art

Dans mon quartier, il y a ceux qui vivent dans leur monde et ceux qui vivent dans le monde des autres, ceux qui accompagnent la naissance des choses et ceux qui en sont les figurants. Etre aux aguets sur sa petite propriété, celle d’un avoir hypothétique, le lieu de la reconnaissance, le lieu de la pos- ture du chant et de la ligne, c’est être responsable des couleurs de son petit monde imaginaire.

10.

L’homme sans territoire

Hors de mon quartier, privé de ter- ritoire, je ne reconnais plus les gens, un peu comme ces bouchers qu’on voit à la station de taxi sans leur tablier blanc rempli de taches de sang déconcertant. Ils se sont déguisés en civil, leur tête vous dit bien quelque chose, mais quoi ?

11.

Chiffres et lettres

Dans mon quartier, la rue en pente est absurde et déroutante, les nu- méros se trouvent dans des en- droits improbables et jouent à cache-cache avec les étrangers. Dans mon quartier on pousse les mots au bout de la ligne, à la limite des rues, dans un coin où ils peuvent mourir et répondre aux esprits du désir.

DESSINATEUR ET PEINTRE

Nous saluons avec joie le re- tour en force de notre dessina- teur alterlocal, Gérald Quinsat. Non seulement il réalise nos petits miquets, mais il est peintre dans une

autre vie, un artiste de talent. Il peint les vagues, les arbres des allées cava- lières, les pics dans les nuées et les branches de sapin. Allez voir son site :

http://www.artquid.com/artist/ge-

rald-quinsat/gerald-quinsat.html.

rald-quinsat/gerald-quinsat.html. OURS : LE VANTARD™ Édité par LES AMIS DU FAUBOURG,
rald-quinsat/gerald-quinsat.html. OURS : LE VANTARD™ Édité par LES AMIS DU FAUBOURG,

OURS :

LE VANTARD™ Édité par LES AMIS DU FAUBOURG, Association loi 1901 37 rue Faidherbe 75011 Paris ISSN 1953-5104 Directeur de la publication : Frédérick Rimbert. Comité de rédaction : Obscur et protéiforme, parfois invisible. Rédac’chef : Prince Roro. Rédac' chef adjoint : JiCé Ditroy l'indétrônable fondateur du Vantard. Rédacteurs : Claude Bureaux, Joseph Stokober, Marc Delacourcelle. Relecture : Eric Walbecq quand il y songe et c'est pas souvent ! Dessins : Gérald Quinsat en grande forme. Photos : Prince Roro. Corrections : La belle Agnès Marty. Programme : Laissez tomber, on préfère parler des gens. Panda du mois : dégradé par l'agence de notation, Allan Whistle and Richard Pianocow, relayée par Professor Street pour refus d'honorer ses engagements. Maquette, mise en pages et reprisage du ti tout cuenti : Alix Nissen. Imprimé chez G.P.S. 16 rue Faidherbe 11 ème Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives, trop tardives

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